L'éclairage électrique
-
-
- p.n.n. - vue 1/685
-
-
-
- L’Éclairage Électrique
- N REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- p.1 - vue 2/685
-
-
-
- K'
- «>
- S»
- 0 k) f
- JU !
- K
- •V-rtOITAM-RO^r ïY''" Z % "*
- ’< ; ' I —- c ' ; : i 1 ’ î-,fo
- ^ ' *
- ««;$>,$* 1
- wV.î’sV/Çï*’»^
- , 1> i<% .
- f.'rV î '* '
- i*î
- %
- V
- p.2 - vue 3/685
-
-
-
- tque
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- 13<L
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- PAOFE.viRUn AU COLLÈGE DE FRANGE, MEMBRE DE i/iNSTITUT.
- G. Ll PPM AN N
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT,
- A. POTIER
- A. BLONDEL
- Eric GÉRARD
- INGENIEUR DES PONTS ET CHAUSSEES, PROFESSEUR A l/ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES.
- DIRECTEUR DE L’INSTITUT ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE,
- D. MONNIER
- H. POINCARE
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE
- PROFESSEUR A LA SORBONNE,
- DES ARTS ET MANUFACTURES.
- MEMBRE DE L INSTITUT.
- A. WITZ
- PROFESSEUR A l/ÉCOLE DES MINES, MEMBRE DE l’ïNSTITUT.
- INGÉNIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES, PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE LILLE.
- TOME XLII
- 1er TEIME8TRE 1905
- ADMINISTRATION ET RÉDACTION
- RUE DES ÉCOLES, l[Ü
- PARIS Ve
- Page de titre 3 - vue 4/685
-
-
-
- •? r, y.
- - r,v i-v> \ • :•
- /1 > i\\ y. i *.;
- u--/ o1> R
- IM y/
- a: r-ï
- • •, i?
- ijï’ J.îîl f\ 1;-: 1 i.i : liliri '’ iUVIR 7 ! IL
- ; ' Z"*’•'*
- -r- 4*-
- t :
- r.:, - -<rij l:f. f
- *r , r *?* •:• i »>f ^ , *♦,»
- i *''*/*£' ; /* i-f-t. •
- *. .^v+; t»> -7 if »;»<
- ** et* rin fci‘
- V bOJUEtt
- •'. ; V ‘ '• •'
- en vKb'w v'rtïi
- /|Ï«UK' t < * '!.»/• .»%i i .
- \r üXMd&Mmt
- - • * ' 1 -<>'- . -O \ . r : S: -1
- ‘ . î* .• ; . i ' ‘
- » ' . •’. . :
- - •ri'iU • <• « .-• • '{ifl. 7
- êt.&v&o:-'
- mi
- p^cftidfies - ^ec^uidnea - j_jjetuj id nés
- nEAflE HESDa^vn v‘b£..DE^ JUii VH3EOBWŸÜOMc•
- : dÆ’it !L
- 'A-.'f'jiSiV
- p.4 - vue 5/685
-
-
-
- Tome XLII
- Samedi 7 Janvier 1905.
- 13* Année. — N° 1.
- ectn
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l'Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MON N 1ER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- COMMUTATION AU DÉMARRAGE DES MOTEURS A COLLECTEUR f)
- J’ai montré, dans un précédent article, que la commutation au démarrage d’un moteur à collecteur de type quelconque — moteur série ordinaire ou moteur à répulsion — ne dépend que de la surface frottante admise et de la fréquence du courant d’alimentation dès que la vitesse périphérique du collecteur est donnée.
- Je me propose de développer ici quelques considérations nouvelles sur cette question de la commutation au démarrage des moteurs à collecteur.
- En réalité, dans tous les types de moteurs, le démarrage a lieu de la même façon et s’effectue d’après le principe de fonctionnement du moteur série ordinaire. On dispose d’un flux alternatif 0<E> et d’un certain vecteur ampère-tours OA perpendiculaire à la direction de ce flux (v. fig. 1). Des lignes de balais bb% mettent en court-circuit certaines sections dans lesquelles le flux 0$ développe certaines forces électromotrices par induction statique.
- Je définirai la puissance d’unmoteurà collecteur en tenantcompte simplement du plus grand couple de démarrage qu’il peut produire avec une commutation satisfaisante (2). Soit C ce couple, u’ la vitesse angulaire du moteur à son nombre de tours maximum. Le produit Cm exprimé en chevaux sera la puissance du moteur.
- (M Eet article nous avait été envoyé vers le 20 octobre, mais sa publication fut retardée pour des motifs indépendants de notre volonté ; nous en revendiquons toutefois la priorité.
- (2) Je définirai plus tard la commutation satisfaisante.
- N. D. L. R.
- p.5 - vue 6/685
-
-
-
- 6
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- Si le régime de vitesse maxima correspond au synchronisme — et j’ai démontré qu’il n’y avait aucun intérêt à disposer les choses autrement, au point de vue du collecteur — le produit Cm, exprimé en kilowatts, correspond au nombre de kilowatts apparents mis en jeu sur le collecteur au moment du démarrage. Un moteur de iüO chevaux correspondra donc à une puissance apparente maxima de 75 kilowatts environ sur le collecteur au moment du démarrage.
- Soient t la vitesse tangentielle admise pour le collecteur, / la fréquence du courant
- d’alimentation, v la tension développée sous l’arc de collecteur a couvert par un balai au moment du démarrage avec le plus grand couple. La tension v sur le collecteur sera :
- t 2 S't
- ifa ’ ’ TT 7Taf
- Cette tension multipliée par le courant introduit dans le collecteur donnera la puissance du moteur en kilowatts. On aura donc, P étant la puissance /lu moteur,
- D’où
- I
- . P.
- Nous supposerons d’abord que les lames du collecteur ont la largeur du balai et, dans cette première étude, nous admettrons que l’on n’utilise pas de connexions résistantes. Une ligne de balais que nous imaginons réalisée avec un seul balai aura une section al =--$, l étant la longueur du balai suivant une génératrice du collecteur. Aux densités assez élevées que l’on tolère au démarrage, nous pouvons admettre que la résistance au contact par cm2, p est constante à toutes les densités. Nous désignerons par la surface de contact entre le balai et la lame 1, par s.2 = s — la surface de contact entre le balai et la lame 2 (Voir %'• 2>-
- Au démarrage, le collecteur tourne, par définition, avec une vitesse infiniment petite, de telle sorte que la distribution des courants n’est pas troublée par la self-induction de la section en court-circuit. Le partage du courant I introduit par le balai, ainsi que la valeur du courant de court-circuit J sont réglés simplement par les résistances olnniques.
- On s’assure facilement que les courants I et J sont en quadrature. Dans ce s conditions,
- p.6 - vue 7/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- la quantité de chaleur dégagée sur le collecteur[est égale à la somme des quantités de chaleur que la circulation de ces courants y produirait séparément.
- La résistance de la section en court-circuit est, dans tous les cas, négligeable et nous n’avons pas à la faire intervenir dans nos calculs.
- Conformément à la fïg. 1, le courant I se partage entre les conducteurs 1 et 2 suivant les valeurs :
- Conducteur 1 :
- Conducteur 2 :
- l + l
- L + L
- La puissance libérée sur le collecteur est, par suite, à tout instant :
- Le courant de court-circuit J est égal à :
- L + L
- Si s?
- La puissance libérée sur le collecteur par le courant J est alors
- L + L
- S\ s2
- Et la puissance moyenne libérée par ce courant sera, à une vitesse infiniment petite réalisant toutes les valeurs possibles de :
- ds{ = — 6 -
- La somme des puissances moyennes libérées sur le collecteur est, par suite :
- p=l2: + -p G -
- La valeur du produit le est donnée par la puissance du moteur. C’est, par conséquent, une constante.
- A la suite de cette remarque, nous arrivons, en considérant l’équation précédente, à cette conclusion que réchauffement sur le collecteur est minimum lorsque les pertes dues au courant de court-circuit sont égales aux pertes dues au courant introduit par les balais.
- On doit donc vérifier la relation :
- i.s = i
- 8 6P-S
- p.7 - vue 8/685
-
-
-
- 8
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- OU
- ou
- ()
- v'G I £=v
- J représente la chute ohmique due au passage du courant extérieur. Désignons cette chute par k, il y a alors, pour la meilleure valeur de v :
- v = V 6 k.
- La puissance dégagée sous forme de chaleur par cm2 de balai est :
- I2 . t’2
- 72/î + (V
- Cette puissance ne doit pas dépasser une certaine limite q pour que la commutation reste satisfaisante.
- Nous avons donc à vérifier les.relations : •
- (0
- 00
- A
- v'6 P i
- F
- (3)
- ?
- Déterminons I et e en fonction de p et s par les équations (2) et (3). Il vient :
- Formons le produit le :
- Nous tirons de là :
- =\3.q.p
- Nous arrivons à cette conclusion que, à commutation égale, la surface frottante que l’on doit admettre est indépendante du voltage du rotor et de la qualité des balais. La longueur totale des lignes de balais est, en outre, indépendante de la largeur des balais.
- Envisageons maintenant le cas où la largeur des lames est plus faible que celle du balai a. Imaginons à cet effet que, au lieu d’un seul enroulement sur le rotor nous disposions n enroulements en parallèle distincts. Nous aurons ainsi n lames sous le balai (fig. 3). Les n enroulements étant constamment en service, la commutation du courant 1 sera, dans tous les cas, excellente.
- Si nous calculons cette fois les pertes produites par le courant de court-circuit, nous voyons qu’elles se réduisent à :
- p.8 - vue 9/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 9
- Si nous avions un nombre infini d’enroulements en parallèle correspondant à un nombre infini de lames infiniment fines sous le même balai, nous voyons que toute perte par courant de court-circuit disparaitrait. Il ne resterait plus que des pertes infiniment petites aux arêtes avant et arrière du balai que l’on éviterait d’ailleurs à la limite, en ne couvrant que n-ï lames (1).
- En courant continu la conception du collecteur Gramme parfait implique un nombre infini de lames (courant rigoureusement continu ) ; en courants alternatifs, la conception du collecteur Gramme parfait en implique un nombre infini d’un ordre supérieur et est, en outre, liée à la conception d’un nombre infini de circuits en parallèle.
- Nous envisagerons maintenant le cas où, au lieu d’employer n enroulements en parallèle, on divise chaque section du premier enroulement de la fig. 2 en n sections en série. Le balai de largeur a couvrira encore n lames (Y. fig. 4). En faisant la supposition purement tliéo-
- î z
- Fig. 3
- rique qu’on puisse diviser chaque section du premier enroulement en un nombre infini de sections, nous voyons que le balai couvrira un nombre infini de lames (Fig. 4). La différence de potentiel entre les lames extrêmes couvertes par le balai sera toujours v. On peut facilement calculer encore la perte d’énergie due aux courants de court-circuit.
- Le potentiel entre les lames varie d’une façon linéaire. En prenant comme potentiel O le potentiel du milieu o de l’intervalle c-d-, le potentiel à une distance x du point o sera :
- V X
- 2 OC
- La puissance dissipée dans le contact entre o et c sera :
- ç\ y'2 %2 — dx
- J 0 4/= oc2 oc
- Et la puissance dissipée dans le contact tout entier sera :
- e2 -- v2
- --- X 2 X OC X l = -----
- 12/5 p
- 12 -S
- On voit que l’énergie dissipée par le courant de court-circuit peut être réduite au maximum à la moitié de la valeur qu’elle prend lorsque la section n’est pas divisée.
- (') On a déjà employé pour les rotors à collecteur des enroulements en parallèle mais c’était à la suite de considérations entièrement étrangères à celles que je développe ici.
- k k -K
- p.9 - vue 10/685
-
-
-
- 10
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- Dans le cas particulier où la section est seulement divisée en deux lames, ce qui correspond à 2 lames sous le balai (voir fîg. 5), on peut s’assurer que la perte d’énergie due au courant de court-circuit est :
- v*_ 5
- 6^ ' ^
- S
- Par rapport à la disposition de deux enroulements en parallèle avec 2 lames sous le balai, nous voyons que les pertes sont plus élevées de 25 °/0. Mais, d’autre part, au point de vue de la formation des étincelles, il est peut-être intéressant de remarquer que la chute olimique dans le contact à l’arête arrière ou avant du balai, au moment où le balai gagne ou perd contact avec une lame, est seulement 0,75 v (’), au lieu d’ètre v comme dans le cas de deux enroulements en parallèle.
- En terminant, nous donnerons l’expression de s et l dans le cas où l’on a n enroulements en parallèle.
- On a :
- J = ïîfi/^.P
- tq V in
- En réalité, il convient de doubler ces expressions pour tenir compte du fait qu’il faut disposer un autre système de lignes de balais de polarité opposée à celle que nous avons étudiée et il convient d’écrire :
- s
- _2T:af /
- -~ tq ' V ï tq V ;
- 2
- in
- 2
- in
- P
- P
- La puissance dissipée sur le collecteur sera dans tous les cas :
- P
- 27T/« / 2_
- t \ in'
- On ne manquera pas de remarquer que cette puissance ne dépend ni des dimensions clu collecteur ni de la nature des balais employés.
- Application numérique :
- f — 25
- , a ~ i cm. (largeur des balais) n = 2 cm. (lames de 5 m/n>) t — 20 mètres par seconde
- Il vient :
- p = o,o45 P.
- Commutation satisfaisante. — J’appelle commutation satisfaisante au démarrage la commutation correspondant à q = 20 watts.
- Application numérique pour la détermination de l :
- P — 75.000 watts (moteur de too chevaux) l = i m 68
- (!) Pour se rendre compte de ce fait, on étudie la disposition correspondant au recouvrement de deux lames par le balai au moment où le balai couvre une portion infiniment petite d’une troisième lame. (Voir fig. 5).
- p.10 - vue 11/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 11
- On peut réaliser cette longueur avec 8 lignes de balais de 24 cm. ou 6 lignes de balais de 28 centimètres.
- Les pertes sur le collecteur avec des balais de 10in,u et des lames de 5mm seront au démarrage de 3 kw. 375.
- Marius Latour,
- Ingénieur-Conseil.
- CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DES CONTACTS IMPARFAITS (suite) <*>
- IL COHÉIIEUR A CONTACT UNIQUE.
- Appareils et méthode de mesures. — Le cohéreur employé pour ces expériences était constitué par deux cylindres d’acier à bout arrondi en forme demi-sphéricpie. Pour pouvoir réaliser avec ces cylindres un contact de pression réglable, nous avons adopté le dispositif suivant :
- L’un des cylindres A était relié par une borne K, à un ressort d’acier fixé à un cadre d’ébonite GG et dont la tension pouvait être réglée par une vis S. Le cadre était supporté par une colonnette d vissée sur le plateau d’une petite machine à diviser. Le second cylindre T était fixé à une borne K2 placée à l’extrémité d’une pièce en laiton dont l’autre extrémité était réunie à la glissière de la machine à diviser. La partie inférieure du cadre et les cylindres étaient entourés d’un récipient en verre servant à recevoir les liquides à étudier. La machine à diviser était isolée des autres appareils et placée sur une plaque de pierre pour protéger le plus possible le cohéreur contre tout ébranlement.
- A un tour de tambour de la machine correspon- f |
- dait un déplacement de la glissière de lmm. Gomme M ****
- le tambour était divisé en 100 parties, et qu’il était Flg' 6
- facile d’apprécier le 1/10, on pouvait mesurer commodément des déplacements de 1/1000 de mm.
- Le cohéreur était introduit dans un circuit formé par un accumulateur A, une résistance W et 2 ampèremètres A1A2 que l’on pouvait intercaler suivant les besoins. Les deux ensemble permettaient de mesurer des courants variant entre 0,0001. et 15 ampères. Aux bords du cohéreur était placé le galvanomètre Desprez d’Arsonval employé dans les expériences de la lro partie avec une résistance W (fig. 7). La résistance du cohéreur était déduite des valeurs de la différence de potentiel et du courant.
- Les séries d’observations furent faites de la façon suivante : Les surfaces des cylindres, portées à l’état où on voulait les étudier, étaient amenées au contact ; le circuit était fermé et on réglait, par la machine à diviser, le contact de manière que, pour un certaine intensité
- d
- ur
- KK
- (1 ) Voir Eclairage Electrique, n° 53, 1904.
- p.11 - vue 12/685
-
-
-
- 12
- L’ECLAIRJAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- de courant initial (0,0015—0,0017 amp.), il y ait une certaine déviation au galvanomètre. Cette déviation est une mesure de la résistance initiale des cohéreurs. Dans les différentes séries d’observations, elle a différentes valeurs. En diminuant la résistance, on augmentait peu à peu le courant et on lisait chaque fois la déviation du galvanomètre dans les deux sens. Dans plusieurs séries d’observations, on refit de temps en temps des mesures à faible intensité dans un but que nous indiquerons plus loin. Chaque série d’observations durait environ 1/2 journée.
- Nous avons commencé par étalonner le galvanomètre.
- Etalonnage du galvanomètre. — Pour les expériences, il fallait intercaler des résistances de 100.000, 500.000 et 1.000,000 ohms. Pour étalonner le galvanomètre, nous avons employé le potentiomètre de Wollf de 100.000 ohms, vérifié par la Reichanslalt. Ce potentiomètre était réuni à un accumulateur dont ou mesurait avant et après chaque série d’observations la f.e.m. au moyen d’un voltmètre de précision.
- Les tableaux qui suivent résument les résultats obtenus. La colonne tr donne les résistances du potentiomètre sur lesquelles était branchée la dérivation allant au galvanomètre ;
- i,) =100000® E = 2,088**
- te s P IC S P
- 200Ü 10,2 o,oo4i71’ IOOO& 5o,8 0,02067*'
- 5oo 25,5 o,oio3g i5oo 75,8 o,o3o85
- 700 35,7 o,oi45i 2000 100,6 O O
- 2.) ?<v = 5ooooo^ E = 2,089**
- te s P w S P
- ioooü io,3 0,020g*' i5ooo£2 151,2 o,3o57**
- 2000 20,6 o,o4x6 20000 200,6 o,4o5o
- 3ooo 3o,g 0,0623 20000 249,7 o,5o36
- 4 000 4i,o o,o83o 3oooo 298,9 o,6oi5
- 5ooo 51,1 o,io35 4oooo 397,8 °i7973
- 7000 7V4 o,i444 5oooo ' 4g8,7 0,9962
- 10000 101,5 o,oo53
- 3.) icv = 1.000 000 ® £ = 2,088**
- IC S P IC S P
- 5ooo£2 25,8 o,io44f' 3ooooO 162,0 0,6135**
- 10000 5i ,2 0,2088 4oooo 202,4 0,8168
- i5ooo 75,6 o,3i32 5oooo 202,9 1,0190
- 20000 101,8 o,4112 70000 356,8 i,4320
- 20000 126,9 o,5i25
- la colonne s donne les déviations ; la colonne p les différences de potentiel. Les valeurs données dans la colonne p ont été déterminées en tenant compte de toutes les corrections.
- q=- A
- p.12 - vue 13/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 13
- Résultats d’observations.
- Les tableaux qui suivent donnent quelques-unes des séries d’observations les plus complètes qui peuvent être prises comme types des phénomènes enjeu. Les tableaux donnent l’intensité de courant en ampères, la déviation du galvanomètre a, la différence de potentiel en volts prise aux extrémités du cohéreur, la résistance w de ce dernier. D’une façon générale, on constate que la résistance diminue lorsque l’intensité croît. La valeur de la résistance intercalée est indiquée dans les tableaux par les signes 1) 2) 3).
- 1) désignant la résistance de 100.000 ohms
- 2) — — 500.000 —
- 3) — — 1.000.000 —
- Quelques-uns des résultats ont été reportés sous forme de courbes ; pour pouvoir représenter la totalité de l’intervalle, nous avons porté en abscisses les logarithmes vulgaires de i et en ordonnées les logarithmes de p. Les différents points sont réunis par des lignes droites. Les trois courbes ainsi tracées représentent trois types différents du phénomène.
- Les tableaux a à g-donnent les résultats trouvés pour l’huile, l’huile de térébenthine, l’huile de paraffine, la glycérine, l’alcool et l’eau.
- a). DANS l’air
- ire Série d’observations : les deux cylindres polis.
- i S P U) i S P w
- 2.) o, 00089A 3i,o 0,0625^ 70,2^ O, I272A 108,5 0,2195^ 1,730
- o,ooi58 62,4 0,1061 67,1 0,^98 I 12,2 0,2269 1,51
- 0,00207 65,o o,i3i5 63,5 (o,oi34o) (9.°) (0,01825) (i,36)
- 0,00302 85,5 o,i73i 57,3 0,221 106,2 a,2i48 0,972
- o,oo4o_4 97,° 0,1962 48,6 o,323 116,0 0,2346 0,726
- o,oo5oi io3,4 0,2091 4 ,7 0,391 118,6 o,2399 o,6i4
- 0,00620 j°3,7 0,2098 33,8 o,5oo 119,5 0,2417 0,493
- 0,00822 98»1 0,198.4 „ 22,5 o,634 123,6 0,2000 0,394
- 0,00992 1 io,3 0,223I 22,5 °,79° 129,5 0.2619 o,332
- 0,01119 108,4 0,2I92 J9,6 i,o3i 14i ,4 0,2859 0,277
- 0,01270 113.4 0,2293 l8.1 1,220 151,5 o,3o63 0,261
- o,oi388 169,5 0,3425 24,7 i,445 i56,9 0,3172 0,220
- (0,00161) (33.8) (o,o683) (42 ,4) (0,122) (10,0) (0,02028) (0,166)
- o,oj5oo 1 >5,2 o,3539 23 ,6 !,92 i58,9 0,3212 o,i64
- A / \
- 1 I 2,43 170,2 0,3439 0,142
- \ /
- 0.0219 io3,o 0,2083 9 ,5i 3,02 2o5,8 o,4i54 0, i38
- o,o3o3 108,2 0,2188 7 ,22 4,3o 259,5 0,Ô23i 0,122
- o,o4io io8,5 0,2196 5 ,34 6,02 290,5 o,5848 0,116
- 0,0629 111,5 0,2265 4 ,26 5,92 333,o 0,6692 0,113
- 0,0718 102,6 0,2073 2 ,89 7,io 382,0 0.7660 0,108
- (o,oo6/j2) (8,75) (0,01774) (2 76) 9,43 496,5 °,99°9 0, io5
- 0,0860 io6,5 0,2154 2 ,5o — — — —
- 0,10.48 !°9,2 0,2309 2 0,286 219,0 o,442 i,545
- Les cylindres sont devenus très chauds pour les fortes intensités de courant, mais sont restés parfaitement polis.
- Les chiffres de la dernière rangée sont relatifs à une expérience où l’on avait enlevé, puis replacé le cohéreur.
- Les séries d’observations l et 2 ont été faites avec des cylindres polis au tour avec le
- p.13 - vue 14/685
-
-
-
- 14
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° l.
- papier de verre le plus fin, puis placés quelque temps dans l’appareil. Cette dernière précaution était nécessaire ; car, immédiatement après le polissage, on n’obtenait pas de déviation constante ; il devait donc se former une petite pellicule d’oxyde excessivement mince. Pour renforcer cette pellicule, nous avons oxydé au jaune les deux cylindres dans la 3e série d’ob-
- servations.
- 2m« série d’observations
- i s P IC
- 2.) o,ooi63A 14,0 0,0281v I 7,20
- 0,00218 18,4 0,0870 17,0
- o,oo3oo 25,1 0,0507 16,9
- o,oo4o5 32,6 o.o658 16,2
- o,oo5c>9 0,00618 39,8 0,0806 i5,8
- 47,2 0,0956 i5,5
- 0,00705 52,6 0,1 o65 15,1
- 0,00821 69,2 o,iig8 14,6
- 0,00986 69,8 0,1372 i3,9
- 0,01162 75,2 0,1023 i3, 1
- 0,01320 81,4 0,1648 12,5
- 0,01479 85,5 0,1781 11,7
- 0,0194 0,0281 91,3 . 0,1847 9,52
- 92,9 0,1961 6.62
- o,o4oo 95,4 0, ig3o 4,83
- 0,0012 94,9 0,1920 3,75
- o,o6i3 97,9 0,198o 3,23
- 0,0707 100,0 0,2023 2,86
- o,o838 102,1 0,2065 2,47
- 0,1023 io4,o 0,2104 2,06
- o,i233 io6,5 0,2l54 1,75
- 0,1426 106,9 0,2162 1 .52
- 0,2û5 112,3 8,2271 1,11
- o,3o5 117,6 0,2378 0.780
- o,4o8 121,3 0,2454 0,601
- o,5j5 127,7 0,2.583 0.502
- 0.620 i3i,4 0,2657 0,429
- 0,824 167,9 0,2789 0,338
- i,o3o i45,o 0,2982 0,285
- i,3oo 167,7 o,3i88 0.245
- 1,4^3 |64.i o,3316 0,225
- i,95 176,1 o,3558 0,182
- 3,oo 215,3 o,4345 o,i45
- 4,12 257,3 0,5187 0,126
- 3m“ série d’observations : les deux cylindres oxydés au jaune
- i s P ic
- 2.)
- o,ooi45A I2°,9 0,2445^ 168 ,60
- 0,00210 x58,g o,3oi1 i43 ,4
- 0,00320 i85,o 0,3736 116 ,8
- 0,00409 205,0 o,4i38 101 ,2
- o,oo5o5 218,4 o,44o8 87 ,3
- A / \
- \ V
- 0,00616 108.7 °,2i99 35 ,7
- 0,00707 117,5 0,2376 33 ,6
- 0,00842 117,2 0,2370 28 P
- 0.00982 116,4 0.2354 24 ,0
- 0,01190 108,0 0,2184 18 ,4
- o.oi388 98,5 0,1992 i4 ,4
- o,oi5oo ioo,5 o,2o33 i3 ,6
- 0,01970 100,4 o,2o3i 10 ,3
- o,o3o5 98,5 0,1992 6 ,53
- o,o4i6 98,9 0,2000 4 ,8i
- o,o5i2 io3,o o,2o83 4 ,°7
- 0,0612 io3,5 0,2094 3 ,4a
- 0,0768 108,1 0,2186 2 ,85
- 0,0926 106,7 o,2i58 2 ,33
- 0,1088 i°5,7 o,2i38 1 >96
- o,i3og 106,4 0,2152 1 ,64
- o,i455 1 °8,7 o,2!99 1 ,5i
- 0,317 128,4 0,2597 0 .819
- 0,432 i35,o 0,2780 0 ,632
- o,56o 142,0 0,2871 0 ,513
- o,6o5 i48,2 °)2999 0 ,4g5
- 0,760 167,5 o,3385 0 ,445
- 0,870 J77>9 o,35g4 0 ,4x3
- 1,07 i98j7 0,4012 0 ,375
- 3,63 247,5 0,4992 0 , i38
- 4,65 290,4 o,5846 0 ,126
- Les lre et 3e séries d’observations présentent le phénomène observé par Robinson, c’est-à-dire une élévation de la tension jusqu’à une valeur critique, puis une chute de la tension jusqu’à
- une valeur d’équilibre. Cette chute est marquée dans les tableaux par une flèche On voit
- aussi que la tension critique augmente avec le degré d’oxydation.
- Par contre la 2e série d’observations ne présente pas de tension critique. Celle-ci croît généralement jusqu’à la tension d’équilibre.
- Toutes les séries d’observations, montrent que la différence de potentiel, après être restée constante pour un intervalle déterminé de l’intensité de courant, croît à nouveau peu à peu.
- La P® série oii le courant a pu être porté à 9,43 ampères est particulièrement intéressante à ce point de vue ; la résistance du cohéreur est à peu près constante, et, pour une plus grande augmentation d’intensité, obéit à la loi d’Ohm.
- p.14 - vue 15/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 15
- L’allure du phénomène peut donc être divisée en trois parties plus ou moins importantes.
- 1° Quand l’intensité croit peu à peu depuis 0, la différence de potentiel croît depuis 0, mais moins que ne le voudrait la loi d’Ohm. Elle ne dépasse pas une certaine valeur (valeur de la tension d’équilibre) ou bien elle croît jusqu’à une certaine valeur (valeur critique) puis tombe subitement.
- 2° Si l’intensité augmente encore, la différence de potentiel reste constante.
- 3° La différence de potentiel recommence à croître jusqu’à être proportionnelle à l’intensité.
- Comme tension critique, nous avons trouvé 0,28 et 0,44 volt.
- En ce qui concerne la tension d’équilibre, les valeurs sont comprises entre 0,20 et 0,25 volt.
- Les Valeurs entre parenthèses dans la lre série se rapportent aux mesures de la résistance. On trouve le résultat que la résistance croît à nouveau quand la mesure précède la chute, et décroît au contraire, quand elle est faite après. Ce phénomène particulier a été remarqué
- b) DANS L’HUILE
- 4' série d’observations . 5e série d’observations
- i s P w
- 2.)
- 0,00167A 28,9 o,o583(’ 35,70
- 0,00279 47,4 0,0 960 34,4
- 0,00396 65,7 o, 1 329 33,6
- 0,00002 80,6 0,1 532 32,5
- 0,00608 93,8 0,1 897 3l,2
- o,°07i7 102,5 0,2078 28,9
- 0,00807 106,2 0,2 148 26,6
- 0,00921 112,0 0,2275 24,7
- 0,01106 126,9 0,2547 23,0
- o,oi344 i3i,4 o,2658 19,8
- o,oi48o 136,1 0,2752 18,6
- 0,0201 i43,3 0,2898 14,4
- 0,025l 166,4 o,3363 13,4
- / \ A .
- \ / 1
- o,o332 u4,2 o,23io 6,96
- 0,0422 109,9 0,2223 5,26
- o,o543 113,6 0 2 298 4,28
- 0,0667 114,9 0,2324 3,54
- 0,0770 ii3,4 0,2293 2,98
- o,o65i 93,5 0,1 891 2,9!
- o,o564 79,7 0,1614 2,86
- o,o445 6ï,7 0,1 24g 2,81
- o,o3i3 42,3 o,o856 2,74
- 0,0218 28,6 0,0677 2,64
- 0,01862 17,8 o,o36o 2,66
- 1.)
- 0,01197 78,2 o,o3i8 2,66
- 0,00972 63,4 q,0258 2,65
- 0,00787 5i,3 0,020g 2,65
- 0,00670 37,1 0,0 x 51 2,65
- o,oo4o4 26,3 0,0 107 2,65
- 0,002o5 i3,4 o,oo55 2,67
- i s P w
- 2•) o,ooi63A 7,5 0,0 l52(’ 9,32Ü
- 0,00322 i4,6 0,0294 9, i3
- 0,00477 21,2 0,0428 8,97
- 0,00908 3g, 3 0,0795 8,76
- 0,01172 49,9 0,1011 8,62
- 0,01422 5g,0 0,1 194 8,4o
- 0,0198 75,6 o,i53i 7,73
- 0,0242 88,9 0,1800 7, '.4
- o,o3oo 95,1 0,1924 6, 4i
- o,o388 111,6 0,2267 5,82
- o,o4go 125,6 o,254o 5, 18
- o,o55o i32,6 0,2682 4, 38
- 0,0602 137,5 0,2781 4,62
- / \ / K
- * \ V \ 1
- 0,0696 io6.5 0,2 134 3,09
- o,o83o io5,o 0,2 124 2 56
- 0,10.17 106,8 0,2 160 i3
- 0,1228 107,8 0,2 180 I ? /8
- 0,1428 io4,8 0,2 120 1, 48
- 0,205 105,7 0,2 138 1,04
- °,3o7 108,1 0 2 186 0, 11
- o,4i 1 111,5 0,2255 o,5o
- 0,620 115,5 0,2336 o,45
- 0,610 120,5 0,2437 o,4o
- 0,817 131,1 o,265i 0 324
- 1,0JO *37,2 0,2774 0, 275
- I ,23o ï44,5 0,2922 o, a38
- i,4io 151,6 o,3o65 O, 216
- 2,o3 i74,i 0,3517 0, i73
- 3,01 216,1 o,436i o, i45
- 4,29 260,5 o,525i 0, 122
- également par Robinson tandis que l’on croyait précédemment qu’une intensité inférieure à l’intensité d’excitation ne pouvait pas modifier la résistance. On verra que ce phénomène est tout à fait général et a sans doute de l’importance pour une théorie du cohéreur.
- La faible résistance persiste tant que l’on n’apporte aucune modification au contact des surfaces.
- p.15 - vue 16/685
-
-
-
- 16
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- Les séries d’observations faites avec des liquides ont toutes été conduites de la même manière. Les cylindres étaient bien nettoyés, polis, et le récipient de verre rempli avec du liquide pur. Ensuite on déplaçait les cylindres jusqu’à ce qu’un courant mesurable traverse l’appareil. La déviation du galvanomètre, contrairement aux expériences exécutées dans l’air, restait constante, ce qui prouve qu’une couche de liquide remplaçait la pellicule d’oxyde.
- Les 4e et 5e séries montrent les mêmes types de phénomène que la lre série. Dans la 4e série, la tension critique atteint la valeur 0,28 volt, dans la 5e série elle atteint 0,34 volt. Comme tension d’équilibre, on trouve des valeurs comprises entre 0,21 et 0,23 volts.
- Dans la 5e série, on a fait des mesures à faibles intensités, mais d’une manière différente de celle employée pour la lre série. Après avoir porté l’intensité jusqu’à la valeur 0,077 amp. on l’a ramenée à la valeur du début. La résistance est tombée lentement de 2,98 ohms à la valeur constante de 2,65 ohms.
- C) DANS L’HUILE DE TEREBENTHINE
- 6* série d’observations 7e série d’observations
- i s P w
- 2.) o,ooi5ia 75,8 0,1535^ 101,70
- 0,00198 94,i 0,1903 96,1
- 0,0028g 114,3 0,2812 80,0
- 0,00420 i32,g 0,2688 64,0
- o,oo546 144,8 0 2928 53,6
- 0,00662 127,5 A Y 0,2679 A ‘1 Y 39,0
- 0,00826 118,9 0,24o5 29,1
- o,oio3o 107,4 0,2172 2 ï , ï
- 0,01267 92,1 0, i863 14,7
- o,oi473 94,2 0,1905 I2,9
- 0,0172 97,9 0,1989 11,5
- 0,0212 98,9 0,2000 9,43
- 0,0240 0,0322 ioi,7 0,2007 0,2063 8,57
- 102,0 6,4i
- o,o3go io5,5 0,2134 5,47
- o,o5oi 99,° 0,2002 4,oo
- 0,0696 ioi,9 0,2061 2,96
- o,og33 1 r 4,6 o,23i8 2,47
- 0,1118 II2,9 0,2283 2,o4
- °,I29I 112,0 0,2266 1,75
- 0, i5oo 1 i3,o 0,2285 1,52
- o, ïg8 0,286 118,5 0,2397 L21
- i36,5 0,2760 0,960 0,690
- o,435 127,o 0,2568
- 0,572 i37,9 0,2789 0,488
- 0,816 154,3 o,3i 19 0,382
- i s P w
- 2.) 0,00l52A 66,0 0,1335^ 87,80
- 0,00200 80,9 0,1638 81,9
- 0,00252 95-9 0,'94o 77,o
- o,oo3oo 108,5 0,2196 73,2
- o,oo35o 118,3 0,2 392 68,3
- 0,00402 126,6 o,256o 63,7
- 0,00457 124,2 0,2512 55,o
- 0,00507 i3o,4 0,2637 62,0
- o,oo55i i35,3 0,2 736 49,6
- 0,00608 140,2 0,2 835 46,6
- o,oo65o 144,4 0,2920 o,3o23 44,9
- 0,00700 i49,5 43,2
- 0,00788 161,0 o‘3254 41.3 34.4
- 0,00922 167,0 °,3 174
- o,oio33 169,4 0,3222 3 1,2
- 0,01253 170,0 0,3435 27,4
- A | / \ A
- V \ V Ÿ
- 0,01436 122,6 0,2480 !7,3
- 0,0172 106,8 0,2160 12,6
- 0,0212 io5,5 0,2l34 10,1
- 0,0278 io8,3 0.2190 7,88
- 0,0827 io7,8 0,2180 7,67
- 0,0399 106,7 0,2158 5.41
- o,o5io 107,8 0,2180 4,28
- 0,0718 ioô,7 0 2i58 3,oi
- o,ioi3 106,0 0,5 144 2,12
- Comme tension critique on trouve 0,20 à 0,34 volt.
- La tension d’équilibre est comprise entre 0,19 et 0,22 volt.
- Les tableaux suivants montrent les variations de résistance lorsqu’on revient aux faibles intensités de courant.
- p.16 - vue 17/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 17
- i S P W
- 0,00209A o,oo3o5 0,00398 0,00497 [0,00166] 0,00602 o,o°717 45,0 64,0 81,0 98.2 35.3 1 i3o,3 0,091iv 0,1295 o,i64o 0,1986 0,0713 o,238o o,2Ô35 43,6 a 42,5 4l,2 4o,o [43,0] 3q,5 36,8
- i 5 P w
- o,oo8ioA 137,4 o,2778V 34,20
- 0,00930 151,3 o,3o5g 32,9
- [0,00163] 32,6 o,o658 L4o,4]
- o,oio35 l5g,5 0,3224 3i ,2
- 0,01175 i63, 1 0,3296 28,0
- [0,00170] 28,6 o, 0677 [33,9]
- 0,01896 148,6 o,3oo5 21,5
- i S P w
- o,ooi57a 47,2 0,0956V 60,90
- o,oo3oo 78,0 0, i58o 62,7
- o,oo44o 92,3 0,1867 42,4
- [0,00160] 36,2 0,0732 [45,8]
- 0,00678 985 0,1984 34,3
- 0,00706 108,4 0,2192 3i ,0
- [0,00170] 25,3 o,o5i1 [3o,i]
- 0,00799 ni,4 0,2253 28,2
- o,o5gi8 117,8 0,2378 25,9
- [o,ooi65J Ï9,1 o,o386 [23,4]
- 0,01025 "7,7 0,2880 23,2
- 0,01169 in,4 0,2253 *9,3
- [0,00170] 14,1 0,0285 [16,7]
- 0,01448 109,4 0,2213 15,3
- i S P w
- o,oi45iA 114,5 o,23i6v 16, oO
- [0,00216] i4,3 0,0289 [r3,4]
- 0,0172 110,2 0,2229 i3,o
- 0,0211 "5,7 0,2840 11,1
- [0,00289] 12,5 0,0260 [8,76]
- 0,0276 1 i3,o 0,2285 8,28
- o,o3g6 "3,7 0,2300 5,8i
- [o,oo577] 11,1 0,0222 [3,85]
- o,o5io i",7 0,225g 4,43
- 0,0718 i°9,9 0,2223 3,io
- [0,0160] *7,3 o,o348 [2,18]
- 0,0981 106,0 0,2144 2,19
- 0,1187 "9,8 0,2423 2,04
- [0,0190] 12,3 0,0248 [1?31 ]
- L’allure est donc tout à fait la même que dans la lre série.
- a) DANS l’huile DE PARAFFINE
- 8e Série d’Observations ge Série d’Observations
- s P W
- 2.) o,ooi68A 23,2 o,o468v 27,912
- 0,00280 38,3 0,0775 27)7
- o,oo4oo 53,3 o,i079 27 ,0
- 0,00499 64,6 0,1307 26 ,2
- 0,00600 75,8 0,i535 20,6
- 0,00702 86,4 05749 24,9
- o,oo8i5 96,8 0,1968 24 ,0
- 0,00928 io6,5 o,2i54 23 ,2
- 0,01io4 120,8 0,2443 22 5
- 0,013o2 i35,2 0,2780 21 ,0
- 0,01486 i4o,8 0,2847 J9 ,2
- 0,0205 *39,1 o,28i3 IÏ ,7
- 0,0248 158,3 0,3200 12 ,9
- 0,0317 i4i,o o,285i 8,99
- o,o4og i43,5 0,2902 7 ,10
- °,°5i9 157 » 1 6 , 12
- 0,0721 173,6 0,3607 4,87
- A i / N
- 0,1007 i3o,8 Y 0,2645 N 2 [/ ,63
- 0,1228 122,8 0,2484 2 ,02
- 0,1470 !27,7 o,2583 1 ,76
- 059' i3o,4 0,2637 I ,38
- o,3oi i45,7 0,2946 0 ,98
- 0,440 o,583 162,3 162,5 0,3280 0,3284 0 0 )737 ,563
- 0,766 ï53,4 o,3ioi 0 ,4o5
- o>936 l62,7 0,3289 0 ,351
- 1,133 167,5 0.3385 0 >299
- 1,397 I72,7 0,3489 0 ,260
- i 6' P W
- 2.) o,ooi6gA 14,8 0,0299V 17,70
- o,oo3oi 26,2 0.0629 17,6
- 0,00497 43,2 0,0875 17,6
- 0,00697 60,1 0,1216 17,5
- 0,00912 77,8 0,1676 17,3
- 0,01102 925 0,i863 i6,9
- 0,01296 1 °5,9 0,2142 i6,5
- 0,014go 64,7 0,13og 8,78
- 0,0207 86,2 0,1745 8,43
- 0,0260 102,0 0,2063 8,20
- o,o3oi 98,8 0,1998 6,64
- 0,0399 124,8 0,2624 6,33
- 0,0626 149,4 0,3021 5,7 5
- 0,0737 156,7 o,3i68 4,34
- 0,0948 141,3 0,2867 3,oi
- 0,1119 i45,6 0,2944 2,63
- 0,1365 167,6 o,3i86 2,33
- 0,1476 167,5 o,3i84 2,16
- Tension critique = o,35v-Tension d’équilibre : o,a5v — o,32v, non constante
- 'k 'k
- p.17 - vue 18/685
-
-
-
- 18
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 1.
- La résistance diminue très régulièrement avec l’augmentation cle l’intensité.
- e) DANS LA GLYCÉRINE
- 10e série d’observations i ie série d’observations
- i s P U'
- 2.) 0,00i6oA 28,5 o,o575v 35,90
- 0,00237 41,7 o,o844 35,6
- o,oo3io 54,i 0,1 °9;> 35,3
- 0,00402 69,7 0,1410 35,1
- o,oo5o6 86,8 0,1754 34,7
- 0,00614 104,1 0,2106 34,3
- 0,00700 ”7,5 0 2876 33,9
- 0,00826 i35,6 0,2742 33,6
- 0,00931 i54,8 0,3229 33,6
- 0,01032 166,8 0,3371 32,7
- 0,01io3 i8o,3 0,3642 33,o
- 0,0121 I *97>5 0,3988 32,9
- 0,01298 211,0 0,4259 32,8
- 0,01392 223,7 0,4514 32,4
- o,oi65 233,o e,47oi 28,5
- 0,0202 254,6 o,5134 25,4
- 0,0257 311,9 0,6272 24,4
- 0,0298 270,1 0,5442 18,3
- o,o35i 293,0 0,5898 16,8
- 0,0378 353,o 0,7086 *8,7
- o,o5o3 46i,5 0,9223 i8,3
- 3.)
- 0,0749 232,2 0,9357 12,5
- 0,0988 245,0 0,9872 9/99
- 0,1167 202,0 1,0154 8,70
- 0,ï395 239,8 0,9663 6, y 3
- 0,229 237,0 o,955o 4,17
- 0,409 i35,5 0,5472 i,34
- 0,600 i52,5 o,6i55 1 ,o3
- 0,952 194,4 0,7837 0,822
- *1,473 115,5 o,4665 o,325
- 2. )
- o,ooi5oa
- 0,00202
- 0,00250
- o,oo3oi
- o,oo4oo
- o,oo5oo
- 0,0061i
- 0,00705
- 3. )
- 0,00810 0,00915 0,01002 0,0110 o,oi3o o,oi55 0,0187 o,029! 0,0495 0,0710
- o,°910
- O,IIOI
- o, i3io o, 1460 0,207
- s P ai
- 88,3 0,1788'' 119,20
- 117,6 0,2373 1 * 7,7
- *44,6 0.2924 117,0
- 169,8 o,3431 114,0
- 2*9)4 0,4428 110,7
- 224,7 o,4534 90,7
- 292,1 o,5894 96,5
- 327,9 0,6589 93,5
- *77,! 0,7143 88,2
- *99,4 o,8o38 87,8
- 216,0 0,8705 86,9
- 223,3 0,8999 81,8
- 247,2 o,996i 76,6
- 268,6 1,0814 69,8
- 292,1 1,1748 62,8
- 3*7,0 1,2818 44,1
- 288,8 1, * 617 23,5
- 254,9 1,0269 14,5
- 208,2 o,83yi 9,22
- 170,4 0,6374 6,24
- 189,6 o,6644 5,83
- 202,0 0,8142 5,58
- 173,5 0,6998 3,38
- i2* série d’Observations
- f) DANS L’ALCOOL
- i3e série d’observations
- i S P W
- 2.) 0,001Ô2A 7,8 o,oi58v 9,77°
- 0,00277 13,1 0,0265 9,57
- o,oo4oô l8,9 o,o832 9,4o
- o,oo5io 23,6 0,0476 9,33
- 0,00709 32,3 o,o652 9,20
- 0,00900 4o,4 0,0818 9,09
- 0,01io3 47,7 0,0966 8,76
- 0,01327 56,2 58,9 0,1138 8,57
- 0,01422 0,1*92 0, i3o3 8,28
- 0,0165 64,4 7,9°
- 0,0198 0,0246 72,4 0,1464 7>4o
- 84,4 0,1701 6,9*
- 0,0281 9o,9 o,1839 6,55
- o,o33o 92,2 0, i863 5,65
- 0,0402 y5,o 0,1922 4,78
- o,o5i8 93,2 0, i885 3,64
- 0,0672 95,8 0,1938 2,88
- o.o8o3 97,3 0,1968 2,45
- 0,1169 0, i386 98,4 0,1990 1,7° i,43
- 98,3 0,1988
- o,i43 99,o 0,2002 0,2104 i,4o
- °,*92 104,0 1,04
- i S P W
- 2.) i o,ooi5yA 28,8 o,o58iv 36,5Q
- 0,00210 36,1 0,0730 34,8
- 0,00307 5o,5 0,1023 33,3
- 0,00402 62,9 0,1273 3i ,7
- o,oo5o8 72,3 0,1464 28,8
- 0,00604 78,5 0, iôgo 26,3
- 0,00719 85,o 0,1721 23,9
- 0,00811 89,5 0,1811 22,3
- o,ooy3o 98,3 0,1988 21,4
- o,oioo4 100,1 0,2025 20,2
- 0,01110 102,5 0,2073 18,7
- 0,01208 106,6 0,2156 G,9
- 0,01424 107,1 0,2166 i5,2
- 0,0172 98,8 0,1998 11,6
- 0,0212 99,i 0,2004 9,45
- 0,0262 104,2 0,2108 8,36 *
- o,o3io 95,4 0, iy3o 6,23 '
- 0,0399 96,2 0,1946 4,88
- o,o5i1 96,5 0,1962 3,82
- 0,0613 98, * 0,1984 3,24
- p.18 - vue 19/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 19
- Le coliéreur ne fonctionne plus si régulièrement qu’avec les autres liquides ; Ja résistance croît encore à certains moments. On ne peut plus indiquer nettement de tension critique ou de tension d’équilibre.
- Dans la 10e série d’observations, la différence de potentiel maxinia est 1,01 volt; dans la 11e série elle est 1,28 volt.
- Dans la 10° série on pourrait indiquer comme tension d’équilibre des valeurs comprises entre 0,47 et 0,78 volt; dans la 11e série 0,70 â 0,78 volt. Toutes ces différences de potentiel
- g) DANS L’EAU
- i4e série d’observations
- i s P W
- o,ooi63 52, I 0,io55 64,7
- o,oo3io 58.9 o, 1192 38,5
- o,oo4o6 63,8 o,1291 31,8
- o,oo5o8 73,0 0,1478 29,1
- 0,00618 78,4 0, i588 25,7
- 0,00707 80,8 0, i638 23,2
- 0,00899 90,3 0,1826 20,3
- 0,01108 92,4 0,1869 i6,9
- o,oi3i4 93»1 0, i883 i4,3
- 0,01490 86,6 0,1754 11,8
- 0,0206 88,4 o,i79° 8,96
- o,o3oo 9°,8 0,1807 6,12
- o,o4o5 $8,3 0,1887 4,66
- o,o5o7 97)1 0,1964 3,87
- i5e série d’observations
- i S P H'
- 0,00160 70,3 0,1422 88,9
- 0,00207 95>7 0,1936 93,5
- o,oo3oo 120,6 0,2439 8i,3
- o,ooii3 128,6 0,2601 63,o
- o,oo538 122,7 0,2482 46,1
- 0,00610 121,6 0,2459 4o,3
- 0,00823 I29,7 0,2628 31,9
- 0,01042 128,0 o,2589 24,8
- 0,012Ôg 128,9 0,2607 20 7
- 0,01489 111,5 0,2255 15,1
- 0,02 ii5,9 0,2344 n,7
- o,o3o4 io5,4 0,2132 7,01
- o,o4 107,1 0,2166 5,42
- o,o5oi 118,6 0,2399 4,79
- o,°7 98,0 0,1582 2,83
- 0,1110 102,6 0,2070 1,87
- sont extrêmement élevées et la glycérine occupe, parmi tous les liquides essayés, une place exceptionnelle.
- Il n’y a pas de tension critique dans l’alcool.
- Fig-. 8
- La tension d’équilibre est très faible, et oscille entre 0,18 volt et 0,21 volt.
- L’eau ne présente pas de phénomènes nets, car il se produit des phénomènes parasites.
- (fig- 8).
- p.19 - vue 20/685
-
-
-
- 20
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- Discussion des résultats
- (Si l’on jette un coup d’œil sur les différentes séries d’observations, on voit que d’une façon générale l’allure du phénomène est toujours la même et semblable à celle qu’indique la série d’essais A).
- L’existence d’une tension critique dans le sens que lui donne Robinson, ne semble pas être un fait typique. Nous croyons devoir admettre qu’on a bien plutôt affaire à un phénomène analogue à ceux observés dans la décharge par étincelles. Si l’on fait cette hypothèse,on peut s’expliquer par la différence des dispositifs d’expérience le fait que Guthe et Trowbridge et d’autres expérimentateurs n’aient pas constaté l’existence d’une telle tension critique. Il y a manifestement une différence entre les résultats qu’on obtient en augmentant lentement l’intensité du courant sans le couper ou bien en interrompant le courant en retirant la résistance et en appliquant brusquement l’intensité plus élevée. Ces tensions dites critiques ont par suite des valeurs très variables ; elles sont plus élevées dans les expériences de Robinson que dans les nôtres. Aussi ne semble-t-il pas justifié de désigner par tension critique le maximum de tension, et il serait plus logique de donner cette appellation à la tension d’équilibre.
- Les tensions d’équilibre sont aussi assez variables. Nous avons pris la moyenne arithmétique des valeurs trouvées pour les différentes substances :
- Air (etcouche d’oxyde)........ 0,2208 volt
- Pétrole.. ................... 0,2221 —
- Huile de térébenthine......... 0,2094 —
- Alcool........................ 0,2046 —
- Eau........................... 0,1987 —
- Huile de paraffine............ 0,2988 —
- Glycérine..................... 0,7850 —
- La valeur mesurée pour Pair concorde avec celle qu’ont trouvée différents observateurs.
- Les chiffres relatifs aux liquides peuvent se diviser en deux groupes. Nous trouvons des valeurs assez voisines pour le pétrole, l’huile de térébenthine, l’alcool et l’eau ; puis des valeurs élevées pour l’huile de paraffine et pour la glycérine. Les valeurs élevées pourraient peut-être être attribuées à la consistance de ces substances dont la viscosité est beaucoup plus considérable que celle des liquides précédents. Pour ceux-ci, on pourrait pensera une influence de la conductibilité. 11 faudrait, pour pouvoir tirer quelques conclusions, effectuer une longue suite de recherches avec des moyens d’observations très délicats.
- Hurmuzescu (L’écl. élect. 1903) avait observé sur un cohéreur placé dans la glycérine tantôt une diminution, tantôt une augmentation de résistance. Il attribue ces irrégularités à l’humidité contenue dans la glycérine. Déplus, Aschkinass a réalisé un anti-cohéreur avec deux pointes de cuivre entre lesquelles se trouvait une goutte d’eau. D’après nos recherches, il nous paraît douteux que la cause de ce phénomène puisse être attribuée à l’eau ; il est très probable qu’il est du à des influences secondaires.
- Pour les liquides aussi, la résistance garde une faible valeur tant que rien n’est modifié au cohéreur.
- La mesure de la résistance avec de faibles intensités de courant conduit au même résultat que celui trouvé précédemment pour l’air. Nous avons donc affaire à une -propriété importante du cohéreur. . ...
- p.20 - vue 21/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 21
- Les essais d’explication
- On a donné jusqu’à présent plusieurs théories destinées à expliquer le phénomène que présentent les eohéreurs. La plupart de ces explications sont si spéciales qu’elles ne sont applicables qu’à une forme déterminée de l’appareil, ou bien, si elles veulent revêtir un caractère général, elles ont si peu de signification qu’elles peuvent à peine être regardées comme une explication.
- Comme on le sait, il éxiste deux sortes de eohéreurs : ceux dont la résistance diminue et ceux dont la résistance augmente (anticohéreurs).
- Les phénomènes présentés par ces derniers ont, semble-t-il, trouvé une explication suffisante (Righi et Dessan). Mais il peut se produire aussi un accroissement de résistance dans des appareils qui devraient présenter le phénomène ordinaire. Les recherches ont montré qu’il s’agit alors de perturbations ou d’influences chimiques. Comme phénomène à expliquer, il ne reste donc que la diminution de résistance.
- D’après Lodge, la conductibilité doit être accrue par la production d’étincelles entre les particules, dont l'effet est de percer les couches d’oxyde ou de souder ensemble les particules. Cette action doit être facilitée par l’attraction électro-statique des particules entre elles qui, malgré la petitesse des forces électromotrices, peut atteindre des valeurs considérables à cause de l’extrême petitesse des distances.
- Brandy attribue l’action du cohéreur à une modification non définie du diélectrique. Les nouvelles théories s’appuient sur l’un ou l’autre de ces points de vue, avec quelques adjonctions semées çà et là.
- Cherchons à nous rendre compte de l’application de ces différentes hypothèses. La formation d’étincelles et la liaison des particules entre elles joue toujours encore un grand rôle. C’est évidemment parce que l’on rencontre toujours aux fortes intensités la production d’étincelles et la formation de chaînettes, et qu’il suffirait d’admettre, que, pour de faibles intensités de courant, les étincelles étaient inobservables à cause de leur petitesse. r Mais on peut toujours remarquer que, aussitôt qu’il se forme des étincelles et des chaînettes, le cohéreur ne fonctionne plus aussi régulièrement, et devient même parfois inutilisable. Il n’y a pas de doute que nous ayons affaire à un phénomène secondaire produit par l’effet Joule, et que le véritable phénomène du cohéreur ait d’autres causes.
- Eccles base sur la formation des chaînettes et l’orientation des particules dans le champ électrique une théorie du cohéreur à limaille. 11 admet que les particules métalliques subissent, du fait de la force électrique, une rotation telle que leur grand axe se place dans la direction des lignes de force. Plus la force électro-motrice est élevée, plus est grand le nombre de particules parallèlement alignées. La théorie est en défaut lorsque les particules ont la forme sphérique; mais, toute abstraction faite de cette exception, une telle influence directrice du champ sur les particules ne pourrait en tous cas se produire que si celles-ci étaient extrêmement petites et légères. De plus, il faut remarquer qu’il n’y a là aucune véritable explication de la diminution de résistance, puisque l’essence même des phénomènes réside dans ce qui se passe au moment du contact. On peut donc dire que cette théorie ne serait applicable que dans des cas tout à fait spéciaux et ne donne pas une explication, mais établit seulement l’influence d’un facteur favorable au phénomène. Il semble cependant que l’hypothèse d’Eccles est de nature à expliquer l’influence d’un champ magnétique sur un cohéreur à limaille de fer. *
- Shan admet une orientation d’un autre genre. Il a employé comme cohéreur deux fils métalliques placés en croix; un dispositif approprié permettait d’amener ces fils en con-
- p.21 - vue 22/685
-
-
-
- 22
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- tact avec une pression déterminée, de les séparer, et de les remettre en contact exactement aux mêmes points. Si la résistance de contact était abaissée par des étincelles électricpies, puis les fils séparés et à nouveau réunis, la résistance conservait sa faible valeur et n’augmentait qu’après un grand nombre de séparations. Shan suppose qu’au point de contact, les particules métalliques subissent une orientation déterminée qui assure le minimum de résistance et ne disparaît que peu à peu. Nous avons observé un phénomène analogue dans nos expériences. Dans la troisième série d’observations, les deux cylindres oxydés devaient être appuyés F un contre l’autre avec une forte pression pour que le courant passe (résistance primitive environ 170 ohms). Mais lorsque la résistance était tombée à une très faible valeur (0.126 ohm), la résistance, après écartement des cylindres et repos d’une journée, avait pour valeur, pour une faible pression, 11 ohms seulement. La forte couche d’oxyde est donc détruite, au point de contact, par l’action du cohéreur. Gomme dans les essais de Shan la pellicule d’oxyde était très faible, elle pouvait être régénérée en peu de temps.
- Guthe etTrowbridge ont appuyé leur théorie sur une attraction électrostatique et une modification du diélectrique. Ils admettent que les surfaces métalliques en contact sont entourées d’une couche de vapeur d’eau. Cette couche est rompue en certains points lorsque les particules s’attirent sous l’effet d’une force éleetri'que ; le courant passe et l’électrolyse établit un contact métallique, qui diminue d’une façon durable la résistance. Comme nous l’avons vu, cela n’est pas exact.
- Citons encore les observations de Lhuilier et de Tommasina.Lhuilier a étudié un cohéreur formé par un disque de platine et une pointe de platine dont la distance au disque pouvait être réduite à une valeur inférieure à 1 p. Les recherches avaient pour but de montrer si certains diélectriques liquides en si minces couches devenaient conducteurs ou non. Les diélectriques étaient l’alcool, la benzine, l’éther, l’huile de térébenthine et l’eau distillée. Sauf pour l’eau et l’alcool étendu, on ne pouvait, même pour la plus faible épaisseur de diélectrique, constater une conductibilité. En envoyant dans le cohéreur des courants d’induction, on constatait d’abord la production d’étincelles, puis une conductibilité que faisait disparaître un léger choc. Les liquides avaient été décomposés par les étincelles, et avaient donné lieu à des particules de charbon mélangées de particules métalliques.
- Comme nous l’avons dit, dans toutes nos expériences nous avons rapproché les cylindres très lentement jusqu’à ce qu’il passât un courant minimum déterminé. Pendant les expériences, nous avons observé les cylindres à la loupe et n’avons jamais pu voir le plus petit espace libre entre eux, sauf dans le cas de l’eau. Nous n’avons jamais pu constater non plus la présence d’aucune étincelle ni décharge. Dans l’eau seulement, nous avons pu apercevoir une coloration sombre d’un des cylindres.
- Les facteurs observés par Lhuilier, que cet auteur regarde comme causes de la diini nution de résistance, n’ont donc joué aucun rôle dans nos expériences et n’ont pas d’importance pour le phénomène du cohéreur. Nos expériences montrent aussi qu’un diélec trique, même en très minces couches, n’est pas conducteur. On doit donc admettre que les deux cylindres d’acier de notre cohéreur étaient séparés par une couche extraordinairement mince, puisqu’il existait au début une certaine conductibilité. Il nous paraît plus vraisemblable d’admettre que, à la surface des cylindres, il se produit une incorporation de particules liquides dans les particules métalliques, et que la couche mauvaise conductrice est formée de ce mélange de particules métalliques et de particules liquides, de même que la pellicule mauvaise conductrice d’oxyde est formée d’une combinaison de particules d’oxygène et de particules métalliques. ,
- p.22 - vue 23/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 23
- Tommasina a été conduit par ses expériences à attribuer la diminution de résistance d’un cohéreur à diélectrique liquide à une jonction métallique due à l’électrolyse.
- Robinson base sa théorie sur une attraction électrostatique. Il admet qu’il existe entre les électrodes du cohéreur une couche intermédiaire élastique mauvaise conductrice. L’épaisseur de cette couche détermine la résistance primitive. Dès qu’une différence de potentiel existe entre les électrodes, il se produit une attraction électrostatique ; l’épaisseur de la couche intermédiaire diminue et, avec elle, la résistance ; lorsque la différence de potentiel diminue, la couche redevient plus épaisse et la résistance croît, mais pas jusqu’à sa valeur primitive, parce que l’élasticité est incomplète. Lorsque la différence de potentiel critique est atteinte, il se produit une modification mécanique de la couche. Plusieurs de nos résultats d’expérience sont en contradiction avec cette théorie, qui pourrait, de prime abord, paraître plausible.
- Les phénomènes en jeu dans les cohéreurs à contact unique sont si typiques qu’il ne serait peut-être pas trop hasardeux d’admettre que nous avons affaire à une nouvelle forme de la conductibilité électrique qui prendrait place à côté de la conductibilité dans les métaux, dans les électrolytes et dans les gaz. Elle aurait, particulièrement avec cette dernière, des points de ressemblance assez nets. Lorsqu’une veine gazeuse ionisée par des rayons Rœtgen est soumise à une différence de potentiel croissante, l’intensité du courant croît d’abord jusqu’à une valeur déterminée, puis reste constante pour un grand intervalle de la différence de potentiel, et croît ensuite très rapidement dès que la différence de potentiel atteint l’ordre de grandeur de la valeur nécessaire pour provoquer une décharge descriptive. Ici donc l’intensité de courant joue le même rôle que la différence de potentiel dans les cohéreurs. L’idée que la diminution de résistance serait due à une ionisation de la couche intermédiaire mauvaise conductrice a été émise par E.-F. Huth.
- Pour pouvoir analyser le phénomène, les renseignements recueillis jusqu’à présent pour le cohéreur à contact unique ne sont pas suffisants. Les recherches devraient être étendues dans diverses directions. En particulier, il faudrait étudier toute une série de métaux dans des liquides, pour connaître leur influence sur la tension d’équilibre. Il faudrait aussi effectuer des mesures avec du courant alternatif.
- Résumé des résultats obtenus :
- Les résultats obtenus dans celte étude sont les suivants :
- 1°) Un cohéreur à contacts multiples est plus fortement influencépar du courant alternatif que par du courant continu, et la diminution de résistance se produit déjà pour de très petites différences de potentiel alternatif (efficaces).
- L’n cohéreur à faible écartement d’électrodes peut agir comme une capacité tant que la différence de potentiel n’a pas atteint la valeur minima nécessaire pour diminuer la résistance.
- 2°) La résistance d’un cohéreur à contact unique avec une couche d’oxyde ou un diélectrique liquide est variable avec l’intensité du courant. La courbe de la différence de potentiel aux bornes en fonction du courant présente trois catégories distinctes :
- a) La différence de potentiel croit jusqu’à une valeur déterminée (tension d’équilibre).
- b) La différence de potentiel reste constante pour un certain intervalle de l’intensité.
- c) La différence de potentiel croît à nouveau.
- p.23 - vue 24/685
-
-
-
- 24
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 1.
- 3°) II n’existe pas toujours de tension critique dans le sens que lui a donné Robinson. La tension d’équilibre dépend de la constitution des contacts et du diélectrique.
- 4°) La résistance initiale élevée se reproduit en partie tant que la tension d’équilibre n’a pas été dépassée.
- A. Fisch.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Le moteur série à courant alternatif considéré comme bobine de self-induction. — Weichsel. — Electrotechnisclxe Zeitschrift, 20 octobre.
- Il a paru, dans ces derniers temps, plusieurs études sur le fonctionnement du moteur série à courant alternatif. Le diagramme du cercle auquel conduisent ces études semble être un diagramme particulier, au cas spécial du moteur série alternatif. Nous allons montrer qu’à tous points de vue ce diagramme est identique à celui d’une bobine de self-induction ordinaire.
- Si une bobine de self-induction a une résistance ohmique r et un coefficient de self-induction L, une différence de potentiel alternative sinusoïdale de grandeur efficace E et de vitesse angulaire m produit un courant i répondant à la formule :
- • — E
- \ //i2L2 -j- r2
- E2 = i2m'2L2 -j- ï2r2 ( 1 )
- Cette équation est représentée par OAB dans le diagramme de la fîg. 1.
- Quand la résistance ohmique du circuit alimenté sous la différence de potentiel E varie, le point A se déplace sur un demi-cercle décrit sur OB, de telle manière que la relation
- soit toujours remplie. La fig. i montre que
- O11 en tire :
- tg« =
- MB
- ÔB
- Si- = MB
- mh
- OB
- (2).
- La résistance ohmique du circuit est donc proportionnelle au segment MB de la perpendiculaire élevée au point B, tant que /wL et la différence de potentiel
- OB =-a
- sont maintenus constants [a représente l’échelle du diagramme : i cm = "a volts).
- La chute ohmique de tension ir est en phase
- avec le courant. L’angle de décalage entre le courant et la différence de potentiel aux bornes y est donc représenté par l’angle ABO du diagramme. Si l’on élève en 0 une perpendiculaire, 011 a :
- A /\
- EOA = ABO = f
- Par hypothèse m\j est constant. Donc le segment
- OA=!^i
- a
- est proportionnel au courant i et peut servir de mesure du courant. Comme de plus, on a :
- EOA = r
- p.24 - vue 25/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 25
- la direction OE peut aussi être prise comme direction de la tension. Le segment OA représente donc le courant i non seulement en grandeur, mais aussi en direction et en position par rapport à la différence de potentiel aux bornes OE. La fig. 2 reproduit le diagramme du circuit considéré, mais avec l’hypothèse qu’une résistance R est placée en
- F H
- série avec la bobine de self-induction. L’extrémité du vecteur de courant s’est déplacée dans ce cas en A'.
- Les segments KM et MB sont proportionnels à la résistance en série R et à la résistance ohmique r de la bobine. La puissance totale électrique absorbée par le système est convertie en chaleur. Si l’on néglige les pertes dans le fer, on a alors
- P = E/cos? = i2 (R-j-r)
- En remplaçant E,' i, cos f par les grandeurs correspondantes du diagramme on obtient
- OA'.a FA'_«20B mL OA' mL
- FA'
- Cette équation montre que la •-•puissance absorbée par le système total est proportionnelle à la surface du triangle OA'B ou à la hauteur A'F.
- Si le segment A'G est égal à la chute de tension ir qui prend naissance dans la bobine seule, la surface du triangle OA'G représente les pertes dans le cuivre de la bobine seule, car on a :
- , .—v,, ir . mL mL
- A G. OA = — . i. i2r —r-
- a a a1
- La puissance dissipée dans la résistance en série est donnée par la différence des surfaces
- OA'B — OA'G OGB = m
- v2
- ou par la hauteur
- HG = i-’B
- mh
- «-OB
- Si nous désignons cette grandeur comme puissance utile, le rendement est exprimé par le rapport
- HG '
- AT ~ ”
- Ce rapport est facile à représenter directement dans le diagramme, en menant par M une parallèle à OB. Le segment SM limité sur cette droite par le vecteur de courant est proportionnel au rendement.
- En effet, la fig. 2 donne
- De plus
- d’où
- A'P R
- A'F R -j- r
- SM R
- OB R r
- A'P _ SM _ SM AT “ OB — UM
- (3)
- En menant par G une parallèle cà OA, on a FN = GH
- De plus, les triangles semblables A'GN et A'OF donnent :
- A’N A'G
- tg
- O F OA'
- Donc
- A N — OF tg v.
- Le triangle OPF montre que
- tg «
- PF
- OF
- On en déduit :
- PF
- A N = OF —- PF O F
- A'P = GH
- En introduisant cette valeur dans l’équation (3) on trouve :
- GH ___SM____
- AT ÜM 1
- Cherchons le lieu géométrique de G lorsque R varie. On a par construction :
- A'G proportionnel à ir OA' proportionnel à imL
- tg GOA'
- __A'G
- ~ OA'
- == —- = constante mL
- p.25 - vue 26/685
-
-
-
- 26
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 1.
- Donc
- GOA' = cte = a /\
- Par construction l’angle OA'G est droit : par conséquent l’angle A'GO, et aussi l’angle OGB S,ont constants. Donc G est placé sur un cercle ayant OB pour corde..
- Après avoir ainsi établi le diagramme de la bobine de self-induction, nous allons voir jusqu’à quel point il s’applique au moteur série alternatif.
- Considérons d’abord un moteur freiné : il ne produit ni transformation, ni travail et est absolument semblable à une bobine de self-induction. Son diagramme est représenté en O AB (fîg. 3).
- Lorsque l’induit tourne, il se produit entre les balais une différence de potentiel, donnée, comme dans une machine à courant continu, par la formule :
- E« = N. z.£- io-8 oo
- en appelant z le nombre de fils, n la vitesse de rotation, et N le flux. Celui-ci est produit par le courant i et est en phase avec lui. Pour une faible saturation dans le fer on a :
- N = c J sin (mt)
- En introduisant cette valeur dans l’équation précédente, on trouve :
- fl
- Ea = cJ sin (mt) z — io~8 volts
- La f. é. m. produite entre les balais est en phase, dans le temps, avec le courant alternatif : sa grandeur dépend du courant, des données de construction, et de la vitesse de rotation de l’induit. Une force contre-électromotrice en phase avec le courant peut dans les calculs, être représentée par la chute de tension dans une résistance non inductive. Si l’on traite ainsi la tension induite, la résistance équivalente R doit être choisie de telle manière que l’on ait :
- J sin (mt) R = c,z. ~ . r sin (mt) io-8
- R —io"8 (4)
- oo
- La résistance équivalente est donc directement proportionnelle au nombre de tours du moteur. En remplaçant dans le diagramme la f. é. m. induite par une chute de tension ohmique, on obtient le tracé OA'B dans lequel A'B représente
- la chute de tension dans la résistance en série et dans la résistance propre du moteur. Pour la bobine de self nous avons montré que la résistance de l’ensemble était représentée par la grandeur KB et la résistance propre de l’appareil par le segment MB. Les mêmes relations doivent encore exister pour le moteur ; la résistance équivalente est représentée par le segment KM et la résistance propre par MB. L’équation (4) montre que dans un moteur série alternatif la résistance équivalente R est directement proportionnelle à la vitesse de rotation du moteur. Le segment KM doit donc être également proportionnel à cette vitesse de rotation. En introduisant les grandeurs du diagramme dans l’équation (4) on obtient :
- 6o -|-8 MK T
- 71 =--- IO 7=-^ 7?lL
- %c ÜB
- La puissance totale absorbée par le moteur est P — Ei cos f
- . E étant constant par hypothèse, la puissance absorbée par le moteur est proportionnelle au produit i cos f que représente le segment A'F ou
- la surface du triangle OA'B. Le travail mécanique produit par le moteur est, si l’on néglige les pertes dans le fer et les pertes par frottements
- P — Pc ~ P — **' (5)
- Nous avons montré pour la bobine de self que la surface du triangle OA’G est proportionnelle à la puissance î2r. De la même façon cette surface
- p.26 - vue 27/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 27
- représente, dans le diagramme du moteur, les pertes dans l’induit et dans les enroulements inducteurs. Le travail utile du moteur est représenté d’après l’équation (5) par le segment GII.
- Le rendement électrique du moteur est donc donné par le rapport
- HG
- A'F ’ U
- et peut être représenté par la grandeur SM.
- On voit donc que les diagrammes d’une bobine de self-induction et d’un moteur série alternatif sont tout à fait pareils. La seule différence réside en ce que le segment KM représente, dans le premier cas, une résistance en série et dans le second cas, la vitesse de rotation. Il faut encore tirer du diagramme une grandeur qui n’existe pas pour la bobine de self : le couple exercé par l’induit.
- La puissance et le couple d’un moteur sont liés par l’équation :
- Y!
- C2«D = P — pc — - — . 27T. 9,8i
- En remplaçant dans cette formule la puissance P — pc et la vitesse de rotation n par leurs grandeurs correspondantes du diagramme, on trouve
- f^kgm —
- HG.ÏÎ^2.6o
- mu
- MK. mL
- OO. IO°.---- . 27T. g,8i
- z.c.OB
- __HG a^OB z.c. io 8
- MK m2L2 27r. 9,8i
- Pour représenter graphiquement le couple D, , , HG
- qui est proportionnel a on remarque que GH = PA'
- La fig. 3 donne les proportions
- d’où
- PA'___OP_____OF
- KM — C)M ~ OB
- OF
- PA = KM Qg
- GA
- OF _ GH ÔB MK
- proportionnel à D.
- Le segment OB étant une grandeur constante, D est proportionnel à OF. Le couple est donc donné par la projection du vecteur de courant sur la ligne OB.
- L’identité des diagrammes nous permet de calculer facilement la résistance de démarrage du moteur. Si le moteur doit produire au début un couple OF, la résistance de démarrage doit être proportionnelle à KM. Pour une vitesse de rotation quelconque, proportionnelle à Ke par exemple, la résistance de démarrage doit être proportionnelle à cM. Quand la vitesse croît, v se rapproche de plus en plus du point M, c’est-à-dire que la résistance de démarrage R nécessaire pour un couple OF diminue quand la vitesse croît.
- Le diagramme permet d’étudier très facilement le cas intéressant où la vitesse de rotation est négative. Cette vitessedoit alors être portée dans le sens MB sur le diagramme. Le point A' se déplace sur un cercle OA'B. Quand la vitesse de rotation a la valeur MB, A' coïncide avec B. Le courant qui traverse le moteur est décalé de 90° exactement sur la différence de potentiel aux bornes. Le moteur n’absorbe pas d’énergie électrique et n’en produit pas. Il y a cependant un couple ; la puissance utile représentée par le segment G'II' est négative. Le moteur absorbe de l’énergie mécanique employée à compenser les pertes dans le cuivre ï2j- qui se produisent dans le moteur. Lorsque la vitesse de rotation négative croît, la puissance mécanique absorbée par le moteur croît aussi, et il fonctionne comme générateur. La fréquence du courant produit est indépendante de la vitesse de rotation de la machine et dépend purement et simplement de la fréquence du réseau. On peut construire ainsi des dynamos à courant alternatif en rendant alternatif le magnétisme rémanent au moyen d’une petite machine auxiliaire branchée sur un enroulement auxiliaire. La fréquence du courant produit est celle de la machine auxiliaire.
- En terminant, nous indiquons dans le tableau suivant toutes les grandeurs du diagramme dans le cas de la bobine de self-induction et du moteur :
- Tension E Courant i
- AO
- OB.a
- îL
- a
- Décalage «
- Puissance absorbée P
- EOA'
- FA',
- a2, OB wL
- OB.fl
- OA.
- mL
- FA
- EOA'
- a2.OB
- mL
- p.27 - vue 28/685
-
-
-
- 28
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- Puissance utile P—pc Rendement n Résistance propre r
- Résistance en série R
- Couple D (Kgm)
- Vitesse de rotation n
- HG.
- a2OB
- MB.
- MK.
- 777 L
- SM
- 7/7 L
- OB 777 L
- OB
- H G
- MB
- //2OB
- 777 L
- SM
- 777 L
- ÜB
- 777 L
- OF.
- mkob
- fl2.OB.z.c. io-;8
- 7?72L2.6l ,6 777L.60.I08
- MK.
- OB.c.c
- O. A.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Essai sur la tension économique des conduites souterraine^ à haut potentiel, par John-L. Albaret, ingénieur E. P. F. — Schweizerische Elelctrotechnische Zeitschrift, 19 novembre 1904.
- I.
- Pour beaucoup de lignes de transport d’énergie à haut potentiel, la chute de tension n’est pas le facteur décisif déterminant la section du cuivre. Le choix de celle-ci résulte plutôt de considérations économiques.
- il en est presque toujours ainsi pour les transports de force proprement dits ; c’est aussi le cas pour les réseaux d’éclairage étendus où la distribution se fait au moyen de courant alternatif à haute tension transformé en courant continu à basse tension dans des sous-stations. Comme la durée d’exploitation des feeders est alors grande, les sections déterminées au moyen de la règle de Thomson donnent, la plupart du temps, des chutes de tension admissibles.
- Mais il ne suffit pas toujours de calculer ainsi les sections de cuivre, une fois le système de distribution et la tension choisis a priori. On peut, souvent on doit se poser la question suivante : “ Quelle est la tension la plus avantageuse au point de vue économique?”
- D’une part, il est favorable d’admettre une tension aussi élevée que possible pour diminuer la section du cuivre et, par conséquent, le prix de la conduite, sans augmenter les pertes ohmiques.
- D’autre part, les frais d’isolement et les pertes dans le diélectrique croissent avec la tension, ainsi que le prix des engins récepteurs et transmetteurs et celui de l’appareillage. Il existe donc
- généralement une certaine limite passé laquelle l’économie du transport diminue.
- Nous nommerons dorénavant tension économique d’une conduite ou d’un système de conduites électriques, la tension pour laquelle les frais annuels de transport de l’énergie passent par un minimum, lorsqu’on choisit la ou les sections économiques correspondantes.
- Il importe surtout de déterminer cette tension lorsque la supériorité d’un système est douteuse, ou lorsqu’un projet se trouve à la limite de la rentabilité. Jusqu’à présent on se bornait à choisir quelques tensions a priori, puis on faisait le calcul de la transmission d’après la règle de Thomson pour ces diverses hypothèses ; la tension définitive était déterminée d’après les résultats obtenus et servait de base à un calcul final.
- Ce procédé de tâtonnement est peu exact, long et fastidieux ; il faut de l’expérience pour faire immédiatement des hypothèses qui ne soient pas trop éloignées de la solution la plus avantageuse et n’obligent pas à multiplier les calculs.
- 11 m’a semblé désirable d’établir une formule permettant de déterminer directement la tension économique avec une approximation suffisante. Lors même que cette formule 11e servirait pas dans tous les cas, elle aurait l’avantage de préciser les divers facteurs qui entrent enjeu et de former un cadre commode pour enregistrer l’expérience acquise.
- S’il est difficile de répondre à ce besoin en ce qui concerne les lignes aériennes, pour lesquelles le prix d’établissement varie assez régulièrement en fonction de la tension, il n’en est pas de même pour les câbles souterrains. La détermination de la tension économique importe aussi d’autant plus pour eux, qu’ils sont plus coûteux que les 'conduites aériennes et que leur emploi devient de plus en plus fréquent, à mesure que l’usage des hautes tensions se généralise pour des transports d’énergie établis aux confins ou même à l’intérieur d’agglomérations humaines importantes. Ils ont en effet le grand avantage d’être absolument sans dangers pour les localités qu’ils traversent et offrent en outre une grande sûreté d’exploitation. Leur construction s’est énormément développée et perfectionnée dans le cours de ces dernières années et les fabriques, allant au-devant des besoins, se sont mises en état de livrer des tensions de service de 30 000 volts et plus.
- p.28 - vue 29/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 29
- D’une manière générale, le prix des câbles à haute tension est une fonction simple et continue de la section de cuivre et de la tension de service.
- Désignons par l la longueur du câble en mètres, par s la section d’un des conducteurs en mm2 et par e la tension efficace en volts entre deux d’entre eux ; le prix /‘des câbles d’un même système s’exprime en francs par la fonction linéaire suivante :
- f=(a-\-b.s-\-c.e)l où a, b et c sont des constantes.
- Prenons comme exemple le prix des câbles à trois conducteurs symétriques sous chemise de plomb, avec armature métallique recouverte de rubans asphaltés, tel qu’il nous est donné par l’une des plus anciennes fabriques du continent.
- On peut l’exprimer par la fonction :
- I. f— (o,8 -(- o,ooo 55 . e -f- 0,092 . s) l.
- Dans le tableau ci-dessous les colonnes a sont calculées d’après cette dernière formule; les colonnes j3 contiennent les prix indiqués par la fabrique et les colonnes S la différence en °/0.
- SECTION DU CABLE 3 X 25 mm2 3 X 5o mm2 3 X 76 mm2 3 X 100 mm2
- Tension d’exploitation a /3 S a /3 § a /3 § a 0 S
- 2 000 volts .... 3 000 )).... 6 000 ». 8 000 ».... 10 000 » 4 ‘200 4 ?5o 6 4oo 7 5oo 8 600 4 553 5 014 5 916 7 020 8 709 — — 5,3 d- 8,2 + 6,8 — b2 6 5oo 7 o5o 8 700 9 800 10 900 6 8o3 7 314 8 4o3 9 5n5 10 971 — 4,4 — 3,6 + 3,5 4- 2,3 — °>l 8 800 9 35o 11 000 12 100 13 200 9 076 9 614 10 811 12 132 13 229 — 3,o — 2>7 + lil — o,3 — 0,2 11 100 11 65o 13 3oo 14 4oo 15 5oo 11 346 11 qi4 13 i38 14 343 15 488 — 2,2 -- 2,2 + 1 ,2 + °j4 0
- Ces prix sont basés sur les cours de 65 € poulie cuivre électrolytique et de 16 £ pour le plomb espagnol à la bourse de Londres.
- Comme on le voit, l’approximation, remarquable pour les câbles à grosse section, est tout à fait suffisante dans un calcul du genre de celui dont il s’agit. Comme les prix varient constamment selon le cours des matières premières, une approximation plus grande n’aurait aucune valeur.
- On peut admettre également que le coût des fouilles, de la pose et de la couverture est proportionnel à la longueur du câble, de sorte que la forme linéaire est exacte aussi pour le câble posé.
- En nous basant sur ce fait général, il s’agit tout d’abord d’établir les frais annuels de transport F dans un câble en fonction de s et de e.
- Ces frais se composent de cinq parties, savoir:
- a) Intérêt et amortissement des frais d’installation de la conduite ;
- b) Frais d’entretien de cette dernière ;
- c) Valeur des pertes annuelles d’énergie dans le cuivre ;
- d) Valeur des pertes annuelles d’énergie dans le diélectrique ;
- e> Intérêt et amortissement de la quote-part du capital de premier établissement de l’entre-
- prise, qui correspond aux maxima des pertes de puissance indiquées sous c et d.
- Pour traiter la question d’une manière complète, nous devons ajouter à a l’intérêt et l’amortissement de la partie du coût des appareils transmetteurs et récepteurs variant avec la tension.
- Désignons par
- 1 l’intensité efficace dans un conducteur ;
- e la tension efficace entre deux conducteurs ;
- P le maximum de la puissance apparente transmise en volts-ampères ;
- A le maximum de la perte d’énergie dans le cuivre, en watts ;
- s la section de cuivre d’un conducteur, en mm2;
- l la longueur de la conduite en mètres ;
- T la durée d’utilisation annuelle du câble, en heures ;
- t la durée moyenne annuelle du maximum de perte d’énergie dans le cuivre, en heures.
- On a t — p Ji~dt où i est la valeur momen-
- J tanée du courant, l’intégration s’étendant a la durée d’une année.
- (a -f- b . e -f- c . s) l le prix de revient de la conduite posée, en francs ;
- d le prix de l’énergie électrique, en francs, par
- WII ;
- p.29 - vue 30/685
-
-
-
- 30
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- /‘le prix spécifique de revient de l’installation de transport complète, en francs, par volt-ampère ;
- g. K. e la part des frais d’établissement des appareils transmetteurs et récepteurs variant avec la tension, où K est fonction de P ;
- « la résistivité du cuivre ;
- pc le taux d’intérêt, d’amortissement et d’entretien de la conduite en °/0 des frais d’établissement ;
- pg le même terme pour l’installation entière.
- Les pertes d’énergies seront les suivantes :
- 1° Pertes dans le cuivre :
- . 2./.M 2./.M P2
- courant continu A =-------• i* • * =---- • T
- s s
- courant monophasé id.
- . i , 3.Z.w l.o) P2
- courant triphasé À =-------. H . r = —. —r . t
- 1 s s ez
- 2° Pertes par hystérésis dans le diélectrique.
- Les données relatives à cette perte sont assez rares dans la littérature. A ma connaissance, il n’en existe pas concernant la variation de la perte dans des câbles de même fabrication et destinés à transmettre la même puissance de régime moyen sous des tensions differentes avec les sections économiques correspondantes.
- En général, cette perte est relativement très faible et les progrès de fabrication tendront à l’amoindrir encore. D’après les résultats acquis et des considérations théoriques, on peut affirmer que la fonction représentant cette variation est une puissance de e dont l’exposant différé peu de l’unité. On pourra toujours remplacer la fonction par une fonction linéaire avec une approximation suffisante dans un certain domaine.
- Nous admettons donc que cette perte est de la forme
- h.l.e.T
- h étant un coefficient constant déterminé pour chaque genre de câble.
- Ceci posé, les frais annuels de transport seront donnés par les expressions suivantes :
- 1° Pour un câble à courant continu :
- “ • (»2 • K -f- f-2. h2.1) + d.2. h2.1. T J e -\- . c2. Z. s +
- + 2.L».Pa. (d2.T+?£.A.J-
- \ ioo / ez.s
- 3° Pour un câble à courant triphasé :
- IY. F ~P£..a J
- IOO â LlOO à
- ~~ • (#3-K -\-fz.h%.l) + d3./i3./.Tj e -f- . c3./.s ff-
- -M.w.pa. (dd.r
- 1 V 1 ioo '-y e2.s
- Ces trois égalités sont de la forme :
- V. F = A + B.s + C.ed—5L
- 1 s.ez
- où A, B, C, D sont des constantes positives déterminées par les données du problème.
- (A suivre).
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- La détermination de transmetteurs de télégraphie sans fil. — Slaby. — 3e partie. — Electrotech-nische Zeitschrift, 27 octobre.
- III. — Transmetteur avec amortissement
- AMOINDRI
- § I. — U amortissement.
- Le courant de décharge d’un condensateur dans un circuit doué de résistance et de self-induction répond à l’équation :
- J = Q0 w e aL sin «t
- en désignant par Q0 la charge primitive du condensateur et par
- La charge du condensateur varie également d’après une loi sinusoïdale avec un décalage de
- - sur les oscillations du courant ; il en est de 2 . .
- même de la différence de potentiel aux bornes
- du condensateur :
- Pc 1 1 2— • CL\.l-\-
- Pc
- .b.
- Pg
- .K e
- + . c4.1 .s + 2 .Z.«.P2. ( d + 2e. . fA . -L-
- 100 \ 100 / ez.s
- 2° Pour un câble à courant monophasé :
- III. F = l£..a J y_
- 100 2 1 L»oo 1 1
- V =
- c
- w
- aL
- Sin { w t -f- -
- Le terme e aL a une influence croissante avec le temps : il provoque une diminution de l’amplitude, nommée amortissement des oscillations. Une décharge complète du condensateur a
- p.30 - vue 31/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 31
- lieu dans le premier quart de période des oscillations. Si nous négligeons pour ce temps l’amortissement, et si nous désignons la première valeur maxima du courant par Jc, la valeur moyenne du premier courant de décharge est
- et
- M (J) — -50
- q = 2j0'Î = ^v0c
- 7T 4 w
- V„ étant la différence de potentiel explosive, on peut calculer J0 :
- V0 Cw =V
- ° Vl
- Exemple : Supposons que l’éclateur du circuit oscillant soit constitué par deux petites sphères placées à 1 cm. l’une de l’autre. Pour franchir cette distance explosive, il faut une différence de potentiel de 30,000 volts. Prenons comme condensateur deux plaques Grisson de 125 cm. de capacité et comme circuit oscillant une boucle de fil de 1 mètre, ayant, pour du fil de 0,8 mm. de diamètre, un coefficient de self-induction
- La période est
- * / 1210. 1( =‘21Z\ ------
- T=27r yCL
- 9.125.10”
- y
- :o,8.io 7 sec
- L’énergie de charge est
- ^____ V()2G _ 3o OOO2. I2Ô. io ””
- 2 ~ . 2-9
- Le courant est
- J0 = 3. io* \/ 125-10 _ — 32
- V g.I2IO.10 9
- : 0,0025 joules
- i ampères.
- Cela correspond à une valeur moyenne de 200 ampères en chiffres ronds.
- De la relation :
- on tire
- ,”=vVc
- Vn2C Jn2L
- V02C
- —^—représente l’énergie de charge accumulée
- dans le condensateur.
- J02L
- représente l’énergie employée pendant le
- premier quart de période à former le champ magnétique dans l’espace.
- Si nous considérons, avec Maxwell, cette dernière comme énergie tourbillonnaire d’un médium magnétique doué d’inertie, et la première comme énergie potentielle, analogue à la tension d’un ressort, le phénomène oscillant total se présente comme un mouvement pendulaire de l’énergie entre ces deux formes.
- L’extraordinaire intensité de courant que l’on trouve pour la première onde de décharge, en faisant abstraction de l’amortissement, ne peut ni se produire en réalité, ni persister pendant l’échange permanent des formes d’énergie. Elle décroit pour quatre causes différentes que l’on rassemble généralement dans la notion d’amortissement. Pour l’étude qui suit, il est nécessaire de séparer ces causes.
- En premier lieu, il s’agit de deux sources de pertes provenant purement et simplement de la résistance ohmique du circuit oscillant composée de la résistance du fil et de la résistance de l’étincelle. Ces deux causes existent déjà pour le courant de décharge du premier quart d’onde et se manifestent par la production de chaleur : c’est à elles seules que se rapporte le terme d’amortissement des formules précédentes.
- Les deux autres sources de pertes résident dans l’échange des formes d’énergie : elles sont de nature électrique et magnétique. La première se produit en tous les points où la tension admissible est dépassée, aux pointes et aux bords des fils, sur les bords des armatures des condensateurs, et comprend aussi la dispersion des lignes de force électriques et réchauffement du diélectrique dû à sa conductibilité. La seconde source de pertes provient de la dispersion des lignes de force magnétique, qui se répandent dans l’espace : ce genre de pertes représente le travail utile du transmetteur de télégraphie sans fil et atteint son maximum pour des circuits oscillants ouverts avec conducteurs linéaires.
- Tandis que les pertes purement électriques peuvent être considérablement réduites par de bonnes proportions d’appareils, il n’en est pas de même des pertes dues à la résistance ohmique du circuit oscillant.
- En réalité, les principaux progrès faits pour l’amélioration du rendement des transmetteurs de télégraphie sans fil ont été réalisés par des dispositifs qui, imaginés dans d’autres buts, ont présenté en réalité l’avantage d’abaisser la résistance ohmique.
- p.31 - vue 32/685
-
-
-
- 32
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- Remarquons que le terme d’amortissement ne dépend que de la résistance et n’a rien à faire avec la capacité ni avec la self-induction.
- Le quotient de deux amplitudes successives, nommé rapport d’amortissement, est
- e
- w
- 2L*
- W
- e
- Plus la valeur de ce quotient est élevée, plus l’amortissement est considérable, et plus la décroissance des amplitudes maxima est forte. Il suffit de considérer seulement l’exposant et de définir comme amortissement le terme
- Posons
- et
- Il vient
- W,
- aL
- T — 27T y CL
- WJ„
- Vo
- Pour un potentiel de décharge donné, l’amortissement D est donc simplement proportionnel à la chute de tension causée par la résistance.
- La résistance totale du circuit oscillant se compose de deux parties, comme nous l’avons dit. La résistance d’un fil métallique pour des oscillations rapides est plus élevée que pour du courant continu, car le courant ne passe pas uniformément dans toute la section mais se localise sur la surface et ne pénètre que très peu (effet Skin).
- D’après Rayleigh, la résistance d’un fil métallique doit être calculée par la formule approximative :
- \V = W„-/7r
- Où W0 représente la résistance totale ; a la résistance spécifique pour courant continu ; y le rayon du fil ; n la fréquence.
- Pour l’exemple considéré, et en supposant ? = 1600 (cuivre)
- il vient
- \V0 = o,o33 ohms
- et
- Par suite de cette résistance d’amortissement, la première valeur maxima du courant, après une période, tomberait à la valeur :
- w_
- 321 e aL = 3iy
- c’est-à-dire de 1,2 0/0 à chaque période.
- Prenons comme exemple pratique un transmetteur Marconi de 40 mètres de longueur et de 3 mm. de diamètre. La résistance à courant continu est .
- W0 = 0,094 ohm
- et, pour une longueur d’onde de 160 mètres
- T i=5,33 10 '
- W = 16,12 W0 = i,5a ohm Le coefficient de self-induction
- Donc
- L =
- - 80 000
- 7T
- lognàt
- 4 OOO 0,l5
- 5i 85o
- e
- w
- uL
- T
- = 0,992
- L’amortissement dû à la résistance du cuivre est donc minime et n’atteint que 0,8% pour la période.
- Par contre, la résistance de l’étincelle a une influence beaucoup plus grande. Cette influence est facile à mesurer.
- Dans un circuit oscillant doué de capacité et de self-induction, on intercale, outre l’éclateur une seconde coupure servant à la
- mesure F2 et une résistance réglable en graphite
- \Vg.
- Pour rendre le potentiel de charge indépendant de la coupure de mesure, on court-circuite cette dernière par une résistance électrolytique tubes avec une solution de sulfate de cuivre de
- W = 11,1 W0 = o,366 ohms
- p.32 - vue 33/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 33
- 110 ohms). Les courants à haute fréquence de la décharge passent par la coupure F2. La mesure a lieu de la façon suivante : la résistance de graphite et la coupure sont d’abord court-circuitées et le circuit primaire du transformateur T est réglé de telle façon que l’instrument thermique intercalé représente le courant oscillant maximum J. On intercale ensuite la coupure que Ton augmente peu à peu, et l’on détermine la longueur lf comme fonction du courant oscillant.
- On fait la même opération en court-circuitant la coupure et en faisant varier la résistance du graphite W^. On obtient deux courbes
- j = /-(//) j=?(w*)
- Comme des courants égaux correspondent à des résistances égales, on peut tirer lf en fonction de W^.
- -g
- J '+\
- —L
- O l Z 3 i- 5.
- Fig. 2
- Evidemment, la tension de charge, la capacité et la self-induction doivent être constantes pendant la mesure.
- J
- — \Vÿ a 1777.711 '
- e
- j z 3 £ s
- Fig. 3
- Nous indiquerons comme exemple les chiffres suivants :
- Capacité du condensateur C = 360.
- ÉCLATEUR Longueur d’étincelle F2 en mm. Fig DE MESURE Intensité en ampères. . 2. Sphères de 17 mm. Longueur de graphite en cm. Fig DE PLATINE de diamètre. Intensité en ampères. 3.
- 0 i ,95 0 i,95
- o,4 i ,95 1,° 1,85
- I ,2 L9° 2,0 1,80
- L6 L9° 3,5 1,-0
- 2,0 i ,85 5 1,60
- 2,4 i 8o 7,° i,45
- 2,8 L75
- 3,2 L7°
- 3,6 i ,6o
- 4 i,45
- 4,4 i ,3o
- T717TL S*
- T~“ / T
- —A V /
- Wp en 71.7/1.
- a
- £ 4 € 8 '/O
- Fig. 4
- J AMPÈRES LONGUEUR de graphite cms. LONGUEUR d’étincelle mms. RÉSISTANCE ohms.
- 1,87 I 1,70 0,72
- 1,80 2 2,5o 1,44
- 1 74 3 2,80 2,16
- 1,66 4 3,20 2,9°
- 1,60 5 3,5o 3,60
- I ,52 6 3,8o 4,3o
- 1,45 7 4 5,o4
- Les valeurs de la résistance de graphite sont mesurées au moyen du pont avec téléphone. Il reste à déterminer si elles augmentent avec la haute fréquence, comme celles des résistances de cuivre. Les barettes de graphite employées avaient un diamètre de 2 mm. et présentaient, pour 9 cms. de longueur, une résistance de 6,5 ohms, soit une résistance spécifique de 23.106. CGS. Pour des résistances spécifiques aussi éle-
- p.33 - vue 34/685
-
-
-
- 34
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 1.
- vées, la formule approchée de Rayleigh employée plus haut n’est plus applicable : il faut avoir recours à la série générale que Rayleigh a indiquée pour la résistance d’un conducteur cylindrique droit.
- W = W0
- i «
- 180 <7
- W désigne la résistance pour courants de haute fréquence ;
- O 7 z 3 6.
- F^ en mm „_______
- zstr
- Fig. 5
- W0 la résistance à courant continu ;
- « = %m en désignant par n le nombre d’oscillations par seconde;
- a-la résistance spécifique pour courant continu.
- lonffuears de/mcv/Zes en m.m.
- Fig. 6
- Dans le cas présent, n est de l’ordre de grandeur 106.
- On a
- I w
- 12 7
- 2
- 2
- 4tt2. io<2 I2.232.I(d2
- = 0,00022
- Comme les termes suivants sont encore plus petits, nous pouvons prendre pour valeur de la résistance de graphite pour les oscillations rapides la valeur mesurée.
- Avec le même dispositif d’expériences, nous
- avons déterminé les résistances de l’étincelle pour différentes capacités intercalées, par exemple pour C = 120, 360, 600, 1.100 cms. (fig. 6). A partir d’une certaine distance explosive, toutes les courbes présentent une allure linéaire et l’on peut, dans un calcul comparatif approché, les prolonger comme l’indique la figure.
- On arrive au résultat remarquable que les résistances diminuent, pour un même potentiel explosif, avec l’accroissement de la capacité. Puisque, d’après ce qui précède, les intensités de courant sont proportionnelles aux racines des capacités, on pourrait supposer qu’il existe, entre la conductibilité de la coupure et l’intensité du courant, une simple proportion. Ce n’est cependant pas le cas, comme le montrent les courbes de la fig. 7. Dans ces dernières, pour
- Fig. 7
- des longueurs d’étincelle de 4 à 7 mm., la conductibilité de la coupure est portée en fonction
- de la racine de la capacité. Elles montrent que la proportionnalité 11’existe que pour de faibles capacités, c’est-à-dire de faibles intensités de courant.
- Ces expériences prouvent que la résistance de l’étincelle d’un circuit oscillant peut prendre des valeurs considérables dépassant de beaucoup celle d’un circuit métallique.
- Dans le circuit oscillant considéré, dont la capacité concorde à peu près avec celle de la première série d’expériences, il faudrait compter sur une distance explosive de 10 mm. correspondant à une résistance d’environ 24 ohms.
- L’amortissement ainsi causé réduirait la valeur
- p.34 - vue 35/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 35
- maxima du courant après une période à la fraction
- w
- --r t
- e 3h = o,45 c’est-à-dire de 55 % .
- Cet exemple montre que l’amortissement d’un circuit oscillant dépend en si grande partie de la résistance de la coupure explosive que toutes les autres causes sont négligeables vis-à-vis de celle-ci.
- On-voit aussi de quelle façon on peut diminuer efficacement la résistance de l’étincelle. Pour de fortes capacités, la résistance n’augmente, au début, que très lentement, comme le montre la fîg. 0 : elle n’augmente rapidement qu’à partir d’une certaine longueur d’étincelle. La distance d’amortissement peut donc être considérablement réduite si l’on remplace une grande distance explosive par une série de petites distances explosives en série. D’après les recherches de Toepler et d’autres, le potentiel explosif croit à peu près proportionnellement à la longueur pour de petites coupures, puis beaucoup plus lentement pour de grandes. Par exemple, étant donné un potentiel explosif de 30000 volts, on peut remplacer une coupure explosive de 10 mm. par trois coupures de 2,5 mm. en série correspondant chacune à un potentiel explosif de 10000 volts. Pour une capacité de 1,100 cm., l’étincelle de 10 mm. a une résistance d’environ 15 ohms ; au contraire, les trois étincelles de 2,5 mm. en série représentent une résistance de 3 X 0,2 = 0,6 ohms. Pour des capacités plus fortes, les conditions sont encore plus favorables.
- La grande importance pratique de ce dispositif, pour la diminution de l’amortissement, est bien évidente. Marconi l’employait, dès ses premiers essais, sous la forme d’un éclateur de Righi à quatre boules, en partant d’ailleurs d’une hypothèse fausse sur la production d’ondes courtes correspondantes à la décharge des boules intermédiaires.
- Dans- l’automne 1898, nous avons fait de nombreux essais avec des éclateurs multiples dans l’huile et dans l’air, et nous avons toujours trouvé une remarquable augmentation d’action au récepteur, par rapport aux dispositifs avec éclateur simple.
- Il est mauvais d’employer de l’huile, comme le montrent les mesures suivantes.
- On pourrait supposer que le fait que, à égalité
- de potentiel explosif, l’écartement des électrodes est plus faible dans l’huile que dans l’air, présente quelqu’avantage pour l’amortissement. Nous avons, pour cela, déterminé d’abord le rapport des écartements. Dans un circuit oscillant, nous avons monté en parallèle un éclateur réglable à air et un éclateur réglable à huile (pétrole) à boules égales dont nous avons réglé les distances explosives, de façon que l’étincelle passe aussi souvent par un éclateur que par l’autre.
- La fîg. 8 montre que l’éclateur à air présente
- Etincelles dans l'air enn/m .
- Fig. 8
- une coupure environ sept fois plus grande que celle de l’éclateur à huile pour un même potentiel explosif. — Ensuite, nous avons déterminé la résistance des deux étincelles pour le même circuit oscillant au moyen de la méthode précédente. La fîg. 9 indique les valeurs de la résis-
- Etiscelles dans lin die ertm.n/,. 0 0.15 0,3 0,Ï5 0,6
- Etincelles dans l'air
- Fig. 9
- tance en ohms, pour un même potentiel explosif. On voit que l’éclateur à huile présente une résistance à peu près décuple de celle de l’éclateur à air.
- La question de l’emploi d’éclateurs à huile, dans les postes transmetteurs, devrait donc être tranchée, quoique tous ceux qui se sont adonnés,
- p.35 - vue 36/685
-
-
-
- 36
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. - N° 1.
- au laboratoire, à l’étude des oscillations électriques, aient constaté un accroissement considérable des effets produits en remplaçant un éclateur à air par un éclateur à huile. Mais cet accroissement est relatif aux actions électriques ou actions de la tension seule, et non aux actions magnéti-
- Z,onaueur d'eûncef/e enm-m..
- 1S92
- Fig. 10
- ques. Les premières sont toujours beaucoup plus fortes que les dernières à faible distance, mais n’ont pas d’effet pour l’action à distance qui dépend purement et simplement du courant et pour laquelle l’amortissement joue un rôle prépondérant.
- Finalement, nous avons encore étudié de quelle façon la résistance d’une étincelle dépend de la forme et de la matière des électrodes de l’éclateur.
- On sait que le potentiel explosif croît avec le rayon de courbure des électrodes. Mais la résis-
- OJims ____
- ^
- - Atr C/l \
- t
- . T/f \
- Atser \
- IV
- V
- \
- Pc
- ZdltOJl \
- Al \
- - Cm 1
- \
- Fig. 11
- tance de l’étincelle croit aussi avec le diamètre des boules, comme le montre l’expérience suivante.
- Pour une même fréquence de charge et une même capacité, nous avons mesuré la résistance d’éclateurs formés de boules en laiton de 15 mm .
- ou 30 mm. Le résultat de ces mesures est indiqué par la flg. 10. La résistance dépend aussi du métal constituant les électrodes. Nous l’avons vu en comparant des boules de même diamètre et laiton, en plomb, cuivre, aluminium,magnésium, cadmium, zinc, étain, fer, acier, argent, or et platine.
- Le tableau suivant indique la résistance équivalente à celle de l’éclateur en ohms, ainsi que le potentiel explosif qui y est relatif.
- f. m. m. o,5 1 1,5 2,0 2,5 3,0
- Volts . . 26,5o 48,oo 67,00 83,70 99,00 11,370
- Laiton . o,9 2,4 4,o 5,95 8,9 12,8
- Pb .... °>9 i,3 1,83 3 3 5,5 9>3 14,6
- Cu .... 2,85 4,4 6,4 9,3 12,6
- AI r,3 2,8 4,6 7,1 10,6 i5,5
- Mg. .. i?3 2,8 5,5 9,5 14,6
- Cd . . .. o,5 i,5 3,o 5,25 8,4 12,4
- Zn .... 1 ,° 2,2 3,5 5,6 8,4 12,2
- Sri . . . o,5 1,2 2,5 4,55 8,2 13,3
- Fe o,85 2,2 4,45 7,7 11,8 16.4
- Acier . . 0,7 2,0 4,i 6,9 io,5 i5,5
- Ag .... 0,6 i,5 2,45 3,8 5,8 8,9
- Au ... . 1,0 2,1 3,4 5.1 7,6 11,3
- Pt o,9 2,0 3,4 5,2 7,8 11,5
- On voit que les métaux donnant les meilleurs résultats, pour de faibles distances explosives, sont l’étain, l’argent, le cadmium et le plomb, dont la résistance, pour une distance explosive de 1 mm., est indiquée par la flg. 11.
- R. Y.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Les Transporteurs élévateurs électriques du port de Marseille.
- Ce nouvel appareil, du à MM. Savon frères, se compose de deux flasques en bois, réunies par des entretoises en fer. Entre les flasques se trouve l’électromoteur fournissant la force motrice au système. Ce moteur actionne une échelle sans fin au moyen d’une transmission par engrenages et pignons dentés.
- A la suite de cette échelle sans fin, on peut en installer une seconde tenue à hauteur soit par des tréteaux, soit par des palans, soit par des chaînes. On pourrait éventuellement installer une troisième échelle, si le besoin s’enfaisait sentir.
- Les échelles subsidiaires ne comportent pas de moteurs, mais reçoivent leur mouvement de l’échelle qui précède immédiatement, c’est-à-dire que la seconde reçoit son mouvement de la première, la troisième de la seconde, etc. A cet effet, un des arbres transversaux engre-
- p.36 - vue 37/685
-
-
-
- 7 Janvier 1906.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 37
- nés avec sa chaîne est commandé lui-même au moyen de deux petites chaînes de Galle par un arbre transversal de la première échelle.
- Les sacs sont déposés en long sur l’échelle en mouvement. Pour éviter qu’ils roulent dans le sens transversal pendant la montée, les barreaux de l’échelle sont cintrés de telle sorte que l’on puisse donner à l’éehelle une pente supérieure à 1,2 de hauteur pour 1 de base.
- Il y a, en général quatre sacs en mouvement sur une échelle.
- La vitesse est calculée pour qu’ils se succèdent au sommet de 15 en 15 secondes, de façon que l’on puisse mettre chaque sac en place avant de saisir l’autre.
- Les barreaux sont des fers en U reliés par une chaîne de Galle, semblable à celles qui I commandent les roues des automobiles. Un
- Elévateur transporteur électrique
- moteur de 2,5 II.P. suffit pour actionner une échelle motrice et une rallonge. Sans rallonge, la consommation d’énergie est de 1540 watts avec une charge de 500 kg. La vitesse de l’échelle est d’ailleurs constante dans tous les cas, grâce à l’emploi d’un moteur shunt alimenté par un courant à tension presque constante. L'intensité du courant varie seule avec la charge. Les légères différences de tension sont dues à la longueur variable des câbles d alimentation. Ces câbles sont d’assez grande section, tout en étant suffisamment flexibles.
- La jonction se fait par une prise de courant et la manœuvre se règle par un interrupteur et un rhéostat. Pour diminuer les pertes en frottements, on a fixé, sous les chaînes des échelles, des galets qui roulent sur des cornières. Toute la machine ne pèse pas plus de 500 kg.; elle est montée sur roues et deux hommes peuvent la déplacer.
- Douze de ces engins ont été installés sur les quais de Marseille ; ils effectuent par jour un travail de 2,000 tonnes.
- Précédemment, on ne disposait, pour char-
- p.37 - vue 38/685
-
-
-
- 38
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 1.
- ger les wagons, que de deux chemins en madrier entre le sol et le plancher du wagon. Les débardeurs, chacun un sac sur les épau-
- les, montaient par un des chemins et redescendaient par l’autre. La manœuvre était pénible et, en temps de pluie, dangereuse.
- Élévateur transporteur électrique
- Actuellement, les sacs arrivent automatiquement aux wagons. Là, un ou deux hommes
- les saisissent et les rangent à mesure de leur arrivée.
- E. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Prix décernés à la séance publique annuelle du 19 décembre 1904
- Prix Montyon. — Commissaires: MM. Maurice Levy, Boussinesq, Marcel Deprez, Léauté, Sebert, Schlœsing, Poincaré ; M. Haton de la Goupillière, rapporteur.
- La Commission du prix Montyon de mécanique pour 1904 décerne ce prix à M. Gustave Richaud, ingénieur civil des mines, pour l'ensemble de ses travaux relatifs à la mécanique.
- M. G. Richard est l’un des pionniers les plus
- utiles de la mécanique appliquée. Son œuvre est considérable. 11 s’est, dès les bancs de l’Ecole des mines, constitué à lui-même une méthode de travail et de classement des documents à laquelle il est resté liclèle pendant toute sa carrière, déjà longue.
- Nous citerons, parmi ses ouvrages les plus importants, son Traité des machines-outils, en deux volumes, qui a remporté le prix Schneider, décerné une seule fois par la Société des Ingénieurs civils ; ses trois traités successifs des moteurs à gaz et à pétrole ; ceux des ma-
- p.38 - vue 39/685
-
-
-
- 7 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 39
- chines frigorifiques et des moteurs secondaires ; celui de la locomotive qui a été traduit en Amérique ; son Rapport sur la mécanique générale à l’Exposition de Chicago (Imprimerie nationale, 1894).
- M. Richard excelle à dégager les points essentiels du progrès de chaque branche, et à les mettre dans une vive lumière au moyen de conférences, qui lui ont été souvent demandées par le Conservatoire des arts et métiers, la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, celle des Ingénieurs civils.
- R a, en outre, doté la mécanique appliquée de plusieurs organes de publicité de premier ordre, à savoir : 1° la Revue de Mécanique, qu’il a fondée et qui achève sa septième année; 2° le Bulletin de la Société d’encouragement, qu’il a considérablement développé et transformé de manière à lui maintenir son ancien et grand intérêt ; 3° la Mécanique à l’exposition de 1000, en trois volumes in-4° ; 4° le Congrès international de Mécanique appliquée de 1000, qui l’a élu pour son secrétaire général, et dont il a formulé le compte-rendu méthodique .
- Collaborateur de YEelairage Electrique, M. G. Richard a publié, sur « les applications mécaniques de l’Electricité », des articles de la plus haute valeur.
- *
- * *
- Prix Plumey. — Commissaires : MM. Bouquet de la Grye, Grandidier, Boussinesq, Deprez, Léauté, Bassot, Guyou, Sebert, Hatt, Bertin ; M. Maurice Levy, rapporteur.
- L’Académie décerne le prix à M. Lucien Moj ptez, capitaine de frégate, pour les services rendus dans la conduite des bateaux sous-marins.
- *
- * #
- Prix Hébert. — Commissaires : MM. Mascart, Lippmann, Becquerel, Potier, Amagat, Berthelot, Poincaré, Maurice Lévy; M. Violle, rapporteur.
- Ce prix a été décerné à M. Geoiîces Claude, pour son livre : L’Electricité à la portée de tout le monde, qui, parmi les ouvrages consacrés à l’électricité dans ces dernières années, tient une place à part.
- Très sur et très clair, ce livre décèle par une saveur particulière l’esprit éminemment original de l’auteur. C’est bien l’œuvre d’un ingénieur distingué qui connaît par lui-même
- les passages difficiles et sait les faire franchir allègrement au novice quelque peu timide.
- * *
- Prix Kastner-Boursault. — Commissaires: MM. Lippmann, Becquerel, Potier, Violle, Amagat, Berthelot, Poincaré, Maurice Levy ; M. Mascart, rapporteur.
- L’Académie a attribué ce prix à M. le capitaine Ferrie, « pour l’ensemble de ses travaux relatifs aux conditions les plus favorables des appareils destinés à la Télégraphie sans fil, et pour les nombreuses expériences qu’il a dirigées en vue d’améliorer ce genre de communications. »
- Nous ne saurions trop applaudir à cette distinction méritée qui honore l’un de nos ollieiers les plus savants et les plus modestes. Collaborateur de « l’Eclairage Electrique », le capitaine Ferrie y a consacré à la télégraphie sans lil des articles d’une netteté et d’une précision remarquables.
- *
- * *
- Prix Leconte. — Commissaires : MM. Mascart, Troost, Darboux, Berthelot, Maurice Levy, II. Becquerel, Bouchard, Moissan, Janssen, de Lapparent ; M. Poincaré, rapporteur.
- Ce prix a été décerné à M. Mené Blondlot, Correspondant de l’Académie des Sciences, Professeur à la Faculté des Sciences de Nancy, pour l’ensenible de ses travaux.
- « Les premières publications de M. Blondlot, dont la plus ancienne remonte à l’année 1875, sont des notes relatives à l’Electricité et au Magnétisme. On doit accorder une mention spéciale à des travaux très étendus et très complets sur la capacité de polarisation (1881) et sur le passage de l’électricité au travers des gaz chauds (1887).
- Si le succès d’expériences isolées témoigne de l’habileté d’un expérimentateur, le choix des questions étudiées,- les liens qui les* rattachent les unes aux autres, aussi bien que la portée des résultats acquis, révèlent* la valeur d’un esprit scientifique.
- A ce point de vue, on peut reconnaître, dans chaque étude nouvelle de M. Blondlot, la trace des méditations que lui ont suggérées ses travaux antérieurs. C’est en 1888 que l’étude des théories fécondes de Maxwell le firent entrer dans la voie où il devait s’illustrer.
- On savait, par une expérience de Kerr, que
- p.39 - vue 40/685
-
-
-
- 40
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 1.
- le diélectrique d’un condensateur devient biréfringent lorsque le condensateur est chargé. M. Blondlot se proposa de rechercher si ce phénomène est instantané. En étudiant, au moyen d’un miroir mobile, les variations de la biréfringence sous l’influence de la décharge oscillante d’un condensateur, l’auteur a reconnu qu’entre le phénomène électrique et le
- phénomène optique il ne s’écoulait pas r-~— 1 11 1 40000
- de seconde.
- MM. Blondlot et Biehat ont observé la même instantanéité pour la polarisation rotatoire magnétique, faits qui ont une grande importance pour l’interprétation des phénomènes électriques et optiques. Les mêmes auteurs ont encore collaboré à divers travaux, et entre autres à des recherches sur les phénomènes actino-électriques.
- Les célèbres expériences de Hertz sur la propagation des oscillations électriques (1887-1888), inspirées par la théorie électromagnétique de la lumière, ne pouvaient manquer d’attirer l’attention d’un aussi sagace observateur.
- Le dispositif de Hertz comprend, comme on le sait, un excitateur, source des oscillations électriques, et un récepteur ou résonateur qui les décèle. Les ondes sont transmises soit au travers de l'air, soit le long de fils métalliques. M. Blondlot adopta cette dernière disposition et introduisit dans chacune des parties des modifications dont la plus originale porte sur le résonateur.
- MM. Sarasin et de la Rive venaient de démontrer que les longueurs d’onde des oscillations recueillies par un résonateur ne dépendaient que des dimensions de cet appareil. Mettant à profit ces résultats, M. Blondlot, avec* un résonateur‘formé d’un condensateur plan et d’un rectangle de fils de cuivre, reconnut par expérience que les longueurs d’oncles des oscillations recueillies étaient proportionnelles aux valeurs calculées par la théorie de lord Kelvin.
- En plongeant tout l’appareil dans un diélectrique liquide (1892) ou dans la glace (1894) les longueurs d’ondes observées sont les mêmes que dans l’air, et l’on doit en conclure cpie les ondes se propagent le long des fils, dans les diélectriques, avec des vitesses inver-
- sement proportionnelles à la racine carrée de leur pouvoir inducteur spécifique. Cette constatation fournit l’une des vérifications les plus précises que l’on connaisse d’une des conséquences les plus importantes de la théorie de Maxwell.
- Je passe l’énumération de diverses autres expériences sur les ondes hertziennes pour citer une vérification remarquable des mesures dont il vient d’être question.
- La vitesse de propagation des ondes électriques le long de fils conducteurs peut se déterminer indépendamment de toute théorie par la méthode du miroir tournant imaginée en 1834 par Wheaststone. M. Blondlot, utilisant ce principe, combina un dispositif qui permet de faire éclater, entre deux mêmes pointes, deux étincelles provoquées par deux perturbations produites simultanément mais dont l’une voyage ensuite le long cle fils métalliques ayant jusqu’à 1800m de parcours. En photographiant les images des deux étincelles successives réfléchies sur un miroir qui tourne avec une vitesse connue, on peut, de l’écartement des images, déduire le temps qui s’est écoulé entre les décharges. Le temps ainsi mesuré conduit à attribuer à la propagation des ondes une vitesse pratiquement égale à celle de la lumière (1893).
- Ces remarquables travaux suffiraient amplement pour justifier le choix de la Commission.
- Dans ces derniers temps, M. Blondlot a étudié de curieuses actions qu’il attribue à un rayonnement nouveau auquel il a donné le nom de rayons N.
- Toutes les propriétés de ces rayons nouveaux ne sont pas encore bien connues et les circonstances n’ont pas permis à tous les membres de la Commission d’acquérir sur ces questions la conviction que peut seule donner l’observation personnelle.
- Toutefois, sans préjuger encore la signification et la portée de ces nouvelles découvertes, la Commission n’a pas cru devoir différer davantage la récompense que ce savant avait depuis longtemps méritée. Elle a voulu en même temps affirmer sa confiance dans l’expérimentateur et lui donner un appui au milieu de difficultés qui peuvent compter parmi les plus grandes que les physiciens aient jamais rencontrées. »
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant: A. Bonnet.
- p.40 - vue 41/685
-
-
-
- Tome XLiII
- Samedi 14 Janvier 1905.
- 13” Année. — N" 3.
- iW
- Électriques Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l'Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- CHAMP TOURNANT DES MOTEURS A RÉPULSION
- Cette note a pour but de compléter, par la représentation des flux, les solutions graphiques que j’ai exposées précédemment.
- Un des grands avantages des moteurs à répulsion, c’est qu’ils facilitent la commutation grâce à la production d’un champ tournant plus ou moins parfait, produit par la combinaison des champs de l’inducteur et de l’induit. Il est facile de s’en rendre compte, même pour les moteurs à pôles discontinus, en remarquant que la réaction dé l’induit, di rigée suivant l’axe de commutation, n’est que partiellement annulée par le champ inducteur, et qu’il subsiste une seconde composante dont l’axe est dans l’espace perpendiculaire à l’axe des pôles inducteurs et dont la phase, dans le temps, est décalée plus ou moins par rapport à celle du champ principal.
- Dans les moteurs à bobinage continu, la production du champ tournant peut être exposée sous une forme équivalente, mais plus satisfaisante au moyen des deux remarques suivantes (Q :
- 1° Tout rotor à collecteur, disposé dans un stator ordinaire, bi-polaire pour la simplicité de la démonstration, et portant deux balais à 180° en court-circuit l’un sur l’autre, tend à étouffer tout flux alternatif dirigé suivant l’axe des balais, puisque celui-ci développe aussitôt par induction statique un courant démagnétisant dans l’enroulement en court-circuit ; si l’on néglige la résistance intérieure du circuit, les
- -------------- %
- (i) Voir les communications de M. Latour: Bulletin de la Société des Électriciens, 3 juin 1903 ; The Electrician, août 1903 ; Electrolechnische Zeitschrift, 29 octobre 1903.
- -¥ *
- p.41 - vue 42/685
-
-
-
- 42
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2.
- contre-ampères-tours induits sont égaux et opposés aux contre-ampères-tours inducteurs et les annule. S’il n’y a pas d’autre flux, la commutation restera donc parfaite à toute vitesse.
- 2° Au contraire, tout flux traversant le même rotor dans la direction perpendiculaire à la ligne des balais, ne fait naître aucun courant par induction dans le circuit fermé ; le flux ne subira aucune réduction même en vitesse. Mais la rotation du rotor produit une force électro-motrice en phase avec le flux, et, par suite, un courant de court-circuit décalé d’à peu près 90°, par rapport au flux inducteur (toujours en négligeant l’effet de la résistance intérieure). Ce courant donne donc lieu à un flux alternatif dont la phase est en quadrature avec celle du flux inducteur perpendiculaire à la ligue des balais. Le rotor se trouve donc soumis à deux flux en quadrature, dont les axes sont perpendiculaires dans l’espace ; ces flux donnent naissance à un champ tournant elliptique qui doit devenir circulaire à la vitesse du synchronisme. En elfet, la force électro-motrice, induite par la rotation, a pour valeur, comme on sait (2) :
- k2 « N2
- et, par suite, le courant auquel elle donne naissance, a pour expression :
- ai
- et produit un flux
- (’2 = t’2 X
- L2 O 2 TC K2 N2 v’2 ü v'2 2 7T K2 N2 V'2 . w 01
- X
- ^ 27T K2 N2 t’2 ü \ 2
- En effectuant le produit des deux fractions, il reste
- ^2
- c’est-à-dire que le flux c2$2 induit par la rotation suivant la ligne des balais est proportionnel au flux inducteur <ïq perpendiculaire à la ligne des balais, et le rapport entre eux est celui de la vitesse de rotation à la vitesse de pulsation.
- Au synchronisme (« = Q), les deux flux sont donc égaux et donnent naissance à un champ tournant parfait. La commutation sera alors parfaite. Au contraire, tant que le champ tournant n’est qu’elliptique, elle pourra être plus ou moins médiocre.
- Si le flux alternatif fixe perpendiculaire à la ligne des balais eourt-eircuités est produit par un courant amené dans l’induit lui-même par deux balais décalés de ~ par
- rapport aux premiers, la self-induction de l’induit opposée au passage du courant s’annule au synchronisme. C’est le principe de la compensation dans l’induit, système Latour, Winter et Eichberg.
- Dans le cas des moteurs à répulsion ordinaires, dans lesquels la ligne des balais forme un certain angle avec l’axe du champ inducteur, celui-ci ne se trouve pas entièrement étouffé par le courant de court-circuit mais se décompose en deux composantes à travers l’induit.
- 1° Une composante dirigée suivant l’axe des balais et qui a pour valeur
- sin p
- c’est cette composante qui est étouffée très sensiblement par la réaction de l’induit;
- (2) Voir l’Éclairage Électrique du 28 novembre 1903, pages 331 et 333.
- p.42 - vue 43/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 43
- 2° Une composante perpendiculaire à la direction des balais, et qui ne Subit aucune
- réaction.
- Analyse du flux tournant par VépUre. — L’épure de la fig. 20 (') peut nous permettre de représenter facilement en grandeur et en phase les diverses composantes dont il s’agit; il est facile de voir, en effet, que ce diagramme ne représentant que des courants peut se transformer immédiatement en un diagramme de flux, par la simple application du facteur de proportionnalité convenable à toutes les lignes.
- En effet, comme on l’a vu précédemment (2) le courant dit rotor I2 est proportionnel et en phase avec la ligne BC.
- h
- — BG X
- U
- M0sin/3
- Le flux de réaction propre $2^21 produit par l’induit sur lui-même suivant la ligne des balais, peut être représenté par le produit du courant du rotor par le coefficient de
- Fig. 20 ( épure |
- self-induction de ce dernier (en supposant qu’on prenne au lieu du flux réel le produit du flux par le nombre de spires équivalentes’ qu’il traverse)
- L2L — B G X
- L,L2
- M0sin/3
- Le fl ux produit par le courant primaire dans le rotor suivant le même axe sera de même égal au produit de la ligne OB qui représente le courant T par le facteur M0 sin/3, c’est-à-dire à
- OB X M0 sin/3
- et il se trouve en phase avec le vecteur OB.
- Adoptons une échelle des flux telle que BG représente le flux L212 ; le flux M0I0 si u/3
- P) Sur la figure ci-jointe qui est une reproduction de la figure 20, l’on a supprimé pour plus de clarté les lignes inutiles à l’analyse actuelle.
- (2) Eclairage Electrique du 26 décembre 1903, page 486.
- p.43 - vue 44/685
-
-
-
- 44
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N ° 2.
- sera alors représenté à cette échelle par un segment porté sur la direction OB et égale à
- OB x Mo sin/3
- c’est-à-dire à (1 — <j) OB.
- Or, sur l’épure, ce segment est tout tracé en DB ; le flux résultant dans le rotor suivant la direction des balais est ainsi DC, somme géométrique de BG et de DB.
- D’autre part, le stator produit dans le rotor un flux perpendiculaire à la ligne des balais ayant pour valeur
- M0I( cos/3
- A l’échelle des flux, il sera, par suite, mesuré par un segment DB’ en phase avec OB et ayant pour longueur
- DB' = OB X Mocos/3 x
- L.^L.2
- = DB cotg/3 (i)
- Dans le cas particulier de /3 = 45°, il se réduira à DB lui-méme.
- Nous avons donc représenté les deux flux DC et DB' (’) de l’induit dirigés respectivement suivant l’axe des balais et suivant un arc décalé de^, et l’épure les donne en grandeur et en phase dans le temps.
- L’on est amené aux remarques suivantes :
- 1° Le décalage dans le temps des deux flux envisagés est donné par l’angle constant CDB = 7 ; ce décalage n’atteint donc la valeur^ que dans le cas théorique où la
- résistance R,,
- est négligeable
- tgv
- _QL2\
- - ïW
- 2° L’égalité des flux ne peut avoir lieu qu’à un seul régime. Lorsque la résistance
- R2 est négligeable , les points D et H se confondent et les cercles ODC, OBM
- sont décrits sur OG et OM comme diamètres ; or, au synchronisme (« = ü) il existe dans ce cas la relation (2)
- DG = BD cotg./3.
- En comparant cette relation avec la relation (1), l’on conclut qu’au synchronisme
- DB' = DG
- c’est-à-dire que les composantes du flux rotorique suivant deux directions reetangu-gulaires sont égales ; comme d’ailleurs, d’après ce qui précède, leur décalage dans le
- temps atteint la valeur ^ lorsque la résistance R2 est nulle, l’on obtient un champ tournant parlait.
- En résumé, l’on voit que le champ tournant produit dans un moteur à répulsion n’est réellement circulaire qu’aux conditions suivantes : marche au svnehronisme et résistance ohmique du circuit de l’induit négligeable, et que l’épure circulaire de ce type de moteur donne une représentation facile des deux champs composants dans tous les cas.
- A. Blondel.
- (!) Le lieu du point B' est évidemment un cercle OB’M' dont le centre Q' se trouve sur OQ et tel que
- GM' = GM cotg^3
- (2) Voir l'Eclairage Electrique du 26 décembre, page 488,
- p.44 - vue 45/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 45
- LES VOITURES ÉLECTRIQUES
- Deux articles parus dernièrement sur les Automobiles postales et sur les Voitures électriques industrielles nous engagent à examiner, dans quelques détails, les conditions théoriques et pratiques auxquelles doit satisfaire l’établissement d’une voiture électrique et les différentes façons dont le problème a été résolu jusqu’à ce jour.
- Il y a 7 ou 8 ans, l’apparition des voitures automobiles électriques émut vivement l’opinion publique et fit germer dans le cerveau de bon nombre d’ingénieurs un immense espoir: on entrevoyait la réalisation prochaine d’une voiture pratique et économique à long parcours, et l’on parlait de supprimer à brève échéance, tous les chevaux de fiacre.
- Cette chimère fut de courte durée et le coût d’entretien des accumulateurs fit crouler les plus belles combinaisons. A l’heure actuelle une réaction inverse s’est produite et la voiture électrique est regardée comme une voiture de grand luxe ne permettant que des parcours restreints. Sans pousser le pessimisme jusqu’à considérer comme un tour de force, ainsi qu’on l’a vu récemment, le fait d’avoir pu couvrir 65 km. en rechargeant seulement pendant l’heure du déjeuner, nous croyons qu’il ne faut pas, en effet, compter sur de longs parcours avec une voiture et une batterie normales, c’est-à-dire usagées. Si l’on tient compte de toutes les causes qui, dans un service de ville, occasionnent des dépenses d’énergie supplémentaires, telles que sol gras, démarrages fréquents, marche à petite allure, etc., le chiffre de 45 à 50 kilomètres sans recharge paraît un maximum pour le service quotidien normal d’une voiture ordinaire, où le poids d’accumulateurs est environ le 1/3 du poids total, et où la batterie n’est pas mise au rebut après un nombre ridiculement faible de décharges. On peut être surpris de ce chiffre et croire à un progrès négatif, si l’on se reporte aux résultats du concours de fiacres de 1898 (journée du 10 Juin) où les voitures ont couvert les parcours suivants :
- Vre n° 13 pesant 1880 kg. dont 565 kg. d’accumulateurs 107 kilomètres
- CO O fl — 1770 — — * 457 — 102, 500
- — n° 3 — 1590 — — 457 — 94, 500
- — n° 1 — 1640 — — 457 — 92, 000
- n réalité, les progrès ont porté sur un grand nombre de points de détail concer
- nant le mécanisme et le système de réglage de la vitesse, ainsi que sur la solidité des accumulateurs à grande capacité spécifique, mais on en a fait bien peu en ce qui concerne le rendement d/ensemble de la voiture.
- Les consommations en watts-heure par tonne-kilomètre en palier ressortent, dans les expériences de 1898, à :
- 73, 5 watts-heure pour les voitures n° 13
- 82, 5 — — n° 23
- 75 — — n° 1
- 77 — — n° 3
- 70, 7 — — n° 16
- pour des vitesses voisines de 18 kilomètres à l’heure.
- D’après les différents chiffres qu’il nous a été donné d’observer sur des voitures actuelles, nous ne croyons pas qu’on puisse compter, même dans des conditions excep-
- p.45 - vue 46/685
-
-
-
- 46
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2,
- tionnellement favorables, sur moins de 73 à 74 watts-heure par tonne kilomètre pour les vitesses, adoptées aujourd’hui, de 23 R 25 kilomètres à l’heure. Théoriquement dans ces conditions, une voiture électrique pesant, tout compris avec les voyageurs, 1750 kg, consommerait en palier 38, 5 ampères, et sa batterie d’environ 130 amp.-heures, lui permettrait de couvrir 80 kilomètres.
- Nous nous proposons d’étudier successivement les 3 organes principaux d’une voiture électrique.
- I La batterie d’accumulateurs.
- II Le système moteur avec les dispositifs d’entraînement et de commande.
- III Le mode de réglage de la vitesse.
- I
- Accumulateurs
- Dans la plupart des voitures actuellement en service, la batterie d’accumulateurs est séparée en deux parties, l’une à l’avant et l’autre à l’arrière du véhicule. Cette disposition assure une bonne répartition du poids sur les deux essieux et donne de la douceur à la suspension de la voiture, grâce au poids assez considérable de la partie arrière : Au point de vue ‘électrique, elle est mauvaise. Le coffre qui contient les accumulateurs s’ouvre généralement vers l’arrière et on est forcé d’en extraire les caisses pour avoir accès à la partie supérieure des éléments, afin de vérifier leur voltage individuel, leur hauteur de liquide et leur degré d’acide. Cette manœuvre, généralement pénible et ennuyeuse, est fréquemment ajournée et la batterie est mal soignée. Si çette disposition est indispensable, il est nécessaire qne la partie de la batterie placée à l’arrière soit sectionnée en plusieurs caisses de peu d’éléments facilement mobiles, et, dans ce cas, les parois occupent beaucoup de place. Il vaut mieux, quand rien ne s’y oppose, placer la totalité des accumulateurs à l’avant, en avançant l’essieu avant de manière à reporter la plus grande partie possible du poids de la batterie sur l’essieu arrière. En rendant mobiles le siège du mécanicien et le panneau qui le relie à la voiture, on a un facile accès au-dessus des éléments et on peut les surveiller pendant la charge.
- Dans le cas où les voitures doivent assurer un service prolongé et n’ont pas le temps de recharger, on emploie le système des batteries indépendantes qui consiste à remplacer la batterie épuisée par une batterie nouvellement chargée.
- Il faut alors placer les accumulateurs soit dans un coffre unique à l’avant, soit dans une caisse suspendue sous la voiture. Avec cette seconde disposition il est absolument impossible de sortir la batterie et de la visiter sans une installation complète et tout à fait spéciale. Elle u’est donc applicable qu’à des voitures affectées à un service déterminé.
- Les accumulateurs de voiture n’ont subi dans ces derniers temps que peu de perfectionnements. Au moment des tentatives de longs parcours avec voitures électriques, plusieurs constructeurs ont établi des batteries d’une capacité spécifique tout à fait exceptionnelle qui ont trompé le public sur ce que l’on peut attendre de l’accumulateur au plomb. Généralement ces capacités étaient obtenues par l’emploi de plaques très minces, de 2 mm. environ, faites avec une matière extrêmement poreuse, et par l’élévation du degré d’acide jusqu’à 35° on 38° en fin de charge. Le peu d’épaisseur et la porosité des plaques les condamnaient à une destruction complète au bout d’un nombre minime de décharges, et la haute densité de l’acide rendait la batterie inutilisable pour tout service autre qu’une unique tentative de record, à cause de la rapide sulfatation de la matière active.
- p.46 - vue 47/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 47
- Les batteries du concours de fiacre de 1898 avaient des plaques de 4 mm. d’épaisseur formées de grillage en deux pièces sertissant des pastilles rectangulaires de matière active de faible densité. La capacité de ces accumulateurs était de 13 amp. heure par kilogramme de poids total.
- A l’heure actuelle, après avoir essayé pendant quelque temps d’employer des plaques de 3 mm., les constructeurs qui utilisent le type d’accumulateur à grillage en deux pièces, empâté à sec sous la presse hydraulique, ont adopté en général l’épaisseur de 4 mm. pour la positive et l’épaisseur de 3 mm. pour la négative. Avec une matière active de porosité normale, on arrive à une capacité de 13 amp. heure par kilogramme de poids total, soit exactement le même chiffre qu’en 1898. Mais les plaques actuelles sont sensiblement plus robustes ; les positives peuvent en moyenne effectuer 110 à 120 décharges avant d’être complètement hors d’usage, et les négatives 200 à 250 décharges, à condition toutefois que la batterie soit minutieusement entretenue. Ce type d’accumulateur exige des soins très attentifs et méticuleux à la charge ; une surchage prolongée ou un régime de charge trop élevé détruisent une batterie en peu de jours. Aussi un certain nombre de constructeurs de voitures électriques l’ont-ils abandonné pour adopter des accumulateurs de capacité spécifique plus faible, formés pour la plupart de grillages en une pièce tartinés à la main avec une pâte demi-fluide.
- On n est pas encore arrivé, pratiquement du moins, à faire des aceummulateurs à positives Planté suffisamment légers pour pouvoir remplacer les batteries actuelles. C’est dans cette voie, semble-t-il, que devrait être l’avenir, en ce qui concerne l’accumulateur au plomb bien entendu. Il existe quelques éléments d’essai à positive Planté dont la capacité est voisine de celle des éléments à grillages en deux pièces de même encombrement, pour une augmentation de poids de ^ environ. Avec quelques lavages, de telles
- positives dureraient 250 ou même 300 décharges, et cet accumulateur offrirait l’avantage d’être peu sensible aux mauvais traitements à la charge, ou à la décharge, et de pouvoir supporter, le cas échéant, des régimes extrêmement élevés permettant de recharger aux trois quarts la batterie pendant le temps du déjeuner.
- II
- Systèmes moteurs et transmetteurs
- La première préoccupation de l’ingénieur qui construit une voiture électrique doit être de réaliser un système moteur et transmetteur simple, d’un accès et d’un démontage très faciles. Sa seconde préoccupation doit être de faire cet ensemble le plus léger possible.
- Le premier point est particulièrement important et semble avoir été trop fréquemment laissé de côté. Quant au second point, il est beaucoup plus important qu’on ne pourrait le croire à première vue. En effet, une augmentation de 100 kilogrammes, par exemple, sur le poids prévu pour la voiture seule sans batterie, oblige à une augmentation corrélative du poids d’accumulateurs. En admettant que la proportion entre le poids de ceux-ci et le poids total de la voiture, soit 1/3, chiffre généralement adopté, le poids supplémentaire d’accumulateurs nécessaire sera de 50 kilos, soit environ 10 % du poids prévu. Cette augmentation de 10 % conduit à une égale augmentation d’encombrement : il faut alors, d’une part, élargir ou allonger le châssis pour trouver la place nécessaire aux accumulateurs, d’autre part renforcer ce dernier à cause du supplément
- p.47 - vue 48/685
-
-
-
- 48
- L’jÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 2.
- de poids. Il en résulte une nouvelle augmentation du poids total qui, à son tour, exige un supplément d’accumulateurs, sans compter que, souvent, le moteur calculé pour un travail correspondant au poids primitivement fixé, peut n’être plus assez puissant dans les nouvelles conditions, et exige à son tour une augmentation de poids. Finalement, on trouve que toute augmentation de poids portant sur une partie de la voiture autre que les accumulateurs se traduit par une augmentation du poids total 1,80 ou 1,85 lois plus considérable.
- On voit donc qu’il y a lieu d’adopter en général des moteurs très légers, c’est-à-dire à grande vitesse de rotation (on peut aller jusqu’à 2,500 tours) montés sur billes et des systèmes de transmission aussi simples que possible. Au point de vue électrique, presque tous les moteurs actuels de voiture sont eompound ; la plupart sont tétrapolaires avec induit bobiné en tension et 2 balais calés à 90°. Les enroulements série provoquent un ralentissement dans les côtes, grâce auquel le courant n’atteint pas des intensités exagérées : il ne faut pas qu’ils aient un nombre de tours trop considérable, sans quoi la voiture monterait beaucoup trop lentement. Les ampères-tours shunt ont pour effet d’empêcher le moteur de s’emballer dans les descentes et de permettre la récupération : ils uniformisent la marche de la voiture.
- D’une façon tout à fait générale, nous pouvons de prime abord classer les véhicules électriques en deux catégories, au point de vue du système moteur : ceux qui portent deux ou quatre moteurs et n’ont pas de différentiel, et ceux qui sont mus par un seul moteur avec un différentiel.
- Les véhicules de la première catégorie offrent les avantages suivants :
- Le différentiel est supprimé.
- Les engrenages sont accessibles et permettent de grandes démultiplications.
- Le réglage de la vitesse peut être effectué par couplage des moteurs d’après la méthode dite « série-parallèle ».
- Les inconvénients sont les suivants :
- Le poids de 2 moteurs est plus élevé que celui d’un seul de puissance double. Il est vrai que cette augmentation de poids est en partie balancée par l’absence de différentiel.
- Le rendement électrique de l’ensemble de 2 moteurs de faible puissance est moins élevé que celui d’un moteur de puissance double.
- Dans la marche en parallèle, un moteur fournit fréquemment plus de travail que l’autre, ce qui rend la direction difficile.
- Si l’un des moteurs s’arrête brusquement, la voiture est exposée à tourner sur place, à moins qu’on n’adopte un dispositif automatique coupant le circuit dès qu’un des moteurs cesse de fonctionner. A ce point de vue il est bon de faire remarquer que l’avantage signalé par quelques partisans des deux moteurs, qu’en cas d’avarie île l’un d’eux on peut toujours rentrer avec l’autre, est purement illusoire car la voiture est impossible à diriger.
- L’entretien (collecteur, balais, etc.) est doublé.
- Les véhicules de la seconde catégorie présentent les avantages suivants :
- Le rendement électrique du moteur peut être plus élevé et son poids plus faible.
- L’entretien est plus facile et l’on a moins de chances d’avarie.
- Leurs inconvénients sont :
- L’impossibilité où l’on est en général d’atteindre aux pignons pour les visiter, et le
- p.48 - vue 49/685
-
-
-
- 14 Janvier 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 49
- travail long et délicat, nécessaire pour démonter le différentiel et la commande du moteur.
- L’obligation de réaliser une double démultiplication si l’on veut n’avoir pas lin carter de différentiel de dimensions très considérables, et employer un moteur léger à grande vitesse de rotation.
- La nécessité d’avoir un pont arrière lourd pour éviter les flexions et les gauchissements.
- Ceci posé, nous allons examiner en détail les différentes solutions adoptées jusqu’à ce jour.
- Première catégorie : Véhicules a deux moteurs
- i° Deux moteurs ci l'avant, commandant chacun, une roue par l’intermédiaire dé engrenages.
- Les moteurs sont fixés contre les roues d’avant vers l’intérieur de la voiture. Ils sont supportés d’une part par l’essieu et d’autre part par un demi ressort à lames suffisamment souples pour amortir les à coups de démarrage et de freinage électrique et atténuer les trépidations de nature à fatiguer les organes du moteur.
- Ce dernier porte un petit pignon en cuir ou en fibre qui engrène sur une grande couronne calée sur le moyeu de la roue : le diamètre de la couronne pouvant être considérable, il est possible d’avoir une très grande démultiplication.
- Cette solution, qui réalise un avant train moteur et directeur offre l’avantage que la voiture est tirée au lieu d’ètre poussée; au point de vue des dérapages, cette disposition, ainsi que le peu de poids de l’arrière, semblent favorables.
- Le gros inconvénient est le poids considérable de la partie avant de la voiture dont les pneumatiques s’accommodent mal. En outre, on est obligé de diviser la batterie d’accumulateurs et d’en placer une partie à T arrière pour que ce poids ne soit pas par trop exagéré.
- Au point de vue visite et entretien, ce système est commode, car le démontage des roues et le remplacement des moteurs est facile.
- 2° Deux moteurs à t arrière commandant chacun une roue par Vintermédiaire d'engrenages,
- L’une des solutions consiste à appuyer les deux moteurs, d’une part sur l’essieu et d’autre part sur un ressort de suspension, exactement comme dans le cas précédent ; l’autre solution, employée sur des voitures américaines, consiste à fixer rigidement sur l’essieu arrière, les deux moteurs qui sont soumis directement à toutes les trépidations de la route. L’entrainement des roues est fait comme dans le cas précédént, par petit pignon et grande couronne à denture extérieure ou intérieure. Le remplacement d’un moteur est facile dans les voitures du premier type et laborieux dans celles du second type ; il est vrai que l’on peut, lors d’une avarie, changer tout l’essieu arrière avec ses deux moteurs.
- Il est à remarquer que, dans les voitures où l’essieu arrière est moteur, on éprouve une réelle difficulté, lorsqu’on ne place pas d’accumulateurs à l’arrière, pour obtenir une suspension douce. En effet, tout rentraînement du châssis est effectué par le point d’attache du ressort arrière qui travaille dans de détestables conditions ; il y aurait lieu, pour obtenir de bons résultats, de monter l’avant de ce ressort sur une jumelle et de faire l’entraînement au moyen d’une jambe de force.
- * * A
- p.49 - vue 50/685
-
-
-
- 50
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2.
- 3° Quatre moteurs, deux à Vavant et deux à l’arrière, agissant chacun sur une roue par Vintermédiaire d’engrenages.
- Cette solution, appliquée sur une ou deux voitures, est la combinaison des deux précédentes. Elle semble tout à fait inutile, car en aucun cas une voiture électrique n’exige, pour sa propulsion, une puissance suffisante pour justifier l’emploi de 4 moteurs.
- 4° Deux moteurs entraînant sans engrenage les roues arrière.
- Les moteurs font partie de la roue ; les inducteurs sont fixes et placés au centre de la roue ; l’induit est concentrique aux inducteurs et fait corps avec la roue qu’il entraine directement.
- Cette solution est évidemment très séduisante, puisqu’elle supprime toute transmission. Malheureusement elle conduit à des moteurs à très faible vitesse de rotation, c’est-à-dire d’un poids élevé. L’absence de démultiplication rend les démarrages très pénibles, et les moteurs absorbent à ce moment une intensité de Courant considérable capable de détériorer la batterie d’accumulateurs. Enfin, les moteurs ne sont pas suspendus et sont soumis à tous les cahots de la route.
- La solution du moteur commandant directement les roues sans engrenage a déjà été appliquée souvent dans la traction sur voies ferrées. Mais là, une augmentation de poids du moteur a une faible importance ; en outre, la vitesse de rotation nécessaire est beaucoup plus considérable que pour les voitures électriques où la vitesse maxima est environ 25 kilomètres à l’heure ; enfin, on a toujours eu soin d’enfiler les moteurs sur de faux arbres creux à l’intérieur desquels passe l’essieu, la suspension du moteur et l’entraînement des roues étant assurés par des ressorts à boudin.
- Seconde catégorie : Véhicules a un moteur
- 1° Un moteur double commandant les roues par engrenages ou par chaînes.
- En principe, ce système est identique à celui de deux moteurs et supprime le différentiel. Le moteur est composé de deux induits placés dans la même carcasse inductrice, d’où résulte une petite diminution de poids vis-à-vis du système précédent ; il est accroché au-dessous de l’essieu AR et chacun des induits porte un petit pignon engrenant sur une grande couronne à denture intérieure calée sur la roue correspondante.
- Dans certains cas, ce moteur double commande les roues par l'intermédiaire de chaînes, après une démultiplication de 1/3. Avec la première disposition, la suspension du moteur laisse à désirer et tous les cahots de la route lui sont transmis ; la disposition avec chaînes permet au contraire une bonne suspension du moteur qui est alors fixé au châssis au-dessus des ressorts,
- 2° Un moteur simple commandant par engrenages un arbre différentiel placé clans un coffre. Cet arbre entraîne les roues par U intermédiaire de chaînes.
- Cette solution, qui conduit généralement à une forme de voitures peu élégante, offre le gros avantage que toutes les parties du moteur, des engrenages et du différentiel, sont parfaitement accessibles. Le moteur est bien suspendu, puisqu’il est fixé sur les châssis dont il alourdit la partie arrière, circonstance favorable. Les accumulateurs peuvent être placés soit au-dessous du châssis, soit dans un coffre à l’avant.
- p.50 - vue 51/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 51
- 3° Un moteur simple commandant un arbre différentiel faisant corps avec lui et tournant à grande vitesse. L’arbre différentiel entraîne les roues par l’intermédiaire de deux pignons engrenant sur deux couronnes.
- Ce système réalise une double démultiplication ; le différentiel tournant à grande vitesse est de petites dimensions. Le moteur, l’arbre différentiel et l’essieu arrière forment un bloc soumis à toutes les trépidations et d’un démontage long et difficile.
- 4° Un moteur simple commandant un différentiel par une double réduction d’engrenages enfermée dans un carter qui forme l’essieu arrière. Le différentiel entraîne deux arbres sur lesquels sont codées les roues.
- Ce système permet l’emploi de moteurs légers à grande vitesse de rotation (1,800 cà 2,000 tours), avec des différentiels de faibles dimensions. Le pont arrière, ainsi constitué, peut être suffisamment solide sans être lourd. Le moteur s’appuie d’une part sur l’essieu, et d’autre part sur un ressort amortisseur fixé au châssis. L’inconvénient de ce dispositif est la difficulté de visite et de démontage des engrenages : en cas d’avarie on est conduit à changer l’essieu arrière complet avec son moteur, si l’on ne veut pas immobiliser la voiture.
- 4° Un moteur simple commandant un différentiel par une simple réduction d’engrenages enfermée dans un carter qui forme essieu arrière. Le différeJitiel entraîne deux arbres sur lesquels sont codées les roues.
- Cette solution, semblable à la précédente, lui est inférieure, en ce qu’elle conduit à des dimensions et des poids exagérés.
- Le moteur porte un petit pignon qui engrène sur une grande couronne boulonnée au dilférentiel. Le diamètre de cette couronne enfermée dans le carter d’acier qui forme le pont arrière est forcément assez limité : même en choisissant un petit pignon de dimensions réduites, on ne peut jamais avoir une démultiplication suffisante et l’on est obligé d’adopter un moteur lourd à vitesse de rotation relativement faible (1.200 tours au maximum).
- Il en résulte une augmentation de poids du carter d’acier à cause de ses grandes dimensions, une augmentation de poids du moteur, et, enfin, une augmentation de poids de l’ensemble du pont arrière qui doit supporter sans flexion le poids du moteur et du différentiel.
- 5° Un moteur simple à l’avant commandant par une transmission à la cardan l’essieu différentiel arrière.
- Cette solution donne d’assez bons résultats mais oblige à placer des accumulateurs à l’arrière du châssis pour qu’il y ait du poids sur les roues motrices. Le moteur placé sous les pieds du mécanicien est facile à visiter, mais la transmission à la cardan offre dé gros inconvénients: en outre, une avarie immobilise la voiture.
- 6° Un moteur à l’avant, commandant par un arbre vertical l’essieu avant moteur et directeur.
- Ce système ingénieux, est délicat ; on peut lui appliquer les mêmes observations qu’au système précédent.
- 7° Un moteur à l’avant placé sous une cheville ouvrière et commandant par deux ar-bres à la carcloin les roues avant motrices et directrices.
- Ce système offre les avantages de l’avant-train moteur. Il oblige à placer une
- p.51 - vue 52/685
-
-
-
- 52
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — No 2.
- grande partie des accumulateurs à l’arrière. En cas d’avarie au moteur ou au système de transmission, la voiture est immobilisée pendant un certain temps. Cette disposition est d’ailleurs toute nouvelle.
- III
- Modes de réglage de la vitesse.
- Les vitesses du ou des moteurs sont obtenues en partie par des variations de la différence de potentiel aux bornes de l’induit produites par des couplages de batteries ou d’induits, en partie par des variations de champ. Les connexions variables par lesquelles sont produits les couplages sont obtenues au moyen d’un combinateur.
- Les couplages de batterie permettent d’alimenter le moteur sous différentes différences de potentiel. En divisant la batterie en deux 1/2 batteries par exemple, on peut, par le couplage de ces deux batteries en quantité, faire tourner le moteur à 1/2 vitesse, et, par leur couplage en tension, le faire tourner à pleine vitesse : les vitesses intermédiaires sont obtenues par des variations de champ, et les brusques transitions sont atténuées par l’emploi d’une résistance servant également au démarrage. Ce système de couplage est mauvais et a été abandonné d’une façon à peu près générale. En effet, par suite de différentes causes provenant surtout de mauvais contacts, il est rare que les deux batteries en quantité débitent la même intensité de courant ; l’une des deux se décharge beaucoup plus et s’abîme : en outre, dans le cas général oii le moteur est eompound, on est forcé de prendre l’excitation sur une des deux demi-batteries, pour que la différence de potentiel aux bornes des bobines shunt ne varie pas du simple au double au moment du couplage, et cette demi-batterie débite d’une façon permanente deux à quatre ampères de plus que sa voisine, chose absolument inadmissible.
- Le couplage de batteries a été remplacé par le couplage d’induits. Dans le cas où la voiture porte deux moteurs, ou un moteur double, on pratique la méthode dite série-parallèle : aux faibles vitesses, les deux moteurs en série ont chacun aux bornes de l’induit une différence de potentiel égale à la moitié de la différence de potentiel totale : aux grandes grandes vitesses, les deux moteurs en parallèle sont soumis chacun à la différence de potentiel totale. 11 arrive souvent que, à ce moment, un moteur prenne un peu plus d’intensité que l’autre, mais cela n’a pas grand inconvénient et, si le fait était trop marqué, on s’en apercevrait vite à la direction de la voiture.
- Dans le cas où il n’y a qu’un moteur, on emploie souvent le même mode de réglage en le munissant de deux enroulements induits et de deux collecteurs : ces enroulements peuvent être égaux ou inégaux. S’ils sont égaux, on pratique simplement la méthode série-parallèle; elle offre le gros danger que, dans la marche en parallèle, un induit peut, par suite d’un mauvais contact ou d’une connexion dessériée, ne produire aucun travail sans qu’on s’aperçoive de rien, et l’autre brûle rapidement. S’ils sont inégaux, on peut réaliser toute une série de couplages, comme dans l’ancien moteur « 5 et 3 font 8», où les deux enroulements induits portaient un.nombre de tours de fil proportionnel à 5 et 3, ce qui permettait les couplages suivants :
- 5 -j- 3 = 8 deux enroulements en série.
- 5 un seul enroulement.
- 5 —-3 = 2 deux enroulements en série dont un inversé.
- Un tel moteur est forcément lourd, jusqu’à un moment donné, les - de l’induit seulement sont actifs.
- p.52 - vue 53/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 53
- Quelques ingénieurs ont tenté de produire la variation de vitesse en déplaçant le point de calage des balais sur le collecteur. A la plus faible vitesse, toutes les spires de l’induit sont actives; plus on diminue le nombre des spires actives et plus la vitesse augmente. Ce réglage est semblable à celui qu’emploie Thury pour faire varier la différence de potentiel aux bornes de ses génératrices série.
- Les variations de champ peuvent être obtenues de différentes manières ; soit en shuntant par une résistance décroissante les enroulements série, soit en divisant les bobines série ou shunt en un certain nombre de galettes que l’on met progressivement hors circuit, soit en réduisant simplement l’intensité du courant dans les bobinés shunt au moyen d’un rhéostat de champ. D’une façon générale le réglage par variation de champ ne suffit pas seul pour obtenir une assez grande gamme de vitesses ; cela tient à ce que, dans les moteurs ordinaires non étudiés spécialement dans ce but, il se produit des crachements aux balais quand on affaiblit trop le champ pour réaliser de grandes vitesses. Il est cependant possible, sans aucun artifice spécial, d’établir des moteurs de 3 à 5 kilowatts, dont la vitesse varie, par simple modification du champ dans le rapport 1 à 2,3 ou 2,5 sans qu’il se produise aucun crachement aux balais. Il faut pour cela diminuer le plus possible la self induction de la bobine commutée en sectionnant suffisamment le collecteur et en calculant la longueur et la section du circuit magnétique total de façon que le flux propre de cette bobine rencontre sur son trajet total une réluctance assez considérable ; d’autre part il faut employer des balais en charbon offrant une résistance ohmique suffisante dans le circuit de la bobine court-circuitée. Un tel moteur est forcément lourd et volumineux, à cause du nombre très considérable de tours de fil qu’il faut placer sur les inducteurs. Il serait, croyons-nous, difficile à construire pour de fortes puissances à cause des difficultés de commutation.
- * *
- Pour terminer cette rapide étude, nous allons établir le prix de revient approximatif mensuel d’une voiture de luxe faisant un service de location. Dans l’établissement des chiffres indiqués ci-dessous, nous nous sommes gardé, d’un optimisme facile et trop fréquent : peut-être trouvera-t-on que nous sommes tombé dans l’excès contraire. Nous croyons cependant que ces chiffres sont bien près de la vérité.
- Nous supposerons la batterie constituée par des plaques faites de grillages en deux pièces. Les positives peuvent durer 120 décharges avec un lavage après la soixante-dixième et un lavage après la centième. Les négatives peuvent durer 240 décharges. Remarquons en passant que ces chiffres sont rarement atteints en moyenne. Nous admettons qu’un lavage coûte 35 francs et le remplacement d’une série de plaques 400 francs, tous frais de manipulations et de transport compris. Nous admettrons en outre que le prix d’achat de l’ébonite (bacs et séparateurs) et des caisses en bois doit être amorti en 3 ans, soit au minimum 200 francs par an. On dépense donc annuellement pour les
- accumulateurs :
- Au bout de 120 décharges, 2 lavages, changement des positives ...... 470 fr.
- — 240 — 2 lavages, changement des positives et négatives . 870
- — 360 — 2 lavages, changement des positives... 470
- Ebonite et caisses. . ................................ 200
- Total.... 2,010 fr.
- Soit 167,50 francs par mois.
- Pour la charge, les soins et l’entretien quotidien de la batterie avec menues
- p.53 - vue 54/685
-
-
-
- 54
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2.
- réparations, y compris la quote-part des frais résultant de la charge et de l’entretien des batteries de réserve ou de celles dont le service est momentanément interrompu pour une cause fortuite, nous admettrons le chiffre, un peu fort si le courant est très bon marché, de 6 francs par jour, soit 180 francs par mois.
- Pour l’amortissement et les frais d’entretien de la carrosserie qui doit toujours être luxueuse et en parfait état, nous compterons, y compris la quote-part de l’amortissement d’une ou plusieurs voitures de réserve suivant l’importance de l’entreprise, 100 francs par mois, chiffre susceptible d’une réduction si l’exploitant est lui-même carrossier.
- Pour l’amortissement et les réparations du châssis avec système moteur et transmetteur, combinateur, câblerie, freins, etc., 120 francs par mois.
- Le prix de revient mensuel est donc le suivant :
- Accumulateurs 167 50
- Charge et entretien des accumulateurs 180 »
- Garage, entretièn, lavage et graissage de la
- voiture 90 » 3 fr. par jour
- Pneumatiques 60 » 2 fr. par jour
- Carrosserie (amortissement, entretien, répa-
- ration) 100 »
- Châssis (amortissement, entretien, réparation) 120 »
- Droits de circulation 30 » 1 fr. par jour
- Mécanicien 200 »
- » habillement 15 »
- Assurances diverses 30 »
- 992 50
- Frais généraux, 10 °/0 , l.;1 99 20
- 1 .091 70
- L’emploi d’un accumulateur à positives très robustes pourrait peut-être permettre de réduire le premier chiffre à 110 francs ; de même, la possibilité d’avoir le courant électrique à un prix très minime, chose difficile dans une grande ville, permettrait de réduire le 2e chiffre aux environs de 100 francs.
- Le prix de revient s’abaisserait à 940 francs environ dans ces circonstances exceptionnellement favorables.
- . R. DE Valbreuze.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- De l’émission d’ions négatifs par les oxydes métalliques incandescents et des phénomènes qui s’y rattachent. Wehnelt. — Physikalische Zeitschrift, â'o octobre.
- Nous avons déjà indiqué (Annalen der Physik 1904), comme résultat d’une série de
- recherches, que quelques oxydes métalliques et, en particulier, les oxydes des métaux alea-lino-terreux, à l’état incandescent, émettent une grande quantité d’ions négatifs aussi bien à pression atmosphérique que dans le vide.
- Nous allons décrire quelques expériences faites sur ce point et indiquer un emploi
- p.54 - vue 55/685
-
-
-
- 14 Janvier 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 55
- pratique des cathodes en oxydes incandescents.
- Emission d’ions négatifs par les oxydes métalliques incandescents, (fig. 1).
- Un tube de verre dans lequel existe un vide modéré, contient un cylindre de laiton C dans l’axe duquel se trouve un fil fin de platine D recouvert de C«0. Ce fil peut être porté à une température élevée par le passage
- D
- Fig. 1
- du courant de deux éléments d’accumulateurs. Quand on relie le fil D avec l’un des pôles, ' et le cylindre C par l’intermédiaire d’un . galvanomètre avec l’autre pôle d’une source de courant B, le courant ne passe que si D est relié au pôle négatif. L’expérience prouve j donc que les oxydes incandescents n’émet- ; tent que des ions négatifs. 3
- Si l’on prend un tube absolument identique, contenant un fil de platine soigneusement nettoyé et si l’on chauffe ce fil à la même température que le fil recouvert de CnO, le courant pour une même charge négative du fil a une intensité extrêmement faible, et égale environ au 1000e de celle de l’expérience précédente.
- Oxydes métalliques incandescents employés comme cathodes dans des tubes à décharge (fig. 2).
- Le tube R contient comme cathode K, une feuille de platine P, recouverte de CaO que Ion peut porter à l’incandescence au moyen d un courant électrique, et comme anode un fil de fer A. La surface de la cathode est
- suffisante pour permettre le passage d’intensités de courant importantes, sans qu’il y ait de chute cathodique. Comme la chute anodique est constante et atteint environ 20 volts, et que la chute de tension le long de
- n
- la colonne positive pour de forts courants et de faibles pressions n’atteint que 1 à 2 volts par centimètre, comme l’ont montré plusieurs mesures, on peut, en se branchant sur un réseau à 220 volts, faire passer dans le tube des courants d’une intensité élevée. Les cathodes à oxydes incandescents nous donnent donc un moyen d’étudier les phénomènes dans n’importe quels gaz et à n’importe quelles pressions. Les couches positives, extrêmement brillantes, peuvent être très utiles pour l’analyse des spectres de gaz.
- Rayons cathodiques (fig. 3);
- Si l’on dépasse la densité de courant limi-
- R
- te, soit en augmentant l’intensité du courant, soit en abaissant la température de la cathode, on peut obtenir une chute cathodique d’une valeur quelconque, c’est-à-dire produire des rayons cathodiques ayant la vitesse que l’on veut.
- p.55 - vue 56/685
-
-
-
- 56
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2.
- Le tube contient comme cathode K une petite feuille de platine P recouverte d’une pellicule d’oxyde de calcium.
- Comme anode, on emploie une baguette de laiton A.
- Si l’on porte la feuille P à l’incandescence et qu’on relie les électrodes A et A par l’intermédiaire d’une résistance à une source de courant à 220 volts, l’oxyde de la cathode émet un faisceau de rayons cathodiques d’un bleu intense. En modifiant la température du platine, on obtient 'des rayons cathodiques de différentes vitesses.
- Emploi de tubes à décharge avec cathodes en oxydes incandescents dans la pratique (fîg. 4).
- Si dans un tube vide à décharge on place
- une ou plusieurs électrodes A à proximité de la cathode K (feuille de platine P recouverte de CrtO, la différence de potentiel de décharge n’est que de 20 volts, lorsque A est anode et K cathode. Si l’on renverse le sens du courant, la différence de potentiel de décharge est de quelques milliers de volts car, à de basses pressions, la chute cathodique atteint, pour les métaux, des valeurs extrêmement élevées. Si donc on relie les électrodes A et K à une source de courant alternatif, dont la différence de potentiel est inférieure «à la valeur de la chute cathodique à l’électrode A, le tube agit comme soupape électrique en ne laissant passer qu’une phase du courant alternatif. Le tube de la fîg. 4 peut donc servir à transformer du courant alternatif en courant continu pulsatoire.
- L’intensité maxima que l’on peut faire passer dans le tube dépend de la grandeur de la surface d’oxyde incandescent.
- Le rendement de la soupape dépend de la différence de potentiel d’alimentation, et croît
- avec celle-ci car le tnbe n’absorbe toujours que 20 volts, quelle que soit l’intensité du courant qui le traverse.
- En employant le montage de Griitz, on pourrait redresser les deux phases du courant alternatif. En employant 3 électrodes métalliques on peut transformer des courants triphasés en courant continu pulsatoire comme dans le convertisseur d’IIerwitt.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La théorie de ïauto-transformateur. — Slova. — Zeitschrift fur Electrotechnik, 18 septembre.
- Étude géométrique
- A vide, le transformateur et l’auto-transforma-teur se comportent comme une bobine de self-induction. Dans cette dernière, soumise à une différence de potentiel constante (fîg. 1) il existe
- Fig. 1 Fig. 3
- B *—J, —J,,
- — Z J.
- B B
- Fig. 2 Fig. 4
- au point G une tension E = N <f>, <ï> désignant le flux et N le nombre de tours compté à partir du point B. La grandeur de la tension est donc une fonction linéaire de la distance Bc ou du nombre de tours. Cette tension E n’existe pas seulement dans la bobine elle-même, mais serait engendrée dans un même nombre de tours voisins traversés par le même flux.
- Dans le transformateur ordinaire (fîg. 2) les courants primaire et secondaire sont opposés à chaque instant, et on en tient compte dans le diagramme polaire.
- p.56 - vue 57/685
-
-
-
- 14' Janvier 4905.
- 57
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Comme les longueurs des bobines déterminent la valeur de tension en un point, les points C et (P doivent être au même potentiel : nous pouvons donc connecter C et C' ainsi que R et R1 sans rien modifier aux tensions idéales. Supposons que CR et C' R' soient confondus ; la partie supérieure de la bobine primaire est le siège du courant primaire et la partie inférieure est parcourue par le courant (J., -f- J2), somme géométrique des deux courants.
- Nous arrivons ainsi au principe de l’auto-transformateur et nous savons que dans la partie inférieure de la bobine ce n’est en réalité que la différence des deux courants qui parcourt l’enroulement. On doit donc s’attendre, comme dans les convertisseurs tournants, à un rendement plus élevé par suite de la diminution des pertes dans le cuivre.
- Nous pouvons aussi admettre que l’allure du courant dans un auto-transformateur pour lequel « = i est celle qui représente la fig. 3. Cela revient à placer une bobine de self-induction en parallèle avec le circuit d’utilisation.
- J( == L ^ohm ~\~ Jmagn
- J2 est opposé en direction à et est un peu inférieur à ce dernier.
- Dans la pratique, le cas le plus fréquent est celui où les transformateurs abaissent la différence de potentiel.
- Nous supposerons donc dans la suite a ^ i jusqu’à
- et, pour plus de simplicité, nous traiterons la question pour le cas du monophasé.
- Le courant primaire peut toujours être décomposé en deux ; le courant à vide d’une part, et l’équivalent du courant secondaire d’autre part. Le triangle des courants forme la base du diagramme vectorial.
- Flux dans l’auto-tiîaxsformateur
- Avant d’entreprendre la construction du diagramme, nous allons étudier l’induction dans une partie de la bobine et calculer la f. e. m. primaire et secondaire d’après les flux.-Soient :
- N4 le nombre de tours primaires ou totaux entre AR.
- N2 le nombre de tours secondaires entre CR.
- le rapport de transformation.
- L,
- NF
- P
- le coefficient de self-induction pour l’enroule-ment total en désignant par p la réluctance.
- Pour deux bobines séparées, le coefficient d’induction mutuelle est
- M
- n,n2
- P
- Cela reste valable lorsque N2 est formé d’une partie de la bobine inductive.
- M
- «
- P\
- L,
- £_
- Pi
- Dans ce cas, pf est la réluctance pour les lignes de force de la demi-bobine inférieure et p la réluctance totale.
- La réluctance totale comprend la réluctance offerte au passage du flux principal et la réluctance offerte au passage du flux de dispersion ; Pi est donc plus grand que p.
- En M est aussi compris le flux de dispersion.
- Les coefficients d’induction correspondant à la dispersion sont obtenus de la façon suivante : pour la moitié supérieure de la bobine, c’est-à-dire pour
- N, — N2 = ------ N J tours,
- en désignant par p^ la réluctance du chemin suivi par la ligne de dispersion de la demi-bobine supérieure. De même, pour la moitié inférieure, on a
- T s- — L' P
- La f. e. m. induite, qui s’oppose à la différence de potentiel primaire, est, d’après les lois ordinaires de l’induction :
- dt
- et celle qui correspond à la différence de potentiel secondaire est « fois plus petite et négative ; i\ est la valeur instantanée du courant secondaire réduit à ce circuit primaire et i, celle du courant primaire.
- "k k k
- p.57 - vue 58/685
-
-
-
- 58
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2.
- Diagramme des vecteurs Prenons pour sens de rotation le sens des aiguilles d’une montre avec une vitesse angulaire où n représsente la fréquence (ûg. 5 et 6).
- Fig. 5
- Pour avoir des rapports concrets, nous prendrons « = 2.
- Les dispersions sont exprimées par les self-inductions correspondantes. Pour simplifier, nous appellerons la partie AC de la bobine
- £ il
- « moitié » supérieure, et la partie CB « moitié » inférieure.
- La réactance xK se rapporte à la moitié supérieure seule et la réactance x2 à la moitié inférieure seule : il en est de même des résistances
- et r2.
- D’une façon générale
- x — 2îmL est la réactance z1 — r1 -f- x1 est l’impédance.
- Supposons de plus que le flux <& soit constant,
- On a
- cf. — 3 E,, J2
- 2 2
- *<=3 r*=î
- I I
- X2 ~~ 3
- En réalité r et .r sont beaucoup plus petits.
- Etude des forces magnéto-motrices
- Considérons la bobine inférieure comme unité : la force magnéto-motrice de la moitié inférieure est exprimée directement par l’intensité du courant J2....OF2
- La bobine totale se compose alors de 3 unités: la force magnéto-motrice du courant primaire est donc triple de la précédente....OF^
- Les deux f. e. m. composées donnent la f. e. m, résultante — OFr
- Celle-ci est en avance sur le flux d’un angle w à cause de l’hystérésis magnétique. Les forces électro-motrices sont perpendiculaires au flux commun, et doivent être dans le rapport 3/1. Le courant secondaire multiplié par le nombre de tours donne la f. e. m. F2. En construisant le parallélogramme, on obtient F,, primaire et Jr _
- Forces électromotrices
- Composons d’abord E1,, et E^2 avec les chutes de tension ohmiques et inductives de façon à n’avoir plus à considérer, dans chaque partie de la bobine, que les courants résultants (fig. 5).
- La partie secondaire CB est le siège d’un courant J1 P :
- (h + -b) r2..... 01
- la chute inductive due à la dispersion est
- (h + «h) x2..... L
- Ces deux composantes doivent être retranchées de la f. e. m. induite ; 02 est la chute de tension secondaire. On trouve ainsi la différence de potentiel secondaire aux bornes 0E2.
- Dans la partie primaire AC il passe un courant : les chutes de tension sont (ohmi-que) et nH (inductive).
- Ces chutes de tension EQ3 et 34 doivent être compensées par la différence de potentiel aux bornes Er La chute de tension secondaire 02 doit avoir son équivalent au primaire, d’où résulte 45 opposé à Ü2. Le point 5 marque l’extrémité du vecteur de la différence de potentiel aux bornes et 0Eh est la différence de potentiel primaire.
- On peut également trouver la f. e. m. en supposant que le courant parcourt tout l’ensemble de bobines pendant qu’en plus, le courant J2 traverse CB. (fig. 6).
- Du côté secondaire, les chutes de tension doi-
- p.58 - vue 59/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 59
- vent être considérées comme force contre-électro-motrices. La partie CB est parcourue par le courant J f : la chute de tension ohmique est 06 et la chute de tension inductive est 67" : le courant J2 , qui y passe également, provoque une chute ohmique 78 et une chute inductive 82". La ligne de fermeture du polygone Ô2 donne exactement comme auparavant la grandeur et la direction de la chute de tension secondaire.
- Du côté primaire, le courant J,, passe à travers AB et produit une chute ohmique
- h Ou “h r2).... OR
- une chute inductive
- ...... L9
- due à la dispersion entre À et C et une chute inductive
- J^2 ......• 9> 10
- due à la dispersion entre C et p.
- On ne doit pas se baser sur la dispersion totale de la bobine ABC parce qu’elle comprend
- ,r,
- les lignes de force qui relient, à travers l’air, la partie inférieure et la partie supérieure de la bobine.
- La partie inférieure est le siège du courant J2 qui produit une chute ohmique
- hr-2..... IO> 11
- et une chute inductive Ja®2...................
- L’extrémité 5 donne la chute de tension en grandeur et en direction.
- ÜE"2 est la différence de potentiel primaire aux bornes. Comme le montrent les diagrammes, nous obtenons pour les deux méthodes les mêmes grandeurs et les mêmes directions pour la différence de potentiel aux bornes réelles. Si l’on tire de ces diagrammes les équations différentielles, on arrive aux mêmes expressions par les deux méthodes ; la solution de ces équations est possible, mais ne conduit à aucun résultat intéressant.
- Au cas où, pour un calcul graphique plus exact, on veut ramener les grandeurs secondaires au circuit primaire, la fig. 7 donne un exemple dans lequel :
- a 2
- 1
- r*3
- X-} — — d’où en réduisant ccb = 5.— = %
- * 10 10 5
- 1 , , 1 4
- r2=£ - - H2 = 4- g — g '
- Les forces magnéto-motrices n’ont pas été représentées, mais seulement les courants correspondants. Les lignes en traits interrompus servent à déterminer la chute de tension OA, d’après les deux méthodes précédentes. Les lignes en pointillé servent à déterminer la chute de tension réduite OA.a.
- Courant a vide
- Pour la marche à vide, on a
- E) cos wt — i0 (r^ r2) -f- L,|
- où i0 désigne la valeur instantanée du courant. Le coefficient de self-induction de la bobine totale se compose naturellement des coefficients d’induction dus à la dispersion de la partie supérieure et de la partie inférieure de la bobine, et du coefficient d’induction mutuelle des deux parties
- = Ls° + Lsu + Ma
- Comparons maintenant le courant à vide dans un auto-transformateur et dans un transformateur ordinaire.
- Supposons que pour ces deux transformateurs on ait :
- 11, i5.
- p.59 - vue 60/685
-
-
-
- 60
- T. XLII. — N° 2.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- la même tension ;
- N2
- le même rapport de transformation, la même fréquence,
- la même résistance an primaire, négligeable, les mêmes nombres de tours de fils.
- Prenons la bobine secondaire par unité : il faut alors dans Panto-transformateur « bobines et, dans le transformateur ordinaire (a -f- 1) bobines.
- Supposons que chaque bobine ait la même hauteur d’enroulement et que le noyau de fer soit complètement entouré de fils « bobines exigeront une certaine longueur, et (« + 1) bobines
- une longueur ü_l_A fois plus grande. Dans le
- transformateur / le chemin magnétique est —T—
- fois plus long et, pour une même section et une
- même saturation, le volume de fer est —— fois
- plus considérable que dans l’auto-transforma-teur. Or, Jp. est très approximativement proportionnel à l. Au lieu de Jp (courant magnétisant dans l’auto-transformateur), on a, avec le dispositif ordinaire :
- Au lieu de J/t (courant watté dû à l’hystérésis dans l’auto-transformateur) on a
- J h
- '«-|- i
- V «
- 1
- 2
- puisque Wi,ySt est proportionnel au volume, et par conséquent à / et à J/t.
- Le courant à vide dans l’auto-transformateur est donc
- vV+ÿ
- et dans le transformateur
- On a :
- Vf"2 4- h?
- < i
- pour toutes les valeurs de «, c’est-à-dire que Panto-transformateur a un courant à vide plus
- faible qu’un transformateur de construction ordinaire.
- Nous avons admis que la transformation ordinaire n’était pas construit avec des bobines concentriques, ce qui est très mauvais à cause de la dispersion.
- DISPERSION
- Jusqu’à présent nous n’avons pas tenu compte directement de la dispersion, et nous n’avons envisagé que son action sur la tension.
- Nous pouvons en tenir compte directement en diminuant les forces magnétomotrices utiles. Il suffit alors de considérer seulement la résistance ohmique des bobines, et l’on obtient, pour les forces magnétomotrices, le diagramme de la fig. 8.
- La force magnétomotrice de la partie supérieure est réduite par la dispersion de U B à OA, et celle de la partie inférieure est réduite de (TH à ÜU.
- La force magnétomotrice totale de la partie supérieure, et celle de la partie inférieure, abstraction faite de la dispersion inférieure, donnent le flux résultant dans la partie supérieure <ï>r, en supposant que les f. m. m. et les champs soient
- AA
- mesurés avec les mêmes longueurs et que w = €>•
- De même <ï>" représente le flux de la partie inférieure.
- produit la f. é. m. induite décalée de 90° en arrière E'2 dans la partie inférieure. Celle-ci, diminuée de la chute ohmique, donne la différence de potentiel aux bornes secondaires.
- Comme force contre-électromotrice induite au primaire, il faut envisager non seulement celle que produit le flux <&0 de la partie supérieure (— E'J, mais aussi la force contre-électromotrice — E’2 équivalente à E’2, puisque la totalité de l’enroulement est sommaire à la différence de potentiel primaire. La résultante de ces deux forces contre-électromotrices représente la force contre-électromotrice primaire induite E’H. En ajoutant à E’4 les chutes ohmiques dans les deux parties de l’appareil, on trouve la différence de potentiel aux bornes Er
- Les rapports :
- AB_
- 5À-T<
- CD
- p.60 - vue 61/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 01
- sont les facteurs de dispersion de Heyland pour la partie inférieure ou la partie supérieure.
- CD = r*. ÔC = —f- ÔD
- t2+ 1
- La chute de tension inductive secondaire, décalée de 00° en arrière, et égale à
- -N
- 2 dt
- est nommée tension de dispersion.
- Comparons la dispersion dans l’auto-transfor-mateur et dans le transformateur ordinaire. A vide; comme en charge, il existe de la dispersion : supposons que les deux courants à vide soient égaux quoique nous ayons vu que, dans le transformateur ordinaire à « -f- 1 bobines, ce courant soit plus grand. Nous pouvons employer le diagramme de la fîg, 6 et reproduire dans les fîg. 9 et 11, la répartition du courant pour le cas du transformateur et de l’auto-transformateur.
- Considérons les forces magnétomotrices. Elles sont nulles au milieu de la bobine et croissent vers les extrémités proportionnellement au
- ?
- Fig-, 9 Fig. 10 Fig. 11 Fig. 12
- nombre de tours, ou à la longueur des bobines. Lorsqu’à l’extrémité supérieure d’une bobine il y a tendance à la production des lignes de dispersion il y a à l’extrémité inférieure, tendance à la production d’un nombre égal de lignes de dispersion —. Lafig. 10 correspond à la fîg. 9, et la fîg. 12 à la fîg. 11.
- Les longueurs des verticales représentent les hauteurs d’enroulements des bobines individuelles ; les longueurs des horizontales représentant les forces magnétomotrices en traits pleins pour le primaire, et en pointillé pour le secondaire.
- Dans le transformateur ordinaire elles sont égales pour la haute et la basse tension, car les ampèretours sont égaux. Dans l’auto transfor- j mateur la f. m. m. n’est que les 2/3 dans la partie I
- supérieure et les 2/3 dans la partie inférieure, de ce qu’elle serait pour un transformateur ordinaire.
- Ces f. m. m., divisées par les réluctances correspondantes, donnent l’intensité des flux de dispersion.
- Les flux de dispersion secondaire sont proportionnels aux ordonnées tracées en pointillé ; puisque les réluctances sont identiques. Les surfaces hachurées donnent une idée des valeurs relatives de ces flux. Sans nous étendre plus am„-plement sur la répartition de ces flux, nous pouvons voir que l’auto transformateur a une dispersion secondaire trois fois plus faible que le t ra n s fo rm at e u r o rd i n a i re.
- Pour comparer les flux de dispersion primaire nous ne pouvons pas considérer simplement les surfaces hachurées, parce que les réluctances du chemin suivi dans l’airparles lignes de force ne sont pas comparables. Malgré tout on voit que la dispersion est plus faible dans le cas de l’auto-transformateur.
- L’auto-transformateur offre donc, aussi bien au primaire qu’au secondaire, des avantages sur le transformateur ordinaire. La prédétermination de la dispension peut être faite comme d’habitude : en général, avec des transformateurs à circuit magnétique fermé et à faible saturation, elle est extrêmement faible.
- E. B.
- Contribution à l’étude du moteur Winter Eichberg. — Muller. — Elechtrotechnische Zeitschrift, 27 octobre.
- Dans notre précédent travail sur la théorie du moteur asynchrone monophasé, nous avons attiré l’attention sur quelques-unes de ses particularités qu’on retrouve dans les moteurs compensés à collecteur. Nous avions surtout en vue le moteur Winter-Eichberg qui présente un double intérêt: d’une part, parce que c’est le seul qui ait trouvé jusqu’alors en Allemagne des applications étendues, et d’autre part, parce qu’au point de vue théorique c’est le plus parfait des moteurs de ce type. Nous allons étudier maintenant l’analogie qui existe entre les deux genres de moteurs et donner une théorie du moteur Winter-Eichberg.
- Fonctionnement du moteur.
- Le moteur d’induction monophasé possède les propriétés caractéristiques du moteur Shunt; la
- p.61 - vue 62/685
-
-
-
- 62
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N®
- vitesse de rotation est à peu près indépendante de la charge et le couple à peu près proportionnel à l’intensité du courant. Cela vient de ce que le champ inducteur perpendiculaire à l’axe de l’enroulement du stator, du champ transversal, dont l’action sur le courant du rotor produit le couple est approximativement constant dans les limites pratiques de vitesse.
- Au contraire, dans le moteur série, l’intensité du champ et le couple dépendent de l’intensité du courant. On peut supposer que le moteur d’induction monophasé présenterait aussi les mêmes propriétés s’il était possible de donner au champ transversal une valeur à peu près proportionnelle au courant, au lieu d’une valeur constante, sans en changer la phase. Il faut voir s’il est possible d’y arriver et si, dans ce cas, on atteindrait au but cherché. Comme nous l’avons déjà montré, le champ transversal du moteur d’induction est en phase avec le courant du rotor. Si l’on fait passer ce dernier soit directement, soit après passage dans un transformateur, par Taxe transversal du rotor, on obtient un champ transversal de même phase que dans un moteur d’induction et proportionnel au courant d’alimentation. 11 faut que l’enroulement induit porte un collecteur muni de deux paires de balais, l’une dans Taxe principal et l’autre dans Taxe transversal ; sur l’une des paires de balais on recueille un courant secondaire que Ton amène à la deuxième paire de balais.
- Ce dispositif peut être un peu modifié. Comme le courant du stator est en phase ou plus exactement opposé en phase avec le courant du rotor, il ne doit se produire évidemment aucune modification importante si Ton emploie, pour produire le champ transversal, le courant primaire au lieu du courant secondaire. Le fonctionnement du moteur est même meilleur pour des raisons qui seront indiquées plus loin. Les deux autres balais placés dans Taxe principal, doivent alors être reliés directement ensemble, de même que dans le moteur d’induction, l’enroulement du rotor est fermé sur lui-même. On voit tout de suite que ce groupement conduit au moteur Winter-Eichberg.
- Deux champs agissent dans la phase principale du rotor (fig. 1). En premier lieu le champ principal N4 produit une f. e. m. E^ indépendante de la vitesse du rotor et proportionnelle à la
- variation du champ dans le temps
- E4 = — k
- dN,
- dt
- Au lieu de champ N4 il vaut mieux introduire le courant magnétisant fi.
- Ei =
- k din co dt
- Cette f. e. m. est décalée, comme on le sait, de 90° en arrière de fi.
- Quand le rotor tourne, le champ transversal N2 agit aussi sur la phase principale ; il produit une
- Y
- i
- i
- i
- VI
- Fig. 1
- f. e. m. E^ proportionnelle à l’intensité de champ, et par suite au courant fi, et à la vitesse de rotation w (l-<r).
- ' _ k* . . .
- kijfH .—-w (i-o-j
- CO
- = —k* (i-Q i2
- Cette tension est opposée en phase à fi. Nous avons vu que la f. e. m. E, induite par le champ principal est décalée de 90° en arrière de fi, c’est-à-dire est en phase avec le courant fi, si Ton admet que celui-ci est décalé de 90° exactement en arrière de fi. Par conséquent E^ et E., doivent être opposés en phase, et peuvent, dans certains cas, se compenser.
- Dans un moteur polyphasé fi et fi sont égaux ; le champ est à peu près sinusoïdal et les facteurs K et K' ont la même valeur. La tension résultante est, dans ce cas,
- e =.
- Kdfi co dt
- — K (i-Q
- fi
- mais on a
- . _i aq
- w dt
- Si Ton suppose
- fi = i cos w t
- p.62 - vue 63/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 63
- i2 = i sin « t On peut alors poser
- c’est-à-dire que la tension résultante du rotor est proportionnelle au glissement er. Ce résultat concorde avec les résultats trouvés sur des moteurs triphasés.
- Quand le champ n’cst pas sinusoïdal, les deux constantes K et K' ont des valeurs différentes et la tension résultante du rotor n’est plus nulle au synchronisme, mais à des vitesses plus ou moins élevées suivant que K1 est plus petit ou plus grand que K. La forme du champ dépend du genre d’enroulement ; d’ailleurs les différences dont il s’agit sont généralement très peu importantes.
- Une variation dans la valeur du courant d’aimantation transversale a des conséquences tout à fait analogues. Si, par exemple ce dernier double, il suffit d’une vitesse moitié moins grande pour produire la même f. e. m. Eir Si dans ce cas K et K' sont égaux E^ et E2 se compensent pour une vitesse égale au 1/2 synchronisme.
- Dans le moteur ordinaire de Winter-Eichberg, le courant 4 est une fraction constante du courant primaire. Mais à chaque valeur de i2 correspond une vitesse de rotation déterminée : si 4 a la même valeur que f,, le moteur tourne au synchronisme ; si f2 est une valeur double de celle de 4, la vitessse diminue de moitié, etc. Si done 4 est proportionnel au courant primaire, la vitesse de rotation diminue proportionnellement à l’augmentation d’intensité : le moteur se comporte alors comme un moteur série à courant continu. 11 tourne au synchronisme quand iK et 4 sont égaux. Mais si l’on modifie le rapport de transformation du transformateur d’excitation, c’est un autre courant primaire qui correspond à la même valeur de 4- Le couple augmente proportionnellement au courant primaire, puisque le champ transversal est constant avec 4 5 on peut donc, sans modifier la vitesse, modifier le couple en modifiant le rapport de transformation du transformateur d’excitation : l’un augmente quand l’autre diminue et réciproquement.
- Jusqu’à présent nous avons supposé que 4 était décalé exactement de 90° en arrière de 4 (% 2); nous avions remarqué précédemment que ce n’est pas le cas dans le moteur d’induc-
- tion, et que 4 est bien plutôt en phase avec le courant du rotor. Si l’angle de décalage entre 4 et 4 est supérieur à 90° d’une quantité « (fîg. 2a) la f. e. m. E^ est décalée de « en arrière et la résultante n’a pas la même direction que E^
- Fig. 2
- (fîg. 2a). Au contraire, si 4 est décalé de moins de 90° en arrière, (fîg. 2*) E^ est plus à gauche et la résultante est en arrière de E., (fîg. 2b).
- Dans le moteur Winter-Eichberg, 4 est en phase avec le courant primaire Jr Si .4 est en phase avec E0 4 est décalé d’exactement 90° sur
- Fig. 2.
- Fig. 2,.
- 4- Si J,, retarde surE^, 4 est à plus de 90° en arrière de 4 et Ton tombe dans le cas de la fîg. 2a. Si au contraire, J^ est en avance sur E^, on se trouve dans le cas de la fîg. 2b.
- Le moteur ordinaire monophasé ne possède pas au repos de champ transversal et par conséquent pas de couple de démarrage. Lorsque le rotor a atteint une certaine vitesse de rotation, le champ principal induit dans la phase transversale un courant qui produit de son côté un champ transversal. Au synchronisme, ces deux champs sont égaux : il en est de même, à cette vitesse, pour le moteur Winter-Eichberg.
- Théorie analytique.
- Les formules auxquelles 011 est conduit pour établir la théorie du moteur Winter-Eichberg sont un peu plus compliquées que celles auxquelles mène l’étude du moteur ordinaire d’induction, et l’on 11e peut malheureusement pas établir de diagramme du cercle donnant les valeurs exactes du courant, du couple, etc.
- p.63 - vue 64/685
-
-
-
- 04
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2-
- Désignons par
- Q la valeur instantanée du courant primaire,
- J2 la valeur instantanée du courant secondaire, iK la valeur instantanée du courant magnétisant, tous trois dans la phase principale.
- Nous supposerons tous les courants sinusoïdaux.
- W, la résistance de l’enroulement fixe (stator),
- L^ son coefficient de self-induction (y compris éventuellement le coefficient de self-induction du transformateur d’excitation),
- W2 la résistance de l’enroulement mobile (rotor), L2 son coefficient de self-induction, s le rapport de transformation du transformateur d’excitation, c’est-à-dire le quotient du nombre de tours de l’enroulement primaire et du nombre de tours de l’enroulement secondaire. Les quatre courants b J2 iK i2 sont inconnus, et nous allons les calculer au moyen de quatre équations
- E
- K di.
- K'(i-
- K dii w dt
- w dt
- 1U ( I -') i-2 = W2 J-2 + L2
- h
- dJ2
- dt
- (0
- (I)
- puisque la force électro-motrice induite dans la phase principale court-circuitée du rotor sert à surmonter la résistance ohmique et la self-induction ;
- i-2 = — £b (h)
- puisque le courant i2 est toujours proportionnel au courant primaire.
- Pour trouver la 3e équation, remarquons que la force contre électro-motrice du stator est égale à la tension induite au repos dans la phase principale du rotor, c’est-à-dire égale à K di,
- -----r • (2
- Pour que le courant b passe dans l’enroulement primaire, il faut qu’il existe dans cet enroulement 2 f. e. m.
- jietL|^±- (3)
- W
- dt
- La tension dans la phase transversale du rotor est :
- K di2 w dt
- K'(i-Uq
- Elle doit être équilibrée par une différence de potentiel entre les balais transversaux égale à
- I K ^2 V> , s-
- + 7 77_K
- Pour que le courant i2 passe dans l’enroulement du rotor, il faut qu’il existe les f. e. m.
- W2 i2 et L„ ^2 .
- 22 - dt
- Par conséquent, il doit exister entre les balais transversaux une différence de potentiel :
- Iv di2 xrf , . . ... . « T di^
- 7 Tt ~~ K (I_ff) fi + W2 *2 + Ll dt '
- Cette différence de potentiel est produite par le transformateur d’excitation. Donc la différence de potentiel qui apparaît au primaire est —s fois cette différence de potentiel, soit
- (7 Tt ~ K'(1 ~5) + Wa *2 + L2 t) •
- (4)
- La différence de potentiel aux bornes du moteur doit être égale à la somme des valeurs données par les équations (2) (3) (4). La 3e équation est donc la suivante :
- E
- K di.
- di.
- p-~Tt + J< wt-r^^7
- K dh}
- Tt
- + w2;2-f-L2-2[ (III)
- et la 4e
- b + L
- (IV)
- Détermination des quatre courants
- b l\ l2
- Nous allons chercher à construire un diagramme correspondant à peu près au diagramme des moteurs polyphasés. Supposons le courant magnétisant ii donné et cherchons une relation entre f, b J2.
- r /7 ï . / \
- «K'(i-*) + W2)b 1 dih
- (K
- l^7T + W2
- «l2 -zp
- 2 o> dt
- (5)
- Le membre de gauche de cette équation représente une différence de potentiel décalée en avance sur f, de l’angle constant K co Lo
- tgK,=~wr~
- La valeur de W2 est en général très faible vis-à-vis de K-|-wL2; l’angle cq est donc très approximativement égal à 90°. Cette différence de potentiel est représentée par OP (fig. 3).
- La différence de potentiel que représente le membre de droite de l’équation 5 doit être en phase avec la précédente ; elle est décalée de a2 en avance sur J,.
- tg*2 =
- CO Lo
- («K'(l-<r) + W2)
- p.64 - vue 65/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- 65
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- Cet angle est variable, comme on le voit. Au repos, <7=1, il a une valeur maxima : quand la vitesse augmente il diminue rapidement ; à une vitesse infinie il serait nul. Le courant J,, tombe alors dans la direction OP et n’est pas en phase avec la force contre-électromotrice du stator, mais est décalé d’un angle.
- W,
- arctsKTÆ'
- Ceci posé, pour déterminer la direction de vrtitT
- Fig. 3
- sur le diagramme, on opère de la façon suivante (fig. 4) :
- Partant du segment i, on trace l’angle «,
- on mène OQ = K -f- &)L2 perpendiculaire et QP = W2 parallèle à q
- On obtient ainsi OP.
- On trace l’angle
- puis
- et
- x2_arctg£KH (I _ff) _j_Wa OR = m L2 perpendiculaire
- RS = W2
- SX = sK1 ( i —<r) parallèle à OP
- La ligne OX donne la direction de Jr Tous les points X obtenus pour différents glissements sont sur la droite RT. On peut donc tracer sur celle-ci, comme le montre la fig. 4, une sorte d’échelle des glissements dont les points de division donnent pour chaque valeur de <7 la phase de . Quand le rotor est immobile, 3i tombe en OS et s’approche de plus en plus de OP quand la vitesse augmente.
- Pour déterminer la grandeur de J^, on peut avoir recours à l’équation (5).
- On a
- Jj v'(K + wL 2)2 + W22
- q~v[sKQ.-7)]2 + (&)L2)2]
- ou, d’après la fig. 4
- q ~ OX
- On porte donc le segment OX sur la droite OP, on trace un cercle de 0 comme centre avec i comme rayon, on mène X'N et la parallèle PM. OM représente le courant Jr
- Le courant secondaire J2 est donné par le côté de fermeture du triangle J^J^-
- Détermination de la différence de potentiel aux bornes.
- On a
- Ep = — -rj3 -f- sK1 (i — g) q -4- (\\ { -(- £2w2) J1 +
- + <»L,+^[K+«4])j^ (6)
- On trace donc (fig. 6) Kq, décalé de 90° en avance sur ii : de l’extrémité D on mène, parallèlement à q,
- DY = «K<(i-ï)q YG = +ï2 [K + wL2])h
- perpendiculaire à et
- GH = (W4 + s2W2)
- parallèle à Jr
- La ligne de jonction OII donne la différence de potentiel aux bornes. Si l’on reporte la différence de potentiel au stator E.,t (fig. 6) sur le
- Fig. 5
- diagramme (fig. 5), la ligne de jonction KH donne la différence de potentiel que doit produire le transformateur.
- Parmi les différents secteurs, OD est constant, DY est proportionnel à la vitesse, et l’on peut tracer une échelle sur DF ; YG et GII sont directement proportionnels au courant Jr La forme du diagramme a une certaine similitude avec celle du diagramme des moteurs polyphasés ordinaires.
- DETERMINATION DU COUPLE.
- Le couple est dû d’une part à l’action du courant J2 et du champ X2, et d’autre part à celle du
- p.65 - vue 66/685
-
-
-
- 66
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. ~ N° 2.
- courant 4 et du champ Nr Le premier produit est proportionnel à la surface du triangle du parallélogramme formé par les côtés J2 et i2 : cette action est toujours positive. Quant à la 2e action, elle est positive ou négative suivant que le courant 4 est opposé en direction à la différence de potentiel induite par le champ Nj et égale à K1 (1 — <r) i4, ou coïncide en direction avec elle.
- Le couple est proportionnel à la somme des surfaces des deux parallélogrammes fournis par 4 et J2 d’une part et i2 et i4 d’autre part, ou, ce
- qui revient au même, proportionnel au rectangle construit sur les côtés et 4- Comme 4 est une fraction constante de le couple est proportionnel à sJj c’est-à-dire au carré du courant primaire Q). Cela n’est vrai, bien entendu, qu’en négligeant les pertes par frottements, ventilation, hystérésis et courants de Foucault, et en supposant que l’induction dans le fer ne varie pas entre de trop grandes limites, car à proximité de la saturation le champ ne croît pas proportionnellement au courant magnétisant.
- O. A.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Les intégrateurs photométriques, mésophotomètres et lumenmètres.— Communication de M. Blondel, (présentée par M. Laporte) à la séance du 9 novembre igo4.
- I. — Généralités,
- « 1° Importance du flux lumineux dans l'étude de l’éclairage. — On discute souvent beaucoup pour savoir quelle est la meilleure définition de l’effet utile des sources de lumière. En réalité, il n’y a pas de définition absolue et chacun peut avoir raison suivant les circonstances d’emploi.
- » Il est évident, en particulier, que l’utilisation d’une source de lumière en plein air pour l’éclairage d’une voie publique, par exemple, peut être toute différente de celle que donne la même source placée dans un appartement; même dans un local fermé, l’effet obtenu peut être complètement changé suivant que les murs sont blancs ou couverts d’une tenture sombre, que la source de lumière est placée au plafond ou suspendue à une grande distance au-dessous de celui-ci, qu’on renvoie une partie des rayons au plafond, ou au contraire qu’on dispose un abat-jour au-dessus de la source.
- » Quant on tient compte de toutes ces variations possibles du mode d’emploi, on voit qu’il ne faut pas être absolu, ni préconiser, ou l’évaluation de l’éclairement horizontal, ou l’intensité moyenne sphérique, ou l’inten-
- sité hémisphérique comme des panacées universelles ; le genre d’application de la lumière doit influer sur le choix du type de source lumineuse. De même on devra tenir compte de l’éclat intrinsèque de la source de lumière pour apprécier l’effet qu’on en peut obtenir.
- » Ces considérations enlèvent beaucoup de valeur aux mesures pures et simples de l’éclairement sur une surface horizontale ; les courbes d’éclairement ont cependant un avantage, c’est de permettre de juger la répartition d’un éclairage de façon à le rendre aussi égal que possible, d’éliminer les espaces trop éclairés qui font inutilement des taches lumineuses sur le sol et de rechercher le meilleur éclairement moyen. Encore faut-il se préoccuper de l’éclairement vertical et non pas de l’éclairement horizontal, comme on le fait d’ordinaire, car c’est l’éclairement vertical qui est utile en général.
- » Une autre difficulté résulte de l’effet produit par les globes diffusants qu’on met autour des lampes ; ils déforment complètement les courbes obtenues par les feux nus, et peuvent rendre illusoires les résultats étudiés. Il suffit, pour s’en rendre compte, de considérer les courbes obtenues sur des arcs électriques avec des globes opalins de formes différentes. On voit que certaines formes de globes se prêtent à l’éclairage à grande distance, et d’autres, au contraire, à l’éclairage au-dessous de la lampe.
- (!) Nous ferons remarquer que cette propriété a été démontrée par M. J. Bethenod dans l’E. T. Z. du 7 Juillet 1904, page 585.
- p.66 - vue 67/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 67
- » On comprend donc que, pour l’extérieur, il faut tenir compte de toutes les conditions de répartition de la lumière, et qu’une courbe photométrique avantageuse peut compenser, dans une certaine mesure, une infériorité de rendement.
- » Cependant, en général, pour la facilité des évaluations, il est commode de connaître le flux total lumineux qu’on peut projeter dans un certain angle solide au-dessous de l’horizon, car l’éclairement moyen s’en déduira en divisant ce flux par la surface à laquelle il s’applique. Malheureusement, à grande distance, l’éclairement devient très peu perceptible et c’est cependant au voisinage de l’horizon qu’il y a intérêt à envoyer le plus possible le flux lumineux.
- » En ce qui concerne l’éclairage intérieur, les conditions d’évaluation sont plus simples ; dans certains cas, on doit chercher à rendre maximum l’éclairement au-dessous de la lampe par exemple pour les lampes à incandescence destinées à éclairer des tables de travail ou de dessin ; certains types de lampes ont même été établis en vue d’arriver à ce résultat. Mais, en général, surtout pour les grosses sources de lumière, on doit éviter l’action directe des rayons et réaliser un bon éclairement d’ensemble par la division de la lumière sur le plafond et sur les murs. Dans ce cas, c’est le flux lumineux total fourni par la lampe qui intervient, puisque l’éclairement en un point quelconque résulte de diffusions multiples. La question se simplifie alors beaucoup et le rendement utile de la lampe peut être mesuré par son flux lumineux total comparé à la dépense d’énergie nécessaire pour le produire. Ce flux lumineux total a donc une importance pratique considérable. On peut lui en attribuer une, même pour l’éclairage extérieur, si l’on remarque qu’au fond, une lampe bien comprise doit utiliser tout ce flux pour le renvoyer par des réflecteurs au-dessous de l’horizon, et qu’alors le flux lumineux hémisphérique devient presque égal au flux lumi-neux total, sauf la -perte ordinairement faible entraînée par les réflecteurs nécessaires.
- » Il est donc intéressant, sans vouloir exagérer les conséquences qu’on en peut tirer dans tous les cas, de connaître le flux lumineux total ; il permet, du reste, d’évaluer grossièrement l’éclairement qu’on peut réaliser sur
- une surface donnée, en divisant le flux par la surface.
- » 2° Méthodes anciennes pour la mesure de-la moyenne sphérique,
- — Avant la définition du flux lumineux et l’introduction des lumenmètres pour sa mesure, on avait l’habitude de définir une source de lumière par son intensité moyenne sphérique, notion introduite parM. Allard en 1879; comme l’on sait, cette intensité est égale au flux total divisé par kn.
- » Pour la déterminer, on employait la méthode indirecte de M. Allard, consistant dans l’étude de la répartition des intensités lumineuses dans les diverses directions; l’on admet que la distribution de la lumière est de révolution autour d’un axe. Il suffit alors de déterminer la courbe des intensités lumineuses dans un plan méridien en fonction de l’angle « suivant lequel les rayons sont émis, et d’intégrer cette courbe, soit par la formule
- = - rwIasin«d«, w »
- soit par la méthode graphique bien connue de M. Rousseau,
- » Pour le tracé des courbes d’intensité,, on a imaginé, comme on le sait, un grand nombre de dispositifs permettant de mesurer les intensités sous des inclinaisons variables dans un même plan méridien.
- » Le plus pratique est l’appareil à miroir à 45°, tournant autour d’un axe horizontal, dont l’idée première a été indiquée, je crois, par Mi von Hefner-Alteneck. Le miroir fait, avec le bras support mobile auquel il est fixé, un angle constant et réglé de telle façon que le faisceau réfléchi tombe sur le photomètre sous un angle d’incidence constant. Les rayons directs de la lampe sont arrêtés par un écran. En donnant au miroir toutes les positions autour de la source, on étudie l’intensité dans toutes les directions comprises dans un plan vertical perpendiculaire à l’axe, et ces directions sont indiquées chaque fois par la position de l’alidade. L’angle d’incidence des rayons sur le miroir restant le même dans toutes les directions, le coefficient d’affaiblissement est constant, et il suffit de le déterminer une fois pour toutes.
- » L’avantage d’un pareil tracé de la courbe photométrique est de renseigner sur les résul-
- p.67 - vue 68/685
-
-
-
- 68
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2.
- tats à attendre d’une source pour l’éclairage des grands espaces découverts ; mais, pour avoir un résultat précis avec l’arc électrique, il faut recommencer un grand nombre de fois le tracé, qui est constamment variable, et arriver ainsi à un tracé moyen.
- » La méthode du miroir mobile se prête à la photométrie de sources de grandes dimensions et, en particulier, de l’arc sous globe ; mais il est bon de signaler que les courbes tracées dans ces conditions peuvent donner lieu souvent à des erreurs dans l’application, faute d’un recul du photomètre suffisant pour qu’on ait de la précision dans la définition du centre de la source (est-ce le centre du globe, ou est-ce le point lumineux de l’arc ?) et de la direction d’émission des rayons ; l’intensité d’une source lumineuse ne peut avoir un sens qu’à de très grandes distances, lorsque la dimension apparente de la source est négligeable, et qu’on peut ainsi la confondre avec un de ses points. A petite distance, les intensités équivalentes sont difficiles à définir, parce qu’elles varient suivant le point de la source qu’on prétend considérer comme centre fictif d’émission des rayons.
- » Enfin, malgré sa simplicité apparente, cette méthode est très pénible à cause du nombre considérable de mesures qu’elle exige, toutes les fois que la source de lumière n’est pas exactement de révolution. C’est, en particulier, le cas qui se présente toujours pour l’arc électrique, par suite des inégalités de taille des crayons. Pour faire une mesure rigoureuse de moyenne sphérique, il faudrait, en toute rigueur, étudier la répartition de l’intensité lumineuse au moins dans quatre azimuts, à 90 degrés les uns des autres; mais, comme l’a signalé M. Wedding, on obtient des résultats très suffisamment approchés de la vérité en opérant à la fois dans deux azimuts opposés et faisant la moyenne. En effet, les variations de lumière produites dans ces deux azimuts, par la rotation de l’arc, se compensent presque exactement.
- » M. Wedding employait deux observateurs. M. Laporte a tiré un meilleur parti du même principe, en construisant un appareil du même genre, mais à deux miroirs indépendants, qu’on déplace suivant les mêmes angles sur deux demi-cercles opposés. Son appareil, qui
- a été exécuté pour le Laboratoire central d’Electricité, est le mieux compris, à ma connaissance, de ces appareils traceurs de courbes, en ce qu’il permet, non seulement d’opérer assez rapidement, mais encore de photo-métrer de très grosses lampes, avec leur équipement, tels que globes de 50 cm. et réflecteurs de 70 cm. Les centres des miroirs décrivent des cercles de 1,70 m. de diamètre; les miroirs ont 60 X 80 cm, et pèsent chacun 20 kg. On augmente encore la précision des mesures en recommençant le tracé de la courbe après avoir fait tourner la lampe de 90 degrés autour de son axe, ce qui porte à quatre le nombre des azimuts étudiés. Enfin, pour chaque angle, on prend comme valeur de l’intensité lumineuse -la moyenne de l’intensité maxima et de l’intensité minima relevées au photomètre, ce qui revient au même, pratiquement, que de faire la moyenne d’une douzaine de lectures équidistantes, comme le recommandait M. Allard.
- » On obtient ainsi des résultats assez concordants.
- » Malgré les progrès réalisés par cette méthode des courbes d’intensité, elle n’offre toujours pas une rigueur absolue, et elle a surtout le grave défaut d’être longue, laborieuse, et de conduire à l’emploi d’appareils trop encombrants.
- » Le but des mésophotomètres et des lumen-mètres est de remplacer ce fastidieux travail du tracé de la courbe d’intensité par une seule mesure donnant, après tarage préalable de l’instrument, la valeur du flux dans un angle dièdre connu ou même le flux total.
- IL — Mésophotomètres.
- » Pour simplifier et accélérer le procédé de détermination par la courbe méridienne, la première idée qui se présente à l’esprit est d’effectuer l’intégration de cette courbe par un appareil automatique, au lieu de la faire par le calcul.
- » J’avais eu déjà cette idée en 1892 et l’avais indiquée dans un Mémoire non publié, mais présenté à quelques personnes. Le procédé proposé consistait à faire tourner un miroir avec une vitesse variable en fonction du temps, et de la forme
- w = Q cos a
- p.68 - vue 69/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 69
- dans un plan méridien, de façon que la durée d’un tour restât inférieure à la durée de la persistance des impressions (un dizième de seconde environ). Mais un semblable mouvement était difficile à réaliser, et le dispositif ne permettait pas de placer l’arc au centre de la circonférence décrite par le point d’incidence, d’où résulterait une erreur souvent importante sur la valeur de l’intensité moyenne sphérique.
- » MM. Houston et Kennely ont eu, de leur côté, et tout à fait indépendamment, la même idée en .1896 et l’ont réalisée sous une forme plus parfaite, mais sans éviter cependant le dernier inconvénient qu’on vient de signaler.
- » Ils font tourner, autour de la source de lumière, un miroir dont l’inclinaison est variable et qui renvoie les rayons sur un prisme à réflexion totale d’où ils sortent parallèlement à l’axe de rotation de l’appareil. Celui-ci est mis en mouvement par un moteur électrique à une vitesse de rotation constante et assez grande pour obtenir la persistance des impressions lumineuses. Devant l’orifice de sortie des rayons réfléchis par le prisme, tourne un disque obturateur percé de fentes de largeurs variables, et entraîné par un engrenage dont le rapport de vitesse est 2, de telle sorte que le disque fasse deux tours pendant un tour du miroir. Les largeurs des fentes varient de zéro à une ouverture maximum sur l’extrémité opposée du même diamètre, suivant la loi sinusoïdale. On conçoit, dans ces conditions, que les rayons émis sous un certain angle par une source de lumière, soient reçus par l’œil pendant une durée précisément proportionnelle au cosinus de cet angle par rapport au plan horizontal. L’intégration se fait donc automatiquement et l’impression lumineuse est bien proportionnelle à l’intensité moyenne sphérique multipliée par un certain facteur qui dépend du nombre de fentes et de leur durée de passage devant l’œil.
- » Le grand avantage de ce dispositif, c’est qu’il n’emploie qu’un miroir et n’exige, par conséquent, qu’un seul tarage, celui du pouvoir réflecteur de l’appareil dans son ensemble ; tous les autres coefficients peuvent être calculés en valeur absolue.
- » Les inconvénients sont, outre celui qui a été signalé plus haut, la nécessité d’employer
- un moteur et la force centrifuge qui devient considérable.
- » Pour éviter ces inconvénients, j’ai proposé (1) une disposition dans laquelle les miroirs sont fixes, et forment une couronné entourant la source de lumière suivant un plan diamétral. Les miroirs sont des plans trapézoïdaux découpés dans une glace argentée et disposés en forme de tronc de pyramide, analogue aux rosaces qu’on voit dans certaines boutiques. Cet appareil s’appelle un mésophotomètre.
- « Avec une source lumineuse dé petite dimension telle que l’arc, il est facile, tout en employant un nombre assez grand de miroirs, 24 par exemple, de leur donner les dimensions suffisantes pour que, du point où l’on fait converger tous les rayons réfléchis, on aperçoive l’arc complètement au milieu de chacun des miroirs.
- « Cette rosace peut servir, tout d’abord, à tracer la courbe photométrique elle-même si l’on déc oeuvre successivement les différents miroirs un seul à la fois, en laissant tous les autres obturés ; on évite ainsi les lectures d’angle qui font perdre beaucoup de temps dans les procédés ordinaires. Pour obtenir l’intensité moyenne sphérique, il suffît d’affaiblir l’action de chacun des miroirs proportionnellement aux sin a correspondants, en faisant tourner autour de la source lumineuse une sphère opaque munie d’ouvertures en forme de fenêtres, limitée par des -portions de méridien, et sous-tendant des angles horizontaux proportionnels aux sinus.
- « La mesure directe se fait au photomètre placé au point de convergence des rayons de tous les miroirs, et le tarage ne dépend encore que de la détermination du pouvoir réflecteur des miroirs, les autres coefficients étant connus en valeur absolue.
- « J’avais signalé dans ce même article que, au lieu d’affaiblir l’intensité lumineuse réfléchie par les différents miroirs par occultation temporaire, on pourrait recourir à d’autres procédés d’affaiblissement n’exigeant aucun mouvement de rotation, en particulier à des verres fumés placés sur le parcours des rayons, et d’opacité variée suivant la position du miroir.
- (1) Eclairage Électrique 1896. t. VIII, p. 49.
- p.69 - vue 70/685
-
-
-
- 70
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2.
- « Cette dernière disposition a été réalisée plus récemment avec beaucoup d’habileté, aux Etats-Unis, par le professeur C.-P. Matthews, qui en a fait de très intéressantes applications à la photométrie des lampes à arc enfermé. Comme, dans ces lampes, la source de lumière, formée par le petit globe intérieur en verre opale contenant l’arc, a des dimensions assez considérables, l’appareil de M. Matthews a reçu des dimensions beaucoup plus grandes que toutes celles réalisées jusqu’ici.
- « La rosace comporte 24 miroirs trapézoïdaux donnant une intensité de 15° en 15°, et faisant concourir sur le photomètre tous les rayons de la source ; l’œil placé en ce point aperçoit une couronne d’images dans laquelle manquent celles disposées sur la verticale, parce que les intensités correspondantes devraient être multipliées par sin o.
- « L’affaiblissement systématique des rayons est produit par des verres fumés fixés tous sur un même cercle d’un disque opaque ; les secteurs sont fumés avec des précautions spéciales de façon à réduire l’intensité de chaque rayon proportionnellement au sinus de l’angle vertical ; ils sont couverts de deux plateaux de verre plans qui les protègent. Le professeur Matthews a pris la précaution de fumer chaque verre en tenant compte du coefficient de réflexion du miroir dont il reçoit les rayons, coefficient qui varie un peu d’un miroir à l’autre, de telle sorte que le coefficient d’affaiblissement total que subit chaque rayon est réellement proportionnel au sinus de l’angle ; il faut beaucoup d’habitude et d’adresse pour obtenir ainsi une couche de noir de fumée ayant exactement la densité voulue.
- « L’éclairement du photomètre produit par les 24 miroirs étant trop intense, a dû être affaibli au moyen d’un épiscotistère, avec roue à fentes radiales w que l’on fait tourner à l’aide d’un moteur en avant du disque muni des ouvertures fumées ; pour éviter toute cause d’erreur dans le cas des courants alternatifs, on a beaucoup multiplié le nombre de fentes (48) ; en outre, la constante de la roue a été déterminée, non par le calcul, mais par une expérience directe. On a vérifié également que la diffusion produite par les verres fumés ne produisait que des erreurs négligeables, dont il a été tenu compte du reste.
- « L’éclairement de la seconde face du photomètre est obtenu par une source de lumière mobile sur le banc photométrique, au moyen d’un miroir qui renvoie ces rayons sur le photomètre sous le même angle d’incidence que les rayons issus de la rosace des miroirs. Cette source sert de tare et peut être comparée à un étalon.
- « La distance de la source à l’écran du photomètre est de 9 m.
- « La formule de l’appareil s’établit facilement, en appelant :
- da la distance de l’arc à l’écran du photomètre ;
- ds la distance de la source de comparaison ;
- K0 la constante de réflexion du miroir horizontal ; .
- Kg la constante de transmission du verre bien nettoyé ;
- Ks la constante de réflexion du miroir de la source de comparaison ;
- n, n', le nombre de miroirs ;
- Kw, la constante de la transmission de la roue à secteurs ;
- f\ le facteur de réduction dû à l’obliquité de l’incidence des rayons.
- « L’éclairement produit par l’arc est
- 2 Kq Kg Kw 2 16 sin 0 o
- 6 d 2
- a a
- et celui dû à la source de comparaison est
- G s - —— •
- On en déduit, en égalant, l’intensité moyenne sphérique
- — y 16 sii 2 n
- nKg / daX2
- knKüKgKw\ds) *’
- et l’on trouverait de même, pour l’intensité moyenne hémisphérique,
- TT
- ¥
- —, y 16 sin @ = 2 n ^
- o
- r.Ks
- 4«’ K0KgKw
- 3
- I G*
- Dans le cas particulier de l’appareil employé
- p.70 - vue 71/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 71
- par M. Matthews, on avait une valeur mimé- I rique
- /865\a , _ /865\3
- ImS — 1 » 1 7 J h, Imhs — 2’°I \d7) I*'
- Un point intéressant encore à signaler dans cet appareil, c’est que les distances ds, que l’on mesure en déplaçant la source de comparaison, sont inscrites par l’expérimentateur sur un appareil enregistreur à cylindre au moyen d’un crayon porté par un doigt fixé au chariot portant la source de comparaison ; on fait un -certain nombre de pointés dont on détermine la moyenne après l’achèvement des expériences. Les grandes fluctuations d’intensité de l’arc dans le cas d’un arc enfermé n’exigeraient pas moins de 30 pointés.
- « Dans un appareil du même genre un peu plus récent, les miroirs étaient fixés d’une manière un peu différente, chacun d’eux étant articulé en son centre sur une tige support, au moyen d’une genouillère qui permet de régler rapidement les inclinaisons.
- « Un appareil à potence circulaire permettait de présenter successivement six lampes différentes au centre de la rosace.
- « On peut encore, je crois, apporter des perfectionnements à ce genre d’appareils en supprimant les sujétions ennuyeuses du verre fumé et de l’épiscotistère. Il suffirait d’employer un seul écran diffusant, placé au centre de convergence des rayons provenant de la rosace et d’éclairer le photomètre placé à une distance quelconque par cet écran diffusant jouant le rôle de source secondaire» Pour réduire les intensités lumineuses reçues par cet écran à travers les différentes ouvertures de la plaque opaque, celles-ci seraient munies simplement de lentilles à œil-de-chat, toutes semblables, faisant sur l’écran le foyer conjugué de la source, et munies de diaphragmes ou œils-de-chat de sections proportionnelles aux sinus des angles correspondants.
- « On recevrait ainsi sur l’écran un groupe de petites images, se confondant en un seul spot quand l’écran serait placé juste au point de convergence des rayons. Il n’y aurait qu’un seul coefficient de réflexion des miroirs et le coefficient de diffusion du verre opale. Les sections des œils-de-chat pourraient être déterminées empiriquement de façon à compen-
- I ser les inégalités .de coefficient de réflexion des miroirs, mais ces différences sont ordinairement négligeables.
- « Enfin, avec ce genre d’appareil, on peut éviter tout déplacement de l’étalon de comparaison en employant un photomètre du genre Bouguer-Cornu, en particulier le photomètre universel réalisé par l’auteur en collaboration avec M. Broca, il y a quelques années.
- « M. Matthews a imaginé plus récemment un autre mésophotomètre présentant des dispositions notablement différentes pour l’étude de la moyenne sphérique des lampes à incandescence.
- « Le principe est le même, en ce qui concerne l’emploi d’une série de miroirs distribués dans un plan méridien, mais le procédé d’affaiblissement des éclairements des divers miroirs est différent et dispense de l’emploi d’écrans absorbants. M. Matthews se sert simplement de la propriété connue des écrans diffusants parfaits. On sait que ceux-ci émettent, suivant la direction normale, une intensité lumineuse proportionnelle à l’éclairement produit par le faisceau incident, et qui varie proportionnellement à l’intensité lumineuse de celui-ci et au cosinus de l’angle d’incidence.
- « Partant de cette idée, M. Matthews a construit un appareil comprenant onze miroirs doubles répartis le long d’un support en demi-cercle, réuni en haut et en bas à un pilier vertical. Chacun de ces doubles miroirs est formé de deux miroirs inclinés à 45° et réunis ensemble à une pièce centrale carrée portant deux tiges d’attache, qui coulissent dans des douilles à serrage fixées au support circulaire. La lampe à photométrer est placée sur un côté du palier central derrière un rideau et de l’autre côté est un photomètre de Bunsen, qui permet de la comparer à une autre lampe mobile. Le miroir correspondant à la direction horizontale est fixé sur le banc.
- « Les onze miroirs, répartis de 15° en 15° autour du centre de la lampe à photométrer, renvoient ainsi tous les rayons réfléchis suivant ces onze directions, converger sur un même côté d’un écran photométrique, tandis que l’autre côté de cet écran est éclairé seulement par les rayons horizontaux de l’étalon de comparaison. On voit que l’éclairement total
- p.71 - vue 72/685
-
-
-
- 72
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 2.
- d’un coté de la lampe à étudier est propor-
- 7T
- tionnel à ^ I@ sin 0 comme précédemment ou o
- plus exactement à
- ka,kv.d
- Ra
- 7T
- 0
- 10 sin 0
- en appelant IC,, K'^ les coefficients de réflexion de deux miroirs d’un miroir double et D le coefficient de diffusion de l’écran éclairé.
- « Comme les coefficients de réflexion des différents miroirs ne sont pas tous rigoureusement semblables et que le coefficient D n’est pas rigoureusement constant pour toutes les incidences, comme on l’a supposé, l’appareil a besoin d'un tarage préliminaire, de façon à corriger les écarts qui peuvent exister sur ces facteurs ; c’est pourquoi les miroirs sont munis de tiges à coulisses ; on éloigne ou l’on approche chacun d’eux plus ou moins du centre, de façon à donner à toutes les paires de miroirs le même facteur résultant sur le photomètre, c’est-à-dire I\A, K'„ D — constante, cet étalonnement peut se faire successivement pour chaque miroir, en clonnant à une lampe à incandescence placée au centre de l’appareil l’inclinaison correspondante, et comparant l’éclairement qu elle produit à celui émis dans la direction horizontale par l’étalon lumineux servant de tare ; on déplace le miroir de façon à retrouver exactement la même intensité pour la lampe centrale que celle mesurée horizontalement au moyen du miroir quand elle occupe sa position normale.
- Une fois taré ainsi, l’appareil permet de lire directement l’intensité moyenne dans un méridien en déplaçant un miroir mobile coulissant sur le banc à l’opposé du miroir, jusqu’à ce qu’on réalise l’égalité d’éclairement du photomètre. Pour avoir l’intensité moyenne sphérique, on fait tourner la lampe à étudier autour de son axe au moyen d’un moteur électrique, comme l’a indiqué, en 1881, M. Crova. Les appareils de mesure et les rhéostats nécessaires pour toutes manœuvres sont fixés sur une tablette adossée à l’appareil.
- « Quand on veut mesurer seulement le coefficient de réduction de la moyenne sphérique, c'est-à-dire son rapport à 1 intensité moyenne
- horizontale, on enlève l’étalon et l’écran opaque et il suffit de déplacer les miroirs mobiles pour égaliser les éclairements des deux faces de l’écran produits par la même lampe.
- » Enfin, on a prévu que l’appareil pourrait servir pour les usages photométriques ordinaires ; il suffit alors de fermer tous les miroirs autres que ceux placés sur le banc photométrique et d’en fixer une paire sur la règle mobile qui porte des miroirs auxiliaires. En déplaçant cette règle, on égalise les éclairements des deux sources de la même manière que si l’on déplaçait les deux lampes par rapport à l’écran, comme dans l’appareil Bunsen ordinaire. Cet appareil, très ingénieux, a reçu déjà de nombreuses applications aux Etats-Unis dans un certain nombre de laboratoires universitaires ou techniques, notamment au bureau d’essais des lampes de New-York ; il a rendu assez populaire de l’autre côté de l’Atlantique la définition des lampes à incandescence par l’intensité moyenne sphérique, et a fait faire ainsi un grand pas à la question de la détermination rationnelle de la puissance des lampes à incandescence. Il est parfaitement sur et commode, et les seuls défauts qu’on puisse lui reprocher, à savoir une certaine complication de construction et de tarage et la nécessité de faire tourner la lampe sur elle-même ali moyen d’un moteur électrique, sont peu importants en comparaison des avantages qu’il présente.
- » L’inconvénient des dispositifs qu’on vient de décrire, c’est qu’ils exigent tous un procédé, plus ou moins complexe, d’affaiblissement des rayons envoyés par les miroirs, autres que ceux placés dans le plan horizontal. On peut simplifier, à ce point de vue, les mésophotomètres, en réalisant une variante ingénieuse, publiée pour la première fois par M. Alexandre Russell (’), et qui consiste à faire varier, au lieu de l’intensité des rayons réfléchis par des
- (!) L’éclairage Electrique, 31 octobre 1903. M. Léonard a fait récemment connaître (Eclairage électrique du 23 juillet 1904) qu’il avait imaginé de son côté la même disposition, avec ce perfectionnement, que les miroirs du côté gauche devaient occuper des positions intermédiaires de celles des miroirs du côté droit (d’où augmentation de la précision, comme si l’on doublait le nombre des miroirs). Le nombre des miroirs devrait être de 24 ; l’angle des zones varie ainsi de 90°30' à 33°40'.
- p.72 - vue 73/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 73
- miroirs également espacés, l’espacement même des miroirs. Tandis, que dans la disposition primitive du mésophotomètre, inspirée par le désir d’employer accessoirement les mêmes miroirs an relevé des courbes de répartition, ces miroirs étaient disposés de manière que leurs traces sur le plan méridien formassent un-polygone régulier dans la variante, ils sont répartis suivant des angles inégaux, de façon que leurs centres se trouvent au milieu des zones sphériques d’égale hauteur. On divise le cercle le long duquel sont répartis les miroirs dans le plan méridien, en segments horizontaux de hauteurs égales, en traçant des lignes horizontales, et l’on place les miroirs au milieu des segments des circonférences ainsi déterminées. Dans ces conditions, chaque miroir peut être considéré comme envoyant sur l’écran un faisceau réfléchi qui mesure l’intensité lumineuse moyenne reçue par la zone sphérique correspondante comprise entre deux plans horizontaux distants de h ; l’éclairement lumineux E total auquel l’écran est soumis à la distance B delà source, mesuré par le photomètre, indiquera donc la somme des n éclaire-ments moyens reçus par chaque zone, et il suffit de le multiplier, comme on le sait, par la constante 27tRA pour connaître le flux lumineux total $ envoyé sur une sphère de rayon R environnant le foyer ; pour tenir compte de l’absorption des miroirs, on appliquera, comme plus haut, un coefficient de réduction h. On a donc la valeur.
- A'27îRè X E cos«
- 27r4RA ^ I COSa ^ \\'1
- en appelant « l’angle d’incidence des rayons sur l’écran.
- » Le dispositif présente l’avantage d’une grande simplicité, mais il n’est plus aussi symétrique que les dispositifs précédents pour tracer la courbe de répartition des rayons ; celle-ci ne se trouve plus aussi bien déterminée aux environs de la verticale. Suivant le but qu’on poursuit, on pourra donc préférer l’un ou l’autre des types de mésophotomètre ; par exemple, pour les lampes à arc où il y a un réel intérêt à connaître exactement la répartition de la lumière au-dessous de la lampe, il vaudra .mieux conserver les miroirs uniformément répartis angulairement, tandis que,
- dans la photométrie des lampes à incandescence, la variante à miroirs répartis par zones simplifie les tarages et la construction.
- III. — Lumenmètkes.
- « On peut définir les lumenmètres : des appareils qui ont pour but d’intégrer le flux total par une seule opération, de façon plus parfaite que les intégrateurs à miroirs qu’on vient d’étudier, et en recourant aux propriétés des diffuseurs par réflexion ou par transmission d).
- » C’est en effet un caractère commun de toutes les méthodes que je vais décrire, qu’elles ne font pas agir la lumière émise par la source à mesurer, directement sur un photomètre, mais d’abord sur un écran diffusant de forme convenable, qui sert de source secondaire de lumière pour éclairer le photomètre. Il est assez curieux qu’on n’ait pas eu plus tôt l’idée, qui est cependant fort simple, de concentrer l’action de tous les rayons issus d’une source sur un écran de ce genre ; car on sait, depuis longtemps, que les écrans diffusants peuvent, moyennant certaines précautions, produire des rayons réfléchis ou diffusés d’intensité proportionnelle au flux lumineux qu’ils reçoivent.
- » Les diffuseurs par transmission ou par réflexion présentent des propriétés analogues qui peuvent être représentées par deux indicatrices :
- » 1° Une indicatrice de diffusion, correspondant à un angle d’incidence constant ;
- » 2° Une indicatrice de diffusion, sous angle d’émission constant et sous angle d’incidence variable.
- » En pratique, aucun diffuseur par transmission n’est parfait. Les uns, comme le verre dépoli, les verres opales minces, sont, en réalité, partiellement transparents et ne diffusent qu’imparfaitement la lumière; ils présentent un renforcement plus ou moins accusé de l’intensité au voisinage de la direction naturelle des rayons. Dans toutes les applications photométriques, ils doivent être écartés et nous ne considérons dans ce qui suit que les diffuseurs réels ou orthotropes. Leur indicatrice de diffusion est un œuf plus ou moins
- (!) Voir lu série d'articles publiés par l’auteur dans Y Éclairage Electrique de 1895, 2e trimestre, p. 57, 385, 406, 538, 583.
- p.73 - vue 74/685
-
-
-
- 74
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T, XLII. — N® 2.
- allongé contenu à l’intérieur de la sphère théorique; cependant l’indicatrice de certains verres opales, tels que l’albatrine de Baccarat dont j’ai introduit l’emploi en photométrie pour ce motif, se confond avec la sphère suivant un angle très étendu autour de la normale et l’on ne fait pas grande erreur en leur appliquant la loi du cosinus (*).
- » Il en est de même des indicatrices de transmission, elles sont bien tangentes à la sphère théorique au sommet et s’en écartent notablement quand les incidences dépassent une certaine limite, par suite de l’augmentation de la lumière perdue par diffusion sur la face d’entrée. Pour le papier, cette variation est rapide ; on obtient de meilleurs résultats avec l’albatrine ou même le verre opale dépoli sur la face d’entrée ; la loi du cosinus est sensiblement réalisée pour l’albatrine jusqu’à un angle d’incidence de 40°, à condition de dépolir la face d’entrée pour éviter la réflexion vitreuse sur la face antérieure
- » Contrairement à ce qui a lieu pour les diffuseurs par transmission, on doit, pour les diffusions par réflexion, choisir des substances aussi opaques que possible et leurs propriétés dépendent surtout de la nature de la surface.
- » Fort heureusement, les surfaces bien blanches et bien mates suivent avec une perfection plus grande et souvent complète la loi du cosinus, aussi bien quand on fait varier l’angle d’émission que quand on fait varier l’angle d’incidence ; leurs deux indicatrices sont des sphères. En particulier, ce fait a été mis en évidence, pour le marbre dépoli, par Messers-chmidt. J’ai signalé qu’il en est de même pour le biscuit de porcelaine ou pour la tôle émaillée à plusieurs couches, dépolie à l’acide (2). On obtient des résultats encore plus parfaits, en recouvrant l’émaillage mat d’une peinture encore plus mate formée de craie ou de magnésie délayée dans le silicate de potasse ou le silicate de soude : cette peinture peut être facilement renouvelée et donne une surface parfaitement blanche, suivant très bien la loi
- (!) Cf. Détermination de 1 intensité moyenne sphérique des sources de lumière (L’Eclairage Electrique, 1895, p. 407 et 584).
- (2) Pour la description de la méthode emjjloyée pour ces mesures, voir 1 Eclairage Electrique, 1895, loc. cit.
- du cosinus. Les résultats sont ainsi plus satisfaisants qu’avec les écrans en papier ou en opale.
- » Nous pouvons maintenant décrire les différents appareils lumenmètres en supposant qu’on leur applique des diffuseurs, par transmission ou par réflexion, suivant la loi du cosinus.
- » Les méthodes sur lesquelles ils reposent et que j’ai déjà décrites ailleurs (H) et employées pour l’étude du rendement des arcs électriques (2) peuvent être divisées en trois catégories :
- » 1° La méthode de projection par miroir intégrateur ;
- » 2^> La méthode d’éclairage secondaire intégré par zones diffusantes en forme de cônes ;
- » 3° Enfin la méthode d’intégration de l’éclairement moyen d’un diffuseur sphérique dans lequel on enferme la source de lumière.
- » 1° Lumenmetre à miroir de projection. — Le principe consiste à recueillir le flux lumineux produit par la source, ou une fraction déterminée de ce flux, à l’envoyer par un miroir de projection sous une incidence sensiblement constante (pour éviter les causes d’erreur dues à l’imperfection du diffuseur) sur un écran diffuseur par transmission ou par réllexion, qui éclaire à son tour, sous un angle à peu près constant, un photomètre ordinaire, dont l’écran de comparaison est éclairé d’autre part par une source étalon.
- » L’idéal serait de recueillir ainsi la moitié du flux au moyen d’un projecteur parabolique ou elliptique, en plaçant un petit écran devant la source, puis de refaire l’opération après avoir tourné celle-ci de 180°. Mais on en est empêché, en général, par les variations très grandes du pouvoir réflecteur des miroirs en fonction de l’incidence, même de ceux qui sont construits en verre argenté, les seuls applicables en pratique ; ces variations atteignent 6 à 7 pour 100 entre 0° et 70°.
- » Pour faire disparaître cette cause d’erreur, il suffit, pour toutes les sources qui sont symétriques autour de la verticale, comme c’est le cas ordinaire, de limiter le flux recueilli par le miroir à une fraction seulement de la sphère, en donnant au miroir elliptique
- (') L’Éclairage Électrique, 2 mars et 29 juin 1895.
- (-) Ibid.t 13 février et 20 mars 1898.
- p.74 - vue 75/685
-
-
-
- 14 Janvier 4005.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 75
- ou parabolique la forme cl’une zone de révolution autour d’un axe horizontal, et en entourant la source de lumière d’une sphère opaque munie de deux ouvertures en forme de fuseaux symétriques limitées par deux plans verticaux diamétraux dont l’angle dièdre est, par exemple, de 18°, de sorte qu’on recueille le dixième du flux. Il faudrait dix mesures successives pour étudier rigoureusement tout le flux par partie, mais, en général, une seule mesure suffit ou deux mesures prises à angle droit. Un lumenmètre de ce type a été réalisé, en 1894, avec beaucoup de succès par la maison Sautter-Harlé. Il est en service au Laboratoire Central d’Electricité depuis quelques années. Une ouverture circulaire, ménagée à la partie supérieure de la sphère, permet d’introduire la source de lumière à étudier, suspendue à une alilade graduée. Tout l’appareil est d’ailleurs mobile autour d’un axe horizontal qui permet de le retourner. Le miroir a été taillé suivant les procédés spéciaux brevetés par ces constructeurs pour la fabrication de projecteurs paraboliques. La sphère opaque évite toute lumière parasite dans la salle photométrique.
- « La constante de proportionnalité de cet appareil se détermine une fois pour toutes par un tarage de toute l’installation, de façon à englober dans un seul coefficient les réductions dues à l’absorption du miroir, à la constante de diffusion de l’écran, et même, s’il y a lieu, à la constante du photomètre. On place dans l’appareil une lampe à arc, préalablement étudiée avec soin avec le tracé de la courbe photométrique intégrée par la méthode de Rousseau. Connaissant le flux de cette lampe à un régime donné, il suffit de noter l’intensité lumineuse lue au photomètre ou la position de l’écran photométrique sur le banc photométrique, pour savoir que cette intensité ou cette position correspondent au flux donné. Toutes les autres intensités lues dans la suite n’auront qu’à être multipliées par le même coefficient de proportionnalité pour qu’on connaisse le flux correspondant. Une autre méthode, que J ai employée pour dispenser de la connaissance complète d’une source de lumière, consiste à placer dans le lumenmètre un bec Auer puissant dont on a déterminé l’intensité horizontale, et à limiter par des calottes sphériques
- l’ouverture des secteurs entre deux cercles horizontaux voisins de l’équateur ; on délimite ainsi un angle solide d’émission connu géométriquement et dans lequel l’intensité lumineuse émise par la source est sensiblement égale à l’intensité horizontale connue. On fait une lecture correspondante au photomètre et il suffit de multiplier l’intensité horizontale par l’angle solide pour connaître le flux correspondant à cette lecture et, par suite, le coefficient de proportionnalité. Mais cette opération est rendue assez difficile par la puissance lumineuse assez faible mise en jeu, qui ne donne pas des éclai-rements aussi forts que ceux obtenus dans le fonctionnement ordinaire de l’appareil. La première méthode de tarage paraît donc préférable.
- » 2° Lumenmètre à cône diffusant. — Le dispositif précédent a l’inconvénient d’être coûteux, par suite de la perfection de la taille du miroir (bien qu’on puisse à la rigueur le remplacer par un miroir en verre bombé moins parfait, mais qui peut donner lieu à des divergences exagérées des rayons réfléchis). L’argenture n’est pas inaltérable, surtout quand on chauffe trop le miroir ; enfin et surtout ce dispositif ne se prête qu’à l’étude des sources de lumière à peu près symétriques et de petites dimensions, telles que l’arc électrique (car des sources plus grandes donnent lieu à des rayons trop divergents à la sortie de la sphère opaque).
- » Or, on a souvent besoin de lumenmétrer des sources de 'grand volume et de grande puissance, en particulier, des lampes à arc recouvertes de globes pouvant atteindre de 0,30 à 0,40 m de diamètre, en vue de déterminer l’absorption de ceux-ci. Nous avons donc dû imaginer un autre type d’appareils s’appliquant à des sources de ce genre quand elles sont à peu près symétriques autour de la verticale. Le principe en est analogue, en ce qui concerne l’utilisation d’une fraction connue du flux limitée entre des plans méridiens ; mais le miroir projecteur est remplacé par une zone simplement diffusante, en forme de cône entourant la source de lumière : le cône, formé d’une substance diffusante aussi parfaite que possible (tôle émaillée mate recouverte de la peinture silicatée indiquée ci-dessus), est éclairé directement par la source de lumière et renvoie la
- p.75 - vue 76/685
-
-
-
- 76
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N<> 2,
- lumière diffusée sur un photomètre place aune distance suffisante pour que l’angle d’émission des rayons diffusés puisse être considéré comme sensiblement constant en tous les points de ce cône, ainsi que la distance de ce point au photomètre. Comme la source est de grande dimension, on ne peut limiter l’angle d’émission de ces rayons par une sphère opaque percée de fuseaux comme dans le lumenmètre à miroir, mais on découpe le cône diffusant lui-même en le limitant par deux plans méridiens verticaux. De cette manière, le cône reçoit le flux limité par ces deux plans, le centre de la source (qui est cle révolution par hypothèse) étant placé suivant l’axe vertical de l’appareil ; en effet, les lignes de propagation du flux autour d’une source symétrique suivent les plans méridiens. La surface diffusante présentant la propriété de la loi du cosinus, les variations de l’angle d’incidence sont sans influence, et chaque portion du diffuseur émet, suivant un angle d’émission constant, une intensité lumineuse précisément proportionnelle au flux reçu. En plaçant le photomètre à 7 ou 8 m, on réduit justement cet angle d’émission à une valeur sensiblement constante. L’angle générateur du cône, choisi comme le plus commode pour la construction de l’appareil, et qui supprime en outre tout effet de réflexion parasite éventuelle dans la direction du photomètre, est un angle de 40 degrés. L’angle dièdre embrassé par chaque zone est de 14 degrés. L’appareil est en général disposé 'pour l’étude cl’arcs sous globes de 0,30 au maximum. Les dimensions nécessaires pour l’emploi de globes plus gros varieront proportionnellement aux diamètres maxima de ces globes.
- . » On place le photomètre sur l’axe horizontal de l’appareil et à une distance suffisante en avant du lumenmètre pour que l’écran photométrique reçoive des rayons diffusés de toute la surface des deux secteurs. Grâce à la forme de l’enveloppe extérieure du lumenmètre, aucune lumière directe ne tombe sur le photomètre, ni dans la salle. A la partie supérieure de l’enveloppe est disposée, pour la suspension des lampes à arc dans l’appareil, une potence métallique munie d’un limbe qui détermine les azimuts. Si l’on obture l’un des deux secteurs par un voile noir, on peut étudier la répartition du flux dans une série j
- d’azimuts ; mais, en général, on découvre à la fois les deux secteurs opposés pour compenser, comme dans la méthode de Wedding, les variations dues à la rotation de l’arc autour de ses charbons. On peut pliotométrer, en général, une lampe à arc de cetle manière par une seule lecture ou par deux, en lui donnant un déplacement de 90 degrés au moyen du limbe gradué.
- » Le tarage de l’appareil se fait de la même manière que pour le lumenmètre à miroir, c’est-à-dire au moyen d’un arc déjà étudié par sa courbe photométrique.
- » On remarquera que ce système suppose un écran photométrique fixe, comme c’est, par exemple, le cas des photomètres à œil-de-chat: mais on peut aussi l’appliquer à un photomètre Bunsen si on laisse l’écran du Bunsen fixe et si l’on déplace s mlement l’étalon de comparaison le long du banc photométrique. On peut enfin employer un Bunsen ordinaire à écran mobile, si l’on a beaucoup de lumière, en éclairant par le lumenmètre un écran diffusant secondaire en forme de disque placé à poste fixe à l’une des extrémités du banc photométrique. Mais les deux premiers dispositifs sont préférables parce qu’ils assurent un meilleur éclairement.
- » Cet appareil, spécialement destiné, comme on l’a dit, aux sources de dimensions considérables, présente quelques causes d’erreur qu’il convient de signaler : la suppression de la sphère à fuseaux du type projecteur peut entraîner une erreur sur le fractionnement du flux total par les plans méridiens, lorsque la distribution des rayons n’est pas bien symétrique autour de l’axe vertical ; d’autre part, les réflexions de l’écran sur lui-même contribuent à en accroître l’éclairement total dans une proposition mal déterminée et qui peut être modifiée par la loi de répartition des rayons de la source elle-même et par l’absorption des rayons réfléchis lorsqu’ils rencontrent la source de lumière ou son globe.
- )) Cependant, toutes ces erreurs, cumulées même avec celles qui résultent d’une variation de l’angie d’émission d’un point du cône à l’autre, restent faibles et ne dépassent pas l’ordre de précision assez médiocre (5 à 10 pour 100 au plus) que l’on peut espérer réaliser dans la photométrie de l’arc électrique,
- p.76 - vue 77/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- RE VUE D’ELECTRICITE
- 77
- par suite des variations spontanées de l’intensité lumineuse de l’arc. L’appareil est donc suffisamment proportionné au but à réaliser dans ce genre de mesures. Il ne convient d’ailleurs qu’à l’arc électrique sous globe ou aux sources analogues très puissantes.
- » 3° Lumenmètre sphérique diffusant. — Cette dernière méthode, que l’expérience m’a démontré être la plus pratique dans la plupart des cas, repose sur un principe très simple que j’ai indiqué en 1895 (') et que je rappelle: on place la source à étudier à l’intérieur d’une sphère en substance diffusante homogène, jouissant autant que possible des propriétés d’un diffuseur parfait. Dans ces conditions, l’éclat normal moyen du diffuseur, soit par transparence, soit par réflexion, est proportionnel au flux total de lumière émis par la source.
- » En effet, le flux total F' reçu par la sphère est proportionnel au flux F émis par la source, déduction faite de l’absorption, et donne lieu, par conséquent, à un flux diffusé proportionnel, puisque l’éclat de la surface diffusante est, en chaque point, proportionnel à l’éclairement intérieur.
- » L’éclat moyen, par définition, s’obtient en intégrant l’éclat sur toute la surface de la sphère et en divisant l’intégrale par la surface de la sphère. On a donc, en appelant E l’éclairement intérieur, et k un facteur de réduction, qui tient compte de l’absorption et du pouvoir réflecteur, comme on l’expliquera ci-dessous, i l’éclat du corps diffusant en un point de la surface suivant la normale, K et K' des constantes convenables, les équations évidentes
- îmoy -- KEr
- K
- AE,
- EJs
- /•Erf
- J "S
- KN
- ; S-
- K'F
- Toute la question revient par conséquent à intégrer, d’une manière pratique, l’éclairement moyen. Le procédé différera suivant qu’on prendra l’éclairement de la lumière transmise par le diffuseur ou l’éclairement de la lumière réfléchie. J’ai indiqué la première application seule en 1895.
- » Elle consiste à placer la sphère diffusante, construite en verre opale ou mieux en alba-
- /U L’Éclairage Électrique, loc. cit,, p. 542.
- trine, dans le lumenmètre à miroir décrit ci-dessus, à l’intérieur de la sphère opaque dont on a parlé, et à éclairer par les rayons réfléchis, non pas un écran auxiliaire, mais le photomètre lui-même, placé au foyer conjugué de ce miroir elliptique, dont l’un des foyers est le centre de la sphère. Dans ces conditions, si l’on a soin de modifier légèrement la forme de l’ouverture des fuseaux de la sphère, pour compenser l’effet de la variation de distance des differents éléments du miroir à celle-ci, l’éclairement produit sur le photomètre est l’intégrale des éclairements élémentaires le long d’un méridien de la sphère. Si donc la source est de révolution autour de l’axe vertical, comme c’est le cas ordinaire, on obtient ainsi un éclairement proportionnel à l’éclairement moyen de la sphère et, par suite, au flux lumineux total. Je ne donnerai pas ici le détail de la démonstration, qui est un peu compliquée et pour laquelle je renvoie à mon précédent travail.
- » Cette disposition présente quelque difficulté pour la réalisation d’nn bon écran sphérique diffuseur par transmission, parce qu’on trouve difficilement des globes présentant des épaisseurs uniformes; en outre, l’intégration par miroir elliptique est une sujétion gênante; elle n’est exacte que si la source est de révolution et placée dans l’axe vertical de l’appareil.
- » Mais on modifie fort heureusement ce principe du diffuseur sphérique, en utilisant la réflexion diffuse au lieu de la transmission; en ayant soin naturellement d’occulter la lumière tombant directement sur une petite plage de la sphère diffusante, l’éclairement résiduel que celle-ci reçoit par la seule diffusion des parois environnantes (à condition que cette diffusion ait lieu suivant la loi de Lambert) est justement proportionnel au flux total et constitue par conséquent l’intégrale cherchée de l’éclairement moyen.
- » Cette propriété est facile à établir de la manière suivante : comme on l’a dit plus haut, l’éclairement moyen de la sphère produit par la source lumineuse est proportionnel au flux lumineux lui-même, quelle que soit du reste la position de la source dans la sphère. En effet, si l’on appelle I l’intensité lumineuse suivant une certaine direction, et r la distance de la source à un élément ds de la paroi ren-
- p.77 - vue 78/685
-
-
-
- 78
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T; XLII. — N° 2.
- contrée suivant cette direction, l’éclairement direct de cet élément infiniment petit de surface est donné par l’expression connue
- en appelant « l’angle d’incidence des rayons sur l’élément ds. Soient un autre élément ds' en un point quelconque de la sphère, et ah la ligne qui joint les centres des deux éléments, P et y, les deux angles de cette ligne avec les normales aux éléments ds et ds’ (dans une sphère j3 et y sont égaux).
- » La plage ds' recevra de ds un éclairement proportionnel à celui e de ds et représenté, en vertu de la loi de Lambert, par l’expression
- „ eds X cos/3 cosy_eds
- ^ D* *
- en appelant D le diamètre de la sphère. En intégrant une expression de ce genre, qui est indépendante de la position de ds' pour la sphère tout entière, on voit que l’éclairement parasite ep de chaque élément, provenant d’une réflexion diffuse sur la sphère, est proportionnel à l’éclairement moyen de cette sphère et, par conséquent, en vertu de ce qui précède, est proportionnel à l’intensité moyenne sphérique ou au flux lumineux total. D’autre part, chaque élément produit un éclairement uniforme de la sphère, comme le montre l’équation qu’on vient d’indiquer, les réflexions parasites auront alors seulement pour effet d’accroître l’éclairement de toute la sphère proportionnellement à l’éclairement moyen produit directement par la source ; l’éclairement moyen sera donc en définitive proportionnel au flux. Si l’on appelle a la perte par absorption subie par la lumière au contact des parois de la sphère, on peut préciser ces conditions par les équations suivantes (qui constituent, je crois, une façon nouvelle de traiter le problème de l’éclairement de l’enceinte).
- » Soient :
- e, l’éclairement direct de la plage ds ;
- e', son éclairement parasite ;
- E,l’éclairement total;
- i, l’éclat intrinsèque suivant la normale à ds.
- » Ecrivons d’abord que le flux absorbé par les parois de la sphère est égal au flux lumineux fourni par la source
- Puis la valeur de E,
- (5) E = e + «’=t +
- )) Il nous reste à déterminer i en fonction de l’éclairement E ; il suffît de remarquer que le rayonnement total de ds, égal, comme on le sait, à iri, doit être égal au flux de lumière reçu par éclairement, diminué de la portion perdue par absorption ; donc
- 7Tt = (i — rt)E,
- d’où
- .__(1 — a)E
- 77
- » fin substituant dans (5), il vient
- = ? + ÎSr/“*-
- ou, en tenant compte de (4),
- (6)
- E — — + ---------- F
- 7-2 T" fl7rD2 r ’
- (7)
- — V__
- — a7rD2
- ce qui revient à faire dans la relation générale (1)
- a
- Cette dernière expression représente l’éclairement parasite en tout point de la sphère, quand on intercepte les rayons directs en ce point.
- » La valeur de a, coefficient d’absorption, importe peu ; il suffit de dire qu’en pratique elle s’écarte peu de la valeur o, 1. Les équations ci-dessus montrent qu’il y a proportionnalité de l’éclairement en un point quelconque de la sphère diffusante au flux total, pourvu qu’on supprime l’éclairement direct sur la plage considérée ; cela est facile à l’aide d’un petit écran obturateur, qu’on interpose entre la source lumineuse et la plage d’épreuve, à condition que la source ne soit pas trop volumineuse et que la surface de l’écran soit négligeable par rapport à celle de la sphère. D’ailleurs, pour réduire autant que possible l’influence perturbatrice de l’écran et des organes de la lampe qui pénètrent à l’intérieur du lumenmètre, on doit recouvrir ceux-ci d’une peinture blanche diffusante analogue à celle de la sphère.
- » Au lieu d’un globe de verre, qu’il est tou-
- (4)
- a fEds — F.
- p.78 - vue 79/685
-
-
-
- 14 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 79
- jours difficile d’obtenir parfaitement sphérique, et dont les dimensions sont forcément limitées à environ 0,40 m., j’emploie une sphère en tôle de fer on de cuivre, exécutée par emboutissage, en deux calottes hémisphériques, qui peuvent se séparer aisément pour visiter et nettoyer l’intérieur de l’appareil. Cette sphère est recouverte intérieurement tout d’abord d’un émail fixe, puis de couches de peinture au silicate et à la craie comme les autres lumenmètres; elle est munie d’une ouverture circulaire de 5 cm. de diamètre environ, portant un tube de lunette dans lequel est enchâssée la plage d’épreuve, formée d’un verre opale bombé et dépoli ayant le même rayon de courbure que la sphère; un diaphragme extérieur limite avec précision la dimension agissante de ce verre opale par rapport au photomètre et permet de réduire plus ou moins cette action en réduisant le diamètre du diaphragme. L’éclairement produit par cet élément diffusant sur un photomètre placé à une distance invariable mesure, à une constante près, le flux de lumière total émis dans la sphère, quelle que soit la position de la source de lumière dans celle-ci.
- Le petit écran intérieur, formé d’un rectangle de tôle également émaillé en blanc, est fixé à l’extrémité d’une tige verticale qui coulisse dans une monture placée au-dessous de la calotte inferieure et solidaire du pied de l’appareil ; on peut régler facilement la position de cet écran en hauteur et en orientation, et le remplacer au besoin par un autre de dimensions proportionnées à celles de la source à étudier. 11 est désirable, dans tous les cas, que l’angle sphérique qu’il sous-tend, et ayant le centre de la source comme sommet, soit aussi petit que possible, et, dans ce but, il y a intérêt à donner à la sphère un diamètre aussi grand que possible ; on diminue également de cette manière l’influence nuisible des occultations produites par les tiges des lampes. C’est ainsi que nous sommes conduits à construire des sphères de 83 cm. de diamètre. Il serait même désirable d’employer des diamètres encore plus grands, si la construction des sphères embouties ne devenait pas très difficile au delà de 1 m. de diamètre. Je conseille alors d’établir une salle d’épreuve, grande comme une chambre et de forme sphérique (3 m à 3.50 m. de diamètre) en construisant dans une
- pièce carrée tout un habillage intérieur en latte et en plâtre, maintenu rigide par des méridiens en treillis de cornières et fers méplats (ou en bois analogues), et accessible par des ouvertures ménagées en haut et en bas ; on pourra, dans une sphère de ce genre, lumenmétrer avec précision, non seulement des sources de petites dimensions, comme les arcs et les grosses lampes à incandescence par le gaz, mais encore des lampes sous globes ou de grosses sources lumineuses de type quelconque.
- « Il convient seulement de remarquer, d’après la formule (7), que l’éclaireinent de la plage photométrique est inversement proportionnel au carré du diamètre de la sphère et que les dimensions de celles-ci doivent donc être proportionnées aux intensités lumineuses des sources que l’on désire étudier, si l’on ne veut pas manquer de lumière pour les lectures photométriques. A ce point de vue, les diamètres de 0,50 m. à 0,80 m. peuvent être adoptés pour l’étude des lampes à incandescence, tandis qu’ils sont plutôt trop faibles pour l’étude des lampes à arc. On dispose heureusement, pour réduire la lumière agissant sur le photomètre, du diaphragme indiqué ci-dessus ; on peut aussi employer des verres d’opacité différente, grâce au système de montage de ceux-ci dans une lunette qui les rend facilement interchangeables.
- « L’ensemble des deux calottes hémisphériques est supporté par un trépied métallique qui permet d’introduire des lampes à gaz ou à incandescence, si on le désire, par une ouverture inférieure, de façon que l’appareil soit d’un emploi universel. Les calottes supérieure et inférieure, munies d’ouvertures convenables, sont interchangeables et permettent l’introduction facile de toutes espèces de lumière par le haut ou par le bas de l’appareil ; des obturateurs également émaillés permettent de fermer plus ou moins ces ouvertures de façon à éviter les pertes de lumière.
- « Le tarage de l’appareil se fait en une seule opération, de façon à englober dans une seule constante tous les effets de la diffusion intérieure, de la diffusion par le verre opale, des pertes dans le photomètre, etc. Il suffit d’introduire dans l’appareil une source dont le flux lumineux soit connu par le tracé préalable de
- p.79 - vue 80/685
-
-
-
- 80
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. -• N° 2.
- ma courbe photométrique. Plus simplement, dans les lumenmètres de petites dimensions, on peut introduire une lampe à incandescence à fila ment rectiligne vertical, de grosse section, dont on a mesuré préalablement l’intensité maxima dans le plan horizontal. En effet, le flux d’une lampe de ce genre exprimé en lumens, est exactement égal numériquement à n2 fois l’intensité lumineuse maxima exprimée en bougies décimales L
- « Le lumenmètre sphérique peut être employé avec n’importe quel photomètre, notamment avec le Bunsen, puisque sa plage d’épreuve peut servir de source secondaire ; il subit de la placer à l’extrémité du banc photométrique. Son emploi est également très facile avec les photomètres destinés aux mesures d’éclairement, notamment le photomètre universel imaginé par l’auteur avec la collaboration de M. Broca.
- « Avec ce dernier appareil, s’il y a trop peu de lumière, on peut supprimer l’écran ordinairement employé, en appliquant Lun de ses tubes contre le verre opale du lumenmètre qui en tient alors lieu.
- « Un avantage du lumenmètre sphériquediffusant, c'est qu’il diminue beaucoup les variations apparentes de lumière au cours des mesures photométriques sur l’arc électrique, car les rotations de l’arc, si gênantes habituellement, ne modifient pas sensiblement le flux lumineux total, ce sont seulement les variations de celui-ci qui se font sentir.
- « Comparaison de -divers appareils an point de vue applications. — On peut être embarrassé de choisir entre les différents appareils qu’on vient de décrire, et qui semblent tous destinés au même but. En réalité, chacun d’eux présente des avantages et des inconvénients, et il est désirable d’en avoir plusieurs différents à sa disposition suivant les applications.
- « Les appareils à miroirs multiples sont ceux qui conviennent le mieux quand on veut connaître non seulement le (lux total, mais sa
- (') Cf. Eclairage Electrique, 1895.
- loi de répartition (sous les réserves faites plus haut) ; aussi conseillerais-je à tout laboratoire photométrique d’avoir un grand appareil à deux miroirs tournants (Wedding ou Laporte) pour l’étude des arcs, et un appareil à miroirs polygonaux (Blondel, Matthews ou Russell-Léonard) pour l’étude des lampes à incandescence, des arcs à feux nus, des brûleurs à gaz, etc.
- « Pour la mesure rapide des flux totaux, le meilleur système est le lumenmètre à sphère diffusante de 0,80 m. de diamètre autant que possible, pour les lampes à incandescence et toutes les sources de petites dimensions, de 0,80 m. pour les lampes à arc à tiges multiples, et enfin de 3 m. environ pour lampes à arc sous globe ou sources de lumière très volumineuse.
- « L’appareil à cône diffusant peut être employé également pour ces sources volumineuses, si l’on ne veut consacrer une salle tout entière à la construction d’une sphère de grand diamètre, mais il ne donne qu’une solution moins parfaite.
- « L’emploi de ces divers appareils commence à se répandre dans les laboratoires électrotechniques ('). Le lumenmètre à miroir elliptique, après avoir été en service pendant plusieurs années dans mon laboratoire, est employé, comme je l’ai dit, au Laboratoire Central de Paris concurremment à l’appareil de M. Laporte et à un lumenmètre sphérique qui a été récemment offert au Laboratoire. Le lumenmètre sphérique et le lumenmètre à cône sont employés dans les laboratoires de l’usine municipale des Halles, de l’Institut Montefiore, des Instituts électrotechniques de Grenoble, Nancy, etc.
