L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- PROFESSEUR AU COLLEGE DE FRANCE,
- MEMBRE DE l'iNSTITUT.
- G. U PPM AN N
- PROFESSEUR A LA SORBONNE,
- MEMBRE DE L’iNSTITUT,
- f A. POTIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE DES MINES. MEMBRE DE L’iNSTITUT. .
- A. BLONDEL
- INGÉNIEUR DES PONTS ET CHAUSSEES. PROFESSEUR A L*ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES,
- D. MONNIER
- PROFESSEUR A L'ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES.
- Eric GERARD
- DIRECTEUR DE L’iNSTITUT ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE,
- H. POINCARÉ
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- WITZ
- A.
- INGENIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES, PROFESSEUR A LA FACULTE LIBRE DES SCIENCES DE LILLE,
- TOME XLIV
- 3me TRIMESTRE 1905
- ADMINISTRATION ET RÉDACTION
- 40, RUE DES ÉCOLES, 1^0
- PARIS Ve
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- Tome XLIV
- Samedi 8 Juillet 1905.
- 12‘ Année. — N° 27.
- aque
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut/— A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées-Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. -G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H, POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - f A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. »
- SUR LA CONSTRUCTION RATIONNELLE DES TRANSFORMATEURS TESLA (')
- L’auteur a indiqué antérieurement (2), pour la valeur du maximum de potentiel V2 à l’extrémité d’une bobine de Tesla, la formule suivante :
- (0
- v2 = pr
- 2j_ . 12
- Dans cette formule,/? représente un facteur qui dépend du décrément logarithmique
- moyen ^(y,, -f-y2) des deux circuits oscillants et de leur accouplement magnétique k%. F est
- la différence de potentiel initiale de l’étincelle primaire (potentiel explosif), C* est la capacité
- dans le circuit,primaire et C2 la capacité dans le circuit secondaire (bobine Tesla), j^est un
- ^12
- coefficient qui dépend de l’accouplement A:2 et des dimensions de la bobine Tesla : ce coefficient est un peu plus grand que l’unité.
- L’auteur se propose d’étudier comment on doit dimensionner la bobine Tesla pour que le potentiel V2 soit aussi grand que possible. Les expériences faites sur l’amortissement dans les circuits oscillants ont montré (3) que le décrément y* du circuit primaire est indépendant de la capacité Ct et de la self-induction h{ de ce circuit, quand la construction du condensateur et la longueur de l’étincelle répondent à certaines conditions. Le décré-
- (!) Drudes Annalen, janvier 1905.
- (2) Drudes Annalen, n° 13, 1904. - ' ,
- (3) Eclairage Electrique, tome XLII, 27 mai, 3 juin, 10 juin, 17 juin 1905, pages 283, 321, 361, 411.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- XLIV. — N® 27.
- ment y% de la bobine Tesla est pratiquement nul quand fl ne se produit pas de décharges par aigrettes et quand la bobine n’est pas reliée à une antenne car, dans ce cas, les lignes de force magnétiques sont dans les mêmes plans que les lignes de force électriques (plans méridiens contenant Taxe de la bobine), et d’après le théorème de Poynting, la bobine n’émet aucune radiation hertzienne.(1). Il ne peut y avoir radiation d’énergie que quand la bobine est reliée à des antennes prolongeant son axe et assez longues pour être le siège de courants d’une certaine intensité ; dans ce cas il existe des lignes de force magnétiques dans des plans perpendiculaires à l’axe de la bobine.
- Lorsqu’il se produit des décharges en aigrettes, le décrément y2 peut évidemment avoir une valeur importante, susceptible de modifier les résultats trouvés en supposant ce dévie-ment nul, mais, dans ce cas, on peut facilement se servir des conclusions trouvées en faisant l’hypothèse y2 = o.
- Le ternie 7., -j- y2 étant constant, la valeur de p dans la formule (1) ne dépend que de l’accouplement k2. Or celui-ci ne dépend que des proportions entre la hauteur de la bobine h, le diamètre de celle-ci 2r, le diamètre du circuit primaire 2rK et l’épaisseur 2pK
- du fil primaire. De même, le rapport dépend des proportions de ces quatre grandeurs
- O ? \i P\'
- La capacité C2 de la bobine Tesla sans antenne peut être exprimée par la formule
- où T représente une fonction qui dépend de l’argument--L’équation (1) prend alors la forme
- (3)
- P\j
- Il est clair que l’on peut obtenir des potentiels V2 d’autant plus grands que l’énergie primaire ^ F2C2 est plus considérable. Mais on ne possède que des sources de courant
- à haute tension (par exemple des bobines d’induction) d’une puissance limitée : d’autre part, si cette source de courant à haute tension était trop puissante, il serait impossible de former avec la capacité un circuit oscillant avec des étincelles vraiment actives : on est donc amené pratiquement, pour le cas qui nous occupe, à la condition auxiliaire que la capacité doit être regardée comme donnée. Le problème revient alors
- à ceci : pour quel rapport^ de la hauteur de la bobine à son diamètre, obtient-on, pour
- des valeurs déterminées de (F, Cù), r, r\, p\, le maximum du potentiel V2 ou, pour quelle L
- 27-
- valeur de—la fonction y de la formule (3) est-elle maxima, les valeurs de—et —étant
- *\ P\
- données?
- Il est facile de résoudre expérimentalement cette question en étudiant l’action d’un circuit primaire invariable sur différentes bobines Tesla ayant toutes le même rayon r et la même longueur d’ondes >, mais des hauteurs h différentes. Il est facile d’accorder sur la
- (!) Ce fait a été vérifié récemment par M. Nesper (Drudes Annalen, n° 15, 1904), Eclairage Electrique, tome XLII, 13 mai 1905, page 230.
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- 8 Juillet 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- /
- même longueur d’ondes / des bobines de différentes hauteurs en modifiant le pas d’enroulement des fils.
- Les expériences ont porté sur 5 bobines enroulées sur des cylindres d’ébonite. Leurs constantes sont indiquées dans le tableau ci-dessous :
- BOBINE 2 /• h h/-2r n S S V2;.
- A 6, i5 cm. 2,8 cm. 0.46 18 1,65 mm. 0,8 mm. 710 cm.
- B 6, i5 6,0 °,y8 25 2,5o 1,0 710
- C 6, i5 11.6 1 .89 33 3,63 i,5 698
- D 6,15 i5,5 2 ,Ô2 4,o8 0.8 706
- È 6, i5 21,7 3,54 44 5,07 0.8 706
- Comme circuit primaire, on a employé 3 circuits différents de dimensions :
- 1 219 = 12,5 cm. , 2/34,= 3 mm.
- 2 8,3 cm. 2 mm.
- 3 7,2 cm. 2 mm.
- Ces circuits (fig. 1) étaient formés chacun par deux demi-cercles : l’une des extrémités de chaque cercle portait une électrode de zinc et l’autre extrémité une pièce en laiton vissée dans la plaque du condensateur. Celui-ci était constitué par des plaques carrées en alu-
- K
- Fig. 1 et 2. — Détermination de l’accouplement magnétique K2 et mesure des longueurs d’ondes.
- minium de 18 cm. de côté placées dans un bain de pétrole et dont l'écartement était réglé jusqu’à la position de résonance par une vis micrométrique.. Tout près de l’extrémité des électrodes en zinc étaient connectés deux fils aboutissant aux bornes secondaires d’une petite bobine d’induction actionnée par un interrupteur Desprez ou par un interrupteur à turbine. La longueur de l’étincelle (environ 1/2 mm) était réglée pour obtenir le minimum d’amortissement dans le circuit primaire.
- Le circuit primaire était d’abord accordé sur l’une des bobines A et E : l’accord était déterminé par le maximum d’éclat d’un tube de Warburg placé près de l’extrémité de la bobine (tubes contenant du sodium et une seule électrode). Ensuite, on déterminait le potentiel maximum V2 à l’extrémité de la bobine soit en approchant de celle-ci un fil de cuivre isolé de 2 cm. de longueur et 1 mm. de diamètre et en déterminant la distance maxima A, entre le fil et l’extrémité de la bobine, pour laquelle des étincelles se produisent encore, soit en approchant un tube à air raréfié et en déterminant la distance maxima a pour laquelle la paroi du tube était encore fluorescente. On obtient des résultats plus
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — H* 27.
- exacts avec cette seconde méthode. Evidemment ces mesures n’ont aucun caractère de précision mais elles suffisent pour étudier l’effet produit par la variation du rapport ~ •
- On pourrait faire une mesure absolue du potentiel V2 en étudiant la déviation des rayons cathodiques dans un tube de Braun.
- , On déterminait aussi l’accouplement magnétique k2 en plaçant à proximité du système : excitateur K — bobineS, un circuit formé de deux fils parallèles fermés à une extrémité par un condensateur G et à l’autre extrémité par un pont mobile R (figure 1) ; un tube de Warburg était placé contre le condensateur G et le pont B était déplacé jusqu’à ce que l’éclat du tube soit maximum. Le circuit auxiliaire permet de mesurer la longueur d’ondes : en retirant la bobine 3 du circuit excitateur, on obtient la longueur d’onde propre ^ de l’excitateur : en plaçant la bobine dans le circuit, on trouve deux longueurs d’ondes > et X dont on peut déduire l’accouplement magnétique k2 entre l’excitateur K et la bobine S.
- (4)
- &
- A2 _ ;/2 /2 X'2 '
- 11 n’est pas nécessaire qu’il existe une concordance parfaite entre la longueur d’onde ^ de l’excitateur et la longueur d’onde propre \ de la bobine. En effet, quand on peut négliger vis-à-vis de les carrés des décréments logarithmiques, ce qui est toujours le cas ici, on a :
- (5) i >2 + ;/2 = à? +JS______________.
- ( >2 _ ;.'2 — K2 — /|)2 + 4l\j.l
- Si l’on pose :
- *?=*!(! +Ç)
- K ayant une valeur petite vis-à-vis de l’unité, il vient, en négligeant ç2 :
- /2 _|_ >.'2 — 2/2 _J_ 1
- (6) /2 — /2 — aA-2/2 /, q_ I A .
- Pour le calcul exact de \ il faut employer la formule
- ;2
- Ü+iZ;
- 2q
- En général la plus grande longueur d’onde \ est plus facile à observer avec le circuit de mesure DD que la plus courte X : cela provient d’une part de l’amortissement plus considérable de X et d’autre part de ce que, pour l’onde X les directions du courant dans l’excitateur K et la bobine Tesla S sont opposées, tandis que pour l’onde > ces courants sont de même sens. Par suite, pour la mesure de >. on peut placer le circuit DD à une distance plus grande de l’excitateur K, comme le montre la figure 2 ; au contraire, pour mesurer V, il faut placer ce circuit DD entre l’excitateur K et la bobine S (fig.l) ou tout au moins très près de l’un ou de l’autre. Les tableaux suivants résument les chiffres observés dans les expériences.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 9
- PREMIER CIRCUIT PRIMAIRE
- 2»’^ = 12,5 cm. 2(9( = 3 mm. = 2,o4, r{: pi = !iifi.
- BOBINE h/21’ k a A
- À o,46 0,209 7,4 mm. 10,0 mm.
- B 0,98 0,242 8,6 » 12,0 »
- C 1 ,89 0,202 9,3 » 12,7 »
- D 2,52 0,23g 10,0 » —
- E 3,54 0,218 8,8 » —
- DEUXIÈME CIRCUIT PRIMAIRE
- 21')= 8,3 cm. 2/5f = 2 mm. ri : r = i,35, ?•) : pK — 4i,5. ,
- BOBINE h/2r k a A
- A 0.46 0,435 14,7 mm. 8,5 mm.
- B — 0,98 0,445 16,4 » 9,5 »
- C !>89 0,392 17,3 » 10,0 »
- D 2.Ô2 o,364 i6,3 » :
- E 3,54 0,323 i3,o » —
- TROISIEME CIRCUIT PRIMAIRE
- 2/•) = 7,2 cm. 2p) = 2 mm.
- : r .= 1,17, /) :/5) = 36,o.
- BOBINE h/2r k a
- A o,46
- B 0,98 o,5i6 14,7 mm.
- G 1 ,89 o,434 20,0 d
- D 2 ,Ô2 o,3q5 22,5 ))
- E 3,54 0,333 15,5 »
- Les chiffres A et « sont des valeurs moyennes tirées de nombreuses observations : on voit qu’ils présentent des irrégularités puisque, dans les tableaux I et III, la bobine la plus efficace est la bobine D, tandis que, dans le tableau II, c’est la bobine C. On doit s’attendre théoriquement à ce que, pour l’accouplement le plus parfait, c’est-à-dire
- pour les valeurs ~ les plus faibles, la valeur la plus avantageuse de — soit plus petite
- que pour les valeurs ~ plus considérables, mais la bobine D ne devrait pas, dans le
- tableau III, présenter une valeur de a supérieure à celle de la bobine G. Il est possible que l'amortissement soit plus fort dans le troisième cas que dans le deuxième. En traçant
- les courbes de a en fonction de ~ pour j=i,z5 et pour ^=2* on voit que, dans le pre-nner cas, la valeur de a atteint un maximum] pour — =2 et, dans le second cas, pour — = 2,5 • La valeur de ~ est environ 40. Pour connaître approximativement les valeurs
- * * +
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 27.
- de la fonction y pour des valeurs voisines de —, on peut remarquer que les valeurs
- de a observées sont petites vis-à-vis de la hauteur de bobine h ; on peut donc admettre que l’action dans le tube à vide ne dépend que de l’un des pôles de la bobine Tesla, d’où il résulte que le potentiel V2 à la bobine de Tesla est à peu près proportionnel à a2.
- V,
- L’étude de a en fonction de —; conduit aux valeurs suivantes pour — en désignant par Vm la valeur maxima.
- h/zr : r = 2 l'K '• r r = 1,25
- a V2 : Ym a V2 : \m
- o,5 7,5 o,56 i4,i o,56
- I ,0 8,6 o,74 16,1 0,73
- i,5 9,4 o,88 17,8 0,89
- 2,0 9,8 o,96 18,9 1,00
- 2,5 10,0 1,00 i8,3 o,94
- 3.o 9,7 o,94 16,6 °,77
- 3,5 8,8 0,775 14,4 o,58
- Il a été dit plus haut que l’accouplement k ne dépend que des proportions des grandeurs A, /’, n, p\ et est indépendant du nombre de tours n de la bobine. Ce fait a été vérifié expérimentalement sur les bobines A, Ai et A2 qui avaient toutes trois le même diamètre 2r = 6,15cm, la même hauteur h = 2,8 cm, mais portaient différents nombres de tours d’enroulement /? = 18, n = 15 et n= 12. La valeur de l’accouplement avec le 2e circuit primaire fut trouvée égale à 0,435 pour la bobine A, à 0,44 pour la bobine A^ et à 0,45 pour la bobine A2. En outre, deux bobines Eh et B2 donnèrent, avec le deuxième circuit primaire, les résultats suivants :
- BOBINE 2 r h h 2 r n k n 1
- B1 5,2 6,0 1,15 3o 1,60 1,60
- b2 6,4 10,4 1,62 3o 1,3o 1,3o
- Enfin deux bobines ayant un diamètre de 6,5 cm. et une hauteur de 7,4 cm. c’est-à-dire ^ = 1,2^ portant 30 et 24 tours, présentaient la même valeur pour k.
- La valeur du facteur d’accouplement k dépend peu du rapport^-On a :
- .—............ 7.2__________________________C2L2j
- ~ LtL2
- •La self-induction Li du circuit primaire a la valeur
- Lt = 4ttt,
- £nat 8 —
- P\
- Les valeurs de LH2L21L2 dépendent à peine du rapport- ; par suite, quand ce rapport
- P\
- diminue, la valeur de k doit croître un peu.
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- 11
- Lorsque, par exemple, le rapportpasse de la valeur 40 à la valeur 20, la self-induction baisse de 3,77 à 3,07 : k augmente donc dans le rapport soit 11%.
- La longueur d’onde >.< de l’excitateur a pour valeur :
- b —1 27T v/L1G4 .
- La longueur d’onde \ de la bobine a pour valeur :
- /2 ~‘if. nnrn
- où f est un facteur dépendant des valeurs de — et| et de la nature du noyau de la bobine.
- Pour
- =i2 (résonance),
- L, = 4^ (lognat 8 ^ ----- 2^
- on obtient :
- (?)
- Si l’on pose
- il vient
- (8)
- »=4(<)
- 71 r\ ( lognat 8 U _ 2 j C< = f2l'2n2 =
- ? = * ’
- = (lognat 8 fl -2)
- Au moyen de cette équation, on peut calculer le rayon et la hauteur de la bobine quand Ci,g,p,q sont connus.
- Si l’on pose :
- r* = «-VG4 (lognat 8-'-a")
- r V P\ /
- (8')
- et si l’on suppose que le rapport entre le pas d’enroulement de la bobine, placée sur un cylindre creux en ébonite mince ou en papier, et l’épaisseur du fil § ait la valeur | = 2,4,
- le coefficient a aies valeurs suivantes pour différentes valeurs de~:
- h
- P = r 3 3,5 4
- f i, 11 o,283 i ,o5 ° >99
- S o,23i 0,200
- 4,5 5 5,5 6
- 0,93 0,179 0,88 0,162 o,85 0, i44 0,82 0,12
- (*) Précédemment on a défini h par l’équation h — (n— l)g, mais pour de fortes valeurs de n, cette définition est pratiquement la môme que h = ng.
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- 12
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV.
- N«. 27.
- Si l’on introduit la valeur r3 tirée de l’équation (8) dans la formule (3), il vient: <9> ' - ' va = Fy/^-
- r Pi
- Y -rtq lognat 8 J- — 2^
- -, u
- ri ’ Pi
- pour laquelle l’expression
- Donc, lorsque G ^ et g sont donnés, V2 atteint un maximum pour la valeur de p
- yrpx(h-,l,rS)^f(b,L^
- 1 r \r ri p\J \r r\ pi
- atteint un maximum.1
- Pour déterminer la relation entre la fonction X et la valeur de-, on peut approximative-
- ment utiliser le tableau donnant ^4- •
- V m
- En supposant que la bobine est enroulée sur un tube d’ébonite mince et que g = 2,4, on obtient les résultats suivants pour ÿ.
- - P ~ hjo.r
- Ee meilleur rapport^pour un transformateur Tesla pour lequel —= 2 est à peu près — =2,6. Pour un transformateur où —= 1,25, le meilleur rapport — est — =2,2.
- 2 r r 1 1 2r 2r
- La valeur de fp étant 4,50 ou 4,13 pour ces valeurs de^ ,”il est facile de déterminer le
- rayon et la hauteur de la bobine Tesla quand on connaît la capacité primaire G1 et le pas d’enfoulement g.
- (io)
- (io7
- ( r3 = O, l55 — g2Gt ^lognat 8 — — 2^
- { r \ Pi J
- [h — 5,2 r
- ( r3 = o,i84^g2G^/log„at8^-2N)......rA..........~
- \ r° 1V Pi J Pour ^ = i,25 •
- A = 4,4r 1
- La formule (9) montre que le potentiel V2 à la bobine Tesla croît proportionnellement à
- i G
- la racine cubique de -2.41 faut donc, pour obtenir le maximum d’efficacité, augmenter autant S
- que possible la capacité du circuit excitateur G., et diminuer autant que possible l’enroulement de la bobine g. La limite inférieure de g est déterminée par l’épaisseur minima de l’isolant employé qui est nécessaire.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 13
- Pour calculer, au moyen de la formule (1) la valeur, numérique du potentiel maximum V2 de la bobine, il faut connaître, au moins approximativement, la capacité C2 de la bobine, c’est-à-dire la fonction T de la formule (2). Dans ce but, on peut mesurer l’augmentation de longueur d’onde propre d’une bobine par la présence de deux antennes suspendues. En désignant par C la capacité de ces antennes et en supposant que celles-ci sont as^ez courtes pour n’augmenter que peu la longueur d’onde propre >2 de la bobine qui devient V2, on a :
- il y2
- \f'1
- G _ . i _C
- Go 1 ' 2 Co.
- Cette formule repose sur les hypothèses que la self-induction L2 de la bobine n’est pas modifiée par la présence des antennes et que la capacité du système est C2 + C , C2 représentant la capacité de la bobine sans antenne. Ces deux hypothèses ne sont pas rigoureusement exactes, car L2 augmente un peu et C2 diminue un peu.
- La capacité C de deux antennes de longueur L et de rayon p est
- 2 lognat-
- p
- De plus, pour de courtes antennes, on a
- = I , 4* (<).
- /2 [ÎJ..2
- OU
- jS = lo
- et où y est un coefficient dépendant de ^ On a :
- tJ±.,
- n V 2r '
- d’ou
- >2 = 2 f. i-nrn
- 1 G 4Z
- 2 Go
- r?
- J h , l
- V — lognat - •
- V 2 r r
- ^irr
- lognat-
- lognat -
- P
- J — 0,342. rf2f
- v/--
- V 2 r
- Les valeurs trouvées pour les capacités ^ en fonction de ^ sont les suivantes :
- h ' 27’ o,5 1 .i,5 2 2,5 3 3,5 .4
- 0,342 P?\j~ 1,18 1, i3 1,08 1,6 1,01 1 ,o3 1,07 !-°9
- V 2 r
- Pour A = 2,75, la valeur de y atteint un minimum, et par conséquent la valeur de V2,
- (!) Drude, 1903.
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- 14
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 27
- U.
- d’après la formule (1), atteint un maximum si l’on faitabstraction du facteur Celui-ci étant plus grand que l’unité, on trouve d’après les formules 1, 7 et 11 :
- (12)
- Pour
- V2 > 7 n 4 / / Qr, \ t/h
- 4 1/ 7rr J lognat 8 J- 2l.O,342py^
- - ? = » . 5 = ».» • r = 43.
- on a :
- Pour
- on a :
- pF,t
- 22,4
- — =4o , — =1,25 , — = 2,0 , = 2,25,
- r 2 r
- va>^-
- * 10,1
- on a :
- p dépend de la somme +72 des décréments ainsi que de l’accouplement k. Pour k = 0,24 ^correspondant à ^ =2 , ~ = 2,5^ et yt -(- y2 = o,3,
- P = 0,75.
- A- = o,4 ^correspondant à ^ = i,25 , ^ = 2,0^ et y< + V2 = °,3,
- Pour
- on a :
- On a donc :
- (12')
- P = 0,01.
- Pour y^ -j- y2 — o,3 , — = 2 , =2,5,
- „ 1 „ r, r h
- Pour ^ -f- */2 = 0,3 , y =1,25, — = 2,0,
- V2 > o,o33 F„ = 2,0,
- V2 > o,o5o F„.
- RÉSUMÉ
- 1°) La formule (8) permet de calculer les dimensions d’une bobine Tesla quand on
- connait la capacité primaire C,, et le pas d’enroulement g pour une valeur quelconque
- A h de —
- 2 r
- 2° Pour ^=2, le meilleur rapport—d’une bobine Tesla est 2,6.
- Pour y = 1,25, le meilleur rapport ~ d’une bobine Tesla est 2,2.
- Les formules (10) et (10') permettent de calculer les dimensions pour ces deux cas.
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- Quand il y a une forte tendance aux décharges en aigrettes, il faut choisir ^ un peu plus petit et ^ petit (1,25 environ).
- 3° Le maximum de potentiel est proportionnel à la racine cubique de Il est donc avantageux de réduire g le plus possible.
- 4° La formule (11) permet d’évaluer approximativement la capacité des bobines.
- 5° Les formules (12) et (12') permettent d’évaluer approximativement le maximum de potentiel.
- P. Drude.
- LES TURBINES A VAPEUR R1EDLER-STUMPF
- C’est en 1900, que l’Allgemeine Electricitats Gesellschaft commença les essais des organes les plus importants de la machine à vapeur et en particulier des turbines. Ses expériences portèrent notamment sur la construction des paliers pour appareils de grande vitesse. L’année suivante, elle mettait en service un premier groupe turbo-générateur
- Fig. 1. — Turbine à un étage.
- polyphasé ; en 1902, un groupe identique fonctionnait dans une des centrales de Berlin. En général, les générateurs polyphasés de l’A.E.G, produisant des courants d’une fréquence de 50 par seconde, tournent à 3.000, 1.500 et 1.000 tours. On diminue la consommation de vapeur en réduisant la vitesse de rotation.
- Le rotor des turbines Riedler-Stumpf (fig. 1 et 1 a) à un étage est enréalité une roue à aubes ; il est formé d’un disque massif d’acier au nickel, fixé à l’extrémité de l’arbre au moyen d’un épaulement ; les aubes sont creusées par fraisage, elles forment une
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- seule piece| avec. le disque, l’ensemble est constitué de façon à ne pas subir de déformation, quelque grande que soit la vitesse de rotation; remarquons que les vitesses périphériques employées permettent d’obtenir plus de sécurité que dans les organes correspondants des machines à gaz ou à vapeur.
- Le stator, qui constitue en même temps une sorte de charpente, est en fonte ; dans les appareils dont la capacité ne dépasse pas 150 kw., il est boulonné sur le socle, qui ne comporte que deux paliers pour l’ensemble. Le stator est protégé contre les éléva-
- Fig. la. — Turbine à un étage.
- tions accidentelles de pression par une soupape de sûreté. Il est à remarquer, d’ailleurs, qu’en raison même de la disposition employée, qui consiste à diviser la turbine en étages, la pression que supporte l’enveloppe n’est pas la différence totale entre les tensions à l’entrée et à la sortie du groupe.
- Le support ne comporte que deux paliers venus d’une pièce avec le socle, qui est ainsi compact et peu encombrant. Une enveloppe externe de tôle ou d’aluminium, soigneusement polie pour réduire le rayonnement, recouvre le tout.
- La continuité de l’effort exercé par la vapeur sur le rotor fait que l’appareil est
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- .•soustrait à peu près complètement aux trépidations. Le socle ne supporte que l’effort résultant du poids de l’appareil, celui-ci ne doit pas être ancré de façon spéciale ; les fondations sur lesquelles il repose, peuvent être formées d’un lit de bois, par exemple, ou de ciment ; la machine peut également être montée sur une charpente de fer ou de bois (fig. 2).
- Dans les salles d’essai, notamment, la plupart des machines sont montées sur des poutres de bois sur lesquelles elles sont fixées de façon rudimentaire. La salle d’essais
- (fig. 3) est alimentée de vapeur surchauffée sous une pression de 15 atmosphères et possède deux turbines en fonctionnement permanent pour la production de l’énergie nécessaire à cette partie des ateliers ; les autres machines sont des appareils mis à l’étude, afin de rechercher les modifications et améliorations à apporter aux types anciens et de vérifier les qualités des nouveaux types. La facilité du montage des groupes turbo-générateurs, la rapidité avec laquelle s’effectue l’assemblage des pièces, le groupement des organes, permettent de faire sans retard les premiers essais dans l’atelier même, de façon à pouvoir notamment fixer les quantités de vapeur consommée : les groupes ne possédant que deux paliers sur lesquels repose l’arbre qui porte le générateur et le ou les rotors, les appareils sont peu compliqués.
- * * *
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- L’une des applications récentes de la turbine est celle qu’indiqua dès le début M. Parsons : l’emploi sur les bateaux à vapeur. Cet emploi exige la combinaison de paliers spéciaux dans le but de parer aux oscillations du vaisseau. Le graissage, notamment, doit s’effectuer de façon appropriée ; on l’assure par une pompe rotative, sans soupape, qui reçoit son mouvement de l’arbre principal. La disposition adoptée en général dans les appareils, est telle que la consommation d’huile soit aussi faible que possible : les tourillons sont en fonte avec garnissage de métal blanc ; l’arbre est en acier Siemens-Martin, ou en acier au nickel (l’expérience a démontré que ces deux aciers sont à peu près d’égale valeur pour l’usage dont il s’agit). Le support est séparé de l’enveloppe, de telle sorte que l’introduction d’huile dans la turbine est impossible;
- Fig. 3. — Salle d’essais.
- il en résulte que l’eau de condensation ne contient pas de matières graisseuses et peut servir directement à l’alimentation des chaudières.
- La vapeur surchauffée et sous pression est amenée à l’appareil dans une boîte de distribution, en passant par un tamis à mailles étroites, ainsi que par la soupape d’admission. L’introduction de la vapeur et l’échappement, à air libre ou au condenseur, se font, sur les navires, par la partie supérieure, dans les autres cas par la partie inférieure.
- La turbine marche le plus souvent à condensation : Le rendement étant d’autant meilleur que le vide au condenseur est plus parfait, il y a lieu d’apporter des soins tout particuliers à l’établissement de cet appareil. Les conduites à relier au condenseur sont connectées soit directement, soit au moyen de registres ; elles arrivent à la partie inférieure, de façon à laisser un espace vide aussi vaste que possible pour l’agencement
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- des unités. Afin de ne pas perdre le bénéfice d’emplacement que fait réaliser la turbine à vapeur, il importe que le condenseur n’occupe pas lui-même un espace trop considérable, mais, en réalité, l’encombrement du condenseur dépend, en grande partie, des conduites, etc., ce qui en limite la réduction. La première disposition réalisée comporte deux pompes, d’un débit de 3 1/2 m3 par minute, avec tubes d’aspiration de 7 à 8m. Le condenseur est un condenseur par surface à la sortie duquel l’eau est renvoyée dans
- Fig. 4. — Vue des tubes de distribution.
- la Sprée, au bord de laquelle est établie l’usine. L’eau de réfrigération qui, à l’entrée, a, par exemple, une température de 10° est, à la sortie à 20-22°.
- De la chambre de distribution, la vapeur est envoyée dans des tubes recourbés dont le nombre varie selon que^la turbine fonctionne à air libre ou à condensation (fig. 4). Les tubes sont plus ou moins nombreux, non seulement suivant le mode d’échappement, mais encore, selon la tension et la température de la vapeur. En outre, un dispositif de réglage obstrue un nombre plus ou moins grand de ces tubes, suivant la charge. Il est constitué par une bande d’acier (fig. 5) qui ferme un certain nombre des ouvertures de la chambre de distribution. La partie extérieure de celle-ci est représentée par la figure 6 où les tubes sont démontés.
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- . — Dispositif de réglage.
- Les distributrices fonctionnent toujours avec la vapeur à pleine pression, le rendement total est égal à la somme des rendements partiels ; il est affecté uniquement par la perte qui se produit à vide. Le régulateur est monté sur l’extrémité libre de l’arbre. Il agit directement sur la bande d’acier dont il vient d’être parlé. Aucun organe intermédiaire n’est néces-saire pour relier l’arbre et la partie mobile, ce qui supprime la possibilité de tout défaut de fonctionnement. Le travail que doit produire le régulateur se réduit à la rotation du disque de réglage, ce qui permet de réaliser un appareil sensible sans recourir à des organes supplémentaires.
- Les organes de réglage sont disposés de façon à permettre l’application de la charge . -, ... , maxima quand l’appareil marche
- en échappant à l’air libre de nia-: nière que le rendement soit aussi
- bon que possible, le réglage dont il s’agit se fait à la main, et le régulateur est disposé de façon à rendre impossible le passage de l’échappement à l’air libre à l’écliappement au condenseur T quand les distributrices convenables seules ne sont pas en jeu. — Les figures 7, 8 et 9 représentent des rotors. Le nombre de roues influe considérablement sur le fonctionnement du système (cour-i'bes. de la fîg. 10). Les courbes de la figure 10 montrent la consommation de vapeur par kilowatt-heure dans les cas où l’on emploie lr 2, 3 ou 4 roues.
- Les tracés de la figure 11 montrent que la consommation de vapeur d’une turho-dynamo, fournissant 500 kw., est de 7 ,5 k g. par kw.-lieure ; elle augmente quand le débit diminue et atteint 10 kgs. quand la puissance fournie est 100 kw. Les pertes dans la turbine se produisent dans les distributrices, dans les roues et à
- Fig. 6. — Chambre de distribution (tubes enlevés)
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- l’échappement. Cette dernière perte est due à l’énergie que la vapeur possède encore au moment où elle quitte les roues. On la diminue en faisant usage de turbines à plusieurs tambours, ou, si l’on préfère, à plusieurs étages; au surplus, il y a une autre raison pour réduire le diamètre du rotor en adoptant la disposition dont nous venons de parler, c’est la nécessité de combiner le moteur avec l’appareil qu’il commande.
- Les turbines à plusieurs gradins de l’A. E. G. sont généralement des appareils de grande puissance; les plus faibles unités atteignent une centaine de kilowatts. Elles se distinguent des précédentes par le montage d’un stator et d’un rotor de part et d’autre du générateur. iVeiit-elle que l’avantage de permettre un accès facile aux parties cen-
- Fig. 7 et 8. — Rotors des turbines Riedler-Stumpf.
- traies, cette disposition serait déjà très recommandable; toutefois la nécessité de cet accès aisé n’est pas, semble-t-il, d’une importance primordiale (fig. 12 et 13).
- La construction du rotor ne se distingue pas, en principe, de celles des rotors des autres machines. Cependant, elle a donné lieu à des recherches intéressantes au point de vue du mode de fixation sur l’arbre ; on procède généralement au moyen d’épaulements comme dans le cas plus simple d’une turbine simple. En principe, la fabrication des roues à aubes, destinées à des vitesses de 3.000 tours consiste à évider, par fraisage, les aubes dans une roue tirée elle-même d’un disque massif constituant une ébauche qu’on régularise et polit ; dans les opérations successives qu’il subit, le disque initial perd environ 50 0/0 de son poids. La roue est ensuite fixée sur l’axe, travail particulièrement délicat et important auquel il convient d’apporter des soins tout particuliers.
- Les enveloppes dont l’aspect général ne diffère pas de celui que présentent les autre§ turbines, sont adaptées de part et d’autre, et fixées soit sur le socle, soit sur les surfaces latérales des paliers. Cette dernière disposition est celle que l’on
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- emploie exclusivement dans les appareils actuels, parce que, mieux que la première, elle permet des dilatations longitudinales sous l’influence de la chaleur.
- Les machines à étages multiples possèdent, comme les petits appareils, des paliers à
- Fig. 9. — Rotor d’une machine Riedler-Stumpf.
- graissage de métal blanc. Une distinction est à faire cependant sous le rapport du refroidissement; pour les petites turbines, la circulation de l’huile suffit à la réfrigé-
- Vftesse de Ja -vapeur .
- Vitesse périphérique
- Fig. 10
- ration ; mais dans les appareils à plusieurs tambours, le frottement plus considérable contre les supports, résultat du poids plus élevé, rend nécessaire l’emploi d’une réfri-
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- gération spéciale, que l’on obtient par un courant d’eau. L’huilage se fait sous pression, et comporte, pour chaque appareil, une pompe de graissage à couplage direct.
- La vapeur est amenée par la conduite principale à la lre turbine, que nous appel-
- ISjfgr. 15 Kg. JOKg 5 Kg. | ~T~ ! Y~ —— 1 M M L \ 1 13 Kg. 15 Kg. lüKg 5 Kg. 0
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- 1
- i
- O 200 li-OO 600 800 1000 1200 KW.
- Charge Fig. 11
- lerons turbine à haute pression. Le réglage de l’admission, manuel ou automatique, la distribution etc, se font à l’aide des mêmes organes que ceux qui ont été décrits précédemment. Au sortir de la lre turbine, la vapeur est envoyée, par une conduite inter-
- Fig. 12. — Turbine à deux étages.
- médiaire, placée sous le bâti, au second appareil qui constitue le groupe à basse tension. Une soupape de renversement permet de recourir, en cas de besoin, au fonctionnement avec échappement à l’air libre.
- Nous n’avons rien dit, jusqu’ici, des dynamos et alternateurs employés avec la turbine.
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- II importe, que l’armature, s’il s’agit d’une dynamo, l’inducteur, s’il s’agit d’un alternateur, soient parfaitement équilibrés. Les arbres, armatures, enroulements, etc.,
- Fig-, 13. — Turbine à deux étages.
- doivent être exceptionnellement robustes. La construction du collecteur doit faire l’objet de soins attentifs.
- Pour éprouver l’équilibrage des organes, on fait tourner la partie mobile à une vitesse
- Fig. 13 a. — Turbine à deux étages.
- 1 1/2 fois plus grande que la normale, et on la maintient en marche pendant une durée assez longue. L’expérience, qui se fait à un poste d’essai spécial, est renouvelée plusieurs
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- fois. Il n’est pas possible de réduire réchauffement aux limites admises ordinairement; il convient, en conséquence, que l’appareil satisfasse à des conditions spéciales.
- x4u point de vue de la régularité de la vitesse, les variations ne peuvent dépasser à vide 5 °/0 de la vitesse normale et, pour des changements de 25 °/0 dans la charge, la vitesse ne doit se modifier de plus de 2 % ..Ce sont les chiffres admis, en général, pour les machines à vapeur. Les diagrammes de la figure 14 indiquent les variations de vitesse provoquées par une charge ou une décharge brusques.
- Comme o-n peut s’en rendre compte par ce qui précède, les turbines de l’A. E. G. sont très différentes de celles de la Compagnie Westinghouse. Dans la turbine A. E. G.,
- + 10 % + 5%
- 0
- — 5 %
- 0 KW
- - 10 %
- + 10 % -----------
- + 5 °/o ---------
- O -I—I—I—\
- 500 KW _ 5 % ____—T“~
- _ 10 % -----------
- Charge
- -G t = i Seconde
- Décharge
- t - 7*
- ------- +• 5 ’/o
- —i—i—i— O 500 KW
- " - 5 %
- :________io %
- + 10% + 5 % O
- 0 KW
- — 5/0 -10 %
- Fig. 14. — Variations de vitesse produites par une charge ou décharge brusques.
- le rotor est une roue simple ou multiple, à auges plus ou moins profondes; le stator n’est qu’une enveloppe destinée à empêcher l’expansion de la vapeur. C’est une boîte qui contient les parties mobiles. Son rôle est passif. Dans la turbine Parsons, le rotor et le stator, ont tous deux des rôles actifs ; le rotor est un tambour ou un système de plusieurs tambours successifs, sur lequel sont disposées des couronnes d’ailettes de diamètres décroissants. L’ensemble forme un tronc de cône, constitué de couronnes successives, lesquelles alternent avec des couronnes identiques, mais fixes, montées sur la surface intérieure du stator.
- E. Güàrini.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les pôles de commutation dans les machines à»courant continu. — R. Pohl. — Elektrotechnische Zeitschrift. ier juin igo5.
- La définition de la commutation parfaite a été donnée jusqu’à présent de plusieurs façons différentes. La densité de courant sous les balais
- Fig. 1
- est, comme l’on sait, constante dans les temps et dans l’espace quand le courant dans les bobines court-circuitées varie suivant la loi :
- ik désigne le courant dans la bobine court-circuitée ; ia le courant dans l’induit par branche; t le temps écoulé depuis le début du court-circuit ;
- T la durée de la commutation d’une bobine.
- Cette forme de la commutation est représentée par la figure 1. Il n’existe aucun courant de
- Fig. 2
- court-circuit additionnel, les'pertes au collecteur sont minima et celui-ci a sous les balais les mêmes propriétés qu’une bague, c’est-à-dire un potentiel constant. La forme de la commutation que représente la figure 2 a été indiquée comme plus avantageuse : la densité de courant dans la partie avant des balais est plus faible que la densité de courant dans la partie arrière, et devient nulle sur l’arête antérieure au moment où le court-
- circuit cesse. Cette amélioration a été indiquée parce que, dans la plupart des cas, la production d’étincelles a lieu sur le bord antérieur des balais.
- Dans ce qui suit, l’auteur considère comme commutation parfaite celle que définit la figure 1.
- Pour obtenir cette forme de commutation, il est nécessaire d’induire dans la bobine court-circuitée une f. é. m. donnée par l’équation connue :
- e = (L + SM)^-£aR,(i -2iy (2)
- en supposant que la résistance de passage est constante sur toute la surface des balais et en désignant par :
- L le coefficient de self-induction de la bobine;
- SM la somme des coefficients d’induction mutuelle de toutes les bobines court-circuitées simultanément ; la résistance de la bobine court-circuitée.
- Si l’on considère une machine de puissance moyenne, le second membre de l’équation précédente qui représente la chute de tension dans la bobine, atteint au maximum l’ordre de grandeur de 0,1 volt, tandis que le premier membre atteint 2,5 à 5 volts. On peut alors, dans la plupart des cas, négliger le second membre et poser, comme condition d’une commutation parfaite :
- e = (L —}— SM) — (3)
- c’est-à-dire qu’il faut induire dans les bobines court-circuitées une f. é. m. croissant proportionnellement au courant induit et constante pendant toute la durée de la commutation, si l’on suppose que la valeur du facteur (L-|-SM) reste constante.
- Les pôles de commutation connus, placés entre les pôles principaux et beaucoup plus étroits que ceux-ci, ne remplissent pas complètement cette condition. Supposons que la figure 3 représente ce dispositif : l’allure du flux dans la zone neutre est tracée sur la partie inférieure de la figure. Le flux résultant n’a pas une valeur constante dans la zone de commutation, et la différence qui en résulte par rapport à la com-
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- mutation parfaite est d’autant plus grande que les balais sont plus larges par rapport à la zone neutre. La différence entre le flux nécessaire d’après l’équation 3 et le flux existant réellement produit un courant de court-circuit additionnel qui occasionne d’autant plus d’étincelles que la self-induction et l’induction mutuelles sont plus fortes, c’est-à-dire que le terme (L —(— SM) est plus grand. Or l’adjonction de fer sur toute la longueur de l’induit au voisinage des bobines
- court-circuitées produit un accroissement considérable de ce facteur.
- On peut évaluer approximativement cet accroissement en employant pour le calcul de la tension de réactance e d’une machine sans pôles auxiliaires la formule de Prenzlin :
- Pour le calcul de la tension de réactance après adjonction de pôles auxiliaires, le terme entre parenthèses de cette formule serait à modifier de la façon suivante :
- K,’6,ss
- - b h 1,20 ---
- 0,92 log
- pNb
- où bh désigne la longueur du pôle auxiliaire (arc polaire) en centimètres, àh l’entrefer simple entre l’induit et les pôles auxiliaires.
- Prenons pour exemple une dynamo de 250 kilowatts sous 250 volts à 500 tours par minute. Supposons que les données numériques soient les suivantes :
- P = a =‘4
- w = I
- AWat = 4o OOO
- da = 80
- Nt = 2,85
- Nô = o,85
- la = 33
- k = 4i
- l = 10.
- On trouve :
- e = 2,4 volts
- et, après adjonction de pôles auxiliaires : eK = 4,4 volts
- en supposant :
- bh = 5 = 5o % de la zone neutre ôi = o,4 = 4 mm.
- Si l’on réduit cet entrefer à 3 mm., on a :
- P
- W.AW^.n a
- io8.3o
- 2----
- P
- yK'-6’6r4+3'681o4
- P
- -fZ^o,i +0,92 log (4)
- applicable au cas où la longueur des balais b est égale à la longueur des lames p en désignant par :
- W le nombre de tours par segment,
- AWat le nombre total d’ampère-tours de l’induit, n le nombre de tours,
- p le demi-nombre de pôles,
- a le demi-nombre de branches,
- la la longueur de l’induit en centimètres,
- ls la longueur d’une connexion frontale,
- N* la profondeur d’encoches en centimètres,
- N* la longueur d’encoches en centimètres, l la longueur de la zone neutre en centimètres.
- ei = 5,35 volts.
- Pour une évaluation approximative, on peut admettre que l’adjonction des pôles auxiliaires double à peu près la valeur du facteur (L-}-2M).
- Les autres inconvénients de ces pôles sont qu’ils absorbent un poids de cuivre considérable pour leur bobinage, par suite de leur forme étroite et allongée; qu’ils empêchent considérablement la ventilation de l’induit et des bobines inductives principales ; et enfin qu’ils augmentent beaucoup la dispersion des inducteurs principaux. Ces inconvénients des anciens pôles de compensation sont la cause de leur peu d’emploi pratique.
- Mais si l’on considère les pôles auxiliaires non pas comme pôles de compensation, c’est-à-dire comme un moyen de compenser le champ de l’induit, mais comme des pôles de commu-
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- tation, c’est-à-dire comme un moyen d’induire dans les bobines court-circuitées une f. é. m. répondant à l’équation (3), on voit qu’en réduisant leur longueur à une aussi faible fraction que possible de la longueur de l’induit, les inconvénients indiqués disparaissent partiellement ou presqu’entièrement.
- Considérons le même exemple d’une dynamo de 250 k\v tournant à 500 tours par minute. Au passage des pôles principaux une f. é. m. d’environ 10 volts est induite dans une bobine de l’induit, tandis que la tension de réactance n’atteint que 2,4 volts. Par suite, pour une même induction dans le pôle principal et dans le pôle auxiliaire, ce dernier peut couvrir seulement 1/4 de la longueur de l’induit. L’augmen tation de la tension de réactance est abaissée d’environ 100 % à 25 % par suite de ce raccourcissement, et le terme entre parenthèses servant à la calculer, d’après l’équation (4), devient :
- la ~ • 1,6?5 -f (la — lh) 3,68 iog ^ -f- lh i,a5 1,1 ,
- en désignant par lh la longueur du pôle auxiliaire suivant l’axe de l’induit. En même temps, la dispersion est réduite à une valeur très faible et le poids de cuivre nécessaire pour le bobinage du pôle diminue beaucoup. Enfin la ventilation de l’induit et des inducteurs principaux est à peine gênée par la présence des pôles auxiliaires de faible longueur.
- Avec des pôles de commutation ainsi établis, on peut facilement obtenir la forme voulue de force électromotrice car il suffit pour cela de donner aux masses polaires une forme convenable qu’indique facilement le calcul. Les conditions d’une bonne commutation étant remplies dans toute la zone soumise à l’action du pôle auxiliaire, il est possible de caler les balais en des points variables sans que la forme de la commutation varie. Cette possibilité permet de faire varier la différence de potentiel aux bornes d’une génératrice ou la vitesse d’un moteur.
- Dans beaucoup de cas où l’on n’a pas besoin d’utiliser ce réglage par décalage des balais, on peut augmenter considérablement la zone de commutation, c’est-à-dire employer des balais de très grande longueur et diminuer beaucoup la dimension du collecteur. Comme les pertes aux balais produites par des courants de court-circuit additionnels n’existent plus et que l’on
- peut employer des charbons de faible résistance, on n’a pas à craindre un échauffement exagéré du collecteur.
- L’élargissement de la zone de commutation offre, en plus de l’économie réalisée sur le collecteur, un avantage d’ordre électrique. En effet, en augmentant le nombre des segments ou des encoches recouvei’ts, le facteur (L-f-SM) de l’équation (3) n’augmente pas, à beaucoup près, proportionnellement à la durée du court-circuit T : l’élargissement des balais produit donc une diminution de la tension de réactance, à laquelle correspond une diminution d’excitation des pôles auxiliaires.
- B. L!.
- Emploi des arcs, au mercure pour la transformation du courant continu en courants polyphasés. . i
- Deux brevets américains récents déposés, l’un par M. Steinmetz, l’autre par M. Kruh sont relatifs à des dispositifs ayant pour but
- la transformation de courant continu en courants polyphasés au moyen de tubes à vapeur de mercure.
- 1° L’appareil de Steinmetz est représenté sché-
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- matiquement par la figure 1. Sur ce schéma, G désigne la dynamo génératrice, T un tube «à mercure, de dimensions telles que la surface de condensation soit suffisante, muni de quatre godets latéraux 1, 2, 3, 4 contenant les électrodes auxiliaires et d’un godet central C contenant la cathode principale. Cette cathode est connectée au pôle négatif de la dynamo par le fil F : les autres électrodes servent alternativement d’anodes et sont connectées respectivement aux extrémités des enroulements primaires de deux transformateurs dont les secondaires sont S et S'. Deux anodes, diamétralement opposées, sont connectées aux extrémités de l’un des enroulements primaires, et les deux autres anodes aux extrémités de l’autre enroulement primaire. Le milieu de chacun de ces enroulements est relié par un conducteur F' au pôle positif de la dynamo.
- Pour mettre l’appareil en marche, on amorce l’arc en secouant le tube de façon à faire déborder l’un des godets formant anodes et à occasionner ainsi un court-circuit momentané avec la cathode.
- Supposons l’arc amorcé entre l’anode 2 et la cathode C.
- Aussitôt que l’arc est formé, il saute à l’une des anodes adjacentes 1 ou 3 et continue à tourner rapidement autour de la cathode. Le sens dans lequel se produit cette rotation de l’arc est indéterminé, mais, aussitôt que le mouvement est commencé, il se continue dans la même direction avec une rapidité qui dépend de la distance entre les anodes et la cathode. Il semble que la raison du saut du courant d’une anode à la voisine doive être cherchée dans le fait que réchauffement produit par l’arc augmente la résistance du passage et détermine le courant à choisir le chemin moins résistant offert par l’anode voisine.
- Supposons donc que le courant passe successivement par les anodes 2, 3, 4 et 1. Il traverse alternativement les demi-enroulements des primaires P P', dans un sens, puis les deux autres demi-enroulements en sens inverse. Une force magnétomotrice alternative est donc produite dans chaque enroulement primaire et induit un courant alternatif dans chacun des secondaires.
- Les deux courants alternatifs produits sont décalés de 90°.
- Pour uniformiser le débit de la génératrice à courant continu, on intercale dans un des conducteurs principaux une bobine de self-inductance B.
- 2° Nous avons déjà décrit un appareil de Kruh destiné à transformer la fréquence des courants alternatifs (*).
- Le nouvel appareil de cet inventeur est destiné à transformer du courant continu en courants triphasés.
- Le montage employé à cet effet est représenté schématiquement par la figure 2. Le courant continu est produit par la dynamo b.
- , Le pôle négatif de cette machine est connecté jà la cathode C d’un tube à mercure muni de 3 godets auxiliaires 1, 2, 3. Le pôle positif de la génératrice est relié au point commun des 3 bobines de self-induction B,, B2, B3.
- L’amorçage est produit par une secousse, comme dans l’appareil précédent. La rotation de l’arc est rendue aussi rapide qu’on veut par la diminution des surfaces de mercure des godets auxiliaires 1, 2, 3. Cette rotation de ‘l’arc produit, dans les conducteurs d’utilisation F^ F2, F3, des courants triphasés parfaitement [réguliers.
- R. V.
- Sur les transformateurs. — Humphrey. — Elec-trical World and Engineer, i4.
- L’auteur indique quelles expériences comparatives on doit faire sur les transformateurs
- (!) Voir Eclairage Electrique, t. XLIII, 20 mai 1905, p. 2ï 5
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- dont le choix méticuleux est très important, surtout pour de petites installations. Ces expériences doivent porter : sur la puissance ; sur les pertes ; sur la capacité de surcharge ; sur la chute de tension ; sur la marche en parallèle ; sur la résistance d’isolement ;
- Il y a lieu de faire, sur ces différents points, les remarques suivantes :
- 1° On doit considérer comme puissance réelle la puissance à laquelle l’élévation maxima de température au-dessus de la température ambiante est 50°, pour cos<j> = l et une tension normale. L’élévation de température doit être calculée d’après l’accroissement de résistance. Au cours d’expériences exécutées sur des transformateurs de types très différents, l’auteur a trouvé des écarts considérables entre la puissance réelle et la puissance indiquée par le fabricant ;
- 2° On mesure les pertes dans le cuivre en fermant l’enroulement secondaire sur un ampèremètre, et en réglant la tension primaire de façon que le courant de court-circuit soit égal au courant à pleine charge ;
- 3° La capacité de surcharge est d’une grande importance : elle est exprimée par le temps nécessaire pour que l’élévation de température atteigne 50° sous différentes charges.
- 4<> En ce qui concerne la marche en parallèle, il faut bien se rappeler que des transformateurs ayant des caractéristiques différentes ne fonctionnent jamais convenablement en parallèle. Le transformateur qui possède la plus faible chute de tension prend la plus grande partie de la charge et risque de brûler.
- L’auteur donne un exemple numérique sur les frais d’exploitation annuels.
- E. R.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Kummètre mesurant la longueur des ondes électriques le long d’une hélice. — A. Fleming. — (Phil. Mag. t. VIII, p. 4i8.)
- Certaines expériences de Ilertz et les travaux théoriques de Seibt et Pocklington ont prouvé que les ondes électriques se propagent
- le long d’un fil enroulé en hélice (solénoïde) avec une vitesse moindre que le long du même fil tendu en ligne droite. M. Fleming a effectué dernièrement des mesures à ce sujet et l’appareil qu’il a imaginé se prête bien à des déterminations métriques sur les ondes électriques stationnaires. Cela a un grand intérêt en ce qui concerne la télégraphie sans fil qui emploie couramment de ces sortes de bobines unicouches.
- La bobine utilisée par l’auteur était constituée
- Terre
- Û „
- ferre Terre
- Fig-. 1. — Kummètre Fleming.
- par un fil fin enroulé (5.000 spires) sur un cylindre de bois ayant 2 m. de long, et 4 cm. de diamètre. Cette bobine était disposée horizontalement sur une table ; parallèlement à son axe était tendu un fil de platinoïde de 0,2 mm. de diamètre qui pouvait être déplacé de manière à. faire varier sa distance à la bobine.
- Ce fil qui peut facilement être mis à la terre est appelé fil de terre.
- Une des extrémités de ce fil est en relation avec un système électrique composé de 2 condensateurs et d’un gros fil de cuivre en partie enroulé en hélice possédant un contact glissant servant à faire varier la self-induction du système, et avec un spintéromètre (micromètre à étincelles) enfermé dans une boîte métallique. Les petites boules du spintéromètre sont reliées aux deux bornes du secondaire d’une bobine de Ruhmkorff installée assez loin des autres appareils et pouvant donner des étincelles de 15 cm. de longueur.
- Le système constitué par les condensateurs et la self variable est ainsi parcouru par des oscillations électriques et en réglant convenablement la self on obtient des ondes station-
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- naires dans le long solénoïde dont nous venons de parler.
- Pour avoir la position exacte des nœuds et des ventres qui se forment dans le solénoïde, on peut employer un tube étranglé à néon raréfié (Tube analogue à ceux employés en spec-troscopie, mais sans électrodes).
- L’auteur mesure la capacité et la self-induction de l’hélice par la méthode qu’il a indiquée précédemment (r); il trouve ainsi que la capacité de l’hélice varie de 62 à 40 micro-microfarads lorsque l’on déplace le fil de terre de 1 à 10 cm. de l’hélice; cette capacité tombe à 36 micro-microfa-rads si on éloigne complètement le fil de terre.
- En enveloppant ensuite l’hélice au moyen d’une feuille mince de papier d’étain, l’on constate que la capacité du cylindre ainsi formé se maintient de 6 % environ supérieure à celle de l’hélice pour toutes les distances dû fil de terre.
- En tenant compte de ce que le diamètre du cylindre est légèrement supérieur à celui de l’hélice, l’on voit que l’on peut dire, sans erreur appréciable, que la capacité d’un solénoïde métallique à spires très voisines (très serrées) est la même que celle d’un cylindre métallique ayant mêmes dimensions.
- Cela posé, M. Fleming, en partant des équations de la propagation des ondes électriques, obtient pour la valeur du potentiel, à une distance x, comptée le long de l’axe du solénoïde :
- V=Ee (cos,<3x—^ — i sin/3x);
- il en résulte donc que la longueur d’onde de la distribution du potentiel le long du con-
- 27T
- ducteur est — et que la vitesse de l’onde est
- - -p , n étant la fréquence de l’oscillation.
- En négligeant ensuite la résistance ohmique et la conductibilité du diélectrique, par rap-
- , L G „ , . .
- port a — et -, ion peut ecnre pour la vitesse
- de l’onde :
- où C et L désignent respectivement la capacité et la self-induction de l’hélice par unité de longueur.
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII. p. 465.
- Cette formule est utilisée par l’auteur pour calculer la vitesse de l’onde le long de l’hélice; il trouve ainsi que la distance du fil de terre à l’hélice variant de 1 à 10 cm., la vitesse de propagation de l’onde varie de 180 X 10e à 225X 106 cm/sec.
- En supprimant le fil de terre, le calcul donne pour cette vitesse 235 X 10e cm./sec. Cette
- vitesse est environ de celle qu’une onde possède dans l’éther le long d’un fil rectiligne.
- Les résultats que nous venons de citer ont été obtenus par le calcul. M. A. Fleming a, en outre, mesuré ces vitesses directement en déterminant au moyen du tube à néon raréfié la position des nœuds et des ventres dans l’hélice. Il a ainsi obtenu une longueur d’onde de 840 cm. pour une fréquence de 0,28 X 10e : ce qui correspond à une vitesse de 235 X 10e; égale par conséquent à celle calculée. Mais en faisant varier les constantes du système oscillant de manière à obtenir les harmoniques impairs en faisant croître la fréquence, la vitesse diminue constamment et finit par devenir 167 X 10e pour n=2,32xl06.
- Une conséquence se dégage immédiatement de ces résultats.
- C’est que le bois qui constitue le noyau de l’hélice-solénoïde devient conducteur à ces hautes fréquences. L’ébonite peut remplacer avantageusement le bois, mais sans toutefois rester complètement indifférent à ces fréquences élevées.
- La self-induction des hélices-solénoïdes à ces hautes fréquences (de l’ordre 1 million par seconde) est donc inférieure à celle correspondant à des fréquences de l’ordre de grandeur de 100 par seconde. Ces bobines ne peuvent donc pas servir d’étalons de self-induction pour les hautes fréquences.
- Il ne faudra par suite prendre comme étalon de self pour les hautes fréquences qu’une seule spire (circulaire ou carrée).
- Pour une spire carrée, de côté S, dont le fil a un diamètre d, la self-induction est donnée par
- L = 8S (2,3o3 log10 ^ - a.ô);
- il faut, en outre tenir compte des fils qui amènent le courant à la spire; si ces fils ont une longueur / et sont à une distance D l’un
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- de l’autre, la self-induction supplémentaire sera donnée par
- L' = 21 (4,606 log,0 ^ •
- Les mesures effectuées avec le tube à néon raréfié ont, dans un autre ordre d’idées, montré que le long du solénoïde la distance de l’extrémité libre au premier nœud est toujours
- inférieure à £ de longueur d’onde, et en général égale à g de la longueur d’onde, alors
- que la distance entre le 1er et le 2e nœud comptés à partir de l’extrémité libre est toujours égale à la moitié d’une longueur d’onde. Si, dans une hélice réunie à un circuit oscillant, l’on provoque l’oscillation fondamentale, la longueur d’onde est un peu supérieure à 4 fois la longueur de l’hélice mais ne dépasse pas 5 fois cette dernière.
- L’appareil précédent peut, avec quelques modifications, servir à mesurer la longueur d’onde dans la télégraphie sans fil, où les fréquences employées sont comprises entre 0,5 X 106 et 3X106 oscillations par seconde.
- Voici maintenant la description de l’appareil utilisé par l’auteur.
- Tous les systèmes de télégraphie sans fil se réduisent à un système oscillant (composé d’un condensateur, une self et une étincelle), qui est réuni directement ou indirectement à une antenne A (figure 1). Une des sphères du défla-grateur S peut être mise au sol et un point du côté opposé de la bobine de self T^ est relié à une plaque métallique isolée P2 ayant 30 cm2 de surface. La bobine unicouche dont nous avons parlé au commencement de cette analyse est figuré en IIH ; elle est enroulée sur un tube en ébonite et peut avoir de 2 à 2,5 m. de longueur et de 4 à 5 cm. de diamètre; elle doit être disposée horizontalement et être bien isolée. Une de ses extrémités est reliée à une plaque métallique identique à la précédente P2 et distante de cette dernière de quelques centimètres. 'Enfin, un contact glissant SL, en papier d’étain, réuni au sol par l’intermédiaire d’un fil flexible, peut glisser sur la bobine IIII. Pour mesurer la fréquence du circuit oscillant, o.n déplace le contact SL jusqu’à ce que l’on trouve, au moyen du tube à néon raréfié V, qu’il se forme un nœud N (de potentiel) au
- milieu de la distance qui sépare le contact SL et la plaque PH et un anti-nœud AN au milieu de chaque section SlN et NPH. Arrivé à ce point, il ne reste plus qu’à mesurer la distance SLP^ qui représente la longueur d’onde. En mesurant préalablement, comme il a été dit, la vitesse de l’onde le long de l’axe de l’hélice, le quotient de cette vitesse par la longueur d’onde que nous venons de trouver
- donnera la fréquence de l’oscillation (« = -r-)-
- En divisant ensuite cette fréquence du circuit oscillant, exprimée en fraction de seconde, par 1000 millions — nombre qui représente, approximativement, en pieds anglais par seconde la vitesse des ondes hertziennes dans l’éther — on aura ainsi la longueur d’onde envoyée à travers l'espace, en pieds anglais.
- En comparant cette dernière avec celle correspondant dans l’air, on peut voir si l’onde lancée à travers l’espace est l’onde fondamentale ou l’harmonique supérieur de l’antenne.
- M. Fleming a donné à cet appareil le nom de kummetre (de *uya, onde).
- Cet appareil est très utile dans la télégraphie sans fil, car il permet de comparer la longueur d’onde employée avec la longueur d’onde efficace télégraphiquement. Ainsi, une onde de 300 pieds de longueur se propage bien, au-dessus de la mer; mais il n’en est plus de même s’il s’agit de l’envoyer sur terre; mais une onde cinq fois plus longue se propage bien au-dessus des terrains accidentés.
- Voici enfin un exemple de mesure effectuée avec l’appareil que nous venons de décrire.
- Avec l’hélice ci-dessus décrite (enroulée sur un tube d’ébonite) dans laquelle la vitesse de l’onde est de 172 X 106 cm/sec on a trouvé, avec un certain transmetteur de télégraphie sans fil, que la longueur de l’onde le long de l’hélice est de 65 cm. Par conséquent, la fré-
- IH 2 ^ j
- quence employée est -----g-r--= 2,65 X 106 et
- l’onde télégraphique correspondante à travers l’espace est de 377 pieds. Ensuite, la capacité du scintillateur étant de 0.006 microfarad, la self effective du transformateur est donc de 600 cm. — En notant l’augmentation de la longueur d’oncle le long de l’hélice lorsque l’on insère ! dans le circuit oscillant une petite self ou une
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- faible capacité, l’on peut par là même calculer les valeurs de ces dernières. La faible self-induction d’un fil d’un ou deux pieds de longueur enroulé en une ou plusieurs spires devient ainsi facilement mesurable.
- E. N.
- Appareil pour la mesure des longueurs d’onde et du degré d'accouplement entre les circuits. — Fleming. — Electrical Review, avril igo5.
- L’appareil consiste essentiellement en deux tubes de laiton séparés par un tube d’ébonite mince et mobiles le long de celui-ci ; l’ensemble forme un condensateur de capacité variable.
- Parallèlement aux tubes est placée une bobine de fil de cuivre nu, enroulée sur un cylindre d’ébonite. Le tube de laiton extérieur porte un contact qui glisse sur les tours de la bobine, et le tube de laiton intérieur est connecté à une extrémité de celle-ci. Quand on déplace le premier tube, on diminue en même temps la capacité du condensateur et le nombre de tours de la bobine en parallèle avec lui. Une échelle porte des divisions proportionnelles à la constante d’oscillation, c’est-à-dire à la racine carrée du produit CL ; ces divisions sont graduées en fréquences d’onde
- Les armatures du condensateur sont reliées à un tube à néon.
- Pour employer l’appareil, on le soumet à l’action d’oscillations électriques et on déplace le tube de laiton jusqu’à ce que le tube à néon présente le maximum d’éclat. A ce moment, le circuit oscillant de l’appareil est en résonance avec le circuit étudié et la constante d’oscillation est la même pour les deux circuits. Cette constante permet de calculer la longueur d’onde.
- R. V.
- Action de trains successifs d’ondes électriques sur des colonnes de limailles métalliques.— Gne-sotto et Frasson. — Beiblatter, n° 9.
- Des limailles de différents métaux, composées toutes de grains de même grosseur, étaient placées, en quantité déterminée, dans un petit tube de verre dans lequel pénétraient deux électrodes. Le cohéreur, ainsi constitué, était soumis à l’action d’un certain nombre de
- trains d’ondes électriques successifs produsit par un éclateur à boules de laiton alimenté par une bobine d’induction dont le primaire contenait un interrupteur à pendule fermant périodiquement le circuit. Après chaque train d’ondes, on mesurait la résistance du cohéreur au moyen d’un pont de Wheatstone.
- Les limailles métalliques, étudiées avec cette méthode, présentent, après la première action des ondes, une diminution sensible de résistance qui, dans la plupart des cas, comme par exemple pour le zinc, le cadmium, l’antimoine, le cuivre ou l’étain ne subit plus de modification sensible du fait des actions suivantes : . pour le fer, le zinc et le nickel, on constate des valeurs très variables pour chaque train d’ondes. La même observation a été faite par Mizuno qui a été amené à ce résultat que la diminution de résistance due à l’effet des ondes est déterminée à un haut degré par le point de fusion et la conductibilité électrique spécifique du métal : cette diminution de résistance serait d’autant plus grande que le point de fusion est plus bas et que la conductibilité est plus élevée. Cette façon de voir semble partiellement confirmée par les nou-, veaux résultats des auteurs que résume le tableau suivant :
- TABLEAU
- RÉSISTANCE après action des ondes POINT de fusion Conductibilité spécifique
- Fer 3325 ohms 1600 10,-2
- Bismuth 11^5 260 0,75
- Zinc. .... 35n A20 17,54
- Cadmium.... i38 3i5 14,33
- Cuivre 65 1100 62,11
- Etain 33 238 7>57
- Les substances, dont le point de fusion est peu élevé, présentent, en réalité, une très forte diminution de résistance et, pour les métaux qui semblent faire exception à cette règle; comme le cuivre et l’étain, on constate que la conductibilité est très grande pour le premier métal et très faible pour le second.
- Malgré cela, les auteurs croient que l’hypothèse de Mizuno doit être rejetée dans sa généralité, car, évidemment — surtout en ce qui concerne la conductibilité — les phénomènes aux points de contact des particules
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- jouent un rôle beaucoup plus important que les particules métalliques elles-mêmes. Les auteurs ont fait un grand nombre d’expériences pour tâcher d’élucider cette question ; mais, malheureusement, ils n’ont pu tirer aucune conclusion nette de leurs résultats et ils croient que les phénomènes dépendent beaucoup des influences extérieures : telles que les ébranlements, etc. Quand on diminue la grosseur des grains de limaille, c’est-à-dire quand on augmente le nombre des points de contact, la résistance obtenue au moment du passage des ondes diminue d’une façon considérable. L’augmentation de résistance est encore plus importante quand on emploie des cohéreurs de diamètres décroissants : par exemple, la résistance d’un cohéreur à limaille de cuivre varie dans le rapport 34 : 435 : 657 quand le diamètre du tube diminue dans le rapport : 12 : 6 : 3,5. Ce phénomène s’explique facilement si on admet l’hypothèse de Lodge.
- Contribution à l’étude de la téléphonie sans fil. — Hugo Mosler. — Elektrotechnisclie Zeitschrift, a5 mai 1905.
- Dans ses expériences de téléphonie sans fil, l’auteur a observé un phénomène intéressant :
- En employant pour alimenter une bobine d’induction l’interrupteur à arc décrit récemment (* *), on peut évidemment transmettre à d’assez grandes distances le sifflement de l’arc; pour cela il suffit de relier l’une des extrémités
- du secondaire de la bobine à la terre et l’autre extrémité à une antenne, et d’employer, à la station réceptrice, un contact imparfait ou un détecteur électrolytique :
- Pour la transmission de la parole, comme M. Nussbaumer a proposé de le faire (2), ce
- (!) Eclairage Electrique, tome XLI1, 25 mars 1905, p. 471.
- (*) Eclairage Electrique, tome XLII, 18 mars 1905, p. 427.
- dispositif offre l’inconvénient qu’à côté des sons de la parole, le sifflement très intense de l’étincelle persiste toujours.
- D’ailleurs le montage indiqué par M. Nuss-bàumer présente un défaut. En effet, comme le montre la figure 1, le transformateur T2 est placé en série avec le primaire de la bobine d’induction J et est parcouru par un courant alternatif de fréquence très élevée. Il en résulte que d’une part l’intercalation de cette self-induction, inutilement élevée, avant la bobine d’induction, réduit considérablement la distance explosive et que, d’autre part, il se produit entre les bornes secondaires du transformateur T/- des différences de potentiel con-
- Tr
- —W
- -WW*—|
- J
- rwm
- Fig. 2
- sidérables qui causent la destruction rapide du microphone M.
- L’auteur a donc employé le montage de la figure 2 en plaçant le transformateur dans le circuit à courant continu de l’arc. Si, avec ce dispositif, on augmente la valeur de la coupure explosive /"jusqu’à ce qu’aucune étincelle ne puisse plus jaillir, on obtient une transmission très claire de la parole, qui offre l’avantage d’être entièrement exempte du sifflement de l’étincelle.
- En poursuivant les expériences, l’auteur a trouvé que le montage simplifié que représente la figure 3 était le meilleur. B représente une batterie d’environ 25 volts, M un microphone et J une bobine d’induction dont l’une des bornes secondaires est reliée en E à la terre. A la station réceptrice était placé un téléphone dont une borne était reliée à la terre et dont l’autre était libre.
- Il faut remarquer que le téléphone avait un boitier métallique avec lequel l’opérateur était en contact en écoutant.
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- L’emploi d’une antenne à la station réceptrice, même avec intercalation d’une bobine portant plusieurs kilomètres de fil, ne donnait pas de renforcement sensible des effets. Un renforcement très net était obtenu chaque fois que la borne libre du téléphone était touchée avec la main.
- Les sons reçus étaient en outre beaucoup plus nets et plus distincts lorsqu’au transmetteur, la borne secondaire libre était reliée à une
- bobine isolée S (fig. 3) suspendue, sur laquelle étaient placés environ 2 kilomètres 1/2 de fil de cuivre.
- Si, au contraire, on reliait à la terre les deux pôles de la bobine J, la transmission était extrêmement affaiblie. Si, à la station réceptrice, on reliait les deux bornes du téléphone à la terre, on ne pouvait percevoir que dans des conditions particulières la parole transmise.
- Dans la figure 4, A représente la prise de
- rd
- F
- /y
- -a
- Fig. 4
- terre de la bobine d’induction au poste transmetteur; B, C et D des plaques de terre placées au poste récepteur et E un commutateur permettant de relier à la plaque D ou à la plaque C l’une des bornes du téléphone F dont l’autre borne est reliée à la plaque B. Avec ce dispositif, on constate que la réception est très nette quand on emploie les plaques de terre B et D, et cesse quand on em-
- ploie les plaques de terre B et C. Cela tient évidemment à ce que les points B et D sont à des potentiels différents tandis que les points B et C sont au même potentiel dans le champ de propagation des oscillations électriques.
- Dans la première expérience, la seconde prise de terre était réalisée par le corps de l’opérateur à travers l’isolement du téléphone et par l’intermédiaire du boîtier métallique.
- R. V.
- ÉCLAIRAGE
- Mesures photométriques effectuées sur des lampes au tantale. — Seidek. — Zeitschrift für Elek-trotechnik. 7 mai igo5.
- L’auteur a essayé comparativement, sous différentes tensions, des lampes à filament de tantale et des lampes à filament de carbone de même puissance lumineuse construites pour une différence de potentiel normale de 110 volts. Les mesures photométriques ont été effectuées avec un appareil de Lummer.
- La différence de potentiel aux bornes des lampes a varié entre 75 et 200 volts. A 75 volts, la lampe au tantale produit 6,4 bougies et la lampe au carbone 2,5 bougies. A 110 volts les courbes des deux lampes se croisent et l’intensité lumineuse commune est 25 bougies. A 160 volts, la lampe au carbone produit déjà 209 bougies et la lampe au tantale 93 bougies. A 200 volts, les lampes au carbone étaient si vite brûlées qu’on n’avait pas le temps d’effectuer les mesures ; quant aux lampes à filament de tantale, elles produisaient 206 bougies.
- La consommation moyenne des lampes au tantale sous 110 volts s’est élevée à 1,06 watt par bougie.
- Les conclusions que l’on peut tirer de cette étude au point de vue pratique sont les suivantes :
- Les variations de tension dans le réseau ont beaucoup moins d’influence, en ce qui concerne le rendement et la durée, sur les lampes au tantale que sur les lampes au carbone.
- E. B.
- MESURES
- Ampèremètre mesurant l’intensité des courants d’une bobine de Rhumkorff. — Snook. — Franklin Institute. Mars 1905.
- Cet appareil sert à mesurer l’intensité du courant qui traverse des tubes de Crookes.
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- Les courants alternatifs produits par une bobine d’induction sont extrêment dissymétriques, et les décharges entre les électrodes des tubes ne se produisent que dans le sens correspondant à l’ouverture du circuit primaire. L’instrument doit donc être susceptible de mesurer la valeur moyenne d’une série d’impulsions de courant se succédant rapidement, et ce résultat est obtenu par un amortissement convenable.
- L’appareil est du type Desprez-d’Arsonval et les décharges passent à travers la bobine mobile. Une des extrémités de cette bobine est reliée au noyau de fer et à la carcasse de l’instrument pour éviter de fortes différences de potentiel entre ces parties. Une résistance purement ohmique est reliée, ainsi qu’un condensateur, en parallèle avec la bobine mobile. La première sert à produire entre les bornes de celle-ci une différence de potentiel proportionnelle au courant qui passe, et le second sert à assurer, dans celle-ci, la continuité du courant dérivé.
- L’instrument permet de faire des comparaisons entre différents tubes de Crookes : L’intensité du courant, qui atteint une moyenne de 14 milliampères, dépend beaucoup de la valeur du vide ; un tube tendre exige beaucoup plus,de courant qu’un tube dur. Pour un même tube, l’intensité du courant est proportionnelle à la quantité de rayons X émis.
- B. L.
- Perfectionnement à la méthode du miroir de Poggendorf. —Preuss. —Elektrotechnische Zeitschrift, 27 avril 1905.
- L’auteur décrit une méthode de lecture des déviations applicable aux instruments de toutes sortes dans lesquels il s’agit de mesurer un petit angle de torsion. Cette méthode permet d’obtenir, sur l’échelle, des déviations 30 à 50 fois plus grandes que celles obtenues avec l’ancienne méthode de Poggendorf.
- Le principe consiste à employer, en plus du miroir ordinaire A (flg. 1) porté par l’équipage mobile, un second miroir courbe B. Après la double réflexion du rayon lumineux, on lit sur l’échelle S la déviation cd : dans les mêmes conditions, l’ancienne méthode ne permet d’obtenir qu’une déviation égale à ab (échelle S').
- Pour que la méthode soit utilisable en pratique, il faut que les déviations observées au
- moyen d’une nette sur l’échelle S soient proportionnelles aux angles de tension «. C’est le cas, quand le miroir B a, dans le plan de la figure, une section circulaire, c’est-à-dire cylindrique ou sphérique, avec son centre de courbure
- Fig. 1
- M sur la ligne c ou sur son prolongement. Ce centre de courbure peut être indifféremment de l’un ou de l’autre côté de «, c’est-à-dire que le miroir peut être convexe ou concave. L’auteur démontre, par un calcul simple, que, dans ce cas, la déviation est bien proportionnelle à l’angle de torsion.
- E. B.
- Nouvelle méthode pour amortir les oscillations d’un galvanomètre. — Einthoven. — Beibldtter, n° 11, 1905.
- Au lieu d’employer un amortissement mécanique ou électromécanique, l’auteur obtient un amortissement de valeur arbitraire au moyen d’un condensateur branché en dérivation sur le galvanomètre. En appelant n’i- la résistance du galvanomètre, wu la résistance extérieure, wK la valeur du rapport :
- Wj. wu wt -j- wu ’
- c la capacité du condensateur et À la déviation permanente, on trouve pour la valeur de la déviation au temps t l’expression :
- en supposant nulles la masse de la partie mobile et les autres causes d’amortissement. Le produit wlc — T détermine donc la grandeur de l’amortissement ; même dans les cas où la I. masse et les causes d’amortissement ne dispa-
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- raissent pas, la valeur de T détermine encore l’amortissement. Cela a été vérifié expérimentalement par l’auteur. Les mouvements de l’équipage mobile ont été enregistrés sur un plan qu’on déplaçait avec une vitesse de 50 centimètres par seconde ; les courbes obtenues montrent nettement l’effet de l’amortissement. On peut citer comme exemple que, pour (r1 —1148 ohms, c — 0,6 microfarad et A = 30 mm. (correspondant à un courant de 6.10 6 ampère), la déviation atteignait 30,5 divisions au bout de 0,002 seconde après la fermeture du circuit, 29,7 divisions 0,001 seconde après, et 30 divisions, déviation définitive,
- O, 001 seconde après. Cet exemple montre nettement l’amortissement obtenu.
- Pour chaque cas, il existe une. valeur de T pour laquelle on atteint un cas limite entre le mouvement oscillant et le mouvement apériodique ; on détermine comment cette valeur optima de T varie avec la période d’oscillation de l’équipage mobile, avec l’amortissement électromagnétique, etc. L’auteur ajoute que cette nouvelle méthode d’amortissement peut être aussi appliquée avantageusement aux oscillographes.
- E. B.
- Galvanomètre sensible à bobine mobile. —
- P. White. — Beibldtter, n° n, igoô.
- L’équation des oscillations amorties conduit à la relation connue :
- qui représente la sensibilité 0 d’un galvanomètre en fonction de la résistance totale R, du couple directeur de la suspension D, de la durée d’oscillations T et de la constante dynamique du galvanomètre g. L’auteur discute ces formules et détermine les facteurs qui permettent d’obtenir une sensibilité aussi grande que possible du galvanomètre à bobine mobile. On trouve qu’à ce point de vue l’instrument a le maximum d’efficacité quand la f. é. m. agissant contre le mouvement de la bobine devient suffisamment grande pour qu’on atteigne le cas limite de l’apériodicité. Dans presque tous les cas, cet état peut être facilement obtenu par un réglage approprié de l’intensité du champ
- magnétique. La sensibilité ne dépend plus alors que du couple directeur des fils de suspension de la bobine et ce couple est inversement proportionnel à la racine carrée de D. Une modification de la sensibilité, produite par une modification des dimensions de la bobine, peut toujours être compensée par une modification correspondante de l’intensité du champ H, telle que la valeur de q = \\f \f désignant la surface d’un tour) reste invariable. Une modification du diamètre de la bobine produit, au point de vue électrique, le même effet qu’une modification correspondante des dimensions du fil de la bobine. Les perturbations éventuelles qui pourraient être causées par un faible magnétisme dans le métal des bobines, sont faciles à éviter par l’emploi d’un champ radial constant. ;
- Un galvanomètre construit par l’auteur d’après ces principes avec du fil d’argent de 0,0208 mm. de diamètre, une résistance intérieure légèrement supérieure à 20 ohms a été trouvé un peu plus sensible que le galvanomètre le plus sensible de Dubois-Rubens.
- Parmi les facteurs extérieurs qui influent sur la sensibilité de la lecture, le mode de fixation du miroir exige une grande attention. Il est avantageux d’employer des miroirs séparés de la bobine, dont le poids est supporté par un fil particulier et qui sont reliés à la bobine par un ou deux fils fins.
- E. B.
- Appareil pour déterminer les constantes magnétiques.
- MM. Curie et Chénevau ont établi un appareil destiné à mesurer les coefficients d’aimantation spécifique des corps faiblement magnétiques et diamagnétique's. A cet effet, on mesure, à l’aide d’une balance de torsion, la force qui s’exerce sur un corps lorsqu’il est placé dans un champ magnétique non uniforme créé par un aimant permanent. L’on utilise dans les mesures la position du corps, par rapport à l’aimant, où la force est maximum.
- L’aimant permanent NS est de forme annulaire avec pièces polaires biseautées et entrefer assez étroit; il est mobile et peut se déplacer par translation dans la direction indiquée par la flèche (fig. 2). Le déplacement de
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- l’aimant est obtenu en le rendant solidaire d’un chariot C, guidé par deux glissières fixes, obéissant au mouvement direct ou rétrograde d’une vis Y qui tourne dans un écrou fixé sous le chariot. L’une des glissières porte une graduation, le chariot un trait de repère. L’équilibre de la balance de torsion se règle
- Fig. 1
- à l’aide d’un contrepoids cylindrique en laiton P et 4’un cavalier p en aluminium.
- Le corps à essayer est placé dans un tube de verre t très légèrement diamagnétique à la température de 15°. Ce tube est fixé à l’une des extrémités d’une tige en aluminium TT suspendue en 0 à un fil de platine. Un bouchon K permet d’enlever ou de placer le tube sans ouvrir la cage de la balance. Le tube
- est suspendu par deux anneaux superposés, fixés à la tige TT. Un rebord qu’il porte s’appuie sur l’anneau supérieur, tandis que l’anneau inférieur le guide verticalement. L’appareil est réglé convenablement quand, le trait de repère du chariot coïncidant avec le zéro de la graduation de la glissière, le tube est symétriquement placé par rapport aux pièces polaires de l’aimant.
- A l’autre extrémité de la tige TT se trouve placé un micromètre m, sur lequel est braqué un microscope M pour suivre et mesurer les déplacements de la balance de torsion. L’éclairage du micromètre se fait à l’aide du miroir A mobile dans plusieurs directions.
- L’amortissement est assuré par le frottement d’une palette B en aluminium dans de l’huile de vaseline disposée dans le récipient D.
- Le tube t contenant le corps est placé dans le plan de symétrie normal à la ligne des pôles, et il est attiré ou repoussé (fîg. 2) suivant la direction euv normale à la ligne des pôles.
- L’aimant étant d’abord éloigné du corps, si on l’approche de celui-ci, il se produit une attraction quand le corps est paramagnétique et une répulsion quand il est diamagnétique. Le mouvement du micromètre indique le sens de l’effet produit. Quel que soit le sens de l’effet initial, en approchant l’aimant d’une façon «wntinue, on constate que le déplacement du micromètre augmente jusqu’eà un maximum, indiqué dans la fîg. 2 par la position 1 de l’aimant et t du tube ; ensuite le déplacement diminue et finalement s’annule quand le tube contenant le corps se trouve placé sur la ligne des pôles, entre les deux branches de l’aimant. La force s’annule, en effet, pour cette position symétrique. Si l’on continue à déplacer l’aimant dans le même sens, celui-ci passe de l’autre côté du corps et s’éloigne progressivement. La déviation indiquée par le micromètre change de sens, passe par un maximum, indiqué, dans la fîg. 2, par la position 2 de l’aimant et t' du tube ; la déviation s’annule de nouveau quand l’aimant est suffisamment éloigné du corps.
- On note les divisions du micromètre qui
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- coïncident avec le réticule du microscope pour les deux positions correspondant aux déviations maxima, indiquées par t et t’ dans la fîg. 2. Ces deux positions sont celles pour lesquelles la force passe par un maximum.
- La différence des lectures au micromètre est proportionnelle à la somme des deux valeurs maxima de la force, ces deux valeurs étant d’ailleurs égales entre elles, si l’appareil est symétrique.
- Le tube de verre étant sensible aux actions magnétiques, il est nécessaire de faire une expérience avec le tube seul et de retrancher l’effet dû au tube de l’effet total du au tube
- et à la matière qu’il contient. Pour amoindrir cette correction, on a utilisé un verre à coefficient d’aimantation très faible.
- E. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Confèrences des 21 et 28 avril 1005
- Sur les tendances et les recherches actuelles de l'Electrotechnique. — M. P. Janet.
- Dans cette conférence, l’auteur s’est proposé de montrer comment l’évolution générale des formes, des dimensions, des principes même de nos machines ou appareils électriques a été naturellement imposée et amenée progressivement par une sorte d’action de milieu, c’est-à-dire par les besoins nouveaux qui apparaissaient au fureta mesure que l’industrie électrique se développait.
- Pour les génératrices, la nécessité d’élever la puissance et la tension amène tout naturellement aux machines de grand diamètre à marche lente ; le grand moment d’inertie des parties tournantes les fît confondre avec le volant des machines à vapeur et ainsi furent réalisés les groupes électrogènes dont la puissance s’élève actuellement jusqu’à 6.000 kilowatts ou 7.000 kilowatts.
- L’apparition des turbines à vapeur à grande vitesse de rotation amena au contraire une grande réduction de diamètre avec allongement suivant l’axe et une force centrifuge extrêmement élevée à la périphérie.
- Parmi les problèmes purement électriques soulevés par l’étude des génératrices, l’auteur signale, pour les dynamos à courant continu, la commutation sans étincelles sous les balais, et pour les alternateurs, le couplage en parallèle, le compoundage et la suppression des harmoniques.
- Les stations génératrices modernes sont mues par l’eau, la vapeur ou le gaz ; l’auteur examine des exemples de ces trois types d’installation.
- Les grands transports à longue distance se font en général par courants triphasés à haute tension : on obtient 21.000 volts en France, 40.000 volts dans le nord de l’Italie, 50.000 volts et plus aux Etats-Unis. D’intéressantes transmissions sont également faites par courant continu en série à haute tension.
- Au point d’arrivée, l’utilisation mécanique de l’énergie électrique est la plus importante ;
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- parmi les moteurs, les moteurs à courant continu et les moteurs polyphasés sont aujourd’hui classiques. Les recherches les plus récentes ont porté sur les moteurs à courant alternatif simple et à collecteur.
- Parmi ces applications mécaniques, la plus importante est celle de la traction : l’auteur signale les deux tendances qui se manifestent : emploi de trains composés de voitures toutes automotrices et emploi direct des hautes tensions.
- Enfin l’auteur termine en signalant l’évolution actuelle de l’éclairage et la recherche de corps rayonnants plus économiques que le carbone, soit dans la lampe à arc, soit dans la lampe à incandescence.
- Les phénomènes qui accompagnent les décharges électriques dans l’air, par J. de Kowalski.
- 1. On peut déduire des équations fondamentales de rËlectrodynamique certaines lois générales qui régissent les phénomènes des décharges électriques.
- Voici une de ces lois, établie théoriquement par Kauffmann :
- Soit E ~ f (I), l’équation qui donne la relation entre la force électromotrice aux bornes des électrodes où se produit la décharge et l’intensité du courant. Pour que la décharge soit stationnaire (non intermittente) les deux inéquations suivantes doivent être toujours remplies :
- i
- CR
- , iùE
- + 1 ôT > °’
- Dans ces inéquations C est la capacité des électrodes, R la résistance du circuit amenant le courant aux électrodes, l la self-induction du circuit. Par une série d’expériences, en observant surtout l’arc à très haute tension jaillissant entre électrodes métalliques, l’auteur a pu vérifier ces inéquations.
- 2. Pour approfondir les phénomènes mêmes des décharges, il est utile de prendre comme base la théorie des ions dans les gaz. Les décharges continues entre deux électrodes ont deux formes distinctes : les décharges à lueur et les décharges à arc.
- Ces deux formes de décharges ne diffèrent entre elles que par les phénomènes d’ionisation du côté de la cathode.
- Tandis qu’à la décharge à lueur, le nombre des ions produits à la cathode est relativement petit et n’est composé exclusivement que des ions du gaz ambiant, il n’en est pas de même pour la décharge à arc. Dans ce dernier cas, le nombre des ions augmente notablement aux environs de la cathode, et ce sont surtout les ions du métal de la cathode qu’on observe dans son voisinage.
- Ces ions sont produits par l’élévation de la température de la surface de la cathode, et l’élévation même de son côté est produite par le choc des ions positifs gazeux attirés par la charge négative.
- Si on leur laisse parcourir libremént une différence de potentiel déterminée, ces ions gazeux atteignent une température très élevée. Cette théorie a été émise pour la première fois par M. Stark et une série d’expériences faites par M. de Kowalski et ses élèves dans le Laboratoire de Fribourg sont en parfait accord avec elle. L’auteur fait remarquer que, dans les photographies du spectre aux environs de la cathode, dans l’arc aux électrodes de cadmium, ce spectre démontre, d’une manière sûre et exacte, l’existence des vapeurs de ce métal. D’autres photographies de spectre nous montrent les différentes zones de l’arc.
- 3. En appliquant la théorie des ions à la décharge oscillante, il est aussi facile d’expliquer les phénomènes qui l’accompagnent. Ainsi on a remarqué que les électrodes à cette décharge s’échauffent beaucoup moins qu’à la décharge à l’arc, quoique l’intensité du courant soit beaucoup plus élevée. S’il en est ainsi, c’est parce que le bombardement des électrodes par les ions ne peut pas se produire, le sens du courant changeant très rapidement.
- Les décharges oscillantes sont accompagnées d’une pulvérisation du métal des électrodes. Les particules métalliques viennent à la rencontre des ions gazeux et produisent par leur choc de nouveaux ions.
- L’espace explosif devient alors très fortement conducteur.
- SENS. -- SOCIÉTÉ NOUVELLE DE l’ïMPRIMERIE MIHIAM, lf RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLIV,
- Samedi 15 Juillet 1905.
- 13e Année. — N° 38.
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPIVIANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. -> + A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR LES PHÉNOMÈNES DE L’ARC CHANTANT
- I. — Introduction
- Complexité des phénomènes de l’circ chantant. — Le phénomène de l’are chantant ou sifflant est extrêmement complexe, car les oscillations se produisent avec des aspects très différents, suivant les conditions d’alimentation et les constantes des circuits ; — et même, comme on le verra, suivant le régime de l’arc antérieur au régime chantant. Le son obtenu varie lui-même d’un léger souffle à un son grésillant, puis à un son musical, à un sifflement doux ou strident, et même à un son crépitant, suivant les conditions de l’expérience.
- Celles-ci peuvent être variées considérablement suivant la tension de la source à courant continu employée; la composition (résistance et inductance) du circuit d’alimentation (c’est-à-dire du circuit reliant cette source aux bornes entre lesquelles sont branchés, en dérivation, l’arc et le circuit oscillant) ; le diamètre, l’écart et la nature des charbons ; la capacité, la self-induction et la résistance du circuit oscillant. Par suite du nombre trop grand de ces éléments variables, l’examen complet de toutes les circonstances possibles de production du phénomène et leur étude quantitative seraient, pour ainsi dire, sans limites, et le temps consacré à cette étude hors de proportion avec l’intérêt et les applications possibles du phénomène.
- J’ai donc cru nécessaire de limiter la présente étude à la détermination surtout qualitative et à l’explication des régimes les plus caractéristiques qu’on peut obtenir, et surtout à la recherche de la relation qui existe entre le phénomène de Duddell et celui des déchar-
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- ges intermittentes oscillatoires utilisées depuis longtemps, au moyen des courants à haute tension, pour la production des ondes hertziennes (*).
- Rappel des faits connus.—Je n’ai donc pas cru devoir reprendre les études déjà assez complètes faites par M. Duddell et par d’autres observateurs (2) en mesurant les courants apparents dans les différentes branches des dispositifs au moyen d’appareils de mesure ordinaires, galvanométriques ou calorifiques. D’ailleurs, un travail très bien fait de M. A. Banti (Elettricista. Année XII, 1903. Nuovi fenomeni nel circuito, Duddell), que j’ai'sous les yeux, contient sur ce sujet, sous une forme très claire, toutes les indications essentielles.
- On peut résumer ainsi ses conclusions :
- 1° L’arc chantant peut être obtenu avec des inductances et des capacités extrêmement variées dans le circuit oscillant (self-induction de 0,012 à 0,229 H., capacité de 0,25 à 33 microfarads) à condition seulement qu’il y ait un certain rapport convenable entre la capacité et l’inductance; par exemple un arc chantant (obtenu dans certaines conditions d’alimentation, malheureusement non spécifiées par l’auteur) ne se maintient pas avec une capacité de 0,25 à 0,50 microfarads si l’inductance dépasse 0,048 benry, tandis qu’on peut atteindre 0,229 benry avec une capacité de 10 microfarads, ou, en sens opposé, une capacité de 25 microfarads avec 0,048 henry sans que l’arc devienne continu.
- 2° Le son croît beaucoup avec la capacité ; avec de faibles inductances, c’est un souffle au-dessous d’un microfarad, une note musicale jusque vers 1,5 microfarads, puis un sifflement puissant pour les capacités supérieures : le son s’abaisse quand on augmente l’inductance.
- 3° Il semble bien s’établir dans le circuit oscillant un phénomène de résonance, par suite duquel, comme cela est évident, la somme des différences de potentiel aux bornes de la self-induction et aux bornes de la capacité, est supérieure à la différence de potentiel résultante mesurée aux bornes de l’arc.
- 4° L’augmentation de la self-induction du circuit oscillant, avec un arc d’écart constant, augmente à la fois les tensions partielles et la tension résultante, et diminue le courant d’alimentation nécessaire pour l’entretien du phénomène, en même temps que les courants de circulation dans l’arc et le condensateur.
- 5° Au contraire, l’augmentation de capacité modifie peu l’intensité du courant d’alimentation, tout en augmentant les courants dans l’arc et dans le condensateur ; elle diminue rapidement la différence entre la somme des tensions partielles et la tension résultante.
- 6° L’augmentation du courant d’alimentation augmente l’intensité des courants de cir-
- (') Les analogies très grandes qui existent, en effet, entre l’arc entre deux charbons purs (ne contenant aucune substance métallique ou minérale) et l’arc entre métaux me faisaient espérer la possibilité de reproduire, à basse tension et à basse fréquence, avec le premier des courants oscillants fournissant une image intéressante des courants oscillants de haute tension et de haute fréquence, toute proportion gardée, bien entendu,
- (2) Bibliographie de l’arc chantant :
- Duddell. — The musical arc, Inst. Electr. Eng., 1901, n° 148 et The Electrician, n* 46, 1900, p. 269 et 310 et 18 septembre 1903, p. 902.
- Simon. — Der Pingende Lichtbogen. E. T. Z., 20 juin 1901.
- Paul Janet. — Sur l’arc chantant de Duddell, C. R., 1902, p. 462 et 821.
- Ascolli et Manzotti.— Rend. Ac. Lincei, 1902. vol. XI, p. 11.
- Tissot.— Congrès de IAssociation française à Montauban, 1902.
- Fabry. — Éclairage Electrique, 1903, t. X, p. 375
- AVartheim-Salomonson. — Académie d’Amsterdam, 25 octobre 1902.
- O. M. Corbino. — Associazone Elettrotecnica italiana, 21 mai et 18 octobre 1903.
- Meisel. — Physikalische Zeitschrift, 1er juillet 1903, l*p septembre 1904.
- P. Bary, — Ind. Electrique, 10 juin 1903, p. 245.
- Mazini. — Elettricista, vol. XI. 1902, p. 235.
- Je m’excuse, n’ayant pas sous la main les divers mémoires autres que celui de M, Banti, pendant que j’écris cet article à la campagne, de ne pas citer leurs résultats avec détails.
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- culation et les tensions partielles et totales, mais ne peut être continuée au delà d’une certaine valeur à partir de laquelle l’arc ne chante plus ; l’intensité du courant limite possible croit avec la capacité, mais décroît quand on augmente l’inductance.
- 7° La longueur de l’arc joue un rôle dans le phénomène ; il existe, en effet, une certaine valeur qui donne le son maximum le plus net, et qui était, dans les expériences de M. Ranti, aux environs de 0,75 à 1 mm.
- 8° L’augmentation de la self-induction ou de la capacité abaisse la fréquence ; celle-ci diminue bien à peu près en proportion inverse de la capacité, mais plus lentement qu’en proportion inverse de l’inductance, de sorte qu’elle ne reste pas constante quand LC reste constant, L et C variant.
- Etude extérieure des régimes du phénomène. — On peut appeler étude extérieure celle qui se borne, comme on l’a fait jusqu’ici, à l’examen des conditions apparentes : son, courants et tensions moyennes.
- Nous avons pu vérifier, à ce point de vue, l’exactitude qualitative des propositions qui précèdent sans retrouver cependant les mêmes valeurs numériques, parce que celles-ci changent avec la tension de la source d’alimentation que M. Banti a omis de spécifier dans ses expériences. Il employait une batterie d’accumulateurs dont la tension ne paraît pas avoir dépassé 66 volts, tandis que nous avons utilisé de préférence des tensions de 125 à 175 volts qui ont permis d’obtenir des phénomènes plus variés et qui avaient pour effet direct de diminuer l’intensité des courants d’alimentation nécessaires.
- En outre, les charbons employés étaient de petit diamètre, 5 mm. ce qui favorisait la stabilité et remploi de faibles courants, mais empêchait d’augmenter beaucoup l’intensité sans que Tare se mit à chanter comme siffle un arc à courant continu sous une densité de courant trop forte. L’intensité maxima se trouvait donc plus basse que dans les expériences de M. Banti. Enfin M. Banti n’a pas spécifié la self-induction du circuit d’alimentation dont le rôle lui a complètement échappé.
- Sous ces réserves, on peut signaler que les conditions limites du bon fonctionnement de l’arc dans nos expériences étaient les suivantes :
- 1° L’arc ne chante presque jamais en s’allumant, mais le chant s’amorce ensuite, si les conditions sont convenables. A 110 volts avec les charbons de 5 mm. homogènes (Siemens) il fallait que :
- a) le courant fut inférieur à environ 4 ampères ;
- h) la self-induction du circuit d’oscillation fut inférieure à 0,05 henry environ.
- 2° Puis, une fois le régime chantant établi, on pouvait augmenter ces valeurs, savoir :
- a) l’intensité du courant jusqu’à 10 ou 12 A. (le régime est moins stable et accompagné de sifflements) ;
- b) la self-induction du circuit oscillant jusqu’à environ 0,264 henry.
- Ces limites sont d’ailleurs assez imprécises et le chant varie d’une expérience à l’autre, sans causes apparentes.
- La diminution de capacité diminue beaucoup cette limite. Par exemple, avec 2 microfarads, on ne peut dépasser 0,006 henry sans que le chant s’arrête.
- 3° Quant aux limites inférieures, il est encore plus difficile de les déterminer, et pratiquement on n’en a pas constaté de bien nettes, l’are continuant à chanter sous des intensités très faibles.
- 4° En ce qui concerne l’écart, l’expérience a démontré qu’on peut l’augmenter beaucoup en augmentant le voltage de la source.
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- Par exemple, avec les charbons de 5 mm., les écarts limites, pour obtenir un chant suffisamment stable, étaient environ :
- i mm. 5 pour 54 volts.
- 5,o mm. — 120 —
- iomm. — 170 —
- mais une fois le régime bien établi, on peut augmenter l’écart et aller jusqu’à 7 ou 8 mm. à 120 v.
- Voici, par exemple, quelques résultats constatés avec le condensateur de 21 microfarads et une self-induction de 0,132 henry sur le circuit d’alimentation.
- CHARBONS EMPLOYÉS SELF-INDUCTION du circuit oscillant en henrys É C ART entre les poiutes des charbons en mm. INTENSITÉ DE COURANT maxima compatible avec le chant en ampères
- 0 ,o34 2 à 3 4
- Charbons homogènes Siemens 1 0,oo85 2 3 1 .
- de 5 mm 0,oo354 2 à 3 9 à n
- O 3 9 à 11
- Charbons homogènes F. Hen- 0 3 11 à i3
- rion de 8 mm o,oo354 2 8 à i3,5
- L’indication de 2 chiffres dans la colonne des intensités signifie que l’arc «esse de chanter pour le plus élevé et tend à recommencer pour le chiffre le plus faible.
- La limite de la self-induction du circuit oscillant peut être reculée davantage, si l’on introduit une forte self-induction dans le circuit d’alimentation on obtient ainsi un arc sifflant de périodes très longues comme le montre par exemple le cliché 94 obtenu avec une self de 7 henrys et une self 1/0,132 on peut aller même jusqu’à 0,264 comme le montre le cliché 96 ; c’est une limite avec le condensateur de 21 microfarads.
- Quand il y a une intensité de courant trop élevée, par exemple plus de 5 à 6 amp. pour des charbons de 5 mm., le son est troublé par le sifflement qui le rend moins net, probablement par suite de variations continuelles dans la tension de rallumage provoquant des variations de périodes.
- On verra plus loin les conditions qui influent sur la production du son musical pur.
- Etude de là nature intime du phénomène.
- F
- J A.L
- e R L U}h ê =j=C
- D
- Fig. 1. — Montage des expériences sur l’arc chantant. Dispositif de Duddell.
- tin et Bethenod, ingénieurs-électriciens, qui L’ensemble des circuits (fig. 1) était alimenté résistance négligeable, et on a ajouté ou ret
- - Pour élucider le mécanisme intime du phénomène, je me suis aidé de la méthode des oscillographes bifilaires que j’ai présentée à l’Académie des Sciences en mars 1893. J’ai fait construire dans ce but en 1902 par MM. Dobkévitch et Nagel un oscillographe triple bifilaire permettant d’enregistrer, à la fois, les courbes des trois variables. J’ai été assisté pour l’exécution des expériences que je vais rapporter et des précédentes, par MM. Bou-m’ont prêté le concours le plus efficace, par un réseau à courant continu à 120 v. de ranché dans certains cas la différence de
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- potentiel d’une batterie d'accumulateurs pour comparer les résultats obtenus à 55, 120 et 175 v. environ. Bien que les phénomènes aient présenté, à ces différents voltages, sensiblement les mêmes caractères généraux, ce qui dispensera de les passer tous en revue, l’emploi de tensions supérieures à 110 v. facilite beaucoup la production des régimes les plus intéressants.
- II. - PHÉNOMÈNES GENERAUX AVEC CHARBONS HOMOGENES
- Differents types cVarcs chantants. — La première chose à faire était de classer, d’après les formes des courbes, les phénomènes si variables en un certain nombre de types et d’expliquer ainsi pourquoi le son est, dans certains cas, musical et, dans d’autres cas, grésillant ou sifflant. L’examen des courbes conduit ainsi à reconnaître l’existence de deux types extrêmes,
- Fig. 2. — Cliché oscillographique n° 52. — Ecart 4 mm., intensité moyenne du courant d’alimentation (126 volts) ; 2,2 ampères (self, L = 0) ; c = 16 microfarads et l = 0,00354 henry ; fréquence mesurée, 540. — Courbe U, tension entre les bornes de l’arc (échelle 0 mm. 17 par volt, horizontale supérieure représentant la tension de la source). — Courbe i courant dans l’arc (échelle 3 mm. par ampère). — Courbe/ courant du condensateur (échelle 3 mm. par ampère).
- Fig. 3. — Cliché oscillographique n° 21. :— Ecart 1 mm. 3 ; intensité moyenne, 1,4 ampère (L = 0,290) c = 21 microfarads et / = 0,00354 henry ; fréquence mesurée, 457.
- que Ton peut obtenir plu.s ou moins facilement, avec des circuits d’alimentation contenant ou non de la self-induction (en petite quantité), et des constantes de circuit oscillant très variées. Ces deux types sont bien caractérisés parles clichés 52 et 21 (fig. 2 et 3), par exemple, obtenus tous deux avec une source d’alimentation de près de 120 volts et avec de faibles self-inductions dans le circuit d’oscillations. Des résultats analogues, qu’il est inutile de reproduire, ont été obtenus sous de faibles voltages et même, comme on le verra plus loin, avec des charbons minéralisés.
- Le premier type se présente le plus généralement dans le cas où la self-induction du circuit d’alimentation est nulle ou faible, ou l’intensité n’est pas trop voisine du courant limite de stabilité et l’écart des charbons est plutôt fort, de l’ordre de 3,5 à 4 mm.
- Le second type, au contraire, s’obtient surtout quand l’arc est court par rapport au voltage employé (par exemple 0,5 à 1,5 mm. à la tension de 110-120 v.), quand le courant est faible, et surtout s’il y a de la self-induction dans le circuit d’alimentation; à défaut de self-induction dans le circuit d’alimentation, les deux autres conditions suffisent pour que l’on se rapproche du second type, ainsi qu’on le voit, par exemple, par les courbes 40 et 41 (fig. 4 et 5) obtenues avec un circuit ne contenant que des résistances
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- T. XLIV. — N° 28.
- mortes supplémentaires. L’intensité du courant d’alimentation s’abaisse au moment oii l’are se met à grésiller de cette façon. Sous des intensités de courant élevées (10 A.), le grésillement devient un sifflement plus ou moins strident et conl’us.
- AA A A AAAAA
- \ /~\ /^ ,/~\./
- 40
- Fig-, 4. — Cliché 40. — Circuit d’alimentation non inductif L = 0, ï = 0,00354. Ecart 1,00, I = 1,5
- 4-1
- tig. 5. — Cliché 41. — Circuit d’alimentation non inductif L = 0, / = 0,0342 ; Ecart 0,75 ; I = 1,9.
- Les clichés du premier type correspondent a un son musical, ceux du secopd à un son gi csillaut. Nous les étudierons successivement, sous ces noms,- dans ce qui suit et nous rattacherons ensuite au cas de l’arc grésillant, l’arc sifflant de forte intensité.
- Sou musical. La pureté du son et sa régularité varient beaucoup suivant les expé-
- ---------------------------- riences. Le son est naturellement d’autant plus pur que
- la fréquence des oscillations est plus régulière, e’est-à-dlI>e CJUe 16 ré8ime d’alimentation et l’écart de l’arc sont maintenus plus constants. Il semble aussi que le son est d’autant plus pur que la courbe du courant dans l’arc se - ' rapproche plus d’une sinusoïde, ce qui arrive seulement
- quand les variations de la tension sont contenues entre des limites très rapprochées. Le cliché n° 23 (fig. 6) donne un exemple caractéristique d’un semblable régime.
- Il a été obtenu sur une source à 121 volts avec une •faible induction dans le circuit d’alimentation, sous un écart de 3,7 mm. et une intensité de courant moyenne de 2,5 A. avec de la sélf-induction dans le circuit oscillant et dans le circuit d’alimentation. On voit que, dans ces conditions, le courant dans l’arc ne s’annule jamais complètement et présente seulement des pulsations parfaitement régulières dont la courbe affecte presque la forme d’une sinusoïde (courbe i). La courbe du courant de .charge de la capacité y est moins parfaite. La tension aux bornes de l’arc U présente des pulsations qui résultent simplement de la variation de conductibilité de l’arc avec l’intensité.
- Quand cette conductibilité atteint son maximum, c’est sous l’influence de la décharge
- Fig. 6. — Cliché 23. — Chant musical. L = 0,717, l = 0,00354. Ecart, 3,70. I = 2,5.
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- REVUE D’ÉEECTRICITÉ
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- du condensateur ; quand le courant dans le condensateur change de signe, il se produit une petite dépression de la tension disponible, par suite de la chute de potentiel supplémentaire qui apparaît dans la self-induction d’alimentation ; puis, le courant qui traverse l’arc étant faible, la résistance augmente, surtout par suite du refroidissement, et la tension aux bornes va en augmentant pendant que la capacité achève de se charger ; quand elle commence à se décharger dans l’arc, celui-ci est parcouru par un courant plus intense et la tension entre ses électrodes s’abaisse jusqu’à la tension normale ordinaire; et ainsi de suite.
- d\
- Pendant cette série de variations, la condition < 0 est réalisée conformément à la
- théorie de Duddell ; il semble que le cas que nous considérons représente le mieux l’idée cfue cet auteur se faisait du phénomène. Mais il ne vérifie.pas cependant l’hypothèse que la période d’oscillation soit déterminée par les constantes (self-induction et capacité) du circuit oscillant. Car si, tout en'conservant celui-ci sans changement, on fait varier l’écart ou l’intensité du courant, le son change de note et les courbes indiquent une fréquence différente comme on le voit sur le tableau des expériences.
- Il est utile, au point de vue de l’étude de la fréquence, de comparer les chiffres obtenus
- ------------119 ---------- 110
- Fig. 7. — Cliché 119. — Oscillation propre du circuit oscillant contenant 21 microfarads et 0,0342 lienry.
- Fig. 8. — Cliché 120. — Oscillation propre du circuit oscillant contenant 21 microfarads et 0,00354 lienry.
- avec ceux que donnent les oscillations propres du circuit oscillant ; dans ce but nous avons déterminé celles-ci en plaçant le condensateur en shunt aux bornes de la self-induction l et en alimentant l’ensemble par du courant continu interrompu périodiquement; la self-induction se décharge alors d’une manière oscillatoire et on a pu enregistrer avec l’oscillographe les courbes du courant ou de la force éleetromotrice. Les clichés 119 et 120 (fig. 7 et 8) représentent par exemple les courbes ainsi obtenues avec la self-induction de 0^00354 et la self-induction de 0,0342; les fréquences sont respectivement de 220 et 734 par seconde, chiffres notablement différents de ceux qu’a donné l’expérience pour les arcs chantants correspondants. >
- Il est vrai que l’amortissement est beaucoup plus faible dans le circuit ainsi réalisé que dans le circuit de l’arc chantant par suite de la résistance propre de l’arc.
- On ne peut d’ailleurs corriger complètement la formule d’oscillation ordinaire T = 27ry Lc, en y introduisant, comme l’a proposé plus récemment M. Duddell, la résistance propre R de l’arc et du circuit, suivant la formule connue de la pseudo-période, tenant compte de l’amortissement
- r = —^------,
- v/--~
- V LC 4L2
- parce que cette résistance est fort mal définie et varie à chaque instant pendant le phénomène, même si l’on se place seulement dans le cas presque théorique du cliché ci-dessus.
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- Le fait même que la courbe de tension n’est pas symétrique comme celle du courant et reste plus élevée • pendant la marche montante du courant que pendant la marche descendante, montre clairement cette variation de la résistance, et le fait que le cycle des régimes pendant une période n’est pas réversible (1)f
- Le son pur peut être obtenu encore mieux dans le cas où le circuit d’alimentation ne contient qu’une résistance morte, comme le montre, par exemple, le cliché n° 52 (fig, 2). Celui-ci ne diffère du précédent, l’écart étant à peu près-le même, qu’en ce que l’intensité dans l’arc a un minimum plus élevé, le courant de charge une forme plus symétrique, et qu’on ne constate plus, dans la courbe de tension, les crochets dirigés vers le bas pendant que le courant de l’arc passe par son minimum.
- Quand on travaille avec le circuit d’alimentation très peu ou pas inductif, on peut constater qu’avec un écart faible on n’obtient pas le son musical pur : en augmentant l’intensité progressivement, le son croît en force et en acuité et devient de plus en plus confus, sans passer par le son pur. Au contraire, 'avec un écart assez fort (4 mm. environ), une augmentation modérée du courant à partir d’une valeur faible jusqu’à 3 ou 4 ampères, provoque l’apparition du son pur. Par exemple, à 125 volts, en faisant varier l’écart, à intensité constante, on obtient, avec une self 1= 0,00354 sur le circuit oscillant, les résultats suivants :
- Pour i = 2 ampères, léchant grésillant débute sous un écart très faible et s’éteint vers
- 3 mm. s£tns avoir rencontré le son pur.
- Pour i = 3 ampères le chant commence à faible écart s’abaisse et devient pur pour 3 à
- 4 mm. d’écart et s’affaiblit progressivement jusqu’à s’éteindre pour 9 mm.
- Pour i — 6 ampères le chant ne commence qu’à écart plus fort, supérieur à 2 mm. et reste toujours constant et confus jusqu’à 8 mm., limite à laquelle il disparait.
- Son grésillant ou sifflant, — Le 2e type est caractérisé par l’annulation prolongée du courant dans l’arc à chaque période, comme le montre par exemple nettement le cliché 21 (fig. 3) obtenu avec un faible écart 1,3 mrp, et une faible self-induction dans le circuit d’alimentation. Pendant l’extinction, la tension aux bornes de l’are tombe brusquement aux environs de zéro, puis s’élève plus lentement à une valeur très notablement supérieure à sa valeur de régime ; au moment de l’allumage, elle tombe brusquement à cette valeur.
- Meisel {lac. cité) paraît avoir rencontré ce régime dans quelques expériences faites au moyen du tube de Braun, mais sous une forme assez atténuée et sans en définir les conditions spéciales de production.
- Les phénomènes sont très accentués, comme le montre le cliché 26 (fig. 9) quand on augmente la self-induction dans le circuit d’alimentation,ven ce sens qu’au début de l’extinction il y a une certaine tendance au renversement du courant dans l’arc, comme le montre le petit bec dirigé vers le bas; les écarts de la tension aux bornes de l’arc deviennent plus considérables et la courbe de charge du condensateur présente des méplats plus accusés pendant la charge.
- Il est intéressapt de comparer ce cliché 26 (6g. 9) avec le cliché 23 (6g. 6) obtenu avec une intensité de courant peu différente dans le circuit d’alimentation et avec les mêmes self-inductions dans l’alimentation et dans le circuit oscillant. On voit que le seul fait d’avoir raccourci l’écart, ce qui a fait succéder au son pur un son sifflant, a provoqué le remplacement d’un phénomène continu, presque sinusoïdal, par un phénomène franche-
- P) On pourrait d’ailleurs tracer ce cycle au moyen des deux courbes de l’intensité i et de la tension U en reportant en abscisses lés valeurs de i et en ordonnées les valeurs U porrespondantes.
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- ment discontinu, accompagné de surtensions et de soustensions aux bornes de l’arc ; c’est-à-dire que la différence de potentiel s’abaisse au commencement de l’extinction au-dessous de zéro, puis s’élève pendant le rallumage au-dessus de la ligne horizontale pointillée, représentant la tension de la force électromotrice d’alimentation, sous l’effet des forces électromotrices d'induction. En outre, la fréquence des oscillations est considérablement diminuée, comme le montre la comparaison des deux clichés exécutés avec la même échelle des temps.
- Si l’on augmente la self-induction du circuit oscillant, comme le montre par exemple le cliché 27, on obtient des phénomènes de même ordre, avec la seule différence que les amplitudes (les variations de la tension se trouvent réduites, ainsi que la fréquence
- et la vitesse de chute de la tension pendant le rallumage.
- D'ailleurs, si l’on augmente la self-induc-
- i
- .it
- Fig. 9. — Cliché 26. —• L = 717 ; l — 0,00354 Ecart 2 ; I = 1,9.
- Fig. 10.
- • Cliché 27. — L = 717 ; l = 0,00354 Ecart 1,7 ; I = 1,6.
- tion du circuit d’alimentation, on peut obtenir, comme on le verra plus loin, des surtensions à peu près aussi fortes qu’on le voudra.
- Explication physique des deux formes-type de régime. — La considération des propriétés connues des régimes variables de l’arc électrique suffit à expliquer presque tous les phénomènes de l’arc chantant et en particulier la production des deux formes caractéristiques. On sait que l’arc électrique présente certaines conditions de stabilité qui sont représentées par une courbe caractéristique de stabilité à l’extinction, telle que la courbe AB de la figure 1 1 (1). Dans cette figure, les intensités du courant dans l’arc sont portées en abscisses et les tensions entre les pointes en ordonnées. Soit M le point de régime (I, U,,) auquel se trouve l’arc alimenté par une source de force électromotrice E munie d’une résistance en série R (tangente « = R). Si l’on détermine très rapidement l’extinction de l’arc par l’augmentation de l’arc en circuit, le point M décrit une portion
- P) Voir mon travail, Etudes sur l are électrique. Lumière Electrique, Décembre 1891, p. 621.
- * * +
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-
- Cnt
- O
- ÉCHELLE DES COURBES | NUMÉRO du cliché. NATURE DE L’ANODE et diamètre. NATURE DE LA CATHODE et diamètre. ÉCART des électrodes en mm.
- i Homogène, Homogène
- 2 A âme A âme
- 3 Minéralisée 4o Minéralisé 4®
- 4 Minéralisée 4® Minéralisé 4°
- 5 A âme A âme
- 6 Homogène Homogène *
- 7 . Cuivre Charbon
- 8 Charbon Cuivre
- mm. mm. mm.
- A 9 Homogène . ,, d- = 5 Homogène ... d — 5 1,00
- » 10 j Homogène ... d = 5 Homogène . . . d — 5 1,00
- » 11 Homogène ... d — h Homogène . . . d = 5 1,00
- » 12 Homogène . . . dr=- 5 | Homogène .. . d = 5 1,00
- B i3 ^Homogène ... "rff= 5-ï Homogène . .. d = 5 1,00
- » i4 Homogène ... d ~ 5r Homogène ... d = 5 1,00
- )) i5 Homogène ... d = 5| Homogène .. . d =. 5 0,75
- » 16 Homogène .. . d — 5 Homogène ... d = 5 très faible
- » ll Homogène .. . d — 5 Homogène . . . d — 5 1,00
- » 18 Homogène . . . d — 5 Homogène . . . d = 5 x ,00
- B !9 Homogène ... d = 5 Homogène . , . d Z= 5 1,00
- )) 20 Homogène .. . d = 5 Homogène . . . d = 5 0,75
- )) 21 Homogène . . . d 5 Homogène . . . d — 5 1,3°
- » 22 Homogène . . . d = 5 Homogène . . . d = 5 2,5°
- )) 23 Homogène . . . d — 5 Homogène .. . d = 5 3,70
- )) ‘4 Homogène . . . d — 5 Homogène . . . d = 5 2,5°
- )) 25 Homogène . . . d ~ 5 Homogène . . . d = 5 1,20
- )) 26 Homogène .. . d = 5 Homogène . . . d = 5 2,00
- )) 27 Homogène . . . d — 5 Homogène . . . d = 5 1,70
- )) 28 A âme d = 6 A âme d = 6 3,75
- )) 29 A âme . d — 6 A âme . d = 6 3,oo
- )) 3o A âme d — 6 A âme d = 6 2,00
- )) 3i A âme d = 6 A âme d = 6 2,5o
- )) 32 Minéralisée 39 d = 6 Minéralisé 89 d ~ 6 3,oo
- G 33 Homogène . . . d = 5 Homogène . . . d = 5 1,00
- » 34 Homogène . . . d = 5 Homogène . .. d = 5 0,75
- B 35 Homogène ,. . d = 5 Homogène . . . d = 5 0,75
- » 36 Homogène . . . d 5 Homogène . . . d — 5 1,20
- D 1 37 Homogène . . . d =z 5 Homogène . . . d = 5 1,00
- » \ 38 \ Homogène . . . d 5 Homogène . . . d = 5 I . OO
- 1 D J 30 Homogène . . . d = 5 ^iTomogène . . . d = 5 1,4°
- E ho Homogène . . . d — 5 Homogène . . . d = 5 1,00
- 1 w 1 4i Homogène . . . d = 5 Homogène . . . J — 5 0,75
- F 42 ' Homogène . . . d = 5 Homogène . . . d = 5 o,5°
- » 43 Homogène . . . d = 5 Homogène . . . d = 5 o,5o
- )) 44 Homogène . .. d = 5 Homogène . . . d = 5 1,3°
- » 45 Homogène . . . d —z 5 A âme d == 5 2,5o
- G 46 A âme d — 5 A âme 1,00
- « 47 A âme Homogène I 00
- H 48 Homogène Cuivre . .
- » 49 Homogène . . . d — 5 Homogène . . . d = 5 I , 20
- » 5o Cuivre Homogène . , d — 5 I , 20
- )) 5i Cuivre ...... Homogène . . . d — 5 0,90
- )) 52 Cuivre Homogène . . . d = 5 4,00
- I 53 Homogène . . . d = 5 Homogène . . . d — 5 I , 20
- K 54 Homogène . . . d — 5 Homogène . . . d ~ 5 0.,75
- )) 55 Homogène . .. d — 5 Homogène , . . d = 5 I , 20
- » 56 Homogène .. . d = 5 Homogène . . . d = 5 I , 3o
- » 57 Homogène . . , d = 5 Homogène . . . d = 5 0.20
- » 58 Homogène . ,. d — 5 Homogène . . . d, — 5 4,5o
- » 5y Homogène . ., d = 5 Homogène . . . d = 5 2,5°
- » 60 Homogène . ., d — 5 Homogène . . . d = 5 5,00
- » 61 Homogène . . . d — 5 Hemogène . . . d = 5 3,20
- )) 62 Fer Homogène . . . d = 5 1,5o
- » 63 Cuivre Homogène .. , d = 5 1,3o
- » 64 Cuivre Homogène . . . d = 5 2,00
- » 65 Cuivre Homogène . . d = 5 1,5o
- )) 66 Fer. * A âme. . .
- » 67 A âme d — 6 A âme d ~ 6 2.5o
- » 68 A âme d — 6 A âme d zrz. 6 5,20
- )) 69 A âme d — 6 Homogène . . . d = 5 2,00
- » 70 Homogène . . . d = 5 Minéralisée 4p 8.5o
- » 71 Minéralisée 4o Minéralisée 40 8 5o
- )) 72 Minéralisée 4o Minéralisée 4°
- » 73 Minéralisée 4o Minéralisée 4° 5,3o
- )) 74 Minéralisée 4o A âme d — 6
- » 75 A âme d = 6 Homogène . . . d = 5 ^ DO 3,oo
- )) 76 Homogène ... d =z 5 Homogène ... d — 5 3,5o
- » 11 Homogène . . . d = 5 Homogène . .. d = 5 9,5°
- )> 78 Homogène .. . — 5 Homogène d b 1,20
- » 79 Fer Homogène . . . d = 5 1,00
- )) 80 Cuivre Homogène . .. c? = 5 1,20
- » 81 Cuivre Cuivre ... . 1 5o ?
- » 82 Homogène . .. d = b Cuivre 5,oo
- » 83 Homogène . . . d = 5 Homogène .. . d = b i,75
- » 84 Cuivre Homogène . . . d — 5 0,25
- » 85 Cuivre Homogène . . . d = 5 2,00
- INTENSITÉ du courant de la source en ampères. VALEUR de la self-induction du circuit oscillant en henry. DIFFÉRENCE DE POTENTIEL aux bornes de la source en volts. VALEUR de la self-induction du circuit de la source en henry. FRÉQUENCE en périodes par seconde. observations
- 3,o 125 0,290 Les i5 premiers clichés
- 4,0 » 2,290 non reproduits ont été
- 3,o » 0,290 des clichés d’essai, ana-
- 3,o » 0,260 logues aux clichés meil-
- 3,o )) 0,290 leurs reproduits dans I’ar-
- )) 0,290 ticle.
- » 0,290
- » 0,2go
- 1,80 o,oo354 » 0,290
- 1,80 o,oo354 » 0,290 54o | Etude de l’influence de
- 1,80 0,00342 125 0,290 217 la self danslecircuit oscil-
- 1,80 0,00342 125 0,290 lant.
- 1,80 0,00342 i3o 0,290
- 1,80 0,00342 127 0,290
- 1,80 o,oo55 126 0,290 438 ' Etude de l’influence de
- 1,80 0,oo55 125 0,290 526 \ l’écart.
- 1,5o o,oo55 128 0.290 449 F: \
- 2,4o 0.oo55 128 0,200 J 484"r 1 Etude de l’influence du
- 3,5o o,oo55 127 0 CT O 5oo W \ courant d’alimentation.
- 1,70 0,oo55 129 0,290 469 ) , ,
- 1,4o o,oo354 126 0,29o 46i ^ Etude du son grésillant.
- 2,3o o,oo3$4 129 0,717 491 \
- 2,5o o,oo354 129 °>7I7 588 J
- 2,00 o,oo354 126 0,717 l Recherches sur le son
- 2,20 o,oo354 126 0,717 491 1 pur.
- 1,90 o,oo354 126 0,717 4o5 l
- 1,60 o,oo354 126 0,717 217 1
- o,4o o,oo342 124 °,7I7 242 ]
- o,5o o,oo354 122 0,717 180 j
- 0,80 o,oo354 124 °, 717 521 1 Etude de charbons miné-
- o,65 0,oo354 126 0,717 267 / ralisés.
- 1,5o o,oo354 I2Ô °’lïl 514 ]
- 1,5o 0,oo354 , I2Ô 0,717 397 ) Influence de la self d’ali-
- 1,80 o,oo354 128 O O* CT O 514 v mentation.
- 1,60 o,oo354 128 0,717 469 Analogue à 18.
- 1,4o o,oo354 126 0,717 217 Analogue à 27.
- 1 ;8o 0,00342 129 0,717 4n Semblable à 38.
- I , 80 0 , oo35/i T 0 A 1 „ K 1 0 .... 1
- 1,5o 0.00342 i3o 0.717 | 204 1 Se'mbl. à 38, période pl. 1.1
- 1.80 o,oo354 126 0,000 5o8 } Circuit d’alimentation nonl
- 1,90 o,oo354 129 0,000 221 1 inductif.
- 1 >9° 0,oo354 » 0,000 588 Analogue à 43.
- i ,80 o,oo342 )) 0,000 214
- 2,5o o,oo342 )) 0,000 214 Semblable à 43.
- I , 20 o,oo354 125 0,000 588
- I ,80 o,oo342 I 25 0,717 214 Tension de la self du
- I ,80 0,oo354 ] 25 0,717 677 ) circuit oscillant.
- 2,00 0,oo354 126 0,717 54o Semblable à 26 et 5o.
- 2,5o o,oo354 118 0,717 Analogue à 5o.
- 2,5o o,oo342 118 0,717 514 Analogue à 26.
- 1,80 0,oo342 116 °’7I7 163 Analogue à 85.
- 2,20 o,oo354 » 0,000 546 Type du son pur.
- 2,70 0,0000 » 0,000 i3g5 Analogue à 21.
- 1 j 9° o,oo354 54 0,427 535
- 1,80 o,oo354 54 0,427 435 Etude à 54 volts.
- 2,00 0.oo342 54 0,427 209
- O O CO o,oo354 54 0,000 645
- 3,3o o,oo354 168 0,427 582
- O 00 CT o,oo342 168 0,427 Etude à 170 volts.
- 2,00 o,oo354 172 0,427 277
- 2,80 o,oo342 172 0,427 179 Analogue à 64.
- 2,3o o,oo354 170 1.427 Analogue à 69.
- 2,40 o,oo354 168 0,427 285
- 3,oo o,oo342 166 0,427 200 Analogue à 61.
- O 00 CT o,oo354 166 0,427 458
- 1,20 0,oo354 174 0,427 387 Semblable à 67.
- 0,90 o,oo354 166 0,427 422 .
- 0,80 o,oo354 166 0,427 2l5 , \ K Analogue a 28. gs
- 2,5o? 0,00342 170 0,000 196 1 S
- 2,10 0,00342 )) 0,427 487 Analogue à 72. . /
- 1,80 o,oo342 )) 0,427 192 l CD-
- 1,8o o,oo354 » 0,000 5oq ( Si- c 1 » CT
- 1,5o 0,00342 )) 0,427 125 Analogue à 69. ] " g
- 0,60 o,oo354 » 0,427 21$ O
- o,oo354 » 7,000 / W
- 1,5o 0,0017 170 7,000 2q4
- 0 Inversions fortes.
- 1,70 0^0017 170 7,000 022
- 2,70 o,oo342 168 0,000 21 I Analogue à 69. .
- 3,20 o,oo354 170 0,000 600 Analogue à 4o.
- 3,6o o,oo342 170 0,000 208 Analogue à 69.
- 2,90 o,oo354 170 0,000 220 Analogue à 69.
- 2,4o 0,0017 166 7,000 4lO Son crépitant.
- 2,3o 0,0017 164 7,000 211 Arc instable.
- 1,4o 0,0017 168 7,000 322
- 2,3o 0,00342 168 7,000 I08
- M*
- O
- f
- >
- Sd
- >
- O
- m
- m
- n
- H
- 2
- rO
- G
- d
- 2!
- CJT
- C-,
- S
- CD
- 53
- M
- <
- d
- d
- O
- d»
- d
- d
- n
- H
- 2
- n
- H
- d-
- CA
- H»
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-
-
- ÉCHELLE DES COURBES
- NUMÉRO du cliché. • NATURE DE L’ANODE et diamètre. NATURE DE LA CATHODE et. diamètre. ÉCART des électrodes en mm.
- mm. mm.
- 86 A âme d — 6 A âme d — 6 3,oo
- 87 Cuivre Homogène 0,25
- 89 Homogène ... d — 5 Homogène ... d ~ 5 i,5
- 9° Homogène ... d = 5 Homogène ... d ~ 5 2,5
- 91 Homogène ... d ~ 5 Homogène ... d = 5 2,0
- 92 Homogène ... d — 5 Homogène ... d — 5 2,0
- 93 Homogène ... d 5 Homogène ... d = 5 2,0
- 94 Homogène ... d ~ 5 Homogène ... d ~ 5 1,2
- 95 Homogène ... d =: 5 Homogène ... d = 5 2,5
- 96 Homogène ... d = 5 Homogène ... d = 5 2,5
- 97 Homogène ... d ~ 5 Homogène ... d = 5 2,2
- 98 Homogène ... d = 5 Homogène ... d — 5 3,5
- 99 Homogène ... d — 5 Homogène ... d = 5 5,0
- 100 Homogène ... d — 8 Homogène ... d = 5 1,0
- ior Homogène ... d 5 Homogène ... d ~ 8 0,75
- 102 Homogène ... d = 5 Homogène ... d ~ 5 1,00
- io3 Homogène ... d — 5 Homogène ... d = 5 3,20
- io4 Homogène ... d = 5 Homogène ... d = 5 3,20
- io5 Homogène ... d = 5 Homogène ... d = 5 o,5o
- 106 Homogène ... d — 5 Homogène ... cZ = 5 3,70
- 107 Homogène ... d — 5 Homogène ... d — 5 3,5o
- 108 Homogène ... d = 5 Homogène ... cZ =: 5 1,00
- 109 Homogène ... d = 8 Homogène ... d — 8 O O CO
- 110 Homogène ... d r= 8 Homogène ... d = 8 3,70
- 111 Homogène ... d — 8 Homogène ... d = 8 1,00
- 112 Homogène ... d — 8 Homogène ... d ~ 8 1,5o
- 113 Homogène ... d — 8 Homogène ... d ~ 8 2,00
- 114 Homogène ... d = 8 Homogène . . . d ~ 8 1,5o
- 115 Homogène ... = 8 Homogène ... d = 8 3,5o
- 116 Homogène . . d = 8 Homogène ... d = 8 1,00
- 117 Homogène ... d = 8 Homogène . . d = 8 4,oo
- 118 Homogène ... d ~ 8 Homogène ... d = 8 4,oo
- courant de la source
- en ampères.
- en
- LO
- o,8o
- I ,20 2.2
- 4,5 6,4 5,0 2,0 G 9
- i,9
- 3,3
- 5.5
- 10.5 i ,8 3,o
- 10,0
- 10.5
- 9.6
- i ,o
- 4,8
- 10,0
- 3,2
- 3,0
- VALEUR de la self-induction du circuit oscillant en henry. DIFFÉRENCE DE POTENTIEL aux bornes de la source en volts. VALEUR de la self-induction du circuit de la source en henry. FRÉQUENCE en périodes par seconde. OBSERVATIONS
- 0,0000 168 7,000 451 instable.
- 0,00342 168 O O O 108
- o,oo44 120 à 125 7,000 1600 capacité 2 mf. au lieu
- 0,0044 120 à 125 7,000 » de 16.
- o,oo35 120 à 125 7,000 538
- 0,00342 120 à 125 7,000 220
- o,oo35 120 à 125 C O O r> 546
- 0,l320 120 à 125 7,000 127
- 0,l320 120 à I2Ô O O O 125
- 0,2640 120 à 125 7,00.0 88
- 0,oo85 120 à I2Ô 0,202 438
- o,oo354 120 à 125 0,202 666
- o,oo354 120 à 125 0,252 643
- o,oo354 120 à 125 7,000 54o
- o,oo342 120 à 125 7,000 217
- o,oo354 120 à 125 7,000 54o
- o,oo354 120 à 125 7,000 36o
- o,oo342 120 à 1 5 7,000 216
- O,13200 120 à I2Ô 7,000 123
- o,oo354 120 à I2Ô 0,254 ' —
- o,oo354 120 à I2Ô 0,254 638
- o,oo354 120 à 125 0,254 660
- o,oo342 120 à 125 7,000 228
- o,oo354 120 à 125 0,254 615
- o,oo354 120 à 125 0,254 667
- 0,oo354 120 à i2Ô 0,254 652 arc de forte intensité.
- o,oo354 120 à 125 0,000 632
- o,oo354 120 à 125 0,000 653
- o,oo354 120 à 126 0,000 638
- o,oo354 120 à 125 0,254 660
- o,oo354 120 à I2Ô 0,254 626
- 0,00342 120 à 125 0,254 270
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XLIV. — N° 28.
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- 53
- de courbe MT et s’éteint aux environs de T, point de ‘contact de la tangente menée par D à la courbe. Le régime en M est stable si la droite caractéristique d’alimentation DM coupe la courbe en la traversant de haut en bas.
- Mais cette théorie n’est qu’une approximation simplificatrice; en fait, il y a autant de courbes de stabilité que de régimes initiaux de l’arc, et la courbe n’est pas la même dans le sens croissant que dans le sens décroissant ; la forme varie elle-même avec la rapidité de la variation et l’on sait en particulier, d’après une belle étude (*) de M. Duddell,
- que le rapport (coefficient angulaire de la tangente à la courbe) négatif aux faibles
- fréquences, devient positif aux fréquences élevées et tend à devenir constant seulement aux fréquences de l’ordre de 100.000. Il résulte des études du même auteur et surtout de Mme Ayrton (2) que pendant une augmentation de courant autour d’un certain régime la différence de potentiel reste plus élevée que pendant la diminution suivante qui ramène le régime à sa valeur primitive ; c’est une simple conséquence du fait que la
- ' Intensifs le courant le/is J jrc
- Fig. 1 1. — Schéma expliquant les phénomènes.