- « Aux Etats-Unis, les mésophotomètres de Matthews ont trouvé depuis deux ans une grande faveur, particulièrement l’appareil pour lampes à incandescence.
- A. Blondel. (*)
- (*) Le lumenmètre sphérique et le lumenmètre à cône diffusant sont construits industriellement par MM. Dobkévitch et Establie, qui les ont réalisés d’après mes dessins.
- Le Gerant: A. Bonnet.
- SENS.
- LMIMUMEiUE MIDI AM, I, ffUF, DE LA BEUTAUGHE
- p.80 - vue 81/685
-
-
-
- Samedi 31 Janvier 1905.
- 13° Année. — N° 3.
- Tome XLII
- }\=d
- ciairage Electrique ffl,
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPIV1ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. IŸI0NN1ER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- LE PHÉNOMÈNE DE L’ELECTROLYSE
- FORMULES DES RÉSISTANCES ÉLECTROLYTIQUE ET ÉLECTRIQUE
- Conductibilité électrolytique. — Le couple électrochimique. — Loi d'Ohm. — Loi de Joule. — Caractère additif de la force électromotrice. — Influence de la viscosité SUR LA CONDUCTIBILITÉ. INTRODUCTION DE LA PÉRIODE DE VIBRATION DES IONS ;
- DE LA VITESSE DE PROPAGATION DE L’ONDE ÉLECTRIQUE ET DE SA LONGUEUR d’oNDE. La
- Polarisation des électrodes. Conductibilité électrique. — Effet Peltier. Effet Thomson. — Le couple électrothermique. — Caractère additif de la force électromotrice DE CONTACT : LOI DE BECQUEREL. - INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE ET DE LA
- LUMIÈRE SUR LA CONDUCTIBILITÉ DES ÉLECTROLYTES ET DES NON-ÉLECTROLYTES.
- L’expérience montre que lorsqu’on détermine l’abaissement moléculaire du point de congélation des solutions dans l’eau de la plupart des sels minéraux, on trouve des valeurs anormales, plus grandes que celles qui correspondraient à la loi de Raoult. C’est ainsi que l’azotate de potassium, par exemple, provoque un abaissement du point de congélation de sa solution aqueuse 1,75 fois plus grand que celui produit par le sucre, à concentration moléculaire égale. Ce même coefficient d’anormalité se retrouve d’ailleurs quelle que soit la méthode de détermination du poids moléculaire que l’on adopte, et, avec M. de Vries, on peut l’appeler coefficient isotonique.
- L’hypothèse d’Arrhénius explique ces anomalies particulières aux solutions bonnes conductrices du courant électrique, en supposant une partie des molécules dissoutes décomposées en des fragments moléculaires spéciaux les « ions ». L’ionisation est donc une dissociation moléculaire électrochimique. Cette hypothèse éclaire d’un jour nouveau la question des solutions aqueuses, et l’expérience vient lui apporter une confirmation très nette dans la vérification de ses conséquences.
- p.81 - vue 82/685
-
-
-
- 82
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- Un fait jusqu’alors inexplicable était la valeur commune de la chaleur de neutralisation en solution aqueuse des bases par les acides. Ce lait s’explique maintenant d’une manière très simple avec l’hypothèse d’Arrhénius.
- La chaleur de neutralisation d’une base énergique par un acide fort eu solution suffisamment diluée pour que l’ionisation soit pratiquement totale, n’est en effet pas autre chose que la chaleur de formation de l’eau aux dépens de ses ions, si nous interprétons le phénomène à l’aide des réactions suivantes, en prenant, par exemple, l’acide azotique et la soude :
- Réaction pondérale : Az03H x NaOH = Az03Na -f- H20.
- + — + — T — ~r
- Réaction interprétée : (H) —}— (AzO3) -j- (Na) -j- (OH) = (Na) -j- (AzO)3 -j- H20, c’est-à-dire, en fin de compte :
- + —
- (H) + (OH) = H20.
- Ainsi la nature de l’acide et celle de la base n’ont aucune influence sur la chaleur dégagée dans leur neutralisation réciproque, pourvu que leur état d’ionisation, ainsi que celui du sel formé, soit pratiquement totale, ou tout au moins comparable, dans les conditions de l’expérience.
- Au contraire, en opérant dans un milieu non ionisant, la chaleur de neutralisation doit varier avec la nature de l’acide et celle de la base.
- L’expérience vérifie ces deux conséquences de la théorie.
- EXPÉRIENCES ü’oSTWALD Q)
- Chaleur de neutralisation des bases par les acides en solution aqueuse diluée : milieu ionisant.
- ACIDES BASES * CHALEUR DE NEUTRALISATION POUR UNE MOLÉCULE d’eAU FORMÉE A PARTIR DE SES IONS
- • Calories.
- Chlorhydrique. Soude. ' 13,7
- Bromhydrique, » ch;
- Iodhydrique. » h;
- Azotique. » i.y-
- Chlorique. )) 13,8
- Bromique. )) i3,8
- Iodique. » 13,8
- Perchlorique. » i b i
- Chloroplatinique. )) 27,2 2 X 1 3,6
- Hyposulfurique. )) 27, 1 2 >.
- Chlorhydrique. Lithine. 13,7
- » Potasse. 13,7
- » Baryte. 27,8 -- 2 X 13,'.)
- » Strontiaue. 27,0 2 X I 3,8
- )) Chaux. 27,1)-—2X i3,<j5
- Chlorique. Baryte. 28, 1“ : 2 X 1 bOO
- Hyposulfurique. )) 27,8 = 2 X i3.‘d
- Ethylsulfurique. » 27,6 =: 2 X 13,8
- Chlorhydrique, Hydrate de tétréthylam-
- monium. i3,8
- » Hydrate de platinodia-
- mine. 27/1 2 X *3,7
- » Hydrate de tFiéthylsulfine. l‘6,l
- (') Ostwald, Zeitschrift für Physikalische Ckemie, 3, *>88.
- p.82 - vue 83/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 83
- EXPÉRIENCES DE VAN DEVENTER ET REICHER (')
- Chaleur de neutralisation en milieu ionisant et en milieu non ionisant.
- CHALEUR DE NEUTRALISATION AVEC I.A SOUDE
- En solution aqueuse. En solution alcoolique.
- ACIDES 'Milieu ionisant.) ( ialories. (Milieu nou ionisant.) Calories.
- Cldorliydriq-ie . 13,7 I I ,‘2
- Bromhydrique 13,^ •2,4
- Iodlmbique 13, ^ I 1,2
- Acétique- • 3,4 Quantité constat).e en milieu ionisant. 7’3 Quantité variable en milieu non ionisant.
- D’après des mesures de conductibilité électrolytique, toutes ces substances sont en solution suffisamment, diluée pour que l’ionisation soit de 85 à 94 °/0.
- Il résulte de ces expériences que la chaleur .moyenne de neutralisation d’une base par un aride dans ces conditions, est de 13,7 calories ; c’est donc, eu m.ême temps, la chaleur de formation de l’eau à partir de ses ions. Arrliénius (2), en tenant compte du fait que Lionisation est incomplète, donne une correction qui ramène -cette valeur à 13,5 calories.
- D’un autre côté, d’après la réaction interprétée ci-dessus, la neutralisation effectuée en solution aqueuse diluée a eu comme résultat la disparition des deux ions de l’eau. L’expérience montre qu’il se produit une dilatation de volume, indépendante de la nature de.l’acide et de celle de la base, comme le prévoit la théorie, si l'on opère en milieu ionisant; fonction, au contraire, de la nature de Eaeide et de celle de la base, si l’on opère en milieu non ionisant.
- Expériences d’Ostwald P.
- NATiJKK UE L ACIDE
- AUGMENTATION DE VOLUME DAII NEUTRALISATION
- Ex pert cru e.
- AzO-ll. ................................
- HCL................ . ..................
- HBr.....................................
- HI......................................
- t ontre- E.rpérience.
- Acide acétique ..........................
- Acide monocbioroacétique.................
- Acide diehloroacétique...................
- Acide tricbloroacétique..................
- avec KO II ! avec NaOH
- cm3 cm3
- 20, 1 il),8
- iq,.'. il), 2
- 1 OA» •D»3
- 10,8 il),6
- «),:> 9,3
- 10, u 10,6
- • 3.0 12,7
- >7,4 •70
- Ces acides de la contre-expérience ont des constances cryoscopiques sont rangés par ordre d’ionisation croissante, d’après des mesures de électfiq ue.
- normales ; ils conductibilité
- (') Zeitschrift für Physikalische Chemie : 5,177 et 8,53(5.
- Zeitschrift für Physikalische Chemie, 4,96.
- (,!) Journal für praktisclie Chemie (2), 48,328.
- p.83 - vue 84/685
-
-
-
- 84
- L’ECLAIRAGE E L E C T R 1 Q U E
- T. XLII. — N® 3.
- Ou peut remarquer que ees expériences portent en elles un autre résultat non moins convaincant pour l’ionisation : aussi bien dans l'expérience que dans la contre-expérience, toutes les valeurs pour KO 11 sont égales à celles correspondantes de NaOll augmentées de la quantité constante : 0,3 cm3.
- Cette constance daiis une différence qui fait la part des variations dues à une ionisation plus ou moins prononcée des acides, montre que KOII est plus complètement ionisée que NaOH à'la même concentration moléculaire de ces expériences. En conséquence, à concentrations moléculaires égales, et tout au moins pour les solutions étendues, la potasse doit être un peu meilleure conductrice du courant (pie la soude.
- GRAPHIQUE
- Les mesures expérimentales suivantes, interprétées dans le graphique ci-dessous, montrent, en effet, que la potasse est moins résistante que la soude à concentration moléculaire égale (par exemple 1 molécule-gramme par litre : NaOH =40; KOïl 56) ;
- Résistance spéc/fj^ue de/a Rotasse etde/a soude'en so/utwn açrueusc
- Potasse' Soude f
- ® Résultat direct del'expérience
- — —
- C'en centration
- bien (pie la potasse soitjplus résistante que la soude pour une même concentration absolue, jusqu’à 10% environ de concentration de l’alcali caustique.
- On déduit de ce graphique :
- Résistance électrique de la potasse, pour i molécule-gramme par litre 0,(3%) : 0,545.
- — soude — — (4%) : 0,61G.
- p.84 - vue 85/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- R E V UE D’ELECTRICIT E
- 85
- Résistance spécifique de la potasse, d’après Kohlrausch.
- de en TENEUR la solution centièmes. POIDS SPÉCIFIQUE à l5» G. RÉSISTANCE EN OHMS à 180 G. d’une colonne de la solution ayant 1 dm. de long et 1 dm2 de section. DIMINUTION DE I.A RÉSISTANCE par degré centigrade, en centièmes.
- - 4,2 1 ,o382 0,6873 1,88
- 8,4 1,0777 o,3697 1,87
- 13,6 1.1177 0,2676 1,89
- 16,8 1,! 588 0,220g ',9^
- 2 1,0 1,2088 0,1972 * 2,00
- 25,2 1,2439 0,1864 2,10
- 29,4 1,3oo8 0,1854 • 2,22
- 33,6 1,3332 0,192g 2,37
- 37,8 1,38o3 0,2104 2,58
- \ 42,0 i,4298 0,2392 2,84
- Résistance spécifique de la Soude cl’après Kohlrausch.
- TENEUR de la solution en centièmes. POIDS SPÉCIFIQUE à I 5" G. RÉSISTANCE EN OHMS à 180 G. d'une colonne de la solution ayant 1 dm. de long et 1 dm2 de section DIMINUTION DE LA RÉSISTANCE par degré centigrade, en centièmes.
- 2, r> I ,0280 6,9268 1,95
- 5 i ,o568 o,5ii3 2,02
- 10 1,1131 0,3223 2,18
- 1 r> 1,1700 o,29o8 2,5o
- 20 1,2262 o,3o8i 3,01
- 2") 1,2826 0,3710 3,70
- 3o 1,3374 o,4986 4,5o
- 35 1,3907 0,6696 5,54
- 4o i,442i 0,8671 6,52
- 41 i,4615 0,9484 6,95
- Réciproquement, si l’on peut faire apparaître les deux ions de l’eau, le phénomène doit s’accompagner d’une contraction, égale en valeur absolue à la dilatation précédente. Ce résultat peut s’obtenir pratiquement en faisant réagir un acide et une base faibles, par suite peu ionisés, qui donnent naissance à un sel ionisé, comme dans la réaction de l’acide butyrique sur l’ammoniaque :
- — +
- C''H802 + AzH3 = (G WO2) -f- (AzH«).
- Cette réaction s'accompagne, en elï'et, d’une contraction de 1.8cm3, 65. La concordance’ est très-nette.
- Ainsi, la formation ou la disparition de 1 ion-gramme par litre s'accompagne d’une contraction ou d’une dilatation de 10 cm3 en chiffres ronds, et le sens du phénomène indique clairement que les ions doivent posséder des charges électriques contraires.
- Mais quelle est l'importance réelle de l’ionisation? Ostwald (*) la détermine et dorme en meme temps une loi de la dilution, en écrivant l’équilibre chimique du système :
- (Ion) -(- (Ion) — Electrolyte non ionisé.
- Ceci, équivaut, d’après ce que nous avons établi (2), à dire que la combinaison s accomplit jusqu’au point où l’énergie potentielle du système est minimum. Ainsi, le
- (*) L'Eclairage Electrique, 1903. Vol. XXXIV, n° 5, p. 152. (2) Zeitschrift für Physikalische Ghemie, 2, 278.
- p.85 - vue 86/685
-
-
-
- 80
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 3.
- lait de Tionisation n’est qu’une manifestation de la grande loi naturelle de la tendance au minimum de l’énergie potentielle, tendance qui se réalise dans tout système libre. Il n’est donc nullement pénible de concevoir l’existence simultanée d’ions libres, avides cependant les mis des autres : les phénomènes de l’équilibre chimique nous ont d’ailleurs familiarisés avec ce fait.
- D’autre part, si l’on admet, conformément à cette théorie, que la conductibilité des électrolytes n’est due qu’à la présence des ions, et que l’on détermine ainsi par des mesures directes de la conductibilité électrique le taux de Tionisation d’un électrolyte dont on fait varier la concentration, ces mesures montrent, en effet, que la conductibilité moléculaire ainsi déterminée croît avec la dilution, au fur et à mesure que s’accentue l’ionisation, comme le manifestent les expériences suivantes de Kohlrauseh sur des solutions d’azotate de potassium, à 18°C.
- Conductibilité moléculaire de Vazotate de potassium, à 180 C.
- NORMALITÉ : 3 , I , I 1 , 1 1 1
- 2 10 20 33,3 IOO 166,7 5oo I OOO 1667 5 000 roooo 16667 00000
- Conductibilité moléculaire : y. -= 57,2 7r>>2 86,9 o3,7 106,6 I I J,2 n4 "7.3 1 18 1 Ml ' MW) 120,ÿ 122 119,8 13 1,5
- La conductibilité moléculaire, ,« est rapportée au mercure à o° G et multipliée par ioT. — L’ionisation est pratiquement totale pour /Jt^o ^=122
- Mais ces mesures ne s’accordent avec la loi de la dilution d’Ostwald que dans le cas d’acides et de bases faibles, dont l’ionisation aux concentrations ordinaires n’est pas considérable, et que l’on appelle, pour cette raison, des « demi-électrolytes », tandis qu’il y a désaccord dans le cas des acides forts, des bases énergiques et de leurs sels, qui sont plus particulièrement des « électrolytes ».
- Quoi qu’il en soit, voici comment la conductibilité moléculaire peut se rattacher à la loi de la dilution d’Ostwald.
- La loi de l’équilibre chimique entre les ions et l’électrolyte dans le système :
- (H) + (OH) <— H20,
- se traduit par l’expression :
- en appelant :
- C,-=la concentration des ions de même espèce,
- C,. = la concentration de l’électrolyte non ionisé.
- Si, d’autre part, on appelle :
- w = Ia conductibilité moléculaire correspondant à une concentration donnée; w3°=la conductibilité moléculaire correspondant à l’état d’ionisation totale de l’électrolyte ;
- le rapport définit la fraction ionisée de l’électrolyte, en admettant que dans un électrolyte la conductibilité 11e soit due qu’aux ions libres.
- p.86 - vue 87/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 87
- Si donc, au moment considéré, I molécule-kilog est contenue dans V mètres-cubes, ou I molécule-gramme dans V litres, on a, par conséquent:
- mol. kg
- (J I
- * u.co Vm3
- Ce
- et l’expression précédente devient :
- C/2
- mol. kg
- J \rm3
- -T
- : constante-
- G.ç /J-^o (/A^O -- fl) V
- L'expérience vérifie cette relation dans le cas de l’acide chloroacétique (1).
- Expériences de Vont Hoffet Reicher sur l’acide chloroacétique. Température : i4°,i C
- Y U — observé. — calculé. y.oo
- 20 51 ,(> 0,166. 0, i63
- 200 1 32 o,4:î3. o,43o
- 00 0 170 0,547 o,543
- 20(10 201 ' 0,806 0,801
- 4 080 27/1 0,881 0,880
- 10100 2«).) 0,9-48 0,9.44
- 20;00 3oo 0,963 o,971
- 250 o j 1 1,000 1,000
- Au contraire, dans le cas des acides forts, des bases énergiques et de leurs sels, cette relation ne se trouve pas vérifiée par l’expérience. On n’a pu établir pour ces électrolytes qu’une relation empirique (2) qui donne cependant assez exactement la loi de variation de la conductibilité moléculaire avec la concentration :
- G,2
- ^constante,
- au lieu de :
- ç?
- G,
- = constante.
- Voici une série d’expériences sur l’azotate d’argent qui vérifient cette relation empirique. On ne saurait cependant la généraliser, en l’absence de toute base théorique, d’autant plus que la quantité que l’on devrait trouver constante, varie au contraire d’une manière continue, très nettement mise en évidence dans le tableau expérimental suivant :
- 0) Van’t Hoff et Reicher, — Zeitschrift für Physikalisçhe Chemie, 2,281. (-) Rudolplii. — Zeitschrift für Physikalisçhe Chemie, 17,385.
- Van’t IIolï. — — — — 18,301.
- Kohlrausch. — — — — 18,661.
- p.87 - vue 88/685
-
-
-
- 88
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- Expériences sur l’azotate d’argent.
- Température : 25° G.
- v y- „:i - : = constante (?)
- fJ.ZXD fJLCXI —/*)2\
- 16 0,8283 L11 1
- 32 0,8748 ,,16 \y
- 64 0,8993 i,°6 |
- 128 0,9262 1,07 j
- 256 0,9467 1,08 |
- 512 0,9619 1 ,°9 V
- Pour les électrolytes bien caractérisés, et principalement pour les acides forts mono-basiques, les bases énergiques mono-acides et leurs sels, l’ionisation calculée d’après des mesures de pression osmotique ou de résistance électrique, est pratiquement totale dès que la dilution est suffisamment prononcée, comme le montrent les chiffres suivants (4) : l’ignorance de la loi exacte de dissociation n’est donc plus un obstacle, pour de faibles concentrations, puisqu’on peut pratiquement admettre une ionisation totale.
- Taux de la dissociation à 18° C.
- Concentration =de molécule-gramme par litre.
- Acide fort monobasique...............................
- Bases fortes monoacides..............................
- Sels des précédents .............. ...... ...........
- Sels d’acides forts bibasiques, ou de bases fortes biacides. Sels d’acides bibasiques et de bases biacides........
- HCl..................................... 94 %,
- i KOH.................................... g3 >
- ( NaOH................................... 90 »
- / KC1.................................... 86 »
- ) Az03K................................. 85 »
- NaCl.............................: .... 84 »
- l Az03Na................................. 84 »
- ( S04Na2................................ 69 »
- ( BaCl2............................... ^5 »
- i S04Mg................................. 45 »
- } SO'-Cu................................ 39 »
- Résistance spécifique de l’acide chlorhydrique en solution aqueuse, d’après Kohlrausch.
- TENEUR de la solution en centièmes. POIDS SPÉCIFIQUE à i5° C. RÉSISTANCE EN OHMS à 180 C. d’une colonne de la solution ayant 1 dm. de long et 1 dm2 de section. DIMINUTION DE LA RÉSISTANCE par degré centigrade, eu centièmes.
- 5 1,0242 . 0,2554 i ,5()
- 10 1,0490 0,1598 1,57
- i5 1,0744 0,1352 1,50
- 20 1,1001 0,1323 1,55
- 25 1,1262 0,1394 .,54
- 3o 1. i5a4 0,1 52 2 1,53
- 35 1 ;1115 0,1704 I ,52
- 4o 1,2007 0, i955 »
- L’acide chlorhydrique, au maximum de conductibilité, constitue le moins résistant de tous les électrolytes.
- (!) Van’t Hoff. — Leçons de Chimie Physique, II, p. 66.
- p.88 - vue 89/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 89
- Résistance spécifique de l’acide sulfurique, d’après Kohlrausch.
- TENEUR de la solution en centièmes. POIDS SPÉCIFIQUE à i5° C. RÉSISTANCE EN OHMS à 18° G. d’une colonne de la solution ayant 1 dm. de long et 1 dm2 de section. DIMINUTION DE LA RESISTANCE par degré centigrade, en centièmes.
- i ^ » 2>I99 1,12
- 2,5 1,0161 0,9249 1,15
- 5 1 ,o33i o,4833 G21
- IO 1,0673 0,2574 1,28
- i5 i,io36 0,1855 i,36
- 20 1,14 o,i544 i,45
- 25 1,1807 0,i4o6 1,54
- 3o - 1,2207 0,i365 1,62
- 35 1,262.5 0,1392 i,7°
- 4o 1,3o56 0,1483 1,78
- 45 1,35o8 0,i636 1,86
- 5o 1,3984 0,1866 1,98
- 55 1,4487 0,2204 2,01
- 6o 1,5oig 0,2705 2,i3
- 65 1,5577 o,3466 2,3o
- 7° 1,6146 0,4679 2,56
- 75 1,6734 o,663g G91
- 78 » 0,8147 3,23
- 80 1,7320 o,9i4i 3,49
- 81 > 0,9577 3,59
- 82 > 0,9962 3,65
- 83 > 1,021 3,69
- 84 » 1 ,o3i 3,69
- 85 1 >7827 i,o3o 3,65
- bG > 1,018 3,57
- 87 » °>9993 3,4g
- 88 » °>9775 3,3g
- 89 i» 0,9568 3,3o
- 90 1,8167 0,9887 3,20
- 91 » 0,9230 3,o8
- 9 2 o,915g 2,g5
- 98 » 0,9213 2,85
- 9^ » 0,9424 2,80
- 95 i,8368 0,9847 2,79
- 98 >> 1,066 2,80
- 97 1,8390 1,268 2,86
- 99,4 i,8354 11,8 4,oo
- Le désaccord que l’on trouve entre les mesures de la conductibilité électrolytique des solutions salines et celles de leur pression osmotique doit être interprété en ce sens que la conductibilité électrolytique est, en effet, due aux ions, et c’est la loi de Faraday, mais que d’autres facteurs interviennent dans ce phénomène, comme nous le verrons plus loin : la constante d’attraction des charges électriques, et la période de vibration des ions.
- A titre d’indication, disons que d’après la conductibilité de l’eau aussi pure que possible, Kohlrausch et Heydwiller (*) ont trouvé qu’il y avait, à 25° C : 1,05 Xi 10-7 X 18 gr. d’eau par litre à l’état dissocié, valeur qui concorde d’ailleurs parfaitement avec celles déterminées par d’autres méthodes et d’autres expérimentateurs.
- (A suivre). Georges Rosset.
- Ingénieur des Arts et Manufactures.
- P) Zeitschrift für Physikalische Chemie, 14, 317.
- p.89 - vue 90/685
-
-
-
- L’É;CLA1RAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. -- N» 3.
- 90
- L’INSTALLATION ELECTRIQUE 1)E LA STAMPERIA LOMBARDA.
- L’installation électrique récemment inaugurée à la teinturerie et imprimerie sur étoiles
- Fig. 1
- de la Stamperia Lombarda, à Novare, est Tune des plus intéressantes en ce genre. Le cou-
- p.90 - vue 91/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- 91
- REVUE D’ÉIÆ'CTRICITÉ
- nuit est fourni par la centrale hydro-électrique de Fars à (fig. I et 2), située à 35 km. de l’usine. L’énergie hydraulique de la station Centrale est empruntée au Quintino Sella,
- rivière de 20 km. de longueur, qui est une dérivation du grand canal Cavour.
- Le Quintino Sella possède une section trapézoïdale avec 10 m. de largeur intérieure,
- p.91 - vue 92/685
-
-
-
- 92
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- et 2,4 de hauteur. La profondeur normale de l’eau est de 2 m., le débit disponible varie de 22 à 28 m.3 et la chute utile est de 2,2 m.
- La dérivation qui conduit à l’alimentation peut être régdée au moyen de 14 vannes. Les entrées des turbines sont commandées par des vannes; devant ces vannes est monté un grillage aux deux côtés duquel sont disposées les vannes de décharge.
- La station centrale, installée par les ateliers Oerlikon, couvre une superficie de 250 m2. Les chambres des turbines sont établies à l’étage du sous-sol construit entièrement en béton. Le rez-de-chaussée contient la salle des transmissions et la salle des machines; le premier étage est occupé par le personnel. Les deux turbines verticales ont été construites pour un débit de 11000 litres par seconde et pour une chute de 2,2 m. ; elles fournissent une puissance de 250 ch. à la vitesse de 33 tours par minute. La force des turbines
- Fig. 3. — Tourelle de passage inférieur du chemin de fer
- est transmise aux poulies à câbles des générateurs par des engrenages à roues coniques et des poulies à câbles à 10 brins (diamètre du câble 40 mm).
- Les générateurs sont capables d’absorber une puissance de 240 ch. Ils engendrent, à la vitesse de 500 tours par minute, du courant triphasé à 50 périodes, sous la tension composée de 5200 volts.
- Chacune des moitiés de l’induit possède 36 rainures et 18 bobines. Une bobine est composée de 66 spires de fil de 2,6 à 3 millimètres. Les armatures sont mises en série l’une derrière
- p.92 - vue 93/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 93
- l’autre. Le diamètre d’alésage est de 905 mm. ; le diamètre de la roue inductrice à 2X6 pôles est de 900 mm. La bobine excitatrice a 543 spires de fil de 4,4 à 4,8 mm.
- Chaque générateur est accouplé directement avec une excitatrice.
- Les conducteurs du courant principal et les conducteurs d’excitation sont conduits, depuis les machines jusqu’au tableau de distribution complètement clos, dans des caniveaux en béton recouverts de tôle striée. Le revêtement en marbre blanc de la façade du tableau se compose de deux panneaux, un pour chaque machine. Chacun des deux panneaux porte
- Fig. 4. — Station des Transformateurs
- un ampèremètre et un voltmètre pour le courant principal, un ampèremètre d’excitation, le levier de l’interrupteur tripolaire anti-arc, la manette de manœuvre du rhéostat de réglage et la poignée de commande de l’interrupteur à charbons.
- Le tableau de distribution est monté sur un châssis enfer; dans la chambre formée par ce châssis sont montés : les interrupteurs anti-arc, les rhéostats de réglage avec interrupteur à charbons, 2 transformateurs de mesure et les coupe-circuits. Les parafoudres sont montés à la partie supérieure du tableau, tout près de la sortie de la ligne.
- p.93 - vue 94/685
-
-
-
- 94
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- Au départ de la station centrale, la ligne à haute tension suit le canal jusqu’à la ligne du chemin de fer de Milan à Novare-, utilise deux tours de passage (fig. 3), disposées de part et
- Fig. 5. — Tableau de distribution secondaire
- TABLEAU
- NOMBRE PUISSANCE en chev. des moteurs EMPLOI DES MOTEURS
- I 65 Commande du groupe convertisseur.
- I 5o — de l’apprêtage.
- I 5o de la teinturerie.
- I 16 — —
- I 16 — du calandrage.
- I 5o •— de la blanchisserie.
- I îO — de la préparation.
- I 35 — —
- I 11 — des plisseuses.
- 1 I 2 — de la pompe.
- 2 3,5 — des repasseuses Matlier.
- 2 16 — des machines à imprimer en couleur.
- 2 25 — — — —
- I 35
- d’autre de la chaussée de la voie ferrée, et, un canal existant antérieurement qui passe sous la chaussée du chemin de fer, sur des traverses en fer, cimentées à la partie supérieure de la voûte du canal.
- p.94 - vue 95/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 95
- Le courant à haute tension envoyé par la station centrale est transformé à Tusine de Novare dans deux transformateurs montés dans une tour en maçonnerie. Ces transformateurs (fîg. 4), de 180 kilovoltampères sont construits pour un abaissement de 5000 à 400 volts.
- Le courant transformé sert à l’ali ment ion de tous les moteurs de Tusine.
- Le tableau de distribution pour tout le réseau secondaire (fig. 5) se trouve au rez-de-chaussée du bâtiment de la tour. Le même local contient une machine à vapeur et un groupe convertisseur. La machine à vapeur sert deTréserve à Tépoque de Tannée, d’une
- Fig’, (i. — Moteur triphasé (55 chevaux
- durée de 4 semaines environ, pendant laquelle on arrête la marche de la station centrale pour le nettoyage du canal.
- Le groupe convertisseur se compose d’un moteur triphasé de 65 ch. (fig. 6) et d’une dynamo directement accouplée ; il fournit le courant d’éclairage pour Tusine. Un transformateur de 2 kilovoltampères, réducteur de 5000 à 120 volts, sert de réserve pour le temps où le groupe convertisseur est arrêté.
- Le moteur du groupe convertisseur, comme tous les autres moteurs de Tusine, travaille
- p.95 - vue 96/685
-
-
-
- 96
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XL II
- N° 3.
- Fig. 8. — Moteur de 50 chevaux pour la commande de l’imprimerie
- p.96 - vue 97/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- R E Y U E D ’ E L E C T RIC IT E
- 97
- sous une tension de 380 volts. Entre le moteur et le générateur est montée une poulie à courroie, qui permet d’entraîner le groupe par l’arbre de transmission principal commandé par la machine à vapeur.
- Les coupe-circuits et para foudres pour tous les transformateurs sont montés dans le local même des transformateurs.
- Tous les moteurs sont pourvus d’un rhéostat de démarrage et d’un petit tableau de distribution en marbre ; celui-ci porte un ampèremètre, un interrupteur tri polaire et les coupe-circuils.
- Le nombre, la puissance et l’emploi des divers moteurs ( fi g. 7 et 8) est visible sur le tableau ci-dessus.
- Il faut remarquer tout spécialement la commande à engrenage par les moteurs, des machines à imprimer en couleur; cette commande offrait en effet des difficultés toutes spéciales pour le courant triphasé, en raison de la nécessité du réglage entre des limites éloignées.
- A. Steens.
- BREVETS
- Appareil E. A. Ashcroftpour la production élec-trolytique du Sodium. — Brevet anglais 12.377. 3o mai 1904.
- Le procédé comporte l’électrolyse d’un chlorure en fusion dans un élément pourvu d’une anode charbon ou plomb-charbon, et d’une cathode appropriée, constituée par du plomb fondu par exemple. L’alliage sodium-plomb obtenu dans le premier élément passe ensuite dans un second élément où il agit en anode, conjointement avec une cathode fer ou nickel, dans un électrolyte constitué par les hydrates en fusion du métal, ou par un sel ou mélange de sels très fusibles.
- Les deux éléments (lig. 1 et 2) sont formés chacun d’un récipient clos garni intérieurement d’un revêtement partie terre réfractaire A2, IL, et partie charbon A3, H3, portant lui-même une garniture fer d’une part et nickel de l’autre, — quand il est fait usage de la soude caustique notamment dans l’élément H', la garniture II2 de ce dernier 11e doit pas être autre que du fer ou de l’acier —.
- L’élément (fîg. i) porte à sa partie supérieure un récipient M destiné à recueillir le sodium libéré aux cathodes L, et d’en abaisser la température par l’effet d’un serpentin réfrigérant M1 à circulation d’eau.
- L’élément (fig. 2) est pourvu à sa partie supé-
- rieure d’un réservoir B contenant l’électrolyte en réserve et dont l’introduction dans l’élément est régularisée par une valve B1 manœu-vrée de l’extérieur. Le tube ouvert C sert au dégagement du chlore et autres sous-produits engendrés à l’anode de charbon D.
- Les électrolytes dans chaque élément sont
- Fig. 1 et 2. •— Electrolyse» Ashcroft
- mis en agitation continuelle par l’action des électros G, X, disposés chacun à l’intérieur d’un vase en fer servant de support aux éléments. Le fond de ces derniers étant, à cet effet, constitué par une matière non magnétique ou encore recouvert d’une plaque de cuivre.
-
- p.97 - vue 98/685
-
-
-
- 98
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- Pour mettre l’appareil en fonction, les éléments sont d'abord chauffés, le passage du courant à travers l’électrolyte amenant rapidement sa fusion. La température du premier électrolyte peut, si elle s’élève trop, être réduite par l’addition d’un chlorure de baryum, de strontium ou de potassium. L’autre électrolyte qui ne se consume pas peut être constitué
- par des chlorures ou bromures très fusibles et des iodures de métaux alcalins ou alealino-terreux.
- L’alliage sodium-plomb en fusion E, K, passe directement d’un élément à l’autre par l’intermédiaire d’un élcetro ou d’un autre dispositif mécanique.
- L. I).
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la loi des décharges électriques dans l’aii atmosphérique, par Hugo Grob. — Oerlikon-Zurich. (Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXV. n° 45, io novembre 1904, p. gâ 1).
- VLB. Walter a publié récemment (Q sur les décharges électriques dans l’air un intéressant travail dont la conclusion est qu’on peut admettre comme suffisamment exacte la relation
- V = a-\-bd
- au moins pour des longueurs d’étincelles supérieures à 5 cm. Y désigne la tension de décharge, dla distance explosive, a et b sont des constantes.
- Cependant celui qui voudrait appliquer aux machines ou aux transformateurs les résultats communiqués dans les tableaux annexés au travail en question pourrait fort bien éprouver d’assez fréquentes désillusions.
- Depuis plusieurs années, les usines d’Oerlikon construisent des transformateurs à très haute tension, par exemple 55 000 volts de tension d’épreuve et 30000 volts de tension de service ; or, il est arrivé plus d’une fois qu’en appliquant la tension d’épreuve à ces transformateurs, il s’est produit ça et là des décharges qui n’obéissaient nullement à la règle ci-dessus.
- VI. Hugo Grob a fait précisément sur le même sujet toute une série d’essais, dont il donne le résumé.
- Des expériences précédentes avaient déjà montré à l’auteur que la forme des électrodes exerce une grande influence sur la distance explosive ; mais les plus petits rayons de courbure 11e cor- (*)
- (*) Voir VEclairage Electrique, tome XI.1, page 380, 11e du 3 décembre 19M.
- ’ respondent pas toujours aux plus grandes longueurs d’étincelle. Une première série d’expériences fut exécutée avec des pointes d’aiguilles comme électrodes, les aiguilles étant changées après chaque décharge. L’un des supports d’électrode était fixe; l’autre, mobile le long d’une règle graduée, était rapproché du premier, jusqu’à la production de la décharge correspondant à la tension appliquée. Le courant employé provenait d’un générateur à courbe sinusoïdale ; la tension était mesurée au moyen d’un voltmètre thermique et les données communiquées se rapportent aux valeurs efficaces. Le réglage de la tension s’opérait en agissant sur l’excitation du générateur.
- Jusqu’à une tension de 45000 volts, les points représentatifs de la distance explosive forment une très belle courbe (fîg. 1) ; mais brusquement,
- Zooon iOOOO 60000 80000 100000
- Fig. 1
- la régularité cesse sous l’influence d’une cause inconnue, de sorte qu’au lieu d’une courbe, la figure prend l’aspect d’un « beau ciel étoilé » suivant l’expression imagée de l’auteur qui chercha longtemps en vain une explication de ce remarquable phénomène. Une inégalité des
- p.98 - vue 99/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 09
- pointes ne pouvait être mise en cause, car de ce fait les irrégularités se seraient déjà produites pour de plus petites tensions ; et des essais ultérieurs firent rejeter également l’hypothèse que la teneur différente de l’air en ozone pouvait provoquer ces troubles.
- Finalement M. Grob mit les aiguilles de coté et continua ses recherches avec des boules d’acier de 10 mm, de diamètre. Il obtint alors une courbe bien déterminée et d’une grande netteté (courbe L fïg. 2i. Il rencontra de nouveau à cette
- zoooo
- b O OOP 60000 80000 Zooooo
- Fig. 2
- occasion un phénomène singulier qu’il avait déjà observé plusieurs fois précédemment. Dans les courbes, à allure générale régulière, se montre toujours à un endroit quelconque une bosse que jusqu’alors l’auteur n’avait pu s’expliquer, et dont il chercha de nouveau à détermine]' les causes.
- Une série d’expériences dut être un jour interrompue pour permettre d’apporter un changement aux conducteurs d’amenée du courant. Les recherches ayant ensuite été reprises, on constata qu’avec les mêmes boules et 'pour la même tension, la distance explosive avait subitement augmenté de 40°/o. Les conditions initiales furent rétablies, et, après quelques tâtonnements l’auteur put montrer qu’un léger changement dans la situation des conducteurs pouvait provoquer des variations très considérables, jusqu’à a0°/o dans la longueur de l’étincelle. Des déplacements relatifs de ces fils dans un même sens faisaient même passer cette distance explosive d abord par un maximum, puis par un minimum. 11 était clair que, dans ce cas, la capacité du système jouait un rôle important. Pour élucider la question, des disques circulaires d’environ 10 cm. de diamètre furent alors installés mobiles
- sur les manches des électrodes, et en déplaçant ces disques, on put suivre facilement la variation correspondante des bosses signalées, en position et en grandeur. Ces bosses peuvent se trouver ainsi très atténuées (courbe II, fig, 2); elles disparaissent même complètement pour certaines positions des disques, ceux-ci se trouvant à quelques centimètres derrière les boules (courbes III, fig. 2.
- Il parait certain d’après cela qu’on a à faire à une sorte de résonance, et l’expérience suivante confirme également cette hypothèse.
- La distance explosive est fortement influencée par des étincelles secondaires. Ce fait fut mis en évidence par la disposition expérimentale de la figure 3. Parallèlement à l’étincelle principale A
- Trr/njf'jrm^‘^7T
- (-------O O--------
- -O A O
- Fig. 3
- est monté un 2e circuit composé d’une capacité C et d’une étincelle plus petite B. La capacité est formée d’une plaque d’ébonite d’environ 1 mq. de surface et 10 mm. d’épaisseur, recouverte de feuilles d’étain sur ses deux faces. Après chaque décharge, l’étincelle auxiliaire B était un peu allongée, la tension restant constante. La distance entre les houles B croissant ainsi d’une façon continue, les décharges à l’étincelle principale étaient influencées de telle façon que la distance des électrodes A oscillait de part et d’autre de sa valeur moyenne, d’environ 10%. La régularité de cette variation ondulatoire n’était pas très grande: les maxima successifs de A correspondaient à des allongements de B variant de 1 à 3 cm. Mais pour une distance de 85 à 88 mm., se montra soudainement un nouveau phénomène. La tension était maintenue constante à 00000 volts, la longueur d’étincelles en A variait énormément, de J18 à 170 mm. et inversement pour une variation en B de 1/100 de mm. seulement en plus ou en moins. Il suffisait de toucher à peine la vis micrométrique portant l’une des boules B pour changer complètement la longueur de l’étincelle A. Evidemment on se trouvait ici dans une zone de résonance.
- p.99 - vue 100/685
-
-
-
- 100
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 3.
- On régla alors l’étincelle B avec la vis micro-métrique de façon que la distance franchie A fut la plus grande possible, pour 00000 volts ; et l’étincelle auxiliaire n’étant pas changée, on détermina une nouvelle courbe en fonction delà tension. Il fut alors nettement visible que la tension mentionnée de 00 000 volts correspondait au sommet d’une bosse.
- Lbie autre courbe intéressante est la courbe IV de la figure 2. Elle correspond au simple montage en série de l’étincelle principale A, formée des mêmes boules que précédemment, avec une autre petite étincelle de quelques dixièmes de m/m. seulement. Comme on le voit, cette petite interruption dans le conducteur, permit d’obtenir des distances explosives relativement très grandes.
- Les expériences communiquées suffisent maintenant a expliquer l’aspect particulier de la ligure 1. Les aiguilles employées n’avaient pas toutes la même longueur, et comme la distance était toujours mesurée entre les pointes, l’écartement des supports des aiguilles variait à chaque expérience, mais non régulièrement. Comme les surfaces en regard de ces supports ne sont pas négligeables, il en résultait que, pour chaque nouvelle mesure, la capacité du système variait aussi irrégulièrement lorsque la longueur de l’étincelle augmentait.
- Aucune courbe de décharge obtenue dans ces conditions ne peut avoir un caractère bien net, car il y a tou jours en jeu ces deux variables: la distance des électrodes et la capacité du système, c’est-à-dire la capacité formée par les surfaces en regard des électrodes qui varie aussi lorsque change la distance explosive.
- Il est facile d’expliquer, en raison de ces circonstances, que des courbes de décharge, obtenues avec des électrodes différentes, puissent se couper : c’est ce qui arrive notamment pour la courbe V de la figure 2 qui représente les distances de décharge entre 2 fils de cuivre de 12 mm. de diamètre, recourbés en forme de cornes.
- Si l’on compare la courbe de décharge des aiguilles avec celle des boules, on peut s’étonner tout d’abord, que la première indique de plus petites distances explosives que la dernière, malgré l’opinion couramment admise que les électrodes pointues facilitent le percement des diélectriques de l’air en particulier. Et si, d’autre part, on considère de nouveau les valeurs relati-
- vement petites de la courbe V (fils de cuivre), on est obligé de reconnaître que la capacité formée parles électrodes, probablement associée avec la self-induction qui existe accidentellement, a, sur le phénomène de la décharge, une influence prépondérante, et que la forme proprement dite des électrodes ne doit être considérée qu’en seconde ligne.
- 11 est remarquable que, malgré ces diverses influences, la relation établie par M. Walter
- V = a-\-tjd
- soit vérifiée approximativement presque partout pour des tensions élevées, abstraction faite des positions de résonance prononcée.
- L’équation ci-dessus représente une droite et, en fait, les parties supérieures des courbes dans les figures 1 et 2, sont presque rectilignes.
- 11 est surprenant que dans les nombreuses discussions qui ont eu lieu déjà sur le même sujet personne n’ait fait allusion aux courbures singulières mentionnées par l’auteur. Il serait cependant intéressant de savoir si les positions de résonance signalées ont été observées également ailleurs.
- M. Grob tire comme conclusion de ses recherches qu’une règle quelconque sur la longueur absolue des décharges est une chose très incertaine et que les constructeurs d’appareils à haute tension feront bien, dans tous les cas, de ne pas dimensionner trop étroitement leurs appareils sous ce rapport. Il est désirable avant tout, d’éviter la production des élévations de tension par résonance, et on peut y arriver, au moins en partie, par des dispositions judicieusement étudiées dans ce but.
- E. IL
- Emanations radioactives dans l’atmosphère, par A. Gockel. — Phyzikalische Zeitschrift, ier Octobre.
- Nous avons déterminé, à Fribourg, la teneur de l’atmosphère en émanations radioactives. La méthode de mesure était celle d’Elster et Geitel. Ces auteurs expriment la teneur de l’atmosphère en émanations radioactives, qu’ils désignent par A, par uiie unité arbitraire, dont la valeur dépend des dimensions de l’apnareil employé. Notre appareil était semblable aux leurs, sauf le cylindre de laiton qui reçoit le fil actif que lions avions fait nous-même : bien
- p.100 - vue 101/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 101
- que nous ayions suivi exactement les données d’Elster et Geitel, il se peut qu’il y ait quelques petites différences de formes susceptibles de modifier les valeurs de A. Les fils, d’environ 0,5 mm. de diamètre et 10 mètres de longueur, étaient tendus dans un jardin entre des perches de bambou de 2 à 3 mètres de hauteur ; ils étaient exposés pendant 2 heures de suite ; la charge était faite suivant les données d’Elster et Geitel, sous une tension de 2.000 à 2.500 volts.
- Les résultats principaux de nos expériences poursuivies pendant 10 mois consécutifs (octobre 1903-août 1904) sont les suivantes :
- 1. La moyenne de 150 déterminations prises à midi donne A = 84. Cette valeur est de 4 1/2 fois plus grande que celle trouvée par Elster et Geitel à Wolfenbiittel et s’approche de la valeur 91, trouvée par Saake, dans les mois de février à avril. Comme Elster et Geitel, ont trouvé dans les Alpes bavaroises A = 137, et au contraire A = 6 dans l’ile de Just, il semble
- que la teneur de l’atmosphère en émanations radioactives depuis la mer du Nord vers les Alpes, va en augmentant. La plus grande valeur que nous avons trouvée est A = 420, et la plus petite A = 10. Le maximum 420 est à peu près le même que celui observé par Simpson à Karajosk (Norwège) A = 432.
- 2. La période quotidienne de A, semble être assez simple. Dans les premières heures du jour, A va en augmentant, puis reste à peu près constant en présentant, certains après-midi, une faible dépression analogue à celle de la chute de potentiel. Dans les premières heures du jour et après le coucher du soleil, l’isolement présente des difficultés. Une amélioration des perches isolantes, réalisée dans les derniers temps, n’a pu être suffisamment éprouvée.
- Le tableau suivant indique quelques valeurs de A obtenues pour une exposition du fil pendant 2 heures (8 h. m. par exemple, signifie que le fil a été exposé de 7 à 9).
- 15/III
- 20/VII
- Saake, qui exposait le fil seulement pendant 1/2 heure, a trouvé que A allait en croissant d’une façon à peu près régulière jusqu’à 2 heures, pour décroître ensuite.
- Il ne semble pas, d’après nos chiffres, qu’il existe une période annuelle.
- 3. Pas plus que Elster et Geitel, nous n’avons pu trouver une relation entre A et la température, le degré d’humidité, le vent ou l’état météorologique. Saake et Simpson ont constaté un accroissement de A quand les nuages diminuent.
- Nous n’avons pas trouvé non plus de relation entre A et la chute du potentiel ; par contre, nous avons trouvé une relation avec le coefficient de dispersion de l'électricité néga-
- tive : les valeurs moyennes de a croissent sensiblement lorsque A croît, comme le montre le tableau suivant :
- A o-5o 51-100 IO 1 - U)0 I.) 1-200
- ; a 4,oo 0/0 OO 5,07 6,36
- nombre (l’observ. 18 4i 2 I 8
- Elster et : Geitel, ont déjà observé que les valeurs élevées de la dispersion, correspondaient aussi à des valeurs moyennes élevées des chiffres d’activité. La concordance n’existe qu’en moyenne, et, pour une même valeur dé A, on a observé les coefficients de dispersion
- p.101 - vue 102/685
-
-
-
- 102
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N>° 3>
- les plus variés, faits que l’on doit en partie attribuer"'à l’effet du vent.
- Le vent diminue le chiffre d’activité et augmente le coefficient de dispersion. Mais on ne peut pas expliquer complètement par Faction du vent, les différences entre les valeurs observées pour A et les valeurs aux. quelles on devrait s’attendre, d’après les observations faites dans des espaces clos, car la teneur en ions de l’air, déterminée avec l’appareil à aspiration d’Ebert, ne croît pas régulièrement avec le chiffre d’activité A. D’ailleurs, nous n’avons pu faire, jusqu’à présent, qu’un petit nombre d’expériences comparatives, d’une façon générale, le quotient :
- a —
- y
- augmente avec A.
- 4. Contrairement à ce qu’ont trouvé Elster et Geitel, nous avons observé que A augmente avec la pression de l’air. Lorsque la pression diminue, la teneur de l’air diminue généralement, niais pas toujours: ainsi, nous avons obtenu 3 fois des valeurs de A, comprises entre 80 et 120, lorsque le baromètre subissait une dépression et qu’un ouragan était proche.
- Comme nous l’avons déjà fait remarquer, l’influence des mouvements de l’air sur la teneur des couches inférieures est particulièrement importante, lorsque le sirocco règne sur la Suisse centrale,
- Nous avons régulièrement observé, dans ces jours-là, des valeurs de A supérieures à 150. Une fois même, nous avons trouvé A = 420. On n’a pas constaté d’élévation de la température ou de la diminution de l’humidité aux jours où, d’après les renseignements du bureau central météréologique suisse, le sirocco soufflait sur la Suisse centrale. Saake a trouvé en ce qui concerne la relation entre le chiffre d’activité A et le sirocco des résultats opposés aux miens. 11 indique les chiffres suivants :
- Date A a — a-'-
- 23/11 7 2,7 3,o
- i/III I 23 3,5 3,i
- 12/III *S7 2,8 2,6
- 17/m 10,0 — —
- 33/VI 22,5 3,6 2,6
- Mais, à aucune de ces dates où Saake a fait
- des observations, le bureau central météoro logique n’indique la présence de sirocco. Comme cela résulte de l’examen de la carte météorologique et des renseignements communiqués par le bureau central de Zurich, l’auteur a désigné comme sirocco, les vents ordinaires du sud-ouest, résultant d’une dépression. Le 1/111, il y avait au contraire en Suisse, une forte pression, d’où résulte la valeur élevée de A. Le J8/111, la carte indique un léger sirocco: aussi la grandeur A, dont la valeur était la veille 10,0 a atteint la valeur 78,8. On voit donc qu’en réalité les observations de Saake, concordent bien avec les miennes.
- Toutes ces expériences nous semblent prouver que la plus grande partie de l’émanation radioactive existant dans l’atmosphère ne provient pas du sol, mais des plus hautes couches de l’atmosphère. Si l’on suppose que l’émanation vient du sol, le fait que les couches inférieures sont beaucoup moins radioactives que les couches supérieures est inexplicable. De même, les chiffres élevés d’activité, observés par Saake à Arosa et par Simpson à Karajosk, ne peuvent pas être attribués aux émanations du sol, puisqu’on ces deux endroits, le sol était gelé et couvert d’une épaisse couche de neige pendant la durée des expériences. Il reste toujours inexplicable, malgré tout, que la teneur de l’atmosphère en émanations radioactives ait une valeur aussi considérable à proximité des Alpes.
- Nous avons fait cette année, entre le 24 et le 29 juillet, un certain nombre de mesures de A sur le Rothorn de Brienz.
- Le temps fut moins stable ces jours-là qu’il ne l’avait été pendant l’été. Le 25, il se produisit une dépression sur la Suisse. La montagne était fréquemment environnée de nuages dont la présence abaissait, comme nous l’avions déjà remarqué, le coefficient de dispersion a — de l’électricité négative, et diminuait, en même temps, la teneur de l’atmosphère en émanations radioactives. Les valeurs observées pour A oscillèrent entre 50 et 190. Les expériences ont montré que l’activité, au sommet d’une montagne, d’un corps quelconque, et, par conséquent aussi, du corps humain, expose au champ terrestre, est beaucoup plus considérable que ne peuvent le faire supposer les observations de Saake.
- p.102 - vue 103/685
-
-
-
- 2d Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 103
- Il est très vraisemblable que les actions physiologiques, qu’exerce l’air des hautes montagnes, doivent être attribuées en grande partie à la teneur de eet air en émanations radioactives.
- E. B.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Calcul de circuits dérivés ouverts, par Müllen-dorf. — Zeitschrift für Electrotechnik, 16 octobre.
- Quelque simple que soit le calcul des circuits dérivés ouverts, on ne trouve dans aucun livre une méthode pratique simple. La méthode connue et généralement employée des longueurs fictives de conducteurs n’est certainement pas la plus simple dans tous les cas.
- Le calcul des sections de différents tronçons de canalisation pour des intensités de courant données et une chute de tension maxima donnée, repose sur la condition que le volume des conducteurs soit minimum. Herzog a résolu le problème par l’emploi des longueurs fictives de conducteurs. D’après cette méthode on trouve, pour la répartition des dérivations représentée par la fîg. 1 dans laquelle les chiffres
- 4'
- 6 4 h
- Z' Z J
- IP! v\V\\v 0 1 0' , O*
- 1
- 3
- 3' 3
- 1 7
- Fig-. 1
- indiquent les indices des longueurs de conducteurs l, i les intensités de courant, et q les sections, les longueurs fictives suivantes :
- '•='V£
- i=N/ük+ai
- •,=vES
- fiifi “L lih
- d’où
- '1 — 2 ' L J- 2) v/t^
- T 1.2
- i, =(!-, +/,> y/ji
- ;i — (Q r ;L) k/Ÿ
- t q
- _ 1/ (L /i)2q -j- (L 4~ Jï)2î‘2 ~i~ (L -h LE* 3 ' _ 1
- /'o — (f0 -f~ /"(,)
- T *0
- /0 — (l'o + Q») v/7^
- 1(\
- q 0
- L(L + yo)
- ,/__,, 1S 0 +10) _
- q 0 — <7o j-]--— q 0
- V-o
- n" _l'S"-o + ;"o) _
- q 0 — 7 0 p~ÿ---— q
- h(L + L)
- q\ — q 0 —-pry,—
- • Q ( Q H- -Q )
- q \ — q\—n— — ir\
- Y h)
- «vf:
- T i 0
- qo
- \/r
- y 1 o
- y% _
- „ ___» h(k + D
- q -2 — q 0 ——
- 1 (F 0
- , 12(l 2 -f- > 2)
- q 2 = q-i —n—- = q2 *2y2
- „ __L(L + 4)
- 73 — q 0 —rrrr,—
- vf
- ,/_1 3(^3 + J'-s) _ 4 /Q
- q 3 — 73 —n— — q-i v r
- Va ’ 13
- / L(L + \ù q\ =q 2 L .—-
- q',
- t /i'/,
- / LL <73 = 7 3 75-77-
- 1 3‘ 3
- ' LL
- 76 ^q-2YY 1 v 2
- , Ït /*?
- q- = q 3 —
- 1 3'- 3
- ' Vs 78 = 7 2
- s représente la chute de tension maxima, c une constante qui dépend du métal et du sys-
- p.103 - vue 104/685
-
-
-
- 104
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- tème : pour le système à deux conducteurs avec du cuivre, c = 55 ; l comprend la longueur totale aller et retour.
- Au lieu d’introduire les longueurs fictives on peut introduire aussi bien les moments de courant fictif p avec l’aide des formules
- dans lesquelles m désigne les moments de courant réels m = il.
- On arrive alors aux expressions suivantes pour les sections :
- <7o
- mo + y-o
- . ni'q -)- Ao
- <1 0 = ?0-----T----- = 00 „ ,
- ,«.0 » l()
- __„ /n"o + yo _ * /l"o ^ * /£o
- 4 o — <7o-----^ — *7 o V T7- — î«Vr
- y o ’ J o T *o
- * m\ + y\
- <1\ (1 0
- y o
- <11 = (u —:— = (i\
- <i \=<n
- y\
- m \ y i
- y\
- " m-2 r y-2
- <72 — <7 o -ï---------
- y o
- ni t> -I- Z7- -> * I i o
- „ m > -p //•>
- *73 *7 o ^7 1
- y- 0
- = <73
- w’a -!- A3 y-i
- (lz
- 3
- 3
- , HJ»
- Î6
- = ^2
- 7*2
- ffl’J
- (13^r
- /* 3
- <78
- :îî7‘
- z* 2
- Nous appellerons cette méthode «Méthode du minimum absolu ». On arrive naturellement aux mêmes résultats en faisant le calcul avec les longueurs fictives des conducteurs ou avec les moments fictifs de courant. Cependant l’emploi de la méthode est limité au cas où les canalisations reliant les différents points de consommation ont une certaine longueur, sans quoi il n’y aurait pas d’avantage à modifier la section.
- Pour abréger les calculs on peut adopte]1 les abréviations suivantes :
- Moments de courant totaux M = S(Ï7), d’ou
- Mo = i0l0 + f oG> H- 1 0^0 = Uh “h GG + *V"]
- M2 l2Z2 —I— *2^2 M3 — /37^ -f- 1 3Z 3 m4 = iV.i + ïV’i.
- Longueurs totales L = 2/, d’où
- ho = 4 + ^’o L Lo L] = U + G -f- f ] L2 = 72 + Z’2 L3 — Z3 -j- f3
- l; = -]- r {.
- Intensités moyennes
- J =
- S(d)
- S/ ’
- d’où
- J)
- Lo
- Mj
- M2 f 2
- J3
- M3
- L3
- .1,
- M,
- U
- I
- p.104 - vue 105/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 105
- Si l’on introduit comme longueurs fictives de canalisations les valeurs
- i2=\/y
- IU + ^6 *6 + ^8 *8
- J2
- . __t/Cèi-Mrh
- /3“V
- i /LÏL + (L2 + b>)2*L> + (L3 + /;j)2>I;i
- /(,== V ---------------T0---------------
- on trouve pour les sections les valeurs :
- ' > __ " _ _J«(L0 + ;o)
- <7o — <7 0 — <70
- (i\ = (i\ = <i = q 0 <?2 = ?’2 = <7o <73 = <73 = *70
- es
- •1(bo
- J2(L2 ~h -4)
- •Vo
- + bl)
- •I (bit
- , j,l4 <7i = q* = (h fr
- J-Vq
- 1V1
- '7;i = ?3j-7
- J2'2
- '3'3
- „ — „
- <76 — <72 fY
- j2/2
- M7
- J2/2
- Au lieu des longueurs fictives on peut aussi introduire les moments fictifs de courant au moyen des équations :
- -“3
- /«0
- T JS <6 <8
- 3=\/J
- //l? . 7?l£
- -V/-lï
- (Ma + y-a)2 1 (M3 -(- M3)2 i
- J2 J3 j
- et l’on obtient pour les sections les expressions un peu pins simples :
- ?o = q 0 = <7 0
- M0 + Mo
- <7i = <7 1 = <7 \ = <7o
- Mi
- /“0
- , Mo -I- Mo
- 92= q 2 = <70 -
- i“0
- M3 -f~ /*3
- ?3 — ^3 — ?0
- , m4
- <7i = <74=<72 — <“2
- <76 = <72
- /*2
- <77 = ?3 — /“3
- q% = 92
- M2
- Quand il ne s’agit pas de réseaux étendus et de sections importantes, l’économie de métal réalisable ne vaut pas la peine de faire un calcul complet et il suffit de se rapprocher du minimum en prenant chaque section égale à la somme des sections des dérivations du courant sur le conducteur dont il s’agit. La solution de ce problème a été indiquée pour la première fois par Herzog et Feldmann qui ont employé pour cela la méthode des longueurs fictives. Ces longueurs ont alors les valeurs suivantes :
- hh “b <V’( H- bbo ~b
- -Y— hh 4" hh
- i24-H,2(,2-h*,2)_bMi“HV,4_WV'4-biV3-bI',30,3_b2',3)
- 4 0—----------------------------JT,-------------------------
- 1 0
- et l’on obtient les sections
- , __ . - __ »____<</<i + i\l 0 + i’oCn ~h J '(\)
- <7« — <7 0 — <7 —----------------------------
- , „ „ i\l\ -\- ïil 1 -j- i il 1
- <?i — q \ = q \ = q o —
- <72 = q 2 = <7 0
- Î3 = Î3 = Ϋ
- 1 (/ 0 <24 + f2(f2 -b J\)
- 1 o/ 0
- hh ~b *3(^3 ~b À’z)
- 1 , iili —I— 1 il 1
- <7; = q 4 = <7 2 ------
- < 2/ 2
- <75 =9 3 fÿ-
- 1 3^ 3
- ___ , *6^6
- <7e = <7 2 yT
- 1 2i 2 , *7/7
- <77 = <7 3 -4/
- 1 3y 3 • io/o
- <78 = ^ 2 77%f •
- i 2> 2
- /*0
- On peut aussi employer les moments de courant au lieu des longueurs fictives de conduc-
- p.105 - vue 106/685
-
-
-
- 106
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- teurs, et l’on obtient ainsi clans cette méthode, que nous désignons par méthode de la somme constante, une simplification considérable du calcul. Les moments fictifs de courant sont les suivants :
- y2 — MIII a -(- lllH y-j itt.- ni- -)- ill-
- //0 - Al | -)- AIo -j- y.) -|- AI:j -j- U.3.
- Les sections ont les valeurs suivantes :
- 7« 7 » • 7 « -
- Mo H- /'•(i
- M,
- 7i 7 i 7 i —
- rt)
- , Al., i y*
- <h --- 72 — 7o -------
- ” 0
- AI O -f- «3
- 7:t — 7 3 = 7<>; ' •
- , M,
- ‘P, - q -, = <7,* —
- On établit le tableau suivant :
- m
- K 100
- 4 180 280 AI;
- 8 ] 00
- 6 120 5oo U. >
- 2’ 2^0
- ‘l 45o 119° AL -j- y-.
- 5 160
- 1 80 240 .“3
- 3’ 3 320 1060 M3 + '"3
- 5oo
- I " 100
- r 160
- ! 180 440 AI | 2690 .«a
- 0" 1 ÿ5o
- o’ j 600
- 0 1 :>oo /•>/i° M<r;-//0
- Pour c = 55 s — 2 volts on obtient : </o — </’(i </"o = — f»8)5 mm'
- 7s — 73 7i; 72
- 7t = 73
- .“3
- y-2
- »(-
- 78 — 72
- 71 7 ) — 7 i
- 08,;)
- VV» = i
- 2690
- ,2 mm2
- 72 — 7*2
- 68,5
- „ 1190
- 2690
- 3o,3 mm2
- 73 — 73 — 68,5
- 1060 2690
- 7,0 mm2
- , „ ., 280
- q, ~ q’ — 3o,3 -— — 17,0 mm-J ‘ ' 1 5oo
- Pour l’emploi pratique des moments fictifs de courant, avec la méthode des sommes constantes, il est commode de se servir d’un tableau indiquant les valeurs des moments réels et fictifs. Supposons par exemple que les valeurs suivantes soient données :
- q-• = 27 = 18 mm2
- 1 2/|0
- 9 0 1 y ,)
- q,. — 3o,3 =— = y ,3 mm-1 :>oo
- 80
- îï = a7^ = ymni“
- i en ampères l en mètres il — m
- 8 I 100 ] OO
- 7 G 2 4o 80
- 3 7)0 120
- 5 4 4o 160
- 4' 5 20 100
- 4 6 3o 180
- 3' 8 4o 320
- 3 10 5o 5oo
- 2' 12 20 240
- 2 15 3o 45o
- i" 2 5o 100
- I ' 4 4o 160
- I 6 3o 180
- 0" 35 5o I^ÔO
- 0' 4o 4o 1600
- O 5o 3o i5oo
- O O 1 P
- q s — 3o,3 =— = (), 1 mrn-28 ’ 000 ’
- Les 3 méthodes peuvent, d’après les différentes conditions, être employées individuellement ou en combinaison. La méthode des sommes constantes s’écarte peu de la méthode du minimum, comme on le voit en comparant les formules obtenues. En dehors de ces méthodes, aucune n’est applicable. La méthode de la section constante et la méthode de la densité de courant constante ne peuvent pas être employées dans les réseaux présentant des dérivations.
- B. L.
- p.106 - vue 107/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 107
- Contribution à l’étude graphique d’un système en étoile. — Rogowski. — Physikalische Zeitschrift, i5 octobre.
- lo Circuit simple avec self-induction et résistance.
- Soit E = E0 sin ut, la f. é. m.
- Le courant .1 est donné par l’équation différentielle.
- , , T dJ „ .
- « J L — — E0 sin ’M
- La fig. 1 donne la représentation graphique ordinaire de l’équation.
- Pour un courant donné J et pour une fréquence donnée on trouve le vecteur E en prolongeant le vecteur u\l dans le rapport
- \ n--r (fw)~ et en }e faisant tourner d’un angle
- arc u
- Nous désignerons par opération O cette opération par laquelle on obtient E en partant de .1. Si au contraire E est donné, on obtient «d, et par suite .1 en faisant tourner le vecteur d’un angle f et en le diminuant
- il*
- dans le rapport ....... .... =-. Xous désignerons
- 1 1 \ w£ + (Lw)2 *
- i .
- par ^ cette operation inverse.
- On a symboliquement
- 0(J)^EJ = J (E)
- De la même manière on effectue les opérations 0^02.... avec les constantes uqL0 u'2L.,,.. etc.
- 2° Système triphasé : montage en étoile. Supposons données les f. é. m. dans chacun des 3 conducteurs 1, 2, 3, et appelions E^ E2 E3 (fig. 2) leurs valeurs efficaces, inégales dans le cas général. Construisons (fig. 3) les différences :
- Sur MD faisons l’opération ^ et sur ME
- l'opération 0-. Xous obtenons ME et MO qui se composent en MIL
- Employons une figure auxiliaire, en partant d’un vecteur arbitraire XS, pour appliquer les opérations
- i i i
- ô2 (T3
- On obtient XT XV XVV dont la somme géométrique est XK. Comparons XK avec XII’,
- f, ,Wt Lv
- Fig. 2
- égal et opposé en direction au vecteur VIII de la ligne principale.
- Pour transformer XK en XII’, il faut le faire tourner de l’angle a, et le diminuer dans le NH’
- rapport
- Faisons tourner du même angle et modifions dans le même rapport le vecteur XS ; nous trouvons ainsi NP. Xous montrerons plus loin que XP représente la grandeur :
- Prenons ce vecteur MP’ dans la figure principale. Xous obtenons en M.r et M// les grandeurs :
- dln . dl‘i r
- + et
- En appliquant les opérations :
- sur MF* 1
- sur M.x sur Myy
- o3
- on trouve directement les courants J, = M«
- J2 = M/3
- J3 = M/.
- Eo — = MD E3 — E^ = ME
- p.107 - vue 108/685
-
-
-
- 108
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 3.
- Nous allons prouver que NP représente la grandeur :
- que nous désignerons plus brièvement par O. Les lois de Kirchhoff, appliquées à chacune
- H
- des dérivations, donnent les équations différentielles suivantes :
- (1) îc2J2 +L2^ = Q + E2-Eh
- (2) W3J3 + ^ = ü -f- E3 E, 5
- où, symboliquement :
- h = ± (û + E2 - Ed De plus on a
- Pour déterminer notre inconnue O, écrivons l’équation des courants
- •b + + J 3 = O
- ou
- (3) ^(Q) + ~ (ü -f E2 - Ed + L (ü.+ E3 - E,) = O•
- La construction a été faite de façon à obtenir NIL en appliquant à NP les opérations
- 1 1 1
- Ôy 02? 03
- et en additionnant les vecteurs ainsi obtenus. On a alors
- g- (NP) + i- (NP) + ± (NP) = NH' = - MH •
- De plus,
- MH = MD + ME = 7i (E2 — Ed + ^-(E3-Ed-
- u2 u3
- 11 en résulte
- -T(NP)+â,(NP) + ïT(NP)=-n (E2-Ed~n-(E3-E)i
- O
- O.J
- oa
- (4) 5-(NP)4-Q2(NP+E2-Ed+ü-3(NP+E3-Ed=0
- Par conséquent, NP = MP' représente la grandeur
- a = +l/^
- Les équations 1 et 2 montrent que Mx = MD -j- MP' et My — ME -f- MP'
- représentent les grandeurs
- dh
- L„
- ât
- jj..
- Wj-2
- Ct ^3 W’3^3‘
- Nous avons donc bien trouvé en Ma, M(S, M7, les courants cherchés J^, J2, J3.
- Nous avons employé le symbole d’opéra-
- ti«n (J
- Pour bien montrer l’application de la méthode, nous allons donner un exemple avec des nombres complexes.
- Supposons les vecteurs donnés par les expressions suivantes :
- E2 - E, = s2eix,2 E3-E1 = S3e^3
- Wùb + ^ —î — rieilx\
- H'ii-2 + L2 -jj — r2e’P-2 w3^3 E3 —jj = r3e^3-
- On a, d’après la fîg. 1, z\
- r-2 '(“2 P2)
- J*=4‘
- J3=- «
- 3 z3
- ÙM3 + f 3)
- p.108 - vue 109/685
-
-
-
- 21 Janvier 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 109
- où
- z = \ w2 -|- (Lw)2
- représente l’impéclance et
- Lu
- tg? = —
- D w
- Les équations différentielles pour les dérivations sont :
- /2e1'^2 = rte1^ -f- s2e*xz r3e^3 — r,e'/7i -f s3e*x3
- d’où l’on tire,
- J.2 — - 44i + P2) 4- — 4+2 + fi) z\ z2
- J3 = ^ 44-i + f3) + -3 40ws3 + ?3)
- z3 z3
- •b 4" *b + «L = U
- (5) îj 44-i 4" ?\) 4- - 40*9 4- P2) 4- - 409 + ^3) 4-
- ^ z2 z3
- 1 £2 ei(x2 -}- p2) —3 4+3 + fs) = O-
- *a %
- Dans la figure principale, on a
- (6) MH=MD + ME=^ 4+2 + P2) + ^ 4+3 + Ps)-
- "3 z3
- Posons NP = joeiv ; on a d’après la construction de la figure auxiliaire
- (7) NH'—~—MH — — 44 + ?44-- 44+5+4-
- z\ z2
- -f- - 44 + 5+-
- "3
- Si l’on additionne les équations G et 7, il vient :
- (8) — 44+5+4-— 44+5+4-~ 44+5+4-
- z2 z2 z3
- _|_^2 4+2 + ?2)-f- — 4+3+5+ = 0-
- z2 Z3
- Des équations 5) et 8) on déduit que
- d’où,
- el^=peiv
- W4J44-L4^ = NP = MP' .
- Comme un montage en triangle est toujours équivalent à un montage en étoile, on peut aussi le traiter au moyen de cette méthode. Lorsqu’il existe un fil d’équilibre ou bièn si l’on a affaire à un système polyphasé, il est facile d’étendre la méthode pour obtenir la solution exacte.
- 3. RÉSEAUX AVEC CAPACITE, SELF-INDUCTION ET RÉSISTANCE.
- L’équation différentielle pour le circuit simple est :
- L£|J w dt3
- W cU
- '~Z~dt
- 77- — E0 cos w/
- Lw
- Dans la fig. 4 nous avons porté comme vecteurs les différentes grandeurs de l’équation. Comme le montre le diagramme, l’opération
- O par laquelle on obtient la f. é. m. E, en partant du courant J consiste à faire tourner le vecteur rnJ d’un angle
- arc tg-----—
- 0 w Lo>w
- et le modifier dans le rapport
- 10
- O11 a toujours dans le cas du montage en étoile
- 02(J2) = 04 (J,) + E2-E,
- +43) — Cfi «fi + E3 — E,
- J) + ^2 + «U — O
- Par conséquent, la même construction que précédemment subsiste, à condition que l’on donne à l’opération O la signification indiquée par la fig. 4.
- MESURES
- Essais des transformateurs dans les stations centrales, par S. E. Johanneson. Electrical Review, N. Y., t. XLV, nos 12, i3 et j4-
- Le défaut d’essais des transformateurs dans les stations, peut avoir les inconvénients les plus graves, attendu que toute l’énergie produite traverse ces appareils ; et le moindre des inconvénients n’est pas celui d’inonder le riiarché d’appareils de construction inférieure. Des essais à la réception s’imposent donc dans toute station bien conduite.
- p.109 - vue 110/685
-
-
-
- 110
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 3.
- Ces essais peuvent se classifier de la façon suivante :
- 1. Essais préliminaires : rapport de transformation, polarité.
- 2. Essais déterminant la sécurité du service : éehauffement, isolement.
- 3. Essais déterminant la “qualité” du service : résistance, impédance, chute de tension.
- 4. Essais déterminant l’économie de fonctionnement : pertes dans le fer, dans le cuivre, rendement.
- Ces essais sont pour la plupart du temps effectués à l’usine de construction, et il n’est pas nécessaire de les répéter tous sur chaque unité. Il est bon cependant d’être fixé sur le rapport de transformation et la polarité de tous les transformateurs de la station ; l’essai d’isolement, en raison du caractère variable de cet élément, sera utilement répété.
- L’exactitude des résultats dépend de plusieurs conditions ; ainsi on emploiera des conducteurs de connexion très bien isolés, de forte section et le plus court possible ; on se souviendra
- que la plupart des instruments fournissent les lectures les plus exactes entre les 25 % et les 85 % de leui gi ad nation. !8i 1 on opeie sui un circuit de station, les variations de voltage devront être éliminées au moyen de quatre ou cinq lectures.
- RaPPOIîT DE TR AXSI- ORMATIOX ET POLARITE
- Il est essentiel que le rapport de transformation soit exactement connu ; d’abord, pour les transformateurs de réseaux ou d’abonnés, la qualité de la lumière et la durée des lampes de la tension a priori, pour les transformateurs en quantité, si les rapports de transformation ne sont pas exactement les mêmes, il se produira des courants de circulation. Pour ces derniers transformateurs, il est indispensable de connaître la polarité, car il faut que la direction instantanée du courant du côté des bornes communes soit la même. Pour ces essais, toute usine à courants alternatifs devra posséder un transformateur à rapport de transformation et à polarité exactement connus. La fîg. 1 montre les connexions à établir entre ce
- Transformstenr essaye
- Voltmètre
- Atterri
- Transformateur étalon.
- Fig-. 1
- transformateur et celui qu’on essaie, ainsi qu’avec les appareils de mesure. Les connexions étant établies, comme l’indique la figure, si les deux lampes L L brûlent, la polarité est la même pour les deux transformateurs. On coupe alors le circuit des lampes, on met le commutateur successivement sur les touches s etp. ; les lectures du voltmètre donnent le rapport de transformation inconnu en fonction de celui du transformateur étalon.
- Essai d’échauitement
- Les règlements de P “Américan Institute of Electrical Engineers ” spécifient que, pour un service continu ou intermittent l’élévation de température mesurée au thermomètre ne doit pas être supérieure à 50°C, et, mesurée parles résistances, à 40° C. Par service intermittent, on en-
- tend une marche de 3 heures à pleine charge, après que la température à circuit ouvert a été atteinte.
- Pour des transformateurs d’une certaine puissance, la seule méthode pratiquée est la méthode différentielle où l’énergie totale dépensée ne dépasse pas celle des pertes dans les deux transformateurs.
- Dans une première disposition (fîg. 2), les circuits A et B fournissent respectivement l’énergie absorbée dans le fer et le cuivre, aux basses tensions des transformateurs. L’ampèremètre inséré dans le circuit de haute tension mesure le courant de pertes dans le cuivre. L’objet du transformateur auxiliaire est d’abaisser le voltage à la valeur désirée pour produire le courant de pleine charge dans les enroulements.
- p.110 - vue 111/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 111
- L’interrupteur du circuit A étant ouvert, on ferme celui de B et on règle la tension jusqu’à ce que l’ampèremètre de la haute tension indique le courant normal ; on ferme alors A et on règle la résistance jusqu’à la tension normale, tout en maintenant le courant normal dans la haute tension.
- La disposition de la fîg. 3 s’emploie de préférence quand il est difficile d’obtenir ou de mani-
- puler le courant intense ou la basse tension nécessaires à l’obtention des pertes dans le cuivre du côté basse tension. Les connexions successives se font comme dans le cas précédent. Comme le courant dans l’ampèremètre est réglé au moyen de la basse tension, on peut faire ce réglage avant de mettre les transformateurs en charge.
- Si l’on mesure réchauffement avec des ther-
- Greuit B (Pertes tfanS2e cznvre)
- moinètres il faut les protéger contre les courants d’air, tout en conservant la faculté de faire les lectures sans toucher aux thermomètres.
- Pour activer réchauffement jusqu’à la position d’équilibre on peut renforcer le courant, mais il ne faut pas que la température des enroulements dépasse 85° C.
- Les règlements cités précédemment sont basés sur une température ambiante de 25° C, et une correction de 0,5 p. 100 par degré doit être faite sur l’élévation de température à neTpas^dépasser.
- Dans l’évaluation de la température moyenne des enroulements par la variation de la résistance mesurée immédiatement après l’essai, on admettra une variation de 0,42 p. 100 de la résistance à 0°, par degré d’élévation de la température au-dessus de zéro.
- Essais d’isolement
- Le “ Bureau National des Assurances ” des Etats-Unis exige que l’isolation des transformateurs chauds puisse supporter pendant 5 minutes,
- Pour ce d'énergie
- IhansP/nèmatezirs essayes
- Jmpèrm.
- Jntperm.
- tPrcmiB
- (Pertes dm02ec(rfyre}
- Fig. 3
- une tension de 10.000 volts entre les enroulements et le noyau, et deux fois le voltage de service à vide, pendant 30 minutes.
- La Compagnie Westinghouse applique à ses transformateurs pour 2.000 volts, un essai de 10.000 volts de 5 minutes, entre la haute tension et la basse tension, réunie au noyau, à la cage et à la terre ; un essai de 4.000 volts entre la basse tension et le noyau, un essai à vide de la tension double de service, pendant 30 minutes, et triple, pendant 5 minutes.
- Pour cet essai, il est nécessaire de disposer d’un transformateur d’essais, d’un appareil de
- réglage tel qu’un autotransformateur, d’une tablette à touches et à manette, et d’un voltmètre.
- Si le transformateur d’essai a une self-induction assez faible pour n’ètre pas influencé par le décalage, la tension secondaire pourra se déduire de la tension primaire.
- Sinon, il faut recourir à un voltmètre électrostatique, ou à un excitateur à étincelles. Ce dernier procédé ne doit être utilisé que comme pis-aller, en raison des efforts statiques appliqués aux isolants au moment de la décharge.
- En tous cas, les pointes d’aiguilles doivent être
- p.111 - vue 112/685
-
-
-
- 112
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — NO 3.
- renouvelées après chaque décharge ; les distances explosives, dans l’air sec, sont les suivantes :
- TENSIONS DISTANCES EXPLOSIVES
- 5.000 volts 5,7
- 10.000 — I 1,9
- i5.ooo — l8,3
- 20.000 25,3
- 20.000 33,o
- 3o.ooo — 4l,2
- 35.ooo — 5o,6
- 4o.ooo — 59,5
- 45.000 — 74,5
- 5o.ooo — 90,o
- L’application de la tension double ou triple entraîne un accroissement du courant d’excitation qui dépend de l’induction à laquelle travaille le transformateur. Pour ne pas dépasser le courant normal, on peut faire l’essai avec des fréquences plus grandes.
- Si l’on ne dispose pas d’un transformateur d’essai suffisant, on peut employer une série de transformateurs avec basses tensions en quantité.
- ESSAI DES RÉSISTANCES
- Les résistances des enroulements se mesurent soit au pont de Weatstone, soit par la méthode de chute de tension. Ce dernier procédé est préférable pour les enroulements de basse tension. On emploie du courant continu de préférence pris sur des accumulateurs. Soit t la température du transformateur, R la résistance du voltmètre, i le courant de l’ampèremètre que l’on a soin de placer avant le voltmètre. Le courant dans l’enroulement est alors :
- v étant la lecture du voltmètre ; la résistance à t°, est donc :
- v
- X = T,
- l
- A 25° C, cette résistance serait :
- 100 + 0,42 X a5 ioo + 0,42 X (
- ESSAIS d’impédance
- L’impédance se détermine, suivant la méthode de Behn Eschenburg, par le rapport delà tension exigée sur un des enroulements pour faire passer
- le courant normal dans l’autre en court-circuit.
- Pour les transformateurs de lumière, la chute de tension est de 2 à 6 p. 100, soit environ 3 p. 100 pour 25 périodes et 5 p. 100 pour 60 périodes.
- La mesure du côté de la haute tension rentre plutôt dans les limites des instruments usuels et se fait de préférence sur cet enroulement.
- La réactance est donnée par
- \( Impédance)2 — (Résistance)2 PERTES DANS LE FER ET EXCITATION
- Les pertes dans le fer, se mesurent du côté basse tension. Elles sont pratiquement constantes, ce qui exige une étude spéciale des transformateurs en service continu sur les réseaux.
- Pour mesurer ces pertes, on met en série avec la basse tension et la source de courant un ampèremètre et un wattmètre ; l’une des bornes du voltmètre est reliée à un point pris entre les deux instruments précédents. On règle au moyen d’une résistance, le voltage à la valeur normale ; il est essentiel que cette valeur soit maintenue au moment des lectures, parce que les pertes dans le fer croissent comme la puissance 1, 6 de l’induction magnétique. Ces pertes diminuent légèrement quand la température croît, mais dans l’ignorance où l’on est de la loi de cette variation, on se contente de faire cette mesure à une température voisine de 25° C.
- La forme des ondes de force électromotrice influe notablement sur les pertes par hystérésis ; on peut avoir des écarts de 5 à 10 p. 100 avec des ondes de formes différentes. Comme l’introduction d’une résistance dans un circuit alternatif tend à amener une distorsion de l’onde de force électromotrice, l’onde de courant se rapprochant davantage de la sinusoïde, il est préférable, quand on le peut, de régler la tension au moyen de l’excitation de la génératrice qui fournit le courant d’essai.
- COURANT MAGNÉTISANT
- Le courant d’excitation total 1 d’un transformateur à vide est la résultante de deux courants en quadrature, le courant absorbé par les pertes dans le fer i et le courant magnétisant x. Ce dernier est donc donné par l’expression x = v^2 — i2 D’autre part, le courant d’excitation I est égal aux watts apparents divisés par la tension.
- p.112 - vue 113/685
-
-
-
- 21 Janvier 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 113
- PERTES DANS LE CUIVRE
- Pour les transformateurs de dimensions moyennes, on peut négliger ces pertes à vide. Outre les pertes par effet Joule, il y a de petites pertes dues aux courants de Foucault produit par le flux de dispersion dans les enroulements. On peut mesurer ces pertes en même temps que la chute de tension, en introduisant un wattmètre dans le circuit.
- CHUTE DE TENSION
- La chute de tension que les américains appellent “régulation” désigne le rapport entre la tension secondaire en pleine charge, et cette tension à vide, la tension primaire restant constante. On l’exprime généralement en pour cent de la tension de pleine charge. Les éléments qui affectent la chute de tension sont la chute ohmique, la chute de réactance et le courant magnétisant. Elle peut s’évaluer à l’aicle de la formule :
- RI —f— a?2 —)— ixm 200
- pour des charges non inductives, x étant la chute de réactance en p. 100, RI la chute ohmique et m le pourcentage du courant magnétisant.
- Pour des charges inductives à décalage l’expression de la chute de tension devient :
- x sin jp —J— RI cos f
- RENDEMENT
- C’est le rapport de la puissance disponible à la puissance fournie au transformateur, et, par cette dernière, on entend pratiquement la puissance secondaire augmentée des pertes dans le fer et dans le cuivre.
- Les calculs de rendement se comprennent mieux sur un exemple. Supposons qu’on ait à évaluer le rendement à pleine charge et à demi-charge d’un transformateur de 3 kilowatts, de 2.000 à 100 ou 200 volts, 00 périodes, les pertes dans le fer étant de 57 watts, la résistance primaire de 15 ohms, et la résistance secondaire de 0,15 ohms.
- Le courant primaire normal est de 1,5 ampères, le courant secondaire de 15 ampères.
- A pleine charge on a :
- RI2 primaire = 33,75 watts RI2 secondaire = 33,75 —
- Pertes dans le fer = —
- Puissance disponible Puissance absorbée
- Rendement
- = 3ooo
- 3ooo watts
- -|- 124,5 — 3124,5 —
- 3ooo _____ 96,02
- 3m4 ioo
- A demi charge
- RI2 primaire = 8,44
- RI2 secondaire = 8,44 Pertes dans le fer = 57,00
- Total — 73,88
- Rendement =
- i5oo
- i5oo -j- 73,88
- 9M.
- IOO
- On peut obtenir rapidement des valeurs approchées du rendement en multipliant par les coefficients de la table ci-dessous, les pertes à pleine charge en pour cent de la puissance disponible, et en retranchant leur somme du nombre 100.
- COEFFICIENTS
- Pour cent ' ^ ——
- Pertes Pertes
- de la charge
- dans le fer dans le cuivre
- 15o 0.66 1 ,r>
- 1 25 0,8 i
- IOO 1,0 1,0
- 75 i,33 0.70
- 00 2,00 0,5
- 2 5 O O 0,25
- Le rendement moyen, le seul intéressant pour un service intermittent et variable, est la moyenne du rapport de la puissance disponible à la puissance fournie pendant 24 heures. On le réduit au watt-heure pour plus de simplicité.
- Les transformateurs ordinaires d’éclairage, peuvent être considérés comme travaillant à pleine charge pendant 4 heures et à vide les 20 autres heures. Dans ce cas, le rendement moyen de l’exemple précédent deviendra :
- Energie disponible 3ooo X 4 = 12.000 watts-heures
- Energie fournie 12000
- Pertes dans le fer pour 24 h. i368
- Pertes dans le cuivre — 270
- i3638
- „ J 12000 Rendement moyen = J i3638 _87,9 IOO
- P.-L. C.
- Total = i24,5o watts
- p.113 - vue 114/685
-
-
-
- 114
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Sur quelques propriétés des alternateurs sous diverses conditions de charge, par A. F. T. Atchison. — Journal of the Instit. of el. engin., septembre i9o4, pages 1062-1ia5.
- Dans cette étude très complète, l’auteur se propose de présenter les résultats fournis par les recherches publiées de divers côtés et effectuées en vue d’établir les diverses conditions de fonctionnement des alternateurs. Malgré l’importance de ces résultats et malgré l’influence qu’ils exercent sur les progrès de la construction, la plupart des ingénieurs ont rarement l’occasion de se renseigner à ce sujet; ce qui justifie l’intérêt d’une semblable étude.
- Dans la plupart des cas, les alternateurs sont destinés à fournir J’énergie électrique à une tension aux bornes constante, avec des charges et des facteurs de puissance très variables. Le premier point à considérer est donc la chute de tension que présente la machine sans modification excessive de l’excitation.
- A vide, la force électromotrice totale est la résultante des forces électvomotriees induites
- Ampères
- Fig-. 1
- clans les conducteurs et les spires ; sa forme dépend de la distribution du flux, des coefficients d’enroulement, de la largeur des faisceaux. L’auteur l’appelle la force électromo-trice « nominale ».
- En charge, au contraire, le flux dans lequel se déplacent les conducteurs est produit par toutes les forces magnétomotrices des inducteurs et de l’induit. La force magnétomotrice de l’induit donnera d’abord un flux qui suit le même chemin que le flux inducteur ; l’effet sur la force électromotrice représente la
- « réaction d’induit proprement dite ». Mais il y a une portion du flux produit par le courant de l’induit qui se perd le long dé l’entrefer et entoure les conducteurs induits sans emprunter le circuit magnétique inducteur. L’effet correspondant peut s’appeler « self-induction de fuite » de l’induit, qu’il ne faut pas confondre avec le coefficient de self-induction de l’induit (flux traversant l'induit parcouru par le courant unité) puisque la plus grande partie de ce dernier flux intervient déjà dans l’expression de la réaction d’induit proprement dite.
- Il est clair que la force électromotrice induite « vraie » est due à l’action combinée
- Volts
- Fig. 2
- du flux inducteur modifié par la réaction d’induit proprement dite, et de la force électromotrice de self-induction de fuite. Cette forcé électromotrice vraie est 'donc obtenue en ajoutant à chaque instant la chute de tension ohmiquc à la différence de potentiel mesurée aux bornes. Etant donné la faiblesse de la chute ohmique, on voit que c’est l’effet combiné de la réaction d’induit et de la dispersion qui détermine principalement la chute de tension de l’induit.
- L’elfot de la réaction d’induit varie suivant la relation de phase entre le courant et la force électromotrice. Comme on sait, si le courant est en phase avec la force électromotrice, la réaction d’induit ne produit qu’une simple torsion du champ.
- Si le courant est décalé par rapport à la
- p.114 - vue 115/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 115
- force électromotrice nominale, la réaction produit un effet démagnétisant ou renforce le champ inducteur suivant que le courant est décalé en arrière ou en avant, dans une génératrice ; l’effet est inverse dans une réceptrice.
- La réactance de fuite est de la même nature
- Votts
- Fig. 3
- qu’une réactance de self-induction, et la force électromotrice induite de ce fait sera en quadrature avec le courant ; si ce dernier est décalé en arrière, elle aura une composante en opposition avec la force électromotrice à vide; si le courant est décalé en avant, la composante de la force électromotrice de dispersion sera de même signe que la force électromotrice à vide. La réaction d’induit proprement dite et la réactance de dispersion ont donc un effet semblable, et comme elles existent
- VfJi'cà
- A m aères
- Fig. 4
- toujours conjointement, on est convenu de considérer leur effet combiné et on le désigne sous le nom de « réactance synchrone » bien que son expression numérique ne soit pas une véritable réactance telle que celle qui devrait s appliquer à l’effet d’un courant de fréquence donnée traversant l’induit au repos.
- Désignons cette réactance synchrone par ph-, combinée avec la résistance Pi de l’induit, elle donne l’impédance synchrone
- v'RHPp!T.
- Pour obtenir la valeur de cette impédance synchrone, par l’expérience, on emploie la méthode de Behn-Eschenburg, au moyen des caractéristiques « à vide » et « en court-circuit ».
- Si la charge est dépourvue de self-induction, la différence de potentiel aux bornes sera donnée par
- (i) \ — \W^pHW~\\\.
- Si, au contraire, il y a un décalage 0 entre
- Vo/ts
- 0 5 'O 15 20 25- 3o
- Impér-es
- Fig. 5
- le courant et la tension aux bornes, cette dernière sera donnée par
- (a) V = v'E“ — I2(pLcos0 — Rsintf)2 — I(Rcos# -f-pLsin0).
- Les valeurs de E, 1, p\. sont données par la méthode de Behn-Eschenburg, les quotients de E par I donnant l’impédance Z, d’où l’on tire
- pL=\7J — R2.
- Les expériences de l’auteur ont eu principalement pour but de déterminer le degré dé concordance de ces formules avec des résultats relevés sur les machines. Mais il ne faut pas perdre de vue, comme on l’a fait dans bien des publications, que la « réactance synchrone » n’a pas d’existence physique, mais désigne simplement la réactance qui aurait le même effet que. l’action combinée de la réaction d’induit et de la dispersion.
- L’équation générale (2i représente une famille d’ellipses à paramètre 0, et l’étude de ces ellipses montre que la chute de tension croît plus vite avec des charges inductives (0 o, qu’avec des charges, dépourvues de self-inductions 10 —oi. Elle peut d’abord être négative si le courant est en avance (0 < u). Ces courbes montrent aussi que, pour des facteurs de puissance faible, les caractéristiques se rapprochent davantage d’une ligne droite ; les chutes de tension y sont régulièrement mauvaises ; au contraire, les facteurs de puissance se rappro-
- p.115 - vue 116/685
-
-
-
- 116
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- chant de l’unité agissent d’une façon très sensible sur les tensions aux bornes.
- En pratique, on ne peut obtenir qu’une portion très faible de ces courbes, du moins, avec votts
- Ampères
- Fig. 6
- les machines modernes qu’on ne saurait mettre en court-circuit, avec l’excitation totale ; dans les machines anciennes, où la dispersion et la réaction d’induit étaient beaucoup plus élevées, la mise en court-circuit peut, au contraire, s’effectuer sans courant exagéré.
- Avant de vérifier la concordance des courbes théoriques et expérimentales, l’auteur a déterminé 1’ « impédance synchrone » de diverses machines de quatre types differents :
- Machine A. — Alternateur biphasé « Fynn », de 5 k\v (Johnson and Philipps).
- Machine B. — Alternateur ancien monophasé polaire de 7 k\v (Pike, Harris et C°).
- Machine C. — Type E. C. G. triphasé, type « volant » et pôles mobiles, 6 k\v.
- Machine D. — Type monophasé Fuller-YVelstrôm et induit mobile, 12,5 k\v.
- Dans ce qui suit, on n’a utilisé qu’une phase des divers alternateurs.
- Dans les fîg. 1 à 8 ci-contre, les courbes A et B représentent les caractéristiques obtenues respectivement par l’expérience (À) et par le calcul (B). — L’inspection de ces courbes montre que F « impédance synchrone », calculée d’après la méthode Behn-Eschenburg est trop forte ; cela tient à ce que cette quantité est obtenue dans des conditions d’excitation trop faible et de courant trop élevé, par conséquent avec une réaction d’induit anormale.
- D’autre part, comme le courant de court-circuit est pratiquement en quadrature avec la force électromotrice, son maximum a lieu quand les bobines induites sont en regard des
- pôles, ce qui exagère encore la réaction d’induit.
- Une méthode très ingénieuse de détermination de l’impédance synchrone est due à Baum (*).
- Elle consiste à faire tourner la machine en moteur synchrone et à augmenter l’excitation
- Volts
- Ampères Fig. 7
- jusqu’à ce que le courant induit corresponde au minimum de la courbe en Y bien connue. A ce moment, la différence entre la force électromotrice nominale, donnée par la caractéristique à vide, et la différence de potentiel aux bornes, représente très sensiblement la
- Volts
- Ampères
- Fig. 8
- force électromotrice consommée par l’impédance qui s’en déduit immédiatement.
- Cette méthode suppose toutefois une « surexcitation » du champ et un courant en quadrature ; de plus, elle complique l’essai. En opérant sur les machines A et D, l’auteur trouve, pour l’impédance, des valeurs beaucoup plus fortes que par la méthode Behn-Eschenburg, ce qu’il attribue à l’inexactitude du diagramme des forces électromotrices quand ces dernières présentent des formes d’ondes aussi différen-
- (i) Electrical World and Engineer, 26 avril 1902.
- p.116 - vue 117/685
-
-
-
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 117
- tes que dans cês deux machines. Ces différences entraînent d’ailleurs des courants de circulation entre la génératrice et la réceptrice, ce qui doit rendre illusoire le supplément d’exactitude de cette méthode.
- Chute de tension vraie d’une machine
- POLYPHASÉE
- On se rend compte rapidement que la chute de tension d’une génératrice avec les trois phases en service est plus forte que celle qu’on obtient en n’utilisant qu’une phase, comme il vient d’être dit. Les courants des autres phases interviennent évidemment pour augmenter la réaction d’induit. Les caractéristiques en court-circuit montrent (pie, à excitation égale, le courant de court-circuit triphasé est moindre que si l’on ne prend qu’une phase.
- Les fîg. 9 et 10 montrent nettement la différence dans les chutes de tensions, pour les
- Vo/ts
- Fig. 9
- machines A et C, respectivement fonctionnant comme génératrices monophasées (A) et polyphasées (B). — Les fluctuations des ampère-tours induits sont, du reste, plus atténuées
- Volts
- u<*
- H B
- 0 4- 8 12 16
- A mpères
- Fig. 10
- dans une machine biphasée et surtout triphasée.
- Depuis que l’on s’est j-endu compte que la conception d’un induit ayant une self-induction représentée par un seul terme était une hypothèse pouvant conduire à des écarts nota-
- bles entre les faits et la réalité, cette question a donné lieu à bien des recherches.
- De la double conception d’effets transversal et démagnétisant dus, le premier, à un courant en phase avec la force éleetromotrice « nominale », le second à un courant déphasé4 M. Blondel; a déduit sa méthode de décomposition de la chute due à la réactance en deux composantes correspondant aux composantes wattée et déwattée du courant.
- La figure ff représente 'le diagramme de Blondel, OE est la force électromotrice « nominale » et 01 la direction du courant décalé
- p.L2 I sin
- Fig. 11
- de l’angle ® ; OR = RT est la chute ohmique en phase avec 01; EL, la chute due à la composante démagnétisante et LY l’équivalent du m a gn é ti s me transversal.
- La tension aux bornes est donnée par le vecteur RV décalé de 0 par rapport à 01, cos 0 étant le facteur de puissance donné. Cette méthode a un caractère plus général par suite de l’introduction des coefficients de self-induction L^,L2 correspondant aux composantes wattée et déwattée du courant.
- Toutefois, .l’angle n’est pas susceptible d’une mesure expérimentale immédiate.
- Pour résoudre cette difficulté, l’auteur propose la méthode suivante :
- On suppose la chute de tension due à trois composantes :
- 1° RI en phase avec T.
- 2“ pLrf 1 sin 0 en phase avec la tension aux bornes V.
- 3° pLc cos 0 en quadrature avec V.
- Comme cos 0 est connu, on en déduit un diagramme dont tous les éléments sont déterminés; les coefficients Lchd seront définis ci-dessous.
- Dans la fîg. 12, OE désigne la force électromotrice nominale ou à circuit ouvert. On a tracé les cercles de rayons OR = RI et
- p.117 - vue 118/685
-
-
-
- 118
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 3.
- EP = pLc I cos b ; d’un point R du premier cercle et tel que
- ORP = i:-Ô.
- on mène une tangente RP au second cercle, et de RP on retranche PY = pL(J; l sin 0 ; le vecteur RY donne la tension aux bornes correspondant au courant I et au facteur de puissance cos 0.
- Fig. 12
- L’expression analytique déduite de ce diagramme est :
- (V -\- pLrflsini?-)- RIcos(5)2=:E2 — (pLeIcos# — Rlsin#)'2
- Pour déterminer les composantes phd, phc de la réactance, on fixe l’induit 1° avec les bobines en regard des pôles ; 2° avec les bobines dans la position intermédiaire entre les pôles ; on excite normalement, et on envoie un courant alternatif de fréquence connue dans l’induit ; on note la différence de potentiel aux bornes et le courant ; on en déduit immédiatement les impédances et les réactances pour les deux positions.
- Il est à noter que les réactances obtenues ici le sont dans les conditions d’excitation et de débit normales ; mais en raison de la saturation du circuit magnétique et de la constance de la perméabilité qui en résulte, les réactances sont à peu près indépendantes du courant d’induit.
- Si au lieu de fixer l’induit, on le fait tourner sans excitation, le quotient de la différence de potentiel par le courant que l’on envoie dans l’induit tend à devenir la moyenne arithmétique des deux valeurs de l’impédance dans les deux positions précédentes de l’induit fixe.
- Mais si l’on règle la vitesse de façon que l’induit tourne presque en synchronisme avec le courant extérieur, la variation de la réactance pour les diverses positions de l’induit se traduit par des oscillations des aiguilles du voltmètre et de l’ampèremètre, correspondant à la différence des fréquences des deux machi-
- nes, la déviation de l’ampèremètre augmentant quand celle du voltmètre diminue.
- Cet effet, qui n’a rien de commun avec celui que l’on observe à la mise en parallèle d’alternateurs, n’avait pas encore été signalé ; il met bien en évidence les variations de la réactance avec la position de l’induit.
- L’auteur a calculé la chute de tension de ses quatre machines, d’après cette méthode de la double « réactance » ; les résultats sont figurés par les courbes C des fig. 1 à 8, où il est aisé de voir la supériorité de cette méthode sur celle de Behn-Eschenburg, au point de vue de l’exactitude.
- D’autres chercheurs ont poursuivi la solution de ce problème de la chute de tension, dans les combinaisons vectorielles, non plus des forces électromotrices, mais des forces magnétomotrices ou des ampère-tours.
- Cette méthode proposée d’abord par Rothert (1) a été reprise depuis par Fischer-Hinnen, Potier, Picou, Arnold, etc. Elle a été accueillie aAec faveur par les constructeurs.
- Cependant le diagramme de Rothert n’est pas strictement correct, en ce qu’il suppose que les ampère-tours absorbés par l’induit lui-même sont en phase avec le courant. 11 s’ensuit que la chute de tension ainsi obtenue est beaucoup trop forte, comme le montrent les courbes D des fig. 1, 2, 3, 7 et 8 qui ont été obtenues par cette méthode.
- Ce n’est que par l’application des coefficients de correction obtenus par des essais sur différents types de machines que cette méthode a pu rendre des services à l’industrie, et connue il a été reconnu maintes fois, c’est la méthode de Blondel qui fournit les résultats les plus exacts.
- Parmi les autres méthodes,l’auteur croit devoir citer celle de Fischer Hinnen (2), de Seefehl-ner (3), Guilbert (4), Herdt (3) et Gisbert
- Kapp (6).
- (!) Electroteclinische Zeitschrift, 31 août, 7 et 14 septembre 1899.
- (2) Electrot. Zeitsch. 26 déc. 1901.
- (3) Zeitchr. fttr Electrot. (Vienne). 16 sept, et 23 oct. 1900
- (4) Electrical World, t. XL.
- (5) Transact. of. Am. Inst, of El. Eig. Mai 1902.
- (6j « Dynamos et alternateurs ». G. Kapp.
- p.118 - vue 119/685
-
-
-
- 119
- 21 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRIGITE
- COMPOUNDAGE DES ALTERNATEURS
- Diverses tentatives ont été faites en vue de réaliser le compoundage des alternateurs, comme pour les dynamos à courant continu. Le procédé ordinaire consiste à redresser tout ou partie du courant induit, après transformation, et de l’envoyer dans un enroulement, inducteur supplémentaire. Malheureusement, cette méthode ne tient pas compte des variations du facteur de puissance qui, ainsi qu’on l’a vu, influe beaucoup plus sensiblement sur la chute de tension que les variations du débit.
- L. \\. Rice a résolu cette difficulté au moyen de « l’excitation compensée » qui utilise l’effet produit par la réaction d’induit sur le champ excitateur résultant. Cette disposition, qui a été adoptée par la General Electric C°, est représentée (fig. 13) avec une machine tri-
- Induit de A3 génératrice
- Inducteur def^générâMoe
- Fig-, 13
- phasée. L’excitatrice est montée sur l’arbre des pôles inducteurs et est munie de pôles extérieurs fixes en nombre égal à celui des pôles de l’alternateur. L’induit de l’excitatrice porte, à une extrémité, un collecteur, et à l’autre trois bagues, comme une commutatrice. Les inducteurs de l’excitatrice reçoivent le courant du côté continu, comme dans une dynamo-shunt. Le courant de l’alternateur, ou un courant qui lui est proportionnel et en phase avec lui, est envoyé dans l’induit de 1 excitatrice par les trois bagues ; par suite de la rotation synchrone des deux induits, ce courant produit un champ magnétique fixe dans 1 espace, dont l’intensité dépend à la fois de 1 intensité et du décalage du courant triphasé, comme le montre l’étude de la réaction d’induit dans les moteurs synchrones. Le courant
- d’excitation de l’alternateur est pris sur les balais du collecteur par l’intermédiaire de bagues et frotteurs. Le degré de compoundage dépend de la position relative du flux de l’induit de l’excitatrice et des inducteurs de cette dernière. IL G. Reist a suggéré et appliqué l’idée de rendre les pôles susceptibles d’un angle de rotation suffisant, ce qui permet le compoundage, quel que soit le facteur de puissance.
- L’auteur aborde ensuite l’étude du compoundage des génératrices synchrones, quia conduit Latour, Heyland et d’autres à l’établissement des alternateurs auto-excitateurs à collecteurs.
- La nécessité d’adjoindre un moteur synchrone assez encombrant à une génératrice asynchrone en limitait forcément les applications. Heyland fit observer que la composante déwattée du courant absorbé par une machine asynchrone est due au courant magnétisant fourni par l’enroulement du stator ; la réactance de ce circuit et, par suite, la tangente de l’angle de décalage, est proportionnelle à la fréquence de ce courant magnétisant. Dans la machine asynchrone simple, ce courant est de fréquence égale à celle du courant de débit et donne lieu, par suite, à un facteur de puissance qui peut être notablement inférieur à l’unité, surtout si la dispersion n’est pas réduite le plus possible.
- Si, au lieu d’emprunter Je courant magnétisant à l’enroulement du stator, on l’introduit dans l’enroulement rotor au moyen d’un collecteur, il peut y atteindre des fréquences faibles, égales au glissement, tout en conservant la même fréquence totale au point de vue de ses réactions sur les courants du stator. 11 n’exigera, dans ces conditions pour s’entretenir qu’une faible force électromotrice appliquée et ne provoquera plus une diminution considérable de facteur de puissance de la machine.
- Pour le réglage de la tension pour des charges inductives, il est nécessaire que le courant magnétisant introduit dans le rotor augmente avec la charge, ce que Heyland a obtenu, soit en envoyant le courant du stator dans le primaire d’un autre transformateur, dont le secondaire est connecté au collecteur du rotor, soit en envoyant le courant du stator lui-même dans le rotor en reliant les extrémités
- p.119 - vue 120/685
-
-
-
- 120
- T. XLII. — N° 3.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- de l’enroulement du stator, qui, sans cela, seraient réunies directement aux balais pour former le centre de l’étoile,
- Le degré du compoundage peut être modifié en faisant varier le rapport de transformation ou en shuntant convenablement les balais.
- Ileyland a récemment appliqué ces procédés au compoundage des alternateurs ordinaires. Dans ces machines, le courant du rotor sera de fréquence nulle, c’est-à-dire continu. Les pôles inducteurs sont munis d’une suite d’enroulements en parallèle, connectés aux barres d’un collecteur. Le courant de compoundage est obtenu soit au moyen d’un transformateur réducteur de tension à secondaire en triangle, comme dans les génératrices asynchrones où l’on utilise les mêmes balais pour le courant d’excitation et le courant de compensation, soit au moyen d’un enroulement en triangle auxiliaire de l’induit. Le caractère intéressant de ce dispositif est que seule la composante déwattée du courant de charge contribue au compoundage ; cette composante est en phase avec le courant compensateur de l’enroulement polygonal ; il en résulte cette conséquence importante que le degré du compoundage croîtra avec le facteur de puissance de la charge.
- Dans une deuxième partie de cette communication, l’auteur a cherché à montrer au moyen de relevés oscillographiques, les particularités de fonctionnement des alternateurs et moteurs synchrones sous diverses conditions.
- L’auteur a eu l’idée de mesurer la self-induction d’un alternateur dans des conditions normales d’excitation, en le reliant à une capacité variable de façon à obtenir la résonance, soit avec 1’harmonique fondamentale, soit avec une harmonique supérieure de l’onde de force électromotrice.
- Les essais ont porté sur l’alternateur Fynn dont la force électromotrice à circuit ouvert renferme des harmoniques triple et quintuple assez prononcées, comme le montre la fîg. 14
- (i et y). Cette figure montre bien les modifications subies par la forme des ondes de courant et de force électromotrice, jusqu’à la valeur 27,25 mf. de la capacité, où la cinquième harmonique est en résonance (fîg. 14 e). En
- Fig. 14
- augmentant la capacité, les harmoniques supérieures diminuent d’intensité.
- L’inductance L de l’induit est au moment de la résonance donné par
- LX6',= CJ5^
- p étant la fréquence de l’harmonique fondamentale. On a trouvé pour L la valeur de 4,1, valeur très voisine de 4,38 que donnait la méthode de Behn-Eschenburg.
- P.-L. C.
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BEKTAUGHE
- Le Gerant: A. Bonnet.
- p.120 - vue 121/685
-
-
-
- Samedi 28 Janvier 1905.
- 12° Année. — N" 4.
- Tome XLII
- iique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l'Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. —A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- LES ARCS AU MERCURE
- Nous avons résumé brièvement il y a un an les principaux résultats auxquels nous avaient conduit nos recherches sur les arcs au mercure ('). Nous avions précédemment indiqué (2) l’intérêt que présente, pour la réalisation d’un transmetteur de télégraphie sans fil, l’emploi de l’arc au mercure ayant en dérivation à ses bornes un circuit oscillant. Nous voulons aujourd’hui passer en revue les progrès qui ont été faits depuis lors et les applications industrielles et pratiques qui en résultent.
- 1° La lampe a vapeur de mercure.
- On n’a pas encore nettement éclairci, à notre connaissance du moins, les bizarreries que présente souvent l’amorçage de l’arc au mercure. Il est bien certain que les théories de Mitkiewicz, J.-J. Thomson et Stark lui sont entièrement applicables: pour que l’arc puisse s’établir et persister, il faut qu’il existe à la cathode une émission intense d’électrodes négatives due, en général, à la température élevée de cette électrode, la température de l’anode et la matière dont elle est constituée ne jouant aucun rôle. L’objection que la cathode mercurielle ne possède pas, en fonctionnement régulier, une température aussi élevée que le voudrait cette théorie, a été réfutée par Stark d’une façon com-plète (3).
- L’émission d’électrons négatifs nécessaire à l’amorçage est obtenue soit par une
- P) Éclairage Electrique, tome XXXV1I1, 16 janvier 1904, page 81.
- (2) Éclairage Electrique, tome XXXVI, 18 juillet 1903, page 81. '
- (3) Pliysikalisclie Zeitschrift. 15 novembre, traduit dans l’Éclairage Électrique, tome XL1, 31 décembre 1904, .page CLXIV.
- p.121 - vue 122/685
-
-
-
- 122
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE r. XLII. — N° 4.
- décharge, soit par réchauffement d’un point de la cathode produit généralement, comme pour les arcs ordinaires, par un court-circuit préalable que l’on rompt lentement.
- La méthode d’amorçage d’Hewitt par décharge oscillante due à un extra-courant de rupture a donné lieu à beaucoup de mécomptes. D’une part, en effet, on ne peut pas, comme nous l’avons déjà indiqué, obtenir des tensions très élevées avec des bobines de self-induction de dimensions restreintes ; d’autre part, l’existence d’une sorte de membrane superficielle sur la cathode oblige fréquemment à secouer le tube pour pouvoir l’amorcer. .
- On obtient des résultats plus sûrs en employant, pour l’amorçage, une bobine de Rhumkorff dont une des bornes secondaires est reliée à la cathode, et dont l’autre borne secondaire est reliée à une électrode auxiliaire (un simple fil de platine), placée au voisinage de l’anode. Un très petit condensateur en dérivation sur ces deux électrodes permet d’obtenir une décharge oscillante.
- Etant donnés les ratés d’amorçage fréquents avec les systèmes à décharge oscillante,
- Cooper Hewitt, Bastian et Steinmetz sont revenus à l’ancienne méthode d’amorçage, par court-circuit préalable. Les lampes Steinmetz ont déjà été décrites ('*) ainsi que les lampes Bastian (2) : ces deux lampes sont à allumage automatique. Une autre lampe à allumage automatique a été proposée par Paweck ; son principe est le suivant : quand on ferme le circuit, le mercure forme un court-circuit à l’intérieur du tube. Au même moment, un petit électromoteur fait tourner toute la lampe ; la force centrifuge chasse le mercure vers les extrémités du tube, le court circuit est rompu, l’arc s’amorce et se maintient. — Quant aux lampes Hewitt de ce genre, elles consistent simplement en un tube maintenu par une tringle coulissant sur un anneau et que l’on fait basculer pour l’allumage. On peut amorcer ainsi des lampes dont la longueur atteint deux ou trois mètres, grâce à la propriété que présente le mercure de pouvoir s’allonger en un très mince filet. Généralement la longueur des tubes est voisine de 1 mètre 20 pour une différence de potentiel aux bornes de 80 volts : la longueur est à peu près proportionnelle à la différence de potentiel.
- Les lampes de ce type sont construites soit avec une anode en fer ou en nickel, soit avec une anode en mercure fîg. 1 et 2. Dans ce dernier cas, la lampe est placée dans une position inclinée, et le godet de la cathode a une forme telle que le mercure transporté par le passage du courant déborde et retombe à la partie inférieure. Pour éviter que le mercure ne brise le tube par l’effet du marteau d’eau lorsqu’on bascule la lampe, les deux extrémités sont garnies à l’intérieur d’un tampon de fils de verre, formant une sorte d’ouate, soudé adroitement au verre du tube.
- Il est souvent commode d’amorcer d’abord un arc auxiliaire plus court qui détermine l’allumage de l’arc principal (fig. 3). Ce dispositif est particulièrement utile pour toutes les recherches où l’on risque de désamorcer l’arc principal ; en maintenant en fonctionnement le petit arc auxiliaire, on est sûr que le réamorçage suit immédiatement chaque
- Fig. I et 2
- (!) Éclairage Électrique, tome XXXVIII, 46 janvier 1904, page 84. (2) Éclairage Électrique, tome XL, 24 septembre 1904, page 509.
- p.122 - vue 123/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 123
- Ivww
- désamorçage. Weintraub et Maisel ont eu recours à cette méthode dans leurs recherches sur l’arc chantant (').
- Hewitt place toujours en série avec ses lampes une bobine de self-induction formée d’environ 800 tours de fil enroulés sur un noyau de fils de fer fins, et un rhéostat ordinaire absorbant une trentaine de volts au régime normal de la lampe. La bobine de self-induction assure la stabilité de Tare en élevant la différence de potentiel dès que le courant tend à diminuer d’intensité.
- Il semble que cette précaution ne soit pas indispensable ; nous avons vu des arcs au mercure fonctionner d’une façon très régulière avec une simple résistance ohmique en série.
- L’intensité de courant dans les lampes Hewitt actuelles est 3 à 3,5 ampères : il est indispensable, comme nous le verrons plus loin, de ne jamais faire travailler les lampes à un régime plus élevé, à cause de réchauffement qui en résulte et qui change complètement les conditions de fonctionnement.
- La durée des lampes Hewitt peut, d’après les indications du constructeur, atteindre plusieurs milliers d’heures quand elles sont bien établies. Ce chiffre nous parait exagéré. En effet, dans les expériences que nous avons faites et dans celles dont il nous a été donné de connaître les résultats exacts, nous avons toujours constaté qu’au bout d’une certaine durée de fonctionnement il se dégage des gaz. provenant des électrodes (surtout avec des anodes en fer) ou meme du verre. Même quand on prolonge pendant longtemps l’opération du vidage de la lampe, en la faisant fone-— tionner pendant tout ce temps à un régime de courant très supérieur au régime normal, on ne parvient pas à se débarrasser entièrement de ces gaz gênants. Il en résulte, dans les lampes en service, une augmentation de la pression intérieure qui se produit peu à peu et rend, au bout d’un certain temps, le fonctionnement impossible sous la différence de potentiel prévue.
- Le seul moyen pour limiter le plus possible la production de ces gaz et prolonger d’autant la durée de fonctionnement des lampes, est de les faire travailler sous une faible intensité de courant aussi constante que possible. Bien entendu il faut employer du mercure distillé et purifié autant que possible.
- En outre, pour que le fonctionnement soit stable et bien défini, il est nécessaire d’adopter des chambres de condensation dont les dimensions soient telles, que la pression de la vapeur de mercure dans la lampe ne dépasse pas une valeur déterminée. En effet, la conductibilité de la vapeur de mercure dépend énormément de la pression. Comme nous l’avons fait remarquer déjà, l’arc est très mince au début du vidage, quand la pression intérieure est encore élevée ; il s’élargit et occupe toute la section du tube quand le vide est assez poussé et l’intensité normale, et redevient mince quand, par l’effet du passage d’une intensité de courant exagérée, le tube s’échauffe et la pression de la vapeur de mercure augmente. Si au contraire, on peut maintenir la pression constante, la section du gaz lumineux tend à augmenter quand l’intensité croît.
- Pour étudier l’influence de la pression sur la conductibilité de la vapeur de mer-
- Fig. 3
- (l) Physikalische Zeitschrift, 1er septembre, traduit dans VEclairage Électrique, tome XLI, 29 octobre 4904, page 188.
- p.123 - vue 124/685
-
-
-
- 124
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- cure, Gooper Hewitt et Wills ont opéré de la façon suivante (Q. Ils chauffaient une lampe, sans la faire fonctionner, dans un bain d’air chaud, puis dès que la température correspondant à la densité de vapeur à étudier était atteinte, ils faisaient passer le courant et mesuraient aussitôt la chute de tension entre les points I) et C (ligure 4).
- Cette chute de tension était mesurée au moyen d’un voltmètre statique E : la température était exactement déterminée au moyen de la pince thermoélectrique B reliée à un galvanomètre B. L’expérience a montré que l’influence du passage du courant n’était pas assez rapide pour empêcher de faire ces mesures.
- Les expérimentateurs ont trouvé que la différence de potentiel par centimètre est à peu près proportionnelle à la pression de la vapeur et inversement proportionnelle au diamètre du tube.
- La figure 5 indique la différence de potentiel en volts par centimètre pour différentes pressions et differentes intensités de courant. Les traits pleins correspondent aux valeurs observées, et les traits pointillés aux valeurs calculées.
- La position du point de rencontre des deux droites
- Fig. 4
- qui, tout au moins pour des pressions supérieures à 1/2 mm., représentent la courbe de la différence de potentiel par cm. en fonction de la pression, dépend du diamètre du tube et de l’intensité du courant. La densité en ce point de rencontre est approximativement
- ifT
- An — L_
- yfô
- J étant exprimé en ampères et D en centimètres.
- A partir de ce point, les parois du tube ne semblent pas exercer une action sensible, car le diamètre de la colonne lumineuse diminue, comme nous l’avons dit, quand la pression
- Température
- augmente.
- Il faut donc distinguer deux cas
- 1° La paroi exerce encore une action importante sur
- la
- colonne gazeuse.
- 2° La paroi n’exerce plus d’action sur celle-ci. Wills a établi la formule approximative suivante :
- O / Z J u. S 6
- Pression.
- Fit
- x=‘(4+^)(‘ + ^)('
- OU
- X représente la différence de potentiel en volts par centimètres. D le diamètre.
- A la pression du gaz en millimètres de mercure.
- (') Les renseignements qui suivent sont empruntés à une conférence faite par l’ingénieur de Gooper Hewitt, AI. von Récklinghausen, devant l’Electrotechnischer Verein, le 25 octobre 1904, et à une publication de Wills [Physical Review, août i904).
- p.124 - vue 125/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 125
- Les constantes ont les valeurs suivantes :
- AU-DESSOUS DE Aq AU-DESSUS DE A q
- a — o,545 a =z 0,15o
- b = 0,775 b = o,398
- c = 1,71 C — 0,122
- a = 0,1 OO a — 0,370
- La formule n’est évidemment pas valable pour des pressions inférieures à 0,3 mm. de mercure.
- Il est probable que dans des tubes de grande section la chute de tension doit être voisine de 0,2 volt par centimètre.
- Les courbes de la figure 6 indiquent la chute de tension par centimètre en fonction du courant pour une pression de 1 mm. : elle montre nettement que l’augmentation de courant produit une augmentation de conductibilité.
- Les courbes de la figure 7 donnent la chute de tension par centimètre en fonction du diamètre du tube, la pression étant de 1 mm.
- Quant à la chute de tension aux électrodes, elle est d’environ 5 à 7 volts à la cathode, et 7 à 9 volts à l’anode, soit au total 14 volts en moyenne : elle est à peu
- Pression
- I Z ' 3. U- 5 6 7 8 9 tO
- JJiâmèfre en. cms.
- Fig. 6
- Pression*.1mm demerc.
- près indépendante de l’intensité du courant. Dans certains cas exceptionnels, la chute de potentiel totale dans de grosses boules de verre où la distance entre électrodes était très faible, s’est abaissée à 9 volts. La chute de tension à l’anode diminue quand celle-ci s’échauffe ; cependant, quand l’intensité du courant elf-exagérée et quand il se produit un véritable arc entre les deux électrodes, la chute de tension à l’anode augmente beaucoup. Ce phénomène est caractérisé par l’apparition, au lieu de la plage uniformément lumineuse qui entoure l’anode, d’un ou plusieurs points brillants qui rongent le métal ((). Dans ses expériences entre mercure et charbon, Cassuto, qui prenait le mercure tantôt comme cathode et tantôt comme anode, a trouvé que, pour une même intensité de courant et pour un même écartement des électrodes, la chute de tension totale était plus grande quand le mercure était pris comme cathode que quand il était pris comme anode. La somme des chutes de tension à l’anode et à la cathode était à peu près constante dans les deux cas, mais la chute de tension dans la colonne lumineuse de l’arc était plus considérable quand le mercure était pris comme cathode.
- Le rendement lumineux de la lampe à vapeur de mercure semble supérieur à celui fie la lampe à arc ordinaire, et même à celui des arcs à flamme. Les mesures photo-niétriques d’Hewitt l’ont conduit à trouver une consommation spécifique de 0,33 à 0,44
- p.125 - vue 126/685
-
-
-
- 126
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T, XLII. — N° 4,
- watts par bougie. Ces chiffres présentent un certain caractère d’incertitude, puisqu’il s’agit d’une lumière très particulière difficilement comparable à la lumière de la source prise comme étalon dans le photomètre ; d’autre part, il ne faut pas oublier que l’on est obligé d’absorber en pure perte dans un rhéostat, au moins une trentaine de volts sur 110, soit plus du quart de la différence de potentiel disponible.
- Les différents essais faits pour donner à cette lumière les rayons rouges qui lui manquent n’ont conduit à aucun résultat pratique. Bastian se contente de placer, sous le même globe opale que la lampe à mercure, une lampe à incandescence dont les rayons rouges enrichissent un peu la lumière produite. Des essais faits en vue d’incorporer au mercure différents métaux, sont restés stériles ; il en est de même des expériences dans lesquelles on s’efforcait d’obtenir, par fluorescence, la transformation des rayons émis en rayons rouges. On a tenté également de fabriquer avec d’autres métaux des lampes analogues à la lampe à mercure, mais ce dernier métal seul permet d’avoir, d’une façon simple, une électrode indéfiniment régénérable grâce à la condensation et à l’écoulement du liquide.
- En tous cas, la lumière de la lampe à mercure, telle qu’elle existe, offre l’avantage de ne pas fatiguer la vue. L’absence de rayons rouges ne présente pas un grand inconvénient quand il s’agit, d’éclairer des chantiers ou des ateliers ; pour les usages photo-gra phiques, le grand pouvoir actinique de cette lumière est particulièrement précieux; enfin, on pense à utiliser les rayons ultra-violets pour des usages médicaux, et l’on est parvenu à construire des lampes en quartz n’absorbant au passage aucun rayon ultra-violet.
- 2° Interrupteur a haute fréquence.
- Cet appareil n’a reçu aucune application pratique et ne donne pas les résultats qu’on avait annoncés il y a deux ans. Son fonctionnement repose sur le fait que les électrodes reprennent, instantanément après le passage d’une décharge, leur résistance initiale. Gela n’est pas exact : si l’interruption du courant dure un temps très court, le tube peut se réamorcer sous l’action d’une différence de potentiel relativement faible. L’emploi du tube à mercure comme éclateur n’est possible qu’avec un alternateur à forte impédance, ou un transformateur à forte dispersion magnétique de façon à limiter l’intensité de courant chaque fois que le tube amorcé tend à agir comme un court-circuit sur l’onde fondamentale du courant (courant de charge des condensateurs).
- 3° Interrupteur simple pour courants alternatifs.
- On peut employer le tube à mercure comme interrupteur simple pour les courants alternatifs dont la différence de potentiel est inférieure à la tension d’amorçage. On ferme le circuit en plaçant le tube de telle manière que le mercure court-circuite les deux électrodes : pour ouvrir le circuit, on rompt le court-circuit en basculant le tube ; le courant continue à passer par l’arc ainsi amorcé et se rompt au moment où la courbe d’intensité passe par zéro. Cet interrupteur offre l’avantage d’éviter tous les accidents qui se produisent au moment de la coupure brusque d’un courant alternatif, puisque cette coupure a lieu au moment où le courant est nul. Son emploi est d’ailleurs limité au cas où l’intensité est faible, et il n’a reçu, croyons-nous, aucune application industrielle.
- p.126 - vue 127/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 127
- 4° Convertisseur statique.
- Cet appareil n’a pas encore reçu d’applications industrielles, mais son fonctionnement a été démontré d’une façon certaine.
- Le principe sur lequel il repose, n’est pas exact dans la forme sous laquelle il a été énoncé au début, à savoir que le courant ne peut pas passer dans le sens mercure-fer, par exemple, mais seulement dans le sens fer-mercure. Il est en effet possible d’amorcer à l’envers une lampe à mercure à électrodes dissymétriques, quoique cet état ne corresponde généralement pas à un fonctionnement stable, car la base cathodique très mobile de l’arc gagne toujours la partie supérieure de l’électrode et la détériore en fort peu de temps. En réalité la propriété que présentent les tubes à mercure de former soupape électrique, ne provient pas de la dissymétrie des électrodes ; elle provient de ce que l’arc, amorcé dans un sens déterminé, ne peut pas laisser passer de courant en sens opposé sans un nouvel amorçage : un tube à électrodes de mercure forme tout aussi bien soupape qu’un tube à électrodes dissymétriques. Ce phénomène est facilement compréhensible si l’on se reporte aux explications de Stark sur l’emploi du mercure comme base cathodique de l’arc (!). Un arc alternatif entre électrodes de charbons peut se rallumer après chaque passage du courant par zéro, parce que les électrodes se maintiennent à une température telle que l’émission d’électrons négatifs partant de la
- Reseau à cour. r
- •7S>
- Fig. 10
- cathode se produit facilement. Au contraire, avec des électrodes en mercure, la température est uniformément voisine de 150° aussitôt après le passage du courant par zéro, tandis que la température à la base de l’arc doit s’élever jusqu’à la température du jaune ou du blanc incandescent : quand le courant recommence à croître après avoir changé de signe, l’électrode devenue cathode n’est donc pas dans un état tel que l’arc puisse jaillir sans un nouvel amorçage. La dissymétrie des électrodes contribue, il est vrai, à accentuer le phénomène, puisqu’il a été possible à MM. Jamin et Manœuvrier de réaliser le redressement des courants alternatifs en s’appuyant sur le seul fait de la dissymétrie des électrodes.
- La grosse difficulté à laquelle on se heurte pour l’emploi pratique et industriel des convertisseurs statiques est la nécessité où l’on se trouve jusqu’à présent de les laisser en liaison permanente avec la trompe à mercure pour éviter les augmentations de la pression intérieure capables d’empêcher le fonctionnement de l’appareil. En effet, l’intensité du courant à transformer atteint forcément une valeur supérieure à celle à laquelle on limite l’intensité dans les lampes, et les dégagements de gaz dont nous
- P) Loco citato, Eclairage Électrique, tome XLI. 31 décembre 1904, pp. CLXIV.
- p.127 - vue 128/685
-
-
-
- 128
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.— N° 4.
- avons parlé ainsi que l’augmentation de pression de la vapeur de mercure deviennent extrêmement gênants.
- La fîg. 8 donne les courbes de courant obtenues avec le convertisseur triphasé (lig. 4, page 83, 16 janvier 1904). Pour convertir les courants alternatifs monophasés en courant continu, on transforme ces courants en diphasés comme le montre la fig. 9. L’amorçage est obtenu au moyen du courant continu en manœuvrant l’interrupteur de court-circuit U figuré à gauche du schéma. On peut, en transformant le courant monophasé en courants diphasés, alimenter également des lampes à deux anodes et une cathode, de même qu’il est possible d’employer directement les courants triphasés pour l’éclairage avec une lampe à trois anodes et une cathode.
- La fig. 10 montre l’allure des courants redressés obtenus par la transformation au moyen d’un convertisseur statique, des courants polyphasés à 2, 3, 4 et 6 phases.
- En résumé, depuis deux ans, l’emploi industriel des tubes à mercure, dont on espérait de si beaux résultats, n’a pas fait grand progrès. Les lampes, cependant, ont été l’objet d’un certain nombre - d’applications en Amérique, et plusieurs parties de l’exposition de Saint-Louis étaient illuminées par des arcs au mercure, mais il reste à savoir si ce mode d’éclairage est réellement pratique et économique.
- II. de Valbreuze.
- LE PHÉNOMÈNE DE L’ELECTROLYSE (suite)
- FORMULES DES RÉSISTANCES ÉLECTROLYTIQUE ET ÉLECTRIQUE
- Ces préliminaires posés, qui établissent l’état actuel de nos connaissances sur la conductibilité électrolytique, cherchons à pénétrer plus avant dans le processus intime du phénomène de l’électrolyse pour en établir les lois.
- D’après ce qui précède, que voyons-nous dans un électrolyte ? Des fragments moléculaires de nature différente, les ions, et la partie non dissociée, en état d’équilibre physico-chimique ; cette partie, non ionisée, constitue par suite un diélectrique.
- Un électrolyte est donc caractérisé par la présence des ions dans un diélectrique.
- Nous remarquerons immédiatement qu’en fait de diélectrique, l’eau surpasse de beaucoup tous les autres corps par la valeur élevée de sa constante diélectrique, comme le montrent les chiffres suivants.
- Constantes diélectriques de quelques corps.
- SOLIDES
- Caoutchouc à 2,34
- Cristal 5,8 » 7,6
- Fibre douce rouge » » 2,08
- Ehonite 2,0 » 2,8
- Gomme laque » » 3,i
- Gutta-percha .... 3,3 » 4,9
- Mica 5,7 » 8,
- Paraffine C98 » 2,32
- Porcelaine . . . . )) 4,8
- Résine 2,48 » 2,5^
- Soufre 2,6 » 3,9
- Verre » » 5,1
- LIQUIDES
- Alcool méthylique.................. 32,6
- Benzine............................ 7,5
- Eau................................ 78 à 80
- Huile d’olive...................... 3,08 » 3,16
- Pétrole............................ 2,02 » 2,19
- Essence de térébenthine............ 2,i5 » 2,8
- Vaseline........................... 2,17
- GAZ
- Air............................... 1
- Hydrogène..................................... «,9997
- Dans tous les gaz, à o° C. sous 760 mm. de pression, la constante diélectrique est très voisine de.. . 1
- p.128 - vue 129/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 129
- Il suit de là que c’est dans l’eau que les phénomènes électrolytiques doivent être le plus nettement marqués, et les solutions aqueuses doivent présenter au maximum le caractère d’électrolvtes.
- D’autre part, l’expérience a montré, depuis la plus haute antiquité, et c’est là l’origine de la découverte des phénomènes électriques, que lorsque l’on frottait deux corps de nature differente, ils se chargeaient d’une même quantité d’électricité de nom contraire. Or, d’après Joule, les molécules du gaz hydrogène, par exemple, à la température ordinaire, sont animées d’une vitesse de translation de 2.000 mètres par seconde; d’après Clausius, chacune d’elles est rencontrée par les autres et déviée de sa direction à peu près 17 milliards de fois par seconde.
- C’est là l’origine de la pression constatée dans les gaz, et de la pression osmotique des solutions.
- Les ions sont de nature essentiellement différente, et les vibrations perpétuelles des particules matérielles des corps produisent évidemment le phénomène du frottement : les deux ions de nature différente acquièrent donc des électricités de nom contraire, en se chargeant, par conséquent, d’une même quantité d’électricité, q. Nous trouvons immédiatement dans ce fait la raison même de la loi expérimentale bien connue de Faraday, sur les équivalents électrochimiques. D’autre part, leur capacité étant différente, car leur nature essentiellement différente doit imprimer un caractère distinct à leurs propriétés physiques, ces ions prennent donc des potentiels (-(- v) et (— c’) tels que l’on ait :
- q = cv — c'y'.
- Cette différence de potentiel entre les ions : Y = v— (—c’) = c -}-c’, croîtra à chaque vibration moléculaire et à chaque choc interne jusqu’au moment où le voltage relatif de deux ions entrechoqués aura pris une valeur telle que le condensateur formé par les deux ions et le diélectrique se décharge spontanément et brusquement à travers le diélectrique, en recombinant la molécule. Mais aussitôt une nouvelle molécule se dissociera en ions, pour rétablir l’état de minimum d’énergie potentielle du système, loi générale universelle du monde physique, et la même suite de phénomènes se continuera indéfiniment, sans manifestation thermique d’ailleurs, puisque la recombinaison se trouve immédiatement suivie et compensée par la décomposition d’un même nombre de molécules, et qu’il y a conservation de l’énergie pendant toute la durée du phénomène.
- Immergeons les électrodes (+) et (—) dans l’électrolyte que nous supposerons maintenu à concentration constante. Aussitôt, les affinités électriques bien connues ont orienté les ions comme l’indique la figure suivante :
- F.LECTROLYSE DE L’ACIDE CHLORHYDRIQUE '
- Un courant de HCl entretient constante la concentration en HCl, par suite aussi celle des ions (H) et (Cl).
- p.129 - vue 130/685
-
-
-
- 130
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- ÉLECTROLYSE DE L’ACIDE CHLORHYDRIQUE (*)
- Un courant de HCl entretient constante la concentration en HCl, par suite aussi celle des ions (H) et (Cl).
- II. — Attraction, puis Répulsion des ions extrêmes. Renversementjde l’orientation de (n—-1) groupes d’ions.
- III. — Libération de molécules simples aux électrodes. Nouvelle ionisation de l’électrolyte. Renversement de l’orientation n groupes d’ions (2).
- IV. — Etat final semblable à l’état initial.
- Les ions extrêmes, attirés par la dans une véritable grêle électrique.
- polarité contraire, bombarderont les électrodes
- (U Les électrodes positives ont été hachurées par erreur.
- (2) Remarque. — Le nombre des ions n’a pas varié, car deux nouvelles molécules de HCl se sont ionisées pour rétablir l’équilibre chimique, troublé, par le départ des ions sous la forme de deux molécules libérées : H2 et Cl2. Les nouvxeau ions se sont orientés dans la chaîne.
- p.130 - vue 131/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 131
- Suivons de près la marche du phénomène. L’ion extrême (Cl) sera attiré vers l’électrode : sa distance de cette électrode diminuera donc légèrement ; par suite, la décharge spontanée se fera ’à travers le diélectrique ; mais comme malgré cette
- décharge, l’électrode aura conservé sa polarité, non seulement l’ion (Cl) aura perdu son potentiel (—- e), mais il aura pris le potentiel de la source (-(- v) : il sera donc énergiquement repoussé par l’électrode, et repoussera lui-mème l’ion contigu (11) qu’il
- attirait tout à l’heure, pour attirer au contraire l’ion (Cl) chargé négativement; il se combinera avec lui, en donnant naissance à une molécule libre de chlore, car il n’y a pas ionisation possible d’un corps simple, comme le chlore, puisque le frottement de deux corps de même nature n’engendre pas de charge électrique, ainsi que l’a montré l’expérience.
- Il suit immédiatement de là que les corps simples ne seront jamais des conducteurs électrolytiques, et ainsi les ions chlore (-(-) et (—) ne peuvent que se combiner en une molécule neutre, mise en liberté.
- La molécule de chlore se dégageant à l’électrode (-[-), et de même une molécule d’hydrogène à l’électrode (—), l’état d’équilibre chimique entre les ions et l’électrolyte se trouve rompu : une nouvelle ionisation de l’électrolyte se produit donc à ce moment pour rétablir l’état d’équilibre physico-chimique, et les nouveaux ions s’intercalent dans la chaîne dans son orientation actuelle.
- -f-
- Cependant, l’ion extrême actuel H se trouve repoussé par l’électrode -j- qui attire au contraire l’ion négatif (Cl).
- Une nouvelle orientation des ions a lieu, et le phénomène recommence. .
- Il va sans dire que les mêmes faits se sont produits en même temps à l’électrode négative, et il est facile de voir que les deux actions sont concordantes pour l’orientation des ions.
- Ainsi, nous avons :
- 1. — Orientation des ions.
- 2. — Attraction suivie de répulsion, c’est-à-dire mise en vibration par les électrodes des ions extrêmes.
- 3. — Renversement de l’orientation des ions.
- 4. — Combinaison des ions extrêmes de même nature, mais ayant acquis des charges électriques contraires, et mise en liberté de molécules libres aux électrodes. En même temps, nouvelle ionisation de l’électrolyte pour rétablir l’état d’équilibre chimique troublé par le départ d’ions devenus molécules libres.
- 5. — Renversement de l’orientation des ions, les ramenant à l’orientation primitive, et continuation du phénomène suivant les mêmes stades.
- Si cette manière de voir est l’interprétation exacte du phénomène, elle doit nous permettre d’établir les lois de l’électrolyse. Ecrivons donc la loi de la Conservation de l énergie pendant la marche du phénomène.
- L’énergie que nous fournissons aux bornes de l’appareil est utilisée à deux fins :
- 1°J la décharge et la recharge en sens contraire des ions extrêmes. Ce travail a pour expression :
- p.131 - vue 132/685
-
-
-
- 132
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- Quantité d’électricité X potentiel.
- Ainsi :
- Décharge : qv l = 2qv pour une électrode ;
- Recharge en sens contraire : qv f 2qv' pour l’autre électrode ;
- soit, en tout, pour cette première partie du travail :
- 2q {V + 0 = 2q V,
- pour la mise en liberté finale de 2 ions de chaque côté sous forme de 2 molécules libres, et la décomposition de 2 molécules d’électrolyte. Soit donc pour 1 molécule d’électrolyte, ou plutôt pour 1 « équivalent électrochiinique », la moitié seulement de cette quantité, c’est-à-dire : q X V, ou, d’une manière générale, avec notre notation
- primitive (*) : aq V.
- v étant le nombre de valences rompues à partir des ions dans l’éleetrolyse, dans la réaction moléculaire la plus simple.
- 2°) Le travail de déplacement des ions clans le champ de forces créé par les deux électrodes.
- A l’électrode -J- : une attraction suivie d’une répulsion : /*X 2 e ) ,. ,,
- » — : » » » :fX 2£ J ensemt)le • 2 p x 2,
- e étant l’amplitude du déplacement.
- Les deux ions extrêmes, chargés en sens contraire, repoussent d’une quantité £ les ions chargés de la même électricité et attirent d’une quantité égale les ions chargés d’électricité contraire. C’est le renversement de l’orientation des ions.
- La force pour produire le déplacement est f. L’espace parcouru pour chaque groupe d’ions est n.
- Autant il y a de groupes d’ions, autant de fois nous aurons le travail 2/L
- Or, il y a {n — 1) groupes d’ions, qui, avec les deux ions extrêmes, forment les 11 groupes d’ions de l’électrolyte dans la file d’ions de longueur minimum comprise entre les électrodes. y
- Le travail du déplacement pour le renversement de l’orientation des ions a donc pour valeur :
- (n — 1) X 2/è-
- En réalité, /' est la valeur moyenne d’une intégrale, car /‘== ?(e),' mais, par raison de symétrie, dans le champ de forces créé par les électrodes, cette valeur est la même pour tous les ions.
- Cette orientation met en présence aux électrodes deux ions de même nature chargés d’électricité contraire : ils se combinent pour donner une molécule neutre, qui se trouve mise en liberté.
- Ce fait met en évidence une autre loi de l’éleetrolyse qui nous montre pourquoi les produits de l’éleetrolyse 11e sont mis en liberté qu’aux électrodes.
- U 11’y a donc plus que (n — 2) groupes d’ions. Mais immédiatement, et pendant que la combinaison précédente enlevant des ions au système avait lieu, de nouvelles molécules s’ionisaient pour rétablir l’équilibre chimique entre les ions et l'électrolyte, c’est-à-dire réaliser à nouveau l’état de minimum d’énergie potentielle du système, et ramener par suite le nombre des groupes d’ions à sa valeur initiale /£, puisque nous avons sup-
- (*) Voir Y Eclairage Electrique, t. XXXIV, n° 5, p. 156.
- p.132 - vue 133/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 133
- posé l’électrolyte maintenu à concentration constante. Il faut noter que cette ionisation nouvelle de deux groupes d’ions s’est produite au moment même de la libération des molécules libres, et que, par conséquent, les nouveaux ions se trouvent orientés dans
- la file d’ions actuelle comme leurs semblables. Or, dès que la molécule provenant de
- la combinaison des ions extrêmes de même nature chargés d’électricité différente s’est trouvée formée, les deux nouveaux groupes d’ions se sont intercalés dans la chaîne, et les deux ions extrêmes actuels sont de polarité contraire aux électrodes. Il y a donc une nouvelle orientation des ions, formant actuellement n groupes, orientation qui les ramène «à leur position initiale.
- Comme ci-dessus, le travail correspondant à cette orientation a pour expression :
- a fr X »•
- La somme de ces travaux en partant d’un état initial donné jusqu’au rétablissement
- du même état final a donc pour valeur :
- Attraction suivie de répulsion aux deux électrodes : 2/s X 2 ;
- Première orientation : 2/s X (» — i ) ;
- 2e » 2 fs X n ;
- c’est-à-dire :
- 2fi X(2«+ O
- pour la décomposition en fin de compte de 2 molécules d’acide chlorhydrique.
- Nous aurons donc, pour la décomposition d’une seule molécule, ou plutôt d’un seul « équivalent électrochimique » d’électrolyte :
- /sX(2«+i),
- et, d’une manière générale,
- l- X2/sX(2»+ 0,
- avec notre notation primitive.
- Le travail total par file d’ions a donc pour expression :
- T = q V -|- fs (2rt -[- 1 ).
- Nous avons, d’autre part :
- (2B+I)S = I,
- l étant la longueur de la fde d’ions considérée, c’est-à-dire pratiquement la distance entre les électrodes ;
- et, d’après la loi de Coulomb sur l’attraction des charges électriques, f est de la forme :
- f=k*qr
- Nous pouvons donc écrire :
- t = qv + pi‘?,
- pour chaque file d’ions orientés.
- Rapportons ce travail à l’unité de temps. Pour cela, remarquons que :
- q = it,
- i étant la valeur moyenne d’une intégrale, car i est fonction de /.
- Nous avons donc :
- i-t-
- t = VÙ + A;2/L1,
- Ç-
- p.133 - vue 134/685
-
-
-
- 134
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- que nous pouvons écrire, en considérant l’unité de temps :
- puissance par file d’ions = Vf. kH
- iH
- T2’
- La puissance w fournie par file d’ions est donnée immédiatement comme le produit de i par la différence de potentiel totale aux bornes de la cuve électrolytique, E.
- Nous avons donc :
- «< = Ef = Vf -f kélt - ?
- C-
- et, en divisant par i :
- E = V + fc2Zfx4*
- Or, en pratique, nous avons un certain nombre de files d’ions parallèles, et c’est la totalité du courant I qui nous intéresse. Nous remarquons que dans le rapport 42 figure
- en réalité la densité de courant, car e est aussi la distance des ions dans la section transversale, c’est-à-dire, par conséquent, la distance des files d’ions. Si donc dans une
- section totale de files d’ions S, il passe un courant total I ampères, le rapport g est la
- sommation des termes : ^ -y et nous aurons finalement l’expression :
- E = V + fc2<x§Xl,
- E étant la différence de potentiel aux bornes de la cuve d’électrolyse ;
- V — la force électromotrice de décomposition de l’électrolyte. ,
- Nous retrouvons ainsi la loi d’Ohm.
- Multiplions les deux membres de cette égalité par I, et nous retrouverons la loi de Joule :
- EI = W = VI-f-fc2*X il2.
- O
- La première partie de cette puissance VI, s’emmagasine, ainsi que nous l’avons vu plus haut, par l’analyse du phénomène d’électrolyse, dans la libération de molécules possédant une énergie potentielle plus grande que celle de l’électrolvte et qui constituent le Couple électrochimique, que nous avons étudié antérieurement (1).
- La deuxième partie de cette énergie, au contraire, effectue un travail de déplacement de points d’application de forces, qui ne s’emmagasine pas dans une forme d’énergie potentielle : elle ne peut donc que se manifester à l’état de chaleur, cette forme dégradée de l’énergie, et nous voyons ainsi que la chaleur dégagée par le passage du courant est proportionnelle au carré de l’intensité. C’est la loi de Joule.
- Ce coefficient de proportionnalité a reçu le nom de Résistance électrique. La formule précédente nous en donne l’expression :
- R = k2i X ^ >
- et nous montre la relation de R avec la distance entre les électrodes /, et la section S offerte au passage du courant.
- f1) Voir L'Eclairage Electrique, t. XXXIV, n" 5, 31 janvier 1903, p. 149 à p. 165, et t. XXXV, n° 22, 30 mai 1903, p. 324 à p. 343.
- p.134 - vue 135/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 135
- Le coefficient k2t, qui, par le terme A;2, apporté par la loi de Coulomb et par la grandeur t que nous verrons un peu plus loin être la période de vibration des ions, est caractéristique du corps conducteur, a été nommé Résistance spécifique ,o, et Ton a, par définition
- p~k?t.
- Nous pouvons vérifier ces résultats par l’équation aux dimensions.
- On sait que dans le système électro-magnétique, une résistance électrique est homogène à une vitesse :
- R = LT-1.
- Cherchons les dimensions de k2 de la loi de Coulomb. On a :
- On a donc
- /, est une force et a pour dimensions : «2r carré d’une longueur, »
- q, quantité d’électricité, »
- LMT~2.
- L-.
- I I
- L 2 M 2 .
- _7X s2 _ LMT-2 x L2 _ L2 k ~ q* ~ LM ~ T2
- Or, nous avons trouvé :
- L2T~2 = [LT-1]2 = R2.
- R = k2t X
- l — ï±2
- S ~ T2
- m L L
- xtxd=t
- = LT-1 •
- Ce sont bien les dimensions d’une résistance électrique. On a, de même, pour une résistance spécifique :
- P=Kf = LT-'x£ = L*r-<.
- Nous avons trouvé :
- P = kH = L2T~2 X T = L2T~1 •
- La loi d’Ohm que nous avons déduite du mécanisme de l’électrolyse semble indiquer que si le voltage aux bornes de la cuve électrolytique E est inférieur à la force électromotrice de décomposition de l’électrolyte, aucun courant ne passe. En réalité, même avec une différence de potentiel très faible, un courant peut traverser électrolytique-ment un électrolyte, c’est-à-dire en le décomposant, ainsi que les expériences de précision le montrent. En effet, au moment où la molécule se scinde en ions, ceux-ci n’ont encore pris aucun voltage : ce sont les vibrations qui électrisent spontanément les ions et en élèvent peu à peu la différence de potentiel jusqu’au point de provoquer l’auto-décharge à travers le diélectrique. U y a donc dans l’électrolyte des ions à des potentiels électriques croissant de zéro à un maximum d’ailleurs rapidement atteint, grâce à l’importance des vibrations ; ce maximum correspond à la force électro-motrice proprement dite de décomposition de l’électrolyte, mais la présence continuelle d’un petit nombre d’ions à faible voltage explique qu’un courant très faible peut traverser un électrolyte, même sous une différence de potentiel inférieure à la force électro-motrice pratique de décomposition de l’électrolyte. Il y a donc continuité dans le phénomène de l’électrolyse, dont la polarisation des électrodes sous un voltage insuffisant n’est
- p.135 - vue 136/685
-
-
-
- 136
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- qu’une manifestation initiale, ainsi que vient d’ailleurs de l’établir expérimentalement M. E. Rothé, par la méthode de l’oseillographe (1).
- Il suit de cette étude du phénomène de l’éleelrolyse que la conductibilité électrolytique nécessite, d’une part, la décomposition réelle du corps en deux sortes de particules, de nature essentiellement différente, aptes à prendre des charges électriques égales, mais de signe contraire, par leurs vibrations simultanées; en même temps, la présence d’un diélectrique, pour retarder l’auto-déeharge spontanée des ions chargés. Les corps simples ne peuvent donc pas constituer des électrolytes, et l’existence d’ions dans un diélectrique, qui peut être la partie non ionisée d’une substance composée, est nécessaire pour que se manifeste le phénomène de l’éleetrolyse. L’expérienee montre, en effet, que la solution de HCl dans un carbure ne donne pas lieu au phénomène d’èlee-trolyse, bien que le diélectrique existe, faute d’ions : la solution a une constante cryos-copique normale; tandis que la solution aqueuse de HCl possède éminemment le caractère d’un électrolyte, par suite de l’ionisation réelle qui s’y produit, et qui se manifeste par la valeur anormale de la constante dans une méthode quelconque de détermination de poids moléculaire.
- D’autre part, le mode de libération des molécules nous montre pourquoi cette libération n’a lieu qu’aux électrodes, et nous explique le fait de la valence moléculaire : la molécule d’un corps simple nous apparaît comme un édifice chimique provenant de la combinaison d’ions de même espèce, ayant accidentellement reçu des charges électriques contraires, et la molécule d’un corps composé comme le résultat de la neutralisation électrique de deux ions d’espèce différente, chargés en sens contraire par leurs vibrations simultanées.
- Enfin, cette théorie nous explique comment les réactions sont facilitées, souvent même déterminées, par la présence d’un diélectrique comme l’eau, qui constitue un milieu ionisant très prononcé, si l’on considère la valeur élevée de sa constante diélectrique.
- INFLUENCE DE LA VISCOSITE DU MILIEU SUR LA RESISTANCE ÉLECTROLYTIQUE :
- LA MORILITÉ DES IONS.
- Cherchons ce que signifie dans la formule que nous venons d’établir :
- H = fc2,/^.
- la grandeur t.
- Nous avons introduit ce temps t avec l’expression : q = it, q étant la charge constante que prend un ion; i étant l’intensité, c’est-à-dire le nombre de coulombs par seconde, et t le temps qu’a mis l’ion à se décharger et recharger en sens contraire.
- Nous avons ainsi : t = %.
- i
- Supposons qu’il y ait eu une attraction et une répulsion des files d’ions, en un mot une vibration orientée ou, suivant l’expression consacrée, une vibration polarisée des ions, par seconde. Alors i = q et t =1". Supposons qu’il y ait eu 1.000.000.000.000 (ou en général n) vibrations par seconde. Alors i = 1.000.000.000.000 q (ou en général i= nq) et Ton a :
- (1 ) Bulletin des séances de la Société française de Physique, 1904, 2° fascicule, p, 99. — IJ Eclairage Electrique, t. XL, n* 32, 6 août, p. 239 à p. 240.
- p.136 - vue 137/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 1.37
- t =---------------—-=-------------- de seconde, ou d’une manière générale, t = - de
- î.ooo.ooo.ooo.ooo^ i .ooo.ooo.ooo.ooo ° n
- seconde.
- t est donc le temps pendant lequel il passe q coulombs, q étant la charge d’un ion, quantité constante et proportionnelle à l’équivalent électrochimique de l’électrolyte donné. Or, l’analyse du phénomène nous montre qu’il passe q coulombs à chaque vibration de file d’ions. Ainsi t est le temps d’une vibration complète, c’est-à-dire par conséquent la période de vibration : T.
- Il est incontestable que ce temps doit être influencé par l’état de l’électrolyte, par sa viscosité, par exemple, et ainsi la conductibilité électrolytique exclusivement due en effet aux ions libres, se trouve être aussi fonction de la constante d’attraction de Coulomb, k2, et aussi de l’état du milieu, de sa viscosité, par la vitesse de vibration des ions.
- Ceci nous explique le désaccord trouvé entre les mesures de conductibilité électrique et celles de pression osmotique comme nous le disions au début de cette étude. La conductibilité électrolytique, en effet, est aussi fonction de la mobilité des ions.
- Cette introduction de la période de vibration dans la formule de la résistance électrique nous invite à faire application de la théorie des vibrations au cas particulier de la conductibilité électrique. Ce sera l’objet d’une prochaine étude.
- Mais nous pouvons dès maintenant remplacer dans la formule la période de vibration T par le quotient de la longueur d’onde du mouvement vibratoire / par sa vitesse de propagation V :
- R = fe2X*x£x| et p — k2T = fc2 x ÿ ’
- Cette relation nous montre que la résistance spécifique est proportionnelle à la longueur d’onde du mouvement vibratoire électrique.
- En l’écrivant sous sa forme première :
- P — kn\
- on voit de même que la résistance spécifique est proportionnelle à la période de vibration des ions, — autre énoncé du même fait.
- Remarquons, d’autre part, que la période de vibration peut être differente pour les deux ions (-|-) et (—), et que nous avons remplacé le système réel par un système hypothétique à même période de vibration T pour les deux ions, qui lui est équivalent, d’aprçs la relation :
- q = hd'i == Ï2T2 •— *T.
- Ceci posé, qu’arrive-t-il si sur une résistance électrolytique donnée on augmente indéfiniment le voltage? Tant que toutes les files d’ions 11e sont pas encore entrées en vibration, à un accroissement de voltage correspond un accroissement d’intensité de courant suivant la loi d’Ohm. Mais lorsque l’intensité est telle que toutes les files d’ions sont en vibration, à un accroissement de voltage ne peut évidemment plus correspondre un accroissement d’intensité : il se produit le phénomène de la polarisation de l’électrode intéressée la première.
- Nous voyons, en effet, d’après la relation :
- q = fi T ^ = bl 2 — iT,
- fine i2 et ijf sont les maximums d’intensité de courant possibles par file d’ions, c’est-à-dire par e2 de section d’électrolyte. Dès que la densité du courant atteint cette valeur^ ou d y a polarisation de l’électrode correspondante.
- p.137 - vue 138/685
-
-
-
- 138
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- Nous pouvons remarquer maintenant que les molécules libérées (ou entrant en jeu) aux électrodes étant proportionnelles à q, sont justement intéressées par ces périodes de vibration et T2, et par ces intensités i\ et i2, qui sont par conséquent la représentation de la vitesse de réaction aux électrodes. Nous retrouvons donc ici ce fait que nous avions mis en évidence dans l’étude du couple électrochimique (r) : la polarisation se manifeste à une électrode dès que Yintensité du courant y atteint la valeur de la vitesse de réaction, maximum qu’elle ne saurait dépasser.
- (A suivre.) Georges Rosset.
- BREVETS
- Auto-démarreur Lemale pour moteurs à explosions.
- Le moteur d’automobile est lancé, d’ordinaire, par un procédé dangereux et incommode : une manivelle est placée à l’extrémité de l’arbre moteur, et le chauffeur doit développer un certain effort musculaire pour vain-
- cre les résistances. Quoique ce procédé très sommaire, soit même dangereux lorsqu’un « retour » vient contrarier l’effort, on constate, chaque année au Salon, que les constructeurs ne proposent aucune solution mécanique pour remplacer l’emploi de la manivelle.
- Cette année cependant, une innovation dans
- cette voie, était exposée au sous-sol des Serres de la ville. C’est un appareil auto-démarreur, entièrement mécanique, placé en bout du mo (*)
- teur, qui emmagasine une petite ^quantité d’énergie empruntée à la puissance même de la machine et restitue ensuite l’énergie accn-
- (*) IJEclairage Electrique, 11'03, t. XXX1Y, n° 5, p. KO.
- p.138 - vue 139/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- H K Y U E D'K LEC TH ICI TE
- J 39
- -—
- for
- /WW"-
- mulée en lançant le moteur par une simple manœuvre de déclenchement.
- Fendant la durée du Salon, Panto-démarreur a subi une véritable épreuve d’endurance ; l’appareil a fonctionné sans repos et lançait jusqu’à six cents fois par jour son moteur de 24 chevaux. La manœuvre s’opérait sans effort : une manette à déplacer et le moteur part sous l’action vigoureuse de l’accumulateur qui se recharge ensuite automatiquement.
- L’accumulateur est constitué par un ressort en spirale B fixé d’une part à la boite A et d’autre part relié à l’arbre carré C par le manchon D.
- ~~ r
- Lorsque le ressort est enroulé, l’arbre C est retenu par un rochet E et cliquets ; la boîte A est maintenue par le frein extérieur F. En desserrant ce frein, la puissance du ressort entraînera la boite A dans le sens de la flèche O (sens de rotation du moteur) et fera tourner le moteur par l’intermédiaire de la couronne dentée II, (fixée à la boite A) et des cliquets G appartenant au disque J, qui est goupillé sur l’arbre du moteur.
- Pendant que la boite A tourne, l’écrou K guidé par les tiges K, se déplace sur la partie fdetée du manchon L et viendra bientôt buter les oreilles M ; ce sera alors le manchon L qui
- p.139 - vue 140/685
-
-
-
- 140
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- continuera le déplacement, mais en sens inverse en coulissant sur l’arbre carré C ; les “rifles d’embrayage X s’engageront avec celles X,, et le tout tournera avec le moteur.
- Il suffît, pour recharger l’appareil, de serrer à nouveau le frein F, la boite s’arrête ; l’arbre Ci continue à tourner avec le moteur puisqu’il est embrayé avec lui par les griffes XT et Nj, le ressort s’enroule ; pendant ce temps, l’écrou K se déplace en sens inverse du précédent et vient buter les oreilles M., ; le manchon L, coulissant à nouveau sur l’arbre C, sépare les griffes X et Xr L’appareil est ainsi chargé et séparé du moteur, qui pourra continuer à tourner sans plus intéresser l’auto-démarreur.
- On lance donc le moteur en desserrant le frein F au moyen d’un levier ou d’une pédale du siège même de la voiture et le frein F aussitôt serré, l’accumulateur se recharge automatiquement.
- L’automaticité de l’appareil repose par conséquent sur la relativité des déplacements entre deux organes concentriques, tournant dans le même sens, l’un quelconque étant arrêté quand l’autre tourne. La relativité a pour effet de déplacer dans un sens ou dans un autre un plateau à griffes provoquant l’embrayage ou le débrayage à la fin de chaque déplacement.
- Tous les organes de l’appareil sont enfermés dans la boite A et barbottent dans l’huile ; toutes les pièces ont été soumises à des essais prolongés. Cet appareil se présente donc avec toutes les garanties désirables.
- Il semble que la manivelle, souvent maudite par les chauffeurs, doit disparaître devant cette solution mécanique ingénieuse qui, appliquée à l’automobile comme au canot, contribuera à les rendre plus agréables à conduire en supprimant tout effort musculaire.
- J. R.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Expériences démonstratives sur la radioactivité, parle professeur A,. Righi. — (L’Elettricista [2iJ,t. III, n° 23, p. 329-333. Décembre 190L
- L’auteur donne dans cet article la description d’un électroscope et d’une balance de torsion très sensibles, que l’on peut construire soi-même et qui peuvent servir avec beaucoup de succès à la démonstration de plusieurs propriétés des rayoxis émis par les corps radioactifs. Ces appareils peuvent, en outre, servir à projeter le phénomène de manière à le rendre visible pour 'un nombreux auditoire.
- Electroscope. — La figure 1 représente en grandeur double des dimensions réelles, la partie essentielle de l’appareil. Une mince baguette R, de quartz fondu, est fixée à une tige métallique A. On peut d’ailleurs remplacer le quartz par du soufre ou de l’ambre. Cette baguette de quartz est collée au fond d’une petite cloche métallique C en laiton au moyen
- d’un fragment de gutta-percha. Enfin un fil métallique aplati D E, de diamètre légèrement plus fort à sa partie supérieure, est soudé au sommet de la petite cloche en laiton C, et porte latéralement une minuscule feuille d’or de quelques dixièmes de millimètre de largeur Q). On introduit le système que nous venons de décrire dans une cage RDEC (fig. 2), en faisant passer à frottement doux, la tige A à travers le couvercle circulaire qui se trouve à la partie supérieure de la cage. Deux des parois opposées (RC, DE) de la cage sont en verre recouvert d’une toile métallique à fils
- (1) Voici le mode opératoire conseillé par l’auteur : on détache, en même temps que sa feuille de papier-support, une des feuilles d’or contenues dans le petit cahier dans lequel on les vend, et on la pose sur une carte de visite, laquelle est à son tour déposée sur un petit coussinet en peau de chamois (ce coussinet étant couramment employé par les doreurs). On procède ensuite au découpage de la feuille d’or en se servant d’un couteau à filet émoussé, qu’011 aiguise fréquemment sur un morceau de pierre ponce sèche. On colle la feuille ainsi obtenue au moyen d’une légère solution de gomme arabique.
- p.140 - vue 141/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.'
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 141
- très lins dont les mailles ont 2 mm de largeur. Les quatre autres parois de la cage sont constituées par des plaques de laiton dont une RDEC est percée d’une ouverture circulaire que l’on ferme au moyen d’une mince feuille d’aluminium appliquée contre un disque de toile métallique analogue à celle dont nous venons de parler. Si l’on désire, au contraire, une fermeture hermétique qui empêche les émanations radio-actives de pénétrer dans la cage, l’on emploie dans ce dernier cas une
- feuille d’aluminium d’environ ~ de mm. d’épais-
- seur, ce qui diminue quelque peu la sensibilité de l’appareil.
- Pour charger la feuille d’or l’on emploie le dispositif suivant : au petit tube métallique F, traversant la partie supérieure de la cage et mobile autour de son axe, contient à sa partie inférieure un fil métallique isolé G terminé en ressort extrêmement flexible ; il suffit de tourner le petit tube F pour que le fil dont nous venons de parler, touche la petite clochette C (fig 2) de l’électroscope et lui communique ainsi la charge qu’on lui a communiquée préalablement.
- Tel est l’appareil dans toute sa simplicité.
- Si, maintenant, l’on veut faire voir le phénomène à vin grand auditoire, il suffit d’employer une lentille de projection L mobile le long d’une barre MN, fixée à la partie infé-rietre de la cage. On projette ainsi l’image de la feuille d’or sur un écran, grâce à la transparence des parois BC et DE.
- Si l’on veut, au contraire, effectuer des mesures précises, l’on emploie la lentille L pour projeter, dans le plan dans lequel se meut la feuille d’or, l’image d’une échelle micrométrique installée à quelques mètres de distance de la lentille. L’on vise ensuite cette image au moyen d’un petit microscope horizontal R mobile le long de la même barre MN qui supporte la lentille L.
- Voici maintenant quelques données expérimentales.
- Si l’électroscope est chargé de manière que la feuille . d’or fasse «un angle de 45° avec la verticale, l’approche d’un petit disque de 6 cm de diamètre obtenu en comprimant du sesquioxyde d’uranium, nécessite 8 à 10 secondes seulement pour faire tomber la feuille d’or; c’est dire que l’électroscope se décharge à vue d’œil. Un morceau de pechblende de Joachims-thal, de la grosseur d’un œuf produit un effet encore plus rapide, et si l’on emploie un petit disque de 6 cm. obtenu en comprimant le même minéral réduit en poudre, l’effet est encore plus prompt.
- Cette grande sensibilité de l’appareil est due surtout à la capacité extrêmement faible du fil conducteur constituant l’électroscope.
- Charge positive d’an tube à radium. — L’auteur a imaginé un dispositif analogue à celui
- p.141 - vue 142/685
-
-
-
- 142
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T, XLII. — N° 4.
- (le Strutt pour mettre en évidence la charge positive qui s’accumule dans un tube de verre contenant du radium, charge provenant du fait que les rayons « sont en grande partie absorbés par le verre, pendant que les rayons {5 le traversent avec un assez petit affaiblissement. Voici ce dispositif : Un petit électros-cope analogue au précédent (fîg. 2) constitué uniquement d’un fil métallique portant latéralement une minuscule feuille d’or (G, fîg 3) est suspendu au moyen d’un petit anneau métallique en aluminium F formant ceinture à une minuscule boule de verre (4 mm. de diamètre), très mince, contenant 10 mgr. de bromure de radium dont la radio-activité est d’environ-^-de celle du bromure pur. La petite
- ampoule F est suspendue à un petit cylindre de soufre E (fîg. 3), fixé à une baguette D. Le tout se trouve enfermé dans un tube de verre BC dans lequel on a fait le vide. A l’une des extrémités de ce tube est soudé un fil en aluminium H qui pénètre à la partie inférieure du tube et dont la longueur est telle qu’il atteint le niveau de l’ampoule F ; son écartement à la feuille de l’électroscope doit être inférieur à la longueur de cette dernière. Ce fil d’aluminium peut être mis à la terre au moyen d’un fil métallique extérieur au tube.
- A mesure que le petit électroscope se charge, l’angle d’écart de la feuille cl’or augmente et il arrive un moment où cette dernière touche le fil d’aluminium II ; elle se décharge ainsi instantanément et tombe brusquement à sa position initiale. Cette chute s’effectue brusquement grâce à l’absence de la résistance d’air, car, avons-nous dit, le vide est fait à l’intérieur du tube. Dans un des appareils construits par l’auteur la phase complète du phénomène s’accomplit en 12 secondes. Ce mouvement de la feuille d’or durerait indéfiniment (ou, pour être plus précis, il durerait autant que la propriété radio-active du bromure de radium) si les flexions répétées de la feuille d’or ne finissaient par détacher cette dernière de son support. Mais il est facile d’éviter une fatigue inutile de la feuille d’or, en inclinant l’appareil de manière que cette dernière touche le fil d’aluminium pendant tout le temps cpie l’appareil ne sert pas.
- Ajoutons enfin qu’au moyen d’une lentille
- de projection, le phénomène peut facilement être rendu visible à un grand auditoire.
- Balance de torsion pour les expériences de radio-activité. — Lorsque l’on veut effectuer
- des .mesures beaucoup plus précises, on peut remplacer l’électroscope précédent par une balance de Coulomb de dimensions extrêmement réduites, dont les conducteurs ont une très faible capacité. Voici en quelques lignes la description de cet appareil de haute sensibilité. Une lame de mica ou d’aluminium AB (fîg. 4) est fixée à un fil de quartz vertical CD extrêmement fin ; à l’une des extrémités de cette lame est collé un très petit miroir S de verre argenté (*) recouvert du côté de l’argent
- (i) Il est facile de fabriquer soi-mème le petit miroir en question. On prend quelques centaines de couvre-objets circulaires
- p.142 - vue 143/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 143
- par une mince feuille d’aluminium. Un contrepoids B, constitué par une très mince feuille de mica, fixé à l’autre extrémité du levier AB, équilibre le poids du minuscule miroir S. La figure 4 représente le système que nous venons de décrire en vraie grandeur, excepté la longueur du fil de suspension CD, ainsi que la partie GA du support LGHI.
- Le fil de quartz CD a l’une de ses extrémités fixée en C, tandis que son autre extrémité est
- collée à un petit ressort métallique DI. Un poids P sert enfin à tendre convenablement le fil de manière à amortir un peu les oscillations de l’équipage mobile, avantage qui est à considérer surtout si l’appareil sert à des expériences de cours. Ce procédé de tendre le fil de suspension diminue cependant un peu la sensibilité de l’appareil.
- Le système que nous.venons de décrire est introduit, à travers le bouchon métallique EF,
- de microscope, on les argente et I on en choisit ensuite un qui soit assez plan, de manière à donner dans une lunette une image | nette d'une échelle micrométrique placée à 3 mètres de distance. I
- dans une cage de verre ABCD (fig. 5) dont les parois sont doublées de toile métallique laissant une fente horizontale à la hauteur du miroir. De plus, une des parois latérales est percée d’un trou circulaire PQ devant lequel on place une mince feuille d’aluminium. Un autre fil métallique G traverse également le bouchon EF et porte <4 sa partie inférieure un isolateur H (en ambre, quartz fondu ou soufre) soudé à un disque ou sphère métallique de 5 mm. de diamètre.
- Lorsque le fil de quartz ne possède pas de torsion, le miroir touche le petit disque. Mais
- Fig. 5
- si, au moyen d’un conductenr MN, analogue à celui décrit dans le cas de l’électromètre, l’on charge le petit miroir et le petit disque dont nous venons de parler, ces derniers se repoussent tordant ainsi le fil de quartz. Cette charge électrique se maintient constante pendant assez longtemps si Pair qui se trouve à l’intérieur de la cage n’est pas ionisé.
- 11 faut éviter autant que possible que ces deux conducteurs métalliques en présence le petit disque II (fig. 5; et le miroir AS (fig. 4), aient des capacités électriques trop différentes. Si l’un de ces conducteurs avait une capacité trop petite par rapport à l’autre, ils se déchargeraient beaucoup plus rapidement et non seulement la répulsion entre les deux conducteurs diminuerait rapidement, mais elle se changerait en attraction et le petit miroir mobile se précipiterait sur le petit disque fixe. Dans ces conditions, il est évident que l’appareil ne pourrait servir comme électro-
- p.143 - vue 144/685
-
-
-
- 144
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4,-
- mètre ; mais il pourrait devenir un petit moteur. En effet, si le conducteur fixe est constamment en communication avec le pôle isolé d’une pile, on peut obtenir le résultat suivant: le petit miroir sera d’aborcl repoussé, mais en faisant ensuite agir peu à peu un corps radioactif, il se déchargera, et sera par suite; attiré par le conducteur fixe, après quoi il sera de nouveau repoussé et ainsi de suite indéfiniment. L’énergie dans ce mouvement perpétuel est fournie par la pile.
- L’appareil que nous venons de décrire peut être utilisé comme appareil de cours ou comme appareil de recherches scientifiques.
- Si l’on veut employer l’appareil comme appareil de cours, c’est-à-dire, faire voir le phénomène à un grand auditoire, l’on fera tomber sur le petit 'miroir mobile un faisceau de lumière provenant de la fente d’une lanterne de projection qui a préalablement traversé une lentille de projection située à une distance telle que l’image de la fente se forme nettement sur l’écran. Pour les expériences de laboratoire l’on emploiera de préférence une lunette et une échelle. Dans ces conditions, l’uranium à peine à quelques décimètres de la fenêtre à feuille d’aluminium fait diminuer la déviation d’une manière visible, mais si l’on opère avec 15 mgr. de bromure de radium, son action se manifeste à partir d’une distance de deux à trois mètres de la petite fenêtre de la balance de torsion.
- Si l’instrument doit servir à des recherches précises, on peut le rendre encore plus sensible en adoptant le système de suspension de la balance Coulomb ordinaire (à très long fil de suspension), le fil ayant son extrémité inférieure libre.
- Il y a encore avantage à installer le conducteur fixe H à une distance d’environ 2 cm. du fil de suspension (distance à peu près double de celle à laquelle se trouve le centre du petit miroir du même fil) ; de cette manière, lorsque le fil n’a pas de torsion, le plan du petit miroir passe sensiblement par le centre^ du petit conducteur fixe sans que les deux conducteurs se touchent. Le ressort métallique MN, communiquant avec le pôle isolé d’une pile sèche de Zamboni, sert alors à électriser les deux petits conducteurs.
- Voici quelques données expérimentales. Avec |
- une échelle située à deux mètres et demi de distance, on] voit un déplacement continu de l’image fournie par le miroir, déplacement s’effectuant avec une vitesse d’environ lmm par seconde (exactement lmm en une seconde et demie) et correspondant à la déperdition lente de la charge. Avec 15 mgr. de bromure de radium et à 4 mètres de distance de l'appareil, la vitesse de décharge devient triple, c’est-à-dire 2 mètres par seconde.
- Déviation électrique des rayons p. — En opérant avec l’un ou l’autre des appareils que nous venons de décrire, mais particulièrement avec l’élestroscope qui est très commode à cause de son apériodicité, on peut facilement montrer à tout un auditoire quelques-unes des propriétés possédées par les rayons émis par le radium, ou plus exactement par les rayons p, puisque les rayons v. et y sont tellement absorbés après un parcours de quelques centimètres dans l’air qu’on peut en faire abstraction dans le cas qui nous occupe.
- Pour montrer l’existence de la déviation des rayons p produite par un champ électrique, l’on place devant la fenêtre circulaire de l’électroscope E (fig. 6) un petit cylindre P de plomb contenant quelques mgr. de bromure de radium (15 mgr. dans le cas de l’auteur) renfermés dans une petite boîte placée au fond du cylindre. Ce dispositif sert à isoler un faisceau de rayons p peu divergent, qui pourra passer entre les deux armatures AR, CD d’un condensateur à lame d’air. Lorsque le condensateur est chargé, l’électroscope se décharge assez lentement, mais dès que l’on
- p.144 - vue 145/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 145
- décharge le condensateur, la décharge de l’électroscope s’accélère subitement. Le condensateur que l’auteur préconise est facile à construire : une lame métallique AB (fig. 6) reliée au sol est posée sur un support; une cuve rectangulaire dont le fond est recouvert à l’intérieur d’une feuille de papier d’étain, repose sur 4 bouts d’ébonite d’un centimètre de hauteur (').
- Déviation magnétique. — L’expérience qui suit est à la fois élégante et démonstrative au plus haut degré. Le dispositif à bromure de radium est identique à celui adopté dans l’expérience précédente (comparer les fig. 7 et 8) ; seulement ici les rayons $ sont dirigés à travers l’espace interpolaire de l’électro-aimant vertical C. Les pôles de cet électro-aimant sont constitués par deux cubes de fer, de 4 cm. de côté, séparés par un entrefer de 1,5 cm. Les lignes de force magnétique y sont ainsi
- B
- Fig. 7
- horizontales. Il suffit de lancer le courant dans l’électro-aimant pour que, par suite de la déviation du faisceau de rayons j3, la chute de la feuille d’or de l’électroscope chargé soit arrêtée brusquement. Il est utile de protéger l’élec-tromètre au moyen d’une grande feuille de plomb AB (fig. 7) possédant une fenêtre de
- (*) Les principales dimensions de l’appareil utilisé par 1 auteur sont les suivantes :
- La plaque AB a 15 cm. de longueur et 9 cm. de largeur (la longueur est dans le sens des rayons envoyés par la substance radio-active. La cuve en verre a les mêmes dimensions que la plaque AB et 10 cm. de hauteur. Ce condensateur est chargé au moyen d'une machine de Wimslmrst dont les plateaux ont 46 cm. de diamètre et qui tournent avec une grande vitesse.
- mêmes dimensions que la fenêtre de l’élec-troscope. — L’expérience qui suit (fig. 8) est le complément naturel de la précédente. On remonte l’électroscope comme il est indiqué par la fig-. 8 jusqu’à ce que la feuille d’or de ce dernier ne soit plus influencée par les rayons j3 émis par le dispositif indiqué en P. 11 suffît ensuite de lancer le courant dans l’électro-aimant pour que la feuille d’or descende rapidement. En faisant, en outre, varier l’intensité du courant qui traverse l’électro-aimant, l’on peut accroître ou diminuer la déviation des i“ayons de manière qu’ils tombent encore sur la fenêtre DF ou qu’ils la dépassent.
- L’auteur indique enfin un procédé élégant pour déterminer le chemin suivi par les rayons jS pour arriver sur la fenêtre FD. Il suffit, en effet, ainsi que le montre la fig. 8, de déplacer une plaque de plomb M, à différentes distances et hauteurs entre l’électro-aimant et la fenêtre FD pour intercepter partiellement et ensuite totalement le faisceau de rayons <3; les differentes positions-limites de l’écran (indiquées par la vitesse de chute de la feuille d’or de l’électroscope) donnent autant de points de la trajectoire suivie par ces rayons. Les positions M^, M2 et M3 de la plaque de plomb indiquée par la fig. 8 éclaircissent les explications qui précèdent (1).
- Rayons secondaires. — On remarque que la plaque de plomb servant à arrêter les rayons fi dans l’expérience représentée par la fig. 8, arrête ces rayons d’autant mieux qu’elle est plus voisine de la source radio-active.
- Il semble donc que les rayons qui passent autour de la plaque de plomb à travers l’air excitent dans ce dernier des rayons secondaires.
- Si, d’autre part, on applique contre le disque de plomb dont nous venons de parler, et qui est placé entre l’électroscope et la source radio-active, une feuille d’aluminium, l’action résiduelle citée ci-dessus est légèrement accrue. L’auteur pense que cet accroissement provien-
- (') Avec l’électro-aimant employé par l’auteur (un des 4 électro-aimants d’un ancien moteur électrique de Froment, excité par un courant de 2 ampères) la distance de ce dernier à la plaque de plomb qui protège l’électroscope était d’environ 17 cm. dans le cas du premier dispositif (tube P situé au même niveau que la fenêtre FD de l’électroscope). Il suffisait pour passer au cas de la fig. 8 de descendre l’électro-aimant d’environ 13 cm.
- p.145 - vue 146/685
-
-
-
- 146
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- drait de ce que les rayons secondaires émis par la feuille d’aluminium sont un peu plus intenses que ceux émis par l’air. L’expérience suivante tend d’ailleurs à démontrer l’existence de ces rayons secondaires.
- On dispose le tube de plomb contenant la substance radio-active près de l’électroscope, mais presque retourné bout pour bout de manière que le faisceau de rayons émis ne puisse atteindre la fenêtre de l’appareil. Si, ensuite, l’on dispose sur le chemin des rayons S un morceau de plomb ou de verre,
- Fig. 8
- ou même la main, l’on constate immédiatement la décharge de la feuille d’or, dépharge due aux rayons secondaires émis par ces corps. Ces rayons peuvent, dans ce cas, agir librement vu que les corps interposés comme nous venons de le dire, se trouvent tournés vers la fenêtre de l’électroscope.
- Mais puisque les rayons j3 sont des rayons cathodiques, on pourrait croire que les rayons secondaires produits ainsi qu’il vient d’être dit, fussent des rayons X. Ils pourraient l’être, mais seulement en partie, car au moins une portion de ces rayons sont encore déviables; en disposant, en effet, un électro-aimant sur leur trajet, leur action sur l’électroscope est affaiblie.
- Ombres électriques dans l’air ionisé par le radium. — Les anciennes expériences de l’auteur sur les ombres électriques dépendent du mouvement des ions dans l’air ionisé.
- L’auteur employait comme agent ionisant les rayons X, mais il est possible de répéter les mêmes expériences en employant comme agent ionisant le radium. L’expérience qui suit est facile à répéter devant un auditoire.
- L’on dispose au-dessous d’un disque métallique AB (fig. 9) électrisé au moyen d’une faible machine électrique un disque CD pareil au premier et relié au sol. On dispose enfin sur ce dernier disque une plaque d’ébonite EF dont la face inférieure est garnie de papier d’étain. Si, dans ces conditions, l’on introduit entre les disques AB et EF et à une certaine distance de ces derniers un morceau d’ébonite MN ayant une forme quelconque (croix, lettre, etc.) et que l’on fasse agir pendant environ
- une minute le bromure de radium contenu dans le petit récipient en plomb R, l’on constate en enlevant le morceau d’ébonite MN et en retirant la plaque d’ébonite EF que cette dernière jouit de la propriété suivante : en projetant sur cette plaque un mélange de soufre et de minium, il y apparaît immédiatement l’ombre exacte de la forme extérieure de l’objet MN. Si le disque AB est négatif, l’ombre apparaît jaune sur fond rouge; le contraire arrive lorsque le disque AB est électrisé positivement.
- Pour la bonne réussite de l’expériencer la plaque d’ébonite EF doit être bien sèche et déchargée en la faisant passer au-dessus d’une flamme. Il faut, en outre, éviter une décharge directe du condensateur entre ses armatures, les étincelles qui en résulteraient pouvant produire des perturbations.
- E. N.
- p.146 - vue 147/685
-
-
-
- 28 Janvier 4905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 147
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Expériences de résonance sur le fonctionnement du cohéreur simple. — Hodson, Drudes An-nalen, n° io, i9q4 (*).
- Les expériences de résonance de Kiebitz ont montré qu’un cohéreur à contacts multiples se comporte, au point de vue de son influence propre sur la période d’un système où il est intercalé, soit comme une très grande capacité, soit comme un conducteur presque par- ! fait.
- Les expériences de résonance de Robinson faites sur un cohéreur à un seul contact, ont permis de mesurer l’influence de cet appareil sur la période propre ; la capacité apparente du cohéreur a été trouvée environ égale à 40 cms.
- En premier lieu, il s’agit de savoir quelle fraction de ce chiffre incombe à la capacité électrostatique et quelle fraction incombe au conducteur, et comment se comporte l’appareil pour des ondes analogues à celles qu’on emploie en télégraphie sans fil ? Si, par exemple, la capacité de 40 cms était purement électrostatique, on devrait avoir, pour 7 = 300, une antenne réceptrice rectiligne de 260 mètres (ce chiffre est calculé au moyen de l’équation de Kirchhoff dont nous allons parler) ; si au contraire le conducteur jouait un rôle important, la longueur de fil nécessaire pourrait s’ahaisser «à 150 mètres.
- Les expériences que nous allons décrire ont été entreprises^ pour résoudre cette question. Pour pouvoir observer nettement la résonance, nous avons employé comme excitateur et comme récepteur des circuits presqu’entière-ment fermés, de façon qu’il n’y ait qu’une très faible partie de l’énergie radiée, et que la constante d’amortissement soit très petite. Le choix d’un récepteur formé de deux fils parallèles, offre en outre l’avantage que la self-induction peut être exactement calculée.
- La Capacité apparente du Cohéreur Appareils et dispositifs d’expérience
- L’excitateur employé a été décrit par Drude. La bobine d’induction, utilisée sans transfor-
- (') Voir dans l’Éclairage Électrique, tome XLI, page 521, et tome XLII, page 11, l’article de M. Fisch : Contribution à l étude des contacts imparfaits.
- mateur Tesla, était munie d’un interrupteur Desprez ; en outre, le circuit primaire contenait un second interrupteur permettant d’envoyer le courant primaire pendant un temps connu et court — environ 3/4 seconde.
- La méthode par laquelle on obtient la résonance entre l’excitateur et le circuit secondaire constitué par un conducteur rectangulaire (base a, hauteur b) et une capacité C, ainsi que l’établissement de la formule :
- i = ait v'CC (l + gjjî)
- L = 4 (a + bj (lg ^ — i,3i
- ont été indiqués par Drude (.Annalen der Physik 1902).
- Le cohéreur était constitué par deux pièces d’acier, c’est-à-dire n’avait qu’un seul contact ; c’était le même que celui employé par Robinson. Un conducteur de 3 mètres de longueur était placé parallèlement au cohéreur fixé sur une pierre scellée au mur.
- La résistance du cohéreur était mesurée au moyen d’un millivoltmètre de Keyser et Schmidt (genre d’Arsonval : résistance intérieure 274 ohms). Comme, d’après Robinson, l’action du cohéreur commence à se produire pour une différence de potentiel de 0,4 volts, le circuit de mesure contenait seulement un élément thermo-électrique ayant une force électro-motrice de 0,04 à 0,06 volt.
- Méthode d’expérience.
- Les extrémités des électrodes d’acier polies avec du papier de verre n° 000, étaient abandonnées à l’air pendant au moins 3 heures. Les surfaces, recouvertes d’une pellicule d’oxyde, étaient alors amenées au contact avec une pression telle que la résistance primitive fut comprise entre 700 et 1,200 ohms. L’excitateur était mis en jeu et la résistance mesurée à nouveau. A ce moment, les électrodes étaient écartées l’une de l’autre, puis ramenées au contact : il était rare que la seconde résistance primitive mesurée à ce moment atteignit 1.000 ohms ; il fallait, pour la faire remonter à cette valeur, secouer le tube assez fortement. Aussitôt cela fait, on recommençait l’expérience. Les valeurs finales de la résistance indiquées dans la suite sont les valeurs
- p.147 - vue 148/685
-
-
-
- 148
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- moyennes de 3 à 8 observations. Les pins grands écarts entre les chiffres trouvés et les valeurs moyennes ne dépassent pas 30 0/o.
- La couche d’oxyde s’épaississant peu à peu, il était nécessaire de polir à nouveau les électrodes après chaque série de 30 à 50 observations.
- Séries d’expériences
- Groupe I. — Ondes d’environ 12 mètres de
- LONGUEUR.
- Les fils du cohéreur — longueur totale 612 cms — étaient tendus à 21 cms de distance l’un de l’autre ; le circuit excitateur était à 20 cms environ au-dessous du plan des 2 fils parallèles.
- Nous avons fait des mesures dans toute
- l’échelle comprise entre ~ 1 = 300 et l- 1 = 600
- cms. Le premier chiffre serait à peu près la longueur de l’onde de résonance si le cohéreur agissait comme très faible capacité, et le second chiffre la longueur de l’onde de résonance si le conducteur agissait comme conducteur. La courbe de la fîg. 1 indique les résistances finales pour cette série de mesures. Les points situés hors de la courbe correspondent probablement à des variations dans la longueur de l’étincelle excitatrice. On voit en tous cas que la résonance se produit aux
- environs de ^ X = 610 cms (longueur du fil).
- Les séries d’expériences suivantes n’ont pas été faites entre des limites aussi étendues, mais au voisinage du point de résonance.
- Le dispositif employé fut modifié et les fils pla- j cés dans un même plan. Nous avons trouvé, après I
- plusieurs séries de mesures que la résonance (pour une longueur de fil de 594 cm.) avait
- lieu au point - — 586 cm., ce qui correspond
- à une capacité finale. Ces séries d’observations furent faites avec différentes résistances primitives et nous avons reconnu que des variations de la résistance primitive comprises entre 200 et 2.000 ohms n’exercent aucune influence sur la période propre du système. La capacité apparente est calculée par la
- relation de Kirschhoff mise sous la forme donnée par Robinson :
- On a là
- l = 594 cm. d = 2 cm.
- R = o,o5 cm.
- d’où l’on tire
- Pour-=586 l — - = 8 C = 600cm.
- 2 2
- Pour- = 582 l—- = 12 C = 400 cm.
- 2 2
- Le cohéreur agit donc pour des ondes de 6 mètres de longueur, comme une capacité de l’ordre de grandeur de 500 cm.
- Il est donc certain que cette capacité apparente est supérieure à 250 cm., et en tous cas très supérieure au chiffre donné par Robinson.
- p.148 - vue 149/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 149
- Groupe II. — Ondes d’environ 22 mètres
- DE LONGUEUR.
- La longueur des fils secondaires était 1100 cm. L’accouplement avec l’excitateur fut choisi plus imparfait que précédemment, pour obtenir une résonance plus aiguë : la résistance finale du cohéreur fut alors plus élevée.
- Cette série d’observations a conduit à la courbe de la fig. 2 analogue à la précédente. On trouve ainsi
- - = io53 cm s 2
- pour la longueur d’onde qui détermine au cohéreur la plus faible résistance. Il en résulte
- iioo-
- L< =----------------------= 400 cm.
- 27T2 (i ioo-io53) Iog-^
- Groupe III. — Ondes d’environ 40 .mètres
- DE LONGUEUR.
- Pour produire ces ondes, nous avons introduit dans l’excitation une self-induction formée de 3 tours de fil de 3 mm. de diamètre, chaque tour ayant 27 cm. de diamètre : l’étincelle était placée au milieu de cette self-induction.
- Tl
- Z.O Distance entre /es p/agues c/e /exci/af!
- Ea courbe A (fig. 3) correspond à la résonance pour une longueur de fil de 2030 cm. ; les résistances finales qui y sont indiquées sont les valeurs moyennes de 4 séries d’expé-
- riences. La plus faible résistance apparaît pour un écartement de 1,9 mm. entre plaques.
- Avec une capacité de mesure C = 171 cm. nous avons obtenu les résultats suivants :
- DISTANCE entre plaques de l’excitateur en mm. a b 2
- 2,0 1^7,5 2,55 1992
- I,92 152,3 2,55 2022
- 1,80 161,1 2,55 2080
- 11 en résulte que la ^ longueur d’onde pour
- un écartement de 1,90 cm. entre plaques est 2030 cm., la longueur de fil étant également 2030 cm. : le cohéreur (qui a une résistance finale de 1 ohm) se comporte donc comme un conducteur simple pour des ondes de 40 mètres de longueur.
- L’action d’une augmentation de la résistance finale fut alors étudiée en employant de petites étincelles.
- La résistance du cohéreur ne tombait qu’à 9,8 ohms dans le cas de la résonance, pour un écartement de plaques de 1,90 à 1,95 mm. : on observait alors un petit déplacement du point de résonance dn côté des ondes plus courtes. Pour étudier plus complètement ce déplacement, nous avons employé des ondes plus affaiblies, en éloignant l’excitateur, et en rapprochant jusqu’à 0,95 cm.* l’un de l’autre les deux fils du récepteur. La résonance n’était plus aussi aiguë qu’auparavant, mais on voyait que le meilleur effet était obtenu pour un écartement de 2,10 mm. entre plaques.
- Nous avions alors - = 1890 cm, d’où
- l — - (2o3o — 1890) = i4o cm.
- soit 7 °/o de la longueur de fil pour une résistance finale de 20 ohms. Il vient alors, pour la capacité
- 2o3o2
- L —---------------- - ooo cm.
- ,4„.
- 0,00
- Deux autres séries d’expériences faites pour une résistance finale de 15 ohms ont donné
- l — J- = (2o5o — 1970) = 80 cm.
- p.149 - vue 150/685
-
-
-
- 150
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. - No 4.
- et pour une résistance finale de 0.6 ohms
- l----= (2o5o — 2o45) — 5 cm.
- La résonance était toujours mauvaise pour une résistance finale de 20 ohms ; pour des résistances plus élevées elle était impossible.
- Groupe TV. — Ondes d’environ 70 mètres
- DE LONGUEUR
- Le laboratoire où nous faisions nos expériences n’étant pas assez grand, nous avons placé un condensateur au bout libre du cir-
- b,_____________________; - I - X
- Fig. 4
- cuit du cohéreur. On a pour un tel système (fig. 4), en désignant par la capacité ajoutée et C la capacité du cohéreur :
- où
- 27T 27LT.
- T -T"* 1
- 27T ‘2TXX
- T t,8’ T- :
- 4C1 log.
- 4Clog^
- 2(Xt -f- X) = 2ljf = l
- l est mesuré comme précédemment : xK est calculé au moyen de la première équation; on en déduit la valeur de x qui permet,'au moyen de la deuxième équation, de déterminer C.
- Pour une résistance finale faible, C = 00 (le cohéreur agit comme conducteur simple) : pour une résistance finale élevée (20 ohms), C = 1,500 cm.
- bouteille de Leyde au système précédent et avons obtenu ainsi des résonances très aigües.
- Système de mesure. — Nous avons employé comme condensateur de mesure un condensateur à pétrole et une bouteille de Leyde. Les résultats ont été concordants.
- Nous avons obtenu comme longueur d’onde
- de résonance — = 12750 cm. avec le conden-2
- sateur à pétrole. Avec la bouteille de Leyde,
- nous avons trouvé — = 12500 : la valeur
- 2
- moyenne est donc-= 12600 environ. x4 est donné par :
- TtX{
- 12 600
- 1
- 1 2-21
- d’où
- -nx4 12 600
- = i4,B°eta;1 = io53 cms
- La longueur de fil était de 1.053 cm.
- Cette différence de 2 % doit être considérée comme due aux erreurs d’observation, et nous pouvons dire que, dans les systèmes dont la période propre d’oscillation correspond à une longueur d’onde de 250 mètres, et où il y a un cohéreur d’une résistance finale de un ohm, ce dernier agit exactement comme un conducteur.
- Si la différence de 20 cm. existait réellement, elle 11e serait que les 0,3 % des 63 mètres d’antenne nécessaires au récepteur pour les ondes étudiées.
- Il a été impossible d’obtenir une résonance avec de longues ondes pour une résistance finale élevée (15 à 20 ohms).
- RÉSONANCE AVEC CONTACTS MULTIPLES
- Groupe V. — Ondes d’environ 250 mètres
- DE LONGUEUR
- Les ondes de cette longueur sont employées en télégraphie sans fil.
- Excitateur. — Nous avons augmenté d’abord la capacité en trempant les plaques dans un bain d’acétone (constante diélectrique 21) mais la conductibilité de l’acétone nous a fait rejeter ce procédé. Nous avons alors augmenté la self-induction au moyen d’une bobine de 17 spires ayant 29 cm. de diamètre.
- Système récepteur. — Nous avons ajouté une
- 6 billes d’acier de 5mm de diamètre furent placées dans un tube de verre K, fig. 5, légè-
- ,1-----
- 'h B H
- ---------------— — : mil
- Fig! 5
- renient, étranglé à son extrémité inférieure et maintenu dans une position inclinée. Un fil de cuivre était soudé à la bille supérieure, et plongeait dans un godet de mercure. Une tige
- p.150 - vue 151/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 151
- d’acier S0 terminée par une surface hémisphérique servait d’appui à la bille inférieure. Le cohéreur était relié à deux fils parallèles de 10 mètres de longueur placés à 45 cm. l’un de l’autre.
- Nous avons trouvé une bonne résonance pour une longueur d’onde correspondant au fonctionnement du cohéreur comme simple conducteur ; la courbe coïncidait avec la courbe tracée aussitôt après, pour un seul contact. La longueur d’onde était de 40 mètres et la résistance finale était de un ohm par contact.
- Des mesures faites avec une résistance finale totale de 120 ohms, soit 20 ohms par contact, n’ont pas donné de résonance. Les mêmes expériences faites avec deux contacts seulement n’ont présenté aussi aucune résonance.
- Il ne se produit donc pas de diminution de la capacité totale du cohéreur par suite de la présence de 2 capacités en série.
- LA CAPACITÉ RÉELLE DU COHÉllEUK
- La période propre d’un système de fils parallèles à travers lequel se décharge un condensateur, a été calculée par Drude. Cet auteur trouve'pour une distance x du condensateur au nœud de tension, la valeur:
- x
- G'
- ;.2
- i
- (0
- x est supposé petit vis à vis de 1.
- C' représente la capacité électrostatique (mesurée électrostatiquement).
- c représente la vitesse de la lumière. w représente la résistance du condensateur.
- .v correspond à notre expression ^ ^l— de
- la première série, ou à x de la fig. 4.
- Le cohéreur doit être considéré comme un condensateur conducteur; il offre cette particularité que la résistance w est variable pendant les phénomènes de résonance, et ne peut être détérminée qu’entre certaines limites. La capacité réelle C' doit être calculée d’après l’équation (i) en faisant une hypothèse sur la résistance moyenne w.
- L’équation (1) étant du 2e degré, il existe pour chaque valeur de x et de w, 2 valeurs possibles pour C'.
- Dans les groupes m et iv nous avons fait
- des expériences pour une résistance finale du cohéreur de 20 ohms.
- On avait x =70 cm. et x = 00 cm. En adoptant pour «' différentes valeurs, on trouve pour C' les chiffres suivants :
- A x W C'
- ( go ohms 270 OU 23o
- 38 m. 70 cms. j 14o — 44o ou 80
- { ZX3 5oo
- ( 9° — IOOO OU 120
- 63 m. 60 cms. ) 14o — 1100 ou no
- r zx> —. C O m
- La résistance moyenne w du cohéreur était vraisemblablement comprise entre 90 ohms et 140 ohms, car 90 ohms est la limite inférieure de w correspondante à la valeur de x observée, et 140 ohms est la moyenne géométrique entre la résistance initiale 1000 ohms et la résistance finale 20 ohms. En comparant les résultats obtenus avec des ondes de 38 mètres ou G3 mètres, on voit que les petites valeurs de C’ sont approximativement égales pour les 2 systèmes. Mais comme les résistances initiales et finales sont égales pour les deux séries (groupes m et iv), la valeur de C' doit être la même dans les deux cas, c’est-à-dire pour
- iv = i4o ohms G’ — ^5 cms. u’ = go ohms C’ = 170 cms.
- C’ doit donc être compris vraisemblablement entre 75 et 170 cm.
- O11 remarque sur les courbes obtenues qu’un accroissement de la résistance finale correspond à une importante diminution de la résonance. Cet effet peut-être prévu théoriquement.
- EXPÉRIENCES AVEC DES SYSTEMES OUVERTS
- Période propre d’un système ouvert
- Pour pouvoir appliquer aux systèmes ouverts les résultats obtenus avec des conducteurs parallèles, nous avons comparé un système rectiligne contenant une capacité en son milieu, avec un système à fils parallèles terminés par une capacité. L’excitateur employé pour cette comparaison, faite sur des ondes de 5 à 10 mètres de longueur, était un circuit simple, relié à de petites plaques.
- Le fil simple (système S) ou le système à fils parallèles (système P) était placé à environ
- p.151 - vue 152/685
-
-
-
- 152
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- 5 cm. au-dessus de l’excitateur. La résonance était étudiée au moyen d’un tube à vide placé à proximité des bouts libres du système secondaire; pour l’obtenir on faisait varier l’écartement des plaques de l’excitateur; le tableau suivant résume les résultats trouvés; la longueur de fil était 508 cm.
- CAPACITÉ dans le circuit secondaire. ÉCART des pl SysI.S. EMENT aques. Sysl. P. LONG! d’on Syst. P. JEURS des. Syst. S. Différences en Y2 '
- (jonction conductrice.) 3,78 6,58 5o8 53o 22
- 171 6,21 7,33 494 517 23
- 64,3 7,00 8,34 472 5oo 28
- 39,1 7'3o. 9,32 448 493 45
- i4,8 9,'4 i4,4 386 455 69
- 0 i4,3 >9,7 264 274 20
- Les chiffres de la 4e colonne ont été calculés au moyen de la formule de Kirchhoff.
- Un fait surprenant est l’écart entre le chiffre
- trouvé et la relation l = - pour le circuit ouvert sans capacité.
- La correction d’Abraham n’est que de 1/2 % et doit s’appliquer aux deux systèmes : la différence doit être due à l’accroissement de la capacité du fil dans le système S par suite de sa proximité du sol ou des murs. Cette même différence de la longueur d’onde (20 cm. environ) a été constatée quand on plaçait le fil de 508 cm. d’abord près du mur, puis au milieu de la salle.
- CONCLUSIONS ET RESULTATS ACQUIS
- 1° Un cohéreur à contact unique, ayant une résistance initiale de 1,000 ohms — ou moins — et dont la résistance finale est de l’ordre de grandeur de 1 ohm, se comporte, pour des ondes dont la longueur est supérieure à 40 mètres comme un conducteur ou comme une capacité infinie ;
- 2° Pour une résistance finale de 10 à 15 ohms, le cohéreur présente une capacité finie; avec des ondes de 40 à 70 mètres de longueur et une résistance finale de 20 ohms, la longueur d’un fil simple est environ 70 cm. plus grande que le quart de longueur d’onde;
- 3° La capacité apparente du cohéreur est 500 cm. pour des ondes de 40 mètres de lon-
- gueur et 1500 cm. pour des ondes de 70 mètres de longueur;
- 4° Cette valeur apparente de la capacité correspond à une valeur purement électrostatique de 70 à 170 cm., pour une résistance moyenne du cohéreur d’environ 100 ohms :
- 5° Une série de contacts se comporte comme un conducteur pour une résistance finale de
- 1 ohm par contact ;
- 6e L’acuité de la résonance est beaucoup moindre quand la résistance finale est plus élevée ;
- 7° La résonance est bien moins nette dans un circuit ouvert que dans un circuit à 2 conducteurs parallèles ;
- 8° Si un conducteur rectiligne, libre à son extrémité, contient en son milieu un condensateur C, la période propre est plus grande que quand ce conducteur est plié à l’endroit du condensateur pour former un système à
- 2 fils parallèles ;
- 9° La 1/2 longueur d’onde d’un fil de 5 mètres de long est de 4 °/0 plus grande que la longueur du fil, et celle d’un fil de 2 in. 50, 8 % fois plus grande.
- Cela tient à l’accroissement de capacité du aux corps environnants, (conducteurs ou diélectriques).
- R. Y.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- La pompe électrique Quimby
- L’une des premières applications de l’élec-tromoteur fut la commande des pompes pour l’élévation ou le transvasement de l’eau.
- Longtemps, par suite de la grande vitesse des moteurs électriques, on jugea prudent d’actionner les pompes à commande électrique par l’intermédiaire d’une transmission à courroie, mais, depuis quelques années, des efforts ont été faits un peu partout pour supprimer la courroie et actionner la pompe directement par le moteur. Diverses méthodes ont été essayées avec des résultats divers.
- 11 fallait des mécanismes trop compliqués, trop sujets à se déranger pour passer du mouvement tournant du moteur au mouvement alternatif du piston d’une pompe ordinaire. Il fallut laisser de côté le système à piston habituel et chercher autre chose.
- p.152 - vue 153/685
-
-
-
- 28 Janvier 4905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 153
- La pompe Quimby, inventée en Amérique importée en Europe parla Quimby Serew Pump Ltd. de Londres, présente une disposition nouvelle.
- La fig. 1 montre clairement le principe sur sur lequel cette pompe est basée. La machine, très simple, se compose d’un moteur, de préférence un électromoteur, dont l’arbre est prolongé dans une boite hermétique par une double hélice à pas contrariés. Le même arbre porte une roue dentée engrenant avec une roue identique placée sur un contre-arbre. Ce dernier
- est pourvu, dans la boîte, d’une double hélice à pas contrariés. En outre, les hélices de chaque arbre, opposées et parallèles dans la boîte, sont de sens contrariés entre elles. La boite est pourvue de soupapes d’entrée et de sortie pour l’eau. L’étanchéiage est d’un système spécial pour éviter les fuites.
- La disposition décrite ci-dessus est clairement visible dans la fig. 1. Le cylindre à gauche représente l’éleetroinoteur renfermé dans une boite hermétique pour éviter l’inlluence fâcheuse
- ^ éï'tn » "' — ... -‘«1^3»:-
- Fig. 1. Pompe Quimby
- de l’humidité. Les deux arbres à hélices sont marqués B, les deux roues dentées G; la boite M ; la soupape d’entrée S ; la soupape de sortie D. Dans les derniers modèles, il n’y a même plus de soupapes.
- Les hélices jouent le rôle de pistons et mettent l’eau en mouvement et leur disposition est telle que le pas d’une hélice projette le liq uide jusqu’au fond de l’espace ménagé entre le pas des hélices opposées. La boite est en somme formée de deux cylindres accouplés dont la surface interne s’adapte exactement à la périphérie des hélices, quoiqu’il reste assez de place entre les parois des cylindres et les hélices, ainsi qu’entre les hélices opposées pour permettre une marche rapide sans qu’il se produise de frottements.
- Il n’y a pas de point mort, puisque l’eau s’échappe par le milieu des cylindres. La pression de la colonne d’eau élevée est donc toujours uniforme et s’exerce toujours dans la même direction.
- Une pompe conçue de cette façon est évi-
- demment très propre à recevoir la commande électrique directe, l’arbre principal formant le prolongement de l’arbre du moteur.
- Il semble que ce soit, jusqu’à présent, le système de pompe à commande électrique directe qui donne les meilleurs résultats économiques, bien entendu en ce qui concerne les appareils de puissance moyenne. Un tel ensemble ne peut évidemment pas rivaliser avec une machine d’exhaure de grande puissance destinée à déplacer des quantités d’eau considérables et marchant constamment à pleine charge, Mais, d’expériences laites, il résulte que cette machine semble bien plus économique que toute autre pompe à vapeur simple ou double, ou même que toute machine d’épuisement actionnée à la vapeur et non pourvue d’arrêt automatique.
- La nouvelle pompe serait même très pratique pour les services d’incendie. Cette application a donné lieu à de très intéressants essais dont nous résumons les résultats dans le tableau suivant :
- p.153 - vue 154/685
-
-
-
- 154
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. —N° 4.
- DURÉE VOLTS Ampères dans Hauteur au-dessus du ni- veau de l’eau Litres par minute KILOWATTS Rendements °/o Tours par minute
- MACHINE INDUCTEUR INDUIT Reçus Rendus
- 3,44 494 113 1,07 0,222 72,656 3000,22 55,85 35,8 64,i 648
- 3,47 495 114 I ,08 0,222 72,656 3000,22 56,45 35,8 64,i 648
- 4,01 5oo 115 I ,08 0,222 74,024 3622,92 57,5 36,65 63,7 65o
- 4,22 496 118 1,07 0,222 72,656 365o,16 58,55 36,25 62,0 660
- — 476 2ÔO • — 0,212 86,64o — 119,° — — 56o
- 4,49 5i6 I 18 b°9 0,232 76, IÔ2 3713,72 60,9 38,65 63,5 670
- 5,07 5io . I l8 1,08 0,232 76,152 3718,72 60,2 38,65 64,2 665
- 5,28 517 I 22 !,°9 0,232 77,52° 3745,5 63,i A 39,75 63,o 675
- D’autres expériences ont été faites en Amérique sur cinq élévateurs hydrauliques installés dans un bâtiment à 10 étages. Deux pompes Quimby à commande électrique fournissaient l’eau sous pression. Les dispositions étaient prises pour que l’une des pompes marchât toujours à pleine charge, tandis que l’autre subvenait pour l’excès de charge. Le nombre de watts-heures consommés fut pendant le premier mois de 2,166,100; pendant le second, de 2,563,400 ; pendant le troisième, de 3,060,100; pendant le quatrième, de 3,819,800. Comparé à ce qu’aurait coûté le système, s’il avait été actionné à la vapeur, le coût dénotait une évidente économie.
- Le tableau suivant réunit quelques résultats obtenus dans cette expérience.
- Outre les applications déjà citées, la pompe Quimby a été employée avec succès dans les raffineries d’huile, dans les fabriques de papier, pour la pâte à papier, dans les savonneries, fabriques de sirop et d’autres matières
- semi-liquides difficiles à traiter par les pompes ordinaires, sur les navires marchands, dans les maisons particulières pour l’approvisionnement
- N° de l’essai Nombre moyen de tours par minute EAU CHEVAUX-HEURE Rendement %
- pression moy. en kg. pompée kg. théorique- ment néces. dépensés
- 1 633 V3 36 8773,688 1,857 3,i66 58,65
- 5 612 45,82 82QT.568 1,169 r 3,612 60,o5
- 6 6o4 Vc 55,57 • 73oo,835 2,266 4,227 53,6o
- 7 6o5 Ve 33,97 6452,647 2,i633 4,53o8 47,74
- de l’eau dans les réservoirs, etc. Dans ce cas, on l’a fréquemment pourvue d’un démarreur automatique, qui arrête le moteur dès que l’eau a atteint son niveau maximum et le remet en mouvement dès que le niveau baisse jusqu’à une certaine limite.
- E. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Recherches sur les diélectriques solides. Note de MM. V. Crémieu et L. Malclès, présentée par M. H. Poincaré f1). (Séance du 5 décembre 1924.)
- » La note précédente définissait les circonstances dans lesquelles on voit apparaître, au
- (!) Voir l’Eclairage Electrique, tome XLI.page 544. (31 décembre 1904).
- sein des diélectriques solides, des charges réactives.
- » l’onr étudier quantitativement ce phénomène, les auteurs ont adopté un nouveau dispositif avec lequel ils ont répété les séries d’études précédemment décrites, et ils ont obtenu des résultats entièrement concordants. Le phénomène de la diminution de l’influence électrique, au travers des diélectriques solides,
- p.154 - vue 155/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 155
- par l’apparition au sein de ces diélectriques d’une- charge réactive, leur semble donc nettement établi. '
- Mesure de la conductibilité des diélectriques au moyen des gaz ionisés. Note de M. Charles Nord-mann, présentée par M. Lœwy, (Séance du 2 janvier 1905).
- Dans toutes les méthodes employées jusqu’ici pour la mesure de la résistance des isolants, on soumettait ceux-ci à une différence de potentiel donnée et l’on étudiait à l’aide soit d’un galvanomètre très sensible, soit d’un électromètre pour les isolements très grands, l’intensité du courant de charge produit par cette différence de potentiel.
- Le procédé décrit par M. Nordmann est basé sur un principe entièrement différent : il consiste à fournir à l’une des faces a du diélectrique (dont l’autre b est à la terre) des quantités constantes et connues d’électricité dans l’unité de temps et à observer électrométriquement le potentiel variable de cette face a.
- Soient Q la quantité constante d’électricité ainsi fournie à a, E le potentiel de a, R la résistance du diélectrique, G la capacité de l’appareil et de ses connexions électrométriques ('). On peut écrire que l’augmentation de charge de l’appareil dans le temps dt est égale à la quantité connue d’électricité qu’il a reçue dans ce temps moins la perte au sol à travers la résistance s
- CdE = Qdl — ^dl d’où R = —----------—p-;
- expression qui au bout d’un temps très court (moins d’une minute quand R est de l’ordre de 101H ohms ou plus petit, et G de l’ordre de
- E
- 10~4 microfarad) se réduit à R“q-.
- Le potentiel reste donc stationnaire quand il a atteint la valeur E = QR.
- Les résultats des mesures faites de cette manière, sur divers isolants industriels, seront publiés ultérieurement. Tel qu’il est exposé plus haut le procédé s’applique aux corps dont la conductibilité a une valeur définie.
- Gette méthode permet, dit l’auteur, d’abor-
- 1 C’est précisément la relation utilisée dans le principe de l’ionographe (voir Compte rendus, 14 juin et 20 juin 1904);
- mais dans cet appareil, contrairement à ce qui se passe ici,
- R est donné et c’est Q qui est l’inconnue.
- der d’un point de vue nouveau une question pendante* à savoir : si l’isolement variable avec le temps de certains diélectriques provient d’une variation de leur pouvoir inducteur apparent, ou d’une modification réelle de leur résistivité.
- Sur la thermo-électricité des alliages d’aluminium. Note de M. Hector Pécheux, présentée par M. J. Violle. (Séance du 26 décembre 1902.)
- « Comme suite à ses recherches sur certains alliages de l’aluminium, M. Pécheux a déterminé leur thermo-électricité par rapport au cuivre, suivant la méthode des déviations. A cet effet, il a réalisé, avec le cuivre et toutes ses baguettes d’alliage (longueur variant de 12cm à 20em) des éléments thermo-électriques qu’il a mis en circuit avec un galvanomètre de W. Thomson soigneusement étalonné. La résistance totale du circuit étant égale à 50hm,312, la résistance des baguettes d’alliages, inférieure à 0olmb01, et par conséquent négligeable, la force électromotrice se déduisait immédiatement de la déviation.
- » De tous les alliages d’aluminiiun étudiés, le Zn-Al6 et le Zn-AP° sont ceux qui ont le plus grand pouvoir thermo-électrique par rapport au cuivre, après 180°; le Z11-AI1 2, d’abord au-dessous, s’en rapproche ensuite vers 380°. »
- Sur une nouvelle catégorie d’ions. — Note de M. G. Moreau, présentée par M. Mascart. (Séance du 28 novembre 1904.)
- « Dans une note antérieure (24 mai 1904), M. Moreau a établi qu’une vapeur saline ayant traversé un tube de porcelaine à 1000° environ, est rendue conductrice ; qu’entraînée loin de la région chauffée, elle reste conductrice à des températures inférieures et possède les propriétés cl’nn gaz ionisé. Parmi les sels étudiés, ceux de potassium s’ionisent le plus facilement, notamment les Kl, KGÏ, KBr, KAzO3.
- » Poursuivant l’étude de ces vapeurs, il a mesuré les mobilités des nouveaux ions en employant la méthode suivante, déjà appliquée par Zeleny aux gaz ionisés par les rayons Rœntgen :
- » Le courant d’air d’une trompe à eau traverse une solution aqueuse d’un sel A, un tube de porcelaine chauffé et deux condensateurs cylindriques P et Q de même diamètre,
- p.155 - vue 156/685
-
-
-
- 156
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- dont l’électrode intérieure est commune. Le cylindre P est au sol et Q relié à un électromètre. Si l’on fait croître le potentiel Y de l’électrode intérieure, lé courant i reçu par Q croît, atteint un maximum pour décroître et s’annuler. Du voltage V,„ correspondant au maximum, on déduit simplement la mobilité de l’ion positif ou négatif.
- » Voici les résultats obtenus avec les sels de potassium :
- » I. Dans une région quelconque du trajet du courant gazeux, les ions positifs et négatifs ont une égale mobilité.
- » IL Pour une solution A de concentration fixe, la mobilité de l’ion diminue rapidement à mesure que l’on s’éloigne de la région chauffée et à peu près comme la densité des centres chargés. La variation n’est pas due à la température qui est restée comprise entre 100° et 140» dans ses expériences. La masse de l’ion augmente dès que la densité des centres chargés diminue et que le nombre des molécules salines neutres s’accroît par recombinaison des ions.
- » III. Dans une région du courant gazeux la mobilité augmente, quand la concentration de' la solution A diminue, à peu près comme la racine carrée de cette concentration pour les sels de potassium très ionisables et moins rapidement pour les autres.
- » Des observations précédentes on peut conclure qu’au voisinage de la région d’ionisation les mobilités des vapeurs sont du même ordre que celles des ions des gaz issus d’une flamme. D’abord intermédiaires entre les ions des gaz soumis aux rayons Rœntgen et les ions lents de l’émanation du phosphore (Bloch, Thèse de Doctorat), les nouveaux ions se rapprochent de ces derniers par la rapide décroissance de leur mobilité (résultat II). Or il paraît établi que les ions du phosphore sont des centres chargés accompagnés d’oxydes de phosphore, les premiers se partageant la matière des seconds, dont la quantité varie avec la vitesse d’oxydation. Pour les vapeurs un phénomène analogue se produit : dans la région d’ionisation, les centres chargés se partagent les molécules salines neutres en nombre croissant avec la concentration du courant gazeux et, à mesure qu’ils s’éloignent, se nourrissent des molécules neutres provenant
- de la recombinaison des ions de signes con. traires, recombinaison dont l’auteur indiquera prochainement les lois. »
- Sur la genèse de la radioactivité temporaire. Note de MM. Ed. Sarasin, Th. Tommasina et F.-J-Micheli, présentée par M. H. Becquerel. (Séance du 28 novembre i9o4).
- « Dans un très intéressant Mémoire paru en 1902 (1), MM. Elster et Geitel avaient décrit le phénomène qu’ils venaient de découvrir de la radioactivité induite par l’air atmosphérique sur des conducteurs électrisés négativement, dont la couche active enlevée par frottement et transportée ailleurs, conservait encore pendant quelques heures la propriété de produire une action sur les plaques photographiques, au travers de papier noir et d’une lame mince d’aluminium ou sur l’appareil de dispersion.
- Les auteurs de la note ont fait des expériences avec l’appareil de dispersion de MM. Elster et Geitel, et les résultats de leurs recherches conduisent à admettre qu’une relation très intime semble exister entre l’ionisation et la genèse de la radioactivité temporaire. Aussi pensent-ils que ces deux phénomènes sont réversibles, c’est-à-dire que la radioactivation des corps semble être due à l’absorption ou à la simple adhérence instable d’une émanation qui se forme pendant l’ionisation des gaz, et peut-être la constitue et que la radioactivité consiste dans la perte par rayonnement de cette émanation adhérente aux corps radioactivés, émanation émise continuellement par les corps radioactifs et qui provoque à son tour l’ionisation des gaz. »
- Sur les rayons cathodiques et les lois de VÉlec-tromagnétisme. Note de M. P. Villard, présentée par M. J. Violle. (Séance du 26 décembre 1904.)
- « La démonstration que M. Pellat a récemment donnée2 de la réalité de la magnètofric-tion repose sur la considération d’une courbe expérimentale. Cette démonstration serait rigoureuse si la courbe en question dieu des traces des rayons cathodiques sur un écran dans un champ croissant) ne passait pas, dès
- (!) Archives des Sciences physiques et naturelles de Genève, t. XIII, février 4902, p. 113 à 128.
- (2) Voir Y Eclairage Electrique, tome XXXI, page 152 (23 avril 1904, et tome XL, page 278 (43 août 1904).
- p.156 - vue 157/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905
- REVUE D’ELECTRICITE
- 157
- son premier tour, par son point asymptotique, j Or, ce caractère est précisément incompatible avec la magnétofriction.
- M. Villard a fait des expériences, mais les résultats qu’il a obtenus ne lui permettent pas de conclure à l’existence d’un frottement magnétique quelconque des corpuscules.
- Sur la théorie du magnétisme. —Note de M. Lan-gevin, présentée par M. Mascart, 26 décembre 1904.
- » I. On sait la fécondité remarquable manifestée par la conception qui fait de la matière une agglomération de centres électrisés ou électrons en mouvement périodique stable sous l’influence de leurs actions mutuelles. En particulier, tous les phénomènes de radiation, les propriétés des diélectriques et des conducteurs, se laissent facilement grouper autour de cette hypothèse.
- » Cependant les phénomènes complexes du magnétisme et du diamagnétisme ont semblé jusqu’ici se laisser atteindre plus difficilement, bien que les électrons gravitant dans l’atome sur des orbites fermées fournissent à première vue une représentation simple des courants particulaires d’Ampère, capables de s’orienter sous l’action d’un champ magnétique extérieur pour donner lieu au magnétisme induit, ou de réagir par induction, selon l’idée de Weber, contre la création de ce champ extérieur, comme le font les substances diamagnétiques.
- » Ceux qui ont essayé de poursuivre cette idée l’ont trouvée jusqu’ici stérile (1). M. Lan-gevin est parvenu à montrer, contrairement à cette opinion, qu’il est possible, grâce à l’hypothèse des électrons, de trouver pour le para et le diamagnétisme les interprétations complètement distinctes qu’ils exigent, conformément aux lois établies par M. P. Curie (2) : le magnétisme faible, forme atténuée du ferromagnétisme s’est montré dans tous les cas observés, à l’exception du bismuth solide, rigoureusement indépendant de la température. La théorie que propose M. Langevin, permet de rendre compte entièrement de ces deux lois.
- » Il croit possible enfin d’éclairer de ce point de vue la question complexe de l’énergie magnétique .
- (') Woigt, Ann. de Physik. t. IX, t902. 115. — J.-J. Thomson, Phi]. Mag., t. VI, 1903, p. 673.
- (2) P. Curie, Ann. deChim. et de Phys., t. V. 1895, p. 289.
- » Une particule électrisée de charge e et de vitesse v est équivalente à un élément de courant de moment ev. On déduit facilement de là qu’un courant particulaire constitué par un électron mobile dans le temps périodique t sur une orbite fermée de surface S est équivalent, au point de vue du champ magnétique à distance, à un aimant de moment magnétique
- normal au plan de l’orbite.
- » Un semblable courant particulaire correspondra à chacun des électrons présents dans la molécule et le moment magnétique résultant de celle-ci pourra être nul ou non suivant le degré de symétrie de l’édifice moléculaire.
- » Si, à un ensemble de telles molécules, 011 superpose un champ magnétique extérieur, tous les courants particulaires subissent une modification indépendante de la manière dont la superposition est obtenue, soit par établissement du champ, soit par déplacement des molécules. Le sens de cette modification correspond toujours au diamagnétisme, l’accroissement du moment magnétique étant, si II est la composante du champ normal au plan de l’orbite,
- AM = _Jtl2S
- 477/rt
- dans le cas d’une orbite circulaire, m étant la masse de l’électron.
- Quand la molécule est supposée immobile, le travail nécessaire à cette modification est fourni par le champ électrique oréé conformément aux équations de Hertz pendant l’établissement du champ magnétique. J.-J. Thomson ne fait pas intervenir ce champ électrique, et Voigt en tient compte de manière incomplète.
- » Dans le cas opposé où la modification est due au déplacement des molécules, le travail est fourni aux courants particulaires par l’énergie cinétique de la molécule ou par les actions des molécules environnantes.
- La propriété diamagnètique acquise au moment de Vétablissement du champ subsistera en dépit de Vagitation moléculaire.
- » III. Au total, cette modification se manifeste de trois manières distinctes, trois faces du même phénomène :
- p.157 - vue 158/685
-
-
-
- 158
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4f
- » 1° Si le moment résultant des molécules est nul, la substance est diamagnétique au sens ordinaire du mot, et l’ordre de grandeur des constantes observées est tout à fait d’accord avec l’hypothèse de courants circulant suivant des orbites intramoléculaires.
- « Cette conception conduit à retrouver la loi d’indépendance établie par M. Curie entre les constantes diamagnétiques et la température ou l’état physique.
- » 2° Si le moment résultant n’est pas nul, la substance possède un paramagnétisme qui masque toujours le diamagnétisme général sous-jacent. Les échanges d’énergie entre les aimants moléculaires et le champ magnétique extérieur ou le mouvement d’ensemble des molécules, se font par l’intermédiaire de ce diamagnétisme.
- » M. Langevin a pu retrouver, à partir de là, la loi de variation du magnétisme faible en raison inverse de la température.
- » 3° Enfin le changement de période de révolution sur les orbites impliqué dans la modification diamagnétique correspond au phénomène de Zeeman, général comme le diamagnétisme lui-même: tous les corps, même le fer, étant diamagnètiques.
- » La modification diamagnétique se produit instantanément au moment de l’établissement du champ : c est dans tous les cas le phénomène initial, puis par son intermédiaire, de l’énergie est empruntée au mouvement d’ensemble des molécules et modifie l’agitation thermique de celles-ci ; le paramagnétisme permanent apparaît, au moins dans les corps magnétiques gazeux, après qu’un réarrangement, qui répartit de nouveau également l’énergie cinétique entre les molécules, s’est produit; les axes magnétiques des molécules étant alors orientés de préférence dans la direction du champ extérieur.
- » 1Y. Les orbites considérées qui représentent les courants particulaires d’Ampère sont aussi les circuits de résistance nulle du diamagnétisme de Weber avec cette particularité remarquable que le flux à travers ces circuits ne reste constant, comme le supposait Weber, que si l’inertie des électrons est tout entière d’origine électromagnétique.
- » L’auteur a démontré que les orbites, supposées circulaires et décrites sous l’action d’une force centrale quelconque, ne subissent aucune
- déformation sous l’action d’un champ, la vitesse des électrons étant seule modifiée ; et l’on peut, dans l’hypothèse où l’inertie est toute entière électromagnétique, se former une conception exacte et simple de tous les faits magnétiques et diamagnètiques en considérant les courants particulaires comme des courants ordinaires existant dans des circuits indéformables mais mobiles, de résistance nulle et d’énorme self-induction, auxquels toutes les lois ordinaires de Vinduction sont applicables. »
- SUR LES RAYONS N
- Expériences permettant de déceler les rayons N. — Note de M. H. Bordier, présentée par M. d’Arsonval. (séance du 5 décembre, 1904)
- « Parmi les procédés permettant de déceler l’existence des rayons de Blondlot, celui qui consiste à regarder directement un écran au sulfure de calcium légèrement insolé, et près duquel on approche une source de rayons N, est d’une observation tellement délicate qu’un grand nombre d’expérimentateurs n’ont pu parvenir à saisir une augmentation d’éclat de l’écran. O11 sait que cette difficulté d’observation a fait émettre à certains physiciens des doutes sur l’existence des rayons N.
- a 1° Sur une feuille de papier épais, on laisse tomber des gouttes de collodion tenant en suspension un peu de sulfure, comme l’a indiqué M. Blondlot, en ayant soin de disposer les gouttes en deux groupes, par exemple quatre gouttes à droite et quatre gouttes à gauche de la feuille. Ces gouttes, une fois bien sèches, sont laissées dans l’obscurité pendant une nuit.
- « Les expériences indiquées constituent un moyen objectif où la suggestion dans un sens ou dans l’autre n’a aucun rôle à jouer. C’est encore au sulfure de calcium que M. Bordier a eu recours, mais au lieu d’employer la rétine comme réactif des variations instantanées de l’éclat de ce sulfure, il a confié à la plaque sensible le soin de révéler ces variations par une pose prolongée.
- « Le papier qui les porte est alors exposé à la lumière du jour pendant 5 à 10 minutes (le temps étant très sombre); on le place ensuite, les gouttes en dessous, sur une plaque photographique enveloppée dans du papier èeo-
- p.158 - vue 159/685
-
-
-
- 28 Janvier 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 159
- lier et l’on dispose sur l’un des groupes une source de rayons N, par exemple une lime en acier trempé ; sur l’autre groupe, on met un morceau de plomb ayant exactement le même poids que la lime et à peu près la même forme.
- « Après 24 heures de séjour dans l’obscurité, la plaque est développée : on constate alors sur le cliché la formation de taches très noires entourées chacune d’une auréole allant en se dégradant vers la périphérie, mais les auréoles qui entourent les taches correspondant à la lime sont nettement plus étendues que celles correspondant au plomb.
- « 2° Sur une feuille de papier on a disposé 16 gouttes de collodion au sulfure d’un côté et 16 gouttes de l’autre ; le lendemain, la feuille fut placée sur une plaque sensible entourée de papier écolier : sur l’un des groupes on plaça une boîte en carton contenant des billes d’acier trempé et, sur l’autre groupe, une boite identique contenant le même poids de gros grains de plomb. Après 24 heures, la plaque fut développée, le côté correspondant à l’acier trempé ayant été marqué par un trait. La plaque fut alors confiée au directeur du service photographique de l’Université de Lyon, M. Louis, avec prière de mesurer le diamètre de chacune des taches noires et celui de l’auréole correspondante : celui-ci ignorant tout à fait ce que l’on recherchait.
- « Voici la moyenne des nombres trouvés :
- Diamètre
- des taches. des auréoles.
- Côté marqué....... 6mm,4 limm,7
- Côté non marqué. 7mm,l 10mm,8
- « Ainsi les taches du côté marqué, quoique ayant en moyenne un diamètre plus petit, sont entourées d’auréoles plus grandes que celles correspondant aux grains de plomb, résultat qui met nettement en évidence l’action des rayons N.
- (( 3° Enfin l’expérience suivante est encore plus démonstrative : dans un tube effilé on place un peu de collodion sulfuré et l’on trace une raie sur du papier épais avec la pointe du tube. Le collodion, en s’étendant, produit une hande ayant environ 3mm de largeur. Le papier est laissé dans l’obscurité jusqu’au lendemain ; un insole alors le sulfure à l’aide de la lumière
- du jour pendant 7 minutes, puis on coupe le papier perpendiculairement à la bande phosphorescente en deux parties, (iliaque moitié est placée sur une plaque photographique enveloppée de papier écolier et, sur chaque portion de bande, sont posés la lime d’un côté et le morceau de plomb de l’autre, lime et plomb ayant le même poids.
- « En développant la plaque apres 48 heures, on constate la production de deux bandes noires, mais celle correspondant à la source de rayons N est accompagnée sur ses deux bords à'auréoles beaucoup plus larges que celles de l’autre bande. En outre, pendant le développement de la plaque, on voit apparaître la bande correspondant à la lime plus tôt que l’autre.
- « Toutes ces expériences montrent bien que l’acier trempé a émis des rayons N qui ont agi sur le sulfure de calcium en augmentant le degré et probablement aussi la durée de sa phosphorescence et cette augmentation, que l’œil décèle difficilement, a été enregistrée lentement par la plaque sensible. 11 parait donc exister pour les rayons N (ce qui est bien connu pour les rayons X) la même différence entre l’observation directe et l’enregistrement photographique qu’entre la Radioscopie et la Radiographie. »
- A propos d’une prétendue démonstration de l’existence des rayons N par la photographie d’écrans au sulfure de calcium insolé. Note de MM. M. Chanoz et M. Perrigot, présentée par M. d’Arsonval. (Séance du 9 janvier ipoô).
- N’ayant jamais, dans de nombreuses expériences antérieures, constaté de différences appréciables dans la trace photographique d’écrans au sulfure insolé soumis ou non au rayonnement N d’un bec Auer, MM. Chanoz et Perrigot ont tenu à répéter les essais de M. Bordier et à étudier les conditions de formation de l’auréole à laquelle cet auteur attache une si grosse importance.
- Les résultats de leurs recherches faites avec des écrans sulfurés : au collodion, à la gomme arabique et à matière poisseuse spéciale.
- 1° Il n’est pas nécessaire, pour constater les auréoles, de faire des poses de 24 ou 48 heures. Il suffit d’un temps très court (des secondes) pour les observer nettement quand elles doivent se produire.
- p.159 - vue 160/685
-
-
-
- 160
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 4.
- 2° Pour des écrans ne différant que par l’épaisseur de la couche de sulfure, la largeur de l’auréole dépend de l’épaisseur de cette couche.
- Un écran à couche mince de sulfure obtenu par tamisation ne donne pas d’auréole appréciable s’il est placé rapidement au contact du papier blanc recouvrant exactement la plaque sensible. Un écran épais, formé par écoulement du mélange de sulfure et de matière adhérente, donne dans les mêmes conditions une large auréole.
- 3° Pour un écran donné, la largeur de l’auréole dépend de la distance de cet écran à la plaque sensible.
- L’auréole est minima si l’écran est muni d’une masse pesante plane qui l’applique aussi exactement que possible contre la plaque photographique. Dans de certaines limites, l’auréole augmente par éloignement de la plaque sensible, que cet éloignement se produise par l’existence d’un pli du papier blanc, d’une incurvation de l’écran ou de toute autre cause.
- 4° Si deux écrans identiques, adaptés préalablement sons des masses pesantes égales, planes, sont an même instant placés sur la plaque sensible, les auréoles sont les mêmes, quelle que soit la nature de chacune des masses pesantes.
- Une différence de quelques degrés centigrades dans la température de ces masses pesan-ses n’influe pas pratiquement sur la grandeur des auréoles.
- 5° Soient deux écrans insolés identiques. L’écran n° 1 est placé sur le papier recouvrant la plaque sensible ; on dépose ensuite sur la même plaque le n° 2 adapté préalablement sous sa masse pesante ; finalement, c’est-à-dire 15 à 20 secondes après le début de l’expérience, on recouvre le n° 1 d’une charge égale.
- Le cliché obtenu dans de telles conditions montre les résultats suivants :
- a. Si les écrans employés sont à couche mince de sulfure, l’écran n° 1 possède une auréole; il n’y a pas d’auréole pour le n° 2.
- b. Si les écrans sont à couche épaisse, l’auréole est plus large pour le n° 1 que pour le n° 2.
- Ces résultats sont vrais quelle que soit la masse pesante plane recouvrant chacun des écrans.
- En résumé, deux masses égales de plomb et d’acier trempé, placées identiquement par une face plane sur des écrans comparables comme épaisseur et insolation, ne donnent jamais d’auréoles différentes, quelle que soit la durée de la pose.
- Si, dans des essais pratiqués avec des écrans identiques, on observe des auréoles inégales, il faut rechercher la raison de cette différence non pas dans la nature des masses pesantes utilisées, mais dans la manière dont s’est établi dans le temps et l’espace le contact des écrans insolés avec la plaque photographique.
- Le Gérant: A. Bonnet.
- SENS. — IMPRIMERIE Ml RI AM, 1, RUE DE
- BERTAUCHE
- p.160 - vue 161/685
-
-
-
- Tome XLiII
- Samedi 4 Février 1905.
- 13e Année. — N° 5.
- L*
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR LA THÉORIE DU MOTEUR SÉRIE COMPENSÉ MONOPHASÉ (Suite) ()
- Si l’on résout! par rapport à R l’égalité HR l’on obtient
- bflrsin
- idCOS2 f
- (2)
- Sous cette l'orme elle permet de trouver facilement la valeur de R correspondant à chaque valeur de y au moyen de la construction graphique suivante :
- Sur OA = ^ et O B = décrivons deux demi-cercles (nous supposons sur la
- fig. 4 que ce qui se présentera presque toujours en pratique); par Je point O
- menons un rayon vecteur OC quelconque tel que l’angle COY = ^ — CO A représente
- l’angle y pour lequel l’on veut connaître le courant primaire correspondant R et élevons en O une perpendiculaire OD sur OC coupant le cercle OB en D.
- L’on a immédiatement
- DC~ = ÔC~ -)- ÔD’~
- = sia2 ?-\-yl‘{d cos2 f 4
- (1) Dans l’article du 19 novembre 1904, se sont glissées les fautes d impression suivantes :
- Page 283, 17* ligne, lire y au lieu de de g-,
- Page 286, 11" ligne, lire CD au lieu de AD.
- (2) Le signe -f- seul convient au fonctionnement en moteur comme on l'a déjà fait remarquer (Eclairage Electrique, 19 novembre 1904, page 284). Le signe — est celui du fonctionnement en génératrice.
- * *
- p.161 - vue 162/685
-
-
-
- 162
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- Si donc l’on rabat CD en CJ sur la direction OC, le segment de droite OJ représentera le courant primaire I, puisque
- OJ 7= OC + CJ
- bd sin ? A /t'frf sin2 r
- sin p /iTrfsin* p ,
- 7“^ V “/j-------------hzlîrfcos^ y
- Il est ainsi facile de construire la courbe des points J (').
- Le courant secondaire, correspondant I2 s’obtient facilement en remarquant (pie
- ll| cos p z--- Moll | (2)
- et
- i\l2Ü2
- y i >2
- if-
- En éliminant entre ces deux égalités, il vient :
- 1* _ Uf cos2 p . M2122 (
- 2 ~~ M2Ü2 " IpF1' '
- M2Ü2
- —: cos" r D ’
- v— ('Z.111 (/ COS2 p -|- I y ^ •
- Par suite, si l’on décrit un demi-cercle (fig. 4) de diamètre XL = / 1,,/ rencontrant
- la droite OD en S, l’hypotbénuse SJ déterminée par la relation :
- sï2 = §02 + ÔT2
- — y}\\d cos2 p I2 r
- I - 7 ~
- pourra servir à la mesure du courant secondaire ï2.
- (1) Cette construction n’est d’ailleurs qu’un cas particulier de celle de la fig. 2 (Eclairage Electrique, 19 novembre 1904, page 284). Il est, en effet, facile de démontrer que le lieu du point N de la fig. 2 est un quatrième cercle (remarquons en passant que le tracé de ce quatrième cercle réduit la construction au seul rabattement du point X” en G) ; dans le cas particulier ou rt = r2 —o, ce cercle est représenté par le cercle ODB de la fig.4 et le point D de cette dernière figure correspond au point X” de la fig. 2.
- (2) Ecl. EL, loc. cit., page 286.
- p.162 - vue 163/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 1<>3
- D’autre part, la tangente de l'angle OJS est
- «0JS-5T = MX
- U| cos p
- MI,Q
- e’est-à-dire se trouve proportionnelle à la vitesse angulaire w ').
- Enfin la puissance absorbée par le moteur feette puissance se confond ici avec la puissance utile puisque les pertes sont considérées comme négligeables) est propois tionnelle à l^cosy et par conséquent sera représentée par la hauteur JH.
- Algébriquement cette puissance a pour expression
- F = U|l( cos f
- ______________Up\F..___________
- M2©2 4- 4- 4Q - , 2 — y-' ûj2
- Elle passe donc par un maximum, la vitesse w étant prise pour variable; en égalant à zéro la dérivée, l’on obtient après transformations Légalité.
- d’oü
- o/. * 4- (1 — \ M2Q2«2 — g2l\I 112 ' = o
- -y/— (i — j- \ ( i - :y)-yM1
- i iy-y.jM 1
- Celle expression est assez compliquée; l’on reconnaît toutefois que la vitesse ainsi déterminée ne correspond jamais à la marche synchronique, tout au moins lorsque les fuites magnétiques sont faibles.
- Constantes caractérislC/ues du moteur série, compensé. — En définitive, [jour qu’un moteur série compensé soit parfaitement défini, il suffit de connaître M constantes 1,4 v et X.
- La valeur du coefficient y se réduit, en effet, immédiatement, de la connaissance des coefficients * et X et Ton peut tracer les trois cercles de la figure 4; les
- échelles du courant secondaire 12 et du rapport ^ de la vitesse angulaire à la vitesse de pulsation du courant seront également déterminées puisqu’elles ne dépendent que de la quantité y/ —-—' d’après les égalités ci-dessus.
- Ainsi que nous l’avons vu lors de la discussion des formules, il doit exister un certain rapport enlre et >.2 pour que la marche à potentiel constant [misse être convenablement réalisée.
- L’équation 16 va nous permettre de préciser la relation que nous avions obtenue en supposant les fuites négligeables; remarquons tout d’abord que nous obtiendrons la valeur maxirna du courant I, en égalant à zéro la dérivée partielle par rapport à © du premier membre de celte équation, d’après la règle bien connue :
- d’où
- I ,I)0! cos ’f 4- ‘2.y\\d sin p cos p = o h — sin f-
- Portant celte valeur dans [16, l’on a finalement en supprimant le facteur'commun vS\d :
- liX sin2p — a sin2p — [i — sin2p] = O i
- sinp = -
- S hx - X
- P) Il convient rie remarquer que l'angle OJS est égal à 1 angle « de la fig. 3.
- p.163 - vue 164/685
-
-
-
- 164
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- Telle est la valeur du décalage ? pour laquelle le courant primaire I, est maximum et égal à
- 1 —i
- ' l|il
- \ 4*— 1
- L’on voit immédiatement que pour qu’il y ait un maximum, il faut (pie la valeur trouvée pour sin y soit plus petite que .Limité, c’est-à-dire (pie
- kv. — i> i *>
- Ainsi, pour que le courant primaire et le couple d’un moteur série compensé décroissent régulièrement depuis l'arrêt jusqu’aux plus grandes vitesses, il faut et il suffit que
- Vinégalité z <
- soit satisfaite.
- Dans le cas où les fuites magnétiques sont milles (o- = 0), l’inégalité précédente devient :
- condition déjà trouvée (') par une autre méthode.
- Le coefficient ? joue aussi un rôle important dans la détermination de la valeur du courant primaire au synchronisme (w = Ü! ; pour trouver cette valeur la méthode la plus simple consiste à utiliser les deux égalités
- Ujcosi-., = AI il 11 s.
- Al 2
- Cl -----x2)ü
- Igs, ^•
- S,A MO AI
- L’on en déduit
- ... ..
- \ M-’Ü
- En comparant cette expression à celle du courant de démarrage
- Lu
- l’on arrive à
- 'ui-
- M-
- 0 + '-2
- \ ( I — *) ' é' 2
- l\c(
- Le courant de démarrage \id est le courant qui traverserait le circuit primaire, le moteur étant arrêté et soumis à la tension pq ; il est doue bien évident (pie son intensité est assez considérable et qu’il ne pourrait être supporté sans inconvénient par les enroulements.
- Il eu résulte (pie le rapport p' doit avoir une valeur suffisamment làihle, ce (pii exige que le coefficient ? soit petit.
- De plus, les couples sont proportionnels au carré des intensités et il serait très
- () Eclairage Electrique, l*r octobre 1904, page 10.
- p.164 - vue 165/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 165
- difficile d'obtenir une marche stable voisine du synchronisme (b si le couple ne variait pas suffisamment avec la vitesse, surtout dans le cas de tramways oii le couple résistant augmente -peu avec la vitesse pour un profil donné de la voie.
- Nous pouvons également à présent définir plus nettement le rôle de la dispersion;
- cherchons à cet ellet la valeur maxima de ? admise par l’inégalité / l- établie plus haut en remplaçant dans cette inégalité ^ par sa valeur
- l±I^i
- I -T 2
- d’où
- ' „ i — 3t
- ? —--------
- 2
- Pour la valeur admissible <r = 0,10 par exemple l’on obtient
- r ^ 0,35
- soit très sensiblement ? ='f ^ ^ au lieu de la valeur ^ obtenue sans dispersion.
- Ainsi, l’ellet de la dispersion se traduit par une diminution sensible de la valeur maxima du rapport £ compatible avec une marche stable à toutes les vitesses; en particulier, pour toute valeur de a supérieure à -, le courant 1^ et par suite le couple C passeraient forcément par un maximum pour une certaine vitesse.
- (.A suivre) J. Bethexod,
- Ingénieur Electricien.
- LE PHÉNOMÈNE DE L’ELECTROLYSE (suite) <*> FORMULES DES RÉSISTANCES ÉLECTROLYTIQUE ET ÉLECTRIQUE
- APPLICATIONS DE CETTE THÉORIE
- CARACTÈRE ADDITIF DE LA FORCE ELECTROMOTRTCE
- La charge prise par les ions est toujours la même : c’est la loi de Faraday. Or, la capacité d’un ion le caractérise,, et pour des concentrations comparables dans un même diélectrique, nous avons un même volume d’ions, un même entourage d’autres ions, d’où il résulte que nous pouvons supposer constante la capacité d’un ion donné, dans ces conditions bien déterminées. 11 suit immédiatement de là qu’il prendra un potentiel c, toujours le même, d’après la relation : <y = cv, par le contact d’autres ions.
- De là résulte immédiatement le caractère additif de la force électromotrice totale de décomposition :
- V = v-\-v'.
- En consi lérant arbitrairement comme nul le potentiel v pour l’hydrogène, pris comme
- (') Comme on le verra pins loin, lu marche synchronique assure une commutation à peu près parfaite, ainsi que 1 a montré originairement M. Latour.
- (-) AToir n08 3 et 4 de l’Eclairage Electrique, 1905,
- p.165 - vue 166/685
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 5.
- l(i(i
- terme de comparaison, Neumann (H) trouve pour des solutions ((normales», les valeurs suivantes en volts :
- IONS ÉLECTRO-POSITIES
- IONS KLEGTRO-NÉGATIFK
- Na . Mg.
- AL. Mn. Zn . Gd.
- Fe .
- Tl.. Ni . Go. Pb. Sn . Sb . H.. BL. As . Cu .
- Ag-1%. Pd . Pt.. Au .
- Volts.
- + 2,58 + g4"
- + t,2^
- -f- i ,ob
- + o,74 + o,38 + o,33 + o,3o + 0,22 + °,22
- t
- 0,1? o, 16 o,i 3
- 0,00
- —- 0,25
- — o,31
- — 0,3.4
- — 0,78
- -- o,79 •— 0,82
- o,94
- 1,10
- Cl
- Br
- I . .
- Volts. 1,31.
- : 0,94. - 0,52 .
- Ces nombres signifient que l’acide chlorhydrique, par exemple, exige une différence de potentiel de : i‘,.'>1 +0 = L+dl, pour être décomposé en solution « normale », et le chlorure de magnésium, dans les mêmes conditions, une différence de potentiel de : 1 ‘,31 + L‘’,47 = 2",78.
- Le tableau suivant, dressé par A. L. Marsh (2), peut donc présenter un reel intérêt pratique, pour la question des couples électrochimiques.
- Mesures en solution alcaline.
- L’oxyde d’argent Ag2 O est pris comme terme de comparaison
- MATIÈRES POSITIVES | MATIÈRES NÉGATIVES
- Volt. Ni O2 o,4 AgO . . -)- o 15 Volt. Zn amalgamé V+. Zn pur i ,32.
- Ag2() o,oo CuU2. ... . (?) Gd o-,g5. Fe o,85.
- Gu() (oxvde noirl . o 4 |(!u 0,56.
- Gu20 (oxydule rouge). 0,47
- C’est également sur ce fait du caractère additif de la force électromotrice qu’est basé l’emploi d’une électrode auxiliaire, par exemple de l’électrode de Cadmium, pour juger de l’état de charge et de décharge relatif des deux électrodes de l’accumulateur au plomb + .
- I1) Zeitschrift für Pliysikalische Cliemie, 14, 193 ; 27, 57.
- (-) Electrical World andEngineer, 1902. Vol. 39, p. 99G.
- (3) Voir sur cette application des électrodes auxiliaires à l'accumulateur au plomb, l'article de M. Cli. Liagre, paru dans t’Eclairage Electrique, 1904, t. XL, n° 37, p. 400.
- p.166 - vue 167/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 1(57
- L’on a d’une manière générale :
- Volts.
- PbO2 | Acide sulfurique étendu | Cd = •-)- 2,16 environ,
- PI* j » » » | Cd — -j- o, 16 »
- SO'Pb | )) » » | Cd — -j- » ))
- D’où l’on déduit :
- Volts.
- PbO'2 | Acide sulfurique étendu | Pbi^2v,r(j ov, ifi 2,00,
- Lias l'électrode positive est déchargée, moins elle possède de PbO2, plus elle possède de SO{Pb, plus est bas son voltage par rapport au Cadmium.
- Inversement, plus l'électrode négative est déchargée, moins elle possède de Pb, plus elle possède de SOVPb, plus est fort son voltage par rapport au Cadmium.
- La force électromotrice de l’accumulateur est toujours égale à la différence entre ces deux valeurs, et l’on peut ainsi constater quelle est l’électrode qui arrête la première la décharge, juger en même temps si la porosité des plaques est pratiquement suffisante, et y remédier par suite, le (‘as échéant, en modifiant la composition du liquide agglomérant. Nous reviendrons prochainement sur ce sujet industriellement très important, et dont les tableaux suivants permettent déjà de saisir le grand intérêt pour la fabrication des accumulateurs.
- Suivant le couple étudié, on choisit une électrode auxiliaire convenable, ket cette disposition est très précieuse dans la pratique expérimentale, car elle permet de simplifier l’examen d’un couple, en faisant nettement la part de chaque électrode.
- (Test ainsi que dans l’étude faite sur l’accumulateur d’Edison par le Laboratoire cen-
- Différences de pote ntic! pendant ta décharge de Caccumulateur d’Edison : Peroxyde de nickel | Potasse | Fer.
- '•<>-<--------
- Ol Z &
- Heures
- (.111; - (J) + (H).
- 1. Différence do potentiel entre 1 anode et le bac.
- II. — Différente de potentiel entre le bac et la cathode,
- III, — Différence de potentiel entre l'anode et la cathode.
- Irai (.{'Electricité, on a pris comme électrode auxiliaire la tôle nickelée du bac. Cette <‘tude a permis de constater que c’était la positive qui arrêtait la décharge, et, comme conséquence pratique, a montré qu’011 pouvait diminuer le poids relatif des négatives.
- p.167 - vue 168/685
-
-
-
- 168
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — No 5.
- Porosité insuffisante. Décharge de la plaque -j- 36
- DIFFÉRENCE de potentiel en volts DIFFÉRENCE DE POTENTIEL
- DATE HEURE INTENSITÉ en ampères. par rapport au Cadmium eu volts. OBSERVATIONS
- h. m. Ampères. Volts. Volts. Volts.
- 0 Ci I I 5 0 2,49 2,45 — 0,0.4
- d II 6 5,9—>5,5° 2,1 2 2,‘29 + 0C7
- 3 II 21 5,55 2,06 2,20 o,i;>
- ” 3 34 5,i 5 i ,qo 2,09 0,19
- 4 4 5,o5 1,85 2.06 0,21
- d <D > 4 34 4 45 4,6o 3,i 5 i,7° 1,14 1 ,9° 1,37 0,26 0,23 Fin par la -j-. | Repos sans recharger.
- 3 0 2,15 2,24 0,10 Porosité insuffisante de la—
- 3 5,3o 1,98 2,12 0, i5 car le repos lui a fait un grand
- c 3 3o 3 45 3 49 4,7° 3,8o o.5o 1 ,v4 1,35 0,16 2,08 2,0 5 2,1 I o,38 o,7° i,95 bien : (Diffusion de l’électrolyte.) Fin par la — : fin très brus-
- "3 3 55 4 0 2,01 2,1 4 0, i3 que; bonne porosité de la —.
- 5,oo 1,87 2,0-4 *7 Remplacé les négatives.
- g 4 20 4 3o 2,80 2,55 1,01 0,94 1,14 1,08 0, i3 o,i4 Fin par la -(- : fin lente par suite de la porosité insuffi-
- 03 4 45 2,45 0,89 1 ,o3 0,14 santé de la -j-.
- 5 2,35 0,86 o,99 0,13
- 5 i5 2,25 o,83 0,96 0, i3
- 6 1,80 o,65 0,78 0,60 0, i3
- 6 3o 1,3o o,48 0,12 | Repos sans recharger.
- d *3 3 0 2,13 2,23 0,10 La fin précédente par la -j-
- O 3 GO O^ G77 1,91 0,14 est bien réelle car le repos 11’a
- 3 5 2,0 o,f5 0,86 o,i3 plus fait aucun bien à cette
- 3 3 hJ plaque.
- Porosité parfaite.
- Première décharge de la plaque —}— 41. — Electrolyte : SO’H2 à 3o° Bé.
- HEURE INTENSITÉ en ampères. DIFFÉRENCE de potentiel en volts. DIFFÉRENCE DE POTENTIEL par rapport au Cadmium.
- h. m.
- 3 3o 0 2,28 2,39 0,11
- 3 3o 5,9°— > 3,7° 2,16 )) »
- 3 35 5,45 2,06 2,18 0,14
- 3 44 - 5,45 fort 2,06 fort. 2,19 o,i3
- 3 49 5,5o 2,07 »,»9 o,i3
- 4 3o 5,45 2,0.5 2,17 0, i3
- 5 3o 5,4o fort 2,04 2,17 0, i3
- 6 5,4o faible 2,02 2,1 ;> 0,13
- 5,35 2,00 2,13 0,13
- 8 5,3o 1,96 2,10 0,14
- 8 3o 5,20 1 >92 2,07 0,15
- 9 5,o5 1,86 2,00 0, i5
- 9 >0 4,9° 1,80 1,94 0, i5
- 9 l5 3,20 1,35 1,49 0,15
- 9 >7 3,io d4 1,28 0,14
- OBSERVATIONS
- Poids de la plaque 41 :
- Oxyde.................... 227 gr.
- Grille................... 105 »
- Total....... 332 »
- Dimensions de la grille :
- 180 x 100 X 5 *7m.
- Surface active : ld/m2,8 X2 = 3‘lm2,6.
- A.H.
- Capacité de la plaque : 31, ’85en5h3/4
- Remarque. — Il ne s’agit pas là de l'oxyde de plomb ordinaire, mais d’un oxyde de plomb spécial, préparé d’après les théories de l’auteur : voir l’Eclairage Electrique, t. XXXV, n“22, p. 34i et 342. — Noter le voltage élevé de la décharge. L’acide, récemment préparé, était encore tiède.
- Température initiale : 36” C.
- Température à 8 h. 3/4 : 28“ C.
- Fin instantanée par la -j- : porosité parfaite.
- p.168 - vue 169/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 169
- Dans l'accumulateur au plomb, on adopte le plus souvent l'électrode de cadmium, amalgamé ou non. On a employé aussi parfois l’électrode de zinc amalgamé. Ces deux métaux auraient cependant l’inconvénient d’introduire des sels solubles étrangers dans l'accumulateur, si les mesures devaient être répétées très fréquemment, ce qui est d’ailleurs très rarement le ('as. Aussi emploie-t-on, dans ces conditions particulières de
- Graphique de cette décharge tracé par l’Enregistreur.
- Grille :
- VII Vlll IX
- mesures fréquentes ou même continuelles, une électrode inattaquable de mercure et même d’hydrogène (occlus dans un fil de platine maintenu saturé d’hydrogène par un courant de ce gaz). Enfin, dans certaines études de laboratoire, l’électrode auxiliaire peut être très avantageusement constituée par de véritables plaques d’accumulateurs, de polarité convenable, et n’intervenant pas dans les charges et décharges.
- LA CONDUCTIBILITÉ ELECTRIQUE NON ÉLECTROLYTIQUE. L’EFFET PELTIER. — L’EFFET THOMSON.
- -- LE COUPLE ÉLECTROTIIERMIQUE. --- CARACTERE ADDITIF DE LA FORCE ÉLECTROMOTRICE DE
- CONTACT : LOI DE BECQUEREL.
- L’analyse du phénomène de l’électrolyse nous permet d’entrevoir le mécanisme de la conductibilité électrique ordinaire, d’en retrouver par suite les lois et de nous rendre compte de l’effet Peltier, dont l’effet Thomson et le couple électrothermique ne sont que les conséquences directes.
- Considérons un corps dont toutes les molécules sont de même nature : c’est le cas d’un corps simple, d’un métal par exemple. Les vibrations continuelles de ces molécules ne sauraient leur faire prendre spontanément une charge électrique, parce qu’elles sont
- -K
- p.169 - vue 170/685
-
-
-
- 170
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 5.
- toutes de même nature. Mais ces molécules peuvent recevoir des charges électriques sous l’influence d’une source étrangère, car elles ne se touchent pas, et sont séparées par Y éther, formant ici le diélectrique.
- Supposons donc un conducteur électrique intercalé entre les pôles d’une source: l’influence immédiate de cette source sera d’orienter les vibrations perpétuelles des molécules du corps. Attirées par la source, comme les corpuscules de moelle, de sureau dans la grêle électrique, les molécules extrêmes viennent s’y charger. Elles sont alors repoussées par la source, et viennent transmettre leur charge aux secondes molécules ; celles-ci,- à leur tour, aux troisièmes molécules, et ainsi de suite ; tandis qu’une lois déchargées, ces molécules ne sont plus repoussées mais sont au contraire attirées de nouveau par la source, et viennent reprendre transitoirement leur position initiale. La transmission de la charge électrique se fait donc par les vibrations spontanées et perpétuelles des molécules des corps, vibrations dont l’orientation est devenue régulière sous l’influence de la source électrique.
- La figure suivante interprète le phénomène, les flèches indiquant le chemin par-
- i Source.
- rce %
- >k- -
- couru par chaque molécule, depuis un état initial donné jusqu’au rétablissement du même état final :
- Evaluons le travail de déplacement de ces molécules dans le champ d’influence créé par la source, et écrivons la loi de la conservation de l’énergie.
- Avec les mêmes notations que précédemment, nous aurons :
- Travail total par file de molécules, r = 2/s (n + 1), et comme (/i —1 ) £ = /,
- T = 2 fl.
- La loi de Coulomb donne :
- et l’on peut écrire :
- T = 2
- sA
- Rapportons ce travail à l’unité de temps, en remarquant que l’on a :
- q = it,
- i étant la valeur moyenne d’une intégrale.
- Nous avons donc :
- -= puissance par file de molécules = 27*:“/^ 1.
- Or, cette puissance est donnée immédiatement comme le produit de i par la différence de potentiel commune à l’ensemble des files de molécules, E.
- Nous pouvons donc écrire :
- «' = Ei = zkrlt ^ >
- p.170 - vue 171/685
-
-
-
- 4 Février 1905j
- REVUE D’ELECTRICITE
- 171
- et en divisant par i :
- E = akrtl
- i
- Comme précédemment, nous remarquerons que dans le rapport 4; ligure en réalité
- la densité de courant car £ est aussi la distance des molécules dans la section transversale, c’est-à-dire, par conséquent, la distance des files de molécules. Si donc dans une
- section totale de files de molécules S il passe I ampères, le rapport g est la sommation
- des termes: Y 4^, et nous aurons pour l'ensemble des fdes de molécules :
- k=z‘2Uh!-\=pI i—ri,
- O O
- C’est la loi d’Ohm.
- En multipliant les deux membres de cette égalité par I, Joule :
- El = W = P112 = RI2.
- O
- on retrouve
- la loi de
- Cette énergie : W = RI2, que nous ne voyons pas s’emmagasiner dans une forme d’énergie potentielle*, comme la libération de molécules nouvelles possédant une énergie potentielle différente de celles des molécules initiales, mais produire seulement des déplacements dans un champ de points d’application de forces, ne peut donc que se manifester à l’état de chaleur, forme dégradée de l’énergie. Cette perte, ainsi que le montre l’expérience, est proportionnelle au carré de l’intensité, pour un conducteur donné, et dépend de la nature de ce conducteur, par le coefficient k2 de la loi de Coulomb, et par la grandeur £, période de la vibration moléculaire.
- Effet- Peltier. — Ce phénomène est, comme on sait, caractérisé par un transport de chaleur d’une soudure à l’autre d’un circuit électrique constitué par deux corps différents et parcouru par un courant. 11 y a donc refroidissement d’une soudure et réchauffement de l’autre.
- En effet, les vibrations des molécules des deux corps différents en leur surface de contact qui constitue la « soudure », en entraînent l’électrisation, et ces molécules prennent des charges égales q, et des potentiels + e et—e', limités par l’autodéeharge pour une valeur supérieure. Le phénomène est athermique, puisque l’autodéeharge est compensée par une nouvelle électrisation.
- L’une des soudures possède donc une différence de potentiel r X— v—(—c’)=c-f-c’, et l’autre soudure une différence de potentiel : Y’=— c’— (-f-c) = — (e’ -f- v) = — Y. Ces deux différences de potentiel se compensent donc, et aucun courant n’est engendré de ce chef.