- température est plus élevée pendant le retour que pendant l’aller. Une variation de courant très faible entre les deux limites T I", en dessus et en dessous du régime M^ (fîgll. *), sera donc représentée réellement par une petite boucle ou cycle ambWKa. En temps normal un arc alimenté à la manière ordinaire ne peut s’écarter de son régime M ; il faut l’addition entre ses bornes d’un condensateur avec une self-induction suivant le montage de Duddell, permettant un échange d’énergie par aller et venue dans le condensateur, pour que l’arc puisse alors parcourir un cycle étendu. En effet, les courants d’alimentation correspondant aux deux tensions extrêmes sont obtenus en menant les deux horizontales am, bp jusqu’à leur rencontre avec la droite DM, et la variation est donc limitée entre les deux abscisses \\ et Y\. Pour que l’oscillation soit possible, il faut que le courant échangé entre l’arc et le condensateur comble la différence entre V\ \\ et V{ ; l’expérience du régime du premier type (arc musical) correspond précisément à ce cas. Le
- () Duddell. Inst, of Eleclr, Eng. t XXX, p. 232.
- (2) The Electric arc, p. 113 et 405. — J’ai communiqué moi-même, il y a plusieurs années à Mrae Ayrton, des courbes dynamiques de l’arc relevées directement au moyen de deux oscillographes croisés.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 28.
- courant d’alimentation peut mêirie subir une oscillation encore bien plus faible quand le circuit d’alimentation est plus ou moins inductif.
- Le graphique montre aussi qu’une partie du courant d’alimentation sert à compenser les pertes d’énergie par effet Joule ou autres dans le circuit oscillant, grâce au fait que la branche de charge amb du cycle et au dessus de la branche de décharge bqa ; le condensateur reçoit ainsi plus d’énergie qu’il n’a à en restituer,
- L’amplitude de l’oscillation ab s’établit elle-même de façon que Taire de la branche égale l’énergie perdue dans le circuit d’oscillation, et la fréquence est fonction surtout de la vitesse de charge et de décharge du condensateur, déterminée par les constantes du circuit oscillant, mais modifiée certainement dans une certaine mesure par la composition du circuit d’alimentation et par la forme même du cycle a m b n décrit par le régime de l’arc.
- Il est facile de comprendre aussi pourquoi on obtient plus facilement l’arc musical avec des écarts longs qu’avec des écarts courts, en se reportant à une propriété que j’ai signalée autrefois dans Tare à courant alternatif, à savoir la persistance d’une certaine conductibilité des gaz ambiants (on doit dire aujourd’hui une certaine persistance de l’ionisation) lorsque ceux-ci ont pu pénétrer entre les électrodes incandescentes ; tandis qu’avec les arcs courts la conductibilité cesse brusquement dès que Tare s’éteint.
- Le régime d’oscillation permanent est possible sans aucune extinction de l’arc, pourvu
- que le point M se trouve dans une partie de la courbe où ^ soit négatif et que l’amplitude du cycle décrit ne soit pas trop grande, c’est-à-dire les points extrêmes n b pas trop écartés l’un de l’autre; si on arrive vers la région d’instabilité T, Tare tend à s’éteindre.
- Ce second cas est celui du régime n° 2 (arc grésillant). On l’obtient d’autant plus facilement que le point régime se rapproche davantage de T, c’est-à-dire que le courant est plus faible. Supposons, par exemple, que le courant dans l’arc atteigne dans Tare la valeur c, au lieu de la valeur b\ pendant la période de diminution du courant dans Tare, le point figuratif du régime arrive jusqu’aux environs de T et l’arc s’éteint; mais aussitôt le voltage disponible remonte (sous réserve de l’abaissement brusque et très court qui se produit tout d’abord et qu’on expliquera plus loin); grâce à la température encore élevée des pointes des charbons, le rallumage peut se faire par une certaine tension, U', (inférieure ou égale à E, s’il n’y a pas de self-induction dans le circuit d’alimentation); il se produit alors une ionisation rapide et un rallumage de Tare, et le cycle un moment interrompu se referme par une ligne descendante U'c dont la chute est d’autant plus rapide que U' est plus élevé.
- Le rallumage est d’autant plus facile que la force électromotrice E est plus élevée, et par conséquent on doit obtenir plus facilement et sous plus faible intensité le phénomène de l’arc chantant n° 2 à haut voltage qu’à bas voltage ; c’est bien ce que confirme l’expérience.
- Dans les régimes discontinus de l’arc sifflant, la période d’oscjllation théorique n’a donc aucun sens et peut varier dans des proportions considérables sous l’influence de toutes les conditions qui influent sur le refroidissement de l’arc qui retarde le rallumage et sous l’influence de la self-induction du circuit d’alimentation qui aide à relever ce voltage et facilite par conséquent le rallumage, tandis que la résistance ajoutée dans le circuit d’alimentation le retarde.
- Plus le point de régime M se déplace vers la droite sur la courbe schématique B A, plus la tangente à la courbe tend à devenir horizontale, voire même remontante ; la
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- branche supérieure du cycle étant alors montante avec l’intensité du courant ne peut plus permettre la charge du condensateur. C’est pourquoi, quand on augmente trop l’im tensité du courant d’alimentation par une diminution de la résistance, l’arc cesse de chanter.
- Souvent, quand le circuit d’alimentation est peu inductif, on peut passer du régime continu au régime discontinu, en faisant simplement varier l’écart entre charbons. En même temps, la fréquence des oscillations varie dans une proportion souvent très grande, sans qu’on ait modifié le circuit oscillant. Par exemple, dans le cliché 21 (fig. 3), la fréquence obtenue est de 457, tandis que dans le cliché 52 (fig, 2), elle est de 540 périodes, grâce à la suppression des zéros prolongés. Quand on écarte davantage encore les charbons, la fréquence s’abaissè de nouveau par suite de la résistance plus grande de l’arc et du refroidissement plus grand auquel il est soumis, causes qui ralentissent soit le passage du courant, soit le rallumage,
- Arcs sifflants à densité de courant excessive. — On peut se demander ce qui arrive quand on augmente la densité de courant jusqu’à des valeurs par lesquelles un arc à courant continu ordinaire devient sifflant : on sait, notamment par les travaux de
- tig. 12. — Cliché 98. — Arc musical à très faible oscilla- Fig-- 13- —rCliché 99. —Arc'musical à forte oscillation de
- tion de tension. L = 0,252 ; l = 0,00354 ; I = 6,4 ; Ecart 3,5. tension. L =',,0,252 ; l = 0,00354*; I =|5 I Ecart 5.
- Madame Ayrton, que dans ce cas, le régime quitte les courbes ordinaires de fonctionnement qu’on peut appeler régime «, et descend sur une autre courbe plus basse qu’on peut appeler régime b\ de sorte que le cycle décrit peut se trouver plus compliqué que nous l’avons supposé jusqu’ici dans la figure schématique.
- On en verra des exemples dans les clichés 18, 43, et 105, sous forme d’oscillations dans la courbe de U,
- Mais on ne peut réaliser un cycle capable de charger le condensateur pour cette seule différence entre les ordonnées des deux courbes a et b, parce que le sifflement commence lorsqu’on augmente le courant à un régime plus faible qu’il ne cesse quand on diminue le courant ; c’est le contraire de ce qu’il faudrait pour décrire le cycle dans le bon sens; il ne semble, par conséquent, possible de faire siffler l’arc chantant de forte intensité qu’à condition de réaliser des extinctions périodiques.
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- J’ai donc cherché à élucider ce cas par l’analyse des courbes obtenues avec les mêmes charbons ou avec des charbons un peu plus gros en poussant l’intensité de courant au delà de 5 ampères comme l’ont fait d’ailleurs beaucoup d’expérimentateurs comme
- M. Banti qui n’ont pas reconnu la distinction entre les arcs musicaux et silllants. Dans ces conditions, on constate qu’il est beaucoup plus difficile d’obtenir un son musical d’autant plus que le charbon est de plus petit diamètre et que l’intensité du courant est plus forte.
- Les clichés 98 (fig. 12), 99 (fig. 13), 112 (fig. 14), montrent qu’on peut encore obtenir un son musical faible vers 5 à 6 ampères quand la self-induction du réseau ne dépasse pas 0,30, ni la self-induction du courant oscillant 0,006, mais qu’avec 10 ampères la marche est stable et l’arc ne chante pas au-dessus de 1,5 millimètre environ, écart tout à fait insuffisant pour qu’il se produise un son musical.
- On peut donc dire que le son pur est impossible ou très difficile à obtenir au delà de 5 à 6 ampères. Quand on examine les clichés obtenus pour des intensités moyennes, (5 à 6 ampères), on constate aisément qu'après l’allumage de l’arc, la tension aux bornes s’abaisse brusquement ; cela indique précisément qu’on passe à ce moment du régime a d’arc ordinaire au régime b d’arc siffiant : le passage inverse se fait avant la fin de l’extinction qui se produit comme en régime a. Mais quand le courant est intense, 10 ampères dans les conditions actuelles d’emploi, le régime b se produit presque^ dès le début de Uallumage et présente des variations irrégulières pendant chaque période ; on obtient ainsi des courbes du genre de celles du cliché 112 (figure 14) qui présentent des pointes aiguës de la tension au commencement et à la fin de l’allumage. La fréquence varie beaucoup dans ces régimes, de sorte que le son paraît confus; les durées d’extinction sont très faibles et presque négligeables.
- Malgré ces différences quantitatives, il n’y a pas lieu, je crois, de distinguer cette forme de courbes d’arc sifflant intense, du type d’arc, n° 2 grésillant par la discontinuité, d’autant plus que l’écart entre les charbons dans les courbes qu’on vient d’examiner est du même ordre que pour ce type.
- Influence de la capacité employée. — Dans toute cette étude, j’ai choisi une forte capacité (21 y F) d’une part, parce que j’avais à ma disposition un condensateur de cette capacité, prêté obligeamment par M. Maurice Leblanc, et pouvant supporter jusqu’à 1000 volts de surtension sans inconvénient, d’autre part, parce que la fréquence assez basse ainsi obtenue permet de réaliser une bonne inscription oscillographique et d’analyser avec plus de précision les phénomènes qu’avec des fréquences plus élevées.
- Mais, en outre, les expériences ont démontré que cette forte capacité permet de réaliser des marches plus stables et d’employer des self-inductions plus considérables qu’une capacité plus faible. Par exemple, en employant une capacité de 2 microfarads, toujours sous la même tension de 120 volts, les courbes obtenues (cliché 89, figure 15) présentent les mêmes formes caractéristiques que Tare grésillant sur 16 ^ F ; mais le régime est moins stable et le chant musical plus difficile à produire ; la self qu’on peut ajouter dans le circuit oscillant, même dans le cas où la self d’alimentation est portée à 7 lienrys, ne
- mmmm
- Fig. 14. — Cliché 112. — Arc sifflant de grande intensité. L = 0,254 ; l = 0,00354 ; 1 = 10,5 ; Ecart 1,5.
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- peut dépasser 0,006 sans que le chant cesse. Je n’ai donc pas cru intéressant de réduire la capacité davantage.
- Effets de la résistance en série avec l'arc. — L’effet de la résistance du circuit oscillant n’est pas appréciable tant qu’elle est faible par rapport à celle de l’arc lui-même, car elle ne fait alors que modifier d’une manière insensible la période et l’amortissement. Par exemple, une résistance de 2,10 ohms ajoutée à l’arc quand le circuit oscillant comprend la self-induction de 0,00354 H. et la capacité de 21 p F. ne modifie pas sensiblement la forme des courbes obtenues avec l’arc grésillant; mais si elle est portée à 5,69 ohms, le chant s’éteint ; cette dernière résistance constitue à peu près le maximum admissible au-dessus duquel l’arc ne chante pas; encore ne s’amorce-t-il que si on a préalablement mis le phénomène en train avant d’introduire la résistance.Le chant est
- 83
- Fig-. 15. — Cliché 89. — Arc sifflant avec faible capacité
- (2 microfarads). L = 7; /=0,0044; 1 = 2,2 ; Ecart 1,5. (La ____________^
- gravure n’a pas bien rendu la courbe i, que présentait en
- réalité des zéros prolongés de un demi-millimètre de longueur Fig. 16. — Cliché 17. — Arc grésillant. L = 0,293;
- environ ; de même pour les angles supérieurs de la courbe j). I — 0,0055 ; Ecart 1 ; I = 1,5.
- d’ailleurs impossible à produire, même avec une résistance de 2,10 ohms seulement, quand la self-induction est portée à 0,0342. Cependant cette résistance supplémentaire est bien faible par rapport à la résistance propre de l’arc, qui est en moyenne d’environ 20 ohms dans cette expérience.
- Influence de l’intensité du courant d’alimentation. — On peut, sans modifier ni l’écart des charbons, ni les self-inductions intercalées dans les circuits oscillant et d’alimentation, faire varier l’intensité du courant de la source en mettant plus ou moins de résistances mortes dans son circuit.
- Les figures 16, 17 et 18 montrent les courbes ainsi obtenues avec des courants moyens mesurés de 1,5, 2,4 et 3,5 ampères respectivement, la force électromotrice du réseau servant de source étant d’environ 127v. L’examen de ces courbes vérifie bien que l’amplitude des courbes de courant dans le circuit de l’arc et dans le circuit oscillant augmentent corrélativement avec le courant de la source. Le type de régime reste le même dans les 3 cas, celui de l’arc grésillant ou sifflant, par suite du faible écart (lm,n) ; l’amplitude
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N» 28
- des oscillations de la tension aux bornes va en augmentant, ainsi que la fréquence, qui atteint les chiffres de 67, 62 et 60 par seconde respectivement.
- Le simple examen des courbes donne l’explication de ces faits : la diminution de la résistance accroît la vitesse d’oscillation propre du circuit source-condensateur (par suite de la diminution de l’amortissement et de la pseudo-période, qui en est fonction) ; il en résulte que la courbe de tension U se rapproche de plus en plus de la verticale et atteint beaucoup plus vite la valeur critique de rallumage. Les extinctions sont donc beaucoup plus courtes, tandis que les allumages, dont la durée dépend presque exclusivement de la période d’oscillation du circuit local, conservent à peu près la même durée dans les 3 clichés. D’autre part, l’amplitude des courants est déterminée sensiblement par l’excès de la tension au moment de l’allumage sur la tension normale pendant l’allumage ; la dimi-
- Fig. 17. — Cliché 18. — Arc grésillant. L — 0,290 ; Fig. 18. — Cliché 19. — Arc grésillant. L = 0,290 ;
- 1 = 0,0055 : Ecart 1 ; I =2,4. I = 0,0055 : Ecart 1 ; I = 3,5.
- nution de résistance dans le circuit d’alimentation, qui permet à la tension de s’élever davantage, amène donc forcément l’augmentation des courants de charge et de décharge du condensateur.
- (A suivre) A. Blondel.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS DE CHEMINS DE FER l1)
- NOUVELLE DYNAMO LEITNER-LUCAS (2)
- Le système Leitner-Lucas, décrit récemment d’une façon complète (3), repose sur l’emploi d’une génératrice qui produit un courant pratiquement constant quelle que soit la vitesse de rotation. Pour atteindre ce but, les inventeurs ont eu recours à une petite dynamo dévoltrice auxiliaire dont l’induit est calé sur le même arbre que l’induit de la
- (1) Voir Eclairage Electrique, tome XLI1, pages 361 et 407, 11 et 18 mars 1905.
- (2) Dépôt de brevet anglais n° 9655, mai 1905.
- (3) Voir Eclairage Electrique, tome XLII, page 407, 18 mars 1905.
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- 59
- génératrice : le rôle de cette dévoltrice est d’affaiblir l’intensité du courant d’excitation de la génératrice quand la vitesse augmente en créant, dans le circuit des enroulements inducteurs shunt, une force électromotrice opposée à celle de la génératrice.
- Au lieu d’employer une petite dynamo dévoltrice séparée, les inventeurs ont eu l’ingénieuse idée de faire produire par la génératrice elle-même la force électromotrice variable destinée à affaiblir l’intensité du courant d’excitation quand la vitesse augmente. Pour cela, ils utilisent la distorsion du champ en employant un groupe de balais auxiliaires qui leur permet de recueillir une force électromotrice auxiliaire de valeur variable. Aux très faibles vitesses, cette force électromotrice est de même signe que celle produite entre les balais principaux : elle s’ajoute donc à celle-ci et assure un rapide amorçage.
- Dès que la vitesse atteint une certaine valeur, la force électromotrice auxiliaire s’annule, puis change de signe et va en croissant avec la vitesse : elle agit alors, dans les enroulements inducteurs, à l’opposé de la force électromotrice principale et assure la constance du courant débité.
- Ce dispositif offre plusieurs avantages sur le dispositif précédemment employé : la construction de la dynamo est simplifiée ; son poids est sensiblement diminué ; l’amorçage est rapide ; enfin la vitesse à laquelle la pleine excitation est atteinte est ;beaucoup plus faible que précédemment.
- Le schéma de la figure 1 indique le principe de l’invention, appliqué à une dynamo shunt ordinaire que l’on a supposée bipolaire pour plus de simplicité, mais dont le nombre de pôles peut être quelconque. Dans cette figure, a représente le collecteur, b et b' les deux masses polaires, c et c les deux balais ordinaires reliés aux conducteurs d’utilisation, l et l\ d et cV les balais auxiliaires diamétralement opposés l’un à l’autre, w les enroulements shunt ordinaires, xy l’q.xe joignant les centres des pièces polaires. La flèche indique le sens de rotation, qu’on a supposé inverse de celui- des aiguilles d’une montre.
- La ligne des balais auxiliaires fait avec la ligne des balais principaux un angle voisin de 90° et est décalée en avant de l’axe xy dans le sens de rotation : la valeur de l’angle qu’elle fait avec cet axe détermine la valeur de la force électromotrice auxiliaire et, par suite, l’intensité du courant débité par la machine. Il est facile de voir que la polarité des balais auxiliaires d d\ quand la machine tourne lentement et commence à s’exciter, est telle que la force électromotrice auxiliaire s’ajoute à la force électromotrice principale : l’intensité du courant débité augmente donc rapidement. Quand la vitesse de rotation croit, la dynamo étant chargée, la position des pôles magnétiques dans l’armature se déplace dans le sens de rotation par suite de la distorsion du champ, et la polarité des balais d c/’ s’inverse peu à peu : la force électromotrice auxiliaire décroît donc en valeur absolue, s’annule, change de signe, puis croît en valeur absolue. Elle s’oppose au passage
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- du courant dans les enroulements u’ et, l’excitation diminuant quand la vitesse augmente, le courant débité par la machine est pratiquement constant.
- Au lieu d’employer la force électromotrice auxiliaire comme force contreélectromotrice dans les enroulements w pour limiter l’intensité du courant d’excitation, on peut également recourir à un second groupe d’enroulements w\ comme l’indique la figure 2 : ces enroulements sont reliés aux balais dd’ et sont parcourus par un courant dont la direction et l’intensité dépendent de la force électromotrice recueillie sur les balais auxiliaires. Quand la machine commence à tourner, l’action des enroulements w’ renforce celle des enroulements m; pour une certaine vitesse, elle devient nulle; au-delà de cette vitesse, elle s’oppose à celle des enroulements w et provoque une diminution du flux magnétique à mesure que la vitesse augmente.
- La figure 3 montre l’application du meme principe à une dynamo munie d’une excitation séparée : avec la disposition indiquée schématiquement par la figure, le sens du
- courant reste le même quel que soit le sens de rotation de la machine, ce qui évite l’emploi d’appareils mécaniques pour inverser le courant. Dans cette ligne, ce représentent les balais principaux de la génératrice ; dd' les balais auxiliaires placés dans ce cas sur l’axe xy ; ww les enroulements inducteurs servant à l’excitation séparée et reliés à la batterie d’accumulateurs v par les conducteurs Z2’Z3 et Z4; w'w' les enroulements auxiliaires connectés d’une part aux pôles de la batterie et d’autre part aux balais auxiliaires dd'. Les conducteurs Z et V relient la dynamo au circuit d’utilisation; en ce qui concerne les conducteurs Z2’Z3 et Z4, on peut adopter un dispositif approprié, à force centrifuge par exemple, qui effectue les connexions avec la batterie seulement lorsqu’une vitesse déterminée est atteinte.
- Tant que la vitesse est faible, le courant de la batterie v passe dans les deux groupes d’enroulements ww et w'w' qui concourent tous deux à renforcer le magnétisme rémanent. Dès que la vitesse atteint une certaine valeur, la force contre électromotrice produite entre les balais s’oppose de plus en plus au passage du courant des accumulateurs dans le groupe d’enroulements ww' et arrive même à renverser le sens de ce courant. La valeur du flux total va donc en diminuant quand la vitesse augmente, et le courant débité par les balais ce a une intensité pratiquement constante.
- Fig. 3.
- - Dynamo Leitner-Lucas avec excitation séparée.
- Si l’on désire supprimer l’excitation séparée, on peut débrancher les conducteurs Z2 et Z4 des bornes de la batterie et les relier aux conducteurs Z et V ou vice-versa en effectuant, au moyen d’un coupleur, les connexions dans le sens correspondant au sens de rotation. On peut également, si l’on veut, modifier le dispositif en débranchant les enroulements w'w' de leurs points de jonction avec les enroulements ww et en le reliant ensemble de façon à se placer dans les mêmes conditions que sur le schéma représenté par la figure 2.
- Il est évident que l’on peut régler le débit de la machine en déplaçant les balais auxiliaires dd!. Il est préférable, mais non indispensable, que la distance angulaire entre les
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- balais auxiliaires et les balais principaux reste invariable : les porte-balais des deux groupes peuvent donc être avantageusement fixés au même support.
- Il est également évident que le réglage peut être complété par l’emploi d’une résistance variable court-circuitant les balais auxiliaires, ou par l’emploi de résistances à coefficient de température négatif ou positif, placées en série ou en parallèle avec les enroulements inducteurs dans le montage de la figure 2, suivant la modification que l’on veut faire subir à la caractéristique de la machine.
- Les appareils auxiliaires, conjoncteur, régulateur, etc., employés avec cette dynamo pour l’éclairage électrique des trains de chemins de fer, sont les mêmes que ceux décrite précédemment à propos du système Leitner-Lucas (1).
- SYSTÈME FISNXEY' MAC ELROY (2)
- L’éclairage du train ou de chaque voiture est assuré par une dynamo génératrice et par une petite batterie d’accumulateurs.
- L’inventeur emploi deux groupes de lampes distincts : les lampes de l’un des groupes, placées dans les corridors, lavabos, etc., ne sont allumées que pendant les arrêts et sont éteintes aussitôt que la dynamo peut produire un courant suffisant pour alimenter l’autre groupe de lampes. Pour cela, les lampes du premier groupe sont branchées en dérivation aux bornes de l’interrupteur qui assure la fermeture du circuit du second groupe : elles sont alimentées par la batterie d’accumulateurs quand cet interrupteur est ouvert et sont court-cir-cuitées quand cet interrupteur est fermé.
- La figure 4 indique schématiquement le montage des appareils et les circuits. L’éclairage normal des voitures est assuré par les lampes IMJ1 dans le circuit desquelles est placée une résistance de réglage R2. L’intensité du courant débité par la dynamo est maintenue constante par le jeu du rhéostat R1. Le réglage des résistances R]R2 est assuré par un servo-moteur M que commande un électro-aimant G par l’intermédiaire des contacts y1 y2 y3-y4 établis ou rompus par le mouvement d’une tige manœuvrée par le levier K3. Sur la canalisation principale est placé l’interrupteur D constitué par deux contacts fixes sur lesquels vient s’appuyer une barrette portée par un bras mobile. La fermeture et l’ouverture de cet interrupteur sont produites par le mouvement de la manette K du rhéostat de réglage, au moyen d’un mécanisme qui n’est pas représenté sur la figure : l’interrupteur est fermé quand la vitesse du train est suffisante pour que la dynamo puisse fournir le courant normal nécessaire à l’éclairage. Aux vitesses infé-
- Fig. 4. — Schéma du système Finney Mac Elroy.
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLII, 18 mars 1905, page 407.
- (2) Brevet Allemand, n° 159.809, janvier 1903. Accordé le 28 avril 1905.
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- rieures à celle-ci, la manette K, déplacée par le jeu de l’électro-aimant et du moteur M, provoque l’ouverture de l’interrupteur et la batterie alimente les lampes L3 branchées par les fils w et z en dérivation sur les deux plots fixes de l’interrupteur. Le courant traverse l’induit de la dynamo génératrice, ce qui facilite l’amorçage de la dynamo quand le train se met en marche. Aussitôt que la vitesse est suffisante, l’interrupteur D se ferme, les lampes L3 s’éteignent, et les lampes L1 et L2 assurent l’éclairage.
- SYSTÈME DEUTSCH
- L’éclairage de chaque voiture est assuré par une dynamo et une batterie d’accumulateurs. L’inventeur emploie, pour régler la f. é. m. produite par la génératrice, un rhéostat de champ commandé par un mécanisme électro-pneumatique. Le fonctionnement d’un électro-aimant provoque l’introduction d’air comprimé, emprunté à la canalisation des frein s, dans un cylindre dont le piston commande le rhéostat de champ quand la génératrice tend, pour une cause quelconque, à produire une force électromotrice trop élevée. Le rhéostat, le cylindre et la valve électro-pneumatique forment un tout compact.
- La génératrice, entièrement cuirassée, est entraînée par l’un des essieux du véhicule au moyen d’un arbre muni de joints à la cardan : cet arbre placé dans le sens longitudinal de la voiture est relié à l’essieu par un pignon d’angle et une roue dentée.
- R. de Vàlbrèuze.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la radiation secondaire produite par les rayons y du radium. — A. S. Eve. — Nature — Bei-blàtter, n° 11, 1906.
- L’auteur a vérifié une expérience de Pas-chen d’après laquelle un bloc de plomb épais contenant du radium émet des particules négativement chargées que dévie l’action d’un aimant. D’après Paschen, les rayons déviés seraient des rayons y.
- L’auteur a trouvé que l’action observée ne dépend pas des rayons primaires y mais d’une radiation secondaire diffuse produite dans le plomb par le rayon y et qu’absorbe presque complètement une feuille de plomb d’un millimètre d’épaisseur. Cette radiation transporte des charges négatives et est déviée par un champ magnétique.
- L’action observée n’est qu’une action super-
- ficielle, car les rayons secondaires venant d’une profondeur supérieure à 1 ou 2 mm. sont absorbés dans le plomb.
- Ces rayons secondaires correspondent à la radiation secondaire des rayons /3 et des rayons Rôntgen qui, lorsqu’ils atteignent une surface métallique, y provoquent une émission d’électricité négative et l’apparition d’une charge positive.
- B. L.
- Sur la radiation secondaire produite par les rayons p et y du radium. — A. S. Eve. — Phil. Ma g. Beiblàtter, n° n, igo5.
- Pour vérifier les expériences de Towsend sur les rayons Rôntgen secondaires, l’auteur a étudié les radiations secondaires produites par le radium et, en premier lieu, le rapport entre les rayons y et les rayons Rôntgen.
- 25 milligrammes de bromure de radium étaient introduits dans un petit tube de verre placé lui
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- même dans un second tube de verre, de façon à produire l’absorption de tous les rayons « et des rayons j3 de faible vitesse. L’électroscope à feuille d’aluminium employé pour les mesures était protégé de l’action directe des rayons Rôntgen par deux plaques de plomb de 4,5 centimètres d’épaisseur. On mesurait la perte de charge de l’électroscope quand différents corps solides des liquides étaient placés à 20 cm. de distance du radium de telle manière que les rayons secondaires émis par eux atteignissent l’électroscope après avoir traversé une couche d’air de 12 cm. d’épaisseur. Le pouvoir de pénétration des rayons fut mesuré en plaçant devant l’électroscope des écrans en bois, en aluminium, etc.
- Quand les rayons jS et y étaient émis ensemble, on constatait que l’intensité des radiations secondaires de différentes substances suivait l’ordre de grandeur des densités. Les coefficients d’absorption suivent aussi le même ordre. Mais ni l’intensité des rayons secondaires, ni leurs coefficients d’absorption ne sont proportionnels à la densité.
- La radiation secondaire ne provient pas seulement de la surface, mais aussi d’une certaine profondeur qui atteint environ 1,5 mm. pour le plomb et 3 mm. pour le verre, l’aluminium, ou le papier. Elle est indépendante de la constitution de la surface; par exemple les mêmes intensités ont été obtenues pour du fer massif et pour de la limaille de fer, pour de la paraffine solide et liquide, pour de la glace et de l’eau, etc.
- Quand on ne faisait agir que les rayons y, les conditions relatives restaient les mêmes, mais l’intensité diminuait un peu ; les rayons secondaires produits par les rayons j3 et par les rayons y sont donc à peu près équivalents. La radiation secondaire des rayons y seule est moins intense et moins persistante que celle des rayons /3 et y réunis.
- Il existe entre les rayons secondaires produits par les rayons y et par les rayons Rôntgen une grosse différence, car ces derniers possèdent un pouvoir de pénétration beaucoup plus faible, particulièrement quand on emploie du zinc, du laiton ou du cuivre comme corps radiants.
- Si l’on étudie, au point de vue de leur absorption par différents écrans, les rayons secondai-
- res du plomb produits par les rayons /3 et y, on trouve que l’ordre des corps est le même que pour la densité, mais que l’absorption n’est pas proportionnelle à la densité.
- L’auteur a étudié aussi la nature des radiations émanant des couches superficielles quand les rayons primaires pénètrent dans le corps par la surface opposée. Par suite de l’influence perturbatrice de la radiation secondaire due à l’air, dont l’effet était particulièrement important dans cette expérience, on n’a pas pu obtenir de résultats comparables entre eux. La meilleure interprétation théorique à laquelle conduisent ces expériences consiste à admettre que la radiation secondaire produite dans une couche mince est proportionnelle à la densité et au coefficient d’absorption des rayons primaires. Mais comme les rayons p possèdent un pouvoir de pénétration très variable avec leur vitesse, cette théorie est forcément très générale.
- On montre en outre que les rayons y secondaires sont déviés par un champ magnétique puissant et sont complètement absorbés par une couche de plomb de 1 à 2 mm. d’épaisseur.. Si l’on modifie l’épaisseur de l’écran en plomb sans qu’il existe de champ magnétique, la conductibilité augmente d’abord un peu par suite de l’accroissement de la radiation secondaire, puis elle décroit. Si l’on renouvelle l’expérience dans un champ magnétique, la conductibilité diminue très rapidement quand l’épaisseur de, l’écran croît, ce qui prouve que les rayons secondaires ont une vitesse faible et sont facilement absorbés.
- Il est remarquable que les rayons (3, y et Rôntgen produisent tous des radiations secondaires constituées par ces particules chargées négativement.
- B. L.
- Sur la radiation secondaire. — A. Mac Clel-land. — Phil. Mag. — Dublin. Proc. içoÔ.
- L’intensité de la radiation secondaire émise par différentes substances sous l’effet des rayons jS et y du radium fut mesurée par son pouvoir d’ionisation dans un condensateur cylindrique relié à un électromètre de Dolezaleck.
- L’auteur a d’abord établi que la radiation secondaire diverge dans toutes les directions à partir du point considéré, mais qu’elle a son
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- maximum d’intensité dans la direction qui fait avec la plaque rayonnante le même angle que les rayons primaires : il se produit donc une sorte de phénomène de réflexion.
- La radiation secondaire n’est pas produite par la surface, mais vient d’une profondeur variable avec la substance employée : elle possède à peu près le même pouvoir de pénétration que les rayons primaires (*3). L’action des rayons [3 les moins pénétrants est plus grande que celle des rayons les plus pénétrants : les rayons y produisent aussi une radiation secondaire faible.
- La radiation secondaire a été trouvée d’autant plus forte que le poids, atomique de la substance exposée est plus élevé. Le plomb émet les rayons les plus pénétrants; la paraffine, le papier et l’ébonite, les rayons les moins pénétrants. La température n’exerce pas d’influence sur leur intensité.
- Les rayons j3 et y ne produisent tous deux comme rayons secondaires que des rayons jS et pas de rayons y, car ceux ci sont déviés par un champ magnétique dans le sens des particules chargées négativement.
- La radiation secondaire contient des rayons qui possèdent une vitesse plus considérable que celle des rayons primaires.
- B. L.
- Mesures de la radioactivité faites au moyen d'une méthode à déviations constantes. — Bronson. — Beiblàtter n° u igoÔ.
- On emploie généralement les électromètres à quadrants pour mesurer les courants d’ionisation d’après les vitesses avec lesquelles l’aiguille se déplace sur une échelle. Les courants d’ionisation sont proportionnels à ces vitesses quand celles-ci ne sont pas trop grandes. Mais si le déplacement de l’aiguille est très rapide, et si l’on ajoute de fortes capacités auxiliaires, il se produit des inexactitudes et des complications. Pour éviter ces inconvénients, l’auteur, en collaboration avec le Pr. Rutherford a eu recours au dispositif suivant : Quand l’une des paires de quadrants est reliée comme d’habitude à la terre et que l’autre est reliée, non pas au récipient d’essais, mais également à la terre par l’intermédiaire cl’une très forte résistance, un courant d’ionisation dans l’appareil charge les quadrants jusqu’à ce que le
- courant de décharge à travers la résistance soit égal au courant d’ionisation : l’intensité de courant est alors proportionnelle au potentiel de la paire de quadrants, c’est-à-dire à la déviation de l’aiguille.
- Les auteurs trouvèrent plus pratique d’employer, au lieu d’un courant de conduction à travers une résistance considérable, un courant d’ionisation produit par une plaque de bismuth radio-active (radiotellure), dont la radioactivité décroît si lentement qu’elle peut être considérée comme constante pendant la courte durée de quelques expériences. La plaque de bismuth est reliée à la terre et recouverte d’une feuille mince d’aluminium. A deux centimètres environ de celle-ci est placée la plaque d’aluminium reliée à la seconde paire de quadrants, et le tout est protégé contre les courants d’air. Pour une sensibilité de 150 divisions par volt, on trouva que le courant d’ionisation est proportionnel aux déviations dans toute l’étendue de l’échelle (500 divisions). Quand l’intervalle entre la plaque d’aluminium et de bismuth augmente, la sensibilité croît. Les intensités mesurées atteignent 10~~12 à 10~~10 ampères.
- Avec cette méthode, l’auteur a obtenu comme valeur de la constante de temps pour l’activité induite de l’actinium le chiffre 0,0194, de sorte que celle-ci diminue de moitié en 35,7 minutes. Pour l’émanation du thorium, la constante de temps fut trouvée égale à 0,0128, de sorte que celle-ci diminue de moitié en 54 secondes.
- B. L.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Sur réchauffement des câbles à trois conducteurs torsadés placés dans la terre. — P. Humann. —- Elektrotechnische Zeitschrift. 8 juin igoô.
- La question de réchauffement des câbles a donné lieu récemment à plusieurs études. Un tableau de charge a été donné par M. Kath (H) pour les câbles simples armés destinés à des tensions inférieures à 700 volts. Des expériences pratiques fort utiles ont été faites sur les câbles triphasés par MM. Apt et Mauritius (2).
- (') Eclairage Electrique, tome XLIII, 24 juin 1905, page 465. (2) Eclairage Electrique, tome XLIII, 15 avril 1905, page 60.
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- Enfin des travaux théoriques ont été publiés par M. Teichnniller (1) et par M. Mie (2).
- L’auteur s’est appuyé sur ces différentes études pour faire une série d’expériences pratiques au laboratoire de MM. Felten et Guillaume, et donne les résultats obtenus dans cette série d’expériences.
- 1° TRANSFORMATION DU CABLE A TROIS CONDUCTEURS EN CABLES SIMPLES
- Le professeur Mie indique comment une
- transformation simple permet de remplacer les trois conducteurs d’un câble triple par un conducteur unique de rayon R'f produisant le même échauffement. Quand cette transformation est effectuée, on peut déterminer, comme pour un
- TABLEAU I
- Q D; d2 d3 I), D «
- 16 5.i 8,6 i8,3 21 >9 25,9 29>9 34
- 25 6,4 10,0 21,0 24,8 29,8 33,8 38
- 35 7,6 11,4 23,6 27,6 32,6 36,6 4i
- 5o 9>2 13,3 27,1 3i ,3 36,3 4o,3 45
- 1° io,8 i5,1 3o,5 34,9 39,9 43,9 48
- 95 12,7 17,3 34,6 39,4 44,4 48,4 53
- 120 i4,2 19,1 37>9 43,i 49,i 53,1 57
- i5o i5,9 21,0 4i ,5 46,9 52,9 56,9 61
- i85 17 ’ 9 23,6 46,5 02,5 58,5 62,5 67
- 240 20,2 26,2 51,4 57,8 63,8 67,8 72
- 3io 22,9 29,7 58,2 65,0 71,0 76,0 79
- 4oo 20,0 32,7 64,3 71 >3 77 >3 8i,3 86
- P) Eclairage Electrique, tome XL1I, 18 mars 1905, p. 422. (2) Eclairage Electrique tome XLIII, 24 juin 1905, p. 469.
- câble simple, les intensités de courant correspondant à une élévation de température déterminée.
- Le tableau I résume les dimensions principales calculées d’après les règles normales imposées en Allemagne. La figure 1 indique les differentes grandeurs auxquelles se rapportent les lettres qui figurent dans le tableau I.
- Pour la transformation d’un câble triple en câble simple équivalent au point de vue de réchauffement, Mie indique la formule simplifiée :
- VP
- R/ ~r (v —1 ) p
- Dan% cette formule :
- R'; désigne le rayon de la section du conducteur du câble équivalent,
- Rf le rayon du cercle tangent intérieurement à l’isotherme. Le centre de ce cercle est placé sur l’axe du câble, v le nombre des conducteurs du câble : v = 3 dans un câble triple,
- p le rayon du premier cercle principal : celui-ci doit être égal au rayon du fil ou de l’âme complète.
- Les grandeurs contenues dans cette formule sont rassemblées dans le tableau II pour différentes sections.
- TABLEAU II
- Q R; P R'/
- 16 6,85 2,55 5,9
- 25 8,2 3,2 7,4
- 35 9>5 3,8 8,3
- 5o 11,25 4,6 9,86
- 70 12,95 5,4 n,4
- 95 i5,oo 6,35 13,24
- 120 16,65 7,1 IO,72
- i5o i8,45 7-95 i6,34
- i85 20,75 8,95 i8,3g
- 240 23,2 10,1 28,58
- 3io 26,3 n,45 23,32
- 4oo 29,35 i3,00 26,12
- Le problème de réchauffement des câbles triples torsadés est ainsi ramené au calcul de l’échauffement de câbles simples, en prenant comme valeur du diamètre intérieur D'* le double du rayon R'* indiqué dans le tableau IL
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- 2° CALCUL DES INTENSITES DU COURANT
- Le professeur Teichmüller indique, pour le calcul de l’intensité de courant dans un câble simple, pour un accroissement de température de 1°, la formule suivante:
- Qt
- 0,24 P- (...)
- L’expression entre parenthèses a la forme
- (...;
- 1 l I D2 l I 1 Ra
- T\ lOgnat ijr -p q, lOgnat + . . . H- l0Onat fj-
- D,
- D,
- 7 n logna
- D„
- D„H,
- Les grandeurs contenues dans cette expression ne correspondent plus à la figure \ mais
- On peut admettre que la résistance calorifique de l’enveloppe de plomb et de l’armature de fer est négligeable vis-à-vis de celle du papier imprégné et du jute asphalté; en outre, on peut admettre que la résistance calorifique de ces deux substances est la même. On a alors :
- <72 = <7„ O aj — *2 —- ^ 17 k
- et l’on arrive à l’expression :
- Q.r
- ak\ léguât 0T ~j~ logn»t -pp -j- logna
- D,
- D,
- Pour simplifier, on pose ;
- lOgnat pT + lûgnat -p logpat pp^ lognat pp
- D'i
- D
- D'
- et
- D'a — hï>6
- h
- — Da D,
- Les grandeurs contenues dans la formule indiquée sont rassemblées dans le tableau III pour les sections normales. Les valeurs correspondent aux dimensions indiquées sur la figure 2 et se rapportent à des câbles triples pour 700 volts.
- à la figure 2 relative au cas d’un conducteur unique.
- La valeur du symbole D;l contenu dans l’expression entre parenthèses correspond au diamètre d’une couche de terre cylindrique entourant le câble. En réalité, la couche de terre est limitée d’un seul côté par un plan placé à
- une distance / = ^ du câble, l représentant la
- profondeur d’enfouissement.
- En supposant que la surface de la terre possède une température constante, on peut négliger le dernier terme ^ ^ , et le terme correspondant à la résistance calorifique de la couche de la couche de terre <rn log„at pp- se transforme en
- * 'a
- crn lognatfT’ D* est suffisamment- grand par rap-L'a
- port à Da.
- TABLEAU III
- Q D/ Di d2 d3 D4 D a D a' h
- iG ii,8 i8,3 Pi,9 26,9 29,9 34 24,6 0,724
- 25 14,28 21.0 24,8 29,8 33.8 38 28,4 0,747
- 35 16,6 23,6 27,6 32,6 36,6 4i 3i .2 0,762
- 5o J9’72 27,1 3i ,3 36,3 4o,3 45 35,1 0,78
- 7° 22,8 3p,5 ‘ 34,9 39,9 43,9 48 38,i 0,796
- n5 26,48 34,6 39,4 44,4 48,4 53 42,7 0,806
- I2P 29 ; 44 37,9 43,1 49>* 53,i 57 46,4 0,814
- i5p 32,68 4i ,5 46,9 52,9 56,9 61 5o, 2 0,823
- î85 36,78 46,5 52,5 58,5 62,5 67 55,6 o.83
- 2 4 O 41.16 51,4 67,8 63,8 67,8 72 60,2 0,837
- 3ip 46,64 58,2 65,o 71,0 75,0 79 67,0 0,848
- 4qo 02,24 64,3 7i,3 77 ’3 8i,3 86 73,8 o,858
- Il est avantageux de lier les deux résistances calorifiques spécifiques de l’isolant du câble nk et du sol fin par la relation.
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- On obtient alors la formule : 3J =
- Section : 4 X 95 mm2
- 3Q.i
- 0j 24 Pz ( i D a, | i kl
- «•„( m lognat -j- lognat jp
- qui réunit les théories de Teichmüller et de Mie.
- Fin introduisant les logarithmes de Brigg, il vient :
- J = const.
- Q.-
- 1 D 'a . kl
- «log^-. + logp-
- 3° EXPÉRIENCES PRATIQUES
- Quelques câbles triphasés de 30 mètres de longueur furent enterrés à 70 centimètres de profondeur et furent chargés pendant dix heures consécutives avec du courant continu.
- L’intensité du courant était niesurée au moyen d’un milli-ampèremètre pourvu des shunts nécessaires : cette intensité était maintenue aussi constante que possible. L’accroissement de résistance des différents conducteurs ainsi que de l’enveloppe de plomb était déterminé au moyen du pont double.
- Le courant était fourni par une batterie d’accumulateurs de 10 éléments répartis en un certain nombre de groupes qui pouvaient être reliés en série ou en parallèle.
- Les élévations de température t observées à différentes charges au bout de 10 heures sont les suivantes :
- Charge i5o ampères Elévat. de temp. 8,i°
- — 200 — - i4,4°
- — 25o 22,3°
- — 3oo — — 32,9°
- Section : 3 X i5o mm2
- Charge 200 ampères Elévat. de temp. 8,4°
- — 25o — — i3,6°
- — 3oo —= — i9j5°
- — 35o — — 26,5°
- — 4oo — — 35,7°
- Section : 3 X 24o mm2.
- Charge 24o ampères Elévat. de temp. 7,3°
- — 320 — — i3,4°
- — 4oo — 21,2°
- — 48o — 3o,9°
- 1 Section : 3 X 25 mm2 0,00162
- Charge 5o ampères Elévat. de temp. 3 9° W n* 0 O ' 0
- — 75 — — 8,8“ En moyenne 0,00161
- — 100 — — i5,8° J2S = 124,6.
- — i?5 — — 25,3P
- — i5o — — 38,8? 2. O,QOII O,OQIl6
- 2 Section : 3 X 35 mm2 0,0012
- Elévat. de temp. 11° 0,00123
- Charge 100 ampères
- — i3o — — i9»6# En moyenne 0,00117
- i5o — — 27,0° J2;; = l46,2.
- — 180 — — 39,8° 3. 0,00076
- 3 Section : 5 X 5o mm2 0,00069
- Charge 110 i5o ampères Elévat. de temp. 9,2° — i5,5° O.QOO72 0,POQ766
- — 180 — — 23,3° En moyenne 0,000734
- — 210 — — 33,8° J2;;= i84,5.
- Apt et Mauritius ont trouvé dans leurs expériences que la charge des câbles triphasés, enfoncés dans le sol, répondait à la relation :
- J = 4Q0’6 t0,43.
- L’auteur a vérifié si la formule t — EJ2
- est applicable. Dans ce but, il a calculé la valeur de la constante E pour chacun des 6 cas cités plus haut, puis a déterminé l’intensité de courant J2g correspondant à un éeliaulfement de 25° pour chacun de ces cas.
- i. o,oo156
- o,ooi565 o,ooi58
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 28.
- 4. o,ooo36 o,ooo36 o,ooo35^ o,ooo366
- En moyenne o,ooo36i J2g = 263,3.
- 5. b,0002i 0,000218 0,000217 0,000216 0,000223
- En moyenne 0,000217 h» — 339,o.
- 0,0001264
- o,oooi3og o,0001325
- o,000134
- En moyenne 0,00013i hs = 437,0.
- Ces chiffres montrent que la relation :
- t = EJ2 J = Ed0’5
- s’applique aussi bien aux câbles triphasés qu’aux câbles simples.
- On peut remarquer que la valeur de la constante E augmente un peu avec l’intensité du courant, mais cela est dû à l’accroissement de résistance du cuivre aux fortes intensités.
- 4° CALCUL DU TABLEAU DE CHARGE
- D’après les résultats précédents, on peut établir un tableau de charge en partant de la formule :
- J = constte
- Q.i
- , D'a , , 4/
- "’locgY + logp;
- Il faut avant tout déterminer la signification de r.
- r est la différence de température entre l’âme du câble, point d’émission de la chaleur, et la surface de la terre. On a souvent désigné à tort par t l’élévation de température de l’âme du câble par rapport à la température initiale.
- Quelques observations ont montré que, malgré les fortes variations de température de l’air
- en contact avec le sol, la température de la terre à cinq centimètres de profondeur variait très peu.
- Parmi les résultats obtenus, l’auteur n’utilise, pour le calcul des constantes que ceux pour lesquels l’élévation de température du câble t est voisine de 25°. U pose, pour ce calcul, m = ll, chiffre que différentes mesures ont montré être le plus voisin de la conductibilité calorifique du sol et de la matière isolante du câble.
- CHARGE en ampères TEMPE DU à 70 cm de profondeur fl AT U R E SOL à 5 cm de profondeur t T Constante
- 100 + 3,4 3X2 — 5,o 5 mm2 i5,8 24,2 9,23
- 125 + 2,8 + 1,0 25,3 27,1 i°,9
- i5o + 2>7 + 5,o 38,8 36,5 11,27
- i3o + 3,o 3 X 35 mm2 — 1,0 | io 6 23,6 10,0
- i5o + 3,o + 4,o 27,0 39,8 26,0 10,99
- 180 + 2,2 +1,0 41,0 10,5
- i5o + 3,5 3X5 + o,5 0 mm2 i5,5 18,5 10,5i
- 180 + 3,o + 1,0 23,3 25,3 10,8
- 210 + 2,8 + o,5 33,8 36,i io,55
- 200 L 4,0 3X9 + 6,0 5 mm2 14,4 12,4 ii,65
- 2ÔO -4,i + 5,o 22,3 20,4 11,37
- 3oo h 3,9 + i,5 32,9 35,3 10,37
- 3oo + 1,8 3 X b + 3,5 >0 mm2 i9,5 17,8 11,2
- 35o + 2,1 + 4,5 26,5 24,1 11,22
- 4oo + 2,4 + 4,5 35,7 33,6 10,87
- 4oo + i,4 O X 0 mm2 21,2 3o,9 20,6 io,5
- 480 +1,4 + 2,0 3o,3 io,4
- La valeur moyenne de toutes les constantes est :
- Constante = 10,7
- et les différentes valeurs ne s’écartent que de quelques pour cent de cette valeur moyenne.
- Pour r = 25° on obtient alors le tableau de charge suivant :
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- REVUE D’ELECTRICITE
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- TABLEAU IV
- Section en mm2 , Charge en ampères
- 3 X 16 3 X 92
- 3 X 25 3 X 118
- 3X 35 3 X 144
- 3 X 5o 3 X 177
- 3 X 7° 3X2i8
- 3X g5 3 X 260
- 3 X 120 3X 299
- 3 X i5o 3-f34o
- 3 X i85 3X384
- 3 X 240 3X449
- 3 X 3io 3 X 520
- 3 X 4oo 3 X 602
- 5° MÉTHODE FAUSSE DE CALCUL
- L’auteur établit le tableau de charge que l’on obtient si Ton s’appuie, pour déterminer les intensités de courants admissibles, sur l’élévation de température t° du câble. Après quelques calculs il arrive au tableau de charge suivant :
- TABLEAU V
- Section en mm2 Charge en ampères pour t — 25°
- 3 X 16 3 X 96
- 3 X 25 3 X 124
- 3X 35 3 X 15o
- 3 X 5o 3 X i84
- 3X 7° 3 X 224
- 3 X 95 3 X 264
- 3 X 120 3X299
- 3 X i5o 3 X 338
- 3 X i85 3 X 377
- 3 X 240 3X435
- 3 X 3io 3x466
- 3 X 4oo 3 X 564
- Si Ton compare les deux tableaux de charge obtenus pour différentes sections normales d’après la méthode exacte et la méthode fausse, on voit que dans le premier cas, les sections les plus fortes sont plus chargées et les sections les plus faibles moins chargées que dans le second cas.
- 6° INFLUENCE DU REVETEMENT SUR l’ÉCIIAUFFEMENT DU CABLE
- Les résultats précédents montrent que la majeure partie de la chute de température se produit à l’intérieur du câble et que, par suite, l’humidité du sol n’exerce pas une influence bien sensible sur l’échauffement du câble. Quand
- on diminue l’épaisseur du revêtement, on peut augmenter, pour une même élévation de température de l’âme de cuivre, l’intensité du courant admissible. Pour vérifier ce fait, l’auteur a placé dans la terre l’enveloppe de plomb nue d’un câble triphasé de 3 X 70 nnn2, et a trouvé les chiffres suivants :
- Charge avec i4o ampères 7,5°
- — — 190 — i4>2°
- -- -- 240 - 23,2°
- La constante moyenne déduite de ces chiffres
- est :
- C = 0,000393 J23 = 202,3.
- La charge a donc augmenté de 15 % par rapport à celle que peut supporter, pour un échauffement de 25°, le même câble armé.
- B. L.
- Localisation des défauts sur les réseaux à basse tension, par W.-E. Groves. — Journal of the Institution of Electrical Engineers, p. 1029-1061.
- Le contrôle d’un réseau doit comporter les opérations suivantes :
- 1° Observation de l’ampèremètre enregistreur inséré sur le conducteur neutre ;
- 2° Essai d’isolement d’après la méthode de Russel ;
- 3° Détermination de la polarité du défaut au moyen des indications de l’ampèremètre du feeder défectueux ;
- 4° Détermination du feeder défectueux par les ampèremètres de feeders ;
- 5° Localisation partielle par transposition ;
- 6° Localisation par sectionnements ;
- 7° Localisation finale par la méthode d’induction.
- La fig. 1 indique un dispositif de tableau permettant les 5 premières opérations.
- I. Ampèremètre enregistreur. — L’observation de cet instrument renseigne sur toute modification brusque dans l’état de l’isolement ; si le courant dans le conducteur neutre croît d’une façon anormale, il faut entreprendre l’essai n°2. Les défauts de cet appareil consistent en ce que les lectures sont différentielles, et en ce qu’il peut être shunté par un défaut sur le conducteur neutre. Aussi, est-il plus utile, non pour indiquer l’état de l’isolement, mais pour renseigner sur la nature du défaut, soit que
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- les oscillations de l’aiguille indiquent un mauvais isolement dans un induit, soit que l’époque de la naissance et de la disparition du défaut puisse faire attribuer ce dernier à une installation. Quand l’aiguille est au zéro, il faut presque toujours s’attendre à un défaut sur le neutre, parce que l’isolement du réseau
- A la barre + A la barre O A ta barre -
- Feeder
- eeder +
- Barre de terre n°
- Fig-. 1
- est rarement parfait, et que les deux conducteurs extérieurs sont rarement dans le même état d’isolement.
- IL Méthode de Russel.— Cette méthode s’applique à des essais rapides et fréquents de l’isolement. R désignant la résistance en série sur le neutre, C la lecture de l’ampèremètre inséré sur le neutre L (fig. 1) que l’on met en série avec l’enregistreur A au moment de l’essai, V2 désignant, en outre, la lecture du voltmètre Y inséré entre le neutre et la terre, après qu’on a ouvert l’interrupteur RS, la ré-», sistance d’isolement combinée du réseau est
- La résistance du voltmètre doit être théoriquement infinie, mais en pratique, des voltmètres électromagnétiques suffisent ; la résistance R pourra, en général, être négligée devant la résistance d’isolement.
- Si l’ampèremètre enregistreur A n’indique aucun cour'ant de fuite, et que l’essai n° 2 révèle une chute de l’isolement, on peut être
- à peu près certain qu’il y a un défaut sur le neutre.
- Dans ces conditions V2 sera faible et RS peut rester ouvert pendant les essais 3 et 4, ce qui évite des courants anormaux sur la résistance R.
- III. Détermination de la polarité du défaut. — En ouvrant l’interrupteur SS, on peut mettre en circuit l’ampèremètre T à zéro central, que Ton observe jusqu’à ce qu’une déviation à peu près fixe se produise. On met à la terre l’un ou l’autre des conducteurs extérieurs, à travers la résistance réglable RA, au moyen du commutateur TS et de l’interrupteur ES. Si le défaut est sur le neutre, l’aiguille de l’ampèremètre T recevra une impulsion brusque, au moment où Ton ferme ES. Il est quelquefois nécessaire de faire cet essai pendant l’arrêt de la plus grande partie des moteurs. Dans le cas de deux pôles également défectueux, l’ampèremètre T ne donnera rien, RS étant ouvert, et le feeder défectueux s’obtiendra par l’impulsion subie par l’aiguille de l’un des ampèremètres PN, de pôlarité opposée à celle du pôle mis à la terre.
- IY. Détermination du feeder défectueux. — Si le dernier essai montre que le neutre est défectueux, on insère un ampèremètre E dans chaque feeder successivement au moyen des interrupteurs NS ou d’un commutateur avec shunts d’ampèremètre sur chaque feeder.
- S’il y a un défaut sérieux, indiqué par l’enregistreur A, on compte momentanément RS, tandis qu’on observe les ampèremètres P et N qui indiqueront de suite si Ton se trouve dans le cas d’un court-circuit ; avec un contrôle sérieux, un défaut simultané sur chaque pôle ne se produira qu’exceptionnellement.
- V. Localisation partielle par transposition.— On transpose les distributeurs d’un feeder sur un autre et on met temporairement à la terre Tun des conducteurs extérieurs, s’il y a un défaut sur le neutre ; ou bien on coupe RS, si c’est un conducteur extérieur qui est défectueux. De toutes façons on arrive rapidement à localiser le défaut sur la longueur minima qui permet la disposition du réseau.
- La mise à la terre de Tun ou l’autre pôle, à travers la résistance réglable RA, au moyen des appareils TS et ES est d’un grand secours
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- pour supprimer les effets de défauts existant sur une installation particulière.
- VI. Localisation par sectionnements.— Si l’on peut sectionner sans inconvénient, l’essai précédent pourra être abrégé ; il implique, en effet, de nombreuses allées et venues pour observer l’ampèremètre du feeder et installer les appareils aux points d’alimentation. Si le défaut est sur l’un des deux conducteurs extérieurs la tension entre la terre et le neutre augmentera. On insérera une lampe ou un voltmètre entre le neutre et la terre dans la boîte la plus voisine et on coupera tous les circuits jusqu’à ce que l’on constate un abaissement de la tension. Si le défaut est sur le neutre, RS étant ouvert, on établira une connexion de terre à travers un interrupteur et un fusible à la boîte de jonction où l’on opère; on ouvrira l’interrupteur chaque fois qu’on retire un circuit, jusqu’à ce que le circuit défectueux soit révélé par un accroissement de voltage entre la terre et le neutre, au moment où l’on retire le circuit défectueux.
- VU. Localisation complète parla méthode d’induction. — Les figures 2 à 6 représentent diverses façons de connecter la source de courant
- O--------O-
- -O---2----O-
- Fig. 2
- intermittent ou l’interrupteur. Les petites flèches indiquent le courant intermittent, les grandes le courant de la distribution, et les flèches doubles le courant de fuite.
- Dans la fig. 2, on est dans le cas ordinaire
- O— O * *° .
- O
- K J ’
- h * » id>‘
- L-T_
- Défaut
- Fig. 3
- où la ligne défectueuse peut être mise hors circuit ; le défaut est sur un des pôles extérieurs, l’interrupteur 1 est mis en série avec le défaut.
- Dans la fig. 3 le défaut est sur le neutre qu’on coupe ainsi que l’un des conducteurs extérieurs. Dans la fig. 4, le neutre n’est pas à la terre
- Fig. 4
- d’une façon permanente, ou bien le défaut est si franc que la suppression de la terre permanente ne modifie pas la tension entre le neutre et la terre. 11 n’est pas nécessaire dans ce cas de couper la distribution, le
- O
- -o
- R
- m
- »
- Défaut
- Fig. 5
- courant pulsatoire se superposant au courant de distribution.
- Dans la fig. 5, le courant pulsatoire se
- O—--O
- Conduite t
- n* m*
- 8
- Conduit
- Défaut
- Fig. 6
- superposera à la fois au courant de distribution et au courant de fuite.
- Si l’envoi indique un point de croisement, le défaut existe très probablement sur une des branches que l’on suivra.
- En suivant la canalisation, il faut bien prendre garde que tout écart du câble de la route suivie avec la bobine, produit le même effet sur le récepteur qu’un défaut.
- Il est quelquefois nécessaire de mettre à la terre toutes les conduites avoisinantes et toutes les armatures des câbles pour obtenir un résultat satisfaisant.
- Les résultats sont naturellement moins nets avec des câbles armés ou sous conduits métalliques.
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- Le contrôle incessant du bon état du conducteur neutre est indispensable si l’on veut maintenir un bon isolement du réseau. Les défauts sur le neutre peuvent s’accumuler, jusqu’à shunter fortement l’ampèremètre enregistreur et la résistance en série ; les indications de l’instrument laissent la station centrale dans une fausse sécurité.
- Le dispositif proposé par l’auteur pour l’application de la méthode d’induction comprend l’interrupteur formé de deux tiges de charbon coupant le circuit dans deux godets de mercure. Les charbons sont actionnés par la manivelle d’un petit moteur à 150 t. p. m. et le courant pulsatoire d’une dizaine d’ampères est réglé par une résistance. Le tout est enfermé dans une boîte, avec bornes indicatrices.
- La bobine est formé de 1600 m. de fil de 12/10 enroulé sur une carcasse dans laquelle on place des plaques de fer au bois pour former un noyau feuilleté. Le corps de l’appareil est supporté par deux poutrelles passant dans des encoches latérales des tôles et formant un châssis de voiture. Les roues ont des bandages de caoutchouc plein, et sont très écartées de façon à pouvoir passer au-dessus et le long d’une tranchée. En même temps les essieux sont très éloignés de façon que le noyau feuilleté vienne le plus près possible du sol.
- P.-L. C.
- Emploi de câbles en lils d'acier comme conducteurs. — Elektrotechnische Zeitschrift. i3 avril igo5.
- Dans les installations de transport d’énergie par lignes aériennes, on arrive souvent à des portées pour lesquelles on ne peut plus se servir de fils de cuivre seuls, et il faut employer des câbles en fils d’acier. A première vue, l’emploi de fer avec des courants alternatifs semble devoir causer une chute de tension inadmissible.
- Les ingénieurs de l’Allgemeine Elektricitâts Gesellchaft, désirant élucider cette question, ont fait récemment une série d’expériences sur des câbles en fils d’acier présentant des sections de 65, 150 et 450 mm2. Ces câbles étaient mis en charge tantôt avec du courant continu, tantôt avec du courant alternatif, et l’on déterminait dans les deux cas la chute de tension.
- Les courbes de la figure 1 où sont portées en ordonnées les chutes de tension en volts par kilomètres et en abscisses les sections, résument
- les résultats obtenus. Les courbes en trait plein sont relatives au courant continu et les courbes en trait interrompu au courant alternatif. La température ambiante était, pendant les essais, comprise entre 16° et 20° : on n’a pas fait de correction pour ramener la valeur de la chute de tension à une température fixe déterminée, estimant que l’erreur qui peut résulter de la variation de température entre 16° et 20° rentre dans les limites des erreurs d’expérience.
- On voit, d’après ces courbes, que la différence de résistance des câbles pour le courant alternatif et pour le courant continu n’est pas
- Fig. 1. — Courbes donnant les chutes de tension (ordonnées) en fonction des sections (abscisses) pour courant continu (trait plein) et pour cornant alternatif (trait interrompu), câbles en fils d’acier.
- bien considérable. Il n’y avait aucun décalage entre le courant,et la tension.
- Un câble de 65 mm2 de section, formé de fils plus petits que les câbles précédents, a présenté des résultats plus avantageux, mais la différence est trop faible pour justifier l’adoption de cette fabrication plus coûteuse.
- E. B.
- Sur les connexions métalliques des poteaux avec la terre. — Norberg-Schulz. — Elektrotechnische Zeitschrift, 25 mai 1905.
- On a indiqué dernièrement (*) que des expériences avaient été entreprises en Amérique pour déterminer les règles de protection qu’il est
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, p, 317, 27 mai 1905.
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- nécessaire de prendre avec des poteaux en bois supportant des conducteurs à haute tension. Depuis près de deux ans, il a été prescrit en Norvège de garnir les poteaux d’une bande métallique sur une hauteur de deux mètres environ. Cette prescription a été imposée à la suite d’essais effectués en 1903, et dont l’auteur résume les principaux résultats.
- Les mesures furent faites en plaçant spr chaque poteau à différentes hauteurs, par exemple 1,
- 2 ou 3 mètres au-dessus du sol, une bande métallique. L’un des conducteurs à haute tension fut placé directement sur le support en fer d’un poteau, et le second conducteur, directement sur le support en fer du poteau voisin, et l’on mesura les différences de potentiel existant entre les bandes métalliques et une plaque de terre placée au pied de chaque poteau. Le tableau suivant résume les résultats trouvés :
- TABLEAU
- HAUTEUR de la bande métallique en mètres. TENSION principale ' en volts. DIFFÉRENCE de potentiel avec la terre en volts. RÉSISTANCE du voltmètre en ohms. COURANT dans le voltmètre en milliampères. Résistance entre la bande métallique et la plaque de terre en ohms. calculés' Courant dans le poteau en milliampères. Résistance du poteau au-dessus de la bande métallique en ohms.
- I 5o 8,8 76 5oo 9 >5 682 QOO
- 2 7000 60 5 6^5 lo,5 86 000 11,1 622 000
- 3 65 n,45 i4o 000 11,96 58o 000
- I J92 7>° 73 OOQ 9,7 667 000
- 2 7000 235 27 205 8,6 99 000 11,0 616 000
- 3 ) 265 1 ( 9<75 128 5oo 11,8 571 000
- i ) 400 • 3,7 73 5oo 9>2 665 000
- 2 7000 55o 108 820 5,o5 io3 000 io,5 615 000
- 3 65o 8,0 129600 ii,3 678 000
- En moyenne les mesures de tensions entre les bandes métalliques et la terre ont conduit aux résultats calculés suivants :
- TABLEAU
- HAUTEUR de la bande métallique en mètres. RÉSISTANCE entre la bande métallique et la terre en ohms. résistance du poteau au-dessus de la bande métallique en ohms. RÉSISTANCE TOTALE du circuit en ohms. INTENSITÉ du courant dans les poteaux en milliampères. DIFFÉRENCE de potentiel entre la bande métallique et la terre, sans que le voltmètre soit connecté, en volts.
- I 73 000 670 OOO 743 OOO 8,76 64o
- 2 IOI OOO 618 OOO 719 OOO 9.73 983
- 3 129 OOO 58o 000 709 OOO 9-87 1273
- La différence de potentiel par mètre courant dé poteau atteignait donc environ 300 volts et la différence de potentiel entre le poteau et la terre environ 350 volts. Ces chiffres mollirent égale-
- ment que la résistance du poteau s’élève à peu près à 30.000 ohms par mètre courant:
- Une seconde série de mesures fut exécutée en { supposant que les conducteurs et les supports
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — 28
- des poteaux voisins étaient reliés à la terré, de sorte que la différence de potentiel totale de 7.000 volts fut supportée parle poteau d’essai seul. Les
- On voit que la différence de potentiel par mètre courant du poteau s’élève à 550 volts environ et que la différence de potentiel entre le poteau et la terre s’élève à 650 volts environ.
- Ces mesures montrent qu’il peut exister entre le poteau et la terre des différences de potentiel dangereuses quand un conducteur à haute tension vient en contact direct avec un poteau non relié électriquement à la terre.
- La tension d’expérience était relativement basse, et les différences de potentiel seraient plus considérables pour une tension d’alimentation élevée.
- Pin plaçant autour du poteau, à une hauteur de 3 mètres, une bande métallique reliée à la terre par un fil métallique, on trouva que le danger était complètement évité et qu’il n’existait aucune différence de potentiel entre la terre et des clous enfoncés dans le poteau à des hauteurs inférieures à 3 mètres.
- B. L.
- TRACTION
- Expériences comparatives effectuées sur des locomotives à vapeur et électrique. — Street Eaihvay, i3 mai 1905.
- La « New-York Central and Hudson River Railroad » et la « General Electric C° » ont fait le 29 avril, sur une voie d’essai de Schenectady des expériences comparatives pour déterminer les caractéristiques de vitesse et d’accélération de deux locomotives, l’une à vapeur et l’autre électrique. La locomotive à vapeur était du type « Pacifique » et la locomotive électrique du type n° 6000 décrit dans nos colonnes (').
- moyennes des résultats obtenus sont résumées par le tableau suivant :
- Les circonstances atmosphériques étaient favorables et la voie parfaitement sèche. La ligne d’expériences avait 9 kilomètres 600 de longueur et était établie en rails de 40 kilogr. par mètre courant : les courbes étaient calculées pour une vitesse de 112 kilomètres à l’heure. Le 3e rail en acier pesait 35 kilogs par mètre courant.
- L’énergie électrique était fournie par un turbo-générateur Curtis de 2.000 kilowatts produisant des courants triphasés sous 11.000 volts à la fréquence 25, les courants étaient convertis en courant continu à 650 volts dans une sous-station contenant une commutatrice de 1.500 kilowats alimentée par 3 transformateurs.
- Les poids des trains étaient les suivants : Train électrique à 8 voitures . . . 513,6 tonnes
- Train à vapeur à 8 voitures .... 513 —
- Train électrique à 6 voitures.... 407,5 —
- Train à vapeur à 6 voitures .. . 427 —
- Le poids de la locomotive à vapeur était d’environ 160 tonnes et le poids de la locomotive électrique d’environ 92 tonnes.
- Il y a lieu de noter que, pendant les démarrages, la différence de potentiel aux bornes des moteurs baissait par suite de la faible section des conducteurs, d’une façon beaucoup plus considérable qu’en exploitation normale dans le voisinage de New-York.
- Les résultats ont été les suivants :
- Ie Expérience. — Les deux trains comportaient 8 voitures et pesaient respectivement 513, 6 et 513 tonnes.
- Le signal de départ fut donné aux deux trains ensemble, l’accélération du train à va-
- TABLEAU
- HAUTEUR de la bande métallique en mètres. RÉSISTANCE entre la bande métallique et la terre en ohms. RÉSISTANCE du poteau au-dessus de la bande métallique en ohms. RÉSISTANCE TOTALE du circuit en ohms. INTENSITÉ dans les poteaux en milliampères. DIFFÉRENCE de potentiel entre la bande métallique et la terre sans voltmètre intercalé
- I 71 000 337 000 4o8 000 G*1 I2l5
- 2 108 000 299 OOO 407 OOO 17,2 1860
- 3 O O O 0 276 OOO 4i6 000 16,8 235o
- I1) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 15 avril.
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- peur fut plus forte que celle du train électrique à cause de la chute de voltage, absolument anormale qui abaissait au dessous de 325 volts sur la locomotive, la différence de potentiel de 700 volts à la sous-station. Cependant, à 900 mètres du point de départ, la locomotive électrique avait la même vitesse que la locomotive à vapeur, et, à partir de ce point sa vitesse s’accélérait rapidement de sorte que le train électrique dépassait le train à vapeur au bout de 3, 2 kilomètres.
- La vitesse maxima de la locomotive à vapeur avait été de 80 kilomètres à l’heure, et la vitesse maxima de la locomotive électrique, de 91, 200 kilomètres à l’heure.
- 2e Expérience. — Cette expérience faite dans les mêmes conditions que la précédente, a donné les mêmes résultats, sauf en ce qui concerne les vitesses maxima qui ont été de 82 kilomètres 500 à l’heure pour la locomotive à vapeur et de 96 kilom. à l’heure pour la locomotive électrique.
- 3e Expérience. — Les deux trains comportaient 6 voitures et pesaient respectivement 407,5 et 427 tonnes.
- Par suite de la chute très considérable de
- 2700
- 2 <*00
- 2100
- 2<*o Secondes
- tension, qui abaissait la différence de potentiel sur la locomotive au-dessous de 330 volts, l’accélération de la locomotive à vapeur fut plus forte que celle du train électrique: cependant au bout de 1,6 kilomètres le train à vapeur était rejoint. Les vitesses maxima ont été les suivantes :
- Locomotive électrique. 98,5 kilom à l’heure
- Locomotive à vapeur. . 92,8 —
- 4e Expérience. — Les conditions furent les mêmes que dans l’expérience précédente, mais le départ fut donné en un point plus rapproché de la sous-station, pour diminuer la chute de tension. L’accélération du train électrique fut nettement supérieure à l’accélération du train à vapeur: au bout de 450 mètres, le premier avait une longueur de train d’avance. La figure 1 donne les courbes de vitesse et d’espace relatives à cette expérience.
- 5e Expérience. — La locomotive électrique, traînant une seule voiture, atteignit une vitesse de 126,4 kilomètres à l’heure.
- 6e Expérience. — La locomotive électrique seule atteignit une vitesse de 128,3 kilomètres à l’heure.
- A toutes les vitesses la locomotive électrique à présenté une grande supériorité au point de vue des mouvements de galop et de lacet.
- O. A.
- ÉLECTROCHIMIE
- Four électrique. — H. M. Howe. — Western Electricien, 3i décembre 1904.
- Bien qu’il soit plus spécialement construit pour les travaux, de vulcanisation de l’art dentaire, le four Ilowe peut égalemertt servir à déterminer le point de fusion des métaux, notamment du cuivre et à dresser les courbes de refroidissement de l’acier. 11 peut également être employé pour le calibrage des couples thermo-électriques et pour tous les travaux de chimie ou de physique dans lesquels il est avant tout nécessaire d’obtenir rapidement, et de maintenir assez longtemps, une température donnée dans un milieu exempt de résidus d’une combustion quelconque.
- Ce four est du type dit à « résistance» et est entièrement construit en magnésie, Il se compose (fig. 1) de deux parties mi-cylindriques A A’, évidées intérieurement pour le logement du creuset, et d’un couvercle B B’ , pourvu d’un bouchon C, qui est traversé en son centre par une cheminée servant au passage des conducteurs x, y, cl’un couple thermo
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- électrique, Le creuset E, également en magnésie, est chauffé extérieurement par les spires D cl’un fil de platine qui l’entoure et qui a ses points d’entrée et de sortie en K , 1.
- La magnésie employée pour la confection du four doit être absolument pure. L’inventeur indique comme composition à adopter :
- Silice.................. 2 p. ioo (quantités exactes).
- Oxyde ferrique et alumine. i » » (quantité approx.).
- Chaux. ... :............ 2 » » —
- Magnésie.. . ........ g5 » » (différence).
- La magnésie peut être diluée avec de la chaux, toutefois, en raison de la tendance qu’elle a à s’éteindre, cette dernière ne doit pas être en trop
- grande quantité, et les résultats seront d’autant meilleurs que la proportion de chaux employée aura été faible. D’autre part la présence d’une trop forte partie de silice serait également nuisible.
- La cause des résultats négatifs qu’on a obtenus avec des fours de ce modèle peut être attribuée à la trop grande quantité de matières siliceuses entrant dans la composition des parois voisines des spires. En effet, squs l’action de la chaleur dégagée par le passage du courant, la
- silice se réduit en Silicon qui forme alliage avec le platine et en cause la destruction. Des fours Howe construits d’après les données indiquées ci-dessus et employés pour des travaux de laboratoire ont supporté pendant une période de temps assez considérable des températures allant jusqu’à 1.1Q0. D’aucuns, même, ont soutenu pendant 2 heures environ, une température de 1.400 sans que le platine ne montre, après cette épreuve, aucun signe de détérioration.
- Pour la mise en marche de ce four, il convient d’éviter que l’intensité du courant ne soit trop forte afin de ne pas fondre le platine, mais il faut graduer cette intensité jusqu’à ce que les spires deviennent incandescentes, On ajuste ensuite la jonction thermo-électrique du pyromètre puis on ferme le four pour augmenter l’intensité graduellement et avec attention de manière à se rendre un compte exact de la quantité de courant nécessaire pour obtenir, à l’intérieur du four, la température voulue. Le contrôle de l’intensité s’effectue à l’aide cl’un ampèremètre et d’un rhéostat différentiel.
- Tel qu’il est représenté par la figure, le four est disposé pour l’étude de la détermination des courbes de refroidissement de l’acier. Le fond du creuset est occupé par une paire de disques en acier F,F, reliés ensemble par une bague, et sur lesquels s’applique la jonction thermo-électrique du pyronrètre ; ce dispositif permet de suivre la progression et la décroissance de l’énergie calorifique dans les disques.
- Pouç le calibrage des couples thermo-électriques par l’examen du point de fusion du cuivre, il convient de créer à l’intérieur du creuset un milieu composé en parties égales d’acide carbonique et d’oxyde de carbone, de façon à obtenir un mélange gazeux qui ne puisse exercer aucupe action oxydante sur le cuivre, ni ne soft susceptible de former un dépôt de charbon, L’introduction des gaz s’effectue, quand le four est hermétiquement clos et bien luté, par le tuyau II qui est ensuite bouché avec soin ainsi que les autres I et K.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur la dynamique de l’électron. — Note de M. H. Poincaré. —(Séance du 5 juin 1905).
- Il semble an premier abord que l’aberration de la lumière et les phénomènes optiques qui s’y rattachent vont nous fournir un moyen de déterminer le mouvement absolu de la Terre, ou plutôt son mouvement, non par rapport aux autres astres, mais par rapport à l’éther. Il n’en est rien ; les expériences où l’on ne tient compte que de la première puissance de l’aberration ont d’abord échoué et l’on en a aisément découvert l’explication ; mais Michelson, ayant imaginé une expérience où l’on pouvait mettre en évidence les termes dépendant du carré de l’aberration, ne fut pas plus heureux. Il semble que cette impossibilité de démontrer le mouvement absolu soit une loi générale de la nature.
- Une explication a été proposée par Lorentz, qui a introduit l’hypothèse d’une contraction de tous les corps dans le sens du mouvement terrestre ; cette contraction rendrait compte de l’expérience de Michelson et de toutes celles qui ont été réalisées jusqu’ici, mais elle laisserait la place à d’autres expériences plus délicates encore, et plus faciles à concevoir qu’à exécuter, qui seraient de nature à mettre en évidence le mouvement absolu de la Terre. Mais, si l’on regarde l’impossibilité d’une pareille constatation comme hautement probable, il est permis de prévoir que ces expériences, si on parvient jamais à les réaliser, donneront encore un résultat négatif. Lorentz a cherché à compléter et à modifier son hypothèse de façon à la mettre en concordance avec le postulat de l’impossibilité complète de la détermination du mouve-vement absolu. C’est ce qu’il a réussi à faire dans son article intitulé Electromagnetic pheno-mena in a system moving with any velocity smaller than that of light (Proceedings de l’Académie d’Amsterdam, 27 mai 1904) (*).
- L’importance de la question a déterminé l’auteur à la reprendre ; les résultats qu’il a obte-
- (!) Voir Y Eclairage Electrique, tome XLIII, page 224, 13 mai 1905.
- nus sont d’accord sur tous les points importants avec ceux de Lorentz ; il a été seulement conduit à les modifier et à les compléter dans quelques points de détail.
- Le point essentiel, établi par Lorentz, c’est que les équations du champ électromagnétique ne sont pas altérées par une certaine transformation (que l’auteur appelle du nom dé Lo/’e/ite) et qui est de la forme suivante
- (i) x — kl(x -j- st), y — ly, z = Iz, t' kl(t -f- ex),
- x, y, z sont les coordonnées et t le temps avant la transformation, x', y', z\ et t' les mêmes quantités après la transformation. D’ailleurs s est uneconstante quidéfinit la transformation
- \J I — s2
- et l est une fonction quelconque de s. On voit que dans cette transformation l’axe des x joue un rôle particulier, mais on peut évidemment construire une transformation où ce rôle serait joué par une droite quelconque passant par l’origine. L’ensemble de toutes ces transformations, joint à l’ensemble de toutes les rotations de l’espace, doit former un groupe; mais, pour qu’il en soit ainsi, il faut que / = i; on est donc conduit à supposer 1 = i et c’est là une conséquence que Lorentz avait obtenue par une autre voie.
- Soient p la densité électrique de l’électron, Ç, •/), Ç sa vitesse avant la transformation ; on aura pour les mêmes quantités p, %, U, U? après la transformation
- (2) p’=ppU+^)j ^'=1^+*)»
- Ces formules diffèrent un peu de celles qui avaient été trouvées par Lorentz.
- Soient maintenant X, Y, Z et X', Y', 1Y les trois composantes de la force avant et après la transformation, la force est rapportée à Vanité de volume ; on trouve
- (3) X' = i(X + .SX|), Y^l, Z' = |.
- Ces formules diffèrent également un peu de celles de Lorentz ; le terme complémentaire en
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- SXç rappelle un résultat obtenu par M. Lié-nard.
- Si nous désignons maintenant par X(, et Y\ Ij\ les composantes de la force rapportée non plus à l’unité de volume, mais à l’unité de masse de l’électron, nous aurons
- (4) X'( = £. ^(X,|+eSXd),
- 1 P
- Yj
- /s ’
- h
- /•’
- Lorentz est amené également à supposer que l’électron en mouvement prend la forme d’un ellipsoïde aplati ; c’est également l’hypothèse faite par Langevin, seulement, tandis que Lorentz suppose que deux des axes de l’ellipsoïde demeurent constants, ce qui est en accord avec son hypothèse l = i, Langevin suppose que c’est le volume qui reste constant. Les deux auteurs ont montré que ces deux hypothèses s’accordent avec les expériences de Kaufmann, aussi bien que l’hypothèse primitive d’Abraham (électron sphérique). L’hypothèse de Langevin aurait l’avantage de se sutlire à elle-même, puisqu’il subit de regarder l’électron comme déformable et incompressible pour expliquer qu’il prenne quand il est en mouve-vement la forme ellipsoïdale. Mais l’auteur montre, d’accord en cela avec Lorentz, qu’elle est incapable de s’accorder avec l’impossibilité d’une expérience montrant le mouvement absolu. Cela tient, ainsi qu’il l’a dit, à ce que l — i est la seule hypothèse pour laquelle l’ensemble des transformations de Lorentz forme un groupe.
- Mais avec l’hypothèse de Lorentz, l’accord entré les formules ne se fait pas tout seul; on l’obtient-, et en même temps une explication possible de la contraction de l’électron, en supposant que Vélectron, déformable et eompres-sible, est soumis à une sorte de pression constante et extérieure dont le travail est proportionnel aux variations du volume.
- L’auteur montre, par une application du principe de moindre action, que, dans ces conditions, la compensation est complète, si l’on suppose que l’inertie est un phénomène exclusivement électromagnétique, comme on l’admet généralement depuis l’expérience de Kaufmann, et qu’à part la pression constante dont on vient (1e parler et qui agit sur l’électron, toutes les forces sont d’origine électromagnétique. On a ainsi l’explication de l’impossibilité de montrer
- le mouvement absolu et de la contraction de tous les corps dans le sens du mouvement terrestre.
- Mais ce n’est pas tout : Lorentz, dans l’ouvrage cité, a jugé nécessaire de compléter son hypothèse en supposant que toutes les forces, quelle qu’en soit l’origine, sont affectées par une translation de la même manière que les forces électromagnétiques, et que, par conséquent, l’effet produit sur leurs composantes par la transformation de Lorentz est encore défini par les équations (4).
- Il importait d’examiner cette hypothèse de plus près et en particulier de rechercher quelles modifications elle obligerait à apporter aux lois de la gravitation. C’est ce que l’auteur a cherché à déterminer; il a été d’abord conduit à supposer que la propagation de la gravitation n’est pas instantanée, mais se fait avec la vitesse de la lumière. Cela semble en contradiction avec un résultat obtenu par Laplaee qui annonce que cette propagation est, sinon instantanée, du moins beaucoup plus rapide que celle de la lumière. Mais, en réalité, la question que s’était posée Laplaee diffère considérablement de celle dont on s’occupe ici. Pour Laplaee, l’introduction d’une vitesse finie de propagation était la seule modification qu’il apportait à la loi de Newton. Ici, au contraire, cette modification est accompagnée de plusieurs autres; il est donc possible, et il arrive en elfet, qu’il se produise entre elles une compensation partielle.
- Quand on parlera donc de la position ou de la vitesse du corps attirant, il s’agira de cette position ou de cette vitesse à l’instant où V onde gravifique est partie de ce corps; quand on parlera de la position ou de la vitesse du corps attiré, il s’agira de cette position ou de cette vitesse à l’instant où ce corps attiré a été atteint par l’onde gravifîque émanée de l’autre corps ; il est clair que le premier instant est antérieur au second.
- Si donc x, y, z sont les projections sur les trois axes du vecteur qui joint les deux positions, si la vitesse du corps attiré est Ç, v?, H, et celle du corps attirant vq Ç.,, les trois composantes de l’attraction (que l’on pourrait encore appeler X(, Y0 Zp, seront des fonctions de x, y, z, Ç, vj, Ç, Jq, vq, 'Çv L’auteur s’est demandé s’il était possible de déterminer ces fonctions
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- de telle façon qu’elles soient affectées par la transformation de Lorentz conformément aux équations (4) et qu’on retrouve la loi ordinaire de la gravitation, toutes les fois que les vitesses £, ri, Ç, vq, 'Ç\ sont assez petites pour qu’on puisse en négliger les carrés devant le carré de la vitesse de la lumière.
- La réponse doit être affirmative. On trouve que l’attraction corrigée se compose de deux forces, l’une parallèle au vecteur x, y, z, l’autre à la vitesse vq,
- La divergence avec la loi ordinaire de la gravitation est, comme on vient de le dire, de l’ordre de Ç-; si l’on supposait seulement, comme l’a fait Laplace, que la vitesse de propagation est. celle de la lumière, cette divergence serait de l’ordre de £, c’est-à-dire 10.000 fois plus grande. 11 n’est donc pas, à première vue, absurde de supposer que les observations astronomiques ne sont pas assez précises pour déceler une divergence aussi petite que celle que nous imaginons. Mais c’est ce qu’une discussion approfondie permettra seule de décider.
- Sur une nouvelle méthode de protection contre les rayons de Rontgen, d’après une note de ,T. Ber-gonié, présentée par M. Bouchard. (Séance du 5 juin 1905).
- Le danger qu’il y a à s’approcher souvent et à de faibles distances d’un tube de Crookes en fonction est aujourd’hui parfaitement reconnu de tous. l)e graves lésions de la peau à marche néoplasique ont été observées et l’action atrophiante des rayons de Rontgen, sur les glandes génitales en particulier, permet de prévoir que des désordres, tout aussi graves mais plus cachés, se produiraient à la longue sur l’organisme de ceux qui, tous les jours, utilisent les rayons X, soit pour le diagnostic, soit pour la thérapeutique.
- La nouvelle méthode de protection, employée déjà depuis six mois dans le service d’électricité médicale de l’Université de Bordeaux et des hôpitaux, ne présente aucun de ces inconvénients. Son principe très simple consiste à placer tout l’entourage du malade au-dessus du plan horizontal prolongeant l’anticathode et, au-dessous de ce plan, le malade seul. L’espace est ainsi virtuellement divisé en deux parties, dont l’une, la supérieure, est si complètement indemne de rayons X, qu’on peut y manier la
- plaque sensible radiographique auprès du tube sans risques de voile.
- Ce dispositif ne peut s’appliquer à la radioscopie.
- La mesure de la capacité des longs câbles sous-marins, d'après une note de AI. Devaux-Charbonnel, présentée par M. H. Becquerel (Séance du 13 juin 1905).
- L’auteur a eu l’occasion, depuis quelques mois, d’expérimenter une nouvelle méthode pour mesurer la capacité des câbles sous-marins. Cette méthode paraît susceptible de donner des résultats plus précis que celles qui sont généralement employées. Elle consiste essentiellement à charger en même temps que le câble un condensateur placé en cascade et de capacité connue. La capacité du câble se déduit de la charge prise par le condensateur. Le dispositif expérimental est fort simple et les calculs n’offrent aucune difficulté.
- Soient respectivement C et X les capacités du condensateur et du câble, E le potentiel de la pile d’essai, V celui de l’armature commune, on a, en exprimant que les charges prises sont égales,
- (A) C(E — V) = XV.
- Si l’on sépare le condensateur et qu’on mette à la terre la face qui était au potentiel Y, il prendra un complément de charge
- Q<=cv, .
- qu’on mesurera sans difficulté avec un galvanomètre balistique.
- Avec la pile seule, le condensateur prend une charge
- Q2=CE
- qu’on mesure de la même façon, et la capacité X du câble est finalement donnée par la formule
- La méthode est fort commode, les nombres obtenus dans différentes séries de mesures concordent bien entre eux, ce qui garantit l’exactitude des résultats. Pour le câble récemment posé de Brest à Dakar, on a toujours obtenu, malgré la différence des conditions expérimentales, des valeurs comprises entre 1085,8 et 1087,4 microfarads.
- Cette prévision paraît due à deux causes : la rapidité de la charge et l’élimination des phénomènes parasites tels que les courants tel-
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- luriques et les charges résiclueRes du diélectrique.
- La méthode est encore bonne dans des cas où celles qui sont actuellement connues seraient inapplicables. Ainsi, il a été possible de mesurer très exactement la capacité d’un câble reliant la France à l’Amérique du Nord malgré la présence d’un grave défaut d’isolement. En elfet, l’application préalable d’une forte pile positive avait développé, comme il arrive toujours en pareille circonstance, une polarisation assez forte au point défectueux ; cette polarisation joue un rôle analogue, à celui d’une charge résiduelle, et l’on retombe dans le cas général. Ce fait est d’une grande importance. Il permet de déterminer le point de rupture d’un câble, dans le cas où le conducteur est en mauvaise communication électrique avec l’eau de la mer, circonstance dans laquelle les méthodes fondées sur la mesure de la résistance du cuivre ne donnent que des résultats incertains.
- La précision des résultats obtenus a permis de reconnaître que la capacité des câbles posés est supérieure de 3 à 4 pour 100 à celle qui a été mesurée en usine. Ce phénomène, qui avait
- déjà été pressenti, paraît nettement établi, et semble dù à une diminution d’épaisseur du diélectrique causée par les énormes pressions auxquelles il est soumis au fond des mers.
- La méthode se prête commodément à une vérification de la théorie mathématique, car elle permet de mesurer à différentes époques le potentiel à l’origine du câble et de le comparer avec le nombre donné par le calcul. L’auteur a pu ainsi constater que la valeur calculée est un peu plu§ grande. Il est probable que la résistance intérieure de la pile et la pénétration de la charge dans le diélectrique, dont on ne tient pas compte, sont la cause de cette divergence.
- Enfin l’auteur a remarqué que l’influence des courants telluriques est généralement négligeable, alors même que l’observation directe montre qu’ils sont importants et rapidement variables. Ceci semble prouver que les variations du potentiel sont lentes et peu considérables sur la plus grande partie du câble qui se trouve immergé dans les grandes profondeurs et que, par conséquent, ces variations sont surtout locales et superficielles.
- SENS. — SOCIÉTÉ NOUVELLE DE l’iMPRIMERJE MIRIAM, ï, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Samedi 33 Juillet 1905.
- 13e Année. — N° 39.
- Tome XLiIV.
- ique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE ÉS>*
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées-Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. -G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - fA. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR LES PHÉNOMÈNES DE L’ARC CHANTANT (Fin) (*)
- Tension aux bornes de la self-induction et du condensateur du circuit oscillant. — Quand on mesure avec un voltmètre à courant alternatif les différences de potentiel, on constate, comme l’ont déjà signalé des expérimentateurs, que la différence de potentiel aux bornes de l’arc est beaucoup plus petite que la somme des différences de potentiel aux bornes du condensateur et aux bornes de la self-induction. Il est donc intéressant de voir comment varie cette dernière pendant les oscillations. Tel est le but des oscillo-graphies, nos 46 et 47 (fîg. 19 et 20), relevées, à titre d’exemples, sous des régimes qui ne diffèrent que par la grandeur de la self-induction du circuit oscillant. Dans ces clichés, la courbe du milieu représente, au lieu du courant de l’arc, le voltage aux bornes de la self-induction. On constate que celui-ci atteint des amplitudes relativement considérables et ne suit pas une loi sinusoïdale, mais présente une oscillation parasite plus ou moins importante au moment où l’arc s’éteint et où le courant tend à s’inverser. Cette oscillation est très nette, en particulier dans le cliché 47, parce qu’il y a une légère inversion du courant bien caractérisée par une petite pointe du courant du condensateur ; mais elle est sensible aussi même dans le cas du cliché 46, où le courant du condensateur présente un simple point anguleux. Cette discontinuité du courant produit une variation considérable et presque instantanée de la différence de potentiel aux bornes de la self-induction qui tend à s’annuler et même à s’inverser.
- {1 ) Voir tome XLIV, 15 juillet 1905, n° 41. Errata. — Dans ce précédent article, la capacité a été indiquée par erreur, en quelques passages, comme égale à 21 microfarads ; ce chiffre est à remplacer partout par 16. Dans le tableau, les expériences nos 117 et 118 sont faites avec L = 0 au lieu de L = 0,25 h. Reporter les figures 53 et 54 à la page 57.
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- En comparant les clichés 46 et 47, on constate que l’amplitude de la variation de
- Fig-, 19. —Cliché 46. — Variations de la tension aux bornes de la self du circuit oscillant ul.
- L = 0,707 ; l = 0,0342 ; I = 1,8 ; e=l mm.
- Fig. 20. — Cliché 47. — Mêmes conditions que dans la fig. 19 ; la seule différence étant que l = 0,00354
- tension u aux bornes de la self-induction est d’autant plus grande que celle-ci est plus
- Fig. 21. —Cliché 103. —Etude des trois tensions L = 7 ; l = 0,00354 ; I = 1,8 ; e = 3,2 mm.
- Fig. 22. — Cliché 104. — Même expérience et même régime que dans la fig. 21, mais avec la self/ =0,0342
- considérable, ce qui est conforme à un des résultats de M. Banti, bien que la différence de potentiel aux bornes de l’arc ne soit cependant pas augmentée. Il est naturel d’ailleurs
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- qu
- ’il en soit ainsi, étant donné que la variation de la dérivée -/ au moment où le cou-
- J dt
- _ rant de charge du condensateur présente son
- point anguleux, est à peu près la même
- Fig-, 23. — Cliché 105. — Etude des trois tensions : L — 7 Fig. 24. — Cliché 106. — même étude, mais avec L =0,254;
- l — 0,132 ; I = 1,9 ; e = 0,5 mm. I = 0,00354 ; I = 3,3 ; e = 3,7
- dans tous les cas et produit par conséquent une force électromotrice de self-induction croissant avec l’inductance propre de la bobine.
- En relevant simultanément les trois tensions de Tare U, de la self u et du condensateur V
- avec des échelles égales (clichés 103, 104, 105, 106, 117 et 118) (fig. 21, 22, 23, 24, 25, 26), on met bien en évidence la différence considérable entre l’amplitude de la tension aux
- ________ 118
- Fig. 25. — Cliché 117. — Même expérience que la fig. 24, mais sans self dans l’alimentation ; L = 0 ; l = 0,00354 ; I = 3,2 ; e = 4 mm.
- Fig. 26. — Cliché 118. — Etude de l’inversion de la tension aux bornes du condensateur L = 0 ; 1= 0,0342 ; I = 3 ; e = 4
- bornes de l’arc et des deux autres tensions u et V dont elle est la résultante. On constate aussi que les amplitudes des courbes composantes sont d’autant plus grandes par rapport à celles de la résultante que l’écart des charbons est plus faible ; par exemple, le cliché 103
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- ilk
- U
- (fig. 21), obtenu avec 3,22 millimètres, donne des amplitudes à peu près comparables pour les trois courbes ; la différence est plus marquée dans le cliché 104 (fig. 22), obtenu avec 1,75 millimètre, et encore beaucoup plus forte avec le cliché 105 (fig. 23), obtenu sous un écart de 0,5 millimètre seulement.
- On constate en outre, sur ces trois clichés, que, quand la self-induction du circuit d’alimentation est assez grande pour laisser l’oscillation du circuit local se produire complètement, la forme des courbes varie notablement avec la self-induction du circuit oscillant.
- Avec une très faible self-induction de 0,00354, les courbes (cliché 103; sont forcément discontinues et la différence de potentiel aux bornes de la self-induction s’annule brusquement au moment de l’extinction de l’arc, et présente même un léger changement de signe, puis elle reste nulle pendant toute la période de charge du condensateur qui est assez longue dans le cas particulier à cause de l’écart de 3,2 mm. ; le courant de charge présente des à-coups très accusés et qui semblent varier d’une période à l’autre. Avec une self-induction dix fois plus grande environ, la période des variations de cette différence de potentiel devient beaucoup plus longue, et il n’y a plus d’inversion (cliché 104). Enfin, avec une self-induction atteignant 0,132 h., les variations de la différence de potentiel sont presque sinusoïdales. Les différences de potentiel aux bornes du condensateur deviennent elles-mêmes d’autant plus continues et plus près de la sinusoïde que la self-induction est plus grande.
- Quand il n’y a pas de self-induction dans le circuit d’alimentation, les variations de potentiel composantes ont une amplitude absolue plus faible, comme le montrent, par exemple, les courbes des clichés 117 et 118 (fig. 25 et 26); quand l’arc est du premier type (son musical), les oscillations sont de faible amplitude et, si la self-induction du circuit oscillant est faible, la différence de potentiel aux bornes du condensateur reste de même signe et peut même ne pas s’annuler comme le montre, par exemple, le cliché 117 (fig. 25).
- Mais si on augmente la self-induction du circuit oscillant (toujours sans ajouter de self-induction dans le circuit d’alimentation), on obtient, comme le montre le cliché 118 (fig. 261, des inversions de signes dans la différence de potentiel aux bornes du condensateur, grâce à l’inertie plus grande de la self-induction, qui permet au courant du circuit oscillant de continuer à s’écouler dans l’arc même quand la différence de potentiel du condensateur est tombée à zéro. D’autre part, l’inversion de Y s’observe dans tous les cas, quand il y a une forte self-induction dans le circuit d’alimentation, comme le montrent les clichés 103, 104, 106 (fig. 21, 22 et 24).
- Enfin, on remarquera que la self-induction dans le circuit d’alimentation n’est pas nécessaire pour obtenir de grandes amplitudes dans les variations de potentiel composantes, caries deux clichés 105 et 116, obtenus tous deux avec des périodes très différentes, grâce à des self-inductions différentes dans le circuit oscillant, présentent sensiblement les mêmes amplitudes d’oscillations (fig. 24 et 53).
- Fig. 27. —Cliché 114. — Arc sifflant à forte densité sans self-induction dans l’alimentation /= 0,00354; I = 10 ; e = 1,5 (même remarque qu’à la figure 15, page 57).
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- 85.
- On remarquera, incidemment, que la période d’oscillation en passant du cliché 116 au cliché 105 paraît sensiblement croître proportionnellement à la carrée de la self-induction, comme le ferait prévoir la formule usuelle
- T = 27T y LC
- Différence de potentiel aux bornes de la self-induction intercalée dans le circuit cl’alimentation. — Il est bien évident que la variation considérable de potentiel aux bornes de l’arc doit provenir principalement des réactions de la bobine de self-induction ajoutée dans le circuit d’alimentation. Le cliché 38 (fîg. 28), le montre d’une façon plus saisissante par l’oscillographie simultanée des courbes de différence de potentiel de l’arc (courbe supérieure), de la self-induction (courbe moyenne), et du courant du circuit d’alimentation (courbe inférieure). Ce cliché se rapporte à la plus faible self-induction. On constate, sur un second cliché pris avec une self-induction plus forte, que les courbes de potentiel U et u sont presque exactement superposables, bien que leurs lignes de zéros soient naturellement placées d’une manière différente.
- Etude du courant clans le circuit d’alimentation. — Un des [points nouveaux les plus importants de la présente étude, est, je crois, l’analyse du rôle de la composition du circuit d’alimentation, à laquelle on n’avait pas ------------------------3»- 88 attaché, en effet, jusqu’à présent, une suffî-
- Figv 28. — Cliché 38. — Etude de la tension aux bornes de la self d’alimentation L = 0,717 ; l = 0,00354 ;
- I = 1,8; e = 1,2.
- Fig. 29. = Cliché 43. Tension aux bornes du rhéostat d’alimentation avec L = 0; /= 0,0342;
- 1 = 1,8; e = 0,5.
- santé attention. Certains auteurs se sont contentés de mettre une résistance en série avec la source, d’autres ont ajouté une self-induction, sans la spécifier ; les résultats ont été considérés comme équivalents. Au contraire, d’après ce qui précède, on voit que le rôle de la self-induction dans le circuit d’alimentation est important pour déterminer la production des- régimes très discontinus. Ce n’est pas à dire qu’on ne puisse obtenir ceux-ci avec un circuit comprenant seulement de la résistance morte ; les clichés nos 40 et 41 (fîg. 4 et 5) (h, semblent indiquer que la self-induction des câbles d’un réseau suffit à permettre de réaliser les interruptions nettes du courant de l’arc que nous.avons prises comme critérium des régimes du second type, à condition d’opérer sous un faible courant et un faible écart ; mais la courbe du courant dans le condensateur ne présente pas de
- P) L’Eclairage Electrique, tome XL1V, 15 juillet 1905, page 46.
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- méplats horizontaux et la courbe de tension ne présente pendant les extinctions que de très faibles dépressions (cliché 40), ou même de simples boucles qui ne descendent pas au-dessous de la tension normale (cliché 41).
- Pour analyser de plus près les causes de ces différences, nous avons enregistré au lieu
- 34-
- Fig. 30. —• Cliché 34. — Etude du courant d’alimentation; L = 0,29; /= 0,00354; I = 1,8; e = 0,75.
- 33
- Fig. 31. — Cliché 33. — Même expérience avec L = 0,717 ; l= 0,00354; I = 1,5; e = i.
- 6 9
- du courant dans Parc, le courant dans le circuit d’alimentation. Les clichés 42 (non reproduit), et 43 (fîg. 29), montrent les résultats obtenus pour des régimes reproduisant à peu près ceux des clichés 40 et 41 respectivement. On voit que les variations du courant reproduisent presque rigoureusement celles de la tension aux bornes, à l’échelle près, comme si l’on avait retourné la courbe symétriquement autour d’une horizontale, ce qui indique la réalisation constante de l’égalité E — ri = U.
- Au contraire, dans les expériences des clichés 33 et 34 (fîg. 30 et 31), effectuées sensiblement dans les mêmes conditions d’écart et de courant que le cliché 40, mais avec intercalation de self-induction croissante dans le circuit d’alimentation, on constate que le courant d’alimentation varie d’une manière toute différente de la tension et qu’il tend à devenir presque constant sous l’influence d’une self-induction de 0.427 henry ; il est même pratiquement constant avec la self-induction de 7 henrys que nous avons employée dans les expériences d’inversion dont il sera parlé plus loin.
- L’effet de la self-induction est donc très efficace pour combattre les variations de l’intensité du courant d’alimentation. Mais celles-ci, bien que faibles en apparence, suffi-
- Fig. 32. — Cliché 69. — Courbes avec circuit d’alimentation non inductif : / = 0,0342 ;
- I = 2,5 ; e = 2.
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- 87
- sent pour donner lien à de grandes variations de tension dans la bobine de self-induetion, comme on va le voir.
- On remarquera sur le cliché n° 34 (fig. 30), le point anguleux très accusé que présente la courbe d’intensité d’alimentation aux moments des extinctions ; c’est cette variation brusque
- de la dérivée ^ qui correspond à la variation brusque de la tension aux bornes de l’arc
- expliquée plus loin. Si le point anguleux n’est pas visible sur le cliché 33, par suite de la faible échelle des variations de l’intensité, il n’existe pas moins sûrement, pour le même motif.
- Les clichés 40 et 41 (fig. 4 et. 5), se rapportent au cas du fonctionnement sous
- Fig. 33. — Cliché 76. — Décharges oscillantes : 1=7; /= 0,0017; 1 = 1,50; e = 3,5.
- Fig. 34. — Cliché 77. — Même expérience avec grand écart ; 1 = 1,7; e = 9,5.
- 125-130 volts ; à plus bas voltage, on obtient des résultats analogues à ces clichés ou plus fréquemment au cliché 52 (fig. 2). A plus haut voltage, l’amplitude de variation de la tension aux bornes peut être augmentée et, dans certains cas, il se produit le phénomène intéressant mis en évidence par le cliché 69 (fig. 32), à savoir des allumages très brusques, caractérisés non seulement par une chute considérable de la tension, mais par une montée presque instantanée de l’intensité du courant jusqu’à une valeur élevée, presque voisine du maximum atteint ensuite ; en même temps la courbe du courant dans le condensateur subit une diminution rapide donnant lieu à un point anguleux. Ce phénomène s’explique aisément par le fait que l’ionisation des électrodes doit se produire avec une rapidité d’autant plus grande que la tension disponible est plus élevée et qu’aucüne self-induction ne gêne l’accroissement brusque du courant d’alimentation qui produit l’allumage de l’arc.
- On constate du reste, d’une manière générale, même quand il y a de la self-induction dans le circuit d’alimentation, que la chute de potentiel est d’autant plus rapide que la
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- tension atteinte avant l’allumage est plus élevée. Voir en particulier les clichés 76 et 77 (fig. 34 et 35).
- III. — Relations entre le régime n° 2 de l’arc chantant et les décharges
- A HAUTE - TENSION FRACTIONNÉES ET OSCILLANTES
- Phénomènes qui accompagnent Vextinction de l’arc dans le régime n° 2 (arc sifflant).
- Dans tous les clichés présentant une extinction franche de l’arc, (annulation de l’intensité du courant dans l’arc pendant un temps appréciable), apparaît au moment de l’extinction, une dépression anormale de la tension aux bornes, succédant au relèvement progressif normal de tout arc qui s’éteint ; suivant les cas, cet abaissement se fait sous forme soit d’une oscillation simple comme on le voit par exemple sur les clichés 41 et 43 (fîg. 5 et 29), (cas d’un circuit d’alimentation non inductif), soit d’une dépression instantanée suivie d’une courbe ascendante remontant plus lentement, comme on le voit par exemple sur le cliché 34 (fîg. 30) (circuit d’alimentation inductif). Ce phénomène intéressant s’explique facilement par l’inertie électrique due à la présence de la self-induction dans le circuit oscillant.
- En effet, par suite de cette self-induction, le courant de charge établi dans la dérivation tend à continuer sa variation d’intensité avec sa même vitesse ^ qu’avant l’extinction, tandis qu’au moment où l’arc s’éteint soudainement, la vitesse de variation^du courant i qui le
- traversait présente une discontinuité forcée. Il en résulte, malgré que la somme I = i-\-j des deux courants ne varie pas sensiblement au moment précis de l’extinction parce que l’un augmentait sensiblement plus vite que l’autre décroissait, une variation brusque des
- dérivées ~ et % des courants d’alimentation et de circulation. dt dt
- Cette variation est mise d’ailleurs en évidence par un point anguleux sur la courbe du courant d’alimentation, comme on l’a vu plus haut.
- 1° Quand le circuit d’alimentation est non inductif, elle ne produit aucune force électromotrice dans le circuit d’alimentation, et la tension entre B et D que l’arc maintenait constante, ou à peu près, se conforme simplement à la loi d’oscillation de tout l’ensemble du circuit à partir de cette discontinuité; on reconnaît sur les courbes des clichés 41, 42, 43 et 69, etc., la forme normale de l’oscillation, avec une boucle vers le bas, suivie d’une branche ascendante régulière ; elle dépend uniquement des constantes du circuit source-condensateur. En général, la résistance n’est pas assez grande pour réaliser la charge apériodique et l’intensité de courant est de la forme i=Ke~v't sin (fit — <p) (1)
- et la différence de potentiel entre les électrodes sensiblement
- (2) U = E — RAe~Ki sin (fit -f- f)
- en posant (3)
- et a
- Les deux constantes d’intégration A et f se déterminent par les conditions initiales (U = Y0, 1 = I0) en tenant compte des conditions finales (U = U0, 1=0). On a d’abord, en prenant l’instant de l’extinction comme origine des temps
- (4)
- A sin f = I0
- Puis, comme on doit avoir avant et après l’extinction, mêmes valeurs de U etV0 il faut que
- ou
- 0
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- 89
- et, par suite, en combinant avec la première condition (3)
- D’où
- (6)
- et
- (7)
- À/3 cos f —
- “j-
- 0
- t g? =
- ) +
- 'o
- A-IoV/,+?[“+U*)o]
- Il suffit de substituer dans (i) et (2J. La relation (6) détermine le coefficient angulaire de la tangente à la courbe de I et, par suite, celui de la courbe de 1T:=E— RI qui est de signe inversé, et R fois plus grand. On s’explique ainsi le crochet descendant de U produit par l’inertie due à la self l.
- la charge est périodique suivant les
- formules évidentes
- Quand la résistance est très grande
- Ifte
- E — RI0e
- v.t
- î° Au contraire, s’il y a une self-induction L dans le circuit d’alimentation, la disparition
- de la composante ~ (négative en valeur arithmétique) produit une force électromotrice
- instantanée L — L qui apparaît pendant le temps très court que l’arc met à se
- rompre en appelant U0 la tension entre les électrodes, dérivée c[e l’intensité avant le
- moment de l’extinction et (^\ la valeur de cette dérivée aussitôt après l’extinction. Comme la
- \dtJQ 1
- tension de la source reste constante et la tension aux bornes du condensateur ne change pas d’une manière appréciable puisqu’aucun échange de courant n’a le temps de se produire, il faut donc que le potentiel s’abaisse brusquement suivant une loi décroissante le long des deux bobines de self-induction L et l de façon à présenter à leur point de jonction B,
- un minimum de tension égal à U0 — L • Soit aussi (^j la dérivée de y aussitôt avant
- dj . (d\'
- d t
- qui détermine > et, par suite, la valeur de la tension aux bornes de l’arc U après l’ex-
- t / 0
- ti notion
- l’extinction ( la valeur de^ après l’extinction est(^) •); on a l’égalité
- <l + ,)(3?)0-l(s)„ + '(s.
- c,
- Puis, l’oscillation générale du circuit se produit comme ci-dessus, et le voltage U remonte jusqu’à ce qu’il ait atteint la valeur suffisante pour rallumer l’arc; le méplat delà courbe de j est en réalité un tronçon de courbe d’oscillation à tangente horizontale. Tous ces détails du phénomène sont mis clairement en évidence par le cliché n° 4G (fig.) 19, par exemple.
- Comme plus haut, l’oscillation peut être périodique ou non, mais le premier cas est le plus ordinaire : il peut se traiter par le calcul, en posant encore (8) i = Ae— sin (/3f -(- f)
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- avec
- (9)
- on en déduit :
- R + r
- 2(L+0
- V-.
- (L -(- /)G
- (io)
- (n)
- U = E — RI — L — = E — Ae~ Kt [R sin (fit -\- ?) — «L sin (fit —f— p) —j— /3 cos (fit -(- p) |
- — E — y (aE — R)2 -f- /^L2 Ae
- cos
- ^ + P + arctg
- aL — R\ /sl ;•
- La tension Y aux bornes du condensateur est de même forme que U avec la seule différence que R et L sont remplacés par R + r et L -f- L Les constantes d’intégration se déterminent ici en fonction des valeurs initiales I0 et U'0 (valeur de la tension déprimée aussitôt après l’extinction) en posant
- L =o — A sin p = I0
- U — E\ _____(«L — R) sin f + /SL eos p_U'n — E
- i Jt= o sin p L
- (12) U 3)
- D’où
- 04)
- (.5)
- . _ /3L1„
- —U'o —E-I0 (aL —R)
- au lieu de la valeur I0 (pie A aurait dans le cas de l’apériodicité.
- Ces valeurs transportées dans (8) et (11) déterminent les courbes de I et II pendant l’extinction jusqu’au moment où l’arc se rallume. Par suite de la dépression préalable
- de U'0 qui a égalisé ^ et — la branche de courbe de U est toujours montante, contrairement
- à ce qui avait lieu avec circuit non inductif.
- Il peut y avoir des surtensions (U > E) d’autant plus fortes que E —^U'0 est plus grand et l’extinction plus prolongée, c’est-à-dire la courbe plus inclinée (L grand).
- Décharge fractionnée. —• Nous avons étudié jusqu’à présent les cas dans lesquels il y a de la self-induction ajoutée dans le circuit de charge. Mais on peut obtenir aussi des décharges fractionnées, sans oscillations apparentes, en supprimant celle self-induction ; c’est du reste le même phénomène que Gaugain avait étudié dans la décharge fractionnée des batteries de piles de haute tension, avec la différence que nous le réalisons ici à basse tension au moyen d’un arc électrique entre charbons, et grâce à la propriété de cet arc de ne se rallumer qu’à une tension notablement plus élevée que la tension normale.
- Le cliché 53 (fig. 35) donne un exemple du régime ainsi obtenu dans le cas qui se rapproche le plus de celui de Gaugain, c’est-à-dire quand on n’ajoute pas de self-induction, même dans le circuit d’alimentation; mais celui-ci en présentait toujours une notable dans notre essai, soit dans les machines génératrices, soit dans les câbles reliant le tableau de l’usine à l’arc employé. On voit d’après ce cliché que la charge se fait avec une certaine lenteur résultant de cette self-induction, mais que la décharge est sensiblement instantanée, et donne même lieu à un léger courant inverse dans l’arc pendant ([ne la charge recommence; celle-ci se prolonge jusqu’au moment où la tension de rallumage est atteinte. La fréquence obtenue ainsi est assez élevée (1.395 décharges par seconde environ) et le son correspondant est un véritable sifflement assez strident.
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- Si l’on ajoute de la self-induction dans le circuit d’alimentation, les périodes de charge augmentent de durée et le son baisse, mais le phénomène ne change pas de caractère, tant qu’on opère avec l’arc entre charbons, qui amortit l’oscillation de décharge.
- Quand on essaye de répéter la même expérience avec des charbons avec âmes, elle ne réussit pas tout d’abord, parce que en général ceux-ci ne donnent pas lieu spontanément à des extinctions assez nettes. Mais cependant on peut réaliser un régime analogue très curieux, que représente le cliché n° 8G (fîg. 37), si l’on intercale une forte self-induction sur le circuit d’alimentation et si l’on a soin cl’ amorcer le circuit oscillant en faisant chanter d’abord Tare à une fréquence plus basse au moyen d’une self-induction placée sur le circuit du condensateur; on court-eireuite brusquement cette self-induction par un shunt de résistance négligeable et l’on obtient alors des décharges fractionnées. On remarquera sur ce cliché les inversions du courant de charge au moment de chaque rallumage de
- l’arc, indiqué par la chute brusque de la tension. Le son est encore sifflant ; comme pour tous les arcs entre charbon à mèche, ce régime ne peut pas être obtenu sans self-indufction sur le circuit d’alimentation (voir plus loin).
- Si l’on compare au cliché caractéristique 53 (fig. 35), le cliché caractéristique 52 (fig. 2) de l’arc chantant grésillant, on voit que la différence, dans ce dernier cas, résulte simplement du ralentissement de la durée de décharge du condensateur par la présence de la self-induction ; un arc a le temps de s’établir et donne lieu au petit palier horizontal ou s’écartant peu de l’horizontale, qui marque un temps d’arrêt dans la courbe de la tension.
- Décharge fractionnée avec self-induction en série avec l’arc. — Ce qui caractérise la décharge fractionnée simple qu’on vient d’étudier, c’est la façon pour ainsi dire instantanée dont se vide le condensateur et qui abaisse brusquefnent la tension environ jusqu’à zéro. Si on ralentit c.'tte décharge au moyen d’une self-induction, ajoutée en série avec l’arc, on donne à celui-ci un régime temporaire analogue à celui de l’arc à courant alternatif. C’est ce que montrent, par exemple, les clichés 35 et 36 (fîg. 37 et 38) obtenus de cette manière, mais avec
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- des valeurs différentes de la self-induction ajoutée. En les comparant au cliché-type obtenu dans le montage ordinaire, on constate que les courbes sont tout à fait analogues et qu’il importe peu, par conséquent, au point de vue de la forme générale du phénomène, que la self-induction du circuit oscillant, tant qu’elle reste petite, soit placée dans la branche condensateur ou dans la branche arc. Dans le second cas, aussi bien que dans le premier, sa présence produit une dépression brusque de la tension au point de dérivation des 2 branches,
- au moment où l’arc s’éteint par disparition de la f. é. m. — l et qui se prolonge jusqu’au
- moment où la charge du condensateur tend à se produire à régime constant.
- Il n’y a pas, cependant, absolue identité des phénomènes, car lorsque la self-induction est un peu grande comme c’est le cas du cliché 35 (£ = 0,717) elle se fait sentir sensiblement dans la courbe de tension aux bornes de l’arc; ainsi la branche tombante au moment de l’allumage s’éloigne davantage de la verticale que si la self-induction est clans le circuit du condensateur, toutes les fois que le circuit d’alimentation est peu inductif, parce que la self-induction ne permet pas un rallumage brusque de l’arc comme dans le. cliché 69. La
- Fig. 37. — Cliché 35. — Cas où la self-induction l est en série Fig. 38. — Cliché 36. — Même expérience avec une self : avec l’arc : L = 0,717; l = 0,00354 ; I = 1,6: e =0,75. /= 0,0342 ; I = 1,4; e = i2.
- différence est d’autant moins sensible que la self-induction du circuit d’alimentation est plus grande. Au contraire elle pourrait devenir plus notable si la self-induction du circuit oscillant était plus considérable, comme cela peut se produire quand on alimente les arcs à plus haute tension.
- Réalisation de décharges oscillantes avec l’arc entre charbons. — Dans tout ce qui précède nous n’avons rencontré que des décharges intermittentes, mais non pas à proprement parler oscillantes, bien que la dépression de U soit souvent assez forte pour rendre négative la tension entre B et D,et provoquer dans les courbes un petit bec d’intensité dans le sens négatif au début de chaque extinction. L’intensité qui passe à ce moment en arrière est excessivement faible et due à l’ionisation résiduelle, qui laisse au gaz compris entre les électrodes une légère conductibilité, mais non pas à la production d’un arc de sens inverse qui exige la désintégration de la cathode.
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- 67
- cAAjVTVAAA
- Je me suis proposé d’exagérer ce phénomène de manière que la décharge fût franchement oscillante. Dans ce but il fallait accroître l’énergie emmagasinée dans le condensateur (!) et espacer suffisamment les décharges pour laisser à chacune le temps de se continuer oscillatoirement avant que recommence le phénomène de charge.
- Ces deux conditions ont été réalisées en augmentant à la fois la self-indaction intercalée dans le circuit d’alimentation, qui a été portée à 7 henrys, et la tension de la source, qu’il a suffi de porter elle-même à 170 v. environ pour obtenir de bons résultats (les renversements de courant peuvent être encore plus nets avec un voltage plus élevé). En outre, pour diminuer les effets d’amortissement qui auraient consommé l’énergie dans le circuit oscillant, on n’a plus employé dans celui-ci que des bobines de self-induction sans fer et de faible résistance ohmique, et peu considérables, pour réduire autant que possible la durée d’oscillations du circuit du condensateur. Les clichés 76 et 77 (fig. 33 et34) donnent des exemples caractéristiques du résultat ainsi obtenu : chaque courant de décharge donne lieu à une élongation positive brusque suivie d’une élongation négative plus faible, pendant laquelle l’arc Se rallume durant un instant très court, comme l’indique un point d’inflexion situé sur la branche négative de la courbe de tension. Gomme le montrent les courbes, le phénomène est irrégulier, le courant de retour étant d’autant mieux accusé que la charge précédente a été plus prolongée et la tension plus élevée au moment de rallumage, ce qui augmente l’énergie emmagasinée. On remarquera la forme presque rectiligne, sur une grande longueur de la courbe de potentiel pendant la charge, ce qui indique que la tension atteinte au moment de l’élongation maxima serait très considérable si le rallumage de l’arc n’arrêtait prématurément l’accroissement de la tension.
- Ce phénomène de décharge oscillante obtenu pour la première fois, je crois, entre charbons homogènes, constitue un type extrême du régime de l’arc chantant, tout-à-fait différent de celui étudié par Duddell et tous les autres expérimentateurs; il relie l’arc chantant aux phénomènes des oscillations de haute fréquence.
- Il montre d’une manière frappante l’analogie qui existe entre le charbon pur (2) et les métaux au point de vue des arcs qu’ils permettent, et donne le droit d’employer le premier comme artifice commode pour réaliser à basse tension les mêmes effets que les seconds.
- La seule différence entre les courants oscillants obtenus de cette manière et ceux que donnent les éclateurs entre métaux, c’est que, d’une part, ils ne se produisent qu’à des fréquences assez basses (condition nécessaire pour que le phénomène garde sa discontinuité) et que, d’autre part, la résistance propre élevée de l’arc entre charbons entraîne une dissipation rapide de l’énergie qui amortit les oscillations beaucoup plus vite que dans l’arc entre métaux.
- C’est ce qui explique que l’oscillation s’arrête après la seconde élongation, tandis qu’à haute tension les éclateurs entre les métaux donnent lieu à un nombre d’alternances beau-
- ib
- Fig. 39. — Cliché 67. — Charbon à mèche : régime ordinaire : L = 0,47 ; l = 0.00354 ; 1 = 0,9; e = 2,5.
- P) Bien que celui-ci eût 16 microfarads, tant que la tension ne dépassait pas 120 y. 1 énergie emmagasinée ne dépassait 16 14 400
- pas — X Jq- g =0,1166 Joules.
- (2) Ces phénomènes nè se présentent pas avec les charbons à mèches.
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-
-
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- T. XLIV. — N° 29
- coup plus grand. Dans un paragraphe suivant, je montrerai que l’emploi d’une électrode en cuivre à la place d’une électrode en charbon permet de vérifier cette conclusion, en réalisant temporairement trois élongations dans une décharge au lieu de deux, et avec des rallumages d’arc beaucoup plus nets alternativement dans un sens et dans l’autre.
- IV. SUR LA PRODUCTION DK l’àRC CHANTANT ENTRE CHARBONS A MÈCHES OU MINERALISES
- Tous les auteurs admettaient jusqu’à présent, d’après une remarque faite par M. Duddell, qu’on ne peut réaliser le phénomène de l’arc chantant qu’entre charbons homogènes, parce que ceux-ci réalisent seuls, dans les limites de fréquence ordinairement utilisées, un coefficient de stabilité négatif < oj •
- Cette manière de voir résulte d’un malentendu, ou d’une erreur, comme on va le voir. Au moyen de l’oscillographe, on constate d’abord les faits suivants :
- 1°) Avec le montage ordinaire des circuits de l’expérience de Duddell, c’est-à-dire quand
- Fig. 40. — Cliché 28. — Charbon à mèche prés de l’extinction : Fig. 41. — Cliché 30. — Même expérience avec son faible :
- L = 0,717 ; 1= 0,00354 ; I = 0,4 ; e =3,75. I = 0,8 ; e = 2.
- le courant continu provenant de la source est limité seulement par une résistance morte, on obtient bien un arc chantant avec les charbons homogènes ; mais si on leur substitue des charbons à mèches en conservant le même régime, l’arc ne chante plus d’une manière persistante ni régulière et on ne peut obtenir de son défini.
- 2°) Si l’on remplace la résistance morte par une résistance fortement inductive, on peut faire de nouveau chanter l’arc, qui donne alors un son plus faible mais très pur, à condition d’employer des courants plus faibles qu’avec des charbons homogènes. On constate alors qu’il se produit bien dans le circuit d’oseillation un courant alternatif de fréquence élevée /, mais que les variations de la différence de potentiel aux bornes de cet arc U sont de faible amplitude et que le potentiel ne tombe pas à zéro comme il le fait d’ordinaire avec les charbons homogènes dans les mêmes conditions. En outre, le courant dans l’arc i ne s’annule jamais complètement, mais reste toujours légèrement au-dessus du zéro.
- Les courbes du cliché 30 (fîg. 4L] représentent assez exactement le phénomène sous la
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- forme ordinaire. Elles ont été obtenues avec des charbons de 6 mm. de diamètre, à âmes, sous un courant d’environ 0,8 A. débité par la source. L’âme contient, comme on sait, un mélange de poudre de charbon et de silicate de soude ou de potasse.
- Ce régime, qui peut être obtenu même sous des intensités de courant analogues à celles d’un arc chantant entre charbons homogènes, est d’ailleurs instable et tend à se transformer spontanément dans les formes caractéristiques du cliché 67 (fîg. 39) puis du cliché 28 ( fi g. 40) indiquées plus loin.
- 3°) On obtient un régime discontinu analogue à celui des charbons homogènes (arc grésillant) en employant des intensités de courant très faibles, par exemple un courant de 1 A. et au-dessous sous 110 V. Les clichés 67 et 28 en donnent un exemple obtenu en intercalant dans le circuit d’alimentation une notable self-induction (0,427 henry), en même temps qu’une résistance morte suffisante. Les intervalles sont plus ou moins longs suivant la capacité et la self-induction mises en jeu. Quand on augmente
- _________31 la self-induction, les pointes de décharges sont moins
- aiguës, la durée de celles-ci plus considérable ; en même temps la forme des courbes de tension change un peu et présente un palier horizontal plus allongé. Pendant les extinctions le courant est nul.
- Ces faits s’interprètent facilement de la même manière que pour les charbons homogènes, en remarquant que les
- U
- A_/\___/V_A__y\_
- v v vq v
- v
- Fig. 42. — Clic!
- 1 =
- o 31. 0,t)5 :
- leine expérience
- charbons à mèches, bien qu’ils donnent un rapport^ > 1 sous les régimes ordinairement employés pour l’éclairage, réalisent néanmoins ^ < 1 sous les régimes très faibles
- employés dans les présentes expériences, parce que la caractéristique de stabilité se relève toujours assez rapidement quand le courant décroît en s’approchant de l’extinction.
- 4°) Ce qui est beaucoup moins facilement explicable, c’est pourquoi avec même composition de circuit, sauf quelques légères variations dans la résistance en série avec la source, et sensiblement même écart, l’arc peut prendre des régimes aussi différents que ceux représentés par les clichés 28, 30 et 31 (fig. 42); (29 est semblable à 28 mais avec des durées d’extinction plus longues). Non seulement'il passe, sans motif apparent, de l’un de ces régimes aux autres, mais encore la fréquence varie dans des proportions énormes et d’une manière capricieuse. Le son qui est pur dans le cas du cliché 30 n’est plus qu’une sorte de crépitement dans le cas du cliché 28. Ce qu’il y a de plus surprenant, c’est que des régimes insta-bles comme ceux-là puissent se maintenir, chacun avec quelque régularité, pendant un certain temps. Cela ne peut s’expliquer que par les conditions thermiques du phénomène, et en particulier par la mauvaise conductibilité des électrodes. Une fois que les points d’émission cathodiques se sont fixés en certains endroits des électrodes, ce qui dépend d’ailleurs des régimes antérieurs, ils prennent, sous l’influence du cycle des échauffements, une certaine loi de variation de température qui peut se reproduire un certain tempsy mais qui prend fin aussitôt que les points de jaillissement de l’arc sur l’une ou l’autre des électrodes se déplacent; suivant que les nouveaux points de jaillissement sont placés plus ou moins près des pointes où la température peut être maintenue maximum, la nouvelle loi de variation peut être
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- différente : si les températures peuvent rester élevées, on doit réaliser les formes se rapprochant des courbes 30; au contraire, si le refroidissement est actif, on doit tendre vers les courbes 28 ou 29.
- On voit, en tout cas, que les propriétés de l’arc jouent le rôle capital dans le phénomène et que la fréquence ne peut être déterminée par la simple considération de constantes, capacité et self-induction des circuits, même en tenant compte des résistances; en outre le phénomène dépend considérablement des régimes antérieurs de l’arc avant le chant.
- Charbons minéralisés. — Il était intéressant de comparer les phénomènes obtenus entre des charbons purs homogènes et les régimes correspondants obtenus entre des charbons minéralisés également homogènes, afin de savoir si l’on constate entre les effets des diverses-------------------—-----7 % ses——— ------ ? (
- .vmwm
- Fig. 43. — Cliché 72. — Charbons minéralisés au spath sur circuit d’alimentation non inductif : 1= 0,00354 ;
- 1 = 1,8; e = 6,5
- ses substances minérales ajoutées les mêmes différences que celles que j’ai signalées antérieurement dans l’arc à courant alternatif (b.
- A cet effet j’ai mis en comparaison des charbons contenant environ 50 % de fluorure de calcium avec des charbons contenant environ 50 % de silicate de soude ; les premiers représentent la classe des substances minérales difficilement ionisables (sels alcalino-terreux) et les seconds la classe des substances facilement ionisables (sels alcalins). II a été impossible de faire chanter l’arc d’une manière stable entre les charbons au silicate de soude, et d’en relever les oscillographies même avec un courant au-dessous d’un ampère, tandis que les charbons minéralisés au spath fluor ont donné de très belles courbes d’are chantant présentant les mêmes caractères que les arcs ('hantant entre charbons purs. Le cliché 72 (fig. 43), montre, par exemple, les résultats obtenus sous 170 v. avec une faible sel-induction dans le circuit oscillant, et le cliché 71 (fig. 44) des régimes analogues obtenus avec une self-induction plus forte. Les courbes sont analogues dans les deux cas, la fréquence seule diffère. Les courbes 71 et 72 sont obtenues avec une self-induction notable dans le circuit d’alimentation; d’autres clichés non reproduits, 70 et 73 ont été obtenus sans inductance, avec des formes analogues. Ainsi se trouve confirmé que la minéralisation des charbons au moyen de sels alcalino-terreux ne modifie pas
- Fig. 44. — Cliché 71. — Charbons au spath : L = 0,427 ; / = 0,0342 ; 1= 1,8; e = 8,5
- (t) Voir mon mémoire présenté au Congrès international de Sdint-Louis sur l’arc entre charbons minéralisés.
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- qualitativement les phénomènes discontinus des charbons homogènes, tandis que l’addition de substances alcalines entretient dans l’arc, pendant les extinctions, une conductibilité suffisante pour faire disparaître les discontinuités de régime et modifier ainsi complètement les phénomènes.
- Y. — Arc cha.xta.nt entre métal et charbon
- Arc chantant entre cuivre et charbon. — Il n’est pas possible de réaliser l’arc chantant entre cuivre et cuivre aux basses tensions ordinaires, pour le même motif que celui qui empêche la réalisation de l’arc à courant alternatif, comme je l’ai montré en 1901 (1) : le refroidissement trop rapide des électrodes métalliques par conductibilité des tiges empêche le rallumage par désintégration cathodique de se produire après chaque extinction, faute d’une température suffisante de cette cathode.
- Mais les résultats que j’ai obtenus dans les arcs alternatifs dissymétriques ayant montré que l’électrode de cuivre peut être maintenue suffisamment chaude pour cette désintégra-
- Fig. 45. — Cliché 80. — Cuivre anode : Alimentation Fig. 46. — Cliché 81. —• Cuivre cathode :
- non inductive L = 0 ; l = 0,0342 ; I = 3,6 ; e = 1,20. Les mêmes L et l ; I = 2,9 ; e = 1,5.
- tion par le voisinage d’une électrode de charbon incandescénte, il m’a paru intéressant d’essayer de même, pour l’arc chantant, l’emploi d’une électrode de cuivre en combinaison avec une électrode de charbon et de comparer les effets produits par le cuivre jouant le rôle soit d’anode, soit de cathode.. Les tiges de cuivre employées avaient 4 ou 6 mm. de diamètre suivant les expériences, et on n’a pas constaté de différence suivant l’emploi de l’un ou de l’autre.
- L’expérience a démontré qu’on peut réaliser ainsi des arcs chantants, même sans ajouter de self-induction sur le circuit d’alimentation. On n’observe pas de différences sensibles entre l’emploi du cuivre comme cathode ou comme anode tant que l’écart entre les électrodes est assez faible (par exemple de l’ordre de 1 mm.) pour que le cuivre, quand il joue le rôle de cathode, puisse se désagréger et s’ioniser facilement pendant les extinc-
- (!) Revue générale des Sciences, 30 juillet 1901, p. 666. Dans ce passage, j’ai indiqué pour la première fois le rôle de la température de la cathode dans l’allumage de l’arc électrique, qui présente une grande importance pour la théorie de l’arc.
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- tions, par l’augmentation spontanée de la tension entre électrodes. Le chant se produit aussi facilement qu’avec des charbons homogènes. Par exemple, avec 0,132 henry sur le réseau d’alimentation à 125 volts environ, et 0,0085 h. sur le circuit oscillant, le chant peut persister jusqu’à l’intensité de 9 ou 10 ampères ; mais il n’est jamais très pur et varie d’une façon irrégulière en hauteur, intensité et qualité.
- Les clichés 80 et 81 (fîg. 45 et 46) donnent des exemples de courbes obtenues dans les deux cas d’emploi du cuivre avec le charbon, sans self-induction dans le circuit d’alimentation, et les clichés 83 et 82 (fig. 47 et 48), des exemples correspondants dans le
- Fig. 47. — Cliché 83. — Cuivre anode : L = 7; ' Fig. 48. — Cliché 82. — Cuivre cathode :
- 1= 0,0017; 1 = 2,3; e=l,75. Même self-induction ; I = 2,4 ; e = 5.
- cas d’une forte self-induction dans le circuit d’alimentation. On remarquera que, quand le cuivre joue le rôle d’anode,, la chute de l’intensité du courant dans l’arc est moins rapide que dans le cas contraire ; de sorte que la courbe de tension peut aller en remontant constamment (cliché n° 80), tandis que, dans le cliché n° 81, l’extinction plus brusque donne lieu à une oscillation de la tension sous l’influence de la self-induction contenue dans le circuit oscillant, qui est la même dans les deux expériences. Dans les deux cas, l’allumage se fait très brusquement par suite de l’absence de self-induction dans le circuit d’alimentation, et l’intensité atteint, rapidement une valeur notable, comme pour les charbons homogènes dans le cliché n° 69 (fig. 32).
- Quand on essaie d’allonger davantage l’arc, la différence devient plus nette entre le cas du cuivre cathodique et celui du cuivre anodique, en ce que ce dernier seul semble permettre l’emploi de longs arcs chantants : il se prête, par contre, beaucoup moins bien aux
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- inversions de courant pendant l’oscillation, car il faut alors que l’ionisation cathodique se produise sur le cuivre, qui la facilite beaucoup moins que le charbon (par suite de la faible conductibilité calorifique du charbon).
- Ces effets sont mis en évidence, par exemple, par les clichés 63 et 85 (fig. 49 et 50), relatifs tous deux à des arcs chantants, avec cuivre à l’anode, sous 170 v. environ, l’un avec une
- è3*
- Fig-. 49. — Cliché 63. — Cuivre anode : L = 0,427 ; l = 0,00354 ; 1=2,4; e = 1,3,
- 85 f
- Fig. 50. — Cliché 85. — Cuivre anode : L = 7 ; 1 = 0,0342'; I = 2,3 ; e = 2
- faible self-induction dans le circuit oscillant, l’autre avec une self-induction plus élevée ; d’où résulte une différence de fréquence entre les deux clichés. On voit que, dans tous les deux, les surtensions au moment de l’extinction sont considérables à cause de la brusquerie de celle-ci, et que le rallumage ne se fait pas dans le sens opposé, bien que la tension change de signe et prenne une valeur négative considérable, grâce à la présence de la forte self-induction dans le circuit d’alimentation.
- Au contraire, avec le cuivre jouant le rôle de cathode (cliché 82), malgré le long écart, (5 mm.), on obtient des inversions très nettes, grâce à la facilité qu’éprouve le charbon à s’ioniser comme cathode. Pour obtenir l’inversion dans les mêmes conditions de circuit et de courant, avec le cuivre employé comme anode (cliché n° 83), on est obligé de réduire l’écart au-dessous de 2 mm. On constate alors que le rallumage n’est obtenu que sous des tensions beaucoup supérieures (environ le double de celle nécessaire, dans le 1er cas, cliché 82) ; la durée de la période s’en trouve plus que doublée, bien que la composition de circuit oscillant soit exactement la même dans les deux cas. Pour diminuer la période avec le cuivre anode, il suffit de rapprocher davantage les électrodes, comme le montre le cliché 84 (fig. 51); tandis que si on les écarte jusqu’à 2 mm., la période s’allonge davantage, et les inversions de courant deviennent impossibles.