- Mais si l’on fait circuler un courant I dans un sens donné sur ce circuit, il doit monter à un potentiel V pour franchir la première soudure, c’est-à-dire absorber une quantité d’énergie proportionnelle à YI. 11 demande cette énergie à la chaleur emmagasinée dans la chaleur spécifique des corps de la soudure à la température oii ils se trouvent: la température de cette soudure baisse donc. Le même phénomène se produit à l’autre soudure, mais eu sens contraire; par suite, la température de cette deuxième soudure s’élève, et tout se passe comme si le courant enlevait de la chaleur à une soudure pour la restituer à l’autre, sans d’ailleurs aucune perle de wattage de ce fait dans le circuit total d’utilisation. 11 pourrait être par suite très intéressant de constituer
- p.171 - vue 172/685
-
-
-
- 172
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- un ampèremètre basé sur l’effet Peltier : un couple thermo-électrique et un galvanomètre, par exemple, mesureraient la différence de température des deux soudures, et une graduation indiquerait le courant correspondant. En pratique il suffirait de brancher le galvanomètre en dérivation sur les deux soudures.
- On voit immédiatement par cette analyse du phénomène que le sens du transport de chaleur est lié au sens du courant, pour un sens de soudures donné; que l’intensité de l’effet thermique dépend de la nature des corps qui constituent la soudure par suite de la valeur de Y, et qu’elle est proportionnelle à I, et non à I2 comme l'effet Joule.
- Tout manque d’homogénéité dans un conducteur, faisant varier la capacité des molécules, agit sur le voltage pendant le passage du courant, car l’on a: <7= ce, et par là-mème, entraîne la production de l’effet Peltier.
- Effet Thomson. —- L’effet Thomson réalise un de ces derniers cas.
- L’expérience montre que lorsqu’on chauffe un conducteur homogène parcouru par un courant électrique, la répartition des températures ne se fait pas symétriquement de part et d’autre du point chauffé, mais que cette répartition dissymétrique des températures le long du conducteur est liée au sens du courant pour une substance donnée, et à l’intensité de ce courant.
- La répartition symétrique des températures le long du conducteur entraîne, en effet, en même temps que des distances successivement croissantes et décroissantes entre la suite des molécules du corps conducteur, une variation continue de la capacité des molécules, et comme conséquence une variation continue du voltage le long du conducteur, dans un sens, puis dans l’autre, par rapport au point chauffé, au moment du passage du courant. Il y a dès lors production de l’effet Peltier, et le transport de chaleur par le courant crée la dissymétrie dans la répartition des températures de part et d’autre du point chauffé. C’est bien un effet Peltier, car le phénomène thermique est proportionnel à I et non à l2.
- Le sens du transport de chaleur est lié au sens du courant, et dépend de la nature du métal. Ainsi, le transport de chaleur a lieu dans le sens du courant pour le cuivre, l’argent, le zinc, l’antimoine ; — en sens contraire du courant pour le fer, l’étain, l'aluminium, le platine, le bismuth. Le phénomène est si peu sensible qu’il échappe à l’observation avec le plomb.
- Le Couple électro-thermique. — Le couple électro-thermique se déduit de l’effet Peltier. En maintenant à des températures différentes les deux soudures considérées dans l’effet Peltier, on rend inégales les différences de potentiel de ces deux soudures, qui s’annulaient par opposition : le circuit total possède dès lors une différence de potentiel effective : Y-Y’, qui est par conséquent fonction de la nature des métaux de la soudure, et des températures des deux soudures.
- Dès lors, deux métaux étant donnés pour constituer la paire de soudures, il ne reste plus quë l’influence de la température à étudier : or celle-ci, comme on sait, peut s’établir théoriquement d’une manière très simple, en considérant le couple électro-thermique comme une véritable machine thermique à cycle fermé et réversible, et en lui faisant par suite application du principe de Carnot.
- CARACTERE ADDITIF DE LA FORCE ELECTROMOTRICE DE CONTACT. LOI DE RECQUEREL.
- Considérons une chaîne de métaux différents. Nous avons, à chaque soudure, une différence de potentiel
- v + v'; é-f-V"; v" + v”’ ;
- p.172 - vue 173/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 173
- comme nous l’avons vu pour l’effet Peltier, et si un même courant parcourt toute cette chaîne, nous avons :
- q~cv~ cV = cV = c'"v'” =.....
- Il résulte de eette dernière égalité que le voltage pris par un métal à une soudure lui est propre, et indépendant de la nature du métal voisin. On aurait donc, par juxtaposition du premier et du quatrième métal, par exemple :
- \=vJrs>\
- De plus, dans une chaîne métallique, tous les métaux intermédiaires entre les deux extrêmes sont sans influence sur la force électromotrice entre ceux-ci, et cette différence de potentiel est la même que si ces deux métaux extrêmes étaient directement juxtaposés.
- influence de la température et de la lumière sur la conductibilité des électrolytes
- ET DES NON-ÉLECTROLYSES
- L’étude de T’équilibré chimique montre qu’une élévation de température favorise le déplacement de l'équilibre dans le sens endothermique (*) : une élévation de température augmente dont' le nombre des ions. Par suite, la distance entre les ions diminue et devient : s’ < t. La charge électrique q ne variant pas, d’après la loi de Faraday, il liasse encore cette même quantité d’électricité q par file d’ions, c’est-à-dire par s’2 de section. M ais le nombre de files d’ions a augmenté ; la section s’2 < s2 est contenue un plus grand nombre de fois dans une section totale S. Il passe donc une plus grande quantité d’électricité dans celte section, ce que l’on exprime en disant que la résistance de l’électrolyte diminue lorsque la température s’élève. [ Voir, par exemple, les tableaux expérimentaux donnés précédemment sur la conductibilité de SO'di2, HCL, NaOH, KOH et le coefficient de température ]. Cette diminution de résistance est donc due à une ionisation plus prononcée de l’électrolyte, et aussi à l’influence de la température sur la constante k2 de la loi de Coulomb, d’une part, et, d’autre part, à cette influence sur la viscosité de l’électrolyte, et par suite sur la mobilité des ions, sur leur période de vibration en un mot.
- Considérons, au contraire, un non-électrolyte. Ici l’élévation de la température correspond à une dilatation, par suite à un écartement des molécules, et non à une multiplication des éléments porte-charges.
- La distance entre les molécules augmente donc, et par suite leur capacité électrique diminue. Comme l’on a toujours: q = ce, si donc le voltage aux bornes est le même, la capacité ayant diminué avec l’écartement des molécules, on voit immédiatement que la nouvelle quantité d’électricité qui passe par file de molécules est plus petite que précédemment. Ce que l’on exprime en disant que la résistance des non-électrolytes croît avec la température. Cette variation se trouve être, d’autre part, plus ou moins modifiée par l'influence de la température sur la constante d’attraction et sur la période de vibration moléculaire.
- Il suit de là que l’élévation de température doit augmenter la résistance électrique des mélaux et alliages d’une manière d’autant moins prononcée que ces corps sont moins dilatables par la chaleur. C’est ainsi, en effet, que les ferro-nickels sont couramment employés dans les laboratoires pour constituer les résistances étalonnées : on sait la fai-
- P) AToir, puj- exemple, L’Eclairage Electrique, t. XXXIV, n° 5, p. 155.
- p.173 - vue 174/685
-
-
-
- 174
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- — N°
- blesse du coefficient de dilatation de ces alliages, dont cette qualité précieuse à d’autres points de vue a répandu aujourd’hui l’emploi dans l’industrie.
- L’influence de la lumière sur la conductibilité des électrolytes doit être analogue à l’influence de la chaleur, si nous remarquons que la lumière, manifestation positive de l’énergie, déplace l’équilibre chimique dans le sens endothermique (1), et favorise par suite une ionisation plus prononcée de l’électrolyte.
- Sur les non-électrolytes, et en particulier sur le sélénium où son action est très notable, comment agit la lumière? La diminution de la résistance du sélénium avec l’éclairement résulte-t-elle d’un déplacement d’équilibre physico-chimique de deux états allotropiques du sélénium, comme le suppose Berndt (2), mais alors cette variation de conductibilité serait progressive, comme tout déplacement d’équilibre chimique, et non instantanée. Ou bien faut-il voir dans cette action curieuse de la lumière sur la résistance électrique du sélénium une sorte de phénomène d’interférence, la vibration addi-tive des molécules due à l’éclairement venant diminuer la période de vibration moléculaire T dans la formule, et la variation de conductibilité serait alors, en effet, pratiquement instantanée. Il faut d’ailleurs remarquer que cette action de la lumière est d’autant plus nette que le sélénium est cristallin, ce qui fait paraître le phénomène analogue à celui d’un eohéreur à limaille recevant une onde hertzienne.
- Georges Rosset,
- Ingénieur des Arts et Manufactures,
- UTILISATION DES VAPEURS D’ÉCHAPPEMENT
- Dans le cas ordinaire des moteurs à fonctionnement continu, l’application de la condensation et du eompoundage ont permis de réaliser des économies considérables de combustible en utilisant d’une façon plus rationnelle l’énergie produite.
- Mais les procédés habituels sont moins applicables et, d’ailleurs, moins efficaces pour les machines intermittentes et à échappement atmosphérique ; il en résulte que les machines d’extraction des mines, les moteurs réversibles de laminoirs, les marteaux-pilons, etc., continuent à perdre, par suite des conditions particulières de leur fonctionnement, des quantités de vapeur considérables.
- M. Rateau, Ingénieur au Corps des mines, professeur à l’Ecole supérieure des Mines s’est efforcé de trouver le moyen d’utiliser cette énergie jusqu’ici sans emploi et il propose à cet effet le système au sujet duquel le lecteur trouvera dans cet article quelques renseignements intéressants.
- M. Rateau a reconnu lui-même que le procédé qu’il préconise n’est pas le seul qui puisse être employé ; il serait possible d’utiliser les vapeurs d’échappement à la production de vapeurs de liquides à température d’ébullition peu élevée, de l’anhvdride sulfureux, par exemple, comme l’ont essayé eu ces derniers temps deux Allemands,
- (1) Voir L’Eclairage Electrique, 1904, t. XXXIX, n° 25,- p. 451.
- (2) Zeitschrift fur Elektroteclinik, n° 19 (8 mai 1904), p. 291. A titre d'indication, la résistance électrique du sélénium tombe de 55 0 j), par exemple, sous l’éclairage d une lampe à incandescence de 16 bougies, placée à la distance de 10 centimètres.
- p.174 - vue 175/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 175
- MM. Zimmerman et Josse; il suffirait pour cela de transformer le générateur de vapeur froide de façon à en constituer ce que M. Rateau appelle un accumulateur-régénérateur ; mais ce procédé présenterait de multiples inconvénients, dont les plus évidents sont le maniement difficile du gaz intermédiaire employé, les précautions spéciales pour liquéfier l’anhydride sulfureux venant de travailler, le soin à apporter à la combinaison, à la construction de toutes les parties pour éviter les fuites; les appareils de liquéfaction dans un système de ce genre auraient des dimensions très importantes et devraient fonctionner sous des pressions élevées; enfin, il serait nécessaire d’utiliser l’anhydride sulfureux gazeux dans des machines à piston, dont le rendement, comme nous le verrons plus loin, est inférieur à celui des turbines pour les pressions basses.
- Le principe du système Rateau est le suivant :
- La vapeur qui s’échappe de la machine primaire, d’une façon intermittente, est reçue dans un appareil approprié susceptible de restituer l’énergie ainsi reçue sous forme d’un flux continu ; ce flux continu de vapeur, à pression sensiblement constante, est utilisé pour actionner des machines à basse pression, avec condenseurs.
- Afin d’ètre aussi clair et aussi bref que possible, nous procéderons par ordre, en décrivant d’abord l’appareil « accumulateur-régénérateur de vapeur» pour passer ensuite au développement des raisons qui justifient l’utilisation du flux régularisé dans une turbine plutôt que dans toute autre machine ; nous terminerons par quelques exemples d’applications du système avec l’indication des résultats économiques obtenus.
- I. — Appareil régulateur du flux d’échappement
- Evidemment, il serait impraticable de construire un réservoir de dimensions suffisantes pour contenir les vapeurs d’échappement et capable d’accumuler ces gaz sans trop de variations de pression.
- L’appareil Rateau, au contraire, permet d’arriver au but poursuivi sans être encombrant ni coûteux. Il se compose, en principe, d’un récipient contenant des matières qui jouent, en quelque sorte, le rôle de volant de vapeur. Lé gaz, envoyé dans le réservoir, se condense quand la pression est forte; cette condensation produit une élévation de température; la vapeur condensée se reforme, avec abaissement de température, quand l’arrivée des vapeurs d’échappement se ralentit.
- Des fluctuations de pression, en même temps que de température, se produisent donc dans le réservoir ; en donnant à l’appareil des dimensions convenables, on peut réduire les oscillations de pression et de température à telle valeur que Ton peut désirer. Au surplus, ces variations sont généralement comprises, pour la température, entre quelques degrés (3° — 6°) et, pour la pression, entre 0.15 à 0.25 kg. par cm2.
- Quant au mécanisme des phénomènes qui se produisent dans l’appareil, il se conçoit sans peine. C’est la chaleur accumulée dans les matières solides ou solides du réservoir pendant la première période qui sert à la réévaporation du liquide pendant la seconde phase.
- Supposons, par exemple, qu’il s’agisse d’utiliser les vapeurs d’échappement provenant d’une machine d’extraction. Cette machine fournit d’abord l’effort maximum, pour soulever les cages ; l’ascension continue ensuite par la lancée ; puis la machine s’arrête pendant quelques instants pour la manutention des bennes. Nous pouvons donc considérer, dans le mouvement, trois périodes: pendant la première, la pression monte dans l’accumulateur jusqu’à une valeur qui est limitée par la tension du ressort de la soupape de l’appareil et, en même temps, une partie de la vapeur se condense, en cédant de la chaleur à
- p.175 - vue 176/685
-
-
-
- 176
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- Taecumulateur ; pendant la deuxième et la troisième, ].’accumiilateur ne reçoit plus de vapeur; la turbine à basse pression qu’il alimente en demande toujours; la pression diminue dont; dans le réservoir, et alors, grâce à la chaleur accumulée pendant la première période, une partie de l’eau se vaporise de nouveau.
- L’accumulateur-régénérateur peut affecter trois formes principales selon la matière dont on constitue le volant.
- Accumulateur contenant simplement de Veau (fig. 1). — La substance employée pour constituer le volant doit avoir, pour qu’on puisse donner à l’appareil des dimensions
- Valve d échajipeinenl à l'alrnosphére
- a la turbine
- ibotrom
- Fig. 1. — Accumulateur à eau
- restreintes, une capacité calorifique aussi grande que possible ; elle doit, en plus, posséder une conductibilité pour la chaleur suffisante.
- Si, au premier point de vue, l’eau convient tout particulièrement, il n’en est pas de meme pour le second ; de là une difficulté, qui a pu être écartée assez aisément, au surplus. Pour communiquer à une masse d’eau déterminée une grande quantité de calorique pendant un temps court, il faut nécessairement augmenter la surface de contact de 1 eau avec la vapeur; c est, d’ailleurs, une condition à laquelle il faut satisfaire dans nombre d autres applications et en principe la solution qui a été donnée ne diffère pas de celles que l’on emploie généralement dans des cas semblables.
- Il faut répandre 1 eau en nappes minces, dans une tour à plateaux, ou bien y produire une vive circulation de vapeur. AL Rateau, préférant la deuxième méthode à la première, a fait usage d une chaudière cylindrique, contenant de l’eau. Au sein du liquide sont placés des tuyaux horizontaux de section elliptique où est envoyée la vapeur et dont les parois sont percées de trous nombreux ; la vapeur est ainsi expulsée, sans qu’il se produise de soubresauts exagérés, dans des cheminées centrales et entre les tuyaux horizontaux ; ces cheminées sont surmontées de tôles dirigeant horizontalement le courant liquide de façon à éviter les projections ; pendant l’arrivée de la vapeur, le liquide bouillonne fortement et s’échauffe ; lorsque l’échappement cesse, l’eau restitue la chaleur emmagasinée ; la vapeur se reforme et se dégage.
- p.176 - vue 177/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 17'
- Quelles doivent èlre les dimensions d’un appareil de ee genre ? Un calcul simple nous l’indiquera aisément. Supposons que le poids de vapeur par heure soit Q et que la durée de chaque interruption soit de t secondes.
- Pendant chaque interruption de la machine primaire, c’est-à-dire pendant le temps où l’accumulateur ne reçoit pas de vapeur, l’appareil fonctionnant alors comme régénérateur,
- devra pouvoir fournir une quantité de vapeur kilogrammes, ce qui correspond, pour
- Qt
- Qt
- X S3o calories : ces —— X 53o doivent pouvoir être restituées 36oo oooo 1
- la pression atmosphérique, à r
- dans les limites des variations maximum de pression admissibles ; ces variations de pression correspondent, au surplus, à des oscillations de température, de 0° par exemple.
- 0( X 53o
- La quantité d’eau nécessaire sera donc, finalement, gÿ;-^00’ Ainsi, un appareil de 6 mètres
- de longueur, sur 2 mètres de diamètre, pourra, la quantité d’eau contenue étant de 10 tonnes environ, accumuler à l’heure, pour des variations de température de 3° à 6°, une quantité de vapeur s’élevant à 4.500 kilogrammes, ce qui correspond à une puissance d’environ 350 chevaux.
- Accumulateur à vieux fers. — Lorsque l’on dispose cle vieux fers, on peut réaliser une économie d’installation notable en substituant à l’eau de l’appareil précédent les rihlons que l’on possède. La conductibilité de la fonte est supérieure à celle de l’eau ; par contre, sa capacité calorifique est moindre ; toutes autres choses restant les mêmes, le poids de
- , , . 53o Ot i
- loute necessaire sera donc exprime par ^—XtX >
- 1 1 36oo 6 o,ii
- 0,11 étant la capacité calorifique de la fonte.
- On peut, par exemple, employer de vieux rails,
- etc. La cuve contenant la ferraille est horizontale et
- les rihlons sont disposés de façon à permettre une
- circulation facile de la vapeur et à offrir une grande
- surface de contact.
- Accumulateur mixte à plateaux de fonte et eau (lig. 2). — Ce type résulte de la combinaison des deux appareils décrits ci-dessus. L’accumulateur-régénérateur à plateaux se compose d’un empilement de cuves superposées de forme annulaire, en fonte et (pie l’on divise, pour la facilité de la manutention, en plusieurs sections. Dans ces cuvettes se trouve de l’eau, jusqu’au bord environ de chaque récipient; elles reposent les unes sur les autres par l’intermédiaire de talons ménageant entre elles des intervalles qui permettent la circulation de la vapeur.
- Celle-ci arrive dans l’accumulateur, latéralement, au sommet de la tour et se divise en deux parties : la première descend le long des parois et arrive à la base du régénérateur d’où elle est conduite par un canal à la machine à basse pression qu’il s’agit d’alimenter ; l’autre partie, momentanément en excès, se condense en cédant son calorique à l’eau et à la fonte des cuvettes; plus la vapeur à condenser, c’est-à-dire à accumuler, est abondante, plus le poids d’eau et de fonte dans l’appareil devra être
- ;k***
- p.177 - vue 178/685
-
-
-
- 178
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- considérable ; d’autre part, plus grande est la quantité d’eau et de fonte, pour un grand nombre de kilogrammes de vapeur donné, plus régulière est la pression du flux débité. O11 peut, pour augmenter la capacité du système, munir le fond des cuvettes de nervures ou bien encore disposer dans le liquide même des morceaux de fer ou de toute autre matière.
- L’eau entraînée par la vapeur se condense à la partie supérieure, s’écoule de plateau à plateau par des trop-plein et arrive au bas du régulateur du flux d’échappement. Un purgeur automatique qui, généralement, peut être constitué par un simple tube en Y, expulse le liquide, en fonctionnant comme syphon renversé; ce système de purgeur suffit ordinairement, la pression de la vapeur étant peu supérieure à la pression atmosphérique.
- Faisons ressortir quelques-uns des avantages de la disposition qui précède. L’emploi de tours à plateaux permet d’obtenir, ce qui est particulièrement désirable, une surface étendue de condensation et de réévaporation, tout en présentant, sous un volume relativement restreint, une grande niasse de matière, métallique ou liquide. D’un autre côté, le flux parcourant toute la colonne, on chasse complètement l’air qui pourrait s’interposer entre la vapeur et l’eau ou le métal à échauffer.
- La formation sur les cuves d’une mince couche d’huile, provenant des machines et entraînée par la vapeur d’échappement pourrait, semble-t-il, nuire, plus ou moins, à l’échange de chaleur qui s’effectue dans l’appareil ; bien que cet inconvénient soit peu important, M. Rateau a songé à y porter remède en faisant arriver la vapeur au bas de l’accumulateur, de façon qu’il soit plus facile de dépouiller le gaz de l’huile entraînée.
- Telles sont les trois dispositions qu’a préconisées M. Rateau; la troisième est utilisée depuis près de deux années aux mines de Rruay (Pas-de-Calais) ; des accumulateurs-régénérateurs conçus comme il a été spécifié dans la description des deux premiers systèmes ont été adoptés aux mines de Béthune (Pas-de-Calais) pour une turbine de 350 chevaux, en Espagne, pour une puissance de 600 chevaux, et en Allemagne pour des puissances variant de 500 à 1500 chevaux.
- *
- * *
- Disons un mot, avant de passer à une autre partie de la question, de deux accessoires importants de l’accumulateur-régénérateur : la valve d’échappement et le détendeur automatique. Nous pourrions y ajouter le clapet d’arrêt et celui de vapeur.
- Le fonctionnement de la machine à basse pression utilisant les vapeurs d’échappement doit nécessairement être indépendant de celui de la machine primaire. Il importe donc que la vapeur non utilisée par la machine à basse pression (c’est, comme nous l’avons dit, une turbine) puisse être expulsée vers l’extérieur et, réciproquement, que la turbine en question puisse recevoir directement de la vapeur vive du générateur si l’arrivée du flux d’échappement se ralentit ou devient nulle.
- C’est l’objet de la valve d’échappement et du détendeur automatique.
- La valve d’échappement (fig. 3) est une soupape ordinaire à double siège (grande section d’écoulement ave;1 levée faible) commandée par un ressort dont la tension est réglable à la main, on peut donc modifier à volonté la limite à partir de laquelle se produit l’échappement ; celui-ci peut se faire soit à l’air libre, soit dans le condenseur de la turbine.
- Le détendeur automatique joue un rôle inverse de celui de la soupape d’échappement : dès que la pression, dans raccumulateur-régénërateur, tombe au-dessous d’une certaine
- p.178 - vue 179/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 179
- valeur, déterminée par le réglage du détendeur, cet organe fonctionne, permettant l’envoi de la vapeur vive dans la turbine, qui reçoit dès lors une quantité de gaz suffisante pour que sa marche soit assurée à toute charge.
- Ici, toutefois, se présente un inconvénient que nous avons déjà signalé : la vapeur appelée du générateur n’est pas utilisée sous sa pression initiale et ne produit donc pas tout son effet ; il y a donc une dépense inutile de vapeur, dépense que l’on peut diminuer, au surplus, en faisant usage des turbines mixtes dont nous reparlerons ultérieurement.
- Cette réserve établie, on conçoit que l’envoi de vapeur vive dans le régénérateur,
- Fig. 3. — Soupape d’écliappement
- Fig. 4. — Clapet d’ai’rêt d’eau
- quand cet appareil ne reçoit plus suffisamment de flux d’échappement, a pour effet favorable de régulariser le fonctionnement des chaudières.
- Il est évidemment préférable que la vapeur vive servant à actionner la turbine à basse pression, quand la machine primaire ne marche pas^'soit envoyée directement à l’appareil d’utilisation sans passer par le régulateur ; c’est à cela que sert le clapet d’arrêt de vapeur, d’un modèle semblable à la valve d’échappement, qui isole, en cas de besoin, l’accumulateur de la machine secondaire.
- Enfin, les régulateurs du premier modèle (à eau exclusivement) comportent également un clapet d’arrêt d’eau (fig. 4) qui empêche l’eau de refluer vers la machine primaire lorsque celle-ci subit de longs arrêts.
- (A suivre).
- E. Guarini.
- p.179 - vue 180/685
-
-
-
- 180
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- BREVETS
- Dispositif D. L. Lindquist pour faire varier la résistance dans le rotor d’un moteur à induction. — Brevet anglais, n° i4,542, du 3o juin 1904.
- Les diagrammes lig. 1 et 2 représentent les dispositions adoptées pour faire varier la résistance dans le circuit du rotor d’un moteur à induction au fur et à mesure de l’accroissement de la vitesse et de l’abaissement de la f. é. m. induite lors du démarrage, la marche du moteur étant contrôlée par les variations du voltage dans son enroulement secondaire.
- Dans le dispositif fig. 1, un moteur triphasé est alimenté par un circuit a, b, c; le stator m, est relié au commutateur tétrapolaire
- dont les contacts 4, 5, 0, sont accolés à d’autres 1, 2, 3, lesquels sont connectés aux enroulements j, h, ly des électros d’une construction spéciale dont la lig. 2 donne le détail.
- Le rotor o est connecté aux trois résistances P, Q, R, et aux deuxièmes enroulements s, t, u, des mêmes électros. Des contacts fixes 9, x, y, disposés sous les armatures C, D, E, sont reliés aux points neutres des résistances P, Q, R.
- Quand on déplace le commutateur f\ après que le transformateur e a été mis dans le circuit a, b, c, le courant secondaire de ce transformateur traverse d’abord les enroulements j, h, ly pour qu’ils actionnent leurs armures C, D, E, puis, ensuite, le stator m. La f. é. m. induite qui se trouve de ce fait engendrée dans le rotor à l’état stationnaire se manifeste dans les enroulements s, t, u, et leur fait maintenir leurs armatures C, D, E, dans la position que l’excitation de j, h, /, leur avait fait prendre même alors que ceux-ci ont été
- mis hors circuit par un second déplacement du commutateur f.
- Au fur et à mesure que s’accroît la vitesse du rotor la f. é. m. induite diminue graduellement ; les enroulements s, t, u, libèrent successivement leurs armatures, supprimant ainsi de même l’une après l’autre les résistances P, Q, R, quand la vitesse du rotor a atteint sa valeur normale.
- Les points neutres de j, h, l, sont connectés à ceux des inducteurs n lesquels sont eux-mêmes reliés au stator comme l’indique la fig. 1 pour agir comme un dispositif de sûreté dont le but est de permettre au courant en excès de circuler dans ces points neutres pendant tout le temps que les enroulements actifs de j, h, ly demeurent excités.
- Les résistances P, Q, R, sont connectées d’une façon analogue avec s, t, u ; des résistances 9 sont en outre intercalées dans le circuit des enroulements de ces derniers pour en renforcer la résistance.
- Si on emploie un transformateur triphasé pour l’alimentation du stator et de j, h, lles points neutres de ces derniers sont connectés à ceux du circuit secondaire du transformateur, les enroulements neutres de s, ly u, étant dans ce cas reliés en série.
- Dans un autre dispositif où il est fait usage d’un transformateur et d’un stator biphasé, les électros sont enroulés pour recevoir un courant de même nature et les points neutres du stator et ceux de j, h, 1, sont reliés respectivement aux contacts 5 et 2, et ceux de s, t, u y avec ceux des résistances P, Q, R.
- Dans le diagramme fig. 2, un stator biphasé L est alimenté par un transformateur monophasé J, le décalage de phase nécessaire dans les deux enroulements du premier étant obtenu par l’emploi de résistances M. Dans ce cas, les électros sont enroulés pour du courant monophasé et connectés comme l’indique la figure au rotor, aux résistances P, Q, R, et au commutateur f.
- Avec l’un ou l’autre des dispositifs décrits ci-dessus, aucun courant appréciable ne circule dans les électros quand le rotor tourne à sa vitesse normale.
- L. D.
- p.180 - vue 181/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 181
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- La quantité de radium de la terre, par Liebenow. — Physikalische Zeitschrift, 15 octobre.
- Comme conclusion de ses recherches sur l’émanation radioactive des sources d’eau et d’huile, F. Himstedt émet l’opinion que peut-être les parties radioactives de la terre pourraient servir à expliquer la température du globe. L’activité des sources thermales l’amène à conclure qu’il existe de grandes quantités de matières radioactives à une certaine profondeur et il ne considère pas comme impossible que la plus grande partie de ces matières soit du radium. Elster et Geitel, ont montré que les émanations de la terre, de même que celles de l’air du sol et de l’air libre, suivent la loi de Curie sur l’émanation du radium. Ils considèrent par suite le radium comme très répandu.
- Dans ces conditions, il peut être intéressant de montrer qu’une quantité de radium relativement très faible, suffirait pour maintenir la température constante à l’intérieur de la terre.
- La chaleur émise par la terre, consiste essentiellement en un courant constant de chaleur dirigé du centre de la terre vers la croûte terrestre. Malheureusement, la conductibilité calo-lorifique de celle-ci est peu connue. Pour le granit, Neumann a trouvé comme valeur de
- l’expression ^ le nombre 0,01094, K désignant
- la conductibilité en cm. 3/sec., C la capacité calorifique et S la densité du granit. Si l’on prend pour C, la valeur 0,2 et pour 5 la valeur 2 1/2 à 3, on obtient pour K environ 0,006. Dernièrement, H. Hecht a amélioré la méthode de Neumann, et a obtenu sur une série de mauvais conducteurs comme le marbre, le basalte, etc., des valeurs tout à fait analogues. D’une façon générale, elles sont un peu plus faibles ; le basalte seul a donné dans certains cas des valeurs plus fortes (0,0075). Dans ces conditions, on peut obtenir des résultats exacts quant à l’ordre de grandeur en adoptant dans le calcul, la valeur 0,006 cm.3/see pour la con-
- ductibilité de la croûte terrestre et la valeur 1° C par 30 mètres pour la chute moyenne de température.
- En désignant la conductibilité spécifique par 1, la chute de température par centimètre par t et la périphérie de la terre en cm. par u, on obtient pour la quantité de chaleur w fournie par seconde par le centre de la terre :
- /tu2 0,006 (4.io9)2
- iv -----m --- —«-----
- 7t 3ooo 3,14
- = io<3 calories grammes en chiffres ronds.
- = io10 grandes calories par seconde.
- Cette quantité de chaleur doit être fournie par du radium et, comme, d’après les dernières recherches de F. Paschen (Phyzika-
- lische Zeitschrift 1904), 1 gr. de radium produit par heure 226 calories grammes, 16 gr. de radium produisent 1 calorie gramme par
- seconde. Par conséquent, la terre devrait contenir au plus 2,l01i grammes de radium.
- Si l’on suppose cette quantité répartie uniformément dans toute la terre, dont le volume est environ 102' mètres cubes, on trouve qu’il
- doit y avoir en chiffres ronds 2,10 7 grammes de radium par mètre cube.
- Des données de Elster et Geitel, on doit conclure que les terres étudiées par ces auteurs avaient une teneur en radium environ mille fois plus considérable.
- E. B.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur réchauffement des bobines inductrices. — Lacroix. — Electrotechnische Zeitschrift, a4 novembre.
- On a établi différentes formules servant au calcul de réchauffement des bobines inductrices qui, pour la plupart, donnent de bons résultats mais nécessitent plusieurs calculs et plusieurs tracés successifs des bobines. Il faut modifier de différentes manières le volume de cuivre jusqu’à ce que la perte en watts et la surface soient dans un rapport déterminé.
- Nous allons donner une formule simple qui permet, avec une approximation suffisante en
- p.181 - vue 182/685
-
-
-
- 182
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- pratique, la prédétermination de réchauffement d’une bobine inductrice, en partant des données d’enroulement et des dimensions polaires.
- Pour les bobines rondes, on peut prédéterminer assez exactement la longueur moyenne et la surface totale, mais pour d’autres formes de pôles (ovales, rectangulaires, arrondies, etc.), ce calcul est long et inexact. On est alors obligé d’employer une formule qui, bien que n’étant pas rigoureusement exacte au point de vue mathématique, donne des résultats concordant à quelques pour cent près avec les valeurs mesurées.
- Partons de la formule générale :
- . watts. G'
- At— -------
- O. p
- Où
- At est l’accroissement de température, calculé d’après l’accroissement de résistance,
- C' une constante dépendant des conditions de ventilation, p le nombre de pôles O la surface réelle d’une bobine et cherchons une expression simple pour O.
- Considérons d’abord (fig. 1) une bobine
- idéale de section circulaire dont la surface est 0 = ^Dm D.
- On a
- D=Vi
- où Q est la section de la bobine.
- On a
- 7r Y),n — lm = longueur moyenne
- d’où
- O — 2 lm y rr \ G — lm C0 V' Q
- en posant
- 2 Y/ 7T = C0 .
- Cette expression n’est valable que dans ce cas particulier mais peut, par l’introduction d’une antre constante CH (différente de 2y:'n) être
- employée pour toutes les sections que l’on rencontre en pratique.
- L’expression de At devient :
- . C'. watts G. watts , .
- Ar= --------— =-------— (l)
- P-hn- C< vQ P• Ci* vQ Dans cette formule,
- Q = ^ , est exprimé en millimètres carrés,
- n est le nombre de tours par bobine, q la section d’un fil en millimètres carrés, a le coefficient de remplissage, lm la longueur moyenne en mètres,
- « dépend du diamètre du fil et de l’isolant et est donné par les courbes de la fig. 2.
- d*
- 4 dg^
- 0,786
- ÉL
- dg*
- dans la disposition de la fig. 3a.
- Fig. 3a Fig. 3b
- Pour la disposition de la fig. 3^, la plus fréquente avec des fils épais, on a
- K = °>T2° J2 •
- Les courbes ont été tracées pour la disposition 3a. La fig. 2 porte aussi des courbes relatives au cas où
- /3 = V*
- que nous utiliserons plus loin.
- La formule (1) est applicable dans le cas où la bobine inductrice est fabriquée, c’est-à-dire quand on connaît les watts et lm. Cela n’est
- p.182 - vue 183/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 183
- pas le cas général et, pour un projet de nouvelle machine ou pour une excitation anormale d’une machine normale, il faut trouver une expression pour cette longueur moyenne inconnue.
- Les diamètres des pôles Dp (fig. 2i et D, sont connus. On peut écrire :
- lia = (D,- -j- D) TT = ~\~ 2 77
- Dj 7r, périphérie intérieure de la bobine est connu et est, à cause du jeu et de l’isolant, égal à environ 1,06 d’où
- 6« 1 >06 lp d- C2 V Q fa)
- où
- lp = n D7,
- Nous introduisons lp et non pour que
- l’expression soit également applicable aux bobines non rondes.
- C2, dans les formes de bobines habituellement employées, est en moyenne égale à 0,0023.
- La formule (1) devient alors G. watt.
- AT —~p(i,o6 lp ,IQ -)- 0,0023 Q) ^
- La constante C, comme l’ont montré les expériences effectuées sur plusieurs machines de différents types, a les valeurs suivantes :
- Machines ouvertes sans cuirassements............................... 20 à 22
- Machines ouvertes à cuirassements. 25 à 28
- Machines enfermées avec trous de
- ventilation....................... 32 à 35
- Machines entièrement fermées..... 65 à 70
- Naturellement Ar est la valeur relative à l’état stationnaire quand la résistance ne croît plus.
- Pour des bobines enveloppées d’un ruban isolant, la valeur de C doit être prise 5 à 10 % plus grande ; au contraire, pour les bobines avec carcasse métallique, la valeur de C doit être prise 5 à 10 % plus faible.
- Ceci posé, le problème général est le suivant :
- Il faut, pour un certain nombre d’ampère-tours AW, déterminer le volume de cuivre de telle manière que l’accroissement de température ne dépasse pas une valeur déterminée.
- 11 faut distinguer deux cas :
- Excitation-série dans laquelle, pour un nom-
- bre déterminé d’ampère-tours, n est constant ;
- Excitation shunt dans laquelle q est constant quand lm est constant.
- 1° EXCITATION SERIE
- On connaît AW et i, d’où :
- AW
- watts = iJr
- ;2 __i2. lm-P n. (i -f KAt)c
- /• = résistance de toutes les bobines en ohms w = résistivité du cuivre à 15° =0,017.5 q = section du fil en millimètres carrés. Cette valeur, introduite dans la formule (1), donne :
- C. ÂW2. (I +KAr) «
- Ar
- q VQ. 4n.
- OU
- -v®
- AW'. (i -)- K Ar) &J./3
- i3 = VK
- At.4n \Jn (%• 2).
- L’expression
- (i -f KAt) 4At
- CAt
- ne dépend que de Ar et peut être déduite de la courbe (fig. 4), pour tout accroissement de température compris entre 40° et 80°.
- La formule de q se simplifie et devient
- 1.5 ,- : o---
- v/C. WA2. GAr./S ...
- q = -A---------------- (4)
- n
- Comme on le voit, lm n’entre pas dans l’expression de q. p dépend de q et il faut, pour pouvoir l’introduire, faire une première hypothèse approximative sur q.
- C’est facile, puisque nous connaissons l’intensité de courant et puisque nous savons que
- p.183 - vue 184/685
-
-
-
- 184
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- la densité de courant dans les bobines inductrices doit être environ 1,5 à 2,5 ampères par millimètre carré.
- Les courbes (fig. 2) montrent que pour des fils d'un diamètre supérieur à 2 mm., c’est-à-dire pour ceux qu’il y a lieu d’employer suides inducteurs série, p varie très peu avec cl.
- Appliquons par exemple la méthode à un moteur enfermé bipolaire avec trous de ventilation dans lequel
- A\V = 5.000 i = 12A
- 2.12
- élévation de température admissible : 60°
- La courbe de la fig. 4 donne :
- CAr = 9. IO- 5
- et, en admettant provisoirement une densité de 2 ampères par millimètre carré :
- q environ 6 /S = environ 0,735.
- Le tableau donne C =r 33 et l’on peut écrire :
- d’où
- y335. 5ooo2. 9. io~
- ;35
- 208
- 6,9 mm'2
- d=z 3 mm /3 = o,74a ;
- nous voyons qu’il est à peu près inutile de corriger la valeur de /3, puisque la valeur admise
- /S r— 0,^35
- s’écarte fort peu de la valeur corrigée
- /3 = 0,742.
- Tout le calcul peut être fait à la règle.
- 2° EXCITATION SHUNT
- AW et la différence de potentiel E sont connus, d’où
- ._AW
- ~~ 2 n
- watts = 1
- 2 _AW’2 p.lm.n (1 -f- K Ar)&
- T • q
- En introduisant cette expression dans la formule (i), nous obtenons
- Àr :
- C. AW2. (1 -f At K) w./3 4n y'n q \ q
- et finalement
- 1.5 —-----------
- VC. AW2. CAt./3
- n=---------q-------
- <7 se déduit de la formule connue
- ___AW. lm. p. {1 -j- KAt) «
- q~ TË "
- lm intervient dans l’expression de n, mais dépend de q : par suite il faut, comme pour l’excitation série, faire une hypothèse sur lm.
- S’il s’agit d’une machine terminée, on peut, en première approximation, tirer lm du dessin.
- Mais dans les projets de nouvelles machines, il est nécessaire de prendre lm à l’estime.
- Pour cela, on peut avoir recours à la formule approchée :
- l/n — 1,3 a 1,0 lp.
- Si donc n est calculé, on peut connaître
- et en déduire, au moyen de la formule (2), la longueur moyenne lm. Une fois cette grandeur connue, on peut très facilement corriger n et q, comme le montrera l’exemple suivant :
- Supposons une machine tétrapolaire, complètement ouverte, à pôles ronds, pour 110 volts et 10,000 ampères-tours. Il faut déterminer les enroulements shunt, de façon que Ar ne dépasse pas 70°. lp est connu et est égal à 0,55.
- Prenons :
- lm = 0,55. 1,4 = 0,77
- nous en tirons
- 10000.0,77.1,28.0,017.5.4 „ „
- q =---------—----------------= 3,13 mm2
- • 2. 110
- d’où
- /3 = o,76
- CAr — 8.10" 5
- et finalement
- y2i. 0,76. 100002. 8. 10
- 3, i3
- 810
- d’où
- Q —
- 810. 3,13 0,59
- 43oo
- nous pouvons déterminer lm au moyen de la formule (2) ou d’après le dessin. O11 a par exemple : ^
- /,„ = 0,55. 1,06-f- 0,0023 \ 4300 =^: 0,735
- p.184 - vue 185/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 185
- et finalement
- : 8lO.
- °,77
- 0,735
- 0,^35
- 85o
- = 3,13
- o,77 d = 2 mm.
- Ces formules sont, bien entendu, applicables au cas d’inducteurs tournants de générateurs à courants alternatifs, transformateurs, etc.
- Remarquons que les constantes C du tableau et C2 de la formule de lm sont des valeurs moyennes et que, pour obtenir plus d’exactitude, on peut calculer les constantes propres à chaque forme de bobine et particulièrement aux formes habituellement employées.
- E. B.
- Sur la réluctance de bobines d’induction sans îer. — Thornton. —The Electrician, 16 novembre 190/1.
- Le coefficient de self-induction d’une telle bobine est donné par la formule
- j__4tt/2
- L-~w
- où R représente la réluctance magnétique et t le nombre de tours.
- La réluctance serait égale au quotient de la longueur de bobine lc par la section moyenne
- Ac=4 WH-d2S)
- en désignant par d{ et a?2, les diamètres extérieur et intérieur de la bobine, si cette dernière n’avait pas de dispersion et si le champ était uniforme à l’intérieur. En réalité le champ va en diminuant vers les deux extrémités. L’auteur a étudié des bobines dans lesquelles
- et
- dK — 5o mm
- et dans lesquelles
- d2 = 25 mm
- l , .
- — était compris entre 0,20
- et
- 3,o. Il a trouvé, en mesurant le courant, la tension, la résistance ohmique et l’impédance, que L et R n’augmentent proportionnellement à la longueur de la bobine qu’à partir d’une certaine
- valeur de ce rapport -jr • Les expériences ont mon-d\
- tré que la réluctance mesurée Ra diffère de la
- Ft
- réluctance calculée Rc et que le rapport d ——S croît d’après une fonction parabolique avec la lon-
- gueur de la bobine, puis atteint une valeur constante d — o,6o5. On ne doit donc prendre comme valeur nulle de R que les 60,5 % de la valeur calculée • on a donc
- Jc_
- d kr
- 'L
- lr
- °,6o5. - (<b2-f-d22)
- 0,235 (d^-\- d-21)
- E. B.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Essai sur la tension économique des conduites souterraines à haut potentiel (*), par John-L. Alba-ret. — (Schweizerische Electrotechnische Zeitschrift 3 décembre igo4) (suite) (fi.
- Considérons maintenant le cas général d’une usine alimentant plusieurs sous-stations au moyen de feeders à haute station.
- Soit un système de n câbles destinés à transmettre sous la même tension avec des régimes de charge semblables ou différents des puissances maxima diverses. Attribuons les indices 1, 2, 3, ... m, n aux coefficients et aux sym-
- boles respectifs de ces n câbles.
- Les frais annuels de transport pour l’un quelconque des câbles, le me par exemple, seront de la forme V :
- B m. sm -j- G m. £
- (0
- Les frais annuels de transmission pour tout le système seront donc exprimés par
- [ Am d" B/h . sm -)- G,M. e -j- - -j
- l s nl. e
- m = n m = n
- = Am -j- Bm.Sm
- m — 1 m = 1
- C’est une fonction continue, ainsi que ses dérivées, des n -j- 1 variables indépendantes
- s2.. sn, e. Les valeurs SH, S2.... S„, E de
- ces variables, qui correspondent à un minimum absolu de F, s’obtiennent donc en égalant à 0 les dérivées partielles de F par rapport à chacune des variables. Nous avons ainsi // —f- 1 équations déterminant les « -j- 1 inconnues.
- Il vient, généralement :
- rfF _ D,„
- dsm~ m sw*.e2
- (3)
- (!) Voir Eclairage Electrique, n° du 7 janvier 1905.
- p.185 - vue 186/685
-
-
-
- 186
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- m = n m = n
- dF _ V r, 2 Vt
- -- > Lj/2 ô • , ,
- de s-J e6 JmJ .S;u
- m — i m = i
- d’où
- où toutes les racines sont positives.
- Substituons ces valeurs à .v,, ,s'2. l’équation 4, il vient :
- (4)
- (5)
- sn dans
- E = y 2.
- V
- \ Bm.D,
- (6)
- Pour vérifier si -'"es valeurs correspondent bien à un minimum, nous les introduisons dans la différentielle totale du second ordre de F. La forme quadratique ainsi obtenue doit être définie et positive.
- Les dérivées secondes de F par rapport à deux quelconques des sections sont milles. Nous avons d’autre part :
- <PF _ 2.P/W d$m~
- d'2 F 2. Pw
- dsm.S.e sm2.e3
- (7)
- (8)
- m = n Y Da de2 e1 ÂJ s„
- (9)
- d’où
- (PF
- V
- • ds„r 4- -.f--— • dsm . de +
- ~h 6.D m
- e1. Sm
- et en remplaçant ,s*4, ,s*2. .s-„, e par S0 S,
- S„, E :
- m = n
- rf^F— V
- m = i
- Bm.dsm.de • \ Bm.D™.de2) (io)
- Remarquons que les égalités 5 ne cessent pas d’être valables si l’on choisit -e — F arbi-
- trairement. Elles donnent alors les sections de cuivre correspondant à un minimum de F pour cette tension arbitraire. On le voit facilement en introduisant les valeurs S.,, S2.,... S„ dans la différentielle totale du second ordre prise en supposant e = E constante.
- Nous avons alors :
- m = n
- m = i
- E est essentiellement positive ; les racines doivent être prises avec le signe positif puisque
- S.,, S2... S„ sont essentiellement positives.
- Cette forme est bien définie et positive.
- Si donc nous choisissons E arbitrairement et si nous faisons varier ce paramètre en donnant constamment à ,4, .s‘2,.... s„ les jvaleurs S.,, S2...., S„ tirées des relations (5), la fonction F passera par une série de minima relatifs.
- Pour voir si la valeur de e satisfaisant la relation (6) correspond bien à un minimum absolu, il sufïit de considérer e comme seule
- variable indépendante, sA, s2...... sn étant liés
- à e par les relations :
- En introduisant ces valeurs dans d?Y et en faisant e = E, nous obtenons après réduction:
- m = n
- d2F = A.*2.- ^ vîwd; (i3)
- m = 1
- On arrive plus rapidement au même résultat en introduisant les fonctions (12) dans F ou plutôt dans
- dF
- de
- Les racines ont évidemment le même signe ; elles doivent être positives pour que E soit réel; E est positif; la forme est donc définie et positive : la valeur de la tension donnée par la formule 6 correspond bien à un minimum absolu.
- Introduisons les valeurs de S,,, S2... S„ et E dans F en réunissant les termes semblables.
- Nommons frais de cuivre l’expression :
- rn — n
- M — V B m . Sm
- m = I
- p.186 - vue 187/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 187
- frais de tension l’expression :
- m = n
- N = e. ^ Cm
- m = i
- et frais de perte ohmique l’expression :
- m = n
- m = i
- Nous avons, après réductions :
- N
- M = 0 = ^ (16)
- m = n
- F m —
- 2
- m =
- r~ 2. V 2.
- m ==z n m = n
- 2v'5 m. Dm. 2 Lm (l^) m = 1 m ~ 1
- Nous pouvons donc énoncer la proposition suivante :
- Lorsque le coût total annuel du transport d’énergie électrique dans un système de câbles à haute tension est minimum, les frais de perte ohmique et les frais de cuivre sont égaux entre eux et leur somme est égale aux frais de tension.
- La première partie de ce théorème renferme naturellement la règle de Thomson.
- Lorsqu’il s’agit d’un seul câble, la tension et la section économiques sont déterminées par les formules :
- E = yV- y/-^— (18)
- et
- S
- 1
- = E
- \/a
- C2.D
- B3
- (r9)
- Remplaçons dans ces expressions B, C et D par leur valeur, il vient :
- a) pour un câble à courant continu :
- E = y 2 • P
- V
- 2.eo.pg.C^.(lOO.^.T
- pc.bi -f- pg.g\. 7
- \/ o P / / K\2 *
- S =------• . / (pc.b) J\~Pg.g\. 7 ) (100. d) .~-\~Pg.f\)
- V
- (Pc.C2f
- b) pour un câble à courant alternatif monophasé :
- 4 / 2.0>.pc.c2.(1OO.d2.T-{-pér.f2)
- E='4-pV[/
- \Po.d2+Pg.
- «• 7 + ^2-*2-)+^. *2 TJ
- O _ va.P
- Pc-b2+Pg-(g2 • 7+ f2-h^+d2.h.2.i’j• (100.<4.T +PSÏ2)
- (pc.C.JS
- f‘) pour un câble à courant alternatif triphasé :
- 4 ' .pc.C3.(lOO.cl2.T -j-Pg.fA)
- E = \2.P.
- Pcb3 fsdi-ijd- d-3-hs.T
- s - V?. p-
- Pc-b3 + /V\ Ss-j + fs-bs ) + ^3-âg-T
- (l00.d3.r+pJz)
- iPc-C'A?
- En faisant abstraction du terme pg. g- —
- dont l’importance est généralement très minime par rapport au reste de la parenthèse, 011 peut donc énoncer la proposition suivante :
- La tension et la section économiques d’un câble à haute tension sont proportionnelles à la racine carrée de la puissance apparente transmise et indépendantes de la longueur du câble.
- Pour nous rendre compte de l’importance relative des diverses grandeurs, appliquons cette théorie à l’exemple suivant, tiré d’un projet d’usine centrale. Il s’agit d’alimenter au moyen de courant triphasé deux sous-stations de moteurs-générateurs avec batteries, livrant du courant continu au réseau d’éclairage. La tension des génératrices à l’usine est celle d’une distribution directe de force où la puissance et l’énergie consommées sont prépondé-
- rantes. Vaut-il mieux employer la basse tension de l’usine pour le transport d’énergie, ou transformer deux fois la tension ?
- Pour obtenir une sécurité absolue, dans la seconde hypothèse, chaque conduite se composera de deux câbles dont l’un restera en réserve ; jusqu’à la première sous-station tous les câbles sont posés dans le même fossé.
- p.187 - vue 188/685
-
-
-
- 188
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- Le calcul de la tension économique s’impose pour les conduites à haute tension. Les données du problème sont les suivantes ;
- = 88 ooo volt-ampères, h = i3oo mètres.
- T.| — 4 -6o heures. t, = 2 46o »
- a = 2,8 -|- 2,5 = 5,3 c = 0,18 f =3,5 h i =4. i o—'6 Pc - à %
- Nous avons :
- P2 = 5^ 8oo volt-ampères. /2 = 2700 mètres.
- T2 = 3 600 heures. r2 = 27OO »
- & = o,ooo96 d = 0,00025 g = o,5.10—6 h.2 =2,6. 10—6
- P g = ° %
- Ko = Po
- F = 1070 -J- i4,o5.s^ -j- 29,1 . s2 -j- (0,281 -f--(- 0,0io5 4- 0,0119) .e -)- 176.1 o9.(0,615 -j- o,3i5).
- .^+,58.,o».(o,6,5 + o,3.5).^.
- On remarque la faible importance des termes
- T) l* r-
- ainsi que ceux provenant de la perte
- par hystérésis dans le diélectrique.
- En réduisant, nous avons :
- F = 1070 -f- i4,o5.s^ 29,i .s2 -f- o,253. e -|-
- i6,35. io^° i5,65.io^°
- e2 .S)
- e£.s*
- d’où
- ^__ /— * /yl4)°5.16,35.iolü -)- y/29,1.15,65.lolü
- _ Va. y
- Nous en déduisons :
- 1 . /16,35. io10
- S^53^V-
- = 5,370 volts.
- i4,o5
- : 20.1 mm3
- 1 /15,65. io^° 0
- s9 = ——•\/-----------= i3,6 mm-
- 5370 V 29,1
- Le minimum des frais de transport est :
- Fm = 1070 -j- 2.0,253.5370 = 3780 fr.
- Les intensités efficaces sont :
- L
- y 3.5370 T 67 800
- lo —“ —————
- g,5 ampères.
- 6,2 ampères.
- y 3.5370
- et les chutes de tension ohmiques :
- 's-l.w . v'3.i3oo.g,5
- v3. —-Ii = ----------— = 18,6 volts.
- 137.20,1
- IK~ l “ „ v/3.2700.6,2 „ , .
- V/3-^‘I2= 57?13,61—3^/iv0ltS-
- Les densités de courant sont également acceptables.
- Le calcul montre que même avec double câble pour la haute tension il est préférable de transformer deux fois le courant. Le gain réalisé est d’environ 2,000 francs sur 16,000.
- J. R.
- Pertes d’énergie dans l’enveloppe métallique des câbles triphasés. — Morris. — The Electrician,
- 2 septembre 1904.
- L’aùteur détermine expérimentalement les pertes d’énergie dans l’enveloppe des câbles triphasés par une méthode extrêmement originale.
- Quand on fait passer dans un câble des courants triphasés, il se produit un champ tournant dont l’axe coïncide avec l’axe du câble. Ce champ tournant produit dans l’enveloppe des courants de Foucault qui se déplacent le long du câble : l’action mutuelle de ces courants et du champ produit un couple qui tend à entraîner l’enveloppe dans le sens de rotation du champ. Si l’on imagine les conducteurs fixes et l’isolant supprimé entre ceux-ci et l’enveloppe de plomb, cette dernière tendra à tourner autour de l’axe du câble. Le produit du couple par la vitesse de rotation du champ donne l’énergie perdue dans le câble. Pour un courant de 5o ampères par phase, l’auteur a trouvé sur une longueur d’enveloppe de i5,acms une perte d’énergie de 0,00246 watts. Le câble essayé contient 3 conducteurs dont la section a la forme d’un secteur; la couche isolante a environ 9 mm. d’épaisseur et la résistance d’un conducteur est de o,44 ohm par kilomètre.
- Les expériences ont montré que la mesure n’est indépendante de la longueur du câble que si celle-ci atteint au moins 60 cm. ; les pertes dans l’enveloppe sont proportionnelles au carré de l’intensité du courant et au carré de la fréquence et croissent comme la puissance 0,7 de l’épaisseur de l’enveloppe. Une expérience faite sur une enveloppe de plomb de a3 cm. de longueur placée dans un tube de fonte de 7,5 cm. de diamètre, 5o cm. de longueur et 6,5 mm. d’épaisseur a montré que la puissance perdue était accrue de 70 à 75 % par l’armature de fer.
- Si l’on désigne par c le courant par phase en ampères, par f la fréquence, par l la longueur de l’enveloppe, par t l’épaisseur, la perte est proportionnelle à
- C2 P l
- Gela donne pour 1 mille, avec c = 5o ampères et f = 60,17,3 watts par seconde. Cette perte n’est que le i/3 % de la perte ohmique dans le câble.
- B. L.
- p.188 - vue 189/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 189
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Sur quelques propriétés des alternateurs sous diverses conditions de charge, par A. F. T. Atchison. — Journal of the Instit. of el. engin., septembre iyo4, pages 1062-1125 (Suite) (').
- Quand un moteur synchrone ou une com-mutatrice n’ont pas la meme onde de force électromotrice à circuit ouvert, on se trouve dans un des nombreux cas de la pratique où les théories fondées sur l’hypothèse d’une onde, même approximativement sinusoïdale sont impuissantes à rendre compte des phénomènes. Dans le cas particulier précité, l’onde
- Fig. 15
- de courant dans le moteur synchrone prend des formes remarquables et subit des modifications inattendues quand 011 fait varier l’excitation.
- La théorie du moteur synchrone et les caractéristiques en V qui en découlent subsistent
- Fig. 16
- en pratique, quand on ne considère que les valeurs efficaces. 11 y a néanmoins un grand intérêt à regarder les choses de plus près.
- L’étude a porté sur un petit moteur synchrone du type Fynn, biphasé à deux trous par phase et par « pôles d’induit « ; on l’employait comme moteur synchrone monophasé
- de 2,5 k\v. L’est la machine A citée plus haut.
- La génératrice monophasée Fuller-Welstrôm est la machine D de l’étude précédente, de 12,5 kw\, à quatre trous par pôle.
- Les ondes de forces électromotrices de la génératrice et du moteur à circuit ouvert sont données respectivement par les figures 15 et 16.
- Les courbes oscillographiques a à j de la fîg. 17 montrent la forme de la différence de
- Fig. 17
- potentiel et du courant du moteur à vide pour diverses excitations ; la courbe 17—f correspond au minimum de la courbe en V. Dans ce cas, le courant a une forme presque identique à celle que l’on obtient après la synchronisation des deux machines, mais avant de supprimer le couple qui sert à lancer le moteur et
- (') Voir le n* 3 du 21 janvier 1905, page 114.
- p.189 - vue 190/685
-
-
-
- 190
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- qui était emprunté à un moteur à courant continu.
- Il est à remarquer que la génératrice était elle aussi conduite par un moteur à courant continu et qu’il n’y avait pas de fluctuations, par conséquent, dans le couple moteur ou dans la vitesse.
- En faisant tomber toute la courroie du moteur servant à lancer le moteur synchrone et en diminuant graduellement son excitation, l’onde de courant passe par les formes représentées de f en a (fig. 17), et en même temps le courant se met de plus en plus en retard sur la différence de potentiel. En renforçant l’excitation au-delà du minimum de la courbe en Y, le courant se modifie suivant les courbes /' à j (fig. 17) et avance, de plus en plus, en phase.
- On remarque que l’onde de force électromotrice à circuit ouvert du moteur est complètement masquée, l’onde de différence de potentiel aux bornes suivant celle de la force électromotrice de la plus grande machine, ici la génératrice. C’est ce que l’on vérifiait en renversant le rôle des deux machines.
- En considérant les courbes obtenues dans les mêmes circonstances, mais pour deux machines de capacités peu différentes, on constate que la différence de potentiel aux bornes prend alors une forme intermédiaire entre celle des forces électromotrices des deux machines à circuit ouvert.
- Si, au lieu de considérer le moteur à vide, on relève les courbes du courant et de la différence de potentiel en charge, la déformation des ondes est encore plus sensible.
- Le courant est, à chaque instant, déterminé par la différence e - e, entre la différence de potentiel aux bornes du moteur et la force contre-électromotrice totale de son induit, de sorte que, à chaque instant, on a v — e
- i —-------
- r
- Si la génératrice est de capacité très supérieure à celle du moteur, ç sera pratiquement égale à la différence de potentiel qui correspond a la force électromotrice à circuit ouvert de la génératrice. Au contraire, la force con-tre-électromoti iee de l’induit est due à des causes très diverses.
- Elle provient d’abord du mouvement des
- conducteurs dans le champ ; la distribution de ce champ dépend de la réaction d’induit ; elle est d’autant plus modifiée que la phase du courant varie et que les ondes de force électromotrice à circuit ouvert des deux machines diffèrent davantage.
- La force contre-électromotrice dépend, en outre, de l’induction produite dans les conducteurs par les variations du flux de dispersion, autrement dit, de la force électromotrice de self-induction vraie qui, à chaque instant, a pour expression
- d (Lt) dt
- où L est le coefficient de self-induction de fuite, à l’instant considéré. Ce coefficient varie avec les positions de l’induit et avec l’intensité du courant i. Comme l’onde de ce courant est une fonction compliquée du temps, on conçoit que la force électromotrice de self-induction subisse des variations très irrégulières avec la charge, du moteur.]
- D’ailleurs, les irrégularités ou les variations harmoniques du courant sont amplifiées suivant la rapidité de leurs variations, et même si la self-induction était constante, la force électro-motrice de self-induction n’en serait pas moins d’une forme très irrégulière.
- Quand on modifie l’excitation du moteur, l’allure est légèrement accélérée ou ralentie jusqu’à ce que la phase du courant ait pris la valeur correspondant à la nouvelle excitation. Ce fait modifie non-seulement la torsion du champ, mais encore la nature même de la force électro-motrice de self-induction de fuite, puisque les variations du coefficient de self-induction ont lieu pendant que les variations du courant changent de rapidité par suite du déplacement général de l’onde de courant.
- Un effet semblable se produit quand la charge de courant varie.
- Ces considérations, ainsi que l’examen des ondes telles que celles de la fig. 17, montrent qu’il est impossible de donner de la mise en parallèle des alternateurs une théorie absolument générale. Les mouvements pendulaires peuvent exister en dehors de toute fluctuation périodique du couple moteur de la génératrice. L’onde de puissance échangée entre les deux machines étant le produit de la différence de potentiel par le courant, la puissance chapge
- p.190 - vue 191/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 191
- de sens chaque fois qu’un des deux facteurs passe par zéro, et le nombre de ses inversions par seconde sera égal à la somme des changements de signe par seconde des deux facteurs. Il s’ensuit une oscillation d’efforts mécaniques correspondant à ces changements périodiques du couple moteur en couple résistant qui, s’ils atteignent une fréquence convenable, peuvent donner lieu à un mouvement pendulaire. Les diagrammes de la fîg. 17 montrent bien l’influence d’un simple changement de l’excitation sur la fréquence de l’onde de puissance.
- Il faut s’attendre, comme il est arrivé avec les machines C et D étudiées par l’auteur, à l’impossibilité de faire tourner certaines machines au synchronisme à vide, sauf dans des limites très étroites de l’excitation. Bien que la génératrice D fût actionnée par un moteur à courant continu, le moteur C devenait très rapidement le siège d’oscillations de plus en plus violentes, jusqu’à ce qu’il se « décrochât ».
- Toutefois, en chargeant le moteur, ou en insérant dans le circuit une bobine de self-induction, ces oscillations disparaissaient grâce à « l’adoucissement » de l’onde de courant.
- P.-L. C.
- CONGRÈS DE SAINT-LOUIS
- Observations stroboscopiques sur les arcs à courant alternatif, d’après MM. L. Lombardi et G. Melazzo (f).
- Les phénomènes particuliers, qui caractérisent la production et le maintien d’un arc à courant alternatif entre des électrodes en charbon ou métalliques, sont bien connus depuis les travaux intéressants de MM. Blondel, Fleming, Duddell et Marchant, B, Bumie, Rossler
- (') En dehors de cette communication, plusieurs notes intéressant les procédés d’éclairage ont été jn'ésentées au Congrès de Saint-Louis :
- M. A. Blondel. Charbons imprégnés et lampes pour l’éclairage par arc électrique.
- E. de Fodor. Tarification de l’Energie.
- Dr Steinmetz. Les arcs électriques lumineux.
- Dt Wedding. Mesure de la radiation lumineuse et calorifique des sources de lumière électrique.
- II.-A. Potier. Lampes Nerst.
- Dans le tome XLI, page 476 (17 décembre 1904), nous avons succinctement signalé les communications de MM. Blondel, de Fodor et Steinmetz.
- et Wedding, Gorges, Neubart, Gold, Guye et Monarch et de beaucoup d’autres expérimentateurs.
- Le courant et la différence de potentiel, et par suite l’énergie électrique dans l’arc, varient pendant chaque période ; la chaleur et la lumière émises par l’arc subissent aussi des variations déterminées. Ces variations, qui, généralement, se traduisent par un abaissement sensible de l’éclat de l’arc, peuvent être perçues directement si la durée de chaque période est assez longue; toutefois, on ne peut pas se proposer de les soumettre à des lectures ou à des expériences, sans méthodes appropriées.
- La méthode la plus ancienne pour étudier les phénomènes à courte période de cette nature est celle du miroir tournant. Elle donne pendant une période une image se déplaçant de façon continue qui peut être observée directement, ou qui peut être ramenée à un certain nombre d’images instantanées, correspondant à des phases déterminées de la période, et qui pourront être facilement perçues par l’œil ou enregistrées sur le papier photographique.
- MM. Jamin et Roger, dès 1868, ont observé au moyen du miroir tournant, les oscillations de la lumière de l’arc à courant alternatif, et en 1895, M. S. P. Thompson (Electrical Review) réussit avec le même appareil à démontrer la déviation électro-magnétique de l’arc à courant alternatif sous l’action du champ terrestre. De même, MM. Guye et Monarch obtinrent quelques résultats intéressants* en travaillant sur l’arc à courants alternatifs entre électrodes métalliques. (Kclairage Electrique, 1903.)
- Dans ses premières recherches sur les propriétés optiques de l’arc à courant alternatif, M. Blondel adopta l’artifice de photographier directement une bande lumineuse de l’arc sur un papier sensible tournant à la même vitesse et en synchronisme avec le générateur fLumière électrique 52, 1891); c’est une méthode que M. Street avait déjà employée en 1882, pour étudier les variations de la lumière d’une bougie de JablochkolT. Cette méthode a l’avantage de donner une image continue d’une portion de l’arc, ce qui, dans l’étude de quelques phénomènes, est d’une grande utilité, fille ne peut pas, toutefois, être utilisée pour les dé-
- p.191 - vue 192/685
-
-
-
- 192
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- monstrations, et ne donne pas, à moins d’être modifiée, une représentation complète des phénomènes pour une phase déterminée de la période.
- M. Joubert en 1881 <Journal de physique) imagina la première méthode stroboscopique permettant de suivre par vision directe des phénomènes optiques de l’arc à courant alternatif; la méthode consistait à observer la source lumineuse par la petite ouverture d’un disque stroboscopique monté sur l’arbre de l’alternateur alimentant la lampe, ou sur celui d’un moteur synchrone ; les observations sont faites dans diverses, positions du disque de façon à voir les images correspondant aux différentes phases de la période.
- La nécessité de changer la position de l’œil, au surplus, ne permet pas d’utiliser cette méthode pour les démonstrations. M. Joubert n’a pas publié les résultats qu’il avait obtenus par cette méthode.
- Pour obtenir, pour diverses phases, une image fixe de l’arc qui puisse être, soit observée directement, soit photographiée, on peut modifier la position du disque stroboscopique par rapport à l’arbre de l’alternateur ou du moteur, ou bien la position de la partie fixe de la machine, ou, enfin, la phase du courant qui alimente l’arc. Ces méthodes furent adoptées par MM. Georges (Electrotechhische Zeitschrift 1895), Fleming [The Eiectrician 1895) et B. Burnie (The Eiectrician 1897), dans quelques expériences très intéressantes entreprises dans le but d’obtenir pour les différentes phases, une mesure exacte des radiations calorifiques et lumineuses de la lampe à courant alternatif avec électrodes en charbon.
- M. Gold, avec la même méthode (Sitzungs-berichte der Wiener Akademie 1895) étudia l’arc alternatif entre deux électrodes de nature différente, l’une en charbon, l’autre en métal ; il reconnut la présence d’une goutte de métal fondu sur l’extrémité de l’électrode métallique et changeant de forme et de dimensions suivant la direction et l’intensité du courant.
- Les méthodes, reposant sur l’emploi d’un disque stroboscopique tournant synchroniquement avec le moteur, ne permettent d’obtenir qu’une seule image de l’arc résultant de la succession d’un grand nombre d’images instantanées qui toutes correspondent à une phase
- particulière de la période. Par conséquent, on ne peut les utiliser pour rechercher ou pour démontrer les phénomènes instantanés de l’arc, lesquels n’ont jamais un caractère très stable.
- Il est facile cependant d’introduire dans cette méthode une légère modification qui l’adapte mieux à nos besoins.
- En admettant que le disque tourne à une vitesse, non plus synchrone des variations du courant dans la lampe, mais légèrement plus faible que la vitesse synchrone, les images successives ainsi obtenues ne représenteront plus l’arc toujours à la même phase de chaque période, mais dans des phases dont chacune sera en retard sur la précédente d’une petite fraction de période. Plus la différence entre la vitesse du disque et la vitesse synchrone sera faible, plus il faudra de temps pour obtenir une série complète d’images différentes, se suivant assez rapidement pour donner une reproduction continue en apparence du phénomène périodique sur une échelle de temps considérablement agrandie.
- La durée de la période apparente des phénomènes observés peut, bien entendu, être réglée d’une manière aussi précise qu’on le désire, en montant le disque stroboscopique sur un petit moteur à courant continu muni d’une résistance réglable à volonté. On peut également l’entraîner par un moteur asyn-.chrone lequel est très approprié pour donner une période apparente très longue, en modifiant sa vitesse par variation de la charge du moteur.
- M. Hospitalier fut le premier à décrire un dispositif de ce type, adopté pour l’étude des variations de lumière d’un arc à courant alternatif [The Eiectrician, décembre 1903), et qu’il appela un arcoscope. Peu de temps après nous fumes de notre côté amenés à adopter le même dispositif pour nos lectures et nos démonstrations.
- Nous partîmes du principe d’après lequel le docteur Bellini (L'Electricista, 1904) avait, dans le courant de cette année, établi une méthode pour mesurer le glissement des moteurs asynchrones, en comptant les variations de lumière du filament en charbon d’une lampe à incandescence alimentée par le même courant alternatif placé dans un champ magnétique constant. Le docteur Benischke (Electrot.
- p.192 - vue 193/685
-
-
-
- 4 Février 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 193
- Zeitschr. 1904) a décrit récemment un dispositif commode donnant des résultats analogues en comptant les tours d’un disque dont les segments sont peints en couleurs différentes, et monté sur l’arbre du moteur asynchrone.
- Dans beaucoup de nos expériences le disque stroboscopique était monté sur l’arbre d’un alternateur tétrapolaire, commandé par la courroie d’un moteur shunt alimenté par le courant continu du secteur de la ville ou par celui d’une batterie d’accumulateurs. L’alternateur lui-même pouvait fonctionner comme un moteur synchrone sur la même distribution que la lampe et de cette façon il était possible d’obtenir soit une vitesse non synchrone, donnant une image continue de l’arc modifié périodiquement, soit une vitesse synchrone donnant une image permanente de l’arc pour une phase déterminée de la période. Cette phase pouvait, d’ailleurs, être modifiée en tournant le disque par rapport à l’arbre de l’alternateur. Les phénomènes variés qui accompagnent la production et le maintien de l’arc à courant alternatif entre électrodes en charbon ou en métal peuvent être ainsi facilement dé-
- montrés à un nombreux*-auditoire,— et -toutes leurs particularités peuvent être étudiées de près et même, si on le désire elles peuvent être reproduites photographiquement ; il suffit de prendre dans le champ de vision une phase constante. Pour donner une idée de la commodité d’une méthode dont nous n’avons pu trouver de résultats d’expériences dans les traités électrotechniques, bien que nous puissions déclarer quelle ne comporte rien de nouveau, nous montrons dans les figures annexées quelques séries de photographies reproduisant les images lumineuses de differents arcs à courants alternatifs ou continu entre électrodes en charbon ou en métal, les dernières ayant été prises à des intervalles de temps égaux à line période.
- Pour obtenir comme point de comparaison une image très régulière d’un arc continu, nous nous sommes servi d’une lampe différentielle de Siemens et Ilalske de 10 ampères avec charbon positif à mèche avec charbon négatif homogène.
- Les figures 1, 2, 3 offrent les vues de l’arc I alimenté sous différentes tensions de 44,50 et
- Fig. 1
- 55 volts. Comme on le sait, l’arc électrique jaillit du point incandescent de l’électrode négative sous la forme d’une flamme excessivement brillante qui s’allonge jusqu’à ce qu’elle atteigne le cratère positif à la surface duquel la grande résistance électrique consomme le plus de puissance, et produit la plus grande quantité de chaleur et de lumière.
- La figure 4 montre dix vues differentes d’un arc à courant alternatif entre les électrodes en charbon homogène d’une lampe shunt à autorégulation ; la fig. 5 représente l’arc de la même lampe avec charbons à mèches et la fig. 6 l’arc d’une lampe de Ganz du type différentiel bien connu avec charbons, donnant une lumière jaune, imprégnés et inclinés vers le bas.
- Fig. 2 Fig. 3
- Nous ne voulons pas reproduire ici les déductions intéressantes que M. Blondel a tirées de ses reproductions photographiques en 1891. La photographie ne peut reproduire fidèlement les phénomènes au point de vue optique. En effet, le pouvoir actinique de l’arc est si élevé, en comparaison de son pouvoir éclairant, qu’il n’y a aucun rapport entre les effets photogéniques et les effets lumineux. Pour faciliter la comparaison nous avions pris le même temps de pose ; dans tous les cas, il était très court ; quelques millièmes de seconde. Le disque stroboscopique faisait 20 tours par seconde ; il portait deux trous circulaires, de 4 centimètres de diamètre, et sur un cercle de G0 centimètres environ de diamètre. Bien que d’un pouvoir actinique faible les rayons d’une
- p.193 - vue 194/685
-
-
-
- L’ECLAIRAGE
- LECTRIQUE
- T, XLII. — N» 5.
- p.194 - vue 195/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- H E Y U E I) ’ E L E C T H1CIT E
- 195
- longueur d’onde plus grande émis principalement par la flamme auréole! qui entourait l are étaient filtrés au travers d’un écran en verre violet. Le temps du développement et la force du bain de fixage étaient, au surplus, choisis de telle façon que l’image fut suffisamment nette dans chaque cas.
- Quand le courant est réduit à une valeur très faible, l’arc s’éteint et ne se rallume plus jusqu’à ce que la différence de potentiel entre les électrodes dépasse une limite définitive, dépendant de la forme et de la nature des charbons ainsi que des conditions du circuit électrique. 11 est très intéressant de suivre l’accroissement et l’extinction de l’arc avec différents charbons. Avec des charbons à mèches et imprégnés il est formé par une petite flamme s’élevant plus ou moins rapidement du cratère négatif pour gagner l’électrode positive, tandis que avec des charbons homogènes l’arc apparaît presque d’un coup dans toute sa longueur entre les électrodes, s’accroissant sous la forme d’une sphère qui tourne rapidement près des extrémités des charbons et qui disparaît vivement à la fin de chaque demi période. L’accroissement de l’arc n’est généralement pas si rapide que sa diminution comme Y. Blondel l’a clairement montré. Le faible pouvoir actinique des charbons incandescents ne permet pas une comparaison exacte entre l’éclat des cratères positif et négatif.
- Comme le montrent les rapports des valeurs instantanées de la différence de potentiel et de l’intensité de courant (fig. 7, 8 et 9) l’arc entre charbons homogènes subit des variations de résistance plus grandes que celui entre charbons à mèche U imprégnés. Comme fait positif, le potentiel s’élève à des valeurs beaucoup plus élevées au commencement de la période ; le facteur de puissance diminue en même temps. Nous avons trouvé comme valeur moyenne du facteur de puissance de la lampe pour des charbons homogènes 0,63, pour des charbons à mèche 0,94 et pour des charbons imprégnés 0,86. Les diamètres des charbons étaient respectivement de 12, 18 et 8mul, la force du courant était dans chaque cas d’environ fi ampères et les différences de potentiel respectivement de 44, 37 et 39 volts.
- Dans le cas des électrodes métalliques, M. Aron a montré [Wiedeman Annales, 1896)
- que leur très haute conductibilité calorifique, et le refroidissement rapide de leur vapeur, empêchent l’arc de s’amortir après une extinction jusqu’à ce que la différence de potentiel dépasse une limite définie suffisante pour produire, entre les électrodes, une nouvelle décharge disruptive. L'aspect particulier de l'are — MM. Guve et Monareh en ont récemment étudié les éléments électriques [Eclairage Electrique, 1903) — est clairement montré dans
- la fig. 10 qui donne une série de photographies de l’arc entre deux éleclrodes en cuivre de 5mm de diamètre et distantes de 6mm.
- Au commencement de la période, on peut voir jaillir de l’électrode négative une étincelle très brillante et qui demande une valeur de la différence de potentiel momentanément très élevée, dépendant de la fréquence de l’intensité du courant et des conditions électriques du circuit extérieur. Pour la distance à laquelle nous avions établi les électrodes, il ne fallait pas moins de 0.500 volts pour provoquer la première décharge' disruptive; le courant était fourni par une grande bobine de Ivuhmkorlf dont le primaire était, par l'intermédiaire de résistances convenables, alimenté par un courant alternatif de 40 périodes, 150 volts. L’intensité effective du courant était de 0,6 ampères; la différence de potentiel suffisante pour maintenir l’arc était de 1.200 volts environ.
- p.195 - vue 196/685
-
-
-
- 196
- T. XLII. — N° 5.
- L’ECLAIRAGE
- Comme fait positif, bien cpie M. Lecher (Sitzungsberichte der Wiener Akademie, 1887) n’ait pas découvert une différence entre les résistances à la surface des électrodes positive et négative, et bien que M. Chikl (Physical Review, 1900-1901) n’ait pu en découvrir qu’une très faible, nos photographies montrent une différence très appréciable entre l’éclat des
- i------------------------------------------------
- Fig. 8
- électrodes et rappelant l’aspect particulier de l’anode et de la cathode d’un appareil à induction ordinaire.
- Nous pouvons, après que le phénomène a commencé, retrouver les caractères généraux
- Fig. 9
- d’un arc ordinaire; ils disparaissent tout d’un coup à la lin de la période. Avec l’appareil de Joubert, que nous avions à notre disposition, nous n’avons pu réussir à obtenir une reproduction exacte de la courbe de la variation périodique de potentiel et de courant, dans les mêmes conditions que pour nos expériences photographiques, par suite de la très faible intensité du courant et de la grande différence de potentiel. 11 est cependant facile*'de conce- 1
- ÉLECTRIQUE
- voir que la résistance électrique de l’arc vu le refroidissement rapide des vapeurs métalliques et la grande conductibilité calorifique des électrodes, doit subir des variations énormes, et que la tension fournie par la bobine d’induction' doit s’élever à des valeurs exceptionnelles dans chaque période; le facteur de puissance, en conséquence, est très faible. MM. Guye et Monarch donnent 0,58 comme valeur moyenne de ce facteur de puissance pour des électrodes semblables en cuivre.
- Nous avons pu, par la môme méthode et au moyen de bolomètres appropriés et d’éléments au sélénium, suivre les variations remarquables de la chaleur et de la lumière émises dans toutes les directions par les charbons de la lampe usuelle à courant alternatif. M. Nr. Bur-nie a déjà donné la forme générale de ces courbes, dont il a fait (Electrician, 1897) une étude très exacte en mesurant, au moyen d’un bolomètre et d’un photomètre les radiations calorifique et lumineuse de l’arc à courant alternatif entre charbons homogènes et charbons à mèche. La méthode stroboscopique dont nous nous sommes servis, en utilisant un moteur asynchrome, permet de démontrer ces variations sans aucune difficulté et d’une manière très instructive. Par suite de la grande capacité calorique des électrodes, la chaleur qu’elles émettent varie très peu, ainsi que M. Burnie l’a très bien démontré, principalement dans la direction de la plus grande intensité de chaleur, où les mesures atteignent la plus grande exactitude, il n’est donc pas possible, malgré la longueur apparente de la période, d’obtenir des résultats exacts avec le bolomètre sans se servir d’instruments très délicats. Les variations de la lumière, par contre, qui sont peut-être plus importantes pour l’économie de la distribution de la lumière peuvent être perçues directement ou peuvent devenir, par l’emploi d’éléments au sélénium, l’objet de mesures très précises.
- 11 eût été très intéressant d’étudier de la même manière les phénomènes lumineux qui se produisent dans la nouvelle lampe et dans le convertisseur à vapeur de mercure que M. Cooper Ilewitt perfectionne actuellement pour les employer avec des courants alternatifs. Comme on le sait, cet appareil consiste en un 1 tube de verre, dans lequel le vide a été poussé
- p.196 - vue 197/685
-
-
-
- 4 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 197
- très loin, et aussi d’électrodes métalliques ; l’une d’elles, travaillant toujours comme pôle négatif est constituée par du mercure, les au- : très sont des fils de fer ou de platine. L’électrode en mercure est reliée avec le point neutre d’un système polyphasé ou bien si. on se sert d’un système ordinaire monophasé, on la relie au point neutre obtenu au moyen d’un petit transformateur auxiliaire. Les autres électrodes sont reliées avec les fils du courant alternatif et deviennent chacune l’électrode positive pendant les phases successives d’une période. Du positif au neutre agissant comme électrode négative, passe un courant de force déterminée, dépendant de la valeur instantanée de la résistance et de la différence de potentiel. Quand le voltage commence à baisser le courant tend également à baisser, et s’il n’y avait pas d’autres électrodes, il tomberait bientôt à zéro, la résistance tendant rapidement vers l’infini ; mais, par suite de la succession des phases, une autre électrode devient positive avant que le courant précédent ne soit tombé au-dessous d’une certaine limite, de telle façon que le courant conserve toujours la direction, et que l’arc est maintenu. Ces résultats sont facilement réalisés sur les systèmes triphasés ou à phases plus nombreuses ; pour les distributions ordinaires monophasées il devient nécessaire de diviser en deux le courant unique avec une différence de phases de 180 degrés ; à cet effet, on peut employer très avantageusement une bobine d’induction pour obtenir la différence de phase nécessaire pour le potentiel et pour le courant.
- Malheureusement l’appareil à mercure de M. Cooper Ilewitt pour courant alternatif n’est pas encore sur le marché et nous n’avons pu nous le procurer pour étudier les phénomènes, ainsi que nous l’avions espéré quand cette étude fut annoncée la première fois au Congrès. Néanmoins nous avons l’intention de procéder à cette étude dans la suite, dès que la connaissance du brevet et la possibilité de nous procurer un appareil convenable nous auront permis de le faire.
- Je ne manquerai pas, toutefois, de mentionner l’article intéressant de M. G.-W. Pierce, qui a déjà fait d’importantes recherches sur l’interrupteur à mercure de Cooper Ilewitt dans le laboratoire J. Merson de l’Université
- de llaward et qui au moyen d’un miroir tournant a obtenu de belles photographies des phénomènes lumineux qui se produisent ('Comptes-rendus de l’Ameriean Aeademy of arts and sciences, 1904).
- Il est peut-être inutile de faire ressortir que la méthode d’observation stroboscopique par différence de vitesse est applicable à beaucoup d’autres phénomènes intéressant l’ingénieur électricien. Le mouvement pendulaire des alternateurs couplés en parallèle, par exemple, peut être facilement observé en regardant la partie mobile d’un alternateur au travers d’un disque stroboscopique commandé par un petit moteur tournant à la vitesse du synchronisme. La méthode est très simple et, ainsi que nous le croyons, plus exacte que la méthode stroboscopique employée par le Professeur Georges (.Electrotechnische Zeitschrift, 1900), en observant les oscillations angulaires d’une marque colorée éclairée par une source indépendante de lumière de même fréquence.
- CONGRÈS DE VIENNE
- Emploi des voitures de remorque dans les exploitations urbaines électriques par M. G. Pavie, Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, Directeur Général de la Compagnie Générale Française de Tramways.
- Quelles sont les circonstances qui justifient ou rendent opportun l’emploi d’une ou plusieurs voitures de remorque dans une exploitation urbaine électrique P
- Les avis exprimés sont généralement concordants et peuvent se résumer comme il suit :
- Les voitures de remorque constituent le meilleur régulateur pour répondre à un trafic intense momentané.
- Aux heures d’entrée et de sortie des usines, ateliers, bureaux, magasins, écoles, etc., les voyageurs se présentent en masse ; de même au moment du repas de midi pendant la suspension du travail, alors que le temps dont ils disposent est limité. Pour ne pas perdre le voyageur à parcours restreint, il est indispensable de mettre une place à sa disposition sans qu’il ait pour ainsi dire à attendre.
- Généralement les heures d’affluence en semaine sont nettement caractérisées dans chaque ville, aussi sera-t-il d’autant plus facile de faire face aux besoins une fois reconnus que les cireons-
- p.197 - vue 198/685
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- JU8
- tances locales permettront mieux l’emploi de voitures de remorque.. C’est la solution la pins économique et elle est généralement adoptée.
- Les dimanches et jours fériés. Je jeudi dans l’après-midi, quelquefois le samedi soir et le lundi matin, aux abords des grandes villes, les jours de courses el de fêtes de quartier, etc., les heures d'affluence et surtout l’alfluenee elle-même dépendent surtout du beau temps el de la saison.
- Les différentes Compagnies consultées sont unanimes à reconnaître que ce sont là les circonstances qui justifient ou rendent opportun l'emploi d’une ou de plusieurs voitures de remorque.
- Si, au lieu d’envisager des aflluences considérables mais momentanées, on doit assurer un service intensif constant, l’emploi de voitures de remorque devient une solution d’espèce au lieu d’être, comme dans le cas précédent, une solution généralement admise. Il est donc difficile de poser des règles fixes qui permettent d’éviter les tâtonnements, d’autant plus que souvent dans une même ville, mais sur des lignes différentes, on est conduit à adopter un mode d’exploitation différent.
- Un exploitant dont l'expérience et l’habileté sont grandes a formulé ainsi son opinion :
- ,,Quelle (pie soit l’intensité du trafic, s’il est constant, il vaut mieux utiliser des automotrices seules (pie des trains, ces automotrices partant à intervalles rapprochés et offrant un nombre de places en rapport avec cette intensité.
- ,,L’automotriee est plus souple (pie le train ; son stationnement au terminus peut être réduit à un temps très court alors qu’avec la remorque, sauf les cas trop rares où les voies sont en boucle, ce stationnement est de durée beaucoup-plus longue à cause des manœuvres d’atte-
- laÉ?e-“
- Par contre la grande Société des I raimvays de Berlin écrit :
- ,,Si l’emploi de voitures d’attelage ne nous était pas permis, il nous serait impossible d’assurer le trafic sur certaines lignes établies cependant à double voie, comme par exemple sur la Potsdamer Strasse et la Leipziger Strasse; sur ces deux artères, malgré l’emploi de voitures d’attelage, les trains se suivent dans chaque direction à des intervalles de 30 secondes ;
- les autorités ne nous permettraient certainement pas de diminuer encore sur ces lignes l’espacement entre les trains.“
- Entre ces deux conceptions opposées et sans doute un peu trop absolues, il y a place poulies solutions intermédiaires que consacre la pratique.
- La condition essentielle d’une lionne exploitation à laquelle toute Société de transport s’efforce de satisfaire, c’est de se créer une clientèle, puis de la conserver -, toute exploitation urbaine doit donc chercher, pour obtenir un rendement maximum, à attirer le voyageur à court parcours, et, pour cela il ne faut pas ([uc celui-ci, après plusieurs tentatives, constate qu’il n’est pas sûr de monter au premier passage on qu’il ne prend place qu’en étant généralement gêné.
- Dans cet ordre d’idées, la Compagnie des Tramways de Lyon a exprimé l’avis que, lorsque sur une ligne à double voie l’espacement des voitures est arrivé à son minimum et que le coefficient d’utilisation des places mises à la disposition du public dépasse 0,50, il est de toute nécessité d’ajouter des remorques.
- Ce chiffre est cité à titre de renseignement; peut-être conviendrait-il de pouvoir préciser davantage et de discuter, par exemple, le projet de résolution suivant : dès que le coeflieieut d’utilisation des places mises à la disposition du public atteint 0,75, il devient indispensable d’ajouter des remorques.
- Sur une ligne à simple voie, on ne peut desservir un trafic intensif qu’en diminuant l’espacement entre les garages ; par suite l’élasticité est limitée. Au delà de celte limite, s’il est nécessaire d’accroître encore temporairement la capacité de transport de la voie, il faut recourir aux voitures de remorque.
- La question posée avait limité l’étude de l’emploi des voitures de remorque aux exploitations urbaines. Un certain nombre de réponses traitent également des exploitations suburbaines ; on consultera avec profit les renseignements fournis par la grande Société des Tramways de Berlin, la Compagnie Génévoise de Tramways électriques, les Tramways de Hanovre, de Linz-Urfahr, de Dresde, de Lyon, de Mannheim, de Strasbourg et de Zurich.
- Les Compagnies font remarquer que sur les lignes suburbaines, on peut, sans inconvénient,
- p.198 - vue 199/685
-
-
-
- 4 Février 1905,
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- um
- espacer davantage les départs et répondre aux besoins du Irafie normal par des unités plus grandes constituées par une voiture motrice attelée d’une ou plusieurs remorques.
- L’auteur donne quelques renseignemeuts concernant le réseau des tramways électriques de Marseille.
- Dans cette ville où les heures d’affluence sont nettement caractérisées par suite de l'importance de la population ouvrière qui se rend le matin à son travail, en revient à midi, y retourne à 2 heures et en revient encore le soir, l’emploi des remorques sur les lignes urbaines s’impose à ces heures d’affluence. Sur les lignes en partie urbaines et en partie suburbaines qui partent du centre de la Ville et desservent la banlieue dans un rayon de 10 kilomètres environ, on utilise les remorques les dimanches et fêtes toute la journée ; le lundi matin pour le retour de la banlieue en ville ; le jeudi après-midi, pour la promenade ; le samedi soir, pour le mouvement de la ville vers la banlieue et les autres jours de la semaine, toutes les fois que le beau temps détermine un mouvement plus considérable de voyageurs. Il arrive en outre fréquemment que, par suite d’une circonstance spéciale : fête de quartier, courses par exemple, il faille créer un service spécial du centre de la ville jusqu’au terminus le plus rapproché du lieu d’attraction et atteler une ou deux remorques à chaque voiture motrice. La capacité de transport se trouve ainsi doublée ou triplée sans que le personnel soit augmenté, dans la même proportion ; c’est ainsi que pour un train composé de deux remorques pouvant transporter IM.) voyageurs, on n’a besoin que de quatres hommes ou même de trois, si l’on n’emploie qu’un seul receveur sur les deux remorques, ce qui est possible sur certaines lignes ; tandis que pour transporter le même nombre de voyageurs, il faudrait 3 voitures motrices, nécessitant un personnel de six hommes.
- Le prix de revient du kilomètre-remorque s’abaisse alors à moitié environ du prix du kilomètre motrice.
- Conclustoxs. — Les voitures de remorque constituent le meilleur régulateur pour répondre à un trafic intense momentané.
- Sur les lignes suburbaines, elles permettent d’espacer les départs, le trafic normal pouvant etre assuré par des unités plus grandes.
- j L’emploi de ces voilures s’impose notamment | pour des tramways à simple voie partout où les voies de garage ne permettent pas de réduire, suivant les besoins, l'espacement entre les voitures.
- Il est également de toute nécessité sur les lignes à double voie lorsqu'il n'est pratiquement plus possible de rapprocher davantage les départs des voitures motrices seules et dès que le coefficient d’utilisation des places mises à la disposition du public atteint 0,75.
- En résumé, une exploitation de tramways a tout avantage à augmenter la proportion du nombre de kilomètres remorques, toutes les fois qu’il n’y a aucun inconvénient à avoir des unités de transport à grande capacité, soit aux heures d’affluence pour les lignes urbaines, soit les jours de beau temps ou de fête et aux heures d’affluence pour les lignes suburbaines, soit enfin pour le trafic normal de ces lignes sur lesquelles les départs peinent généralement être plus espacés que sur le réseau urbain.
- Motifs pour lesquels les restrictions, quant au nombre de remorques, sont imposées :
- Sont généralement l’un des suivants :
- a) Mesure de police et de sécurité ; les cahiers des charges fixent la longueur des trains, afin qu’ils n’entravent pas la circulation en général et ne soient une source de danger ;
- b) Déclivités égales ou supérieures à 5,5 %;
- c) Exiguité des artères empruntées, notamment dans les vieux quartiers des villes;
- d-) Nécessité de respecter l’horaire, attendu ([lie les arrêts sont d’autant plus fréquents et plus prolongés que les trains sont plus longs ;
- e) Insuffisance des moteurs sur certaines lignes ;
- /’) Insuffisance des freins, partout oii l’on ne dispose pas d’un frein continu.
- Il semble que, grâce à l'expérience acquise, on revienne sur l’opinion précédemment admise, que les entraves à la circulation et les dangers qui en résultent sont proportionnels à la longueur des trains et par conséquent fonction du nombre de remorques. A cet égard, nous croyons devoir citer l’opinion émise par la Société des Tramways de Hambourg : « Il est prouvé parla statistique établie chaque année par l’Association allemande de Tramways et de Chemin de
- p.199 - vue 200/685
-
-
-
- 200
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 5.
- fer d’intérêt local, qu’un service par remorque est beaucoup moins dangereux qu’un service plus intense par voitures motrices; cette plus grande intensité de service doit être naturellement proportionnelle au nombre de remorques non autorisées. »
- La grande Société des Tramways de Berlin s’exprime ainsi : « On croyait que l’emploi de voitures d’attelage sur des lignes traversant des rues étroites ou à grand mouvement, serait d’un grand danger pour la circulation en général ; on oubliait que c’est surtout la partie antérieure de la voiture motrice qui offre le plus de dangers et que l’emploi de voitures de remorque, par le fait même qu’il restreint le nombre de trains, diminue également les chances de danger. Cette manière de voir des autorités a changé depuis ces dernières années. »
- Il parait également intéressant d’appeler l’attention sur l’appréciation de la Compagnie des Tramways de Lyon dont les trains ne peuvent excéder une longueur totale de vingt mètres :
- « Cette restriction est une gène pour les exploitations dans lesquelles les garages sont forcément espacés et il n’est pas rare de ne pouvoir donner satisfaction au public, certains jours fériés tels que les lundis de Pâques et de Pentecôte et les jours de fêtes locales. On peut tourner la difficulté en employant le système des trains en doublage ; mais il conduit à l’immobilisation, pendant une grande partie de l’année, de voitures automotrices qui coûtent fort cher et à la nécessité d’avoir sous la main un personnel (wattmen notamment) dont
- on n’a pas l’emploi quotidien...... et il a le
- grave inconvénient d'amener une forte chute de voltage. La dite restriction ne devrait être imposée que sur les lignes à profil accidenté où l’adhérence d’une automotrice est à peine suffisante pour assurer la remorque d’une voiture et encore pourrait-on tourner la difficulté en composant un train de trois voitures dont deux seraient motrices, contrôlées par l’uni-multiple système Sprague ou tout autre analogue. »
- Le cahier des charges du réseau de Marseille fixe à 36 mètres la longueur maximum des trains; les motrices employées ayant 9 mètres et les remorques, 8 à 9 mètres environ, les trains peuvent être composés d’une motrice et de trois remorques au maximum. Pratiquement
- ce maximum est très rarement atteint par suite de l’insuffisance d’adhérence des motrices, presque toutes les lignes du réseau comportant des rampes de 50 à 60 millimètres. Les dimanches et jours de fête, certaines lignes sont desservies uniquement par des trains à deux remorques se suivant à de courts intervalles (U/2 à 2 minutes); chaque train transportant 140 voyageurs environ, la capacité de transport est ainsi de 5,000 voyageurs à l’heure, dans chaque sens, égale à celle qu’il est nécessaire d’assurer aux moments d’affluence sur certains points.
- Des trains à deux remorques sont également employés les dimanches et jours de fête sur les lignes de banlieue; un seul receveur fait souvent la recette des deux remorques; ce qui permet de réaliser une certaine économie.
- La proportion du nombre de remorques employées par rapport aux motrices est en moyenne de 150 °/0.
- Des trains à une remorque sont employés la semaine sur un certain nombre de lignes urbaines, mais seulement aux heures d’affluence.
- Pour les lignes de banlieue, les trains à une seule remorque sont employés la semaine tous les jours de beau temps d’une façon presque continue pendant toute la journée; il sont en outre employés régulièrement le lundi matin, le jeudi dans l’après-midi et le samedi soir, jours où l’affluence des voyageurs se produit, soit de la banlieue vers la ville, soit de la ville vers la banlieue.
- Conclusions. — L’emploi d’une remorque au moins est général et courant; un certain nombre d’exploitations en utilisent deux et exceptionnellement trois, sans qu’il en résulte aucun inconvénient. Les sociétés gênées par les restrictions qui leur sont imposées peuvent donc citer les précédents que nous venons de passer en revue, afin de tenter d’obtenir de faire rapporter ces restrictions.
- Toutefois, il semble que le nombre de trois remorques doit être considéré comme un maximum et encore à la condition de n’ètre utilisé que pour faire face aux exigences d’un trafic intense momentané et de pouvoir disposer d’un frein continu.
- (A suivre).
- SENS.
- IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BKRTAUCHE
- Le Gérant: A. Bonnet.
- p.200 - vue 201/685
-
-
-
- Tome XL1I
- Samedi 11 Février 1905.
- là* Année. — N° 6.
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MON NI ER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- CONTRIBUTION A LA THÉORIE DE L’ACCUMULATEUR JUNGNER-EDISON
- Rœber a donné la théorie suivante de l’accumulateur alcalin (*). Pendant la charge et la décharge, des changements de concentration doivent se produire aux électrodes à cause de la différence des vitesses de migration des ions K et OH. Cependant la teneur de l’électrolyte en KO H reste invariable dans toutes les phases de la charge et de la décharge. Quand la concentration de la solution s’accroît dans les pores d’une électrode, elle doit décroître simultanément dans les pores de l’autre électrode. Evidemment, quand à la fin de la charge, des gaz se dégagent, l’eau est décomposée et la concentration de l’électrolyte est modifiée.
- Si deux molécules KOH sont décomposées par le courant, on a
- KOH K ; OH
- — H- ]
- KOH K f OH
- K ( HO H
- + “ 2 KOH -f- H2
- K ( HOH
- ( OH
- = H-’0 + 0.
- ( OH
- H2 et 0 réagissent sur les matières actives.
- Si par exemple 2 X 96,540 coulombs ont traversé l’élément, 2 gr. ions OH sont
- (1 ) Electrical World and Engineers, 29 juin 1901.
- p.201 - vue 202/685
-
-
-
- 202
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 6.
- engagés dans la réaction à l’électrode négative (fer) et 2 gr. ions K à l’électrode positive (nickel).
- Les formules de réaction pour la décharge sont :
- (1) Fe+a0H = Fe0 + H20
- (2) Ni02 + 2K+H2Q = NiO + aKQH, (l)
- Donc, après le passage de 2 X 96,540 coulombs, une molécule d’eau s’est formée à l’électrode fer et a disparu à l’électrode nickel, de sorte que l’électrolyte s’est dilué vers le fer et s’est concentré vers le nickel. Le résultat final de l’action électrolytique est un transfert d’oxygène d’une électrode à l’autre.
- Quand l’élément fournit un coulomb, les poids de matières transportées sont :
- '2 x96 54o = 0,000 °°52 mo^cl^e~gr- d’oxygène, soit 0,000083 gr. de la plaque nickel à la
- plaque fer; 0,00000 26 molécule-gr. KOII = 0,000 146 gr. de la solution entourant le fer à la solution entourant le nickel; 0,0000052 molécule-gr. H20 = 0,000094 gr. de la solution entourant le nickel à la solution entourant le fer.
- Il
- La théorie de Rœber peut être vérifiée expérimentalement. Ce travail a pour but d’attirer l’attention sur une méthode expérimentale peu connue et de discuter les résultats d’un grand nombre de mesures obtenues par cette méthode sur les électrodes de l’accumulateur alcalin (fer, cadmium et nickel).
- Il s’agit de déterminer les variations de poids des électrodes pendant l’électrolyse. Pour cela, on peut peser chaque électrode avant et après le passage du courant ou bien suspendre l’électrode qu’on veut étudier au fléau d’une balance telle que celle qui est représentée par la fîg. 1. C’est cette dernière méthode que nous avons employée dans les expériences suivantes.
- Soit H le volume des pores de la matière active.
- Ces pores sont remplis d’électrolyte. Au commencement de la décharge ce volume H = H0. Nous avons ensuite à chaque instant
- H = H0 — vit,
- t étant le temps de décharge en heures, i l’intensité du courant et e l’accroissement de volume de la matière active par ampère-heure.
- Comme le volume des pores change, le poids du liquide qui les remplit change aussi et la diminution de poids due à la diminution de volume est vits0, s0 étant la densité de la solution au commencement de la décharge.
- Un autre changement de poids se produit encore du fait de la variation de concentration en cours de décharge. Ce changement est donné par :
- — (So — s) (H0 — vit),
- (!) En réalité, la matière active aux deux, électrodes est certainement constituée par des hydrates ; les anhydrides sont inactifs électrolytiquement. Jungner attribue à la matière négative chargée, la formule Fe + (HOH)3 et à la matière positive, NiO2 + (HOH)2.
- p.202 - vue 203/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 203
- (s0-s) représentant la variation de densité du liquide contenu dans les pores.
- La variation de poids de la partie solide de l’électrode est 0,3 gr. par A.U (elle est due seulement à l’apport ou à la perte d’oxygène).
- En additionnant les différentes variations de poids, nous trouvons
- p —p0= ± (o,3 — vs0) it (s0— s) (H0— vit)
- p0 étant le poids au temps t — o.
- Ce changement de poids pourrait être déterminé en retirant l’électrode, la laissant égoutter quelque temps et la pesant. Mais il serait impossible d’analyser ainsi les différentes quantités qui contribuent séparément à la variation du poids total et la méthode serait moins exacte. Il vaut donc mieux peser l’électrode dans l’électrolyte. Il faut évidemment tenir compte de la perte de poids due au liquide déplacé. Pour notre cas, comme la concentration du liquide extérieur aux plaques reste constante, la formule précédente reste exacte sans correction. Il n’en est pas de même avec les électrodes de l’accumulateur au plomb dans SCHH2, la concentration de l’électrolyte variant en cours de charge et de décharge.
- Les formules de réaction de l’accumulateur alcalin n’étaient pas encore définitivement établies et on ne connaissait pas non plus les densités des hydrates de fer et de nickel.
- L’objet principal des recherches suivantes a été l’étude des changements de concentration survenant dans les électrodes pendant le passage du courant.
- La même méthode a été employée par l’auteur pour l’étude de l’accumulateur au plomb (H).
- Dans l’accumulateur alcalin, les phénomènes de diffusion n’ont pas la même importance que dans l’accumulateur au plomb. La condition de bon fonctionnement est, dans l’un, la bonne diffusion de l’acide; dans l’autre, c’est le bon contact entre la matière active et le support; on sait d’ailleurs que la matière active doit 'être mélangée de graphite et soumise à une forte pression, pour acquérir une conductibilité suffisante.
- Il est tout particulièrement intéressant de déterminer la variation de volume de la matière active, car les (phénomènes de foisonnement et de contraction sont des causes de variation de la conductibilité. Dans l’accumulateur au plomb, ces changements de volume ont pour conséquences la chute de la matière et la déformation des plaques; le résultat final de J’aetio/n électrolytique est la formation de So4Pb sur les deux électrodes et simultanément un accroissement de volume. Nous verrons que le contraire se produit dans l’accumulate/ir alcalin ; il y a diminution de volume en décharge et accroissement pendant la charge. .La variation de volume est faible dans l’électrode négative (fer ou cadmium), et considérable dans l’électrode.
- III
- Elude de l’électrode fer. — Les électrodes étudiées dans les expériences suivantes ont été prises dans un vieil accumulateur Jungner. Leurs dimensions étaient : 75 X 200 X 5 mm.
- L’électrode auxiliaire employée pour suivre les décharges était une petite plaque nickel bien chargée.
- Elle donnait 1,5 volt avec l’électrode fer, immédiatement après la charge, et 1,35 v. après 4 jours ; cette valeur reste ensuite constante.
- (0 Ein Beitrag zur Kemitniss der Diffusions vorgange an accumulatoren eleetroden, pat- M. U. Sclioop. Stuttgart. Enke, 1903.
- p.203 - vue 204/685
-
-
-
- 204
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- Décharge au régime de 0,5 ampère. — Ce régime est très faible (durée de la décharge : 50 heures). La différence de potentiel est lv,34 au début; elle descend lentement pendant la première moitié de la décharge jusqu’à lv,2. Elle tombe ensuite rapidement vers l volt pour s’y maintenir longtemps. Ce phénomène de « double voltage » indiqué par le coude brusque qu’on voit sur la coupe de décharge (fig. 2), est observable non seulement avec l’électrode fer, mais encore avec l’électrode nickel. Avec cette dernière, le coude se produit toujours vers la fin de la décharge, tandis qu’avec l’électrode fer, la position du coude peut varier entre certaines limites qui dépendent du mode de préparation de la matière active. La courbe de la variation de poids est à peu près une ligne droite, si l’on néglige les singularités du commencement de la décharge. Après 13 A.-h. la direction de cette ligne droite change brusquement; c’est l’indice d’un changement de réaction. Pour la première portion de la courbe, l’accroissement de poids est de 0,34 grammes par a.-h; il est un peu plus faible pour la seconde portion.
- Cette simple expérience montre que la réaction de décharge à l’électrode fer ne peut être la simple combinaison de la matière avec l’oxygène, parce qu’on ne peut comprendre qu’une contraction soit l’effet d’une addition d’oxygène. L’explication la plus plausible de la contraction serait donnée par la supposition que la matière active au
- commencement de la décharge est un hydrate de formule F6(^q||.
- Si la réaction de décharge était une simple oxydation, l’accroissement du poids de l’électrode solide devrait être 0,3 gr. par a.-h. et nous aurions trouvé exactement ce poids, si toutefois la concentration du liquide dans les pores est restée égale à celle du liquide extérieur et si le volume de la matière active n’a pas changé. Au très faible courant de décharge de 0,5 ampère, nous pouvons dire que la concentration dans les pores diffère très peu de celle du liquide extérieur ; l’excès d’accroissement de poids doit donc être attribué à une contraction de la matière active.
- Il est facile de calculer numériquement ce changement de volume, si l’on connaît le poids de la matière contenue dans la plaque, sa densité avant et après décharge, le volume de la plaque et la concentration de l’électrolyte. L’auteur a fait des calculs analogues, dans son mémoire sur les phénomènes de diffusion dans l’accumulateur au plomb, cité plus haut.
- Décharge au régime de 15 ampères. — A ce régime relativement élevé, le coude brusque qui survient vers le milieu de la décharge est encore visible, mais moins évident que dans la décharge précédente à très faible régime. La courbe de la variation de poids n’a pas la même forme que sur la figure 2. L’accroissement de poids est plus de moitié plus faible. Pourtant il est improbable que la réaction de décharge soit différente aux forts et aux faibles régimes. La raison de la différence des courbes de variation du poids, doit être cherchée dans les diffusions différentes de l’électrolyte dans les conditions différentes des deux expériences.
- D’après les équations de réaction, l’électrolyte des pores de l’électrode fer se dilue à cause de la formation d’eau pendant la décharge. Toutes choses égales d’ailleurs, le changement de concentration sera d’autant plus grand que le régime du courant sera plus élevé et que le temps pendant lequel la diffusion et la convection contrariant les différences de concentration sera plus court.
- Si, à la fin de la décharge, le circuit est coupé, la diffusion et la convection supprimeront les différences de concentration entre la solution contenue dans les pores et la solution extérieure. On doit donc constater une augmentation de poids. L’accroisse-
- p.204 - vue 205/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 205
- ment (le poids, constaté après interruption du courant après la décharge de 0, 5 ampère n’a été que de 0, 95 gr. après 36 heures. Après la décharge à 15 ampères, le poids de l’électrode augmente d’ahord rapidement, puis plus lentement, et l'accroissement de poids atteint 3 gr. 9 au bout de 4 heures.
- Le phénomène bien connu du relèvement de la f. é. m. après décharge, a été attribué par Dolezalek à la diffusion de l’acide sulfurique. Dans l’accumulateur au
- 3 i. 5 6 y s a JO
- Fig. 2
- plomb, la f. é. m. est une relation linéaire de la concentration; on peut donc, en suivant la f. é. m., connaître les variations de concentration. La fîg. 3 donne la courbe du relèvement de la f. é. m. après ouverture du circuit. Elle monte d’ahord rapidement et après 1 heure elle atteint 1,35 volt, puis pendant les 3 heures qui suivent, elle ne varie plus que de 0, 01 volt. On n’a pas encore, pour l’accumulateur alcalin, de mesures exactes sur la f. é.. m. et la concentration, mais des observations faites par l’auteur, on peut conclure qu’à porosité égale l’électrode fer reprend son potentiel initial plus vite que l’électrode nickel pendant le repos de l’élément.
- Votentiel del'electfer apres mterruf
- du courant
- 2 3 4 5 6 7 8 9 Ampères-heure
- [- OA'm,
- ko 1.0
- del’électr.
- S £
- 0 1 Z 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 tS !£
- Fig. 4
- Il est probable que dans l’électrode nickel, les changements de température ont plus d’importance que les changements de concentration et l’accumulateur nickel-fer a peut-être un coefficient de température plus élevé que celui de l’accumulateur au plomb.
- Les résultats de pesées concernant une électrode cadmium de mêmes dimensions que l’électrode fer étudiée plus haut sont donnés sur la figure 4. Les courbes de vpl-
- p.205 - vue 206/685
-
-
-
- 206
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- tage et de poids ne diffèrent pas essentiellement de celles de l’électrode fer, mais la relation entre le régime et le changement de poids est pins évidente. Le phénomène de « double voltage » n’a pas été observé.
- IY
- Etude de Vélectrode nickel. — Les changements de volume provoqués par le passage du courant, sont beaucoup plus grands pour les électrodes nickel que pour les électrodes fer ou cadmium.
- Si la réaction de décharge consiste simplement en une réduction (soustraction de 0,3 gr. d’oxygène par a.-11.), nous devons prévoir que le poids de la plaque positive diminuera pendant la décharge. L’expérience prouve au contraire qu’elle augmente de poids en décharge et devient plus légère pendant la charge. Ce fait surprenant a pour cause la contraction de la matière active, c’est-à-dire l’augmentation de sa densité et la quantité de liquide déplacé, est plus faible qu’avant. Le poids absolu de la plaque nickel décroit naturellement pendant la décharge, tandis que celui de la plaque fer
- -Electrode Nickél-
- Janjp.-heure
- Fig. 5
- s’accroît. Ceci peut être prouvé en retirant la plaque et en la pesant. Mais cette façon de procéder ne donne aucune idée des changements de volume de la matière active ni des changements de concentration.
- Décharge de l’électrode nickel a 0, 05 ampère. — L’électrode auxiliaire était la même que dans les essais précédents. Pour plus de simplicité, son potentiel est pris égal à 0 sur les diagrammes représentant les résultats.
- Au commencement de la décharge, pour le premier amp.-heure, la courbe est au-dessus de la ligne de 0. Après cela la courbe descend lentement d’une façon continue et après 13 a.-h., le potentiel de l’électrode nickel atteint — 0,13 volt. Ensuite la courbe devient presque perpendiculaire à l’axe de 0, jusqu’à — 0,5 volt. Pendant les deux dernières heures le potentiel continue à décroître lentement d’abord, puis rapidement. La valeur finale est — 1,325 volt, au moment ou l’électrode change de polarité.
- A ce moment, le courant étant coupé, la force électromotrice se relève, comme le montre la partie droite de la courbe de la figure 5.
- Après 15 h. 1/2 de repos, elle atteint la valeur constante de — 0,03 volt. En ce qui concerne les changements de poids, l’électrode nickel se comporte d’une façon très particulière. Le poids de la plaque (dans la solution) augmente rapidement jusqu’à environ 3 a.-h., puis la variation de poids reste faible jusqu’à il a.-h. On observe alors
- p.206 - vue 207/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 207
- une diminution de poids, légère mais parfaitement évidente. Au moment de la chute rapide du potentiel, ou observe un énorme accroissement de poids causé par la contraction de la matière. Le poids augmente alors si rapidement que la balance se déplace visiblement. Après 14,3 a.-h., l’accroissement de poids était de 11,2 gr. Quand le circuit est coupé, la diffusion supprime peu à peu les différences de concentration; on observe après 3 heures de repos, une diminution de poids de 0,3 gr. et après plus de 15 heures 0,4 gr-
- Après 30 heures de repos, on essaya de continuer la décharge à 0,5 ampères mais la plaque était complètement vidée car le potentiel tombait immédiatement à 0.
- La « fatigue électrochimique » de la plaque nickel a donc un caractère essentiellement différent de la fatigue des électrodes plomb que Dolezalek attribue à une polarisation de concentrations.
- Dans cette expérience, la période de repos entre la charge et la décharge n’avait été que de 4 heures, période insuffisante pour supprimer toute différence de concentrations
- Déc/}9TffP<a <7,5,
- >. O « 5
- produite par la charge. Nous avons répété la même expérience, en laissant l’élément au repos pendant 30 heures avant la décharge.
- Les résultats obtenus sont représentés sur la figure 6. En comparant les courbes de la variation de poids sur les figures 5 et 6, on voit quelle est l’importance des phénomènes de diffusion ; en effet les changements de poids de la partie solide de l’électrode sont les mêmes dans les deux cas, mais dans le second cas la plaque nickel est imprégnée de liquide plus dilué que dans le premier cas.
- La décharge représentée sur la figure G est suivie immédiatement d’une charge au même régime (0,5 ampère). Les résultats obtenus par ma méthode sont moins surs pour la charge que pour la décharge à cause du dégagement gazeux inévitable. Au commencement de la charge, le potentiel s’accroît d’abord rapidement puis augmente en ligne droite de 0,06 volt à 0,11 volt. Les irrégularités qui se produisent à la fin de la charge sur la courbe du poids sont dues au dégagement gazeux.
- Décharge à 15 ampères. — Pendant la décharge, le liquide des pores de l’électrode nickel augmente de concentration, il se dilue au contraire pendant la charge et ces changements de concentration ; sont d’autant plus importants que le régime est plus élevé. Cette conclusion est prouvée par l’expérience.
- Il faut remarquer en outre que l’augmentation de température produite par les cou-rants intenses change les phénomènes de diffusion.
- p.207 - vue 208/685
-
-
-
- 208
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 6.
- La chaleur produite est la somme de la chaleur due à l’eftet Joule, de la chaleur dégagée par le contact de solutions différemment concentrées et de la chaleur libérée par la réaction exothermique. Dans cette expérience, il faut laisser l’élément au repos après charge pour supprimer toute différence de concentration initiale.
- La forme de la courbe de décharge de la plaque nickel au régime de 0,5 ampère est peu différente de celle d’une plaque PbO2 si on néglige la dernière portion de la courbe. Elle est différente au régime de 15 ampères.
- Dans ce cas, la courbe se compose de lignes droites successives. (Voir fig. 7.)
- Tandis qu’après la décharge, l’électrode fer augmente de poids quand on laisse l’élément au repos, c’est le phénomène inverse qui se produit avec l’électrode nickel.
- r~ - - - 1 - - r - .
- 1
- -- »T~ Ctrfir.i;
- y rrn.
- Elément 9U re vo 9
- p
- *5s
- -J..
- — T rrl
- i ‘ilfl
- “1 20 /nt // -£T
- P 1 Z 3 b. 5 e ? 8 n \ Amp heure:*
- Fig. 7
- En supposant que la concentration moyenne du liquide des pores ne soit pas modifiée par le passage du courant, nous pouvons conclure que la concentration décroît dans une des électrodes autant qu’elle s’accroît dans l’autre et vice versa.
- Le changement de volume de la matière active nickel ou fer peut aussi être observé en plaçant un petit accumulateur dans un récipient muni d’un tube calibré et en observant la hauteur du liquide pendant qu’on décharge 1 ampère-heure.
- J’ai trouvé ainsi une diminution de volume de 0,16 cm.3 par a.-h.
- Dolezalek a trouvé dans une expérience semblable faite sur l’accumulateur au plomb un accroissement de volume de 0,42 cm.3 par a.-h de décharge.
- J’attirerai encore l’attention sur l’expérience suivante qui fait voir une différence très nette entre l’accumulateur au plomb et l’accumulateur alcalin, en ce qui concerne les phénomènes de diffusion.
- Si deux plaques PbO2 déchargées partiellement sont connectées et si l’on fait passer un courant, on peut observer, si l’on coupe le courant et si l’on met les plaques en court-circuit sur un ampèremètre, un courant de décharge proportionnel à la différence de concentration de l’acide contenu dans les deux plaques. Ce courant est maximum au début du court-circuit, puis décroît rapidement jusqu’à disparition de toute différence de concentration.
- Dans les mêmes conditions, le courant de court-circuit est plus faible avec des électrodes nickel; de plus, il est du, non à des différences de concentration, mais à des états d’oxydation différents. En effet, dans ce cas, on obtient le même courant, après avoir laissé les plaques au repos assez longtemps pour supprimer les différences de concentration.
- Dans ces expériences, représentées par la figure 8, la potasse et l’acide sulfurique employés étaient au maximum de conductibilité et les plaquettes PbO2 et nickel avaient à peu près la même capacité.
- p.208 - vue 209/685
-
-
-
- 11 Février 1905,
- REVUE D’ELECTRICITE
- 209
- Les conclusions de toutes ces expériences peuvent être résumées de la façon suivante :
- 1° La méthode de mesure qui consiste à suivre les changements de poids d’une électrode dans l’électrolyte même, permet d’étudier les changements de volume de la matière active et les phénomènes de diffusion pendant et après le passage du courant ;
- 2° Les changements de volume sont plus grands pour la matière active nickel que pour la matière active fer ;
- 3° Les conclusions théoriques de Rœber sont confirmées par l’expérience. Aux deux électrodes, des différences de concentration se produisent pendant le passage du courant, tandis que la eoneen-
- 1 U 1 O S 10 1S ZO 7.5 30 35 *0 trsa
- tration de 1 électrolyte libre entre les plaques reste Minutes
- constante ; Fis- 8
- 4° Pendant la décharge, la solution se concentre dans l’électrode nickel et se dilue dans l’électrode fer ou cadmium. Pendant la charge, le phénomène est inverse;
- 5° La polarisation de concentration se produit surtout avec l’électrode fer ;
- Il est probable que la température influe fortement sur la capacité des deux électrodes ;
- 6° L’accumulateur alcalin semble avoir un coefficient de température plus élevé que relui de l’accumulateur au plomb et ce coefficient est positif.
- Post-scriptum. — La nature des réactions, dans les électrodes fer et nickel, n’est pas encore exactement connue. La supposition que le fer de la cathode se dissout est en contradiction avec les observations de Hittorf sur la passivité du fer. Les réactions ioniques sont peut-être les suivantes.
- Fe —Fe" et Fe
- —5>Fe-" avec formation de Fe304 Ni-—>Ni-
- D’après le "Professeur F. Fœrster, le coefficient de température est positif et il est 0,0007 environ par degré entre 0 et 30° G.
- La force électromotrice augmente donc avec la température. Le coefficient de température est indépendant de la concentration.
- M. U. Schoop.
- SUR LA THÉORIE DU MOTEUR SÉRIE COMPENSÉ MONOPHASÉ (Suite) (*)
- COMPARAISON AVEC Lli MOTEUR SERIE MONOPHASE ORDINAIRE
- Cette comparaison est assez délicate; la manière la plus simple et la plus rationnelle de l’établir, nous semble devoir être la suivante : le moteur série monophasé ordinaire mis en comparaison comprendra deux circuits fixes (fig. 5) l’un connecté en série avec le rotor, l’autre en court-circuit sur lui-même et servant à compenser la self-induction
- (1) Voir les numéros du 1er octobre 1904>, du 19 novembre 1904 et du 4 février 1905 de 1 Eclairage Electrique.
- -K
- p.209 - vue 210/685
-
-
-
- 210
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 6.
- f )
- (
- ;
- de ce rotor suivant le procédé Eickmeyer. Ces deux enroulements sont identiques et leur coefficient de self-induction est égal à >2 c’est-à-dire au coefficient de self-induction rotorique du moteur Latour comparé.
- Réciproquement, le circuit rotorique a un coefficient de self-induction statorique ),,.
- Dans ces conditions, le coefficient de dispersion a- peut être regardé comme ayant très sensiblement la même valeur pour les deux moteurs, ce qui revient à dire qu’ils possèdent le même coefficient d’induction mutuelle M entre les circuits du rotor et du stator.
- En définitive, par l’échange précédent, nous avons à comparer deux moteurs comprenant les mêmes enroulements, ceux-ci étant utilisés de façon différente, et alimentés par le même réseau.
- Tout d’abord l’on remarque que le courant de démarrage du second moteur a pour expression (*)
- U,
- J. ^ —j— —
- M2Q
- Fig. 5 /2
- c’est-à-dire que les deux moteurs ont le même courant de démarrage.
- D’autre part l’équation polaire d’un moteur série ordinaire est (2)
- = hrfsinp
- en désignant par 1^ le courant primaire correspondant au décalage f.
- Retraçons l’épure (fig. 6) et sur OA' = 20A = lid décrivons un demi-cercle; la
- (17)
- J
- H B A
- longueür OJ' mesurera le courant pour chaque valeur de l’angle <p et l’on voit immédiatement qu’à égalité de décalage le courant I., du moteur Latour est toujours
- (q II suffit pour cela de considérer l’ensemble des enroulements suivant YY (fig. 5) comme un transformateur dont les résistances obmiques seraient négligeables.
- (2) Voir A. Blondel, Éclairage Électrique, 28 novembre 1903, page 338.
- p.210 - vue 211/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 211
- plus grand que le courant Iq du moteur série ordinaire mis en comparaison, le rapport
- — variant de 1 à 0 lorsque le décalage ^ varie de - à 0. b 2
- La différence sera d’autant plus petite que y sera plus faible.
- La vitesse «' du moteur série ordinaire est donnée par la relation (')
- U,, cos f = Mw' I{.
- En comparant cette égalité à la suivante établie précédemment
- iq cosf = Mwq
- l’on arrive à la proportion
- «'__b
- w iq
- c’est-à-dire qu’à égalité de décalage les vitesses sont inversement proportionnelles aux courants; cette relation peut' encore se mettre sous la forme
- «' tg V.'
- CO tg oc
- K' désignant l’angle OJ'S et l’on en conclut que &>' est toujours supérieure à &>.
- La puissance P représentée par JH est toujours plus grande que P' représentée par JH'; par contre, le courant P2 donné par l’expression
- est toujours beaucoup plus petit que le courant I2
- _ /mhïï~-la-V ni
- Il s’ensuit que les pertes par effet Joule, dans le circuit de compensation, sont beaucoup plus faibles dans le moteur série ordinaire que dans le moteur Latour pour un décalage y donné.
- Enfin, l’existence dans le moteur Latour d’un véritable champ tournant au synchronisme (w = O) annule les pertes dans le fer du rotor pour cette vitesse, alors qu’elles restent assez importantes dans le moteur série ordinaire.
- De la comparaison précédente il semble résulter que le moteur Latour possède, à égalité sensible de rendement, l’avantage (2) d’une puissance spécifique plus élevée, le moteur série ordinaire lui demeurant toutefois supérieur au point de vue de la souplesse.
- ETUDE DE LA MARCHE A INTENSITE CONSTANTE
- Le moteur série compensé étant surtout un moteur de traction, l’on est amené à résoudre le problème suivant : la voiture équipée se trouvant sur une voie d’un profil déterminé, quelle sera la vitesse correspondant à chaque plot du régulateur constitué par un transformateur à rapport de transformation variable ?
- Remarquons tout de suite que sauf aux grandes vitesses (pour lesquelles d’ailleurs le réglage ne présente aucun intérêt) l’effort résistant et par suite le couple moteur, une fois le démarrage opéré, sont à-peu'près constants quelle que soit la vitesse. Ce
- P) A. Blondel, loc. cit., page 333.
- (2) Toute question de commutation était t écartée pour le moment.
- p.211 - vue 212/685
-
-
-
- 212
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- couple étant proportionnel au carré du courant primaire, tout revient donc à étudier la marche du moteur à intensité constante et à potentiel variable.
- A cet effet, reprenons l’équation 15, sous sa forme primitive :
- U^sinp — | q —|— >2--;—
- X Uf cos2?
- M2QI.
- En posant
- U^sin? = æ, U^cos? = î/
- et en remarquant que l’expression
- est la tension primaire de démarrage U^rf, l’on obtient après quelques transformations évidentes :
- Le lieu polaire de Lq se trouve donc être une parabole facile à construire dès que l’on connaît Vet ^ (fïg. 7).
- L’ordonnée Mil — y — M&d., est proportionnelle à la vitesse angulaire « et peut servir à sa mesure directe ; le point A correspond à l’arrêt (w = 0, OA = U^) et le
- point B à la marche sans décalage
- Nous avons vu qu’à potentiel constant, le courant I, passe par un maximum, pour une certaine valeur de la vitesse, lorsque l’inégalité
- o
- H
- A
- -
- 2
- est satisfaite.
- L’on en conclut (pie, lors de la marche à intensité constante, la tension Lq passera par un minimum pour
- Fig. 7
- cette même vitesse, et pour que cette tension croisse d’une manière continue depuis l’arrêt jusqu’aux plus grandes vitesses il faudra remplir la condition
- 2
- Si l’on trace sur la figure 7 l’épure à intensité constante du moteur série ordinaire de la figure 5, l’on obtient (l) pour le lieu de la tension primaire U'4 = OM' correspondant à la vitesse AM' = HM, la droite AM' tangente au sommet A de la parabole.
- L’on voit ainsi qu’à égalité de vitesse (ou de puissance puisque les couples sont égaux et constants), la tension U', est toujours supérieure à U,, pour les régimes hypo-synchrones et que l’angle f est toujours plus petit que l’angle y'.
- (A suivre)
- J. Bétiiexod,
- Ingénieur Electricien.
- (') Cette épure se déduit immédiatement de l'étude déjà citée de M. A. Blondel.
- p.212 - vue 213/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 213
- UTILISATION DES VAPEURS D’ÉCHAPPEMENT (suite)™
- IL — Avantages de l’emploi d’une turbine pour l’utilisation des vapeurs
- d’échappement
- M. Rateau a fait ressortir l’avantage qu’il y a à faire usage, pour l’utilisation du flux régularisé par raeeumulateur-régénérateur, d’une turbine, de préférence à une machine à piston à basse pression.
- Pour qu’une telle machine put tirer tout le parti possible de la chute de pression créée par le condenseur, il faudrait lui donner des dimensions telles qu’elle serait absolument impraticable. Sa grandeur, son prix, les frais de son entretien seraient excessifs et son rendement tout à fait insuffisant ; il est à noter, en effet, que la vapeur, au sortir du régulateur, est à une tension à peine égale à celle de l’atmosphère ; de là il résulte que les cylindres devraient être fort grands (d’où pertes importantes par condensation), et, en outre, le flux serait très étranglé aux orifices d’admission et d’échappement.
- Fig-, 5. — Turbine-dynamo des mines de Bruay
- Ces inconvénients n’existent pas avec les turbines. Il est prouvé par l’expérience, M. Parsons l’avait reconnu déjà, que, conformément à la théorie, les turbines donnent des résultats meilleurs, au point de vue du rendement, dans la marche à basse pression que dans le fonctionnement sous des pressions élevées. En général, d’ailleurs, les moteurs de ce genre présentent des qualités remarquables : simplicité d’établissement, de conduite, d’entretien, encombrement minimum, etc., qui, à elles seules, eussent justifié leur emploi exclusif dans le cas actuel. Leur supériorité, pour le rendement, quand ils sont actionnés sous des pressions faibles en fait des machines doublement précieuses. Ce rendement (à l’exemple de M. Rateau nous appellerons ainsi le rapport entre le travail effectivement recueilli et l’énergie théoriquement disponible), ce rendement, disons-nous, peut atteindre 70 °/0, mettons même, pour ne pas prendre des cas peut-être exceptionnels, 60 °/0, alors qu’il serait excessivement difficile de dépasser, avec une machine à pistons, 40 %.
- L’emploi de la turbine était, on le voit, tout indiqué, d’autant plus que rien n’empê-
- P) Voir les numéros du 28 janvier et du 4 février 1905.
- p.213 - vue 214/685
-
-
-
- 214
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- che de construire une machine de ce type ayant des dimensions raisonnables bien que susceptible d’utiliser plusieurs milliers de kilogrammes de vapeur.
- Ceci établi, il restait à faire choix d’un modèle de turbine convenable, choix fort simplifié par le fait que la plupart des appareils peuvent être utilisés. La seule question importante était d’assurer un bon vide au condenseur afin de pousser le rendement jusqu’à la valeur la plus grande possible.
- Aux mines de Bruay, dont nous avons eu déjà l’occasion de dire un mot, la turbine employée (fig. 5) est une machine du type multicellulaire à action de MM. Sautter-Harlé et Cie, dont la consommation est notablement inférieure à celle qu’entraînerait une machine à pistons : elle ne dépense que 15 kilog. 3. par cheval-heure, pour une différence de pression de 650 mm. de mercure environ, alors que, dans les mêmes conditions, une machine ordinaire demanderait au moins 23 ldi. de vapeur.
- Le fonctionnement de la turbine est réellement économique lorsqu’elle est actionnée à l’aide de la vapeur d’échappement, puisque, sans cette application, la vapeur serait perdue, expulsée simplement à l’air libre. Mais quand la machine primaire n’est pas en marche, on est forcé d’alimenter la machine secondaire au moyen de vapeur vive, laquelle subit préalablement, une détente. Les appels de vapeur sont d’autant plus nombreux et plus importants que la marche de la machine primaire est plus irrégulière et l’on peut parfois avoir avantage à modifier l’installation, malgré la complication qui en résulte, de façon à assurer une utilisation plus parfaite de la tension de la vapeur provenant du générateur.
- Deux procédés peuvent conduire au but poursuivi ; ce sont les suivants :
- Relèvement de la pression d’échappement du moteur primaire. — Nous avons considéré jusqu’ici le cas, qui est le plus général, où le flux d’échappement se trouve à la pression atmosphérique environ ; la turbine employée fonctionne alors sous un vide de 65 cm. de mercure à peu près, grâce à l’intervention du condenseur; s’il arrive que le flux d’échappement manque, c’est la vapeur du générateur même qui sertà alimenter la turbine; cette vapeur doit donc subir une détente assez grande, d’où perte d’énergie. On réduit cette perte en diminuant la grandeur de la détente et pour cela il suffit d’employer des turbines fonctionnant sous des pressions moyennes, et de produire l’échappement sous une tension moyenne également, par exemple 3 kg. par cm2.
- Ce procédé très simple s’appliquerait surtout avec avantage aux installations nouvelles de machines d’extraction.
- La turbine marcherait, dans ces conditions, avec une pression, de 3 kg. en amont, de 0,15 kg. en aval; la consommation serait de 10 kg. de vapeur par cheval-heure, la turbine recevant la vapeur soit du générateur, soit de l’accumulateur ; cette consommation de 10 kg. correspond à celle des bonnes machines eompound et assure un rendement déjà très favorable.
- D’un autre côté, le rendement de la machine primaire est également amélioré parce que les pertes par condensation sont moindres, la diminution de l’écart des pressions à l’entrée et à la sortie correspondant à une réduction de l’écart des températures.
- Il n’en est pas moins vrai, cependant, que la consommation par cheval-heure de la machine primaire est légèrement accrue ; aussi, le procédé ne sera réellement avantageux que si toute la vapeur fournie par la machine primaire est utilisée par la turbine.
- Le second moyen consiste à faire usage de turbines mixtes à haute et à basse pression, c’est-à-dire en adjoignant à la turbine secondaire proprement dite un corps de turbine supplémentaire recevant, par le jeu automatique d’un régulateur spécial, la
- p.214 - vue 215/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 215
- vapeur vive, à haute pression, chaque fois que le flux d’échappement est interrompu pendant un temps déterminé.
- La turbine secondaire est alors alimentée, indifféremment, soit par la vapeur accumulée dans le générateur, soit par la vapeur provenant de la turbine à haute pression.
- En somme, le groupement ainsi constitué n’est autre chose qu’une machine à haute pression utilisant rationnellement la vapeur vive qui lui est envoyée pendant les arrêts de la machine primaire et qui, d’elle-même, diminue la quantité de vapeur fraîche fournie quand la turbine à basse pression reçoit suffisamment de vapeur d’échappement.
- Grâce à cette disposition mixte, on réalise un appareil qui, dans toute sa marche, fonctionne dans les conditions les plus avantageuses; remarquons que rien n’empêche de combiner les deux systèmes qui viennent d’être indiqués ; on réaliserait ainsi un perfectionnement nouveau ; la détente, entre la pression du générateur et celle de la turbine secondaire, se ferait alors dans une petite turbine à haute pression, montée sur le même arbre.
- *
- * *
- Il est excessivement important de diminuer autant que possible la contre-pression secondaire, c’est-à-dire île pourvoir celle-ci d’une bonne condensation ; bien que le condenseur employé puisse être quelconque, il est désirable cependant d’employer des condenseurs de surface, plus coûteux à la vérité, mais assurant un vide meilleur. Ces appareils compliquent, toutefois, quelque peu l’installation et c’est pourquoi, dans la plupart des cas, on préfère recourir à des éjeeto-condenseurs (fig. 6), ou à des condenseurs ordinaires. Les condenseurs ordinaires donnent, en général, une pression en aval plus faible que les éjecto-condenseurs ; mais, par contre, de même que les condenseurs à surface, ils exigent l’adjonction d’une pompe à air, qui ne peut être actionnée par la turbine, la vitesse de rotation de celle-ci étant de beaucoup trop grande. Quant aux éjecto-condenseurs leur inconvénient est de ne donner qu’un vide de 650 mm. même dans les conditions les plus favorables. M. Rateau a néanmoins étudié l’application de certains éjecto-condenseurs qui permettent d’obtenir couramment un vide de 62 à 65 cm. avec une consommation d’eau fort réduite. D’ailleurs, si l’eau coûte cher dans la région envisagée, on peut récupérer celle qui a servi à la condensation ; il suffît pour cela de faire couler l’eau dans des tours d’évaporation ordinaires, à empilement de fagots ou à plateaux de tôle perforés. Il n’est pas nécessaire d’ajouter que le condenseur de la turbine ne doit pas lui être particulier et qu’on peut utiliser éventuellement sans que rien s’y oppose le condenseur dont serait déjà pourvu l’usine, à la condition, bien entendu, que ce condenseur soit suffisant.
- La turbine employée est, dans tous les cas, pourvue d’un régulateur énergique et très sensible ; on comprend la nécessité d’un bon régulateur en présence des variations presque continuelles de la pression. Le réglage est particulièrement indispensable si la turbine actionne des dynamos.
- à l’aval de la turbine
- Fig. G
- Ejecto-condensom1 Rateau
- p.215 - vue 216/685
-
-
-
- 216
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- III. - INSTALLATION ET FONCTIONNEMENT UE L’APPAREIL
- Les différents organes ayant été passés en revue, il nous sera facile de suivre le fonctionnement dans sa marche logique et réelle.
- Du générateur de vapeur part un conduit aboutissant aux turbines et commandé par le détendeur ; la vapeur d’échappement de la machine primaire est amenée dans Y accumulateur où elle débouche, selon le cas, soit par le haut, soit par le bas ; une partie de cette vapeur va actionner directement les turbines ; le reste cède son calorique à l’accumulateur ; les machines à basse pression reçoivent donc la vapeur tantôt de l’accumulateur, tantôt du générateur, tantôt des deux simultanément ; l’importance respective des deux flux alimen-
- Fig-. 7. — Turbo-ventilateur
- tant les turbines est réglée par le jeu du détendeur, dont le rôle se complète par la soupape d'échappement et le clapet d'arrêt de vapeur; l’ensemble de ces derniers organes rend les turbines absolument indépendantes de la machine primaire.
- La pression à l’entrée des turbines est contrôlée par le régulateur et indépendante des variations de pression dans Taccumulateur. Quand la machine primaire fonctionne, de grandes quantités de vapeur arrivent dans l’accumulateur où la pression s’élève ; le détendeur coupe alors la communication entre le générateur et les machines à basse pression ; puis, à mesure que la pression faiblit, le régénérateur restitue de la vapeur; mais si la tension devient insuffisante, le détendeur fonctionne et de la vapeur vive est envoyée aux turbines ; si la pression redevient élevée, le détendeur se ferme brusquement, et ainsi de suite.
- IV. — Résultats et Applications
- Ce sont surtout les machines d’extraction des mines et celles actionnant les laminoirs dans les aciéries qui, fonctionnant de façon en général fort intermittente, sont susceptibles de donner une économie notable par l’application du système Rateau. Grâce à raccumula-teur-régénérateur, on peut créer, sans frais d’installation trop élevés, une source d’énergie, électrique, par exemple, avec la vapeur qui, sans ce dispositif, resterait absolument sans
- p.216 - vue 217/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 217
- emploi. Le procédé sera plus avantageux encore si l’on envoie dans raccumulateur les vapeurs d’origine quelconque, c’est-à-dire celles provenant de toutes les machines motrices (ventilateurs, compresseurs, marteaux), aussi bien que le gaz provenant de la machine principale.
- Dans une aciérie d’importance moyenne, il n’est pas rare que la consommation totale de vapeur s’élève à plus de 60.000 kg. par heure ; si au lieu de laisser échapper ce flux, qui est intermittent, on en uniformise la tension dans un régulateur, on pourra obtenir, au moyen du courant régularisé, une puissance supplémentaire de 3.000 chevaux, laquelle serait, autrement, complètement perdue. De même, et en prenant, comme ci-dessus, au surplus, la valeur de 16 kg. de vapeur par cheval-heure électrique, on voit qu’avec des machines d’extraction abandonnant 6.500 kg. de vapeur par heure, on pourrait se procurer, en utilisant la vapeur d’échappement au moyen de raccumulateur, une puissance supplémentaire de 400 à 500 chevaux électriques nets.
- Il est à remarquer, au surplus, que le système Rateau serait avantageux même dans le
- Fig. 8. — Tui’bo-pompe
- cas où les machines intermittentes dont on voudrait utiliser les vapeurs d’échappement seraient déjà pourvues d’une condensation. Appliquée à des appareils d’un fonctionnement non uniforme, la condensation ne permet pas de réduire la consommation de plus d’un cinquième ; au contraire, en ayant recours à l’accumulateur de vapeur, on peut augmenter le rendement de 50 °/0, ce qui constitue une supériorité marquée, en présence de laquelle on ne peut craindre que les frais d’installation des appareils supplémentaires soient trop élevés pour que l’on réalise un bénéfice sérieux. Nous disons bénéfice plutôt qu’économie parce que, en réalité, la quantité de vapeur nécessaire reste la même ; il arrivera parfois aussi qu’elle sera plus élevée ; mais cette vapeur est utilisée de façon aussi complète que possible dans une turbine dont la puissance produite constitue un gain à peu près net pour l’exploitation.
- Qu’il s’agisse d’une installation minière ou métallurgique, il y a toujours, à côté de la machine principale (pour la levée des cages, dans le premier cas, mise en action des laminoirs, dans le second) un nombre plus ou moins considérable de machines variées ; il en est ainsi surtout dans les aciéries : les appareils moteurs y sont nombreux et fonctionnent dans des conditions souvent très diverses. Dans les cas ordinaires, l'alimentation des machines accessoires exige l’adjonction de chaudières', ce qui implique une dépense supplémentaire
- p.217 - vue 218/685
-
-
-
- 218
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- de combustible, des frais nouveaux d’entretien, de surveillance, etc. L’accumulateur-régé-nérateur permettant de produire, par la seule utilisation rationnelle de la vapeur autrement perdue, une puissance considérable, on pourra, en l’adoptant, supprimer chaudières supplémentaires, chauffeurs, etc. Les turbines mues par la vapeur d’échappement actionneront des dynamos qui fourniront, où et quand on le désirera, la force motrice voulue.
- Ainsi, l’emploi du régénérateur fait réaliser de nombreuses économies sur les frais de premier établissement et d’entretien ; ces économies sont dues principalement :
- 1° A la substitution d’un accumulateur, de construction relativement simple, aux chaudières supplémentaires indispensables en l’absence de régénérateur ;
- Accumulateur de vapeur
- 2° A l’emploi de turbines au lieu de machines à pistons pour commander les dynamos ;
- 3° A la suppression de toute dépense additionnelle de combustible pendant la marche de la machine primaire, ainsi qu’à la réduction du personnel.
- Nous avons vu déjà que ces économies sont des plus intéressantes ; elles seraient importantes, surtout dans les aciéries, où le prix élevé du charbon rend le prix du kilogramme de vapeur plus grand que dans les mines ; on ne pourrait les dédaigner non plus dans certaines industries, telles que les teintureries, sucreries, etc., qui produisent des quantités considérables de vapeur à une pression suffisante pour actionner les turbines.
- Les principales applications que peut recevoir la puissance produite par la turbine à basse pression sont bien connues; toutefois, désirant résumer l’étude de cette question de façon complète, nous les rappellerons brièvement.
- Les turbines se prêtent particulièrement bien, mieux que les machines à pistons, toujours plus encombrantes, à la commande :
- a) de ventilateurs — application dans les mines (fîg. 7) ;
- p.218 - vue 219/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 219
- b) De machines soufflantes— soufflage des hauts-fourneaux;
- c) De compresseurs— application dans les mines (travail à l’air comprimé);
- d) De pompes, soit à basse, soit à haute pression — alimentation des chaudières, etc. En principe, les ventilateurs et les compresseurs, les pompes à basse pression et celles
- à haute pression ne diffèrent pas sensiblement: ce sont des appareils à force centrifuge, à une seule roue, pour les faibles pressions, à plusieurs roues sur le même arbre (compresseurs et pompes multicellulaires) pour les pressions élevées.
- Aux mines de Béthune, c’est, précisément, à la commande d’un compresseur que doit être utilisé le groupe des deux turbines mixtes (voir, à ce sujet, ce qui a été dit précédemment).
- Mais c’est surtout pour actionner des dynamos ou des alternateurs que les turbines sont recommandables, en raison de leur régularité de marche et de leur grande vitesse de
- \\Tuyanftrie d'échappement existante )} des mammcs dcœtradion
- Hola-lnpartvshadum.sirprrsrttfaitffontiht'Hsnifwl
- Fig. 10. — Installation des mines de la Réunion
- rotation ; cette application a été réalisée, notamment aux mines de Bruay (France) et de La Réunion (Espagne).
- A Bruay (fig. 9), l’accumulateur reçoit la vapeur d’échappement de la machine principale et celle de la machine du ventilateur ; il alimente une turbine à basse pression qui commande deux dynamos montées en série ; la force récupérée est évaluée à 300 chevaux électriques.
- Aux mines de La Réunion (fig. 10), l’accumulateur fournit la vapeur à un groupe de deux turbines mixtes (comme à Béthune), destinées à mettre en mouvement des alternateurs triphasés d’une puissance de 220 kilowatts.
- *
- * *
- La supériorité des turbines, quant au rendement, est telle pour les pressions peu élevées, que même les installations de stations centrales peurraient être complétées avantageusement par un accumulateur-régénérateur.
- p.219 - vue 220/685
-
-
-
- 220
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- Supposons une machine primaire absorbant N kilogrammes de vapeur par cheval utile. Installons un condenseur; nous pourrons réaliser de la sorte une économie qui ne dépassera pas 20 %, c’est-à-dire qu’au maximum 0.2N kilogrammes de vapeur deviendront disponibles par cheval utile produit par la machine primaire. Nous pouvons utiliser cette vapeur dans un groupe électrogène pourvu d’un bon moteur à piston, compound ; mais, quelle que soit la qualité du moteur, la consommation par cheval sera d’au moins 7 kil. 1/2, c’est-à-dire qu’avec nos 0.2N kilogrammes de vapeur, nous aurons, au maximum, une puissance supplémentaire de chevaux utiles.
- Tout en maintenant le condenseur, adoptons un accumulateur-régénérateur alimentant un groupe turbo-dynamo ou turbo-alternateurs.
- La vapeur consommée par la machine par cheval utile reste la même : N. Cette vapeur est utilisée dans la turbine, dont la consommation est de 14 kilogrammes environ par cheval électrique ; en admettant même une perte, par condensation, notamment de 20 °/0,
- le groupe électrogène fournira encore, par cheval utile à la machine primaire, — p-g?
- au lieu de ; l’économie est donc plus que doublée; ce fait qui, au premier abord, peut
- paraître étrange, s’explique si l’on se rappelle que les turbines sont, de toutes les machines à basse pression, celles qui ont le meilleur rendement; pour des pressions élevées, les moteurs à détentes successives seraient préférables.
- Ajoutons que, malgré les conditions particulièrement défavorables dans lesquelles elles ont été effectuées, les expériences auxquelles il a été procédé à Bruay, tant parM. Rateau lui-même que par les ingénieurs de la société d’exploitation des fosses, ont pleinement confirmé les estimations théoriques primitives.
- E. GUARINI.
- BREVETS
- Commutateur-adjoncteur à commande électrique pour batterie d’accumulateurs ; A.-J. Boult. — Brevet anglais n° ii.323, du 18 mai 1904.
- Les éléments de la batterie sont disposés dans un circuit l', l, et chacun d’eux se trouve intercalé entre deux ailerons C (fig. 1) solidaires des plots de contact en cuivre C fixés eux-mêmes, avec interposition d’ardoise, sur un cadre A. Entre chaque plot de contact, des plots fictifs CL disposés pour servir de guides, sont séparés des autres C par un isolement au mica.
- Un arbre fileté G, disposé parallèlement aux contacts C, peut être actionné, soit à la main par le volant W, soit mécaniquement par le moteur M suivant que l’embrayeur P est en prise ou non. La rotation de G sert au déplacement d’un écrou
- mobile qui, avec les balais dont il est muni, constitue l’appareil de commutation. Les balais sont au nombre de deux, dont l’un de grande dimension, qui est le balai principal, et l’autre plus petit qui est le balai auxiliaire. Ils sont tous deux à double portée : une des branches appuyant sur les plots C pendant que l’autre demeure en contact avec la barre de prise de courant d de D. Le balai auxiliaire J n’a pour fonction que d’éviter la production d’étincelles lors du déplacement de son voisin pour gagner un des plots voisin, c’est-à-dire qu’il vient en contact avec le plot occupé par le balai principal avant que celui-ci ne le quitte et que ce dernier porte sur le plot suivant avant que le balai auxiliaire n’ait quitté le sien. En outre, la production d’étincelles est encore
- p.220 - vue 221/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 221
- amoindrie du fait que les deux balais sont reliés entre eux par une bobine de résistance Jb La marche du courant est la suivante : un des plots C, le balai principal d, la plaque de prise de cou-
- rant d', les fils de ligne /20, l2\ le circuit de charge L, et retour par la ligne V.
- L’axe G met aussi en jeu, soit directement, soit indirectement, des tiges filetées le long desquel-
- lonaao)
- les se meuvent des index qui indiquent la position occupée par les balais sur les plots correspondant aux éléments. Ce dispositif indicateur est généralement placé sur le tableau de distribution même, sous les yeux de l’opérateur.
- Le brevet comporte divers systèmes indicateurs. Dans celui représenté par la fîg. 3 par exemple, il est fait usage d’un voltmètre a', dont la graduation indique la position du balai principal; une barre de contact n' est disposée parallèle-
- Fig. 2 et 3
- ment le long du commutateur principal, en face d’une série de touches de contact p, reliées aux autres plots C et connectées en série par des spires de résistance s. Un rhéostat s1 est inséré dans le
- conducteur /'* pour maintenir l’intensité constante. Un troisième balai mr qui suit le mouvement du groupe des deux autres, relie la barre n' avec l’un des contacts p. Tant que l’intensité du
- p.221 - vue 222/685
-
-
-
- 222
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 6.
- courant demeure constante, la variation dans la résistance, provoquée par le déplacement de nï. fait, par suite, varier le potentiel.
- Le moteur électrique (fîg. 1), qui entraîne l’axe G par l’intermédiaire d’un pignon et d’une vis sans fin, est pourvu d’un commutateur automatique qui régularise son fonctionnement. La partie mobile de ce dernier est formée des contacts 5a, 54, bc, bc, be, 5’ (fîg. 4) montés sur un support 4 avec interposition d’ardoise ; la partie mobile est. composée de lames 6 qui se déplacent sur les contacts précités. La tige de commande (fîg. 5) de ces lames est solidaire d’une autre tige formant angle droit avec la première et disposée de manière à exécuter un mouvement de va et vient qui permet à la roulette qu’elle porte à son extrémité
- de venir s’engager avec une came 9. Cette came porte à sa partie interne un engrenage commandé par le pignon 8 de G et calculé de manière à ce que la came fasse une révolution complète pendant le temps que les balais mettent à franchir l’espace séparant deux plots. Par l’effort du ressort 11, la roulette demeure constamment en contact avec la came et quand elle tombe dans le cran ménagé dans cette dernière, le balai principal se trouve juste sur le milieu d’un des plots C.
- La fîg. 2 montre le moteur disposé comme un moteur série. La polarité du champ n’est jamais changée. Un bouton de contact à pression 22a (fîg. 6), agissant sur un ressort 22c, est supporté par une tige 22 pourvue de contacts 23, 24, dispo-
- Fig. 4,
- sés à angle droit. Ainsi qu’on le voit par la figure, la lame 24 s’engage avec les contacts 24 a, 24 4, et alors le circuit se trouve comprendre une source de courant Q à la terre ou dans un conducteur équivalent, relié ensuite par fi au champ du moteur M/\ puis par fi3 au contact 23, la lampe q, 23a, 13,14, fi2, lu, bd, la lame 6, le contact bc, fi°, lb,fi7 avec retour à la source. L’armature Ma est ensuite mise en court-circuit par fiA, 6, fi°, 24, fi, fi, ce qui la fait agir comme frein sur le moteur quand le balai principal arrive juste au milieu du plot. Elle peut encore être mise en court-circuit à l’aide du commutateur inverseur par la poignée 18. Par exemple, si cette dernière occupe une position telle, qu’aucun contact ne soit couvert, le circuit du champ se trouve coupé et le moteur ne peut pas démarrer. Pour le rétablir, on appuie sur le bouton 22a, ce qui établit le contact entre les bornes 234, 23a, par la lame 23, et sa marche est la suivante : Q, fi, fi, le champ M/*, fi3, 234,
- 24, 23a, 13, 19, 14, P2, l’armature Ma du moteur, fi, fi, 12, 20, 15 fi1 et retour à la dynamo. Le moteur étant en mouvement, la came fonctionne également et fait mouvoir la lame du commutateur automatique de façon à lui faire couvrir 5e et bf. Le moteur continue à tourner jusqu’à ce que la came ait fait un tour complet; à ce moment, le ressort 11 renvoie la lame 6 dans sa position première. Quand on renverse l’ordre de marche du moteur, la lame glisse de nouveau du fait du mouvement de la came et vient couvrir les contacts 5a, 54.
- Au lieu de freiner le moteur en mettant son armature en court-circuit comme ci-dessus, le brevet prévoit un tambour à gorges circulaires fixé à l’axe du moteur, la bande de freinage étant elle-même munie de saillies correspondantes qui s’y engagent ou s’en dégagent suivant le jeu d’un éleetro qui en commande la tige de manœuvre.
- L. D.
- p.222 - vue 223/685
-
-
-
- Il Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 223
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur la détermination expérimentale de la f. e. m. de dispersion d’un enroulement, par O. F. Guilbert. (The Electrical World and Engineer, du 3 déc. 1904).
- M. C.-F. Guilbert a, dans diverses études sur la réaction d’induit d’un alternateur (*), montré toute l’importance d’une détermination aussi exacte que possible de la f. e. m. de dispersion de l’induit lorsqu’on veut déterminer par le calcul les caractéristiques en charge avec faible facteur de puissance.
- Cette détermination peut se faire expérimentalement à l’aide de deux bobines d’épreuves montées en série et enroulées l’une, spire à spire avec l’une des bobines de l’induit et l’autre, en sens contraire de la première, dans les mêmes encoches et voisine de l’entrefer et si possible même dans celui-ci.
- L’intention de l’auteur est de montrer que l’emploi de ces deux bobines est indispensable pour obtenir la véritable valeur de la f. e. m. de dispersion, mais que, par contre, cette combinaison convient à tous les cas possibles de fonctionnement, c’est-à-dire aussi bien en court-circuit qu’en charge. Pour plus de simplicité, nous considérerons seulement le cas d’un alternateur à courants alternatifs simples et d’un bobinage dans des encoches rectangulaires, ceux d’une machine polyphasée avec perforations quelconques s’en déduisant facilement, comme nous l’indiquerons, du reste.
- Détermination par la marche en court-circuit. Le procédé le plus commode pour obtenir la f. e. m. de dispersion avec quelque exactitude, si les dents de l’induit ne sont pas trop saturées en charge, est de faire fonctionner l’alternateur en court-circuit.
- Evaluons le flux émanant de l’entrefer dans l’induit, dans ce fonctionnement. Ce flux comprendra :
- 1°) Le flux de fuite de l’induit à travers l’espace ÀBCD situé au-dessous de la couche de conducteurs la plus voisine de l’entrefer (fig. 1 et 2).
- 2°) Le flux de fuite à travers l’espace occupé par les conducteurs eux-mêmes.
- 3°) Le flux circulant dans le circuit magnétique commun à l’induit et à l’inducteur. Ces deux derniers flux étant les seuls qui traversent la bobine de l’induit, lequel est en court-circuit, produiront dans cette bobine une f. e. m. induite égale à la chute ohmique. Si l’on place une première bobine d’épreuve dans
- Fig. 1 Fig. 2
- le voisinage de l’entrefer, un de ses côtés en AB par exemple, on voit que les trois flux que nous venons d’indiquer traversent cette bobine. Cherchons les valeurs de ces différents flux.
- Adoptons les notations indiquées sur la figure 1. La répartition des ampère - conducteurs en chaque point des faces parallèles de l’encoche peut être représentée par un triangle F GD, celle de l’induction dans les différents tubes de force horizontaux traversant l’encoche pourra être représentée par le même triangle terminé par un rectangle.
- Le flux traversant la partie ABCD a évidemment pour valeur :
- o,4ttn; L-h h
- N étant le nombre de conducteurs de l’encoche et i l’intensité instantanée du courant.
- La valeur moyenne de la f. m. 111. entre les points E et C est : .
- (*) Voir L’Eclairage Electrique, nos des 7 mars, 14 mars, 2 mai et 16 mai 1904.
- o,4^Ni
- 0,4ttNj •
- —------>
- 2
- p.223 - vue 224/685
-
-
-
- 224
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- le flux dans la partie C D E F est donc :
- / \T • L/
- 0,4^Nl -r-
- 211
- Si l’on désigne par $ la partie du flux qui traverse toutes les spires de la bobine de l’induit, le flux traversant la bobine d’épreuve A B sera :
- (‘i + 3) + ®
- et la f. e. m. instantanée correspondante pour les N conducteurs de celle-ci aura pour valeur :
- di ^ d<S>
- -,----N — •
- dt dt
- Il est bon de remarquer qu’à vide, avec un même flux total émanant de l’entrefer, on aurait, évidemment, une f. e. m. égale à e dans la bobine considérée de l’induit puisqu’alors la différence de potentiel magnétique, entre les faces en regard de chaque encoche étant sensiblement nulle, il n’y aurait pas de flux sensible entre les surfaces A B et E F.
- La précédente formule montre que la première bobine d’épreuve considérée ne donne pas la valeur de la f. e. m. de dispersion cherchée, mais une quantité trop grande, précisément de la chute de tension ri, laquelle comprend, comme nous allons le voir, non seulement le second terme mais une partie du premier.
- Calculons, en effet, maintenant la valeur de la f. e. m. existant réellement en court-circuit dans la bobine de l’induit, et par suite dans une seconde bobine auxiliaire enroulée spire à spire avec elle, f. e. m. qui se réduit naturellement à 77.
- Soit x la distance de la couche la plus profonde à celle contenant un conducteur déterminé pour lequel nous allons calculer la f. e. m. dont il est le siège.
- Ce conducteur n’est évidemment entouré que par le flux de fuite compris dans la partie EFHK et par le flux <ï>. Le premier a évidemment pour valeur :
- 1
- 2
- O -j- 0,4?rNi -
- Lx
- T '
- La f. e. m. dans ce conducteur et son homologue dans la seconde encoche de la bobine est donc :
- . M Lx2 — o,4ttN -lr
- ilh
- di d$
- T — N -7— dt dt
- Si l’on considère les spires situées dans une couche d’épaisseur infiniment mince dx, et qui sont par suite pour cette couche au nombre N
- de -j dx , la f. e. m. réellement induite y sera:
- deK = —
- £o,4ttN
- 2lh
- Ce qui donne pour la bobine complète en intégrant entre les valeurs 0 et l de la variable x:
- , _TO L di ri 7 N d® r1 ,
- =-°’i*N M dj cx ix~l HiJ/*'
- __ / hl dj/
- =_°,4ltN2_ _
- d®
- NV
- dt
- Si nous retranchons cette f. e. m. de celle obtenue dans la première bobine auxiliaire AB nous aurons:
- .-.)=_„>N»L('| + n-n)s-=—+
- expression dont la valeur efficace est E Ë,, = 27tf. 0,4ttN2Lî -)- 10
- I étant l’intensité efficace du courant en court-circuit.
- On reconnaît bien la formule d’Arnold appliquée au cas d’une encoche rectangulaire.
- L’ensemble des deux bobines auxiliaires montées en série, après l’inversion du sens d’enroulement de l’une d’elles, donne donc bien la valeur de la f. e. m. de dispersion cherchée.
- L’emploi des deux bobines d’épreuve, montées en série, est donc indispensable pour avoir la f. e. m. de dispersion. Il va de soi qu’on peut prendre comme nombre de spires de chacune d’elles un multiple du nombre de spires de la bobine considérée de l’induit.
- En particulier, avec des barres occupant toute la hauteur des perforations, il y aura lieu d’employer plusieurs spires réparties uniformément sur cette hauteur.
- Toutefois dans ce dernier cas, la répartition de la f. e. m. le long du conducteur ne suivant plus une loi linéaire, par suite de l’effet des courants de Foucault produits par le flux de fuite, l’approximation obtenue dans la f. e. m. de dispersion sera moins grande.
- Remarque I. — 11 est facile de montrer que si l’on avait affaire à un alternateur ayant plus
- p.224 - vue 225/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 225
- de deux encoches par bobine, les résultats resteraient les mêmes que dans le cas précédent.
- En effet, il est évident que les flux correspondant aux fuites à travers les encoches situées entre celles de la bobine élémentaire la plus large, traversent toutes les spires de celle-ci. Il suffirait donc, pour en tenir compte, d’ajouter, dans les diverses bobines élémentaires, sauf la bobine intérieure, la valeur du flux correspondant aux fuites des encoches intérieures à la bobine élémentaire considérée, à celle du flux $ traversant toutes les spires de la bobine considérée de l’induit. Quant à la bobine élémentaire intérieure, son cas est le même que celui déjà étudié.
- Or, comme il suffit de faire la somme algébrique des résultats obtenus avec chaque bobine élémentaire d’une bobine de l’induit, et comme les calculs précédents montrent que N disparaît, il eu serait de même de toute f. e. m. correspondant à un flux supplémentaire.
- Les résultats sont donc les mêmes et l’on n’aura, en somme, qu’à répartir la bobine d’épreuve dans toutes les encoches d’une bobine complète de l’induit.
- Le raisonnememt précédent peut s’appliquer aussi aux flux traversant les diverses bobines des phases d’un alternateur polyphasé chevauchant celle considérée dans le calcul précédent. Ce dernier se trouve donc par suite applicable aux machines polyphasées.
- Détermination par la marche en charge.
- Lorsque l’on veut obtenir exactement la valeur de la f. e. m. de dispersion, et en particulier lorsqu’on veut étudier sa variation en fonction du déphasage, on peut opérer en charge avec le même dispositif que dans le cas précédent.
- En effet, les expressions de e et eK seront encore les mêmes que dans le premier cas étudié, si l’on désigne par <I> le flux traversant toutes les spires et correspondant cette fois à une certaine différence de potentiel U, aux
- bornes de la bobine. Comme la f. e. m. — N —
- al
- est éliminée dans la différence des tensions induites dans les deux bobines d’épreuve, la même méthode est applicable aussi bien pour les alternateurs à courants alternatifs simples que pour ceux à courants polyphasés et avec un nombre quelconque d’encoches par bobine.
- Ainsi donc le dispositif préconisé, répond bien théoriquement au but proposé.
- Pour justifier son application en pratique il y a lieu de faire quelques ' remarques importantes.
- Remarque I. — Si, par suite d’une induction assez élevée dans les dents, il y a des fuites magnétiques à vide à travers les encoches, la tension ne sera pas, comme nous l’avons supposé au début, la même dans les deux bobines d’épreuve. Il en sera de même avec des perforations non ouvertes, le flux de fuite à travers les isthmes traversant seulement la bobine d’épreuve située dans l’entrefer contre le fer induit. Dans ce cas, l’ensemble des deux bobines donnera une certaine tension à vide pour un même flux qu’en charge, et il suffira, pour en tenirco mpte pratiquement, de retrancher cette tension de la tension obtenue en charge pour avoir la f. e. m. de dispersion cherchée.
- Avec les perforations fermées, la bobine d’épreuve non enroulée spire à spire avec une bobine de l’induit peut être collée dans l’entrefer contre le fer induit dans la partie la plus étroite de l’isthme.
- Les lignes de force qui seront repoussées en dehors de cette bobine seront, en effet, à peu près négligeables dans ce cas, surtout si la bobine en question est faite aussi étroite que possible.
- Remarque II. — Avec des encoches plus ou moins ouvertes, en disposant la bobine d’épreuve dans les parties des rainures voisines de l’entrefer et aussi près que possible de celui-ci, on élimine une partie de la f. e. m. de dispersion, celle qui correspond aux fuites de l’induit dans l’entrefer.
- Théoriquement, cette bobine d’épreuve devrait être . située dans le voisinage de l’inducteur en charge et contre l’induit à vide.
- La position contre l’induit étant la seule possible pratiquement, le mieux est d’ajouter au résultat' obtenu expérimentalement la valeur de la f. e. m. de dispersion correspondant à cette partie seule, c’est-à-dire par bobine :
- U - 8
- e2 = 277/"X 0,47tN2I 10
- par exemple, 5 étant l’entrefer et A le nom-
- p.225 - vue 226/685
-
-
-
- 226
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- bre de spires d’une bobine complète de l’induit.
- Cette expression de e2 convient surtout aux valeurs de h supérieures à 5.
- Pour des valeurs de h plus faibles, on peut employer la formule, facile à établir.
- e.2 — 2ü/’X o,4rrN2I
- L5
- h -j- i,55
- Remarque IJ[. — Nous n’avons envisagé jusqu’ici que la dispersion à l’intérieur des encoches de façon à ne pas compliquer le calcul, cherchons maintenant comment va être modifiée l’étude précédente lorsque l’on fait intervenir la self-induction des parties extérieures.
- Il n’est d’abord pas douteux que la bobine enroulée spire à spire, même sur les parties extérieures, avec une bobine de l’induit et dont la f. e. m. réellement induite se réduit à ri en court-circuit comprendra dans ses composantes une f. e. m. correspondant à la self-induction des parties extérieures. Si l’on désigne par 1 le coefficient de self-induction correspondant, la valeur de cette f. e. m. de self-
- induction sera -f- > le signe -f- étant le signe
- convenable ici puisque le flux de fuite est extérieurement dirigé en sens contraire du flux dans l’entrefer. La nouvelle valeur de eK serait par suite
- = — o,4ttN2L
- 6 h
- di
- dt
- . di d<& dt ~ N ~dt
- On voit donc déjà que la seconde bobine d’épreuve ne pourra être enroulée extérieurement le long des parties extérieures puisqu’a-lors elle contiendrait un terme à peu près
- égal pratiquement à de sorte que la f. e. m.
- de dispersion extérieure disparaîtrait dans la différence e — e\
- Il s’ensuit donc que les parties extérieures de la bobine voisine de l’entrefer devront être appliquées contre les faces latérales de l’induit, de façon à les soustraire au flux à travers les parties extérieures de l’enroulement propre de la machine et de la bobine enroulée spire à spire.
- En disposant ainsi les bobines d’épreuve, on fait intervenir aussi la f. e. m. induite par le flux émanant de l’inducteur et traversant les parties extérieures des enroulements nor-
- maux, ou autrement dit, l’induction mutuelle de l’inducteur sur les parties extérieures de l’induit, laquelle réduit la self-induction de ces parties.
- Remarque. — On peut naturellement songer, principalement pour les dynamos à haute tension, à substituer à la bobine enroulée spire à spire une autre bobine plus facile à isoler de l’enroulement. Cette façon de procéder est très possible, comme nous allons le voir. La f. e. m. induite dans la bobine enroulée spire à spire étant :
- , „„ Ll di .. d<b — o,4t6N2 rr -r— N -T--6h dt dt
- . di dt
- la bobine auxiliaire devra être le siège de la même f. e. m. Cette formule montre déjà que
- la nécessité de voir disparaître le terme N ~
- dans la différence, exige que la bobine auxiliaire destinée à remplacer celle enroulée spire à spire ait N spires.
- Le flux qui doit la pénétrer en dehors du 11 ux <ï> est alors :
- o,47rNi Ll 2 3 h
- c’est-à-dire le tiers du flux traversant la partie de l’encoche occupée par les conducteurs. Il en résulte que la bobine auxiliaire devra se trouver à une distance telle du fond de l’espace de hauteur l occupé par les conducteurs, que la surface du triangle FDG soit partagée par une parallèle à D G en deux parties dans le rapport de 1 à 2.
- Cette bobine devra donc se trouver à une
- distance de EF égale à ou 0,58/.
- v'3
- Ceci concerne seulement les parties intérieures aux encoches. Extérieurement la nouvelle bobine auxiliaire ne donnerait lieu qu’à une valeur approchée de la f. e. m. de fuite et d’ailleurs suffisante.
- En résumé, on voit que notre méthode permet de mesurer facilement en pratique la f. e. m. de dispersion d’un enroulement quelconque et même d’étudier les variations de cette f. e. m. avec le décalage et la saturation des dents de l’induit.
- J. R.
- p.226 - vue 227/685
-
-
-
- 11 Février 1905
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 227
- Quelques expériences sur la marche des com-mutatrices synchrones.
- Nous donnons ici le récit d’une suite d’expériences faites sur des commutatrices synchrones, 00 oo à Seattle (E. U.jpendant les dernières trois années qt demie. Ces expériences sont d’un intérêt particulier pour cette catégorie de machines, puisque la Seattle Electric Company possède en service journalier une capacité de commutatrices synchrones de 60 so plus grande que toute autre Compagnie des Etats-Unis, et que ces machines ont fonctionné dans les conditions les plus diverses.
- Au cour's de l’été 1900, on a mis en service deux commutatrices synchrones à enroulement com-pound, 550 volts, alimentées par du courant alternatif provenant de la Snogmalie Falls Power C°; le courant continu fourni par les commutatrices synchrones était destiné à alimenter des tramways et des moteurs de stations. A cette époque, la Snogmalie C° transmettait le courant à la Seattle C° sous 15000 volts diphasés transformés en triphasés ; les fils conducteurs étaient pour chaque ligne en lil d’aluminium n° 2. Primitivement on avait projeté d’employer l’une des lignes à la transmission de la puissance, et l’autre à l’éclairage et aux puissances qui ne devaient avoir à redouter aucune variation brusque ou de grande amplitude. Le courant devant être fourni aux commutatrices était transformé en courant sous 340 volts par trois transformateurs de 600 kilowatts, connectés en triangle de chaque côté.
- Lorsqu’il y avait 15000 volts sur les lignes et qu’elles étaient multiples, une commutatrice synchrone marchait d’une manière satisfaisante à pleine charge, mais si l’on mettait en circuit la 2e commutatrice synchrone, on obtenait immédiatement un pompage de la commutatrice, quoique la charge n’ait pas dépassé celle d’un seul convertisseur synchrone. Si on laissait les deux machines en circuit, le pompage devenait si violent que les interrupteurs sautaient à la station génératrice. Des modifications dans la puissance du champ, entre son maximum et son minimum, n’améliorèrent guère la situation. On essaya un certain nombre de fois de faire marcher les machines dans ces conditions, mais sans succès. A cette époque, il y avait à Seattle des moteurs d’induction formant une puissance de plusieurs centaines de chevaux, qui étaient alimentés par
- le même système. On essaya de faire marcher les deux commutatrices synchrones avec et sans les moteurs d’induction en service, mais sans succès ; les résultats furent même moins favorables pendant que les moteurs d’induction étaient en marche.
- D’autres essais furent faits, les lignes de transmission étant séparées, mais prenant leur courant aux mêmes barres omnibus de la station génératrice, en mettant une commutatrice sur l’une des lignes d’induction et la seconde sur l’autre. La commutatrice synchrone tourna dans un faible champ et à vide d’une manière relative-menjrvégulière ; mais le pompage commença dès que la charge atteignit le tiers de la capacité de régime, en particulier lorsque la charge était due à un tramway. Les lignes étant toujours séparées comme ci-dessus, l’on mit en synchronisme deux commutatrices synchrones sur la même ligne, sans que du côté du courant continu elles soient ni en charge ni en parallèle. Dans ces conditions le pompage apparut au bout de quelques minutes, et devint bientôt si violent que les machines pouvaient se décrocher.
- Après ces résultats, on ne fît plus d’autres essais pour faire tourner les machines en même temps jusqu’à ce que la Compagnie ait commencé à distribuer le courant sous 30,000 volts. On trouva que dans ces conditions chacune des deux commutatrices synchrones marchaient d’une façon tout à fait satisfaisante à pleine charge, lorsque les deux lignes de transmission étaient en parallèle. Lorsque les lignes étaient séparées, une commutatrice synchrone marchait d’une manière parfaite à pleine charge et avec une surcharge de 50 pour cent. Mais dès que la deuxième machine était mise en circuit, le phénomène du pompage se produisait, à moins que la charge ne soit réduite. Avec une seule machine on peut donc supporter une charge plus élevée qu’avec deux machines. Il convient de rappeler que lorsqu’on fit ees expériences destinées à alimenter deux commutatrices synchrones par une seule ligne, cette ligne supportait dans presque chaque cas la charge due aux moteurs d’induction et à l’éclairage, charge qu’elle supportait dans tous les cas lorsque les deux lignes travaillaient en parallèle.
- Au printemps 1901 une troisième commutatrice de 550 volts fut installée dans la même sous-station à côté des deux autres machines;
- p.227 - vue 228/685
-
-
-
- 228
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- elle fut connectée aux mêmes bornes de départ des transformateurs. Lorsque les trois commuta-trices tournaient en même temps, elles étaient évidemment en parallèle sur chacun de leurs côtés courant alternatif et courant continu.
- A la même époque, un convertisseur synchrone diphasé, 250 volts, 500 kilowatts, à enroulement shunt fut installé dans une autre sous-station située à environ un quart de mille de la station dans laquelle se trouvaient les commutatrices de 550 volts ; cette machine prenait son courant sur le même système.
- Tant que les deux lignes de transmission restèrent en parallèle, l’adjonction de cette dernière commutatrice synchrone ne fut la cause d’aucun trouble dans le fonctionnement; mais lorsqu’il était nécessaire de mettre toute la charge sur une seule ligne, il se trouva que la commutatrice synchrone de 250 volts et l’une de celles de 550 volts avaient un fonctionnement satisfaisant, tandis que les deux autres commutatrices synchrones de 550 volts avaient une mauvaise marche lorsque la commutatrice synchrone de 250 volts était en circuit.
- Plus tard, Renton fut choisi comme station intermédiaire : l’un des fils fut supprimé entre Seattle et Renton, toute la charge étant par conséquent supportée par une ligne unique entre ces deux points ; entre Renton et la station génératrice, les deux lignes subsistèrent. Dans ces conditions, toutes les commutatrices synchrones de 550 volts purent être mises en marche en même temps ; mais, lorsque quelques-unes d’entre elles étaient fortement chargées, il y avait un pompage plus ou moins fort, qui n’était cependant pas assez sérieux pour avoir une grande influence sur l’éclairage. Dans cette dernière année les fils conducteurs en aluminium n° 2 furent remplacés par un fil en aluminium 4/0 entre Renton et la station génératrice, et par un fil en aluminium 2/0 entre Renton et Seattle. Après cette modification, deux ou trois commutatrices synchrones de 550 volts purent être branchées sur une seule ligne sans aucune des perturbations qui s’étaient produites dans les premières expériences, où plus d’une commutatrice avait été mise sur une seule ligne, et qui avaient été dues à une trop grande chute dans la ligne, laquelle provoquait un échange de courant entre les deux commutatrices synchrones.
- Il était nécessaire, puisque les trois commuta-
- trices de 550 volts étaient branchées aux mêmes bornes des transformateurs, de régler les rhéostats de champ avec le plus grand soin, de manière que la charge soit également répartie entre les trois commutatrices. Car, si l’une des commutatrices synchrones tournait dans un champ faible et les deux autres dans un champ plus puissant, il se produisait immédiatement un pompage qui devenait rapidement sérieux, à moins que le réglage convenable ne soit effectué. Il arriva plusieurs fois que les trois commutatrices se décrochèrent, à cause d’un mauvais réglage du champ. Tandis que les machines fonctionnaient dans ces conditions, on reconnut qu’un commutateur encrassé, ou une trop grande quantité d’huile employée à la lubrification, produisait de sérieuses perturbations ; le fait de changer les balais de place pour trouver le point neutre fut égalementfa source de fréquentes perturbations. Après avoir remédié à ces inconvénients, on obtint des résultats vraiment bons, mais seulement en surveillant les machines avec la plus grande attention.
- Ces expériences faites sur des machines connectées aux mêmes bornes d’un même groupe de transformateurs montrèrent que c’était la plus mauvaise combinaison qu’on avait pu faire et qui ne donnerait jamais lieu qu’à des mécomptes.
- Après que les commutatrices eurent cependant marché pendant deux mois, on installa un groupe de transformateurs distinct pour chaque commutatrice synchrone, chaque groupe étant constitué par deux transformateurs de 300 kilowatts transformant le courant de 2,200 à 340 volts, ces transformateurs étant, directement reliés à un autre groupe unique de transformateurs de 30,000/2,200. Ce changement n’influait en rien sur les essais’effectués sur une ligne de transmission unique, mais supprimait complètement les perturbations provenant du branchement des trois commutatrices sur la même série de transformateurs.
- La seule cause qui, à elle seule, a produit le plus de perturbations dans le fonctionnement des commutatrices synchrones, et à laquelle sont dues, directement ou indirectement, plus de 90 pour cent des perturbations qui se sontproduites, a été la rupture fréquente de la ligne de transmission. Presqu’à chaque fois que la ligne se cassait, il se produisait au collecteur de tous les convertisseurs de 550 volts en marche, une étin-
- p.228 - vue 229/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 229
- celle, suivie d’une forte détonation analogue à un coup de canon. La rupture de la ligne produisait une telle augmentation de tension au collecteur qu’elle permettait de franchir l’espace séparant les balais positifs et négatifs des machines. On n’observa que deux ou trois cas dans lesquels cet étincellement ne se produisit pas au moment d’une rupture de la ligne. Chaque fois que cet accident avait lieu, les bobines de l’induit étaient brûlées en même temps que l’étincelle se produisait. Cet étincellement endommageait considérablementlesorganes des machines, en brûlant les collecteurs et les balais et en détériorant des parties du mica isolant situé entre les segments de cuivre, ce qui produisait de petites cavités dans lesquelles s’accumulait bientôt de la poussière de cuivre et de charbon.
- Quelle est la cause de cet accroissement de tension au collecteur produit par l’ouverture brusque de la ligne ou par un court-circuit entre les fils brisés et les deux autres fils ? On n’a jamais pu la déterminer, puisqu’il ne s’est jamais trouvé quelqu’un de présent, qui pût faire un rapport en connaissance de cause. Cette cause de perturbation fut finalement éliminée en mettant à la terre le point neutre des enroulements diphasés des transformateurs.
- Lorsque les collecteurs sont absolument neufs, l’avarie produite par une étincelle unique n’a jamais été suffisante pour produire une perturbation quelconque, à moins que les bobines d’induit ne soient brûlées ; on pouvait remédier rapidement aux inconvénients produits, à l’aide de papier de verre grossier. Si les perturbations dans la ligne étaient un peu plus fréquentes, c’est-à-dire au nombre de trois ou quatre par semaine, le dommage produit par une étincelle sur les segments de mica n’était pas réparé avant qu’une autre étincelle se produise, d’où il résultait que sur le collecteur un certain nombre de segments de mica étaient détériorés sur une profondeur de 1/32 à 1/16 de pouce au-dessous de la surface de cuivre. Ces endroits se remplissaient rapidement de poussières de charbon et de cuivre produisant un court-circuit entre les segments. Ces court-circuits brûlaient tout sur leur passage, en produisant une étincelle et une explosion au collecteur tout à fait semblable à celle qui était provoquée par des perturbations dans la ligne ; la différence princi-
- pale était que le courant ne disparaissait pas de la ligne de transmission dans le cas de perturbations dues à ces court-circuits.
- Ces derniers furent la source de bien des difficultés, avant que’ la raison en fût connue. La difficulté de déterminer exactement l’endroit où se produisait l’accident provenait du fait que, lorsqu’il se formait une étincelle et que la com-mutatrice était décrochée, on pouvait immédiatement la ramener au voltage, synchroniser et mettre sous charge sans obtenir aucune indication sur la raison de l’accident. Souvent ces perturbations se produisaient plusieurs fois par jour; d’autres fois, les machines fonctionnaient un ou deux jours sans aucun accident. Lorsque la raison fut connue, on remédia facilement à ces inconvénients en faisant tourner le collecteur jusqu’à ce que les segments de cuivre et de mica endommagés soient rendus lisses.
- Pendant l’été et la fin de 1902, toutes les com-mutatrices synchrones furent transférées à la station de la « Post-Street » qui venait d’être terminée. Cette station comptait alors neuf commutatrices synchrones de 500 kilowatts, dont 5 étaient sous 550 volts, triphasées, les autres de 250 volts, diphasées, servant au réseau d’éclairage à trois fils. Chaque commutatrice synchrone avait sa propre série de transformateurs destinés aux commutatrices de 500 volts, et connectés d’après le principe de Scott pour transformer un courant diphasé en courant triphasé.
- Le courant acheté à la Snogmalie Fails Power Company arrivait également à cette station, ce qui en faisait à la fois une station centrale et une sous-station. Les commutatrices synchrones fonctionnaient aussi bien actionnées par un groupe générateur à vapeur, sans qu’il soit nécessaire d’employer des bobines d’induction spéciales comme pour le courant provenant des lignes de transmission. La seule exception à cette règle devait être faite, lorsque les génératrices actionnées par des machines à vapeur tournaient à une vitesse beaucoup moindre que la normale, c’est-à-dire à 114 tours par minute, tandis que la vitesse normale était de 120 tours par minute. L’influence de cette vitesse réduite des commutatrices synchrones sous l’action des génératrices à vapeur semble être une tendance au ralentissement chaque fois que la machine à vapeur passait au milieu de sa course, effet dont se ressentaient tous les circuits d’éclairage alimentés par
- p.229 - vue 230/685
-
-
-
- 230
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- les groupes générateurs et commutatrices synchrones. Cette perturbation était due à l’irrégularité de la vitesse angulaire des premières motrices et ne peut être attribuée aux commutatrices synchrones. Dans'' tous les cas, ce fait n’a eu d’autre conséquence que celle d’influencer les lampes à incandescence, surtout lorsque la vitesse des génératrices était inférieure à 110 ou 112 tours par minute. Ainsi qu’il a été dit plus haut, cet inconvénient disparaissait complètement lorsque les génératrices tournaient à leur vitesse normale.
- Pendant les derniers dix-huit mois, les accidents arrivés aux lignes de transmission ont été beaucoup moins nombreux que dans la période précédente, et les perturbations dans les commutatrices synchrones ont pratiquement disparu. Comme la mise à la terre du point neutre de l’enroulement secondaire des transformateurs protégeait les commutatrices synchrones contre l’étincellement au collecteur, lorsqu’il se produisait un accident dans la ligne, après que d’autres perfectionnements aient été apportés dans la ligne de transmission, les perturbations n’ont pas été plus nombreuses avec des commutatrices synchrones qu’avec un nombre égal de génératrices à courant continu de même capacité.
- Puisque la station comprenait deux sources de courant, il fallait alimenter une partie des commutatrices synchrones par le courant produit sur place, et d’autres par le courant fourni par la Snogmalie Falls Power C°, toutes les commutatrices synchrones travaillant en parallèle du côté courant continu. Cette combinaison a été faite sur les deux classes de commutatrices synchrones; la tension de chaque commutatrice était réglée par un régulateur Hartford. Cette disposition a été adoptée pour annuler les variations de tension dues à la fluctuation des charges provenant des tramways ; les résultats ont été beaucoup meilleurs, la charge mieux égalisée que lorsque toutes les commutatrices prenaient leur courant à la même source.
- La surveillance et les soins exigés par une commutatrice synchrone sont les mêmes que dans le cas d’un générateur à courant continu de mêmes tension et capacité. 11 faut passer les collecteurs au papier de verre - une fois par semaine, quelquefois deux fois par semaine. Pour avoir une surface de colleteur bien lisse, il faut commencer avec du papier de verre n° 2 1/2
- et terminer avec du papier de verre n° 1. Une très petite quantité d’huile employée avec chaque feuille de papier de verre empêche la poussière de s’envoler. Il est cependant mauvais de saturer d’huile le papier de verre employé, puisque l’excès d’huile forme avec la poussière de cuivre une pâte qui pénètre dans le mica, si celui-ci est mou comme doit être le mica employé dans le collecteur.
- L’emploi d’un excès d’huile est particulièrement mauvais, lorsqu’il arrive qu’un certain nombre de segments de mica du collecteur n’ont pas exactement la même hauteur que les segments de cuivre. On obtient de bons résultats en étendant sur le papier de verre une couche uniforme d’huile qu’on absorbe ensuite ; il en reste suffisamment pour empêcher la formation de poussière de cuivre, et pas assez pour qu’il se forme une pâte.
- Trouver des balais de charbon donnant de bons résultats fut une chose difficile et longue ; elle se trouva cependant après de minutieuses recherches. Un jeu de balais mis en service sur une commutatrice synchrone, le 28 mars 1904, était encore en service en août 1904, environ la moitié seulement du charbon étant usée. L’usure du collecteur a été tout aussi faible. Un autre jeu de balais, situé sur une machine voisine, était en service depuis le 23 février, et l’usure de ces balais, mesurée à la même époque que ci-dessus, peut être évaluée environ à 3/16e de pouce. Les balais employés sont de matière moyennement tendre et contenant une forte proportion de graphite. Les balais en graphite pur ne sont pas favorables au fonctionnement des commutatrices synchrones ; ils sont à prohiber d’une façon absolue.
- L. M.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Détermination du périmètre d’action des points d’alimentation dans les réseaux de distribution de courant. — Müllendorf. — Eletrotechnische Zeitschrift, 17 novembre.
- Dans notre étude sur le calcul rationnel des réseaux de distribution (1), nous avons montré qu’il fallait déterminer le périmètre d’action de chaque point d’alimentation, c’est-à-dire les limites à l’intérieur desquelles tout point de con-
- (9 Voir Eclairage Electrique, tome XL, 6 août I9O4, p. 220.
- p.230 - vue 231/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 231
- sommation doit être relié au point d’alimentation en question. Il est nécessaire, pour bien faire comprendre la détermination de ce périmètre d’action, de donner un exemple.
- Dans la fig. 1, C représente la station centrale; les points I, II, III, IV, représentent quatre points d’alimentation qui, entre autres, doivent alimenter un réseau formant un carré et sa diagonale. Supposons que le tronçon CI ait 1,000
- i$\;~
- mètres, le côté du carré 800 mètres, et, par suite, chaque diagonale, LlSOlnètres en chiffres ronds. On a les distances
- I D j = iooom II D2 = 1800 —
- III D3 = 2i3o
- IV Du = 1800
- Soit E la chute de tension dans les conducteurs d’alimentation, e la chute de tension maxima dans le réseau, et supposons que dans
- , , E
- le cas présent - = io •
- On cherche pour chaque distance D la valeur , eD2
- de-E '
- et l’on obtient
- —— = IOO OOO IO
- Da2
- îo
- d32
- io
- = 324 OOO
- = 453 690
- 21
- 10
- = 324 ooo-
- Pour t calculer les limites d’actions sur le segment IIV, on considère seulement les points d’alimentation I et IV, c’est-à-dire seulement les
- D2 D?
- distances D. et D.. Entre les deux valeurs — et — 44 1010
- c’est la dernière qui est la plus grande,
- Le rayon d’action présumé pour le point IV est
- donc L4 — 0, tandis que le rayon d’action présumé
- pour le point I est donné par la relation
- L|2 = ~ (D42 — D,,2)
- t 4/5? V —,------------------- , O
- Li =\/ —-------- — = v 224 000 = 4'73>
- V 10 10
- On a donc en premier lieu le tronçon I —1 = 473 mètres à porter à partir de I.
- La véritable limite d’action est placée au milieu du tronçon 1 — IV. Ce tronçon ayant
- 800 — 473 = 327 mètres
- la limite d’action est placée à 163,50 mètres de IV.
- Comme D2 = D}, on arrive au même résultat pour la limite d’action sur le tronçon I — IV.
- Le rayon d’action présumé
- I — 3 = 473 mètres, et le rayon d’action réel
- II — 4= i63 mètres 5o\
- La limite d’action sur le tronçon II —111 ne dépend que des distances D2 et D3. On a : L3 = 0 et
- L.> — y/JÜ. — = y x 29 690 = 36o mètres.
- En portant ce rayon d’action présumé sur le segment II — III à partir de 4, on arrive au point limite présumé 5. En prenant la moitié du segment Il — IV, on trouve la limite d’action réelle 6. L’égalité de D2 et D/( conduit au même résultat sur le tronçon III —IV :
- IV —^ 7 = 36o mètres et IV — 8 = 58o mètres.
- En ce qui concerne les points limites placés sur les diagonales, on remarque que la plus
- D2
- grande des quatre valeurs — est la troisième. O11 a donc :
- ;d32 Dx2
- 10 10
- yDl D22
- 10 IO
- y 353 690 1= 595 mètres y 129 690 = 36o mètres y 127 690 = 36o mètres-
- On obtient ainsi les points 9, 10 et 11.
- Le segment M — III n’est alimenté que par les points I et III : par conséquent en prenant la
- p.231 - vue 232/685
-
-
-
- 232
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.— No 6.
- moitié du segment 9 — III, on obtient le point 12 comme limite d’action réelle.
- En portant la longueur I — 1 àpartir de I vers M, on obtient le point 17 comme limite action présumée. En prenant la moitié des longueurs 17 — M — IV et 17 — M — II, on obtient les points 18 et 19 qui représentent les limites d’action réelles sur M — IV et M — IL
- En joignant les points de limites d’action réelles, on trouve les périmètres d’action relatifs à chaque point d’alimentation.
- B. L.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Nouveau détecteur d’ondes magnétique, Peukert. — Electrotechnische Zeitschrift, 2/1 nov. 1904.
- Le phénomène très intéressant au point de vue scientifique observé par Rutherford, la variation de l’hystérésis magnétique du fer dans un champ magnétique périodique, a servi à Marconi, pour la réalisation d’un détecteur d’ondes.
- Cet inventeur a construit deux appareils
- Terre
- reposant sur ce principe, mais tous deux présentent l’inconvénient que les signaux ne peuvent être reçus qu’au téléphone et ne peuvent pas être enregistrés d’une façon visible. L’appareil que nous allons décrire, basé sur le même principe, permet d’actionner un inscripteur et donne des signaux lisibles.
- Les fig. 1 et 2, montrent la diposition de cet appareil. Un aimant AB tourne autour d’un axe horizontal s’appuyant sur des rouleaux. Dans le champ magnétique produit par cet aimant est disposé un noyau de fer ou d’acier portant quelques tours de fil EE, dont les extrémités sont reliées à deux bagues SS, isolées de l’axe de rotation du noyau et en
- contact avec deux ressorts fK f2. La rotation du noyau de fer est produite au moyen d’un électromoteur par l’intermédiaire d’une petite courroie : lorsque la vitesse de rotation est constante, le fer est soumis pendant chaque tour à un cycle qui produit un certain travail d’aimantation dont la valeur est déterminée par la constitution du noyau et par l’intensité du champ magnétique.
- Ce travail d’aimantation ou d’hystérésis produit sur l’aimant un couple ; la valeur de l’inclinaison que prend le noyau de fer sous l’in-lluence de ce couple, peut servir à mesurer directement la valeur de l’hystérésis. L’hysté-résimètre d’Ewing est basé sur ce principe. Pour une vitesse de rotation suffisante du noyau de fer, l’aimant se place dans une position déterminée, faisant un certain angle avec sa position d’équilibre primitive. Pour que l’inclinaison de l’aimant soit aussi constante que possible, ou le munit d’un amortisseur constitué par des ailettes métalliques plongeant dans de l’huile ou de la glycérine.
- Si pendant que le noyau tourne et que l’ai—
- Antenne
- Fig. 2
- niant a une position déterminée, on fait passer dans l’enroulement un courant alternatif, l’hys-térésis du fer diminue ainsi que le couple exercé sur l’aimant, et ce dernier effectue un déplacement dans une direction opposée au sens de rotation. Dès que le courant alternatif est interrompu, l’aimant revient à sa position initiale. Ce déplacement est employé à actionner un contact ; dans ce but, l’aimant est muni d’un index Z, portant deux pointes de contacts qui ferment ou ouvrent le circuit et K2 ; ce dispositif peut être modifié de différentes façons.
- Pour employer cet appareil comme détecteur des ondes utilisées en télégraphie sans fil, on réunit l’un des ressorts de contact à l’antenne réceptrice et le second ressort de contact à
- p.232 - vue 233/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 233
- la terre. Les ondes reçues par l’antenne parcourent l’enroulement placé sur le noyau et produisent l’action dont nous venons de parler : le montage est celui de la fig. 3.
- Antenne
- Un relais R est connecté avec une source de courant au contact à fermer. L’action des ondes provoque l’établissement du contact K2
- et la fermeture du circuit de relais, qui commande ensuite, comme toujours, un appareil enregistreur : les signaux employés sont ceux de l’alphabet Morse.
- La sensibilité de l’appareil peut être accrue par l’adjonction d’une capacité en parallèle avec l’enroulement qui recouvre le noyau. Ce détecteur a sur le cohéreur de nombreux avantages. D’après les expériences de Fessenden, le récepteur magnétique nécessite environ 10 fois moins d’énergie que le cohéreur ordinaire, et l’appareil décrit a, sur ceux de Marconi, l’avantage qu’il permet d’enregistrer les signaux. Le même principe a été utilisé par Ewing et Walter, pour la construction de leur détecteur magnétique qui porte un miroir.
- R. V.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- La photométrie hétérochrome au moyen de photomètres à scintillation.
- A la suite de la communication de M. Lauriol sur le photomètre à papillotement et la photométrie hétérochrome (b, M. Blondel a communiqué les observations suivantes :
- « La très intéressante Communication de M. Lauriol soulève un des problèmes les plus difficiles et des moins avancés de la photométrie, celui de la photométrie hétérochrome. Ainsi que j’ai eu l’occasion de le montrer, il y a quelques années, dans une étude critique de la question ((i) 2), aucune des méthodes proposées pour lit comparaison de deux lumières de coloration très différente n’est complètement satisfaisante, soit que leur fondement soit inexact ou mal justifié, soit qu’elles négligent le phénomène de Purkinje. Celui-ci exige qu’on n’attribue aux mesures faites, qu’une valeur limitée aux conditions mêmes dans lesquelles elles ont été faites et que, par conséquent, on spécifie avec précision quel est
- P) "Voir Eclairage Electrique, tome XLI, page 550. (31 décembre 1904).
- (2) Rapport sur les Unités photométriques, Congrès des Electriciens, à Genève, 1896.
- l’éclairement absolu employé et si la comparaison a en lieu par l’une ou l’autre des deux méthodes classiques, c’est-à-dire par la comparaison des égales clartés ou par la comparaison des égales acuités visuelles, particulièrement bien analysées par MM. Macé de Lépinay et Nicati. Malheureusement, la nouvelle méthode qui vous est soumise échappe à cette classification.
- « Bien que cette méthode de la scintillation date déjà d’une dizaine d’années, car elle a été proposée dès 1893 par le professeur O.-N. Rood (*) (et j’ai déjà eu l’occasion d’appeler l’attention sur son importance pour la photométrie hétérochrome dans le rapport précité), elle a, jusqu’ici, été peu analysée, et l’on ne sait pas avec précision ce qu’elle mesure au point de vue physiologique. Le .photomètre de Rood consistait en un prisme de Ritchie à surface blanche dépolie, éclairé sur ses deux faces par les sources à comparer, et regardée par l’observateur à travers un prisme ou une lentille animée d’un mouvement de vibration, faisant viser alternativement l’une ou l’autre des faces
- (i) Rood, American Journal of Sciences, t. XLYI, 1893,
- p. 173.
- p.233 - vue 234/685
-
-
-
- 234
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- à des intervalles rapprochés. Il remarqua le premier que la scintillation disparaît à un certain moment, sensiblement lorsque les deux surfaces ont un égal éclat absolu, quelle que soit leur couleur.
- « M. F. Whitman donna une forme plus pratique à ce genre de photomètre (() en remplaçant le mouvement oscillant par un mouvement de rotation. Ses deux écrans, inclinés à 90 degrés l’un de l’autre et à 45 degrés sur l’axe de visée, sont formés, l’un d’un carton plein, l’autre d’un disque de carton découpé suivant un demi-cercle et tournant autour d’un axe perpendiculaire à sa surface. L’observateur regarde par une lunette à la périphérie du disque tournant et voit ainsi alternativement ce disque et le disque situé par derrière, ce qui permet de comparer les éclaircissements produits par les deux sources qui les éclairent respectivement. Ce dernier dispositif a été modifié récemment par le professeur Fleming (2) qui a remplacé le disque par une croix de Malte, réalisant quatre changements par tour au lieu d’un seul, et qui a adopté pour la commande du disque un moteur électrique.
- « Le photomètre de Symmance et Abady ne constitue donc pas, à proprement parler, une méthode nouvelle, mais seulement une forme nouvelle d’un appareil connu et qui peut présenter quelques avantages de simplicité. Cependant, le mode de construction de la partie tournante, formée de deux conoïdes raccordés le long d’une arête oblique, bien que très ingénieux, ne me paraît pas constituer la meilleure solution, car elle présente l’inconvénient (qui existait déjà dans le dispositif de Roodi que la substitution d’une surface à l’autre dans le champ de la vision ne s’opère pas instantanément, mais progressivement, pendant une durée égale à celle d’apparition d’une des surfaces ; il y a déplacement progressif de la ligne de séparation sur la rétine. Il en résulte que l’excitation nerveuse transmise au cerveau ne se produit pas simultanément pour toute la rétine et, par conséquent, le phénomène de scintillement doit perdre beaucoup en précision et en sensibilité en comparaison du cas
- (') Physical Review, t. III, 1896, p. 241.
- (2) Journal of the Institutionof Eleclrical Engineers, t. XXXII, 1903, p. 1, analysé dans l'Eclairage Electrique, tome XXXV, page 65 (11 avril 1903).
- où l’action d’une des lumières est remplacée brusquement sur la rétine tout entière par l’action d’une autre. Ce dernier résultat peut être obtenu en remplaçant les deux conoïdes de Symmance et Abady par des portions de surface conique à 45 degrés ayant leur sommet alternativement d’un côté et de l’autre du plan moyen. J’ai réalisé un dispositif de ce genre, dont je ferai connaître les résultats plus tard et qui a l’avantage cl’une grande simplicité.
- « L’intérêt de cette considération de l’action locale sur la rétine est d’autant plus important, que celle-ci a une composition très variable, dont il est nécessaire de tenir compte dans toute photométrie liétérochrome et, en particulier, dans l’étucle du phénomène du photomètre scintillant, si l’on ne veut s’exposer à des erreurs de jugement peut-être considérables.
- « La rétine comprend, en effet, deux parties distinctes au point de vue anatomique : la tache jaune de 2 mm environ de diamètre ou macula lutea qui sert à la perception nette, surtout en son centre, la foçea çentralis (diamètre 0,2 mm. à 0,4 mm), et qui contient seulement des cônes, sans aucun bâtonnet ; et, tout autour d’elle, la rétine périphérique qui contient, avec des cônes en nombre décroissant du centre vers la périphérie, des bâtonnets qui tapissent régulièrement toute la rétine ; les cônes de la tache jaune (au nombre d’environ 60.000) possèdent chacun un filet nerveux aboutissant au centre nerveux du cerveau, tandis que les bâtonnets (environ 120.000.000) sont réunis par groupes à un seul filet nerveux ; il semble en résultèr que les actions des bâtonnets se cumulent et produisent sur les centres nerveux une excitation résultante plus sensible que celle des cônes, ce qui explique que la périphérie de la rétine sôit plus sensible à la lumière que la fovea, et celle-ci, au contraire, plus sensible pour la perception des détails. ?
- « D’après Une récente et séduisante théorie de J. van Kries (d), le phénomène de la vision s’explique en attribuant aux cônes la) faculté de la perception des couleurs, tandis que les bâtonnets, qui sont le siège du pourpre rétinien, ne donnent que l’impression de la lumière ; au point de vue du sens chromatique,
- P) J. von Kries, Sur la fonction des bâtonnets dé la rétine (Z. f. Psychologie u. Physiologie der Sinnesorgane, t. IX, 1894, p. 181 à 203).
- p.234 - vue 235/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 235
- ils sont peu sensibles aux couleurs ; au point de vue de la sensation lumineuse, ils perçoivent mieux les rayons bleus, et surtout verts, que les rouges. Au contraire, les cônes perçoivent bien toutes les colorations ; la sensibilité lumineuse des cônes est plus faible que celle des bâtonnets, et il en résulte que la lumière, très faible d’abord, d’un corps porté progressivement à l’incandescence, perçue d’abord par les bâtonnets, apparaît toujours avec une couleur grise indécise et ne semble colorée que quand l’intensité s’est accrue notablement, ainsi que l’a constaté depuis longtemps Draper. Les animaux de nuit, qui ont un œil beaucoup plus sensible à la lumière que le nôtre, ont généralement la rétine formée exclusivement de bâtonnets.
- « On peut faire la photométrie hétérochrome en fermant les paupières assez pour diaphragmer beaucoup la pupille et ainsi réduire l’éclairement apparent des deux plages d’un photomètre jusqu'à ce que la différence des couleurs ne soit plus appréciable, tandis que la différence des intensités lumineuses est encore sensible ; mais alors la sensibilité différentielle, c’est-à-dire le degré de précision avec lequel on peut comparer les deux plages, devient très faible, ainsi que l’ont montré plusieurs observateurs, notamment M. le Dr André Broca (*). En outre, la comparaison ne donne pas le même résultat que par la méthode des acuités visuelles.
- « Le phénomène bien connu de Purkinje s’explique dans cette théorie par le fait que, au fur et à mesure qu’on abaisse l’intensité lumineuse absolue de deux lumières de coloration différente, la sensibilité des cônes diminuant plus vite que celle des bâtonnets, les couleurs perçues par ceux-ci paraissent devenir plus brillantes relativement aux couleurs perçues seulement par les cônes ; le bleu et le vert paraissent donc renforcés par rapport au rouge. Mais, si Ton a soin de limiter le champ de la vision à la seule macula, qui ne contient pas de bâtonnets, l’égalité de deux lumières de coloration différente une fois obtenue tend à subsister beaucoup mieux quand on réduit proportionnellement leur intensité ; autrement dit, il y a une grande réduction du phénomène
- de Purkinje. Il convient seulement de noter que, dans la partie centrale (fovea) de la tache jaune, la sensibilité des couleurs présente un minimum local (h, surtout marqué pour le bleu et le violet, analogue au minimum constaté au même point pour la sensibilité lumineuse, et de là peut résulter un effet inverse de celui de Purkinje (2).
- « Par ce qui précède, on comprend l’intérêt essentiel qu’il peut y avoir à préciser les conditions physiologiques dans lesquelles a lieu la vision dans les photomètres à scintillation ; si celle-ci a lieu sur la rétine entière, comme cela était probablement le cas dans les expériences de M. Lauriol, le phénomène de Purkinje se produit avec toute son intensité ; en outre, on peut concevoir que, en diminuant assez l’intensité lumineuse absolue de deux sources à comparer, le rôle des cônes devient peut-être négligeable à côté de celui des bâtonnets et qu’on puisse ainsi faire disparaître la différence de sensation des couleurs tout en conservant la différence de sensation lumineuse (3). Si, au contraire, le champ de la vision était limité à la tache jaune, l’effet de Purkinje serait réduit, mais le phénomène de Rood, c’est-à-dire la fusion des sensations colorées, obtenue à une vitesse plus faible que celle nécessaire pour amener la fusion des sensations lumineuses, serait probablement moins facile à réaliser et ne pourrait être interprété qu’en attribuant aux mêmes cônes deux fonctions distinctes, la perception de la lumière et la perception des couleurs, et deux valeurs différentes pour la persistance de chacune de ces impressions ; la persistance de l’impression des couleurs serait plus longue que la persistance de l’impression lumineuse. Enfin, si le champ de la vision comprend à la fois la tache jaune et la rétine périphérique, les phénomènes des cônes et des bâtonnets se trouvent plus ou moins mélangés et peuvent être beaucoup plus complexes. Il
- (!) Charpentier, La lumière et les couleurs, p. 191-205.
- (2) Charpentier, La lumière et les couleurs, p. 133-138. — Macé de Lépinay et Nicati, Journal de Physique, 1883.
- (3) D’après la théorie de Charpentier, qui n’attribue pas de fonctions différentes aux cônes et aux bâtonnets, la rétine présenterait tout entière lu propriété de deux modes de sensibilité, l’un pour l’impression des lumières blanches, l'autre pour l’impression des couleurs; il faudrait, dans cette hypothèse, que la différence des deux temps de perception fût commune aux cônes et aux bâtonnets.
- f1) À. Broca, Thèse de Doctorat en Médecine.
- p.235 - vue 236/685
-
-
-
- 236
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 6.
- serait donc préférable, pour préciser le phénomène, d’opérer toujours, soit sur la tache jaune seule, soit, au contraire, sur la rétine périphérique seule.
- « De tout cela il résulte que le photomètre à scintillation complique la photométrie hété-rochrome de nombreuses difficultés physiologiques spéciales, qui peuvent peut-être expliquer les résultats peu encourageants obtenus par M. Lauriol et justifier la continuation de l’étude qu’il a entreprise de cette méthode ; notamment on peut espérer l’améliorer par l’emploi d’un autre type d’écran tournant et par la limitation du champ de la vision. Peut-être n’arrivera-t-on cependant jamais à en tirer parti, ce qui donnerait tort à Rood et à ses successeurs ; mais la photométrie hétéro-chrome doit survivre à cet échec si on la dirige rationnellement dans la voie tracée par les travaux des divers savants que j’ai rappelés ci-dessus ; et les conclusions de M. Lauriol, dont le scepticisme est en partie justifié, en ce qui concerne le photomètre Symmance, seraient, je crois, trop pessimistes si on voulait leur attribuer une portée générale. »
- CONGRÈS DE SAINT-LOUIS
- Nouvelle théorie sur le fonctionnement des cohéreurs. — Guthe.
- Il est nécessaire de rappeler brièvement les quatre catégories d’hypothèses émises sur le fonctionnement des cohéreurs (1).
- Branly croit que la nature du diélectrique, interposé entre les particules de limaille, est modifié par les ondes électriques qui augmentent sa conductibilité. Cette façon de voir est infirmée par le fait que l’action cohérante se produit aussi bien dans le vide, dans l’air ou dans n’importe quel gaz où l’on place la limaille métallique, et par le fait qu’on n’a jamais pu observer sur les diélectriques d’effet de ce genre.
- Lodge estime que les particules métalliques sont recouvertes d’une couche mauvaise conductrice que rompt partiellement l’attraction électrostatique. La formation cl’une infinité de petites étincelles force alors complètement la
- fi) Un résumé des différentes théories a été donné dernièrement dans un article de M. A. Fisch. Éclairage Électrique, tome XLII, 7 janvier 1905, page 21.
- couche et établit un pont conducteur entre les grains.
- Les études microscopiques sur les phénomènes en jeu, dans les cohéreurs, n’ont pas confirmé cette théorie, qui d’ailleurs, est impuissante à rendre compte du fonctionnement des cohéreurs au charbon et à expliquer la variation de résistance qu’éprouvent les cohéreurs à limaille métallique, sous l’effet d’un échauffement.
- Eccles a émis l’hypothèse de l’orientation des particules et de la formation de chaînettes métalliques : cette théorie ne peut pas expliquer le fonctionnement des cohéreurs autodé-cohérants.
- Shaw attribue l’action des cohéreurs à une modification des surfaces et une orientation déterminée des particules métalliques aux points de contact.
- La nouvelle théorie de Guthe repose sur la théorie des électrons. D’après les idées nouvelles, il existe des électrons libres en mouvement dans tous les métaux. D’après J.-J. Thomson, une des raisons .pour laquelle les électrons ne s’éloignent pas du métal est qu’il se produit une attraction électrostatique de gran-s2
- deur ^entre eux et le métal (s désignant la
- charge de l’électron et r sa distance de la surface du métal. Sous l’influence des ondes électriques, la tendance de l’électron à quitter le métal est accrue par la présence d’un champ électrostatique puissant, qui augmente son énergie cinétique. Cela permet aux électrons de quitter le métal, c’est-à-direqu’il se produit un courant électrique dont les électrons sont le véhicule. Une fois que les parties métalliques sont en relation moléculaire par l’effet du transport d’électrons, un accroissement de l’énergie électrique n’entraîne qu’une augmentation du nombre des électrons, c’est-à-dire que l’intensité de courant augmente, tandis que la différence de potentiel reste constante.
- Le passage de l’électricité est accompagné d’un phénomène de pression qui agit perpendiculairement à la direction du courant. Cette pression chasse sur les côtés les molécules du diélectrique placées entre les particules métalliques et il se produit un pont conducteur métallique. Quand l’impulsion électrique cesse,
- p.236 - vue 237/685
-
-
-
- 11 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 237
- l’état normal ne peut être rétabli que si une force mécanique sépare, les unes des autres, les particules métalliques : la conductibilité persiste donc. Quand les électrodes sont écartées par l’effet d’un choc, la couche diélectrique se reforme à nouveau sur les surfaces, les points de contact changent de place et le cohéreur reprend sa résistance initiale élevée. Quand on rapproche les parties métalliques tout de suite après les avoir séparées, de telle façon que les points de contact soient les mêmes, la couche diélectrique n’a pas eu le temps de s’étendre sur toute la surface et la résistance est encore faible : cela explique les observations de Shaw et de Fisch.
- La propriété des limailles ou poudres métalliques, d’être conductrices quand on les chauffe, n’est pas en contradiction avec cette nouvelle théorie. Guthe a obtenu, en chauffant des contacts uniques, une diminution de résistance ; la tension critique, c’est-à dire la tension minima nécessaire pour provoquer l’action du cohéreur, devenait pratiquement nulle. L’état normal se rétablissait sous l’effet d’un refroidissement. Guthe compare ce phénomène avec d’autres phénomènes où il s’agit d’une migration d’électrons, et, en particulier, avec l’effet obtenu dans un tube à vide quand on chauffe la cathode.
- Quand les parties métalliques en contact sont très petites, comme dans le cas de surfaces rugueuses ou dans le cas d’une pointe aiguë formant contact, il ne peut passer qu’un nombre relativement petit d’électrons. Les cohéreurs de ce genre présentent une résistance élevée — caractéristique des cohéreurs autodécohérants. Dans ce cas, et particulièrement quand les ondes reçues ont une faible intensité, il se produit bien une migration d’électrons, mais le courant qui prend naissance, n’a pas une intensité suffisante pour chasser de côté les molécules du diélectrique et établir une conductibilité permanente. Cette explication ne suffisant pas dans tous les cas où il y a autodécohérence, Guthe admet que le transport d’électrons est accompagné d’une ionisation du gaz environnant qui disparait aussitôt que l’excitation électrique cesse. L’ionisation dépend de l’énergie employée ; la résistance diminue quand la f. é. m. croît, et croît quand celle-ci diminue. Si la force élec-
- tromotrice est constante et la résistance extérieure du circuit faible, la diminution de la différence de potentiel dans le cohéreur, après l’établissement du courant, peut entraîner la reformation des molécules de gaz, d’où une augmentation de la différence de potentiel qui produit une variation du courant et ainsi de suite. Le système se trouve sur la limite d’action du cohéreur et les variations périodiques qui prennent naissance, peuvent donner lieu à la production des sons musicaux qu’ont observé Ferri é et Hornemann.
- La lenteur d’action que présentent les cohéreurs quand la f. é. m. excitatrice a une valeur voisine de la tension critique, s’explique par le temps nécessaire au courant de faible intensité pour produire une ionisation suffisante.
- Un certain nombre de cohéreurs perdent de leur sensibilité après quelque temps de service. Cela ne peut pas être attribué dans tous les cas à une augmentation d’épaisseur de l’oxydation superficielle. Dans les expériences de Huth, un cohéreur placé dans l’huile de paraffine était régénéré après un repos de douze heures, et un cohéreur ayant de l’air comme diélectrique retrouvait sa sensibilité primitive quand on renouvelait cet air. L’analogie de ces phénomènes avec ceux que présentent les tubes à décharges, rend vraisemblable l’explication à laquelle conduit, dans ce cas, la théorie de Guthe.
- r. y.
- CONGRÈS DE VIENNE
- Emploi des voitures de remorque dans les exploitations urbaines électriques (suite), parM. G. Pavie.
- Dans quelle mesure l’emploi de voitures de remorque dèpend-il des conditions d’établissement des lignes (ligne à simple ou à double voie) et de Vintensité du trafic sur ces lignes ?
- Dans le cas où les lignes seraient à simple voie, le trafic à desservir réclame-t-il à certains moments, l’emploi d’une ou plusieurs voitures de remorque et est-on disposé à atteler des voitures de remorque aux voitures motrices P
- Dans le cas où les lignes seraient à double voie, quelles sont les considérations qui ont amené à l’emploi des voitures de remorque P Quel est le nombre de voitures de remorque par train P
- p.237 - vue 238/685
-
-
-
- 238
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 6.
- La question posée au Congrès avait principalement pour but d’élucider le point de savoir si le nombre de remorques utilisées était plus ou moins grand, selon que les lignes sur lesquelles elles circulent sont à double ou à simple voie. C’est pour cela que l’on demandait de faire ressortir ensuite, séparément, le nombre de remorques attelées à la voiture motrice respectivement sur les lignes à simple et à double voie.
- Sur 42 Sociétés, 25 ont répondu à cette sous-question ; mais elles ne font pas connaître s’il circule un nombre différent de remorques, selon que la ligne est établie à simple ou à double voie.
- A lire ces réponses, on a l’impression que, sauf dans certains cas tout à fait spéciaux, on peut employer indifféremment le même nombre de remorques, que la ligne soit à double ou à simple voie.
- Il n’est pas douteux que l’emploi des remorques s’impose plus tôt, plus vite, sur les lignes à simple voie, attendu que la double voie, qui donne toute l’élasticité voulue pour des variations d’horaire, permet souvent de satisfaire à un service intense très momentané sans recourir aux voitures de remorque. On remarque en effet dans quelques exploitations, qu’à certaines heures de la journée, l’intensité très momentanée se manifeste suivant une direction déterminée, alors qu’en sens contraire, le nombre des voyageurs est très restreint. Sur ces lignes, on peut dans ce cas, tout en restant clans les limites des obligations imposées par le cahier des charges, retarder un peu avant le moment de. la forte poussée, le départ d’un certain nombre de voitures pour les lancer ensuite à intervalles rapprochés, de manière à offrir en très peu de temps, et dans la direction voulue, un grand nombre de places ; cle la sorte, l’exploitation bénéficie davantage de l’utilisation du tarif de lre classe.
- Mais c’est là, une solution d’espèce, et, pour montrer comment la question n’est guère susceptible d’une solution uniforme, l’auteur cite la suivante (Tramways de Strasbourg) qui est d’une conception bien differente :
- « Nos lignes en double voie comportent pour la plupart d’entre elles, un service régulier de cinq en cinq minutes, établi en correspondance avec un service de dix en dix minutes pour les lignes suburbaines. Un changement d’horaire qui serait occasionné par une réduction de I
- l’espacement entre les voitures pour le service urbain, détruirait la simplicité du service ; aussi cherchons-nous à maintenir aussi longtemps que possible le service actuel de 5 en 5 minutes, bien que nous devions reconnaître cependant qu’il serait parfois plus avantageux d’organiser un service de motrices plus intense en ne remorquant pas de voitures d’attelage. »
- Les « Tramways Bruxellois » expriment l’avis « qu’il vaut mieux sur les lignes à deux classes ne faire circuler, mais alors en assez grand nombre, que des voitures motrices seules ; le supplément de dépense étant compensé par la surtaxe de lre classe, le public étant plus enclin à prendre le tramway, lorsque celui-ci passe très fréquemment ». C’est une considération qui mérite tout particulièrement de retenir l’attention.
- Conclusions. — Les conditions d’établissement des lignes, quant au nombre de voies, n’interviennent pas dans la limitation du nombre de remorques que l’on peut employer.
- Quant le trafic à desservir le réclame, on utilise aussi bien les remorques sur les lignes à simple voie où elles s’imposent plus vite que sur les lignes à double voie.
- Dans le cas où les lignes sont à double voie, les considérations qui amènent à employer des voitures de remorque sont basées généralement sur la nécessité d’augmenter la capacité de chaque unité de transport.
- Dans quelle mesure l’emploi de voitures de remorque sur un réseau dépend-il de la nature et de l’intensité de la circulation des piétons, voitures, charrettes, etc., ainsi que de la largeur et du caractère des rues et places parcourues par le tramway P
- En général, la circulation des voitures, des charrettes, etc., ainsi que la largeur et le caractère des rues et places parcourues par le tramway n’a aucune influence sur l'emploi des remorques.
- Quelques Sociétés signalent cependant qu’à raison de l’exiguïté des rues et de l’importance du mouvement qu’on y rencontre, l’autorité a restreint à une voiture seulement le nombre de remorques pouvant être attelées aux voitures motrices.
- p.238 - vue 239/685
-
-
-
- li Février 1805.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 239
- On constate aussi qu’un certain nombre de Sociétés ne peuvent faire usage que d’une seule remorque sur le réseau urbain, alors qu’elles sont autorisées à en employer deux sur les lignes suburbaines, C’est d’ailleurs de cette restriction que se plaignent plusieurs Sociétés, et il y a lieu d’espérer que l’expérience fera reconnaître qu’un train à une ou deux remorques ne constitue pas une entrave pour la circulation générale dans les artères empruntées par les lignes de tramways. Telle est, sur ce point, l’appréciation personnelle de l’auteur, basée notamment sur l’exploitation du réseau de Marseille, ville qui est au nombre de celles où l’intensité de la circulation, particulièrement des gros charrois, atteint le degré le plus élevé.
- En ce qui concerne la circulation intensive des piétons, l’auteur se rallie à l’opinion émise par la Société des Tramways électriques de Banne à Elberfelcl, à savoir que c’est précisément lorsque la circulation des piétons est très importante que l’emploi de remorques est recommandable au lieu d’être gênant, puisqu’il ne peut que diminuer le nombre des personnes circulant à pied en leur olfrant un transport rapide et à bon marché et, par suite, réduire l’encombrement des artères parcourues.
- Quelle est, au point de vue du freinage des trains de voitur es, Vinfluence des pentes et autres conditions topographiques des artères empruntées par les lignes !
- A quelles exigences doit satisfaire à ce point de vue une exploitation ! Quel est le système de freinage employé ?
- A) Influence des pentes, etc.
- Il résulte des renseignements fournis par un petit nombre de Compagnies qu’au-dessous de 3 %, les pentes n’exercent pas une influence sensible au point de vue du freinage des trains de voitures.
- Le Tramway de Berlin à Hohenschônhausen ne peut pas remorquer plus de deux voitures d’attelage, par suite d’une pente de 3,3 % sur une longueur de 260 mètres comportant en outre deux courbes de 40 mètres de rayon.
- Les Tramways de Genève comportent de nombreuses pentes de 4 à 5 % , qui rendent le freinage difficile avec remorque.
- A Heidelberg, sur une ligne ayant une pente de 2,5 %, on peut atteler deux remorques fermées ou trois remorques ouvertes.
- A Kônigsberg, l’emploi de voitures de remorques est interdit sur les lignes présentant des pentes de 8 %.
- A Lyon, certaines lignes desservant la banlieue de Lyon ont des pentes de 3 % au moins, assez longues, qui nécessitent l’emploi de freins continus constamment serrés à la descente. De plus, sur deux lignes, des courbes à faible rayon (20 à 30 mètres) nécessitent un ralentissement accentué avant de les aborder, de même que les aiguillages sur les lignes à voie unique.
- Au Havre, sur les lignes à grandes pentes, atteignant 10 % avec exploitation par simple adhérence, on ne fait pas usage de voitures de remorque. Sur les autres lignes, les pentes, ne dépassent pas 7 % .
- Comme la vitesse est réduite à la descente de ces pentes, leur influence, au point de vue du freinage, né modifie pas sensiblement l’ensemble des conditions à remplir par les appareils d’arrêt lorsqu’ils sont utilisés en palier, mais avec des vitesses bien supérieures.
- A Marseille, l’emploi-de remorques est interdit sur une ligne présentant une pente de 10 % . Sur une autre ligne ayant une rampe de 7 à 8 % , sur une longueur de un kilomètre environ, des trains à une remorque sont employés avec un dispositif spécial de freinage et des sabots à coin empêchant la voiture motrice de reculer. Sur l’ensemble des autres lignes du réseau, où l’on rencontre beaucoup de pentes comprises entre 3 et 7 % , les remorques sont employées d’une façon courante ; mais le conducteur de la remorque doit se tenir au frein sur toutes les rampes dépassant 5 % .
- B) Exigences, etc.
- Aix-la-Chapelle.— Sur les descentes excédant 3,3 % , et d’une longueur supérieure à 100 mètres, il est stipulé que le receveur de la voiture devra rester auprès du frein, lorsque les voitures de remorque ne sont pas munies d’un frein continu.
- Tramways de Berlin à Hohenschônhausen. — Les trains doivent pouvoir être arrêtés, au moyen de chaque frein, sur une longueur de 6 mètres, le train étant lancé à une vitesse de 10 kilomètres à l’heure et la surface des rails étant supposée sèche. Pour réaliser cette der-
- p.239 - vue 240/685
-
-
-
- 240
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N® 6.
- nière condition, les voitures motrices possèdent une sablière dont l’orifice se trouve immédiatement au-dessus des rails.
- En France, les conditions généralement imposées sont les suivantes :
- Arrêt sur 20 mètres de longueur au maximum, d’une voiture lancée en palier, rails secs, à la vitesse de 20 kilomètres à l’heure.
- C) Système de freinage employé.
- On dispose partout, outre le .frein électrique par mise en court-circuit, du frein à main ordinaire ; chaque voiture d’attelage possède un frein à quatre sabots, surtout si le train n’est pas muni d’un frein continu.
- D) Emploi du frein continu.
- Sur 42 exploitations, 14 se servent d’un système de freinage à frein continu.
- La Grande Société des Tramways de Berlin emploie des freins Sperry et des freins à air comprimé.
- La Société des Tramways électriques de Berlin emploie le frein à solénoïde.
- Les Tramways Bruxellois emploient le frein Westinghouse.
- Les Tramways de Cologne et d’IIeidelberg emploient le frein à solénoïde Siemens & Halske.
- Les Tramways de Lyon emploient des freins genre Sperry sur les automotrices et des freins électro-magnétiques du même genre ou du système Guénée sur les voitures de remorque.
- A Marseille les trains composés d’une ou plusieurs remorques sont munis d’un frein
- électrique continu qui agit de la manière suivante :
- Le courant produit par les deux moteurs de la voiture motrice agissant au moment du freinage comme générateurs, est envoyé dans des électro-aimants ou solénoïdes, système Guénée, à longue course qui agissent directement sur la timonnerie du frein à main de chaque remorque ; ce système donne d’excellents résultats à condition que la timonnerie des remorques soit bien réglée. Il ne présente qu’un inconvénient, c’est que, en cas d’avarie à un des solénoïdes ou au câblage des freins d’une remorque, le fonctionnement du frein électrique des motrices est en même temps arrêté parce que le montage des freins des remorques est fait en série avec celui de la motrice, mais ce cas se produit rarement et, lorsqu’il se présente, il provient généralement d’un mauvais accouplement dans les câbles de connexions auquel il est facile de remédier. Aux essais, ce frein continu a permis d’arrêter un train d’une motrice et de deux remorques pesant environ 30 tonnes et lancé à une vitesse de 20 kilomètres à l’heure sur un espace de 14 à 15 mètres en palier et sur un rail sec et propre ; la condition théorique imposée étant un train lancé à 20 kilomètres à l’heure en palier, en 20 mètres ; on voit qu’elle est très largement remplie. Le grand avantage de ce système de frein consiste dans son extrême simplicité et l’extrême bon marché de* l’entretien.
- (A suivre).
- «
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant: A. Bonnet.,
- p.240 - vue 241/685
-
-
-
- Tome XLII
- Samedi 18 Février 1905.
- 13* Année. — N° 7.
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — fl. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. Ll PPM AN N, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MON N 1ER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- VARIATIONS, DANS UNE PÉRIODE, DU FLUX LUMINEUX ÉMIS PAR UN ARC VOLTAÏQUE ALIMENTÉ PAR COURANTS ALTERNATIFS.
- Avant d’exposer les résultats de ces recherches effectuées au Laboratoire Central d’Electricité en 1901, augmentées depuis de nombreuses observations, je me fàis un devoir en même temps qu’un plaisir d’adresser mes remerciments à Monsieur Janet et à Monsieur Laporte pour le bienveillant intérêt qu’ils ont porté à cette étude et les précieuses indications qu’ils m’ont toujours fournies.
- Généralités. — Afin de rendre plus clair le travail qui suit, nous allons dire quelques mots sur les differentes sources lumineuses de l’arc électrique.
- Nous connaissons quatre zones différentes lumineuses dans l’arc électrique à courants continu ou alternatif.
- 1° Le cratère du crayon positif;
- 2° Le cratère du crayon négatif;
- 3° L’arc proprement dit (vapeurs de carbone mélangées à celles des sels minéraux de la mèche;
- 4° L’incandescence des extrémités des crayons.
- Le cratère positif est la plus importante des sources de lumière de l’arc à courant continu dans les conditions pratiques de fonctionnement. Il est utile de dire que nous ne considérons pas dans la première partie de cette étude l’arc à flamme dans lequel l’arc proprement dit émet la fraction principale du flux lumineux ; mais l’arc jaillissant
- p.241 - vue 242/685
-
-
-
- 242
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N« 7.
- entre crayons ordinaires, habituellement employés, et dont la mèche ne renferme que les sels minéraux nécessaires à la stabilité de l’arc.
- D’après Mme Ayrton, viendraient ensuite, dans l’arc continu, suivant l’ordre de leur importance :
- 2° le cratère négatif;
- 3° l’arc proprement dit;
- 4° l’incandescence des extrémités des crayons.
- Ces sources lumineuses se distinguent aussi par la nature des radiations émises : tandis que les cratères donnent une lumière blanche, les extrémités incandescentes des crayons émettent un flux lumineux composé en grande partie de radiations rouges ; et l’arc proprement dit une lumière, généralement violacée, dont la teinte varie, cependant avec la nature des sels que renferment les mèches des crayons.
- Ces dernières considérations s’appliquent aussi bien à l’arc à courants alternatifs qu’à l’arc continu.
- La puissance électrique dissipée dans l’arc alimenté par courants alternatifs, est une fonction périodique du temps. Le flux lumineux, étant variable avec la puissance, est nécessairement une fonction périodique du temps.
- Mais cette puissance transformée dans l’arc peut être représentée par une expression de la forme :
- E02 sin2 oit Ef, (i — cos 2 oit)
- R = 2R
- E0 différence de potentiel maximum aux crayons;
- w pulsation de courant;
- R résistance apparente de l’arc au moment considéré.
- La valeur de cette fonction étant indépendante du sens de la différence de potentiel, la puissance utilisée dans l’arc passera par les mêmes valeurs toutes les demi-périodes du courant alternatif utilisé. Le flux lumineux total, fonction de cette puissance, passera aussi par les mêmes valeurs toutes les demi-périodes.
- La tension d’alimentation changeant périodiquement de sens, chaque crayon sera positif pendant une demi-période et négatif pendant l’autre moitié ; le cratère positif, source importante de lumière, changera donc périodiquement de point d’application; et dans la disposition généralement adoptée des crayons, tantôt éclairera la partie supérieure de l’espace, tantôt la partie inférieure.
- Nous aurons donc à considérer : 1° la variation du flux lumineux total ; 2° la variation du flux hémisphérique supérieur; 3° celle du flux hémisphérique inférieur.
- Nous pourrons appliquer, pour la détermination de ces valeurs périodiques dans le temps, la méthode que nous avons indiquée et appliquée à la mesure des variations d’intensité lumineuse périodiques, des lampes à incandescence alimentées par courants alternatifs. (Bulletin de la Société Internationale des Electriciens de Décembre 1901.)
- Exposé de la méthode. — Nous allons rappeler, en quelques mots, le principe de la méthode.
- Supposons que nous ayons, par un miroir elliptique M, fig. 1, concentré le flux lumineux total d’un arc A, alimenté par courants alternatifs, placé au foyer de l’ellipse, sur une faible surface d’un écran diffuseur E.
- L’éclairement produit par cette tache lumineuse en un point quelconque O, où sera placé l’écran d’un photomètre, sera proportionnel à chaque instant au flux total émis par l’arc.
- p.242 - vue 243/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 243
- Nous savons, comme nous l’avons expliqué plus haut, que les variations du flux lumineux sont périodiques. Quel que soit alors le décalage existant entre la courbe de différence de potentiel d’alimentation de l’arc et la courbe de variation du flux lumineux dans le temps, à une même valeur de la différence de potentiel correspond toutes les demi-périodes, et dans le fonctionnement normal, une même valeur du flux lumineux.
- Si par un procédé quelconque nous arrivons à démasquer la tache lumineuse de l’écran diffuseur, une fois chaque demi-période et à des intervalles égaux, au moment où la différence de potentiel a la même valeur, nous verrons cette surface sous un éclat constant et produisant un même éclairement sur l’écran O du photomètre ; nous pourrons ainsi déterminer cette dernière valeur, et de la connaissance de la constante de l’appareil, celle du flux lumineux émis par l’arc à ce moment de la période.
- En démasquant cette tache lumineuse à des valeurs différentes de la différence de potentiel, nous pourrons tracer la courbe des variations du flux lumineux dans la période.
- C’est en d’autres termes la méthode générale de la détermination expérimentale des
- phénomènes périodiques dans le temps, appliquée à la mesure des variations du flux lumineux.
- Dans un moteur synchrone bipolaire en mouvement, travaillant à différence de potentiel, charge et excitation constantes, un point de l’induit occupe toujours la même position de l’espace, après une période du (murant alternatif d’alimentation, c’est-à-dire à une même valeur de la différence de potentiel.
- Alimentons l’arc et l’induit du moteur synchrone par le même courant alternatif. Si nous entraînons un disque D, fig. 2, à fente F, par le moteur, et que nous regardions la tache lumineuse E, d’un point P, nous devrions la voir sous un éclat sensiblement constant pendant le court instant où elle est démasquée. Mais les visions successives de cette tache se produisant à des intervalles de temps très faibles, la vitesse du moteur ou la fréquence du courant utilisé étant suffisante, l’impression sur la rétine persiste pendant le court instant où l’écran est caché ; on voit alors d’une façon continue, à éclat constant, la tache lumineuse d’un même point de l’espace.
- Tout se passe comme si l’écran produisait un éclairement constant au point P, et égal approximativement à l’éclairement réel multiplié par le rapport de l’angle d’ouverture de la fente à l’angle total du disque.
- On peut donc, à l’aide du photomètre, déterminer la valeur de l’éclairement moyen entre les deux fractions de la période où la tache est démasquée et cachée et en déduire facilement le flux lumineux réel correspondant.
- p.243 - vue 244/685
-
-
-
- 244
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 7.
- Nous avons montré que la fréquence de la variation du flux lumineux total est double de celle du courant d’utilisation ; on peut ainsi adopter sur le disque deux fentes égales diamétralement opposées.
- Supposons le disque D à fente unique fîg. 2. Si nous regardons à travers le disque en mouvement la tache lumineuse, des points P, P^, P2, P3..., P» situés sur une circonférence de rayon OP plus petite que celui du disque et concentrique, nous verrons l’écran à des moments différents de la période.
- Si nous déplaçons l’écran d’un photomètre autour du centre O en lui faisant occuper les positions P, P.,, P..3, P» nous pourrons déterminer la valeur du flux lumineux aux différents moments de la période, la circonférence totale représentant la période complète.
- Avec les appareils dont nous disposions, nous n’avons pu adopter ce montage; nous avons dû au contraire laisser au photomètre la même position de l’espace et déplacer le disque par rapport à l’induit.
- Cette façon d’opérer a l’inconvénient de nécessiter l’arrêt du moteur à chaque changement de décalage du disque.
- MONTAGE DE INEXPERIENCE
- L’arc était placé au centre de la sphère du lumenmètre de M. Blondel, fîg. 3. Le du flux lumineux était réfléchi et concentré par le miroir elliptique en une tache
- n: i
- Fig. 3.
- Plan schéma de l’installation
- MM Miroir du lumenmètre.
- S Sphère du lumenmètre.
- A Arc.
- E Ecran diffuseur. m Induit du moteur synchrone. D Disque à fente radiale. d Cylindre à contact.
- XX Banc photométrique.
- P Photomètre.
- L Lampe étalon.
- I Interrupteur.
- B Self-induction.
- Aj Ampèremètre thermique.
- V Voltmètre thermique.
- V! Voltmètre des volts instantanés.
- T Transformateur de tension.
- I Lampe de phase.
- E] Excitation du moteur.
- R Résislance de démarrage du moteur en continu. R! Résistance d’excitation.
- R2 Résistance de la lampe étalon.
- V2 Voltmètre de la lampe étalon.
- lumineuse sur un écran diffuseur. L’éclairement produit par cette tache sur l’écran d’un photomètre Lummer et Brodhum était mesuré comparativement, à celui d’une lampe à incandescence étalon, dont la distance au photomètre était variable.
- Auprès de l’écran du photomètre, et à une distance fixe, était placé le disque en aluminium du moteur synchrone bipolaire, démasquant, au moment considéré de la
- p.244 - vue 245/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 245
- période, la tache lumineuse de l’écran diffuseur. L’ouverture de la lumière du disque était le-^r-de sa surface; l’éclairement du photomètre était par conséquent le environ de l’éclairement réel de la tache lumineuse.
- Connaissant la constante de l’installation, il était facile de déduire, de l’éclairement en lux mesuré par le photomètre, le flux lumineux émis par l’arc (1).
- Pour la mesure des variations du flux lumineux hémisphérique inferieur, on obturait la portion des fuseaux de la sphère du lumenmètre, située au-dessus du plan horizontal passant par le centre de cette sphère.
- Par la méthode de Joubert nous avons déterminé, à l’instant de la mesure du flux lumineux, la valeur correspondante de la différence de potentiel entre les deux crayons, le contact électrique étant placé dans le plan de symétrie du secteur d’ouverture du disque.
- L’arc était maintenu à un régime constant par une lampe à réglage à la main.
- Pour 42 périodes nous alimentions l’arc sur le secteur de la rive gauche, et pour des fréquences différentes par un alternateur entraîné par un moteur à courant continu.
- COURBE GÉNÉRALE DES VARIATIONS DU FLUX LUMINEUX TOTAL ÉMIS PAR UN ARC ALTERNATIF
- Nous avons étudié un arc alternatif à un régime souvent adopté pour Téclairage public, et donnant un flux lumineux moyen assez important afin de diminuer l’importance des erreurs d’expérience.
- Cet arc était alimenté par le courant alternatif du secteur de la rive gauche à une fréquence de 42 périodes, et placé sur 110 volts efficaces avec résistance inductive appropriée afin de donner une grande stabilité à l’arc et réduire considérablement les variations de régime qu’auraient produites les variations de tension du secteur.
- Le régime de l’arc correspondait sensiblement à son rendement lumineux maximum.
- L’ouverture du secteur du disque du moteur synchrone étant le de sa surface,
- nous avons déterminé 16 points de la courbe des variations du flux lumineux dans la période. Nous avons fait aussi le même nombre de mesures pour la détermination de la courbe de la différence de potentiel instantanée entre les crayons.
- Nous avons porté sur la courbe tracée, fig. 4, en abscisses des valeurs proportionnelles au temps, chaque intervalle entre deux divisions représentant-^- de période ou
- Î6 X 4a = "6^2 (^e seoonde 5 en ordonnées, des valeurs proportionnelles aux flux lumineux émis.
- Chaque valeur est la moyenne de plusieurs mesures faites aux mêmes instants des périodes successives, et à des intervalles de temps assez éloignés pour éliminer les erreurs provenant d’une variation passagère du flux lumineux.
- La courbe de la différence de potentiel instantanée est surtout tracée pour déterminer les positions des différences de potentiel ou intensités de courant milles, aucun décalage n’existant entre les minimum d’intensité et de différence de potentiel.
- (Voir les détails complets de l'installation et de l’étalonnement du lumenmètre dans le Bulletin de la Société Inter-
- nationale des Électriciens de juin 1901.)
- p.245 - vue 246/685
-
-
-
- 246
- L’ECLAIRAGE- ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 7.
- Le tableau suivant donne les valeurs intéressantes se rapportant à l’arc et à la courbe du flux lumineux total :
- Charbons Siemens, marque A. . Ame i4 mm.
- Homogène i!\ mm.
- Intensité efficace 12 Ampères
- Diff. de potentiel eff 35 volts
- Watts 386 —
- Ecart 2 mm. 2
- Fréquence 42
- Flux lumineux maximum 5o5o lumens
- Flux lumineux minimum 2500
- Variation absolue aBO o
- Flux lumineux moyen (mesuré) Variation relative ^lux iumjnèux moyen * .... 395o 64 p. 100
- Nous déduisons les remarques suivantes :
- 1° La fréquence de la variation du flux lumineux est double de celle du courant alternatif d’alimentation ;
- 2° Le flux lumineux ne s’annule pas avec le courant;
- 3° Il paraît exister un faible décalage, égal environ à ^ de la période de la f. é. m.
- d’alimentation, entre le minimum du flux lumineux total et la valeur nulle de la différence de potentiel ou du courant.
- 4° Il n’existe pas de décalage appréciable entre les maximum des courbes des variations du flux lumineux et du courant d’alimentation (le maximum de ce dernier étant supposé au milieu de la demi-période) ;
- 5° La variation relative du flux lumineux est de 64 °/0.
- La première partie de la courbe correspond à la demi-période où le crayon homogène (inférieur) est positif. Ce cratère positif est essentiellement instable ; ce qui explique les grandes différences trouvées entre plusieurs mesures consécutives.
- La deuxième partie de la courbe, au contraire, correspond à la demi-période où le crayon à âme (supérieur) est positif. Ce cratère -f-, étant fixé par la mèche, les mesures ont pu être faites avec plus de précision.
- VARIATION S DANS UNE PERIODE DU FLUX LUMINEUX HEMISPHERIQUE INFERIEUR
- Nous avons étudié l’arc au même régime électrique avec les mêmes crayons que précédemment. Le cratère du crayon supérieur, fixé par la mèche, était d’une grande stabilité, ce qui nous a permis de faire des mesures comparables.
- Nous avons porté sur les courbes de la fig. 4, en abscisses des valeurs proportionnelles au temps et en ordonnées les flux lumineux émis.
- Le tableau suivant résume les valeurs déterminées :
- Flux lumineux maximum (cratère positif) Flux lumineux maximum (cratère négatif) 38oo lumens
- 1600
- Flux lumineux minimum . . . 135o
- Variation absolue (maximum) 38oo-i35o 245o
- Flux moyen (mesuré) 2000
- Variation relative maximum 123 p. 100
- p.246 - vue 247/685
-
-
-
- 18 Février 1905,
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 247
- Nous remarquons :
- 1° Que la fréquence de la variation du flux lumineux hémisphérique inférieur est égale à celle de la différence de potentiel d’alimentation ;
- 2° Que le décalage est environ de ^ de période entre le minimum du flux lumineux et la différence de potentiel nulle ;
- 3° La variation relative du flux lumineux est de 123 p. 100 environ le double de celle du flux lumineux total.
- La portion AB de la courbe correspond à la demi-période ou le crayon supérieur est négatif, et la fraction BC, à la demi-période où il est positif.
- La variation du flux hémisphérique inférieur dans une péiiode peut être considérée
- lumens
- u 500
- b-ooo
- Z 5oo
- Z ooo
- 1500 t
- VoltsM J'
- 9 10 11 U 13 U 15 16
- _Tractions de2apériode - Deçà] du disque
- Légende
- Charbons Siemens A (p ‘/jf7e -
- l Homogène 16 m/m Arc arec self induction sur i/o volts
- „ I 35 Vofts eff.
- tteqime de lare (
- ( 12 Amp eff
- ________ Variations du fhnrJummeuxtotal
- ________Courbe de2a D P aux charbons
- ________Variat.thifllum. hezmsp&ér/çne inférieur /Cratère duebarian à mèche )
- ________Flux lumineux: hém, sup-1'/charbon homog. / Courbe déduite par difFce)
- ________Flux tummeux mopenmeszzré
- Fig-14
- comme la résultante du flux lumineux constant MM’, et du flux variable AM^BM2C (adoptant dans ce dernier cas MM’ comme abscisses.
- Nous appellerons flux lumineux relatif à l’incandescence des extrémités des crayons, le flux émis par ces crayons lorsque le courant s’annule, et que, par suite, les autres sources de lumière, cratères et arc proprement dit, ont disparu.
- Les sources lumineuses de l’arc, cratères et arc proprement dit, s’annulant avec le courant, la valeur minimum du flux lumineux émis par le crayon supérieur représentera la valeur minimum du flux dû à l’incandescence de ce crayon.
- La masse incandescente du crayon supérieur, constituant une grande réserve d’énergie calorifique, son refroidissement sera très faible dans un temps très court ; par suite,
- p.247 - vue 248/685
-
-
-
- 248
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 7.
- le flux lumineux correspondant à l’ineandescence du crayon sera peu variable et pourra sensiblement être représenté dans le cas actuel par la droite MM’.
- La valeur (minimum) de ce flux est de 1350 lumens pour le crayon supérieur et de 2500 lumens pour l’ensemble des crayons.
- Flux lumineux partiels
- Les courbes des variations du flux lumineux total et du flux hémisphérique inférieur étant tracées sur une même feuille, fig. 4, aux mêmes instants de la période, nous avons déduit par différence, le flux hémisphérique supérieur. Cette courbe est tracée en pointillé. Elle est décalée d’une demi-période par rapport à la courbe du flux hémisphérique inférieur.
- Nous pouvons déduire que le flux lumineux total d’un arc alternatif est la résultante du flux lumineux hémisphérique inférieur et du flux hémisphérique supérieur dont les valeurs moyennes sont sensiblement égales, mais dont les variations sont décalées d’une demi-période du courant alternatif d’alimentation.
- Ces flux eux-mêmes sont la résultante de plusieurs autres partiels différant non-seulement par leur nature et leur valeur, mais aussi par la forme ou la fréquence de leurs variations.
- 1° Le flux lumineux émis par Vincandescence des extrémités des crayons, qui est sensiblement constant ;
- 2° Le flux émis par Varc proprement dit, assez faible dans l’arc normal, mais de fréquence double de celle du courant alternatif d’alimentation ;
- 3° Le flux lumineux donné par le cratère positif du crayon inférieur, de fréquence égale à celle du courant d’alimentation.
- 4° Le flux émis par le cratère positif du crayon supérieur, de même fréquence que le précédent, mais décalé par rapport à celui-ci d’une demi-période de la différence de potentiel ;
- 5° Les flux lumineux dus aux cratères négatifs, de même fréquence que les deux précédents, mais respectivement décalés, par rapport à ces derniers, d’une demi-période.
- Quelques-unes de ces remarques étaient mises en relief par l’aspect de la tache
- lumineuse de l’écran diffuseur (fig. 5). On remarquait trois zones d’aspect différent :
- La première, de faible surface, violacée, éclairée par une portion du flux lumineux, horizontal (émis par l’arc proprement dit, et en partie par l’incandescence des crayons), avait un éclat dont l’œil ne percevait pas les variations ;
- La deuxième, s’étendant au-dessus de la première , éclairée par le flux lumineux hémisphérique supérieur, avait un éclat à variations périodiques très sensibles à l’œil, s’accentuant de plus en plus jusqu’à la moitié environ de la deuxième zone en s’éloignant de celle horizontale ;
- La troizième zone, située au-dessous de la première, éclairée par le flux hémisphérique inférieur avait un éclat à variations semblables à celles de la deuxième, mais dont les battements n’étaient pas en phase. Le décalage des phases (1/2 période) était de plus en plus perceptible aux faibles fréquences,
- Zùiie Jwnzontàp
- p.248 - vue 249/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 249
- Variations dans une période, de l’intensité lumineuse d’un arc alternatif,
- DANS LES DIFFÉRENTES DIRECTIONS
- Le flux lumineux hémisphérique inférieur est représenté dans l’arc électrique par :
- Flux lum. H. inf. = I . Idu
- J — "/a
- do>, angle solide infiniment petit.
- I intensité lum. dans du. (Fig. 6).
- Le premier membre est une fonction périodique du temps ; c’est le flux que nous avons mesuré et représenté par la courbe de la fîg. 3.
- Dans le deuxième membre, dw est indépendant du temps ; donc I est nécessairement une fonction périodique.
- Mais cette valeur I de l’intensité lumineuse est la résultante d’une intensité lumineuse sensiblement constante, et d’intensités lumineuses périodiques d’amplitudes et de fréquences différentes.
- Comme dans chaque direction, les sources lumineuses interviennent différemment, il doit en résulter des fluctuations de I plus ou moins grandes selon la prédominance de l’une ou l’autre de ces sources.
- L’œil est non seulement sensible à la variation relative de l’intensité lumineuse, mais aussi au temps pendant lequel se produit cette variation.
- Plus la variation sera rapide, moins l’œil percevra nettement les oscillations lumineuses ; et il y a une fréquence critique pour laquelle il ne perçoit pas de fluctuations de lumière sur une surface éclairée et fixe, quelle que soit la variation relative de l’intensité lumineuse. Ainsi, dans l’arc précédent, on ne perçoit pas de variation lumineuse dans la zone horizontale, quoique la variation relative de l’intensité horizontale soit très grande, parce que la fréquence de la variation de l’intensité lumineuse due à l’arc proprement dit est de 84, et se produit dans un temps très court, l/84me de seconde.
- Si nous représentons par É incandescence, l’intensité lumineuse due aux extrémités incandescentes des crayons, dans une faible zone horizontale; É arc, l’intensité lumineuse maximum, dans la période, de l’arc proprement dit ; w, la pulsation du courant d’alimentation, et k une constante appropriée, nous pourrons représenter approximativement les variations de l’intensité lumineuse horizontale dans le temps par :
- b incandescence -j- b arc (r — cos 2ut)k. (Fig 7.)
- Intensités lumineuses au-dessus et au-dessous de la zone horizontale
- Représentons par Ia incandescence, l’intensité lumineuse due à l’incandescence des crayons dans la direction considérée, faisant un angle « avec l’horizontale, par IK cratère, l’intensité lumineuse maximum dans la période due au cratère positif dans la même direction.
- * * *
- p.249 - vue 250/685
-
-
-
- 250
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 7.
- la courbe des variations de l’intensité lumineuse dans cette direction sera sensiblement représentée par
- Ia incandescence -j- Ia cratère cos (wf — i8o°) kt -)- arc (i — cos 2o>t) k cos a
- en ne considérant que les valeurs positives de cos (Mt—180°). (Fig. 8).
- Le troisième terme n’a pas une bien grande importance au-dessus et au-desssous
- d’une faible zone horizontale, sa valeur étant très faible par rapport à celle des deux autres sources lumineuses.
- S’il donne cependant un flux lumineux qui n’est pas négligeable, cela dépend uniquement de la grande valeur de l’angle solide dans la partie horizontale, pour un faible angle plan.
- Le deuxième terme est le plus important et la variation relative de l’intensité lumineuse sera d’autant plus grande que Ia cratère sera plus grand. La fréquence de sa variation est d’autre part égale à celle du courant d’alimentation.
- D’après cela, le maximum des fluctuations lumineuses correspondrait environ aux maximum de la courbe méridienne de la répartition lumineuse d’un arc alternatif sans réflecteur ni globe diffuseur, c’est-à-dire dans la plupart des cas à 35° environ au-dessus et au-dessous de l’horizon. O11 pouvait, en effet, remarquer, sur la tache lumineuse de l’écran diffuseur (fig. 5) des fluctuations de plus en plus sensibles en s’éloignant de la zone horizontale à éclat fixe, le maximum de variations correspondant sensiblement dans la direction indiquée.
- (A suivre) G. Léonard
- SUR LA THÉORIE DU MOTEUR SÉRIE COMPENSÉ MONOPHASÉ (Suite) (4)
- INFLUENCE ü’UN DECALAGE DES BALAIS
- Gomme complément aux études analytiques et graphiques qui précèdent, il est intéressant d’étudier le cas où les deux lignes de balais et B2B2 (fig. 8) sont
- décalées des angles /s et ^ -(- /3 par rapport à la ligne neutre. Supposons pour fixer les
- idées, que ce décalage p ait été opéré dans le sens de rotation; dans le circuit primaire, la tension aux bornes U., doit alors équilibrer les forces électro-motrices suivantes :
- 1° La force électromotrice exigée par la résistance ohmique des enroulements S et B^B2.
- 2° La force électromotrice (>, -f >2) Ql.,/ due à la self-induction de ces enroulements.
- P) Voir les numéros du 1" octobre 1904, du 19 novembre 1904, des 4 et 11 février 1905 de XEclairage Electrique.
- p.250 - vue 251/685
-
-
-
- 48 Février 490S.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 251
- 3° La force électromotrice MoI2co^/ due à l’induction de l’enroulement R2B2 exercée sur l’enroulement S.
- 4° La force électromotrice dynamique due à la rotation de l’enroulement dans
- le champ de S et égale à comme pour un moteur monophasé série ordinaire (fi.
- 5° La force électromotrice due à la rotation de ce même enroulement B,B4 dans le champ de B2B2 ; elle est égale à q«I2, comme dans le cas de p = 0. (Nous supposons toujours jx —X2).
- A ces forces électromotriees que nous connaissions déjà (2) viennent s’ajouter les suivantes :
- 6° Deux forces électromotrices dues à l’induction statique mutuelle des enroulements S et B,B^; elles sont toutes deux égales à MüI^in/3/ (3).
- Il s’en suit que l’équation du circuit primaire est :
- U4 (vj —j— MwCOS/3) 1^ —J— (/j —j— >2 2"NlsiTlffy ül^y —[-
- D’autre part, dans le circuit secondaire B2B2, la force électromotrice statique exercée par l’enroulement statori-que S devient MüI4coS|3/ et il s’introduit une nouvelle force électromotrice dynamique due également à l’action de l’em roulement S. Pour un décalage des balais dans le sens de la rotation du rotor, elle est de même signe (fi que la force électromotrice —qwI., produite par la rotation de B2B2 dans le champ IfiB^ ; son expression est ainsi — Mwbrènp, l’angle p étant regardé comme positif pour le décalage considéré.
- Nous obtenons donc pour le circuit secondaire l’équation
- 0 —— 7*2^2 ~t” —]VIOI,| COSfij — -
- On tire de là
- j (A2 ~\-Msinp)^\i— MOI^cos/Sy
- 2 r2 + hfy *
- Substituant dans l’égalité du circuit primaire, l’on trouve après simplifications
- U ^ = (rn —fi M&)cos/3) b -fi (q -j— q —F zMcosfi) £2fiy
- M2£2« s in fico s jBl fi -j- M2£22cos2/3q -)- A22co2q -fi Mi2w2sm/3b
- r-i + q %
- ou encore
- U^ = rzq -)- M«cos,3 -j- (M2£22cos2/3 -|- A22w2 -fi MA2«2sin/3) -fi^-^ X .M2Qcosin/3cos/3 I
- L z2 z2 J
- U J
- -p F (A, —(— x2 —[— 2Msin/3)Q -j- ^ M2Qwsio/3cos/3 (M202eos23 -fi -g MA2«2sin/3) llfi.
- L z2 z2 J
- En prenant les modules, la valeur réelle efficace du courant b est ainsi :
- (18
- v/
- zq -j- Mwcos/3 -j- (M202cos2/3 -p A22&)2 -p MA2w2sin/3) -j- ;><; M2Qcosin/3cos/3
- z2 " H
- (b + q rè 2Msin/3)ü
- + H25Z X M2üwsin/3cos/3 — ^ (M2Q2cos2/3 + A22«2 + MA2M2sin/3)T*•
- z2 H J
- F) Cf. A. Blondel, toc. cit., page 333.
- (2) Voir Y Eclairage Electrique du 1er octobre 1904, page 7.
- (3) Cf. A. Blondel, loc. cit., page 333.
- (4) Comme on le sait, les actions magnétisantes de l'inducteur et de l'induit d’un moteur série à courant continu sont de
- même sens pour un décalage des balais en avant et cette propriété subsiste évidemment lorsque le moteur est alimenté par un courant alternatif. ' ~
- p.251 - vue 252/685
-
-
-
- 252
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 7.
- Vangle de décalage y entre U., et Q est défini comme d’habitude par la formule
- (h + ^2 + 2Msin/3)Q -f X M2£2«sin/3cos/3---- (M2£22cos2/3 + ;.22«2 + M;.X2sin/3)
- rn -)- M«cos/3 -(- •CQS‘>I (M2Q2cos2/3 -j- /22«2 M.i2«2sin/3) -j- ——X M2Q«sin/3cos/3 %2 z2
- Au synchronisme, le signe de cet angle dépend du signe du polynôme
- (h + ;2 + 2Msin/3)Q + — X Mil2 sin/3 cos/3 — (M2£22cos2/3 + ;.22Q2 + M^jû2sin/3) •
- %2 z2
- Afin de ne pas trop compliquer la discussion, supposons que la résistance r2 soit faible; l’expression précédente en supprimant le facteur commun O et en simplifiant, se réduit à :
- M2
- q -f- Msin/3-— cos2/3
- y2
- ou encore
- ovqcos2/3 -J- qsin2/3 -(- Msin/3
- quantité toujours positive pour
- /3 > O.
- Pour que le moteur compensé fournisse au synchronisme du courant dewatté, il faut donc que le décalage des balais P soit négatif, c’est-à-dire en sens inverse de la rotation.
- Cette condition n’est pas suffisante : il faut en effet que l’inégalité
- ovqcos2/3-|-^sin2/3 < Msin/3
- soit satisfaite.
- Laissant au lecteur le soin de faire la discussion complète, nous nous contenterons de faire remarquer que cette inégalité assigne à l’angle p des valeurs (Q maxima et minima.
- Le courant secondaire I2 s’exprime facilement en fonction de Q en partant de l’égalité (18; si l’on passe aux modules l’on obtient immédiatement pour l’intensité efficace du courant secondaire I2 la valeur :
- ____y (/2 + Msin/3)2&>2 -|- M-Q2cos2/3
- lo----------------------------------------li
- Comme dans le cas de p = O, l’on s’assure facilement que pour
- M = =x>, I2 = 0.
- Le couple C s’obtient aisément en partant de l’égalité suivante, simple conséquence du principe de la conservation de l’énergie
- Cw = U, h cosp — rdp — /’aV-
- Remarquant que la quantité U^cosy, d’après l’égalité (18) est égale à
- -f- Mwcos/3 -j-—- (M2£22cos2/3 -J- A22m2 -|- M^.2&)2sin/3) -|- —X M2S2wsin/3cos/3jq
- et en remplaçant I2 par sa valeur précédente, l’on arrive après simplifications à l’égalité
- G = fi2 ^Mcos/S x M2Qsin/3cos/3 — X M2«sin2/3 — X M/.,«sinA •
- \ z z2 z2 “ }
- (!)M. Lelimann a signalé dans sa très intéressante étude cette propriété de fournir du courant dewatté au synchronisme dans le cas théorique de M = -O = /2. Il convient de remarquer qu’elle est alors commune à tous les décalages.
- p.252 - vue 253/685
-
-
-
- 18 Février 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 253
- Le couple s’annule donc pour une certaine vitesse comme pour le moteur à répulsion. Cette vitesse est d’autant plus élevée que la résistance i\ est plus faible, devient infinie pour r2 = 0, et elle augmente également en même temps que l’angle p.
- Lorsque l’on n’introduit pas de résistance additionnelle dans le circuit B2B2, l’on peut d’ailleurs supposer que l’hypothèse r2 = 0 se trouve très sensiblement réalisée ; l’expression devient alors
- / M2 \
- G— fi2/ Mcos/3 -f- — sin/3cos/3h
- En comparant cette expression, à celles du même moteur fonctionnant comme moteur à répulsion (*), l’on arrive à cet énoncé intéressant :
- Le couple d'un moteur série compensé est égal, pour un courant primaire donné, à la somme algébrique clés couples que fournirait le même moteur fonctionnant comme moteur
- série ordinaire (I.pMcos/3) et comme moteur a répulsion (fi2 — sin/3cos/3j.
- Suivant nos conventions, l’angle p sera considéré comme positif pour un décalage des balais dans le sens de rotation du moteur.
- L’étude géométrique du moteur peut se faire par une épure analogue à celle de la figure 2; pour obtenir le lieu polaire du courant primaire É en fonction de l'angle y. il suffit d’éliminer « entre les deux égalités suivantes qui se déduisent immédiatement de l’équation (18)
- U^cosj? == r|L T- Mwcos/31., -f- *^2 (M2Q2cos2/3 -(- A22co2 -j- MA2wsin/3)b -)- X M2üwsin/3cos/3q* (19
- U^sinp = -j- 2Msin/3)q -4- xM2Q«sin/3cos/3l,, — (M2£22cos2/3 -(- y22«2 -f- MA2«2sin/3)I,,- (20
- z2
- En opérant de même que précédemment l’on arrive aisément à une équation polaire de même forme que l’équation (11) mais dont les coefficients ont des valeurs plus compliquées.