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- Il peut se faire cependant que, par suite d’un transport de matière d’une électrode à l’autre, il se dépose du charbon sur l’électrode de cuivre; alors les conditions d’expérience ne sont plus franches au point de vue du rôle de la cathode, ce qui explique sans doute pourquoi, dans certains clichés comme les n°83 et 84, on obtient des inversions aussi nettes que dans le cliché 82. Il est très difficile d’éviter ce dépôt, aux faibles écarts.
- Dans les inversions obtenues, comme pour les charbons homogènes, en augmentant considérablement la self-induction mise en circuit avec la source, la vapeur de cuivre continue
- Fig. 51. — Cliché 84. — Cuivre anode : Décharges oscillantes à deux et à trois alternances :
- L = 7 ; l = 0,0017 ; I = 1,3 ; e = 0,25.
- à jouer un rôle utile en abaissant la résistance de l’arc et en diminuant par suite l’amortissement des oscillations qui, entre charbons, limite l’oscillation ordinairement à deux alternances. Il en résulte que de loin en loin, si le cuivre joue le rôle d’anode (ce qui facilite le rallumage dans une 3e alternance, parce que le charbon est alors cathode), on voit apparaître une oscillation à 3 ou 4 alternances, obtenue, comme le montrent les clichés 84 et 87 (fig. 52), l’un avec basse fréquence, l’autre avec haute fréquence. A cette triple oscillation du courant que nous n’avons pu obtenir sous cette tension avec le cuivre cathode, correspondent nettement 3 allumages successifs de l’arc, caractérisés sur les courbes de tension par 3 tronçons de courbe montrant des arrêts plus ou moins prolongés de la tension.
- Ce phénomène, qui n’est ici qu’exceptionnel, devient an contraire le phénomène normal quand on peut, grâce à l’emploi d’une tension plus élevée, opérer entre deux électrodes de cuivre. On retombe ainsi sur le phénomène des décharges oscillantes entre éclateurs en cuivre, tels qu’on les emploie (avec une fréquence beaucoup plus grande, il est vrai), pour la production des ondes hertziennes. On voit que les oscillations ont une fréquence qui tend à être indépendante complètement du circuit d’alimentation et fonction seulement du circuit oscillant. La self-induction, ou mieux la constante de temps du circuit
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- d’alimentation règle seulement la rapidité avec laquelle se fait la charge du condensateur, c’est-à-dire l’intervalle entre les groupes de décharges.
- Dans le cas du cliché 84 par exemple : on voit nettement que les courbes ascendantes pendant la charge, sont presque des lignes droites et que le courant de charge correspondant pendant ce temps est presque constant ; cela provient de la prédominance de la self-induction du circuit d’alimentation ; l’oscillation propre du circuit formé par la source et le condensateur seul continuerait à s’élever sous forme d’une courbe de grande amplitude, s’il n’y avait pas rallumage de l’arc; la partie utilisée de cette courbe d’oscillation étant la partie voisine du point d’inflexion, est presque rectiligne.
- Arc entre fer et charbon.
- Il est plus difficile de faire chanter l’arc au fer que l’arc au cuivre, mais les phénomènes obtenus sont analogues. A 110 v., l’arc ne chante guère qu’au moment de s’éteindre et d’une façon irrégulière; mais sous une tension de 160 v. et au-dessus, on obtient des résultats en régime permanent avec le fer servant d’anode ; les courbes sont tout à fait du même genre que celles relatives au cuivre, et peuvent être obtenues avec ou sans self-induction dans le circuit* d’alimentation, comme le montrent, par exemple, deux clichés 78 et 61 obtenus avec une self-induction plutôt forte dans le circuit oscillant et que je ne reproduis pas, parce qu’elles ne diffèrent pas de forme par rapport aux clichés reproduits 81 et 64 respectivement.
- On y remarque de fortes surtensions obtenues par l’effet de la self-induction d’alimentation. Les courbes obtenues avec de plus faibles self-inductions dans le circuit oscillant sont analogues et n’appellent pas de remarques spéciales. On remarque seulement qu’à égale force électromotrice d’alimentation employée, la différence de potentiel aux bornes pendant l’allumage est plus élevée qu’avec le cuivre, et la tendance à l’inversion -de la décharge moins prononcée ; on en rencontre cependant quelques exemples quand les arcs sont courts et la fréquence élevée, ou quand l’on emploie une plus forte tension d'alimentation.
- Fig. 52.
- Cliché 87. — Même expérience avec une self plus forte 1= 0,0342 ; 1= 1,2; e= 0,25.
- VI. --- CONCLUSIONS ET APPLICATIONS
- En résumé, cette étude, encore incomplète à mon gré, met principalement en évidence les points nouveaux suivants :
- 1° Il y a deux types différents d’arcs chantants, que les expérimentateurs ont mélam gés jusqu’ici ; l’un continu, l’autre discontinu. Le phénomène continu ne s’obtient, semble-t-il, qu’avec des écarts assez longs pour qu’il y ait des gaz ionisés ;
- 2° Le phénomène discontinu est le cas le plus général, car il s’obtient avec les électrodes en charbon ou métalliques, pourvu que, dans le régime chantant lui-même, le
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- courant se rapproche du courant limite sous lequel l’arc s’éteint dans les conditions d’alimentation réalisées (Q ;
- 3° La fréquence de l’arc chantant est essentiellement variable et mal définie ; si dans le phénomène continu elle peut-être prévue approximativement par la formule de Duddell, par contre, dans le cas du phénomène discontinu, elle n’a plus aucun rapport avec la fréquence propre du circuit oscillant. Les phénomènes s’expliquent par les propriétés connues de l’arc électrique ;
- 4° La composition du circuit d’alimentation et la tension de sa force électromotrice
- l
- i
- Fig. 53. — Cliché 116. — Courbes des trois tensions avec arc sifflant de fort régime. L = 0,254 ; l = 0,00354 ; 1 = 10; e= 1 mm. (Pour le texte voir p. 84).
- Fig. 54. — Cliché 92. — Influence d’une résistance de 2,1 ohms dans le circuit oscillant • L = 7 ; 1 = 0,00354 ; I =1,8; e=2 mm. (Pour le texte voir p. 57).
- Fig. 55. — Cliché 96. — Influence d’une résistance de 5,69 ohms dans le circuit oscillant : L = 7; l = 0,264; I = 1,8 ;.e = 2,5 mm. (Pour le texte voir p. 57).
- employée jouent un rôle très important. En particulier l’addition d’une suffisante self-induction (ou plus généralement d’une suffisante impédance) dans le circuit d’alimentation, permet de réaliser l’inversion du courant dans l’arc à basse tension, et de laisser même se produire des oscillations libres du circuit oscillant, comme cela a lieu pour les décharges de haute fréquence entre métaux, mais avec un plus fort amortissement.
- Les» constantes du circuit d’alimentation déterminent les intervalles entre les groupes d’oscillations.
- Les résultats décrits et leur théorie peuvent donner lieu, soit directement, soit
- (!) C’est à tort qu’on a dit quelquefois, d’après Duddell et Weintraub, que pour les vapeurs métalliques — > 0. En réalité cette condition n’a lieu que pour les régimes de courants assez éloignés de la limite de stabilité, et tout permet de croire au contraire qu’au voisinage du courant limite, ona^j <0, tant que réchauffement des électrodes ne vient pas troubler le
- phénomène. On s’explique ainsi très aisément que M. Maisel (Pyssikalische Zeitschrift, 1er septembre 1904, Eclairage électrique, tome XLI, p. 186, 29 octobre 1904), ait pu faire chanter l’arc entre métaux, et il n’y a là aucune contradiction avec ce qu’on voit dans l’arc entre charbons.
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- indirectement, à quelques applications intéressantes, parmi lesquelles notamment les suivantes :
- 1° Production de courants presque sinusoïdaux de fréquence moyenne (200 à 1.000 par exemple). — On peut obtenir ces courants facilement pour certains usages exigeant des courants peu intenses, au moyen de l’arc convenablement réglé, (au son musical) sur circuit d’alimentation peu inductif. On peut utiliser ces courants sinusoïdaux en électrothérapie, en les faisant circuler dans le primaire d’un petit transformateur ou d’un chariot de Dubois-Raymond (en employant des capacités de 10 à 20 microfarads, et une lampe à arc à réglage automatique, réglée spécialement pour l'écart de 4 à 5 mm. et l’intensité de 5 amp. par exemple, avec des charbons de 5 à 8 mm. de diamètre, homogènes, de bonne qualité).
- Ces courants peuvent être utilisés aussi pour la mesure des faibles self-inductions, application déjà proposée par M. Paul Janet (loc. cit.). Mais, vu les variations souvent notables de la fréquence, on peut ne pas faire intervenir celle-ci dans la question, en utilisant directement les courants oscillants dans un pont à self-induction, tel que le Pont de Siemens et Halske, en remplacement des courants que donne le petit alternateur ou le téléphone Summer, quoique les deux alternances soient un peu inégales.
- 2° Production de courants de haute fréquence. — Peut être peut-on aussi obtenir au moyen de l’arc sifflant à faible écart entre charbons des courants de haute fréquence (jusqu’à 196.000) pour des application médicales, comme l’a indiqué Wertheim-Salomon-son (1) qui employait un chariot de Dubois-Raymond de 100 tours de fil primaire et une capacité de 1/2 à 2 microfarads; mais je crains, comme M. Duddell, que les fréquences ne soient pas si élevées ; et les énergies mises en jeu à basse tension restent faibles dans ces conditions.
- Plusieurs auteurs, et moi-même (2), ont cherché aussi à remplacer pour la télégraphie sans fil les décharges intermittentes, séparées par de longs intervalles, du genre de celle du cliché 84, par des oscillations se reproduisant régulièrement comme celles du cliché 63, par exemple. C’est, semblait-t-il, une simple affaire de diminuer l’impédance du circuit d’alimentation de manière à réduire les intervalles entre les périodes de charge, mais on n’a pu y parvenir jusqu’à présent qu’en se bornant à des fréquences de quelques 100.000 par seconde, par suite du fait qu’au-delà de ces fréquences le refroidissement (3) n’est pas suffisant
- pour permettre l’extinction de l’arc à chaque oscillation, ni pour réaliser la condition ^ < o.
- On sait, d’après les travaux de M. Duddell, que cette condition cesse d’être réalisée pour l’arc, entre charbons homogènes pour des fréquences de quelques 10.000 par seconde. Les métaux donnant lieu à un refroidissement plus rapide permettent de reculer cette limite, et on a espéré un moment qu’en plaçant les électrodes dans le vide (arc au mercure) ce qui supprime la présence gênante des gaz ionisables, on pourrait obtenir un arc chantant ayant une fréquence de l’ordre du million, comme il est nécessaire pour la télégraphie sans fil ; mais les expériences faites jusqu’à ce jour n’ont pas eu de succès; quand on essaye de diminuer, jusqu’à une très faible valeur, l’impédance du circuit d’alimentation, il se produit,
- (!) Archives d’Electricité Médicale, 15 septembre 1902. Eclairage Electrique, tome XXXIV, page 202, 7 février 1903, et page 375, 7 mars 1903. — Dans une publication plus récente, Eclairage Electrique, tome XXXVIII, page 144, 23 janvier 1904, l’auteur dit avoir pu produire des courants sinusoïdaux de plus de 400.000 périodes par seconde.
- (2) Association française, Congrès d’Angers 1903, et English P. n° 15.527, A. D., 1902.
- (3) L’importance du refroidissement de la cathode dans les phénomènes de l’arc a été mise en évidence d’abord dans mon article de la Revue générale des Sciences, 30 juillet 1901, p. 666, puis dans les travaux remarquables de Grandgviot, de Mitckrévitz, de Stark et Cassato. Enfin, je viens de prendre connaissance d'une étude très intéressante de M. Simon qui paraîtra dans un prochain numéro de ce journal, dans laquelle cet auteur a su très heureusement mettre en équation, pour la première fois, l’influence du refroidissement et fait faire ainsi un progrès considérable à cette question.
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- comme l’ont constaté, par exemple, M. de Valbreuze ({) et MM. Simon et Reicli, un véritable court-circuit donnant lieu à un arc continu, faute, peut-être, de self-induction dans le circuit d’alimentation.
- Je ne crois d’ailleurs pas qu’il y ait lieu de regretter beaucoup cet insuccès pour la télégraphie sans fil, car en supposant réalisables des oscillations continues de la fréquence de un million par seconde, elles dissiperaient, par une antenne, une telle quantité d’énergie en radiation dans l’espace qu’il faudrait des milliers de chevaux pour alimenter un poste transmetteur.
- Au contraire, l’arc oscillant entre électrodes métalliques produisant des courants de fréquence 100.000 à 200.000, peut être utilisé pour les applications médicales de la haute fréquence, beaucoup mieux que l’arc chantant entre charbons.
- TABLEAU III
- Explication des échelles mentionnées au tableau I
- VOLTGRAPHE OSCILLOGRAPHE AMPEREGRAPHE I K L M N O P VOLTGRAPHE OSCILLOGRAPHE AMPEREGRAPHE
- A B G D E F G H o,i 5 par volt 0,17 » 0,17 » O,17 )) 0,17 » o,i 7 )) 0,17 » 0,17 » ? par ampère )) )) 0,196 par volt 1 par ampère 4,4 » 0,196 par volt 3 par ampère ? par ampère (j) 2,7 p. ampère (j) 10,8 » (j) 108 » (j) 2,7 » (D 2,7 » (j) 3 » (j) 3 » 0,17 par volt 0,17 » 0,16 » 0,2 » 0,1 » 0,2 » 0,1 » 1 par ampère 2 » 2 » 0,2 par volt 0,1 )) o,5 par ampère o,5 » 1 par ampère 2 )) 2 » 0,2 par volt 0,1 » o,5 par ampère o,5 »
- N.-B. — Les horizontales pointillées des figures indiquent la f. é. m. du réseau.
- A. Blondel.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur l’électricité atmosphérique. — Simpson. — Physikalische Zeitschrift, i*r mai igo5.
- Les travaux récents d’Elster et Geitel, d’Ebert et d’autres expérimentateurs, ont introduit trois nouveaux facteurs dans l’étude de l’électricité atmosphérique. Ces nouveaux facteurs sont :
- 1° La quantité dont la charge permanente de la terre se disperse dans l’atmosphère;
- 2° L’état d’ionisation de l’air;
- 3° La quantité d’émanation radioactive contenue dans les couches inférieures de l’atmosphère.
- Ces trois facteurs ont été soigneusement déterminés dans la zone tempérée. Pour étudier leurs valeurs dans les régions antarctiques, l’auteur s’est installé pendant un an à Karajosk, à 69° 17' de lati-
- tude nord, 250° 35'de longitude ouest et 129 mètres d’altitude au-dessus du niveau de la mer. Ce point est situé à environ 320 kilomètres au sud du cap Nord. Les observations suivantes ont été faites :
- 1° Tracé quotidien des courbes du gradient de potentiel au moyen d’un électromètre enregistreur de Benndorf et calcul de la variation annuelle et quotidienne du gradient de potentiel d’après ces courbes;
- 2° Observations systématiques de la dispersion au moyen de l’appareil d’Elster et Geitel;
- â° Mesures de l’ionisation au moyen de l’appareil d’Ebert;
- 4° Mesure de la quantité d’émanation radioactive existant dans l’atmosphère;
- 5° Etude aussi complète que possible de l’in-
- (') Voil’ l’Eclairage Electrique, tome XXXVI, page 81, 18 juillet 1903.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- fluence des aurores boréales sur les conditions Les résultats principaux obtenus par l’auteur électriques de l’atmosphère. peuvent être résumés de la façon suivante :
- TABLEAU I
- Variations annuelles.
- MOIS GRADIENT de potentiel voltS/mètres. d “I- DISPERSION a — <1 J - IONISATION J + r
- Octobre 121 2,21 2,65 1.20 0,34 o,4o 1,18
- Novembre 167 3,20 3‘ 43 1,07 0,25 0,35 1,4o
- Décembre ... 175 2, i3 2,53 1 > *9 0,28 o,39 i,39
- Janvier J99 1,98 2,33 1,18 0,2Ô 0,26 1,04
- Février 209 1,37 i,47 1,08 O j 20 0,24 1,20
- Mars *9* 2.79 3,74 i,34 O , 28 0,32 1, i4
- Avril 131 3,78 4,38 1,16 o,3i O ; 38 1,22
- Mai io3 4,4i 4,7e 1,08 o,35 0,40 1,18
- Juin 9° 4,24 . 4,68 1.10 0,37 o,4i 1,09
- Juillet 98 5,25 3,97 1, x 3 0,42 o,46 1,10
- Août 93 4.32 4,94 1,14 0,45 o,5i 1,13
- Septembre 93 U 28 4,89 1.14 0,42 o,46 1,08
- Dans ce tableau, les unités suivantes ont été employées :
- Le gradient de potentiel est exprimé en volts par mètre.
- La dispersion est donnée par le pour cent de la charge que pérd en une minute un corps chargé exposé à l’air libre*. La dispersion d’une charge positive est désignée par a -]- et celle d’une charge
- négative est désignée par a — . Le rapport p est
- désigné par la lettre q. L’ionisation est donnée par le nombre d’unités électrostatiques d’ions libres d’un signe déterminé dans un nlètre cube d’air. Le symbole J -J- se rapporte à l’ionisation positive, et le symbole J—-à l’ionisation négative : la lettre r désigne le rapport j—•
- On voit que l’allure annuelle du gradient de potentiel à Karajosk est en concordance avec la règle générale applicable à l’hémisphère boréal : le gradient de potentiel augmente rapidement d’octobre à février, atteint un maximum, tombe rapidement jusqu’à la fin de mai et reste constant jusqu’au mois d’octobre suivant.
- L’allure de la dispersion est exactement inverse de celle du gradient de potentiel. L’allure annuelle de l’ionisation présente une chute presque linéaire depuis le début de septembre jusqu’à la fin de février et un relèvement semblable de mars à la fin d’août.
- Variations quotidiennes. — L’allure du gradient de potentiel présente pendant toute l’année une période unique avec un minimum à 5 heures du matin et un maximum vers 9 heures du matin.
- tableau II
- Variation quotidienne du gradient de potentiel.
- HEURES MATIN SOIR HEURES MATIN SOIR
- 12 I 115 147 ' 6—7 113 I 80
- I —.2 102 151 7-8 121 189
- 2 3 92 i 51 8 — 9 131 !94
- 3-4 87 IÔ2 9—10 i4o i85
- 4-5 84 i53 IO II i38 169
- 5 — 6 95 165 11 — 12 i44 142
- Les observations de la dispersion et de l’ionisation étaient faites trois fois par jour, le matin entre 8 et 9 heures, à midi entre midi et 1 heure, et lé soir entre 9 et 7 heures.' Ces opérations ont donné les résultats suivants :
- Dispersion. — Pendant l’hiver et le printemps, les observations du matin présentent une valeur un peu plus élevée pour la dispersion que les observations de l’après-midi; pendant l’été et l’automne la variation est inverse. Si l’on prend la moyenne de toute l’année, la dispersion est un peu plus élevée à midi que le matin, et est plus faible le soir. La valeur du rapport q présente pendant neuf mois une période quoti-
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- dienne ; les valeurs observées à midi sont plus faibles que celles observées le matin et le soir.
- Ionisation. — La période quotidienne de l’ionisation n’est pas aussi marquée que celle de la dispersion. Pendant toute l’année, l’ionisation est plus faible le soir que le matin et à midi. Entre l’ionisation observée le matin et à midi, il n’existe presque pas de différence. La période quotidienne pour le rapport r présente une croissance continue du matin au soir. A ce point de vue, l’allure de l’ionisation ne concorde pas avec l’allure de la dispersion.
- RELATION ENTRE L’iONISATION, LA DISPERSION ET LE GRADIENT DE POTENTIEL.
- La dispersion et l’ionisation exercent un effet marqué sur le gradient de potentiel. De faibles valeurs de l’ionisation et de la dispersion correspondent à des valeurs élevées du gradient de potentiel et inversement.
- Quand le gradient de potentiel augmente, les valeurs des rapports q et r augmentent également.
- Les observations montrent que,. pour une vitesse de vent déterminée, la dispersion, mesurée avec l’appareil d’Elster et Geitel, est une fonction linéaire de l’ionisation.
- RELATION ENTRE l’ÈTAT METEOROLOGIQUE
- et l’Etat électrique de l’atmosphère
- Vent. — Comme on pouvait s’y attendre, la dispersion croît rapidement avec la vitesse du vent. Le rapport q présente une décroissance constante quand la vitesse du vent augmente.
- Température. — L’ionisation ainsi que la dispersion diminuent beaucoup quand la température diminue. Pour des températures comprises entre 10° et 15°, la dispersion atteint 4,95 % et l’ionisation 0,44 % : pour une température inférieure à — 20°, les valeurs correspondantes tombent à 0,83 % et 0,17 % . Comme on pouvait le penser d’après la relation qui lie le gradient de potentiel, la dispersion et l’ionisation, le gradient de potentiel augmente quand la température diminue.
- Humidité. — Quand l’humidité de l’air augmente, la valeur de la dispersion diminue rapidement, et le rapport q de la dispersion négative à la dispersion positive croît. Si l’on considère la valeur de l’année entière, on trouve le même résultat pour l’ionisation. Si l’on considère cepen-
- dant les six mois d’hiver et les six mois d’été séparément, l’influence de l’humidité n’est pas perceptible.
- l’aurore boréale et les conditions électriques DE l’atmosphère
- L’auteur n’a pas pu déterminer de relation entre l’aurore boréale et les conditions électriques de l’atmosphère. L’observation la plus soigneuse de l’aiguille de l’électromètre n’a décelé aucune variation du gradient de potentiel avec les variations de l’aurore.
- RADIOACTIVITÉ
- - L’auteur a effectué les mesures de la radioactivité d’après la méthode d’Elster et Geitel et a employé, pour exprimer les résultats obtenus, l’unité arbitraire de ces expérimentateurs. Les observations étaient faites à quatre moments différents de la journée, de 3 à 5 heures et de 10 à 12 heures du matin, de 3 à 5 heures et de 8 heures 30 à 10 heures 30 du soir. Les résultats présentent un maximum au milieu de l’hiver et un minimum au milieu de l’été. Le tableau III indique ces résultats.
- TABLEAU III
- Variation annuelle de la radioactivité.
- h &
- M c£ g_S ctf U J 3 H g w 5 H ce
- S U 5 U S o a z t, w s > -H fc, 3 > < MAI ET JUILL ET AC S W H 0, W x/i
- A moyen. 129 127 55 47 80 123
- A maxim. 432 366 210 204 27O 39o
- La radioactivité présente aussi une variation quotidienne dont le maximum se produit dans les heures matinales et dont le minimum se pro-
- TABLEAU IV.
- Vaviation quotidienne de la radioactivité.
- 1 LE MATIN de 3 h. à 5 h. AVANT-MIDI de 10 h. à 12 heures. APRÈS-MIDI de 3 h. à 5 h. LE SOIR de 8 h. 3o à 10 h. 3o i
- A moyen. 162 58 62 92
- duit à midi. Cette variation est indiquée par le tableau IV,
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- 11 existe une relation marquée entre la radioactivité et la condition météorologique de l’atmosphère.
- La radioactivité augmente quand la température diminue; elle augmente quand l’humiclité relative augmente, diminue quand la vitesse du vent augmente et est plus grande quand le baromètre baisse que quand il monte.
- Tous ces faits confirment la théorie d’Elster et Geitel, d’après laquelle le sol est la source des émanations radioactives contenues dans l’atmosphère. Les conditions météorologiques qui empêchent l’air, directement en contact avec la terre, de s’élever, tendent à augmenter la radioactivité. Inversement toutes les conditions qui permettent une circulation rapide de l’air diminuent beaucoup la radioactivité, comme le montrent les mesures faites dans les couches basses de l’atmosphère.
- L’auteur a fait une série d’observations pendant un mois à Ilammerfest et a trouvé des valeurs moyennes sensiblement plus faibles qu’à Karajosk.
- Le résultat principal des mesures faites à Hammerfest est la grande différence entre la radioactivité de l’air venant de la mer et celle de
- tableau V
- Radioactivité et direction du vent à Hammerfest.
- NORD SUD OUEST
- A moyen.. . . 8 72 4
- À maximum. 20 2Ô0 IO
- l’air venant de la terre, différence indiquée dans le tableau V.
- B. L.
- Quelques expériences faites avec du courant alternatif de haute fréquence. — Simon et Reich.
- — Physikalische Zeitschrift, i5juin igo5.
- Les auteurs ont eu l’occasion de faire des expériences avec un alternateur pouvant débiter, à une fréquence atteignant 900 périodes par seconde, un courant de forte intensité. Cette machine leur a permis de montrer les propriétés des courants alternatifs, dans les expériences démonstratives suivantes :
- 1° Effets d’induction indiquésparElihu Thomson.
- — L’extrémité inférieure d’un noyau de fer feuilleté d’environ 4,5 cm. de diamètre et 25 cm. de
- longueur était entourée de deux couches de 22 tours de fil de cuivre isolé de 1,5 mm. de diamètre. En faisant passer dans la bobine un courant de haute fréquence d’une intensité de 30 à 40 ampères, on observe sur un anneau métallique placé sur le noyau les effets dynamiques signalés par E. Thomson. Si l’on maintient l’anneau dans le champ, il devient incandescent en quelques secondes et fond. Un ampèremètre, intercalé dans le circuit alternatif, présente une forte élévation d’intensité quand l’anneau est le siège de courants induits. Des anneaux dont le diamètre de fil atteint 4 mm. fondent très rapidement.
- 2° Pour montrer simplement l’impédance
- y/r2 _|_ w2p2
- d’une portion de conducteur de résistance ohmi-que r et de self-induction L, ou l’impédance
- d’une portion de conducteur de résistance ohmi-que r et de capacité C, les auteurs ont employé le dispositif suivant. On place en série dans le circuit alternatif une résistance non inductive rA et la portion de conducteur ayant une résistance r2 et une self-induction L, puis on branche en dérivation aux bornes de chacune de ces deux portions de circuit une lampe à incandescence (lampe de 50 volts-25 bougies dans les expériences faites par les auteurs). Quand le courant alternatif passe, on voit que, pour amener les deux lampes au même éclat, il faut régler la résistance rA de façon que
- 74 = V'*2 ~r "2E2 ou
- L’égalité d’éclat des deux lampes est indiqué par un photomètre à tige de Bouget. Si l’on connaît rA et r2, on peut déterminer L et C.
- L’expérience est particulièrement instructive sous la forme suivante. On fait tourner l’alternateur de manière à ce qu’il produise la fréquence maxima pour laquelle il est établi, -et l’on choisit les conditions de telle façon que la lampe à incandescence branchée aux bornes du conducteur d’impédance y/,--* -U &j2L"2 , soit plus brillante,
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- ou celle branchée aux bornes du conducteur d’impédance
- moins brillante que la lampe branchée aux bornes de la résistance ohmique. Ensuite, on arrête le moteur de l’alternateur, de façon que la fréquence du courant alternatif aille en décroissant jusqu’à zéro. Quand la fréquence diminue, l’impédance
- + 6)2l2
- diminue et l’impédance
- s/r* + 2
- augmente, de sorte que l’éclat relatif des lampes varie d’une façon correspondante. Si l’on mesure avec Tin compte-tours la pulsation «0 correspondant au moment de l’égalité d’éclat, on a
- r\ = -h "oL2 ou
- d’où l’on peut tirer L et C.
- Dans un essai fait avec l’impédance
- yr2 -j- w2L2>
- l’égalité était obtenue pour les vitesses de rotation suivantes de la machine
- 1600
- i53o
- 1600
- i55o
- i55o
- i5y5
- moyenne...
- On en déduit • 18.2tt == 2950, la ma-
- u o o ’
- chine ayant 36 pôles inducteurs.
- Or
- /, = 12,5 ohms r2 = o,38 ohms
- d’où l’on déduit
- L2
- i2,52 — o,382 - 2g5o2
- = 4>23.io
- Henrys.
- Une mesure grossière de l’intensité de courant et de la différence de potentiel faite avec du courant alternatif de pulsation w = 320
- avait donné
- ieff=i2,2 amp.
- Ceff = 15 VoltS
- d’où
- L2= 3,65. io—3 Henrys. Dans un essai fait avec l’impédance
- l’égalité d’éclat fut obtenue pour les vitesses de rotation suivantes de la machine
- 1600
- i55o
- i55o
- i55o
- i55o
- i525
- moyenne... i554 On en déduit :
- i554 « o
- w0 = • i 8. âtr = 2900
- or
- rK — 12,5 r2 = o
- d’où
- G = —— = 27.1 o-6 = 27 microfarads. wo'3
- 3° Résonance de tension et de courant. — Si la résistance r, la self-induction L, et la capacité C sont en série dans un circuit, l’impédance est
- \/r2+(„L--iy
- et la résonance se produit quand
- co(^
- Pour montrer l’existence de la résonance, les auteurs ont opéré de la façon suivante : aux bornes de la self-induction L et de la capacité C étaient branchées deux lampes à incandescence de 110 volts. La résistance r était de 13 ohms. En choisissant convenablement les constantes, 011 avait, pour la fréquence maxima de la machine
- et la première lampe brillait plus que la seconde. En arrêtant le moteur, on apercevait,
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- par l’égalité d’éolat des deux lampes, le moment où la résonance se produisait. On voyait également, par l’éclat très intense des lampes, que les différences de potentiel aux bornes de L et C croissaient d’une façon considérable, à tel point que les filaments brûlaient. Le décalage de 180°, existant entre les deux différences de potentiel, était mis en évidence de la façon suivante au moyen d’un tube de Braun : on faisait produire au courant de la première portion de circuit une déviation horizontale, et au courant de la seconde portion de circuit une déviation verticale du faisceau cathodique ; dans le cas de l’égalité d’éclat des lampes, la tache fluorescente décrivait une droite inclinée de 45° par rapport aux bobines.
- La résonance de courant était montrée de la façon suivante ; Une capacité et une self-induction étaient reliées en parallèle et intercalées dans un circuit contenant un ampèremètre thermique et une résistance. Après avoir choisi convenablement les constantes, on arrêtait le moteur et l’on voyait les indications de l’ampèremètre croître jusqu’à un maximum, pour décroître ensuite.
- 4° Si l’on alimente une bobine d’induction avec ce courant de haute fréquence en intercalant dans le circuit une résistance de réglage et en faisant passer la décharge secondaire entre une pointe et une plaque, on obtient, suivant l’intensité du courant primaire, une décharge en aigrette ou un arc. Par suite de l’effet de soupape produit par le système pointe-plaque, la décharge ne passe que quand la pointe est cathode, c’est-à-dire pendant une demi-période sur deux. Au contraire, la décharge par arc passe dans les deux sens. Le passage de la décharge par aigrettes à la décharge par arc est accompagné d’une élévation du son musical produit.
- 5° L’enroulement secondaire d’une bobine d’induction, alimentée par le courant de haute fréquence, était relié à une bouteille de Leyde. En arrêtant le moteur et en observant dans l’obscurité les aigrettes produites sur les bords des armatures, on voyait l’intensité de ces aigrettes croître peu à peu pour atteindre un maximum où des décharges passaient par-dessus les bords. A ce moment, la période propre d’oscillations du circuit secondaire était en résonance avec la période du courant débité
- par l’alternateur. La production des aigrettes allait ensuite en diminuant.
- Un ampèremètre intercalé dans le circuit primaire montre l’accroissement considérable du courant au moment de la résonance.
- On peut alimenter ensemble plusieurs bobines d’induction reliées en parallèle ou en série, qui entrent successivement en résonance quand la fréquence du courant débité va en diminuant. R. \ •
- Sur l’émission de chaleur des filaments incandescents et la formule de Lorenz. — Teresehin. — Physikalische Zeitschrift, ier avril igo5.
- L’auteur a fait des expériences sur l’émission de chaleur de divers filaments incandescents et a obtenu les résultats suivants.
- La radiation R d’un fil de platine chauffé peut être assez exactement représentée, dans des limites étendues de température, par la formule
- R = CevT (T*—1T*)
- où T représente la température absolue du fil, T0 celle de l’espace environnant,
- C et c des constantes, dont la dernière dépend de la nature et de la constitution de la surface rayonnante.
- La quantité de chaleur dissipée par conduction et convexion, peut être représentée par la formule de Lorenz
- b
- Q = G1 (T — T0)4 ,
- la valeur du facteur Gf étant déterminée par la grandeur, la forme et la position du corps, ainsi que par l’état de l’espace environnant.
- La perte totale P est donc
- P = c/f (T* — T*) + C\T - T0)4
- La constante v a une valeur nulle pour un corps rigoureusement noir : étant donné sa petitesse, on peut simplifier généralement la formule et écrire :
- P = A(T4 — T*) + B(T - T0)4.
- Les valeurs trouvées expérimentalement pour les constantes A et B sont les suivantes :
- A = io-12.6,797 B = io~3.2,668
- E. B.
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- Méthode pour analyser les oscillations périodiques. — Sylvanus P. Thomson. — The Electrician, 5 mai 1905.
- L’auteur s’est appuyé sur un travail de M. Runge pour établir la méthode suivante :
- O11 divise une demi-période d’une onde alternative en un certain nombre de parties égales, par exemple 12 et l’on obtient 11 ordonnées yK......yKK que l’on dispose de la manière
- suivante :
- J\ y-2 J3 ?’t J:; Je,
- Tu y 10 J9 J8 f 7
- on forme les sommes
- S, S.2 *'3 *4 «S s6
- et les différences
- di d% d3 d,t d- d6 ;
- ensuite on forme les expressions
- r\ = “h s3 — s:> r2 = S2 s6 e4 = d4 — d3 — d3
- et l’on établit le tableau suivant, dans lequel
- COEFFICIENTS DES SINUS COEFFICIENTS DES COSINUS
- « fl *“» 0 £ S . fl - X 3. et 9. Harmon. r> fl O s s . fl 1. et 11. Harmon. 3. et 9. Harmon. 5. et 7. Harmon.
- sin i5 s4 . S- J . • d3 . d4
- si n 3o s2 • s2 d.t . df .
- sia 45 s3 r\ • d3 • e\ .-rf3
- sin 60 , s 5 -d2.
- sin 75 So • S1 • . d4 -dA. .—ds
- sin go° • s6 r2 - s6
- Somme 6A^ 6A3 6Ag 6B( 6B3 6Bg
- Différence 6A^ 6Ag 6A7 6B9 6B7
- sont portées les valeurs de s, d, r, e multipliées par le sinus de l’angle correspondant, qu’indique la première colonne. Les sommes ou les différences des valeurs de chaque colonne donnent les coefficients des harmoniques multipliés par 6.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Mesure et séparation des pertes dans le fer dans les moteurs asynchrones triphasés. — Bragstad. — Zeitschrift fier Elektrotechnik. 18 juin igo5.
- L’auteur sépare les pertes dans le fer des moteurs asynchrones de la façon suivante généralement adoptée :
- A. — Pertes provenant du champ principal :
- 1° Pertes par hystérésis dans le corps du stator et dans les dents du stator;
- 2° Pertes par courants de Foucault dans le corps du stator et dans les dents du stator ;
- 3° Pertes par hystérésis dans le corps du rotor et dans les dents du rotor;
- 4° Pertes par courants de Foucault dans le corps du rotor et dans les dents du rotor.
- B. — Pertes provenant des pulsations de l’induction dans les dents :
- 1° Pertes par hystérésis dans les dents du stator et du rotor ;
- 2° Pertes par courants de Foucault dans les dents du stator et du rotor.
- Les pulsations dont il s’agit dans ce second paragraphe sont dues à ce que, pendant la rotation, les dents se présentent alternativement devant des dents et devant des encoches. La fréquence de ces pulsations étant beaucoup plus considérable que celle du champ principal, les courants de Foucault dont il est question dans les paragraphes A et B peuvent être calculés séparément et additionnés.
- Les pertes par hystérésis indiquées au paragraphe A et produites dans les dents ne peuvent pas, en toute rigueur, être séparées des pertes par hystérésis indiquées dans le paragraphe B, parce que les pertes par hystérésis produites par différentes fréquences ne se superposent pas. Cependant, si l’on tient compte que l’hys-térésis joue un très petit rôle dans les pertes indiquées au paragraphe B, on voit qu’il est possible de faire usage pour ces pertes de la loi de superposition, car l’erreur qui en résulte est très faible.
- L’auteur indique les résultats de quelques mesures effectuées sur un moteur triphasé de cinq chevaux muni de coussinets à billes.
- Les essais ont été effectués par la méthode du lancé. En s’arrêtant, le moteur dissipe en
- R. R.
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- un temps t une énergie accumulée dans les masses en rotation :
- rs d'il
- L»n — dt
- C étant une constante déterminée par le moment d’inertie des parties tournantes. En exprimant n en tours par minute et£en secondes, on a :
- G = 9,8
- 4-rc2
- 36oo
- J
- où J désigne le moment d’inertie. La puissance dissipée est mesurée en watts.
- La valeur de la constante C peut être déterminée de différentes façons. Par exemple, on peut exciter le rotor au moyen du courant continu et mesurer la puissance des courants triphasés absorbés pour le décalage minimum, puis laisser le rotor s’arrêter avec la même excitation à courant continu ('). Pour le moteur dont il s’agit, qui était muni de coussinets à billes, le moment d’inertie fut déterminé facilement par l’observation directe des oscillations. En un point du disque calé sur l'arbre pour l'entrainement de la courroie, on plaça un poids auxiliaire et l’on fît effectuer au rotor des oscillations pendulaires. En appelant T la durée d’oscillation en secondes, on a :
- t = Vb
- où P représente le poids auxiliaire en Kg et e
- Fig. 1. — Courbe d’arrêt; ordonnées : vitesses de rotation abscisses : temps en minutes.
- tentent de l’air et des coussinets en fonction de la vitesse de rotation.
- La figure 3 donne les courbes d’arrêt et de démarrage, l’enroulement rotorique étant ouvert et les balais soulevés, quand le stator est excité par du courant de tension normale. Le moteur ayant 6 pôles et le courant étant de fréquence 50, la vitesse de rotation synchrone était de
- Fig. 2. — Travail absorbé par le frottement de l’air et le frottement dans les coussinets ; ordonnées : watts ; abscisses : vitesses de rotation.
- 1.000 tours par minute. Dans la courbe I, le moteur s’arrête en tournant à l’inverse du champ tournant : il s’arrête, tourne en sens inverse, et sa vitesse s’accélère jusqu’à ce que le couple correspondant aux pertes dans le rotor soit égal au couple de frottement augmenté du coupel
- ig. 3. — Courbes d’arrêt et de démarrage. Ordonnées : vitesses de rotation. Abscisses : temps.
- la distance du point d’application de ce poids au centre de rotation.
- La figure i représente la courbe d’arrêt du moteur à vide, les balais étant soulevés. De cette courbe on déduit celle de la figure 2 pour le frot-
- (i) Bragstad et La Cour.
- constant du aux pulsations des dents. La courbe II représente la courbe d’arrêt du moteur tournant dans la direction du champ. La vitesse tombe à la valeur à laquelle s’élève la courbe I. La courbe II présente, au point de passage au synchronisme, un angle marqué.
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- T. XLIV. N° 20.
- Les courbes d’arrêt de la figure 3 permettent de déterminer le travail mécanique que le moteur dissipe à chaque vitesse. Entre les vitesses de rotation n~0 et « = 400 environ dans la direction du champ, ce travail est négatif. Des valeurs du travail calculées d’après les courbes de la figure 3, on peut déduire le travail de frottement indiqué par la figure 2, et l’on obtient
- la courbe 1 de la figure 4. Dans cette figure, les vitesses de rotation, quand le moteur tourne dans le sens du champ sont portées vers la droite et les vitesses quand le moteur tourne dans la direction inverse de celle du champ sont portées vers la gauche, la courbe I de la figure 4 présente un saut au passage du synchronisme correspondant au point anguleux de la courbe
- Watts
- Fig. 4. — Pertes dans le fer.
- d’arrêt. Ce saut correspond au double de la perte par hystérésis du rotor rapportée à la fréquence du courant du stator.
- La courbe II de la figure 4 représente le travail absorbé dans le stator aux différentes vitesses, diminué des pertes dans le cuivre des enroulements. Cette courbe présente aussi au passage par le synchronisme un saut correspondant au double des pertes par hystérésis dans le rotor à la fréquence du stator. Ce saut se produit en sens inverse de celui de la courbe I.
- Les courbes I et II de la figure 4 représentent les pertes totales dans le fer. Parmi les pertes représentées dans la courbe II, les pertes dans le stator indiquées en A, et A2 sont constantes et indépendantes de la vitesse de rotation. La valeur de ces pertes est donnée par la distance à l’axe des abscisses d’une horizontale IIH qui partage en deux le saut de la courbe II au synchronisme. La partie placée au-dessous de l’horizontale II H représente la partie du travail
- transmise au rotor. Au-delà du synchronisme, ce travail devient négatif, c’est-à-dire qu’une partie du travail mécanique absorbé par le rotor est représenté par la courbe I et transmise au stator.
- Le travail transmis par le stator au rotor doit être séparé en deux parties. L’une d élies, proportionnelle au glissement s, est employée à couvrir les pertes du rotor mentionnées en A3 etA/(; la seconde partie proportionnelle à 1—« est convertie en énergie mécanique et doit être ajoutée au travail indiqué par la courbe I. La somme ainsi obtenue représente toutes les pertes mentionnées en B (pertes provenant de la pulsation dans les dents) et est représentée par la courbe III. Celle-ci passe au-dessous de la courbe I dans le cas de la contre-rotation et dans le cas de la marche hypersynchrone ; dans le premier cas, parce que s est pliis grand que l’unité et par conséquent 1 — s négatif; la courbe III est symétrique des deux côtés de
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- l’axe des ordonnées, c’est-à-dire que les pertes provenant des pulsations dans les dents sont indépendantes du sens de rotation relatif du champ et du rotor. Cela est tout naturel, puisque la grandeur de ces rotations ne dépend que de l’intensité du champ tournant et que leur fréquence est proportionnelle à la vitesse de rotation du rotor.
- On peut séparer de la façon habituelle, d’après les fréquences, les pertes représentées par la courbe III : pour cela on porte, en fonction de la vitesse de rotation, la valeur des pertes divisée par cette vitesse de rotation. La courbe ainsi'obtenue peut être remplacée, avec une approximation suffisante, par une ligne droite que l’on prolonge jusqu’à son point d’intersection avec l’axe des ordonnées. Le segment
- Watt
- Fig. 5. — Pertes totales et pertes par hystérésis.
- coupé sur l’axe des ordonnées multiplié par la vitesse de rotation en tours par minute donne la partie des pertes que l’on doit considérer comme pertes par hystérésis à la vitesse de rotation dont il s’agit. Le reste représente les pertes par courant de Foucault. La séparation a été effectuée sur la figure 5. Les points marqués par des cercles se rapportent à la partie de la courbe III placée à droite de l’axe des ordonnées dans la figure 4 (rotation dans le sens du champ tournant) ; au contraire, les points marqués par des croix se rapportent à la partie de la courbe III placée à gauche de l’axe des ordonnées dans la figure 4 (rotation contre le champ tournant). Les pertes par hystérésis sont représentées dans la figure 5 par la droite I, les pertes totales étant données par la courbe III. Les distances entre les deux courbes représentent les pertes par courants de Foucault.
- La courbe IV de la figure 4 représente les j pertes du rotor indiquées en A3 et A4 : les j
- ordonnées de cette courbe doivent être mesurées à partir de l’horizontale HII. Pour connaître les pertes d’après les fréquences, il faudrait porter, en fonction des fréquences, les pertes divisées par les fréquences. Cette fonction est déjà représentée par la courbe IL En remplaçant cette courbe par une droite et en prolongeant celle-ci jusqu’à son point de rencontre avec l’ordonnée n = 1.000, on obtient sur cette ordonnée un segment qui représente les pertes par hystérésis. La courbe II n’étant pas une droite et étant infléchie par le bas, particulièrement au voisinage du synchronisme, on obtient, par cette opération une valeur des pertes par hystérésis plus grande que celle qui correspond au saut de la courbe IL
- Cela provient peut-être de ce que le saut de la courbe II représente les pertes par hystérésis pour de très lentes désaimantations pour lesquelles les pertes sont plus faibles que pour des désaimantations rapides.
- On peut, d’une façon absolument analogue, séparer les pertes du stator A,, et A2 d’après les fréquences en envoyant le courant dans le rotor et en traçant pour ce cas une courbe correspondante à la courbe II de la figure 4.
- Les pertes dans le fer du moteur étudié sont donc les suivantes :
- Perte constante dans le stator (A^ —)— A2).. . . no watts — — — rotor pour G = 5o :
- Hystérésis et Foucault (A3 et A4)...... 90 —
- Pertes dues aux pulsations dans les dents
- Hystérésis ......................... 22 —
- Courants de Foucault B2................ 76 —
- Quand le moteur fonctionne au voisinage du synchronisme, les pertes dans le fer sont donc égales à :
- 110 + 22 -j- 76 = 208 vatts.
- Le frottement des coussinets et de l’air correspond à une perte additionnelle de 50 watts.
- B. L.
- Prédétermination de la caractéristique en court-circuit des alternateurs. — Torda. — Elektro-technische Zeitschrift, 18 mai îgoà.
- L’auteur a montré dans une étude précédente que la caractéristique en court-circuit peut être représentée par l’équation A1S = C^Aj
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- Ats représentant les ampère-tours inducteurs totaux,
- A2 les ampère-tours de réaction d’induit,
- Cs un facteur de proportionnalité.
- Z représentant le nombre de tours par phase sur l’induit,
- 1 une constante déterminée,
- C une constante dont la valeur est 0,9 dans les alternateurs monophasés ; 1,41 dans
- les alternateurs diphasés et 2,12 dans les alternateurs triphasés.
- i,n b
- en désignant par b la longueur de l’arc polaire, r la longueur du pas polaire, s le nombre des encoches de l’induit par pôle et par phase.
- s'le nombre des encoches de l’induit par pas polaire.
- La valeur de 1 peut être calculée, pour chaque alternateur, d’après les dessins de la machine.
- Il en est de même de la constante Cs qui, d’après la théorie de l’auteur, a la valeur suivante
- = i + —
- r2
- où r0 est la réluctance magnétique de l’entrefer, r2 — — du chemin
- suivi par les lignes de force de dispersion de l’induit.
- On trouve pour r0 la valeur
- l désignant la longueur de l’induit, b la longueur de l’arc polaire, r la longueur du pas polaire, a la largeur d’une encoche et d’une dent, c la largeur d’une dent seule, d la largeur d’une encoche seule, f la profondeur totale d’une dent,
- e la profondeur de la queue d’aronde pratiquée dans la dent pour maintenir les conducteurs induits,
- S la valeur de l’entrefer.
- Pour les induits à trous (encoches fermées), on a
- 5.o,8
- r°=TT
- La valeur de i\ est la suivante o,8
- a.t t.a 2
- L désignant la longueur moyenne d’un tour de l’enroulement induit. Le premier terme du dénominateur représente la dispersion à l’intérieur des encoches, le second terme représente la dispersion entre les côtés des dents, et le troisième la dispersion autour de l’enroulement induit.
- L’auteur donne une série d’exemples qui prouvent la bonne concordance entre les valeurs trouvées expérimentalement et les valeurs calculées d’après ces formules. Dans les machines qu’il considère, la valeur de Cb est comprise entre 1,02 et 1,86.
- B. L.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Dispositiï permettant le maximum d’utilisation des effets de la résonance dans les stations réceptrices de télégraphie sans fil. — J. Hettinger. — Physikalische Zeitschrift, i5 juin igoô.
- L’emploi de la résonance dans les stations réceptrices de télégraphie sans fil permet :
- D’augmenter la sensibilité du récepteur pour une quantité déterminée d’énergie reçue.
- De sélectionner les télégrammes autant que possible.
- Le montage suivant a pour but d’utiliser les effets de la résonance de façon à assurer autant que possible la sélection des télégrammes :
- 1° L’extrémité inférieure de l’antenne 1 (fîg. 1), est connectée à deux bobines de self-induction L^ toujours identiques. Les extrémités 2 de ces bobines sont reliées ensemble et à la terre. Si lîi station réceptrice travaille sur une longueur d’onde bien déterminée, les bobines
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- doivent avoir des valeurs telles que l’ensemble formé par l’antenne et par elles vibre en quart d’onde. Quand cette condition est remplie, on obtient un premier effet de résonance : la différence de potentiel existant entre les points 1 et 2 est maxima.
- 2° Si l’on place en dérivation sur les bobines de self-induction, une capacité C^ et si la valeur de cette capacité répond à la condition de résonance :
- on obtient un second effet de résonance. Pour un même courant total passant aux points 1 et 2, les courants partiels dans les branches parallèles sont maxima.
- 3° Entre un tour de l’une des bobines de self-induction L., et un tour quelconque de la seconde bobine Lv il existe une différence de
- potentiel déterminée de fréquence déterminée w. Si l’on branche entre deux de ces points (3' et 4') une self-induction L2 et une capacité C2, et si la valeur de cette self-induction et de cette capacité sont telles que la condition de résonance :
- *2C2L2 = i
- soit remplie, on obtient un troisième effet de résonance. Suivant que le détecteur d’ondes employé est impressionné par la tension ou par le courant, on doit connecter C2 et L2 en série ou en parallèle; dans le premier cas, les différences de potentiel partielles, et dans le second cas, les intensités des courants partiels
- atteignent des maxima. Il faut, bien entendu, placer le détecteur d’ondes en un point approprié : on l’a placé, sur le schéma de la figure 1, en dérivation aux bornes de la capacité C2.
- Le dispositif indiqué dans les trois paragraphes qui précèdent permettent d’obtenir une courbe de résonance ayant le maximum d’acuité. Or, pour que le délecteur d’ondes soit actionné par les ondes électriques recueillies, un certain minimum de courant ou de tension est nécessaire. Si l’on abaisse l’amplitude de la courbe de résonance jusqu’à ce que la valeur maxima soit égale au minimum nécessaire, on obtient le maximum de sélection possible.
- Le système récepteur précédent permet de trouver facilement ce minimum. Les deux bobines de self-induction L^ L^ étant équivalentes et symétriquement placées, deux points opposés appartenant chacun à une bobine, sont au même potentiel et sont parcourus par une même intensité de courant. Quand le pont formé par C2 L2 et le détecteur d’ondes est placé entre deux de ces points (3 et 4 par exemple), la différence de potentiel entre les extrémités du système est nulle et aucun courant' ne traverse celui-ci. Pour obtenir la différence de potentiel nécessaire, on déplace l’un des points de contact dans l’autre sens. Les deux branches placées en parallèle avec le pont 3' L',, 1 L',, 4' et 3'
- 2 h"i 4' conservent alors toujours la même valeur, tandis que la différence de potentiel entre les points 3' 4' va en croissant. Le minimum nécessaire pour que le détecteur d’ondes soit actionné est donc facile à trouver, et il est non moins facile de vérifier que l’on travaille réellement au voisinage de ce minimum.
- R. V.
- Méthode pour rendre visibles les ondes électriques stationnaires. — E. Grimsehl. — Physikalische Zeistchrift, i5 juin 1905.
- Pour montrer l’existence d’ondes stationnaires, l’auteur emploie une modification du tube d’Arons. Tandis que, dans cet appareil, les fils rectilignes le long desquels se propagent les ondes électriques sont tendus à l’intérieur d’un large tube à air raréfié, l’auteur colle sur la paroi extérieure du tube deux bandes minces de papier d’étain diamétralement opposées. Ces bandes d'étain sont reliées à l’une de leurs extrémités à l’excitateur qui produit les ondes élec-
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- triques. Ce tube, comme celui d’Arons, brille aux points où existent les différences de potentiel maxima, et reste obscur aux nœuds de potentiel. L’accord des ondes est obtenu au moyen d’un pont métallique constitué par un fil de cuivre recourbé formant ressort et frottant sur les deux bandes cl’étain. On peut déplacer facilement ce pont et en employer plusieurs si c’est nécessaire. On peut facilement modifier la longueur des bandes d’étain en décollant ou en collant des portions additionnelles, de façon à opérer avec des ondes parfaitement accordées. On peut aussi monter en série plusieurs tubes en reliant entre elles leurs armatures par des bandes d’étain, ou des fils de cuivre fin, de manière à réaliser un système oscillant de longueur quelconque. Si Ton dispose de peu de place, on peut recourber en serpentin un tube à air raréfié de plusieurs mètres de longueur et coller, sur deux génératrices opposées, des bandes de papier d’étain.
- La construction de ces tubes est extrêmement facile.
- r. y.
- Thermo-Elément à vide. — Schaefer. — Zeitschrift für Instrumentenkunde, mai igo5.
- D’après les recherches de Lebedew, la sensibilité d’un thermo-élément est considérablement accrue quand on le place dans un tube où la pression est voisine de 1 centième de millimètre. On peut aussi rendre la sensibilité 25 fois plus grande que précédemment.
- L’auteur décrit un appareil basé sur ce principe et composé d’un tube dans lequel pénètrent deux pointes ; à l’une de ces pointes est fixé un fil de fer et à l’autre pointe est fixé un fil de constantan. Ces deux fils se croisent, à la manière habituelle, et sont maintenus tendus par deux fils en hélice formant ressorts.
- B. L.
- ÉCLAIRAGE
- Essais effectués sur des lampes au tantale. — L. Bell et L. PufEer. — The Electrician, 23 juin i9°5.
- Les auteurs ont opéré sur 10 lampes au tantale de 110 volts 25 bougies. Ils ont fait en premier lieu des mesures photométriques sur toutes les lampes, en second lieu des mesures sur la distribution de la lumière, et en troi-
- sième lieu des mesures de la variation d’intensité lumineuse des lampes avec la durée de fonctionnement.
- Ces mesures photométriques furent faites par la méthode de substitution ; le courant d’alimentation des lampes était fourni par un groupe spécial moteur générateur qui permettait de régler avec une grande précision la différence de potentiel aux bornes des lampes. L’étalon employé était une lampe à incandescence étalonnée par comparaison avec plusieurs lampes étalons.
- Parmi les lampes au tantale, six avaient des ampoules en verre clair et quatre des ampoules en verre dépoli.
- Les auteurs ont trouvé que la distribution lumineuse est à peu près circulaire dans un plan horizontal, les lectures dans plusieurs azimuths différant entre elles de quantités extrêmement faibles.
- La puissance lumineuse trouvée au photomètre fut de 22,20 bougies en moyenne pour les six lampes claires, correspondant à une consommation spécifique de 1,85 watts par bougie.
- La consommation d’énergie par lampe était comprise entre 38,61 et 41,91 watts. La puissance lumineuse des lampes dépolies fut trouvée égale à 19,08 bougies en moyenne, correspondant à 2,1 watts par bougie : la consommation de ces lampes était comprise entre 40,04 et 40,48 watts. Pour dix lampes dépolies semblables à celles-ci,, le professeur Kennely avait trouvé une puissance lumineuse de 19,20 watts correspondant à une consommation spécifique des 2,1 watts par bougie : les mesures concordent donc parfaitement.
- Parmi les six lampes claires, on choisit les deux qui avaient donné les meilleurs résultats comme rendement lumineux, et on les plaça, avec une lampe à filament de carbone Edison de 16 bougies consommant 3,6 watts par bougie, dans un lustre à trois lampes branché sur les barres générales du laboratoire. Une résistance réglable intercalée permettait d’abaisser la tension de 115 volts aux barres à 110 volts aux bornes des lampes ; cette tension était fréquemment contrôlée au moyen d’appareils Weston. Les barres générales étaient alimentées en temps normal par du courant continu ; pendant quelques après-midi, elles furent ali-
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- mentées par du courant alternatif de fréquence 60.
- Au bout de quelques heures de fonctionnement, le filament présenta un raccourcissement perceptible qui atteignit son maximum au bout de cent heures. Les angles faits par le filament avec les agrafes du support devinrent aigus; au bout de 600 heures, le filament était si tendu qu’il semblait devoir se rompre. Au bout de 850 heures, la puissance lumineuse était tombée à 80 % de sa valeur primitive, point atteint seulement quelques heures plus tard par la lampe au carbone. A partir de ce point, la puissance lumineuse a décru graduellement. Au bout de 1.117 heures de fonctionnement, toutes les lampes étaient encore intactes.
- Les auteurs publient des courbes qui montrent que jusqu’à 600 heures de fonctionnement, la consommation spécifique est. inférieure à 2 watts par bougie; jusqu’à 800 heures les lampes ont donné au moins 20 bougies avec une consommation inférieure à 2,05 watts par bougie; jusqu’à 1.000 heures la puissance lumineuse a été supérieure à 19 bougies et la consommation spécifique inférieure à 2,15 watts.
- R. R.
- Mesures photométriques comparatives faites sur des lampes servant à Véclairage public. — Patersoü. — The Electrician, 28 avril igo5.
- L’auteur a fait des expériences sur une rue éclairée par des lampes Nernst du type A et du type Lima absorbant 1/2 ampère sous 240 volts, et sur une rue éclairée par des becs de gaz à manchons incandescents consommant par heure 12,4 litres de gaz.
- GAZ LAMPE NERNST LAMPE NERNST
- Luna A
- Consommation par lampe et par
- heure i2,4ütres 0,12 kw. 0,12 kw.
- Eclairement moyen de la surface d’expérience 0,25 bougie 0,61 bougie o,35 bougie Consommation correspondante à un éclairement de 1 /2 bougie sur la surface d’expérience 24.8 litres 0,098 kw. 0,17 kw.
- Les expériences furent faites en mesurant l’éclairement à une distance de 2 mètres 10 de
- la lampe et à une hauteur de 1 mètre 50 au dessus du sol. Les résultats de ces mesures sont résumés dans le tableau précédent
- Les mesures ont été effectuées avec un photomètre Simmance-Abadie dont l’étalon était constitué par une lampe à incandescence de 10 volts 2 bougies alimentées par une petite batterie d’accumulateurs. On avait préalablement déterminé l’intensité lumineuse de cette lampe en fonction de la différence de potentiel aux bornes, et l’on ajustait une résistance de réglage jusqu’à ce que l’égalité des éclairements fût obtenue.
- R. R.
- MESURES
- Appareils pour la mesure des intensités de champ magnétique. — F. Paschen. — Physikalische Zeitschrift, i5 juin 1905.
- Le champ à mesurer est comparé, au moyen d’une méthode différentielle avec le champ magnétique produit à l’intérieur d’une bobine magnétisante parcourue par un courant d’intensité connue.
- Sur un axe sont placées deux bobines I* et Q sans noyau de fer. L’une de ces bobines Ig. tourne à l’intérieur de la bobine magnétisante parcourue par un courant d’intensité connue ; l’autre \k tourne dans le champ à mesurer. Les forces électromotrices induites dans ces deux bobines sont opposées l’une à l’autre, et l’on régie le courant de la bobine magnétisante jusqu’à ce qu’un galvanomètre placé dans le circuit des bobines induites reste au zéro. Quand l’équilibre est ainsi atteint, l’intensité du courant dans la bobine magnétisante, multipliée par une constante de l’appareil, donne l’intensité du champ dans lequel tourne la seconde bobine induite. Cette intensité de courant est mesurée, dans la plupart des cas, au moyen d’un milli-ampèremètre de précision.
- Comme, en général, des lignes de forces de dispersion du champ à mesurer pénètrent jusque dans l’intérieur de la bobine, celle-ci est munie d’un enroulement auxiliaire. On excite la bobine magnétisante, on branche la bobine induite Q seule sur le galvanomètre et on compense le champ de dispersion au moyen d’un courant réglable parcourant l’enroulement auxiliaire : il est inutile de mesurer la valeur
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- de ce courant. Ensuite on connecte les deux bobines induites à l’opposé l’une de l’autre sur le galvanomètre, et l’on règle le courant de la bobine magnétisante.
- La bobine magnétisante envoie aussi dans la bobine induite ïk des lignes de force de dispersion. Mais cette bobine induite \k ayant une surface n fois plus petite que lg, l’action de ce flux de dispersion peut être négligée pour des valeurs de n suffisamment grandes. La distance entre les deux bobines induites est suffisante pour que le flux de dispersion soit très petit vi»*'à-vis du champ de la bobine.
- Soient : wk la surface d’enroulement de la bobine induite \k,
- Wg la surface d’enroulement de la bobine induite Ig,
- définies de telle façon que la force électromotrice de la bobine induite \k tournant dans le champ H soit égale à
- cwk H
- c étant une grandeur proportionnelle à la vitesse angulaire.
- Soit Fgi le champ magnétique produit par le courant i dans la bobine magnétisante.
- On a, quand l’équilibre est atteint :
- cwkW — cwgFgi (i)
- DÉTERMINATION DES CONSTANTES DE L,’APPAREIL
- 1° Pour déterminer ^, on place la bobine lk
- wk
- dans une bobine de surface ¥k qui, dans le modèle construit, est égale à F^., quoique cela ne soit pas nécessaire. On envoie du courant dans les deux bobines et on en règle l’intensité jusqu’à ce que les bobines induites, reliées au galvanomètre présentent la même force électromotrice. Soient ik et ig les intensités de ces courants et soit ik F// le champ de la seconde bobine dans l’espace occupé par R
- cWgigFg=zcwkikF'k (3)
- wg__ikFjc (4)
- wk ~ ig ¥g
- Quand les bobines sont inégales, on les change l’une pour l’autre, et l’on obtient les courants ik' et ig, soit ik ¥g le champ de la première bobine dans l’espace occupé par \k :
- On a
- üüg = Ü£ÏÜj. (5)
- wk i'g ¥k
- ’ Quand on connaît la
- valeur des rapports
- F*
- F*
- F ' )
- et—f , on peut tirer des équations (4) et (5) la valeur du rapport —£ en fonction des inten-sités de courant.
- Il suffit alors de déterminer le rapport des intensités : cette mesure peut être conduite de la façon suivante (figure 1) : soient a et J les pôles de la batterie. Le courant 4 passe à travers R4 FÆ; le courant ig passe à travers R2
- et F^; r est une résistance de réglage. On branche aux points c et d les deux bornes d’un galvanomètre. Quand cet appareil n’accuse aucun courant, on a :
- 4Ri =- *VRa
- 4__R2
- is R,
- On règle les résistances de façon que le galvanomètre des bobines induites et le galvanomètre branché en cd restent l’un et l’autre au zéro. On peut employer d’ailleurs un seul appareil avec un commutateur basculant.
- On peut, quand on ne cherche pas une grande sensibilité, mesurer individuellement 4 et ig au moyen d’ampèremètres de précision.
- 2° Pour déterminer F^, l’auteur place la bo- ’ bine dans une boussole des tangentes de 35 centimètres de rayon de manière que les centres coïncident. On place au centre commun un système magnétique dont la forme se rap-
- (!) La valeur de ces rapports est 1,0037, comme l’auteur le détermine plus loin.
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- proche le plus possible de celle de la bobine induite R. On fait dévier ce système au moyen d’un courant d’intensité z‘T envoyé dans la boussole des tangentes et on le ramène à sa position primitive en envoyant dans la bobine un courant d’intensité is. Le champ est alors
- égal au champ fT—de la boussole de rayon / :
- reliés à la terre et la partie large du tube est recouverte d’une feuille de papier d’étain reliée également à la terre. Cette feuille d’étain réalise un moyen commode pour empêcher le verre du tube de prendre des charges irrégulières sous l’influence du bombardement et d’introduire des effets électrostatiques perturbateurs. La machine à influence, au pôle négatif de laquelle est connectée la cathode, est du type ordinaire et est entraînée par un petit moteur
- d’où
- F. = 2 ü
- (7)
- Le rapport-J peut être exactement déterminé
- ls
- par la méthode indiquée ci-dessus. On peut également mesurer ces courants au moyen d’ampèremètres de précision.
- B. L.
- Quelques applications des tubes à rayons cathodiques de Braun. — Varley et Murdoch. — The Electrician, 16 juin i9o5.
- La déviation des rayons cathodiques sous l’effet d’un champ magnétique ou électrostatique était connue depuis plusieurs années, mais l’utilisation de cette déviation pour la mesure des intensités du champ ne fut rendue possible que par la réalisation d’une nouvelle forme de tube, spécialement étudiée .dans ce but par le Pr Braun. La déviation des rayons cathodiques étant exactement proportionnelle à l’intensité du champ, la tache phosphorescente produite sur l’écran, indique exactement toutes les variations d’intensité du champ.
- Le Professeur Braun et le Dp Zenneck ont montré que le tube pouvait être employé à l’étude des courbes des courants alternatifs et réalisait ainsi en fait un oscillographe. L’un des auteurs a également montré que, par suite de l’absence complète d’inertie des rayons cathodiques, ce tube pouvait servir dans toutes les études sur les courants de haute fréquence.
- L’emploi du tube de Braun étant assez peu répandu, les auteurs décrivent quelques expériences que cet appareil permet de réaliser.
- Montage
- La disposition générale adoptée est celle que représente la figure 1. Les anodes du tube et le pôle positif de la machine à influence sont
- A ta terre
- . Bobine
- -Ecran
- i
- f\ Ed _____________ a *1^
- | Lentille
- Au pôle négatif de /a mach/nt
- Fig, 1. —• Montag-e du tube de Braun.
- électrique dont la vitesse est réglée par un rhéostat convenable. L’intensité du courant nécessaire pour produire dans le tube des rayons cathodiques suffisamment intenses est d’environ 2 X 10-8 ampère, et le potentiel nécessaire correspond à une distance explosive d’environ 4 mm. dans l’air. Dans la figure 1, B représente l’écran phosphorescent en mica recouvert de tungstate de calcium, sur lequel la figure lumineuse peut être vue ou photographiée.
- Les bobines qui agissent sur les rayons cathodiques sont placées sur le tube immédiatement à côté du diaphragme métallique A : l’une de ces bobines est représentée sur la figure 1 où est dessinée également une lentille qui concentre l’image de l’écran sur une pellicule sensible placée dans une chambre noire. Le spot doit être amené à une position centrale sur l’écran au moyen d’un petit électro-aimant convenable.
- Expériences
- Courant alternatif simple. — Les rayons cathodiques étant déviés perpendiculairement à la direction du flux magnétique, une bobine placée horizontalement en A produit sur l’écran phosphorescent une ligne lumineuse verticale. Aü moyen d’un miroir tournant à axe vertical, on peut voir la courbe exacte du flux alternatif.
- Courants en phase ou décalés. — On emploie deux bobines placées perpendiculairement l’une à l’autre ; on obtient une ligne droite lumineuse
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- si les courants sont en phase. Si les courants ne sont pas en phase, on obtient une ellipse dont le centre est marqué par la tache lumineuse immobile quand les bobines n’agissent pas. Quand les deux courants ont la même amplitude et sont décalés de 90°, on obtient un cercle.
- Champ magnétique triphasé. — Un flux magnétique triphasé peut être observé ou photographié si l’on emploie trois bobines dont les axes font entre eux des angles de 120°. En modifiant la position d’une des bobines, on modifie l’amplitude d’un des flux et on obtient un champ triphasé elliptique visible sur l’écran.
- Hystérésis. — Pour obtenir les courbes d’hystérésis, on emploie deux bobines perpendiculaires l’une à l’autre que l’on relie en série. Le métal que l’on veut étudier est placé dans la bobine horizontale. Pour compenser l’effet magnétique produit par le champ de la bobine horizontale, on place une autre bobine en face d’elle, et on la règle pour que, en excitant les 3 bobines en série, on obtienne sur l’écran une ligne droite lumineuse. On introduit alors le noyau dans la bobine horizontale.
- Décharge oscillante. — La déviation électromagnétique peut être employée pour l’étude des décharges oscillantes, mais elle donne de mauvais résultats pour les raisons suivantes. L’intensité maxirna dans le circuit est égale à
- en appelant Y le potentiel explosif, C la capa-
- A ta terre
- c/e /a machine a
- influence
- Fig-. 2. — Montage pour l’étude des décharges oscillantes.
- cité des bouteilles de Leyde et L la self-induction. La capacité C ne peut pas être considérable, et la self-induction L doit être assez faible pour que l’intensité du courant’soit suffisante. Par suite, L et C étant petits, la période des oscillations t = 2-n y CL est très petite et il est généralement impossible de suivre la courbe au miroir tournant.
- La méthode électrostatique suivante peut être avantageusement employée (figure 2). Deux plaques de cuivre PP sont disposées comme l’indique la figure et sont reliées aux électrodes de l’éclateur. En examinant, avec un miroir tournant rapidement, la ligne verticale obtenue sur l’écran, on peut voir la forme de la décharge oscillante du condensateur C. L est la self-induction du circuit oscillant et S le secondaire de la bobine qui alimente ce circuit.
- R. Y.
- Ampèremètre pour la mesure du courant déwatté. — Ferranti. — The Electrician, igmai igo5.
- Cet appareil est semblable au wattmètre cqns-truit par la Maison Ferranti. Le mode de connexion seul est changé. Quand il s’agit du watt-mètre, la bobine d’intensité est placée dans l’une des branches du système triphasé et la bobine de tension est connectée aux extrémités de cette branche. Quandil s’agitde l’ampèremètre mesurant le courant déwatté, la bobine de tension est reliée aux extrémités des deux autres branches. Si dans le premier cas, le décalage et la tension étaient nuis, dans le second cas, le courant dans la bobine à gros fil est décalé de 90° sur la tension : les indications sont donc proportionnelles à J sin f, c’est-à-dire au courant déwatté. Un commutateur permet d’effectuer l’un ou l’autre mode de connexion et d’employer le même instrument à deux mesures différentes. Le zéro de la graduation est placé au milieu de l’échelle, de sorte que les déviations de l’aiguille indiquent si le courant est décalé en avant ou en arrière, suivant le sens dans lequel elles se produisent.
- R. R.
- SENS. -- SOCIÉTÉ NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLiIV.
- Samedi 39 Juillet 190Ô.
- lSe Année.
- — N° 30.
- / —1
- O
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- » s*
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur.à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MON N 1ER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, —11 A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- RÉSULTATS ET PROBLÈMES DE LA THÉORIE DES ÉLECTRONS (1>
- Il est à peine besoin de rappeler qu’on désigne sous le nom d’électrons des particules extrêmement petites chargées d’électricité : on admet que ces particules existent en quantité innombrable dans tous les corps solides, liquides et gazeux, et l’on cherche à expliquer tous les phénomènes électromagnétiques dans ces corps par les positions, les mouvements et les actions des électrons.
- Cette idée toute moderne offre beaucoup de ressemblance avec certaines idées très anciennes. La conception de la nature matérielle de l’électricité et du courant électrique constitué par de l’électricité en mouvement est commune à la théorie des électrons et aux plus anciennes notions d’électricité ; mais la théorie nouvelle précise ces notions, en supposant l’existence de petits corpuscules invariables, séparés les uns des autres, c’est-à-dire une constitution atomique de l’électricité. Nous ajouterons que le courant électrique ne doit être considéré comme un mouvement d’électrons qu’autant qu’il a son siège dans la matière pondérable : les courants de déplacement de Maxwell dans l’éther pur doivent être considérés comme un phénomène d’un autre genre.
- La théorie des électrons interprétant comme un courant de convexion tout courant de conduction, le fait que les courants de convexion exercent aussi une action magnétique est pour elle d’une importance capitale. Si l’on pouvait montrer que le mouvement d’un corps chargé n’exerce aucune action, il faudrait abandonner la théorie des électrons. De l,à vient l’importance considérable des recherches expérimentales entreprises sur ce point
- P) Extrait d’une conférence faite àl’Elektrotechniseher Verein, de Berlin.
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- dans les dernières années. Rowland a indiqué le premier, en 1878, qu’un corps chargé en mouvement exerce une action magnétique : il avait constaté qu’un disque chargé tournant dans son plan est, à ce point de vue, équivalent au système formé par un courant électrique circulaire. Des expériences effectuées quelques années plus tard avec Hutchinson dans le laboratoire d’Helmholtz conduisirent au même résultat et permirent de déterminer numériquement le rapport entre l’unité électromagnétique et l’unité électrostatique d’électricité. Quoique l’existence de l’effet de Rowland semblât bien prouvée, elle fut mise en doute, il y a quelques années, par Crémieu qui ne put parvenir à obtenir un résultat positif, soit avec le dispositif expérimental de Rowland, soit avec d’autres dispositifs. La discussion survenue sur ce point fut résolue en faveur de la théorie des électrons. Pender ayant répété les expériences de Rowland sans se heurter aux difficultés qu’avait rencontrées Crémieu, l’expérience fut reprise en commun par ces deux physiciens, et la question fut étudiée si complètement par eux qu’il ne peut plus subsister aucun doute sur l’exactitude des conclusions de Rowland. D’autres expériences, parmi lesquelles celles de Adam à Cambridge (Mass), Eichenwald à Moscou, et Karpen à Paris, ont confirmé ce résultat et l’on peut dire que, maintenant, aucun danger ne menace plus la théorie des électrons de ce côté. On doit d’ailleurs ajouter que, si les premiers résultats de Crémieu avaient été vérifiés, non seulement la théorie des électrons, mais aussi toutes les notions modernes sur l’électricité auraient dû être modifiées.
- Nous faisions remarquer tout à l’heure que la théorie des électrons avait une grande analogie avec les théories les plus anciennes. En particulier la façon de voir de Weber, qui admettait l’existence de deux fluides, a beaucoup de points communs avec elle. En réalité, il y a bien peu de différence quand on dit qu’un corps chargé possède un excédent de fluide positif ou négatif, ou quand on dit qu’il y a un excédent d’électrons. Cependant les vues modernes diffèrent des théories anciennes, et cela à un double point de vue. En premier lieu, on admet dans toute leur étendue les idées générales de la théorie de Maxwell, et en second lieu on est en mesure de déterminer d’une façon exacte les propriétés des électrons ainsi que leur charge, leur masse, leurs dimensions et leur vitesse.
- Il y a lieu d’insister un peu sur le premier point. Les idées fondamentales de la théorie de Maxwell sont maintenant familières à tous les électriciens qui, pour ainsi dire, s’en servent chaque jour. On ne songe plus jamais à une action mutuelle entre des corps électrisés, entre des circuits parcourus par des courants et entre des aimants sans penser au champ électrique ou magnétique, ou, en un mot, au champ électromagnétique qui environne ceux;-ci. Dans ce champ, on se représente les phénomènes produits par la force « électrique » et par la force « magnétique » et correspondant à une quantité d’énergie exactement connue. En outre, on possède des équations assez simples au moyen desquelles on peut calculer le champ : l’une d’elles exprime la relation entre le courant et la force magnétique ; l’autre, la relation entre la force électrique et la variation de l’induction magnétique. Ces équations représentent, d’une façon générale, la propagation de phénomènes qui a lieu avec une vitesse égale à celle de la lumière. Il existe, il est vrai,, des états stationnaires pour lesquels on ne peut pas parler de propagation, mais, aussitôt que l’on fait varier l’intensité d’un courant, ou que l’on déplace un corps électrisé ou un aimant, des ondes électromagnétiques prennent naissance et donnent lieu à une radiation d’énergie.
- Or, d’après la théorie des électrons, il existe autour de chaque électron, dans l’éther environnant, un champ qui satisfait aux équations générales de Maxwell : chacun des
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- champs qu’il nous est donné d'observer expérimentalement résulte de la superposition d'innombrables champs élémentaires. En ce qui concerne le champ de l’électron individuel, celui-ci est purement électrostatique quand la particule est immobile, tandis que le mouvement de celle-ci engendre immédiatement des forces magnétiques. Si ce mouvement se produit d'une façon continue dans la même direction avec Une vitesse constante, l’état est stationnaire en ce sens que l’électron entraîne avec lui un champ invariable. Dans tous les autres cas, c’est-à-dire pour toute variation de vitesse en direction ou en grandeur, OU a affaire à une radiation.
- Un certain nombre de formules permettent de déterminer le champ, et servent de point de départ à tous les autres développements. Pour établir ces formules, on a fait un certain nombre d’hypothèses : l’une d’elles est que l’éther ne remplit pas seulement l’espace entre les électrons, mais pénètre dans ces particules elles-mêmes, auxquelles on attribue un certain pouvoir d’extension. Â l’intérieur d’un électron, il existe aussi un champ électromagnétique que l’on détermine en même temps que le champ extérieur. Une seconde hypothèse* non moins importante que la précédente, consiste à admettre que, pendant que les électrons se déplacent, l’éther lui-même reste immobile.
- Cette hypothèse dhm éther immobile a été imaginée par Fresnel pour expliquer certains phénomènes optiques dans des corps en mouvement. Elle est également fertile dans le domaine des phénomènes électromagnétiques : quand, par exemple, on fait tourner non seulement un disque chargé, comme dans les expériences de Rowland, mais tout un condensateur placé autour d’un axe perpendiculaire à son plan, le diélectrique lui-même exercé une action magnétique signalée par Rôntgen. Les expériences d’Eichenwald sur ce sujet ont montré que, dans un appareil ayant un diélectrique pondérable, cette action ne correspond pas au déplacement diélectrique total. On doit plutôt admettre que le déplacement diélectrique (« dielectric displacement » de Maxwell) se compose de deux parties, dont Fune appartient à la matière et dont l’autre a son siège dans l'éther. La première partie seule produit, quand elle provient de la matière en mouvement, un champ magnétique'.
- En ce qui concerne la force qui agit sur un électron, on a encore recours à la théorie de Maxwell. La force est exercée par l’éther aü point où se trouve l’électron et est déterminée directement par l’état de cet éther ; elle ne dépend qu’indirectement des électrons qui ont produit le champ. Si l’électron est en repos, on obtient la force qui s’exerce sur lui en multipliant la force électrique dans l’éther pàr la charge de l’électron. Si l’électron est en mouvement, une nouvelle force prend naissance ; celle-ci est perpendiculaire au pian formé par la direction du mouvement et la force magnétique ; sa grandeur est donnée par le produit de la charge par la vitesse,. la force magnétique et le sinus de l’angle compris entre ces deux vecteurs.
- D’une façon générale, dans un champ donné, l’action que subit un électron se compose de deux parties que l’on peut désigner sous le nom de force « électrostatique » et force « électromagnétique ». En additionnant les premières de ces forces, on obtient l’action totale d’un champ sur tous les électrons dans un corps chargé, ou polarisé électriquement, c’est-à-dire toutes les forces électrostatiques. La deuxième partie de la force permet d’expliquer les actions électrodynamiques, ainsi que tous les phénomènes d’induction dans les corps pondérables.
- La théorie des électrons va plus loin que la théorie de Maxwell. L’éther n’est plus seulement un diélectrique comme les autres, mais de plus faible constante diélectrique : c’est un diélectrique d’un genre particulier, et même le seul milieu que nous concevions, car tous les corps sont pénétrés par lui et toutes les forces sont transmises par lui. Si
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- nous devions admettre qu’entre deux molécules ou atomes agissant l’un sur l’autre il existe toujours un petit intervalle, nous pourrions affirmer qu’aucune action dynamique ne peut se produire sans que l’éther joue un rôle. Gela s’applique non seulement aux attractions électriques et magnétiques, mais aussi aux forces moléculaires et aux actions chimiques. Mais, en ce qui concerne les propriétés particulières des diélectriques pondérables, par lesquelles ceux-ci se distinguent de l’éther, on peut les expliquer en admettant que les molécules contiennent des électrons qui sont liés à des positions d’équilibre mais peuvent en être écartés par des forces électriques. Quand ce déplacement a eu lieu, on dit que le corps est polarisé électriquement, et dans cette polarisation réside Tune des parties du déplacement diélectrique, celle qui appartient à la matière.
- Après ces rapides considérations générales, nous parlerons d’abord des électrons qui se meuvent librement dans l'éther, puis de ceux qui font partie de corps pondérables ainsi que des particules chargées que l’on désigne généralement sous le nom d’ions.
- On a affaire à des électrons libres dans les phénomènes des rayons cathodiques, des rayons-canal et des rayons de Becquerel. Les rayons-canal, découverts par Goldstein, se produisent dans certaines conditions à la partie postérieure de la cathode d'un tube à décharges, quand cette cathode est perforée. Quant aux rayons de Becquerel, leur découverte a apporté une précieuse confirmation à la théorie des électrons ; parmi ces rayons nous ne parlerons que des rayons du radium, qui, comme l'on sait, se subdivisent en rayons a, rayons p et rayons y, les rayons « étant les moins pénétrants et les rayons y les plus pénétrants.
- Divers phénomènes ont permis de conclure d'une façon certaine que ces radiations, à l’exception d’une au plus, sont composées d'électrons qui se meuvent dans la direction du rayon et produisent par leur choc une impression photographique ou une fluorescence sur la plaque qu'ils rencontrent. La présence d’un champ électrique ou magnétique amène des perturbations dans la marche des rayons. Supposons qu’un électron se meuve dans un champ électrique homogène dont les lignes de force sont perpendiculaires à la direction primitive du mouvement, comme l’indique la figure 1. Supposons qu’au point O l’électron possède une vitesse e dirigée vers le haut et ait une charge positive : sous l’influence de la force constante agissant vers la droite, il décrit une parabole OA. On obtiendrait une courbe de courbure inverse OB si l’on supposait la charge négative. Soient e la charge, E l’in-
- tensité du champ, m la masse de l’électron : l’accélération constante est — et l’on peut
- Fig. 1
- calculer le rayon de courbure r de la trajectoire au point O au moyen de l’équation.
- v2 Ee . ,
- En mesurant expérimentalement r et E, on peut donc déterminer la valeur de l’expression
- -V O)
- mvÀ
- Dans un champ magnétique, les rayons subissent une modification de trajectoire analogue à celle que produit un champ électrique. Supposons (fig. 2) que les lignes de force d’un champ homogène soient perpendiculaires au plan de la figure et dirigées vers l’avant : un électron se déplaçant primitivement vers
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- le haut décrira la trajectoire courbe OD dirigée vers la droite si la charge est positive, et vers la gauche si elle est négative. La vitesse v reste constante, puisque la force est perpendiculaire à la direction du déplacement : par suite la grandeur de la force reste aussi invariable, de sorte que la trajectoire est un cercle. La force est exprimée par le produit
- evH
- en désignant par H l’intensité du champ magnétique: on obtient donc, pour la détermination du rayon r, la formule
- v2__evH
- r m
- (3)
- au moyen de laquelle on peut calculer la valeur de
- e
- vm
- (4)
- quand on a mesuré l’intensité du champ H et le rayon de courbure r.
- On voit donc que, tout au moins dans les cas où il n’y a pas de doute sur la direction du mouvement, on peut déduire le signe de la charge électrique du sens de la déviation que produit un champ électrique ou magnétique. En outre, et c’est là le point le plus remarquable, on peut, quand les deux déviations ont été mesurées,
- déterminer les valeurs de la vitesse v et du rapport ^ au moyen des expressions (2) et (4).
- Il existe certains cas dans lesquels l’observation de l’action exercée par un champ magnétique suffit seule pour déterminer la valeur du
- rapport ~ Le premier des phénomènes, dans lesquels on n'a plus
- affaire à des électrons libres, est le phénomène, découvert par Zeemann, de la variation que subit la durée d’oscillations des rayons émis quand une source lumineuse gazeuse est placée dans un champ magnétique. La façon la plus simple de se représenter l’émission est de supposer dans chaque molécule du gaz lumineux l’existence d’un seul électron mobile qui, dès qu’il est déplacé d’une certaine quantité r hors de sa position d’équilibre, est ramené à cette position avec une force proportionnelle à la valeur du déplacement. Si l’on pose, pour cette force, l’égalité :
- K — kr
- où k désigne une constante, la durée d’oscillations de l’électron est, d’après les lois simples de la mécanique :
- t=2VI’
- formule que Ton peut écrire également sous la forme suivante :
- (5)
- n désignant la fréquence c’est-à-dire le nombre d’oscillations dans le temps 2n. Cette fréquence est également celle de la radiation produite par les variations de vitesse de la particule.
- Considérons maintenant une oscillation circulaire, (fig. 3) dans un plan perpendiculaire
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- à la force magnétique H. En plus de la force: K = -kr dirigée vers le centre G du cercle, il existe une seconde force
- F = ev>H
- ou, comme
- 2îrr
- v = — =nr F = eraHr.
- Cette force a une direction concordante ou opposée à celle de la force K. Cela dépend de la direction du mouvement, de la direction du champ magnétique, et du signe de la charge e. Cette nouvelle force est, en réalité, très petite en comparaison de la force kr ; on peut donc dire que la constante k subit la petite variation
- Sk=-enU.
- A cette variation correspond, d’après l’équation (5), une modification de la fréquence
- 3n = -H
- 2
- e
- m
- (6)
- qui peut se produire dans l’un ou l’autre sens. Si la durée d’oscillation est augmentée pour l’une des directions du mouvement, elle est diminuée pour la direction opposée,
- Il y a lieu de remarquer que le champ magnétique n’exerce aucune force sur un électron qui se déplace le long d’une ligne de force et que, par suite, les oscillations de la particule qui se produisent parallèlement aux lignes de force, c’est-à-dire perpendiculairement au plan du dessin, ne sont pas affectées par le champ. Comme toute oscillation peut être décomposée en oscillations rectilignes et en deux oscillations circulaires opposées dans le plan du dessin, on doit en conclure que, sous l’influence du champ, il se produit, au lieu d’une fréquence n, trois fréquences
- n , n -j- Sfi , n — §n ;
- par conséquent, la décomposition spectrale de la lumière ne devra pas donner une ligne simple, mais une ligne triple ou un triplet de lignes. C’est ce qu’a observé Zeemann, et c’est là la forme la plus simple du phénomène qui porte son nom ; la plupart des lignes spectrales sont décomposées d’une façon compliquée.
- Si l’on a réellement affaire à un triplet, la mesure de l’écart des composantes donne la valeur de Sft; la formule (6) permet alors, quand on connaît l’intensité du champ H, de déterminer la valeur de ~ • C’est de cette manière que Zeemann a déterminé, pour la première
- fois, la valeur de ce rapport. Ces observations permettent également de voir si l’électron mobile, qui produit par ses vibrations des rayons lumineux, possède une charge positive ou négative.
- On se représente, dans les molécules de tout corps pondérable, des électrons qui entrent en oscillations aussitôt que le corps est atteint par un rayon lumineux, La cause du mouvement doit être attribuée aux forces électriques alternatives qui existent dans le rayon lumineux. L’amplitude de ces oscillations et l’influence qu’elles ont sur la propagation de la lumière dans le corps et surtout sur la vitesse de propagation dépendent de la grandeur Res forces qui rappellent les électrons à leur position d’équilibre. Si l’on suppose que le corps se trouve dans un champ magnétique et est traversé dans la direction des lignes de force par de la lumière polarisée circulairement vers la droite ou vers la gauche, c’és-t-à*-dire par fies rayons dans lesquels des oscillations circulaires, perpendiculaires à la cfirec-
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- tion des rayons, ont lieu, la force qui agit sur un électron oscillant dirigée au centre de sa trajectoire circulaire, sera renforcée par l'influence du champ vers l’une des directions du mouvement, et affaiblie dans l’autre direction du mouvement, comme nous l'avons vu dans la description du phénomène de Zeemann. Il en résulte une inégalité dans les vitesses de propagation de la lumière polarisée circulairement à droite ou à gauche, inégalité qui se traduit suivant une loi bien connue en optique, par une rotation de la direction d’oscillation d’un rayon lumineux polarisé rectilignement et traversant le corps. Ce fait signalé depuis longtemps, est donc dû à la même cause que l’effet Zeemann, et il est évident que
- l’on peut également l’utiliser pour déterminer la valeur de rapport ~ Siertsema a calculé quelques valeurs de ce rapport en mesurant les angles de rotatiom
- Nous avons parlé, jusqu’à présent, du rapport^ - En ce qui concerne la valeur de la
- grandeur e elle-même, c’est-à-dire la valeur de la charge électrique d’une particule individuelle, elle a été déterminée par J.-J. Thomson pour des ions gazeux dans différents cas au moyen de sa méthode fertile du brouillard. Si le gaz ionisé contient de la vapeur d’eaü, le refroidissement dû à une expansion adiabatique produit un brouillard dans lequel les ions agissent comme noyaux de condensation. On doit supposer qu’il se forme autour de chaque ion une gouttelette d’eau. La grosseur de ces gouttelettes est déterminée par J.-J. Thomson d’après la vitesse de chute du brouillard en s’appuyant sur la loi théorique qu’une petite sphère tombant dans l’âir atteint Une vitesse limite qui dépend d’une façon déterminée du poids de la sphère, de son rayon et du coefficient du frottement de l’air. Si l’on connaît en outre la quantité de vapeur condensée, une simple division donne le nombre des gouttelettes d’eau, et, par suite, le nombre des ions : il suffit alors de déterminer la charge totale de ceux-ci en unités absolues pour connaître la charge de chaque ion.
- Le tableau I indique quelques valeurs obtenues pour—• La valeur de ce rapport pour
- TABLEAU I
- e m
- Ions hydrogéné 9660
- Electrons négatifs Effet Zeemann........ ................. Rotation du plan de polarisation Rayons cathodiques (Simon) ï,6—3 o,9—R8 i ,86 X107
- Rayons cathodiques (autres expérimentateurs) 4. 0,7—r4'
- Plaque de zinc soumise à des rayons ultraviolets. °,7 jüsqü'à 0,96
- Rayons /3 1,75 (fil
- Electrons positifs Rayons cànal 300—9000
- Rayons « . ; 6000 0,07
- les ions contenus dans les électrolytes se déduit de l’équivalent électrochimique, et la masse d’un tel ion peut être évaluée au moyen de la théorie cinétique des gaz ; la charge e peut donc être déterminée. Les indications du tableau sont exprimées en unités C.G S. et en unités électromagnétiques ordinaires.
- P) Ce nombre se rapporte à de faibles vitesses.
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- On voit immédiatement que les valeurs du rapport ^ pour les électrons négatifs sont
- beaucoup plus grandes que pour les électrons positifs et que les nombres relatifs aux premiers sont compris entre des limites assez étroites. Gela a conduit à l’hypothèse que les électrons négatifs dont il s’agit dans les cas envisagés ne diffèrent que très peu entre eux, aussi bien au point de vue de la masse qu’au point de vue de la charge.
- En ce qui concerne la grandeur des charges, il y a lieu de rappeler que, d’après des considérations de la théorie moléculaire, la masse d’un ion hydrogène a été évaluée à environ 10~24 gramme, chiffre qui, rapproché de l’équivalent électrochimique, donne pour la charge d’un tel ion la valeur
- e = io-20
- Il est remarquable que les expériences de J.-J. Thomson sur les ions gazeux aient conduit à des valeurs qui concordent, aux erreurs d’observation près, avec le chiffre trouvé théoriquement.
- On sait que dans les électrolytes, tous les ions monovalents ont des charges de même valeur numérique, positives ou négatives, et que les ions bivalents, trivalents, etc. portent des charges doubles, triples, etc. de celle des ions monovalents. Cette loi a depuis longtemps conduit à prendre la charge d'un ion monovalent comme une unité élémentaire d’électricité, analogue à un « atome », dont il peut y avoir des multiples, mais non des fractions. Les résultats de J.-J. Thomson concordent bien avec cette manière de voir et l’on arrive à l’hypothèse suivante :
- Il existe dans la nature une certaine unité élémentaire d’électricité que portent, comme charge, non seulement un ion monovalent, mais aussi les ions gazeux étudiés et les électrons négatifs. En ce qui concerne l’extension de cette hypothèse aux électrons négatifs, il faut remarquer que l’on n’a pas pu, jusqu’à présent, mesurer directement leur charge, mais il est naturel de considérer ces électrons comme les formations les plus simples qui existent et, par suite, de leur attribuer la plus petite charge qui se produit. A cela s’ajoutent les résultats obtenus en déterminant la valeur de ^ et en mesurant e pour les particules chargées qui sont produites dans le gaz entourant une plaque de zinc chargée négativement et soumise à des rayons ultraviolets ; quand la pression du gaz est très faible, il se produit de véritables rayons cathodiques comme le montre la valeur de e indiquée dans le tableau. Quand la pression est élevée, au contraire, on a affaire à des ions gazeux : si l’on se représente la formation de ceux-ci par le groupement d'un certain nombre de molécules autour des électrons négatifs des rayons cathodiques primitifs, on voit que la charge de l’ion gazeux doit être la même que celle de l'électron qui forme le noyau de l’ion.
- D’ailleurs les phénomènes optiques confirment cette manière de voir, que la charge d’un électron est du même ordre de grandeur que celle d’un ion électrolytique.
- Il est facile de tirer de ce qui précède des conclusions importantes sur la masse des ions et des électrons. En faisant abstraction, pour simplifier, des cas dans lesquels la charge se compose de deux ou plusieurs unités élémentaires, et si l’on suppose la valeur de e identique pour tous les électrons et ions, les masses m sont inversement
- proportionnelles aux valeurs de ^ • Par suite, la masse d’un électron négatif n’est qu’une petite fraction de celle d’un atome d’hydrogène, la deux millième partie de celle-ci, si l’on prend comme base la valeur trouvée par Simon pour le rapport ^ ; la masse d’un élec-
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- tron positif, comme ceux qui prennent naissance dans les rayons-canal et les rayons « du radium, sont au contraire du même ordre de grandeur que la masse de l’atome chimique. Il semble donc que les électrons prennent naissance par dissociation de l’atome en deux parties chargées, l’une positive qui embrasse la presque totalité de la masse, et l’autre négative qui n’a qu’une très petite fraction de cette masse.
- Le tableau I donne aussi quelques indications sur la vitesse des électrons libres, la vitesse de la lumière étant prise comme unité de mesure. Tandis que la vitesse des électrons positifs est bien éloignée de cette vitesse, celle des électrons négatifs s’en rapproche beaucoup et l’atteint presque. La radiation du radium est particulièrement remarquable à ce point de vue. Un sel de radium émet en même temps des particules négatives avec une très grande vitesse et des particules positives avec une vitesse beaucoup plus faible. La présence d’un champ magnétique sépare ces rayons les uns des autres, comme le montre schématiquement la figure 4 dans laquelle on a supposé les lignes de force magnétique perpendiculaires au plan du dessin. Le champ dévie les rayons « et p en sens opposés et n’exerce aucune action sur les rayons y.
- Nous n’avons encore rien dit "des belles expériences de Kaufmann sur la déviation électrique et magnétique des rayons du radium. On a vu qu’en général, un électron subit l’action d’une force quand il se trouve dans un champ électromagnétique. Mais il existe un champ propre dû à l’électron, et l’on peut se demander si ce champ produit aussi une force.
- Le calcul montre qu’il en est bien ainsi dès que l’électron possède un mouvement autre qu’un mouvement rectiligne uniforme. Si l’on désigne par qK l’accélération dans la direction du mouvement, par q2 l’accélération perpendiculaire à celle-ci, on trouve que l’éther exerce sur l’électron deux forces proportionnelles et opposées à ces accélérations. On peut désigner ces forces sous la forme q { et m2 q2. en appelant m{ et m2 certains coefficients qui dépendent de la grandeur de l’électron, de la charge et enfin de la vitesse. Si donc l’on veut imprimer à l’électron un certain mouvement, il faut d’abord faire agir les forces m0 q^ et m0 q2, en désignant par m() la masse dans le sens habituel du mot, comme pour un point matériel ordinaire : en outre il faut encore surmonter les forces indiquées. Il faut donc, dans la direction du mouvement, une force extérieure •
- (mo + mdïn
- et, perpendiculairement à celle-ci, une force
- (/«0 + »n2)tf2>
- En d’autres mots, l’électron se comporte, en ce qui concerne l’accélération tangentielle, comme si la masse était m0 -f- mK, et, en ce qui concerne l’accélération normale, comme si la masse était m0-{-m2. Nous appellerons m0 la masse vraie, mK ou m2 la niasse apparente ou électromagnétique, et m{) ou m{) -f- ni2 la masse effective : nous désignerons mK par
- les mots masse électromagnétique longitudinale, et m2 par le mot masse électromagnétique transversale. On peut se familiariser de la façon suivante avec la notion de masse électromagnétique quand il s’agit d’une accélération dans la direction du mouvement. Quand on veut imprimer à un électron une certaine vitesse, il faut produire le champ correspondant à cette vitesse. Pour cela il faut une certaine dépense de travail puisque le champ contient de l’énergie, et cela revient au même que si la masse était un peu plus considérable.
- Fig. 4
- * * *
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- II est très important de pouvoir déterminer de combien la masse effective, dont le rapport à la charge est mesuré expérimentalement, est une masse réelle et de combien elle est une niasse électromagnétique. La possibilité de cette détermination repose sur le fait que les masses électromagnétiques mK et m2 ne sont pas constantes, mais dépendent de la vitesse de l’électron. Si cette vitesse est faible, les masses et w2 ont toutes deux 2
- la valeur y pour un électron sphérique de rayon R dont la charge e est uniformément
- répartie sur les surfaces. Pour les vitesses élevées, les valeurs augmentent avec une grande rapidité et deviendraient infinies pour une vitesse égale à celle de la lumière.
- M. Abraham, qui s’est occupé d’une façon particulière de la dynamique de l’électron, a donné des formules pour mK et m2. Le résultat des expériences de Kaufmann est, dans les limites des erreurs d’observation, que la masse transversale effective /n0-f- m2 varie avec la vitesse dans la même proportion que le calcul l’indique pour la niasse électromagnétique. On doit donc en conclure que les électrons négatifs n’ont pas de masse vraie, mais seulement une masse électromagnétique, et sont seulement une charge sans matière,
- ou, ce qui revient au même, que, dans un électron négatif en mouvement, on n’a pas affaire à une autre énergie que l’énergie électromagnétique du champ.
- La méthode de Kaufmann consiste à mesurer la déviation électrique et magnétique des rayons /3. Ceux-ci possèdent des vitesses très différentes, de sorte que des expériences faites avec une seule et même préparation de radium permettent de déterminer les valeurs du rapport pour différentes vitesses. Pour
- connaître quelles étaient les déviations électriques et magnétiques corrélatives, c’est-à-dire les déviations se produisant sur le même groupe d’électrons, Kaufmann a produit simultanément les deux déviations. Si l’on suppose qu’il existe un champ électrique et un champ magnétique à lignes de force horizontales dirigées de droite à gauche et si des rayons p sont émis perpendiculairement à ces lignes de force, ces rayons sont déviés horizontalement vers la droite par la force électrique, puisque les charges sont négatives, et vers le haut par la force magnétique. Si les rayons tombent sur un écran perpendiculaire à leur direction primitive, et si l’on trace (fig. 5) sur cet écran des axes de coordonnées rectangulaires passant par le point O qu’atteindraient les rayons sans déviation, les coordonnées du point P réellement atteint donnent une mesure des deux déviations. Les grandeurs des droites OA et OB dépendent de la vitesse des électrons, et, s’il existe simultanément des rayons de différentes vitesses, les points déterminés se rangent suivant une courbe OPQ. Celle-ci, ou son prolongement, passe par le point O.
- En employant pour écran une pellicule photographique placée à une faible distance du point d’émission des rayons, Kaufmann put mesurer les coordonnées de la courbe en différents points et put, au moyen de la formule indiquée, en tirer des conclusions
- sur les valeurs de^aux différentes vitesses. Il a trouvé que la valeur de ce rapport —diminue quand la vitesse augmente. Comme on suppose constante la charge e, on doit en déduire que m croît avec la vitesse, et la valeur de cette croissance concorde avec celle qu’indique la formule d’Ahraham pour la masse électromagnétique ni.,.
- Le tableau suivant donne une idée de ces variations de la masse effective : la pre-
- X
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- mière colonne indique les vitesses exprimées par rapport à la vitesse de la lumière prise pour unité.
- TABLEAU II
- VITESSE e m
- 1,21 ,
- o, 83 1, i3 1
- o, 86 1,07 ( X io7
- o,9! °,93 (
- o, 94 o,83 /
- La valeur de £ indiquée dans le tableau I pour les rayons /3, est une valeur limite
- dont ce rapport s’approche quand la vitesse décroît.
- Il y a lieu d’ajouter qu’en réalité le dispositif expérimental n’était pas si simple que celui que nous venons de décrire, et qu’en outre Kaufmann mesurait le double des déviations électriques ; pour cela il renversait le champ électrique au bout de quelque temps, obtenait nue seconde branche ORS de la courbe et mesurait, pour différentes valeurs de OA, l’écartement PR.
- Si l’on admet en première approximation, que, même dans le dispositif réel, les coordonnées OA = x et OD = y sont proportionnelles aux courbures que possède à l’origine la trajectoire suivie par les électrons qui se dirigent vers P par suite de l’action des champs magnétique et électrique, on obtient, en s’appuyant sur les équations (1) et (3)
- __ae\ t __be E
- mv ’ ^ mv2
- en donnant aux lettres e, /n, e, E, II, les mêmes significations que précédemment, et en désignant par a et b deux constantes.
- Si l’on remplace dans ces formules e par différentes valeurs, on obtient les coordonnées de différents points de la courbe. La forme de celle-ci dépend de la façon dont m varie avec e.
- Evidemment y serait proportionnel à la puissance seconde de x si m restait constant; les courbes seraient des paraboles, comme l’indiquent les lignes pointillées de la figure. Le résultat obtenu par Kaufmann repose précisément sur le fait que les courbes s’écartent des paraboles dans le sens qu’indique la figure. D’après les équations précédentes, on a
- bE ,
- ï=^m'nx-
- On voit donc que y croît moins vite que x2 si une plus petite valeur de v et, par suite, une plus grande valeur de x correspond à une plus petite valeur de ni.
- Le résultat de Kaufmann est propre à provoquer d’autres expériences. A ce point de vue, plusieurs phénomènes présentés par des systèmes mobiles nous ont amené à supposer qu’un électron de forme sphérique à l’état de repos, est aplati dans le sens du mouvement aussitôt qu’il se déplace, et devient une ellipsoïde qui se rapproche d’autant plus d’un
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- disque plat que la vitesse de déplacement s’écarte moins de la vitesse de la lumière (*). Cette hypothèse d’un électron déformable, que nous émettons d’ailleurs sous toutes réserves, car son développement conduit à de grandes difficultés, mène à des expressions de la masse électromagnétique différentes de celles obtenues par Abraham. Cependant, ces formules concordent bien avec les résultats expérimentaux de Kaufmann si l’on n’attribue pas aux vitesses des valeurs aussi considérables que l’exigent les équations d’Abraham. On pourrait trancher entre les deux manières de voir, s’il était possible de déterminer avec une exactitude suffisante les intensités de champ électrique et magnétique dans les expériences de Kaufmann.
- Cependant rien ne doit être changé à la conclusion que, dans les cas des rayons /S, il faut nier l’existence de masses réelles. De même rien ne doit être changé à la formule donnant la valeur de la niasse électromagnétique aux faibles vitesses ; cette formule reste la suivante :
- 2 e2 m “ 3 R '
- Au moyen de cette formule, on peut, en admettant les vues de Kaufmann, déterminer le rayon R quand on connait les valeurs absolues de e et ni. Nous reviendrons sur ce point.
- Le résultat trouvé par Kaufmann, en ce qui concerne les électrons négatifs, conduit aussi à la question posée de différents côtés, de savoir s’il existe réellement une niasse, véritable. On peut se représenter toute la matière pondérable comme formée d’électrons et toute l’énergie cinétique des corps en mouvement comme consistant en l’énergie de champs électromagnétiques. Si cette hypothèse était confirmée, on n’aurait plus finalement à expliquer mécaniquement les phénomènes électromagnétiques, mais à expliquer électro-mécaniquement tous les phénomènes mécaniques : toute la technique aurait pour base l’électrotechnique.
- On n’en est cependant pas encore là, et il faut se contenter provisoirement d’admettre comme très vraisemblable que, dans le cas simple des électrons négatifs libres, il n’existe pas de niasse véritable. D’ailleurs, même s’il n’était pas possible de résoudre la matière entière en électrons, il est hors de doute que les champs électriques de l’atome jouent un rôle essentiel et l’on doit souhaiter que l’étude des oscillations électriques émanant de l’atome permette d’obtenir des renseignements précieux sur la structure de cet atome. C’est ainsi que la théorie des lignes spectrales et des formes compliquées de l’effet Zeemann ainsique delà relation entre 'ces phénomènes et les phénomènes chimiquesconstitue un des problèmes importants de la théorie des électrons.
- Si l’on étudie les phénomènes auxquels prennent part les électrons enfermés dans les corps pondérables, on peut établir la théorie électronique des métaux qui, reliée aux résultats précédemment obtenus par Weber et Kohlrausch a été développée avec succès dans ces dernières années par lliecke, Drucle, J.-J. Thomson et d’autres expérimentateurs. Avant tout, il faut se rendre compte de l’étroite relation qui existe entre les propriétés qu’ont les métaux vis-à-vis de l’électricité et vis-à-vis de la chaleur. Quand on compare les métaux entre eux, on trouve toujours ensemble une haute conductibilité électrique et une haute conductibilité calorifique : Wiedemann et Franz ont conclu de leurs observations que le rapport des coefficients relatifs à l’électricité et à la chaleur avait la même valeur pour tous les métaux à une température déterminée. Le tableau 1II qui indique le résultat des mesures méticuleuses de Jaeger et Disselhorst à des tempé-
- (!) Voir L'Eclairage Electrique, tome XLIII, 13 mai 1905, page 224 (Lorentz) et tome XLIV, 15 juillet 1905, page 77 (Poincaré).
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- ratures comprises entre 18° et 100° montre que eette loi n’est pas exacte, mais présente une approximation suffisante pour beaucoup de métaux.
- TABLEAU III
- T 0 0 GO U/<boo°-10-8 U'AOioo0 : (fcA)i8°
- Aluminium 636 844 I ,32
- Cuivre II 665 862 1,3o
- Cuivre III 671 871 1,3o
- Argent 686 881 1,28
- Or 727 925 1,27
- Nickel 699 906 1,3o
- Zinc . 672 867 029
- Cadmium 706 9°5 1,28
- Plomb 7i5 935 1,3i
- Etain „ 735 925 1,26
- Platine 753 ioi3 1,35
- Palladium 754 1017 1,35
- Fer I 802 1061 1,32
- Fer II 838 1114 i,33
- Bismuth 962 1077 1,12
- Cuivre fondu 757 955 1,26
- Constantan 1106 i3io 1,18
- Dans ce tableau, on a supposé que la conductibilité calorifique était mesurée par la quantité de chaleur, exprimée en unités de travail, passant par seconde à travers un élément de surface égal à un centimètre carré, quand une chute de température de i° C par centimètre se produit dans la direction perpendiculaire à l’élément. La conductibilité électrique a a été supposée mesurée par la quantité d’électricité par laquelle est traversé par unité de temps un tel élément de surface quand une force électrique égale à l’unité agit dans la direction de la normale.
- Les valeurs des conductibilités elles-mêmes n’ont pas été indiquées, non seulement parce qu’il ne s’agit que du rapport entre ces quantités, mais aussi parce que les expériences ont été conduites de manière à donner seulement les valeurs de ce rapport, on peut mentionner simplement que, à 18°, k et a- varient entre les valeurs suivantes :
- et
- k = 8,iXi°3 , cr=o,84XIos (bismuth)
- k~ 421 X 105 , <7 = 61,4 X io_b (argent).
- On voit que les valeurs du rapport ^ sont beaucoup moins différentes.
- Ceci posé, on voit qu’il suffît de considérer un courant électrique comme un mouvement d’électrons qui se propage dans les intervalles entre les atomes métalliques. Si l’on veut admettre qu’il existe une relation constante entre les conductibilités électrique et calorifique, il faut attribuer aux électrons,mobiles, que nous désignerons dans la suite comme électrons « libres », un rôle prépondérant dans le phénomène de conductibilité calorifique, et écarter, ou tout au moins reléguer au second plan toutes les autres causes qui peuvent également produire ia conductibilité, calorifique.
- Pour expliquer le phénomène de la conductibilité calorifique au moyen des électrons mobiles, il faut recourir à une théorie qui, au premier abord, semble n’avoir pas de rapport
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- avec ce problème, la théorie cinétique des gaz. On sait que cette théorie repose sur l’hypo-tlièse d’un rapide mouvement désordonné des molécules et conduit à deux résultats importants : en premier lieu, l’énergie cinétique moyenne d’une molécule est proportionnelle à la température absolue T ; en second lieu cette énergie moléculaire moyenne a, pour une température donnée, la même valeur pour tous les gaz: on peut donc l’écrire sous la forme aT, « étant une grandeur invariable. Cette constante « a une signification beaucoup plus générale. L’étude mathématique des mouvements moléculaires a conduit à l’hypothèse que chaque particule individuelle qui prend part au mouvement moléculaire possède toujours en moyenne cette énergie cinétique, qu’elle soit petite ou grosse, que ce soit une molécule, un atome, ou un ion et ,quel que soit le corps dans lequel elle se trouve. On en déduit alors l’hypothèse que les ions libres d’un métal se déplacent aussi dans toutes les directions avec des vitesses telles que chacun d’eux ait en moyenne une énergie cinétique «T. Si l’on admet que des électrons négatifs sont en jeu et que la masse de ces particules a la valeur indiquée plus haut, cette hypothèse conduit à admettre l’existence de vitesses élevées. Si la masse d’un électron est la deux millième partie de la masse d’un atome d’hydrogène, c’est-à-dire la quatre millième partie de celle d’une molécule d’hydrogène, cet électron doit, pour avoir la même énergie cinétique qu’une molécule d’hydrogène, se mouvoir avec une vitesse au moins 60 fois plus grande.
- De plus il faut se représenter que les électrons ne peuvent, pas plus que les molécules d’un gaz, se déplacer en ligne droite à de grandes distances. Non seulement ils se choquent les uns contre les autres, comme les molécules gazeuses, mais encore leurs déplacements sont limités par les atomes métalliques entre lesquels ils sont emprisonnés. Nous supposons que ce dernier fait joue le rôle principal et détermine la longueur moyenne des portions rectilignes de trajectoires libres.
- Dans la théorie de la conductibilité calorifique, on peut suivre exactement l’exemple de la théorie des gaz. Si une colonne d’air verticale possède à son sommet une température plus élevée qu’à sa base, on trouve dans les couches supérieures les plus grandes vitesses moléculaires. Quand les molécules de ces couches pénètrent dans les couches inférieures, et qu’inversement des molécules à mouvement moins rapide se dirigent vers le haut, il doit forcément se produire une égalisation de la différence de température, c’est-à-dire qu’une certaine conductibilité calorifique doit intervenir.
- La même chose se produit pour les électrons compris dans un métal inégalement chauffe en différentes places ; ici encore, plus la longueur que peuvent parcourir en ligne droite les particules est grande et plus les électrons pénètrent de l’une des couches dans la suivante, ce qui, évidemment assure le transport de l’énergie, c’est-à-dire la conductibilité calorifique.
- En s’appuyant sur ces considérations, Drude a pu établir une formule pour le coefficient de conductibilité. Pour des raisons que nous indiquerons plus loin, nous emploierons cette formule sous la forme simple qu’elle prend quand il n’existe dans le métal que des électrons libres négatifs. Si l’on suppose ces particules égales entre elles et si l’on désigne par N leur nombre par unité de volume, par u la vitesse moyenne de leur déplacement calorifique, et par / la longueur moyenne de la trajectoire libre, « représentant la constante déjà mentionnée, on a d’après Drude
- • k = i aN lu.
- En ce qui concerne aussi la conductibilité électrique, le déplacement de chaleur joue
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- un rôle et la longueur de la trajectoire libre exerce une influence, comme le montrent les considérations suivantes. Tant qu’aucune force électrique n’agit sur le métal, le mouvement des électrons est tout à fait désordonné ; ceux-ci tourbillonnent également de tous les côtés. La force électrique amène dans ces particules un certain ordre car, sous son influence, il se produit plus fréquemment des mouvements dans une direction correspondant à la force que des mouvements dans d’autres directions. On peut dire également qu’au mouvement désordonné existant auparavant, il s’ajoute dans une direction une vitesse déterminée, ou vitesse du courant. Si l’on peut calculer cette vitesse, il est facile ensuite d’en déduire le nombre d’électrons qui traversent par unité de temps et par unité de surface un élément de surface normal à la direction de la force électrique. Pour obtenir une expression du courant électrique, il suffit de multiplier le nombre trouvé par la charge e d’un électron, et finalement on obtient la conductibilité cherchée <r en divisant le résultat par la valeur numérique de la force électrique elle-même.
- Il y a lieu de remarquer qu’aussitôt que la force électrique a communiqué à un électron une petite vitesse, celle-ci est détruite par un choc de l’électron contre un atome du métal, ou bien se reproduit dans une autre direction. On peut mener de la façon suivante le calcul dont les résultats seront suffisamment exacts en première approximation. Si t est la durée moyenne entre deux chocs, on peut dire que, à un moment donné, le temps pendant lequel les électrons ont été exposés à l’action de la force
- électrique E depuis le dernier choc avec un atome est en moyenne ^r. La vitesse produite dans cet intervalle est
- 1 eE
- 2 m
- puisque la force agissant sur une particule est eE et que, par suite, l’accélération est —»
- cette grandeur
- que l’on peut écrire aussi
- 1 eE
- - T •- ?
- 2 m
- elE
- smu
- puisque
- doit être considérée comme la valeur de la vitesse du courant. En multipliant par Ne, on obtient le courant par unité de surface et unité de temps
- ou, comme par hypothèse il vient
- e2N/E 2 mu
- - m ifi = aT 2
- e2NZwE
- 4«T
- Finalement, on trouve pour la conductibilité l’expression simple
- e2N lu
- w
- ?
- (8)
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- En comparant cette formule avec celle qui donne k, on voit que les deux expressions contiennent le facteur N lu. Les grandeurs N et l qui sont vraisemblablement très differentes dans les différents métaux, disparaissent par division et le rapport - a la valeur suivante
- (9)
- qui ne contient que des grandeurs indépendantes des propriétés spéciales des métaux. Drude est donc réellement parvenu à établir par le calcul la constance du rapport - pour différents métaux, et c’est là un des plus beaux résultats de la théorie des électrons. Cette formule montre que la valeur de - croît proportionnellement à la température.
- De 18° à 100°, la valeur de T croît de 1 à 1,28, chiffre qui concorde d’une façon satisfaisante avec les valeurs de rapports indiquées dans la dernière colonne du tableau III.
- Il y a lieu de remarquer, pour apprécier à sa valeur ce résultat, que, sans la théorie des électrons, il n’existait aucune base pour déterminer la relation entre les deux conductibilités.
- Drude a trouvé une confirmation éclatante de sa formule en considérant les valeurs absolues des différentes grandeurs. Quand 011 a déterminé expérimentalement la valeur
- de on peut en tirer, au moyen de l’équation (9), la valeur de ^ et aussi, pour chaque
- ocT
- température, la valeur du terme — •
- Or la valeur de ce terme peut être calculée d’une façon toute différente.
- On peut suivre pour cela la voie indiquée par Reinganum. La charge électrique d’un ion hydrogène étant représentée par e, le nombre des ions hydrogènes contenus dans
- un équivalent électro-chimique est ~ Supposons qu’on ait dans un centimètre cube exactement un équivalent électrochimique, c’est-à-dire 0,000.104 gramme d’hydrogène dans l’état gazeux ordinaire, à la température T pour laquelle la valeur du rapport - a été
- déterminée. Il existera une certaine pression p. Le gaz contenant ^ atomes et étant
- biatomique, il y a ~ molécules : l’énergie totale du mouvement de propagation de ces particules est :
- £T
- 12e
- D’ap rès la formule fondamentale de la théorie cinétique des gaz, la pression par unité de surface est :
- P =
- «T
- 3e
- et Ton trouve, en combinant cette valeur avec celle à laquelle conduit la formule (9) :
- v/T.t=3^' (,o)
- La masse d’un centimètre cube d’hydrogène à 0° sous une pression de 76 cm. de
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- mercure c’est-à-dire de 1,013 x 106 unités C.G.S. étant égale à 0,000.896 gramme, on obtient pour la température de 18°
- 3jd — 38. io5
- k
- alors que, en prenant la valeur de - trouvée pour l’argent à cette même température, on obtient
- T = 38.io5.
- c’est là une très belle concordance entre des chiffres dont le calcul appartient à deux parties très différentes de la physique.
- Malheureusement, lorsque nous avons approfondi les calculs de Drude sur le mouvement des particules, nous avons obtenu, au lieu de la formule (9) la formule
- qui se transforme en (10)
- yT
- ' 9 W
- Vf
- 9 *
- -T = 3p.
- (io bis)
- Le premier membre de l’équation a alors la valeur 47 x 10s et s’écarte sensiblement de la valeur de 3 p.
- Il est difficile de dire quelle est l’importance de cet écart. Peut être existe-t-il dans nos calculs une faute quelconque, ou peut être un calcul plus exact, car nous avons fait quelques hypothèses simplificatives, conduirait-il à un chiffre différant moins du résultat de Drude. Il est aussi possible qu’en réalité les phénomènes ne soient pas aussi simples qu’on l’a supposé et que la conductibilité calorifique repose également sur d’autres phénomènes que celui du mouvement des électrons entièrement libres. Quoiqu’il en soit, la théorie des électrons libres qui se meuvent comme les molécules d’un gaz avec une vitesse dépendant de la température permet, en première approximation, d'expliquer ces deux phénomènes et de trouver une relation entre les conductibilités calorifique et électrique.
- Comme l’ont fait Riecke et Drude, on peut appliquer les mêmes considérations fondamentales aux phénomènes thermoélectriques et aux phénomènes signalés par Peltier, Thomson (Lord Kelvin) et Hall.
- Ces phénomènes peuvent être expliqués si l’on considère un seul genre d’électrons libres, les électrons négatifs.
- Supposons d’abord deux morceaux A et B de métaux différents en contact. Quand un tel système a en tous ses points la même température, il se produit un état d’équilibre dans lequel existe une certaine différence de potentiel. Celle-ci, nommée différence de potentiel de contact a été expliquée par Helmholtz par l’hypothèse de certaines « forces moléculaires » qu’exercent sur l’électricité les particules des métaux à une distance extrêmement faible. On peut transporter cette hypothèse dans le domaine de la théorie des électrons : si par exemple, les électrons libres sont plus fortement attirés par le métal A que par le métal B, un certain nombre d’entre eux se déplace de B en A. A prend une charge négative et B une charge positive et il se produit un état stationnaire dans lequel la force due à la différence de potentiel existante et agissant sur les électrons fait équilibre à l’attraction inégale résultante.
- Pour expliquer les phénomènes thei moélectriques, on peut admettre que les électrons
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- libres dans les métaux se sont séparés des atomes par une sorte de dissociation et que l’équilibre de dissociation exige que le nombre N de ces particules par unité de volume ait dans chaque métal, une valeur déterminée dépendant de la température suivant une loi quelconque. Si, dans le système des deux métaux, cette valeur est plus petite pour A que pour B, le mouvement des électrons — abstraction faite entièrement des forces moléculaires de Helmholtz — amènera un excédent de ceux-ci dans le sens de B vers A : il est évident que ce phénomène que l’on pourrait désigner comme une « distillation » d’électricité négative de B vers A prend fin au bout d’un temps assez court. L’accumulation de charges négatives en A et la charge positive correspondante en B produisent une différence de potentiel sous l’effet de laquelle la migration des particules négatives est ralentie dans une direction, vers A, et est accélérée dans l’autre direction. Quand les électrons émigrent en même nombre dans les deux directions, la différence de potentiel a atteint sa valeur définitive.
- On obtient une expression de la force électromotrice d’une chaîne thermoélectrique quand on applique ces considérations aux deux points de soudure, en tenant compte de la différence de température qui provoque une migration des ions dê direction et d’intensité déterminée. Il est inutile d’indiquer la formule que l’on obtient : il suffit de rappeler que l’on arrive finalement au rapport des valeurs Ni et N2 du nombre N des électrons libres dans les deux métaux. Si N., et Na sont indépendants de la température ou si ces grandeurs varient avec réchauffement toutes deux dans le même rapport, il se produit une force électromotrice proportionnelle à la différence de température des points de soudure. La relation entre la force électromotrice et la température est plus compliquée, quand la valeur
- du rapport ~ est une fonction de cette température.
- En ce qui concerne la valeur absolue de la force électromotrice, la théorie conduit à une règle très simple et remarquable. Si l’on suppose qu’un seul électron parcourre une fois toute la chaîne thermoélectrique, la force électromotrice produit un certain travail. La grandeur de celle-ci ne diffère que par un facteur numérique dépendant du rapport
- > de la différence des valeurs qu’à la grandeur «T aux températures des soudures.
- Cette différence peut être regardée comme l’accroissement que subit l’énergie cinétique moyenne d’une molécule quand un gaz est échauffé de la température de la soudure froide à la température de la soudure chaude.
- A l’existence du courant thermoélectrique se rattache l’existence de la production de chaleur que l’on constate quand un courant d’intensité quelconque parcourt la chaîne thermoélectrique. Ce problème conduit à des calculs compliqués mais ne présente aucune difficulté. Pour une partie quelconque de la chaîne thermoélectrique, on a trois choses à considérer : en premier lieu l’énergie des électrons qui parcourrent cette chaîne, en second lieu l’énergie des particules qui abandonnent celle-ci, et en troisième lieu le travail des forcés qui agissent sur les électrons placés dans la portion de conducteur. De cette façon on peut trouver la quantité de chaleurqu’il faut communiquer aumétal ou en extraire pour que la température reste constante : cette quantité de chaleur est précisément celle qui est absorbée ou produite dans le .métal. La valeur trouvée se compose de trois parties, la première est indépendante du courant électrique et ne dépend que de la conductibilité calorifique, la deuxième est proportionnelle au carré de l’intensité du courant et correspond à la loi de Joule; la troisième varie comme la puissance première du courant et change de signe quand celui-ci est inversé: pour un sens donné, il y a dégagement de chaleur, et
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- par l’autre sens, absorption de chaleur. Ce terme permet d’établir les formules de l’effet Peltier ou de l’effet Thomson, suivant qu’il s’agit d’un point de contact ou d’un métal homogène dans lequel se produit une chute de température.
- Le point remarquable de ces résultats est que les valeurs ainsi trouvées satisfont aux relations auxquelles on arrive dans la théorie thermo-dynamique des phénomènes thermoélectriques.
- Il y a lieu de revenir sur l’action d’un champ magnétique. Comme pour les électrons en mouvement dans un gaz raréfié, cette action donne lieu également pour les électrons compris dans les métaux à des phénomènes intéressants dont le plus anciennement connu est le phénomène de Hall.
- Pour observer ce phénomène, on procède de la façon suivante : on envoie à travers une feuille métallique mince rectangulaire a b c, d (fig. 6) un courant électrique dirigé dans le sens de la flèche : Les points .d’entrée et de sortie de ce courant sont sur les côtés a b et c d. Sur les deux autres côtés on cherche deux points p et q au même potentiel, c’est-à-dire tels qu’aucun courant ne parcourre un fil reliant ces deux points. Or, si l’on produit un champ magnétique dont les lignes de force sont perpendiculaires à la plaque, un courant prend naissance dans le fil reliant les points p et q : l’intensité de ce courant reste constante tant que l’intensité du courant principal et l’intensité du champ sont invariables et est proportionnelle à ces deux intensités. Quand on inverse le sens du courant principal ou du champ magnétique, le sens du courant de Hall
- change aussi.
- F,ig. 6
- L’explication de ce phénomène est tout à fait élémentaire avec la théorie des électrons. Si l’on suppose qu’un courant électrique ne consiste qu’en une migration d’électrons négatifs, le fait d’envoyer un courant à travers ‘la plaque dans la direction de la flèche revient à donner aux particules une vitesse dirigée vers le haut. Ces particules sont alors déviées vers la gauche par les lignes de force magnétique supposées dirigées vers l’avant. Il est évident qu’il doit en résulter la production d’une force électromotrice entre les bords a c et b d\ le potentiel augmente en b d et diminue en a c.
- II est même facile d’évaluer approximativeme nt la grandeur de l’effet. Désignons dans ce but par e la charge d’un électron, par H l’intensité du champ magnétique, et par v la vitesse de migration des électrons. La force que supporte un électron par suite de l’existence simultanée du courant principal et du champ est égale à ecH et, si les bords a c et b d sont isolés, la différence de potentiel entre ceux-ci et la force électrique E correspondante croissent jusqu’à ce que la force eE exercée sur un électron compense l’action électromagnétique ecH. On a alors
- relation intéressante, parce que la force électrique transversale E peut être déduite de la mesure du courant de Hall et que l’on peut alors calculer la vitesse de migration des électrons au moyen de la formule.
- E
- ^ ~ H '
- Ce calcul a été fait par Boltzmann depuis un grand nombre d’années, aussitôt après la découverte de Hall. Il conduit au résultat remarquable que la vitesse de propagation est très faible pour des courants de forte intensité. Dans le cas d’un fil de cuivre de lmin2 »de section parcouru par un courant de 1 ampère, on peut l’évaluer à 0,005 cm. par seconde.
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- Pour le nickel elle est d’environ 0,2 cm par seconde et pour le bismuth, elle présente la valeur exceptionnellement élevée de 90 cm par seconde.
- On voit donc combien est petite la modification que peuvent apporter des forces électriques même considérables dans le mouvement calorifique désordonné dont la vitesse atteint des milliers de mètres.
- (.A suivre) H. A. Lorentz.
- TRACTION ÉLECTRIQUE SUR LA LIGNE SEEBACH-WETTINGEN
- AU MOYEN DE COURANTS MONOPHASÉS A 15000 VOLTS (0
- Le 11 novembre 1904, les ateliers de construction Oerlikon furent chargés par contrat du service de la ligne Seebach-Wettingen.
- Une réunion officielle eut lieu quelques jours plus tard, l’action de la conduite à haute tension sur les fils télégraphiques longeant la voie ayant été le plus possible éliminée auparavant, après inspection des lignes d’essai spécialement installées. Les essais prévus furent fixés au 28 novembre, mais l’action de la ligne à 18.000 volts sur la ligne téléphonique de l’Etat, installée le long de la voie, devait être encore déterminée, de sorte que les essais de traction proprement dits, entre Seebach et Affoltern, ne purent commencer que le 16 janvier de cette année.
- Depuis cette date jusqu’au 31 mars, 14 voyages furent effectués chaque matinée. A partir du 2 mai, il y eut six trains par jour, dont quatre de 130 à 150 tonnes, et deux jusqu’à 225 tonnes. Le temps officiel de six minutes, soit une vitesse de 30 kil. à l’heure, fut observé également sur une rampe de 8%0, de 1.800 m. de longueur.
- Un trajet, effectué le 15 mai, avec un train de 195 tonnes et une locomotive de 45 tonnes, donna comme effort de traction, en ligne droite sur la rampe de 8% : 240 (3,5 -J- 8) = 2.830 kgs, et en courbe : 240 (5+ 8) = 3.120 kgs. La vitesse fut dans les 2 cas de 30 kil., et la puissance correspondante, respectivement
- a83o.3o « ,
- —k -o — 3id chevaux.
- 70.0.6
- 3i2o.3o .
- 75.'3~6~~347 chevaux>
- à la jante des roues motrices.
- La locomotive est, comme l’on sait, construite pour les trains de marchandises roulant à 3o et 4o kil (2).
- Dans le sens Affoltern-Seebach, où il n’y a aucune rampe, la vitesse maxima admissible de 45 kil. à l’heure fut atteinte. La locomotive, légèrement chargée, put tenir à 55 kiL
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 3 juin 1905, page 338. (2) Eclairage Electrique, tome XXXI, 31 mai 1902, page 305.
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- à l’heure. Lorsque la puissance disponible sera augmentée, on pourra composer des trains plus lourds encore, quoique les trains actuels soient déjà atissi lourds que les trains composés pour la traction à vapeur.
- La ligne présente quelques particularités intéressantes.
- On installa notamment, à l’essai, trois systèmes de suspension du fil de ligne : le système rigide déjà installé sur l’ancienne voie d’épreuves, une suspension élastique avec isolateurs, et une suspension avec fils porteurs. Dans les deux premiers cas, l’écartement des mâts est de 25 m., dans le dernier, 35 m. Aux passages au-dessus des routes, des fils de protection sont prévus, et le fil de ligne lui-même peut être déconnecté à cet endroit. La hauteur du fil de ligne au-dessus des voies est, aux passages ci-dessus, 5,5 m. ; normalement, 4,5 à 5,5 m. Le fil de ligne a un diamètre de 8 mm, et est en cuivre
- Fig. i et 2. — Suspension rigide de la ligne.
- dur. Les passages en station et les secteurs entre deux stations peuvent être déconnectés et rendus indépendants. L’ensemble des poteaux est relié à la ligne de retour.
- L’ancien système de suspension, déjà employé sur la première voie d’épreuve, est la suspension rigide (figures 1 et 2). C’est la moins coûteuse des suspensions pour faibles vitesses, et, par ces deux points, elle est bien appropriée aux chemins de fer secondaires. Mais, pour des vitesses supérieures, la suspension rigide est nuisible au fil de ligne, et le danger de l’échappement de l’organe de prise de courant augmente avec la vitesse. Il y a encore à reprocher à ce dispositif l’interruptiou momentanée de courant, au moment où l’archet passe le point de fixation du fil de ligne, car celui-ci s’abaisse après ce point, tandis que l’archet continue un moment le mouvement vers le haut qu’il avait avant d’arriver au point considéré, les ressorts ne le ramenant jamais immédiatement en contact avec la ligne. Ce temps où le contact est interrompu augmente avec la vitesse, tandis qu’il n’est pas à considérer lorsque la vitesse est peu élevée, l’inconvénient qui en résulterait pour les trains à allure lente des lignes secondaires étant d’ailleurs d’importance accessoire
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- en comparaison du montage facile et à peu de frais, delà facilité de réparations qu’entraîne le système même.
- La suspension élastique est réalisée par une coulisse à ressorts (figures 3 et 4), de telle
- Fig. 3 et 4. — Suspension élastique de la ligne, sans fils de support.
- façon que le fil de ligne est conduit horizontalement sur une certaine longueur à partir du
- Fig. 5 et 6. —:Suspension élastique de la ligne arec fils de support.
- point de suspension, l’organe de prise de courant pouvant ainsi le suivre facilement. La suspension élastique amortit également les vibrations du fil, et la modification bien
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- connue dans la structure du métal qui devient granuleuse aux points de fixation est beaucoup moins à redouter ici. La coulisse de suspension consiste, comme on le voit sur les figures,en une coulisse ordinaire munie de deux prolongements qui servent à la rattacher aux ressorts en fil d’acier.
- La troisième suspension (figures 5 et 6), fait usage de fils porteurs. Ce mode de suspension est caractérisé en ce que le fil de ligne est supporté par un dispositif* situé en-dessous de l’espace balayé par les organes de prise de courant. Ce dispositif consiste en un ou plusieurs fils de support, qui ne sont d’ailleurs pas nécessairement dans la mêma position relativement au fil de ligne, et en liaisons entre la ligne et le fil de support.
- La stabilité du fil de ligne dans le sens latéral est assurée par l’emploi de deux fils de support parallèles, la projection horizontale du fil de ligne se trouvant entre les projections de ces derniers.
- Les fils de support sont des fils d’acier de 5mm. de diamètre, assujettis normalement sur les isolateurs à haute tension. Leur écartement horizontal est de 30 cm. Le fil de ligne se trouve entre les fils d’acier, au-dessus du plan qu’ils déterminent, à une hauteur relative de 60 cm. au milieu de la portée, de 20 cm. aux extrémités.
- Le triangle de soutien est formé par des fers rubannés, légèrement courbés pour les raidir. Les deux sommets inférieurs du triangle sont constitués chacun par 2 plaques de serrage qui emprisonnent les deux triangles en fer et le fil. Le sommet supérieur est formé par une coulisse maintenant le fil de ligne.
- Le fil de ligne est assujetti aux poteaux au moyen d’une coulisse mobile dans le sens vertical et dans le sens horizontal, de sorte que les dilatations dues aux changements de température sont neutralisées.
- Dans plusieurs secteurs, on a également employé le dispositif déjà décrit précédemment (D. R. P. n° 159055), par lequel les dangers résultant delà rupture de conducteurs sont écartés, au moyen d’un conducteur double ou multiple, dont chaque fil est relié aux autres par des liaisons résistantes, de sorte qu’ils peuvent se soutenir en cas de rupture de l’un d’eux. Un des fils est plus fortement tendu que l’autre, et tandis que l’un est suspendu élastiquement, l’autre esta liaisons rigides. Les deux lignes sont reliées, à une distance d’environ 1, 5 m. des points de suspensions par une liaison métallique et solide.
- La ligne de déconnexion est conduite sur des isolateurs ordinaires, sur les mêmes supports que la ligne à haute tension, et à lm 50 de celle-ci. Elle comporte 1 fil d’acier de 4mm. Les supports des isolateurs à haute tension sont reliés à cette conduite de déconnexion par des indicateurs de défectuosités : ce sont des petits tubes isolants, renfermant un fusible ; lors d’un court-circuit entre la ligne et le support de l’isolateur, le fusible fond, et en même temps le déconneeteur automatique de ce secteur entre en action. Une locomotive employant directement le courant monophasé est actuellement en montage et servira au même trafic que la locomotive actuelle. Nous publierons prochainement une note sur ce sujet.
- S. Herzog.
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- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la dynamique des phénomènes présentés par l’arc électrique et sur l’hystérésis de l’arc. — Simon. — Physikalische Zeitschrift, i5 mai igo5.
- On a pris l’habitude de caractériser les propriétés d’une portion de conducteur par une quantité invariable, nommée résistance, que l’on déduit de la loi d’Ohm par l’équation
- e = w i
- e désignant la différence de potentiel, i le courant, et w la résistance.
- L’avantage de cette façon de voir a fait qu’à l’heure actuelle on ne peut plus s’en débarrasser, même dans les cas nombreux où elle perd tout intérêt et souvent tout sens. Etant donnée l’importance acquise par ces cas, depuis quelque temps il est nécessaire, désormais, de bien se pénétrer du fait que la loi d’Ohm n’est pratiquement valable que comme formule d’interpolation avec limites d’emploi restreintes et qu’il est beaucoup plus commode dans la plupart des problèmes pratiques, se rattachant à la conductance, de prendre comme point de départ une autre manière de voir.
- L’une de ces manières de voir, dont l’avantage est d’être tout à fait générale, consiste à définir les propriétés d’une portion de conducteur par une courbe caractéristique e=f(i) relevée expérimentalement. Dans la plupart des cas, il est préférable de tracer graphiquement cette courbe ; dans quelques cas particuliers, on peut la représenter par une équation analytique, et, dans un certain nombre de cas spéciaux simples, elle se réduit à une droite passant par l’origine et répondant à l’équation e = w i.
- L’auteur se propose de développer quelques points relatifs à la notion des courbes caractéristiques, puis d’établir sur ces bases une explication des phénomènes en jeu dans l’arc.
- #
- * *
- COURBES CARACTÉRISTIQUES
- Si l’on mesure l’intensité de courant i et la différence de potentiel e pour différents con-
- ducteurs, par exemple pour le filament d’une lampe à incandescence ordinaire, — d’une lampe au tantale ou d’une lampe Nernst, — et, si l’on représente graphiquement les résultats, on obtient différents types de courbes (fig. 1, courbes I et II, figure 5). Au voisinage de l’origine, les deux premières peuvent être remplacées par une ligne droite passant par ce point, et la résistance (v suffit dans cette partie pour définir, par l’équation e = iwy les propriétés de cette portion de circuit. D’une façon générale, cela est vrai pour tous les points pour lesquels on a
- de__e___
- d i i
- et l’application de la formule est restreinte aux limites définies par cette condition.
- Elle peut s’appliquer encore jusqu’à un certain point à des cas déterminés, pourvu que l’on connaisse la variation de la résistance en fonction de la température. Mais comme cette température varie d’une façon compliquée en fonction du courant, il est très difficile de voir, au moyen de la loi d’Ohm, quelle est la valeur du courant qu’une différence de potentiel donnée peut faire passer dans le conducteur : la résistance w définie par l’équation e = iw est une fonction compliquée de l’inten.-sité du courant et de l’état particulier du conducteur. Il est donc plus rationnel et plus commode de se baser directement sur les courbes caractéristiques.
- Si l’on relie en série deux portions de conducteurs de caractéristiques différentes,' l’ensemble doit évidemment avoir une caractéristique : celle-ci est obtenue en additionnant les ordonnées des deux caractéristiques partielles. De même, si l’on réunit en parallèle les deux portions de conducteurs, la caractéristique de l’ensemble est obtenue en additionnant les abscisses relatives à chacune des ordonnées. On peut donc, quand on possède les caractéristiques partielles, construire la caractéristique de n’importe quelle combinaison de conducteurs.
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- La ligure 1 donne par exemple les caractéristiques d’un filament de carbone (I), d’un filament de tantale (II), de deux filaments en série (111), et de deux filaments en parallèle (IV). Cette dernière caractéristique est à peu près rectiligne : la combinaison des deux filaments présente donc une résistance indépendante de la charge. On pourrait arriver au même résultat en reliant en série des filaments de longueur convenable des deux espèces;
- Les hyperboles de puissance tracées sur la figure 1 permettent de trouver dans chaque
- Volt
- Fig. 1 . — Courbes caractéristiques. — I : filament de carbone ; II : filament de tantale; III : I et II en série; IV : I et II en parallèle.
- cas la consommation en watts correspondante.
- Si une portion de conducteur quelconque de caractéristique eK = f\ (i) constitue, avec une portion de conducteur de caractéristique e2=f.2(i), un circuit dans lequel se produit une force électromotrice E, il s’établit un état stationnaire du courant i et l’on a, pour cet état stationnaire, l’équation
- E — e2 = eK
- où les valeurs des différences de potentiel e2 et ev correspondant à un courant d’équilibre i, sont données par les courbes caractéristiques.
- Si l’on écrit, au lieu de
- E — e.2 = ei
- E — [/*2 (0]/ = [f\ (*)]/
- et [f<2,{i)]î étant les valeurs des ordonnées relatives au courant q on voit que i est donné graphiquement par le point de rencontre S des courbes f\ {i) et E — f2 (i) (fig. 2).
- Si l’on trace pour chaque caractéristique les hyperboles de puissance, les deux hyperboles qui se coupent au point S indiquent les puissances absorbées dans chacune des deux parties du circuit.
- Dans le cas, important en pratique, où la
- —>A/n/i.
- Fig. 2. — Courbes donnant les fonctions f\[i) et E — /o(Ù-
- courbe f2 (i) est une ligne droite, c’est-à dire où la seconde portion du circuit est constituée par un rhéostat dont la résistance reste constante dans les limites de l’expérience, la courbe E—f2 (i) est également une ligne droite que l’auteur nomme la ligne de résistance.
- Si, dans ce cas, la caractéristique f[i) de la
- Fig. 3. — Caractéristique et lignes de résistance.
- portion de conducteur 1 est donnée, on obtient le courant d’équilibre pour une f. é. m. E avec une résistance w en série, en prenant par le point E de Taxe des y la ligne de résistance telle que [tgu] = w (figure 3). Le point d’intersection S définit la valeur du courant et celle de la différence de potentiel aux extrémités de
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- portion de conducteur 1. L’action d’une variation de la f. é. m. E est donnée par le déplacement du point d’intersection S quand on déplace parallèlement à elle-même la droite de résistance. L’action d’une variation de la résistance w est donnée par le déplacement du point S quand on fait tourner autour du point E la droite de résistance.
- 11 existe des cas, comme l’a montré le premier M. Kaufmann, où certains points d’intersection S correspondent à un état d’équilibre instable du circuit. Si l’on essaie de se placer dans ces conditions, l’intensité du courant varie brusquement, jusqu’à ce qu’elle ait atteint un régime d’équilibre stable. M. Kaufmann a ainsi pu se rendre facilement maître d’une série de phénomènes remarquables présentés par la décharge dans les gaz comme, par exemple, le passage de la décharge silencieuse à la décharge par aigrettes, le passage de la décharge par aigrettes à l’arc, etc.
- M. Kaufmann a déterminé la condition pour que le point S soit en équilibre stable ou instable dans le cas d’une .coupure explosive dans un gaz, la résistance en série et la force électromotrice ayant des valeurs constantes.
- Cette condition s’obtient à peu près de la façon suivante :
- Pour chaque point S on a /2 (/) -f~f\ (0 = E (1).
- Si, par suite d’une variation de i, c’est-à-dire par suite d’un déplacement virtuel du point S, le premier membre de l’équation augmente, cela prouve qu’une dilférence de potentiel auxiliaire est venue s’ajouter à la f. é. m. Dans ce cas, l’équilibre est stable.
- La condition de stabilité est alors
- Dans les diagrammes caractéristiques, représente l’angle que fait avec l’axe positif des i la tangente au point considéré de la courbe /j, comptée positivement dans le sens des i croissants : ^ représente l’angle que fait avec la
- ligne positive E la tangente au point considéré de la courbe /!2, comptée positivement dans le sens des valeurs croissantes de i. Les premiers angles ont des valeurs positives quand ils cor-
- Fig. 4. — Points caractéristiques des diagrammes.
- respondent à une rotation vers la gauche à partir de l’axe des abscisses et les seconds quand ils correspondent à une rotation vers la droite.
- La figure 4 représente quelques cas typiques. Le point S., est stable, car
- àfi
- bi
- et
- à_h
- bi
- > o;
- S2 est instable car
- bIi
- bi
- et
- àh
- bi
- < o ;
- ou, comme
- Si l’on a
- h~\~f\ — E
- bA + àA
- bi bi
- l’équilibre est indifférent. Si l’on a
- f + T<°
- l’équilibre est instable,
- S3 est stable car
- et
- ôf, bf2
- -U
- bi bi
- T~T>°'
- Les angles positifs sont marqués par des quadrillages et les angles négatifs par des hachures.
- Comme exemple, la figure 5 indique les résultats obtenus avec le bâtonnet d’une lampe Nernst avec une résistance en série.
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- Le bâtonnet doit être maintenu incandescent par un courant de 0,8 ampère. Pour cela il faut, comme le montre le diagramme, au moins une différence de potentiel de 200 volts et une résistance correspondante, car, sans cela, le point de rencontre S ne satisfait pas aux conditions de stabilité. On pourrait aussi, avec des tensions plus faibles et des résistances convenables, atteindre le point d’intersection S si une pointe de tension déplaçait la ligne de
- Fig-, 5. — Caractéristique d’un bâtonnet de lampe Nernst avec une résistance en série.
- résistance du côté des f. é. m. E croissantes. Mais le bâtonnet brûlerait, parce que le point S serait instable et que l’intensité du courant s’élèverait au-delà de la valeur admissible. De telles variations dans les réseaux produisent une distinction rapide des bâtonnets. Le diagramme permet de trouver dans chaque cas la variation de tension maxima admissible si Ton mène à la ligne de résistance de la tension normale la parallèle tangente à la caractéristique (fig. 5). On voit également que, plus l’intensité normale est forte, plus les valeurs de la tension d’alimentation et de la résistance
- nécessaire doivent être élevées. Les hyperboles de puissance, tracées comme l’indique la fig. 2, permettent d’étudier la répartition de la puissance consommée entre la résistance et le bâtonnet incandescent. Comme, théoriquement, la quantité de lumière produite tend rapidement vers une valeur maxima quand l’intensité du courant croît, et que, d’autre part, d’après le diagramme, l’énergie dépensée dans la résistance croît jusqu’à l’infini, il existe théoriquement une valeur optima de l’intensité du courant.
- *
- * *
- La figure 6 représente la caractéristique d’une coupure explosive, telle qu’elle résulte
- . (j. — Caractéristique d’une coupure explosive.
- d’un grand nombre d’observations. Si Ton applique les principes énoncés plus haut à un circuit contenant un éclateur, une résistance et une force électromotrice, on observe les phénomènes suivants, que Kaufmann a indiqués le premier.
- Supposons que la valeur de E augmente lentement : la ligne de résistance se déplace parallèlement à elle-même et le point d’intersection S décrit tous les points de la caractéristique. Au début une tension, même élevée, ne produit qu’un courant extrêmement faible dans l’éclateur. Mais, dès que la ligne de résistance devient tangente en S4 à la caractéristique, l’équilibre stable devient instable, et la I décharge, jusqu’alors là silencieuse, jaillit sou§
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- forme de décharge par aigrettes, pendant la portion stable S2 : une tension donnée détermine alors le passage d’un courant beaucoup plus intense que dans le cas de la décharge silencieuse. Si la valeur de E croît encore, la ligne de résistance atteint en S3 une position d’équilibre. instable et la décharge jaillit sous forme d’arc pendant la portion stable S4, On voit comment l’inclinaison de la ligne de résistance, c’est-à-dire la valeur de la résistance (c définit dans les cas particuliers les points S4-S4. Si la valeur de la résistance est petite, la nature de la décharge saute de la forme correspondant à S4 à la forme correspondant à S'/(. C’est toujours le cas dans la décharge d’une batterie de bouteilles de Leyde, telle que celles employées pour la production d’oscillations électriques.
- L’allùre ' spéciale de la caractéristique est modifiée d’après les conditions physiques dans lesquelles se trouve le diélectrique gazeux qui sépare les électrodes : par exemple, quand la pression croît, la région de la décharge par aigrettes diminue de plus en plus par rapport à la région de la décharge par arc, de sorte qu’à la pression atmosphérique elle n’existe pour ainsi dire plus,
- La cause physique de cette allure de la décharge dans le gaz peut être expliquée de la façon suivante par la théorie des ions (L :
- En premier lieu, quand la couche gazeuse est dans son état naturel, il n’existe que peu d’ions prenant part à la décharge : une différence de potentiel, même considérable, ne produit donc qu’un courant de faible intensité. Quand, sous l’influence de très fortes chutes de potentiel, les ions ont acquis une énergie cinétique suffisante pour ioniser les molécules neutres par leur choc, la conductibilité et le courant croissent d’une façon correspondante, la différence de potentiel tombe et le phénomène de la décharge par aigrettes se produit : cependant, ce sont toujours uniquement les ions de la couche gazeuse qui prennent part à la décharge. Quand l’intensité du courant augmente, le chemin suivi par le courant s’échauffe ainsi que les points des électrodes par lesquels passe la décharge et atteignent une température définie dans chaque
- cas par l’état d’équilibre entre la chaleur produite et les pertes de chaleur. A une température déterminée, qui dépend d’ailleurs de la constitution des électrodes, se manifestent les phénomènes bien connus d’incandescence électrique et l’électrode négative émet en grande quantité des électrons qui augmentent l’ionisation, c’est-à-dire provoquent un accroissement du courant et une diminution de la chute de tension : en même temps, les électrons se volatilisent et leur vapeur prend part au transport du courant. Finalement, l’intensité de ce courant est limitée par la présence de la résistance w, d’après la condition
- E — wi = e2 •
- Quand la décharge se produit dans la vapeur des corps constituant les électrodes, on a affaire au phénomène de l’arc.
- *
- * *
- Pour étudier les phénomènes présentés par l’arc électrique, il est donc nécessaire de déterminer exactement sa caractéristique. L’allure spéciale de celle-ci dépend, comme le montrent de nombreuses mesures, d’une grande quantité de conditions telles que : longueur de l’arc ; matières constitutives des électrodes ; nature, température et pression du gaz environnant ; conductibilité calorifique des électrodes et des parties environnantes, etc.
- Pour déterminer l’influence des différents facteurs, on a eu recours presqu’exclusivement jusqu’ici à des courbes tracées au moyen de mesures du courant et de la tension en faisant varier graduellement la différence de potentiel totale d’alimentation ou la valeur de la résistance en série. L’auteur nomme ces courbes ; caractéristiques statiques.
- Leur allure a été déterminée depuis une intensité de courant de deux ampères, par de nombreuses recherches dont la plupart ont été faites par Mme Ayrton. Cet auteur a montré que les phénomènes dans l’arc sont régis par l’équation
- ei = a -j- bi
- e et i désignant la différence de potentiel et l’intensité de courant, et a et b des constantes qui dépendent des conditions particulières de l’essai. Pour les faibles intensités dans l’inter-
- (i) J. Stark.
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- valle desquelles se produisent les phénomènes d’allumage de l’arc, cette relation n’est pas applicable. Les mesures manquent encore dans cette région, parce que, comme l’indique le diagramme, elles ne peuvent être exécutées qu’avec de très hautes tensions continues et avec un courant d’intensité relativement élevée. On a entrepris de combler cette lacune en se servant d’une dynamo de 15 kilowatts sous 5.000 volts installée à l’Institut de Charlot-tenburg.
- D’après ce qui précède, et d’après la théorie ionique de l’arc, toutes les influences qu’ont différentes circonstances sur l’allure de la caractéristique, semblent dépendre, en premier lieu, de l’influence de la température des électrodes et particulièrement de l’électrode négative. Plus cette température est élevée et plus l’intensité est forte pour une différence de potentiel donnée. On s’explique ainsi le rôle important joué par la conductibilité calorifique. Il reste à trouver si, en outre, la nature de l’électrode a une influence essentielle.
- Les recherches de Wehnelt et de Stark sur les rayons cathodiques, indiquent que la présence d’oxydes métalliques doit favoriser le phénomène de l’arc, car ceux-ci, à l’état incandescent, donnent lieu à une émission intense d’électrons.
- La nature du gaz environnant doit aussi jouer un rôle important par suite de son action sur la température des électrodes ; ainsi, la combustion intense des électrodes dans l’arc au charbon entretient une température élevée à la cathode et favorise ainsi l’émission d’électrons. En effet, les courbes caractéristiques des arcs brûlant dans des gaz indifférents (lampes en vase clos) sont déplacées dans le sens des e croissant par rapport à celles de l’arc dans l’air.
- *
- * *
- A côté des caractéristiques statiques, on peut tracer les caractéristiques dynamiques {') en déterminant simultanément l’allure du courant et de la tension dans un arc alimenté par une différence de potentiel variable dans le temps, par exemple une différence de potentiel alter-
- (') L’emploi des caractéristiques dynamiques de l’arc pour 1 étude delà stabilité a été indiqué pour la première fois par M. Blondel dans la Lumière Electrique, 26 décembre 1891, p. 621.
- native. Ces mesures peuvent être effectuées au moyen du disque de Joubert, ou mieux au moyen d’oscillographes.
- Les courbes de courant et de tension de l’arc à courant alternatif ont déjà été relevées par plusieurs expérimentateurs M) mais n’ont pas été employées systématiquement à la construction des courbes caractéristiques. L’auteur montre, dans l’étude suivante, combien cette méthode est utile pour expliquer les phénomènes de l’arc.
- Supposons qu’une f. é. ni. sinusoïdale e — E sin mt
- soit appliquée à un circuit composé d’une résistance ce et d’une coupure dont la caractéristique est donnée par la figure 7
- \\f!h
- Fig. 7. — Détermination des courbes de courant et de tension.
- (partie droite de la figure). La courbe de courant et de tension est donnée par la construction indiquée sur la figure 7, la rotation du vecteur E permettant de trouver les valeurs e aux temps 0,1/8 T, 2/8 T... T. Par les points obtenus ainsi sur l’axe des e de la caractéristique, on mène des parallèles à la ligne de résistance <e et l’on détermine, sur la caractéristique, les points S appartenant aux temps correspondants. Cette opération, faite pour deux valeurs nq et c2 de la résistance, conduit aux courbes de courant et de tension A et B de la figure 8. On voit combien, même dans ce cas particulier, la forme des courbes varie quand on modifie la valeur de la résistance.
- (!) Blondel, la Lumière Electrique, 6 septembre 1893.
- Courrier Revue de VAcadémie des Sciences, 12 décembre 1898 et 20 mars 1899. Revue Générale des Sciences, 30 juillet 190-1, — Duddell et Marchant (1899).
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- J 50
- La présence d’une self-induction, ajoutée à la résistance ohmique, entraîne des complications analogues à celles que l’on rencontre dans les circuits magnétiques alimentés par du courant alternatif.
- Quelque compliqué que paraisse être le phénomène, lorsqu’il existe une self-induction en série sur l’arc, la construction indiquée permet cependant de voir qualitativement dans quel sens se produisent les modifications. La présence d’une self-induction introduit une force
- contre-électromotrice — < ^ qui provoque le
- déplacement de la ligne de résistance suivant une fonction du temps plus compliquée que
- Fig. 8. — Courbes caractéristiques. Effet de la self-induction.
- quand il n’existe pas de self-induction. Son effet est de ralentir la vitesse de déplacement de la ligne de résistance quand il y a une tendance à des variations de courant trop rapides. C’est toujours le cas quand le point d’intersection S pénètre dans la région instable et que le courant cherche à sauter à un point stable. Elle produit donc une modification des courbes dont le sens est indiqué en pointillé sur la figure 8.
- Ces constructions montrent que l’on peut toujours tracer la caractéristique quand on connaît les courbes de courant et de tension.
- Cela est vrai, quelle que soit la fonction particulière du temps suivant laquelle la f. é. m. varie, si l’on suppose que la caractéristique elle-même est indépendante de cette fonction du temps. Mais ce n’est pas le cas, et les recherches suivantes montrent que la caractéristique dynamique dépend de la fonction du temps suivant laquelle la f. é. m. varie.
- *
- % *
- Pour les mesures relatives aux caractéristiques dynamiques, l’auteur a employé deux méthodes :
- 1° Au moyen d’un oscillographe à haute fréquence de Duddell f'1), à suspension bifilaire, les courbes de courant et de tension étaient
- W,
- AAAAA
- Fig. 9.
- Schéma des connexions.
- enregistrées sur une pellicule photographique mobile. La figure 9 indique le schéma des connexions. En culbutant un commutateur basculeur, on pouvait intercaler, au lieu de l’arc, un rhéostat qui permettait de contrôler fréquemment l’étalonnage de l’oscillographe. L’intensité de courant était mesurée sur un shunt de 1 ohm, dépourvu d’inductance, intercalé avant l’arc dans le circuit.
- Les courbes de courant et de tension, dont la figure 10 donne une image, étaient recouvertes d’un quadrillage et la caractéristique était construite d’après les valeurs de e et de i ainsi déterminées.
- Ces expériences ont toutes été faites avec une seule espèce de charbons homogènes marque Siemens.
- Les crayons de charbon étaient fixés dans les mâchoires d’un régulateur à main de construction particulière dans lequel le dispositif suivant permettait de revenir toujours à la même longueur d’arc ou de mesurer celle-ci.
- (!) Cet appareil est analogue à ceux de M. Blondel et leur est bien postérieur. N. D. L. R.
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- Les deux porte-charbons étaient munis de dentures fines engrenant avec une roue. Sur l’axe de celle-ci était placé un bras à boute-rolle que le serrage d’une vis permettait de caler dans une position quelconque. Un butoir p-ouvait limiter la rotation de la roue.
- Si, après avoir amené les charbons en con-
- Fig. 10. — Courbes de courant et de tension.
- tact, on serre la vis de façon à fixer le bras en face d’une division quelconque du disque, on ne peut écarter les charbons que de la longueur correspondant au déplacement du bras depuis cette division jusqu’à la butée. Si donc les graduations du disque correspondent
- Fig. 11. — Tube de Braun.
- à des millimètres de longueur d’arc, on a un moyen simple pour obtenir à chaque expérience la même longueur.
- 2° La seconde méthode employée par l’auteur consiste à observer directement les caractéristiques dynamiques sur l’écran fluorescent
- d’un tube de Braun. Cette méthode penne d’avoir rapidement une idée des formes de courbes et permet de les montrer à un auditoire.
- Un tube de Braun, muni du montage indiqué par Wehnelt pour obtenir une déviation électrostatique, fut disposé de façon à ce que la tache lumineuse décrivît directement la caractéristique dynamique. Pour cela, on faisait passer le courant à travers les bobines a et b (figure 11) qui produisaient une déviation proportionnelle à i dans le sens horizontal, et on reliait les électrodes intérieures c et d du tube aux électrodes de l’arc, de façon à produire une déviation électrostatique proportionnelle à la différence de potentiel e dans le sens vertical. Avec ce dispositif, le faisceau de rayons cathodiques marque à chaque instant un jaoint de la caractéristique dynamique, et, quand les phénomènes se succèdent avec une rapidité suffisante, la courbe caractéristique apparaît continue sur l’écran fluorescent. Ces courbes peuvent être photographiées directement. Pour alimenter le tube de Braun, on emploie une machine à influence.
- L’application de cette méthode, contrairement à la méthode oscillographique, n’est pas limitée à de faibles fréquences mais permet aussi d’observer les caractéristiques dynamiques dans des arcs actionnés par les oscillations propres d’un système composé d’une capacité et d’une self-induction.
- (A suivre.) R. V.
- Sur les pressions exercées par les ondes qui se propagent à la surface d'un liquide. — Kapzov. — Drudes Annalen, juin 1905.
- Lord Rayleigh a établi théoriquement que, lors de la propagation d’un mouvement oscillatoire dans un milieu, il s’exerce sur un corps qui empêche la libre propagation du mouvement des pressions qui sont indépendantes de la cause physique du mouvement oscillatoire et dépendent seulement de l’énergie des ondes sur le bord du corps. Les résultats théoriques n’avaient été expérimentalement confirmés que pour les pressions exercées par la lumière sur des surfaces absorbantes et réfléchissantes (Lebedew, Nichols et IIull) ainsi que pour les pressions du son sur des parois réfléchissantes (Aelberg).
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 30.
- L’auteur a entrepris d’intéressantes expériences pour déterminer quelles sont les pressions exercées par les ondes qui se propagent à la surface d’un liquide sur une paroi limitant cette propagation.
- Une longue lame de bois, dont le bord se trouvait sous le niveau de l’eau et qui était mise en mouvement par un moteur triphasé, produisait une succession ininterrompue d’ondes superficielles parallèles qui se heurtaient à la paroi inclinée d’un Jlotteur. Celui-ci, poussé par l’action des ondes, agissait, par l’intermédiaire de cordes, sur les boules de deux pendules qui se déplaçaient jusqu’à ce que l’effort exercé fit équilibre à l’action de la pesanteur sur les boules. La déviation de ces boules permettait de mesurer la grandeur de la pression.
- Par suite de difficultés que présente cette étude avec des parois verticales (réfléchissantes) elle ne fut poursuivie qu’avec des parois inclinées (absorbantes).
- Le résultat, parfaitement concordant avec la théorie de Lord Rayleigh pour les pressions d’un mouvement oscillatoire quelconque, fut que les ondes qui se propagent à la surface de l’eau exercent sur les parois une pression analogue à celle observée pour les ondes lumineuses et sonores.
- B. L.
- Or, si l’on trace la tangente à la courbe d’arrêt et si l’on appelle « l’angle que fait cette tangente avec l’axe des x, on a
- dn
- et
- dn .
- n — —: sous-normale. dt
- L’énergie dissipée parles pertes à vide est donc donnée par l’expression
- E = constante X sous-normale. (2)
- Pour obtenir la valeur absolue de E, il est nécessaire de connaître la valeur de la constante C. D’après Peuckert, on peut facilement déterminer cette constante si l’on connaît l’énergie dissipée à vide et la courbe d’arrêt de la machine pour une même excitation.
- D’après l’équation (1) on a
- E = Cnÿ = C«tg*.
- Pour une vitesse de rotation donnée, on peut déterminer, sur la courbe d’arrêt, la valeur de tg « et, sur la courbe des pertes, l’énergie dissipée. On a alors :
- G
- E'
- n tg«
- (3)
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur la séparation des pertes dans les machines à courant continu. — Linke. — Elekirotechnische Zeitschrift, 29 juin 1905.
- La séparation des pertes dans les machines à courant continu, c’est-à-dire la détermination du travail absorbé par les frottements, peut être, comme l’on sait, effectuée par la méthode du lancé.
- On trace d’abord la courbe d’arrêt n = f{t)
- n désignant la vitesse de rotation,
- t le temps.
- La force vive de l’induit, en rotation est à chaque instant
- m
- a
- 2
- L’énergie dissipée par les pertes à chaque instant est donc
- La détermination de la courbe cl’arrèt ne présente aucune difficulté quand la durée de l’arrêt est suffisamment grande : on peut employer soit un tachymètre, soit un voltmètre relié aux bornes de l’induit.
- Mais quand il s’agit de faibles durées d’arrêt, comme cela a lieu pour les petites machines, la détermination de cette courbe devient difficile : pour une machine excitée, la durée de l’arrêt ne dépense souvent pas 10 à 15 secondes. On 11e peut donc plus tracer la courbe d’arrêt au moyen de lectures périodiques. Il est avantageux, dans ce cas, de prendre la courbe intégrale des tours, c’est-à-dire de déterminer, en fonction du temps, le nombre total de tours effectués par l’induit.
- Cette courbe peut être très exactement obtenue au moyen d’un dispositif à contacts calé sur l’arbre de l’induit et d’un appareil morse ordinaire, traçant un point sur la bande tous les trois, cinq ou dix tours. Il faut seulement veiller à ce que la vitesse de déroulement de la bande soit bien uniforme. En différenciant cette courbe
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- (graphiquement, par le tracé des tangentes), on obtient la courbe d’arrêt.
- Quand on n’a pas à sa disposition l’appareil morse et le dispositif à contacts nécessaires pour employer cette méthode, on peut recourir à la méthode suivante pour tracer la courbe d’arrêt. On détermine pour une excitation constante aussi élevée que possible, l’énergie dissipée à vide en fonction de la vitesse de rotation, jusqu’à des valeurs aussi faibles que possible de cette vitesse de rotation. Ensuite, pour la même excitation, on lance l’induit à une vitesse nmax, on le laisse s’arrêter et l’on détermine la durée totale de l’arrêt T.
- On a :
- E = Pv
- P représentant le produit de la masse m par l’accélération p
- E =zm.p.v. ou
- E
- — — m.p
- v
- La masse ayant une valeur constante, et la vitesse v étant proportionnelle à la vitesse angulaire n, on a
- c,.P=E «)
- On calcule pour une série de points de la
- E
- courbe à vide la valeur du rapport - > et on porte
- ces valeurs en fonction de n (courbe AB fig. 1 ). Les ordonnées de cette courbe sont proportionnelles aux accélérations aux différentes vitesses de rotation pendant l’arrêt.
- On a
- dv
- On forme d’abord la courbe ^ en portant (fîg. 1)
- les valeurs réciproques des ordonnées de la courbe AB en fonction de la vitesse de rotation (courbe CD).
- T représentant la durée totale de l’arrêt de rtmaï jusqu’à zéro, on a
- c’est-à-dire que la surface OEDC mesure la durée totale de l’arrêt. De même, la surface FEDG est une mesure du temps tK écoulé depuis la vitesse de rotation «max jusqu’à la vitesse de rotation n^
- T___surface OEDC
- ti surface FEDG ^
- d’où l’on tire tK.
- On décompose donc la surface OEDC en bandes, de préférence de 100 en 100 tours, et on
- Fig. 1 et 2
- mesure les ordonnées moyennes de ces bandes. Cetle ordonnée moyenne mesure la surface de la bande, c’est-à-dire t, et la somme de toutes les ordonnées moyennes mesure T. On peut donc tracer sans difficulté la courbe d’arrêt (fig. 2) et en déduire, d’après l’équation (3), la constante C.
- Dans la plupart des cas il est possible de tracer la courbe d’arrêt pour une excitation très faible ou nulle au moyen d’un tachymètre ou d’un voltmètre, car la durée de l’arrêt est suffisamment grande dans ce cas : on peut alors déterminer d’après l’équation (2) l’énergie dissipée à vide par les frottements.
- Il est inutile, pour l’emploi pratique de cette
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — 30.
- méthode, de tracer la courbe AB de la figure 1 ; on peut tracer directement la courbe CD :
- *=*»>•
- L’auteur indique qu’il a appliqué cette méthode à plusieurs reprises et qu’elle l’a conduit à des résultats très suffisamment exacts.
- B. L.
- L’attraction magnétique dans les dynamos et les moteurs. — Niethammer. — Zeitschrift filr Electro-technik. 9 juillet igo5.
- La détermination de l’attraction magnétique Gz ne peut être que tout à fait approximative en pratique, car les facteurs nécessaires pour ce calcul de Gz sont insuffisamment connus.
- En première approximation, la valeur de Gz est donnée en kilogrammes par la formule
- *=i(1>
- où
- S désigne la valeur de l’entrefer, s l’excentricité maxima,
- 2j9 le nombre de pôles,
- Fp la section polaire à l’entrefer,
- B l’induction dans l’air.
- ‘ Dans cette formule les réluctances magnétiques que présentent au passage du flux principal les différentes pertes en fer sont négligées, ce qui conduit à une valeur trop forte de Gz; de plus, on suppose s petit par rapport à S, ce qui conduit à une valeur trop faible de Gz : l’erreur, est dans ce dernier cas, de
- i,5 0/0 pour e = o,i5 s = 0,2
- 6 0/0 pour |
- Quand on ne néglige pas e vis-à-vis de 5, on trouve :
- ' B ’ 5ooo
- G)
- Le facteur de correction a les valeurs suivantes :
- £
- pour g-==o,i 0,2 0,1
- valeur du facteur de
- correction..,,,,. = i,oi5 i,o63 1,54
- Mais en pratique on peut presque toujours négliger ce facteur vis-à-vis des autres inexactitudes, car la formule (2) ne tient pas compte non plus des réluctances magnétiques du fer.
- La formule (2) peut aussi être écrite sous la forme suivante :
- 2T/2
- ou encore
- .o,5pFf[i-(i)S]'/3
- Hï)T/,“ka-<ï)
- est l’induction dans l’air au point où l’entrefer a la valeur S — *, et
- | _|_e
- Bmin = B—f-
- 54 0/0 pour o,5
- ce qui est inadmissible en pratique.
- B est la valeur efficace de l’induction dans l’air.
- B et Fp ne sont pas connus, en règle générale, pour les induits à denture ouverte car leur détermination repose sur la connaissance de la forme des courbes de flux. On pose donc fréquemment
- B = induction moyenne aux bords des pôles,
- Fp ==£ section moyenne aux bords des pôles.
- est l’induction minima au point où l’entrefer a la valeur S -f- s, si l’on néglige les réluctances magnétiques du fer.
- Mais si l’on tient compte des réluctances magnétiques du fer en s’appuyant sur la caractéristique à vide (fig. 1) donnant l’induction dans l’air (ou la f. é. m. qui lui est proportionnelle) en fonction des ampères-tours d’excitation, la formule (3) est tout à fait générale et représente la relation la plus exacte pour déterminer l’attraction magnétique.
- On tire les valeurs de Bmax et de Bmln de la figure 1.
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- OA est la tangente à la caractéristique à l’origine, c’est-à-dire que OA représente les ampères-tours pour l’air dans f (B).
- On mène CD parallèle à OX en un point
- Fig. 1
- quelconque, et on prend sur CD un point E tel que :
- GE___s
- CD-1'
- FG = B est l’induction normale moyenne dans l’air pour e = 0.
- On trace FH parallèle à OE et FJ symétrique à FH par rapport à FG :
- a2 = ~ a •
- L’ordonnée
- J K — mi a HL Bmax,
- Le facteur de correction
- a les valeurs suivantes :
- S K
- pour ^ = a,i 0,2 o,5
- facteur de correction = 0,995 0,98 0,87
- On peut donc, en pratique, le négliger et écrire :
- kg-<4)
- Exemple. — L’auteur donne un exemple pour le cas extrême où :
- 2
- 2p — 16 Fp = 025 cm2.
- B = gooo,
- 1°) D’après la formule (3), on a exactement, après avoir relevé sur la figure 1 les valeurs
- Bmax ~~~ 9850
- Bmin ----- 77OO = 8290 kilogr.
- 2° D’après la formule (4) indiquée par l’auteur
- Gz — 3.790 kilogr.
- 3° D’après la première formule approximative (1)
- Gz = 16.200 kilogr.
- 4° Avec la correction d’après la formule (2)
- Gz = 24.900 kilogr.
- On retrouve la quatrième valeur si l’on introduit dans les formules (3) ou (4) les valeurs
- Bmax,^ LO , Bmin —PK En prenant
- Bmax---LN et Bmin —- J K
- on obtient des valeurs plus petites pour G*, soit, d’après la formule (3); G.j=:9050.
- Cet exemple montre que les formules (3) et (4) sont seules utilisables.
- B. L.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Mesures relatives à la Télégraphie sans fil. — Duddell et Taylor. — Institution of Electrical Engi-neers, 25 mai 1905.
- Le but de cette étude a été de mesurer l’intensité du courant utilisable dans l’antenne réceptrice et de déterminer comment ce courant dépend de l’arrangement des appareils transmetteur et récepteur, et de la distance entre ces appareils. Les mesures furent faites entre
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- un poste transmetteur que l’on pouvait facilement déplacer et un poste récepteur.
- TRANSMETTEUR.
- Le poste transmetteur mobile comprenait un mât en bambou supportant un conducteur vertical formé de plusieurs fils torsadés. La longueur de ce conducteur pouvait être facilement augmentée ou diminuée. La prise de terre était constituée par un filet métallique en fil de fer galvanisé de 22 m. de longueur sur 1 m. de largeur fixé à plat sur l’herbe.
- Dans toutes les expériences, le fil vertical était connecté directement au circuit oscillant
- e/z/
- Fig-. 1. — Montage du poste transmetteur.
- fermé comme l’indique la fig.ure 1. Ce système total forme deux circuits résonants distincts, un circuit fermé comprenant un condensateur et une bobine d’inductance L, et un autre circuit comprenant l’antenne, les bobines d’inductance H et L et le réseau métallique placé sur la terre. Pour régler le système, on modifiait la valeur de la self-induction H jusqu’à ce que le courant dans l’antenne atteignît un maximum indiqué par l’ampèremètre thermique A. On modifiait la fréquence des oscillations quand c’était nécessaire, en modifiant le nombre des bouteilles de Leyde employées et on accordait à chaque fois l’antenne en modifiant la valeur de la self-induction H. Celle-ci consistait en 71 tours de fil de cuivre étamé (1) enroulé sur un cylindre de bois, de 10 cm. de diamètre et de 45 cm. de longueur.
- Les capacités F étaient chargées par une bobine d’induction I protégée des oscillations par deux bobines arrétoirs.
- Cette bobine était actionnée par deux interrupteurs différents : un interrupteur à mercure
- à turbine et un interrupteur Grisson (*). L’inter-rupteur-turbine à mercure était entraîné à une vitesse de rotation de 1.070 tours par minute, donnant 17,9 trains d’oscillations par seconde. L’interrupteur Grisson était entraîné à une vitesse de 1.500 tours par minute et donnait 100 trains d’ondes par seconde.
- Les signaux étaient régulièrement envoyés par le transmetteur pendant 30 secondes avec des intervalles égaux et, durant chaque émission, on faisait une mesure du courant dans l’antenne verticale réceptrice. On faisait en général huit à douze observations dans chaque expérience. Dans la plupart des mesures, la hauteur du sommet de l’antenne au-dessus de la terre était de 12 m. 60 : la longueur de fil comprise entre le sommet de l’antenne et l’extrémité inférieure de la bobine de self-induction atteignait 14 m. 60. La longueur de la connexion à la terre était d’environ 8 m. 50, et les connexions entre la self-induction, l’éclateur, les capacités et l’ampèremètre représentaient une longueur de fil d’environ 1 m. 35.
- Longueurs d’ondes employées. — Trois longueurs d’ondes differentes furent employées pendant ces expériences : on les obtenait en modifiant la capacité du circuit oscillant et en accordant l’antenne. Dans chaque cas la self-induction L dans le circuit oscillant, consistait en deux tours d’un conducteur enroulé sur un cylindre de bois de 12,7 cm. de diamètre : ce conducteur était composé de 19 fils de cuivre (2) recouverts séparément d’une couche de soie.
- Longueur d'ondes n° 1. — La capacité F consistait en une jarre de deux litres à moitié recouverte de feuilles d’étain. La longueur d’onde était d’environ 112 m. 50. Avec cette longueur d’onde et une antenne de 12 m. 60,
- (!) L’interrupteur Grisson est employé avecune bobine d’induction spéciale ayant une prise de courant au milieu de l’enroulement primaire. Ce point est connecté à l’un des pôles de la batterieetles deux points extrêmes sont connectés alternativement avec l’autre pôle au moyen d’un commutateur tournant. La succession des actions est la suivante :
- 1° Courant à travers la première moitié du primaire. — Aimantation dans un sens ;
- 2° Courant à travers les deux moitiés du primaire. — Pas d’aimantation ;
- 3* Courant à travers la seconde moitié du primaire. — Aimantation en sens inverse ;
- 4° Courant à travers les deux moitiés du primaire. — Pas d’aimantation.
- (2) N° 22,
- (i) N» 16,
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- les autres grandeurs avaient les valeurs suivantes :
- Longueur d’étincelle : 5,29 mm. ;
- Intensité du courant dans l’antenne avec l’interrupteur à mercure, : 0,36 ampère ;
- Nombre de tours de la bobine de self-induction en série avec l’antenne : 12.
- Longueur d’ondes n° 2. — La capacité F consistait en une jarre de deux litres entièrement recouverte de feuilles d’étain. La longueur d’onde était d’environ 120 mètres. Les autres grandeurs avaient les valeurs suivantes :
- Longueur d’étincelle : 7,08 mm. ;
- Intensité de courant dans l’antenne avec l’interrupteur à mercure : 0,50 ampère ;
- Nombre de tours de la bobine de self-induction en série avec l’antenne : 18.
- Longueur d’ondes n° 3.— La capacité F consistait en deux jarres de deux litres entièrement recouvertes de feuilles d’étain et connectées en parallèle. La longueur d’onde était d’environ 150 mètres ; les autres grandeurs avaient les valeurs suivantes :
- Longueur d’étincelle : 4,55 mm.
- Intensité de courant dans l’antenne avec l’interrupteur à mercure : 0,50 ampère ;
- Intensité de courant dans l’antenne avec l’interrupteur Grisson : 0,70 ampère ;
- Nombre de tours de la bobine de self-induction en série avec l’antenne : 40.
- RÉCEPTEUR.
- L’antenne verticale était connectée à une bobine de self-induction variable semblable à celle employée dans le poste transmetteur ; l’autre extrémité de cette bobine était reliée à la terre par l’intermédiaire d’un thermo-galvanomètre de Duddell (1) employé pour mesurer l’intensité de courant. La prise de terre était constituée par un filet métallique de 23 m. de longueur sur 1 m. de largeur. La hauteur verticale du sommet de l’antenne au-dessus de la terre était, dans la plupart des expériences, de 16 m. 80, la longueur totale de fil comprise entre le sommet de l’antenne et l’extrémité inférieure de la bobine de self-induction atteignant 19 m. 50 ; la longueur de la connexion à la terre était d’environ 6 mètres. On accordait le circuit récepteur en modifiant le nombre de
- tours de la bobine de self-induction jusqu’à ce que l’intensité fût maxima. Les observations furent généralement faites avec chaque circuit accordé séparément et aussi avec l’antenne réceptrice connectée directement à la terre à travers le thermo-galvanomètre sans aucune self-induction en série : ce dispositif sera nommé « non accordé ».
- Dans le thermo-galvanomètre, le courant à mesurer passe à travers une résistance en fil fin de 3 mm. de longueur; la chaleur produite agit sur un thermo-élément fixé sur la partie mobile de l’instrument. La sensibilité peut être modifiée soit par une modification de la résistance du fil chauffant, soit par une modification de la distance entre ce fil et le thermo-élément. Dans les expériences dont il s’agit, la résistance du fil était d’environ 100 ohms et on modifiait la sensibilité en modifiant la distance entre ce fil et le thermo-élément.
- EXPÉRIENCES FAITES EN MODIFIANT LA HAUTEUR de l’antenne TRANSMETTRICE.
- On employa trois longueurs d’antenne différentes : 6 m. 30, 9 m. 50, 12 m. 60. Le circuit oscillant, et par suite la fréquence des oscillations, ne furent pas modifiées ; l’accord de l’antenne sur cette fréquence était obtenu en modifiant le nombre de tours de la bobine de self-induction en série avec elle. Quand la longueur d’antenne était augmentée, l’énergie absorbée par la bobine et la longueur d’étincelle restant constante, l’intensité du courant dans l’antenne augmentait, mais non proportionnellement à cette longueur. On pouvait également maintenir l’intensité constante en modifiant la longueur d’étincelle. Les résultats ainsi obtenus sont indiqués dans le tableau 1.
- Pendant ces mesures, la disposition du circuit récepteur était invariable. Les chiffres trouvés, pour deux longueurs d’ondes différentes, montrent nettement que l’intensité du courant dans l’antenne réceptrice est à peu près proportionnelle à la hauteur de l’antenne transmet-trice, lorsque l’intensité du courant dans cette antenne est maintenue à peu près constante. Dans les expériences où la hauteur de l’antenne transmettrice et le courant dans cette antenne ont varié tous deux, on a trouvé que l’intensité du courant dans l’antenne réceptrice est à peu
- (!) Electrician, vol. LIII, p. 190.
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- 158
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIŸ. — 30.
- près proportionnelle au produit de la hauteur par l’intensité du coûtant au transmetteur.
- En désignant par h la hauteur verticale de l’antenne transmettrice et par A l’intensité du
- courant dans cette antenne, on peut dire que l’intensité du courant sur l’antenne réceptrice est égale à khk micro-ampères en appelant k une constante dont la valeur est 55 pour la lon-
- TABLEAU I
- Modification de la hauteur d’antenne transmettrice.
- in — ps 5 c 0 D fl') . M LONGUEUR INTENSITÉ DE COURANT dans l’antenne transmettrice RÉCEPTEUR
- NOMBRE DE TO de la bobin< de self-induct en série. de ACCORDÉ | ANTENNE SEULE
- S l’étincelle mm. Courant observé microamp. Cour>. calculé en mieroamp. pour A — 55. Courant observé microamp. Cour, calculé en microamp. pour k = 18.
- 6,3o 66 5,21 o,35i 121,0 122,0 38,5 39>1
- 9>4o Ô2 5,86 o,355 i88,5 i85,5 60,0 5g ,3
- 12,60 4o 3,48 o,352 24&,o 246,0 8r ,5 • 78,5
- 6,3o 66 3.48 0,286 100,0 99 3o,5 3i ,8
- 9-4o Ô2 3,48 o,334 174,5 1^4,5 55,0 55,7
- 12,6 43 3,48 0,359 25o,5 260,0 É~66 82,5 79’9 É==r55,6 123,0
- 6,3o 26 IO,o4 0,352 i4o,o i47,5 109,0
- 9>4» l8 8,26 o,35i 223,0 221,5 i83,q i85,o
- 12,60 12 6,35 0,36o 3i5,o 3ô2,5 272,5 262,0
- 6,3o 26 5,3g 0,3o5 126,0 128,0 io3,o #07,0
- 9 >4° l8 5,39 0,339 2l3,0 213,5 182,0 178,0
- 12,60 12 5,3^ o,355 3o8,o 298,0 270,5 248,5
- TABLEAU II
- Modification de la forme de Vantenne transmettrice.
- Distance entre les postes : 476 mètFes 5o. Hauteur de l’antenne réceptrice : 16 mètres 80. Interrupteur à mercure. Longueur d’ondes n° 3 (i5o mètres).
- DISPOSITION DE L’ANTENNE TRANSMETTRICE INTENSITÉ DU COURANT dans 1 antenne transmettrice. INTENSITÉ DU COURANT DANS L’ANTENNE RÉCEPTRICE
- ACCORDÉE microampères. ANTENNE SEULE mieroampères.
- Antenne verticale rectiligne : hauteur au-dessus du sol : 12 mètres 60 0,484 3i5 106
- Antenne recourbée en L ; même longueur totale ; hauteur verticale çy mètres 5o................ o,485 208 69
- Même antenne; hauteur verticale 6 mètres 3o. o,473 i59 , 5i
- Antenne recourbée en F; hauteur verticale 6 mètres 60 ; fongueur de la partie horizontale 6 mètres ; partie horizontale dirigée vers le poste transmetteur o,5o 268 73
- Même antenne; partie horizontale dirigée à l’opposé du poste transmetteur 0,466 224 72 73
- Même antenne; partie horizontale perpendiculaire à la ligne de jonction des postes........ 0,457 220
- 7 " ~ a™
- SENS. — SOCIÉTÉ NOUVELLE DE l’imPHIMEHIE MIKIAM, 1, RUE DE LA BERTAUCHE .
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- 28 Juillet 1903.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- gueur d’ondes n° 3 et 66 pour la longueur d’ondes n° 1, k étant exprimée en mètres et A en ampères. La deuxième colonne du tableau relatif au récepteur indique les valeurs du courant calculées au moyen de ces coefficients. En ce qui concerne les résultats obtenus avec l’antenne réceptrice seule (dispositif non accordé), il n’a pas été possible de trouver pour la constante h des valeurs réellement satisfaisantes. Les valeurs les plus approchées sont kzzz 18 pour la longueur d’ondes n* 3 et 55,0 pour la longueur d’ondes n° 1.
- Il serait nécessaire de faire un grand nombre d’observations pour trouver la relation exacte entre la hauteur d’antenne et l’intensité du courant dans l’antenne réceptrice qui semble être une simple proportion.
- . L’effet produit par une modification de la hauteur d’antenne réceptrice sera indiqué plus loin.
- EXPÉRIENCES FAITES EN MODIFIANT LA FORME de l’antenne TRANSMETTRICE,
- Les résultats sont indiqués par le tableau II.
- La principale conclusion qu’il y a lieu de retenir de l’étude de ce tableau est que, si l’on prend une longueur constante d’antenne trans-mettrice et si l’on réduit de moitié la hauteur verticale en enroulant la moitié supérieure, ou en formant une boucle, ou en recourbant horizontalement la moitié inférieure, l’intensité de courant dans l’antenne réceptrice est réduite à la moitié de la valeur obtenue avec l’antenne verticale. En prenant une antenne verticale de 6 m. 30 de hauteur et en ajoutant verticalement une seconde antenne semblable de façon à porter la hauteur totale à 12 m. 60, on double l’intensité de courant dans l’antenne réceptrice. En ajoutant horizontalement l’antenne auxiliaire de 6 m, 30, de façon à ne pas modifier la hauteur verticale, on n’augmente que de 50 % l’intensité du courant dans l’antenne réceptrice.
- EXPÉRIENCES FAITES EN MODIFIANT LA PRISE DE TERRE.
- Le tableau IIï résume les résultats d’une série d’expériences faîtes en modifiant la surface cou-étallicrue s.ervan
- verte Dar fi quement a
- e filet
- es
- me__________
- électrons positns e
- t de nrise dç t dans d autr
- forme circulaire, avec connexion au centre, et non la forme d’un rectangle allongé, employée dans ces expériences.
- TABLEAU III
- Modification de la prise de terre Distance entre les postes, 128 mètres 5o; hauteur de l’antenne réceptrice, 16 mètres 80; hauteur de l’antenne transmettrice, 12 mètres 60 j longueur d’étincelle, 4 mm. 55. Interrupteur Grisson. Longueur d’ondes, n“ 3 (i5o mètres).
- Modifications de la prise de terre au récepteur (le filet métallique du transmetteur étant entièrement étendu sur le Sol). H . K * 85 g g -S t fri % a « Cfi 0 § .a- a â H 4) § 1 « S D cC O h w Z» ô. « a w c - H cÿ £ O »'S'a 85 O. P « © 25 ^3 < b* ci O g o Q & u
- Filet de 22 mètres de longueur placé sur le sol. O’, 696 2,0^2
- Prise de terre à l’extrémité du filet.. 0,696 1 ,246
- V4 du filet roulé à partir d’une extrémité 0,698 !,968
- V4 du filet roulé à chaque extrémité. 0,696 2,016
- V2 du filet roulé à nue extrémité. .,. [0,702 ! 1>797
- V2 du filet roulé à chaque extrémité. 0,696 1,53o
- Modifications de la prise de terre au transmetteur (le filet métallique du récepteur étant entièrement étendu sur le sol).
- V-2 du filet roulée â une extrémité.. 0,611 . 2, o3 ï
- ' V2 du filet roulée à chaque extrémité. 0,3^2 i, 129
- On employa ensuite comme prisé de terre l’enveloppe de plomb d’un câble téléphonique armé. Avec eette prise de terre, l’intensité du courant
- Fig. 2. — Modification de 1» hauteur d’antenne réceptrice.
- dans l’antenne récent,rice fut, trouvée éoale aux es corps uniquement des électrons négatifs.
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 18 juillet 1905.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — NO 30.
- EXPÉRIENCES FAITES EN MODIFIANT LA HAUTEUR DE L’ANTENNE RÉCEPTRICE
- Les constantes du poste transmetteur furent maintenues invariables et la hauteur de l’antenne réceptrice fut modifiée par l’emploi de plusieurs fils de hauteurs différentes. Le circuit récepteur était accordé chaque fois au moyen de la bobine de self-induction en série avec l’antenne. Les mesures de l’intensité du courant reçu furent faites avec antenne accordée et avec antenne non accordée, c’est-à-dire sans self-induction en série. Les résultats obtenus sont indiqués par les courbes de la figure 2. Les courbes en trait plein sont relatives au cas où le poste récepteur était établi en un point déterminé, à
- 635 m. du poste transmetteur, et les courbes en trait interrompu au cas où le poste récepteur était établi en un autre point, à 476 m. 50 : dans ce dernier cas, il y avait des pertes d’énergie considérables, dans des poteaux en fer supportant des conducteurs téléphoniques au voisinage du poste récepteur. On peut remarquer que la forme de la courbe relative au récepteur accordé dans le second cas s’approche de la forme de la courbe relative au récepteur non accordé : cela prouve que pour obtenir le maximum d’acuité dans la résonance, il faut éviter la proximité de conducteurs métalliques ou diviser ceux-ci en sections de faible longueur isolées les unes des autres.
- (A suivre.) R. V.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Appareil de télémécanique sans fil de ligne. — D’après une Note de M. Édouard Branly, présentée par M. A. de Lapparent. (Séance du 26 juin).
- Dans l’appareil de démonstration de distribution et de contrôle des actions produites à distance par les ondes électriques (^), l’axe isolant sur lequel sont montés les disques interrupteurs était entraîné par un mécanisme d’horlogerie. Il a été avantageux de substituer à ce mécanisme un petit moteur électrique muni d’engrenages qui réduisent sa vitesse sur l’axe à un tour par minute. Le moteur est relié aux organes de la cage métallique de telle sorte que son mouvement peut être déterminé à tout instant par une étincelle du poste transmetteur; on ne le laisse ensuite tourner que pendant le temps nécessaire aux actions à réaliser par les étincelles de la station de transmission; son arrêt est lui-même produit par une étincelle de cette station dans l’intervalle où un disque spécial qui lui est attribué presse sur une tige
- (!) Comptes rendus, 20 mars 1905. Eclairage Electrique, tome XLII, page 80.
- à ressort. L’arrêt du moteur est ainsi un phénomène à effectuer au même titre que les autres phénomènes commandés par l’axe distributeur.
- Pour donner une idée précise des manoeuvres effectuées par la station de transmission et de la façon dont se comporte la station de réception, l’auteur décrit une expérience réelle exécutée en trois temps, ces trois temps étant désignés par des heures fictives.
- Si, à un certain moment, des étincelles étrangères imprévues viennent à mettre en marche à la station de réception le moteur et l’axe distributeur, une sonnerie actionnée à la station de transmission dès la première étincelle du télégraphe automatique prévient l’employé de la station de transmission; il se met alors en mesure de suivre immédiatement les indications de la bande à dépêches et de réparer, s’il y a lieu, les effets produits sous ses yeux par les étincelles étrangères (*).
- (!) Un mécanisme spécial, actuellement en construction, préservera le moteur d’un départ par des étincelles fortuites. Le fonctionnement des appareils de travail sera, par cela même, garanti.
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- Le Gérant : J.-B. Nouet'.
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- Tome XLIV.
- Samedi B Août 1903.
- 1£“ Année. — N° 31.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques
- Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées' Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. -G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - fA. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des
- Sciences de Lille.
- C
- RÉSULTATS ET PROBLÈMES DE LA THÉORIE DES ÉLECTRONS. Fin
- On peut maintenant examiner de plus près la question importante de savoir si, dans la théorie électronique des métaux, on peut admettre l’existence d’un seul genre d’électrons libres. Il faut remarquer à ce point de vue que, d’après la théorie, l’effet de Hall doit se produire dans l’un ou l’autre , sens suivant que l’on a affaire à des électrons positifs ou négatifs. Si l’on considère, comme nous l’avons fait tout à l’heure, que les électrons négatifs seuls sont en jeu, on trouve qu’il doit exister en bel un potentiel plus élevé qu’en etc. Au contraire, on arrive à la conclusion opposée si l’on se représente le courant circulant dans la direction de la flèche, comme résultant d’une migration d’électrons positifs dirigée vers le bas ; ces électrons seraient également déviés vers la gauche par le champ magnétique, et le potentiel serait plus élevé en p qu’en cp '
- Or l’effet de Hall n’a pas, en réalité, toujours la même direction. Pour le dispositif expérimental indiqué par la figure 6, le potentiel est élevé sur le bord bd quand la plaque est constituée par du bismuth, de l’or ou du cuivré, et il est élevé sur le bord ac quand la plaque est en fer ou en zinc. Gela tend à prouver qu’il existe aussi bien des électrons positifs ou négatifs libres : dans les premiers métaux cités ce serait le mouvement des particules négatives, tandis que dans le fer et dans le zinc, ce serait le mouvement des particules positives qui déterminerait le sens du phénomène de Hall. Il est presque inutile d’ajouter que l’on n’a pas besoin d’aller si loin et de considérer dans certains corps uniquement des électrons positifs et dans d’autres corps uniquement des électrons négatifs.
- p) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 18 juillet 1905.
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- T. XLLV. — N° 31.
- 11 est clair que si les deux genres d’électrons prennent part au courant, de telle façon qu’une section soit traversée dans un certain intervalle de temps par n électrons positifs et ri électrons négatifs, le sens de J’effet de Hall sera déterminé par la valeur de
- par -rapport à une certaine valeur, variable d’ailleurs suivant le métal employé.
- La notion du mouvement de l’électricité comme un double courant d’électrons positifs et négatifs a été appliquée par Drude à plusieurs études des phénomènes de cette nàture, par exemple à l’explication des exceptions à la loi de Wiedémann-Franz. Mais nous avons trouvé à cette .façon de voir des objections si sérieuses, que nous essaierons aussitôt que le temps nous le permettra, d’expliquer tous les phénomènes, en admettant qu’il n’existe dails les métaux qu’un seul genre d’électrons libres.
- On se heurte déjà à une difficulté dans le cas simple-où un courant passe d’un métal M< à un second métal M2 (fig. 7).
- Si pq et rs représentent des sections prises de part et d’autre du. point de contact et s’il passe à travers la première n{ électrons positifs vers la droite, et u\ électrons négatifs vers la gauche, puis à travers la seconde n2 électrons positifs et n\ électrons négatifs, il est naturel d’attribuer à tous les électrons des charges de même grandeur et d’écrire •
- r
- M,' , 1 m2
- 7-I 1
- Fig. 7
- On ne doit pas s’attendre à ce que
- nK = n2 , n =n2.
- Si donc l’on a
- n\ > «2 ,
- nK-—/c2 électrons positifs et un nombre égal n\ — n'^ d’électrons négatifs s’accumulent au point de contact. On peut donc dire qu’il devrait se produire, sur la surface de contact, soit un amoncellement, soit une perte d’ « électricité neutre » et cela continuellement, tant que le passage du courant a lieu.
- D’ailleurs, un courant électrique ne serait pas nécessaire pour amener une semblable modification dans la répartition de l’électricité neutre. Les causes qui provoquent la formation d’une différence de potentiel de contact, les forces moléculaires d’Helrnholtz ou le mouvement calorifique des électrons, devraient aussi, en général, produire un effet semblable.
- Supposons que le passage d’un genre d’électron déterminé d’un métal dans l’autre ne prend fin que quand une différence de potentiel d’une valeur bien déterminée a pris naissance. Il ne faut pas s’attendre à ce que cette différence de potentiel nécessaire à l’état d’équilibre ait précisément la même valeur pour les électrons positifs que pour les électrons négatifs : on arrive donc à la conclusion que, s’il n’entre pas en jeu d’autres circonstances, il ne peut pas exister de position véritable d’équilibre quand les deux genres d’électrons libres sont en présence ; il ne peut exister d’état stationnaire qu’autant que pour une valeur déterminée de la différence de potentiel, le même nombre d’électrons positifs et négatifs se déplace de l’un des métaux vers l’autre.
- Que devient alors dans ce cas, ou dans le cas précédent, l’électricité neutre accumulée ? Elle doit, ou bien rester en place, ou bien disparaître d’une manière quelconque de cette partie du système; cela pourrait, par exemple, se produire si chaque électron positif se combinait avec un électron négatif et si l’ensemble ainsi formé était déplacé, par une
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- sorte de diffusion, vers le point où, par suite du mouvement des électrons, l’électricité neutre disparaît. La première hypothèse ne peut pas être défendue, car elle obligerait à admettre d’une part qu’il est impossible de décéler l’accumulation d’électricité neutre, quelle que soit la durée de cette accumulation, et d’autre part que la teneur d’un métal en électricité neutre est inépuisable. En ce qui concerne la seconde hypothèse, elle se heurte a la deuxième loi fondamentale de la thermodynamique. Si elle correspondait à la réalité, on aurait dans deux parties métalliques en contact soumises à la même température un système qui serait dans un état stationnaire et dans lequel cependant se produiraient à la fois un dégagement de chaleur au point oii les électrons opposés se recombineraient, et une absorption de chaleur au point où les électrons se sépareraient.
- Drude a résolu cette difficulté en admettant entre le nombre des électrons libres positifs et des électrons libres négatifs dans deux métaux, une relation telle, que la même différence de potentiel suffise pour faire obstacle à la migration des particules positives et à celle des particules négatives. Gette hypothèse permet de tourner la difficulté pour ce cas, mais malheureusement on s’y heurte à nouveau quand on veut approfondir les phénomènes en jeu dans les parties homogènes de la chaîne thermoéleetrique dans laquelle existent des différences de température.
- Ces quelques indications suffisent pour montrer à-quelles complications l’on arrive quand on veut admettre l’existence de doubles courants. D’ailleurs cette hypothèse est également infirmée par le fait que, dans tous les cas où l’on a affaire indubitablement à des électrons positifs, comme pour les rayons ('anal et les rayons «, la masse de ceux-ci est du même ordre de grandeur que la masse de l’atome chimique. Ce fait conduit à admettre que les charges positives ne se séparent jamais des atomes métalliques et que les charges négatives seules, se déplaçant librement dans les espaces intermoléculaires, produisent le passage de l’électricité d’un point à un autre.
- Il ne semble pas impossible, avec cette dernière hypothèse, d’expliquer les différences présentées par l’effet de Hall. Il suffit, pour cela, de remarquer que les électrons qui ne se séparent pas des atomes peuvent aussi avoir à l’intérieur de ceux-ci une certaine mobilité, que la force magnétique extérieure exerce aussi une action sur ces mouvements, et que ce fait peut avoir une influence sur le mouvement des particules libres. Peut-être pourrait-on ainsi expliquer naturellement l’effet de Hall dans le fer sans avoir besoin d’admettre l’existence d’ions positifs libres.
- Il est nécessaire de dire également quelques mots des propriétés optiques des métaux. Ces propriétés sont aussi rattachées, par la théorie électromagnétique, aux propriétés électriques.
- Une des premières conclusions de Maxwell fut que les corps bons conducteurs doivent être peu transparents. La relation numérique indiquée par la théorie entre le pouvoir d’absorption et la conductibilité a dû attendre longtemps une confirmation expérimentale et ce n’est que tout récemment que Hagen et Rubens ont pu prouver que, pour des radiations calorifiques de grandes longueurs d’ondes, le pouvoir d’absorption d’un métal et son pouvoir émissif peuvent être calculés d’une façon très satisfaisante d’après la conductibilité.
- Ce résultat important, indépendant de la théorie des électrons* montre que, pour les métaux pour lesquels la conductibilité peut être calculée par la théorie de Drude, des considérations tout à fait analogues peuvent être développées pour expliquer l’absorption et l’émission de lumière ou de radiations calorifiques.
- Nous avons calculé le pouvoir d’absorption et d’émission pour une plaque métallique mince et pour des rayons perpendiculaires à cette plaque, en faisant absolument abstrac-
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- lion des considérations de Drude. On obtient très facilement nue expression de l'absorption en calculant celle-ci d’après les équations de la théorie de Maxwell et en introduisant pour la conductibilité la valeur précédemment trouvée (8). Le résultat est
- : Ne2?//A
- a 1
- où c représenté la vitesse de la lumière
- A l’épaisseur de la .plaque.
- La formule indique quelle partie de l’énergie extérieure tombant sur la plaque est absorbée.
- En ce qui concerne l’émission, nous nous sommes appuyés sur le fait que l’électron qui se déplace avec une vitesse constante n’émet aucune radiation. Il ne peut exister de radiation que si la vitesse varie, c’est-à-dire, d’après les hypothèses précédemment faites, quand il y a choc avec les atomes métalliques. On peut calculer cette radiation et la décomposer en longueur d’ondes au moyen de la série de Fourier.
- Nous avons aussi considéré une petite partie « de la face antérieure de la plaque (fig. 8) et nous avons supposé en un point P situé sur la normale à cette su farce à une distance considérable r de la plaque, un élément de surface V parallèle à celle-ci. Pour l’énergie émise par unité de temps par « et traversant on peut écrire, si cette énergie correspond à des longueurs d’ondes comprises entre î. et /-|- cA :
- S.te.o/.d).
- UJ*—| P
- u>
- Fig. 8
- où le facteur S représente le pouvoir d’émission de la plaque. La formule trouvée est alors
- 4 TTC2
- “3F
- Ne2«/A.
- De cette équation et de l’équation trouvée pour le pouvoir d’absorption, il résulte que
- s
- le rapport ^ est indépendant de l’épaisseur de la plaque A et de toutes les grandeurs
- par lesquelles pn métal se distingue d’un autre. On a en elfet
- S 4c*T . .
- 1 = 3 —'
- Ce résultat est en concordance avec la loi connue de Kirchholf d’après laquelle le rapport entre rémission et l’absorption a la même valeur pour tous les corps et est une fonction universelle de la température et de la longueur d’onde.
- Ce serait un beau succès si l’on pouvait étendre cette théorie, établie pour de très grandes longueurs d’ondes, aux faibles longueurs d’ondes elles-mêmes. Malheureusement, nous n’y sommes pas parvenus jusqu’à présent. La théorie thermodynamique de
- la radiation montre que la longueur d’ondes pour laquelle le rapport ^ atteint un
- maximum est inversement proportionnelle à la température absolue.
- On n’a pas encore pu établir, par la théorie des électrons, cette loi nommée loi du déplacement de Wien, ni indiquer de quelle façon le produit constant de cette longueur d’ondes par la température dépend des propriétés des électrons’comme on doit s’y attendre, puisqu’il s’agit d’une constante universelle.
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- Dans sa théorie électromagnétique de la radiation, Planck a été beaucoup plus loin qu’il n’a été possible de le faire jusqu’à présent dans la théorie des électrons; il a réel-
- S
- lenient donné pour le rapport - une équation générale, valable pour toutes les longueurs
- d’ondes et températures. L’expression que nous avons trouvée pour de très grandes longueurs d’ondes, concorde avec la formule de Planck.
- Celle-ci a permis à son auteur de tirer des conclusions très remarquables : ces conclu-
- sions peuvent aussi bien être déduites de l’équation (11). La grandeur - détermine ainsi
- l’émission d’un corps parfaitement noir puisque le pouvoir d’absorption d’un tel corps est A = l. Or la radiation d’un corps noir a été étudiée expérimentalement, aussi bien en ce qui concerne l’intensité totale qu’en ce qui concerne la répartition de cette intensité sur les différentes longueurs d’ondes.
- Grâce aux travaux de Lummer et Pringsheim et à ceux de Kurlbauni, on peut don-ner pour différentes longueurs d’ondes et températures la valeur absolue de -rj- et par
- suite, pour chaque température, la valeur de «T. On connaît alors l’énergie cinétique moyenne d’une'seule molécule de gaz. En divisant par ce chiffre l’énergie cinétique totale d’un gaz, que l’on déduit de la pression, on obtient le nombre de molécules. De plus, on peut aussi déterminer la masse totale du gaz et en déduire la masse d’une molécule gazeuze, d’hydrogène par exemple. La moitié de cette masse représente celle de l’atome de l’hydrogène, et cette dernière divisée par l’équivalent électrochimique. du gaz, donne la charge d’un ion hydrogène, c’est-à-dire la grandeur de l’unité élémentaire d’électricité.
- Si l’on combine finalement ce résultat avec la valeur de pour un électron négatif, on
- obtient la valeur de m et, d'après l’équation (7), le rayon de l’électron.
- Les chiffres obtenus sont résumés dans le tableau iv. Ces chiffres pourraient être un peu différents si quelques parties de la théorie avaient été plus rigoureusement développées, mais leur ordre de grandeur concorde parfaitement avec les résultats numériques
- trouvés. Pour les deux derniers chiffres, nous avons pris comme base la valeur de -
- 1 m
- trouvée pour de faibles vitesses dans l’étude des rayons j3.
- La plus petite quantité d’électricitç qui puisse entrer enjeu est bien déterminée maintenant : elle est en chiffres ronds de
- io 19 coulombs.
- TABLEAU IV
- oc = 1,6 x
- IO-1 6
- erg
- degré
- Nombre de molécules gazeuses contenues dans un centimètre cube
- à o° et sous la pression atmosphérique. . ................... 3,5 X io-19
- Masse d’un atome d’hydrogène................................... i,3 X io-'24 gramme.
- Unité élémentaire d’électricité................................... i,3X io~20 unité électromagnétique G.G.S.
- Masse d’un électron négatif....................................... 7>4X io~28 gramme.
- Rayon d’un électron négatif.................................... i,5X io-1? cm.
- Nous terminerons cette rapide esquisse en disant un mot des propriétés magnétiques des métaux. Les phénomènes compliqués du magnétisme présentent à la théorie de nom-
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- breuses difficultés. On peut supposer qu’il existe dans un aimant des électrons qui tournent ou tourbillonnent : Yoigt, et récemment Langevin ont obtenu par l’analyse mathématique de ces mouvements, des résultats très intéressants. Les études de du Rois promettent aussi beaucoup pour le développement ultérieur de la théorie des électrons, quoique elles n’appartiennent pas, à proprement parler, au domaine de cette théorie.
- II.-A. Lorentz.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- Un certain nombre de groupes électrogènes qui fonctionnent à l’Exposition de Liège et assurent le service d’éclairage et de force motrice de cette exposition présentent un réel intérêt, tant au point de vue des moteurs à vapeur que des générateurs électriques. Aussi consacrerons-nous quelques pages à leur description, en nous efforçant de mettre en lumière les points importants ou les plus nouveaux. Avant de parler de ces groupes électrogènes, il y a lieu de dire un mot des chaudières qui les alimentent.
- C H A U 1) I È R E S
- La vapeur nécessaire aux groupes électrogènes est fournie par une batterie de chaudières disposées dans la cour attenant à la salle des machines. L’eau d’alimentation est empruntée à l’Ourthe au moyen d’un conduit pouvant débiter 2.000 mètres cubes à l’heure. Parmi les chaudières eu fonctionnement, on peut citer les suivantes :
- CHAUDIÈRES SOLIGNAC-GRILLE
- La maison Grille et Cie expose deux chaudières fixes produisant chacune 1.000 kilog. de vapeur à l’heure, et une chaudière marine pouvant donner, au tirage forcé, 5.000 kilogr. de vapeur par heure.
- Ces chaudières sont du type bien connu Solignac-G rille, caractérisé par une circulation active toujours de meme sens dans les tubes vaporisateurs et par le mode de nettoyage très efficace par chasses à contre-vapeur.
- Les tubes d’eau placés sur le trajet des gaz chauds sont recourbés à peu près en leur milieu pour former un Y arrondi dont les deux brandies couchées aboutissent dans des boîtes reliées à un réservoir cylindrique horizontal. Des tuyères, placées en face des tubes ont pour but de ne permettre l’entrée dans ceux-ci que de la quantité d’eau qu’ils peuvent vaporiser : de la sorte, la densité du mélange d’eau et de vapeur qui traverse chaque tube, et qui forme résistance au dégagement de la vapeur, est beaucoup plus faible que celle de la colonne d’eau au-dessus de la tuyère du côté de l’alimentation du tube. Pratiquement, il ne peut donc pas se produire d’inversion dans la circulation.
- Les caractéristiques des deux chaudières fixes sont les suivantes :
- Surface de grille (par chaudière)........................................ 1,76 mètre carré.
- Surface de chauffe.......'....................................... ....... 4° —
- Vaporisation par kilogr. de charbon...................................... 9,5 kilogr.
- • Vaporisation totale par heure............................................. 1000 —
- Vaporisation par heure par mètre carré de surface de chauffe................ a5 —
- Vaporisation par heure par mètre carré de surface de gidlle................ 570
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- Timbre de la chaudière.... .......................................... io kilogr.
- Nombre de tubes..........,........................................... 112
- Longueur moyenne des tubes........................................... 3 mètres 80.
- Diamètre intérieur................................................... 25 mm.
- Epaisseur............................................................ 5 —
- Capacité en eau...................................................... 2 mètres cubes.
- Capacité en vapeur................................................... 0,960 mètre cube.
- Encombrement sur le sol, environ.,................................... i,2oX2,4o mètres.
- Ces générateurs de vapeur sont à retour de flamme.
- Les caractéristiques de la chaudière marine sont les suivantes :
- Surface de grille....................................................... 2,25 mètres carrés.
- Surface de chauffe. .................................................... 56 —
- Vaporisation par mètre carré de surface de chauffe et par heure (a l’exposition). 60 kilogr.
- Vaporisation par mètre carré de grille (à l’exposition)................. i33o kilogr.
- Vaporisation par kilogr. de charbon..................................... 9,5 —
- Timbre de la chaudière...................................•............. 18 —
- Nombre de tubes......................................................... i55
- Longueur moyenne des tubes.......................................... . .. . 4 mètres 25o.
- Diamètre intérieur...................................................... 25 mm.
- Epaisseur............................................................... 5 —
- Capacité en eau......................................................... 0,600 mètre cube.
- Capacité en vapeur...................................................... 0,590
- Encombrement sur le sol................................................. im65X 2m5o
- Comme on le voit d’après les chiffres indiqués dans ce tableau, cette chaudière ne donne que 3.000 kilogr. environ par heure à l’exposition au lieu de 5.000. Cela tient à ce que les constructeurs ne disposent là que de tirage aspiré et non de tirage forcé : <‘es conditions ne permettent de brûler que 150 kilogr. de charbon par heure et par mètre carré de surface de grille.
- Celte chaudière a fonctionné aux chemins de fer du Nord en vue de son application sur les bateaux de cette Compagnie et a plus de 4.000 heures de service au tirage forcé. Pendant ces essais, elle était alimentée avec de l’eau prélevée dans les chaudières des paq uebots en service et contenant une certaine quantité de graisse ainsi que des dépôts et des sels provenant de rentrées d’eau de mer au condenseur.
- Pendant la période allant du 29 octobre 1904 au 14 janvier 1905, la proportion d’eau de mer mélangée à l’eau douce d’alimentation a oscillé entre 15 et 25 pour cent, ce qui suffisait à donner à l’eau de la chaudière, en fin d’essai, une concentration de 236 grammes de sels par litre. Les remarquables résultats donnés par cette chaudière ont fait l’objet d’un rapport présenté par M. Hart, ingénieur des chemins de fer du Nord, au Congrès de Liège.
- A l’exposition, l’ensemble de la batterie est desservi par le tirage activé système Prat dont le ventilateur est entraîné par une locomobile Larbodière à chaudière Grille de 12 chevaux. L’ensemble est complété par une batterie de pompes, par trois compteurs d’eau (un pour chaque chaudière) par un enregistreur de température des gaz à la cheminée et un enregistreur de tirage système Richard.
- CHAUDIÈRES DE NAEYER
- La firme de Naeyer et Cie expose trois chaudières tubulaires de Naeyer et deux chaudières Galloway en fonctionnement.
- Les chaudières de Naeyer se composent d’un nombre plus ou moins grand d’éléments verticaux juxtaposés et réunis entre eux par des collecteurs d’alimentation et de vapeur.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Chaque élément est formé par deux caisses de section carrée en acier forgé reliant les tubes vaporisateurs. Ces tubes sont mandrinés dans les caisses; ils ont un diamètre maximum de 100 mm. et une épaisseur de 4 mm. ; leur longueur varie, suivant les types et les usages, de 3 m. 50 à 5 m. 50.
- Les tubes sont* inclinés vers l’arrière de la chaudière pour faciliter l’évaporisation de la vapeur.
- La caisse d’avant est réunie par sa partie supérieure au collecteur de vapeur.
- La caisse d’arrière est fixée à sa partie inférieure au collecteur d’alimentation.
- Cette disposition présente le grand avantage de sectionner le faisceau tubulaire et de rendre les montage et remontage excessivement simples et rapides.
- Le faisceau tubulaire est divisé, au moyen de cloisons, en trois compartiments, ce qui oblige les gaz à lécher toute la surface des tubes et procure une utilisation parfaite du calorique produit.
- Un réservoir à grand volume, avec dôme, surmonte le faisceau.
- L’alimentation se fait dans le réservoir vers l’avant et l’eau se rend dans le collecteur d’alimentation par deux tubes de grande section placés à barrière.
- Chaque élément étant relié au collecteur d’alimentation, l’eau s’y répartit uniformément au fur et à mesure du dégagement de la vapeur. Les tubes inférieurs, qui forment la surface de chauffe directe et vaporisent le plus, sont les premiers alimentés. La vapeur se dégage par les caisses d’avant reliées au collecteur de vapeur, qui communique lui-même avec le réservoir.
- En face de chaque extrémité des tubes, les caisses présentent des ouvertures pour le nettoyage, fermées par des bouchons autoclaves d’une construction particulière. Ces bouchons autoclaves sont coniques et serrés dans les trous des caisses à l’aide d’écrous borgnes qui s’appuient sur de larges rondelles fermant ces trous et servant à donner aux autoclaves un serrage inititial avant la mise en marche de la chaudière.
- Le petit diamètre des tubes et la grande résistance des matières employées à la construction de cette chaudière la rendent inexplosible.
- Toutes les pièces sont essayées à une pression hydraulique de 40 sphères.
- Les caractéristiques des trois chaudières de Naeyer sont les suivantes :
- Surface de grille..................................................... 3,^5 mètres carrés.
- Surface de chauffe.........'.......................................... 260 —
- Vaporisation par kilogr. de charbon................................... 10,5 kilogr.
- Vaporisation totale par heure......................................... 2800 —
- Vaporisation par heure et par mètre carré de surface de chauffe....... 10,8 —
- Vaporisation par heure et par mètre carré de surface de grille....... 746 —
- Timbre de la chaudière................................................ 10 —
- Longueur du corps..................................................... 6,20 mètres.
- Diamètre.............................................................. 1,20 —
- Nombre de tubes............................................ .......... 96
- Longueur des tubes.................................................... 5 —
- Diamètre intérieur des tubes.......................................... 92 mm.
- Epaisseur des tubes................................ .................. 8 — .
- Profondeur du foyer................................................... 2 mètres.
- Largeur............................................................... 1,80 —
- Capacité en eau....................................................... 11 mètres cubes V2
- Capacité en vapeur.................................................... 3 — V2
- Ces chaudières sont munies d’un surchauffeur formé de tubes d’acier de 40 mm, de diamètre placés au-dessus des tubes de vaporisation.
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- Les deux chaudières Galloway répondent aux données suivantes:
- Surface de grille...........................................
- Surface de chauffe................. ........................
- Vaporisation par kilogr. de charbon.........................
- Vaporisation totale par heure...............................
- Vaporisation par heure et par mètre carré de surface de chauffe
- Vaporisation par heure et par mètre carré de surface de grille. .
- Timbre de la chaudière......................................
- »
- Nombre de tubes.............................................
- Epaisseur des tubes.........................................
- Epaisseur des plaques du foyer (acier Martin)...............
- Diamètre de la chaudière. . . ........,.....................
- Longueur....................................................
- Capacité en eau.............................................
- Capacité en vapeur..........................................
- Encombrement sur le sol.....................................
- 3,g5 mètres carrés. 120 —
- 9,2 kilogr.
- 24oo —
- 20 —
- 6oo —
- io —
- ‘i!\
- 12 mm.
- 18 —
- 2 mètres 4o.
- 12 — 5o.
- 24,3 mètres cubes.
- n,4 — •
- 4 m. 4o X i5m.
- CHAUDIERES B AIL L Y - M A T H O S
- MM. Bailly-Mathos exposent une chaudière tubulaire ordinaire et deux chaudières établies pour brûler du poussier de charbon.
- La première a les caractéristiques suivantes :
- Surface de grille................................
- * Surface de chauffe..............................
- Vaporisation par heure...........................
- Vaporisation par mètre carré de surface de chauffe Vaporisation par mètre carré de surface de grille. . .
- Timbre de la chaudière...........................
- Nombre de tubes............................... ..
- Longueur des tubes...............................
- Diamètre des tubes (extérieur)...................
- Capacité en eau..................................
- Capacité en vapeur.........................
- 5,5o mètres carrés. 260 —
- 4ooo kilogr.
- 16 —
- 725 —
- io,3 — ï 58
- 5,5o mètres.
- 90 mm.
- i4 mètres cubes.
- 5 —
- Les deux autres chaudières brûlent le poussier de charbon sans grille, d’après le système Cyclone. Elles ont les caractéristiques suivantes :
- i°) Surface de chauffe......................... ......
- Timbre de la chaudière...........................
- Nombre de tubes..................................
- Longueur de ces tubes............................
- Diamètre (extérieur).............................
- Capacité en eau..................................
- Capacité en vapeur.........................
- 20) Surface de chauffe......... ......................
- Timbre de la chaudière...........................
- Vaporisation totale par heure....................
- Vaporisation par mètre carré de surface de chauffe
- Nombre de tubes..................................
- Longueur des tubes.... ..........................
- Diamètre des tubes (extérieur)...................
- 100 mètres carrés.
- 10.3 kilogr.
- 63
- 4 mètres.
- 90 mm.
- 6,4 mètres cubes.
- 2.3 —
- 42 mètres carrés.
- io,3 kilogr.
- 63o —
- 16,2 —
- 37
- 3 mètres, go mm.
- Le poussier de charbon, mélangé d’une quantité d’air convenable pour la combustion, est introduit par un ventilateur dans le loyer en briques oit il brûle à son arrivée.
- ‘«f
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 31.
- GROUPES 'ÉLECTROGÈNES
- GROUPE DELAUNAY-BELLEVILLE - L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- Moteur a Vapeur. — Le moteur à vapeur vertical Delaunay-Belleville à triple expansion tourne à une vitesse de 375 tours par minute et est accouplé à un alternateur Labour qu’il entraîne directement, ainsi que la pompe à air et la pompe de circulation. Sa puissance effective à l’exposition avec une pression de vapeur de 10 kilogr. avant le
- Fig. 1. — Vue eu élévation du moteur Delaunay-Belleville.
- régulateur, est de 400 chevaux, défalcation faite du travail absorbé par la pompe à air
- et par la pompe de circulation. En réalité, il a été construit pour une puissance de 580 à 600 chevaux avec une pression de 13,5 kg. ou de 14 kg. avant le régulateur.
- La détente de la \rapeur s’effectue dans quatre cylindres disposés en deux files ; dans la première file se trouvent le cylindre de haute pression et un cylindre de basse pression placé immédiatement au-dessous de lui. Dans la deuxième file se trouvent, disposés de la même manière, le cylindre de moyenne pression et un second cylindre de basse pression. Entre ces deux lignes de cylindres en tandem sont disposés les organes de distribution.
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- La plaque de fondation supporte les groupes de cylindres au moyen de montants en fonte formant glissières : ces montants sont reliés entre eux à la partie supérieure par une enlretoise en fonte. Tout l’ensemble, depuis les plaques de fondation jusqu’à cette entretoise est enfermé dans une enveloppe en fonte et en tôle munie de portes étanches empêchant, les projections d’huile et l’accès de la poussière à l’intérieur de la machine.
- Les cylindres à haute et moyenne pression sont séparés des cylindres à basse pression par une pièce en fonte qui les supporte en servant de couvercle aux cylindres inférieurs et de fond aux cylindres supérieurs. Cette pièce porte une garniture étanche pour le passage des tiges de pistons.
- Les cylindres sont recouverts de calorifuge pardessus lequel est placée une enveloppe
- Fig. 2. — Vue en plan du moteur Delaunay-Belleville.
- en tôle : il n’v a pas d’enveloppe de vapeur. Les fonds des cylindres à basse pression peuvent cependant être réchauffés avec de la vapeur vive au moment de la mise en marche. Lin robinet permet également d’introduire de la vapeur dans le réservoir situé entre le cylindre à moyenne pression et les cylindres à basse pression pour le réchauffage et la mise en marche.
- Les pistons des cylindres d’une même file sont montés sur une tige commune. Ces pistons sont en acier moulé et sont pourvus de garnitures métalliques système Ramsbotton. Les garnitures des tiges sont métalliques, à serrage élastique.
- Les bielles des pistons attaquent les manivelles calées à 90° sur un arbre placé à la partie inférieure, au niveau de la jonction de la plaque de fondation avec l’enveloppe qui supporte les cylindres. Cet arbre tourne sur des paliers supportés par des renforts venus de fonte avec la plaque de fondation qui est en une seule pièce.
- Chaque file de cylindres est desservie par un groupe de deux tiroirs cylindriques en
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- tandem. Pour réduire le plus possible les espaces neutres, on n’a pas placé ces tiroirs dans le plan des ' axes des deux files de cylindres ; ils sont un peu sur le côlé, en quinconce, ce qui a permis, de rapprocher les files de. cylindres. Ces tiroirs cylindriques, avec passage de vapeur au centre, sont en acier moulé et pourvus de garnitures métalliques système Ramsbotton.
- Tous les cylindres ont la même régulation : le tiroir du cylindre de haute pression
- Fig 3. — Vue de côté du moteur Delaunay-Belleville.
- et celui du cylindre de basse pression placé au-dessous sont montés sur une tige commune ; ils sont conduits par un même excentrique, calé sur l’arbre des manivelles et dont la bielle agit obliquement sur un coulisseau de glissière monté sur la tête de la tige commune aux deux tiroirs superposés. 11 en est de même pour les tiroirs du cylindre de moyenne pression et du cylindre de basse pression placé au-dessous, qui sont conduits par un second excentrique. Les garnitures des tiges des tiroirs sont métalliques, à serrage élastique, comme celles des tiges de piston.
- L’arrivée de la vapeur au cylindre à haute pression est commandée par un régulateur à boules qu’actionne un engrenage calé sur l’arbre principal. Toutes les pièces mobiles
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- de cet appareil sont montées sur roulements à billes. Le régulateur agit sur une lanterne équilibrée placée dans la boite d’arrivée de vapeur, qui est elle-mênie fixée à la partie supérieure de la boite du tiroir à haute pression. Un système de ressorts
- Fig-. 4. —Vue de côté du moteur Delaunay-Belleville.
- permet de régler cet appareil et de faire varier, dans une certaine mesure, la vitesse de la machine pendant la marche.
- Les caractéristiques principales de cette machine sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre H. P................................................ 270 mm.
- Diamètre du cylindre M. P.............................................. 436 —
- Diamètre des deux cylindres B. P......................................... 5oo —
- Introduction commune..................................................... 0,723
- Introduction relative ................................................... 0,1 o5
- Détente totale........................................................... g,5
- Nombre de tours par minute.. . .........................„................ 3^5
- Pression de vapeur avant le régulateur................................... 10 kilogr.
- Puissance effective correspondante....................................... 4oo chevaux.
- Les figures 1, 2, 3 et 4 permettent, avec ce qui a été dit, de se rendre compte d’une
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- façon très complète du mode de construction du moteur Delaunay-Belleville. Elles représentent la vue de ce moteur en élévation, en plan et en bout.
- Pour faciliter l’étude de ces figures sans les encombrer, on a placé sur les principaux organes, des chiffres dont les significations sont les suivantes :
- 1. — Plaque de fondation.
- 2. — Bâti.
- 3. — Paliers de l’arbre moteur.
- 4. — Arbre moteur à deux manivelles à angle droit.
- 5. — Manivelles et leurs contre-poids.
- 6. — Grandes bielles.
- 7. — Glissières pour tête de tige de piston.
- 8. — Têtes de tige de piston.
- 9. —: Cylindre de haute pression H. P.
- 10. — Cylindre de moyenne pression M. P.
- 11. — Cylindre de basse pression sous le cylindre H. P.
- 12. — Cylindre de basse pression sous le cylindre M. P.
- 13. — Boîte à tiroir et tiroir du cylindre 9 de haute pression.
- 14. — Boîte à tiroir et tiroir du cylindre 11 de basse pression.
- 15. — Boîte à tiroir et tiroir du cylindre 10 de moyenne pression.
- 16. — Boîte à tiroir et tiroir du cylindre 12 de basse pression. Tous les tiroirs sont cylindriques.
- 17. — Régulateur de vitesse, à force centrifuge, et sa transmission de mouvement.
- 18. — Boîte de la soupape équilibrée du régulateur de vitesse.
- 19. — Tuyau de vapeur allant de la boîte du régulateur à la boite à tiroir du cylindre à haute pression.
- 20. — Conduit amenant la vapeur qui évacue le cylindre de haute pression dans la boîte à tiroir du cylindre de moyenne pression.
- 21. — Conduit qui amène la vapeur évacuée par le cylindre de moyenne pression dans la boîte à tiroir du cylindre de basse pression placé au-dessous.
- 22. — Conduit qui amène la vapeur évacuée par le cylindre de moyenne pression dans la boîte à tiroir du cylindre de basse pression placé sous le cylindre de haute pression.
- 23. — Conduit d’évacuation des deux cylindres de basse pression.
- 24. — Tige de piston commune aux deux cylindres superposés.
- 25. — Tige de tiroir commune aux deux tiroirs superposés.
- 26. — Boîte à garniture métallique avec serrage élastique entre les cylindres II. P. et B. P. superposés. Une disposition semblable existe entre les cylindres M. P. et B. P. superposés.
- 27. — Excentrique des tiroirs H. P. et B. P. superposés et sa bielle.
- 28. — Fourreau de glissière du pied de bielle de l’excentrique 27. (Il y a une disposition semblable à 27-28, de l’autre côté du plan longitudinal, pour les tiroirs M. P. et B. P. superposés).
- 29. — Pompe à huile pour le graissage sous pression de toutes les articulations, et excentrique qui conduit son piston. (Il y a deux pompes semblables).
- 30. — Condenseur par surface.
- 31. — Tuyau d’évacuation allant au condenseur.
- 32. — Pompe à air.
- 33-34. — Tuyaux de communication du condenseur avec la pompe à air ; (33 amène l’eau et 34 amène l’air).
- 35. — Pompe de circulation.
- 36. — Aspiration de la pompe de circulation.
- 37. — Refoulement de la pompe de circulation.
- 38. — Accouplement semi-élastique de l’arbre moteur avec l’arbre de la pompe à air. L’arbre de la pompe de circulation est relié rigidement avec celui de la pompe à air.
- 3q. — Volant portant une couronne pour l’accouplement semi-élastique de l’alternateur.
- 40. — Portes de visite du bâti, pour donner accès aux mouvements intérieurs.
- 41. — Ouvertures dans le haut du bâti, donnant accès aux boîtes à garniture des tiges de piston des cylindres B. P., ainsi qu’aux garnitures des tiges des tiroirs.
- 42. — Vireur et son volant de manœuvre.
- 43. — Passerelle à la hauteur des cylindres supérieurs.
- 44- — Echelle d’accès à la passerelle.
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- I
- 2Z£_.____________£65-
- ÆnçpÆkre/ujlc’î3lL’t\?i
- Fig. 5. — Dimensions principales de l’alternateur Labour de 450 kilovolt-ampères, exposé à Liïge,
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- Le condenseur, placé en sous-sol et desservi par la pompe à air et par la pompe de circulation est à surface. II comprend 846 tubes en laiton étamé de 14 mm. de diamètre intérieur et 16 mm. de diamètre extérieur, et de 1 mètre 50 de longueur. La surface de refroidissement ainsi formée est de 61,5 mètres carrés.
- L’eau de circulation fait quatre parcours dans les tubes ; la turbine, de 63 cm. de diamètre, débite 120 mètres cubes d’eau à l’heure. La pompe à air système Edwards a 270 mm. de diamètre et 130 mm. de course.
- La dépense de vapeur de la machine n’est que de 5 kg. 350 par cheval-heure, avec de la vapeur à 250° : une telle dépense pour une machine à grande vitesse de cette puissance est extrêmement faible et mérite d’être remarquée. De même il y a lieu de remarquer les très faibles dimensions d’encombrement du moteur qui sont les suivantes :
- Longueur.......................................................... 4,90 mètres.
- Largeur........................................................... 2,3o —
- Hauteur........................................................... 4,00 —
- Alternateur. — L’alternateur triphasé Labour, entraîné à la vitesse de rotation de
- 375 tours par minute, par le moteur Delaunay-Belleville, peut fournir, 450 kilovolt-ampères sous 3.000 volts, ce qui correspond à la puissance effective de 370 kilowatts pour un réseau où cos ? 1= 0,8. La fréquence des courants triphasés est de 50 périodes par seconde. Comme nous l’avons dit (j) ce groupe électrogène assure le service d’éclairage et de force motrice de la section française, avec les deux autres groupes français Weyher et Riche-mond-Alioth (2) et Sautter-Harlé-Rateau. Pour l’utilisation des courants triphasés, la tension est abaissée à 110 volts au moyen de deux postes de transformateurs.
- L’alternateur est du type à inducteur tournant : le volant, la jante et le moyeu claveté sur l’arbre sont en acier coulé d’une seule pièce. Le volant est plein, sauf un certain nombre de trous circulaires destinés à l’alléger et a un profil en forme de T.
- La jante rectangulaire, très large, a 1 mètre 022 de diamètre et porte 16 pôles inducteurs rectangulaires en acier coulé maintenus chacun par deux vis dont les têtes sont à l’intérieur de la jante, de part et d’autre de l’âme du volant.
- Chacun des pôles, dont la section est de 126 X 330 mm. est muni d’une hobine inductrice en cuivre profilé guipé de 31 millimètres carrés de section. Les seize bobines sont reliées en série et aboutissent à deux bagues en bronze auxquelles le courant d’excitation estamené par des balais. La résistance totale de l’inducteur estde 1 ohm 12; le voltage d’excitation est de 90 volts et l’intensité du courant d’excitation, à pleine charge, est de 65 ampères.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur tournant est de 1 mètre 432, ce qui, pour une vitesse de rotation de 375 tours par minute, correspond à une vitesse périphérique de 38 mètres par seconde. Les bobines sont retenues, contre l’action de la force centrifuge, par les masses polaires venues de fonte avec les pôles.
- Le poids total de l’inducteur tournant est de 3.000 kilogr. et le poids du cuivre seul est de 480 kilogr.
- L’induit est constitué par des paquets de tôles isolées entre elles au papier: le diamètre d’alésage de ces tôles est de 1 m. 422, ce qui donne, pour l’entrefer simple, la valeur de 5 mm. Ces tôles sont maintenues par des broches fdetées dans une solide carcasse en fonte en une seule pièce percée de trous pour la ventilation. Le diamètre extérieur de cette carcasse est de 2 mètres 30 et sa largeur de 45 cm.
- P) Voir Eclairage Electrique tome XLIV 15 juillet 1905 p. XV.
- (2) La description de ce groupe sera donnée dans le prochain numéro (12 août).
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- La carcasse porte deux pattes venues de fonderie qui reposent sur deux plaques de fondation. Des vis agissant sur ces plaques permettent de déplacer l’induit horizontalement dans le sens perpendiculaire à l’arbre pour régler l’entrefer. Les pattes de l’induit sont elles-mêmes montées sur des cales réglables qui permettent un déplacement vertical pour le réglage de l’entrefer dans ce sens.
- Les tôles induites portent deux encoches par pôle et par phase, c’est-à-dire 96 encoches en tout. Ces encoches, entièrement fermées, pour éviter la formation de courants de Foucault dans les pôles massifs, ont une largeur de 20,3 mm. et une profondeur de 52 mm. Les paquets de tôles ménagent entre eux, pour la ventilation, quatre canaux de 14 millimètres.
- Chaque encoche contient dix câbles de 28 mm2 de section formant les bobines de l’enroulement triphasé : ce faible nombre de spires justifie l’emploi d’encoches fermées, qui compliquent un peu la main-d’œuvre ; l’emploi de pôles non feuilletés permet, d’ailleurs, de ce côté, une économie de main-d’œuvre qui compense à peu près le supplément résultant de l’adoption d’encoches fermées. Les phases sont groupées en étoile : la résistance totale d’une phase est de 0,4 ohm. Le poids de l’induit est de 3.100 kilogr: le poids de cuivre sur l’induit est de 256 kilogr.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de cet alternateur, dont la figure 5 permet de voir les principales dimensions.
- Type de générateur..............................
- Poids total.....................................
- Puissance.......................................
- Différence de potentiel aux bornes..............
- Intensité du courant par phase (en ampères).. . .
- Gos f...........................................
- Vitesse angulaire...............................
- Fréquence des courants triphasés................
- Inducteur .. . Métal constituant le volant inducteur et la jante.
- Profil de la jante..............................
- Nombre de pièces................................
- Diamètre intérieur de la jante..................
- Nature du volant................................
- Nombre de pôles.................................
- * Nature des pôles.................................
- Forme des pôles.................................
- Section des pôles...............................
- Mode de fixation des pôles......................
- Nature des bobines inductrices..................
- Section des conducteurs de ces bobines..........
- Mode de fixation................................
- Nature des bagues de prise de courant...........
- Résistance totale de l’inducteur................
- Intensité du courant, d’excitation à pleine charge
- Voltage d’excitation......................
- Diamètre extérieur total de l’inducteur...........
- Vitesse périphérique............................
- Poids de l’inducteur total......................
- Poids de cuivre sur l’inducteur.................
- Entrefer .... Valeur de l’entrefer simple......................
- Induit....... Nature de la carcasse............................
- Forme...........................................
- alternateur triphasé à inducteur volant. 6,i tonnes.
- 45o kilovolt-ampères.
- 3ooo volts....... \
- 90 ampères....... > 3^0 kilowatts.
- 0,8............... )
- 3y5 tours par minute.
- 5o périodes, acier coulé, rectangulaire, une.
- 1 m. 022.
- plein avec trous circulaires.
- 16.
- ^ pleins, acier coulé avec masse polaire ( venue de fonte,
- rectangulaire à angles arrondis.
- 126 X 33o mm.
- ^ deux vis dont les têtes sont à l’inté-( rieur de la jante,
- cuivre profilé guipé.
- 3i mm2.
- maintenues par les masses polaires, bronze.
- 1 ohm 12.
- 65 ampères.
- 90 volts.
- 1 mètre 432.
- 38 mètres par seconde.
- 3 tonnes.
- 48o kilogr.
- 5 mm. en fonte, ronde.
- ~k ~k ~k
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 31.
- Diamètre extérieur....................................
- Nombre de pièces de la carcasse. . . .................
- Largeur de la carcasse................................
- Mode de fixation des tôles............................
- Diamètre d’alésage.................... ...............
- Nombre et section des canaux de ventilation...........
- Nombre total d’encoches...............................
- Nombre d’encoches par pôle et par phase...............
- Forme des encoches....................................
- Largeur et profondeur des encoches....................
- Nombre et nature des conducteurs par encoche..........
- Section des conducteurs induits..................
- Mode de groupement des phases.........................
- Résistance totale d’une phase de l’induit.............
- Poids total de l’induit...............................
- Poids de cuivre sur l’induit..........................
- Paliers..... Nature de paliers.......................................
- Graissage.......
- Refroidissement Iiendements. A pleine charge.
- A 3/ >, de charge. A Q2 charge...
- Echauffement au-dessus de l’ambte, au bout de 10 h. de fonctionnement.
- Induit . . . Inducteur
- 2 m. 3o, une.
- 45 centimètres, broches filetées..
- 1 m. 422.
- 4 canaux de i4 millimètres. 96.
- 2.
- entièrement fermées. 20,3 X 52 mm.
- 10 câbles souples.
- 28 mm2, en étoile, o ohm 4-3,i tonnes.
- 256 kilogr. en bronze, à bagues, naturel.
- 94 %'•
- 93,5 %•
- 92 o/0.
- Ç Fer......... 3o°
- ( Cuivre.... 4o°
- 3o°
- L’excitation de l’alternateur est assurée par une dynamo à courant continu de 6 kilowatts sous 90 volts. Cette machine est entraînée par le manchon de l’alternateur. ]j/accouplement est fait par courroie au moyen d’un enrouleur Leneveu qui permet cle placer l’excitatrice très près de l’alternateur. L’encombrement est ainsi très réduit et l’on conserve les avantages d’une excitatrice indépendante à grande vitesse.
- L’encombrement total du groupe électrogène correspond à une surface de 22,5 mètres carrés, soit environ 5 décimètres carrés par kilovolt-ampère. Cet encombrement en plan, est de l’ordre de celui des groupes turbo-générateurs.
- J. Reyval.
- NOUVELLE INSTALLATION
- DE LA (( SOCIETA LOMBARDA PER DISTRIBUZIONE DI ENERGIA ELETTRICA ))
- Cette société a déjà établi la station centrale de Vizzola d’oii partent dix lignes triphasées formant un vaste réseau de distribution à haute tension dont le développement total atteint 140 kilomètres, réseau complété par 25 kilomètres de lignes secondaires.
- Dans presque toutes les usines, les moteurs électriques ont remplacé les machines à vapeur, de sorte que les 18.000 IL P. disponibles à la Centrale de Vizzola, se sont trouvés insuffisants après deux ans d’exploitation pour satisfaire aux demandes toujours croissantes. La Società Lombarcla a donc du utiliser une nouvelle chute d’eau du Tessin près de Tur-bigo.
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- La force motrice a été empruntée au Naviglio Grande, alimenté par les eaux du Tessin. Pour cela, on a utilisé le nouveau canal long de 5.600 mètres environ qui s’embranche à gauche du Naviglio Grande, à environ 800 mètres en aval de son point de naissance. Le canal de décharge est constitué par le Naviglio même, ou bien, dans le cas de mise à sec de ce dernier, par un déversoir spécial, aboutissant dans le Tessin. La hauteur de chute utilisée est de 8 ni. 20.
- L’usine génératrice (fig. 1) est établie aux environs de Turbigo, et comprend deux corps de bâtiment, contenant : l’un, les turbines hydrauliques et l’autre, les générateurs électriques.
- Il y a actuellement cinq unités installées (fig. 2), représentant une puissance
- 77777//777Z7/7//7/777}
- Fig. 1. — Coupe de l’usine génératrice de Turbigo.
- totale de 7.500 chevaux; un des groupes sert de réserve. Chaque groupe se compose d’une turbine Riva, Monneret et Cie, à deux roues montées sur un arbre horizontal, munie d’un régulateur à huile, et construite pour développer sous une hauteur de chute de 8 m. 20, avec un débit de 18.000 litres par seconde à la vitesse de 125 tours par minute, une puissance normale de 1.500 H. P. effectifs entraînant un alternateur triphasé Gadda et C. Brioschi. Ces alternateurs produisent 70 ampères sous 11.000 volts, pour cosy = 0,8; ils sont à induit fixe et inducteur tournant; leur diamètre extérieur est de 5 m. 70 (fig. 3). L’induit en deux pièces est à encoches ouvertes; les bobines sont isolées pour 16.000 volts.
- Le volant inducteur porte 48 pôles dont les bobines sont formées d’un ruban de cuivre nu.
- L’excitation des alternateurs est assurée par des groupes séparés. Le tableau de distribution, construit par la Società Lombarda, ressemble à celui de Vizzola.
- Par cette nouvelle installation la Società Lombarda per Distribuzione di Energia elettrica
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- dispose d’une puissance d’environ 24.000 chevaux effectifs, suffisante pour les besoins actuels, mais non pour l’avenir.
- Aussi, a-t-elle déjà passé un contrat avec la « Società dell Forze Motrice die Brusia », nouvellement fondée pour l’exploitation des forces hydrauliques du canton des Grisons (Suisse).
- Cette Société transportera en Lombardie, au moyen d’une ligne de 170 kilomètres une puissance de 20.000 chevaux.
- E. Bignami
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la dynamique des phénomènes présentés par l’arc électrique et sur l’hystérésis de l’arc. — Simon. — Physikalische Zeitschrift, i5 mai igo5. Suite U).
- Le type des caractéristiques dynamiques obtenues avec ces mesures, est donné par les
- figures 12, 13 et 14 relatives à quelques exemples dont les constantes sont indiquées en légendes.
- On reconnaît l’allure générale de la caractéristique telle qu’elle est tracée sur la figure 7, mais la caractéristique est différente pour les f. é. m. croissantes et pour les f. é. m. décroissantes, l’allure correspondant, dans ce der-
- Fig. 12. — Charbons homogènes de 7 mm. 2,1 ampères. Arc de 2.6 mm. Courant alternatif à 50 périodes.
- nier cas, à des valeurs plus faibles de la différence de potentiel. Ce phénomène, d’après lequel la caractéristique d’un arc dépend de son histoire antérieure, est désignée par l’auteur sous le nom d'hystérésis de l’arc.
- (P Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 29 Juillet 1905, page 144.
- En réalité, ce phénomène est tout à fait analogue au phénomène que présente l’aimantation des substances ferromagnétiques. Si l’on poursuit la comparaison entre les lois qui régissent l’établissement du flux magnétique et celles qui régissent l’établissement du courant électrique, on voit que tout ce qui a été
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- dit sur les courbes caractéristiques s’applique entièrement aux circuits magnétiques. En particulier, un circuit magnétique contenant un entrefer pas trop considérable présente les plus grandes analogies avec un circuit électrique
- contenant un arc. La relation entre l’hystérésis de l’arc et la vitesse de variation de la f. é. m. se retrouve entièrement dans l’étude du magnétisme. Les phénomènes que présente l’aimantation provoquée par des forces magnétomotrices
- tig. 13. — Caractéristique construite d’après les courbes de la figure 10. Charbons homogènes de 5 mm. horizontaux dont l’un est chauffé par un bec Bunsen. Arc de 2 mm. 5. 2,3 ampères. Courant à 50 périodes. (Caractéristique construite d’après les courbes de la figure 10)
- alternatives de grande fréquence obéissent aux mêmes lois que celles trouvées pour l’hystérésis de l’arc.
- L’auteur a trouvé dans presque toutes les courbes des grandeurs correspondant au magnétisme rémanent et à la force coercitive. Au magnétisme rémanent correspond une f. é. m. existant pour une valeur nulle du courant et aisément explicable, semble-t-il, comme force
- thermo-électrique, par l’inégalité de température des deux électrodes : en effet, il se produit, en général, à l’électrode positive de l’arc, un dégagement de chaleur plus considérable. Le sens de la f. é. m. « rémanente » semble justifier cette manière de voir. Les dissymétries qui existent dans les arcs verticaux la confirment aussi, si l’on remarque que l’électrode supérieure est maintenue à une température plus élevée que
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- l’électrode inférieure par les gaz chauds qui s’élèvent.
- L’allure particulière des caractéristiques dyna-
- miques dépend, comme celle des caractéristiques statiques, des conditions spéciales de fonctionnement de l’arc : aussi, l’auteur a-t-il fait un
- Fig. 14. — Charbons à mèclie de 5 mm. Arc de 2,4 mm. Courant alternatif à 50 périodes.
- grand nombre d’expériences différentes pour déterminer séparément l’influence des différentes variables et établir un certain nombre de lois simples.
- 1° Influence de la longueur d’arc.
- La résistance en série et la f. é. m. ayant des valeurs constantes, les courbes de courant et de tension furent enregistrées sur une pellicule photographique pour différentes longueurs d’arc. La figure 15 montre les courbes obtenues.
- Avec un arc court, la valeur maxima de la tension pour les f. é. m. croissantes, déterminée par la première dent de la courbe de tension, est plus basse cpie la valeur maxima pour les f. é. m. décroissantes, déterminée par la seconde dent de la courbe de tension. Quand la lon-
- gueur de l’arc croît, la première dent croît très
- Fig. 15. — Courbes de courant et de tension pour différentes longueurs d’arc.
- rapidement ; sa valeur, ainsi que la valeur de la différence de hauteur des deux dents, attei-
- î
- \ A AA
- \ iN S.\
- \ f? r A
- £ ==- \ r — Y c'1 \ t d ( e jv
- 0 Z 4 S b Z S O Z if 6 O Z 4 £ 0 Z 4 6-^.
- Fig. 16. — Modification de la caractéristique. Charbons homogènes de 5 mm. 50 périodes.
- gnent leurs maxima quand l’arc atteint la longueur limite correspondant à l’extinction.
- Le diagramme de la figure 16 représente les modifications correspondantes de la caractéristique : les caractéristiques a b c d e sont relatives à des longueurs d’arc croissantes. La ligne
- de résistance correspondant à la valeur maxima 200 volts de la force électromotrice est tracée sur ces caractéristiques. On voit que, pour des longueurs cl’arc très courtes, la branche descendante est au-dessus de la branche ascendante. Ce fait tient probablement à des mouvements
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- de l’air qui, pour les courtes longueurs d’arc et les fortes intensités donne lieu «à des phénomènes anormaux. C’est ainsi qu’on explique, d’après les recherches de Mme Ayrton, le sifflement que l’arc produit dans ces conditions : ce sifflement est dû aux tourbillons d’air pénétrant dans le cratère. On doit s’attendre à ce que les arcs courts eux-mêmes présentent une hystérésis normale quand ces mouvements de l’air sont évités.
- 2° Influence de la résistance intercalée, on de l’intensité maxima du courant.
- Les courbes de la figure 17 ont élé relevées sur un arc de 3 mm. de longueur pour une
- Fig. 17. —• Courbes de courant et de tension quand on augmente la valeur de la résistance jusqu’à l’extinction de l’arc.
- f. é. m. constante de 200 volts, quand on augmentait rapidement la valeur de la résistance jusqu’à l’extinction de l’arc. Le diagramme de la figure 18 représente les caractéristiques correspondantes. On voit que, pour une intensité maxima de courant décroissante, les deux
- \tolti
- 1
- N N \ \
- \l y L
- C' L \ A
- t k f \ L L 3 A mft
- &146&044& 0 i 4. o i. *
- Fig. 18. — Caractéristiques correspondantes aux courbes de la figure 17. Charbons homogènes de 5 mm. Arc de 3 mm. 50 périodes.
- courant décroît. L’extinction se produit quand le maximum de la caractéristique croissante dépasse la ligne de résistance correspondant à la f. é. m. maxima.
- 3° Influence de la fréquence.
- Les courbes de la figure 19 ont été tracées pour des fréquences décroissant graduellement : pour cela on arrêtait le moteur qui entraînait l’alternateur; la diminution simultanée de la f. é. m. peut être négligée. On voit que l’abaissement de la fréquence produit le même effet que la décroissance de l’intensité maxima de courant. La branche ascendante et la branche descendante de la caractéristique se déplacent
- Fig. 19. — Courbes de courant et de tension pour des fréquences décroissantes.
- dans le sens,des valeurs plus élevées de e, la première plus rapidement que la seconde, de sorte que l’hystérésis augmente quand la fréquence diminue. Les maxima des deux courbes se déplacent, quand la fréquence diminue, vers des valeurs du courant de plus en plus petites. L’extinction se produit dès que la pointe de la courbe ascendante dépasse la ligne de résistance.
- Le phénomène dépend d’autres facteurs dont il sera parlé plus loin.
- branches de la courbe s’élèvent du côté des différences de potentiel croissantes, l’élévation de la branche ascendante étant beaucoup plus rapide que celle de la branche descendante. L’hystérésis croît quand l’intensité maxima du
- %
- * * .
- L’allure des caractéristiques dynamiques de l’arc et l’existence de l’hystérésis peuvent être expliquées de la façon suivante par la théorie ionique de l’arc.
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- Comme on l’a vu, la cause qui intervient en dernier lieu pour le passage du courant sous forme d’un arc dans une coupure remplie par un gaz, est la chaleur développée sur le trajet de l’arc, et dont la majeure partie provient des chutes anodique et cathodique. Elle détermine la température et la grandeur des deux points d’attache de l’arc, les cratères. Or c’est de la température et de la grandeur des cratères, ainsi que de la longueur de l’arc, que dépend la différence de potentiel e pour une intensité de courant i déterminée. En effet, quand la température et la grandeur du cratère négatif augmentent, le nombre des électrons émis qui ionisent la veine gazeuze, augmente également: quand le dégagement de chaleur produit par la chute de tension à l’électrode négative amène celle-ci à la température de volatilisation, la conductibilité de la veine gazeuse croît rapidement et la différence de potentiel décroît. Aussitôt ce point atteint, une augmentation de la chaleur due au passage du courant, produit un accroissement de la grandeur du cratère et non plus une élévation de température, de sorte qu’à partir de ce point l’abaissement de la différence de potentiel est produite par l’augmentation de section de l’arc. Tant que le cratère est petit en lui-même, un faible accroissement du courant produit une forte variation en pour cent. C’est pourquoi la caractéristique tombe si brusquement après son maximum de tension, aussitôt que l’électrode négative a atteint la température du blanc incandescent.
- Une influence semblable, mais beaucoup moins importante est exercée par le cratère positif qui, par suite de la chute de potentiel beaucoup plus forte, présente, même pour de faibles intensités, une section considérable.
- Le rôle que joue ce cratère ne dépend que de sa dimension et est beaucoup moins important que celui du cratère négatif, point de départ des rayons cathodiques ionisants. Le rôle de l’arc lui-même est, en principe, facile à déterminer : son allongement augmente la différence de potentiel aux bornes de l’arc.
- Pour une même intensité de courant, l’arc le plus long correspond à la plus grande différence de potentiel et, pour une même différence de potentiel, l’arc le plus long correspond à une intensité de, courant plus faible, c’est-à-dire à des cratères plus petits. Le maximum de cliffé- I
- rence de potentiel, pour lequel est atteint le maximum de température du cratère négatif et pour lequel se produit le phénomène propre de l’arc, est d’autant plus élevé que l’écartement des électrodes est plus grand.
- Le produit TF de la température T par la surface F du cratère négatif détermine donc, en dernière ligne, la différence de potentiel qu’un courant déterminé produit aux bornes d’un arc. Tout le reste, chute anodique, surface du cratère positif, chute de tension dans la colonne gazeuse dépend de ce produit TF.
- La provenance de la valeur de TF et la façon dont cette valeur a été atteinte, n’exercent aucune influence sur le passage de l’électricité : en tous cas, une valeur déterminée du produit TF varie aussitôt qu’un courant passe dans la veine gazeuse et produit un dégagement de chaleur proportionnel à ei. Si les électrodes sont à la température ambiante, il faut les soumettre à des différences de potentiel considérables afin d’obtenir une valeur de TF suffisante pour provoquer une émission intense d’électrons. Ensuite une différence de potentiel relativement faible suffit pour produire un courant capable de maintenir la valeur de TF et d’entretenir, par suite, le phénomène de l’arc.
- En augmentant progressivement la différence de potentiel e, on peut définir une caractéristique statique qui indique, pour chaque ligne de résistance, le « courant d’allumage » et la « tension d’allumage » de l’arc.
- La valeur du produit TF ne dépend pas seulement de la chaleur ei dégagée par le passage du courant, mais dépend aussi de la chaleur produite et des pertes de chaleur par conductibilité, convexion et radiation parmi lesquelles les premières sont prépondérantes.
- Le courant produit, dans chaque unité de temps, une quantité de chaleur ei. D’autre part, une quantité de chaleur proportionnelle au produit TF est dissipée parla surface du cratère.En appelant W la quantité de chaleur dissipée par unité de temps, par l’unité du produit TF, l’équilibre' existe lorsque
- Pour une même production de chaleur, TF est
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- d’autant plus petit que la chaleur est dissipée plus rapidement par le cratère, c’est-à-dire que plus les pertes de chaleur sont considérables, plus les valeurs de la différence de potentiel que présente la caractéristique statique sont élevées, et plus le maximum de tension se déplace vers les fortes intensités de courant.
- Ces considérations peuvent être facilement résumées et utilisées dans la pratique par la représentation graphique suivante :
- Supposons qu’une valeur déterminée TF corresponde à une résistance déterminée de l’arc. Dans ce cas, si l’on pouvait maintenir sur chaque électrode une surface déterminée F à une température constante T, l’on aurait pour caractéris-
- tique une droite passant par l’origine des coordonnées, dont l’inclinaison sur l’axe des / caractériserait la valeur constante du produit TF.
- On peut alors tracer sur tout le plan ei des rayons TF.
- En réalité, il est impossible de maintenir TF constant, mais la chaleur développée dans l’arc augmente d’une façon permanente les valeurs de TF, jusqu’à ce que les pertes de chaleur croissantes WTF empêchent tout nouvel accroissement, d’après l’équation
- Pour chaque puissance ei dissipée dans l’arc, il
- ei -10
- C. TF-
- M A
- IJ ’t0
- Fig-. 20. — Construction des caractéristiques statiques.
- existe donc un état d’équilibre défini par le point de rencontre de chaque hyperbole e i avec le rayon TF correspondant, calculé d’après l’équation ci-dessus ; la réunion des points d’intersection ainsi obtenus est la caractéristique statique.
- Quand celle-ci est déterminée, on obtient un faisceau de rayons TF qui caractérisent le cas
- considéré, en menant pour les puissances 1, 2, 3....n watts les rayons TF correspondants. Cette construction est indiquée dans la figure 20. La caractéristique a prise comme point de départ a été tracée arbitrairement. Les résistances qui correspondent dans chaque cas aux différents rayons TF, ainsi que les valeurs TF elles-mêmes,
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- doivent être déterminées par des expériences particulières. On les représente par un diagramme.
- W = RTF) ou
- k —— r (tf)
- où « est l’angle défini par l’équation tg K : — W
- que fait le rayon avec l’axe.
- Dans la figure 20, on a supposé arbitrairement que, pour une puissance e i —100, il existe un cratère négatif de 1 mm2 ayant une température de 2.000° de telle sorte que TF = 20. Alors W = 5
- SI
- et, d’après la relation TF= -g-, les rayons correspondent aux chiffres indiqués sur la figure.
- On voit immédiatement sur le diagramme comment varie la caractéristique, quand les pertes de chaleur W augmentent d’une façon quelconque. Aux mêmes valeurs de e / correspondent des valeurs plus petites de TF ; la caractéristique est définie par les points d’intersection des mêmes hyperboles de puissance par des rayons WTF de plus faible inclinaison comme le montre la courbe c tracée sur la figure 20 pour W —10. Les électrodes métalliques présentent donc par suite de leur grande conductibilité calorifique, des caractéristiques avec des valeurs de la tension très élevées.
- Quand on fait intervenir l’action d’une source secondaire de chaleur, d’un échauffement des électrodes par exemple, la caractéristique semble définie par les points d’intersection des mêmes lignes TF avec des hyperboles de puissance de valeurs plus basses. Si, par exemple, on développe sur les électrodes, au moyen d’une source de chaleur secondaire, une quantité de chaleur de 10 watts, on obtient la caractéristique en prenant le point d’intersection de chaque rayon TF avec l’hyperbole inférieure de 10 watts (courbe c, fîg. 20). On s’explique ainsi la possibilité, souvent utilisée en pratique, de faire passer, en chauffant les électrodes, une décharge électrique avec une différence de potentiel inférieure à celle qui est nécessaire avec des électrodes froides. Si l’on se reporte au diagramme, on voit qu’un échauffement des électrodes abaisse le maximum de la caractéristique au-dessous de la ligne de résistance.
- L’influence cl’un grand nombre de causes qui
- modifient la caractéristique, peut être déterminée de la même manière sur le diagramme.
- La quantité de chaleur communiquée par le cratère à l’électrode et au gaz environnants doit toujours agir comme une source de chaleur secondaire, dès qu’il ne s’agit plus de phénomènes stationnaires, mais de phénomènes périodiques.
- Etudions ce phénomène de plus près. Pour une valeur déterminée du produit TF, il existe à l’intérieur des électrodes une certaine répartition de la température : chaque élément de volume reçoit et dissipe des quantités égales de chaleur et contient une quantité de chaleur déterminée. Si l’on augmente la production de chaleur, la quantité de chaleur parvenant à chaque élément de volume augmente, tandis que, au premier moment, la quantité de chaleur dissipée reste la même : au bout de quelque temps ces deux quantités d’équilibrent, et quand ce nouvel état s’équilibre est atteint, la quantité de chaleur contenue dans chaque élément est plus considérable qu’auparavant. Par conséquent, avant qu’il puisse se produire un accroissement de la valeur de TF, il faut que l’augmentation de chaleur produite compense cet accroissement de la quantité de chaleur contenue dans chaque élément.
- Cette quantité de chaleur J contenue dans les électrodes et dans l’air environnant est d’autant plus considérable que la valeur du produit TF est plus grande, que la densité y et la chaleur spécifique c sont plus élevées et que la conductibilité calorifique est plus petite. Donc, en appelant k un facteur de proportionnalité, on a
- TFc
- J = —p- k = (LTF)
- en posant
- Si J varie de dJ dans le temps dt, la quantité de chaleur nécessaire par unité de temps est
- dJ d( TF) dt ~~ L ~dt~
- Cette quantité de chaleur est positive ou négative suivant que la production de chaleur croît ou décroît. %
- Pendant l’état variable, la quantité de chaleur
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- produite à chaque instant doit équilibrer, outre les pertes WTF, la quantité On a donc à chaque instant l’égalité :
- e; = (WTF,, + L[^H)J(
- où l’indice t indique qu’il s’agit de valeurs instantanées.
- T ,, . i d(TF) .
- L équation montre que L ^ agit comme une
- source secondaire de chaleur positive ou négative. En se reportant au diagramme, on voit que, pour définir la caractéristique dynamique, il faut prendre les points d’intersection des rayons TF avec l’hyperbole de puissance correspondant à la valeur
- au lieu de l’hyperbole e i utilisée pour le tracé de la caractéristique statique.
- (A suivre). R. V.
- Sur les propriétés magnétiques de quelques alliages ne contenant pas de fer. — Fleming et
- Had&eld. — The Electrician, lôjuin 1906.
- La présentation faite par M. Hadfield à une réunion de la Bristih Association, des alliages d’IIeusler composés de cuivre, d’aluminium et de manganèse (*), a vivement intéressé les électriciens anglais, et les auteurs se sont déterminés à faire des mesures quantitatives sur les principales constantes magnétiques de ces alliages.
- Pour pouvoir effectuer des mesures exactes, les auteurs ont fait préparer les alliages sous forme d’anneaux homogènes dans les aciéries Hadfield. En janvier 1905, deux de ces anneaux furent envoyés au laboratoire Pendex de l’Uni-versity College de Londres : la constitution chimique de ces anneaux était la suivante :
- Pt •emier anneau.
- Manganèse..... 22,42%
- Cuivre........ 60,49%
- Aluminium..... n,65% Mno2 et Sio2.... 2 à 3 °/°
- Corps et métaux étrangers.. traces.
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai 1905, page 271,
- L’analyse a montré que, parmi ces corps ou métaux étrangers, il y avait :
- Carbone......... 1 ,5 °/o
- Silicium....... °>3,jü/o
- Fer........... 0,21 %
- Second anneau.
- Manganèse..... 18 %
- Cuivre......... 68 %
- Aluminium..... 10 %
- Plomb......... 4%
- Ces alliages sont malheureusement très fragiles et ne peuvent pas être forgés. Les deux anneaux avaient à peu près le môme diamètre de 12,4 cm., et une section carrée d’environ 1 cm. Chacun d’eux portait quatre traits diamétraux faisant entre, eux des angles de‘45°.
- Les mesures exactes, faites suivant ces huit lignes, sont résumées dans les tableaux suivants :
- Premier anneau : diamètre extérieur.
- LE LONG du diamètre. FACE inférieure. FACE supérieure. MOYENNE
- 1 — 5 12.390 cm. i2,36o cm. 12.376 cm.
- 2 — 6 12,384 12,358 12,371
- 3 — 7 12,692 12,368 i2,38o
- 4 - 8 12,390 12,370 12,38o
- Diamètre moyen....... 12,3^65
- Epaisseur axiale et largeur radiale.
- POSITION LARGEUR Face inférieure. RADIALE Face supérieure. ÉPAISSEUR
- I 1 ,o56 1 ,o5o I ,060
- 2 1, o56 1 ,o44 I ,OÔ2
- 3 1 ,o58 1,044 1 ,o58
- 4 1 ,o58 1, o5o I ,062
- 5 1,060 1,042 i ,o56
- 6 1 ,o64 1 ,o46 1 ,o58
- 7 1,062 1 ,o46 1, o58
- 8 1,064 1,042 1 ,o54
- Les dimensions moyennes sont donc les suivantes :
- vantes :
- Diamètre extérieur moyen................ 12,3^65 cm.
- Diamètre intérieur moyen................ 10,2713
- Largeur moyenne......................... 1,0526
- Epaisseur moyenne........ ............ 1 ,0672
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- Section moyenne.................... 1,112g cm2.
- Longueur du circuit magnétique (périmètre
- moyen)............................ 35,5^6 cm.
- L’anneau fut recouvert avec soin d’un enroulement primaire et d’un enroulement secondaire : celui-ci était fait en fil de cuivre couvert d’une double couche de soie isolée à la gomme laque, placé directement sur l’anneau préalablement verni à la gomme laque. Quatre circuits secondaires numérotés 1, 2, 3, 4, étaient placés sur les quatre quadrants : chacun d’eux consistait en une couche de fil (1) dont le nombre de tours est donné par le tableau suivant :
- BOBINE secondaire. N° NOMBRE de tours de fil. ÉPAISSEUR MOYENNE extérieure totale (fil compris). 1 LARGEUR MOYENNE extérieuré totale (fil compris).
- 1 208 1,154 1,1415
- 2 *97 I , IÔ2 1,137
- 3 204 i, i5o 1, i4o
- 4 207 1, i5o 1,135
- Les bobiues secondaires furent recouvertes d’une couche de soie vernie.-
- L’enroulement primaire, formé par du fil de cuivre (2) couvert d’une double couche de coton, était réparti sur trois couches de 217,206 et 197 tours. Entre deux couches consécutives était interposée une couche de soie vernie.
- Les mesures magnéti ques furent faites au moyen d’un galvanomètre balistique à bobine mobile dont la période était d’environ 4 secondes. La bobine secondaire de l’anneau étant reliée en série avec la bobine du galvanomètre par l’intermédiaire d’une boîte de résistances et d’une bobine secondaire-étalon placée à l’intérieur d’une longue bobine primaire-étalon dans laquelle un flux magnétique de valeur connue pouvait être produit par un courant d’intensité donnée. Les intensités de courant furent mesurées au moyen d’un potentiomètre. La courbe d’aimantation et le cycle d’hystérésis furent déterminés par la méthode habituelle en inversant dans la bobine primaire un courant d’intensité déter-
- (i) N° 30, S.W.G.
- (a) N» 18, S.W.G.
- minée et en observant la déviation au galvanomètre balistique.
- La surface embrassée par la ligne moyenne d’un tour de fil du circuit secondaire étant un peu supérieure à la section de l’anneau, il était nécessaire de faire une correction en réduisant les valeurs observées pour obtenir l’induction véritable dans le métal d’après l’induction apparente calculée d’après les déviations du galvanomètre balistique. En appelant B' cette induction apparente, B l’induction réelle et H la force magnétisante, on avait :
- 1,1129 B = 1,2097 B' — 0,0968 H
- Dans la première série de mesures, les auteurs
- TABLEAU I
- Courbe d’aimantation de l’alliage magnétique n° 1.
- Forces magnétisantes comprises entre 1 et5o unités C.G.S.
- FORCE MAGNÉTISANTE en unités C.G.S. INDUCTION unités C.G.S. PERMÉABILITÉ
- H- B. /*•
- 1.10 18.6 I6.9
- 2.19 32.45 14.8
- 3.28 56.qo 17.35
- 4.28 77-7 18. i5
- 5.48 IOO.Or> 18.25
- 6 fi 7 122.4 18.65
- 7.66 144.4 18.86
- 8.46 167.5 19.8
- 9.86 192.3 19.52
- IO- 95 218.0 x9-9
- 12 .o4 238.5 i9-8
- 13.14 270.0 20.54
- l4.23 294.8 20.7
- 1O.32 323.0 21.06
- 16.41 351.6 21.4
- 17.50 385.o 22.0
- 18.60 4i9-° 22.5
- J9.7° 464.0 23 32
- 20.80 496.5 23.84
- • 21.90 53o.o 24.2
- 2.3.0 564.o 24.5
- 24.1 599.0 24.82
- 25.2 636.o 25.22
- 26.28 659.o 25. o5
- 27.4 7o3.0 25.64
- 28.5 738.0 25.88
- 29.6 780.0 26.35
- 3o. 7 811.0 26.4
- 3i .8 845.0 26.56
- 32.85 877.0 26.7
- 33.95 922.0 27.15
- 35. o5 g55.o 27.24
- 37.25 1,o3o.o 27.66
- 39.45 1,096.0 27.78
- 41.6 1,162.0 27.94
- 43.9 1,236.0 28. i5
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- 189
- ont déterminé la courbe ordinaire d’aimantation ; pour cela ils augmentaient graduellement les forces magnétisantes II et mesuraient l’induction B en renversant, pour chaque valeur, la force magnétisante H : les valeurs de la perméabilité [x furent calculées pour chaque valeur de B : le tableau I résume les résultats de cette série de mesures pour des valeurs de la force magnétisante inférieures à 50 unités C.G.S.
- Le tableau II donne les résultats de mesures effectuées pour des forces magnétisantes plus considérables, atteignant 225 unités C.G.S.
- TABLEAU II
- Courbe d’aimantation de l’alliage n° i.
- Forces magnétisantes comprises entre 4 et 225 unités C.G.S
- FORCE MAGNÉTISANTE en unités C.G.S. INDUCTION unités C.G.S. PERMÉABILITÉ
- H B. F
- 4.36 75.64 17.36
- 8.74 160,21 i8.34
- i3.12 260.56 19.88
- 17.45 344.33 19.73
- 21.83 467.9 21.43
- 26.23 59796 22.80
- 30.77 749.21 24.35
- 35.26 844-36 23.95
- 3g-47 1,o54•° 26.70
- 43.86 1,207.1 27.53 *
- 48. i5 1,358.1 28.20
- 52.66 i,463.9 27-79
- 57.04 1,6o4•9 28.i3
- 61.36 1,714.3 27.94
- 65.58 1.828.1 27.87
- 69.83 1,911.° 27-37
- 74.28 1,986.9 26.75
- 78.57 2,049 3 26.09
- 83.2i 2,163.1 26.00
- 88.20 2,221.0 25.18
- 91.80 2,272.7 24.76
- 95 98 2,3o3.5 24.00
- 100.33 2,385.0 23.77
- 104.92 2,412.9 22.99
- 1°9•49 2,441.3 22.30
- 113.71 2,497.1 21.96
- 118.26 2,552.7 21.59
- 122.93 2,571.6 20.92
- 127.0 2,606.1 20.52
- i3i.68 2.662.7 20.22
- i36.o 2,690.3 19.78
- O0.09 2,716.7 ï9-39
- >44-79 2,773.0 !9.l5
- 149.42 2,799-° 18.73
- i63.5 2,802.0 17.G
- 225.43 3,oi3.1 i3.36
- que la courbe d’aimantation de ces alliages est tout à fait analogue à celle des métaux ferromagnétiques, fer, nickel ou cobalt. On voit (pie
- Fig-, 1. •— Courbes d’aimantation et de perméabilité de l'alliage n* 1.
- la perméabilité varie en fonction de l’induction et atteint un maximum d’environ 28.
- 2000
- Cyc/es c/ V ystèrè sis
- nagnét
- Fig. 2. — Cycles d’hystérésis de l’alliage n° 1.
- Les chiffres indiqués dans le tableau II sont résumés par la courbe de la figure 1 qui montre
- Les auteurs ont ensuite déterminé un certain nombre de cycles d’aimantation en employant différentes valeurs du maximum de force
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- 190
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. - N° 31.
- TABLEAU III
- Courbe d’aimantation de l’alliage magnétique n° i Valeur maxima de la force magnétisante, io unités C.G.S.
- Force positive et décroissante
- FORCE MAGNÉTISANTE INDUCTION
- en unités C.G.S. unités C.G.S.
- + «. B.
- 9.06 170.4
- 7 -92 6.68 149.9
- 131.2
- 5.5g 115.7
- 4.43 96.32
- 3.255 77.22
- 2.186 57.73
- 1.09 37.87
- 0.0 i6.32
- Force négative et croissante
- FORCE MAGNÉTISANTE INDUCTION
- en unités C.G.S. unités C.G.S.
- — H. B.
- 1 .o95 5.69
- 2.206 22.96
- 3.329 46.7
- 4.46 6g. o3
- 5.598 92.08
- 6.627 115.15
- 7.726 i38.2
- 9.023 167.0
- 10.0 i84.3
- TABLEAU IV
- Valeur maxima de la force magnétisante : 20 unités C.G.S.
- + ». B.
- 17.42 4i3.4
- i5.4g6 385.o
- 13.17 347.6
- 10. g6 3io.6
- 8.796 276.2
- 6.633 233.8
- 4.44 196'5
- 2.295 162.2
- 0.0 io6.5
- — H. B.
- 2.3i 6.0
- 3.69 49-85
- . 4.44 61.85
- 8.90 io5.7
- io.95 i6i.5
- 13.16 217.4
- 17.43 3o5.6
- 20 452.1
- TABLEAU V
- Valeur maxima de la force magnétisante : 3o unités C.G.S.
- Y H. B. — H. B.
- 28.48 753.6 2.46 i99-27-
- 25.57 7i3.35 4.47 142 66
- 23.76 684.2 6.68 86.58
- 22.19 66o.3 8.86 19 o3
- *9-74 627.9 11.17 48.9
- 17.86 598.3 13.15 128.0
- i5.53 56i.08 i5.24 157.0
- i3.21 531.45 17.62 242.76
- IO-97 492.36 19.64 355.1
- 8.87 447.16 21.88 468.8
- 6.61 401.02 24.41 551.7
- 4.3g 356.4 26.55 666.4
- 2.46 322.l5 28.43 745.75
- 0.0 263.38 3o.oo 773.8
- TABLEAU VI
- Valeur maxima de la force magnétisante : 4° unités C.G.S.
- + H. B. — H. B.