- Laissant donc encore de côté l’étude géométrique rigoureuse, nous allons étendre au cas présent les constructions graphiques simples auxquelles l’on arrive lorsqu’on néglige les résistances ohmiques et qui ont été exposées plus haut dans le cas où les balais ne sont pas décalés.
- ETUDE GRAPHIQUE APPROCHEE
- Les équations (13 et 14) (2) sont remplacées ici par les suivantes
- xn MwIjCos/3 —J— (Aj —j— A2 —j— 2—j— “j— JMQI^cos/S
- O = A2ÜI2 -(- MûI^cos/3 — — McoI^sin/3
- Si l’on suppose 3>0, l’on est conduit par un raisonnement identique à celui déjà fait à l’épure de la figure 9 dans laquelle :
- OA — p2 -j- Msin/3)wl^
- AB = MQI,, cos/3
- OB = A2QI2
- OG = Mwb cos/3
- CD = (if, q- >2 -f- 2Msin/3)QL
- DF = MQI2cos/3
- FE = À2a I2
- _______________ OE = U4
- (*) Cf. A. Blondel, toc. citEcl. El., 28 novembre 1903, page 333, et 12 décembre 1903, page 429.
- (2) Il est d’ailleurs facile de s’assurer que le point E est toujours à droite de CB pour /3 O et à gauche pour /3<^ O; il suffit de remarquer pour celà que la longueur FG est égale à Q2+ sin/3)QI2.
- p.253 - vue 254/685
-
-
-
- 254
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLÏÏ. - N° 7.
- La seule différence est que dans l’épure actuelle le point E ne tombe plus sur CD. Désignant toujours par « l’angle ABO tel que
- /2 + M si n/3 .
- Mcos/3
- igc/.
- X;
- et projetant le contour polygonal OCDFEO sur la direction (LA puis sur la direction CDi il vient :
- U^cosf — Mwcos/Sb + MQI2cos/3sina — i2wI2cosa U^sinp = (b -(- >2 -j- 2Msin/3)Qq — M£2I2cos/3cos«: — /2wl2s*nK
- ou finalement en remplaçant sin« et cos« par leurs valeurs données par le triangle rectangle OAB
- M2
- Lqcosp ~ M«b cos/3 + wI,,sin/3cos/3
- ;'2
- M2Q w2
- U^sinp = (b -p ^2 + 2Msin/3)£2b---;— cos2/3l,, — p2 -j- Msin/3) — b
- >2 **
- équations qui se confondent bien avec celles que fournit la méthode symbolique lorsque l’on fait r, = r2 = o dans les équations générales (19 et 20).
- Pour obtenir l’équation polaire du courant É, il suffît d’éliminer w entre les deux équations précédentes; ce qui nous donne :
- Lb , T _____T9 UP(LLMsin/3)cos2?
- M2
- (h+b -f- 2Msin/3-------r- cos2/3)£2
- b
- bsinp = Ip
- M2cos2/3^i -|- sin/3^2^b -(- b -)- 2Msin/3 — cosp3^£22
- ou encore
- If — b^bsinp —Llf rfcos2^ 0
- en remarquant que le courant de démarrage a pour valeur :
- U,
- ha X
- ^b -j- b + 2Msin/3 — ^ cos2/3^£2
- p.254 - vue 255/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 255
- et en posant
- + Msin/3)f q -f- i>2 + 2Msin/3 -
- *2 /
- M2COS2/3
- . M . \2
- + - sin/3
- L’on est dès lors conduit à une épure identique à celle de la figure 4; le seul changement consiste en ce que le diamètre du cercle OL n’est plus égal à x'Imais
- à o
- C2 -j- Msin/3) ( q -f- Ag -p- 2Msin/3 —
- M2cos2/3|
- i +
- M
- sin/3 j 2 /
- \d
- valeur qui diffère d’autant moins de x\Kd que le décalage p est plus petit. Le courant secondaire I2 est ainsi encore proportionnel à la longueur SJ
- h
- Mcos/3
- *2
- XSJ
- Toutes les échelles de l’épure varient donc avec l’angle p ce qui complique un peu la lecture.
- La discussion des diverses courbes qui se présentent lorsque p varie est très intéressante, mais nous ne nous y arrêterons pas de crainte d’allonger par trop cette étude ; elle ne présente d’ailleurs aucune difficulté, et nous y reviendrons au besoin ultérieurement lors d’une application pratique des constructions graphiques ci-jointes. Nous ferons
- seulement remarquer que le coefficient x doit encore être inférieur à ^ pour que le courant É ne passe pas par un maximum.
- ÉTUDE DU CHAMP TOURNANT DANS LE MOTEUR SERIE COMPENSÉ
- Lorsque l’on calcule en fonction du courant É la tension U2 entre les balais B4B17 l’on trouve facilement qu’elle a pour expression
- U2 — 7*21-| MwI^COS/3 -^-J— (Ag —j— Msin/3)ül^y
- ou en remplaçant I2 par sa valeur
- U2
- Meocos/3 -f- U!"2 -f ^2Msin/3w2)
- — >2MÜo)Cos/3 I. z% J
- U2 -|- Msin/3)0 — -—• (A2M£î«cos/3 — (A|«2 -|-^2Msinj3«2)~]by.
- z2 J
- L’on reconnaît aisément sous cette forme qu’elle passe par un minimum à mesure que la vitesse « augmente et qu’en particulier, lorsque la résistance du rotor r2 est nulle, la tension U2 s’annule au synchronisme (2) ; Ton est ainsi amené à reconnaître l’existence d’un champ tournant circulaire parfait dans ce dernier cas (c’est la seule interprétation
- P) Pour vérifier cette assertion, il suffit de remarquer que le triangle OSJ donne la relation
- OS:
- ^ t , 4 + M si11/3 k w
- oj tgx. b M cos/3 X g
- OS
- et de remplacer le produit 1[« par sa valeur. On constate ainsi que la longueur OL = —^ est constante et égale à la valeur indiquée ci-dessus.
- (2) Cette propriété a déjà été signalée par M. Lehmann pour les cas particuliers employés par lui.
- p.255 - vue 256/685
-
-
-
- 256
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N® 7.
- physique possible) et il est évident que dans le cas ou la résistance r2 n’est pas négligeable, il se forme un champ plus ou moins elliptique.
- Pour analyser de plus près le phénomène, calculons les composantes F'2 et F” du flux rotorique suivant les lignes des balais et B2 B2 :
- F2 = Vi +Mhsin/3 C)
- F2 èih H- MI,,cos/3.
- Remplaçons I2 par sa valeur et éliminons É entre les deux égalités précédentes ; il vient :
- = ^[fa + Msinffl»,-MQcos#]I<
- + '-Ml 1 1
- __ F 2 .. èsC'2 Msin/3)o> r-2Mcos;3
- >2 —f- M si n/3 r2 —j— >2
- De cette relation l’on tire des remarques très intéressantes :
- 1° Le rapport du flux F' au flux F'2 est minimum au démarrage et croît continue avec la vitesse.
- 2° Le décalage dans le temps des flux F' et F'2 est constant et égal à la tangente est définie par (2)
- tgy =
- Î2>2
- ^2
- d’une manière l’angle y dont
- 3° Dans le cas théorique où r2 = 0, l’égalité ci-dessus devient
- Les deux flux sont dans ce cas décalés de 90° dans le temps et leurs amplitudes sont dans le rapport de la vitesse de rotation à la vitesse de synchronisme; ils deviennent donc égaux au synchronisme et le champ tournant est alors parfaitement circulaire.
- L’épure de la figure 9 permet du reste de représenter immédiatement les flux F2 et F' lorsque la résistance r2 est négligeable ; le flux F' somme géométrique de A2Ï2 et de MQcos|3 peut en effet être représenté, au facteur ùj près, par la force électromotrice OA tandis que le flux F'2 serait représenté par une longueur (}2 -f- Msin^OQ portée sur la direction CD. Gomme d’ailleurs la force électromotrice OA est égale à (X2 -\- Msinj3)wÉ,
- l’on trouve bien que le rapport des amplitudes des flux F' et F2 est égal à
- Enfin, sur le diagramme de la figure 4, les flux F" et F'2 peuvent être facilement mesurés : le flux F2 proportionnel à Q peut être représenté par OJ ; quant au flux Fl proportionnel à «Q c’est-à-dire à cosy il sera immédiatement donné par un segment OT, T étant le point d’intersection de OS avec un cercle analogue aux cercles OA, OB, OL et dont le diamètre se calcule immédiatement.
- CONCLUSIONS
- Ainsi que le lecteur a pu en juger par cette étude, le moteur série compensé jouit de propriétés très importantes que nous résumerons brièvement :
- 1° Possilité de fournir du courant déwatté même au synchronisme par un décalage
- (!) En réalité les quantités F2 Fj représentent le produit des flux réels par le nombre de spires secondaires équivalentes. (2) Dans une étude parue très récemment dans FEcl, El., M. A. Blondel a démontré les mêmes propriétés pour le moteur à répulsion par une méthode géométrique fort élégante.
- p.256 - vue 257/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 257
- en arrière des balais ; en tous cas, facteur de puissance sensiblement égal à Tunité à cette vitesse.
- (Remarquons toutefois en passant que le décalage en arrière des balais diminue le couple par kilovolt-ampère absorbé).
- 2° Commutation à peu près parfaite au synchronisme, par suite de la formation d’un champ sensiblement circulaire.
- Nous avons reconnu en outre qu’il était nécessaire, pour obtenir une marche convenable, que le rapport Ç du coefficient de self-induction secondaire >2 au coefficient de self-induction primaire ait une certaine valeur.
- Si Ton examine la valeur y du rendement (abstraction faite des pertes dans le fer et la commutation), Ton trouve qu’elle a pour expression
- w Mcos/3 ^ M2£2sin/3cos/3 —(M2sin2/3 -)- JVU2sin/3)w
- „ =--------L---------------------------f2---------^--------J-----
- ?\, -j- Mwcos/3 -j- [M2w2cos2/3 -f- /§w2 -f- M/2«2sin/3] X M2üwsin^cos/3
- z% H
- c’est-à-dire qu’il passe visiblement par un maximum, à mesure que la vitesse augmente, alors qu’il augmente d’une manière continue dans un moteur série ordinaire.
- Mais il faut bien se hâter de remarquer que le moteur série compensé a par contre des pertes dans le fer rotorique presque nulles au synchronisme, ce qui rétablit l’égalité sensible des rendements, sauf aux basses fréquences. Si Ton excepte ce dernier cas, le moteur série compensé est nettement supérieur au moteur série ordinaire au triple point de vue du facteur de puissance, de la commutation et de la puissance spécifique, tout en étant peut-être moins souple.
- Pour terminer, Ton nous permettra de signaler qu’en outre de sa grande importance pratique le moteur série compensé Latour, est très intéressant théoriquement, parce que sa théorie se rattache à la fois à celle du moteur série ordinaire et à celle du moteur à répulsion. D’ailleurs, on peut le regarder soit comme un moteur série auquel Ton ajoute un circuit compensateur B2B2 soit comme un moteur à répulsion compensé à l’aide d’une injection extérieure du courant B<B4 ; cette dernière définition est d’autant plus juste que la tension entre les balais B4B^ est sensiblement déwattée à tous régimes par rapport au courant É, aux pertes dans le cuivre rotorique près.
- J. Bethenod,
- Ingénieur Electricien.
- DES TURBINES A VAPEUR
- LEUR APPLICATION AU POINT DE VUE ÉLECTRIQUE
- A. — Généralités
- C’est au deuxième siècle avant Jésus-Christ qu’il faut se reporter pour trouver trace des premières expériences sur l’emploi de la vapeur considérée comme source d’énergie cinétique. En effet, d’après Héron d’Alexandrie, la première turbine à vapeur date de Tannée 130 avant notre ère; cette turbine consistait en une sphère creuse munie de deux ajutages
- p.257 - vue 258/685
-
-
-
- 258
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 7,
- situés aux extrémités d’un diamètre et tangentiellement à la sphère; celle-ei était maintenue par deux supports dont Lun était creux et permettait d’amener de la vapeur à l’intérieur de la sphère. La vapeur, en s’échappant par les deux ajutages, produisait une réaction en sens inverse du jet de vapeur, d’où résultait le mouvement de la sphère. C’est une expérience rappelant celle du tourniquet hydraulique ; nous retrouvons d’ailleurs cette similitude de principes dans les turbines hydrauliques et à vapeur.
- II ne semble pas que cette expérience ait eu un grand retentissement, car ce n’est qu’au quatorzième siècle qu’on trouve quelques timides essais sur l’application de la vapeur. Les quinzième et seizième siècles sont muets à ce sujet.; il en est de même jusque vers la fin de la première moitié du dix-septième siècle. A cette époque un savant français fit construire un appareil dans lequel un jet de vapeur provenant d’une chaudière frappait une roue et lui communiquait un mouvement de rotation. Cent cinquante ans se passent en recherches et expériences infructueuses, jusqu’à ce que James Watt ait inventé sa fameuse machine à vapeur qui semble actuellement être arrivée à son apogée, et devoir être détrônée par les turbines. La turbine semblait cependant abandonnée lorsque le Suédois Charles de Laval reprit la question vers 1875 et présenta une première turbine en 1882. Deux années après, en 1884, C.-A. Parsons fit construire la première turbine à réaction. En 1895, C.-G. Curtis prit d’importants brevets à New-York : les turbines à vapeur furent dès lors à l’ordre du jour. Rateau, Riedler et Stumpf, Zoelly et d’autres Constructeurs se préoccupèrent de la question, et il faut bien le dire, avec grand succès.
- II est donc juste de remarquer que les turbines à vapeur ont été très longues à se développer, et que les expériences décisives qui ont déterminé leur emploi dans l’industrie ne datent guère que de quelque vingt ans. La turbine à vapeur est un progrès immense dans l’emploi de la vapeur, non seulement au point de vue de l’économie apportée dans la consommation de la vapeur, de l’amélioration produite par l’emploi de vapeur surchauffée et d’autres qualités que nous verrons plus loin, mais aussi au point de vue de la transmission de l’énergie ; en effet, dans la machine à vapeur, cette dernière agit sur des pistons par sa pression, lui communique un mouvement de va et vient, lequel est transformé en mouvement de rotation par les moyens bien connus ; au contraire, dans la turbine, ce mouvement de rotation est obtenu par la force d’expansion même de la vapeur agissant directement sur la partie tournante ; l’organe intermédiaire est supprimé, ce qui améliore considérablement les conditions d’utilisation de la vapeur.
- Le principe de la turbine à vapeur est très simple et semblable à celui de la turbine hydraulique. Mais, prise telle quelle, la turbine à vapeur offrirait de gros inconvénients. La grande difficulté pratique, qui jusque-là n’avait pas permis de construire de bonnes turbines à vapeur, résidait principalement dans les vitesses de rotation considérables, que la détente de la vapeur communique aux roues à aubes. Ces vitesses, que l’on obtient d’ailleurs aussi bien avec la vapeur à haute pression qu’avec la vapeur à basse pression, sont pratiquement inutilisables. On a, en effet, construit des courbes de vitesse desquelles il résulte qu’en détendant de la vapeur de 11 kg. (pression initiale) à 0,07 kg. (pression d’échappement) la vitesse d’écoulement est de 1250™ par seconde ; en détendant de la vapeur de 1 kg. à 0,07 on obtient une vitesse de 880™ par seconde (fig. 1). Cette différence est assez faible pour qu’il n’y ait pas intérêt à marcher à basse pression, et cela d’autant plus que l’expérience contrôlée depuis par la théorie, prouve qu’il résulte de l’emploi de la vapeur à basse pression une diminution notable du rendement thermique. Nous ne nous occuperons, par conséquent, dans cette étude sommaire, que des turbines à haute pression r
- Si Ton considère que les turbines sont le plus souvent destinées à des Centrales élec-
- p.258 - vue 259/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ 259
- triques, c’est à-dire à actionner des génératrices d'électricité ayant des vitesses de 900 à 1500 tours par minute et que les turbines à vapeur de 1882 1884 offraient des vitesses atteignant 18.000 tours, on se rendra facilement compte des graves obstacles (pie l’on a rencontrés en accouplant ces deux appareils. La difficulté d’équilibrage des dynamos, les vibrations qui en résultent, et celles qui sont dues à l’inégalité du champ magnétique, l’impossibilité d’obtenir ou seulement de maintenir parfaits les trains d’engrenages intermédiaires, semblaient dans ces conditions devoir rendre problématique l’emploi de la turbine à vapeur.
- Utesses théoriques en mètres par seconde
- Poids d'munètre cube de vapeur en Idlop
- Fig. 1. — Vitesses théoriques dues à la détente de la vapeur
- Le problème à résoudre fut donc — à l’encontre de ce qui se produisit pour les turbines hydrauliques, pour lesquelles on cherche précisément à augmenter le nombre de tours de ramener la vitesse des turbines à vapeur à une valeur pratique permettant de les accoupler aux dynamos soit directement, soit au moyen d’organes intermédiaires, dont la résistance servirait de base au calcul de la limite supérieure de la vitesse permise.
- Les recherches furent pénibles. On réussit enfin à tourner la difficulté en étageant la détente de la vapeur, c’est-à-dire en produisant des détentes successives jusqu’à la pression communiquant à la roue la vitesse voulue.
- Il y a deux manières de procéder :
- p.259 - vue 260/685
-
-
-
- 260
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. - N° 7.
- 1° Faire la détente complètement dans les aubes, c’est-à-dire avoir une série de roues à aubes, ayant des sections de passage successivement croissantes ; la vapeur subit la détente fractionnée, en passant de l’une à l’autre.
- 2° Faire plusieurs détentes successives et déterminées avant d’envoyer la vapeur dans les roues.
- Dans ce cas, cependant, même si l’on fait la détente étagée dans les tuyères, on n’obtient pas de vitesse d’échappement de la vapeur assez faible pour obtenir une vitesse faible de la turbine. Par exemple : 4 détentes successives donnent encore une vitesse d’échappement de la vapeur p = 610 mètres par seconde. Or, il existe une règle qui dit :
- Le rendement d’une turbine à action est maximum quand la vitesse périphérique de la roue à aubes est moitié de la vitesse absolue d’échappement de la vapeur (Q, pour une turbine à réaction lorsqu’elle est les 2/3 de cette vitesse.
- C’est cette loi, d’ailleurs, qui a guidé les ingénieurs dans leurs recherches successives. Nous ne considérerons, dans ce qui suivra, pour plus de simplicité, que les turbines à action.
- Donc, dans les conditions de rendement maximum, et avec une seule roue, ce que nous avons jusqu'ici toujours supposé, la vitesse tangentielle serait^-0 mètres, soit 305 mètres
- par seconde. C’est un chiffre encore beaucoup trop élevé. La résistance du disque soumis à la force centrifuge serait encore très problématique; il faudrait alors revenir aux disques de faibles diamètres tournant à de grandes vitesses; ce serait retomber dans les anciennes difficultés.
- Pour éviter cet inconvénient, on procède de la manière suivante au fractionnement de la détente.
- On emploie une série de roues à aubes mobiles, séparées par des aubes directrices et fixes. La vapeur perd de sa vitesse en agissant sur la première roue, puis traverse la première roue directrice pour agir sur une deuxième roue mobile à laquelle elle communiquera une vitesse moindre qu’à la première, et ainsi de suite. Cela revient, en somme, à faire agir de la vapeur à une certaine vitesse sur un ensemble de roues animées d’une vitesse moyenne beaucoup moindre. En conservant l’exemple précédent, deux roues à aubes donneront
- une vitesse de ^ ou 152,5 mètres par seconde.
- D’une manière générale, dans ce deuxième cas, la condition de rendement maximum est représentée par
- y —-
- 2 n
- P) On peut vérifier cette loi rapidement et approximativement, pour une turbine à action, mais d’une façon toute schématique, de la manière suivante :
- Dans tous les cas, il est évident que le rendement théorique est maximum, quand la vitesse de la vapeur est nulle à le sortie de l’aubage. Prenons, pour plus de simplicité, le cas de l’aubage demi-circulaire. La vapeur arrive en A avec la vitesse
- V V
- V. Admettons qu’elle communique à la roue la vitesse 5- . La vitesse relative de la vapeur est donc - . Si dans ce cas théorique nous supposons qu’il n’y ait pas de perte de vitesse le long de l’aubage pendant que l’aube tourne, la vapeur se meut le long de l’aubage avec sa vitesse relative dont la valeur absolue est représentée par un vecteur tangent à l’aube de valeur V .................... V
- ip, positif ou négatif; en B ce vecteur est—^ « cause de la forme de l’aube. Comme la vitesse absolue de la vapeur est, en
- V
- un point quelconque de l’aubage, la somme géométrique de ce vecteur et de la vitesse -f- - de l’aubage, en B la vitesse absolue Y V
- de la vapeur est = 0, c’est-à-dire nulle.
- p.260 - vue 261/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 261
- formule dans laquelle
- Y représente la vitesse périphérique des roues ;
- v » la vitesse d’échappement de la vapeur à la sortie des tuyères;
- n » le nombre des roues.
- Curtis donne comme vitesse à choisir de préférence 100 à 130 mètres parj seconde de vitesse périphérique, et ne dépasse pas cette valeur dans la construction de ses turbines, alors que, dans d’autres systèmes, on atteint couramment 300 mètres par seconde. Curtis arrive, de la sorte, à une vitesse de rotation de 500 tours pour 5000 kw. Cela permet de n’avoir pas de trop grands diamètres, ce qui est appréciable pour Tencombrement, et cela évite la
- JS JS
- VoAimes en m? i/t±1
- Fig. 2. — Volumes d’un kg. de vapeur aux différentes pressions (d’après Régnault)
- tension du métal, les disques lourds et difficiles à équilibrer et enfin les vibrations dangereuses et nuisibles.
- Dans le cas des fortes puissances, on étage la détente fractionnée, en employant plusieurs étages comprenant chacun les tuyères fixes dans lesquelles s’effectuent les détentes fractionnées, plusieurs roues directrices et des roues mobiles.
- B. — Définitions
- On classe les turbines en
- Turbines axiales et turbines radiales.
- Dans les deux cas, elles peuvent être à action ou à réaction.
- Dans les turbines radiales, le fluide se meut suivant un rayon de la roue ; ces turbines sont centrifuges ou centripètes. Le genre « turbines radiales » est presque complètement abandonné pour la vapeur.
- Dans les turbines axiales, le fluide suit un chemin à peu près parallèle à l’axe de la machine.
- On dit qu’une turbine est à action, quand toute l’énergie potentielle du fluide est transformée en énergie cinétique avant son arrivée sur les aubes mobiles. Dans ce cas, le jet de vapeur est dirigé sous un angle d’incidence approprié sur les roues à aubes. De l’action de la vapeur (fig. 2 et 3) sur les aubes, il résulte un travail absolument analogue à celui qui se produit dans les turbines hydrauliques. Cependant, la pression de la vapeur, par son passage à travers les roues à aubes, ne se modifie point, et par conséquent il existe une même
- p.261 - vue 262/685
-
-
-
- 262
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. -- No 7.
- pression de la vapeur dans toutes les parties de la roue mobile. Cela permet de choisir un jeu quelconque entre les roues mobiles et l’enveloppe de la turbine; l’effet utile de la turbine n’en est point altéré. (Turbines Curtis, Zoelly, etc.).
- On dit qu’une turbine est a réaction dans le cas contraire, c’est-à dire lorsqu’une partie de l’énergie potentielle se transforme en énergie cinétique au fur et à mesure du passage dans les aubes. Dans ce cas, la détente de la vapeur se produit en partie dans les roues
- Jjü /,Z0 7.30 /.jo 1,60 1,60 1.70 I-So
- O O, JO
- O,HO 0,30 0,0-0 0,SO 0.60 0,70
- Volâmes en mètres mzâes
- Fig. 3. — Volumes d’un kg. de vapeur aux différentes pressions (d’après Régnault)
- directrices et en partie dans les roues mobiles, de telle manière qu’à la sortie de l’une d’elles, la vapeur prend la vitesse correspondant à la détente qu’elle présente à ce moment. Le travail communiqué à la roue mobile résulte donc d’une part d’une pression, semblable à celle qui se produit dans les turbines à action, et d’autre part d’une réaction produite par l’écoulement de la vapeur. Il existe donc ici, pour chaque détente, des pressions différentes avant et après la roue mobile, d’où poussée dans le sens de l’axe que l’on contrebalance par des moyens mécaniques. A cette catégorie de turbines appartient la turbine Parsons.
- (A suivre). L. Munch.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur le calcul de transformateurs, Hiecke. — Zeitschrift für Electrotechnik, i3 novembre.
- En essayant de calculer un transformateur pour de faibles courants, nous avons employé les formules d’Arnold et La Cour. Pour différentes raisons, nous avions adopté le type de
- transformateur à noyau extérieur en constituant ce dernier de fils de fer et non de tôles. La puissance admise était 0,02 kilo-volt-ampère ; pour la fréquence, l’induction, les pertes dans le fer et le cuivre, et la densité de courant, nous avions pris les chiffres indiqués par Arnold et La Cour.
- Nous avons ainsi trouvé au début du calcul,
- p.262 - vue 263/685
-
-
-
- 18 Février 1905
- REVUE D’ELECTRICITE
- 263
- d’après la formule E; = un poids de fer de
- we
- , kîl°gr-
- ' kilovolts ampères’ le contrôle final nous a donné :
- kcrr
- Ef== 25,3 .-r.-—
- __s _ kd. volt. amp.
- sans qu’il soit possible de trouver une faute de calcul expliquant cette énorme différence.
- Il est clair que les formules employées ne s’appliquent pas au cas précédent. En les étudiant attentivement, nous avons trouvé qu’elles ne sont valables dans le cas de transformateurs à forte intensité qu’autant qu’il existe une certaine concordance entre l’induction B et les pertes en pour cent pe, car pour chaque valeur de B il existe une limite inférieure de pe d’autant plus élevée que la puissance admise est plus faible.
- Nous avons alors été conduit à établir des formules également applicables pour les faibles et les fortes puissances et permettant un calcul commode.
- Nous sommes partis de l’équation :
- s.Qk.B.Q* =
- puissance, icv
- dans laquelle
- s désigne la densité de courant en ampères par mm2 ;
- Q*. la section de cuivre primaire en mm2 ;
- Qe la section de fer en cm2 ;
- B l’induction magnétique en unités C. G. S; /Ê le facteur de forme de la courbe de ten-
- sion ;
- c la fréquence.
- Désignons par L la puissance en kilovolts-ampères, par Qk la section de cuivre des bobines primaire et secondaire : nous pouvons écrire (Arnold et La Cour).
- = ,.96v/fi=o)62\/e.|i
- W,
- où pk et pe représentent les pertes en pour cent dans le cuivre ou dans le fer, E; et Ku
- les poids de fer et de cuivre en —_—
- r kuovolt-ampere
- . , ii/' watts
- et we les pertes dans le 1er en et posons
- Vk
- Pe
- E;
- K
- Il vient
- Q«Q* =
- Lio9
- L. io9
- 2.c./'e.B.s i,24.c./e.B. V P. ï. "'e
- Dans cette équation Qe et Q^. sont inconnus : L, c, sont donnés, et B, p et Ç sont des variables indépendantes : we dépend de B. Soit L& la longueur moyenne du chemin suivi par les lignes de force dans le fer en centimètres et soit
- U _ .
- Le ~ y
- le rapport de ces longueurs.
- On a :
- E£ _____7,8.Qe.Le
- K„ 5 8,9. Qa- . L/,.
- ou
- Qe __ , T / v \
- Si l’on pose pour abréger L. io9
- il vient
- d’où
- -c-L -B\ p.i.
- QeQk
- Qe ,,,
- 01 = '-'^
- Qe = V I ? 14CP '
- Or Arnold et La Cour prennent toujours, pour un type déterminé, le rapport ^ proportionnel à
- 7q*
- VI
- Q,
- Mais cela n’est pas vrai : a dépend de Ç d’une façon que l’on peut facilement étudier. En prenant par exemple comme base le type de la fig. 1 et en fixant tout d’abord les rapports
- hg___
- — — -Kg
- U#
- A*
- — -- v-k «A
- en posant ensuite
- akhk___
- fk
- Qa et.
- te
- Qe
- où fk et fe représentent les facteurs de remplissage du cuivre et du fer, on obtient :
- ak
- V «*/•*
- JK
- V
- **=Vir
- p.263 - vue 264/685
-
-
-
- 264
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 7.
- et
- !2
- i
- \"efe
- V^Qe +
- \v-kfk
- he — %ak -f- %hk aeir -j- î /—rr -f- 2
- V v-kfk
- + T=== v Qa = Mfc v'Q* + v Qe
- y/i
- 4~
- VW<
- VQe = me\Qk + ne vQe •
- Finalement
- mk VOT + nk Æ
- me V Qe
- i/o-
- V Q*
- Ou, en introduisant la valeur trouvée pour
- Qî
- Q k
- mk + nk
- me ne vx i, 14 • .£X
- mk nk me et ne peuvent être calculés facilement d’après les dimensions et les facteurs de remplissage. L’équation qui donne X est du 3e degré mais peut être résolue facilement par approximations, si l’on pose d’abord : X., = 1 dans l’expression : V i, 14. L >
- On tire alors
- mk -f- nk V i, 14? me-\-ne
- Valeur que l’on porte à nouveau dans l’expression
- V i, 14 . etc.
- Pour les valeurs de Ç qu’on rencontre en pratique, il suffit de 3 approximations. On obtient ainsi
- . _mk\jme + nea 4- nka \lmk-\- nk<r
- /g--------- ' -- --
- me \ me 4- nev 4- ne° V '«/, 4~
- OÙ ,
- * =
- Si l’on a, comme dans la fig. ï.
- Kk-— i,5, Ke=:i,3, fc =: o,8, fk — o,3q, on trouve
- m k i— 4 ? m
- nk =4,5i me = 6,53 ne = i ,54
- et, pour differentes valeurs de £ les valeurs de X qu’indique le tableau suivant :
- Tableau I
- 1 /
- 0,1 O VJ 00
- 0,25 0,87
- 0,5 0,97
- o,8 1,06
- 1,0 1,11
- i,5 1,20
- 2,0 1,28
- 3,o 1,41
- 5,o i,58
- 7>° i,7°
- 10,0 I ,82
- Quand
- ? = o
- Si
- X =— = o,63 (limite inférieure)
- 171 e
- X = — = 2,93 (limite supérieure)
- Tle
- Pour le calcul d’un transformateur simple, il est plus commode de poser :
- , __117k ^QkQe 4~ W/cQe
- Ule V Q/cQe 4~ tteQe
- mk VP 4- »*Q«
- à =-----—--------
- Tlle VP “P TleQe
- et de calculer par approximations successives X et Qe. Si donc X èst connu, Qe est également connu. On a de plus :
- F _ 7,8QeL„.
- >^i — — .
- 1000 L
- p.264 - vue 265/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 265
- et, comme
- ,_ ,___ me y P+ neQe
- Le = 1 Ile \Qk ^e VQ«
- On a aussi E,-
- V Qe
- 7,8 V^Qe (/«e V^P + neQe)
- ioooL
- 7,8pL2Q1/2(/ne -|- 1,07nefL2.>V2) 1000L
- on finalement puisque
- __E/hv
- 10
- Pk=p.Pe,
- les pertes
- Eùv,
- Pe + Pk '
- Q+P)'
- Le calcul avec ces formules est pli
- simple qu’on ne le croirait à première vue. Comme exemple nous allons traiter le cas cité par Arnold et Lacour (page 248).
- Soient donc
- L =20 kilo volts ampères, c = 5o
- f — 1 ,1 1 'e ’
- A — o,35 B = 65oo p = 1,56 Ç = *>74
- We= 1,27 s = 0,62
- mm.
- cgs.
- watts.
- kilogr.
- \JpKwe = I,i5
- L. io9 20.1o9
- icf B.s 2.5o. i.i 1,65oo. i,i5
- ' E _ ' ’
- v/p= i55
- 24 100
- log 1.14 = o.o569o
- log f =o.24o55
- log P =4.88202
- log Qe2^ =4.67947
- logQo1 =2.43974
- Qe,.) =2l8.6
- Qe,a = 239.6 = Q«h \//2 Qe,3 = 243.7 =QeH \'X3
- = Qe
- V^Qe = 15.61
- nik VP = 635.5, meV',P = loi2.2 Ȕt Qe= 985.9, neQe) = 336.6 i62i.4 i348.8
- 12 = 1621.4:1 348.8 = I .202 vA2= 1.096
- log 7.8 =o.892o9
- log y Qe = 1.1934o
- log Le ^Qe = 3.14270 5.228ig
- — log 1000 L = 4.3o 1 o3 log E*- =0.92716
- E, = 8.46
- K,
- 4.86 JL
- K.VA
- pe —)— pk
- E îlCe
- (l + P)
- mk yP = 635.5, me yj P =1012.2 neQe,2 = 1080.6, neQe,2 = 36g o
- 1716.1 1381.2
- >3 = 1716.1:1381.2 = 1.243 V A3 = 1.115
- : o. 85.1.27.2.56 = 2.76 °/0.
- Arnold et La Cour arrivent à peu près au même résultat.
- On peut écrire les formules donnant le poids de fer et les pertes en fonction des données.
- On a :
- E- = 3 86 in* l~1/8V/4(We+I-°7n^l/2^/2) Li/4c3/4/e3/4B 3/4m?3/V/8 et
- pe -j- Pk ~ 3.86 . IO3 X
- , 1^XI^(me -f- 1.07nef1/2;.1/2). (I -f-/>)«'e5/8
- On voit que le poids de fer par kilovolt-am-père diminue quand B croît (à peu près proportionnellement à yB) et quand p croît ; il diminue aussi quand la puissance croît (à peu près proportionnellement à Quand £ croît,
- Ej diminue d’abord, puis croît ensuite d’une façon à peu près linéaire.
- Le tableau ci-dessous et la courbe de la fig. 2 représentent la fonction :
- F = ?
- 1/8 .1/4 /
- , J/2 .1/2 \
- nie+ 1,07 ne\ A /
- pour le type de transformateur à noyau extérieur que nous étudions.
- Tableau II
- ç F
- 0, I 8,89
- 0,25 8,3g
- 0,5 8,32
- 0,8 8,38
- 1.0 8,47
- i,5 8,71
- 2,0 8,93
- 3,o 9>4o
- 5,o 10,22
- 7.° io,g4
- 10 11,82
- La fonction F a donc un minimum pour ? = 0,5 que l’on ne peut obtenir qu’approxi-mativement car les équations sont d’un degré supérieur au 3e. Pour |= 0,5, le poids de fer et les pertes totales sont minima.
- Il existe de même un minimum pour une valeur déterminée de p, que l’on peut trouver analytiquement.
- p.265 - vue 266/685
-
-
-
- 266
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 7.
- On a :
- p«+P* = yp-8/8( »+/>>
- où toutes les grandeurs indépendantes de p sont réunies dans le terme y. Le minimum de pe -f- Pk est donné par une valeur de p satisfaisant à l’équation :
- [p- 3/8( I+P )] = - - 3/s p ~11 '18 + 7sP~3/8 = O Cette équation conduit au résultat P — °>6
- qui semble en contradiction avec celui auquel aboutissent Arnold et La Cour. Mais ces auteurs supposent que
- ^ constte
- ce qui correspond à
- constte
- D — /," ...
- \pWe
- dans notre formule.
- B dépend alors dans ce cas de p et la différenciation qui permet de trouver le minimum,
- doit s’étendre aussi à B. Si l’on poursuit le calcul dans ce sens, on arrive également avec nos formules au résultat d’Arnold et La Cour, que les pertes sont minima quand la condition suivante est satisfaite : pertes dans le cuivre = pertes par courants de Foucault -)- 80 °/0 des pertes par hystérésis, mais cela n’a lieu que quand l’hypothèse particulière d’Arnold et La Cour est réalisée. Dans le cas le plus important en pratique, où la tension est donnée et où l’on doit choisir la puissance, on obtient un autre résultat. Dans ce cas, les pertes en pour cent (puisque E et B sont proportionnels) sont :
- CiEt6 c0E2 4- C3J2
- pk i-pe — ~ :—
- Dans cette formule C4, C2, C3 et E sont constants et J seul varie. La différenciation par rapport à J conduit, pour le minimum, à l’équation
- -CjE^ + CaE» , C3
- EJ2 E U
- ou
- C3J2 = C4E<.6_|_CaE2
- c’est-à-dire
- p = i
- Le minimum des pertes a donc lieu quand les pertes dans le cuivre sont égales aux pertes dans le fer. Dans nos formules, il vient dans ce cas :
- L = Gonst sJp
- Dans les transformateurs pour l’éclairage, les pertes moyennes ont une plus grande importance au point de vue du rendement que les pertes maxima. Pour en tenir compte, il faut remplacer le facteur :
- p“3/8(i+p)
- par le facteur
- où jS représente le coefficient par lequel il faut multiplier la perte dans le cuivre pour la charge maxima prévue, pour obtenir la moyenne annuelle de ces pertes. La valeur de (3 est environ de l’ordre de grandeur 0,1. Pour et Ç constants, on obtient un minimum lorsque
- fl a °»6
- #> = °>6 ou P = ~J
- Dans la pratique il faut tenir compte non seulement du minimum de pertes, mais aussi du prix d’établissement en comparant les frais annuels d’amortissement et le prix de l’énergie.
- Soient Me et les prix auxquels revient un kilogramme de fer ou de cuivre du transformateur entièrement terminé ; le prix d’un transformateur est :
- TT = E À M
- Ma-
- Si l’on compte z % d’intérêts et d’amortissement annuels, on a par heure :
- E, (Me + Ma Ÿ) ioo 8760
- Le prix de l’énergie absorbée par heure à
- p.266 - vue 267/685
-
-
-
- 18 Février 1905,
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 267
- cause des pertes, est, en désignant par K les prix du kilowatt-heure :
- E, —(i
- IOOO
- + /3/d
- La somme des deux donne les frais totaux du transformateur par heure. Ceux-ci, abstraction faite de p atteignent un minimum pour une valeur déterminée de Ç si B est constant et pour une valeur déterminée de B si Ç est constant.
- Dans ce cas il existe donc un minimum absolu. Dans les conditions de l’exemple précédent, en supposant :
- Me = 8ô centimes.
- K = 6 centimes.
- Z3 = o,i
- 1 . . , „ . centimes
- la variation des trais totaux en —r------------pour
- heure r
- B = 6500 est donnée par le tableau III et le
- 0,3
- 0,2
- 0,1
- Û.û.
- 0 1 2 3 4 $6 7 a 9 iO tf
- Fig. 3
- diagramme de la fîg. 3. Les chiffres du tableau • centimes
- indiquent les —:--— par kilovolt-ampère de
- 1 heure ^ 1
- puissance maxima.
- On voit que la variation de frais totaux est faible pour des valeurs de Ç comprises entre 0,5 et 10. Ces frais atteignent un minimum pour % =2,5 environ.
- Arnold et La Cour ont posé Ç = 1,74 Le tableau IV et la fig. 4 donnent les frais
- ('gifùnes
- Fig. 4
- par heure et pour une puissance maxima de 1 kilovolt-ampère en fonction de l’induction B. Les autres grandeurs sont restées invariables : £ a été pris égal à 2,5. De plus nous avons pris comme Arnold et La Cour.
- Tableau IV
- B cgs INTÉRÊTS ET AMORTISSEMENT centimes par heure PERTES TOTAL
- 2 OOO 0,0^5 r-» àft O O O , l32
- 4 OOO 0,029 0,070 0,099
- 6 ooo 0,Ol6 0,080 0,096
- 8 ooo 0,011 0,088 0,099
- IO ooo O O O OO 0,094 0,102
- 12 ooo 0,006 0,100 0,106
- i4 ooo o,oo5 0,109 0,111
- 16 ooo 0, oo4 0,111 0,115
- La variation des frais totaux est encore très faible : il semble donc qu’il devrait être diftî-
- Tableau III
- f INTÉRÊTS ET AMORTISSEMENT PERTES TOTAL
- 0,1 0,247 \C> r> 0 0 O , 322
- 0, a5 0,096 0,071 0,167
- o,5 o,o5o 0 0 0 0,120
- 0,8 0 ,o33 - 0,071 0,104
- 1,0 0,028 0,072 0,100
- 1,5 0,021 0,074 0,095
- 2,0 0,017 0,076 0,093
- 3,o O , O I 4 0,080 0,094
- 5,o 0,011 0,086 0,097
- 0,010 0,093 0, io3
- 10,0 0,010 0,1 0,110
- Tableau V
- B E,
- 2 ooo 43,62
- 4 ooo 16,70
- 6 ooo 9,5°
- 8 ooo 6,36
- 10 ooo 4,66
- 12 ooo 3,6i
- 14 ooo 2,9!
- 16 ooo 2,41
- cile de construire un mauvais transformateur d’éclairage.
- p.267 - vue 268/685
-
-
-
- 268
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 7.
- La valeur la plus avantageuse de B est 6500.
- Il est intéressant aussi d’étudier la variation
- de E{- en fonction de B. Le tableau Y indique
- i . , kilogr.
- ces valeurs, exprimées en r-r;--r-—----;----
- r kilovolt-amperes
- Il est étonnant que les frais totaux- aient une valeur à peu près constante quand B varie de 2 000 à 16 000, alors que le poids varie dans le rapport de 20 à 1.
- E. B.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Communications sur les appareils fluxographes.
- — MM. A. Blondel et Grassot.
- A la séance du 6 juillet 1904, M. Grassot avait présenté un Fluxmetre et un hystèrèsi-graphe :
- « Le fluxmètre destiné à mesurer les flux magnétiques donne des indications proportionnelles aux variations de flux embrassé par une bobine exploratrice reliée à ses bornes. Cet appareil, en principe, est un galvanomètre De-prez D’Arsonval dont le couple de torsion est le plus petit possible et la masse de la bobine la plus grande possible ; dans ces conditions, l’appareil étant en court-circuit ou branché à une faible résistance, sera excessivement amorti et mettra un temps très long pour revenir à sa position d’équilibre.
- « Examinons le fonctionnement de l’appareil : Si nous relions ses bornes à une force électromotrice très faible, par exemple de l’ordre du dix-millième de volt, un courant tendra à traverser le cadre, qui déviera en produisant une force électromotrice égale et opposée. La même action se passe lorsqu’on relie un moteur magnéto dont le couple résistant est très faible à une force électromotrice ; l’induit prend une vitesse proportionnelle aux volts appliqués à ses bornes. C’est le principe du compteur O’ Keenan.
- « On a donc, en appelant « le déplacement angulaire,
- et le déplacement total « sera égal à / E dt.
- « Au lieu de relier les bornes à une force électromotrice déterminée, branchons-les sur
- une bobine de faible résistance d’un nombre de tours et de surface connus, et introduisons cette bobine dans un champ magnétique. Au moment de l’introduction nous produisons une force électromotrice proportionnelle à la vitesse de variation du flux
- cette force électromotrice fera dévier l’aiguille avec une vitesse qui lui est proportionnelle et le déplacement total étant proportionnel à fEdt sera proportionnel, par conséquent, à la variation totale de flux.
- « Nous voyons donc que l’aiguille indique à chaque instant le flux qui traverse la bobine, et, pour cela, le cadre de l’appareil se déplace dans un sens et d’une quantité telle que la variation totale du flux soit nulle, et, par conséquent, le courant qui traverse l’appareil soit aussi sensiblement nul.
- « Cette propriété de fournir des indications continues permet d’étudier d’une manière commode les flux et les champs magnétiques. Soit, par exemple, un aimant à étudier : introduisons cet aimant dans la bobine exploratrice, l’aiguille du fluxmètre dévie aussitôt et indique à chaque instant le flux qui traverse la bobine. Il est donc facile de se rendre compte de la répartition du flux le long de l’aimant et des anomalies que peut présenter son aimantation. De même, si nous introduisons cette bobine dans un champ uniforme, un entrefer de dynamo, par exemple, la déviation de l’aiguille à chaque instant est proportionnelle à ce champ.
- « S’il s’agit de mesurer des quantités d’électricité, il suffira de les faire passer dans une résistance sans self de quelques ohms en dé-
- p.268 - vue 269/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 269
- rivation sur le fluxmètre. La déviation obtenue sera proportionnelle au nombre de microvolts-seconde aux bornes de la résistance ; en divisant par cette résistance on aura le nombre de micro-ampères-seconde cherché.
- « L’appareil construit pour la fabrication des compteurs, a été disposé pour entrer dans la forme générale d’appareils de mesure. Le cadre mobile est suspendu à un fil de cocon qui est lui-même suspendu à un ressort ; le but de ce ressort est d’amortir les chocs et, par conséquent, d’éviter les ruptures du fil de cocon. Enfin, le courant est amené au cadre au moyen de deux spiraux en lame d’argent excessivement mince. L’aiguille se meut sur un cadran divisé en 100 parties de part et d’autre du milieu ; la valeur d’une division est déterminée une fois pour toutes et vaut environ 12000 maxwells ou 120 microvolts-seconde. Une bobine exploratrice jointe à l’appareil est formée d’un nombre de tours égal au nombre de microvolts-seconde correspondant à une division ; cette bobine a une surface moyenne de 5 cm2 ou 10 cm2. Cette bobine, placée dans un champ magnétique uniforme, fera dévier l’aiguille de 1 division pour 20 ou pour 10 gauss, c’est-à-dire que 1 division correspondra à 100 unités de flux ou maxwells.
- Le fluxmètre peut être aussi employé comme galvanomètre sur une résistance supérieure à 1,000 ohms. Dans ces conditions, la dérivation de l’aiguille est d’environ 1 division pour 0,01 micro-ampère.
- Hystèrêsigraphe. — La propriété du fluxmètre d’indiquer à chaque instant l’état du flux dans une bobine a permis, à M. Grassot, en le combinant à un ampèremètre, de tracer directement les courbes d’hystérésis. « Pour cela, un miroir M [fig. 1) porté par le fluxmètre et mobile autour de l’axe vertical XV réfléchit un faisceau lumineux provenant d’un trou O et rendu convergent par une lentille L sur un deuxième miroir M’ porté par un ampèremètre et mobile autour d’un axe perpendiculaire à la figure. Ce deuxième miroir vient faire l’image conjuguée du point O en O’; ce point O’ se déplacera dans le plan PP’ suivant deux directions perpendiculaires commandées par les miroirs M et M’.
- » Le métal à étudier est sous forme de tore d’un diamètre moyen et d’une section connus.
- Quelques tours de fil fin enroulés sur le métal et reliés au fluxmètre donnent un déplacement du point O’ perpendiculairement à la figure et proportionnel à chaque instant au flux qui
- traverse l’anneau. Un deuxième enroulement plus important traversé par le courant magnétisant est en tension avec l’ampèremètre qui déplace le point O’ parallèlement à la figure. Le montage ci-joint (fig. 2) permet de faire va-
- R
- wvwvw--
- Fig. 2
- rier progressivement le courant magnétisant de -f- 1 à — 1 : en A et A’ sont deux accumulateurs, R est une résistance qui détermine le courant maximum I, S est un shunt relié à l’aippéremètre de l’hystérésigraphe, enfin le rhéostat R’ permet par le déplacement de sa manette M, de faire varier progressivement l’intensité de -|- 1 à — 1 en passant par O et inversement.
- Il suffit donc d’appliquer sur le plan PP’ une feuille de papier à calquer ; avec la main gauche on fait varier doucement l’intensité pendant que la main droite, armée d’un crayon, suit la trace du point lumineux ; un premier cycle permet de tracer grossièrement la courbe ; en répétant plusieurs fois l’expérience, on arrive à obtenir très facilement une courbe très régulière. ^
- *
- 't' ^
- A la séance du 3 décembre 1904, M. A. Blondel, au sujet de cette communication, fît une
- p.269 - vue 270/685
-
-
-
- 270
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. ™ N» 7.
- objection sur l’exactitude de principe de l’appareil, ou tout au moins de ses limites d’emploi pour l’inscription des flux périodiquement variables : « M. Grassot à ramené l’équation du mouvement à la forme simplifiée
- en négligeant l’inertie du cadre et la self-induction du circuit. Il me semble, dit M. Blondel, que l’équation doit être l’équation générale du mouvement des galvanomètres, en supprimant seulement le terme correspondant au couple de torsion, c’est-à-dire
- k^+a^=g;
- dP
- avec la relation
- d<& di
- ~di~^lè
- dP«.
- car, en général, le terme K-^j est du même
- doc
- ordre que celui en —p et la forme de la courbe dépend donc de l’inertie. D’autre part, si di .
- L ^ est petit comme il convient, par rapport a
- d<ï>
- j- (et seulement dans ce cas) on peut écrire
- dt
- d$_ d2$ It + L ~dP
- et par suite, l’équation devient
- d2oc , . doc
- K
- dp
- : zz_, d G
- *'Adt~LdP r dt'
- » Le second membre est donc de la même
- ,, i-i d2$
- forme que le premier, et le ternie en pourrait servir à compenser le terme d’inertie
- si malheureusement le terme n’avait
- r dt
- le
- signe —. Etant donné ce signe, l’effet de self-induction ne peut qu’ajouter une nouvelle erreur de même sens que celle due à l’inertie.
- » Il n’y a donc qu’un seul moyen d’étudier les flux rapides : c’est de réaliser, par des moyens analogues à ceux imaginés par M. Abraham pour son rhéographe, un galvanomètre dont le courant ait un terme principal propor-d2«ï> dP
- tionnel à -7-j- et un terme correctif propor-
- c/<t>
- tionnel à • O11 obtient ce résultat, comme
- l’indique le schéma ci-joint (fig. 3), en transformant le courant induit dansla bobine d’épreuve B par un transformateur sans fer T, dont le secondaire, qui alimente le galvanomètre G, reçoit une dérivation du courant primaire prise aux bornes d’une résistance réglable r. Dans chacun des deux circuits, la self-induction doit être négligeable devant la résistance et il est facile de voir que le maximum de sensibilité a lieu
- quand les quatre self-inductances de la bobine des deux circuits du transformateur et du galvanomètre sont égales. Pour réaliser cette condition et diminuer les courants mis en jeu dans le primaire, on sera conduit à prendre un cadre mobile très petit, ayant une faible inertie; mais il devient alors plus difficile de lui amener le courant par des fils assez souples pour que le couple de torsion parasite qu’ils introduisent soit négligeable. i)Pour ce motif, quand j’ai étudié le même problème, et construit le premier fluxographe, j’ai choisi de préférence le galvanomètre à aimant mobile dont l’équipage peut être très léger et suspendu entre pointes à une fibre très longue ne donnant pas de torsion sensible. J’avais en même temps simplifié le problème et supprimé l’amortissement en plaçant l’équipage dans le vide, ce qui élimine le terme dd .
- en -j et, par suite, toute dérivation correctrice
- du courant. Le couple directeur terrestre était lui-même éliminé par une enveloppe protectrice en fer doux, complètement fermée, entourant le galvanomètre. Cet appareil, qui a échappé sans <jloufe à la connaissance de M. Grassot, a çté exposé en 1902 à l’exposition de la Société de Physique, et une courte description en a été publiée dans quelques, périodiques, notamment dans The, Electric al World and Fngirieer de New-York. »•< -M. Ghassot après communication de ces remarques s’est déclaré parfaiteménl) d’accord
- p.270 - vue 271/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 271
- avec M. Blondel: «je reconnais volontiers que le fluxmètre employé comme fluxographe donnera des courbes déformées. Cette déformation sera d’autant plus grande que les ter-d'2a.
- mes en ^oii en seront eux-mêmes plus
- grands. M. Blondel a surmonté jla difficulté par un dispositif ingénieux ; je trouve plus commode de rendre ces erreurs négligeables en s’astreignant à n’avoir que des variations lentes de flux. Cette lenteur a, de plus, le grand avantage de permettre de supprimer l’inspection photographique et de la remplacer par un tracé à la main, en suivant avec un crayon le point lumineux qui se déplace sur une feuille de papier.
- • » Dans mes appareils, la déviation du cadre
- produit une variation de flux sensiblement égale et opposée à celle à mesurer; je vois là une différence essentielle avec les appareils de M. Blondel dans lesquels un aimant léger et suspendu ne peutproduire que des variations de flux négligeables devant celles à mesurer. »
- Les phénomènes de viscosité magnétique dans les aciers doux industriels et leur influence magnétique sur les méthodes de mesure.
- A la réunion du 7 décembre 1904, M. Jouaust a fait sur ce sujet, une intéressante communication :
- Quoique, depuis Ewing, de nombreux physiciens (Klemencic, Fromme, Wilson) aient étudié les phénomènes de viscosité magnétique, il semble que les expérimentateurs amenés à étudier par la méthode balistique les
- La force coercitive de cet acier est égale à — 1,1. On voit que la durée du phénomène est maxima pour A voisin de la force coercitive, mais que son importance dans les premiers instants qui suivent la variation du champ magnétisant, présente son maximum pour une valeur de A telle, que l’induction ait
- aciers doux industriels, aient admis implicitement que ce phénomène était assez peu intense dans ce genre d’aciers, pour fausser notablement leurs résultats. Le contraire semble plutôt résulter des recherches entreprises à ce sujet par M. Jouaust au Laboratoire Central d’Electricité. Presque tous les aciers doux, livrés actuellement à l’industrie, présentent ce phénomène d’une façon très intense.
- Ces recherches ont porté particulièrement sur deux anneaux du même acier (*) A et B ayant les dimensions suivantes :
- A, diamètre extérieur 147 mm., intérieur 107 mm., hauteur 25 mm.
- B, diamètre extérieur 147 mm., intérieur 127 mm., hauteur 30 mm.
- Le procédé d’observation consistait à étudier ces anneaux par la méthode balistique, avec un galvanomètre placé toujours dans les mêmes conditions d’amortissement en ne fermant l’enroulement secondaire qu’un temps déterminé et variable après avoir provoqué la variation du courant magnétisant.
- 1° Viscosité en un point du cycle d’hystérésis.
- Si on fait varier le champ magnétisant de 11=98 gauss (correspondant à B = 17.100) jusqu’à une valeur A, on constate pour l’anneau A que les phénomènes de viscosité se font sentir depuis X = —|— 1,1 jusqu’à A = —9. Ils présentent surtout de l’importance dans la région de variation rapide de l’induction. Pour cette région, on obtient avec un balistique Deprez-d’Arsonval d’une période d’oscillation de 8 secondes, fermé sur une résistance totale de 1.000 ohms, les résultats suivants exprimés en % de l’élongation au temps zéro.
- déjà changé de signe. Ceci peut être attribué à l’influence retardatrice des courants induits qui réagit probablement sur la viscosité. On sait d’après Hopkinson que cette action des cou-
- (9 La composition de cet acier était la suivante : carbone, 0,13 ; silicium, 0,09 ; soufre, o,04 ; manganèse, 0,5. Sa résistance était de 15 microhms centimètre.
- Temps en secondes o 0,55 i,65 2,75 3,85 4 -90 6 7 -1 8,25 9,35
- A = 0 IOO 12,5 2 o,3 0
- in O O 1 IOO 20 6 2 0,8 0,4 0,2 0
- A = — o,9 IOO 3o x4 7 4 2,6 1 ,6 0,8 0,4 0,2
- A =— i,3 IOO 35 16 8,5 3-9 I , 2 o,3 0
- A = — 3 IOO 3a 7 0,2 0
- p.271 - vue 272/685
-
-
-
- 272
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 7.
- rants induits est fonction de la perméabilité.
- Les phénomènes sont moins intenses pour l’anneau étroit B. Dans cet anneau, pour 1 = —1,1, le phénomène a disparu au bout de 5 secondes.
- Nous avons pu également pour des valeurs de 1 voisines de la force coercitive mettre le phénomène de la viscosité en évidence dans des anneaux constitués par des tôles de 0mm,4 et aussi dans des anneaux de fonte, mais alors
- Le phénomène semble, là encore, présenter un maximum au voisinage de ) = 1,4 qui correspond au maximum de la perméabilité. Il y a probablement là encore une influence des courants induits.
- Tout à fait au début des expériences, nous avons constaté dans les deux anneaux une diminution des phénomènes de viscosité consécutive des premières aimantations. Depuis, dans un laps de temps de plusieurs mois, nous n’avons pu déceler aucun affaiblissement du phénomène.
- 3° Influence de la viscosité sur les méthodes de mesure.
- Si on cherche à tracer le cycle d’hystérésis en faisant varier le champ magnétisant par degrés successifs (méthode de Rowland), par suite du temps considérable que met l’aimantation dans certaines régions du cycle à prendre sa valeur finale, peu de balistiques auront une période assez grande pour pouvoir donner des élongations proportionnelles à la variation de flux produite ; un certain nombre des élongations observées au balistique seront donc trop faibles et, comme l’inconvénient de cette méthode est précisément d’accumuler les erreurs, tous les résultats obtenus seront inexacts et les valeurs obtenues pour l’incluction seront trop faibles. C’est ainsi que pour l’anneau A, on trouve pour H = 98, B = 15.000 et B= 16.000 pour l’anneau étroit B, alors que la valeur véritable est 17.100.
- 2° Viscosité en un point de la courbe d’aimantation.
- Le phénomène de la viscosité s’observe également quand on cherche à tracer la courbe théorique d’aimantation, lieu des sommets des cycles cécissants, pour un anneau préalablement désaimanté.
- Le même mode opératoire nous a donné pour l’anneau A les résultats suivants :
- Si, au contraire, on trace le cycle en passant à chaque fois du champ maximum II à une valeur intermédiaire \ (méthode d’Ewing), on voit d’après les résultats d’expérience donnés plus haut, que si II est assez grand pour que
- 1 ; Valeur du champ INDUCTION EN GAUSS
- magnétisant Méthode d’Ewing
- gauss ordinaire Méthode modiiiée
- 98 17 100 17 100
- 2 2 i5 14 5 i5 145
- 3,35 11 g5o 11 goo
- 1,12 9 4oo 9 o5o
- 0,72 8 900 8 4 00
- 0 7 5oo 6 5oo
- — 0,72 5 35o 3 4oo
- 1,12 3 45o — 750
- — 2,27 — 1 800 — 5 800
- — 3,35 - 4 9°° — 7 700
- — 8,7 — 11 200 — 11 800
- — 22 — i4 5oo — i4 5oo
- — 35 — i5 3oo — i5 3oo
- — 98 — 17 100 — 17 100
- l’acier soit saturé, pour un certain nombre de valeurs de 1 (en particulier pour 1 = — II) les phénomènes de viscosité seront négligeables et les résultats donnés par la méthode balistique seront exacts. Mais il n’en sera plus de même pour toutes les régions du cycle où l’induction varie rapidement. On ne pourra donc même par cette seconde méthode, connaître exactement les pertes par hystérésis.
- On constate du reste en opérant par cette
- sa durée est très courte.
- Temps en secondes O 0,55 1,65 2,75 3,85 4,95 6
- / — 0,5 B =: I2ÔO IOO 20 1,8 0,35 0
- / = 0,75 B = 25oo ÎOO 3o 5,5 1 o,35 0
- >= v4 B = 4ooo ] 00 46 1,5 4 0,75 0,2 0,1
- '• = 4,3 B 9000 IOO 3o 1,5 0
- p.272 - vue 273/685
-
-
-
- 48 Février 4905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 273
- méthode, que quand on passe de -f-H à 1 et de 7 à — H, la somme -)- 32 des déviations observées au balistique est plus petite que la déviation À observée en passant de II à — H. Mais si on revient de ), à -f- II, on observe une déviation §3 telle que â3-f-S2=A.
- Ceci donne un moyen de tracer correctement le cycle d’hystérésis entre 2 valeurs du champ magnétisant, pourvu que ces valeurs soient assez grandes pour saturer l’acier.
- Il suffit de faire les lectures au balistique non pas en descendant de -f- H à ),, mais après avoir fait cette opération et avoir attendu quelques instants de remonter de 1 à -f- H et d’observer à ce moment l’élongation produite au balistique.
- Le tableau ci-dessus donne comparativement les résultats obtenus par les deux méthodes.
- J. R.
- ELECTROTECHNISCHEN VEREIN
- La nouvelle lampe 'au Tantale de la Société Siemens et Halske, d’après de récentes communications de ses Ingénieurs. — MM. von Bolton et Feuerlein. — (Elektrotechnischen Yerein, séance du 17 janvier 1905).
- La Société Siemens et Halske a poursuivi depuis plusieurs années d’intéressantes recherches dans le but de trouver un filament des lampes à incandescence capable de remplacer avec plus d’économie le filament de carbone. A cet effet elle a institué d’abord des recherches de laboratoire pour l’étude des métaux à température de fusion très élevée, et ces études ont été dirigées par M. von Bolton ; d’autre parties fils métalliques ayant été obtenus, l’étude pratique de leur emploi dans les lampes à incandescence a été poursuivie par M. Feuerlein. Tous deux ont exposé successivement le résultat de leurs recherches, qui ont abouti à la création d’une très remarquable lampe à filaments de tantale, réalisant une très grande économie par rapport aux lampes actuelles, et pouvant être alimentée directement sur 110 volts. Les conséquences de cette découverte peuvent, dès maintenant, être considérées comme très importantes et de nature à modifier complètement la situation économique de l’éclairage électrique vis-à-vis de l’éclairage au gaz.
- PRÉPARATION ET PROPRIÉTÉS DU TANTALE
- M. von Bolton 11’a pas étudié tout d’abord le tantale, mais il a examiné successivement plusieurs métaux à température de fusion élevée, en laissant de côté les métaux de la série du platine qui ont déjà été étudiés, comme on le sait, par le Baron Auer, qui a été conduit ainsi à la réalisation de la lampe à l’osmium.
- Au point de vue des recherches, la Société Siemens et Halske a remarqué que le pentoxyde brun de vanadium est conducteur de l’électricité à froid, contrairement à l’opinion de Ber-zélius ; M. von Bolton a été conduit ainsi à électrolyser à froid l’oxyde vanadique et à isoler le vanadium pur; mais la température de fusion de ce corps était trop basse. Il a été ainsi conduit à étudier les métaux du même groupe, le niobium et le tantale, dont les poids atomiques, très élevés, sont respectivement le double et le quadruple de celui du vanadium. Le niobium ayant un point de fusion encore trop bas, on a essayé le tantale en produisant la poudre de tantale métallique au moyen de la réduction de fluorure double de tantale et de potasse d’après la méthode de Berzélius et de Rose ; en agglomérant cette poudre par laminage on a pu obtenir des bandes, on a essayé aussi d’agglomérer l’oxyde de tantale sous forme de filaments au moyen de paraffine et de le réduire ensuite à l’état métallique, on a obtenu ainsi pour la première fois le tantale à l’état métallique et on a pu l’étudier. On a constaté ainsi que ses propriétés étaient très differentes de celles indiquées par Moissan, qui n’avait pas eu à faire certainement à du tantale pur, mais à une combinaison de ce métal avec du carbure de tantale ; en effet le poids spécifique élevé du tantale (183) permet d’obtenir un carbure avec des quantités très faibles de charbon.
- On constata que le tantale pur a un point de fusion bien plus élevé que ne le pensait Moissan et qu’il était doué d’une ductibilité remarquable en même temps que d’une résistance à la rupture très élevée ; il se laisse forger et étirer avec la plus grande facilité. On parvient ainsi à perfectionner la préparation du tantale pur en chauffant la poudre de tantale dans le vide ; elle abandonne alors tout le reste de l’oxygène qu’elle peut contenir, ainsi que l’hydrogène qui s’est fixé sur elle pendant
- p.273 - vue 274/685
-
-
-
- 274
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 7.
- la réduction. Le tantale métallique donne par fusion un lingot parfaitement pur.
- Ce métal jouit de propriétés chimiques intéressantes : à froid, il résiste étonnamment aux agents chimiques ; en le faisant chauffer dans les acides chlorhydrique, azotique, sulfurique, il n’est pas attaqué ; il ne l’est que dans l’acide fluorhydrique ; il n’est pas non plus attaquable par les solutions alcalines. Si on le chauffe à l’air à 400°, il devient jaune et passe au bleu quand on le chauffe plus longtemps à 500° ou rapidement à 600°, d’une façon analogue à ce qui a lieu pour l’acier. Un fil mince de tantale brûle à l’air doucement et sans flamme. A partir du rouge sombre il se combine à l’hydrogène aussi bien qu’à l’oxygène.
- Le métal pur a un poids spécifique de 10,8, un éclat un peu plus souple que celui du platine, une dureté comparable à celle de l’acier doux, mais une résistance à la rupture plus grande, qui atteint 93 kgs par mm2, au lieu de 70 à 80 kgs pour l’acier. Il se laisse marteler en feuilles à froid, quoique plus difficilement que l’acier et peut être laminé facilement à chaud. Une tôle de tantale plusieurs fois réchauffée et martelée acquiert une dureté presque comparable à celle du diamant et ne se laisse attaquer par celui-ci qu’avec une extrême difficulté.
- La résistance spécifique à la température moyenne est de 10,5 mierohms par cm; le coefficient de température est positif et a une valeur de 0,30 entre 0 et 100° ; à la température normale de l’incandescence sa résistance spécifique atteint 8,30. Le coefficient de dilatation linéaire entre 0 et 100° est de 0,0000079. Plusieurs centaines de degrés avant de fondre, il subit un ramollissement progressif. La chaleur spécifique est de 0,0303, la chaleur atomique 0,09. Le point de fusion est compris entre 2250 et 2300°.
- EMPLOI DU TANTALE POUR LA FABRICATION DES LAMPES A INCANDESCENCE.
- D’après ce qui précède on voit que le tantale a des qualités remarquables pour la fabrication des lampes à incandescence, tant à cause de sa résistance spécifique et de sa température de fusion élevées qu’à cause de la facilité de son étirage en fils très fins et très résistants ; en particulier on a pu obtenir
- des fils ayant jusqu’à trois centièmes de millimètre.
- Dès que l’on eut obtenu le métal pur dans le laboratoire de la Société Siemens, M. Feuer-lein en entreprit l’étude au point de vue de l’application, à partir du mois de janvier 1903 ; il put ainsi constater d’abord sur des fils assez gros que l’on pouvait réaliser une belle incandescence dans le vide avec des consommations de 1,5 à 2 watts par bougie, la résistance et l’infusibilité du métal allèrent en croissant, au fur et à mesure qu’on l’obtint plus pur, et la production des dépôts sur l’ampoule alla en diminuant en même temps. On étudia par la même occasion la façon d’obtenir des fils assez fins et assez longs pour pouvoir réaliser une lampe de 110 volts. Après d’assez longs essais on s’arrêta aux dimensions réalisées actuellement, qui s’appliquent à une lampe de 25 bougies. Celle-ci est exécutée en fils de cinq centièmes de millimètre de diamètre.
- La principale difficulté que l’on rencontra était la nécessité d’employer une grande longueur de ces fils (près de 1 m. comme*on le verra ci-dessous). On essaya d’abord d’employer plusieurs boucles dans la même ampoule, ou des fils tordus en fine spirale, comme l’a essayé aussi le Dr Auer ; mais le ramollissement du métal à haute température ne permet pas d’obtenir ainsi de bons résultats et la lampe ne pouvait pas être employée dans d’autres positions que suspendue. C’est ainsi que M. Feuerlein fut conduit à la disposition très ingénieuse qui est actuellement et que représente la fig. 1. Le fil est relié eu zigzags sur une surface cylindrique, entre deux crochets disposés aux extrémités de petits bras rayonnants en métal soudés dans deux boutons en fer, soutenus par une tige de fer soudée à la base de la lampe : l’amenée du courant est faite comme d’habitude par des fils soudés dans le verre et qui sont réunis aux deux extrémités du fil de tantale ainsi disposé. L’étoile supérieure a 11 bras, l’étoile inférieure 12 bras. Le filament a une longueur de 650 m/m, un diamètre de cinq centièmes de millimètre et un poids de 22 milligrammes : il donne 25 bougies sous 110 volts avec une consommation de 1.5 watt par bougie Hefner, (ce qui correspond à 1,7 watts environ par bougie décimale). Un kilogramme de tantale
- p.274 - vue 275/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 275
- pur fournit des filaments pour 45.000 lampes.
- Comme on le voit la forme de l’ampoule diffère peu de celle des ampoules existantes, et la lampe peut être placée dans toutes les positions comme une lampe ordinaire. Le fil de tantale étant très solide quand il est neuf, la lampe peut être expédiée sans précautions spéciales et ne craint pas les chocs.
- Les essais de durée ont montré que la vie
- Fig. 1
- de la lampe est limitée non pas par sa rupture qui peut se produire seulement après 800 ou 1000 heures, mais par le noircissement progressif de l’ampoule, comme dans les lampes à filaments de charbon. En supposant comme dans celles-ci qu’on ne dépasse pas une baisse de lumière de 15 à 20 °/0, on obtient des durées pratiques de 400 à 600 heures. Le tableau ci-dessus indique la façon moyenne dont se comporte une semblable lampe en fonction du temps.
- Heures Intensité Watts
- DE Tallumage LUMINEUSE en bougies Hefner AMPÈRES PAB Hefner
- O 25 à 2 y o,3G à o,38 i,5 à 1,7 i,3 à i,5
- 5 28 à 3i o,38 à o,3(j
- i5o 25 à 27 o,36 à o,38 i,5 à 1,6
- 3oo 22 à 24 o,36 à o,38 1,6 à 1,7
- i5oo 20 à 22 o,36 à o,38 1,9 à 2,0
- lOOO 18 à 20 o,35 à 0,37 2,1 à 2,2
- L’augmentation de lumière et de courant au début du fonctionnement provient d’une modification moléculaire du fil de tantale. En effet, le fil de tantale subit peu à peu une transformation moléculaire, due probablement à une fusion partielle : vu au microscope il passe de l’aspect lisse de la partie gauche de la fîg. 2 à
- Fig. 2
- l’aspect granulé de la partie droite de la même figure (celle ci a été prise après 1000 heures d’emploi avec un grossissement de 100). Cette modification entraîne en même temps un raccourcissement du filament, de sorte que les angles d’abord arrondis, deviennent aigus au bout d’un certain temps, en même temps les filaments deviennent plus cassants. Néanmoins on a obtenu aisément des durées de plus de 1000 heures. D’ailleurs même si le filament vient à se rompre, il peut encore presque toujours continuer à servir pendaut quelque temps, car il suffit d’amener les extrémités libres en contact avec les parties voisines du filament pour qu’elles se ressoudent et que la partie remise ainsi en circuit continue à fonctionner et donne même une lumière plus forte par suite de la résistance plus faible mise en circuit. _
- p.275 - vue 276/685
-
-
-
- 276
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 7.
- On aura une idée de la résistance du filament à la rupture sous l’action du courant par le fait que ces filaments établis pour 110 volts, ne se rompent que sous 260 à 300 volts, chiffre beaucoup plus élevé que ceux qui amènent la rupture des lampes à filaments de charbons.
- Cet effet avantageux, ainsi que le faible noircissement de l’ampoule malgré la haute température, proviennent en grande partie de la propriété favorable que présente l’accroissement de résistance rapide du filament en fonction de la température, tandis qu’un filament de charbon voit sa résistance spécifique dimi-
- Charàon
- 20 00 €0 80 (00 (20 (OO (60 (80 200
- nuer d’environ 50 % quand on l’amène de l’état froid à l’état incandescent normal, au contraire le filament de tantale subit une augmentation de résistance de plusieurs fois cent pour cent; cette différence est bien mise en évidence par la fig. 3, qui indique les variations spécifiques de résistance des deux corps en pourcentage de la résistance prise à la température normale d’incandescence.
- M. W. P. Siemens a annoncé, après les communications de ses Ingénieurs, que sa Compagnie fabriquait dès maintenant 8.000 lampes par jour à titre d’essai industriel, en attendant la construction d’une grande usine spéciale pour le traitement du tantale, et que d’autres types de lampes au tantale seraient peu à peu mis sur le marché.
- A. Bl.
- CONGRÈS DE SAINT-LOUIS
- Essais des lignes téléphoniques à haute fréquence
- — Kennelly.
- On essaie généralement des lignes télégraphiques terrestres, en appliquant à l’une des extrémités, une différence de potentiel déterminée et en mesurant l’intensité du courant reçu, au moyen d’un milliampèremètre ou d’un appareil semblable. Soit E la f. é. m, en volts appliquée à une extrémité d’une ligne de longueur L, i l’intensité de courant mesurée à l’autre extrémité, au moyen d’un appareil de résistance Rr.
- Pour une résistance uniforme de r ohms, et une conductance de pertes de g mhos, par kilomètre, on a :
- lr = R0 sin h. (La) + Rr COS h (L«j = Rj amPeres (l) où :
- R0 = y - ohms.
- V g
- et :
- *=\]rg.
- La résistance R, représentée par le dénominateur de la fraction dans la formule 1, peut être nommée « résistance extrême réceptrice » du circuit, puisque c’est la résistance que le circuit oppose à la f. é. m. appliquée E.
- Si la f. é. m. maxima appliquée est, par exemple, 200 volts, et si l’intensité minima de courant susceptible d’actionner le relai du poste récepteur est, par exemple, un milliampère, la résistance extrême réceptrice de la ligne, ne doit pas dépasser 200.000 ohms, si l’on vent pouvoir enregistrer un signal. Pendant l’état variable produit par la transmission de signaux rapides, la valeur de la résistance extrême réceptrice effective, peut différer sensiblement de ce qu’elle est à l’état permanent : néanmoins, cette résistance est utile à connaître, et, si sa valeur est trop élevée, la ligne ne peut pas servir aux transmissions télégraphiques.
- Comme exemple de la formule (1), nous considérons le cas d’une ligne télégraphique uniforme de 345 kilomètres de longueur constituée par un fil ayant 15 ohms de résistance par kilomètre et une conductance d’isolement de 1 micro-mho par kilomètre (correspondant à une résistance d’isolement de 1 micro-ohm-ki-
- p.276 - vue 277/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 277
- lomètre). Soit 80 volts de f. .é m. appliquée à l’une des extrémité. Nous allons voir quelle sera l’intensité de courant à l’autre extrémité, 1° quand il n’y a pas d’instrument de mesure, 2° quand il y a un instrument de mesure ayant une résistance de 32 ohms.
- Ici :
- L = 34o i5
- g= io~6 E = 8o
- R,. = o dans le ier cas, e 132 dans le second cas,
- R0 = \J7— = 3873 ohms.
- « = V 15.10—6 = o,003873 L« = 34o X 0,0038^3 = 1,317 sin4 La = 1,7321 cos h La = 2,007
- Dans le 1er cas :
- 80
- 80
- r 3873 x 1 )732*
- Dans le 2me cas :
- 6708
- : 0,01193 ampères.
- 80 80 „
- ir = h0 'jx,--ô---1-0 vx-----— â---=0,0118 amp.
- 3873 X 1,7321 -f- 32 X 2,007 0772
- La résistance extrême réceptrice de la ligne est 670 ohms dans le 1er cas et 6772 ohms dans le second cas.
- Quand il s’agit d’un circuit téléphonique, on peut employer la même méthode. Mais les conditions sont beaucoup plus compliquées, parce que au lieu d’un système à courant continu (fréquence nulle) on a affaire à un système à courants alternatifs de plusieurs fréquences.
- Pour chaque fréquence, l’intensité de courant est donnée par la formule :
- E _ E
- Z0 sin h (La) + Zr cos h (La) Zi
- — ampères (4)
- ou :
- représente Vimpédance extrême transmettrice :
- V('- + j H(g +7CW)
- (6)
- n est la fréquence en périodes par seconde.
- « la vitesse angulaire, soit 2 tt7t radians par' seconde. r la résistance des conducteurs en ohms par kilomètre. I l’inductance du conducteur en henrys.. —
- g la conductance du diélectrique en mhos —
- c la capacité diélectrique en farads. —
- j=V~
- E la f. é. m. efficace harmonique à une extrémité en volts.
- ir le courant harmonique efficace à l’autre extrémité eu ampères.
- ZK l’impédance extrême réceptrice en ohms.
- Zr l’impédance de l’appareil récepteur en ohms.
- Pour essayer un circuit téléphonique, on peut donc appliquer simplement à l’une des extrémités, une f. é. 111. sinusoïdale et mesurer à l’autre extrémité l’intensité de courant. Le rapport des deux grandeurs mesurées, donne Vimpédance extrême réceptrice : si celle-ci dépasse une certaine valeur, le circuit ne se prête pas aux transmissions.
- Il 11’est évidemment pas nécessaire que la f. é. m. appliquée soit une sinusoïde simple ; on peut employer une f. é. m. complexe résultant de la superposition de plusieurs harmoniques. Mais dans ce cas, les résultats ne sont plus comparables entre eux et ne peuvent plus être interprétés avec la formule 1.
- L’objet de cette étude est de décrire un appareil construit pour mesurer l’intensité des courants alternatifs de fréquences téléphoniques.
- Cet appareil doit avoir, ou bien une impédance négligeable, ou bien une impédance de l’ordre de grandeur de celle de la ligne. Il n’est pas difficile de construire un électrodynamomètre d’une sensibilité suffisante pour pouvoir mesurer l’intensité des courants téléphoniques, mais un tel appareil a une inductance considérable ; on a une fréquence de 1.000 périodes par exemple, la réactance est de 6.283 ohms par henry, et la formule montre que l’impédance est multipliée par le cosinus hyperbolique de la longueur réduite La.
- L’instrument auquel nous avons eu recours est le détecteur d’ondes de Fesseden, employé par cet inventeur dans ses récepteurs de télégraphie sans fil. Ce détecteur consiste en un fil de platine extrêmement fin, ayant pour diamètre 1,7 microns et pour longueur 1,5 mm. La résistance d’un tel fil est environ 40 ohms par millimètre à la température normale : sa section est 2,27.10-8 cm2 et son volume 3,3.10_9cm3 ; en admettant pour le platine un poids spécifique de 17,5, le poids du fil est 6.10-8 gramme et, en supposant la chaleur spécifique du platine, égale à 0,0323, un erg. peut élever la température du fil de 12°,3 C. Fessenden prépare ces fils de platine en les recouvrant
- p.277 - vue 278/685
-
-
-
- 278
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N« 7.
- d’une couche d’argent, puis en étirant le fil mixte formé jusqu’à un diamètre de 0,075 mm. et en attaquant ensuite l’argent par l’acide nitrique sur la longueur qu’il désire donner au fil de platine.
- Dans les récepteurs de télégraphie sans fil, ce détecteur est relié d’une part à l’antenne, d’autre part à la terre. Quand des ondes viennent impressionner le système oscillant, un courant passe par le fil de platine, et réchauffement produit par effet Joule, provoque une augmentation de résistance du fil. Les variations de résistance sont perçues au moyen d’un téléphone rélié à un circuit local.
- Pour appliquer le détecteur Fessenden à la mesure d’un circuit téléphonique, nous avons employé le montage de la figure 1. Le détec-
- teur est placé dans l’une des branches d’un pont de Wheatstone. XX sont deux bobines semblables, faites en fil ayant un coefficient de température très faible et placées sur des circuits magnétiques formés en fils d’acier : chacune d’elles a une résistance de 500 ohms et une réactance relativement considérable. Une petite bobine de réactance x en fil de cuivre de faible résistance, est placée dans la diagonale contenant le galvanomètre. Celui-ci est un appareil d’Arsonval à miroir, ayant une résistance de 620 ohms : la sensibilité est telle que 1 mm. de déplacement correspond à un courant de 10~8 ampère. La batterie employée consiste en deux éléments de pile sèche (f. é. m. totale, 4 volts). Le fil de platine du détecteur a une longueur de 5 mm., un diamètre de 3 microns et une résistance de 125 ohms environ à la température normale. Dans ces conditions, le courant passant dans le détecteur a une intensité d’environ 6 milliampères, et éleve sa température de 25°. La résistance R, prolongée pai le fil métallique r à contact glissant, est d’environ 135 ohms.
- Quand des courants alternatifs de faible intensité parviennent au détecteur, ils se super-
- posent au courant constant, et ne peuvent, grâce aux réactances XX.r se répandre dans les autres branches du pont. Or, le calcul montre (ces calculs sont donnés par l’auteur en appendice,/ que la variation de résistance produite par la superposition d’un courant alternatif de faible intensité est proportionnelle au carré de l’intensité de ce courant superposé.
- Comme l’indique la figure 1, le détecteur b était relié à une ligne téléphonique artificielle ayant comme résistance 2820 ohms, et comme capacité 1,92 microfarad à 15°. La constante de temps CR était donc 0,0054 seconde. Ce câble représente environ 52 kilomètres de câble normal souterrain (ayant 55 ohms et 0,037 microfarad par kilomètre).
- Avec le condensateur C, court-circuité et une résistance de 130 ohms en R, quand on chantait à haute voix dans le transmetteur A muni d’un élément de pile d’une f. é. m. de 2 volts, il se produisait une déviation distincte du spot galvanométrique, correspondant à une intensité de courant de 100 microampères, pour la longueur de 52 kilomètres. Cette longueur représente la limite d’action réellement commerciale pour des conversations téléphoniques: Quand on la diminuait, l’intensité du courant reçu augmentait d’une façon inversement proportionnelle au carré de la longueur.
- Il était impossible d’obtenir des lectures concordantes quand on répétait plusieurs fois l’opération, à cause des inégalités de transmission dues à celui qui chantait. On percevait nettement au galvanomètre les variations d’intensité du son émis, et en outre les variations du courant efficace au récepteur suivaient très nettement les variations de distance entre les lèvres de l’opérateur et le transmetteur ; l’intensité tombait à une faible fraction de sa valeur primitive, quand la bouche de l’opérateur était seulement à quelques centimètres de l’embouchure du transmetteur au lieu d’être tout contre.
- Pour pouvoir faire des mesures comparables entre elles, nous avons employé un court tuyau d’orgue donnant nettement la note CH = 512 vibrations; l’appareil était actionné par un dispositif électromagnétique et était maintenu à une distance déterminée du transmetteur. Les résultats ont été très nets et nous avons trouvé que l’intensité du courant reçu est exactement
- p.278 - vue 279/685
-
-
-
- 18 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 279
- proportionnelle à l’inverse du carré de la longueur de câble. Les courbes de la figure 2 indiquent en trait plein les valeurs déterminées expérimentalement et en traits interrompus les valeurs calculées au moyen de la formule (4) en prenant E = 1,74 volt.
- Il est évident que la sensibilité de l’appareil dépend de la finesse du fil de platine. Avec
- lo/rgueur en mi//es c/e câb/e
- un diamètre de fil de 3 microns, on peut déceler un courant téléphonique de 23 micro-ampères; avec un fil de 1,7 micron placé dans l’air, la limite est réduite à 7 micro-ampères, et, avec un fil de 1,7 micron placé dans le vide à 3 ou 4 micro-ampères.
- Ce dispositif, et particulièrement l’emploi du galvanomètre d’Arsonval, sont applicables en laboratoire et ne sont plus applicables dans les conditions ordinaires de la pratique. Mais dans ce cas, il est possible de relier la ligne, à l’extrémité transmettrice, à un alternateur produisant du courant sous 25 volts d’une fréquence égale à la fréquence moyenne des courants téléphoniques, et d’employer simplement à l’extrémité réceptrice, un milliampèremètre Weston en série avec le détecteur. Le circuit local récepteur se compose (fîg. 3) d’un clément
- Fig. 3
- de pile sèche C, du rhéostat, une bobine de réaction n et du milliampèremètre m \ un condensateur c de 2 microfarads est placé sur la ligne avant le détecteur. L’élément e a une f. é. m. de 1,45 volts et une résistance intérieure d’environ un ohm ; la résistance du circuit local est ajustée au moyen du rhéostat r de manière que le milliampèremètre accuse un courant permanent de 10 milliampères. Pour cela il faut environ
- 145 ohms dont 120 pour le détecteur, à la température nomale, 8,5 dans la bobine de réactance æ, 4 dans le milliampèremètre et 12,5 dans la pile sèche et le rhéostat /•.
- Quand on ferme la clé K, le courant alternatif de la source E passe à travers le détecteur et échauffe le fil de platine dont la résistance augmente : l’intensité du courant du circuit local diminue et l’aiguille du milliampère dévie. Le calcul (reproduit dans un appendice) montre que l’intensité du courant alternatif reçu est égal à la racine carrée de la déviation de l’aiguille, multipliée par une constante dont la valeur dépend du détecteur. Dans 1 instrument employé, une déviation de une division correspond à une intensité de 1,4 milliampères du courant alternatif superposé.
- La source de courant alternatif était un petit alternateur à 12 pôjes inducteurs, pesant environ 2 kilogrammes. Cette machine, construite dans un but différent, pouvait fournir quelques milliampères à une fréquence de 1,200 périodes quand elle était commandée par courroie, et à une fréquence de 600 périodes quand elle était entraînée directement. L’onde de courant de cet alternateur était très impure ; dans le cas où la fréquence fondamentale était 1,200, il y avait une onde plus longue, nettement caractérisée de fréquence 600 et un grand nombre d’harmoniques supérieurs de fréquences 1,800, 2,400, etc. De plus, la différence de potentiel aux bornes n’était pas constante et variait beaucoup avec la nature et l’impédance du circuit. Il y aurait grand intérêt à construire pour des expériences, une petite machine légère, simple, capable de donner une onde purement sinusoïdale et une différence de potentiel constante.
- Le fil de platine de 1,7 micron placé dans l’air à la pression ordinaire fond quand le courant atteint 14 milliampères ; dans le vide il fond pour un courant d’environ 2,5 milliampères. Le courant fixe du circuit local ayant une intensité de 10 milliampères, le détecteur peut être mis hors d’usage quand l’intensité du courant alternatif superposé atteint 10 milliampères mètres (10 -j-y10 =; 14,14), et il faut le protéger contre les courants alternatifs dont l’intensité dépasse 4 milliampères. Le calcul (appendice I), montre, en outre qu’au delà de 3 ou 4 milliampères l’exactitude diminue à
- p.279 - vue 280/685
-
-
-
- 280
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 7.
- moins qu’on ne complique la formule en y introduisant une correction. Il y a donc lieu de
- B' B"
- Fig. 4
- brancher une résistance en shunt sur le détecteur comme l’indique la figure 4. Dans ce
- montage, R est une résistance de 2,000 ohms ; quand on place le contact t à n R ohms de a
- ^n=i‘ —• • *^,le pouvoir multiplicateur
- du shunt est-^- (soit 1, 2, 3, 4, 5).
- L’auteur a réalisé un appareil compact et pratique sous la forme d’une boîte de shunt universelle à double rangée de contacts : cet appareil porte deux détecteurs dont un sert de réserve pour le cas de fusion accidentelle.
- E. B.
- Le Gérant : A. Bonnet. ,
- SENS.
- IMPRIMERIE MlfUAM. I, RUE DE LA BERTAUCHE
- p.280 - vue 281/685
-
-
-
- Samedi 35 Février 1905.
- 13e Année. — N" 8.
- Tome XLII
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIR E C TIO N SCI E N TI FIO l J E
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Pouls et Chaussées, Professeur à l’École des Pools et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l'Institut Eleetrotechuique Montefiore. — G. LIPPIV1ANN, Professeur à la Sorbonne. Membre de l'Institut. D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Ans et Manufav.turcs. - H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences d*" Lille.
- L’USURE DES TURBINES (*)
- Nous avons reçu de M. le Directeur de l’Usine Electrique du Puni de la Machine, à Genève, l’intéressante photographie reproduite dans la fig. 1, avec les observations suivantes:
- « Nous avons lu avec beaucoup (Tintéi*è 1 l’arliele que M. J. Dalemont vient de « publier sous le litre : « L’Usure des Turbines. »
- « A ce sujet, nous nous permettons de vous adresser ei-inelus, la photographie « d’une roue de turbine de 200 chevaux à axe horizontal, ayant fonctionné dans notre « usine du Pont de la Machine. Cette turbine était alimentée par le réseau d’eau mo-« tri ce à haute pression (135 ms.) de la ville de Genève. Elle actionnait deux dynamos « jumelles de 100 chevaux pour l’éclairage. L’eau sous pression arrivait sur les aubes « par un orilîee unique dont le degré d’ouverture était déterminé par un distributeur « en forme de languette, commandé par un régulateur à servo-rnoteur hydraulique, « système Picard.
- « La photographie montre l’aspect des aubes de cette turbine après six années de « service. On remarque que ces aubes sont attaquées principalement en trois points de « leur largeur et cette disposition particulière des points de corrosion nous a suggéré c l’idée que l’usure était probablement due aux vibrations des aubes sous l’action de « la veine liquide motrice, agissant sur la tranche de celles-ci comme sur une baguette « en bois dont les extrémités sont maintenues fixes.
- (') Voit* l'Eclairage Electrique, tome XLI, p. 441. 17 Décembre 190’t.
- p.281 - vue 282/685
-
-
-
- 282
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 8.
- « On sait, en effet, qu’une baguette placée dans ces conditions se met à vibrer et « que des harmoniques se superposent à la vibration fondamentale. Le corps vibrant se « trouve ainsi soumis à des dilatations et contractions importantes en différents points « de sa longueur.
- « Ne serait-ce donc pas à une action analogue qu’il faudrait attribuer les désagré-« gâtions dont il s’agit ?
- Fig. 1. — Roue motrice de l’Usine de Genève i
- « Il faut noter en outre, à l’appui de cette hypothèse, que la turbine « chantait » en « marche.
- « Nous avons pensé que cette photographie intéresserait M. Dalemont, et vous « prions de la lui transmettre avec les renseignements ci-dessus.
- « Nous ajoutons que nous serions heureux de savoir si l’explication que nous nous « sommes donnée lui paraît plausible, ou si, au contraire, l’usure de la turbine dont.il « s’agit est due à des tourbillons produits par le réglage, ce qui expliquerait d’une « manière moins claire, la symétrie des altérations que nous remarquons sur cette « roue.
- « Veuillez agréer, etc.
- P. Le Directeur du Service Electrique :
- (S. : P. Yersin).
- p.282 - vue 283/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 283
- Nous avons communiqué cette lettre à M. le Prof. Dalemont et voici sa réponse :
- Il importait tout d’abord de fixer un point important : l’usure de la roue s’est-elle produite lentement et continuellement pendant les six années de service, ou s’est-elle, au contraire, manifestée plus ou moins brusquement, soit au début, soit à un moment quelconque de la période de fonctionnement. M. le Directeur de l’usine de Genève, consulté, nous a répondu que « l’usure des roues des turbines s’est produite dans les « premiers mois qui ont suivi la mise en service. A partir de ce moment, le degré « d’usure, représenté sur la photographie, s’est très peu modifié. »
- Ce point acquis, examinons de plus près la question.
- Si nous admettons que la veine liquide d’épaisseur uniforme se développe sur toute la longueur de l’arête, elle produira nécessairement des vibrations qui pourront donner lieu à des phénomènes d’usure localisée.
- M ais il me semble que le commencement d’usure entraînerait assez rapidement une
- Fig. 2. — Phénomènes tourbillonnaires des eaux courantes au pont des Oulles. — Un type de chenal cloisonné
- (Cliché J. Brunhes)
- modification des harmoniques et par conséquent un déplacement des points attaqués, tandis que l’usure s’arrêterait et ne s’étendrait pas très profondément.
- On peut croire que les différents points si nettement déterminés oit s’est produite l’usure, résultent de cette modification des harmoniques de même que l’arrêt constaté dans la détérioration des aubes.
- Mais si celle-ci est uniquement la conséquence de vibrations mécaniques, je ne vois pas très bien pourquoi les vibrations se sont endormies après quelques mois et pourquoi notamment elles ont laissé si intactes les languettes intermédiaires entre les trois rainures caractéristiques. D’autre part, M. dé Kovalski, professeur de physique à l’Université de Fribourg m’a fait justement remarquer qu’il serait assez difficile de tracer sur le bord AB une harmonique dont les ventres coïncidassent avec les points d’usure séparés les uns des autres et des bords extérieurs par une distance à peu près égale à 4,5 m/m à l’échelle du cliché.
- p.283 - vue 284/685
-
-
-
- T. XLII. — N° 8.
- 28'.
- L’ÉCLAIRAGE É L E C T R 1 Q U E
- Si au contraire des tourbillons ont attaqué les aubes, leur localisation et leur inlé-pendance mutuelle explique parfaitement le maintien des languettes qui subsistent. Dans les tourbillons des eaux courantes, M. Jean Brunhes a trouvé des phénomènes absolument analogues. Nous donnons par exemple ici (fig. 2) un remarquable cliché pris au
- Pont des Oulles sur la Val serine à deux kilomètres de Bellegrade. C’est un seuil de calcaire attaqué par des tourbillons très voisins et très indépendants et qui malgré leur puissance, laissent subsister entre eux des cloisons d’épaisseur relativement faible, eu égard surtout à la profondeur des trous creusés qui atteint six mètres en certains endroits (').
- Cela nous porte à croire (pie la tranche, des aubes a été attaquée par des tourbillons; nous constatons en outre ;
- 1° Que leur action a été nécessairement d’autant plus rapide (pie la pression de distribution (135 ms.) était plus
- Fig. 3. — Section de ta turbine de Genève forte '
- 2° Qu’elle a pu être temporaire par la modification (pic les tourbillons ont dù subir par le fait même de l’usure qu’ils produisaient ;
- 3° Qu’elle a pu être localisée. Nous verrons tout à l’heure une explication de, cette localisation.
- En ce qui concerne les phénomènes tourbillonnaires dans les eaux courantes, leur violence et leur rapidité ont été mises en lumière de la façon la plus précise dans les études de M. le professeur Brunhes. Le tourbillon agit énergiquement et rapidement, il use même si fortement, qu’il détruit des assises rocheuses résistantes et souvent les résultats de son œuvre ont une répercussion sur lui, ils l’obligent à se transporter ailleurs ou bien encore à d isparaitre.
- Examinons à présent comment les tourbillons ont pu se produire et se localiser en des points si précis.
- La turbine dont il est ici question est une turbine centripète à un seul orifice d’injection, sectionné comme Je montre la lig. 3. La largeur de la veine liquide introduite à la périphérie de la roue est réglée suivant
- ( 1 ) Le cliché que nous donnons ici est emprunté à un mémoire de M. Jean Brunhes, Nouvelles observations sur le ; ôle et faction des tourbillons, paru dans Le Globe, Journal géographique, organe de la Société de Géographie de Genève (tome XL1II, mémoires 1004, p. 05-13'i et 15 fig). Nous remercions la Société de Géographie de Genève d avoir mis ce cliché à notre disposition.
- p.284 - vue 285/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- UK VUE D‘ELECTRICITE
- les variai ions de charge par un tiroir monté sur un bras b, qui a pour axe d’oscillation l’axe meme de la roue.
- Lorsque la turbine marche à faible charge et que le tiroir de réglage est venu se placer, par exemple, entre les deux parois intermédiaires du distributeur (fig- 4), J“ veine liquide se divise en deux parties A et B. La fig. 5 représente ces deux parties sectionnées suivant la ligne X X’.
- Au delà du distributeur, la veine B rejoint la veine A et on peut admettre que le frottement tle celte partie contre l’arête du tiroir et contre l’arète extérieure de la paroi intermédiaire, produit des vibrations harmoniques dans ces parois.
- Ces vibrations réagissent sur la veine B et Y’ produisent également des nœuds et des ventres, de sorte qu’eu Y -/, la section des deux veines réunies A et B se présente sans doute comme l’indique la fig. 6 au lieu de se présenter suivant un rectangle plus ou moins régulier.
- Il est alors possible que sous la veine pénétrant dans la roue, de petits tourbillons
- Fig. 5. — Section de ta veine liquide en XX' Fig. 6. — Section en Y Y'
- très violents se produisent en des points nettement déterminés par les vibrations harmoniques. Or, puisqu’en vertu du mouvement de la turbine, les arêtes des aubes sont atteintes par ces tourbillons avant qu’elles aient pénétré dans la profondeur de la veine, et que chacune de (‘.es aubes est successivement atteinte, il en résulte que les aubes présenteront des points d’attaque absolument symétriques. C’est bien ce que nous constatons.
- D’autre part, les tourbillons dont il s’agit ont une certaine inclinaison axiale par rapport à la partie plane de l’extrémité de l’aube, et l’on peut, en effet, constater par l’examen des détails de la fig. 1, que la paroi des petites marmites (‘reusées par los tourbillons est plus ou moins inclinée.
- *
- * *
- Reprenons le (‘as de la roue dont j’ai parlé dans VEclairage électrique du 17 décembre et dont la fig. 7 représente une vue un peu différente de celle qui a été publiée, dans laquelle on distingue mieux les points d’usure tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
- Le distributeur se trouve à l’intérieur de la roue motrice et agit sur toutes les aubes à la fois. La section de sortie du distributeur, de même que la section d’entrée des aubes est modifiée aux variations de charge par le tiroir de réglage, qui se déplace untre la roue directrice et la roue motrice comme l’indique la fig. 8.
- Les trois petites croix, 1, 2, 3 correspondent aux points où l’usure s’est manifestée. Qu’un tourbillon ait pu se produire en (2) derrière le tiroir, il n’y a là rien d’étonnant
- p.285 - vue 286/685
-
-
-
- 286
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 8.
- mais pour se rendre compte de la façon dont les tourbillons ont pris naissance en 1 et 3, il est nécessaire d’avoir recours à la vue en coupe de la section des directrices et des aubes. La fig. 9 représente cette section.
- La garniture de l’aube, cette surépaisseur de la paroi à l’entrée de la roue motrice est destinée à mouler exactement la veine liquide. Aux faibles charges, cette veine se
- Fig. 7
- déforme sans doute et laisse un petit espace libre en (1) où se produit immédiatement un tourbillon. A la sortie des aubes, par suite du mouvement de la turbine et à cause de la présence de l’enveloppe dans le voisinage de la roue, la présence des petits
- Fig. 8. — Section axiale de la turbine de 1200 HP Fig. 9. — Section plane, normale à l'axe de la turbine de 1200 HP
- tourbillons en (3) est tout à fait explicable et en se reportant à la vue 7 on voit très nettement leur effet un peu en avant de l’arête extérieure de l’aube.
- L’arête même est ici tellement intacte, qu’il n’est pas possible d’admettre l’influence prédominante de vibrations mécaniques produites par le frottement de la veine liquide sui* la paroi.
- p.286 - vue 287/685
-
-
-
- 25 Février 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 287
- Enfin, si la symétrie des points attaqués est pour cette turbine limite beaucoup moindre que pour celle de Genève, il importe de remarquer que celle-ci est à un seul orifice distributeur, de sorte que ce sont les mêmes tourbillons qui attaquent toutes les aubes. Dans la turbine limite, au contraire, l’eau entre dans toutes les aubes à la fois et ce sont les tourbillons, qui se produisent dans chacune des aubes séparément, qui attaquent les parois.
- En résumé, je crois que dans la turbine de Genève comme dans celle-ci, l’usure est due à des tourbillons et ma conclusion antérieure sur l’avantage des roues à libre déviation, et la nécessité de supprimer les tiroirs de réglage à l’entrée des aubes, semble tout à fait justifiée par ces faits nouveaux, que nous a fait connaître l’obligeance de M. le Directeur de l’usine de Genève, auquel j’exprime ici tous mes remerciements.
- J. Dalemont.
- VARIATIONS, DANS UNE PÉRIODE, DU FLUX LUMINEUX ÉMIS PAR UN ARC VOLTAÏQUE ALIMENTÉ PAR COURANTS ALTERNATIFS (Suite) a>
- Importance du flux lumineux dû a l’incandescence des crayons Nous appellerons flux lumineux moyen l’expression
- i ry
- T f0*dt
- 4> flux lumineux à l’instant clt T valeur de la période.
- C’est le flux lumineux qui paraît sensible à l’œil.
- Valeurs déduites de la courbe du flux hémisphérique inférieur
- SOURCES LUMINEUSES FLUX MAXIMUM ÉMIS FLUX MOYENS
- i° Incandescence de l’extrémité du crayon supérieur 2° Cratères positif et négatif; 1/2 de Parc proprement dit 3.8oo — 1.35o Finx lumineux résultant (mesuré) i35o lumens 245o — i35o lumens 65o —- 2000 —
- Valeurs déduites de la courbe du flux lumineux total
- SOURCES LUMINEUSES FLUX MAXIMUM EMIS FLUX MOYENS
- i° Incandescence des crayons... 2000 2000
- 2° Cratères et autres sources lumineuses 2550 i45o
- Flux lumineux moyen (mesuré) 3g5o lumens
- Ces nombres approchés nous montrent Vimportance capitale de Vincandescence des
- P) Voir L'Eclairage Electrique, n° du 18 février 1905.
- p.287 - vue 288/685
-
-
-
- I/KCLA IRAG K ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 8.
- 28<S
- extrémités des crayons. Afin do vérifier ce dernier point, nous avons tracé avec les memes crayons, dans les mêmes conditions de fonctionnement, la courbe des variations du flux lumineux moyen à intensité elf. constante et d. d. p. elf. variable, ainsi que celle des écarts correspondants, mesurés avec une lampe de précision à réglage à la main.
- Nous avons déduit, par extrapolation, la valeur du (lux lumineux correspondant à un
- Légende
- Charbons Siemens A : AJ A Constance J Inlmsite efficace* : 12amp. de lare \Tension. : 35 volts
- Courbe élaûvouence Zo______Courbe àla fréquence 5Z
- ______d°____'_____30_______________d°________55
- Courbes des tensions atrt crayons
- ZSoo
- bhactions de périodes
- écart des crayons sensiblement nul. Il est évident qu’à cette valeur de l’écart des crayons nous n’aurons sensiblement d’utilisable que le flux lumineux dû à l’incandescence des crayons, les cratères étant complètement occultés.
- Ces valeurs approchées sont consignées dans Je tableau suivant :
- Intensité elf. 12 ampères.
- Volts efficaces 28,5.
- Ecart tendant vers zéro, mais en différant très peu.
- Flux lumineux elf. 2.700 lumens.
- Nous remarquons que par deux méthodes differentes nous arrivons à des résultats comparables : ...
- 1° Par la lre méthode 2.500 lumens.
- 2° Par la méthode ci-dessus indiquée 2.700
- INFLUENCE I)E LA FRÉQUENCE SUR LA COURRE DES VARIATIONS DU FLUX HÉMISPHÉRIQUE INFÉRIEUR. (Fig. 9)
- Nous avons employé les mêmes (‘rayons au même régime électrique de fonctionnement. Nous avons porté en abscisses des valeurs proportionnelles au temps (fractions de période . Pour la fréquence 55, la longueur de l’abscisse correspondant à la période représente 1/55 de seconde, pour la fréquence 42 1/42 de seconde... etc.., chaque période étant elle-même divisée en 16 intervalles égaux. Nous avons porté en ordonnées les flux lumineux correspondants.
- p.288 - vue 289/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 289
- FRÉQUENCES Flux moyen hémisph. inférieur Flux maximum Cratère -}- Flux maximum cratère — Flux minimum (moyenne) Variation absolue crayon négatif
- 20 Lumens lt\00 4ooo i65o 1200 45o
- 3o 235o 4ooo 1700 i3oo 4oo
- 42 2000 38oo 1600 i35o 200
- 55 2000 3^00 i5oo i25o 25o
- Nous remarquons : 1° que le flux lumineux moyen et les flux maxima des cratères positifs et négatifs augmentent légèrement quand la fréquence diminue, surtout entre 42 et 30 périodes ;
- 2° que les flux lumineux minima (moyenne) diminuent peu avec la fréquence ;
- Lumens
- Fractions de h période
- Légende
- Intensité da courant riz amp e/rj
- * D.d. P. e/F___( z 9 volts. )
- -------Valeur moyenne du flux lumineux mesure
- ' Fig. 10
- 3e la variation maximum du flux lumineux dans la 1/2 période où le crayon supérieur est négatif augmente quand la fréquence diminue.
- Nous avons remarqué que l’écart des crayons diminuait sensiblement avec la fréquence.
- COURBE DE LÀ VARIATION DU FLUX LUMINEUX TOTAL, DANS LA PERIODE SUR DES CHARBONS DIFFERENTS. (Fig. 10)
- Nous avons employé des charbons Conrady au régime correspondant sensi-
- blement au maximum de rendement de l’arc.
- Arc sur 110 volts avec résistance inductive *
- Fréquence................................................. 42
- Volts eff.................................................. 29
- Intens. eff............................................ 12 ampères
- Flux lumineux moyen mesuré.............................. 2.100 lumens
- Flux maximum dans la période.......................... 2.550
- Flux minimum.......................................... 1.400
- Variation maximum du flux............................ 1.150
- Variation relative......................................... 55 °/0
- -K
- p.289 - vue 290/685
-
-
-
- 290
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 8.
- IMPORTANCE DU REFLECTEUR POUR L’ÉCLAIRAGE PAR ARCS ALTERNATIFS
- L’étude précédente nous permet de fixer le rôle joué par le réflecteur d’un are alternatif. Dans sa disposition généralement adoptée pour l’éclairage, le réflecteur dans l’are alternatif a un double but :
- 1° D’augmenter le flux lumineux hémisphérique inférieur par réflexion et diffusion partielles de celui émis au-dessus de l’horizon ;
- 2° De diminuer les variations relatives du flux lumineux périodique hémisphérique inférieur, et par suite les fluctuations d’éclairement des objets soumis à l’arc, en produisant le brassage de flux lumineux périodiques décalés.
- En admettant que le rendement du réflecteur soit égal à l’unité, si nous l’adoptions dans le cas des charbons Siemens précédemment étudiés, nous aurions une variation relative du flux hémisphérique inférieur de 63 °/0, la fréquence de la variation étant de 84 périodes.
- Cette valeur donne simplement une idée approchée de la variation relative de l’intensité lumineuse dans une direction en fonction du temps.
- Sans réflecteur, la variation du flux hémisphérique inférieur est de 128 °/0, c’est-à-dire 2 fois plus environ qu’avec un réflecteur.
- Les fluctuations lumineuses produites par un arc alternatif, sans réflecteur et sans globe, alimenté par un courant à 42 périodes (secteur rive gauche), sont inadmissibles pour l’éclairage, à cause de la fatigue de la vue qui en résulte. L’adjonction d’un réflecteur permet l’utilisation de ces courants à 42 périodes pour l’éclairage, en diminuant, comme nous l’avons montré, les variations relatives de l’intensité lumineuse dans la période.
- Le réflecteur ayant un rendement différent notablement de l’unité, la variation du flux lumineux hémisphérique inferieur est plus grande que 63 °/0. Dans ce cas, la courbe de sa variation dans la période doit affecter sensiblement la forme de la figure il.
- La partie AB se rapporte à la demi-période où le crayon inférieur est positif; la portion BC à la demi-période où le crayon supérieur est positif.
- Pour connaître, dans le cas du réflecteur, la variation de l’intensité dans chaque direction, il serait nécessaire de savoir comment se répartit, au-dessous de l’horizon, le flux lumineux réfléchi et diffusé.
- (A suivre) C. Léonard
- lfoJènr rfimç jiénodA
- DES TURBINES A VAPEUR
- LEUR APPLICATION AU POINT DE VUE ÉLECTRIQUE (Suite) f1)
- C. — Calculs
- Nous nous bornerons ici à donner le principe du calcul d’une turbine à action h plusieurs étages.
- (1 ) Voir Eclairage Electrique du 18 février 1905.
- p.290 - vue 291/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 291
- Pour établir les éléments principaux d’une turbine, on part de la pression de la vapeur à la chaudière et au condenseur. Nous appellerons respectivement pK et p2 ces deux pressions. On détermine ensuite :
- 1° La pression dans les différents étages ;
- 2° La section la plus petite de la tuyère (qu’on appelle le col de la tuyère) ;
- 3° La section de sortie de la tuyère ;
- 4° La vitesse ;
- 5° Le tracé des tuyères et des aubes.
- Les trois premiers calculs sont facilités par l’établissement de courbes donnant, par simple lecture, les résultats cherchés.
- Nous allons donner la manière de tracer ces courbes.
- 1° Calcul de la pression dans les differents étages. — Ce calcul est basé sur la considé-
- 0 0,05 0,7 0,05 0,20 0,25 0,30 0,35 0/s0 0,4-5 0,50 0,55 0,50 0,65 0,70 0,75
- JCzztrqpïe
- Fig. 4. — Entropie d’un kg. d’eau à Fétat liquide
- ration de la détente adiabatique de la vapeur. Toute détente adiabatique de vapeur saturéo conduit à la relation suivante :
- Puissance disponible = E [q^ -f- t\x^ — (É
- formule dans laquelle
- E= équivalent mécanique de la chaleur. q = chaleur du liquide. r = chaleur de vaporisation^ x = titre de vaporisation
- De ces quatre quantités, 'x seul ne se trouve pas dans les tables.
- Pour la vapeur vive : xt = 1.
- x.2 s’obtient par la formule donnant l’entropie (fig. 4) dans le cas de
- la détente adiabatique
- cdt
- t7
- T<
- cai ,
- ——j- = constante
- T .> 1 o
- (2)
- p.291 - vue 292/685
-
-
-
- 292
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 8.
- Formules dans lesquelles xK — 1.
- cdt „ cdt • j.
- 7p-et = entropie de 1 eau aux pressions pK et p2 1 1 l2
- rK et r2 = chaleurs de vaporisation T4 et T2 = températures absolues
- De la formule (2) nous tirons :
- T2 /cdt cdt . rixA
- %=^It7~tT+t7)
- et en portant cette valeur (fig. 5) dans (1) nous obtenons l’énergie théorique de la vapeur vive se détendant adiabatiquement de la pression ph à la pression p2, c’est-à-dire l’énergie
- 0,990 0,950 0,900 0,859 0,800 0.750 0.700
- Fifre de vapeur /ioi'5
- Fig. 5. — Titre de la vapeur d'eau aux différentes pressions
- que l’on peut théoriquement retirer de la détente de 1 kgr. de vapeur entre les pressions initialepK (aux chaudières) et finale p2 (au condenseur). Soit P cette puissance.
- On calcule ainsi différentes valeurs de P, en laissant pt fixe et en faisant varier p2. En reliant par une courbe les points ayant pour coordonnées .r = Penkgm, y =p2 en kg par cm2, pour une valeur déterminée de pK on obtient la courbe de détente pour la pression initiale pv On construit ainsi une série de courbes correspondant à diverses valeurs de pK (fig. 6). Pour se servir de ces courbes, on procède de la manière suivante :
- Soit pK = 14 kgs, p2 = 0,07 kgs. et supposons deux étages, l’intersection de la courbe avec y = 0,07 (fig. 6 et 7). On trouve x = 77.000 kgm de puissance
- totale disponible. Dans chacun des étages, la puissance disponible sera de 77000 =38.500kgm,
- p.292 - vue 293/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 293
- puissance à laquelle correspond (en procédant en sens inverse de précédemment) une pression p\ = 1,58 (Tig. 8). La détente fractionnée sera donc :
- Dans le i*r étage de i4,o kgs à 1,97, kgs — 2* — i,58 —0,07 —
- 2° Calcul de la section du col.
- Les pressions de la vapeur étant données par les calculs précédents, on se donne le
- Fig. 6
- rendement de la turbine, c’est-à-dire qu’on admet une consommation d’un nombre déterminé de kilogs de vapeur par kilowatt-heure. On en déduit la section la plus petite de la tuyère, qui est la section au col, et est donnée par l'application de la formule de Napier :
- 70
- Puissances théoriques eu. Ailotpvimmètt-es
- Fig. 7
- formule dans laquelle D = le débit de vapeur par tuyère, P = la pression à l’entrée, S = la section cherchée.
- D'où
- 3° Ccdcul de la section droite de sortie.
- La section droite de sortie s’obtient graphiquement comme les pressions du 1°, en cons-La vapeur devant se détendre de 14 kgs à 0,07, nous cherchons sur la courbe 14 kgs, truisant des courbes de rapport de la section de sortie à la section du col. Ces courbes rencontrent celles que nous avons considérées plus haut. Pour avoir le rapport cherché, on considère le point d’intersection de l’ordonnée y'2 (dans l’exemple choisi plus haut: t/’2= 1,58)
- p.293 - vue 294/685
-
-
-
- 294
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 8-
- avec la courbe des détentes correspondant à la pression aux chaudières (dans le cas de l’exemple : sur la courbe de 14 kgs) et l’on imagine la courbe de rapport passant par le point; cette courbe rencontre Taxe des x au point qui fixera la valeur du rapport des sections.
- Si section au col, 2 = section du sortie, on trouve dans le cas de l’exemple :
- S == 2,31 S.
- 36oo 37oo 38oo 39oo‘% Uooo Uloo Tais sauce tfispomile en JôJojrammèïres
- lût S
- Fig. 8 (i)
- Pour construire ces courbes, on se base sur les considérations suivantes : Il est éviden qu’en un point quelconque de la tuyère entre les deux sections considérées, la vitesse de la vapeur dépendra de l’énergie théorique produite par la détente de la vapeur de la pression au col à la pression au point considéré.
- Si nous appelons
- V la vitesse en mètres-secondes (*)
- (*) Le lecteur est prié de multiplier les nombres en abscisses par 10, (Puissances disponibles en kilogrammètres,)
- p.294 - vue 295/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 295
- E l’énergie disponible de la masse de vapeur m la masse.
- l’équation générale de l’énergie cinétique donne
- E = i/2 m. V2
- m = l/g-dans le cas actuel, car on considère l’unité du poids de vapeur.
- D’où :
- V = yjzgÉ = \2g v'E • (4)
- D’autre part, on sait que
- __titre de vapeur X volume spécifique
- section droite
- Vitesses throrz/pzes esi mettes jpar seconde
- 0,1 O,Z 0,3 û,ï O, J Ü,6 0,7 S,3 j
- Volumes en mètres ozzZies lier},
- Fig. 9
- Si donc on conserve les notations précédentes et que l’on appelle ele volume spécifique,
- on a : au col V, = ~np- à la sortie V2 = ^|p
- | 1 ' ^ X>2 /K f’o "V i Xn
- d0U == 2 0 2 rr1 =-2-2
- S .r, X vf V2 Xn vi
- Dans cette formule, les quantités x, v, E, sont connues dès que l’on connaît la pression au col. Or, pratiquement, on la détermine en suivant la loi empirique suivante : Quelle que soit la pression initiale de la vapeur, la pression au col est toujours = 0,58 de la pression initiale. Cela se vérifie en construisant les courbes de vitesses suivant la détente (fig. 9) ; on remarque que la courbe présente un point d’inflexion (1), et que ce point est situé sur
- p) On peut également démontrer l’existence de ce point d’inflexion en cherchant les points d’inflexion de la courbe
- V étant le volume spécifique, p la pression aux points considérés, V la vitesse correspondant à la détente adiabatique,
- p.295 - vue 296/685
-
-
-
- 296
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N® 8.
- l’ordonnée correspondant aune pression = 58°/0 de la pression initiale, ce qui veut dire que c’est au col que l’accroissement de vitesse due à la détente est minimum.
- Les quantités x2 e2 E2 dépendent du tracé de la tuyère et de la pression à la sortie.
- Cela posé, pour tracer les courbes de rapport, on la construit par points en supposant le rapport constant. Prenons l’exemple qui nous a servi jusqu’ici et supposons que nous ayons à construire la courbe correspondant à
- s
- On prend la courbe de détente de la pression initiale (14 kgs) ; on en déduit .rq, tq, et Ep avec p\ = 0,5814.
- D’autre part, on connaît />2, pression à laquelle correspondent des valeurs de .r2, e2 et E2 devant satisfaire à
- r-> s’ï i /i£j — ? — 9
- V E2“S
- Fig. 10.
- Calcul de la section
- On tâtonnera jusqu’à ce que l’on ait trouvé les valeurs convenant au rapport cherché. Ces courbes étant tracées, on procède comme nous l’avons indiqué plus haut.
- 4° Détermination de la vitesse.
- La vitesse d’écoulement est fournie par la formule (4)
- V = vagE =4,4 yË
- dans laquelle E représente l’énergie disponible de la masse de vapeur, laquelle est donnée parles courbes du travail dû à la détente.
- 5° Tracé des tuyères et des aubes.
- Le tracé des aubes se fait comme pour les turbines hydrauliques. Nous ne reviendrons pas ici sur le détail de cette question.
- Pour calculer la section droite entre deux aubes successives, on procède de la manière suivante (fîg. 10) : Soient deux aubes successives x et y et soit ABCD la section droite cherchée, Soit d’autre part une projection verticale de la tuyère, et supposons que la tuyère recouvre n aubes sur une surface ac. Soit O le point de rencontre de ae et cf. et od la bissectrice de l’angle en O. La section cherchée se projette en AG. En pratique, l’angle en O est pris égal /\
- à 8°, et l'angle ado varie de 20 à 25°. Gela posé, on connaît la pression à laquelle se trouve la vapeur, d’où son volume spécifique donné par les tables de Régnault. On connaît le débit par tuyère, donc la section ab et par suite ac. D’autre part, les aubes étant tracées, nous connaissons les longueurs AC. Pour avoir la hauteur de l’aubage,
- p.296 - vue 297/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- 11 !•: V U E D ’ E L R C T RICIT E
- 297
- on applique la formule :
- Q = SV
- dans laquelle Q est le débit en volume et Y la vitesse d’écoulement en mètres par seconde, quantités qui sont toutes deux connues.
- La formule S—^ donne la section droite totale qu’il faut diviser par n— 1 pour avoir
- la section ABCD cherchée, et ceci parce que nous avons admis qu’une tuyère recouvrait n aubes. La formule (5 donne dès lors la hauteur de l’aubage.
- Nous n’entrerons pas plus avant dans le calcul des turbines à vapeur. Amplifier cette question serait faire une étude longue et minutieuse qu’il serait fastidieux de trouver ici, et qui, d’ailleurs, ne pourrait utilement que faire l’objet d’un ouvrage détaillé. Nous nous contenterons du coté pratique de la question en passant en revue les principales turbines à vapeur actuellement employées, et en donnant quelques chiffres, essais et succès de ces machines.
- (A suivre). L. Munch.
- INSTALLATION ELECTRIQUE DE LA FILATURE ET T1SSANDER1E DE LAINE HONEGGER ET SPORRI A ALB1N0
- L’installation électrique de la filature et tissanderie Honegger et Sporri à Albino, est des plus importantes. Cette usine possède 950 métiers à tisser et 3,000 bobines. L’énergie nécessaire à la commande de F usine est empruntée au Sério.
- La commande de toutes les machines textiles se fait par groupes de machines ; elle est transmise des arbres de transmission principaux, au moyen de roues coniques, aux arbres secondaires, qui commandent eux-mêmes par courroies les diverses machines.
- L’usine dispose de trois stations centrales : l’une à Albino (fig. 1), la seconde à Desen-zano (à 1 km. en amont d’Albino) (fig. 2), la troisième à Commenduno (fig. 3).
- La station d’Albino est alimentée par le canal de fuite de Desenzano. Ce canal a une profondeur de 1, 2 mètre, une largeur de 4 mètres; il représente une chute totale de 4 mètres.
- Le canal de fuite, de la station centrale d’Albino, sert de canal d’alimentation à la turbine de la fabrique elle-même; cette turbine commande directement l’un des arbres de transmission principaux.
- La station centrale de Desenzano est alimentée par le canal de fuite de Commenduno (mêmes dimensions que le canal mentionné précédemment). La chute totale disponible est de 4,8 m.
- La station centrale de Commenduno est alimentée par un canal découvert, dérivé directement du Serio. Ce canal en maçonnerie a une longueur de 300 m. une largeur de 6 m., et une profondeur de 1,5.; il se termine par une conduite de tuyauterie en fer forgé de 1600 mm de diamètre d’ouverture et de 9 mm. d’épaisseur de paroi. La chute dispo-ponible atteint 12 mètres.
- p.297 - vue 298/685
-
-
-
- 298
- L’R C L A T R A G E ELRCTRÏQUE
- T. XLII. — N° 8.
- Les tur])ines ont été construites par la Maison A. Riva, Monneret et Cie de Milan; l’équipement électrique complet des 3 stations centrales et de l’usine, ainsi que l’exécution du réseau de distribution, ont été confiés aux Ateliers Oerlikon.
- Elévation-
- Grundriss Plan
- appareils
- Fig. 1. — Station centrale d’Albino
- La station centrale d’Albino, située dans le voisinage immédiat de l’usine, est formée par une construction en briques ; elle couvre une superficie de 312 mètres.
- p.298 - vue 299/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 299
- Cette turnine^est à réaction, à arbre horizontal et pourvue d’un tuyau d’aspiration. Sur l’arbre prolongé de la turbine, est calée une poulie à câble-à 10 rainures de 3,700 mm. de diamètre; des câbles de 35 mm., passant sur cette poulie, transmettent île mouvement à
- p.299 - vue 300/685
-
-
-
- 300
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 8,
- une autre «poulie calée sur l’arbre du générateur. Le diamètre de cette dernière est de 900 mm.
- Le générateur est construit pour absorber une puissance de 20!) chevaux.^11 engendre, à la vitesse de 430 tours par minute, du courant triphasé à la fréquence’ de 43 périodes sous la tension composée de 3,100 volts.
- p.300 - vue 301/685
-
-
-
- i l)ol)ine inductrice se compose de 580 spires de fil de 5,0/5,5 mm. La roue inductrice
- 25 Février 1905. REVUE D’ELECTRICITE 301
- p.301 - vue 302/685
-
-
-
- 302
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 8.
- est à 2x6 pèles. Le tableau de distribution est complètement fermé ; la façade porte un ampèremètre, un voltmètre, le levier de l’interrupteur tripolaire, un ampèremètre d’exei-tation, la manette de commande du rhéostat de réglage et la poignée de l'interrupteur à charbon.
- Derrière ce tableau sont montés la résistance, les interrupteurs, les transformateurs de mesure, les coupe-circuits et les paralbudres.
- La station centrale de Desenzano occupe une superficie de 165 m2.
- Le moteur est une turbine horizontale à réaction; elle est construite pour une chute de 4/8 ni. et un débit de 4,000 litres par seconde ; elle fournit une puissance de 180 chevaux, à la vitesse de 100 tours par minute. Le transport de force de la turbine au générateur a lieu de la même façon que dans la station ('entrale d’Albino.
- Le générateur de la station de Desenzano, comme d’ailleurs celui de Commendudo, est du même type que celui de la station d’Albino.
- La centrale de Commenduno se trouve à deux kilomètres en amont de Desenzano. Elle occupe une superficie de terrain de 109 mvriamètres. Le bâtiment est une construction en briques sur fondation de béton. La salle des machines est desservie par un pont roulant d’une puissance de 10 tonnes, qui se manœuvre à la main.
- La station comprend deux groupes hydro-électriques, dont l’un est formé par une turbine commandant un générateur par l’intermédiaire d’un manchon d’accouplement Zoddel.
- La turbine est construite pour mue chute de 12 mètres et un débit de 3,350 litres par seconde; elle fournit une puissance de 400 chevaux, à la vitesse de 215 tours par minute.
- Le générateur triphasé est du type à fer tournant Oerlikon; il est construit pour absorber une puissance de 400 chevaux et engendre, à la vitesse de 215 tours, du courant triphasé à 43 périodes sous la tension de 3,000 volts.
- Chacune des deux moitiés d’armature pôssède 72 rainures et 3 bobines, chacune à 25 spires de 2 fds parallèles de 38/53 mm. La couronne porte 2 X 12 pôles.
- La bobine inductrice se compose de 2 X 150 spires de ruban de cuivre de 60 X l'mm.
- De chaque station centrale part une ligue à haute tension se rendant à la fabrique d’Albino. Les mâts sont des constructions en treillis composés de fer en C. Ils sont bétonnés dans le sol à une profondeur de 15 mètres. L’écartement des mâts est approximativement de 150 mètres. Le nombre total des mâts montés est de 150.
- Les lignes de Desenzano et d’Albino à la fabrique sont portées sur des poteaux communs ; la ligne de Commenduno est pourvue d’une série de poteaux particuliers.
- Chacune des deux lignes de Desenzano et d’Albino est formée de 3 fils de 7 mm. de diamètre ; celle de Commenduno de 3 fils de-9 mm. de diamètre.
- Toutes les lignes à haute tension venant des trois stations centrales aboutissent à la salle des machines de la fabrique d’Albino.
- Cette salle des machines est de forme allongée. Dans la partie Est est établie une machine a courant continu, commandée au moyen de courroies, par la transmission principale d’une turbine de 350 chevaux, montée dans la fabrique. Cette dynamo sert de réserve; elle peut livrer le courant nécessaire à l’éclairage de la fabrique. Elle est construite pour absorber une puissance de 150 chevaux et engendre du courant sous la tension de 120 volts.
- Le réseau d’éclairage alimente 2 lampes à arc chacune de 8 ampères mises en série et 1200 lampes à incandescence de 16 bougies ; la tension aux lampes est de 110 volts.
- A côté de la grosse machine d’éclairage, se trouve une petite dynamo destinée à certains éclairages spéciaux; elle est commandée également par la transmission de la turbine. Cette
- p.302 - vue 303/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 303
- dynamo absorbe 2,5 chevaux et engendre, à la vitesse de 1400 tours par minute, du courant continu sous la tension de 125 volts.
- Dans les conditions normales de service, le courant d'éclairage sera fourni par un convertisseur triphasé continu monté au milieu de la salle des machines (fig. 5'.
- Le moteur triphasé du groupe convertisseur est à 8 pôles; il est construit pour une ten-
- p.303 - vue 304/685
-
-
-
- 304
- T. XLII. — N» 8.
- L’KC LA I II A G E KL E C T 111 QU K
- sion de 2,900 volts et une fréquence de 42 périodes; sa eapaeité d’absorption est de I 10 chevaux <0 sa vitesse de 020 tours par minute. Le stator possède 90 rainures chacune à
- 16 conducteurs de 2,2/2,8 mm. Le rotor possède 168 rainures, garnies chacune de 6 conducteurs parallèles, en fils nus, de 4 mm. de diamètre.
- La dynamo shunt accouplée avec ce moteur engendre du courant sous la tension de
- p.304 - vue 305/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 305
- 110 volts. Le diamètre de fer de l’induit est de 600 mm. La largeur du fer 250 mm. L’in-
- Fig. 7. — Moteur de 150 chevaux pour la commande des batteuses
- duit possède 138 rainures de 6,5 X 34 mm.
- p.305 - vue 306/685
-
-
-
- 300
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 8.
- Chaque rainure contient deux moitiés de bobines formées d’un conducteur composé de trois bis parallèles de 4,0/4,6 mm. Le collecteur a 138 lamelles de cuivre, avec isolation de mica de 0,8 mm. Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 612 mm. Les bobines inductrices mises en série possèdent chacune 780 spires de fil de 32/3,6 mm.
- En outre, dans la partie Ouest de la salle des machines, est monté, à 3,4 mètres du sol, un moteur triphasé de 160 chevaux accouplé, au moyen d’un manchon Zoddel, avec une poulie à 7 gorges pour câbles ; cinq câbles commandent la machine d’éclairage de réserve, et les autres entraînent un arbre de transmission principal.
- Ce moteur est à 20 pôles; il fait 250 tours à la minute. L’induit possède 240 rainures, à chacune un conducteur formé de 16 fils parallèles. Les fils nus ont un diamètre de 3,4 mm, L’inducteur possède 180 rainures chacune à 14 conducteurs. Chaque conducteur est formé de deux fils parallèles de 2,8/3,3 mm. de diamètre.
- Dans la partie Est de la salle des machines est monté un moteur triphasé de 250 chevaux; il est également à 20 pôles et fait 250 tours à la minute. L’inducteur possède 180 rainures, contenant chacune 10 conducteurs. Un conducteur est formé de trois fils parallèles de 2,6/3,2 mm. de diamètre. L’induit possède 240 rainures, contenant chacune un conducteur, composé de 16 fils nus parallèles de 3,4 mm. de diamètre. Le moteur travaille au moyen d’une transmission à câbles à 9 brins, en parallèle avec la turbine de l’usine sur l’arbre de transmission principal; il est relié avec cet arbre au moyen d’un accouplement isolant débrayable. Un tableau de distribution commun a été prévu pour la machine d’éclairage de réserve et pour la dynamo du groupe convertisseur.
- Le moteur de 160 HP. et celui du groupe convertisseur ont de même un tableau de distribution commun, portant les instruments et appareils nécessaires pour le service des moteurs.
- Le moteur de 250 HP., dont le service est assuré par un tableau de distribution particulier, ainsi que le moteur du groupe convertisseur, sont accompagnés d’un rhéostat de démarrage ; le moteur de 16 HP. , au contraire, accouplé directement à la transmission principale, démarre en même temps que cette transmission.
- Un transformateur de 35 kw., abaissant à 200 volts le courant à haute tension, est disposé à la paroi de la salle des machines, par laquelle entre la ligne à haute tension, ce poste comprend les parafoudres pour les moteurs à haute tension,et les coupe-circuits de lignes. Sur le côté, face à l’Ouest, du tableau de distribution, situé dans le milieu du poste de commutation, sont montés quatre commutateurs tripolaires et deux interrupteurs tripo-laires. Ces appareils servent à brancher à volonté les moteurs et le transformateur sur l’une ou l’autre des stations centrales. L’autre face du tableau de distribution porte les coupe-circuits pour les moteurs et pour le générateur. Un tableau fixé à la paroi Nord porte pour chacune des trois lignes à haute tension un voltmètre avec commutateur, servant à prendre la tension sur chacune des trois phases.
- Un moteur à haute tension de 150 chevaux (fig. 7), avec tableau de distribution particulier, commande les batteuses. Le transformateur de 35 kw., mentionné ci-dessus, alimente 4 moteurs à basse tension, dont 2 moteurs de 10 chevaux, pour la commande des ateliers de réparations, un moteur de 5 chevaux actionnant les peigneuses et un moteur de 2 chevaux pour la commande de la fabrication des cylindres. Chacun de ces moteurs possède un équipement composé de : un démarreur, un interrupteur tripolaire et les coupe-circuits.
- A, Steexs,
- p.306 - vue 307/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 307
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur la commutation et la dispersion. — Niethammer. — Zeitschrift fur Electrotechnik, 20 novembre.
- Dans cette étude nous désirons préciser quelques données fondamentales sur la commutation des machines à courant continu et sur le calcul de la dispersion des moteurs triphasés. Nos études ont porté sur plusieurs centaines de machines de puissances différentes entre 1/8 de cheval et 2.000 chevaux et de construction européenne ou américaine.
- A. Dans les bobines en court-circuit des machines à courant continu il se produit, dans le cas le plus général, deux forces électromotrices :
- 1° La tension de réactance : er= 2ncLiz-
- nc fréquence de la commutation.
- L coefficient d’induction (propre et mutuelle).
- J- courant par branche). —
- On a approximativement :
- er = — zîic^e -j- c2lf)Js.io~*
- sb
- vk vitesse périphérique du collecteur.
- sb épaisseur des balais.
- zk nombre des tours d’enroulement en court-circuit.
- le longueur des conducteurs dans le fer.
- If longueur libre des conducteurs.
- cK et c% deux constantes.
- 2° Une force électromotrice e& induite par le champ principal ou par des pôles de commutation.
- La condition nécessaire et suffisante pour que la commutation se fasse sans étincelle est que la somme algébrique de ces deux forces électromotrices soit aussi voisine que possible de 0 pour chaque position des balais. Il y a lieu, dans la pratique, de distinguer quatre cas :
- 1° Commutation sur la ligne neutre géométrique sans déplacement des balais pour la marche avant et arriére. La f. é. m. induite de l’extérieur est toujours voisine de 0 et la commutation n’a lien sans étincelle que si la tension
- de réactance est faible, c’est-à-dire 11e dépasse pas une certaine valeur limite. En outre il est nécessaire que la réaction d’induit 11e dépasse pas certaines limites sans quoi la torsion du champ magnétique principal lors des fortes charges produit une force électromotrice ea qui dépasse de beaucoup la faible tension de réactance et donne lieu à un courant de court-circuit d’une intensité inadmissible. Cette condition peut toujours s’exprimer simplement de la façon suivante : le rapport des ampère-tours pour l’air et les dents, aux ampères-tours placés sous l’arc polaire ne doit pas dépasser une certaine valeur limite. Il existe d’ailleurs des machines où la tension de réactance a une valeur convenable et où ce rapport peut être inferieur à 1 bien qu’elles fonctionnent à toutes les charges sans décalage de balais.
- 2° La commutation doit se produire sans étincelle à toutes charges avec des balais invariablement calés en une position qui nest pas sur la ligne neutre. Il faut choisir une position des balais telle que la différence des forces électromotrices er — ea ne dépasse pas une valeur déterminée aussi bien aux plus faibles qu’aux plus fortes charges (pour la marche à vide la valeur limite est positive ; à la charge maxima elle est négative). On voit immédiatement que l’intervalle dans lequel la charge peut varier est d’autant plus grand que la tension de réactance est plus faible : celle-ci peut cependant avoir des valeurs plus grandes que dans le premier cas. Il est évident que, pour la compensation des tensions de réactance par la f. é. m. extérieure, la forme des cornes polaires et le rapport des ampère-tours dont nous avons parlé jouent un rôle. Mais dans de réellement bonnes machines cela n’est pas indispensable, puisque certains constructeurs essayent leurs machines à courant continu en les mettant en court-circuit, c’est-à-dire presque sans ampère-tours extérieurs, et exigent qu’elles travaillent ainsi sans étincelle aux balais.
- 3* Les balais peuvent être décalés quand la charge varie. Dans ce cas la tension de réactance er peut être asse? élevée, puisque sa
- p.307 - vue 308/685
-
-
-
- 308
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 8.
- valeur, variable avec la charge, peut toujours être compensée par une f. é. m. extérieure induite variable et égale.
- 4* On emploie des pôles de commutation ou des dents de commutation excités par le courant principal, qui produisent la f. é. m. ea extérieure compensatrice. C’est une très bonne solution car les deux f. é. m. ep et ea croissent à peu près proportionnellement au courant et se compensent par suite d'une façon plus ou moins complète à toutes les charges. La tension de réactance peut alors théoriquement être aussi grande que l’on veut, mais sa valeur doit être connue aussi exactement que possible pour la détermination des ampère-tours à placer sur le pôle de commutation. Quand on emploie ces pèles auxiliaires, la réaction d’induit ou le rapport
- A.T. dents -J- air
- A.T. sous un pôle
- a une influence car, pour de fortes torsions du champ, il se produit dans les bobines court-circuitées des forces électromotrices induites ea qui amènent des perturbations. Les pèles de commutation doivent être établis de façon à produire une induction B dans l’air capable d’incluire à toutes les charges dans la bobine court-circuitée, une force électromotrice:
- la valeur de la tension de réactance a une importance considérable pour la grandeur du décalage.
- Fin ce qui concerne, au point de vue de la commutation, la différence entre les enroulements ondulés et les enroulements imbriqués, les premiers conduisent théoriquement à une plus faible valeur de la tension de réactance, car la durée de la commutation est plus considérable et fréquemment les encoches peuvent être établies avec des proportions plus avantageuses, mais tout le phénomène de la commutation est plus compliqué et plus délicat. Dans les petites machines, cet inconvénient est peu sensible, tandis que les avantages de l’enroulement ondulé sont primordiaux. A notre connaissance toutes les machines construites pour des courants inférieurs à 100 ampères, c’est-à-dire une puissance inférieure à 25 kilowatts pour 230 volts et à 50 kilowatts pour 500 volts, ainsi que tous les moteurs de traction jusqu’à 200 chevaux européens et américains, sont établis avec enroulements ondulés. Au contraire toutes les fortes machines et tous les moteurs monophasés que nous connaissons, dans lesquels le problème de la commutation présente des difficultés particulières, sont établis avec enroulements imbriqués.
- ea = B. l.v .Z/,. = er
- Zfc nombre des conducteurs.
- I longueur de fer.
- v vitesse périphérique).
- Pour la production de cette induction B, il faut A ampère-tours auxquels il y a lieu d’ajouter ATa, ampères-tours de l’induit par pèle ; le total des ampères-tours par pèle de commutation est donc AT., + ATa. La largeur des pèles de commutation devrait correspondre à peu près au double de l’épaisseur des balais. L’arc polaire P du pèle principal ne devrait être que 50 à 00 0/0 du pas polaire.
- II n’est pas facile de déterminer d’avance la valeur du décalage des balais. Ce décalage est en tous cas d’autant plus petit que la tension de réactance est plus faible, que le rapport des ampères-tours pour l’air et les dents aux ampères-tours sous un pèle est plus petit, que la résistance des balais est plus considérable, que ceux-ci sont plus larges et que le rapport de l'arc polaire au pas polaire est plus grand. Mais
- B. — Pour le calcul du courant magnétisant des moteurs à courants triphasés on détermine les ampères-tours nécessaires par pèle, qui engendrent le champ tournant dans l’entrefer et dans le fer. La valeur de ces ampère-tours est calculée par la plupart des auteurs d’après les valeurs maxima de l’induction, c’est-à-dire d’après 1,57 fois le quotient du flux par la section, en supposant la forme sinusoïdale.
- D’après des expériences, le courant magnétisant est donné par la formule.
- /T . amp. tours max.
- ( Jy)max I ?o5----------------- 2p
- z\
- zn nombre de conducteurs par phase. 2,, nombre de pèles).
- La valeur efficace est :
- (2)
- T amn. tours max.
- ijj. = 0,70-----------------------2p
- z\
- (3)
- D’après nos expériences sur plusieurs centaines de moteurs construits par différentes maisons et, ce qui est très important, pour des
- p.308 - vue 309/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 309
- saturations très élevées dans les dents (jusqu’à 20.000 C G S comme valeur maxima) il est plus exact de baser le calcul sur les valeurs moyennes de l’induction c’est à dire sur le quotient :
- La formule la plus connue pour le facteur de dispersion a est celle de Behrend (*).
- i = G - (6)
- Flux
- Section
- La valeur efficace du courant magnétisant est alors
- . amp. tours moyens
- j/x— 1,2 :------------ 2p
- (4)
- Tant que les ampère-tours pour le fer n’atteignent pas une valeur considérable, on a
- Amp. tours max. = 1,57 amp. tours moyens
- et les deux formules conduisent au même résultat. Mais dès que la saturation dans le fer est élevée, la différence est très sensible. Les courbes de la fig. 1 font comprendre l’allure du phéno-
- mène. La courbe S représente les ampère-tours de forme sinusoïdale pour le pas polaire 1. Aux faibles saturations le champ est aussi sinusoïdal ; quand la saturation augmente, le champ a l’allure F2 qui se rapproche d’un rectangle, car le flux est contraint à passer sur les côtés par suite de la réactance élevée des dents du milieu. L’induction Bmax correspondant au champ fictif F3 n’existe jamais.
- C. Quoique en pratique le calcul de la tension de réactance dans les machines à courant continu soit presque toujours effectué au moyen de la formule
- er = o,ncz2k{c\le-\- c.2lf)J-io —8, (5)
- <7 désignant l’entrefer
- 2p le nombre de pôles
- r la division polaire.
- La valeur de C n’est jamais constante ; elle varie entre 5 et 20, et dépend beaucoup du rapport entre la longueur axiale du fer et la division polaire, diminuant quand ce rapport augmente : en outre, cette constante a une valeur sensiblement plus grande pour des encoches entièrement fermées que pour des encoches à demi ouvertes ou complètement ouvertes, comme l’a montré Hobart. Sans doute C dépend aussi de la forme et du nombre d’encoches par pôle et par phase.
- Une autre formule, vérifiée sur un grand nombre de moteurs sortis des ateliers d’Oerli-kon, a été donnée par Behn-Eschenburg.
- ^ J y- 3 5 65
- ~ «L _ (nzt + nz2y ”b3nzr ' le ^
- Le premier terme représente la dispersion en zigzag, le second la dispersion des encoches, et le 3e la dispersion frontale, nZK désigne le nombre d’encoches du stator par pôle.
- nZ2 désigne le nombre d’encoches du rotor par pôle.
- <7 l’entrefer en centimètres.
- nz, + «79
- n- —---------
- “ 2
- r la division polaire
- 4 la longueur axiale du fer.
- Les deux formules que nous venons de citer sont empiriques. La formule théorique établie sous sa forme la plus simple est :
- ^72 T
- Ex = 1,6 ——- (c^e + c2lf) io— 8 = KJ (8)
- n représentant la fréquence.
- Z le nombre de conducteurs par phase.
- on ne peut plus opérer de même pour la dispersion ou la tension de dispersion dans les moteurs triphasés, dont la détermination est en principe identique à celle de la tension de réactance.
- (1) n = réluctance du
- réluctance du
- champ principal
- champ de dispersion primaire champ principal
- champ de dispersion secondaire courant magnétisant J,a courant de court circuit J/c
- p.309 - vue 310/685
-
-
-
- 310
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 8.
- J le courant par phase.
- '2p le nombre de pôles.
- <j le nombre d’encoches par pôle et par phase.
- 4 la longueur des conducteurs dans le fer.
- lf la longueur libre des conducteurs.
- et e2 des constantes dépendant de la forme d’encoches.
- Pour le stator et le rotor il faut calculer la somme
- Es^ Es2 — Kj J ! ~ K2 J2.
- Si l’on veut déterminer le courant de court-circuit J4., on emploie la formule simple
- J4 = approx.
- Es2 -j- Es
- E,
- (9'
- KH-Ka "K1+K2 où E1 (f. é. m. primaire) est la somme géométrique de E4 (différence de potentiel aux bornes) et de .1, m, chute ohmique de tension.
- Il est possible, pour des séries spéciales de moteurs, de simplifier la formule. Pour cela on peut, par exemple, opérer de la façon suivante :
- L’équation (4) donne :
- J//. = approxt
- o,8Bimoy.o 1,2—---—— 2.p. 1,3
- (10)
- Le coefficient 1,3 tient compte de 30 % ampère-tours destinés à surmonter la réluctance du fer.
- Les équations <8 et 9 donnent approximativement :
- .1/,:
- 2, i nr/jtB) moy. rle
- J/i: — I
- 1,6n ^-1 \le ( -j~ —!
- P ( \<7i <72
- B, moy. *lep
- £2
- fP\
- c2V
- <h n
- (L de “T L 2^/)zi
- On a donc approximativement :
- <7
- S [j. 2 S hi t4
- — (L de +
- G»,
- L1
- 4,
- (12)
- Dans cette formule
- r désigne l’entrefer
- <7 la division polaire
- le la longueur axiale du fer
- lf la longueur libre des conducteurs.
- G, et C.2 des coellicients dépendant de la forme et du nombre des encoches par pôle et par phase. Pour une série de moteurs ayant plus de 3 encoches par pôle et par phase, on peut considérer ces coefficients comme constants et prendre par exemple (f, = 10 C2 = 2 pour des encoches demi fermées ordinaires.
- Le calcul exact de (7 et C2 peut être fait au moyen des formules suivantes (les notations sont expliquées par la fîg. 2) :
- i+Cf
- (i3)
- h't . Jh'o , h'3\ (rz—b'zb—è3)2)i+C
- +2 o,8^+2,6
- 35t-
- <12
- Le terme 1 -f- C tient compte de l’induction
- mutuelle, aussi bien à l’intérieur d’une phase
- que vis-à-vis des autres phases.
- ' ^ 1 + C . ,
- et-------varient de la valeur 1,2 pour
- CU ?2
- une encoche par pôle et phase à 0,5 pour un
- Fig-
- grand nombre d’encoches. Le premier terme dans chaque parenthèse correspond à la conductibilité magnétique au-dessus de l’encoche et le troisième terme à la dispersion en zigzag.
- Pour C2 on a la formule
- C,
- 2 — 4lf ( 0,4 log — 0,1
- 4/7 (0,4 log --£ — 0,1
- 04)
- <12
- lf longueur libre en dehors du fer d’un conducteur du stator.
- l'f longueur libre en dehors du fer d’un conducteur du rotor.
- s diagonale de la section de la connexion frontale d’un conducteur du stator.
- s diagonale de la section de la connexion frontale d’un' conducteur du rotor.
- 1 -f- G' et 1 -f- C" tiennent compte de l’induction mutuelle.
- 1 4- G' 1 4- G" . . , , , .
- et ---:--sont voisins de 1 et s abaissent
- <1\ <12
- rarement à des valeurs inférieures à 0,8 et 0,0.
- p.310 - vue 311/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 31J
- A l’heure actuelle on passe beaucoup de temps à établir des diagrammes extrêmement exacts qui tiennent compte de tous les détails et, à côté de cela, on se contente de déterminer très grossièrement, ou même de prendre tout à fait à l’estime le coefficient de dispersion. Nous croyons qu’il vaut mieux calculer les coefficients ou les tensions de dispersion avec le plus d’exactitude possible et se contenter du simple diagramme du cercle. On peut facilement tenir compte d’une façon approximative de la chute ohmique.
- O. A.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Calcul d’un réseau de distribution électrique, par Léon Legros, ingénieur civil des mines.
- L’établissement d’un projet de distribution électrique parfait, c’est-à-dire le mieux approprié à des conditions données, pourrait être
- regardé comme fun des problèmes les plus complexes pour un ingénieur électricien, car c’est là que les éléments à considérer et à coordonner sont les plus nombreux, et que les circonstances pratiques se prêtent le plus rarement à l’application absolue des principes. Ce ([uc nous nous proposons ici, ce n’est pas de donner des règles nouvelles, on en trouvera dans la plupart des ouvrages techniques en nombre suffisant ; mais il ne nous semble pas inutile de rassembler, sur un exemple concret, quelques-unes de ces règles, et d’indiquer l’ordre dans lequel il convient d’aborder les différentes parties du travail, la méthode étant souvent une des grandes difficultés pour ceux qui abordent pour la première fois ce genre de calculs (1 ).
- 1. Données. — Une Aille ou l'un de ses quartiers, doit être alimenté d’énergie électrique, utilisée pour la plus grande part sous forme d’éclairage. La clientèle se présente en
- -90-
- •j H &
- Ln- -I5--ZI- -‘>5,
- une agglomération, au voisinage immédiat de laquelle la centrale pourra se trouver: une distribution directe s’impose. Les lignes du réseau sont indiquées, le plus souvent, par la disposition des rues; les artères commerçantes devant consommer le plus, seront alimentées nécessairement par des lignes en mailles fermées ; les rues secondaires qui s’y raccordent pourront, sans inconvénient, être alimentées par des branchements ouverts.
- Sur la consommation même, des données
- exactes manquent le plus souvent. On peut, il est vrai, par suite d’une enquête, prévoir la demande des senices publics et des grands établissements ; quant aux abonnements pris par les particuliers, rien ne peut en faire supposer le nombre, et il sera bon de se reporter aux statistiques dressées pour des réseaux de
- P) On trouvera de précieux éclaircissements et renseignements pratiques sur les règles à suivre dans la brochure de M. Taschendôrfer « Gesichtspiinkte beim Enüverfen elcktris-cher Leitunganlagen ».
- p.311 - vue 312/685
-
-
-
- 312
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 8.
- même importance. A Berlin, on compte à peu près une lampe de 16 bougies par mètre de façade des maisons dans les rues principales, et une demi-lampe dans les rues secondaires.
- Quant à l’éclairage des rues mêmes, on peut le confondre avec l’éclairage des habitations, mais il est avantageux de l’alimenter par un réseau spécial, ce qui permettra de commander les lampes simultanément.
- Nous avons tracé le réseau fig. 1. Les distances sont indiquées en mètres; —23 — ........;
- les chiffres latéraux indiquent le nombre de lampes de 16 bougies à prévoir d’après l’enquête à laquelle on s’est livré; certains d’entre eux se rapportent aux rues latérales à alimenter par des branchements. L’éclairage public est laissé de côté.
- II. Station génératrice. — Théoriquement, l’emplacement le plus favorable est le centre de gravité des charges du réseau considérées comme un système de masses. Ce point se trouve être ici au centre du quartier le plus habité, donc là où le terrain est le plus cher, l’alimentation en eau et en charbon, la moins commode, et il est préférable, malgré le surcroît de dépense pour les conducteurs, de choisir un autre endroit, et il en résultera une économie sur l’ensemble de l’installation. L’emplacement C (fig. 1) choisi d’après les considérations ci-dessus, parmi les terrains disponibles, permettra en outre, en cas de développement de la ville de ce côté, le raccordement des points «et /3 à la centrale, qui donnera ainsi, à peu de frais, un point d’alimentation.
- Quant à la puissance de l’usine, elle se détermine par la consommation de toutes les lampe» installées (ou dont on prévoit l’installation) multipliée par un « facteur de charge » (rapport du nombre maximum de lampes allumées simultanément au nombre de lampes installées) et augmentée de la perte dans les lignes. Le facteur de charge varie d’après l’importance et le caractère de la localité de 0,35 à 0,7; pour le fixer, on consultera encore une fois les statistiques. 11 faudra, en outre, prévoir une réserve pour les cas extraordinaires. Cette réserve peut être une unité génératrice ou, comme dans un grand nombre de stations génératrices, une batterie d’accumulateurs qui
- assurera aussi l’éclairage pendant l’arrêt de nuit des machines.
- III. Système de distribution. — Pour les réseaux de peu d’importance, comme celui que nous considérons, il serait trop coûteux d’employer des canalisations souterraines. On construira donc les lignes aériennes en s’aidant des toitures des habitations. Dans ces conditions, le choix des fils est limité. Pratiquement on ne dépassera pas 50 mm2 de section, il faudra donc, le plus possible, réduire l’intensité du courant en augmentant la tension de distribution. Nous choisissons une tension de 220 volts, et, pour pouvoir employer des lampes de 110 volts de meilleur rendement que celles de tension plus élevée, nous emploierons le système de distribution à trois conducteurs.
- IY. Positions des raccords des feeders avec le réseau. — Les formules donnant le nombre de raccords le plus favorable au point de vue de l’économie, ne sont établies que pour des cas particuliers de répartition des charges, auxquels il est difficile de rapporter la répartition telle qu’elle se présente dans un réseau peu étendu. Dans le cas d’un tel réseau, l’emplacement des points de jonction est souvent indiqué par la distribution de la consommation
- Il est évident que les boîtes de jonction se trouveront à des croisements de lignes. En pratique on évitera de placer les grosses unités de consommation dans le voisinage immédiat d’un point d’alimentation ; il est préférable de les placer à égale distance de ces points, ce qui répartit la charge sur plusieurs artères et rend, par conséquent, les variations de tension moins sensibles. On peut prendre, comme limite d’éloignement de deux points de jonction, 150 à 250 m, selon la densité de consommation. La suite des calculs, ou un calcul de première approximation, peut amener un choix plus judicieux que celui que l’on a fait ainsi pour se donner un point de départ. Dans notre cas, nous sommes amenés à prendre, pour alimenter le réseau, les trois points a, b, c, (fig. 1), extrémités de l’étoile formée par les trois lignes principales : sa, sb, sc ; leur éloignement, compté sur ces lignes, est dans les limites indiquées ci-dessus, et le calcul montrera qu’ils peuvent suffire à l’alimentation des lignes extérieures dans leur état actuel, sans exiger pour
- p.312 - vue 313/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- U R VUE D’E LE CT II ICIT K
- 313
- celles-ci des sections exagérées. On se réserve, naturellement, de prolonger le réseau en cl, a,
- S et de constituer la centrale mémo en un nouveau point d’alimentation.
- V. Calcul des lignes. — Le calcul des lignes doit être fait largement à cause de l’incertitude des données. On prendra le facteur de charge = /, c’est-à-dire qu’on supposera toutes les lampes indiquées sur le plan, devant fonctionner simultanément. Le calcul du réseau à trois conducteurs ne diffère de celui d’un réseau à deux conducteurs, que par la valeur des courants et des chutes de tension à prendre pour point de départ. Une lampe de 10 bougies absorbe 55 watts. Deux lampes étant en série entre les conducteurs extrêmes, on doit introduire dans les calculs :
- 55
- ----o,25 amp.
- 2 . i io
- Ce chiffre suppose les deux moitiés du réseau également chargées, ce qu’on s’efforcera de réaliser, non seulement au point de vue du nombre de récepteurs, mais aussi au point de vue du caractère de ces récepteurs, de sorte que les variations dans la charge affectent le plus également possible les deux moitiés. Nous compterons U,03 amp. par lampe.
- Ee réseau sera calculé de manière à ce que la perte de charge jusqu’aux branchements extrêmes, reste dans les limites admises ordinairement. En prenant comme chute de tension admissible dans les distributions d’un réseau à trois conducteurs avec 1,5 % de la tension entre les fils extrêmes, le système possède une élasticité équivalente à celle d’un réseau à deux conducteurs avec 2°/0 de chute de tension. Nous aurons donc pour la chute de tension maximum :
- Km = 0,015.220 = 3,3 volts.
- Les sections seront à contrôle]1 au point de vue de réchauffement.
- Au point de vue de l’économie, la règle de Lord Kelvin conduit en fait (pour les gros conducteurs) à prendre la densité la plus haute compatible avec la sécurité (1 à 2 amp./mm2').
- On considérera succssivement les differents J districts du réseau (h. j
- (h On entend par district tout système de conducteurs que i l’on peut limiter par une ligne fermée allant de point de | jonction en point de jonction sans couper de conducteurs. i
- La recherche de la répartition du courant dans chaque district exige qu’on se donne préalablement les sections relatives des différentes lignes. Ici, aucune règle absolue ne peut être appliquée, c’est avant tout une question de coup d’œil ; aussi les premiers essais seront ils vérifiés par une méthode rapide, celle des sectionnements par exemple, et en simplifiant les données le plus possible.
- Lorsqu’on jugera les rapports obtenus satisfaisants, on déterminera exactement les véritables points de division du courant, et la perte de charge d’un de ces points au feeder le plus voisin donnera la section à employer pour que cette perte reste dans les limites prescrites.
- Cette détermination exacte peut se faire également par sectionnements (méthode de MM. Herzog et Starki. Une méthode élégante que nous emploierons ici est donnée par M. Tei-chmüller/1!.
- Soient S... les points d’alimentation d’un réseau
- (Speisepunkte).
- s ... les points de croisement des lignes (Knotenpunkte).
- On décompose le problème en trois parties:
- a') Détermination de la répartition du courant dans l’hypothèse où tous les points S et s sont des points d’alimentation.
- b') Détermination de la répartition du courant dans l'hypothèse où le réseau est chargé seulement aux points s, et notamment de charges égales aux débits de ces mêmes points dans la première hypothèse ;
- c) Superposition des deux schémas, qui donne la répartition réelle.
- Nous pouvons maintenant aborder l’exemple que nous nous sommes posé.
- District s abc (fig. L.
- a) La première détermination ne présente aucune difficulté.
- Nous calculons d’abord avec les lampes et les distances, quitte à multiplier les résultats par 0,3. 2 pour arriver aux chutes de tension, oii interviennent les .ampères et les longueurs de fil.
- Les branches a s (fig. 2a), b s fig. 2 b), es (fig. 2c), alimentées en leurs deux extrémi-
- (0 “ Die etektrischen Leitungen”, Impartie, Stuttgart. Voir aussi, du même auteur : “ Sammtunh <>on Aufgaben iiber elektrische Leitungen ”, Leipzig.
- p.313 - vue 314/685
-
-
-
- 314
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — No 8.
- tés, donnent respectivement pour le débit de l’extrémité s :
- 16.22-|-3.43 = 39.5o X\ — 9,6
- 19.20 + 14.4o -f- 53.5o 3o. 87 = x2.95 x1 = 71
- de même, pour sc : £C3 = 91,5
- On a pour le débit de s : xK -f- x% -J- x2 = 172,1.
- Fig. 2^ Fig. 2^
- -2 /- -7-
- S.4
- -20- - 20- -47- -30-
- '96
- 8-
- -23----22— -Si- -/»_ -20. -JS.-9-
- JZ K C Sj S £ ao
- Fig-. 2
- On peut donc facilement tracer le premier schéma (fig. 2d).
- b) La deuxième partie suppose que des essais préliminaires ont donné un système de sections
- Fig.
- qu’il ne s’agit plus que de contrôler. (La connaissance des rapports entre les differentes sections suffit à la rigueur.)
- On a donc à traiter un réseau dont on connaît les valeurs relatives des diverses sections et qui est chargé uniquement en des points de croisement. Le problème est donc toujours déterminé.
- Nous avons dans notre exemple le cas le plus simple qui puisse se présenter : une prise unique alimentée par trois conducteurs (fig. 3). Les sections choisies sont indiquées par les nombres entourés d’un cercle.
- Les courants amenés par chaque conducteur sont proportionnels aux valeurs respectives
- de y: l r
- _ __25 35 35
- ia.h/.ic — l35
- J<ac -1— J6 Je — I72>1 •
- — 76,4 — 56,2 J^, — 39,5
- ce qui donne le deuxième schéma (fig. 3).
- c) La superposition des schémas 2d et 3 donne la figure 4, représentant la distribution du courant.
- Les points x et y correspondent au maximum de perte de charge.
- / 33. s
- De y en b, on a pour la chute de tension, avec
- ^ 55
- (101,2.20 -f- 82,2.20 -f- 68,2.17 -f-15,2.30)0,3.2 = 1,65 volts. *‘m - sOf»
- de x en c, on trouve :
- (9i .234-89.22-4-76.3i 4- 41.14)• o,3.2 E/h =--------—------ 55(35 -------- ' •==», 17 volts.
- On peut se contenter de ces valeurs, se réservant environ un volt pour la chute de ten-
- sion dans les branchements et à l’intérieur des habitations. Sinon, il y aurait lieu de faire un nouvel essai, en réduisant par exemple la section de s b à 25 mm2.
- Remarque. — Nous sommes arrivés rapidement à la solution, mais il faut remarquer que le réseau calculé en b) était très simple. Le réseau ne sera pas toujours réductible à une
- p.314 - vue 315/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 315
- étoile, il y aura plusieurs points de croisements chargés, et les calculs deviennent tout de suite beaucoup plus longs. Dans le cas de la figure
- 5, par exemple, on a les équations suivantes (Teichmüller, ,, Die elektrischen Leitungen“) :
- V _____JJb____f£_ 1
- 8a'A,'R Rab Rac 1
- _ £g- _i_ V i. _ _f£_ _
- _ J2------ÎÉL4-*c.y 4 — «L
- R- Rbc R
- = 0 j6 = 0
- O
- sa désigne la chute de tension de I en a, Ja la charge en a,
- Ra/, la résistance de la ligne ab,
- V . 1 — _L_ J- _L _i_ JL.
- R R ab ^ R R«/
- Le système d’équations sera résolu par les déterminants ou par approximations successives (méthode de Seidel).
- (A suivre).
- Essais de transmission de courants continus à 70.000 volts par Hirschauer. — Electrical Review. N.-Y. t. XLV, n° i3.
- Le transport Saint-Maurice-Lausanne a démontré la possibilité d’établir des transports à haute tension à courants continus. Pour l’essai de cette ligne, la Compagnie de l’Industrie électrique avait décidé de construire une dynamo de 23.000 volts, alors qu’on n’avait pu encore dépasser 10.000 volts pour une machine à courant continu. M. Thury réussit à établir ces dynamos, qui, au nombre de trois en série, permirent de faire des essais de transport d’énergie à 70.000 volts.
- Ces machines sont bipolaires et ont l’aspect d’un alternateur à pôles intérieurs mobiles. Ces inducteurs lamellés se meuvent à l’intérieur d’un anneau fixe portant 48 bobines dans autant d’entailles. L’isolement des bobines est obtenu au
- moyen de papier imprégné d’un mélange spécial. Chaque bobine comprend 500 tours de fil de 5/10 sous soie ; la résistance de 24.000 tours de l’induit est de 700 ohms, et la machine peut débiter 1 ampère à la vitesse normale. Le collecteur a 96 segments, séparés par des intervalles d’air, et les balais*s’appuient, en tournant avec les inducteurs, sur la surface intérieure du collecteur. Après avoir essayé du soufflage pour éviter les arcs au collecteur, on eut finalement recours à l’insertion d’un condensateur entre les touches, deux à deux, du collecteur et on n’eut jamais d’accident de ce fait.
- L’excitation est fournie par une petite dynamo séparée, pouvant donner 14 ampères à 80 volts et très bien isolée du sol, ainsi que son rhéostat.
- L’alésage des génératrices est de 58 cm., la vitesse périphérique de 18,22 m. à la seconde, à 600 t. p. m.
- Pour se faire une idée des tensions nécessaires pour un transport économique d’énergie, on peut admettre que, en utilisant du courant continu, avec une perte de 10 p. 100 en ligne et un poids de cuivre de 30 kilos par cheval électrique aux récepteurs, il faut 4.200 volts au départ pour 10 kilomètres, soit 42.000 volts pour 100 kilomètres. L’emploi du retour par la terre permet de doubler ces distances, toutes choses égales d’ailleurs. Au contraire, avec du courant alternatif, ces distances seraient réduites en raison des phénomènes secondaires qui augmentent la chute en ligne.
- Pour se rendre compte si la limite de la tension applicable ne serait pas atteinte plus tôt qu’on ne penserait, des expériences récentes ont été faites à Genève, avec des machines du type Thury, dont une de 20.000 et deux de 50.000 volts. 11 s’agissait de savoir comment se comporteraient les isolateurs à ces hautes tensions, et comme on avait déjà quelque expérience sur les transports d’énergie à courant alternatif à des tensions approchantes, il était intéressant d’établir une comparaison entre l’action des deux modes de courants sur les isolateurs. Un alternateur spécial fut construit pour ces essais ; il était du type à induit mobile ; donnait 50 périodes à 100 tours et 75 kilowatts. Le rapport de la tension maxima à la tension moyenne était de 1,255 et non \jT, l’onde de force électromotrice présentant un sommet très aplati. Cette forme d’onde est particu-lièrem'ent favorable à la résistance des isolateurs
- p.315 - vue 316/685
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. - N° 8.
- 3 H)
- à la rupture diélectrique, comme on s’en rendit compte en modifiant la forme de l’onde, par l’insertion de condensateurs dans le circuit. D’autre part, le courant donné par les machines Thury, en raison du petit nombre relatif de touches du collecteur, n’est pas rigoureusement continu.
- Malgré ces conditions favorables du courant alternatif, les isolateurs, sans exception, résistaient à des tensions plus élevées avec du courant continu. Il en est d’ailleurs de même de tout isolant. Les isolateurs ne chauffaient jamais sous l’action du courant continu, vraisemblablement du fait de l’absence d’effets de capacité.
- Un très petit nombre d’isolateurs furent perforés et ceux qui l’étaient sous l’action du courant alternatif pouvaient encore résister à des tensions continues très élevées, tant qn’ils étaient maintenus à l’abri de l’humidité.
- On ne perçoit que très rarement avec le courant continu le bruissement caractéristique des lignes à courant alternatif quand on approche de la tension de rupture ; et ce n’est que dans le voisinage
- de cette tension que l’on aperçoit des effluves et des aigrettes sur le courant continu. Entre deux lignes à courant continu distantes de 50 cm., on
- 70,000
- 60.000
- 6-0 000
- O ;10 ZO 30 O o 50 60 70 80 0O ZOO 070
- Jü/Zimêtces u#
- Fi g. 1
- n’observe que quelques aigrettes sur les aspérités à 60.000 volts.
- On ne peut perforer, à 65.000 volts, les isolateurs ordinaires des lignes télégraphiques ; dans ces essais, il suffît que les isolateurs soient bien vitrifiés et homogènes, l’épaisseur est de peu d’importance.
- <’O-GOO
- >0.000
- 6 JO Z O 30 60 60 60 70 80 60 ZOO 110 J30 J30 J60 750 J60
- Millimètres
- 2 €60
- Fig-. 2
- Du verre ordinaire de 0,12 cm. résiste parfaitement à 25.000 volts continus, et du verre à vitre à 60.000 volts et, sans doute, davantage.
- Les essais du transport de Saint-Maurice avaient déjà montré que les pertes d’isolement, même par temps brumeux, ne dépassaient pas 0,02 watt par isolateur à 22.000 volts. Il est prouvé maintenant que la tension limite entre la ligne et la terre au-delà de laquelle les pertes dans l’air et l’isolation deviendraient prohibitives, est très supérieure à 70.000 volts continus. Dans les conditions précitées d’un transport d’énergie, on pourrait donc atteindre des distances de 320 kilomètres ; avec 30 p. 100 de pertes en ligne, on pourrait transporter l’énergie électrique à près de 1.000 kilomètres. On conçoit l’importance
- d’une telle constatation pour un pays comme la Suisse, dont les locomotives consomment annuellement pour plus de 15 millions de francs de bouille achetée à l’étranger.
- Les résultats des essais de Genève portent d’abord sur la distance explosive dans l’air entre électrodes de diverses formes avec une tension continue. Ils sont représentés (fîg. 1). On ne put obtenir de résultats concordants entre deux pointes et les courbes se rapportent aux formes d’électrodes et aux polarités suivantes :
- A Deux sphères de 20 mm.
- B — pointe; -j- plateau
- G -(- plateau ; — sphère et inversement D -|- pointe ; — plateau,
- p.316 - vue 317/685
-
-
-
- 25 Février 1905
- REV U E D'ELECTRICITE
- 317
- Les courbes B et D montrent l’influence de la i polarité de la pointe ; la distance la plus courte à 00.000 volts est de 31 millimètres entre deux sphères.
- Une deuxième série d’expériences porta sur des tensions alternatives à 50 périodes. Les résultats sont consignés (fig. 2) où les diverses courbes se rapportent aux formes d’électrodes suivantes :
- a Deux sphères
- b Plateau et sphère
- c Pointe et plateau
- Entre deux sphères, à 60.000 volts, la distance explosive est maintenant de 74 mm.
- Dans une troisième série d’expériences, on soumit à des tensions continues et alternatives, successivement, des types courants d’isolateurs en porcelaine. Ces essais furent effectués, d’une part, au laboratoire, et d’autre part, en plein air ; un jour de pluie permit de faire des essais sur des isolateurs complètement mouillés. Le nombre des isolateurs était néanmoins trop faible pour que l’on put mesurer avec quelque précision l’énergie dissipée par isolateur. La table ci-dessous indique les résultats :
- MOYENNE DE LA TENSION RAPPORT OBSERVATIONS
- DE RUPTURE EN VOLTS
- Alternative Continue
- 10.000 25.000 24.000 1. G Pluie ininterrompue. — Isolateurs perforés. Essais sur les isolateurs se .s et bien propres au laboratoire; arc entre la ligne et les supports. Essai en plein air, arc entre ligne et support. Essai au laboratoire, court-circuit extérieur.
- 21.4oO 42.800 34.OOO i.59
- 27.000 5o.000 4o.OOO 1.48 Essai en plein air, court-circuit extérieur. Essai au laboratoire, court-circuit extérieur.
- Ot ce 0 O O c O O 45.3oo 1.36 Essai en plein air, court-circuit extérieur. Essai au laboratoire, court-circuit extérieur.
- 3i.160 24.000 4o.800 1.3i Essai en plein air, court-circuit extérieur. Essai au laboratoire, court-circuit extérieur.
- On lit enfin des essais de rupture sur divers matériaux isolants, sans précaution spéciale. Le premier échantillon était un morceau de carton glacéjjde 5 mm. d’épaisseur.
- Avec du courant alternatif, les résultats furent les suivants :
- DURÉE DE l’essai TENSIONS OBSERVATIONS
- ier essai 1 1 /a miaules y. 000 Sans effet.
- 1/2 — 11.OOO Trav. par l’étincelle.
- 2e essai 2 — y. 000 Portes aigrettes
- 2 i/4 — y. 010 Trav. par l'étincelle.
- Avec du courant tats ci-dessous : continu, on obtint les résul-
- durée de l’essai TENSIONS OBSERVATIONS
- 2 minutes 1 O.OOO Effet nul.
- 2 — i5.000
- 2 — 18.000
- 2 — 20.OOO
- ’\ — 25.OOO Trav. par l’étincelle.
- Ceci montre que le carton qui est traversé 2 fois !
- par la tension alternative, après 2 minutes, résiste à une tension continue moyenne de 15.000 volts pendant 12 minutes et que- la rupture a lieu seulement à 25.000 volts après 4 minutes.
- Avec un morceau de marbre blanc de 20 mm., il y a rupture après 75 secondes d’application d’une tension alternative de 20.000 volts, et ce n’est qu’après 15 minutes qu’une tension continue croissant, par 5.000 volts, jusqu’à 45.000 volts, perçait l’isolant.
- Pour toutes les substances essayées, la rupture a lieu pour une tension continue double de la tension alternative ; et quand la capacité intervient, l’écart est encore plus grand. Donc, non seulement les lignes, mais tous les autres appareils, les moteurs, les machines, offrent de plus grandes facilités d’isolation avec des hautes tensions continues.
- La question de la transmission de l’énergie à plusieurs centaines de kilomètres vient donc de faire un grand pas ; mais rien ne prouve que la limite des tensions admissibles ait été atteinte dans ces expériences, et il est probable qu’elle pourra être supérieure à 60.000 volts.
- P.-L. C.
- p.317 - vue 318/685
-
-
-
- 318
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 8.
- MESURES
- Sur la détermination des coefficients de self-induction.
- Ce qu’il importe surtout de déterminer d’une manière précise dans l’étude de la résonance et de la télégraphie sans fil, ce sont les trois quantités suivantes : la résistance, la capacité et la self-induction. Lorsqu’il s’agit de faibles coefficients de self-induction, la méthode la plus employée actuellement, la méthode d’An-derson-Maxwel, nécessite une légère modification, ainsi que M. Fleming l’a fait voir dernièrement.
- M. Fleming substitue au galvanomètre un téléphone ordinaire et au commutateur rotatif, un électro-aimant interrupteur donnant 100 intér. par seconde. Les résultats obtenus sont très précis, et montrent, en outre, que pour une bobine de selLincluction unicouche, le coefficient de self-induction peut être calculé au moyen d’une formule extrêmement simple, qui devient très exacte quand la longueur de la bobine dépasse 50 fois son diamètre.
- Soit cl le diamètre minimum d’une spire circulaire du fil, constituant le solénôïde, l la longueur du solénoïde, N le nombre total de spires du solénoïde. L’intensité du champ produit dans cette bobine par un courant / a pour valeur :
- 4ttNI
- /
- et le flux total est :
- 4ttNI Ntt dP
- ~r • ~r~
- Si l’on néglige la variation du flux aux extrémités de cette bobine, et si l’on admet qu’il y a même valeur qu’en son centre, le
- coefficient de self-induction est donné par la formule :
- 7T2rf2N2 N
- --------— Ttd — . TtrfN
- (0
- Le facteur —j- représente la longueur du
- fil divisé par la longueur de la bobine ; c’est donc un coefficient numérique ; le second facteur 7r<iN représente la longueur totale L de ce fil. Par conséquent :
- L,
- L2
- l
- (2)
- En appliquant cette formule à une bobine dont les constantes d, l, N avaient pour valeur :
- d =z 4,096, l = 200,3,
- N = 5ooo,
- Fleming trouva L* — 20,6 X 106 cm. Or, la méthode du galvanomètre et celle du téléphone donnent Ls = 19,9 X 106 cm.
- La formule permet donc de calculer avec une approximation de 2 °/0, le coefficient de self-induction d’une bobine unicouche dont la longueur est 50 fois plus grande que son
- diamètre ^y> . Pour une bobine dont
- ^ < 5o? la formule précédente donne pour le
- coefficient de la self-induction une valeur supérieure à celle obtenue expérimentalement et cela parce que le flux, aux extrémités de la bobine, n’est pas aussi constant qu’on l’a supposé dans la formule (1).
- La formule (1), permettra donc de construire des bobines unicouches à faible self-induction, comme celles qui sont couramment employées dans la télégraphie sans fil.
- E. N:' !
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Emploi des voitures de remorque dans les exploitations urbaines électriques (suite), par M. G.
- Pavie.
- Jusqu’à quel point l’emploi des voitures de remorque est-il, sur un réseau, influencé par certaines autres circonstances locales, telles
- que : croisements et traversées de rues, carrefours et places à grande circulation, exiguïté des dispositifs aux terminus des lignes pour le retour des trains P
- D’une façon générale, les Sociétés qui ont répondu à cette sous-question s’accordent à
- p.318 - vue 319/685
-
-
-
- 25 Février 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 319
- dire que les circonstances locales précitées I n’influent pas, dans leur réseau, sur l’emploi des voitures de remorque.
- L’auteur cite les exceptions ci-après :
- La Société des Chemins de fer vicinaux d’Aix-la-Chapelle signale qu’une commune lui a défendu de laisser stationner des voitures d’attelage sur certains points, ces voitures pouvant entraver la circulation des autres véhicules.
- Les Tramways municipaux d’Amsterdam expriment l’avis qu’il faut restreindre autant que possible l’emploi des voitures de remorque lorsque les dispositions des terminus ne permettent pas le retour d’un train par un système de voie en boucle.
- La Compagnie du Tramway Electrique de Gross-Lichterfelde à Berlin, dit que ne disposant aux terminus des lignes que de deux minutes pour les manœuvres nécessitées par le changement de direction, elle fait usage à ces terminus d’une voiture de réserve.
- Les Tramways municipaux de Cologne ont installé un système de voies en boucle lorsque les circonstances le leur ont permis, non seulement aux terminus des lignes, mais encore à certains points intermédiaires où des lieux de divertissements obligent souvent à faire face à un mouvement considérable de voyageurs.
- La Société des Tramways de Hanovre signale que l’autorisation qui lui a été accordée récemment de pouvoir remorque]1 deux voitures d’attelage, comporte l’interdiction d’arrêter les trains aux croisements des rues. C’est là une clause très compréhensible à laquelle on donne généralement satisfaction dans toutes les exploitations.
- La Compagnie des Tramways de Lyon fait connaître que l’exiguïté des voies des terminus est généralement une gêne pour l’emploi des remorques et qu’elle ne peut employer, de ce fait, qu’une remorque pour deux voitures motrices. Par suite de la disposition des lieux, les voies de garage ne peuvent recevoir tout le développement nécessaire au stationnement de plusieurs trains, ainsi qu’au garage des remorques pendant les heures de faible affluence.
- Les Tramways de Zurich disent que tous les terminus de ses lignes sont pourvus de voies permettant le changement de direction des trains. La voiture motrice détache sa
- voiture de remorque avant l’entrée de la voie d’évitement et repart avec la voiture de remorque abandonnée par la motrice précédente. Cette manœuvre ne demande que peu de temps et est facile à exécuter malgré l’intensité du trafic.
- Conclusions. — L’emploi des trains à double remorque sur une grande échelle ne peut se faire dans de bonnes conditions que sur des lignes munies de terminus en boucle aux deux extrémités et parfois en des points intermédiaires convenablement choisis en raison de circonstances locales qui déterminent des mouvements d’affluence, de manière à éviter toute manœuvre.
- Sur les lignes munies de terminus à aiguillage, on emploie généralement des remorques de réserve qui stationnent ai*x terminus. Lorsqu’un train arrive, on dételle les remorques, on fait avancer la voiture motrice et on l’attelle aux remorques de réserve sans aucune perte de. temps ; cette manœuvre est particulièrement recommandable pour les lignes de banlieue.
- Quant aux croisements et traversées de rues, carrefours et places à grande circulation, sauf de rares exceptions, ils n’exercent guère d’influence sur l’emploi des remorques. Les rues étroites ne comportent souvent qu’une seule voie et un seul sens de marche, attendu que l’on utilise autant que possible les rues parallèles, de manière à réaliser des parcours circulaires permettant d’éviter toute manœuvre de remorque.
- *
- * *
- Quels sont en général, les avantages et inconvénients de l’emploi de trains composés d’une voiture motrice et d’une ou plusieurs voitures de remorque P
- Les avantages et les inconvénients que présente l’emploi de trains composés d’une voiture motrice et d’une ou plusieurs remorques ont été, en grande partie, exposés en examinant les sous-questions précédentes.
- Les Sociétés consultées s’accordent à reconnaître que les avantages sont considérables tandis que les inconvénients sont peu nombreux et de moindre importance que la somme des avantages.
- Les appréciations personnelles de l’auteur du
- p.319 - vue 320/685
-
-
-
- 320
- I : 15 C I. A I II A G K 15 1,15 C T R I Q U 15
- T. XLII. -- N° 8.
- rapport sont conformes à celles qu’elles ont développées et il les résume sous la forme des conclusions suivantes :
- CoXCl.USIOXS.
- A) Avantages.
- 1° Economie de personnel. — Les voitures motrices nécessitent 2 hommes (un mécanicien et un receveur), tandis que les remorques n’en exigent qu’un seul (un receveur) ; et encore, il est possible dans certains cas de n’avoir qu’un receveur pour deux remorques.
- 2° Economie de courant. — Les remorques étant plus légères que les voitures motrices, l’effort de traction est beaucoup moindre et ne dépasse pas 30 à 40 %• On sait d’ailleurs qu’un véhicule remorqué exige un effort de traction moindre que celui nécessaire pour ce même véhicule s’il*procède lui-même à son déplacement.
- 3° Econoniie dans les frais de premier établissement. — Les remorques légères coûtent environ trois fois moins que les voitures motrices.
- 4° Economie dans les frais d’entretien. — Les dépenses d’entretien des remorques sont d’environ le tiers de celles des voitures motrices.
- 5° Meilleure utilisation du matériel roulant. — Les remorques n’ayant pas de régulateur de marche sur les plates-formes, toute la place est disponible pour les voyageurs.
- 6° Réduction des accidents : du fait d’une part, de la suppression du danger qui résulte du départ à des intervalles trop rapprochés de voitures motrices isolées ; et d’autre part, de la diminution du mouvement général des artères empruntées.
- 7° Possibilité de faire face à des affluences momentanées, sans tenir en réserve pour le même objet, des voitures motrices qui coûtent plus cher.
- 8° Préférence du public, laquelle s’est nettement manifestée en faveur des remorques ouvertes, parce qu’elles sont plus basses, d’un
- accès plus facile et d’un roulement plus doux. Le nombre de remorques fermées peut être beaucoup plus restreint, parce que c’est surtout pendant la belle saison que les affluences de voyageurs se manifestent.
- B) Inconvénients.
- 1° Diminution sensible de la vitesse commerciale. — On y remédie en relevant la tension sur certaines sections, au moyen de survolteurs.
- 2° Fatigue plus grande des moteurs et de Véquipement électrique de la voiture motrice. — Pour répondre aux exigences du service, il convient d’une manière générale d’adopter un coefficient de sécurité considérable pour la force des moteurs. Dans une grande exploitation de tramways, le prix de revient de l’énergie électrique est secondaire par rapport à l’entretien du matériel roulant et à l’accroissement des dépenses résultant d’une faible vitesse commerciale. 11 est donc préférable, tout en se tenant naturellement dans des limites raisonnables d’avoir des moteurs ne travaillant qu’aux 2/3, par exemple, de leur puissance, plutôt que d’adopter des moteurs dont la force est suffisante pour le trafic normal, mais qui ne peuvent que difficilement fournir les coups de collier bien souvent indispensables, notamment pour l’emploi des remorques sur les lignes à forte pente.
- 3° Démarrage plus long, freinage moins rapide et plus long stationnement aux arrêts.
- C) Desiderata.
- Rapporter, sauf dans des cas spéciaux, notamment à raison d’une pente excessive, l’interdiction qui limite pour certaines Compagnies, à une seule voiture, le nombre de remorques pouvant | être attelées à la voiture motrice, l’expérience | ayant démontré que l’emploi de deux remorques | et même exceptionnellement de trois ne présente | pas d’inconvénients, sous réserve toutefois que | les Compagnies intéressées disposent de moyens I de freinage efficaces et de moteurs suffisants.
- B1\M. I, RLE DE LA BEI
- ACCIIU
- Le Gérant: A. Boxxrr.
- p.320 - vue 321/685
-
-
-
- Tome XLII
- Samedi 4 Mars 1905.
- 1S* Année. — N" 9.
- iw
- ciairage
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l'Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- NOTES SUR LE MOTEUR SHUNT COMPENSÉ MONOPHASÉ
- Il est assez curieux de constater qu’aucune étude du moteur shunt compensé monophasé, n’a été encore publiée, à l’encontre des flots d’encre versés à propos du moteur série compensé monophasé. L’on serait tenté d’expliquer cette différence par l'importance éventuelle du moteur série compensé pour la traction électrique à courant monophasé ; il ne faut cependant pas oublier qu’il se trouve en présence de deux concurrents sérieux, moteur à répulsion et moteur série ordinaire, et qu’au contraire l’on ne possède pas encore de moteur monophasé correspondant au moteur shunt à courant continu (f).
- Il est donc intéressant de rechercher dans quelles limites le moteur shunt compensé peut remplir le rôle de ce dernier moteur, et cela nous a paru justifier la publication des notes suivantes.
- Un moteur shunt compensé est composé des mêmes organes et circuits qu’un moteur série compensé; la seule différence est que les circuits S et Bi IR (fig. 1) sont alimentés en parallèle par
- (P Comme on le sait, le moteur asynchrone monophasé ordinaire ne démarre guère qu’à vide, tout en ayant un facteur de puissance, un rendement et une stabilité généralement médiocres à pleine charge. Quant aux moteurs synchrones monophasés, on peut leur reprocher une mise en route difficile à opérer et une assez grande complication des organes d’excitation et de synchronisation.
- -K*
- p.321 - vue 322/685
-
-
-
- 322
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- le réseau; pour plus de généralité nous supposerons que la tension entre les balais Eb vaut « fois la tension entre les bornes du stator, ce qui revient à dire que l’alimentation du rotor se fait avec interposition d’un transformateur T.
- Notations. Soient :
- É le courant parcourant le circuit S,
- I2 le courant parcourant le circuit B2 B2,
- J2 le courant parcourant le circuit B^ Bp
- Li, le coefficient de self-induction de l’enroulement S,
- L2 celui des circuits BtBi et B2B2 (nous nous plaçons dans le cas ordinaire où le rotor ne porte qu’un seul enroulement),
- M = (i — <t) vLffi2 le coefficient d’induction mutuelle entre S et B2B2,
- w,û la vitesse angulaire du moteur et la vitesse de pulsation du courant.
- Pour simplifier les calculs, nous admettrons que les résistances ohmiques des enroulements S et B2B2 sont négligeables, ce qui altère peu les résultats ffi; quant à la résistance R2 de l’enroulement B^B^, on ne peut la négliger, car c’est elle seule qui limite le courant J2 au synchronisme, comme on le verra plus loin. Nous supposerons même que cette résistance R2 comprend celle d’un rhéostat réglable G (fig. 1).
- En opérant de la même manière que pour le moteur série (2), l’on arrive facilement aux trois égalités suivantes (j = y — i) :
- -f- M£2i2/ (i)
- «ffi — R2J2 ffi L2ÛJ2y ffi Mw_b + L2wl2 (2)
- o = L2oi2y ffi Moqy — l2«j2. (3)
- La dernière équation donne
- j La«J2—
- 2=: ^ L2Qj
- En substituant cette valeur dans (2), il vient :
- «ffi = R2J2 ffi LaûJ2y ffi Mffi ffi 4»
- ou en simplifiant
- «ffi = R2J2 ffi L2 (q h.l
- égalité qui détermine immédiatement la valeur réelle efficace de «L
- «ffi
- ffi?
- «'“-i
- (3')
- (3-)
- On tire de cette expression des remarques très importantes :
- 1° Au synchronisme («=Q) le courant J2 est égal à
- t _ «ffi
- C’est-à-dire que toute force électro-motrice d’induction a disparu ; l’on en conclut l’existence d’un champ tournant rotorique, parfait pour ce régime.
- P) Tout au moins en marche normale.
- (2) Voir l’Eclairage Électrique, 1er octobre 1903, p. 7. La seule différence est que les courants dans S et Bffii sont ici distincts et que l’on trouve ainsi 3 équations au lieu de 2. Les valeurs données pour les forces électro-motrices ne changent pas, à l’exception de celles dues au circuit Bffii où l’on remplacera I( par J2. En particulier, un raisonnement identique à celui déjà fait, montre que dans l’égalité (2) l’on doit prendre le signe — devant
- p.322 - vue 323/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 323
- L’angle f2 de décalage de J2 sur U., est défini par la relation
- Ra
- tg?2;
- --V
- Q2/
- Il est donc nul au synchronisme ;
- 3° De Légalité 3' l’on déduit également l’égalité
- aU,| cos f2 — R2I2
- OU
- «iqj2 cos f2 = R2J|
- résultat qui peut s’énoncer de la façon suivante :
- A tous régimes, la puissance totale «UrI2cosy2 empruntée au réseau par les balais est dissipée intégralement en chaleur dans les enroulements rotoriques. L’énergie utilisable est ainsi entièrement fournie par le réseau à l’enroulement statorique S; en d’autres termes, le rotor R joue ici le rôle de l’inducteur d’un moteur shunt à courant continu, le stator S celui de l’induit.
- En remplaçant également I2 par sa valeur dans (1), l’on obtient
- iq = LjQqy q- mû/
- L2ûy
- OU
- iq = aL,ûqy q-M«Ja
- (4)
- et finalement si l’on porte dans cette dernière égalité la valeur complexe de J2 tirée de (3 )
- «iq
- iq — ^üqy —j— M«q<^
- R2 -)- L2 ( û
- rLjQId
- «MwLa (û — ~ )
- u«+ — y-...0L^y
- (5)
- La valeur réelle efficace du courant L est donc, en remarquant que le courant de
- démarrage lid est égal à
- h = ha
- A U,
- O-L^û
- «MwR,
- Ri + Li o
- «MwLo ! ^
- w2\
- Q/
- RI +Lî (° — q) _
- Au synchronisme, le courant statorique est par suite :
- «Mû"
- bs — 1
- R,
- (6)
- Il peut être annulé avec le rhéostat p ( fi g. 1) de telle sorte que
- R2 = «Mû.
- Le décalage ^ entre et L est défini d’après (5) par la relation
- / w2\2
- R| + LÎ[Q — q) -«MwR2
- tg fA —--------------
- «MwL2 ( û — —
- Il s’annule pour une certaine valeur de « et devient égal à—au synchronisme.
- (l)
- p.323 - vue 324/685
-
-
-
- 324
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- Le couple C s’obtient facilement en remarquant que, d’après ce que nous avons dit plus haut, la puissance utile C« est égale à la puissance électrique UAi cos absorbée par le stator :
- Cm = U^b cos Ÿf
- ou en remarquant que l’égalité (5) donne immédiatement en passant aux quantités réelles :
- Il passe par un maximum à mesure que la vitesse croit et s’annule toujours au synchronisme ; le maximum est d’ailleurs évidemment atteint pour
- L-2Q('-'£^=R-2 d’0Ù « =
- et il a pour valeur
- r, «MU-|
- Unax. — i
- 2^L^R2
- Lorsque le glissement O—m est faible, comme cela aura lieu en marche normale, l’on peut remplacer approximativement O2—w2 par 20(0— w) et l’expression précédente du couple est de la même forme que celle d’un moteur asynchrone polyphasé. L’analogie, cependant, ne doit pas être poussée trop loin, et en particulier le couple d’un moteur shunt compensé sera toujours d’autant plus énergique que la résistance IL sera plus petite.
- Enfin, l'expression du courant h serait facilement obtenue à l’aide des équations (I) et (5); nous ne pousserons cependant pas plus loin l’étude analytique et nous la compléterons par les constructions graphiques qui suivent.
- E T U U E GÉ O M É TRI Q U K
- La formule (3") permet de trouver facilement une représentation graphique du courant Ja; celle formule se traduit en effet par le triangle rectangle ARC (lig. 2) dans lequel
- AB =- a IJ,
- AC = tU2
- *)•'=
- angle BAC —-?>
- et le côté AG peut servir à la, mesure de J2.
- Pour trouver une longueur proportionnelle à la vitesse «, prolongeons AB d’une longueur égale AD, puis prenant sur la perpendiculaire DK un point fixe K, faisons passer par les points S et K les côtés VS, VK d’un angle droit, de telle sorte que le
- p.324 - vue 325/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 325
- sommet Y se trouve sur AD ; cette opération s’effectue instantanément au moyen d’une équerre'5. Les triangles semblables SYB, YKD donnent la relation
- BA 4- AV__ KD
- SB BA — AV
- (AD = AB)
- ou
- BÂ2 — ÂV2 = KD X SB = KD X AB tg ?2
- ^ KD X AB X
- L2Q2 — L<2«2
- ml
- et Ton voit en plus que la longueur AV représente « lorsque on a:
- KD = ABxqà-
- Alors :
- av = abx£
- Réciproquement, la construction précédente donne immédiatement les valeurs de J2 et ^ correspondant à une vitesse quelconque.
- Le lieu du courant L n’est pas ici un cercle, mais l’on peut aisément connaître la valeur de I, pour chaque vitesse AV.
- Pour cela, il-suffît de construire graphiquement l’égalité (4),
- rf^QId = U, — M«Ja.
- Si l’on adopte pour Lu la direction AD, le courant J2 sera porté sur la direction AG ; or, en abaissant du point une perpendiculaire sur AG, les triangles semblables ACB, A VG- fournissent pour AG la valeur: *
- p.325 - vue 326/685
-
-
-
- 326
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- R.
- En portant; donc sur AD une longueur fixe AP = U, x Ton obtient en GP, différence
- géométrique de AG et de AP, une longueur —proportionnelle au courant L et en
- quadrature avec lui ('). Ainsi, pour avoir le courant L, il suffit d’abaisser pour chaque
- vitesse AV, une perpendiculaire VG sur AG; l’angle GPY sera l’angle ^ entre et b.
- La longueur AP représentera le courant de démarrage • lu et la longueur DP le
- courant I<s au synchronisme. L’on remarque immédiatement que ce dernier courant est
- nul, si «Mû = R2; décalé de —en arrière de U. si U,x rnl «U< : décalé de — en avant 7 7 2 1 1 Mil / 1 ' 2
- dans le cas contraire (2), ainsi que l’équation (5) le faisait prévoir.
- Le courant I2 se construit facilement en partant de l’égalité (1) mise sous la forme
- M T -T 1
- jjj hj —L —by
- en posant
- I -Hi.
- 0 —L,Q
- Elle est identique à l’équation statorique d’un moteur asynchrone polyphasé ou d’un moteur à répulsion et, il suffit pour ayoir I2Xqy de porter dans le sens DA une longueur constante PN = I0 à l’échelle des L : la droite GN mesurera le courant I2.
- La puissance statorique Ufficos?., (qui est ici la puissance utile), sera donnée par la perpendiculaire GF et en considérant de nouveau les triangles semblables AGB, AGV dont les hauteurs GH et GF sont dans le rapport des bases BA, AV, l’on obtient en GH une
- longueur proportionnelle à Uffi cos x c’est-à dire pouvant mesurer le couple (on
- peut arriver directement à ce résultat en partant de l’équation (5)).
- Le diagramme de la figure 2 donne ainsi d’une manière très simple toutes les quantités intéressantes pour un régime quelconque.
- (A suivre) J. Bethenod,
- Ingénieur-Electricien
- VARIATIONS, DANS UNE PÉRIODE, DU FLUX LUMINEUX ÉMIS PAR UN ARC VOLTAÏQUE ALIMENTÉ PAR COURANTS ALTERNATIFS (Fin) ®
- INFLUENCE DE LA. NATURE ET DES CONDITIONS DE FONCTIONNEMENT DE l’âRC MONOPHASÉ SUR LES OSCILLATIONS LUMINEUSES DU FLUX LUMINEUX TOTAL
- Les variations périodiques du flux lumineux total, que nous avons en premier lieu envisagées, correspondent à un cas théorique, duquel on pourra plus ou moins se rapprocher en pratique. Nous avons, en effet, montré précédemment que la variation périodique de l’intensité lumineuse dépendait beaucoup de la direction observée. En considérant le flux lumineux total, nous admettons que les intensités lumineuses dans toutes
- (') Les échelles des courants J2 et sont donc dans le rapport ^ •
- (-) C’est ce cas que l’on a représenté sur la figure 2.
- Voir L’Eclairage Electrique, n,s des 18 et 25 février 1905.
- p.326 - vue 327/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 327
- les directions ont la même variation relative et que, par conséquent, le brassage des flux lumineux partiels est parfaitement obtenu.
- 1° Arc ordinaire. — Comme dans tous les arcs trois zones principales émettent de la lumière : les cratères, l’arc proprement dit et les extrémités des crayons indépendantes 'des cratères. Le flux lumineux sensiblement constant est celui dû aux extrémités incandescentes des crayons ; nous aurons donc intérêt à l’augmenter le plus possible pour obtenir de faibles variations relatives du flux.
- Pour arriver à ce résultat, on a avantage à employer une forte densité de courant dans les crayons pour une même intensité, et des charbons de première qualité, c’est-à-dire ceux qui renferment en grande proportion du noir de fumée.
- 2° Arc en vase clos. — Dans cet arc l’incandescence des crayons donne un flux assez faible, et le flux dû à l’arc proprement dit, étant donné le grand écart des crayons, est plus important que dans l’arc ordinaire.
- Les oscillations lumineuses devraient donc avoir une variation relative plus importante que dans l’arc ordinaire à écart normal de 2 à 3 mm.
- 3° Arc à flamme. — Dans l’arc à flamme, l’arc proprement dit est la source prépondérante de lumière ; l’incandescence des crayons est de minime importance.
- La variation relative du flux total devrait donc être plus importante que dans les deux premiers cas.
- La nature du circuit en série avec ces arcs peut aussi avoir une influence; on comprend aisément qu’un circuit formé de fortes réactances, atténuant la valeur maximum du courant pour une même valeur efficace, et diminuant la durée de l’extinction de l’arc dans la demi-période, réduira la variation relative du flux lumineux, indépendamment de la grande stabilité apportée dans le fonctionnement de l’arc.
- La forme de la courbe de la différence de potentiel de la distribution ne peut avoir d’influence, attendu qu’elle est complètement déformée par l’arc.
- Cas pratiques. — Mais les dispositions appliquées dans les lampes à arc monophasé pour le mélange des flux lumineux partiels, ne suffisent généralement pas pour obtenir un brassage parfait.
- Le réflecteur, placé au-dessus de l’arc, qui dans la majorité des cas n’est qu’un diffuseur, a un rendement très inférieur à l’unité ; le flux lumineux hémisphérique inférieur a été représenté par la courbe dissymétrique n° 11 où la portion AB correspond à la demi-période où le crayon inférieur est positif. On voit ainsi qu’à une courbe périodique dont la fréquence est double de celle du courant alternatif d’alimentation, se superpose une courbe dont la fréquence est moitié de la première, et dont l’amplitude maximum EF est d’autant plus grande que le rendement du réflecteur est plus mauvais.
- Mais l’œil perçoit d’autant mieux les oscillations lumineuses que leur variation rela-lative est plus importante, et surtout que leur fréquence est plus faible; ces variations périodiques seront par conséquent d’autant plus sensibles à une même fréquence que le rendement du réflecteur s’éloignera de l’unité.
- La forme du réflecteur placé au-dessus de l’arc, intervient aussi dans la variation des intensités lumineuses dans les differentes directions, selon sa courbe de diffusion et réflexion du flux lumineux hémisphérique supérieur.
- Mais pour une fréquence et un réflecteur donnés, on aura intérêt à employer des globes très diffuseurs pour atténuer les oscillations lumineuses dans les directions où elles ont tendance à être les plus accentuées, c’est-à dire dans les azimuts d’intensité
- p.327 - vue 328/685
-
-
-
- 328
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- lumineuse maximum, comme nous l’avons montré précédemment. Les considérations précédentes s’appliquent surtout à l’arc ordinaire; l’arc en vase clos et surtout l’arc à flamme subissent moins l’influence du réflecteur et du globe diffuseur, car les variations des intensités lumineuses dans les diverses directions, se reproduisent à peu près semblables toutes les demi-périodes. Nous verrons d’après les quelques résultats d’ex- ‘ périences ci-après, l’importance considérable de ces variations régulières dans la réduction possible de la fréquence du courant alternatif d’alimentation pour l’arc à flamme.
- Ces résultats paraissent en contradiction avec les déductions faites précédemment ; mais il faut remarquer que nous sommes éloignés des conditions théoriques supposées.
- ESSAIS DE DÉTERMINATION DES FREQUENCES INFERIEURES LIMITES ADMISSIBLES DANS l’aRC MONOPHASÉ POUR L’ÉCLAIRAGE
- Cette limite inférieure admissible de la fréquence varie, indépendamment des nombreux facteurs précédemment indiqués : nature de l’arc, composition des crayons, nature du circuit, réflecteur et globe diffuseur, etc., avec la nature des travaux effectués sur les surfaces ou dans les locaux éclairés par ces arcs.
- Il est à remarquer aussi qu’on ne peut pratiquement réaliser le brassage parfait des flux lumineux partiels, et que dans certaines directions, pour une même fréquence, l’intensité lumineuse pourra n’avoir que de faibles variations, tandis que suivant d’autres inclinaisons, elles seront au contraire très importantes et inadmissibles. Par suite de cette complexité et de la difficulté de déterminer l’importance des facteurs précités, il ne faut considérer les résultats ci-dessous que comme données approchées.
- Les essais avec l’arc ordinaire et l’arc à flamme ont été faits avec la même lampe à réflecteur diffuseur, légèrement conique protégeant l’arc et entouré d’un globe clair. Les variations lumineuses étaient examinées sur une feuille de papier blanc que l’on promenait autour de l’arc et à environ un mètre de celui-ci.
- La lampe à vase clos était du modèle Thomson-Houston à courants alternatifs, à manchon intérieur très opalin et glohe extérieur clair.
- Le tableau ci-dessous résume les résultats.
- Crayons
- ARC ORDINAIRE
- Ame i3 m/m
- Homogène 12
- FRÉQUENCE INTENSITÉ I efficace ( VOLTS efficaces ' ÉCARTS en m/m 1 FRÉQUENCE INTENSITÉ efficace [ VOLTS [ efficaces 1
- 33 I 2,5 37 2 33 7 80
- 4o » » » 39 » 1
- 48 » » » 46 » »
- ARC EN VASE CLOS
- A i3 m/m
- Crayons
- H i3
- E- 5 «S g' ^ G
- o 5
- 'H
- 7T
- »
- »
- ARC A FLAMME
- Charbons 11 et i3 m/f
- 25
- 29
- 35
- INTENSITÉ efficace VOLTS 1 efficaces ' ÉCARTS en m/m ;
- 11 i3 66^ Variations inadmissibles
- » » » Oscil. visib. mais admis.
- » » » Variations insensibles
- Courbes des variations du flux et du rendement lumineux d’un arc alternatif
- a intensité constante
- Nous avons déterminé cette courbe, surtout pour vérifier l’importance du flux lumineux émis par l’incandescence des extrémités des crayons (d).
- P) Pour l’étude complète de l’arc alternatif, voir les travaux si intéressants de M. Blondel, Eclairage Electrique, 1896. et de M. Laporte, Bulletin de la Société Internationale des Electriciens, de février 1904.
- p.328 - vue 329/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 329
- Afin d’utiliser les résultats pour l’étude précédente, nous avons adopté 12 ampères efficaces comme intensité constante.
- Nous avons déterminé l’écart et l’usure horaire totale des crayons, correspondants à chaque régime, avec une lampe à réglage à la main appropriée.
- Lumens
- Thx lumineux. I 7m 1_
- Feartmd
- L egende
- _______Fhxûwnmewc total
- _______Facteurs depuissance
- _____Usures par heure en m/m-
- Ecarts des charbons pu m/m.
- Fig-. 12
- Le tableau suivant donne les résultats obtenus (fig. 12).
- Charbons Siemens
- Am. 14 mm. Homog. i4
- Arc sur 110 volts avec résistance inductive. Secteur de la R. G. à 42 périodes.
- Intensité eff. constante. 12 Ampères.
- Volts efficaces Flux lumineux moyens Lumens watts Facteur de puissance Ecarts en mm. Usure totale horaire
- 3o 3200 10,2 o,88 o,5 29,5
- 35 4ooo 10,4 0,92 2,2 35
- 4o 385o 8,8 0,92 4,i 45
- 5o 3^00 6,8 0,90 10 60
- Nous remarquons :
- 1° Que le flux lumineux passe par un maximum ;
- 2° Que ce maximum correspond, comme dans l’arc à courant continu, à un écart des crayons de 2,2 mm. à 2,5 mm. environ :
- 3° Que le maximum de rendement, contrairement à l’arc continu, correspond sensiblement au flux lumineux maximum :
- 4° Que l’écart des crayons et leur usure croissent rapidement avec la différence de potentiel ;
- 5° Que le rendement lumineux varie peu quand on diminue la différence de potentiel à partir de 35 volts, voltage correspondant au rendement lumineux maximum, contrairement à ce qui se produit en courant continu.
-
- p.329 - vue 330/685
-
-
-
- 330
- L’ECLAIRAGE ELECTR1QUL
- T. XLII. — N° 9.
- fUl
- Fig-. 13
- 6° Le facteur de puissance est peu variable et reste dans les environs de 0.9. L’occultation des cratères par les crayons joue donc un rôle secondaire dans l’arc alternatif, ce qui différencie sensiblement la forme des courbes des flux lumineux en courant alternatif et en courant continu. Les résultats tendent aussi à montrer l’importance capitale des radiations émises par les extrémités incandescentes des crayons ; leur prépondérance provient surtout de la forme des extrémités des crayons.
- Tous ceux qui ont examiné de près un arc alternatif ordinaire à faible écart de 1 à 2mm, entre bons crayons à base principale de noir de fumée, ont pu remarquer que les extrémités des crayons étaient allongées tout en se terminant par des méplats a et b (fig, 13); et que les surfaces légèrement coniques m et n les continuant étaient très lumineuses.
- Dans l’arc à courant continu, au contraire (fig. 14), l’extrémité du crayon positif, où s’accomplit la transformation prédominante de l’énergie électrique en chaleur et lumière, est très arrondie et présente une grande surface rayonnante ; sa température est par suite assez faible, ainsi que le flux lumineux émis correspondant. Ces dernières considérations ne s’appliqueraient pas au cas où la densité du courant dans le charbon positif serait considérable.
- L’incandescence des crayons a le grand avantage d’atténuer l’importance des oscillations de l’arc alternatif.
- Fig. 14
- Foyers polyphasés
- Nous allons dire quelques mots de l’arc polyphasé qui, connu en principe depuis longtemps, n’est cependant pas encore rentré dans le domaine industriel.
- On sait qu’au-dessous de 40 périodes, l’arc monophasé ordinaire n’est plus admissible pour l’éclairage à cause des oscillations lumineuses fatigantes pour la vue.
- Or, il existe actuellement de nombreux transports de force électrique par courants polyphasés et triphasés à 25 périodes ; pour leur utilisation dans l’éclairage par arcs, on est obligé d’augmenter leur fréquence ou de les transformer en courant continu.
- Mais cette transformation nécessite des sous-stations onéreuses et ne se fait pas sans perte d’énergie. Pour remédier à ces inconvénients, on a cherché à utiliser directement ces courants polyphasés dans un même foyer lumineux et à obtenir, malgré les basses fréquences, une lumière à variations périodiques peu sensibles à l’œil.
- Nous avons vu que le flux lumineux total d’un arc monophasé ordinaire pouvait être représenté dans le temps par une courbe semblable à celle de la fig. 15 de fréquence double du courant alternatif d’alimentation. Si nous supposons concentrés en une même source lumineuse les trois arcs d’un foyer triphasé, par exemple, nous aurons la résul-
- p.330 - vue 331/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- 331
- REVUE D’ÉLECTRIClfÉ
- tante de trois flux semblables décalés de 120°.- Là cffiirbê de la fig. 16 nous montre l’allure de la variation du flux résultant.
- Nous remarquons que la fréquence de la variation est notablement augmentée (multipliée par trois dans le cas actuel) et que la variation relative du flux lumineux est considérablement diminuée, toutes choses qui contribuent à atténuer la visibilité des oscillations lumineuses.
- Il est à noter que la forme de la variation du flux lumineux de chaque arc considéré séparément, influe très sensiblement sur l’allure du flux résultant ; et l’on pourrait, en satisfaisant à certaines conditions, se rapprocher de courbes de variations dont la résultante serait un flux sensiblëmént constant.
- Plus le nombre de phases de la distribution sera élevé, moins les fluctuations lumineuses seront sensibles à l’œil. On pourrait comparer le flux résultant au courant fourni par une dynamo à courant continu ; plus le nombre de lames au collecteur et d’encoches sur l’induit de celle-ci sera élevé, toutes choses égales d’ailleurs, plus faibles seront les ondulations du courant.
- Mais podf produite de tels foÿers lumineux, il faudra plus de detil crayons. Il en faudra trois an moins pour le foyer triphasé et diphasé (quatre si la distribution diphasée est à quatre fils) et plus encore pour les distributions à plus grand nombre de phases.
- Les arrangements que l’on peut adopter pour les crayons sont nombreux, mais ne répondent pas cependant à des dispositions pratiques pour le réglage automatique, ce qui a été et est jusqu’à présent le principal obstacle auquel on s’est heurté pour la réalisation industrielle de ces arcs. Mais l’adoption des arcs à flamme permettra d’aplanir dans une certaine mesure ces difficultés.
- Si on considère l’arc triphasé entre trois charbons inclinés à 120° et convergents, on peut remarquer à faible fréquence un àre tournant d’un mouvement uniforme.
- A notre avis, l’arc polyphasé (indépendamment de son emploi pour atténuer les fluctuations lumineuses) sera surtout destiné à la production de sources lumineuses intenses ; il sera très difficile de l’obtenir stable aux faibles et moyennes puissances. On a, en effet, de grandes difficultés pour réaliser un arc monophasé stable au-dessous de cinq ampères.
- Dans l’arc triphasé, par exemple, nous aurons donc 3 arcs de 5 ampères (circuit d’utilisation en triangle) correspondant comme puissance minimum à un arc monophasé de 15 ampères. Le courant, dans chaque crayon de l’are,• serait 5 v3 ampères, en supposant l’arc entre trois charbons.
- Ce que l’on peut reprocher à l’arc polyphasé, c’est de ne pouvoir être mis en série avec d’autres arcs semblables. Chaque foyer ne peut que fonctionner isolément branché sur
- Pcnoc/e de/a diffeivT/re de /y (// f ifr/J/me/d
- Fig. 16
- p.331 - vue 332/685
-
-
-
- 332
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- la distribution ou sur un transformateur, avec résistances ou réactances appropriées; les frais de première installation seront ainsi assez élevés et atténueront les avantages que l’on pourra retirer de son emploi.
- Camille Léonard,
- Diplômé de l’Ecole supérieure d’Electricité,
- Ingénieur aux Ateliers Thomson-Houston.
- DES TURBINES A VAPEUR
- LEUR APPLICATION AU POINT DE VUE ÉLECTRIQUE (Suite) f1)
- D. Description.
- Propriétés communes à toutes les catégories de turbines. — Avant de donner les descriptions proprement dites des turbines de Laval, Parsons, Curtis, Riedler-Stumpf, Zoëlly et Rateau, nous dirons quelques mots concernant la pression d’admission de la vapeur, l’emploi de la vapeur surchauffée et la condensation de la vapeur à la sortie de la machine. Ces questions sont d’ailleurs très analogues à celles que l’on rencontre dans l’étude de la
- Kilos de vapeur
- Fig. 11.— Influence de la pression d’admission
- Kilos de vapeur nor
- Fig. 12. — Influence de la surchauffe
- machine à vapeur. Nous ne reviendrons donc pas sur les raisons qui ont conduit à les adop ter, nous contentant de donner quelques résultats pratiques.
- Pression d'admission. — La pression d’admission doit être lapins grande possible afin
- (1 i Voir Eclairage Electrique des 18 et 25 février 1905.
- p.332 - vue 333/685
-
-
-
- 4 Mars 1905
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 333
- de réaliser la plus grande économie de vapeur. Les pressions employées dans les turbines courantes sont voisines de 15 kg. On augmente encore cette pression initiale pour les fortes
- machines.
- Afin de se rendre compte de l’influence de la pression initiale sur l’économie de vapeur, on peut construire une courbe en portant en abscisses la consommation de vapeur,en ordonnées les pressions (fig. 11).
- La courbe rappelle une branche d’hyperbole sur laquelle les consommations diminuent lorsque les pressions augmentent.
- Surchauffe. — L’économie de vapeur résultant de l’emploi de la surchauffe est inversement proportionnelle à la variation de température, c’est-à-dire que si l’on représente le phénomène, par une courbe (fig. 12) en portant en abscisse la consommation et en ordonnées les températures correspondant à la surchauffe, cette courbe est une droite sur laquelle la consommation diminue lorsque la surchauffe augmente. Cette surchauffe peut être poussée assez loin avec
- Fig. 13.
- ÎO -J1 ZZ
- ~Kiloff de vapeur ^
- Influence de la condensation dans le vide.
- Fig. 14 — Tuyères et roue mobile de la turbine de Laval
- les turbines à vapeur, ce qui n’est pas le cas avec les machines à vapeur ordinaires à cause du grand nombre d’organes en frottement.
- p.333 - vue 334/685
-
-
-
- 334
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 9.
- Condensation. — Le rendement d’une turbine à vapeur est considérablement augmenté par l’emploi des condenseurs, qui sont d’ailleurs généralement des condenseurs à surface. Ce dispositif est d’autant plus avantageux que la vapeur n’est jamais en contact avec les parties frottantes, et par conséquent avec l’huile de graissage; elle arrive donc au condenseur aussi pure qu’à la sortie de la chaudière, sans qu’il faille se servir de filtres ou de séparateurs d’huiles, qui sont toujours nécessaires avec les machines à vapeur. Le fonctionnement d’une turbine à vapeur est d’autant meilleur, c’est-à-dire son rendement d’autant plus élevé et la consommation de vapeur d’autant plus économique que le vide au condenseur est plus élevé. Ici encore, comme dans le cas de la surchauffe, la courbe (fig. 13) représentant la consommation de vapeur par rapport à la variation du degré de vide, est une droite sur laquelle la consommation diminue lorsque le degré de vide s’élève. Le degré de vide que l’on voit assez généralement adopté varie de 600 à 700mm de mercure, avec une tendance à s’approcher plutôt de 700mm.
- Turbine de laval.
- La turbine de Laval est trop connue pour qu’il soit nécessaire d’en donner une description très détaillée. La première turbine de Laval fut construite sur le principe même d’Héron
- Fig. 1& — Turbine de LavaL — Elévation-coupe
- d’Alexandrie. Un tube en S était mobile autour de son centre dans un plan horizontal ; la vapeur arrivait au centre à travers un presse-étoupe et communiquait, en s’échappant par les deux extrémités, un mouvement de rotation à l’appareil. Le principe est celui du tourniquet hydraulique.
- Construçtion. — Les turbines actuelles font partie de la catégorie des turbines à action, sans détente. Elles sont à axe horizontal. La vapeur arrive par des tuyères fixes inclinées
- p.334 - vue 335/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 335
- sur une couronne horizontale d’environ 20° (fig. 14). Ces tuyères sont coniques à l’intérieur, la grande base du cône étant la plus proche de la roue à aube. La petite base du tronc de cône sert de siège à un pointeau manœuvrable à la main ou automatiquement, et réglant l’arrivée de la vapeur.
- Les roues à aubes sont en acier fondu avec aubes rapportées, ce qui permet de remplacer facilement celles qui auraient subi un dommage quelconque. Les aubes sont incurvées et plus épaisses en leur milieu, afin d’offrir une section constante au passage de la vapeur. Cette dernière s’échappe soit à Pair libre, ou plus habituellement se rend dans un condenseur présentant un certain degré de vide dont nous avons précédemment vu l’utilité.
- Dans les turbines de Laval (fig. 15 et 16), la partie mobile tourne à de très grandes vitesses. Dans une machine de 50 chevaux elle a 200mm de diamètre et fait environ 20,000 tours. Le problème le plus difficile était dans l'équilibrage de cette partie tournante ; pour y arriver, la solution théorique consiste à faire coïncider exactement le centre de gravité avec le centre géométrique, problème insoluble sans artifice. De Laval a tourné la difficulté en employant un arbre « flexible » ; il réalise cette flexibilité en prenant un arbre de
- Fig. 16 — Turbine de Laval — Plan-coupe
- très petit diamètre, long et reposant sur des paliers éloignés l'un de l’autre. Cet appareil semblait cependant présenter le désavantage de produire des vibrations qui augmentent avec la vitesse de la roue, jusqu’à ce que cette dernière ait atteint une certaine vitesse critique de régime, à laquelle toute vibration cesse par suite de la coïncidence des deux centres de gravité et géométrique. Un train d’engrenage spécial réduit la vitesse trop forte pour actionner directement une dynamo quelconque, Le pignoji et la roue présentent une denture hélicoïdale ; le rapport d’engrenage est de 1 : 10.
- Régulation. — La régulation se fait par laminage de la vapeur. Les turbines récentes portent deux systèmes de régulateurs. Le premier système agit sur la soupape à double siège admettant la vapeur dans le haut de la tuyère. Un régulateur à boules, du type ordinaire des régulateurs à force centrifuge, est fixé à l’extrémité d’ün arbre intermédiaire ; ce régulateur commande, à l’aide d’un système à leviers, la soupape d’admission de la vapeur. Le deuxième système agit sur la soupape à pointeau, solidaire d’une soupape équilibrée : la pression de la vapeur maintient le ressort légèrement tendu ; les variations de pression de la vapeur font, suivant les besoins, s’ouvrir ou se refermer les pointeaux.
- Résultats. — Nous donnons ci-contre un tableau montrant la consommation de vapeur d’une turbine à huit tuyères, dont on a petit à petit diminué la puissance en supprimant
- p.335 - vue 336/685
-
-
-
- 336
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. -- N° 9.
- un nombre croissant de tuyères. Le vide au condenseur était de 685mra et la pression d’admission 8,6 kgs.
- TABLEAU
- VAPEUR SATURÉE
- Nombre de tuyèies Chevaux effectifs Poids de la vapeur par heure
- 8 33o kgs 6,9
- 1 285 7>°
- 5 195 7>5
- VAPEUR SURCHAUFFÉE
- 8 35o 6,3
- 1 3oo 6,5
- 5 200
- Les turbines de Laval se construisent dans les ateliers de la Maison Bréguet ; cette maison construit d’ailleurs une modification de la véritable de Laval, en multipliant le nombre de roues, ce qui diminue la vitesse de sortie de la vapeur et supprime par conséquent les engrenages intermédiaires. Les données principales des types courants des de Laval sont consignées dans le tableau ci-contre.
- TABLEAU
- CHEVAUX EFFECTIFS NOMBRE DE TOURS de l’arbre secondaire LONGUEURS LARGEUR HAUTEUR
- IO 2400 par minute im,85o om,73o im,ooo
- 5o i5oo 2m,65o im,ooo im,36o
- IOO 1000 3m,45o Im,320 im,45o
- 200 75oo 4m,45o im,6oo im,5oo
- 3oo u5oo 4m,9°o 2m,000 iw,53o
- La turbine de Laval est une très bonne machine servant pour les puissances de 200 à 300 chevaux, et en particulier quand elle est destinée à actionner des dynamos. Elle a l’avantage de ne pas exiger de fondations, et de ne demander que peu de surveillance.
- Les de Laval trouvent leur application dans les laboratoires où la place est exiguë et la force électrique nécessaire ; de même dans certaines installations d’éclairage, et à bord des navires, application récente qui semble être un plein succès pour les turbines à vapeur.
- (A suivre). L. Munch.
- LA FERME ÉLECTRIQUE DE QUEDNAU
- La ferme électrique de Quednau, établie par la Société Hélios, de Cologne, est intéressante à un double point de vue. D’abord, c’est celle où l’on trouve réunies le plus grand nombre d’applications diverses de l’électricité aux besoins de l’agriculture. On y a utilisé tout ce qui, jusqu’à présent, présente un caractère réellement pratique et n’est pas exclusivement du domaine expérimental. Ensuite, la ferme de Quednau est
- p.336 - vue 337/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- 337
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- destinée à vérifier les avantages éventuels de Téleetrieité dans les fermes d’importanee moyenne. Pour les grandes exploitations, l'expérience est laite et il semble que l’électricité doit y être avantageuse. Pour les petites exploitations, l’expérience est faite également et on est d’accord pour reconnaître que l’électricité ne peut y avoir d’avantages, que si le courant est fourni, contre redevance, par une grande centrale exploitée séparément, ou encore par une centrale exploitée collectivement par un groupe de fermes. Pour les fermes d’importance moyenne, le problème attend encore sa solution.
- Fig. 1. — Cliarrue électrique Helios
- •C’est en partie pour trouver cette solution, et pour déterminer quel est le système d’exploitation le plus avantageux, qu’a été établie la ferme de Quednau.
- Cette ferme, dirigée par le professeur Backhaus, de l’Institut Agricole de l’Université de Kœnigsberg, occupe une superficie totale de 181 hectares. Elle n’est d’ailleurs pas uniquement destinée à l’étude des applications agricoles de l’électricité, quoique ce soit l’un de ses buts principaux. L’électricité est employée comme force motrice pour les applications, les plus importantes : labourage, concassage, mouture, blutage, etc.
- Pour le labourage, on dispose d’une charrue électrique ; pour les autres applications demandant de la force électromotrice, on utilise trois électromoteurs, dont un seul est fixe. Ce dernier a une force de deux chevaux et demi ; il est établi dans l’étable et actionne principalement la machine à hacher les carottes entrant dans l’alimentation du bétail.
- * * * *
- p.337 - vue 338/685
-
-
-
- 338
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- Le premier des deux moteurs transportables est installé dans un grenier et reçoit son courant de la conduite d’éclairage. Il actionne généralement un moulin à bluter le grain. Le second des moteurs transportables est aussi généralement établi dans un grenier. D’une force de 15 chevaux, il reçoit son courant par l’intermédiaire d’un câble enroulé sur un dévidoir à deux roues, relié au truck du moteur. Ce moteur reçoit de multiples applications. On l’utilise notamment pour entraîner la batteuse et la scie circulaire. Il agit, en outre, sur une transmission qui commande simultanément deux
- Fig. 2. — Char à ancre Hélios
- moulins, un concasseur de tourteaux, une pompe. Chacune de ces machines fait, en quelques heures, un travail qui suffît pour plusieurs jours. •
- Pour tirer un meilleur parti de la centrale et éviter les chômages, la ferme est accompagnée d’une grande laiterie produisant en moyenne 10.000 litres de lait par jour.
- L’installation de force est double ; l’un des circuits est à 220 volts et sert principalement à l’éclairage, l’autre est à 550 volts et sert à l’alimentation des moteurs. La machine à vapeur, d’une force de 50 H. P., actionne une transmission entraînant deux dynamos. Ces générateurs sont établis dans une salle voisine et peuvent marcher isolée ment ou simultanément. La plus petite des deux, est du type bipolaire et développe 30 ampères sous 220 volts ou 18 ampères sous 320 volts. La plus grande est du type tétrapolaire et développe 90 ampères sous 500 volts.
- p.338 - vue 339/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D'ELECTRICITE
- 339
- Le courant à 220 volts de la petite dynamo est utilisé pour l’éclairage ; le courant à 320 volts pour le chargement d’une batterie Pollak de 120 éléments, logée sous la, salle des machines. Le courant de la batterie alimente, aux heures où les machines sont arrêtées, un petit moteur et le circuit d’éclairage.
- Le tableau de distribution porte les appareils ordinaires munis chacun d’une étiquette pour éviter les erreurs. Du tableau partent les feeders de la force motrice et de l’éclairage. Dans les champs, la ligne est aérienne et supportée par des mâts.
- Des dispositions sont prises pour pouvoir loger dans la centrale une troisième dynamo et agrandir la batterie.
- Dans tous les bâtiments et toutes les salles sont établies de nombreuses lampes à incandescence, commandées par des interrupteurs locaux afin d’éviter les gaspillages de courant. L’installation d’éclairage est si étendue, tant dans les locaux d’habitation que dans les granges, greniers, étables, écuries, magasins, etc., que quoique l’adjonction d’une troisième dynamo et d’un certain nombre d’éléments d’accumulateurs permettrait de doubler le nombre de lampes, il est peu probable qu’il faudra jamais l’étendre davantage.
- La cour est éclairée par quelques lampes à arc de grande puissance commandées par des interrupteurs à clef, afin d’éviter aux employés étrangers à ce service la tentation de les allumer ou de les éteindre.
- Le courant est, en outre, utilisé pour produire la chaleur nécessaire au chauffage des appartements et à la préparation des aliments. La cuisine à l’électricité est évidemment un luxe encore peu répandu malgré de sérieuses qualités. Les batteries de cuisine électriques n’offrent, en effet, aucun danger et ont le grand avantage de n’être jamais chaudes à l’extérieur. On peut, par suite, les placer sur toute espèce de table et s’en servir en tout endroit, pourvu qu’on puisse les y raccorder à une distribution électrique de tension appropriée, généralement celle qui alimente l’éclairage. Le coût, évidemment assez élevé, devient négligeable dans une installation comme celle de Quednau, d’abord parce que le courant y est produit à petits frais, ensuite parce qu’on utilise l’excès de courant.
- Emile Guarini.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur la théorie de la régulation des alternateurs par C.-F. Guilbert. — The Electrical World and Engine er (17 Décembre i9o4).
- MM. Hobart et Punga ont présenté sous ce titre à l’A. I. E. 3) une étude particulièrement intéressante qui donne, sous une forme
- P) Transactions of the American Institute of Electrical En-gineers, page 483, volume XXI.
- élémentaire, la démonstration d’un procédé de calcul des caractéristiques d’un alternateur.
- Ces auteurs sont partis de considérations identiques à celles que l’auteur a employées il y a deux ans (1) dans une étude analogue tout en opérant d’une façon fort ingénieuse de façon à rendre la démonstration fort simple, et en introduisant la considération du centre de
- () Eclairage Electrique. Tomes XXXIV et XXXV. — Electrical World and Engirieer, années 1902 et 1903.
- p.339 - vue 340/685
-
-
-
- 340
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — No 9.
- gravité de la surface représentant la répartition de la f. m. m. le long de la surface polaire.
- M. C.-F. Guilbert dit ne pas vouloir répéter ici les objections absolument légitimes présentées par M. Karapetolf C), il a du reste donné plus récemment une méthode de calcul des ampè-retours équivalents d’un enroulement quelconque de dynamo à courants alternatifs, laquelle est plus simple et conduit d’ailleurs à des résultats identiques à ceux obtenus précédemment.
- L’auteur rappelle seulement qu’il avait signalé, dans sa première étude, qu’il était impossible d’admettre, comme l’a fait le professeur Arnold et comme l’ont encore supposé implicitement MM. llobart et Punga, cpie la largeur du flux inducteur à son entrée dans l’induit est celle de la surface polaire. La largeur réelle est en réalité presque toujours égale au pas polaire, sauf pour les pièces polaires de largeur ne dépassent pas 0,5 a 0,6 du pas.
- La compilation des résultats expérimentaux fournis par MM. llobart et Punga montre que si ces résultats sont suffisamment concordants avec les prévisions du calcul pour la courbe de court-circuit et la caractéristique en charge sur circuit non inductif, il y a une divergence assez notable dès qu’on aborde la prédétermination de la caractéristique sur charge complètement inductive.
- L’intention de l’auteur est ici de montrer que la méthode donnée par lui il y a deux ans conduit, en général, et plus particulièrement pour le cas d’une charge inductive, à une approximation beaucoup plus grande que celle de M. M. llobart et Punga et ceci en se servant de l’exemple donné par eux. Cette étude nouvelle lui permettra d’indiquer une généralisation du diagramme donné précédemment pour le cas d’un alternateur à induit assez peu saturé pour que sa caractéristique propre puisse être considérée comme une droite (3).
- Nous nous occuperons successivement des trois cas considérés par MM. llobart et Punga :
- (1 ) Transactions of the American Institute of Electrical Engmeers, page 589, volume XXI.
- (2) Electrical World and Engineer, tome XXXXIII, page 51(1, mars 1904. Eclairage Electrique.
- (3) Ce diagramme indiqué dans les conférences sur le calcul des alternateurs aux élèves de l’Ecole pratique d’Electri-cité industrielle de Paris, a été publié dans une étude générale sur les diagrammes des alternateurs parue dans la Revue Technique (25 avril et 25 mai 1904).
- caractéristique en court-circuit, caractéristique en charge non inductive, caractéristique en charge complètement inductive.
- Caractéristique ex court-circuit.
- L’auteur a indiqué comme valeur de la f. m. m. équivalente par pôle d’un enroulement triphasé du genre employé dans l’alternateur du Central London Railway, c’est-à-dire avec deux encoches par pôle et par phase, la formule : fîq- = o,588 NI \ 2 sin
- & étant la f. m. m. équivalente en ampéretours;
- N le nombre de conducteurs par pôle et par phase ;
- I l’intensité efficace du courant en ampères par phase ;
- -j/ le déphasage entre la tension à vide et le courant en charge.
- Si l’on applique cette formule au cas de l’alternateur en question et pour un déphasage d’un quart de période, ce qui revient à faire
- N = 28 1 = 98,5 ^ = 90'
- on trouve :
- = o,588 X 28 X 98,5 X 1,414 = 2.3oo ampéretours.
- MM. llobart et Punga trouvent de leur côté:
- Fi = 0,77 /3(/ NI C)
- j3 étant le facteur de largeur et q le nombre de phases.
- Cette formule donne ici :
- ~ 0,77 X 0,96 X 3 X 28 X 98,5 = 3.o5o ampéretours.
- La différence est donc assez grande ; le chiffre obtenu par MM. llobart et Punga, est du reste encore inférieur à la vérité, d’après la valeur obtenue expérimentalement en court-circuit.
- L’auteur n’a jamais attaché une grande importance à la prédétermination de la caractéristique en court-circuit laquelle n’a aucun intérêt pratique.
- (!) Il est à remarquer que cette formule ne diffère de celle que nous avons indiquée pour le même cas du facteur de largeur, que par la valeur
- quand on y remplace b par la largeur de la pièce polaire.. Elle donne alors en effet
- _ .5' 7T TT
- X-= 9X0.77 sin--------NI
- a 2
- p.340 - vue 341/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 341
- Il y a d’ailleurs tout lieu de croire que la valeur de 3*,- donnée par sa formule, qui suppose le courant sinusoïdal, n’est pas rigoureuse en court-circuit avec les alternateurs qui ne donnent pas une courbe de tension à peu près sinusoïdale. C’est pourquoi, dans la vérification, de cette formule sur les alternateurs de l’exposition de Paris, M. C-F. Guilbert a surtout considéré comme valables les résultats correspondant à des alternateurs dénués d’harmoniques ou à montage en triangle, lesquels lui ont donné la grande concordance que l’on sait.
- D’un autre côté, la formule suppose que les courants de Foucault dans les pièces polaires sont négligeables. Avec les alternateurs à amortisseurs, en particulier, les résultats obtenus par la formule indiquée plus haut ont toujours été inférieurs à ceux relevés expérimentalement, mais pour des raisons qu’il n’a pu encore expliquer, tout en ayant trouvé une formule assez exacte pour ces cas particuliers.
- L’influence de la f. m. m. de l’induit est du reste, comme nous le verrons plus loin, beaucoup moindre que celle de la f. é. m. de dispersion.
- Quoi qu’il en soit, la valeur de 3q trouvée plus haut, nous conduira plus loin à des chiffres en charge très voisins de ceux relevés expérimentalement.
- La valeurs de la f. é. m. de dispersion de l’induit calculée par MM. Hobart et Punga me paraît beaucoup trop élevée.
- L’auteur détermine en général les valeurs des f. é. m. eK et e2 correspondant aux parties extérieures des bobines et aux parties à l’intérieur des encoches à l’aide des formules suivantes dues au professeur Arnold et légèrement modifiées pour en rendre l’application plus facile et tenir compte dans la seconde des fuites dans l’entrefer.
- q = o,4 ît/'I N2 —, A P
- 'ttX2 4 a b
- —8
- 10
- «2=8fHN2
- pL
- 2L
- p u |_ 2/q
- 2L2
- h\-\-h
- —8
- IO
- Dans ces formules, les notations nouvelles sont :
- f la fréquence en périodes par seconde; p le nombre de circuit en parallèle par phase;
- X la longueur de la partie extérieure de chaque conducteur ;
- a et b les dimensions du faisceau de fil formé par la bobine ;
- u le nombre d’encoches par pôle et par phase ;
- . TT sin —
- k un coefficient de valeur------—— pour le genre
- 7T
- u sin---
- 2 qu
- d’enroulement considéré ;
- S l’entrefer;
- l, 1.2, lz, h et hK les dimensions des encoches représentées dans la figure 1.
- La première de ces formules ne tient pas compte de l’influence des différentes bobines d’une même phase entre elles, ni de l’induction mutuelle des phases entre elles. Elle cor-
- respond d’ailleurs à une seule bobine (formée de plusieurs bobines élémentaires concentriques) par pôle.
- La présence des masses de fer augmente le coefficient de self-induction de 20 °/0 environ, alors que l’induction mutuelle des phases entre elles le diminue à peu près d’autant pour un enroulement ordinaire d’alternateur. On peut donc conserver la valeur de eh donnée par la formule précédente, s’il s’agit d’un enroulement avec une bobine par pôle, et doubler les résultats, s’il s’agit d’un bobinage avec une bobine par paire de pôles, comme c’est le cas dans l’alternateur qui nous occupe.
- Nous avons ici :
- f = a5, p' — i, /=: —53, a — jfi cm. b = 3,3 cm.
- p.341 - vue 342/685
-
-
-
- 342
- T. XLII. — N° 9.
- L’ É C L AI R A G E É L E C T R I Q U E
- La première formule donne donc en multipliant les résultats par 2 :
- et = -2 X o,4 X Tt X 2.5 X 98,5 X 282 X 16 X 53
- = 100 volts.
- 7T 532
- 4 x 3,3 x 7,6
- 2
- — 8 O
- par le calcul sont celles dont on va se servir pour la prédétermination des caractéristiques en charge sur résistances non inductives et sur résistances inductives.
- Auparavant, rappelons le diagramme cité précédemment ainsi que sa généralisation.
- chiffre plutôt grand ; MM. Hobart et Punga trouvent 142 volts.
- La seconde formule conduit, en faisant,
- k = 0,965, u ~ 2, L = 27,5 cm., Z3 = 1,2, S = 0,8,
- /2 — l\ = o, Z — 7,6 cm. h = h) = 3,3
- cl l
- e, = 8 X 25 X 0,965 X 98,0 X 282 X 16 X
- [~i,2 +o,8 . 7,6 ~| -
- L 3,3 ^3X3,3] 10
- 45 volts
- valeur plus de deux fois moindre que celle trouvée par MM. Hobart et Punga.
- Ea f. e. m. de dispersion est donc en somme de :
- 100 -f- 45 = l45 volts.
- soit 5 pour cent de la tension par phase, chiffre qui nous parait assez normal pour un alternateur à faible fréquence et à encoches complètement ouvertes.
- Du reste, M. C.-F. Guilbert a indiqué déjà un procédé simple de relever la f. é. m. de dispersion à l’aide d’une bobine d’épreuve enroulée spire à spire avec l’une des bobines de l’induit et disposée en série avec une autre bobine d’un même nombre de spires en sens contraire placés aussi près que possible de l’entrefer ou même dans celui-ci (*).
- Les valeurs de la f. m. m. équivalente et de la f. é. m. de dispersion ainsi déterminée
- Diagramme de fonctionnement
- La ligure 2 représente ce diagramme, 01 est la direction du courant, OA la tension aux bornes, AB la chute ohmique, BC la f. é. m. de dispersion et la résultante OC la f. é. m. induite réellement dans l’alternateur. Si l’on porte à une échelle, convenable, en 0Cr le nombre d’ampèretours nécessaires, à l’obtention, pour l’entrefer et l’induit, d’une f. é. m. OC dans l’induit, puis en C^ D<5 parallèlement à BC, un vecteur égal à la f. m. m. (pour -p = 0), on a en OD, la f. m. m. nécessaire pour faire passer le flux en charge dans l’entrefer et l’induit, et compenser la f. m. m. induite directe.
- En abaissant la perpendiculaire C4 E sur OD, les vecteurs ED et EC^ représenteront respectivement la f. m. m. directe (ampèretours démagnétisants; et la f. m. m. transversale (ampèretours de distorsion), car l’angle ÿ est l’angle de déphasage du courant sur la f. é. m. à vide.
- OE est la f. m. m. nécessaire pour faire passer le flux utile qui émane réellement de l’entrefer, et qui se combine avec le flux de distorsion pour donner le flux total utile.
- Ce flux utile émanant réellement de l’inducteur, correspondrait à une f. é. m. représentée par la projection OG de OC sur OE.
- Pour avoir la f. m. m. totale à placer sur l’inducteur, il suffira de chercher, à l’aide de la caractéristique des fuites de l’inducteur, la valeur du flux de fuite de l’inducteur correspondant à la différence de potentiel magnétique OE entre les cornes polaires, puis d’ajouter, arithmétiquement, ce flux au flux utile émanant réellement de l’inducteur et de déterminer finalement le nombre d’ampèretours nécessaires pour faire passer ce flux dans l’inducteur.
- Cette opération se fait facilement à l’aide d’une construction simple représentée sur la figure 3. Les courbes I, II et III sont les carac-
- (') Voir l’Eclairage Electrique du il février, p. 223.
- p.342 - vue 343/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 343
- téristiqües partielles de l’induit (y compris l’entrefer), de l’inducteur et du circuit de dispersion de l’inducteur, c’est-à-dire les courbes des flux traversant ces diverses parties en fonction des ampèretours correspondants.
- Ayant relevé en OC., la f. m. m. nécessaire sur la courbe II supposée droite, pour obtenir la f. é. m. OC de la figure 2, on achève cette dernière figure et on porte en OE et OD les valeurs des f. m. m. OE etOD. OE correspond à un flux utile FG, émanant réellement de l’inducteur.
- z
- Le flux de fuite de l’inducteur étant DII, le flux total émanant de l’inducteur est :
- EG -f- DH = MD -f- DH =: MH
- En menant alors par M une parallèle à la droite III puis par N la parallèle à l’axe des ampèretours, on a en PN -f- OD ou KD la f. m. m. totale cherchée.
- Le diagramme précédent, applicable, seulement comme nous l’avons dit, au cas où la caractéristique de l’induit est droite, peut être facilement généralisé pour le cas où l’induit est lui-même saturé. Dans ce cas, il suffit de substituer à la caractéristique de l’induit celle de l’entrefer seul, pour la détermination du flux utile sortant réellement de l’inducteur. Autre-
- ment dit, on portera seulement en OC, (fig. 2) les ampèretours nécessaires pour obtenir dans l’entrefer le flux correspondant à la f. é. m. OC ; puis, après avoir achevé la construction du triangle des forces magnéto-motrices OC, D on portera en abscisse sur la caractéristique à vide (fig. 4) la valeur de la force magnétomo-trice OE, nécessaire pour faire passer dans l’entrefer le flux utile émanant réellement de l’inducteur et qui sera par suite EG.
- Pour avoir les ampèretours nécessaires pour l’induit seul, on mènera GM, parallèle à OE
- s
- LU
- jusqu’à sa rencontre avec la caractéristique complète de l’induit, ou mieux encore celle obtenue après étude de la distorsion pour un même débit et divers flux utiles ; GM, représentera le complément d’ampèretours cherchés.
- Il suffira ensuite de prolonger GM, d’une quantité égale à MM, ou sur et d’achever la construction comme dans le cas précédent ; KD, sera l’excitation totale en charge cherchée.
- Remarque. — Lorsque l’on déduit, comme c’est le cas pour l’alternateur étudié par MM. Hobart et Punga, la caractéristique de l’inducteur seul par différence entre la caractéristique à vide relevée expérimentalement et la caractéristique calculée de l’induit, il n’est pas nécessaire d’amplifier cette différence dans
- p.343 - vue 344/685
-
-
-
- 344
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- le rapport du coefficient d’IIopkinson d’ailleurs variable pour avoir la caractéristique du flux dans l’inducteur. On peut, en effet, conserver cette différence et remarquer que cette caractéristique tient déjà compte des fuites de l’inducteur, pour les ampèretours nécessaires à l’induit et correspondant à la marche à vide avec le même flux qu’en charge. Il suffit donc d’ajouter seulement au flux utile les fuites complémentaires de l’inducteur correspondant à la force magnéto-motrice directe, ce qui s’obtient en arrêtant (fig. 5) la parallèle menée par le point M à la verticale du point M,, correspondant au même flux utile à vide et de mener par le point T la parallèle à O E pour avoir en N P ou O K les ampèretours nécessaires à
- E Ci D
- m
- l’inducteur et en K D,,, les ampèretours totaux en charge.
- MM. llobart et Punga ayant donné dans leur étude les caractéristiques partielles de l’inducteur et de l’entrefer, on peut en déduire celle de l’induit. D’autre part, nous admettrons le même coefficient d’IIopkinson que pour une induction faible, ce qui nous permettra de construire la droite des fuites de l’inducteur. Nous avons ainsi obtenu les courbes représentées sur la figure G. Nous avons ainsi tous les éléments nécessaires pour la prédétermination des caractéristiques en charge.
- Caractéristique en charge non inductive.
- Pour ne pas allonger outre mesure cette étude, l’auteur se contente de calculer un
- (1) Voir XEclairage Electrique. Tome XXXVI, p. 481, déc.
- 1903.
- point de régime voisin de la pleine charge. Le point observé le plus voisin de la pleine charge est le suivant:
- Tension par phase = 3.ooo volts Intensité du courant = 102 ampères
- Ampèretours totaux = 9.100
- Le diagramme des tensions donne (fig. 6) avec :
- 102 102
- OA = 3000 , AB = 32,5 x = 34 , BC = 145 x = 150 y»,O 98, o
- une valeur :
- OC = 3.o4o volts.
- La caractéristique de l’induit donne pour cette tension une f. m. m. de 5.850 ampèretours on a donc :
- OC = 5.85o
- 1 09
- Si l’on fait: C,D = 2.3oo X —ht = 1 2-38o
- 98,5
- On obtient : O E = 5.55oet ED = 950
- Les 5.550 ampèretours correspondent à une
- tension de 2.870 volts et la f. m. m. totale pour l’induit seul est de 6.700 ampèretours. La construction indiquée plus haut donne pour l’inducteur2.250 ampèretours, l’excitation totale est de :
- 6.700 -(- 2.260 — 8.g5o ampèretours
- chiffre suffisamment voisin de celui obtenu expérimentalement.
- Pour le débit normal à la même tension, on trouverait :
- 6.600 -}- 2.000 = 8.600
- Les valeurs trouvées par MM. llobart et Punga diffèrent peu des précédentes, et il en sera du reste toujours de même pour cette raison que la f. e. m. de dispersion et la f. m. m. étant, portées perpendiculairement à
- p.344 - vue 345/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 345
- la tension utile, leur influence est moins grande que dans le cas que nous allons étudier maintenant.
- Caractéristique en 'charge inductive
- Prenons le cas d’un facteur de puissance égal à l’unité, MM. Ilobart et Punga donnent le point observé suivant :
- tension par phase = 2.800 volts
- intensité du courant = 102 ampères
- facteurs de puissance 0,15 à 0,25,
- excitation totale = 12.000 ampère tours
- L’application du diagramme est ici beaucoup plus simple, car on peut négliger la chute ohmique de sorte que le diagramme se réduit à une droite.
- La tension induite réellement dans la machine est ici :
- 2.880 -f- i5o = 3.o3o
- laquelle correspond pour l’entrefer à une f. m. m. de 5.800 ampéretours.
- Si on y ajoute les ampéretours nécessaires pour le fer induit seul et la f. m. m. équivalente on a un total de :
- 3.8oo -)- 45o -}- 2.380— 8.63o
- La construction graphique donne alors pour l’inducteur une f. m. m. de 3.870 ampéretours d’où :
- 8.63o -f- 3.870 = i2.5oo.
- Soit une approximation de 4 p. 100, qui sera en réalité encore plus grande puisque nous supposons le facteur de puissance égal à zéro au lieu de 0,15 à 0,25. MM. Ilobart et Punga trouvent environ 14.000, soit une erreur de 17 °/o- Cette erreur n’est évidemment pas très grande dans le cas actuel, mais uniquement par ce que la saturation des dents et de l’inducteur n’est pas excessive, le point de fonctionnement étant seulement aux milieux des genoux des courbes de magnétisation.
- Avec des inductions au-dessus du genou de la caractéristique à vide, les erreurs seraient très importantes, ce qui montre bien que la f. m. m. équivalente et la f. é. m. de dispersion sont trop grandes. Il y a lieu de remarquer d’ailleurs que c’est surtout l’influence de
- cette dernière qui se fait sentir pour la prédétermination des caractéristiques en charge sur résistance complètement inductive.
- Il y a donc bien lieu, pour augmenter la précision des calculs, de relever expérimenta-ment, comme il a été indiqué, la f. é. m. de dispersion.
- Conclusions
- En somme, on voit par ce qui précède, que la méthode préconisée par MM. Ilobart et Punga ne peut donner de résultats pratiques suffisamment approchés, dès que les saturations sont élevées, à cause des valeurs trop élevée^s à la fois de la f. m. m. équivalente de l’induit et de la f. é. m. de dispersion. Elle n’est pas plus exacte que les méthodes qui n’utilisent que la caractéristique à vide totale et la caractéristique de court-circuit, car la considération des caractéristiques partielles permet seule de s’affranchir de l’hypothèse que la résistance magnétique totale est la même à vide et en charge pour un même flux dans l’induit.
- Il n’est pas sans intérêt de rappeler que ce principe a été indiqué par le savant professeur Potier, et que M. Pieou et l’auteur l’ont appliqué les premiers, M. Picou à la théorie des dynamos à courant continu et l’auteur à la théorie des alternateurs et des dynamos à courant continu.
- Remarque. — Il y a lieu de remarquer que MM. Ilobart et Punga supposent que les fuites magnétiques de l’inducteur sont dues à la totalité des ampéretours placés sur les inducteurs, ce qui n’est vrai que pour des saturations très faibles. Cette méthode est du reste analogue à celle indiquée en 1898 et 1899 par les professeurs Arnold et Blondel.
- En réalité, comme le montrent très clairement les figures 4 et 5, les fuites sont dues aux ampéretours correspondant «à la chute de potentiel magnétique dans l’entrefer et l’induit et aux ampéretours sin ip, qu’il y a lieu d’ajouter pour équilibrer ces ampéretours démagnétisants.
- Ceci donne une moins grande proportion pour l’augmentation des fuites avec la charge, de sorte que sans cette manière incorrecte de
- p.345 - vue 346/685
-
-
-
- 346
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — ÿo 9.
- procéder, la méthode de ces auteurs donnait encore des résultats beaucoup moins précis.
- La méthode de déduction de la caracté-^ ristique de l’inducteur par différence, est
- comme l’auteur l’a montré {*) à l’abri de toute critique en ce qui concerne la variation du coefficient d’Hopkinson avec la saturation.
- TABLEAU
- DONNÉES PRINCIPALES DES ALTERNATEURS DU CENTRAI, LONDON RAILWAY
- Puissance apparente en ki lo volts-ampères, .. 8$o
- Nature des courants .... triphasés
- Tension aux bornes en volts 5ôoo
- Tension par phase en volts ; . r 2880
- Intensité du courant par phase en ampères , , , . . 98,5
- Vitesse angulaire en tours par minute ...... 9^
- Fréquences en périodes par seconde ... 2$
- INDUCTEURS
- Nombre de pôles inducteurs 3a
- Diamètre de l’inducteur à l’extrémité des polaires en cm .. 364,4
- Pas polaire’en]cm. 36
- Forme des pièces polaires rectangulaire
- Longueur des pièces polaires suivant l’axe en cm 37
- Largeur des pièces polaires en cm 22,8
- Rapport de la largeur du pôle au pas. o,633
- Section des pièces polaires en cm.2. , i, 845
- Forme de la section des noyaux polaires rectangulaire
- Longueur de la section des noyaux polaires en cm. 37
- Largeur de la section des noyaux polaires en cm i6,5
- Section des noyaux polaires en cm2 610
- Hauteur des noyaux polaires en cm 25
- INDUIT
- Entrefer~simple en mm .. 8
- Diamètre de l’induit dans l’entrefer en mm. 366,6
- Largeur totale des anneaux induits en cm. (y compris les canaux de ventilation)...... 36,8
- Largeur réelle des annaux induits 27,4
- Nombre de perforations par pôles. . . . , 6
- Nature des perforations dans l’induit. rainures rectangulaires
- Hauteur mdiale des perforations en mm 92
- Largeur des perforations en mm 33
- Nature de l’enroulement, induit bobines
- Nombre de bobines par phase 16
- Groupement des bobines par phase . série
- Nombre de spires par bobine 28
- Nombre de conducteurs distincts par perforation 4
- Nature des conducteurs induits. . . fil
- Longueur d’une effluve en cm . 161
- Longueur de la partie à l’intérieur du fer 55
- Longueur de la partie à l’extérieur du fer 106
- Résistance de l’induit par phase à 6o° c. en ohm. o,33
- J. R.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Sur les surélévations de tension dans les lignes et appareils électriques. — Georg Seibt. — Electro-technische Zeitschrift, 12 janvier.
- La question des surtensions qui peuvent se produire au moment de l’ouverture ou de la fermeture brusques d’un circuit est extrême-
- ment importante : aussi a-t-elle fait l’objet d’un certain nombre de travaux, particulièrement en Amérique (Steinmetz, Kennelly), Tout circuit électrique peut être considéré comme formé d’un condensateur et d’une résistance
- f1) Eclairage Electrique, loc. cil.
- p.346 - vue 347/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 347
- inductive : or, on sait que, dans un tel système, une impulsion brusque produit des oscillations électriques dont l'amplitude peut dépasser de beaucoup celle de la tension maxima prévue.
- Si l’on emploie la formule donnée par Kennedy pour l’élévation de tension E'mafe qui prend naissance à la rupture du courant J0,
- on trouve que, quand la capacité est extrêmement petite, la surtension produite devrait être infiniment élevée. L’isolement des appareils de faible capacité devrait donc être beaucoup plus fréquemment percé que celui des appareils de forte capacité, ce qui est contraire à l’expérience. La cause pour laquelle les appareils et les lignes à très faible capacité offrent une sécurité relativement grande doit être attribuée à l’action d’amortissement des pertes dans le fer, dans le cuivre et dans les appareils d’utilisation.
- SURTENSIONS RESULTANT DE LA COUPURE d’un CIRCUIT
- Nous distinguerons entre le côté des machines et celui du consommateur.
- a) Côté du consommateur. — Au moment de la rupture du courant, l’énergie magnétique accumulée dans la self-induction de l’appareil afflue dans la capacité de la ligne. Si la charge de la capacité a eu lieu sans que l’isolement soit percé, l’énergie diminuée d’une certaine quantité par suite de l’amortissement, afflue à nouveau vers la self-induction et continue à osciller ainsi entre les deux — énergie magnétique et énergie électrique — jusqu’à ce que le reste ait été réduit en chaleur.
- Si l’on suppose la capacité, la self-induction et la résistance de la ligne localisées en un condensateur C, une self-induction L et une résistance R formant un circuit fermé, les quantités d’énergie en jeu au moment de la rupture sont les suivantes :
- Energie magnétique
- I 2
- * O
- Energie électrique
- (0
- K 2
- Ae z=C — 2
- La plus haute tension a lieu quand les deux énergies se sont réunies dans le câble. Appelons E'max cette tension maxima; il vient, en négligeant d’abord l’amortissement :
- ce'2”“-a,„+a« (2)
- OU
- E max ^ Q (Am -(- Ae) (2a)
- E max ' (2*)
- Si l’on représente l’oscillation de l’énergie
- et si l’on considère comme appareil en premier lieu le cable, récepteur
- J max - — «CE max l
- et en second lieu Je transformateur,
- E max
- mal uLi' ’
- d’où l’on tire
- (3)
- En réalité il faut tenir compte aussi de l’influence de l’amortissement. Le facteur d’amortissement
- a rzz
- 2L'
- donne une mesure de la décroissance des amplitudes.
- On tire de l’équation (2) la valeur instantanée
- E* = e — a*\/c (Ant + Ae) cos(W — x) (4a)
- Et = e a<y402+£j02 cos (ut-xP (4b)
- L’angle de décalage % est donné par la condition que, au temps t = o, E; = E0
- cos x '
- E0
- \fl
- Ae
- (5)
- (!) En interposait f’équatioR différentielle de l’oscillation, on â plus exactement :
- COS (ut — x)
- p.347 - vue 348/685
-
-
-
- 348
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- Un second effet de l’amortissement est l’allongement de la période d’oscillation. Au lieu de (3) il faut poser :
- (6)
- Supposons cpi’un transformateur de 300 k\v. soit alimenté dans 6.000 volts par un câble de 5 km de longueur ayant une capacité de 0,2 microfarad par kilomètre.
- Soient :
- Le maximum de E dans l’équation (4) se produit pour
- dE , .
- — =:o, c est-a-dire pour
- tg (wt — x) = — -
- CO
- arctg t—---------
- V,
- CO
- CO
- (l)
- En ce qui concerne la self-induction, il y a lieu de faire la remarque suivante :
- Dans les équations il) et (2) on doit introduire la valeur déduite de la charge du transformateur en service normal; pour le calcul de la période d’oscillation au contraire, il faut, au cas où la charge consiste en moteurs, introduire dans les équations (3) et (6) une autre valeur, celle relative au cas où les moteurs sont calés, puisque par rapport à la très grande vitesse du champ oscillant, les mouvements du champ normal sont négligeables. C’est pourquoi nous avons affecté la lettre L de l’indice ' dans les formules 3 et 6.
- La résistance « active » R peut être déterminée de la façon suivante :
- Soient e, et s2 les pertes par hystérésis et par courants de Foucault causées par les oscillations forcées. Par suite de la production d’oscillations propres, ces pertes sont augmentées, les premières proportionnellement à la puissance première, les secondes proportionnellement à la puissance seconde de la fréquence. La totalité des pertes est donc
- £2
- où Rc représente la résistance à courant continu et w/, la pulsation du courant normal.
- Remplaçons ces pertes par une perte purement ohmique J2R : R est donnée par l’équation
- Quelques exemples numériques montreront l’emploi de ces formules.
- 1,1 % la proportion des pertes par hystérésis,
- o,3 °/0 la proportion des pertes par courants de Foucault,
- 1,5 °/0 la proportion des pertes dans le cuivre, •
- 2 °/0 (du courant total pour cosp=o,8)lecourantàvide,
- 3 o/0 la chute de tension inductive,
- v = 5o la fréquence.
- Le courant à pleine charge est :
- J = 62,5 amp.
- Le courant à vide est : i - i,2Ô amp.
- La self-induction du transformateur est :
- Lt ==-.= i5,29
- on
- La capacité totale du cable est :
- G = io — 6 farad.
- 1° A vide une rupture du courant ne peut pas produire de surtension. En effet, l’énergie électrique maxima dans le câble est d’après l’équation (1)
- A0 = 36 joules.
- L’énergie magnétique maxima dans le transformateur est
- Am = 23,S joules.
- La tension et le courant étant décalés d’à peu près 90°, ces deux énergies interviennent à des moments différents. Pour cette raison et par suite de la petitesse de A„;, il ne peut pas y avoir de surtension. La fréquence des oscillations propres ne serait que 41 par secondes.
- 2° Supposons le transformateur travaillant à pleine charge sur des lampes à incandescence.
- Outre l’énergie magnétique accumulée dans le fer du transformateur, il faut tenir compte de l’énergie des champs de dispersion. Si celle-ci existait seule, la self-induction active serait donnée par l’équation
- «LJ = 6000-----
- 100
- (3 °/0 de chute inductive de tension)
- p.348 - vue 349/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 349
- d’où
- L = 0,00918
- correspondant à une énergie de
- (y/2 62,5)2 r> O * !
- 0,00918 ----—— = 35,8 joules.
- L’énergie magnétique du noyau de fer qui s’additionne à la précédente, est la même qu’à vide : l’énergie magnétique est donc :
- Am = 35,8 -f- 23,8 = 5g,6 joules.
- La tension et le courant sont presqu’en phase. Supposons que les maxima coïncident et que la rupture du courant se produit au moment du maximum. D’après l’équation (2), la tension maxima, sans tenir compte de l’amortissement, est
- E'
- max
- (36 + 59,6)
- 13.820 volts.
- La tension maxima d’alimentation est y 2 6.000 = 8.490 volts.
- La surtension n’est donc pas suffisante pour être dangereuse.
- 3° Supposons la charge constituée par un moteur asynchrone de 300 kw.
- Soient :
- 1.4 % les pertes par hystérésis,
- 0,6 °/0 les pertes par courants de Foucault,
- 1.5 °/0 les pertes ohmiques,
- 0,8 °/0 le facteur de puissance.
- Supposons que l’intensité du courant absorbée par le moteur immobile ait le triple de la valeur normale. La self-induction du moteur en marche, rapportée au côté à 6.000 volts du transformateur, est donnée par
- wLTOJ = E sin f
- d’où
- = o, 1835
- L’énergie magnétique du moteur pour la charge supposée de 62,5 amp. efficaces est
- J2
- Lm — = 715 joules.
- A cela s’ajoute l’énergie magnétique du transformateur, que nous avons trouvée égale à 59,6 joules : on a donc au total
- A,n = 774,6 joules.
- Par suite du décalage du courant sur la
- tension (cosy = 0,8), la différence de potentiel
- aux bornes n’a que les — de sa valeur maxima
- 10
- au moment du maximum de courant, soit 6.800 volts. Donc, si la nfpture se produit au moment du maximum de courant et si l’on néglige l’amortissement, la surtension est d’après l’équation 2
- E'max = 40 OOO VûltS.
- La diminution due à l’amortissement se détermine de la façon suivante :
- Le courant, dans le moteur immobile, ayant une intensité triple de la valeur normale, la self-induction L' intéressante pour la fréquence est déterminée par l’égalité
- l,(3-^63,5)! = 774,6
- d’où
- L' = 0,0221
- L’équation (3) donne une valeur approchée de w, pulsation des oscillations
- io3
- « = —------= 0720-
- V0,0221
- Les pertes dans le cuivre ont une valeur neuf fois plus considérable, puisque le courant est triple pour les oscillations propres. Dans l’équation (8) on a donc
- J2Re = 81 000.
- Les pertes par hystérésis sont
- 6720 . . .v3oo 000
- —=7- (1,1 + i,4)------
- 014 100
- 160 5oo
- Les pertes par courants de Foucault sont
- 2
- ' S2:
- 6720
- ."374.
- 1 (0,34-0,6)
- 3oo 000 100
- La résistance active est donc
- 1.236.ooo
- 1477 5oo 9 + (62,5)2
- 42,1 ohm
- Le facteur d’amortissement est
- oc
- _R_
- 2L'
- 42,1
- 2.0,0221
- = 953
- Le calcul de la fréquence avec cette valeur de « dans l’équation (6) donne
- w = 6660
- On pourrait calculer à nouveau au moyen de l’équation 8 la constante d’amortissement et
- p.349 - vue 350/685
-
-
-
- 350
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. N» g.
- procéder par approximations successives, mais cela n’aurait pas d’utilité puisque plusieurs des facteurs qui interviennent dans le calcul ne sont pas exactement connus. Nous prendrons donc des chiffres rdnds
- a. — g5o w = 6^00
- De la formule 5 on tire
- y = 8oü i3'
- De la formule 7
- t = 0,000 188
- d’ou d’après la formule (4)
- E'max — 33 IOO VOltS.
- La première amplitude est donc réduite par l’amortissement de 40.000 volts à 33.100 volts. La seconde amplitude atteint 26.500 volts, la 3e 21.200 vols, la 7e 8.720 volts. Jusqu’à la septième amplitude, il s’écoule seulement 0,003 seconde. Ces amplitudes décroissent donc très vite et l’isolement n’est soumis que pendant un temps extrêmement court à la surtension (*).
- b) Côté des machinés. — L’énergie accumulée dans la self-induction des machines donne lieu, quand on coupe la ligne, à des oscillations analogues à celles que nous venons d’étudier. La seule différence réside dans ce que ia tension d’alimentation subsiste; il en résulte qu’une partie seulement de l’énergie de charge des conducteurs, partie qui dépend de la chute de tension, est convertie par oscillations électriques et cette partie est toujours si faible qu’elle peut être négligée vis-à-vis de l’énergie magnétique.
- Pour le calcul de l’élévation de tension^ on peut employer les formules précédentes en posant Eo = 0 et en additionnant à la valeur obtenue la tension maxima d’alimentation.
- SURTENSIONS A LA FERMETURE DU CIRCUIT
- Ce genre de surtensions n’a que peu d’importance pratique, et nous nous contenterons
- (!) Les calculs numériques que nous avons faits à titre d’exemple n’ont pas pour but d’établir des valeurs exactes des amplitudes, mais servent simplement à donner une idée de l’influence de l’amortissement. En outre, la loi de variation de l liystérésis et des courants dè FoUcault qui sert de base à la formule 8, n’est que grossièrement approximative. Nous avons supposé pour ces calculs que la rupture du courant s’effectuait sans formation d’arc, ce qui est inexact.
- de donner quelques indications sur leur ordre de grandeur.
- Au temps t après la fermeture, la tension aux extrémités du circuit connecté est donnée par l’équation :
- E* E,| cos -J- f ) -J- E2e cos («2f “b X)
- Le courant est
- J J.) (cos &qf -j- f ) -f- J2e COS (io2f -|- y )
- Les premiers membres représentent les oscillations forcées et les deuxièmes membres les oscillations libres.
- Au moment de la fermeture t=o la tension ét le courant sont nuis : où a donc
- o ~ E^ cos f -j- E2 cos* o = «b cos f -(- J2 cos y
- Négligeons l’amortissement. Le décalage entre la tension et le courant est -, et la dernière formule devient
- O — —|— .11 S111 ÿ —P *î 2 S111 x
- Si l’on désigne par W* et W2 les résistances apparentes du circuit connecté pour les deux oscillations, on obtient
- L’angle <p dépend d’une part du décalage entre la f. é. m. de la machine et la différence de potentiel aux bornes d’utilisation, et d’autre part de l’instant du couplage. Si f est presque nul, ce qui est toujours le cas quand il s’agit de courant continu, on a E2 = —E<. La tension résultante pourrait donc, si l’oscillation n’était pas amortie, atteindre une valeur double de celle de la différence de potentiel aux bornes : en réalité l’amortissement la limite à une valeur beaucoup moindre.
- Si cj> n’est pas nul, c’est du rapport des résistances apparentes que dépendent les grandeurs relatives de E2 et E^. Si l’on branche un câble ouvert ou une ligne aérienne, on a
- W2_ftqC Wj — «2C
- Cette expression est plus petite que l'unité quand l’oscillation propre est plus courte que l’oscillation forcée* plus grande que l’unité
- p.350 - vue 351/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 351
- dans le cas contraire et égale à l’unité au moment de la résonance. Dans les cas ordinaires de la pratique et des élévations
- de tension supérieures au double de la tension d’alimentation ne sont pas à craindre.
- Si la ligne que l’on branche est reliée à son extrémité à un transformateur, il faut distinguer, à côté de l’oscillation forcée, entre deux sortes de mouvements. Le premier mouvement est obtenu en considérant les self-inductions de la machine et du transformateur comme reliées en série ; il est apériodique et par conséquent non nuisible. Le second mouvement est périodique'; on l’obtient en regardant les deux self-inductions comme en parallèle. La fréquence est pins élevée que quand il n’y a pas de transformateur ; lé courant correspondant à cette oscillation rapide est un pur courant de capacité et on arrive au même résultat que dans le cas précédent, pour une ligne ouverte. Ici aussi la tension maxima, que la théorie indique comme possible, n’atteint pas le double de là tension d’alimentation.
- influence de l’aiiortissêmëxt sur la sécurité de l’isolement
- On a une idée de la sécurité que présente l’isolement d’un câble par le rapport ou la différence entre la tension maxima qui peut se produire en service et la tension de disrupture du câble.
- Mais cela n’est pas le seul point à considérer pour apprécier le danger que présentent les surtensions. En effet, la disrupture d’un diélectrique exige toujours un certain temps : la chaleur développée dans lé diélectrique par le courant de conduction et le courant de déplacement et la modification du pouvoir isolant qni en résulte sont des faetenrsi d’une importance essentielle, comme l’ont montré de nombreuses expériences.
- Si l’on appelle vd un facteur qui correspond à la résistance normale d’isolement, le travail dans l’isolant est à chaque instant égal à
- E2
- KV
- Rigoureusement, ce facteur w dépend de la température ; mais, pour notre étude approximative, il suffit de le considérer comme cons-
- tant. La quantité totale de chaleur développée dans le diélectrique est alors
- A =
- dt
- Théoriquement l’intégrale devrait être prise de 0 à l’infini, mais pratiquement les oscillations disparaissent très vite (en 0,003 seconde dans notre exemple).
- Posons
- h---Emax 6
- v.t
- COS («t -f- f)
- il vient
- . E2n>ax é*30 —‘2V.t -> / , i , ,.
- A= ------ / e cos2 (oit 4-1) dt
- «' J O VI-/
- ou bien, puisque
- COS2 (oit -{- f) = ^ [ I -J- COS 2 (oit -J- f )]
- . E2max ( —2v.t 7, , -2af , , . ,, )
- o dt + ) o e COS2(»t-|-$>)rff j
- L’intégrale du 2ine terme de la parenthèse, excepté dans les cas d’amortissements extrêmement considérables est petite vis-à-vis de celle du premier terme :
- On peut donc écrire
- A = ^ Ç*° e~‘2Ktdt
- 2W J o
- ou
- 4 ira
- Par conséquent, réchauffement du diélectrique produit par une onde amortie est inversement proportionnel au facteur d’amortissement.
- Ce point de vue permet encore d’expliquer le petit nombre d’avaries observées sur des appareils de faible capacité : les oscillations qui prennent naissance dans le cas de faibles capacités sont extrêmement rapides et par suite fortement amorties, et elles ne peuvent pas occasionner dans le diélectrique une élévation de température dangereuse (*).
- formations de ventres et de nœuds le lonc
- DES CONDUCTEURS
- On a souvent émis l’hypothèse que les oscillations s’étendent dans les conducteurs sous
- (') La tension de disrnpture est beaucoup moins élevée à une certaine température qu’à froid.
- p.351 - vue 352/685
-
-
-
- 352
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- formes d’oncles stationnaires et que, par suite, les dispositifs de sécurité placés juste aux nœuds d’oscillations restent inactifs. Or, pour qu’il se produise des ondes stationnaires, il faut en premier lieu que la ligne soit suffisamment longue, et en second lieu que l’amortissement — aussi bien dans le temps que dans l’espace — soit suffisamment faible.
- Dans les câbles, l’amortissement est si considérable, par suite de la valeur élevée de la capacité et de la faible valeur de la self-induction, que les surtensions ne peuvent jamais produire d’ondes stationnaires.
- Dans les lignes aériennes, on peut calculer facilement la longueur d’onde quand on connaît la fréquence, car la vitesse de propagation le long des fils qui présentent un faible amortissement, est égale à la vitesse de la lumière, soit 300.000 kilomètres par seconde. Dans notre exemple, où la fréquence était à peu près égale à 1.000, la distance entre un ventre et un nœud devrait être égale à 75 kilomètres. Mais le calcul montre qu’il ne peut jamais exister plus d’un nœud et que dans le cas d’un court-circuit par exemple, la différence de potentiel est constante le long des conducteurs jusqu’en ce point où elle tombe brusquement à zéro. La valeur constante est :
- d’où
- . __E sia ?
- L’énergie magnétique est donnée par l’expression
- EJ sin f
- D’après la formule 2b, la tension maxima à laquelle donne naissance la rupture du circuit (sans tenir compte de l’amortissement) est
- Si l’on suppose la capacité d’un réseau constante et que l’on considère le premier terme sous le radical comme petit vis-à-vis du second, la formule montre que la valeur de la surtension est proportionnelle à la racine carrée de la puissance. Ainsi que nous l’avons vu, la valeur de la surtension est fonction de l’amortissement qui dépend lui-même de la fréquence.
- Plus la tension de service est élevée, plus la self-induction est forte et plus l’amortissement est faible. C’est pourquoi les accidents sont beaucoup plus fréquents sur les réseaux à haute tension que sur les réseaux à basse tension.
- R. Y.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Quand les oscillations sont produites non par la formation d’un court-circuit, mais par l’ouverture brusque d’un interrupteur, la ligne aboutit généralement à une self-induction formée par un transformateur ou un moteur. Cette self-induction augmente la longueur de l’onde fondamentale du système et on n’a pas à craindre de modification de la répartition du potentiel.
- RELATION ENTRE LES SURTENSIONS,
- LA TENSION D’ALIMENTATION ET LA PUISSANCE
- La self-induction importante pour le calcul de l’énergie magnétique est donnée, pour une différence de potentiel efficace aux bornes E0 une intensité de courant J et un décalage <p par l’équation
- L’influence de la subdivision de l’étincelle et de la capacité sur les décharges. — Benischke. — Electrotechnische Zeitschrift, 5 janvier.
- Dans la troisième partie de son étude sur l’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil (Q, M. Slaby publie des mesures sur la résistance d’amortissement des étincelles qui expliquent une observation fréquemment faite en pratique sur les appareils limiteurs de tension. Dans une installation électrique de Bakou, dont le réseau de distribution était constitué par les canalisations aériennes et par des câbles souterrains, il se produisait des surtensions extraordinaires dues aux tourbillons de poussière qui régnent pendant la plus grande partie de l’année. Afin d’éviter ces surtensions dangereuses pour l’isolement des
- P) Voir l'Eclairage Electrique, tome XLII, 7 janvier, page 30.
- wLJ = E sin f
- p.352 - vue 353/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 353
- câbles, on a employé des limiteurs de tension, formés d’un certain nombre de cylindres placés côte à côte, du modèle américain bien connu : dans ces appareils, la décharge électrique s’effectue par plusieurs petites étincelles en série. Bien loin de produire un effet salutaire, ces limiteurs de tension ont empiré la situation ; on les a remplacés par des appareils de l’Allgemeine Electricitàts Gesellschaft à étincelle unique, reliés à des résistances liquides, et depuis ce temps, les surtensions ont disparu .
- Pour que des limiteurs de tension remplissent bien leur but, il faut qu’ils soient très sensibles, c’est-à-dire que leur distance explosive doit être courte. Mais, dans ce cas, la résistance de l’étincelle est faible, et l’on se trouve dans le cas où la décharge d’une surtension est oscillante, c’est-à-dire produit elle-même des surtensions dangereuses. Par conséquent, un bon limiteur de tension doit avoir, malgré une grande sensibilité, une résistance d’amortissement, telle que la décharge de la surtension soit apériodique. Il doit donc posséder la propriété exactement opposée à celle que l’on recherche dans un transmetteur de télégraphie sans fil. Or, la conclusion du travail de M. Slaby, est que la résistance d’amortissement diminue beaucoup quand on remplace une étincelle unique par une série d’étincelles plus petites. M. Slaby, donne l’exemple suivant :
- Si l’on remplace une étincelle unique de 10 mm. correspondant à une différence de potentiel de 30.000 volts par trois étincelles de 2,5 mm. qui, ensemble, correspondent également à une différence de potentiel de 30.000 volts, la résistance d’amortissement tombe de 15 à 0,6 ohms, c’est-à-dire devient 25 fois plus petite. Comme la résistance d’amortissement figure en exposant dans la formule, la diminution de ramoitissement obtenue par subdivision de l’étincelle est très importante. Il pourrait être avantageux d’augmenter l’amortissement en intercalant des résistances encore plus élevées que celles qu’on emploie actuellement pour limiter le court-circuit. Cela aurait un gros inconvénient, car dans le cas de fortes quantités d’électricité, la surtension ne serait pas dissipée assez vite.
- L’étude de M. Slaby, contient ce second
- résultat important pour la construction des limiteurs de tension, que, pour un même potentiel explosif, les résistances d’amortissement diminuent, quand la capacité croit. La cause doit probablement en être cherchée dans la chaleur plus considérable de l’étincelle due à la plus grande quantité d’électricité en jeu dans la décharge.
- Un bon limiteur de tension doit donc :
- 1° Ne contenir qu’une seule coupure explosive.
- 2° Avoir une capacité aussi faible que possible.
- Quoique, dans les parafoudres, la longueur des coupures explosives soit, pour les mêmes conditions, beaucoup plus considérable que dans les limiteurs de tension, et par suite, l’amortissement beaucoup plus fort, les deux points que nous venons de rappeler, ont quand même une grande importance, car la pratique a montré en Europe, que les parafoudres à cornes, étaient les meilleurs pour les hautes tensions, et dans un mémoire présenté au Congrès de Saint-Louis, Baum déclare qu’en Californie, ces parafoudres ont donné de bien meilleurs résultats que les parafoudres à coupures multiples.
- Un autre phénomène est très défavorable aux parafoudres à coupures multiples. Comme Walter l’a montré par les photographies prises sur les décharges atmosphériques, la rupture du diélectrique qui remplit la coupure explosive, ne se produit pas brusquement en une seule fois, mais d’une façon intermittente, avec des décharges préliminaires qui, pour ainsi dire, frayent le chemin à la décharge principale. Quand il y a plusieurs coupures en série, ce phénomène de la décharge intermittente doit se reproduire à nouveau à chaque coupure, et il faut évidemment pour cela, d’autant plus de temps qu’elles sont plus nombreuses : il en résulte que la surtension ou la décharge atmosphérique peut causer une rupture d’isolant, avant d’avoir pu s’écouler à la terre.
- L’influence de la capacité sur la résistance d’amortissement observée par M. Slaby, ne doit pas être confondue avec l’influence qu’a la capacité sur la distance explosive dans certaines conditions. Ces conditions sont celles où la capacité est suffisante pour former avec la self-induction des appareils, machines, ou
- p.353 - vue 354/685
-
-
-
- 354
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 9.
- transformateurs un circuit oscillant. Les transformateurs employés dans les essais d’isolement, ont déjà, par eux-mêmes, une self-induction suffisante, due à la dispersion ; ils ont en outre un peu de capacité, provenant du grand nombre de tours de fils. Si l’on ferme leur circuit sur une capacité du genre de celle qu’on réalise en plaçant une feuille isolante entre deux armatures métalliques, ou en essayant simultanément un certain nombre d’isolateurs, il peut se produire des décharges dont la longueur d’étincelle n’a aucun rapport avec la différence de potentiel aux bornes du transformateur. On constate par exemple, la pro-* duction d’étincelles de 25 ou 35 centimètres pour une différence de potentiel de 35,000 ou 40.000 volts aux bornes du transformateur.
- L’auteur a pu établir, en prenant de nombreuses photographies, que la décharge préliminaire dont il a été question plus haut, joue un rôle important dans ce phénomène et conclut que, pour qu’il se produise des longueurs d’étincelles anormales, il faut :
- 1° Qu’il y ait suffisamment de capacité et de self-induction dans le circuit oscillant, y compris le transformateur ou la machine génératrice ;
- 2° Que la production de décharges préliminaires, soit possible.
- R. L.
- Sur un nouveau système de télégraphie, par le prof. Ferdinando Lori. — Electricista, i5 nov. i9o4.
- M. le professeur Perd. Lori, dans une des séances du Congrès annuel de l’A. E. I. de Fadoue a exposé un nouveau système de télégraphie, très ingénieux.
- On sait que lorsqu’une corde métallique tendue entre deux points fixes et parcourue par un courant sinusoïdal, est disposée entre les deux pôles d’un aimant de manière que les lignes de force de ce dernier soient normales à la corde, l’amplitude des vibrations de cette corde est maxima quand la période des oscillations propres de la corde est égale à celle du courant sinusoïdal. Lorsque, en outre, le courant dont nous venons de parler est la somme de deux courants sinusoïdaux, la corde n’entre en vibration que si l’une des périodes de ces deux courants composants correspond à la sienne propre.
- Ce phénomène électromécanique a déjà été appliqué dans quelques types de fréquencemètres, tel le fréquencemètre de Weiss, dans lequel la fréquence du courant est déterminée en fonction de la tension de la corde. M. F. Lori a, du reste, été conduit à émettre des doutes au sujet de la formule employée à cet
- effet (/^sWf - où f est la fréquence,
- l la longueur de la corde, F la force qui est employée pour la tendre et p le poids de la corde par unité de longueur) ; dans le cas de fils fins, ces derniers entrent parfois en vibration avec des tensions différant beaucoup de celles indiquées par la formule ci-dessus citée. Ce fait est à prendre en considération
- f7**
- Fig. 1
- pour la théorie et la pratique des fréquencemètres basés sur le principe que nous venons de rappeler.
- M. F. Lori voulant exprimer exactement le nombre de vibrations dont est capable une corde tendue, en fonction de sa tension, de sa section, etc., a été amené à ajouter au terme usuel un second terme. Et il est à noter à ce propos que Savart, au moyen de son sonomètre, avait trouvé empiriquement la correction à faire à l’expression théorique, correction que Duhamel justifia en faisant entrer en ligne de compte l’action de la rigidité de la corde, qui a pour effet d’introduire une tension supplémentaire qui s’ajoute à celle existant normalement. Seebeck a, de son côté, donné une formule plus complète en faisant intervenir le coefficient d’élasticité de la matière constituant la corde. Ajoutons enfin que
- p.354 - vue 355/685
-
-
-
- 4 Mars 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 355
- le terme de correction est d’autant plus fort que la corde est plus petite et plus grosse.
- Mais revenons au dispositif considéré ci-dessus ; la sensibilité d’un pareil système par rapport au courant circulant dans le fil, est très grande, et M. Lori voit la possibilité de construire des milliampèremètres extrêmement sensibles ; l’emploi de deux fils permettrait en outre de construire des indicateurs de différences de phase très sensibles et très simples.
- Le télégraphe multiple de M. F. Lori est basé sur ces considérations.
- Chaque appareil transmetteur (fîg. 1) consiste en un générateur de f. é. m. sinusoï-
- dale relié au primaire d’un transformateur dont le secondaire est en relation avec un récepteur (fig. 2) constitué par un fil métallique, fil tendu entre deux points et disposé entre les pôles d’un fort aimant. Le fil AB (fig. 2) est accordé à la fréquence de l’alter-nateur-transmetteur et est solidaire avec une très légère baguette métallique (fixée au milieu du fil) dont une extrémité porte une plume (dispositif analogue au siphon-recorder de lord Kelvin) qui sert à inscrire les vibrations du fil sur un cylindre rotatif C.
- Le fil et le système inscripteur sont réglés de manière que le fil suive exactement l’apparition et la disparition du courant induit dans le secondaire.
- Comme chaque fil vibrant répond seule-
- ment à la fréquence à laquelle il est accordé, il est facile d’imaginer une station réceptrice possédant toute une série de fils vibrants accordés à différentes fréquences et disposés dans un circuit unique sur lequel sont disposés les secondaires des transformateurs dont les primaires constituent ensemble, avec les alternateurs correspondants, le poste de transmission.
- La figure ci-dessous (fîg. 3) représente schématiquement la disposition générale d’un pareil système de télégraphie multiple possédant n -f- 1 postes transmetteurs et un seul fil de ligne.
- Un manipulateur de Morse inséré dans le circuit du transmetteur (fig. 1) permettra de
- i 2 n. iv+î
- l—V\A/—AVHVW----AAA/—\A/W~^
- vMAM yww
- 170$-
- Fig. 2
- se servir des signaux particuliers à l’alphabet Morse.
- La sensibilité de l’appareil est telle que lorsque les fils vibrants sont bien accordés l’on peut remplacer le petit alternateur-transmetteur par un microphone ordinaire excité au moyen de sons bien déterminés.
- Un des avantages notables de ce système est qu’il est indépendant des phénomènes causés par la capacité et la self-induction de la ligne, ces derniers exerçant leur influence sur la forme du courant total mais non sur les fréquences en particulier.
- Les résultats des expériences de laboratoire ont donné pleine satisfaction à leur auteur.
- E. N.
- p.355 - vue 356/685
-
-
-
- 356
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 9.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Champ magnétique auquel est soumis un corps en mouvement dans un champ électrique. — Par H. Pellat. (Note présentée par M. Poincaré à la séance du 23 janvier igo5.)
- Un corps animé d’une grande vitesse Y dans un champ électrique d’intensité $> est soumis par là même à un champ magnétique dont la direction est normale au plan contenant la direction de la vitesse et celle du champ électrique, dont le sens est la droite d’un observateur disposé de façon que le mouvement aille de ses pieds à sa tète et qui regarderait dans le sens du champ électrique, et dont Vintensité est donnée par
- JC — K<ï>V sin a, (i)
- en appelant a l’angle de la vitesse et du champ électrique, et K le pouvoir inducteur spécifique du milieu, cette relation étant exacte dans l’un et l’autre système d’unités électriques.
- Pour établir cette proposition, considérons un condensateur à armatures planes parallèles et indéfinies, chargé et présentant une densité uniforme <r sur ses faces en regard. Pour la commodité du langage, prenons ces armatures verticales. Supposons qu’elles se déplacent, en emportant leur charge, avec une grande vitesse V, dans leur propre plan, suivant une direction horizontale. Pour tout point fixe placé entre les armatures, il en résultera un champ magnétique, car chaque bande horizontale des armatures en mouvement produit l’effet d’un courant électrique ; il est facile de voir que les deux armatures produisent des champs magnétiques de même sens, que le champ magnétique résultant est uniforme, que sa direction est verticale, son sens donné par la règle d’Ampère et son intensité par
- JC 4tt *V. (2)
- Si nous supposions maintenant un déplacement des armatures dans une direction normale à celles-ci, les considérations de symétrie montrent immédiatement que le champ magnétique en P serait nul. On déduit de ce qui précède que, si le déplacement des armatures a lieu dans une direction faisant un angle «
- avec les lignes de force du champ électrique et une vitesse V, l’intensité du champ magnétique est donnée par
- JC = 471 <rV sin x. (3)
- La relation entre l’intensité <f> du champ électrique et la densité a sur les armatures est K<ï> = kitn ; en remplaçant il vient
- JC — K$V sina. (4)
- Remarquons maintenant que, en vertu du principe d’action de milieu, l’effet sera le même si le point P considéré a le même mouvement relatif par rapport aux lignes de force d’un champ électrique de même intensité, quelle que soit la manière dont ce champ électrique est obtenu et quelle que soit la manière dont le mouvement relatif est produit. En particulier, si les lignes de force du champ électrique sont immobiles et le point P en mouvement, il se produira pour ce point (portion d’un aimant, d’un solénoïde, d’un courant) un champ magnétique conformément à l’énoncé qui est en tête de cette note.
- On voit que la relation (1) a même forme que la relation qui donne l’intensité du champ électrique agissant sur un point mobile dont la trajectoire coupe sous un angle « les lignes de force d’un champ magnétique : il n’y a qu’à permuter JC et et à changer K en y (perméabilité magnétique) dans les formules, à permuter « magnétique » et « électrique » dans l’énoncé et à changer « droite » en « gauche ». Ainsi le phénomène dont la loi est donnée en tête de cette article est le phénomène réciproque de l’induction électromagnétique.
- Si, dans la relation (1), nous employons les
- fe
- unités électromagnétiques, onaK = ^ en désignant par k la constante diélectrique du milieu (l’unité dans le cas du vide) et par U le rapport des unités (U = 3 X 10<0) ; de façon que la relation devient :
- <E>
- 11 n’est pas difficile d’obtenir pour une valeur
- p.356 - vue 357/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 357
- de plusieurs imités ; mais pour que DC soit
- V
- notable, il faut encore que ÿ ne soit pas trop
- inférieur à l'imité, c’est-à-dire que V ne soit pas trop éloigné de la vitesse de la lumière. Ce ne sont guère que les corpuscules lancés par une cathode ou par un corps radioactif qui peuvent être dans ce cas.
- M. Villard a montré ih que les rayons magnéto-cathodiques découverts par M. A. Broca subissent une déviation en coupant les lignes de force d’un champ électrique. M. Fortin (2) a donné de ce phénomène une explication simple et excellente, si l’on admet que ces rayons sont formés par les mêmes corpuscules que les rayons cathodiques ordinaires ; dans ce cas, le phénomène que nous venons d’exposer ne donne naissance qu’à un terme correctif pour la formule de déviation établie par M. Fortin. Mais si, conformément à une expérience de M. Villard, les rayons magnéto-cathodiques ne transportent avec eux qu’une charge plus faible que celle des rayons cathodiques, l’explication de M. Fortin ne convient plus. Peut-être, peut-on alors expliquer le phénomène de la déviation rien que par la composition du champ magnétique, produit par le mouvement dans le champ électrique de ce qui constitue les rayons magnéto-cathodiques avec le champ magnétique préexistant (celui de l’électro-aimant) : ces deux champs magnétiques, à angle droit, donnent par leur composition un champ oblique que doit suivre le rayon magnéto-cathodique, d’après sa propriété fondamentale. Le sens de la déviation due à cette cause est bien conforme à celui trouvé par M. Villard. Quant à l’ordre de grandeur, il faudrait connaître les intensités des champs électriques et magnétiques employés par ce physicien pour voir si l’explication ne nécessite pas des valeurs trop grandes pour la vitesse des rayons magnéto-cathodiques. Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’avec des intensités de champ facilement réalisables et des vitesses d’un ordre de grandeur très acceptable, on obtiendrait de ce chef des déviations non seulement visibles, mais bien mesurables.
- (') Villard, Comptes rendus, t. CXXXVIII. 1904, p. 1408. (2) Fortin, Ibid., p. 1595.
- Sur les ions de l’atmosphère. — D’après une note de M. P, Langevin (b- — (Séance du 23 Janvier iyo5).
- Les travaux de MM. Elster et Geitel d’une part, C.-I.-R. Wilson d’autre part ont démontré, la présence permanente d’ions des deux signes dans l’atmosphère. Depuis deux ans on cherche, en Allemagne, à déterminer par deux procédés distincts le nombre de ces ions et la conductibilité qu’ils communiquent à l’air.
- L’un de ces procédés, dù à MM. Elster et Geitel. consiste à suivre la déperdition électrique dans l’air d’un cylindre chargé relié à un électroscope d’Exner; malheureusement, s’il a l’avantage de la simplicité, sa signification théorique est incertaine.
- L’autre procédé, de signification plus précise, est dû à M. Ebert et consiste à mesurer les quantités d’électricité des deux signes disponibles dans un volume connu d’air, c’est-à-dire une grandeur proportionnelle au nombre des ions présents, l’expérience ayant montré que ceux-ci portent tous la même charge en valeur absolue, égale à 3,4x l0-10 unité électrostatique.
- L’air passe à cet effet sous l’action d’un aspirateur dans un condensateur cylindrique chargé dont l’armature intérieure communique avec un électroscope dont la cage est reliée à l’armature extérieure. Si le condensateur est assez long et le champ assez intense pour qu’on soit certain de recueillir tous les ions d’un signe déterminé sur l’électrode intérieure, la déperdition mesurée à J’électroscope est proportionnelle au nombre de ceux-ci.
- M. Langevin, en collaboration avec M. Moulin, a voulu s’assurer par des procédés électrométriques de laboratoire, dans quelles limites on peut considérer les mesures faites avec l’appareil cl’Ebert comme donnant bien tous les ions présents dans l’air qui passe, toutes les charges disponibles. Les expériences ont été commencées au mois de mai dernier, au sommet de la tour Eiffel. Elles ont permis de constater que les mesures d’Ebert ne donnaient pas tous les ions, et cela dans une proportion tout à fait inattendue.
- M. Langevin a pu étudier la répartition des
- (!) M. Langevin avait présenté, à la séance du 2 décembre 1904, de la Société Française de Physique, une note suite même sujet.
- p.357 - vue 358/685
-
-
-
- 358
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- ions contenus dans un gaz entre les diverses mobilités ; pour l’air atmosphérique, en particulier, les ions ordinaires ont une mobilité de
- I, 5 environ pour un volt par centimètre, mais il y a aussi des ions de mobilités plusieurs milliers de fois plus faibles. Au niveau du sol, la quantité totale d’électricité portée par ces derniers ions peut être cinquante fois plus grande que celle portée par les ions ordinaires et seule mesurée dans l’appareil d’Ebert (d).
- Sur les coefficients d’aimantation spécifique des liquides, d’après M. G. Meslin. — (Séance du 23 Janvier ) go5).
- M. Meslin, au cours d’études sur le dichroïsme magnétique, a été amené à déterminer la susceptibilité magnétique d’un grand nombre de liquides organiques et de sels cristallisés.
- Pour certains de ces corps, les données numériques faisaient défaut; pour d’autres, il y avait de grandes discordances avec les diverses valeurs trouvées jusqu’ici.
- Sur un nouveau minéral radifère, d’après M.
- J. Danne. — (Séance du 23 janvier igoô).
- Ce minéral est une pyromorphite trouvée récemment par M. Danne dans certains terrains plombifères situés aux environs d’Issy-l’Evêque dans Saône-et-Loire. Fait remarquable, aucun de ces minéraux ne contient d’uranium ; or, jusqu’à présent, le radium se trouvait toujours mélangé à l’uranium. On était même allé jusqu’à en conclure que le radium a été créé par l’uranium. L’existence du nouveau métal radifère serait en contradiction avec cette manière de voir; mais, d’après M. Danne, cette contradiction peut s’expliquer en admettant que le radium a été apporté dans la pyromorphite à une époque toute récente par des eaux radioactives. Plusieurs constatations faites par M. Danne sont d’ailleurs en faveur de cette hypothèse.
- Pendule électrique à échappement libre, d’après M. Ch. Féry. — (Séance du 23 janvier igo5).
- Cette horloge se compose d’un balancier
- (!) Pour obtenir un enregistrement continu qui soit applicable aussi bien aux ions ordinaires de grande mobilité qu’aux gros ions dont l’importance vient d’être signalée, il fallait donc transformer la méthode d’Ebert. MM. Langevin et Moulin (communication faite à l’Académie des Sciences à la séance du 30 janvier 1905) ont pu réaliser un appareil satisfaisant qui lonctionne actuellement au collège de France et qui sera prochainement installé au sommet de la Tour Eiffel.
- moteur qui fait progresser d’une dent, à chaque oscillation complète, la roue d’échappement d’une minuterie ordinaire. L’échappement est complètement analogue à l’échappement, dit à détente, employé dans les chronomètres de marine.
- Quant au fonctionnement électrique, il est assuré par une bobine et un aimant constituant un moteur magnéto-électrique dont le rendement, malgré sa faible puissance (2 à 3 gr. millim. par seconde), est d’environ 70 pour 100.
- Des mesures directes montrent que la f. c. é. m. développée à l’amplitude normale est de 0 volt 75 lorsque la pile qui actionne le système est de 1 volt, 09 (élément au chlorure d’argent). Ceci explique la faible dépense de l’appareil, inférieure à 0,5 watt par an.
- Sur un nouvel embrayage, par M. Hérisson. — (Note présentée par M. Léauté, à la séance du 6 février i9o5).
- La puissance et la progressivité sont les qualités essentielles que l’on recherche dans les embrayages. La progressivité n’est pas la moins importante ; car, en évitant toute brusquerie dans la transmission du mouvement, elle donne une grande douceur à la mise en marche, assure la conservation du mécanisme et permet l’emploi d’organes plus légers.
- Jusqu’ici la progressivité des embrayages purement mécaniques n’a été réalisée que par un seul moyen : en les réglant pour une puissance très légèrement supérieure à celle du moteur, en sorte qu’ils patinent pendant là période de mise en route et absorbent ainsi, par un travail de frottement, une partie de la puissance du moteur, ce qui permet l’entrainement progressif de la machine conduite. Ce moyen expose l’embrayage à patiner d’une manière permanente.
- Le but que l’auteur a poursuivi a été d’obtenir des embrayages absolument progressifs, quelle que soit leur puissance, et il a réalisé cette conception par le dispositif mécanique suivant :
- Soit une cuvette entraînée par un moteur et tournant folle sur un arbre relié à la machine conduite ; le corps de l’embrayage consiste en un support portant deux parties symétriques constituées chacune par un patin pou-
- p.358 - vue 359/685
-
-
-
- 4 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 359
- vant se déplacer du centre vers la circonférence ; ce patin est appuyé contre la paroi intérieure de la cuvette par un levier mobile dans le plan de l’axe du patin et de l’axe de l’arbre, levier articulé sur le support en un point voisin du fond de la cuvette. Supposons que le mouvement de ce levier soit obtenu par l’effet d’un coin soulevant son extrémité libre en glissant sur l’arbre quand il est poussé du côté du support par un levier sur lequel agit le levier d’embrayage. C’est là un moyen de serrage non réversible. Supposons, de plus, qu’entre chaque coin et le collier soit intercalé un ressort agissant par compression. Si l’on vient à exercer sur le collier d’embrayagé une pression f\ elle est transmise aux deux coins par les ressorts, les leviers sont soulevés, et les patins serrés contre la cuvette qui tend à les entraîner.
- Ceci posé, imaginons que l’on enlève, sur une certaine épaisseur, de la matière à la surface intérieure de la cuvette de manière à constituer une chambre d’une longueur moindre qu’une demi-circonférence. Lorsque, par le fait de la rotation de la cuvette, la partie chambrée viendra se présenter devant l’un des patins, A, par exemple, ce patin pourra progresser plus en avant et il le fera grâce au ressort a qui se détendra en poussant le coin. Supposons le déplacement du coin limité par une butée à une longueur l. Le patin A, à la sortie de la partie chambrée, fera pression sur la partie intacte de la cuvette raccordée à la première par une rampe. Dans la suite de la rotation, la partie chambrée viendra se présenter devant le second patin B, pour lequel les mêmes phénomènes se reproduiront. Le ressort b du coin commandant'le patin B se détendra et le coin s’avancera de /, suivi par le collier qui, sous l’action de la force f, s’avancera à son tour de la longueur l en comprimant le ressort a. Lorsque le patin A se retrouvera devant la partie chambrée, le ressort a se détendra de nouveau et le collier s’avancera également de l en comprimant le ressort b, et ainsi de suite. En sorte que, à chaque tour, le collier s’avancera de 2 l. Si donc, la course nécessaire pour produire un serrage suffisant qui entraîne le corps de l’embrayage est 2 ni, cet entrainement ne pourra être obtenu qu’au bout de n tours de
- la cuvette. On réalise ainsi une progressivité absolue, car elle est indépendante de la manœuvre et même de l’effort f exercé sur le collier d’embrayage.
- Ce principe est général et peut s’appliquer à un nombre quelconque de patins et à d’autres systèmes que celui qui vient d’être examiné.
- Au lieu de placer des ressorts entre le collier et les coins, on peut articuler ceux-ci à l’extrémité d’un palonnier sur le milieu duquel agit le collier ; le fonctionnement est le même, mais l’avancement du collier à chaque tour est moitié moindre.
- De même, on peut appliquer ce principe de palonnage à un embrayage à cuvette non chambrée tel que le suivant :
- Supposons que, dans le dispositif précédent, on fasse entraîner par la cuvette le système des deux coins en les faisant coulisser sur une douille concentrique à l’arbre, folle autour de lui et reliée à un couvercle assujetti sur la cuvette. Imaginons que l’on élargisse ces coins jusqu’à leur donner la forme des deux moitiés d’un tronc de cône concentrique à la douille et fendu suivant un plan passant par l’axe. Supposons enfin qu’il n’y ait plus qu’un seul patin, dont le levier de commande soit terminé par un axe parallèle à l’arbre et portant un galet s’appuyant sur les demi-troncs de cône. Si le collier d’embrayage est poussé en avant jusqu’à ce que le patin portant sur la cuvette fasse appuyer le galet, le demi-tronc de cône A sur lequel ce galet passe à un instant donné ne pourra s’avancer par suite du frottement déterminé par cette pression et son ressort a sera comprimé. Le demi-tronc de cône B s’avancera librement et, par ce mouvement, ira faire saillie par rapport à A, formant un échelon qui, par la rotation, viendra se présenter devant le galet, le soulèvera et augmentera ainsi le serrage. Mais aussitôt que le galet passera sur B, A, ne supportant plus sa pression et devenant ainsi libre, obéira à la poussée du ressort a et s’avancera par rapport à B, d’où production d'ùn nouvel échelon sur lequel devra monter le galet, et ainsi de suite.
- Cet embrayage, dont la manœuvre ne de-
- p.359 - vue 360/685
-
-
-
- L'ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 9.
- 300
- mande qu’un faible effort, se règle de lui-même à la puissance du moteur.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Frein synchronisant électromagnétique, par M. Henri Abraham (')• (Séance du 3 février.)
- Dans un assez grand nombre d’expériences, on est conduit à entraîner un appareil au moyen d’un moteur synchrone actionné par un courant alternatif. On peut alors être gêné par la complication qu’apporte le dispositif spécial de démarrage et par la perturbation que le moteur introduit dans le circuit. On atténue beaucoup ces inconvénients à l’aide de l’artifice suivant.
- L’appareil particulier qu’il faut entraîner est nn'i par un moteur auxiliaire. L’axe de ce moteur porte une roue dentée en cuivre rouge dont les dents défilent dans l’entre-fer d’un électro-aimant ayant ses deux branches de part et d’autre du plan de la roue. Cet électro-. aimant est actionné par le courant alternatif sur lequel on veut synchroniser le moteur.
- Supposons pour un instant le synchronisme établi et supposons, en outre, que chaque dent passe dans l’entre-fer au moment où le champ magnétique est presque nul. Les courants induits sont alors très faibles et le freinage qu’ils produisent est, par conséquent, minim uni.
- Pour maintenir le synchronisme, il suffirait que la puissance fournie au moteur auxiliaire fût j liste suffisante pour produire le mouvement et pour compenser la petite quantité d’énergie absorbée par le frein. Si nous fournissons au moteur une puissance un peu supérieure à cette valeur critique, ce moteur prend tout d’abord une légère avance de phase sur le courant alternatif. Les dents de cuivre rouge passent alors dans l’entre-fer à des instants où le champ magnétique a une valeur sensible; les courants induits augmentent et le frein absorbe toute l’énergie supplémentaire du moteur, sans que sa vitesse puisse augmenter.
- En pratique, la manœuvre se réduit à ceci : on met le moteur en marche et l’on fait passer le courant alternatif dans l’électro-aimant. La synchronisation se produit spontanément, le moteur s'accroche tout seul.
- P M. Abraham a fait une communication sur ce même sujet à l’Académie des Sciences (Séance du 6 février).
- Mesure des petits courants alternatifs de haute fréquence, par M. Duddell. (Séance du 16 décembre 1904.)
- Les courants alternatifs de haute fréquence et cle faible intensité (courants téléphoniques et courants de la télégraphie sans fil) ne peuvent être mesurés avec les appareils électromagnétiques et électrostatiques ordinaires, mais les appareils thermiques sont applicables. M. Duddell présente à la Société deux appareils fondés sur ce dernier principe.
- Premier appareil. — Un fil de platine-argent de 25p de diamètre est laminé pour former un ruban dont on fixe les extrémités, puis que l’on tord par le milieu de façon que les deux moitiés aient des torsions inverses (ruban tordu d’Ayrton-Perry). Sur le milieu se trouve fixé un petit miroir de galvanomètre. Quand un courant échauffe par son passage le ruban tordu, sa torsion augmente et le miroir tourne.
- Un système compensateur particulier empêche l’appareil d’être sensible aux variations de la température ambiante ; le zéro est fixe.
- Cet appareil donne 25cm. de déviation sur une échelle placée à 100 cm. pour un courant de 22 milliampères. Il décèle des courants inférieurs au milliampère. Sa self-induction est faible et il est très robuste.-Il a permis, pratiquement, de rechercher la cause des irrégularités de voltage des alternateurs accouplés ou commandés par une machine à vapeur.
- Second appareil. — Une résistance traversée par le courant à mesurer échauffe par rayonnement l’une des soudures du couple thermo-électrique (Bf, S b) d’un radiomicromètre de Boys.
- La résistance, en kruppin, or ou platine, a une longueur de 3 mm. à 4 mm. et une résistance qui peut dépasser 10,000 ohms.
- Le couple thermo-électrique fait partie d’un cadre rectangulaire placé entre les pôles d’un aimant permanent et soutenu par un fil de quartz. Le cadre tourne quand la soudure chauffe.
- Cet appareil est plus sensible et plus délicat que le précédent; il obéit rapidement et on le rend propre à des mesures variées en changeant la résistance chauffante.
- A. S.
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUGHE
- Le Gerant: A. Bonnet.
- p.360 - vue 361/685
-
-
-
- Samedi 11 Mars 1905.
- 1S* Année. — N° 10.
- Tome XLiII
- clairag
- ectnque
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l'Institut Electrotechnique Montefiore. — G. Ll P P M AN N, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. IVIONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’Ecole des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences (L Lille.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS DE CHEMINS DE FER
- Les différents systèmes d’éclairage électrique des trains, décrits dans notre Revue il y a deux ans environ, n’ont subi aucune modification ou amélioration importante. Les mauvais résultats pratiques ou économiques qu’ont donnés en France un certain nombre d’entre eux, en ont empêché l’exlension et ont inspiré aux compagnies de chemins de fer une défiance justifiée. L’apparition de l’éclairage au gaz, avec manchon incandescent renversé, les résultats satisfaisants présentés par ce système au cours de différentes expériences, et les espérances qu’il a fait naître, semblent avoir entravé d’une façon complète, dans notre pays, le développement de l’éclairage par l’électricité. Outre qu’il n’est pas légitime de condamner en bloc tous les systèmes d’éclairage électrique et de faire retomber sur eux la défaveur qu’ont encourue quelques systèmes venus trop tôt et insuffisamment étudiés, cet état de choses est infiniment regrettable, car il empêche tout essai nouveau et, par suite, tout progrès.
- Nous allons passer en revue quelques systèmes récents proposés ou appliqués dans le courant de l’année passée.
- 1°. Systèmes dans lequel l’éclairage est assuré par des accumulateurs seuls
- Ce système n’était susceptible en lui-même d’aucune modification particulière : le seul perfectionnement consiste dans un dispositif dellillqui permet de fermer tous les circuits d’éclairage de l’une ou l’autre extrémité du train ou bien de leur laissera chacun leur autonomie. La commande de tous les circuits d’éclairage par des relais actionnés à Fune des extrémités du train a déjà été réalisée en 1902 sur le chemin de fer de Ceinture.
- p.361 - vue 362/685
-
-
-
- 362
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 10.
- Le système Ilill (') est le suivant : le circuit d’éclairage de chaque voiture contient un interrupteur à main et un interrupteur électro-mécanique aux bornes duquel est moulé en dérivation un interrupteur à cheville (fîg. 1). Quand l’allumage des lampes doit être commandé d’une extrémité du train, on retire la cheville et on ferme l’interrupteur à main. Le chef de train allume ou éteint toutes les lampes en fermant ou en ouvrant le circuit de tous les interrupteurs électro-mécaniques. Chacun de ceux-ci est constitué par une armature portant un enroulement de fil fin et un électro-aimant bobiné également en fil fin : ces deux enroulements sont reliés en série ou en parallèle, et l’amenée de courant à la bobine mobile est faite par un fil souple. L’armature porte un contact plongeant dans un godet de mercure ou tout autre dispositif approprié et est maintenue relevée par un ressort ou un contrepoids. Deux câbles vont d’un bout à l’autre du train, la continuité
- étant assurée entre les voitures par des cordons souples de jonction. L’un de ces câbles est relié aux pôles négatifs de toutes les batteries, et l’autre est relié à l’une des bornes de chaque interrupteur électro-magnétique dont l’autre borne est connectée au pôle positif de la batterie correspondante. Deux interrupteurs placés dans les fourgons de tète et de queue permettent de relier ensemble les deux câbles.
- Dans la figure 1, a représente l’interrupteur électro-magnétique dont la borne t est reliée au plot supérieur de l’interrupteur à cheville b et à la partie inférieure de l’interrupteur à main G qui permet d’allumer l’un ou l’autre des circuits de lampes LL’ ou les deux circuits à la fois. L’armature d porte une pointe qui peut plonger dans le godet en fer l contenant du mercure. Le pôle positif de la batterie est relié au plot inférieur de l’interrupteur à cheville b et à la borne t' de l’interrupteur électro-magnétique. Quant à la borne £2, elle est reliée au câble l. A l’intérieur de l’interrupteur électro-magnétique les connexions sont les suivantes : t communique avec l’armature d, t' communique avec le godet à mercure l et avec une extrémité de bobine de l’électro-aimant, et t1 communique avec l’autre extrémité de la bobine. On voit que, quand l’interrupteur S est fermé, le courant de la batterie passe par t, les enroulements excitateurs, /2, le câble /, l’interrupteur S, et le câble central relié au pôle négatif. L’armature d est attirée et lerme le circuit des lampes par t', l, t, et l’interrupteur à main O. Quand l’interrupteur S est ouvert l’électro-aimant n’est plus excité, l’armature se relève et le contact est rompu. Lorsqu on veut rendre à la voiture son autonomie, on enfonce la cheville dans l’interrupteur b et on manœuvre l’interrupteur à main G.
- 2°. Eclairage de plusieurs voitures au moyen d’une seule dynamo et de plusieurs batteries. Système Pieper et Vlloest (2) (fig. 2).
- La dynamo g est placée sur la locomotive, ou dans le fourgon. Chacune des voitures I, II
- P) Patente anglaise n° 17.602, 14 août 1903, acceptée le 28 juillet 1904. (2) Patente anglaise 18.322, 24 août 1904, acceptée le 3 novembre 1904.
- p.362 - vue 363/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 363
- contient une batterie d’accumulateurs un circuit de lampes b et un groupe d’interrupteurs d : il y a deux câbles terminés par des cordons souples de jonction. Sur l’un des câbles est intercalé tout le dispositif d’éclairage de la voiture ; l’autre câble est entièrement libre et va d’un bout à l’autre de la voiture sans être relié à aucun appareil. Les câbles de jonction sont placés à la même hauteur et sont à égale distance de l’axe de la voiture : les connexions sont alternativement saillantes (K,m, p, /•, e) et rentrantes (j, o, n,t, s). A l’une des extrémités du train, les câbles sont reliés à la dynamo ; à l’autre extrémité ils sont bouclés ensemble.
- Grâce à ce dispositif, tous les appareils de chaque voiture sont toujours parcourus dans le même sens par le courant, quel que soit le sens dans lequel on accroche la voiture, et il est impossible de faire une erreur de branchement d’où pourrait résulter un renversement de sens du courant.
- «r
- M3
- f—j--1—i
- rTpS-
- 4^
- Fig-. 2
- Système Voigt et Ilaeffer (1). -— Les organes de réglage et de connexion sont commandés par deux régulateurs à force centrifuge actionnés par la vitesse de la voiture. Ces deux régulateurs sont reliés ensemble par un levier de manière que leurs efforts s’ajoutent et que les chocs et la respiration n’aient pas d’influence.
- Chaque voiture contient, en plus des lampes normales dont le voltage correspond à celui de la source de courant principale (120 volts), d’autres lampes à basse tension et à faible consommation spécifique qui sont automatiquement connectées à une petite batterie d’accumulateurs quand la voiture est décrochée. La charge des batteries est effectuée par la manœuvre d’un commutateur qui, à la position de charge, élève la différence de potentiel de la machine en court-circuitant le rhéostat de champ, et intercale dans le circuit des lampes une résistance convenable. Le commutateur est relié à un mécanisme d’horlogerie qui est mis en mouvement chaque fois que le commutateur est placé sur la position de charge, et ramène le commutateur à sa position primitive au bout d’un temps déterminé: un index apparaît à chaque charge et indique le moment où elle a eu lieu.
- Système delà Société des accumulateurs Pollak (2). — Dans les installations d’éclairage électrique des trains, on emploie souvent, depuis quelque temps, une double batterie dans chaque voiture pour assurer plus de stabilité à la lumière; l’une des batteries se charge pendant que l’autre assure l’éclairage, et l’on renverse de temps en temps les rôles. Mais il arrive fréquemment que, dans la composition des trains, il y ait un certain nombre de voitures équipées avec deux batteries et un certain nombre équipées avec une seule batterie. Le dispositif suivant a pour but de parer à cet inconvénient (fig. 3) en répartissant les batteries en deux groupes, quel que soit le sens de la voiture et quoique un certain nombre d’équipements ne comportent qu’une seule batterie.
- L’une des voitures porte une dynamo a commandée d’une façon quelconque et un (*)
- (*) Patente autrichienne n° 18.840, déposée en août 1902. (2) Patente allemande 141.901, 7 avril 1903.
- p.363 - vue 364/685
-
-
-
- 364
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 10.
- commutateur automatique d. Chaque voiture contient 3 lignes principales: les lignes I et II sont isolées ; la 3e ligne peut être constituée par les rails.
- Dans les voitures munies cl’une seule batterie, celle-ci est branchée entre les lignes 2 et 3 ; dans les voitures munies de 2 batteries, l’une d’elles est branchée entre les lignes 1 et 3 et l’autre entre les lignes 2 et 3. Avec ce montage on peut, quelle que soit la composition du t^ain, réaliser deux groupes de batteries dont l’un se charge et
- Fig. 3
- l’autre se décharge. On emploie pour les jonctions des voitures entre elles un cordon souple à deux conducteurs croisés.
- 3°. Systèmes d’éclairage indépendants dans lesquels chaque voiture porte une dynamo
- ET UNE BATTERIE d’aCCUMULATEURS.
- Parmi les brevets récents et les nouvelles applications, il faut signaler le système Schàfer, le système Aichele, le système Loppé et le système Leitner Lucas.
- Dans le système Schâfer (') la dynamo, commandée par courroie, ne sert qu’à charger la batterie d’accumulateurs et est arrêtée automatiquement par un dispositif mécanique quand la charge est terminée.
- Le système Aichele, qui réalise un perfectionnement des systèmes Dick et IIi 11, a été décrit dernièrement (2). Il repose sur l’emploi d’une dynamo dont la vitesse est proportionnelle à celle du train et d’un moteur-régulateur commandant un rhéostat intercalé sur le circuit d’excitation de la dynamo. Les inducteurs du moteur régulateur sont excités en série par le courant total de la machine et par le courant des lampes, et, en dérivation, par la différence de potentiel aux bornes de la batterie. Le fonctionnement de ce régulateur permet de maintenir constantes l’intensité du courant de charge de la batterie et la différence de potentiel aux bornes des lampes.
- Le système Loppé (3) repose sur le principe suivant : la dynamo tourne à une vitesse proportionnelle à la vitesse du train et le courant d’excitation de cette dynamo varie d’une façon inversement proportionnelle à la vitesse. Pour obtenir cette variation du courant d’excitation, on emploie une petite dynamo auxiliaire calée sur l’arbre de la génératrice: cette machine est intercalée dans le circuit d’excitation de la dynamo principale et sa f. é. m. se retranche de la différence de potentiel de la source de courant (la batterie d’accumulateurs, dans le cas présent) qui assure l’excitation de la génératrice. Si cette source de courant présentait une différence de potentiel constante aux bornes, il sufïirait que l’excitation de la dynamo auxilliaire restât constante pour que la f. é. ni. de cette machine lut proportionnelle à la vitesse du train, ce qui donnerait lieu à une variation du courant d’excitation de la génératrice inversement proportionnelle à la vitesse. En réalité, la source sur laquelle est branchée l’excitation est la batterie d’accumulateurs dont la diffé-
- P) Patente allemande 217.079, 9 janvier 1904.
- (2) Eclairage Electrique, tome XLI, 17 janvier 1904.
- (3) Présenté au mois de juin dernier à la Société Internationale des Electriciens.
- p.364 - vue 365/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 365
- rence de potentiel aux bornes croît avec la tension de la génératrice (fig. 4). On pare à l’inconvénient qui résulterait de cette variation de la différence de potentiel en excitant la machine auxiliaire en série par le courant de charge de la batterie : de cette façon sa force électromotrice croît, non seulement avec la vitesse du train, mais aussi avec la tension aux bornes de la génératrice.
- Le système ainsi constitué, permet de maintenir l’intensité du courant de la batterie pratiquement constante, mais cette intensité est déterminée, une fois pour toutes, et il
- est impossible de proportionner la quantité d’électricité fournie à la batterie pendant la charge à la quantité d’électricité absorbée pendant la décharge. On peut, il est vrai, ajuster grossièrement l’intensité de charge en manœuvrant un rhéostat Rh branché en shunt sur l’enroulement excitateur de la dynamo dévol-trice.
- Pour éviter cet inconvénient, on a complété de la façon suivante le dispositif : le circuit d’éclairage est relié d’une part au point f et d’autre part au point h.
- Le point f communique, par l’intermédiaire de l’interrupteur I»3, avec l’un des pôles de la batterie, et, par l’intermédiaire de la résistance r, avec le même pôle de la génératrice. Quand le conjoneteur disjoncteur In2 est ouvert et l’interrupteur I„3 fermé, l’éclairage est assuré simultanément par la batterie et la dynamo, et, quand le disjoncteur est fermé et l’interrupteur I„3 ouvert, l’éclairage est assuré par la dynamo qui charge en même temps la batterie. La manœuvre du disjoncteur I«2, de l’interrupteur I«^ fermant le circuit d’excitation de la génératrice, et de l’interrupteur I»3' est assurée par un appareil à force centrifuge. Elle a lieu dans l’ordre suivant :
- 1° A l’arrêt l’interrupteur I„3 est fermé; les deux* autres interrupteurs sont ouverts. 2° Dès que le train se met en marche, l’appareil à force centrifuge ferme l’interrupteur I'K, : on peut également fermer cet interrupteur à la main.
- 3° Quand le train atteint une vitesse V.,, l’interrupteur I„2 se ferme, IM3 restant également fermé.
- -4-4-
- -o-
- Fig. 4
- 4° A une vitesse V2 voisine de Yv l’interrupteur I„3 est ouvert.
- Au-delà de la vitesse V2, quand la dynamo alimente directement les lampes, une résistance r est intercalée sur le circuit et provoque une chute de tension suffisante pour compenser la différence entre la tension de la batterie en charge, et sa tension en décharge. Les interrupteurs I,M et lnJ) sont des interrupteurs à main, le premier sert à
- p.365 - vue 366/685
-
-
-
- 366
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 10.
- isoler la batterie du circuit ; le second est un interrupteur de secours doublant l’interrupteur I«3. Quant à D, c’est un disjoncteur à maxima.
- L’appareil à force centrifuge est constitué par un régulateur à boules entraînant dans son mouvement longitudinal un manchon qui porte les deux couteaux des interrupteurs I«2 et I„3. Il commande également un inverseur qui renverse le sens du courant. Pour cela l’extrémité de l’arbre du régulateur à force centrifuge porte un tampon conique qui peut pénétrer dans un logement creusé sur un bras mobile autour d’un axe. Quand la voiture est arrêtée, le tampon conique est appuyé dans le logement par l’action d’un ressort et, dès que le train démarre, il entraîne dans l’un ou l’autre sens le bras de l’inverseur dont deux butées limitent le mouvement. xA ce moment les boules du régulateur s’écartent et le tampon conique quitte son logement.
- En résumé, ce système semble susceptible de donner de bons résultats si le nombre des lampes allumées est à peu près invariable et si la voiture effectue toujours le même parcours. Sinon il faut ajouter le rhéostat Rh pour que l’intensité du courant de charge soit proportionnée à la quantité d’électricité dépensée pendant les décharges : on risque toujours soit de surcharger la batterie, ce qui détériore eu fort peu de temps les plaques et fait baisser rapidement le niveau du liquide, soit de charger insuffisamment la batterie qui se sulfate. Le principe de la dévoltrice est ingénieux et intéressant, mais il manque, pour que le problème soit entièrement résolu et le système tout à fait automatique, un appareil capable d’effectuer le réglage du courant de charge des accumulateurs.
- (.A suivre). R. de Valbreuze.
- SUR LES MESURES D’ISOLEMENTS PAR LA MÉTHODE DE LA PERTE
- DE CHARGE
- Dans les mesures des résistances d’isolement des câbles, on emploie fréquemment la méthode dite « de la perte de charge » qui, à défaut d’autres qualités, a celle d’être très pratique. Mais on établit, en général, la théorie de cette méthode, et l’on en déduit les formules comme si la résistance d’isolement était constante, alors que l’expérience montre très nettement que cette résistance varie, non seulement avec la durée d’électrification, mais encore avec le voltage. Ce fait est d’ailleurs connu des fabricants et des consommateurs de câbles qui ont soin de spécifier dans leurs marchés que les isolements auront telle valeur après telle durée d’électrification et sous telle tension.
- Lorsqu’on procède aux mesures par la méthode des déviations comparées, il est excessivement simple de tenir compte du temps d’électrification : il suffit de laisser la force éleetromotriee agir un temps égal sur le câble avant de faire la lecture de la déviation. On pourrait procéder d’une façon analogue avec la méthode de la perte de charge : si, par exemple, le temps d’électrification est fixé à 5 minutes, on mesurerait la décharge d’abord après 4 1/2 minutes, puis après 5 1/2 minutes ; le résultat des ('aïeuls donnerait approximativement la résistance après 5 minutes d’électrification.
- Dans la méthode de la perte de charge, on a cependant pour habitude de mesurer la décharge immédiate et la décharge après un certain temps : 1 minute, en général.
- p.366 - vue 367/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 367
- Le but de la présente note est de développer la théorie et d’établir les formules à employer pour le cas où, procédant comme il est dit ci-dessus on vent calculer la résistance d’isolement en tenant compte de sa variation avec le temps et avec le voltage.
- Reprenons d’abord la théorie élémentaire pour le cas oii la résistance est supposée constante. Soit un condensateur de capacité C, ayant, au temps t, à ses bornes une différence de potentiel P et contenant une charge Q, fermé sur un conducteur de résistance R et de self-induction négligeable ; et soit I le courant qui traverse ce conducteur. On a
- d’oii
- Q=CP
- Q = Qo — fîdt
- Q0 étant la charge initiale du condensateur, d’où
- dQ = — I dt
- d’autre part
- de (1), (2) et (3), on tire d’où
- et par intégration et enfin
- P - I.R
- Q = _r^Q
- G dt
- d,Q dt CR
- i 0 t
- LogQo — LogQ = gr [ t]f =CR
- R=I. '
- c LogQo/Q
- (2);
- (3) ,
- (4)
- Telle est la formule qui donne la résistance R dans le cas où l’on mesure la décharge immédiate Q0 et la décharge Q après un temps t ; en conservant pour toutes les mesures le même temps t (par exemple 60 secondes), on aura avantage à établir une table
- des valeurs du rapport pour une série de valeurs du quotient Q0/Q ; en posant
- pour abréger = K on aura la forme très simple
- t & LogQ0/Q 1
- r_k.
- R —G’
- K étant fourni par la taille lorsqu’on connaît Q0/Q.
- C’est ainsi qu’on calcule, en général, les résistances d’isolement lorsqu’on procède aux mesures par la méthode de la perte de charge.
- Prenons maintenant le cas où R est variable ; l’équation (4) subsiste et donne par intégration
- i dt
- Log Q0/Q = cf0 "h
- Cette équation, ou plutôt l’équation (4) pourrait permettre, par une série de mesures, d’établir la relation qui existe entre R et / et d’obtenir, du moins graphiquement, la courbe R = F(U-
- p.367 - vue 368/685
-
-
-
- 368
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. -, N° 10.
- Mais tel n’est pas le résultat auquel nous nous proposons d’arriver ; nous supposerons, au contraire, connue, la forme de la loi suivant laquelle varie la résistance R en fonction de t. Cette fonction contiendra naturellement un certain nombre de constantes; nous admettrons que ces constantes ne dépendent que de l’espèce d’isolant et non pas de ses dimensions géométriques, autrement dit, que pour un isolant de composition donnée, ces constantes ont des valeurs déterminées.
- Cette fonction R de t et d’un certain nombre de constantes ne saurait être déduite par raisonnement ; aussi allons-nous chercher à l’établir empiriquement ; la méthode de la perte de charge nous permettra ensuite de déterminer la constante la plus importante.
- Lorsqu’on relie, d’une part le enivre, d’autre part le plomb d’un câble aux pôles d’une batterie, le courant traversant l’isolant part d’une certaine valeur initiale, puis diminue peu à peu et devient au bout de quelques minutes sensiblement stationnaire. Sans chercher la cause physique de cette variation de courant, on voit que tout se passe comme si la résistance d’isolement, partant d’une valeur initiale déterminée, augmentait constamment et tendait asymptotiquement vers une limite dont elle diffère très peu au bout de quelques instants et qui peut être considérée comme atteinte en quelques minutes.
- Ce qu’il est pratiquement intéressant de connaître, c’est précisément cette valeur vers laquelle tend la résistance, valeur que nous désignerons par et que nous
- déterminerons par les mesures.
- Pour représenter la loi mathématique suivant laquelle varie R, nous pourrons adopter, d’après ce qui est dit ci-dessus, les formes suivantes :
- 1° Puisque R tend asymptotiquement vers une valeur Rdo, il est naturel d’écrire :
- R = R30 (i — ae a*)
- a et « étant des constantes déterminées pour un isolant de composition donnée et supposées connues.
- 2° Comme la valeur Roo vers laquelle terni R peut être considérée comme pratiquement atteinte au bout d’un temps relativement court P — P étant variable d’un isolant à l’autre — nous pourrons poser R^o — R, ; d’autre part, entre o et P, nous pourrons assimiler la courbe R = FQ) à une parabole et écrire :
- R = R , / 1 + at .
- 1 Vi +aP + 6<'V ’
- comme ci-dessus, nous admettrons que les constantes a et b sont déterminées pour un isolant donné et connues.
- Nous allons maintenant nous occuper de la détermination de Roo ou de R*, suivant que nous adopterons l’une ou l’autre des deux formes.
- Considérons d’abord la forme
- R — R . /
- 1 \i + ot' -{-ht"*) ’
- l’équation différentielle (4) devient alors
- dQ__ i -J- at' -j- bt'^ dt
- Q CR/ iatbt2
- En supposant que les racines
- . __— a -f- v a2 — 4 b
- 1 2 b
- p.368 - vue 369/685
-
-
-
- ld Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 369
- et
- a — y#
- 46
- de l’équation
- sont réelles, l’intégrale dt
- 26
- bt2 -f- at -j- 1 dt
- r dt ________________ C 1 dt C 1
- il 1 -j~ ut —|- b fi J q — t% t — t\ t) ^2 — tu t — l
- Loir
- t — t.
- L t — /)
- C,
- C., étant la constante d’intégration ou
- dt
- -St
- ibt -f- a -f- v«2—4b . „ L°g ——;---pi ' . ~r L.)
- at -(- bfi \Ja2— 4 b %bt-\-a — y a2— l\b
- Donc, nous obtenons par intégration, en tenant compte des conditions initiales et simplifications laites :
- Log Q - Log Qo :
- 1 -j- at' -f- bt"2 j (a — \Ja2 — l\b)t -j- 26 C.R^ya2— 4b g (a -)- \Ja2 — 4^Q-|-26
- d’oii enfin
- ,__1 1 -(- at' -f- bt'2 T (a— y a2 — 4^)^~b2^
- t — * ----- . =--- • Loir ----. .------------
- y ai
- 46
- (a -|- \'a2 — lib)t -|- 26 Log Q/Qo
- a, 6, t’ sont des constantes connues ; si l’on convient de prendre la décharge après un temps t fixe (par exemple 60 secondes) R*, prendra la forme
- A
- R* =
- G ' L0g Q/Qo
- A étant un coefficient dépendant des diverses constantes et de t. On pourra le calculer une fois pour toutes et établir une table des valeurs de pour une série de valeurs
- de Q/Qo- A l’aide d’une telle table R*, se calculera par la formule très simple, en posant *= A
- LogQ/Qo
- R** = ;
- Au lieu d’assimiler la courbe R = F(6) à une parabole d’axe parallèle à celui des R, on pourrait, dans certains cas, l’assimiler plus exactement à une parabole d’axe parallèle à celui des t et poser entre o et 4’
- t = aW 6R + c,
- «, b, c, étant des constantes dont la valeur 11e dépend que de la nature de l’isolant et de ses dimensions. Pour des câbles de dimensions différentes, les isolements pour les mêmes t sont proportionnels, 011 aura donc dans tous les cas
- t a(«R)2 -j- 6(aR) ~p c
- « étant ici la quantité à déterminer.
- On a alors
- p, _ — 6 -P y 62 — 4a(c— t)
- zaa
- il est évident, en effet, qu’il faut prendre la racine avec le signe
-
- p.369 - vue 370/685
-
-
-
- 370
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 10.
- L’équation différentielle (4) devient, dans ce cas :
- i dt
- dQ
- "q
- — . 2fla.---------- —
- C — b -j- y b'1 — 4«(c — t)
- qui, intégrée, donne Log
- CH étant la constante d’intégration ; et, en tenant compte des conditions initiales
- L0g Q = — n )V — 4«c -f- 4at -|- Log(yA2 — 4ac 4- 4at — -j-
- U f '
- T ir\ K V ------------- --------- V b'2 — ll(IC -4- IfClt—b I
- Log Qo/Q — - \ b- — 4«c + !\at — \ b'À — 4«c + Log- -; .
- G L V — kac — b J
- Ici encore, nous pourrons poser, en convenant de prendre la décharge après un temps t fixe, la valeur entre crochets — A et nous aurons
- ___n Log Qo/Q
- «-L-—ï—
- La valeur de R,, sera alors donnée par
- En posant
- _— b -j- y b2 — 4«c -j- l\at'_ i —b~\~\ b2 — l^ac -f- l\at! A
- G 2Æ Log Qo/Q
- K
- — b -)- y b2 — l\ac -j- l\ai!
- Log Qo/Q
- nous pourrons de nouveau calculer une tahle fournissant les valeurs de K en fonction de Q0/Q et nous aurons
- R -K
- Adoptons maintenant la forme
- R=R3o(i — ae~Kt) ;
- l’équation différentielle (4) devient alors
- dQ i dt i
- Q
- GR^o i — ae
- — cd
- Kt j.
- e dt
- rm * ^t
- IKm e — a
- d’où
- Log Q — — . -L0(ï («,“*_ a) +C1
- et en tenant compte des conditions initiales
- Log Qo/Q :
- Log
- e — a
- d’où l’on tire
- «CR=>o i — «
- Oit
- ___1 1 t e a Log Qo/Q
- ----“ • — • i-iocr---------
- qui est aussi de la forme ^. v ^ ^ ^ ; nous pourrons encore ici établir une tahle des
- valeurs K:
- LogQo/Q
- en fonction de Q0/Q et calculerons Woo par la formule
- K
- R:
- G
- p.370 - vue 371/685
-
-
-
- 11 Mars 1906.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 371
- Avant de quitter cette forme, remarquons que si, pour plus de précision, on représentait R par
- ¥) tt> / -«f -2 Kt\
- — aKe —a2e )
- Roo pourrait être aussi représenté par la forme
- R 30 = — . r-
- 6 bog
- Qo/Q
- ou, en établissant de nouveau une table des valeurs K=
- LogQo/Q
- en fonction de Q0/Q,
- par
- L’équation différentielle (4) serait dans ce cas
- dQ i dl
- Q GR^o i — a^e — a.2e
- après intégration et tous calculs faits, on voit qu’ici
- A___I -fVaf + 4«2 y — 1/2 (gj -f \îa\ 4- l\a2) _ a\ ~VÆi + 4«2 ^ eat— 1/2 {aK — yVf -\- 4a2)|
- œ( 4v;«i+4«2 g 1— 1/2 {an \]a\ -j-4«2 4\/«‘i -f- 4«2 S i — 1/2 {a^ — \ja\ -\- 4a2) j
- Récapitulant les résultats obtenus jusqu’ici, nous voyons que si R est une certaine fonction de £, nous obtiendrons la valeur vers laquelle tend R sous la forme
- R/ ou R^o —
- L A G L0g Qo/Q
- ?
- A étant une expression plus ou moins compliquée des coefficients entrant dans la fonction R = F(è) et du temps t après lequel on mesure une des décharges Q, l’autre décharge Q0 correspondant au temps O.
- Dans tous les calculs qui précèdent, nous avons considéré R comme fonction de t seulement ; mais l’expérience montre, ainsi que nous l’avons déjà dit au début, que R varie aussi avec le voltage. Dans les mesures de résistance par la perte de charge, le voltage est, de par la méthode même, variable ; il y a donc lieu, pour obtenir des résultats exacts, de tenir compte dans nos formules du fait que R = /(P) (P = différence de potentiel).
- On peut d’ailleurs le faire très simplement; en considérant que dans la méthode de la perte de charge, la variation du voltage pendant toute la durée des mesures n’est, en général, que de quelques unités pour cent, on peut admettre que, pour cette faible variation, la résistance d’isolement est fonction linéaire de la diminution du voltage (nous nous bornerons d’ailleurs à ce cas) et écrire :
- Rp — Rp0 [1 -f- n (P0 — P)] ;
- n étant un coefficient déterminé pour chaque isolant, positif puisque R croît quand le voltage décroît.
- Nous pourrons aussi écrire :
- Rr = Rr0[I+^Qo-Q)] •
- En admettant la première loi établie précédemment pour la dépendance de R du temps, et, en tenant compte de sa dépendance du voltage, nous aurons d’une manière générale :
- R = R=»,/>. [1 + g(P«- P)] [ -•
- p.371 - vue 372/685
-
-
-
- 372
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE T. xlii. — N° to.
- Ce qu’il est intéressant de connaître ici, c’est Roo,p0. L’équation (4) devient alors
- dQ__ i dt
- C
- et, en séparant les variables,
- j^1 + q (Qo — Q)J C1 —
- -Kt\
- 1 H— (Qo Q)
- — Q)~l — — —
- dt
- G J Q Ci — ae
- -v.t
- En intégrant et, en tenant compte des conditions initiales, nous obtenons
- 1 + ^ Qo) - Log Qo/Q - \ (Qo- Q) = w,c.R^p0 L°s T=r~a
- ou
- K,t
- d’où
- (i -f- rcPo) L0g Qo/Q — n (?o — P)
- L^^o =
- a.C.IL>o,^0 b i — a
- a.G (ï T- o) Log Qo/Q — tu (P0 — P)
- • Lob
- ou enfin
- R ______i A ________________i_____________
- G (i-)-nP0) Log Qo/Q — n(P0 P)
- A étant l’expression que nous avons introduite précédemment en traitant le cas
- • xt\
- R = Roo (x — ae
- Pour calculer R^>, /?0, il ne suffit plus de connaître ici le rapport Q0/Q, ü faut connaître encore le voltage initial P0 et le voltage final P; mais comme on a P = <^) P0 ; il
- suffit de faire les lectures faites dans la méthode de la perte de charge ordinaire et de mesurer la différence de potentiel P0 aux bornes de la batterie dont on se sert.
- Si l’on écrit
- n K
- Po=q’
- on voit qu’ici le facteur K ne dépend pas seulement de Q0/Q, mais aussi de P0 et P; il ne sera donc pas possible, ou du moins pas pratique, de calculer une table des valeurs de C ; il faudra calculer ces valeurs dans chaque cas particulier, A pouvant, il est vrai, être calculé une fois pour toutes.
- Remarquons pour terminer que si l’on a adopté une autre forme de II = R/,P), par exemple :
- l,-Rd/T^T^)x(,+n(P»^P)' ’
- on voit immédiatement, sans calcul, que l’on a encore
- R<'> i
- = . A.
- ’/>0 G (i-]-nP0) L0g Qo/Q — ft(Po—P)
- A étant ici l’expression trouvée précédemment en traitant le cas
- R=R,,1+°r+',(;.
- i -f- at -j- bt2
- Les résultats seraient absolument analogues si l’on prenait d’autres formes de R = F(*,P).
- J. Revilliod,
- Directeur de l’Ecole Electrotechnique du Locle.
- p.372 - vue 373/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 373
- DES TURBINES A VAPEUR
- LEUR APPLICATION AU POINT DE VUE ÉLECTRIQUE (Suite) (4)
- Turbine Parsons
- Construction. — La turbine Parsons (fîg. 17) appartient aux turbines à réaction. Elle est à arbre horizontal et tire l’appellation de turbine « à réaction » du principe de sa construction qui est le suivant :
- La vapeur pénètre par une soupape placée sur la génératrice supérieure du cylindre horizontal que forme la turbine. Au lieu de communiquer son énergie à une roue unique,
- Fig. 17. — Turbine Parsons
- elle la transmet successivement à un grand nombre de roues mobiles séparées entre elles par des roues à aubes fixes, appelées directrices, destinées à diriger le jet de vapeur.
- La détente est obtenue en faisant traverser à la vapeur la série des roues successives dont les diamètres vont en augmentant. Ce type de turbine pourrait donc prendre le nom de « turbine à détente multiple ».
- Afin d’équilibrer la pression que tendrait à produire une poussée vers le côté condenseur, des espaces annulaires cylindriques mettent en communication chaque série de roues à aubes avec des roues compensatrices ou plateaux compensateurs de mêmes diamètres.
- La vitesse de la vapeur est habituellement de 180 mètres par seconde. Dans ces conditions, les roues mobiles n’ayant à absorber qu’une faible portion de l’énergie cinétique pourront tourner à une vitesse relativement lente, et cette vitesse sera d’autant plus petite que le nombre de jeux de roues sera plus grand. En pratique, ce nombre esl limité par des raisons de construction mécanique, et par la résistance de l’arbre dont la longueur entre paliers deviendrait trop grande.
- Régulation. — Le régulateur de la turbine Parsons (fîg. 18) se compose d’un petit piston-valve dont la tige est commandée par une vis sans fin noyée dans l’huile. Ce dispositif est très souple et n’offre qu’une résistance très faible, dans tous les cas constante, aux
- (*) Voir Eclairage Electrique des 18, 25 février et 4 mars 1905.
- p.373 - vue 374/685
-
-
-
- 374
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 10.
- variations de pression. Il faut tenir compte cependant de cette faible résistance due aux frottements et autres causes, dans la détermination de la position moyenne du tiroir.
- Graissage. — Le graissage est assuré par une circulation continuelle d’huile au moyen d’une ou plusieurs petites pompes. L’huile chaude est refroidie par son passage dans un appareil spécial avant de retourner au réservoir.
- Fig. 18. — Turbine Parsons. — Système de réglage
- Résultats. — Nous donnons ci-contre les résultats des essais faits surla turbine d’Elberfeld ; nous empruntons ces données à la Schweizerische Bauzeitutig :
- TURBINE numéro PUISSANCE kw TEMPÉRATURE de la vapeur G0 SATURÉE OU surchauffée CONSOMMATION DE VAPEUR
- kg par KWH kgs par cl sur la dynamo îeval-heure sur la turbine
- I io3o 182,0 saturée 9>4a 6,93 6,37
- 735 i83,6 3 10,12 7>43 6,80
- - 470 184,8 » 11,31 8,32 6.73
- 1022 208,7 surchauffée 9>IQ 6,69 6,17
- 758 211,0 » 9>64 7>°9 6,47
- 48i 207.0 » !°,87 8,00 8,11
- Il 1042 181,0 saturée 9>69 7. *3 6,48
- 5o6 i85,o » u,34 6,36 6)77
- io3o 226,9 surchauffée 8,96 6,69 6,06
- 5io 2I9>° » IO,7! 7,83 7,01
- Le Journal of the Institution of Electrical Engineers de juillet 1904 communique les résultats suivants :
- Le premier tableau concerne un turbo-générateur de 200 kw. continu pour la traction.
- p.374 - vue 375/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D'ELECTRICITE
- 375
- Pression d’admission de la vapeur SURCHAUFFE Vide dans le cylindre de la turbine NOMBRE de tours par minute CHARGE kw CONSOMMATION DE VAPEUR
- kgs par heure kgs par kwli
- 9,3 kgs i4,4°C 690 m/m Hg 3o45 226 2,25 10,0
- 8,3 i5,5 710 3oio 232 2,3o 9,9
- 8,2 0 675 3ooo 204 2,23 IO,9
- 9,3 0 700 3oio O 0,43
- Le 2e tableau concerne un turbo-générateur de 500 kw.
- DEGRÉ DE VIDE CONSOMMATION DE VAPEUR
- m/m de mercure Pleine charge 1/2 !/4 à vide
- 725 11,6 0,679
- 700 10,1 *4,7 0,770
- 675 io.5 12,2 i5,6 0,861
- 65o IO,9 12,8 16,6 o,95i
- 625 n,4 i3,5 18,7 1,042
- 600 1 !,9 14,2 ï8,7 1,113
- 575 12,5 »4.9 20,2 1,223
- 55o 13,5 i5,7 21,0 1,313
- La Maison Brown Boveri a commencé la construction des turbines Parsons d’une façon active, l’année 1898. Nous donnons ci-contre les encombrements et vitesses, correspondant à quelques puissances usuelles. La turbine Parsons se construit également dans les ateliers de la Cle Westinghouse.
- PUISSANCE EN KW LONGUEURS LARGEURS VITESSES
- 4oo 7m,4oo O O CO £ 3ooo
- IOOO iom,ooo » 0 0 2000
- 5ooo i5m,ooo 3m,5oo 750
- Cependant, dès 1894, Parsons avait fondé une Compagnie spéciale pour la construction de turbines destinées aux navires. Le premier bateau actionné par turbines fut le fameux « Turbinici » qui fut suivi plus tard par le .King-Edwaril, VAmethyst, le Lorena appartenant tous à la marine anglaise. En résumé, la turbine Parsons donne de bons résultats ; elle est remarquable surtout par son emploi dans les services de la marine.
- (A suivre). L. Munch.
- BREVETS
- Dispositif R. J. Sheehy et A. G. Curphey pour la communication électrique entre une centrale et les sous-stations. — Brevet anglais n° 13, 674 du 18 juin
- 1904.
- Les appareils de la centrale sont représentés par la fîg. 1 ; ceux de chaque sous-station parla fîg. 2, L étant la ligne.
- Le relais polarisé PR, branché sur la ligne, est pourvu d’une armature dont le jeu sert à compléter le circuit d’une batterie locale par l’un ou l’autre des électros C, CL Le talon de L’armature de ces derniers actionne un commutateur-inverseur a, qui met dans le circuit extérieur L l’un des pôles, négatif ou positif, suivant
- p.375 - vue 376/685
-
-
-
- 376
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 10.
- le cas, de la batterie principale MB. L’action combinée de l’inverseur et du relais polarisé anime l’armature B d’un mouvement vibratoire continu, qui a pour effet de lancer sur la ligne une série d’impulsions de courant alternatif et aussi d’actionner, par le cliquet qui la termine,
- une roue à crochet C2, portant sur l’une de ses faces un frotteur C, qui, dans son mouvement giratoire, passe sur une série de touches disposées en cercle.
- Dans chaque sous-station (fig. 2), un relais polarisé PR3, également branché sur la ligne,
- a son armature qui vient compléter le circuit de la batterie locale LB1, par l’un des électros I ou IL Comme à la centrale, l’armature articulée P, entre en vibration et actionne le rochet K jusqu’à ce qu’il arrive au synchronisme avec
- celui C2, de la centrale. Le frotteur C3 passe sur 15 touches de contact reliées toutes indépendamment, d’une part au contact à broche 154 et, d’autre part à une série de 15 autres contacts I4, etc.; ces derniers étant eux-mêmes
- Fig. 2
- reliés au contact d’un autre commutateur à broche 16b Trente contacts entrent ainsi en jeu à chaque révolution complète du frotteur, de manière à produire en même temps sur la ligne un nombre égal d’impulsions alternatives.
- Quand on insère la broche en 154, le circuit de la pile LB se trouve complété par l’électro C dès que le frotteur touche le contact 15 au
- passage. Par suite, B reste abaissé malgré l’effort d’attraction de C4, cet électro étant à ce moment excité par l’action du relais PR. Tous les rochets C2, K, etc, sont alors immobilisés jusqu’à ce que la broche soit retirée de 15'', le pôle négatif de la batterie restant à la ligne.
- Dans cette position normale d’unisson des appareils, les leviers de contact k, dans les sous-
- p.376 - vue 377/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 377
- stations, sont en regard de ceux g2, et le courant passe de la batterie LB1 par g, II1, le poste-signal II2 et le conducteur g. L’indicateur montre alors le signal « libre ». Dans le dispositif représenté par les figures ci-contre, les connexions sont établies pour un groupement de 7 sous-stations sur une ligne les reliant à la centrale; outre la communication téléphonique ou télégraphique, des signaux particuliers peuvent être transmis comme, par exemple, « libre » ou « danger ». En fig. 1, le manipulateur du Morse est représenté par Z, l’appareil lui-même étant figuré par X et Y. Si on enlève la broche de 154 pour l’insérer à gauche de 6{, le frotteur tournera jusqu’à ce qu’il vienne toucher 6, où il se trouvera bloqué du fait que son arrivée sur ce contact complétera à nouveau le circuit local par l’électro C, la batterie principale étant, comme précédemment, reliée à la ligne par son pôle négatif. Dans toutes les sous-stations, les axes K auront exécuté un mouvement giratoire semblable sauf, toutefois, à celle portant le N° 6, où le levier k est venu s’arrêter en face de e2, de manière à fermer le circuit local par LB2 et l’électro F dont l’armature f8, se trouve attirée. Le déplacement de cette dernière donne lieu aux actions suivantes :
- a) . — Le circuit de la ligne est rompu à f, et est ensuite rétabli par l’armature/'8, f3, / S f A-> f 6> Ie levier m, le tambour m et f1. A ce moment, la broche Q peut alors être insérée en f’1, f’3, pour intercaler l’appareil télégraphique ou téléphonique dans le circuit de la ligne ;
- b) . — Fermeture d’un circuit local O2 comprenant un électro actionnant un signal sémà-phorique et un timbre avertisseur (F ;
- c) . — Fermeture en m\ du circuit local de la batterie LBH par l’électro N et son armature mz, ce qui a pour effet de faire exécuter à l’axe N2 et au tambour M une révolution complète au cours de laquelle ce dernier interrompt six fois, à intervalles rapides, le circuit principal, le signal lancé se trouvant ainsi répété trois fois entre les deux postes en communication. Le signal en retour indique à l’opérateur de la centrale que la sous-station N° 6 a ainsi bien interprété le signal qu’il lui a transmis. Pendant cette communication, le contact est rompu en g2 dans toutes les sous-stations dans lesquelles le signal « Libre » se trouve
- bloqué. Si, au contraire, la broche est insérée en un point à la droite G'*, le levier k stoppe en face de f2, l’électro E entre alors en jeu et actionne, par le circuit O3, un autre signal sémaphorique ou renvoie un signal contraire. Le jaek e2, e3, se trouve, dans ce cas, intercalé dans le circuit.
- Si on insère une broche en 16'*, le frotteur s'arrêtera sur le plus rapproché des contacts, avec lequel il est relié et le pôle positif de la batterie principale se trouvera mis à la ligne. Sous ces conditions, l’armature PR3 se maintient d’une façon permanente sur la droite, et le courant de la batterie locale LB2 excite l’électro U pour mettre les jacks, , u2 en circuit dans toutes les sous-stations. Une seule broche de commutation et un seul appareil télégraphique peuvent servir pour tous les jacks, la fermeture des circuits locaux u3, suffisant pour provoquer un appel général simultané dans toutes les sous-stations.
- L’appel de chaque sous-station à la centrale s’opère par une commutation de II, II1, pour mettre le tambour M sur la ligne et en même temps fermer le circuit de la batterie locale LB* sur l’électro N pour provoquer la rotation de M. Une clef d’arrêt R immobilise I2 pour le cas où une autre sous-station étant appelée par la centrale au même moment, cette dernière puisse communiquer avec les deux à la fois.
- Par le fait d’établir une communication et pendant tout le temps que dure cette dernière, les appareils des postes intéressés se trouvent décalés par rapport à ceux des autres postes, mais on les ramène facilement au synchronisme en laissant le frotteur faire trois révolutions successives, et en le faisant ensuite arrêter sur le contact 15. En outre, dans chaque poste, un électro de mise au point G règle la rotation de l’axe K pour le ramener à la position g correspondant à l’unisson. En dehors des moyens de communication que ce dispositif permet d’établir, chaque poste est pourvu d’un dispositif indépendant du premier à l’aide duquel il peut dépêcher aux autres postes un signal spécial pour les cas d’urgence sans qu’il soit besoin d’établir les communications dont il vient d’être parlé pour permettre qu’il y soit répondu.
- L. D.
- *
- p.377 - vue 378/685
-
-
-
- 378
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 10.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur le calcul de la force électromotrice efficace des machines à courants triphasés. — Muller. — Zeitschrift für Electrotechnik, i5 janvier 1905.
- La forme des courbes de tension des machines synchrones n’est généralement pas une sinusoïde, mais résulte de la superposition d’ondes sinusoïdales dont les fréquences sont des multiples pairs et impairs de la fréquence fondamentale. Il est indispensable de pouvoir connaître, par l’étude de la forme de la courbe, la valeur efficace de la force électromotrice, c’est-à-dire de déterminer le facteur de force électro motrice.
- Pour cela, il faut d’abord tracer la courbe du champ, ce qui est facile si l’on admet que la réluctance du fer est extrêmement petite vis-à-vis de celle de l’air, et que, par suite, la différence de potentiel magnétique entre deux points quelconques d’une masse polaire et l’induit a la même valeur. Le chemin suivi par les lignes de force magnétique est toujours celui où elles rencontrent sur leur passage la moindre réluctance. Si l’on appelle R la réluctance totale de ce chemin et R.r la réluctance d’un tube de force, l’expression
- doit être mini ma.
- Pour déterminer la réluctance des différents tubes de force, il est nécessaire de décomposer en plusieurs parties ceux dont la section est très variable.
- La réluctance d’une partie du tube limitée par les sections a et b et ayant une longueur la est :
- Si les valeurs de b et a 11e diffèrent pas de plus de 40 %, on peut se contenter du premier terme du développement en série du logarithme
- log loi
- b
- a
- et il vient
- la
- a -J- b
- 2
- La réluctance de tout le tube de force est donc :
- FG
- l
- a
- a -j- b 2
- lb < A l) —|— c c —|— et 2 2
- En appelant M la différence de potentiel magnétique ‘supposée constante entre la surface d’une masse polaire et celle de l’induit, çL*. le flux dans le tube de force de réluctance! R^, on a :
- M
- _*x_ M
- ' t>x — — 5—
- Çx
- l’induction à la surface de l’induit où le tube de force a une section qx. On suppose la longueur axiale de la masse polaire et de l’induit égale à l’unité.
- De même l’induction au point où le tube de force a une section (entrefer) est
- Donc
- B*
- B§_ M
- qs ~~ q§B§
- M — (75R3B5 — qxBxBx
- B
- X
- qxBx
- (O
- Partant de la valeur de Bg, on peut déterminer au moyen de cette formule les inductions correspondantes sur la périphérie de l’induit, et obtenir la courbe de répartition du champ. Cette formule 11e tient pas compte de la proximité d’un autre pôle, et il faut corriger un peu la courbe obtenue.
- Si l’induit est lisse, comme nous l’avons implicitement admis jusqu’ici, la tension induite dans chaque fil a la même allure que la courbe de courant ; si l’induit est denté, la tension induite peut n’avoir pas la même allure que la courbe de flux. Les encoches produisant une augmentation de la réluctance, on peut
- p.378 - vue 379/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- R E VUE D ’ E L E C T RIC1T E
- 370
- déduire la courbe de champ d’un induit denté de la courbe de champ d’un induit lisse en augmentant la valeur de l’entrefer S. On obtient ainsi une courbe de flux équivalente, à laquelle est semblable la courbe de force électromotrice induite.
- Dans les enroulements à plusieurs encoches par pôle et par phase, on obtient la courbe de tension résultante en superposant autant de courbes de champ qu’il y a d’encoches, chaque courbe étant décalée de la valeur d’une encoche et d’une dent par rapport à la précédente.
- Pour obtenir la valeur efficace de la courbe de tension, il faut élever au carré les ordonnées et remplacer la surface de la courbe ainsi obtenue par celle d’un rectangle équivalent. La racine carrée de la hauteur de ce rectangle est la valeur efficace cherchée. En appelant t la base, y les ordonnées et x les abscisses de la courbe de tension ‘résultante, sa valeur efficace est donc
- et sa valeur moyenne arithmétique est
- Le rapport de la valeur efficace à la valeur moyenne s’appelle le facteur de forme :
- f— \ M(f/2)
- m (y)
- Ce facteur étant un nombre sans dimensions, la courbe de tension, qui sert à le déterminer, peut être dessinée à une échelle arbitraire.
- Pour trouver la relation entre le facteur de forme et le facteur de force électromotrice, considérons d’abord la loi fondamentale de l’induction donnant la valeur instantanée de la tension induite dans un tour d’enroulement
- . ____dN
- dt
- T
- En appelant — le temps nécessaire au système inducteur pour se déplacer d’une division polaire vis-à-vis de l’induit, et en supposant que la courbe de flux traversant un tour d’enroulement est symétrique par rapport à l’axe des
- abscisses, on trouve pour la valeur moyenne de la tension induite
- Mc 'i/z'S n désignant la fréquence^,
- Si la largeur de l’enroulement est égale à celle de la division polaire et si <1> désigne le flux sortant de chaque pôle on a :
- N = — pour les induits en anneau
- X = <ï> pour les induits en tambour
- Pour avoir une seule formule dans les deux cas, nous appellerons s le nombre des conducteurs actifs d’une phase : il vient
- M(e) = ans4>io—8 volts
- Comme nous l’avons fait remarquer, /' est indépendant du système d’unités choisi. Donc on doit avoir
- ,_ Jp_
- 1 ~~ M(e)
- en appelant Ep la tension efficace et M(e) la tension moyenne en volts.
- On peut donc écrire
- Ep = /"M(e) — 'ifns® io—8 volts
- En posant finalement
- 2/-= K
- il vient
- Ep — Kns4> i o—8 volts
- On appelle K facteur de force électromotrice parce que, étant donnés, c’est lui qui
- détermine la valeur de E^.
- Quand on a calculé ce facteur pour une machine dans laquelle les enroulements induits, les dimensions des masses polaires et la longueur de l’entrefer sont entre eux dans des rapports déterminés, la même valeur est applicable à toutes les machines semblables.
- Le tableau ci-après indique les valeurs du facteur de force électro-motrice pour des machines à pôles alternés à induits dentés et longues bobines, avec enroulements répartis. Le rayon de courbure des cornes a été pris égal
- à — et la hauteur des masses polaires à 5 de la longueur de l’arc polaire. L’entrefer § a été
- p.379 - vue 380/685
-
-
-
- 380
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 10.
- TABLEAU DES FACTEURS DE F. É. M., POUR DES ENROULEMENTS TRIPHASÉS DU TYPE A PÔLES ALTERNES.
- Tension efficace E;, = Kns$io—8
- K facteur de f. é. m. n =. fréquence.
- s — nombre des conduc. par phase.
- 3» — flux par pôle.
- Nombre d’encoches par pôle et par phase. RECOUVREMENT POLAIRE
- o-4 o-45 o-5 o-55 0-6 o-65 0-7 0-76
- k 2- 8 2-7 2-58 1 2-5 1 1 2-42 2-33 2-26 2-22
- E, i-6 i-64 1-67 1-7 1-7 1-71 1-716
- 2 k 2-58 2-5 2-42 2-36 2-3 2 -23 2-17 2-1 3
- Ey i-63 i-66 1-68 ï-y1 1-716 * 1-72 1-72 1-72
- 3 k 2-56 2-48 2-4 2-34 2-28 2-21 2-i5 2-12
- Ev Tp i-64 1-67 1-69 -716 1-72 1-72 1-72 1-725
- 4 k 2-55 2-47 2-38 2-32 2-27 2-2 2-1 4 2-1 I
- E\ Ev i-65 1-68 1 —7 I-72 1-725 1-725 1-73 1-73
- ENROULEMENTS RÉPARTIS
- S I T 3 k 2-55 2-47 2-38 2-32 2-26 2-19 2-13 2-1
- Ey Ëv i-65 1-68 I-72 1-725 1-725 1-73 i-73
- S 2 T 3 k 2-18 2-1 2-07 2-03 1 —98 i-93 1-88 1-84
- Ey Ëp 1-72 | 1-726 1-725 1-73 i-73 1-73 i-73 i-73
- pris égal à ^ du pas polaire et l’augmentation de réluctance due aux dents, à environ 10 % de la réluctance de l’entrefer.
- Pour montrer l’influence de la forme des courbes, sur la valeur de la tension E„,
- avons indiqué dans le tableau, les valeurs du
- i E«
- rapport
- On voit, d’après ce tableau, que le facteur de f. é. m. K, croit quand le recouvrement polaire décroît, et il pourrait sembler avantageux au
- nous
- p.380 - vue 381/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 381
- premier abord de choisir ce recouvrement aussi grand que possible. Mais il faut faire attention qu’alors la dispersion entre pôles voisins augmente beaucoup et oblige à augmenter l’excitation. On est limité en pratique à des valeurs comprises entre 0,5 et 0,7.
- On voit aussi qu’une grande division des enroulements, c’est-à-dire l’emploi de beaucoup d’encîsches par pôle et par phase, diminue le facteur de f. é. m. En pratique, on emploie rarement plus d’encoches par bobine.
- E. B.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- L’Établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil (4° partie), A. Slaby (')• — Electrc-technische Zeitschrift, 22 décembre 1904.
- III, § 2. Transmetteur à excitation directe arec amortissement amoindri.
- Les considérations du paragraphe précédent ont montré que la cause principale de l’amortissement des oscillations réside dans la résistance de l’étincelle. Tous les efforts faits pour élever le rendement des transmetteurs de télégraphie sans fil doivent être concentrés sur ce point.
- Comme éléments d’une moindre importance, il faut signaler le métal dont sont constitués les électrodes de l’éclateur et le rayon de courbure de leurs surfaces. Nous avons vu dans la 3e partie que l’emploi de l’huile dans les éclateurs était à rejeter.
- Nous avons établi clairement deux faits d’inégale importance ; le premier se rapporte à la décomposition en une série d’étincelles partielles d’une étincelle correspondant à une même différence de potentiel totale ; l’autre se rapporte à la relation entre la résistance de l’étincelle et l’intensité du courant. C’est sur cette relation que sont basés les dispositifs que nous allons décrire.
- D’après les indications données au chapitre I, § 1, la quantité d’énergie que peut absorber un transmetteur n’est pas indéfinie ; elle est limitée par la tension de surface maxima admissible. Quand cette tension est dépassée, une partie de l’énergie est perdue par radiation directe de masses électriques (électrons ).
- (’) Voir Eclairage Electrique : Tome XLI, 29 oct., 5 et 19 nov. 1904, p. 178, 221, 300. Tome XLIt, 7 janvier 1905, p. 30.
- Un transmetteur alimenté sous une tension trop élevée est semblable à un tube perforé comme un crible dans lequel on enverrait de l’eau sous haute pression. Le courant oscillant dans l’éclateur est également limité par la capacité du transmetteur. La résistance de l’éclateur et, avec elle, l’amortissement des oscillations dépendent directement de l’intensité du courant. Si, abstraction faite de la subdivision des étincelles, on veut réaliser une diminution de la résistance, il faut prendre soin d’augmenter l’intensité du courant sans modifier le courant de charge du transmetteur. Pour cela il faut, dans l’éclateur, superposer à ce courant un second courant servant à la charge de capacités auxiliaires et ayant même fréquence et même phase que le courant principal.
- Les considérations développées au chapitre I, § 4 (transmetteurs en harpe et en cône) conduisent facilement à la solution de ce problème. Si l’on excite un fil double au moyen d’un éclateur mis à la terre, ce fil double, pour un écartement suffisant entre fils, a une fréquence d’oscillation qui concorde avec celle d’un fil unique. La raison en est que les capacités d’oscillation (C L) du fil simple et du fil double sont égales, puisque la capacité électrostatique double pendant que la self-induction diminue de moitié. Si la distance entre les fils parallèles est assez grande pour qu’il n’y ait aucune influence par électrisation ou induction mutuelle, chaque fil oscille comme si l’autre n’existait pas. L’amortissement dans l’éclateur est par contre sensiblement amoindri, puisque l’intensité du courant qui le traverse a doublé ((),
- Ce dernier avantage reste acquis quand on supprime l’action à distance du second fil en le plaçant parrallèlement à la terre. Ce second fil peut également être remplacé par une capacité équivalente, et il en résulte que l’on peut ajouter une capacité à tout dispositif transmetteur sans modifier sa longueur d’onde pourvu que l’on opère à un nœud de tension. Or, en reliant l’éclateur à une bonne prise de terre, on peut toujours le considérer comme placé à un nœud de tension.
- (!) Le fil double est donc doublement avantageux au point de vue de l’action à distance ; c’est ainsi que peuvent s’expliquer les remarquables résultats obtenus avec des transmetteurs multiples.
- p.381 - vue 382/685
-
-
-
- 382
- L’EC L AIR A G E EI, E C T R ! Q U E
- T. XLII.
- N° 10.
- Il y a cependant une petite restriction à faire à cause de la self-induction de l’éclateur. Le facteur de forme important pour la eapa-pacité d oscillations du transmetteur (I, § 5) est augmenté par la superposition d’un courant dans l’étincelle. Tl en résulte un accroissement de la longueur d’onde qui, pour de fortes capacités additionnelles, peut atteindre 1 à 2 % . Cet accroissement augmente quand la connexion allant à la prise de terre possède une certaine longueur et fait partie du circuit oscillant.
- La capacité auxiliaire employée pour la superposition d’un courant dans l’éclateur n’a pas besoin d’être une capacité de surface fig. L) : elle peut être formée par des condensateurs
- Fisr. 1
- Fig. 2
- mis à la terre (fig, 2\ ou placés en dérivation sur l’étincelle (fig. 3).
- Les expériences suivantes vérifient l’exactitude de ces considérations :
- 1° Un transmetteur linéaire A (fig. 4) avait,
- Fig. 3
- avec un fil de terre de 20 cm. de longueur, un quart d’onde de 11 m. GO. Quand on ajoutait un second fil B de même longueur que A, le quart d’onde s’élevait à 11 m. 80.
- 2° Un transmetteur en harpe (fig. 5), excité sans dispositif propre à diminuer l’amortissement, présentait un quart d’onde de 16 m.70. En superposant un circuit oscillant accordé sur la même longueur d’onde on constatait une ' onde commune j = 16,90.
- 4
- 3° Deux circuits oscillants fig. G) parfaitement concordants, de 6 mètres de périphérie avec une capacité G : : 120, présentaient individuellement
- la même longueur d’onde J 5,40 mètres.
- Quand 011 réunissait les deux circuits, la longueur d’onde s'élevait à 10 m. 50, c’est-à-dire augmentait de 7,1 % , parce que la capacité auxi-
- liaire n’était pas placée au nœud de tension et que l’accroissement de self-induction avait lieu sur une longueur commune de 1 mètre. Si les deux conducteurs horizontaux, au lieu d’être dans Je prolongement l’un de l’autre, comme dans la figure G, forment entre eux un angle «, on constate l’influence de l’induction mutuelle; l’onde résultante varie avec l’angle «.
- k 1800 90° 600 45° 3o° i5°
- - —l6,5 l6,5 16,6 16,3! l6,8 17,0
- Quoique d’après les considérations exposées à la 3e partie, $ 1, il soit certain que l’amortissement est diminué par la superposition d’un courant de même fréquence dans l’éclateur, il nous a paru nécessaire, à cause de l’importance de la question, de vérifier le fait par des mesures directes.
- Comme premier moyen nous avons pensé à contrôler avec un appareil thermique la valeur du courant oscillant dans le transmetteur. Si la déviation observée augmente quand on superpose un courant de même période dans l’éclateur en maintenant constante la différence de potentiel entre électrodes, cela 11e peut être attribué qu’à une diminution de la résistance d’amortissement. Si le transformateur employé permet, quand la charge croît et que la fréquence primaire reste constante, d’assurer aussi la constance de la fréquence de charge, l’expérience réussit ; sinon elle échoue. En effet, comme l’a montré Hardén (Physikalische Zeitschrift, 1903), il peut se pro-
- p.382 - vue 383/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 383
- duire pendant une demi période de l’onde primaire plusieurs charges de la capacité dont le nombre diminue quand la puissance croit et finit par se réduire à une seule (fig. 7). Il est clair que les indications de l’appareil thermique sont influencées par ce fait et peuvent, quand le transformateur est fortement chargé par suite de la superposition du second courant, accuser des valeurs plus faibles que ne le voudrait la diminution de l’amortissement, parce que le nombre des décharges par
- jjüb
- Fig. 8
- unité de temps a diminué. On ne peut donc employer d’appareil thermique pour des mesures comparatives de l’amortissement que quand non seulement la fréquence primaire du transformateur, mais aussi la fréquence des charges restent parfaitement constantes.
- Nous n’avons donc pas pu réussir à vérifier par cette méthode les déductions du § 1 ; nous avons obtenu tantôt des déviations plus fortes, tantôt des déviations égales de l’appareil thermique ; il nous est même arrivé parfois d’obtenir des déviations plus faibles, comme dans l’exemple suivant.
- 4° Une harpe H, formée de 10 fils parallèles avec une capacité de 153 cms présentait avec l’appareil thermique des intensités de courant en fonction de la longueur d’étincelle. La longueur
- d’onde est restée constante et égale à £ =i2mrjo.
- Quand nous avons relié à l’éclateur une seconde harpe II2 de même dimension que la première et placée à angle droit avec elle, fig. 8, nous avons obtenu, pour une même longueur d’étincelle, des résultats sensiblement plus faibles pour le courant total dans la première harpe, quoique la longueur d’onde fût la même dans lés deux, soit 13 mètres. La diminution des indications de l’appareil thermique doit être
- attribuée à ce que la fréquence de charge varie quand on double la capacité.
- Nous avons donc dû, pour notre vérification expérimentale, avoir recours à une autre méthode. Celle-ci consiste à déterminer la résistance d’nn éclateur de mesure placé en série avec l’éclateur ordinaire en la comparant avec une résistance de graphite. On obtient ainsi des chiffres indépendants de la fréquence de charge et par conséquent comparables entre eux pour différentes capacités. L’appareil thermique ne sert qu’à faire les comparaisons pendant une même série d’essais avec une capacité et par suite une fréquence de charge constantes.'
- 5) La harpe IQ composée de 10 fils parallèles fut d’abord soumise seule à la mesure (fig. 8) et la résistance pour des longueurs d’étincelles de 5, 10 et 15 mm. à l’éclateur de mesures, fut déterminée en fonction de la longueur d’étincelle par comparaison avec la résistance du graphite Wg'. Ensuite nous avons branché la harpe II2 de mêmes dimensions et déterminé la résistance de l’éclateur : nous avons vu ainsi nettement que Tamortissement diminue d’une façon considérable quand on superpose dans l’éclateur un courant auxiliaire.
- Les courants superposés devant être de même fréquence et en phase, il faut, si l’on emploie pour le second courant un circuit oscillant, accorder celui-ci avec grand soin comme le montrent les expériences suivantes.
- 6) La harpe dont il a été question fut excitée d’abord sans diminution de l’amortissement ^£=12,70 métres^j : pour une longueur
- d’étincelle de 16 mm. les résistances d’amortissement dans l’éclateur de mesure furent déterminées avec soin. Ensuite on brancha sur l’éclateur un circuit accordé ^£ = 12,7 m.^- La harpe et, le circuit auxiliaire présentèrent la même longueur cl’onde £ = 13 mètres, les résistances de^
- l’éclateur de mesure ayant des valeurs sensi- ' blement plus faibles. Finalement la fréquence du courant superposé fut modifiée et la longueur
- d’onde du circuit auxiliaire portée à £ = 20 m.
- La longueur d’onde de la harpe resta invariable :
- / , , ,
- = 13 métrés. Mais 1 amortissement présenté un
- p.383 - vue 384/685
-
-
-
- 384
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 10.
- accroissement considérable et devient supérieur à celui du transmetteur primitif à harpe unique.
- Dans les exemples précédents, l’accouplement avait lieu dans l’éclateur. Une faible augmentation de la longueur d’onde (i à 2 % ) est inévitable parce que la self-induction de l’étincelle varie, niais le transmetteur composé est toujours monotonique (fi. On peut cependant se demander s’il resterait monotonique dans le cas où la partie commune servant à l’accouplement aurait une forte self-induction.
- 7) Pour résoudre cette question nous avons fait l’expérience fondamentale suivante :
- Un transmetteur linéaire en fil de cuivre nu de 0,8 mm. de diamètre et 10 mètres de longueur fut excité en A (fig. 9) par un écla-
- / /j
- a-, y “7" / c
- 1 y 7, i -
- B
- a Æ J? a
- O 1 2 J V
- Fig. 9
- teur et accouplé avec un fil BD = BC = l. Pour différentes positions du point d’attache B, c’est-à-dire pour différentes longueurs communes AB = «, nous avons mesuré les longueurs d’onde au moyen de l’échelle de multiplication. Nous avons trouvé que le transmetteur était parfaitement monotonique ; mais l’onde résultante croissait considérablement avec a.
- Cet allongement de l’onde est caractéristique pour tous les systèmes combinés dans lesquels l’accouplement embrasse une self-induction commune assez importante.
- Considérons le transmetteur comme composé de deux circuits oscillants ABC et ABD ; ces deux circuits possèdent avant l’accouplement des capacités d’oscillation égales, sont par conséquent identiques au point de vue électrique et présentent, quand on les excite séparément, des longueurs d’onde égales. Si l’on désigne par C et L leur capacité et leur coefficient de self-induction pour une répartition constante
- de la tension et du courant, la longueur d’onde et donnée par (I § 2]
- 'o __ /TTT-
- 4 — vbL ou
- ;'0 _ 71 rrrr-,
- —,~ — - y L L
- 4 2
- Le facteur :
- C' = — G
- 7T
- représente la capacité concentrée en un point du circuit oscillant et
- L' = —L
- 7T
- représente le coefficient de self induction du fil dépourvu de capacité. Nous pouvons admettre qu’après l’accouplement des deux circuits oscillants par la partie commune A4, les deux chemins des ondes subsistent côte à côte et leurs courants s’additionnent l’un à l’autre en a. Pour les deux chemins suivis par les ondes, les capacités d’oscillations ont la même valeur mais celle-ci est différente de la valeur primitive valable pour le cas des circuits séparés. D’une part la capacité est augmentée par la présence du fil attaché en B, d’autre part la self-induction dans la partie commune est doublée par la superposition du second courant : par rapport à la partie commune, le fil BC a donc une self-induction deux fois moins considérable que primitivement.
- Pour chaque chemin suivi par les ondes il faut compter par suite sur une self-induction
- L — L jtx —|— çL \l
- en supposant, à condition que a n’ait pas une valeur trop considérable, que le facteur de forme au ventre de courant soit égal à l’unité et que, par suite de l’inégale répartition du courant, le facteur de forme en l soit Ç. — L^ désigne la self-induction par mètre de longueur de fil. /
- La capacité à calculer se compose de celle du segment commun a et de la double capacité du fil l
- G — £ Gjd —f— 2yiCjl
- où 5* et r, sont les facteurs de forme correspondants et C, la capacité par mètre de longueur de fil.
- (') Eintônig.
- p.384 - vue 385/685
-
-
-
- H Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 385
- Pour chaque chemin la longueur d’onde est déterminée par l’expression
- — 2 ~ ^ -j- 2»?C1Z^
- Les facteurs de forme sont donnés par le tableau indiqué dans la première partie § 6. D’après les mesures décrites dans la première partie, § 3, C4 est égal à 6 cms et L^ déduit de la longueur d’onde du circuit oscillant séparé
- ^ = 960 = y/ëôL est
- = i535 cms.
- Le tableau suivant donne les valeurs de ainsi calculées et comparées avec les valeurs mesurées. Il existe une différence à peu près constante et peu importante, à cause des difficultés que présentent la mesure exacte de longueurs d’onde aussi faibles.
- O-m H 4 mesuré ? r V? b 4 calculé Différence en o/0
- 0,5 10, o5 0,62 o,o5 0,66 9,94 — 1,1
- I 10,37 o,58 0,08 0,70 10,21 — ï,5
- i .5 10,72 o,54 0,12 0,76 io,63 — 0,8
- 2 11,07 o,51 o,i5 0,80 11 ,o3 — 0,4
- 2,5 11,37 o,48 o,i9 o,84 11,22 — 1,3
- 3 11,61 0,44 0,21 0,87 11,45 — l4
- 3,5 11,82 o,4i cq O 0,89 11,66 — 1,4
- 4 12 o,38 0,27 o,9! 11,83 — c4
- On voit nettement que l’accouplement de circuits oscillants identiques ayant, non seulement l’éclateur commun, mais encore une partie de la self-induction commune, produit toujours des transmetteurs monotoniques, avec une diminution de l’amortissement correspondant à l’augmentation de courant.
- Quand l’accouplement de deux systèmes oscillants électriquement identiques n’embrasse qu’une faible self-induction Commune à l’éclateur, on peut calculer l’onde oscillante d’une autre manière, sans introduire de capacités équivalentes.
- D’après les considérations du § 7, première partie, une capacité linéaire librement oscillante peut toujours être remplacée par une
- capacité statique concentrée au point de raccordement.
- Pour la capacité équivalente CQ ffig. 10) on a la relation.
- G.a 2ira 27za
- L a ' 0 <0
- Posons
- et
- Il vient :
- C a — cl.
- C'a
- t g *0
- Cd
- ... . 277/
- en désignant par ,r0 1 expression —
- On peut donc remplacer la capacité linéaire de longueur l par une capacité statique qui dépend de la longueur d’onde et est toujours plus grande que la capacité du fil mesurée
- statiquement. Le coefficient ^-° décroit quand
- 3'0
- la longueur d’onde augmente.
- Si l’on supprime au transmetteur linéaire simple (fig. 14) de longueur d’onde )0 la partie l et si l’on suspend à sa place une capacité C'</, la longueur d’onde reste invariable à condition que
- G'd
- tg gp *0
- c*.
- Pour de petites valeurs de a il faut calculer la longueur d’onde d’après la formule
- y-o — 2 77 y LaG d.
- Si au contraire on connecte en A deux transmetteurs linéaires identiques (fig. 11), le système total à une longueur d’onde et la capacité équivalente de chaque fil doit avoir la valeur :
- __tgaq r
- Ci d —----W
- ÏT.l
- La capacité totale au point A est alors 2 C/Q et la longueur d’onde
- À| = 277 y La2C d-
- Il en résulte
- Q
- ;o
- V*
- \A
- tg X\ Jp tg x{)
- tg x\ fi tg r0 *0
- p.385 - vue 386/685
-
-
-
- 386
- 1/ ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 10.
- d’où l’on tire en élevant an carré et rempla-
- Oll
- 'j _ 2 %£j _
- 'o t-gr *<> x\
- i
- X] tg Xi = - Xo tg Xo
- On tire la valeur xK d’un tableau de courbes y=zxtgx et l’on calcule
- 27T l
- **=i;r
- Le tableau suivant indique les valeurs calcu-culées et les valeurs mesurées. On voit que la
- Cl i/i b 4 calculé b ’ 4 mesuré DIFFÉRENCE %.
- 0,5 io,o5 io,o5 ± O
- i io,5o 10 fil + 1,25
- i ,5 I I ,OI 10,72 + 2,70
- 2 11,38 1 !,°7 + 2,76
- 2,5 u,64 11fil -j- 2,38
- 3 h>94 11,61 + 2,93
- 3,5 12,23 11,82 ~b 6,47
- 4 12,45 12,00 + 3,75
- méthode donne des résultats satisfaisants pour de petites valeurs de a.
- Il se présente une complication lorsque les circuits oscillants sont équivalents au point de vue électrique, c’est-à-dire ont même capacité d’oscillation, mais ne sont plus identiques au
- point de vue électrique. Ce cas se produit quant la self induction commune est reliée d’un côté à un circuit linéaire et de l’autre à un condensateur.
- Pour éclaircir cette question considérons le transmetteur de la fîg. 12 constitué par un fil simple librement tendu.
- Soient / la longueur du fil transmetteur, L„ la self-induction commune, Le celle du circuit fermé et Gf la capacité du condensateur. Sup-
- posons qu’avant l’accouplement les deux circuits oscillants soient accordés sur la même onde X0 que nous appelons onde fondamentale.
- On a d’une part :
- /„ = 27T y (L/t -(- Le) G/ et d’autre part :
- -- 277 \ Ln^°d
- Crf° représente la capacité équivalente à la capacité linéaire du fil Cd : elle peut être calculée d’après la formule :
- ou
- Mais on a
- et
- Xo
- Cd
- X0
- 2Ttl
- G /
- G a .
- « +
- L Xq bn tg
- Par suite de l’accouplement, il se produit une nouvelle onde ).K que nous appellerons onde d’accouplement.
- Pour celle-ci la capacité équivalente des fils transmetteurs est
- Ga = *ZCa
- Xi
- ou
- 27rZ
- X, = TT
- L’onde d’accouplement est celle du circuit fermé auxiliaire C'd-
- ou
- J i — 27T V'(L« -f- LC)(G/ —|- G'rf)
- h —
- G ' d G/
- -"o +
- tgaq.
- Xi tg x0
- Il en résulte que l’onde d’accouplement est toujours plus longue que l’onde fondamentale. Pour calculer cette onde, en partant de l’onde fondamentale, il faut résoudre l’équation transcendante :
- Les racines de cette équation sont si compliquées qu’elles ne présentent aucun intérêt
- p.386 - vue 387/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 387
- pratique. Nous déterminerons seulement les valeurs limites et nous verrons que cela suffit pour l’usage que nous avons en vue.
- a) Supposons que L* soit grand non-seulement vis-à-vis de Le, mais en lui-même. L’onde d’accouplement est
- h = 27r yL/i (G/ -f- G d) ou
- 7T l
- c'd = ~^T"c »
- 4
- Plus L„ est grand, plus 4- est petit : la valeur
- il
- 4
- de C'd se rapproche de celle de C^.
- On peut dans ce cas poser approximativement :
- ;, = 27T
- =>.0y/i+^-
- Pour le vérifier, nous avons eu recours à la série d’expériences suivantes :
- 8) Une harpe de 26 mètres de longueur formée de 6 fils parallèles, distants de 10 cm., dont la capacité mesurée étant Cd = 370 cm., fut excitée par un éclateur mis à terre avec interposition d’une bobine L„. La longueur d’onde j fut mesurée comme d’habitude,
- puis on réalisa un circuit oscillant formé de condensateurs Grisson et de la self-induction L;l accordée sur la même onde fondamentale. L’accouplement fut ensuite fait en plaçant la capacité en dérivation sur l’électrode de l’éclateur la plus rapprochée de la terre et l’extrémité de la bobine Ln la plus éloignée de la terre. Le tableau suivant donne les valeurs mesurées C/ en tenant compte du facteur de fréquence, et les valeurs calculées au moyen de la formule précédente.
- La différence entre les longueurs d’onde calculées et la longueur d’onde mesurée diminue quand Ln croît.
- Le cas que nous avons étudié n’a cependant que peu d’importance pratique. Plus C'd se rapproche de la valeur C^, plus le facteur de forme du courant dans le transmetteur est
- L „ Jo J G/ b 4 mesuré b 4 calculé DIFFÉRENCE en o/0
- îo 3oo 38,o 710 49,2 46,9 — 4,7
- 16 ooo 43,5 584 5t,o 55,6 2,5
- 22 5oo 48,5 496 65 64,1 — 1,5
- 3o ooo 54,o 472 73 72,1 ~
- 37 5oo 59,o 46o 80 79,3 — 0,87
- 45 5oo 64,o 446 87 86,6 — o,46
- 55 ooo 69,5 435 95 94,6 — 0,42
- petit, et plus l’action magnétique à distance mauvaise.
- b) Supposons L„ petit.
- Pour simplifier admettons que Le=0. L’onde d’accouplement est donnée par
- b
- Xo tga^ \ &o
- Pour contrôler l’exactitude de cette égalité, nous avons fait la mesure suivante :
- 8) Un fil de longueur constante / -f-1{ fut excité comme un transmetteur simple Marconi avec le montage de la figure 13 A, la partie lK
- A C
- Fig. 13
- formant un cercle. L’onde fondamentale mesurée n’est pas / —|— lK dans ce cas, puisque lK n’a pas le même coefficient de self-induction sous forme de cercle que sous forme de ligne droite. Ensuite nous avons enlevé le fil l et accordé une capacité C/ (fig. 13 B) telle que l’onde fondamentale 70 reste la même. Finalement nous avons fait l’accouplement de la fig. 13 C et nous avons mesuré la longueur d’onde Avec ce dispositif, Le est nul ou si petit qu’on peut le négliger vis-à-vis de la self-induction en Ln du fil lr Pour différentes valeurs de lK nous avons trouvé les valeurs suivantes pour Cf, 10, Les longueurs d’onde d’accouplement calculées au moyen de la formule précédente concordent bien avec les longueurs directement mesurées.
- p.387 - vue 388/685
-
-
-
- 388
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 10.
- h m l m 4 mesuré m G/. réduit cm ;i 4 mesuré h 4 calculé DIFFÉRENCE en o/o
- I 19 +,4 i i3o 21,1 21,6 + 2,3
- 2 18 J9,0 527 21,9 22,0 + 0,5
- 3 ll 18,7 356 22,5 22,4 — °,5
- 4 16 i8,5 259 23,0 22,8 — o,9
- Il est important, pour juger de l’action à distance d’un transmetteur accouplé, de connaître le courant qu’absorbe le transmetteur. L’intensité de ce courant est déterminée par la capacité C'a ou plus exactement par le rap-t C'a
- port TT- •
- ^d
- De l’équation précédente on tire
- C ’a tgXj _____4
- tjrf X) TT l
- 2 h 4
- Pour obtenir la plus grande valeur possible, avec un transmetteur de capacité statique (+
- C'
- il faut donner au rapport plus grande
- w
- valeur possible. La valeur limite est infinie pour
- On pourra se rapprocher de ce cas en faisant Ld aussi petit que possible, c’est-à-dire en faisant l’accouplement sur l’éclateur seul. L’emploi d’un éclateur multiple qui, pour le même potentiel total, permet de réduire la longueur des étincelles et par suite la self-induction est très avantageux dans ce cas. Il n’existe pas de valeur optima pour le rapport G
- des capacités — comme on l’a toujours ad-
- mis jusqu’à présent. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que, plus le condensateur choisi est important, plus est considérable le courant superposé dans l’éclateur, et plus est faible l’amortissement du à la résistance du système total : pratiquement on va toujours jusqu’à la charge limite du transformateur employé.
- Les considérations précédentes reposent sur l’hypothèse que les amortissements des circuits
- oscillants accouplés sont complètement équivalents au point de vue électrique. En réalité, ce n’est pas le cas et la théorie développée a besoin d’être complétée.
- Si nous faisons abstraction de l’amortissement commun dans l’éclateur, il faut distin-tinguer trois causes d’amortissement. Pour le transmetteur, la principale est magnétique et doit être aussi forte que possible puisque c’est sur elle que repose l’action utile. L’amortissement dû à une radiation d’électrons est minime quand la tension de surface admissible n’est pas dépassée et peut être négligée puisque le choix du potentiel de charge est fait en vue de remplir cette condition. Il ne reste plus alors que la résistance ohmique de l’antenne transmettrice qui peut être négligée dans la plupart des cas. La principale cause d’amortissement dans le fil transmetteur est donc la perte d’énergie par radiation magnétique.
- Dans le circuit des condensateurs, la radiation magnétique est tout à fait négligeable, ainsi que l’amortissement dû à la résistance ohmique. En revanche, les pertes des condensateurs sont très importantes pour l’amortis-ment. En premier lieu il y a une radiation directe des électrons sur les bords des armatures. Les aigrettes caractéristiques des bouteilles de Leyde sont une importante cause de pertes.
- Les pertes par hystérésis diélectrique n’ont pas moins’ d’importance : on le voit au fort échauffement des condensateurs. L’amortissement du circuit des condensateurs joue donc un rôle plus considérable qu’on ne l’a cru bien souvent. Cependant, si l’on emploie des antennes de transmission étendues, ayant un facteur de forme considérable pour le courant, et des condensateurs présentant de faibles pertes par radiation, il peut se faire que l’amortis-ment de l’antenne transmettrice soit plus considérable que celui du circuit condensateur. L’équilibre du système accouplé est rompu et la résonance entre l’antenne transmettrice et le circuit d’accouplement cesse.
- Pour établir cet équilibre électrique, il est nécessaire de faire une correction. Pour la prédéterminer par le calcul, ou, ce qui revient au même, pour établir une théorie pratiquement utilisable du transmetteur accouplé en tenant compte des amortissements inégaux, on
- p.388 - vue 389/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 389
- se heuite à de grandes difficultés mathématiques. En outre, en plus de la radiation magnétique de l’antenne, qui, comme l’a montré M. Abraham, est accessible au calcul dans le cas du fil simple, il faut envisager aussi l’amortissement du circuit des condensateurs, qu’il est impossible d’évaluer. Nous avons donc renoncé à la solution mathématique, et avons essayé de résoudre expérimentalement le problème.
- Un circuit oscillant, abstraction faite de la radiation magnétique, possède un amortissement causé par la résistance ohmique (2e partie, §1).
- W
- D=:-t T
- 2L
- Cet amortissement produit une diminution de l’amplitude du courant. Comme la radiation magnétique provoque également une diminution de l’amplitude, nous pouvons la supp-poser remplacée par une résistance auxiliaire idéale W1 et exprimer l’amortissemont sous la forme
- W wT'
- D,_ 2 -1- VV T
- 2L
- ou en remplaçant T par 2 7i-v CL,
- D' = 7T(w + w')y/?
- Si nous voulons réduire l’amortissement à
- Q
- une certaine valeur, il faut diminuer ^ de telle manière que le produit CL dont la valeur détermine la fréquence reste autant que possible invariable. Pour cela on augmente L en diminuant simultanément C.
- Si dans le transmetteur accouplé (fig. 3) dans lequel la self-induction est simplement représentée par l’éclateur, nous supposons le condensateur directement connecté et le fil transmetteur remplacé par la capacité équiva-valente C'a, nous pouvons effectuer la modification nécessaire en déplaçant vers le haut le point d’attache du circuit des condensateurs sur le fil. Par cette opération on augmente la self-induction et on diminue la capacité équivalente C'a car l’expression
- TT l
- tg - -
- 2 il
- C'a =----~Cd
- 7T l
- 2 q
- 4
- montre qu’une faible modification de r- produit
- 11
- 4
- une forte modification de C'd En déplaçant le point d’attache, on diminue l et on augmente c’est-à-dire que l’on augmente la self-
- induction et on diminue la capacité totale. Comme la self-induction de la partie commune est plus importante que la self-induction linéaire du reste du circuit, puisqu’elle est parcourue par un courant plus intense, il faut réduire un peu la self-induction du circuit fermé pour maintenir la résonance.
- Première correction.
- Le transmetteur de capacité statique Ca (fig. 14) est d’abord excité par un éclateur mis
- à la terre et la longueur d’onde ^ est mesurée
- par la méthode habituelle. On décroche alors l’antenne en A et l’on forme, avec une capacité Cf correspondant presque à la limite de
- ï
- Fig. 14 Fig. 15
- charge du transformateur employé et une bobine de self-induction réglable Le, un circuit fermé ayant la même longueur d’oncle À0. Ceci fait, on raccroche en A l’antenne de transmission puis on déplace le long du fil d’antenne le fil du circuit précédent de façon à avoir AC = BC, et l’on détermine la position du point de contact B correspondant au maximum d’action. La plupart du temps la longueur AB n’est que de quelques décimètres : si elle devait être plus grande, on pourrait la remplacer par une bobine de self-induction équivalente : quand on opère en laboratoire, on peut adopter le dispositif commode de la fig. 15. Pour reconnaître le maximum d’action, on ne peut pas, dans ce cas, se servir d’un appareil thermique ; nous avons donc employé les dispositifs suivants :
- Le transmetteur était constitué par deux
- p.389 - vue 390/685
-
-
-
- 390
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 10.
- harpes ayant chacune 8 mètres de longueur et formées de 4 fils nus placés à 50 cm. les uns des autres (fig. 16). Deux harpes semblables de 7 mètres de longueur servaient de récepteur avec un appareil thermique A glissant sur deux fils : pour déterminer le point de résonance, on déplaçait cet appareil thermique jusqu’à ce que sa déviation fût maxima. Les
- 7_____________&rri
- .9 m
- 7m
- Fig. 16
- systèmes transmetteur et récepteur étaient placés à 9 mètres l’un de l’autre. Les résultat ont été les suivants :
- La harpe excitée d’après le montage Marconi
- avait une longueur d’onde = 11 m. 40 ; un condensateur de capacité 335 cm. fut accordé au
- Fig. 47
- moyen d’un fil de longueur convenable, sur la même longueur d’onde fondamentale et accouplé avec l’éclateur qui, avec les électrodes sphériques, présentait une longueur de 4 centimètres. L’onde d’accouplement était de 11 mètres 50 : l’ampèremètre thermique de la harpe réceptrice accusait au moment de la résonance une intensité de
- courant de 0,078 amp. En augmentant successivement la longueur de la portion commune lg (fig. 17), d’après la méthode indiquée, c’est-à-dire en maintenant constante la longueur du fil du circuit fermé, on constatait à la harpe réceptrice une augmentation de
- Fig. 18
- l’intensité de courant U jusqu’à un certain maximum, puis une diminution d’intensité lorsqu’on avait dépassé une valeur déterminée de lg. Comme la longueur de l’onde d’accouplement augmentait chaque fois par suite de
- Fig. 19
- l’accroissement de self-induction de la partie commune, on accordait après chaque expérience la harpe réceptrice pour obtenir la résonance. La courbe de la fig. 21 montre que l’action maxima est obtenue pour ^ = 50 cm.;
- l’onde d’accouplement a pour Longueur^ = ia“4o.
- Par suite de la correction, la longueur de l’onde d’accouplement est donc augmentée d’environ 10 % , et le courant à la harpe réceptrice de 70 % environ (de 0,078 ampères à 0,130 amp).
- 11) Le courant à la harpe réceptrice aug-
- p.390 - vue 391/685
-
-
-
- U Mars 4905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 391
- mente avec la capacité du condensateur employé, comme le montrent les figures 18 et 19 Les longueurs de correction sont :
- Gf=ioo lg. = 26cm
- Gf= 25o lg. = 4o cm
- Le transformateur employé était réglé de manière à fournir toujours la même fréquence de charge.
- 12) L’introduction de bobines ayant une self-induction plus considérable provoque une diminution de l’action à distance, comme le montre la fîg. 20 qui représente une série
- 2000 jooo
- Fig-, 20
- d’expériences dans laquelle la harpe et le circuit fermé étaient très soigneusement accordés sur la même onde fondamentale \ avant l’accouplement. C’est une nouvelle confirmation du point de vue exposé dans la première partie § 6 que l’action à distance dépend du facteur de forme de courant dans l’antenne.
- Seconde correction.
- On peut encore augmenter d’environ 10 %
- l’action à distance en modifiant Fonde fondamentale lo du circuit fermé. Les expériences suivantes font comprendre ce procédé.
- 13) Le transmetteur en harpe dont il vient d’être question fut accouplé avec un circuit ayant une capacité de 303 cm. de telle façon que la longueur commune fut 50 cm. (fig. 21).
- L’onde fondamentale
- h
- de la harpe seule
- était dans ce cas 11 mètres, au lieu de 11 m. 40 connue dans l’expérience n° 10, parce que le fil de jonction des deux harpes était un peu plus court. L’accord du circuit fermé fut effectué au moyen de la capacité du condensateur sur la
- même onde fondamentale
- Ensuite on faisait varier les constantes du circuit fermé en le déplaçant dans le sens de
- a flèche, puis on mesurait la nouvelle longueur d’onde du circuit, la longueur de l’onde d’accouplement, le courant dans la harpe trans-mettrice Jp et le courant dans la harpe réceptrice accordée J.,
- La fig. 21 montre que les deux courants varient de la même façon et atteignent une valeur maxima pour une longueur d’onde
- du circuit fermé ( ^
- 10,6. L’action maxima
- est donc obtenue quand l’onde fondamentale du circuit fermé est environ de 4 % plus
- courte que l’oncle fondamentale de la harpe.
- 14) L’expérience fut répétée avec différentes ongueurs de fil communes lg. La fig. 22 indi-
- Fig. 21
- î\
- VI V
- tÜJ
- que la diminution en % de l’onde du circuit fermé en fraction de lg. On voit que la longueur commune déterminée au moyen de la première méthode de correction correspond à la petite diminution en % .
- Il est intéressant de constater que le rap-
- J,
- port des courants maxima y' > a la valeur 0,24, soit
- Jp
- près de ~ Il ne peut donc pas être question
- d’une répartition uniforme de l’action d’un transmetteur en harpe dans toutes les directions de l’espace, et le problème de la transmission dans une direction unique ne parait pas insoluble.
- Le transmetteur à excitation directe avec amortissement amoindri n’est plus rigoureusement monotonique après adjonction de condensateurs et corrections faites. En plus de l’onde d’accouplement il existe une onde de très faible intensité qui, au point de vue pratique, peut être négligée dans presque tous les
- p.391 - vue 392/685
-
-
-
- 392
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 10.
- cas. Cette deuxième onde joue au contraire un rôle important dans les transmetteurs à excita- j tion indirecte et amortissement amoindri, comme nous le verrons prochainement.
- R. Y.
- Contribution à l’étude du fonctionnement des cohéreurs. — J. Hàrd n, Physikalische Zeitschrift, i5 oct.
- Nos expériences nous ont conduit depuis longtemps à admettre que l’action du cohéreur métallique ordinaire peut être attribuée à ce que de petites étincelles, causées par le potentiel élevé de l’antenne, franchissent l’espace libre entre les grains de limaille et établissent une connexion métallique par laquelle passe le courant local. Ces petites étincelles sont généralement si petites qu’on ne peut les apercevoir que dans une pièce obscure avec l’aide d’un fort microscope.
- Cette façon de voir nous a conduit à l’expérience suivante. Si le phénomène se produit.
- Fig. 1
- comme nous l’avons dit, un cohéreur à contact unique doit agir d’une façon beaucoup plus efficace dans l’air raréfié au maximum de conductibilité, c’est-à-dire à 0,3m/m environ de pression que dans l’air sous pression. Le dispositif d’expériences est représenté par la fig. 1. Le contact d est placé dans un tube de verre soudé D et se compose de deux fils de platine placés à 0,2mm de distance. Le tube D est relié au récipient B et le tout est vidé avec une pompe à air. Pendant le pompage, une bobine cl’induc-tion reliée aux électrodes cc, sert à voir quand
- on a atteint le maximum de conductibilité : à ce moment on soude le tube.
- Ensuite, l’un des fils de platine p est relié à l’antenne A et au galvanomètre G. L’autre borne du galvanomètre est connectée à un pôle de la batterie b dont l’autre pôle va au 2e fil de platine et à la terre. Dès qu’un train d’ondes atteint l’antenne, le galvanomètre présente une forte déviation qui dure pendant tout le temps que l’antenne est soumise à l’effet des ondes. Dès que celles-ci cessent, l’aiguille du galvanomètre revient au zéro sans qu’il soit besoin de secouer le tube.
- Cette expérience montre que le pot’entiel élevé de l’antenne franchit l’intervalle et établit entre les fils de platine une jonction conductrice qui laisse passer le courant local.
- Quand le phénomène se produit dans une lampe à mercure, un train d’ondes amorce l’arc, s’il y a aux bornes une différence de potentiel continue de 200 volts. Cependant la résistance de la lampe à. mercure froide est très élevée ; c’est pourquoi l’expérience ne réussit qu’avec des ondes très intenses.
- R. Y.
- ÉCLAIRAGE
- Expériences photométriques sur le sélénium, par F. Towsend. — Electrical Review. N. Y., t. XLV, n" n.
- Le sélénium fondu et refroidi rapidement prend un aspect translucide, vitreux, et, tenu à la lumière, il présente une coloration rouge sombre. Dans ces conditions, c’est un diélectrique, électrisable par frottement. Au contraire, en le refroidissant lentement, il prend une constitution cristalline, de coloration grise; il est opaque et conducteur dans ce cas, conformément à la théorie électromagnétique de la lumière. Il est, dans ces conditions, encore très résistant, et ce n’est qu’en le recuisant pendant plusieurs heures et en le refroidissant très lentement qu’on augmente sa conductibilité ainsi que sa sensenbilité à la lumière ; c’est dans cet état qu’on l’emploie pour la transmission des signaux. La forme vitreuse fond à 210°C., la forme cristalline à une température beaucoup plus élevée.
- La construction habituelle d’une résistance au sélénium consiste à enrouler parallèlement sur une plaque ou un cylindre réfractaire deux fils de laiton, à une distance d’une petite fraction de
- p.392 - vue 393/685
-
-
-
- 11 Mars 1905
- 393
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- millimètre, à relier chaque fil à une borne séparée, à chauffer le tout à une température supérieure à210°C. et à couler sur les spires de laiton une couche de sélénium vitreux aussi mince que possible, la lumière n’agissant que sur une couche très mince.
- Pour préserver l’élément des agents extérieurs, le professeur Ruhmer l’a, le premier, renfermé dans une ampoule où l’on a fait le. vide.
- Les deux fils servant d’électrodes et pour lesquels on emploie du laiton, du cuivre ou de l’argent, sont de préférence étamés légèrement avant de recevoir le recouvrement de sélénium ;
- &0 fOû Z&0 3Z0 i/OO
- Minute?
- Fig. 1
- celui-ci parait se combiner avec une mince couche des électrodes pour former un séléniure très friable, que l’étamage a pour but de renforcer.
- L’élément, ainsi préparé, est recuit au four pendant 3 heures à une température d’environ 190°C., puis refroidi très lentement pendant 3 autres heures.
- Des expériences très suivies ont été faites à l’Université de Columbia afin d’établir l’influence de la température sur la sensibilité à la lumière, pendant la préparation de l’élément. On a trouvé que la sensibilité à la lumière, pendant le refroidissement, commençait à se faire
- sentir à 130°C. environ, et à 60° la sensibilité semble être maxima. Cette propriété se conserve dans toute la durée de l’élément.
- L’influence de 1 ou 2 % de séléniuresde cuivre ou de nickel dans la couche sensible est à peu près nulle.
- L’idée de se servir d’une résistance au sélénium pour les mesures photométriques est très séduisante, en ce qu’elle supprime le facteur personnel des observateurs et ramène ces mesures délicates à la lecture cl’un galvanomètre. La principale difficulté de cette application est que la sensibilité du sélénium varie avec la longueur d’onde des radiations lumineuses. On ne peut donc guère songer à l’employer comme étalon photométrique; mais il peut servir pour la comparaison des divers foyers lumineux.
- 5ff
- ^ UO
- 3ZO UOO
- Minutes
- Fig. 2
- Les résultats ci-dessous renseignent sur ses propriétés à cet égard.
- La fig. 1 représente les variations d’une résistance de sélénium pur pendant l’exposition à la lumière. On employait une lampe à incandescence de 7 bougies, dont la tension était maintenue constante et qu’on plaçait à 40 cm. de l’élément.
- Ces expériences semblent révéler une sorte de fatigue dans la résistance, qui décroît régulièrement, quoique très lentement avec le temps, et cette variation ne saurait être attribuée à la température de l’élément qui attei nt très rapidement un équilibre invariable.
- La fig. 2 indique les résultats obtenus sur un élément de Ruhmer; on y observe la même décroissance de la résistance.
- p.393 - vue 394/685
-
-
-
- 394
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 10.
- Quand on supprime la lumière, la résistance croit d’abord brusquement; elle met ensuite 20 heures pour reprendre sa valeur normale.
- On trouva que, dans des conditions convenables, on peut reproduire la même courbe entre le temps de l’exposition et l’intensité lumineuse. On employait un élément cylindrique de lUihmer, avec un miroir parabolique pour faire tomber la lumière sur toute la surface sensible.
- Un millivoltmètre pouvait être mis en série soit avec une résistance connue R, soit avec la résistance au sélénium, au moyen d’un commutateur.
- La fi g. 3 représente la courbe obtenue. On
- Minutes Fig. 3
- trouva que le temps pendant lequel l’élément restait dans l’obscurité, l’intensité de la lumière à laquelle il a été antérieurement exposé et d’autres conditions encore influent sur les résultats.
- On rechercha une méthode par laquelle on obtint des résultats concordants à toute époque.
- Après plusieurs essais, on adopta la méthode suivante : l’élément est laissé dans l’obscurité pendant 20 heures environ, le courant d’une batterie est envoyé dans la résistance au sélénium après que la tension a été réglée à la valeur convenable* en notant la déviation obtenue sur une résistance connue. La tension était maintenue constante, et la batterie reliée d’une façon permanente à l’élément maintenu dans cet état, à l’abri de la lumière, pendant 10 minutes. On l’expose alors à la lumière de la première lampe pendant 5 minutes; on fait la lecture de millivoltmètres. On supprime la lumière et on laisse la déviation du millivoltmètre tomber
- à une valeur un peu supérieure à celle qui correspond à l’obscurité permanente (100 et 84 dans les expériences actuelles).
- On expose ensuite l’élément à la lumière de la lampe suivante, on répète les mêmes opéra tions, et on laisse le millivoltmètre fournir la même déviation que précédemment, après suppression de la lumière. On répète les mêmes opérations pour les lampes suivantes, dont les intensités lumineuses respectives doivent aller en croissant. La courbe A de la fig. 4, représentant la relation entre les lectures du voltmètre et les intensités lumineuses pouvait être repro^ duite, avec ces précautions, à toute époque.
- Cette méthode est toutefois trop longue pour la pratique et suppose que l’on a des indications sur les intensités relatives des diverses lampes.
- Pour y remédier on exposait le sélénium à une lampe de grande intensité pendant 45 secondes, et on laissait la déviation du millivoltmètre descendre à une valeur un peu supérieure à celle des expériences précédentes (ici 110). On exposait alors le sélénium à la première lampe à essayer
- t'/û /Zû 130 MO 2S0 1S0 170 1O0 110 Déviations. -'«•«-
- Fig. 4
- pendant 5 minutes; on faisait les lectures et on laissait la déviation descendre à la valeur finale précédente (110); on opérait de même pour les diverses lampes à comparer. On obtenait aussi la courbe B (fig. 4) qui pouvait servir de calibrage de l’échantillon.
- Les conclusions que l’on peut tirer de ces expériences sont que le sélénium ne saurait fournir actuellement un étalon photométrique supérieur à ceux de la pratique courante et que, tout au plus, il peut servir à la comparaison des foyers de même coloration. Il conviendrait cependant très bien pour la mesure de l’éclairement des locaux, avec suffisamment d’exactitude.
- La comparaison des courbes des fig, 1 et 3
- p.394 - vue 395/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 395
- obtenues, l’une avec un élément rudimentaire, l’autre avec un échantillon préparé avec soin, montre tout ce que l’on peut attendre des perfectionnements ultérieurs de ces résistances au sélénium.
- P.-L. C.
- MESURES
- Dynamomètre pour les oscillations électriques rapides. — Papalexi. — Drudes Annalen, n° i4, igo4.
- Parmi les différentes formes de dynamomètres que l’auteur a étudiées et employées, la meilleure forme est la suivante :
- La partie mobile est constituée par deux baguettes très légères en bois de 13 cm. de longueur, placées en croix et portant chacune à ses deux extrémités un cadre carré de 3 cm. de côté, formé par une bande d’aluminium de 1 mm. de large et 0,1 mm. d’épaisseur. Les quatre cadres sont dans un même plan : l’axe du système est suspendu à un mince fil de cocon portant un petit miroir et un rectangle en mica de 3 -j- 3,5 mm2 servant à l’amortissement. La longueur du fil de cocon de 32 cm. et le système mobile peut tourner entre deux systèmes horizontaux comprenant chacun quatre petites bobines : l’un de ces systèmes est
- fixe et l’autre, placé symétriquement, est mobile sur une glissière. Ce dispositif permet de faire varier l’écartement entre les bobines et, par suite, la sensibilité du système. Les bobines ont un diamètre d’environ 4 centim. 1/2 et consistent en deux tours de fil de 1,5 mm. de diamètre isolé. Les bobines de chaque, système sont connectées de façon que leurs actions sur l’équipage mobile s’additionnent. L’indépendance des deux systèmes de bobines permet d’employer l’instrument comme galvanomètre différentiel.
- Les déviations sont proportionnelles à l’intégrale
- S7™ '
- L’auteur en a vérifié l’exactitude par comparaison avec un bolomètre (méthode de Paalzow et Rubens). Les appareils étaient branchés en série dans un circuit oscillant contenant une self-induction variable. Le circuit était excité par induction par un autre circuit oscillant.
- L’avantage qu’offre, d’après l’auteur, le dynamomètre sur le bolomètre est de ne pas nécessiter d’appareil sensible auxiliaire (Galvanomètre).
- E. B.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- CONGRÈS DE SAINT-LOUIS
- Les différentes méthodes et les systèmes d’utilisation du courant alternatif pour moteurs électriques de chemins de fer. — M. Steinmetz.
- »
- Le problème de l’application directe du courant alternatif sur les chemins de fer électriques, sans être nouveau, est devenu, dans ces dernières années, d’une importance primordiale. Les premiers pionniers de la traction électrique avaient proposé, il y à 10 ou 15 ans, l’emploi du courant alternatif pour moteurs de chemins de fer, parmi eux nous devons mentionner MM. Eichemeyer et Vandepocle, qui ont étudié l’emploi et les propriétés des moteurs à courant alternatif. Cependant, pendant plusieurs années, très peu de progrès furent
- faits dans cet ordre d’idées, pour plusieurs raisons : d’abord, dans les premiers temps, les fréquences de 125 à 130 périodes étaient beaucoup plus, en usage que maintenant, en sorte que les difficultés du problème se multipliaient. D’autre part, le développement très rapide du moteur à courant continu pour voie ferrée a tellement absorbé l’attention des ingénieurs électriciens que l’étude moins urgente du moteur à courant alternatif fut laissée de côté. Mais, alors, le moteur d’induction à courant alternatif polyphas'é fait son apparition, montre sa grande supériorité sur les autres types de moteur d’atelier et intéresse les ingénieurs à un point tel que pendant longtemps on perdit de vue l’étude du moteur alternatif à vitesse variable, c’est-à-dire enroulé en série. On songea bientôt à essayer d’intro-
- p.395 - vue 396/685
-
-
-
- 396
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. - N° 10.
- cluire ce moteur d’induction polyphasé dans l’exploitation des chemins de fer électriques, mais les résultats ne furent pas tout d’abord couronnés d’un plein succès, et les applications restèrent très limitées. A la même époque, le convertisseur synchrone commença à se développer aux Etats-Unis, et à devenir un appareil aussi familier que le générateur à courant continu ou à courant alternatif. Les expériences, faites avec ces convertisseurs synchrones montrèrent bientôt que pour l’exploitation électrique, où les variations de charges sont très grandes, le convertisseur synchrone était même supérieur au générateur à courant continu. L’absence de réaction d’induit, la régulation de la tension, par suite du décalage de phase particulière au convertisseur, le rend tout spécialement capable de yésister et de supporter de très violentes fluctuations de charges et même de surcharges, que le générateur à courant continu ne pouvait supporter-Cet appareil devint donc bientôt une machine type, grâce à laquelle le domaine du moteur à courant continu pour voies ferrées (les distances que peuvent couvrir les chemins de fer à courant continu étant étendues dans des limites considérables) devint pratiquement illimité. Ce domaine, rêvé par les premiers pionniers, a été largement exploité dans ces dernières années. Cependant, les difficultés étaient survenues, provenant, non du moteur à courant alternatif mais des méthodes de transmission du courant alternatif et de la transformation de ce courant en courant continu, le long de la ligne, dans des sous-stations de convertisseurs synchrones.
- Depuis un an ou deux, en effet, avec le développement des chemins de fer électriques, nous avons, en plusieurs circonstances, atteint les limites de l’application du convertisseur synchrone. 11 ne faut pas oublier que le convertisseur synchrone est un appareil mécanique qui exige la création de sous-stations, nécessite une grande surveillance et ne donne un résultat économique efficace que si le trafic est suffisamment dense pour nécessiter l’emploi de sous-stations, relativement peu éloignées les unes des autres. Lorsque le nombre des trains est moindre ou que la puissance nécessitée pour chaque train est trop forte pour que l’on ne puisse lui fournir de l’éner-
- gie à 500 volts par sous-stations, sans dépenses excessives, dans la ligne d’alimentation, ou que les fluctuations de la charge sont trop grandes, il faut avoir recours à des tensions plus élevées que celles que permet le moteur à courant continu ; et c’est là que se trouve la limite d’emploi du convertisseur synchrone et de l’utilisation de moteurs à courant alternatif direct.
- En ce qui le concerne, M. Steinmetz ne pense pas que le moteur à courant alternatif doive faire de sérieuses incursions dans le domaine du moteur à courant continu ; il ne croit pas non plus que les exploitations de chemin de fer, utilisant le courant continu, doivent changer leur système contre le courant alternatif, mais il estime que la traction à courant alternatif trouvera un domaine pour son application propre. Au moment où la distribution du courant continu prit de l’extension aux Etats-Unis, ce mode de distribution ne se substitua pas aux distributions par courant continu qui occupaient le centre des grandes cités, mais il trouva un domaine propre et qui s’est graduellement développé au point d’être égal en importance, sinon supérieur à celui du courant continu.
- En résumé, il estime que le moteur à courant alternatif trouvera des applications pour lesquelles les moteurs à courant continu ne donneraient pas satisfaction (service de traction suburbain et interurbain, traction sur les longues distances, service des chemins de fer secondaires, etc...).
- Au point de vue technique, si on discute les avantages ou désavantages relatifs au moteur à courant continu et à courant alternatif, il faut considérer : 1° La nature du problème que l’on rencontre pour réaliser la propulsion électrique ; 2° la nature des appareils qui servent à obtenir ce résultat ; 3° les conditions additionnelles plus ou moins en dehors de la question et qui interviennent dans le problème telles que : l’état actuel de l’industrie électrique, les installations existantes tant en courant continu qu’en chemin de fer à vapeur, et que l’on ne peut négliger quand il s’agit de discuter tout autre mode de traction pour chemin de fer.
- Examinons les caractéristiques des differents types de moteur, à savoir : (moteur série à
- p.396 - vue 397/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 397
- courant continu, actuellement universellement adopté pour la traction électrique ; moteur d’induction polyphasé, proposé et essayé en une certaine mesure dans ces dernières années pour la traction électrique et qui est un moteur d’atelier admirable ; enfin, le moteur de chemin de fer à courant alternatif monophasé à collecteur). L’orateur a étudié antérieurement, au point de vue théorique, les différents moteurs électriques. La fîg. 1 donne la comparaison des courbes des torques en fonction des vitesses des différents types de moteurs.
- D’une manière générale, la caractéristique
- loo IfOO 600 800 tooo 1200 1UOO J600 Vl resses
- Fig. 1
- d’un moteur d’induction polyphasé est celle d’un moteur à vitesse constante, analogue à celle d’un moteur shunt ; par suite, il ne peut dépasser une certaine vitesse limite qui est celle du synchronisme, et, s’il marche à vitesse inférieure à la vitesse normale, son fonctionnement est moins satisfaisant. Lorsqu’il marche à une vitesse inferieure à la normale, qui est approximativement celle du synchronisme, comme cela peut avoir lieu si l’on introduit une résistance dans le circuit secondaire, le moteur d’induction consomme la portion d’énergie correspondant à la différence entre sa vitesse actuelle et celle du synchronisme ; autrement dit, à vitesse réduite, le moteur d’induction absorbe la même quantité d’énergie qu’il consommerait avec le même torque à pleine vitesse, mais son énergie utile et par
- suite son efficacité est réduite en proportion de la vitesse.
- Dans le moteur série à courant continu, le torque développé par le moteur décroît quand la vitesse augmente, et inversement, quand la charge croît, la vitesse diminue. Le torque maximum d’un tel moteur est réalisé lors de la mise en route.
- Tous les moteurs à collecteurs, à vitesses variables, alternatifs ou continus, diffèrent les uns des autres dans la proportion suivant laquelle le torque varie en fonction de la vitesse. Et cela nous amène à mettre eh lumière diverses considérations qui montrent bien les avantages de la traction électrique.
- Les plus importantes applications de la locomotion pour lesquelles l’emploi d’un moteur électrique s’impose, sont : 1° les tramways ; 2° les passages de voies ferrées en via-ducs ou en souterrains ; 3° les services de traction suburbains et interurbains ; 4° les
- tronçons de lignes à service très passagers ; 5° les lignes chargées à longue distance ; 6° les funiculaires.
- Discutons maintenant brièvement ces diverses applications :
- Le service des tramways dans une ville est caractérisé par des arrêts fréquents de durée irrégulière, à des intervalles irréguliers. Pour obtenir une bonne vitesse moyenne, il est donc essentiel que le moteur puisse être mis en vitesse après l’arrêt, aussi rapidement que possible. Par suite, on doit pouvoir disposer d’un torque de démarrage et d’un torque accélérateur très grands, de manière à atteindre très rapidement la vitesse maximum. Au-delà de cette vitesse, le torque du moteur devra décroître rapidement, de manière à prendre la valeur normale nécessaire à la traction en palier pour une vitesse double approximativement de celle jusqu’à laquelle le torque accélérateur aura été maintenu.
- En résumé, il est nécessaire que le moteur puisse accélérer la marche énergiquement, même dans les régions des villes où le trafic général est très dense et où il est impossible d’atteindre des vitesses élevées. Les propriétés imposées à ce type de moteur sont remplies d’une façon tout à fait remarquable par le moteur en série à courant continu. Si nous connaissons le torque nécessaire pour
- p.397 - vue 398/685
-
-
-
- 398
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 10.
- la marche en palier, il est probable que le torque de démarrage ou accélérateur sera six fois plus élevé. Grâce à ce torque, nous démarrerons et atteindrons une vitesse considérable, comme on le voit sur les caractéristiques du moteur, en menant une droite qui coupe toutes les parties du réglage et nous arriverons finalement à la marche sans résistance.
- Les courbes caractéristiques des torques en fonction de la vitesse du moteur de chemin de fer à courant continu sont indiquées sur la figure par les mots « courant continu parallèle » et « courant continu série ».
- Rien que le moteur d’induction puisse disposer d’un torque accélérateur élevé, sa vitesse est limitée à la fin de l’accélération lorsqu’il atteint approximativement la vitesse du synchronisme ; à ce moment, le torque tombe à zéro. La portion de caractéristique correspondant au torque décroissant qui est si utile dans le fonctionnement des moteurs de tramways entre la limite de l’accélération et la vitesse de libre courant, n’existe pas dans le moteur d’induction.
- On peut, il est vrai, atteindre la vitesse de marche normale d’un moteur à courant continu avec un moteur d’induction polyphasé, en doublant la vitesse du synchronisme. Mais alors le torque accélérateur utile sera sensiblement réduit de moitié, ou, si nous lui conservons sa valeur primitive, la puissance du moteur, et, par suite aussi, son poids devra être doublé.
- Si l’on considère que, dans le service des tramways, une grande partie du temps est employée à marcher avec un torque très faible comparé au torque accélérant, on voit que la meilleure utilisation possible du moteur à pleine charge est essentielle. C’est ici que le moteur d’induction présente une véritable infériorité ; en effet, un moteur polyphasé d’induction, marchant par exemple au dixième de sa puissance maximum, fonctionnera très mal économiquement et avec un très faible facteur de puissance. Ainsi, le moteur polyphasé d’induction, utilisé pour le service des tramways, ne peut pas combiner une grande accélération avec une bonne utilisation en libre course, et ne possède pas la propriété de marcher efficacement aux faibles vitesses, comme le moteur série à courant continu avec
- I controller série parallèle. Il ne convient pas, en un mot, au service des tramways urbains.
- Le moteur à collecteur à courant alternatif dont on a représenté sur la fig. 1, deux sériés de courbes, par les mots courants alternatifs parallèle et courants alternatifs série, a des caractéristiques très analogues à celles des moteurs de chemins de fer à courant continu.
- Toutefois, la variation du torque avec la vitesse, est moins grande ; c’est-à-dire que pour une même diminution de vitesse, le torque ne s’accroît pas dans la même proportion que dans le moteur à courant continu. Cette différence dans la courbe des torques, en fonction de la vitesse du moteur sérié, à courant alternatif, comparée à celle du moteur série à courant continu, est due à l’emploi d’inductions plus basses dans le premier moteur, ainsi qu’aux effets de la self-induction. On retrouve d’ailleurs ce phénomène dans un moteur série à courant continu, non saturé, dont les caractéristiques présentent un caractère analogue à celui du moteur à courant alternatif. En résumé, le moteur à courant alternatif, présente des caractéristiques très voisines de celles du moteur, série à courant continu ; toutefois, dans les conditions actuelles de construction, un tel moteur, pour une même accélération maximum, donnera une accélération moyenne, un peu plus faible, ou si l’accélération moyenne doit être la même, il est nécessaire que l’accélération maximum, soit un peu plus grande.
- L’orateur examine ensuite la seconde classe d’utilisation des moteurs de traction pour le service de transit rapide. Ici, le problème et les conditions de fonctionnement sont presque identiquement les mêmes que dans le service urbain, si ce n’est que les unités sont plus lourdes, les vitesses plus grandes, les arrêts moins fréquents en soi, mais sensiblement aussi fréquents, si l’on tient compte de la vitesse maximum que doit atteindre le moteur. Aussi doit-on appliquer à ce cas particulier, les conclusions précédentes en ce qui concerne les moteurs polyphasés d’induction, le moteur à collecteur, à courant alternatif, et le moteur à courant continu.
- Dans le service interurbain et suburbain, les voies ferrées s’étendent assez loin dans la la banlieue, et jusqu’à d’autres villes; aussi les arrêts sont-ils beaucoup moins fréquents; il
- p.398 - vue 399/685
-
-
-
- 11 Mars 1905.
- REVUE D'ELECTRICITE
- 399
- en résulte que, la rapidité de mise en marche, a une importance moindre, et qu’on peut admettre un torque accélérateur moindre. Mais cependant, nous devons pouvoir disposer d’un excédent de torque, au moins égal, sinon supérieur à celui que l’on admet dans le service des villes. En effet, dans le service interurbain et suburbain on ne peut compter pouvoir maintenir la tension en ligne, de la même façon que dans une ville, car le réseau, s’étendant au loin, exige une quantité de lignes et de branchements, qu’il est nécessaire d’établir économiquement.
- Par suite, pour ce service, le moteur devra avoir un excédent de torque disponible, plus grand que dans le service des villes, afin de pouvoir disposer d’une marge suffisante pour démarrer le train ou le véhicule dans les conditions les plus défavorables, c’est-à-dire sur une rampe, avec la surcharge maximum, et en admettant même que la tension du réseau soit inférieure à la tension normale. Le moteur qui est le plus sensible aux variations de tension, est le moteur d’induction polyphasé. Dans ce moteur, le torque maximum, ne peut pas dépasser beaucoup le torque accélérateur; or le torque maximum varie comme le carré de la tension et par suite décroît rapidement, si la tension du réseau diminue. Dans le moteur à caractéristique série, tel que le moteur à courant alternatif monophasé à collecteur, et le moteur série à courant continu, une chute de tension dans le réseau, se traduit par une chute de vitesse, mais le torque peut conserver une valeur acceptable, tandis que le moteur d’induction polyphasé, dans un cas semblable, continue, il est vrai à tourner à la même vitesse, mais n’est plus capable de donner la marge de torque suffisante, en sorte qu’à partir d’une certaine charge, le démarrage est impossible.
- Par suite, dans un système de transmission et de distribution pour moteur à collecteur, à courant alternatif ou à courant continu, il faudra tenir compte de la chute moyenne de tension, tandis que dans un système de distribution pour moteur d’induction polyphasée, on devra prendre en considération la chute maximum de tension, laquelle est nécessairement beaucoup plus grande que la précédente.
- Pour le service interurbain et suburbain, on
- a besoin d’un grand torque maximum, mais non d’une accélération très rapide ; par suite le moteur à courant alternatif, à collecteur, semble être tout indiqué pour ce service; c’est pour ce service, que selon l’orateur, ce moteur recevra le plus d’extension, car l’avantage d’un trolley à haute tension et l’absence de sous-stations, sont des considérations très importantes dans ce cas particulier.
- Dans les grandes lignes de service de voyageurs, le taux de l’accélération fourni actuellement par les locomotives à vapeur est très inférieur à celui qu’on utilise couramment dans les services de traction électrique. Donc, nous n’aurons pas besoin ici d’un grand torque accélérateur soutenu jusqu’au^ hautes vitesses et ce sera un domaine nouveau pour l’emploi du moteur à courant alternatif à collecteur. Le moteur d’induction polyphasé pourra être employé également pourvu que la question ed chute de tension n’intervienne pas, ainsi qu’il a été expliqué plus haut et que, d’autre part, la limite de vitesse du moteur d’induction ne soit pas un obstacle, car dans un service de voyageurs, il est désirable plus que partout ailleurs de pouvoir bénéficier de la marche en palier pour marcher à la plus haute vitesse compatible avec la sécurité. Le moteur d’induction avec sa vitesse limitée ne peut pas donner ce dernier résultat.
- Pour un service de trains de marchandises, nous nous trouvons en présence des mêmes considérations ; toutefois dans ce cas les vitesses sont relativement faibles et le poids des trains considérable. Il est tout à fait essentiel dans ce service d’avoir la disponibilité d’un excédent de torque, permettant au train de démarrer dans une rampe. Nous devons donc rechercher pour ce service, comme pour le service suburbain et interurbain un moteur marchant dans de bonnes conditions à faible charge et capable de donner au besoin un très grand torque sans toutefois qu’il soit nécessaire d’utiliser ce torque à des vitesses très élevées. Bien plus il n’est pas désirable qu’il en soit ainsi car dans le service de marchandises la plus grande économie est nécessaire, ce qui exige le moins de fluctuations possible dans la consommation d’énergie. Par suite, sur les rampes on devra aller lentement pour réduire la consommation d’énergie et réserver
- p.399 - vue 400/685
-
-
-
- 400
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. -- n° 10.
- les grandes vitesses pour la marche en palier.
- Pour les chemins de fer de montagnes le torque pendant la marche est de la même importance que le torque au démarrage et par suite la charge du moteur est plus près d’être constante que dans tout autre service de chemin de fer ; de plus, sur les pentes le moteur devra de préférence restituer l’énergie dans la ligne. Par suite le moteur d’induction polyphasé est ici bien approprié et il a été employé dans ce cas avec succès.
- Pour étudier comparativement le moteur à courant alternatif et le moteur à courant continu, il importe encore de tenir compte des installations actuellement existantes et ne pas perdre de vue l’énorme réseau des voies ferrées à vapeur et des chemins de fer à courant continu. La locomotive à vapeur est un locomoteur d’une grande puissance, qui demande pour remplir utilement son but un trafic important par trains lourds et peu fréquents. Il s’en suit qu’un tel système de locomotion doit comprendre un petit nombre de lourdes unités. L’organisation de la traction électrique est toute différente par suite du mode de circulation des véhicules électriques. Les points, par lesquels la traction électrique l’emporte sur la fraction à vapeur, paraissent être la fréquence de passage et l’absence de stationnement des voyageurs, plutôt (pie la question de vitesse qui est fréquemment, dans les lignes électriques, inférieure à celles utilisées sur les lignes à vapeur.
- Le chemin de fer électrique ramasse ses voyageurs dans la ville n’importe où et les dépose de même ; cela dispense de consulter un horaire car les voitures passant fréquemment les voyageurs peuvent toujours les rencontrer en peu de temps et en n’importe quel point. Avec la locomotion à vapeur, au contraire, il faut consulter un horaire et se rendre à une gare. Cela a été considéré à juste titre comme un des plus grands avantages de la traction électrique.
- D’autre part, quelque soit le type de moteur adopté pour un service de chemin de fer, il est nécessaire que le locomoteur puisse emprunter les voies de chemins de fer actuellement existantes. Or, les chemins de fer actuels
- sont, pour la plupart à courant continu. Par suite pour le transport à longue distance ou tout au moins pour le service interurbain et suburbain, le moteur devra être capable de marcher sur le courant continu.
- Par suite le moteur devra être capable de marcher sur le courant alternatif à haute tension ou sur le courant continu à 500 volts.
- Ceci étant admis, les méthodes de contrôle devront être aussi simples que possible, c’est-à-dire qu’on devra employer le même mode de contrôle pour le courant alternatif et pour le courant continu. En effet, en admettant même que le moteur puisse utiliser le courant continu et le courant alternatif indistinctement, s’il nous fallait transporter un double système de contrôle, un pour le service de ville à courant continu, l’autre pour le service à longue distance à courant alternatif, nous aurions à transporter une très forte surcharge. Par suite pour résoudre vraiment le problème que nous discutons à savoir l’extension de la voie ferrée électrique aux services suburbain et interurbain, qui sont actuellement effectués par des services à vapeur ou qui n’ont pas encore reçu d’application, il est nécessaire de pouvoir disposer d’un moteur qui avec les mêmes moyens de contrôle et les mêmes caractéristiques puisse marcher soit sur l’alternatif à haute tension, soit sur les réseaux à courant continu actuellement existants.
- D’autre part, les chemins de fer électriques existants ont été"tous réalisés sur du courant triphasé à 25 périodes ; par suite nous devons continuer à utiliser cette même fréquence. Il est bien certain que suivant les cas, il pourra être préférable de marcher à fréquence plus basse ou plus élevée, mais quoi qu’il en soit, à moins que l’emploi de 25 périodes ne soit absolument impossible, il faudra choisir cette périodicité car si l’on employait une autre fréquence ce serait un obstacle à l’emploi du nouveau système. D’ailleurs l’orateur est d’avis qu’il n’y a aucun doute sur ce point, que fa fréquence de 25 périodes est la mieux appropriée au fonctionnement du moteur de chemin de fer à courant alternatif monophasé.
- M. S.
- SENS. — IMPRIMERIE M1R1AM, 1, RUE DE
- BERTA.UCHE
- Le Gérant: A. Bonnet.
- p.400 - vue 401/685
-
-
-
- Samedi 18 Mars 1903.
- 18* Année.
- Tome XLII
- — N° 11.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l'Institut Electrotechnique Montefiore. — G. Ll P PM A N N, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MON NI ER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences do Lille.
- APPLICATION DES DIVERSES MÉTHODES DE DÉTERMINATION DE LA CHUTE DE TENSION DES ALTERNATEURS
- Les diverses méthodes de détermination de la chute de tension des alternateurs peuvent se diviser en plusieurs catégories, suivant qu’elles font intervenir dans les diagrammes, soit seulement des forces électromotrices (Blondel, Behn-Eschenburg, Picou) ou des excitations (Arnold), soit à la fois les unes et les autres (Rothert, Potier, Heyland, Niethammer, Bauch, Guilbert).
- D’une manière plus générale, elles peuvent se distinguer en méthodes servant au calcul, à la prédétermination de la chute de tension et en méthodes d’essai.
- D’autre part, la solution du problème peut être envisagée de deux façons différentes : pour une charge I et un cos y donnés, on peut se proposer, soit:
- 1° De calculer la tension aux bornes en partant de l’excitation en charge correspondante, ce qui donne directement la chute de tension ;
- 2° De calculer l’excitation nécessaire pour compenser cette chute de tension, en partant de la tension aux bornes.
- Dans cette étude, l’auteur s’est exclusivement limité à comparer entre elles les méthodes d’essai les plus usitées, en prenant comme point de départ la tension aux bornes.
- Observations concernant le Tableau. — I. — Les alternateurs sont désignés par un numéro d’ordre ; les noms des constructeurs ainsi que les sources où ont été puisées les constantes, données de construction et résultats d’essais sont indiqués ci-après :
- 1. — Alternateur Brown-Boveri de L500 K V A de la station de Paderno. —Éclairage Électrique, T. XXXV, n°s 18 et 20, pages 184 et 265, 2 et 16 mai 1903.
- p.401 - vue 402/685
-
-
-
- 402
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 41.
- MÉTHODE DE BEHN-ESCHENBURG
- Cette méthode, qui est la plus ancienne, a été souvent décrite et appliquée dans cette revue (1 II. III. IV. V. VI.). Soient :
- E, force électromotrice correspondant sur la caractéristique à vide à l’excitation en charge i ;
- I0, courant en court-circuit pour l’excitation i,
- E
- R0=j-, impédance apparente de l’alternateur,
- a, angle compris entre 80° et 87° ^cos« =: —j ; en partant de l’excitation en charge, on a pour la tension aux bornes (fig. 1) :
- U = E - IR0cos(a - r) - IR°2sin> ~ f) (I)
- ou, si l’on désigne par p le complément de l’angle «
- U = sJE2 — m02 coS2 (f -j- /3) — IR0 sin (? + /3). (2)
- Si l’on part de la tension aux bornes, on prendra pour valeur de IR0 la force élec-
- N° 2. — Alternateur Oerlikon de 650 KVA à flux ondulé. — Éclairage Électrique, T. XXVIII, ne 29, page 77, 20 juillet 4904, Guilbert : Les Générateurs d’Electricité à l’Exposition de 1900, page 374.
- N* 3. —Alternateur Brown-Boveri de 4760 KVA. — Eclairage Electrique, T. XXV, ne 47, page 291, 24 novembre 1900; Guilbert, page 170.
- N* 4. — Alternateur Dulait (groupe français) de 800 KVA. —Éclairage Électrique, T. XXV, n”‘ 49 et 50, pages 366 et 416; 8 et 45 décembre 1900 ; Guilbert, page 166.
- N* 5. — Alternateur Dulait (groupe belge) de 800 KVA. — Éclairage Électrique, T. XXV, nos 40 et 50, pages 370 et 423, 8 et 15 décembre 1900; Guilbert, page 166,
- N° 6. — Alternateur du Greusot de 1.400 KVA. — Eclairage Électrique, T. XXV, n* 42, page 100, 20 octobre 1900 ; Guilbert, page 57.
- N° 7. — Alternateur Gan* (groupe hongrois) de 1.200 K V A. ~ Eclairage Electrique, T. XXVI, n* 2, page 44, 12 janvier 1901 ; Guilbert, page 45.
- N® 8. —Alternateur Oerlikon de 1.375 KVA. — Éclairage Electrique, T. XXVI, n# 7, page 231, 16 février 1901; Guilbert, page 247.
- N® 9, — Alternateur Labour de 1.200 KVA. — Éclairage Électrique, T. XXV, n° 40, page 8, 6 octobre 1900 ; Guilbert, page 157.
- N® 10. — Alternateur Lahmeyer de 1.000 KVA. — Eclairage Electrique, T, XXV, n® 44, page 172, 3 novembre 1900; Guilbert page 95.
- Pour l’alternateur n° 8, les diverses sources consultées n’indiquent pas les valeurs exactes du facteur de puissance et donnent seulement comme approximatifs 0,7 et 0,8; ceci explique l’écart entre l’excitation en charge observée et celle calculée par les méthodes de Potier et d’Heyland pour le second point ; il se peut également que l’excitation en charge donnée comme observée, ait simplement été calculée.
- II. — Méthode de Behn-Eschenburg. — En partant de la tension aux bornes pour calculer l’excitation en charge, cette méthode conduit pour plusieurs alternateurs du tableau, à des valeurs tellement élevées de la force électromotrice en charge qu’elles sortent de la caractéristique à vide; c’est pourquoi les résultats obtenus par cette méthode sont incomplets.
- III. — Méthode de Rothert. — Le tableau donne, pour l’excitation en charge, deux valeurs dont l’une est déduite de la caractéristique à vide et l’autre calculée d’après une excitation imaginaire dite sans réaction. La valeur de cette excitation a été empruntée aux résultats donnés par M. Rothert lui-mème pour plusieurs alternateurs du tableau, dans un article que cette revue a publié : il en est de même des AT induits et de la constante de réaction ou rapport des AT sans réaction aux AT induits. Je ferai observer à ce sujet que la formule qu’emploie M. Rothert pour le calcul de la f. m. m. induite diffère sensiblement de celle donnée par M. Guilbert et dont il sera question plus loin ; cette dernière conduit à une valeur un peu moins élevée.
- IV. — Méthode de Potier. — Les différents vecteurs du diagramme de Potier ont été déterminés par le procédé de Loppé pour le point marqué d’un * au tableau, puis les coefficients 7 et a trouvés ont été appliqués au second point. Le tableau donne les résultats obtenus par la méthode de Potier et le procédé de Loppé ; on a fait la moyenne pour le calcul du rap-
- i calculé
- port —r------r •
- r i observe
- V. — Méthode d’Heyland. — L’auteur a employé un procédé analogue à celui de Loppé pour déterminer les divers éléments du diagramme d’Heyland, d’après le point marqué d’un *.
- VI. — Notations. — La figure 1 ci-dessous représente les forces électromotrices et excitations auxquelles se rapportent les notations indiquées au tableau.
- (!) Eclairage Electrique, T. iv, page 511, 1895 ; T. xxi, page 441, 1899 ; T. xxv, page 40, 1900.
- p.402 - vue 403/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 403
- tromotrice e’ correspondant, sur la caractéristique à vide, à l’excitation nécessaire pour faire passer le courant I dans l’induit en court-circuit ; l’excitation en charge i — f (E) se déduira de l’équation
- E = V/U2+THo2 + aUIR0cos(K — ?) (3)
- La méthode de Behn-Eschenburg qui fut très employée à l’époque où l’on ne construisait que des alternateurs faiblement saturés est presque abandonnée aujourd’hui.
- E
- \?°
- E , (B E)
- e
- (a.Ej
- LEGENDE :
- I. Caractéristique à vide.
- II. Caractéristique en court-circuit.
- III. Droite de concordance des At par bobine inductrice et des courants d’excitation en ampères.
- / / - 7 i i i t ^00**^
- •c IB-E2 / iy* i - r i y^
- 1 / i > ! il / r.
- fcc (P) '/ ,/ — i i ^ 1 1 —
- / i / 1 y 1 / < i i _ i_ _ — i 1 1 1 1
- I*
- <5
- S
- Ampères-foursjosrdoïùoe iridactiVe
- Fig. 1
- Elle conduit en effet à des chutes de tension trop élevées ; notamment lorsqu’on 1 applique à des alternateurs assez saturés en partant de la tension aux bornes, on obtient pour l’excitation en charge des valeurs qui sortent des limites de la caractéristique (!).
- MÉTHODE DE ROTHERT
- La méthode de Rothert fut, comme on le sait, représentée primitivement en 1896 par un diagramme reproduit maintes fois depuis, et dont les vecteurs représentaient le flux dans l’induit, dans les pôles et résultant, ainsi que la dispersion de l’induit et des inducteurs, avec les ampère-tours correspondants.
- Mais comme ce diagramme était d’une utilisation difficile en pratique, son auteur lui en a substitué un plus simple (2) qui se réduit à un triangle dont deux côtés forment
- entre eux l’angle j + p et représentent respectivement l’excitation correspondant à vide à
- (') M. Belln-Eschenburg a reconnu lui-même que sa méthode ne pouvait plus suffire avec les alternateurs modernes et a indiqué dernièrement toute une série de corrections qu’il est nécessaire d’y apporter pour arrivera une approximation suffisante de la chute de tension. Cf. ETZ, 19 Mai 1904, reproduit par VEclairage Electrique, T. XL, n° 38, page 467, 17 Septembre 1904, (2) E. T. Z., 22e année, N° 35, page 619 et Eclairage Electrique, T. XXII, N° 8, page 296, 24 Février 1900.
- p.403 - vue 404/685
-
-
-
- 404
- L’iECLAIRA'GE ELECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 11.
- Tension aux bornes Notations. U 1 1 " 135oo 145oo
- Gourant d’induit par phase I 76 64,5 73,5
- 0,8 I 0,8
- Chute ohmique, RttI £ 235 200 228
- Excitation nécessaiie pour la marche à vide 4) 120 X 45
- Excitation donnant en court-circuit le courant I lcc 49,6 42 47 >9
- Excitation en charge indiquée i 215 135 256
- Méthode de Behn-Eschenburg.
- Force électromotrice correspondant à icc e 7800 (900 755o
- Impédance apparente pour l’excitation icc Ro 102,6 106,9 102,7
- Perte totale (2,5 R«I) 588 5oo 570
- 85°4a 85*52 85V,2
- Force électromotrice en charge E i9535 i558o 20280
- Excitation en charge calculée i — 192 —
- Méthode de Rothert.
- i° Excitation en charge calculée d’après la caractéristique à vide H 155 127,1 178
- , . i en AT —
- 2» Excitation sans reaction. { en Amperes lsr — — —
- AT induits (d’après la formule de Rothert) — — —
- Constante de réaction •— - —•
- Excitation en charge calculée d’après isr H — — —
- Méthode d’Heyland.
- Force électromotrice de dispersion 2633 2234 2546
- Force électromotrice en charge E'r 15415 i388o i035o
- Excitation correspondante à E',. i r 177 125,5 227,5
- Excitation en charge calculée i 215* 138,6 262,6
- Méthode de Potier
- F. é. m. pour i0 sur la caractéristique à vide prolongée Gourant de court-circuit pour ia Coefficients de Loppé Coefficients de Potier (par le procédé de Loppé) , /I E0 Le ( f K S ; ( “ 2g5o 34,27 i566o 22750 i83 190 1,525 38,8i58 o,45i 25o4 2853
- Valeurs de ) ^ 29,09 i3g3o 33,i5
- Force électromotrice résultante E, i65y5
- Excitation correspondante à E,- L 189,4 I 25,4 235,7
- s 8° 10 I 0°20 7*35
- y 45° 45» 79°4° 1 O02O 45s35
- 'b 44°25
- , , ,, ( Procédé de Loppé i' 215* 130,6 258,9
- Excitation en charge calculée. ( FormuIeg de potier . i 215,6 133,7 260
- i calculé i observé
- Méthode de Rehn-Eschenburg — 1,42 —
- „,, , , , , ( d’après la caract. à vide Méthode de Rothert. .... 0,721 o,g4i °il
- ( d apres 1 excitation sans reaction — — —
- Méthode d’Heyland 1* 1,027 1,026
- Méthode de Potier ; 1* 0,978 1 ,oi3
- NUMÉR(
- 46
- o,8
- 109
- 28,5
- 80
- 7000
- 56
- 45oo
- 97 >9 2^3 86*36 10928
- 76,6
- 680
- 8020
- 62,8
- 84
- 100
- °w
- 23-
- 62
- 130
- 7900
- 79,5
- 692
- 85*45
- 14510
- 127,1
- i47rj
- 8790
- 75,1
- 130*
- 920
- 23,17
- 8178
- 65 4 ”4 5
- 48*25 41°35
- 80*
- 81,5
- o,957
- i,o5
- 1*
- 945o
- 9°
- 168,75
- 1,607
- 20
- o,5o37 2000 5o.37 9227
- 7°3o
- 37°
- 53°
- 127,3
- 130,0«
- o,98't
- 1*
- o,99
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 405
- des alternateurs
- 3 4 5 6 7 8 """" "" c 10
- 1 6000 1 2200 2200 3ooo 2200 55oo 5ooo 5ooo
- no 200 200 156 182 220 i4o i38 115
- o,85 4 1 o,85 1 o,85 I 0,8 1 °>7 1 °,7 0,8 o,5 1 I
- 3 44 5o 53 33,7 94,8 60,4 7 2 67,5
- 1 76 ï27,5 i37 14o 120 86 ioo,5 131
- 5q 36 43 67 48 5o 31,8 4o 49
- 232 193 168 141 193 155,5 230 160 200 133 200 120 153 113 155
- 25 00 7 )0 9l )° *9 00 12 75 3750 2Ô00 26 00 3ooo
- 14,7 3, 75 4,96 12 18 7 J7 18 18,84 26
- 107,5 110 I 25 i32,5 84,5 238 i57,5 180 169
- 8^*35 81 •35 82°45 86» 86 86°2o 89*17 86° 86*45
- 769° 6600 2745 2425 2927 2024 448o 3662 3264 2616 8670 7600 7266 58oi 5974
- 330 211 225 156 210 205 218
- 213,5 185,5 149,6 132,5 164 143,6 180 151,2 157,9 129,2 126,6 107,2 136,6 108,2 139,9
- 16314 16200 i448i i4345 i335o 12960 i535o i525o i9ooo 12090 993° 9671 10166
- _ i63,1 162 144,8 i43,4 148,3 i44,i5 i53,5 102,5 176 112 iio,34 1G9,9 149,5
- — 2670 2940 386o 385o 4924 3266 2940 2920
- — o,i56 0,167 0,203 0,205 0,289 0,29 0,25 o,253 0,27 0,27 0,296 o,3o4 0,287
- — — 185 166 171,5 149,7 189 155 191 159,9 214,5 133,5 149 117 157,3
- 4' 75 2< 30 2 33 3 3o 2 57 2100 i336 2 18 629
- G3oo 6062 235o 2245 235o 22ÔO • 3245 3071 2425 2250 7200 6445 5225 5077 5og5
- H)2 180 115 i32,5 i53 144 189 i43,5 161 124,5 i56 114 1 *7 io5 142
- 232* 194,2 168* 141 193* 155,5 230* 150,3 200* 138,6 200* 138,5 153* 113,85 155*
- 7,e 00 27 3o 3i 00 53 5o 3i 75 7° 00 65 00 8000
- 5oo 700 64o 420 44o 38o 3 i5 3oo
- 43,18 21 ,5 22 62 38,2i 26,46 81 ,5 64,67 61
- 2,841 5,5i 4,67 3 3,666 4,42 3,i 34 2,29
- 3,765 1 5 I 4 2, 18 i,648 !0,9 i,45 7,61
- o,2i83 0,11: 0,1 52 0, 26 0, 21 0,0 925 0,2 96 0,32
- 980 3oo 280 44o 3oo 2400 l52Ô 200 8,75
- 37 i4 22,4 3o,4i 4o,5 38,3 20,34 12,o5 4o,9 36,8
- 6555 6129 24i5 2265 2400 2268 33oo 3o57 245o 2255 7450 658o 5220 5076 5i4o
- 210 182 i55 136 n5 147,8 200 i5o 170 I2Ô x8o 120,5 117 io5 *4g
- 7° 9° 5 5°4o 7°3o 5°5 7°5 5°45 8° 10 4°25 7°35 12° IO° 0*25 2°l5 9°5o
- 5i°io 8o°55 52°3o 82°3o 53°5 82°55 47°25 8i°5o 4o° 82*25 32» 43» 29*35 87*45 8o°io
- 38°5o 9°5 37°3o 7°3o 36°55 7°5 42*35 8° 10 5o° 7°35 58» 47° 6o°25 2°i5 9°5o
- 232* 188 168* 139 193* 150,75 230* 159,5 200* 130 200* 129,4 153* 107 155*
- 235 191,5 169,6 140,7 194.7 153,7 230,2 160,8 200,6 135,5 200,1 129,8 153,9 114 159
- 1 j 42 2 1,093 i,34 1,106 i,354 _ _ 1 >7 i,93
- °>92 0,961 0,89 o,94 o,85 0,923 0,789 0,945 0,789 °>97I o,633 o,8g3 0,893 0,967 0,9
- — — 1,101 I 0,888 0,962 0,932 o,969 0,955 1,202 I,°72 1,112 0,974 1 ,o35 i,oi5
- 1,006 1* 1* I 1* o,94 1* 1,042 1* i,i5 1* 1,007
- 1* 0,982 1* °,992 1* °>979 1* 1 1* 0,996 1 U°79 1* 0,978 I m
- p.dbl.404 - vue 405/685
-
-
-
- 406
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No il.
- la tension aux bornes U+e et l’excitation icc donnant en court-circuit le courant I (Figure 3). L’excitation en charge résultante i se déduit en résolvant l’équation
- i = \i,r -F icg + 2 i0icc sin? (4)
- En partant de l’excitation en charge, on a :
- io— \/i2 — icc2 cos2? — icc sin?. (5)
- On lit alors sur la caractéristique à vide la tension aux bornes U correspondant à i0. Pour arriver à cette simplification de son diagramme par l’emploi de la caractéristique en court-circuit prise sur les 3 phases dans le cas d’un alternateur triphasé et ramenée au point d’origine des axes, Rothert posait cette loi qui sera discutée ultérieurement :
- Dans un alternateur en court-circuit, les AT inducteurs sont égaux à la somme des AT induits et de Véquivalent en AT de la dispersion magnétique de Vinduit.
- La caractéristique à vide donne la valeur du champ inducteur y compris la dispersion des électros qui est proportionnelle à l’excitation, mais dont la variation avec la charge peut être considérée comme négligeable lorsque les inducteurs sont peu saturés.
- Si, au contraire, l’induction est assez élevée dans ces derniers, comme c’est le cas pour beaucoup d’alternateurs actuels, la dispersion primaire croît avec la charge et l’excitation prise sur la caractéristique à vide conduit à une valeur trop faible pour la chute de tension. Pour tenir compte de cette variation de la dispersion des inducteurs avec la charge, Rothert signalait dès 1896 qu’il était nécessaire de corriger la caractéristique à vide.
- Dans un article publié ici sur les alternateurs de l’Exposition de 1900 (*), il indique qu’il faut substituer à l’excitation à vide, l’excitation imaginaire qu’il appelle excitation sans réaction. Les AT sans réaction sont les AT nécessaires pour l’excitation à vide, mais calculés avec le flux, les dispersions et la force électromotrice qui correspondent à la marche en charge avec tension normale aux bornes ; la différence entre l’excitation à vide et l’excitation sans réaction représente donc l’augmentation de dispersion des électros due à la charge.
- Malgré cette correction, la méthode de Rothert ne conduit pas à des résultats aussi précis que les méthodes de Potier, d’Heyland et de Guilbert qui seront examinées plus loin. Son auteur, qui l’a appliquée à une série de 23 alternateurs, n’a pas non plus trouvé une parfaite concordance avec les excitations indiquées par les constructeurs ; de plus, réduite à un simple triangle, elle ne tient pas compte de la dispersion de
- (!) Eclairage électrique, T. XXIX, N° 48, pages 307 à 328, 30 Novembre 1901. Consulter également l’article critique de Bauch dans l’ETZ, N* 19, page 419, 8 Mai 1902. . _
- p.406 - vue 406/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 407
- l’induit à l’état normal de saturation. J’ajouterai encore que Rothert a d’ailleurs reconnu depuis lors que, quand la saturation des pôles dépasse 17.000, un calcul exact est impossible.
- Enfin, comme méthode d’essai, on préférera toujours employer une méthode qui ne nécessite pas de correction, ou un diagramme dont tous les éléments puissent se déduire directement des caractéristiques.
- (A suivre) Louis Drucbert.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS DE CHEMIN DE FER(1)
- SYSTÈME LEITNER-LUCAS (2)
- Ce système, très complètement étudié, est applicable à chaque voiture indépendante ou à des groupes de voitures. Il consiste essentiellement en une dynamo à vitesse variable et tension à peu près constante, un conjoncteur disjoncteur et une batterie d’accumulateurs.
- La dynamo est suspendue sous le châssis de la voiture et commandée par l’un des essieux ; elle est entraînée soit par une courroie, soit par une chaîne, soit par un jeu d’engrenages. Quelle que soit la vitesse du train et par conséquent la vitesse de rotation de la dynamo, celle-ci fournit à la batterie un courant constant approprié à l’état de charge des accumulateurs. Les vitesses entre lesquelles le fonctionnement automatique de la machine se produit d’une façon régulière sont comprises entre 400 et 3.000 tours par minute : à part les difficultés mécaniques auxquelles on se heurterait, il n’y aurait aucun empêchement, au point de vue électrique, à ce qu’on réalise des machines basées sur le même principe et fonctionnant également bien pour des vitesses comprises dans le rapport 1 à 15. En général les dynamos employées en pratique sont établies pour que la fermeture du circuit d’excitation et du circuit principal se produise à 500 tours par minute, et les vitesses normales excèdent rarement 1.500 tours.
- Pour assurer la constance de la différence de potentiel aux bornes, les inventeurs intercalent dans le circuit d’excitation de la génératrice, une petite dynamo dévoltrice, calée sur le même arbre, qu’ils appellent : « Demagnetizer ». Le schéma de la figure 1 représente cette disposition. Deux induits G et D sont montées sur le même arbre : G est l’induit de la machine principale génératrice et D l’induit de la dévoltrice. G2 est un enroulement shunt de résistance relativement faible et B1 un enroulement série négatif, c’est-à-dire démagnétisant : les deux enroulement G2 et G1 sont différentiels. Le premier est connecté au point de jonction 2 de D’ et E : le courant qui le traverse se bifurque donc dans ces deux branches. D’ est un enroulement inducteur série de la dévoltrice, dont D2 est l’enroulement inducteur shunt : ces deux enroulements agissent dans le même sens. Quant à la branche E, elle est constituée par une résistance ayant un coefficient de température positif et faite généralement en fil de fer comme les résis-
- P) Voir l’Eclairage Electrique, t. XLI, mars 1905, p. 361.
- Patente anglaise, n° 18.581, 28 août 1903.
- p.407 - vue 407/685
-
-
-
- 408
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — n° 11.
- tances-ballast des lampes Nernst (ampoules de verre remplies d’hydrogène et contenant un filament en fer).
- Un dispositif inverseur approprié établit les contacts nécessaires de telle manière que, quel soit le sens de rotation, le courant produit par G tende à entraîner D dans ce sens. Quand la vitesse est faible, la force contre électromotrice de la dévoltrice D est peu élevée. La différence de potentiel entre les points 1 et 2 est donc faible et l’effet de réaction de la résistance E est peu considérable : les deux branches dérivées laissent librement passer le courant de B2 et l’excitation de la génératrice G est forte. Quand la
- i m rmi
- Fig. 1. — G Armature du conjoncteur-disjoncteur automatique.
- G' Enroulement série du conjoncteur disjoncteur automatique.
- G2 Enroulement à fil fin — — — : Cet enroulement est court-circuité par l’enroule-
- ment série quand la génératrice charge la dynamo.
- D Induit du démagnétiseur monté sur le même arbre que G.
- D' Enroulement inducteur série du démagnétiseur.
- D2 — — shunt —
- E Résistance formée de lampes à filament de fer dans l’hydrogène réagissant sur le champ de la génératiice grâce au coefficient de température positif.
- F Résistance formée de lampes à filament de carbone, à coefficient de température négatif en série avec D2.
- G Induit de la génératrice.
- G' Enroulements inducteurs série dont l’action est inverse de celle des enroulements G2.
- G2 — — shunt de la génératrice.
- H Fusibles interposés dans le circuit des enroulements shunt.
- vitesse de rotation augmente, la force contre électromotrice de la machine D augmente et, par suite, la différence de potentiel entre les points 1 et 2 : les deux branches dérivées tendent donc l’une et l’autre à empêcher le passage du courant G2 dont l’intensité diminue forcément.
- A une vitesse élevée, la différence de potentiel aux bornes de l’enroulement D’ peut même faire équilibre à la différence de potentiel aux bornes de l’enroulement B2 et, si la vitesse croît encore, la machine D fonctionne en génératrice à excitation compound différentielle : elle produit dans E un faible courant qui augmente, de plus en plus, l’effet de réaction de cette branche et affaiblit par suite encore le courant dans l’enroulement G2. Grâce à ce dispositif, le courant produit par la génératrice G reste pratiquement constant.
- L'enroulement série différentiel G’ agit pour empêcher le courant de la génératrice d’atteindre une intensité excessive. Il faut noter qu’une décharge accidentelle de la batterie dans la dynamo pendant un instant ne la désamorcerait pas en renversant la polarité, mais renforcerait, au contraire la polarité normale,
- p.408 - vue 408/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 409
- Le courant de l’enroulement shunt D2 de la dévoltrice passe à travers une résistance F à coefficient tle température négatif constituée par des lampes à incandescence à filament de carbone.
- Grâce à ce dispositif, le courant d’excitation de la dévoltrice augmente plus que proportionnellement quand la différence de potentiel de la génératrice augmente.
- Il est évident qu’en réglant d’une façon convenable les résistances E et F, on peut régler à l’intensité que l’on veut le courant fourni par la génératrice G — dans les limites de puissance de cette machine, bien entendu. — En diminuant la valeur de E, on augmente l’intensité de courant de la génératrice; en diminuant la valeur de F, on diminue cette intensité. Cet ajustement n’est plus possible dans le montage simplifié du système Leitner Lucas que représente le diagramme de la figure 2. Avec ce dispo-
- Fig. 2.
- — G Armature du conjoncteur disjoncteur automatique.
- G' Enroulements inducteurs série du conjoncteur disjoncteur automatique.
- G2 — à fil fin
- G3 Hélais du conjoncteur disjoncteur.
- D' Enroulements inducteurs du démagnétiseur traversés par le courant principal.
- E Résistance en fer permettant de modifier l’intensité du courant de la machine.
- G' Enroulements inducteurs série traversés par le courant des lampes.
- sitif, le courant qui parcourt l'enroulement shunt G2, de la génératrice G ne peut passer que par l’induit de la dévoltrice D, la seconde branche étant supprimée.
- L’enroulement série différentiel de la génératrice est également supprimé et l’induit est relié directement à la batterie d’accumulateurs. Les inducteurs D’ de la dévoltrice sont excités en série par le courant de. charge de la batterie. Une résistance E à coefficient de température positif constituée par des fils de fer est placée en parallèle avec les inducteurs de façon à renforcer considérablement Faction d’une élévation ou d’une diminution d’intensité du courant de charge de la batterie. On voit que à part l’emploi très judicieux de la résistance de fer, ce montage est analogue à celui de la dévoltrice Loppé : toute augmentation du courant de la génératrice augmente le champ de la dévoltrice (qui est très peu saturée) et par conséquent la force contre électromotrice de cette machine.
- En réglant la valeur de la résistance E, on peut fixer l’intensité moyenne du courant ne charge à une valeur déterminée. Les enroulements série G,, des inducteurs de la génératrice qui, dans le montage précédent, étaient démagnétisants, sont dans le montage simplifié, branchés sur le courant des lampes et contribuent à renforcer le flux produit par les enroulements G2.
- •k
- p.409 - vue 409/685
-
-
-
- 410
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. -- N° 11.
- En ce qui concerne les balais, les expériences pratiques ont montré que, quel que soit le système et la qualité de balais employés, le calage sur la ligne neutre donne de mauvais résultats. Par suite, les inventeurs ont préféré monter les balais sur un support qui se place automatiquement dans la position correspondante au sens de rotation.
- Le conjoncteur disjoncteur automatique ferme et ouvre le circuit de la batterie d’accumulateurs. La figure 1 en donne un schéma simple. Une armature tournante en forme de navette portant l’enroulement C est placée dans un champ magnétique produit par les enroulements G1 et C2.
- L’armature commande un levier qui, dans l’une des positions (disjonction) ouvre le contact 6 et met en court-circuit les extrémités I et 2 de la résistance E, et, dans l’autre position (conjonction) ferme le contact 6 et ouvre le court-circuit entre 1 et 2. Gomme le montre la figure, au moment de la disjonction, les enroulements à fil fin C et G2 sont connectés en série et l’ensemble des deux est en dérivation sur la différence de potentiel totale.
- Au moment de la conjonction, C2 est court-circuité par l'enroulement série G1, et G est soumis à la différence de potentiel totale. Le fonctionnement est le suivant : quand la machine commence à tourner, le court-circuit de la résistance E permet au courant de traverser facilement G2 et la génératrice s’amorce rapidement. Dès que la différence de potentiel aux bornes de la génératrice atteint une valeur fixée supérieure à la différence de potentiel aux bornes de la batterie, l’armature G tourne et fait basculer le levier qui établit les contacts successifs 6 et rompt le court-circuit entre 1 et 2.
- Ce dispositif présente l’inconvénient qu’à certains voltages et certaines vitesses faibles du train il se produit une période critique instable : le disjoncteur coupe le courant puis, par suite de l’élévation immédiate de la différence de potentiel aux bornes de la dynamo, élévation provoquée par la fermeture du court-circuit entre 1 et 2, il ferme à nouveau pour rompre presqu’aussitôt le circuit à cause de la chute de tension produite par la rupture du court-circuit 1 et 2. Quoique les battements qui ont lieu dans cette période instable n’aient eu aucune conséquence fâcheuse, les inventeurs ont modifié le conjoncteur disjoncteur en y adjoignant un relais G3 (fig. 2) qui a pour fonction d’établir ou de rompre le court-circuit entre les extrémités 1 et 2 de la résistance E. Il établit le court-circuit quand il est dans la position « ouverte » ( n° 3) indiquée sur le schéma de la figure 2. II est à remarquer que, dans le montage simplifié des figures 2 et 3, ce court-circuit initial, dont le seul but est de faciliter l’amorçage de la dynamo, devient inutile. En effet, l’enroulement inducteur G' de la génératrice étant parcouru par le courant des lampes, l’allumage de celles-ci a pour effet immédiat d’exciter la dynamo, et on peut supprimer le contact n° 3 allant de ce contact à la jonction 3.
- L’action de l’interrupteur automatique dépend d’abord de la direction du courant dans l’enroulement à fil fin G2 et ensuite de la direction du courant dans l’enroulement à gros fil G1 quand le contact 6 entre la batterie et la dynamo est fermé. G1 et G2 sont enroulés de façon à déterminer la même polarité du champ dans lequel se meut l’armature G. Avant la fermeture de l’interrupteur et lorsque le relais est ouvert, le courant traverse C2 dans le sens de la flèche figurée en pointillé. Dès que l'interrupteur est fermé par le mouvement de l’armature et que le courant va de la génératrice vers la batterie, l’action de l’enroulement série C1 maintient la même polarité du champ et l’in-terrupeur reste fermé ; quant à l’enroulement C2, il est court-circuité. Lorsque, par suite d’un ralentissement ou d’un arrêt, la batterie tend à se décharger dans la génératrice, le courant s’inverse dans l’enroulement C1 et la polarité du champ change de signe :
- p.410 - vue 410/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITiE
- 411
- l'armature dont l'enroulement G est toujours parcouru dans la même direction par le courant, tourne en sens inverse du sens précédent et entraîne le levier qui rompt les contacts 6. Par suite de la rupture de ce contact, l’enroulement G2 est alors parcouru par un (murant dans la direction de la flèche figurée en trait plein, et son action vient remplacer celle de l’enroulement C pour maintenir avec force dans la position d’ouverture le levier du conjoncteur-disjoncteur, jusqu’à ce que l’armature du relais G3 tombe à sa position n° b figurée sur le schéma. Quoiqu’à ce moment, le levier du conjoncteur-disjoncteur ne soit plus maintenu avec force dans la position d’ouverture, il y reste jusqu’à ce que G3, G1 et G acquièrent à nouveau une aimantation suffisante pour que le jeu du mécanisme se reproduise.
- Le régulateur est intercalé entre la batterie d'accumulateurs et les lampes pour corriger les variations de voltage provenant des variations de la différence de potentiel aux bornes de la batterie et de l’allumage ou de l’extinction d’un plus ou moins grand llOm-
- Interrupteur à main intercalé dans le circuit des inducteurs shunt de la génératrice.
- Interrupteur automatique placé dans le circuit des enroulements shunt pour le couper quand la batterie est complètement chargée et le rétablir quand elle est déchargée.
- Ressort de l’interrupteur.
- Fig. 3. —
- L Résistance mise automatiquement en série avec les inducteurs shunt principaux quand K coupe le circuit.
- M Balance de tension ou voltmètre de contact.
- N Résistance en série avec la balance de tension et court-circuitée quand le circuit des inducteurs shunt est coupé ou quand les lampes sont allumées.
- X' Interrupteur court-circuitant automatiquement la résistance N quand le circuit shunt est coupé.
- N2 Connexion sur l’interrupteur principal pour court-circuiter la résistance N quand les lampes sont allumées.
- O Armature du moteur série actionnant le régulateur.
- O’ Enroulements inducteurs du moteur série actionnant le régulateur.
- P Inverseur automatique commandé par les relais R et R'.
- RR' Relais commandant l’inverseur du moteur O.
- S Ressort de la balance de tension.
- U Interrupteur de la balance de tension.
- UV' Interrupteur coupant automatiquement le circuit du moteur O quand la manette W est à bout de course.
- bre de lampes. Le régulateur a en outre pour fonction d’arrèter totalement ou en partie l’action de la dynamo en coupant le circuit des accumulaleurs quand ceux-ci sont complètement chargés c’est-à-dire quand, par exemple, la différence de potentiel aux bornes de la batterie atteint 2,8 volts par élément.
- Cet appareil ne constitue pas une partie essentielle du système et l’on peut s’en passer, mais son emploi permet d’obtenir une lumière beaucoup plus stable, de faire des économies sur le remplacement des lampes qui sont mises moins rapidement hors de service, et d’éviter les surcharges de la batterie. Les surcharges sont nuisible à tous
- p.411 - vue 411/685
-
-
-
- 412
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° il.
- points de vue : elles occasionnent une perle d’énergie, causent une usure inutile de la génératrice, détériorent les plaques, et produisent une évaporation et une décomposition rapide de l’électrolyte.
- Le schéma de la figure 3 fait aisément comprendre le fonctionnement du régulateur. M est un solénoïde agissant comme un voltmètre à contacts : les inventeurs l’appellent « balance de tension ». Il excite par l’intermédiaire des contacts Q et Q)1, l’un ou l’autre des relais R qui commandent un petit moteur dont O est l’inducteur série et O' l’induit. La rotation de cet induit déplace dans l’un ou l’autre sens la manette W du rhéostat T intercalé en série sur le circuit des lampes. A l’une des extrémités de sa course, la manette du rhéostat provoque la rupture du circuit de l’enroulement inducteur G'2 de la génératrice, ou tout au moins l’insertion d’une résistance élevée dans ce circuit : cela se produit au moment où le conjoncteur-disjoncteur C coupe le circuit de la batterie. On peut régler la « balance de tension » pour la gamme de voltage que l’on veut
- Fig. 4
- en faisant varier la valeur d’une résistance N en série avec elle. Cette résistance est court-cireuitée en N1 ou en N2 quand le circuit d’excitation est coupé ou bien quand les lampes sont allumées.
- Le régulateur porte un interrupteur K placé sur le circuit des inducteurs G2 de la génératrice : cet interrupteur s’ouvre automatiquement quand la batterie est complètement chargée et se referme quand elle a besoin d’être déchargée. Il est shunté par la résistance L qui est graduellement intercalée ou court-eireuitée quand le circuit d’excitation est coupé ou refermé.
- Deux autres interrupteurs V et Y1 coupent automaliquement le circuit du moteur O quand la manette \V du régulateur est arrivée à bout de course.
- Enfin le dispositif est complété par l’inverseur P, commandé par les relais P» et RL
- Le régulateur peut aussi être construit de façon à modifier le régime de charge de la dynamo, proportionnellement à l’augmentation de voltage de la batterie en agissant sur les résistances E en fil de fer.
- La batterie d’accumulateurs a été établie d’une façon tout à fait spéciale, en vue des
- p.412 - vue 412/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVU E D’ELECTRICITE
- 41.3
- conditions particulières dans lesquelles elle est appelée à travailler. Les éléments, généralement au nombre de 12, sont constitués par des positives Planté et des négatives empâtées. Les récipients sont en bois doublé de plomb, et portent des couvercles hermétiquement fermés par des joints en caoutchouc : les expériences pratiques ont fait rejeter d’une façon absolue les types d’éléments de traction à récipients en ébonite.
- La hauteur des bacs est beaucoup plus considérable que celle des plaques : ceux-ci contiennent donc une très grande quantité d’électrolyte au-dessus des plaques : les bacs ont été disposés de manière que le niveau et la densité de l’électrolyte puissent être facilement observés.
- Le.s équipements du système Leitner Lucas sont établis pour des tensions comprises entre 16 et 48 volts, la puissance de la dynamo est suffisante pour assurer le service de grands wagons de trains rapides dont l’éclairage total dépasse 500 bougies,
- Fig. 5
- soit 1,900 à 2,000 watts. Ils sont construits d’une façon très robuste et tous les organes ont été étudiés en vue d’un entretien à peu près nul. La figure 4 montre une dynamo complète et la figure 5 la même dynamo démontée.
- On voit nettement sur cette figure la carcasse inductrice tétrapolaire de la génératrice principale, la carcasse inductrice de la petite dynamo auxiliaire dévoltriee, l’arbre avec les deux induits dont les collecteurs sont juxtaposés, et, enfin la couronne porte-balais. Le couvercle que l’on aperçoit en avant sur la figure 4 et qui est maintenu par des écrous à oreilles recouvre un colfret dans lequel sont placées les différentes bornes aboutissant aux enroulements inducteurs ou induits. Les paliers graisseurs contiennent beaucoup d’huile et la lubrification est assurée pour une longue durée : ils sont fermés par des couvercles étanches maintenus par des écrous à oreilles que l’on aperçoit à gauche et à droite de la figure 4. Toute la dynamo est complètement cuirassée et blindée d’une façon hermétique pour éviter l’introduction de poussières ou d’eau. Elle est munie de 3 pattes de fixation venues de fonte avec la carcasse inductrice principale et. porte une poulie à jozes pour la commande par courroie,
- p.413 - vue 413/685
-
-
-
- 414
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 11.
- Les expériences laites en Angleterre sur ce système ont donné des résultats remarquables, tant au point de vue de l’automaticité du fonctionnement que de renduranee. Pour montrer le peu de soin et d’attention qu’exigent les appareils, on a fait un essai en plombant pendant trois mois les couvercles du collecteur et des paliers graisseurs de la dynamo, et le coffre contenant la batterie d’accumulateurs ; aucun organe ne s’est détérioré au cours de cet essai.
- R. de Yalbreuze.
- DES TURBINES A VAPEUR
- LEUR APPLICATION AU POINT DE VUE ÉLECTRIQUE (Suite) f1)
- TURBTNE CtlRTIS
- La turbine Curlis est généralement classée dans la catégorie des turbines à action. Construction. — Les turbines Curtis sont à arbre horizontal ou vertical ; les petites machines correspondant à des puissances inférieures à 300 kw. ont généralement l’arbre
- Arrivée de vapeur
- WmYmmmï)
- Fig. 19. — Schéma de lu circulation à la vapeur de la turbine
- horizontal. Au-dessus de 300 kw. l'arbre est vertical ; il résulte de cette dernière disposition que l'encombrement en plan est beaucoup moindre, la facilité d’équilibrage plus grande, et enfin que la flexion de l’arbre est moins à craindre.
- (') Voir Eclairage Electrique des 18, 25 février, 4 et 11 mars 1905.
- p.414 - vue 414/685
-
-
-
- 18 Mars 1905
- REVUE D’ELECTRICITE
- 415
- Lés turbines Curtis sont à détente étagée ; le nombre d’étages est de 1 à 4 suivant les cas ; toutes les machines d’une puissance supérieure à 300 kw. sont à 4 étages. Nous rappelons qu’on appelle étage l’ensemble constitué par les tuyères à détente et une série de deux ou plusieurs roues à aubes sur lesquelles agit la vapeur détendue dans les tuyères. Ce dispositif permet de ramener la vitesse phériphérique à 125 mètres par seconde pour
- Fig1. 20. — Aubes directrices
- une turbine de 600 kw. Les tuyères ont une surlace intérieure conique, la vapeur pénétrant dans la tuyère parla section la plus petite. Les tuyères du premier étage, ou unique étage (suivant les cas), sont fixées sur le couvercle de la machine. Dans le cas de plusieurs étages, chacun d’eux est séparé du suivant par un diaphragme plein, à la phériphérie duquel sont pratiquées les tuyères. Ces diaphragmes reposent uniquement sur des portées de la ear-
- Fig. 21. — Segments d’aubes motrices Fig. 22. — Segments d aubes directrices
- casse. Les diaphragmes et la carcasse sont fixes, de joints par conséquent étanches î entre le diaphragme et le moyeu des roues, le joint étanche se fait sans grippement au moyen de bagues en graphite serties dans des cercles de bronze.
- Les roues à aubes sont constituées : 1° par un disque plein qui tourne avec l’arbre ; 2° par des anneaux en une ou plusieurs pièces en acier dans lesquels les aubes sont taillées à la machine. Ces segments sont boulonnés à la périphérie du disque. Dans le cas oit un étage serait composé de deux ou trois roues, il n’existe qu’un seul disque mobile dont la périphérie est suffisamment épaisse pour permettre la fixation de deux ou trois rangées d’aubes. Entre chacune des rangées d’aubes, et cela uniquement pour redresser le sens de marche de la vapeur sont placées des aubes fixes, appelées directrices. Ces aubes directrices n’existent d’ailleurs pas sur toute la circonférence, et ne sont placées qu’au-dessous de la partie couverte par les tuyères.
- p.415 - vue 415/685
-
-
-
- 416
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 11.
- L’arbre vertical d’une turbine Curtis tourne à sa partie inférieure sur une crapaudine spéciale composée d’une plaque en fonte mobile avec l’arbre, d’une deuxième plaque en fonte fixée dans la carcasse, ces deux plaques étant séparées par un grain et une vis de
- Fig. 23. — Turbine de 500 kw. (Vue des roues et intermédiaires d’un étage)
- réglage. C’est la seule partie de la machine nécessitant un graissage, avec les paliers qui dans un turbo-générateur électrique quelconque sont au nombre de trois.
- îoitf damv
- Fig. 24. — Régulation (commande mécanique du relais à vapeur
- Régulation. —Le système de régulation est tel qu’il n’y a ni laminage de vapeur à l’admission, ni admission par bouffées. La pression d’admission est toujours constante, et l’admission se fait toujours à pleine pression, A cet effet, on a placé au sommet de la tur-
- p.416 - vue 416/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 417
- bine un régulateur à force centrifuge, qui vient, soit directement et mécaniquement, soit par l’intermédiaire d’un électro-aimant, soit à l’aide d’un servo-moteur hydraulique ou à huile (en utilisant l’huile sans pression servant au graissage), commander les soupapes d’admission de vapeur dans les tuyères du premier étage. Suivant le nombre de soupapes ainsi ouvertes ou fermées, l’admission totale sera plus ou moins grande dans la turbine, mais sans qu’elle se fasse jamais avec aucun des inconvénients cités plus haut.
- Graissage. —Les seules parties nécessitant un graissage sont, ainsi que nous l’avons vu, la crapaudine et les paliers. Ce graissage s’effectue par de l’huile sous deux pressions differentes.
- 1° Par de l’huile à haute pression c’est-à-dire par de l’huile possédant une [pression suf-
- Fig. 25. — Régulateur de la turbine de 5.000 kw.
- lisante pour'soulever complètement l’arbre de la turbine, ce qui permet de réaliser un roulement parfait sur l’huile ;
- 2° Parade l’huile à basse pression, destinée à lubrifier les paliers de la machine (*).
- Résultats. — La consommation de vapeur dans les turbines Curtis est faible. Elle est surtout diminuée par l’emploi d’un vide assez élevé dans le condenseur et d’une forte surchauffe.
- Avec une pression d’admission de 10 kgm., l’énergie théorique de 1 kgm. de vapeur est de 39.000 kgm. dans le cas de l’échappement à l’air libre, de 59.000 kgm. dans le cas d’un
- 0) Les turbines Curtis sont construites aux usines de la General Electric Company, à Schenectady (U. S. A.), aux usines de la Britisb Thomson-Houston à Rugby (Angleterre), et enfin aux ateliers Thomson-Houston (anciens établissements Postel-Vinay), à Paris.
- p.417 - vue 417/685
-
-
-
- 418
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 11.
- Fig-. 26. — Turbine Curtis de 500 kw. (Disposition des salves de réglage, contrôleur, rhéostat et appareil de sûreté
- Quant à la surchauffe, elle augmente sensiblement le rendement par l'économie réalisée sur le poids de vapeur consommé. D’après les premiers essais cle Curtis la consommation
- p.418 - vue 418/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- à 19
- de vapeur serait de 8,6 kg. par k\v. avec vapeur sèche saturée, et de 7,5 kg. par kw. avec 265° de surcliauü'e et même pression de la vapeur. Mais l’on peut dire qu’une élévation de température de 6°1 produit une économie de vapeur de 1 °/0.
- Par comparaison avec une machine à pistons on peut dire qu’une turbine Curtis consomme par kilowatt-heure une quantité de vapeur sensiblement constante quelle que soit la charge, la turbine pouvant supporter jusqu’à une surcharge de 100 °/0. Elle vaut, à pleine charge, une bonne machine eompound, mais lui est supérieure quand la charge augmente ou diminue, c’est-à-dire quand elle diffère de la pleine charge.
- Nous empruntons à M. Léon Girard les résultats d’essais précis de consommation exé-
- ’tssioM à l'admission en X^psr c/u
- Fig. 27. — Effet de la condensation
- cutés aux ateliers de la British Thomson-Houston, à Rugby, et à Berlin, aux ateliers de l’Union Electrizitaets Gesellsehaft sur une turbine Curtis de puissance nominale 600 kw. couplée directement à une génératrice Thomson-Houston faisant 1800 tours.
- VAPEUR Nombre de :ours et vide Consommation de vapeur en kg. par k.w.h. d’après la charge
- Pression Etat Température 'A ’7i 7. V4
- 9>8 k£s Saturé i8ool 8,Go 8>79 9,2° 10,23
- 9>8 Surchauffé 265° et 7,55 7,6° 8,o5 9,oo
- i/,,o Surchauffé 277° 723“/,u 7>27 7>4° 7,65 8,5o
- Au point de vue de l’encombrement, la machine Curtis est supérieure aux autres turbines. Comparée à une machine à cylindres le rapport de la surface occupée par une turbine Curtis à la surface occupée par une machine à cylindres est de 1/10, tandis que ce rapport n’est que de 1/2 pour la turbine Parsons. Pour une turbine Curtis de 5000 kw. ce rapport descend même au-dessous de 1/10. Le tableau ci-après donne en regard les nombres co r res pondants.
- p.419 - vue 419/685
-
-
-
- 420 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XLII. — N° il.
- p.420 - vue 420/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 421
- ENCOMBREMENT POIDS
- PUISSANCE NOMBRE DE TOURS
- TYPE en kw. " ^ —m' ~~~
- par minute total par kw. total par kw.
- ni- m- kgs kgs
- Machine à pistons 5. ooo 7 5 i8G 0,03^2 C O O O CO 296
- Turbine Curtis 5. ooo 5oo 16,3 0,00^20 176.ooo 35,2
- Enfin, nous donnons un dernier tableau montrant les dimensions d’encombrement des
- Fig. 29’ — Station centrale de la Compagnie de 3\;ice— (2 turbines Curtis de 800 kw. — Coupe transversale
- turbines Curtis, et une comparaison entre les encombrements des turbines De Laval, Curtis et Parsons (fig. A).
- PUISSANCE TOURS PAR 1' DIAMÈTRE HAUTEUR
- i5oo /ai’. 9°o 2 m 5oo O O 00 £ vît*
- 2000 •joo 3m IOO 5m 700
- 3ooo 600 3m 800 6m 600
- 5ooo 5oo 4 m 3oo 0 0 S
- p.421 - vue 421/685
-
-
-
- 422
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° H.
- Fig. A. — Comparaison entre les turbines de Laval, Curtis et Parsons Légende : Fig. 1 et 2. Turbine de Laval de 200 kw.
- Fig. 3 et 4. -— Curtis de 500 kw.
- Fig. 5 et 6. — Parsons de 375 kw.
- (A suivre). L. Munch.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Contribution à la théorie de réchauffement des câbles. — Teichmüller. — Electrotechnische Zeits-schrift, 3 Novembre.
- Nous voulons essayer, clans cette étude, d’établir une théorie exacte de réchauffement des câbles souterrains : elle conduit à une formule qui, croyons-nous, tient compte de toutes les grandeurs importantes sans être trop compliquée et sans avoir été l’objet de simplifications injustifiées.
- D’après la loi de Fourier sur la propagation de la chaleur, loi qui donne une image de la loi d’Ohm, le courant de chaleur W, c’est-à-dire la quantité de chaleur traversant une surface pendant l’unité de temps est égale à la
- différence de température divisée par la résistance opposée à la propagation de la chaleur entre les surfaces isothermiques entre lesquelles est mesurée la différence de température. Si ces surfaces sont des cylindres concentriques de longueur 1 cm. et de diamètres D; et De (diamètres intérieur et extérieur), l’équation de Fourier est la suivante :
- où ti représente la température du cylindre intérieur et te celle du cylindre extérieur, et o-la résistance spécifique à la chaleur (rapportée à 1 cm. de longueur de cylindre) fîg. 1. Le dénominateur représente la résistance à la chaleur.
- p.422 - vue 422/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 423
- Si le courant de chaleur doit traverser plusieurs résistances en série, on a pour la 5e
- en désignant par S„ la valeur de la résistance à la chaleur et par &v la différence de température entre ses surfaces isothermiques.
- Pour la différence totale entre les températures ti et tn on a d’une façon générale :
- W = — = —li- tn------- (i)
- SS s< H- s2 + ... K >
- Les résistances à la chaleur consistent en enveloppes concentriques. C’est le cas d’un
- Fig. 1
- câble, comme le montre la section de la fig. 2 où
- D; est le diamètre du conducteur de cuivre.
- 1 l’enveloppe isolante.
- 2 l’enveloppe de plomb.
- 3 la tresse de jute.
- 4 l’armature en fer considérée comme une enveloppe cylindrique.
- 5 le revêtement extérieur en jute.
- La dernière enveloppe hachurée représentera provisoirement la couche de terre autour du câble ; nous lui donnerons plus tard sa signification réelle.
- L’enveloppe extérieure rayonne de la chaleur dans l’air. Cela se produit sous une différence de température tn — tû en désignant par tu la température du milieu environnant à une distance telle que l’appareil le plus sensible ne décèle aucune influence de la présence du câble. Nous supposerons que la loi de Newton est rigoureuse pour la chaleur cédée à l’air, ce qui est admissible car la différence de température tn — tu est faible. La quantité de chaleur cédée à l’air dans l’unité de temps est, d’après cette loi, proportionnelle à la sur-
- face du corps rayonnant et à la différence de température. En appelant H„ la quantité de chaleur cédée par l’unité de surface, 1cm2, pour une différence de température de 1°, on a, en se limitant au cas où le câble a une longueur de 1 cm. :
- W = 7tD n(tn, — tu) tu. (2)
- En additionnant les différences de température des équations (1) et (2), nous trouvons une expression pour l’élévation de température de l’âme du câble par rapport à son entourage. En introduisant dans cette expression les valeurs précédemment trouvées, on obtient :
- T — ti — tu = — | lognat jj; + *2 l0£?nat gy ~\~
- +......+ ff"lognat^+OT;r (3)
- Le dernier terme peut être désigné comme résistance de passage entre l’enveloppe de terre et le milieu environnant.
- La quantité de chaleur W rapportée à l’unité de temps est, dès qu’un état permanent est atteint, égale à la quantité de chaleur engendrée pendant le même temps dans le conducteur de cuivre.
- Wo,24^t (4)
- où
- J représente le courant en ampères.
- Q la section en centimètres carrés.
- p la résistance spécifique du cuivre à la température correspondante à l’élévation de température J, rapportée à 1 cm. de longueur et 1 cm2 de section.
- La réunion des deux dernières équations donne :
- J
- (5)
- où l’expression entre parenthèses du dénominateur contient les mêmes termes entre parenthèses que l’expression de l’équation (3). On peut modifier cette expression de J suivant les besoins des conditions pratiques.
- Partageons l’expression entre parenthèses du dénominateur en 3 parties :
- 27fS£ .— 0-^ lognat -jj- -f- ^2 l°gtiat -f" . . . "f- lognat 27rS/; —<tn lognat
- 27tSM :
- D„H„
- p.423 - vue 423/685
-
-
-
- 424
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 11.
- S/^. est la résistance totale à la chaleur du câble.
- <7, est la résistance spécifique de l’enveloppe 1 (fig. 2).
- <t2 est la résistance spécifique de l’enveloppe 2 . . . . , etc.
- Pour ps, nous avons posé pe correspondant
- à De = D5.
- Faisons maintenant les deux hypothèses suivantes :
- 1° Les résistances spécifiques des métaux
- sont d’une petitesse qui les rend négligeables, c’est-à-dire que p2= p^ = O.
- 2e L’enveloppe 1 a la même résistance spécifique à la chaleur que les deux révêtements de jute, c’est-à-dire que
- 7\ — °3 — °e — ak •
- On a alors
- 27rSyt = ok Rognât jy + lognat jyj + logD
- D,
- D,
- 27rS* = <rk lognat
- (0
- en appelant
- D\ = hDe
- le diamètre réduit du câble. Le facteur de réduction est :
- et peut être facilement déduit de mesures de câbles.
- Pour les câbles simples répondant aux prescriptions en vigueur on a
- pour Q = 16 cm2 h == 0,7
- pour Q=ioocm2 h — o,83.
- Pour la résistance à la chaleur du sol S„, il faut introduire une autre expression correspondant à sa constitution. La surface limite entre le sol et l’air est un plan. Si le câble est enterré à une profondeur suffisamment grande par rapport à son rayon, la surface de la terre doit être regardée comme isotherme. Les courants de chaleur décrivent alors des ondes dont les centres sont situés sur la surface de la terre. Les surfaces isothermes qui leur sont normales sont des cylindres dont les axes sont de plus en plus bas. La fig. 3 en donne une image ; les nombres placés à côté des isothermes indiquent l’élévation de température de ces derniers par rapport à l’élévation totale de température I. Dans ces conditions la résistance à la chaleur est :
- S
- h —
- 1
- 27T
- an lognat
- n y n2 — 1
- (8)
- où n représente le rapport entre la profondeur à laquelle est placée le câble et son
- rayon.
- On a donc :
- D,
- D;
- (9)
- en désignant par D;i le double de la profondeur (fig. 2). n doit avoir une certaine valeur pour que la surface de la terre puisse être considérée comme isotherme. Pratiquement cette condition est presque toujours remplie. En effet pour un câble de 1,000 mm. ayant un diamètre extérieur d’environ 6,7 cm., on a, pour une profondeur de
- i4o
- 70 cm , n = -z—>20.
- 6,7
- on peut donc poser :
- 27rSw = an lognat 2tt = CT,
- lognat
- aDt±
- Da
- (IO)
- La résistance de passage dans l’air peut être considérée comme négligeable, à cause de la valeur élevée de Dn et Hn. On a donc
- 27TStt = 0.
- OU
- Dans ces conditions l’expression entre parenthèse de la formule 8 devient
- [....] = 7/c lognat jJ- -f- *11 lognat •
- Posons
- 7k=Ul7n (12).
- m est alors le rapport entre la résistance spé-
- p.424 - vue 424/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 425
- cifîque à la chaleur du câble (isolant...) et celle du sol. Introduisons en outre des logarithmes de Brigg au lieu des logarithmes naturels, il vient :
- [......] = an . 2,3025 (^ m log ^ + iog — J
- ou
- [......
- 09 ai 6.7 06 6.5 C9 0.3 02 Of G O.t 0.2 03 0.9 05 0.0 0.7 64 0.9
- A 9 0,0 0.7 0,6 O,S 9.0 0,0 0,4 0,7 0 O.t 0,2 0,J 0,9 0, S 0,6 OJ 0,4 Q2 1 **
- Fig.. 3
- Le premier radical ne contient que des nombres sans dimension et des constantes spécifiques ; le second radical, en outre de l’élévation de température contient des chiffres résultant de mesures du câble. Ceux-ci sont connus lors de la fabrication, ceux-là doivent être déterminés par une mesure. Le nombre m du second radical dépend de la constitution physique des matériaux employés.
- Calculons la valeur du premier radical. Pour
- déterminer p il faut connaître r. Prenons ;
- ' 7
- r = a5
- Supposons que la température du milieu environnant soit 15°, on a
- = p\-A(i -|- o,oo4t) = 1,925 ioC~6 ohms si
- p\A = 1,75. io~6. ohms.
- Pour la résistance spécifique à la chaleur de la terre, il existe un grand nombre de données mais nous ne connaissons qu’une mesure faite, en vue de déterminer réchauffement des câbles ; Kennely indique le chiffre ;
- _ 5o
- '"-53’
- En introduisant cette expression clans l’équa-tion 5, on obtient :
- p.425 - vue 425/685
-
-
-
- 42G
- L'ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — Ne il.
- Il 'faut diviser par 0,24 parce que Kennely donne le chiffre 50 en admettant que la puissance convertie en chaleur par seconde est mesurée en watts. Ces chiffres donnent
- C' --
- 6,283.io6
- 0,24.2,8026.i,925
- 00
- 0,24
- 168,4.
- en exprimant Q en millimètres carrés et en prenant
- / — OjO .
- Pour déterminer le facteur /*• , il est
- nécessaire de connaître m et par conséquent 07,.. Nous ne connaissons à ce sujet que deux mesures. La première est due à Kennely et conduit à sa valeur :
- 700
- 0,24
- La seconde est due à 'Herzog et Feldmann et donne
- 0,24
- Ou a don<
- <‘t le facteur est ])our Q = 1.0 mm -,
- (I )„ —- 28 mm , I),- — 6,4 mm , h ~ 0,7) :
- 0.7.28 \11
- /0.7.2J\"
- (-SJ-). '?S|
- ou
- od-2h , 6,4 )
- 10
- . 0,7 — 71 000
- e t, p o u r Q = 1,000 m m.211 ) a — 0 7 m m. D, = 44,4 m m. h —- 0,83)
- La valeur du facteur est donc très considérable pour de faibles sections, mais diminue très rapidement quand la section augmente. Cette variation est particulièrement importante.
- Nous pouvons établir un tableau des courants admissibles. Pour cela il est avantageux, afin d’établir une formule aussi générale que possible, de rassembler tous les chiffres en une constante en les modifiant de façon que Q soit exprimé en mnï1, - en olnns rapporté à la longueur de I mètre et à la section de 1 mm., et la résistance spécifique à la chaleur en unités électriques et non thermiques.
- Revenons à l’équation (5) dans laquelle nous avons introduit l’expression trouvée pour la parenthèse.
- La formule devient :
- . G / Q,t.
- Y//5At y rn log ^ + log ^
- (i5)
- Dans cette formule,
- C représente un nombre sans dimensions,
- 628,3
- 2,3026
- i6,5a
- t la résistance spécifique* du métal à la température qui correspond à l’élévation de température t.
- Pour une température à 15°, on a p_ —; pyA ( I -4 - 0,00.4")
- Pour :
- T : t2.r>,
- pni est la résistance spécifique à la chaleur du sol pour la température extérieure moyenne correspondant à l’élévation de température r.
- L’indice t est ajouté parce que
- —- 0»24 C/i.
- D’après les mesures faites jusqu’ici, on doit avoir
- Q est la section du conducteur en millimètres carrés.
- t l’élévation de température admissible en degrés centigrades.
- m le rapport des résistances spécifiques à la chaleur de l’isolement du câble et des matières qui constituent l’enveloppe. D’après les mesures exécutées jusqu’ici, on a m = lb ou /?2 = 11.
- p.426 - vue 426/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 427
- D'a = hDa le diamètre réduit du câble en millimètres.
- La valeur de h = ^ • ^-3 déduite des mesures
- de câbles faites pour des sections comprises entre Q = 16 jusqu’à Q = 1.000 est d’environ 0,7 à 0,83.
- Ces chiffres conduisent an tableau suivant :
- Tableau des charges admissibles sur des câbles simples à courant continu jusqu’à 100 colts, enterrés à une profondeur \ = 10cm pour une élévation de température r = 25 C.
- Q Dj? D « h m = 15 L GOURANT ADMIS m — II J 2 SIBLE J d’après les données normales J0 ÉCA avec J h RTS » en o/0 J2
- 16 6,4 23 o,7 n8 l32 i4o — i5,7 — 6,7
- 2Ô 6,9 24 o,7 i5o 167 175 — 14,3 — 4,6
- 35 8,2 25 0,7 188 209 2l5 — 12,5 - 2,8
- 5o 9,8 29 0,71 228 253 260 — 12,3 — 2,7
- 7° 11,5 3i 0,71 283 3i3 3i5 — 9,8 — 0,6
- 95 i3,o 32 0,73 343 377 370 — 7,6 + 1,9
- 120 14,6 35 0,73 391 431 420 — 6,9 + 2,6
- i5o i6,3 37 o,74 45o 4g 4 475 — 5,3 + 4,o
- i85 i8,5 4o 0,76 5o8 557 53o — 4,2 + 5,i
- 240 20,8 43 o,77 593 649 6i5 - 3,6 ~T 5,5
- 3io 23,2 46 0,78 689 754 705 — 2,3 + 7,°
- 4oo 26,3 49 o,79 814 887 810 + 0,5 + 9,5
- 5oo 29,5 54 0,80 9*9 1001 920 — 0,1 + 8,8
- 625 62,9 58 o,8i5 io4i 1134 io4o + 0,1 + 9,°
- 800 37,1 63 0,82 1221 i325 1190 + 2,6 + 11,3
- 1000 4i,4 67 o,83 i4i4 1529 i35o + 4,7 -1-i3,3
- Les trois courbes J =f (Q) de la fîg. 4 résument ce tableau.
- On peut dire que la concordance est très
- 1000
- 900 500
- 50 120 2VO
- satisfaisante si l’on songe que l’une des courbes a été obtenue par des mesures purement expérimentales et les deux autres par des considérations purement théoriques.
- Il y aurait lieu, dans les expériences futures, de mesurer ;
- 1° La résistance spécifique à la chaleur de l’enveloppe isolante et du revêtement (et sa relation avec la température).
- 2° La résistance spécifique à la chaleur de matériaux qui constituent le sol dans diverses conditions.
- 3° L’élévation de température de la surface du sol vis-à-vis de celle du milieu ambiant dans différentes conditions et de voir si le fait que cette surface ne peut pas être isothermique a une intluence sensible sur le caractère de la fonction
- J=/'(Q).
- Ces mesures d’un caractère purement théorique n’auront pas pour but de remplacer les mesures pratiques sur les, câbles enterrés, mais de les compléter.
- B. L.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- La transmission des sons au moyen d’ondes électriques. — Nussbaumer. —Physikalische Zeitschrift, i,r décembre.
- Après avoir étudié les expériences très intéressantes de Simon, Duddell et de Peuekert,
- p.427 - vue 427/685
-
-
-
- 428
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 11.
- nous nous sommes proposé d’alimenter une bobine d’induction avec les courants alternatifs produits par l’arc chantant. Mais comme la bobine d’induction contient un noyau de fer, il est nécessaire, en plus de la capacité et de la self-induction du montage ordinaire, d’ajouter une capacité en dérivation sur l’arc.
- Nous avons employé comme source de courant le réseau urbain à 150 volts. L’intensité du courant dans l’arc était réglée au moyen
- Fig. 1
- de la résistance R de façon que l’ampèremètre A^ marquât 2 ampères. Le condensateur C,, placé en dérivation aux bornes de l’arc avait une capacité de 15 microfarads : le condensateur C2 avait une capacité de 3 microfarads. Le courant en A2 avait une intensité de 12 ampères, et le courant en A3 une intensité de 3 amp. Ce dispositif permettait d’obtenir en /' une étincelle de 2 centimètres de longueur qui reproduisait exactement le sifflement de l’arc. Si Ton emploie un tel montage pour changer la capacité d’un système oscillant
- (par exemple un système de Braun), on peut transmettre les sons au moyen des ondes électriques (fig. la).
- Comme récepteur on peut employer l’un quelconque des appareils qui permettent de recevoir téléphoniquemenr les aérogrammes. Mais pour transmettre de cette façon des airs musicaux, nous avons employé deux sortes de dispositifs.
- Le premier dispositif consiste à faire chanter l’arc d’après la méthode de Simon, de Duddell et de Ruhmer, et d’alimenter par les courants oscillants ainsi produits le primaire d’une bobine d’induction. Dans la fig. 2, B représente la
- source de courant, L l’arc électrique, C la capacité, J la bobine d’induction, M le microphone, S la bobine, f l’éclateur, A l’antenne, Sch. le circuit oscillant, F le cohéreur, T le
- A
- B
- téléphone. Les courants oscillants qui prennent naissance dans le secondaire de la bobine d’induction reproduisent, à l’étincelle f, exactement les airs musicaux qui impressionnent
- le microphone M. On peut simplifier ce montage au moyen du 2e dispositif (fig. 3), où le microphone est en dérivation aux bornes d’une bobine S, comme cela a été indiqué par Ruhmer.
- R. Y.
- ÉCLAIRAGE
- Progrès dans la technique de l’éclairage. — Elektrotechnische Gesellchaft zu Koln. — Wedding. — Séance du 19 octobre 1904.
- L’auteur rappelle que le phénomène désigné sous le nom de lumière consiste en oscillations de l’éther qui, pour des longueurs d’onde variant entre 0,8 et 0,4 microns, nous donnent la sensation des différentes couleurs, depuis le rouge jusqu’au violet. Ces oscillations peuvent être produites de deux façons différentes, soit par des phénomènes de luminescence soit par des phénomènes de tempé-rature. Le premier mode de production est obtenu par des décharges électriques dans des
- p.428 - vue 428/685
-
-
-
- 48 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 429
- espaces vides d’air (tubes de Geissler et lumière de Tesla), et n’a donné lieu jusqu’à présent à aucune application pratique. Le second mode, seul employé actuellement, repose sur la production de températures élevées. Plus la température est élevée et plus les oscillations sont rapides, c’est-à-dire plus la longueur d’onde est courte.
- A chaque fréquence ou longueur d’onde cor-respo-nd une certaine énergie de radiation. Si par exemple nous portons à l’incandescence normale le filament d’une ampoule électrique, et si nous supposons la lumière produite décomposée par un prisme en ses différentes longueurs d’onde, nous pouvons déterminer pour chacune d’elles l’énergie de radiation E. La figure 1 représente la courbe ainsi
- rig-, î
- obtenue par le professeur Lummer en portant en abscisses les longueurs d’onde exprimées en microns et en ordonnées l’énergie de radiation. Le maximum très aigu de cette courbe a lieu pour une longueur d’onde de 1,5 microns. Mais comme la visibilité pour l’œil humain commence à 0,8 microns et ne va que jusqu’à 0,4 microns, le maximum de la radiation n’est pas utilisé pour la production de lumière : sur la totalité de l’énergie radiée il n’y a que la partie marquée en noir qui est utilisée comme radiation visible pour la production de lumière, tandis que la plus grande partie est perdue.
- Il est possible, en élevant la température, de déplacer le maximum vers la gauche dans le domaine des oscillations de faible longueur et la préoccupation des techniciens doit être d’obtenir des corps résistant autant que possible à la chaleur et de les porter à des tempé-
- ratures aussi élevées que possible. Si, par exemple, on prend une lampe à incandescence et qu’on élève peu à peu la température du filament en cherchant pour chaque température la position du maximum de radiation, on voit que celui-ci se déplace peu à peu des rayons de plus grande longueur d’onde vers les rayons de plus faible longueur d’onde. Plus le maximum se rapproche de l’intervalle compris entre 0,8 et 0,4 microns et plus la production de lumière est intense et économique. Chaque maximum est atteint pour une longueur d’onde déterminée et pour un degré d’incandescence déterminé du filament. En traçant la courbe des températures en fonction des longueurs d’onde, on voit que la production de lumière est proportionnelle à la puissance cinquième de la température absolue. Un faible accroissement de température suffit donc pour augmenter considérablement la production de lumière.
- On peut constater cet accroissement graduel de la température dans la technique de l’éclairage. La flamme du brûleur d’Argand a une température de 1.800° ; le filament de charbon des lampes à incandescence a une température de 2.000°, le bâtonnet de la lampe Nernst et le tissu des manchons Aner ont une température de 2.320° et l’arc électrique atteint une température de 4.000°. Mais le maximum de la radiation n’est pas encore placé au point où il faudrait. Pour le brûleur d’Argand, ce maximum correspond à 1,55 microns ; pour la lampe à incandescence il est voisin de 1,4 microns ; pour la lampe Nernst et la lumière Auer, il correspond à 1,2 microns, et pour l’arc à 0,7 microns.
- L’étude de l’énergie des radiations est faite à l’aide du bolomètre : cet instrument est essentiellement constitué par des fils de platine de 1 micron de diamètre et 2 mm. de longueur recouverts de soie et intercalés dans une branche d’un pont de Wheatstone. D’après les recherches de Lummer et Kurlbaum, cet appareil permet de faire des mesures très précises. En absorbant les radiations invisibles (en deçà de 0,4 microns et au-delà de 0,8 microns), on peut mesurer la radiation visible seule. Des chiffres trouvés pour la radiation totale (visible et invisible), pour la radiation visible et pour la consommation d’énergie, on déduit le ren-
- p.429 - vue 429/685
-
-
-
- 430
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — n° H.
- dement de la source lumineuse, ou rapport de la quantité d’énergie transformée en radiations lumineuses à la quantité totale d’énergie fournie à la source. Le tableau I indique ces rendements :
- Tableau I
- RENDEMENT v
- Lumière au pétrole . 0,029 • IO_2 o,oo63 — 0,Ol8 — o,o65 — à 0,096 — 0,2 à o,48 — 0,62 — o,85 — 0,298 — à o,338 —
- Incandescence par l’alcool Lumière Auer Lumière à gaz comprimé. Lumière Lucas . . .
- Incandescence avec filament de carbone Lampe à osmium Lampe Nernst
- Lampe à arc Arcs à flamme
- On voit que le rendement de toutes les sources lumineuses actuelles est inférieur à i %• Quoique les rendements des sources lumineuses électriques soient bien supérieurs aux autres, ils sont encore si faibles que la transformation de l’énergie en lumière doit être encore comptée parmi les plus désavantageuses. La plus grande partie est transformée en énergie invisible et est perdue. Il ne faut pas s’attendre à de grandes améliorations dans la voie actuellement suivie, car nous ne possédons aucun moyen pour produire des températures suffisamment élevées. Ce n’est que par une méthode toute nouvelle et plus rationnelle de production de lumière que l’on pourra atteindre à des rendements plus élevés.
- Malgré cela, de sensibles progrès ont été faits dans ces dernières années en ce qui concerne la diminution de la consommation spécifique et par conséquent l’efficacité.
- Le tableau II indique les calories dépensées par heure pour la production d’une bougie d’intensité sphérique et montre les progrès réalisés :
- Il existe deux catégories de lampes à incandescence électrique ; celles qui fonctionnent dans le vide et celles qui fonctionnent dans l’air. Dans la première catégorie, on cherche à l’heure actuelle à remplacer la lampe à filament de carbone, dont la consommation spécifique atteint 3,5 à 4 watts par bougie, par des lampes de moindre consommation. La première de ces lampes est la lampe à osmium qui absorbe 1,5 watts par bougie et donne
- une belle lumière blanche en conservant pendant longtemps son pouvoir éclairant primitif. Les inconvénients de cette lampe sont le prix élevé auquel elle revient à cause de la rareté
- Tableau II
- CALORIES par bougie
- Lumière au pétrole Incandescence à l’alcool 36,4
- i6,3 •
- Lumière Auer 11,0
- Lumière à gaz comprimé 6,48
- Lumière Lucas 7,82
- Incandescence avec filament de carbone 2,6 à 3,99
- Lampe à osmium i,34
- Lampe Nernst 1,63
- Lampe à arc o,95
- Arcs à flamme 0,2
- de la matière première et des difficultés de la fabrication, et le faible voltage pour lequel on est obligé de la construire et qui oblige à placer 3 lampes en série sur 110 volts. Une sérieuse concurrente de la lampe à osmium est la lampe à zircone qui n’est pas encore dans le commerce mais est actuellement au point. Ce filament est préparé en exposant de l’oxyde de zircone avec du magnésium à l’action de l’hydrogène sous une température très élevée. Un kilogr. de zircone suffît pour préparer 100.000 filaments et les lampes doivent être vendues 1 fr. 90. Ces lampes consomment 2 watts par bougie : on les construit à un seul filament, pour un voltage de 37 volts, soit 3 lampes en série sur 110 volts, ou pour un voltage de 44 volts, soit 5 lampes en série sur 220 volts : en outre, on construit des lampes à plusieurs filaments fonctionnant sur
- 110 volts. La durée de fonctionnement atteint 700 à 1.000 heures.
- Enfin une 3e lampe à incandescence, d’invention toute récente, est la lampe à Tantale qui consomme 1,5 watt par bougie et dont la durée de fonctionnement est supérieure à celle des lampes à filament de carbone. Le tableau
- 111 résume les expériences faites sur les lampes de cette espèce :
- La première des lampes à incandescence fonctionnant dans l’air est la lampe Nernst. Contrairement aux précédentes, c’est une lampe à haute tension : on est arrivé récemment à en construire pour 500 volts et 1,4 d’ampère consommant environ 1,3 watts par
- p.430 - vue 430/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 431
- bougie. Pour les fortes oscillations de tension qui se produisent sur les lignes de traction
- Tableau III
- DURÉE de fonctionnement en heures INTENSITÉ lumineuse en bougies INTENSITÉ de courant en ampères CONSOMMATION spécifique en watts par bougie
- • 25 à 27 o,36 à o,38 1,5 à 1,7
- 5 28 à 3i o,38 à 0,39 i,3 à i,5
- i5o a5 à 27 o,36 à o,38 i,5 à 1,6
- 3oo 22 à 2/1 o,36 à o,38 1,6 à 1,7
- 5oo 20 à 22 o,36 à o,38 1,9 à 2
- lOOO 18 à 20 o,35 à 0,37 2,1 à 2,2
- il faut une résistance importante en série avec la lampe : on construit actuellement des résistances qui peuvent atténuer des variations de 10 volts.
- A côté des lampes à incandescence, il faut citer quelques progrès faits récemment par les lampes à arc. Les nouvelles lampes différentielles permettent le montage de 3 lampes en série sur 110 volts sans résistance d’allumage. Les lampes américaines en vase clos à longue durée, les lampes à flamme et la lampe à ma-gnétite marquent un certain nombre de progrès. Quant à la lampe à vapeur de mercure, elle marque un acheminement vers un autre mode de production de la lumière, la production par luminescence, mais sa couleur la rend presque inutilisable : en outre la consommation spécifique relativement élevée de 0,2 watt par bougie montre qu’on est encore bien loin de la production de lumière sans chaleur. Le tableau IV permet de comparer entre
- Tableau IV
- SOURCES DE LUMIÈRE Intensité horizon- tale bougies «mineuse sphériq. bougies CONSOMMA- TION à l’heure QUANTITÉ de chaleur dégagée par heure CALORIES par bougies DRIX DE d’écls total l’heure irage par bougie l'ROÜl'CTIOK d’acide carbonique à l’heure CONSOMMATION en watts par bougie pour la radiation visib.
- A Pétrole 14,8 l3,2 43,6 gr. 75 calories 480 36,4 centimes 1,37 0,1 o3 i4 litres 70 O, I l3. IO~u
- Incandescence par l’alcool. 65,3 42,9 129 698 16 3 4,75 0,1 I o,o34 1 *9 0,0092.10-6
- Lampe Auer 73,8 52,3 112,3 litres 573 C> p Vo 00 G74 0,018 ))
- Gaz comprimé 3o3 214 272 1387 4,80 0,0225 i43 0,067
- Lumière Lucas 58i 4u 63o 3210 7,82 9,7 0,0238 332
- Incandescence à filament 43,8 34,6 io4 watts 89,8 2,6 5,2 0, i5o 0 o,o83
- de carbone i8,3 12,8 5g,1 5i 3,99 2,96 0,23 0
- Lampe à osmium 42,3 i84,5 3t,4 48,7 42,1 184 1,34 2,44 0,078 0 0,077
- Lampe Nernst... 113 213 1,63 n,6 0,094 0 0,127
- Arc ordinaire — 4oo 44o 38o 0,95 22 o,o55 10,7 0,021 à
- Arc à flamme — 1800 44o 38o 0,2 22 0,0112 2 1,4 I> O O
- elles les différentes sources de lumière : la ligne marquée À indique, comme comparaison,
- la quantité de chaleur et la quantité carbonique produite par un homme :
- E.
- d’acide
- B
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE OES ÉLECTRICIENS
- Recherches oscillographiqu.es sur un réseau à haute tension, d’après M. David.
- Le but principal de ces essais était d’apporter aux ingénieurs qui s’intéressent à l’étude de l’état variable dans les circuits à courants alternatifs, des documents consistant en des
- relevés oscillographiques effectués dans des conditions aussi bien déterminées que possible.
- » 11 s’agissait, par exemple, d’enregistrer les formes du courant et de la tension au moment de la fermeture et de l’ouverture d’un circuit^ l’allure de ces courbes pendant l’existence d’un arc ou le fonctionnement en parallèle de deux usines, etc.
- p.431 - vue 431/685
-
-
-
- 432
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 14,
- L’admirable instrument de recherches qu’est l’oscillographe Blondel-Carpenlier s’est prêté facilement à l’enregistrement d’un grand nombre de périodes.
- CES ESSAIS ONT ETE EFFECTUES SUR LES INSTALLATIONS DE LA SOCIÉTÉ DE
- l’éneiîgie électrique du littoral méditerranéen.
- De l’usine du Plan-du-Var partent trois lignes aériennes:
- )) L’une réunit l’usine du Plan-du-Var à celle de la Mescla située à 7 km. Ces deux stations fonctionnent la plupart du temps en parallèle.
- » La seconde ligne aboutit à la sous-station de Sainte-Agathe à Nice en passant par Leyens et Saint-Pons.
- » La troisième suit la vallée du Var jusqu’à Saint-Laurent-du-Var, d’où elle se dirige vers la Bégude près de l’embouchure du fleuve.
- » Enfin un câble souterrain réunit les postes de Sainte-Agathe et de la Bégude.
- » Grâce à cette heureuse disposition du réseau, on pouvait former un circuit ayant 64,5 km de longueur et dont les extrémités étaient à l’usine du Plan-du-Var.
- M. Brieard avait installé à l’usine du Plan-du-Var un rhéostat à liquide de grande résistance et de réglage facile qui a été utilisé pour les essais en charge.
- Les surtensions qui peuvent se produire sur un réseau sont dues dans certains cas aux harmoniques provenant des machines en service. Aussi, comraenca-t-on par rechercher quelle était l’importance des harmoniques de la force électromotrice de l’alternateur dont on disposait. Cet alternateur triphasé de 600 kilo-voltampères était accouplé à une turbine double à axe horizontal de 900 chx. L’alternateur est du type à induit fixe ; les pôles mobiles sont au nombre de 8 et à la vitesse de 375 tm., la machine fournit du courant à 25 périodes. Les enroulements sont montés en étoile et la tension normale entre phases est de 11.000 volts efficaces. On se servit de la méthode dite « de résonance » perfectionnée par M. Armagnat. Pendant les mesures, l’alternateur fonctionnait à vide et fournissait une tension de 7.000 volts efficaces entre phases (fréquence 25).
- Les tâtonnements pendant la recherche de
- ces harmoniques ont été conduits systématiquement de façon à ne pas en sauter ; on disposait à cet effet de bobines de self-induction variable, modèle .1. Carpentier, d’un emploi très commode, de telle sorte qu’on peut dire que les harmoniques qui manquent à la série n’existenf pas ou avaient une amplitude si faible qu’on les distinguait à peine du trait d’axe.
- On constata que la courbe de la force électro-motrice de l’alternateur ne renferma pas d’harmoniques importants pour l’excitation considérée.
- Les courbes relatives aux harmoniques, de même que celles dont il sera question plus loin, n’ont pu être relevées directement sur la haute tension. Les oscillographes n’étaient pas suffisamment isolés pour permettre de travailler sur 10.000 volts et le point neutre de l’alternateur ne pouvait être mis à la terre. Dans tous les essais on a utilisé, pour alimenter les oscillographes, les transformateurs de mesure du tableau. La méthode prête à discussion et M. David se propose d’étudier quelles peuvent être les causes d’erreur introduites par les transformateurs. En tout cas, en ce qui eon-c ;rne les courbes de tension en régime permanent, quelques essais faits au Laboratoire central semblent montrer que ces courbes ne subissent pas de déformation appréciable après d o u b le t r a n s fo r m a t i o n.
- Etude des oscillogrammes
- La longueur totale de la ligne était de 64,5 kilomètres.
- On a relevé, dans chaque cas, la tension U^ entre deux phases avant l’interrupteur et la tension U2 au bout de la ligne.
- La force électromotrice fournie par l’alternateur était de 8.900 volts efficaces.
- Ces essais ont été faits avec interrupteur à huile.
- Pour la fermeture et la coupure de l’alternateur sur la ligne considérée, les relevés oscil-lographiques. n’ont pas décelé de différences caractéristiques, selon qu’on employait un ininterrupteur à air ou un interrupteur à huile. Dans les deux cas, lorsque la fermeture a eu lieu au voisinage d’un passage à zéro de la force électromotrice, il n’y avait pas de surtension notable et les oscillations étaient de faible amplitude ; lorsque la fermeture a lieu entre
- p.432 - vue 432/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 433
- le quart et la moitié d’une demi-période, il y a toujours surtension et oscillations importantes. Le régime s’établit en une période.
- A la coupure, on n’a relevé ni oscillations, ni surtension sur et sur U2. La tension au bout de la ligne affectait toujours la forme caractéristique d’une oscillation très amortie.
- OUVERTURE ET FERMETURE EN CHARGE
- Lorsqu’il s’agit de la manœuvre d’un interrupteur commandant une ligne sur laquelle sont branchés des récepteurs ou un circuit en charge, deux cas principaux sont à considérer, suivant que l’appareil de manœuvre se trouve entre l’alternateur et la ligne ou entre la ligne et les récepteurs.
- Ces deux cas ont été successivement envisagés et comme, au point de vue surtension, le plus dangereux semble être celui ou l’interrupteur est placé en bout de ligne, on a pour ce cas, essayé des interrupteurs à huile et à air.
- Interrupteur au commencement de la ligne.
- On employait l’interrupteur à huile du panneau de l’alternateur. D’après le cliché relatif à l’ouverture de l’interrupteur, la coupure semble avoir eu lieu au moment d’un passage au zéro de la tension. Est-ce un hasard ou cela tient-il au fonctionnement de l’interrupteur? 11 n’y a eu ni oscillations ni de surtension. — Les courbes de tension obtenues se prolongeaient très surbaissées pendant environ une période après l’ouverture. — Quelle en est la cause ?
- Interrupteur au bout de la ligne
- Pour des ouvertures en charge avec interrupteur situé au bout de la ligne, les relevés oscillographiques ont montré des différences sensibles dans la forme des courbes suivant que la rupture se fait dans l’huile ou dans l’air.
- Avec l’interrupteur à l’huile, la coupure est nette et le régime variable ne dure qu’une demi-période; avec un appareil à air, la rupture dure au moins deux périodes, même quand on emploie l’interrupteur pour une charge ne donnant pas lieu à un arc de durée appréciable au jugé; dans les deux cas, les surtensions ont été faibles (18 à 25 pour 100), mais il faut noter que la çharge était non-inductive,
- ARC ENTRE CORNES DANS UN CIRCUIT A COURANT ALTERNATIF A HAUTE TENSION.
- On s’est servi pour cet essai d’une seule phase de l’alternateur. Le parafouclre à cornes employé était monté en série avec un fil de ligne et un interrupteur à huile. Il n’y avait donc d’autres résistances en circuit que celles de la ligne et de l’alternateur.
- On a enregistré la tension aux bornes de l’alternateur et la tension U2 entre les branches du parafoudre.
- L’amorcement de l’arc a eu lieu au moment d’un maximum de la force électromotrice; immédiatement la tension tombe et des oscillations rapides prennent naissance; on peut compter 7 ou 8 oscillations pendant la demi-période qui suit l’amorcement, ce qui correspond à une fréquence de 350 à 400. L’amplitude de la première oscillation est environ le tiers de la tension maxima avant la fermeture, l’amplitude de la seconde n’est guère que le sixième ; il y a donc un amortissement rapide et, après la première demi-période, elles sont si faibles qu’on les distingue difficilement du trait d’axe. Pendant une dizaine de périodes, la forme générale des courbes est rectangulaire ; à mesure que l’arc monte entre les cornes, les tensions croissent, leurs formes s’arrondissent et se rapprochent peu à peu de celles qu’elles avaient avant l’amorceinent; il y a de nombreuses dents de faible amplitude.
- On ne distingue pas nettement l’instant où l’arc s’est rompu; à la vingt et unième période, les courbes sont encore déformées; à la période suivante, on ne voit plus de déformation ; il y a donc probabilité pour que l’arc se soit éteint à ce moment, soit environ 22 périodes après l’amorçage (*). En tout cas, la rupture s’est produite sans oscillations, ni surtensions.
- » Deux autres oscillogrammes, obtenus dans les mêmes conditions, ont donné des courbes analogues ; l’extinction de l’arc a eu lieu également une vingtaine de périodes après l’amor-cement et il n’y a eu ni oscillations, ni surtensions à ce moment.
- (') Les tensions n'ont pas repris les valeurs qu’elles avaient avant l’amorçage parce que la lurbine dont on avait débrayé le régulateur avaft beaucoup ralenti,
- p.433 - vue 433/685
-
-
-
- 434
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 41.
- AliC ENTRE COIiNES AVEC RESISTANCE EN SERIE.
- » 11 était intéressant cle se rendre compte des phénomènes qui se présentent quand un arc se produit dans un circuit à haute tension alors qu’une résistance importante est intercalée dans le circuit. Ce cas offre quelque analogie avec celui du fonctionnement d’un para-foudre à cornes en série avec lequel sont montées des résistances.
- » C’est M. Bricard qui a réalisé le montage de cet essai.
- On a relevé l’intensité du courant et la tension U2 au bout de la ligne avant l'interrupteur.
- ». Au moment de la fermeture, la différence de potentiel entre bornes de l’alternateur était de 9,000 volts; elle est tombée à 6,000 volts pendant l’existence de l’arc ; l’ampèremètre a indiqué 21 ampères.
- » L’amorcement de l’arc a eu lieu au moment d’un maximum de la tension, il s’est produit à cet instant une dent dont l’amplitude est supérieure à la moitié de la tension maxima, mais il n’y a ni surtension, ni oscillations rapides et un régime s’établit dès la première demi-période.
- Pendant une quinzaine de périodes, les courbes ne présentent pas de déformations notables et caractéristiques ; à partir de la 17e période on voit cle petites dents sur la courbe de l’intensité au voisinage des passages à zéro; la tension présente des dents correspondantes. A la 31e période il y a deux dents importantes sur la courbe de tension. La rupture de l’arc s’est produite au bout de 32,5 périodes après la fermeture; il n’y a eu ni oscillations rapides, ni surtension; le courant s’est coupé au moment d’un passage à zéro et l’on voit ensuite la tension remonter et le courant de charge de la ligne comme avant l’amorcement de l’arc.
- Une deuxième pellicule, obtenue dans les mêmes conditions, a donné des tracés tout à fait analogues, mais la rupture de l’arc ne s’est produite que 58 périodes après l’amoree-inent. 11 n’y a pas eu d’oscillations rapides, ni de surtension, mais seulement quelques dents importantes à l’établissement et à l’extinction de l’arc.
- » Ces relevés semblent donc bien confirmer les résultats du calcul et montrer qu’il e»t lo-
- gique d’intercaler des résistances en série avee les parafoudres, non seulement pour limiter l’intensité du courant, mais pour éviter les oscillations de fréquence élevée qui, comme nous l’avons vu, prennent naissance quand un arc se produit sur un circuit à courant alternatif.
- FONCTIONNEMENT EN PARALLELE DE DEUX USINES GÉNÉRATRICES.
- Deux pellicules ont été relevées pendant la marche en parallèle des usines hydrauliques du Plan-du-Var et de. la Mesela. Ces usines, qui fournissent toutes deux du courant triphasé à 10,000 volts, sont situées à 7 km. l’une de l’autre et sont reliées par une ligne aérienne constituée par 3 fils de cuivre dè 40 mm2 de section chacun.
- Les alternateurs de la station de la Mesela sont à 20 pôles et tournent à 150 tours par minute. La puissance normale de chacun d’eux est de 500 kilovoltampères. L’induit qui est enroulé en étoile comporte 120 encoches de 39,5 mm de large sur 82,5 mm de hauteur, il y a 40 fils par encoche. Poids de la partie mobile, 9,500 kg: diamètre, 2,73 m.