- 37.01 1,077.0 2.64 385.8
- 34.21 1,042.7 4.29 343.i
- 32.32 1,019.0 6.36 286.0
- 29.51 979-1 8.89 208.6
- 27.77 954.6 10.98 i4i.8
- 25.39 920.1 i3.02 72.5
- 23.39 897.8 i5.28 24.82
- 21 . o5 864.3 i5.3o 21.47
- 18.89 829.8 17.2 102.83
- 17.23 801.9 19.45 2o3.88
- 14.69 762.7 2i.65 319.98
- 12.82 728.0 24.25 423.68
- 10.67 694.2 25.33 456.8
- 7-93 643.2 27.72 568.8
- 6.01 6o3.6 3o.58 7o5.5
- 3.78 558.4 33.94 867.4
- 2.64 52 1.2 36.68 975.1
- 0.0 464-9 4 0.00 1,112.0
- magnétisante comprises entre 10 et 70 unités C.G.S. Les tableaux III, IV, Y, VI, VU, VIII, IX indiquent les résultats de ces mesures et donnent les valeurs de l’induction en fonction de la force magnétisante. Les chiffres de ces tableaux sont résumés par la série de cycles d’hystérésis tracés sur la figure 2.
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- 191
- TABLEAU VII
- Valeur maxima de la force magnétisante : 5o unitésC.G.S.
- r H. B. — H. B.
- 46.8; 1.388.8 5.5o 542.4
- 45.56 1,376.1 8.47 452.9
- 43.i6 1,35o.8 12.92 292.86
- 4o.88 1,327.1 17.77 87.59
- 39.üi 1,3o3.8 22. i5 i32 . I
- 35.58 1.264.6 26.52 331.1
- 33.89 1,457.7 3o.o3 522.0
- 32.35 1,221.9 34.69 772.8
- 3o. 10 1,189.3 38.36 918.0
- 28.13 1.167.3 43.67 1.i44.o
- 24.9 ! 1,122.0 45.66 1,253.9
- 22.33 1.o85.o 48.0 1,364.o
- 20.73 1 ,o53.9 5o.o i,4i9.3
- 18.67 1.o31.8
- 17.04 999-4
- i5.2Ô 975.5
- 13.69 922.1
- 5.91 83o. 9
- 4.20 763.8
- 0.0 674.8
- TABLEAU VIII
- Valeur maxima de la force magnétisante : 6o unités C.G.S.
- + H. B. — H. B.
- 55. o5 1,56i.5 6.56 351.74
- 54.56 1,55g. 1 10.62 4o6.oi
- 5o.o5 1,509.6 15.16 240.29
- 45.37 1,460.4 19.52 62.0
- 4o.58 1,4o6.8 23.61 i32 .g
- 36.io 1,349.0 28.29 38i .6
- 32.35 1,299.6 3i .68 56o.o
- 27.56 1,286.2 36.17 807.0
- 22.2 5 i,i58.5 4o.88 1,oo3.o
- 19.73 1,122.0 45.53 1,273.0
- 14.2 1,025.3 5o i5 1,44.9.8
- 9-97 g56.4 53.i6 1,587.3
- 5.73 868.6 54.98 1,613.1
- 0.0 745.8 60.0 1,612.9
- TABLEAU IX
- Valeur maxima de la force magnétisante : 6o unitésC.G.S.
- + H- l B. — H. B.
- 65.17 61.42 55.29 5o. 52 45.94 40.76 3i .60 22.4o 13.51 8.64 1,85q.q 1.828.6 1,763.2 1,706.0 1,664.0 1,6o4.1 1,4g5.5 1.350.6 1,206.0 1,115.8 925.6 5.87 i3.88 23.52 32 . l4 4o. 12 4g.i4 55.14 63.33 65.65 66.35 • 68.65 70.0 769.! 487.2 18.8 429.4 790.2 1,292.0 1.457.8 1,693.7 1,797.5 i,855.3 1,855.1 1.904.9
- Après avoir tracé les cycles d’hystérésis correspondants aux chiffres indiqués par ces différents tableaux (fig. 2), les auteurs ont déterminé la surface de ces cycles en centimètres carrés, puis ont divisé les résultats obtenus par ^7r et ont déterminé la perte d’énergie en ergs par centimètre cube et par cycle d’aimantation. Ces résultats sont indiqués dans le tableau X.
- TABLEAU X
- Courbes d’aimantation et pertes par hystérésis par cycle. Alliage magnétique n° i.
- VALEUR MAXIMA de la force magnétisante en unités C.G.S. pour chaque cycle. VALEUR MAXIMA de l’induction danschaque cycle. PERTE D’ÉNERGIE en ergs par centimètre cube par cycle.
- H max- Bmax* Bmax*
- 10 184.3 35.02
- 20 452.1 464.8
- 3o 773.8 I,589.2
- 4o 1,112.0 3,600.4
- 5o _i,419.3 6,336.0
- 60 1,6i3.0 7,258.0
- 70 1,859.9 10,880.0
- Les chiffres indiqués dans le tableau X sont résumés par la courbe de gauche de la figure 3 qui représente la relation entre E et Bmax, c’est-à-dire l’énergie dépensée pour faire parcourir à
- 72 ooa
- Pe ntes f.arhy itéré ut s
- Alliage n.
- 5k 6.000
- 2. 00O
- Logarithmes des inductions maxima B
- O 500 1 000 1 500 2.000
- Induction maxima 8 Fig. 3. — Pertes dues à l'hystérésis.
- l’alliage magnétique un cycle complet, et la valeur maxima de l’induction pendant ce cycle. Si, au lieu de porter la valeur de E et de Bmax, on porte les valeurs des logarithmes de ces quantités, on obtient une courbe qui se rapproche beaucoup d’une ligne droite, comme l’indique la partie droite de la figure 3.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 31.
- Les valeurs indiquées par le tableau X montrent que la perte d’énergie par cycle peut être représentée comme fonction exponentielle de l’induction maxima, par une expression de la forme
- E = r> Bmax.
- v; étant une constante.
- Les auteurs ont trouvé que les valeurs numériques de y, et de n les plus rapprochées étaient les suivantes :
- E = o,ooo5495 B^|3|
- L’exposant n, dans le cas du fer, du nickel et du cobalt, est un nombre voisin de 1,6. Pour l’alliage magnétique d’Heusler, pour des forces magnétisantes comprises entre Ilmax = 10 et Hmax = 70, il a une valeur plus élevée : 2,238.
- On peut tirer de ce qui précède les conclusions suivantes :
- 1° L’alliage n° 1, composé de cuivre, d’aluminium et de manganèse, dans les proportions indiquées, présente des propriétés magnétiques identiques à celles des métaux ferromagnétiques;
- 2° La courbe d’aimantation (BII) a la même forme générale que celle des métaux ferromagnétiques, tels que le fer et montre que, pour une force magnétisante suffisante, on peut atteindre probablement le point de saturation magnétique ;
- 3° L’alliage présente le phénomène de l’hysté-résis magnétique ;
- 4° 11 a une perméabilité maxima atteignant 28 à 30, valeur peu inférieure à celle du cobalt;
- 5° Il présente le phénomène d’aimantation rémanente et de force coercitive.
- On est amené par ces résultats à conclure que les propriétés magnétiques de cet alliage sont dues à une certaine similitude de structure moléculaire avec les métaux ferromagnétiques. L’hypothèse qui explique le mieux les phénomènes magnétiques consiste à admettre que le ferromagnétisme est dû à ce que les métaux tels que le fer, le nickel et le cobalt sont composés de groupes moléculaires magnétiques et, à ce que l’existence ou les variations d’aimantation de la masse de ces métaux sont produites par un arrangement ou un dérangement des positions respectives de ces aimants moléculaires. Le fait que l’alliage étudié, composé de métaux qui ne possèdent pas individuellement cette propriété, est nettement ferromagnétique, amène à conclure que le ferromagnétisme en lui-même n’est pas la
- propriété de l’atome chimique, mais la propriété de certains groupements moléculaires. L’importance de cette conclusion est incontestable : le ferromagnétisme ne peut plus être considéré comme une caractéristique particulière de certains éléments chimiques, fer, nickel, cobalt, mais dépend essentiellement d’un groupement moléculaire composé d’un nombre relativement considérable de molécules. On entrevoit donc la possibilité de réaliser des alliages aussi magnétiques que le fer.
- ALLIAGE N° 2.
- Les expériences faites sur le second alliage qui contenait moins de manganèse, plus de cuivre et un peu de plomb, ont donné des résultats semblables aux précédents. La courbe d’aimantation de cet alliage a été tracée pour des forces magnétisantes atteignant 220 unités C,G. S. La courbe est plus aplatie que pour l’alliage précédent et la perméabilité maxima atteint seulement la valeur 14 au lieu de 28. Les cycles d’hystérésis ont conduit, pour la valeur des pertes, à là fonction exponentielle.
- E = 0,000796 B|;f88
- Les exposants de l’hystérésis sont donc peu différents (2,238 et 2,288), mais les constantes d’hystérésis diffèrent sensiblement (0,0005495 et 0,000776).
- L’étude des propriétés magnétiques de ces alliagas à différentes températures présenterait évidemment beaucoup d’intérêt.
- R. R.
- Influence de la composition chimique des aciers sur leurs propriétés magnétiques. •—GumarDilner et Enstrom. — The Electrician, 19 mai iqo5.
- Les auteurs ont effectué un certain nombre de mesures en se servant de l’appareil de Dubois et d’un magnétomètre. Des éprouvettes en acier de 0,798 cm. de diamètre (section de 1/2 cm2) et de 25,4 cm. de longueur terminées à leurs extrémités par des demi-sphères de 1/2 cm. de rayon, et des bandes de tôle de 33 cm. de longueur et de 0,707 cm de largeur empilées jusqu’à former une épaisseur de 0,707 cm. furent successivement étudiées.
- Les résultats de ces expériences sont les suivants : jusqu’à une teneur de 0,5 % en carbone, la force coercitive et le coefficient d’hys-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 193
- térésis de Steinmetz croissent avec cette teneur. L’effet de teneurs plus fortes est d’augmenter la résistance électrique, mais n’influe pas sur l’hystérésis. La teneur en silicium produit une augmentation de la force coercitive et des pertes par hystérésis, ainsi que de la résistance électrique, mais l’induction maxima n’est pas modifiée. Le fer contenant du silicium est donc mauvais pour les tôles d.e dynamos. L’adjonction de silicium à l’acier coulé n’influe pas sur la perméabilité et sur rinduction maxima. Une adjonction d’aluminium produit une diminution des pertes par hystérésis et une augmentation de la résistance électrique : l’emploi de tôles à l’aluminium est donc à recommander dans la construction des machines. Une adjonction simultanée d’aluminium et de silicium produit un excellent effet : le métal ainsi obtenu présente une très faible hystérésis et l’induction maxima, ainsi que la perméabilité, ne sont pas modifiées. En recuisant les éprouvettes d’acier, on a trouvé que les pertes par hystérésis diminuaient par suite de cette opération.
- L’acier Bessemer est bien inférieur, *au point de vue magnétique, à l’acier Martin-Siemens : l’acier préparé par la méthode basique doit être préféré à l’acier préparé par la méthode acide car la teneur de ce dernier en silicium et en manganèse est plus considérable. Les pertes par hystérésis ont été trouvées plus faibles pour le métal préparé par la première méthode.
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les spécifications des machines a courant continu. — S. Sentius. — Mémoire présenté au General Meeting of American Institute of Electric al Engi-neers. — E. W. E.
- L’auteur présente un système de spécification des machines électriques, basé sur des chiffres expérimentaux et sur les garanties commerciales des machines.
- 11 développe d’une façon particulière les points suivants :
- 1° Tension de réactance dans les machines à un et deux collecteurs; • I
- 2° Etincelles, crachements, noircissement présentés par les collecteurs ;
- 3° Dimensions générales des machines et de leurs induits.
- En ce qui concerne les phénomènes présentés
- par la commutation, l’auteur indique que, d’une façon générale, la production d’étincelles est due à une tension de réactance trop élevée. Cette cause d’étincelles ne semble pas entraîner de dommages pour le collecteur.
- Le feu sous les balais apparaît quand les ampères-tours par pôle et, par suite, la réaction d’induit dépassent une certaine limite : l’intensité du phénomène augmente avec l’arc polaire. La réaction d’induit est causée par le courant de travail mais aussi souvent par des courants de circulation additionnels allant d’un porte-balais à un autre porte-balais de même polarité. C’est ainsi que l’auteur a pu, dans un cas particulier, enregistrer à vide un courant de 300 ampères entre porte-balais de même polarité, alors que le courant à pleine charge était de 500 ampères.
- Les crachements semblent dus à l’effet combiné d’une tension de réactance élevée et d’une forte réaction d’induit.
- Les étincelles sont jaunes ou vertes et de petites explosions (crachements) se produisent sous les balais, envoyant dans l’air des particules de charbon; le collecteur perd son aspect poli et devient noir. Les piqûres dont se couvre le cuivre des lames sur la surface de contact des balais ont fait l’objet de nombreuses publications. Elles se produisent aussi bien à pleine charge qu’à vide, et sont, par suite, indépendantes de la réaction d’induit. L’auteur attribue ces piqûres à la production d’une force électromotrice élevée dans la bobine en court-circuit d’ou résulte une intensité de courant exagérée, mais cependant insuffisante pour produire des crachements et des étincelles.
- La force électromotrice produite étant maxima vers la fin de la commutation, le courant et la densité sont maxima auprès du bord des balais et du bord des lames et il se produit une fusion du cuivre. Pour avoir une bonne commutation, il est nécessaire d’adopter une certaine densité maxima déterminée pour chaque type de balai employé.
- L’attention des ingénieurs chargés de la spécification des machines à courant continu doit donc se porter sur les points suivants : valeur de la tension de réactance, réaction d’induit, densité de courant sous les balais, vitesse périphérique du collecteur. L’auteur indique, d’après des calculs et des observations personnelles,
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 31.
- quelles sont les valeurs de la tension de réactance et de la densité de courant admissibles pour un certain nombre de types de balais employés en Amérique.
- L’auteur termine en indiquant que, pour prévenir la trépidation des balais, on ne doit pas dépasser, pour le collecteur, la vitesse périphérique de 1.080 mètres par minute et que, pour assurer une répartition régulière du courant recueilli, il ne faut pas adopter une longueur de collecteur supérieure à 45 cm.
- R. R.
- Les étincelles destructrices sur les collecteurs des dynamos. — Th. Reid. — Mémoire présenté au Général Meeting of American Institute of Electrical Engineers. — E. W. E.
- Quand il se produit au collecteur des fortes étincelles, le cuivre des lames est d’abord fondu puis volatilisé par suite de la concentration d’énergie sur l’un ou l’autre bord de chaque lame. L’auteur étudie en détail ce qui se passe dans une lame de collecteur quand celle-ci passe sous un balai.
- Dès que la lame arrive sous le balai, elle est brusquement le siège d’un échauffement produit par le frottement et par le passage du courant. La chaleur est développée principalement sur la surface de la lame et commence immédiatement à se propager dans le corps de celle-ci et dans celui du balai. Quand la lame a dépassé ce dernier et jusqu’à ce qu’elle atteigne le balai suivant, la chaleur développée à la surface se dissipe par conduction et par radiation. Par suite, la température de cette surface oscille entre un maximum atteint quand la lame est sous le balai et un minimum atteint quand elle va entrer sous le balai suivant.
- Quand la machine fonctionne d’une façon continue à charge normale, il est évident que l’élévation de chaleur sous le balai est égale à la diminution de chaleur entre deux balais consécutifs : - si donc l’on peut relever la valeur de la température de la surface du collecteur à différents points compris entre deux lignes de balais, les points de cette courbe permettent de déterminer l’élévation maxima de température d’une lame sous le balai.
- Partant de la valeur du point de fusion du cuivre ainsi que, de la chaleur spécifique et de j la conductibilité calorifique de ce métal, l’auteur '
- développe les équations qui montrent dans quelles conditions le métal des lames peut être fondu et volatilisé.
- R. R.
- Courants de Foucault dans les conducteurs placés dans des encoches ouvertes. — Field. — Mémoire présenté au General Meeting of American Institute of Electrical Engineers. — E. W. E.
- L’auteur discute les causes les plus importantes de la production des courants de Foucault dans les conducteurs de fort diamètre parcourus par des courants alternatifs et entourés de trois côtés par du fer. Ces courants de Foucault sont produits par le flux traversant transversalement l’encoche ; ils produisent eux-mêmes un flux magnétique qui agit sur tout le système de courants, et il en résulte une modification de la densité et de la phase du courant dans les conducteurs aux différentes profondeurs.
- L’induction due au flux transversal aux différentes profondeurs est déterminée uniquement en pratique par la largeur de la dent et le nombre d’ampère-conducteurs au point considéré. Il est possible de construire des courbes pour les conducteurs massifs, donnant la valeur du facteur RI2 en fonction de la fréquence, de la profondeur du conducteur, et de l’épaisseur du conducteur rapportée à la largeur de la dent.
- Les mêmes courbes, différemment interprétées, peuvent s’appliquer immédiatement aux différents genres de conducteurs employés.
- Il est prouvé qu’un conducteur double présente la même valeur du facteur RI2 qu’un conducteur simple d’épaisseur moitié moins grande : ce fait permet, par la subdivision des conducteurs, de réduire les pertes par courants * de Foucault à une valeur négligeable. Dans le cas des enroulements en barres, on peut employer des bandes laminées juxtaposées formant le conducteur nécessaire.
- R. R.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Nouveaux brevets de télégraphie sans fil.
- Quatre brevets relatifs à la télégraphie sans fil viennent d’être accordés à la Compagnie Marconi.
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- TAin de ces brevets se rapporte à une disposition des circuits récepteurs destinée à assurer la sélection des télégrammes. L’antenne est reliée à la terre par plusieurs connexions ayant chacune une inductance et une capacité déterminée. Les valeurs de ces inductances et de ces capacités sont apportées de façon que chacun des circuits locaux ainsi formés réponde uniquement aux ondes électromagnétiques d’une fréquence déterminée.
- Le deuxième brevet, déposé par M. Gray, se rapporte aux appareils transmetteurs. Pour empêcher la formation d’étincelles à l’interrupteur (manipulateur) quand l’intensité des courants alternatifs est considérable, l’inventeur emploie un électroaimant, excité par le courant alternatif, qui maintient le circuit fermé jusqu’au moment où la valeur du courant passe par zéro.
- Le troisième brevet, déposé par M. Fleming, se rapporte à une clé automatique: celle-ci est maintenue ouverte par un ressort contre lequel agit une bande qui s’enroule sur une poulie entraînée par un moteur à vitesse de rotation élevée. Le jeu d’un électroaimant appuie la bande contre la poulie quand la clé doit être abaissée. Cet électroaimant est mis en mouvement par un mécanisme d’horlogerie analogue à celui d’un morse imprimeur.
- Le quatrième brevet, dû également à M. Fleming, se rapporte à l’éclateur du poste transmetteur. Les surfaces où se produit la décharge, consistent en deux boules qui tournent chacune d’une façon continue de façon à empêcher l’effet destructif qu’exerce sur les surfaces le passage de l’étincelle par certains points, effet qui a pour résultat de modifier le caractère dè l’étincelle et, par suite de la décharge.
- R. N.
- Mesures relatives à la télégraphie sans fil. — Duddell et Taylor, (fin) f1).
- EXPÉRIENCES FAITES EN MODIFIANT LA RESISTANCE DE L’INSTRUMENT DE MESURE
- Pour étudier l’effet exercé par la résistance de l’instrument de mesure en série avec l’antenne réceptrice, les auteurs placèrent dans cet appareil un fil de faible résistance (5,55 ohms) et
- (1) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 29 juillet 1905,
- page 155.
- ajoutèrent des résistances auxiliaires de valeur variable en série avec le thermo-galvanomètre. Chacune de ces résistances consistait en une simple boucle de fil spécial de 0,025 mm. de diamètre dont la longueur inaxima, correspondant à la plus grande résistance de 99 ohms, atteignait 7 cm. Ces résistances ne devaient présenter aucun effet de self-induction de capacité. La résistance totale, c’est-à-dire la résistance du galvanomètre augmentée de la résistance additionnelle est indiquée dans la première colonne du tableau IV ; les intensités de courant observées sont indiquées dans la deuxième colonne de ce tableau. La puissance R72, dissipée dans le circuit de mesure est indiquée dans la troisième colonne.
- TABLEAU IV
- Modification de la résistance de Vinstrument
- de mesure
- Distance entre les postes transmetteur et récepteur, 3^3 m. 5o ; hauteur de l’antenne réceptrice, 16 m. 8o; hauteur de l’antenne transmettrice, 12 m. 60 ; intensité du courant dans l’antenne transmettrice, 0,486 ampère; longueur d’étincelle 7,08 mm. Interrupteur à mercure. Longueur d’onde n“ 2 (120 mètres).
- H J < RÉCEPTEUR ACCORDÉ ANTENNE SEULE
- 0 72 72 73 72
- Cfl H S U <3 42 H ^0 Z O, 72 H S « 2'S. 02 U H '<12 Z On 72 5 E- 'g » 25'a.
- § ° H 72 t g g § S £ ce ° 0 g S s p"3 0 0 O u £ 1 § 2 £ ce g 0 «J! P Ctf O O 0 s*
- 72 -H (C 0 a s 0 .2 a U 0 a a a .H S
- 5.55 i,958 21.3 1,950 616 2.11 616.0
- 35.-9 1,269 57-9 1,3o6 583 12.2 581.5
- 66.6 995 65.9 979 537 19.2 541.0
- 97-o 795 6i.3 784 D07 24.9 5oo.o
- 97-° 784 59.6 784 498 24.1 5oo. 0
- i35.1 628 53.3 628 454 27.8 45i.5
- 196.2 475 44.3 476 372 27.2 383.5
- Les valeurs trouvées, pour le circuit récepteur accordé et non accordé,. sont résumées par les courbes de la figure 3. Dans le cas où le récepteur est accordé, l’énergie utilisée atteint un maximum quand la résistance est égale à environ 60 ohms. L’intensité de courant diminue rapidement quand la résistance augmente et répond presque exactement à la relation
- 0,12
- ,~5'6+T’
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- en appelant i l’intensité du courant et r la résistance totale du circuit de mesure.
- Dans le cas où le récepteur n’est pas accordé (antenne seule), les résultats peuvent être exprimés par la formule
- . o, 12
- V/ ( 185)2 —}— (£>6 —j— r)2
- Les valeurs du courant, calcidées d’après ces formules, sont indiquées dans le tableau IV. En ce qui concerne la formule
- . 0,12
- 1 Q"*85)2 -f- (56 -f- r)2 '
- on peut noter qu’elle a la même forme que l’équation ordinaire du courant alternatif dans un circuit contenant de la résistance, de la
- /. 600
- S tzoo
- LO oo
- ,cq 8oo
- P . zoo
- ZO LO 60 80 100 120 /«<? /60 ISO 200
- Résistance c/u circuit de mes re
- tnt
- Fig. 3. — Modification de la résistance de l’instrument de mesure.
- capacité et de la self-induction. Dans un tel circuit, on peut ajuster la valeur de la self-induction pour qu’il y ait résonance : de même, le circuit considéré peut être accordé sur la période de f. é. m. imprimée, de telle sorte que le terme (185)2 disparaisse, et l’on retombe sur la première équation trouvée expérimentalement pour le circuit accordé. Pour que l’on obtienne une résonance aiguë dans ce circuit, il est donc nécessaire que le terme (56-j-/') soit aussi petit que possible.
- Ainsi, pour que l’on obtienne la résonance la plus aiguë, ;• doit avoir la plus petite valeur possible, mais, d’autre part, pour que l’on obtienne le maximum d’énergie, la valeur de r doit être voisine de 56 ohms. S’il était possible de réduire la valeur de la constante 56 de la for-
- mule, l’acuité de la résonance et la valeur de l’énergie utilisable pourraient être toutes deux augmentées. Il est donc très important de rechercher pour quelles causes l’antenne réceptrice verticale dissipe de l’énergie comme si elle avait une résistance de 56 ohms. Une partie de cet effet est sans doute due à la radiation, mais une partie doit incomber aux pertes à la prise de terre et aux pertes dans le circuit oscillant.
- En revenant à l’équation du courant, on voit que celui-ci circule comme si une force électromotrice de 0,12 volt était induite dans l’antenne réceptrice. Cette valeur est la racine carrée du moyen carré du voltage pendant la durée d’un train d’oscillations augmentée de l’intervalle entre deux trains d’oscillations : les auteurs en concluent que le voltage maximum induit pen-, dant les oscillations ne doit pas être beaucoup inférieur à
- o,i2. 1 = 6,6 volts ,
- \] 3ooo
- dans les conditions de ces expériences, où les signaux étaient parfaitement nets.
- EXPERIENCES FAIETS EX MODIFIANT LA DISTANCE ENTRE LE TRANSMETTEUR ET LE EFÜCEPTEUU
- Toutes les conditions restant, autant que possible, constantes aux postes transmetteur et
- b 2.000 9.
- (P 1.800 jP 1.600
- <0
- / 0-00
- L?00
- 1.000
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- 1.8
- /.5 ^ 1.2 0 % 0.8
- o. 3 l ;
- f" ^
- Distance entre tes points iransm. et recep.
- Fig. 4. — Modification de la distance entre les postes transmetteur et récepteur. Traits pleins : Interrupteur Grisson. Traits interrompus : Interrupteur de mercure.
- récepteur, on fit varier la distance entre eux en déplaçant le poste transmetteur. Il était impossible de maintenir absolument constante, dans les diverses positions, l’intensité du courant dans l’antenne transmettrice ; les variations d’inten-
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- site ont atteint ± 1 % avec l’interrupteur à mercure et ±1,75% avec l’interrupteur Grisson clans la première série d’expériences (tableau V
- et fîg. 4). Les variations d’intensité ont été un peu plus considérables dans la seconde série d’expériences (tableau VI).
- TABLEAU V
- Modification de la distance entre les postes transmetteur et récepteur.
- Hauteur de l’antenne réceptrice, 16 mètres 8o ; hauteur de l’antenne transmettrice, ia mètres 6o; courant dans l’antenne transmettrice, 0,499 ampère avec l’interrupteur à mercure, 0,690 ampère avec l’interrupteur Grisson; longueur d’étincelle 4,55 mm. Longueur d’ondes n° 3 (i5o mètres).
- DISTANCE entre les postes transmetteur et récepteur INT ACCO 1ÎRRUPTEUR A MERCU SE E SEULE INTERRUPTEUR GRISSON
- RDÉ ANTENN ACCORDÉ ANTENNE SEULE
- COURANT j dans l’antenne j réceptrice j microampères f ' O O fl H S 3 .2 a *0 § X P- U P 0 0 COURANT ^ dans le récept1- 1 microampères 1 "" <D O a H B 3 .2 Q "O S X a, t, fl O 0 i COURANT dans le récept1- microampères 1 4? O G H B 3 .2 a S X 0- U P 0 0 \ COURANT dans le récept1-, microampères 1 <u 0 H B 3 .2 Q "O g X û. U fl 0 0
- 428 1,466.0 0.628 489.0 0.2093 2.028.0 0.868 686.0 0.2935
- 825 668.0 o.55i 226.0 0.1864 898.0 0.741 3io.o 0.2557
- i,588 3o5.o 0.485 101.5 0.1613 4l2.0 0.654 141.0 0.2240
- 2,6i4 169 0 0.442 58.6 0. i53 238.o 0.623 77.6 0.2028
- 3,774 123.3 0.466 4o.o 0. i5i 164.0 0.619 54.0 vÿ- O (M Q
- 3,774 124.2 0.469 40.7 0.154 172.0 0.65o 56.5 0.2l3
- 4. ç35 71.0 o.35i 27.0 0. i33 99-5 0.491 32.0 0. i58
- 5,499 44.0 0.242 61.6 0.339
- 6.127 44.3 •0.271 62.5 o.383
- 7. ^75 38.3 0.286 54.0 o.4o3
- Par suite de rinlluence des obstacles et des arbres formant écran, il est impossible de fixer la loi reliant la valeur du courant reçu et la distance entre les postes, mais en formant le produit de l’intensité de courant reçue par cette distance et en portant les valeurs ainsi trouvées en fonction de la distance, on obtient des courbes intéressantes sur lesquelles on voit nettement l’effet des obtacles (fig. 4).
- DISPOSITIONS PARTICULIERES J)U TRANSMETTEUR.
- Pour obtenir une exactitude suffisante dans des mesures comme celles qu’ont faites les auteurs, où l’on mesure l’intensité du courant sur l’antenne réceptrice, il est nécessaire d’éviter avec le plus grand soin toutes les irrégularités possibles au transmetteur. Pour que les oscillations produites soient aussi régulières et uniformes que possible, il faut veiller aux points suivants :
- i° L’interrupteur doit avoir un fonctionnement parfaitement uniforme ;
- 2° Il faut employer une distance explosive bien appropriée à la valeur de l’énergie mise en jeu. L’étincelle ne doit pas être trop courte, sans quoi l’on a une étincelle multiple, ni trop longue, sans cpioi l’on a fréquemment des étincelles inactives ;
- 3° Les électrodes de l’éclateur doivent avoir des dimensions appropriées avec la capacité et la longueur d’étincelles choisies ;
- 4° L’isolement de toutes les parties du système doit être parfait et la formation de décharges par aigrettes doit être évitée autant que possible ;
- 5° Les armatures des bouteilles de Leyde doivent être bien collées. Les vapeurs nitreuses produites pendant le fonctionnement, dans le cas contraire, détériorent rapidement les bouteilles. Celles-ci doivent être entièrement vernies à la gomme laque ;
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- 6° La hauteur et la position relative des fils d’antenne, des conducteurs allant à la prise de terre, et la prise de terre elle-même doivent être aussi invariables que possible.
- Le point le pins délicat est l’ajustement de l’éclateur, car, si l’on ne prend pas toutes les
- TABLEAU VI
- Modification de la distance entre les postes transmetteur et récepteur.
- Hauteur de l’antenne réceptrice, 16 mètres 8o; hauteur da l’antenne transmettriez, 12 mètres 60; longueur d’étincelle, 7,08 mm. Interrupteur à mercure. Longueur d’ondes n° 2 (120 mètres).
- DISTANCE entre les postes transmetteur et récepteur mètres j COURANT J dans le transmettr- 1 j ampères J ^ EPTEUR ACCO P en © O <**>. 5 o — < fl 2 u ? 0 Jg 0. § s R1)É a B H '-ce ê X S ü cC 3 O COURANT dans le récepteur j s microampères 1 a SEULE a :0 H te B -5 § X £ | S 0
- 3o o.5oi I2.320 I . 232 7,9ro 0.791
- 60 0.507 6,435 I . 287 4,o43 0.809
- 9° o. 5 5 8 4,548 1.364 2,786 0.836
- 117.30 o 531 3 ,oi3 ,.,89 1,881 0.786
- I 20 o. 54 i 3,io8 1.243 1.969 0.788
- 142.80 o. 5o8 2,442 1.162 1,498 0.714
- 378 o.54i 715 0.901 433 0.546
- l37 : 10 o. 607 2,755 1.259 1,707 0.811
- 372.5 o. 5o8 766 0.954 46o 0.573
- 372.5 o 5o8 872 1. o85 536 0.668
- 67I . 4 o. 53y 358.5 0.8o3 210 0.470
- 671.4 o. 55o 36o.o 0 806 211.5 0.474
- 726 o.5o6 283.5 0.686 i68.5 o.4o8
- I . 1 IO 0.517 io5.c o.388 ' 66.5 0.246
- i. 38o o.558 (j6.5 0.444 57.5 0.265
- 1.866 o.563 6y.5 ^3 CO O 42.0 0.261
- précautions nécessaires, il arrive souvent que les étincelles sont inactives ou bien varient d’intensité. En ce qui concerne l’interrupteur, les meilleurs résultats sont obtenus, sans aucun doute, par un interrupteur - turbine tournant à une vitesse d’environ 1.500 tours par seconde. Aux vitesses plus élevées, il y a tendance à la formation d’une émulsion de mercure et d’alcool qui trouble considérablement le fonctionnement de l’appareil. L’interrupteur Grisson donne des séries plus rapides d’étincelles, et produit, par suite, des déviations plus grandes à l’appareil de mesure du circuit récepteur.
- La position relative de l’antenne et du filet métallique servant de prise de terre a une impor-
- tance considérable. Les oscillations les plus puissantes sont obtenues quand l’antenne est placée immédiatement au-dessus du centre du filet métallique.
- Accord. — L’accord entre le circuit excitateur et l’antenne, d’après la méthode indiquée, a conduit aux nombres de tours suivants pour les bobines d’inductance.
- NOMBRE DE TOURS DE LA BOBINE D’iNDUCTANCE EN SERIE AVEC L’ANTENNE
- Transmetteur. Récepteur.
- Longueur d’onde n° 1.. 12 8
- — — n° 2., 18 12
- — — u° 3. . 4o 82
- Les longueurs totales de fil depuis le sommet de l’antenne jusqu’à la terre ont été les suivantes dans chaque cas :
- Longueur d’onde n" 1. . 28,8 mètres. 27,6 mètres.
- — — n" 2,, 3o,6 — 28,8 —
- — — n“ 3. . 37,2 — 34,8 —
- Ces longueurs sont voisines du quart des longueurs d’ondes : il est probable que les petites différences trouvées entre la longueur de fil et le quart de longueur d’oncle sont dues à l’effet de l’inductance introduite dans l’antenne. La longueur de fil est plus faible au récepteur qu’au transmetteur : cette différence n’est pas très facile à expliquer.
- En ce qui concerne le point où il est le plus avantageux de placer l’ampèremètre thermique servant à accorder les circuits, un certain nombre de mesures ont été faites en plaçant cet appareil aux points a, b, c, d, e indiqués sur la figure 1 : les résultats trouvés sont les suivants :
- POSITION INTENSITÉ DE COURANT MARQUEE
- _ PAR L’APPAREIL
- a o,3oo
- b o,337
- C O,344
- d o,355
- e o,338
- Dans les séries d'expériences faites par les auteurs, l’ampèremètre était placé au point indiqué sur la figure 1, où l’appareil indique le maximum de courant.
- r. y.
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- 5 Août 190Ï).
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- MESURES
- Méthodes pour la mesure des hautes tensions. — Kinter. — Mémoire présenté au General Meeting of American Institute of Electrical Engineers. —
- E. W. E.
- L’auteur résume les différentes méthodes employées pour la mesure des hautes tensions et indique les avantages et les inconvénients de ces différentes méthodes. Il termine son étude par la description d’un nouveau type de voltmètre statique construit parla Cie Westinghouse.
- La principale nouveauté que présente cet appareil est son isolement élevé, obtenu par l’emploi d’un diélectrique dont la rigidité est supérieure à celle de l’air. Un tel diélectrique est réalisé par différents liquides ou par des gaz sous pression et présente les avantages suivants :
- 1°) La distance entre les différents éléments du voltmètre soumis à la différence de potentiel totale ainsi que la distance entre ces éléments et le récipient, peuvent être abaissées à une faible valeur.
- 2°) Les forces agissantes sont beaucoup plus considérables que dans les appareils précédents, grâce à la faible distance entre les éléments, et grâce à la capacité inductive spécifique plus considérable du diélectrique.
- 3°) La forme de l’échelle graduée est plus commode pour les lectures par suite de la réduction des dimensions de l’appareil.
- 4°) On peut employer un récipient métallique qui protège l’instrument des influences extérieures.
- 5°) L’emploi d’un diélectrique liquide permet d’obtenir un bon amortissement qui facilite les lectures rapides.
- L’appareil construit actuellement par la Cie Westinghouse contient comme isolant une huile traitée d’une façon spéciale. Il se compose de deux plaques cylindriques fixes et d’un système mobile: la courbe dps plaques est telle que, pour une déviation positive du système mobile, la distance entre les extrémités de celui-ci et les plaques aille en diminuant. Un ressort agit sur le système mobile pour le ramener au zéro, et une aiguille portée par ce dernier se déplace sur un cadran divisé : la courbure des plaques cylindriques fixes est déterminée de telle façon que les graduations de l’échelle soient équidistantes dans presque toute l’étendue des mesures que permet l’appareil.
- On peut employer deux ou plusieurs systèmes mobiles pour différentes valeurs de la tension. Le couvercle de l’appareil est métallique, comme l’enveloppe extérieure, sauf une glace placée au-dessus de l’échelle de graduation pour permettre d’effectuer les lectures.
- Un de ces appareils est en service depuis plusieurs mois et permet de déterminer les tensions comprises entre 35.000 et 50.000 volts. Il a été éprouvé à 79.000 volts sans que la décharge passe entre les électrodes.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur les phénomènes de l’arc chantant. — D’après une Note de M. A. Blondel, présentée par M. Mascart. (Séance du 26 juin 1906).
- Dans cette note, M. Blondel résume les résultats qu’il décrit dans l’article publié dans nos colonnes.
- (Eclairage Electrique, numéros des 15 et 22 juillet).
- Sur le pouvoir inducteur spécifique des métaux. — D’après une Note de M. André Broca, présentée par M. H. Becquerel. (Séance du 26 juin).
- M. Turchini et hauteur ont montré que l’expérience ne concorde pas avec le calcul fie lord Kelvin qui donne le rapport des résistances des fils métalliques pour les courants continus (Rt.) et les courants de haute fréquence (Rf). L’introduction du pouvoir inducteur spécifique k négligé dans ce calcul pernaet de rendre compte des
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- faits. L’auteur définit la grandeur n2 en fonction de k :
- les variations de n2 pour les fréquences élevées sont faibles.
- D’autres hypothèses sur k peuvent peut-être rendre compte des faits, mais l’auteur croit pouvoir tirer, de ce qui précède, cette conclusion :
- Le cuivre possède pour les fréquences aux environs de 1.000.000 un pouvoir inducteur spécifique de ,1’ordre de 1011. Au delà de la fréquence de 3.000.000, rv2 décroît à peu près proportionnellement à t.
- Pour les fréquences plus basses, l’expérience manquant, on ne peut rien dire.
- Sur le pouvoir inducteur spécifique des métaux dans le cas des ondes calorifiques et lumineuses. — D’après une Note de M. André Broca, présentée par M. H. Poincaré. (Séance du 3 juillet igo5).
- Dans une Note précédente (26 juin 1905), l’auteur a été conduit à admettre dans les métaux l’existence d’un pouvoir inducteur spécifique défini par w2 = 1,19 X 2k pour la fréT quence de 3 millions ; n2 serait le carré de l’indice s’il n’y avait pas de conductibilité, 1 est la conductibilité en unités électrostatiques et t la période. Ce résultat semble contredire les expériences de Rubens sur la réflexion métallique des ondes aux environs de 20//\ Ces expériences vérifient, en effet, la formule de Planck (Sitziuigsberichte der k. p. Akcidemie dev IF issenschaften, 1903, t. I, p. 278) qui donne pour le pouvoir réllecteur.
- R = i-----%.
- Y^.t
- Celui-ci a tiré cette expression de l’équation de Maxwell mise sous la forme
- ô2P , ô2P . , ÔP
- r—r- = V2 ^—5 —’ 4™ -r- >
- èt2 éx2 dt
- ç étant la vitesse de la lumière ; dans la suite du calcul il néglige même les termes en e2,
- ce qui revient à faire l’hypothèse n2 = 0. Ceci, malgré la différence entre les fréquences pour lesquelles les deux hypothèses sont faites, est a priori incompatible avec hypothèse de l’auteur qui donne à n2 une valeur énorme, de l’ordre Àr. L’auteur montre qu’en introduisant le coefficient n2, on trouve une formule admettant à la fois la solution de Planck, et une autre compatible simultanément avec les expériences de Rubens et avec son hypothèse.
- D’ailleurs l’hypothèse de l’auteur ne peut pas suffire plus que celle de Planck à expliquer les divergences qui se produisent entre l’èxpérience et la théorie basée sur les équations de Maxwell pour les longueurs d’ondes plus courtes que 25^.
- En effet, si l’on pose R = 1--->? devrait être
- V'/T
- égal à 2 bien après ce qui précède, pour 25-“, et l’on trouve pour le cuivre, d’après les expériences de Rubens : >7=1,9 pour 25“, >7 = 2,26 pour 12^, >7 = 1,56 pour 8^, y; = 2,19 pour 4'"\
- Ceci ne peut s’expliquer bien probablement que par l’existence de résonances moléculaires, comme l’a admis Rubens. Il en est de même pour la valeur de l’indice de réfraction très faible des métaux pour les ondes courtes. Celui-ci est en effet le coefficient Ç défini plus
- haut, et, pour les ondes ultra-violettes de —
- 10
- de micron, on trouverait Ç = 20 dans l’hypothèse de Planck, £ = 20x1,8 dans celle de l’auteur chiffres aussi difficiles l’un que l’autre à faire concorder avec le résultat 0,25 des mesures de Kundt.
- L’auteur conclut de ce qui précède que l’hypothèse d-c l’existence d’un pouvoir inducteur spécifique considérable pour les métaux, si elle ne suffit peut-être pas à expliquer en détail toute l’optique des métaux, n’est au moins pas plus en contradiction avec elle que l’hypothèse faite par Planck que ce pouvoir inducteur spécifique est nul.
- SENS.
- SOCIÉTÉ NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLIV,
- Samedi 13 Août 1905.
- 13e Année.
- N° 33.
- C7
- ectn
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- ’g'si
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPiVlANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. -^tA. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- QUELQUES REMARQUES SUR L’INFLUENCE DES PROPRIÉTÉS
- de l’arc électrique dans les phénomènes oscillatoires des réseaux
- (suite) (*)
- 4° Les considérations précédentes expliquent tous les phénomènes de l’arc à courants alternatifs entre électrodes semblables, en charbon pur ou en métal. Soit d’abord le cas le plus simple, celui où le circuit alimentant l’arc ne contient pas de self-induction ; l’arc, une fois allumé par surtension ou par contact, donne lieu, en régime permanent, au schéma de la figure 4, dans lequel e désigne la courbe périodique de force électromotrice, il celle de la différence de potentiel aux bornes, i la courbe du courant. Au début de chaque alternance, pendant l’extinction, la force électromotrice doit atteindre une valeur anormale a pour rétablir le courant ; celui-ci, partant d’une valeur très faible, croît rapidement, tandis que la tension aux bornes u retombe jusqu’à la valeur normale 4, à peu près constante pendant la plus grande partie de l’alternance; à la fin de celle-ci, le courant diminuant à cause de la diminution de la force éleetromotrice e, la différence de potentiel u va en augmentant (d’après les propriétés caractéristiques de la figure 3); au moment où i atteint la valeur limite, il y a extinction, et l’intensité tombe rapidement à zéro, tandis que la différence de potentiel u rejoint la courbe e. Dans l’arc éteint subsiste la très faible conductibilité dont nous avons parlé plus haut, et le courant résiduel qui continue à passer est si faible que le plus souvent il paraît nul sur
- (1) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, page 401, 17 juin 1905.
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- les courbes, jusqu’au moment où la force électromotrice, ayant changé de sens, atteint une nouvelle valeur a' voisine de «, pour laquelle le rallumage s’opère, en sens inverse, de la même manière que plus haut.
- Sur la figure 4, qui n’est qu’un schéma, la chute de potentiel au moment de rallumage a été représentée presque verticale pour marquer que rien ne retarde rallumage ; en réalité cette branche ascendante est plus incurvée que la branche remontante d’extinction, puisque la résistance de l’arc sous un courant donné est plus grande avant qu’après la complète incandescence du cratère (Q *
- Quand, au contraire, le circuit présente une forte self-induction, le courant se décale d’environ un quart de période ; soit I la courbe correspondante sur la figure 5. Pendant la plus grande partie de l’alternance, la tension entre les électrodes sera constante et aura la même valeur b que dans le cas précédent ; elle tendra de même, à la
- Fig. 4. — Schéma théorique des courbes périodiques de l’arc à courant alternalif sur circuit non inductif.
- fin de l’alternance, à augmenter, tandis que le courant diminue. A ce moment, elle est entretenue dans le même sens que le courant (malgré l’action opposée de la force électromotrice E, qui a déjà changé de sens) par la force électromotrice de self-induction du circuit d’alimentation. Il arrive un moment, quand la self-induction est presque déchargée, oit le courant se réduit à la valeur limite ; l’arc s’éteint et la force électromotrice reparaît tout entière entre les électrodes ; il en résulte une brusque inversion de la différence de potentiel, puis celle-ci retombe (d’autant plus lentement que la self-induction est plus grande) à une valeur b et la conserve presque jusqu’à la fin de l’alternance suivante. Les phénomènes se reproduisent ensuite dans le même ordre.
- L’inertie du circuit (self-induction) a donc pour triple effet de réduire presque à zéro la durée d’extinction de l’arc, de retarder la phase du courant et de soutenir la force électromotrice dans un sens opposé à celle de l’alternateur pendant un temps pouvant atteindre jusqu’à la moitié de l’alternance. Enfin elle réduit la vitesse de la variation de la tension entre électrodes, en arrondissant les angles de la courbe.
- Les clichés 2 et 7 de la figure 6 (reproduite d’après les G. R. de l’Académie des
- () La branche remontante est très exagérée sur la ligure pour la commodité des explications.
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- Sciences, décembre 1898) donnent l’aspect réel des courbes pour l’arc court entre charbons, relevées à l’oscillographe, au moyen de charbons homogènes sous un courant de 5 ampères environ et pour un écart d’environ 1, 1 et 1 mm. entre les pointes.
- Les becs de la courbe de tension sont beaucoup moins accusés surtout à l’extinction (qui -est exagérée dans les schémas 4 et 5), dans le cas du charbon que dans le cas des métaux, parce que la tension nécessaire à l’arc alterné est plus élevée dans le cas du charbon, et que la tension de rallumage nécessaire est plus faible.
- Dans les cas intermédiaires, où il y a de la résistance et de la self-induction, les phénomènes sont intermédiaires entre les cas types précédents ; il y a décalage du cou-
- R
- Fig. 5. — Schéma théorique des courbes périodiques de l’arc à courant alternatif sur circuit fortement inductif.
- rant, et diminution de la durée d’extinction, d’autant plus prononcée que la self est plus grande.
- Modifications du phénomène de l’arc alternatif par la capacité placée en dérivation. — Appliquons d’abord aux courbes de l’arc alternatif qu’on vient d’examiner les remarques théoriques faites au Chapitre I. Tant que la tension aux bornes a la valeur constante 6, la charge de la capacité ne varie pas : mais quand la self-induction se décharge régulièrement jusqu’en fin d’alternance, la présence de la capacité devrait diminuer la hauteur de la pointe Q résultant de la rupture, par suite de la charge supplémentaire que reçoit le condensateur; puis, pendant l’extinction qui a lieu encore en fin d’alternance une oscillation propre devrait se produire à partir du moment où le courant est nul, suivant le mécanisme exposé plus haut (t. XLIII p. 402-405) et comme l’indiquent les tracés pointillés des figures 4 et 5 (f.
- (M La courbe u’ représentant, pendant les extinctions, la force électromotrice aux bornes du condensateur, est pliis ou moins décalée en avance de e parla présence de celui-ci: souvent u peut être pratiquement confondue avec et sauf pour les harmoniques.
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- Si le courant'' i est peu décalé par rapport à la force électromotrice u (ou e sensiblement), ce qui se présenterai’ exemple quand on coupe un circuit dérivé contenant des résistances mortes importantes, branché directement ou par l’intermédiaire d’un transformateur, l’extra-tension de rupture est faible, et, comme elle se produit au voisinage du zéro de la courbe u\ elle ne peut, provoquer qu’une pointe d’amplitude en géné-
- 1 8 9
- Fig. fi. — Rappel des formes-types de l’arc alternatif entre charbons. E force électromotrice de la source. I intensité, U tensions aux bornes. — Cliché 1, fonctionnement de la source sur circuit inductif. -— Clichés 2, 4, 5, arc entre charbons homogènes sur circuit non inductif avec les écarts de 1,1 — 0,6 et 0,5 mm. — Clichés 6 et 7, arc entre charbons homogènes sur circuit inductif avec écarts de 2,5 et 1 mm. — Clichés 3 et 5, charbons à mèche de haut voltage, circuit non inductif, écarts 10 et 0,5 mm. — Cliché 9, mêmes charbons à mèche, circuit inductif, écart 4 mm.
- ral plus faible que l’amplitude maxima de la courbe u' elle-même (tracé pointillé de la figure 4).
- Si, en série avec l’arc, on a une forte inductance, celle-ci décale le courant davantage par rapport à u' et les circonstances de la rupture de ce circuit en fin d’alternance sont alors plus dangereuses à cause de la valeur élevée prise à ce moment par u , bien que la pointe extrême Q' (tracé pointillé de la figure 5) soit théoriquement moins élevée
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- que Q. Car, à partir de cette pointe Q', la tension subit une oscillation Q' d' R qui s’enroule autour de la courbe u avec sa fréquence propre ; si l’arc peut se rallumer dans l’alternance suivante, la courbe d’oscillations se trouve arrêtée en d' par exemple et suivie d’une courbe d’arc; dans le cas contraire, elle continue librement son parcours. L’amplitude initiale étant précisément égale à la distance verticale de Q' à la courbe u\ la tension oscillante peut alors dépasser l’ordonnée maxima de u et donner lieu par conséquent à une surtension théorique de plus de 100 %, s’il n’y a pas d’amortissement. Plus la pointe Q' est haute relativement à l’amplitude de u\ plus cette surtension peut-être considérable.
- Si les phénomènes d’extinction en présence de la capacité se produisaient simplement comme on vient de l’expliquer, la hauteur de d' différerait peu de ô, et serait pratiquement négligeable à côté de l’amplitude de u dans tous les arcs à haute tension. Mais malheureusement, l’extinction se produit souvent dans des conditions beaucoup moins favorables par suite d’oscillations inopportunes.
- La présence de la capacité produit, en effet, sur beaucoup de réseaux, notamment quand la période de leur oscillation propre est assez courte par rapport à celle du courant, une intermittence de la décharge qui tend à arrêter trop tôt la décharge progressive de la self-induction en fin d’alternance.
- Ce fractionnement est connu pour le courant continu depuis de longues années par les travaux de Gaugain ; il se présente toutes les fois qu’une source de courant de haute tension se décharge par une étincelle shuntée par une capacité, comme le montre le schéma de la figure 7. Le mécanisme de cette décharge est le suivant : à chaque allumage de l’étincelle O, le condensateur G se décharge brusquement en produisant un
- appel de courant sur la source A ; le potentiel tombe brusquement à zéro, par suite de la self-induction de la source ou du circuit d’alimentation et l’arc s’éteint dès que le courant atteint l’intensité critique ; aussitôt le condensateur se recharge jusqu’à ce que la tension aux bornes du déflagrateur ait repris la valeur critique suffisante pour rallumer l’étincelle; et ainsi de suite (1). J’ai donné des exemples de ces décharges dans mon dernier article sur l’arc chantant!2); les remarques générales qui y figurent sur le rôle de la self-induction du circuit d’alimentation trouvent ici leur application et indiquent que la différence de potentiel du condensateur peut, dans ces conditions, prendre des valeurs plus élevées que la force électromotrice de la source, et limitées seulement par la tension de rallu-
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- Fig. 7, 8, 9, 10. — Schémas des circuits donnant lieu au phénomène de la décharge fractionnée ou intermittente.
- (P C’est un phénomène analogue à celui du bélier hydraulique; le déflagrateur joue le rôle d’un clapet qui se ferme brusquement et force l’énergie emmagasinée dans la self-induction à charger le condensateur à. un potentiel plus élevé.
- (2) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, pages 41 et 81, 15 et 22 juillet 1905.
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- mage. Durant l’extinction, la courbe de voltage est un tronçon de la courbe d’oscillations du circuit d’alimentation ; plus la durée d’oscillations propres de ce circuit est grande, plus l’extinction est prolongée et plus la tension peut s’élever avant de produire le rallumage.
- Si, au lieu d’opérer en régime permanent, sur un arc à courant continu entretenu, on en détermine l’extinction par écartement progressif des électrodes, pour se rapprocher de ce qui se passe par-exemple pendant la fusion d’un fusible ou la coupure d’un courant sur le réseau, les oscillations deviennent moins nettes et ne reviennent pas toujours jusqu’au zéro de la force électromotrice, mais elles vont en augmentant d’amplitude et de durée (par suite du refroidissement progressif de l’arc) jusqu’au moment de l’extinction qui est suivie d’une extra-tension égale souvent à plusieurs fois la force électromotrice du réseau à courant continu (fig. 11).
- Le cas d’une rupture d’arc par allongement est donc accompagné aussi d’oscillations
- Fig. 11. — Décharge fractionnée pendant la rupture d’un arc à courant continu shunté par une capacité, et surtension consécutive. I, courant. U, tension à l’arc pendant la rupture. U0, tension normale de l’arc. La ligne 1 = 0 indique aussi la tension de la source par rapport au zéro de U.
- forcées, mais dans des conditions beaucoup plus dangereuses que dans le régime permanent.
- Les mêmes phénomènes doivent se produire, et se produisent en effet, dans les arcs à courants alternatifs shuntés par un condensateur, que nous avons pour but d’étudier.
- Car, si la source est, comme dans le problème actuel qui nous occupe, un alternateur à haute tension, elle présente une self-induction considérable (d’autant plus grande que la puissance de l’alternateur est plus petite et son voltage plus élevé) ; les transformateurs élévateurs multiplient d’ailleurs l’effet de cette self-induction par le carré du rapport de transformation. Le schéma de la figure 7 dans lequel A est un alternateur (muni ou non de transformateurs) et C la capacité des câbles, représente donc un système tout prêt pour la production d’oscillations forcées par décharge fractionnée pendant chaque alternance, dès qu’un arc O se produit en dérivation sur le réseau, pour un motif quelconque (fermeture ou rupture d’un circuit, court-circuit entre les âmes des câbles etc).
- Les figures 9 et 10 représentent les mêmes conditions de production d’un arc mais avec la circonstance modificatrice qu’une charge ohmique R ou inductive S existe à ce moment en dérivation sur le réseau et peut donner lieu à un amortissement, ou au contraire à une résonance locale.
- Un arc sur circuit secondaire d’un transformateur (fig. 8) produit des effets sensible-
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- ment équivalents, avec la différence que la tension de l’arc secondaire une fois multipliée par le rapport de transformation devient plus importante par rapport à celle du réseau.
- EXPÉRIENCES A BASSE TENSION SUR LES ARCS ALTERNATIFS EN PRESENCE d’üNE CAPACITÉ
- L’expérience a vérifié et complété ces prévisions théoriques. Pour étudier facilement les phénomènes de Lare entretenu ou rompu dans ces divers montages, j’ai eu recours d’abord à l’arc entre charbons à basse tension, qui, comme je 1-ai montré à propos de l’arc chantant, reproduit sensiblement les propriétés de l’arc entre métaux, et à l’enregistrement oscillographique au moyen d’un bilifaire triple (exécuté par MM. Dobkévitch et Nagel avant que la maison Carpentier ait entrepris la construction de mes oscillographes), Ce travail a été effectué avec l’excellent et habile concours de mes assistants, MM. Boutin et Bethenod, comme suite des expériences sur l’arc chantant.
- 1° Arc. entretenu en régime permanent. — Les courbes des figures 12, 13 et 14 donnent des exemples des résultats obtenus sur un arc fonctionnant en régime permanent avec une capacité de 16 microfarads en dérivation. On reconnaît bien qu’à chaque extinction et à chaque rallumage de l’arc, des oscillations très rapides apparaissent (d’autant plus rapides que Parc est plus chaud), soit pendant toute l’alternance, soit seulement au moment de la rupture. Ces oscillations, surtout sensibles quand Parc est près de s’éteindre, croissent d'amplitude jusqu’au moment où le courant va s’inverser; les intermittences du courant augmentent le refroidissement de l’arc et peuvent amener l’extinction plus tôt que dans l’arc alternatif non shunté, donc avant que la self-induction soit complètement déchargée comme le supposaient les schémas des figures 4 et 5 ; elle libère alors une force électromotrice de self-induction plus élevée que dans le cas normal et qui donne à la courbe un bec Q' plus éloigné de l'axe des abscisses qu'en l’absence d’oscillations ; le lancé, pendant l’oscillation suivante, peut donc présenter une amplitude plus considérable et la surtension obtenue en R devenir plus grande qu’on ne l’avait prévu en l’absence d’oscillations.
- D’après les remarques précédentes, et la figure 5, le cas le plus dangereux est celui de Parc formé avec un courant très décalé, et en particulier de l’arc de court-circuit, où par suite de la self de l'alternateur, le courant de court-circuit est décalé de près d’une demi-alternance.
- C’est donc ce cas que j’ai cherché surtout à faire reproduire dans les relevés oseillogra-phiques ci-joints.
- Dans chacune de ces figures, il y a trois courbes correspondantes aux régimes permanents ; d’autres courbes imprimées pendant une seconde exposition sur le même cliché représentent les régimes des circuits ouverts obtenus dans les mêmes conditions. Enfin, les lignes horizontales indiquent les zéros tracés, soit par l’appareil lui-même, soit après coup, et se rapportant respectivement à chacun des oscillographes. Il est en effet plus commode, avec l’appareil triple, d’avoir trois lignes de zéros différentes pour éviter les recouvrements des courbes trop complexes. Les figures 12, 13 et 14 sont obtenues dans des conditions à peu près identiques dans le but de montrer l’influence de la résistance propre de l’arc et de la self-induction d’alimentation.
- La figure 14 se rapporte à un arc permanent à décharge fractionnée entre charbons présentant la particularité, d’ailleurs fréquente, que les oscillations se produisent seulement au commencement et à la fin des alternances, et que dans la partie moyenne de celles-ci, elles sont assez amorties pour que la tension fie l’arç reste
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- presque, constante. Les lettres qui désignent les courbes ont les mêmes significations que précédemment. Le courant d’alimentation correspondant est d’environ 16 ampères,
- Fig. 12. — Arc à courant alternatif à décharge intermittente entretenue. E, force électromotrice (secteur à 125 volts plus réactance). U, tension aux bornes pendant la production de l’arc ; U0 tension à vide sur la capacité (16 microfarads) ; I, courant dans l’arc (7 ampères efficaces environ) ; écart des électrodes, 2 mm. ; réactance de self-induction, 25 ohms.
- tandis que le courant de. court-circuit, quand l’arc est au collage, est de 18 ampères ; l’écart est de 1,6 mm. environ, on ne constate aucune surtension pendant les extinctions périodiques.
- Fig. 13. — Même expérience que pour la figure 12, mais avec un écart plus long (12 mm.), et une réactance plus faible
- (12 ohms).
- Les courbes 12 et 13 obtenues avec une self-induction correspondant à un courant de court-circuit de 5 ampères, mettent en évidence une fréquence de décharges très grande : la différence entre ces courbes provient uniquement de l’allongement de l’arc qui
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- reste court en 12 et, au contraire, très long en 13. Le bruit auquel il donne lieu s’en
- Fig-. 14. — Même expérience que pour la figure 12, mais avec une réactance de 7 ohms ; écart des électrodes, 1,6 mm ;
- I = 16 ampères.
- ressent : au lieu du sifflement persistant auquel donne lieu l’arc (fig. 12), celui de la figure 13 produit un son crépitant.
- i—
- Fig. 15. — Rupture d’un court-circuit, suivant le schéma de la figure 7, par allongement progressif de l’arc. E, force électromotrice (secteur) ; Uoc et U„, tensions aux bornes de la capacité pendant et après le court-circuit ; Icc courant pendant le court-circuit.
- On remarquera aussi que le décalage du courant est plus fort dans la figure 12 que dans la figure 13, et que, dans la première, l’intensité du courant efficace dans l’arc atteint
- ¥ ¥ ¥
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- une valeur plus élevée, par suite des oscillations, que le courant de court-circuit, obtenu en rapprochant les électrodes au contact.
- 2° Arc rompu plus ou moins brusquement.—-Comme je l’ai dit plus haut, le danger de surtension doit résulter non pas tant de la persistance du court-circuit oscillatoire, que de la terminaison de ce court-circuit, parce que, dans le premier cas, la tension oscillante est limitée par le rallumage, tandis que dans le second cas, elle continue librement jusqu’à l’élongation maxima. ‘ ' ' x
- Les courbes de la figure 15 obtenues dans ces conditions, soit entre charbon, soit entre cuivre (!) mettent bien en évidence la naissance des oscillations au moment où l’on
- Fig. 16. — Rupture brusque d’un court-circuit entre charbons shunté, avec 6 ohms en série sur l’arc.
- coupe un court-circuit et la façon dont elles aboutissent à une rupture prématurée. Le court-circuit était rompu brusquement à la main soit directement, soit avec un interrupteur brusqué du type à couteaux et à ressort de rappel.
- La tension atteinte à ce moment serait égale sensiblement au double de l’amplitude maxima, si la durée d’oscillations de l’ensemble de la machine-ligne était courte, et si l’extinction se produisait sans pointe c’est-à-dire après décharge complète de la self-induction. L’effet de la pointe est en général compensé par l’amortissement, de sorte que l’amplitude de l’oscillation ne dépasse guère cette valeur théorique. Mais la période d’oscillations propres peut modifier notablement la valeur de la tension résultante obtenue par la combinaison de l’oscillation avec la courbe u puisque^ si la période était à peu près la même que celle du courant de l’alternateur,‘ l’élongation maxima de la courbe oscillante surajoutée pourrait coïncider sensiblement avec' le maximum opposé de la force électro-motrice uK ; dans ce cas, la somme des deux 1 amplitudes serait minima, et il n’y aurait pas de surtension.
- Les courbes du cliché 15 montrent un curieux effet, celui du rallumage de l’arc après une première extinction ; cette alternance supplémentaire, fortement réduite en durée parce que le décalage se trouve diminué par la forte résistance de l’arc, se termine par une surtension moindre que la première. -
- L’addition d’une résistance de 6 ohms en série sur l’arc amortit les oscillations propres
- Ut U '-5
- (i) Je ne reproduis pas ici les courbes entre cuivré qui sont identiques à" la figure 15.
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- et supprime le fractionnement de la décharge tout en laissant s’établir momentanément un arc alternatif ordinaire’; Son en voit unnexemple sur* le cliché, de la figure 16 qui se rapporte à la rupture d’un court-circuit entre charbons sur un réseau d’alimentation contenant une self-induction supplémentaire telle que le courant de court-circuit soit de 11 ampères; on voit que la courbe de tension aux bornes du condensateur V prend
- d’un arc et que f ’extiuctioni a lieu au moment oude-cotirant Sv’annule (la dernière_ alternance se trouve rétrécie pour le motif indiqué plus haut)*-Aussitôt après l’extinction, l’oscillation du circuit d’alimèntationj se Taitvsuivanlda loi ordinaire et sdonne liemà une surtension
- . i ^ : • v. v . ' : «' ' • - ' ‘ 1 ' • * -
- notable parisuitè dé là position Passez; élevée de*la,i pointe d'extinction de. l’arc. L’emploi d’une résistance en dérivation produit un amortissement analogue.
- Le cliché de la figure 17 montre l’<effet d’amortissement produit aussi par une self-induction placée en dérivation pendant l’extinction de l’arc shunté par le condensateur. La self-induction du circuit d’alimentation était telle que le courant de court-circuit fut d’environ 12 ampères; on voit qu’au moment de la rupture, l’arc, qui avait1 une tendance très légère à chanterau commencement et à la fin de chaque alternance; devient’ moins osciU lant et que les courbes de tension et de courant passent’insensiblément aux formes définitives qu’elles doivent ’présenter une fois que Taré est rompu1;! dans ce cas encore, il n’y a aucune surtension.
- (A suivre).
- i O-
- A. Bloxoel.
- vin
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE WEYHER ET RICHEMOND — ALIOTH
- Ce groupe électrogène se compose d’une machine à vapeur horizontale compound Weyher et Richemond, entraînant par courroie un alternateur Alioth. La puissance du groupe est de 235 kilovolt-ampères.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur compound, que représente la figure 1, est constitué par deux cylindres montés en tandem. Le diamètre du cylindre à haute pres-
- Fig. 1. — Moteur Weyher et Richemond.
- sion est~de 370 mm. et celui du cylindre à basse pression de 640 mm. La course commune des pistons est de 1 mètre 05. La vitesse normale est de 110 tours par minute.
- Pour le service qu’elle a à assurer à l’Exposition, cette machine tourne à la vitesse de 95 tours; elle marche à la pression de 11 k. et à condensation. Elle développe ainsi une puissance normale de 400 chevaux et peut donner un maximum de 620 chevaux effectifs, la détente totale variant entre 30 fois et 6 fois le volume de vapeur admis.
- La consommation en vapeur saturée sèche, par cheval indiqué et par heure, est de 5 k. 890 au régime économique. Avec une surchauffe de 300 à 350°, cette consommation peut, dans les mêmes conditions, s’abaisser à 4 k. 450.
- Cette machine est munie d’une enveloppe de vapeur au grand cylindre seulement. Le graissage des organes est obtenu par des graisseurs à gouttes visibles réglables à volonté. Tous ces graisseurs sont sous pression pour les points qui l’exigent. Ce graissage sous pression s’opère au moyen de pompes à huile appropriées.
- Un arbre placé du côté intérieur de la machine, parallèlement à l’axe des cylindres, et
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- commandé par l’arbre moteur au moyen d’un engrenage porte les excentriques nécessaires à la commande des organes de distribution.
- Ces derniers, dont l’aspect extérieur, rappelle à première vue les soupapes ordinaires,
- Fig. 2 et 3. — Distributeur Weyher et Richemond.
- s’écartent au contraire notablement de ce qui a été fait jusqu’alors dans ce genre de construction.
- Les distributeurs de vapeur ne sont pas, en effet, à proprement parler, des soupapes ; bien que leur fonctionnement soit en apparence le même, ils agissent cependant d’une façon totalement différente, ainsi qu’on peut s’en rendre compte à l’exa-
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- men des figures 2 et 3. Ce isont ‘des*' obturateurs élastiques annulaires fonctionnant sans aucun frottement : ceux-ci sont appliqués sur leurs glaces, pendant la fermeture, par la pression de la? vapeur et sont absolument équilibrés; pendant l’ouverture, sans provoquer sur leurs organes de commande d’autre effort que celui résultant de leur poids d’ailleurs très réduit.
- Pour bien comprendre l’avantage"de la ^disposition adoptée, il suffit de se rappeler que deux cônes de faible inclinaison tournas au même diamètre pour s’emboîter l’un dans l’autre, se bloquent ou se débloquentÙàVee la plus grande facilité dans le cas où le diamètre de l’un des deux diffère ld’unè'‘;*|ifiuntité extrêmement minime du diamètre du second. Japc -ai
- • Le distributeur Weyher et Richemond se compose de deux parties:
- 1° L’alvéole creuse dépendant du cylindre et dans laquelle se meut l’obturateur ;
- 2° L’obturateur. a ?,
- L’alvéole a la forme d’un tronc de cône dans Im partie médiane duquel est venu de fonte un orifice annulaire qui s’ouvre sur un conduit allant au cylindre. Cet orifice annulaire est interrompu sur une largeur de 20 mm. environ, de1 telle sorte qu’à cet endroit la paroi du tronc de cône est pleine du haut en bas.
- L’obturateur est formé d’un anneau métallique cirdulaire dont la section est un U renversé, analogue au cuir embouti d’une presse hydraulique (fîg. 2).
- La paroi externe « a » de l’une des branches de cet U a la même conicité que la paroi interne de l’alvéole et s’y applique exactement : la paroimiterne « b » de l’autre branche de l’U est tournée aussi suivant une certaine conicité.
- L’anneau est fendu sur toute sa hauteur, à l’extrémité d’un diamètre, par un simple trait de scie. Cette fente est placée de façon à correspondre à la partie pleine de l’alvéole. L’anneau est ainsi rendu élastique à la façon d’un segment de piston. Si on le place dans l’alvéole, il ferme hermétiquement l’orifice annulaire sur lequel il est appliqué par la pression de la vapeur. Si donc on lui donnait un mouvement de translation verticale, alternatif de bas en haut et de haut-en bas, il ferait la distribution, mais en frottant énergiquement sur les parois internes de l’alvéole.
- Une disposition nouvelle et très simple supprime tout frottement. Un cône renversé « c », suspendu à une tige verticale, vient saisir la branche interne de l’U qui présente elle-même une contre-conicité convenable.
- Sous l’action de cette étreinte, le diamètre de l’anneau est réduit d’une quantité extrêmement petite, mais suffisante cependant pour permettre à celui-ci de sortir librement de son alvéole. Au moment de la fermeture, le même rétrécissement étant maintenu par le cône renversé, l’anneau rentre toujours librement dans son alvéole. En descendant, il rencontre un repos ; le cône renversé, continuant son mouvement, l’abandonne et lui permet de s’ouvrir et de se coller sur les parois internes de l’alvéole.
- Ces dispositions constituent la particularité intéressante dont nous parlions plus haut et dont nous avons rappelé le principe.
- Si l’on compare d’abord les nouveaux obturateurs aux tiroirs plans ou cylindriques, on constate que ces derniers étant soumis à la pression de la vapeur et frottant énergiquement sur leurs glaces, n’échappent aux graves inconvénients du grippement que si on les inonde d’huile. Une négligence dans l’entretien des appareils de graissage ou une imperfection de ceux-ci, de même que le choix d’une mauvaise huile, impropre aux températures élevées correspondant aux pressions et au travail de frottement, ont pour conséquence la détérioration et même l’arrêt de la machine, En tout cas, même si on par-
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- vient à éviter le grippement, on ne peut pas éviter l’usure, qui, au bout d’un temps plus ou moins long, exige le réniplacëment des tiroirs.
- Au contraire, ces nouveaux obturateurs, ne frottant pas dans leur alvéole, n’exigent qu’un graissage insignifiant et peuvent même fonctionner à sec. Ils peuvent être employés aussi bien aux basses pressions qu’aux pressions les plus élevées vers lesquelles on tend de plus en plus, en raison de l’importante économie qui résulte de leur emploi.
- Si Ton veut marcher avec de la vapeur surchauffée, même poussée au plus haut degré, il y a un intérêt capital à éviter les frottements des tiroirs sur leurs glaces, que ces tiroirs soient plans comme dans les anciennes machines, ou cylindriques comme dans les machines Corliss.
- En comparant maintenant ces obturateurs et nouaille ou autres, on constate que ces dernières exigent des amortisseurs extrêmement délicats, qui les déposent sur leurs sièges sans choc et sans rebondissement. On est contraint de ralentir leurs chutes avant la fin de leur course, c’est-à-dire avant que les lumières ne soient fermées ; la vapeur est en quelque sorte étranglée ou laminée, ce qui fait fléchir la courbe des diagrammes et se traduit finalement par une dépense inutile de vapeur. '
- Les obturateurs des établissements Weyher et Ricliemond au contraire, en raison même de leur mode de construction, ferment les orifices
- les distributeurs par soupapes de Gor-
- Fig. 4. — Obt irateur Weylier et Ricliemond.
- avec la vitesse que l’on veut : l’amortissement de la chute ne commence que lorsque la lèvre « a » de l’obturateur a déjà dépassé l’arrête « b » de la lumière (fig. 4). A ce moment, l’orifice est pratiquement bouché à cause de la très faible conicité de l’anneau et de son alvéole. L’amortissement, se fait ensuite dans le temps qui reste à courir pour que la saillie « c » vienne tranquillement se placer sur le repos « cl
- Le nouvel obturateur évite aussi les inconvénients que présentent les soupapes au point de vue de l’inégalité des deux sièges et des différences de dilatation : enfin il permet de réduire les espaces nuisibles à un minimum qu’on ne saurait atteindre avec des soupapes.
- Un avantage capital que présentent encore ces obturateurs sur les organes de distribution analogues, mais à frottement, est qu’ils exigent un effort insignifiant pour être enlevés de leurs sièges ; après quoi, ils se trouvent absolument équilibrés dans la vapeur, et les organes qui les conduisent n’ont à soulever que leur faible poids. Enfin ce genre d’obturateurs offre une étanchéité parfaite et l’usure des surfaces est nulle puisqu’il n’y a pas de frottement.
- Les mouvements de ces distributeurs, tant à l’admission qu’à l’échappement, sont obtenus par les moyens cinématiques ordinaires ; nous ne nous étendrons donc pas sur cette question, tout l’intérêt résidant, en somme, dans la nouveauté et dans les avantages que présente l’obturateur par lui-même. i>. —
- Indépendamment de cet organe vital de la machine, le matériel exposé par la Société des Etablissements Weyher et Ricliemond comporte un grand nombre de détails d’exécution qui justifient la réputation des constructeurs.
- * Parmi ceux-ci, on peut signaler le régulateur à compensateur automatique, dont l’em-
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- ploi a toujours donné d’excellents résultats, et la disposition des paliers de l’arbre moteur, qui joignent à une résistance élevée des moyens de réglage absolument précis.
- Ces paliers, appliqués depuis un certain nombre d’années déjà sur les machines Corliss de la Maison Weyher et Richemond, sont à cage ronde, ce qui permet de les terminer sur des alésoirs doubles à barres perpendiculaires, assurant le parfait équerrage des coussinets eux-mêmes : ils sont à grandes masses, garnis de métal antifriction et absolument indéformables. Le rattrapage de jeu après usure se fait sur les coussinets latéraux, de chaque côté de l’arbre à la fois et non d’un seul côté, de manière à conserver à la machine le réglage initial et la perpendicularité absolue de l’arbre moteur. Ces coussinets interchangeables se démontent sans nécessiter le soulèvement de l’arbre moteur, ce qui procure une grande économie de temps lorsque le remplacement de ces pièces vient à s’imposer.
- Suivant le mode de construction habituel de la maison Weyher et Richemond, le palier d’extrémité de l’arbre est à rotule sphérique, ce qui exclut toute chance d’échauffe-ment par suite d’une dénivellation quelconque du sol ou du massif de la machine.
- La condensation est à mélange. Le condenseur proprement dit est du type horizontal ; la pompe à air est verticale et actionnée directément par un balancier prenant son mouvement sur la crosse de tige de piston.
- Alternateur. — La machine à vapeur Weyher et Richemond commande par courroie un alternateur triphasé Aliotli à 3 paliers exposé parla Société d’Applications Industrielles. Cet alternateur est capable de fournir une puissance de 235 K. Y. A, sous 3.000 volts à la fréquence de 50 périodes par seconde, pour une vitesse de rotation de 500 tours par minute.
- Cet alternateur dont les figures 5, 6 et 7 indiquent la forme et les dimensions générales est une machine à 12 pôles à induit fixe et inducteur tournant, montée sur une plaque de fondation à 3 paliers; des croisillons porte-paliers sont fixés sur la carcasse de l’induit, ce qui assure un centrage parfait de l’inducteur dans l’induit et permet un démontage facile de la machine pour sortir l’inducteur. Une poulie en fonte de 80 centimètres de longueur axiale, clavetée sur l’arbre de l’alternateur entre le second palier de la machine et le troisième palier auxiliaire, sert à l’entraînement de la machine.
- Le poids total de la machine est de 7.000 kilogr. : la hauteur totale au-dessus du sol atteint 2 mètres 105 et la hauteur de l’axe au-dessus du sol est de 1 mètre 06.
- \d inducteur est constitué par un volant en acier coulé d’une seule pièce, la jante et le moyeu étant réunis par une âme pleine dans laquelle sont ménagés un certain nombre de trous circulaires, en vue d’alléger la partie tournante.
- La longueur axiale du moyeu est de 36 centimètres et celle de la jante est de 37,2 cm. Cette jante n’est pas circulaire ; elle a la forme d’un dodécagone régulier dont chaque côté porte un pôle en acier venu de fonte avec le volant.
- Le diamètre de la circonférence inscrite dans le polygone formé par la jante est de 67 cm. et la hauteur radiale de chaque pôle est d’environ 13,8 cm. sans la masse polaire : les pôles ont une forme ovale présentant une section de fer de 274 mm2. L’ensemble de la roue polaire ainsi constituée et clavetée sur l’arbre à la presse hydraulique est absolument indéformable et ne craint rien des actions de la force centrifuge ou de fortes surcharges momentanées.
- Chacun des douze pôles est muni d’une bobine inductrice de 110 spires en cuivre plat enroulé sur champ de (2 X 16) mm2 de section. Cette bobine inductrice est maintenue par la masse polaire fixée sur le pôle au moyen de vis, comme le montre la figure 8^
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- toutes les bobines sont reliées en série et les conducteurs terminaux aboutissent à deux bagues de prise de courant en bronze, sur lesquelles frottent des balais en charbon.
- Ces deux bagues servant à amener le courant d’excitation aux enroulements inducteurs, sont serrées dans une boîte spéciale placée sur l’arbre, à côté de la roue polaire. Un mode de construction très ingénieux, que représente la figure 9, empêche les bagues de
- Fig. 5. — Alternateur Alioth exposé par la Société d’Applications Industrielles,
- se décentrer malgré l’isolement intermédiaire. La surface de contact des bagues avec les balais est comprimée suivant un procédé particulier, ce qui évite toute usure provenant du frottement des charbons.
- La résistance totale de l’enroulement inducteur est de 0.7 ohm; l’intensité du courant d'excitation à pleine charge est de 04 ampères et le voltage d’excitation de 55 volts. Le poids de cuivre sur l’inducteur est de 310 kilogr. et le poids total de la partie tournante, dont le diamètre extérieur est de 1 mètre 035, atteint 1.700 kilogr., y compris l’arbre. La vitesse périphérique est de 26 mètres par seconde.
- La valeur de Yentrefer simple est de 7,5 mm.
- Y?induit est constitué par des paquets de tôles minces isolées au pafier et possédant
- 'k
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- Fig. 6. — Coupe longitudinale de l’alternateur Aliotli.
- 1 ig. 7. — Dcmi-Vi_e en plan de l’alternateur Alioth.
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- Fig. 8. — Pôle et bobine inductrice.
- un très faible coefficient d’hystérésis. Ces tôles sont en deux parties assemblées suivant un plan horizontal : une machine spéciale permet le collage du papier avant le poinçonnage.
- Les paquets de tôle ménagent entre eux des canaux de ventilation et présentent une longueur totale (suivant l’axe) de 24 cm.
- Les tôles sont maintenues par des boulons dans une carcasse ronde en fonte, d’une seule pièce, qui s’appuie sur le bâti par deux pattes venues de fonderie et boulonnées sur celui-ci. Comme cela a été dit au début, les bords de cette carcasse
- sont alésés et supportent des croisillons porte-paliers qui assurent un centrage parlait de la partie tournante dans l’induit.
- La ca’rcasse a un diamètre extérieur de 1 mètre 70 et une largeur de 56 centimètres ; elle
- est munie de nombreux trous pour la ventilation. Deux enveloppes latérales protègent les enroulements.
- Les tôles portent 72 encoches demi-fermées de 24 mm. de largeur sur 39 mm. de profondeur totale : il y a donc 2 encoches par pôle et par phase. Chaque encoche est munie d’un caniveau fermé en micanite comprimée de 2 mm. d’épaisseur contenant 17 conducteurs induits.
- L’enroulement induit est constitué par du fil de cuivre rond de 4,2 mm. de diamètre, guipé. Il y a, par phase, 6 doubles bobines de 17 spires, ce qui fait en tout 204 spires en série pour chaque phase. Les trois phases sont groupées en étoile.
- La résistance d’une phase de l’induit est de 0,48 ohm à froid : le poids total de cette partie de la machine est de 2.500 kilogr.
- La sortie du courant se fait à la partie inférieure, et les bornes sont fixées sur des isolateurs en porcelaine du type accordéon, assurant un isolement parfait.
- Les paliers de l’alternateur, supportés par les croisillons fixés à la carcasse, et le palier auxiliaire supporté par le bâti sont à graissage à bagues. Ils sont du modèle particulier adopté par la Société Alioth et représenté sur la figure 10.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de cette machine, que complètent les cotes des figures 6 et 7.
- Fig. 9. — Bagues amenant le courant d’excitation.
- Fig. 10. — Palier Alioth.
- Type de générateur................
- Puissance.........................
- Différence de potentiel aux bornes,
- Intensité par phase...............
- Gos f.............................
- Vitesse angulaire;................
- alternateur triphasé à inducteur volant. 235 kilovolt-ampères.
- 3ooo volts.......\
- 45 ampères....... > 188 kilowatts.
- o.8.............. )
- 5oo tours par minute.
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- Inducteur ..
- Entrefer . . Induit....
- Paliers.. . .
- Arbre.....
- Fréquence............................................
- Hauteur totale au-dessus du sol.......................
- Hauteur de l’axe au-dessus du sol.....................
- Poids total...........................................
- . Métal constituant le volant inducteur.................
- Nombre de pièces......................................
- Nombre de bras du volant..............................
- Longueur de la jante..................................
- Diamètre extérieur de la jante..........................
- Nombre de pôles.......................................
- Matière de ces pôles..................................
- Forme................................................
- Section..............................................
- Hauteur radiale (masse polaire comprise)..............
- Mode de fixation......................................
- Nature des masses polaires............................
- Mode de fixation des masses polaires;............; . . . .
- Bobines inductrices : constitution....................
- Nombre de spires sur chaque bobine....................
- Section du conducteur.................................
- Nature des bagues de prise de courant.................
- Nature des balais frottant sur les bagues.............
- Résistance totale de l’inducteur......................
- Intensité du courant d’excitation à pleine charge.....
- Voltage d’excitation..................................
- Poids de cuivre sur l’inducteur.......................
- Poids total de la partie tournante (arbre inclus).....
- Diamètre extérieur total de l’inducteur...............
- Vitesse périphérique..................................
- . Valeur de l’entrefer simple............. .............
- . Nature du métal constituant la carcasse...............
- Nombre de pièces......................................
- Forme de la carcasse. . ..............................
- Diamètre extérieur de la carcasse.....................
- Largeur de la carcasse................................
- Mode de fixatioh des tôles induites .............
- Hauteur radiale.........................................
- Largeur axiale........................................
- Largeur des canaux de ventilation.....................
- Diamètre d’alésage des tôles..........................
- Nombre total d’encoches...............................
- Nombre d’encoches par pôle et par phase..........
- Forme des encoches......................................
- Largeur et profondeur des encoches.......... .........
- Isolement des encoches................................
- Nature et nombre des conducteurs par encoche..........
- Section des conducteurs induits.......................
- Mode de groupement des phases.........................
- Résistance de l’induit (une phase)....................
- Poids total de l’induit...............................
- . Mode de graissage.....................................
- Métal des coussinets..................................
- Mode de refroidissement...............................
- . Diamètre de l’arbre au clavetage de la partie tournante — au droit des coussinets...............................
- 5o périodes par seconde.
- 2 mètres ioo. i m. 06.
- 7 tonnes.
- acier.
- une.
- âme pleine avec trous circulaires.
- 3^,2 cm.
- 67 cm:
- 12.
- acier coulé, ovale.
- 274 mm2.
- 18 cm.
- venus de fonte avec le volant, massives.
- maintenues par des vis. bande de cuivre plat enroulée sur champ. 110.
- (2 X 16) mm2.
- bronze.
- charbon.
- 0,7 ohm.
- 64 ampères.
- 55 volts.
- 3io kgr.
- 1700 kgr.
- 1 ,o35.
- 26 mètres par seconde.
- 7,5 mm. fonte, une. ronde.
- 1 m. 70.
- 56 cm. boulons.
- 16 cm.
- 24 cm.
- 10 mm.
- 1 m. o5o.
- 72.
- 2.
- demi-fermées.
- 24 et 3ç) mm.
- caniveaux fermés en micanite.
- 17 fils ronds guipés. i3 mm2 85. étoile.
- o,48 ohm.
- 3,i tonnes, à bagues, antifriction, naturel. i5 mm.
- 12 mm.
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- Rendements à 5/4 de charge...................................\ .. 93,5 °/0.
- à 4/4 - ...................................... 93%-
- à 3/4 - ...................................... 92,5 °/0.
- à 1/2 — ...................................... 90 %.
- Echaudement au-dessus de l’ambiante pour une marche continue de 24 heures induit 3o°.
- — — — —• — inducteur 3o°.
- L'excitatrice, dont les détails de construction sont nettement visibles sur les figures 5 et 6, est une petite dynamo de 3,5 kvv. calée en bout d’arbre de l’alternateur. La carcasse multipolaire de cette machine, est fixée sur une console et l’induit est claveté sur l’arbre de la machine.
- Transformateur. — Pour abaisser la tension du courant débité nar l’alternateur Aliotlu la Société d’Applications Industrielles a installé un transformateur triphasé capable de débiter 150 k. v. a., à la fréquence de 50 périodes par seconde, et dont le rapport de transformation est 3.000/110 volts.
- Le transformateur est à noyaux verticaux.
- Les noyaux de 780 mm. de longueur ainsi que les traverses de 1.300 mm. de longueur sont sectionnés en paquets séparés les uns des autres par des canaux de ventilation. Tout le corps lamellé repose sur un socle en fonte relié au moyen de tirants à un chapeau également en fonte.
- L’enroulement sur chaque noyau est en 2 sections concentriques ; ces enroulements reposent sur des isolateurs en porcelaine spéciaux qui permettent d’assurer une bonne ventilation par la partie inférieure. Des cylindres isolants en mica assurent un excellent isolement entre les différentes couches de l’enroulement formées de bobines glissées, avec suffisamment de jeu, sur ces cylindres. Le bobinage à basse tension est constitué sur chaque noyau par une bobine de 20 spires d’un conducteur de 448 mm2. La basse tension est connectée en triangle.
- Le bobinage à haute tension est constitué sur chaque noyau par une bobine du 308 spires d’un conducteur de 24 111m2 de section ; la haute tension est connectée en étoile.
- Le tableau suivant résume les constantes de ce transformateur dont les figures 11, 12 et 13 indiquent la forme générale et les dimensions principales :
- Fig. 11. — Transformateur triphasé Aliotis.
- Puissance........................
- Rapport de transformation........
- Fréquence .......................
- Intensité de courant.............
- Section de fer...........'.......
- Longueur des noyaux verticaux.. . Longueur des noyaux horizontaux
- 100 K.v. A.
- 3ooo/110 volts.
- 5o périodes. 29,5/79° ampères. 625 cm2.
- 780 mm.
- 1. 3oo mm.
- Bobinage basse tension en triangle : par noyau une bobine de 20 spires d’un conducteur de 448 mm2 de section. Bobinage haute tension en étoile : par noyau une bobine de 3o8 spires d’un conducteur de 24 mm2 de section.
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- Pertes mesurées à vide................’.................................... 23oo watts.
- — — en court-circuit............................................... 1800 —
- Pertes totales......... 4100 —
- Résistance par phase dans la haute tension, Résistance par phase dans la basse tension,
- Rendement à pleine charge........................................ 97-3 °/o
- — à 1/2 charge............................................... 96.5 °/0
- Echauffement en fonctionnement continu à pleine charge
- o,38 ohm. 0,012 ohm.
- 5o°.
- Il n’est pas sans intérêt d’ajouter à la description rapide de ce transformateur, que la
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- Fig. — 12. — Vue en élévation et en plan du transformateur triphasé Alioth.
- Fig. 13. — Coupe du transformateur triphasé Alioth.
- Société Alioth a pris l’excellente habitude, trop peu répandue jusqu’à présent, de classer ses transformateurs au point de vue non seulement de la puissance mais aussi du but que doivent remplir ces appareils.
- Un grand nombre de transformateurs sont utilisés exclusivement pour l’éclairage. Pendant la journée ces appareils sont peu, ou même très souvent, pas du tout chargés, et, dans les nuits les plus longues, ils n’atteignent leur pleine charge que pendant 4 ou 6 heures au maximum. Avec ces transformateurs, la marche à vide, c’est-à-dire les
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- pertes dans le fer, jouent un rôle prépondérant puisque, sans produire aucune recette, les transformateurs chargent le réseau inutilement pendant plusieurs heures. Par contre* le rendement de l’exploitation est moins influencé par les pertes dans le cuivre qui n’entrent en considération que pour peu de temps.
- Les transformateurs de cette catégorie doivent par suite être construits de telle sorte que leurs pertes dans le fer soient petites et que le rendement soit également bon lorsque la charge est faible. Les pertes dans le cuivre, par contre, peuvent être assez élevées tout en restant naturellement dans des limites propres à assurer le bon fonctionnement de la lumière.
- En opposition à cette catégorie de transformateurs, il existe celle des transformateurs dits à marche ininterrompue, travaillant nuit et jour à pleine charge, comme cela se présente par exemple dans l’industrie chimique, dans les mines ou dans d’autres usines. De tels transformateurs doivent avoir leur rendement le plus élevé quand ils travaillent à pleine charge, et, à rendements égaux, les pertes dans le cuivre doivent être aussi petites que possible en comparaison des pertes dans le fer.
- Entre ces deux catégories de transformateurs, la Société Aliotli en a prévu une troisième pour l’alimentation de moteurs travaillant dans la journée. De tels transformateurs sont journellement sous pleine charge pendant 9 à 11 heures, tandis que généralement ils marchent à vide du soir au matin. Pour cette catégorie de transformateurs, et en admettant toujours le même rendement à pleine charge, les pertes dans le fer doivent être égales à celles dans le cuivre, afin que le fonctionnement du transformateur soit aussi avantageux que possible pour le vendeur et pour l'acheteur de courant.
- J. Rev val.
- LA FABRICATION DES ISOLATEURS A HAUTE TENSION
- Le développement rapide des installations de transport d’énergie par l’électricité, les puissances considérables à transmettre par des lignes aériennes et les longueurs énormes qu’atteignent maintenant ces lignes ont conduit à élever de plus en plus la tension de service. Des installations à 15.000 volts, considérées comme installations à très haute tension, étaient à peine terminées que déjà on entreprenait des installations à 30 000 volts, bientôt suivies, en Amérique, de transmission par courants triphasés à 50 000 volts. Enfin, on exécute actuellement plusieurs transports de force à 60 000 volts et l’on étudie la possibilité d’élever à 100 000 volts la tension de nouvelles installations, pour pouvoir atteindre des distances considérables sans avoir à sacrifier une trop forte proportion d’énergie ou dépenser en cuivre des sommes énormes.
- Etant donné que l’on peut toujours écarter suffisamment les fils pour réduire à une faible valeur la perte d’énergie par convexion, même quand on emploie des voltages extrêmement élevés, la seule chose qui limite l’électrotechnicien dans le choix de la tension à adopter est la valeur des pertes par les isolateurs, et la rigidité diélectrique de ceux-ci. L’isolateur a donc pris, dans ces dernières années, une importance de premier ordre, puisque c’est sur lui que reposent toute la sécurité et la valeur d’une installation, et les
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- efforts faits de tous côtés et particulièrement en Amérique, pour obtenir des résultats voisins de la perfection, ont été très considérables.
- 11 semble donc qu’une étude rapide des procédés employés pour la fabrication et l’épreuve des isolateurs ne soit pas déplacée dans nos colonnes, et nous avons pensé que la meilleure façon de présenter cette étude était de suivre pas à pas la fabrication d’un isolateur dans la plus grande manufacture du monde, l’usine de la « Locke Insulator Manu-facturing C° )) qui fabrique les isolateurs « Victor ».
- La valeur d’un isolateur dépend tout d’abord de la façon dont ont été choisies les argiles servant à sa fabrication et de la façon dont cette fabrication a été menée. Depuis le moment où les pâtes cl’argile sont placées dans des fours jusqu’au moment où l’isolateur sort de l’usine, un homme veille d’une façon spéciale à chacun des détails de l’opération.
- La composition des différentes terres employées est déterminée avec un soin extrême
- Fig. 1. —Isolateurs "Victor” au laboratoire d’essai.
- par des analyses chimiques; une fois cette composition connue, on mélange les terres suivant certaines proportions qu’une longue expérience et des études minutieuses ont montré les meilleures pour obtenir le maximum de rigidité diélectrique et mécanique. TJne porcelaine bonne pour la fabrication d’isolateurs est essentiellement différente d’une porcelaine bonne à d’autres applications : en outre, elle doit posséder un degré de sécheresse extrêmement élevé que n’atteint aucune porcelaine ordinaire.
- Quand le mélange des terres, très finement pulvérisées, a été effectué, on l’imbibe d’une quantité d’eau suffisante et on le place dans une sorte de malaxeur-broyeur constitué par un tube d’acier doublé intérieurement de briques de porcelaine ; ce tube contient des fragments de quartz et tourne autour d’un axe horizontal. Après cette opération, le mélange est parfait et d’une finesse extrême.
- De là, la pâte très liquide passe à travers des cribles et va dans une citerne d’où elle est extraite par des pompes qui l’envoient dans des filtres-presses. Ceux-ci sont constitués par une série d’anneaux de fonte maintenant des disques en canevas à travers lesquels l’eau s’écoule, et sur lesquels l’argile reste. La pâte, après cette opération, a la forme de galettes plates d’environ 80 centimètres de diamètre et est bonne à employer, mais, pour
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- assurer son homogénéité, on la fait encore passer dans une presse d’où elle sort sous forme d’une longue « saucisse » de 10 centimètres de diamètre. C’est sous cette forme qu’on la livre au potier.
- Le séchage et la cuisson de la porcelaine ainsi préparée produisent un retrait d’environ 15 % et ihfaut tenir compte de ce retrait pour l’établissement des moules. Ceux-ci sont généralement faits en plâtre de Paris soigneusement huilé sur la surface et sont en une ou deux pièces suivant les nécessités. Quand les moules sont bien secs, le potier y place la pâte de façon à remplir tous les creux puis, sur le tour, donne à la main la forme intérieure que doit avoir la pièce : la forme extérieure est donnée par le moule.
- L’ensemble est mis de côté pendant quelques heures durant lesquelles le plâtre absorbe l’eau contenue dans la pâte. La pièce devenue sèche, est enlevée du moule et portée au finisseur qui, sur un tour de potier, lisse complètement la surface extérieure au moyen d’une éponge et, si cela est nécessaire, d’un canif, de façon à enlever toute irrégularité qui pourrait exister.
- Ensuite, la pièce est plongée dans une solution de silicate qui, à la cuisson, produit une couche vitrifiée et colorée. Le seul but de ce vernissage est de donner aux isolateurs un aspect plus joli et la couleur désirée. A l’heure actuelle, on emploie généralement une couleur brun foncé qui est moins visible que le blanc. Dans quelques petits isolateurs, la vitrification remplit un double but et sert en même temps de ciment entre les différentes pièces de l’isolateur.
- L’isolateur, ainsi complètement préparé, est chauffé dans un four cylindrique d’environ 5 mètres 50 de diamètre et 4 mètres 80 de hauteur, muni d’un revêtement en briques réfractaires. Pour protéger l’isolateur pendant la cuisson, on le place dans un récipient en argile cuite et l’on entasse un certain nombre de ces récipients dans le four jusqu’à ce que l’intérieur de celui-ci soit entièrement plein, puis on bouche l’ouverture du four avec des briques et du mortier d’argile.
- La cuisson est une opération délicate que l’on conduit avec grand soin en élevant progressivement la température jusqu’au degré voulu. Pour pouvoir suivre attentivement la température, on place autour du four, à des distances égales, quatre petits cônes en porcelaine qui fondent à quatre températures différentes. La température de cuisson est atteinte quand trois de ces cônes ont fondu et que le quatrième est près de fondre. La chaleur est si intense et la lumière si éblouissante que l’homme chargé de la surveillance des cônes est obligé de se protéger la face et de regarder à travers des verres fumés.
- Pour connaître exactement la température, on a installé un pyromètre Le Ghatelier à couple thermo-électrique platine-rhodium relié à un galvanomètre très sensible. Cet appareil, dont les indications sont absolument rigoureuses, permet de faire croître uniformément et régulièrement la température pour obtenir des cuissons parfaites.
- Quand la cuisson est terminée, on sort les isolateurs du four et ils quittent le domaine de la céramique pour entrer dans celui des essais électriques.
- Tous les isolateurs destinés à supporter une tension supérieure à 5.000 volts sont soumis à un essai à haute tension. La durée de cette épreuve est généralement comprise entre une demie et deux minutes, suivant les spécifications de l’acheteur. Les isolateurs ou les pièces d’isolateurs non assemblées sont placés à l’envers dans un bassin d’eau salée et sont partiellement remplis de ce liquide dans lequel plonge un fil relié à la haute tension. Le bassin dans lequel sont faits ces essais a environ 10 mètres 50 de longueur et permet d’éprouver en une fois un grand nombre d’isolateurs. Pour éviter tout danger, le bassin et le pôle de la source à haute tension auquel il est relié sont tous deux mis à la
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- terre ; le courant est fourni par un transformateur alimenté par un groupe moteur générateur dé 200 kilowatts qui permet de faire varier la tension entre de grandes limites.
- On a l’habitude d’essayer les différentes parties constitutives d’un isolateur avant de
- Fig. 2. — Différentes formes d’isolateurs “Victor”.
- les cimenter ensemble car une fois l’assemblage effectué au moyen de ciment hydraulique, il est impossible de séparer les différentes pièces.
- Il est nécessaire, pour pouvoir effectuer les essais électriques, de posséder une source de courants suffisamment puissante pour que le passage d’un courant d’intensité modérée sous une tension élevée ne provoque pas immédiatement une chute considérable du voltage.
- Le matériel d’essai de l’usine “ Victor” comprend un groupe de 200 kilowatts et un
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- plus petit groupe de 30 kilowatts qui alimentent un transformateur de 200 kw élevant la tension à 300.000 et même jusqu’à 500.000 volts : cet appareil, plongé dans l’huile, peut supporter pendant une durée considérable une surcharge de 100 % ; il est du type à noyaux avec une section de 1er d’environ 625 cm2. Le primaire est alimenté sous 1.100 volts, et le secondaire est divisé en quatre sections, que l’on peut grouper à volonté en série ou en parallèle, pour obtenir différentes tensions : les sections sont constituées par de larges bobines plates portant au total 68 kilomètres de fil de 0,405 mm. de diamètre (0,1288 mm2).
- Un second transformateur de 50 kilowatts, plongé également dans l’huile, permet d’élever la tension jusqu’à 200.000 volts.
- Le laboratoire d’essais est établi dans un pavillon isolé pour que la trépidation des machines ne puisse pas influencer les appareils de mesure : les appareils de commande et de contrôle sont placés sur un tableau dans une partie distincte de la salle d’expériences. Dans celle-ci sont placés les appareils de mesure : la valeur de la*tension d’essai est généralement déterminée au moyen d’éclateurs à pointes, mais un voltmètre électrostatique permet de mesurer directement les tensions jusqu’à 250.000 volts. Cet appareil consiste en un récipient en verre rempli d’huile dans lequel Sont plongées deux plaques dont l’une est mobile, et porte un miroir : on peut obtenir la sensibilité fqüe l’on veut en modifiant l’intervalle qui sépare les deux plaques. >
- Pour pouvoir à tout moment être renseigné sur la valeur de l’argile que l’on prépare on emploie actuellement une nouvelle méthode d’essais. Pendant la fabrication, on prélève des échantillons d’argile dont on fait des plaques bien sèches, et l’on éprouve ces plaques ,à la haute tension.
- De cette façon, on peut voir, alors qu’il est encore temps pour remédier à un défaut, si le mélange préparé est réellement bon et possède les qualités que l’on doit en attendre. Pour cet essaie on emploie une cuve en porcelaine pleine d’huile dans laquelle est placé un éclateur à pointes : la plaque de porcelaine à étudier est mise entre les pointes reliées aux bornes du transformateur d’essais dont on élève peu à peu la tension secondaire. La plaque est ensuite enlevée, cassée, et son épaisseur à l’endroit essayé est mesurée avec un micromètre.
- L’étude de la rigidité diélectrique des isolateurs est faite entièrement dans le laboratoire, mais, en outre, elle est suivie d’une étude pratique sur la façon dont se comportera l’isolateur en service : ces essais sont faits dans une cabine entièrement close dans laquelle on introduit delà vapeur et de l’eau pour les essais sous l’humidité et sous la pluie. Les études faites de cette façon ont permis aux constructeurs de déterminer les meilleures formes à donner aux isolateurs. Les formes actuelles employées pour les hautes tensions sont indiquées par la figure 1 : la figure 2 montre différents échantillons des produits de l’usine “Victor” d’où sont sortis la plupart des isolateurs employés.en Amérique.
- Ce rapide aperçu permet de se faire une idée des soins que l’on apporte actuellement à la fabrication des isolateurs et de la façon méthodique et vraiment scientifique dont est conduite cette fabrication.
- E. Ballois
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la dynamique des phénomènes présentés par l’arc électrique et sur l'hystérésis de l’arc. — Simon. — Fin (*).
- L’équation
- ei — (WTF), -|- L
- r<*(TF)i
- dt J
- t
- tout à fait analogue à celle des phénomènes présentés par le courant alternatif dans un circuit doué de self induction et de résistance, ramène la construction de la caractéristique dynamique à celle d’une caractéristique statique. Outre la théorie de l’hystérésis de l’arc, elle embrasse également tous les phénomènes observés et restés jusqu’à présent inexpliqués.
- Aussitôt que l’on connaît ei=f(t), on peut intégrer analytiquement ou graphiquement l’équation et l’on obtient la courbe correspondante de TF : on peut donc construire la caractéristique dynamique au moyen de la caractéristique statique. L’auteur indique cette construction pour quelques cas choisis arbitrairement.
- 1° Allumage et extinction d’un arc.
- Soit e0 la différence de potentiel aux bornes de l’arc au temps t0.
- i croît à peu près suivant la fonction
- /^j
- et atteint finalement la valeur i0 déterminée par la condition particulière du circuit de l’arc. jS est une constante de temps qui dépend des constantes de ce circuit (self-induction et résistance).
- On a l’équation différentielle
- «o'ô(‘ - = (WTF) + L Sp
- L’intégration donne TF
- eo*'o r. W /- -/31 r W W -r
- w L1 ‘ W — L/3 V “ W
- T0F0[i W _— fi * + L/3
- W — L/3e W - 1,3 '
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XL1Y, 5 août 1905, page 180,
- Si d’autre part on prend comme zéro, au temps zéro, la puissance relative à un équilibre statique de l’arc avec des valeurs e0 f0 de la puis-
- Fig. 21. — Courbes des fonctions ei et TF.
- sauce et T0F0 de TF, l’intégrale se réduit à l’expression :
- TF:
- TJFn
- W —L/3
- We
- —&t
- L/3 s
- w -"l 1
- En partant du diagramme de la figure 20, on a tracé sur le diagramme de la figure 21 les courbes correspondant aux équations
- et
- TF = T0F0 i
- ei = e0i0(i —£
- At)
- W -fl L/3 W — L/3 ^ W — L/3
- so _____
- 6 sec
- Fig. 22. — Courbes des fonctions ei et TF.
- De même on a tracé sur le diagramme de la figure 22 la fonction
- Cl —
- -/3f
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- et
- TF=^?i3[w“'s,-L'3rî']
- Les caractéristiques correspondantes déterminées par les points de rencontre des rayons TF et de hyperboles e i correspondant à des valeurs égales de t sont construites sur la figure 23. On voit que, plus p est grand, c’est-à-dire
- /60 Watt
- fi 0.8
- Fig. 23. — Construction des caractéristiques : Allumage et extinction d’un arc à courant continu, W = 5.
- plus e i croît rapidement et plus la caractéristique dynamique s’écarte de la caractéristique statique ; les courbes de l’allumage présentent des valeurs plus élevées de la tension, et les courbes de l’extinction des valeurs plus basses de la tension que la caractéristique statique. Ces courbes montrent, de plus, qu’une valeur
- déterminée de TF est atteinte d’autant plus vite que p est plus grand et L plus petit. Si donc l’on emploie toujours la même différence de potentiel e0 pour différentes valeurs de j3, la valeur de TF atteinte au bout d’un temps déterminé est d’autant plus petite que p est plus petit, et que L et W sont plus grands. Par suite, le temps nécessaire pour que la valeur de TF suffise pour l’amorçage de l’arc est d’autant plus long que L et W sont plus grands et que p est plus petit.
- On peut soumettre pendant une faible durée les électrodes à des différences de potentiel élevées sans que l’arc jaillisse. C’est le phénomène du retard de la décharge, étudié par Warburg. L’équation trouvée explique facilement le phénomène. La diminution du retard de la décharge produite par des corps ionisants étrangers, tels que rayons cathodiques, rayons de Becquerel et de Rœntgen, échauffement des électrodes, est aisément compréhensible. En effet, par suite de ces différentes actions, l’ionisation nécessaire pour l’établissement de l’arc est obtenue pour des valeurs de TF plus petites qu’au-paravant.
- Si l’on fait décroître rapidement, à partir de la valeur e0i0 = 140, la puissance dissipée dans l’arc, on obtient les courbes dynamiques d’extinction tracées sur la figure 23 au-dessous de la courbe statique. Après un temps déterminé, la valeur de TF est d’autant plus faible que W et L sont plus grands et que p est plus petit. Si|3=cxj, c’est-à-dire si l’on fait brusquement e0i0 = 0, le rayon TF correspondant à e0i0 représente lui-même la caractéristique d’extinction.
- Le cas suivant offre aussi un intérêt pratique : si au temps i = 0 on éteint l’arc en partant de la valeur e0i0 = 140 (TF0 = 30), c’est-à-dire si l’on supprime la différence de potentiel (p=zooj, et si on la rétablit au bout d’un temps déterminé, on obtient pour l’allumage les résultats indiqués par la figure 24 (en supposant p = oo). La valeur de TF diminue après l’extinction, d’après la relation :
- w
- TF = ToFo£_ri.
- La courbe de cette équation est représentée sur la figure 22 et permet de déterminer les valeurs de TF au bout d’un temps donné après
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- l’extinction. Plus la différence de potentiel est établie rapidement, plus la valeur de TF est restée grande et moins la tension nécessaire à l’allumage a besoin d’être élevée. C’est d’ailleurs un fait connu qu’on peut rallumer un arc aus-
- sitôt après l’extinction au moyen d’une différence de potentiel d’autant plus faible que l’extinction a duré moins longtemps.,
- Le temps qui doit s’écouler entre l’extinction et l’allumage pour une tension détermi-
- 'i
- rr t
- A u tn a p e ••
- T F = 3o £
- Fig. 24. — Allumage de l’arc après une extinction de durée variable.
- Fg. 25. — Diagramme (et) (TF) de la caractéristique statique.
- née i est d’autant plus long que le rapport W
- -j- est plus grand, c’est-à-dire beaucoup plus long
- pour le charbon que pour les métaux.' Comme le montrent les expériences d’Arons, de Duddell et d’autres expérimentateurs, des durées d’interruptions extrêmement courtes, de l’ordre
- de —-— seconde suffisent pour que la valeur
- de TF s’annule complètement avec des électrodes métalliques. . ;
- 2° Uarc à courant alternatif.
- On se rend compte approximativement ' des
- phénomènes présentés par l’arc à courant alternatif en posant dans l’équation différentielle
- ei — e0i0 sin2 «1.
- Cette hypothèse n’est rigoureusement vraie que side courant et la-tension ont une forme sinusoïdale et n’ont aucun décalage entre eux.
- -En réalité, même quand i est sinusoïdal, la cotirbe de la différence de potentiel est du type indiqué par la figure 8, mais quand le circuit de l’arcÿiest-alimenté par une f. é..m. sinusoïdale, l’hypothèse e i=e0i0 sin est suffisamment
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- exacte pour donner, un aperçu qualitatif des phénomène-sien jeu.
- L’intégration de l’équation différentielle
- e0i0 sin2 = i — cos 2mt) = WTF + L
- donne finalement
- ;sin (2o>l -|- 53)
- (2W/)2
- l’angle étant défini par l’équation
- HS?
- W L. 2W
- Par conséquent, si la puissance dans l’arc est ei = e0f0 sin2 m£, la valeur de TF oscille finalement / w \
- \cjuand le terme Ce L s’est annulé/ avec lapé-
- T F
- riode 2m de part et d’autre de la valeur —^ avec
- Fig. 26. — Caractéristiques dynamiques pour les valeurs ‘ des constantes indiquées sur la ligure.
- I ï
- une amplitude-et un décalage par rapport à ei
- qui sont définis par les valeurs de W, L et m.
- Si l’on calcule, pour des cas déterminés numé-
- riquement, les valeurs de T.F et les valeurs e i correspondantes aux mêmes temps t d’après l’équation ei= e()i0 sin 2mt, les points d’intersection des hyperboles de puissance et des rayons TF définissent les courbes dynamiques dont la construction se déduit ainsi de celle des caractéristiques statiques.
- Les figures 26 et 27 indiquent le résultat de ce calcul et de cette construction. La figure 25 est le diagramme (ei) (TF) de la caractéristique statique pris comme point de départ. Celle-ci a été construite d’après la relation établie par Mm* Ayr-ton pour un arc de 1 mm. entre charbons homogènes
- e i = 4o -f- 46i.
- La caractéristique d’allumage, pour laquelle cette relation n’est pas valable, a été tracée arbitrairement.
- On obtient des courbes qui sont exactement du même type que les courbes expérimentales de la figure 8. En particulier l’hystérésis de l’arc apparaît de la même façon que dans les courbes expérimentales.
- La figure 26 donne les caractéristiques dynamiques pour
- W
- m = 3 00 ; — = 348 L
- T0F0=io ; 20; 3o ; 4o
- e0î0 = 5o ; 100; i5o; 200
- W = 5.
- La variation de T()F(> correspond au cas des figures 17 et 18 où l’intensité maxima du courant variait par suite de la modification de la valeur de la résistance en série. On voit que les résultats théoriques concordent exactement avec les résultats expérimentaux. Les maxima de tension sont d’autant plus-élevés et correspondent à des intensités de courant rl’autant plus faibles que l’intensité maxima choisie est plus petite.
- L’hystérésis de l’arc croît, c’est-à-dire que la différence entre les tensions maxima dans la branche ascendante et dans la branche descendante croit rapidement, comme le montrent les courbes oscillographiques de la figure 17.
- On voit pourquoi un arc à courant alternatif rTest possible qu’à partir cl’une valeur déterminée de l’intensité de courant et pourquoi il s’éteint quand on augmente la valeur de la résistance. (
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- L’intensité de courant minima qu’il faut atteindre pour que l’arc soit possible est d’autant plus
- W
- élevée que la valeur du rapport -j— est plus grande.
- Par conséquent, plus la conductibilité -calorifique des électrodes est faible et plus il est facile de produire un arc alternatif.
- L’influence d’une variation dew est représentée
- parla figure 27. On voit que les résultats concordent avec ceux des courbes expérimentales de la figure 19, et que le maximum de la différence de potentiel croit de plus en plus quand la fréquence décroît et correspond à des intensités de plus en plus faibles. Les cas extrêmes sont w = 0 (caractéristique statique) et w = oo. Dans ce dernier cas, la valeur T0F0 demeure
- I l-0,i7 S'i fi (60000 11-0.33 " 130000' 11-0.5 (18000 {1-0,66 " (12000 11-0.87 "(6000
- ; aJ = 1000
- TF- >10
- t W°/l
- Fig. 27. — Influence d'une variation de w
- constante, c’est-à-dire que le cratère négatif ne varie plus. Pour chaque tension alternative d’alimentation il existe une fréquence minima déterminée au-dessous de laquelle l’arc ne peut plus persister. Plus la tension est élevée et plus la fréquence peut être basse. Si l’on diminue la valeur de w, comme dans l’expérience à laquelle correspond la figure 19, l’arc à courant alternatif doit s’éteindre pour une fréquence déterminée et l’hystérésis va en croissant jusque là. La première pointe de la courbe de potentiel est de plus en plus élevée, et dépasse de plus en plus la seconde pointe de la branche descendante.
- Si la valeur de -j- est élevée, comme dans
- les métaux, il faut des fréquences très élevées pour abaisser la pointe des courbes dynamiques, c’est-à-dire qu’en employant des électrodes métalliques, on ne peut obtenir d’arcs sous une faible différence de potentiel qu’avec des fréquences très élevées, telles que celles obtenues parla décharge oscillante des bouteilles de Leyde. La décharge oscillante produite dans un éclateur n’est pas autre chose qu’un arc à courant alternatif entre électrodes métalliques, et la théorie indiquée explique nettement ce phénomène. Par exemple on trouve qu’il ne faut pas songer à parler de
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- la résistance d’un éclateur et que les phénomènes varient suivant chaque condition par* ticulière de l’essai.
- W
- La valeur du rapport -j- dépend beaucoup de
- la forme et de la grosseur des électrodes. . Elle est plus petite pour des électrodes minces en forme de baguettes que pour des sphères et pour de petites sphères que pour des grosses. L’influence de la forme et de la grosseur des électrodes sur la caractéristique est nettement marquée par la variation du potentiel explosif en fonction de ces facteurs géométriques.
- Pour un arc dissymétrique jaillissant, par
- exemple, entre une électrode métallique et une
- Fig-, 28. — Courbes relatives à un arc dissymétrique entre cuivre et charbon.
- électrode en charbon, il faut combiner les
- Fig. 29. — Diagramme d’un arc dissymétrique : électrode inférieure de 3 mm. en cuivre ; électrode supérieure de 8 mm. en charbon à mèche ; arc de 2,2 mm. ; 50 périodes.
- caractéristiques dynamiques correspondantes et figures 28 et 29 relatives à un arc entre cuivre Ton obtient un diagramme comme celui des et charbon. On voit que l’action de soupape
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- électrique est une conséquence nécessaire de la différence des valeurs de rapport pour les deux électrodes.
- Toutes les circonstances qui provoquent une différence de ce genre produisent toujours une dissymétrie correspondante et par conséquent une action plus ou moins prononcée de soupape électrique.
- 3° Courant alternatif dans un arc à courant continu.
- Ce cas peut aussi être traité facilement par le calcul. Il conduit à des résultats que l’on peut aisément entrevoir en considérant directement le cas* de l’arc alternatif.
- On arrive ainsi au résultat trouvé expérimentalement par Duddell, qu’il n’est possible d’ob-
- tenir la « résistance vraie » d’un arc à courant ondulé, que quand la fréquence de ce courant atteint des valeurs très élevées (90.000 par seconde pour des charbons homogènes). En effet, quand la fréquence croît, le cycle d’hystérésis se rapproche de plus en plus delà ligne T0F0.
- La théorie indique quantitativement, la fréquence nécessaire dans chaque cas. Elle montre que cette fréquence est beaucoup plus élevée pour les métaux pour lesquels la valeur du rap-W
- port -j- est grande que pour les électrodes en
- charbon. Le tableau suivant indique la différence entre les métaux et le charbon dont les propriétés caractérisent, d’après la théorie développée, les phénomènes dans l’arc alternatif.
- TABLEAU
- MÉTAL C H A H B 0 N
- w Grand. Petit
- L Petit Grand
- W L Grand Petit
- W Ne devient inférieur à l’unité qu’aux fréquences très élevées. Décroît avec la fréquence à partir de l’unité et atteint déjà de faibles valeurs pour des fréquences relativement basses.
- 'f Ne devient inférieur à 90° qu’aux fréquences élevées. Décroît quand la fréquence augmente, à partir de 900 et s’approche de zéro pour des fréquences relativement basses.
- *
- * *
- Le phénomène de l’hystérésis de l’arc est la cause de l’arc chantant signalé par Duddell. Si l’on branche en dérivation sur un arc à courant continu un système oscillant doué de capacité et de self-induction, celui-ci en se chargeant absorbe de la puissance et l’arc tend à s’éteindre. La capacité s’étant chargée, la puissance disponible rallume l’arc, mais, d’après ce qui a été dit, le maximum de tension est plus élevé, et, au moment de l’allumage, la charge de la capacité augmente, Aussitôt après, le
- phénomène atteint un point instable ; la décharge du système branché en dérivation sur l’arc se produit d’une façon oscillante, est suivie d’une phase de recharge et le cycle recommence.
- L’auteur a étudié l’allure de ce phénomène au moyen de l’oscillographe et publiera prochainement ses recherches ainsi que la théorie du phénomène de Duddell qui en découle.
- *
- * *
- Les résultats de l’étude qui précède sont les suivants ;
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- 1° La méthode des courbes caractéristiques a été développée et complétée.
- 2° L’emploi de la caractéristique dynamique a été indiqué, ainsi que deux méthodes pour déterminer la caractéristique dynamique de l’arc.
- 3° Ces méthodes ont permis d’étudier le phénomène de l’hystérésis de l’arc, analogue au phénomène présenté par les circuits magnétiques.
- 4° La relation de l’hystérésis de l’arc et quelques conditions particulières d’expérience ont été déterminées.
- 5° Une théorie ionique exacte des phénomènes de l’arc a été établie et çüscutée.
- 6° Les résultats expérimentaux ont été expliqués par la théorie indiquée, ainsi qu’un certain nombre d’observations sur les arcs à courant alternatif et sur les décharges électriques qui n’avaient pas encore été expliquées jusqu’alors.
- 7e L’hystérésis de l’arc a été reconnue être la cause des sons émis par l’arc de Ducldell.
- R. V.
- Note sur le facteur de puissance de l’arc à courant alternatif. — G. D. Shepardson. — Mémoire présenté au General Meeting of American Institute of Electrical Engineers. — E. W. E.
- L’auteur indique les résultats d’expériences faites sur une lampe à arc. L’étude des facteurs de puissance de l’arc dans différentes conditions, montre que celui-ci est pratiquement indépendant de la forme de la courbe de la différence de potentiel aux bornes de l’arc. Le facteur de puissance de l’arc en vase clos, entre charbons à âme, a été trouvé pratiquement constant pour des intensités de courant comprises entre 4,5 et 8,5 ampères, avec des charbons de 1 cm. de diamètre : il était d’environ 95 à 99 % . Avec les mêmes charbons et un arc à l’air libre, le facteur de puissance croît de 94 % pour une intensité de courant de 5,5 ampères à 99 % avec 8,5 ampères : il est indépendant de la forme de la différence de potentiel aux bornes, aux erreurs expérimentales près. Avec un arc à l’air libre et des charbons homogènes recouverts de cuivre, le facteur de puissance est compris entre 80 et 90 % .
- Le facteur de puissance de l’arc reste constant quand la tension est constante et quand
- la longueur est constante, quelle que soit l’intensité de courant et quelle que soit la forme de la différence de potentiel aux bornes. La qualité des charbons et l’influence de l’air modifient le facteur de puissance. Les charbons à mèche présentent un facteur de puissance plus élevé que les charbons homogènes.
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les commutatrices et les moteurs générateurs. — W. L. Waters. — Mémoire présenté au General Meeting of American Institute of Electrical Engineers. E. W. E.
- L’auteur examine les avantages principaux que présentent les convertisseurs et les moteurs générateurs synchrones et indique les frais d’établissement, le rendement et l’espace nécessaire pour chacun de ces deux types d’appareils.
- Les commutatrices ont plus de tendance au pompage et au décrochage et sont plus compliquées, comme machines, que les moteurs générateurs. D’autre part, l’isolement d’un moteur synchrone pour 6.600 volts présente moins de sécurité que l’isolement d’un transformateur pour la même tension. D’une façon générale, au point de vue de la sécurité, l’auteur trouve qu’il y a peu de différence entre une eommutatrice et un groupe moteur générateur pour la fréquence 25 et que, pour la fréquence 60, l’avantage semble être au moteur générateur. En ce qui concerne l’exploitant, ce dernier est préférable à la eommutatrice à tous les points de vue, sauf au point de vue du rendement et du prix : pour les basses tensions etlesfortes intensités cependant, le moteur générateur est moins coûteux que la eommutatrice.
- En ce qui concerne le constructeur, il n’y a pas plus de difficulté à établir un convertisseur synchrone qu’une dynamo à courant continu de même puissance, vitesse et tension. Les pertes dans le cuivre induit d’une commu-tatrice polyphasée sont considérablement plus faibles que celles d’une dynamo à courant continu correspondante et la plupart du temps on adopte pour la section du cuivre, une valeur plus faible dans les premières machines que dans les secondes. C’est là une faute, d’après l’auteur, car les pertes dans le cuivre
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- induit d’une commutatrice ne sont pas uniformément réparties, les pertes étant beaucoup plus élevées dans les extrémités des conducteurs voisines du collecteur que dans la partie médiane de ces conducteurs. Au point de vue de réchauffement, les commutatrices hexaphasées ont un petit avantage sur les commutatrices di ou triphasées. Mais les machines hexaphasées sont souvent laissées de côté à cause de la complication de la càblerie et des interrupteurs.
- Un point important dans la construction des commutatrices est le parfait équilibrage des phases. Si les enroulements des différentes phases de l’induit ne sont pas exactement égaux et ne sont pas placés sur l’armature dans des positions exactement semblables et symétriques les unes par rapport aux autres, la charge ne se répartit pas également sur les différentes phases et la machine a une tendance à pomper. On peut suivre, sur les ampèremètres intercalés sur chaque phase, les variations de la charge d’une phase à* l’autre.
- L’auteur termine en concluant qu’il est impossible de décider d’une façon générale si l’un des types de machine est supérieur à l’autre et que l’on doit, dans chaque cas particulier, faire une étude des conditions spéciales à remplir pour décider ensuite le type à adopter. Il indique que la tendance actuelle est d’employer des moteurs générateurs dans les installations d’éclairage et des commutatrices dans les installations de traction.
- R. R.
- Nouveaux moteurs monophasés.
- MOTEUR LUNBELL (Q
- Ce moteur est caractérisé par un couple de démarrage énergique, une commutation sans étincelles, et un rendement élevé : en outre le sens de rotation peut être inversé à distance d’une façon simple. En principe, le moteur fonctionne comme moteur série et comme moteur d’induction à induit en court circuit.
- La figure 1 représente schématiquement la disposition employée : L et U représentent les deux conducteurs à courant alternatif, M le stator en tôle muni de deux pôles P et sur lesquels sont disposés les enroulements inducteurs FFL A représente un anneau Gramme
- ordinaire muni d’un collecteur C ; B et B1 représentent les balais frottant sur ce collecteur; E est une tige que manœuvrent les solé-noïdes, C? et CP au moyen du plongeur P3 et qui place les balais dans la position correspondante à la marche arrière ou à la marche avant suivant qu’on place le commutateur auxiliaire O dans l’une ou l’autre position. R représente un rhéostat de démarrage et de réglage permettant de faire varier la différence de potentiel aux bornes du moteur.
- Pour permettre de se rendre compte de l’action du courant primaire et du courant
- •Y - |-
- Fig. 4. — Moteur Lundell.
- induit dans les enroulements du rotor, on a indiqué sur le schéma la direction du courant à un moment donné, par des flèches en trait plein pour le courant primaire et par des flèches en pointillé pour les courants induits. Les pôles résultants sont indiqués par les lettres N et S entourées d’un petit cercle : les pôles relatifs au courant primaire et aux courants induits sont indiqués par les lettres N et S seules en plein ou en pointillé.
- En examinant le schéma au point de vue du courant primaire seul, on voit facilement que si la direction du courant à un instant particulier est celle qu’indiquent les flèches en trait plein, l’axe des pôles du rotor est incliné de 45° sur la ligne YY : le moteur démarre et tourne dans le sens inverse de celui des aiguilles d’une montre.
- Si maintenant on fait abstraction du courant primaire, on voit qu’il existe dans les enroulements court-circuités par les balais B et B^ des courants induits par le flux des bobines F et F1 : ces courants dont la direction est indiquée par les flèches en pointillé, produi-
- (') Patente anglaise 22.808.
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- sent dans l'armature des pôles magnétiques indiqués par les lettres N et S tracées en trait interrompu. L’action de ces pôles sur les pôles inducteurs concourt à faire tourner le rotor dans le même sens que précédemment.
- L’action résultante des deux courants, primaire et secondaire, produit dans le rotor les pôles indiqués par les lettres N et S entourées d’un cercle : la position de ces pôles est celle pour laquelle on obtient le maximum de couple et le meilleur rendement. Si le moteur fonctionnait comme un moteur série ordinaire, les balais ordinaires étroits seraient placés sur la ligne YY ou très près de cette ligne. Mais un tel moteur présente des étincelles au collecteur à cause du courant secondaire intense dans la bobine induite que court-circuite directement le balai.
- Dans le moteur Lundell, l’inventeur s’est proposé de réduire le courant secondaire ou induit à une valeur normale en court-circuitant un nombre de bobines tel que les ampère-tours combinés de la portion court-circuitée soient approximativement égaux aux ampère-tours des autres portions de l’armatui*e produits par le courant primaire.
- MOTEUR ZWEIGBERGK (*)
- Le but de l’inventeur a été d’obtenir un couple de grande puissance. Pour cela, il emploie deux moteurs série monophasés, (ou un nombre pair de moteurs). Au lieu de prendre deux moteurs juxtaposés, on peut construire un moteur double avec deux collecteurs. Soient : AaKa2 l’induit et les deux bobines inductrices du premier moteur, BZqZ>2 l’induit et les deux bobines inductrices du second moteur. La méthode indiquée par M. von Zweigbergk est la suivante : on relie en série oq An2Z>2BZq, cette dernière bobine Zq étant connectée à aK. Le circuit ainsi formé contient une petite génératrice à courant continu. Le courant alternatif est amené aux jonctions de aK et Zq et de a2 et Z>2. Supposons qu’à un instant donné le courant monophasé entre par la jonction aK Zq et sorte par la jonction a2 Z>2. Ce courant, qui tend à passer dans les deux moteurs en parallèle, a la même direction que le courant continu dans l’une des branches du circuit, et une direction opposée à celle du cou-
- rant continu dans l’autre branche. La self-induction se trouve donc diminuée dans l’une et augmentée dans l’autre, et le courant qui passe dans la première atteint une forte intensité correspondant à un couple élevé. Pendant la demi-période suivante du courant alternatif, l’effet est inverse et c’est le second moteur qui produit un couple élevé.
- MOTEUR PEEBLES
- Les usines Bruce Peebles et C° construisent un moteur à répulsion compensé. La figure 2 représente schématiquement un moteur ordi-
- Fig. 2. — Moteur ordinaire à répulsion compensé.
- Fig. 3. — Moteur Peebles.
- naire à répulsion compensé avec deux balais court-circuités ab : l’enroulement statorique S est un enroulement réparti. Dans le moteur Peebles, on a simplifié le dispositif en réduisant le nombre de balais à trois, comme le montre la figure 3. Il est facile de se rendre compte que ce dispositif est équivalent au précédent au point de vue électrique.
- Pour le réglage de vitesse de son moteur, l’inventeur fait varier la valeur du champ soit au moyen d’une bobine • inductrice auxiliaire dont un plus ou moins grand nombre de tours est mis en action, soit au moyen d’un régulateur de potentiel dont la position du secondaire détermine la valeur de la différence de potentiel aux bornes des enroulements inducteurs.
- O. A.
- TRACTION
- Traction électrique par courants triphasés. — F. N. Waterman. — Mémoire présenté au General Meeting of American Institute of Electrical Engineers. — E. W. E.
- L’auteur donne une comparaison très nette des résultats obtenus avec les systèmes à cour
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- rant continu et à courant monophasé et avec le système à courants triphasés établi par Ganz et Cie sur le chemin de fer de la Yalteline. Cette comparaison tend à montrer que le système triphasé possède des avantages caractéristiques qui doivent le faire préférer dans certains cas.
- La plupart des objections faites en Amérique à ce système reposent directement ou indirectement sur le faible entrefer que nécessitent les moteurs triphasés. La pratique de la ligne de la Yalteline a montré que cette objection n’était pas suffisamment fondée pour faire rejeter le système.
- L’auteur reprenant les calculs exposés depuis quelques années devant l’American Institute par M. Berg qui était opposé à l’adoption de la traction par courants triphasés, montre qu’avec des valeurs d’entrefer du même ordre que ceux employés sur le chemin de fer de la Yalteline, le système à courant triphasé entraîne une dépense de puissance réelle supérieure de 5 % à la dépense nécessaire avec le système à courant continu, et une dépense apparente supérieure de 32 % à la puissance nécessaire avec le système à courant continu, en négligeant dans les deux cas les pertes de transmission.
- Quand on tient compte de ces pertes de la transmission et des frais initiaux de l’installation, on trouve qu’avec des moteurs triphasés à faible entrefer les frais d’établissement sont réduits de 12 % et la consommation d’énergie de 3, 8 % en comparaison du système à courant continu, sans compter l’avantage considérable provenant de l’absence de convertisseurs tournant qui servent à transformer les courants triphasés en courant continu.
- L’auteur indique qu’après 80.000 kilomètres parcourus, l’usure des coussinets des moteurs des automotrices de la Yalteline s’est élevée à 0,3 mm. seulement, soit 1/3 de l'usure totale possible sans inconvénient. Le nombre de kilomètres après lesquels il y a lieu de changer les coussinets atteint donc 240,000 kilomètres. En ce qui concerne les frais d’entretien, une période de dix-huit mois de service n’a donné lieu qu’à trois réparations de motrices; deux d’entre elles avaient eu leurs moteurs inondés par de l’eau, et la troisième avait eu ses moteurs avariés par un service exagéré. L’auteur indique éga-
- lement que l’entretien des deux fils d’amenée dix courant n’a pas été plus considérable que celui d’un fil placé dans les mêmes conditions.
- La valeur pratique de l’avantage présenté par les moteurs triphasés de récupérer de l’énergie dans les descentes a donné, lieu en Amérique, à de nombreuses discussions dont la conclusion générale est que, sauf pour les lignes de montagnes, cet avantage est de faible importance : en outre d’après plusieurs auteurs l’obligation où l’on est de démarrer sur des rhéostats jusqu’à ce que la pleine vitesse soit atteinte, entraîne des pertes élevées. M. Waterman indique que ces pertes dans les rhéostats s’élèvent approximativement à 6.815 kilowatts-seconde avec le système à courants triphasés et à 3.100 kilowatts-seconde avec le système à courant continu. Or la récupération qui se produit au passage de la pleine à la demi-vitesse permet de renvoyer à la ligne 3.540 kilowatts-seconde.
- L’auteur indique que la propriété des moteurs à courants triphasés de fonctionner à vitesse constante est très avantageuse pour un service dé traction sur voies ferrées.
- R. R.
- La traction électrique des trains lourds de marchandises. —C. de Murait. — Mémoire présenté au General meeting of American Institute of Electrical Engineers. — E. W. E.
- L’auteur étudie les avantages présentés par les différents systèmes de traction électrique au point de vue de la propulsion des trains lourds. Les systèmes étudiés par l’auteur sont les suivants :
- 1° Moteurs-série à courant continu sur les locomotives, alimentés par des sous-stations réparties le long de la ligne et convertissant au moyen de commutatrices les courants triphasés transmis par une station centrale.
- 2° Moteurs d’induction triphasés sur les locomotives, alimentés par des postjes de transformateurs répartis le long de la ligne et abaissant la tension des courants triphasés transmis par l’usine génératrice.
- 3° Moteurs à courant alternatif monophasé sur la locomotive, alimentés par des transformateurs monophasés répartis le long de la ligne et recevant des courants polyphasés ou monophasés de la station génératrice.
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- 4° Moteurs à courant continu alimentés par un groupe moteur-générateur porté par la locomotive elle-même qui recueille sur la ligne du courant monophasé transmis directement, ou indirectement au moyen de postes de transformation, par la station centrale.
- Les deux premiers systèmes font l’objet d’une comparaison détaillée : les moteurs à courant continu étant supposés réglés par la méthode série-parallèle et les moteurs à courants triphasés par la méthode rhéostatique. Les calculs montrent qu’il n’y a pas grande différence dans les consommations d’énergie entraînées par les deux systèmes, et que l’énergie économisée par l’un ou l’autre système ne dépasse pas 2 % . En revanche les calculs montrent que le rendement du système à courant continu est d’environ 68 % tandis que le rendement du système triphasé atteint 88 % .
- En ce qui concerne les frais d’établissement des deux systèmes dans des conditions identiques, la comparaison montre que le système à courants triphasés offre des avantages considérables sur le système à courant continu. Le tableau suivant permet de s’en rendre compte :
- TA1JLEAU
- COURANT CONTINU courants triphasés
- Lignes de contact. . Sous stations Ligne de transmis11. Station génératrice. TOTAL... 4 200 OOO 2 760 OOO 3 4oo 000 3 620 000 2 800 OOO 240 OOO 3 400 000 2 900 OOO
- i3 980 000 0 0 0 0 CO a* i
- L’auteur estime que les moteurs monophasés à collecteurs, qu’ils soient du type série, à répulsion, ou compensé, sont impropres à la traction des trains lourds quoiqu’ils possèdent par rapport aux moteurs triphasés l’avantage de n’exiger qu’une seule ligne aérienne pour l’amenée du courant. Par suite de la nature pulsa-toire du courant, le poids adhérent d’une locomotive à courant monophasé doit être environ le double de celui d’une locomotive à courant continu ou à courant triphasé, puisque le couple moyen est égal à la moitié du couple maximum. En outre, les moteurs monophasés ne peuvent être construits que pour une différence de potentiel aux bornes d’environ 200 volts.
- Le système Ward Léonard fournit une bonne
- solution pour la traction des poids lourds à faible vitesse, mais, pour un système mixte avec trains légers et trains lourds, il donnerait probablement des résultats inférieurs à ceux du système triphasé.
- L’auteur ajoute que le système triphasé, qui semble offrir le plus d’avantages à beaucoup de points de vue, présente l’inconvénient d’exiger deux fils aériens pour l’amenée du courant. Mais l’expérience acquise sur les lignes triphasées existantes montre que cet inconvénient n’est pas considérable et ne donne pas lieu à des difficultés sérieuses.
- R. R.
- Matériel pour tramways électriques et chemins de fer d’intérêt local.
- Une exposition ouverte à Londres le 3 juillet au Ilall de l’Agriculture, a donné lieu à l’exhibition d’un certain nombre de nouveautés intéressantes. Parmi celles-ci, on peut citer en première ligne le matériel exposé par la South Western Traction C° de Londres et Ontario, destiné aux chemins de fer canadiens. Ce matériel, dont nous avons déjà dit un mot ('), a été équipé par la maison Ganz et Cie avec des moteurs capables de fonctionner sur courants triphasés et sur courants continus.