- On a enregistré la tension entre deux barres omnibus de l’usine de Plan-du-Var et le courant débité par l’alternateur de cette usine. On peut remarquer que la tension reste pratiquement constante tandis que l’intensité du courant varie périodiquement. L’amplitude maxima du courant varie dans le rapport de 1 à 1,5 environ. L’ampèremètre de l’alternateur marquait en moyenne 10 ampères efficaces. L’intervalle qui sépare deux maxima ou deux minima consécutifs est de 12 à 13 périodes, ce qui correspond à une demi-seconde environ,
- Dans l’autre pellicule, l’amplitude maxima du courant varie dans le rapport de 1 à 2 et même plus.
- Néanmoins le fonctionnement était stablé et ne donnait lieu à aucun ennui.
- COUPURE d’un MOTEUR SYNCHRONE EN CHARGE.
- Cet oscillogramme a été obtenu à la sous-station de Sainte-Agathe à Nice. Cette usine, qui reçoit du courant triphasé à 10.000 volts des stations de la Mesela, du Loup et du Plan-du-Var, sert à la fois de poste de distribution et de transformation ; elle comprend
- p.434 - vue 434/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 435
- en particulier deux groupes constitués chacun par un moteur synchrone à 10,000 volts actionnant par accouplement direct une génératrice à courant continu alimentant le réseau des tramways.
- On n’a pu avoir qu’un seul cliché lors de l’arrêt d’un de ces moteurs. Au moment où le circuit a été coupé, on avait comme régime U = îo.ooo volts, I — 24 ampères.
- Le facteur de puissance était voisin de l’unité.
- L’interrupteur de manœuvre était un appareil à huile de la Compagnie Thomson-Houston.
- On a enregistré le courant dans une phase du moteur et la tension entre deux barres omnibus de la sous-station.
- La coupure du courant s’est produite à l’instant d’un passage à zéro; cependant le commencement de la rupture a dû avoir lieu environ un tiers de demi-période plus tôt, car on voit à ce moment une dent supplémentaire sur la courbe de courant ; il semble donc que, dans ce cas, l’interrupteur à huile ait bien coupé le courant à un passage à zéro; la durée de la rupture n’a pas dépassé une demi-période-
- Il n’y a pas eu de surtension ; les dents de la courbe de tension, qui avaient une amplitude notable pendant le fonctionnement du moteur, sont beaucoup réduites après l’arrêt.
- MISE EN CIRCUIT d’üN CABLE ARME.
- Le câble en question est un câble à trois conducteurs toronnés qui réunit la sous-station de Sainte-Agathe au poste de Beaulieu où est installé un transformateur triphasé de 200 kilo-voltampères à 10,000 volts.
- Le cliché a été obtenu à la mise en charge du câble dont on avait débranché le transformateur. L’interrupteur de manœuvre était un appareil à huile. On a enregistré la tension entre deux barres omnibus de la station de Sainte-Agathe (*) et l’intensité du courant dans une phase. La tension au moment de la fermeture était de 9,700 volts ; l’ampèremètre intercalé dans le circuit était trop peu sensible pour permettre d’apprécier l’intensité du courant absorbé par le câble.
- Pendant la première demi-période qui suit
- (*) Le courant était fourni par l’usine génératrice de la Mescla (25
- la fermeture il y a des oscillations rapides et importantes du courant; la courbe de tension ne présente que deux dents notables, environ une demi-période après la fermeture ; il n’y a pas de surtension.
- Le régime semble établi après la première période, le courant est fortement dentelé ; il y a interférence entre plusieurs harmoniques, cependant ce sont les harmoniques 11 et 13 qui donnent les pointes principales.
- MISE EN CHARGE ET COUPURE d’un CABLE AVEC TRANSFORMATEUR A VIDE.
- Le câble utilisé était le même que dans l’essai précédent, mais on avait connecté le transformateur de 200 kilovoltampères du poste de Beaulieu ; le circuit secondaire de ce transformateur était ouvert.
- Rapport de transformation
- Poids du fer..........
- Induction dans le fer.
- Epaisseur des tôles...
- Pertes à vide........
- L’interrupteur de manœuvre était également à huile et l’on a enregistré de même la tension entre les barres omnibus de la station et le courant dans un conducteur du câble. La différence de potentiel au moment de la fermeture était de 9,700 volts efficaces (Q.
- Le circuit ayant été fermé au moment d’un passage à zéro de la différence de potentiel, il n’y a pas eu de modification nette dans la forme de la courbe correspondante.
- Quant à la courbe du courant, elle affectait une allure des plus curieuses; immédiatement après la fermeture il y a une série d’oscillations rapides dont l’une de très grande amplitude sort de la pellicule, puis la courbe prend une forme moins accidentée, mais dissymétrique; on voit des oscillations rapides de faible amplitude sur une des branches seulement; les distances entre les passages à zéro ne sont pas égales. Malheureuseiïient le tracé sort du champ du cliché des deux côtés.
- Le circuit a été ouvert au bout de quatre périodes, le courant était loin d’avoir atteint sa valeur de régime. Il n’y a eu ni oscillation, ni
- (!) Le courant était fourni par l’usine génératrice du Loup. (25^).
- 10.000 2 200 2 200 kg
- I 1.000 g
- 0,35 mm 4.5oo watts
- p.435 - vue 435/685
-
-
-
- 436
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 11.
- surtension sur la différence de potentiel au moment de la coupure.
- Le circuit ayant été fermé à peu près au tiers d’une demi-période de la tension, il s’est produit quelques dents de faible amplitude sur la courbe de tension pendant la première demi-période ; elle a repris ensuite la forme qu’elle avait avant la manœuvre.
- Il y a eu d’abord une oscillation importante dont les branches sortaient du cliché vers le haut, puis une série d’oscillations rapides d’amplitude plus faible ; la courbe sortait ensuite à nouveau de la pellicule mais en sens inverse de la première fois. Pendant six périodes les sommets de la courbe sont en dehors du cliché, mais dans un seul sens ; dans l’autre sens, au contraire, le courant semble avoir pris sensiblement sa valeur de régime après la première période. Il y a donc eu si/rintensité, mais pendant la moitié d’une période seulement.
- Le circuit a été ouvert au bout de onze périodes; le courant n’avait pas atteint sa valeur de régime. Il y a une seule petite dent sur la courbe de tension au moment de l’ouverture.
- Les auteurs furent assez surpris en développant cette pellicule de constater d’aussi fortes surintensités et une aussi longue période de régime variable; aussi le lendemain prirent-ils un nouveau cliché en réduisant beaucoup la sensibilité de l’oscillographe et en ne faisant qu’une manœuvre pendant un tour de la pellicule.
- La mise en circuit a dû avoir lieu au voisinage d’un maximum de la tension, les dents s’accentuent à ce moment et il y a même une faible surtension (*). La courbe est légèrement déformée par la courbe en circuit du câble et du transformateur, la dent qui se trouvait à la partie supérieure est un peu moins profonde.
- Le courant a eu une allure générale analogue cà celle relevée la veille lors de la seconde mise en charge ; il est fortement dissymétrique ; il y a surintensité pendant une partie d’une demi-période ; pendant l’autre moitié de la période l’intensité a presque sa valeur de régime. La courbe est très dentelée ; il y a dans chaque période plusieurs passages à zéro, les
- (‘) La sous-station de Sainte-Agathe était alimentée alors par l’usine du Loup et un moteur synchrone était en marche, ce qui explique les dents existant sur la courbe de tension avant la fermeture de l’interrupteur, I
- dents semblent être dues aux harmoniques 11 et 13.
- Le régime est long à s’établir et c’est seulement trente-deux périodes après la fermeture qu’on ne distingue plus de différences bien nettes entre deux périodes consécutives.
- Les causes de ces surintensités et de cette dissymétrie du courant doivent être complexes ; sans parler de l’influence du terme exponentiel, de l’hystérésis et des courants de Foucault, il se pourrait que l’état magnétique du noyau après la dernière coupure intervienne pour une grande part ; les phénomènes de viscosité signalés par M. Jouaust peuvent également avoir quelque influence.
- A. S.
- CONGRÈS DE SAINT-LOUIS
- Sur une méthode de calcul des moteurs asynchrones, par H. M. Hobart.
- Ce mémoire de M. Hobart n’est que la réunion d’un certain nombre d’études du même auteur, publiées dans le courant de l’année 1904 (*). Elle contient toutefois de nouvelles données pratiques encore inédites.
- M. Hobart rappelle tout d’abord la définition du coefficient de puissance de Kapp et d’Esson :
- D Htn
- W étant la puissance utile de la dynamo en watts ;
- D le diamètre de la partie mobile en cm. ; lt la largeur totale dans le sens de l’axe, des circuits magnétiques ;
- n la vitesse angulaire en tours par minute, vitesse du synchronisme s’il s’agit d’un moteur asynchrone.
- M. Hobart dit que ce coefficient, employé surtout pour le calcul des dynamos génératrices et motrices à courant continu, a en réalité pour ces machines peu d’utilité à cause surtout de ce fait qu’il dépend des conditions de commutation, lesquelles sont fonction de la tension, de la puissance et de la vitesse. 11 en est de même pour les alternateurs à cause de la régulation.
- Au contraire, pour les moteurs à courants
- (!) Voir Y Eclairage Electrique, t. xxxix, p. 99, Avril 1904, et p. 271, Mai 1904; tome ju., p. 259, Août 1904, et p. 514, Septembre 1904,
- p.436 - vue 436/685
-
-
-
- 18 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 437
- alternatifs synchrones ou non, le coefficient k défini plus haut est beaucoup plus indépendant de la puissance de la machine, de sa tension aux bornes et de sa vitesse angulaire.
- Pour le calcul des moteurs asynchrones à induit en cage d’écureuil, dont l’auteur s’est fait une spécialité, M. Hobart a trouvé en particulier que ce coefficient ne varie que du simple au double, 0,0009 à 0,0018, lorsque la
- chevaux.
- Fi g. 1
- puissance du moteur passe de 10 à 1.000 chevaux. Ce coefficient décroît faiblement lorsque la tension ou la fréquence augmentent, ou lorsque la vitesse diminue.
- Pour une première approximation, on peut supposer qu’il ne dépend que de la puissance seule, suivant la loi indiquée par la courbe de la figure 1. Dans ce qui suit, M. Hobart se limite aux moteurs à induit en cage d’écureuil
- .0020
- oooô
- Fig. 2
- tant par raison de simplicité que par suite des grands avantages que présente ce genre de moteurs.
- Les investigations de l’auteur portent sur des moteurs jusqu’à 10.000 chevaux de façon à montrer la supériorité de la méthode proposée.
- Dans cette méthode, l’entrefer S est déterminé en centimètres par la formule empirique suivante :
- S = o,00006 \JDltv
- dans laquelle e est la vitesse linéaire à la périphérie du rotor en cm. : s. Lorsque l’entrefer j
- a une valeur inférieure à un millimètre, on prend alors un millimètre (1).
- Si l’on désigne par F le prix de revient en francs, M. Hobart a vérifié sur un grand nombre de moteurs que ce prix de revient pouvait être exprimé par :
- F = KX T>{lt-\-o,r]a)
- K étant une constante dite coefficient de prix définie en fonction de la puissance utile, et pour les moteurs à cage d’écureuil, par la courbe de la figure 2, et a le pas polaire.
- La quantité lt-\-0Ra qu’on peut désigner sous le nom de largeur équivalente de l’induit n’est pas prise arbitrairement. Si l’on suppose en effet, que les connexions clés conducteurs entre eux sont rabattues sur la surface cylindrique de l’induit, la longueur L des conducteurs, y compris ces connexions, peut être représentée, d’après M. Hobart, par ^-|-0,7<2 (2).
- Rapport
- Comme les connexions entre les conducteurs ont des formes très diverses et peuvent se réduire à de simples anneaux, pour les induits en cage d’écureuil, on peut convenir de substituer toujours à L la valeur \ -j- 0, Ici. Le produit D reste alors l’analogue de la
- surface de l’entrefer, mesurée en prenant pour largeur de la machine, la longueur réelle des conducteurs, c’est-à-dire, y compris les connexions des conducteurs entre eux, de sorte
- (') Ceci n’est en réalité admissible que pour des moteurs d’une certaine puissance, pour des petits moteurs, on peut, sans inconvénient, descendre au-dessous de un millimètre ; cette condition est d’ailleurs nécessaire si l’on veut obtenir un facteur de puissance suffisant (C. F. G.).
- (2) C’est une erreur à notre avis, car la longueur totale de chaque conducteur doit comprendre la partie noyée dans le fer, ou lt et les deux demi-développantes aux extrémités, égales chacunes approximativement à 0,7a, ce qui donne pour la longueur de chaque conducteur lt -|- 1,4a. Il s en suit que lt -f- 0,7a reste bien une expression empirique pour le calcul ] de la longueur équivalente L.
- p.437 - vue 437/685
-
-
-
- 438
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE ,
- T. XLII. — N® li.
- qvie si K était constant, le prix de revient des machines serait coté en tant par cm2 de surface apparente d’entrefer. En réalité, K augmente très lentement avec la puissance du moteur comme le montre la courbe 2, qui a été, en réalité, construite d’après des moteurs exécutés de 10 à 500 chevaux seulement puis extrapolée.
- M. Hobart fait observer ensuite que les moteurs d’induction devraient être établis en cherchant à rendre minimum leur prix de revient. Il reprend alors d’une façon un peu différente un calcul déjà donné pour la détermination du pas a du moteur correspondant, pour une puissance et une vitesse donnée, à un prix de revient minimum (*).
- Ce calcul dirigé d’une manière analogue, et en ne précisant pas la valeur de K conduit au résultat généralisé,
- f étant la fréquence des courants d’alimentation.
- On voit que a est indépendant du coefficient de puissance K.
- La condition de prix de revient minimum conduit à l’égalité :
- lt = i ,4a
- Comme on peut le voir facilement (2). D’après M. Hobart, cette égalité devrait, conjointement avec une valeur convenable de K être la base du calcul des moteurs d’induction. Cette opinion est basée sur l’application
- (!) Voir 1 Eclairage Electrique, t. XL, p. 517, 24 septembre 1904.
- (2) Si l’on pose en effet :
- a = K'D
- et si l’on remplace a par cette valeur et lt par celle tirée de la formule d’Esson, dans la valeur de F, on a :
- f = kd(*ts + 0'7K'd)
- = K(i^+°’,K'D!!)
- La dérivée égalée à zéro de cette expression est :
- -â5ïï+2xo’7xk'd=o
- ou
- — “f- 2 0,7a = o
- et
- lt = 1,4 a
- de cette méthode à un grand nombre de moteurs (1).
- Dans quelques cas, il est naturellement nécessaire de comparer les moteurs déterminés par cette méthode avec d’autres correspondant à une valeur différente de A ou à un rapport différent entre lt et a.
- Il est également évident que divers autres facteurs, qui n’ont pas été considérés dans la formule, peuvent affecter le rapport de la largeur du pas ; si par exemple, la vitesse est trop élevée, il y aura lieu d’accroître ce rapport, tandis qu’une trop faible vitesse conduirait au contraire à le réduire en vue d’obtenir un meilleur refroidissement de la machine.
- On remarquera du reste qu’une faible varia-
- Rapport Lt_
- Fig. 4
- tion du rapport en question autour de la valeur 1,4 augmente peu le prix de revient.
- Dans les différents projets de moteurs que nous résumons plus loin, M. Hobart n’a fait figurer que ceux qui satisfont aux trois conditions suivantes.
- 1° Aucun pas probable n’est inférieur à 18 cm, une valeur plus faible ne permettant pas d’employer un nombre suffisant d’encoches par pôle, ce qui donne trop d’importance à la dispersion à travers les encoches. Pour des petits moteurs toutefois, on est conduit à prendre des pas plus petits.
- 2° Aucune vitesse périphérique ç ne dépasse 40 mètres par seconde.
- 3° Aucune vitesse angulaire n’est inférieure à 40 tours par minute, cette vitesse n’est d’ail-
- f1) Nous ferons remarquer ici que nous avons déjà nous-même signalé cette égalité pour les dynamos à développantes les plus économiques dans une étude sur le calcul rationnel des dynamos. (Bulletin de la jSté amicale d’ingénieurs sortant de l’Ecole Supérieure d’Electricité (juin 1904).
- p.438 - vue 438/685
-
-
-
- 18 Mars 1965.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 439
- leurs considérée que pour montrer ce qui se passe dans les cas extrêmes.
- Tous ces moteurs sont calculés d’après la loi
- lt = i ,4#
- et l’entrefer suivant la formule indiquée plus haut.
- Pour chaque moteur, on a également donné
- la valeur du coefficient de fuite <r déterminée suivant la méthode indiquée par M. Hobart ('), ainsi que la valeur du facteur de puissance déduit de :
- » i
- cos <p =-------- .
- I -f- 20
- (!) Voir l’Eclairage Electrique t. XL p. 259. 1904.
- CHEVAÜX 2p n a cm. U cm. D cm. V m : s. S cm. n<+n2 fN +N2 c C c" COSf PRIX francs
- 2 2
- IO 4 3;5 21 29,4 26,8 5,26 0,1 8,4 o,84 9,5 1,3i 0,75 o,o43 0,92 855
- )) 6 2ÔO 18,6 26 35,6 4,4 0,1 7,45 o,745 9,5 1,36 0,75 o,o46 0,916 ioi5
- IOO 4 3;5 44,5 62 56,2 u,6 0,12 17,8 2,18 9,5 0-91 0,75 0,018 0,965 3gio
- » 6 2ÔO 39,5 55,2 75,5 9,8 0,12 i5,8 !>93 9,5 0,96 0,70 0,021 °,g6j 4700
- » 8 l87,5 35,8 5o 91,5 8,95 0,12 14,4 1,76 9,5 °>99 0,75 0,024 0,955 5160
- » 12 12.5 3i ,3 44 120 7,82 0,12 12,5 1,53 9,5 1,11 0,75 0,029 0,945 588o
- » 16 93,8 28,4 39,8 i45 7,2 0,12 n,4 i,4 9,5 1,09 0,75 o,o33 0,910 648o
- 24 62,5 24,8 34,7 190 6,2 0,12 9 V2 1,2 9,5 1,14 0,75 0, o4o 0, Ô28 7470
- > 32 47 22,6 3i,7 230 5,65 0,12 9 !,09 9,5 1,2 0,75 o,o46 0,915 8220
- IOOO 4 375 86 120 I 10 21,5 0,32 34,4 11 9,5 o,64 0,75 0,017 0,965 20000
- » 6 2Ô0 75 io5 l43 18, i5 0,32 3o 9,6 9,5 0,65 0,75 0,020 0,963 23400
- » 8 187,6 68 95 174 ll 0,32 27,2 8,65 9,5 0,66 0,75 0,022 0,958 26000
- » 12 I2Ô 59,3 83 227 14,85 0,32 28,7 7,46 9,5 0,67 0,75 0,025 0,95 29300
- » 16 93,8 54 75,5 276 13,5 0,32 21,6 6,86 9,3 0,68 0,75 0,028 0,946 323oo
- » 24 62,5 47 66 358 11,75 0,32 18,8 5,93 9,5 0,69 0,75 0,032 0,941 36900
- » 32 47 43 60 438 10,75 0,32 17,2 5,5 9,3 °>7 0,75 0 ,o35 0,934 41000
- IOOOO 6 2Ô0 148 208 282 37 0,88 59 52 9,5 o,56 0,7.5 0,024 o,9s7 123000
- » 8 187,5 i34 188 342 33,5 0,88 53,6 47 9,5 0,57 0,75 0,026 0,900 i36ooo
- » 12 125 117,5 iô5 45o 29,4 0,88 47 41,75 9,3 0,57 0,75 o,o3i 0,942 154ooo
- » 16 93,8 106 148 54a 26,5 0,88 42,4 37,3 9,3 0,57 0,75 0 ,o35 o,g35 i685oo
- » 24 62,5 93 i3o 710 23,2 0,88 37,2 32,8 9,3 0,57 0,75 0,039 0,928 191000
- » 32 47 85 IJ9 870 21,2 0,88 34 3o 9,3 o,58 0,75 o,o4i 0,925 210000
- CHEVAUX 2p n a cm. lt cm. D cm. V m : s. S cm. Ni + Nj A+N* C C c <7 COSf PRIX francs
- 2 2
- IO 4 75o i6-9 23,7 21,6 8,45 0,1 6,75 0,675 9-5 1,42 0,76 o,o48 0,913 555
- IOO 4 7Ôo 35,7 5o 45,4 17,8 0,12 l4,2Ô 1,72 9-5 1,01 0,75 0,024 0, g55 255o
- » 6 5oo 3i ,3 44 59,4 15,1 0,12 12,5 1,49 9-5 1,06 0,76 0,029 0,945 294o
- )) 8 376 28,4 89,7 72,3 14,2 0,12 u,4 1,37 9-5 1,08 o,75 o,o34 0,936 324o
- » 12 2ÔO 24,8 34,7 94,7 12,5 0,12 9,9 1,21 9-5 1 ,i5 0,75 o,o4o 0,925 368o
- )) 16 188 22,6 3i,4 115,1 n,3 0,12 9 1,09 9-5 I , 2 0,76 o,o46 0,912 4070
- )) 24 125 J9> 7 27,5 i5o,5 9-8 0,12 7,89 0,95 9-5 1,26 0,75 o,o55 0,900 4660
- IOOO 4 750 68 95,2 86,5 34 0,32 27,2 8,6 9-5 0,61 0,76 0,020 0,960 12700
- )) 6 5oo 59,2 83 113,5 29,6 0,32 23,7 7,6 9-5 0,62 0,76 0,024 0,954 14600
- )) 8 375 54 76 138 27 0,32 21,6 5-9 9-5 0,62 0,75 0,026 °-957 16260
- )) 12 25o 47 66 180 23,5 0,32 18,8 6,16 9-5 0,62 0,75 0 ,o3i o,g4o ig3oo
- )) 16 188 42,8 60 219 21,4 0,32 17,2 5,48 9-5 0,62 0,75 o,o33 0,934 2o5oo
- )) 24 125 37,5 52,5 288 18,75 0,32 i5 4,8 9-5 o,63 0,75 0 ,o38 0 ,g3o 24000
- » 32 94 34 47,5 347 ll 0,32 13,6 4,3 9-5 o,64 0,75 0,042 0,923 25700
- )) 48 62,5 29,7 4i ,5 454 i5,8 0,32 n,85 3,87 9-5 0,66 0,76 0,062 0,906 29800
- )) 7.2 4i ,7 26 36,4 5q5 i3 0,32 io,4 3,3 9-5 0,72 0,75 o,o63 0,890 33700
- IOOOO 24 12S 74 104 565 37 0,88 29,6 26,4 9-5 o,58 0,70 0 ,o5o 0,910 126000
- » 32 94 67 94 685 33,5 0,88 26,8 23,7 9-5 o,58 0,75 0 ,o55 0, go4 137000
- )) 48 62,5 58,6 82 895 29,4 0,88 23,4 20,7 9-5 o,58 0,75 o,o63 0,890 162000
- )) 72 4i,7 5i 71,5 1170 25,5 0,88 20,4 17,85 9-5 0,5g o,65 0,072 0,876 173000
- p.439 - vue 439/685
-
-
-
- 440
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 11.
- CHEVAUX 2P n a cm. U cm. D cm. Y m : s. S cm. Ni + N2 c C c" <7 C0SJ5 PRIX francs
- 2 2
- IOO 4 i5oo 28,5 4o 36,4 28,5 0,12 ii,4 ï»37 9,5 1,15 0,75 o,o3i 0,945 i635
- )) 6 IOOO 24,9 34,8 47,6 24,9 0,12 9,9 1,21 9,5 1,14 0,75 o,o4o 0,928 1880
- )) 8 760 22,5 31,5 57,2 22,5 0,12 9 1 ,o9 9,5 1,20 o,75 o,o46 0,918 2o3o
- )) I 2 5oo 19,8 27 >7 79 !9>8 0,12 7,9 o,97 9.5 1,26 o,75 o,o56 0,900 2370
- )) 16 3^5 18 25 91 >5 18 0,12 7v2 8,875 9,5 1,3o °,75 0,068 0,890 258o
- IOOO 12 5oo 3t,5 52,5 14.4 37,5 O , 32 i5 4,8o 9,5 o,64 0,75 o,o39 0,928 11600
- » 16 3^5 34 47.6 174 34 0,32 13,6 4,38 9,& o,65 o,75 o,o43 0,920 12900
- » 24 2Ô0 29>7 41,5 227 a-9-7 0,32 11,35 3,75 - 9,5 0,67 0,75 o,o5i o,9io 14700
- » 32 188 27 37,8 275 27 0,32 10,8 3,43 9,0 0,70 o,75 o,o59 o,895 16200
- » 48 125 23,6 33 361 26,6 0,32 9,45 3 9,5 °,75 0,75 0,072 0,875 18600
- » 72 83,5 20,7 29 473 20,7 0,32 8,25 2,64 9,5 0,81 °,75 o,o9o o,85o 2i3oo
- IOOOO 108 55,2 35,5 49-6 1220 35,5 0,88 l4,2 12,5 9,5 °,7 o,75 0,124 0,800 120000
- Les chiffres des tableaux montrent la faible valeur du prix de revient minimum, et les grandes valeurs de <7 pour des fréquences assez grandes. Cela tient en partie à ce que M. Hobart a admis que le coefficient k est indépendant de la fréquence. En réalité, il faudrait prendre des valeurs de k un peu plus grandes pour les faibles fréquences, ce qui aurait pour effet de diminuer le prix de revient et d’augmen-
- ter la dispersion pour les faibles fréquences.
- Pour montrer qu’on peut s’écarter sensiblement de la loi ^ = 1,4 a sans augmenter sensiblement le prix de revient, M. Ilobart donne finalement les valeurs de <r et du prix de revient (fîg. 3 et 4) pour un moteur de 100 chevaux pour différentes valeurs du rapport ^ •
- C.-F. G.
- SENS.
- IMPRIMERIE MIK1AM, I, RUE DE LA BERTAUGHE
- Le Gerant: A. Bonnet.
- p.440 - vue 440/685
-
-
-
- Tome XLII
- Samedi 35 Mars 1905.
- 18* Année. — N* 18.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques
- Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefîore. — G. L1PPIV1ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. IV10NNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- APPLICATION DES DIVERSES METHODES DE DÉTERMINATION DE LA CHUTE DE TENSION DES ALTERNATEURS(1)
- METHODE DE POTIER
- Cette méthode nécessite l’introduction dans les formules de deux coefficients spéciaux, \ = mL et « relatifs à la réaction d’induit, qui sont sensiblement constants et dont la signification précise a été donnée ici-même par M. Potier (2).
- Je la rappellerai en quelques mots.
- Lorsqu’on essaie un alternateur avec un courant I0 purement déwatté, de valeur constante et avec une excitation variable, on obtient une courbe des tensions aux bornes II (figure 4) qui n’est autre que la caractéristique à vide I déplacée parallèlement à elle-même d’une longueur AB.
- Pour U = 0, régime du court-circuit, l’excitation réelle correspondant à l’intensité I0 prise sur la caractéristique rapportée à l’origine des ordonnées sera
- i — «I (6)
- ce dernier terme correspondant à l’effet de la réaction d’induit et la force électromotrice sera
- ______________ E ==/({ — cd)=).l (J)
- (!) Voir Eclairage Electrique, n° du 18 mars.
- (2) Eclairage Electrique, T. XXIV, N° 30, 28 juillet 1900, page 133.
- ¥ *
- 1
- p.441 - vue 441/685
-
-
-
- 442
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 12.
- Par suite du parallélisme des deux caractéristiques OE, et AE2, pour une excitation quelconque i = OX, on a
- pq = bc = ;.i
- QM = CA — al
- et comme
- la tension aux bornes est
- TX = QM U = f(i — «I) — 'l
- (8)
- M. Loppé a donné un procédé très simple dont il sera parlé plus loin permettant de déterminer d’après les seules caractéristiques à vide et en court-circuit la valeur des coefficients « et > et cela avec d’autant plus d’exactitude que l’essai est fait avec une charge fortement inductive.
- Les coefficients K et 1 une fois déterminés, pour trouver l’excitation en charge en fonction de la tension aux bornes, pour un courant I et un cos y donnés, il suffit de résoudre les équations
- Er = \/(U + sinp + RI cosf)2 -f- (AI cosf -J- RI sinf)2 (9)
- ir= f(Er) et
- i = \!(ir -f- al cosy)2 + (al siny)2 ( i o)
- qui se rapportent au diagramme ci-dessous (figure 5),
- dont les vecteurs représentent respectivement: OA, la tension aux bornes U; AB, la
- chute ohmique R«I ; BAG, l’angle de décalage f ; BD perpendiculaire à AB, )J ; OD, la force électromotrice résultante E,. ; OE = G=/iEr); BDO, l’angle y complément de l’angle de décalage ÿ entre le courant et la force électromotrice ; EF = «I et enfin OF l’excitation en charge i cherchée.
- Procédé de Fischer-Hinnen (Q — Le procédé employé par Fischer-Hinnen pour déterminer la tension aux bornes consiste, lorsque l’on connaît un point E2 (figure 4) obtenu par un essai en charge inductive à déplacer la caractéristique à vide d’une longueur OA correspondant à l’excitation icc donnant en court-circuit le courant I : on décalque l’origine de la caractéristique à vide et on transporte le point A au point. E2, les deux courbes se coupent en P et l’on obtient ainsi des valeurs approchées de )I et al (PQ et QM). L’auteur n’attache d’ailleurs pas d’importance à la détermination exacte des coefficients a et 1 et, à son avis, leur calcul n’a pas besoin d’être fait avec une exactitude méticuleuse ; même une simple approximation suffit, car si l’on obtient pour «I une valeur trop grande ou trop petite et, inversement, pour )J une valeur trop petite ou trop grande, l’erreur se trouve en quelque sorte compensée dans le résultat final.
- Ce procédé, appliqué par son auteur à 15 alternateurs de construction différente, l’a conduit à de bons résultats. En outre, si l’on compare les valeurs de « et 1 trouvées par Fischer-Hinnen avec celles données par M. Potier sur plusieurs alternateurs
- (!) Eclairage Electrique, T. XXXI, n” 14, page, 18, 5 avril 1902.
- E.T.Z., 22e année, n° 52, page 1061, 26 décembre 1901.
- p.442 - vue 442/685
-
-
-
- 25 Mars 19G5.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 443
- ou trouvées par le procédé de Loppé, la concordance est sensible. C’est ainsi que pour l'alternateur d’Oerlikon essayé par Wagner sous une charge de 450 ampères avec cos ^=0, M. Potier donne «= 0,038, >=1,67; Fischer-Hinnen trouve a— 0,0377, >=1,77 et Loppé qui a pris cet alternateur comme exemple d’application « = 0,0373 et > = 1,76. De même pour les alternateurs nos 2 et 8 du tableau auxquels j’ai appliqué, le procédé de Loppé et que Fischer-Hinnen a également étudiés, on a :
- Procédé de : Alternateur N° 2 j
- Alternateur N° 8 j
- Loppé : Fischer-Hinnen : « : o,5o37 o,5
- > : 20 21,
- a. : 0,0925 0,11
- > : 10,9 12,18
- Procédé de Loppé (1). — M. Loppé s’est surtout attaché à la détermination précise des coefficients « et > dans deux cas différents : suivant que la charge pour laquelle on connaît le courant d’excitation correspond à cos <j> = 0 ou cos ^ > 0,
- Si, en un point quelconque de l’axe des excitations, i0 par exemple, on même une ordonnée, celle-ci coupe la partie droite de la caractéristique à vide prolongée en un point E0 pour lequel on a
- et la caractéristique en court-circuit en un point pour lequel
- Des relations (7) et (11) on tire
- K = h-C
- A
- f
- (12)
- (j3)
- Si l’on a cos y, — 0, connaissant l’excitation i nécessaire pour obtenir une tension aux bornes U, il suffit de déterminer par approximations successives les valeurs de >1 pour différentes excitations, puis celle de «I à l’aide de la relation (13) et de vérifier ensuite que la valeur de E correspondant sur la caractéristique à vide à i— «I satisfait bien à la relation
- E = U-f>.l
- Pour un cos y > 0, les coefficients « et > peuvent se déterminer en traçant le diagramme de Potier (Figure 5) et en prenant successivement différentes valeurs pour >1 de manière à obtenir finalement pour OF l’excitation en charge i donnée par l’essai. L’exemple ci-dessous fera mieux comprendre l’application du procédé de Loppé (2).
- P) Eclairage Electrique, T. xxxiv, n° 8, page 265, 21 février 1903.
- (2) Exemple : Alternateur n° 1. — D’après les résultats d’essai, l’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension à vide de 13.500 volts aux bornes est 6 — 120 A. L’ordonnée menée par le point correspondant à 120 A. sur l’axe des courants d’excitation ou sur la droite de conceordance coupe la partie en ligne droite de la caractéristique à vide prolon-
- gée en un point où E0 - 22.750 V. et la caractéristique en court-circuit en un point où \cc = 188 A. ; d’où f—
- b
- 22.750
- 120
- = 190
- et K =
- 188
- 120
- = 1,525.
- Les résultats d’essais donnent trois points dont l’un correspond à une charge I = 76 A. et cos p = 0,8 ; l’excitation correspondante pour maintenir aux bornes la tension normale de 13.500 volts est i — 215 A. A cette excitation correspond sur la caractéristique à vide une force électromotrice E de 16.080 V. On fait donc (Fig. 6) OA = 13,500 V. et l’angle BAC = 36° 50’ (cos y - -- 0,8) : la chute ohmique AB est égale à 235 volts. On mène BD perpendiculaire à AB et avec un rayon égal à AB et
- p.443 - vue 443/685
-
-
-
- 444
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 12.
- C’est d’ailleurs ce procédé qui m’a servi à déterminer l’excitation en charge des alternateurs du tableau par la méthode de Potier. Comme les résultats d’essais donnaient deux points se rapportant soit à deux charges différentes sous un même décalage, soit à deux cos cp différents, j’ai déterminé les valeurs de « et 1 de préférence d’après le point se rapportant au cos y le plus faible et les ai ensuite appliquées au second point.
- On verra, par les résultats obtenus et qui seront d’ailleurs discutés plus loin, combien la concordance est satisfaisante. Elle eut encore été plus exacte si, au lieu de déterminer les coefficients « et 1 d’après des points pour lesquels cos y > 0, cette détermination eut pu se faire avec une charge complètement inductive, par l’application de la relation U =f(i— al) — >d.
- Il suffit en effet de comparer, pour les alternateurs Nos 4 et 5, les valeurs trouvées par Heyland pour les vecteurs BD et EF sous cos y = 0 avec celles obtenues pour 11
- avec un rayon égal à E = 16.090 V. on décrit du point O comme centre un arc de ceicle qui coupe BD en un point D. La mesure donne BD =3616 V. soit Al Si cette valeur était exacte, l’équation (13) donnerait :
- al =
- 76
- 1,525
- 3,616
- 190
- = 30,77
- Du point O et avec une échelle convenable on décrit l'arc MX de rayon égal à i =215 A. qui coupe OD au point E ; on trace EF parallèle à BD et égal à al = 30,77 à la même échelle puis on mène FG perpendiculaire à OD. Mais comme on a OG O OE (> i, il faut trouver sur la droite BD un point pour lequel la construction fasse tomber le point G sur l’arc MN. On obtient par tâtonnements successifs le point BD”' pour lequel BD"' = /"'I = 2950 V. et OD"' = 15.660 volts. A 15 660 volts sur la caractéristique à vide correspond une excitation OE'" = 190 A. ; on mène E'” F'" parallèle à BD et et comme alors
- "'I 1 ri a,
- a I—___ = 34,27
- on fait E'" F'" = 34,27 puis du point F’"' on mène sur OD'" une perpendiculaire F" G" qui rencontre l’arc MN au point G”'. On a ainsi « = 0,451 et A = 38,8158. valeurs que l’on peut considérer comme approximativement exactes sous la réserve qui sera faite plus loin.
- Appliquons ces valeurs au second point donné dans les résultats d’essais, pour lequel U = 13.500 V. I = 6i,o A. et cos p = 1 c’est-à-dire pour une charge et un décalage à la fois différents du premier point.
- On fait OA = 13.500 V. AB = 200 V. p=0\ BD = 64,5 X 38,8158 = 2504 V. et perpendiculaire à OB. L’hypoténuse OD = 13.920 V., force électromotrice à laquelle correspond une excitation de 125,4 A. On fait donc OE = 125.4 à l’échelle des excitations puis EF’ = aI = 64,5 x 0,451 =290,9 A. et parallèle à BD; on mène EF’ penpendiculaire à la droite OD qu’elle coupe en un point G et on lit OG = 130,6 ampères. Le courant d’excitation indiqué dans les résultats d’essais est de 135 A, ; la concordance est donc sensible.
- Si au lieu de faire cette construction pour le second point, on applique les équations (9) et (10) de M. Potier, on a :
- AI sin p = 0 RI cos p = 200 AI cos p = 2584 RI sin p = 0 Er = y/(13.500 + 200)2 + 25042 = 13.930 V. et
- L = f(Er) = 125,4 A., tg. v = = 5,47 y = 79»40' S = 10°20' al = 29,09 A.,d’où al cos y = 5,22 al sin y = 28.6
- r 1 \ n ' 2504
- et enfin i = y/(125,4 ~f- 5,2)2 + 28,62 = 133,7 soit donc une erreur inférieure à 1 p. ®/„
- La détermination de a et A pour le premier point en prenant OG au lieu de OF’ pour l’excitation i amène toutefois une légère erreur pour le second point, ce qui explique la différence obtenue dans le résultat final par le procédé de Loppé et le diagramme de M. Potier.
- p.444 - vue 444/685
-
-
-
- 25 Mars 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 445
- et «I d’après le procédé de Loppé appliqué à un point se rapportant à cos y = 0,85 : ces dernières valeurs donnent à la fois l’action combinée des contre-ampère-tours et de la dispersion sans distinction de chacun de ces éléments.
- Si maintenant, connaissant la valeur de 1 et a, il s’agit de déterminer, d’après les seules caractéristiques à vide et en court-circuit, la tension aux bornes en partant de l’excitation pour une charge I ou un cos différent, il suffit de donner leurs valeurs respectives aux côtés des deux triangles composant le diagramme figure 5 et, négligeant la chute ohmique qu’on retranche ensuite, de résoudre les équations.
- 2 — «I~ CO S2/— al sill/ 04)
- E r = f(ir) et
- U = \/E2r— 7Icos2j>— 71 sinp, (i5)
- Mais la valeur de l’angle •£, qui représente le décalage entre le courant et la force
- 'e*s
- Fig. 7
- électromotrice, offre des écarts sensibles pour un même facteur de puissance (l) ; c’est ainsi qu’on trouve dans le tableau, pour
- cosp — i, / = 2°i5— 6°35— 7°3o— 7°35— 8°io—g°5 — g°5o —- io°2o ; o,85,'/'= 36°55 — 37°3o — 38°5o ; o,8, / = 4i°35 — 42°35 — 44°25 — 45° — 47° ;
- 0,7,/ = 5o° —53° —58°;
- o,5, /= 6o°25.
- J’indiquerai ici un procédé graphique permettant de déterminer la tension aux bornes U correspondant à une charge I et à un cos y donnés, le courant d’excitation i étant connu et les coefficients x et 1 ayant été déterminés pour une charge et un cos f différents.
- Construction de l’auteun. — Soit par exemple l’alternateur N° 1 auquel la construction de Loppé a été appliquée plus haut. Supposons que l’on ait déterminé la valeur des coefficients a et 1 par le second ou le troisième point et qu’il s’agisse de trouver la tension aux bornes pour une charge I = 76 A et un cos y = 0,8 correspondant à une excitation en charge i=:215 A (1er point).
- Sur une droite XY (figure 7), au point A on fait pour cos y = 0,8 l’angle çp = 36°50; l’on porte AB = RaI = 235 Y., BD = >I = 2950Y., perpendiculaire à AB ; puis, comme dans le diagramme de M. Potier al est parallèle à X I, on fait DF = « I =34,27 A,
- (1) La valeur de l’argle / déterminée par le procédé de Loppé ne peut toutefois être exacte que si la valeur de 71 l’est elle-même, condition qui n’est remplie que par un essai sous charge inductive.
- p.445 - vue 445/685
-
-
-
- 446
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 12.
- à l’échelle des excitations, dans le prolongement de BD. Du point F on décrit avec la même échelle l’arc TY d’un rayon égal à l’excitation f = 215 A.
- On vient de voir que pour cos y = 0,8, $ est ordinairement compris entre 41°35 et 47°. Supposons ^ = 46°, y = ^— ^ = 44°. On fait donc l’angle BI)0 = 44°; DO mesuré à
- l’échelle des tensions équivaut à 13.836 Y., force électromotrice qui correspond sur la caractéristique avide à une excitation de 124 ampères. On porte DE = 124 A et on mesure EF = 150 A., excitation inférieure à i.
- En prenant d’autres valeurs pour l’angle 7, on obtient successivement :
- y = 45° DO'= 15517 V. DE' = 184 A. EF =209 A.
- 46° Dü" = 17670 V. DE" = 294 A. E"F = 3i8A.
- On réunit les points E E' K" par une ligne qui coupe l’arc TY en un point E'". Comme E'" F est alors égal à l’excitation donnée, la droite menée de D à E" et prolongée jusqu’à Taxe XY coupe cette dernière en un point O". Le complément de l’angle BDO'" = y
- est alors exactement Fannie -1 cherché et 0///A = 0"C—mesure la tension aux bornes.
- ° 1 COS f
- Dans l’exemple ci-dessus, 011 obtient pour EWF = 215 A., y =45°4, 44°56, DE"=189A.,
- DO'" = 15645 V., OwC= 13845 V. et enfin CTA = U = 13550 volts au lieu de 13500 mesurés; l’erreur, qui n’atteint pas 1 p. 100, concorde très bien avec celle commise précédemment dans la détermination de i à l’aide du diagramme de M. Potier (215,6 au lieu de 215), valeur de l’excitation sur laquelle sont basés les coefficients l et a.
- (A suivre) Louis Drucbert.
- SUR LES DÉTECTEURS D’ONDES ÉLECTROLYTIQUES
- L’emploi des détecteurs d’ondes électrolytiques pour la télégraphie sans fil s’est beaucoup répandu depuis deux ans, particulièrement en Amérique. Cependant la théorie du fonctionnement de ces appareils est encore tout à fait incomplète et les résultats des expériences publiées par différents auteurs sont souvent contradictoires.
- En principe l’appareil est constitué par un éleetrolyseur dans lequel un fil de platine extrêmement fin sert d’anode, et un fil de platine plus gros de cathode. Toute solution étendue peut servir d’électrolyte, mais la plupart des expérimentateurs américains préfèrent une solution alcaline.
- Un tel appareil se comporte comme un cohéreur vis-à-vis des ondes électriques : en 1903 (Electrotechnische Zeitscrift), Schloemilch signalait le fait suivant : tout éleetrolyseur à électrodes d’or ou d’argent immergées dans l’acide sulfurique étendu, soumis à une différence de potentiel légèrement supérieure à sa force contre-électromotrice de façon qu’un faible courant le traverse en permanence et provoque aux électrodes un léger dégagement de gaz, présente une augmentation très nette de l’intensité du courant sous l’action d’ondes électriques de grande fréquence.
- L’action de ces détecteurs d’ondes est attribuée soit à des phénomènes électrolytiques (de Forest), soit à un dégagement de chaleur produit par le passage des ondes (Fessenden) soit à des phénomènes de polarisation (Reich). D’une façon générale les expérimentateurs ont trouvé que l’appareil ne peut servir de détecteur d’ondes que quand lapointe
- p.446 - vue 446/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 447
- est anode, l’augmentation d’intensité du courant sous l’effet des ondes électriques n’étant que très peu perceptible, ou même impossible à déceler, quand la pointe est cathode. Ce fait tend à prouver que le dégagement de gaz joue un rôle important dans les phénomènes en jeu.
- Le détecteur d’ondes de Schlœmilch a été étudié par Dieckmann (.Physikalische Zeitschrift, n° 5, 1904). Après avoir vérifié que l’action de l’appareil ne doit pas être attribuée à une action thermique, mais à des phénomènes de polarisation, cet auteur a réalisé un détecteur spécial rendant inutile l’emploi d’un courant local. Pour cela, il a appliqué le principe, indiqué par Schlœmilch, qui consiste à prendre comme électrodes deux métaux aussi éloignés que possible dans la série des potentiels. Son appareil était constitué par un vase en verre contenant une solution concentrée de sulfate de cuivre à la partie inférieure et une solution étendue de sel de cuisine à la partie supérieure. La cathode était formée d’une bande découpée dans une feuille de zinc et trempant dans la solution de sel de cuisine : l’anode consistait en un fil fin de cuivre dont la section inférieure seule était en contact avec le liquide. Le circuit électrique comprenait le détecteur ainsi constitué, une résistance élevée et un galvanomètre ; les électrodes étaient reliées, par l’intermédiaire des condensateurs, au secondaire d’une petite bobine d’induction. Quand l’anode trempait seulement dans la solution de sel, le galvanomètre indiquait, par suite de la polarisation, une déviation de 0,000022 ampère qui, lorsque la bobine d’induction fonctionnait, s’élevait à 0,00048 ampère. Quand, au contraire, l’anode était plongée dans la solution de sulfate de cuivre, aucune polarisation n’étant alors possible, le galvanomètre présentait une déviation de 0,000613 ampère qui tombait lentement à 0,0004 ampère lorsque la bobine fonctionnait. Suivant la position de l’anode, l’élément agissait donc comme eohéréur ou comme anticohéreur.
- Récemment, Ives en Amérique (Electrical World and Engineer, n° 24, 1904) et Roth-mund et Lessing en Allemagne (Drudes Annalen, n° 11 1904) se sont proposés d’étudier en détail et d’analyser le phénomène que présentent les détecteurs électrolytiques. Nous allons indiquer brièvement les conclusions auxquelles sont arrivés ces auteurs.
- E. Ives, opérant dans la laboratoire de la « De Forest Wireless G0 » a trouvé dans une série d’expériences que le fonctionnement du récepteur dépend de la polarisation sur la surface du fil fin de platine : aussi propose-t-il pour ce genre d’appareils le nom de « Polariter ». Les conclusions sont les suivantes :
- 1° Le dispositif n’est pas réversible et n’est actif que si le fil fin de platine sert d’anode.
- 2° L’anode doit être constituée par une matière chimiquement inerte vis-à-vis de l’électrolyte.
- 3° L’appareil a une résistance apparente très élevée, qui d’ailleurs est fonction de la f. é. m. du circuit local récepteur.
- 4° La sensibilité du récepteur ne dépend que de la surface de l’anode et non de sa forme.
- 5° Le bon fonctionnement du récepteur dépend de la différence de potentiel et non du courant et il est inutile d’employer une prise de terre.
- 6° L’appareil fonctionne aussi avec un électrolyte bouillant.
- 7° Il fonctionne également avec un électrolyte à coefficient de température négatif.
- 8° L’appareil est inactif quand les fils sont recouverts de mousse de platine même
- à l’état de plus extrême division ^ mm^- Comme la propriété de la mousse de platine
- est d’empêcher la polarisation, le caractère du détecteur d’ondes semble nettement établi.
- p.447 - vue 447/685
-
-
-
- 448
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 12.
- Quant aux expériences faites par Rothmund et Lessing, elles ont conduit aux résultats suivants.
- Les auteurs ont pris comme électrolyte de l’acide sulfurique étendu : ils ont d’abord constaté que, quand la pointe de platine est suffisamment petite, les dispositifs transmetteurs les plus différents produisent tous une action ; ils ont ensuite trouvé que la mise à la terre du récepteur et du transmetteur augmente considérablement les effets obtenus. Contrairement aux autres expérimentateurs, qui ont étudié le fonctionnement de l’appareil seulement au-delà du point où commence la décomposition de l’électrolyte, c’est-à-dire en appliquant aux bornes de l’électrolyseur une différence de potentiel supérieure à la force contre-électromotrice, les auteurs allemands ont étudié le fonctionnement de l’appareil surtout en deçà du point de décomposition. Ils ont observé dans cette région une augmentation relativement plus considérable de l’intensité de courant. Le fait que la pointe doit toujours être prise comme anode, et qu’on n’obtient aucun ou presqu’aucun résultat en l’employant comme cathode, a été reconnu exact pour des différences de potentiel élevées (supérieures à 4 volts) : pour des tensions plus basses, les phénomènes sont identiques quand la pointe est anode ou cathode ; cependant dans ce dernier cas l’action est un peu plus faible. Ni la nature chimique des produits de décomposition, ni la constitution des électrodes n’influent sur le phénomène.
- Rothmund et Lessing cherchent à expliquer le phénomène de la façon suivante : Quand un train d’ondes arrive sur une pointe polarisée, par exemple, cathodiquement, la composante anodique traverse facilement l’électrolyseur et oxyde une partie de l’hydrogène accumulé dans l’électrode et autour d’elle ; elle produit ainsi une dépolarisation : la composante cathodique au contraire, qui augmente la polarisation existante, ne peut pas traverser ou ne traverse qu’en partie. Les mêmes considérations s’appliquent à une pointe polarisée anodiquement. Naturellement cette action ne peut se produire que si la densité du courant alternatif n’est pas trop faible: par conséquent, étant donnée la petitesse des quantités d’énergie en jeu, il est indispensable que la surface de l’électrode soit extrêmement minime. En outre il est évident que les résultats sont d’autant meilleurs que la conductibilité de l’électrolyte est plus élevée. — Le détecteur électrolytique se comporte donc comme une soupape à électrode d’aluminium qui transforme dans certaines conditions le courant alternatif en courant ondulé.
- Si cette explication est exacte, la différence de potentiel aux bornes du récepteur doit décroître chaque fois sous l’influence de la dépolarisation. En fait, les auteurs ont constaté dans leurs expériences cette décroissance qui est généralement très faible et souvent à peine perceptible. Quand la différence de potentiel primaire et la force contre-électromotrice de polarisation ont des valeurs très voisines, la moindre variation de celle-ci provoque une augmentation très sensible de l’intensité de courant. Quand la différence de potentiel primaire est élevée, l’action des ondes est beaucoup moins sensible : les expériences montrent que l’augmentation relative décroît quand l’intensité primaire croît. Pour une différence de potentiel primaire de 4 volts, on pouvait à peine percevoir l’action des ondes quand la pointe était cathode : quand, au contraire, la pointe était anode, l’augmentation d’intensité était de 25 °/0. Avec de faibles différences de potentiel, on observait des augmentations d’intensité atteignant plus de vingt fois la valeur primitive. En résumé, ces différents résultats montrent qu’on a bien affaire à un phénomène de polarisation, mais il est désirable que des expériences plus étendues soient entreprises pour déterminer exactement le fonctionnement et la théorie des détecteurs électrolytiqnes.
- R. de Valbreuze.
- p.448 - vue 448/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 449
- DES TURBINES A VAPEUR
- LEUR APPLICATION AU POINT DE VUE ÉLECTRIQUE (Suite) (*)
- Turbine Riedler-Stumpf.
- La turbine qui porte le nom de Messieurs Riedler et Stumpf compte, elle aussi, au nombre des turbines à action avec détente fractionnée pour les fortes puissances.
- Construction. — Les turbines Riedler-Stumpf (fig. 28) sont généralement à axe horizontal; quelques types nouveaux sont à axe vertical. Les tuyères par lesquelles se produit l’arrivée de vapeur sont en acier, coniques à l’intérieur, et présentent cette particularité sur
- Fig. 28 — Turbine Riedler-Stumpf.
- les autres turbines que nous avons décrites, qu’elles se terminent par une partie dont la section droite interne est un carré ; les tuyères étant inclinées sur les roues à aubes, cette partie à section carrée est naturellement coupée en sifflet. Les tuyères s’ouvrent sur la surface latérale des roues à aubes ; elles n’agissent que sur une partie de l’aubage et sont toutes situées sur une même moitié de cette surface; elles sont le plus rapprochées possible les unes des autres.
- Les roues à aubes (fig. 29) sont formées par des cylindres pleins très plats en acier au nickel, et d'assez grands diamètres pour diminuer autant que possible la vitesse périphérique. Les aubes sont fraisées dans la masse même de la roue; leur forme est également particulière et rappelle celles des aubes d’une roue Pelton, c’est-à-dire que leur section par un plan passant par l’axe de la roue présenterait deux demi-circonférences tangentes. La
- P) Voir Eclairage Electrique des 18, 25 février, 4, 11 et 18 mars 1905.
- (2) Dans les derniers types à axe vertical, l’arbre repose sur une crapaudine en bois de gaïac lubréfié par de l’eau.
- •k k -K
- p.449 - vue 449/685
-
-
-
- 450
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — Ne 12.
- vapeur provenant des tuyères est injectée dans la demi-aube côté tuyère. De là, un tube de forme spéciale la dirige dans la demi-aube côté échappement. Si la turbine comporte plusieurs roues successives, auquel cas la dernière a une épaisseur beaucoup plus grande, la
- vapeur recueillie après son action sur la première roue est envoyée sur la deuxième roue de la même manière que précédemment, et ainsi de suile. Dans leurs turbines récentes MM. Riedler et Stumpf utilisent encore l’énergie restante de la vapeur d’échappement en la faisant agir sur les bases du cylindre plat constituant la roue.
- Régulation.—La régulation se produit en agissant sur l’admission de la vapeur, à laquelle, parmi dispositif quelconque, à tiroir ou autre, on livre une section de passage variable en ouvrant plus ou moins les tuyères.
- Résultats. — Monsieur Léon Gérard, dans sa conférence devant l’Association des Ingénieurs Belges, dit que les résultats définitifs ont été favorables, et permettront sans doute à cette turbine de rivaliser heureusement avec la turbine Gurtis. Ainsi, on aurait consommé dans l’un de ces essais 8,89 kilos de vapeur pour 1400 kw., la vapeur étant à 9 kg. de pression et supportant une surchauffe de 294°; le vide au condenseur était de 85 °/0.
- D’après ce même auteur, les puissances de 50 à 250 kilowatts sont celles pour lesquelles la turbine Riedler-Stumpf présente Fig. 29. les plus grands avantages économiques.
- La turbine Riedler-Stumpf se construit à l’Allgemeine Elektri-citaets Gesellschaft de Berlin, et à Paris aux Ateliers Thomson-Houston (Anciens Etablissements Postel-Vinay).
- Turbine Zoëlly
- La turbine Zoëlly est à action, et toute récente. Les premiers essais datent d’automne 1903; ils ont été faits par MM. Stodola et Wagner et signalés pour la première fois dans la Schweizerische Bauzeitung à la suite d’une description de cette nouvelle machine.
- Construction. — La turbine Zoëlly est à axe horizontal. Elle esten général divisée en deux parties: turbine à haute pression, turbine à basse pression. Pour les petites puissances, l’arbre est d’une pièce et porté par trois paliers ; pour les fortes puissances, l’arbre est divisé en deux parties supportées chacune par ses deux paliers (fig. 30 et 31).
- Sur l’arbre sont clavetéesles roues mobiles, en acier (fig. 32). Le disque plein qui constitue la roue, porte une sorte de couronne dans laquelle est creusée une rainure pour l’assemblage des aubes par queue d’aronde ; elle est ensuite rivetée sur le disque. Les aubes sont en acier au nickel, séparées les unes des autres dans la couronne par de petits carrés en acier; leur section va en diminuant vers la périphérie, et elles sont soigneusem nt polies afin de réduire autant que possible le frottement de la vapeur.
- Deux roues mobiles successives sont séparées par des diaphragmes fixes portant les aubes directrices. Contrairement à ce qui se passe pour la turbine Curtis, les roues directrices de la turbine Zoëlly sont telles que la vapeur se détend dans ces roues. Il existe par suite des pressions différentes sur les deux faces des roues directrices ; elles doivent donc
- p.450 - vue 450/685
-
-
-
- V 25 Mars ,,1905.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 451
- Fig. 30 — Turbine Zoëlly
- Fig. 31 — Turbine Zoëlly de faible puissance
- p.451 - vue 451/685
-
-
-
- 452
- L’ÈCLÀIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — No 12.
- présenter des joints avec la carcasse d’une étanchéité parfaite, et une épaisseur d’acier suffisante pour résister à la différence des pressions. Les aubes directrices reposent par leur base dans des rainures pratiquées dans l’épaisseur du diaphragme, puis clavelées et fixées à l’aide de vis. Les roues directrices sont en deux parties ; la partie inférieure est fixée à demeure à la partie inférieure de la carcasse ; il en est de même des moitiés supérieures, qui s’enlèvent par conséquent en même temps que le couvercle de la machine.
- La vapeur se comporte de la manière suivante : elle arrive par une soupape d’admission dans le côté haute-pression ; la première roue qu’elle rencontre est une roue directrice dans laquelle elle se détend partiellement; puis elle agit sur la première roue mobile à laquelle
- Fig. 32 — Turbine Zoëlly. — Roue mobile
- elle communique la vitesse correspondant à sa pression; elle se détend alors d’une nouvelle fraction dans la deuxième roue directrice et ainsi de suite jusqu’au condenseur à surface.
- Régulation. — L’admission de la vapeur est réglée de la manière suivante ( fi g. 33) : la soupape d’admission est solidaire d’un petit piston en relation avec un servo-moteur. La disposition est telle, que, dans le cas de surcharge de la turbine, la pression augmente sur l’une des faces du piston de manière à fermer la soupape, jusqu’à ce que, l’équilibre étant rétabli, la pression diminue sur la face considérée du piston, augmente sur l’autre et ramène le piston à sa position d’admission normale.
- Afin de permettre aux turbines Zoëlly de marcher également avec surcharge normale, il existe souvent une deuxième soupape commandée par le régulateur, qui conduit la vapeur directement sur les deuxième ou troisième roues.
- Il existe, en outre, un régulateur automatique qui, en cas de non-fonctionnement du régulateur ordinaire, supprimerait complètement l’admission lorsque la surcharge atteint une valeur déterminée à l’avance.
- Graissage. — L’huile de graissage est amenée dans les paliers par une pompe de circulation actionnée directement par la machine. Le circuit de l’huile de graissage est fermé :
- p.452 - vue 452/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 453
- l’huile est, en effet, recueillie dans un réservoir spécial, épurée, refroidie et renvoyée à la pompe de circulation.
- Résultats. — La consommation de vapeur peut être évaluée à environ 9, 8 kg par kwh à pleine charge avec de la vapeur saturée sèche à il, 2 kg de pression initiale et un vide de 0,046 atm. au condenseur; dans le cas où l’on emploie delà vapeur surchauffée à 245 degrés, la consommation tombe au chiffre moyen de 8, 6 kg par kwh, la pression initiale étant de
- Fig. 33 — Turbine Zoëlly — Système de réglage
- 12, 4 kgs. Les turbines Zoëlly se construisent dans les ateliers Escher-Wyss et Cie à Zurich.
- Turbine Râteau
- La turbine Rateau est une turbine à action, à axe horizontal; elle est une combinaison, en quelque sorte, des turbines de Laval et Parsons, auxquelles on n’aurait pris que leurs bonnes choses, à savoir à la turbine de Laval le "grand jeu qui peut exister entre les roues et la carcasse, et à la turbine Parsons sa petite vitesse de rotation.
- Construction. —- Extérieurement, la turbine Rateau a l’allure d’une turbine Parsons. Elle est composée d’un certain nombre d’étages successifs dans lesquels la vapeur se détend au fur et à mesure. Chaque étage est constitué par une chambre, séparée de la suivante par un diaphragme portant les tuyères; chaque chambre contient une roue mobile.
- p.453 - vue 453/685
-
-
-
- 454
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N» 12.
- Les roues mobiles, dont les diamètres vont en croissant de la liaut^ à la basse pression, sont formées par un disque d’acier sur le bord duquel sont rivées les aubes en tôle d’acier embouti. Des roues mobiles sont elavetées sur l’arbre.
- Les diaphragmes ou roues directrices portent les aubes directrices. Ils sont en deux parties, la partie supérieure étant fixée à demeure au couvercle de la turbine et pouvant s’enlever avec lui. Leur centre vient reposer sur l’arbre, sans cependant former joint étanche; un jeu de 3 ou 4IIim est même toléré.
- Les aubes directrices sont fixées dans le diaphragme. Elles ne sont réparties que sur une partie de la circonférence, du côté haute pression; leur nombre va en augmentant à mesure que la pression et la vitesse diminuent.
- Dans ces conditions, chaque roue tournant dans une chambre séparée, la réaction de la
- Fig. 34 — Turbine Rateau
- turbine Parsons, suivant l’axe, ne se fait pas sentir, car, pratiquement, la pression est la même des deux côtés de la roue mobile, et les plateaux compensateurs deviennent inutiles.
- Régulation. — La régulation se fait à l’aide d’un tiroir compensé qui, par des leviers intermédiaires, agit sur la soupape d’admission.
- Graissage. —- La turbine Rateau comprend deux paliers, dont l’un, celui du côté haute pression, est à l’intérieur de la turbine. Dans ces conditions, l’huile de graissage doit être refroidie pour maintenir le palier côté haute pression à une température convenable. Une pompe de circulation assure le mouvement de l’huile.
- Turbines marines. — Les turbines marines diffèrent légèrement de la construction que nous venons de décrire, à cause du fait que dans leur cas il existe une poussée axiale provenant de l’élément propulseur. Cette poussée est supportée par les quelques derniers diaphragmes ; les roues mobiles sont alors montées sur l’arbre par l’intermédiaire d’un moyeu, de sorte que la dernière partie de la turbine Rateau ressemble absolument à la Parsons. La poussée axiale provenant de l’élément propulseur est alors contre-balancée par la poussée de la vapeur.
- Résultats. —Une turbine Rateau récente, faisant partie d’un groupe de turbo-générateurs, de 500 chevaux effectifs à 2.400 tours adonné les résultats suivants : la pression initiale étant de 12, 4 kgs, et le vide au condenseur de 516mm, la consommation a été de 9, 5 kgs par kilowatt-heure.
- Les turbines Rateau se construisent dans les Ateliers de MM. Sautter, Harlé et Cie,etdans
- p.454 - vue 454/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 455
- les Usines d’CErlikon, en Suisse. Nous donnons ci-contre les résultats d’une série d’essais publiés (1) au sujet d’un turbo-générateur produisant environ 250 kw, construit par les Ateliers Sautter-Harlé pour la Compagnie des Mines de Bruay d’une part, et d’autre part au sujet d’une turbine de 1.000 kw. construite à l’usine d’CErlikon.
- NOMBRE DE TOURS CHA kw. RGE Ch. électr. PRES A l’entrée dans la turbine kg cm'l abs. SION Au condenseur kg cm2 abs. TEMPÉRATURE A l’entrée CONSOMMATION EFF. PAR CHEVAL Électr, heure Del CONSOMMATION THEORIQUE PAR CHEVAL-ÉLECTR. HEURE D„ RENDEMENT THERMIQUE D„ Del
- iôio Marche à vide sans excitation o,i36 0,087 11 i°4
- i58g 7°,3 95,6 o,38i 0,088 I I I 23,26 kgs n,4 kgs o,5o6
- 1600 i4o,g ’ !9g4 o,65g 0,128 135 19^4 10,01 0,526
- i5gi 222,0 274,4 0,902 i,o34 0, i63 137 i8,o3 9,66 o,535 o,548
- i5g8 232,5 3i5,8 0,196 147 17,88 9>8
- CHARGE KW. PRESSION EN KG. CM2 ABS TEMPÉRATURE A L’ENTRÉE DE LA PREMIERE ROUE CONSOMMATION EFF. PAR KWH Del CONSOMMATION THÉORIQUE PAR KWH D0 De Del
- Dans la chaudière A l’entrée de la première roue Dans le condenseur
- 194 13, i 2,14 0,078 i48° i4,5 kgs 7,36 kgs o,5o4
- 425 IO>9 4,06 o,o83 i55 11,3 6,22 0,552
- 65g 11,3 5,99 o,i4o 162 10,8 6,3i o,583
- 871 12,7 7>89 0,222 175 11,2 6,48 0,578
- 1024 12,6 8,19 0,171 176 9>7 6,°5 ^ 0,607
- E. — Avantages des Turbines a vapeur
- Les avantages des turbines à vapeur ressortent d’une comparaison avec la machine à vapeur. D’une manière générale, une turbine à vapeur vaut une bonne machine compound ordinaire, considérée à pleine charge, mais la turbine est plus régulière et présente un rendement moins variable suivant la charge que la machine à piston. Pour deux machines d’égale puissance, la consommation de vapeur est moindre avec la turbine qu’avec la machine à vapeur.
- Dans la turbine il n’y a pas de pièces en mouvement alternatif, ni presque de vibrations, ce qui exige des fondations peu importantes.
- Dans la machine à vapeur, il y a des pistons et d’autres pièces en contact avec la vapeur, qui exigent un graissage continu; il en résulte que la vapeur est mêlée à de l’huile après son travail, huile qui se retrouve au moment de la condensation, et l’eau condensée ne peut être renvoyée directement aux chaudières, sans avoir été l’objet d’une épuration préalable. Dans la turbine, où aucune pièce en contact avec la vapeur n’a besoin d’ètre graissée, il n’y a pas d’huile au moment de l’arrivée de la vapeur au condenseur, et à condition d’employer le condenseur à surface, on peut renvoyer l’eau condensée directement aux chaudières.
- Une autre considération favorable à la turbine est celle de son mouvement de rotation parfait, ne pouvant donner lieu aux points morts; de plus elle n’a point de fortes masses à solliciter, d’où perte d’énergie moindre.
- Au point de vue de l’encombrement, la turbine possède un avantage incontestable.
- P) Revue de Mécanique, février 1904.
- p.455 - vue 455/685
-
-
-
- 456
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 12.
- Citons encore comme qualités de la turbine à vapeur la facilité de conduite, l’économie d’entretien et la surveillance presque nulle qu’elle exige.
- Il ne faut cependant point oublier que la machine à vapeur est arrivée à peu près à la perfection de sa fabrication, et que quelques machines sortant des mains de certains constructeurs sont des machines sans rivales. La turbine, au contraire, est pour ainsi dire une machine nouvelle; aussi présente-t-elle encore quelques inconvénients, dus principalement à l’impossibilité de supprimer les vibrations d’une façon complète, et de rendre suffisamment étanches certaines parties de laturbine, inconvénients qui sont certainement appelés à disparaître par l’application de perfectionnements futurs.
- Un autre inconvénient, — si inconvénient il y a — est le prix relativement élevé de premier établissement des turbines. Il est certain que ces prix s’abaisseront lorsque les turbines seront complètement mises au point et se construiront en plus grande abondance. Cepend ant ce coût élevé est contrebalancé par les qualités énoncées plus hau t, à savoir l’économie dans la consommation, l’entretien et la surveillance.
- F. Applications.
- Quelques mots seulement sur ce chapitre.
- Les turbines à vapeur se trouvent tout naturellement utilisées dans les Centrales électriques et partout où la machine à vapeur a trouvé son emploi.
- Les vitesses de rotation habituelles des turbines rendent leur application favorable pour la constitution de groupes électrogènes pour courant alternatif. Dans l’accouplement avec des dynamos -à courant continu on s’est heurté jusqu’ici à d’assez grosses difficultés provenant des difficultés de commutation et de fortes pertes parcourants de Foucault.
- On a également tenté l’emploi des turbines à vapeur sur les bateaux. Plusieurs essais ont été faits en Ecosse, à Glasgow, en Angleterre, à Newhaven, avec des turbines Parsons. En France, des essais ont été faits sur des torpilleurs avec des turbines Rateau. Les résultats n’ontcependantpas été aussi satisfaisants qu’onl’espérait, etcela pourles trois motifs suivants :
- 1° Parce qu’il est difficile de faire des turbines à changement de marche.
- 2° Les turbines n’ont pas un fort couple au démarrage, inconvénient qui se fait surtout sentir dans la marche arrière pour l’arrêt du bateau.
- 3° La vitesse de rotation relativement élevée de la turbine crée de multiples ennuis avec les hélices. C’est cependant le moindre des inconvénients, appelé sans doute le premier à disparaître.
- G. Conclusion.
- Les turbines à vapeur présentent de grands avantages, et à l’heure actuelle encore quelques inconvénients. En tenant compte que la turbine commence seulement à se répandre, et qu’elle a dans la majorité des cas répondu aux exigences imposées, il est à supposer que d’ici quelques années elle sera une rivale dangereuse pour les machines à pistons.
- L. Munch.
- p.456 - vue 456/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 457
- BREVETS
- « Disjoncteur multipolaire automatique à mi-nima », de M. Choulet.
- Les Sociétés d’Electricité qui distribuent de la force motrice connaissent l’importance qu’il y a à protéger d’une façon absolue les moteurs de leurs réseaux contre les accidents pouvant entraîner leur détérioration.
- Les abonnés à la force électrique demandent — avec raison d’ailleurs — au moteur électrique des avantages pratiques et économiques supérieurs à ceux des moteurs à vapeur, à pétrole, etc. — Ils réclament surtout que le moteur puisse fonctionner en toute sécurité sans surveillance. — On comprend aisément la raison économique de cette exigence.
- Or, si les Sociétés fournissant le courant ne peuvent garantir d’une façon absolue, par un appareil de sécurité, la protection des moteurs des abonnés, elles sont dans l’obligation de prendre à leur charge les réparations de ces moteurs lorsque ceux-ci sont endommagés par le fait du non-fonctionnement de l’appareil de protection. D’autre part, si ces Sociétés se dérobent à cette obligation, les industriels hésitent ou même renoncent à employer un moteur électrique dont les frais de surveillance et de réparations peuvent être trop dispendieux.
- Pour les moteurs à courant continu, ou à courant alternatif simple, le problème de la protection est aisé à résoudre et l’on trouve, chez les constructeurs, de bons disjoncteurs répondant à la question.
- Mais, il n’en va pas de même pour les moteurs à courants triphasés pour lesquels d’une part, les causes d’accidents sont plus nombreuses que pour les moteurs à courant continu et, d’autre part, pour la protection desquels il faut un disjoncteur tripolaire fonctionnant à minima et à nia.rima.
- Nous allons examiner les principaux cas d’accidents des moteurs triphasés (h.
- (') Rappelons que pour mettre en marche un moteur asynchrone triphasé, il est nécessaire de le mettre d'abord en
- i° — Arrêt du courant sur les trois fils de distribution .
- Cet arrêt peut être accidentel ou normal. Bien des Sociétés interrompent le courant sur leurs réseaux chaque jour à des heures déterminées.
- Dans ce cas, il est nécessaire qu’il y ait interruption des trois fils d’amenée du courant au moteur, sinon lorsque le courant reviendrait de nouveau sur le moteur, celui-ci grillerait, ayant son rotor en court-circuit. Le disjoncteur doit donc fonctionne]* 1 à minima.
- 2° — Arrêt du courant sur ux seul des trois fils.
- Cet arrêt peut être provoqué par la rupture d’un lil de ligne ou la fusion d’un fusible.
- Dans ce cas, il est encore nécessaire qu’il y ait interruption rapide des trois fils du moteur; sinon, le moteur continuerait à marcher en monophasé et se grillerait.
- Le disjoncteur doit donc couper les trois fils en fonctionnant à minima sur un seul fil.
- 3° — Baisse de voltage.
- 11 peut se produire une forte baisse de voltage aux bornes du moteur provoquée, par exemple, par un court-circuit dans le réseau de distribution. Dans ce cas, le moteur pourra prendre un ampérage dangereux : d’où nécessité d’interrompre.
- Le disjoncteur fonctionnera ici à maxima.
- 4° — Surcharge du moteur.
- Si la machine entraînée par le moteur (pompe, outil, etc.) prend une surcharge anormale, le moteur, à son tour, développera une puissance trop forte et risquera encore de se griller : dans ce cas encore, le disjoncteur devra fonctionner à maxima.
- vitesse, en introduisant dans les trois circuits du rotor une résistance que l'on enlève quand le moteur est accroché. Si
- I on néglige cette manœuvre, et que 1 on essaye de lancer le moteur avec son rotor en court-circuit, on risque fort de griller l'appareil.
- * * * *
- p.457 - vue 457/685
-
-
-
- 458
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 12.
- Le nouveau disjoncteur que nous allons décrire repose sur un principe simple et ingénieux; il est utilisable dans les circuits à courant continu ou à courants alternatifs, simples ou polyphasés. Il permet d’interrompre le courant dans tous les conducteurs composant le circuit sur lequel il est branché, aussitôt que l’intensité du courant dans un seul de ces conducteurs descend au-dessous d’une limite minima déterminée ; en
- Fig-. 1, 2, 3
- particulier il fait couper automatiquement les 3 phases dès que le courant se trouve rompu par accident sur l’une d’elles, ce qui peut arriver par exemple par un desserrage de fils dans une borne. Il est susceptible de préserver les moteurs et autres appareils triphasés sur les réseaux à 3 phases ; c’est là une originalité très intéressante car les disjoncteurs ordinaires construits jusqu’ici ne fonctionnent pas si une seule phase
- ,.TA
- se rompt. Le dispositif ingénieux de M. Choulet consiste à rendre chaque couteau indépendant et il le fait ouvrir par le courant d’une autre phase ; les 3 phases sont permutées entre elles et la rupture d’un des courants fait couper automatiquement et successivement le courant des 2 autres phases. Ce disjoncteur se compose d’autant de groupes de pièces identiques ou disjoncteurs élémentaires qu’il y a de fils d’amenée de courant dans l’installation.
- La fig. 1 représente une vue de face d’un appareil de ce genre branché dans le circuit d’un moteur à courants triphasés ;
- La fîg. 2 en est une vue de côté ;
- Les fîg. 3 et 4 sont des schémas indiquant le mode de montage de l’appareil.
- A la partie supérieure d’une plaque de marbre verticale, sont montés trois électroaimants b, b' b", parcourus en série par le courant d’une phase, ou une partie de ce courant. Ces électro-aimants, à noyaux feuilletés, sont montés sur la plaque a, par l’intermédiaire déjoués o, o' o", en matière isolante. Les armatures d, d'd" de ces électro-aimants sont montées à l’extrémité de leviers e, e' e", indépendants les uns des autres et articulés en à la partie inférieure de la plaque a, de façon à ce que leur centre de gravité tombe à
- p.458 - vue 458/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- 459
- REVUE D’ÉLECTRICITiE
- l'extérieur de l’axe d’articulation quand ils sont dansla position représentée à la fig. 2.
- Articulés sur les mêmes axes f\ mais indépendamment des leviers e, se trouvent des couteaux g, g-'g", venant s’engager dans les mordaches, h, h'h" et i, i'i" et constituant ainsi les interrupteurs proprement dits. Les articulations /ainsi que les mordaches et les couteaux peuvent aussi être placés sur une autre plaque de marbre a convenablement écartée de la plaque a.
- L’enclenchement simultané des interrupteurs est fait au moyen d’une barre de bois k, munie de poignées convenables non représentées et montées à l’extrémité de 2 tiges l, V articulées à leur partie inférieure autour d’axes m, m . La barre k, après avoir servi à enclencher simultanément les 3 couteaux interrupteurs par l’intermédiaire des leviers e, est rabaissée et vient reposer sur 2 appuis n, ri en bois par exemple fixés à la partie inférieure de la plaque a. Il est bon de munir la barre k sur une de ses faces de pièces de caoutchouc o, servant d’amortisseurs lors de la chute des leviers e, e' e",
- Le courant circule dans l’appareil de la manière suivante.
- Des bornes supérieures p, p' p", où sont fixés les conducteurs, le courant passe aux électroaimants b, b' b" correspondants ; de là le courant de chaque électro-aimant, au lieu d’aller à la mordache h du groupe voisin (fig. 3), va par exemple de l’électro-aimant b à la mordache h!', de l’électro-aimant b à la mordache h et de l’électro-aimant b" à la mordache h!. Des mordaches supérieures h, h' h", le courant passe aux mordaches inférieures f, f f", par les couteaux g, g' g", puis quitte l’appareil par les bornes q, q q".
- Une fois l’appareil enclenché comme il a été décrit plus haut, si le courant circulant dans un seul des conducteurs diminue d’intensité jusqu’à atteindre une valeur minima fixée, l’é— lectro-aimant correspondant (b' par exemple) cesse de retenir le levier e'; celui-ci dont le centre de gravité tombe extérieurement à son point d’articulation, bascule et dégage le couteau interrupteur g' de ses mordaches h' f', en venant dans sa chute frapper sur la queue 4 de ce couteau. Le courant qui circule dans le •couteau n’étant pas celui qui a provoqué l’in-
- terruption, mais celui qui excite l’électro-ai-niant voisin b, le levier qui est retenu par ce dernier tombe à son tour pour couper le courant du groupe voisin par le couteau g, et ainsi de suite jusqu’à ouverture de tous les interrupteurs.
- On voit donc qu’il suffit que le courant baisse au-delà d’une limite déterminée dans un seul des fils d’un circuit polyphasé pour, qu’immé-diatement toutes les phases de ce circuit soient coupées.
- Le même appareil peut servir à couper un circuit polyphasé quand l’intensité du. courant atteint dans un seul des fils de ce circuit une valeur maxima déterminée. Il suffit de disposer avant l’appareil et sur chaque fil, un interrupteur à maxima, un fil fusible par exemple, mis en circuit au moment convenable, par exemple après le démarrage du moteur considéré, afin d’éviter que ces interrupteurs ne soient actionnés par le courant de démarrage. Aussitôt qu’un de ces interrupteurs fonctionnera, le fil sur lequel il est placé ne sera plus parcouru par aucun courant et l’interrupteur à minima coupera le courant sur tous les conducteurs du circuit polyphasé.
- Si l’appareil protégé par le disjoncteur à minima est à circuits équilibrés (fig. 4), il suffira de placer un seul fusible s ou interrupteur à maxima sur l’un quelconque des conducteurs cet interrupteur à maxima pouvant être mis en circuit ou hors circuit au moyen du commutateur t.
- Ce disjoncteur est appliqué depuis quelque temps par la Société Méridionale de Transport de Force, qui éclaire et distribue l’énergie, dans 115 Communes de l’Aude et de l’Hérault.
- Depuis que l’Electricité s’est introduite dans ces régions, la plupart des Communes ont établi des distributions d’eau : un moteur asyn-chrône triphasé actionne une pompe qui alimente un réservoir duquel part la canalisation d’eau de la commune. Or, dans ces villages, un seul Agent Municipal doit pourvoir à bien des fonctions : garde-champêtre, allumeur, chargé du service des eaux, etc... On lui confie le service du moteur électrique. Il est donc de toute nécessité que le moteur électrique fonctionne sans surveillance et qu’il soit efficacement protégé par un appareil de sécurité.
- A. B.
- p.459 - vue 459/685
-
-
-
- 460
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 12.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Les Distances explosives dans les corps gazeux, liquides et solides, par W. Voege, Hambourg. — (Elcktrotechnische Zeitschrift, i9o/|, p. io33).
- L’auteur a déjà montré précédemment (h que, dans l’air atmosphérique, il existe entre les distances explosives atteintes et les tensions maxima du courant alternatif, la relation suivante :
- V = Ad -j- B
- où V désigne la tension en volts, d l’épaisseur
- 6 8 1 ü 12 fk 16 18 Zû
- Fig. K
- en cm. de la couche d’air traversée, et A et B deux constantes.
- Bestait encore à savoir si la formule ci-cles-sus, trouvée empiriquement, n’est valable que pour l’air, ou bien s’il s’agit là d’une loi générale pour le percement électrique des différents corps. L’auteur a exécuté toute une série d’expériences avec des corps gazeux, liquides et solides, et il en reproduit les résultats dans ce qui suit.
- 1. Corps gazeux.
- Comme les tensions alternatives maxima nécessaires dans l’air, avec des électrodes en pointes, étaient déjà connues, la disposition d’expérience pour les autres gaz fut très simple. L’étincelle à étudier était montée parallè-
- lement à une étincelle variable éclatant dans l’air, et celle-ci réglée de façon que pour les deux étincelles, les décharges se produisissent également. On employait une bobine de 50 cm. à noyau de fer fermé, avec interrupteur à bobine. L’auteur étudia ainsi l’hydrogène, le gaz d’éclairage, l’oxygène et l’acide carbonique sous une pression de 760 mm. et à 15°. Le tableau suivant donne, pour différentes longueurs d’étincelle dans les gaz étudiés, les distances explosives correspondantes dans l’air.
- TAISLEAU
- LONGUEUR d’étincelle cm. HYDROGÈNE cm. dans l’air GAZ d’éclairage cm. dans l’air ACIDE carbonique cm. dans l’air OXYGÈNE cm. dans l’air
- 5 __ 4,2 5,4 7>°
- 6 k k 4>4 — 7 8,6
- 7 — 6,3 9,2 IO
- 8 5,5 — io,3 11,9
- 9 — — 12,1 13,8
- IO 7,9 9>3 14,5 i5
- 11 — — 16 »7
- 12 — — 17?4 i8,5
- 13 10,7 11,6 — —
- i4,8 — — — 24,5
- 15,8 — — 26
- Dans la figure 1, sont portées les tensions maxima trouvées en fonction de la distance explosive. Les différences entre les tensions nécessaires pour une même distance explosive dans les différents gaz, sont considérables ; cependant l’allure des courbes est la même pour tous les gaz. L’auteur doit rechercher d’une façon plus précise si ces différences dépendent seulement de la plus ou moins grande densité des gaz ou bien si c’est la nature du gaz qui influe spécialement sur la production de l’étincelle ; pour le moment, il se contente d’indiquer le fait singulier que l’oxygène, quoique plus léger, est plus difficile à percer que l’acide carbonique et qu’en outre la couleur de l’étincelle dépend de l’espèce de gaz traversée.
- Dernièrement ont été décrites(Q les expériences faites par la Compagnie de l’industrie électrique et mécanique de Genève, avec des cou-
- (') Wied. Annale», 14, p. 556, 1904.
- (') Elehtrotechnische Zeitschrift. 1904, 11° 38, p. 481.
- p.460 - vue 460/685
-
-
-
- 25 Mars 1905,
- REVUE D’ELECTRICITE
- 461
- rants continus et alternatifs à haute tension. L’auteur fait remarquer que les valeurs de la tension de disrupture dans l’air, trouvées dans ces expériences, pour le courant continu, concordent très bien avec celles trouvées par lui et par le Comité de l’American Institute of Electrica! Engineers pour les valeurs raaxima
- en courant alternatif (valeurs effectives multipliées par y;2). On indique dans ces expériences qu’avec 60.000 V en courant continu, entre une pointe positive et une plaque négative, on perce une couche d’air de 9,9 cm. Si Ton considère qu’entre deux électrodes pointues, la distance explosive est d’environ 10 % plus petite qu’entre pointe et plaque, on obtient :
- cm. COURANT CONTINU volts COURANT ALTERNAT. volts
- 8,9 entre 2 pointes 60 000 66 000
- 3,6 — 2 — 38 000 4o 000
- 2,7 — 2 — 32 5oo 33 000
- 1,8 — 2 — 26 000 25 OOO
- D’après cela, il est très probable que le passage de l’étincelle dans l’air s’effectue avec la
- | même tension pour le courant continu et le courant alternatif, si l’on comprend sous le J nom de tension la tension maxima du courant alternatif qui, seule, entre ici en ligne de compte.
- 2. Corps liquides.
- D’après la méthode indiquée ci-dessus, les expériences furent faites avec de l’éther, du pétrole, de l’huile de paraffine, de l’huile de lin et de la térébenthine. La figure 2 montre les résultats obtenus avec des électrodes pointues. Pour faciliter la comparaison, on a dessiné à la même échelle la courbe obtenue dans l’air. Pour toutes les substances étudiées, les courbes présentent la même allure que la courbe se rapportant à l’air. Toutes satisfont à l’équation
- V = Ad -f- B
- Comme pour l’air, il y a ici, un peu avant le commencement de la proportionnalité entre la tension et la distance explosive, une zone d’incertitude (dessinée en pointillé), dans laquelle on n’obtient pas les mêmes résultats. Cette zone se déplace d’autant plus loin vers
- $0 60
- Fig. 2
- , FetroIF
- ____» crrv.
- Fig. 3
- l’origine que l’influence du terme Ad est plus grande, ce terme représentant la tension de disrupture proportionnelle à l’épaisseur de la substance percée.
- Pour le pétrole, deux courbes sont dessinées. L’auteur obtint les valeurs de la courbe inférieure avec du pétrole frais. Au cours du passage des étincelles, le pétrole devint de plus en plus isolant, jusqu’à ce que finalement, fussent obtenues les valeurs de la courbe supérieure qui ensuite ne changèrent plus. 11 y a ainsi une espèce de purification du pétrole
- causée par les décharges électriques. Ce changement se reconnaissait déjà extérieurement, la couleur du pétrole devenant jaune clair, tandis que la fluorescence était disparue.
- On put remarquer, en outre, que la tension nécessaire pour une distance explosive donnée n’avait pas toujours la même valeur au cours du temps ; particulièrement pour les huiles de paraffine et de térébenthine, les grandeurs A et B dépendaient fortement de l’état actuel de l’huile.
- La figure 3 montre qu’en employant une
- p.461 - vue 461/685
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. - N° 12.
- 4(52
- pointe et une plaque comme électrodes, la résistance de passage, particulièrement avee la pointe positive, est beaucoup plus petite qu’avec (leux électrodes pointues; dans ce cas, on a également la relation V = Ad -f- B ; pour des distances explosives supérieures à 2 cm., la tension nécessaire est proportionnelle à la longueur d’étincelle.
- 3. Corps solides.
- Pour les corps solides, les observations furent beaucoup plus difficiles. D’abord on est naturellement limité à un petit nombre de points, et ensuite l’état de la surface, par exemple, pour l’ébonite, joue un grand rôle en ce qui concerne la résistance de passage. Le verre et le mica sont les corps qui conviennent le mieux. Le verre fut percé, complètement plongé dans l’huile ou le pétrole entre des électrodes pointues. L’auteur put remarquer que le résultat n’était pas le même si l’on opérait dans le pétrole ou dans l’huile de lin. Le même verre de 9 mm. fut traversé, dans le pétrole pour 78.000 v., dans l’huile de lin pour 69.000 v., et dans l’huile de paraffine très épaisse seulement pour 100.000 v. La tension nécessaire à la disrupture d’un corps solide dépend donc du milieu dans lequel on opère; le corps solide est percé d’autant plus facilement que le milieu environnant est mieux en état de concentrer l’action électrique en un point (l’électrode en pointe) ; cela dépend essentiellement des propriétés mécaniques du milieu, cohésion, etc. Avec de l’huile de paraffine très épaisse, il se forme autour de la pointe un espace rempli de gaz qui n’est pas refermé assez vite par l’huile visqueuse ; de là une tension de disrupture élevée.
- M. Iloltz a percé des plaques de verre avec la tension la plus faible possible en entourant l’une des électrodes d’une enveloppe épaisse de verre qui était mastiquée soigneusement sur la plaque. Les tensions nécessaires avec cette méthode correspondent à peu près aux valeurs que l’auteur obtint en employant l’huile de lin comme milieu.
- Le tableau suivant contient les tensions que l’auteur a obtenues pour des verres de différente épaisseur, avec un accroissement de tension continu, sous le pétrole. Au moment de la rupture de la plaque, la tension primaire
- de la bobine était lue sur un instrument thermique, et on déterminait quelle longueur d’étincelle correspondait à la tension primaire observée.
- VALEURS MOYENNES DE 5 EXPERIENCES
- ÉPAISSEURS DE VERRE mm. TENSION DE DISRUPTURE volts
- 1,2 36 ooo
- 3,o 5o ooo
- 8,8 78 ooo
- I 3,2 102 OOO
- 17,0 I 25 OOO
- Ces valeurs, représentées graphiquement (1, fîg. 4) donnent une droite dont le prolon-
- co 60
- O 2 <f- 6
- 8 lo iz te is
- gement coupe l’axe des ordonnées pour environ 30.000 v.
- En outre, une plaque de verre opale de 1,8 mm. fut découpée en plusieurs morceaux égaux et on détermina les tensions de disrupture pour 1, 2, 3 morceaux placés l’un sur l’autre. Les valeurs obtenues donnent la droite 2, fig. 4. La résistance de passage est dans ce cas plus grande qu’en 1. L’inclinaison plus rapide de la droite provient en grande partie de la résistance de passage se produisant entre les différentes plaques. On doit bien admettre que ces résistances ont toutes la même grandeur. Si par le point a, on mène une parallèle à 1, on trouve effectivement, à peu près :
- CC, = 2
- et dd{ =3 bb\
- p.462 - vue 462/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4GS
- La tension de disrupture correspondant à l’épaisseur du verre concorde ainsi très bien dans les deux cas.
- La tension n’étant plus élevée maintenant d’une façon continue, si l’on observait les valeurs pour lesquelles les plaques d’opale étaient percées après action de la tension d’environ 20 secondes, on obtenait la droite 3. D’après cela, la durée de l’action de la tension joue un rôle d’autant plus grand que la tension nécessaire est plus élevée ou que le corps à percer est plus épais. Les expériences faites avec du mica donnèrent également une droite, avec une inclinaison naturellement beaucoup plus prononcée.
- D’après les expériences mentionnées de Iloltz, on a enfin les distances explosives correspondantes suivantes :
- DANS LE VERRE DANS L’AIR
- en mm. en mm.
- 6,35 7,6
- i6,9 i5,2
- 38,o 3o,5
- Si l’on porte les tensions maxima en fonction des longueurs d’étincelle dans l’air, les trois points sont exactement sur une droite dont le prolongement ne passe pas par l’origine. D’après cela, la relation
- V = Ad -f- B
- est applicable également aux corps solides, et l’on peut dire d’une façon générale : La tension alternative maxima nécessaire à la rupture d’un isolateur entre des électrodes en pointe est, pour d’assez grandes distances explosives, proportionnelle à ces distances abstraction faite d’une résistance de passage constante. La limite de la proportionnalité dépend de la nature de l’isolant ; la grandeur de la résistance de passage dépend non seulement de la nature des corps, mais aussi d’une façon essentielle de la forme plus ou moins pointue des électrodes.
- IL E.
- Sur la relation entre la distance explosive et la tension, par Voege. (Drudes Annalen, ir i3).
- Pour des étincelles de quelques centimètres
- de longueur, la relation entre la distance explosive et la tension a été exactement déterminée par les mesures de Heydwiller, Paschen et Voigt mais pour des étincelles plus longues, il n’y a pas de concordance entre les valeurs trouvées par les différents observateurs, et particulièrement entre celles qu’ont publiées Ober-beck en 1898 et le comité de l’American Insti-tute of Electrical Engineers en 1903.
- Pour élucider cette question, l’auteur a employé deux bobines différentes de 50 cras d’étincelle et les a alimentées avec du courant alternatif. La différence de potentiel secondaire était obtenue en multipliant la différence de potentiel primaire par le rapport de transformation : la valeur efficace de celle-ci était mesurée au moyen d’un voltmètre thermique et on en déduisait la valeur maxima en déterminant le facteur de forme de la coui’be de courant au moyen d’un oscillographe ou d’un tube de Braun. Le facteur de forme étant compris entre 1,45 et 2,14 (pour un courant purement sinusoïdal, C = y^2 = i,41)- Le tableau suivant donne les résultats d’expérience obtenus sur des étincelles entre pointes ; pour établir la comparaison, l’auteur a multiplié par C=v^ les valeurs de la tension efficace indiquées par l’American Institute of Electrical Engineers pour un courant sinusoïdal. La concordance est satisfaisante.
- TABLEAU
- Longueur en centimètres Voege American [nstilule ol Electrical Engineers Différence eu 0/0
- IO 73.200 73.5oo + 0,4
- '12 82.600 83.ioo + 0,6
- i4 92.000 g3.000 + 1 >7
- 16 IOI.OOO 102.5oo -f M6
- 20 119.000 122.OOO + 1,72
- 25 14o.6oo 146.000 A 3,7
- 3o 165.700 170.OOO H- 2>3
- 35 190.900 i94.8oo _h 2)°
- L’aüteur a trouvé que la forme des électrodes joue un rôle beaucoup plus considérable pour de petites étincelles que pour des étincelles longues.
- E. B.
- p.463 - vue 463/685
-
-
-
- 464
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 42.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Méthode de mesure de la chute de tension dans les transformateurs. —(Communication du Dr P. Barrera, ingénieur, à l’Association électrotechnique italienne).
- La différence de tension observée dans le secondaire d’nn transformateur depuis l’instant du démarrage à vide jusqu’à la marche en charge, est notoirement plus difficile à mesurer directement et d’une importance moindre que celle que l’on constate en examinant la représentation graphique à l’aide de vecteurs (à vecteur retranché du vecteur tension à vide, donne la tension effective en charge). Dans la pratique,
- en effet, on peut adopter le diagramme de Kapp, dans lequel le vecteur est indépendant de f et varie suivant le mode le plus simple par rapport au vecteur courant secondaire (direction fixe et grandeur proportionnelle). 11 suffît alors de déterminer le vecteur chute, en grandeur et en direction, par une seule condition de charge et on obtient ainsi une donnée technique invariable et une caractéristique du transformateur essayé ; si l’on représente (fig. ij ce vecteur par OO’ et que l’on décrive un cercle de centre O et de rayon égal à la tension à vide, on sait que le segment OE intercepté sur une droite passant par O et inclinée d'un angle f quelconque, donne la tension effective pour cet angle œ, et cela quel que soit I.,, si l’on fait varier 00’ proportionnellement.
- On arrive au même résultat que cette repré-
- sentation graphique (b en négligeant quelques quantités in Uniment petites dans une formule plus complète.
- Sont également connues les méthodes de Kapp et de Feldmann pour la mesure du segment 00’ qui nous occupe. Le premier met le secondaire en court-circuit à travers un ampère-mètre A (fig. 2) et lit sur un voltmètre Y la tension (basse) qu’il faut fournir au primaire pour obtenir le courant normal ; cette tension, divisée par le rapport de transformation,donne précisément la grandeur du vecteur 00’. Le second dispose en parallèle les primaires de deux transformateurs égaux, et met en charge le secondaire d’un seul de ces appareils ; le voltmètre Y donne encore la grandeur de 00’. Quant à la direction, on l’obtient toujours en calculant la composante ohmique (verticale dans la fig. 1), d’après la mesure de la résistance à chaud.
- Rhéostat
- ------<v) WaZZL
- WVWWWVWV
- rAAAAAAAAAq
- Fig. 3
- J’ai appliqué la méthode de mesure suivante qui me paraît, dans certains cas, mieux convenir que les précédentes; elle exige deux transformateurs égaux.
- Il suffît de disposer les deux transformateurs en cascade (fig. 4) et de mettre sur le circuit deux ampèremètres A2, A3 à échelles convenables, c’est-à-dire pas trop grandes comparativement aux courants, et de relier les bornes homologues hh des hautes tensions par un fil f sur lequel on dispose un voltmètre V à basse tension, mais isolé de la terre et de la haute tension. Il suffira que l’indication maxima de ce voltmètre soit les 7 ou 8 % de la ligne; de cette manière la lecture se fera vers la partie supérieure de la graduation et, par conséquent, dans de bonnes conditions d’exactitude. La charge ne doit pas être faible pendant l’expérience ; on choisira de
- (i) Grossi. Efleti délia dispersione e délia reattanza nel funzionamento dei transformatori. Metodi dl misura ed appli-cazioni. (Memorie délia reale Aecademia delle scienze di Torino, série II, tome LUI, igo3, page 6i, érjuat. 36).
- p.464 - vue 464/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 465
- préférence la pleine charge pour laquelle les deux appareils auront été construits. SoitV la tension lue sur le voltmètre, soient A2 et A3 les indications des ampèremètres, A0 le courant inducteur de l’un des deux transformateurs, R le rapport de transformation à vide ; la formule suivante donne la grandeur G. du vecteur cherché rapportée à l’unité de courant secondaire.
- V
- G =---------------------= (O
- R (A2 —|— A3 —(— A0 cos A0 A2
- A0 représente le courant lu sur l’ampèremètre A2 après l’avoir interrompu du côté de la charge ; les vecteurs A0 et A2 indiquent la direction des vecteurs dont A0 et A2 sont les valeurs, et leur angle est donné par
- ---- F
- angle A0A2 = arc cos ---?.2
- formule dans laquelle <p2 représente la phase de
- Fig. 3
- A2 par rapport à E2 (ou, en pratique, par rapport à la tension aux bornes) et prise avec le signe plus lorsque c’est un retard.
- La quantité F représente la perte à vide du transformateur ; elle peut se déterminer, par exemple, par le moyen habituel du wattmètre pour petites puissances branché sur le secondaire.
- * *
- La démonstration de la formule (1) se fait de la manière suivante : Traçons (fig. 5) les diagrammes de fonctionnement des deux transformateurs en cascade, et superposons les deux diagrammes l’un à l’autre. Partons du premier transformateur, du schéma de la fig. 4. et soit OH' la force magnétomotrice résultante, en avance de l’angle 0 sur le flux résultant qu’elle produit. Soit OA la direction du flux qui produit, à angle'droit et en retard, la force électromotrice OE’2 et la force contre-électromotrice qui fait équilibre à OE'r Le signe ' indique que ces
- valeurs se rapportent au premier transformateur. Soit OV2 la tension aux bornes du secondaire, c’est-à-dire soit E'2 V2 = C'-> un vecteur faisant constamment, pour un appareil donné, un même angle avec le courant I2 et ayant une grandeur qui lui soit proportionnelle ; ce vecteur représente (graphiquement) la chute dans le secondaire. Soient OV'i et les secteurs analogues pour le primaire.
- En superposant à ce diagramme celui (en pointillé) du deuxième appareil, nous devrons commencer par OV2 qui reste invariable en même temps que n2I2. Traçonsun vecteur C"2 égal et opposé à C'2 ; on obtient en OE"2 la force opposée à la f. c. e. m. produite dans ce second transformateur, laquelle fait avec OE'2 un petit
- AAA-»
- Charge
- angle ^ qui n’atteint pas 3 ou 4 degrés (1). L’axe OA', représentant le flux tournant, tournera par rapport à la position qu’il occupait dans le premier transformateur, d’un angle 180° — % pour rester normal à la f. c. e. m, et en avance sur elle ; il en sera de même pour la force magnéto-motrice résultante OH". En outre, la tension de cette dernière subit une diminution proportionnelle à la différence entre OE'2 et OE"2 ; la rotation et la diminution dans la grandeur peuvent s’exécuter en même temps, si OK est d’abord égal et opposé à OH'; on construit ensuite sur OHK un triangle OKH" semblable au triangle
- (') En pratique, la chute étant de 3 à 4 °/o de tension secondaire, on a
- C'2 = C"2 = env. - o,o4oV2
- et par suite
- ^ 0,o4 , ... /
- X < 2 arc tg - — c est-a-dire = env. 2°4o
- p.465 - vue 465/685
-
-
-
- 466
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 12.
- 0E'2 E"2. Il en résulte que K1I" a la même dimension dans l’échelle de la force magnéto motrice que le vecteur C’2 -j- C"2 dans l’échelle des tensions.
- Or, ainsi qu’il a été dit, l’expérience se fait avec des charges voisines de la normale, de sorte que la diagonale du parallélogramme est environ les cinq centièmes des côtés (puisque le courant à vide n’est en général pas supérieur aux cinq centièmes du courant à pleine charge) ; il s’ensuit que l’angle H'Alï", qui est
- aussi l’angle formé par les courants des deux hautes tensions, est
- 5
- < 2 arc tg — = 5°45'. îoo
- Le vecteur (’Q et le vecteur (non tracé sur la figure) font entre eux le même angle et, par conséquent (en admettant que le cos 5°45' diffère de l’unité de 0,0051) on voit qu’en cherchant à sommer les chutes des deux primaires, on arrive à constater qu’ils ont la même phase.
- Appelons D< et D2 deux vecteurs de grandeur constante, par rapport à l’un quelconque des primaires et l’un quelconque des secondaires, dirigés (pour un appareil donné) toujours dans le même sens (le premier par rapport au courant du primaire, le second par rapport à celui du secondaire) et soient q, A, i3 les intensités des courants (prises sur l’échelle), généralement celles des trois circuits de la fig. 4. En appliquant
- le raisonnement précédent, on obtient pour l’expérience :
- ^ qD^-f-z2D2-}-z2D2-j-z3D., (a)
- notations avec lesquelles i3 I)H a, par ce seul fait, la même phase que q DH.
- Si au lieu d’opérer sur l’un des transformateurs, on opérait à la manière ordinaire, la chute serait
- et, de même, il est intéressant de considérer la différence entre la manière dont se comporte la machine en passant de la pleine charge à la marche à vide :
- q fb — KI'<>fh + qD2
- expression dans laquelle a/0 désigne le courant inducteur ou à vide, évalué dans le sens qu’a le vecteur q en charge. La chute è0 D^ a, en effet, lieu aussi à vide dans le primaire.
- Egalons cette dernière expression à la quantité Gq (d’après le principe approximatif du diagramme de Kapp), et l’on obtient
- qD.j — -j- î2D2 = Gt2 (4)
- pour le premier transformateur et
- z'2D2 aRi0D2 -(- qD^ = RGq (c)
- pour le second transformateur.
- Des formules (a), (b), (c) on tire
- — = G(z2 -f- Rz3) -f ai0 (D., -j- RD2)
- Comme i() est très petit (d’après ce que l’on a
- dit, environ de /2 à pleine charge) on peut
- remplacer son coefficient -(- RD2 par la valeur approximative GR qui peut se déduire des formules (b) ou (c/ dans laquelle on fait
- i0 = o, q = || ou bien z2 =; iR
- On obtient ainsi la formule :
- R (q + Rj3 + «Ri’o)
- équivalente à la formule (i) que l’on voulait démontrer.
- *
- * *
- Donnons, comme exemple, les résultats de l’application de la méthode à deux transforma-
- p.466 - vue 466/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 467
- leurs monophasés de 10 kw, 2000/110 volts et 50 périodes.
- La charge était constituée, à travers un troisième transformateur égal aux précédents par un rhéostat tfe lampes à incandescences. Les instruments A et V étaient des appareils thermiques pouvant donner 150 ampères et 300 volts ; le watt mètre était un wattmètre Siemens. Le courant inducteur, dont la valeur était déterminée par un petit ampèremètre de 10 ampères, a donné à la lecture le chiffre de 4,8, et l’énergie correspondante lue sur un petit wattmètre d’environ 300 watts a été de 204 watts. Par suite, le cosinus de Eg avec A0 était égal à 0,386 et l’angle de 67° 20'. Les diverses expériences qui ont été faites sont consignées dans le tableau suivant :
- Kw en secondaire Pa a2 A3 V (lu) Chute rapportée à 90,9 amp. 9°,9 X G
- O O OO i6°4o' 92,2 5 226 volts 6,06
- 9,7°° i8°5o' 91,5 5 222 5,94
- 9,29° i7°5o' 87 4,8 212,5 5,98
- 7,600 i9°io' 71 3,8 171,5 5,97
- 5,55o 2O05o' 52 2,7 123 5,88
- 4,6oo 22°3o' 43 2,2 99,3 5,73
- *
- * *
- Comparons, pour terminer, les trois méthodes de mesure qui seules, autant qu’il est en ma connaissance, déterminent directement les vecteurs dont il a été question.
- La méthode Kapp a sur les deux autres l’avantage de n’exiger qu’un seul transformateur et l’inconvénient de laisser subsister une incertitude, non sans fondement d’ailleurs, étant donné que, vu la basse valeur de l’induction magnétique dans l’expérience (5 à 6 % de celle du fonctionnement normal), les conditions de l’appareil essayé sont trop changées.
- La méthode que nous proposons exige deux transformateurs ; elle s’effectue avec la valeur normale de l’induction et peut être employée en même temps que se continue l’essai à pleine charge.
- La méthode Feldmann est la plus précise de toutes ; elle exige deux transformateurs et des expériences séparées.
- L. M.
- Moteur à pétrole Ixion fonctionnant à deux temps.
- Ce moteur, dont la figure 1 donne une image sous la forme d’un petit moteur de motocyclette, mais qui se construit également pour tous les usages industriels, est à deux temps. Il est superflu de revenir ici sur les nombreux avantages
- Fig. 1
- que les moteurs à deux temps présentent sur les moteurs à 4 temps fonctionnant d’après le cycle de Beau de Rochas : les deux principaux sont la diminution du poids et du volume du moteur pour une puissance donnée et la suppression des soupapes. La difficulté à laquelle on se heurte généralement réside dans la façon de procéder à l’admission des gaz. Ici le problème a été résolu d’une façon très heureuse par l’emploi d’un arbre creux qui remplit le rôle de tiroir tournant.
- Le fonctionnement du moteur se comprend
- p.467 - vue 467/685
-
-
-
- 468
- L’ECLAJRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N® 12.
- à la simple vue de sa coupe : les gaz venant de A sont aspirés dans le carter pendant la montée du piston. L’orifice de l’arbre se trouve bouché à ce moment et le piston comprime en redescendant les gaz dans le carter, jusqu’à ce que sa partie supérieure découvre un conduit latéral par lequel ceux-ci passent dans la partie supérieure du cylindre. A ce moment l’orifice J laisse échapper les gaz brûlés auxquels les gaz frais ne peuvent se mélanger, grâce au bec que porte la partie supérieure du piston. En remontant, celui-ci comprime le mélange détonnant qui est enflammé en haut de la course par une étincelle électrique.
- La solution de l’admission par l’arbre est heureuse, et le fonctionnement est très satisfaisant.
- B. L.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Calcul d’un réseau de distribution électrique, par Léon Legros, ingénieur civil des mines, ingénieur électricien (Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift, 1904) (1).
- Des chutes de tension trouvées, et au
- moyen des résistances connues, on obtient ai-
- - ts- -18- - n- -31-
- (<J $ ? S?
- 88.:i
- b
- Fig. 1
- sèment la répartition du courant, c’est-à-dire le deuxième schéma cherché.
- Ligne a a. — La section est donnée par la formule :
- On prendra pour e: 3,3 — 1=2,3 volts.
- En se reportant à la fig. 1, on obtient :
- „ (33.6 -}- 27.16 -(- 17.12 -J- 7.28 -f- 3.80).0,3.2
- Q“"-----------------55^3-----------------=
- En arrondissant à une valeur normale, on arrive à Q = 6 mm2.
- Ligne a e c avec branchement vers d.
- La chute de tension dans le branchement, avec une section de 35 mm2, est :
- J.L 63.100.2.0,3 • = -Q '' = ’ 35,55 = volts'
- Il reste donc pour chute admissible dans a c :
- 3,3 — 1,9 = 1,4 volts.
- D’après la fig. 1, on trouve aisément (voir ci-dessus : district s a b c)
- Ja = g8,5 lampes Jc = 42,5 lampes.
- Ce qui donne la répartition fig. 2.
- La division, comme c’était à prévoir, se fait en e, et on obtient pour la chute de tension, avec une section de 35 mm2 :
- (68 5.1288,5.16-)-q8,5. i5).o,3.2 * =---------------35^5 -------—L—= '',6 volts
- ce qui est admissible.
- On aura donc jusqu’en d : 1,16 —[— 1,9=3,06 volts.
- District b h c. — En dédoublant le point b, on obtient l’étoile représentée dans ses points caractéristiques fig. 3. On complétera aisément cette figure en s’aidant de la fig. 4.
- 88. S 88,5 88,5 e 8,5 K, 5 iX.fi
- O---» » —*r-- ^ •*.'--O.
- ta C\
- \08.~5 i*'S
- Fig. 2
- Nous voulons vérifier le système de sections indiqué.
- A cause de la charge importante en k, nous avons augmenté la section de la ligne k b2. Pour k h, qui est assez longue, il convient de ne pas forcer la section, par économie de cuivre.
- Pour le calcul, on pourra considérer le segment b2k comme s’il avait une section de 35 mm2, à condition de multiplier les longueurs prises sur la fig., de b2 jusqu’à k, par le 35
- rapport ^.
- Au point p, on appliquera directement la charge 29, du branchement qui y aboutit.
- Par le même procédé que pour le district s a b c, on trouve pour la chute maximum en t, 3,1 volts.
- Les débits, en lampes, des feeders sont in-
- (*) Yoir Eclairage Electrique, 25 février 1905.
- p.468 - vue 468/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 4(39
- diqués fîg. 3. On ajoutera ceux de bK et de b2 pour obtenir celui de b.
- Il y a de plus à vérifier la chute de tension jusqu’en p.
- On trouve, de c en p : 1,2 volts. Il reste donc encore deux volts pour les branchements aboutissant en p, ce qui est suffisant.
- On donnera au conducteur moyen des distributeurs une section égale à la moitié de la section des conducteurs extrêmes.
- Les abonnés seront, comme on l’a dit, répartis le plus également possible sur les deux moitiés du réseau. Dans les établissements de forte consommation, on fera entrer les trois conducteurs.
- ma
- Fig. 3
- VI. Calcul des feeders. — Pour un réseau à trois conducteurs, on admet ordinairement 7,5 % de chute de tension dans les feeders.
- En conduisant le courant vers a et b par un feeder commun jusqu’en s, ce qui est favorable au point de vue de la compensation (Aus-gleich)^ on peut s’élever avec sécurité jusqu’à 10 °/o, comme pour un réseau à deux conducteurs.
- Le point c sera réuni directement à l’usine,
- On a le schéma fig. 3.
- Les débits sont indiqués en lampes. 11 faut ajouter aux lampes d’abonnement celles de l’éclairage public, dont le réseau sera réuni au seul feeder c, le plus rapproché de l’usine, de sorte qu’on pourra commander toutes les lampes simultanément. Nous comptons (35 lampes pour l’éclairage public.
- a) Calculs des feeders vers a et b.
- Soient zh la chute de tension de C en s.
- ez la chute de tension de s en a ou b. On obtient un rapport favorable à l’économie en posant :
- yS.J.IA Î3_ S.J sh L h
- Soit, dans notre cas, en comptant toujours par lampes :
- /227.55g+ 292.73* z- V 5io
- e/t 176 8
- On a d’ailleurs sz + g/t = 0,1.220 = 22 volts. Donc g, = ca. 6 volts g/t=ca. 16 volts.
- Ligne C s :
- Q
- 5iq. ih6.2.o,3 „ ..
- -P 'l
- i6.55
- Au point de vue de réchauffement, nous de-
- vons prendre une section un peu plus élevée. Le courant à faire passer s’élève à 519.0,3 1.5amp. D’après les prescriptions allemandes, un fil de 35 peut supporter 80 ampères de régime ; nous emploierons donc deux fils de 35 en parallèle.
- On aura donc pour zh : 14,2 volts.
- Ligne s a. — Le courant à transporter est de 227.03 = 68 amp.
- Un fil de 25 peut supporter 70 ampères, et donne une chute de tension
- 227.55.2.0,3 55.25
- = 5,45 volts.
- Ligne s b. — La chute de tension doit être de 5,45 volts.
- On en tire :
- Q
- 292.73.2.0,3
- 55.5,45
- = 43,nm2.
- p.469 - vue 469/685
-
-
-
- 470
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 12.
- Un fil de 50 donne comme chute de tension 4,05 volts.
- Rigoureusement, on absorberait la différence 5,45 — 4,05 -= 0,80 volts par une résistance s’élevant à
- 0,08
- 292.0,3
- 0,009
- Ligne C c.— La chute de tension est prescrite: 14,2 -)- 5,45 =: it),(>5 volts.
- Au point de vue de réchauffement, la plus petite section admissible est 25mm2.
- On obtient comme chute de tension' : 7,1 volts.
- La résistance à ajouter est donc :
- !9,65- 7,1
- 0,l6r7 O.
- 25o.o,3
- Les feeders seront conduits, autant cpie possible, sur les mêmes supports que les distributeurs.
- La section du fil moyen pourra être, ici, abaissée à un tiers de la section des fils extrêmes.
- VIL Un dernier contrôle serait à faire au point de vue de la compensation, soit entre les points d’alimentation, soit entre les grosses unités de consommation.
- Deux points d’égale tension, réunis à un point C de tension constante E par des résistances IL et Ru, et réunis entre eux par une résistance Rm, donnent lieu à une compensation, en °/0.
- 100 /bj “b bri bjji a =;--- ---------------
- Ps V R«I
- ps = 100 • jg ss désignant la chute de tension
- admise depuis C jusqu’en ces points.
- Entre les points a et b, et le point s, on trouve 77 % pour a.
- Entre les points a et c, et le point C, on obtient 67 % .
- Une valeur de 30 % étant en général très
- satisfaisante, nous pouvons nous dispenser de pousser le contrôle plus loin.
- ÉCLAIRAGE
- Interrupteur à arc lumineux, par Hugo Mosler. (Elektrotechnische Zeitschrift, 1904, p. ioi4).
- Un circuit, contenant capacité et self-induction, monté parallèlement à un arc lumineux,
- est le siège d’un courant alternatif d’intensité relativement grande et de très haute fréquence, environ 8,000 alternances par seconde (1). Un dispositif de cette sorte peut donc être utilisé comme interrupteur pour bobines d’induction.
- Dans la figure 1, a désigne l’arc d’une lampe à main, b un condensateur d’assez grande capacité (environ 9 microfarads), et c l’enroulement primaire de la bobine d’induction dont le secondaire d est coupé par l’étincelle e. La bobine inductive /' a pour but d’empêcher le courant alternatif de haute fréquence de parvenir au réseau de distribution.
- Comme la longueur d’étincelle dépend de l’intensité du courant, en même temps que du nombre des interruptions, l’intensité dans le
- Fig. 1
- primaire peut être accrue par l’agrandissement de la capacité b ou par l’élévation de la tension à l’arc. Avec un condensateur de 9,27 microfarads et une tension continue de 75 volts à la lampe, l’intensité du courant alternatif était de 3,4 ampères et la longueur d’étincelle aux bornes du secondaire d’environ 50mm.
- Pour une capacité donnée, on accroît l’intensité dans le primaire en augmentant la tension aux charbons de la lampe ; ainsi il est avantageux d’employer pour cet usage des lampes à arc en vase clos qui fonctionnent sous une tension de 100 volts. Mais le meilleur moyen d’accroître l’intensité est encore de monter plusieurs arcs en série, de façon que leurs tensions s’ajoutent; il en résulte ainsi un accroissement de l’intensité et de la longueur de l’étincelle.
- La figure 2 indique une disposition de cette sorte; a, b et c sont les trois arcs montés en série, h la bobine inductive, d le condensateur, e et f les enroulements de la bobine d’induction et g l’étincelle.
- (fi Teichmüller, « Elektrische Leitungen ».
- (!) Y. en particulier : Peukert, ETZ. 1901, n° 23.
- p.470 - vue 470/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 471
- En utilisant ainsi trois lampes, on obtient une intensité de 13 à 15 ampères dans le circuit du condensateur, et des longueurs d’étincelle de 200mm. Naturellement, en employant un plus grand nombre d’arcs, on peut accroître beaucoup plus l’intensité dans le primaire de la bobine. On a ainsi un moyen commode d’obtenir, avec du courant continu, des courants alternatifs de haute fréquence et d’intensité variable à volonté.
- Ces interrupteurs à arc possèdent, en première ligne, le grand avantage de pouvoir rester continuellement en service sans qu’il se produise une diminution dans le nombre des interruptions. 11 n’en est pas de même des interrupteurs à liquide, tels que ceux de AYeh-nelt et de Simon, qui exigent des soins tout spéciaux, pour leur fonctionnement régulier et prolongé. Avec un interrupteur à arc, au contraire, si l’on emploie une lampe automatique,
- les exigences du service sont réduites au minimum, et l’entretien des appareils se borne au renouvellement des crayons de charbon.
- Un autre avantage de l’interrupteur à arc, particulièrement important pour les applications de la télégraphie sans fil, consiste en ce que, la bobine étant alimentée par du courant alternatif à basse tension, les interruptions se font sans sifflement d’étincelle désagréable et la vitesse télégraphique peut être augmentée considérablement.
- Le commutateur i (fig. 1 et 2) permet de connecter ou déconnecter promptement la bobine d’induction, tout en laissant en service l’interrupteur proprement dit, c’est-à-dire la lampe à arc.
- H. E.
- ÉLECTROCHIMIE
- Contribution à l’étude de l’électrolyse par courants alternatifs, par MM. André Brochet et Joseph Petit. — Annales de physique et de chimie, 8e série, t. III. Décembre 1904.
- Les recherches entreprises sur l’électrolyse par courant alternatif semblent, a priori, devoir toujours donner des résultats négatifs, la réaction produite pendant une demi-période, étant détruite pendant la demi-période suivante. Cependant si on se trouve en présence d’un phénomène électrolytique irréversible, il est possible qu’on obtienne certains produits à chaque électrode successivement pendant chaque demi-période. C’est cette hypothèse que les auteurs ont voulu vérifier.
- Ils ont choisi, comme sujet d’étude, les cyanures, à cause de la propriété que possède le cyanure de potassium de dissoudre la plupart des métaux. Cette dissolution est favorisée quand on forme un couple avec le métal en question et une lame de platine, ou quand le métal fonctionne comme anode.
- Avant d’étudier l’action du courant alternatif, ils ont fait d’abord quelques essais sur la dissolution spontanée des métaux dans les solutions de cyanure, les indications bibliographiques sur ce sujet étant extrêmement vagues.
- Certains métaux, comme Cu, Ag, etc., se dissolvent aisément comme anodes sous l’influence d’un courant continu. Le fer, le platine se comportent comme anodes insolubles, mais la quantité d’O qui s’y dégage est nulle ou insignifiante à cause de l’oxydation du cyanure.
- Cuivre. — Le cuivre donne spontanément un cyanure double [Cu2 (CN)2, 0 K CN] avec formation de KOII. L’attaque est plus énergique à chaud. Sous l’action du courant continu, il se dissout, à l’état de cyanure cuivreux. Le dépôt de cuivre à la cathode est difficile à réaliser à cause de l’action dissolvante du cyanure en excès. Par courant alternatif, l’action dissolvante du cyanure sur le cuivre est plus nette qu’avec tout autre métal. L’élévation de température accélère l’attaque. On peut préparer du cyanure double de Cu et de K par courants alternatifs, avec un rendement qui varie de 40 à 70 % . Le rendement baisse quand la solution est saturée de cyanure.
- p.471 - vue 471/685
-
-
-
- 472
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N® 12.
- Zinc. — Dans les mêmes conditions, le zinc I
- 7 . I
- se dissout plus lentement que le cuivre, le cyanure double [Zn (CNi2,2 K CN] est peu soluble; il se dépose sur les lames et limite l’attaque du métal.
- Le zinc amalgamé, de même que le cuivre amalgamé, reste inattaqué.
- Nickel. — Le nickel est à peine attaqué spontanément par le cyanure de potassium. Sous l’influence du courant continu, il se dissout avec un rendement variable cpii dépend de la densité du courant. Bien qu’il se dissolve dans l’électrolyte, il ne se dépose pas à la cathode même, quand l’électrolyte est saturé. Les auteurs l’ont cependant précipité avec des liquides dilués et une forte densité de courant.
- Sous l’influence du courant alternatif, il se comporte comme le cuivre et le zinc.
- Cobalt. — La dissolution spontanée dans le cyanure de potassium est insignifiante. Sous l’influence du courant continu, il se dissout assez bien à l’état eobalteux. Par une oxydation secondaire, le sel eobalteux passe partiellement à l’état eobaltique. Le cobalt ne se dépose pas à la cathode. Sous l'influence du courant alternatif, il sc dissout avec un rendement variable qui dépend de la densité de courant. On obtient sans doute du cobaltocya-nure, qui s’oxyde partiellement dans le liquide, aux dépens de l’eau avec dégagement d’hydrogène.
- Fer. — La dissolution spontanée du fer dans une solution de cyanure est insignifiante.
- Le fer employé comme anode dans la solution de cyanure se dissout si le courant est fort et reste inattaqué si le courant est faible (Gore). En fait, la dissolution est toujours insignifiante.
- Sous l’influence du courant alternatif, il se dissout facilement en donnant du ferroeyanure de potassium.
- Platine. — S’attaque faiblement par une solution de cyanure chauffée à l’ébullition. A froid, pas du tout.
- Employé comme anode avec du courant continu, il se dissout faiblement. L’attaque de la cathode se produit aussi; il y a désagrégation, comme dans le cas de cathodes en plomb ou en étain, en présence de sels alcalins, (à cause
- I peut-être de la formation transitoire d’un alliage avec le sel alcalin), suivie d’une dissolution de platine.
- Sous l’influence du courant alternatif, la dissolution est beaucoup plus importante.
- Cadmium. — Est à peine attaqué spontanément. Se dissout facilement comme anode et se dépose à la cathode.
- Ne se dissout pas sous l’influence du courant alternatif.
- Argent. — Ne se dissout dans le cyanure que sous l’influence de l’oxygène de l’air.
- Se dissout facilement comme anode et se dépose à la cathode.
- Ne se dissout pas sous l’influence du courant alternatif.
- Mercure. — Se. comporte comme le cadmium et l’argent.
- Avec les métaux analgamés, l’attaque par le cyanure est fortement ralentie.
- Plomb. — Comme anode, il se dissout faiblement et se dépose en mousse à la cathode. La dissolution est nulle avec le courant alternatif.
- L'aluminium et le magnésium, se dissolvant très facilement dans le cyanure, il n’y a pas lieu d’étudier comment ils se comportent par électrolyse.
- Le manganèse et le chrême se dissolvent par le courant alternatif et donnent des sels analogues aux sels de fer.
- L'étain se dissout par courant alternatif et forme de l’oxyde qui précipite.
- L'or semble se comporter comme l’argent.
- Le palladium donne une dissolution assez nette sous l’influence du courant alternatif.
- Les auteurs ont étudié l’action de la fréquence du courant alternatif sur la dissolution des métaux. Ils arrivent aux conclusions suivantes :
- 1° L’action de la fréquence n’agit pas toujours dans le même sens. Dans certains cas, plus; elle augmente, plus le rendement diminue dans d’autres cas, au contraire, le rendement s’élève avec la fréquence, passe par un maximum pour diminuer ensuite;
- 2° La remarque précédente est applicable à l’action de la densité du courant.
- Le rendement augmente avec la densité du
- p.472 - vue 472/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 473
- courant, puis décroit ensuite plus ou moins rapidement.
- A titre d’application de l’emploi du courant alternatif, les auteurs mentionnent la préparation du platino-cyanure de baryum dont l’emploi présente un intérêt pour la confection des écrans fluorescents.
- Pourquoi certains métaux dissolvent-ils facilement (cuivre, zinc, nickel, cobalt), peu ou pas du tout (argent, cadmium) sous l’action du courant alternatif, bien qu’ils soient tous solubles cdnime anodes avec le courant continu ?
- Pourquoi d’autres métaux (fer, platine) insolubles comme anodes se dissolvent-ils par courant alternatif?
- MM. Brochet et Petit pensent que la raison déterminante de la dissolution ne réside pas uniquement dans le fait de donner un ion complexe comme le pensent Le Blanc et Schick.
- L’aptitude à la dissolution sous le courant alternatif dépend de la facilité avec laquelle le métal se déposerait à la cathode sous l’influence du courant continu. Si la précipitation cathodique compense la dissolution ano-dique, les électrodes ne céderont rien au liquide.
- Si, au contraire, la précipitation cathodique n’est pas réalisée aussi rapidement que la dissolution anodique, l’électrolyte s’enrichit en métal.
- En ce qui concerne le platine, on a vu que la dissolution était cathodique sous le courant continu. La dissolution sous l’influence du courant alternatif s’explique simplement.
- Le fer semble se comporter d’une façon toute spéciale.
- Le courant alternatif peut donner naissance à d’autres réactions que les précédentes. Ainsi, des électrodes en plomb donnent, dans l’acide sulfurique étendu, du sulfate de plomb aux deux électrodes, tandis qu’avec le courant continu, l’anode se transforme en PbO2, et la cathode laisse dégager de l’hydrogène.
- C. L.
- MESURES
- Compteurs O’Keenan pour courants continus. — (Communication du Physikalisch-Technischen-Reichsans-talt.
- Ces compteurs pour courants continus, construits par la Danubia, A-G fur Gaswerks-
- Belenchtungs-und Mess apparate, à Strasbourg, sont établis pour des intensités de i, 2, 3, 5, 10 et 15 ampères, et étalonnés en prenant pour base une tension de service indiquée sur le cadran de l’appareil.
- PRINCIPE UU COMPTEUR
- Les compteurs se composent d’une résistance déterminée, parallèlement à laquelle est monté un électromoteur à aimant permanent, qui dans son mouvement de rotation, doit vaincre seulement son propre frottement et celui du mécanisme compteur.
- Les deux bornes A1 A2 de l’instrument sont
- reliées l’un à l’autre par un fil de eonstantan. Sur une partie de ce fil de résistance R est mise en dérivation l’armature du moteur de résistance r. Tant que l’armature est au repos, elle est parcourue par un courant
- si I est l’intensité du courant total.
- L’armature est alors sollicitée par un couple Z0 = Ci0 ; mais si elle prend la vitesse u sous l’influence de ce couple, elle devient le siège d’une force contre-électromotrice E qui réduit la valeur de l’intensité de /0 à i et le couple exercé de Z0 à Z. En supposant que les courants parasites n’absorbent aucune puissance dans le moteur, la puissance mécanique développée est égale au produit de la force contre-électromotrice par l’intensité.
- p.473 - vue 473/685
-
-
-
- 474
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 12.
- Donc
- E i — Z u — Cm
- D’autre part, la différence de potentiel aux points de dérivation est :
- K = (>-(- E := ir -j- C« — (I — i) R
- On en tire
- ou
- u
- R + r
- O'o — *)
- R -(- r
- _c2
- (Z0 “ Z)
- c’est-à-dire que la vitesse u est proportionnelle à l’intensité I, si le couple Z utilisé à surmonter les forces de frottement est suffisamment petit vis-à-vis du couple exercé au repos sur l’induit.
- DÉTAILS DE l’aPPAIIEIL (fig\ i et 2)
- Le compteur se compose de la boîte, de la
- les balais ; on peut ainsi examiner et nettoyer ces pièces en enlevant la boîte K2, sans démonter complètement l’appareil.
- b> Résistance. Un fil de constantan de 35 cm. de long sert de conducteur au courant principal ; l’épaisseur et la résistance de ce fil, pour les différents modèles de compteurs, sont donnés dans le tableau suivant :
- Courant maximum en ampères Epaisseur du fil mm. Résistance ohms
- I o,6 à o,8 o,5 à o,6
- 2 0,7 à 1,1 o,25 à o,3
- 3 o,9 à 1,1 0,167 à 0,2
- 5 1,1 à i,4 0,1 à 0,12
- IO 1,6 à 2,3 o,o5 à 0,06
- i5 2,0 à 2,3 o,o33 à o,o4
- résistance parcourue par le courant principal, du moteur et du mécanisme compteur.
- a) Boite. La boîte est formée par une plaque de zinc de 25 cm. de long et 15 de large sur laquelle est fixé un couvercle, de zinc également, liant de 10 cm. Sur la plaque arrière est tenu au moyen de vis un morceau d’ébo-nite II (fig. 2), dans lequel sont encastrées les deux bornes A1 A2 (fig. 1).
- A la partie inférieure du chapeau est fixée une boite K2, renfermant le collecteur et
- Les extrémités de fil sont soudées dans de fortes bagues de laiton, fixées elles-mêmes aux bornes A1 A2. Partant de la borne de droite A2, le fil est d’abord courbé en boucle vers le haut et revient ensuite à la borne de de gauche. Sur la branche montante de la boucle peut glisser un coulisseau S avec bornes à vis, dont le déplacement permet de faire varier l’iiii des points de dérivation du circuit du moteur, l’autre étant à la borne A1.
- cj Moteur. Le moteur comprend : l’aimant M avec noyau de fer E, l’armature D et la pièce porte-palier L avec les porte-balais et les balais B1, B2.
- L’aimant, recourbé en forme de bouteille, est tiré d’une plaque d’acier de 42 cm. de long, 0 cm. de large et 0,7 cm. d’épais. Entre les surfaces polaires, courbées chacune suivant un quart de cylindre de 6 cm. de diamètre intérieur, est placé un tube Ë en fer forgé de de 5 cm. de long, 4,8 cm. de diamètre extérieur et 3,0 cm. de diamètre intérieur ; ce tube est fixé à l’aimant par une traverse en fonte de zinc Y. Dans cette traverse sont mises par Barrière deux vis qui fixent le moteur sur la plaque arrière. Le mécanisme compteur est installé devant, au moyen de deux vis de fixage passant dans des trous allongés qui permettent un léger déplacement de l’appareil ; le mécanisme peut ainsi être fixé à la place
- p.474 - vue 474/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 475
- exacte qu’il doit occuper. A la partie inférieure de l’aimant est également reliée la pièce porte-palier L, par deux vis, avec trous ovalisés ; la position exacte est indiquée par des marques tracées sur la face inférieure de l’aimant.
- L’induit est un cylindre creux, fermé en bas, de 8 cm. de long, 4,8 cm. de diamètre intérieur et 5,8 cm. de diamètre extérieur. L’enroulement se compose de 4 écheveaux, formés chacun de 100 spires de 2 fils de cuivre de 0,33 mm. de diamètre. La résistance de l’induit avec les balais et les conducteurs allant aux points de dérivation est de 3 ohms. Le collecteur est formé de 4 lames d’argent et a 4 mm. de diamètre extérieur. L’axe, long de 17 cm., qui traverse le fond du cylindre, possède à son extrémité inférieure un tourillon trempé, à surface terminale bombée, large de 0,4 mm. L’extrémité supérieure se termine par un tourillon large de 0,9 mm. et long de 7 mm. qui passe dans un trou de la boîte du mécanisme compteur. Au-dessous de ce tourillon, l’axe dont le diamètre est ici de 3 mm. porte un pas de vis sans fin.
- Dans la pièce L sont fixés les porte-balais B1 B2 à 1 cm. de distance l’un de l’autre. Les balais, formés de feuilles d’argent, sont pressés légèrement contre le collecteur par de petits ressorts en spirale.
- Sur la partie inférieure de la pièce L se trouve vissée la vis-palier L1 à 2 côtés. Dans une lumière verticale de cette vis est introduite à frottement doux une crapaudine en saphir montée dans une tige de laiton quadrangulaire ; cette crapaudine est pressée par un ressort spiral contre un ' épaulement supérieur. Pour bloquer l’armature dans le transport de l’appareil, la vis doit être retournée et vissée de l’autre côté qui ne porte pas de crapaudine en pierre.
- c) Mécanisme compteur. Le compteur comprend 6 cadrans indicateurs ; cinq possèdent un cercle divisé en 10 parties ; le sixième dont l’aiguille reçoit le mouvement de l’axe du moteur par l’intermédiaire de la vis sans fin et de deux pignons auxiliares, porte un cercle divisé en 100 parties. Les indications du compteur sont données en kilowatt-heures. On inscrit sur l’appareil la tension de service à laquelle se rapporte l’étalonnage de l’appareil.
- ESSAIS ET RECTIFICATIONS
- On détermine le temps t, en secondes, qui correspond à un tour de l’aiguille des unités pour une intensité I. L’énergie consommée pendant ce temps, pour la tension normale E, est par conséquent :
- EK 7... 7. .
- v . Q /> rMU. h, 5
- iooo X ouoo
- pendant le même temps, l’aiguille a indiqué une consommation de 10 a, a étant la valeur d’une unité (1/10 de tour) du cercle divisé.
- L’erreur observée est donc en %
- EI<
- 777:----------100
- 0600 X moa
- L’instrument peut être rectifié en déplaçant le coulisseau 5 sur le fil-résistance.
- INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Les moteurs à courant alternatif à collecteur, par P. Creedy. (Journal of the Instit. of El. Eng., t. XXXIII).
- MOTEUR SÉRIE
- Puisqu’un moteur-shunt ou série à courant continu tourne dans le même sens quelle que soit la polarité des balais, il fonctionnera aussi avec du courant alternatif. Le couple est dû, d’autre part, à l’action mutuelle entre le courant du rotor et le flux qui le traverse. Mais le seul flux capable de produire la rotation est la composante parallèle au plan de la bobine du rotor, c’est-à-dire, pour les moteurs à collecteurs, perpendiculaire à la ligne des balais. Avec un courant et un flux alternatifs, le couple moyen est proportionnel au moyen produit de ces quantités, ou au produit de l’une d’elles par la composante de l’autre en phase avec la première.
- 11 en résulte que le couple, dans tout moteur, est proportionnel au produit du courant du rotor par la composante du flux résultant qui lui est perpendiculaire dans l’espace et en phase avec lui. Dans le moteur-série, où la ligne des balais est perpendiculaire à la ligne des pôles, le flux remplit ces deux conditions, puisqu’il est produit par le même courant que celui qui traverse le stator.
- Les principales difficultés de ce type de moteur consistent dans la faiblesse du facteur de puissance et la production des étincelles. Cette dernière tient à ce qu’iLn’existe point de
- p.475 - vue 475/685
-
-
-
- 476
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N® 12.
- ligne neutre, par suite de la superposition des ell'ets de rotation et de transformation dont le premier est maximum quand les balais sont perpendiculaires à la ligne des pôles, et le second, quand la ligne des balais est parallèle à la ligne des pôles. Cependant, les difficultés de la commutation ne sont pas si sérieuses qu’on l’a cru longtemps ; et on peut les surmonter en employant un petit nombre de spires par segment, des balais en charbons et des connecteurs résistants.
- La petitesse du facteur de puissance tient à la réactance de la machine, qui se compose de la réactance des inducteurs et de celle de l’induit. Cette dernière n’ayant aucun effet utile, il n’y a aucun inconvénient à la rendre
- aussi faible que possible, en constituant les inducteurs par des noyaux et des pièces polaires ordinaires, au lieu de constituer le stator comme dans les moteurs asynchrones. Pour réduire davantage la réactance de l’induit, on peut mettre une bobine de compensation en série avec l’induit, les deux enroulements étant disposés de façon à présenter un ensemble non inductif. Le flux étant alternatif, il n’est pas nécessaire que l’enroulement compensateur soit réellement en série avec l’induit. On peut simplement le fermer sur lui-même.
- Mais on ne peut se débarrasser de même de la réactance des inducteurs dont le flux est nécessaire à la rotation. Cependant, en employant peu de tours sur les inducteurs, par suite un champ faible pour un courant donné, et de basses fréquences, on peut arriver à des facteurs de puissance > 0,9, pourvu que la vitesse de rotation soit assez grande. Pour
- obtenir un couple suffisant, il faut employer un grand nombre de tours sur l’induit.
- L’étude de ce moteur peut se faire au moyen du diagramme du cercle, tel que le représente la fig. 1. — Au repos, le moteur est une simple bobine de réaction ; le courant OS qui y circule sera tel que la somme vectorielle de toutes les forces électromotrices du circuit soit nulle. Donc, si on introduit une nouvelle force électromotrice, comme la force contre-électromotrice résultant de la rotation du moteur, elle produira un courant SI = OP décalé par rapport à elle d’un angle fixe. La somme du courant au repos et du courant OP donnera le courant résultant 01. Or, la force contre-électromotrice OE' est en opposition avec 01, à un petit décalage constant près dû aux pertes dans le fer ; de plus SI = OP, est décalé par rapport à la force contre-électromotrice d’un angle fixe, donc SI fait un angle constant avec 01. Comme OS est constant, le point I se déplace sur un cercle passant par l’origine.
- D’autre part, SI est proportionnel à la force contre-électromotrice, et par suite, au produit du flux par la vitesse : le flux est proportion-SI
- nel à 01, donc qj est proportionnel à la vitesse K.
- Comme SI est proportionnel à la force contre-électromotrice, on voit maintenant un autre avantage à mettre un grand nombre de spires sur l’induit, car, à une vitesse donnée, SI sera d’autant plus grand que le nombre de spires est plus élevé, ce qui permettra au moteur de fonctionner dans- une région du cercle où le facteur de puissance est élevé, sans qu’il y ait besoin d’une vitesse ou d’un nombre de pôles exagérés.
- Les remarques précédentes conduisent à une construction simple de la vitesse. Traçons la
- A A
- droite SP tels que les angles OSP et S10 soient égaux ; les triangles OSP et SIO sont semblables donc
- PS_ SI OS-01
- comme OS est constant PS sera proportionnel à la vitesse. — Le couple est d’ailleurs proportionnel à OI2, de sorte que le diagramme renferme tous les éléments de fonctionne-
- p.476 - vue 476/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 477
- ment ; l’auteur en a vérifié l’exactitude par l’expérience.
- Dans la fig. 2, on a porté sur chaque vecteur du courant, la puissance et le rendement, ce qui donne un diagramme polaire de ces quantités en fonction du décalage. La puissance est déduite du produit vectoriel 01. SI ; comme le rendement dépend uniquement de la puissance disponible et de l’ordonnée de l’extrémité du vecteur du courant, qui représente la puissance fournie, on voit que ces
- 77.3 a az tours
- courbes ont très sensiblement la même forme pour tous les moteurs.
- Les deux courbes de la fig. 2 montrent que les portions du cercle où le couple et le rendement sont élevés donnent aussi un bon facteur de puissance. Pour utiliser ces portions, il serait nécessaire d’employer des vitesses aussi grandes que possible, par rapport au synchronisme ; donc, pour une vitesse donnée, il faudra user ou bien de basses fréquences, ou d’un grand nombre de pôles, ou d’un grand nombre de spires sur l’induit, ou des trois dispositifs à la fois. — Les trois cercles de courant de la fig. 2 montrent clairement l’influence d’une modification de la fréquence ou des spires inductrices, toutes choses égales d’ailleurs.
- MOTEUR A REPULSION
- Ce type se déduit très simplement du moteur-série, comme l’a indiqué Steimnetz. Au lieu de séparer l’enroulement compensateur du circuit et de le fermer sur lui-même, on fait cette opération sur le rotor lui-même. On peut évidemment remplacer les deux enrou-
- lements par un seul faisant un certain angle avec la ligne des balais.
- Dans tous les moteurs dérivés du transformateur général de Steimnetz, deux flux sont nécessaires l’un pour induire le courant dans le rotor, l’autre, qui lui est perpendiculaire et qui produit le couple. Dans le moteur à répulsion, on peut faire varier très simplement le rapport de ces deux flux en modifiant la position des balais.
- Le diagramme du cercle (fig. 3) de ce moteur a beaucoup d’analogie avec celui du
- Fig. 3
- moteur-série. La construction de la vitesse est la même; quant à celle du couple, étant donnée la possibilité pour le courant du rotor de différer de phase avec le flux, l’expression du couple est 01. IP au lieu de OP, IP étant le segment intercepté entre le cercle du courant et un autre, que l’auteur appelle le cercle du couple. La puissance disponible est SLIP et le rende-
- SI.IP „ . ......
- ment On voit qu a vide, la vitesse n aug-
- mente pas indéfiniment, mais atteint une limite définie par le point d’intersection du cercle du courant et du cercle du couple.'A ce point, le courant du rotor est en quadrature avec le flux perpendiculaire à la ligne des balais.
- La fig. 4 renferme pratiquement la théorie entière du moteur à répulsion.
- Quand on déplace les balais de la ligne neutre en augmentant l’angle ) qu’ils font avec elle, on diminue le flux perpendiculaire à la ligne des balais et on augmente le flux parallèle à cette ligne. Autrement dit, on fait croître le rapport des ampères-tours induits aux ampères-tours inducteurs. Quand on fait croître 1, le courant du rotor croit, par suite aussi, celui du stator. C’est ce que montre la
- p.477 - vue 477/685
-
-
-
- 478
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — R* 12.
- fig. 4, où le diamètre des cercles de courant augmente avec 1, leurs centres se déplaçant en ligne droite.
- Le rotor étant maintenu au repos, tandis qu’on déplace les balais, le courant du stator se déplace sur le grand cercle passant par l’origine et marqué K = O.
- On peut aisément déterminer ce cercle par l’expérience. On note : 1° le « courant de court-circuit » ou le courant dans le stator quand les balais sont placés sous les pôles,
- ainsi que son décalage ; 2° le courant « magnétisant », ou le courant du stator quand le rotor a son circuit ouvert ou quand les balais sont perpendiculaires à la ligne des pôles, ainsi que son décalage.
- On trace ces deux vecteurs et on fait passer un cercle par leurs extrémités et par l’origine. Une cons- truction simple permet de trouver le point dece cercle correspondant à une valeur quelcon- que de 1, et puisque, comme on le démontre, la ligne des centres des cercles de
- Fig. 4
- courant est tangente au cercle des courantsau repos, à l’origine, on peut tracer autant de cercles de courant que l’on veut.
- Si le moteur est chargé de telle sorte que la vitesse soit celle du synchronisme, quand on déplace les balais, le courant du stator se déplace aussi sur un cercle qui passe par les deux points correspondants à 1 = 0 et 1 = 90°, le courant du stator est constant et indépendant de la vitesse. Pour la même raison, le cercle de la vitesse au synchronisme est tangent aux deux cercles extrêmes du courant ; ce qui achève de déterminer ce cercle. Ce dernier détermine l’échelle de la vitesse dans le diagramme de la fig. 3. Les lignes pointil-lées dans la fig. 4 sont les lignes de couple constant déduites de la fig. 3. Les chiffres, |
- T = 0, 1, 2, 3, indiqués à côté de ces lignes, donnent le couple en kilowatts synchrones auquel ils correspondent, c’est-à-dire la puissance mécanique en kilowatts que fournirait le moteur, si avec le même couple il tournait au synchronisme.
- On déduit de la forme des courbes de la fîg. 4 que pour avoir un facteur de ptïissance satisfaisant à toute vitesse, il est nécessaire de prendre 1 assez grand, cette valeur diminuant quand la vitesse augmente. A moins de faire tourner le moteur à une vitesse double ou triple du synchronisme, il faut prendre 1 = 60°. L’auteur estime qu’il convient de prendre pour le moteur de ses expériences 1 = 70°.
- On voit aussi que le couple n’est pas maxi-
- p.478 - vue 478/685
-
-
-
- 25 Mars 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 479
- mura pour X ~ 45°, comme on l’a supposé, mais pour X = 63° environ pour le moteur étudié (*).
- Il est à noter que le moteur à répulsion peut être considéré comme un moteur à champ tournant, car le flux dans la direction des pôles du stator étant dû à la résultante de deux courants sensiblement en opposition, est à peu près en quadrature avec chacun d’eux. Or le flux perpendiculaire à la ligne des pôles étant dû au courant du rotor seul, est presque en phase avec lui, et, par suite, sensiblement en quadrature avec le premier flux ; d’où un champ tournant.
- Dans le voisinage du synchronisme, la bobine en court-circuit sous le balai se déplace avec le flux, il n’y a pas de force électromotrice produite, d’où une tendance moindre à la production des étincelles, dans ce moteur, au voisinage du synchronisme.
- MOTEUR SHUNT
- Le moteur à courant alternatif en dérivation n’a pas grande importance pratique ; son étude théorique est toutefois très simple et ne manque pas d’intérêt.
- Soit E0 (fig. 5) la force électromotrice appliquée, I0 le courant inducteur décalé d’environ 90° ; OE" légèrement en retard sur ce dernier, par suite, des pertes dans le fer, est la force électromotrice produite par la rotation, proportionnelle à la vitesse k. La résultante de cette force électromotrice et de celle consommée par l’impédance de l’induit E' n’est autre que la force électromotrice appliquée. Comme E0 E' = OE" (fig. 5), et la direction OE" étant fixe, OE" étant proportionnelle à la vitesse, OE' devra se déplacer sur une droite parallèle à OE" quand la vitesse varie. Le courant de l’induit 1^ est proportionnel à OE' et est en retard d’un angle constant 0 ; l’extrémité de ce vecteur devra également se déplacer sur une ligne droite faisant avec OE" le même angle 0. En composant 01,, avec le courant OI0 du champ inducteur, on obtient 01 qui se déplace sur une droite parallèle à celle sur laquelle se déplace OIr
- Quand la vitesse est nulle, on obtient le courant au repos, I00.
- La construction qui donne la vitesse est
- P) Voir Electrical Review (Londres). 5 et 19 février, 4 mars 1904.
- évidente. La vitesse est proportionnelle à la distance entre le vecteur du courant et l’extrémité de OI00.
- Le couple est simplement proportionnel à la composante du courant de l’induit qui est en phase avec le flux, puisqu’ici le flux est constant. Le courant d’induit est 1I0, la force électro-motrice de rotation OE" est en phase avec le flux, de sorte que le couple est proportionnel à la projection de II0 sur OE".
- Ce diagramme correspond au diagramme du cercle des deux moteurs précédents ; il est donné ici pour la première fois.
- COMPENSATION
- Cette question a été étudiée à des points de vue divers; la manière la plus claire et la plus générale, de la présenter, est la suivante :
- Considérons un induit de dynamo à courant
- —,e’
- continu, placé à l’intérieur cl’un anneau feuilleté complétant le circuit magnétique. Supposons quatre balais à 90° sur le collecteur (fig. 6). Envoyons un courant = I sin pt à travers les balais a, b, et un courant I2 — I cosp>4 tà travers les balais e, cl. D’où deux flux $ sin pt, $ cos pt.
- Pour les forces électromotrices dans le circuit a, b, nous avons :
- 1° La force électromotrice de self-induction . dQ
- proportionnelle à -gj ., soit
- es = — <t>p. cospf
- 2° La force, électromotrice due à la rotation, à la vitesse angulairep\ = pk, dans le flux $ cos pt, en phase avec lui et proportionnelle à la vitesse, soit
- e2 = k <ï>p cos pt
- p.479 - vue 479/685
-
-
-
- 480
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. -• N° 12.
- D’où la force électromotrice résultante : e4 -J- e.) = k cos pt — $ p cos pt = (k — 1) $ p cos pt
- Au synchronisme, où k = 1, cette résultante s’annule, la force électromotrice de self-induction, en retard de 90° sur le courant, étant exactement contrebalancée par la force électro-motrice due à la rotation de l’induit dans le champ dù à I2.
- La compensation se ramène donc à contrebalancer la force électromotrice de self-induction
- par une force électromotrice produite par la rotation dans le champ et qui diffère en phase de 90° du courant dans le circuit à compenser.
- MOTEUR-SÉRIE COMPENSE
- Cette machine consiste en un stator monophasé, constitué comme celui d’un moteur asynchrone ; à l’intérieur, est placé un induit de dynamo à courant continu, avec une paire de balais perpendiculaires à la ligne des pôles du stator et connectés en série avec l’enroulement du stator, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un transformateur.. Une autre paire de
- balais, perpendiculaire à la première, est mise en court-circuit.
- Les courants dans le stator et dans le secondaire en court-circuit étant sensiblement en opposition, leur résultante, le courant magnétisant, et, par conséquent, le flux résultant, sera décalé de 90° environ en arrière du courant du stator.
- En traversant l’enroulement en série du rotor, le courant du stator développe un flux en phase avec lui, et, par suite, à peu près en quadrature avec le flux parallèle à la ligne des pôles. Il en résulte un champ tournant et un couple moteur.
- A un autre point de vue, le couple est identique à celui du moteur à répulsion à deux enroulements inducteurs à angle droit, le courant qui circule dans les balais en série produisant le même flux que celui de la bobine perpendiculaire à la ligne des balais. L’objet de la production de ce flux par un courant dans le rotor, au lieu d’un enroulement de rotation indépendant, est de permettre à la force électromotrice produite par le flux résultant dans la direction de la ligne des pôles, de compenser la force électromotrice de self-induction, en retard, dans le circuit primaire. La force électromotrice de rotation est en avance, parce que le moteur tourne avec le champ tournant et non en sens contraire.
- Les difficultés de la théorie de ce moteur tiennent à ce qu’il constitue une exception à la règle générale qui fait déplacer le courant suivant un cercle quand la vitesse varie. Ici, le courant se déplace sur une quartique.
- P.-L. G.
- SENS.
- IMPIUMEHI1
- M11UAM , I, RUE
- LA B-EHTAUCHE
- Le Gérant: A. Bonnet.
- p.480 - vue 480/685
-
-
-
- Tome XLII
- Samedi 1er Avril 1905.
- 12° Année.
- N° 13.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefîore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- APPLICATION DES DIVERSES MÉTHODES DE DÉTERMINATION DE LA CHUTE DE TENSION DES ALTERNATEURS(1)
- MÉTHODE ü’hEYLAND
- Le diagramme d’Heyland est semblable à celui donné par M. Potier ; la seule différence est qu’au lieu de porter en EF les AT de l’induit «I, Heyland porte la valeur icc de l’excitation donnant en court-circuit le courant I. Il en résulte que l’on obtient pour le vecteur BD une valeur inférieure à ), I.
- Une application comparative des deux méthodes fera mieux comprendre leur différence. Je choisirai comme exemple l’alternatenr N° 4 dont les essais ont été faits par Heyland et publiés dans cette revue.
- D’après la caractéristique à vide, pour une excitation i0 de 150 ampères, la force électromotrice E0 est de 2.380 volts. En chargeant l’alternateur inductivement à l’aide de bobines de réaction jusqu’à 100 A., Heyland a obtenu 2.140 Y. aux bornes. D’autre part, pour 1= 100 ampères en court-circuit l’excitation icc est de 18 A. ; i0—icc 132 A., intensité qui correspond sur la caractéristique à vide à 2240 V. La force électromotrice de dispersion est donc, d’après Heyland, de 2.240 — 2.140 = 100 volts.
- Appliquons maintenant la relation (8) donnée par M. Potier :
- U — f(i — «I)— /I.
- (!) Voir Eclairage Electrique, n"' des 18 et 25 mars.
- p.481 - vue 481/685
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- 4 82
- Pour i = L50 A. et U = 2.140 V. avec cos y = 0, en traçant la courbe des valeurs de-)d en fonction de i comme l’indique Loppé, on trouve >.1 = 176' Y., d’oii à =1,76 et
- al”K f
- I il__889—176 __
- 21.5
- = 9a,9 soit 490 AT.
- d’où «= 0,099.
- Ces deux valeurs de >1 et «I nous donnent, d’après la relation (8) précédente
- U = f(lOO — 9,9) I^&=T2f4oi v©ftsr
- tension aux bornes obtenue par l’essai.
- Il est aisé de vérifier si les valeurs trouvées pour «I et ).ï sont exactes.
- «I. — L’induit de cet alternateur est à 2 trous par pôle et par phase avec 3 conducteurs- par trou. M. Guilbert donne comme formule de la force magnéto-motrice d’un tel induit :
- F,-=o,588 N,I Va (16).* . s
- d’où Fi = 0,588 X 6 X 100 s/2 = 499 AT au lieu de 490 AT trouvés pour al, ce qui est une très bonne concordance.
- >1. — Suivant Rothert, ainsi que nous l’avons vu précédemment, les AT en court-circuit sont égaux à la somme des AT induits et des AT équivalents à la dispersion de l’induit.
- Pour 1=100 A., on a icc — 18 A.; icc— al = 18 — 9,9=8A,1, d’où e — \\=f{icc—-al) =21,5 x 8,1 = 174 volts au lieu de 176 V. trouvés (* 2).
- J’ajouterai enfin qu’Ileyland, dans son diagramme, ne tient pas compte de la variation de la dispersion des inducteurs avec la charge.
- MÉTHODE DE GUILBERT (â)
- La méthode de M. Guilbert est basée sur la décomposition de la caractéristique à' vide en ses divers éléments. Elle est donc plutôt une méthode de prédétermination qu’une
- (!) La formule de M. Guilbert est exactement :
- F
- a . b 7T
- k t sin — -x XI„ sin 0 b a Z
- dans laquelle :
- k est un coefficient variable suivant le nombre d’encoches par pôle et par phase. M. Guilbert donne k = 0,608 pour les. induits à une seule encoche par pôle et par phase ; 0,388 pour 2 et 0,384 pour 3 ; . ,
- a est le pas polaire et b la largeur d’un épanouissement polaire ; on peut prendre pratiquement a = b ;
- N est le nombre de conducteurs par perforation ; ‘
- L sin est le courant complètement déwatté.
- Pour le cas d’un courant watté cette formule se réduit à celle donnée ci-dessus (16) qui est encore à multiplier parle rapport 2- = 0,03 à 0,05 dans lequel r représente la résistance magnétique d’un noyau inducteur et de la culasse et R« la'
- résistance magnétique du circuit de dispersion de l’inducteur.
- (2) f = 21,6 est le coefficient de Loppé que l’on peut employer ici, puisque Ton est dans la partie droite de la caractéristique à vide.
- (3) Eclairage Electrique, T. XXXIV, nos 10 et 11, pages 356 et 413, 7 et 14 mars 1903 ; T. XXXV, n"" 18 et 20, pages 185 et 263, 2 et 16 mai 1903. — On lira aussi avec beaucoup d’intérêt la belle série d’études publiée par M. Guilbert dans la Revue Technique sur la réaction d’induit des alternateurs et les différentes questions qui s’y rattachent.
- p.482 - vue 482/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUF. D’ELECTRICITÉ
- Am
- méthode d’essai; c’est pourquoi je ne l’ai pas appliquée aux alternateurs du tableau. -Mais comme elle peut servir de critérium aux résultats obtenus par d’autres méthodes, un rapide exposé ne sera pas inutile.
- T'* Dans le diagramme ci-dessous (figure *9), les 'différents vecteurs représentent respectivement :
- OA, la tension aux bornes U; A R, la chute ohimque Raï; BD, la force électromotrice de dispersion de l’induit » LI = /1 de Potier; OD, la force ëlectromotrice résultante correspondant au flux utile dans l’induit.
- OE représente à l’échelle des ampères-tours, la force magnéto motrice correspondant -à OD prise sur la caractéristique de l’induit séparée de la-caractéristique à vide; EF, la f. m. ni. de l’induit, soit al de M. Potier; la résultante OF, en grandeur et eu direction, la f. ni. m. inductrice totale nécessaire pour faire passer le flux utile dans l’induit, l’entrefer et la partie des pièces polaires que ce flux traverse. Le vecteur O F peut se décomposer lui-même en deux parties : l’une OC, différence de potentiel magnétique entre les cornes polaires ; l’autre CF, f. m. m. de réaction directe aï sinb tandis que EC représente la réaction transversale al cos L
- F11, en prolongement de OF, correspond à la f. m. m. supplémentaire qu’exige le flux de dispersion des inducteurs et enfin O II est Fexcilation totale en charge.
- M. Guilbert a choisi comme exemple d’application de sa méthode, l’alternateur n° 1 du tableau ; je ne puis donc mieux faire que de donner, à titre de comparaison, les résultats qu’il a obtenus et ceux que j’ai trouvés par les méthodes de Potier et d’IIeyland.
- La figure 10 ci-dessus représente les trois diagrammes superposés pour le premier point correspondant à 13.500 volts aux bornes, 76 ampères et cos y “0,8; il suffira également dans le tableau qui suit d’attribuer aux différents vecteurs leurs valeurs respectives, telles qu’elles ont été définies précédemment.
- MÉTHODE OE GUILBERT MÉTHODE DE POTIER METHODE d’hEYLAND
- iCr point : U = :135oo Y ; 1 = 76 A ; cos f = 0,t 5 ; i ~ 21 5 A.
- RD = — 2ÿ4oV. OD = :i55oo V. BD ' = 2g5o Y. OD' = i566o Y. BD" = 2633 Y. OD" = 154i5 Y.
- OE- = «3,1 A. EF = : 28,82 A. OE' ==i8u,4A. EF' = 34,27 A. OE' = 177 A. E'F" = 49,6 A.
- OF- = io5,5 A. OF' = 225 A. OF' = 215,-6 A. OF" = 2.15 A.
- 2' point : U = i35oo Y.; I = 54,5. 4.; cosf = 1 ; i= i35 A.
- BD = = 233o V. OD = :i3qoo V. BD' = 2.5o4 Y. OD' = i393o Y. BD" = 2234 Y. OD" = : i388o Y.
- OE = = 73,8 A. EF — 2/1,1 A. OE' = 125,4 A. E'F' = 29,09 A- OE" = 126,5 A. E"F" = 142 A.
- OF = = 8.i,38 A. OF' — i32 A. •OF' = .133,7. OF" = 138,6 A.
- 3* point : U = 1 45oo Y. ; I = = 73,5 A . ; cos p = 0, ,87 ï = 256 A.
- BD - =2670 V. OD = i63oo Y. BD' =2853 Y. OD' = 16075 Y, BD" = 2546 Y. OD" = i635oY,
- OE = = 87 A. EF = 28,7 A. OE' = 235,7 A- E'F' = 33,i 5 A. OE" = 227,5 A. E"F" = 47,9 A-
- OF = = 107,6 A. OF'~ 269 A. OF' = 260 A. OF" = 262,6 A.
- *
- %
- L’examen des résultats obtenus par les méthodes d’IIeyland et de Potier pour les alternateurs du tableau — résultats qui conduisent à une concordance très approchée entre
- p.483 - vue 483/685
-
-
-
- 484
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- .les excitations en charge calculées et celles relevées — pourrait suffire à nous fixer sur la valeur pratique des méthodes qui font intervenir dans les diagrammes à la fois les forces électromotrices et les ampère-tours.
- Il n’est pas sans intérêt de constater que cependant plusieurs des alternateurs du tableau ont une saturation élevée, puisque jusqu’à présent on avait coutume de considérer ces méthodes comme ne donnant des résultats exacts qu’avec des alternateurs de saturation moyenne. Il faut aussi remarquer que les coefficients relatifs à la dispersion et aux contre-ampère-tours, lorsqu’ils sont déterminés d’après un point se rapportant à une charge non inductive, conduisent pour l’excitation en charge à des valeurs très voisines de l’observation pour des . débits et des décalages différents, alors qu’on avait admis jusqu’ici qu’un essai en courant déwatté était nécessaire pour arriver à une approximation suffisante.
- Mais une discussion plus approfondie des résultats obtenus permettra de mieux apprécier le degré d’exactitude et la limite d’application de ces méthodes.
- Méthode d’Heyland. — En portant dans le diagramme des ampère-tours l’excitation donnant le courant d’induit en court-circuit, comme le fait aussi Rothert, on porte à la fois
- Fig. 10
- la force magnétomotrice de l’induit et les ampère-tours équivalents à la dispersion de l’induit sans saturation du circuit magnétique.
- C’est cette dispersion, due à la self-induction de l’enroulement induit, que M. Guilbert appelle la dispersion réelle, pour la distinguer d’une autre dispersion, fictive ou apparente, due à une diminution du flux utile, occasionnée par le refoulement vers l’entrefer des lignes dé force traversant les encoches et qui, quoiqu’ën phase avec le courant induit, est en réalité produite par l’inducteur et correspond en somme à une augmentation de la dispersion primaire.
- Dès lors le vecteur qui, dans le diagramme d’Heyland, correspond au champ de dispersion, ne représente pas la dispersion réelle de l’induit, mais une dispersion fictive supplémentaire produite par la différence de saturation entre la marche en charge et la marche en court-circuit.
- Méthode de Potier. — J’examinerai successivement les résultats auxquels conduisent / et «, suivant qu’ils sont déterminés d’après un essai en charge inductive ou non.
- 1° Avec cos ? = 0, l’on obtient pour ). une valeur plus grande qu’avec cos y < 0 ; c’est le contraire qui a lieu pour «. Ainsi M. Loppé, pour l’alternateur d’Oerlikon auquel il a appliqué le procédé que j’ai rappelé plus haut, avait trouvé pour deux points différents se rapportant à
- COS f =. O ).=zj,j6 K = 0,o3j3
- COS Ÿ =0,8 / = 1,662 &c 0,039
- p.484 - vue 484/685
-
-
-
- Avril 1905.
- Il E VUE D'ELECTRICITE
- 485
- De même pour l'alternateur n° 4, j’ai trouvé d’après
- COS Ÿ'—O /— I,“6 a = 0,099
- cos p = 0,85 /=i,5 k = 0,112.
- Si l’on suppose «I donné correctement par la relation (16) de M. Guilbert pour le calcul de la force magnétomotrice induite, on obtient pour )J une valeur qui concorde bien avec celle trouvée pour la force éleclromolrice de self-induction wLÏ déduite de l’essai en court-circuit d’après la relation
- e = /.I =f(icc — «I)
- à la condition toutefois que l’ordonnée menée par le point correspondant à icc sur l’axe des excitations coupe encore la caractéristique à vide dans sa partie droite : c’est ce qui a lieu pour l’alternateur n° 4 auquel cette relation a été appliquée à propos de la méthode d’Heyland.
- 2° Lorsque 1 et « sont déterminés d’après un point correspondant à une charge non inductive, ainsi qu’il a été fait pour les alternateurs du tableau, on trouve pour ces coefficients des valeurs qui diffèrent plus ou moins de celles obtenues par l’essai en court-circuit. Il ne sera pas sans intérêt de comparer entre elles les valeurs de >1 et «I déduites des deux essais, pour quelques-uns de ces alternateurs et de rechercher quelle influence la saturation peut avoir sur leur différence.
- Alternateur N° 1. — Des résultats comparatifs ont été donnés précédemment à propos de la méthode de Guilbert.
- Essai en court-circuit avec 1 = 73,5 A. iCc = 47,9 A.
- F. m. m. de l’induit F, = 2080 A7 soit 28,7 A.
- F. e. m. de dispersion e=f(icc — F,-) = 2670 V.
- Le diagramme de Potier appliqué à cette charge avec cos y = 0,8 et LT = 14.500 Y. (3e point) donne :
- cd = 33,i5 A. ;.I = 2843 V.
- M. Guilbert indique comme flux dans l’inducteur 11,9 X106 avec un coefficient d’Hopkinson de 1,24 ce qui donne 16.900 gauss comme induction dans les pôles.
- Alternateur n° 10. — Induit à 2 encoches par pôle et par phase avec 6 conducteurs par encoche.
- Essai en court-circuit avec I = 115 A. GC = 49A.
- Fi = i2ooAT soit 35,3 A. e = 836V.
- Le diagramme de Potier pour 1= 115 et cos y=l donne
- «I =36,8 A. ;.I=8;5V.
- Bmax dans les pôles: 16.900 avec c=l,25, d’après Ilothert.
- Alternateur n° 3. — Induit à 2 trous par pôle et par phase avec 6 conducteurs par trou.
- Essai en court-circuit avec I = 170 A. icc = 59 A.
- F, = 1700 AT soit 37,8 A. e = 9i5Y.
- Le diagramme de Potier pour 1 = 170 .4. et cos » = 0,85 donne
- p.485 - vue 485/685
-
-
-
- 486
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- Bmax dans les pôles : 17.000 environ.
- Alternateur n° 6. — Induit à 2 encoches par pôle et par phase avec 6 conducteurs par encoche.
- Essai en court-circuit avec I = 156 A. icc = 57 A.
- F2 = i6ooAT soit 35,55 A. £=820 Y.
- Le diagramme de Potier pour 1 = 156 et cos y = 0,8 donne
- aI = 4o,5A. ;i=44oV.
- Bmax dans les pôles: 17.600 avec e=i,26, d’après Rothert.
- Alternateur n° 7. — Induit à 2,5 encoches par pôle et par phase avec 4 conducteurs par encoche.
- Essai en court-circuit avec I = 182 A. icc = ^8 A.
- F,- = i55o AT soit 3i A. e = 45o Y.
- Le diagramme de Potier pour 1 = 182 A. et cos y = 0,7 donne
- al =38,3 A. >I=3ooY.
- Bmax dans les pôles: 18.600 avec e=l,26 d’après Rothert.
- Alternateur n° 4. — Induit à 2 trous par pôle et par phase avec 3 conducteurs par trou.
- Essai en court-circuit avec 1 = 200 A. icc=36A.
- F,- = 1 o5o AT soit 21 A. e = 325 Y.
- Le diagramme de Potier pour I = 200 A. et cos y = 0,85 donne
- al = 22,4 A. iI = 3ooY.
- Bmax dans les pôles: 18.650 avec c = l,22 d’après Rothert.
- Alternateur n° 5. — Induit à 2 trous par pôle et par phase avec 6 conducteurs par trou ; montage en triangle.
- Essai en court-circuit avec I = 200 A. icc = 43 A.
- F/=i25oAT soit 25 A. e = 3g5Y. >
- Le diagramme de Potier pour 1=200 A. et cos y = 0,85 donne
- al = 3o,41 A. A = 280 Y.
- Bmax dans les pôles : 18.700 avec c= 1,195 d’après Rothert.
- Ainsi, quand l’induction dans les pôles n’atteint pas une valeur trop élevée, 16.000 à 17.000 gauss et que la dispersion primaire n’est pas exagérée, les valeurs obtenues pour > I et al d’après un point correspondant à une charge non inductive concordent sensiblement avec celles déduites de l’essai en court-circuit. Au dessus dé 17.000 gauss, plus l’induction dans les pôles augmente, plus la différence s’accentue : le vecteur correspondant à « I dans le diagramme de Potier ne représente plus alors seulement la force magnétomotriee, mais aussi une partie des AT équivalents à la dispersion.
- Il semble dès lors que l’on pourrait rétablir le diagramme sous sa forme exacte en donnant à « I la valeur calculée par la formule de Guilbert et en prenant > = /"(\cc — «I); l’excitation obtenue par surcroît correspondrait à l’augmentation de la dispersion, primaire
- p.486 - vue 486/685
-
-
-
- 1« Avril 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 487
- et secondaire, due à la charge. Mais cette correction n’est pas indispensable, car l’erreur commise dans la détermination des coellleients ), et « se trouve compensée dans le résultat final; par suite, la différence entre les valeurs de ces coefficients déterminés d’après une (diarge non complètement inductive et celles déduites d’un essai en courant déwatté n’enlève rien à la valeur expérimentale de la méthode de Potier.
- L’essai en courant déwatté, qui met l’alternateur dans son état normal de saturation, permet seulement une détermination plus précise de ces coefficients et conserve le grand avantage de n’exiger qu’une force minime.
- Louis Diiucbert.
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- MATÉRIEL ÉLECTRIQUE EXPOSÉ PAR LA SOCIÉTÉ ALSACIENNE
- DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES - (BELFORT)
- Le matériel exposé par la Société Alsacienne de constructions mécaniques eomprenai d’une part un alternateur commandé par une machine à vapeur de 1.000 chevaux fournissant du courant pour la distribution d’éclairage électrique par lampes à arc, et d’autre part, dans la section française, un survolteur dévolteur triphasé, un moteur triphasé (ou monophasé) à collecteur à vitesses variables et un survolteur servant à régler la vitesse du moteur.
- I. GROUPE ÉLECTROGÈNE
- Le groupe électrogène était exposé dans la section 52 du département des machines. Il consistait en un alternateur triphasé, une machine à vapeur horizontale tandem eom-pound, un condenseur à surface et tous les accessoires qui constituent une station moderne de production d’énergie électrique, notamment un moteur triphasé entraînant la pompe du condenseur, un transformateur triphasé alimentant ce moteur et un tableau de distribution comprenant tous les appareils à haute et basse tension.
- MACHINE A VAPEUR
- Cette machine est du genre Corliss avec distribution par pistons-valves équilibrés système Frickart. La puissance normale est 1.000 chevaux: le diamètre du cylindre à haute pression est 600 mm. le diamètre du cylindre à basse pression 1100 mm.
- La course des deux pistons est de 1,300 mm. la vitesse de rotation est de 94 tours par minute.
- L’arbre creux est en acier doux : il porte l’inducteur volant et, au bout en porte à faux l’induit de l’excitatrice. Son diamètre dans les coussinets est de 360 mm. : à l’endroit du clavetage de l’inducteur volant, 520 mm.
- La bielle et la manivelle sont en acier doux forgé de très grande résistance : un contre poids fixé sur cette dernière sert à l’équilibrage. Les coussinets de la bielle sont en bronze garni d’antifriction. Les coussinets de l’arbre sont en fonte garnie d’antifriction, les paliers sont venus de tonte avec le bâti qui est constitué par deux pièces boulonnées.
- p.487 - vue 487/685
-
-
-
- 488
- L’E C L AIR A G E K LH C T RI QU E
- T. XLII
- N° 13,
- p.488 - vue 488/685
-
-
-
- 1er Avril 1905,
- REVUE D’ELECTRICITE
- 489
- * -K
- p.489 - vue 489/685
-
-
-
- 490
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII.
- N° 13.
- Le cylindre à basse pression est monté en avant du cylindre à haute pression qui peut se dilater librement. Les cylindres sont appuyés sur un châssis en fonte scellé sur le massif et sont réunis par une entretoise cylindrique. Ils sont constitués chacun de 3 parties ; le corps du cylindre et les deux culasses sur lesquelles sont montés les organes de distribution. L’assemblage de ces parties est fait au moyen de goujons, après un rodage soigneux des surfaces les unes sur les autres, et sans aucun joint.
- Chaque cylindre porte une enveloppe : celle du petit cylindre est alimentée par la
- vapeur de la conduite et celle du grand cylindre par la vapeur d’échappement du cylindre à haute pression.
- Les pistons sont en fonte et ont 60 mm. de longueur : ils sont composés chacun de 3 parties, un anneau central et deux disques, et portent des segments en fonte. Les presse étoupes sont tous munis de garnitures métalliques, et les tiroirs d’échappement portent des .soupapes pour prévenir les coups d’eau.
- Le graissage normal est fait sous pression et il a été prévu un second graissage auxiliaire à compte gouttes.
- La distribution dans chaque cylindre est assurée par quatre tiroirs circulaires équilibrés, dits pistons-valves : deux d’entre eux servent pour l’admission et deux pour l’échappement. Les pistons-valves sont horizontaux, perpendiculaires à l’axe et tangents aux
- p.490 - vue 490/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 491
- (
- p.491 - vue 491/685
-
-
-
- 492
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- cylindres: le démontage et la visite de ces organes est extrêmement facile. Les tiroirs cylindriques portent des segments de fonte et se déplacent dans des fourreaux en acier trempé. Ce mode de distribution offre l’avantage d’être parfaitement équilibré, de permettre une étanchéité parfaite et un graissage facile : en outre le faible poids des tiroirs permet la construction des machines à vitesses de rotation élevées.
- Le condenseur est placé au-dessous de la machine et a une surface de refroidissement de 192 mètres carrés. La pompe cà air est commandée par une bielle et une équerre. L’eau de refroidissement était fournie à l’exposition de Saint-Louis, par un moteur triphasé commandant une pompe centrifuge.
- ALTERNATEUR TRIPHASÉ
- Le générateur à courants triphasés, (fig. 2) dont l’inducteur est calé directement sur l’arbre du moteur à vapeur, alimentait à l’exposition de Saint-Louis 1.600 lampes à arc série en vase clos par l’intermédiaire de 16 transformateurs à courant constant. La puissance normale de l’alternateur est 850 kilovolts ampères et 700 kilowats avec un facteur de puissance de 80 % et pour une vitesse de 94 tours par minute. La fréquence est 50 périodes par seconde et la différence de potentiel aux bornes 2.300 volts. Le nombre des pôles est 64 (fig. 3).
- La carcasse, munie de nombreux trous pour la ventilation, est en quatre pièces assemblées par des boulons. Deux de ces pièces sont représentées en cours d’usinage, par la figure 4. La longueur extérieure de la carcasse est 82 cm et le diamètre maxima 637 cm.
- Les paquets de tôles isolées entre elles par des feuilles de papier très mince, sont serrés par des boulons entre un épaulement venu de fonte avec la carcasse et une cornière rapportée. Un canal central est ménagé pour la ventilation.
- Chaque phase comporte 32 bobines logées dans 192 encoches, soit 3 par pôle. Il y a donc au total 576 encoches ouvertes dans lesquelles les conducteurs sont maintenus par de simples cales en bois. Le bobinage est fait en barres de cuivre mises à la forme sur gabarits et soigneusement isolées à la micanite du fer de l’armature. Les essais d’isolement sont effectués à une tension triple de la tension normale.
- L’inducteur est constitué par un volant en fonte à huit bras en deux pièces. Les pôles sont boulonnés sur la jante extérieure de ce volant: ils sont formés par des tôles découpées, puis rivées ensemble en paquets et traversées par une clavette dans laquelle pénètre la partie filetée du boulon de fixation. Les bobines sont formées d’une bande de cuivre nu enroulée sur champ en une seule couche. Le tableau qui suit indique les
- constantes principales de cette machine.
- ALTERNATEUR TYPE R 260/17
- Puissance en KVA (cos f = o,865)....................................................... 85o
- (a marché normalement pendant 12 heures consécutives à 1.000 KVA avec cos f = 0,74).
- Fréquence en périodes par secondes..................................................... 5o
- Différence de potentiel efficace en volts.............................................. 2.3oo
- Vitesse angulaire en tours par minute.................................................. g4
- PARTIE FIXE
- Diamètre extérieur de la carcasse...................................................... 6 m, 370
- Largeur de la carcasse........................................ ........................ om,82o
- Largeur utile des tôles................................................................ om, 170
- Espace de ventilation de i5 mm.
- Enroulement............................................................................ 1
- p.492 - vue 492/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 493
- Nombre de cannelures.................................................................. 5^6
- Section des conducteurs isolés........................................................ 5X >6
- Nombre d’ondes, en série, par phase................................................... 32
- Montage des phases................................................................. en étoile.
- PARTIE MOBILE
- Nombre de pôles.................................................................... 64
- Entrefer moyen..................................................................... 9,5
- Montage des pôles............................................................... en série.
- Section des conducteurs isolés..................................................... i2ommq.
- RENDEMENT
- Perte par hystérésis et courants de Foucault en watts.................................. 18.000
- Perte par effet Joule dans la partie fixe induite...................................... 17.000
- Perte par effet Joule dans la partie mobile inductrice................................. 15.700
- Rendement..................................................... ........................ 9^,4
- EXCITATRICE
- Cette machine est établie pour fournir 300 ampères sous 110 volts. La carcasse, en acier coulé, porte 8 pôles venus de fonte avec elle. Les épanouissements polaires sont rapportés et maintiennent les bobines inductrices. L’excitation étant faite en série par le courant total engendré, ces bobines inductrices portent un enroulement formé par des bandes de cuivre de 3,5 sur 45 mm.
- L’induit est monté en porte-à-faux sur le bout d’arbre de l’alternateur. Les tôles sont empilées en 4 paquets, ménageant entre eux des canaux de ventilation de 12 mm. de largeur ; le croisillon est en fonte et porte deux plateaux maintenus par des boulons pour serrer les tôles. Celles-ci portent 112 encoches ouvertes dans lesquelles est logé l’enroulement induit fait en barres de cuivre pliées sur gabarit. Ces barres sont isolées à la micanite et maintenues dans les encoches par des frettes.
- Le collecteur est composé de lames en cuivre électrolytique serrées entre deux chapeaux coniques maintenus par des boulons. Le chapeau extérieur est formé de plusieurs segments juxtaposés, pour permettre le démontage de quelques lames seulement.
- Les balais, en charbon graphitique, sont calés sur la ligne neutre. Les 8 axes de porte-balais sont supportés par une étoile en fonte mobile.
- Le tableau ci-dessous résume les constantes principales de cette machine :
- EXCITATRICE TYPE E 4V2^
- Y'olts...................... ................................
- Ampères.........................................................
- Tours........................................................
- Nombre de pôles..............................................
- Diamètre extérieur de l’induit.................... ..........
- Entrefer.....................................................
- Nombre d’encoches de iiX36...................................
- Enroulement en tension en barres de (\ X i5).
- Nombre de lames au collecteur................................
- 113 3oo
- 97
- 8
- o,85o 4,5 mm.
- I I 2
- 223
- INDUCTEURS
- Diamètre du fil.........................................
- Nombre de spires par bobine.............................
- Nombre d’évents de io mm................................
- Perte en effet Joule dans l’inducteur...................
- Perte en effet Joule dans l’induit......................
- 3,5 X 45 36 5
- 3. i5o 2.2ÔO
- p.493 - vue 493/685
-
-
-
- 494
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- MOTEUR TRIPHASÉ COMMANDANT LA POMPE DU CONDENSEUR
- Ce moteur (fig. 5) fonctionne avec une différence de potentiel de 110 volts à 50 périodes et à une puissance de 40 chevaux à 735 tours. L’inducteur est fixe et l’induit mobile ; ce dernier est bobiné et porte 3 bagues aboutissant à des résistances de démarrage. Quand la vitesse normale est atteinte, on court-circuite les 3 bagues et l’on relève les balais à l’aide d’un dispositif spécial.
- Les enroulements en barres sont placées dans des encoches presque fermées ; les constantes principales sont indiquées dans le tableau suivant :
- MOTEUR A GOURANT TRIPHASÉ N° 210
- Puissance en chevaux, cos f = 0,87........................................ 4o
- Fréquences en périodes par seconde........................................ 5o
- Nombre de tours en charge............................... ................. ^3o
- ENROULEMENT DE LA PARTIE FIXE
- Nombre d’entailles.................................... ...................................... 48
- Section des barres nues : 2X(a,8X 10)
- Nombre d’ondes par phase. ................................................................... 4
- Montage des 4 ondes d’une section en série, les 3 sections en triangle.
- ENROULEMENT DE LA PARTIE MOBILE
- Nombre d’entailles................................................................... 121
- Nombre de pôles...................................................................... 8
- Section des barres nues.............................................................. 3,5 X 10
- Montage des 4 ondes d’une section en série, montage des 3 sections en étoile.
- Rendement du moteur avec cos ^ = 0,87................................................ o,9o
- TRANSFORMATEUR TRIPHASE
- Cet appareil est représenté par la fig. 6 : il alimentait le moteur triphasé et l’éclairage du sous-sol. Sa puissance est 50 kilovolts ampères, le rapport de transformation ”°%|0, et la fréquence 50 périodes.
- Les 3 noyaux, constitués par des paquets de tôles formant une croix, sont assemblés haut et bas par des anneaux en tôle : le tout est fortement serré par des plateaux en fonte, réunis par une tringle de fer.
- L’enroulement à basse tension est à l’intérieur et est formé par des bandes de cuivre, Il est recouvert par l’enroulement à haute tension fait en fil, placé sur un tube de çarton isolant. Le tout est immergé dans de l’huile contenue dans un récipient en tôle ondulée, permettant un bon refroidissement. Les constantes, principales de cet appareil, sont résumées par le tableau suivant :
- TRANSFORMATEUR TT 91 A COURANT TRIPHASÉ
- Puissance en K. Y. A.....................................................:............ 5o
- Fréquence en périodes par seconde............................................ ...... 5o
- HAUTE TENSION
- Volts............................................ ................................ 2.3oo
- Ampères............................................................................ 262
- ENROULEMENT
- Nombre de spires par noyau (fil de 4o/io......................................... 65o
- Montage de 3 colonnes......................................................... en étoile.
- p.494 - vue 494/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 495
- Fig-, 6
- p.495 - vue 495/685
-
-
-
- 496
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- BASSE TENSION
- Volts................................................................
- Ampères..............................................................
- Enroulement.
- Nombre de spires'par noyau (cuivre de 2 (3,5 X i5) 2 couches en parallèle
- 110 262
- 62
- Fig. 7
- RENDEMENT
- Pertes par hystérésis et courants de Foucault.........
- Pertes par effet Joule dans la basse tension..........
- Pertes par effet Joule dans la haute tension..........
- Rendement.............................................
- 700 3oo 4oo 97 %
- p.496 - vue 496/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 497
- TABLEAU DE DISTRIBUTION
- Le tableau fîg. 7 porte tous les appareils de manœuvre, de mesure et de sécurité. L’excitation est réglée par un rhéostat de champ manœuvré par un volant : ce rhéostat est muni d’un dispositif de soufflage magnétique.
- Les 3 câbles de l’alternateur aboutissent à un interrupteur tripolaire à huile manœuvré à la main ; 3 petits transformateurs d’intensité, intercalés sur un câble, alimentent deux ampèremètres et un voltmètre, 3 autres transformateurs d’intensité actionnent un disjonc-
- Fig. 8
- teur automatique. Deux petits transformateurs de tension alimentent le wattmètre et les appareils de couplage, consistant en voltmètre avec commutateur à plusieurs directions, ou en lampes de phase.
- Le disjoncteur automatique à maxima est commandé par 3 électro aimants en série avec les secondaires des trois transformateurs d’intensité mentionnés ci-dessus. Eu roule, le déclanchement peut être produit par l’action d’un relais wattmétrique dans le cas oii la puissance change de signe, quand par exemple l’alternateur tendrait à fonctionner comme moteur.
- jf
- p.497 - vue 497/685
-
-
-
- 498
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 13.
- IL MATÉRIEL EXPOSÉ A LA SECTION FRANÇAISE (Fig. 8)
- SURVOLTEUR DEVOLTEUR TRIPHASÉ
- Cet appareil (fig. 9), construit de la même façon qu’un moteur d’induction, agit pour augmenter ou diminuer la différence de potentiel aux bornes d’une ligne triphasée. L’enroulement du stator ((extérieur) est branché en série, et l’enroulement du rotor (inté-
- l'io- 9
- rieur) est branché en dérivation sur les conducteurs. Les variations de tension sont obtenues en faisant tourner, dans un sens ou dans l’autre, la bobine intérieure au moyen d’un petit servo moteur électrique et d’une transmission par vis sans fin. L’intensité de courant que peut supporter l’appareil est 400 ampères, et la variation de tension atteint ±49 volts. Ces survolteuis dévolleurs sont employés pour faire varier, dans de faibles limites, la différence de potentiel continue aux bornes des commutalrices dans les sous-stations oii l’on convertit des courants triphasés en courant continu.
- p.498 - vue 498/685
-
-
-
- = 3^o cm.
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 499
- Fig. 10
- Encombrement = i3i-j cm..-
- Fig. 11
- Les constantes de cet appareil sont indiquées dans le tableau suivant :
- SURVOLTEUR RR 3o/6o
- Fréquence en périodes par seconde
- Volts..........................
- Ampères..................... .
- 20
- p.499 - vue 499/685
-
-
-
- 500
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- PARTIE FIXE
- Diamètre extérieur des tôles..............................
- Entrefer..................................................
- Nombre de cannelures......................................
- Section des conducteurs nus...............................
- Espace de ventilation de io mm............................
- PARTIE MOUILE
- Nombre de pôles....................................... .
- Volts.................................................
- Ampères....... .......................................
- Nombre de cannelures d’une section de (i5/55).........
- Section d’une barre...................................
- Nombre d’évents de io mm..............................
- 900 mm. i5o mm. 71
- 4 (2,5X20 5
- 6
- 36o
- 56
- (2,2X20)
- MOTEUR TRIPHASÉ A VITESSES VARIARLES
- Ce moteur (fîg. 10 et il) fonctionne avec des courants triphasés à 110 volts et 50
- Fig. 12
- périodes; sa puissance est 25 chevaux à 1.000 tours. Il est à 6 pôles et est muni d’un collecteur sur lequel frottent 3 lignes de balais calées à 120° les unes des autres.
- Le moteur est relié à un survolteur (fig. 12) : les stators des deux appareils sont branchés en dérivation sur le réseau ; les deux rotors peuvent être reliés entre eux, soit
- p.500 - vue 500/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 501
- en parallèle, soit en série. On règle la vitesse en faisant varier la tension injectée dans le rotor du moteur par les balais ; cette variation de tension est obtenue en faisant tourner le rotor du survolteur de façon à modifier sa force électromotrice. Quand les deux rotors sont en parallèle, la vitesse maxima du moteur est celle du synchronisme ; quand ils sont en série, la vitesse maxima est supérieure à celle du synchronisme.
- Ce nouveau moteur, accompagné de son survolteur, présente les mêmes avantages que le moteur série à courant continu : il a un couple de démarrage énergique et la vitesse varie avec la charge. On peut employer le même système avec du courant alternatif monophasé ; les études complémentaires et la mise au point définitive du moteur et des organes accessoires pour le démarrage et le décalage, ne sont pas encore entièrement terminées.
- Le survolteur employé (fig. 12) est absolument analogue à un moteur d’induction à axe horizontal. Le déplacement du rotor, par rapport au stator, est obtenu par la rotation d’un volant entraînant une vis sans fin. Cet appareil est construit pour 69 ampères par phase et permet de faire varier la différence de potentiel entre 25 et 195 volts, la tension d’alimentation étant 110 volts.
- Jean Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- PILES ET ACCUMULATEURS
- BREVETS NOUVEAUX CONCERNANT LES ACCUMULATEURS
- Procédé pour fabriquer des électrodes dures et poreuses pour accumulateurs. — Porscke et Wede-kind pat' am' 760.561.
- Les métaux et oxydes métalliques doivent être traités de manière à 11e pas être solubles dans les solutions alcalines.
- Le durcissement des oxydes par l’acide sulfurique produit une masse soluble dans l’eau et dans l’ammoniaque (H). Le durcissement au moyen d’acide chlorhydrique du mélange obtenu par adjonction de charbon, produit des plaques qui se déchargent seules, abstraction faite de l’augmentation du poids de l’électrode due à la présence du charbon et de la désagrégation produite lors de la réduction.
- Si l’on mélange de l’oxyde de cuivre avec du chlorure de magnésium et si on laisse le composé se durcir, la matière se boursoufle et se
- sépare du support au moment de la réduction dans un électrolyte alcalin ; la capacité diminue et il peut se former des court-circuits.
- L’invention consiste dans l’emploi de sels dérivés du chlore du métal considéré, sans l’adjonction d’aucune substance étrangère. De l’oxyde de cuivre ou du cuivre finement divisé donnent, avec une solution de chlorure de cuivre une masse poreuse conductrice. Par exemple on malaxe de l’oxyde dans une solution de chlorure de cuivre de façon à former une pâte d’une certaine consistance que l’on moule dans des formes ou que l’on place sur des supports ou sur des plaques de cuivre ; on chauffe ensuite à 100° environ.
- Toute l’eau est ainsi évaporée et l’on obtient une solide masse poreuse d’oxyde métallique. Ensuite on fait disparaître l’oxygène et le chlore par électrolyse, puis on oxyde à nouveau la plaque par échauffement ou par electrolyse. Une telle électrode 11’est pas soluble dans l’eau ou dans les lessives alcalines, ne se décharge pas d’elle-même et ne se désagrège pas, même après un grand nombre de réductions et d’oxydations. Au contraire, la capacité et la force
- (!) Pas toujours cependant.
- p.501 - vue 501/685
-
-
-
- 502
- L’ E CL A 1 RAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- électromotrice ne varient pas et la masse reste toujours solide et poreuse.
- Procédé de fabrication du plomb spongieux. Mercadier pate am' 767.906.
- On incorpore dans du plomb fondu et pendant son refroidissement, un oxyde métallique ou une cendre, par exemple de la litharge, du minium ou de l’oxyde de zinc, ou un mélange de ces corps. C’est au moment où le plomb commence à devenir pâteux, qu’il faut opérer. Pour cela, on le place sur une flamme assez faible, on saupoudre d’oxyde et on pétrit le mélange. Après durcissement, on obtient une masse percée d’un grand nombre de trous et si solide qu’elle peut être employée sans cadre comme plaque d’accumulateur. La plaque peut être utilisée presque directement à la sortie de la forme et donne des résultats remarquables car les oxydes qu’elle contient sont maintenus et ne peuvent pas tomber.
- Electrodes pour éléments d’accumulateurs. — A. Wood et James Mc Mullan pate ame 770.140.
- On peut fabriquer facilement et économiquement des plaques d’accumulateurs au moyen
- Fig. 1
- de minces bandes de plomb. Le cadre fondu a avec les transversales aK supporte des bandes de plomb minces parallèles qui, dans chaque rectangle, sont placées perpendiculairement à celles des rectangles voisins. Les lamelles de plomb sont recourbées sur elles-mêmes à leurs extrémités V (fîg. 5) de façon à doubler leur épaisseur en ces points. On les appuie alors simplement les unes contre les autres et elles
- se maintiennent d’elles-mêmes à un bon écartement quand on les place dans le moule. Celui-ci (fîg. 2) est composé de deux moitiés
- C et D avec des canaux e pour la fonte. Les lamelles de plomb peuvent être disposées dans des supports indépendants (fîg. 3) ou bien l’une des moitiés du moule peut contenir un certain nombre de rainures (fîg. 2) servant au maintien
- Fig. 4
- ^6' ST
- Fig. 3
- Fig. 5
- des lamelles. Quand on coule le plomb, les extrémités des lamelles fondent et font corps avec le cadre; pour être certain que cette fusion se produit bien, on fait une légère entaille i au bout des lamelles.
- Accumulateur. — J.-P. Wood pat'* am1 769.975,
- La forme et la disposition des plaques sont conçues de manière à faciliter le montage et le
- éy
- démontage, l’emploi de séparateurs, de barrettes isolantes ou de supports intérieurs et à éviter les connexions soudées ou compliquées. L’élément 1 (fîg. 6) contient les positives courtes 2 et les négatives plus longues 3. La plaque
- p.502 - vue 502/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 503
- positive 2 porte en son milieu vers le liant la queue 4 avec un trou 5 dans lequel on enfonce la barre métallique 6 (baguette de laiton). Les plaques 2 sont maintenues à intervalles réguliers parles supports isolants 7 et 8 (en bois imprégné) enfilés sur une bague de plomb 9 qui préserve la baguette métallique 6. La longueur axiale de ces bagues de plomb est supérieure à l’écartement des plaques, de façon qu’en faisant serrage on assure un lion contact électrique et un joint étanche. Les supports isolants extérieurs
- s’appuient sur les bords supérieurs du récipient.
- Chaque plaque négative 3 porte une queue 12 avec une ouverture longitudinale 13 et une ouverture ronde 14.
- Celle-ci reçoit la baguette métallique 15 (laiton) recouverte de bagues de plomb 16. Les ouvertures 13 servent au passage des supports isolants 7, 8, sur lesquels s’appuient les plaques, une brèche 19 permet d’enfiler les plaques sur ces supports sans démonter la lame positive.
- Perfectionnements aux séparateurs employés dans les accumulateurs électriques. — Dodge. pat. angl. i3933.
- On débarrasse le bois de toutes les parties constitutives et des acides qui pourraient attaquer le plomb de l’électrode positive. Pour cela, on le plonge pendant 2 jours dans l’acide sulfurique de poids spécifique 1,2 à la température ordinaire ou 1,1 à la température de 40° puis dans une lessive de potasse à 3 % pendant 24 heures ; ensuite, on lave pendant 48 heures environ dans l’eau courante. Les séparateurs doivent être maintenus humides jusqu’au moment de leur emploi.
- Procédé de fabrication d’électrodes positives transportables, réduites à l’état spongieux et faciles à mettre en état par une formation. — Pat. ail. i55io5.
- On connait le procédé qui consiste à réduire à l’état de plomb spongieux, par électrolyse, la matière active contenant,du peroxyde de plomb, à rincer à grande eau les électrodes et à sécher ensuite. Mais si on laisse pendant longtemps, sans les employer, des plaques en plomb spongieux ainsi fabriquées, il faut plusieurs charges successives pour les amener à avoir leur pleine capacité. Cela tient évidemment à ce que les particules de plomb spongieux ou les particules d’oxyde produites par l’oxydation de ce dernier dans l’air s’agglomèrent en une masse granuleuse. On peut éviter cet inconvénient en trempant la plaque recouverte de plomb spongieux dans une solution d’un sel approprié dans laquelle on la laisse le temps nécessaire pour être certain que la solution a pénétré dans tous les pores, puis on sèche. On peut aussi produire le plomb spongieux directement dans la solution. On peut employer dans ce but tous les sels qui ne contiennent aucune matière nuisible aux accumulateurs et que le plomb ne peut pas décomposer. Le sulfate de zinc est particulièrement indiqué. L’action d’un tel sel est explicable par la formation entre les petits grains de plomb spongieux, de composés non nuisibles qui empêchent leur agglomération. Des plaques ainsi traitées peuvent être gardées pendant plusieurs années et possèdent même dès la première charge complète leur pleine capacité.
- Elément d’accumulateur. — G. Apple. Pat. Am. 772123.
- Pour les applications de traction il est très important que l’élément soit léger et solide :
- ,„* ï-T-.v-î i <- 1 '
- ' . ' ,1-ja
- 3^V r. " ‘.j
- f2 <-jl -7 ~i njrër
- -9 :s
- Fig. 9
- il est en outre avantageux que la surface intérieure du récipient puisse servir d’électrode et possède des saillies pour le maintien de la matière active.
- p.503 - vue 503/685
-
-
-
- 504
- L’ÉCLAIRAGE É LECTR1QUE
- T. XLII. — No 13.
- Le récipient est fait en une seule pièce et est formé (fîg. 9) des cotés 3, 3, des bouts 3a 3a, et du fond 3*. Les cotés 3 et 3a sont munis de côtes verticales, servant à augmenter la surface ou retenir la matière active. Dans ce dernier cas, il est avantageux de donner aux nervures, une forme en queue d’aronde. Pour fabriquer ce récipient, on peut couler du plomb fondu dans un moule ou bien emboutir à la presse du plomb chauffé à proximité de son point de fusion (vers 327°). Pour de faibles dimensions une pression de 9 kgs par cm2 est suffisante. Plus les éléments sont grands, ou plus les parois doivent être minces, et plus la pression doit être élevée. On peut, avec une pression suffisante, fabriquer des récipients parfaitement homogènes d’une épaisseur de 0,8 mm. sans bulle d’air, ce qui est impossible avec d’autres procédés.
- Connexion pour appareils servant en électrochimie. — Olivier P. Fritchle. Pat. am. 768175.
- Cette connexion, que représente la fîg. 10 consiste en un petit godet à mercure 1 en cuivre nickelé prolongé vers le bas par une
- Fig. 10
- 14 s’applique sur le godet de mercure et empêche l’électrolyte de grimper jusque là. La paroi 16 est percée en son centre pour laisser passer le bout du fil quand on l’appuie fortement ; ce trou se referme quand on retire la connexion et empêche le mercure de sortir.
- L’expérience a montré que cette connexion se comporte très bien et reste en parfait état sans nécessiter aucun soin : elle permet une facile et rapide séparation des éléments et ne risque jamais de se rompre, comme dans les connexions soudées en plomb.
- Accumulateur. — Sperry, patc ame, 773,686.
- Dans les grosses batteries stationnaires on est obligé, à cause du pied des électrodes qui s’appuient sur les bords ou sur les plaques de verre, d’employer des récipients très épais et très solides. En outre, la soudure habituellement employée pour la connexion des plaques rend l’enlèvement d’une d'entre elles difficile et coûteux. Pour éviter le premier inconvénient, on place l’une des queues de connexion sur un support séparé qui décharge ainsi le récipient de la moitié du poids de l’électrode. L’autre queue de connexion est recourbée deux
- Fig. il
- tige filetée étamée que l’on peut souder dans la queue de l’électrode. La jonction est assurée par un gros fil de cuivre qui, en dehors des deux bouts 10, est recouvert d’une gaine de plomb. Les deux bouts 10 qui, lorsque la connexion est en place, plongent dans le mercure, sont nickelés. Leur diamètre est sensiblement plus faible que celui du godet à mercure, de sorte que la connexion n’est pas rigide, ce qui est avantageux dans beaucoup de cas, et particulièrement dans les applications à l’automobile. La connexion est supportée et protégée par le manchon en caoutchouc mou dont une partie 13 recouvre le bout sphérique 12 de la gaine de plomb et dont l’autre partie
- fois, puis terminée par une surface plate qui sert à la liaison de l’électrode avec les autres. La pièce de contact est en fer, dont la conductibilité est plus élevée que celle du plomb; elle porte un prolongement incorporé dans le plomb fondu. En amalgamant les surfaces de contact des électrodes à la barrette de prise de courant, on abaisse la résistance de passage à une valeur négligeable. Pour protéger la barrette de prise du courant contre les vapeurs acides, on la place dans le fond d’une auge en matière non conductrice. L’espace libre au-dessus de cette barrette et entre les queues des électrodes est rempli d’une matière isolante comme de la vaseline. La
- p.504 - vue 504/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D'ELECTRICITE
- 505
- fîg. 11 montre une section ; la fig. 12 une vue en élévation de la partie supérieure de deux éléments voisins. Dans le récipient relativement léger 1, recouvert d’une feuille de plomb 2, sont placées des plaques de verre verticales 3 supportant les queues 4 des électrodes G. Les autres queues d’électrodes 6 sont recourbées deux fois et reçoivent la pièce de fer 7 8 dont la partie inférieure est placée directement sur la bande plate 8 en fer ou en cuivre. Les surfaces de contact sont amalgamées, par exemple, avec de l’amalgame de sodium. La bande de contact 9 est placée au fond de l’auge 10 en fibres vulcanisées ou en bois, soutenue par la poutrelle 11 et le poteau 12. Les surfaces de
- Fig. 12
- contact sont recouvertes par une légère couche de mercure 13. L’auge est remplie de vaseline 14. La chute de tension dans ce contact amalgamé est beaucoup plus faible que dans des connexions soudées.
- Les oreilles à trous 15 servent à enlever les électrodes au moyen d’un palan : pour que cette opération n’offre pas de danger de court-circuit, les oreilles des plaques successives ne sont pas en face les unes des autres.
- Accumulateur. — Ch. B. Morgan, pate ame 773,961.
- L’inventeur s’est proposé de réaliser un accumulateur léger à grande capacité. La plaque est constituée par deux pièces, formées chacune d’une plaque mince portant un très grand nombre de petits trous et munie de côtes verticales et transversales formant des pochettes. Le métal employé est l’aluminium, sur lequel on dépose par électrolyse une couche de nickel ou autre métal relativement bon marché et inattaquable par l’électrolyte. Les pochettes sont remplies de matière active.
- Accumulateur. — Vesta Storage Battery C°, pate angle 8,365.
- L’élément: (fig. 13) coupe longitudinale, (fig. 16) coupe transversale suivant AB, (fig. 17) coupe suivant CD, se compose d’un récipient métal-
- lique 1 (en cuivre, par exemple), de l’électrode positive 2 et de l’électrode négative 3, du trou de remplissage 4 avec bouchon. L’électrode positive 2 consiste en un tube de cuivre
- Fig. 14
- Fig. 13 Fig. 15
- perforé horizontal G rempli d’oxyde d’argent ou de nickel en poudre. Ce tube peut être recouvert d’une feuille de papier 7, puis d’une toile 8 et d’un tube 9 en caoutchouc perforé. L’électrode peut être munie à l’intérieur d’un fil de cuivre 10 portant un manchon vissé 11
- j
- Fig. 1(5 Fig. 17
- sur lequel est fixée la barrette 12 qui traverse l’élément dans les isolateurs 13 et 14 et porte deux disques 15 et IG de part et d’autre du couvercle. Un écrou 23 sert le tout. L’électrode négative enveloppe excentriquement l’électrode positive : Elle consiste en un tissu métallique,
- Fig. 18
- par exemple en un réseau de fils de cuivre comme le montre la fig. 18. Des bagues en caoutchouc 24 maintiennent l’écartement nécessaire entre les électrodes, soit G mm. Après avoir enfilé l’électrode positive dans la négative, on place dans celle-ci des disques 25. Les
- p.505 - vue 505/685
-
-
-
- 506
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. - N° 13.
- extrémités de l’électrode négative sont fixées à une plaque de cuivre 28 qu’un rivet 30 maintient contre la paroi du récipient formant pôle négatif de l’élément. Au préalable, on ficelle ensemble les deux électrodes extérieurs contre les bagues de caoutchouc 24. On introduit ensuite la barrette isolée 12-12, dont on fixe l’extrémité au fil 10.
- La matière active positive est obtenue en
- Fig. 19
- Fig. ‘20 Fig. 26
- hf _LC Te7-1 ï~c' 52:A
- I—. rA ] 'ri c '
- .a•
- -a.'
- Fig. 21 Fig. 22 Fig. 23
- TTC
- Fig-. 24
- 7-rz
- JL*
- j
- t
- V
- Fig. 25
- V-À-
- Fig. 27
- traitant par l’ammoniaque une solution de nitrates de nickel et d’argent. L’électrolyte est du zincate de potasse.
- La disposition horizontale et concentrique des électrodes et leur égal écartement en tous points permet une répartition uniforme de l’action électrique sur les surfaces des deux électrodes et particulièrement sur celle de la négative.
- La position horizontale évite ou atténue les inconvénients résultant d’une inégale concentration de l’électrolyte. Les électrodes pourraient aussi être disposées verticalement.
- Électrode d’accumulateurs électriques. — Karl L. Berg, pate angle, i6,g52.
- Les fig. 19 et 20 montrent les deux parties dont se compose l’électrode. Une pièce de tôle métallique (par exemple de la tôle d’acier nickelée) est perforée, emboutie suivant le profil a et forme l’un des côté du récipient. L’autre partie aK (fig. 20) est constituée également par une plaque perforée, un peu plus large que a et portant le long d’un bord un pli b. Aux extrémités c et c les deux plaques sont coupées à la longueur du récipient fini et légèrement pliées. Après avoir placé une quantité suffisante de matière active m (fig. 21) dans la partie a, on place le couvercle aA puis on replie le bord d (fig. 22) et les deux angles des côtés (fig. 23). On peut aussi assujettir les deux moitiés du récipient en recourbant une tôle métallique sur chaque moitié des deux côtés (fig. 24). Il est possible également de constituer le récipient avec une seule toile métallique comme le montre la fig. 25. Une fois le récipient terminé, on le sertit dans un cadre sous une forte pression qui assure un contact intime de la matière active avec les parois métalliques (fig. 26 et 27). On réunit d’habitude plusieurs de ces plaques en une seule électrode.
- R. Y.
- ÉLÉMENTS GALVANIQUES
- Elément galvanique Halsey. — Pat' am', 736248.
- Le vase extérieur 1 (fig. 1), dans lequel un arbre 6 porte des balais 7, frottant sur les deux
- faces des électrodes 2 et 3 qui alternent, contient des récipients spéciaux (fig. 2), dans lesquels est placé le liquide dépolarisant : Ce dernier passe peu à peu dans l’élément, grâce aux bouchons poreux, 16, faits en matière présen-
- p.506 - vue 506/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 507
- tant une forte capillarité. Un récipient contien par exemple du bichromate de potasse, et l’autre de l’acide sulfurique.
- Pat° am‘ rj3rj 6i3
- L’élément est muni d’électrodes mobiles et les gaz sont aspirés. Le récipient 1 (fîg. 3) contient un arbre 3, mu par le moteur 9 et les engrenages 16 et 17 : cet arbre passe dans un manchon 2, et supporte, par un bras 4, l’électrode 5. L’autre électrode est fixée au manchon
- /3
- Fig. 2
- et reliée directement au circuit par un fil ; quant à la première électrode, sa connexion électrique est assurée au moyen d’un petit balai
- frottant sur l’arbre. A l’extérieur des deux électrodes et placé un cylindre poreux 7 perforé : ce cylindre est supporté par une calotte creuse 8, reliée à une pompe à air : on peut ainsi aspirer les gaz produits au sein du liquide. Le couvercle 4 assure la fermeture hermétique de l’élément.
- Pat* anv 737614
- Si l’on ne fait tourner qu’une électrode, il faut une grande vitesse de rotation, il est donc préférable de faire tourner les deux électrodes en sens opposés. En outre les frottoirs présentent des inconvénients et il vaut mieux les supprimer.
- Le récipient 1 (fîg. 4) dont la moitié supérieure peut être enlevée, contient l’électrolyte 2 et porte deux coussinets 10 et il sur lesquels s’appuient les électrodes de forme appropriée. Celles-ci sont cylindriques, perforées et fixées à des bagues 5 et 19 : l’une des électrodes est entraînée par l’arbre 7 et la roue dentée 12, l’autre par l’arbre 9 et la roue dentée 20. Cha-
- cun de ces arbres assure la liaison électrique de l’électrode correspondante qui, à son autre extrémité, tourne sur une pièce isolante. On peut employer deux moteurs ou un seul moteur pour la commande des électrodes.
- PaV ame 2^3
- Les besoins médicaux et, en particulier, les cautérisations, exigent une pile puissante et compacte. Pour cette raison on a amélioré le dispositif d’entrainement des électrodes et le dispositif de prise de courant. Le récipient 1 (fîg 6) porte une partie supérieure amovible avec l’électrode mobile et le dispositif de commande. Les électrodes fixes 4 4 5 sont placées dans des rainures 7 et reposent par des oreilles 7 sur le récipient. Des saillies 8 maintiennent les plaques extérieures écartées des parois, pour que le liquide ait libre accès des deux côtés. Les plaques sont fendues en leur milieu (fîg. 5) pour laisser passer le mécanisme de l’électrode mobile supportée par l’arbre 14 et composée de disques 15, 16 en graphite. Un disque 19 portant des saillies, soutient un disque denté 18 en ébonite. Les boulons, ainsi que l’arbre 14 sont en métal inattaquable à l’acide. Le disque d’ébonite est entraîné par la roue dentée 22 placée sur l’arbre creux 21, à la partie supérieure du récipient et mise au mouvement par la poulie 23. On peut employer comme moteur un mouvement d’horlogerie. La connexion des électrodes 4 et 5 est assurée au moyen d’un
- p.507 - vue 507/685
-
-
-
- 508
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- pont 24, portant une borne 27 et des ressorts 28, 25. Un balai de charbon 30 appuie sur le moyen 19 et porte une borne 33. Les électrodes
- Fig. 5
- fixes peuvent aussi (fig. 9) être faites en un morceau et réunies par des barettes 34.
- Il peut être avantageux de faire l’arbre 14, le
- Fig. 6 Fig. 7
- support 11 et le boulon 20 en matière isolante rigide.
- Pat. améric. 743274
- Pour simplifier la construction, les électro-
- Fig. 8
- des fixes font corps avec le couvercle et peuvent être enlevées avec lui sans qu’il soit besoin de démonter le mécanisme de l’élec-
- Fig. 9
- trode mobile. Le couvercle 2 du récipient 1 (fig. 10) porte, assemblé à queue d’aronde, des supports 3 en matière isolante reliés au bas
- par un pont 21. Dans les supports sont placées des barettes conductrices 5 terminées par une partie filetée portant un écrou 6. Ces barrettes permettent de fixer le support au couvercle et soutiennent un arbre en métal 4 recouvert partout ailleurs de matière isolante et portant
- Fig. 10
- l’électrode positive 13. Celle-ci est constituée par des disques reliés par un moyeu. Un disque porte une roue dentée 12 engrenant avec un pignon 14 calé sur l’arbre 10 et entraîné par la poulie 11. Le contact est assuré par les ressorts 16 reliés à une barette 18 qui porte une borne. Les barettes métalliques 5 assurent la liaison électrique de l’électrode 3 positive et du circuit. *
- Batterie perfectionnée à force électromotrice élevée. — De Gournay. Patente anglaise i4o66.
- Dans un vase poreux est placée une plaque de zinc ondulée perforée et amalgamée sur la surface de laquelle le mercure est retenu par un canevas. Cette plaque est plongée dans une solution concentrée de sulfate d’aluminium. Le vase poreux est placé dans un récipient en plomb mince perforé. L’espace entre les deux est comblé avec de l’oxyde de plomb obtenu par voie électrolytique. Le vase extérieur est rempli d’acide sulfurique étendu. Le sulfate d’aluminium peut être rendu pâteux par l’adjonction de cellulose, de silice gélatineuse, etc. La f. é. m. atteint 2 volts 75 et la résistance intérieure est très faible. Un élément Leclanché ordinaire peut produire 50 ampères.
- p.508 - vue 508/685
-
-
-
- 1er Avril 1905
- REVUE D’ELECTRICITE
- 509
- On peut placer plusieurs éléments dans le même récipient dont les côtés et le fond sont munis de nervures.
- Elément galvanique. — Roger Lord. Pat. am, 762425.
- La matière active de l’électrode négative est un composé du métal : celle-ci est placée à la partie inférieure du récipient. La positive, mise à la partie supérieure est constituée par n’importe quelle substance conductrice inattaquable à l’acide et finement divisée, entourée d’une enveloppe poreuse et dans laquelle est fixée la connexion. La matière active négative, par exemple, de l’oxyde, peut être chauffée ou mélangée avec un liant quelconque susceptible de lui donner de la dureté et d’améliorer le contact électrique. L’électrode positive peut être avantageusement recouverte d’un dépolarisant (CuO, PbO2, CrO'dï2) de préférence insoluble dans l’électrolyte.
- On peut, par exemple, réaliser l’élément suivant :
- Zn
- ZnO
- ZnSO'* + H20
- PbO2
- Cu
- Perfectionnements aux éléments galvaniques. — Lothar Fiedler et Frédéric J. Girard pate am' 18.010.
- Un alliage de zinc, d’antimoine et de mercure doit, dans les circonstances appropriées, produire la même f. é. m. que le zinc amalgamé et rester inattaqué quand l’élément ne débite pas. Les équivalents électrochimiques des métaux composant cet alliage sont tels que l’élément formé de cette négative et d’une positive en peroxyde de plomb présente une capacité spécifique environ 2 fois 1/2 plus considérable que celle d’un accumulateur au plomb ordinaire. 11 faut employer dans l’alliage au moins 10 % d’antimoine et l’on peut ajouter environ 5 °/0 de manganèse. On peut donner à la négative la forme d’une plaque fondue ou laminée ou d’un récipient rempli de poudre amalgamée comprimée, et constitué par un métal léger, rigide et inattaquable à l’acide. O11 peut aussi, sur une âme en acier ou en bronze préalablement amalgamée, déposer par électrolyse une couche d’alliage ; le bain à employer est le suivant ; 50 parties de sulfate de zinc, 7 parties de sulfate d’antimoine, 25 parties d’acide sulfurique
- pour 100 parties d’eau; la densité du courant doit être 1 amp. 1/4 par décimètre carré sous une différence de potentiel de 2 volts 1/2.
- Il est facile d’établir des éléments secs. Pour cela, on place au fond d’un récipient quelconque (en papier comprimé par exemple) une petite auge en plomb rempli de l’alliage en poudre saturé de mercure. Ensuite, on met une couche de matière finement divisée et non conductrice, propre à retenir l’électrolyte à l’état liquide ou pâteux, puis l’électrode positive en peroxyde de plomb ou de manganèse recouverte de matière isolante imbibée de liquide. Les deux bornes de connexion sont l’une au-dessous, l’autre au-dessus de l’élément.
- Elément galvanique. — L. Roberts pat0 am' 771.498.
- Pour prolonger la durée du dépolarisant et augmenter par suite la quantité d’énergie que peut produire l’élément, on absorbe l’oxygène de l’air.
- L’élément peut être réalisé sous la forme
- Fig. 11
- suivante (fig il) : les parois i et 2 sont en bois ; les parois inférieures 2 sont perforées pour permettre une bonne circulation de l’air. Des cadres 3 en bois supportent un tissu 4 qui est rempli d’une masse dépolarisante conductrice 5 imprégnée d’une solution de chlorure de zinc, par exemple. Dans celle-ci sont noyées un certain nombre de baguettes de charbon. La plaque de zinc 7 est placée entre deux feutres 8 imbibés de chlorure de zinc ou d’un autre sel soluble. Pour que ce chlorure de zinc ne se dessèche pas et ne cristallise pas sous l’action de l’air, les deux feutres trempent à leur extrémité inférieure dans un récipient 10 contenant de l’eau.
- R. V.
- p.509 - vue 509/685
-
-
-
- 510
- 1/ E C L Al HA G E EL E CT HI QU E
- T. XLII. — N» 43.
- BREVETS NOUVEAUX CONCERNANT LES PILES THERMO-ÉLECTRIQUES
- Pile thermo-électrique. —X Wightman, pat'am'.
- Ordinairement l’enveloppe d’ean est séparée des éléments par une mince couche isolante qui affaiblit l’action refroidissante. C’est pourquoi la circulation d’eau, dans notre invention, est en contact direct avec les extrémités des éléments. En outre, le liquide circule rapidement et dissipe facilement la chaleur. L’électrode 1 (par exemple en zinc et antimoine) est soudée l’extrémité de l’électrode 2 (par exemple une feuille de cuivre et de nickel) figure 1.
- Fig. 1
- L’électrode 1, qui est plus fragile, porte des ailettes métalliques conductrices 4. Quand la pile est montée en couronne, les électrodes 1 et 2 sont séparées par de minces feuilles de micanite 5. Les électrodes sont comprimées les unes contre les autres par l’action d’un coin (> que l’on a avantage à placer aux points où entre et où sort la circulation d’eau.
- L’enveloppe est directement en contact avec le bord extérieur de l’électrode 1 : dans la pile représentée par la figure 1, les deux sont fondus ou soudés ensemble sur la surface 8. Chaque enveloppe en forme de boîte porte deux trous d’entrée et de sortie opposés l’un à l’autre et est faite en métal dur et peu fragile, comme du cuivre ou du laiton. Pour le montage des différents éléments en série, on soude chaque enveloppe avec l’électrode 2 de l’élément voisin ou, ce qui est moins bon, l’extrémité extérieure
- d’une électrode 2 directement dans la masse de l’électrode i de l’élément voisin (ligne poin-tillée 9). L’électrode en tôle métallique 2 est prolongée jusqu’entre deux enveloppes consécutives et porte un trou situé en face des trous des enveloppes et dans lequel passe la circulation. Le tube métallique 11 par lequel entre le liquide de refroidissement, est soudé à l’électrode 2 et isolé de l’enveloppe de l’électrode 1 du même élément.
- Le tube de sortie 12 est fixé directement sur la dernière enveloppe. Comme les enveloppes placées aux points où existe la plus grande différence de potentiel de la pile sont les plus éloignés dans le système de circulation, il est évident qu’il ne peut pas se produire de court-circuit par l’eau.
- L’enveloppe peut (fig. 2) être formée d’une succession de tubes coniques 7 enfilés les uns dans les autres et isolés par des joints en mica 15. Chaque enveloppe en cuivre est reliée électriquement à l’électrode 1 d’un élément et k l’électrode 2 de l’élément voisin et assure la continuité du circuit électrique.
- Dans le dispositif de la figure 3, les ailettes métalliques des éléments ont une forme telle qu’elles réalisent deux rangées de canaux : l’air chaud passe cl’abord par une des rangées puis revient par l’autre rangée : de cette façon, la chaleur cédée à tous les éléments est égale, quelle que soit la hauteur à laquelle ils sont placés dans la pile de couronnes d’éléments.
- Pile thermo-électrique. — Lyons et Broadwell, pat' amc 775-187.
- Les inventeurs se sont efforcés d’obtenir la plus grande différence de température possible entre les extrémités intérieures et extérieures des électrodes. Pour cela, ils forment une série de bagues concentriques constituées par des surfaces métalliques polies concaves vers l’intérieur et connexes, plates ou anguleuses vers l’extérieur b, b*, b2, b3:..
- On sait que les métaux, sous forme de limaille ou de poudre, soumis à une pression moyenne, ont encore une conductibilité électrique égale au quart ou à la moitié de la conductibilité du métal à l’état compact, tandis que leur conductibilité calorifique devient 10 à 300 fois moindre. Pour cette raison, on remplit les espaces compris entre les bagues c, c\ c2, et d, d*, d2,
- p.510 - vue 510/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 511
- de métaux appropriés pulvérisés et comprimés. Les électrodes positives c, c*, c2, sont avantageusement constituées par du cuivre en poudre, dont les particules sont recouvertes élee-trolytiquement de bismuth, et les électrodes négatives d, d', d-, par du sulfure de cuivre allié à environ 18 % d’antimoine pour augmenter
- i
- Fig. 4
- la conductibilité électrique. Chaque bague b, b', b'1, est constituée par le même métal que celui de l’électrode adjacente. Le contact entre les électrodes positives et négatives est assuré par exemple par des ressorts spiraux assez forts.
- Electrodes thermo-électriques. — Lyons et Broadwell, palc am' 775-188.
- Dans cet élément thermo-électrique on n’emploie aucun métal pour éviter les dilatations et les contractions. On emploie des sels métalliques solides ou des composés chimiques
- définis, comme des phosphures, arséniures, borures, siliciures, sulfures, etc. Par exemple, on fait alterner des baguettes ou des plaques formées d’un mélange de parties à peu près égales de sulfures de fer ou sulfures de plomb avec des baguettes ou plaques en phosphure de cuivre. 11 est avantageux d’établir la pile de la façon suivante, figures 5 et 6 : autour d’un
- cylindre a en fer ou autre métal, on dispose un grand nombre de piles b, de composés métalliques, séparées par des bandes verticales en amiante c. Entre les électrodes positives dd et les électrodes négatives ee est placée une couche d’amiante ff laissant un contact libre gg. 2 ressorts spiraux ii assurent une bonne liaison entre le tout. Le cylindre central est amené au rouge.
- L’invention s’étend à l’emploi général de toutes substances autres que des métaux.
- R. V.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Sur les étouffeurs d’harmoniques par M. Maurice Leblanc (d’après la communication faite à la Société internationale des Electriciens).
- M, Maurice Leblanc expose d’abord les conclusions auxquelles on est parvenu au sujet des surtensions que l’on constate dans les réseaux à courants alternatifs :
- I. Il y a deux sortes de surtensions à redouter, celles qui sont dues aux variations de régime et celles qui se produisent à l’état de régime.
- On peut éviter les premières au moyen de
- paratonnerres, dont le réglage est d’autant plus facile que la tension du courant est plus élevée.
- Mais ce procédé n’est pas applicable aux secondes.
- Celles-ci peuvent être distinguées en deux catégories :
- 1° Surtensions dues aux résonances entre la capacité du réseau et la self-induction des appareils branchés sur lui.
- On n’aura jamais à redouter la résonance du courant fondamental. Mais on a pu constater, notamment sur le réseau de Berlin, la
- p.511 - vue 511/685
-
-
-
- 512
- L'ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- résonance du troisième harmonique, lorsqu’il n’y avait qu’un seul alternateur en service. Le rang de l’harmonique susceptible de résonner s’élève au fur et à mesure que le nombre des appareils générateurs et récepteurs branchés sur le réseau augmente.
- Si l’on considère les deux cas extrêmes où, tout le réseau étant en charge, il n’y a qu’un seul alternateur branché sur lui — tous les appareils générateurs et récepteurs de l’installation ont été successivement branchés : l’harmonique susceptible de résonner peut être d’un rang cinq fois plus élevé dans le second cas que dans le premier.
- 2° Surtensions dues à des résonances, entre les diverses parties d’une ligne de grande longueur, celle-ci se comportant comme un tuyau sonore et présentant des nœuds et des ventres.
- Ces dernières ne se sont encore manifestées que sur les lignes aériennes, dont certaines ont plus de 200 km de long. Les lignes souterraines, en service aujourd’hui, se composent de tronçons de câbles disposés en éventail, mais dont la longueur ne dépasse guère 15 km. Dans ces conditions, la longueur n’est jamais qu’une fraction très petite de celle des ondes qui s’y propagent. Seuls des harmoniques de rang très élevé pourraient déterminer des résonances, le long de ces tronçons, et l’effet Thomson suffirait pour empêcher la production de surtensions dangereuses.
- 11. L’harmonique de rang n de la force électromotrice pouvant avoir une amplitude
- égale au - de celle du terme fondamental et le facteur de surtension correspondant au cas d’une résonance parfaite étant égal à —-p—- , le
- fonctionnement de toute installation à courants alternatifs serait pratiquement impossible, si la résistance R était indépendante de la fréquence des courants qui produisent les surtensions. Heureusement, l’effet Thomson, l’hysté-résis du fer et surtout les courants de Foucault, ainsi que l’a fait remarquer M. Boucherot, qui a signalé leur influence bienfaisante dans ce cas, font croître la résistance R avec le rang n de l’harmonique.
- Dans ces conditions, si les alternateurs ne produisent pas d’harmoniques des rangs peu
- élevés, si les harmoniques des rangs 3, 5 et 7, par exemple, sont supprimés, on sera dans de bonnes conditions de sécurité lorsque les divers appareils, machines ou câbles, pourront supporter une différence de potentiel trois fois plus grande que celle qu’ils auraient à supporter, si elle variait, en fonction du temps, suivant la loi sinusoïdale.
- M. Maurice Leblanc appelle coefficient de sécurité le rapport de ces deux différences de potentiels. Mais, dire qu’un coefficient de sécurité égal à 3 est nécessaire, ne veut pas dire que des câbles, par exemple, doivent être essayés au triple de la tension efficace qu’ils auront à supporter en ligne.
- En effet, pendant l’essai, l’alternateur employé pourra donner lieu à des surtensions du même ordre de grandeur que celles que le câble aura à supporter en service. Aussi la pratique montre-t-elle qu’il suffit d’essayer un câble à une tension efficace comprise entre une fois et demie et deux fois la tension efficace qu’il aura à supporter en service.
- III. M. Brylinski a fait observer très judicieusement que, si un câble capable de supporter une différence de potentiels de 15.000 y2 volts ne coûtait pas beaucoup plus cher qu’un câble qui 11c pourrait en supporter qu’une de 5000 y 2, il n'en serait plus de même si la tension devenait très supérieure. On emploie aujourd’hui, en Amérique, des tensions efficaces de 00.000 volts sur de longues lignes aériennes. En France^ où l’établissement de lignes aériennes, telles que les font les Américains, est presque impossible, pour des raisons qui 11’ont rien de technique, il y aurait le plus grand intérêt à se servir de câbles armés, pour constituer les longues artères à haute tension. Or, on pourrait faire des câbles supportant une différence de potentiel de 80.000 yâ = 113.000 volts, par exemple, dont l’emploi serait financièrement possible, si 011 leur faisait supporter une tension efficace de 00.000 volts, en service courant. Il n’en serait plus de même si cette tension efficace devait être réduite à
- 80.000 „ ,
- —-— .= 20.700 volts.
- Cela montre le grand intérêt industriel qu’il y aurait à supprimer radicalement les surtensions.
- Les maisons de construction qui font à la
- p.512 - vue 512/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 513
- fois des alternateurs et des câbles se sont préoccupées de bonne heure de cette question et se sont attachées à faire des alternateurs ne produisant pas d’harmoniques.
- En particulier, la Société Alsacienne, qui avait entrepris, en 1898 et 1899, de grandes installations à haute tension, comportant des réseaux souterrains très étendus, se préoccupa des surtensions possibles le long de ses câbles.
- M. Zweifel, chef du service électrique de cette Société, imagina différents dispositifs, qui furent successivement appliqués à un alter-
- nateur à la fréquence 25 présentant deux cannelures par pôle et par phase. Ils sont représentés sur les figures 1, 2, 3, 4 et 5.
- Sur la figure 1, le nombre des rainures de l’induit est égal au nombre 2p des pôles multiplié par 6 ; mais on a déformé les épanouissements polaires, de manière que leurs cornes se présentent successivement sous les dents de l’induit et non simultanément. Cette disposition a l’avantage de pouvoir être appliquée à une machine déjà existante.
- Sur la figure 2, tous les épanouissements
- c ?
- P P P
- cr-------
- ru r\s rv
- tsr
- polaires de l’inducteur sont identiques, mais le nombre total des rainures est égal non plus à 2P X 6, mais à 2p X G 4" 1.
- Les figures 3 et 4 montrent des dispositions où les rainures de l’induit et les arêtes des épanouissements polaires sont inclinées les unes par rapport aux autres.
- Enfin, sur la figure 5, les arêtes des épanouissements polaires sont découpées en forme de zigzag. Toutes ces dispositions se sont montrées efficaces, mais c’est la dernière qui s paru la meilleure.
- On est arrivé, en les appliquant, à obtenir des courbes de voltage aussi régulières que si Ton s’était servi d’induits lisses.
- Ainsi, un alternateur à G rainures par pôle, qui servit aux essais, donnait, à vide, une courbe dont les irrégularités avaient une amplitude égale aux 7 pour 100 environ de celle de la courbe fondamentale.
- La courbe n’a rien d’anormal et on la retrouverait reproduite par un grand nombre d’alternateurs, qui desservent fort bien des réseaux étendus, mais n’ayant qu’une très faible capacité.
- L’alternateur produisant 5500 volts ayant été fermé sur une capacité de 4,8 microfarads, sa courbe se trouva déformée. Si Ton avait cherché à ajuster la capacité, de manière à obtenir une résonance parfaite, on eut obtenu une surtension énorme.
- p.513 - vue 513/685
-
-
-
- 514
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- On appliqua alors les dispositions précédentes.
- Le résultat obtenu fut remarquable.
- La résonance constatée dans le premier cas avait disparu et l’on put augmenter graduellement la capacité jusqu’à 6,2 microfarads, sans la faire reparaître.
- On dispose donc de moyens simples permettant de supprimer les harmoniques auxquels peut donner naissance la discontinuité de l’entrefer due aux rainures de l’induit.
- Mais il ne suffit pas qu’une courbe relevée pendant la marche à vide ait un aspect régulier et affecte la forme sinusoïdale. Un alternateur monophasé à la fréquence 25, ayant 12 rainures par pôle, donnait à vide une courbe excellente.
- Mais il a suffi de fermer l’alternateur sur un transformateur, dont le circuit à haute tension demeurait ouvert, pour la transformer, alors qu’une tension de 11000 volts était développée par les circuits à haute tension du transformateur.
- Enfin, venait-on à brancher une capacité de 1, 6 microfarad entre les extrémités du circuit à haute tension du transformateur, on obtenait une nouvelle déformation de la courbe et l’on faisait produire une tension de 7000 volts par ce circuit.
- L’étude des courbes montre qu’il n’est pas besoin d’avoir recours à une capacité pour déformer une courbe de voltage et que la réaction d’induit et la saturation magnétique s’en chargent à elles seules.
- Donc il ne suffît pas de supprimer les effets de la discontinuité de l’entrefer. 11 faut aussi que le flux développé dans l’entrefre varie suivant la loi sinusoïdale, lorsque l’alternateur, est dans ses conditions normales de fonctionnement. On pourra toujours y arriver pour un alternateur, à un état donné de sa charge et pour un facteur de puissance du réseau bien déterminé, en profilant convenablement ses pièces polaires, d’après les indications de l’oscillographe, comme on rectifierait le mouvement de distribution d’une machine à vapeur, d’après les indications d’un indicateur de Watt. En découpant en zigzag les arêtes des pièces polaires, on a un moyen très efficace de faire varier, à sa volonté, l’intensité du flux sous les cornes des pièces polaires, en
- même temps que l’on rétablit la continuité de l’entrefer. C’est pourquoi M. Zweifel a adopté de préférence ce procédé, parmi tous ceux qui ont été représentés sur les figures 1,2, 3, 4 et 5.
- Si la courbe de tension d’un alternateur affecte la forme sinusoïdale, lorsqu’il est dans ses conditions de fonctionnement moyennes, l’expérience montre que les harmoniques des premiers rangs, soit ceux des rangs 3, 5 et 7, sont virtuellement supprimés pour tous les régimes et qu’un coefficient de sécurité égal à 3 est suffisant en pratique.
- On peut aussi s’opposer à la production des harmoniques des premiers rangs, soit en faisant varier les nombres de spires des diverses bobines constituant l’enroulement induit, comme nous l’avons proposé il y a longtemps déjà, soit en faisant varier l’écartement des rainures successives.
- Ce dernier procédé s’applique très bien aux machines à courant monophasé, car on n’a qu’un seul enroulement à disposer à la surface de l’induit et les rainures contenant les bobines correspondant à une phase ne risquent pas de serrer de trop près celles correspondant à une autre phase. Les alternateurs à courant monophasé construits par la Société Westinghouse sont ainsi disposés.
- Cela est très important, car il est plus difficile d’étouffer les harmoniques d’un alternateur à courant monophasé que ceux d’un alternateur à courants triphasés.
- D’un autre côté, si les trois ponts d’un alternateur à courants triphasés sont bien équilibrés, ce qui est toujours le cas lorsque ces courants sont transformés en courants continus avant d’être livrés à la consommation, que les trois ponts soient montés en triangle ou en étoile, pourvu que les points neutres soient isolés, les forces électromotrices qui produiraient l’harmonique 3 et ses multiples sont en opposition et Ton n’a pas à s’en préoccuper.
- En résumé, on peut admettre, comme démontré par la pratique courante de nos grands réseaux souterrains, qu’en profilant hien les épanouissements polaires des alternateurs à courants triphasés et répartissant aussi, suivant une loi judicieuse, les diverses spires de l’enroulement à la surface de l’entrefer, dans les alternateurs à courant monophasé, on peut
- p.514 - vue 514/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 515
- rendre inoffensifs, en tout état de cause, les harmoniques des rangs 3, 5 et 7.
- Mais les suivants peuvent donner lieu encore à des surtensions assez considérables pour qu’il y ait lieu d’adopter un coefficient de sécurité égal à 3.
- ETOUFFEURS d’harmoniques.
- Principe. — Un moyen de permettre une grande réduction du coefficient de sécurité consisterait à faire croître avec la fréquence, plus vite qu’elle ne le fait naturellement, la résistance R de l’expression du facteur de surtension
- ru» L
- ir '
- Pour cela, il faudrait réaliser des circuits n’offrant qu’une résistance ohmique très faible au passage d’un courant de fréquence donnée, et une résistance très grande au passage de tout courant de fréquence supérieure.
- Si ce résultat était obtenu, pour les circuits des machines et ceux des lignes aériennes et souterraines, toute surtension appréciable serait supprimée, aussi bien pendant l’état variable que pendant l’état de régime, car ces circuits ne pourraient plus être le siège des courants de décharge oscillatoire.
- M. M. Leblanc considère des circuits des machines, génératrices ou réceptrices, qui sont branchées sur les réseaux. Comment est-il possible d’obtenir le résultat cherché en disposant, à la surface des inducteurs des alternateurs ou des circuits induits, des machines d’induction, des circuits fermés sur eux-mêmes, très résistants, appelés par l’auteur de la communication êtouffeurs d'harmoniques.
- Théorie. — Considérons, pour fixer les idées, une machine bipolaire à courant monophasé, construite comme un moteur d’induction à cage d’écureuil. Cette machine tourne
- avec une vitesse égale à — et on lance, dans
- son circuit d’armature, un courant de fré-n<» , .
- quence — • Désignons par H et L la résistance
- et le coefficient de self-induction de ce circuit.
- Appelons maintenant p, 1 et y une résistance, un coefficient de self-induction et un coefficient d’induction mutuelle, qui dépendent de la résistance des barres de la cage d’écureuil, de leur nombre et de leur mode de répartition à la surface de la couronne de tôles qui les supporte.
- On sait que, si on néglige les pertes par hystérésis, courants de Foucault, etc., les choses se passeront comme si le circuit d’armature de la machine considérée avait :
- 1° Une résistance effective P„, fonction du nombre n, ayant pour expression
- R n(n — 1 ) «2
- y-y
- z\ pl -)- (n — i)2«2/2]
- + n(n + l)w2 2p + (n+ i)Wi5
- 2° Une self-inductance apparente Q„, aussi fonction du nombre n et égale à
- ‘ (n — ]
- Qn = ru» ] L
- (/ 2[/=2 + (/i— !)2«2;.2]
- 21/J + (« + O2*2;-2] j
- Cherchons l’expression du rapport • On
- trouve, après réduction et en négligeant la résistance R,
- /Q\ ____ i Lp'1 -)- (/i2 -f- i )w2>.(2/L—/j.2)p2(n2—i)w’>/3(/L — //-2)
- \P/ n ru>i;i?-p p2- -)- (ri- — i )w2>.2
- Soit, en désignant par k un coefficient qui sera déterminé plus loin, p = AwL
- Si la cage d’écureuil est disposée à la surface de la couronne de tôle qui la supporte, c’est-à-dire dans le voisinage immédiat du circuit d’armature, il sera facile de faire en
- sorte que les ^ au moins du flux émis par l’armature viennent couper les barres de la cage. On fera donc une hypothèse plutôt exagérée
- dans le mauvais sens, en supposant le coefficient de fuites de l’armature égal à^ D’où la relation
- L
- fi2-_______L
- /. 3
- L’expression du rapport, devient alors
- 3/f2 -j- 4k2(n? + i H- (n2 — i )2
- 2kn(k2
- 0
- p.515 - vue 515/685
-
-
-
- 516
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N» 13.
- On déterminera le coefficient k par les considérations suivantes :
- 1° Dans les bons alternateurs actuels, le
- rapport ^ > diffère peu de 15. Soit donc ^ = i5.
- 2° On fera en sorte que, si on lance un
- courant de fréquence — dans le circuit d’ar-
- mature de notre machine, la présence de la cage d’écureuil n’augmente sa résistance effective que de ^ • Autrement dit, pour n — 1, on
- devra avoir P = | R.
- Cela conduit, comme il est facile de le vérifier, à poser k = 30.
- Il vient alors
- /Q\ ___243. io! + 36oo(«2 + i)-)-(«2—i)2
- \PJn 60^(900 -j- n'1 — 1 )
- S’il n’y avait pas de cage d’écureuil, le
- /Q\ . , , , nwL
- rapport ( p ) serait constamment égal a —p— » soit
- à 45, 75, 105,.... suivant que l’on ferait n égal à 3, à 5, à 7,....
- Avec la cage d’écureuil, le rapport
- prend les valeurs portées dans le tableau ci-dessous, calculées par la formule précédente:
- 3.......... i5,i
- 5.......... o i3
- 7.......... 6,5
- 9.......... 5o4
- 11.......... 4,44
- • /Q\
- n. VP/n
- i3 .. 3,8i
- i5 .. 3,28
- •• 2,94
- •• 3,^9
- 21 ' •• 2,49
- Ceci posé, supposons que la machine soil branchée sur une source d’électricité, sam résistance, ni self-induction, ni capacité, produisant des courants harmoniques de fré
- 6) 3w 5w 71 M quences — » — > — , •••> — , •••
- 1 2 7T 27T 27T 2 7T
- Ce qui peut arriver de pire, c’est que :
- 1° La force électromotrice en développant l’harmonique de rang n soit égale à la force électromotrice produisant le courant fondamental ou premier harmonique divisée par n:
- 2° On monte en série avec la machine un condensateur ajusté pour faire résonner l’harmonique de rang n.
- Dans ce cas, la tension qu’aura à suppor-la machine, si on lui enlève sa cage d’écureuil, sera égale à
- uL wL
- "ilen=ire*~lbe*'
- Elle sera donc indépendante du rang de l’harmonique et égale à la tension fondamentale de la source multipliée par le facteur élevé 15, tant que l’on pourra négliger les pertes par effet Thomson, hystérésis, courants de Foucault, etc.
- Si la cage d’écureuil est remise en place, la tension qu’aura à supporter la machine sera égale à
- Or, on trouve vantes :
- i
- pour -
- Q
- | les valeurs sui-
- n
- (9) . n. h9!
- \P/« n \pjn
- 5.o3 i3.... .... 0,293
- i,83 i5.... .... 0,219
- 0,929 17.... . . .. 0,173
- 0,572 19.... . . .. 0,142
- o,4 21.... .... 0,119
- Il est facile de réaliser une machine à courant monophasé ne produisant aucun des harmoniques des rangs 3, 5 et 7, ni aucun de leurs multiples, parce que l’on n’a qu’un seul circuit à disposer par pôle et que l’on peut répartir leurs rainures suivant une loi quelconque.
- Si la source de courants alternatifs était ainsi aménagée, notre machine et son condensateur n’auraient jamais à supporter une surtension supérieure à 40 pour 100 et cela n’arriverait que si l’on faisait résonner l’harmonique 11.
- Le problème de la suppression des surtensions serait ainsi pratiquement résolu, pour cette machine, et il n’en coûterait que d’avoir augmenté d’un tiers les pertes d’énergie dues à sa résistance ohmique, lorsqu’elle serait parcourue par des courants de fréquence normale, ce qui n’aurait aucune importance.
- Remplaçons la machine par une machine
- p.516 - vue 516/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 517
- à courants polyphasés du même genre; le passage des courants de fréquence fondamentale n’y développera qu’un seul champ tournant, avec la même vitesse et dans le même sens que sa cage d’écureuil. Il ne produira donc aucune induction dans les barres de cette cage, et nous n’aurons plus à nous préoccuper de limiter les pertes d’énergie, dans la cage d’écureuil, dues au passage de courants de fréquence fondamentale dans les circuits d’armature.
- Les formules précédentes deviennent :
- rp
- Pn— R -(- W2(« — i)n
- n _ rT (b-i)2«v2/ n
- Qn — n w I L------2 i '/---\ > >>
- L P2 + (n— O2"2'2 J
- p2 -{- (n — i)2w2/2 (n— i )2w2//.2/
- Négligeant encore la résistance R, il vient :
- Q\ ____p2L-\-(n — i )2»2/(;. L — p2)
- P/n (n— l)o>p2p
- Posant p -
- /P\ __ fc2L /2 + {n — I )2 A (/ L — p2) \Q/n (n-i)kp^-
- Supposant encore que l’on ait
- Il vient
- /Q\ 3k2-\-(n— O2
- \P ) n 2 k(n— l)
- On déterminera la valeur du coefficient .y
- par la condition que la quantité (^j ait la
- plus petite valeur possible lorsque l’on fait, par exemple, n = 7. Désignons par x cette valeur ; on aura
- i 3/c2 + 36 __ A2 + 12_
- 7 12 k 28A X’
- d’où
- k2 — %8kx 4- 12 = 0.
- Pour que l’on puisse trouver pour k une valeur réelle, il faut avoir (28)2 x2 ^ 4 X 12 ou ^r2 ^ 0,0613. La plus petite valeur que l’on pourra donner à x est 0,248, d’ou k = 3,5 en nombre rond.
- On trouve alors pour les * tés dans le tableau suivant :
- Q'
- ( nombres por-
- n
- i /Q\___36,75 -f- (n—i)2
- n \Pjn 7 (n — i)n
- 1 ({*\ n. 1 (Q\
- n VP/n n \ P/ „
- <897! j3 o, 165
- 0,377 i5 .... 0,159
- 0,2^8 J7 .... o, 154
- 0,232 >9 ,... o,i5i
- 0,204 21 00 o
- Ainsi les surtensions dues aux harmoniques peuvent être rendues beaucoup plus faibles encore dans la machine munie d’une cage d’écureuil, lorsque son armature reçoit des courants polyphasés, que lorsqu’elle reçoit un courant monophasé et que l’on pourrait accepter la présence du cinquième harmonique. Mais, les harmoniques de rang peu élevé pouvant avoir une assez grande amplitude, leur étouffement ne pourrait se faire sans qu’il y eût une dépense d’énergie appréciable dans la cage d’écureuil.
- La machine spéciale considérée ci-dessus, pour faciliter la démonstration, ne pourrait être utilisée comme génératrice ou comme moteur que si l’on superposait, à sa cage d’écureuil, d’autres circuits capables de produire des flux utiles. Tout ce qui a été dit subsistera néanmoins, si la présence de ces circuits ne s’oppose pas au développement de flux à variations rapides, à travers les barres de la cage d’écureuil.
- Or si on superposait un circuit très conducteur à la cage d’écureuil résistante, il formerait écran et s’opposerait au développement de ces flux, à moins qu’il ne renfermât lui-même une self-induction, c’est-à-dire qu’il pût être le siège de flux se fermant sur eux-mêmes sans traverser les barres de la cage.
- Cette condition se trouvera naturellement remplie, pour les bobines de champ d’un alternateur qui seront toujours fermées sur une machine à courant continu ayant de la self-induction, et dont les fuites magnétiques seront très fortes.
- Il ne faut pas non plus que les épanouissements polaires et les noyaux des alternateurs soient massifs, car on pourrait tracer dans
- p.517 - vue 517/685
-
-
-
- 518
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- leur masse des circuits assez conducteurs pour jouer le rôle d’écran, vis-à-vis de flux à variations rapides. Mais on pourra se servir, sans inconvénient, de culasses massives, car des flux suffisants pour actionner l’étoulFeur d’harmoniques pourront passer d’un noyau à l’autre, sans traverser les culasses. Il en résultera simplement une réduction des coefficients p. et ), considérés ci-dessus et relatifs à la cage d’écureuil, qui entraînera une réduction de sa résistance p.
- On est ainsi conduit à la disposition représentée sur la figure G pour les alternateurs.
- Leurs noyaux et leurs épanouissements primaires devront être lamellés et des portions de
- cage d’écureuil à barres très minces, en cuivre ou de préférence en maillechort, seront disposés à la surface des épanouissements, dans le voisinage immédiat de l’entrefer.
- L’emploi d’étouffeurs d’harmoniques parait, au premier abord, incompatible avec celui de circuits amortisseurs qui devraient occuper la même position qu’eux et devraient, au contraire, avoir la plus grande conductibilité possible.
- Mais, si tous les circuits d’armature d’un alternateur appartenant à une phase sont montés en série, il est inutile de monter des étouf-feurs ou des amortisseurs sur tous les épanouissements polaires. On est ainsi conduit à la disposition réprésentée sur la figure 7: Celle-ci représente une machine à 8 pôles.
- Les épanouissements polaires 1 et 2, 5 et 6 sont munis d’amortisseurs, c’est-à-dire de frag-
- ments de cages d’écureuil très conductrices. Ceux des pôles 3 et à, 7 et 8 sont munis d’é-touffeurs, c’est-à-dire de portions de cages d’écureuil très résistantes.
- En général, aux variations de flux normales dont un alternateur sera le siège se superposeront :
- 1° Des variations très lentes, ayant la fréquence des pulsations des machines à vapeur ou des oscillations de leurs régulateurs. Celles-ci ne pourront déterminer une consommation d’énergie et, par suite, un amortissement des mouvements oscillatoires de l'alternateur, qu’en agissant sur des circuits très conducteurs :
- 2° Des variations très rapides, dues au pas-
- sage des courants harmoniques dans les’’ circuits d’armature. Celles-ci ne pourront amener une consommation d’énergie et, par suite, étouffer les harmoniques, qu’en agissant sur des circuits très résistants, Des circuits très conducteurs se comporteraient comme un simple écran. Ils diminueraient bien le terme «L du facteur de surtension, mais d’une manière insuffisante pour éviter des surtensions dangereuses, car ils n’auraient aucune action sur les fuites magnétiques de l’armature. M. M. Leblanc a d’ailleurs vérifié que des alternateurs munis d’amortisseurs peuvent donner lieu à des résonances très dangereuses.
- Son dispositif ne peut pas s’appliquer aux moteurs d’induction à cage d’ecureuil, celle-ci devant avoir une résistance p petite par rapport au terme w L, si Ton veut que le moteur ait un bon rendement. Mais il s’applique facilement
- p.518 - vue 518/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 519
- aux moteurs à circuits induits enroulés. Il suffira en effet de leur superposer une cage d’écureuil résistante qui constituera l’étouffeur d’harmoniques. La cage d’écureuil, étant disposée dans le voisinage immédiat de l’entrefer, embrassera une plus grande proportion des flux issus de l’armature que les circuits enroulés. Les choses se passeront comme si des flux traversaient la cage sans les traverser. Si on les fait agir sur une cage de résistance convenable, ils assureront l’étouffement des harmoniques.
- Cette disposition s’appliquera a fortiori aux moteurs d’induction, qui seront munis d’un collecteur ou d’une excitatrice spéciale.
- Vérification expérimentale. -— La Société anonyme Westinghouse et la Société Alsacienne de constructions mécaniques se sont intéressées au procédé de M. Leblanc et cette dernière s’est chargée d’en vérifier immédiatement le principe.
- L’expérience suivante a été faite, à Relfort.
- On avait constitué un alternateur avec un moteur d’induction à rotor enroulé ; ses trois circuits mobiles fermés sur trois résistances identiques p, égales chacune à 75 fois celle de l’un de ces circuits, constituaient l'étouffeur d’harmoniques. On avait superposé un courant continu aux courants alternatifs qui devaient traverser ces circuits, en se formant à travers les résistances p, sans gêner ni favoriser leur développement, en y envoyant, par l’intermédiaire de deux des bagues du rotor, un courant pris à la canalisation de l’usine. On lui faisait traverser d’abord une forte bobine de self-induction, qui barrait le chemin aux courants alternatifs. Un rhéostat permettait de régler ce courant.
- Deux des bornes du stator servaient à recueillir un courant monophasé développé par la rotation du rotor, excité comme nous venons de le dire. Ce courant à 100 volts et à la fréquence 40 environ, était envoyé dans un transformateur, qui multipliait par 25 sa tension et dont le circuit secondaire était fermé sur
- une capacité constituée avec six rouleaux de câbles semblables que l’on pouvait grouper en parallèle.
- Les trois conducteurs de chaque câble étaient reliés et constituaient l’une des armatures. L’enveloppe en plomb constituait l’autre.
- Enfin un ondographe Hospitalier était branché en dérivation entre les prises de courant du stator, ainsi qu’un voltmètre.
- Les trois résistances p étaient précédées par un interrupteur triple. Lorsque cet interrupteur était ouvert, on avait affaire à un alternateur un peu spécial, très bon alternateur du reste. Lorsque cet interrupteur était fermé, on avait affaire au même alternateur que précédemment, mais muni d’étouffeurs d’harmoniques.
- C’est la faculté de pouvoir passer ainsi, instantanément, et sans varier les autres conditions de l’expérience, d’un système d’alternateur à l’autre, qui avait fait choisir cette disposition.
- L’examen des courbes relevées a justifié complètement les prévisions de l’auteur. La courbe de tension est demeurée toujours sensiblement sinusoïdale, lorsque les étoufleurs fonctionnaient, malgré les déformations que présentait la courbe de l’alternateur lorsqu’ils ne fonctionnaient pas.
- Le résultat obtenu a paru d’autant plus satisfaisant que, d’après l’examen des courbes c’est le troisième harmonique qui était renforcé, lorsqu’on avait eu de grandes déformations et que c’est dans ces conditions que l’étoufleur devrait le moins bien fonctionner.
- L’application de ce dispositif aux machines permettra donc, probablement, de supprimer les surtensions occasionnées par les résonances qui peuvent se produire entre elles et les lignes. Dans une prochaine Communication. M. Leblanc montrera comment il convient d’aménager ces dernières, pour que des résonances ne puissent se produire entre leurs diverses parties.
- A. S.
- p.519 - vue 519/685
-
-
-
- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- Théories et Généralités
- De l’émission d’ions négatifs par les oxydes
- métalliques incandescents et des phénomènes qui s’y rattachent. —
- Wehnelt.............................. 54
- Sur la loi des déchargés électriques dans
- l’air atmosphérique. — Hugo Grob. 98
- Expériences démonstratives sur la radio-
- Activité. —r-A. Righi................140
- Recherches sur leé diélectriques solides. —
- Crèmieu et Malcles...................154
- Mesure sur la conductibilité des diélectriques au moyen des gaz ionisés.
- — C. Nordmann........................155
- Sur la thermo-électricité des alliages d’aluminium. — H. Pédieux........................155
- Sur une nouvelle catégorie d’ions. —
- G. Moreau............................155
- Sur la genèse de la radioactivité temporaire. — Sarasin, Tommasina et
- Micheli..............................156
- Sur les rayons cathodiques et les lois de
- l’électromagnétisme. — P. Villard. 156 Sur la théorie du magnétisme. — P. Lan-
- gevin................................157
- Sur les rayons N. Note de M. Bordier et réponse de MM. Chanoz et Perri-got.........................................158
- Emanations radioactives dans l’atmosphère.
- — Gockel............................100
- La quantité de radium de la terre. —
- Liebenow........................... 181
- Nouveau détecteur d’ondes magnétiques. —
- Peukert.............................232
- Champ magnétique auquel est soumis un corps en mouvement dans un champ électrique. — H. Pellat............356
- Sur les ions de l’atmosphère. — P. Lange vin......................................357
- Sur les coefficients d’aimantation spécifiques des liquides. — G. Meslin. 358
- Sur un nouveau minéral radifère. —
- J. Danne..........................358
- Les distances explosives dans les corps gazeux liquides et solides. —
- IL. Voege...........................460
- Méthode de mesure de la chute de tension dans les transformateurs. — Barrera.....................................464
- Contribution à l’étude de l’électrolyse par courants alternatifs. -— A. Brochet et J. Petit.................................472
- Génération et Transformation
- Commutation au démarrage des moteurs à
- collecteurs. — M. Latour............. 5
- Le moteur série à courant alternatif considéré comme bobine de self-induction. — \\ eichsel.......................... 24
- Champ tournant des moteurs à répulsion.
- —A. Blondel........................ 41
- La théorie de l’auto-transformateur. —
- Sloça............................... 56
- Contribution à l’étude du moteur Winter-
- Eichberg. — Müller.................. 61
- Sur quelques propriétés des alternateurs sous diverses conditions de charge A. F. T. Atchinson .... 114 et 189
- Sur la théorie du moteur série compensé
- (suite). — /. Bethenod. 161, 209 et 250
- Dispositif Lindquist pour faire varier la résistance dans le rotor d’un moteur d’induction.............................180
- Sur réchauffement des bobines inductrices. — Lacroix.......................... 181
- p.520 - vue 520/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 521
- Sur la réluctance de bobines d’induction
- sans fer, — Thornton................185
- Sur la détermination expérimentale de la f. é. m. de dispersion d’un enroulement. — C.-F. Guilbert....................223
- Quelques expériences sur la marche des
- commutatrices synchrones............227
- Des turbines à vapeur. Leur application au point de vue électrique. —
- L. Munch. 257, 290, 332, 373, 414 et 449 Sur le calcul des transformateurs. —
- Hiecke............................262
- L’usure des turbines. — /. Dalemont. . . 281
- Sur la commutation et la dispersion. —
- Niethammer........................307
- Notes sur le moteur shunt compensé. —
- /. Bethenod........................321
- Sur la théorie de la régulation des alternateurs. — C.-F. Guilbert. . . . 339
- Sur le calcul de la force électro-motrice efficace des machines à courants
- triphasés. — Millier...............387
- Application des diverses méthodes de détermination de la chute de tension des alternateurs. — L. Druc-
- bert................... 401, 441 et 481
- Sur une méthode de calcul des moteurs
- asynchrones.—H. M. Hobart . . . 436
- Sur la relation entre la distance explosive
- et la tension. — Voege.............463
- Moteur à pétrole Ixion fonctionnant à deux
- temps..............................468
- Matériel électrique exposé à Saint-Louis par la Société Alsacienne de Construction mécanique. -J. Reyval. . 487
- Sur les étouffeurs d’harmoniques.— M. Leblanc .....................................511
- Le démarrage automatique des moteurs
- électriques....................... xxi
- Exposition de Saint-Louis. Installation de
- la Westinghouse C°................xxxm
- Convertisseur statique Cooper Hewitt pour
- la charge des accumulateurs. . . lxxvii Turbo-générateurs de l’Exposition de Saint-
- Louis...........................XCVIII
- La roue Pelton (Exposition de Saint-
- Louis) ............................. c
- La turbine hydraulique Doble (Exposition
- de Saint-Louis).................... ci
- Générateurs et moteurs à courant continu
- à l’Exposition de Saint-Louis. . cxvm Station centrale électrique avec moteurs
- à gaz.............................cxxh
- Sur les dimensions d’encombrement des
- turbines à vapeur................cxxii
- Moteur à gazoline-gaz avec réfrigération à l’huile, système Fuller et Johnson .....................................cxxiv
- Les moteurs à gaz Güldner.................cxxv
- Station centrale avec moteurs à pétrole . cxxv L’électrotechnique en Amérique, cxxvm et cxlvi
- Piles et Accumulateurs
- Le phénomène de l’électrolyse. — G. Ros-
- set......................81, 128 et 165
- Appareil E. A. Ashcroft pour la production électrolytique du sodium. . . 97
- Contribution à la théorie de l’accumulateur Jungner-Edison. — Schoop . . 201
- Brevets nouveaux concernant les accumulateurs Porseke et Wedeking, Mer-
- cadier, JVood et Mullan, Dodge, Apple, Fritchle, Sperry, Morgan,
- Berg................................501
- Eléments galvaniques Halsey, de Gournay, Roger Lord, Fiedler et Girard,
- Roberts.............................506
- Piles thermo-électriques Wightnian, Lyons
- et Rroadwell....................... 510
- Transmission et Distribution
- Essai sur la tension économique des conduites souterraines à haut potentiel. — John L. Albaret. . 28 et 185
- L’installation électrique de la Stamperia
- Lombarda. — A. Steens.............. 90
- Calcul de circuits dérivés ouverts. —
- Miillendorf........................103
- Contribution à l’étude graphique d’un •
- système en étoile. — Rogowski. , 107
- p.521 - vue 521/685
-
-
-
- 522
- L’K C [.A ! R A G I': E L E C T R ! ( ) U K
- T. XLII. — N° 13.
- Pertes d’énergie dans l’enveloppe métallique des câbles triphasés. — Morris...................................... 188
- Détermination du périmètre d’action des points d’alimentation dans les réseaux de distribution de courant.
- — Mi'dlendorf........................230
- Calcul d’un réseau de distribution électrique. — L. Legros..................311, 409
- Essais de transmission de courants continus à 70.000 volts. — Hisrehauer. 315
- Sur les surélévations de tension dans les lignes et appareils électriques. — Georg Seibt..................................340
- Dispositif Sheehy et Curphey pour la communication électrique entre une centrale et les sous-stations. . . . 375
- Contribution à la théorie de réchauffement des câbles. — Teichnmller. 422
- Disjoncteur multipolaire autopiatique à
- minima. —• Cfioulet..................457
- Transport de force entre Moutiers et
- Lyon.................................. x
- Transport d’énergie de Kykkelsrud (Norvège) .....................................cxiv
- Installation d’un transport de force dans
- l’Orégon............................cxiv
- j Transport de force à 00.000 volts à Mexico . cxv
- Télégraphie
- Contribution à l’étude des contacts imparfaits (suite). — A. Fisc/i. ... 11
- La détermination de transmetteurs de
- T. S. F. — S la b y.................. 30
- L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil. .1. Slaby. . . . 381
- Expériences de résonance sur le fonctionnement du cohéreur simple. — Hodson...............................147
- Nouvelle théorie sur le fonctionnement
- des cohéreurs. — Guthc...............230
- Essais des lignes téléphoniques à haute
- fréquence. — Kennely.................270
- L’influence de la subdivision de l’étincelle et de la capacité sur les décharges. — Benischke.....................352
- Sur un nouveau système de télégraphie.