- Les bogies des automotrices portent chacun deux moteurs attaquant les essieux par l’intermédiaire d’engrenages et suspendus par le nez. Chaque moteur a une puissance de 135 chevaux et peut être alimenté par des courants triphasés à 1.000 volts ou par du courant continu à 500 volts. Ils se composent d’un stator à enroulement réparti, analogue à celui d’un moteur asynchrone triphasé ordinaire, et d’un induit analogue à celui d’un moteur série à courant continu, mais muni, en plus du collecteur, de trois bagues de prises de courant.
- Quand les moteurs fonctionnent sur le tronçon à courant continu, leur réglage est assuré comme d’habitude par la méthode série-parallèle; quand ils fonctionnent sur le tronçon triphasé, les balais du collecteur sont relevés et les moteurs sont réglés par la méthode cascade-parallèle. Le relèvement des balais est effectué par le mécanicien sans que celui-ci ait à se déranger.
- P) Voir Eclairage Electrique tome XLII, 25 mars 1905, page CXXXVI.
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- Le controller est établi pour pouvoir assurer les deux modes de réglage et est mis en mouvement par un servo-moteur auxiliaire.
- La société Bruce Peebles et C° qui représente en Angleterre la maison Ganz et Cie exposait, outre ce matériel, une locomotive triphasée destinée au « Portmadoc Beddgelbert and South Snowdon Railway » : ces locomotives doivent pouvoir remorquer un train sur une rampe de 25 °/00, la largeur de voie n’étant que de 60- cm. Par suite de cette faible largeur de voie, on a placé le moteur verticalement de façon à pouvoir lui donner une puissance suffisante malgré les faibles dimensions de la locomotive.
- O. A.
- MESURES
- Sur la comparaison des champs électriques au moyen d’une aiguille électrique oscillante. — D. Owen. Physical Society, 3o juin igoô.
- L’auteur décrit des expériences qui montrent qu’une « aiguille électrique » peut être employée pour la mesure des champs électriques de la même manière que l’aiguille aimantée pour la mesure de champs magnétiques.
- Les « aiguilles » employées étaient des cylindres d’aluminium ou de bronze suspendus par des fils de quartz de 7,5 à 10 centimètres de longueur.
- Le couple exercé sur l’aiguille quand on écarte celle-ci de la direction du champ est proportionnel au carré de l’intensité de ce champ. Pour de faibles déplacements, les vibrations de l’aiguille sont isochrones, la fréquence étant proportionnelle à la force électrique.
- Cette méthode peut être employée aussi bien dans les champs alternatifs que dans les
- champs continus et peut servir à montrer la plupai’t des lois de l’électrostatique.
- L’auteur a étudié l’effet, perturbateur de l’aiguille sur le champ, en particulier quand ce champ est uniforme. Il a trouvé expérimentalement, que cet effet perturbateur diminue rapidement quand la distance à l’aiguille augmente et qu’il n’est plus appréciable à une distance égale au double de la longueur de l’aiguille (pour une aiguille de 1 cm. 1/2 de longueur).
- En ce qui concerne l’effet des dimensions de l’aiguille sur la fréquence (pour un champ donné), le couple diminue avec les dimensions, mais la masse diminue plus rapidement que le couple, de sorte que la plus grande fréquence correspond aux plus petites aiguilles, qui provoquent également le moins de perturbation dans le champ.
- L’effet d’écran produit par quelques diélectriques fut étudié de la manière suivante: l’aiguille était suspendue au centre d’un champ uniforme entre deux plaques parallèles. Un cylindre à minces parois constitué par le diélectrique à étudier était placé autour de l’aiguille, et l’action d’écran de ce cylindre était .mesurée par la diminution de la fréquence de l’aiguille.
- L’auteur a trouvé ainsi que le mica et le verre forment des écrans parfaits. Le papier ordinaire forme écran ; le papier sec plongé dans la paraffine fondue n’altère pas le champ.
- L’auteur conclut son étude en indiquant qu’une aiguille électrique suspendue entre deux plaques parallèles permet de mesurer d’une manière simple les voltages élevés, puisque la fréquence des vibrations est directement proportionnelle à la différence de potentiel entre les plaques.
- R. R.
- SENS. — SOCIETE NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTÀUCHB
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLIV.
- Samedi 19 Août 1905.
- 13» Année. — N° 33.
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — fl. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées' Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. -G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. N10NNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - tfl. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- DIMENSIONS GÉNÉRALES RATIONNELLES ET RÉELLES DES QUANTITÉS MAGNÉTIQUES ET ÉLECTRIQUES
- Nous nous sommes proposé d’étudier le problème de la généralisation et de l’interprétation mécanique des phénomènes physiques et de contribuer à sa solution en suivant une marche complètement nouvelle que nous croyons plus pratique et plus rationnelle.
- Nous nous sommes posé comme principe l’existence d’un système général, rationnel et réel, capable d’attribuer à toutes les quantités physiques régissant les différents phénomènes des dimensions identiques aux dimensions des quantités définies par la mécanique rationnelle et appliquée. De plus, les rôles mécaniques ainsi dévolus à ces quantités physiques doivent être complètement et absolument confirmés par l’expérience et par l’analogie qui peut exister entre les formules physiques et les formules mécaniques.
- Le système une fois trouvé, il sera toujours possible de modifier les conceptions théoriques et apparentes que nous possédons actuellement sur les phénomènes physiques, de manière à les rendre compatibles et admissibles avec les conséquences théoriques données par le système général.
- Nous résumons ici la marche que nous avons suivie pour le cas des quantités magnétiques et électriques.
- Les dimensions des quantités électriques et magnétiques peuvent se déduire des deux lois de Coulomb.
- K ^miri „ K2 qq'
- L2 L2
- + *
- F
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- De plus, entre les quantités magnétiques et électriques existe la relation de Biot et Savart.
- II s’agit de déterminer les dimensions de cinq quantités ; il nous manque deux équations.
- Pour résoudre immédiatement le problème il faudrait que l’expérience put nous fournir deux nouvelles relations. C’est à elle, uniquement, que nous devons faire appel, sous peine de nous engager sur un terrain complètement hypothétique.
- Si on fait par exemple K^ = 1, on élimine par ce fait la notion de grandeur que représente K,, et par conséquent on rend plus complexes les phénomènes dans lesquels cette quantité entre comme facteur.
- L’élimination de la nature physique d’une des quantités K,, K2, X rend plus complexes les dimensions des autres quantités et, par suite, complique leur interprétation. Les théories qui a priori se basent sur de pareilles éliminations ne peuvent correspondre à aucune réalité. Tel est le cas de la théorie électromagnétique et de la théorie électrostatique actuelles.
- Pour ne pas être arrêté par ce premier obstacle, posons
- m = LxMyTz q — L^'Mr'T2'.
- Ce simple artifice de calcul nous permet de fixer les dimensions sous forme algébrique il est vrai, de deux quantités et cela indépendamment de toute hypothèse préalable.
- Les dimensions algébriques des autres quantités s’en déduisent. La forme algébrique adoptée n’exclut nullement le principe d’homogénéité auquel devront répondre toutes les* relations et les équations.
- De plus, la forme adoptée nous permet d’étudier d’une façon générale tous les systèmes magnétiques et électriques possibles. C’est parmi ces systèmes que nous devons distinguer le système que nous cherchons.
- Une pareille étude va nous donner les grandes lignes et les propriétés générales de tous les systèmes, nous verrons plus loin qu’elle est complètement indispensable.
- Nous donnons dans le tableau ci-après les dimensions algébriques des quantités magnétiques et électriques déduites des deux lois de Coulomb et dont la détermination n’offre aucune difficulté et très peu de remarques.
- Dans ce tableau « désigne un angle, s une surface, t le temps, W une quantité d’énergie ou une puissance.
- D’une façon générale, pour un système quelconque, K., étant différent de 1 et possédant par conséquent une nature physique, il y a une distinction à établir entre les quantités (Kpn), et 7n. Ces deux quantités se confondent dans le seul système magnétique actuel mais sont complètement distinctes dans tous les autres systèmes.
- Cette remarque s’applique aussi à d’autres quantités suivant que, par définition, on les considère comme dépendant ou ne dépendant pas de Kr Ainsi, dans le système magnétique actuel, les quantités (K17w), <7, S, (51, d, ® se confondent avec les quantités correspondantes : 772, o-', S', <%', d’ et ; mais pour tous les autres systèmes ces quantités sont distinctes.
- Le tableau nous indique que les dimensions des pressions superficielles et des quantités énergétiques sont complètement indépendantes de toute hypothèse qu’on pourrait faire a priori sur les dimensions de m et q. Ces dimensions sont donc communes à tous les systèmes.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Remarquons que 6b représentant toujours un flux magnétique rapporté à l’unité de surface a les mêmes dimensions que 9t. Les dimensions de la perméabilité peuvent être exprimées par L°.
- Dans le système électrostatique actuel, les capacités électriques C et C' possèdent les mêmes dimensions.
- C’est la forme affectée par C' qui a fait dire que la capacité électrostatique était comparable à une dimension linéaire.
- DIMENSIONS ALGÉBRIQUES DES QUANTITES MAGNETIQUES ET ÉLECTRIQUES DÉDUITES DE LA LOI BIOT ET SAVART
- On a :
- Les dimensions algébriques de i et m étant connues, on déduit immédiatement celles de X
- FI
- X = — = L2-*-*' w-y-y' :
- c’est essentiellement et d’une manière générale, une quantité électromagnétique. L’intensité de champ magnétique produite par le courant i est
- . :• 1.2—x mi—y T-2 s.
- L
- L’action d’un élément dl d’un conducteur parcouru par un courant i sur un pôle placé à la distance L est
- df= — dl sin (L, dl) = LMT-2,
- Le travail dûau déplacement d’un élément de courant sous l’action d’un pôle m est
- d^> = Xim(dea) = L2MT—2
- et le travail fini sera
- © = Xmm L2MT-2
- w étant l’angle solide sous lequel on voit du pôle la surface balayée par le courant considéré.
- L’énergie correspondante sera :
- W = — Ximtù = L2MT-2.
- Si m = L, l’énergie relative serait!
- W
- V = — = — Xiw = W-x M '-J T-2--
- m
- — est le potentiel magnétique dû au courant i au point où se trouve l’unité de
- pôle.
- Si alors on rapproche le potentiel —XÎm dû au courant, du potentiel — Sût dû à un feuillet magnétique, on a :
- ‘‘V — — Xiw = — ££«
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- TABLEAU DES DIMENSIONS ALGEBRIQUES DES QUANTITES MAGNETIQUES ET ÉLECTRIQUES DEDUITES DES
- QUANTITÉS
- MAGNÉTIQUES
- FORMULES
- DIMENSIONS ALGÉBRIQUES
- QUANTITÉS
- ÉLECTRIQUES
- FORMULES
- Masse magnétique ou intensité de pôle....
- Intensité de champ • magnétique.........
- Potentiel magnétique
- Flux magnétique.. . .
- Densité superficielle' magnétique...........
- Densité cubique ma-| gnétique............'
- Moment magnétique.j
- Puissance d’un feuil-j let magnétique. . . . (
- Intensité d’aimanta-V tion.................j
- Pression superficielle magnétique...........
- Energie potentielle..
- Tr FL2
- (Kpn) =-----
- ni
- ,, (Kpn)
- X=*g=l
- L2 m
- V--
- Kpn
- T~
- w
- $ = «Kpn — 0Cs ___(Kpn)
- (Kpn)
- volume
- S'
- volume CT --- /(Kpn) (fV — Im
- 9J — ®r'
- a
- j
- y
- volume
- œ
- volume 3C2 27T<T
- 8ttK
- K
- W:
- -Vr,
- Induct. magnétique.
- 6b = //3€
- Lx M r T3
- L3-* ]VR-r T—2—3
- L3—2J- JVJI—2y q1—2—2:
- V~x M1—r T -2~3
- L2—* M1—r T-2-3 L3-x M'-r T-2-3 V~x M <-r T-2-3
- L—2-j-a? Mr T3 L-x M '-.r T-2-3
- L-3+x m y T3
- IJ-X M2-rT-2-3 V+x Mr T3 L2-x mT-2-3 L—]+x M.r T3
- Ld-* M*-r T-2-3 L-2+x M.r T3
- L-i MT-2
- L2MT—2
- U~x M<—r T—2—3
- Quantité d électricité
- Intensité de champ électrique.......
- Potentiel électrique.
- Pression électrostatique.................
- (Ka?) =
- FL2
- K,
- <1
- _(^2£)
- ?
- _ k2 g “ 4
- Capacité électrique.
- Energie des conducteurs électrisés....
- Déplacement électrique .................
- Intensité du courant.
- Différence de potentiel et force électromotrice .........
- Résistance électrique
- Résistivité...... . ..
- Puissance électrique.
- i
- y-M-
- ~ 4
- _ il2 P ~ 8ttKo
- V
- _Ka?
- “ v
- F
- ~1
- W
- ' <1
- W
- :i?V = IcY* = i£
- 2 1 2 2 C
- 4*K,
- E = V - Y
- r = 5
- Rs
- P = T
- RI
- W = EI
- : RI2
- E2 : R
- LOIS DE COULOMB
- DIMENSIONS ALGÉBRIQUES
- Lx' Mr' T3'
- L3—x’ Mi-r' T-2-3'
- L3—2x' M1—2r' T-2-23'
- U-x> M^-r' T-2-3'
- L2-x'mi-y' T-2-3'
- L-i M T-2
- i
- ÏJ-lx' MI —2y' f-2-2='
- L
- L2 MT-2
- L2—x' M<-r' T-2-3'
- Lx' Mr' T—<+3'
- L,2—x' ]VQ—r' rp—2—3' L2-2x'M<-2r' T-i-23'
- L,3—2x' jyjl—2y' q1—I—2z'
- L2-*' M<-r' T-2-3'
- L2 MT—3
- 244 L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE T. XLIV. — N° 33.
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- 19 Août 1905.
- RE Y (J E D’ÉLECTRICITÉ
- 245
- Un courant i n’est donc pas directement assimilable à un feuillet de puissance SÊ, la similitude ne peut et ne doit s’établir qu’entre les quantités (Xi) et
- L’équation (1) relie simplement une quantité magnétique 3 à une autre quantité (Xi) également magnétique et ne relie absolument pas, comme le suppose le système électromagnétique actuel, une quantité magnétique ® à une quantité purement électrique i. Quelles que soient les dimensions de i, la relation ci-dessus est toujours satisfaite, car les exposants x y’ z' seront toujours éliminés.
- La relation (1) ne peut en aucune manière servir de base à la détermination des dimensions de l’intensité du courant. Dans le système électromagnétique actuel on élimine la nature physique de X en l’égalant à l’unité : alors les valeurs numériques correspondantes de ® et i se confondent, on obtient une simple équivalence numérique mais on ne peut absolument pas déduire de là une identité physique. Le système électromagnétique actuel est par ce fait complètement en défaut. C’est une erreur grave, et Uest là la cause, comme nous le verrons plus loin, de nombreuses inexactitudes et de confusions très regrettables.
- Ampère a démontré qu’un petit courant fermé agit comme un petit aimant normal au plan du courant à la condition que le moment de l’aimant soit égal à l’intensité du courant multipliée par la surface du circuit. Cette assertion devient une simple identité si, au lieu du courant f, on considère la quantité (Xi). On a en effet :
- K tml = Xi s = L4-* JYh-r T-2-- = et.
- On a
- FLUX MAGNÉTIQUE $ ET FLUX DE FORCE SX
- W = — Ximw = — — îKiWw
- IQ/nw représente un flux magnétique <ï>. On a donc
- W = -£i*
- (a)
- Si alors on veut avoir des notations se rapprochant de celles qui généralement sont employées dans les traités classiques actuels, on peut poser
- et l’équation (2) devient
- SI = ~ $ = L2-*' M*-y' T-4-*'
- \N = — iSl = L2MT—2
- Dans ces conditions, le travail accompli par un conducteur qui se déplace dans un champ est égal au produit de l’intensité du courant par la quantité SI. Mais cette quantité pour un système quelconque n’est plus la quantité $ = WKpn==Xs définie précédemment et désignée, sous le nom de flux magnétique. C’est une quantité absolument différente au point de vue physique. Dans le seul système électromagnétique actuel, grâce, à la relation purement hypothétique IQ=X = 1, les valeurs numériques des deux quantités $ et SI se confondent, mais rien ne prouve a priori leur identité physique.
- En général, pour un système quelconque, ces deux quantités diffèrent par leur forme et par leur nature. Elles devraient donc avoir deux désignations bien différentes, Pour n§
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- 246
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 33.
- rien changer à l’énoncé de la règle de Faraday, nous réservons pour 91 la dénomination de flux de force et pour $ la dénomination de flux magnétique. On a
- Flux magnétique. 3* = &>K= 8Cs = L3—33 JVF—>' T—2—~
- Flux de force
- et on a
- 01 = — $ = L2—a3' JVF-r' T-'1—-'
- Kt
- %- ~ ^ — V-x+x' M-r+r' T— 91 X
- RÉSOLUTION OU SYSTEME GENERAL, RATIONNEL ET REEL
- Le système algébrique nous démontre que le système électromagnétique actuel, quoique numériquement possible, paraît complètement inadmissible au point de vue physique.
- Parmi tous les systèmes particuliers se déduisant du système algébrique, nous allons distinguer le système rationnel et réel. A cet effet, nous allons traduire par des équations les propriétés de notre système.
- Celui-ci doit être général, donc il doit s’appliquer indistinctement aux quantités magnétiques et aux quantités électriques, et comme nous sommes partis d’une même loi et que nous avons employé les mêmes artifices de calcul, il faut que :
- x = x J—T z =
- Cette relation nous a déjà valu le système électrostatique actuel qui est tout au moins un sytème général.
- De plus, notre système doit être réel. A cet effet il faut que le rôle que nous attribuerons à chaque quantité soit toujours confirmé par l’expérience. Il faut absolument que toutes les conceptions et hypothèses théoriques soient vérifiées.
- L’expérience prouve, en effet, que certaines quantités électriques jouent des rôles mécaniques déterminés.
- Ainsi, dans la plupart des équations, l’intensité i et la self-induction i? jouent respectivement les rôles d’une vitesse et d’une masse. Les praticiens font sans cesse usage de ces considérations, seuls les théoriciens font des réserves et ne les admettent pas.
- Or ces réserves ne sauraient être formulées que pour le système électromagnétique actuel et pour tous les autres systèmes qui sont basés sur l’identité de l’intensité du courant et de la puissance magnétique d’un feuillet. Tous ces systèmes sont mathématiquement compris dans la formule
- x -|- x = 2 y -)- y — i z -j- z = — i
- et, si on excepte la solution :
- <;i. ' __ ,__- _ , i ___ ,_ i ' '
- '<'! IL :.-ij :•" ~~ y ^ 2 ~ 2 !’ ;-
- tous ces systèmes ne sont pas généraux.
- Cette exception mise à part, il est facile de remarquer que, dans toutes les équations et relations établies dans le système algébrique, là où le rôle de i ne correspond plus à une vitesse, partout cette quantité a du être remplacée par la quantité (Xi) qui est complètement différente et qui joue par conséquent un rôle différent. La même remarque s’applique pour la self-induçtion J?. Là où cette quantité ne joue plus le rôle d’une masse, c’est ùôus“fla“forme £' "qu’il'‘faut la considérer.
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-
- DIMENSIONS GÉNÉRALES, RATIONNELLES ET RÉELLES DES QUANTITÉS MAGNÉTIQUES ET ÉLECTRIQUES
- QUANTITÉS MAGNÉTIQUES DIMENSIONS ALGÉBRIQUES DIMENSIONS GÉNÉRALES RATIONNELLES ET RÉELLES
- a L^—i-rT-2-2 L3MT—2
- (K1m) L3-a;M^-rT-2—3
- L2MT—2
- L2MT—2
- 2 V, &, (Xi) L.2—XMI —.>'T—2—z
- Ki L3—2xM<—2rT-2~2z LMT-2
- St, ûb, a, J Li_xM1_rT_2_2. MT-2
- S L—XM1—rT-2—z
- p (pression) L-1MT-2 L-1MT-2
- CT' L{JrxMyTz L2
- m L*MrT- L
- L-i+^MrT2
- P- L« L«
- S’ L-2+xM.rT-
- R L-1 L-1
- QUANTITÉS DIMENSIONS ALGÉBRIQUES DIMENSIONS
- ÉLECTROMAGNÉTIQUES GÉNÉRALES RÉELLES
- ET RATIONNELLES
- X L3 ^x—x”u[\ — y—y'T—1 —2—2 ' MT-1
- Ki X L-i—x+x'm—y+y'T—H-z'
- V^Ka LT-1 LT—1
- X
- QUANTITES ELECTRIQUES
- (K2q) . IP
- V.r Y2 G £p 2 ’ 2 2
- y, ri, «ja, e
- K2
- p
- H
- R, wi?, —
- Wu
- ^ (press, électrost. o-'e (déplac. électrique)
- q
- £ DR'. £ i, &'
- h
- £
- DIMENSIONS ALGEBRIQUES
- L3—x’W— r'T—;2—z'
- L2MT—2
- L3—2x’Mi-r2y"T'—2—2z' L2—x'^j[\ —y'T—4 —z'
- L3—2x'M ) —2y,rp_I—22'
- L,1 —x'^—y' f-2^-z'
- L2—2x'y[\ — 2y"p—2—22'
- L,2—2x']yil—2y "f—I —2z'
- L2-2a:'M^-2r'T-2^'
- L-1MT-2
- L-2+*'Mr'Tz'
- L^'Mr'qv
- L
- L*'Mr'Tz'—1 LT-2
- DIMENSIONS GÉNÉRALES RATIONNELLES ET RÉELLES
- L2MT—2
- LMT—2
- LMT—1
- MT-2
- MT-1
- M
- L-1MT-2
- L-1
- LT—1
- LT—2
- 19 Août 1905. REVUE D’ÉLECTRICITÉ 247
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- 248
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 33.
- Le système électromagnétique actuel confond i avec (Xi), £ avec £' ; il superpose par conséquent leur rôle et les résultats que l’expérience peut trouver.
- Mais, pour tout système général, les rôles de ces quantités sont complètement distincts, il n’y a plus de superpositions dans les résultats d’expérience. On peut donc dire que, dans tout système général, l’expérience prouve que l’intensité du courant (i) joue le rôle d’une vitesse. Posons
- i = Lx'My'Tz'—* = LT—1.
- Pour satisfaire numériquement à cette relation il faut que :
- x' = i y — o z — o.
- Si, dans le système algébrique, on fait
- X = x' -=. I
- y = y = o
- on obtient les dimensions des quantités magnétiques et électriques dans le cas particulier du système général, rationnel et réel.
- Nous donnons ci-dessus un tableau résumant tous les résultats.
- Les résultats obtenus dans notre tableau sont très caractéristiques. Les dimensions sont d’une très grande simplicité, nous sommes loin des exposants fractionnaires des systèmes électromagnétique et électrostatique actuels. Les quantités magnétiques et électriques possèdent dans notre système des dimensions rationnelles, car chaque quantité peut-être rapprochée d’une quantité mécanique de dimensions identiques. Rappelons que le frottement et la charge par unité de longueur ont respectivement pour dimensions MT-1 et MT-2, les quantités magnétiques et électriques possédant ces dimensions affectent donc encore la forme des quantités mécaniques.
- L’expérience confirme les rôles mécaniques que nous attribuons à chacune de nos quantités.
- Les forces, électromotrice E, magnétomotrice ont les dimensions d’une force. L’intensité du courant, et la quantité jouent le rôle d’une vitesse. L’expression (XQ qui, dans le système électromagnétique actuel, se confond avec i, joue le rôle d’une force. Ce fait peut se vérifier dans les formules donnant l’intensité de champ et le flux magnétique. C’est la quantité (XQ et non i qui intervient dans les calculs des réseaux où elle joue nettement le rôle d’une charge et permet d’appliquer à ces calculs les procédés de la statique graphique et voire même les règles de la résistance des matériaux.
- La résistance a les dimensions d’un frottement, l’analogie est remarquable, mais plus remarquable encore est la forme adoptée par les coefficients d’induction £ et Jil qui possèdent dans notre système les dimensions d’une masse.
- L’analogie est complète et définitive quand on compare les relations électriques aux relations mécaniques et hydrodynamiques.
- Le produit El représente une puissance et c’est bien le produit d’une force par une
- £12
- vitesse; L’énergie intrinsèque — est le demi-produit d’une masse par le carré d’une
- vitesse et correspond en mécanique, à ce qu’on a appelé improprement la demi-force vive.
- . Le produit Yq représente une quantité d’énergie et correspond au produit d’une force par un déplacement,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 249
- L’hydrodynamique nous donne la relation
- F = 4- m ^
- ^ dt
- où v est la vitesse, m la masse du fluide, A une quantité exprimant les frottements.
- Au moment de la fermeture d’un circuit, la force électromotrice est donnée par la relation
- E = Ri+J?^
- ~ dt
- et si nous considérons les dimensions des différentes quantités entrant dans ces deux équations on a :
- E = F = LM T—2 £z= m = M
- R — A = MT—1 i =v =LT-L
- En résumé : le système général, rationnel et réel attribue à chacune de ces quantités un rôle réel, rôle confirmé par l’expérience; sur ce système on pourra utilement échafauder toutes les théories nécessaires à son interprétation, théories qui auront l’avantage de se rapprocher des théories admises dans la mécanique rationnelle, et enfin de pouvoir s’appliquer encore à tous les autres phénomènes physiques.
- Quant au système électromagnétique actuel, il ne correspond à aucune réalité ; c’est le moins rationnel de tous les systèmes possibles, c’est celui qui est le plus artificiel, et il donne lieu à un trop grand nombre d’inexactitudes physiques.
- L.-G. Mumjx.
- POMPES CENTRIFUGES A HAUTE PRESSION SYSTÈME SULZER
- GÉNÉRALITÉS
- Les applications de l’électro-mécanique, telles qu’on les voit se développer aujourd’hui, exercent une influence considérable sur la construction des machines en général. Cette influence se manifeste en première ligne dans les efforts qui sont faits pour transformer le mouvement de va-et-vient que l’on rencontre dans un grand nombre de machines en un mouvement rotatif, et cela afin d’utiliser avec le plus haut rendement possible le mouvement rotatif des machines électriques. On peut même dire que certaines créations de la mécanique moderne sont dues à cette influence de l’électrotechnique. Mais on ne saurait nier, en retour, que ces créations ont eu pour contre-coup heureux d’étendre les applications de l’énergie électrique.
- On sait que les machines rotatives sont celles qui conviennent le mieux à la mise en mouvement des machines électriques. Or la transmission électrique étant, pour des raisons qu’il serait superflu d’exposer ici, supérieure à toutes les autres transmissions de force, il va de soi que les constructeurs de machines tendent de plus en plus à adapter leurs dispositifs à l’exploitation par l’électricité, et par conséquent à créer des machines rotatives.
- La pompe centrifuge, au perfectionnement de laquelle la maison Sulzer Frères à Win-
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- 250
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 33.
- terthur et Ludwigshafen s/Rh. s’est de prime abord vivement intéressée, est un des résultats de cette tendance. La maison Snlzer Frères est parvenue ainsi à créer des modèles qui occupent aujourd’hui le premier rang parmi les machines de cette espèce ; ce sont les pompes centrifuges à haute pression du système Sulzer.
- Pour faire comprendre l’essence et les applications de la pompe centrifuge à haute pression, il suffit de montrer le développement que sa fabrication a pris depuis le commencement: les pages suivantes ont pour but d’exposer la construction du modèle créé par la maison Sulzer.
- Les pompes centrifuges sont des appareils destinés à déplacer des liquides. Une roue à aubes y tourne plus ou moins vite, saisit le liquide, lui communique un mouvement rotatif et le déplace sous l’action de la force centrifuge.
- La forme des aubes ainsi que celle du corps de pompe qui renferme la roue varient avec la nature spéciale du travail que la pompe est chargée d’accomplir.
- On distingue des pompes centrifuges à basse pression et des pompes centrifuges à haute pression. Les uns et les autres de ces appareils peuvent être montés sur arbre horizontal ou sur arbre vertical.
- Les pompes centrifuges à haute pression diffèrent de celles qui travaillent à basse pression par un appareil directeur qui augmente considérablement l’effet utile. Il n’y a pas-longtemps, les pompes centrifuges donnaient des résultats encore très médiocres, soit au point de vue de l’effet utile, soit au point de vue de la hauteur d’élévation ; quinze à vingt mètres comptaient déjà pour un résultat satisfaisant. L’adaptation de l’appareil directeur a permis d’élever des liquides à une hauteur beaucoup plus grande (jusqu’à plus de 100 m.) au moyen d'une seule roue a aubes, en obtenant un effet utile supérieur.
- DÉTAILS DE CONSTRUCTION
- L’appareil directeur (fig. 1 et 2), entoure la roue à aubes. II recueille le liquide chassé
- i
- 7777
- Fig. 1. — Pompe centrifuge sextuple à haute pression.
- par la roue, en diminue la vitesse qu’il transforme partiellement en pression, et contribue ainsi à augmenter la hauteur de déplacement, ce qui améliore le rendement de la pompe.
- On atteint des hauteurs d’élévation plus considérables en plaçant, les unes à côté des autres sur le même arbre, plusieurs roues à aubes à chacune desquelles on fait correspondre un appareil directeur qui l’entoure. Le liquide porté à la pression correspondant au nombre de tours au moyen de la roue à aubes et de l’appareil directeur, passe dans
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- le second couple, composé lui aussi, d’une roue à aubes et d’un appareil directeur, et en sort sous une pression double ; il peut donc s’élever deux fois plus haut qu’à la sortie
- Fig. 2. — Pompe centrifuge sextuple à haute pression.
- du premier couple. Du second couple, le liquide peut passer dans un troisième, un quatrième, un 72.me et la pression finale ou l’élévation sera trois, quatre, n lois la pression ou l’élévation obtenues par la roue unique.
- Le nombre de roues à aubes qu’il convient de loger dans un corps de pompe dépend du reste de diverses circonstances techniques, notamment de la bonne construction des paliers.
- Dans la pompe centrifuge sextuple à haute pression représentée par la figure 1, (exécutée d’après le premier brevet) et par la figure 2, le corps de pompe consiste en six chambres de pression de forme annulaire ; le col de refoulement est fixé à la dernière de ces chambres : le col d’aspiration est boulonné au corps de pompe à gauche ; à l’opposé, le corps de pompe est fermé par un couvercle.
- L’arbre de la pompe repose d’un côté dans le col d’aspira-
- Fig. 3 : Coupe du support Sulzer.
- tion qu’il traverse, de Uautre sur un support qui est fixé au couvercle, figure 3. Ce dernier support, brevet de la
- maison Sulzer Frères, est ,f x -m~ -y m fait de telle sorte qu’une
- ih ÿ jgt certaine petite perte d’eau
- dar ' ‘JMtï '-IIM peut passer autour de l’ar-
- bre à travers les différentes chambres du support et qu’en se rendant à l’orifice 4, elle refroidit la boite de graissage et le palier lui-même. Dans la pompe, figure 4, la chambre d’aspiration est disposée en forme d’un anneau auquel est fixé le col d’aspiration.
- Les six roues à aubes calées sur l’arbre sont disposées par couples, et de telle sorte
- Fig. 4.— Pompe installée à 1 llorcajo.
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-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XLIV. - N» 33.
- que les pressions latérales s’annulent ou à peu près. Chaque couple est entouré cl’un double appareil directeur qui lui est concentrique, et dans lequel se trouvent les canaux directeurs en spirales et les ouvertures pour le passage de l’eau. Avant de déboucher devant la première roue à aubes, le col d’aspiration arrive dans une chambre d’aspiration de forme annulaire, de manière à permettre au liquide introduit d’être saisi avec régularité par la première roue à aubes. Entre chaque couple de roues se trouve une pièce intermédiaire qui renferme les chambres pour le passage de l’eau. La chambre d’aspiration de la sixième roue à aubes est aménagée dans le couvercle.
- On verra les détails de construction de la pompe centrifuge à haute pression du sytème Sulzer sur les figures 5, 6 et 7. La première de ces figures montre les roues à aubes calées sur l’arbre ; la seconde présente séparément les pièces intérieures d’une pompe : la troisième montre ces mêmes pièces dans la position qu’elles occupent une fois introduites à l’intérieur du corps de pompe.
- La construction de la pompe centrifuge à haute pression est telle que cet appareil peut travailler, au choix, en pression ou en quantité. Disposé en pression, il sert à porter le liquide à de grandes hauteurs — on a obtenu par ce moyen des hauteurs d’élé-
- Fig\ 5. — Roues à aube.
- Fig. 6. — Pièces intérieures d’une pompe (séparées).
- vation de 750 ni. et rien ne s’oppose à ce qu’on dépasse encore de beaucoup cette différence de niveaux —. Avec la disposition en quantité, l’on peut, à l’aide de pompes relativement petites, élever de grandes quantités d’eau. Il suffit pour cela de faire travailler simultanément les roues à aubes sur le liquide à déplacer, lequel est préalablement partagé en autant de sections qu’il y a de roues en action : chaque roue n'élève que Iel fraction qui lui est amenée par son tuyau d’aspiration particulier, et la quantité élevée est la somme des quantités élevées par chacune des roues à aubes.
- Pour obtenir un rendement économique, il convient que le diamètre des roues à
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- 253
- aubes soit dans un rapport déterminé avec le nombre de tours, avec la hauteur d’élévation et avec la quantité à élever. Comme chaque hauteur d’élévation correspond à une certaine vitesse de rotation pour un cas donné, il est indispensable, pour le calcul de l’effet utile d’une pompe centrifuge à haute pression, de donner, outre la hauteur d’élévation à obtenir, la résistance due au frottement que les conduites opposent au passage du liquide, et cela avec le plus de précision possible, car faute de données
- Fig. 7. — Pièces intérieures de la pompe (réunies).
- exactes à ce sujet, il peut se faire que la vitesse de rotation soit insuffisante pour procurer la hauteur, ou encore que la vitesse soit trop grande et que le liquide arrive avec un excès de force au niveau auquel on veut le porter. Ce point joue un grand rôle dans les machines conduites par l’électricité, en particulier dans celles où le moteur est à courant alternatif, et où par conséquent sa vitesse de rotation est fixe.
- RENDEMENT
- Les pompes centrifuges à haute pression système Sulzer réalisent un rendement qui atteint souvent 80 % et qui a même dépassé ce chiffre dans certains cas où le rapport entre la quantité de l’eau à déplacer et la hauteur à laquelle il fallait la porter s’est trouvé particulièrement favorable. Ce rendement extraordinaire est du à la construction soignée des diverses parties, notamment des paliers de la pompe, et plus spécialement au travail des roues à aubes et des appareils directeurs ; une attention toute particulière est donnée aux formes de ces organes en tenant compte des enseignements d’une longue expérience. Les graphiques reproduits ci-dessous montrent ces résultats.
- La maison Sulzer Frères a établi, à l'Horcajo en Espagne, deux installations d’épuisement, dont il sera parlé en détail un peu plus loin. La plus ancienne de ces installations d’épuisement a compris d’abord trois pompes et, plus tard, quatre. L’ingénieur directeur de cet établissement a fait, à deux reprises, des essais de contrôle sur le rendement des pompes Sulzer et cela en dehoi’S de toute participation de la maison qui les avait livrées;
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-
-
- 254
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 33.
- 2,5
- 3,5 4 4,5 5
- Débit en mètres cubes par minute
- 5,5
- Fig. 8
- Résultats d’essais à l’Horcajo Nombre de tours moyen : 870 par minute ; Hauteur constante de refoulement : 389 mètres
- 1 = Rendement des pompes ;
- 2 z— HP transmis aux pompes ;
- 3 = Travail théorique des pompes.
- la première fois au bout d’une année, la deuxième fois au bout de cinq ans d’exploitation.
- Les résultats de ces essais qui s’étendaient à toute l’installation, sont résumés dans les figures 8 et 9. La quantité d’eau débitée a été identique dans l’un et l’autre essai. Quant à la hauteur d’élévation, elle a été de 389 m. au bout d’une année de service, et de 480 m. au bout de cinq ans. Dans les deux cas, la vitesse de rotation a été de 870 tours à la minute. Dans le premier essai, le rendement des pompes avait été obtenu en mettant en œuvre une force de 420 chevaux ; dans le second essai, la force mise en œuvre a été de 500 chevaux; le rendement a été de 76 % dans les deux essa'is. Les graphiques montrent que le rendement n’a subi aucune diminution pendant cinq ans, quoique l’exploitation ait été conduite jour et nuit, presque sans interruption, car les machines n’ont été arrêtées que 16 heures par mois, en moyenne. Il importe de relever en outre, qu’abstraction faite des fluctuations dans le prix du charbon, le coût du cheval-heure n’a pas varié pour l’eau élevée par les pompes. La conclusion qui s’impose d’elle-même est qu’il n’y a eu aucune usure des organes de la pompe, et du reste on n’en a constaté aucune.
- La figure 10 montre les résultats des essais qui ont été faits plus tard sur les pompes de la seconde installation de l’Horcajo.
- Le rendement a été de 79,5 % pour une puissance de 235 chevaux, la pompe faisant 1.320 tours en élevant environ 6 m3 à la minute. La pompe dont il est ici question est représentée à la fi-- gure 4-.
- Nous compléterons ces données en disant quelques mots de la pompe d’épuisement,
- 900
- 803
- 700
- o* 600 K
- c 500
- <D
- S 400
- O
- 3C0
- 200
- 100
- 0
- 90 80 70 60 50 40 ’
- I
- 30
- 20
- 10
- 0
- 2,5
- 3,5 4 4,5 5
- Débit en mètres cubes par minute
- 5,5
- Fig. 9
- Nombre de tours moyen : 870 par minute ; Hauteur constante de refoulement : 480 mètres
- 1 = Rendement des pompes ;
- 2 = HP transmis aux pompes ;
- 3 — Travail théorique des pompes.
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-
-
-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 255
- afin de montrer à quel rendement favorable on
- 30
- 60
- 70 80 90 ICO
- Débit en litres par seconde
- Fig. 10
- Nombre de tours constant, environ 1320
- 110
- peut arriver lorsqu’il s’agit d’élever de grandes quantités d’eau. La figure 11 donne les résultats obtenus dans les essais faits avec une pompe d'épuisement Sulzer (fig. 12). Gette pompe est construite pour élever à 45 m. un volume de 16 m3 à la minute, la pompe faisant 1.025 tours. Le rendement a été de 83 %, et le graphique témoigne qu’en modifiant quelque peu les conditions dans lesquelles la pompe a travaillé, Ton a obtenu 84 % comme rendement.
- CONDUITE
- d’aspiration
- 90
- 70
- co 1 S
- 30 | 40 p* 30 20
- 10
- 0
- 120
- 1 == Rendement des pompes.
- 2 = Rendement total.
- 3 = HP transmis aux pompes.
- 4 = Travail théorique des pompes.
- 5 = Hauteurs d’élévation.
- £0 5 fi
- 80-2
- ci
- 70
- 60
- La hauteur d’aspiration des pompes centrifuges Sulzer
- peut atteindre 8 m. (eau froide). Pour obtenir une pareille hauteur, il faut
- veiller à ce que les presse-étoupes joignent hermétiquement, sans quoi l’air entrerait dans les chambres de la pompe. L’étanchéité de la pompe est obtenue, outre le bon serrage des presse-étoupes, par la pression de l’eau.
- On a fait aux pompes centrifuges le reproche la succion ne
- 30 o 0 40
- 30 " fi
- 201 « Tfi
- io a
- a
- Débit en litres par seconde Fig. 11
- Nombre de tours constant, environ 1025
- 1 = Puissance normale.
- 2 = Rendement de la pompe.
- 3 = HP reçus par le moteur.
- 4 = HP transmis à l’arbre de la pompe.
- 5 = Hauteurs d’aspiration.
- 6 = Travail théorique de la pompe.
- Fig. 12
- Pompe d’épuisement.
- que
- s’y exerce pas aussi bien que dans les pompes à piston.
- La maison Sulzer Frères a établi des conduites d’aspiration d’une longueur de 1.500 m. sans qu’il en soit résulté aucun inconvénient. Il faut seulement
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- prendre soin que l’étanchéité de la conduite soit complète, et qu’il ne puisse s’y former des dépôts d’air ; pour cela il convient de donner à la conduite une inclinaison légère mais continue vers le haut.
- CONDUITE DE REFOULEMENT
- L’établissement des conduites de refoulement n’offre aucune difficulté. Il n’est pas nécessaire d’y adapter des réservoirs d’air, puisque le mouvement de l’eau engendré par la pompe centrifuge est absolument continu et qu’il ne présente par conséquent aucun va-et-vient. L’eau passe en un courant égal et continu de la conduite d’aspiration dans la conduite de refoulement ; il n’y a ni variation de vitesse, ni instabilité dans la colonne d’eau en mouvement. Avec ces pompes, on refoule l’eau dans n’importe quel réseau de conduites. On régularise la quantité d’eau déversée au moyen d’une vanne de réglage intercalée dans la colonne de refoulement. Sur cette même colonne se trouvent un clapet de retenue et, dans des cas spéciaux, des membranes de sécurité contre les coups de bélier.
- Les pompes centrifuges ont encore un grand avantage sur les pompes à piston : on peut, en plein fonctionnement, fermer la conduite de refoulement d’une pompe centrifuge sans aucun danger pour la pompe elle-même et pour ses organes. En effet, la plus grande pression qui soit engendrée dans les pompes de cette espèce est celle qui est exercée parla rotation des aubes dans l’eau. Si l’on ferme la conduite de refoulement au moyen d’une vanne, la roue avec ses aubes brasse l’eau sans la déplacer verticalement. Cette propriété est de la plus grande importance ; elle permet de faire dégorger la conduite dans un réservoir à flotteur dont le clapet ferme l’accès de l’eau quand le récipient est plein. Dès ce moment, la pompe n’absorbe que peu de force jusqu’au moment où, le niveau d’eau baissant dans le réservoir, le flotteur en tombant rouvre le clapet ; la pompe recommence alors à travailler efficace-cement. Il n’y a donc aucun danger qu’un organe de la pompe soit endommagé par la fermeture de la conduite de refoulement. Du reste, à moins qu’il ne soit imposé par une circonstance étrangère au fonctionnement de la pompe elle-même, un réservoir est superflu, la pompe pouvant travailler dans un circuit de conduites fermé.
- COMMANDE
- Les pompes centrifuges à haute pression sont commandées directement ou indirectement à l’une des extrémités de l’arbre. Il importe, en raison des grandes vitesses de
- Fig. 13. — Pompe entraînée par une turbine hydraulique.
- rotation nécessaires aux pompes centrifuges, d’employer des moteurs également à grande vitesse. Dans l’état actuel de la technique, où l’on dispose de moteurs rapides de toutes
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- sortes, c’est précisément la pompe centrifuge, et surtout la pompe centrifuge à haute pression du système Sulzer, qui permet, grâce à la variété de ses modèles, d’accoupler très simplement la pompe avec son moteur. La maison Sulzer a pu créer ainsi] des combinaisons simples et d’une grande efficacité, qui ont donné à l’industrie du déplacement
- Fig. 14. — Pompe entraînée par une turbine séparée.
- vertical des eaux la possibi'ité d’applications nouvelles d’une tris haute importance économique.
- Les moteurs les mieux appropriés pour la commande des pompes centrifuges sont les moteurs électriques. Depuis leur introduction dans l’industrie, ces moteurs ont contribué
- Fig. 15. — Pompe commandée par courroie.
- pour une bonne part aux progrès qui ont été réalisés récemment dans la construction des pompes centrifuges à haute pression.
- L’on a employé avec succès toutes espèces de moteurs pour commander les pompes centrifuges à haute pression du système Sulzer. La figure 13 représente une commande par turbine hydraulique. La turbine et la pompe sont fixées sur une même plaque de fondation — disposition très avantageuse en ce qu’elle économise beaucoup de frais de montage— et réunies au moyen de manchons d’accouplement élastiques.
- k k k k
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- La figure 14 montre une autre pompe commandée par une turbine hydraulique (celle-ci sortant des ateliers de la Soc. an. ci-devant J.J. Rieter & Gie à Winterthur). Dans cette dernière combinaison la, grandeur de la turbine et celle de la pompe n’ont pas permis la pose des deux machines sur une plaque commune.
- La commande au moyen de courroies est fréquente, ce qui s’explique par le fait que
- Fig. 16. — Pompe quadruple à courroie.
- nombre de pompes sont livrées à des établissements déjà existants, où il importe de s’accommoder aux circonstances. On choisit généralement, lorsqu’il s’agit de transmettre le mouvement à de petites pompes au moyen d’une courroie, le modèle de la figure 15, où
- Fig. 17. — Pompe à palier supplémentaire. .
- la poulie de transmission est placée entre la pompe et le palier. La figure 16 montre une pompe centrifuge quadruple à haute pression Sulzer pour transmission par courroie, où la poulie est disposée entre le col d’aspiration et un palier extérieur : cette disposition exigeait que le col d’aspiration servit en même temps de palier à l’arbre de la
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- pompe. Dans le modèle, figure 17, de pompe centrifuge à haute pression, la plaque de fondation porte deux paliers entre lesquels on a logé la poulie de transmission. La pompe centrifuge sextuple à haute pression de la figure 18 présente une disposition analogue. La commande moderne par excellence est, comme il a été dit plus haut, la commande
- Fig, 18. — Pompe sextuple à courroie.
- électrique. La maison Sulzer Frères fait effectuer rentraînement de la pompe par son moteur électrique au moyen de manchons d’accouplement élastiques ; l’un de ces manchons est armé de chevilles, tandis que l’autre est percé de trous garnis intérieurement]de
- Fig. 19. — Commande directe par moteur électrique.
- caoutchouc. Les figures 19 et 20 montrent des pompes centrifuges à haute pression, système Sulzer, qui sont accouplées directement avec des moteurs à courant alternatif, et dont les deux parties, moteur et pompe, sont fixées sur la même plaque de fondation.
- On voit sur la figure 21 une pompe centrifuge quadruple à haute pression commandée par un moteur à courant continu système Thury. Cette pompe, dont l’arbre fait 1,330 tours à la minute, est construite pour élever à 200 m. un volume d’eau de 3,5 m3 par minute. Par le fait que sa vitesse de rotation peut varier entre des limites plus étendues, le moteur
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- à courant continu s’adapte plus facilement aux diverses conditions du travail, avantage qui dans certains cas, n’est point à dédaigner. La figure 22 présente enfin le type normal d’une
- Fig-. 20. — Commande directe par moteur synchrone.
- pompe centrifuge à haute pression sans plaque de fondation, pour accouplement direct avec le moteur. ......
- ECONOMIE
- Les très grandes vitesses de rotation qui interviennent dans les pompes centrifuges à haute pression permettent d’employer des appareils de dimensions relativement petites.
- Fig. 21. — Pompe quadruple accouplée à un moteur Thury.
- A son tour l’exiguité des dimensions a pour conséquences des frais d’installation relativement modérés — surtout quand on les compare à ceux que nécessitent les pompes à piston — et une économie correspondante en ce qui concerne la place nécessaire et les fondations ; ce sont là deux avantages d’une très grande importance, particulièrement dans les mines. La surveillance est pour ainsi dire nulle. L’absence d’organes qui s’usent l’un l’autre par leur va-et-vient, tels que pistons, plongeurs et clapets, se traduit par une absence presque absolue d’usure : cette conséquence ressort des graphiques (fîg. 8 et 11) déjà mentionnés plus haut : si après quatre années d’exploitation ininterrompue, on n’a constaté aucune diminution de rendement, c’est bien parce que l’usure a été pratique-
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- ment nulle durant ce laps de temps. Ce résultat est certainement dû, pour une bonne part, à la construction extrêmement soignée des paliers, mais on peut l’attribuer aussi au fait qu’il n’y a nulle part de frottement lorsque les pompes centrifuges n’ont à élever que
- l<*ig. 22. — Pompe séparée ;
- de l’eau pure. Ni l’eau vaseuse, ni les eaux souillées des puits n’ont d’ailleurs d’effet funeste lorsque l’impureté ne dépasse pas certaines limites ; il suffît, lorsqu’il y a excès d’impureté, de protéger l’orifice du tuyau d’aspiration au moyen d’une grille ou d’un tamis.
- (A suivre) # S. Herzog. '
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur le mécanisme de la pulvérisation électrique. — F. Braun. — Drudes Annalen, juillet igoô.
- L’auteur étudie la pulvérisation électrique produite quand on fait passer la décharge d’une batterie de bouteilles de Leyde dans un fil fin placé entre deux plaques de verre.
- Le phénomène est le suivant : il se produit dans le métal en un temps extrêmement court (quelques millièmes de seconde) une quantité de chaleur si considérable que celui-ci est volatilisé et que la forte pression résultante chasse les vapeurs métalliques dans toutes les directions. En se refroidissant, le métal se condense en petites particules disséminées : à proximité du fil, les particules se déposent si près les unes des autres qu’elles produisent une cou-
- che continue ; à une certaine distance, les particules réparties suivant les lignes perpendiculaires à la direction du fil, laissent entre elles des bandes vides et formant des grilles.
- L’existence de ces dernières n’est pas entièrement expliquée : il est probable qu’il se produit là des forces hydrodynamiques. L’auteur pense que les petites particules qui se sont déposées au bord de la couche continue protègent contre la vapeur métallique qui se répand, les points situés en arrière d’elles, ou bien que les particules déterminent le chemin suivi par la seconde demi-oscillation et servent ainsi de source à une seconde vaporisation. D’après lui, les grilles formées de bandes métalliques relativement longues avec de faibles intervalles se comportent comme une grille de Hertz formée de bandes de plomb.
- Il est prouvé que le métal est sous la forme
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- gazeuse. Les phénomènes se produisent de la façon suivante :
- Si l’on choisit une intensité de décharge convenable, on peut amener la fusion du métal : les plaques de verre, même quand elles sont minces, restent intactes.
- Si l’on échauffe un peu plus le fil et qu’on fasse agir sur lui un champ magnétique, on voit des particules métalliques incandescentes s’échapper d’un côté des plaques.
- Si Ton augmente encore l’intensité de la décharge, les pulvérisations se produisent, et l’on arrive rapidement à un point où les plaques de verre se brisent, même quand elles ont une épaisseur de plusieurs millimètres ; souvent ces plaques sont réduites en poussière.
- Si l’on place entre les feuilles de verre du baume de Canada, et que l’on opère dans les conditions indiquées (faible intensité), les plaques de verres restent intactes. Si l’on opère dans les dernières, conditions indiquées, les plaques les plus épaisses ne résistent pas à la pression du gaz. Plus la température du métal est élevée et plus la décharge doit être intense pour produire la pulvérisation.
- La preuve directe de la volatilisation est donnée par une photographie prise par l’auteur dans une chambre obscure : cette photographie représente la pulvérisation d’un fil de tantale de 5 centièmes de millimètre de diamètre, dont le point de fusion est 2.200°. Les plaques de verre étaient maintenues haut et bas par une bande de papier gommé. On voit sur la photographie des nuages de vapeur incandescente jaillissant de tous côtés. Quand les plaques de verre restaient intactes, la pulvérisation métallique déposée sur elles reproduisait d’une façon surprenante l’image enregistrée sur la pellicule photographique.
- On peut se demander si ce sont des particules incandescentes solides ou fondues qui exercent l’action photographique. Cette question a été tranchée par l’auteur qui, pour cela, a photographié la pulvérisation d’un fil de zinc, métal dont le point de fusion est trop bas pour qu’une action photographique puisse être exercée par des particules solides incandescentes.
- Pour éclaircir complètement ce point, l’auteur a photographié, avec des prismes et des lentilles en quartz le spectre de fils de zinc pulvérisés
- de cette manière. Ce spectre était discontinu et présentait les lignes principales du spectre du zinc. Les vapeurs, provenant d’un fil tendu sur une plaque de verre horizontale et libre vers le haut, éclairaient la fente. On voit, d’après la longueur des lignes, que les rayons les moins réfrangibles (bleus) sont émis pendant plus longtemps que les rayons fortement réfrangibles (violets et ultra-violets).
- FUSION DV CARBONE
- De minces fils de carbone furent pulvérisés de la même manière et présentèrent un spectre continu. L’auteur, pensant que l’emploi de très fortes batteries et d’une très faible self-induction permettrait d’échauffer des filaments de charbon jusqu’à 20.000 ou 30.000° indique que de telles expériences pourraient peut être servir à résoudre la question de savoir s’il est possible de vaporiser du carbone à l’état gazeux. Malheureusement ces expériences présenteraient de grandes difficultés, et, pour les fortes intensités du courant de décharge, celle-ci passerait par l’air (même avec des fils métalliques). Mais il est facile de reconnaître au microscope l’existence de petits grains de carbone fondu : leur apparence extérieure est semblable à celle des petits grains métalliques observés dans le cas de pulvérisation des métaux. Les expériences n’ont pas permis de distinguer si le phénomène lumineux est dû à une cause purement thermique ou si l’émission de lumière provient aussi d’effets électriques.
- CONSTITUTION DES DEPOTS
- On s’est souvent demandé si les pulvérisations de métaux sont constituées par un dépôt de métal pur ou par un mélange de métal et d’oxyde. D’après l’aspect noir mat que présentent les dépôts de platine, on était tenté de croire à la présence d’oxydes. Des pulvérisations effectuées dans l’acide carbonique présentaient, il est vrai, le même aspect, mais on pouvait admettre l’existence de traces cl’oxygène dans ce gaz.
- Plusieurs faits tendent à prouver qu’il n’existe pas d’oxyde dans les pulvérisations : en premier lieu, une pulvérisation de platine ne change pas d’aspect si on la chauffe à 200° ; en deuxième lieu, des métaux comme le tantale et le cuivre
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- pulvérisés dans l’air, ont un aspect exclusivement métallique ; en troisième lieu des pulvérisations de zinc, faites dans l’air, ont une apparence noir mat, tandis que l’oxyde est blanc.
- Evidemment la vaporisation subite chasse l’air si brusquement que le métal gazeux se répand dans un espace vide d’air et se condense si vite que l’air n’a pas le temps de l’oxyder à sa rentrée.
- SÉPARATION DES ALLIAGES
- Un certain nombre d’observations ont fait supposer à l’auteur que la séparation des métaux constituant un alliage était possible par la pulvérisation électrique. En réalité les expériences ont donné d’excellents résultats, comme l’indique l’exemple suivant :
- Un fil de laiton de 0,006 mm. de diamètre, d’environ 4 cm. de longueur, fut pulvérisé entre deux plaques de verre horizontales d’environ 4 cm. de largeur. La batterie de 20 bouteilles de Leycle, d’environ 40.000 cm. de capacité, fut chargée à un potentiel correspondant à 8 mm. ; le circuit de fermeture comprenait un rhéostat liquide de 26 ohms. A droite et à gauche des plaques de verre horizontales étaient placées deux plaques verticales. Le zinc se déposa presque exclusivement sur les plaques horizontales, tandis que le cuivre se déposa sous la forme de fines bandes sur les plaques verticales.
- Si la décharge est trop intense, il n’y a pas séparation de métaux. Si la décharge a une intensité convenable, et si l’on opère avec de larges plaques horizontales, le zinc se dépose à l’intérieur de la pulvérisation et le cuivre vers l’extérieur, en formant de fines bandes rouge clair. Les alliages de platine et d’argent peuvent être aussi décomposés en leurs métaux constitutifs par. cette méthode.
- L’explication de ce phénomène donnée par l’auteur et basée sur un grand nombre d’expériences est la suivante. On doit pour obtenir la séparation, choisir une température telle que l’alliage, le laiton dans l’exemple considéré, soit bien fondu. Le zinc se vaporise alors et pousse des deux côtés les particules de laiton fondu. Pendant le déplacement de ces particules, le zinc continue à se vaporiser, de sorte que les particules extérieures ne contiennent plus que du cuivre.
- Transport électrique de niasses dans les gaz. Elévation de pression à la cathode. — J. Stark. — Beiblàtter n° i3, 1905.
- Si l’on sépare un tube de Geissler entre les deux électrodes, en une moitié anodique et une moitié cathodique, le calcul de la transmission des ions positifs et négatifs d’un gaz élémentaire montre que le passage du courant électrique produit du côté cathodique une augmentation du nombre des molécules et, par suite, de la pression du gaz.
- Pour une pression de 1 centième de millimètre de mercure, et un courant de 0,1 milliampère, l’augmentation de pression a atteint, dans l’expérience de l’auteur 1,7 °/0.
- Cette augmentation de pression peut être prouvée qualitativement au moyen d’un tube large placé à proximité d’une électrode : on observe la variation d’intensité dans ce tube quand l’électrode est prise comme anode ou comme cathode. La seconde électrode de ce tube à décharges est séparée de la première par un tube capillaire.
- B. L.
- Emission positive d’un fil de platine chaud. — O. W. Richardson. — Proceedings of the Cambridge Philosophical Society, mai igo5.
- L’auteur a déterminé l’émission d’une charge positive d’un fil de platine pour différentes pressions du gaz environnant. Pour un potentiel moyen de 3,5 volts les résultats, aux pressions inférieures à 1 mm., présentent une relation linéaire entre le courant et la pression. L’émission est composée de deux parties, l’une proportionnelle à la pression et l’autre indépendante de cette pression. Les mêmes résultats sont obtenus pour un potentiel de 80 volts au filament. La partie de l’émission qui est indépendante de la pression a été trouvée à peu près indépendante du potentiel pour des valeurs de celui-ci comprises entre 40 et 200 voits.
- B. L.
- Sur la conductibilité provoquée dans un gaz raréfié par une cathode incandescente. — Meritt et Stewart. — Physical Review.
- Les auteurs ont relié un filament de carbone incandescent et un cylindre métallique qui l’entourait, aux bornes d’une batterie dont la
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- force électromotrice pouvait varier de 1,4 à 60 volts. Ils ont trouvé que l’intensité du courant est maxima quand le fil est cathode.
- Dans un vide poussé (0,003 mm. de mercure, mesuré à la jauge de Mac Leod), il existe un courant de saturation dont l’intensité croît quand la température du filament augmente. Quand le vide est moins poussé, la valeur de ce courant de saturation est dépassée, et l’on peut obtenir, en élevant la différence de potentiel aux bornes, une forte augmentation de l’intensité du courant due à ce que les rayons cathodiques émis par le filament de charbon produisent par choc de nouveaux ions.
- Les auteurs croient qu’il se produit sur le filament de carbone, un dépôt de gaz qui le rend semblable à une substance active.
- ' ' B. L.
- ‘ i - <
- > Décharge d’électrons par les oxydes incandescents. — Wehnelt. — Philosophical Magazine, juillet 1905.
- L’auteur publie le résultat de ses études sur l’émission d’électrons produite par les filaments Nernst. '
- Les oxydes métalliques étudiés étaient dans chaque cas supportés par des fils de platine .de même longueur et diamètre. Le filament était chauffé par un courant alternatif produit par un petit transformateur, et était ensuite soumis à une différence de potentiel variable, produite par une batterie dont un pôle était relié à la terre.
- Un grand nombre d’oxydes furent examinés; les oxydes de baryum et de strontium se distinguent des autres par un plus grand pouvoir de décharge; les oxydes de fer et de métaux de forte densité ont, au contraire, un faible pouvoir de décharge.
- L’auteur, en étudiant les propriétés de ces oxydes comme cathodes, pour réduire l’énergie nécessaire à l’émission d’électrons, a trouvé que la chute de potentiel est considérablement réduite quand on couvre une cathode de platine d’une couche d’oxyde de baryum. Cela rendrait possible l’emploi de longs tubes alimentés par des réseaux ordinaires d’éclairage électrique. Ces tubes se comportent comme des soupapes excellentes, le passage du courant dans le sens inverse exigeant une diffé-
- rence de potentiel de plusieurs milliers de volts. Ils peuvent donc servir de redresseurs.
- B. L.
- Relation entre la température et la force électromotrice dans les éléments thermoélectriques. — Palme. — Zeitschrift für Élektrotechnik, 2 juillet iqo5.
- Quoique les phénomènes thermoélectriques présentent un réel intérêt, on trouve dans la littérature actuelle bien peu d’indications utiles sur la relation entre la température et la force électromotrice. Cependant les industries modernes emploient des températures élevées et les pyromètres thermoélectriques sont appelés à rendre de grands services et à se répandre de plus en plus. Dans ces appareils, on mesure la différence de potentiel croissante avec la température, d’une combinaison thermoélectrique et on étalonne directement le galvano--mètre en degrés centigrades. Pour ce genre de mesures, on n’emploie que des combinaisons de métaux dont la f. é. m. croît à peu près proportionnellement à la température.
- L’auteur a eu l’occasion d’étudier un certain nombre de combinaisons et a obtenu une série de chiffres qui lui ont permis de tracer les courbes de force électromotrice en fonction de la température.
- Le dispositif expérimental était le suivant: les métaux employés étaient chimiquement purs et étaient réunis ensemble sous forme de thermoéléments par une torsion de leurs extrémités inférieures : celles-ci étaient plongées dans un godet contenant du mercure et placées dans un récipient plein de sable qu’un brûleur Bunsen échauffait. Un thermomètre de précision à mercure permettait de déterminer les températures; les lectures étaient faites tous les 5°.
- La mesure des faibles différences de potentiel était faite de deux façons ; par lecture directe sur un galvanomètre étalonné comme millivoltmètre ; par compensation au moyen de l’appareil de Siemens et Ilalske dans lequel l’élément thermoélectrique est fermé, par l’intermédiaire d’un galvanomètre, sur une résistance dans laquelle on compense la chute de tension au moyen d’une seconde f. é. m. (accumulateurs) que l’on règle jusqu’à ce que le galvanomètre soit au zéro.
- Chaque courbe fut relevée quatre fois; deux
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- fois par la lecture directe pour des températures croissantes et décroissantes, et deux fois par compensation dans les mêmes conditions. Les figures 1 et 2 donnent les courbes de
- Fig. 1. — Courbes de la f. é. m. (en millivolts : ordonnées) en fonction de la température (en degrés centigrades : abscisses).
- Nos 1. Platine-Nickel.
- 2. Maillechort-Aluininium.
- 3. Maillechort-Cuivre.
- 4. Nickel-Cuivre, Nickel-Al., Nickel-Charbon.
- 5. Nickel-Plomb.
- 6. Maillechort-Fer.
- quelques combinaisons, les courbes de la figure 1 se rapportant aux couples thermoélectriques qui produisent une force électromotrice peu élevée, et les courbes de la figure 2 aux couples qui produisent une force élec-
- Fig. 2. — Courbes de la f. é. m. (en millivolts : ordonnées) en fonction de la température (en degrés centigrades : abscisses).
- Nos i Platine-Charbon.
- 2. Platine-Maillecliort.
- 3. Platine-Fer.
- 4. Nickel-Argent.
- 5. Nickel-Fer.
- 6. Constantan-Cuivre.
- 7. Constantan-Fer.
- tromotrice plus considérable. On trouve dans la figure i quelques combinaisons qui prêtent bien à la construction de pyromètres, les couples maillechort-aluminium, nickel-cuivre, nickel-aluminium, nickel-charbon, maillechort-fer. La courbe 3 (maillechort-cuivre), a été vérifiée plusieurs fois par l’auteur qui a toujours re-
- trouvé, pour elle, la même forme surprenante au premier abord.
- Les courbes de la figure 2 montrent que presque tous les couples étudiés se prêtent à la construction de pyromètres ; les combinaisons 4, 5, 6, 7 se prêtent bien à la mesure des températures : la différence de potentiel produite étant relativement élevée, on peut la mesurer avec des instruments assez peu précis, ce qui est un avantage.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Le diagramme du cercle et la résistance primaire des machines asynchrones, par N. P. Ferez. — L’Elettricista.
- Les critiques portées sur le diagramme du cercle depuis les travaux de Heyland, Behrencl et Blondel proviennent toutes de ce qu’on ne tient pas compte dans la construction de ce diagramme de la résistance de l’enroulement primaire. L’auteur propose une modification de ce diagramme, tenant compte de la résistance primaire, sans nuire à la simplicité indispensable à une étude industrielle.
- Si la résistance de l’enroulement primaire est nulle, et si e0 est la tension efficace constante appliquée à une des phases du moteur, cette dernière sera évidemment égale à la force contre-électromotrice ex induite par le champ tournant résultant primaire N1;
- Dans ce cas, le diagramme du cercle est représenté par la fîg. 1 : avec des échelles convenables.
- AB est le flux résultant primaire !Nq ou l’induction maxima correspondante, ou le courant magnétisant au synchronisme. A L est le flux résultant secondaire N2 ; A M le flux produit par l’enroulement primaire seul, Q L le flux produit par l’enroulement secondaire seul, A Q le flux produit par le primaire et coupé par les conducteurs primaires et secondaires, MB le flux produit par le secondaire et coupé par les deux enroulements
- sont respectivement les coefficients de dispersion primaire et secondaire, A M désignant
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- i
- le courant magnétisant primaire AA' représente le courant watté i"% pour les pertes dans le fer, A'M le courant primaire total iv B M le courant secondaire, M N, le couple C du moteur, MN2 la puissance absorbée P, tange le glissement en pour cent de la vitesse du champ tournant.
- Enfin on a
- AB_
- AG ^
- facteur de dispersion.
- On peut dès lors observer que les pertes dans le cuivre secondaire peuvent être représentées par
- BMa = BN4BG = — (AN — AB). (i)
- 7
- „ AB 1#
- Lomme — est constant, on peut dire que
- les pertes dans le cuivre secondaire sont
- Il est aisé de voir que C I) est tangent au cercle B S C, que ce cercle a son centre sur
- B O', avec CB O' = C BD.
- Pour ce qui suit, il est intéressant de trouver l’échelle des quantités considérées.
- Considérons un moteur triphasé avec rotor muni d’un enroulement polyphasé ; appelons n\ le nombre de conducteurs primaires par phase, n2 le nombre de conducteurs secondaires par phase rK r2 les résistances primaire et secondaire, p le nombre de pôles, d la longueur de l’entrefer rapportée à la réluctance du fer, Kd K2 des coefficients constants pour un type de machine, S l’échelle de l’induction, Sq l’échelle du courant primaire, Sp l’échelle de la puissance, Ss l’échelle du glissement, L la longueur nette du moteur, D son diamètre mesuré dans l’entrefer, f la fréquence, on sait que
- représentées par une droite, si on prend pour abscisses le courant déwatté primaire.
- Si B D représente l’expression (1), D sera le point de démarrage du moteur. Prenons MT = N P, et mesurons T S perpendiculaire à MT, le point d’intersection S avec MC se déplacera sur un cercle.
- En effet, on a
- MT MS BN = BM=C''’
- /X /X
- Donc l’angle BSC = 180° —B SM est constant.
- pdB'%
- K2w2
- pdïï't
- P^ =z 3c0 cos U A'M C = Ko h Na B2 f2
- et comme
- on a
- d’où
- donc
- ®l = s B'2 = BM.SB'4 = 4^,S
- AB * , \q
- S«o = ^
- BM K2re2S Sq = ®
- p = 3e0q cos UA^M = 3e0Sq.MN^
- P
- SP = 3eoS4
- On trouverait de même
- Sc-*SP.
- S p
- Et on voit qu’il suffit de connaître l’échelle de l’induction pour en déduire celles des autres grandeurs.
- Supposons que la correction pour l’ouver-
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- ture des encoches soit comprise dans le coefficient, on a
- K'.LB2D
- N,
- P
- e2 = K" N. f‘sn2.
- Mais
- i2 = BM.Sq B2 = ÂL.SÂL=. »
- Donc
- __ r.2p pdVj
- K"'LJ)/n2 Kprisf
- tang
- BM
- ,an«'=MC’
- et l’échelle du glissement sera r2p2dYt
- KSLD fn\<t
- Au point D, on a s = 1 et
- tang DCB
- :tang DBC:
- r^pU
- donc
- s = Ss. tang s
- La vitesse de la machine est donnée par
- .. 120f . . 120f ,
- N —------(I — s)—------- (i — Sitge)
- p p °
- Si maintenant on veut tenir compte de la résistance primaire, on ne peut plus dire que e\ — e0, mais e^ variera avec la chute ohmi-que primaire.
- Supposons pour un moment, que la différence entre eK et eQ soit négligeable et que par suite le flux primaire N., reste constant, et tenons compte en même temps de l’effet Joule 3r\ q2.
- Dans ces conditions, le courant primaire i sera le même que dans le cas précédent, la résistance primaire n’ayant d’autre effet que de réduire la force électromotrice induite et le flux'N,.
- En considérant le vecteur p q, on voit que la puissance perdue dans le primaire est représentée par
- ÂM2 = ÂB2 + AB BN -f 2AB. BN
- ou
- ÂM2 = ÂB2+ AB (7 + 2) BN
- et on peut dire que « les pertes dans le cuivre primaire sont données par un diagramme linéaire si on prend pour abscisses les courants déwattés primaires ».
- En négligeant AB2, c’est-à-dire les pertes dans le cuivre primaire au synchronisme, on a
- ou, en remplaçant les vecteurs par leurs valeurs
- —Ëi (i+27 Si? S \ 7
- ou comme
- pd
- BN
- Si
- V,K4/q
- -S
- on a
- et
- Mais
- donc
- -2 = B-V&^-KN.
- tgDBc=5=B(|igq.i+i’.|-.
- ® BN n\ s Sp
- S__Y1K1n<
- Sp 3e0pd ’
- tg D'BC = B^ —( 1 _|_ 25)
- e^nf.
- Et si l’on se rappelle que B
- e0 LD/q/'H,
- on aura finalement l’expression :
- p2<7q( 1 -f- 20-)
- tg D BG :
- KjLDnjf*
- qui a la même forme que celle de l’échelle du glissement.
- Comme on l’a montré pour le cercle BSC, il est facile de prouver que si MT = NR, le lieu des points tels que S' est le cercle BS'C. Ce cercle a son centre sur BD', l’angle S'BM est égal à D'BC, CD’ est perpendiculaire à BC.
- La puissance totale est représentée par N2T' et, en court-circuit, elle devient T'.,N'2 ; N'2N représente les pertes dans le fer, N'D les pertes dans le cuivre secondaire, DT/ les pertes dans le cuivre primaire.
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- 268
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N» 33.
- Il faut maintenant' corriger tous les éléments du diagramme, en tenant compte de ce que la force électromotrice eA n’est plus représentée par A'U = eK mais par A'U', i{ = U'F étant* la chute ohmique primaire. *
- On peut dire, avec une approximation suffisante, que les valeurs véritables seront plus petites que les valeurs trouvées, dans le rap-
- port —> pour le'courant, le flux, etc, et dans
- le rapport \^j pour la puissance et le couple. »
- On a la relation
- fo_AT
- e,| A'M
- En effet
- MT' SifaSp Sq rffi U'F
- vm=—V=3,<r* s;=77 = âü
- si;
- mais les triangles A'UF et A'MF' ont deux côtés parallèles, donc
- A'F.e0
- A'U.e^
- A'T'
- a.m
- Il est donc facile de trouver les coefficients v.m pour les divers points de fonctionnement sans aucune construction spéciale.
- Le facteur de puissance est évidemment
- cosp =1 cosT'A'U
- Le diagramme sur lequel sont basées les considérations précédentes est celui d’un moteur triphasé pour ventilateurs, d’une puissance de 2 chevaux, 200 volts, 50 périodes et 600 tours par minute.
- Le diagramme montre l’influence de la résistance de l’enroulement primaire, spécialement sur le facteur de puissance.. Les données de construction du moteur sont les suivantes.
- D = 34cm. L = 7,2 zq = 63o n2 = 8o /q = i,i ohm
- r2 = o,oi68 d — 0,08 cm.
- Le stator a un enroulement normal à bobines longues (facteur de forme 2,12); lerotorpos-sède un enroulement ondulé (facteur de forme 1,85) ; dans le stator, on a 90 trous avec une ouverture de 4 mm., dans le rotor, 120 trous de 1 mm.
- Le facteur de dispersion <r a été déterminé
- par la méthode d’IIobart, du voltage de réactance, et a été trouvé égal à 0,116. En tenant compte de l’étranglement des dents et de la réluctance du fer, on arrive aux valeurs suivantes des échelles.
- S = 33o Sq = o,25 Sz2 = 2,4 Sp = 87,5 Ss = tg DBG = 0,4
- Pour le point de fonctionnement M, on a am — 1,08, et par suite
- q = 5,8 amp, z2 = 42 amp, = 1670 cosp = o,83,
- rendement électrique
- TN
- ÿ = rN2 = 0^5
- La puissance électrique développée en ce point est de 2 chevaux, le glissement est 0,4 X tg 1 = 9,3 p. 100 de la vitesse synchrone.
- Si le moteur n’avait pas une résistance spéciale dans le rotor pour le démarrage, ce dernier aurait lieu au point D ; et il est facile de retrouver tous les éléments correspondants à ce point à l’aide du diagramme et des échelles.
- On voit que, pour les moteurs à cage d’écureuil, on commettrait des erreurs énormes en négligeant la résistance primaire, spécialement en ce qui concerne le facteur de puissance.
- P. L. C.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Indications relatives aux conducteurs et câbles électriques. — H. W. Fisher. — Mémoire présenté au General Meeting of American Institute of Electrical Engineers. — E. W. E.
- L’auteur donne un certain nombre d’indications intéressantes sur l’emploi d’un fîl d’acier entouré de dix fils de cuivre pour les transmissions d’énergie à distance, au moyen de lignes à longues portées reposant sur des tours en acier.
- Quand les fils de cuivre sont placés pa-rallèllement au fîl d’acier et non torsadés autour de lui, l’impédance est à peine plus élevée que si tout le conducteur était en cuivre. Il en résulte qu’en enroulant sur l’âme d’acier deux couches de fîl de cuivre tordues en sens opposé, l’accroissement d’impéclance du câble, dit à la présence du fil d’acier, est
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- 19 Août 1905.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- très faible (*). Quoique la densité de courant soit plus élevée dans la couche extérieure de fils de cuivre que dans la couche intérieure, parce que la distance de lame en acier est plus grande pour la première que pour la seconde, les actions magnétisantes des enroulements inverses se compensent à peu près. L’étude expérimentale d’un câble ainsi établi prouve que ces considérations sont exactes.
- Le cuivre ayant un coefficient de dilatation plus grand que l’acier, on peut penser qu’un câble à âme d’acier sera soumis à des déformations capables d’amener sa rupture. Pour cette raison, l'auteur a fait des expériences sur un conducteur à 7 fils formé de quatre fils de cuivre et de deux fils d’acier torsadés autour d’une âme en cuivre. Ces expériences ont montré qu’un tel câble présente une impédance telle que son emploi, en pratique, serait impossible, à moins qu’il ne s’agisse de compenser l’effet d’une capacité électrostatique élevée pour améliorer le facteur de puissance du circuit.
- Des expériences ont été faites également par l’auteur pour déterminer la conductibilité calorifique de différentes matières isolantes employées dans les câbles : ces expériences ont montré qu’il y a lieu d’employer des matières huileuses pour assurer une bonne dissipation de la chaleur produite dans les conducteurs.
- Une étude entreprise pour déterminer le rapport entre la capacité effective pour des courants alternatifs et la capacité mesurée par la méthode de la déviation contient un certain nombre de résultats utiles et intéressants. Généralement la valeur de ce rapport augmente avec la teneur en para. Pour les câbles au caoutchouc il est compris environ entre 0,95 et 0,75 à 60 périodes par seconde et pour une température de 15°; elle diminue quand la température augmente. Pour des câbles fabriqués avec du bon papier, la valeur de ce rapport est voisine de 0,9. Pour des câbles isolés avec des toiles vernies, cette valeur est comprise entre 0,50 et 0,75.
- Pour les câbles au papier, la variation de la capacité avec la température ést généralement
- (') Comparer ces résultats avec ceux publiés dernièrement sur l’impédance de câbles en acier. Eclairage Electrù[ue, tome XLIV, page 72, 15 juillet 1905. -N. D. L. R.
- 269
- plus considérable que pour les câbles imprégnés d’une matière visqueuse. Pour un câble de ce dernier type, imprégné avec une substance huileuse, l’auteur a trouvé que la capacité pouvait être représentée par l’équation (D G = i ,55. T1 *-59.
- Les câbles imprégnés avec des substances huileuses semblent les meilleurs, puisqu’ils résistent bien aux températures élevées et présentent une grande rigidité diélectrique. L’ancienne habitude qu’avaient les acheteurs d’exiger des résistances d’isolement élevées, obtenues par l’emploi de substances solides pour imprégner les câbles, est heureusement abandonnée actuellement.
- Le tableau suivant donne l’épaisseur de papier recommandée pour différentes tensions de service, ainsi que les tensions d’épreuve à l’usine et sur place : l’auteur fait remarquer qu’en établissant ce tableau il s’est inspiré du fait que la dépense supplémentaire entraînée par le choix d’un câble offrant un grand coefficient de sécurité est très faible en comparaison des frais qu’entraînent les ruptures de câbles en service normal.
- TABLEAU I
- Epaisseur du'papier isolant
- H £3 72 0 CH V 0
- ce O a 0 s 0 > ce CH 72 > D CH ce eu 0 0 g a .2 g > ni s- g 'Sh S G G Um 0 „
- CH 'CH G -H «
- 72 < eu -ch 0 72 Q 0 72 Q £ 0 53 72 G O \0 -S c JS q .22 - K 8 c 0 JS ri œ U5 73
- 0 "G K w H fc CH H -g G 0 CU A 'O CH U 0 H Oh G-< G
- o,3i à 0 ,39 I OOO R 1 900 7 OOO 4 OOO
- o, 3g tl 0 >47 I 900 à 2 25o 10 OOO 6 000
- o,47 à 0 ,54 2 2ÔO à 3 800 i3 OOO 8 000
- o,54 à 0 ,62 3 800 à 5 OOO 16 OOO 10 OOO
- 0,62 à 0 , 7° 5 000 à 6 5oo 19 OOO I 2 OOO
- 0,70 à 0 ,86 6 5oo à 8 OOO 22 OOO 14 OOO
- 0,78 à 0 ,93 8 5oo à 9 5oo 2.5 OOO 16 OOO
- 0,86 R 1 9 5oo à 11 OOO 28 OOO 18 5oo
- 0,93 I à X , I I I OOO à i3 OOO 3i OOO 21 OOO
- à I ,17 i3 000 R i5 OOO 34 OOO 23 5oo
- 1,1 à I ,25 i5 000 à ll OOO 37 OOO 26 OOO
- * ,17 à I .33 •17 OOO à i9 OOO 4o OOO 28 5oo
- I ,25 à I ,4 19 OOO à 21 OOO 43 OOO 3i 000
- 1,33 à I ,48 21 OOO à 23 OOO 46 OOO 33 5oo
- L’auteur termine en indiquant qu’il est impossible à l’heure actuelle de diré quelle
- (1) C en microfarads par kilomètre, T en degrés centi-
- grades.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 33
- tension maxima on pourra employer dans les distributions par câble. Les constructeurs expérimentés établissent bien, à l’heure actuelle, des câbles capables de résister à de très hauts voltages en laboratoire, mais on ne sait pas du tout combien de temps ces câbles résisteraient à un service continu.
- R. R.
- TRACTION
- Note sur le calcul des feeders d’alimentation d’une ligne de tramways. — Sarrat. — Bulletin de l'Institut Electrotechnique Monte flore, mars 1905.
- On sait dans quelles conditions laborieuses et parfois incertaines, se présentent l’application de la règle de Lord Kelvin ou de ses dérivées, au calcul des conducteurs d’alimentation d’une ligne de tramways.
- Indépendamment de ces difficultés, il arrive de plus fréquemment que les résultats auxquels on
- âfr
- parvient par ce moyen doivent être finalement reconnus inadmissibles, en raison de la valeur excessive de la chute de tension en ligne qui leur correspond; il faut alors majorer les sections obtenues et, par là même, s’écarter des conditions les plus avantageuses que l’on avait en vue.
- Aussi, le problème économique consistant dans la recherche de la disposition qui permet d’abaisser la chute de tension à l’extrémité de la ligne à la valeur consentie, avec le minimum de frais d'installation, paraît-il répondre beaucoup plus directement et d’une façon plus positive, dans la plupart des cas, aux besoins réels de la pratique.
- C’est ce dernier problème que l’auteur s’est proposé de résoudre dans le cas particulier où le feeder longe la ligne en conservant une section constante tout le long de celle-ci.
- Soit donc OX (fig. 1) une ligne de profil sensiblement uniforme sur laquelle doit s’effectuer,
- %
- X
- 183)
- Fig. 1
- dans les deux sens, un service à m minutes d’in-te.rvalle entre départs consécutifs, au moyen de trains pesant chacun P tonnes. Appelons :
- L, la longueur de la ligne OX, en kilomètres.
- S, la section totale des deux fils de trôlet, en mm carrés.
- m, la consommation par tonne-kilométrique moyenne prévue, exprimée en watt-heures. (S' — S) et .r, la section et la longueur du feeder mis en parallèle avec la ligne de service, à partir de l’usine située au point O. p, la résistance kilométrique, en ohms, d’un fil de ï mm carré de section fait du même métal que les conducteurs employés.
- E, la valeur moyenne de la tension disponible entre les fils de travail et les rails, en volts. I, le courant total moyen nécessité par la ligne, en ampères.
- e, la chute de tension qui se produi-
- rait naturellement à l’extrémité de la ligne s’il n’était adjoint à celle-ci aucun conducteur supplémentaire.
- e', la valeur à laquelle on doit réduire cette dernière chute par l’installation du feeder.
- Le courant kilométrique moyen, * = 7-’ résul-
- L
- tera directement, ainsi qu’il est aisé de s’en rendre compte, de l’expression suivante :
- .__120 Pw
- m E
- Dans l’hypothèse où le feeder et la ligne comportent suffisamment de points communs pour que leur ensemble puisse être assimilé à un conducteur unique de même section totale S', on a comme première relation entre S' et x :
- ip( L xf
- 2S
- ipx2
- ip( L — x)x
- '' S7
- (0
- ou, en posant
- e0 = e —e',
- s' — s =;—r~--------- 0')
- ipxfL -y---e0 -
- En égalant à zéro la dérivée de l’expression
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 27i
- (S’ — S).r, déduite de la relation précédente, on trouve que le volume de cuivre entrant dans la constitution du feeder sera minimum pour :
- x=s/ir (2)
- ce qui veut dire que : la longueur du feeder le moins coûteux sera donnée par la racine carrée du rapport de la quantité dont on désire réduire la chute de tension naturelle au terminus de la
- ligne, à la chute de potentiel kilométrique
- provoquée par le courant i (uniformément distribué) dans les fils de travail.
- Portant dans (T) la précédente valeur de x, on obtient pour la section du feeder correspondant :
- 11 est possible, en s’aidant de la méthode graphique, de traiter plus commodément et aussi de façon plus complète le problème envisagé.
- En effet, traçons, en OêM (fîg. 2) la parabole des chutes naturelles provoquées dans les fils de trôlet par le courant de service. Cette courbe a pour équation, suivant qu’on la rapporte, pour les abscisses et les ordonnées, aux axes (OX— OII) ou (MH — MX)
- ipx( L —*
- (4)
- ipx'2
- IS
- (5)
- Ainsi, pour un point P situé à une distance OP — x, de l’usine et XP = x' du terminus, l’ordonnée PG = y indique la valeur de la chute de tension dans les fils de ligne du point P jusqu’à l’usine, tandis que l’ordonnée P'G — y' représente la chute en ligne comptée à partir du terminus jusqu’au point considéré.
- Or, prenons OR = e0 et menons par le point R une parallèle RR" à OX ; nous déduisons de la relation (L) précédemment écrite, que le volume du cuivre du feeder, (S'—S).r, sera minimum en
- A 1 OP , , „
- meme temps que le rapport —p (ou gkr représente
- le segment intercepté sur l’ordonnée du point P par la parabole OdVI et la droite RR"). Ce minimum correspond donc au point de contact t de la tangente menée par le point R à la parabole
- ODd, c’est-à-dire que la projection D de ce point de contact sur OX figure l’extrémité du feeder.
- Mais si l’on considère momentanément le système de coordonnées obliques défini par la tangente OX au point O et le diamètre OY qui lui correspond, pris comme axes, on a, entre la sous-tangente RR' et l’abscisse OR' du point de contact t, la relation bien connue :
- RR' = 2OR' ou OR' = OR = <?0.
- D’où un deuxième moyen très simple de déterminer le point t.
- Si, au lieu de la parabole O/M, on avait tracé la parabole 0£'M (dont l’équation rapportée à OX
- et OII est y = —j il aurait suffi de remarquer
- que cette dernière courbe est symétrique de la première par rapport au milieu C de la corde OM pour pouvoir retrouver facilement le point t de la courbe O/M ; mais il est encore plus simple alors d’observer directement que le minimum cherche a lieu en même temps que celui du rap-
- port^-,) c’est-à-dire pour le point de contact t'
- de la tangente menée à 0£'M par le point R'. En vertu de la propriété précédemment rappelée, le point t' se projettera en R sur l’axe YY' et l’on aura, comme vérification d’un résultat déjà obtenu ;
- 1s -*0
- En résumé : quetle que soit celle des deux paraboles considérées que Von aura tracée, on déterminera sur cette courbe le point dont la projection sur OX marquera Vextrémité du feeder de volume minimum, en menant par un point de l’axe des y pris à une distance e0 de l’origine, une tangente à cette courbe ou une parallèle à sa tangente à l’origine, suivant que le point sera extérieur ou intérieur à la courbe utilisée.
- On n’a tenu compte, jusqu’à présent, que de la seule dépense nécessitée par l’acquisition du câble ; en fait, il y aura aussi les frais de tranchée qui sont proportionnels à la longueur du feeder. Il est donc nécessaire de rechercher, pour un examen plus complet de la question, dans quelle mesure il peut être avantageux de diminuer la longueur du câble au-dessous de la valeur trouvée, celle-ci devant être considérée comme une limite supérieure.
- On trace, à cet effet, la courbe TT1
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — No 33.
- (asymptotique à IZ) obtenue en portant en ordon-, . . OP OP
- nee les valeurs du rapport ^ ou qui sont proportionnelles aux volumes de cuivre nécessités, puisque :
- OP
- (S — S).r = Se0 —t?
- g O
- En menant par le point B, le plus bas de la courbe ainsi tracée, une droite BE dont l’incli-
- naison sur BY soit égale à • j (où p désigne
- le coût du kilomètre de tranchée et f le prix du câble par décimètre cube de métal conducteur),
- UTZ V
- -------------------j.
- on obtient évidemment le point correspondant à la dépense globale minima au point de con-
- tact K' de la tangente menée à la courbe, parallèlement à la direction BE.
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- 273
- Par le calcul de la section correspondante
- S' = S — (les segments (fn et Qq étant pris au
- droit du point K) on pourra vérifier si la densité de courant à laquelle on se trouve ainsi conduit pour le câble, à son point de départ, n’est pas trop élevée.
- Application. — La figure 2 représente l’application que l’auteur a faite des constructions précédentes au cas défini par les données suivantes :
- L = 4k-8oo ; S = 120 mm2; i = j oA ; p— e' = yov
- Il est résulté de ces chiffres, pour e et e0, les valeurs e= 112v.50 et e0 = 42y.50. Les paraboles O 4M et Oi'M ont été tracées en prenant comme échelle, pour les longueurs, 6 cm par kilomètre et pour les tensions, 1 mm par volt.
- On en déduit pour le feeder comportant le minimum de cuivre :
- Longueur OD = 2k.goo ; section S' — S = A0a0 = g5 mm2
- densité = iA — 56.
- Admettant pour p et f les valeurs p = 4000 fr. et f—- 25 fr. dont la dernière se réfère à des câbles de section voisine de 300 mm2 on voit que les frais de tranchée équivalent, dans cet
- exemple, à une dépense de cuivre de j. = 160 décimètres cubes par kilomètre.
- La courbe TT', qui a pour ordonnées en cen-
- . , OP
- timetres les valeurs du rapport se trouve
- représenter d’après les échelles adoptées les
- valeurs de l’expression 6o---:--------- Ces
- _ K'-ïJà-*.
- ordonnées figurent ainsi les volumes de cuivre,
- 6o
- à l’échelle de ô— — ôf; de centimètre par décimè-
- tre cube. Prenant donc Bs = 6 centimètres (un kilomètre à l’échelle du dessin) et ss = = ic,88
- on obtient en Bs' la direction parallèlement à laquelle il convient de mener la tangente à la courbe TT' qui, par la projection K de son point de contact sur l’axé des jc, détermine le point d’arrêt du feeder le plus économique quant au coût global d’installation.
- On a de la sorte :
- Longueur 0K= ik,88o; section S' <— S = 185 mm2;
- 'densité = ia,io,
- Le diagramme (fig. 2) montre que l’économie réalisée dans cette deuxième détermination, par rapport au premier calcul, se trouve
- représentée par la valeur d’un volume de cuivre a a
- égal à K'K" soit K'K'' = — BD.
- ° ioo
- Remarque. — Le prix f supposé constant dans les raisonnements précédents, varie en réalité quelque peu avec la section. Appelant f0 la valeur particulière prise parce coefficient A0«0, il suffirait évidemment, afin de tenir compte de la susdite variation, de dimi-
- f
- nuer dans le rapport ~ chacune des ordonnées îo
- de la courbe BT, pour obtenir une nouvelle courbe capable de servir de base rigoureuse dans la détermination des conditions les plus économiques pour l’installation du feeder.
- F. S.
- Les systèmes de freins appliqués aux voitures de tramways, par D. Spalicci. —* L’Elettricista.
- Dans cet article, l’auteur passe en revue les divers systèmes de freinage appliqués aux tramways et présente une statistique intéressante des emplois des divers freins.
- Les freins à sabots agissent sur la périphérie des roues et sont actionnés par des leviers commandés eux-mêmes par des vis, des leviers ou des chaînes. L’effort maximum à développer par le conducteur ne doit pas dépasser 25 kilogs et sera beaucoup plus faible pour un trafic intense. La commande à vis est d’une action trop lente et ne peut convenir que pour les freins de secours ou pour des arrêts très espacés. La commande par levier est très rapide, mais présente des dangers pour le conducteur. Le frein à chaîne est le plus fréquemment adopté, en raison de la simplicité et de la sécurité de son fonctionnement. Le choix de la chaîne et sa surveillance demandent des soins particuliers, et, pour plus de sécurité, on munit le frein d’une deuxième chaîne.
- Les freins à patins s’emploient généralement sur les lignes très accidentées, comme freins de secours, ou sur des voies à rails glissants. Ils ont l’avantage de ne pas altérer la forme circulaire des roues, mais ils font incliner la voiture du côté du rail le plus bas. Il sont insuffisants pour des pentes supérieures à 8 %,
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- L'ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — N® 33.
- pour lesquelles il faut recourir aux freins spé- Les freins électriques consistent à séparer ciaux à griffes ou à mâchoires. le moteur de la ligne et à le fermer sur une
- TABLEAU
- VILLES VOITURES MOTRICES VOITURES REMORQUÉES
- Systèmes. Freins. Freins.
- Hambourg Voit, à 2 moteurs à main et électrique à main et électromagnétique.
- — à 1 moteur à main et électromagnétique à disque. à disque.
- Amsterdam........ à main et électrique à main.
- Hanovre à air comprimé. à air comprimé.
- Aix-la-Chapelle .... 2 freins à chaîne et frein électrique. à chaînes.
- Barcelone Voit, à 2 essieux. à manivelle et électromagnétique. électromagnétique.
- — à 2 bogies àvolant, automatique Westinghouse et frein élec- à main et automatique Wes-
- trique. tingliouse.
- Barmen à main. à main.
- Berlin, GBS électromagnétique et à air comprimé.
- Berlin, BES. AG . . à main et électrique. à solénoïde.
- Berlin, ESBGL.... à main et électrique à main.
- Berlin, SBH à main et électrique électromagnétique.
- Berlin, ALUSG.. .. à main et électrique à solénoïde.
- Brème à main et électrique à main.
- Bruxelles (SN)... . à main et renversement de marche. à main.
- Bruxelles à main, à chaîne et Westinghouse. avec ou sans fr. Westinghouse.
- Cologne à main, électrique el à solénoïde. à main et à solénoïde.
- Crefeld... à main et électrique à main.
- Voit, à bogies. à main, électrique e à air comprimé. à main et air comprimé.
- Czernowitz à main et électrique pas de remorque.
- Dessau à main et renversement. à main.
- Dresde, D. Sn à main et électrique. électromagnétique.
- Dresde DSG à main, électrique et électromagnétiqne. à disque ou solénoïde.
- Florence à main, électromagnétique, à renversement et à à main et électromagnétique
- patins (rampes). (rampes).
- Franfort (SSFAM).. à main et électrique. à main ou à solénoïde.
- Francfort (AG). . . . à main et électrique électromagnétique.
- Genève à main et électrique. à main.
- Glascow à main et Westinghouse.
- Hanam à main et électrique à main.
- Helsingfors. à main et électrique. à main.
- Kônigsberg à main et électrique. à main.
- Liebnitz . à main. à main.
- Linz à main et électrique. à main ou à disque.
- Lyon... à main et électromagnétique Sperry. à main, Sperry ou solénoïde.
- Leipzig (G. L. S).. à main et air comprimé. à main et air comprimé.
- Leipzig (L. E. S).. à ruban et électrique. à ruban.
- Madrid a main. à main.
- Magdebourg à main et électrique. électromagnétique.
- Mannheim à main et électrique. électromagnétique.
- Monaco à main et air comprimé. à main.
- Mulhouse à main et électrique. à main.
- Naples à main, électromagnétique, patins. à main et électromagnétique.
- Nordhausen ... ... à main et électrique pas de remorque.
- Paris ...... à main, à air et électrique. à main et à air.
- Riga...^ à main et à air comprimé. à main et à air comprimé.
- Solingen à main et électrique. à main et électromagnétique.
- Stetten à main et électrique à main.
- Strasbourg à main et électrique. à main.
- T urin à main et électrique. à main.
- Vienne............ Voit, à 2 essieux. à main et électrique.
- Voit, à bogies. à main et électromagnétique. à solénoïde.
- Wurtzbourg à main et électrique. à main.
- Zurich à main et électrique. à main.
- Zwickau à main et électrique. à main.
- résistance réglable. Désignons par P le poids du moment oiv l’on coupe le courant de la
- de la voiture, par Y la vitesse en mètres par ligne. On devra avoit
- seconde* g l’accélération due à la pesanteur, F l’effort résist&nt, s l’espace parcouru à partir
- PV2
- ,, ' - , W -
- : Fs H----t,
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- 19 Août 1906.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 275
- Si le moteur produit une puissance moyenne de W kilogrammètres à la seconde, et si l’on suppose que la vitesse décroît d’une façon
- . „ , 2 S
- uniforme de sorte que t == y ; on en tire
- PV2
- L’introduction du terme -!y au dénominateur
- montre l’influence du freinage électrique. 11 faut naturellement, pour obtenir des arrêts très courts, que le moteur soit étudié pour pouvoir supporter des courants très intenses.
- Les freins électromagnétiques utilisent l’énergie électrique produite par le moteur au freinage pour exciter les pôles alternés d’une couronne d’électro-aimants placés en regard d’un disque de fonte calé sur l’essieu de la voiture. Les courants de Foucault engendrés dans le disque produisent l’effort de freinage. Ce système évite l’usure de parties frottantes et ne dépend pas d’une interruption accidentelle du courant de ligne.
- D’autres freins électriques utilisent le renversement du couple du moteur, en changeant le sens de l’un des courants de l’induit ou des inducteurs. On voit que dans les premiers instants, la force électromotrice de la ligne et la force contre électromotrice du moteur ont le même sens, ce qui exige que le moteur puisse supporter des courants très intenses.
- La maison Westinghouse a construit, dans ces dernières années, un frein électromagnétique dont la vogue semble assez justifiée. Ce frein se compose d’un frein électrique avec court-circuit sur une résistance, de patins formant les pièces polaires d’un électro-aimant excité par le courant du moteur et de sabots ordinaires qui, au moyen de bielles et de leviers, viennent presser contre les roues quand les patins sont attirés sur les rails. Ce frein présente un avantage précieux, même sur les freins à air comprimé, c’est qu’il permet d’augmenter la pression des roues sur les rails par l’effet magnétique.
- Dans d’autres systèmes de frein, l’électricité n’intervient que pour la commande de la chaîne actionnant les sabots, au moyen de l’attraction de l’armature d’un électro-aimant.
- Les freins à air comprimé agissent de la même
- façon que les freins électriques ; cependant l’action des premiers peut être réglée plus aisément ; en vue d’éviter les secousses. Au point de vue économique, les freins électriques présentent l’avantage incontestable d’uti-ser la force vive du train, tandis que la compression de l’air exige une dépense d’énergie supplémentaire, qu’elle se fasse sur la voiture par un moteur électrique ou par les essieux même, ou dans des stations de compresseurs.
- Le tableau précédent indique les systèmes de freins utilisés dans diverses villes.
- Il est difficile d’établir la supériorité d’un système de freins quelconque ; chacun d’eux a des avantages et des inconvénients et ce sont les circonstances de l’exploitation qui doivent déterminer le choix d’un frein. Les points à ne pas perdre de vue dans ce choix, et sur lesquels le Congrès international de Venise, en septembre dernier, a attiré l’attention, sont les suivants :
- 1° le poids des voitures;
- 2° si les voitures doivent servir à la remorque.
- 3° le profil des courbes ;
- 4° le nombre des arrêts probables ;
- 5° le trafic et le charroi des voies traversées;
- 6° l’écartement de la voie.
- Une bonne règle est d’adopter peu de freins mais tous excellents ; en cas de danger, on peut affirmer que l’arrêt d’une voiture est indépendante de la force musculaire du conducteur, mais dépend exclusivement de la rapidité et de la précision de manœuvres opportunes. L’examen physiologique des conducteurs pendant un laps de temps sérieux a une grande importance, puisque le facteur personnel joue un grand rôle dans le problème du freinage.
- P-L. C.
- ÉCLAIRAGE
- Sur la radiation du platine. — Lucas. — Physi-kalische Zeitschrift, ij juillet 1905.
- L’auteur a trouvé une relation simple entre la température d’un corps incandescent et la « température noire » correspondante, c’est à-dire la température à laquelle un corps parfaitement noir peut être également brillant.
- Puisqu’un corps noir possède le plus grand éclat possible pour une température donnée,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- la « température noire » de tous les autres corps est plus basse que leurs températures actuelles.
- La relation trouvée par l’auteur est la suivante : à égalité d’éclat, la réciproque de la température actuelle est une fonction linéaire de la réciproque de la « température noire ». La température actuelle, la « température noire » observée et la « température noire » calculée d’après cette relation sont indiquées dans le tableau suivant, pour trois cas cités par l’auteur :
- TempératuÆ actuelle Température noire Température noire
- observée calculée
- 954 9*4 9i5,i
- I . 422 1.327 1.328,1
- i.846 1.691 1.687,9
- Un autre résultat trouvé par l’auteur est que la constante de la relation entre l’éclat et la température est presque la même pour le corps noir et pour la platine.
- E. B.
- Sur la photométrie de sources lumineuses dissymétriques. — Bloch- — Elektrotechnische Zeitschrift, i3 juillet 1905.
- La lampe à arc ordinaire avec charbons verticaux a déjà conduit à un certain nombre de difficultés sur les mesures photométriques, par suite de l’inégale répartition de la lumière. Les nouvelles lampes intensives avec arc à flamme entre charbons inclinés ont rendu encore plus compliquées les mesures de la lumière produite. Si l’on suppose un tel arc placé au centre d’une sphère, et l’œil de l’observateur se déplaçant sur la surface de la sphère, l’intensité lumineuse varie non seulement quand l’œil parcourt un cercle méridien vertical mais aussi quand il se déplace sur un cercle parallèle horizontal, et regarde l’arc toujours sous le même angle par rapport à la verticale. La raison de ce fait provient de ce que, d’après la position de l’œil sur un parallèle, les parties visibles des cratères sont inégales ou même aussi sont entièrement recouvertes par les charbons.
- La photométrie de ces sources lumineuses dissymétriques est possible au moyen du lumen-mètre de Blondel ou du photomètre sphérique d’Ulbricht pour la mesure de l’intensité lumi-
- neuse totale. Cependant ces appareils ne sont pas encore entrés dans la pratique pour différentes raisons.
- L’auteur montre, par un exemple, que l’on peut photométrer des sources lumineuses même très dissymétriques au moyen d’un petit nombre de mesures seulement. Cet exemple est pris sur une lampe à charbons ordinaires non imprégnés formant entre eux un angle aigu : l’un des charbons avait un diamètre de 10 mm. et l’autre un diamètre de 7 mm. Par suite du mode de fonctionnement de la lampe, le plus gros charbon était toujours plus long que le plus mince, d’où résultait une dissymétrie extrêmement forte.
- Les mesures furent faites suivant deux cercles parallèles A et B sous des angles de 90° et
- Sans globe Fig. 1 Avec globe
- Courbes d’un arc à flamme dissymétrique
- de 45° par rapport à la verticale, pour des points situés à 0°, 90°, 180° et 270° de ces cercles. Les courbes de la figure 1 indiquent les résultats obtenus, exprimés en bougies, pour les deux cercles A et B. La figure de gauche est relative à la lampe sans globe et la figure de droite à la lampe munie d’un globe opale. On voit que la dissymétrie, extrêmement forte pour l’arc nu, est un peu atténuée par la présence d’un globe, mais reste néanmoins importante.
- Pour obtenir l’intensité lumineuse moyenne sur les deux cercles parallèles, il est inutile de reporter les courbes en un système de coordonnées rectangulaires et de les plani-métrer, car la moyenne de 16 vecteurs équivalents donne, avec une grande approximation, la même valeur. Gomme le montre le tableau I, il 11’est pas nécessaire de mesurer les valeurs des 16 vecteurs, car la moyenne de 4 vecteurs situés à 90° les uns des autres donne à peu près les mêmes résultats, malgré la dissymétrie,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Des valeurs, moyennes ainsi obtenues Imoy et de la valeur I0 obtenue pour l’angle 0°, on peut tirer la valeur du facteur de réduction
- ^ _ Imoy
- L
- valable pour chaque cercle parallèle. Comme le montre le tableau I, les deux facteurs de réduction pour les cercles parallèles 45° et 90° diffè-
- TABLEAU I
- SANS GLOBE AVEC GLOBE
- -—
- < CQ < CQ
- &J H W ce
- CQ CQ CQ CQ
- ce a ce a
- D o
- O O 0 O
- U ü 0 U
- 1 moyenne
- \ de 16 valeurs. . . lm°yen moyenne 64o 1260 520 O CO 0
- [ de 4 valeurs .... 660 i3oo 525 io4o
- I0 9°° 1860 53o io5o
- j I moyen 0,68 0,98 0,98
- A — 1
- rent peu l’un de l’autre. Leur valeur moyenne peut donc être prise, avec une approximation suffisante, comme valeur générale du coefficient pour tout le plan vertical dans la direction 0°. On trouve ainsi comme facteurs de réduction
- 0,695 sans globe 0,98 avec globe
- Les intensités moyennes hémisphériques déduites des mesures faites dans un plan vertical doivent être multipliées par ce facteur de réduction afin d’être valables pour toute la lampe au lieu d’être valables dans une seule direction.
- On obtient, pour la lampe étudiée : sans globe :
- 0.696 X 1620 = 1 i3o bougies avec globe :
- 0,98 X 980 = 960 bougies.
- Cela correspond à une perte par absorption de 15 % , valeur ordinairement trouvée pour les globes opales. Si l’on avait, à tort, voulu 1 déterminer la perte par absorption en s’appuyant |
- sur les chiffres de 1620 et 980 bougies trouvés dans le plan vertical 0°, on aurait obtenu 40 % , chiffre absolument anormal et manifestement faux.
- L’exemple choisi repose sur une dissymétrie tout à fait anormale : en général la dissymétrie n’est jamais aussi considérable.
- Pour la photométrie des sources lumineuses dissymétriques, et en particulier de lampes à arc intensives à charbons inclinés, il y a donc lieu d’opérer de la façon suivante pour obtenir d’une façon simple avec un photomètre ordinaire l’intensité hémisphérique moyenne réelle :
- On prend, comme d’habitude, la courbe de la répartition de la lumière dans une direction arbitraire. Pour deux angles de 45° et de 90° par rapport à la verticale (ou de 80° au lieu de 90° si l’intensité lumineuse est trop faible), on relève encore l’intensité lumineuse dans 3 autres directions situées à 90° les unes des autres. Le rapport de la valeur moyenne des intensités lumineuses dans ces directions à l’intensité lumineuse dans la première direction donne un facteur de réduction. La valeur moyenne des deux facteurs de réduction obtenus multipliée par l’intensité lumineuse 'hémisphérique moyenne dans la première direction donne l’intensité hémisphérique moyenne réelle de la lampe.
- Les résultats ainsi obtenus présentent une exactitude suffisante pour la pratique.
- E. B.
- Nouveau filament de carbone. — J.-W. Howell. — Mémoire présenté au General Meetingof American Ins-titute of Electrical Engineers. — E. W. E.
- L’auteur, au début de sa note, indique que les propriétés caractéristiques du nouveau filament de carbone diffèrent si considérablement de celles des filaments établis jusqu’ici, qu’il doit s’agir là d’une nouvelle forme du carbone. Outrp ses propriétés physiques très intéressantes, le nouveau filament possède une durée ou un rendement considérable : il est obtenu par l’application de températures extrêmement élevées à un filament de carbone ordinaire, la valeur du produit dépendant uniquement des conditions dans lesquelles les hautes températures ont été appliquées.
- On sait que les filaments ordinaires placés
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- dans une ampoule vide d’air peuvent être chauffés à une température très élevée par le passage d’un courant de forte intensité sans qu’il en résulte de modification du carbone : pour produire les effets observés sur les nouveaux filaments, il faut chauffer ceux-ci extérieurement à la pression atmosphérique.
- L’auteur, en faisant cette opération dans un four électrique dans le but de transformer le carbone en graphite, a constaté qu’après l’application d’une température extrêmement élevée, les propriétés des filaments se modifient complètement. Pour cela, il place ceux-ci dans un récipient étroit en carbone qu’il introduit dans un autre tube de carbone échauffé par le passage du courant électrique et protégé des atteintes de l’air extérieur par une enveloppe remplie de poudre de charbon. La température ainsi obtenue est
- Fig. 1. —Résistances de différents filaments Abscisses : centièmes de la différence de potentiel normale
- comprise entre 3.000° et 3.700°, comme l’a montré une mesure faite au pyromètre optique de Wanner. Pour le traitement des filaments, l’auteur laisse une des extrémités du tube ouverte et compare l’éclat lumineux des filaments chauffés à l’éclat d’une lampe à incandescence ordinaire de 50 volts qu’il pousse au-delà de la tension normale jusqu’à ce que les deux éclats lumineux soient égaux.
- L’auteur a relevé un certain nombre de coqrbes sur les filaments ainsi obtenus et sur des filaments ordinaires. Ces courbes montrent que la résistance à froid des filaments ordinaires, peut être diminuée de 80 % par le traitement (200 ohms au lieu de 1.000 ohms). En outre, la résistance des filaments traités à un coefficient de température positif dans une grande partie de la région étudiée, tandis que, comme on le
- i sait, les filaments ordinaires ont un coefficient de température fortement négatif.
- La figure 1 représente un certain nombre de ces courbes ainsi relevées. Les abscisses de ces courbes correspondent aux différentes températures auxquelles est effectuée la mesure de la résistance ; elles sont évaluées ën pour cent de la différence de potentiel aux bornes de la lampe correspondant à une consommation spécifique de 3 watts 1 par bougie pour l’intensité lumineuse normale de la lampe. Cette figure contient six courbes : la première (n° 1) est relative à un filament ordinaire régulièrement préparé et échauffé, après sa préparation, par un courant électrique intense dans l’ampoule vide d’air. Les cinq autres courbes se rapportent à des filaments traités par la méthode de l’auteur à des températures différentes, la courbe n° 2 se rapportant à un filament traité à une température qui correspond à 153 % de la tension normale, soit
- Fig. 2. — Variations de la résistance en fonction des variations de tension
- Abscisses centièmes de la tension normale ordonnées : centièmes de la résistance a froid
- 125 bougies pour un filament de 16 bougies ; la courbe n° 3 à un filament traité à une température correspondant à 161 °/0 de la tension normale, soit 163 bougies ; la courbe n° 4 à une température correspondant à 183 %, soit 230 bougies ; la courbe n° 5 à 200 °/0, soit 280 bougies ; la courbe n° 6 à une température encore un peu plus élevée, qui n’a pu être déterminée par suite de la rupture de la lampe de comparaison.
- Sur la figure 2, ont été tracées les courbes de variation de la résistance en fonction de la variation de tension. Les ordonnées sont proportionnelles aux pour cent de la résistance à froid et les abscisses aux pour cent de la différence de potentiel normale correspondant à une consommation spécifique de 3,1 watts par bougie.
- La modification de la courbe de résistance,
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- qui devient positive au lieu de négative sous l’effet du traitement, semble être due à l’action, sur la pellicule extérieure du filament, d’une substance quelconque produite par ces températures élevées dans l’âme ou la base du filament, formée de cellulose, de fibre..., etc.
- Ce fait est mis en évidence par les différences considérables de résistance initiale (jusqu’à 40 % de la différence de potentiel normale) que présentent divers filaments suivant que leur âme ou base a été chauffée au four électrique à des températures plus ou moins élevées avant la préparation normale du filament et son traitement par le four électrique. Les courbes de résistance relatives aux filaments dont la base a été chauffée avant la préparation montrent un coefficient de température beaucoup moins positif que celles des filaments dont la base n’a pas été chauffée.
- L’apparence des filaments traités d’après le
- nouveau procédé est très différente de celle des filaments non traités ; leur structure rappelle tout à fait celle du graphite et ils laissent sur le papier la même trace que ce corps. La surface extérieure est extrêmement lustrée et d’aspect métallique. Par suite de leurs propriétés physiques et de leur coefficient de température positif, l’auteur nomme ces filaments « métallisés ».
- Les filaments ordinaires de carbone permettent à l’heure actuelle d’obtenir une consommation spécifique de 3 watts 1 par bougie, pour une durée pratique de 500 heures (déterminée par la condition que l’intensité lumineuse est tombée à 80 % de sa valeur primitive). Les nouveaux filaments permettent d’abaisser la consommation spécifique à 2 watts 5 par bougie.
- R. R.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Appareil et méthode de mesure des coefficients d’aimantation, d’après une note de M. Georges Mes-lin, présentée par M. Mascart (Séance du 10 juillet 1905).
- L’appareil employé par l’auteur, pour la mesure des coefficients d’aimantation, est constitué par l’association d’une balance de torsion et d’un électro-aimant et est une modification de l’appareil de MM. Curie et Cheneveaux (1).
- Ce qui caractérise la méthode, c’est que, d’une part, les deux bobines, munies de pièces polaires convenables, ne sont jamais excitées simultanément, mais toujours l’une après l’autre et tout spécialement pour fixer la position du corps en expérience. D’autre part, une étude méthodique du champ permet de connaître l’action exercée en chaque point sans qu’il soit nécessaire d’équilibrer cette action par une torsion convenable pour ramener le corps à sa position initiale : on évite ainsi d’intervenir en déplaçant le limbe gradué dont les balances de torsion sont munies
- généralement à la partie supérieure ; en dehors de ce fait que le tambour en question ne permet pas d’évaluer les angles d’une façon très précise, on produit toujours, en le déplaçant, un ébranlement nuisible à l’exactitude des mesures.
- Contribution à l’étude des diélectriques liquides, d’après une note de M. P. Gouré de Villemontée» présentée par M. J. Violle (Séance du 11 juillet 1905).
- Les expériences de l’auteur ont eu pour but d’étudier :
- 1° L’influence de la durée de charge ;
- 2° L’état électrique de la masse après la charge.
- Deux condensateurs cylindriques ont été remplis, le premier de pétrole, le second d’huile de paraffine et chargés respectivement avec éléments Daniell et éléments Gouy.
- Trois séries d’expériences ont été faites.
- En rapprochant les résultats trouvés par l’auteur de ceux qui ont été obtenus par M. J. Curie, dans ses recherches sur la conductibilité des corps cristallisés (Annales de Chimie et de Physique, 6e série, tome XVII et XVIII) on voit que la
- (') Voir Eclairage Electrique, t. XLIV, p. 37, 8 juillet 1905.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- propagation des charges électriques à travers le pétrole et l’huile de paraffine est comparable à la propagation des charges électriques à travers les corps cristallisés.
- Une analogie semblable a été signalée par Ilertz (Wiedemann’s Annalcn, tome XX, 1883, p. 279) entre les propriétés de la benzine et des cristaux.
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- (Séance de juillet)
- Discussion sur les conditions les plus favorables pour le transport de l’énergie, par Sarrat.
- L’auteur présente un certain nombre d’observations sur une communication faite sur ce sujet, il y a près d’un an, par M. Swyngedauw, et estime :
- 1° Qu’il est inexact, même au seul point de vue théorique, d’attribuer à la densité de courant, nommée la plus profitable par M. Swyngedauw, un sens général comparable à celui de la densité qui résulte de la règle de Lord Kelvin.
- 2° Qu’en pratique, l’occasion d’utiliser la première densité ne saurait se présenter que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles.
- L’auteur étudie ensuite quelles sont les valeurs du courant et de la section des conducteurs qui permettent de réaliser, dans les conditions les plus économiques, le transport d’une puissance donnée à une distance déterminée, pour une tension à l’origine connue.
- Oscillations dues aux régulateurs des moteurs conduisant des alternateurs qui fonctionnent, ou non, en parallèle, par Boucherot.
- L’auteur donne une théorie mathématique de ces phénomènes en s’appuyant sur le rôle joué par le retard de distribution.
- Ses calculs le conduisent à des conclusions concordantes avec les faits connus qu’il résume de la façon suivante :
- « 1° Il est impossible de fonctionner sans oscillations avec des régulateurs presque isochrones. (Opinion générale.)
- « 2° Les oscillations propres des régulateurs sont differentes de celles qu’on constate sur les régulateurs des machines en marche. (Van der Stegen.)
- (( En ce qui concerne les groupes électrogènes marchant isolément :
- « 3° La fréquence des oscillations est indépendante du volant.
- « 4° On évite d’autant mieux les oscillations que le volant est plus lourd. (Opinion générale.)
- « 5° Les oscillations se produisent plus facilement avec les machines à grande vitesse. (Divers. )
- « 6° Les oscillations se produisent plus facilement avec les machines à grand retard de distribution (multiples expansions et régulateur agissant sur le premier cylindre). (Opinion répandue.)
- « 7° L’influence est souvent mauvaise d’un trop grand amortissement au régulateur. (David, Van der Stegen.)
- « 8° L’effet de l’amortissement du régulateur semble passèr par un maximum quand cet amortissement augmente. (Van der Stegen.)
- « En ce qui concerne les groupes électrogènes couplés :
- « 9° Les oscillations 'qui se produisent avec des volants lourds ont une période très longue. ( Van der Stegen.)
- « 10° Les oscillations qui se produisent sont de la fréquence propre de l’alternateur. (H.-H. Bar nés) ; il faut ajouter un correctif et dire : sont très souvent de la fréquence propre de l’alternateur et, en tous cas, toujours d’une fréquence voisine.) . .
- « 11° On évite souvent les oscillations en changeant la période propre du régulateur ou son amortissement. (Divers ; déplacement des zones dangereuses.)
- « 12° Les volants très lourds donnent lieu à des oscillations parfois inévitables, avec les machines à grand retard de distribution (multiples expansions et régulateur agissant sur le premier cylindre). (H.-H. Bar nés.)
- Assimilation d’un régulateur à force centrifuge à un système pendulaire, par Mongin.
- L’auteur a étudié expérimentalement dans quelles limites un régulateur à force centrifuge pourrait être comparé à un pendule.
- La conclusion de l’auteur est qu’un régulateur animé d’une vitesse ondulée se comporte, du moins en première approximation et pour l’état de régime, comme un système pendulaire muni d’amortissement.
- SENS. — SOCIETE NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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-
- Tome XLIV.
- Samedi 26 Août 1905.
- 12e Année. — N° 34.
- TT
- JL*
- ique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefîore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. IVIONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. ->f A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR UNE MÉTHODE POUR LE CALCUL DES RÉSEAUX DE DISTRIBUTION
- La méthode de MM. Herzog et Stark, et celle de M. Goltri, qui sont les plus connues, donnent lieu à des calculs si laborieux que le plus souvent, lorsqu’on a à calculer un réseau de distribution pour l’éclairage électrique, on se contente de méthodes plus ou moins approchées, pour éviter des calculs souvent très longs et pénibles.
- La méthode que nous allons exposer, sans avoir aucune prétention d’originalité, présente de réels avantages, parce que, tout en étant aussi rigoureuse que celle de MM. Herzog et Stark, elle donne lieu à des calculs beaucoup plus simples.
- Soit à calculer le réseau représenté par la figure 1. Il est assez simple, car il se compose de quelques mailles : les petits cercles hachurés représentent les boîtes de jonction où les feeders maintiennent une différence de potentiel constante, 110 volts par exemple : les flèches normales aux distributeurs indiquent les prises de courant, les chiffres portés donnant les intensités en ampères; les chiffres placés à côté des flèches parallèles aux distributeurs représentent (dans la figure 2 et les suivantes) les intensités, en ampères, des courants qui circulent dans les divers tronçons dont la longueur, en mètres, est indiquée par des chiffres entre parenthèses.
- Nous calculerons le réseau de façon que la différence de potentiel minima admissible aux bornes des lampes soit de 108 volts.
- Pour simplifier, nous supposerons, comme on a l’habilude de le faire, que les conducteurs de retour sont remplacés par la terre dont la résistance est nulle. On obtiendra la chute de tension réelle en doublant la résistance des divers conducteurs du réseau.
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-
-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. - N° 34.
- Nous choisirons trois types de conducteurs, dont les sections respectives sont de 45, 60 et 75 mm2, et nous maintiendrons constante la section des conducteurs entre deux
- nœuds consécutifs.
- 15
- 35
- a) Calcul du distributeur /-//
- (fig- 2).
- Le nœud I, étant alimenté par des feeders, est à la tension de 110 volts.
- Imposons-nous la distribution de courant marquée sur la figure 2, et adoptons, pour ce distributeur, la section :
- s =z 45 mm2
- Cela posé, calculons la chute de tension depuis le nœud I jusqu’à la prise de courant de 35 ampères, qui ' est le point de partage du courant. Cette chute étant
- 45 X a5 -J- 25 X 5o A .
- ----35^46------=volt,
- il en résulte qu’au point de partage,
- la tension sera
- no—1,760 = 108,240 volts.
- Pour calculer quelle sera, dans ces conditions, la tension au nœud II, il suffira d’ajouter
- à cette valeur trouvée, la chute* de tension depuis
- . . 35
- II jusqu à ce point de partage.
- Or, cette chute est
- ioX4o c .
- 3ô<ï6=O’296 ™'t;
- la tension au nœud II sera donc
- 108,240 -p 0,296 = 108,536 volts.
- b) Calcul du distributeur ///-// (fig. 3).
- Passons maintenant au distributeur III-II, dont les extrémités sont respectivement aux tensions 110 volts et 108.536 volts.
- Adoptons une section :
- s 75 mm2.
- La distribution du courant de ce conducteur résulte de la condition que la chute de tension depuis le nœud III jusqu’au nœud II doit être égale à
- 110 — 108,536 = i,464 volt.
- L’intensité inconnue x du courant peut donc se déterminer d’après l’équation :
- Il ( 7oa* 536)
- 111 ( l!Ov)
- #(5o -P 10) -f- 20 X 5o_ /A/
- 3Ô"x~t5 -1’4
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-
-
- 26 Août 1906.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 283
- d’où
- i ,464 X 3o X —• 20 X 5o
- 6o
- 38,25 ampères.
- c) Calcul clu distributeur II-IV (fig. 4).
- La tension au nœud II est, comme nous l’avons vu, de 108,536 volts.
- Dans ce nœud, qui n’est pas alimenté par des feeders, la somme algébrique des intensités de courant doit être nulle.
- De cette dernière condition, résulte immédiatement que le premier tronçon du distributeur II-IV est parcouru par un courant d’intensité égale à 28,25 ampères. Imposons-nous une section : zo
- s — 46 mm2
- La chute de tension depuis le nœud II jusqu’à la prise de courant de 30 ampères, point de partage du courant est :
- 28,25x20 , r, ,
- ^2^-= 0,4.8 volt.
- La tension à ce point aura donc la valeur :
- 108,536 — o,4i8 = 108,118 volts
- qui est admissible.
- D’un autre côté, la chute de tension depuis le nœud IV jusqu’à ce point étant
- 21,75X20+11,^5x30+1,75 X 45 ,
- —-----------3ô”x~45----------= o,64ovolt.,
- il en résulte que la tension au nœud IV est :
- 108,118 + o,64o = 108,758 volts,
- d) Calcul du distributeur III-IV (fig. 5).
- Au nœud III, alimenté par des feeders, la tension est de 110 volts ; nous, venons de 15 déterminer la tension au nœud IV ; elle est de
- 108,758 volts.
- Si nous adoptons une section :
- s = 60 mm2.
- Fig. 4
- IV
- (108)758).
- ( 30/
- (20/
- JJI niav)
- JC . 15 + JC
- Fig. 5
- la distribution de courant découle immédiatement de la condition que la chute de tension depuis III jusque IV doit être de
- • IlO — 108,758 = I ,242 volt.
- La valeur de x peut donc se tirer de l’équation suivante :
- +20 + 3o) + i5 X 20
- d’où
- 3o + 60
- 1,242 X 3o X 60 — i5 X 20 20 + 3o
- = 1,242
- 38,70 ampères.
- e) Calcul du distributeur IV-V (fig. 6).
- Nous avons trouvé que la tension au nœud IV est de 108,758 volts. La distribution de courant dans ce conducteur résulte immédiatement du fait qu’au nœud IV la somme algé-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 34.1
- II
- ni
- brique des intensités de courant doit être égale à zéro ; donc, le premier tronçon du distributeur IY-Y est parcouru par un courant de 16,95 ampères.
- La répartition de courant est, par suite, celle marquée par la figure 6.
- Maintenant imposons-nous une section :
- s = 45 mm2
- et calculons la perte de charge en volts, depuis l.e nœud IV jusqu’à la prise de courant de 30 ampères, point de partage du courant.
- Cette perte est
- 16,q5 X 4o 4- i,q5 X 60 • .
- - y ’ — = 0,590 volt.,
- 3o X 45 y
- La tension au point de partage est donc :
- 108,758 — 0,590 = 108,168 volts.
- valeur admissible.
- Pour déterminer la tension au nœud Y, il suffit d’ajouter à cette valeur, la chute de tension depuis V jusqu’à ce point de partage.
- Cette dernière étant
- la tension au nœud Y est
- .28,05 x 4o
- 3o X 45
- = o,83o volt,
- 108,168 + o,83o = 108,998 volts.
- f) Calcul du distributeur III-V (fig. 7).
- Les extrémités de ce distributeur étant respectivement aux tensions de 110 volts et 108,998 volts, si l’on adopte une section :
- s = 75 mm2,
- la valeur de l’intensité de courant æ résulte de la condition suivante :
- d’où
- X(2Q + 30) +10 X 20 _ I08 998= I,002V0ltS
- 30X^5
- i ,002 X 3o X 75 — 1 o X 20 „ „
- x = —-----------X------------— 5i ,25 amperes.
- 4o
- Fig. 7
- g) Calcul du distributeur V-VI (fig. 8).
- Dans le nœud Y, qui est à la tension de 108,998 volts, la somme algébrique des intensités de courant doit être nulle ; par conséquent, la répartition de courant dans le distributeur est celle marquée sur la figure 8.
- Adoptons une section
- s = 45 mm2,
- et déterminons la perte de charge, en volts, depuis le nœud Y jusqu’au point de partage du courant.
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- Cette perte est
- 23,20 X 3o + 8,20 X 45 3o X 45
- La tension au point de partage est donc de :
- 108,998 — 0,790 = 108,208 volts.
- Calculons maintenant la valeur de la tension au nœud VI.
- Puisque la chute de tension, depuis ce nœud, jusqu’au point de partage est
- 31.80X20+1,80X25 ,
- -------3Ô<45-------= 0'5°4’
- la tension au nœud VI est
- : 0,790 volt.
- 108,208 + O,5o4 — 108,712 volts
- h) Calcul du distributeur III-VI (fig. 9).
- Soit x l’intensité inconnue du courant qui entre par le nœud VI.
- Supposons que le branchement qui reçoit le courant à la fois par les deux extrémités du distributeur soit la prise de courant de 30 ampères. La valeur de x est liée par la condition que la chute de tension depuis le nœud III, — à la tension de 110 volts, — jusqu’au point de partage, soit la même que celle depuis VI — dont la tension est de 108,712 volts, augmentée de
- no—108,712 = 1,288.
- - Si s est la section du distributeur, on doit donc avoir :
- 55 X 3o + 3o X 20 — x(ào + 20) a;X35
- ------- 3oX»-------------=3Sx's + 1’288-
- d’où l’on tire
- 22ÔO — t ,288 X 3o X s X~ 3o + 2o + 35
- 30
- L’intensité x est donc fonction de la section s.
- Mais nous pouvons déterminer la valeur minima de la section s d’après la condition que
- la chute de tension depuis le nœud VI jusqu’au point de partage soit au maximum de 0,712 volt, C35) visma'-r,*) ce qui revient à dire qu’à ce point la tension ne
- ---doit pas être inférieure à 108 volts.
- La valeur minima de s doit donc satisfaire à la condition : x X 35
- {30)
- 55-CC
- 30-JC
- Fig. 9
- 3o X s
- : 0,712.
- On tire de là
- 3o x 0,712 x s 35
- (2)
- Des deux équations (1) et (2), on tire cette valeur minima de la section
- 225o X 35
- 85X3oX 0,712+ 1,288 X 3oX35
- = 28,4 mma.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XLÏV. - N° 34
- Pour ne pas introduire un nouveau type de conducteurs, nous adopterons la section
- s — 45 mm2.
- On peut alors calculer la valeur de .r,
- 225o — i ,288 X 3o X 45
- 3o 20 —|— 35
- 6 ampères.
- I (wy
- i) Calcul du distributeur I-VI (fîg. 10).
- Il reste à calculer le distributeur I-VI.
- Pour celui-ci nous ne pouvons pas nous imposer la section ; en effet, la distribution de courant résultant du fait qu’au nœud VI la somme algébrique des intensités de courant doit être nulle, la valeur de la section résulte immédiatement de la condition que, depuis le nœud I jusqu’au nœud VI, la chute de tension doit être égale à
- I 10 — 108,712 = 1,288 volt.
- On doit donc avoir, s étant la section du distributeur : 52,80 X 35 + 37,80 X i5
- VI (108J7/2)
- Fig. 10
- d’où
- 3o X s
- 52,80 X 35 -f- 37,80 X i5 0
- : —----——---------------- i= 62,5 mm-.
- 3oX 1,288 ’
- 1,288
- 35
- 15
- Si on voulait que la répartition de courant dans le réseau fut celle que nous venons d’arrêter, il suffirait d’adopter, pour le dernier distributeur, un câble de cette section^ = 62,5 mm2).
- La distribution de courant serait alors exactement celle marquée sur la figure 11.
- Les chiffres soulignés, inscrits près des points de partage, indiquent les valeurs de la tension dans ces points.
- Mais il est inutile d’introduire un nouveau type de distributeur. Si l’on adopte pour le distributeur I-VI un conducteur de section
- S — 75 mm2,
- la distribution du courant dans le réseau ne sera plus celle marquée sur la figure 11, mais la différence ne sera pas considérable, et, en tous cas, les tensions aux points de partage seront plus êlevéës : les lampes sê trouveroilt donc dans de meilleures conditions.
- O. Li Gotti.
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- NOTES SUR QUELQUES NOUVEAUX TYPES DE PARAFOUDRES
- La question de la protection des machines et des lignes électriques au moyen de para-foudres, prend une importance de jour en jour croissante, par suite de l’augmentation des voltages de transmission et par suite de l’extension considérable des lignes. A céla s’ajoute le fait que le plus grand nombre de stations centrales utilisant les forces hydrauliques naturelles sont placées dans des régions montagneuses où les conducteurs aériens ont particulièrement à souffrir des influences atmosphériques.
- Il est nécessaire de protéger les lignes non seulement contre les décharges directes, mais surtout contre les effets inductifs qui peuvent être soit dénaturé électromagnétique, soit de nature électrostatique : cette protection est obtenue au moyen d’appareils dérivant à la terre, avec le minimum de résistance de passage possible, les oscillations de plus ou moins grande fréquence induites dans les lignes. Aux influences atmosphériques s'ajoutent les phénomènes de surtension dus à des cas de résonance ou à des variations brusques de régime sur le réseau.
- Le problème est complexe : d’une part le parafoudre employé doit fonctionner d'une façon immédiate et rapide quand cela est nécessaire, sans cependant pouvoir être amorcé par des causes extérieures accidentelles, et, pour que Fécoulement à la terre des oscillations soit rapide, il faut que la dérivation présente une faible résistance ; d’autre part, cette dérivation doit être rompue aussitôt que la décharge s’est écoulée, sans quoi il se •produit un court circuit direct alimenté par le courant de la ligne.
- On peut distinguer parmi les parafoudres, deux catégories d'appareils, les uns à fonctionnement discontinu, que nous appellerons parafoudres à proprement parler, et les autres à fonctionnement continu, que nous appellerons déchargeurs ou limiteurs de tension.
- 1° PARAFOUDRES A FONCTIONNEMENT DISCONTINU
- Les parafoudres simples à cornes sont trop connus pour qu'il soit nécessaire de s’y arrêter longtemps. Dans ces appareils, la rupture de l’arc est obtenue par un effet thermique qui produit son élévation entre les deux cornes, et par suite Son allongement. La distance explosive initiale doit être réglée avec un grand soin, car c’est de cette distance que dépend la tension de fonctionnement de l'appareil et, par suite, la protection plus ou moins efficace de la ligne. La figure 1 représente les nouveaux parafoudres à cornes pour hautes tensions des Ateliers d’Œrli-kon : le réglage de la distance explosive est très facile et très sur. Chaque parafoudre est complété par deux fusibles à haute tension, visibles sur la figure. La figure 2 représente un type plus simple d’appareils pour tensions inférieures à
- Fig. 1. — Parafoudre simple à cotnes des Ateliers d’Œrlikoh.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 30.000 volts. Pour arrêter d’une façon certaine le courant de court-circuit qui tend à persister entre les cornes, à travers Parc devenu conducteur par échauffement, on peut compléter l’appareil par une résistance non inductive intercalée dans la dérivation. La résistance employée par les Ateliers d’Œrlikon est constitué par des fils de nickeline à double enroulement, pour éviter les effets de capacité, maintenus entre des feuilles d’amiante et plongés dans l’huile ; l’ensemble de l’appareil ainsi constitué (parafoudre et résistance) est représenté par la figure 3. Au lieu d’une résistance métallique, on emploie souvent des cylindres de charbon ou des résistances liquides à eau ou à huile. Cette dernière solution a été adoptée par la Société l’Eclairage Electrique qui monte en
- Fig. 2. — Parafoudre simple à cornes des Ateliers d’Œrlikon pour tensions inférieures à 30.000 yolts.
- Fig. 3. — Parafoudre avec résistance métallique plongée dans l’huile. (Ateliers d’Œrlikon).
- série avec ses parafoudres une boule creuse en fonte reliée à la terre dans laquelle pénètre, par un bouchon isolant en porcelaine, le conducteur relié à l’une des cornes. La boule est remplie à moitié d’huile ou de glycérine, par une ouverture ménagée à cet effet et fermée par un bouchon étanche. Une petite conduite d’échappement, aboutissant sous une cloche en porcelaine, permet aux gaz et vapeurs résultant de la décomposition de s’échapper.
- L’avantage que présente l’emploi de ces résistances dans le circuit de terre des para-foudres est très contestable. Cet accroissement de résistance de la ligne de terre, destiné à rompre le courant de court-circuit, nuit beaucoup à l’efficacité du parafoudre. La rupture du courant de court-circuit est plutôt obtenue par l’emploi d’une étincelle divisée, comme dans les parafoudres à rouleaux dont il est parlé plus loin (figures 20, 21, et 22), accompagnée si c’est nécessaire d’un dispositif auxiliaire de soufflage de l’arc (métal étouf-feur d’arc, action calorifique ou électrodynamique).
- Un dispositif auxiliaire qui semble donner de bons résultats et qu’emploient un grand
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- nombre de sociétés,’ consiste à placer en série sur les conducteurs de la ligne, avant la dérivation allant aux parafoudres, une bobine de self-induction formée par un conducteur enroulé en forme d’hélice, qui n'offre presqu’aucune impédance aux courants de basse fréquence parcourant normalement la ligne, et qui, au contraire, constitue un obstacle presqu’infranchissable pour les oscillations de grande fréquence, contre lesquelles il y a lieu de protéger les machines. On sait d’ailleurs qu’en combinant des bobines de self-induction placées sur la ligne, et des condensateurs placés sur une dérivation allant à la terre, on peut obtenir une bonne protection contre les décharges oscillantes (*).