- — Ferdinando Lori.....................354
- Contribution à l’étude du fonctionnement des cohéreurs. — /. Harden. 292 La transmission des sons au moyen d’ondes éleetriques. — Nussbau-mer.....................................427
- Sur la détermination d’ondes électrolytiques. — Valbreuze ! R. de) .... 445
- Appareil automatique de communication
- téléphonique......................lyii
- Montages téléphoniques à batterie centrale .................................... LIX
- Relations téléphoniques entre l’Italie et la
- Sicile.............................cii
- Expériences de T. S. F................lxviii
- Le développement de la T. S. F. . . lxviii et ci Récepteur de télégraphie. Armstrong -
- Orling........................ lxviii
- Relations par télégraphie sans fil entre
- Dieppe et Newhaven..............lxxvii
- Câble télégraphique et téléphonique dans le tunnel du Simplon et sous le
- lac de Constance............. lxxviii
- Ligne télégraphique du Cap au Caire, lxxviii
- Emploi des lignes télégraphiques comme conducteur de retour des lignes de
- signaux. — .1. Prasch..........lxxviii
- Le téléphone dans les trains de chemin
- de fer......................... cxxvi
- Poste téléphonique portatif...........cxxvii
- Traction
- Les voitures électriques — de Valbreuze. . 45
- Emploi des voitures de remorques dans les exploitations urbaines électriques. — G. Pavie. . . 197, 237 et 318
- Sur un nouvel embrayage. — Hérisson. . 358
- Les différentes méthodes et les systèmes d’utilisation du courant alternatif pour moteurs électriques de che-
- mins de fer. — Steinmetz .... 395
- Le VIF salon de l’automobile.............. n
- p.522 - vue 522/685
-
-
-
- 1" Avril 1905.
- REVUE D'ELECTRICITE
- 523
- La voiture électrique (châssis et transmission) .............................vu et xiv
- Notes sur les voitures à transmission électrique par B. Lacan..............xxvi
- Accumulateurs et appareils d’allumage par
- R. Lacan........................xxxvm
- La traction électrique sur les grandes
- lignes de chemin de fer . . . lxiv et xc La première ligne de chemin de fer à courant alternatif simple..................lxvii
- Tramways de Gênes........................lvii
- Voitures électriques municipales.........lviii
- Le tramway intérieur de l’exposition de
- Saint-Louis.................. . lxxiv
- Le halage électrique sur les canaux de
- Ladoga.............................cxvi
- Les tramways urbains à Vienne.....cxxvi
- Transmission à vis pour tramways électriques.......................... cxxvi
- Auto-démarreur Lemàle pour moteurs à
- explosion...........................138
- Applications mécaniques Les transporteurs élévateurs du port de
- Marseille.............................. 36
- La pompe électrique Quimby.....................152
- Installation électrique de la filature et tis-sanderie de laine Honegger etSporri, à Albino A. Steen.s............................297
- électrique de Quednau. — Gnarini........................
- Pont roulant électrique à grande vitesse des ateliers Thomson-IIouston. . .
- Pont roulant des ateliers Vulcan à Stettin
- Applications mécaniques
- . . . La ferme
- E.
- 336
- cm
- cv
- Les intégrateurs Photométriques, Mésophotomètres et Lumenmètres. — Blondel...................................
- Les arcs au mercure. — R. de Valbrenze.
- Observations stroboscopiques sur les arcs à courant alternatif. Lombardi et Melazzo...................................
- La photométrie hétéroehromc au moyen de photomètres à scintillation. —
- A. Blondel. . ....................233
- Variations, dans une période, du flux, lumineux émis par un arc voltaïque alimenté par courants alternatifs.
- C. Léonard............ 241, 287 et 326
- Communications sur les appareils fluxo-
- graphes. — A. Blondel, Grassot. . 268
- La nouvelle lampes au Tantale. — Von
- Bolton et Fenerlein................ 271
- L’éclairage électrique des trains de che-
- mins de fer. —B. de Valbrenze 361 et 407 Expériences photométriques sur le sélé-
- nium. — F. Towsend................ . 392
- Progrès dans la technique de l’Eclairage.
- Wedding.............................428
- Interrupteur à arc lumineux. — Hugo Mos-
- ler................................ 471
- L’éclairage décoratif de l’exposition de
- Saint-Louis...................... lxxiv
- Lampe à arc Siva ........................cxxvii
- Eclairage
- 66 121
- 191
- Mesures et Essais
- Essai des transformateurs dans les stations
- centrales. — Johanneson..........109
- Sur les mesures d’isolements par la méthode de la perte de charge.
- J. Bevilliod.....................366
- Dynamomètre pour les oscillations électriques rapides. — Papalexi. . . 395
- Recherches oscillographiques sur un réseau
- à haute tension. — />. David. . . . 431
- Thermomètre-thermostat.................. xix
- Shunt universel Bymer-Jones............. xx
- Voltmètres et Ampèremètres Ferranti. . .
- Compteurs électriques de puissance Fer-
- ranti..............................LXX
- Wattmètres indicateurs Ferranti............lxxi
- Les phénomènes de viscosité magnétique dans les aciers doux industriels et leur influence magnétique sur les méthodes de mesure. — L. Jonaust. 271
- Sur la détermination des coefficients de
- self-induction.....................318
- Mesure des petits courants alternatifs
- de haute fréquence. — Dnddell. 360
- LXX
- p.523 - vue 523/685
-
-
-
- 524
- L’E CLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLII — N° 13
- Divers
- Prix décernés à la séance publique annuelle du 19 décembre 1904. (Académie
- des Sciences).................. 38
- Programme des prix proposés par l’Académie des Sciences pour les années 1905, 1906, 1907, 1908, 1909. . . . lxiv
- Utilisation des vapeurs d’échappement. —
- E. Guarini..............174 et 213
- Commutateur-adjoncteur à commande électrique pour batterie d’accumulateur. — A. J. Rouit...............220
- Pendule électrique à échappement libre. —
- Ch. Fèry.......................358
- Frein synchronisant électromagnétique. —
- H. Abraham.....................360
- Société Internationale des Electriciens.
- (Séance du 1er mars).......... 477 |
- Exposition de Saint-Louis. Installations
- de la Westinghouse. (Suite.).' . 4
- Aux chantiers du Métropolitain.... lvii Exposition universelle de Liège 1905.
- Congrès international des Mines, de la Métallurgie, de la Mécani-
- que et de la Géologie appliquées. lxii
- Groupe Y (Electricité)......... ex
- Les rayons X dans les ambulances. . . lxxviii
- Machine à essayer les huiles........... lxxxii
- Les rayons X et la fabrication des câbles lxxviii Congrès national des chemins de fer. . . cv et cli
- Exposition de Milan 1906. ............ cvii
- Lampe à arc à copier “Régina”. . . . cxvi Machine à imprimer les photographies. cxvm
- Brevets...........................xciv et cliv
- BIBLIOGRAPHIE
- L’arrivisme industriel. — J. H. West
- traduit par Grener................... xi
- Les nouveaux générateurs de vapeur à . niveau d’eau multiples et indépendants. — J. van Oosterwyck .... xii Schlœmilchs Handbuch der Mathematik.
- Henke et Hega........................xii
- Die Elektrischer Anlagen der Schweiz.
- Siegfried Herzog....................xxiv
- Annuaire pour l’an 1905.....................xxiv
- L’Electricité à la portée de tout le monde
- Georges Claude. ....................xxiv
- Etude pratique des courants alternatifs simples et polyphasés et de leurs principales application industriel-
- les. — H. Chevallier.............lxviii
- Roues et turbines à vapeur. — K. Sos-
- nowski...........................lxviii
- Radio-Activity.—Fred Soddy....... lxxii
- Die Radioaktivitat. L. F. Guttmann . . lxxii
- L’année électrique, électrothérapique et radiographique.—Foveau de Cour-
- melles..................... lxxii
- La bobine d’induction. — H. Armagnat. cvm
- Manuel de l’ouvrier tourneur et fileteur.
- — J. Lombard................. cvm
- Causeries sur le Radium et les nouvelles
- radiations, Rayons cathodiques,
- Rayons X, Haute fréquence, T.S.F.
- etc. — G. Claude................. cvm
- Leçon sur l’Electricité. — Eric Gérard. exix La technique des courants alternatifs à l’usage des Electriciens et des Ingénieurs. — G. Sartori.................. cxlii
- Die Formelzeichen. — Olof Linders. . cxlii
- p.524 - vue 524/685
-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Abraham (Ii.). — Frein synchronisant
- électromagnétique................360
- Albaret (J.-L.). — Essai sur la tension économique des conduites souterraines à haut potentiel .... 28, 185
- Armstrong-Orling. — Récepteur de télégraphie ...............................LXVIII
- Atchinson (A.-F.-T). — Sur quelques propriétés des alternateurs sous diverses conditions de charge. . . 114 189
- B
- Barrera. — Méthode de mesure de la chute de tension dans les trans-
- formateurs .......................464
- Benischke. — L’influence de la subdivision de l’étincelle et de la capacité sur les décharges...............352
- Bethenod (J.). — Sur la théorie du moteur
- série compensé......... 161, 209, 250
- Notes sur le moteur shunt compensé monophasé.............' . . 321
- Blondel (A.). — Champ tournant des
- moteurs à répulsion............. 41
- Intégrateurs photométriques, Mésophotomètres et Lumenmètres ... 66
- La photométrie hétérochrome au moyen de photomètres à scintilla-
- tion ...........................233
- Communication sur les appareils fluxographes.................... ; 268
- Bolton (von) et Feuerlein. — La nouvelle lampe au Tantale............273
- Bordier. — Sur les rayons N ........... 58
- Boult. — Commutateur-adjoncteur à com-
- mande électrique pour batterie d’accumulateurs....................227
- Brochet (A.) et Petit (J.). — Contribution à l’étude de l’électrolyse par courants alternatifs..........................472
- O
- Chànoz et Perrigot. — Note sur les
- rayons N en réponse à M. Bordier. . 58
- Choulet. — Disjoncteur multipolaire automatique à minima...........................754
- Creedy (F.). — Les moteurs à courant
- alternatif à collecteur. ...... 477
- Crémieu et Malcles. — Recherches sur
- les diélectriques solides...........154
- D
- Dalemont (J.). — L’usure des turbines . . 281
- Danne (J.). — Sur un nouveau métal radi-
- fère................................358
- David. — Recherches oscillographiques
- sur un réseau à haute tension . . 431
- Drucbert (L.). — Application des diverses méthodes de détermination de la chute de tension des alternateurs. ..................... 401, 441 et 481
- Duddell. — Mesure des petits courants
- alternatifs de haute fréquence . . 360
- F
- Ferranti. — Appareils de mesures . . . lxxi
- Féry (Ch.h — Pendule électrique à échappement libre.............................. 358
- Feuerlein. — Voir Von Bolton.
- p.525 - vue 525/685
-
-
-
- 526
- L’È CL AI R AGE È L E C T RI QU E
- T. XLII. — N° 13
- Eisch (A.). — Contribution à l’étude des
- contacts imparfaits (Suite.). ... il
- G
- Gockel. — Emanations radioactives dans
- l’atmosphère.....................
- Grassot. — Communication sur les appareils fluxographes.......................
- Grob (Hugo). — Sur la loi des décharges •électriques dans l’air atmosphérique .....................................
- Guarini (E.). — Utilisation des vapeurs
- d’échappement................ 174,
- La ferme électrique de Quednau . .
- Guthe. — Nouvelle théorie sur le fonctionnement des cohéreurs .... Guilbert (C.-E). — Sur la détermination expérimentale de la f. e. m. de dispersion d’un enroulement.................
- Sur la théorie de la régulation des alternateurs ......................
- 100
- 268
- 98
- 213
- 336
- 236
- 223
- 339
- H
- IIalsey. — Eléments galvaniques. . . . .
- Harden (J.). — Contribution à l’étude du
- ’ fonctionnement des cohéreurs. . . 392
- Hérisson. — Sur un nouvel embrayage. . 358
- Hiecke. — Sur le calcul des transformateurs......................... 262
- Hirschauer. — Essais de transmission de
- courants continus à 70.000 volts . 315
- Hobart (II.-AI). — Sur une méthode de
- calcul des moteurs asynchrones 436
- Hodsox. — Expériences de résonance sur le fonctionnement du cohéreur simple.....................................
- J
- Johanneson. — Essai des transformateurs dans les stations centrales...............
- Îwjaust (L.). — Les phénomènes de viscosité magnétique dans les aciers doux industriels et leur influence magnétique sur les méthodes de
- 109
- K
- Kennely. — Essais des lignes téléphoniques à haute fréquence...................276
- L
- Lacau (L.). —Note sur les voitures à trans-
- mission électrique.................xxvi
- Lacroix. — Sur réchauffement des bobines inductrices.............................181
- Langevin. (P.). — Sur la théorie du magnétisme..................................... 157
- Sur les ions de l’atmosphère. . . . 357
- Latour (M). — Commutation au démarrage des moteurs à collecteurs, . 5
- Leblanc (M). — Sur les étouffeurs d’harmoniques...............................* 511
- Legros (L). — Calcul d’un réseau de distribution électrique. . . . 311 et 469
- Lemale. —• Auto-démarreur pour moteurs
- à explosion.........................138
- Léonard (C). — Variations, dans une période, du flux lumineux émis par un arc voltaïque alimenté par courant alternatifs............... 241, 287, 326
- Liebenow. — La quantité de radium de
- la terre. . , ................... . 181
- Lindquist. — Dispositif pour faire varier la résistance dans le rotor d’un moteur à induction..........................180
- Lombardi (L) et Melazzo (G). — Observations stroboscopiques sur les arcs à courant alternatif....................... 191
- Lohi (F). —• Sur un nouveau système de
- télégraphie.........................354
- M
- Mal clés, — Voir Crèmieu.................
- Melazzo. — Voir Lombardi. .......
- Meslin (G), — Sur les coefficients d’aimantation spécifique des liquides. 358
- Micheli. — Voir Sarazin.
- Mojieau (G). — Sur une nouvelle catégorie d’ions...............................155
- Morris. — Pertes d’énergie dans l’enveloppe métallique des câbles triphasés................................... * -188
- mesure
- 271
- p.526 - vue 526/685
-
-
-
- 1er Avril 1905.
- 527
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Mosler (Hugo). — Interrupteur à arc lu-
- mineux..........................471
- Mullendorf. — Calcul de circuits dérivés
- ouverts.........................103
- Détermination du périmètre d’action des points d’alimentation dans les réseaux de distribution de courant 230
- Muller. — Contribution à l’étude du
- moteur Winter-Eichberg........... 61
- Sur le calcul de la force électromotrice efficace des machines à courants triphasés.................378
- Munch (L.). — Des turbines à vapeur. Leur application au point de vue élec-
- trique .............. 257, 290, 332, 414
- N
- Niethammer. — Sur la commutation et la
- dispersion........................307
- Nordmanx (C.). — Mesure de la conductibilité des diélectriques au moyen des gaz ionisés......................155
- Nussbaumer. — La transmission des sons
- au moyen d’ondes électriques. . . 427
- O
- O’Keexan. — Compteurs pour courants
- continus.........................474
- P
- Papalexi. — Dynamomètre pour les oscillations électriques rapides.................395
- Pavie (G.). — Emploi des voitures de remorque dans les exploitations urbaines électriques. . . 197, 239, 318
- Pécheux (IL). —- Sur la thermo-électricité
- des alliages d’aluminium.......... 155
- Pellat (IL). — Champ magnétique auquel est soumis un corps en mouvement dans un champ électrique..................356
- Perrigot. —- Voir Chanoz ...............
- Peukert. — Nouveau détecteur d’ondes
- magnétiques........................232
- Prasch (A.). — Emploi des lignes télégraphiques. c .anime conducteurs de retour des lignes de signaux . . lxxviii
- R
- Revilliod (J.). — Sur les mesures d’isolements par la méthode de la perte de charge............................366
- Reyval (J.). —Matériel électrique exposé à St-Louis par la Société Alsacienne de Construction mécanique .... 481
- Righi (A.). — Expériences démonstratives
- sur la radio-activité............... 140
- Rogowski. — Contribution à l’étude graphique d’un système en étoile . . 107
- Rosset (G.). — Le phénomène de l’élec-
- trolyse.................. . 81, 128, 165
- S
- Sarasin, Tommasina et Micheli. — Sur la genèse de la radio-activité temporaire .......................................156
- Schoop (M. V.). — Contribution à la théorie de l’accumulateur Jungner-Edison...................................... 201
- Seiijt (Georg.). — Sur les surélévations de tension dans les lignes et appareils électriques............................346
- Slaby. — La détermination de transmetteurs de T. S. F............................. 30
- L’établissement de transmetteurs de . télégraphie sans fil...................381
- Slova. — La théorie de l’auto-transforma-
- teur................................. 56
- Steens (A). — L’installation électrique de
- la Stamperia Lombarda................ 90
- Installation électrique de la filature et tissanderie de laine Ilonegger et Sporri à Albino.....................297
- Steinmetz. — Les différentes méthodes et les systèmes d’utilisation du courant alternatif pour moteurs électriques de chemin de fer.....................395
- T
- Teichmüller. — Contribution à la théorie de l’échaufïement des câbles . 422
- Thohxtox. — Sur la réluctance des bobines d’induction sans fer.....................185
- Tommasixà. — Voir Sarasin................
- p.527 - vue 527/685
-
-
-
- 528
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLII. — N° 13.
- Towsend (F.). —Expériences photométriques sur le sélénium......................392
- V
- Valbreuze (R. de).— Les voitures électriques 45
- Les arcs au mercure...................121
- L’éclairage électrique des trains de
- chemins de fer...........361 et 407
- Sur les détecteurs d’ondes électrolytiques ..............................446
- Villard. — Sur les rayons cathodiques et
- les lois de réleetro-magnétisme. . 159
- Voege (W.). — Distances explosives dans les
- corps gazeux, liquides et solides. 460
- Voege (W.). — Sur la relation entre la
- distance explosive et la tension . . 463
- W
- Weddixg. — Progrès dans la technique
- de l’éclairage....................428
- Wehxelt. — De l’émission d’ions négatifs par les oxydes métalliques incandescents et les phénomènes qui
- s’y rattachent...................... 54
- Weichsel. — Le moteur série à courant alternatif considéré comme bobine de self-induction.................... 24
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA tCRTAUCHE
- Le Gérant: A. Boxnet.
- p.528 - vue 528/685
-
-
-
- Tome XLII.
- Samedi 7 Janvier 1905.
- 18' Année. — N° 1.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- /
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- La reproduction des articles de L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- LATOUR (M.). — Commutation au démarrage des moteurs à collecteurs........................... 5
- FISCH (A.). — Contribution à l’étude des contacts imparfaits (suite)........................ n
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et transformation. — Le moteur série à courant alternatif considéré comme bobine de self-
- induction, par Weichsel............................................................. 2.4
- Transmission et Distribution. — Essai sur la tension économique des conduites souterraines à haut
- potentiel, par John L. Albaret . . .................................................... 28
- Télégraphie et Téléphonie. — La détermination de transmetteurs de T. S. F., par Slaby.......... 3o
- Applications Mécaniques. — Les transporteurs élévateurs électriques du port de Marseille ....... 36
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES : . !
- Académie des Sciences. — Prix décernés à la séance publique annuelle du iy décembre igo/|...... 38
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles (Le VIIe Salon de l’Automobile)............................................. 11
- Bibliographie.................................................................................. xi
- |
- ri FABRIQUE SUISSE DE CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES J. I>l C MODZELL]WSKI & C,e FRIBOURG (Suisse) cos
- (Condensateurs Electriques à haute tension 1 I
- w O Breveté — Si "sr S Tr È IWC as: M 0 SCIC K. I — Breveté II
- Spécialité : Emploi des Condensateurs pour l’alimentation des moteurs triphasés par réseaux monophasés Modèles spéciaux pour Parafoudres, Télégraphie sans fil, Laboratoires et Electrothérapie Représentants pour la France: E. H. CADIOT & Cie, 12, rue Saint-Georges, PARIS
- p.r1 - vue 529/685
-
-
-
- II
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 7 Janvier 1905
- ERRATA
- Dans le n° du 3i décembre 1904, une erreur de composition a fait classer sous la rubrique Académie des Sciences l’analyse de l’article les moteurs à courant alternatif comme consommation diurne des stations centrales qui rentrait dans la rubrique génération et transformation de la Revue Industrielle et scientifique.
- D’autre part, à la page CLXYIII, il faut lire : Index bibliographique des principaux livres français intéressant Vélectricité, parus dans le 2e semestre 1904.
- NOTES ET NOUVELLES
- LE VIIe SALON DE L’AUTOMOBILE
- La locomotion automobile a pris aujourd’hui dans l’industrie une place si considérable, qu’il est impossible à une revue technique de paraître ignorer une manifestation comme celle du Salon. Ce salon tend, d’ailleurs, à devenir une véritable exposition industrielle :
- Dans un récent article il a été question des moteurs à gaz pauvre et des canots à pétrole ; il faut aussi signaler le groupe intéressant exposé aux serres de la ville de Paris, par la Cie Westinghouse, où un moteur à gaz de 126 chevaux à 3 cylindres commande un petit alternateur triphasé produisant du courant sous une différence de potentiel efficace de 5o.ooo volts : c’est la première fois qu’il nous est donné en France de voir un générateur à aussi haute tension.
- *
- * *
- Si on cherche, au point de vue locomotion, les idées dominantes, on s’aperçoit que non seulement il y a chez -les constructeurs une tendance générale à la perfection dans les détails et à l’élégance, — la voiture automobile, si inesthétique à ses débuts, a pris au fur et à mesure qu’elle s’équilibrait et se perfectionnait, une forme plus heureuse, — mais surtout une tendance à l’unité.
- Tout d’abord le châssis de la voiture automobile est aujourd’hui bien défini, et ses grandes lignes semblent devenues classiques.
- Ges châssis, fort allongés, sont presque tous en tôle emboutie. Le châssis en tôle emboutie est bâti par des spécialistes ; ceux-ci disposent seuls d’un
- outillage, qui serait économiquement, hors de proportion, avec le travail d’un constructeur isolé.
- La tôle emboutie se prête à des formes diverses et curieuses. Le châssis peut être de plusieurs pièces embouties séparément et réunies par rivu-res, il peut aussi être embouti dans une seule feuille de tôle qu’on découpe, relève et replie, pour former le châssis, ses traverses, les goussets de renfort des angles, etc..., et dont on joint les parties repliées par rivures ou soudure autogène.
- Les constructeurs qui bâtissent eux-mêmes leurs châssis adoptent soit le tube, soit le bois armé. La construction du tube est particulièrement simple : tout dépend de la qualité du métal, et du savoir faire apporté au brasage.
- Quant au bois armé, dans son mode d’emploi le plus perfectionné, il est constitué par une barre rectangulaire de bois dur et élastique, le frêne par exemple, enveloppé d’un tube d’acier de même profil qui l’enveloppe de toutes parts. Le bois desséché à la vapeur avant son introduction dans le tube, s’y regonfle et tout jeu entre le bois et le fer se trouve par conséquent impossible. Dans ces conditions, la résistance est énorme.
- Dans sa forme ordinaire, le châssis en bois armé est simplement constitué d’un longeron de bois adossé à une lame de tôle, placée verticalement et raidie par un rebord formant cornière.
- Les défenseurs les plus tenaces du châssis en tubes tendent à l’abandonner : il en est de même du bois armé que deux constructeurs seulement ont conservé.
- Les essieux qui portent le châssis sont de 1110-
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DES
- PERLES ÉLECTRIQUES WEISSMANN
- PARIS — 37, Rue Taitbout —><§>° Téléphone ia3-i3
- APPAREILS D’ÉCLAIRAGE PAR L’ÉLECTRICITÉ de grande décoration et de tous styles sans douilles ni culots (Système breveté en tous pays.)
- FRISES, GUIRLANDES et APPLIQUES POUR GLACES, LUSTRES, PLAFONNIERS, Etc.
- Modèles exclusifs et essentiellement nouveaux EXÉCUTION TRÈS RAPIDE SUR DESSINS DE MM. LES ARCHITECTES ET DÉCORATEURS
- Exposition de Saint-Louis, MÉDAILLE D'OR
- Salon de l’Automobile 1904 (Concours de Décoration des Stands) Grand Prix de l'Automobile Club de France (Stand Rotchkiss)
- p.r2 - vue 530/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 7 Janvier 1905
- III
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 --- Adresse télégraphique : ELIHÜ-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du cou-rantmaximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d'une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme II, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
- p.r3 - vue 531/685
-
-
-
- IV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 7 Janvier lt)05
- dèles divers. Certains essieux sont en tube creux, mais les plus nombreux ont une section de fer à I massif, plus facile à réaliser et plus logique, semble-t-il.
- Les ressorts de suspension sont aujourd’hui fréquemment munis de systèmes amortisseurs ; il semble que l’application de ces appareils, doive se répandre de plus en plus car leur utilité est indiscutable.
- L’emploi des aciers au nickel fait beaucoup de progrès ; un grand nombre d’essieux sont faits en ce métal, extrêmement résistant et tout à fait propre à la construction de pièces légères et de grande solidité.
- L’application des roulements à billes aux essieux et à toutes les parties tournantes est désormais réalisée sur la plupart des voitures ; on en trouve dans le moteur pour soutenir le vilbrequin, dans les boîtes de changements de vitesse pour soutenir les arbres moteurs et l’arbre auxiliaire, dans les roues directrices et motrices. La plupart des roulements employés sont du type DWF, avec grosses billes séparées par des ressorts à boudin, et roulant entre deux couronnes d’acier spécial. L’usure de ces roulements est insignifiante.
- Les moteurs sont pour la plupart des moteurs à explosion du type quatre cylindres. L’emploi du quatre-cylindres, qui conduit à une explosion motrice par tour, donne en effet un équilibrage parfait, et ne demande pas un grand volant : le monocylindre seul, dont la simplicité et l’économie rachètent le défaut d’équilibre, semble pouvoir rivaliser avec lui Quant au six-cylindres réalisé cette année par quelques maisons et qui essaie de doubler le quatre-cylindres pour les grandes dépenses d’énergie et par exemple pour les moteurs de canots, il ne réduit au minimum le poids du volant, qu’au prix d’une grande complication et d’une énorme dissipation de la puissance d’explosion.
- Le moteur à trois cylindres qui était apparu l’an dernier, et semblait devoir remplacer le quatre cylindres par son équilibre égal et son moindre
- prix de revient n’existe plus que chez un constructeur.
- S’il a donné satisfaction au point de vue mécanique, le trois-cylindres n’a pas été aussi satisfaisant au point de vue des frais de construction : son vilbrequin, dont les trois coudes ne sont pas sur le même plan, exige un travail de forge particulier et coûteux. En outre, tandis que le quatre-cylindres peut s’exécuter avec deux cylindres fondus ensemble et trois paliers au carter, le trois-cylindres exige quatre paliers et des cylindres fondus isolément.
- Le moteur à deux cylindres semble devoir disparaître.
- Voici une statistique concernant les moteurs et systèmes d’allumage, statistique faite sur 121 types de voitures :
- Puissance des moteurs jusqu’à 8 chevaux, j % ; de 8 à 20 chevaux, 3y % ; au-dessus de 20 chevaux, 56 % .
- Nombre des cylindres : 1 cylindre, 6%: 2 cylindres, 6 % 3 cylindres, 8 % ; 4 cylindres, 72 % ; plus de 4 cylindres, 5 % .
- Dans la presque totalité des cas, les cylindres sont verticaux et placés à l’avant.
- Réglage sur l’admission, 96 % ; sur l’échappement, 4 % •
- Système d’allumage: accum. ou piles, 16%; magnéto avec rupteurs, 44% ; magnéto avec bougies, 36 % ; divers, 4 %
- Le moteur d’explosion est presque universellement à essence. L’alcool, gêné par les exigences fiscales, n’existe qu’à l’état d’expérience ; quant au pétrole lampant, qui pourrait donner l’économie du prix de revient, il est inutilisable dans le carburateur ordinaire, au moins pour une marche prolongée ; ne se vaporisant pas lors de la pulvérisation, il arrive en gouttelettes dans le cylindre, ne se volatilise qu’à demi sous l’influence de la compression, et encrasse les soupapes et les bougies.
- Parmi les moteurs à quatre cylindres, le plus grand nombre est encore à cylindres jumelés, et
- Portatif d’Essais d’isolement I
- SYSTÈME EVERSHED I
- Peut être employé par un homme seulement. a
- Il n'y a qu’à tourner la manette et lire. S
- appareil est universellement employé depuis /J ans 9
- EVERSHED & VIGNOEES, ED I
- ACTÜN LANE WORKS I
- Chiswick. London W. S
- Seuls Représentants pour la France
- E.-H. @RDI©T & Q13
- 12, rue Saint-Georges, PARIS
- p.r4 - vue 532/685
-
-
-
- Supplément à VEclairage Electrique du 7 Janvier 190.'>
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans (Clapets
- i
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET D’IIVVEIVTIOIV S. G. D. G.
- BIT
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- lO à 5.000 eHEYHUX
- 8PÉCIMEN8 D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “Perrier”.......................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369...........................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)............
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon.............................................. .............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............................
- Arsenal de Bizerte (Station E'ectrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle..........................................» .
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau .............................
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) ....
- Etablissement National d’Indret..............................................
- Port de Rochefort......... ..................................................
- Etc., etc.
- machines
- 2
- 2 —
- 4 —
- 6 —
- 5 —
- 4
- 6
- 9 —
- 2 —
- 2 —
- 5 —
- I -
- 1 —
- 2 —
- chevaux
- 6.800 -
- 4.000 —
- 600
- 2.270
- 1.660 —
- 1.600 —
- 1.350 —
- 880 -
- 800 —
- 600 —
- 580 —
- 400 —
- 400 —
- 350 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sï An!e des Établissements DELAUNAY BELLEVILLE
- Capital : SIX MiUIONS de Francs
- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- A <li esse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-siir-Seine
- p.r5 - vue 533/685
-
-
-
- VI
- Supplément h L’Eclairage Electrique du 7 Jnnvier 1905
- la minorité à cylindres séparés. Les premiers coûtent moins cher à établir, occupent moins de place et sont plus légers ; les seconds permettent une fabrication plus précise et une plus grande facilité de démontage et de réparation, mais sont plus lourds, plus encombrants et plus coûteux : ils ont cependant le grand avantage d’offrir la possibilité d’appuyer le villebrequin sur cinq paliers, tandis qu’avec des cylindres groupés deux par deux, le villebrequin ne peut s’appuyer que sur trois paliers et les têtes de bielle travaillent en porte à faux. Les chemises rapportées en cuivre pour la circulation d’eau qui, l’an dernier, semblaient devoir se répandre, ont à peu près disparu ; dans presque tous les moteurs, l’enveloppe est venue de fonte avec le cylindre. Les moteurs à longue course et à allure lente ne sont plus employés ; d’une façon à peu près uniforme, la course est égale à l’alésage et la vitesse de rotation dépasse 1000 tours. Les soupapes d’aspiration sont commandées mécaniquement dans presque toutes les voitures; il est inutile de rappeler le grand avantage que présente ce système, grâce auquel la soupape s’ouvre et se ferme toujours au bon moment, sans que son fonctionnement
- dépende du caprice d’un ressort ou de la présence d’un grain de poussière.
- Le graissage de tous les organes est fait sous pression ; le graissage des cylindres et têtes de bielle est toujours fait par barbotage, mais certains constructeurs ont pris le soin de sectionner le carter du moteur en 4 compartiments, de façon à ce que chaque piston ait son graissage individuel. Ce dispositif a pour but d’éviter le manque de graissage dans les côtes ou les descentes, dans lesquelles l'huile tend à affluer vers un bout ou l’autre du carter.
- L’allumage par magnéto se répand de plus en plus et est appliqué même aux moteurs monocylindriques de motocyclette. L’ancienne magnéto à rupture est fréquemment remplacée par la magnéto à bougies qui offre le grand avantage de ne pasnécessiter de pièces en mouvement dans l’intérieur du cylindre.
- Les carburateurs ont subi très peu de modifications; quelques constructeurs les ont rendu absolument automatiques ainsi que l’avance à l’allumage, et ont ainsi pu réduire à une le nombre des manettes que le conducteur est forcé de manœuvrer.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-OHÉRUY (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
- Barres — Bandes — Bandelettes Lames pour collecteurs Conducteurs électriques nus et isolés Ébonite — Caoutchouc industriel et pour vélocipédie
- M. npr i I et T PARIS: 19, rue Didot — DOUAI: Boulevard Vauban
- aison DnLUÜL I Société Anonyme — Capital : 4.000.000
- Turbines à vapeur Turbines alternateurs
- Puissances normales 600, 1.000, 2.000, 3.000 chevaux et au-dessus Turbines dynamos
- p.r6 - vue 534/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 7 Janvier 1905
- VII
- L’embrayage et les boîtes de changement de vitesses sont restés les mêmes \ un constructeur a adopté un embrayage à plateaux entièrement métalliques, un autre a étudié un embrayage formé d’un segment de fonte mobile dans une boîte de même métal ; un modèle de voiture est muni d’un embrayage magnétique à plateaux, analogue au premier embrayage de Bovet ; enfin, un nouveau changement de vitesse électromagnétique, breveté par Gasnier, est appliqué sur quelques véhicules.
- La commande de l’essieu AR par cardans ou par chaîne n’a pas varié ; chaque constructeur est resté fidèle à celui des deux systèmes qu’il avait adopté. Un châssis est muni d’une commande du différentiel par une vis sans lin et un autre porte un dispositif de changement de vitesses avec trois prises directes, permettant de donner aux roues arrière, le carrossage si utile pour l’élégance de la voiture.
- Presque tous les radiateurs sont cellulaires avec ventilateurs ; le refroidissement par thermo-siphon ne compte que deux défenseurs 5 tous les autres constructeurs emploient une pompe commandée ordinairement par engrenages. D’une façon générale, la surface de refroidissement et la quantité d’eau employée ont été sensiblement augmentées.
- Plusieurs véhicules destinés aux transports industriels et aux services publics sont bien conçus et bien étudiés. Il est regrettable que la plupart des constructeurs aient systématiquement laissé de côté ce type d’automobile qui, croyons-nous, peut rendre les plus grands services. 11 ne s’agit pas de construire d’énormes camions susceptibles de transporter des charges considérables, mais bien des fourgons capables de porter 2 à 3 tonnes et ne pesant pas plus de i5oo ldi. Il semble que, dans cet ordre d’idées, un moteur d’une dizaine de chevaux, permettant une vitesse maxima de 20 kilomètres à l’heure, suffise amplement à résoudre la question : le point capital est d’avoir un moteur indéréglable, très robuste et très simple, fonctionnant de préférence au pétrole lampant.
- Les voitures à vapeur ont fait un progrès sensible : Serpollet a placé à l’avant le moteur de sa voiture, considérablement simplifié la chaudière et rendu la manœuvre extrêmement simple par l’emploi d’un petit cheval alimentaire commandant les pompes à eau et à pétrole.
- En résumé, l’année qui s’écoule a été consacrée au perfectionnement et à la mise au point des dispositifs imaginés dans les deux années précédentes, et la voiture automobile tend désormais vers un type nettement défini.
- J. R.
- La voiture électrique. — Notes sur les châssis et les transmissions.
- La voiture électrique présente certains types et certaines dispositions intéressantes.
- Au point de vue de l’utilisation, la voiture électrique reste encore dans le domaine du luxe. Les carrosseries en sont sensiblement unifiées, ne sortant pas du coupé ou du laudauîet rappelant par leur forme les mêmes voitures attelées. Cette forme est, en effet, très pratique puisqu’elle est à entrée latérale — condition indispensable pour des voitures de ville utilisée par des dames — et que le laudauîet peut se découvrir l’été. Les carosse-ries interchangeables sont définitivement abandonnées.
- De plus, cette forme comporte naturellement deux coffres, l’un sous le siège du conducteur, l’autre sous la banquette arrière qui constituent des places toutes trouvées pour les accumulateurs sans contrarier la ligne de la voiture.
- Notons seulement au point de vue carrosserie un ou deux essais d’imitation de la voiture à pétrole avec capot à l’avant contenant des accumulateurs
- L’empattement de la voiture se trouve alors augmenté, ce qui gêne pour sa maniabilité, et surtout, il est impossible d’avoir une bonne répartition à la fois à vide et en charge, le poids des
- pour
- Voitures Electriques ! Stations Centrales Eclairage des Habitations Allumage des Moteurs
- Exposition Universelle 11)00 Médaille d’Aryen(
- Bureaux et Usine: 27,
- rue
- Téléphone : 337-38
- p.r7 - vue 535/685
-
-
-
- VIII
- Supplément à L’Éelairage Électrique du 7 Janvier 1905
- voyageurs étant presque entièrement porté sur l’essieu arrière, tandis que, dans les laudaulets, le centre de gravité de la charge variable peut coïncider avec le centre de gravité de la voiture à vide, et être tel que la répartition soit de 45 % sur l’avant et de 55 % sur l’arrière. Ce sont là, en effet, les répartitions à donner pour obtenir le
- minimum de dérapage et une adhérence suffisante.
- Gomme forme curieuse de voiture citons la petite voiture à avant cab qui abrite complètement son conducteur et qui n’a pas un aspect désagréable malgré sa trop grande nouveauté.
- Au point de vue des voitures de commerce plu-
- >•: ,;‘o i )
- Voilure à avant cab
- sieurs tentatives ont été faites, au moins sur les catalogues; mais ce ne sont guère que des châssis de luxe transformés peu ou point. Ceci n’a rien d étonnant si l’on pense qu’en prenant une voiture de luxe, lui enlevant sa carrosserie qui pèse 4oo kilos et sa charge utile de quatre voyageurs ou 3oo kilos et remettant une caisse de livraison sur le châssis ne pesant que 200 kilos on se trouve avoir une voiture pouvant porter 5oo kilos de charge utile. Si l’on joint à cela une diminution de la vitesse, la voiture de livraison est parfaite. Le transport de charges supérieures n’est guère usité, à Paris du moins; et cependant il n’y a aucun obstacle à cette réalisation avec des bandages pleins et des moteurs à transmission par chaîne.
- La voiture employée par l’administration des postes et dont Y Éclairage Électrique a donné une description complète fait partie de cette dernière catégorie.
- Pour les châssis, la diversité est aussi grande que possible. C’est que si les voitures à pétrole sont presque toutes venues au châssis en tôle emboutie, au moins pour les maisons de quelque importance, les prix demandés pour l’établissement
- des matrices sont si élevés que le nombre des châssis doit être assez grand pour ne pas revenir cher. En sorte que deux maisons électriques seulement ont adopté ce châssis.
- Les autres sont en bois armé ou en fers U, assemblés par cornières rivées, ou sou-dées à la soudure autogène ; procédés facilement applicables sans matériel spécial.
- La suspension est très généralement composée d’une paire de ressorts plats à rouleaux, à l’avant,
- -----------------------
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société Anonyme, Capital I .(>00.000 fr. Siège Social : 48, Rue de la Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN. 47. rue d’Amiens. — LYON. 106, rue de l’Hôtel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62. rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- p.r8 - vue 536/685
-
-
-
- Supplément à L’Eciairage Electrique du 7 Janvier 1905
- IX
- MATÉRIEL
- POUR
- Suspension de lampe à arc
- Coupe de la gorge poulie
- Câble souple acier galvanisé (Charge de rupture du métal 70 k. p°r m/m?)
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- TOUTE L’ANNÉE
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l'Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le pmquebot de la malle de l'Inde).
- Calais-Marse:lle-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebo's de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Vintimille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de Ire classe, lits-salon et sleeping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Eugadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et Intcrlaken.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- L’HIVER A ARCAEHOA, BIARRITZ
- DAX, PAU, ete.
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR INDIVIDUELS ET DE FAMILLE cle toutes Olasses
- Il est délivré toute l’année par les gares et stations du réseau d’Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France :
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 % en lro classe et 20 % en 2e et 3e classes ;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grand'mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 %> du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
- p.r9 - vue 537/685
-
-
-
- X
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 7 Janvier 1905
- et d’une paire de ressorts à crosse, à l’arrière. Le choix de ces derniers tient à l’élégance de leur forme, ainsi qu’à la facilité qu’ils procurent de mettre l’essieu arrière à l’aplomb du coffre arrière. Ceci est très commode pour obtenir une bonne répartition de la charge.
- On sait tout l’intérêt que présente, pour des voitures de grand luxe, la suspension. Et sur ce point nous ferons une remarque qui n’est généralement pas observée par les constructeurs, à savoir que les essieux arrières lourds donnent lieu à une mauvaise suspension, si bons que soient les ressorts.
- Nous entendons ici par essieu, non seulement le corps de l’essieu, mais, les roues, les freins, et toutes les parties qui s’y rattachent, en particulier, s’il y a lieu, les ou le moteur, pour leur totalité ou non -, en un mot, les parties non suspendues rattachées à l’essieu arrière.
- Lorsque la voiture passe un cahot, l’essieu est lancé en l’air avec une vitesse indépendante de sa masse. Cette lancée de l’essieu contre la caisse est amortie par les ressorts, mais la caisse n’en prend pas moins une vitesse verticale qui représente le choc transmis au voyageur. Or, cette vitesse d’après la théorie du choc de deux corps parfaitement élastiques est égale à la vitesse précédente multipliée par le rapport de la masse de l’essieu à la somme des masses de l’essieu et de la caisse. Il en faut conclure que les essieux doivent être légers pour donner une bonne suspension; et que la suspension sera d’autant meilleure que le poids de la caisse à barrière où sous les voyageurs sera plus grand.
- Cet allègement de l’essieu profite de plus au point de vue traction, l’effort de traction des parties suspendues étant plus faible que celui des parties non suspendues, surtout sur mauvais terrain.
- Comme châssis particulier nous citerons le châssis des voitures Scheele récemment importées à Paris. Il rappelle beaucoup celui des voitures Columbia
- appartenant à « l’électromotion » et que l’on voit actuellement rouler à Paris et à Londres. Comme elles, il comporte un essieu cylindrique droit portant les deux moteurs. Cet essieu arrière est relié à l’avant par deux tubes qui, dans le châssis Scheele, viennent s’articuler sur l’essieu avant en son milieu, tandis que dans le châssis Columbia ces tubes viennent non loin des roues et sont fixés à l’essieu par des coussinets ayant comme direction la diagonale des points d’attache ; ceci pour permettre à une roue de se lever seule sans qu’il en résulte de flexion du faux châssis. Les ressorts qui relient la caisse à chacun des deux essieux sont des ressorts doubles pincettes. On obtient ainsi une liberté complète des essieux par rapport à la caisse Les moteurs sont fixés à l’essieu par deux colliers et en un point de chaque barre de liaison ; le moteur fait donc corps avec le faux châssis ; les démarrages et freinages produisent, dès lors, une accélération ou un ralentissement de ce faux châssis qui n’est transmis à la caisse que par les ressorts pincette qui ont une certaine souplesse dans le sens de leur longueur, en basculant. Il ne faut d’ailleurs pas exagerer ce mouvement, sinon on obtient un coup de tangage désagréable, à l’arrêt surtout, semblable à celui qui se produit sur les tramways de l’Etoile à Montparnasse qui sont montés de la sorte. Mais, sauf cette remarque dont il ne faut pas s’exagérer l’importance, la suspension ainsi fournie est exellente.
- (A suivre}.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Transport de force entre Moutiers et Lyon. —
- La Société grenobloise de force et lumière a décidé d’établir un transport de force entre Mou-tiers (Tarentaise) et Lyon, destiné à actionner les tramways électriques de cette dernière ville, dont les dynamos sont actuellement commandées par des machines à vapeur. La C'e de l’Industrie Electrique et mécanique de Genève vient d’être char-
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système ROC H E FO RT
- xVdopté par la. Guerre, la Marine et les» Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement
- POSTES COMPLETS ~ ORGANES SÉPARÉS
- ÉLECTRICITÉ MÉDICALE, brevets Rochefort
- . Société anonyme MORS, 48, rue du Théâtre (XVe arr1). — Téléphone 710=43
- Catalogues, Devis, Renseignements, franco sur demande
- p.r10 - vue 538/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 7 Janvier 1905
- XI
- gée par la Société grenobloise de la fourniture de l’équipement électrique complet de l’usine génératrice de Moutiers qui comprendra 4 paires de dynamos doubh s avec accessoires, et aussi de l’équipement de l’usine réceptrice qui sera située à Lyon même, et comprendra 5 groupes de moteurs doubles avec tous leurs accessoires.
- Il s’agit de transmettre une force hydraulique de 6.3oo chevaux à la distance de 180 kilomètres, laquelle n’a encore jamais été atteinte, du moins en Europe dont ce sera, par conséquent, le plus long transport de force. Pour résoudre ce problème, la préférence a été donnée au système à courant continu à très haut voltage dit système série, qui a déjà trouvé son application dans de nombreuses installations, en dernier lieu pour le transport
- de force de St. Maurice (Valais) à Lausanne (58 kilomètres) où il a donné les meilleurs résultats. Son principal avantage réside dans l’économie qu’il permet de réaliser dans l’établissement de la ligne.
- Entre St-Maurice et Lausanne, le voltage maximum atteint 22.000 volts, tandis qu’entre Moutiers et Lyon, il ira jusqu’à 66.960 volts lorsque les usines travailleront à pleine charge. Cette tension sera également la plus élevée qui ait été atteinte jusqu’à présent en Europe, et permettra de transporter ces 6.3oo chevaux à la distance de 180 kilomètres au moyen de deux simples fils de cuivre de chacun 9 millimètres de diamètre.
- A l’entrée à Lyon qui se fera par deux câbles souterrains très fortement isolés et armés, la tension sera encore de 00.000 volts
- .1. H.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- L’arrivisme industriel. (Europe et Amérique), par J. H, West, ingénieur, ancien rédacteur de la Elektro-techénischen Zeitschrift, traduit de l’allemand par Ed. Gresser, ancien inspecteur principal des postes et télégraphes. Un vol. in-16 de 70 pages: 1 fr. 5o. Veuve Ch. Dunod, éditeur.
- Nous avons signalé l’original « Ilic Europa; Hic
- América ! (voir tome XXXIX n° du 9 avril 1904) par une note à laquelle nous renvoyons le lecteur. Cette petite brochure, documentée et précise, expose nettement les conditions de la concurrence industrielle entre l’Amérique et les nations continentales.
- CHEMINS DE FER DE L OUEST
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et Newhaven
- PAH LA GARE SAINT-LAZARE B
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours f dimanches et fêtes compris ) et toute l’année Trajet de jour en 8 h. 1/2 (1” et 2e classes seulement)
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours. l'° classe .... 43 fr. 25
- 2e classe .... 32 »
- 3° classe .... 23 25
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois 1” classe .... 72 fr. 75
- 2e classe .... 52 75
- 3e classe .... 41 50
- MM. les Voyageurs effectuant, de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en l™ classe ; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour en 2e classe.
- Départs de Paris-Saint-Lazare .
- Arrivées 1 , , .. . ,
- . t London-Bridge.
- . , 1 Victoria..........
- Londres J
- ^dertS ^ London-Bridge
- , , ( Victoria . . . .
- Londres )
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre .
- IO h. 20 m. 9 h. s
- 1 h. s. 1 h. 40 m
- 1 h. s. 7 h. 5o m
- IO h. m. 9 h. s
- IO h. m. 8 h. 5o s
- 6 h. 4° s. 7 h. i5 m
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de l,e et de 2" classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lro classe à couloir des trains dé nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. p ar place. Les couchettes peuvent être retenues à l'avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l'Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANËE
- RELATIONS DIRECTES ENTRE PARIS & L’ITALIE (via Mont-Cenis)
- BILLETS D'ALLER ET RETOUR Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise Florence, Rome et Naples
- (viâ Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modane)
- De Paris à : 1™ Cl. . 2* Cl. 3" Cl.
- Turin 147 » 106 15 69 25
- Milan 164 80 116 75 » I
- Gênes 169 80 121 40 » Validité : 30 jours.
- Venise 216 35 153 75 » I
- Florence 217 40 154 80 »
- Rome 266 90 189 50 — 45 jours. B H
- Naples 315 50 223 50 »
- La durée de validité des billets valables 30 jours peut être prolongée de 15 jours et celle des billets valables 45 jours peut être prolongée de 22 jours, moyennant le paiement d’un supplément égal à 10 °/„ du prix du billet (cette prolongation ne peut être accordée que par les gares de départ et de destination du billet).
- D’autre part, la durée de validité des billets d’aller et retour de Paris à Turin est portée gratuitement à 60 jours lorsque ces billets sont délivrés conjointement avec un billet de voyage circulaire intérieur italien ou avec un billet d’aller et retour “ Turin-Palerme ”, ou encore lorsque le voyageur justifie avoir pris, à Turin, soit un billet de voyage circulaire italien, soit un billet d’abonnement spécial italien.
- Arrêts facultatifs. — Franchise de 30 kilog. de bagages sur le réseau P.-L.-M.
- Trajet rapide en lre et 2e classes, de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise et Rome, sans changement de voiture.
- p.r11 - vue 539/685
-
-
-
- XII
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 7 Janvier 190à
- Les Nouveaux générateurs de vapeur à niveaux d’eau multiples et indépendants, par J. Van Ooster-wyck. ingénieur. Brochure in-4 de 3a pages, avec 77 figures : 3 fr. Veuve Ch. Dunod, éditeur.
- Cet ouvrage expose les lois et principes de la vaporisation, la formation, la forme et le chemin des bulles de vapeur, les mouvements d’une masse d’eau en ébullition, les causes de ces mouvements, l’influence de la surface libre d’évaporation.
- Les divers types fondamentaux des chaudières actuelles y sont consciencieusement examinés : Chaudières à bouilleurs ; chaudières à foyer intérieur, à tubes (ialloway, à tubes de fumée ; chaudières multitubulaires 5 ainsi que les tubes Field, les vaporisations apparentes et réelles, les entraînements d’eau, les générateurs à niveaux d’eau multiples et indépendants.
- Après avoir exposé l’application rationnelle des principes de la vaporisation, l’auteur examine ce qui se passe lorsqu’on alimente ces générateurs, le mode de formation de la vapeur, le chemin parcouru par la vapeur pour arriver au dôme, les avantages de la suppression des joints. La brochure se termine par une étude du chauffage naturel et mécanique et l’examen des causes diverses d’explosion de chaudières avec le moyen de les prévenir.
- Schlœmilchs Handbuch der Mathematik, 2'édition. Publié par Prof. Dr. R. Henke et Dr R. Heger.
- — Tome /, Mathématiques élémentaires, un vol. gr. in-80 de XII-611 pages et 'ô-2i figures (prix 20 marks broché; 22 marks, relié). Tome II, Mathématiques supérieures, lrt partie, un vol. gr. in-8°de VIII—765 pages, 281 figures dans le texte et 12 planches hors-texte (prix, 20 marks, broché; 22 marks relié). Leipzig, Johann Ambrosius Barth, éditeur.
- Le Schlœmilchs Handbuch der Mathematik est universellement connu et apprécié. Sa première
- édition date de 1879-1881. C’est donc avec une grande impatience qu’on attendait sa seconde édition. Les tomes I et II sont déjà parus; le tome III ne tardera certainement pas à paraître. Il nous sera difficile d’analyser en détail les parties essentielles de ce précieux ouvrage, mais nous essaierons d’indiquer, les parties caractéristiques de cette nouvelle édition. Le tome I est consacré aux mathématiques élémentaires ; il débute par l’arithmétique et l'algèbre dont la première partie est consacrée aux opérations de T arithmétique générale (p. 4 à 78; la dernière partie traite des équations (p. 78 à 135 ; la troisième partie contient l’analyse combinatoire et les déterminants (p. 135 à 21 1). Vient ensuite la géométrie plane, dont le chapitre sur les congruences est très intéressant (pp. 222 à 266). La' trigonométrie (p. 417 à 5o 1 )
- . sépare la géométrie plane de la géométrie dans l’espace (pp. 5oi à 611) qui termine le ier volume. Le chapitre relatif à la trigonométrie diffère essentiellement de la rédaction de la irU édition, et il est vraiment remarquable comme rédaction. En ce qui concerne le chapitre relatif à la géométrie dans l’espace, la simplicité et la concision des démonstrations sont deux caractères qu’il faut remarquer. Le tome II, qui traite des mathématiques supérieures, a également été remanié. Il débute par la géométrie descriptive (p. 3 à io5) due à la
- plume de M. 11. Heger; le deuxième livre est consacré à la géométrie analytique plane (pp. 109 à 338) due également au travail de révision de M. 11. IIeger. La géométrie analytique dans l’espace (p. 341 à 55o) est remarquable comme clarté et élégance de démonstrations. Enfin le dernier chapitre de ce tome II s’occupe du calcul différentiel.
- Le tome III qui ne tardera pas de paraître sera également consacré aux mathématiques supérieures.
- E. N.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur dés Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l'Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CATALOGUES i-<’KAXCO — LJÉJPllO^IE: 571-04
- m
- p.r12 - vue 540/685
-
-
-
- Tome XLII.
- Samedi 14 Janvier 1905.
- 13* Année. — N° 3.
- 'T 9 r
- Ibeiamrag*
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- ues
- ecaniques
- ermiques
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- BLONDEL (A.). — Champ tournant des moteurs à répulsion................................................. 4i
- DE VALBREUZE (R.), — Les voitures Électriques. . ..................................................... 45
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — De l’émission d’ions négatifs par les oxydes métalliques incandescents et
- les phénomènes qui s’y rattachent, par Wehnelt. ...................................................... 54
- Génération et Transformation. — La théorie de l’auto-transformateur, par Slova.............................. 56
- Contribution à l’étude du moteur Winter Eichberg, par Muller............................................... 6i
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Association Internationale des Electriciens. — Communication de M. Blondel, sur les Intégra
- leurs Photométriques, Mésophotomètres et Lumenmètres........................... 66
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles. —• Le VIL Salon de l’Automobile (suite). — L’exposition de Saint-Louis .... xiv Bibliographie........................................................................ xxiv
- II
- H a, ai O O FABRIQUE SUISSE DE CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES J. 1 >i: MODZELEWSKI & O16 FRIBOURG (Suisse) (Condensateurs Electriques à haute tension Breveté — S» S T È e ivi o S C2 X C3 I£ I — Breveté Spécialité : Emploi des Condensateurs pour l’alimentation des moteurs triphasés par réseaux monophasés Modèles spéciaux pour Parafoudres, Télégraphie sans fil, Laboratoires et Electrothérapie Représentants pour la France: E. H. CADIOT & Cie, 12, TU6 Saint-Georges, PARIS O O CO II h*
- i
- p.r13 - vue 541/685
-
-
-
- XIV
- Supplément à L'Ëêlàirkge Électrique du 14 Janvier 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- LE VII' SALON DE L’AUTOMOBILE
- La voiture électrique. — Note sur les châssis et les transmissions (suite)'.
- Au point de vue du mode de transmission du mouvement du moteur électrique aux roues, le Salon réunit les systèmes les plus divers.
- C’est qu’en effet les électriciens ont fourni aux constructeurs de bons moteurs, à intervalle de vitesse suffisamment grand, mais tournant généralement entre 1,000 et i,5oo tours. Il a donc fallu étudier le moyen de réduire cette vitesse jusqu’aux i3o tours que fait une roue de 90 centimètres de diamètre à la vitesse de 22 kilomètres à l’heure. Mais le bruit a empêché, dès le début, les solutions simples par] réduction directe, et comme le silence est la première qualité d’une voiture électrique, il a fallu chercher d’autres modes de transmission, quitte même à torturer le rrîdteur électrique.
- La première solution, la plus simple qui se présente à l’esprit, est de réduire directement par un pignon denté fixé sur le moteur attaquant une couronne dentée fixée à la roue. Mais pour éviter le bruit, l’expérience a indiqué qu’il faut employer des pignons à engrènement intérieur de moins de i4 dents et extérieur de moins de i5 à 16 dents. Ceci conduit, pour des couronnes de dimension raisonnable, à des moteurs ne faisant que 900 ou 1000 tours. C’est la solution des voitures Columbia.
- Pour celles-ci, le moteur est rigidement fixé au faux-châssis dont nous avons déjà parlé, la distance des centres du pignon et de la couronne est rigoureusement constante et il a été possible d’employer une couronne en fonte avec pignon en
- I1) Voir 1 Eclairage Electrique, page VII,
- acier portant en son milieu une simple bande de cuir antivibratrice.
- Mais lorsque le moteur est mobile autour de l’essieu, comme il est impossible d’obtenir, vu la flexion très notable des essieux, une équidistance absolue des centres du pignon et de la couronne dans toute position possible du moteur autour de l’essieu, il a fallu employer des engrenages non métalliques pour éviter le bruit.
- La maison Krieger et la société l’Electrique emploient des couronnes en fibre avec pignon en acier. La denture est hélicoïdale extérieure avec une inclinaison de 10 à 12 degrés. La denture seule de la couronne est en fibre ; elle est montée dans une mâchoire démontable qui constitue la roue elle-même et porte les bras. Les diamètres de ces couronnes ne sont pas très grands, mais la maison Krieger, mettant ses moteurs à l’avant, attaque une roue de faible diamètre, tandis que l’Electrique a les roues arrière motrices, elle attaque donc une roue de grand diamètre ce qui la contraint à mettre ses moteurs en tension pour la marche normale, ceux-ci faisant 1,800 tours sous 80 volts à charge normale.
- La maison Mildé emploie un moteur à 1.B00 tours, une grande couronne et un pignon de i4 dents pour une roue motrice de 87 centimètres de diamètre. La denture est droite au pas diamétral de 3,5. La couronne est en fibre et le pignon tout en acier, ou bien la couronne est en fonte et le pignon en cuir vert. La largeur de cette denture est de 4o centimètres.
- Une autre transmission, qui a beaucoup de vogue à cause de son silence, est la transmission par cardan et essieu différentiel. Elle a été adop~ tée d’abord dans les voitures de la Société des électromobiles. Dans ces voitures, l’essieu arrière est différentiel. Il est attaqué par un arbre por-
- p.r14 - vue 542/685
-
-
-
- Supplément h L'Eclairage Electrique du 14 Janvier 1905
- A V
- Compagnie Française ponr l’Exploitation des Procédés
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 —-Adresse télégraphique : ELIHU-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw. triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 0,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la ligure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à îa main que dans des conditions très rar .s; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- *
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
- p.r15 - vue 543/685
-
-
-
- XVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 14 Janvier 1905
- tant un double joint à la cardan allant d’un bout à l’autre de la voiture, horizontalement. Cet arbre est attaqué, à la hauteur du siège du conducteur, par une chaîne varietur qui donne une première démultiplication entre le moteur placé sous le siège du conducteur et cet arbre. L’autre démultiplication est faite sur l’essieu arrière par un pignon d’angle attaquant la couronne du différentiel. Le moteur peut donc être un moteur rapide. Il est à deux collecteurs.
- Dans les voitures Garcin et Renault, la première démultiplication est supprimée et le moteur attaque directement l’arbre qui porte les cardans. Le moteur est fixé rigidement au châssis dans son axe. Il est également à deux collecteurs. Le moteur, vu sa faible vitesse de rotation, est assez volumineux.
- La présence des deux collecteurs est indispensable pour permettre au moment du démarrage, surtout en côte, d’augmenter le nombre de fils sur l’induit pour obtenir un couple moteur suffisant sans être obligé d’avoir un flux énorme nécessitant un volume de fer trop considérable, ni de demander à la batterie d’accumulateurs un courant trop fort.
- Ge que nous venons de dire ne s’applique d’ailleurs pas spécialement aux voitures à transmission par essieu différentiel, mais bien à toutes voitures ne possédant qu’un moteur.
- Nous en trouvons un autre exemple au Salon sur une ancienne voiture de la Compagnie générale, que le taximètre vient de faire sortir de son hangar d’Aubervillers pour tenter un nouvel essai dans Paris, sous les auspices de ce tarif plus rémunérateur que l’ancien. Il est en effet de i fr. 5o pour les premiers 1.200 mètres et de 5o centimes pour les kilomètres suivants. Dans cette voiture, le moteur, à deux collecteurs, attaque par
- un pignon de cuir de 7 centimètres de longueur un engrenage droit à l’intérieur duquel est fixé le différentiel. Aux extrémités de l’arbre portant le différentiel se trouvent fixés les deux pignons de chaîne. Tout cet ensemble du moteur et de l'arbre intermédiaire, est fixé sur un bâti, mobile lui-même, autour de deux tourillons fixés sur l’essieu, et dont l’axe coïncide avec l’axe des fusées. Ge bâti est suspendu d’autre part au châssis de la voiture par des ressorts destinés à adoucir les démarrages. Le moteur a ainsi presque tout son poids sur l’essieu. La chaîne employée est du type varietur, en raison de la grande démultiplication qui existe entre l’arbre intermédiaire et la roue. Le moteur fait environ 1800 tours.
- La chaîne ordinaire reste encore employée sur les voitures lourdes munies de caoutchoucs pleins, ou même de bandages ferrés. Le moteur est alors rigidement fixé au châssis 5 il parte une première réduction par engrenage et la constance de la distance du centre du pignon de chaîne à l’axe de l’essieu est assurée par un tirant de chaîne comme dans toutes les voitures à pétrole à chaînes. Le moteur participe ainsi à la suspension de la voiture.
- Un dernier mode de transmission consiste à fixer le moteur sur l’essieu arrière. Celui-ci se compose alors, — comme tous les essieux différentiels employés dans les voitures à pétrole, — de deux demi-tubes creux portant, venus de fonte, les patins de ressorts et réunis entre eux par une forte boîte bien nervée dans laquelle se trouve le différentiel. Les deux demi arbres sur lesquels sont emmanchées les roues viennent se fixer sur les deux plateaux du différentiel. Le moteur attaque directement, soit par engrenages droits et pignon en cuir, soit par engrenages à chevrons à denture très inclinée, la couronne du différentiel.
- M. nn ETf* I B CT PARIS: 19, rue Didot — DOUAI: Boulevard Vauban
- aison DnCUUC I Société Anonyme — Capital: 4.000.000
- Turbines à vapeur Turbines alternateurs
- Puissances normales 600,^1.000, 2.000, 3.000 chevaux et au-dessus Turbines dynamos
- p.r16 - vue 544/685
-
-
-
- Supplément à VÉclairage Électrique du 14 Janvier 1905
- XVII
- I
- Westinghouse
- Usines
- au
- Havre
- Compteurs
- Westinghouse
- pour
- Courants alternatifs, monophasés et polyphasés.
- Ces compteurs sont du type à induction; ils se construisent pour tous voltages, toutes fréquences et toutes puissances. Précision de l’énergie à toutes les charges qu’elles soientnon inductives ou inductives.
- Grande sensibilité. Fermeture hermétique. Pertes à vide négligeables.
- Usines
- à
- Sévran
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 20.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- Siège Social : 45, rue de TArcade, Paris.
- Agences à :
- PARIS, 45, rue de l’Arcade. BRUXELLES, 51, rue Royale.
- LILLE, 2, rue du Dragon. MADRID, 32, calle Atocha.
- LYON, 3, rue du Président-Carnot. MILAN, 9, piazza Castello.
- TOULOUSE, 58, boul. de Strasbourg. TURIN. 41, corso Oporto.
- p.r17 - vue 545/685
-
-
-
- XVIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 14 Janvier 1905
- C’est la transmission qui a l’avantage d’être le plus facilement rendue silencieuse et cela a beaucoup contribué à son succès, malgré l’inconvénient grave qu’il y a pour sa conservation et pour la suspension de la voiture, à mettre le moteur rigidement à l’essieu.
- Enlin, n’oublions pas la plus simple de toutes les transmissions, celle qui est complètement supprimée par l’emploi de la <t roue motrice ». Le moteur électrique est placé dans la roue; il forme roue lui-même, si l’on aime mieux. Au point de vue technique, nous dirons simplement que c’est un' moteur multipolaire ne comportant que peu de lames au collecteur par pôle. Les inducteurs sont fixés à l’essieu, en porte à faux. L’induit est d’une seule pièce portant, venues de fonte, les raies mêmes de la roue ; il forme l’enveloppe extérieure du moteur et porte le moyeu de la roue. Une telle roue pèse de i5o à 170 kilos pour une voiture pesant 1,800 kilos à vide.
- R. L.
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS (U
- Générateur à courants triphasés de la Bullock Electric manuf. C°.
- Ce générateur construit sur les données de A. Behrend, est la plus grosse machine de l’exposition de St-Louis ; il fournit plus de la moitié de la charge totale de l’exposition; Les courants triphasés sont produits sous 6 600 volts à 25 périodes ; la puissance normale est B 5oo kw, la vitesse de rotation 85 tours par minute. La machine peut travailler d’une façon permanente avec 25 % de surcharge, et pendant quelques heures avec 5o % de surcharge. L’arbre du générateur porte un volant particulier plus grand et plus large que l’inducteur qui comprend seulement une faible partie de la masse en mouvement, , . : <
- Les bras creux sont en fonte : l’inducteur volant porte 4° pôles en tôles boulonnées.
- La carcasse soutient les tôles induites qui portent 6 encoches ouvertes par pôle. Les bobines sont isolées à là micanite et disposées dans deux plans. Les tôles de l’induit sont assemblées en 5 paquets laissant entre eux 4 rainures pour la
- () Sur l’ensemble des installations électriques à l Exposition de Saint-Louis, voir l’E.E. tonie XL1. page 3y3, n" du 3 décembre 1904.
- N. G. S.
- APPAREILS DE MESURE
- APÉRIODIQUES BOITE FONTE
- Voltmètres depuis Fr. 82.50 —Type iwi. Fr. 44.50 Tari/ Ampèremètres depuis Fr. 84.50 —Type imi. Fr. 39 Tarif
- Lucien ESPIR
- 11 bis, rue de Maubeuge, PARIS
- Télégr. Cespir-Paris
- TOURS DE PRÉCISION LORCH
- pour ELECTRICIENS
- Tours à tourner, à fileter, au manchon et Parallèle
- Envoi du Prix-courant illustré, franco sur demande
- AGENTS DÉPOSITAIRES
- Henri PICARD 8l Frère 131, Boulevard Sébastopol. PARIS
- Téléphone 147-80
- p.r18 - vue 546/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 14 Janvier 1905
- XIX
- ventilation. Les deux rainures extérieures ont 12 mm. de large et les deux intérieures 19 mm. Tous les 20 mm. les tôles sont séparées par un disque en papier de 0,13 mm. d’épaisseur.
- Les tôles polaires sont assemblées à queue d’aronde sur le volant inducteur. Les connexions des enroulements inducteurs entre eux ont été réalisées avec un soin tout particulier et sont liées à deux bagues.
- La différence entre le mode de construction de ce'générateur et le mode de construction des générateurs de l’Exposition de Paris est la suivante. On peut déterminer la puissance d’une machine d’après les dimensions du rotor et la vitesse de rotation au moyen de la formule suivante :
- / D \2 n
- Puissance en kilovolt-ampères = (--- ) . b.-G.
- \ioo/ 100
- ou
- où
- d’après la formule de G. Kapp
- A
- Puissance en kilovolt-ampères =---- . p.v. Go
- 1000
- A = P b
- Toutes les dimensions sont exprimées en cms, la vitesse en mètres/secondes, la vitesse de rotation en tours/minute. Les constantes C1 et G2 avaient, à l’Exposition de Paris, les valeurs C< = 1 C2 = 2
- Le tableau suivant résume la comparaison entre le générateur Bullock et la machine Siemens et Halske de 1900.
- tableau :
- Siemens et Halske 1900 Bullock i9°4
- Diamètre de l’inducteur D cms. . 600 627
- Largeur axiale de l’induit b cms. 60 56
- Vitesse périphérique v mèt-sec. . 26,25 25
- Arc polaire P cms 17,5 32,5
- Division t 26.1.5 5o
- Rapport - C,6n o,65
- Puissance K.V.A 2000 35oo
- Vitesse de rotation n tours-m.. 83,5 75
- Périodes par seconde 5o 25
- Paires de pôles p 36 20
- G( 1,12 2,05
- G.. 2 4
- Les valeurs de C| et Co sont donc deux fois plus considérables dans cette dernière machine, ce qui permet de conclure à une meilleure utilisation dés matériaux.
- 'L’inducteur total ne pèse que 60 tonnes ; l’ai'bre creux en acier 3i tonnes, la manivelle 16 tonnes et le volant auxiliaire i5o tonnes : sur les 2^5 tonnes que présentent les parties tournantes, 22 % environ seulement sont affectés à l’inducteur.
- Le volant est fondu en 10 parties, a 7 m. 5o de diamètre, 76 cms de largeur, 84 cms d’épaisseur et assure un degré de pour tours-minute. Le régulateur agit sur le cylindre à haute pression et sur le cylindre à basse pression et peut, pour les couplages en parallèle, être commandé du tableau au moyen d’un servo-moteur.
- B. L.
- MESURES
- Thermomètre-Thermostat.
- Cet appareil, récemment construit par la Compagnie Bristol, de \\ aterbury (E. U.), est une combinaison du thermomètre et du ther-
- mostat. En tant que thermomètre, il renseigne sur la température de l’atmosphère, des gaz ou des liquides. En tant que thermostat, il établit les connections électriques voulues pour l’actionnement de contrôleurs de température, d’avertisseurs, etc.
- L’appareil, renfermé dans une boîte nickelée, comporte une échelle sur laquelle se meut un index portant deux contacts. Ces contacts peuvent être ajustés au moyen d’une vis filetée de façon à approcher ou éloigner également les contacts de l’axe longitudinal de
- p.r19 - vue 547/685
-
-
-
- Supplément à L’Eelairage Electrique du 14 Janvier 1905
- XX
- l’index. Ces contacts sont, en outre, reliés à des bornes établissant les connections avec l’extérieur. Une aiguille se déplace également sur l’échelle et indique les changements de température. Elle reçoit son mouvement du thermomètre.
- Si l’on veut, par exemple, que la température de tel ou tel endroit ne dépasse pas 40°, 50°, 60°, etc., sans qu’on en soit averti, on place l’index sur 40°, 50°, 60° de l’échelle, les connections voulues étant établies avec une sonnerie ou tout autre avertisseur électrique actionné par une pile locale. Dès que la température atteint le degré critique, l’aiguille
- touche les contacts, ferme le circuit et fait fonctionner l’avertisseur.
- E. G.
- Shunt Universel Rymer-Jones.
- Ce shunt est construit par le département des instruments des Usines télégraphiques de Sil-vertown. En vue de réduire son prix et ses dimensions de manière à en permettre l’emploi à bord, ou dans les soutes à câbles où l’espace est réduit, l’inventeur a imaginé l’appareil tel qu’il est représenté à la figure ci-jointe. Cet appareil a l’avantage de diminuer
- Shunt universel Rymer-Jones
- le nombre de contacts à frottement et de per-
- G S
- mettre l’emploi de la formule simple ^ | ^
- Accumulateurs
- FULM
- TOUTES APPLICATIONS
- Ihireaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai «le Clichj
- Adresse télégraphique : FU LM EN-CLICHY Téléphone : 511 86
- pour la résistance parallèle du shunt et la résistance du galvanomètre, au lieu de la formule complexe et du grand nombre de contacts à frottement des autres formes de shunts universels basées sur le principe Kelvin-Varley.
- Ee shunt est complètement renfermé dans une boîte de 325 X 175 X 90 millimètres envi-
- SOGIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOli
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 tï. Siège Social : 48, Rue de la Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN. 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r20 - vue 548/685
-
-
-
- Supplément à L’Eciauage Electrique du 14 Janvier 1905
- XXI
- ron. Il est donc très portatif et facile à isoler, tout en ne revenant qu’au tiers du prix de l’instrument habituel. Le principe est d’ailleurs le même que dans le grand shunt-universel du même inventeur.
- A gauche se trouve un cadran avec 99 bobines de 100 ohms chacune avec un curseur. En outre, à chaque extrémité de ces bobines se trouvent d’autres résistances, chacune de 100 ohms, pourvues chacune de son plot. Une seule manette actionne les deux séries de façon que lorsqu’un bras de contact pose sur le plot zéro, l’autre porte sur le plot 100. Il y a toujours entre les contacts entre lesquels le galvanomètre est inséré, une résistance totale de 10.000 ohms.
- E. G.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Le démarrage automatique des moteurs électriques.
- Différents dispositifs destinés à permettre un démarrage et un arrêt aisé, sans complication de manoeuvres, ont été imaginés pour les divers systèmes de moteurs.
- Pour les appareils destinés à l’actionnement
- des pompes, des compresseurs, c’est-à-dire des moteurs de grande puissance, le système préconisé se caractérise par ce fait que le démarrage et l’arrêt s’effectuent à des vitesses différentes.
- Dès que le courant est envoyé dans le moteur M (fîg. 1, page XXII), ce qui se fait simplement en manœuvrant le commutateur ou interrupteur mono ou bipolaire, le roteur se met en mouvement et, par l’intermédiaire d’une manivelle k, communique un balancement à un levier recourbé en arc de circonférence h.
- Au moment du démarrage ou, pour mieux dire, de la fermeture du circuit, le courant ne peut passer qu’en traversant une résistance en série convenablement réglée et l’enroulement, également mis en série, d’un électro.
- Le levier h porte deux dents d’enrayage s et 3(.
- Ces deux dents sont soumises à l’action de ressorts qui tendent à les faire pénétrer dans les dents d’un segment denté S, mobile.
- Une tige a règle le mouvement des dents du levier ; cette tige est recourbée à sa partie supérieure sous un angle de 90 degrés et porte à son extrémité une petite armature en regard de l’électro.
- Au repos, c’est-à-dire quand le circuit est ouvert, quand aucun courant ne le traverse et
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et Newhaven
- PAR LA GARE SAINT-LAZARE
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours f dimanches et fêtes compris ) et toute l’année Trajet de jour en 8 h. 1/2 (lre et 2e classes seulement)
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables Billets d’aller et retour, pendant 7 jours. valables pendant un mois
- l'° classe . . . . 43 fr. 25 1" classe . . . . 72 fr. 75
- 2e classe . . . 32 » 2» classe . . . 52 75
- 3° classe . . . 23 25 3e classe . . . . 41 50
- MM. les Voyageurs effectuant, de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en lpo classe ; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour en 2° classe.
- Départs de Paris-Sainl-Lazare
- Arrivées j London-Bridge.
- . , \ Victoria ....
- Londres J
- Départs ) London_Bridge .
- ta ( Victoria Londres '
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre .
- io h. 20 m. g h. s
- 7 h. s. 7 h. 4o m.
- 7 h. s. 7 h. 5o m.
- io h. m. 9 h- s-
- io h. m. 8 h. 5o s.
- 6 h. t\o s. 7 h. iô m.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de l,e et de 2° classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lvo classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l'avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- RELATIONS DIRECTES ENTRE PARIS & L’ITALIE (viâ Mont-Cenis)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise Florence, Rome el Naples
- (viâ Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modane)
- De Paris à : 1" Cl. 2e Cl. 3* Cl.
- Turin 147 » 106 15 69 25
- Milan 164 80 116 75 »
- Gènes 169 80 121 40 Validité : 30 jours.
- Venise 216 35 153 75
- Florence 217 40 154 80
- Rome 266 90 189 50 » — 45 jours.
- Naples . ! 315 50 223 50
- La durée de validité des billets valables 30 jours peut être prolongée de 15 jours et celle des billets valables 45 jours peut être prolongée de 22 jours, moyennant le paiement d’un supplément égal à 10 °/„ du prix du billet (cette prolongation ne peut être accordée que par les gares de départ et de destination du billet).
- D’autre part, la durée de validité des billets d’aller et retour de Paris à Tnrin est portée gratuitement à 60 jours lorsque ces billets sont délivrés conjointement avec un billet de voyage circulaire intérieur italien ou avec un billet d’aller et retour “ Turin-Palerme ”, ou encore lorsque le voyageur justifie avoir pris, à Turin, soit un billet de voyage circulaire italien, soit un billet d’abonnement spécial italien.
- Arrêts facultatifs. — Franchise de 30 liilog. de bagages sur le réseau P.-L.-M.
- Trajet rapide en 1” et 2e classes, de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise et Rome, sans changement de voiture.
- p.r21 - vue 549/685
-
-
-
- XXII
- Supplément à L Eclairage Electrique du 44 Janvier 1905
- que, par conséquent, l’électro-aimant 2 n’est pas activé, la tige occupe la position représentée par la figure : l’arrêt monté à la partie inférieure de cette tige agit sur la dent du levier courbe et engage complètement le segment denté avec la pièce d’embrayage Au contraire, le cliquet supérieur dégagé de l’action de la tige, se relève sous la tension de son ressort et n’embraye plus avec le segment.
- Le passage du courant a pour conséquence de déterminer le balancement du levier a ; en même temps la position des dents du levier se modifie ;
- cette position est dès lors l’inverse de ce qu’elle était au repos et reste telle aussi longtemps que le courant traverse l’électro-aimant série. Dans cette nouvelle situation, le segment est dégagé de la dent inférieure, tandis que la supérieure embraye avec lui.
- D’autre part, aussitôt que le moteur se met en marche (ce qu’il fait lentement, le courant étant faible par suite de son passage dans la résistance de démarrage, entièrement dans le circuit)1 le levier courbé exécute son mouvement de balancement alternatif ; à chaque oscillation, le bec
- supérieur, que la tige a ne commande plus (la goupille s est libre), pénètre dans une dent du segment et fait avancer ce dernier d’un cran ; le déplacement se continue, de proche en proche, jusqu’au moment ou le bec se trouve à la dernière dent du segment.
- Or, à chaque position de ce dernier, correspond un système de butoirs de contact parti--culier ; un nombre plus ou moins considérable de sections du rhéostat est donc traversé par le courant, dont l’intensité est limitée en conséquence.
- L’inverse se produit à l’arrêt, c’est-à-dire |
- quand on coupe le circuit de l’électro-aimant commandant le levier de l’appareil.
- A raison de la vitesse acquise, le moteur fait encore quelques tours, dont on utilise la force vive pour mettre l’appareil en place.
- On conçoit aisément comment se produit cette mise en place. L’armature de l’électro n’étant plus attirée, le levier auquel elle est fixée, bascule, vient arrêter le bec supérieur du levier moteur et permet au bec inférieur de s’engager dans les dents du segment moteur.
- Celui-ci est formé de deux parties, que l’on
- p.r22 - vue 550/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 14 Janvier 1905
- XXIII
- peut considérer comme empruntées l’une à un cercle de grand rayon, l’autre à un Cercle de petit rayon ; pour produire par la méthode indiquée un déplacement angulaire déterminé de la pièce, dent par dent, il faut un nombre d’oscillations du levier beaucoup plus grand si le déplacement doit être produit par le bec supérieur que s’il doit être produit par le bec inférieur. En admettant, en effet, une denture
- identique de part et d’autre, on sait que le nombre de dents de chaque côté du segment est proportionnel aux rayons respectifs des deux parties. Or, pour chaque dent, il faut un tour du moteur.
- D’autre part, la forme particulière du levier moteur contribue à retarder le mouvement au départ relativement à la vitesse avec laquelle se produit l’arrêt.
- On remarquera sur la figure, que, le levier moteur oscillant autour du point supérieur, le déplacement du bec du haut est beaucoup moins ample que celui du bec inférieur, ce qui permet d’employer des dents plus petites, plus serrées et de ralentie encore le démarrage.
- Construit par la Soc. Lahmeyer et C°, ce dispositif de démarrage est quelque peu différent, comme on le voit, de ceux qui ont été créés précédemment ; le fonctionnement en est à la fois électrique et mécanique. Remarquons encore que le déplacement du levier moteur ne cesse pas quand le segment a terminé son déplacement ; il se continue pendant toute la marche du moteur ; il ne résulte sans doute aucun inconvénient de ce mouvement à vide, car on aurait aisément trouvé, semble-t-il, le moyen d’y remédier.
- On peut comparer cette disposition avec les dispositions suivantes employées dans des appareils analogues.
- Dans certains appareils, des électro-aimants sont montés les uns à la suite des autres et leur armature met en œuvre un dispositif de contact tel que l’armature du premier élee-tro envoie le courant dans le second et met en court-circuit la première section de la résistance de démarrage ; le second éleetro ferme le circuit du 3e aimant et met en court-circuit la deuxième section du rhéostat, etc.
- Dans un autre appareil, le conducteur, en manœuvrant le commutateur dans l’une ou l’autre direction, ferme le circuit du moteur; une résistance est mise en série avec l’armature de la machine, et n’en est écartée que progressivement, par le déplacement d’un levier dont le mouvement est ralenti grâce à la présence d’un frein à liquide.
- E. G.
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DES
- PERLES ÉLECTRIQUES WEISSMANN
- PARIS — 37, Rue Taitbout Téléphone i23-i3
- APPAREILS D’ÉCLAIRAGE PAR L’ÉLECTRICITÉ de grande décoration et de tous styles sans douilles ni culots (Système breveté en tous pays.)
- FRISES, GUIRLANDES et APPLIQUES POUR GLACES, LUSTRES, PLAFONNIERS, Etc.
- Modèles exclusifs et essentiellement nouveaux EXÉCUTION TRÈS RAPIDE SUR DESSINS DE MM. LES ARCHITECTES ET DÉCORATEURS
- Exposition de Saint-Louis, MÉDAILLE D OR
- Salon de l’Automobile 1904 (Concours de Décoration des Stands) Grand Prix de l’Automobile Club de France (Stand Dotchkiss)
- p.r23 - vue 551/685
-
-
-
- XXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 14 Janvier 1905
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Die Elecktrischen Anlagen der Schweiz. — Siegfried Herzog. — t. i, édité par Albert Rausten, Zürich. prix 22 fr. 5o.
- Le tome I de cet ouvrage est consacré aux installations de traction sur voies ferrées; tramways, chemins de fer locaux, chemins de fer de montagne et chemins de fer de grande communication.
- L’auteur donne d’une façon extrêmement complète, tous les détails techniques, d’étude et d’exécution, des différentes installations faites en Suisse. Etant donné la richesse inouïe de leur patrie en force motrice hydraulique, il était naturel que les ingénieurs Suisses fussent les pionniers de la traction électrique : aussi les électrotechniciens peuvent-ils puiser maints précieux enseignements ou renseignements sur toutes les multiples questions d’ordre technique ou d’ordre pratique qui se posent dans les différents problèmes de la traction électrique. A ce point de vue, le livre de M. Herzog est précieux : les différents systèmes d’exploitation par courants triphasés, par courant continu, et par courant alternatif monophasé y sont étudiés d’une façon extrêmement intéressante. Ajoutons que la magnifique impression et le tirage tout à fait luxueux du livre, avec un très grand nombre de photogravures, contribuent à en rendre la lecture attrayante. Nous ne doutons pas que cet ouvrage remporte auprès du public un légitime succès.
- E. B.
- Annuaire pour l’an 1905, publié par le Bureau des Longitudes. Unvol. in-16 de près de8oo pages avec figures: i fr. 5o (franco, i fr. 85). — Gauthier-Villars, éditeur, Paris.
- Ce petit volume compact contient, comme toujours, une foule de renseignements indispensables à l’ingénieur et à l’homme de science. Parmi les Notices de cette année, signalons celle de M. P. llatt, Explications élémentaires clés marées, dont la première partie était parue dans Y Annuaire 190 k.
- Cette année, de nouvelles dispositions ont été adoptées pour donner plus de développement aux
- renseignements que le volume peut fournir. En conséquence, cet Annuaire contient des Tableaux détaillés relatifs à la Métrologie, aux Monnaies, à la Géographie et à la Statistique, ainsi qu’à la Météorologie, et ne contient pas en revanche de données physiques et chimiques. Ce sera le contraire pour Y Annuaire de 1906 qui donnera, ainèi qu’on l’a fait en 1904, les Tableaux se rapportant à la Physique et à la Chimie, mais ne contiendra pas ceux se rapportant à la Géographie et à la Statistique, etc., figurant dans ce volume. La même alternance sera observée les années suivantes.
- L’Electricité à la portée de tout le monde, 5* édition, revue, complétée et augmentée d’un supplément sur le Radium et les Nouvelles Radiations, par Georges Claude. — Un volume in-8° de 48o pages, avec 232 figures. — Prix : 7 fr. 5o. — (V'eCh. Dunod, éditeur, Paris).
- Nous avons fait de cet ouvrage le plus bel éloge en signalant le prix que lui a décerné l’Académie des Sciences; après quatre ans, ce livre atteint sa 5e édition et épuise son 22e mille. C’est, un succès sans précédent en littérature électrique. Il s’explique par le rare talent de vulgarisation de l’auteur qui, d’une plume alerte et claire, atteint sans prétention à la précision et à la simplicité.
- Cette nouvelle édition a été mise au point par des remaniements nombreux.
- Les sources de lumière apparues en ces derniers temps, lampes Nernst, arcs à flamme, tubes de Cooper-Hewitt, la théorie des ions qui s’affirme aujourd’hui avec tant d’éclat, ont reçu dans l’ouvrage une place méritée ; la théorie des moteurs a été exposée de façon plus complète ; les incessants progrès de l’électrochimie et ceux de la télégraphie sans fil ont été soigneusement notés.
- De plus, en une fort intéressante monographie d’une centaine de pages, l’auteur a fait un exposé complet sur le radium et les corps radio-actifs, et a mis en relief la portée industrielle et scientifique de ces découvertes.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- — TÉLÉPHONE 571-04
- Nrl \N L. O O UES
- p.r24 - vue 552/685
-
-
-
- Tome XLII. Samedi SI Janvier 1905. 1S' Année. — N° 3.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- I)K
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- ROSSET (G.). — Le phénomène de l’électrolyse............................................................... 81
- STEENS (A.). — L’installation électrique de la Stamperia Lombarda.......................................... 9o
- BREVETS
- Appareil E. A. Ashcroft pour la production électrolytique du sodium........................................ 97
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la loi des décharges électriques dans l’air atmosphérique, par Hugo
- Grob.......................................................................................... 98
- Emanations radioactives dans l’atmosphère, par Gockel.................................r.......... 100
- Transmission et Distribution. — Calcul de circuits dérivés ouverts, par Müllendorf. .................. io3
- Contribution à l’étude graphique d’un système en étoile, par Rogowski..................... 107
- Mesures. — Essai des transformateurs dans les stations centrales, par Johanneson. . »................. 109
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Institution of Electrical Engineers. — Sur quelques propriétés des alternateurs sous diverses conditions de charge, par A. F. T. Atchinson............. .................................. 114
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles. — Le VII' Salon de l’Automobile (suite). — Les installations électriques à l’exposition de Saint-Louis (suite)............................................................xxvi
- II
- tH tn 0 0 FABRIQUE SUISSE DE CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES JT. DE MODZELEWSKI «fc O10 FRIBOURG (Suisse) Condensateurs Electriques à haute tension Breveté — si s T È hæ tsi r*Æ O s G x G k i — Breveté Spécialité : Emploi des Condensateurs pour l’alimentation des moteurs triphasés par réseaux monophasés Modèles spéciaux pour Parafoudres, Télégraphie sans fil, Laboratoires et Electrothérapie Représentants pour la France: E. H. CADIOT & Cie, 12, rue Saint-Georges, PARIS O O CO "G II H*
- p.r25 - vue 553/685
-
-
-
- .XA. VI
- Siipplémdit à L'Eclairage Electrique du 21 Janvier 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- LE VIIe SALON DE L’AUTOMOBILE
- Note sur les voitures à transmission électrique
- A côté des véhicules purement électriques (*) se place la classe spéciale, jeune et fort intéressante, des voitures à transmission électrique.
- En première place, citons la maison
- Kriéger qui s’attache à l’étude de cette question et cherche à l’utiliser dans la voie nouvelle des poids lourds.
- Le châssis exposé au Grand Palais par cette maison comporte un moteur Richard-Brasier à quatre cylindres, placé sous un capot à l’avant de la voiture, avec tous ses organes accessoires comme dans une voiture
- à pétrole ordinaire. Ce moteur porte sur son arbre prolongé un grand volant, puis l’induit de la dynamo génératrice.
- Celte dynamo est à huit pôles et son collecteur porte quatre lignes de balais. Les inducteurs fixés rigidement au châssis, ont la forme circulaire, et chaque masse polaire porte urne bobine excitatrice.
- (1) Sur les Voitures électriques, voir l’E. E. n” du 7 janvier 1905, page VI].
- Les moteurs récepteurs sont au nombre de deux attaquant chacun une des roues arrière. Ces moteurs sont d’un type nouveau, adopté également pour les laudaulets électriques, ils soûl caractérisés par leur forme intérieure quadrangulaire, donnée par ce fait que le moteur tétrapolairo u’a que deux bobines excitatrices placées eu regard horizontalement et deux pôles conséquents. Leur suspension est également
- p.r26 - vue 554/685
-
-
-
- XX VII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 21 Janvier 1905
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 “ “ Adresse télégraphique : ELlHll-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus | considérables; leur excellent I fonctionnement est aujour-
- i d’hui démontré par des mil-
- | liers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types dif férentsque l’onutilise suivant la nature et l’intensité du cou-i rant maximum pour lequel on | les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F,forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension | inférieure à 6,500 volts.
- I Modèle F, forme K, pour charges de ! 7.000 kw. en triphasé, sous une tension
- inférieure ou égale à 15.000 volts.
- | Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- Pour êlre placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d'une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
- p.r27 - vue 555/685
-
-
-
- A A VIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 21 Janvier 1905
- nouvelle, simple et originale ; elle était déjà adoptée l’an dernier sur la voiture à-transmission électrique. Elle se compose d’abord de deux colliers sur l’essieu, prenant celui-ci de part et d’autre du patin de ressort, et autour desquels le moteur peut se mouvoir légèrement ; puis le moteur est suspendu à son extrémité par une petite biel-lette à deux articulations fixée au châssis. Ces articulations sont nécessaires pour que cette pièce ne fatigue pas dans les mouvements de pompe de l’essieu sur la route. De cette façon, il n’y a plus de démarrage élastique par ressorts. Le pignon en cuir attaque une couronne en fer embouti.
- Notons en passant que la disposition des démarrages élastiques, due, pensons-nous, à une copie de ce qui était fait sur les tramways, tend de plus en plus à être supprimée ; c’est, que vers les faibles voltages employés au démarrage sur les automobiles, et la résistance élevée des moteurs, le courant admis au maximum n’est pas très élevé et ne donne pas de secousse brusque.
- Pour le fonctionnement de la transmission en elle-même, le principe reste le même ; mais par des couplages de balais sur la génératrice et le couplage en série ou en quantité des moteurs récepteurs, on peut obtenir de véritables démultiplications de vitesse entre le moteur à pétrole et les roues, comme le ferait un changement de vitesse ; sans compter toute la gamme de vitesse, que donne la transmission elle-même, gamme dont il ne faut pas trop augmenter l’amplitude pour ne pas faire travailler la génératrice dans de mauvaises conditions de champ. C’est dans la détermination de cette amplitude possible que
- doit se porter l’attention des constructeurs dans cette voie, s’ils veulent faire des appareils durables.
- Ils ne doivent pas, en effet, perdre de vue que les changements de vitesse, surtout depuis l’emploi des engrenages en acier mangano-silieeux, ne donnent pas d’ennuis aux chauffeurs et s’usent peu ; nous n’en dirons pas autant du cône d’embrayage ; de grands efforts sont d’ailleurs faits pour perfectionner cet appareil, le salon en fournit de nombreuses solutions parmi lesquelles se trouve peut-être la solution définitive. L’élasticité même de la transmission, la souplesse, comme disent les chauffeurs, est parfaitement obtenue par l’emploi des moteurs un peu puissants et des carburateurs automatiques.
- Donc, sans s’étendre sur ce point, il semble bien que l’intérêt de la transmission électrique a beaucoup baissé dans ces deux dernières années pour les voitures de luxe.
- Mais l’intérêt reste entier pour les poids lourds, car pour ceux-ci l’emploi de gros moteurs et de carburateurs automatiques est impossible. Les poids lourds exposés ne comportent en effet que des moteurs de 8 à 10 chevaux et des carburateurs réglables. Il ne faut pas, oublier que la solution adoptée pour les voitures de luxe donne lieu à un gaspillage d’essence considérable.’ Dans ce cas, le chauffeur- accepte ce gaspillage, parce qu’il le sait nécessaire pour avoir une voiture montant bien les côtes, souple et silencieuse; et crue de plus cette consommation d’essence n’est encore que la moitié de ce que lui coûtent, ses pneumatiques, et passe inaperçue à côté des appointements de son chauffeur, rap-
- Seuls Représentants pour la France
- E.-H. eHDIOT & ei3
- 12, rue Saint-Georges, PARIS
- Appareil Portatif d’Essais d’isolement
- SYSTEME EVERSHED
- Peut être employé par un homme seulement.
- Il n’y a qu’à tourner la manette et lire.
- Cet appareil est universellement employé depuis 15 ans
- EVERSHED & VIGNOLES, LD
- ACTON LANE WORKS Cliiswick. London W.
- p.r28 - vue 556/685
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 21 Janvier 1905
- X
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans (Clapets
- Machine à triple expansion, (le 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET D’IIVVEIVTIOIV S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- ÎO à 5.000
- eHEYHUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine. machines chevaux
- Pour le contre-torpilleur “ Perrïer ”........................................ 2 — 6.800
- Pour les torpilleurs 368 et 369.............................................. 2 — 4.000
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)..... 4 — 600
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).............. 6 — 2.270
- Arsenal de Toulon............................................................ 5 — 1.660
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne.............................. 4 — 1.600
- Arsenal de Bizerte (Station E’ectrique de Sidi-Abdallah)....... 6 1.350
- Compagnie des Mines d’Aniche . . 9 — 880
- Port de Cherbourg.............................................................. 3 — 830
- Fonderie Nationale de Ruelle................................ 2 - 800
- Société Anonyme des Mines d'AIbi........................................... 2 — 600
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau............................ 5 — 580
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) .... I — 400
- Etablissement National d’Indret.................... I — 400
- Port de Rochefort.............................................................. 2 — 350
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 9.000 Machines à vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sf Anie des Établissements DELAUNAY BELLEVILLE
- Capital : STX MILLIONS de Francs
- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adressa téléuraiiliurue : BELLEVILLE, Sainl-Denis-sur-Seine
- p.r29 - vue 557/685
-
-
-
- -YA'.Y
- Supplément h. L'Eclairage Electrique du 21 Janvier 1905
- portés au kilomètre parcouru. En pouls lourds ces considérations ne peuvent être admises.
- La transmission électrique offre de plus l’avantage inappréciable de pouvoir obtenir un rapport de démultiplication aussi grand qu’on le veut entre le moteur à pétrole et la roue, sans perte de rendement .considérable. Et, lorsque le chariot marche à vide, nette démultiplication peut être variée énormément et permettre de marcher assez vite. Enfin c’est la seule transmission qui permettra- de suspendre- d’-unc façon particulière le groupe d’une part, les moteurs récepteurs d’autre part, et de les soustraire tiux vibration^, trépidations, chocs même dé ces véhicules qui ne peuvent rouler économiquement qu’avec (les bandages à caoutchoucs pleins ou ferrés.
- Le camion Krieger répond à ce but.: En soi rien dfé particulier, si ce n’est que les moteurs récepteurs sont les mêmes que ceux des - voitures de luxe et n’attaquent plus la couronne dentée directement. Les pignons sont attaqués par deux (“haines varietur mues par les moteurs placés sous les longerons du châssis -en arrière de l’essieu, et tout à fait à barrière de la voiture ; ils sont ainsi bien accessibles.
- Nous avons rencontré dans le stand de la société des électromobiles une autre solution de voiture de luxe à transmission électrique. Dans celle-ci, la boite changement, de vitesse est remplacée par deux dynamos, placées bout à bout sur un faux-châssis et semblables entre elles. La première est calée directement sur l’arbre du moteur' à pétrole, et la deuxième qui reçoit le courant de la première, actionne un arbre, à double cardan, qui attaque l’essieu différentiel. De ce côté rien de nouveau, c’est
- '5vV
- exactement l’arrière-train de tout châssis à pétrole à transmission à cardan ; la grande distance qui existe entre la dynamo et l’essieu arrière permet d’ailleurs de faire travailler le cardan dans de très bonnes conditions.
- Le montage électrique des deux dynamos est toujours le même ; les deux induits sont fermés l’un sur l’autre, et l’on n’agit sur le courant qui les traverse qu’en modifiant les champs inducteurs de l’une ou de l’autre des dynamos et mieux des deux à la fois ; on établit ainsi une différence dans les flux qui traversent les deux induits qui donne la -différence de vitesse angulaire des deux induits autrement dit la démultiplication désirée.
- La pensée des auteurs de cette machine est de n’employer les dynamos que pour le démarrage (b1 la voiture, la transmission électrique donnant en effet une douceur extraordinaire au démarrage de (“es véhicules ; techniquement cela tient à ce que l’on fait croître d’une façon continue, et aussi lente qu’on le veut, le couple du moteur récepteur, par la variation des champs obtenue à l’aide d’un rhéostat à nombreuses touches, jusqu’à obtenir le démarrage, sans risquer, comme dans l’embrayage d’un moteur à pétrole, de donner un couple'trop grand qui se traduit par une accélération brusque du véhicule.
- Pour n’employer, comme nous venons de le dire, la double dynamo qu’au démarrage, la société électromobile a .imaginé d’interposer entre1 les deux dvnamos un embrayage magnétique; en sorte que, dès que les vitesses des deux dvnamos deviennent ('gales, on met en action cet embravage et l’on a une véritable voiture à attaque directe ; les dvnamos à ce moment ne peu-
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- 'Administration, centrale î\ PONT-DE-OHÉKÜY (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
- Barres — Bandes — Bandelettes Lames pour collecteurs Conducteurs électriques nus et isolés Ébonite — Caoutchouc industriel et pour vélocipédie
- p.r30 - vue 558/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Eleçtrique du 21 Janvier 1905
- XXXI
- vent plus absorber de force, ou autrement dit, on gagne à cela les rendements des dynamos.
- Ajoutons que quelques éléments d'accumulateurs sont placés sur la voiture, élé-assez forts pour permettre de faire démarrer le moteur à pétrole par la dynamo génératrice et fournissant une tension subi' saute pour donner le chauffage et l’éclairage de la voiture y compris ses phares. C’est là un point technique peu intéressant, mais qui a son importance au point de vue du confort. Naturellement cette petite batterie d’accumulateurs se recharge en ('ours de route, à volonté.
- Le stand de la maison Sage, contenait un autre type de voiture, utilisant la transmission électrique et dont l’étude est due à M. Gasnier.
- L’aspect extérieur de la voiture, la* position des organes rappellent la voilure précédente ; nous semblons ici inverser les rôles car cette voiture est d’un an plus vieille que la précédente. Elle en diffère essentiellement par un point fort important, à savoir que un tiers seulement de l’éner-
- gie totale du moteur à pétrole est transformé en électricité et est affecté du rendement de 80 °/0 des deux dynamos combinées ; tandis que les deux autres tiers sont transmis directement aux roues, Ceci donne pour le nouveau changement de vitesse un rendement de 92 %, ainsi qu’il est facile de le calculer. 11 est donc supérieur au rendement d’un changement de vitesse à train baladeur, lequel intéresse deux engrenages baignant dans l’huile rendant 90 °/0 chacun, soit 81 °/0 en tout. La prise directe est également employée en marche normale.
- Pour obtenir cette intéressante combinaison, le dispositif de montage est le suivant :
- L’arbre à cardan de l’essieu arrière est relié par un joint électrique à l’induit de la deuxièmé dynamo, c’est-à-dire ('elle située le plus loin du moteur à pétrole. L’arbre de cette dynamo passe dans l’arbre creux de l’induit de la première, et est fixé sur un engrenage droit formant une des parties d’un différentiel. Ce différentiel occupe la place du cône d’em-
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DES
- PERLES ÉLECTRIQUES WEISSMANN
- PARIS — 37, Rue Taitbout —k8>° Téléphone i a3-13
- APPAREILS D’ÉCLAIRAGE PAR L’ÉLECTRICITÉ de grande décoration et de tous styles sans douilles ni culots (Système breveté en tous pays.)
- FRISES, GUIRLANDES et APPLIQUES POUR GLACES, LUSTRES, PLAFONNIERS, Etc.
- Modèles exclusifs et essentiellement nouveaux EXÉCUTION TRÈS RAPIDE SUR DESSINS DE MM. LES ARCHITECTES ET DÉCORATEURS
- Exposition de Saint-Louis. MÉDAILLE D'OU
- Saton de l'Automobile 1904. (Concours de Décoration des Stands) Grand Prix de l’Automobile Club de France (Stand Hotchkiss)
- ACCUMULATEURS
- pour
- Voitures Electriques Stations Centrales Eclairage clés Habitations Allumage tles Moteurs
- Bureaux el lisine: 27.
- H
- Exposition Univei selle 1900 Médaille d’Anjout
- N
- rue Cave, à I.I VlIfOIS -------- Téléphone : 537-58
- p.r31 - vue 559/685
-
-
-
- XXXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 21 Janvier 1905
- brayage dans une voiture à pétrole, et c’est lui qui embraye. 11 se compose de l’engrenage dont nous venons de parler, sur lequel se meuvent des pignons satellites droits fixés à une même couronne que commande l’induit de la première dynamo ; ces pignons satellites attaquent intérieurement une couronne dentée droite qui est fixée sur l’arbre du moteur à pétrole.
- Les deux induits sont placés l’un au bout de l’autre et très rapprochés grâce à l’emploi de roulements à billes. Ils ont un inducteur commun en une seule pièce excité en série sur le circuit commun des deux induits qui reste toujours fermé ; on est ainsi sûr que le flux qui traverse les deux induits est le même. Pour faire varier la vitesse de l’une des dynamos par rapport à l’autre, et même pour renverser le sens de rotation, ce qui fera varier l’intensité de la réaction et la vitese des pignons satellites par rapport aux engrenages qu’ils attaquent, on se contente simplement de (‘aire varier la position des balais de la deuxième dynamo jusqu’à les amener au ('entre des masses polaires ou même plus loin pour annuler puis renverser le sens du courant. Le erachage est évité en mettant au collecteur un nombre de lames extrêmement élevé et probablement peu de fils sur l’enduit.
- Le fonctionnement est alors celui-ci : Supposons que nous soyons en marche normale, donnant l’attaque directe. Dans ce cas les balais des deux dynamos sont situés dans
- la même position, les deux induits fermés l’un sur l’autre tournent à la même vitesse et les satellites sont immobilisés sur les couronnes dentées. Tout l’ensemble tourne à la vitesse du moteur. Si l’on vient alors à décaler les balais de la première dynamo, il s’établit une différence de potentiel entre les deux induits, donc un glissement des satellites sur les couronnes ; la démultiplication entre le moteur et l’arbre à la cardan est ainsi obtenu et d’une façon absolument progressive. Lorsque les balais arrivent juste dans l’axe de la masse polaire, la deuxième dynamo n’envoie plus de courant à la première; le couple résistant qui a été constamment en diminuant s’annule, la voiture s’arrête.
- On comprend facilement tout le parti qui pourra être tiré de cette ingénieuse combinaison, au point de vue de la douceur de commande.La voiture exposée était de 60 chevaux, et par conséquent chaque dynamo de 20 chevaux. Le volume et le poids de celles-ci n’est pas très élevé et ne dépasse guère ceux d’un changement de vitesse ordinaire.
- Rappelons enfin cpie la maison ûlildé construit des voitures électrogènes, qui emploient un moteur à pétrole, mais n’ont aucun rapport avec les voitures précédentes. Ce sont simplement des voitures électriques ordinaires à deux places avec leurs batteries et auxquelles on a ajouté un petit groupe de 4 chevaux, comme moyen de ravitaillement en route, soit que la voiture marche, soit que la voiture stationne. C’est simplement une voiture électrique à long parcours.
- R. Lacau,
- Ancien élève de l’Ecole Polytechnique
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 h.
- Siège Social : 48, Hue de la Victoire, l'aris USINES : 39 et 41. route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN. 47, rue d’Amiens. — LYON, 106. rue de l’Hôtel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue lia yard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r32 - vue 560/685
-
-
-
- Supplément à LEciairage Electrique du 21 Janvier 1905
- XXXIII
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS ,')
- Installations de la Westinghouse Electric and Manuîacturing Company.
- Indépendamment de la section où elle exposait les machines et les outils construits dans ses usines, la Cie Westinghouse avait été chargée de l’installation des postes générateurs d’électricité pour l’éclairage général de l’exposition, la distribution de force motrice aux exposants, la mise en action des pompes, etc.
- Nous donnons ci-après la description des divers travaux exécutés.
- * *
- 1. Palais dus machines
- On y voit les types les plus récents de machines à vapeur, à gaz, à l’électricité, avec les accessoires que comporte une usine centrale pourvue de ces différents engins.
- Groupe générateur à gaz. — Moteur vertical.
- Ce groupe se composait d’un moteur à gaz à simple action couplé directement à un géné-
- (') Sur les -installations électriques à l’exposition de Saint-Louis, voir VEclairage Electrique, tome XL1, page 393 (n° du 3 décembre 1904), et tome XL1I. page XYIII (14 janvier 1905).
- ----------------------------------T----------------
- rateur Westinghouse; le moteur à gaz est à trois cylindres, chaque cylindre ayant un diamètre de 33 cm, avec une course de 35,5 cm. L’appareil est à quatre temps ; pendant la marche du piston de l’arrière à l’avant, une charge est introduite dans le cylindre ; au retour, le piston comprime cette charge qui explose par suite de la production d’une étincelle électrique ; l’explosion provoque la propulsion du piston ; à la fin de la troisième phase, les soupapes d’échappement sont ouvertes et le gaz est expulsé du cylindre ; le piston, gr«àce à l’inertie, notamment du volant, est ramené vers l’arrière et nettoie le cylindre, le préparant ainsi pour l’introduction d’une nouvelle charge. Les quatre phases se renouvellent ainsi: introduction, compression, expansion, expulsion. Le mode de réglage par « tout ou rien » a été abandonné, son action n’étant pas en général suffisante et le moteur reçoit, à chaque instant, une charge dont la composition, déterminée par une valve dont le levier se déplaçe sur un arc gradué, est invariable ; le régulateur n’intervient que pour modifier la valeur de cette charge ; ce régulateur est un appareil à force centrifuge, sensible, et sur lequel on peut agir pendant la marche, de façon à
- eOMPHGNIE ÉLECTRO-MÉCANIQUE
- Société Anonyme au capital de 1.500.000 francs
- Siège social : 11, Avenue Trudaine, PARIS. — Usine AU BOURGET (Seine)
- MATÉRIEL ÉLECTRIQUE
- BROWN, BOVERi ET CIE
- TURBINES fl VflPEUR
- C. OLIVIER ET C
- IE
- Ingénieurs-Constructeurs à ORNANS (Doubs)
- DYNAMOS, ÉLECTRO-MOTEURS Transformateurs, Survolteui's, Soudure électrique COU P KESSEL US D’AIR ÉLECTRIQUES, LAMPES A ARC
- Représentant général :
- G. J/\RRE, 9, rue Louis-le-Grand, P/\RSS
- TÉLÉPHONE: 154-60
- p.r33 - vue 561/685
-
-
-
- XXXIV
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 24 Janvier 1905
- rendre aisée la mise en parallèle des générateurs et la distribution de la charge entre eux.
- Afin d’éviter un échauffement excessif des parties, par suite de la grande quantité de chaleur que produit l’inflammation du mélange gazeux, on recourt beaucoup aujourd’hui, comme on sait, à la réfrigération par un courant d’eau froide ; certains- constructeurs ont également recours, pour les appareils destinés .à fonc-tiouner à l’air libre, à un courant d’huile.
- Le mode de réfrigération par l’eau était ici employé; cylindres, têtes, soupapes et chambre de combustion sont pourvues d’une enveloppe d’eau qui éconduit le calorique ; de même les pistons et leurs tiges sont creux; l’eau pénètre dans leur intérieur par l’extrémité de la tige, qui est munie d’un point télescopique, et ressort par l’arrière.
- Parallèlement aux cylindres se trouve un contre-arbre qui reçoit son mouvement de l’arbre principal par l’intermédiaire d’un engrenage en spirale.
- .Les cames qui commandent, à l’aide de leviers, les soupapes d’admission et d’échappement, le dispositif d’allumage sont montés sur cet arbre; des cames auxiliaires permettent également l’entrée d’air comprimé dans le cylindre d’arrière, quand, pour le démarrage, on transforme momentanément ce cylindre en un appareil à air comprimé ; cette manœuvre s’effectue à l’aide de leviers à main cpii agissent sur des cames et relient le cylindre en question au réservoir à air comprimé qui se trouve dans les sous-sols. Toutes les soupapes sont maintenues par des ressorts ; les cames qui les commandent sont réglables individuellement et, en conséquence, absolument indépendantes les unes des autres ; le contre-arbre actionne également, par le moyen de cames et de leviers, des pompes à huile qui graissent les parties en mouvement et leurs supports.
- Sur l’arbre du moteur est montée l’armature
- du générateur électrique ; ce générateur repose sur le socle du moteur ; l’arbre de ce dernier est prolongé ainsi qu’il convient et pourvu d’un palier extérieur placé sur un prolongement du socle.
- Ce générateur électrique couplé directement au moteur était un appareil Westinghouse liexa-polaire, avec armature en tambour denté ; dans les gorges sont logées les bandes de cuivre qui constituent l’enroulement induit ; ces bandes sont maintenues au moyen de cales de fibre.
- Le noyau de l’induit est formé de feuilles d’acier doux montées sur un support de fonte ; les rayons de ce support, disposés en ailettes, assurent, par leur rotation, une ventilation énergique. L’air introduit le long de l’arbre est expulsé au travers des noyaux et bobines.
- La ventilation de l’inducteur est largement établie. Des espaces sont ménagés entre les bobines pour favoriser la circulation de l’air.
- Chacun des six noyaux porte deux bobines ; les diverses sections de l’enroulement sont montées les unes en série, les autres eu dérivation. Les noyaux eux-mêmes sont en acier laminé, et munis de fonte dans la carcasse. Cette dernière est formée de deux parties, que l’on sépare pour avoir accès à l’armature et au collecteur. Les bobines séries sont constituées de barres de cuivre forgé, de section rectangulaire.
- La puissance maxima normale de ce générateur est de 75 kwatts ; à une vitesse de 265 tours par minute, il donne un voltage aux bornes de 125 volts.
- Groupe générateur à gaz. — Moteur horizontal.
- A l’exception de quelques caractéristiques, ce moteur ne se distinguait pas, notamment quant à son fonctionnement, de celui qui vient d’être décrit.
- C’est un moteur à double effet, pourvu de
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système ROCHEFORT
- Adopté par la Guerre, la Marine et les Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement POSTES COMPLETS -- ORGANES SÉPARÉS
- ÉLECTRICITÉ MÉDICALE, brevets Rochefort
- Société anonyme MORS, 48, rue du Théâtre (XVe arr4). — Téléphone 7io>43
- Catalogues, Devis, Renseignements, franco sur demande
- p.r34 - vue 562/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 21 Janvier 1905
- XXXV
- deux cylindres agissant en tandem, tige de piston commune.
- On sait quel avantage résulte de cette disposition qui rapproche le moteur à gaz de la machine à vapeur : c’est la réduction possible du poids du volant, l’arbre moteur étant soumis à l’action d’une manivelle qui reçoit une impulsion à l’aller et au retour de la tige. Cette disposition a été adoptée déjà par quelques maisons ; elle permet, en diminuant la masse en mouvement, d’augmenter la vitesse de rotation et améliore le rendement pour les faibles charges.
- Le moteur dont il s’agit commandait une dynamo Westinghouse eompound, avec induit denté en tambour, comme dans le groupe précédent et charpenté en deux parties. Cette dynamo donne, à 200 tours par minute, une tension de 125 ou 250 volts, sa puissance est de 100 kilowatts.
- Ce générateur est adapté ici à une disposition spéciale.
- L’arbre porte indépendamment du collecteur, des bagues collectrices qui communiquent avec deux auto-transformateurs ; à ces bagues sont reliés quatre points 'symétriques de l’enroulement induit, de telle sorte que
- l’on puisse alimenter les auto-transformateurs au moyen de courants alternatifs biphasés.
- Les points centraux de ces transformateurs sont connectés et constituent le point d’attache du fil neutre d’une distribution à trois fils qui est donc réalisée sans l’intervention d’aucun moteur compensateur.
- Ce générateur s’applique particulièrement bien à l’alimentation de machines-outils, d’installations d’éclairage, etc. ; les pertes qui se produisent dans les bobines de compensation sont, en général, négligeables ; afin de parer à toute éventualité, c’est-à-dire, dans le but d’assurer un fonctionnement régulier en cas d’équilibrage imparfait des charges, les bobines inductrices sont groupées par moitié sur le fil négatif et sur le fil positif.
- Notons que, bien qu’ils puissent être employés avec les divers combustibles que l’on utilise dans les moteurs à combustion interne, ou moteurs à explosion, les deux appareils que i nous venons de voir sont alimentés de gaz | d’éclairage.
- j Nous n’avons rien dit de l’allumage ; il est | entendu qu’il se fait selon le procédé qui est | aujourd’hui d un emploi presque exclusif :
- I l’étincelle de rupture d’un circuit.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- L’HIVER A ARCACHO», BIARRITZ
- DAX, PAU, etc.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- cle toutes Classes
- Il est délivré toute l’année par les gares et stations du réseau d’Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France :
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 % en lIe classe et 20 % en 2e et 3e classes ;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plus; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père» grand mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
- TOUTE L’ANNÉE
- Nord-Express. —• Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Expïess. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marsedle-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebo s de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Vintimille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de l1' classe, lits-salon et sleeping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Engadine-Express.— De Londres et Calais pour Coire, .Lucerne et lnterlaken.
- p.r35 - vue 563/685
-
-
-
- XXXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 21 Janvier 1905
- Turbo-gènèrateur
- A coté des deux moteurs à gaz et des dynamos était exposée une turbine Parsons, de grande puissance, pouvant donner 600 chevaux, et actionnant un alternateur triphasé de 400 kilowatts.
- Entre autres qualités cette turbine fournit la continuité de l’effort moteur pendant toute la durée du cycle, ce qui, outre la suppression des trépidations, amène une vitesse cyclique très uniforme, qui s’adapte particulièrement à la commande des générateurs électriques.
- C’est cette application qui était faite dans le cas présent.
- Le rotor de la turbine, couplé directement au générateur électrique, imprime à l’inducteur, qui constitue la partie mobile une vitesse de 3,600 tours par minute; la machine est bipolaire ; la fréquence est donc de 60 ; quant au voltage, il atteint le chiffre de 440.
- L’induit du générateur est fixe; son noyau est formé de tôles estampées en acier doux, et creusé de rainures pour l’introduction des fils; les tôles sont maintenues dans une charpente de fonte ; l’enroulement est formé de barres de cuivre logées dans les rainures fermées partiellement; des espaces sont ménagés pour permettre la circulation aisée de l’air dans les bobines et dans les noyaux.
- Le générateur est construit, notamment au point de vue de la réfrigération, de façon à pouvoir supporter des surcharges permanentes relativement considérables ; le fonctionnement s’effectue sans échauffement excessif.
- La grande vitesse de rotation réalisée dans un groupe turbo-générateur entraîne le recours à des précautions spéciales et l’on n’ignore pas que c’est dans cette grande vitesse qne résident à la fois et les causes de difficultés de construction et les avantages des turbines à vapeur.
- Une disposition spéciale doit notamment absorber la légère vibration qui se produit quand le rotor de la turbine passe par sa vitesse critique. Cette disposition consiste dans un amortissement à l’huile des supports,
- qui sont constitués par des manchons entourant l’arbre ; ces manchons, que séparent une pellicule d’huile, sont graissés soigneusement, au moyen d’une petite pompe qu’actionne la turbine elle-même.
- En ce qui concerne l’inducteur mobile du générateur électrique, on ne peut guère, à raison de la vitesse et dimensions relatives de cet inducteur, en constituer le noyau de feuilles laminées ; ce noyau est, en conséquence, construit en acier massif, avec deux pôles ; sur ces pôles, on place, dans des gorges, les bobines que retiennent des coins de laiton et des plateaux terminaux.
- Le mouvement propre de la machine détermine une circulation de l’air dans le rotor et le stator, ce qui donne une ventilation suffisante.
- L’inducteur, terminé, est régularisé et uniformisé.
- Le courant est amené aux enroulements induits par des bagues collectrices montées sur l’arbre.
- La turbine ne comportant intérieurement aucune partie frottante qu’il serait nécessaire de huiler, il n’y a pas de graissage intérieur, et la vapeur d’échappement est absolument exempte de graisse, ce qui permet de renvoyer directement à l’alimentation des chaudières, l’eau de condensation qui en provient.
- De même que pour les appareils à gaz dont il a été parlé précédemment, le réglage de la vitesse peut se faire pendant la rotation même ; cette propriété est indispensable pour permettre la synchronisation.
- Le régulateur, qui doit être sensible, est un appareil à force centrifuge, recevant son mouvement de l’arbre par engrenage; c’est en agissant sur son ressort que l’on modifie le réglage. Dans certains cas, ce régulateur commande une soupape spéciale, qui permet l’introduction de vapeur fraîche au dernier étage de la turbine de façon à réaliser un couple moteur plus grand et susceptible de faire face à une forte surcharge.
- (A suivre.) J. R.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l'Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CATALOGUES FRANCO
- TÉ LÉ PHONE 571-04
- p.r36 - vue 564/685
-
-
-
- Tome XLII.
- Samedi 38 Janvier 1905.
- 13* Année. — N° 4.
- TT
- J.w
- P
- P
- REVUE
- /
- Electriques
- HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Pages
- VALBREUZE (R. de). — Les arcs au m,ercure ..................... ...................... 121
- ROSSET (G.). — Le phénomène de l’élec-trolyse (suite).................................. 128
- BREVETS
- Auto-démarreur Lemale pour moteurs à explosion. . . . ................................. i3S
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. Expériences démonstratives sur la radio-activité, par A. Righi..................
- Télégraphie sans Fil. — Expériences de résonance sur le fonctionnement du cohéreur simple, Hodson . Applications Mécaniques. — La pompe électrique Quimby.....................................................
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences, — Recherches sur les diélectriques solides, par MM. Crèmieu et Malclès . . . Mesure de la conductibilité des diélectriques au moyen des gaz ionisés, par G. Nordmann . . . ... . .
- Sur la thermo-électricité des alliages d’aluminium, par H. Pécheux................ . . . ............
- Sur une nouvelle catégorie d’ions, par G. Moreau................................
- Sur la genèse de la radio-activité temporaire, par MM. Sarasin, Tommasina et Micheu. ................
- Sur les rayons cathodiques et les lois de l’électro-magnétisme, par P. Villard.......................
- Sur la théorie du magnétisme, par P. Langevin.............................................» . . . .
- Sur les Rayons N. — Note de M. Bordier. — Réponse à M. Bordier, par MM. Chanoz et Perrigot . . .
- i4o
- 147
- 1 F> •>
- 154
- 155 i55
- 155
- 156
- 156
- 157
- 158
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles. — Le VIIe Salon de l’Automobile (suite). — Les Installations’électriques à l’Expo-
- sition de Saint-Louis (suite)....................................................... xxxvm
- Bibliographie............................................................................... lxviii
- II
- il A. Cfl O U FABRIQUE SUISSE DE CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES .1. DE MODZELEW8KI & Cto FRIBOURG (Suisse) Condensateurs Electriques à haute tension Breveté — S» S TT È IME E TVX O S C I C h: X — Breveté Spécialité : Emploi des Condensateurs pour l’alimentation des moteurs triphasés par réseaux monophasés Modèles spéciaux pour Parafoudres, Télégraphie sans fil, Laboratoires et Electrothérapie Représentants pour la France: E. H. CADIOT & Cie, 12, rue Saint-Georges, PARIS O O CO II H*
- p.r37 - vue 565/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Janvier 1905
- xxx vm
- NOTES ET NOUVELLES
- LE VII* SALON DE L’AUTOMOBILE
- Accumulateurs et appareils d’allumage.
- Pour achever notre description des nouveautés électriques du Salon, il nous reste à parler des accumulateurs et des appareils d’allumage de moteurs à pétrole.
- Nous passerons sous silence de nombreux groupes électrogènes sans intérêt technique :
- Ce sont tous des moteurs ordinaires d’automobiles accouplés directement à une dynamo à 1.000 tours. On obtient ainsi des puissances éclairantes considérables sous peu de volume et surtout avec un prix d’installation première très réduit. Le succès de ces petits appareils tient, croyons-nous, à ce que ces moteurs sont connus du premier chauffeur venu et que les pièces de rechange se trouvent partout. Ils ne nécessitent dès lors aucun personnel spécial pour le propriétaire de l’installation, celui-ci ayant généralement une automobile et un groupe de 10 chevaux donnant l’éclairage de 200 lampes, ensemble plus que suffisant en général.
- Au point de vue des accumulateurs de traction pour voitures électriques le Salon ne présentait rien de nouveau; les constructeurs d’automobiles tendent à fabriquer eux-mêmes leurs accumulateurs. Ceci s’explique si l’on songe que l’entretien des éléments monte à dix centimes par kilomètre et que dès lors c’est pour eux une véritable rente par chaque voiture vendue.
- Le type à plaques semble devoir seul subsister à cause de son facile démontage sans couper aucune connexion. Un seul appareil, du à la maison Schmitjt, comprend des éléments
- composés de tubes carrés isolants en matière spéciale inattaquable à l’acide, servant en même temps à isoler les électrodes-tubes l’une de l’autre et à contenir la matière active. Le courant est amené à cette matière par des tiges en plomb antimonié munies de ramifications. Les connexions sont faites comme dans l’ancien Phénix sur deux feuilles de plomb superposées.
- Comme accumulateurs d’allumage nous n’avons à signaler que l’appareil Commelin et Viau. 11 se compose de deux plaques ordinaires positives encadrant une sorte de panier en plomb antimonié servant d’électrode négative. L’électrolyte est de l’eau acidulée à 20 degrés Baumé. Pour faire fonctionner l'appareil on le charge à la manière ordinaire, puis on jette dans le panier un bout de cadmium. Celui-ci se dissout dans l’acide eu donnant du courant sous un voltage de 2, 1 à 2, 3 volts. Il n’y a pas d’action locale à circuit ouvert, autrement dit pas d’attaque du cadmium. A la recharge suivante celui-ci sera régénéré et se déposera sur le panier lui-même. Le chauffeur peut ainsi apprécier le degré de charge de son élément à la quantité de cadmium déposée sur le panier.
- Le nombre des modèles d’accumulateur d’allumage exposés était très considérable, bien que cette industrie reçoive en ce moment un assaut redoutable de la part de la magnéto ; presque toutes les maisons d’automobiles adaptant des magnétos sur leurs modèles nouveaux. Au point de vue de la facilité de réglage et de la puissance d’allumage, cet allumage est, en effet, meilleur que celui donné par les accumulateurs et la bobine.
- Ce phénomène tient à ce que, plus le moteur
- p.r38 - vue 566/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 28 Janvier 1905
- XXXIX
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 ‘ Adresse télégraphique : ELIHU-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du cou-rantmaximum pourlequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 ltw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœu-vrés de différentes façons :
- Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3q Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
- p.r39 - vue 567/685
-
-
-
- XL
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Janvier 1905
- tourne vite, plus le potentiel du courant de la magnéto qui tourne à la même vitesse augmente et plus aussi la rupture du courant qui doit produire l’étincelle d’allumage est rapide. En sorte que l’étincelle devient plus forte, plus rapide et donne une inflammation plus prompte du mélange tonnant produisant les mêmes effets que l’avance à l’allumage. C’est donc une avance à l’allumage automatique que fournit la magnéto. La pratique justifie pleinement cette conception et, en fait, les corrections d’avance à l’allumage à faire sont très faibles ; cela s’accorde à merveille avec les carburateurs automatiques qui eux corrigent la carburation d’après la vitesse; ils se complètent l’un l’autre.
- Les deux systèmes principaux de magnétos 1° à rupture dans le cylindre, 2° à allumage par bougie, semblent devoir subsister tous les deux. Le deuxième système a fait, en effet, cette année, des progrès considérables et vient avec succès combattre le premier, qui a contre lui non seulement de nécessiter une disposition particulière des cylindres, mais, surtout, que la visite des tampons n’est pas aussi simple que celle d’une bougie ; leur réglage est délicat et les chauffeurs ne l’ont pas dans la main comme la bougie qu’ils connaissent de longue date et dont ils acceptent les inconvénients nombreux.
- La forme de la magnéto reste toujours la même à quelques rares exceptions qui dispa-
- Fig. 1. — Magnéto à rupture
- raîtront, selon nous. Les aimants sont en fer à cheval, en raison de la facilité relative qu’il y a à obtenir cette forme. Ils sont toujours composés de deux feuilles superposées de huit millimètres d’épaisseur ou de trois feuilles de six millimètres. Les aimants sont vissés sur les pièces polaires en fonte ; on utilise
- pour cela le moins grand nombre de trous possible, car il est démontré que les aimants percés gardent moins bien leur aimantation. L’armature de l’induit est toujours en fonte et n’est autre que l’armature Siemens bien connue.
- Pour les magnétos à rupture, l’induit est enroulé en fil très fin, sur un noyau très
- “ LÉLEGTROMÉTFIIE USUELLLE
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- GRAINDORGE, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- VOLTS-MÈTRES et AMPÈRES-MÈTRES
- industriels et apériodiques sans aimant
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco des tarifs sur demande
- p.r40 - vue 568/685
-
-
-
- Supplément à VÉclairage Électrique du 28 Janvier 1905
- LXI
- TRANSFORMATEURS
- Westinghouse
- a REFROIDISSEMENT HUTOMHTIQUE
- i
- p-i
- Üî!‘:l
- li'ü-'î'if”"-
- lil! •!!: !
- 1
- i'-
- ü!i!!:i,!l
- ! ! I I 1 1 1
- | !ii!!hïiîi,,i"ii-" -S
- t'Wrfe-st üiüinijij^
- *3^'îS S
- a
- 500 K. W.
- Transformateur Westinghouse de 35o kw., à refroidissement automatique.
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 20.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- Siège Social : 45, rue de l’Arcade, Paris.
- PARIS, 45, rue de l’Arcade.
- LILLE, 2, rue du Dragon.
- LYON, 3, rue du Président-Carnot. TOULOUSE, 58, boul. de Strasbourg.
- Agences à : Usines
- au Havre et à Sévran
- BORDEAUX, 9, Cour de Gourgues. MARSEILLE, 43, rue du Paradis. SAINT-ÉTIENNE, 19, rue Gambetta. NANCY, 20, rue Grandville.
- p.r41 - vue 569/685
-
-
-
- LX1I
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Janvier 1905
- peu saturé, afin d’augmenter autant que possible la self - induction. Il ÿ a normalement 700 tours de fils de 5 dixièmes de millimètre de diamètre. Cette grande self-induction sert à augmenter l’angle^ ou le temps, pendant lequel on petit en ouvrant brusquement le circuit de l’induit, obtenir dans lë cylindre une étincelle de self-induction. Cet angle doit être, en effet, assez grand pour comprendre l’angle de l’avance à l’ailumàgê possible.
- Le montage du circuit électrique est toujours le même : une extrémité du fil d’induit est fixée à l’armature en fonte de celui-ci et fait retour à la masse par un frotteur spécial généralement
- en charbon qui ne force pas le courant à traverser ies coussinets, ceux-ci étant trop mauvais conducteurs. L’autre extrémité du fil d’induit passe par l’intérieur de l’arbre isolé et est recueilli en bout de celui-ci par uii frottéur quelconque; De là, il se rend à la tige isolée du tampon et la rupture est opérée mécaniquement par un levier en communication avec la masse.
- Pour les magnétos à étincelle directe l’induit est eilfoülé en gro& fils, avec très peu de spires. C’est qü’ici la self-induction est nuisible, et que la tension à obtenir n’est que de 4 volts. On veut en effet profiter dans ces magnétos d’un dispositif de secours qui consiste, lorsque la magnéto
- Fig. 2. — Magnéto Mildé à bobine et bougie
- est avariée, à se servir de deux éléments d’accu-rtiülateur pour obtenir l’étincelle nécessaire.
- La self-induction est nuisible ici parce que l’on coupe le circuit primaire et qu’il faut absorber cette self-induction dans un condensateur. Mais alors il a fallu prévoir uti procédé pour modifier l’avance à l’allumage. Pour cela, la rupture est commandée par l’arbre même de la
- magnéto, elle a donc toujours lieu dans la même position de la navette d’induit. On choisit naturellement la meilleure position, et l’expérience a prouvé que c’était le moment où le bord arrière de la navette, sa corne, quitte la pièce polaire et est à deux millimètres de celle-ci ; c’est en effet le moment où l’arrachement se produit et ou le flux qui passait dans le corps
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE L"
- LUCIEN ESP IR, Administrateur-Déléguie
- rue de M aubeuge, PARIS
- Représentant Exclusif de :
- GENERAL ELECTR1G O \A de LONDRES,
- , MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS — MOTEURS — LAMPES A ARCS — LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREIL DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES Lampes à Incandescence “ ROBERTSON ” etc., etc.
- p.r42 - vue 570/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Janvier 1905
- LXII1
- de la navette s’annule brusquemeet. Le distributeur de la magnéto est commandé également par l’arbre de la magnéto et reste dans la même position par rapport à lui. Mais on produit l’avance en décalant l’arbre de la magnéto par rapport à l’arbre du moteur à pétrole.
- Pour cela, on peut, ou bien attaquer l’arbre de la magnéto directement par engrenage, et faire en sorte que cette magnéto puisse tourner sur cet engrenage, ce qui produit le décalage, — c’est là le procédé employé dans les magnétos rondes, — ou bien, n’attaquer la magnéto que
- Fig. 3; — Magnéto à
- produit par la magnéto est envoyé dans une bobine d’allumage ordinaire; celle-ci sert de transformateur et donne à la rupture du circuit primaire* ou de la magnéto, une étincelle au secondaire. Cette étincelle, ou mieux le courant secondaire, est dirigé sur le cylindre convenable à l’aide d’un distributeur de courant qui n’est autre qu’une languette ou touche en communication électrique constante avec le sëfcondaire de la bobine et qui se déplace devant les qüatre balais en communication chacun avec la bougie d’un cylindre.
- La ligure 2 montre le distributeur de la magnéto Mildé. Sur la même ligure on aperçoit nettement le dispositif dé rupture du circuit primaire.
- Dans l’autre classe de ces appareils qui semble devoir devenir plus nombreuse, la bobine est supprimée. . Le fil lin de celle-ci est enroulé directement paê dessus le gros fil de l’induit sur la navette même. On produit toujours la rupture du courant primaire, avec insertion d’un condensateur entre les deux
- par un manchon fixé sur son arbre et qui l’entraîne par une goupille. Cette goupille peur glisser, d’unë part dans une fente longitudinale sur l’arbre de la magnéto et d’autre part sut une rampe hélicoïdale sur le manchon ; de la sorte, en enfonçant plus ou moins cette goupille, on décâle l’arbre de la magnéto par rapport au manchon, C’ëst à-dire par rapport au moteur à pétrole lui-même. — C’ëst le dispositif visible svir la figure sur la face arrière de la tnagnéto.
- Dans certains dé ces appareils, le Coûtant
- bougie Simms-Bosch
- bornes de cette rupture. Nous avons également le distributeur de courant à haute tension. La ligure ci-contre montre uiic de CCS magnétos due à la maison Simms-Bosch et qui est complètement étanche, ce qui est vraiment intéressant pour Un appareil producteur de courant à 10.000 volts.
- Les dispositions mécaniques de ces petits appareils sont très étudiées et fort intéressantes, mais elles sortiraient trop du cadre de ces notes. De même que les dispositions, faciles à imaginer du reste, qui permettent de remplacer la magnéto par une pile ou un accumulateur de secours,'ou de se servir du rupteur de la bobine au cas où l’interrupteur mécanique de la magnéto serait cassé. Ce sont là cependant, des points importants pour le chauffeur et qui vont, à notre avis, remettre en faveur cet allumage vraiment renouvelé.
- R. Lacau
- ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- p.r43 - vue 571/685
-
-
-
- LXIV
- Supplément à L’Éelairage Électrique du 28 Janvier 1905
- TRACTION
- La traction électrique sur les grandes lignes de chemin de fer.
- L’application de l’électricité à la traction à voie normale sur les grandes lignes de chemins de fer présente des difficultés qui , longtemps encore, dans l’état actuel de 4’exploitation de ces grandes lignes, seront difficilement surmontées.
- Néanmoins, pour fixer les points de ce problème dont les données sont infiniment complexes, on a multiplié, depuis quelques années, des essais isolés et des recherches intéressantes.
- En France, la Compagnie d’Orléans, après avoir prolongé ses grandes lignes de la gare d’Austerlitz au quai d’Orsay, a mis en service, dernièrement, des trains de banlieue électriques faisant la navette entre le quai d’Orsay et Juvisy(1); la Compagnie de l’Ouest, en 1901-1902, a, dans le même ordre d’idées, établi sa ligne gare des Invalides-Versailles (voir l’E.E., tome XXXVII, nos du 28 novembre, 5, 12 et 19 décembre 1903), et nous rappellerions la ligne de Chamonix établie par la Compagnie du P.-L.-M., si cette ligne, des plus intéressantes au point de vue technique, était autre
- (*) Voir VEclairage Electrique, tonie XLI, page CLVIII (31 Décembre 1904).
- TOURS DE PRÉCISION LORCH
- = pour ELECTRICIENS Tours à tourner, à fileter, au manchon et Parallèle
- Envoi du Prix-courant illustré, franco sur demande
- AGENTS DÉPOSITAIRES
- Henri PICARD & Frère
- 131, Boulevard Sébastopol. PARIS
- chose, au point de vue qui nous intéresse en ce moment, qu’une ligne d’intérêt local.
- *
- * *
- Le côté économique de la question préoccupe tout particulièrement les ingénieurs suisses, et M. Tissot, président du Comité suisse, créé pour l’étude de la traction électrique des chemins de fer, a étudié comparativement dans La Machine, de Genève (nos du 25 mai et 10 juin 1904), les dépenses entraînées par la traction électrique et la traction à vapeur.
- Au point de vue des frais de traction, il compare la dépense de combustible aux dépenses pour l’énergie motrice :
- La consommation de charbon pour les chemins de fer suisses a été, en 1901, de 446.000 tonnes, soit au prix moyen de 3i fr. 3^ la tonne, une dépense de i4 millions environ.
- La consommation par cheval-heure étant d’environ i,^5 kg., l’énergie totale dépensée est de
- 446.oo6.ooo „ , ,
- -----------= 202.000.000 chevaux-heures par an,
- 1.75
- le cheval-heure revient à :
- 1000. i.^Ô
- Si, pour produire y36 watts aux roues, les moteurs absorbent 85o watts, le prix de revient du combustible par kw.heure sera de o,o65 fr. environ.
- Une usine électrique que l’on établit en ce moment dans le canton de Schwytz, pourra vendre l’énergie à 2 centimes le kw-h., ce qui, en supposant la durée d’utilisation de 6 heures du matin à minuit (6,5oo heures par an) mettrait le kw.-an à i3o fr., prix suffisamment rémunérateur.
- A Genève, pour l’usine de Chèvres, la dépense par kw. installé a été de 160 fr. - le prix de 2 centimes par kw.-h. pendant 6,5oo heures, laisserait donc un dividende suffisant, même en comptant 10 °/o pour l’amortissement.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L'ACCUMULATEUR TUDOH
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 t‘r.
- Siège Social : 48, Rue de la Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r44 - vue 572/685
-
-
-
- Supplément à L’Eemirage Electrique du 28 Janvier 1905
- LXV
- Pour les usines à chutes peu élevées, de moindre puissance totale, le prix du kw. installé est plus élevé. Cependant, ce prix de revient de i3o fr. le kw.-an serait encore rémunérateur pour un prix de revient de 5oo fr. par kw. installé, c’est-à-dire pour une usine de puissance moyenne avec chute de io à 20 mètres. De plus, on peut obtenir l’énergie dans des conditions meilleures, avec les usines qui ont un surplus à écouler.
- Il y a, en outre, économie dans la consommation d'énergie : la résistance au roulement, en palier, en kg. par tonne est, pour les voitures :
- R = i,5 -)- 0,001 V2. pour les locomotives à vapeur :
- R = 4 s!a -1- 0,002 V2.
- or, pour une automotrice, la résistance est à peu près la même que celle d’une voiture ordinaire.
- Le poids mort d’une locomotive à vapeur étant élevé, on pourra économiser environ un poids de 4o tonnes pour un train de 200 tonnes.
- Pour ce train de 200 tonnes, remorqué par une automotrice, l’économie d’énergie, en palier, sera 3o,35 %. Cette économie, moindre en rampe, serait encore de 23 °/0 pour une rampe de 10 pour 1000 ; elle serait en moyenne, estime-t-on, de 26 pour 100 en Suisse, et plus sensible pour
- les chemins de fer français dont les tracés sont moins difficiles. Enfin, la traction électrique permet à la descente de récupérer de l’énergie, et il y a là une autre économie difficile à apprécier en chiffre dès maintenant.
- Les dépenses de graissage et de nettoyage (6 pour 100 du prix du combustible en Suisse, et 10 pour 100 en Allemagne), seront à priori moindres que pour la traction à vapeur.
- Le personnel serait moins nombreux et moins difficile à instruire. -•
- En ce qui concerne Y entretien du matériel roulant, tandis que la chaudière de la locomotive à vapeur, exposée à de grandes variations de température et détériorée par l’emploi d’eaux tartrées, exige de continuelles réparations, et que les parties frottantes du moteur, qui est exposé continuellement à la poussière, au sable, à la neige, à la fumée, s’usent rapidement, la locomotive électrique n’a de partie réellement sensible que la partie tournante du moteur qui supporte des secousses répétées et le choc provenant du passage d’un rail à un autre. En fait, sur la ligne Berthoud-Thoune, une expérience de quatre ans a montré que les frais d’entretien sont inférieurs à ceux des lignes à vapeur analogues, et la maison Ganz et G° qui a construit les lignes de la
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et Newhaven
- PAR LA GARE SAINT-LAZARE
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours f dimanches et fêtes compris ) et toute l’année Trajet de jour en 8 h. 1/2 (1" et 2e classes seulement)
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois
- Billets simples, valables pendant 7 jours.
- I1'” classe .... 43 fr. 25
- 2e classe .... 32 »
- 3° classe .... 23 25
- classe . classe . classe .
- 72 fr. 75 52 75 41 50
- MM. les Voyageurs effectuant, de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en lro classe ; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour en 2” classe.
- Départs de Paris-Saint-Lazare
- Arrivées j London-Bridge.
- • j \ Victoria ....
- Londres )
- Départs j London-Bridge
- , ? ( Victoria
- Londres )
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre .
- et vice-versa comportent des voitures de lro et de 2e classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de tro classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l'Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- io h. 20 m. 9 h. s
- 7 h. s. 7 h. 4o m»
- 7 h. s. 7 h. 5o m.
- io h, m. 9 h- s-
- io h. m. 8 h. 5o s.
- 6 h. 4° s- 9 h. iô m.
- entre Paris et Dieppe
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- RELATIONS DIRECTES ENTRE PARIS & L’ITALIE (via Mont-Cenis)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise Florence, Rome et Naples
- (viâ Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modane)
- De Paris à : 1~ Cl. 2* Cl. 3* Cl.
- Turin 147 » 106 15 69 25
- Milan ... ;. ... 164 80 116 75 »
- Gènes 169 80 121 40 Validité : 30 jours.
- Venise 216 35 153 75 »
- Florence ....... 217 40 154 80 » H
- Rome 266 90 189 50 — 45 jours.
- Naples 315 50 223 50 »
- La durée de validité des billets valables 30 jours peut être prolongée de 15 jours et celle des billets valables 45 jours peut être prolongée de 22 jours, moyennant le paiement d’un supplément égal à 10 °/o du prix du billet (cette prolongation ne peut être accordée que par les gares de départ et de destination du billet).
- D’autre part, la durée de validité des billets d’aller et retour de Paris à Tnrin est portée gratuitement à 60 jours lorsque ces billets sont délivrés conjointement avec un billet de voyage circulaire intérieur italien ou avec un billet d’aller et retour “ Turin-Palerme ”, ou encore lorsque le voyageur- justifie avoir pris, à Turin, soit un billet de voyage circulaire italien, soit un billet d’abonnement spécial italien.
- Arrêts facultatifs. — Franchise de 30 kilog. de bagages sur le réseau P.-L.-M.
- Trajet rapide en 1" et 2P classes, de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise et Rome, sans changement de voiture.
- J
- p.r45 - vue 573/685
-
-
-
- LXVI
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 28 Janvier 1905
- Valteline et qui construit actuellement du matériel à vapeur, estime que les frais d’entretien des locomotives électriques atteindront environ 3 centimes par locomotive-km., contre 9 centimes que coûterait la vapeur. Cet entretien à meilleur marché est, par conséquent, plus simple, plus rapidement fait, et nécessite des ateliers de réparation moins importants et moins coûteux.
- L’entretien de la voie, lui aussi, serait plus économique. Les automotrices électriques, mieux suspendues que les locomotives à vapeur, exercent sur les rails un effort de traction complètement différent • avec la locomotive à vapeur l’effort tan-gentiel varie entre un maximum et un minimum, tandis que celui-ci reste constant avec un moteur électrique ; l’adhérence avec une automotrice sera, par suite, bien supérieure à celle obtenue avec une locomotive à vapeur de même poids, et on arrive avec la traction électrique à avoir des efforts de traction supérieure.
- Ajoutons que la cause d’usure des voies et bandages qu’occasionnent les mouvements de galop, de tangage et de lacet de la traction à vapeur, disparaîtrait avec elle.
- Sur ce chapitre de dépenses, on ne peut cependant fixer dès aujourd’hui le pour cent d’économie, l’expérience seule permettrait de le calculer.
- Enfin la traction électrique supprime les installations des gares nécessaires pour l’alimentation des chaudières, niais ajoute les frais d’entretien et de renouvellement des stations de transformation et du fil, ou rail, de contact.
- L’importance des capitaux nécessaires pour l’établissement de ces lignes électrique.s dépendra beaucoup du système adopté et du mode d’exploitation * il est difficile d’établir aujourqi’hui des chiffres exacts. Outre les avantages financiers, il faut d’ailleurs que }a traction électrique en apporte d’autres concernant le trafic et le confort. Il semble bien que, comme l’espèrent les Allemands, des services à très grandes vitesses contribueraient beaucoup au développement de l’industrie et des relations commerciales, mais des vitesses de 200 kil. à l’heure ne sauraient être admises que sur des voies spéciales, Une exploitation semblable serait, au surplus, moins intéressante pour le moment en Suisse et en France où les profils sont parfois accidentés et où les tracés ont de nombreuses courbes.
- II semble qu’en Suisse la traction électrique pourra être introduite sans grandes difficultés sur les lignes que le trafic international de transit n’emprunte guère, et sur les lignes, comme celles du Gothard, qui effectuent un service de navette entre deux points déterminés.
- Quand au culcul de la puissance maximum nécessaire pour un réseau donné il exigerait un
- travail long et délicat, basé sur les profils des lignes et des horaires ; on ne peut se baser, ni sur la consommation du charbon, ni sur la puissance totale des locomotives : En Suisse, par exemple la puissance totale des locomotives à vapeur est de 33o.ooo chevaux, ce qui ne veut pas dire qu’il faudrait le même nombre de chevaux pour exploiter électriquement l’ensemble du réseau Su sse.
- D’autre part l’énergie absorbée annuellement représentant 262 millions de chevaux-heures, si l’exploitation est répartie sur 18 heures, la puissance absorbée serait de 4°-0°o chevaux aux roues, ou 60.000 chevaux turbines, mais, évidem-
- ment, le maximum absorbé sera de beaucoup plus élevé, le trafic ne pouvant être réparti d’une façon aussi uniforme.
- *
- r
- Dans un article du 25 juin 1904 dans « Zeitschrift des Vereines deutscher Ingénieurs » et consacré aux essais de traction électrique effectués sur la ligne Marienfeld-Zossen, M. Von Borries recherchait quel sera le domaine respectif des trains électriques et des locomotives à vapeur à grande vitesse, et dans quelle mesure on peut dès maintenant, ouvrir à la traction électrique, le réseau allemand.
- Faudra-t-il faire circuler ces trains électriques sur les voies actuelles ou en créer de nouvelles, spéciales pour ces trains, voies qui coûteront paturellement plus cher et concurrenceront les voies actuelles.
- M. Von Borries estime que le développement à attendre de l’ouverture de ces lignes ne justifiera leur construction que sur des parcours comme Berlin Hambourg, Berlip-Cplogne ou les voies actuelles sont; tellement chargées qu’il n’y a plus de place pour ces nouveaux trains rapides. Il faudra donc, dans chaque cas particulier, examiner si ces trains à grandes vitesses pourront se placer sur le graphique des trains actuels.
- Quelle sera la vitesse de régime à adopter ? Il semble qu’une vitesse de i5o à 160 à l’heure est largement suffisante, dans tous les pas, car le gain de temps en passant de i5o à 2oo km. ne justifie pas l’augmentation de difficultés et de frais qui croissent comme le carré de la vitesse, c’est-à-dire de 80 °/0 : à i5o et 160 km. la voie lourde du type de l’état Prussien avec rails de 41 kg est suffisante, d’autant plus que les poids par essieu de i5 à 16 tonnes des voitures d’essai seront réduits à 12 tonnes. Il faudra naturellement que ces voies soient bien entretenues, et les voies allemandes laissent souvent à désirer sous ce rapport, mais il ne s’agit que des soins ordinaires d’entretien. Les trains à grande vitesse n'endom-
- p.r46 - vue 574/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Janvier 1905
- LXVII
- mageraient davantage la voie que s’ils donnaient lieu à des efforts latéraux plus forts, ce n’est pas le cas, et il est probable que la voie sera moins abimée par eux que par les locomotives actuelles dont le poidg par essieu est plus élevé,
- M. von Borries pense donc que les contrerails sont inutiles, et que l’amélioration de la voie devra être obtenue par la multiplication des traverses et un bon ballast plutôt que par le renforcement des rails. Rien ne doit fajre craindre les aiguiR luges pour les trains à grande vitesse plus que pour les trains actuels, d’autant mieux que ces derniers exercent sur R voie une action plus violente,
- La vitesse actuellement autorisée dans les courbes est donnée approximativement par la formule
- V —3.a vR
- R étant le rayon de courbure. Avec des véhicules munis de boggies avertisseurs on peut aller au delà. Par l’effet de la force centrifuge, ils exercent une pression plus forte sur les roues du côté de l’extérieur. La sécurité est donc augmentée et le danger de voir les boudins monter sur les rails et dérailler diminue.
- L’expérience a montré que ces véhicules versent et ne déraillent pas. On peut admettre une vitesse
- V=4y/R- R faudra donc éviter les courbes de moins de 1600 mètres de rayon.
- Les dépassements des trains ordinaires par les trains électriques ne doivent pas nous préoccuper' davantage, puisque le dispositif actuel des signaux les couvre. Ils sont toutefois difficilement exécutables pendant les espaces de temps où les trains se succèdent à moins de 2 heures d’interyalle. Dans l’intervalle de 2 heures, les trains de voyageurs ou de marchandises, qui marchent respectivement à 4o, 3o, 20 kilomètres, ont le temps de faire 70, 6R et 4° kilomètres avant d’être dépassés. C’est admissible. D’autre part, dans les intervalles d’une heure qui sépareront les trains rapides, d’autres trains électriques pourront passer qui seront om-
- nibus à 80 kilomètres à l’heure et pourront faire 120 kilomètres avant d’être rejoints et dépassés. Ces trains assureront les relations locales à une vitesse double de la vitesse actuelle, D’après ces données, on peut vérifier sur le graphique actuel des trains s’il est possible de faire circuler des trains électriques rapides.
- M, von Borries établit que sur la ligne de Berlin à Hambourg, qui est de longueur moyenne (285 km.), l’établissement de la traction électrique pourrait se faire sans difficultés ; ce n’est que sur les parcours suburbains Berfin-Spandau et Frederick-shruhe-Hambourg qu’il faudra prévoir de nouvelles yoies spécialisées,
- La traction électrique pourrait dès maintenant être établie sur la ligne de Berlin - Postdam Wildpark, sur laquelle on pourrait remplacer le plus grand eombre de trains de banlieue par un nombre double de trains électriques. On pourrait s’y contenter d’une vitesse de 120 kilomètres, ce qui raccourcirait le temps du trajet d’environ moitié, Le train de 3 ou 4 voitures n’exigerait qu’une puissance de 4°o à45o chevaux.
- Sur d’autres lignes plus longues et plus chargées, les difficultés seraient plus grandes. Sur la ligne Berlin-Cologne, par exemple, il n’y aurait guère que la section Spandau-Lehrte qui pourrait offrir passage aux trains électriques pendant longtemps encore, Pour les autres lignes, il faudrait, tôt ou tard, ajouter d’autres voies.
- Th. C.
- La première ligne de chemin de fer à courant alternatif simple a été mise en service le 4 juillet 1904, entre Mederschonweide et Spindlersfeld. Les voitures motrices et les trains de voitures motrices ont journellement parcouru de i5o à 5oo km- Pendant la période d’essai, on a donc effectué 3o,ooo km. La vitesse moyenne, non comprise les arrêts, est de 4o kilomètres à l’heure. La consommation spécifique de 3o w-h. par tonnes km.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DB-OHÉRUY (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
- Barres — Bandes — Bandelettes Lames pour collecteurs Conducteurs électriques nus et isolés Ébonite — Caoutchouc industriel et pour vélocipédie
- p.r47 - vue 575/685
-
-
-
- LXVIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Janviei’ 1905
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Etude pratique des courants alternatifs simples et polyphasés, et de leurs principales applications industrielles, par Henry Chevallier, Dr ès-Sciences. Ch. Béranger, éditeur, Paris 1905.— Prix, relié, i5 francs.
- M. Chevallier, ayant, pendant deux ans, professé le cours d’électricité industrielle fondé à Bordeaux par la société des amis de l’Université, a été bien inspiré en offrant ce cours au public. Il s’est efforcé, d’une façon intéressante et heureuse, d’étudier la question difficile des courants alternatifs sans s’appuyer sur l’analyse mathématique qui aurait facilité sa tâche, mais eût rebuté les auditeurs de son cours.
- Après avoir rappelé les avantages du courant alternatif, son développement récent, et les lois de l’induction, M. Chevallier décrit les alternateurs industriels (alternateurs proprement dits, à fer tournant, et machines à fonctioris multiples), et expose successivement l’étude par les méthodes expérimentales, (d’une manière indirecte — méthode stroboscopique — ou directement — oscillographé Blondel —), de la forme des courants alternatifs; l’étude graphique et géométrique des sinusoïdes ; la mesure de l’intensité d’un courant alternatif, d’une différence de potentiel alternative ; la self-induction des circuits ; l’emploi et la construction des condensateurs, des transformateurs industriels, de la bobine de Buhmkorfî ; le fonctionnement des alternateurs.
- Il étudie ensuite, d’une façon précise et simple, les moteurs synchrones, à collecteur et asynchrones, les champs magnétiques tournants, la production des courants polyphasés, la distribution de l’énergie par courants triphasés ; les moteurs à courants polyphasés, synchrones ou asynchrones ; les appareils permettant de changer la nature, la forme ou la fréquence des courants électriques ; le livre se termine par une description des compteurs d’énergie et l’étude des transports à distance et de la distribution sous tensions élevées.
- Tout en se limitant ainsi au domaine purement expérimental et industriel, M. Chevallier a su, néanmoins, mettre en relief les phénomènes fondamentaux, et faire de cet enseignement un enseignement de la plus haute utilité professionnelle pour les praticiens et les industriels.
- B. L.
- Roues et turbines à vapeur, par K. Sosnowski, ingénieur civil. — 2e édition, revue et augmentée, un volume in-8° de 23o pages, avec 356 figures. — Béranger, éditeur, Paris 1904. —Prix, relié : 12 fr. 5o.
- Ce livre est une monographie complète et documentée des moteurs à vapeur à mouvement continu. L’auteur qui étudie, dans l’ordre chronologique, jusqu’en 1904, les appareds restés à l’état de projet, mais intéressants pour l’évolution des idées, et les appareils ayant reçu une application industrielle, classe ces appareils d’après le mode de fonctionnement du fluide moteur, en rangeant toutes les turbines dans deux groupes.
- Les turbines à réaction : la détente s’y opère successivement dans le distributeur et dans le récepteur, la vapeur agit sur. les aubages mobiles par sa pression et sa force vive ;
- Le s turbines à action : la détente s’y opère intégralement dans le distributeur, la vapeur agit uniquement par sa force vive.
- M. Sosnowski a réservé une étude spéciale aux turbines qui se détachent, historiquement, de chacun de ces groupes : la turbine Tournaire ( 1853) qui est avec l’appareil Béal et Pichon (1827), le prototype de la turbine à réaction à disques multiples Parsons, et la turbine de Laval dont découlent les turbines à action, qu’elles soient à disques simples (Bateau 1894, Biedler-Stunpf 1900) ou à disques multiples (Curtis 1896, Bateau 1898, Zoëlly 1902, etc). C’est d’ailleurs le turbo-généra-teur Parsons ( 1884) et l’appareil de Laval, dont les premiers modèles datent de 1883, qui ont donné naissance à la turbine actuelle.
- Ce livre vient à son heure, au moment où la turbine à vapeur, dont l’avenir même était contesté il y a dix ans, a fait dans l’application industrielle un progrès prodigieux. A l’Exposition de 1900, on ne trouvait encore que deux types de turbines, et ces turbines ne fournissaient guère, à la station centrale génératrice, que 1,000 chevaux sur une puisaance totale de 4°-000* Aujourd’hui, les installations de 5,ooo à 10,000 chevaux sont d’un type courant, et la turbine à vapeur, considérée comme le moteur à vapeur le plus économique, semble, concurremment avec la turbine à gaz, supplanter les moteurs à piston dans la plupart de leurs applications.
- Th. C.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CATALOG-TTBS FR^XISTCO — TÉLÉPHONE oTl-OX
- p.r48 - vue 576/685
-
-
-
- Tome XLII.
- Samedi 4 Février 1905.
- 13e Année. — N° 5.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DF,
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- BÉTHENOD (J.). — Sur la théorie du moteur série compensé (suite) . ........................... 161
- ROSSET (G.). — Le phénomène de l’électrolyse (suite)........................................... i65
- GUARINI (E.). — Utilisation des vapeurs d’échappement ......................................... 174
- BREVETS
- Dispositif D. L. Lindquist pour faire varier la résistance dans le rotor d’un moteur à induction.. 180
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — La quantité de radium de la terre, par Liebenow..................... 181
- Génération et Transformation. — Sur réchauffement des bobines inductrices, par Lacroix......... 181
- Sur la réluctance de bobines d’induction sans fer, par Thornton............................ i85
- Transmission et Distribution. — Essai sur la tension économique des conduites souterraines à haut
- potentiel, par L-L. Albaret (suite). . . . ......................... . \ . .... . i85
- Pertes d’énergie dans l’enveloppe métallique des câbles triphasés, par Morris .... ........... 188
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Institution of Electrical Engineers. — Sur quelques propriétés des alternateurs sous diverses conditions de charge, par A. F. T. Atchinson........................................................ 189
- Congrès de Saint-Louis. — Observations stroboscopiques sur les arcs à courant alternatif, par
- MM. L. Lombardi et G. Melazzo.......................................................... 191
- Congrès de Vienne. — Emploi des voitures de remorque dans les exploitations urbaines électriques, par
- G. Pavie ...»............................................................................. . 197
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles. — Les Installations électriques à l’Exposition de Saint-Louis (suite)
- L
- 'Éditions de
- “ l’Éclairage Électrique ”
- Vient de paraître
- ETUDE SUR LES RESONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par (Courants alternatifs
- Par G. CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie [du Secteur de la Rive gauche de Paris
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix....
- 2 fr. 50
- p.r49 - vue 577/685
-
-
-
- L
- Supplément à. L’Eclairage Électrique du 4 Février 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Installations de la Westinghouse électric and Manufacturing Co (suite) (*).
- Transformateur rotatif.
- Un transformateur rotatif de 200 kwatts était adjoint aux postes dont nous avons parlé.
- Ce transformateur décapolaire et tournant à raison de 720 tours par minute (la fréquence est donc de 60), était alimenté par des transformateurs statiques dont les primaires reçoivent les courants triphasés que produit le turbo-générateur.
- L’armature est formée de tôles d’acier, constituant le noyau, qui est monté sur des croisillons en fer ; ceux-ci sont eux-mêmes pressés et clavetés sur l’arbre ; ils portent également le collecteur ; l’arbre est animé d’un mouvement automatique lent de translation, qui le déplace sur ses paliers, de façon à répartir uniformément l’usure sur toute la largeur du collecteur; l’induit est un induit denté; des gorges sont pratiquées dans le noyau feuilleté, gorges dans lesquelles sont maintenues, au moyen de cales en fibre dure, les bobines de bandes de cuivre enroulées mécaniquement.
- Cette disposition ne différé pas sensiblement, comme on le voit, de celle qui était réalisée dans les dynamos et alternateurs dont les caractéristiques ont été données. La même remarque peut, au surplus, s’appliquer à l’inducteur.
- Ce dernier est formé, comme précédemment, d’une culasse en deux parties, en fonte, avec pôles en tôle d’acier, et enroulement com-
- (!) Voir Y Eclairage Electrique, tome XL1I, page XXXIII (21 janvier 1905).
- pound, ou, pour être plus exact, hypercom-pouncl ; des barres de cuivre, logées dans les pièces polaires, constituent un circuit amortisseur qui serait destiné à éviter les phénomènes de pendulisme. La ventilation est obtenue de la façon habituelle. Les bobines séries de l’inducteur sont séparées des bobines shunt par de légères suspensions ; les premières sont constituées de barres de cuivre de section rectangulaire; les secondes, de fil de cuivre.
- *
- IL — LA CENTRALE DE l’exPOSITION
- Cette centrale se compose de groupes électrogènes destinés, comne il a été dit au début, à fournir l’électricité nécessaire à l’éclairage, aux moteurs électriques, etc., des divers halls ; les générateurs indiqués dans le chapitre précédent, n’alimentent, en effet, que l’exposition particulière de la compagnie. Les autres parties sont éclairées et alimentées par quatre générateurs placés dans le hall des machines et qui fournissent également le courant nécessaire à la mise en action des pompes.
- Ces générateurs sont à induit fixe et inducteur mobile, avec noyaux feuilletés tant dans l’induit que dans l’inducteur; ils produisent des courants triphasés sous un voltage de 6,600 volts, et avec une fréquence de 25 périodes par seconde; leur puissance respective est de 2,000 kwatts et leur excitation s’effectue au moyen de trois unités de 80 kilowatts 125 volts ; les excitatrices sont placées dans le voisinage du tableau, lequel est de grande dimension et sera décrit plus loin.
- Nous n’insisterons pas d’avantage sur ces
- p.r50 - vue 578/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Février 1905
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, (te 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET D’IIMVEIVTIOIV S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- IG à 5.000 CHEYHÜX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Perrier ”.............. ......................
- Pour les torpilleurs 368 et 369...........................................
- Pour le cuirassé ** République ” (groupes électrogènes de bord)...........
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon............................................. .............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne. .........................
- Arsenal de Bizerte (Station E'ectrique de Sidi-Abdallah)....................
- Compagnie des Mines d’Aniche . .
- Port de Cherbourg...........................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.............................
- Société Anonyme des Mines d’AIbi............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d'Eau.............................
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) . . . .
- Etablissement National d’Indret..........................*..................
- Port de Rochefort...........................................................
- Etc., etc.
- machines
- 2
- 2 —
- 4 -
- 6
- 5
- 4 —
- 6
- 9 —
- 3 -
- 2
- 2 —
- 5 —
- I -
- 1 —
- 2 —
- chevaux
- 6.800 -
- 4.000 —
- 600 —
- 2.270 —
- 1.660 —
- 1.600
- 1.350 —
- 880 —
- 830
- 800 -
- 600 -
- 580 -
- 400 —
- 400 —
- 350 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines a vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- S? A* des Établissements DELADNAY BELLEVILLE
- Capital : SIX MILLIONS cle Francs
- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Vdi esse télégraphique : BGIJÆVII.LE, Saint-Denis-siir-Seine
- p.r51 - vue 579/685
-
-
-
- LU
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Février 1905
- générateurs : Appareils Westinghouse, du type connu.
- Les alternateurs reçoivent leur mouvement de moteurs à vapeur verticaux Westinghouse, cross-compound, de 3,500 chevaux chacun, et sur l’arbre desquels sont montés directement les inducteurs des générateurs électriques, entre les cylindres, de même que les isolants.
- L’arbre, dont le diamètre atteint, au centre, approximativement 90 centimètres, tourne dans des supports à auto-alignement avec sièges sphériques ; sa vitesse de rotation est de 85 tours par minute; il est en acier de haut-fourneau forgé, comprimé à l’état liquide (dans le but d’obtenir un métal homogène)
- La distribution se fait au moyen de soupapes Corliss placées dans les têtes des cylindres ; l’admission peut se faire, au maximum, pendant les 3/4 de la course du piston ; la machine peut alors fournir une puissance de 50 0/0 environ supérieure à la normale (5,000 chevaux au lieu de 3,500).
- Après avoir rempli son rôle dans les cylindres, la vapeur n’échappe pas à l’air libre, les différents moteurs fonctionnant tous avec condenseurs ; deux groupes de condensation, d’une capacité de 7,000 chevaux sont installés pour desservir les moteurs dont il vient d’être
- parlé, ainsi que les moteurs auxiliaires.
- Ces condenseurs, pourvus de pompes rotatives pneumatiques, sont du type dit « barométrique » Worthington, à jet, et ils sont munis d’une pompe centrifuge Worthington, actionnée par une machine c-ompound.
- La machine pneumatique produit l’entraînement de l’air des cônes des condenseurs ; les pompes centrifuges fournissent l’eau de réfrigération ; celle-ci, après usage, va se refroidir dans deux grandes tours qui sont placées à l’extérieur de la salle de chauffe; dans ce but, on utilise une seconde pompe centrifuge, commandée par un moteur Westinghouse ; des ventilateurs, commandés de même, placés à la base des tours produisent le tirant d’air nécessaire.
- Les condenseurs sont pourvus d’une valve d’échappement automatique ; un moteur électrique commande, d’autre part, une soupape d’admission pour le réglage de l’introduction de la vapeur.
- Outre les deux pompes centrifuges dont il vient d’être parlé, l’installation comprend un troisième appareil de ce genre, constituant la réserve ; le moteur qui commande les trois pompes leur est commun.
- La vitesse de marche des machines est
- FABRIQUE SUISSE DE CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- J. DE MODZELEWSKI & C‘°
- FRIBOURG (Suisse) O O en
- (Condensateurs Electriques à haute tension "G
- cê O Breveté — S "ST S T È 3VE IVE O S G I G K I — Breveté
- Spécialité : Emploi des Condensateurs pour l’alimentation des moteurs triphasés par réseaux monophasés
- Modèles spéciaux pour Parafoudres, Télégraphie sans fil, Laboratoires et Electrothérapie
- Représentants pour la France: E. H. CADIOT & Cie, 12, rue Saint-Georges, PARIS
- — II.
- Seuls Représentants pour la France
- Portatif d’Essais d’isolement
- SYSTÈME EVERSHED
- Peut être employé par un homme seulement.
- Il n'y a qu’à tourner la manette et lire, appareil est universellement employé depuis j5 ans
- EVERSHED & VIGNOLES, LD
- E.-H. eHDIOT & Q13
- ACTON LANE WORKS
- 12, rue Saint-Georges, PARIS
- Olxiswiclv. London W.
- p.r52 - vue 580/685
-
-
-
- Supplément à VÉclairage. Electrique du 4 Février 1905
- LUI
- réglée par un régulateur à force centrifuge, dont l'effet peut être modifié pendant la rotation même ; ce régulateur, du type à enveloppe, est à auto-graissage.
- Un dispositif de sécurité est installé sur les moteurs de façon à fermer la soupape d’étranglement quand la vitesse atteint une valeur dangereuse, par suite de la rupture du régulateur par exemple ; ce dernier est pourvu d’une masse pesante, qui agit sur le mécanisme, et dont le mouvement est produit par un moteur électrique relié au tableau.
- Les quatres machines à vapeur qui commandent les générateurs reçoivent la vapeur de deux groupes de huit chaudières chacun, ces chaudières, du type Balcock et Wilcox, sont assemblées dans le hall du gaz, du charbon et de la vapeur ; chaque groupe est desservi par deux ventilateurs qui produisent un tirage artificiel réglable.
- Dans le but d’éviter les fumées, on a disposé les foyers de façon à réaliser le principe du four à réverbère, donnant une combustion parfaite, | notamment des produits volatils que donnent les charbons bitumeux ; cette disposition est combinée avec l’emploi de chargeurs méca-
- niques Roney constitués d’une grille à bascule, disposée obliquement pour faciliter la chute du combustible.
- Les chaudières sont reliées, quatre à quatre,
- I à des conduites de vapeur de 25 cm. qui alimentent elles-mêmes deux canaux de 30 cm, placés, sur des supports roulants, dans des cavités souterraines et qui aboutissent aux moteurs. Elles alimentent non seulement les quatre grands moteurs, mais encore, au moyen de conduites semblables, les machines auxiliaires. Le drainage s’effectue par le procédé dit du « Holly Steam Loop and Gravity Reeturn System » qui renvoie automatiquement aux chaudières l’eau de condensation (recueillie de manière automatique et permanente). Les conduites pour les appareils auxiliaires sont dérivées entre les tambours et les soupapes d’arrêt ; elles sont donc absolument indépendantes des principales.
- Nous avons dit que tous les appareils, tant auxiliaires que principaux n’échappent pas à l’air libre, mais fonctionnent avec condensa-I tion ; exception doit être faite toutefois pour l’installation auxiliaire établie dans la salle de chauffe qui échappe à l’air libre au travers d’économiseurs.
- SOCI
- NOUVELLE
- MDLATEURS
- Société Anonyme au Capital de 300.000 francs
- 34, rue Pierret, NEUILLY-SUR-SEINE
- lfalteries stationnaires de toutes puissances
- Accumulateurs légers pour traction électrique
- Éléments transportables pour allumage de Moteurs à explosion — Électricité médicale, etc.
- TELEPHONE : 340-13
- MEDAILLE D’ARGENT : PARIS 1900
- p.r53 - vue 581/685
-
-
-
- LIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Février 1905
- La grue Niles
- Une grande grue, d’une capacité de 40 tonnes, pourvue de trois moteurs Westinghouse, desservait les engins principaux dans le Palais des machines; cet appareil, d’une longueur de 24 mètres environ, est muni d’une cabine pour la commande ; les excitatrices fournissent aux moteurs du courant continu sous 110 volts; l’un des moteurs à une puissance de 5 chevaux; le second et le troisième sont des moteurs de 20 chevaux chacun.
- Les pompes
- Parmi les appareils de grande puissance alimentés par les générateurs électriques dont il vient d’être question, il convient de citer, en tout premier lieu, ceux actionnant les grandes pompes qui fournissaient l’eau nécessaire aux cascades remarquables et aux chutes qui donnaient aux jardins un charme particulier.
- Les pompes sont des pompes centrifuges, d’une capacité individuelle de 150.000 à 180.000 litres par minute; elles étaient au nombre de
- trois, et une transmission élastique les reliait à leurs moteurs de commande marchant à 365 tours par minute.
- Les moteurs étaient des appareils à induction Westinghouse.
- Ces moteurs à huit pôles sont, dans leur partie primaire, alimentés immédiatement par des câbles de courant à 6.6oo volts et 25 périodes par seconde ; ils donnent 2.000 ch. à 3G5 tours environ par minute, correspondant à une différence de
- phase d’environ 2,7 % . Les moteurs sont construits de la façon ordinaire avec des plaques de tôle poinçonnées ; les segments de l’anneau terminant en queue d’hirondelle sont sertis dans les barres correspondantes de la boîte en fonte, et soigneusement aérés par des pièces intermédiaires.
- Les rainures sont à moitié ouvertes, de façon que des bobines enroulées, soit au tour, soit dans des patrons, puissent être introduites et juxtaposées sans aucune difficulté. Les enroulements de
- GENERAL ELECTRIC DE FRANGE L"
- L UJ OIE N ESPIR, .Administrateur-DéléÉCtié
- llbi% rue de Maubeuge, PARIS
- Représentants Exclusifs de :
- GENERAL ELECTRIC O \A de LONDRES, BIRMINGHAM, MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS MOTEURS — LAMPES A ARCS LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREIL DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES Lampes à Incandescence 44 ROBERTSON ” etc., etc.
- p.r54 - vue 582/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Février 1905
- LV
- la partie secondaire rotative communiquent avec des bagues collectrices, et par l’intermédiaire de balais avec des résistances de démarrage, de façon que ces moteurs puissent démarrer sous un moment de rotation plus rapide et sous une charge plus petite et graduelle. La coquille est en deux parties et d’une disposition remarquable. Le palier disposé à sa partie inférieure est en elfet susceptible d’un ajustement, de façon que la partie supérieure puisse être retirée pour les visites et les nettoyages sans qu’on doive soulever le rotor des paliers, en même temps qu’on est en mesure de retirer les parties supérieures et inférieures du palier sans ôter la coquille latérale ; c’est alors que le rotor, les vis de couvercle de l’autre palier étant desserrées, vient s’appliquer sur l’alésage intérieur du stator. Les paliers d’un alésage d de 238 mm. et d’une longueur trois fois plus grande (/ = 3d') sont pourvus d’une circulation d’huile. Le diamètre du pivot de paliers correspond à la foi mule
- N étant égal à 2.000, II. P. n =z 365 tours par min. Le poids du rotor est de i3 tonnes; celui du stator de 26 tonnes et celui du moteur tout entier par conséquent de 39 tonnes.
- Le tableau commutateur
- Le grand tableau de distribution installé concurremment avec l’usine centrale, était-d’un développement remarquable et d’une disposition des plus perfectionnées.
- Ce commutateur était placé dans le Palais des Machines où 011 avait aménagé, pour recevoir les appareils de commutation et leurs accessoires, deux galeries, dont la supérieure contenait la partie de commande du tableau.
- Cette partie, d’une longueur de 18 m. 85, sur une hauteur de 2 m. 28, était formée de 29 panneaux de marbre bleu Vermont, de plus de cinq centimètres d’épaisseur; ces panneaux, montés sur une charpente de fer, comprenaient deux parties.
- La destination et l’agencement des diverses sections sont indiquées ci-après. Rappelons que les rhéostats de champ sont commandés à distance, au tableau des générateurs, par des moteurs électriques. Les panneaux des générateurs ont 81 cm. de largeur ; ils sont plus larges que ceux d’excitation et des feeders, qui n’ont que 60 cm. Sur la partie inférieure des panneaux sont, en général, places les wattinètres enregistreurs. Toutes les parties sont à l’abri de l’incendie.
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DES
- PERLES ÉLECTRIQUES WEISSMANN
- PARIS — 37, Rue Taitbout -Téléphone i23-i3
- APPAREILS D’ÉCLAIRAGE PAR L’ÉLECTRICITÉ de grande décoration et de tous styles sans douilles ni culots (Système breveté en tous pays.)
- FRISES, GUIRLANDES et APPLIQUES POUR GLACES, LUSTRES, PLAFONNIERS, Etc.
- Modèles exclusifs et essentiellement nouveaux EXÉCUTION TRÈS RAPIDE SUR DESSINS DE MM. LES ARCHITECTES ET DÉCORATEURS
- Exposition de Saint-Louis, MÉDAILLE D'OIi
- Salon de l’Automobile 1904 (Concours de "Décoration des Stands) Grand Prix de l’Automobile Club de France (Stand Hotchkiss)
- ACCUMULATEURS
- Exposition Universelle 1900 Médaille d’Arijent
- pour
- Voitures Electriques Stations Centrales Eclairage des Habitations Allumage des Moteurs
- Bureaux et Usine: 27, rue Cave, à
- Téléphone : 537-58
- p.r55 - vue 583/685
-
-
-
- LVI
- Supplément à L’Éelairage Électrique du 4 Février 1905
- Pour la facilité de l’exposé, nous numéroterons les divers panneaux de 1 à 29, en commençant par la gauche.
- Viennent d’abord, sur les panneaux 1, 2 et 3, un ampèremètre continu, des interrupteurs principaux, les rhéostats, les organes de commande pour l’interrupteur unipolaire égaliseur, ces différents appareils correspondant aux trois excitatrices.
- L’arrangement comprend des barres omnibus sur lesquelles les excitatrices sont montées en parallèle et qui alimentent les enroulements d’excitation. Les interrupteurs égaliseurs sont montés dans le voisinage des excitatrices correspondantes.
- Les panneaux 4, 5, 6 et 7 servent à la commande des grands alternateurs; 4 et 5 contiennent chacun trois ampèremètres alternatifs, un wattmètre enregistreur polyphasé, un indicateur de facteur de puissance, ainsi que les organes servant au contrôle des moteurs qui actionnent les rhéostats et les interrupteurs ; chaque tableau comprend, en outre, un ampèremètre continu ; 6 et 7 supportent les mêmes instruments et notamment ceux qui servent à la mise en œuvre des rhéostats et interrupteurs à l’huile.
- Les panneaux 9 et 10 sont pourvus chacun de trois ampèremètres, d’un wattmètre polyphasé, d’un wattmètre enregistreur polyphasé, etc.; ils sont destinés à l’évaluation de la consommation totale et, dans ce but, sont reliés chacun à un groupe de barres omnibus. Le tableau, est, en effet, pourvu de deux groupes de barres omnibus triphasés de haut potentiel.
- Viennent ensuite des panneaux équipés chacun de trois ampèremètres et d’un wattmètre polyphasé, avec les appareils servant à l’ac-tionnement électrique des interrupteurs principaux.
- Ces panneaux se rapportent aux circuits à haut potentiel alimentant les stations de transformation distribuées dans l’exposition.
- Le panneau 22, notamment, desservait le réseau des lampes destinées à l’illumination extérieure des bâtiments ; cet éclairage doit pouvoir être amené graduellement à son intensité complète et l’on pensait devoir recourir, pour arriver à ce résultat, à l’emploi de résistances dans les feeders ; mais l’introduction des rhéostats n’est pas indispensable et l’on arrive plus simplement au résultat voulu en agissant directement sur le voltage du générateur, une machine étant réservée dans ce but.
- Ce panneau, de même que le 21, disposé de manière à ce que l’on pût recourir aux canali-
- sations de l’Union Electric Light and Power ; mais, bien que l’installation ne fut pas destinée à la production de toute l’électricité nécessaire, on n’eut pas à recourir au réseau en question, la demande n’ayant pas dépassé le débit de deux des grands générateurs.
- Tous les panneaux ont été construits et combinés, ainsi que les appareils qui en dépendent, par la Westinghouse Company ; seules les sections 4, 5 et 29 sont dues à la General Electric C°.
- A chaque feeder sont réservés deux interrupteurs tripolaires, l’un pour chaque groupe de barres omnibus ; ces interrupteurs sont actionnés électriquement ; ce sont des instruments Westinghouse, à huile, montés sur des bâtis en maçonnerie qui présentent une cavité à huile et un compartiment incombustible pour chaque pôle ; les circuits de commande sont alimentés par les dynamos excitatrices ; l’interruption se produit, pour chaque pôle, en deux points ; elle s’effectue à la partie supérieure, dans l’huile ; le contact, entre les deux pièces fixes, est établi au moyen d’une barre mobile, suspendue à une tige isolante, qui, concurremment avec l’huile, empêche la production des étincelles sous forme d’arc voltaïque ; les contacts fixes sont montés dans des isolateurs de porcelaine et reliés l’un avec le fil d’entrée, l’autre avec celui de sortie, le circuit étant complété en série par la barre conductrice mobile.
- Des interrupteurs tripolaires, non automatiques, ceux-ci sont également disposés pour les générateurs, deux par appareil, un pour chaque paire de barres.
- Des dispositifs d’enclenchement empêchent la manœuvre simultanée des deux instruments.
- Les interrupteurs à l’huile sont disposés
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOB
- Société Anonyme, Capital 4.600.000 îr. Siège Social : 48, Rue de la Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE. 62. rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r56 - vue 584/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Février 1905
- L VII
- derrière les panneaux et sur le côté du tableau, dans la galerie supérieure ; la galerie inférieure comprend les transformateurs, qui sont logés dans des revêtements en grès.
- Outre la protection contre les incendies par l’emploi d’enveloppes réfractaires, on a protégé les circuits au moyen de fusibles et d’interrupteurs automatiques à maxima ; les fusibles sont également enfermés dans des enveloppes incombustibles.
- .1. R.
- TRACTION
- Aux chantiers du Métropolitain.
- Les ingénieurs du Métro ont commencé, le 4 janvier, une construction qui restera l’un des travaux les plus curieux de Paris. C’est le passage du Métropolitain au travers des vastes bâtiments de la gare d’Orléans, à la hauteur du premier étage.
- La nouvelle ligne traversera d’abord les bâtiments du Sud, où sont logées les différentes administrations du chemin de fer d’Orléans. Elle franchira ensuite le grand hall couvert au moyen de deux systèmes de colonnes d’appui, dont on vient de commencer les fondations vers le fond du hall. Elle pénétrera ensuite dans le corps de bâtiment du Nord pour venir aboutir au tronçon de ligne déjà construit au-dessus du quai. La
- ligne rejoindra enfin le nouveau pont métallique d’Austerlitz.
- Ce nouveau travail présentait de grandes difficultés, car il était à craindre que les trépidations du Métro n’ébranlassent les bâtiments de la gare. Les ingénieurs ont résolu ce problème en rendant l’ensemble de la ligne complètement indépendant des anciennes constructions.
- La ligne électrique de la nouvelle gare d’Orléans arrivant en tranchée en cet endroit, on aura ainsi trois étages superposés de railways.
- J. R.
- Tramways de Gênes.
- Le réseau de tramways électriques qui relie les différents quartiers et faubourgs de la ville de Gênes est l’un des plus intéressants de l’Italie. Les pentes sont nombreuses, mais ne dépassent pas 8 % . La conduite qui amène le courant continu à 5oo volts aux moteurs est en partie aérienne et en partie souterraine. Le retour se fait par les rails ; le fil de contact mesure 5o,2Ô5 mm. carrés de section; il est en cuivre, les portées ne dépassent pas 45 m.
- L’écartement des rails est de i m. ; ces derniers sont du type Phoenix avec éclisses de 900 mm.
- Le matériel roulant se compose de 195 voitures motrices et 25 remorques.
- La longueur des voitures motrices varie avec leur capacité. Les voitures à 24 places ont J,z5 m. de
- COMPAGNIE ÉLECTRO-MÉCANIQUE
- Société Anonyme au capital de 1.500.000 francs
- Siège social : il, Avenue Trudaine, PARIS. — Usine AU BOURGET (Seine)
- C. OLIVIER et CE
- Ingénieurs-Constructeurs à ORNANS (Doubs)
- DYNAMOS, ËLECTRO-MOTEURS
- Transformateurs, Survolteurs, Soudure électrique
- COMPRESSEURS D’AIR ÉLECTRIQUES, LAMPES A ARC
- Représentant yénéral:
- G. J/\RRE, 9, rue Louis-le-Grand, P/\RIS
- TÉLÉPHONE: 154-6(5
- p.r57 - vue 585/685
-
-
-
- L VIII
- Supplément à LEclairage Electrique du 4 Février 1905
- longueur, les voitures à 45 places, 8 m. 4o. La largeur est toujours de 3 mètres et la hauteur de 3 m. io. Le poids est de 6,5 tonnes pour les voitures à 24 places et de 9 tonnes pour celles à 45 places. Le nombre d’essieux et de moteurs est toujours de deux. Les moteurs sont du type tétrapolaire de l’A. E. G., de Berlin. La puissance varie de 20 à 3o chevaux. L’induit est du type tambour 5 l’inducteur est pourvu de 4 bobines.
- Le contrôleur de même origine que les moteurs, est du système série-parallèle. La manivelle peut occuper 8 positions. Dans les quatre premières, les moteurs sont en série ; dans les quatre autres en parallèle avec ou sans résistances.
- Le mouvement des moteurs est transmis aux essieux par de simples engrenages. Les voitures sont toutes pourvues de trois sortes de frein : pneumatiques, électriques, à sabots.
- Le premier sert ordinairement et agit sur les quatre roues à la fois.
- Le dernier sert de réserve, tandis que le second, le frein électrique, s’emploie surtout en cas de danger. Le freinage s’effectue par la mise en court-circuit des moteurs avec ou sans résistances. De là deux degrés de freinage. Le premier sert à régler la vitesse des voitures sur certaines côtes atteignant 71/2% et 8 % . Le second s’emploie en cas de danger.
- Les freins pneumatiques et électriques donnent de très bons résultats ; les freins à sabots des résultats médiocres, surtout à cause de la difficulté de les maintenir constamment en bon état.
- Le coût total de l’installation a été de 26 millions.
- E. G.
- Voitures électriques municipales.
- Le rapporteur au Conseil municipal de Paris a conclu dans son étude sur le fonctionnement des voitures d’ambulances en demandant que la traction animale soit remplacée par la traction électrique, ce qui augmenterait sensiblement la rapidité du service.
- Parmi les améliorations apportées au matériel des sapeurs-pompiers pendant l’exercice 1904, il convient de signaler :
- i° La construction par les ateliers du corps de deux pompes électriques automobiles ;
- 20 La construction de six voitures pour le service de protection ;
- 3° L’acquisition de deux omnibus automobiles pour le transport rapide de l’état-major ;
- 4° Un camion électromobile pour recharge d’électricité et pour réserve du service de protection.
- Ajoutons que, sur 36 sorties faites en 1904 dans la banlieue, la pompe automobile a marché 17 fois en donnant toute satisfaction.
- J. R.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Appareil automatique de communication téléphonique.
- L’Engineering du 6 janvier décrit un appareil automatique dû à M. Strowger, et qui, appliqué sur le réseau téléphonique de Chicago, y a donné les meilleurs résultats. 11 permettrait de supprimer désormais l’employé intermédiaire, cause de tant de retards et de tant de difficultés.
- La manœuvre de l’abonné qui veut obtenir une communication est des plus simples : Au poste de chacun des abonnés se trouve une roue percée de trous, numérotée de o à 10 :
- Supposons qu’il s’agisse d’appeler le n° 864, par exemple. La roue étant automatiquement rappelée au zéro sur son toc d’arrêt, on passe le doigt dans le trou n° 8, et on tourne la roue, dans le sens que permet ce toc, jusqu’à ce que le doigt passé dans le trou soit arrêté par ce toc ; on retire son doigt et la roue revient à sa position primitive ; puis on fait la même opération pour les chiffres 6 et 4. On n’a plus alors qu’à presser
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- j Système ROCHEFORT
- Adopté par la Guerre, la Marine et les Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement
- | POSTES COMPLETS — ORGANES SÉPARÉS
- ÉLECTRICITÉ MÉDICALE, brevets Rochefort
- Société anonyme M0RS, 48, rue du Théâtre (XYe arr4). — Téléphone 710*43
- Catalogues, Devis, Renseignements, franco sur demande
- p.r58 - vue 586/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Février 1905
- LIX
- le bouton de sonnerie pour que l’abonné vous réponde immédiatement s’il est libre 5 s’il n’est pas libre, une sonnerie particulière vous en avertit aussitôt. Au poste central, il suffit d’un employé par 1.000 abonnés.
- Ce système fonctionne actuellement dans trente villes américaines. A Chicago et Los Angeles, il va desservir bientôt 100.000 abonnés.
- A. S.
- Montages téléphoniques à batterie centrale.
- Le succès remporté par les montages téléphoniques à batterie centrale nous engage à donner la disposition primitive publiée dès 1884 Par M. Rodriguez Merino, du Bureau télégraphique de I Madrid. I
- Les piles sont placées dans la Centrale de telle I sorte qu’on peut affecter à chaque circuit télépho- i nique distinct une batterie proportionnée à la résis- ; tance de la ligne, en employant par exemple trois ! batteries correspondant aux distances courtes, J moyennes ou longues. Afin de distinguer les trois | réseaux, chacun d’eux a des fils de couleur différente de celle des deux autres.
- Chaque abonné dispose d’un téléphone compre- i nant le microphone, une sonnerie et un bouton j d’appel. Lorsqu’il appuie sur ce dernier, il forme j
- j le circuit de l’annonciateur qui est en dérivation,
- ! et le fait toucher à la Centrale. Dès que la com-! munication est donnée, les circuits sont tels que si l’un des abonnés doit attendre pendant quelque temps une réponse de son correspondant, il n’a pas besoin de maintenir l’appareil à l’oreille, mais peut le suspendre au crochet. Quant à l’abonné qui doit donner la réponse, il ne doit pas raccrocher l’appareil jusqu’à ce qu’il reprenne la conversation, ni même toucher au crochet mobile, afin de ne pas fermer le circuit qui mettrait en action les sonneries des deux abonnés.
- Lorsque la Centrale a donné la communication, et que la sonnerie de l’un des abonnés cesse, cela veut dire que le correspondant vient de décrocher son téléphone et qu’il est prêt à écouter.
- Dans la Centrale sont placés les appareils suivants : un annonciateur, des fiches à deux contacts pour indiquer si la ligne est occupée et établir les communications, un commutateur pour relier simultanément les deux contacts du poste téléphonique aux fiches, une aiguille verticale au repos, indiquant à gauche si 1 ; ligne est en travail et à droite si la ligne est occupée quoique pour le moment les abonnés ne parlent pas (l’un d’eux étant, par exemple, allé chercher un renseignement); si l’aiguille oscille rapidement, c’est que la
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- L’HIVER A ARCACHON, BIARRITZ
- DAX, PAU, ete.
- BILLETS D'ALLER ET RETOUR INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- d.e toutes Classes
- Il est délivré toute l’année par les gares et stations du réseau d'Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France :
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 % en lro classe et 20 % en 2e et 3e classes ;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 °/<> pour une famille de 6 personnes ou plus; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grandmère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- TOUTE L’ANNÉE
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l'Inde).
- Calais-MarseHle-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebo s de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Yintimille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Yintimille composé de voitures de l,e classe, lits-salon et sleeping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Engadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et ïnterlaken.
- p.r59 - vue 587/685
-
-
-
- LX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Février 1905
- conversation est terminée et que les récepteurs sont raccrochés 5 on peut enlever la communication.
- Le manche du microphone de l’employé au poste téléphonique porte un contact et un bouton. Pour appeler un abonné, on introduit la fiche de l’abonné dans le premier, et on appuie sur le second. Les sonneries et lampes servant à l’employé sont insérées sur le circuit de l’annonciateur et de l’aiguille indicatrice. L’annonciateur porte le numéro de l’abonné de même couleur que celui des fils correspondant à la résistance de la ligne.
- Le montage avec batterie centrale a été modifié par la Western Electric C°, puis appliqué sous la forme suivante à Budapesth, chaque abonné ayant son jack au poste central.
- Chez l’abonné se trouvent le microphone, un condensateur et une sonnerie polarisée.
- Le poste comprend une pile, deux fiches à trois contacts, un relai de contrôle, deux lampes, un condensateur, une bobine d’induction à quatre circuits. et une clef d’écoute ou d’appel.
- Pour demander la communication, l’abonné décroche son téléphone, et la lampe du contrôle s’allume. Le téléphoniste introduit la fiche dans le jack, et en mettant la clef sur écouté établit le circuit téléphonique avec la pile des microphones et la pile de contrôle. Le relai de rupture allume les lampes correspondantes. Pour donner la communication, l’employé introduit la fiche mobile dans le jack de l’abonné demandé, tout en laissant le circuit sur écouté. Lorsque le téléphone de l’abonné est accroché, et que le condensateur est sur la ligne, la résistance de cette dernière est pratiquement infinie, et, par conséquent, reste au repos jusqu’à ce que l’employé ait manœuvré la clef et son magnéto, et que l’abonné ait décroché son téléphone.
- Bien que le montage de M. Bodriguez Morino soit bien antérieur à celui de la Western Electric C°, il a l’avantage de n’employer ni condensateurs ni sonneries polarisées chez l’abonné, ni fiches à trois contacts au poste central. De plus, il semble plus logique de placer, comme dans le
- système espagnol, la bobine près des microphones, et les piles en tension dans tout le circuit, et non en dérivation pour chacun des deux circuits, puisque les résistances des deux lignes n’étant pratiquement jamais égales, les microphones ne seraient pas également actionnés par les piles.
- J. R,
- Relations téléphoniques entre l’Italie et la Sicile.
- La maison Rivelli, de Milan, construit un câble téléphonique de 9 kilomètres” qui sera posé entre Gallico de Reggio (Calabre), et Messine.
- Les torons en sont formés de 7 fils de cuivre isolés par des couches alternatives de gutta et de chatterton. Cet ensemble, d’un diamètre de 7 mm. est entouré d’une enveloppe de chanvre et d’une armature en fils d’acier galvanisé, dont la résistance à la rupture est, par mmq. de 60 kg.
- Par kilomètre, la résistance électrique est de 4,90 ohms à i5°c., la résistance d’isolement de ôoo mégohms à 24°c., la capacité, de 0,814 microfarad.
- J. R.
- AVIS
- Projets d’installation électrique
- Blois (Loir-et-Cher). — Une commission intermunicipale est chargée d’étudier l’établissement d’une distribution d’énergie électrique pour l’éclairage, le chauffage et la force motrice, et d’un réseau de tramways urbains.
- Argentât (Corrèze). — Le Conseil municipal ayant décidé que la ville serait éclairée à l’électricité, la commission chargée d’étudier cette question recevra avec plaisir les propositions qui lui seront faites par les ingénieurs, les entrepreneurs d’éclairage électrique et les fabricants d’appareils.
- * *
- La General Electric C® Là de Londres, de concert avec M. Lucien Espir, 11bis rue de Mau-beuge, a constitué une société qui prend le nom de
- General Electric de France Ld
- Les opérations de cette Société ont commencé le ie1' janvier dernier.
- M. Lucien Espir en est administrateur délégué.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- GAT A I ,OG TTK S F’ItANCO — TÉ LÉ PH OISTID 571-04
- p.r60 - vue 588/685
-
-
-
- Tome XLII.
- Samedi 11 Février 1905.
- 13* Année. — N* 6.
- 17 9 ' n \
- ne!
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Pages
- SGHOOP (M.-V.). — Contribtion à la théorie de l’accumulateur Jungner-Edison .
- BÉTHENOD (J.). — Sur la théorie du moteur série compensé (suite).........
- GUARINI (E.). — Utilisation des vapeurs d’échappement (suite) .......
- BREVETS
- Gommutatenr-adjoncteur à commande électrique pour batterie d’accumulateur, par A.-J. Boult
- 201
- 209
- 2l3
- 220
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE Génération et Transformation. — Sur la détermination expérimentale de la f. é. m. de dispersion d’un
- enroulement, par C.-F. Guilbert........................................................... 223
- Quelques expériences sur la marche des commutatrices synchrones ................................. 227
- Transmission et Distribution. — Détermination du périmètre d’action des points d’alimentation dans
- les réseaux de distribution de courant, par Müllendorf..................................... . 23o
- Télégraphie et Téléphonie. — Nouveau détecteur d’ondes magnétiques, par Peukert.................. 232
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES !
- Société Internationale des Électriciens. — La Photométrie hétérochrome au moyen de photomètres
- à scintillation, par A. Blondel...................................... . . ...... .... . 233
- Congrès de Saint-Louis. — Nouvelle théorie sur le fonctionnement des cohéreurs, Guthk.............. ; . 236
- Congrès de Vienne. — Emploi des voitures de remorque dans les exploitations urbaines électriques, par
- G. Pavie (suite)..................................................................... 23^
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles............................................................. lxii
- Bibliographie.................................................................. lxxii
- EN VENTE
- LA TABLE DES MATIÈRES
- Des 25 Premiers Volumes
- DE
- L’Éclairage Électrique
- Un volume broché de plus de 200 pages
- Franco : 10 francs
- p.r61 - vue 589/685
-
-
-
- LXII
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 11 Février 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- SOCIÉTÉS SAVANTES & TECHNIQUES
- Exposition universelle de Liège 1905. Congrès international des Mines, de la Métallurgie, de la Mécanique et de la Géologie appliquées.
- Un Congrès international des Mines, de la Métallurgie, de la Mécanique et de la Géologie appliquées aura lieu à Liège, du 26 juin au ier juillet, à l’occasion de l’Exposition universelle.
- Il est institué sous le haut patronage du gouvernement belge et organisé par les soins de l’Union des charbonnages, mines et usines métallurgiques de la province de Liège, et de l’Association des ingénieurs sortis de l’Ecole de Liège.
- Le bureau du Comité d’organisation est composé comme suit :
- Président : M. Jules Magery, ancien président de l’Association des ingénieurs sortis de l’Ecole de Liège.
- Vice-présidents : M. Alfred Ilabets, professeur d’exploitation des mines et de géographie industrielle et commerciale à l’Université de Liège, président de l’Association des ingénieurs sortis de l’Ecole de Liège, président de la Section des mines.
- M. Adolphe Greiner, directeur général de la Société Cockerill, à Seraing, président de la Section de métallurgie.
- M. Herman Hubert, professeur de mécanique appliquée et de physique industrielle à l’Université de Liège, président de la Section de mécanique appliquée.
- M. Max Lohest, professeur de géologie à l’Université de Liège, président de la section de géologie appliquée.
- Secrétaire général : M. Henri Dechamps, professeur d’architecture industrielle et de construction des machines à l’Université de Liège.
- Secrétaire général adjoint : M. Paul Habets, directeur-gérant de la Société de l’Espérance et Bonne-Fortune, professeur d’exploitation des Mines à l’Université de Bruxelles.
- Secrétaire-trésorier : M. J. Libert, ingénieur en chef, directeur des mines, à Liège.
- Secrétaires : M. René Henry, ingénieur au charbonnage du Hasard, secrétaire de la Section des mines.
- M. Constant Renson, directeur technique aux aciéries d’Angleur, secrétaire de la section de métallurgie.
- M. René d’Andrimont, secrétaire de l’Association des ingénieurs sortis de l’Ecole de Liège, secrétaire de la Section de géologie appliquée.
- Résumé des programmes provisoires des Sections
- 1. Section des Mines. — 1. Creusement des puits en morts terrains à grande profondeur.
- 2. Les machines et engins d’extraction.
- 3-. Les machiijek d’épuisement modernes.
- 4. Les compresseurs d’air.
- 5. Les récents perfectionnements apportée au soutènement et au remblayage.
- 6. Mouvements du sol consécutifs à l’exploitation houillère. — Dégradations à la surface.
- 7. Préparation mécanique des minerais et des charbons.
- 8. Le grisou.
- 9. Conditions à remplir pour le matériel électrique des mines.
- 10. Unification des statistiques minières officielles.
- IL Section de Métallurgie. — 1. Utilisation des charbons pauvres en matières agglutinantes pour ia fabrication du coke.
- 2. Etude du haut-fourneau.
- p.r62 - vue 590/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Février 1905
- LX1II
- Westinghouse
- Moteur asynchrone triphasé k induit enroulé et à bagues.
- Matériel électrique
- PERFECTIONNÉ
- pour
- Traction Eclairage
- Transport de Force
- etc.
- Installations électriques complètes
- Génératrices
- MOTEURS
- T ransformateurs
- Société Anonyme Westinghouse
- Capital : ao.ooo.ooo de francs
- Boulevard Sadi-Carnot, Le HAVRE Siège social, 45, rue de l’Arcade, PARIS Agences à : Paris, Lille, Lyon, Toulouse, Nancy, Bruxelles, Madrid, Milan
- Usines au HAVRE et à SEVRAN
- p.r63 - vue 591/685
-
-
-
- LXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Février 1905
- 3. Influence des corps étrangers sur les fontes et les aciers.
- 4. Procédés d’élimination des poussières des gaz des hauts-fournaux en vue de leur utilisation.
- 5. Ciments et briques de laitier.
- 6. Utilisation des gaz pauvres à la production de la force motrice pour les laminoirs.
- Nouveaux procédés de fabrication d’acier sur
- sole.
- 8. Aciers spéciaux.
- 9. Forgeage à la presse et au marteau-pilon. — Trempes et recuits.
- 10. Electro-métallurgie.
- 11. Métallographie.
- III. Section de Mécanique appliquée. —• 1. Construction des organes de machines.
- 2. Moteurs à combustion interne.
- 3. Applications mécaniques de l’électricité.
- 4- Turbo-machines.
- 5. Machines et chaudières à vapeur.
- 6. Conditions pratiques et économiques de la construction et de l’emploi des fardiers automobiles.
- Y. Section de Géologie appliquée. — 1. Tectonique des bassins houillers.
- 2. Gisements sédimentaires.
- 3. Gîtes métallifères.
- 4. Hydrologie.
- Programme des prix proposés par l’Académie des Sciences pour les années 1905-1906-1907-1908-1909.
- Prix Francœur (1.000 fr.). — Ce prix annuel sera décerné à l’auteur de découvertes ou de travaux utiles au progrès des sciences mathématiques pures et appliquées.
- *
- * *
- Prix Poncelet (2.000 fr.). — Ce prix annuel, fondé par Madame Poncelet, est destiné à récompenser alternativement l’Ouvrage le plus utile aux progrès des Sciences mathématiques pures ou ap-
- pliquées, publiées dans le cours des dix années qui auront précédé le jugement de l’Académie.
- Le prix Poncelet sera décerné en 1905 à un Ouvrage sur les Mathématiques appliquées.
- *
- * *
- Prix Montyon, de mécanique (700 fr.). — Ce prix annuel est fondé en faxeur de « celui qui, au jugement de l’Académie, s’en sera rendu le plus digne en inventant oij en perfectionnant des instruments utiles aux progrès de l’agriculture, des arts mécaniques ou des sciences ».
- *
- % *
- Prix Fourneyron (1.000 fr.). — L’Académie met de nouveau au concours, pour 1905, la question suivante :
- Etude théorique ou expérimentale des turbines à vapeur.
- *
- *
- Prix extraordinaire de six mille francs (destiné à récompenser tout progrès de nature à accroître l’efficacité de nos forces navales). — L’Académie décernera ce prix, s’il y a lieu, dans la prochaine séance publique annuelle.
- *
- H»
- Prix Plumet (2.5oo fr.). — Ce prix annuel est destiné à récompenser « l’auteur du perfectionne-» ment des machines à vapeur ou toute autre in-» vention qui aura le plus contribué au progrès » de la navigation à vapeur ».
- *
- Prix Hébert (1.000 fr.). — Ce prix annuel est destiné à récompenser l’auteur du meilleur Traité ou de la plus utile découverte pour la vulgarisation et l’emploi pratique de l’Electricité.
- $
- >î» ^
- Prix Hughes (a.5oo fr.). — Ce prix annuel, dû à la libéralité du physicien Hughes, est destiné à
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE LD
- O TJ OIE !N" ESPI 1 v, Administrateur-Délégué
- llbis, rue de Maubeuge, PARIS
- Représentants Exclusifs de :
- GENERAL ELECTRIC C« \A de LONDRES, BIRMINGHAM, MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS — MOTEURS — LAMPES A ARCS — LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREIL DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES
- Lampes à Incandescence 44 1£< >1>.\ ” etc., etc.
- m
- p.r64 - vue 592/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 11 Février 1905
- LXV
- G T Ft O 1VE E T Fl I E XJ S XJ ELLE ”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- GRAINDORGE, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- VOLTS-MÈTRES et AMPÈRES-MÈTRES
- industriels et apériodiques sans aimant TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco cLes tarifs sur demande
- Alimentation de Moteurs triphasés par courant monophasé
- au moyen des
- CONDENSATEURS INDUSTRIELS, SYSTÈME MOSCICKI
- Encombrement minimum — SERVICE CONTINU — Prix réduits
- ——i.--
- Fabrique de Condensateurs Électriques
- J. DE MODZELEWSKI & CIE — FRIBOURG (Suisse)
- SOCIÉTÉ NOUVELLE
- ACCUMDLATEÜRS B. G. S.
- Société Anonyme au Capital de 300.000 francs
- 34, rue Pierret, NEUILLY-SUR-SEINE
- batteries stationnaires de toutes puissances
- A eeu in u la leurs légers pour traction électrique
- Éléments transportables pour allumage de Moteurs à explosion — Électricité médicale, etc.
- TELEPHONE : 540-13
- MÉDAILLE D’ARGENT : PARIS 1900
- p.r65 - vue 593/685
-
-
-
- LX VI
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 11 Février 1905
- récompenser l’auteur d’une découverte ou de travaux qui auront le plus contribué au progrès de la Physique.
- & *
- Prix Gaston Planté (3.ooo fr.). — Ce prix biennal est attribué à l’auteur français d’une découverte, d’une invention ou d’un travail important dans le domaine de l’Electricité. L’Académie décernera ce prix, s’il y a lieu en 1905.
- * *
- Prix L. La Caze {1.000 fr.). — Ce prix biennal sera décerné, dans la séance publique de 1905, à l’auteur, français ou étranger, des Ouvrages ou Mémoires qui auront le plus contribué aux progrès de la physique. 11 ne pourra pus être partagé.
- *
- * %
- Prix Kastner-Boursault (2.000 fr.). —• Ce prix triennal sera décerné, s’il y a lieu, en 1907, à l’auteur du meilleur travail sur les applications diverges de l’Electricité dans les Arts, l’Industrie et le Commerce.
- *
- & %
- Prix Montyon, de statistique (5oo fr.). — L’Académie annonce que, parmi les Ouvrages qui auront pour objet une ou plusieurs questions relatives à la Statistique de la France, celui qui, à son jugement, contiendra les recherches les plus utiles, sera couronné dans la prochaine séance publique. Elle considère comme admis à ce concours annuel les Mémoires envoyés en manuscrit, et ceux qui, ayant été imprimés et publiés, arrivent à sa connaissance.
- *
- Prix Binoux (2.000 fr.). — Ce prix alternatif sera décerné, en 1905, à l’auteur de travaux sur Y Histoire des Sciences.
- *
- Médaille Arago. — L’Académie, dans sa séance du i4 novembre 1887, a décidé la fondation d’une médaille d’or à l’effigie d’Arago.
- Cette médaille sera décernée par l’Académie chaque fois qu’une découverte, un travail ou un service rendu à la Science lui paraîtront digne de ce témoignage de haute estime.
- * *
- Médaille Lavoisier. — L’Académie, dans sa séance du 26 novembre 1900, a décidé la fondation d’une médaille d’or à l’effigie de Lavoisier.
- Cette médaille sera décernée par l’Académie, aux époques que son Bureau jugera opportunes et sur sa proposition, aux savants qui auront rendu à la
- Chimie des services éminents, sans distinction de nationalité.
- Dans le cas où les arrérages accumulés dépasseraient le revenu de deux années, le surplus pourrait être "attribué, par la Commisson administrative, à des recherches ou à des publications originales relatives à la Chimie.
- %
- * *
- Médaille Berthelot. — L’Académie, dans sa séance du 3 novembre 1902, a décidé la fondation d’une médaille qui porte pour titre : « Médaille Berthelot ».
- Chaque année, sur la proposition de son Bureau l’Académie décernera un certain nombre de « Médailles Berthelot » aux savants qui auront obtenu, cette année-là, des prix de Chimie ou de Physique ; à chaque Médaille sera joint un exemplaire de l’Ouvrage intitulé : La Synthèse chimique.
- *
- '!î %
- Prix Trémont (1100 fr.). — Ce prix annuel est destiné « à aider dans ses travaux tout savant, ingénieur, artiste ou mécanicien, auquel une assistance sera nécessaire pour atteindre un but utile et glorieux pour la France ».
- Prix Gegner (38oo fr.). — Ce prix annuel est destiné « à soutenir un savant qui se sera signalé par des travaux sérieux, et q.ui dès lors pourra continuer plus fructueusement ses recherches en faveur des progrès des Sciences positives ».
- *
- * #
- Prix Wilde (Un prix de 4ooo fr. ou deux prix de 2000 fr.). M. Henry Wilde a fait donation à l'Académie d’une somme de cent trente-sept mille cinq cents francs. Les arrérages de cette somme sont consacrés à la fondation à perpétuité d’un prix annuel qui porte le nom de Prix Wilde.
- L’Académie, aux termes de cette donation, a la faculté de décerner au lieu d’un seul prix de quatre mille francs, deux prix de deux mille francs chacun.
- Ce prix est décerné chaque année par l’Académie des Sciences, sans distinction de nationalité, à la personne dont la découverte ou l’Ouvrage sur VAstronomie, la Physique, la Chimie, la Minéralogie, la Géologie ou la Mécanique expérimentale aura été jugé par l’Académie le plus digne de récompense, soit que cette découverte ou cet Ouvrage ait été fait dans l’année même, soit qu’il remonte à une autre année antérieure ou postérieure à la donation.
- *
- * *
- Prix Saintour (3.000 fr.). — Ce prix annuel est décerné par l’Académie dans l’intérêt des Seiences.
- p.r66 - vue 594/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Février 1905
- LXVII
- * #
- Prix Petit D’Ormoy (Deux prix de io.ooofr.) — L’Académie a décidé que, sur les fonds produits par le legs Petit d’Ormoy, elle décernera tous les deux ans un prix de dix mille francs pour les Sciences mathématiques pures ou appliquées, et un prix de dix mille francs pour les Sciences naturelles. Elle décernera les prix Petit d’Ormoy, s’il y a lieu, dans sa séance publique de 1905.
- *
- * *
- Prix Jérôme Ponti (3.5oo fr.). — Ce prix biennal sera accordé, en 1906, à l’auteur d’un travail scientifique dont la continuation ou le développement seront jugés importants pour la Science.
- * *
- Prix Houllevigue (5.000 fr.). — Ce prix est décerné à tour de rôle par l’Académie des Sciences et par l’Académie des Beaux-Arts.
- L’Académie le décernera, en 1906, dans l’intérêt des Sciences.
- *
- * *
- Prix Jean Reynaud (10.000 fr). — Mmt Vve Jean Reynaud, « voulant honorer la mémoire de son mari et perpétuer son zèle pour tout ce qui touche aux gloires de la France », a fait donation à l’Institut de France d’une rente sur l’Etat français, de la somme de dix mille francs, destinée à fonder un prix annuel qui sera successivement décerné par les cinq Académies « au travail le plus méritant, relevant de chaque classe de l’Institut, qui se sera produit pendant une période de cinq ans ».
- « Le prix J. Reynaud, dit la fondatrice, ira toujours « à une œuvre originale, élevée et ayant un carac-« tère d’invention et de nouveauté.
- « Les Membres de l’Institut ne seront pas écartés « du concours.
- » Le prix sera toujours décerné intégralement 5 « dans le cas où aucun Ouvrage ne semblerait digne « de le mériter entièrement, sa valeur sera délivrée <( à quelque grande infortune scientifique, littéraire, « ou artistique. »
- L’Académie des Sciences décernera le prix Jean R ynaud dans sa séance publique de l’année 1906.
- #
- * #
- Prix du baron de Joest (2.000 fr). — Ce prix, décerné successivement par les cinq Académies, est attribué à celui qui, dans l’année, aura fait la découverte ou écrit l’Ouvrage le plus utile au bien public. Il sera décerné par l’Académie des Sciences dans sa séance publique de 1906.
- *
- Prix Leconte (ôo.ooo fr). — Ce prix doit être donné, en un seul prix, tous les trois ans, sans préférence de nationalité ;
- i° Aux auteurs de découvertes nouvelles et capitales en Mathématiques, Physique, Chimie, Histoire naturelle, Sciences médicales ;
- 20 Aux auteurs d’applications nouvelles de ces sciences, applications qui devront donner des résul-tatsde beaucoupsupéri;urs à ceuxobtenus jusque-là.
- L’Académie décernera le prix Leconte, s’il y a lieu, en 1907.
- Prix Pierson-Perrin (5.000 fr). — Ce nouveau prix biennal, destiné à récompenser le Français qui aura fait la plus belle découverte physique, telle que la direction des ballons, sera décerné, pour la première fois, à la séance publique de 1907.
- * *
- Prix Estrade-Delcros (8.000 fr). —- M. Estrade-Delcros a légué toute sa fortune à l’Institut. Conformément à la volonté du testateur ce legs a été partagé, par portions égales, entre les cinq classes de l’Institut, pour servir à décerner, tous les cinq ans, un prix sur le sujet que choisira chaque Académie.
- Ce prix ne peut être partagé. Il sera décerné par l’Académie des Sciences, dans sa séance publique de 1908.
- Conditions communes a tous les concours.
- Les pièces manuscrites ou imprimées destinées aux divers concours de l’Académie des Sciences doivent être directement adressées par les auteurs au Secrétariat de l’Institut, avec u ne lettre constatant l’envoi et indiquant le concours pour lequel elles sont présentées.
- Les Ouvrages imprimés doivent être envoyés au nombre de deux exemplaires.
- Les concurrents doivent indiquer, par une analyse succincte, la partie de leur travail où se trouve exprimée la découverte sur laquelle ils appellent le jugement de l’Académie.
- Les concurrents sont prévenus que l’Académie ne rendra aucun des Ouvrages ou Mémoires envoyés aux concours ; les auteurs auront la liberté d’en faire prendre des copies au Secrétariat de l’Institut.
- Le même Ouvrage ne pourra pas être présenté, la même année, à deux concours de l’Institut.
- Par une mesure générale, l’Académie a décidé que, à partir de l'année 1906, la clôture de tous les concours aura lieu le Bi décembre de l'année qui précède celle oit le concours doit être jugé.
- Toutefois, par une mesure de transition, la clôture des concours de 1906 se fera encore, comme il a été annoncé, au premier juin de cette année.
- Le montant des sommes annoncées pour les prix n’est donné qu’à titre d’indication subordonnée aux variations du revenu des fondations.
- Nul n’est autorisé à prendre le titre de Lauréat
- p.r67 - vue 595/685
-
-
-
- LA VIII
- Supplément à L’Éelairage Électrique du 11 Février 1905
- de l’Académie, s’il n’a été jugé digne de recevoir un Prix. Les personnes qui ont obtenu des récompenses, des encouragements ou des mentions, n’ont pas droit à ce titre.
- Nota. — L’Académie a supprimé, depuis l’année 1902, la formalité qui rendait obligatoire l’anonymat pour certains concours, avec dépôt d’un pli cacheté contenant le nom de l’auteur. Cette formalité est devenue facultative.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE
- Expériences de télégraphie sans fil.
- Au mois de décembre, deux ports militaires autrichiens installés l’un à Vienne, l’autre à Gepel, ont communiqué à une distance de 2Ôo km., malgré la présence d’un massif montagneux important entre les deux stations. La faible puissance nécessaire dans ces expériences (5 chevaux) prouve tout l’intérêt que présente cette question au point de vue militaire.
- H. V.
- Le développement de la télégraphie sans fil.
- Une mission a été envoyée au Pérou par la Société allemande Gesellschaft für Drahtlose Télégraphié, sur la demande du gouvernement, pour étudier les conditions locales et jeter les bases d’un vaste projet ayant pour but de relier Puerto-
- TOURS DE PRÉCISION LORCH
- pour ELECTRICIENS Tours à tourner, à fileter, au manchon et Parallèle
- Envoi du Prix-courant illustré, franco sur demande
- AGENTS DEPOSITAIRES
- Henri PICARD & Frère
- 131, Boulevard Sébastopol. PARIS
- Bermudez et Iquitos. La mission doit établir immédiatement deux stations d’essai distantes de 200 kilom. Une fois ces deux stations installées, on doit établir au Pérou toute une chaîne de postes de télégraphie sans fil.
- Les communications par télégraphie sans fil sont assurées d’une façon régulière entre Bang-kogk et l’île Koh-Si-Shang, à la grande satisfaction du public. Il en est de même entre Santa -Gruz et Ilha-Grande (Rio de Janeiro) : ce dernier poste a échangé, au mois de septembre, des dépêches avec des vaisseaux de guerre allemands et un vaisseau de guerre italien.
- La station Marconi à Poldhu a pu communiquer avec la station italienne d’Ancona. Le résultat est remarquable car les ondes hertziennes ont franchi 1800 kilomètres dont la plus grande partie sur terre ferme, malgré la barrière présentée par les sommets les plus élevés des Alpes.
- La Cie du Nord-Est Sibérien a décidé d’établir une communication par télégraphie sans fil entre l’Amérique du Nord et l’Asie. Cette jonction sera prolongée du côté des Etats-Unis d’une part, et en Sibérie d’autre part jusqu’au transsibérien, où elle se raccordera à la ligne télégraphique. On pense pouvoir ainsi assurer les communications entre les deux continents à un prix inférieur au prix des communications actuelles.
- R. V.
- Récepteur de télégraphie Armstrong-Orling.
- Nous avons signalé dans Y Eclairage électrique (tome XLI, page 438, io Décembre 1904) ce nouveau récepteur. 11 est intéressant de citer ce que dit à ce sujet M. G. Richard, dans une des notes communiquées à « la Société d’encouragement pour l’industrie nationale », sous le titre trop modeste de (( Revue des périodiques » (1).
- Cette nouveauté de la télégraphie sous-marine, intéressante en elle-même, montre quel parti l’on peut tirer de découvertes scientifiques en apparence les plus dénuées de toute portée
- 1. Voir le bulletin de Décembre de la Société.
- -------------------------------------------
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société Anonyme, Capital l.COO.OGO fr.
- Siège Social : 48, Rue de la Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’A miens. — LYON, 106, rue de l’Hôtei-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard.
- NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r68 - vue 596/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Février 1905
- LXIX
- pratique. Une des caractéristiques de la télégraphie sous-marine est l’extrême faiblesse de courants transmis par ses câbles, de sorte qu’il faut, pour en enregistrer les variations et les traduire en signes lisibles, des appareils extrêmement sensibles, presque sans inertie et sans frottements. Je ne ferai que rappeler d’un mot la solution géniale de cette difficulté par Sir William Thomson, aujourd’hui Lord Kelvin, au moyen de son « Siphon Recorder » et le tracé de la dépêche sur une bande de papier déroulée devant la pointe du petit tube capillaire en siphon, qui donne son nom à cet appareil, tracé qui se fait non par la pointe même de ce tube, mais par une projection d’encre électrisée jaillissant de cette pointe sur le papier. L’appareil Armstrong-Orling est fondé sur le phénomène de la variation de la dépression capillaire du mercure en fonction de la force électro-motrice du courant qui le traverse (1).
- Imaginez un tube de verre rempli de mercure et terminé par une pointe capillaire plongeant dans un électrolyte ; de l’eau acidulée par exemple. En vertu de la tension superficielle existant entre le mercure de la pointe capillaire et l’élec-
- (1) Lippmann, « Relations entre les phénomènes électriques et capillaires», Annales de chimie et de physique, 1875, p. 494.
- trolyte en leur contact, le mercure ne s’écoulera pas de son tube, et son niveau restera normalement à une hauteur déterminée par la constante capillaire du mercure dans ce tube. Mais si l’on fait passer au travers du mercure et de son électrolyte un courant de tension variable, cette constante variera en fonction des variations même de cette tension qui se traduiront, en conséquence, par des variations corrélatives dans la position du ménisque de mercure. Il ne restera donc plus qu’à enregistrer sur un papier ces oscillations du ménisque pour reproduire, si le courant en question est celui d’un câble télégraphique, les variations même de ce courant, c’est-à-dire les signes delà dépêche envoyée. Cet enregistrement se fait, très simplement, sur une bande de papier photographique déroulée devant une fente à laquelle arrive un faisceau lumineux concentré sur le ménisque de mercure. C’est, vous le voyez, presque tout à fait l’électromètre capillaire de Lippmann, mais fort opportunément détourné de sa destination première, car les oscillations du ménisque suivent avec une extrême sensibilité les variations du courant, au point, par exemple, que, si l’on fait résonner un diapason devant un téléphone relié à cet enregistreur, il en reproduit exacte-tement les vibrations. En fait, l’appareil de M.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et Newhaven
- PAR LA GARE SAINT-LAZARE
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours ^dimanches et fêtes compris) et toute l’année Trajet de jour en 8 h. 1/2 (1” et 2e classes seulement)
- GRANDE ÉCONOMIE ,
- Billets simples, valables Billets d’aller et retour, pendant 1 jours. valables pendant un mois
- l*e classe . . . 43 fr. 25 lce classe . . . . 72 fr. 75
- 2» classe . . . 32 » 2e classe . . . 52 75
- 3“ classe . . . 23 25 3e classe . . . . 41 50
- MM. les Voyageurs effectuant de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en lr0 classe; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour en 2° classe.
- 9 h. s
- 7 h. 4o m.
- 7 h. 5o m.
- 9 h- s-
- 8 h. 5o s.
- 7 h. iô m.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lre et de 2° classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures. à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de tro classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à 1 avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de 1 Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du sérvice de Paris a Londres
- Arrivées / London_Bridge.
- r , \ Victoria .
- Londres '
- Départs j London-Bridge
- , f C Victoria Londres )
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre
- e . io h. 20 m.
- 7 h. s.
- 7 h. s.
- io h. m.
- io h. m.
- 6 h. 4o s*
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- RELATIONS DIRECTES ENTRE PARIS & L’ITALIE (viâ Mont-Cenis)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise Florence, Rome et Naples
- (viâ Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modane)
- De Paris à : 1'* Cl. 2» Cl. 3- Cl.
- Turin 147 » 106 15 69 25
- Milan 164 80 116 75 »
- Gènes 169 80 121 40 » Validité : 30 jours.
- Venise 216 35 153 75 »
- Florence 217 40 154 80 »
- Rome 266 90 189 50 » — 45 jours.
- Naples 315 50 223 50 »
- La durée de validité des billets valables 30 jours peut être prolongée de 15 jours et celle des billets valables 45 jours peut être prolongée de 22 jours, moyennant le paiement d’un supplément égal à 10 “/„ du prix du billet (celte prolongation ne peut être accordée que par les gares de départ et de destination du billet).
- D’autre part, la durée de validité des billets d’aller et retour de Paris à Tnrin est portée gratuitement à 60 jours lorsque ces billets sont délivrés conjointement avec un billet de voyage circulaire intérieur italien ou avec un billet d’aller et retour “ l'urin-Palerme ”, ou encore lorsque le voyageur justifie avoir pris, à Turin, soit un billet de voyage circulaire italien, soit un billet d’abonnement spécial italien.
- Arrêts facultatifs. — Franchise de 30 liilog. de bagages sur le réseau P.-L.-M.
- Trajet rapide en 1" et 2e classes, de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise et Rome, sans changement de voiture.
- p.r69 - vue 597/685
-
-
-
- LXX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Février 1905
- Armstrong Orling aurait donné, sur des câbles transatlantiques, une rapidité de transmission double de celle du siphon recorder, et il aurait permis dans des essais sur des lignes terrestres de grande longueur (Londres-Edimbourg) en partie aériennes, en partie souterraines, de transmettre jusqu'à 360 mots par minute ; mettons, si vous le voulez, seulement 360 lettres, et ce serait encore un résultat des plus dignes d’être signalé.
- G. R.
- MESURES
- Voltmètres et Ampères-mètres Ferranti.
- Le principe de d'Arsonval est la base de ces appareils qui sont fournis avec ou sans shunt intérieur ; ils comprennent donc un aimant permanent et une bobine mobile ; celle-ci constitue un équipage suspendu sur des pivots d’acier trempé dur, mobiles dans des supports en saphir.
- Les extrémités du fil de la bobine sont amenées à des bornes d’attache qui peuvent être placées soit à l’avant, soit à l’arrière de la boîte dans laquelle est logé l’instrument. Cette boîte est une enveloppe hermétique de fonte, présentant à l’avant, pour les lectures, une fenêtre garnie d’une vitre.
- Outre qu’elle protège l’appareil contre les chocs, poussières, vapeurs, etc., de tout genre, cette boîte, à raison du métal qui la constitue, dont la perméabilité magnétique est très bonne, soustrait la bobine à l’action des champs magnétiques extérieurs qui pourraient fausser les indications de l’instrument.
- Ces instruments sont apériodiques et pourvus d’un dispositif très simple de mise au zéro ; l’enveloppe de fonte qui les contient est ronde et plate ; son épaisseur est de 7 à 8 centimètres ; le poids total de 4 kilog. environ.
- E. G.
- Compteurs électriques de puissance Ferranti.
- Le wattmètre enregistreur Ferranti pour courants alternatifs est basé sur le principe de l’induction ; il ne comporte pas de balais, ni de commutateur, bref de contact mobile ; sa vitesse de rotation est faible, et se réduit à 4o tours par minute, à pleine charge ; il démarre pour un courant faible, condition indispensable pour que l’appareil puisse être considéré comme donnant des indications précises. Stator et rotor, si nous pouvons employer ces termes, sont montés sur un support qui est fixé sur un socle d’ardoise ; le tout est recouvert d’une cage de verre, les plaques latérales, faciales, etc., de vitre étant fixées dans un châssis d’aluminium; des boulons à tête nickelée servent à l’ajustage du système ; les fils du circuit se terminent
- soit à l’avant, soit à l’arrière ; la plaque d’ardoise qui constitue le socle a une épaisseur de 2 cm. 5 ; sa largeur est de 24 cm. environ, sa hauteur de 3o cm. 6 ; l’épaisseur totale atteint i5 cm.
- L’appareil se caractérise par l’indépendance de l’instrument vis à vis des variations de la fréquence, du voltage, du facteur de puissance, indépendance que l’on s’est efforcé de pousser aussi loin que possible ; la faible vitesse de rotation ; le peu d’intensité du courant absorbé dans le shunt ; la réduction des pertes de puissance, etc.
- Très compact, cet appareil est susceptible de supporter des surcharges de 5o % ; d’après les constructeurs, il est exact entre des charges n’atteignant que le 20e de la charge normale et dépassant celle-ci de 5o % .
- L’instrument est muni de cinq cadrans convenablement gradués.
- Le montage peut s’effectuer de diverses façons.
- Dans le cas de courants polyphasés, un seul wattmètre peut suffire s’il y a équilibre, deux seront nécessaires dans le cas contraire, et l’installation comportera alors un transformateur de potentiel et un de courant.
- Un transformateur de courant sera également nécessaire, s’il s’agit d'alternatif simple, mais que l’intensité dépasse 5o ampères, sans que, toutefois la tension soit supérieure à 25o volts.
- Si cette tension est dépassée, on doit également employer un transformateur de potentiel.
- Il y aura donc également, deux transformateurs, l’un pour la tension, l’autre pour l’intensité, si, dans une distribution de courant alternatif simple, force électro-motrice et ampérage dépassent respectivement 25o volts et 5o ampères.
- Remarque importante : pour plusieurs wattmètres établis sur des feeders alimentés par les mêmes barres-omnibus d’un tableau de distribution, on n’a pas besoin d’un transformateur de potentiel pour chaque appareil; un seul transformateur peut suffire ; les enroulements shunts des watt-mètres sont alors mis en parallèle.
- Cette simplification réduit les frais d’installation.
- E. G.
- Wattmètres indicateurs Ferranti.
- Les wattmètres indicateurs Ferranti, conçus sur le principe des wattmètres inscripteurs du même nom, sont caractérisés par le grand développement de l’échelle qui embrasse presque toute la circonférence du cadran. On a cherché à rendre aussi peu sensible que possible les erreurs provenant de la variation de la fréquence et de la température, dont l’influence sur les instruments à induction est bien connue. Les divisions de l’échelle ont pu être rendues égales entre elles.
- p.r70 - vue 598/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Février 1905
- LXXI
- L’appareil est utilisable pour les courants alternatifs simples ou polyphasés ; le mode de connexion varie seul selon les cas ; il comporte, pour les tensions élevées, l’emploi d’un transformateur ; dans tous les cas, grâce à ce dernier instrument, le wattmètre se trouve à un potentiel peu élevé, à peine supérieur à celui de la terre et qui ne présente pas de danger pour des opérateurs.
- Une boîte de fonte contient l’ensemble et le met à l’abri de l’influence des champs magnétiques extérieurs, aussi bien que des chocs, etc.
- L’échelle est graduée en kilowatts.
- Quand le courant et le voltage auxquels l’appareil est destiné sont respectivement supérieurs à 5o ampères et 288 volts, ou simplement quand le courant dépasse une tension de 55o volts, il est nécessaire d’employer un transformateur de courant et un de tension, s’il s’agit de courants polyphasés.
- Le transformateur de courant pour l’alternatif simple au-delà de 800 ampères, peut ne pas comprendre de conducteur primaire.
- Le montage, dans le cas de courants polyphasés, est intéressant, et notamment quand il s’agit de courants triphasés ; il varie alors selon que le point neutre existe ou non, c’est-à-dire que les conducteurs sont reliés en étoile ou en triangle.
- Dans le premier cas, l’enroulement à fil gros du wattmètre, ou enroulement série, est intercalé sur l’un des conducteurs, l’enroulement à fil fin étant dérivé entre ce même conducteur et le point neutre.
- Si celui-ci n’existe pas, c’est-à-dire si l’installation est faite en triangle, on crée un point neutre artificiel au moyen d’une bobine de réaction dérivée entre les deux fils non employés pour l’enroulement série, et l’on opère avec ce point neutre comme on l’eut fait avec le point neutre propre.
- Si l’intensité du courant et le potentiel rendent nécessaire l’intervention d’une double transformation, deux cas peuvent se présenter encore pour le mode de connexion, selon que le point neutre est ou n’est pas accessible.
- Dans le premier cas, l’installation ne diffère de celle qui est effectuée dans le cas correspondant pour les voltages et intensités faibles, que par l’intervention des deux transformateurs, qui sont reliés comme le wattmètre le serait lui-même, ce dernier étant à son tour alimenté par les secondaires.
- Dans le second cas, il faut deux transformateurs de potentiel (un seul suffisant toutefois pour le courant) soit trois au total.
- Pour la facilité de la description, numérotons les fils; 1, 2, 3; le primaire du premier transformateur de potentiel est intercalé entre 1 et 2 ; celui du 2e transformateur, entre 2 et 3 ; les deux secondaires de ces transformateurs alimentent le fil fin du wattmètre, en série, les connexions entre les deux secondaires étant convenablement opérées ; le primaire du transformateur d’intensité est en série dans le conducteur 2 ; le secondaire de ce même transformateur alimente l’enroulement à fil gros du wattmètre.
- Gomme on le voit, rien n’est modifié en ce qui concerne le mode de fonctionnement, les deux enroulements du wattmètre conservant le même rôle l’un vis à vis de l’autre.
- E. G.
- AVIS
- Adjudication publique pour l’Eclairage public et particulier de la Ville de Dax (10.000 habitants) pendant 35 années à partir du 3i décembre 1905.
- i° Du monopole de l’éclairage par le gaz;
- 20 Du monopole de l’éclairage par l’électricité.
- Le dépôt des soumissions sera clos le 25 février 1905.
- Les adjudications seront prononcées, à la Mairie de Dax, le dimanche 5 mars 1905, à dix heures du matin.
- Consulter les affiches et, pour l’envoi du cahier des charges et renseignements, s’adresser à la Mairie de Dax (Landes).
- p.r71 - vue 599/685
-
-
-
- LXXII
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 11 Février 1905
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Radio-activity : an Elementary Treatise front The Siandpoint of The Disintagration Theory, par M. Fred-Soddy. Un vol. in-8° de XI-214 pages, avec 4o figures dans le texte. Londres, The « Electrician » printing and publishing Go ; prix 6 s. 6 d.
- Nous avons déjà eu l’occasion d’analyser ici même le traité de radioactivité de M. le professeur Rutherford. Le présent volume, sans faire double emploi avec le précédent, traite le même sujet, mais d’une manière plus élémentaire. C’est un excellent résumé de nos connaissances sur la radioactivité, écrit dans une langue très claire, qui sera lu avec grand profit par les étudiants désireux de se mettre au courant de cette question si passionnante de la radioactivité et par les personnes qui voudraient aborder la lecture des mémoires originaux parus sur ce sujet. Donc excellent livre qui devra figurer dans toutes les bibliothèques et tous les laboratoires scientifiques.
- Voici, en quelques lignes, le titre des chapitres traités dans le courant de l’ouvrage :
- Chapitre I. Phénomènes de radiation (pp. 1 — 15). Chapitre II. Les éléments radioactifs - Uranium, Thorium. Radium, Polonium et Actinium (pp. 15-3^).
- Chapitre III. Propriétés électriques des gaz (pp. 3^-
- 5?).-
- Chapitre IV. Méthodes de mesure de la radioacti-
- Chapitre V. Chapitre VI. Chapitre VII.
- Chapitre VIII.
- Chapitre IX.
- vité (pp. 57-65).
- Les rayons a, (3 et y (pp. 65-81 ). Uranium X et Thorium X(pp. 81-99). La radiation radioactive du Thorium (pp. 99-109).
- La théorie de la désintégration atomique (pp. 109— 127).
- Zespropriétés radioactives du radium
- (pp. I27-l49).
- Chapitre X. Les propriétés matérielles de l’émanation du radium et sa transmutation en hélium (pp. 1 ^9— 165). Chapitre XI. L’énergie des transformations radioactives (pp. 165-171).
- Chapitre XII. Prévisions (pp. 171-189).
- Index alphabétique des matières.
- E. N.
- Die Radioaktivitat, in elementarer Weise vom stand-punkt der desaggregationstheorie aus dargestcllt, von Frederik Soddy, unter Mitwirkung von L.-F. Guttmann, traduit par prof. G. Siebert. Un vol. in-8° de XII-216 pag. et 38 fig. dans le texte. Johann-Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. Prix : broché, Mark 5,60 ; relié, Mark 6.4o.
- Excellente traduction allemande du précédent volume. En l’absence d’une traduction française, elle pourra intéresser ceux des lecteurs qui, connaissant l’allemand, sont peu familiarisés avec la langue anglaise.
- E. N.
- L’Année électrique, électrothéraphique et radiographique, revue annuelle, par le DT Foveau de Courmelles. 5' année. — Ch. Béranger, éditeur, Paris. Prix : 4 francs.
- Ce volume de vulgarisation, destiné aux personnes qui n’attachent à l’électricité qu’un intérêt de curiosité, serre autant que possible l’actualité : C’est un ensemble intéressant de petites notes prises au jour le jour dans le cours d’une année, et classées sous des rubriques diverses : une large part du volume est consacrée aux applications de l’électricité, aux mesures de sécurité et d’hygiène, à l’électrothérapie, à la radiothérapie, à la photothérapie, et enfin à la question récente du radium et des rayons N.
- J. R.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CATALOGUE S Ï’KANCO — TÉLÉPHONE 571-04
- p.r72 - vue 600/685
-
-
-
- Tome XLII. Samedi 18 Février 1905. ’ 13e Année. — N” 7.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- /
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- LEONARD (G.). — Variations, dans une période, du flux lumineux émis par un arc voltaïque
- alimenté par courants alternatifs.................................................... 241
- BETHENOD (J.). — Sur la théorie du moteur série compensé (suite)........................... 2Ôo
- MUNGH (A.). — Des turbines à vapeur. — Leur application au point de vue électrique. . . . 257
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Sur le calcul des transformateurs, par Hiecke.............. 262
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Société Internationale des Électriciens. — Communications sur les appareils fluxographes, par
- MM. A. Blondel et Grassot........................................ .............. 268
- Les phénomènes de viscosité magnétique dans les aciers doux industriels et leur influence magnétique sur
- les méthodes de mesure, par L. Jouaust.......................... . . ................ . 271
- Elektrotechnischen Verein.- — La nouvelle lampe au Tantale de la Société Siemens et Halske, d’après
- les récentes communications de ses ingénieurs, par MM. von Bolton et Feuerlein ; >. ... ..... . . 278
- Congrès de Saint-Louis. — Essais des lignes téléphoniques à haute fréquence, par Kennely. . . . . . 276
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles..............................„........................................... lxxiii
- 'Éditions de “ l’Éclairage Électrique
- Vient de paraître
- ETUDE SUD LES RESONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G. CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie [du Secteur de la Rive gauche de Paris
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix
- 2 fr. 50
- p.r73 - vue 601/685
-
-
-
- LXX1V
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 18 Février 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- L’éclairage décoratif et le tramway intérieur (')
- Le courant produit par la station génératrice de l’Exposition Universelle de Saint-Louis se distribuait à une quantité de moteurs petits ou de grandeur moyenne, de systèmes moteurs-générateurs et de transformateurs rotatifs, répartis sur le terrain tout entier ; mais il est intéressant de considérer certains groupes de grands consommateurs de courant électrique, groupes présentant des particularités intéressantes de construction. En dehors des pompes alimentant les cascades (2), il convient de signaler, dans cet ordre d’idées, l’éclairage décoratif des palais de l’Exposition (à l’exclusion des lampes à arc établies à l’intérieur des Halls, alimentées par des alternateurs à 5o périodes par seconde), et le tramway desservant le terrain de l’Exposition.
- En ce qui concerne l’éclairage, on avait eu soin de munir les circuits d’excitation des alternateurs de rhéostats permettant d’accroître l’intensité lumineuse graduellement depuis le rouge sombre jusqu’à la clarté éclatante. Bien que le démarrage des lampes ne nécessitât malgré leur nombre que quelques minutes, ces lampes présentaient pendant cette période un aspect d’un charme inoubliable. Les contours des bâtiments, qui commençaient à s’évanouir dans le crépuscule, semblaient émerger d’une façon indécise pour prendre graduellement la forme de lignes nettes et lumineuses.
- Pour faire ressortir les colonnades, on avait disposé en arrière de chaque colonne des séries de lampes isolées ou réunies par groupes de façon à produire, par leur réflexion, l’éclairage du mur arrière
- (!) Voir Feldmann, Zeitsclir. d. Vereines Deutscher Ingenieure Tome 48, 5 novembre 1904.
- (2) Voir Y Eclairage Electrique, p. LIV, 4 février 1905.
- J et des pénombres sur la colonnade intérieure. Aux cascades, des lampes protégées par les tôles au dessus desquelles jaillissait l’eau, éclairaient les eaux d’une façon diffuse. Les sources lumineuses n’étaient réunies en faisceaux que dans les réverbères.
- L’éclairage décoratif, non seulement à l’Exposition, mais partout en Amérique, se caractérise en un point: ce sont les lignes horizontales qu’on accentue presque exclusivement par des lampes à 8 bougies. Les lignes verticales ne sont que fort peu accentuées par des sources lumineuses éclatantes et encore en des endroits peu nombreux ; on se contentait en général d’indiquer en demi-teintes, les grandes lignes d’architecture, au moyen d’un éclairage indirect provenant de lampes recouvertes.
- L’éclairage décoratif de Saint-Louis était d’ailleurs peu régulier 5 en dehors du démarrage graduel de l’éclairage dont nous avons parlé, il se produisait des fluctuations^ sans doute involontaires, provenant de l’emploi du courant alternatif à 26 périodes mais qui ne diminuaient en rien la beauté du coup d’œil.
- L’impression était des plus agréables, grâce à la grande quantité de petites lampes, à l’absence de lampes à arc basses et à éclairage éclatant ; l’éclairage plus intense du parc de plaisance formait cependant une note légèrement discordante.
- Le Tramway intérieur. — L’Exposition de Saint-Louis l’emportait par son étendue sur toutes les expositions antérieures-, avantage éminent, à en croire les Américains, mais en réalité point le plus faible de cette foire mondiale. La surface totale occupée par cette exposition était double de celle de l’Exposition de Chicago et presque le quadruple de celle de Paris.
- En vue de cette étendue gigantesque, il fallait pourvoir un tramway intérieur, tout en ne détruisant en rien l’impression générale produite par les groupeg
- p.r74 - vue 602/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Février 1905
- TU V
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET D’IÏVVEIVTIOX S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- lO à 5.000
- CHEYHÜX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine. machines chevaux
- Pour le contre-torpilleur “ Perrier ”....................... ............ 2 — G.800
- Pour les torpilleurs 368 et 369............................................... 2 — 4.000
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord].... 4 — 600
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai). 6 — 2.270
- Arsenal de Toulon......................................................... . 5 — 1.660
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne........................... 4 1.600
- Arsenai de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah). .......... 6 1.350
- Compagnie des Mines d’Anïche..................................................... 9 — 880
- Port de Cherbourg........................................................... 3 — 830
- Fonderie Nationale de Ruelle............... 2 - 800
- Société Anonyme des Mines d’AIbi................................................. 2 — 600
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau.............................. 5 — 580
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) .... I — 400
- Etablissement National d’Indret.................................................. I — 400
- Port de Rochefort................................................................ 2 — 350
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et pi'ès de 3.000 Machines à vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sï j^me des Établissements DELÂUNAY BELLEVILLE
- Capital : SIX MIULIOTSTS <le Francs
- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saiiit-üeiiis-siir-Seine
- p.r75 - vue 603/685
-
-
-
- TTTT7
- 1sî^>pîémTn^j^L^Uclairage Electrique du 18 Février 1905
- de bâtiment disposés autour des lagunes et le bassin d’eau. On disposa un tramway à double voie sur un parcours d’environ io km. autour du terrain de l’Exposition, de façon à rendre tous les endroits de quelque importance facilement accessibles de l’une des 17 stations.
- La plus grande partie de la voie traversait un terrain plat ; les rails étaient placés sur des traverses de 2m4o, d’une section de i5 à 20 centimètres, la distance des traverses étant de 65 centimètres ; chaque cinquième traverse était longue de 2m^o. Dans quelques endroits, par exemple à la station i4, il fallait ériger des tours porteuses, de 36oomm2 à des distances de i2m6, qu’on reliait par des longerons en bois. Sur ces parcours de tramway élevé, les traverses étaient disposées à des distances de om4, chaque quatrième traverse était boulonnée alors que les trois autres n’étaient fixées que par des clous forts. De loin en loin, on avait disposé des tonneaux à eau le long de la voie sur des traverses plus longues. Les rampes n’excèdent pas 3 % et les diamètres des courbes, à l’exception des boucles à l’entrée principale, ont plus de 45 mètres de rayon. Là où les rayons des courbes sont inférieurs à 36o mètres, on a disposé des rails de guidage dépassant de chaque côté de 6 mètres au delà des courbes et pesant, comme les rails principaux, 32 kg. 5 par mètre. Les rails sont de 9 ou de 18 mètres de long ; ils sont renfor-
- cés par des éclisses-cornières et reliés métallique-ment à l’intérieur à des archets en cuivre de i2omm2 de section. Le courant est amené par des fils aériens de cuivre étiré de 56mm2 de section, fixés de la façon ordinaire sur des mâts en bois. L’inclinaison en dehors de ces mâts est exceptionnellement forte. Le courant est pris au moyen des galets de contact.
- Le matériel roulant comprend 17 trains de 3 voitures chacun, faisant le tour de l’Exposition en 45 minutes environ, à une vitesse moyenne d’environ 12 km. 5 par heure. Les voitures contenaient 52 places assises, disposées sur des bancs soit transversaux, soit longitudinaux (à proximité des portières), et laissant libre un passage au milieu. Chaque voiture repose sur deux trucks à deux essieux d’un empattement de 6m6 et portant sur chaque essieu un moteur de 4e chevaux de la General Itleclric C°. Dans ce moteur, la fente de séparation de la carcasse est si élevée que ce n’est que la partie supérieure avec les deux bobines magnétisantes qui puissent être soulevées vers le haut. Les deux faces renfermant les paliers sont vissées sur le cadre proprement dit. Bien que cette construction s’oppose à un échange facile de l’induit, la longueur du moteur s’en trouve réduite, ce qui est important en vue du grand rendement et de l’empattement de i4o21iuu.
- Pour le réglage et la commande des moteurs du train tout entier, on a employé le système multiple
- Alimentation de Moteurs triphasés par courant monophasé
- au moyen des
- CONDENSATEURS INDUSTRIELS, SYSTÈME I0SCÏCKI
- Encombrement minimum — SERVICE CONTINU — Prix réduits
- ------
- Fabrique de (Condensateurs Électriques
- J. DE MODZELEWSKI & Oie — FRIBOURG (Suisse)
- Seuls Représentants pour la France
- Portatif d’Essais d’isolement,
- SYSTÈME EVERSHED
- Peut être employé par un homme seulement.
- Il n'y a quà tourner la manette et lire, appareil est universellement employé depuis 15 ans
- EVERSHED & VIGNOLES, LD
- E.-H. eao 1er & eiE
- ACTON LANE WORKS
- 12, rue Saint-Georges, PARIS
- Chiswick. London W.
- p.r76 - vue 604/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 18 Février 1905
- LXXVII
- - dit de la General Electric Company, système caractérisé par la séparation locale du dispositif de contact, et du controller qui l'actionne.
- Le frein utilisé était le frein pneumatique Chris-tensen, construit également par la General Electric C° dans ses ateliers de Nihvanhee.
- J. R.
- Convertisseur statique Cooper Hewitt pour la charge des accumulateurs.
- La Général Electric G° a exposé à St-Louis un convertisseur Hewitt construit pour io ampères. Cet appareil transforme du courant alternatif en courant ondulé dont l’amplitude des pulsations ne dépasse pas io °/0. Le rendement atteint y5 °/0.
- L’appareil porte deux électrodes en fer reliées au réseau à courant alternatif et à une bobine de self-nduction : le réseau à courant continu est branché d’une part à l’électrode de mercure et d’autre part au milieu de la bobine de self-induction. On fait démarrer l’appareil par une secousse ou par une étincelle d’extra-courant. Pour des puissances supérieures à io ampères, on emploie plusieurs convertisseurs en parallèle.
- R. V.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE
- Relations par télégraphie sans fil entre Dieppe et Newhaven.
- Les essais officiels de T. S. F. entre Dieppe et Newhaven ont eu lieu à Dieppe dans les premiers jours de février, sous la direction dé M. de Roche-fort, ingénieur-constructeur.
- Les correspondances prévues au cahier des charges ont été échangées avec un plein succès. L’honneur de ce progrès nouveau revient en grande partie à la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest qui a poursuivi avec ténacité l’établissement de cette nouvelle ligne internationale.
- R. V.
- Câble Télégraphique et Téléphonique dans le tunnel du Simplon et sous le lac de Constance.
- Le budget pour igo5 de la Confédération suisse, prévoit une dépense de 23o.ooo francs pour l’établissement d’un câble à travers le tunnel du Simplon. Les travaux, exécutés en prévision d’une notable augmentation dans l’échange des correspondances entre la Suisse française et l’Italie, seront terminés avant que la ligne ne soit livrée à la circulation, afin d’éviter les difficultés que ferait naître l’activité du trafic, et de profiter des travaux que l’administration des chemins de fer devra effectuer pour la pose de ses lignes télégraphiques de service.
- SOCIÉTÉ NOUVELLE
- DES
- Société Anonyme au Capital de 300.000 francs
- 34, rue Pierret, NEUILLY-SUR-SEINE
- batteries stationnaires de tontes puissances
- Aceumulateuis légers pour traction électrique
- Éléments transportables pour allumage de Moteurs à explosion — Électricité médicale, etc.
- TÉLÉPHONE : $$0-13
- m
- mm
- MÉDAILLE D’ARGENT : PARIS 1900
- p.r77 - vue 605/685
-
-
-
- LXXVIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Février 1905
- D’autre part, un câble téléphonique sera, sur la proposition des télégraphes du Wurtemberg, établi sous le lac de Constance, entre Romanshorn et Friedrichshafen, pour faciliter les relations entre la Bavière, le Wurtemberg et la Suisse. Ce câble sera établi à frais commun. La quote-part prévue au budget suisse serait de 55.ooo francs. R. V.
- Télégraphie sans fil.
- La Compagnie allemande Gesellchaft für Drabt-lose Télégraphié a livré à l’armée coloniale allemande quatre postes complets équipés pour des portées de 200 à 3oo kilomètres et destinés au sud-ouest africain. Deux stations destinées à la Russie et devant avoir une portée de 1000 kilomètres, sont en construction ; une station de 200 kilomètres de portée est installée à Seheveningen et assure d’une façon parfaite des communications jusqu’à plus de 3oo kilomètres.
- R. V.
- Emplois des lignes télégraphiques comme conduc'
- teur de retour des lignes de signaux. A. Prasch.
- ELectrotechnische Zeitschrift, 8 décembre.
- Pour éviter les perturbations que produit la résistance variable des lignes de terre dans les lignes électriques servant à la commande des signaux de chemin de fer, l’auteur propose d’employer comme conducteur de retour les lignes télégraphiques placées le long des voies. Il faut dans chaque cas calculer l’influence possible de ce montage sur l’intensité du courant dans la ligne télégraphique, pour être certain que la limite admissible n’est pas dépassée. Les lois de Kirchoff suffisent amplement pour ce calcul et la limite admissible est d’environ± 10 % .
- L’auteur a expérimenté ce système sur une ligne télégraphique sur laquelle il avait branché 10 appareils à cloche et 4o appareils de signaux ; les résultats ont été satisfaisants.
- E. B.
- Ligne télégraphique du Cap au Caire.
- La partie sud de cette ligne a récemment atteint Oudjidji (Afrique orientale allemande), sur les bords
- du Tanganika. Dans l’étude du tracé à suivre pou rejoindre la partie nord, qui s’arrête actuellement à Rosares, on se heurte, au-dessus d’Oudjidji, à une difficulté de construction. Le tracé est en effet coupé par une région marécageuse de 160 kilomètres, au-dessus de laquelle on ne peut établir une ligne aérienne, et qu’il est difficile de tourner.
- On aura, provisoirement, recours à la télégraphie sans fil; mais, non seulement cette solution, en retardant les transmissions, diminuera la capacité de la ligne, mais encore la télégraphie sans fil ne semble pas facilement utilisable dans' les pays tropicaux. En effet, depuis deux ans, au Congo et dans la région de l’Amazone, les ingénieurs se heurtent à de continuels insuccès. R. Y.
- DIVERS
- Les rayons X dans les ambulances.
- La nécessité d’un attirail assez important, encombrant et d’un transport délicat rend difficile, en campagne, l’emploi des rayons X. Pour parer à cette difficulté, la Société Sanitas de Berlin, a constitué un appareillage complet que deux hommes suffisent à porter. De nombreux équipements de ce genre ont été fournis aux ambulances russes, à destination du théâtre de la guerre russo-japonaise.
- L’ensemble des appareils est renfermé dans une triple caisse en bois (fig. 1), garnie de ferrures et de poignées. Chacune des trois caisses est divisée intérieurement en compartiments disposés de telle sorte qu’aucune pièce ne puisse se briser ou s’endommager. La caisse supérieure renferme les accumulateurs, dont la capacité totale s’élève à 60 ampère-heures. Les vases des éléments sont en celluloïde. La seconde caisse renferme, sur le côté, le tableau de distribution qu’on découvre en abattant l’un des panneaux latéraux. La batterie lui est raccordée par des câbles souples avec fiches. L’inducteur est placé derrière le tableau, à l’intérieur de la caisse. Les interrupteurs sont placés à droite et sont facilement accessibles de l’extérieur.
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE L*
- LUCIEN ESPIR, -Administrateur-Délégué
- llWs, rue de Maubeuge, PARIS
- Représentants Exclusifs de :
- GENERAL ELECTRIC C« L<* de LÛMES, BIRMINGHAM, MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS — MOTEURS — LAMPES A ARCS — LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREIL DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES Lampes à Incandescence 44 >151dI£rrS< VIN 59 etc., etc.
- p.r78 - vue 606/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Février 1905
- LXXIX
- A la partie supérieure de cette caisse, on établit le support de l’ampoule connectée à la bobine d’induction par des câbles souples et des bornes.
- Fig. 1
- La troisième caisse (fig. 3) renferme, dans des compartiments capitonnés, deux ampoules, un cryp-toscope pliant avec écran lumineux, et divers autres accessoires fixés à l’intérieur du couvercle.
- Les produits nécessaires pour l’obtention de photographies, si l’on juge à propos d’en faire, sont renfermés dans des tubes et logés avec les plaques sensibles dans un compartiment spécial.
- Un dispositif est, en outre, prévu pour recharger la batterie. Il est renfermé dans une caisse auxiliaire que deux hommes peuvent porter. Le groupe électrogène, que cette caisse renferme (fig. 4), se compose d’un moteur à benzine actionnant, par courroie, une petite dynamo. Le moteur, analogue aux moteurs d’automobiles, est refroidi par une circulation d’eau. L’allumage est automatique. La tension de la dynamo est réglée à 16 volts au moyen d’un rhéostat à manette. Un voltmètre permet de la contrôler. Le courant nécessité par l’allumage du moteur est fourni par une petite pile secondaire.
- Gomme on le voit, tout a été prévu dans les moindres détails, et l’ensemble de ces appareils paraît être aussi complet et aussi pratique que possible.
- Y *
- Il était tout indiqué, pour le transport du matériel nécessaire à la production des rayons X, d’utiliser une voiture automobile dont, à l’arrêt, le moteur fournirait l’énergie nécessaire. Nous empruntons au Journal de l’Automobile la description d’une installation de ce genre réalisée par les maisons A. Gailïe
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DES
- PERLES ÉLECTRIQUES WEISSMANN
- PARIS — 37, Rue Taitbout —;-©° Téléphone ia3-i3
- APPAREILS D’ÉCLAIRAGE PAR L’ÉLECTRICITÉ de grande décoration et de tous styles sans douilles ni culots (Système breveté en tous pays.)
- FRISES, GUIRLANDES et APPLIQUES POUR GLACES, LUSTRES, PLAFONNIERS, Etc.
- Modèles exclusifs et essentiellement nouveaux EXÉCUTION TRÈS RAPIDE SUR DESSINS DE MM. LES ARCHITECTES ET DÉCORATEURS
- Exposition de Saint-Louis, MÉDAILLE D'OR
- Salon de l’Automobile 1904 (Concours de Décoration des Stands) Grand Prix de l’Automobile Club de France (Stand Tiotchkiss)
- ACCUMULATEURS
- Exposition Uni\ei selle 1900 Médaille d’Aryent
- pour
- HEINZ
- Voitures Electriques Stations Centrales Eclairage des Habitations Allumage des Moteurs
- linteaux et Usine : 2ï, rue Cave, à LEVALL01S — Téléphone : 537-58
- p.r79 - vue 607/685
-
-
-
- LA XX
- Supplément à L’Éelairage Electrique du 18 Février 1905
- et Panhard-Levassor, d’après les plans de MM. d’Ar-sonval, membre de l’Institut, et Gaiffe, constructeur électricien :
- « Tout le système est transporté dans une voiture dont la carrosserie emprunte extérieurement l’aspect utilitaire d’une voiture de livraison. A l’avant, banquette pour le chauffeur et un infirmier.
- Le châssis est un châssis du type Panhard-
- Levassor ordinaire de io chevaux. Moteur à quatre cylindres, soupapes commandées, allumage par magnéto, haute tension Eisemann, carburateur automatique, embrayage à cône cuir, changement de vitesse à train baladeur unique pour les quatre vitesses avant et train baladeur auxiliaire pour la marche arrière, transmission par chaînes.
- Les roues, de 900 millimètres de diamètre, ont
- Fig. 2. — Vue des appareils montés
- des pneumatiques Gompound. Le poids total, en ordre de marche, est de 2.800 kilogrammes, et la vitesse maxima en palier de 26 kilomètres à l’heure, ce qui est très suffisant pour une voiture de ce genre.
- L’encombrement total de la voiture est de 4 mètres sur 1 m 85, largeur prise au bout des fusées. La chambre des appareils a 2 mètres de long sur 1 m 15 de large.
- MM. d’Arsonval et Gaiffe ont spécialement étudié l’appareillage électrique et radiographique, de façon à éviter l’emploi d’accumulateurs, toujours lourds et encombrants, et celui d’un interrupteur mécanique pour la bobine, appareil délicat qui pourrait être, le cas échéant, cause d’une panne de l’installation électrique.
- Sous le siège du conducteur est placée une dynamo, qu’une courroie passée sur une poulie fixée à l’arbre
- de transmission, derrière l’embrayage, permet d’actionner lorqu’on la tend par un galet-tendeur.
- Cette dynamo, à double bobinage d’induit, fournit
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 îr. Siège Social : 48, Rue de la Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGENIEURS-REPRESENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — EYON, 106, rue de THôtel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TELEGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r80 - vue 608/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Février 1905
- LXXXI
- à la fois, par un collecteur, le courant continu nécessaire à l’excitation de son champ magnétique et par deux bagues le courant alternatif simple, qui sera utilisé pour la production des rayons X.
- Tout le panneau arrière de la voiture peut s’ouvrir à la manière du panneau des voitures de livraison ; la moitié inférieure se rabattant sur le sol, la moitié supérieure se relève, soutenue par deux tringles et
- forme le toit d’une sorte de tente opaque, se montant rapidement, grâce à des armatures numérotées, qui constitue une sorte de chambre noire où prennent place le médecin et le malade. L’infirmier, lui, grimpe dans la voiture, d’où il peut facilement actionner tous les appareils de manœuvre du courant électrique. Un pied universel, permettant toutes les inclinaisons, est transporté dans la voiture et sert
- EUEGÏRJaES.SANITAS. BERLIN,
- Fig. 3 Fig. 4
- de support pour l’ampoule de Grookes qui produit les rayons X.
- Les appareils de production et d’utilisation du courant sont fixés aux parois du véhicule.
- Sur le côté gauche de la voiture sont placés, sur un tableau de marbre, les appareils de manœuvre du courant électrique produit, c’est-à-dire un ampèremètre et un voltmètre à courant continu pour l’excitation, un ampèremètre et un voltmètre à fil chaud pour le courant alternatif, rhéostats de réglage, interrupteur et fusibles.
- Au-dessus sont les appareils de mesure qui contrôlent le courant à haute tension fourni à l’ampoule de Grookes, génératrice des rayons X.
- Les appareils producteurs de l’électricité à haute
- tension nécessaire sont placés dans un meuble spécial, sorte d’armoire supportée dans le véhicule par de gros patins de caoutchouc, pour éviter leur détérioration par les trépidations.
- Ges appareils comprennent d’abord le transformateur à circuit magnétique fermé, sorte de double bobine, dont les noyaux sont réunis par des culasses en tôle douce, puis les appareils de réglage. Le transformateur, alimenté par le courant alternatif de la dynamo, peut donner du courant alternatif à 60.000 volts au maximum (tension efficace). Il est accompagné de condensateurs à lames de verre et de résistances liquides qui régularisent et améliorent son fonctionnement.