- Les bobines de self-induction, employées avec les parafoudres, doivent avoir un isolement parfait, ne doivent pas s’échauffer d’une façon exagérée sous l’effet du passage du courant normal, et ne doivent pas produire dans la ligne une résistance inductive sensible pour ce courant normal. Elles peuvent avoir différentes formes. Pour les tensions peu élevées, elles sont généralement constituées par un conducteur enroulé sur une bobine cylindrique ou bien par un gros fil de cuivre simplement tordu en hélice. Pour les tensions élevées, la tendance actuelle est d’employer des bobines plates en forme de disques constituées par un nombre déterminé de tours de fil ou rubans de cuivre enroulés à plat. Ce dispositif permet un bon isolement entre les tours de la bobine et un excellent refroidissement du conducteur tout autour duquel l’air circule librement.
- Quelle que soit la façon dont est constituée la bobine de self-induction, on la place
- toujours entre le parafoudre et l’appareil à protéger. En général, on l’installe près des parafoudres, surtout pour 1ns basses et les moyennes tensions : pour la protection des génératrices à haute tension, il est préférable de la placer entre ces génératrices et les interrupteurs, car la manœuvre de ces appareils sur les hautes tensions a souvent pour conséquence une élévation importante de voltage accompagnée d’oscillations d’assez grande fréquence. Si au contraire les interrupteurs se trouvent plus près des génératrices que la bobine de self-induction, la protection directe contre ces surtensions oscillantes n’existe plus. La bobine de self-induction doit toujours être montée de façon à recevoir une ventilation parfaite et être suffisamment éloignée de tout objet qui pourrait donner des étincelles „ , „ ,. , .... , 7. , au moment d’une décharge.
- Fig. 4. — Bobine de sell-induction des Ateliers d Œrlikon, _ ~
- établiepour supporter au maximum 50.000 volts et 100 amp. La SociôtC Westinghouse, qui emploie SUT
- une grande échelle ce type de bobines de self-induction, l’établit pour des intensités comprises entre 7 et 200 ampères, et des tensions comprises entre 2.500 et 25.000 volts. Pour les tensions supérieures à 25.000 volts, ces bobines sont plongées dans des récipients pleins d’huile, pour en augmenter l’isolement. Les Ateliers d’Œr-likon emploient également ces bobines plates : la figure 4 en représente l’un des
- «P#»1*’**»
- 2^6***c
- (0 Voir Mosciski et Waeber, l'Eclairage Electrique, tome XLIII, 29 avril 1905, page 131.
- •k'k'k
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- L’ÉCLAIRAGË ÉLECTRIQUE
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- modèles, pouvant supporter 50.000 volts et laisser passer un courant de 100 ampères; ce modèlera été adopté dans l’installation de Caffaro (40.000 volts).
- Des expériences laites parM. Neesen (1905) sur l’opportunité de l’emploi des bobines de self-induction, sur l’action d’un plus ou moins grand nombre de tours de fil, et sur l’effet causé par la présence de fer dans ces bobines, ont conduit aux conclusions suivantes:
- L’emploi de bobines de self-induction donne des résultats beaucoup moins importants qu’on ne se l’imagine et ces appareils semblent pouvoir être laissés de côté si l’on songe que tous les appareils électriques que doit protéger le parafoudre possèdent une self-induction beaucoup plus considérable que celle de la bobine.
- L’augmentation du nombre de tours d’une bobine de self-induction produit un effet de
- moins en moins sensible à mesure que le nombre de tours croit.
- L’introduction de fer dans la bobine augmente un peu son action, mais pas proportionnellement à l’augmentation du coefficient de self-induction qui en résulte : l’effet obtenu par l’emploi de fer peut être obtenu par l’emploi de quelques tours de fils supplémentaires. La faible action du fer tient évidemment à la rapidité des phénomènes en jeu, par suite de laquelle l’hystérésis joue un rôle important.
- En ce qui concerne le diamètre des bobines, une même longueur de fil donne, à peu de chose près, les mêmes résultats sur une grande bobine ou sur une petite bobine.
- Le type ordinaire de parafoudres à cornes a été modifié d une façon heureuse par la Société Lahmeyer. L’appareil établi par cette Société, et que représentent les figures 5 et 6, a surtout pour but de remédier aux surtensions produites, non par des influences atmosphériques, mais par des causes dues au fonctionnement du réseau lors des phénomènes de résonance que provoquent l’ouverture ou la fermeture des circuits, la formation d’ares etc. L’étincelle éclate entre deux plaques supportées par des isolateurs en porcelaine qui les maintiennent à un écartement réglable et surmontées par deux prolongements repliés de part et d’autre en forme de cornes. La distance explosive est réglée de telle façon que l’appareil fonctionne dès que l’élévation de tension atteint 5 % de la valeur normale : l’écartement entre les plaques est un peu plus faible vers le bas que vers le haut.
- Par suite du réglage très étroit de la distance explosive, il est indispensable que cette distance reste invariable : pour cela on a constitué l’une des plaques par du charbon et l’autre plaque par du cuivre. Quand une étincelle jaillit, elle produit sur la plaque de cuivre de petites perles de métal fondu et sur le charbon de petites cavités correspondant aux perles métalliques. De cette façon, la distance demeure invariable.
- Fig-. 5 et 6. — Parafoudre Lahmeyer.
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- Le fonctionnement de ces appareils étant très fréquent, à cause du réglage très strict employé,, il est nécessaire de les compléter par des résistances ohmiques d’une grande valeur pour éviter toute perturbation. L’expérience a montré qu’en admettant une intensité de 0,5 ampère pour le courant dérivé, on obtenait d’excellents résultats contre les surtensions.
- Les résistances peuvent être soit des résistances métalliques dans l’huile, soit des résistances liquides constituées par de l’eau mélangée de sel ordinaire et de glycérine. Fig. 7. — Montage des parafoudres Lalimeyer sur un réseau triphasé.
- Le montage des appareils est
- indiqué par la figure 7 pour le cas d’un réseau triphasé ; chaque parafoudre est précédé par un interrupteur pour permettre de vérifier de temps en temps sans danger l’état des appareils et des résistances. La figure 8 représente le montage des parafoudres sur le
- Fig. 8. — Montage des parafoudres Lalimeyer sur la partie postérieure d'un tableau de distribution.
- tableau de l’usine de Mühlheim sur le Rhin : les différents appareils sont séparés par des cloisons destinées à éviter des courants d’air capables de troubler leur fonctionnement; les résistances sont toutes placées à la partie inférieure et sont surmontées par les interrupteurs de sectionnement.
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- Pour assurer un rapide déplacement de l’arc dans les cornes des parafoudres et, par
- suite, une rapide extinction, on a souvent employé les propriétés du champ magnétique, et il existe toute une catégorie cl’appareils à cornes a soufflage magnétique de l’arc. Ce soufflage est obtenu par le jeu d’une bobine placée sur un noyau massif ou feuilleté et constituée par quelques tours de fils parcourus soit en série par le courant total de la ligne, soit par un courant dérivé. Les parafoudres à double branche dans chaque corne établis ainsi par YAllgemeine Elehtricitâts Gesell-schaft ont déjà été décrits f1) : à l’heure actuelle les modèles construits par cette Société ont la forme indiquée sur les figures 9 et 10. La figure il représente un autre modèle plus petit de parafoudre à soufflage magnétique de l’A. E. G.
- Les Ateliers d’Œrlikon construisent un certain nombre d’appareils de ce type, dont le fonctionnement est très
- satisfaisant. Ces appareils sont représentés par les figures 12, pour basse tension, et 13 pour haute tension. La figure 14 montre un groupe de trois parafoudres à soufflage magnétique combinés avec une résistance liquide non-inductive pour servir sur un réseau triphasé. Enfin la figure 15 représente un parafoudre à souffla-
- Fig. 9. — Parafoudre à soufflage magnétique de l'Allgemeine Elek-tricitâts Gesellscliaft.
- Fig. 41. — Petit paraloudre à soufflage magnétique de l’A. E. G.
- Fig. 10. — Parafoudre de la figure 9 en fonctionnement
- ge magnétique d’un type différent, établi par les Ateliers d’Œrlikon pour courant continu à
- (i) Eclairage Electrique, t. XXXII, 12 juillet 1902, p. 61.
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- basse tension (300 volts) et forte intensité (200 ampères). Comme on le voit, l’arc
- Fig. 12. — Parafoudre à soufflage~magnétique Fig. 13. — Parafoudre des Ateliers d’Œrlikon avec pièces de
- des Ateliers d Œrlikon. décharge en forme de cornes et soufflage magnétique de l’arc.
- jaillit entre deux disques que l’on peut faire tourner autour de leur centre après fonc-
- Fig. 14. — Déchargeur de surtensions pour réseau triphasé. Fig. 15. — Parafoudre avec soufflage magnétique,
- pour courant continu (Ateliers d’Œrlikon)
- tionnement; le soufflage de l'arc est assuré par une bobine placée à la partie inférieure-
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- Un parafoudre analogue, établi par M. Renous, se compose de trois pièces métalliques en forme de cornes montées-sur un socle de marbre et séparées par une coupure explosive de valeur variable. Quand l’appareil a fonctionné, et qu’il se produit un amorçage d’arcs entre les pièces métalliques, le courant dérivé vers la terre passe en partie par le chemin que suit la décharge et en partie par une bobine de soufflage qui produit la rupture de l’arc.
- Un nouvel appareil qui, paraît-il, donne d’excellents résultats, mais est d’une construction un peu compliquée, a été imaginé par M. Gola U). Ce parafoudre, que représentent les figures 16, 17 et 18, est établi de la façon suivante : un corps creux de forme
- Fsuivre
- Fig. 16. — Vue de face du parafoudre Gola et coupe montrant la disposition intérieure.
- ovoïde est formé par deux calottes A et A’ en métal magnétique serrant entre elles, au moyen de boulons de bronze, une lame F de bronze dont la surface extérieure est taillée en biseau. Cette lame porte une traverse intérieure G placée dans l’axe du corps creux : à la traverse est fixé un conducteur aboutissant, par l’intermédiaire d’une bobine de self-induction, aux machines à protéger. Le corps creux est enveloppé lui-même en partie par deux autres calottes G et G’ en métal magnétique dont il est séparé par un intervalle d’air d’un centimètre environ : ces calottes sont reliées électriquement, mais non magnétiquement, aux calottes AA’ par l’intermédiaire de boulons en bronzes m. Elles sont, en outre, réunies entre elles à la partie inférieure par un noyau de fer doux D autour duquel est enroulée une bobine H en fil isolé, renfermée dans une carcasse en laiton O : une extrémité de cette bobine est reliée à la traverse G et l’autre aux machines.
- Tout l’ensemble est maintenu par des isolateurs sur un support en fer sur lequel sont fixées deux pièces de charbon P en forme de cornes disposées en face des extrémités de la lame F. Les pièces, mobiles dans un collier, peuvent être placées à la distance conve-
- (q^Voir Eclairage Electrique, t. XXXII, 16 août 1902, p. XCVIII.
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- Fig. 17. — Vue de côté et coupe du parafoudre Gola.
- nable cle la lame biseautée F. La courbure de cette lame médiane présente des rayons
- très différents aux différents points, les courbes de rayon minimum étant placées en face des pièces P qui sont reliées à la terre.
- Comme ont le voit sur les figures, le fil de ligne est fixé à l’une des deux calottes extérieures par une borne; le fil allant à la station à protéger est relié à la bobine H, et les cornes PP’ sont reliées à la terre par l’intermédiaire d’une résistance ohmique. Quand il s’agit d’une station réceptrice intermédiaire, les deux extrémités des fils de ligne sont fixées chacune à l’une des deux calottes extérieures, le fil de station étant toujours relié à la bobine H (fîg. 18).
- Le fonctionnement de l’appareil est le suivant : quand un courant oscillant de haute fréquence arrive au parafoudre par le fil de ligne, il lui faudrait, pour atteindre la machine, traverser une première calotte magnétique C, les boulons de bronze m et une deuxième calotte magnétique A, puis pénétrer par la lame F à l’intérieur du corps creux et parcourir la bobine H munie d’un noyau de fer doux et présentant une self-induction élevée. Si l’on tient compte de la distribution des courants de haute fréquence à la surface des conducteurs et de la résistance qui leur est opposée par les corps magnétiques, on voit que le parcours indiqué présente une résistance extrêmement considérable et que la protection obtenue avec un tel parafoudre doit être bonne dans tous les cas variés qui se présentent. L’expérience semble, d’ailleurs, avoir prouvé 1’efïîcacité du dispositif.
- Le parafoudre Gola est souvent désigné sous le nom de parafoudre en série, parce que, contrairement aux montages généralement employés, le corps du parafoudre est intercalé en série entre la ligne et les appareils à protéger. Des expériences ont été entreprises par M. Neesen (1905) pour déterminer s’il y aurait avantage, avec les autres types de parafoudres, à adopter le montage en série ou à conserver le montage en dérivation. Pour les parafoudres à cornes, par exemple, le montage en série consiste à relier la base et le sommet' d’une des cornes aux deux extrémités du fil de ligne, interrompu à cet effet, et l’autre corne à la terre, tandis que le montage en dérivation consiste à relier l’une des cornes au fil de ligne par un conducteur dérivé, et l’autre corne à la terre.
- Les résultats obtenus avec ces deux montages ont présenté des différences très nettes et importantes, à l’avantage du montage en série. Pour des décharges très lentes, les
- deux dispositifs sont à peu près équivalents, mais, pour les décharges rapides, qui sont précisément des décharges dangereuses à éviter, le dispositif en série donne des résultats
- Fig. 18. —Parafoudre de branchement pour station intermédiaire : vue de côté et coupe.
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- sensiblement meilleurs. La cause de cette différence doit, d’après M. Neesen, être attribuée à la self-induction du conducteur qui tend à empêcher la décharge de se produire avec le
- montage en dérivation, et au contraire, tend à refouler la décharge vers la terre, avec le montage en série.
- Pour éteindre rapidement l’arc produit et rendre le court-circuit aussi court que pos-|f sible, on a proposé un grand nombre de ^ moyens. Dans les uns, on emploie un système
- lillfpl LC..i M mécanique provoquant un allongement consi-
- dérable de cet arc sous l’effet du passage d’un
- Fig. 20.
- Parafoudre à bras, ouvert.
- Fig. 19. — Para-foudre à bras système Thury
- courant de court-circuit. Tel est le para-foudre à bras Thury (L, dont les figures 19 et 20 indiquent la forme : au moment d’une décharge atmosphérique, l’arc s’allume entre les pointes de charbon, le courant passe dans un électroaimant qui attire violemment le bras mobile en aluminium et rompt l’arc brusquement ; celui-ci revient ensuite automatiquement en place. L’intensité de courant nécessaire pour faire basculer le bras mobile 'étant de 9 à 11 ampères, il y a lieu de choisir, pour la résistance en série avec le parafoudre, une valeur suffisante pour limiter à*cette intensité le courant de court-circuit : cette résistance est généralement constituée par des crayons de charbon. Il semble que ce parafoudre n’ait pas donné les résultats qu’on en espérait.
- Un autre moyen proposé pour obtenir une rapide extinction de l’arc est de le subdiviser
- ê...
- w-v,-. .V
- Fig. 21. — Parafoudre Wirth (Thomson-Houston).
- J-
- (!) Décrit dans VEclairage Electrique, t. XXXII, 12 juillet 1902, p. 51.
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- en plusieurs petits arcs placés en série ou en parallèle, en employant une série de corps métalliques séparés par de petites coupures explosives. La longueur de Lare dans chaque coupure étant faible, l’échaulfement et, par suite, la conductibilité de l’air sont moins considérables ; d’autre part, la présence des masses métalliques reliant les petits arcs entre eux contribue beaucoup au refroidissement de ceux-ci, qui est ainsi très rapide. Un assez grand nombre d’appareils a été construit sur ce principe ; généralement, les étincelles jaillissent entre une série de petits cylindres dont la surface est quadrillée et qui sont constitués par un métal spécial “ étouffeur d’arc tels sont les parafoudres Würts (Société Westinghouse) et Wirth (Cie Thomson-Houston).
- La ligure 21 représente un parafoudre Wirth employé par la Compagnie Thomson-Houston : on voit sur cette ligure les cinq cylindres en métal étoulîeur d’arc et deux cylindres allongés en carbone ou en composition spéciale servant de résistance non-inductive dans le circuit. D’après le voltage normal de la ligne à protéger, on place un ou plusieurs parafoudres en série, le nombre total d’intervalles cl’air offerts au passage de la décharge déterminant la tension pour laquelle s’amorce le parafoudre.
- Le parafoudre Würts se compose d’un certain nombre de cylindres parallèles maintenus à l’écartement convenable par des boulons qui pénètrent dans deux traverses isolantes perpendiculaires aux cylindres. La Société Westinghouse emploie, pour ces parafoudres, le système de montage suivant:
- 1°) Un premier groupe d’intervalles explosifs, appartenant à un parafoudre et nommés « espaces série », est placé en série entre la ligne et la terre.
- 2®) Un second groupe d’intervalles explosifs, appartenant au même ou à un autre parafoudre, est placé en série avec le premier mais est shunté par une résistance : les intervalles explosifs de ce groupe sont nommés « espaces shunt ».
- 3°) Enfin une résistance, de valeur convenable, est intercalée entre le tou-t et la terre : elle est appelée résistance série.
- Le nombre cl’ « espaces série » dépend du voltage normal de la ligne et détermine seul la tension à laquelle le parafoudre fonctionne. Les « espaces shunt » offrent une issue à la décharge atmosphérique qui, autrement, trouverait une trop forte opposition dans la résistance shunt. Celle-ci, après le passage de la décharge, remplit un double rôle : elle supprime l’arc des « espaces shunt » puis réduit l’intensité du courant à tel point que l’arc dans les « espaces série » ne puisse pas subsister sous le voltage normal. La résistance série, aussi peu inductive que possible, est destinée à limiter le courant qui tend à suivre la décharge atmosphérique, et protège ainsi les cylindres contre un échauffement excessif.
- Les appareils de la Société l'Eclairage Électrique se composent, soit de séries de rondelles métalliques à bords biseautés enfilées sur des supports verticaux et réalisant la subdivision d’un arc unique en plusieurs groupes en série d’arcs en parallèle, soit d’un certain nombre de rouleaux à surface striée et à écartement variable. Les
- Fig. 22. — Parafoudre à rouleaux coniques, pour courant alternatif.
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- appareils construits par Schneider et Cie sont constitués par une série de champignons métalliques ayant une forme ovoïde analogue à celle d’un gland pointu. Les arcs qui se forment entre chaque paire de champignons s’allongent d’eux-mêmes, comme dans un pa-rafoudre à cornes, par suite de la forme des champignons et se rompent très rapidement. Enfin, dans les parafoudres à étincelle subdivisée qu’établissent les Ateliers d’Œrlikon, les rouleaux métalliques sont coniques, ainsi que l’indique la figure 22 relative à un para-foudre applicable à des lignes où la tension normale atteint 50.000 volts et employé à Caffaro (40.000 volts). La distance entre les rouleaux est variable : le parafoudre s’emploie avec des résistances en charbon ou des résistances liquides.
- (A suivre) E. Ballois.
- POMPES CENTRIFUGES A HAUTE PRESSION SYSTÈME SULZER (suite) f1)
- APPLICATIONS
- Les pompes centrifuges à haute pression du système Sulzer peuvent être employées partout oii il s’agit de déplacer des masses d’eau. Leur application est cependant limitée lorsqu’il s’agit de petites quantités ; outre que le modèle des pompes requises serait
- Fig-. 23. —Pompe centrifuge de 1.000 clievaiix du seivice des eaux de Genève.
- trop réduit, l’électrotechnique n’est pas encore en état de livrer des moteurs dont la vitesse de rotation soit suffisante pour convenir à ce cas particulier. En revanche, il n’y a aucune limite à l’application des pompes du système Sulzer lorsqu’il s’agit d’élever l’eau en grandes quantités. Elles trouvent leur emploi dans toutes sortes de travaux hydrau-
- (l) Voir 1 Eclairage El, clrique, XLIV, p. 249, 19 a ût 190?.
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- liques, aussi bien dans le domaine des entreprises publiques, et en particulier municipales, que dans celui de l’industrie en général. Elles servent aux irrigations et aux épui-
- Fig\ 24. — Pompes centrifuges de 110 chevaux du service des eaux de Francfort.
- sements comme à l’extinction des incendies, elles permettent d’alimenter des réservoirs accumulateurs de force pour usines électriques, on les voit entrer dans l’outillage des hauts-fourneaux, enfin — et c’est là leur mérite capital — elles sont devenues indispensables pour Vépuisement des mines. On leur doit, dans ce domaine, des résultats qui auraient été naguère encore tenus pour impossibles et elles ont permis des exploitations minières auxquelles on n’aurait pas pu songer auparavant. Plus on pénètre profondément dans le sol, plus il devient difficile de surmonter les obstacles résultant des venues d’eau. Autrefois, on combattait l’envahissement de l’eau en établissant des pompes à maîtresse-tiges lourdes et volumineuses, et dont l’action était comparativement faible; ces pompes coûtaient beaucoup d’entretien et de surveillance sans qu’il fût possible d’en obtenir un rendement qui
- Fig. 25. — Poste de pompes de Loreto ;
- R = Conduite d’aspiration ;
- SW = Récipient d’air d’aspiration ;
- D = Conduite de refoulement ;
- P = Pompe à vide raccordée au récipient d’air d’aspiration.
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- compensât ces inconvénients ; considérées sous le rapport des exigences modernes touchant la sécurité du service, elles se montraient également insuffisantes. Elles ont été remplacées par les machines à colonne d’eau qui n’ont pas donné de bien meilleurs résultats. On transporta les installations motrices au fond des mines, mais l’on eut ainsi le désavantage de perdre une place précieuse à l’intérieur.
- Les pompes centrifuges à haute pression, dans la création desquelles la maison Sulzer Frères a pris la tête, ont transformé les conditions du travail dans une mesure telle que leur emploi est pour longtemps assuré dans tous les travaux d’épuisement d’eau. La
- Fig. 26. —• Poste de pompes de Loreto.
- facilité avec laquelle les nouvelles pompes se sont prêtées à un accouplement simple avec les moteurs électriques a grandement contribué à ce résultat. L’on a pu établir n’importe où à la surface, l’usine productrice de force ; il n’y avait à transporter que le courant au fond des puits, problème qui n’offre aucune difficulté : ces avantages sont tels qu’ils ont valu aux pompes centrifuges à haute pression de continuels triomphes dans leur application aux mines. La pompe centrifuge dans l’état actuel de son perfectionnement présente les caractères essentiels qui sont requis des machines modernes : maximum d’effet en regard d’un minimum de matière employée et de mouvement dépensé. Elle constitue donc un progrès considérable sur les moyens précédemment en usage. Le mouvement rotatif très rapide d’un petit nombre d’organes peu volumineux y remplace le va-et-vient de grandes masses; elle est ainsi sensiblement plus4 facile à surveiller et à conduire; elle s’adapte mieux que tout autre appareil à la*commande par l’électricité ; elle permet ainsi de centraliser la production et la distribution de la force ; enfin elle a provoqué le plus récent progrès de l’électrotechnique en réclamant un moteur à grande vitesse de rotation, et en amenant ainsi la construction des moteurs rapides à courant alternatif.
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- SERVICES D EAUX
- On a pu voir q l’exposition de Genève, en 1896, la première pompe centrifuge à haute pression du système Sulzer. Cette pompe, directement actionnée*par un moteur électrique n’avait qu’une roue
- à aubes et élevait 3 m3 à la minute à 45 m. de hauteur en faisant 900 tours. Dès l’année suivante, la maison Sulzer établissait pour le Service clés eaux de Genève une pompe, (fîg. 23), qui fut montée avec deux roues à aubes dont le diamètre était de 1100 mm. La pompe, directement accouplée avec un moteur électrique de 1.000 chevaux, élève, en faisant 540 tours, 22,5 m3 à une hauteur de 140 m.
- Fig-, 27
- Poste de pompes de la Via Parini,
- Le Service des eaux de Francfort-Goldstein a été également muni de pompes centrifuges à haute pression Sulzer, commandées électriquement. On a établi à Goldstein, près Francfort, de grands puisards d’où les pompes tirent l’eau. Les trois pompes de la
- figure 24 établies à cet endroit absorbent chacune 110 chevaux ; elles font 670 tours par minute pour élever 5,5 m3 à 65 m. de hauteur L’un des plus vastes services d’eaux qui soit muni de pompes centrifuges à haute pression du système Sulzer est celui de la ville de Milan. On a installé d’abord trois stations qui reçoivent l’énergie électrique sous forme de courant triphasé d’une station centrale commune; les pompes sont accouplées directement avec les moteurs électriques. On va très prochainement mettre en exploitation une quatrième station dont les pompes seront commandées par des moteurs à gaz avec transmission par courroie. En plusieurs endroits à l’intérieur de la ville—jusqu’ici il y en a 45— il a été établi des puisards d’où l’eau est conduite à des réservoirs d’air dans lesquels elle est entièrement dépouillée des gaz qu’elle contient, et d’où elle est directement aspirée par les pompes. Les colonnes d’aspiration ont une hauteur de 8,2 m. et fonctionnent parfaitement. La principale des stations se trouve à Loreto (fig. 25 et 26). Les quatre pompes accouplées directement avec leurs moteurs électriques
- Fig. 28
- Poste de pompes de la Via Parini.
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- aspirent l’eau d’un réservoir commun et la refoulent dans une conduite commune, chacune des pompes travaillant pour son propre compte. La vitesse de rotation est de 820 tours, la hauteur 57 m. et la quantité 3,6 m3 par minute. La seconde station (fig. 27) est dans la Via Pariai et comporte deux pompes accouplées directement avec le moteur électrique : le travail est le même que celui des précédentes. Dans la même rue se trouve également la troisième station (fig. 28), où une seule pompe est installée : elle est placée immédiatement au-dessus du puisard et y puise directement. La quatrième station, qui va être prochainement terminée, contiendra trois pompes élevant 6 m3 à 52 m. à la minute avec une vitesse de rotation de 925 tours.
- L’on ne saurait passer sous silence les pompes centrifuges à haute pression qui ont
- Fig-. 29. — Pompe des aciéries de Rombach.
- été mises en jeu pendant la construction du tunnel du Simplon afin de fournir l’eau de réfrigération. ^Chacune des deux pompes de la figure 14, entraînée par un moteur de 325 chevaux à une vitesse de 1050 tours, fournit 4,8 m3 à la minute sous une pression de 22 atmosphères.
- Les pompes centrifuges à haute pression conviennent tout particulièrement à l’alimentation en eau des hauts-fourneaux, aciéries, laminoirs, toutes industries qui consomment une grande quantité d’eau. C’est ainsi que les aciéries de Rombach ont acquis trois pompes, figure 29, dont chacune élève 25 m3 par minute à une hauteur de 40 m.
- (A suivre) S. Herzog
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Propriétés électriques et spectroscopiques des arcs entre Cd, Zn, Pb, Bi, Sb, Te, et Se dans les tubes en quartz vides d’air. — Stark et Küch. — Physikalische Zeitschrift, i5 juillet 1905.
- L’arc présente au point de vue électrique un intérêt considérable par les phénomènes en jeu à la cathode. En effet, sa base cathodique émet, par suite de réchauffement intense dont elle est le siège, des électronions négatifs (rayons cathodiques lents) à travers les ions positifs qui l’atteignent et ceux-ci sont, de leur côté, produits au voisinage de la cathode par le choc ionisant des électronions négatifs provenant de cette cathode. L’énergie cinétique, nécessaire pour cette ionisation par choc, provient de la chute de tension à la cathode. Etant donné le travail nécessaire pour l’ionisation d’un atome neutre, la chute de tension dans l’arc prend la signification d’une importante constante atomique physico-chimique. Comme l’exige la théorie et comme l’a montré l’un des auteurs f1), ainsi que MM. Rètschinsky et Saposchnikoff par des mesures précises, la chute cathodique de l’arc est indépendante de l’intensité du courant, de la pression, et de la température. Comme constante atomique, la chute de tension cathodique doit être déterminée exactement. Pour éviter des impuretés dans la vapeur métallique et sur les surfaces des électrodes, et pour pouvoir, d’autre part, déterminer au moyen d’une sonde la chute cathodique seule, sans que celle-ci soit augmentée de la chute de potentiel dans une certaine longueur de la colonne lumineuse, on est obligé de faire l’étude de l’arc au sein d’une vapeur métallique placée à l’intérieur d’un tube vide d’air.
- Au point de vue de la spectroscopie, l’arc sert de moyen pour produire des spectres, mais, quand on emploie l’arc à l’air libre, les résultats sont troublés par l’atmosphère environnante et, en outre, le faible écart entre les électrodes ne permet point d’étudier séparément
- (') Stark. — Le mécanisme de l’arc électrique. Les électrons.
- l’émission lumineuse des différentes parties. En outre, dans l’arc à l’air libre, les métaux à étudier doivent être ajoutés aux charbons sous forme de sels : cela produit une émission variable et, en différents points d’une section de l’arc, la température est très différente, atteignant un maximum dans l’axe de l’arc et un minimum à la périphérie.
- Tous ces inconvénients sont évités si l’on emploie un arc brûlant dans un récipient vide d’air dans lequel la pression est maintenue très basse.
- Construction et emploi des lampes
- Après l’apparition des lampes à vapeur de mercure, la maison Heraeus a étudié la fabrication de tubes en quartz (1), pour remplacer les tubes en verre qui absorbent une partie des rayons ultra-violets émis par l’arc au mercure. Par suite de la température de fusion très élevée et du coefficient de dilatation extrêmement faible du quartz, on peut porter ces tubes à des températures très hautes, sans avoir à craindre l’amollissement ou la rupture du tube : il est donc possible d’étudier, dans un tel tube, l’arc entre deux électrodes d’un métal quelconque.
- Les lampes employées par les auteurs étaient de deux dimensions différentes, présentant une longueur d’arc de 9 et 13 centimètres ; le diamètre extérieur des tubes était de 9 mm. Les électrodes étaient en acier-nickel, mastiquées dans de petits tubes étroits soudés au tube principal.
- Le métal en fusion était introduit au moyen d’un petit tube auxiliaire soudé, que Ton fermait ensuite au chalumeau. Après cette opération, on vidait la lampe et Ton faisait fonctionner la pompe pendant le passage de l’arc pour obtenir un bon vide. La plupart des expériences furent faites en laissant continuellement la lampe en communication avec la trompe, mais néanmoins des expériences faites avec des lampes au cadmium et au zinc, soudées et
- ( ') Voir Eclairage Electrique, tome XLII, 20 mai 1905, p. 245.
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- détachées de la trompe, montrèrent que ces lampes peuvent fonctionner pendant un temps assez long sans qu’il se dégage trop de gaz nuisibles.
- Pour amorcer l’arc, les auteurs ont employé une bobine d’induction dont le pôle négatif était relié à la cathode et le pôle positif à un fil enroulé autour du tube au voisinage de la cathode. Pour que l’allumage fût possible, il fallait chauffer le tube de quartz sur toute sa longueur et particulièrement au voisinage des électrodes pour obtenir la quantité de vapeur nécessaire au passage de la décharge.
- Pour que la densité de la vapeur métallique ne diminue pas pendant le fonctionnement de la lampe, il est nécessaire de maintenir celle-ci à une température suffisamment élevée par la chaleur développée par l’arc lui-même : cette température doit être assez haute afin d’éviter une distillation du métal des électrodes vers la partie médiane du tube; il faut donc choisir une intensité de courant suffisante. Une lampe au cadmium peut fonctionner avec 2 ou 3 ampères ; au contraire, une lampe au plomb exige, pour les mêmes dimensions, une intensité de courant de 8 à 10 ampères.
- Le fort échauffement du tube de quartz nécessite un refroidissement particulier des conducteurs d’amenée du courant, pour empêcher les rentrées d’air aux points mastiqués. Dans quelques lampes (au cadmium et au zinc par exemple), ce refroidissement était obtenu au moyen d’ailettes métalliques comme dans la lampe à mercure Heraeus (i).
- Dans d’autres lampes (plomb), les conducteurs et les électrodes étaient plongés dans de l’eau renouvelée d’une façon continue.
- Un certain nombre de sondes placées aux différents points des tubes et constituées par des pointes d’acier-nickel mastiquées dans de petits tubes auxiliaires, permettaient de faire les mesures nécessaires.
- Propriétés électriques des lampes
- Au point de vue électrique, les différents métaux étudiés se sont comportés de la même façon que le mercure.
- Tous ces ’arcs métalliques se composent des parties suivantes :
- De la base cathodique part le faisceau de
- lumière cathodique surmonté par un espasce obscur au delà duquel prend naissance la colonne lumineuse positive. L’anode est recouverte d’une couche lumineuse ; le faisceau lumineux cathodique se déplace très rapidement sur la surface de l’électrode. Dans tous les cas, la base cathodique est à la température du blanc incandescent, conformément à la théorie. La chute de tension dans la colonne lumineuse positive est indépendante, dans de larges limites, de l’intensité du courant quand la pression de la vapeur reste constante; la chute cathodique ayant une valeur constante et la chute anodique variant très peu avec l’intensité du courant, la différence de potentiel aux bornes est à peu près indépendante de l’intensité, quand la pression reste constante. La chute de tension dans la colonne lumineuse et, par suite, la différence de potentiel aux bornes vont croissant quand la pression intérieure croît par suite de l’élévation de température des électrodes. La différence de potentiel aux bornes des lampes étudiées par les auteurs, était comprise entre 25 et 60 volts avec un bon refroidissement.
- Quand le métal étudié contient une petite quantité d’un autre métal volatil, il peut arriver que la couleur de la lumière soit différente à l’anode et à la cathode.
- D’après les vues théoriques exprimées par l’un des auteurs depuis un certain temps sur le mécanisme de l’arc, la nature de la vapeur dans la colonne lumineuse joue un rôle secondaire. Quand les conditions d’existence de l’arc sont remplies à la cathode (émission d’ions négatifs, ionisation par leur choc en avant de la cathode), l’arc brûle de toutes façons, que la vapeur dans laquelle il passe soit celle de l’électrode elle-même, ou qu’elle provienne d’un autre métal. On peut ainsi réaliser dans le vide un arc entre électrodes d’étain dans de la vapeur de mercure, sans qu’il se dépose de mercure aux électrodes et sans qu’il existe sur le chemin de l’arc la moindre trace de vapeur d’étain.
- En effet, tandis que le mercure possède une tension de vapeur relativement élevée, l’étain n’est pas volatil, même au rouge dans le vide.
- La base cathodique d’un tel arc entre électrodes d’étain dans la vapeur de mercure est d’ailleurs à la température du blanc incandescent ; elle doit donc émettre de la vapeur d’étain, mais celle-ci se condense immédiatement
- (l) Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai 1905, p. 245.
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- sur les parties voisines de la cathode dont la température est basse. La lampe à étain est facile à allumer quand' il existe simplement une trace de mercure, mais elle ne donne que le spectre de ce métal. Quand il n’existe aucune trace de mercure, l’allumage est impossible. Cette propriété de l’étain peut être utilisée pour étudier l’arc dans la vapeur d’un métal qui ne peut pas lui-même être employé comme électrode.
- Lignes spectrales des arcs métalliques
- Les spectres des lampes expérimentées furent étudiés soit au moyen d’un spectroscope à lecture directe, soit au moyen d’un spectrographe. Avec les deux instruments, les auteurs observèrent, pour toutes les lampes, un spectre de raies et un spectre de bandes.
- Presque toutes les lampes présentèrent, à côté du spectre du métal constituant les électrodes, les raies principales du mercure plus ou moins fortement marquées. Elles avaient été vidées avec une pompe à mercure, et les faibles traces de ce métal qui s’étaient répandues dans les lampes suffisaient pour donner lieu à une émission du spectre du mercure. On pourrait évidemment, pour éviter ce phénomène, employer une pompe à huile ou bien empêcher l’introduction de vapeur de mercure au moyen d’une chambre de condensation maintenue à une température extrêmement basse et placée après la pompe. Mais les auteurs ont trouvé avantageuse la présence des raies connues du mercure qui permet de se repérer pour étudier la répartition des raies dans le spectre du métal étudié.
- Comme on l’a rappelé plus haut, l’un des auteurs (') a émis la théorie que les raies spectrales provenaient des atomions positifs : tant que la vitesse des électronions négatifs qui produisent par leur choc l’ionisation d’atomes neutres dans l’arc n’est, en aucune partie de celui-ci, plus grande que cela n’est nécessaire pour la création d’atomions monovalents, le spectre doit être le même dans les différentes parties de l’arc. Cette théorie, confirmée déjà par l’arc au mercure, a été vérifiée sur toutes les lampes à vapeur métallique, et l’on peut énoncer la loi générale suivante :
- Toutes les parties de l’arc dans la vapeur
- d’un élément chimique (faisceau lumineux cathodique, colonne lumineuse positive, couche anodiqüe) présentent la même structure du spectre.
- Une fois que les atomions existent, on peut augmenter l’intensité du spectre de raies qu’ils émettent en élevant la température moyenne : il est donc ainsi possible de renforcer des lignes faibles. En même temps, la répartition de l’intensité dans les raies du spectre doit varier de telle façon que l’intensité des ondes courtes croisse plus vite que celle des ondes longues. Ces déductions théoriques sont aussi confirmées par l’expérience. Le faisceau lumineux cathodique possède une température moyenne plus élevée que la colonne lumineuse positive; son spectre présente certaines lignes beaucoup plus distinctement que le spectre de la colonne positive.
- Bandes spectrales : influence de la température
- Les auteurs ont observé, à côté des lignes, un nombre plus ou moins considérable de bandes. Le Cadmium, le Zinc et le Plomb présentent peu de bandes ; le Tellure et le Sélénium en présentent au contraire un grand nombre. Le fait que toutes les lampes à vapeur métallique présentent des bandes spectrales, et que ces bandes ne peuvent sans doute point être attribuées à des impuretés, offre un réel intérêt.
- D’après les théories de l’un des auteurs, les bandes spectrales d’un élément sont observées lorsque la recombinaison d’un atomion positif avec un élément négatif reproduit un atome neutre.
- A ce moment, il y a radiation de l’énergie potentielle que possède l’électron négatif libre par rapport à l’atomion positif.
- Cette énergie ayant une valeur déterminée, l’énergie totale des bandes spectrales, qui est radiée par un certain nombre de recombinaisons par seconde, ne peut pas dépasser une valeur déterminée. Pour un nombre constant de recombinaisons, l’intensité des bandes spectrales d’un élément ne peut donc pas être augmentée par une élévation de la température moyenne, contrairement à ce qui se produit pour les raies spec-
- P) Stark.
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- traies. Cette déduction théorique a été également | vérifiée par les expériences des auteurs.
- Propriétés particulières des différentes lampes
- hampe au Cadmium. — L’allumage de cette lampe est facile : elle peut fonctionner avec une intensité de courant de 2 à 5 ampères avec refroidissement par ailettes métalliques et de 5 à 8 ampères avec refroidissement par l’eau. Elle donne un spectre peu étendu mais très lumineux.
- Lampe au Zinc. — Cette lampe est un peu plus difficile à allumer et exige un échauffement préalable au chalumeau. Elle fonctionne avec une intensité de 3 à 5 ampères avec refroidissement par ailettes. Son spectre est analogue, comme structure et comme intensité, à celui des lampes à mercure et à cadmium.
- Lampe au Plomb. — L’allumage exige un très fort échauffement préalable. La lampe fonctionne avec 7 ampères et refroidissement par l’eau. Son spectre est très riche et très fin.
- Lampe au Bismuth. — Les propriétés de cette lampe sont analogues à celles de la lampe au plomb; l’allumage exige un fort échauffement et l’intensité de fonctionnement est de 7 ampères avec refroidissement par eau.
- Lampe à Antimoine. — Cette lampe est facile à amorcer, fonctionne avec 3 ampères et n’exige un refroidissement par eau que pour les fortes charges. Elle présente un spectre riche et se comporte, au point de vue de la couleur du spectre, comme un corps lumineux à spectre continu. Elle produit des actions intenses de fluorescence : du verre contenant du sodium présente, sous son influence, une fluorescence intense vert-jaunâtre ; du verre au plomb présente une fluorescence bleue.
- Lampe au Tellure. — Ce métal a été étudié avec des électrodes en étain. La lampe fonctionne avec 6 ampères environ. Son spectre est pauvre en raies et les bandes sont diffuses.
- Lampe au Sélénium. — Cette lampe a été de même réalisée avec des électrodes d’étain. L’allumage présente des difficultés. Le spectre est riche en bandes diffuses.
- R. V.
- I L’arc électrique dans le vide. — Child. — Physi-cal Review, juin igo5 (f).
- L’auteur a étudié l’arc entre différentes sortes d’électrodes dans le vide et dans l’hydrogène.
- Avec des électrodes en graphite, il a trouvé que, pour des pressions inférieures à 0,7 mm. la chute de tension à l'anode “est plus faible qu’à la cathode et que, quand l’anode devient incandescente, la chute de tension augmente de 6 à 15 volts. Aux pressions inférieures à 0,7 mm., un grand nombre d’ions semble se mouvoir le long des lignes de force quand l’arc est placé dans un champ magnétique.
- Avec des électrodes en charbon et une pression inférieure à 1 mm., la chute de tension à la cathode est plus forte qu’à l’anode. Avec du fer et du cuivre comme électrodes, l’auteur n’a pas pu maintenir l’arc amorcé à des pressions inférieures à 1 mm. à moins qu’une couche d’oxyde métallique n’existât sur la cathode.
- Des expériences furent faites avec du graphite à l’une des électrodes et différents métaux à l’autre électrode. Quand le graphite était cathode, les phénomènes présentés par l'arc étaient pratiquement indépendants de la nature de l’anode. Quand le graphite était anode, il était impossible de maintenir l’arc amorcé sur un circuit à 100 volts, avec une pression inférieure à 1 mm., lorsque la cathode était constituée par un métal à point de fusion élevé, tel que le platine, le fer, le nickel, le cuivre ou l’argent. Il était très facile, en revanche, de maintenir l’arc amorcé quand le métal constituant la cathode avait un point de fusion bas, comme l’antimoine, le plomb ou le bismuth.
- Avec des électrodes en graphite dans l’hydrogène, la chute de tension à l’anode était inférieure à la chute de tension à la cathode pour des pressions d’environ 400 mm. : la chute de tension totale était beaucoup plus forte que dans l’air. Entre 400 et 0,7 mm. de pression, la chute anodique était plus forte que la chute cathodique. Aux pressions inférieures à 10 mm., l’arc peut s’amorcer sur un circuit à 500 volts sans contact préalable entre les électrodes, pourvu que celles-ci soient suffisamment chaudes. Dans ces conditions, on observe trois formes distinctes de l’arc.
- (i) Voir les recherches précédentes du même auteur : L’Eclairage Électrique, t. XLJII, 3 juin 1905, p. 346.
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- Ces expériences montrent qu’une théorie ne peut être complète que si on considère l’action chimique qui se produit dans l’arc. Il semble que la température de la cathode ne soit pas seule à déterminer la production des ions et que celle-ci dépende dans une large mesure du point de fusion du métal constituant l’électrode.
- R. Y.
- Sur la luminescence des tubes à vide sous l’effet du frottement. — R. Lohnstein. — Physikalische Zeitschrift, i5 juillet 1905.
- L’auteur rappelle, à la suite d’une note de M. Hess sur ce sujet (*), que la luminescence des tubes à vide sous l’effet du frottement est nn phénomène bien connu. Le cours de physique de Müller-Pouillet mentionne le fait que des tubes de Geissler deviennent lumineux quand on les frotte avec de la soie, et qu’un baromètre est lumineux dans l’obscurité quand le mercure est agité On a signalé de même la luminescence des lampes à incandescence frottées (Grimsehl, l’auteur).
- Dans une note publiée à ce sujet, l’auteur avait indiqué que toute modification du champ électrostatique à proximité d’un tube à vide produit la luminescence de ce tube : on peut, par exemple, entretenir cette luminescence en déplaçant au voisinage du tube une barrette d’ébonite.
- E. B.
- Rapport relatif des ionisations que produisent dans des gaz des rayons Rôntgen de différents genres. — R. K. Mac Klung. — Beiblatter n° i3 igo5-
- Les rayons émanant d’un même tube de Crookes étaient amenés par deux diaphragmes rectangulaires dans deux cylindres de laiton revêtus à l’intérieur de papier et pouvant être vidés : chacun de ces cylindres contenait deux électrodes isolées placées dans la direction des rayons ; l’une des deux était maintenue à un potentiel élevé, de sorte que la seconde. se chargeait quand les gaz étaient ionisés par les rayons Rôntgen.
- Les plaques chargées avaient un potentiel opposé ; celles qui se chargeaient devaient,
- %
- i* 1) L’Eclairage Electrique, t.XLIII, 3 juin 1905, p. 345.
- pour des ionisations égales, prendre des char ges égales et opposées. Un électromètre à quadrants permettait de déterminer, par la valeur de sa déviation, le rapport des ionisations.
- Dans la plupart des expériences, la pression du gaz, à laquelle l’ionisation est proportionnelle, était abaissée dans l’un des cylindres jusqu’à ce que l’action ionisante fût égale dans les deux cylindres.
- Le rapport des ionisations dépend principalement de la dureté du tube Rôntgen employé ; plus les rayons sont pénétrants et plus est faible la différence dans des gaz de pressions différentes. Pour un tube tendre, la valeur du rapport des ionisations, .pour l’hydrogène sec à la pression atmosphérique, est comprise entre 0,116 et 0,052 ; pour des tubes durs, dont les rayons ont préalablement traversé une feuille de plomb de 0,3 mm. d’épaisseur, la valeur de ce rapport est égale à 0,117. Pour d’autres gaz, les résultats trouvés sont indiqués par le tableau suivant :
- TABLEAU
- VALEUR DU RAPPORT
- TUBES TENDRES TUBES DURS
- Oxygène à la pression at- 1,3o
- mosphérique Acide carbonique 1,46 1,33
- Anhydride sulfureux 11 ,o5 4,79
- L’intensité des rayons était sans influence appréciable sur la valeur du rapport.
- B. L.
- Sur l’actinium. — Godlewski. — Philosophical Magazine, juillet igo5.
- L’auteur décrit le nouveau produit de décomposition de l’actinium qu’il a découvert et qu’il nomme actinium x, par analogie avec le radium, le thorium, et l’uranium x.
- L’activité de l’actinium, après séparation de l’actinium x, est différente de celle du thorium, dans les mêmes conditions. Quand on a séparé le thorium x, le thorium restant a toujours une certaine activité résiduelle, correspondant à environ 25 % de la valeur maxima. Le même effet est observé dans le cas du radium qui,
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- après séparation de son émanation, possède une activité non séparable d’environ même valeur. Au contraire, dans le cas de l’actinium, le résidu est presque inactif aussitôt après qu’on a séparé l’actinium x, et l’activité résiduelle est à peine égale aux cinq centièmes de la valeur maxima.
- Une autre différence fondamentale entre l’actinium x et le thorium x est que ce dernier ne donne que des rayons «. tandis que le premier émet des rayons «, p et y. L’actinium en lui-même n’émet pas de rayons, tandis que le thorium émet des rayons a.
- B. L.
- Sur les rayons « du radium. — Rutherford. — Philosophical Magazine, juillet igo5.
- S’appuyant sur le fait connu que le radium dégage de l’hélium, l’auteur a étudié les rayons « du radium, et a déterminé leur vitesse et le rapport de leur charge à leur masse pour voir si une particule « est un atome d’hélium. Il a adopté pour cela la méthode ordinaire qui consiste à mesurer la déviation d’un faisceau de rayons homogènes passant dans un champ magnétique et dans un champ électrique d’intensités connues.
- Les mesures de la déviation magnétique ont été faites avec une grande exactitude, mais les mesures de la déviation électrique n’ont pas pu être faites avec une exactitude aussi parfaite. L’auteur, dans cette étude, a découvert un certain nombre de faits intéressants.
- Quand les rayons traversent un écran d’épaisseur d et de densité p, la portée dans l’air est réduite proportionnellement au produit pd. Cela résulte du fait que l’absorption des rayons est proportionnelle à la densité du corps traversé.
- L’auteur, en employant un dépôt très actif fait sur un fil, a obtenu comme vitesse 2,6 X109 cm.
- par seconde et comme valeur du rapport 6,5 X 103.
- Le dépôt actif consistait en radium A, B et C. Le radium A étant à demi-transformé en trois minutes et le radium B n’émettant pas de rayons, les valeurs indiquées se rapportent aux particules « émises par le radium C. Les actions ionisantes, phosphorescentes et photographiques es rayons « émis par le radium C cessent
- quand ceux-ci ont traversé une certaine couche d’air. La vitesse des particules a est alors tombée à 60 % environ de la vitesse initiale, et l’auteur indique que cette vitesse critique minima caractérise toutes les actions des particules «sur les corps solides, liquides ou gazeux.
- L’auteur donne une théorie du spinthariscope et indique que les scintillations doivent être dues à la recombinaison d’ions produits par le bombardement.
- B. L.
- Matières radioactives de l’atmosphère. — A. S. Eve. — Philosophical Magazine, juillet igo5.
- L’auteur a évalué la quantité de radium nécessaire pour maintenir une quantité déterminée d’émanation dans un kilomètre cube d’air, à proximité de la terre, et a trouvé que cette quantité est comprise entre 0,14 et 0,49 gramme. Cette quantité de radium et les produits successifs de ce corps déterminent une production d’ions égale à environ 9,6 par centimètre cube par seconde.
- L’émanation du radium dans l’air est probablement suffisante pour produire l’ionisation naturelle observée dans les espaces clos, contenant des matières non radioactives et pour produire les ions existant dans l’atmosphère près de la terre.
- Le rayon d’action d’un fil chargé à un potentiel négatif de 10.000 volts est d’environ 40 à 80 cm.
- En admettant que le radium est également distribué dans la terre en quantité suffisante pour maintenir la température actuelle, l’émanation de radium dans l’air doit provenir d’une profondeur comprise entre 5 et 17 mètres.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Alternateurs d’induction. — Stanley. — Mémoire présenté au General Meeting of AmericanInstituteofElec-trical Engineers.
- L’auteur décrit une nouvelle forme d’alternateur dont les inducteurs sont excités par du courant alternatif au lieu de courant continu. Les rotors et les stators sont alimentés par des courants polyphasés de basse fréquence 4 qui produisent un flux ou des flux tournant avec
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- une vitesse proportionnelle à la fréquence des courants d’excitation. Les courants circulant dans le stator produisent dans l’entrefer un flux qui tourne en synchronisme avec l’induction du rotor et non avec les conducteurs du rotor. Ce flux induit dans le rotor une force électromotrice proportionnelle au courant dans le stator et décalée de 90° sur ce courant : cette force électromotrice passe par zéro quand le courant du stator est maximum, et est maxima quand le courant du stator s’annule ; le courant produit dans le rotor en charge par l’action de cette force électromotrice est approximativement égal en valeur et opposé en phase au courant du stator. Dans cet alternateur, il n’existe donc ni réaction d’induit, ni distorsion du flux.
- La fréquence des courants produits peut être égale à la somme ou à la différence des courants d’excitation et de la fréquence de la rotation, suivant que le rotor tourne dans le sens du flux ou en sens contraire. Dans le premier cas, l’excitation de la machine est plus faible en charge non inductive qu’à vide. Si la résistance du rotor était rigoureusement nulle et s’il n’y avait aucune dispersion magnétique, le courant du rotor serait décalé exactement de 90° sur la f. é. m. et serait exactement opposé au courant du stator : il n’y aurait aucune force magnétique résultant de la charge, et l’alternateur produirait une différence de potentiel constante à toutes charges et pour tous facteurs de puissance. Une telle machine avec résistance du rotor nulle et dispersion nulle, pourrait être entraînée aussi bien dans un sens que dans l’autre, sans qu’il existe aucune modification de sa régulation ; la seule différence consisterait en ce que, pour le sens de rotation direct, l’excitatrice fournirait de l’énergie à l’alternateur et, dans le sens inverse, l’excitatrice recevrait de l’énergie de l’alternateur.
- Pour rendre l’alternateur auto-excitateur et simplifier autant que possible, l’auteur emploie la méthode qu’indique le schéma de la figure 1 pour un alternateur diphasé. Si l’on suppose que l’aimantation résiduelle est dirigée dans le sens figuré par les deux flèches parallèles à la ligne YY', une force électromotrice est développée par la rotation de la machine entre les balais 2-4. Ceux-ci étant connectés en XX' aux
- enroulements inducteurs, un courant passe de X à X' par aaaa en produisant un flux perpendiculaire à l’aimantation résiduelle. Le champ résultant est dirigé dans le sens XY — X' Y' et engendre entre les balais 1-3 une force électromotrice qui produit dans YaaaaY', un courant dont le sens est tel qu’il s’oppose d’abord à l’aimantation résiduelle, puis tend à renverser le sens de cette aimantation. Au moment où la valeur de ce flux résiduel passe par zéro, le seul flux agissant est dû au courant produit entre les balais 2-4 ; ensuite ce flux se combine avec le flux inversé Y'-Y et le flux résul-
- Fig. 1. — Alternateur auto-excitateur Stanley.
- tant est dirigé dans le sens XY'-X'Y. Le cycle se reproduit et le phénomène périodique continue. La résistance du circuit inducteur aa étant faible par rapport à sa self-inductance, les courants produits sur chaque paire de balais sont décalés de près de 90° en arrière de la force électromotrice ; l’énergie dépensée pour l’excitation est donc peu considérable.
- Ce type de générateur peut produire des courants polyphasés de basse fréquence sous une différence de potentiel constante ou même croissante avec la charge : il est donc susceptible de donner des résultats pratiques supérieurs à ceux des alternateurs ordinaires. Le schéma de la figure 1 s’applique au cas des courants triphasés, si l’on remplace les quatre balais et les quatre prises de courant calés à 90° les uns des autres, par trois balais calés à 120° et trois prises de courant correspondantes.
- R. R.
- Sur le calcul des pertes dans le fer des alternateurs. — T.-S. Allen. — Electrical World and Engi-neer, juillet 1905.
- L’auteur indique la méthode employée à la
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- Compagnie Allis-Chalmers pour le calcul des pertes dans le fer des alternateurs de forte puissance. On détermine d’abord les pertes par courants de Foucault et par hystérésis dans des tôles découpées parmi les tôles employées pour l’induit, et avec lesquelles on établit un transformateur. Ensuite, on mesure directement les pertes dans le fer en entraînant, par un moteur à courant continu dont on connaît le rendement, le rotor d’un alternateur construit : pour cela on observe les watts absorbés quand l’inducteur de l’alternateur est excité ou non. On trouve alors un certain rapport K entre la valeur des pertes observées et la valeur des pertes calculées d’après le résultat de la première expérience faite avec des tôles découpées : ce coefficient K est compris entre i et 4. L’augmentation de la valeur des pertes constatée dans la seconde mesure, provient de la répartition inégale du flux dans les tôles de l’alternateur. Or, pour un type de machine déterminé, le coefficient K varie entre des limites très étroites ; on peut donc, après avoir déterminé sa valeur moyenne, l’employer pour le calcul des machines.
- R. R.
- Variation de la résistance électrique de contact entre les balais en charbon et les bagues en fer.— Schœnau.—Electrical World and Engineer, i5 juillet 1905.
- Dans un grand nombre de moteurs asynchrones, le rotor est connecté aux résistances de démarrage par l’intermédiaire de bagues en fer et de balais en charbon. En faisant des essais de tels moteurs, l’auteur a trouvé qu’il est impossible d’obtenir des résultats satisfaisants par l’emploi des méthodes ordinaires, à cause de la valeur considérable et de la variation de la résistance de contact entre les bagues et les balais.
- Il a alors étudié en détail cette variation de résistance en fonction du courant, et a trouvé qu’elle atteint des proportions tout à fait considérables.
- Un certain nombre de courbes, dans lesquelles les ordonnées sont proportionnelles aux résistances de passage et les abscisses à l’intensité de courant, ou à la densité de courant, ou à la pression des balais, ou à la vitesse de rotation, montrent nettement les résultats d’observations recueillis par l’auteur
- dans l’étude de plusieurs alternateurs ou d’un appareil spécial entraîné par un petit électromoteur.
- R. R.
- Méthode de réglage de la tension basée sur les coefficients de résistance différents des lampes au carbone et au tantale. — Kennely et Whiting. — Electrical World and Engineer, 1" juillet 1905.
- La différence marquée qui existe entre les variations de résistance des lampes au carbone et au tantale pour différents voltages permet, par l’action combinée de ces lampes, de mettre en jeu un relais capable de régler le voltage d’un circuit.
- La diminution considérable de résistance des lampes au carbone avec réchauffement est bien connue : une lampe de 16 bougies et 120 volts a une résistance de 600 ohms à froid et de 300 ohms à l’état normal. D’autre part, une lampe au tantale de 110 volts qui a une résis-
- Fig. 1. — Pont de Wlieatstone sensible aux variations de voltage.
- tance de 50 ohms à froid, possède, à l’incandescence, une résistance de 300 ohms.
- Le dispositif imaginé par les auteurs est le suivant. Un pont de Wheatstone ABCD (fîg. 1) est placé entre les conducteurs principaux en M : les deux branches rr ont la même résistance, la branche BC contient des lampes à filament de carbone et la branche DC des lampes à filament de tantale. R représente un relais polarisé ou un mécanisme électromagnétique équivalent, qui, avec le montage adopté, est influencé par
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- les variations de la différence de potentiel entre les conducteurs M. Toutes les lampes à incandescence sont soumises à une différence de potentiel bien inférieure à leur voltage normal, de façon qu’une faible variation de tension produise une forte variation de résistance.
- Le fonctionnement du système est facile à comprendre : si la différence de potentiel augmente, la branche du pont contenant les lampes au carbone diminue de résistance, tandis que la branche contenant les lampes au tantale augmente de résistance ; cette dissymétrie détruit l’équilibre et un courant passe de D en B dans le relais dont l’équipage mobile vient en contact avec le butoir c.
- Si au contraire la différence de potentiel diminue, la résistance des lampes au carbone augmente et la résistance des lampes au tantale diminue ; le courant passe de B en D dans le relais qui ferme le contact b.
- Le montage du pont indiqué sur la figure 1 peut naturellement être modifié de plusieurs manières. Par exemple, on peut remplacer soit les lampes au carbone, soit les lampes au tantale par une résistance invariable en fil métallique ; la sensibilité du système est alors moindre puisqu’un seul bras du pont est influencé par les variations de voltage. On peut également constituer les quatre, bras du pont avec des résistances variables, AD et BC contenant des lampes au carbone et AB et CD des lampes au tantale. La sensibilité est alors très grande.
- Un montage différent est indiqué par la figure 2 avec un relais polarisé à enroulements différentiels. Le circuit partant des conducteurs principaux MM comprend les bobines du relais avec, d’une part, les lampes au carbone CGC et d’autre part, les lampes au tantale TTT. Les lampes sont choisies de telle façon, ou les résistances de leurs circuits respectifs sont ajustées de telle sorte que les courants dans les deux branches aient la même intensité au voltage normal entre les conducteurs principaux : le relais est alors à la position neutre. Si le voltage augmente, la résistance de la branche contenant des lampes au carbone diminue et celle de la branche contenant les lampes au tantale augmente ; le relais est alors actionné et établit le contact c. L’inverse se produit si le voltage diminue.
- Les auteurs ont employé le dispositif de la figure 2 avec un relais polarisé semblable à ceux employés dans le système Duplex. La résistance de chacune des deux bobines du relais était d’environ 423 ohms à la température ambiante. L’armature du relais était un tube d’acier de 0,963 cm. de diamètre.
- Le jeu de la languette entre les contacts b et c était de 0,038 mm. et l’entrefer entre l’armature et les pôles était de 1,5 mm. de chaque côté. Trois lampes à filament de carbone de 16 bougies 120 volts étaient placées dans la branche CCC et six lampes à filament de tantale de 25 bougies 110 volts étaient placées dans la branche TTT. Un courant de
- KîKlKiKîKxKï)—
- Fig. 2. — Système de relais différentiel sensible aux variations de voltage.
- 84 milliampères passait dans chaque branche, après réglage pour une différence de potentiel normale de 120,4 volts. La chute de tension dans chaque bobine de relais étant égale à 35,5 volts, la différence de potentiel aux bornes de chaque groupe de lampes était de 84,9 volts, soit 28,3 volts pour chaque lampe au carbone et 14,15 volts pour chaque lampe au tantale. Dans ces conditions, la résistance présentée par un filament de carbone était de 336 ohms et la résistance présentée par un filament de tantale était de 168 ohms.
- Les auteurs ont trouvé que, dans les conditions du laboratoire, quand le relais est soigneusement ajusté, une augmentation de 0,6 volt sur la différence de potentiel principale (121 volts au lieu de 120,4) provoque le déplacement du relais et le fonctionnement du système. Le temps nécessaire pour que le relais opère est d’environ 1 seconde : ce temps doit être attribué à l’action thermique des lampes qui ne peut pas se produire instantanément.
- Avec un relais spécialement étudié pour le
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- but à atteindre, on pouvait obtenir une plus grande sensibilité.
- Les auteurs indiquent la théorie du dispositif représenté sur la figure 2.
- Soient e la différence de potentiel normale entre les conducteurs MM, en volts ; r la résistance de chaque bobine du relais ; rc la résistance totale des lampes au carbone en temps normal ;
- rt la résistance totale des lampes au tantale en temps normal ;
- ic l’intensité du courant dans les lampes au carbone (ampères) ;
- it l’intensité du courant dans les lampes au tantale (ampères) ;
- R la résistance totale de chaque branche.
- Quand l’équilibre existe, on a R = r + rc = r -f rt
- lc - Il -- l
- e = ic(r -f- rc) = it(r + rt).
- Quand l’équilibre est détruit, un courant différentiel di prend naissance et l’on a
- di
- — I I
- l
- de ~ / dre \ / drt \ (0
- e i —«if dic J i —(— «i ( di.t I
- 4- r°
- en posant =
- L’expression
- est le rapport du courant différentiel, exprimé comme fraction du courant normal, à la variation du voltage, exprimée comme fraction du voltage normal. Ce rapport peut être appelé rapport de sensibilité puisque plus le dispositif est sensible, plus la valeur de ce rapport est élevée.
- Dans les conditions de l’essai mentionné :
- r — 423
- R= 143 *
- « =0,704
- de
- — = o, 000 e :
- i = o, 084
- la valeur du rapport de sensibilité est 0,38.
- Une première approximation de l’équation (1) est donnée par l’équation :
- Dans cette formule,
- drt
- dit
- rt
- est la variation de résistance dans les lampes au tantale par ampère d’accroissement du courant de la branche, et
- / ils
- 1 dic \ rc
- est la variation de résistance correspondante dans les lampes au tantale par ampère d’accroissement du courant.
- On peut tracer expérimentalement les courbes de ces variations de résistance. Si l’on porte ces courbes de part et d’autre de l’axe des .r, la longueur totale d’une ordonnée comprise entre ses deux points de rencontre avec les courbes donne la valeur de la grande parenthèse de la formule 2, et l’aire du rectangle formé par cette ordonnée totale et par les deux horizontales passant par les points de rencontre, donne la valeur de l’expression
- Il faut donc choisir le dispositif de telle façon que la surface de ce rectangle soit maxima.
- Il est possible que des fils de fer maintenus à une température voisine de l’incandescence (comme dans les résistances ballast des lampes Nernst) permettent d’obtenir plus de sensibilité que les lampes au tantale et de réaliser un régulateur plus précis.
- B. L.
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- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Sur les oscillations accidentelles produites dans les systèmes de distribution électrique de grande étendue. — Steinmetz. — Mémoire présenté au General Meeting of American* Institute of Electrical Engine ers.
- L’auteur examine et discute les phénomènes oscillatoires qui se sont produits dans le système de distribution à haute tension du Manhattam Railway en 1903. Après avoir donné un aperçu de la constitution des circuits et une description de l’oscillation observée, l’auteur remarque que le fait caractéristique a été l’amplitude et la fréquence relativement très basse du phénomène. Les oscillations de très haute fréquence ne peuvent être que locales et ne peuvent pas se propager à distance, car la capacité élevée des câbles agit comme* un court-circuit pour ces ondes.
- La cause de l’accident dont il s’agit doit-être attribuée sans doute à une décharge par étincelle produite entre l’un des conducteurs d’un feeder et l’armature du câble, c’est-à-dire la. terre : cette décharge était oscillante, de puissance peu considérable et de fréquence élevée, et représentait la décharge d’un condensateur chargé à une tension égale à la tension étoilée au réseau, soit 6.400 volts. La capacité et l’inductance du système oscillant étaient la capacité et l’inductance répartie entre le conducteur et la terre.
- L’auteur développe les équations générales établies par lui pour les oscillations dans les circuits électriques et remplace les constantes générales par les valeurs déterminées sur le circuit de Manhattam. Il trouve deux trains d’ondes qui alternent entre eux et causent une série d’impulsions successives de force électromotrice élevée, mais d’intensité nulle, ou bien de courant élevé, mais de force électromotrice nulle : ces deux trains d’ondes prennent naissance au défaut du câble et se propagent vers les sous-stations. La durée des périodes successives du courant et de la force électromotrice dépend des conditions existant au point de départ des ondes, mais non des constantes du reste du circuit, et généralement la durée de la période de force électromotrice et celle de la période du courant ne sont pas égales. Les ondes qui se propagent le long du circuit
- sont de forme très aplatie au sommet, avec une montée et une descente rapide. L’escarpement des parties antérieure et postérieure de la courbe dépend de la rapidité avec laquelle l’arc s’établit et se rompt, et aussi de la distance du point de départ. En considérant la résistance et l’inductance de la ligne, on voit que les ondes s’arrondissent quand la distanee du point de départ augmente.
- Quand ces ondes rencontrent des obstacles, elles donnent lieu aux effets pyrotechniques observés sur les tableaux de distribution des stations à haute tension quand il se produit une perturbation sur la ligne. Ces effets, généralement nommés « statiques » ne sont pas dangereux en eux-mêmes, par suite de la faible puissance en jeu, mais peuvent produire ou établir des chemins pour des courts-circuits de forte puissance qu’ils amorcent, comme cela à été le cas dans l’exemple considéré.
- Dans un courant électrique contenant de la capacité et de l’inductance réparties, comme dans un câble souterrain, une ligne de transmission à longue distance ou dans les enroulements à haute tension d’un transformateur ou d’un générateur, il existe trois fréquences distinctes qui sont essentiellement indépendantes l’une de l’autre.
- 1° La fréquence du système générateur, soit 25, 40 ou 60 périodes par seconde comme fréquence fondamentale, avec des harmoniques impairs d’amplitude généralement négligeable.
- 2° La fréquence d’oscillations du système, ou période naturelle du circuit, dépendant des constantes de celui-ci, et principalement de sa capacité et de son inductance, et consistant en une fréquence fondamentale
- ' 27T VL0C0
- et tous ses multiples impairs qui, en règle générale, ne sont pas négligeables, mais sont prédominants.
- 3° La fréquence de la perturbation produite dans le circuit, qui n’a aucune relation directe avec la fréquence imprimée ni avec la période naturelle, mais dépend du caractère de la perturbation. Cette perturbation apparaît comme un système d’ondes se propageant le long de la ligne et produisant à l’extrémité de celle-ci, c’est-à-dire généralement aux tableaux de distribution, des
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- 314 . L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE T. XLIV.N* 34,
- effets statiques. Sous sa forme la plus simple,, c’est une onde unique qui suit la ligne et est souvent visible à l’œil par une bande lumineuse.
- Ce phénomène ti’a jamais été bien étudié au point de Vue théorique ; quoique non dangereux en lui-même, il est dangereux par les forces destructives qu’il met en jeu. Dans le circuit dont il s’agit, la fréquence imprimée était de 25 périodes et la fréquence naturelle de 2670 périodes par seconde. La fréquence du phénomène statique- a été de 13.000 périodes par seconde mais, par suite de l’élévation rapide de la partie antérieure de la courbe, cette fréquence correspond à une fréquence beaucoup plus élevée, de 200.000 périodes par seconde peut-être.
- Dans l’accident de Manhattam, l’oscillation provoquée par la décharge survenue entre un conducteur et l’armature à la sortie de l’usine génératrice n’a pas produit de dégâts par elle-même mais a donné naissance à un court-circuit entre deux conducteurs. Avec six générateurs de 500 kilowatts pouvant débiter pendant un instant 12.000 kilowatts et les commutatrices des sous-stations qui, comme l’a montré le déclenchement des relais de retour, renvoyèrent sur la ligne des courants triphasés, on peut estimer que l’énergie concentrée au point du court-circuit a atteint 100.000 kilowatts. Cette énergie enjeu pendant un dixième dë seconde a produit Une explosion équivalente à celle de 250 gr, de dynamite.
- Par suite de cétte explosion, l’isolement et le revêtement du câble furent rompus et un arc flambant, de caractère oscillant, persista en dissipant l’énorme énergie à basse fréquence de tout le système. Cette oscillation produisit la rupture de tous les feeders, câbles, dérivations, transformateurs et générateurs. Les protecteurs statiques fonctionnèrent bien et abaissèrent la tension, mais ne purent dissiper assez vite l’énorme quantité d’énergie en jeu.
- R. R.
- Perturbations statiques dans les transformateurs. — S. M. Kinter. — Electric Club Journal n° 6, 1906.
- L’autetir étudié le cas d’un transformateur à courant alteriiatif dont l’enroulement secon-
- daire alimente un réseau à basse tension et dont le noyau de fer est relié à la terre. Dans un tel appareil, il se produit souvent sur le secondaire des différences de potentiel par rapport à la terre égales à plusieurs fois la différence de potentiel normale.
- L’auteur explique de la façon suivante la production de ces tensions statiques. Soient
- P l’enroulement primaire.
- S l’enroulement secondaire.
- a et b, la capacité électrostatique du primaire par rapport au secondaire, représentée par deux condensateurs de capacité a et b reliant les deux extrémités des enroulements.
- c la capacité de l’enrouléinent à basse tension par rapport à la terre, représentée par un condensateur c relié au hrilieu m de l’enroulement secondaire et à la terre.
- Tant que les conducteurs à haute tension sont intacts, l’induction statique au point m, milieu de l’enroulement secondaire, est nulle. Mais si l’un des conducteurs à haute tension est à la terre, la symétrie est rompue; les condensateurs b et c sont reliés en parallèle et sont en série avec le condensateur a et, d’après les capacités relatives de ces condensateurs, il peut se produire sur l’une des branches des systèmes une élévation de tension sensible par rapport à la différence de potentiel normale.
- O11 peut éviter ces inconvénients en reliant le milieu de l’enroulement secondaire à la terre par l’intermédiaire d’un éclateur. Pour une différence de potentiel très supérieure à la normale, cet éclateur met à la terre ie secondaire et conjure le danger.
- L’auteur montre où il y a lieu de placer cet éclateur dans les réseaux polyphasés : il doit être aussi près que possible du point neutre.
- De tels déchargeurs statiques ne doivent pas être employés quand l’enroulement secondaire du transformateur est à la terre ou dans des transformateurs qui alimentent des commutatrices dont un des pôles est cà la terre.
- R. R.
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- Etude eXpérimeîit&le dés élévations de potentiel sur les lignes de transmission dues aux perturba--tions statiques provoquées par des fermetures, des ruptures, etc. — P. H. Thomas. — Mémoire présenté au General Meeting of. American Institute of. Electrical Engineers.
- Le point important dans l’étude des décharges statiques est la détermination des maxima de potentiel, dont la valeur moyenne ou efficace n’offre que peu d’intérêt. La détermination exacte des valeurs maxima de décharges extrêmement rapide n’est facile par aucune méthode. En effet les phénomènes sont trop rapides pour pouvoir être étudiés au moyen d’un instrument mécanique, et aucuné méthode magnétique ou optique n’est applicable.
- Le moyen le plus commode est d’employer un éclateur; cette méthode ne permet pas d’obtenir des résultats précis, mais des indications approximatives sur la valeur de la tension. Dans les expériences dont parle l’auteur, la mesure de maxima de potentiel a été faite au moyen d’éclateurs.
- Pour empêcher que la décharge dans l’un des éclateurs n’influe sur les éclateurs suivants, on avait placé des condensateurs en série avec tous les éclateurs. La capacité de ces condensateurs, quoique faible, était néanmoins considérable vis-à-vis de celle des éclateurs de sorte que ces appareils recevaient bien la majeure partie du potentiel imprimé au système de mesure considéré comme un toht.
- Le phénomène provoqué par une cause in dépendante de la forcé électromotrice du générateur telle que mise en circuit, court-circuit, etc., dépend de l’instant exact où cette cause intervient dans la période (à proximité d’un maximum ou d’un zéro de l’onde de force électromotrice) : il est donc nécessaire de répéter l’expérience un grand nombre de fois pour obtenir des résultats d’une exactitude suffisante. Dans les expériences faites par l’auteur, les essais ont été répétés dix fois pour chaque position de l’éclateur de mesure. Pour vérifier les résultats obtenus, on plaçait ensuite un certain nombre d’isolateurs pour mesurer la différence. de potentiel entre le fil de ligne et la terre, et-les lectures étaient faites simultanément par plusieurs observateurs. Les expériences furent faites sur des lignes commerciales, munies de parafoudres, d’interrupteurs, de transformateurs, etc.
- L’auteur indique le résultat des expériences effectuées sur l’installation de Provo-Logau, appartenant à la Telluride Power C°, et sur les lignes de la Missouri River C° de Butte à Canyon Ferry.
- Les expériences ont Confirmé les résultats théoriques que le fonctionnement des interrupteurs ou des parafoudres ne peut pas produire, s’il n’y a pas d’effets secondaires, d’élévation de voltage supérieure au double du voltage normal. Mais il peut* se produire des effets Secondaires résultant des perturbations statiques, et ceux-ci modifient considérablement la valeur de l’augmentation de potentiel. Le plus fréquent de ces effets secondaires se traduit par un accroissement subit du courant accompagné d’une surélévation de voltage au générateur. Cet effet peut accroître l’augmentation de potentiel provenant de la réflexion des ondes.
- Il est nettement prouvé que l’effet des perturbations statiques, provoquées pai“ une cause quelconque, est de produire dans un réseau chargé une concentration de potentiel sur les extrémités des enroulements connectés au circuit; Il peut tantôt en résulter, tantôt n’en pas résulter de dommages ; les bobines de self-induction employées en série sur la ligne pour protéger les bobines des transformateurs sont tantôt efficaces, tantô-t inefficaces; L’expérience montre que les dommages sérieux résultant de la concentration locale du potentiel sont beaucoup moins fréquents que l’on ne pourrait s’y attendre.
- L’auteur montre qu’il est avantageux de relier à la terre le point neutre des transformateurs et des générateurs.
- R. R;
- OSCILLATIONS HERTZIENNES TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Système de télégraphie sans fil Fessenden.
- Un certain nombre de nouveaux brevets Viennent d’être accordés à la C>e Fessenden.
- L’un deux sé rapporté à la forme donnée au détecteur d’ondes électrolytique. Celui-ci consiste en un tube de verre contenant une solution d’acide nitrique ou de soucie caustique. L’extré-fnité d’un fil fin est immergée dans la solution.
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- Le montage du détecteur dans le circuit récepteur est celui habituellement employé : la pré' sence d’ondes oscillantes facilite le passage dans le détecteur du courant local dont l’intensité augmente.
- La nouveauté consiste surtout en ce que la pression du gaz placé au-dessus du liquide est supérieure à la pression atmosphérique, ce qui produit une augmentation de l’intensité et de la netteté des signaux reçus dans le téléphone. L’inventeur indique que* les meilleurs résultats ont été obtenus avec une pression comprise entre 2,750 et 3,500 kgr. par cm2.
- Deux brevets sont relatifs aux condensateurs. Dans l’un d’eux, l’inventeur propose l’emploi de courtes longueurs de câbles semblables à ceux employés dans les circuits à haute tension. Les avantages présentés par ce dispositif sont un faible échauffement, une faible sensibilité à l’humidité, et de faibles pertes. Dans une autre forme de condensateur, l’inventeur emploie comme diélectrique l’air comprimé. Avec une pression d’environ 4 kgr. par centimètre carré, les décharges statiques et les pertes d’énergie qui les accompagnent et qui atteignent souvent 50 % à la pression atmosphérique, semblent
- disparaître entièrement. L’inventeur indique qu’avec des plaques placées à 2 mm. d’intervalle et une pression d’environ 11 à 12 kilogr. par cm2, il n’y a pas de pertes d’énergie apparentes pour une différence de potentiel de 27.500 volts, alors que pour 28.500 volts, la décharge éclate entre les plaques. On peut donc ainsi établir des condensateurs de dimensions et de prix réduits possédant un rendement supérieur à celui de tous les autres condensateurs.
- Deux autres brevets visent le système d’antennes employées.
- Pour les postes fixes placés à terre, l’auteur décrit une antenne consistant en un cylindre isolé de la terre à sa base et muni à son sommet d’une grande quantité de fils rayonnants. Une échelle intérieure permet d’atteindre une partie quelconque de l’antenne.
- Un autre type d’antenne est réalisé par un jet d’eau jaillissant d’un tuyau métallique enroulé en hélice sur une certaine hauteur pour former la bobine secondaire d’un transformateur. Ce type d’antenne peut être employé sur les bateaux ou bien dans tous les cas où l’on veut
- communiquer à d’assez grandes distances, sans faire l’installation permanente d’un mât.
- Trois brevets se rapportent à l’étude générale de la transmission des signaux au moyen d o ades électromagnétiques. Dans l’un d’eux, l’in/enteur indique l’utilisation, comme source d’énergie, d’un générateur à courant alternatif employé avec un condensateur qui est relié alternativement au générateur et à l’antenne : les modifications des connexions sont effectuées par un commutateur entraîné synchroniquement avec le générateur. Les deux autres brevets se rapportent plutôt à la téléphonie sans fil qu’à la télégraphie sans fil. La méthode consiste essentiellement à produire d’une façon continue des ondes électromagnétiques et à modifier les radiations sans interrompre leur continuité. Dans l’un des brevets, l’auteur propose d’employer un générateur à haute fréquence, par exemple un alternateur capable de produire quelques kilowatts à la fréquence 300.000. Un transmetteur téléphonique est inséré dans le circuit excitateur de la dynamo : en parlant devant ce transmetteur, on fait varier la valeur du champ et, par suite, l’intensité de la radiation émanant de l’antenne. Un circuit récepteur ordinaire avec téléphone permet, à l’arrivée, de recevoir les ondes. L’auteur indique que, sans aucun doute, la transmission de la parole à travers l’océan est possible avec cette méthode (').
- R. Y.
- Poste de télégraphie sans fil système Lodge-Muirhead. — The Electrician, 4 août i9o5.
- La Compagnie du « Midland Railway » a réussi à établir des communications par télégraphie sans fil entre un paquebot et un poste installé à Heysham. Ce point est situé sur la côte du Lancashire, à environ 5 kilomètres du sud de Morecambe et a une importance considérable au point de vue du trafic du réseau : l’installation d’un poste de télégraphie sans fil a été faite en vue de communiquer non seulement avec les paquebots de la compagnie, mais éventuellement avec d’autres bateaux, tels que les gros cargo-boats qui circulent entre la côte nord-ouest de l’Angleterre et l’Irlande.
- (i) (?!) N.D.L.R.
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- Un point intéressant dans le nouveau poste de télégraphie sans fil est qu’il ne comporte pas de prise de terre : la capacité superficielle inférieure reliée à l’antenne est isolée de la terre, au lieu d’être placée sur le sol comme les filets métalliques souvent employés jusqu’à présent ; elle est constituée par un filet métallique de forme carrée couvrant une surface de 600 mètres carrés et supporté à un mètre du sol par des isolateurs en porcelaine.
- La partie supérieure de l’antenne est établie de la même façon et est supportée par quatre mâts de 24 mètres de hauteur placés aux angles du carré. Tous les appuis sont soigneusement isolés pour éviter les effets d’amortissement.
- L’éclateur est constitué par cinq petits éclateurs en série shuntés chacun par un condensateur. Des bobines de self-induction intercalées dans le primaire du transformateur ont pour effet d’empêcher la formation d’arcs à l’éclateur.
- La longueur d’ondes employée est d’environ 450 mètres.
- R.'V.
- Poste de télégraphie sans fil, système Murgas.
- Un poste, installé près de Wilkesbarre, permet de communiquer avec la ville de Scranton, malgré la présence d’une chaîne de montagnes dont l’altitude dépasse de 450 mètres celle du poste. Une difficulté, encore beaucoup plus considérable à surmonter que celle due à la présence des montagnes, est l’existence de perturbations inductives produites par deux lignes de chemins de fer électriques placées sur le trajet des ondes.
- Le système Murgas employé est caractérisé surtout par l’emploi d’ondes ou de trains d’ondes différents produits par deux interrupteurs agissant sur la même bobine d’induction. On peut employer, en combinant ces différents trains d’ondes, plusieurs codes différents qui permettent d’assurer la sécurité des communications. Les interrupteurs sont actionnés par une clé double.
- L’énergie électrique, nécessaire à la transmission, est fournie par une batterie d’accumulateurs de 24 volts débitant 3 ampères dans le primaire de la bobine. Avec cette faible intensité de courant, les clés télégraphiques du modèle ordinaire sont largement suffisantes.
- Le cohéreur employé pour la réception est constitué par une aiguille tournant sur elle-même et placée sur plusieurs petits blocs de charbon. Ce détecteur est autodécohérant.
- Deux tours de 45 mètres de hauteur, prolongées par des pièces de sapin qui portent la hauteur totale à 60 mètres, soutiennent dix câbles de 2,58 mm. de diamètre suspendus à des isolateurs de construction spéciale. Chacun de ces isolateurs est un cylindre d’ébonite de 75 centimètres de longueur et 3,75 centimètres de diamètre. A 9 mètres du sol, les câbles sont amarrés à des isolateurs de porcelaine établis pour 150,000 volts et vont de là au poste.
- La prise de terre est constituée par une plaque carrée de 1 mètre 20 de côté. Le système d’accord est analogue au système Slaby-Arco, mais avec un dispositif particulier d’autotransformateur qui permet d’obtenir facilement l’accord.
- R. V.
- Sur la téléphonie sans fil et sur une méthode pour la détermination des constantes diélectriques. — Kalischer. — Elektrotechnische Zeitschrift 20 juillet 1905.
- Des expériences sur la téléphonie sans fil ont conduit M. Hugo Mosler au montage indiqué par la figure 1 (4) dans lequel M représente un microphone, B une. batterie d’accumulateurs, J une bobine d’induction et E la terre.
- M. Mosler pense que les oscillations de courant produites dans le microphone par la parole vont à la terre par la borne secondaire E, de sorte qu’une électrisation se produit sur la surface de la terre avec un rythme correspondant à celui de la parole.
- Il est possible que cette façon de voir soit exacte dans le cas particulier considéré, mais l’auteur a constaté la transmission de sons sur le téléphone, sans action de la terre, dans des observations faites par lui en 1902.
- Il a trouvé que l’action de la bobiné d’induction sur un point assez éloigné pour qu’on ne puisse songer à line action directe, tantôt se produisait,, tantôt ne se produisait pas : l’action ne se produisait pas quand tout était parfaitement symétrique sur le secondaire de la bobine
- (') Voir Eclairage Electrique tome XLYI 8 juillet 1905, page 34.
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- d’induction. Ainsi la bobine n’agissait pas quand l’enroulement secondaire n’avait aucune charge. Si au contraire on introduisait dans l’une des bornes un bout de fil de cuivre, l’action sur le téléphone était immédiatement très distincte, mais si on plaçait un bout identique de fil de cuivre dans l’autre borne, l’action cessait.
- Il en est de même quand on relie la bobine d’induction à un excitateur, lorsqu’on fait des expériences sur les oscillations hertziennes avec le montage de Lecher : tant que les deux parties de celui-ci sont symétriques, le téléphone reste silencieux; dès que l’on suspend un
- rrfwr
- Fig-. 1. — Montage pour la téléphonie sans fil.
- morceau de feuille d’étain à l’un des fils de l’excitateur, le téléphone retentit, et cette action cesse si l’on compense la dissymétrie en accrochant à l’autre fil un morceau égal de feuille d’étain.
- L’auteur pense donc que M. Mosler aurait obtenu de la mpme manière la transmission de la parole, sans avoir recours à une prise de terre, comme il l’a fait, et en se servant seulement du fil S fixé à une borne de l’enroulement secondaire, la seconde borne restant libre.
- L’auteur indique que l’on peut utiliser les propriétés de ce dispositif pour obtenir une méthode simple et sensible servant à la détermination de constantes diélectriques : pour cela il suffît de lier à l’un des pôles de l’enroulement secondaire le condensateur à étudier et de le compenser par un condensateur à air relié au second pôle. Quand l’égalité des conducteurs de liaison et des condensateurs est atteinte, le téléphone doit rester silencieux : on peut faire l’expérience en double de façon à éliminer toute erreur.
- R. Y.
- MESURES
- Sur la mesure de faibles résistances. — L. W. Wild. — The Electrician. i4 juillet igo5.
- La mesure des faibles résistances est généralement effectuée par la méthode du potentiomètre ou par la méthode du galvanomètre différentiel.
- La première présente de gros inconvénients : en premier lieu, le rapport des deux résistances à comparer ne doit pas dépasser 15/1 si l’on veut avoir une erreur inférieure au millième, ou 1,5/1 si l’on veut avoir une erreur inférieure au dix-millième. En second lieu, pour que l’on ait une exactitude d’un millième, il faut que la chute de potentiel dans la plus faible des deux résistances à comparer soit d’au-moins 0,1 volt. Si l’on _doit mesurer, par exemple, la résistance d’un fil de trôlet, la longueur nécessaire pour obtenir une chute de potentiel de 0,1 volt avec une intensité de courant suffisamment faible pour que réchauffement soit négligeable est tellement grande que la méthode est impraticable.
- La méthode de galvanomètre offre, en outre, l’inconvénient qu’il est extrêmement difficile d’obtenir un isolement suffisant entre les deux enroulements et que, par suite- de ce fait, l’exactitude des mesures est toujours incertaine.
- L’auteur décrit une méthode de mesure des faibles résistances qui joint à la sensibilité de la méthode du galvanomètre différentiel, une grande exactitude et une absence d’erreurs à peu près complète.
- Les appareils nécessaires pour l’application de la méthode sont les suivantes :
- 1° Une batterie de deux ou trois accumulateurs.
- 2° Une résistance de réglage au moyen de laquelle on peut modifier la valeur du courant dans les deux faibles résistances à comparer.
- 3° Un galvanomètre sensible à bobine mobile avec un miroir et une échelle.
- 4° Un commutateur double donnant un bon contact certain.
- 5° Une boite de résistances de 1 à 30.000 ohms.
- Les connexions sont effectuées comme l’in-
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- dique le schéma de la figure 1. C représente la batterie, R la résistance de réglage, II la plus élevée et L la plus faible des résistances à comparer, B le pont de Wheatstone, S le commutateur et G le galvanomètre.
- . Il faut d’abord mesurer la résistance du galvanomètre à la température à laquelle on opère, température qu’indique un thermomètre à fine graduation placé sur cet appareil. Une fois cette mesure effectuée, on établit les connexions
- Méthode de mesure des faibles résistances.
- indiquées sur la figure en plaçant le commutateur sur la position de droite, et l’on règle le rhéostat R jusqu’à ce qu’une déviation suffisante soit indiquée par le galvanomètre. On place alors le commutateur sur sa position de gauche et l’on règle B jusqu’à ce que le galvanomètre accuse la même déviation que précédemment. On répète cette opération un certain nombre de fois pour être sûr que la déviation est bien la même.
- Si une exactitude de 1/500 par exemple suffit, la mesure est terminée. Si une exactitude plus grande est nécessaire, on opère de la façon suivante. On tord le fil du galvanomètre jusqu’à ce que le miroir ait tourné d’environ 90° et on augmente l’intensité du courant jusqu’à ce que le spot lumineux revienne à peu près au milieu de l’échelle, puis on renouvelle l’expérience précédente. Si l’échelle est à environ 2 mètres 50 du galvanomètre, la différence de déviation correspondant à une erreur de un dix-millième entre H et L est de 0 mm. 375, écart qu’il est bien facile de voir avec un bon spot.
- Le calcul est extrêmement simple. On a :
- H_G + B * L G
- Avec un galvanomètre ayant une résistance
- de 300 ohms et une boite de résistance de 30.000 ohms, on peut comparer deux faibles résistances dont le rapport est 1000/1. En shun-tant le galvanomètre, on peut comparer des résistances dont le rapport est 1000/1.
- L’auteur a employé cette méthode très fréquemment pour la mesure de faibles résistances dans le laboratoire électrique de Westminstër et a toujours obtenu d’excellents résultats. Il est très facile de mesurer de cette manière la conductibilité de fils de trôlet de 107,219 mm2 (0000 S WA) et de 45 cm. de longueur avec une exactitude de 1/1000.
- •R. R.
- Nouvel instrument pour la mesure des courants alternatifs. — Northrup. — Mémoire présenté au General Meeting of American Institute of Electrical. Engineers.
- L’auteur décrit un appareil destiné à permettre l’étalonnage facile et exact des ampèremètres et voltmètres à courant alternatif.
- Les principaux points caractéristiques de cet instrument sont les suivants :
- 1°) 11 agit comme appareil de zéro et par suite n’a pas besoin d’être gradué.
- 2°) Il est d’une très grande sensibilité et est fortement amorti.
- 3°) Il peut être employé avec ou sans shunt
- Fig-. 1. — Appareil pour la mesure des courants alternatifs.
- de faible résistance ; avec des shunts il peut servir à mesurer des courants de n’importe quelle intensité: sans shunt, il peut mesurer des courants d’intensité comprise entre deux et cinq milliampères. Les indications dépen-
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- dant de l’effet calorifique du courant sont indépendantes de la forme des ondes et de la fréquence.
- L’appareil est construit de la façon suivante (fig. 1).
- Deux fils A et B en argent sont tendus parallèlement à une distance de 4 millimètres l’un de l’autre. Leurs extrémités sont fixées dans des pinces en ivoire CC et sont reliées chacune à une borne fixée sur le couvercle de l’appareil. Un petit disque d’ivoire D appuie sur le milieu des fils et est tiré en arrière par un ressort réglable. La face avant de ce disque porte un petit miroir de 1 cm. 1/4 de diamètre : la face arrière n’appuie pas directement sur les fils, mais porte deux petites pièces d’agathe dans chacune desquelles est pratiquée une rainure. Les deux pinces inférieures en ivoire sont séparément réglables dans le sens vertical.
- Tout le dispositif est soutenu par une enveloppe extérieure en laiton portant un couvercle en ébonite : en face du miroir est ménagée une ouverture fermée par une glace.
- Si l’un des fils s’allonge seul, le plan du miroir subit une déviation angulaire du côté de ce fil ; si les deux fils s’allongent de quantités égales, le plan du miroir se déplace parallèlement à lui-même.
- Les déviations du miroir sont observées au moyen d’un rayon lumineux réfléchi sur une échelle portant un point de repère.
- Pour employer cet appareil, on opère de la façon suivante :
- On relie d’abord les deux fils en série et on y envoie un courant: si le miroir n’accuse auciwie déviation, cela prouve que les deux fils se dilatent de quantités égales pour une même intensité de courant ; si le miroir subit une faible déviation, on prend la position du spot sur l’échelle comme zéro de l’appareil. Ensuite on sépare les fils et on envoie dans l’un deux le courant alternatif dont il s’agit de déterminer l’intensité efficace. Le miroir
- subit une certain déviation, et l’on envoie dans le second fil un courant continu d’intensité croissante jusqu’à ce que le spot lumineux revienne au zéro. A ce moment, l’intensité du courant continu, exactement connue est égale à l’intensité efficace du courant alternatif.
- Cet instrument offre l’avantage d’être peu coûteux et facile à construire comparativement aux balances de Lord Kelvin ou à l’électrody-namomètre de Siémens; il permet de mesurer, au moyen de shunts, des courants de n’importe quelle intensité, enfin il permet également de mesurer des courants de haute fréquence dont l’emploi se répand de plus en plus. 11 est peu fragile, d’un emploi facile et ne craint pas les vibrations. Le remplacement d’un fil détérioré est très simple à effectuer.
- R. R.
- Appareil pour mesurer le glissement des moteurs d’induction. — F.-L. Stone. — Electrical World and Engineer.
- Cet appareil se compose d’un différentiel et d’un moteur synchrone. L’un des arbres du différentiel est entraîné par un moteur synchrone tétrapolaire et le second arbre par le moteur principal au moyen d’un train d’engrenages variable. La grande couronne du différentiel a une vitesse correspondante au demi-glissement et actionne un tachymètre. La vitesse de rotation lue au tachymètre, divisée par la vitesse de rotation du moteur synchrone, donne le glissement. La partie fixe de ce moteur synchrone est composée de tôles en forme de fer à cheval et la partie tournante (inducteur) est composée de tôles en forme de croix calées sur un arbre. Le moteur ne démarre pas seul et son sens de rotation dépend de la première impulsion. On maintient le différentiel à la main pour faire démarrer le moteur synchrone et, quand celui-ci est lancé, on lui envoie du courant.
- R. R.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
- SENS. — SOCIETE NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
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- Tome XLIV.
- Samedi 3 Septembre 1905.
- 13* Année. — N° 35.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées' Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. -G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - fA. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- MESURE DU GLISSEMENT D’UN MOTEUR ASYNCHRONE
- La connaissance du glissement est nécessaire toutes les fois que l’on veut faire l’étude d’un moteur asynchrone, en particulier dans la recherche de son rendement. La mesure de la vitesse du moteur ne donne généralement qu’une valeur assez grossière de ce glissement : M. Zielil ('l) a proposé l’emploi d’un compte-tours différentiel, méthode qui, d’après lui, donne de bons résultats, mais ne peut être utilisée que si l’on a à proximité une machine synchrone (la génératrice à courants alternatifs ou un moteur synchrone).
- La mesure de la fréquence N' des courants induits donnera immédiatement la valeur du glissement g, N étant la fréquence du réseau : on a en effet :
- N'
- g N '
- Le problème peut donc être ramené, N étant connu, à la détermination de N'. Quand l’induit n’a pas de bagues, on pourra, à l’aide d’un dispositif imaginé par M. Sehuler (2) créer artificiellement un courant alternatif, ayant rigoureusement la fréquence N'. Pour cela, on ferme une fois par tour un circuit auxiliaire, branché sur le réseau, à l’aide d’un disque de Joubert par exemple. Si le moteur était au synchronisme, les émissions de courant seraient toutes identiques; s’il y a du glissement, elles varieront et se comporteront comme un courant alternatif de fréquence N' ne passant que N fois par seconde (3). Pour
- P) Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXII page 1026, 12 déc. 1901.
- (2) Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXII page 677, 4 nov. 1897.
- . N
- (3) Si le moteur est à deux pôles ou une onde, et — s’il est à 2n pôles ou à « ondes. Pour que ce nombre reste grand, égal à N par exemple, on mettra n contacts équidistants sur le disque.
- d’émissions
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- mesurer la fréquence du courant recueilli aux bagues ou de ce courant auxiliaire, on emploiera de préférence un appareil polarisé, ampèremètre à aimant permanent ou enregistreur Morse polarisé. Avec ce dernier appareil, M. G. Seibt (') a pu enregistrer des glissements atteignant 7 % , ce qui correspond, N étant égal à 50, à N' = 3, 5. Pour mesurer les glissements encore plus importants atteignant 13 % , M. Angelo Bianchi (2) a imaginé un petit appareil, sorte de récepteur Morse polarisé, dont l’armature ferait, une fois par attraction, c’est à-dire une fois par période, avancer une roue dentée de l’intervalle d’une dent.
- Les procédés stroboscopiques permettent la mesure directe du glissement. Par exemple on éclaire le moteur (muni d’un disque avec repère) à l’aide d’un faisceau de lumière réfléchi par un miroir entraîné par un moteur synchrone, procédé excellent, mais nécessitant l’emploi d’un second moteur dont le démarrage, dans bien des cas, peut être considéré comme une difficulté. On peut encore éclairer le disque fixé au moteur à l’aide d’une source lumineuse alimentée par le courant du réseau. Ainsi un arc ou une lampe à incandescence éclaireront plus particulièrement ce disque deux fois par période, ce qui donnera lieu à des phénomènes stroboscopiques, mais ces maxima lumineux étant peu accentués (surtout dans le cas d’une lampe à incandescence) le trait qui sert de repère paraîtra fortement estompé. De plus ces accroissements d’éclairement se produisant deux fois par période, le nombre de traits vus sur le disque sera égal au double du nombre d’ondes du moteur : si celui-ci est à deux ondes, on verra une croix tourner en sens inverse du rotor ; le glissement s’accentuant, cette croix et d’une façon générale, cette sorte de roue, tournera de plus en plus vite si bien qu’il deviendra impossible d’en distinguer les rayons et par suite de mesurer le glissement pour peu que ce dernier soit notable.
- Intercalons dans le circuit de la lampe une soupape électrolytique ne permettant au courant de passer que dans un sens (3); de la sorte les maxima lumineux seront plus espacés et séparés par des périodes pendant lesquelles aucun courant ne passant à travers la source lumineuse, celle-ci aura le temps de se refroidir ; il en résultera que les impressions obtenues seront plus nettes. D’autre part, l’éclairement du moteur ne se produisant qu’une fois par période, le nombre de traits vus sera égal au nombre d’ondes du moteur et non au double de ce nombre, ce qui facilitera la mesure du glissement (4).
- Avec un arc électrique alimenté par ce courant redressé, le phénomène est net et la détermination du glissement possible. Malheureusement, si la fréquence est inférieure à 50, malgré l’emploi de charbons à mèches et d’un courant un peu intense, la stabilité de l’arc est faible. L’emploi d’une lampe à incandescence est bien plus commode. Traversée par ce courant, même avec la fréquence 50, elle produit un papillottement sensible (bien plus accentué que si elle était alimentée par un courant de fréquence 25); en éclairant le disque du moteur, on y verra les traits suffisamment nets si on prend une lampe à fd fin de 5 bougies et poussée. On gagnera en netteté en regardant le disque à travers un verre bleu ou une solution étendue d’eau céleste. Enfin on peut avantageusement substituer à la
- P) Elektrotechniscke Zeitschrift^ t. XXII, page 194, 28 février 1904.
- (2) Elektrotechnische Zeitschrift, 6 février 1904.
- (3) Si le voltage du réseau est supérieur aune centaine de volts il sera nécessaire de mettre deux ou plusieurs soupapes en série.
- (4) Il est avantageux de mettre sur le disque, si le moteur est à n ondes, n repères {au lieu d’un seul) constitués par des
- 9;?
- traits marqués suivant des rayons faisant entre eux des angles de — . Les impressions données par ces n repères se superposant exactement : l’aspect général n’est pas changé, mais la netteté est augmentée.
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- 2 Septembre 1905.
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- lampe à incandescence dans le vide un fil d’un métal réfractaire rendu incandescent dans l’air par le passage du courant : avec un fil de platine de 1/20 de millimètre par exemple, le refroidissement par convexion est intense, les maxirna lumineux encore mieux séparés, si bien que Ton peut voir, en stoppant le moteur, une série de phénomènes slrobosco-piques se produisant toutes les fois que la vitesse du moteur est en rapport simple avec celle du synchronisme.
- Ces essais ont été faits avec une soupape constituée par une lame d’aluminium et une de plomb, d’un décimètre carré chacune, plongeant dans une solution de phosphate d’am-inoniaque. L’alliage d’aluminium employé par M. Nodon dans ses redresseurs serait probablement substitué avec avantage à l’aluminium. La mesure de glissement par la méthode stroboscopique en utilisant les soupapes électrolytiques peut donc se faire très simplement à l’aide d’une lampe à incandescence et d’un redresseur facile à improviser : il n’est d’ailleurs pas nécessaire de placer le moteur dans l’obscurité absolue; il suffit que l’éclairement produit par la lampe sur le disque soit au moins 5 fois supérieur à celui fourni par l’éclairage de la salle. Le glissement à pleine charge d’un moteur asynchrone triphasé de deux chevaux, 1.500 tours par minute (50 périodes, deux ondes), a pu être ainsi très facilement déterminé.
- Enfin, pour mesurer par la méthode stroboscopique le glissement d’un moteur, on peut encore utiliser les phénomènes de polarisation rotatoire magnétique. On regarde le rotor, muni d’un disque avec repère très visible, à travers une substance possédant le pouvoir rotatoire magnétique, placée dans un champ magnétique produit par le courant du réseau et entre deux niçois croisés. Deux fois par période, la lumière passera et on pourra voir le disque; on y verra 2n repères, si le moteur est à n ondes. Pour réduire ce nombre à n, il n’y a qu’à faire tourner un des niçois dans un sens quelconque d’un certain angle, de façon à n’avoir plus qu’un passage de lumière par période en même temps que ce maximum est plus accentuée); cet angle est égal à la quantité dont a tourné le plan de polarisation de la lumière incidente pour le champ maximum; on arrive d’ailleurs à faire tourner l’analyseur de la quantité voulue par un simple tâtonnement.
- En fait voilà la façon la plus simple et la plus précise d’opérer (fîg. 1) :
- On fixe à l’arbre du moteur un morceau de glace légèrement désaxé; une source A, qui n’a pas besoin d’ètré intense, donne un faisceau de lumière, qui, réfléchi sur ce miroir, pourra tomber une fois par tour sur la substance S possédant le pouvoir rotatoire magnétique. On prend une incidence telle que le faisceau réfléchi à ce moment soit entièrement
- polarisé (l’angle AOB sera alors d'environ 110 degrés). Ceci fait, on lance le moteur, on
- Fig. 1. — Montage employé pour mesurer le glissement.
- 0) Si toutefois cet angle était supérieur à 60°, cela ne serait pas vrai ; mais e» pratique il est toujours petit.
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- alimente par le même courant alternatif la bobine excitatrice ah, on place l’analyseur dans la position convenable, et on compte le nombre d’éclats vus dans un temps donné. Il y a avantage à placer une lentille L donnant en B une image de la source : de la sorte, l’œil placé en ce point reçoit plus de lumière et aperçoit le miroir uniformément éclairé, ce qui facilite la mesure. A défaut de nicol, on pourra prendre comme analyseur un morceau de glace convenablement orientée. Comme substance S possédant le pouvoir rotatoire magnétique, on a employé soit du sulfure de carbone, soit une solution saturée d’iodure double de mercure et de potassium. Le premier liquide tend à distiller sous l’action de la chaleur dégagée par la bobine qui crée le champ; le second moins transparent, mais pour lequel la constante de Yerdet est environ trois fois plus grande, permet, avec 2.500 ampères-tours, de mesurer très bien le glissement d’un moteur. On place ce liquide dans un tube de verre d’environ 10 centimètres de longueur dont les extrémités sont bouchées par des rondelles de glace (de saccharimètre par exemple). Par ce procédé, on peut sans difficulté, mesurer le glissement d’un moteur asynchrone avec une très grande précision.
- A. Tian.
- NOTES SUR QUELQUES NOUVEAUX TYPES DE PARAFOUDRES (suite) (<)
- Les parafoudres simples à cornes avec ou sans soufflage magnétique présentent différents inconvénients. D’une part, les gouttelettes métalliques produites sur les surfaces par le passage d’un courant de forte intensité au moment où l’arc jaillit forment des perles qui diminuent la distance explosive : la différence de potentiel pour laquelle le parafoudre fonctionne diminue donc, et, en prévision de ce fait, on ne peut pas régler l’appareil entre d’étroites limites de voltage, s^ns quoi il s’amorcerait à chaque instant. D’autre part, pour de faibles tensions (quelques milliers de volts) on est obligé de régler les parafoudres à des écarts entre cornes très petits : cet inconvénient est aggravé par le fait que la distance explosive décroît plus vite que le potentiel explosif.
- Ainsi avec une forme d’électrodes donnée, le potentiel explosif est de 20.000 volts pour une distance de 10 mm. soit 2.000 volts par millimètre, tandis qu’il est de 3.400 volts pour une distance explosive d’un millimètre. Dans ces conditions, la formation de perles métalliques prend une importance considérable : en outre, la présence de poussières, d’eau ou de neige peut provoquer, entre des électrodes très rapprochées, l’amorçage de l’arc. C’est pourquoi, en pratique, on voit couramment dans des installations à 6.000 volts, par exemple, des parafoudres réglés à une distance explosive de 15 ou 20 mm. correspondant à des potentiels explosifs de 20.000 ou 30.000 volts, alors que le parafoudre devrait fonctionner quand la tension s’élève à une valeur comprise entre 7.500 et 9.000 volts: la sécurité de la ligne est ainsi assurée d’une façon tout à fait imparfaite.
- Le manque de sensibilité est surtout regrettable quand il s’agit d’appareils reliés à la terre par des résistances ohmiques : en effet, ces parafoudres, dont le fonctionnement ne trouble en rien le service normal du réseau, devraient agir très fréquemment et écouler à la terre toutes les surtensions, même relativement peu élevées, que provo-
- P) Voir Eclairage Electrique tome XLIV, 26 août 1905, page 287.
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- quent dans les lignes les manœuvres d’appareils générateurs ou récepteurs, ainsi que certaines conditions accidentelles.
- Les essais faits en vue de permettre un réglage très strict du parafoudre grâce à une forme particulière d’électrodes plus ou moins ingénieuse ont généralement échoué, ou tout au moins n’ont donné que des résultats partiels. Une méthode plus générale, et qui conduit à d’assez bons résultats consiste à provoquer, au moyen d’un artifice spécial, l’amorçage de l’arc à des distances explosives supérieures à celle qui correspond au potentiel explosif pour lequel il convient de régler le parafoudre. Parmi les artifices possibles, on peut citer l’emploi de rayons ultra-violets dont l’action ionisante augmente la conductibilité de l’air placé entre les cornes du parafoudre, ou l’emploi d’une étincelle auxiliaire dont l’action calorifique et les propriétés particulières provoquent l’amorçage de l’arc principal.
- Les rayons ultra-violets peuvent être obtenus au moyen d’un tube à vide (tube de Geissler) placé sous les cornes du parafoudre, les électrodes de ce tube sont
- reliées au secondaire d’un petit transformateur dont le primaire est placé en série sur le fil de ligne : dès que le courant primaire subit des oscillations électriques rapides, le secondaire du transformateur produit une force électromotrice importante qui allume le tube Geissler : en temps normal la différence de potentiel aux bornes de celui-ci doit être insuffisante pour qu’il fonctionne.
- L’étincelle auxiliaire destinée à amorcer l’arc principal peut être obtenue, comme
- c
- g. 23. — Schéma du parafoudre de la Société Land- und See-Kabelwerke.
- Fig. 24. — Montage des parafoudres de la fig. 23 sur un réseau triphasé.
- dans le dispositif de la Land- und See-Kabelwerke A. G. au moyen d’une petite pointe auxiliaire en platine (fig. 23) placée sous l’une des cornes et reliée en dérivation avec l’autre corne par l’intermédiaire d’une résistance de valeur élevée. La corne contre laquelle jaillit l’étincelle auxiliaire porte une petite plaquette de platine (fig. 23) placée en face de la pointe. Etant donnée la valeur de la résistance placée dans le circuit de l’étincelle auxiliaire, l’intensité du courant est toujours faible et les contacts en platine ne se détériorent pas : oli peut donc régler l’écart entre ces électrodes auxiliaires d’une façon
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- très étroite, de telle sorte que, dès qu’une surtension se produit sur la ligne /, l’étincelle jaillit en b et amorce, par son effet calorifique et électrique, l’arc principal en a.
- La figure 24 indique le montage de ces parafoudres sur un réseau triphasé : entre chaque
- appareil et la terre est intercalée une résistance liquide. Celles-ci sont constituées par un vase cylindrique en métal de 1 mètre de hauteur dans lequel sont placés 1, 2 ou 3 tubes suivant le nombre de phases : dans chaque tube plonge une électrode en fer et le vase métallique est relié à la terre. L’eau employée dans cette résistance est rendue conductrice par l’adjonction de sel de cuisine ou de soude. Au lieu de résistances liquides, la même Compagnie emploie quelquefois des résistances métalliques non inductives plongées dans l’huile, qui offrent l’avantage d’exiger moins de soins. Les résistances intercalées dans les phases sont établies pour pouvoir supporter le passage d’un courant de 6 à 10 ampères. La figure 25 représente un parafoudre de la Lcuicl- und See-Kabelwerke A. G. en fonctionnement sur un réseau à 6.000 volts et réglé de façon que.la décharge se produise quand la différence de potentiel atteint 7.500 volts. La distance explosive auxiliaire est de 3,6 mm. et la distance qui sépare les cornes est telle que, sans dispositif auxiliaire, la décharge ne se produirait qu’à 45.000 volts.
- Un disposif, analogue au précédent mais plus complet, a été employé par la maison Siemens-Schuckert. L’étincelle de charge qui jaillit entre la corne reliée à la ligne B et un
- B\ /A
- Fig\ 26, 27, 28, 29. — Dispositifs avec éclateurs auxiliaires amorçant l’arc principal (brevets Siemens-Schuckert).
- 3 S w
- conducteur isolé e placé à proximité' (fig. 26) suffit déjà pour faciliter la décharge principale. Ce conducteur peut avantageusement être relié à l’autre électrode par une résistance ou un condensateur (fig. 27), mais les résultats sont encore meilleurs si l’on dispose, en parallèle avec le parafoudre, un éclateur complet formé de deux pointes reliées aux cornes par des résistances de valeur convenable (fig. 28). La décharge se produit de la façon qu’indique le trait pointillé de la figure 28, quand une surtension prend naissance sur le
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- conducteur de ligne. Bien entendu, les lignes de terre des parafoudres peuvent contenir des résistances appropriées non inductives.
- L’action du dispositif employé peut être augmentée autant qu’on le veut par l’emploi de plusieurs éclateurs auxiliaires en parallèle (fig. 29). Les électrodes e^e.,, e2e2, e3e3 de ces éclateurs sont de plus en plus écartées et sont reliées aux cornes par des résistances dont la valeur va en décroissant : chacun des éclateurs auxiliaires sert d’excitateur pour amorcer la décharge de l’éclateur suivant, et la décharge s’effectue comme l’indiquent les lignes tracées en pointillé sur la figure. Les premières électrodes peuvent être très pointues, et les suivantes de plus en plus émoussées.
- Ces dispositifs, reposant sur l’emploi d’une ou plusieurs étincelles auxiliaires, donnent évidemment de bons résultats en ce sens que la distance explosive principale est considérablement accrue. Mais on se heurte aux mêmes difficultés que pour les parafoudres simples, car l’écartement des électrodes auxiliaires doit être réglé d’une façon très étroite c’est-à-dire être très faible pour les tensions peu élevées. Il est vrai que l’emploi de résistances dans le circuit de ces éclateurs permet de réduire l’intensité du courant auxiliaire à une valeur telle que l’emploi de pointes aigues est rendu possible : or, à potentiel explosif égal, les électrodes de cette forme permèttent d’obtenir des distances explosives plus grandes que les électrodes rondes. Malgré tout, pour les tensions de mille ou deux mille volts, la valeur de la coupure explosive auxiliaire est très faible, de même que sa distance aux cornes du parafoudre, et l’on peut encore redouter des amorçages intempestifs provoqués par la présence de corps étrangers. Cette présence d’un corps étranger dans l’éclateur auxiliaire est plus grave que dans le parafoudre, parce que les étincelles auxiliaires éprouvent, par suite de leur faible intensité, beaucoup de
- difficulté pour brûler ce corps : en outre, l’arc peut, pour une cause Fig- 3Ç- — Dispositif
- i . . . , , ... . . , d’Elihu-Thomson
- quelconque, persister entre les électrodes auxiliaires, qui n ont pas une
- forme appropriée pour son soufflage ; dans ce cas, elles sont rapidement détériorées et le fonctionnement du parafoudre est compromis.
- pour augmenter la distance explosive.
- Afin d’accroître la valeur de la distance explosive, on peut utiliser les oscillations rapides qui prennent naissance pour produire, au moyen d’un transformateur, une augmentation de potentiel provoquant le fonctionnement du parafoudre.
- La figure 30 représente le dispositif proposé, en 1892, par Elihu-Thomson en vue de faciliter, par une augmentation de la distance explosive, la rupture du court-circuit succédant à la décharge atmosphérique. Entre le conducteur et la terre sont intercalés l’enroulement primaire PP' d’une bobine d’induction et le condensateur K dont le courant S de charge est très faible à la fréquence normale. Les bobines secondaires SS' sont connectées, comme l’indique la figure, aux petits condensateurs GG' et aux trois électrodes E, E', E" du parafoudre, ainsi qu’à la terre et au condensateur K. Quand des courants oscillants de grande fréquence, que laisse facilement passer le condensateur K, traversent l’enroulement PP' pour aller à la terre, deux forces électromotrices opposées sont induites dans les bobines secondaires SS' ; les distances explosives EE' et E'E" sont facilement franchies, et le chemin PP'E"E'E permet à la décharge oscillante de la ligne de s’écouler vers la terre. La présence des condensateurs G et G’ empêche qu’un courant normal sensible passe de la ligne à la terre.
- On peut, en utilisant ce principe, adopter un montage analogue à l’éclateur auxiliaire
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- adjoint à un parafoudre à cornes. L’inconvénient principal que présente un tel dispositif est qu’il n’est pas influencé de la même façon par toutes les surtensions : il est, par exemple, inefficace pour les charges statiques qui s’accumulent peu à peu sur la ligne et, quand il se produit des surtensions de caractère oscillatoire, son action dépend beaucoup de la fréquence des oscillations.
- M. Dina a indiqué récemment (1905) une méthode extrêmement intéressante qui permet, par Remploi d’un circuit oscillant approprié, de produire aux bornes du parafoudre une différence de potentiel supérieure à celle pour laquelle il s’amorce, et cela quelle que soit la nature de la surtension du réseau. Cette méthode est appliquée par la maison Siemens-Schuckert à un appareil nommé « Relais de parafoudre » et donne les mêmes résultats sur les réseaux à courant continu que sur les réseaux à courants alternatifs.
- La figure 31 indique schématiquement la constitution des circuits employés. Un circuit oscillant CPCF est placé en série avec la résistance non inductive W du parafoudre entre le conducteur de ligne et la terre. Une branche de ce circuit oscillant contient un condensateur G de faible capacité et l’enroulement primaire P d’un petit transformateur Tesla : la seconde branche contient un éclateur F et un second condensateur G' : le but des deux condensateurs, placés chacun dans une branche, est d’arrêter le passage du courant delà machine.#La bobine secondaire S du transformateur Tesla et le parafoudre forment un circuit placé en dérivation sur le premier, comme l’indique la figure 31.
- Aussitôt que la différence de potentiel aux bornes du condensateur G, qui est à peu près égale à la différence de potentiel entre le conducteur de ligne et la terre, atteint une valeur suffisante pour que. l’étincelle puisse éclater en F, il se produit dans le circuit CPCF un courant oscillant dont la fréquence est extrêmement élevée, par suite de la petitesse des capacités G et G' en série et de la self-induction de l’en-roulement P et des conducteurs très courts, qui complètent le circuit. Le phénomène oscillatoire qui prend naissance est toujours le même, la fréquence et l’amplitude des oscillations restant constantes, quelle que soit la cause qui a provoqué la charge du condensateur C, charges statiques accumulées sur la ligne ou oscillations de fréquence quelconque. Ge phénomène oscillatoire produit, dans Fenroulement secondaire S du transformateur Tesla, une force électromotrice élevée qui augmente considérablement la différence de potentiel entre les cornes du parafoudre et amorce Parc : la production de cette force électromotrice ne présente, d’ailleurs, aucun danger pour l’isolement de l’installation, puisqu’elle est limitée au circuit du parafoudre.
- Une fois l’arc amorcé, la surtension s’écoule à la terre par le chemin direct du parafoudre, et les cornes de celui-ci peuvent être réglées à une distance explosive beaucoup plus grande que celle correspondant à la différence de potentiel pour laquelle l’appareil doit agir. Ainsi l’on peut régler le parafoudre à un écart de 4 mm. entre cornes, pour 3.000 volts efficaces, ou à un écart de 3 mm. pour 2.000 volts efficaces sur le réseau : avec un parafoudre simple, ces écarts devraient être respectivement de 3/4 et de 1/2 millimètre.
- Le fonctionnement du circuit oscillant, qui ferme dans le parafoudre le circuit d’écoulement de la surtension, est tout à fait analogue au fonctionnement d’un relais qui, sous l’influence d’un courant de faible intensité, provoque la fermeture du circuit principal, et
- Fig1. 31. — Schéma du Relais de parafoudre Siemens-Schucker'l.
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- c'est pourquoi l'inventeur lui a donné le nom de « Relais de parafoudre ». Avec ce dispositif, la position relative du parafoudre et de l'éclateur auxiliaire est indifférente et ces appareils peuvent être placés à une distance de quelques mètres. L'éclateur auxiliaire peut alors être complètement protégé contre toute influence extérieure et être placé dans un tube : dans ces conditions, il n'y a aucun inconvénient à ce que les électrodes soient très rapprochées, et on peut leur donner la forme sphérique, toujours moins sujette aux altérations que la forme pointue. Malgré le peu d'intensité de l’étincelle et sa durée très courte, les constructeurs établissent les extrémités des électrodes en platine, pour plus de sécurité.
- Il est évident que l’on peut modifier les détails du circuit oscillant en se conformant aux mêmes principes. La figure 32, par exemple, représente un montage un peu différent dans lequel les condensateurs G et G' sont en série, le circuit de l'éclateur et la bobine primaire P du transformateur Tesla étant en dérivation aux bornes de l’un de ces condensateurs. . .
- Fig. 32. — Montage différent du Relais
- Ce montage offre l'inconvénient que les deux condensa- de parafoudre Siemens-Schuckert.
- teurs sont sous tension d’une façon permanente, tandis qu’avec
- la disposition de la figure 33, un seul, le condensateur C, est sous tension d'une façon permanente, le second n’étant sous tension que quand l'étincelle passe en F. En revanche il présente l'avantage que chaque condensateur ne supporte qu'une partie de la différence de potentiel totale, ce qui doit le faire préférer pour les hautes tensions : naturellement la différence de potentiel aux bornes du condensateur G détermine seule le passage de l’étincelle dans l'éclateur F.
- Les constructeurs ont étudié la répartition de la différence de potentiel entre le condensateur G et la résistance W quand il se produit des surtensions de différents genres. Quand il s’agit de charges statiques qui s'accumulent peu à peu sur la ligne, la différence de potentiel aux bornes du condensateur (montage de la figure 31) est égale à la différence de potentiel entre le conducteur de ligne et la terre. Quand il s’agit d’oscillations, la différence de potentiel aux bornes du condensateur et
- de la résistances ont entre elles dans le rapport de^à AV, la self-induction de P étant négligeable. La capacité G ayant une faible valeur (5 millièmes de microfarad), la valeur du terme ^ est en général beaucoup plus grande que celle de la résistance W : les deux tensions composantes étant calées à 90° l’une de l'autre, la différence de potentiel aux bornes du condensateur diffère très peu de celle qui existe entre le conducteur de ligne et la terre. Pour qu’il y ait une différence sensible, il faudrait que le terme w soit très grand, c'est-à-dire qu'il s’agisse d'oscillations de très haute fréquence comme celles que produit l'action inductive d’un coup de foudre jaillissant à proximité de la ligne: les parafoudres simples reliés directement à la terre donnent une bonne protection contre ces décharges.
- L’emploi des condensateurs dans des appareils à haute tension pouvait donner lieu
- Fig. 33. — Relais et parafoudre montés, le coffret de protection étant enlevé pour montrer la disposition intérieure.
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- à quelques critiques. On doit remarquer que le o Relais de parafoudre » n’est des-tiné^qu’aux installations fonctionnant à moins de 5.000 volts, c’est-à-dire que le condensateur C, placé entre un conducteur et la terre, doit supporter au plus une différence de potentiel de 3.000 volts, dans le cas de courants triphasés. Les condensateurs employés sont établis avec un très grand soin et essayés pendant longtemps à 6.000 volts: quelques essais de courte durée sont même effectués sous 12.000 volts. Malgré tout, les constructeurs placent, pour plus de précaution, un fusible s dans le circuit du 'relais ; si ce coupe-circuit vient à fondre, le parafoudre à cornes fonctionne comme un parafoudre ordinaire.
- La figure 33 représente le Relais et le parafoudre en place : un coffret en tôle, enlevé
- Fig, 34, —Vue des différentes parties constituant le Relais de parafoudre Siemens-Schuckeit.
- pour montrer la disposition des différents organes du relais, protège cet appareil. La figure 34 représente les différentes parties constitutives du relais. Chaque condensateur est protégé par une enveloppe en tôle qui forme l’un des pôles ; l’autre pôle est constitué par une borne soigneusement isolée et nettement visible sur la figure 34. Le condensateur C', qui n’est sous tension que quand l’éclateur F fonctionne, a une tension de rupture un peu plus faible et une capacité un peu plus forte que le condensateur C: ces deux appareils ont les mêmes dimensions extérieures, 14x9x3 cm. La capacité de C est en chiffres ronds, de 0,005 pfdet celle de C', de 0,01 f*fd: la capacité du circuit oscillant est donc de 0,0033 jM’d, et la quantité d’énergie en jeu sous des tensions de quelques milliers de volts est très faible.
- L’enroulement secondaire du transformateur Tesla, formé de 20 tours de fil de 8 cm. de diamètre, est placé à l’intérieur d’un tube en porcelaine qu’entoure l’enroulement primaire, constitué par un seul tour d’une lame plate en cuivre. Le tube sert aussi de support pour le fusible s et les deux condensateurs G et G', dont les bornes maintiennent l’éclateur placé dans un tube de verre.
- On pourrait objecter que la self-induction S du secondaire du transformateur Tesla
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- est nuisible pour le passage rapide de la décharge. Cette bobine a un coefficient de self-induction d’environ 25 X 10_(] Ilenrys, et la prise de terre, ainsi que la résistance YV, ont généralement une self-induction plus élevée : en tous cas, la réactance w L de la bobine est extrêmement faible vis-à-vis de la résistance ohmique W.
- Dans un certain nombre de stations centrales à haute tension, on emploie sur chaque conducteur non pas un mais plusieurs parafoudres de réglages différents, la plupart du temps en combinaison avec des bobines de self-induction. Ce montage, qui exige beaucoup de place, pourrait être simplifié par l’emploi d’un Relais multiple à plusieurs éclateurs commandant un seul parafoudre. La figure 35 donne une idée de ce montage dans lequel aucun condensateur ne serait soumis d’une façon permanente à la tension du service : si le parafoudre ne fonctionnait pas directement sous l’action de la surtension, l’un des éclateurs f laisserait passer une étincelle, le relais agirait, et l’arc s’amorcerait entre les cornes A et B.
- Fig. 35. — Dispositif multiple avec Relais pour station centrale.
- Pour terminer l’étude des parafoudres à fonctionnement discontinu, nous mentionnerons quelques nouveaux types de parafoudres particuliers dont le mode d’action est tout à fait différent de celui des parafoudres examinés antérieurement.
- La Land- und SeeKabehverke A. G. emploie, dans les réseaux mixtes constitués par des câbles et des lignes aériennes, des « tambours » système Zapf. Ces tambours réalisent un
- Fig. 36. — Montage des tambours système Zapf de la Société Land- and See-Kabelwerke sur un réseau triphasé.
- point faible de l’isolement du conducteur par rapport à la terre, point auquel doit se produire la rupture en cas de décharge, et forment, en outre, une bobine de self-induction dont la réactance est considérable pour les hautes fréquences des décharges atmosphériques. Chacun d’eux se compose essentiellement d’un câble enroulé sur un tambour en bois isolé et est intercalé en série sur la ligne. L’isolement de ce câble est plus faible que celui des conducteurs de la ligne à protéger, et son enveloppe de plomb est reliée à la terre par l’intermédiaire d’une résistance.
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- La réactance de la bobine ainsi constituée est nég'ligeable pour la fréquence normale de service ; au contraire, elle est suffisante, lors de la production d’oscillations, pour empêcher le passage de tensions trop élevées aux appareils.
- Avant qu’une surtension produite sur la ligne ait atteint une valeur assez considérable pour endommager les câbles de transmission, le câble placé sur le tambour Zapf est percé et la décharge s’effectue vers la terre par l’intermédiaire de la gaine de plomb. La figure 36 indique la façon dont sont montés ces tambours sur un réseau triphasé ; on les place toujours, de préférence, aux points où s’effectue la jonction entre la ligne aérienne et le réseau de câbles. Les bobines étant isolées, il suffit, quand le câble a été percé, de couper le fil de terre pour isoler la phase à nouveau ; ensuite, on change le tambour et on répare celui qui a été percé. Les expériences faites jusqu'à présent montrent, d’ailleurs, qu'un tel percement est assez rare.
- Dans le même ordre d’idées, la 6>ie Land- und See-Kabelwerke construit un appareil qui constitue un point faible de l’isolement et peut être employé sur des câbles souterrains et enterrés avec eux. Cet appareil est adopté, toutes les fois que la place manque pour disposer un autre type de protecteur, sur les réseaux de câbles seuls où peuvent se produire des surtensions par suite de phénomènes de résonance : dans ce cas, il provoque la mise à la terre du conducteur par le jeu d'un éclateur très particulier. La figure 37 permet de se rendre compte de la disposition adoptée : l'appareil consiste en deux électrodes dont l’une D, cylindre de plomb fermé, est reliée à la terre par l’intermédiaire d’une résistance W et l’autre A, reliée au conducteur à protéger, est séparée de la première par une couche isolante B et une couche de matières incombustibles G. Le tout est placé dans 1 huile. Quand une tension dangereuse existe sur le conducteur, la couche isolante B est percée
- Fig. 37. — Protecteur de câbles de la Société Land-und See-Kabelwerke.
- Pig. 38. — Montage des protecteurs de câbles de la Société Land- und See-Kabelwerke.
- et la décharge s’effectue vers la terre. Le canal creusé par l’étincelle dans la couche G est aussitôt envahi par l’huile et l’isolement de l’électrode A par rapport à D est rétabli. Une dérivation prise sur la résistance W et allant à l’usine, peut permettre la commande d'un dispositif de signaux, avec sonnerie et tableaux indiquant qu’un ou plusieurs protecteurs de câbles ont fonctionné. Le montage des appareils, dans le cas d’un réseau triphasé, est indiqué parla figure 38, ainsi que le montage des dérivations aboutissant à l'usine.
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- La société TEclairage Electrique emploie, seul ou comme résistance en série avec un parafoudre quelconque, un appareil nommé parafoudre à Thuile. Cet appareil consiste essentiellement en un récipient hermétique en fonte relié à la terre et contenant de Thuile. Un isolateur en porcelaine, traversé axialement par un canal cylindrique, pénètre dans ce récipient auquel il est scellé, et son extrémité inférieure trempe dans Thuile. Cette extrémité porte un tube en laiton formant électrode, dont la partie supérieure est placée à une certaine distance d’une tige en cuivre ou en aluminium libre de se mouvoir dans le canal cylindrique. Quand une décharge traverse l’appareil, la dilatation, puis la décomposition du liquide qui monte dans le tube de laiton, chassent violemment la tige mobile et le circuit est ainsi rompu. Dans son déplacement, la tige découvre deux orifices par lesquels se dégagent le gaz, après avoir joué leur rôle.
- PARAFOUDRES A FONCTIONNEMENT CONTINU OU DÉCHARGEURS
- Les déchargeurs continus sont généralement constitués par des résistances ohmiques de grande valeur intercalées entre les conducteurs à protéger et la terre. Ces résistances
- Fig. 39. — Déchargeur pour mise à la terre continue, construit par les Ateliers d’QErlihon.
- Fig. 40. — Déchargeur triphasé à jets d’eau des Ateliers d’Œrlikon.
- laissent passer, d’une façon permanente, un courant dérivé dont l’intensité dépend de la tension normale de service : il faut naturellement que cette intensité soit assez faible.
- La plupart du temps, on emploie comme résistances ohmiques des colonnes d’eau courante circulant dans des tubes, ou des jets d’eau jaillissant entre une suyère métallique formant une électrode et un réservoir métallique formant l’autre électrode : la figure 39 représente un appareil à colonnes d’eau dans des tubes, construit par les Ateliers d’Œrli-kon pour une tension maxima de 50.000 volts et une intensité maxima de courant de 5 ampères. La figure 40 représente un appareil à jets pour installation triphasée cons-
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- truit par la même société. On peut donner à ces appareils un grand nombre de formes
- différentes ; dans les unes, un courant d’eau circule dans des tubes isolants en grès ou en porcelaine dans lesquels plongent deux électrodes, dans les autres un jet d’eau dirigé de bas en haut frappe contre une paroi métallique reliée au conducteur; dans tous, la section et la longueur de la colonne liquide doivent être réglées pour limiter à une valeur déterminée l’intensité du courant dérivé.
- Fig. 41 et 42. — Déchargeurs doubles Thury pour basse et haute tension construits par la Cio l'Industrie électrique et mécanique.
- La Société Y Industrie Electrique et Mécanique construit des déchargeurs continus système Tliury dont il a déjà été dit un mot ('). Ces appareils, dont les figures 41, 42 et 43 donnent une idée, sont constitués essentiellement par des tubes en porcelaine ou en matière isolante quelconque contenant un mélange de poudres métalliques conductrices et de poudres d’oxydes non conducteurs qui opposent une résistance extrêmement élevée au courant à basse fréquence de l’installation à protéger et laissent passer avec facilité les courants oscillants à haute tension des décharges atmosphériques. L’action de ces appareils ne peut pas être comparée avec celle des résistances liquides, car celles-ci ont une résistance ohmique fixe
- et invariable, tandis que la grande^. Fig> 43> _ Déchargeur quadru-résistance opposée par les parafou- pie Thury à poudres,
- dres à poudres Thury aux courants
- des lignes tombe à une valeur faible pour les décharges extérieures. Ces appareils constituent donc non seulement des déchargeurs continus, mais aussi des parafoudres : ils s’emploient sans résistance auxiliaire dans la ligne de terre et sont réglés de telle façon que la décharge passe directement pour une tension double de la tension normale en ligne. On peut les réunir par deux ou par quatre en parallèle (figures 41, 42 et 43) et, pour les voltages supérieurs à 10.000 volts, par deux ou plus en série : on leur adjoint généralement un coupe-circuit fusible.
- Fig. 44. —• Déchargeur pour lignes à basse tension des Ateliers d’OEr-likoji (maximum 1.000 volts).
- Les Ateliers d’Œrlilwn ont établi dernièrement un nouveau déchargeur pour lignes à basse tension. Cet appareil représenté par la figure 44, est constitué essentiellement par deux cylindres métalliques superposés séparés par une couche mince de papier percée
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XXXII, 12 juillet 1902, page 51.
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- de trous. Les cylindres sont vissés l’un'sur l’autre et l’un deux est coulé en métal fusible. Si une décharge violente traverse l’appareil, ce cylindre fond en partie et établit une liaison métallique permanente avec la terre.
- Enfin un déchargeur employé, parait-il, en Amérique et signalé par M. Dusaugey, se compose d’un parafoudre à rouleaux très rapprochés entre lesquels jaillissent des arcs sous la tension normale de la ligne. Chaque intervalle est soumis à l’action d’une tuyère amenant de l’air comprimé qui souffle Lare. En réglant la pression de l’air, on peut régler l’intensité du courant dérivé normalement par l’appareil ; quand une surtension se produit, les arcs se tendent et l’intensité du courant augmente, déchargeant ainsi la ligne.
- E. Ballois.
- POMPES CENTRIFUGES A HAUTE PRESSION SYSTÈME SULZER (Suite) (*)
- SERVICES D’iRRXGATIONS
- Près de Ko/n-O/nbo, en aval d’Assouan, Haute-Egypte, non loin de la première cata-
- Fig. 30. — Pompe de 1.250 chevaux élevant les eaux du Nil.
- racte du Nil, une usine élévatoire a été établie pour élever l’eau du fleuve à une
- I1) Voir Eclairage Electrique, tome XL1V, 19 et 26 août 1905, pages 249 et 298.
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- hauteur de 22,4 m. — Le Nil, en cet endroit, présente des différences de niveau qui vont
- Fig. 31. — Installation^de Khodérat pour l’élévation des eaux du Nil.
- jusqu’à
- 10 m. — On y a installé des pompes à une roue à aubes, avec corps de forme
- Fig. 32. — Installation de Khodérat pour l’élévation des eaux du Nil.
- hélicoïdale, (figure 30). Chacune de ces pompes absorbant une force de 1.250 chevaux, fait
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- 110 tours et déverse 200 m3 par minute à la hauteur requise. Le rendement dépasse ici 80 % . Chaque pompe est accouplée directement avec l’arbre de la machine à vapeur.
- Au service d’irrigation installé à Khodérat, dans la Haute-Egypte, il s’agissait d’élever
- Fig. 33. — Vue d’une pompe de 450 chevaux installée à Khodérat.
- l’eau à une faible hauteur, mais en très grandes quantités. Les pompes de Khodérat sont aussi accouplées directement avec l’arbre de la machine à vapeur, (figures 31, 32 et 33). Il y a été établi deux ensembles pour lesquels on a monté des chaudières de 800 m2 de surface totale de chauffe, qui servent en partie à une autre destination. Les machines
- Fig. 34. — Installation de Kafr-Amar.
- travaillent à 12 kilogr. de pression. Chaque pompe absorbe 450 chevaux et élève 175 m3 par minute à 9 m. de hauteur en faisant 120 tours. Des essais minutieux ont établi que le rapport du travail calculé d’après l’eau déversée au travail théorique à la machine à vapeur, c’est-à-dire le rendement absolu de l’installation, est de 71,25 %.