- Un jeu de soupapes de Villard intercepte l’une
- C. OLIVIER et CE
- Ingénieurs-Constructeurs à ORNANS (Doubs)
- DYNAMOS, ÉLEGTRO-MOTEURS
- Transformateurs, Survolteurs, Soudure électrique
- COMPRESSEURS D’AIR ÉLECTRIQUES, LAMPES A ARC
- Représentant général :
- G. J/\RRE, 9, rue Louis-le-Grand, P/\RIS
- TÉLÉPHONE: 154-66
- p.r81 - vue 609/685
-
-
-
- LXXXIÎ
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 18 Février-1905
- des ondes du courant alternatif, de façon que la polarité des électrodes de l’ampoule reste constante, condition nécessaire à la formation du faisceau cathodique, producteur des rayons X dans l’ampoule.
- A droite de la voiture, un coffre contient les écrans au platino-cyanure de baryum fluorescent nécessaires à la radioscopie et du châssis porte-plaque sensible pour la radiographie.
- On y trouve aussi tout ce qui est nécessaire aux manipulations photographiques, y compris un réservoir de 4° litres d’eau placé sur la partie supérieure de la voiture. L’emploi de la photographie serait d’ailleurs exceptionnel en campagne.
- Cette voiture n’est pas une conception de laboratoire*, elle a roulé pendant les grandes manœuvres de l’est, en 1904, et couvert plus de 3.000 kilomètres avec le médecin-major Jacob, professeur à l’Ecole d’application de médecine militaire du Val-de-Grâce.
- Chose curieuse, à cause de son appareil générateur de courant à haute tension, cette voiture peut aussi servir à la télégraphie sans fil. »
- J. H.
- Machine à essayer les huiles.
- La Société anonyme ci-devant Joh. Jacob Kieter et Cie, à Winterthur, a récemment mis sur le marché une très intéressante machine à essayer les huiles.
- Sur un solide bâti de fonte est établi un arbre horizontal, muni d’une paire de poulies motrices, fixe et folle, qui reçoivent la commande d’une courroie de transmission. Au moyen d’une roue conique calée sur lui, il actionne un arbre, vertical, en engrenant avec un pignon que porte ce dernier, dont la vitesse est ainsi subordonnée au nombre de dents plus ou moins grand de la roue conique de l’arbre moteur. L’arbre vertical se termine à sa partie supérieure par un cône de friction creux, sur la paroi intérieure duquel on dépose une petite quantité de l’huile à essayer, mesurée d’avance avec une jauge spéciale. Dans ce cône
- j creux vient s’ajuster exactement un cône plein, | et un levier à poids réglable établit la friction, j Lorsque l’appareil est mis en marche, le frottement entre les deux surfaces coniques provoque l’entraînement du cône plein ; mais le chemin à parcourir par celui-ci est limité par une lanière de cuir, fixée d’une part au cône plein
- et d’autre part à l’extrémité d’un ressort en spirale qui se distend peu à peu jusqu’à équilibrer les moments de la résistance et de la puissance. A cet instant l’extension du ressort est proportionnelle au frottement des cônes. L’extrémité : mobile du ressort en spirale obéissant à la traction de la lanière, entraîne aussi un curseur qui peut se déplacer verticalement le long d’une tige à section carrée. A ce curseur est relié un levier dont l’un des bouts est garni d’un poinçon indicateur qui, de temps en temps, marquera un
- point sur le papier qui garnit le cylindre
- métallique des courbes. La distance entre les dif-
- férents points marqués, comparativement à une ligne de repère correspondant à la tension nulle du ressort en spirale, indique la valeur du coefficient de frottement entre les deux cônes. Cette ligne de repère est marquée à la base du cylindre par un crayon fixe, réglé au début de l’expérience, en concordance avec la hauteur de l’extrémité mobile du ressort au repos.
- Lorsque le frottement dépasse certaines limites par suite de la disparition du pouvoir lubrifiant de l’huile, une disposition mécanique particulière arrête automatiquement la machine, ce qui lui assure une longue durée.
- E. G.
- DIVERS
- Un Gazogène naturel.
- Au cours de la perforation d’un puits artésien près de Aylesbury, dans le comité de Buckingham, l’appareil de sondage fut brusquement projeté hors du trou, tandis qu’un grondement de tonnerre se faisait entendre dans le sol. Le trou de sonde donna tout aussitôt issue à un violent jet
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système ROCHEFORT
- Adopté par la Guerre, la Marine et les Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement
- POSTES COMPLETS — ORGANES SÉPARÉS
- ÉLECTRICITÉ MÉDICALE, brevets Rochefort
- | Société anonyme MORS, 48, rue du Théâtre (XVe arrt). — Téléphone 710-43
- J Catalogues, Devis, Renseignements, franco sur demande
- p.r82 - vue 610/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Février 1905
- LXXXIII
- de gaz naturel qui continue à s’échapper sous la pression de quatre kilogrammes par centimètre carré Un n a pas encore songé à domestiquer cette force un peu sauvage et l’on a simplement, pour e principe, allumé le gaz qui illumine la campagne.
- A. S.
- Les ray°ns x et la fabrication des câbles.
- Les rayons X peuvent, par leur pouvoir de pénétration, rendre de grands services pour vérifier la construction des câbles et y reconnaître eventuellement la présence des corps etrangers, des impuretés et des bulles d’air qm auraient pu s’y introduire, et des autres defauts nuisibles à l’isolation. La Société d’é-
- lectricité « Sanitas », de Berlin, a récemment construit un outillage dans ce but.
- L appareil est d’ailleurs très simple. Sur un châssis en fer, monté sur roues et muni de poignées, est placée une caisse, dont l’intérieur renferme une bobine d’induction et un condensateur. Un des panneaux latéraux s’en-eve et découvre alors le moteur et le petit ableau de distribution. Ce dernier porte, outre 1 interrupteur, deux plombs fusibles, un i heostat de reglage pour le nombre de tours u moteur et un autre pour le courant principal. Les résistances se trouvent derrière le tableau de distribution.
- La caisse; est surmontée d’un bâti à deux galets pour guider le câble. Sous les galets,
- une pmce en bois retient l’ampoule. A la base du châssis, deux bornes établissent les connexions entre le secondaire de la bobine et 1 ampoule. Le câble passe immédiatement sous 1 écran et au-dessus de l’ampoule. Les défauts du câble s’aperçoivent immédiatement sur le disque lumineux. L’appareil ne doit pas nécessairement se trouver dans l’obscurité. Le contrôle exercé de cette manière est, dit-on extrêmement exact et complet.
- . appareil paraît susceptible de procurer une seneuse économie de temps et d’argent sur tout pour la fabrication des câbles sous-nmrin" en Permettant de reconnaître à temps les dé-auts de 1 isolant. L’appareil permet de vérifier avant la mise en service l’intégrité de chaque couche de caoutchouc et, par suite, de répa-tei a 1 instant les défectuosités.
- K. G.
- p.r83 - vue 611/685
-
-
-
- LXXX1V
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 18 Février 1905
- AVIS
- Adjudication publique pour l’éclairage public et particulier de la Ville de Dax (10,000 habitants), pendant 35 années, à partir du 3i décembre 1905.
- i° Du monopole de l’éclairage par le gaz;
- 20 Du monopole de l’éclairage par l’électricité.
- Le dépôt des soumissions sera clos le 2Ô février t9o5.
- Les adjudications seront prononcées, à la Mairie de Dax, le dimanche 5 mars 1905, à dix heures du matin.
- Consulter les affiches et, pour l’envoi du cahier des charges et renseignements, s’adresser à la M airie de Dax (Landes).
- Ventes possibles de matériel électrique en Italie.
- Le Ministre italien des postes et télégraphes a reçu du Parlement l’autorisation d’établir des communications téléphoniques entre Brescia et Bergame, Lecco et Bergame, Crémone et Plaisance, Gênes, Pise et Livourne, Naples, Foggia et Barletta, Naples lleggio, la Calabre et Messine.
- Les autorités de la province de Rome se proposent de construire un chemin de fer électrique reliant Rome à Civita-Castellana.
- Le Conseil municipal de Venise a décidé l’achat d’un certain nombre de chaloupes électriques qui devront être employées sur les canaux de cette ville.
- L’inspecteur général du chemin de fer de l’Adriatique. dont les bureaux sont à Rome, a été autorisé à acheter i5o batteries d’accumulateurs électriques.
- La Compagnie du Chemin de fer de l’Adriatique projette la construction d’une ligne électrique de Chiasso à Corne et Chiavenna.
- (Extrait du Bulletin mensuel de la Chambre de Commerce française de Milan.)
- •k
- * *
- Voitures électriques pour la ville de Guatémala.
- Il est fortement question d’employer la traction électrique sur les lignes de tramways de la ville.
- Le courant sera assuré par une des usines de lumière électrique qui fonctionnent par la force de l’eau, située à environ 3o milles de la ville. Il y a déjà une ligne d’environ 7 milles à voie unique,
- avec la perspective d’un très prochain prolongement. Actuellement, on emploie des mules pour la traction.
- Les communications adressées à ce sujet, à M. Ri-cardo Echeverria, directeur général de la ligne, seront bien accueillies.
- (Extrait des Informations et Renseignements de l’Office national du Commerce Extérieur.) .
- * * ...
- Commerce des Instruments de précision au Chili.
- Santiago. — On indique comme agents susceptibles de s’occuper de la vente des instruments de précision d’origine française au Chili :
- MM. Max Mengin et Gie, à Santiago.
- D’autre part, des offres directes pourraient être faites à l’Université de Santiago qui, paraît-il, estime et fait un grand usage des instruments de précision d’origine française.
- Les paiements se font habituellement au Chili avec un long crédit, 6 mois, 9 mois et même un an.
- Vente des Instruments de précision au Guatémala.
- On pourrait faire des offres directes :
- Au Ministère des travaux publics (Ministerio de Fomento) ;
- A la Compagnie du chemin.de fer central (Ferro-carril central de Guatemala) ;
- A la Compagnie du chemin de fer de Guatemala (Ferro-carril de Guatemala);
- A la Compagnie du chemin de fer de Ocos (Ferro-carril de Ocos) ;
- A la Compagnie del Ferro-carril Verapas, à Livingston ;
- MM. José Bustamenté, architecte, Guatemala.
- Carlos Novella, architecte, Guatemala.
- Granai, entrepreneur, Guatemala.
- D’autre part, MM. Adolphe Biener y Cia, seraient susceptibles de s’occuper du placement des instruments de précision.
- Les paiements se font parfois au comptant, parfois, à 90 jours de vue ou de date de connaissement.
- (Extrait des Dossiers commerciaux de VOffice National du Commerce Extérieur).
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- GATALO OTIJî; S FRANCO
- TÉLÉPHONE 571-04
- p.r84 - vue 612/685
-
-
-
- Tome XLII.
- Samedi SS Février 1905.
- 1S* Année. — N” 8.
- t7
- IW
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- DALEMONT (J.). — L’usure des turbines. ........................................................ 281
- LEONARD (C.). — Variations, dans une période, du flux lumineux émis par un arc voltaïque
- alimenté par courants alternatifs (suite) ............................................... 287
- MUNCH (A.). — Des turbines à vapeur. — Leur application au point de vue électrique (suite). 290 STEENS (A.). — Installation électrique de la filature et tissanderie de laine Honegger et Sporri,
- à Albino............................................................................... 297
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Sur la commutation et la dispersion, par Niethâmmer............ 307
- Transmission et Distribution. — Calcul d’un réseau de distribution électrique, par L. Legros . . . 3ii
- Essais de transmission de courants continus à 70.000 volts, par Hirschauer... . . . .... 315
- Mesures. — Sur la détermination des coefficients de self-induction........... ... . A . . 3i8
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Congrès de Vienne. — Emploi des voitures de remorque, par G. Pavie (fin)............... 3i8
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles........................................................................... lxxxvi
- La traction électrique sur les lignes de chemin de fer (suite)........................... . xc
- Brevets......................................................................................... xciv
- EN VENTE
- LA TABLE DES MATIÈRES
- Des 25 Premiers Volumes
- DE
- L’Éclairage Électrique
- Un volume broché de plus de 200 pages Franco : 10 francs
- p.r85 - vue 613/685
-
-
-
- cu-t-r
- ig'w Alël'lriÇUÔ Hi\ 'lh Levrier 1 yOi>
- 'FF
- NOTES ET NOUVELLES
- SOCIÉTÉ AMICALE DES ÉLECTRICIENS
- Procès-verbal de l’Assemblée générale annuelle. — Séance du 3i Janvier 1905.
- La séance est ouverte à 1 h. 3o, sous la présidence de M. E. Sartiaux.
- Sont présents : MM. Bailleux, Blondin, Brocq, Bourguignon, Gance père, Gance fils, Gauderay, Chartier, Dary, J. Delafon, P. Delafon, Delorme, Grille, Gobert, Guiard, Girault, Guilbert, J. Guillaume, Hirtz, Isbert, Krieger, Laurain, Lecomte, Laffargue, Lacauchie, Lescible, Mazen, De La Mathe, Montpellier, Planzol, Ferd- Meyer, Roux, Robert, Rechniewski, Robard, Richard, E. Sartiaux, Semichon, Tainturier, Véry, Zetter et Weissmann.
- Sont excusés : MM. Bertin, Hobzschueh, Rey, Schulter.
- M. le Président donne lecture d’un télégramme de M. Maurice Leblanc, s’excusant également de ne pouvoir assister à la réunion.
- Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
- Sont présentés, comme Membres titulaires :
- M. Léo Robida, Ingénieur à la Société des Chemins de fer Electro-postaux.
- M. Richard Heller, Ingénieur électricien.
- A propos du procès-verbal, M. le Président annonce que l’Annuaire dont la publication, en commun avec le Syndicat Professionnel des Industries Electriques, a été décidée, est en préparation, et très avancé. Il renfermera, ainsi qu’il en a été convenu, les lois, décrets, arrêtés et règlements concernant l’Industrie Electrique, et un grand nombre d’autres renseignements, d’ordre technique et administratif, qui seront très appréciés.
- M. A. Leblanc, qui hahite maintenant Tunis, et M. Coster qui a quitté Paris, envoient leurs démissions de -Membres de l’Association.
- Ces démissions sont acceptées,
- M. le Président signale qu’il a reçu la visite de Madame Parent, veuve d’un électricien bien connu de beaucoup d’entre nous, et qui s’était fait une spécialité dans la fabrication des accumulateurs. Mme Parent voudrait se défaire d’une collection complète de a La Lumière Electrique » et de ((L’Eclairage Electrique)) jusqu’à l’année i89q incluse, ainsi que d’un certain nombre de brochures et de livres.
- Les Membres de l’Association que cette question intéresse pourront se mettre en rapport directement avec Mme Parent, qui habite rue du Saule Fleuri, ier Pavillon, lie Saint-Denis.
- M. le Président donne les résultats du referendum relatif au taux de la cotisation.
- L’Association comprend 156 membres, il y a eu 66 réponses.
- i° Pour le taux de ta cotisation :
- 27 ont indiqué le chiffre de 25 fr.
- 38 — 20 fr.
- 1 a indiqué un taux plus élevé.
- 2° Pour le service d’un Journal technique :
- 4o se sont prononcés contre.
- 3° Pour verser une partie de la cotisation au fonds de prévoyance :
- 47 ont adopté cette proposition.
- M. Ferd. Meyer rappelle que l’origine de l’Association a eu surtout pour but d’établir des liens amicaux et de solidarité entre les Ingénieurs électriciens. Il lui semble donc logique qu’en dehors des dépenses nécessaires au fonctionnement de l’Association, le supplément des ressources soit
- p.r86 - vue 614/685
-
-
-
- Westinghouse
- Usines
- au
- Havre
- Compteurs
- Westinghouse
- pour
- Courants alternatifs, monophasés et polyphasés.
- Ces compteurs sont du type à induction; ils se construisent pour tous voltages, toutes fréquences et toutes puissances. Précision de l’énergie à toutes les charges qu’elles soientnon inductives ou inductives.
- Grande sensibilité. Fermeture hermétique. Pertes à vide négligeables.
- Usines
- a
- Sévran
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 20.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- Siège Social : 45, rue de l'Arcade, Paris.
- Agences à :
- PARIS, 45, rue de l’Arcade.
- LILLE, 2, rue du Dragon.
- LYON, 3, rue du Président-Carnot.
- TOULOUSE, 58, boul. de Strasbourg.
- BRUXELLES, 51, rue Royale. MADRID, 32, ealle Atocha. MILAN, 9, piazza Castello. TURIN. 41, corso Oporto.
- p.r87 - vue 615/685
-
-
-
- LXXX VIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Février 1905
- affecté à un fonds de prévoyance destiné à venir en aide à des infortunes momentanées.
- Ce principe est adopté à l’unanimité.
- M. le Président met aux voix le taux de la cotisation pour l’année 1905. A la majorité elle est fixée à 25 francs.
- Enfin, l’Assemblée décide de dénoncer la convention passée avec M. Gauthier - Villars pour faire le service de La Revue Electrique, aux Membres de l’Association. Elle décide également de ne prendre aucun autre abonnement.
- M. Isbert, Trésorier, donne lecture de la situation financière, au 3i Décembre 1904 :
- Recettes :
- En caisse, solde du compte approuvé
- de l’Exercice 1903..............
- Cotisations......................
- Emprunt sur valeurs..............
- Solde pour annonces..............
- Encaissement de coupons..........
- Abonnement et remboursement pour démontage d’annonces..............
- Dépenses :
- 1.35^ 3o 3.069 55 1.600 »
- 277 45 24 20
- 34 ))
- 6.36a fr. 5o
- Appointements, frais de Secrétariat. 33^ 4o
- Secours prélevé sur le Fonds de
- prévoyance ........................ 100 »
- Location du coffre-fort................. 4o 10
- Fi’ais complémentaires des déjeuners
- mensuels......................... 178 60
- Payé pour « La Revue électrique ». . 1.389 5°
- Société des Industriels de France... 100 »
- Facture Daix et Cie.................. 2.279 »
- Imprimés, publicité, timbres pour affranchissement et frais divers de bureau............................... 4o6 15
- 4.83o fr. 85
- En caisse au ier Janvier igo5. i.53i fr. 65
- ; M. Montpellier dit que l’on pourrait porter le prix du déjeuner à 4 fr. 5o -, l’Association n’aurait plus à payer de supplément.
- Cette proposition, mise aux voix, est adoptée. Les comptes du trésorier sont également adoptés à l’unanirnité.
- L’Assemblée procède ensuite aux élections du
- Bureau
- i9°5 :
- sont élus, à l’unanimité, pour l’année
- Président : Vice-Présidents :
- Secrétaires
- Secrétaire général Trésorier :
- MM. A.
- J.
- W.
- G. A.
- H. J. N. A. J. G.
- Cance, père.
- Blondin.
- Bechniewski.
- Courtois.
- Grillle.
- Guittard.
- Guillaume.
- Mazen.
- Bobert.
- Laffargue.
- Isbert.
- M. le Président propose à l’Assemblée de voter des félicitations et des remerciements à M. Isbert pour le soin et le dévouement qu’il apporte dans l’accomplissement de sa tâche de Trésorier, et il propose d’en faire mention au procès-verbal.
- Des remerciements et des félicitations sont également adressés à M. Laffargue, notre dévoué Secrétaire général, avec inscription au procès-verbal.
- M. le Président ajoute qu’il est heureux de céder la Présidence à M. Cance, un des plus anciens Membres de l’Association et l’un des piliers de l’Industrie électrique. En ce qui le concerne, il continuera à apporter son concours le plus dévoué à l’Association.
- Il indique, notamment, que l’Exposition de Liège pourra donner lieu à une excursion intéressante pour laquelle il se mettra très volontiers à la disposition de tous les Membres.
- Il termine en remerciant ses collègues de l’honneur qu’ils lui ont fait en lui confiant la présidence de l’Association pendant ces deux dernières années.
- M. Cance répond qu’il accepte avec plaisir la lourde tâche de succéder à M. E. Sartiaux, dont le dévouement est connu et apprécié de tous, mais il réclame l’indulgence des Membres de l’Association, et le concours de l’ancien Président pour remplir sa mission.
- La séance est levée à 2 heures.
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE L
- la TJ OIE IEST ESPIR, .Admiiiistrateur-Délémié
- 11bis, rue de Maubeuge, PARIS Représentants Exclusifs de :
- (i EN EU AL ELECTRIC C<> L<* de LONDRES, BIRMINiHAM, MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS — MOTEURS — LAMPES A ARCS — LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREIL DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES Lampes à Incandescence 44 ROBERTSON ” etc., etc.
- p.r88 - vue 616/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Février 1905
- LXXX1X
- GTRO I\Æ ETRIE TLJ S TLJ E LL GE ”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- GRAINDORGE, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- VOLTS-MÈTRES et AMPÈRES-MÈTRES
- industriels et apériodiques sans aimant
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco clés tarifs sur demande
- iUimentation de Moteurs triphasés par courant monophasé
- au moyen des
- CONDENSATEURS INDUSTRIELS, SYSTÈME M0SCICR1
- Eneombrement minimum — SERVICE CONTINU — Prix réduits
- Fabrique de Condensateurs Électriques
- J. L>K MODZELEWSKI & O™ — FRIBOURG (Suisse)
- SOCIÉTÉ NOUVELLE
- ACCUMDLATEDRS B. G. S
- Société Anonyme au Capital de 300.000 francs
- 34, rue Pierret, NEUILLY-SUR-SEINE
- Batteries stationnaires de toutes puissances
- Accumulateurs légers pour traction électrique
- Éléments transportables pour allumage de Moteurs à explosion — Électricité médicale, etc.
- TÉLÉPHONE : 340-13
- MÉDAILEE D’ARGENT : PARIS 1900
- p.r89 - vue 617/685
-
-
-
- xc
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Février 1905
- Prix proposés par l’Institution of Civil Engi-neers. Londres.
- Cette Société distribue chaque année un certain nombre de prix. Les étrangers sont admis à concourir. Le travail présenté doit traiter d’une question importante, faisant partie du domaine de la technique ; ces études originales, n’ayant fait l’objet d’aucune publication antérieure, doivent réellement contribuer au progrès scientifique.
- Dans la liste des différents sujets que la Société désirerait voir traiter, se trouvent les suivants concernant l’Electrotechnique.
- i° Méthodes de transport de force électrique aux grandes distances.
- 2°) Emploi de la commande électrique dans les usines.
- 8°) Emploi de l’énergie électrique pour le chauffage.
- 4°) Emploi de l’énergie électrique pour la traction électrique sur les chemins de fer et les tramways, et pour la propulsion des automobiles.
- 5°) Nouveaux progrès dans la traction électrique.
- 6°) Emploi du moteur monophasé pour la traction.
- 7°) Emploi des moteurs à combustion pour la production de l’énergie électrique.
- 8°) Utilisation des stations centrales de lumière aux heures de faible charge.
- 9°) Emploi des électromoteurs dans les usines de tissage.
- io°) Electromoteurs pour la commande des pompes.
- ii°) Emploi de l’énergie électrique sur les bateaux de guerre et de commerce pour l’éclairage et le transport de force.
- i2°) Réglage de la tension électrique dans les réseaux d’éclairage étendus par les machines à vapeur, par le générateur, ou par l’excitation.
- i3°) Progrès de la télégraphie et de la téléphonie.
- i4°) Emploi des ondes hertziennes en téléphonie et en télégraphie et leur application aux torpilles.
- i5°) L’action électrolytique des courants vagabonds sur les tubes à gaz et à eau et les meilleurs moyens pour éviter ces perturbations.
- i6°) Emploi de l’acier pour les applications électromagnétiques.
- 170) Séparation des métaux de leurs minerais par voie électrolytique.
- 180) Comparaison entre les différents systèmes d’exploitation pour les tramways urbains.
- Parmi les questions se rapportant aux machines nous trouvons :
- i°) Projets et construction de grosses turbines hydrauliques.
- 2°) Disposition la plus avantageuse des machine
- à vapeur et grandeur des unités pour stations centrales de lumière.
- 3°) Théorie et développement de la turbine à vapeur Compound.
- 4°) Méthode pour essayer la valeur des huiles et des graisses.
- 5°) Méthodes de condensation de la vapeur avec peu d’eau.
- 6°) Suppression de l’eau entraînée par la vapeur et des pertes dues au refroidissement des tuyaux.
- 70) Séparation de l’huile et autres impuretés contenues dans la vapeur.
- 8°) Quel est le moteur le plus convenable pour la traction sur routes.
- 90) Méthodes de réglage de la vitesse dans les automobiles.
- Les travaux doivent être rédigés en anglais et adressés au Secrétariat de l’Institution, Great George Street, Westminster, London S. W.
- E. B.
- Conservatoire national des arts et métiers.
- Parmi les conférences publiques avec projections électriques qui auront lieu prochainement, nous relevons les suivantes :
- 5 mars. — Les canots automobiles, les moteurs à essence et à pétrole et leurs applications à la navigation, par M. Brasier.
- 12 mars. — Epuration des eaux potables par l’Ozone, par M. Abraham, maître de conférences à l’Ecole normale supérieure.
- ig mars. — Les rayons X, par M. Villard, docteur ès-sciences, professeur de l’Université.
- 2 avril. — Les radiations et les vibrations, par M. D’Arsonval, membre de l’Institut et de l’Académie de médecine, professeur au Collège de France.
- TRACTION
- La traction électrique sur les lignes de chemin de ter (<).
- « Si maintenant, nous voulions tenter de résumer la situation, nous dirions que l’emploi de la traction électrique sur les chemins de fer est, dès aujourd’hui, réalisable pratiquement dans tous les cas où cet emploi serait jugé avantageux au point de vue économique.
- Nous n’entendons pas affirmer par là que
- (') Voir l'Éclairage Électrique, page LXIV (28 janvier 1905).
- Nous avons signalé, dans l’Eclairage Electrique, d’après les articles de MM. Tissot et von Borries, l’opinion des ingénieurs suisses et allemands sur cette question qui préoccupe à juste titre les ingénieurs des chemins de fer. Il convient de signaler sur le mèmè sujet l’intéressant travail publié dans le Bulletin de la Commission internationale du Congrès des chemins de fer, par M. P. Dubois, ingénieur du service central du matériel et de la. traction des chemins de fer d’Orléans.
- Ce travail, consacré à la description des chemins de fer électriques de France et du Métropolitain, contient des conclusions intéressantes :
- p.r90 - vue 618/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Février 1905
- XCI
- toutes les difficultés techniques sont d’ores et déjà complètement résolues, mais seulement que leur solution ne rencontrerait aucun obstacle supérieur à ceux que les moyens actuels de l’industrie permettent de vaincre : le matériel et les procédés existants ont fait leurs preuves dans des applications assez diverses pour qu’on soit assuré d’y trouver les éléments nécessaires pour résoudre n’importe quel problème pratique.
- Il est certainement désirable de les perfectionner encore, et nous avons essayé d’indiquer dans quel sens devrait, selon nous, s’opérer le progrès : L’objectif principal à atteindre est la diminution des dépenses d’installation et d’exploitation.
- On peut dire, en effet, que, dans les conditions présentes, en dehors des cas où l’emploi de l’électricité s'impose, par exemple, pour les exploitations en majeure partie souterraines, la traction électrique n’est, d’une application économique, que dans des circonstances spéciales.
- Sans vouloir aborder ici la question du prix de revient qui est bien trop complexe et sur laquelle on possède, jusqu’à présent, des données trop peu nombreuses, pour qu’on puisse la traiter avec quelque précision, il est intéressant de rechercher, dans cet ordre d’idées, quelles sont les conditions favorables à l’emploi de la traction électrique.
- Ce mode de traction est caractérisé par le fait que la puissance motrice est produite, non sur la locomotive, mais dans les stations génératrices fixes, d’où elle est transmise électriquement à distance aux organes moteurs du train.
- Le principal avantage du système réside dans la possibilité de produire l’énergie pour ainsi dire en gros et dans les meilleures conditions économiques.
- Mais le bénéfice résultant de cette concentration n'est pas net : il faut en déduire les dépenses et les pertes qu’entraîne le transport de l’énergie à distance.
- Accumulateurs
- F
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clieliy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CUCHY ♦ Téléphone : 511-86
- Or ces charges sont d’autant plus lourdes que la puissance consommée à chaque instant par l’ensemble des trains est plus variable parce que la capacité des installations servant à la transmission et à la transformation de l’énergie, de même que celle des installations génératrices, doit nécessairement être proportionnée à la consommation maximum : plus ce maximum diffère de la puissance moyenne requise, plus élevés sont les frais d’établissement et plus fortes aussi les dépenses d’exploitation, surtout avec des usines centrales à vapeur, par suite de la mauvaise installation qui en résulte pour le matériel et pour le personnel et du faible rendement des appareils travaillant à charge moyenne réduite.
- Avec un horaire irrégulier, comportant des trains peu fréquents et de fort tonnage, l’amplitude relative de ces variations peut être considérable et l’économie s’en trouve sérieusement affectée.
- Il est donc évident a priori que la traction électrique sera surtout avantageuse pour des trains relativement légers se succédant à intervalles courts et réguliers.
- Si la multiplication des trains de voyageurs est un desideratum justifié, au moins en ce qui concerne le trafic à petite distance, il y a d’autres classes de trafic, notamment celui des marchandises, pour lesquelles les compagnies de chemin de fer tendent au contraire de plus en plus vers la réduction du nombre des trains par accroissement de leur tonnage.
- Les services de voyageurs à faible parcours sem blent donc offrir le champ d’action le plus favorable à la traction électrique (*). C’est d’ailleurs pres-
- (!) 11 semble, par exemple, étonnant que la traction électrique n’ait pas encore été adoptée sur la ligne de ceinture parisienne. Sur cette ligne, où les stations sont très rapprochées, la question principale est celle du démarrage rapide, et on obtiendrait, d’autre part, un avantage de propreté des plus appréciables dans un service urbain. — N. D. L. R.
- USINES de PERSAN-BEAUMONT (S.-0.) Manufacture de
- CAOUTCHOUC, GUTTA-PERCHA CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta-Percha Telegraph Works C° (Limited)
- usine <y> USINE
- PERSAN (Seine-et-Oise) Jb SILVERTOWN (Angleterre) 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
- Médailles d’Or aux Expositions Paris 1878, 1881 et 1889 EXPOSITION UNIVERSELLE PARIS 1900
- GRAND PRIX et MÉDAILLE D'OR
- Envoi franco, sur demande, de Tarifs comprenant tous les Articles de notre fabrication
- p.r91 - vue 619/685
-
-
-
- A LU
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Février 1905
- que exclusivement à cette catégorie qu’appartiennent les applications déjà réalisées sur les chemins de fer. La traction électrique des trains de marchandises n existe qu’à l’état d’exceptions motivées par des conditions locales spéciales. On peut dire en outre, d’une manière générale, que, dans les services de ce genre, l’économie du système augmente avec la réduction de la charge des trains et l'accroissement de leur fréquence.
- Dans cet ordre d’idées et sans parler des métropolitains qui constituent une classe de chemins de fer à part pour laquelle la traction électrique s’impose aujourd’hui, les lignes de banlieue de certaines grandes villes peuvent offrir des conditions favorables à l’emploi de l’électricité.
- Celle-ci présente d’ailleurs, pour les services à arrêts fréquents, l’intérêt additionnel de permettre une augmentation notable de la vitesse commerciale, grâce à la rapidité de démarrage des moteurs électriques. L’absence de fumée, le meilleur éclairage des voitures et des stations sont d’autres avantages qui, pour être d’importance secondaire n’en contribuent pas moins également à l’amélioration générale du service ainsi assuré.
- Les mêmes conditions se retrouveraient sur cer taines lignes à fort trafic, mettant en relations de grands centres, peu éloignés, situés dans des régions industrielles, où le service doit se rapprocher autant que possible d’un service de tramway.
- Sur des lignes de ce genre et même sur certains chemins de fer secondaires, l’augmentation des facilités de transport due à la traction électrique est susceptible d’amener des accroissements de trafic et de recettes importants.
- Un autre cas. où l’opportunité de l’adoption de la traction électrique pourrait être envisagée, est celui des lignes dont la limite de capacité est atteinte.
- La traction électrique permet, en effet, dans certaines conditions, d’accroître la capacité de trafic, en évitant des mesures plus coûteuses, telles que le quadruplement des voies ou l’agrandissement des stations terminales. Cette possibilité est due, d’une part, à l’accroissement de vitesse des trains que procurent les démarrages plus rapides et le moindre ralentissement sur les rampes ; d’autre part, à la diminution d’encombrement des gares terminus grâce à la réduction du nombre d’opérations nécessaires pour recevoir un train et débarrasser le quai en vue du train suivant.
- La suppression de la vapeur et de la fumée dans les longs souterrains permettrait à elle seule, sur certaines lignes très importantes, leur subdivision en sections de bloc très courtes, les rendant ainsi capables d’un trafic supérieur à celui qu’il est possible d’assurer normalement à l’aide de la vapeur.
- Dans les deux cas, l’accroissement de trafic s’éten-
- drait aux lignes qui s’embranchent sur la ligne principale.
- La grande puissance spécifique des moteurs électriques favorise spécialement leur emploi sur les lignes de montagne à simple adhérence ou à crémaillère. On sait en effet, qu’une locomotive électrique peut ne pas peser plus de /fo à 5o kilogrammes par -cheval, et l’équipement d’une automotrice pas plus de 20 à 25 kilogrammes par cheval.
- La traction électrique permet en outre de réaliser facilement l’adhérence totale, en rendant toutes les voitures automotrices.
- Elle donne donc, pour des lignes nouvelles, la possibilité d’admettre, comme l’a fait la Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée sur la ligne du Fayet à Chamonix, des tracés à fortes rampes et à faibles rayons, plus économiques d’établissement-Cette économie peut suffire, dans certains cas, à compenser, et au-delà, tous les frais supplémentaires nécessités par l’établissement des stations génératrices et des lignes de transmission.
- II en est de même pour les chemins de fer à crémaillère, où le poids propre de la locomotive joue, dans le poids total du train, un rôle d’autant plus important que la rampe est plus forte, puisque, à puissance constante, la charge remorquée diminue.
- L’emploi de l’électricité se présente, en général, avec d’autant plus d’avantages dans les pays de montagnes que le c harbon y est habituellement cher et l’utilisation des chutes d’eau économique, si les travaux de captation et de dérivation n’entraînent pas de dépenses excessives.
- La légèreté relative des véhicules électriques les rend également aptes à la réalisation de grandes vitesses.
- La puissance considérable nécessaire pour mouvoir un train à l5o ou 200 kilomètres à l’heure peut-être fournie plus facilement à l’aide de moteurs électriques à alimentation extérieure que par une locomotive à vapeur, dont le poids augmente rapidement avec la vitesse réalisable ; les expériences récentes effectuées en Allemagne ont démontré, s’il en était besoin, la supériorité de l’électricité à ce point de vue.
- Il y aurait sans doute encore, avant de passer à l’application, de nombreux problèmes pratiques à résoudre, en ce qui concerne la sécurité, le freinage, les signaux, etc...
- Mais l’obstacle le plus sérieux à un accroissement aussi notable des vitesses usitées actuellement réside dans les dépenses considérables qu’entraînerait sa réalisation
- D’abord, avec l’encombrement des lignes à grand trafic, qui seules pourraient motiver l’emploi des grandes vitesses, on ne peut, sous peine de bouleverser les horaires et de rendre l’exploitation nor-
- p.r92 - vue 620/685
-
-
-
- TIüô
- TTTttt
- male impossible, songer à lancer des trains à la vitesse de 200 kilomètres à l’heure sur les voies suivies par les convois ordinaires.
- Il serait donc indispensable de créer des voies nouvelles, soit en doublant des lignes existantes, soit mieux par l’établissement de lignes neuves à grands rayons et à plate-forme élargie pour permettre d’augmenter l’entrevoie.
- En ce qui concerne la structure même de la voie, les expériences qui viennent d’être rappelées semblent bien indiquer la nécessité de renforcer dans de fortes proportions, les types de voies actuels. Pour la sécurité de l’exploitation, il faudra proscrire absolument les passages à niveaux, bifurcations et autres points dangereux.
- Au total, une pareille ligne serait donc beaucoup plus coûteuse que les lignes existantes, l’équipement électrique mis à part.
- Gomme, d’un autre côté, une ligne à grande vitesse devra forcément être assez long’ue, car ce ne serait guère la peine d’engager d’aussi grosses dépenses pour gagner un quart d’heure ou une demi-heure sur la durée d’un trajet, le capital d’établissement s’élèvera à un chiffre énorme.
- Or, pour rénumérer ce capital et faire face aux dépenses d’exploitation, qui seront également très élevées, ne fut-ce qu’en raison de l’accroissement
- rapide de l’effort de traction avec la vitesse, on ne peut compter que sur le trafic voyageurs et peut-être sur un petit supplément de recettes provenant des messageries.
- Il se présentera sans doute, tôt ou tard, des cas où le développement des communications entre deux grands centres pourra justifier, au point de vue financier, l’établissement d’une ligne semblable. Mais en France, tout au moins, cette éventualité ne paraît pas près de se réaliser.
- Conclusions. — En résumé la traction électrique nous semble devoir être envisagée actuellement comme un auxiliaire utile de la traction à vapeur, capable d’assurer certaines portions du trafic des chemins de fer avec avantage et économie. Les principaux cas dans lesquels son adoption parait être à considérer dès maintenant sont : d'abord les lignes en majeure partie souterraines, ensuite les métropolitains, les lignes de banlieue et les lignes interurbaines de longueur restreinte et à fort trafic, les chemins de fer à fortes rampes, les lignes dont la limite de capacité est atteinte.
- II est impossible d’indiquer d’une façon plus précise, dans un exposé général, les exploitations qui peuvent se prêter à l’emploi de l’électricité : c’est essentiellement une question d’espèce, chaque cas particulier nécessitant une étude spéciale. Il
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Newhaven PAR LA GARE SAINT-LAZARE
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours f dimanches et fêtes compris ) et toute l’année Trajet de jour en 8 h. 1/2 (lrc et 2*' classes seulement)
- GRANDE ECONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours. l'° (Tasse .... 48 fr. 25
- 2° classe .... 35 »
- 3e classe .... 23 25
- Départs de Paris-Saint-Lazaro
- Arrivées \ , , ,
- . ! London-Bridge
- . , \ Victoria .
- Londres 1
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois 1'° classe .... 82 fr. 75 2° classe .
- 3° classe .
- ^de'lS ^ London-Bridge
- T, ( Victoria Londres )
- Arrivées à Paris-Sainl-Lazre
- Les trains du service
- io h. 20 m
- 1 h-1 >».
- 10 k. îo h.
- 6 h. 4o
- entre P a
- 58
- 41
- 9 h. 3o s j h. 3o m. 7 h. 3o m.
- g h. io s. 9 h. io s. 7 h. o5 m.
- de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lre et do 2“ classes à couloir avec w. c. et toilette ainsi qu’un wag'on-restau-ranl; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec w. c. et toilette. La voiture de lro classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l'avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- Lu Compagnie de I Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- RELATIONS DIRECTES ENTRE PARIS & L’ITALIE (viâ Mont-Cenis)
- BILLETS D'ALLER ET RETOUR
- de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise
- 1 lui Gllliü, IIUIIIG Cl liafJIGO (viâ Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modane)
- De Paris à : 1" Cl. 2* Cl. 3' Cl.
- Turin 147 » 106 15 69 25
- Milan 16 4 80 116 75 » :
- Gènes 169 80 121 40 Validité : 30 jours.
- Venise 216 35 15 ! 75
- Florence 217 40 154 80
- Home 266 90 189 50 j) — 45 jours. B n
- Naples 315 50 223 50 J>
- La durée de validité des billets valables 30 jours peut cire prolongée de 15 jours et celle des billets valables 45 jours peut être prolongée de 22 jours, moyennant le paiement d’nn supplément égal à 10 ”/„ dil prix du biilet (celte prolongation ne peut être accordée que par les gares de départ et de destination du bille!).
- D’autre part, la durée de validité des billets d’aller et retour de Paris à Turin est portée gratuitement à 60 jours lorsque ces billets sont délivrés conjointement avec un billet de voyage circulaire intérieur italien ou avec un billet d’aller et retour “ Turin-l’alerme”, ou encore lorsque le voyageur justiiie avoir pris, à Turin, soit un billet de voyage circulaire italien, soit un billet d’abonnement spécial italien.
- Arrêts facultatifs. — Franchise de 30 kilog. de bagages sur le réseau P.-L.-M.
- Trajet rapide en 1" et 2' classes, de Paris à Turin, .Milan, Gênes, Venise et Rome, sans changement de voiture.
- p.r93 - vue 621/685
-
-
-
- faut, bien entendu, faire entrer en compte dans cette étude la dépense de l’équipement électrique, dont les principaux facteurs sont, d’abord, les conditions d’exploitation, fréquence et poids des trains, puis les conditions d’établissement de la ligne, longueur, profil, tracé, et rapprocher ensuite les charges d’intérêt d’amortissement correspondantes de l’économie que procurerait la traction électrique par rapport à la traction à vapeur.
- S’il s’agit d’une ligne nouvelle, l’adoption de la traction électrique peut, dans certains cas, conduire à des économies d’établissement, tandis que, pour les lignes existantes, il y a lieu de considérer la valeur du matériel rendu inutile par l’introduction de l’électricité et qu’il faudra amortir.
- Parmi les conditions favorables à la traction électrique se trouve naturellement la proximité de forces motrices hydrauliques facilement aménageables ou d’autres sources d’énergie à bon marché, telles que les houillères, les hauts-fourneaux.
- Dans la comparaison des frais de traction, on portera à l’actif de l’électricité, outre l’économie éventuelle réalisée sur les dépenses de production de l’énergie, la diminution de poids mort résultant du poids plus faible des locomoteurs électriques, la réduction des frais de conduite et d’entretien, ainsi que les économies accessoires susceptibles d’être effectuées sur les manœuvres de gares, l’éclairage des stations et des trains, etc.
- Enfin, il faut aussi faire état, le cas échéant, des augmentations de recettes auxquelles l’amélioration du service pourra donner lieu.
- Dans tous les cas, le problème se réduit, en fin de compte, à une estimation financière et économique. »
- BREVETS (t)
- Génération et Transformation
- 339.184 du 24 novembre igo3. — Société de matériel téléphonique. Générateur magnétos pour courants alternatifs ou redressés.
- 346.399 du 20 septembre 1904. — Mourel-Mail-lard. Groupe électrogène,
- 339.195 du 3o novembre 1903,—- Faget. Appareil pour la transformation de courants alternatifs de tension et fréquence constantes en courant continu de tension variable à volonté.
- 339.197 du 3o novembre 1903. — Canivet et Legros. Générateur électrique.
- 346.4i8 du 22 septembre 1904. — Fortescue, Noyaux pour transformateurs électriques.
- 346.457 du 24 septembre 1904. — Elektrizitats A. G. et Lahmeyer. Montage pour machines à courants alternatifs monophasés ou polyphasés.
- (1) Liste communiquée, par H. Josse, 17, boulevard de la Madeleine.
- 346,468 du 24 septembre i9o4* — Société Elek-tricitats A. G. Haftung. Dispositif applicable aux machines électriques pour conserver les collecteurs.
- 346.532 du 12 septembre 1904*-— Finzi, Inducteurs pour machines à courant continu et à courant alternatif monophasé.
- 345.997 du 2 septembre 1904. Bethenod, Dé-marage des moteurs monophasés d’induction,
- 346.002 du 2 septembre 1904.— Hultqvist. Freinage pour moteurs électriques,
- 346.i46 du 9 septembre igo4- — Baumann. Electromoteur à armature oscillante.
- 346.206 du i5 septembre 1904. Société BerlI’-ner M. A. G. v. Schwartzkopff. Machine mono ou polyphasée avec champ tournant excitateur produit par le courant alternatif.
- 347.026 du 12 octobre igo4. -— Farcot Frères, Disposition d’alternateurs à pôles alternés et à bobines inductrices et induites fixes.
- 339.34» du 26 décembre 1908 -— Camaescasse. Nouveau dispositif d’alterno-moteur ou d’alterno-générateur monophasé à vitesse et à facteur de puissance réglables.
- .339.247 du 3o novembre i9o3.— Berry et Mouil-laud. Système de moteur magnétique.
- 347.604 du 2 novembre 1904. — Electric and Train Lighting Syndigate Limited. Dynamo avec dispositif auto-régulateur du courant.
- 347.660 du 4 novembre 1904. Zani. Bâti d’inducteur pour alternateurs.
- j 347.787 du 11 novembre 1904, — Lamme. Perfectionnements apportés aux moteurs électriques à courants alternatifs.
- 347.409 du 25 octobre 1904. — Lundell. Moteur à courant alternatif.
- 347.536 du 2g octobre igo4- — Perret. Electroaimant cuirassé.
- Transmission et Distribution
- 346.445 du 24 septembre 1904. — Grivolas. Coupe-circuit.
- 346,519 du 5 septembre 1904. —- G. et H. B. de la Mathe. Conducteurs électriques.
- 346.533 du 12 septembre 1904. — Finzi. Système pour régler le voltage dans les circuits d’utilisation alimentés par un courant alternatif.
- 346.027 du 3 septembre 1904. — Thomas, Distribution électrique.
- 346.o38 du 3 septembre 1904* — Thomas. Distribution électrique.
- 346.o58 du 18 août 1904.— Klopfanstein. Coupe-circuit thermique,
- 346,112 du ï 8 septembre 1904. — Guille. Interrupteur automatique électrique unipolaire à mercure et à rupture brusque.
- p.r94 - vue 622/685
-
-
-
- 346.2o4 du i3 septembre igo4- — Ruffier. Attache-fil électrique.
- 346.940 du 16 août 1904. — Société Arnold
- Magnetic Glutch Go. Appareils à courants alternatifs pour la transmission de la force motrice.
- 346.968 du 29 août 1904. — Société Felten.
- Isolateur pour conducteurs aériens avec chambre
- intérieure réceptrice de bobines de self-induction, de dispositifs parafoudres ou d’autres appareils.
- 347.245 du 20 octobre 1904. — Cameron. Commutateur automatique.
- 347.695 du 5 novembre 1904, ^ Garson. Bobine de self plus spécialement destinée à être adjointe aux parafoudres des lignes électriques.
- 347.729 du 8 novembre 1904. Clarck. Interrupteur électrique.
- 347.517 du 28 octobre 1904. — Aron. Rhéostat.
- 347.445 du 27 octobre 1904. — Kuchinka. Dispositif d’interruption en cas de rupture d’un conducteur aérien.
- 347.480 du i4 octobre 1904. — Klein. Commutateur électrique.
- 347,561 du 3.i octobre 1904. — Société Siemens-Schuckert Werke. Système protecteur des conducteurs d’électricité contre des excès de tension.
- Piles et Accumulateurs
- 346.215 du i4 septembre 1904. — Société Le Carbone. Pfts, aux piles électriques à liquides immobilisés.
- 346.38o du 20 septembre 1904. — Jungner. Electrodes pour accumulateurs.
- 346.lo4 du 7 septembre 1904. — Ziegenberçl Elément galvanique zinc et superoxyde de plomb avec électrode positive résistant à l’acide.
- 346.114 du 22 août lgo4. — Wedeking. Vase en métal pour éléments d’accumulateurs avec parois formant support pour la masse active.
- 346.760 du 3 octobre 1904, — Kieseritzky. Procédé pour régénérer les plaques négatives des accumulateurs, de capacité amoindrie ou pour empêcher la diminution de capacité des plaques neuves.
- 346.8o4 du 4 octobre igo4. — Hobel. Procédé de
- fabrication d’électrodes pour accumulateurs.
- 347.i32 du i5 octobre 1904. — Gregory, Pile sèche à régénération.
- 347 297 du i3 octobre 1904. — Ziegenberg. Procédé de préparation par immersion des plaques de peroxide de plomb.
- 347.671 du 5 novembre igo4, — A. Wolf junior et Gie. Pile thermo-électrique à foyer.
- 347-463 du 27 octobre 1904. — Csanyi, Klupathy et de Barçzay. Elément galvanique renversable.
- 347.492 du 29 octobre. 1904, — Mquterde. Accumulateur cylindrique avec dispositif particulier des électrodes.
- 347.495 du 27 octobre 1904. — Haskell, Pile
- thermo-électrique.
- Télégraphie et Téléphonie
- 346.280 du 16 septembre 1904.— Gras et Ducre-tet. Combinateur pour signaux électriques.
- 346.431 du 23 septembre igo/j. — Marconi’s
- Telegraph Go. Transmetteur télégraphique.
- 346.432 du 23 septembre 1904. — Marconi’s
- Telegraph Go. Pfts aux appareils transmetteurs pour la télégraphie sans fil.
- 346.484 du i3 juin 1904. — Damaskinos. Noyaux pour transformateurs électriques.
- 346.691 du 29 septembre i9o4. — Lodge. Télégraphie sous-marine.
- 347.142 du 17 octobre 1904. — Gesellschaft fur Drathlose Telegraph. Dispositif de télégraphie sans fil.
- 347.149 du 18 octobre 1904. — Deutsche Tele-phonwerke R. Stock et Gie. Installation pour les bureaux téléphoniques avec distribution du service.
- 347.179 du 18 octobre 190/j. — Anderson. Récepteur téléphonique.
- 347.o98 du i4 octobre 1904. — Société d’Electri-cité Galida. Trembleur rapide.
- 347.476 du 3 octobre 1905. — Crehore. Système télégraphique.
- 347.54o du 29 octobre 1904. — Dispositif antiseptique pour appareils téléphoniques.
- Traction
- 347.5o5 du 28 octobre 1904. — Carter et Parsons. Perfectionnements apportés aux coupe-circuit automatiques de sûreté pour câbles de trolley,
- 347.520 du 28 octobre 1904. — Gaillard. Appareillage pour la prise du courant dans la traction électrique à conducteur souterrain.
- Eclairage
- 346.758 du isr octobre 1904. — Carbone. Lampe à arc.
- 347.458 du 20 octobre 1904. — Société Badisohe Anilin et Soda-Fabrice. Procédé servant à atténuer le décalage de phases dans les circuits à arcs.
- Mesures
- 346.528 du 10 septembre 190/j.. — IL et P. Bourgeois. Instrument de mesure électrique portatif.
- 346.926 du 11 octobre 1904.— Société l’Eclairage Electrique nu Se.otkur de la place Glighy, Pfts. aux compteurs d'énergie électrique.
- 346.935 du ier août igo4- — Geyer. Gomrnutateur-çollecteur pour compteur d’électricité,
- 347.249 du 20 octobre igo4- — Allgemeine Elec-tricitats Gesellschaft. Compteur d’ampères-heures pour courants continus.
- p.r95 - vue 623/685
-
-
-
- ^ tr Lj J£i Vl irij'TCgk^wncnque crû 2o Levrier iyu&
- 347.879 du a4 octobre 1904. — Carpentier. Appareil thermique de mesures électriques.
- 346.668 du 28 septembre 1904. — Société Gramme. Compteur d'énergie électrique.
- 346.010 du 2 septembre 1904.— Argioni. Ampèremètre enregistreur.
- Divers
- 346.3o6 du ^septembre 1904.— Berne. Procédé de fabrication pour les balais de charbon mélangé à de la poudre de cuivre ou autre métal.
- 346.42? du 23 septembre 1904.— De Mare. Ventilateur à ozone.
- 346.8i i du 5 octobre 1904. — Doyen. Tonneau tournant pour dépôts électrolyliques.
- 347-189 du 18 octobre 1904. — Tomlinson. Perfectionnements aux commutateurs électriques.
- 347.024 du 18 octobre 1904. — Ciiarbonneaux.
- Transformateur des courants de haute tension en effluves statiques.
- 347-3o5 du 21 octobre 1904. — Allgemeines Elec-trigitats Gesellschaet. Système d’embrayage électro-magnétique pour compteurs d’électricité à double mouvement pour installations à deux tarifs.
- 347-676 du 6 novembre 1904. — Société Wolf junior et Gie. Procédé d’assemblage intime des deux métaux d’un élément thermo-électrique.
- 347.8o5 du 11 novembre 1904. — Bourreaux.
- Balais bilubrifïants pour dynamos.
- 347-681 du 5 novembre 1904. — Weilandt. Borne en forme de vis.
- 347.787 du 8 novembre 1904. — Johnson. Interrupteurs électriques pour courants à haute fréquence.
- 347.71a du 16 janvier 1904. — Senemaud. Elec-trolyseur à diaphragme hydraulique et électrodes en lames de persiennes.
- 347.433 du 26 octobre 1904. — Voitage Controller Company. Contrôleur pour moteurs électriques.
- 347.031 du 29 octobre 1904. — Schmid. Poste central électrique domestique complet et portatif.
- 347.398 du 6 janvier 1904. — Bourgeois. Befroi-disseurs à ailettes pour électrodes de fours électriques.
- AVIS
- Le conseil municipal de Shanghaï (Chine), met en adjudication la construction et l’exploitation d’e-viron 45 kilomètres de tramways électriques à trolley dans les rues du seulement de la wille. Pour les renseignements, s’adresser à M. John Pook and C°, Leadenhall Street. E. C. Londres. Dépôt des soumissions, le 31 mars.
- On peut déposer jusqu’au i5 mars à la municipalité de Porto (Portugal), les soumissions pour la construction et l’exploitation pendant 99 ans, de tramways électriques pour le transport des voyageurs et des marchandises.
- * *
- Le conseil municipal de Johannesburg (Transvaal), met en adjudication la fourniture de cent voitures de tramways électriques, de grues de cinq tonnes, etc. Pour les renseignements, s’adresser à MM. Mordey et Dauborn, 82, Victoria Street, S. W. Londres, où les soumissions doivent être déposées avant le 6 mars.
- * %
- Adjudication publique pour l’éclairage public et particulier de la Ville de Dax (10.000 habitants), pendant 35 années, à partir du 3i décembre iqoô.
- i" Du monopole de l’éclairage par le gaz;
- 2. Du mànopole de l’éclairage par l’éclairage.
- Le dépôt des soumissions sera clos le 25 février
- 1905.
- Les adjudications seront prononcées, à la Mairie de Dax, le dimanche 5 mars 1905, à dix heures du matin.
- Consulter les affiches et, pour l’envoi du cahier des charges et renseignements, s’adresser à la Mairie de Dax (Landes).
- * .
- 'H ^
- Brevet français S57-S48
- Régulation pour lumière. — On désire céder ce
- brevet ou en àccorderlles licences.
- S’adresser à C. Pieper, ingénieur, et Patentanwalt,
- Hindersinstr. 3, Berlin. N. W. 4°.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre-, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- C>VIU\ LX)O 17 JAS FKANC’O — TÉLÉPHONE 571-04
- p.r96 - vue 624/685
-
-
-
- Tome XLII.
- Samedi 4 Mars 1905.
- 13* Année. — N° 9.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- f L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- •U SOMMAIRE Pages
- BETHENOD (J ). — Notes sur le moteur shunt compensé monophasé......................................... 321
- LEONARD (C.). — Variations, dans une période, du flux lumineux émis par un arc voltaïque
- alimenté par courants alternatifs (Fin)....................................................... 326
- MUNCH (A.). — De., turbines à vapeur. — Leur application au point de vue électrique (suite). 332 GUARÏNI (E,). — La ferme électrique de Quednau......................................................... 336
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Sur la théorie de la régulation des alternateurs, par C. F. Guilbekt. 33g Transmission et Distribution. — Sur les surélévations de tension dans les lignes et appareils électriques, par Georg Seibt............................................................................ 346
- Télégraphie et Téléphonie. — L'influence de la subdivision de l’étincelle et de la capacité sur les
- décharges, par Benischke .................................................... ....... 302
- Sur un nouveau système de télégraphie, par le professeur Ferdinando Lori . . ............ . . ; . 354
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES .... >
- Académie des Sciences. — Champ magnétique auquel est soumis un corps en mouvement dans un
- champ électrique, par H. Pellat.......................................... 356
- Sur les ions de l’atmosphère, d’après une note de M. P. Lanhevin.......................... 35y
- Sur les coefficients d’aimantation spécifiques des liquides, d’après M. G. Meslin ............ 358
- Sur un nouveau minéral radifère, d’après une note de M. J. Danne.................................. 358
- Pendule électrique à échappement libre, d’après M. Ch. Féry. ................................. 358
- Sur un nouvel embrayage, par M. Hérisson...................................................... 358
- Société Française de physique. — Frein synchronisant électromagnétique, par M. Henri Abraham . . 36o
- Mesure des petits courants alternatifs de haute fréquence, par M. Duddell...................... 36o
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles
- .xcvin
- Éditions de “ l’Éclairage Électrique
- Vient de paraître
- ETUDE SUD LES RESONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G. CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix......
- 2 fr. 50
- p.r97 - vue 625/685
-
-
-
- xçviii
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Mars 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Turbo-générateurs.
- Les deux types de machines qui ont excité pendant l’Exposition le plus d’intérêt, sont la turbine à vapeur et le moteur à gaz. Les turbo-dynamos ne font pas encore l’objet d’une fabrication normale et régulière, et les constructeurs se heurtent à un grand nombre de difficultés. En premier lieu, les énormes vitesses périphériques (60 à 120 mètres par seconde), auxquelles on est conduit, rendent compliquée la question du choix, de la forme et du travail des matériaux et obligent à une construction coûteuse et peu économique.
- Pour que cette vitesse périphérique ne soit pas trop exagérée, il faut réduire considérablement les diamètres, ce qui présente des difficultés pour la disposition des enroulements et pour la réalisation de surfaces suffisantes de refroidissement. Dans toutes les machines à courants alternatifs, l’induit est fixe et l’inducteur mobile. C’est la construction de cette partie de la machine qui offre le plus de difficultés, car les inducteurs construits avec une sécurité mécanique suffisante contre l’arrachement des enroulements par l’effet de la force centrifuge ne présentent que très peu de place disponible pour ces enroulements ; au contraire, les inducteurs dans lesquels il y a assez de place, ne sont pas assez solides.
- Les difficultés croissent avec la diminution du nombre de pôles, d’une part parce qu’il s’agit, danslecas d’un petit nombre de pôles, d’une machine de faible puissance et par conséquent de petites dimensions ; d’autre part parce que dans le cas de 2 pôles par exemple, l’utilisation de la place disponible pour les enroulements est très mauvaise.
- La solution adoptée dans ce cas par la Westin-
- ghouse G0 semble particulièrement heureuse : chaque bobine de l'enroulement bipolaire est placée dans quatre encoches fraisées et maintenue par une cale en laiton pourvue de deux renflements qui s’introduisent dans deux rainures correspondantes. La ventilation est assurée par des canaux ménagés entre le pôle et les bobines et communiquant avec des gorges en face desquelles sont placées des ouvertures delà carcasse par lesquelles ressort l’air chaud. Par suite de la faible valeur des surfaces de refroidissement, la quantité de chaleur dissipée par radiation et convection est faible : malgré la grande vitesse périphérique, p=ii3 mètres par seconde, la constante G de l’équation :
- Puissance en kilovolts-ampères = G ( V b
- \100J 100
- où
- D représente le diamètre du rotor,
- b la largeur de l’induit en cms,
- n le nombre de tours par minutes, a une valeur très faible.
- Pour une machine de 4oo kilovolts-ampères où n = 3.6oo D — 60 et i — 70
- on a
- G = o,44-
- Les machines construites de cette façon fonctionnent sans bruit et sans aucun sifflement.
- La General lüectric C° construit ses inducteurs avec des tôles maintenues par de solides attaches et par des coins.
- La Bullock Electric ǰ construit, sur les données de Behrend, des inducteurs en tôles avec encoches poinçonnées fermées par des coins métalliques. Les dents subissent des efforts considérables et travaillent jusqu’à la charge de rupture.
- p.r98 - vue 626/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Mars 1905
- XCIX
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET D’IIVVEIVTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- lO à 5,000
- CHEYHÜX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine. machines chevaux
- Pour le contre-torpilleur ** Perrîer ”....................................... 2 — 6.800
- Pour les torpilleurs 368 et 369.......................................... 2 — 4.000
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord). . . . ... 4 — 600
- Compagnie Générale pour l'Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai). 6 — 2.270
- Arsenal de Toulon.............................................................. 5 — 1.660
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne........................... 4 - 1.600
- Arsenal de Bizerte (Station E'ectrique de Sidi-Abdaliah). 6 — 1.350
- Compagnie des Mines d’Aniche................................................... 9 — 880
- Port de Cherbourg.............................................................. 3 — 830
- Fonderie Nationale de Ruelle................................................. 2 — 800
- Société Anonyme des Mines d'AIbi............................................... 2 — 600
- Société Normande de Gaz, d'Electricité et d’Eau............................. 5 — 580
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) ... I — 400
- Etablissement National d’Indret............................................... I — 400
- Port de Rochefort............................................................. 2 — 350
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sï A“e des Établissements DELAUNAY BELLEYILLE
- Capital : SIX MILLIONS de Francs
- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine
- 1 ï
- p.r99 - vue 627/685
-
-
-
- c
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 4 Mars 1905
- Pour les machines à courant continu, les difficultés sont encore plus nombreuses. Les collecteurs ont forcément des vitesses périphériques considérables et, en outre, la rapidité des commutations rend très difficile la suppression des étincelles aüx balais.
- La General Electric C° étudie en ce moment une machine unipolaire de Nœggerath de 5oo volts et 5oo kilowatts qui donne, paraît-il, des résultats satisfaisants. Le collecteur disparait et est remplacé par des bagues.
- Il existe une autre catégorie de machines qui semblent devoir prendre de l’extension avec les turbines à vapeur : ce sont les générateurs polyphasés asynchrones. La commande de ces machines par des turbines à grande vitesse présente des avantages considérables grâce à la diminution du nombre des pôles et, par suite, de la dispersion qui entraîne une diminution du courant déwatté d’excitation. Ce courant déwatté peut être facilement compensé en surexcitant les nombreux moteurs asynchrones ou convertisseurs tournants dont l’emploi est très répandu en Amérique.
- . J. R.
- La roue Pelton.
- Cette roue est, comme on sait, formée d’un disque à la périphérie duquel sont boulonnées des aubes. D’anciennes expériences ont montré que,
- pour obtenir le maximum d’effet, il était nécessaire de diviser les aubes radiales par une arête ou une saillie qui, se trouvant dans le plan médian du disque, produit le même résultat que deux aubes juxtaposées. Le jet d’eau dirigé dans le plan du disque et tangentiellement à ce dernier, se divise donc sur l’arête de cette coquille double et s’échappe des deux côtés du disque sous un angle léger pour ne pas gêner l’action de l’aube suivante.
- Les lois de l’hydrodynamique sont basées sur l’observation de l’action de l’eau sur des surfaces fixes. Il est nécessaire, pour suivre les phénomènes de plus près, d’observer l’action de l’eau sur les surfaces en mouvement-, pour rendre cette observation possible on recourt à la méthode « stroboscopique », qui permet d’examiner des objets en mouvement comme s’ils étaient au repos, et dont le principe général est d’éclairer le même objet dans ses diverses positions et à des intervalles réguliers.
- Le stand de la Pelton Water Wheel Cie renfermait un appareil de ce genre, comprenant une roue Pelton de 5o cm. montée sur l’arbre d’un moteur électrique. L’eau était projetée sur la roue à travers un ajutage à aiguille centrale, la pression étant obtenue par une pompe centrifuge.
- Alimentation de Moteurs triphasés par eourant monophasé
- au moyen des
- COMYSATEIKS IMIINTliltLN, SYSTÈME. MOSI'K kl
- Encombrement minimum — SERVICE CONTINU — Prix réduits
- —--«ô» —
- Fabrique de Condensateurs Électriques
- J. DE MODZELEWSKI & CIE — FRIBOURG (Suisse)
- Appareil Portatif d’Essais d’isolement
- SYSTÈME EVERSHED
- Peut être employé par un homme seulement.
- Il n'y a qu’à tourner la manette et lire.
- Cet appareil est universellement employé depuis 15 ans
- Seuls Représentants pour la France
- E.-H. eaOIOT & Q13
- 12, rue Saint-Georges, PARIS
- EVERSHED & VIGNOLES,
- ACTON LANE WORKS
- ChiswicK. London AV.
- L1
- p.r100 - vue 628/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 4 Mars 1905
- Tf
- L’arc d’un projecteur envoie ses rayons lumineux sur la roue, grâce à un système de miroirs. Un disque pourvu d’encoches radiales engrène avec l’arbre du moteur et coupe le faisceau du projecteur avec une fréquence proportionnelle au nombre de tours du moteur ; la projection sur l’écran donne l’impression d’une roue immobile. Les observations recueillies par cette méthode ont permis d’établir les conditions nécessaires pour réaliser le rendement le plus élevé. La lèvre de l’aube double ne doit produire aucune perturbation dans le jet, et la vitesse du jet doit être utilisée sur la surface des aubes dans une verticale passant par le centre du disque, où cette surface se trouve dans la position la plus avantageuse.
- On a observé que l’eau ne tourne pas avec la roue, mais doit s’échapper aussitôt qu’elle a cédé son énergie aux aubes. Il est nécessaire d’ailleurs, pour le maximum d’effet, que le jet ait lieu sans torsion ni tourbillons.
- J. R.
- La Turbine hydraulique Doble.
- L’Abner Doble Cie, de San-Francisco exposait une turbine hydraulique considérée en Amérique comme un perfectionnement notable de la roue Pelton.
- Cette turbine, qui se construit pour toutes les
- puissances a été créée surtout pour les hautes chutes allant jusqu’à 5oo mètres.
- Elle se caractérise par son ajutage qui projette l’eau tangentiellement sur la roue. Get ajutage porte en son centre une aiguille permettant le réglage précis de la section par un volant à main. Un régulateur de vitesse permet de détourner tout ou partie du jet, dans le cas d’une variation de charge.
- La petite machine exposée à Saint-Louis, accouplée à une dynamo de 100 kilowatts a, malgré sa faible puissance, rendu de grands services, et supporté une surcharge atteignant souvent jusqu’à 5o % •
- Faute d’une charge d'eau suffisante on lui avait adjoint une pompe Duplex Jeanesville. La pression d’eau à l’ajutage était de 21 kilogr. par centimètre carré.
- .1. R.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE
- Le développement de la télégraphie sans fil.
- D’après une entente passée entre la société Marconi et le service des postes et télégraphes anglais, les stations de télégraphie sans fil sont reliées depuis le ier janvier, au réseau général, de sorte qu’il est possible de communiquer d’un
- SOCIÉTÉ NOUVELLE
- DES
- Société Anonyme au Capital de 300.000 francs
- 34, rue Pierret, NEUILLY-SUR-SEINE
- llattcrics stationnaires de toutes puissances
- Accumulateurs légers pour traction électrique
- Éléments transportables pour allumage de Moteurs à explosion — Électricité médicale, etc.
- TÉLÉPHONE : 540-13
- MÉDAILLE D’ARGENT : PARIS 1900
- p.r101 - vue 629/685
-
-
-
- Tu
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Mars 1905
- point quelconque de l’intérieur avec un bateau situé en haute mer ou inversement.
- La taxe minima pour un aérogramme est Sfr. io (6 sh. 6 pence), chaque mot coûte 65 centimes. Les télégrammes sont expédiés par les stations transmettrices établies sur les côtes ouest et sud-ouest de l’Angleterre au cap Lizard, à North Fore-land, Niton, Piosslare, Grookhaven et Malin Head : la portée de chacune de ces stations est d’environ 2Ôo km. Pour la commodité du public, la Cie Marconi a distribué un grand nombre de brochures dans lesquelles sont énumérés les noms des différents bateaux équipés avec des systèmes récepteurs de télégraphie sans fil, ainsi que les dates et heures de passage de ces bateaux au large des différentes stations côtières. Par exemple si quelqu’un voulait télégraphier au Vaderland quittant Anvers le 14 janvier, il voyait sur la brochure que jusqu’à 3 heures du soir, le bateau pouvait communiquer avec la station de North Foreland, et, à partir de cette heure jusqu’au lendemain 11 heures du matin, avec la station du cap Lizard.
- La Gie Marconi projette d’assurer également les communications, mais à un tarif plus élevé, avec les bateaux beaucoup plus éloignés au milieu de l’Atlantique.
- D’après le journal Western Electrician du 29 octobre, S. D. Field a construit un appareil au moyen duquel les signaux Morse peuvent être directement transmis dans la station réceptrice au réseau télégraphique général. Avec ce dispositif il serait possible, par exemple, de recevoir directement à San-Francisco une nouvelle envoyée de Londres à New-York par télégraphie sans fil (?) en supposant que la station réceptrice de New-York fut réliée au réseau télégraphique allant à San-Francisco.
- D’après le Western Electrician, du 19 novembre, des communications par télégraphie sans fil ont été échangées entre le poste de l’exposition de Saint-Louis et un ballon situé à 5oo mètres de hauteur.
- D’après le Zeitschrift fur Electrotechnik du 22 janvier, le gouvernement turc fait établir par la maison Siemens et Ilalske de Vienne, deux postes de télégraphie sans fil distants de 700 kilomètres.
- Le poste de télégraphie sans fil installé par la société Telefunken sur le bateau-feu Nautucket, fonctionne d’une façon parfaite et permet d’échanger 10 à 12 mots par minute avec la côte distante de 170 kilomètres. Les steamers qui passent au large peuvent rester pendant 5 heures en communication avec le bateau-feu.
- Le gouvernement anglais a établi, à la suite d’une rupture de câble, une communication par télégraphie sans fil entre Pengance et l’île Scilly.
- La société de Forest a établi la communication entre Kansas City et Gleveland (i45o kilomètres).
- Le cuirassé anglais César, revenant de la Médi-térannée, a pu, depuis Gibraltar, rester en communication constante avec Poldhu.
- On étudie actuellement l’installation de postes de télégraphie sans fil sur les trains du « New-York Central » et du « Lake Store Railway. »
- Un officier américain, le major Squier, a trouvé que l’on peut employer des arhres comme transmetteurs de télégraphie sans fil au lieu d’antennes. Plus l’arbre est sain et plus on a de chances de réussite. L’auteur a pu communiquer à 3 km. 6 avec ce procédé.
- R. V.
- Relations téléphoniques entre l’Italie et la Sicile.
- Sous ce titre, nous avons signalé dans le numéro du 4 février, page LX, la construction par la maison Pirelli (H) d’un câble de 9 kilomètres, reliant Gallico-de-Reggio à Messine. Notre information était en partie inexacte : En effet, ce
- (!) Par une erreur d’impression, la note citait la maison « Rivelli », mais cette erreur ne pouvait entraîner aucun doute dans l’esprit du lecteur, la maison Pirelli étant la seule qui fabrique des câbles sous-marins en Italie.
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE L
- Ij TJ OIE N ESPI Iv , .Administratenr-Délégriê
- llbis, rue de Maubeuge, PARIS
- Représentants Exclusifs de :
- GENERAL ELECTRIC C« I-' de LONDRES, BIRMINGHAM, MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS — MOTEURS — LAMPES A ARCS — LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREIL DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES Lampes à Incandescence 44 ROBERTSON *’ etc., etc.
- p.r102 - vue 630/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Mars 1905
- rm
- câble, qui répond bien au point de vue technique à la description que nous en avons donnée, n’est plus en construction, et il a été posé en juillet 1904 par le navire télégraphique Città-di-Milano, qui appartient aux ateliers Pirelli.
- J. R.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Pont roulant électrique à grande vitesse des ateliers Thomson-Houston.
- Quand les préposés aux manœuvres de charges de ponts roulants ont à se transporter d’une extrémité à l’autre de l’atelier, le pont doit-il arriver avant eux et attendre qu’ils aient terminé les opérations d’accrochage ou de décrochage des pièces, ou bien les hommes doivent-ils attendre l’arrivée du pont et perdre du temps?
- Si on considère que le prix de la force motrice, surtout distribuée électriquement, est assez bas et baisse toujours et que, d’autre part, le salaire des ouvriers qui tend à monter est quantité bien plus appréciable qu’un léger surcroît de force, on incline de suite pour la première solution ; on trouve de cette solution un exemple remarquable dans les anciens ateliers Postel-Vinay, actuellement Thomson-Houston, où on a installé un pont rou-
- lant de 3o tonnes, résolvant ce problème dans la voie indiquée.
- Voici les principales données de fonctionnement : Vitesse de levage du treuil de 3o t. 3 m. par min.
- Vitesse de direction du treuil........ 3o m.
- Vitesse de translation du pont........ 90 m.
- Vitesse de levage du treuil de 5 t.... i5 m, —
- On remarque que la vitesse de translation du pont (5.4oo km. à l’heure) est plus élevée de celle moyenne des hommes.
- La grande vitesse de translation du pont nécessite, il est vrai, un surcroît dans le poids des poutres ; mais elle procure le grand avantage d’éviter les pertes de temps dans les manœuvres. L’augmentation de dépense de premier établissement et d’énergie électrique, à laquelle conduit l’accélération de l’allure, a été bien vite compensée par une économie de main d’œuvre, une réduction des frais d’entretien et une augmentation notable de la puissance de travail.
- L’appareil est caractérisé par l’emploi de tambours à chaînes et d’une dynamo pour la commande de chacun de ses mouvements mécaniques.
- Il possède, outre le treuil principal de 3o t., un treuil auxiliaire de 5 t. suspendu au chariot du précédent, et approprié à la manutention rapide des faibles charges.
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DES
- PERLES ÉLECTRIQUES WEISSMANN
- PARIS — 37, Rue Taitbout —Téléphone 1 ü3-i 3
- APPAREILS D’ÉCLAIRAGE PAR L’ÉLECTRICITÉ de grande décoration et de tous styles Sans douilles ni culots (Système breveté en tous pays.)
- FRISES, GUIRLANDES et APPLIQUES POUR GLACES, LUSTRES, PLAFONNIERS, Etc.
- Modèles exclusifs et essentiellement nouveaux EXÉCUTION TRÈS RAPIDE SUR DESSINS DE MM. LES ARCHITECTES ET DÉCORATEURS
- Exposition de Saint-Louis, MÉDAILLE D'OR
- Salon de l’Automobile 1904 (Concours de Décoration des Stands) Grand Prix de l’Automobile Club de France (Stand ftotchkiss)
- ACCUMULATEURS
- Exposition Universelle 1900 Médaille d’Argent
- potir
- Voitures Electriques Stations Centrales Eclairage des Habitations Allumage des Moteurs
- Bureaux et Usine : 27, rue Cave, à LEVALLOIS — Téléphone : 537-58
- p.r103 - vue 631/685
-
-
-
- T7F
- Supplément à L'Eelairage Electrique du 4 Mars 1905
- Le treuil comporte un frein électro-magnétique de blocage et un frein modérateur. Le premier est placé sur l’arbre de la dynamo de façon à la mettre automatiquement à l’arrêt, dès que le courant cesse d’y passer, et il est réversible afin de pouvoir arrêter aussi bien le lancé du moteur que la charge.
- Quant au frein modérateur qui est placé sur le premier arbre intermédiaire, il se desserre automatiquement pendant la levée du crochet tandis qu’il se serre au repos suffisamment pour empêcher la chute de la charge, mais assez peu pour ne créer qu’une résistance très faible, lorsqu’on fait descendre la charge en inversant le courant dans la dynamo de commande.
- Le moteur électrique du mécanisme de direction du chariot est posé sur l’une des flasques de son bâti et entouré par un blindage ; un engrenage intermédiaire commande l’un des essieux de ce chariot.
- Les deux dynamos de ce dernier sont à marche lente (7|00 et 800 tours au maximum) afin d’éviter toute chance d’éehauffement des arbres dans le cas d’un graissage défectueux, bien que cette faible allure de régime nécessite des machines de plus grosses dimensions.
- La cage dans laquelle se tient le machiniste est suspendue au pont en un point qui lui permet de suivre la manœuvre des charges. Chaque mécanisme ayant un moteur distinct, peut fonctionner indépendamment des autres, ou avec la simultanéité désirable.
- Le chariot de levage se compose essentiellement de deux flasques réunies entre elles par des axes fixes, et portées par les quatres galets de direction roulant sur des poutres à caisson. L’arbre du tambour d’enroulement des chaînes de levage, est tourillonné dans ces flasques. Il est actionné par un train d’engrenages et une dynamo fixée sur les entretoises des flasques. Cette dynamo, très robuste, est enfermée dans un blindage qui la soustrait aux poussières et aux chocs ; les mises en train ou les arrêts brusques ne peuvent y provoquer aucun dommage. Le diamètre du tambour du treuil a été choisi assez grand pour que l’inclinaison des maillons appliqués sur sa surface, n’atteigne pas l’angle de frottement de glissement ; il s’ensuit que la chaîne s’use peu et fournit une longue durée de service.
- Sur chacun des tambours, les chaînes se développent dans deux cannelures hélicoïdales ayant les pas contraires, ce qui évite tout déplacement latéral du crochet pendant la levée ou la descente de la charge, puisque les deux points instantanés de suspension des chaînes se rapprochent ou s’éloignent également de l’axe vertical du tambour.
- Le crochet de levage repose sur un cercle de billes qui donne une parfaite mobilité autour de son
- axe de suspension, et qui porte sur un point à la cardan permettant à cet axe de prendre toutes les inclinaisons désirables pendant les manœuvres.
- Ce point est attaché directement aux deux brins des chaînes de levage qui sont à maillons courts.
- L’inclinaison de ces deux brins diminue notablement les oscillations de la charge à la mise en route du pont.
- Pour assurer la translation du pont, on a disposé sur celles des entretoises qui se trouvent au milieu de la longueur de l’une des poutres tubulaires, un moteur électrique commandant un arbre d’accouplement qui longe cette poutre, et porte des roues qui actionnent deux des galets de roulement du pont. Un frein de blocage à lame, établi vers le milieu de l’arbre d’accouplement, permet l’arrêt rapide de la translation.
- A la partie supérieure des poutres transversales du pont, sont établis deux chemins de services protégés extérieurement par des garde-corps légers et prolongés en-dessous, de telle sorte que l'ensemble formé par une poutre principale, son platelage et le contreventement horizontal, constitue une robuste et rigide poutre tubulaire en caisson.
- De cette manière, les chemins de service n’interviennent pas seulement pour faciliter l’accès du chariot en n’importe quelle position ; les parties qui les constituent jouent de plus un rôle utile dans la résistance de l’ossature.
- Les moments et les efforts tranchants dus au poids du chariot, de sa charpente et de la charge à soulever, s’exercent verticalement sur cette ossature, tandis qu’elle est soumise horizontalement aux moments des forces provenant de l’inertie à vaincre lors de la mise en marche, ou à annuler au moment de l’arrêt de la translation. Or, ces effets d’inertie peuvent être singulièrement accrus par une mise en marche et un arrêt trop rapides, provenant d’une manœuvre brusque de la manette du contrôleur. Grâce à l’emploi de poutres en caisson,
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L'ACCUMULATEUR TUDOB
- Société Anonyme, Capital I .(>00.000 fr.
- Siège Social : 48, Rue delà Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’A miens. — I.YON’, 106. rue de l’ffôlel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Ha yard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r104 - vue 632/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Mars 11)05
- C V
- le pont est à même de présenter en de telles circonstances toute la rigidité désirable.
- En somme, ce pont roulant est un engin très remarquable et fonctionne avec une rapidité et une aisance parfaite.
- E. G.
- Pont roulant des ateliers Vulcan, à Stettin.
- Ce pont d’un poids total de go tonnes, et construit par Stuckholtz, à Wetter s. Ruhr, est destiné à transporter des plaques de blindage de 25 tonnes. Le chantier de ces plaques n’ayant que 26 mètres de large, la partie centrale du pont est seule assez forte pour ces charges : le pont peut donc supporter des charges de 25 tonnes sur 26 mètres, de 10 tonnes sur 34 mètres, de 5 tonnes sur sa longueur totale (52u'5oo).
- Ce pont est soutenu par deux paires de montants, dont les jambes sont écartées de 10 mètres. Les roues de ^85mm qui les supportent sof t commandées par une dynamo au moyen de trains symétriques.
- Une dynamo triphasée à 5oo volts, de 11 chevaux à i.44° tours, commande le treuil par un train à vis sans fin avec bain d’huile et roulement sur billes. La vitesse des dynamos triphasées étant constante, le treuil est muni d’un contre-arbre qui permet de lever les petites charges à grande vitesse. Une dynamo de 4 chevaux commande le roulement du chariot.
- J. H.
- CONGRES INTERNATIONAL DES CHEMINS DE FER
- La 7e session du congrès international des Chemins de fer s’ouvrira à Washington en mai prochain.
- Le congrès est divisé en cinq sections : Voies et travaux, Traction et matériel, Exploitation, Ordre général, Chemins de fer économiques. Chacune de ces sections se subdivise en quatre.
- Dans la section Traction et matériel, la 4e sous-section étudiera la Traction électrique. La question
- posée est la suivante : Progrès de la traction électrique sur les grands chemins de fer, • courant continu, courant alternatif et courant polyphasé.
- Essais réalisés avec des courants à hautes tensions.
- Les rapporteurs désignés sont :
- Four l’Amérique : M. W. J). Young, électrical engineer, Baltimore et Ohio Railroad.
- Pour la France : M. F. Paul-Dubois, ingénieur des ponts-et-chaussées, ingénieur du service central du matériel et de la traction du chemin de fer d’Orléans.
- Pour la Grande Bretagne et la Belgique : M. Ernest Gérard, inspecteur général, chef de cabinet du ministre des chemins de fer de Belgique.
- Pour les autres pays : M. Victor Tremontani, ingénieur, inspecteur principal, chef de la section électrique des chemins de fer italiens de la Méditerranée.
- Dans la section exploitation, la ire sous-section étudiera les progrès réalisés dans l’éclairage, le chauffage et la ventilation des trains. Bapporteurs : M. C.-B. Dudley, (chemist). Pensylvania Railroad (pour l’Amérique), et M. Catejau Banovils, directeur du matériel et de la traction des chemins de l’Etat hongrois (Pour les autres pays).
- La 2e sous-section étudiera quels sont les perfectionnements récents des appareils de block-système automatique et les progrès de leur application.
- Les rapporteurs sont : Pour l’Amérique, LL C.-H. P/att, général superintendant, Western District New-York, New-Haven et Hartford Railroad. Pour les autres pays, M. Margot, ingénieur adjoint à la direction du chemin de fer de P.-L.-M.
- Dans la section Chemins de fer économiques, la 4e sous-section étudiera l'organisation clc services par moteurs automobiles pour desservir des lignes dont le trafic ne justifie pas l’établissement d'un chemin de fer, les rapporteurs sont : MM. Lcchclle, chef du mouvement au chemin de fer du Nord français ; Eugène partiaux, chef des services électriques du «chemin de fer du Nord, et Kéromnés, ingénieur
- C. OLIVIER et C
- IE
- Ingénieurs-Constructeurs à ORNANS (Doubs)
- DYNAMOS, ÉLECTRO-MOTEURS Transformateurs, Survolteurs, Soudure électrique COMPRESSEURS D’AIR ÉLECTRIQUES, LAMPES A ARC
- Représentant général :
- G. J/VRRE, 9, me Louis-ie-Grand, P/\RIS
- TELEPHONE : 154-OU
- p.r105 - vue 633/685
-
-
-
- C VI
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Mars 1905
- principal des ateliers de machines de la Chapelle et d’Hellemnes, de la même compagnie.
- *
- # *
- Sur le block-système automatique, MM. Platt et Margot ont dès maintenant déposé leur rapport:
- Le rapport de M. Platt est une description des perfectionnements apportés aux Etats-Unis dans les installations du block automatique,
- M. Platt décrit dans leurs détails les signaux et appareils les plus récents des Compagnies The Hall Signal Co, The Uni">n Switch and Signal Co (qui construit un bloc pour lignes électriques), Pneumatic Signal Co, Miller Signal Co, Les appareils de cette dernière Compagnie offrent cette particularité de reproduire les indications du bloc sur la locomotive.
- M. Platt donne ensuite la statistique du nombre des signaux automatiques en service, de leurs dérangements,, ainsi que des renseignements sur leur prix de revient. En 189g, les Etats-Unis n’avaient encore que 65o signaux automatiques ; en 1900, ils en avaient près de 6.000 et le rapport de M. Platt nous apprend, aujourd’hui, que le nombre de signaux automatiques en service est près d’atteindre 16.000 portant sur une étendue totale d’environ 16.100 kilomètres.
- En Europe, le bloc automatique est encore à l’état d’applications isolées. Lorsque la question du bloc automatique a été discutée au Congrès de 1900, la Compagnie P. L. M. venait seulement de terminer une installation du bloc Hall sur sa ligne de Laroche à Cravant (38 km.). En même temps, vers 1900, le Sudbahn faisait l’essai, sur une petite section de ligne, d’un système automatique inventé par une Société d’électricité de Budapest. Depuis, la Compagnie du Midi a appliqué le système Hall entre Bordeaux et Langon (42 km.). Deux installations, également du système Hall, ont été faites récemment en-Angleterre, sur de petites étendues, par le London and South Eastern et par le North Eastern.
- Au total, on se trouve en présence de 5 installations seulement, constituant ensemble une longueur de 119 kilomètres, qui représente environ 3 millièmes de la longueur exploitée par block-i System dans l’ensemble des pays autres que l’Amérique,
- M. Margot s’est demandé pourquoi l’exemple des Etats-Unis n’est pas plus suivi, ce qui l’a amené à faire une étude comparative du bloc automatique et du bloc gardé au point de vue des conditions d’exploitation.
- M. Margot commence par développer le programme du bloc Hall et par décrire les installations P.-L.-M. et Midi. Le P.-L.-M. a appliqué le système Hall à ses signaux courants, tandis que le Midi a franchement adopté les signaux américains du type banjo. Au point de vue de l’enclenchement des gares, l’installation P.-L.-M. est plus compliquée que celle du Midi, celle-ci se rapprochant davantage du système américain.
- L’expérience a montré au Midi que, pratiquement, les mécaniciens s’accommodaient parfaitement des conditions spéciales de visibilité des signaux banjo. D’autre part, l’équipement électrique de la voie, avec éclisses en bois, n’enlève aux voies rien de leur solidité ; c’est seulement une sujétion pour le remplacement des rails, en cas de renouvellement en grand.
- M. Margot donne ensuite des renseignements détaillés sur les dérangements dans le fonctionnement des appareils, pour les deux installations P.-L.-M. et Midi ainsi que pour les systèmes du bloc non automatiques employés sur les réseaux français. Et il conclut de ce rapprochement que les systèmes expérimentés en France n’ont pas encore atteint la perfection qu’il faut exiger de l’automaticité encore plus que des systèmes non automatiques.
- Au point de vue financier, l’élément essentiel du prix de revient du bloc automatique, comparativement au bloc gardé, est l’économie de personnel à réaliser en fait par la suppression du
- TÉLÉGRAPHIE SHNS FIL
- Système ROCHEFORT
- Adopté par la Guerre, la Marine et les Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement
- POSTES COMPLETS ORGANES SÉPARÉS
- ÉLECTRICITÉ MÉDICALE, brevets Rochefort
- Société anonyme MORS, 48, rue du Théâtre (XVe arrt). — Téléphone 710*43
- Catalogues, Devis, Renseignements, franco sur demande
- p.r106 - vue 634/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Mars 1905
- CVII
- gardiennage, suivant la consistance spéciale de la ligne et l’organisation du service à y prévoir. Ici interviennent alors les conditions d’exploitation, respectivement, du bloc automatique et du bloc gardé.
- La pratique du bloc gardé fait ressortir la nécessité d’échelonner des agents le long de la ligne au point de vue des incidents dans la circulation ou dans le fonctionnement des signaux et appareils, comme au point de vue de la surveillance des trains, surtout s’d s’agit d’une grande artère. Or, appliquée au bloc automatique, cette considération peut, dans certains cas, réduire beaucoup en pratique les économies théoriques de gardiennage,
- Toute la question est là. M. Margot l’a mise en lumière en développant le rôle du bloqueur dans le bloc gardé et en montrant les conséquences de la suppression du gardiennage dans le bloc automa-tique. La conclusion qui se dégage de ce rapprochement est que si, théoriquement, l’automaticité réalise d’une façon parfaite le programme du block-system, elle n’est pas toujours dans la pratique la meilleure solution.
- M. Margot fait suivre ce rapprochement d’un résumé des opinions émises par les Administrations des Chemins de fer d’Europe sur le bloc automatique et il arrive linalementaux conclusions suivantes ;
- Sur les lignes déjà munies de bloc non automatique, il n’y a pas intérêt, en général, à faire la dépense de la transformation. Toutefois, même sur ces lignes, le bloc automatique peut donner la solution de certains problèmes particuliers, dont le plus frappant est l’installation d’un poste intermédiaire de bloc dans un long souterrain.
- Quant aux lignes qui ne sont pas encore munies de bloc, elles peuvent trouver dans le bloc automatique un mode d’exploitation avantageux à inaugurer, suivant leur constitution spéciale, l’organisation du service à prévoir et les économies de personnel à réaliser comparativement au bloc non automatique.
- A. S.
- AVIS
- Exposition de Milan 1906.
- Le Comité Exécutif, dans le but de réunir, à l’Exposition de Milan de 1906, le plus grand nombre possible d’inventions récentes, a signalé, au Ministère de l’Agriculture, du Commerce et de l’Industrie d’Italie, la nécessité de protéger, par des dispositions législatives nouvelles, la propriété industrielle de tout ce que l’étranger pourrait envoyer à l’Exposition de 1906, ainsi que cela a déjà été fait en d’autres • pays pour toutes les grandes expositions internationales précédentes.
- Les dispositions législatives demandées devraient concerner surtout les articles 58 à 64 et 68 de la loi sur les Brevets Industriels en Italie. Elles devraient, par conséquent, suspendre la délense d’introduire dans l’Etat des objets similaires à ceux brevetés en Italie, limiter le droit de séquestre des objets de contrefaçons ou portants des marques défendues, au cas seul où le demandeur de la saisie jouirait d’un brevet dans le pays du défendeur ; en outre, elles devraient assimiler l’exposition des nouvelles inventions à l’exploitation des inventions mêmes et interrompre l’échéance du droit au brevet.
- Il faudrait enfin faire bénéficier les Etats, qui n’ont pas encore adhéré à la convention internationale pour la propriété industrielle, de la protection sur les choses brevetables que leurs nationaux pourraient exposer à l’Exposition de 1906.
- Le Ministre de l’Agriculture, du Commerce et de l’Industrie a répondu en assurant que ce problème intéressant était à l’étude.
- Brevet français 357-348
- Régulation pour lumière. — On désire céder ce brevet ou en accorder des licences.
- S’adresser à C. Pieper, ingénieur, et Paten-tanwalt, Hindersinstr. 3, Berlin. N. W. 4°-
- COMPAGNIE ELECTRO-MECANIQUE
- Société Anonyme au capital de 1.500.000 francs
- Siège social : 11, Avenue Trudaine, PARIS. — Usine AU BOURGET (Seine)
- MATÉRIEL ÉLECTRIQUE
- BROWN, BOVERI ET CIE
- TURBINES fl VflPEUfl
- p.r107 - vue 635/685
-
-
-
- C VIII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Mais 1!)ü5
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- La bobine d’induction, par H. Armagnat, chef des mesures électriquesauxateliers Carpentier. — Un volume in-8 de VI, 223 pages, avec 109 figures. — Prix, cartonné: 5 francs. — Gauthier-Villars, éditeur, Paris.
- Ce livre mérite tout particulièrement d’être signalé ; c’est le premier travail d’ensemble consacré à la bobine d’induction, appareil dont la théorie était, jusqu’à ces derniers temps, assez mal connue.
- M. Armagnat, par ses fonctions personnelles et ses études antérieures (voir XEclairage Electrique, tome XV, 9 avril 1898 ; tome XIX, 15 avril 1899; tome XXII, 2’-j janvier 1900; tome XXXIIÎ, i5 novembre 1902; tome XXXVII, i4 novembre 1903 ; et aux Comptes-Rendus, tome GXXXUI, 17 avril 1899), était désigné pour écrire un travail définitif, où, tout en donnant à la théorie, dont l’ignorance a, d’ailleurs, souvent gêné les expérimentateurs, une place légitime, le côté pratique ne serait pas négligé.
- Après une introduction où sont définis les termes spéciaux employés dans le cours du livre, et un exposé historique précis et impartial, le côté théorique est étudié sous deux aspects, suivant que la bobine d’induction est munie, soit d’un interrupteur mécanique, soit d’un interrupteur électrolytique. Les chapitres suivants sont consacrés à l’étude du courant secondaire, de la puissance et du rendement des bobines, au mode de construction, aux divers interrupteurs, aux dispositifs spéciaux dérivés plus ou moins de la bobine d’induction, et aux applications récentes. M. Armagnat a joint à son œuvre une bibliographie complète.
- Ce livre tire un intérêt d’actualité de l’extension soudaine prise dans l’industrie par un appareil qui fut longtemps considéré comme un appareil de laboratoire : « la découverte de Rôntgen, en 1896, a donné un essor inattendu à la bobine d’induction.... la télégraphie sans fil est venue ensuite
- étendre le champ des applications, et, enfin, le
- développement de l’automobilisme a amené la construction d’un nombre considérable de petites bobines pour l’allumage des moteurs. »
- A. S.
- Manuel de l'ouvrier tourneur et îileteur, par Joanny Lombard, chef d’atelier à l’Ecole nationale des Arts et Métiers de Lille. — Un vol. in-8 de 220 pages, avec 175 fig. —• Pr. broché 4 fr. 5o. Vve Ch. Dunod, éditeur.
- Ce manuel de pratique est destiné aux ouvriers et aux contremaîtres tourneurs, et sa première partie contient, à leur usage, des notions d’arithmétique, de géométrie et de mécanique.
- La deuxième partie est consacrée à l’étude des outils de tours, des différents types de tours avec leur installation, leur contrôle et leur emploi. La troisième partie se rapporte aux calculs des roues d’engrenage pour tous les travaux de filetage.
- M. Lombard s’est efforcé, pour chacun des principes énoncés, de donner une démonstration simple et précisé, en accompagnant chacune de ces démonstrations d’exercices numériques très nombreux : « cherchant ainsi, dit-il, à rendre plus intelligent, à augmenter l’importance et par suite à élever le rôle de l’ouvrier. »
- J. R.
- Causeries sur le Radium et les nouvelles radiations, Rayons cathodiques, Rayons X, Haute fréquence, Télégraphie sans fil, etc., par Georges Claude, ingénieur. — 1 vol. in-8 de i32 pages, avec /i4 figures. Prix, 3 francs. — VTe Ch. Dunod, éditeur.
- Ces pages avaient déjà paru dans la nouvelle édition de XElectricité à la portée de tout de monde, de M. Georges Claude, que nous avons signalée, mais, pour ce tirage à part, l’auteur a fait subir à son texte primitif des modifications qui en font un tout indépendant et qui n’exige, pour être compris, aucune lecture préalable.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- DININ
- (
- CATALOGUEES PRAN CO
- TÉ LÉ PHONE 571-04
- p.r108 - vue 636/685
-
-
-
- Tome ZLII.
- Samedi 11 Mars 1905.
- 1S* Année. — N° 10.
- /W
- o
- eiaira
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- VALBREUZE (R. de). — L’éclairage électrique des trains de chemins de fer...................... 361
- REVILLIOD (J.). — Sur les mesures d'isolements par la méthode de la perte de charge . . • 366 MUNCH (A.). — De;, turbines à vapeur. -— Leur application au point de vue électrique (suite). 3^3
- BREVETS
- Dispositif R.-J. Sheehy et A.-G. Curphey pour la communication électrique entre une centrale et les sous-
- slations . . %..................................................................... 3^5
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Sur le calcul de la force électromotrice efficace des machines à
- courants triphasés, par Müller................................................................. 3j8
- Télégraphie sans Fil. — L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil, par A. Slaby.......... 38i
- Contribution à l’étude du fonctionnement des cohéreurs, par J. Harden.............................. 392
- Éclairage. — Expériences photométriques sur le sélénium, par F. Towsend................................. 392
- Mesures. — Dynamomètre pour les oscillations électriques rapides, par Papalexi.......................... 3g5
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Congrès de Saint-Louis. — Les différentes méthodes et les systèmes d’utilisation du courant alternatif
- pour moteurs électriques de chemins de fer, par M. Steinmetz..................... 3g5
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles.................................................................... ex
- Bibliographie......................................................................... exix
- EN VENTE
- LA TABLE DES MATIÈRES
- Des 25 Premiers Volumes
- DE
- L’Éclairage Électrique
- Un volume broché de plus de 200 pages
- « Franco : 10 francs
- p.r109 - vue 637/685
-
-
-
- CA
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 11 Mars 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Exposition Universelle et Internationale de Liège, 1905
- GROUPE Y (Electricité)
- Classes 23, 24, 25, 26, 27
- MEMBRES DU COMITE DU GROUPE *.
- Président : M. Sartiaux Eugène, ingénieur-éiectricien.
- Secrétaire-général : M. Robard René, ingénieur, administrateur de la Société « L’Eclairage Electrique ».
- Secrétaire-rapporteur : M. Holzschùch Jacques, ingénieur, inspecteur des services techniques de l’exploitation de la Compagnie du chemin de fer du Nord.
- Trésorier : M. Mascart Léon, directeur de la Société des Etablissements Henri-Lepaute.
- Classe 24
- Président : M. Javurtx Emile^ directeur de la Société Gramme.
- Vice-Président : M. Bernheim Edmond, administrateur délégué de la Société d’application industrielle des téléphones.
- Rapporteur : M. Bachelier Emile, directeur de la Société Alsacienne de constructions mécaniques. (Usine de Relfort.) ,
- Secrétaire : M. Guénée Albert, gérant de la Société A. Guénée et Compagnie.
- MEMBRES DU COMITE :
- MM. Hillairet André, constructeur électricien ; Harlé Emile, de la maison Sautter, Harlé et Cie; Leblanc Maurice, ingénieur-électricien, Conseil de la Société Westinghouse ; Labour Edouard, directeur technique de la Société (( L’Eclairage Electrique» ; Loménie (Ch. de), administrateur des
- ateliers de la Compagnie Française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston; Le Chatelier Louis, ingénieur en chef des ponts et chaussées, président du Conseil d’administration de la Société française des constructions mécaniques (Anciens établissements Cail) ; Risler Gustave, directeur de la Société industrielle des téléphones ; Simonet, directeur général de la Compagnie de constructions électriques et de traction « La Française Electrique ».
- Classe 25
- Président : M. Bancelin Edme, ingénieur-électricien.
- Vices-présidents : MM. Belmont, administrateur de la Société d’électro-métallurgie de Dives; Street Charles, administrateur délégué de la Société anonyme « Le Carbone ».
- Rapporteur : M. Dary Georges, rédacteur à la direction de l’enseignement scientifique au Ministère de l’instruction publique, secrétaire de la rédaction de I’Electricien.
- Secrétaire : M. Savezzari André, administrateur delà Compagnie française de l’accumulateur «Aigle» directeur des ateliers Frielmann.
- MEMBRES DU COMITE :
- MM, Berges Georges, industriel, chlrorates et perchlorates alcalins; Comberousse Denis, sous-directeur général de la Société anonyme des Manufactures des glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny et Girey; Gall Henri, administrateur de la Société d’Electro-chimie ; Geoffroy Eugène, manufacturier (câbles) ; Getting Edouard, administrateur directeur de la Compagnie française pour l’électricité ; Gin Gustave, ingénieur électrométallurgiste ; Grosjean Albert, directeur et fondé de pouvoirs de la Société Leclanché et Cie; Keller
- p.r110 - vue 638/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Mars 1905
- TRANSFORMATEURS
- Westinghouse
- A REFROIDISSEMENT AUTOMATIQUE
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 20.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- Siège Social : 45, rue de l’Arcade, Paris.
- BORDEAUX, 9, Cour de Gourgues. MARSEILLE, 43, rue du Paradis. SAINT-ÉTIENNE, 19, rue Gambetta. NANCY, 20, rue Grandville.
- Agences à :
- PARIS, 45, rue de l’Arcade.
- LILLE, 2, rue du Dragon.
- LYON, 3, rue du Président-Carnot. Usines
- TOULOUSE, 58, boul. de Strasbourg. au Havre et à Sévran
- p.r111 - vue 639/685
-
-
-
- exu
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 11 Mars 1905
- directeur de la Compagnie électro-thermique Keller, Leleux et Cie ; La Ville le Roulx \ Pierre de), directeur de la Société pour le travail électrique des métaux ; Leclanché Maurice, administrateur de la Société Leclanché et Cie ; Worms Jacques, ingénieur de la Société « Le Carbone ».
- Classe 25
- Président : M. Cance Alexis, ingénieur-électricien, associé de la maison Cance et fils et Cie.
- Vices-présidents : MM. Clémançon Claude, ingénieur-électricien ; Friesé Paul, architecte, ingénieur civil.
- Rapporteur : M. Guinier Edouard, constructeur-électricien, fabricant de bronzes d’art et d’éclairage.
- Secrétaire : M. Zetter Charles, directeur de la Compagnie d’appareillage électrique Grivolas, Sage et Grillet.
- MEMBRES DU COMITE :
- MM. Bardou Louis, constructeur-électricien ; Beau Henri, entrepreneur d’éclairage électrique, fabricant de lustres d’art ; Bénard Henri, ingénieur de la maison Barbier, Bénard et Turenne, constructeurs de phares; Cahen Emile, directeur général de la Société d’électricité et d’automobiles Mors ; Cance fils, constructeur électricien ; Courtois Gabriel, directeur de l’usine de constructions électriques de la Société industrielle des téléphones; Nelson-Uhry Emmanuel, ingénieur à la Compagnie anonyme Westinghouse, administrateur de la Compagnie Française des perles électriques Weissmann ; Roux Caston, directeur du bureau de contrôle des installations électriques ; Silva André, constructeur électricien de la maison Paz et Silva; Védovelli Edouard, administrateur délégué de la Compagnie générale de constructions électriques ; Weissmann
- Gustave, administrateur de la Compagnie française des perles électriques Weissmann.
- Classe 26
- Président : M. Mildé Charles, ingénieur-électricien.
- Vice-président : M. Mayer-May Albert, directeur du service « Constructions électriques » à la Société industrielle des téléphones.
- Rapporteur : M. Dennery Alfred, ingénieur des postes et télégraphes.
- Secrétaire : M. Barras Alphonse, ingénieur-constructeur.
- MEMBRES DU COMITE :
- MM. Burgunder Alfred, constructeur électricien; Conrad Georges, directeur de la verrerie de Folem-bray ; Ducousso Th., ingénieur; Laroze, ingénieur des Postes et Télégraphes ; Mambret Georges, constructeur d’instruments de précision ; Parvillée Achille, ingénieur-constructeur ; Pasquet, sous-chef de bureau au sous-secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes : Rochefort Octave, directeur technique du service d’exploitation des brevets Rochefort (Société Mors) ; Viardot Charles, directeur de l’Association Coopérative productrice (ouvriers en instruments de précision.
- Classe 27
- Président : M. Dumont Georges, ingénieur, président de l’Association des Industriels de France contre les accidents du travail.
- Vice-président : M. Richard Jules, ingénieur, constructeur d’appareils de précision.
- Rapporteur : M. Clerc Louis, chef de l’exploitation du secteur Edison.
- Secrétaire : M. Cxaiffe Georges, ingénieur électricien, constructeur.
- Richard-Ch. HELLER&C6
- 18, Cité Trévise, PARIS IXe
- TÉLÉPHONE 160-58
- Concessionnaires de la Société
- HARTMANN & BRAUN
- Fabrique d’instruments
- DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Vient de Paraître :
- Liste spéciale des FRÉQUENCEMÈTRES Tachymètres électriques a distance etc., etc.
- Envoi de nombreux Albums et Catalogues sur demande.
- p.r112 - vue 640/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Mars 1905
- CXIII
- LECTRO 1VT ETRIE USUELLE ”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES!
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- GRAIN B ORGE, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- VOLTS-MÈTRES et ÂMPÈRES-MÈTRES
- industriels et apériodiques sans aimant
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco des tarifs sur demande
- Alimentation de Moteurs triphasés par courant monophasé
- au moyen des
- CONDENSATEURS INDUSTRIELS, SYSTÈME MOSCICKI
- Encombrement minimum — SERVICE CONTINU — Prix réduits
- Fabrique de Condensateurs Électriques
- J. DE MODZELEW SKI & Oie — FRIBOURG (Suisse)
- SOCI
- NOUVELLE
- ACCUMULATEURS B. G. S
- Société Anonyme au Capital de 300.000 francs
- 34, rue Pierret, NEUILLY-SUR-SEINE
- Batteries stationnaires de toutes puissances
- Accumulateurs légers pour traction électrique
- - Éléments transportables pour allumage de Moteurs à explosion — Électricité médicale, etc.
- TERÉPHONK : S40-13
- MKDAIIvLK D’ARŒENT : PARIS 1900
- p.r113 - vue 641/685
-
-
-
- CXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Mars 1905
- Membres du Comité
- MM. Adnet Émile, instruments de chimie ; Ar~ noux René, ingénieur-constructeur de la maison Chauvin et Arnoux ; Baignères François, sous-ingénieur du service technique de l’exploitation des chemins de fer de l’Etat ; Brocq François, sous-directeur de la Compagnie des compteurs et matériel d’usines 5 Château Cyprien, constructeur de la maison Château frères et Cie, constructeurs-mécaniciens ; Ducretet Eugène, constructeur-électricien ; Foveau de Courmelles: docteur, directeur de l’Année Electrique, professeur d’électrothérapie et de radiographie ; Montpellier Jules, rédacteur en chef de l’Electricien, inspecteur-adjoint au directeur de l’Ecole professionnelle supérieure des Postes et Télégraphes • Radiguet Arthur, constructeur d’instruments pour les sciences de la maison Radiguet et Massiot • Schuler Paul, ingénieur de la Compagnie continentale Edison ; Verdin, constructeur d’instruments de précision.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Transport d’énergie de Kykkelsrud (Norvège).
- L’énergie est empruntée à l’une des chutes du Glommen, d’une hauteur utilisable de 19,2 mètres; le débit moyen est de 260 mètres cubes à la seconde, avec un maximum de 4,5oo. La compagnie riveraine chargea, il y trois ans, l’Electrici-taets-Actien-GeselIschaft de construire à Kykkelsrud une usine hydraulique de 45,000 chevaux, plus une station d’électricité 9,000 chevaux. L’usine actuelle est établie pour quatre groupes de 3,000 chevaux chacun, deux de 3oo et un de 5oo, ces derniers pour l’excitation, l’éclairage de la station, etc. On se propose d’installer plus tard huit unités de 5,ooo chevaux, ce qui élèvera la puissance installée à 53,000 chevaux, dont 43,5oo seulement
- pourront être utilisés à la fois, le reste servant de réserve. A ce moment, cette station hydraulique sera la plus puissante de l’Europe.
- Les deux génératrices actuelles sont triphasées à inducteurs intérieurs mobiles ; elles développent 2,5oo kilovolt-ampères à 5,000 volts, à 5o périodes et i5o t. p. m. Il y a 4o pôles, trois trous par phase et par pôle. Le rendement est de 96 p. 100.
- Des transformateurs dans l’huile et refroidis par circulation d’air, élèvent la tension à 20,000 volts. Toutes les enveloppes métalliques des instruments et appareils à haute tension sont reliées à un fil de terre noyé dans la rivière. Il en est de même des carcasses des génératrices et transformateurs, mais l’interrupteur, placé sur le fil de terre, n’est fermé que quand on doit s’approcher de ces machines.
- La ligne de transmission a environ 90 kilomètres, elle passe en majeure partie dans des terrains de labour ; dans les bois, les arbres sont abattus jusqu’à une distance de i5 à 20 mètres des poteaux. On a employé généralement des poteaux en pin de i2,5o mètres, mais dans les courbes, les passages de voies ferrées, on a placé des pylônes de i3 à 19 mètres, enfoncés de 3 mètres dans un soubassement en béton.
- P. L. G.
- Installation d’un transport de force dans l’Orégon.
- Plusieurs sociétés se sont réunies sous le nom de « The Oregon Water Power et Railway G0 )> pour exploiter les chutes d’eau du lleuve Glacka-mas dans l’Orégon. Ces chutes offrent une puissance disponible de 25.000 chevaux. L’énergie sera distribuée, pour la lumière et la force motrice, à Portland, Oregon-City et Cazadero, ainsi
- M. nn £7^"* I I CT TT PARIS: 19, rue Didot — DOUAI: Boulevard Vauban
- aison DnLUUL I Société Anonyme — Capital : 4.000.000
- Turbines à vapeur Turbines alternateurs
- Puissances normales 600 1.000, 2.000, 3.000 chevaux et au-dessus Turbines dynamos
- p.r114 - vue 642/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 41 Mars 1905
- CXV
- qu'à un grand nombre de petites villes. En outre, elle servira à l'exploitation de deux voies ferrées reliant Portland à Oregon et à Gazadero et ayant la première 26 kilomètres, la seconde 61 kilomètres de longueur. Comme les pluies sont extrêmement abondantes en hiver, il a fallu établir la voie avec beaucoup de soins pour éviter des accidents aux vitesses élevées que l’on a prévues, et qui atteignent 96 km. même en courbe. En raison du terrain extrêmement accidenté que traverse la voie, il y a des travaux d’art extrêmement importants. Les ponts, dont un de 23o mètres de longueur et de 29 mètres de hauteur, sont tous construits en bois. La plus grande partie du chemin de fer est à voie unique. En attendant l’achèvement de la station centrale hydro-électrique, on a installé à Boning une petite usine à vapeur produisant 600 kilowatts en courants triphasés à u.000 volts et 33 périodes, et 4<>o kilowatts en courant continu pour la section de voie voisine de l’usine : les courants triphasés sont convertis en continus dans trois sous-stations.
- La station hydro-électrique utilise une chute d’eau de 38 mètres de hauteur ; elle comprend 5 groupes de 2-5oo chevaux, produisant des courants triphasés à 2.200 volts 33 périodes ; ces courants sont distribués sous une tension de 11.000 volts en général, et sous une tension de 33,000 volts à la plus éloignée des sous-statious.
- O. A,
- Transport de force à 60.000 volts à Mexico.
- Une installation intéressante a été mise dernièrement en service à Mexico ; l’énergie électrique est distribuée sous forme de courants triphasés à une distance de 160 kilomètres.
- Dans les conditions les plus défavorables, la chute d’eau dont on dispose peut fournir une puissance de 8.000 chevaux ; on pourrait facilement l’augmenter en captant un certain nombre de torrents qui descendent de la montagne. Le canal supérieur d’amenée d’eau a une longueur de 6.65 kilomètres et est en grande partie taillé dans le roc : il a une largeur de 4 mètres et une profondeur de 2 mètres 10 et laisse passer 7 m3 6 d’eau par seconde avec une vitesse de 60 à 90 cms. par seconde. A l’entrée dû canal il y a un évasement permettant le dépôt du sable et des cailloux entraînés par l’eau et que des vannes ménagées dans le fond de la chambre de dépôt permettent de renvoyer vers la rivière, Le canal aboutit à un réservoir cimenté, auquel sont fixés des tubes en acier de 690 mètres de longueur, dont le diamètre se rétrécit peu à peu de 1.75 à i,45 mètres.
- Le bâtiment des machines comprend 4 turbines de la General Electric G° de i.25o kilowatts, accouplées à des générateurs à courants triphasés de 2,3oo volts 60 périodes. 600 tours par minute. Le courant d’excitation est fourni par deux machines à courant continu de chacune 120 kilowatts, commandées par des turbines distinctes. Les alternateurs sont à inducteurs tournants ; le rendement à pleine charge est 95.77 %, aux 3/4 de charge, g5 °/0 5 la chute de tension entre la marche à vide et la pleine charge est 4>4 % j l’élévation de température après 6 heures de fonctionnement est environ 210 G. La partie tournante qui repose sur deux coussinets seulement, pèse 127 tonnes. Le courant sortant des machines passe par un interrupteur à huile et va aux rails généraux du tableau, d’où il est envoyé aux transformateurs. Ceux-ci sont connectés en triangle au primaire e
- Accumulateurs
- M
- pour
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone : 511-86
- U SINESjle^PER^
- Manufacture de
- CAOUTCHOUC, GUTTA-PERCHA CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta-Percha Telegraph Works C° (Limited)
- USINE USINE
- PERSAN (Seine-et-Oise) Ji, SILVERTOWN (Angleterre; 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
- PNEUMATIQUE
- auawtwÉ
- il
- four AUTOS
- Al OTOC Y CLE TTE S
- VÉLOS
- p.r115 - vue 643/685
-
-
-
- Cx VI
- Supplément à L’Éelairage Electrique du 11 Mars 1905
- en étoile au secondaire et élèvent la tension à 60.000 volts. En prenant des dérivations en certains points du secondaire, on peut disposer de tensions de 4omoo à 5o.ooo volts. Chaque transformateur est construit pour une charge permanente de 1.080 kilowatts : à cette charge le rendement atteint 98.3 °/0. Les transformateurs sont placés dans de grands récipients à huile refroidie par des serpentins.
- Les conducteurs consistent en un toron de fils de cuivre dur de 10 mm. de diamètre. La tension maxima du fil aux températures les plus basses est d’environ i4 kilogs par mètre.
- Les mâts sont en fer profilé, ont 12 mètres de haut et sont à 135 mètres les uns des autres : au bout de la ligne, il y a des mâts de 18 mètres de hauteur, placés à 4oo mètres les uns des autres.
- Les trois conducteurs sont à 1 mètre 95 les uns des autres et reposent sur des isolateurs Locke en quatre pièces ayant une hauteur de 30 cm. et un diamètre maximum de 35 cm. Chaque isolateur pèse 5,8 kg.
- Les mats portent, au-dessous cle la ligne de transport de force, deux fils de fer galvanisés servant aux communications téléphoniques : ces fils alternent de position tous les 4 mâts. La ligne principale est divisée en 4 sections de 4 km. de longueur, reliées par des interrupteurs à haute tension.
- Les sous-stations contiennent des transformateurs monophasés à isolement par huile et refroidissement par eau qui abaissent la tension à i.5oo volts. Chaque transformateur a une puissance normale de 970 kw. et un rendement de 98.2 °/0. Du côté de la basse tension, des câbles souterrains amènent le courant aux rails généraux à 15.000 volts d’où partent six conducteurs de distribution. Chaque feeder est muni d’interrupteurs de coupure et de parafoudres et est soutenu par des isolateurs en porcelaine de i3o mm. de diamètre, placés sur des mâts en bois de 9 à 10 mètres de haut. Dans chacune des installations minières où ces courants triphasés sont distribués, on abaisse la tension à 46o volts. La ville elle-même possède un réseau diphasé à 2.100 volts pour l’éclairage qui est assuré au moyen de transformateurs de i5o kilowatts.
- B. L
- TRACTION
- Le halage électrique sur les canaux de Ladoga. (D’après M. Glasenapp, dans le Journal industriel de Riga.)
- M. Rundo, ingénieur des voies et communications de Russie, a proposé de substituer le halage électrique au halage par chevaux sur les canaux de la Ladoga. D’après ses calculs, les frais qui sont
- actuellement de 12 à 32 kopecks par pondverste s’abaissaient à 2,2Ô ou 5,5 kopecks.
- Le développement des canaux de Ladoga atteint 42 % de la longueur totale des canaux russes, et aboutissent à Saint-Pétersbourg. Leur trafic est par jour d’environ 5oo millions de tonnes kilomètres et exige 10.000 chevaux de trait.
- Cette question préoccupe depuis longtemps le Ministère russe des travaux publics qui, dès 1894, avait envoyé deux délégués étudier les systèmes étrangers. Le journal du Ministère a publié en 1900 et 1901, des articles du professeur Timonow et de l’ingénieur Karanlow sur : « les rapides de Wol-chow comme source d’énergie pour le transport sur les canaux de Ladoga, et pour les travaux d’approfondissement de ces canaux. » Mais après les travaux d’une commission d’études on jugea trop coûteux d’utiliser ces rapides, par suite de la débâcle des glaces, et des difficultés d’expropriation.
- M. Rundo propose donc d’utiliser des machines à vapeur.
- Pour le prix de revient très bas qu’il a établi, le canal serait parcouru en deux jours environ à la vitesse de 1 à 2 mètres par seconde, tandis qu’il faut actuellement 8 à 10 jours.
- A. S.
- Le tunnel du Simplon.
- Le 23 février, à 7 heures du matin, le percement du Simplon a été achevé. Les travaux avaient été commencés le 4 décembre 1898.
- On avait espéré grâce aux perfectionnements de la perforatrice Brandt pouvoir avancer de 5 à 6 mètres en moyenne par jour et dans ces conditions le tunnel eut été achevé en juin 1904.
- Mais les prévisions au point de \ue géologique ne se sont pas réalisées et d’autre part l’abondance des sources rencontrées ont retardé le délai fixé pour l’achèvement des travaux.
- A. S.
- DIVERS
- Lampe à arc à copier « Regina ».
- Les travaux photochimiques de reproduction exigent l’emploi de sources lumineuses possédant des propriétés actiniques bien caractérisées ; il est indispensable, en effet, pour que le papier ne perde pas ses qualités, que l’impression soit rapide, et, partant, que la source de lumière soit énergique.
- Il arrive fréquemment que la lumière solaire ne peut être employée •, elle est peu sûre et la grande variabilité de son intensité entraîne des difficultés que seule peut vaincre une longue expérience.
- Aussi recourt-on beaucoup, pour les travaux de l’espèce, à des lumières artificielles : celles-ci présentent, à leur tour, certaines imperfections ou
- p.r116 - vue 644/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Mars 1905
- CX VII
- défectuosités que l’on a cherché à supprimer depuis l’origine.
- La lampe à copier Regina, construite sur le même principe que les autres lampes de ce nom, est destinée spécialement à l’application dont il s’agit ; elle est combinée de façon à augmenter la durée des charbons, à accroître l’intensité lumineuse, et surtout le pouvoir chimique de celle-ci.
- Les actions chimiques sont dues aux ondes courtes : rayons bleu-violet et ultra-violets, que l’on constate surtout quand l’arc jaillit sous une haute tension et que la température en est élevée.
- Dans la lampe Regina, la tension est grande,
- Lampe à arc à copier Regina
- et, en outre, la température de l’arc est élevée ; la chaleur rayonnée vers l’extérieur étant, au contraire, faible.
- Dans une lampe à arc ordinaire, on évalue en général à io ou 20 0/o la quantité d’énergie qui se transforme en lumière • bien qu’il soit notablement supérieur à celui des lampes à incandescence, ce rendement peut être dépassé.
- La lampe Regina peut être comparée aux lampes à Osmium et aux lampes Nernst, au point de vue de la consommation des charbons notamment.
- Mais le mode d’enclosure particulier qui y est employé donne à cette lampe des propriétés spéciales sous le rapport de l’éclat lumineux et de la qualité de la lumière.
- D’après les renseignements fournis parles fabricants, une même paire de charbons est utilisable pendant deux cent cinquante heures. La lenteur de la combustion réduit l’entretien et rend le réglage plus simple. Il n’y a pas production de vapeur ni de cendres, les vapeurs et les charbons
- étant complètement brûlés ; toute l’opération de l’impression peut s’effectuer sans que soit nécessaire, généralement, le réglage du système.
- Pour procéder à l’impression, l’appareil, après avoir été mis en circuit, et après que les charbons ont été ajustés de façon convenable, l’appareil, disons-nous, est placé devant le châssis de telle façon que le bord supérieur du réflecteur corresponde au bord supérieur du dessin ; quant à la distance entre le réflecteur et la feuille, elle sera approximativement égale à la moitié de la plus grande longueur du dessin.
- La lampe doit être alimentée au moyen de courant continu ; dans les endroits où une source de ce genre de courant n’est pas disponible, il est nécessaire de procéder à une transformation ; le voltage doit être aussi élevé que possible ; l’intensité lui sera inversement proportionnelle ; pour une tension de 220 volts, le courant absorbé est de 4 ampères • la pression maxima est de a5o volts.
- Avec un voltage suffisant, la longueur de l’arc qui jaillit entre les charbons est de 26 à 3omm •, cet arc est fort éclairant et son pouvoir actinique est considérable ; l’analyse spectrale le démontre ; c’est ainsi que M. Donath, de Rerlin, a obtenu des spectres très caractéristiques indiquant le grand développement des ondes bleues, violettes et même ultra-violettes.
- En représentant par un le pouvoir actinique de la lampe à copier Regina, le même savant a donné, pour ce même pouvoir, les chiffres suivants relatifs, respectivement : (i°) à la lumière d’un arc ordinaire; (20) à la lumière du jour, en janvier, à midi, par un jour clair, et (3°) par un jour som-bre: 7v45 7s-4> Vo-r
- Le pouvoir actinique diminue rapidement quand décroît la tension électrique appliquée. La valeur 1 étant relative au cas d’une tension de 220 volts, on a, quand la force électro-motrice est moitié moindre, un pouvoir actinique de 1/2.6.
- La rapidité avec laquelle s’effectue l’impression varie de façon correspondante ; sous une pression de 220 volts, il faut pour un développement de o.^5mra2, 8 minutes d’exposition, le courant absorbé étant de 4 ampères ; si la tension est de 110 volts seulement, le courant reçu est double, la puissance absorbée reste la même ; la copie dure, néanmoins, vingt minutes. Le coût de l’opération est donc plus considérable.
- La lampe, avec son réflecteur de section rectangulaire ou circulaire, est suspendue soit à un câble, soit, plus souvent, à un pied métallique ; cette disposition permet de l’orienter dans tous les sens et de la placer à telle hauteur qu’il convient ; l’appareil est pourvu d’un cordon souple se terminant par une broche de prise de courant.
- Le réglage des lampes Regina en général est
- p.r117 - vue 645/685
-
-
-
- CX VIII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 11 Mars 1905
- simple. II est dû à l’action directe du courant, sans l’intervention d’organes mécaniques • il s’effectue au moyen d’un noyau de fer soumis à l’action directe du champ magnétique. Selon que l’intensité augmente ou diminue, le noyau, qui porte le charbon supérieur, s’élève ou s’abaisse en augmentant ou diminuant l’écartement des charbons.
- L’intérieur de la lampe est hermétiquement clos. Seul un petit tube le relie avec l’extérieur ; l’arc jaillit dans une atmosphère pauvre en oxygène ; la combustion est toutefois complète, même les gaz produits sont brûlés, ce qui augmente la quantité de lumière pour une consommation de wattage et une usure donnée. Le globe ne se ternit pas par suite de la formation d’une couche de charbon pulvérulent ou de cendres ; la distribution de la lumière est régulière, ce qui est d’une importance capitale pour que la reproduc-tion soit bonne 5 l’armature extérieure de la lampe est en laiton.
- D’après les constructeurs, l’économie dans l’alimentation de la lampe provient non seulement du peu d’intensité du courant absorbé, mais encore de ce que la consommation n’est pas plus grande au début ou quand se produisent des variations que pendant la marche normale, à la différence de ce qui se produit avec les autres lampes à arc
- La grande richesse de l’arc en rayons chimiques, sa pauvreté en rayons calorifiques désignent tout spécialement la lampe à copier pour les usages de la médecine (bains de lumière, etc.) où les ondes courtes ont, de même que pour la photochimie, la plus grande importance.
- E. G.
- Machine à imprimer les photographies.
- Diverses machines à imprimer les photographies ont déjà été créées et donnent des résultats généralement satisfaisants. Aussi le but poursuivi dans les nouvelles machines est-il essentiellement économique : réduire dans la plus large mesure possible la quantité de courant consommée pour chaque épreuve, autrement dit employer la plus petite source lumineuse possible.
- Une des machines les plus intéressantes sous ce rapport est celle qui est représentée par la figure ci-jointe. Elle a été récemment construite par la Compagnie Keuffel et Esser, de New-York.
- Cette machine se compose essentiellement d’un cylindre dans l’axe duquel monte et descend une lampe à incandescence. Cette disposition permet de n’employer qu’une seule lampe quelque grandes que soient les épreuves à tirer. L’économie de courant se comprend immédiatement.
- La machine est formée de deux plaques de verre
- semi-cylindriques, montées dans un cadre métallique de façon à former par leur ensemble un cylindre complet. Ce cylindre tourne sur l’une de ses bases. La lampe se déplace par un mouvement d’horlogerie commandé électriquement. Le papier
- Machine à imprimer les photographies
- sensible est appliqué à l’extérieur du cylindre et s’y maintient par un dispositif facile à imaginer. La vitesse de déplacement se règle à volonté et un dispositif automatique coupe le courant quand elle atteint la fin de sa course. L’espace nécessité par l’appareil ne dépasse pas 95 décimètres carrés environ. E. G.
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Générateurs et moteurs à courant continu.
- Nous décrivons brièvement ci-après, dans leurs parties essentielles, des appareils construits par uùe maison américaine qui témoignent de l’effort constant des ingénieurs et fabricants pour combiner des machines symétriques, et dont le rendement soit indépendant de la charge.
- L’armature est en tambour denté 5 elle est formée d’un noyau de tôles d’acier doux estampées
- p.r118 - vue 646/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Mars 1905
- CX1X
- et assemblées de façon à présenter trois logements longitudinaux en forme de fer à cheval, dans lesquels sont placées les bobines ; celles-ci, préalablement enroulées sur des formes et imprégnées d’un vernis isolant non oxydant sont mises en place sous pression et calées ; l’ensemble est de nouveau imprégné et séché à l’étuve, des cales de bois dur introduites dans les rainures des dents maintiennent les bobines et l’ensemble est serré entre deux plaques de fonte en étoile. Les rayons de ces plaques sont disposés en ailettes et agissent de façon à ventiler fortement l’armature. La même disposition est adoptée pour le manchon qui supporte les lames du collecteur; celui-ci est large, de façon à permettre l’oscillation longitudinale des balais ; il est constitué de lames de cuivre laminé ; ces lames présentent à l’arrière, des rainures dont on rabat, les bords sur les extrémités des fils de connexion de l’enroulement ; le collecteur est isolé au mica (lames) et à la micanite (bagues).
- L’arbre tourne sur des paliers de large surface qui sont boulonnés sur la charpente du système. Ces paliers affectent la forme de deux pièces diamétrales, en fonte, dont dépendent les bagues protectrices de l’enroulement et sur lesquelles sont fixées les tiges des porte-balais ; dans des alvéoles des pièces en question sont placés les tourillons ; les paliers sont à auto-alignement et auto-graissage ; le graissage se fait au moyen de bagues de cuivre ; pour le faciliter, des rainures nombreuses sont creusées dans l’arbre ; afin d’éviter les projections de liquide vers l’armature, des pièces de garde sont convenablement distribuées. Les tourillons sont en cuivre, formés d’une bille au milieu, laquelle agit dans un socket.
- La charpente, fermant le circuit magnétique des noyaux, est en acier doux fondue d’une seule pièce avec les noyaux, au nombre de quatre ; dans
- les petites machines, les noyaux se terminent par des pièces polaires taisant corps avec l’ensemble ; quand il s’agit d’appareils de grandes dimensions, ces sabots sont boulonnés sur les pièces fondues; le socle de la charpente est également venu de fonte avec la charpente, qui forme donc la culasse et les noyaux. Culasse, noyaux, pièces polaires sont en acier doux.
- Les bobines de l’enroulement avec enveloppe protectrice de cuivre, sont enfilées sur les noyaux et maintenues par les pièces polaires ; l’évidage de ces dernières se fait sur la culasse même.
- Ces supports des porte-balais sont montés sur la bague protectrice avant, boulonnée sur la culasse.
- Les porte-balais sont du type connu à réaction, et munis de balais de charbon.
- La description générale qui précède peut s’appliquer aux dynamos aussi bien qu’aux moteurs dont ils ne diffèrent pas sensiblement ; une forme spéciale est la machine verticale, qui repose sur un piédestal à quatre pieds, le tourillon inférieur supporte alors tout le poids de l’armature et est formé d’une grande chambre à huile.
- Dans les appareils ordinaires, le socle est pourvu d’un dispositif spécial à glissières avec vis de réglage pour la tension de la courroie.
- Le réglage de la vitesse des moteurs se fait au moyen d’un rhéostat de champ, méthode que l’on peut combiner avec l’emploi d’un collecteur double.
- La vitesse peut varier entre des limites exceptionnellement larges, sans que le chiffre du rendement soit modifié de façon appréciable.
- D’après les constructeurs, aucune étincelle ne se produit avec des surcharges de 5o % , surcharge que la machine supporte sans dommage pendant deux heures.
- La surcharge maxima est de ioo % (1/2 heure).
- . E. G,
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Leçons sur l’électricité, professées à l’institut électrotechnique Montefiore par Eric Géi ard, directeur de cet Institut, 7e édition, tome II. — Transformateurs. Canalisation et distribution de l’énergie électrique. Application de l’électricité à la télégraphie, à la téléphonie, à l’éclairage, à la production et à la transmission de la puissance motrice, à la traction, à la métallurgie et à la chimie industrielle. (Un volume gr. in-8, avec 432 fig.), p. 12 fr. Gauthier-VillarSy éditeur, Paris.
- Eerrt avec une clarté scientifique et une précision élégante ce livre net et documenté est, pour
- les ingénieurs, un guide des plus précieux, et le succès qui l’a accueilli témoigne en sa faveur mieux que nous ne saurions faire. Nous avons dit de ce livre, en 1898 (v. page 135, tome XIV, du 15 janvier 1 dès sa 5e édition, tout le bien qu’en pensaient les techniciens et les ingénieurs, et nous signalions, en 1900, le développement pris par lui en sa 6e édition. 11 faut aujourd’hui faire à l’auteur le même éloge. Il a profité de son succès pour reprendre son œuvre en détail, la renouveler, la compléter de toutes les connaissances
- p.r119 - vue 647/685
-
-
-
- CXX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Mars 1905
- nouvelles et de tous les progrès de l’électro-tech-nique, et c’est presqu’un livre nouveau, à chaque fois supérieur à lui-même, que nous vaut chaque réédition.
- Le tome II qui paraît aujourd’hui (nous avons signalé l’apparition du tome I, édition, dans le n° du 28 mai 1904 de YEcl. élect.) a été ainsi enrichi des données expérimentales recueillies par l’auteur : Dans l’étude des transformateurs statiques une extension plus grande a été donnée aux méthodes de calculs graphiques, telles que le diagramme du cercle, et la méthode symbolique a été appliquée à la prédétermination des caractéristiques et des rendements.
- Les bobines d’induction, dont l’importance industrielle s’est accrue comme nous le rappellions dernièrement ici-même à propos d’un livre de M. Ar-magnat, forment l’objet d’un chapitre spécial, présentant les progrès accomplis dans les dispositions d’enroulements et d’interrupteurs.
- Une place importante a été faite aux appareils auxiliaires employés dans les distributions électriques : interrupteurs, commutateurs, coupe-circuits pour hautes et basses tensions, parafoudres. limi-teurs de tension et tableaux. La description des systèmes de distribution comporte des additions au sujet des diviseurs de tension, des survolteurs-dé-volteurs et des batteries-tampons. L’étude des réseaux a été étendue, ainsi que les descriptions des lignes aériennes et souterraines, à propos desquelles sont exposées des méthodes de calcul spéciales aux lignes polyphasées.
- La Télégraphie et la Téléphonie, qui progressent plus lentement, présentent cependant des nouveautés signalées au sujet des tableaux centraux, des méthodes de communications simultanées et des appareils de télégraphie sans fil. Dans l’Eclairage on a mis à jour la fabrication des lampes et l’on a décrit les- illuminants récents, tels que les lampes à corps incandescents autres que le charbon, ainsi que les arcs à flamme et au mercure. Les tableaux des rendements des lampes et des données relatives aux éclairements ont été modifiés conformément aux expériences récentes. À propos des règles à suivre dans les projets d’éclairage, on a indiqué les signes conventionnels qui tendent à se généraliser. Le chapitre des comp- j
- teurs renferme des additions nombreuses, tant au point de vue de la description des systèmes que des procédés de tarification.
- Les chapitres consacrés aux moteurs et à leurs applications ont été remaniés. L’étude des moteurs asynchrones à courants polyphasés présente de nombreux développements nouveaux, tels que les représentations analytiques et graphiques des champs tournants, l’application du diagramme du cercle, des détails de construction et d’enroulement, un calcul simple de projet, enfin les méthodes d’essai et de prédétermination des caractéristiques.
- Les moteurs asynchrones monophasés et particulièrement les moteurs à collecteurs, tels que les moteurs à répulsion, en série simple et en série avec compensation, sont examinés aux points de vue descriptif, analytique et expérimental.
- Les chapitres relatifs à la Traction électrique comportent aussi de nombreuses modifications. Le tassement qui s’est opéré dans les méthodes adoptées a permis de mieux dégager les règles générales applicables au choix et au calcul des éléments en jeu. On a toutefois insisté sur les expériences nouvelles faites à l’aide des moteurs à courants alternatifs, eu indiquant les dispositifs propres à remédier aux inconvénients inhérents à l’emploi de ces courants.
- La traction électrique des chemins de fer se généralise dans les voies métropolitaines et est à l’ordre du jour dans les voies interurbaines à trafic intense ou dans les pays montagneux riches en chutes d’eau. Les différents systèmes en exploitation ou en expérience ont été décrits et discutés.
- Enfin, au sujet de rElectrométallurgie, indépendamment de l’indication des progrès de détail, l’importance de plus en plus grande prise par les fours électriques a justifié Une étude séparée de ceux-ci, avec leurs applications au traitement des métaux et spécialement des aciers spéciaux et des ferro-alliages. »
- Ces remaniements ont, comme on voit, accentué le caractère pratique et industriel du livre, et on y sent la préoccupation légitime du professeur qui dirigera, dans la pratique de leurs travaux, les ingénieurs qu’il a formés.
- • A. S.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l'Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CArl'A O GUE S FRANCO
- TÉLÉPHONE 571-04
- p.r120 - vue 648/685
-
-
-
- Tome XLÏI.
- Samedi 18 Mars 1905.
- 12* Année. — N° 11.
- iqu
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- DRUGBERT (Louis). — Application des diverses méthodes de détermination de la chute de
- tension des alternateurs..................................................................... 4oi
- VALBREUZE (R. de). — L’éclairage électrique des trains de chemins de fer (fin)......................... 407
- MUNGH (A.). — Des turbines à vapeur. — Leur application au point de vue électrique (suite). 4J4
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Contribution à la théorie de réchauffement des câbles, par Teich-
- mülleiî. .............................................................................................. 4^2
- Télégraphie et Téléphonie. — La transmission des sons au moyen d’ondes électriques par Nussbaumer. 427 Éclairage. —- Progrès dans la technique de l’éclairage, par Wedding............................................. 428
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Société Internationale des Electriciens. — Recherches oscillographiques sur un réseau à haute
- tension, d’après M. David................... . . ........................................ 431
- Congrès de Saint-Louis. — Sur une méthode de calcul des moteurs asynchrones, par H. M. Hobaut. . 436
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles,.......................... ............................... cxxii
- 'Éditions de “ VÉclairage Électrique
- Vient de paraître
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par (Courants alternatifs
- Par G. CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix... 2 fr. 50
- ymwmrmrmm iw 11 imi mu w
- p.r121 - vue 649/685
-
-
-
- CXXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Mars 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Station centrale électrique avec moteurs à gaz.
- Une grosse installation de moteurs à gaz de 4o.ooo chevaux, déjà en fonctionenment, a été entreprise dans les aciéries de Buffalo. Une salle des machines contient des moteurs à Sgaz commandant des générateurs électriques et des pompes 5 1 autre salle des machines contient des moteurs à gaz pour la commande de puissantes souffleries. Les 8 moteurs de la première salle sont des machines Korting à double action de 1.000 chevaux; ils tournent à 100 tours par minute. Trois d’entre eux entraînent des générateurs à courant continu de 5oo kilowatts a 25o volts, et les cinq autres des générateurs triphasés de 5oo kilowatts à 44<> volts et â5 périodes. Dans la seconde salle il y aura seize moteurs à gaz de 2.000 chevaux actionnant des pompes à air : cinq d’entre eux sont déjà en service. Ce sont aussi des machines horizontales a double action de Korting ayant 9^8 mm. de diamètre et i .525 mm. de course elles commandent des cylindres a air 1.930 mm. de diamètre et x.Ô24 mm. de course à une vitesse de yo à 80 tours par minute.
- Les moteurs à double action portent des soupapes aux deux extrémités des cylindres, les gaz de combustion s’échappent par des rainures. La manivelle commande deux pompes, 1 une pour l’air et l’autre pour le gaz, qui mélange le gaz et l’air en proportions convenables à une pression d’environ 2/3 d’atmosphère : il n’y a pas de réservoir intermédiaire. Les soupapes sont disposées de telle façon que, après chaque course motrice, un courant d’air pur balaie le cylindre et chasse tous les gaz brûlés, avant que le mélange de gaz et d’air n’ait accès dans le cylindre.
- Le courant produit dans la première salle des
- machines est amené à un tableau général d’où partent les canalisations qui desservent les électromoteurs.
- R. R.
- Sur les dimensions d’encombrement des turbines à vapeur. — Zeitschrift für Turbinenwesen.
- L’économie de place que réalisent les turbines sur les machines à piston est mise en évidence par les deux exemples suivants :
- i° La station de la Porta Vilta, à Milan, contient des machines à vapeur et des turbines.
- Gomme machines à vapeur, il y a :
- 1 machine Sulzer de i5oo kw.
- 3 machines Tozi de 700 kw. 2100 »
- 2 petites machines de 15o kw. 3oo »
- Total 3900 kw.
- Gomme turho alternateurs, il y a :
- 1 turbine Parsons-Brown Boveri de 2000 kw.
- 1 — — — de 36oo »
- Total 56oo kw.
- L’installation complète des turbines, y compris les condenseurs, occupe environ i/3 de la surface dont les machines à vapeur occupent yo °/0.
- 20 La station centrale de la Edison Electric Illuminating Go, à Boston, doit comprendre 12 turbines de 5ooo kilowatts, soit 60.000 kw. Deux de ces groupes sont déjà installés. La salle des turbines a 198 mètres de longueur et 20,8 mètres de large ; la salle des chaudières a même longueur et 45 m. 5o de large. Les turbines Gurtis ont 11 mètres de hauteur. La surface nécessaire aux chaudières, turbines et tableaux de distribution, est de 0,24m2 par kilowatt de puissance effective. La General Electric Go, qui fournit les turbines, garantit que la consommation maxima n’atteint
- p.r122 - vue 650/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Mars 1905
- C XXIII
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET D’IIVVEIVTIOIV S. G. B. G.
- m
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- 1© à 5.000 CHEVAUX
- SPECIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine. machines chevaux
- Pour le contre-torpilleur “ Perrier ”............................... 2 6.-800 ___
- Pour les torpilleurs 368 et 36g. ................................... 2 4^000 __
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)...... 4 600 ___
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).... 6 — 2.270 __
- Arsenal de Toulon.................................................... 5 1.660 _
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne. ..... 4 1.600 _
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)............... 6 1.350 —
- Compagnie des Mines d’Aniche . . g 680 _
- Port de Cherbourg...................................................... 3 — 830
- Fonderie Nationale de Ruelle........................................... 2 — 800 —
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.................................. . 2 — 600
- Société Normande de Gaz, d’Electrîcité et d’Eau........................ 5 — 580 —
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) ... I — 400 —
- Etablissement National d’Indret........................................ I — 400 —
- Port de Rochefort...................................................... 2 — 350 —
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Slf AT des Établissements DELAUNAY BELLEVILLE
- Capital : SIX MILLIONS de Francs
- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine
- p.r123 - vue 651/685
-
-
-
- CXXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Mars 1905
- pas o,y kilog. par kilowatt-heure. Les machines auxiliaires [ne sont pas comptées dans ce chiffre de consommation.
- B. L.
- Moteur à gazoline-gaz avec réfrigération à l’huile, système Fuller et Johnson.
- Le mode de réfrigération employé dans ce moteur est sa principale caractéristique.
- Ce moteur est à quatre temps ; il comporte un régulateur qui ferme la soupape d’admission et ouvre celle d’expulsion, de telle manière qu’aucune explosion ne se produise une fois la vitesse normale atteinte et aussi longtemps que cette vitesse est maintenue ; en d’autres termes, l’appareil fonctionne sur le principe du « hit and miss » ; sur la plupart des moteurs, ou, pour être plus précis, sur les moteurs d’une puissance supérieure à i 1/2 cheval-vapeur, l’aspiration et l’échappement se font automatiquement ; quant au régulateur, il est du type à force centrifuge ; cet organe doit faire l’objet de soins de construction spéciaux 5 dans un bon appareil, le régulateur doit être à la fois d’une grande sensibilité et très robuste ; cet organe est monté sur l’arbre secondaire.
- L’arbre de la manivelle et les tiges de connexion se meuvent sur des tourillons de bronze phosphoreux ; la manivelle est protégée par un bouclier qui la met à l’abri de la poussière et empêche les projections d’huile de graissage ; dans les petits appareils, le bouclier constitue une enveloppe hermétique qui entoure complètement l’arbre et la tige de connexion.
- La formation du mélange est l’une des opérations les plus importantes dans un appareil de ce genre ; c’est de la façon dont elle s’effectue que dépend la durabilité du cylindre ; si, en effet, le mélange ne se produit pas exactement au moment
- opportun, on ne peut employer que des combustibles de premier choix sous peine de voir les cylindres s’encrasser rapidement; pour assurer un bon mélange et permettre l’emploi de gazoline de degré inférieur, on a disposé le mélangeur de telle façon que le liquide soit projeté dans le courant d’air au moment précis où se produit la vaporisation ; le liquide combustible est envoyé par la pompe dans le réservoir placé au mélangeur ; l’excès retourne à la citerne par un tuyau de décharge spécial.
- Ainsi que nous l’avons dit, la réfrigération se fait au moyen d’huile.
- Cette disposition a été employée à l’effet d’éviter, dans les pays froids ou en temps de gelée, la nécessité de vider l’enveloppe à eau et de la remplir ensuite chaque fois que le fonctionnement du moteur est suspendu pendant un temps plus ou moins long ; la substitution de l’huile à l’eau aurait pour effet de donner une réfrigération permanente, l’huile pouvant être considérée comme incongelable ; mais cette substitution n'est pas aussi aisée qu’on peut le croire et elle n’est pas toujours compatible avec une bonne réfrigération pendant les périodes de grande chaleur.
- Le cylindre est pourvu, selon la méthode courante, d’une double enveloppe, entre les parois de laquelle est ménagée une chambre où circule le liquide réfrigérant ; à cette poche sont reliés des radiateurs de fer que remplit une huile minérale qui circule dans tout le système et qui constitue le liquide réfrigérant.
- Les radiateurs et la poche forment une capacité hermétique qui contient la quantité d’huile exactement nécessaire ; toute disparition du liquide, provenant d’une cause quelconque, doit être compensée.
- E. G.
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- I SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & Cie
- Société Jlnonyme au Capital de 1.300.000 francs
- Siège Social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudry
- CABLES ÉLECTRIQUES SOUTERRAINS, SPÉCIALITÉ POUR HAUTES TENSIONS 30.000 Volts et au-delà
- Fournisseurs du Secteur des Champs-Elysées à Paris de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- p.r124 - vue 652/685
-
-
-
- Supplément à IJ Eclairage Électrique du 18 Mars 1905
- CXX V
- Les moteurs à gaz Güldner.
- Le moteur à gaz récemment mis en exploitation par la Société des moteurs Güldner, de Munich, est du type à 4 temps. 11 est généralement vertical avec vilebrequin sur coussinets à la partie inférieure. Ce type rappelle, à s’y méprendre, les premières constructions de moteurs à vapeur, avec deux montants réunis au sommet en V. A la partie supérieure d’un des montants, se trouve l’arbre de distribution, actionné par le vilebrequin grâce à un arbre intermédiaire. Ses disques à cames actionnent, par des tiges tubulaires en acier, les soupapes d’admission et d’échappement situées dans le couvercle du cylindre. Grâce à cette disposition, le cylindre de détente est un tube lisse, sans aucun appendice gênant la section de l’alésage. La chambre est, de même, un simple corps cylindrique exempt de canalisations et autres pièces mortes. Entre les soupapes et, comme elles, entouré d’un manteau pour l’eau de réfrigération, se trouve l’allumage électrique.
- Le courant d’allumage est fourni par un appareil Bosch établi sur le bâti au-dessus de l’arbre de distribution et actionné par lui. Le moment de la déflagration peut être pratiquement modifié. Le réglage de la vitesse du moteur repose sur les
- modifications du remplissage du cylindre et de la composition du mélange détonnant. De cette façon, quelle que soit la charge, on a toujours un mélange à explosion sûre. La combustion est, d’autre part, plus complète.
- E. G.
- Station centrale avec moteurs à pétrole. — Elec-trical Engineers, 3o décembre.
- Dans la station centrale de Jewett City, Connecticut, on emploie des moteurs à huile naturelle pour la commande des générateurs. Ce sont des moteurs verticaux à 4 temps de ^5 chevaux effectifs de 254 mm. de diamètre et 38o mm. de course directement accouplés à des alternateurs monophasés à 2.200 volts et 6o périodes.
- Dans ces machines, analogues au moteur Diesel, l’huile combustible, généralement du pétrole brut, est injectée dans le cylindre pendant la compression. Cette huile coûte 5 centimes le litre et est amenée par des wagons citernes de 270 hectolitres dans deux grands réservoirs placés à côté de la salle des machines. Pour une puissance moyenne de 55 chevaux, la consommation d’huile pendant 12 heures est de i^3 litres.
- R. R.
- SOCI
- NOUVELLE
- A
- T r in in 1 1T
- X X H II il « liâJ 1 B il
- B. G. S
- Société Anonyme au Capital de 300.000 francs
- 34, rue Pierret, NEUILLY-SUR-SEINE
- Batteries stationnaires de toutes puissances
- Accumulateurs légers ponr traction électrique
- Eléments transportables pour allumage de Moteurs à explosion — Électricité médicale, etc.
- TELEPHONE : 340-13
- MED AILLE D’ARGENT : PARIS 1900
- p.r125 - vue 653/685
-
-
-
- CXXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Mars 1905
- TRACTION
- Les tramways urbains à Vienne.
- Le réseau urbain a atteint la longueur totale de
- O
- 170,5 kilomètres en exploitation, ou 335,7 kilomètres de rails. Sur ce total, 155,8 kilomètres sont équipés avec prise de courant aérienne et i5 km. avec prise de courant souterraine. Le matériel roulant se compose de g45 motrices et 725 remorques. Le personnel comprend au total 6128 personnes, parmi lesquelles 279 employés. Dans le second semestre de 1903, il y a eu 22.997.603 voitures-kilomètres, soit 25 % de plus que pendant la même période de 1902 ; le nombre de personnes transportées a atteint le chiffre de 80.519.879 personnes (12 % de plus que l’année précédente). Gomme l’extension du réseau n’est que de 7 % environ, on voit que la densité du trafic a fortement augmenté. La consommation de courant pendant toute la durée d’exploitation a atteint 12.329.906 kilowatts-heures. Gette consommation de courant est considérable et est due aux nombreuses rampes que présente le réseau, aux rapides freinages et aux faibles intervalles entre les stations d’arrêt.
- La statistique des accidents est encore malheureusement assez élevée, quoi qu’elle présente un chiffre plus faible que celle de l’année précédente. 11 y a eu 16 accidents mortels, 84 accidents graves et 818 accidents sans gravité, dûs surtout à l’imprudence des voyageurs qui montaient ou descendaient pendant la marche. Dans 9 cas sur 17, les dispositifs de protection ont eu une incontestable utilité ; on poursuit, à l’heure actuelle, des expériences sur de nouveaux dispositifs plus perfectionnés.
- O. A.
- Transmission à vis pour tramways électriques.
- Les ateliers d’Oerlikon ont essayé, sur la ligne Seebach-Oerlikon-Zurich, une voiture construite pour l’étude comparative de la transmission à vis
- et de la transmission par engrenages sur les tramways.
- Jusqu’ici les commandes par vis hélicoïdales pour tramways se faisaient avec liaison rigide entre la transmission et le moteur. Mais cette disposition n’a pas donné de bons résultats pratiques et elle a été abandonnée au profit des engrenages cylindriques. La nouvelle disposition adoptée par les ateliers Oerlikon est telle que l’engrenage hélicoïdal et le moteur ne sont pas reliés rigidement ; quant au moteur, il repose uniquement sur la partie élastiquement suspendue du véhicule. La roue hélicoïdale, calée sur un essieu, est commandée par la vis, dont la poussée longitudinale est contre-balancée par un palier de butée à billes ou à rainures. La vis est en acier durci, et la roue hélicoïdale en fonte avec couronne dentée en bronze phosphoré.
- La roue attaquée est mise à l’extérieur, et le moteur, monté latéralement, reste ainsi très accessible. 11 transmet le mouvement à la vis par un arbre brisé ; chaque moteur de 20 chevaux tourne à 1200 tours. Le mouvement obtenu est plus doux et plus silencieux pour une consommation égale; le moteur, tournant à plus grande vitesse, compense la diminution de rendement de la transmission. La vitesse moyenne est de i5 kil. à l’heure.
- Dans la marche inverse, le rendement de la transmission à vis est plus faible que dans le cas de l’engrenage.
- J. R.
- TÉLÉPHONIE
- Le téléphone dans les trains de chemins de fer.
- La Compagnie des téléphones Bell, de Pittsburg, a fait l’essai d’une installation téléphonique complète sur un train spécial composé de 8 pullmann-car. Les voyageurs, tous membres d’une même société effectuant un voyage d’études, pouvaient causer entre eux sans quitter leur place ; en outre, des prises de courant extérieures permettaient de relier le réseau téléphonique du train au réseau
- GENERAL ELECTRIC DE FRANGE L
- Xj U OIE N ESPI 1 v, Administrateur-Délégué
- D
- llbis, rue de Maubeuge, PARIS
- Représentants Exclusifs de :
- GENERAL ELECTRIC (> U de LONDRES, BIRMINGHAM, MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS — MOTEURS — LAMPES A ARCS — LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREIL DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES Lampes à Incandescence 44 ROBERTSON 99 etc., etc.
- p.r126 - vue 654/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Mars 1905
- CXXVII
- général, dans chacune des stations où il y avait un arrêt d’une certaine durée. A la station de Stenbenville, par exemple, 5o conversations ont été échangées en 3o minutes avec des points très éloignés. Les résultats obtenus ont engagé la Compagnie à étendre cette application à tous les trains composés de pullmann-car, en installant des dispositifs spéciaux dans toutes les stations où il est possible de se relier aux réseaux locaux ou au réseau central.
- E. B.
- Poste téléphonique portatif.
- L’emploi du téléphone pour l’échange des communications entre stations ou haltes et trains de chemins de fer électriques ou à vapeur a pris sur certaines lignes une extension relativement importante et on y recourt notamment pour la signalisation.
- L’appareil auquel on veut faire appel pous cet usage doit posséder des qualités bien tranchées de solidité et de permanence ; comme pour toute autre application, il importe que l’instrument soit approprié à l’usage auquel on l’a destiné.
- Sans entrer dans les détails de construction de cet appareil, indiquons en quelques mots une disposition employée en Amérique : l’instrument est
- formé de deux parties bien distinctes ; le poste téléphonique proprement dit et une boîte contenant une bobine de ül à deux conducteurs très flexible pour l’établissement des connexions.
- Les différents organes du poste téléphonique sont enfermés dans une boîte en forme de parallélipi-pède rectangle, en bois, avec fermeture à serrure ; ces organes sont une magnéto, pour la production des courants d’appel, un microphone sensible, un téléphone, et une petite batterie de piles sèches, une bobine d’induction 5 à l’extérieur se trouve la manivelle de la magnéto et une fourche de forme spéciale pour l’accrochage du téléphone. Ce dernier est un téléphone montre et la formule à laquelle on peut le suspendre remplit les mêmes fonctions de commutation que dans les appareils ordinaires.
- La seconde partie de l’appareil est une bobine de fil flexible destinée à permettre le reîiement avec une prise de contact. Le fil est enroulé sur un tambour placé dans une boîte de bois, dont le socle est suffisamment développé pour recevoir le poste téléphonique. Le rouet est pourvu d’une manivelle extérieure pour le rebobinage. Le conducteur double se termine d’une part à une fiche ordinaire, d’autre part à deux pièces de contact qui le relient avec le poste micro-téléphonique quand la boîte de celui-ci est mise en place ; une
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DES
- PERLES ÉLECTRIQUES WEISSMANN
- PARIS — 37, Rue Taitbout Téléphone m3-i3
- APPAREILS D’ÉCLAIRAGE PAR L’ÉLECTRICITÉ de grande décoration et de tous styles Sans douilles ni culots (Système breveté en tous pays.)
- FRISES, GUIRLANDES et APPLIQUES POUR GLACES, LUSTRES, PLAFONNIERS, Etc.
- Modèles exclusifs et essentiellement nouveaux .
- EXÉCUTION TRÈS RAPIDE SUR DESSINS DE M Ni. LES ARCHITECTES ET DÉCORATEURS
- Exposition de Saint-Louis, MÉDAILLE D'OR
- Saion de VAutomobile 1904 (Concours de Décoration des Stands) Grand Prix de l'Automobile Club de France (Stand Ttotchkiss)
- imiMIII ATCilDÇ Exposition Universelle i 1)00
- mLLu Eli U LU B LU 11 v Médaille (l’Argent
- pour
- Voitures Electriques a m or**** Stations Centrales jL-JI EZ~ H Eclairage des Habitations ÿiti ET I Allumage des Moteurs 1 m N Z
- Bureaux el Usine : 27, rue Cavé, à LEVALLOIS Téléphone : 537-58
- p.r127 - vue 655/685
-
-
-
- 6’.VA VIil
- Supplément à L'Eelairage Electrique du 18 Mars 1905
- tige, à l’intérieur de la boîte du rouet guide le fil pendant le débobinage et le bobinage.
- En régie générale, les deux éléments sont employés simultanément ; le dispositif est monté dans la voiture ; pour mettre le poste en communication avec la ligne, on introduit la fiche dans une boîte à jacks placée sur le mât de même que la fiche • le jack est un organe du type courant, mais plus solide, plus robuste ; il est contenu dans une boîte à couvercle, l’ouverture d’introduction de la fiche étant à la face inférieure.
- Au besoin le poste micro-téléphonique peut être détaché de la boîte à rouet pour être employé seul.
- Les reliements s’opèrent alors à l’aide d’un cordon souple dont est munie à cet effet la boîte du poste.
- E. G.
- Lampe à arc Siva.
- La lampe à arc Siva fournit une lumière très blanche, ne présentant pas de rayons violets et très comparable à celle du jour.
- Elle est du type des lampes dites « Liliput » et la cloche est pourvue d’une soupape destinée à éviter les explosions.
- La résistance additionnelle est montée dans la lampe même, de telle sorte que le montage est d’une grande simplicité • il existe, au surplus, des
- La lampe à arc Siva
- types spéciaux à sockets pouvant s’ajuster sur les culots de la lampe à incandescence.
- Pour mettre la lampe à l’abri des interruptions résultant de la combustion, ou de la fusion, de la bobine de shuntage, un interrupteur automatique entre en jeu dès que la longueur des charbons est usée, c’est-à-dire après une dizaine d’heures pour les lampes de i ampère, d’une vingtaine d’heures pour celles de 3 1/2 ampères.
- L’usure des charbons est réduite en employant
- le charbon supérieur qui a servi pour la lampe comme charbon inférieur, dès que la longueur de ce charbon est trop faible.
- Construite exclusivement pour le courant continu, la lampe Siva consomme i ou 3 Y2 ampères, selon les types, sous une tension de iio volts, et donne i5o et 6oo bougies, soit une consommation de o.n watt par bougie.
- E. G.
- L’ÉLECTROTECHNIQUE EN AMÉRIQUE
- Si, d’une façon générale, le côté mécanique et électro-technique de l’exposition de Saint-Louis, n’a pas répondu aux espérances des spécialistes, et si, à ce point de vue, l’exposition américaine a été bien inférieure à l’exposition de Paris de 1900 et même à l’exposition de 1902 de Dusseldorf, cela tient à plusieurs causes dont la principale est certainement, que les besoins de l’industrie américaine ne sont pas les mêmes que ceux de notre industrie : les Américains disposent d’un charbon mauvais, mais de prix très bas, si bien que le constructeur n’a pas comme chez nous la préoccupation de réaliser la dépense d’énergie minima. Il était donc intéressant, pour les ingénieurs qui se sont rendus à Saint-Louis, de visiter les principales usines afin de se rendre compte des innovations de l’industrie américaine. C’est ainsi que M. Niethammer a noté, pour l’EIectrotech-nischer verein de Vienne, les principales caractéristiques des machines nouvelles construites aux Etats-Unis en 1904 :
- La General Electric Go, de Schenectady, présente un grand nombre de turbines Gurtis de 1 à 5.ooo kilowatts, destinées à tous les pays du monde, y compris le Japon. Les turbines, d’une puissance inférieure ou égale à 3oo kw., sont à arbre horizontal; au delà, elles sont à arbre vertical. Jusqu’à 100 kw., les turbines commandent uniquement des dynamos à courant continu de 80 à 2Ôo volts. Les petites turbines fonctionnent sans condensation ; elles sont destinées surtout à l’éclai-
- SOGIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société Anonyme, Capital 1.000.000 îr.
- Siège Social: 48, Rue delà Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’A miens. — LYON, 106, rue,de l’Hôtel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r128 - vue 656/685
-
-
-
- Supplément ;i L Eclairage Electrique, du 18 Mars 1905
- CXXIX
- rage des trains et sont placées, dans ce cas, sur Le tableau suivant indique les données impor-un fourgon. tantes de ces machines :
- Kilowatts 1 1/2 i5 2Ô 75 100 i5o 3oo 5oo O O 2.000 3.000 5.000
- Tours par minute 5.000 4.000 4.5oo~ 3.600 2.4oo 3.600 2.000 1.800 1.800 1.800 qoo 800 200 600 5oo 514
- Nombre d’étages de la turbine I I I 2 3 3 et 4 3 et 4 4 . 4 4 4 et 6 4 et 6
- Genre de courant continu 60 volts continu 80 à 126 volts continu I2Ô à 2ÔO volts continu 120 à 2Ô0 volts triphasé 2,3oo volts 60 pér. continu 12.5 à 2Ô0 volts continu 25o à 5oo v. triphasé 2.3oo V. 60 pér. continu 5oo v. triphasé 2,5oo volts 60 pér. triphasé 2.3oo volts 60 pér. 25 pér. 60 pér. 25/6o pér.
- Nombre de pôles 2 2 2 4 2 4 4 4 8 4 12 12
- Condensation sans sans sans avec ou sans avec avec ou sans avec ou sans avec avec avec avec avec
- Poids : kgs » » » » » » » 16.400 55.000 135.000 )) 175.000
- Arbre horizontal Arbre vertical
- Les turbo-dynamos à courant continu sont construites sans artifice électrique auxiliaire particulier, c’est-à-dire sans pôles de commutation en utilisant des balais en charbon. Le collecteur de la dynamo à courant continu de 5oo kw. à 1800 tours est vertical et maintenu par 3 frettes.
- La General Electric Go étudie en ce moment une machine unipolaire comme turbo-dynamo.
- Les générateurs triphasés sont du type habituel à pôles intérieurs.
- La consommation de vapeur des grosses turbines Curtis est de 7,2 kg. par kilowatt-heure à pleine
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système ROCHEFORT
- Adopté par la Guerre, la Marine et les Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement
- POSTES COMPLETS — ORGANES SÉPARÉS
- ÉLECTRICITÉ MÉDICALE, brevets Rochefort
- Société anonyme M0RS, 48, rue du Théâtre (XVe arrt). — Téléphone 710-43
- Catalogues, Devis, Renseignements, franco sur demande
- C. OLIVIER et C,E
- Ingénieurs-Constructeurs à ORNANS (Doubs)
- DYNAMOS, ÉLECTRO-MOTEURS Transformateurs, Survolteurs, Soudure électrique COMPRESSEURS D’AIR ÉLECTRIQUES, LAMPES A ARC
- Représentant général :
- G. J/\RRE, 9, rue Louis-le-Grand, P^RIS
- TÉLÉPHONE: 154-Gtî
- p.r129 - vue 657/685
-
-
-
- CXXX
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 18 Mars 1905
- charge; la turbine de ioo kw. consomme à pleine charge io,5 kg. de vapeur par kw.-heure et 13,5 kg. à ij-2 charge.
- Pour une pression de io à i4 atmosphères, les petites turbines fonctionnant sans condensation consomment les poids de vapeur suivants :
- Kw. i5 25 j
- Pleine charge 2 7 24,5 21 >kgr. par kw.-heure
- 1/2 charge 35,5 35 25 J
- Le diamètre des roues de la turbine de 5ooo kw.
- 5oo tours est 364o mm., ce qui correspond à
- 95 mètres à la seconde comme vitesse périphérique. Les turbines à arbre vertical tournent sur un coussinet de base lubréfié, non par de l’huile, mais par de l’eau. Les turbines à aube horizontale reposent sur des coussinets sphériques à huile comprimée. Jusqu’à la puissance de 26 kilowatts, la turbine et la machine électrique n’ont que deux coussinets en tout ; au delà, il y a 4 coussinets et les deux machines sont reliées ensemble par un accouplement métallique flexible.
- Le faible encombrement des turbines Gurtis est montré par les exemples suivants : à la station centrale de Chicago, la salle des machines, pour 4 unités de 5ooo kilowatts, a 9 m. 5o sur 68 mètres ; à Boston, pour 12 turbines de 5ooo kw., la salle des machines a 2ooX2i mètres. A propos de Chicago, nous rappellerons qu’une maison de
- commerce prend à la station centrale 3o5o chevaux, dont io4o pour 36 ascenseurs, et du courant pour 4o.ooo lampes à incandescence et 200 lampes à arc.
- La Westinghouse Co n’accouple ses turbines Parsons qu’avec des générateurs triphasés. L’inducteur est en acier massif et porte des encoches dans lesquelles sont logés les fils. Le turboalternateur de l’exposition de St-Louis a une puissance de 4oo kw. ; la vitesse périphérique maxima est 110 mètres par seconde.
- L’entrefer dans les générateurs de grande puissance et à faible fréquence a une valeur considérable.
- Au point de vue de l’encombrement, nous
- pouvons indiquer les données suivantes :
- Nombre de turbines 4 4 4
- Kilowatts par turbine 0 0 1000 55oo
- Kilowatts par mètre carré de salle des machines !9 21 4o
- Mètres carrés par kilowatt o,o53 00 0 0 0,025
- Au lieu de cela, les grosses machines à vapeur de 5ooo kilowatts et plus installées dans les stations centrales de New-York, exigent un mètre carré de salle des machines pour 8-19 kilowatts.
- Le tableau suivant indique la façon dont varient les dimensions d’un générateur de 5ooo kilowatts en fonction du nombre de tours :
- Tours 5oo 260 ^5
- Diamètre à l’entrefer 2.200 3.3oo 9.600 mm.
- Longueur axiale de fer. . . 1.200 900 600 mm.
- Constructeur General Electric Co Turbine Curtis General Electric Go Interpolé d'après les machines du Niagara Westinghouse Co Machine volant
- La Allis Chalmers Co, de Chicago, qui a cons- j chevaux des stations centrales de New-York, cons* truit entre autres les machines à vapeur de 10,000 j truit des turbines Zœlly pour lesquelles la Bullock
- MQ 0 TZf* g I CTT" PARIS: 19, rue Didot — LOUAI: Boulevard Vauban
- aison DnLUU L I Société Anonyme — Capital : 4.000.000
- Turbines à vapeur Turbines alternateurs
- Puissances normales 600 1.000, 2.000, 3.000 chevaux et au-dessus Turbines dynamos
- p.r130 - vue 658/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Electrique, du 18 Mars 1905
- CXXXI
- Mfg Go fournit des machines électriques. Les turbo-alternateurs, étudiés par Behrend, ressem blent comme construction à ceux de Brown-Boveri, Le tableau suivant, dressé par Behrend, indique les poids auxquels on arrive pour l’établissement d’un générateur triphasé de 1000 kilowatts d’après la vitesse de rotation que l’on s’impose :
- Tours par minute ioo 25o 800 i25o 1600 Poids total 32 23 15 18 27 tonnes.
- On voit qu’au delà de 800 tours, le poids augmente avec la vitesse de rotation.
- Il n’y a pas que ces trois sociétés qui construisent en Amérique des turbines à vapeur. La turbine de Laval y est construite pour des puissances inférieures à 3oo chevaux. La Compagnie Iloven Owens Reutschler, de Ilamilton-Ohio, établit des turbines HamiltonTlolzwarth de puissances variables jusqu’à 5ooo kilowatts 5 ces turbines sont analogues aux turbines Bateau. La Compagnie Warren a entrepris la construction des turbines Crocker, turbines à plusieurs étages, à aubes rapportées à queue d’aronde, dans lesquelles on a admis- des vitesses périphériques maxima de 120 mètres par seconde. Malgré les succès remportés par les turbines à vapeur, il reste encore, dans l’intérêt de l’électrotechnique, à diminuer leur vitesse de rotation de 20 à 5o°/0.
- En ce qui concerne les chemins de fer électriques, le moteur monophasé, dont on parle tant depuis quelques années, n’a pas encore supplanté le moteur à courant continu. G’est ainsi que l’on vient de construire, pour le New-York Central Railway, des locomotives d’une puissance normale de 2200 chevaux et une puissance maxima de 3ooo chevaux ayant 4 moteurs série bipolaires, directement placés sur les essieux. Les deux inducteurs de chaque moteur sont horizontaux, ce qui permet, vu l’absence de pôles au-dessus et au-dessous de l’induit, de donner à ce dernier un diamètre de 75 cm., les roues ayant un diamètre de 112 cm. Le poids de celte locomotive est 95 tonnes ; l’effort de traction maximum i5,ooo kg, pour une inten-
- sité de courant de 43oo ampères ; la vitesse d’un train de 5oo tonnes atteint 95 klm. à l’heure. L’accélération est jie 3o cm. seconde par seconde.
- Les locomotives du chemin de fer de Baltimore et Ohio sont des locomotives doubles ayant chacune 4 moteurs de 200 chevaux, sous 626 volts. L’effort de traction atteint 35.000 kg. et la vitesse i5 à 20 klm. à l’heure. Les moteurs portent une réduction d’engrenages 81/19.
- Pour l’exploitation des voies de longueur plus considérable, où le courant continu entraîne des frais trop considérables à cause de l’installation des sous-stations, la Westinghouse Co et la General Electric Co ont construit des moteurs série monophasés, fonctionnant sur courant continu 5oo à 700 volts, et sur courant alternatif 2000 à 5ooo volts. La Westinghouse laisse l’accouplement de ces moteurs invariable dans deux cas et envoie, au moyen d’un commutateur automatique, le courant continu dans une résistance ordinaire non inductive, et le courant alternatif dans un régulateur de potentiel. La General Electric Co emploie, au contraire, les deux sortes de courant de la même manière et recourt au groupement série-parallèle.
- La Compagnie W estinghouse expose son frein magnétique extrêmement puissant dans lequel des électro-aimants agissent sur les rails et sont excités par le courant de la dynamo qui fait frein elle-même. Cette compagnie utilise le courant de démarrage et de freinage pour le chauffage des voitures en hiver et construit pour cela des résistances à forte capacité calorifique ; en été, le courant passe dans des résistances ordinaires placées à l’extérieur.
- A propos de traction électrique métropolitaine, nous devons mentionner la solution adoptée à Chicago où un chemin de fer souterrain assure tout le service des bagages et des marchandises, le service des voyageurs étant fait au-dessus du sol.
- La Compagnie Bullock et la Compagnie Crocker-VVheeler exposent des installations à plusieurs fils
- COMPAGNIE ELECTRO-MECANIQUE
- Société Anonyme au capital de 1.500.000 francs
- Siège social : H, Avenue Trudaine, PARIS. — Usine AU BOURGET (Seine) L^jgsJ» MATÉRIEL ÉLECTRIQUE
- BROWN, BOVERI ET CIE
- TURBINES fl VAPEUR
- BOYERr*™'™
- 1
- p.r131 - vue 659/685
-
-
-
- C XXXII
- Supplément à II Éclairage Eleclrir/ue du 18 Mars 1905
- permettant de faire varier dans de grandes limites la vitesse de moteurs Shunt fixes. En particulier un dispositif composé de 3 dynamos de 78, 15^ et 235 volts, directement accouplées, fonctionne sur le réseau à 4.70 volts et fournit 6 tensions différentes :
- 78, 157, 235, 78 -f- 235 = 313, 167 -j- 235 = 392
- et 78 -f- 157 -f- 235 == 470 volts.
- Le combinateur, commandant les électromoteurs, permet de les brancher successivement sur les différents ponts avec ou sans intercalation de résistances ; il donne ainsi 12 vitesses.
- En ce qui concerne les tableaux de distribution, nous ferons remarquer quelques points de construction qui ont une grande importance pour la sécurité d’exploitation.
- A l’exposition de Saint-Louis, la Compagnie Westinghouse avait construit le tableau de distribution du palais des machines pour une puissance de 8.000 kilowatts triphasés à 6.600 volts et 25 périodes. Ce tableau comprenait 29 panneaux en marbre : les 3 premiers pour l’excitation à 125 volts, les 4 suivants pour les 4 gros alternateurs triphasés. Les rhéostats de champ de ces machines ainsi que les régulateurs des machines à vapeur étaient commandés par de petits moteurs • les interrupteurs à huile étaient commandés par des électro-aimants. Les panneaux portaient des compteurs et des indicateurs de' facteur de puissance polyphasés. Les rails généraux de courant étaient enfermés dans un logement en maçonnerie et séparés par des cloisons également en maçonnerie. Ces rails aboutissent aux panneaux 9 et 10 qui portaient les appareils de mesure enregistreurs pour tout le courant produit par la station génératrice. Les 17 panneaux suivants alimentaient les stations de transformateurs réparties dans toute l’exposition. Les tableaux 28 et 29 étaient destinés à permettre un raccordement avec le réseau de distribution de la ville en cas d’avarie.
- Les interrupteurs triphasés à huile étaient du type connu à cylindres avec double point de rupture sur une broche intérieure et sur le cylindre extérieur, chaque phase de l’interrupteur étant placée dans un logement en maçonnerie. La rupture se fait à la partie supérieure des appareils et non à la partie inférieure, parce que les impuretés que peut contenir l’huile tombent toujours vers le fond.
- La General Electric Co a récemment mis en
- service un transport de force de la Westinghouse Water Power Plant à 60.000 volts. Cette installation transmet 2.25o kw. à 160 kw. de distance. La tension aux bornes des générateurs est 4-000 volts et est élevée à 6.000 volts dans des transformateurs monophasés à huile refroidis par circulation d’eau. Un thermostat, placé dans chaque transformateur, est relié à un signal d’alarme. Les trois phases sont connectées en triangle du côté de la basse tension, et en étoile du côté de la haute tension.
- La Mexican Light Power Co, de Mexico, transporte une puissance de 40.200 chevaux à 280 klm. sous 60.000 volts.
- La Vienn River Power Co, de Californie, transporte i5.ioo chevaux à 180 klm. sous une tension de 67.600 volts.
- Tous les organes des tableaux de distribution de ces installations sont commandés mécaniquement par des relais actionnés par un circuit local.
- En ce qui concerne l’éclairage, on peut signaler l’énorme développement des lampes à arc à courant alternatif en vase clos, alimentées souvent en série par groupes de 25 à 100. La General Electric Co essaie d’employer pour l’éclairage des rues des lampes à arc à magnétite dont 135 sont branchées en série sur une machine Brush de 4 ampères et ii.25o volts. L’arc lumineux de ces lampes a une longueur 2 ou 3 fois plus considérable que celle de l’arc ordinaire en vase clos et atteint 3o mm. : la lumière est uniforme et stable et l’arc ne remue pas. L’électrode négative doit être remplacée au bout de i5o à 200 heures ; quant à l’électrode positive en cuivre, elle dure 6 mois.
- Les types européens de lampes à effet n’ont été l’objet d’aucune application en Amérique.
- La General Electric Co construit depuis un an une lampe à incandescence ayant un verre prismatique comme réflecteur pour obtenir une meilleure répartition de la lumière. Cette lampe consomme 2 watts par bougie et est construite pour des puissances de 60 et 120 watts. E. B.
- AVIS
- On demande, pour une fabrique (dans l’Est) d’articles pour installations électriques, un ingénieur ayant acquis de l’expérience dans l’appareillage électrique pour s’occuper, du placement et de la divulgation de ses produits. S’adresser au bureau du journal.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CATALOG-ITES
- TÉLÉPHONE 570L-O4
- p.r132 - vue 660/685
-
-
-
- Tome XLII.
- Samedi 25 Mars 1905.
- 12' Année. — N* 12.
- o
- REVUE
- Électriques
- HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Pages
- DRUCBERT (Louis). — Application des diverses méthodes de détermination de la chute de
- tension des alternateurs (suite)..............................................................
- VALBREUZE (R. de). — Sur les détecteurs d’ondes électrolytiques........................................
- MUNGH (A.). — Des turbines à vapeur. — Leur application au point de vue électrique (suite).
- 441 446 449
- BREVETS
- Disjoncteur multipolaire automatique à minima de M. Choulet.
- 457
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Distances explosives dans les corps gazeux, liquides et solides, par W, Voege. 460
- Sur la relation entre la distance explosive et la tension, par W. Voege................ 463
- Génération et Transformation. — Méthode de mesure de la chute de tension dans les transformateurs,
- par P. Barrera..................................................................... 464
- Moteur à pétrole Ixion fonctionnant à deux temps........................................ 467
- Transmission et Distribution. — Calcul d’un réseau de distribution électrique, par L. Legros (suite). 468
- Eclairage. — Interrupteur à arc lumineux, par Hugo Mosler............................ 470
- Electrochimie. — Contribution à l’étude de l’électrolyse par courants alternatifs, par À. Brochet et J. Petit 47 i Mesures. — Compteurs O’Keenan pour courants continus............. . . ...... . . . /. ; . 473
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Institution of Electrical Engineers. —Les moteurs à courant alternatif à collecteur, par F. Creedy. . 475
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles.............................................................. . . cxxxiv
- Bibliographie.................................................................. cxliv
- EN. VENTE
- LA TABLE DES MATIÈRES
- Des 25 Premiers Volumes
- DE
- L’Éclairage Électrique
- Un volume broché de plus de 200 pages
- Franco : 10 francs
- p.r133 - vue 661/685
-
-
-
- CXXXIV
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 25 Mars 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Société Internationale des électriciens. Séance du ier mars. Présidence de M. Guillaume.
- M. Brylinski parle des surtensions dans les réseaux à courants alternatifs. (Etudes de la 4e section). Il développe les résultats d’assez longs calculs par lesquels il a déterminé le rôle des différents harmoniques. Nous reviendrons ultérieurement sur cette communication.
- M. Bainville présente les lampes à incandescence à filament de Tantale construites par la Société Siemens et Halske. Les indications qu’il donne étaient contenues dans la communication de M. Yon Bolton à l’Elektrotechnis-ches Yerein et ont été analysées dernièrement dans nos colonnes (Eclairage Electrique, tome XLII, 18 février 1905, page 273). Après cette conférence M. Korda signale qu’il a fait, il y a quelques années, des essais avec des filaments de carborundum ou coryndon et M. Guillaume, qui préside la séance, rappelle en quelques mots, avec la netteté et la précision qui lui sont familières, l’intérêt que présente l’emploi des filaments métalliques et la nécessité d’élever le plus possible la température du corps incandescent, pour ramener dans l’étendue du spectre visible, c’est-à-dire entre 0,,4 et 0,9 microns la plus grande, ou plutô-t la moins petite partie possible de l’énergie transformée en radiations.
- M. Marins Latour lit une communication de M, Weintraub sur les arcs au mercure. Dans cette étude, M. Weintraub, ingénieur de la Général Electric C° décrit les différents modèles de lampes et de convertisseurs réalisés pratiquement par cette Compagnie. La plupart des résultats et des appareils de M. Weintraub
- I sont tout à fait semblambles à ceux de Cooper Hewitt et ont été décrits dans notre revue, tome XLI, 16 janvier (lampe Steinmetz) : tome XLII, 28 janvier 1905, pages 122 et 123, figures 1, 2 et 3.
- L’auteur indique un modèle de lampe dans lequel l’allumage est obtenu de la façon suivante : un filament très fin en carbone qui prolonge l’anode, vient toucher la surface de mercure de la cathode et forme court-circuit. Au moment où le courant passe, un électroaimant u placé à la partie supérieure soulève le fil et provoque la rupture du court-circuit et la formation d’un petit arc qui monte immédiatement le long du filament jusqu’à l’anode.
- Le dispositif décrit par M. Weintraub pour le rendement du courant alternatif monophasé est identique à celui d’Hewitt (Ecl., Elec., tome XLII, 28 janvier, page 127, figure 9) : l’auteur emploie deux anodes de mercure au lieu de deux anodes en fer.
- La partie originale et nouvelle des recherches de M. Weintraub consiste dans l’étude de l’arc au sodium ou à différents amalgames de sodium et de potassium. L’auteur indique que le mécanisme de l’arc est toujours le même : dans le cas du sodium la lumière a une helie couleur orange. L’inconvénient présenté par ces métaux ou ces amalgames est qu’ils attaquent le verre. A la suite de la conférence de M. Marius Latour, M. le Président montre une lampe à mercure soufflée dans du quartz. Ces lampes offrent plusieurs avantages : d’une partie quartz a un point de fusion plus élevé que le verre et est beaucoup moins susceptible aux variations de température par suite de son très faible coefficient de dilatation ; d’autre part, il laisse passer inté
- p.r134 - vue 662/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Mars 1905
- CXXXV
- Westinghouse
- Matériel électrique
- PERFECTIONNÉ
- pour
- Traction Éclairage
- Transport de Force
- etc.
- Installations électriques complètes
- Moteur asynchrone triphasé h induit enroulé et à bagues.
- Génératrices
- MOTEURS
- Transformateurs
- ---— -----—
- Société Anonyme Westinghouse
- Capital : 20.000.000 de francs
- Boulevard Sadi-Carnot, Le HAVRE Siège social, 45, rue de l’Arcade, PARIS Agences à : Paris, Lille, Lyon, Toulouse, Nancy, Bruxelles, Madrid, Milan Usines au HAVRE et à SEVRAN
- p.r135 - vue 663/685
-
-
-
- CXXX VI
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 25 Mars 1905
- gralement tous les rayons ultra violets dont le verre absorbe une grande partie : cette propriété est intéressante pour les applications thérapeutiques. La très faible dilatation du quartz rend difficile la fixation des électrodes : on emploie des fils d’iridium mastiqués au moyen d’un ciment à base de gomme laque dans des manchons où l’on fait, au-dessus du mastiquage, un joint au mercure.
- r. y.
- TRACTION
- Le premier chemin de fer monophasé en Angleterre.
- La compagnie du London Brighton and South Goast Railway a décidé d’essayer sur un tronçon de ligne l’exploitation électrique au moyen de courant monophasé avec prise aérienne. Abstraction faite de la nouveauté que présente toute installation monophasée, ce projet montre le mouvement très net qui se produit en Angleterre contre l’emploi du 3e rail comme organe de prise de courant. Cette défaveur tient d’une part aux accidents de personnes qui se sont assez fréquemment produits avec le 3e rail, lors des réparations de voie ou dans toutes les circonstances où des ouvriers ont à travailler sur la ligne et d’autre part à la fréquence des court-circuits dus à la proximité des conducteurs.
- Le système monophasé offre de nombreux avantages, trop connus pour que nous y revenions encore. La disposition du fil aérien de prise de courant et son installation en vue d’assurer le maximum de sécurité font actuellement l’objet d’études sérieuses et les dernières solutions proposées semblent très satisfaisantes. Les principales conditions que doit remplir la ligne de prise de courant sont les suivantes : elle doit être aussi écartée que possible des rails, ne pas présenter de flèche importante, ne pas pouvoir occasionner d’accidents en cas de rupture, et assurer la coupure automatique du circuit si un fil vient à toucher la terre.
- La traction électrique est essayée sur le tronçon Battersea" Park-Penham Rye ; si les expériences donnent les résultats qu’on en attend, l’exploitation électrique sera étendue à tout le tronçon compris entre London Bridge et Victoria Station ; l’énergie électrique sera fournie par une compagnie étrangère pendant le temps des essais, mais plus tard on construira une station centrale servant uniquement à alimenter la ligne.
- O. A
- Le premier chemin de fer monophasé américain.
- Le premier chemin de fer monophasé installé en Amérique relie le tronçon Schenectady-Balls-ton de la « Schenectader Railway G0 )>. Le côté particulièrement intéressant de cette exploitation
- est que, dans la ville de Schenectady, les véhicules emploient du courant continu à 6oo volts, et, hors de Schenectady, du courant alternatif monophasé à 2000 volts. Les moteurs restent invariables ainsi que les dispositifs de commande quand on change de courant.
- Le tronçon a 25 kilomètres de long, y compris 6,3 kilomètres parcourus dans la ville. Le courant alternatif est emprunté au réseau de I’Hudson River Power G0 et est converti dans une sous-station pour réduire la fréquence de 4° à a5 périodes. Les convertisseurs sont constitués par des groupes moteurs-générateurs. Les voitures motrices sont à deux boggies de deux essieux: les deux moteurs permettent d’atteindre une vitesse de 69 kilomètres à l’heure; ce sont des moteurs compensés de la Général Electric, équivalant aux moteurs de 5o chevaux, à courant continu.
- O. A.
- Traction par courant alternatif monophasé système Westinghouse.
- Chaque voiture porte 3 circuits.
- i° Le courant des moteurs.
- 20 Le circuit auxiliaire.
- 3° Le circuit d’éclairage et de chauffage.
- Le circuit des moteurs est relié à un auto-transformateur connecté d’une part à la terre et d’autre part au trolley par l’intermédiaire d’un interrupteur principal : ce dernier peut être actionné par l’air comprimé. Le régulateur permet de prendre sur l’auto-transformateur une dérivation en 2 points correspondants à 23o et 65o volts par rapport à la terre. Il est actionné par un petit moteur à air comprimé réglé par des soupapes électromagnétiques. Le commutateur de marche arrière est actionné par deux cylindres pneumatiques commandés par des soupapes électromagnétiques. L’appareil qu’a sous la main le mécanicien comporte 3 positions pour la marche avant et 3 positions pour la marche arrière. Dans la position 1 l’inverseur est amené à la position normale, dans la position 2 l’interrupteur principal est fermé, dans la position 3 les soupapes magnétiques du régulateur sont actionnées; celui-ci tourne et la différence de potentiel aux bornes du moteur croît successivement jusqu’à la pleine vitesse. La cabine contient un petit auto-transformateur servant pour la lumière, le chauffage et le moteur des pompes. Gomme trolley on emploie un archet commandé par l’air comprimé.
- Moteurs de traction pouvant être alimentés indifféremment par des courants triphasés ou du courant continu. Zeitschrift fur Electrotechnik, n déc.
- Ces moteurs peuvent être très utiles pour les chemins de fer dintérêt local de grande exten-
- p.r136 - vue 664/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage. Electrique du 25 Mars 1905
- C XXX VII
- ECTROMÉTRIE USUELLLE”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESUELLES
- GRAIN!)ORGE, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- VOLTS-MÊ T RES et AMPÈRES-MÈTRES
- industriels et apériodiques sans aimant
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco clés tarifs snr demande
- Alimentation de Moteurs triphasés par courant monophasé
- au moyen des
- CONDENSATEURS INDUSTRIELS, SYSTÈME MOSCICRI
- Encombrement minimum — SERVICE CONTINU — Pris réduits
- ---?---
- Fabrique de (Condensateurs Électriques
- J. DE MODZELEWSKI & Oie — FRIBOUR& (Suisse)
- SOCIÉTÉ NOUVELLE
- A
- T r i r T
- J J U M 1 U J 1 1 j H
- Société Anonyme au Capital de 300.000 francs
- 34, rue Pierret, NEUILLY-SUR-SEINE
- Batteries Millionnaires de toutes puissances
- Accuinulateuis légers pour traction électrique | Eléments transportables pour allumage
- | de Moteurs à explosion — Électricité médicale, etc.
- TKIiHPHOKK : 540-13
- MÉDAIIvLK D’ARGKNT : PARIS 1900
- p.r137 - vue 665/685
-
-
-
- C xxxviii
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Mars 1905
- sion reliant entre elles des villes réunies d’un réseau de tramways à courant continu.
- Une installation de ce genre, ayant 35 kilomètres de longueur, a été établie au Canada. A l’extérieur des villes les moteurs sont alimentés par des courants triphasés à 1.000 volts et 25 périodes ; dans les villes ils fonctionnent sous courant continu à 500 volts; l’équipement de cette installation a été faite par la maison Ganz et C°.
- Sur le tronçon à courants triphasés, les trains de 35 tonnes marchent à une allure de 36 kilomètres à l’heure sur des rampes atteignant 20 °/0o et à une allure de 18 kilomètres à l’heure sur des rampes atteignant 50 °/00. Sur les tronçons à courant continu, la vitesse sur des faibles rampes est 30 ldlom. à l’heure et la vitesse sur des fortes rampes 10 à 12 kilomètres par heure.
- Les moteurs alimentés en triphasé, ont une puissance de 135 chevaux effectifs à 750 tours par minute ; ils peuvent être couplés en cascade, ou en série dans les cas du continu.
- Le combinateur assure le réglage de la vitesse dans les deux sortes d’alimentation et utilise les mêmes résistances.
- Il n’a paru jusqu’à présent aucune description sur les détails de construction de ces noteurs.
- D. A.
- La récupération de l’énergie dans la traction électrique. — L’Elettricista, t. III, n“ io, i9o4.
- En raison de l’incertitude de l’horaire, qui ne saurait d’ailleurs dépendre du système de traction adopté, l’énergie récupérée par les voitures motrices, dans les descentes, peut n’être pas nécessairement absorbée par d’autres voitures gravissant une rampe, de sorte que cette énergie peut être renvoyée
- à la station dont les fluctuations de charge seraient amplifiées de ce fait. Il y a donc lieu de prévoir avec la récupération de l’énergie, la nécessité d’établir à la station des accumulateurs électriques ou hydrauliques, de munir les machines de régulateurs à action rapide et puissante, etc.
- Dans la traction à courant continu, l’importance du problème est limitée par ce fait que la récupération exige l’emploi de moteurs shunt. Avec des voitures à accumulateurs, la récupération servant à recharger la batterie, cette dernière peut avoir une capacité plus réduite ; mais l’avantage n’est qu’apparent, en raison de la fatigue des plaques et de la complication des appareils de réglage.
- Parmi les applications qui en ont été faites, on peut citer la ligne de Paris-Saint-Denis où l’on rencontre des rampes de 38 p. ioo, sur lesquelles on peut récupérer le tiers de l’électricité employée à les gravir. Sur les tramways à crémaillère de Barmen, on récupère de 4o à 6o p. ioo de l’énergie dépensée dans des rampes de 18 p. 100. Enfin, sur la ligne du Vésuve, les deux moteurs de la voiture, en dérivation, fonctionnent comme génératrices en même temps qu’elles fournissent un freinage excellent, et chargent la batterie en parallèle avec la dynamo de la station centrale.
- Avec le courant alternatif, la question a une importance plus générale, en raison de l’application aux chemins de fer. Quand la vitesse des moteurs dépasse le synchronisme, ils deviennent générateurs; mais ils exigent toujours un courant magnétisant qui augmente avec la vitesse, d’où un accroissement du décalage et une diminution du rendement. Quant aux oscillations de la charge à la station centrale, la question est complexe et toute neuve ; il se peut que les génératrices compensées trouvent là un emploi rationnel.
- P. L. G.
- MPPPPI S STT PARIS : 19> rue Didot — DOUAI; Boulevard Vauban aison DnCUU L I Société Anonynie — Capital : 4.000.000
- Turbines à vapeur Turbines alternateurs
- Puissances normales 600 1.000, 2.000, 3.000 chevaux et au-dessus Turbines dynamos
- p.r138 - vue 666/685
-
-
-
- Supplément à L Eclairage Electrique du 25 Mars 1905
- JJaaaiX---
- Pompe à vide pour la locomotive électrique de La Mure.
- La Compagnie de l'Industrie électrique et mécanique de Genève a équipé électriquement le chemin de fer qui dessert les mines d’anthracite de la Mure. Comme il reste en service des locomotives à vapeur et que celles-ci, ainsi du reste que les wagons, sont pourvues de freins à vide, la compagnie a dû adopter le même freinage pour la locomotive électrique. La pompe employée, silencieuse et bien équilibrée, est d’un modèle spécial étudié par la compagnie.
- La pompe est constituée par 4 cylindres placés à 90° les uns des autres. Les pistons, d’un diamètre de i4o mm. étayant 64 mm. de course, sont montés deux par deux sur deux têtes de bielle à 180°, ce qui fait que les pistons opposés aspirent ou remontent en même temps. Cela permet un équilibrage parfait de la pompe.
- Le débit de celle-ci est de a.3^o lit.-minute, à la vitesse de 600 tours.
- Les soupapes sont automatiques.
- La question du graissage a été l’objet de soins spéciaux et la plus grande sécurité est donnée, tant par les bagues, pour les paliers, que par des conduites ad hoc arrivant dans les cylindres et dans lesquelles l’huile est aspirée lorsque la pompe est en marche.
- Sur la partie supérieure de l’appareil a été prévu ùn étouffoir.
- Enfin, les signaux d’alarme ordinaires ayant été jugés insuffisants, et un hurleur ayant été exigé, on a dû prévoir un petit compresseur, monté sur le côté de la pompe, pour la commande du sifflet.
- Des essais complets de cette pompe ont été exécutés. 5 ils ont donné les meilleurs résultats, tant au point de vue du degré de vide qu’à celui de l’équilibrage. E. G.
- Les tramways de Dunedin.
- Une installation électrique assez remarquable, conçue sur les plans de MM, Noyés, de Lydney, est en construction, dans les ateliers de la Compagnie anglaise Westinghouse pour les tramways de Dunedin.
- Depuis assez longtemps la question de l’adoption de la puissance hydraulique était à l’étude ; elle vient d’être définitivement résolue par la combinaison de la source naturelle d’énergie disponible avec une installation provisoire de machines à vapeur, qui sera probablement employée ultérieurement, en partie, tout au moins, comme réserve.
- Les projets comprennent l’érection d’une usine génératrice à une trentaine de kilomètres de la ville, sur le bord de la rivière qui traverse la contrée.
- Des alternateurs, actionnés par des turbines, produiront des courants polyphasés dont le potentiel sera porté, pour la transmission aux sous-stations, à 15.000 volts au moyen de transformateurs.
- La ligne de transport se bifurquera vers les différentes sous-stations en un point proche de la ville et les embranchements iront alimenter les transformateurs rotatifs, suppléés, comme de coutume, par des batteries d’accumulateurs, avec accessoires, etc.
- E. G.
- Tram électrique Castelraimondo-Camerino.
- On termine en ce moment, une ligne de tram électrique destinée à relier Castelraimondo et Camerino. La pente moyenne est de 6-7 p. 100 pendant 12 kilomètres ; la pente maximum 9,6 p. 100.
- Le matériel roulant se composera de quatre voitures et de quatre wagons, pourvus chacun de deux moteurs de 43 H. P.
- U SI
- Manufacture de
- CAOUTCHOUC, GUTTA-PERCHA CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta-Percha B Telegraph Woiks C° (Limited) g
- USINE V USINE
- PERSAN (Seine-et-Oise) ji, SILVERTOWN 1 Aiiiilcltm) 91, Boulevard Sébastopol, PARIS
- PNEUMATIQUE
- iaws«e^gal
- Pour AUTOS
- MOTOCYCLETTES
- VÉLOS
- p.r139 - vue 667/685
-
-
-
- CXL
- Supplément à L Eelairage Electrique du 25 Mars 1905
- Le courant sera fourni par une centrale sise à Pioraco, renfermant trois groupes turboalternateurs d’une puissance totale de 36o kw. sous 5.000 volts.
- Une sous-station est établie au milieu de la ligne. Elle comporte deux transformateurs de 200 kw., réduisant le courant à 38o volts et quatre commutatrices donnant du courant continu à 65o volts et composées d’un moteur triphasé ioo II. P. et d’une dynamo à courant continu.
- La centrale fournira également le courant aux localités de Gastelraimondo et Camerino. Il y aura à cet effet trois transformateurs triphasés d’une puissance totale de 125 kw. et un certain nombre de moteurs d’une puissance totale de 45 IL P,
- E. G.
- Nouvel appareil électrique pour mesurer les vitesses. Eiectrptechnische et polytechnische Rundschau, itr février.
- La méthode sur laquelle repose cet appareil est la suivante :
- Quand on fait passer dans l’enroulement d’un solénoïde, contenant un noyau de fer, un courant périodique, l’intensité du courant, pour une différence de potentiel invariable, décroît quand la fréquence du courant interrompu croît, parce que l’impédance du circuit augmente avec la fréquence.
- Si on relie, par l’intermédiaire d’un interrupteur rotatif tournant à une vitesse proportionnelle à celle du véhicule, une bobine de self-induction aux bornes d’une source à courant continu produisant une différence de potentiel constante, on peut lire la vitesse sur un ampèremètre intercalé dans le circuit. Au lieu d’employer un ampèremètre, on a préféré utiliser comme bobine le primaire d’un transformateur dont le secondaire est branché aux bornes d’un voltmètre.
- E. B.
- DIVERS
- Appareil Lodge pour dissiper le brouillard.
- L’appareil réalisé par Sir Olivier Lodge pour dissiper les fumées, les brouillards et les poussières par les décharges de très hautes tensions, repose sur ce principe que les particules solides ou liquides en suspension dans un gaz subissent l’aclion de la pesanteur dès que ce gaz est soumis à l’action d’un champ électrostatique intense. Il consiste en une batterie ou une machine à courants alternatifs alimentant le primaire d’une bobine d’induction ou d’un transformateur. Une extrémité de l’enroulement secondaire est reliée par l’intermédiaire d’une série de redresseurs à l’armature d’une bouteille de Leyde ; et la 2e extrémité, par l’intermédiaire d’une seconde série de redresseurs, à une 2e bouteille de Leyde.
- Les armatures extérieures sont reliées ensemble. Les conducteurs vont des bouteilles de Leyde aux déchargeurs qui consistent en pointes, en ronces artificielles embrassant l’espace où l’on veut dissiper le brouillard : pour dissiper des nuages, on met à terre l’un des deux déchargeurs, et on dirige l’autre vers le ciel.
- Le but des redresseurs est de charger chacune des bouteilles au moyen d’un courant dirigé toujours dans le même sens. Le nombre des redresseurs à mettre en série dépend de la valeur de la tension produite. M. Lodge emploie comme redresseurs des tubes à mercure à anode de fer.
- Avec de premiers appareils rudimentaires, — un grand mât installé sur les toits de l’University Collège de Liverpool et muni de nombreuses pointes métalliques reliées à une machine électrostatique de Wimshurst, — sir 0. Lodge a pu dissiper un brouillard épais dans un rayon de 6o mètres. Les nouveaux appareils, plus puissants, permettront de réaliser constamment dans le même sens des potentiels de l’ordre du million de volts. Les résultats donnés par ces nouveaux appareils ne sont pas encore publiés, mais on peut en espérer un succès qui permettrait leur emploi pour la navigation et les chemins de fer et ferait entrer dans la pratique ces recherches scientifiques intéressantes.
- E. B.
- Expériences de labourage électrique en Italie.
- A la fin du mois de septembre 1904 de très intéressantes expériences de labourage électrique ont eu lieu en Italie. L’intérêt des appareils employés, la consommation de courant très basse comparativement à d’autres essais, donne un certain intérêt à ces essais qui ont eu lieu en présence de nombreux techniciens.
- Depuis plus de vingt ans, on a fait des essais de labourage électrique en Amérique et en Europe, les résultats ont été partout déclarés remarquables, particulièrement dans les endroits où existent déjà
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L'ACCUMULATEUR TUDOR
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 îr.
- Siège Social : 48, Bue de la Victoire, Baria USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Ainiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r140 - vue 668/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 25 Mars 1905
- CXLI
- des distributions de courant pour d’autres applications, et, on peut s’étonner de ne pas voir la traction ou la force motrice électrique substituée plus souvent à celle des animaux pour ce genre d’application.
- Il faut toutefois faire une exception pour l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne où les installations sont relativement très nombreuses. La centaine de fermes de l’empereur d’Allemagne notamment sont exploitées à l’électricité.
- Il y a deux grandes catégories de systèmes de labourage électrique, celle où la charrue est automotrice, ensuite celle où elle est traînée. La première comprend les systèmes à accumulateurs, ceux à prise de courant et ceux à touage. La seconde catégorie renferme les systèmes à un et à deux moteurs ; la charrue est traînée par un câble enroulé sur un treuil actionné par l’électro-moteur. Il est intéressant de remarquer que, quoique les systèmes de la seconde catégorie soient plus chers, plus lourds, exigent trois personnes aulieu d’une, ce sont eux seuls qui sont actuellement employés dans toutes les installations existantes. En effet, aux systèmes à accumulateurs, on reproche leur pesanteur; aux systèmes à prise de courant, dont font partie les systèmes à touage on reproche l’usure rapide du câble traînant sur le sol. Dans une conférence à l’Institut de Gem-
- bloux, j’ai indiqué le moyen de remédier à cet inconvénient grâce à un dispositif tendant constamment le câble. Ce système n’a pas encore été appliqué.
- Le système employé à Turin est du type à deux moteurs. On disposait de courants triphasés fournis par un transformateur de 25 IL P. Le moteur avait une force de 3o H. P, à g5o tours par minute et transmettait son mouvement au tambour du treuil par l’intermédiaire d’engrenages réducteurs. La cbarrue employée était du type Fowler, telle qu’on l’utilise pour le labourage à vapeur. La profondeur maximum où les socs pouvaient fouiller était de 5o centimètres. La charrue est dirigée par son conducteur (qu’elle transporte avec elle) au moyen d’un volant de direction. Dans les essais effectués, la profondeur des sillons ne fut toutefois que de 26 centimètres à cause du mauvais terrain. La vitesse de transmission fut de 45 mètres par minute seulement, le terrain étant très compact. Dans une autre expérience, on avait donné aux sillons une profondeur de 45 centimètres mais la consommation de puissance s’était élevée à 2,5 chevaux, tandis qu’en ne donnant aux sillons qu’une profondeur de 2Ô centimètres, on a pu diminuer la consommation de puissance jusqu’à 12 à i5 chevaux.
- La longueur des sillons tracés était d’environ
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- L’HIVER A ARCACHOI, BIARRITZ
- DAX, PAU, cte.
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR INDIVIDUELS ET DE FAMILLE d.e toutes Classes
- Il est délivré toute l’année par les gares et stations du réseau d'Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France :
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 % en lre classe et 20 % en 2e et 3e classes ;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 °/„ pour une famille de 6 personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grandmère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- TOUTE L’ANNÉE
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebois de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Vintimille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de l‘e classe, lits-salon et sleeping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Engadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et Interlaken.
- p.r141 - vue 669/685
-
-
-
- CXL1I
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 25 Mars 1905
- 35o mètres. Chaque trajet demandait 8 minutes pour être accompli y compris les quelques instants nécessaires pour faire basculer la charrue. Si l’on pouvait marcher sans cesse à cette allure et tracer constamment trois sillons à la fois, il faudrait donc environ quatre heures pour labourer un hectare à 25 centimètres de profondeur.
- Les frais sont faciles à calculer si Ton connaît le coût de l’énergie, le salaire des trois ouvriers nécessaires, etc., mais ces facteurs varient suivant les conditions spéciales où l’on se trouve de sorte qu’il n’est pas possible de fixer un chiffre général.
- Le courant était amené à chacun des deux treuils électriques par un câble long d’un kilomètre et composé de trois fils 45/io. 11 était enroulé sur une bobine pourvue de roues. Chacun des deux treuils était prévu pour deux vitesses, l’une de 48 mètres et l’autre de 72 mètres à la minute.
- E. G.
- Association amicale des Ingénieurs-êlectriciens.
- La séance est ouverte à 1 h. 10, sous la présidence de M. Cance.
- Sont présents : MM. Aufière, Bancelin, Brocq, Cance père, Cance fils, Delafon, Gobert, Guiart, Guilbert, Guillaume, Guittard, Grille, Holzschuch, fs berl, Xrieger, Laurain, M. Leblanc, Lainnet, Mazen, Montpellier, Nelson- Uhry, Rechniewski, Richard, Robert A., Robida, E. Sartiaux.
- Sont excusés : MM. Courtois et Laffargue.
- Le procès-verbal de la dernière séance est adopté.
- M. le président Cance, prononce les paroles suivantes :
- « Messieurs,
- « Notre Société Amicale a la bonne habitude, lors-« qu’elle se réunit, de commencer par se mettre à table, « c’est certainement le moyen de fraterniser, et je ne « crois, pas que ce soit celui employé par des ennemis.
- « J’aurais, sans aucun doute, bten mauvaise grâce à « troubler, par la banalité d’un discours, les courts ins-« tants de confraternité que chacun de vous est heureux « de trouver ici, d'autant plus que je n’ai jamais fait de
- « discours et que je ne possède aucune faculté ora a toire.
- « J’éprouve néanmoins le sentiment d’un devoir à « accomplir, c’est d’abord celui de vous remercier de « l’honneur que vous m’avez fait en me nommant votre (( Président, et un autre devoir que je considère non moins « impérieux, c'est celui d’exprimer à M. E. Sartiaux, « notre ami et cher président, toute notre reconnaissance « pour le dévouement, l’activité infatigable qu’il a tou-« jours si généreusement consacrée au développement de « notre Société, qui forme maintenant entre nous un lien <? qu’aucune cause ne saurait rompre.
- « Le bon esprit qui nous guide tous dans nos réunions a ne peut que s’affermir, surtout si nous savons en éloi— « gner tout sujet aride, qu’involontairement pourraient (( amener nos qualités de professeur, d’ingénieur ou de « constructeur électricien. Laissons ces heures de vrai « travail pour la chaire, le laboratoire et l’atelier : si nous « abordons quelquefois un sujet d’affaire, faisons-le ami-« calement; ne venons donc ici qu’avec le seul plaisir « de nous rencontrer et 11’apportons à nos réunions que « la gaieté, la vraie gaieté gauloise qui sera pour nous un « repos et une détente passagère, nous permettant de « reprendre notre labeur avec une vigueur nouvelle.
- « Cependant, nous avons un but honorable entre tous « à atteindre, c’est celui de songer aux infortunes qui peu-« vent naître parmi nous, et aux infortunes de tous ceux « qui touchent à notre corporation. Il nous faut donc, pour « cela, en arriver à augmenter nos ressources par une « sage économie de nos finances ; et croyez bien que cha-« que fois que nous pourrons faire une bonne œuvre, si « petite soit-elle, pour un des nôtres, cette gaieté gau-« loise dont je vous parlais tout à l’heure, n’en seia que « plus franche et plus grande.
- « Voilà, Messieurs, mon discours : c’est le simple dis-« cours de l’amitié, que vous avez bien voulu entendre « avec une bienveillante attention, dont je vous remercie.» (Applaudissements).
- Sont admis à l’unanimité, et à titre définitif, comme membres titulaires de l’Association : MM. Ileller Richard, constructeur-électricien, 18, cité Trévise; Léo Robida, ingénieur de la Société des chemins de fer électro-postaux, i5, route de La Plaine. Le Vésinet.
- Sont présentés : MM. Duchatel, fabricant d’appareils téléphou \ques, 76, rue Jean Jacques-Rousseau, à Paris
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE L'
- U U OIE N ESPIU, Administrateur-Délégué
- llbi% rue de Maubeuge, PARIS
- Représentants Exclusifs de :
- GENERAL ELECTRIC C° U de LONDRES, BIRMINGHAM, MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS — MOTEURS — LAMPES A ARCS — LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREIL DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES
- Lampes à Incandescence 44 ROBERTSON ” etc., etc.
- p.r142 - vue 670/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Mars 1905
- CXLIII
- Becq A., ancien élève de l’Ecole Polytechnique, secrétaire de la rédaction de VEclairage Electrique, 4o, rue des Ecoles, à Paris; Cointe Ch., directeur de Y Eclairage Electrique, 4o, rue des Ecoles, à Paris ; Isaac Georges, ingénieur des Arts et Manufactures, constructeur-électricien, 209, rue Lafayette, à Paris.
- M. le Président donne la parole à M. E. Sartiaux pour exposer la question relative au bulletin Mensuel. M. E. Sartiaux fait connaître que, grâce à l’obligeance et à la générosité de notre camarade Montpellier, les membres de l’Association recevront, à l’avenir, en même temps que la convocation mensuelle, le procès-verbal de la séance précédente, imprimé sous la forme qui a été distribuée pour cette séance. Il propose d’adresser des remerciements à M. Montpellier, avec inscription au procès-verbal. Cette proposition est adoptée, à l’unanimité de tous les membres présents.
- M. E. Sartiaux indique en outre qu’un membre qui désire rester anonyme, propose, pour augmenter le fonds de prévoyance, d’admettre quelques annonces dans le petit bulletin mensuel : le prix pourrait en être peu élevé et le nombre limité. Cette proposition est également adoptée et le bureau est chargé de poursuivre la réalisation de ce projet.
- M. E, Sartiaux, obligé de quitter la séance, adresse à M. Cance ses plus vifs remerciements pour les paroles très aimables et trop bienveillantes qu’il a dites à son sujet. 11 considère que le choix de M. Cance comme son successeur est des plus heureuxx. M. Cance est un des fondateurs de l’Association; il représente en outre, dans l’industrie électrique, le progrès, la probité et l’activité. En décidant M. Cance à accepter la présidence, il a pris, en même temps, l’engagement de le seconder dans s’a tâche ; il le fera, avec d’autant plus de plaisir, qu’il a su apprécier en maintes circonstances les grandes qualités de M. Cance, et qu’il sait que ses nombreuses occupations absorbent la plus grande partie de son temps.
- La séance est levée à 1 h. 3/4.
- Le Secrétaire-général gérant,
- J. Laffargue.
- ERRATA
- Nous avons publié (torne XL1I, page 191,
- 4 février 1906) la communication faite au Congrès de Saint-Louis par MM. Lombardi et Melazzo : observations stmboscopiques sur les arcs à courant alternatif. Par une erreur de tirage, les figures 8, 9, to ont été renversées et doivent être considérées à l’envers, comme l’indiquent d’ailleurs, pour les fig. 8 et 9, les lettres p et i.
- Les figures 7, 8 et 9 se rapportent respectivement à l’arc avec charbons homogènes, à mèche et imprégnés.
- A VIS
- Le Bourgmestre et les Echevins d’Utrecht (Hollande) demandent des offres pour la fourniture de 20 voitures électriques motrices complètes pour les tramways électriques d’Utrecht.
- Les offres scellées, d’après le formulaire prescrit, portant l’inscription « Offre pour la fourni-
- ture de 20 voitures électriques motrices complètes », et adressées à Messieurs le Bourgmestre et les Echevins d’Utrecht, doivent être transmises à la municipalité avant le 8 avril igo5.
- Le cahier des charges et les annexes peuvent être obtenus du secrétariat de la ville contre paiement de 5 francs.
- L’ouverture des offres aura lieu à la municipalité le 8 avril 1905, à 2 heures de l’après-midi.
- -*r
- *
- ITALIE, -r- Appareils de précision pour l’électricité. —D’après une communication, émanant du Consulat d’Autriche-IIongrie à Bari, il paraîtrait que, d’ici peu de temps, on va entreprendre des travaux pour l’éclairage électrique des villes de Orte et de Tarente, et qu’on aura besoin d’appareils de précision. Les intéressés peuvent adresser leurs offres à l’instituto tecnico à Bari.
- MEXIQUE, -— Commerce des Instruments de Précision. — Meætco. — La vente des instruments de précision à Mexico serait assez importante. On demande, toutefois, plus particulièrement les articles allemands et américains, et même italiens et suisses, qui sont de 25 à 3o % meilleur marché que l’article français. Il est vrai que ce dernier est généralement reconnu supérieur.
- On indique, comme maison susceptible de s’occuper du placement des instruments de précision :
- Mme Vve Ch. Bouret, 23, rue Visconti, à Paris, qui a une maison à Mexico.
- On pourrait, en outre, adresser des offres directes aux maisons de Mexico s’occupant spécialement de cet article et qui sont :
- M. Galpini Suer. 2a de San Francisco, 12;
- M. Claudio Pellandini, 2a de San Franscico, 10;
- M. Isidore Gluck, 3a de San Francisco, 6 ainsi qu’aux maisons de quincaillerie allemandes.
- * * •
- PEBOU. — Commerce des Instruments da Précision. — Lima.— Les instruments de précision, importés actuellement au Pérou, proviennent, principalement, d’Ita!ie (maison Salmoraghi), des Etats-Unis et d’Angleterre; cependant, une marque française serait susceptible de trouver des débouchés.
- M. Michel Fort, ingénieur, Galle du Javala, ii4, à Lima, serait peut-être disposé à accepter une représentation.
- D’autre part, on pourrait faire des offres directes aux institutions suivantes :
- Ecole des Ingénieurs de Lima ;
- Société des Ingénieurs ;
- Corps national des Ingénieurs des mines ;
- p.r143 - vue 671/685
-
-
-
- CXL.IV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Mais 1905
- Direction des travaux publics, Ministère de Fomente ;
- Direction de Fomento;
- Service technique des Ponts et Chaussées, Ministère de Fomento;
- Société de construction « La Colmena ».
- Les paiements se font par moitié pour les petites
- commandes, soit 5o % à la commande et 5o % à la réception.
- Pour les maisons de commerce, les commandes sont payables à 90 jours, après réception des marchandises ; aussi il paraît préférable de s’adresser à un agent qui livrerait les documents contre acceptation de la traite.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- La technique des Courants Alternatifs à l’usage des Electriciens et des Ingénieurs, par Giuseppe Sartori. — Traduit de l’Italien par J.-A. Montpellier, tome second. — Vve Ch. Dunod, éditeur, Paris.
- Nous avons donné en son temps (Eclairage Electrique, n° 15, 1904) l’analyse bibliographique du premier volume de cet ouvrage et nous avons dit, alors tout le bien que nous en pensions. Le t. IL qui paraît aujourd’hui est en quelque sorte le développement des matières contenues dans le premier volume en remplaçant par le calcul l'exposé purement descriptif qui caractérisait ce premier volume. Nous pensons, comme l’auteur, que la méthode d’étude qui consiste à exposer un phénomène, d’abord expérimentalement, puis d’une fa çon abstraite, peut présenter de grands avantages surtout vis-à-vis de certaines catégories d’auditeurs ou de lecteurs. 11 faut, en particulier, savoir gré à M. Sartori d’avoir accumulé les applications numériques si utiles pour la compréhension parfaite des phénomènes.
- En appendice se trouvent deux notes, l’une intitulée « Diviseur de tension pour courants alternatifs », l’autre « Inductance dans les longues lignes de transmission ». Au sujet de cette dernière note, nous nous permettrons de faire une réserve. Elle n’est, en effet, que la reproduction des résultats d’une étude bien connue publiée autrefois par M. A. Blondel, dans ce journal même (Eclairage Electrique, 20 octobre 1894). M. Sartori qui, en général, a cité consciencieusement les auteurs auxquels il a fait des emprunts, a négligé de le faire dans le cas actuel ; cela est d’autant plus étonnant que cette note lui avait été communiquée par M. Blondel lui-même sur sa demande pendant la préparation de cet ouvrage. Il faut espérer que omission sera réparée dans une prochaine
- édition, que nous souhaitons de voir publier bientôt comme le mérite l’œuvre très intéressante de M. Sartori.
- A. B.
- Die Formelzeichen (Les Symboles), par Olof Lin-ders; Jah et Schunke, éditeurs, Leipzig.
- L’auteur, encouragé par le succès du livre qu’il a fait paraître il y a un an sur les* grandeurs physiques les plus importantes pour la technique et la pratique présente aujourd’hui une étude très complète sur les Symboles dans les formules techniques et scientifiques. On retrouve dans cet ouvrage l’esprit net et méthodique de classification qui caractérise le premier travail de l’auteur. En ce moment où l’unification du langage et des notations techniques est à l’ordre du jour, ces deux livres doivent remplir une lacune et jouer un rôle. La question des notations a, en effet, une importance internationale de premier ordre et l’adoption d’un système unique et systématique rendrait de grands services.
- L’ouvrage est divisé en dix tableaux qui indiquent, pour chaque grandeur physique, les notations proposées par l’auteur et les notations adoptées actuellement par : le memento de l’ingénieur de Hutte 1896, lé calendrier de l’ingénieur de Uhland 1900, lé calendrier d’Üppenborn 190B le pocket Book de Molesworth 1904, le pocket Book de Numro et Jameson ,iÿo3, les notes et formules de l’ingénieur de Ch. Vigrëux, lé formulaire de l’Electricien ! de Hospitalierl’Elecktrotechnischer Verein 1902 et i6o4, l’Oesterreichen Verein i6o3, la Deutsche Physikalische gesellschaft 1903, la Deutsche Bunsen gesellschaft i9o3.
- E. B.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranèe, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- TÉLÉPHONE 571-04
- CATALOGUES FRANCO
- p.r144 - vue 672/685
-
-
-
- Tome XLiïI.
- Samedi 1 Avril lUÜÔ.'
- Année. — i\- la.
- o
- il
- REVUE
- Electriques
- HEBDOMADAIRE DES
- - Mécaniq
- DE
- TRANSFORMATIONS
- ues - Thermiques
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite,
- SOMMAIRE
- Pages
- DRUGBERT (Louis). — Application des diverses méthodes de détermination de la chute de
- tension des alternateurs (fin).............................................................. 481
- RE Y VAL (Jean). — Exposition de Saint-Louis. — Matériel électrique exposé par la Société
- Alsacienne de constructions mécaniques (Belfort)............................................ 487
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Piles et Accumulateurs. — Brevets nouveaux concernant les accumulateurs, par Porscke et Wedekind, Mercadier, J.-P. Wood, Dodge, G. Apple, Olivier, P. Fritchle, Sperry, Ch. B. Morgan, Vesta Sto-
- rage Battery Co, L. Berg........................................................ 5oi
- Eléments galvaniques, par De Gournay, Roger Lord, Lothar, Fiedler et Frédéric, J. Girard, L. Roberts. 5o6 Brevets nouveaux concernant les piles thermo-électriques, par J. Wigthman, Lyons et Broadwkll. 5io
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Société internationale des Electriciens. — Sur les étouffeurs d’harmoniques, par Maurice Leblanc. 5ii
- TABLES DU TOME XLI (SUPPLÉMENT COMPRIS)
- Table méthodique des matières........................................................... 5ao
- Table des noms d’auteurs................................................................ 525
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles
- CXXXIV
- "Éditions de “ l'Éclairage Électrique ”
- Vient de paraître
- ETUDE SUR LES RESONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- parcourants alternatifs
- Par G. CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie [du Secteur de la Rive gauche de Paris
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix
- 2 fr. 50
- p.r145 - vue 673/685
-
-
-
- T5CTT
- Supplément à L’E'clairâgè Électrique, du 1” Avril 1905
- NOTÉS ËT NOUVELLES
- L'ÉLECTROTECHNIQUE EN AMÉRIQUE
- Les stations Centrales Américaines.
- Les différentes caractéristiques entre les stations centrales Américaines et les stations centrales Européennes sont en partie techniques, en partie commerciales.
- Les dimensions des stations centralessont considérables. La nouvelle station de la Cie Edison à New-York contient 16 générateurs triphasés de la Général Electric G0 d’une puissance de 3.5oo kw à tours par minute 25 périodes 66oo volts placées sur deux rangées de 8. La station centrale du Métropolitan Street Railway G0 contient 12 générateurs semblables et celle du Manhattan Railroad G0 en contient 8.
- La nouvelle centrale de la Cie Edison à Chicago Contient 3 turbines Gurtis de 5.ooo kw et est construite pour io unités de même puissance. Les deux stations centrales des chutes du Niagara contiennent 21 dynamos de 3.ooo kw, à 25o tours par minute 25 périodes, dont 5 ont des inducteurs tournants et 16 des inducteurs fixes. La puissance produite par ces deux centrales est environ 55.ooo kilowatts.
- La station centrale Canadienne contient des turbines dé io.ooo chevaux de Escher ÂVyss et C° sûr l’arbre desquelles sont calés des générateurs de 6.0oo kw à 25o toUrs par minute. Les machinés produisent des courants triphasés à ii.ooo volts et 25 périodes, qui sont distribués directement. Aux environs des chutes du Niagara sont placées un très grand nombre d’usines électro-chimiques auxquelles les deux stations centrales distribuent la force motrice.
- La consommation d’énergie électrique dans les grandes villes américaines atteint une valeur surprenante ; par exemple, à Cincinnati, il y a, à 5 hêüfèS
- du soir, 220 tramways électriques, en plus du service normal. Gela représenté autant de voitures qu’en possède au total, une grande ville européenne de 350 à 4oè:doo habitants. D’aillèürfs il faut remarquer que, sur le continent on ne rencontre pas la même séparation entre les quartiers d’habitations et les quartiers d’affaires, séparation qui exige un grand nombre de fnoyens de transport à des heures déterminée^. Les courbes de puissance journalière des 5 stations de la Cincinnati Traction C° présentent 2 maxima : l’un entre 5 et 7 heures du matin et l’autre entre 5 et 7 heures du soir ; ces deux maxima sont presque égaux. La demande de courant à ces moments est de 18.700 ampères sous 55o volts soit io.3oo kilowatts pour les tramways.
- Ces deux maxima journaliers se retrouvent dans un grand nombre de villes américaines et particulièrement sur les courbes de la station centrale de la Gie Edison de New-York. Lé nombre de voyageurs que transportent les tramways électriques est extrêmement considérable, comme lé montrent les tableaux suivants :
- NOMBRE DE VOYAGEURS PENDANT LES 4 PREMIERS MOIS de i9o3
- mois Février.. ;. . Mars Avril frî ai voyageurs 88 174 810 102 762 801 io5 qqo 7q5 113 4g5 658 mille-voitures i3 9-37 298 16 134 809 16112 786 17 170 219
- MAXIMUM JOURNALIER PENDANT CES 4 MOIS
- Manhattan Interurhah Brooklyn B. T. avril .. .. g mai. . 3o mai. . voyageurs ; 917 060 i 790 464 1217 369 voitures 1-512 202 I 1744
- p.r146 - vue 674/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 1er Avi il 1905
- CXL Vil
- j
- i
- !
- !
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans ©lapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET D’UVVEIVTIOIV S. G. I>. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- ÎO à 5.000
- CHEYHÜX
- SPÉCIMENS INAPPLICATIONS
- Ministère de la Mariné.
- Pour le contre-torpilleur “Perrier”. .........................
- Pour les torpilleurs 368 et 369...........................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)............
- Compagnie Générale pour l'Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon............................................ ..............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............ ..............
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)....................
- Compagnie des Minée d’Aniche................................. ..............
- Port de Cherbourg...........................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.................................
- Société Anonyme des Mines d’AIbi ......
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau........................
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Pen h o et)
- Etablissement Nètiohal d’irtdret.............................
- Port de Rochefort................. . . .
- Etc., etc.
- machines
- 2 —
- 2 —
- 4 -
- 6 —
- 5 —
- 4
- 6
- 9 —
- 3 -
- 2 —
- 2 —
- 5 —
- I
- 1 —
- 2 —
- chevaux 6.800 -
- 4.000 —
- 600 -
- 2.270 —
- 1.660 —
- 1.600 —
- 1.350 —
- 880 —
- 830
- 800 -
- 600 -
- 580 -
- 400 —
- 400 —
- 350 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- S« A* des Établissements DELADNAT BELLEVILLE
- Capital : SIX MILLIONS de Francs
- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine) Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Samt-l)enis-sur-Seine
- p.r147 - vue 675/685
-
-
-
- TTT77T77T
- nuppTernêt^F*""Xvrjl I'JUô
- STATISTIQUE DU NOMBRE DE VOYAGEURS SUR TOUTES LES LIGNES ELECTRIQUES DE LA NEW-YORK CITY PENDANT LE MOIS DE MAI
- VOYAGEURS
- MILLE-VOITURE VOYAGEURS
- LIGNE — —1 —- i" ^
- 1902 1903 CO 0 par mille-voiture
- Manhattan 20 121 544 22 679 788 5 i53 600 4,43
- lnterurban i32 85o 4g 267 987 5 347 oo5 9,20
- Union. 4 o41 385 4 455 755 983 661 6,02
- Brooklyn R. T 27 83i 626 3o 609 884 4 842 290 6,32
- Goney Island et Brooklyn 3 679 688 3 984 551 586 636 6,80
- New-York et North-Shore i93 877 241 990 63 615 3,8o
- New-York et Queens-County .... I 328 2o3 1 543 260 3oo 678 5,i 1
- Staten-Island-Midland 254 398 289 28g 92 718 3,22
- Richmond-Light et B. R 427 197 428 164 100 116 4,28
- Total io4 910 768 113 4g5 658 ll U02I9 6,62
- En ce qui concerne l’éclairage, nous pouvons citer l’exemple de Goney Island, l’un des endroits d’excursions le plus connu des Etats-Unis. En 1897 la société Edison de Brooklyn installa j5 lampes à incandescence à Goney Island. Sur les courbes du 2 juillet 1904 on trouva pour la consommation d’électricité de Goney Island une pointe qui, entre g et 10 heures du soir, dépasse 8000 kilowatts. Gela tient à ce que l'été, tous les américains affluent en ce point où sont installés un grand nombre de salles de danses, théâtres et jardins publics brillamment éclairés. Une tour est illuminée au moyen de 45.000 lampes à incandescence 5 une autre porte 5ooo lampes rouges placées à 10 centimètres les unes des autres.
- Une des particularités des stations centrales américaines est leur uniformité. Si l’on fait abstraction des turbines à vapeur, dont l’introduction est récente, les stations américaines ont presque toute la disposition suivante :
- La salle des chaudières contient de longues rangées de chaudières à tubes avec dispositifs automatiques pour le chauffage, qui est assuré au moyen de petits moteurs électriques ou parfois à vapeur. Le charbon est amené par eau partout où cela est possible, et déchargé au moyen d’appareils ingénieux jusqu’au point d’utilisation. L’eau d’alimentation et de condensation est généralement prise dans les fleuves auprès desquels sont installées les stations centrales.
- La salle des machines contient la plupart du temps de très grosses unités composées de machines verticales compound, accouplées à des générateurs triphasés. L’uniformité est étonnante et s’explique par le fait que les groupes d’une puissance supérieure à 1000 chevaux sont toujours construits par la Cie Westinghouse et la General Electric Cie pour la partie électrique, et par la Westinghouse et la Hallis Chalmers Bullock C*e pour la partie mécanique.
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & Cic
- Société Jtnonyme au Capital de 1.300.000 francs
- Siège Social et Usine à Lyon : il, Chemin du Pré-Gaudry
- CABLES ÉLECTRIQUES SOUTERRAINS, SPÉCIALITÉ POUR HAUTES TENSIONS
- 20.000 Volt» et au-delà
- Fournisseurs du Secteur des Champs-Elysées à Paris de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- p.r148 - vue 676/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 1er Avril 1905
- CX LIA
- Dans un grand nombre de cas, on place à côté des inducteurs tournants, un volant; fréquemment le dynamo est encadrée entre entre deux machines verticales compound ayant chacune le 1/2 de la puissance totale.
- Comme tensions normales on emploie généralement les tensions de 3ooo, 6000, 11000 volts ; comme fréquence normale 25 périodes; et, comme transformateurs normaux reliés à la haute tension par des câbles isolés au papier, des transformateurs monophasés de grande puissance avec refroidissement par air ou par huile.
- La Westinghouse C'e ne construit pas de transformateur triphasé. La General Electric Cic en construit avec les 3 noyaux dans un même plan. Dans presque tous les cas le courant à haute tension est amené à des sous-stations qui le convertissent en courant continu au moyen de groupes moteurs générateurs ou de eommutatrices. Ce courant continu est distribué sous 55o à 600 volts pour les tramways et sous 2 X 120 volts pour la lumière. On ne rencontre pas de distribution sous 2 X 240 volts : une telle installation a été récemment décrite comme une nouveauté à la réunion de la National Electric Ligct Association à Boston. On donne comme raison que la lampe à 220 volts a, pour de faibles intensités lumineuses, un beau-
- coup plus mauvais rendement que la lampe à 110 volts.
- Dans les petites stations centrales de l'ouest on rencontre encore des machines électriques dignes de figurer seulement dans des descriptions historiques : ces dynamos alimentent des circuits de lampes à arc en série d’ancien modèle. Dans toutes les installations récentes, on emploie des lampes à arc en vase clos à longue durée à courant alternatif.
- MOTEURS MONOPHASES
- Là ou les courants triphasés sont distribués sous faible tension, on trouve très fréquemment des moteurs monophasés d’une puissance allant jusqu’à 35 chevaux. Ce fait est en contradiction complète avec nos idées actuelles, car dans nos stations centrales à courants triphasés, on n’emploie les moteurs monophasés que pour de très faibles puissances. L’adoption, de ces moteurs monophasés est due à une économie assez sensible dans les frais d’acquisition et d’installation. Presque tous sont fournis par la Wagner Electric Mnfg G0 de Saint-Louis qui exploite un brevet Arnold ; ils démarrent comme moteur à répulsion et fonctionnent ensuite comme moteur d’induction lorsque le synchronisme est presque atteint. La Wagner Electric Mnfg G0 construit en ce moment un moteur Schüler.
- SOCIÉTÉ NOUVELLE
- ACCUMDLATEDRS B. G. S
- Société Anonyme au Capital de 300.000 francs
- 34, pue Piepret, NEUILLY-SUR-SEINE
- Kaltcrics stationnaires de toutes puissances
- Accnmulateius légers pour traction électrique
- Déments transportables pour allumage de Moteurs à explosion — Électricité médicale, etc.
- TELEPHONE : 540-13
- MÉDAILLE D’ARGENT : PARIS 1900
- p.r149 - vue 677/685
-
-
-
- CL
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 1er Avril 1905
- A Chicago sont en fonctionnement i.5oo moteurs monophasés, pour des puissances comprises entre i et 5 chevaux. A Cincinnati, la Gaz and Electric C° emploie des moteurs de ce type dont la puissance atteint i5 chevaux, et les 15 installations du Public Service Corporation de New-Jersey sont faites avec des moteurs monophasés d’une puissance maxima de 35 chevaux.
- A Chicago la charge moyenne absorbée par les moteurs sur les stations centrales Edison était, en 1899, les 24 % de la charge totale ; en 1903 ce
- chiffre s’était élevé à 46,5 %, quoi qu’en même temps la puissance absorbée par l’éclairage ait subi une augmentation de 124 % E11 4 ans 1/2 la puissance nécessaire à l éclairage a donc doublé, et la puissance nécessaire aux moteurs a plus que triplé.
- A Cincinnati la puissance absorbée pour la force motrice était de 7.760 chevaux et s’est élevée à 8.83o chevaux en janvier 1904.
- Le prix normal du courant est de 20 cents pour la lumière et de 10 cents pour la force motrice, soit 1 fr. 4 ° fr. 62 centimes. Les tarifs com-
- portent des prix décroissants suivant la demande de courant, ainsi que le montre le tableau ci-dessous :
- CONSOMMATION MENSUELLE en kilowatts-heure PEORIA GAZ ET ELECTRIC C° CINCINNATI GAZ AND ELECTRIC C°
- o à 100 10 cents 9 cents
- ioi à 200 9 8
- 201 à 3oo 8 7
- 3oi à 4oo 7 è
- 4oi à 5oo 6 5 de 4oo à 800
- 5oi à 700 5 4 au-delà de 800
- 701 à 1000 4
- 1001 à i5oo 3,5
- i5oi à 2000 3
- au-delà 2,8
- En terminant nous indiquerons quelques chiffres pris dans les statistiques.
- En 1902, il y avait aux Etats-Unis 3.620 stations centrales en exploitation. Les frais d’installation de toutes ces centrales s’élevaient à 5o4,74 millions de dollars ; les recettes brutes atteignaient 85,y millions de dollars. En outre, il y avait encore 2Ô2 stations centrales de traction et 5o.ooo intallations privées.
- Les 3.620 stations centrales comprenaient 5.980 machines à vapeur d’une puissance totale de 1.379.941 chevaux soit 280 chevaux par machine, et 1.390 moteurs hydrauliques d’une puissance de 438.472 chevaux soit 315 chevaux par moteur. Le
- Seuls Représentants pour la France
- e.=h. eaoieT & e\3
- 12, rue Saint-Georges, PARIS
- Appareil Portatif d’Essais d’isolement
- SYSTEME EVERSHED
- Peut être employé par un homme seulement.
- Il n’y a qu’à tournée la manette et lire.
- Cet appareil est universellement employé depuis 45 ans
- EVERSHED & VIGNORES, Lu
- AGTON LANg WORKS
- CKiswicJt. London AV.
- GENERAL ELECTRIC DE FRANGE L
- Ii XJ GIE N ESPIIX, .Administrateur-Délégué
- D
- llbis, rue de Maubeuge, PARIS
- Représentants Exclusifs de :
- GENERAL 11.1(11!IC O Ld de LONDRES, BIRMINGHAM, MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS — MOTEURS — LAMPES A ARCS — LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREIL DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES
- Lampes à Incandescence “ ROBERTSON ” etc., etc.
- p.r150 - vue 678/685
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Electrique du l" Avril 1905
- CLI
- nombre de dynamos était de 12.48/5 représentant 1.624-980 chevaux soit i3o par dynamo.
- La fourniture de courant atteignait 2,6 milliards de kilowatts-heure, soit 25 °/0 de ce qu’aupaient pu donner les centrales travaillant à pleine puissance pendant 2heures. Cette énergie électrique alimentait 386.698 lampes à arc, 18.2 millions de lampes à ipcandescence et 99.102 moteurs représentant 619.283 chevaux (soit 6,25 chevaux par moteur en moyenne). En outre, ces stations centrales alimentaient 2.379 voitpres de tramways. Les 2Ô2 stations centrales de traction, fournissant en outre pour 7 millions de dollars de courant pour la lumière et la force motrice produisaient en tout 2,26 milliards de kilowatts-heure. Outre les tramways, elles alimentaient 33.863 lampes à arc, i.,4 Rfillioua de lampes à incandescence et 10.049 moteurs de 35.688 chevaux soit 3,6 chevaux en moyenne par moteur.
- II y avait donc ;
- Stations centrales d’éclairage. Stations de traction InsUlla- lions KILOWATTS kilowatts
- 3620 262 pour i,2X toi pour 0,8 X loli soit 332 en moy. soit .8200 en moy.
- Total. . . ,.
- 8872 2 X io1’ soit 617 en moy.
- Comparons ces chiffres à ceux d’une grande nation européenne : En Allemagne, pp avril iqqS, il y ayait 939 installations représentant 3g5.420 kilowatts de machines et 85-187 kw. d’accumulateurs. La puissance moyenne d’qne station centrale était donc d’environ 5oo kw.
- B L.
- CONGRÈS INTERNATIONAL DES CHEMINS DE FER * 1
- Traction électrique. — Rapport de M. Ernest Gjérard, Inspecteur-Général, Chef de Cabinet du Ministre dps chemins de fer de Belgique.
- Dans son rapport sur la traction électrique en Angleterre et en Belgique, M. Ernest Gérard expose pn détail l’équipement électrique récent des cinq lignes anglaises : Lancashire, Yorkshire Ry, (banlieue de Liverpool) ; A jersey Baijway ; -Métropolitain de Londres; Metropolitan District Ry, Nortli Easteru By (Banlieue de Newcastle).
- |1 s’agit là de lignes métropolitaines ou de banlieue à trafic particulièrement intense et qù les traips sq composent uniformément de voitures automotrices et de remorque, sans locomotive.
- Dans toutes ces installations, une station centrale, pourvue dans quelques pas de turbines à vapeur, produit du courant triphasé à haute tension, qui est transformé par un certain nombre
- (1) Voir l’Eclairage Electrique, tome XLII, page CV. 4 mars
- i 1905.
- ------------------------------------------
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- PERLES ELECTRIQUES WEISSMANN
- PARIS — 37, Rue Taitbout Téléphone i23-i3
- APPAREILS D’ÉCLAIRAGE PAR L’ÉLECTRICITÉ de grande décoration et de tous styles sans douilles ni culots (Système breveté en tous pays.)
- FRISES, GUIRLANDES et APPLIQUES POUR GLACES, LUSTRES, PLAFONNIERS, Etc.
- Modèles exclusifs et essentiellement nouveaux EXÉCUTION TRÈS RAPIDE SUR DESSINS DE MM. LES ARCHITECTES ET DÉCORATEURS
- Exposition de Saint-Louis, MÉDAILLE I) 0R
- Salon de VAutomobile 1904 (Concours de Décoration des Stands) Grand Prix de l'Automobile Club de France (Stand Ttotchkiss)
- Exposition l'iiivei selle 11)00 Médaille d Arijenl
- pour*
- Voitures Electriques Stations Centrales Eclairage des Habitations Allumage des Moteurs
- Bureaux et Usine: 27, rue Cavé, à I.UYU.UIIS — Téléphone: S37-58
- p.r151 - vue 679/685
-
-
-
- GUI
- Supplément h L Éclairage E!e< trique du 1er Avril 1005
- de sous-stations, en courant continu à 5 et Goo volts. C’est ce courant pris sur le troisième rail à grande conductibilité qui alimente le moteur des automotrices. Dans les lignes métropolitaines un quatrième rail, placé au milieu de la voie assure le retour du courant, afin d’éviter les phénomènes d’électrolyse qui endommagent les conduites d’eau et de vapeur.
- Les voitures automotrices sont munies suivant les cas du système du train contrôle Westinghouse ou Général Electric qui permet au mécanicien placé dans la voiture de tête de régler les moteurs de toutes les automotrices.
- Les voitures automotrices et de remorque varient comme dispositions intérieures avec chaque compagnie, il n’y a donc pas encore de type établi comme pour les voitures de tramways dont cependant le rôle est à peu près identique.
- La partie de ce rapport qui a trait d’une part aux frais d’établissement et, d’autre part, aux résultats financiers d’exploitation, est forcément un peu écourtée, ces installations étant encore récentes. . Les résultats techniques fournissent néanmoins des | renseignements intéressants et montrent dans | quelle mesure la traction électrique permet l’amé- j lioration des trains à arrêts fréquents. j
- Ce rapport se termine par quelques notes sur \ des voitures automobiles électriques isolées. J
- Les conclusions de ce travail confîrinént les !
- conclusions de M. F. Dubois, ' « les résultats connus donnent un accroissement immédiat du nombre de voyageurs et de la recette, une forte diminution des dépenses par train-kilomètre -, une augmentation de la vitesse, une amélioration du confort, surtout en tunnels, et, partant, une sérieuse répercussion sur le mouvement des voyageurs », et le rapporteur ajoute que (( les dangers, pour la circulation des personnes, au voisinage du troisième rail, ainsi que ceux qui naîtraient des courts circuits, peuvent être aisément écartés ».
- Service par automobiles.— Rapport de MM. Le-chelle, E. Sartiaux et Keromnès.
- Les rapporteurs, après avoir rappelé l’étude faite à la session de Paris du Congrès des chemins de fer en 1900 sur « l’emploi des voitures automobiles » et les conclusions formulées par le Congrès, définissent la question précise qu’ils ont examinée et qui a pour objet l’étude de l’emploi des voitures automobiles et automotrices sur rails pour l’exploitation des lignes de chemin de fer d’intérêt général ou d’intérêt local à voie large et à voie étroite. Ils ont ainsi exclu de leur exposé la question des voitures automobiles ou automotrices des tramways, des automobiles employées sur route, des tricycles ou quadricycles à l’usage
- (*) Voir VEclairage Electrique, tome XLII, pagx; XC, 25 février 1805.
- ÊLÉGRHPHIE SA NS FIL
- Système ROCHEFORT
- Adopté par la Guerre, la Marine et les Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement
- POSTES COMPLETS - - ORGANES SÉPARÉS
- ÉLECTRICITÉ MÉDICALE, brevets Rochefort
- Société anonyme MORS, 48, rue du Théâtre (XVe arr*). — Téléphone 710*43
- Catalogues, Devis, Renseignements, franco sur demande
- C. OLIVIER et C"
- Ingénieurs-Constructeurs à ORNANS (Doubs)
- DYNAMOS, ÉLECTRO-MOTEURS Transformateurs, Survolleurs, Soudure électrique CORPiŒSSITÜS l)’ \m DÆCHUQlfiS, bUiPES A AUC
- H<*pivsenlan1 pûnôral :
- G. 9, rue Louis-le-Grand, P/\RIS
- TÉLÉPHONE: 154-06
- p.r152 - vue 680/685
-
-
-
- Supplément à L Eclairage Eleclrujut du l°r Avril 11)05
- CfJII
- du personnel des compagnies ou de la poste ainsi que l’emploi de la traction électrique sur des lignes uniquement Aménagées à cet effet au moyen d’un troisième rail ou d’un trolley.
- La première partie de l’exposé est consacrée à une énumération et à une description techniques des voitures étudiées, qui ont été mises en service par les diverses compagnies depuis 1900. Les rapporteurs ont successivement envisagé les différents systèmes de voitures automobiles et automotrices en les distinguant d’après le genre de la force motrice qui lait le but de leur construction et en indiquant les Etats qui les utilisent. Citons parmi les voitures décrites : pour les voilures à vapeur les nouvelles voitures des compagnies françaises, les voitures de l’Etat Belge, des chemins de fer fédéraux suisses, de l’Etat du Wurtemberg et les voitures Anglaises ; pour les voilures à pétrole ou à essence, les voitures suisses, Wurtem-bergeoises et anglaises ; pour les voitures électriques, celles des chemins de fer italiens et de l’Etat saxon 5 enfin un dernier paragraphe est consacré à une voiture d’un système mixte (pétrole-électricité) employée par la compagnie du Nortli Eastern Railway.
- Les rapporteurs ont cherché, dans la deuxième partie, à dégager les quelques données d’exploitation qu’ils ont pu recueillir. Ils ont examiné:
- La nature des services effectués par automobiles, service sur lignes secondaires et services sur lignes principales 5
- La capacité des^ divers véhicules, leur poids mort et les vitesses de transport ;
- Un certain nombre de données sur le prix de revient ;
- Enfin, conformément au vœu émis par le congrès de 1900, ils terminent la seconde partie par quelques mots sur la réglementation des services par automobiles et automotrices.
- L’exposé s’achève par un court résumé indiquant l’extension que l’emploi des voitures automobiles et automotrices sur rails a pris depuis 1900;
- les types de voitures qui sont le plus en faveur et les avantages comparés de ces divers types entre eux et par rapport à la traction par locomotive.
- Les conclusions soumises au Congrès de 1905 sont les suivantes : 1
- i° Les essais de voitures automobiles et automotrices se sont multipliés depuis quelques années d’une façon importante soit pour l’exploitation des lignes à faible trafic, soit sur les lignes à circulation active et on peut espérer dès à présent, que ces voitures constitueront un nouvel engin d’exploitation très précieux appelé sur certaines lignes à un grand avenir.
- 20 11 est désirable que les administrations de chemins de fer poursuivent leurs essais, dans cette voie et s’attachent spécialement à rechercher les divers types de service qui répondent à ce nouveau moteur et les avantages qu’il présente pour le public et pour les administrations de chemin de fer, notamment en ce qui concerne le prix de revient.
- 3° Enfin, il importe que toutes les simplifications reconnues ou à reconnaître, de nature à faciliter l’emploi économique des voitures automobiles et automotrices, soient apportées aux règlements en vigueur.
- L'exposé est suivi de deux annexes:
- L’une donnant le questionnaire détaillé qui a été adressé aux diverses administrations faisant partie du Congrès.
- L’autre, la liste des administrations de chemin de fer ayant répondu au questionnaire.
- (!) A la i3c assemblée générale de l'Union internationale des tramways et chemins de fer d’intérêt local (congrès de Vienne), M. Ziffer avait présenté un rapport sur le même sujet. Il concluait, également, après une étude détaillée des différents types en service, que remploi de voitures automobiles sur les grandes lignes de chemins de fer, permet la réalisation d’économies par suite de la substitution de ces véhicules aux trains ordinaires pendant les heures de trafic réduit. Sur les lignes secondaires, il donne aussi le moyen de faire une exploitation dans les conditions les plus économiques.
- BREVETS
- La liste des brevets français est communiquée par II. JOSSE, 17, boulevard de la Madeleine
- Génération et Transformation 347.903 du i4 novembre 1904. — Lehmann. Moteur à répulsion cumpensé.
- 347.941 du i5 novembre 1904. — Michel. Application de la stéatite à la construction des collecteurs des magnéto et dynamo-électriques. 348.027 du 19 novembre 1904. — Société alsacienne de constructions méçaniques. Perfection-
- nement dans la construction des dynamos à grande vitesse.
- 348.284 du 2 février 1904. — Le Moal. Dynamo-planétaire.
- 3/j8.3ao du 28 novembre 1904. Latour. Perfectionnement aux moteurs à courants alternatifs à collecteurs.
- 348.335 du 28 novembre 1904. — Société alsa-
- p.r153 - vue 681/685
-
-
-
- Cl AV
- Supplément.à L’Éclairage Electrique du l'r Avril 1905
- CIENNE DÉ CONSTRUCTIONS MECANIQUES. Perfectionnements dans lès dynamos à courant alternatif.
- 348.44a du 16 juillet 1904. — Yarret. Perfection-rieriiënts aux machines électro-statiques.
- 348.447 du 16 septembre 1904. — SociEtE siemens-
- SCHUDKERT VVERKE GESELI.SCHAFT MIT BESCHRANKTER
- iiaFtung. Disposition pour assurer la mise en marche et le fonctionnement d’un certain nombre d’électro-moteurs indépendants les uns des autres, dont le chargement subit de fortes variations.
- 348.533 du 28 novembre 1904. — Heyland. Couplage pour transformateurs de compoundage et autres appareils similaires.
- 348.58o du 5 décembre 1904. — Lewis. Perfectionnements dans les moteurs électriques du type à induction.
- 348.732 du 20 février 1904. — De Paria. Transformateur de courants alternatifs en courant continu.
- 348.945 du 26 août 1904. — Ateliers Thomson-IlbuSTüN. Dynamos et moteurs électriques.
- 348.969 du 29 novembre 1904. — Ateliers Thom-ton-Houstoix. Dispositif dé compoundage rationnel de dynamo à courant continu.
- Piles et Accumulateurs
- 348.6o5 du 6 décembre 1904. — Brousseau. Accumulateur électrique à électrolyte haloïde.
- 348.637 du 8 décembre 1904. — Dinin. Bouchon pour accumulateurs éléctriques.
- 348.746 du 10 décembre 1904. — Edison. Accumulateur.
- Transmission et Distribution
- 347.379 du 12 novembre 1904. — Frankel. Pince d’essaÿage pour lignes électriques.
- 348.910 du 17 novembre 1904. — Grivolas. Interrupteur électrique.
- 347.916 du 16 novembre 1904. — Choulet. Disjoncteur multipolaire automatique à minima.
- 347.966 du 16 novembre 1904. — Berry. Appareils pour la distribution des courants alternatifs.
- 347.077 du 17 novembre 1904’ — G. et H. B. De la Mathe. Câbles souples électriques.
- 347,982 du 17 novembre 1904. — Interrupteur trembleur pour bobines d’induction.
- 348.266 du 25 novembre 1904. — SociEtE cooper hewitt Electric company. — Procédé perfectionné pour augmenter les variations d’énergie dans les circuits éléctriques.
- 348. 3o8 du 26 novembre 1904. — CeRvera. Régulateur-disjoncteur électro-magnétique.
- 348.3i8 du 3o novembre 1904. — Boutemy. Baguette à projection pour üls conducteurs d’électricité.
- 348. 5ocf du 19 novembre 1904. — SociEtE française des procEdEs j. l. Routin pour le compoundage Electro-mEcanique des groupes Electrogènes. Régulateur électrique.
- 348.571 du 5 décëmbre 1904. — Schaffer. Dispositif pour empêcher les elfets nuisibles des courts-circuits dans les réseaux de distribution. 348.439 du 9 févriér 1904. — Hallot. Dispositifs de conjonctions électriques.
- 348.826 du i3 décembre i9o4. — SociEtE industrielle des tElEphones. — Appareil de protection pour circuits électriques.
- 348.894 du 3 décembre 1904. — SociEtE Siemens
- ScHUCKERT WeRKE GeSELLSCHAFT MIT BeSCHANKTER
- Hafftung. Circuit à vibration pour augmenter la portée des appareils de sûreté contre les excès de tension.
- 348.934 du i4 décembre igo4- — Burns. Contrôleur de puissance maximum pour canalisations électriques.
- Éclairage
- 348.127 du 19 décembre 1905. — Seve. Lampe électrique portative de piano, transformable.
- 348.225 du 24 novembre 1904. — Bisson, Berges et Cie. Commande des charbons pour lampe en V.
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- RELATIONS DIRECTES ENTRE PARIS & L’ITALIE (viâ Mont-Cenis)
- BILLETS D'ALLER ET RETOUR de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise Florence, Rome et Naples
- (viâ Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modane)
- De Paris à : 1™ Cl. 2* Cl. 3* Cl.
- Turin 147 » 106 15 69 25
- Milan 164 80 116 75 9
- Gènes 169 80 121 40 9 Validité : 30 jours.
- Venise 216 35 153 75 9
- Florence 217 40 154 80 »
- Rome 266 90 189 50 9 — 45 jours.
- Nazies 315 50 223 50 *
- La durée de validité des billets valables 30 jours peut être prolongée de 15 jours et celle des billets valables 45 jours peut être prolongée de 22 jours, moyennant le paiement d’un supplément égal à 10 ”/<, du prix du billet (cette prolongation ne peut être accordée que par les gares de départ et de destination du billet).
- D’autre part, la durée de validité des billets d’aller et retour de Paris à Turin est portée gratuitement à 60 jours lorsque ces billets sont délivrés conjointement avec un billet dé voyage circulaire intérieur italien ou avec un billet d’aller et retour “ Turin-PalermeJ’, ou encore lorsque le voyageur justifie avoir pris, à Turin, soit un billet de voyage circulaire italien, soit un billet d’abonnement spécial italien.
- Arrêts facultatifs. — Franchise de 30 kilog. de bagages sur le réseau P.-L.-M.
- Trajet rapide en 1" et 2e classes, de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise et Rome, sans changement de voiture.
- p.r154 - vue 682/685
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du l*r Avril 1905
- CLV
- 348.981 du 29 février 1904. — Batault. Perfectionnements aux lampes à arc à courant continu ou alternatif.
- Télégraphie et Téléphonie
- 348.o5a du 11 novembre 1904. — Bullard, tSys-tème d’intercommunication téléphonique automatique à petit nombre de lignes.
- 348.i40 du 28 janvier 1904. — Bourdil. Perfectionnement apporté aux microphones.
- 348.196 du 23 novembre 1904: — Stone. Télégraphie sans fil.
- 348.197 du 23 novembre 1904. Stone. Télégraphie sans fil.
- 348.198 du 23 novembre 1904. — Stone. Télégraphie sans hl.
- 348.199 du 23 novembré 1904. — Stone. Télégraphie sàns fil.
- 348.524 du 23 novembre igo4- — Stone. Télégraphié sariè fil.
- 348.025 'dû à'3 hotéhibré 1904. — StoNË. Télégraphie sans fil.
- 348.526 du 23 novembre i§b4i — StoNe. Télégraphie sàiis fil.
- 348.527 du 23 novembre 1904. —Stone. Télégraphie sans fil.
- 348.4oi du 8 février 1904. —: Société dë matériel télé^hONiQuEi Récepteur téléphonique.
- 348.407 du Ier Üécèmbré 1964. — Hammond. Tableau de distribution pour systèmes télégraphiques, téléphoniques et autres.
- 348.5g5 du 6 décembre 1904. — Eisenstein.
- Transmetteur pour téléphonie sans fil.
- 348.522 du 22 novembre 1904. — Magini. Mode d’application d’un cohéreur à des transmissions électriques de toutes sortes.
- 348.974 du 3 décembre 1904. — Kitsee. Télégraphie sous-marine.
- Mesures
- 347.967 du 16 novembre 1904. — Geisel et Lange. Système de contrôle de moteurs électriques.
- 347.911 du i5 novembre 1904. — Conrad et Bradshaw. Wattmêtre à courant alternatif.
- Divers
- 348.008 du 18 novembre i9o4- — Atkins. Electrodes pour appareils d’électrolyse.
- 348.749 du 10 décembre 1904. — Sipe. Solénoide. 348.791 du 12 décembre 1904. — Société Badis-che Anilin et Soda Fabrice. Four électrique pour la réaction de corps gazeux.
- 348.944 du i5 juin 1904. Firme Wagner et Crand. Dispositif interrupteur électromagnétique pour machines distributrices mécaniques, par exemple pour machines à composer et machines à distribuer en typographie.
- 348.947 du 3 septembre 1904. — Laur. Appareil pour varier le potentiel et renverser lé courant.
- AVIS
- Association des industriels d’Italie pour prévenir les accidents du travail.
- Parmi les prix proposés par cette association à l’occasion de 1 ’Exposition de Milan^ 1906, nous relevons les suivants :
- A. — Médaille d’or et 8000 francs, pour un nouvel appareil destiné à éliminer complètement les effets dangereux pour la vie humaine d’un contact éventuel entre le circuit primaire et le circuit secondaire d’ün transformateur de tension électrique.
- Cet appareil devra être construit de façon à cé que, tout en répondant à sa fonction principale, il ne puisse ni interrompre, ni même altérer le fonctionnement du transformateur sous l’irifluence d’une suré!éiration de tension ou à la suite d’une décharge atmosphérique.
- B. — Médaille d’or et 1000 francs, pour un bon type de grue ou de treuil muni d’un nouveau dispositif à la fois simple et pratique pour empêcher absolument la rotation des manivelles à la descente de la charge.
- C. — Médaille d'or et 500 francs, pour un appareil de sûreté simple, robuste et parfaitement efficace, pour arrêter automatiquement, en cas de rupture du câble de traction, des wagonnets en mouvement sur un plan incliné.
- COMPAGNIE ÉLECTRO-MÉCANIQUE
- Société Anonyme au capital de i.500.000 francs
- Siège social : 11, Avenue Trudaine, PARIS. — Usine AU BOURGET (Seine)
- MATÉRIEL ÉLECTRIQUE
- sr.~:
- fffî
- BROWN, BOVERI ET CIE
- ----
- TURBINES 4 V$P£UR
- BROWN, BOVERI-PARSONS
- p.r155 - vue 683/685
-
-
-
- CL VI
- cf*X 1er Avril iviud
- Cet appareil devra être applicable aux installations existantes.
- Les concurrents devront se conformer aux conditions générales suivantes ;
- Art. r. — Les aspirants aux Concours devront adresser leurs demandes, avant le 3i juillet 190b, à la Présidence de l’Association des Industriels d’Italie cour prévenir les Accidents du Travail, Foro Bonaparte 61, à Milan.
- Art. 2. — Les appareils inscrits pour le concours à l’un des prix indiqués aux paragraphes A, B, C, du Programme ci-joint devront être présentés dans leurs dimensions normales d’emploi et en état d’être soumis aux essais. Ils devront être exposés dans l’enceinte de l’Exposition de Milan 1906, où ils seront envoyés par les soins et aux Irais des Concurrents, dans les délais de temps qui auront été fixés par le Comité de l’Exposition.
- Art. 3. — Les Concurrents qui entendront
- exposer leurs appareils dans la section spéciale de l’Association auront la jouissance gratuite de l’espace qu’ils occuperont. Dans ce cas, ils devront joindre, à leur demande d’admission aux Concours des indications précises relativement à l’espace dont ils auront besion.
- La Présidence de l’Association se réserve de statuer sur l’admission des demandes qui lui seront adressées.
- Art. 4- — Les concurrents qui préféreront exposer leurs appareils dans d’autres sections, devront permettre l’application d’un placard indiquant que les appareils ont été présentés au concours de
- l’Association. Ils devront, en outre, adresser à la Présidence de l’Association, avant le ier janvier 1906, un dessin détaillé et soigneusement exécuté de chaque appareil du concours qu’ils entendront exposer dans leur section particulière,
- Art. 6. — Les appareils présentés au concours resteront la propriété des concurrents qui les auront exposés ; l’Association ne se réserve que le droit de conserver les dessins, modèles et descriptions.
- Les systèmes réalisés par ces appareils resteront de même, la propriété des inventeurs qui devront prendre en temps utile, les mesures nécessaires à la sauvegarde de cette propriété.
- Art. 7. — L’Association se réserve le droit, après la clôture de l’Exposition, de publier dans le mode le plus convenable, la description des appareils et dispositifs présentés au concours.
- Art. 8. — Une Commission spéciale, nommée par le Conseil de Direction de l’Association, procédera à l’examen des appareils et systèmes présentés à chacun des concours 5 ceux d’entre eux qui recevront un premier jugement favorable seront soumis aux essais •, on en fera ensuite le classement par ordre de mérite pour chaque concours, et sur les conclusions définives du rapport de la Commission, le Conseil de Direction de l’Association décidera sans appel sur l’attribution des récompenses et des prix.
- N. B. — S’adresser au Directeur de l’Association, Foro Bonaparte, 61, à Milan pour obtenir des explications plus détaillées.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CATALOGUES FRANCO
- TE LE PHONE 571-0-4
- p.r156 - vue 684/685
-
-
-
- p.n.n. - vue 685/685
-
-