- -k kit'k
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- La figure 34 montre l’installation d’irrigation de Kafr-Amar. Ici les pompes sont commandées par courroies : elles élèvent 50 à 60 m3 par minute à une hauteur de 9 m.
- Les pompes centrifuges à haute pression du système Sulzer servent également à l’irrigation du Stadtwald de la ville de Cologne. On peut voir, pour les détails concernant cette installation intéressante, la notice que M. Karl Walil, inspecteur d’exploitation a publié dans le I. f. G. u. W. 1902.
- INSTALLATIONS D'ACCUMULATION
- Il arrive que certaines stations centrales hydro-électriques qui ne possèdent pas d’installation de réserve et qui ont à fournir à la fois de la lumière et de la force, souffrent d’un défaut qui se fait sentir tout particulièrement en hiver. Cet inconvénient consiste en ce que le matin et le soir, où les abonnés réclament toute la lumière et toute la force auxquelles ils ont droit, les stations centrales disposent de trop peu de force, tandis qu’aux autres heures de la journée et pendant une partie de la nuit, il y a de la force produite en excès et par conséquent inutilisée. Ce défaut n’a qu’un
- Fig. 35. — Groupe de 1.200 chevaux de l'installation d’accumulation de Ruppoldingen
- remède qui consiste dans l’adjonction à la station centrale électrique d’une installation d’accumulateur d’eau par l’emploi de pompes centrifuges à haute pression. La maison Sulzer Frères a été appelée à étudier cette question et à lui donner une solution pratique dans l’installation d’accumulation de Ruppoldingen en Suisse, qui forme un établissement complémentaire des usines électriques d’Ûlten-Aarbourg. On voit, dans ces usines, une combinaison de machines qui consiste en une turbine, un moteur-générateur et une pompe centrifuge à haute pression du système Sulzer. Sur une montagne située dans le voisinage de l’établissement, on a construit un réservoir de 12.000 m3 surélevé de 325 m. au-dessus de l’usine. La puissance du groupe, (figures 35, 36 et 37) mesurée sur l'arbre de la turbine (turbine à action par Piccard, Pictet et Cie, de Genève avec roue
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- mobile en porte à faux) est de 1.200 chevaux, la turbine faisant 1.200 tours par minute ; la quantité d’eau élevée par la pompe à la hauteur indiquée est de 133 litres par seconde. La puissance du moteur-générateur (turbo-moteur, système Brown, Boveri et Cie., fournissant en travaillant comme générateur du courant alternatif triphasé à 5.250 volts et 40 périodes par seconde) varie entre 950 à 1.200 chevaux. Aux essais, la pompe a donné un rendement de 76 % qui a été dépassé en cours d’exploitation. Les trois machines sont montées sur un socle commun. La pompe (pompe centrifuge quadruple à haute pression) a deux paliers à bague, dont l’un en forme de palier de butée. Entre le moteur-générateur et la pompe est disposé un manchon d’accouplement du système Sulzer pouvant être embrayé et débrayé sous charge pendant la marche. Ce manchon d’accouple-
- Fig. 36. — Détails du groupe de Ruppoldingen. T = Turbine à haute pression.
- G = Moteur-Générateur.
- C = Pompe centrifuge à haute pression.
- S = Conduite d’aspiration de la pompe centrifuge à haute pression. D = — de refoulement — — — — —
- V = Clapet de retenue dans la conduite de refoulement.
- W = Récipient de décharge de la turbine.
- HWS = Niveau d’eau supérieur.
- TW S = — — inférieur.
- ment consiste essentiellement en un grand nombre de chevilles qui, déplacées dans le sens longitudinal de l’arbre viennent s’introduire dans des douilles protégées par une armature de caoutchouc. La conduite de refoulement est reliée au col de refoulement au moyen d’un tuyau coudé ; elle est munie d’une vanne de réglage avec by-pass et d’un clapet de retenue. Le tuyau d’aspiration plonge dans un caisson de construction spéciale logé dans une chambre de prise. On procède à la mise en action de la pompe dans les heures de la journée où il est fait le moins appel de courant électrique et, où par conséquent l’on dispose d’un excès de force motrice. Pour cela on remplit le tuyau d’aspiration et la pompe elle-même en ouvrant la vanne de communication : on embraye le moteur-générateur avec la pompe et l’on met la turbine en marche. Pendant ces opérations, la vanne de réglage du col de refoulement demeure fermée. Aussitôt que la vitesse de rotation normale du moteur-générateur est atteinte, on envoie à celui-ci le courant de
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- la station centrale d’électricité et on le fait travailler alors comme synchrone. Cela fait, on débraye la turbine et on ouvre le col de refoulement de la pompe qui, dès ce moment, grâce à l’utilisation de l’énergie électrique en excédant à la station centrale envoie l’eau puisée à TAar dans le réservoir accumulateur. Dans les périodes de la journée où l’énergie demandée excède la capacité de la station principale, la pompe est débrayée, la turbine est alimentée par l’eau accumulée dans le réservoir et le moteur-générateur est
- Fig. 37. — Vue en bout du groupe de Ruppoldingen..
- actionné par la turbine et travaille comme générateur, parallèlement à la station centrale, qu’il vient aider.
- Cet établissement est en exploitation depuis le milieu de 1904.
- POMPES A INCENDIE
- L’idée devait inévitablement se faire jour de construire un modèle de pompe centrifuge à haute pression qui fut transportable. Le développement des installations préventives contre les incendies dans les grandes villes a naturellement conduit à employer les pompes centrifuges à haute pression du système Sulzer comme pompes à incendie, Les moteurs électriques de ces pompes sont reliés au moyen de câbles flexibles aux prises de courant des postes électriques les plus voisins du réseau urbain.
- (d suivre). S. Herzog.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ÉT GÉNÉRALITÉS
- Sur la rigidité diélectrique des liquides bons conducteurs. — Heydweiller. — Drudes Annalen, juillet 1905.
- 11 est possible, comme on le sait, de faire passer une décharge disruptive dans des liquides conducteurs, comme des dissolutions de sels dans l’eau ou l’alcool, en établissant une différence de potentiel suffisamment considérable et assez brusque entre deux électrodes plongées dans le liquide. La différence de potentiel nécessaire détermine la rigidité diélectrique du liquide essayé, et cette rigidité diélectrique est une constante caractéristique de la substance étudiée, tout comme sa conductibilité et sa constante diélectrique.
- L’auteur a étudié de quelle façon cette rigidité diélectrique est influencée par la conductibilité, pour voir si elle obéit aux mêmes lois que la rigidité diélectrique des gaz qui, tout au moins pour de brusques variations de la différence de potentiel, diminue fortement quand la conductibilité augmente sous l’effet de rayons cathodiques, rayons de Rôntgen ou rayons Becquerel.
- Les expériences ont été faites avec des solutions de sels et d’acides de faible concentration dans lesquelles la conductibilité variait de 1 à 1.000 en partant de l’eau distillée. Une ou plusieurs bouteilles de Leyde groupées en parallèle étaient chargées par une machine de Holtz : la tension était mesurée au moyen d’un électromètre à haute tension de l’auteur, et la décharge passait par des conducteurs de cuivre de 2 mm. interrompus en deux points par des éclateurs. Le premier de ces éclateurs était à l’air libre et avait pour électrodes des sphères de laiton de 2 cm. de diamètre placées à des distances variables : le second était immergé dans de l’eau à laquelle on ajoutait peu à peu du sel ou de l’acide et avait pour électrodes des sphères de laiton de 1,4 cm. de diamètre écartées de 0,4 à 0,5 mm. La conductibilité du liquide était déterminée par la méthode de Kohlrausch.
- Pour les petites distances explosives, il ne se produit pas de décharge disruptive à travers
- le liquide, mais, si l’on augmente peu à peu la distance et la différence de potentiel entre les électrodes, il se produit une décharge après laquelle on peut obtenir des étincelles avec des tensions sensiblement plus basses. Si l’on interrompt alors pendant quelque temps la série d’observations, il faut à nouveau élever la tension jusqu’à la Valeur qu’elle avait à la première décharge. Il y a donc là le même phénomène que dans les gaz. Les différences entre les valeurs initiales et les valeurs suivantes de la tension sont considérables quand la conductibilité est faible, mais diminuent quand celle-ci augmente.
- Pour chaque étincelle dans l’éclateur à air, la portion de conducteur située entre les deux éclateurs se charge à un potentiel dont la valeur maxima dépend en premier lieu du potentiel de l’armature des bouteilles de Leyde, en second lieu de la durée des oscillations produites et en troisième lieu de la vitesse des pertes de charge dans le second éclateur par lequel la portion de conducteur est en relation électrique avec la seconde armature du condensateur ou la terre. Les conditions d’expérience sont telles que Légalisation de tension entre les bouteilles de Leyde et la portion de conducteur intermédiaire a un caractère oscillatoire ; abstraction faite de la perte de charge et de l’amortissement, le maximum de la tension devrait donc être atteint au bout d’qn quart de période. Cette période est, comme l’indique la théorie quand il s’agit de conducteurs de capacités très différentes, déterminée par la valeur de la plus petite des deux capacités, c’est-à-dire ici celle du conducteur intermédiaire. Si l’on désigne par c cette capacité en unités électrostatiques et par p la self-induction en unités électromagnétiques, on a en première approximation pour la durée de l’oscillation électrique complète
- La capacité c du conducteur intermédiaire réside en grande partie, par suite de la constante diélectrique élevée de l’eau, dans l’écla-
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- teur à liquide dont une électrode est reliée à la terre et peut être calculée par une formule de Lord Kelvin. Dans les expériences dont il s’agit, elle était égale, comme ordre de grandeur, à
- c = ioo cm.
- Ce n’est là d’ailleurs qu’une limite inférieure car il faudrait ajouter à ce chiffre la valeur de la capacité des autres parties que l’on ne peut calculer que d’une façon très approximative.
- Les formules de Stefan appliquées au calcul du coefficient de self-induction p pour les oscillations rapides dont il s’agit, conduisent à un coefficient dont l’ordre de grandeur est
- p — 1000 ,
- ce chiffre devant être également considéré comme une limite inférieure.
- On en tire
- T
- — = io-8 seconde
- 27T
- comme limite inférieure de la période
- Pour se rendre compte de la limite supérieure, on peut admettre que c et p ne doivent pas atteindre une valeur égale au double des limites inférieures trouvées, d’où l’on tire :
- T,( _8
- — < 2. io 8 sec.
- 27T
- Le potentiel maxima du conducteur intermédiaire, qui dans le cas d’oscillations sinusoïdales serait égal au double de la tension mesurée aux bouteilles de Leyde, est réduit par l’amortissement dans les conducteurs et par la perte de charge dans l’éclateur à liquide.
- L’amortissement dans les conducteurs doit pouvoir être négligé, puisque la constante de temps
- 2_P ,
- r
- où r est la résistance opposée aux oscillations rapides (Lord Rayleigh), est supérieure à 105 secondes, c’est-à-dire grande vis-à-vis de
- li
- 4 ‘
- L’amortissement dû à l’éclateur à air n’est peut être pas négligeable, mais le calcul exact en est impossible : on peut dire seulément
- qu’il croît avec la distance explosive et que les tensions maxima du conducteur intermédiaire calculées sans en tenir compte sont trop élevées.
- La valeur de la perte de charge dans l’éclateur à liquide dépend de la durée :
- T = 1 13
- 2 471.9 • i o" i K
- en appelant S la constante diélectrique
- — K la conductibilité en ohm-1 cmH.
- Par suite de cette perte de charge, le potentiel maximum Ym doit être atteint plus tôt que si elle n’existait pas et doit avoir une valeur d’autant plus faible vis-à-vis du double du potentiel Y des bouteilles de Leyde que T2 est plus petit, c’est-à-dire que la conductibilité K est plus grande.
- L’application de la théorie connue donne :
- Ym = Ve
- 27tTo
- arc tg
- 27tTo
- i — cos 2 arc tg ^
- La valeur de V/n dépend donc du rapport ~r
- *2
- qui dépend de la constante diélectrique puisque T,, est proportionnel à sa racine carrée et T2 à elle-même.
- D’après nos connaissances sur les constantes diélectriques des solutions, il semble improbable que la constante diélectrique de solutions aussi étendues que celles employées dans ces expériences s’écarte beaucoup de celle de de l’eau, et l’on peut, sans erreur sensible, supposer la constante diélectrique de ces solu-
- tions égale à celle de l’eau.
- T 1 2
- Le rapport =r
- varie alors proportionnellement à \/§, et les valeurs qui en résultent pour les différences de potentiel maxima Ym dans l’éclateur à liquide ont été calculées d’après ce rapport.
- L’auteur indique les résultats de deux séries d’expériences effectuées sur des solutions d’acide chlorhydrique et de sel ordinaire. Les tableaux I et II résument ces résultats et donnent la conductibilité en ohm-1 cm-1, les va-
- T
- leurs correspondantes de T2 et de 2n pour les
- deux valeurs limites indiquées pour T^, les tensions observées pour les étincelles initiales dont les valeurs sont données par les
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- racines carrées des déviations de l’électromètre, l’unité étant environ 2.600 volts, et les valeurs ma-xima de la tension Y m calculées avec les deux valeurs limites de l’expression
- Dans la première série d’expériences avec Hcl, la distance explosive (0,5 mm.) était un
- peu plus grande que dans la seconde série. Au, cours de celle-ci, la distance explosive a aug" menté un peu par suite de la corrosion des électrodes qui est beaucoup plus forte pour les décharges dans les liquides que pour les décharges dans l’air : les potentiels relatifs aux fortes conductibilités sont donc un peu plus élevés qu’ils ne devraient.
- TABLEAU I
- io<SK IO<0 T2 27tT2 Tl ! ^ 1 1 y y m
- a b a b a b
- 5 12000 120 60 * >94 * .9° .5,2 10,1 9,9
- 21 2600 26 i3 1 >78 1,57 6,1 *0,9 9,6
- 8i 9°° 9 4,5 1,42 1,04 7,2 10,2 7 >5
- i3o 5oo 5 2,5 1,11 o,65 8,1 9,o 5,3
- 180 4oo 4 2 °>97 o,53 8,4 8,1 4,4
- 228 3oo 3 1,5 0,78 o,38 9,6 7.5 3,6
- 3*9 220 2,2 1 ?1 o,5g 0,24 9,3 5,5 2,2
- 48o i5o i,5 0,75 o,38 0,11 8,0 3,o 1,0
- 870 80 0,8 0,4 0,144 0,06 8,4 1,2 o,35
- 44 o,44 0,22 o,o5o o,oi3 9,* o,46 0,12
- 3170 22 0,22 o,n o,oi3 0,0026 10,6 0, i3 0,028
- 7240 9>7 0,10 o,o5 0,0026 0,0007 > * 1 ' V 0 0 03 > 0,007
- TABLEAU II
- io6K io<° T2 • 27rT2 Ti V ' ni ~ V y m
- a b Cl b a b
- 11 6000 60 3o * >9° 1,80 4,4 8,4 7,9
- 54 i3oo i3 6,5 i,57 1.26 4,9 7,7 6,2
- 112 600 6 3 1,21 0,78 6,5 7,9 5,1
- 810 9° 0,9 o,45 0,175 0,052 6,5 1 ? * o,33
- 2220 3o o,3 0, i5 0,024 0,006 9,2 0,22 o,o54 '
- Les valeurs de V,„ calculées avec les plus grandes valeurs de T^ (è) présentent une diminution régulière quand la conductibilité croît : dans les autres valeurs (a) de Ym, cette diminution ne se produit qu’après une légère augmentation, mais cela tient évidemment à ce que, dans ce cas, la valeur de T^ est manifestement trop faible. On peut donc conclure de ces recherches qu’un accroissement de conductibilité provoque une diminution de la rigidité diélec-
- trique de l’eau vis-à-vis de brusques variations de tension. Cette diminution est rapide pour les faibles conductibilités et lente pour les fortes conductibilités ; elle ne dépend que de la conductibilité et nullement d’une influence propre du corps dissous dans l’eau. La rigidité diélectrique de l’eau est égale à environ 9 fois celle de l’air.
- R. V.
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- Sur la variation de la capacité avec la température. — Terry. — Physical Review, juin 1905.
- L’auteur a employé la méthode du pont avec un galvanomètre à courant alternatif pour déterminer la variation de la capacité avec la température. Cette méthode présente quelques difficultés que l’auteur a surmontées en rendant le galvanomètre pratiquement astatique.
- Deux capacités furent comparées entre elles, avec une chute de tension alternative de 220 volts dans le pont. Le rapport des capacités pouvait être déterminé à 0,01 % près. Le coefficient de température de chaque partie constitutive du condensateur subdivisé fut mesuré séparément entre 16° et 33°. L’auteur a trouvé que ce coefficient est négatif et varie entre 0,01 et 0,03 % par degré suivant les différentes parties.
- R. R.
- Sur l’effet de Hall dans le bismuth aux températures élevées. — Rauschv. Traubenberg. — Prudes Annalen, juin 1905.
- L’auteur a fait des expériences dans le but de déterminer si l’effet de Hall doit être attribué au caractère cristallin du métal employé. Pour étudier les variations du phénomène avec la température, il a employé trois plaques à des températures comprises entre la température ambiante et la fusion. Dans cet intervalle de température, les trois plaques présentèrent un coefficient de température négatif du pouvoir de rotation ; ce pouvoir de rotation tombait rapidement quand la température était élevée jusqu’à environ 150°, puis lentement jusqu’à 260° et de nouveau rapidement jusqu’au point de fusion (270°).
- Il semble donc que la structure cristalline soit bien la cause de l’effet de Hall.
- B. L.
- Sur les causes de l’effet Volta ('). — Greinacher.— Prudes Annalen, juin igo5.
- Si l’on rend conducteur un gaz interposé entre deux plaques de métaux différents, ces deux métaux se comportent comme les pôles d’un élément galvanique et produisent une
- (!) Voir Gaede : Sur la polarisation de l'effet Volta. L'Eclairage Electrique tome XLIII. 22 avril -1905, page 117.
- certaine différence de potentiel (effet Yolta). La conductibilité du gaz peut être obtenue par l’action de la lumière ultraviolette, par des flammes, des rayons Rôntgen ou par l’action de substances radioactives.
- L’auteur a employé du radiotellure étendu directement sur des plaques de bismuth, de cuivre ou d’argent.
- On a supposé que la cause de la production d’électricité dans une telle pile à gaz devait être cherchée dans l’existence d’une pellicule liquide à la surface des métaux. Pour vérifier l’exactitude de cette hypothèse, l’auteur a placé les plaques métalliques dans un récipient en verre avec un peu d’acide phosphori-que et a chauffé le récipient pendant quelque temps entre 170° et 185°. En comparant la f. é. m. après échauffement et refroidissement avec la f. é. m. avant échauffement, il a trouvé que la première est toujours plus faible. Ce fait provient évidemment de ce que la pellicule liquide était plus ou moins complètement détruite par réchauffement.
- Pour déterminer les phénomènes présentés par une pile à gaz aux basses températures, l’auteur a plongé un de ces éléments, spécialement établi pour cela, dans un bain d’air liquide, et a déterminé au bout de quelque temps la valeur de la force électromotrice. Ces expériences n’ont permis de décéler aucune diminution de la force électromotrice.
- B. L.
- Sur une nouvelle radiation. — B. Walter. — Drudes Annalen, juillet igo5.
- Dans les expériences faites pour comparer, au moyen d’une méthode photographique, l’intensité de la radiation du polonium à travers des feuilles métalliques d’épaisseur variable avec l’intensité de la radiation directe, l’auteur a trouvé des résultats si contradictoires qu’il a été amené à admettre, outre la radiation de Becquerel, l’existence d’une seconde radiation de nature lumineuse.
- Pour vérifier cette hypothèse, il a placé dans une chambre noire une plaque photographique recouverte d’une feuille de plomb de 0,7 mm. d’épaisseur dans laquelle étaient percés quatre trous à peu près carrés I, IL III. Le premier trou était recouvert d’une feuille d’aluminium
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- de 0,0091 mm. d’épaisseur ; le second d’une feuille de verre de 0,15 mm. d’épaisseur et le troisième d’une feuille de platine de 0,0023 mm. d’épaisseur. Au-dessus de ces trois feuilles était placé le corps destiné à porter une ombre, constitué par un fil d’acier de 1 mm. de diamètre. A 2,5 cm. de la plaque photographique était placée la couche de polonium (radiotellure) déposée sur un disque de cuivre de 4 cm. de diamètre et de 5 mm. d’épaisseur.
- Après une exposition de 20 heures, la photographie montre qu’aucune action ne s’est produite à travers la feuille d’aluminium tandis qu’une action extrêmement forte s’est produite à travers la feuille de verre, environ 16 fois plus épaisse que la feuille d’aluminium. Une très faible action s’est produite à travers la feuille de platine. L’impression faite sur la plaque à travers la feuille de platine présente une empreinte très accusée et absolument noire du fil d’acier, tandis que sur l’impression faite à travers la plaque de verre, cette empreinte est à peine marquée. On est donc en droit de conclure que la première est due uniquement à l’action des rayons, et la seconde à l’action d’une radiation lumineuse dont la source était beaucoup plus proche de la plaque photographique que la couche de radiotellure. Cette source a évidemment son siège dans l’atmosphère qui environne le corps actif et dans laquelle celui-ci produit une sorte de fluorescence.
- R. Y.
- Sur la luminescence des gaz sous l’influence de l’ionisation . Complément aux expériences de B. Walter. — R. Pohl. — Drudes Annalen. Juillet igo5.
- L’auteur a fait un certain nombre d’expériences pour vérifier les résultats signalés par M. B. Walter (voir ci-dessus) sur la radiation de lumière ultraviolette provoquée par du radiotellure dans différents gaz, et particulièrement l’azote.
- Un récipient en verre rempli d’azote et fermé par une plaque de quartz de 5 mm. d’épaisseur contenait une plaque recouverte de radiotellure placée à 10 cm. d’une plaque photographique. Sur celle-ci était placé un disque de papier muni de 16 ouvertures contenant chacune un
- écran différent. Ces écrans étaient les suivants, comme constitution et transparence.
- 1 : sel gemme.
- 2 : verre.
- 3 : mica.
- 4 : gypse.
- 5 : 56o — 63o pp ; 66o
- 6 : 55o — 58o pp ; 6go
- 7 : 4i5 — 5^5 pp
- 8 : 4*5 — 4?o pp
- g : 5oo — 55o pp
- i o : 520 — 700 pp
- 11 : 5y5 — 6go pp
- 12 à 16 : air.
- Après une action de 24 heures, on obtenait une image très nette due presqu’uniquement à de la lumière provenant de la partie ultraviolette du spectre.
- L’auteur, pensant que la lumière produite doit être attribuée à l’ionisation du gaz, éclaira à la même distance deux plaques photographiques à proximité d’un ozonateur Siemens rempli d’azote avec électrodes transparentes (solution de sel de cuisine). Avec une durée d’exposition très courte, il obtint exactement les mêmes impressions photographiques que dans le premier cas.
- Il en est exactement de même des images obtenues à proximité d’un tube de Geissler en fonctionnement.
- Finalement, l’auteur produisit l’ionisation de l’azote par des rayons Rôntgen : Une caisse en zinc contenait la plaque et les corps étudiés ; au-dessus de cette caisse, fermée par une plaque de quartz de 5 mm. d’épaisseur, était placé un cylindre creux en laiton contenant le gaz : deux fenêtres étroites pratiquées dans ce cylindre et fermées par du papier noir laissaient passer les rayons Rontgen. Ceux-ci étaient produits par un tube de Crookes alimenté par une bobine munie d’un interrupteur Wehnelt.
- Des expériences qui précèdent on peut conclure que vraisemblablement l’azote émet de la lumière lorsqu’il est ionisé, aussi bien dans la partie visible que dans la partie invisible du spectre. Cette hypothèse est confirmée par les observations de Lénard d’après lesquelles l’azote est ionisé à toutes les pressions par les rayons cathodiques et devient lumineux. Il est probable que cette loi n’est pas spécialement applicable à l’azote, mais doit s’étendre à tous les
- — 700 pp \
- — 710 pp.
- r plaques
- ( de gélatine colorées
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N» 36.
- gaz, et les observations de M. Walter sont un cas particulier de cette loi générale.
- La possibilité théorique de la production de lumière par l’ionisation des gaz a été mentionnée d’ailleurs par Stark et J.-J. Thomson. Le premier de ces auteurs prévoit l’émission d’ondes lumineuses pour le cas où un choc ionisant ne produit sur un électron qu’un mouvement pendulaire de part et d’autre de sa position d’équilibre et indique également que des rayons secondaires peuvent présenter en partie les propriétés de la lumière ultraviolette.
- R. V.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les machines à courant continu à pôles auxiliaires (*). — Breslauer. — Élektrolechnische Zeitschrift, i3 juillet igo5.
- La construction des dynamos à courant continu a fait, dans ces dernières années, des progrès très nets, et l’on établit couramment, à l’heure actuelle, des génératrices qui peuvent passer de la marche à vide à la marche à 25 % de surcharge sans donner lieu à des étincelles dangereuses aux balais. Cependant ce résultat est souvent atteint par un abaissement de la puissance nominale de la dynamo, c’est-à-dire de la limite d’éehauffement, et, d’autre part, quand il s’agit d’un certain nombre de machines spéciales, il y a lieu de recourir à certains artifices pour assurer une bonne commutation. Tels sont les moteurs d’ascenseurs ou d’appareils de levage à vitesse variable ; les génératrices où la tension peut varier de zéro jusqu’à la valeur normale, comme dans les groupes de démarrage ; les machines employées pour le système ligner (2) où la tension doit passer d’une valeur maxima à zéro, puis changer de sens pour atteindre un maximum négatif, l’intensité du courant restant celle de la pleine charge; et enfin les dynamos entraînées par des turbines à vapeur.
- Les moyens que l’on peut employer pour assurer une bonne commutation à toutes les
- (') Voir sur le même sujet :
- Punga. Eclairage Electrique, t. XXXVIII, 20 février 1904, p. 302.
- Seidener. Eclairage Electrique, t, XL, 3 septembre 1904, p. 392.
- Polil. Eclairage Electrique, t. XLIV, 8 juillet 1905, p. 26.
- (2) Machines d’extraction de mines.
- charges se partagent en deux groupes. Dans l’un des groupes, les artifices adoptés portent sur l’induit ; tels sont les connexions Sayers ou les résistances intercalées entre les enroulements èt les lames du collecteur. Dans l’autre groupe, les dispositifs auxiliaires sont placés sur le système inducteur : tels sont les pôles supplémentaires.
- Il est extrêmement probable que les artifices employés sur l’induit ne pourront jamais conduire à de bons résultats généraux ; d’une part, ces moyens ne sont pas assez radicaux; d’autre part, ils conduisent à des complications trop grandes de construction (enroulements Sayers) : ce dernier système entraîne, en outre, une perte d’utilisation de la place disponible dans les encoches. Au contraire, les résultats obtenus théoriquement et expérimentalement avec des systèmes de compensation placés sur l’inducteur montrent que cette méthode est efficace et économique.
- La solution du problème consiste à produire un champ auxiliaire exactement opposé au champ de réaction d’induit et légèrement supérieur à celui-ci pour produire dans la bobine en court-circuit une force électromotrice capable d’annuler celle qu’engendre dans la bobine le champ propre.
- La compensation théorique idéale serait obtenue si l’on pouvait reproduire d’une façon simple dans le système inducteur l’enroulement de l’induit. Le stator serait alors tout à fait analogue à celui d’un moteur asynchrone. Cette méthode a été imaginée par Déri, mais l’inventeur a été obligé, en outre, d’employer deux petits pôles auxiliaires pour produire le champ nécessaire à la commutation. De cette façon la distorsion du flux est entièrement compensée et la commutation est bonne. Malheureusement la solution est coûteuse car la construction d’une telle machine est difficile, il y a beaucoup de place inutilisée, et la quantité de cuivre à employer est considérable. On est donc ramené à employer simplement des pôles auxiliaires.
- L’auteur a fait un certain nombre d’études sur le calcul et l’établissement de ces pôles, en se servant d’un moteur de 8 chevaux à 500 volts et 1.000 tours par minute qui fonctionnait d’une façon satisfaisante, avec un calage invariable des balais de la marche à vide à la pleine charge de 14 ampères, et commençait à cracher
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- au collecteur quand l’intensité du courant atteignait 15 ampères. La variation de vitesse en passant de la charge à vide à la pleine charge était de 12 % : parmi ces 12 % on doit attribuer 3,7 % à la chute de tension dans l’induit et les balais dont la résistance totale était de 1.22 ohms et 8 % à la réaction d’induit et la distorsion du champ. C’était bien nettement la commutation qui limitait la puissance du moteur car, au point de vue de réchauffement, celui-ci présentait des chiffres très inférieurs à la limite admise.
- Les dimensions générales, indiquées par l’auteur, montrent qu’il s’agit d’une machine de proportions réduites. L’induit, de 230 mm. de diamètre, portait 29 encoches et 5 lames de collecteur par encoche, soit 145 lames. Chaque encoche contenait 50 fils de 2,3 mm2 de section; chaque bobine avait donc 5 tours, c’est-à-dire que 10 fils actifs étaient court-circuités par chaque balai. La longueur moyenne d’un tour était de 77 centimètres.
- On peut, d’après ces données, calculer la tension de réactance. En appelant
- vik le nombre de conducteurs court-circuités par lame ; m . i le nombre total d’ampère-tours de l’induit (m, nombre de conducteurs actifs et i courant) ;
- n la vitesse de rotation par minute; bx la longueur axiale de la machine corrigée (Hobart) en tenant compte de la longueur « libre » de fds (fl.
- on a, pour la tension propre de réactance (Hobart).
- e,-2 = z vifr. bx.m.i.n. io-8 volts.
- O
- Les expressions indiquées par différents auteurs ne varient que par le choix de la cons-
- - . • , ^ i — 8
- tante qui est ici prise' égale à -g-io •
- Dans le cas du moteur dont il s’agit, la tension de réactance ainsi calculée est
- une division de l’induit, c’est-à-dire une largeur de dent augmentée d’une largeur d’encoche. Une division de l’induit, avec 29 encoches, et un diamètre de 230 mm., était égale à 24,9 nnn., et l’auteur a adopté pour l’épaisseur du pôle le chiffre de 30 mm. En ce qui concerne la longueur axiale il s’est d’abord fixé pour la masse polaire, la même longueur axiale que. l’induit, soit 130 mm. : afin de diminuer la longueur d’enroulement et pouvoir faire plus tard des études sur l’influence de la dispersion, il a adopté avec une masse polaire de 130 mm. de longueur axiale, un noyau polaire de 70 mm. de longueur axiale. Le pôle total fut construit en tôles découpées et assemblées en vue des facilités que donne ce mode de construction pour des études expérimentales.
- Le nombre d’ampère-tours à placer sur les pôles auxiliaires doit en premier lieu être tel que leur action contrebalance la force magnéto-motrice de l’induit. Le nombre de conducteurs actifs sur l’induit étant 725, il faut
- ;»w!=:P5.à
- 1270 ampères-tours par pôle auxiliaire
- II. faut en outre un certain nombre d’ampères-tours pour la valeur du champ de commutation. Si l’on suppose que, sous l’influence de ce champ auxiliaire, la courbe du courant de commutation est rectiligne, on peut raisonner sur une tension moyenne de réactance, pendant le temps de commutation t, égale à
- N* 1
- e,'x "2 T 21,1,1 ’
- Dans cette formule, N* représente le flux produit par la bobine court-circuitée de ~tnk tours.
- Ce flux varie pendant le temps t de à
- — N* et est produit par
- e,,2 — i}8 volts.
- Pour déterminer la forme et les dimensions des pôles auxiliaires à employer, l’auteur s’est d’abord fixé, dans son avant-projet, l’épaisseur de ces pôles et l’a choisie un peu supérieure à
- (* l) = 0,9ô + 0,1 Zm où b représente la longueur active de
- fer non compris les canaux de ventilation, mais y compris
- 1 isolement des tôles et lm la longueur moyenne d’un conduc-
- teur induit avec ses jonctions, c’est-à-dire la demi-longueur d’un tour.
- mk 1 m/,1
- — • - = —;—amperes-tours.
- 224
- fin appelant bc l’arc polaire du pôle auxiliaire et l sa longueur axiale, le flux qui se forme dans le fer a pour valeur, par pôle auxiliaire :
- 4 Ttmk.i l.bc
- Nt< = To — '
- en désignant par 5 l’entrefer simple.
- La durée de commutation t dépend de la lar-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 35.
- geur des balais En supposant celle-ci égale à une division du collecteur, on a
- __i 60
- k n
- en désignant par k le nombre des lamelles du collecteur : pour les induits en série où a = 1,
- m/c
- d’où
- t___nik 6o
- 2 ni n
- m étant le nombre de fils actifs d’une branche de l’induit entre deux balais consécutifs.
- Il vient
- Cette formule simple, établie en faisant l’hypothèse que la largeur des balais est égale à une division du collecteur et que les ampère-tours pour le fer sont négligeables vis-à-vis des ampère-tours pour l’air, montre qu’un pôle aussi mince que possible, c’est-à-dire une valeur faible de bc est désirable, puisque le nombre d’ampère-tours nécessaire pour la compensation croît proportionnellement à bc. D’autre part, la longueur axiale est sans influence.
- Si la largeur des balais est un multiple d’une division du collecteur, comme c’est généralement le cas, par exemple h fois cette division, on a par pôle auxiliaire
- er\ = mk
- t
- 4tt m/c — 10
- m/c.i
- T
- l.bc 2 m n 2 S m/c 6o
- 4tt
- er\ — — • m/c •
- io
- l.be
- 2^
- n
- 6o
- (0
- D’autre part, la f. é. m. auxiliaire peut être calculée d’après le nombre de fils m/c coupant le champ auxiliaire, l’induction Bc, la longueur axiale l du pôle auxiliaire et la vitesse périphérique e
- eci = mk.Bci.l.v où
- B‘'=rêAW'"i
- en désignant par AWt) le nombre cherché d’ampère-tours de compensation par pôle auxiliaire.
- Or,
- d.n.n
- d’où
- 6o
- 4* .,l J n
- e., = -.»>*. A W
- M
- Puisque on doit avoir
- 6C\ er\ ,
- il vient, en égalant les équations (1) et (2)
- 4tt .,-r / , 6o !\tt m.i l 1 n
- — mk.Ayyc\. -j .d.it. — = — .mk. --- • -r .bc.
- JO 20 n IO 2 20 OO
- et
- AWC) = -2LL • bc = -. AS. bc (3)
- 2 a , 7T 2
- si l’on désigne par AS le nombre connu d’ampère-tours par centimètre de périphérie d’induit.
- AWC) = • AS.èc (4)
- OÙ
- h__ largeur des balais
- division du collecteur
- Dans le moteur étudié,
- h = 2,8 AS=i4o bc = 3
- AW^ = ’jô par pâle auxiliaire.
- ce qui correspond seulement à 6 % des ampère-tours de l’induit.
- Enfin il faut un certain nombre d’ampère-tours pour compenser la tension de réactance propre. Comme on l’a vu, cette tension de réactance est
- er2 = i,8 volts.
- De la formule connue :
- ec% = mk. Bc./. r. i o8, où
- Bc représente l’induction cherchée l la longueur en centimètres d’un conducteur coupant le flux
- r la vitesse en mètres par seconde de ce conducteur (vitesse périphérique de l’induit),
- on tire
- Bc
- i,8.io8 10.II.1200
- -- 13^0
- correspondant à 1.100 ampère-tours par centimètre ou, pour un entrefer de 2 mm.,
- AWc2 = 22ü ampère-tours par pâle.
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- Le nombre total d’ampère-tours à placer sur le pôle auxiliaire doit être égal à la somme :
- Des ampère-tours l- AW2 neutralisant la réaction d’induit ; Des ampère-tours de compensation AWe1 et AWC2
- produisant les forces électromotrices nécessaires pour compenser les tensions de réactance ers et e,2.
- Dans le cas dont il s’agit, on a donc, en désignant par AWf le nombre total d’ampère-tours à placer sur le pôle auxiliaire :
- AWt — 1270 -|- -f- 220 = i565
- ou, pour une intensité de courant de 14 ampères
- Wt— 112 tours par pôle.
- La bobine fut constituée de 130 tours de fil, pesant 13 kilogrammes, soit presqu’autant que le cuivre de l’induit, et avait une résistance
- vc = o,35 ohms à 25°.
- Le résultat obtenu par cette modification du moteur fut surprenant. Il n’y avait pour ainsi dire pas de limite à la charge causée par la production d’étincelles. L’intensité du courant pouvait atteindre 3,5 fois sa valeur normale sans inconvénient et la vitesse pouvait varier entre 500 et 1.800 tours, c’est-à-dire dans le rapport de 1 à 3,6 avec un courant d’excitation variant entre 0,41 et 0,065 ampère. Les balais étaient calés exactement sur les lignes neutres. La chute de vitesse pour la charge normale de 14 ampères n’atteignait pas 6 % aux fortes excitations et 3 % aux faibles excitations. Pour une intensité de courant double, cette chute de vitesse était inférieure à 16 % et 11 %. Les ampère-tours d’excitation atteignaient seulement le chiffre de 350 par paire de pôles, tandis que les ampère-tours de l’induit atteignaient le chiffre de 3.600, soit le quadruple.
- Après avoir obtenu ce résultat, l’auteur a étudié le moyen de réduire autant que possible les dépenses supplémentaires entraînées par l’emploi de pôles auxiliaires dans les dynamos à courants continus. Il reconnut d’abord qu’il n’est guère possible de diminuer simplement le nombre d’ampère-tours auxiliaires sans nuire aux propriétés de la machine. Le nombre supplémentaire de tours de fil (130 au lieu de 112) placés sur les pôles fut trouvé nécessaire pour obtenir une bonne compensa-
- tion, probablement à cause de la dispersion : l’auteur, pour diminuer cette dispersion, a alors coupé les cornes des masses polaires auxiliaires et a rapproché autant que possible les bobines inductrices des extrémités des pôles.
- L’influence de la dispersion est nettement marquée par l’expérience suivante : pour élargir la zône de commutation, l’auteur avait porté à 40 au lieu de 30 mm. l’épaisseur des pôles auxiliaires : le moteur présenta un mauvais fonctionnement. Une réduction de l’épaisseur de l’extrémité des pôles à 12 mm. présenta, au contraire, un léger avantage au point de vue de l’élargissement de la zone de commutation. Dans ce cas, en branchant en parallèle avec le circuit des pôles auxiliaires une résistance par laquelle passait environ 1/10 du courant total, on obtenait les mêmes résultats au point de vue du bon fonctionnement de la machine. Cette modification permet de réduire de 20 % le poids de cuivre sur les inducteurs auxiliaires. Mais la très faible épaisseur des extrémités des pôles présente un inconvénient considérable : quand une dent se trouve en face du pôle, il se produit un champ très puissant, et quand c’est une encoche qui arrive en face du pôle, le champ devient très faible. Il en résulte des vibrations mécaniques et des oscillations très fortes du courant principal qui, à certaines vitesses (voisines du démarrage) peuvent devenir négatives : il y a évidemment, à ce moment, résonance entre la période d’oscillations propres des pôles auxiliaires et la période de variation du flux proportionnelle à la vitesse.
- D’autres expériences furent faites par l’auteur avec des pôles auxiliaires massifs de 18 mm. d’épaisseur et 70 mm. de longueur axiale, soit environ 2/3 de la longueur de l’induit : le phénomène d’oscillations disparut, et la machine pût fonctionner au triple de la charge normale sans aucune étincelle avec les balais calés sur la ligne neutre.
- L’auteur a relevé sur la machine ainsi constituée les courbes de tension de 0 à 600 volts à vide et à des intensités de courant de 15, 20, 30 et 40 ampères (cette dernière jusqu’à 480 volts seulement). La chute de tension entre la marche à vide et la pleine charge est de 3 % à 550 volts et de 7 % à 400 volts. L’augmentation nécessaire correspondante du
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — No 35.
- courant d’excitation est de 6 % à 550 volts et de 12 % à 400 volts. Pour les tensions de 600, 550 et 500 volts à vide, la chute de tension provoquée par une charge de 20 ampères est sensiblement plus faible que la chute ohmique calculée : il se produit donc un com-poundage partiel. Pour les tensions plus basses (400 volts), ce çompoundage est insensible.
- De ses différentes études, l’auteur conclut :
- 1° Que les pôles de commutation doivent être le plus mince possible, ce qui, d’autre part permet de réduire au minimum le poids de cuivre ;
- 2° Que l’on peut employer avantageusement des pôles massifs;
- 3° Que le nombre d’ampère-tours auxiliaires doit être égal à environ 1,2 à 1,4 fois le nombre d’ampère-tours de l’induit.
- B. L.
- Sur l’essai des alternateurs. — S. P. Smith. — T'he Electrician, i4 juillet igo5.
- Un certain nombre de dispositifs ont été indiqués pour l’essai d’un seul alternateur par une méthode analogue à la méthode bien connue d’IIopkinson pour les machines à courant continu. Le principe de cette méthode est de faire passer dans le générateur le courant correspondant à la pleine charge sans dépenser une puissance correspondante à cette intensité de courant.
- La première méthode indiquée dans ce but semble être celle de Mordey: cet auteur divise le circuit induit de telle façon qu’une partie de ce circuit agisse comme génératrice et la seconde partie comme motrice. Par exemple, pour un induit portant 20 bobines, il emploie 12 bobines consécutives comme génératrices et inverse les connexions de 8 bobines restantes pour les faire agir comme motrices.
- Cette méthode a été modifiée par Ayrton qui effectue les mêmes groupements sur les bobines inductrices et non sur les bobines induites ; dans ce cas, on inverse les connexions de la moitié des bobines inductrices, on ferme l’induit en court-circuit sur un ampèremètre et l’on ajuste les courants d’excitation des deux moitiés de l’inducteur, de telle façon que l’intensité du courant produit atteigne la valeur que l’on désire.
- Une méthode semblable a été employée sans succès par Behrend qui divisait en parties égales les bobines inductrices. Cet auteur a trouvé qu’en excitant 8 bobines comme génératrices et
- quatre bobines comme motrices, la dissymétrie des attractions magnétiques était suffisante pour mettre sérieusement la machine en danger. Il a alors employé six bobines consécutives comme génératrices et les six autres comme motrices, mais, par suite de l’elfet démagnétisant du courant induit sur les premières et de l’effet magnétisant de ce courant sur les secondes, il donnait au courant d’excitation des premières une valeur plus considérable qu’au courant d’excitation des secondes. Le résultat obtenu avec ce dispositif semble être satisfaisant.
- L’auteur a fait un certain nombre d’essais sur un alternateur monophasé de 30 kilowatts à 12 pôles pour déterminer quelle est la façon la plus avantageuse de grouper les bobines. Les figures 1 à 13 représentent schématiquement ces différents groupements, les arcs de cercles les plus grands représentant les bobines génératrices et
- Fig. 2.
- Figs.9 & 12.
- Fig. 1 à 13. — Représentation graphique des connexions de l’alternateur pour l’essai.
- les arcs de cercles les plus petits les bobines motrices. Par exemple, la figure 8.4 indique qu’il y a 8 bobines génératrices et 4 bobines motrices.
- La méthode de Behrend (fig. 1) fut trouvée dangereuse et il fut impossible de faire passer dans l’induit le courant correspondant à la pleine charge (15 amp.). Comme on le voit sur le tableau 1, il faut, pour obtenir un courant induit suffisant, donner à la partie génératrice
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 351
- une excitation beaucoup plus considérable qu’à la partie motrice : les champs dans l’entrefer étant pratiquement proportionnels aux courants d’excitation, et l’effort exercé sur l’arbre de la machine étant proportionnel à la différence de ces champs, le résultat est mauvais. On le voyait nettement quand on coupait pendant un instant le circuit de l’induit, la machine fonctionnant à demi-charge ; il se produisait alors une forte perturbation mécanique et tout le socle de la machine était violemment secoué (1).
- Deux autres montages furent alors essayés. Dans le premier, quatre bobines adjacentes fonctionnaient comme génératrices (fîg. 2) et les huit autres comme motrices. Ainsi qu’on pouvait le prévoir, le résultat fut encore pis que dans l’essai précédent et la machine était déjà en danger pour une charge égale au tiers de la charge entière.
- T AI! LE AU I
- Essais faits avec des courants d’excitation inégaux et des bobines non symétriques
- CONNEXIONS représentées par les coun d’exgi • D W H < ce Z O A.NTS r A T I 0 N CS O Ü H O S COURANT INDUIT RÉSULTATS
- Fig. i 4.o 5.5
- 6-6 5.3 8.o mauvais.
- (Behrend) . 7.5 11.8
- Fig. i 4.8 o.4 6.o
- 6-6 6.8 0.7 9.5 mauvais.
- (Behrend) . 8.7 I .0 12.3
- 3.8 0.2 2.5
- Fig. 2 6.3 o.4 4.7 très dangereux
- 4-8 7.6 o. 5 6.i
- 2.5 O 2 4.o
- 3.3 0.4 5 8
- Fig. 3 4.4 o.6 8. i bons à pleine
- 8-4 ë.o I .0 ii.6 charge.
- 7-9 i.4 i5 .'3
- io.8 2.0 20.3
- 2.5 0.4 5.o
- 3.i o.5 6.9
- Fig. 4 4.2 o.8 9-9 ' assez bons à la
- 10-2 5.8 1.2 i/i. 1 surcharge.
- 7-4 1.8 i8.3
- 9-9 2.7 25.8
- (!) Voir la méthode de Hobart et Punga, dernièrement décrite dans VEclairage Electrique, tome XLIII, 17 juin 1905, page 424.
- Dans le second montage, 8 bobines adjacentes fonctionnaient comme génératrices et les quatre autres comme motrices (fîg. 3) : le résultat fut satisfaisant et la machine tournait d’une façon satisfaisante à une charge supérieure à la charge normale.
- Un dernier montage fut essayé avec des courants d’excitation inégaux en employant dix bobines adjacentes comme génératrices et les deux autres comme motrices ; les résultats furent assez satisfaisants.
- Le tableau I résume les observations faites au cours de différents essais.
- L’auteur, pour éviter les trépidations, a ensuite essayé des groupements analogues en répartissant les bobines génératrices symétriquement autour de l’armature. Les résultats ont été les suivants : avec deux bobines opposées comme génératrices (fîg. 5) ou quatre bobines placées à 90° les unes des autres (fîg. G), les résultats étaient mauvais; l’auteur emploie une comparaison mécanique et indique que les dispositifs des figures 1 et 4 sont analogues au cas d’une machine à vapeur à un seul cylindre, le dispositif de la figure 5 à celui d’une machine à deux cylindres, et celui de la figure G à celui d’une machine à quatre cylindres.
- Le montage avec six bobines génératrices et six bobines motrices alternant entre elles — dispositif analogue à une machine à six cylindres — donne des résultats excellents (fîg. 6 et 7).
- Dans ces différents essais, l’auteur n’a pas envoyé de courant d’excitation dans les bobines motrices, parce que le flux moteur nécessaire est suffisamment fourni par la réaction d’induit.
- Les résultats obtenus en employant huit bobines génératrices et quatre motrices (fîg. 9 et 10) ou dix bobines génératrices et deux motrices, sont indiqués dans le tableau II avec les résultats précédents.
- Une autre méthode, dérivée de celle de Mordey, a été employée par l’auteur et consistait à employer la même intensité du courant d’excitation sur les deux groupes de bobines génératrices et motrices. Les résultats sont donnés par le tableau III.
- Avec huit bobines génératrices et quatre motrices (fîg. 12) le courant d’excitation nécessaire était trop considérable, mais avec dix
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- bobines génératrices et deux motrices, les résultats étaient excellents (fig. 13).
- TABLEAU II
- Essais faits avec des courants d’excitation inégaux et des bobines symétriquement placées
- COURANTS
- D 'excitation
- CONNEXIONS
- représentées sur les
- RÉSULTATS
- Mauvais.
- Mauvais.
- Excellent à la charge normale.
- 6-6......
- Très bon.
- Assez bon en
- charge.
- 26.0 /
- Fig. 10....
- Assez bon en
- charge.
- Bon à pleine
- charge.
- La possibilité d’employer un courant d’excitation de même intensité dans toutes les bobines constitue un avantage pour la détermination de réchauffement.
- L’auteur résume les résultats par des courbes comparatives ayant pour abscisses les valeurs du courant d’excitation dans les bobines géné-
- ratrices et pour ordonnées les valeurs du courant induit.. Les conclusions de cette étude sont les suivantes :
- 1° Pour n’importe quel rapport du nombre de bobines génératrices au nombre de bobines motrices, les bobines respectives doivent être symétriquement disposées tout autour de l’armature pour éviter une dissymétrie des actions magnétiques, et, par suite, une perturbation mécanique ;
- TABLEAU III
- Essais faits avec des courants d'excitation égaux et des bobines symétriques
- CONNEXIONS
- représentées sur les
- Fig. 12. 8-4 ....
- Fig. i3. 10-2 ...
- COURANTS
- D EXCITATION
- 3.6
- 4.8
- 6.5
- 8.0
- 10.6
- 14 •2 i6.5
- 2.3
- 2.9
- 3.3
- 4.4 5.8 8.2
- n .0
- 3.6
- 4.8 6.5 8.0
- 10.6
- l4.2
- l6.5
- 2.3
- 2.9
- 3.3
- 4.4 5.8 8.2
- 11.0
- 3.0
- 4.5
- 6.5 8.0
- io.3 i3.0 t4.9 3.0 5.o 6.2 8.8 12.0 17.8 21.2
- RESULTATS
- Médiocres. Courant d’excitation excessif.
- Excellents.
- Excitations
- normales.
- 2° Au point de vue de la réaction d’induit, il vaut mieux, en tous cas, employer la moitié des bobines comme génératrices et l’autre moitié comme motrices, pour obtenir une distribution égale du flux autour de l’armature : l’excédent du flux générateur résultant sur le flux moteur produit la f. é. m. nécessaire pour faire circuler le courant dans l’induit ;
- 3° Si l’on veut avoir des courants d’excitation inégaux pour la partie génératrice et la partie motrice, la meilleure combinaison est de diviser les bobines inductrices également entre les deux et de disposer les bobines respectives symétriquement autour de l’armature ;
- 4° Si l’on veut avoir des courants d’excitation
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- égaux dans la partie génératrice et la partie motrice, environ 60 ou 70 pour cent des bobines doivent être prises comme génératrices, et les autres doivent être également réparties pour agir comme motrices.
- La meilleure combinaison ne peut être déterminée que dans chaque cas particulier par l’expérience, c’est-à-dire quand le courant de pleine charge est obtenu avec l’excitation normale.
- B. L.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Sur le calcul du rendement des lignes de transmission. — H. Pender. — Electrical World and Engi-neer, 17 juillet 1905.
- La méthode généralement utilisée pour calculer le rendement des lignes de transmission repose sur l’emploi d’une certaine constante dont la valeur dépend de la position et de l’écartement des différents fils formant le circuit de transmission, de la fréquence du courant et du facteur de puissance à l’extrémité réceptrice. Un tableau donnant les valeurs de cette constante pour différentes positions de fil et différentes fréquences existe depuis plusieurs années et est indiqué dans les principaux formulaires. L’auteur attire l’attention sur une erreur considérable contenue dans ce tableau.
- Le facteur constant y est désigné par la lettre M qui apparaît dans la formule suivante :
- t, , . P.E.M . v
- Perte de volts en lignes =--- (1)
- * 100 v
- où P est la perte en pour cent de la puissance fournie dans la transmission et E la différence de potentiel à l’extrémité réceptrice.
- Cette équation montre la signification physique du facteur M : il est proportionnel au rapport des pertes de tension en pour cent aux pertes de puissance en pour cent. '
- On peut facilement obtenir une formule approximative pour déterminer la valeur de ce facteur avec une erreur inférieure à 2 % dans les cas de la pratique.
- Soient :
- n le nombre de phases;
- V la différence de potentiel entre fils à l’extrémité génératrice ;
- * 353
- E la différence de potentiel entre fils à l’extrémité réceptrice ;
- W la puissance reçue à l’extrémité réceptrice (en watts) ;
- I l’intensité de courant dans chaque fil ;
- r la résistance de chaque fil par unité de longueur;
- x la réactance de chaque fil par unité de longueur ;
- L la longueur de chaque fil ;
- cos « le facteur de puissance de la charge à l’extrémité réceptrice ;
- P les pertes de puissance en °/0 de la puissance fournie ;
- Q les pertes de tension en % de la tension à l’origine ;
- En construisant le diagramme vectoriel V, E, 1 (fîg. 1) et en menant CG et DB perpendicu-
- Fig. 1. — Diagramme des f. é. m. composantes.
- laires à OA, on obtient les résultats suivants ;
- Pertes en volts.
- Q.E
- 100
- : V — E
- Dans tous les cas pratiques
- V — E = AB (diagramme fig. 1)
- mais
- AB = AG cos a -J- CD sin «
- AG = 2 sin - I. r.L = chute ohmique par phase
- (2)
- (3)
- (4)
- (5)
- CD = 2 sin - .l.x.L . n
- : chute inductive par phase (6)
- d’où
- et
- 2W sin -T_________n
- nE cos a ^
- ^ 4WL sin2 -
- AB =-------------- (r + X tg a) (8)
- 4WL sin2 -
- Q~I0°------nE2' + (9)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Pertes en watts.
- De 9 et 11 on tire
- PW
- ioo
- = n.I2.r.L
- (io)
- M = ( i -]— tang a j cos2 «
- (12)
- En introduisant la valeur de I donnée à l’équation 7, on trouve :
- P =
- 4WLr sin2 -n
- nE2 cos2 a
- (ii)
- En s’appuyant sur cette formule, l’auteur a établi le tableau suivant, donnant les valeurs de M pour toutes les grosseurs de fîLcomprises entre 11,68 mm. de diamètre et 2,58 mm. de diamètre pour des facteurs de puissance égaux
- TABLEAU DONNANT LES VALEURS DU FACTEUR M.
- LO s VALEURS DK M=| X fx«« ^ cos 2 a
- J J 10 ^3
- fo H < ^ m
- O Q & D Q u ce * w 5 * < H g 1 -2 % M £ i5 PÉRIODES 40 PÉRIODES 60 PÉRIODES 125 PÉRIODES
- tf H -W H £
- H -W S O 5 U S -m ° u S a <! U5 'S g „ Facteur de puissance Facteur de puissance Facteur de puissance Facteur de puissance
- < S w ce S 0 » CO g ü en % en °/o en % en °/o
- mm. mm2 < eu u’* d eu 95 9° 85 80 95 9° 85 80 95 90 85 80 95 9° 85 80
- ii,684 107,219 0,0499 0,176 1 • G 1.16 1.12 1.06 I . 32 i.36 1.36 I . 32 1.53 1.64 1.67 i .66 2.21 2.54 2.72 2.76
- io,4o5 85,028 0628 181 1.12 1.09 1 ,o5 99 1.24 1.26 1.24 1.19 1.41 i-4g 1,5o 1.47 i-97 2.22 2.34 2.37
- 9,266 67,431 0794 186 1.08 1.04 99 92 1.18 1.18 1.14 1.09 I . 32 i.36 1.35 1.3i 1 -77 1.96 2 ,o4 2 .o4
- 8,254 53,5o4 °997 190 x ,o5 1.00 94 87 1. i3 1.11 1.06 1.01 1 ; 24 1.26 1.24 1.19 1.61 1.74 1.80 i-79
- 7,348 42,409 126 194 1.02 96 9o 83 1.09 1. o5 1.00 94 I . IÉV 1.17 1.14 1.08 i.47 1.07 1.59 1.56
- 6,544 33,632 i5g 198 1.00 93 86 79 1 .o5 1.01 95 88 1.12 1.10 1.06 1.00 1.37 1.42 1.42 1.39
- 5,827 26,670 202 202 98 91 84 76 1.02 97 90 83 1.08 1. o5 99 93 1.27 1.3o i, 28 1.24
- 5,189 21,151 254 206 96 89 8.1 74 1.00 94 86 80 1. o5 1.00 94 87 1.20 1.21 1.18 1. i3
- 4,621 i6,tt3 319 21 I 95 88 80 72 98 92 84 77 1.02 97 9° 83 1. i5 1. i3 1.09 1 .o3
- 4,115 i3,3oi 4o3 2l5 94 86 78 70 97 9° 82 74 1.00 94 87 79 1.10 1.07 1.02 96
- 3,665 io,548 5io 219 94 85 77 69 95 88 80 72 98 91 84 76 1.06 1.02 96 90
- 3,264 8,366 635 224 93 85 76 68 94 87 79 71 97 89 82 74 1. o3 98 92 85
- 2,906 6,635 8i3 229 92 84 76 67 94 86 77 69 95 88 80 72 1.01 95 88 81
- 2,588 5,260 1.01 234 92 83 75 67 93 85 76 68 94 86 79 71 99 92 85 78
- à 95, 90, 85 et 80 % , et pour des fréquences de 25, 40, 60 et 125 périodes par seconde, la distance entre fils étant de 45 cm. Pour un facteur de puissance égal à l’unité, M = 1.
- Les valeurs de M calculées pour un écart de 45 cm. entre fils peuvent être employées pour d’autres intervalles, sans que l’erreur résultante soit considérable en pratique.
- En comparant ce tableau à celui qu’indiquent les formulaires, on s’aperçoit que ce dernier est faux et s’appuie évidemment sur une théorie incorrecte : l’erreur est comprise entre 5 et 50 % .
- Pour déterminer exactement l’erreur provenant de l’hypothèse Y—E = AB (diagramme fig. 1) l’auteur a fait de la façon suivante le calcul exact :
- Le diagramme donne
- V2 = (E cos * + AC)2 + (E sin « + CD)2 (i3)
- En substituant les valeurs de AC et CD tirées des équations (5), (6) et (7) et en groupant les termes^ il vient
- i /WLA2
- V2 = E» + aWL(r +**«) + p (—J ( 14)
- d’où
- V-E = y'E>+aWUr+*tg«)+p Ç^)2-E. (.5)
- Deux exemples, dans lesquels on a supposé une perte en volts de 10 % dans les transmissions, montrent que, même pour les valeurs extrêmes du facteur de puissance et de la fré-
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- 355
- quence, la formule précédemment établie pour M est suffisamment exacte pour tous les cas de la pratique. Les erreurs provenant de l’emploi des valeurs de M anciennement données sont indiquées dans ces exemples. On voit que l’ancien tableau des valeurs de M est à rejeter d’une façon absolue.
- ltr exemple :
- Système triphasé, a5 périodes.
- Fils de 2,58 mm. de diamètre (5,260 mm2 de section).
- /|5 centimètres d'écart entre fils.
- 10 000 volts à l'extrémité réceptrice.
- 5oo kilowatts fournis.
- Facteur de puissance : 80 °/0.
- 36,ï ampères par fil.
- 5,6 kilomètres de longueur de ligne.
- Résistance de chaque fil par kilomètre à 25°, 3,34 ohms. Réactance de chaque fil par kilomètre à 26°, 0,1926 ohms. Impédance de chaque fil par kilomètre à 25", 3,35 ohms.
- Solation exacte :
- 992.
- Perte de puissance dans la ligne — SRI2 = 72,9 kw. Perte de puissance dans la ligne en % == 0,58.
- Solution approchée : ancienne valeur cle M :
- V —
- P.E.M
- 100
- Erreur en °/0 — 47
- 1.458-
- Solution approchée : nouvelle valeur de M :
- V —E
- P.E.M
- 100
- 977 '
- Erreur en %= i,5i 2e exemple :
- Système triphasé.
- 125 périodes.
- Fils de 11,684 mm. de diamètre (107,209 mm2 de section). 45 centimètres d’écart entre fils, xo.ooo volts à l’extrémité réceptrice.
- 2.000 kilowatts fournis.
- Facteur de puissance : 80 °/o-i44,4 ampères par fil.
- 7,04 kilomètres de longueur de ligne.
- Résistance de chaque fil par kilomètre à 25°, 0,1645 ohms. Réactance de chaque fil par kilomètre à 25°, 0,726 ohms. Impédance de chaque fil par kilomètre à 25°, 0,745 ohms.
- Solution exacte :
- Y — E — 1.029
- Perte de puissance en ligne = 72,6 kilowatts. Pertes de puissance en ligne en °/0 = 3,63 °/0.
- Solution approchée : ancienne valeur de M :
- Y — E = 1.268.
- Erreur en °/0 — 28,2 °/0.
- Solution approchée : Nouvelle valeur de M :
- y — E — 1.002.
- Erreur en °/0 = 2,6 °/o-
- B. L.
- TRACTION
- La traction électrique sur le chemin de fer Liverpool-Southport-Crossens. — Zeitschrift des Vereins dcutscher Eisenhahnen 17 juin 1905.
- Nous avons dit un mot déjà de cette nouvelle installation (1) sur laquelle il y a lieu de donner quelques détails intéressants.
- La longueur de la voie double atteint 37,8 kilomètres et comprend 18 stations. Le système adopté est le système à courant continu avec troisième rail pour l’amenée du courant et quatrième rail pour le retour du courant. La station génératrice est placée vers le milieu de la ligne, à Formby, et produit des courants triphasés à 7.500 volts. Ceux-ci sont transformés par quatre sous-stations reliées par des câbles à la station génératrice de Formby. La répartition de ces sous-stations a été faite d’après la densité du trafic aux différents points. Chacune d’elles convertit les courants triphasés en continu à 650 volts, envoyé au troisième rail de la voie.
- Le retour du courant s’effectue par les roues, les rails de roulement et finalement le 4e rail relié à ceux-ci par des connexions transversales en cuivre. Le rail positif est placé à l’extérieur de la voie, à 49 cm. de distance du rail extérieur et à 7,6 cm. plus haut que celui-ci. Ce rail à double champignon est en acier contenant très peu de carbone et dont la résistance est égale à 7 fois 1/2 celle du cuivre pur : il est supporté tous les trois mètres par des isolateurs. Le quatrième rail est en même métal mais repose directement sur les traverses au milieu de la voie sans isolateurs.
- Le rail positif est sectionné en 5 tronçons munis chacun d’un interrupteur, pour permettre de couper le courant sur l’un quelconque des tronçons dans le cas d’avarie.
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XLI, 29 octobre 1904, page LII.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Les trains sont constitués, pour la plupart, par une automotrice et deux voitures de remorque. Chacune des motrices porte quatre moteurs de 150 chevaux attaquant les essieux par des engrenages. La longueur de ces voitures est de 18 mètres 50 et leur largeur de 3 mètres.
- Le système de commande des moteurs est le système à unités doubles (*) qui permet le doublement ou le dédoublement du nombre de places offertes au public. Le freinage à air comprimé est commandé par des soupapes électro-pneumatiques.
- Autrefois il y avait, sur cette ligne, 74 trains à vapeur par 24 heures : il y a actuellement 130 trains électriques dont 20 rapides. La vitesse maxima est de 93 kilomètres à l’heure. La consommation moyenne de courant est de 600 ampères en marche normale et de 2.400 ampères au démarrage.
- O. A.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Sur la mesure des longueurs d’ondes d’oscillations électriques. — Gehrcke. — Elektrotechnische Zeitschrift, 27 juillet 1905.
- La question de l’accord des stations de télégraphie sans fil a rendu très importante la mesure des longueurs d’ondes émises par un système donné. L’établissement d’étalons de circuits oscillants a été reconnu nécessaire pour permettre la comparaison des circuits employés, et la méthode adoptée à la Reichanstalt pour la mesure des longueurs d’ondes est analogue à celle indiquée par Drude (2). Comme ondo-mètres, on peut employer le circuit oscillant de Drude combiné avec les fils doubles de Lecher (3), les ondomètres de Dônitz et d’Ives, ou la « bobine de multiplication » de Slaby (4).
- Sans aucun doute, l’appareil de Slaby est le plus commode d’emploi et. le plus simple de construction, ce qui le désigne pour servir à étalonner d’autres ondomètres. Un certain nombre de multiplicateurs Slaby furent donc étu-
- P) Voir Eclairage Électrique, t. XLIII, 13 mai 19G5, p. 212.
- p) Drude. — Sur l’étalonnage des ondomètres. Eclairage Electrique, tome XLII, 24 juin 1905, page 475.
- (3) Drude. — L’amortissement dans les circuits oscillants: Eclairage Electrique, tome XLIII, 27 mai 1905, page 283..
- (4) Ondomètre Slaby : Eclairage Electrique, tome XXXVII, 21 novembre 1903, page 300.
- diés à la Reichanstalt au moyen du fil double de Lecher (méthode de Drude) et l’auteur indique les résultats de ces études.
- Dispositif. — Une bobine d’induction de 25 cm. d’étincelle, alimentée par du courant continu ou par du courant alternatif à 50 périodes (provenant de la station centrale de Charlottenbourg) était reliée aux bornes d’un circuit oscillant composé de bouteilles de Leyde, d’une bobine de fil et d’un éclateur à électrodes de zinc. La bobine comprenait six tours de fil enroulés sur un cylindre de verre de 14 cm de diamètre ; elle formait l’enroulement primaire cl’un transformateur Tesla dont la bobine secondaire était constituée par 100 tours de fil guipé enroulés sur un noyau de bois de 11 cm. de diamètre. Ce transformateur Tesla chargeait à son tour une capacité C fermée sur un second circuit oscillant contenant des self-inductions L^ et L2 et un éclateur. La capacité C était formée par des plaques de zinc placées dans l’air et séparées par des porcelaines cpii les maintenaient à un écartement convenable. Les bobines de self-induction L^ et L2 étaient verticales et portaient 30 tours de fil de cuivre bien isolé de 3,5 mm. de diamètre; le diamètre des bobines était de 17 centimètres et l’écartement entre deux tours de 3,3 cm. ; deux petites bobines auxiliaires de dix tours semblables aux précédentes pouvaient leur être adjointes. L’éclateur était formé par deux gros fils de cuivre de 65 cm. de longueur aboutissant à deux sphères de laiton plongées dans du pétrole. Toutes les connexions entre les différentes parties du circuit oscillant étaient effectuées par des bandes de cuivre de 1 cm. de largeur-En modifiant convenablement la valeur de la capacité G et des self-inductions L^ et L2, on pouvait mesurer des longueurs d’ondes comprises entre 1-5 et 7= 520 mètres.
- Avec un tel circuit oscillant, on n’obtient pas une longueur d’ondes unique 7 mais deux longueurs d’ondes 7^ et 72. Pour mesurer les longueurs d’ondes, on employait une boucle de fils doubles excitée par accouplement magnétique ; la longueur de ces fils donnait directement la longueur d’ondes. Un pont mobile permettait d’amener ce circuit en résonance avec le circuit excitateur; le maximum correspondant à la résonance était indiqué par l’éclat d’un tube de Geissler sans électrode (tube de
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- 'Warburg ') à sodium électrolytique) ; les ûls doubles en cuivre avaient un diamètre de 1 mm. et étaient maintenus à 2,5 cm. d’écartement par des plaques d’ébonite placées tous les 15 mètres: ils étaient tendus à 2 mètres du sol et leur longueur totale atteignait 285 mètres.
- Les multiplicateurs Slaby étaient ensuite amenés en résonance avec le circuit excitateur de la manière habituelle, par accouplement magnétique ou électrique : les erreurs possibles dues à la capacité entre conducteurs voisins étaient soigneusement évitées.
- Expérience. — Avant d’effectuer les étalonnages, on fit au laboratoire quelques expériences préliminaires sur des ondes courtes avec un dispositif tout à fait analogue au précédent.
- 1°) L’influence de corps métalliques voisins fut déterminée. Une plaque de zinc de 1 mètre de diamètre placée à un mètre de distance de 14 et 4,5 cm. des fils donna pour résultats :
- - = 12,65 et -=12,68 ,
- 2 2
- la longueur d’ondes sans la plaque étant
- - = 12,64.
- 2
- Quand la plaque était reliée à la terre, la longueur d’onde devenait
- - = 12,60.
- 2 V
- Aucune différence ne fut observée entre les résultats trouvés quand la plaque était à un ventre d’intensité ou à un ventre de tension.
- 2°) En approchant des poteaux ou des planches de bois jusqu’à 10 cm. de fil, on n’observait pas de différence dans la longueur d’ondes. Une influence ne se faisait sentir que quand des poutres de bois de 15 X 10 cm. et de 6 mètres de longueur étaient placés parallèlement aux fils sans les toucher. Par exemple, la demi-longueur d’ondes variait de 11,07 mètres à 11,65 mètres.
- 3°) Aucune modification ne fut observée quand on remplaçait les poutres de bois par une tôle de 1 mm d’épaisseur et de 3 mètres de lon-
- (1) Voir Dorn : sur les tubes à Hélium. L'Eclairage Electrique, tome XLIII, 24 juin 1905, p. 479. L’auteur indique que les tubes à Hélium qu’il avait à sa disposition étaient moins sensibles que les tubes de Warburg- à sodium et azote raréfié.
- gueur, ou par un fil de cuivre de 11 mm. de diamètre.
- 4°) Un système de Lecher formé par deux bandes de cuivre de 1 cm. de largeur fut ex-
- TABLEAU I
- Etalonnage des ondomètres Slaby
- 1 / -r RÉEL 4 en mètres 1 -GRADUATION SLABY en mètres j BOBINE £ O £ U w fl fl 0 0 4 (fl CD t- '<£> 2 GRADUATION | en centimètres j \ ta 1 0 GRADUATION 1 2 J. a en centimètres l “ 1 cr,
- 3,oo 3,1 -al — 0 , I 2, i5 1,85
- 3,5o 3,5 /•! ± 0 ,0 2,80 2,57
- 4,23 4,0 s* + 0 , 23 3,65 3,38
- 4,77 4,5 a + 0 > 27 4,45 —
- 5, i5 4,7 w 0 ,45 4,8o —
- 5,33 5,o 0 ,33 5,3o 5,00
- 6,00 5,5 0 ,5o 6,00 5,97
- 6,02 5,5 0,52 6,00 6,01
- 6,28 5,8 0 ,48 6,5o 6,68
- 6,58 6,1 0 ,48 6,90 —
- 7>37 5,7 0 ,67 7>9° —
- 7,5o 6,9 0 ,60 8,25 —
- 8,68 7>° 0 .78 9,80 9 >9°
- 9,oo 8,4 0,60 10,4o —
- 9,75 9>2 1 CO 0 ,55 11,7° —
- 9>Sl 9,° fl 0 0 ,81 11,5o 12,00
- io,45 9,8 0 ,65 1.2,75 —
- 11,26 io,5 1 0 ,76 i3,70 —
- 11,60 I ï , I fl 0 ,5o i4,60 —
- 11,70 n,3 tic 0 ,4a 15,00 i5,4o
- i3,oo 12,8 JS 0 ,7° i6,55 —
- l3,97 i3,3 <v 0 ,67 18,25 19,00
- 15,16 i4,3 0 0,86 20,00 20,80
- 15,18 i4,4 3 -73 0 ,78 20,20 21,00
- 16,22 i5,5 a 0 , 7a 22 , l5 22,90
- 16,32 15,5 w 0 ,82 11,15 22,80
- !7,65 16,6 1 ,o5 24,20 25,5o
- i8,o3 17 >1 0 ,93 25,00 26,5o
- 19,13 18,1 I , o3 26,75 27,9°
- 20,01 18,7 1 ,3i 27,80 29,40
- 21 ,o4 !9,8 I ,24 29,80 3i,5o
- 22,10 20,7 I ,4o 3i ,5o 33,9o
- périmenté en comparaison du système à deux fils. Pour une demi-longueur d’ondes observée sur les fils de 11,55 m., on observait les longueurs d’ondes suivantes sur le système formé des deux bandes placées dans un même plan:
- Ecartement des bandes en mm. i 3 io
- Demi-longueur d’ondes en mètres 10,20 10,82 ii,52
- Par conséquent, les bandes placées à 10 cm.
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- 2 Septembre 4905.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 359
- l’une de l’autre donnaient sensiblement le même résultat que les fils.
- Le résultat n’était plus le même quand les deux bandes étaient placées face à face et la longueur d’ondes trouvée dépendait beaucoup de l’écartement des bandes.
- Les expériences faites avec des fils de différents diamètres donnèrent, comme on pouvait s’y attendre, les mêmes résultats pour la longueur d’ondes. Un guipage des fils à la soie diminuait la longueur observée de 5°/00. Une modification de l’écartement des fils entre 2 et 5 cm. ne produisait pas d’influence perceptible.
- 5°) Les résultats de l’étalonnage ^des multiplicateurs Slaby sont indiqués par les tableaux ci-joints. Les multiplicateurs étaient munis d’une échelle graduée en centimètres, et les longueurs d’ondes correspondantes figurent sur les tableaux : les chiffres donnés sont des valeurs moyennes de 6 à 10 expériences. Quelques multiplicateurs étaient munis d’une graduation en quart de longueur d’ondes établies dans le laboratoire de M. Slaby par comparaison avec un fil simple tendu. Les valeurs lues sur ces graduations, ainsi que les erreurs (r), sont indiquées aussi sur les tableaux ; la plupart de ces erreurs sont inférieures à celles constatées par M. Drude.
- Les erreurs de graduation, que M. Slaby estimait inférieures à 1 % , ont des valeurs différentes suivant les bobines de multiplication. Par exemple, pour la bobine n° 4, elles atteignent environ ± 2 % ; pour la bobine n° 6, environ 1 % ; pour la bobine n° 7, environ 5 % au maximum. Ces inexactitudes peuvent provenir de la différence de la sensibilité des écrans fluorescents dont sont munies les bobines, sensibilité qui va en diminuant avec le temps.
- , R. V.
- TÉLÉPHONIE
- Amplitude minima du son perceptible. — Nouveau micromètre électrique. — Shaw. — Royal Soc.iety, avril igo5.
- L’auteur a étudié l’amplitude des vibrations
- (^) Voir Drude. — Sur l’étalonnage des ondomètres. L’Eclairage Electrique, tome XLIII, 24 juin 1905, page 475.
- d’un diaphragme téléphonique au moyen d’un nouveau micromètre électrique.
- Cet appareil consiste en six leviers dont l’effet final est cle réduire le mouvement de la vis du micromètre dans le rapport de 1.000 à 1. Le contact entre le dernier levier et l’objet à étudier est électrique, et la plus petite distance mesurable d’une façon distincte atteint 0,4 pu, quantité dont l’ordre de grandeur est voisin de celui des molécules. Le bras court de chaque levier est muni d’une plaque d’acier durci et d’un cadre métallique formant les côtés d’un réservoir à huile ; le long bras de chaque levier est muni d’une pointe qui s’appuie sur la plaque d’acier voisine et est en partie submergée dans l’huile pour réduire les frottements et éviter les grains de poussière. Le contact électrique se produit entre deux surfaces en platine iridiée. La plaque en contact avec la vis du micromètre est en agathe. L’instrument est enfermé dans une boîte hermétique et est suspendu par des amortisseurs de caoutchouc à un massif spécialement construit. L’étude du Contact est faite au moyen cl’un téléphone, avec une différence de potentiel de un centième de volt qui produit une étincelle de longueur inférieure à 0,1 pp. Comparé aux autres micromètres, cet instrument a une exactitude 500 fois plus grande et permet une étendue de mesures beaucoup plus considérable.
- Avec cet appareil, l’auteur a trouvé que le minimum de son perceptible Correspond à Une amplitude de 0,7 pp, pour un son brusque : differents auteurs et particulièrement Rayleigh, avaient trouvé des amplitudes comprises entre 0,05 pp et 1,3 pp. L’auteur donne le tableau suivant pour les amplitudes des différents sons :
- Minimum perceptible....... 0.7 pp
- Haute voix normale........ 5o
- Voix insupportable....... 1000
- Son intolérable*.......... 5ooo pp.
- Les amplitudes des molécules cl’air pour le même son ont pour valeur le cinquième des valeurs précédentes. La plus grande amplitude connue, donnant le son le plus intense, est égale à un’quart cle millimètre: c’est l’amplitude du son à 2 mètres environ de la bouche d’une arme à feu.
- R. R.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 35.
- ÉLECTROCHIMIE
- Production de l’ozone. — Warburg. — Drudes Annalen, n° 6 1905.
- L’auteur a continué ses études sur la production économique de l’ozone et a étudié le rendement au point de vue de la décharge et au point de vue des mélanges gazeux.
- Quand on emploie pour la décharge une pointe négative, la quantité d’ozone produite par ampère-minute croît avec le temps et passe de 2.450 à 5.450 grammes par ampère-minute en l’espace de 3 heures et demie. De même le rendement augmente avec l’intensité du courant. Pour 8,83 microampères, la production est de 2.910 et pout 52,3 micro-ampères, de 5.700.
- L’auteur explique la plus grande efficacité d’une cathode pointue en supposant que les électrons produits rencontrent plus de molécules oxygène quand ils sont émis par une pointe incandescente que quand ils proviennent d’une électrode de forme différente; il a constaté que les électrons ne produisent de l’ozone que quand ils ont une certaine vitesse. Avec quelque habitude, il est possible de prévoir le rendement d’une étincelle d’après son apparence.
- Quand on substitue de l’air à l’oxygène dans l’appareil à ozone, la quantité de ce gaz produite par la décharge négative est cinq fois moins considérable qu’auparavant. Comme règle pratique, l’auteur conseille l’emploi d’une pointe positive quand il s’agit de produire de l’ozone avec de l’air. Dans tous les cas, le courant continu doit être préféré au courant alternatif.
- B. L.
- DIVERS
- Sur la possibilité d’établir des miroirs en fer au moyen de la pulvérisation galvanique. — Ber-nacki. — Drudes Annalen, juin 1906.
- L’auteur, s’appuyant sur les observations de
- Aeckerlins d’après lesquelles la pulvérisation galvanique du fer est plus rapide dans le vide que dans l’hydrogène, a construit un appareil pour la fabrication de miroirs en fer.
- Une bande de fer ayant en son milieu une largeur de 1 mm et une épaisseur de 0,2 mm sur 4 centimètres de longueur, est mastiquée dans un tube de verre et communique au moyen de deux godets de mercure, avec des conducteurs d’amenée de courant en cuivre.
- La plaque qui doit recevoir le dépôt de fer, verre, mica ou feuille de celluloïd est placée au-dessus de la plaque et suspendue à un bouchon hermétique qui ferme, au moyen d’un joint au mercure, une tubulure soudée sur le tube.
- L’air est raréfié au moyen d’une trompe à mercure jusqu’à ce que la pression ne soit que de quelques millièmes de millimètres. Ensuite on fait passer le courant de façon à amener la bande au rouge clair, et l’on obtient un dépôt mat sur la plaque.
- Les dépôts conservent longtemps leurs propriétés réfléchissantes : vus au microscope ils semblent tout à fait cohérents.
- Ils possèdent un magnétisme rémanent extrêmement élevé et s’aimantent fortement pendant la pulvérisation sous l’effet du champ magnétique terrestre et du courant électrique. En les plaçant dans un champ d’environ 5.000 unités G G S, on les aimante presque jusqu’à saturation.
- Les miroirs en fer ainsi obtenus par pulvérisation peuvent être employés simultanément comme aimants et comme miroirs, au lieu des miroirs en acier difficiles à fabriquer.
- Leur pouvoir de réflexion sur la surface de la couche de fer pour la lumière blanche est d’environ 62 % du pouvoir de réflexion d’un miroir en argent (soit 57 % du pouvoir absolu de réflexion).
- E. B.
- SENS. — SOCIETE NOUVELLE DE l’xMPRIMERIE MIRIAM,
- RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLIV.
- Samedi 9 Septembre 1905. 12e Année. — N° 30.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNItR, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, -if A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR L’ÉNERGIE DISSIPÉE SOUS FORME DE CHALEUR
- DANS LA PARAFFINE SOUMISE A UN CHAMP ÉLECTROSTATIQUE TOURNANT
- DE FRÉQUENCE ÉLEVÉE
- INTRODUCTION
- Depuis le jour où Siemens constatait en 1861 qu’une bouteille de Leyde s’échauffe lorsqu’on la soumet à des charges et décharges rapides, de nombreux travaux ont paru sur la perte d’énergie dans les diélectriques soumis à des champs électrostatiques variables.
- Cette question ne présente pas seulement un intérêt théorique, mais elle intéresse également la pratique ; on sait, en effet, que la chaleur dégagée dans les diélectriques des câbles a pour effet immédiat de diminuer leur isolement ; c’est là un inconvénient qui dans le cas des câbles à haute tension (*) peut être très grand, particulièrement si la canalisation est le siège de phénomènes de résonance et d’élévations subites de voltage.
- Les méthodes employées dans les recherches sur l’hystérésis diélectrique sont des plus variées. Aussi le but de ce travail n’est-il pas de détailler, ni même de discuter ces diverses méthodes. Nous renverrons à ce propos le lecteur à l’excellente dissertation de M. P.-L. Mercanton, publiée il y a quelques années et qui donne un résumé très bref, il est vrai, mais assez complet des principales recherches.
- f1) A l’heure actuelle, on établit comme l’on sait, des câbles pour courant alternatif pouvant supporter des tensions jusqu’à 20, ou 30.000 volts.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Malgré le nombre .des travaux et la diversité des méthodes, la question .de la perte d’énergie qui se produit dans les diélectriques, n’est pas encore complètement élucidée. S’agit-il d’une véritable hystérésis, ou simplement d’un phénomène de viscosité? Quelle est la part de la conductibilité du diélectrique dans le dégagement de chaleur observé ? Telles sont les questions que l’on est en droit de se poser dans ce genre de recherches.
- D’ailleurs, indépendamment de toute hypothèse théorique, on peut se proposer de rechercherTexpérimentalement la relation qui relie la quantité de chaleur dégagée, d’une part à l’inttensité maxima alternative du champ électrostatique, et d’autre part à la rapidité des alternances de ce champ.
- Il nous a donc paru intéressant de reprendre cette question en employant de hauts voltages et surtout des fréquences plus élevées qu’on ne le fait généralement, de façon à augmenter la quantité de chaleur dégagée dans l’unité de temps.
- L’étude que nous avions précédemment faite sur la réalisation d’un champ tournant circulaire dé haute tension (1), nous a engagé à rechercher d’abord l’action du champ électrostatique tournant, bien qu’à première vue cette étude soit plus complexe et l’interprétation des résultats plus difficile, que si l’on emploie un champ alternatif simple.
- Le petit nombre de renseignements expérimentaux concernant l’emploi du champ tournant dans ce genre de recherches nous a également décidé à commencer par cette é tilde.
- Ee diélectrique employé était la paraffine aussi pure que possible.
- ' ~ MÉTHODE EMPLOYÉE
- L’appareil qui a servi à nos recherches se composait en principe de 4 armatures métalliques, disposées à angle droit et noyées dans la paraffine. Au moyen d’un dispositif qui a fait l’objet d’une précédente communication, on produisait entre ces 4 armatures un champ électrostatique tournant, dont la forme circulaire pouvait d’ailleurs être minutieusement vérifiée à l’aide d’un appareil spécial construit à cet effet (2).
- La chaleur dégagée dans la paraffine était mesurée par un couple thermoélectrique, fer-constantan, dont l’une des soudures était placée au centre, du champ tournant, et dont l’autre était disposée dans un appareil de construction identique, mais dont les 4 armatures étaient reliées entre elles et isolées.
- On pouvait ainsi faire agir le champ tournant dans l’un ou l’autre appareil et observer le déplacement correspondant du galvanomètre pour diverses tensions et diverses fréquences.
- Production et vérification du champ tournant
- Rappelons d’abord le dispositif employé pour la production du champ tournant.
- Le^principe de ce dispositif est représenté figure I. Dans ce schéma, L est une grande résistance inductive, formée par le secondaire d’une bobine d’induction, dont on avait retiré le noyau de fer; R est constitué par une résistance liquide; c’est une résistance non inductive réglable à volonté. Enfin G est une capacité variable entre 0,012et 0,020 microfarad.
- C’est par les points A{ et A2 que l’on introduit le courant monophasé à haute tension. Par un réglage convenable de R et de C, on peut alors faire en sorte que les deux tensions
- B et A2 B soient égales et décalées de 90° l’une par rapport à l’autre.
- Dans ces conditions, on obtiendra un champ tournant en M, entre les quatre armatures
- (!) Voir « Eclairage Electrique » t. XXXIX, 7 mai 1904, p. 201. ’ 'P) Écîairdgë Electrique, t. XXXIX, 7 mai 1904, p. 20l.
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- (1,2, 3,4) de l’appareil indicateur dont nous avons donné la description détaillée (loc. cit)% Rappelons seulement que cet appareil est construit sur le principe suivant:
- Un petit bâtonnet métallique est suspendu à un fil de quartz sans torsion, au centre de quatre électrodes métalliques, 1, 2, 3, 4 en rapport avec les points A,,, A2 et R du réseau, Si le bâtonnet se trouve placé dans un champ tournant rigoureusement circulai/'e, il ne subit aucune orientation. Au contraire, si par suite de l’inégalité des deux tensions B et B A2 ou par un défaut de réglage du décalage, le champ tournant n’est plus circulaire mais devient elliptique ou rectiligne, alors ce bâtonnet tendra à s’orienter suivant le grand axe de l’ellipse ou suivant la direction du champ alternatif rectiligne.
- Ce dispositif constitue donc un moyen précieux et très sensible de vérifier la forme circulaire du champ tournant.
- Dispositif général des expériences
- Voyons maintenant l’ensemble du dispositif utilisé dans ces expériences. Il est représenté figure 2.
- Les bornes 5 et 6 étaient mises en relation avec une source de courant alternatif monophasé. Ce courant était dirigé dans une bobine de Ruhmkorff destinée à élever la tension à plusieurs milliers de volts. Le réglage du courant primaire de cette bobine était effectué au moyen d’un rhéostat à lampes R4, d’un rhéostat à manette R2 et d’un ampèremètre Am.
- La bobine d’induction pouvait être alimentée soit par le courant alternatif de la Ville de Cenève (à 47 périodes), soit au moyen d’un alternateur à haute fréquence, fourni parla « Compagnie Industrie électrique et mécanique » à Genève.
- Cet alternateur était actionné par un moteur électrique à courant continu ; le circuit inducteur de ce moteur aboutissait aux bornes 3 et 4. A l’aide des deux rhéostats R3 et R4 on pouvait donc facilement faire varier sa vitesse et, par conséquent, la fréquence de l’alternateur.
- Le contrôle de la fréquence du courant alternatif pouvait d’ailleurs se faire à chaque instant au moyen du dispositif suivant :
- Une petite machine magnéto à courant continu était couplée directement sur l’arbre de l’alternateur. Ses bornes étaient fermées par un voltmètre V,w* Dans ces conditions, la tension du voltmètre était sensiblement proportionnelle à la vitesse de l’alternateur, ce que l’on pouvait contrôler fréquemment au moyen d’un compteur de tours^ placé sur l’arbre même de la machine. L’avantage du voltmètre était néanmoins de pouvoir contrôler à cha-
- que instant la fréquence du courant utilisé. .
- C’est aux bornes de la résistance secondaire de la bobine qu’était connecté le dispositif du schéma, figure I. Les divers appareils qui le composent sont désignés par- les mêmes lettres sur la figure 2. Un commutateur permettait en outre de mettre en circuit ou hors circuit trois voltmètres électrostatiques V,, VaT V3 destinés à mesurer les tensions A4,r A2;
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- A2 B ; B. Ce commutateur permettait aussi de changer le sens de la rotation du champ tournant, ainsique nous l’avons indiqué précédemment (loc. cit).
- La figure 2 montre également l’appareil indicateur de champ tournant et son circuit amortisseur, formé d’un électro-aimant en circuit avec un rhéostat R3 et quelques accumulateurs. Cet électro-aimant agissait sur un petit tambour d’aluminium, placé à la partie inférieure de l’équipage mobile de l’indicateur. En réglant convenablement le courant au moyen
- 7 2 3 h- 5 6
- Bobine
- 2 ntrawwmr
- Galvanomètre
- Appareil\ indicatif
- Tube n
- Aimant-amortisseur
- Accumulateurs
- Fig. 2. — Schéma du dispositif général des expériences.
- du rhéostat Rs on pouvait faire varier l’intensité du champ magnétique de l’électro-aimant et obtenir un amortissement convenable.
- Enfin la figure 2 montre le dispositif des deux tubes de paraffine qui servent aux expériences et le circuit thermo-électrique, fer constantan, relié à un galvanomètre du type Desprez et d’Arsonval. C’est sur ce dernier dispositif que nous allons donner quelques détails.
- Eprouvettes de paraffine
- Les éprouvettes contenant la paraffine avaient 12 cm. de long et 3 cm. de diamètre.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Elles étaient ouvertes à la partie inférieure. Leur construction a nécessité quelques précautions.
- Pendant le remplissage de l’éprouvette, un fil de cuivre de 0,9 mm. de diamètre était
- disposé suivant l’axe de façon à ménager dans la paraffine, après enlèvement du fil, un canal très étroit à l’intérieur duquel était introduit plus tard le couple thermoélectrique, fer-constantan.
- Pour le remplissage, l’éprouvette était placée dans un bain d’eau chaude (50° à 60°).
- Afin d’obtenir un bon centrage des quatre électrodes, nous avons employé l’artifice suivant : dans un tube de laiton de 12 cm. de longueur et de 3 cm. de diamètre, on a détaché à la fraise 4 bandes longues de 10 cm. et larges chacune de 1/8 de la circonférence du tube. Il restait donc 4 bandes de même largeur disposées à 90° Tune de l’autre et maintenues solidaires par la partie supérieure sur une longueur de 2 cm. environ.
- A chacune de ces bandes métalliques était soudé un fil de cuivre (deux de ces fils seulement sont visibles sur la fig. 3) ; ils devaient servir plus tard à mettre les armatures en relation avec les tensions A^B et BA2.
- Tout le système était alors placé et centré dans l’éprouvette qui était remplie de paraffine.
- Ce n’est qu’après refroidissement et solidification de la paraffine qu’on détachait, à l’aide d’une fine scie, la partie supérieure du tube de laiton. Les électrodes se trouvaient alors parfaitement centrées et isolées ; il ne restait plus qu’à compléter le remplissage des éprouvettes pour noyer complètement les armatures dans la paraffine.
- Dans l’opération du remplissage des éprouvettes il faut avoir grand soin d’empêcher que des bulles d’air ne restent emprisonnées au moment de la solidification. Dans ce but, on introduisait dans la paraffine encore liquide un fil préalablement chauffé de façon à permettre aux bulles de se dégager et de monter le long du fil jusqu’à la surface.
- L’introduction du couple thermoélectrique était grandement facilitée par le fil de cuivre préalablement placé dans Taxe des éprouvettes. Il suffisait, Eprouvette de en effet, de le retirer doucement après avoir assujetti le couple thermoélec- paraffine, trique à. Tune de ses extrémités. Les soudures du couple étaient ainsi amenées à peu près au milieu de la longueur des éprouvettes et se trouvaient bien centrées entre les quatre électrodes.
- Le couple thermoélectrique se composait d’un fil de constantan d’une épaisseur de 10/100® de mm. et d’un fil de fer de 15/100® de mm. C’est à dessein que le diamètre des fils avait été choisi aussi petit ; on était d’abord plus certain d’éviter les perturbations qui auraient pu provenir de courants parasites (courants de Foucault) dans la masse des conducteurs : en outre il était essentiel de rompre le moins possible la continuité de la paraffine.
- Ainsi terminées, les deux éprouvettes étaient fixées à deux planchettes d’ébonite et pouvaient être plongées dans un vase de verre de grandes dimensions, destiné à les abriter contre les perturbations thermiques extérieures.
- Ce vase de verre était entièrement recouvert et garni de ouate.
- La communication entre le couple thermoélectrique et les bornes du galvanomètre était effectuée au moyen de fil de constantan plus épais, soudé aux deux fils fins du couple ; en outre, ces fils de jonction étaient complètement enveloppés par des tubes de caoutchouc.
- Sur la planchette d’ébonite était disposé un système de commutateurs, constitué par de
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. - N° 38.
- petits tubes de verre remplis de mercure. Ces commutateurs permettaient de mettre le circuit à haute tension en relation soit avec l’un des condensateurs, soit avec l’autre, soit avec quatre armatures si l’on opérait avec le champ tournant, soit enfin avec deux armatures seulement, si l’on voulait effectuer les mesures en employant le champ alternatif.
- Sensibilité
- La résistance du couple thermoélectrique, y compris les fils de jonction du galvanomètre", était de 25 ohms.
- Le galvanomètre, du type Desprez et d’Arsonval, avait une résistance de 63, 3 ohms. Pour une distance de l’échelle au miroir de 2 m. 50, une déviation de 1 mm. de l’échelle correspondait à un courant
- i =; 21,88 X m~J 0 ampères.
- D’autre part le couple fer-constantan, pour une différence de température de 1° centigrade donne une force électromotrice
- e = 53. x ï o-6 volt.
- Cette force électromotrice agissant dans un circuit dont la résistance totale était de 88,3 ohms produisait une déviation au galvanomètre d’environ 274 divisions. Dans ces conditions, une déviation de une division de l’échelle correspondait à une variation de •température de 1/274 de degré.
- Comme d’autre part il était possible d’apprécier le 1/4 d’une division de l’échelle, il en résultait que la plus petite élévation de température accusée au galvanomètre correspondait théoriquement à 0°,0009 soit le millième de degré.
- (A suivre).
- Ch.-Eug. Guye, P. Denso,
- Professeur de Physique à l’Université de Genève. Privat-Docent à l’Université de Genève.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- MATÉRIEL ÉLECTRIQUE EXPOSÉ PAR LA
- SOCIÉTÉ ALSACIENNE DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- La Société Alsacienne de Constructions mécaniques expose à Liège différentes machines dont la plupart présentent un intérêt tout particulier par leur nouveauté, Ges machines sont les suivantes:
- g. Un alternateur eompound système Heyland de 90 kilovoltampères ; e Un moteur à courant alternatif triphasé ou monophasé à vitesse variable ;
- Un survolteur de réglage de vitesse du moteur précédent;
- IG Un* moteur à répulsion compensé système Lehmann ;
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- Un survolteur-dévolteur pour courants triphasés ; ^
- Une dynamo Stone pour l’éclairage électrique des trains. - • ’
- 1° ALTERNATEUR COMPOUND SYSTEME HEYLAND '
- Le principe sur lequel repose la génératrice Heyland a fait l’objet d’un assez grand nombre de publications sur lesquelles il n’y a pas lieu de revenir en détail. D’une part l’excitation de cet alternateur est assurée par le courant polyphasé qu’elle produit,* courant amené aux bobines inductrices par le moyen d’un collecteur spécial. D’autrè part,' l’alternateur est compound carie courant amené au collecteur par les balais est la résultante des courants secondaires fournis par deux transformateurs : l’un transfofmùteûf
- A/VWWV-T Stator
- Transformateur dexcitation
- Transformateur de compoundape
- Collecteut
- Jîhéostat d'excitation.
- Fig. 1. — Principe et schéma des connexions de l’alternateur compound Heyland.
- tVexcitation, est branché en dérivation aux bornes de la machine ; l’autre transformateur de compoundage, est traversé en série par le courant total débité par elle. La façon dont sont effectuées les connexions et le principe général du système sont nettement indiqués parle schéma de la figure 1. . ; 1
- Dans la génératrice triphasée qu’expose à Liège la Société Alsacienne de Constructions mécaniques, on est arrivé à supprimer de la façon suivante les transformateurs séparés d’excitation et de compoundage: ’ 4
- Les courants triphasés d’excitation sont engendrés dans trois bobines auxiliaires placées sur le stator : pour réaliser en même temps le compoundage, on place dans les mêmes encoches que l’enroulement auxiliaire une partie de l’enroulement principal ,qué l’on connecte en opposition avec le reste de cet enroulement. Le dispositif adopté est facile à comprendre par un coup d’œil jeté sur le schéma de la figure 2. Sur cetté figure, C représente le collecteur, BBB les balais, sss les trois bobines auxiliaires placées sur le stator et fournissant le courant d’excitation, SSS les bobines de Lenfoule-ment principal statorique, S'S'S' la partie de l’enroulement principal logée dans les memes
- (l) Voir Eclairage Electrique tome XXX, 1er mars 1902, page 313. . t ,;L .! }
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- encoches que l’enroulement auxiliaire, les bobines S' S' S' étant connectées en opposition avec le reste de l’enroulement principal.
- Avec le dispositif adopté, l’enroulement auxiliaire et la partie de l’enroulement principal placée dans les mêmes encoches forment un transformateur compound. Quand un courant inductif a pour effet de réduire le champ dans l’enroulement principal, son action sur l’enroulement S' est de sens inverse et augmente le voltage des courants d’excitation induits dans l’enroulement auxiliaire s. En choisissant convenablement le nombre de tours des bobines S', on peut obtenir un compoundage exact.
- Ce mode de construction des alternateurs Heyland présente surtout de l’intérêt pour des machines de puissance moyenne ou peu élevée, car il supprime les transformateurs
- dont le prix représente une partie notable de celui de l’alternateur ; en outre il permet une grande simplification des connexions.
- La génératrice exposée a une puissance de 38 kilovolts-ampères et produit des courants triphasés sous 2.300 volts. Pour cos y = 0,8, l’intensité par phase est de 22 ampères, ce qui correspond à une puissance de 70 kilowatts. La fréquence des courants induits est de 50 périodes par seconde pour une vitesse de rotation de 750 tours par minute.
- Les dimensions maxima de la machine sont : 1 mètre 10 de hauteur au-dessus du sol, 1 mètre de largeur et 1 mètre 70 de longueur axiale : le poids total est de 1.900 kilogr. La coupe de la figure 3 indique les cotes principales de l’alternateur.
- L’induit est fixe et l’inducteur tournant. Ce dernier est constitué par une étoile à huit branches en acier coulé d’une seule pièce ; chaque branche de l’étoile forme un noyau polaire de forme rectangulaire et de 220 centimètres carrés de section. Sur ces noyaux polaires sont fixées par des vis les masses polaires en tôles assemblées ; le diamètre de l’étoile est de 420 mm. et le diamètre de tournage des masses polaires de 520 mm., ce qui correspond à une vitesse périphérique de 20 mètres par seconde.
- Chaque pôle porte une bobine inductrice enroulée sur une carcasse en tôle et faite en fils de cuivre de 25/10 (4,9 mm2 de section) : les bobines inductrices sont maintenues en place entre les épanouissements polaires et des saillies ménagées à la base des noyaux polaires.
- Les bobines inductrices sont reliées à un collecteur spécial, qui, dans l’alternateur exposé, est monté en bout d’arbre au delà du palier. Les jonctions entre les bobines et les lames du collecteür sont assurées par des conducteurs passant à l’intérieur de l’arbre creux, comme on le voit nettement sur la coupe de la figure 3.
- Le collecteur a un diamètre de 230 mm. et une longueur axiale de 130 mm. : il comprend 96 lames en cuivre dur étiré isolées au mica ét maintenues en place par un double cône isolé à la micanite : la vitesse périphérique est de 9 mètres 20 par seconde,
- Fig. 2.
- Schéma de la disposition adoptée pour supprimer les transformateurs.
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- Fig. 3. — Coupe de l'alternateur Heyland.
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- Sur le collecteur frottent six lignes de balais en charbon réunies par deux en parallèle sur chaque phase. Chaque ligne comprend trois balais en charbon de 30 mm. de largeur sur 28 mm. de longueur.
- La résistance totale de l’inducteur est de 0,166 ohm et l’intensité du courant d’excitation à pleine charge est de 90 ampères. Le poids de cuivre placé sur l’inducteur est de 105 kilogrammes et le poids total de la partie tournante s’élève à 650 kilogrammes.
- L’entrefer simple a pour valeur 2 mm.
- L’induit est formé d’une carcasse extérieure de forme circulaire en fonte coulée en une seule pièce dans laquelle sont fixés les paquets de tôles induites. Le diamètre extérieur de la carcasse est de 1 mètre et sa longueur axiale de 400 mm. ; les tôles sont fixées par des boulons et sont alésées au diamètre de 524' mm.
- Les paquets de tôles ménagent entre eux trois canaux de ventilation de 10 mm. et portent 48 encoches, soit deux encoches par pôle et par phase. Ces encoches ouvertes sont de forme rectangulaire et ont 50 mm. de profondeur sur 21 mm. de largeur. Elles contiennent l’enroulement induit composé des bobines faites sur gabarit : chaque encoche contient 40 fils de 29/10 (6,60 mm2). L’isolement des conducteurs est réalisé de la manière habituelle.
- Les phases de l’alternateur sont groupées en étoile ; la résistance totale d’une phase est de 1,85 ohm. Le poids du cuivre placé sur l’induit est de 110 kilogr. et le poids total de l’induit s’élève à 1.250 kilogr.
- Le tableau suivant, ainsi que la coupe de la figure 3, permettent de se rendre compte d’une façon complète des caractéristiques principales de la génératrice.
- Type de Générateur : R. 6o4. Alternateur triphasé com-
- pound à inducteur volant. Poids total............
- Hauteur au-dessus du sol (maxima)...................
- Longueur axiale (maxima)............................
- Puissance...........................................
- Différence de potentiel aux bornes..... 23oo volts
- Intensité de courant par phase (amp.).. 22
- Gos f.................................. 0,8
- Vitesse angulaire de rotation.............................
- Fréquence de courants triphasés...........................
- Inducteur... Type d’inducteur............................................
- Constitution de l’inducteur...............................
- Métal constituant l’inducteur.............................
- Nombre de pièces..........................................
- Diamètre de l’étoile sur laquelle sont fixées les masses
- polaires................................................
- Nombre de pôles inducteurs................................
- Nature de ces pôles.......................................
- Forme de ces pôles........................................
- Section de ces pôles......................................
- Nature des masses polaires...............................
- Mode de fixation des masses polaires......................
- Nature des bobines inductrices............................
- Nature des conducteurs employés dans ces bobines..........
- Forme et section..........................................
- Mode de fixation des bobines..............................
- Diamètre extérieur total de l’inducteur...................
- Vitesse périphérique......................................
- 1,900 kilogs.
- 1,100 mm.
- 1,700 mm.
- 88 kilovoltampères.
- 70 kilowatts.
- 7Ôo tours par minute.
- 5o périodes par seconde, inducteur tournant, étoile à 8 branches, acier, une.
- 420 mm.
- 8.
- acier coulé faisant partie de l’étoile, rectangulaire.
- 220 cm2.
- en tôles assemblées.
- maintenues par des vis sur les pôles.
- sur carcasse en tôle.
- fil rond en cuivre guipé.
- 25/io de diamètre nu. — 4,9 mm2, maintenues par les masses polaires. 520 mm.
- 20 mètres par seconde.
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- Collecteur... Longueur axiale........................;............
- Diamètre...........................................
- Nombre de lames....................................
- Genre d’isolement..................................
- Mode de fixation...................................
- Vitesse périphérique...............................
- Balais....... Nature des balais ..................................
- Nombre de lignes de balais.........................
- Nombre de balais par ligne.........................
- Largeur et longueur des balais.....................
- Résistance totale de l’inducteur...................
- Intensité du courant d’excitation à pleine charge...
- Poids total de l’inducteur.........................
- Poids du cuivre placé sur l’inducteur..............
- Entrefer .... Valeur de l’entrefer simple.........................
- Induit....... Forme de la carcasse extérieure.....................
- Nature du métal constituant la carcasse............
- Diamètre extérieur de la carcasse..................
- Nombre de pièces...................................
- Longueur axiale de la carcasse.....................
- Mode de fixation des tôles induites................
- Diamètre d’alésage.................................
- Longueur axiale des tôles induites.................
- Nombre et section des canaux de ventilation........
- Nombre total d’encoches............................
- Nombre d’encoches par pôle et par phase............
- Forme des encoches.................................
- Largeur et profondeur des encoches...................
- Nature du bobinage induit..........................
- Nombre et nature des conducteurs par encoche
- Section des conducteurs induits....................
- Mode de groupement des phases (étoile ou triangle),
- Résistance totale d’une phase de l’induit..........
- Poids total de l’induit............................
- . Poids du cuivre sur l’induit.........................
- Arbre....... Diamètre au droit du clavetage de l’induit
- Diamètre sur les coussinets..............
- Paliers...... Nature des paliers.......................
- Longueur des paliers.....................
- Mode de graissage................................
- Mode de refroidissement..........................
- Rendements . à 5/4 de charge...................................
- à 4/4 - ..................................
- à 3/4 - ..................................
- à 1/2 — ..................................
- Echauffement au bout de 10 heures de marche à pleine charge
- i3o mm.
- 280 mm.
- 96.
- mica et micanite. double cône.
- 9 mètres 20 par seconde, charbon.
- 6 ; 2 en parallèle par phase.
- 3.
- 3o X 28.
- 0,166 ohm.
- 90 ampères.
- 65o kilogs. io5 kilogs.
- 2 mm.
- ronde à flasques, fonte.
- 1,0.00 mm. une.
- ^4o mm. par boulons.
- 624 mm.
- 4oo mm.
- 3 de 10 mm.
- 48.
- 2.
- rectangulaire.
- 21 X 5o.
- spires faites sur gabarit.
- 4o fils ronds guipés.
- 6,6 mm2 (fils de 29/10 nus).
- étoile.
- i,85 ohm.
- i,25o kilogs.
- 110 kilogs. io5 mm.
- 80 mm. bronze.
- 240 mm. par bagues, naturel.
- 92 %•
- 9 G5 %•
- 89 %•
- 86 o/0.
- inducteur, fer : io°.
- — cuivre : 25°. induit, fer : 35°.
- — cuivre : 3o°.
- 2°) MOTEUR A COURANT ALTERNATIF TRIPHASE OU MONOPHASE A VITESSE VARIABLE
- Ce moteur est un moteur à collecteur, établi pour des courants triphasés à 110 volts et 50 périodes. Sa vitesse normale à vide est de 1000 tours et sa puissance normale de 20 à 25 chevaux. Il fonctionne en combinaison avec le petit survolteur décrit plus loin; les sta-
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- tors des deux appareils étant montés en parallèle sur le réseau. Le rotor du moteur et la partie mobile du survolteur peuvent être reliées entre elles de façon à ce que les forces électromotrices soient en opposition ou en série.
- Dans les deux cas, on règle la vitesse en faisant varier la différence de potentiel entre les trois balais du moteur, calés à 120° l’un de l’autre et frottant sur le collecteur. Dans le premier cas, la vitesse maxima du moteur est celle du synchronisme (1000 tours pour 6 pôles et une fréquence de 50 périodes par seconde) : la vitesse diminue si les forces
- —H
- Fig. 4. — Coupe du moteur triphasé à vitesse variable.
- contre-électromotrices produites par le survolteur augmentent. Dans le second cas, la vitesse maxima dépasse de beaucoup la vitesse de synchronisme et est d’autant plus grande que les forces électromotrices du survolteur, ajoutées en série à celles du rotor du moteur, sont plus grandes.
- Le moteur, qui peut aussi fonctionner comme moteur à répulsion sur du courant monophasé, présente toutes les qualités du moteur-série à courant continu, grand couple de démarrage, vitesse élevée à vide et variation de vitesse avec la charge. Le moteur tourne sans production d’étincelles nuisibles au collecteur.
- L’appareil exposé, dont la figure 4 donne une coupe et la figure 5 une vue d’ensemble, est le moteur d’essais de la Société Alsacienne : les extrémités des différents enroulements y sont facilement accessibles et aboutissent à des bornes placées à la partie supérieure, pour que l’on puisse réaliser toutes les combinaisons voulues.
- Les tôles du stator sont maintenues par une carcasse ronde en fonte en une pièce
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- munie de deux fortes nervures et ajourée pour permettre une bonne ventilation : elles sont groupées en deux paquets en forme de disques annulaires séparés par un canal de ventilation de 10 mm. L’épaisseur totale (dans le sens de l’axe du moteur) est de 150 mm. deux maîtresses tôles de 5 mm. serrent les tôles induites et le tout est maintenu par des boulons transversaux fixés dans la carcasse. Le diamètre extérieur de celle-ci est de 60 centimètres et sa longueur axiale est de 448 millimètres.
- Sur la carcasse sont assemblés et boulonnés deux croisillons porte-paliers dont l’un (côté collecteur) est très allongé ; en outre, deux larges pattes, venues de fonderie, supportent tout le moteur.
- Les tôles du stator portent des encoches mi-fermées contenant les conducteurs fixes qui produisent le champ tournant. Le diamètre d’alésage est de 320 millimètres et le diamètre extérieur des tôles est de 520 millimètres (1).
- La valeur de l’entrefer simple est de 0,75 mm.
- L'induit est constitué par deux paquets de tôles en forme de disques séparés égale-
- Fig\ 5. — Moteur triphaséà vitesse variable.
- ment par un canal de ventilation de 10 mm. et maintenus solidement assemblés par deux maîtresses-tôles de 10 mm. d’épaisseur. Le tout est claveté sur l’arbre et est fortement serré entre un épaulement de celui-ci et un écrou vissé sur une partie filetée : le diamètre de l’arbre, au droit du clavetage, est de 70 mm. L’épaisseur totale des tôles (dans le sens de l’axe du moteur) est, comme pour les tôles du stator, de 150 mm. Le diamètre de tournage est de 518,5 mm. ce qui correspond, au synchronisme, à une vitesse périphérique de 27 mètres par seconde.
- L’induit porte des encoches contenant les conducteurs induits. L’enroulement en tambour aboutit à un collecteur de 250 mm. de diamètre et de 235 mm. de longueur axiale composé de lames en cuivre dur étiré isolées au mica. Ces lames sont maintenues assemblées par deux cônes isolés à la micanite,- sur un manchon en bronze claveté sur l'arbre : le diamètre de celui-ci, au droit du clavetage du collecteur, est de 60 mm. La (*)
- (*) La Société Alsacienne établissant actuellement un nouveau moteur triphasé à vitesse variable basé sur le même principe, mais avec de récents perfectionnements, nous publierons prochainement une étude complète sur la construction de ce moteur et les résultats d’essais auxquels il aura donné lieu.
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- vitesse périphérique du collecteur est, au synchronisme (1000 tours), de 13 mètres par seconde.
- Sur le collecteur frottent trois lignes de trois balais au charbon calées à 120° l’une de l’autre.
- La longueur maxima du moteur est de 1 mètre 135 millimètres ; la hauteur de Taxe au-dessus du sol est de 340 mm. et la hauteur maxima du moteur, y compris les bornes de connexion placées à la partie supérieure, est de 610 mm.
- Le tableau suivant, ainsi que la coupe de la figure 4 et la vue d’ensemble de la figure 5, permettent de se faire une idée des dimensions caractéristiques de ce moteur.
- Stator
- Rotor
- Collecteur...
- Type de machine...........................................
- Hauteur maxima au-dessus du sol...........................
- Longueur axiale maxima....................................
- Largeur maxima................................. ..........
- Puissance.................................................
- Différence de potentiel normale aux bornes................
- Vitesse de rotation normale à vide........................
- Fréquence des courants triphasés..........................
- Forme de la carcasse......................................
- Métal constituant la carcasse.............................
- Diamètre extérieur de la carcasse.........................
- Nombre de pièces de la carcasse...........................
- Longueur axiale...........................................
- Mode de fixation des tôles................................
- Diamètre d’alésage........................................
- Longueur axiale...........................................
- Nombre et section des canaux de ventilation...............
- Nombre de pôles...........................................
- Valeur de l’entrefer simple...............................
- Constitution du rotor.....................................
- Mode de fixation sur l’arbre..............................
- Nombre et section des canaux de ventilation...............
- Diamètre de tournage......................................
- Longueur axiale totale des tôles..........................
- Longueur axiale du collecteur.............................
- Diamètre..................................................
- Vitesse périphérique du collecteur (à la vitesse du synchronisme) .....................................................
- Genre d’isolement.........................................
- Mode de fixation..........................................
- moteur triphasé à vitesse variable.
- 6i mm. i.i35 mm.
- 5^2 mm.
- 20-25 chevaux.
- 110 volts, i.ooo tours.
- 60 périodes.
- ronde avec nervures et ajourée, fonte.
- 572 mm. une.
- 448 mm. par boulons.
- Ô2o mm. j5o mm. un de 10 mm.
- 6.
- 0.75 mm.
- disques de tôles empilés maintenus par deux maîtresses tôles de 10 mm. claveté et serré entre un épaulement et un écrou.
- un de 10 mm.
- 5i8,5 mm.
- 15o mm.
- 2,35 mm.
- 25o mm.
- i3 mètres par seconde, mica et micanite. double cône.
- Balais...... Nature des balais.........................
- Nombre de lignes de balais..............
- Nombre de balais par ligne..............
- Arbre....... Diamètre au droit du clavetage du rotor.. ..
- Diamètre au droit du clavetage du collecteur
- Diamètre au droit des paliers...............
- Paliers..... Nature des paliers........................
- Longueur................................
- Mode de graissage........................
- Mode de refroidissement,................
- charbon.
- trois lignes calées à 1200. trois.
- 70 mm.
- 60 mm.
- 5o mm. bronze.
- i65 et 160 mm. par bagues, naturel.
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- 3°) SURVOLTEUR DE REGLAGE DE VITESSE DU MOTEUR A VITESSE VARIABLE
- Cet appareil est à axe horizontal et permet de faire passer le voltage de 25 à 195 volts, la différence de potentiel aux bornes du réseau étant de 110 volts. L’intensité du courant par phase est de 70 ampères.
- Ce survolteur est établi suivant le même principe que l’appareil précédemment décrit (*).
- La partie fixe est inductrice et la partie mobile est déplacée à l’aide d’un volant de manœuvre commandant une vis sans fin. La figure 6 rappelle la forme extérieure de cet appareil.
- Comme cela a été dit plus haut, le stator du survolteur est relié directement au
- Fig. 6. — Survolteur de réglage du moteur à vitesse variable.
- réseau triphasé, sans l’intermédiaire de transformateurs. Le rotor du survolteur est connecté au rotor du moteur de façon à ce que les forces électromotrices de l’un et l’autre appareil soient en opposition ou en tension.
- Le réglage de la vitesse du moteur est effectué par la manœuvre de la partie mobile du survolteur, c’est-à-dire par déplacement du volant à droite ou à gauche. Cette manœuvre a pour effet de faire varier la différence de potentiel entre les trois balais du moteur. La gamme de voltages ainsi obtenue est de 170 volts et, avec les deux groupements en opposition ou en tension, on peut obtenir une gamme de vitesses très considérable.
- P) Voir Eclairage Electrique. Exposition de Saint-Louis : Matériel exposé par la Société Alsacienne, tome XLII, 1er avril 1905, page 487.
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- 4«0
- MOTEUR A REPULSION COMPENSE
- [Brevet de M. Th. Lehmann)
- M. Lehmann devant prochainement publier une description complète de ce moteur avec les résultats expérimentaux obtenus, nous nous bornerons aujourd’hui à en indiquer
- les caractéristiques principales.
- Dans le moteur à répulsion ordinaire, la composante du champ secondaire en quadrature avec le champ primaire n’exerce aucun effet utile d’induction par rapport au circuit primaire et influe par conséquent sur l’appareil comme une self-induction proprement dite.
- Le moteur à répulsion compensé que construit la Société Alsacienne est caractérisé par le fait que le flux transversal, en quadrature avec le champ primaire, se trouve partiellement amorti dans le stator. Ce résultat peut être obtenu en fermant progressivement l’enroulement primaire, dans le sens transversal, sur une bobine de self réglable.
- La fig. 7 donne le schéma bipolaire d’un moteur à répulsion compensé dans le stator. Les deux points CC de l’enroulement primaire W en quadrature avec les bornes d’alimentation E sont reliés à un rhéostat d’induction réglable L. L’enroulement du rotor A est analogue à un induit de dynamo à courant continu, en raison de la distribution symétrique des spires et du collecteur K auquel il est relié.
- Sur le collecteur sont disposés deux balais court-circuités entre eux et décalés d’un certain angle par rapport à la direction du champ primaire.
- Dans un tel moteur, le courant d’alimentation et le couple variant en raison inverse de la résistance inductive L et diminuent à mesure que le moteur prend de la vitesse. Le décalage du courant d’alimentation décroît constamment à partir du démarrage, s’annule auprès du synchronisme et change de sens si la vitesse augmente davantage.
- Une disposition spéciale, fig. 8, également appliquée au moteur exposé, permet d’annuler la tension sous les balais et d’assurer ainsi une commutation parfaite pour un intervalle quelconque de vitesses.
- Elle consiste en principe à influencer automatiquement ou à la main le flux traversant les dents du stator situées dans la ligne des balais, par une modification de la réluctance magnétique de ces dents.
- Dans le cas spécial dont il s’agit, la caractéristique de la dent Z est réglée par une varia-
- Fig. 7. — Schéma du moteur à répulsion compensé.
- 2/<ï3
- Fig. 8. — Disposition permettant d’assurer une commutation parfaite à toutes les vitesses.
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- ♦
- 377
- tion de l’entrefer compris entre la pièce A et la dent Z. Ce dispositif a pour effet d’annuler la tension statique sous les balais, en lui opposant une tension dynamique égale et de sens contraire.
- Les essais effectués avec ce type de moteur ont donné les résultats suivants :
- Au démarrage, on obtient le couple normal sans que le courant d’alimentation dépasse sa valeur normale. Avec un courant double du courant normal, le couple de démarrage atteint une valeur quadruple du couple normal. Aux environs du synchronisme, le décalage du courant d’alimentation est pratiquement nul.
- On obtient le renversement du sens de marche en échangeant les bornes CC d’une part avec les bornes EE d’autre part. On peut, en outre, démarrer avec un couple quelconque par simple déplacement des balais, en ramenant progressivement ceux-ci à leur position primitive, à. mesure que la vitesse augmente.
- Enfin on peut maintenir le moteur à une vitesse égale, soit au synchronisme, soit à un multiple du synchronisme, en mettant l’induit en court-circuit et en levant les balais, mais dans ce cas, le moteur n’est plus compensé.
- 5° SUEVOLTEUR-DEVOLTEUR POUR COURANTS TRIPHASES
- Cet appareil, dont nous avons déjà parlé (1), est un régulateur à induction, permettant d’augmenter ou de diminuer d’une manière continue la tension d’un réseau.
- L’appareil exposé est du type à axe vertical à un seul induit. Il est construit comme un moteur asynchrone. La partie intérieure mobile est la partie inductrice. Son enroulement est branché en dérivation sur le réseau tandis que l’enroulement de la partie fixe est montée en série avec les trois lignes du réseau.
- Le réglage de la tension est obtenu en tournant plus ou moins la partie mobile. ' Cette rotation est produite par un petit moteur commandé depuis le tableau et placé sur le plateau supérieur de l’appareil; ce moteur communique son mouvement à l’axe de l’induit du survolteur au moyen d’une vis sans fin.
- L’induit du moteur est enroulé en cage d’écureuil ; au repos un ressort déplace l’induit par rapport à l’axe vertical du stator. Le démarrage s’effectue par la simple fermeture d’un interrupteur placé sur le tableau : en même temps l’induit est attiré et s’embraye, au moyen d’un embrayage à friction, avec la vis sans fin, produisant ainsi un démarrage lent et progressif de l’induit du survolteur.
- Cet appareil sert à faire varier la tension du courant qui alimente des commutatrices, et permet ainsi de modifier la tension du courant continu suivant les besoins du réseau.
- Le courant normal est de 400 ampères, la variation maxima du voltage de 40 volts. La tension constante du réseau d’alimentation est de 360 volts, correspondant à 500 volts du côté continu : les tensions minima et maxima obtenues de ce côté sont 445 et 555 volts.
- 6° DYNAMO STONE POUR l’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS
- Le système et la dynamo Stone ont été décrits d’une façon complète (2) et il serait superflu d'y revenir en détail. Le système actuellement construit par la Société Alsacienne comporte l’emploi, sur chaque voiture, d’une dynamo actionnée par l’un des essieux et de deux batteries d’accumulateurs qui, tour à tour, se chargent ou bien se
- P) Voi v Eclairage Electrique, tome XLII, 1er avril 1905 page 498. Exposition de Saint-Louis : Matériel delà Société Alsacienne. (2) Voir Eclairage Electrique, tome XXXII, 20 septembre 1902 page 418.
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- déchargent en parallèle avec la dynamo en servant de tampon: les connexions nécessaires sont effectuées, en temps opportun, par l’action d’un régulateur à force centrifuge.
- La dynamo est suspendue à un solide cadre métallique en fer forgé mobile autour d’un axe horizontal fixé aux châssis de la voiture. L’axe de suspension de la dynamo est disposé de telle sorte que celle-ci exerce sur la courroie un effort qui suffît, pour une vitesse déterminée, à transmettre sans glissement la puissance nécessaire. L’étrier de suspension de la dynamo peut être déplacé de part et d’autre de la position verticale, à l’aide d’une vis et d’un écrou fixe, ce qui permet d’augmenter ou de diminuer à volonté l’effort exercé sur la courroie par le poids de la machine et, par suite, la tension de cette courroie.
- Le régulateur à force centrifuge, placé en bout d’arbre de l’induit de la dynamo, établit la communication entre la batterie à charger et la dynamo au moment où la vitesse du train a une valeur convenable pour que la différence de potentiel aux bornes de la génératrice soit légèrement supérieure à la f. é. m. de la batterie. Inversement, l’appareil coupe la communication entre la batterie et la dynamo aussitôt que la différence de potentiel aux bornes de celle-ci devient, par suite d’un ralentissement, égale ou inferieure à la'f. é. m. de la batterie. Le dispositif constituant le régulateur forme un tout complet dont les contacts et connexions sont montés sur un plateau en stabilité vissé au croisillon du palier : le tout est complètement protégé par une enveloppe en tôle étanche et hermétique.
- J. Reyval.
- POMPES CENTRIFUGES A HAUTE PRESSION SYSTÈME SULZER
- (Suite) (J)
- INSTALLATIONS d’ÉPUISEMENT
- La première grande installation destinée à l’épuisement d’eau au moyen de pompes centrifuges à haute pression a été établie en 1900 par la maison Sulzer Frères pour les Mines d’argent de l’Horcajo en Espagne (figures 38 et 39, graphiques 8 et 9). Son exploitation n’a pas été interrompue depuis lors. Gomme le montre la figure 38, l’établissement se compose de plusieurs pompes montées à différents étages les uns au-dessus des autres, avec une différence totale de niveau de 480 m. La pompe inférieure puise l’eau de fond et la porte à celle qui est placée immédiatement au-dessus d’elle, celle-ci à la suivante et ainsi de suite. Chaque pompe reçoit de la précédente l’eau sous pression afin que son alimentation soit assurée en tout temps et qu’il n’y ait pas possibilité pour l’air de s’introduire dans les tuyaux. Les pompes travaillent d’une manière absolument synchrone : elles font le même nombre de tours et chacune est
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 2 septembre 1905, page 335.
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- par
- courue
- par la même quantité d’eau. Elles sont quadruples ; le diamètre des roues à aubes est de 500 mm. En faisant 870 tours à la minute, elles élèvent 4, 8 m3 d’eau à 130 mètres. On trouvera sur ces intéressantes installations des détails publiés par M. F. Heerwagen dans la Z. d. V. d. I. 1901. Gomme le montre la figure 39, la station centrale génératrice comprend six machines à vapeur compound à soupapes système Sulzer dont chacune produit 525 chevaux à 115 tours par minute. La pression de vapeur est de 8 kilogr. La différence de potentiel aux bornes des moteurs à courant
- Fig. 38. — Installation d’épuisement aux mines de 1 Horcajo.
- alternatif à six pôles (construits par Brown, Boveri et Cle) est de 1 000 volts.
- A la fin de 1903, une nouvelle installation d’épuisement fut commandée à la maison Sulzer Frères pour de plus grandes profondeurs et pour de plus grandes venues d’eau.
- Fig. 39. — Usine génératrice.
- Les pompes de cette nouvelle installation, dont les résultats aux essais sont indiqués dans la figure 10, élèvent 6 m3 à 1 310 tours par minute à une hauteur de 130 m.
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- Fig 40. — Groupe générateur de l’installation du puits Victor (Westphalie).
- Fig. 41. — Pompes quadruples du puits Victor.
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- Un autre procédé d’épuisement employé actuellement, consiste, non à élever l’eau par étages successifs, comme à l’Horcajo, mais à produire le refoulement demandé d’un seul jet. La première installation caractéristique de cette espèce a été montée au puits « Victor » en Westphalie.
- La revue « Glueckauf », en 1904, et la Z. d. V. d. 1. de la même année ont déjà fait connaître cette installation ; il suffît donc d’en mentionner brièvement les lignes principales. L’installation primaire, figure 40, se compose d’une machine à vapeur compound horizontale avec distribution à soupapes systèmè Sulzer accouplée directement uivec une génératrice de l’Allgemeine Elektricitaets-Gesellschaft de Berlin. La
- Fig. 42. — Installation des pompes du puits Victor’.
- SL = Conduite d’aspiration.
- A = Première pompe.
- B = Seconde pompe.
- DL = Conduite de refoulement.
- S = Tableau de distribution.
- machine à vapeur est [construite pour marcher avec de la vapeur surchauffée, mais elle travaille provisoirement à la vapeur saturée. Le diamètre du cylindre à haute pression est de 760 mm ; celui du cylindre à basse pression, de 1 250 mm. La course du piston est de 1 100 mm., le nombre de tours est 110. La génératrice à courants alternatifs triphasés produit une tension de 5 250 volts composés. La machine excitatrice de l’installation primaire est actionnée directement par une machine compound verticale Sulzer à grande vitesse, faisant 280 tours par minute, et développant 50 chevaux. Le diamètre du cylindre à haute pression est de 210 mm., celui du cylindre à basse pression de 320 mm. La course du piston a une longueur de 240 mm. Pour les deux pompes centrifuges quadruples à haute pression (fig. 41 et 42) qui sont montées en série (fig. 43), il avait été stipulé par contrat qu’aux essais, chaque pompe absorbant 570 chevaux et faisant 1 040 tours par minute, le travail effectué serait de 7 m3 par minute à
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- une hauteur de refoulement de 524 m. Pour obtenir ee résultat, il fallait que la machine à vapeur principale fournit 1 400 chevaux, correspondant à un rendement final de 58 % pour l’ensemble. Lors des essais.de réception qui furent faits peu après la mise en exploitation, l’on constata qu’avec 1 455 chevaux, la pompe donnait 7,86 m3 par minute, et qu’elle en donnait 6,96 avec 1 306 chevaux. L’association des propriétaires d’appareils
- Fig-. 43. — Montage des pompes du puits Victor.
- Fig. 44. — Installation de la fosse Sainte-Marie.
- S = Tableau de distribution.
- A = Appareil de démarrage,
- M = Moteur.
- H = Vanne à haute pression.
- R = Clapet de retenue.
- à vapeur d’Essen a fait examiner l’année dernière l’installation par une commission spéciale d’essais. Le rapport concernant ces essais, rédigé par M. le professeur Baurn et par M. l’ingénieur Hoffmann (Z. d. V. d. I. 1904, S, 1905) a constaté les résultats suivants :
- Essais Essais
- provisoires en marche normale
- Rendement de la station primaire y compris la perte sur le câble. .. . 83.5a o/0 82.54 %
- Rendement de l’installation d’épuisement (moteur et pompe) 7i.a5 % 7!.a5 %
- Rendement de la pompe seule 76.00 % 76.00 %
- Rendement de l’ensemble de l’installation 59.5i % 58-79 %
- Il est bon de faire remarquer que la première pompe puise l’eau du fond et la transmet à la seconde pompe sous une pression d’environ 26 kilogr. de sorte qu’après avoir passé par les quatre roues à aubes de la seconde pompe l’eau sort du col de refoulement de celle-ci sous une pression d’environ 52 kilogr.
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- Les figures 44 et 45 représentent l’installation d’épuisement établie par la maison
- Fig. 45. — Pompe de l’installation de la fosse Sainte-Marie.
- Sulzer Frères à la fosse Sainte-Marie de la Société des Aciéries de la Moselle, à Mézières.
- F'ig. 46. — Installation de la fosse Casimir.
- S = Puisard.
- Se = Crépine avec clapet de retenue.
- Sch = Vanne dans la conduite de refoulement. R = Clapet de refoulement.
- T = Supports pour le moufle.
- Cette installation a été montée primitivement pour servir de réserve à une installation d'épuisement déjà existante, mais maintenant elle assure le service normal. Les interrup-
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- teurs et appareils de démarrage sont placés dans le même local que les moteurs, alimentés sous une tension de 5 000 volts composés. Chaque pompe, en faisant 960 tours par minute, élève 7 m3 à 150 m. et aspire pour son propre compte dans un puisard unique, pour refouler l’eau dans une conduite commune. Les moteurs électriques sont commandés depuis un tableau de distribution unique, de chaque côté duquel sont placés les appareils de démarrage.
- Une combinaison intéressante a été adoptée dans l’installation d’épuisement livrée par la maison Sulzer Frères à la fosse Casimir (fig. 46) de la société varsovienne .pour l’extraction du charbon et les forges de Niemce, près Granica. On a installé là trois pompes centrifuges à haute pression, dont chacune, à 975 tours par minute, élève 4 m3 à 164 mètres de hauteur. La particularité de cette installation consiste en ce que les pompes peuvent travailler soit en série soit en quantité. Dans ce but, les pompes sont montées de telle sorte qu’elles puissent puiser chacune directement l’eau dans le puisard, de manière à envoyer ensemble 12 m3 par minute à un étage donné, ou bien — ce qui s’obtient par le jeu de vannes appropriées, — l’eau passe de la première pompe à la deuxième et de la deuxième à la troisième pour être refoulée par celle-ci sous une pression triple et déversée directement à la surface. Chacune de ces deux combinaisons exige un tuyau de refoulement spécial.
- (A suivre.) S. Herzog.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la variation d’hystérésis dans un champ tournant (9- — R. Arno. — Comptes-rendus de l’Aca-demia de Lincei et du Reale Instituto Lombardo (2). mars et avril 1905.
- L’auteur décrit les résultats d’expérience effectuées sur la variation de l’hystérésis dans un
- (*} Voir à ce sujet Walter. Ewing. L’Eclairage Electrique, tome XL, page 11, 2 juillet 1904.
- (2) Sul Comportemanto dei Gorpi Magnetici in un Campo Ferraris sotto l’Induzione di Correnti Interotte ed Alternate. (R. Inst. Lomb., 12 janvier 1905).
- Sulla Variazione di Isterisi nei Gorpi Magnetici in Campo Ferraris sotto l’Àzione di Correnti Interrotte ed Alternate e di Onde Hertziane. (Acc. dei Lincie., 5 mars 1905).
- Sul Comportamento dei Corpi Magnetici in Campo Ferraris sotto l’Azione di Correnti Continue. (B. Inst. Lomb. 23 mars 1905).
- Sugli Effetti di Correnti Continue Interrotte ed Alternati e di Onde Hertziane sul Ritardo di Magnetizzazione nei Corpi in Campo Ferraris. (Acc. dei Lincei 2 avril 1905).
- Sugli Effetti di Correnti Continue Interrotte ed Alternate e di Onde Hertziane sul Ritardo di Magnetizzazione nei Corpi Magnetici in Campo Ferraris. (Acc. dei Lincei, 7 mars 1905).
- cylindre d’acier placé dans un champ tournant sous l’action d’un courant continu, interrompu ou alternatif, ou sous l’action d’ondes hertziennes. Le cylindre, suspendu perpendiculairement au plan du champ tournant était entouré d’une bobine dans laquelle on envoyait le courant continu, interrompu, ou alternatif, ou bien des ondes hertziennes. Un second cylindre était placé dans un champ tournant égal au premier mais de sens opposé. Il n’était entouré par aucune bobine.
- Quand aucun courant ne passe dans la bobine du premier cylindre, le système est immobile car les couples se compensent : quand un courant passe dans la bobine, le système subit une déviation et peut être ramené au zéro au moyen d’un fil de torsion. L’angle de torsion permet de mesurer la valeur du traînage magnétique dans le cylindre et, par suite, l’hys-térésis.
- L’auteur a trouvé que dans un champ tour-
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- nant suffisamment intense, on observe toujours une diminution du traînage magnétique dans le cylindre. Dans un champ tournant de faible intensité, on constate soit une augmentation, soit une diminution du traînage magnétique dans le cylindre. L’hystérésis augmente tant que l’intensité du champ magnétique secondaire est inférieure à une certaine valeur et diminue quand celle-ci dépasse cette valeur. En réalité, toutes les conditions restant les mômes, il existe toujours une valeur de l’intensité du champ tournant pour laquelle on peut obtenir la plus grande augmentation d’hystérésis, et aussi une valeur pour laquelle on n’obtient ni augmentation, ni diminution.
- Quand on travaille avec des champs tournants de faible intensité, l’expérience montre que, pour une intensité donnée du champ tournant, il existe toujours une valeur déterminée du champ magnétique secondaire pour laquelle on obtient la plus grande augmentation d’hystérésis, et une autre valeur déterminée de ce champ secondaire pour laquelle il n’y a ni augmentation ni diminution de l’hys-térésis dans le métal étudié.
- Lorsqu’il s’agit d’un accroissement de l’hys-térésis, celui-ci est sensiblement plus faible quand l’expérience est exécutée avec du courant continu, toutes choses égales, que quand le métal étudié est soumis à l’action d’un courant interrompu ou alternatif. Mais s’il s’agit d’une diminution de l’hystérésis, celle-ci est au contraire sensiblement plus considérable quand l’expérience est faite avec du courant continu que quand la diminution est obtenue avec du courant interrompu ou alternatif.
- Quand le cylindre magnétique est soumis à l’action d’un courant continu et que l’on est dans le cas où il n’y a ni augmentation ni diminution d’hystérésis, on obtient un accroissement de l’hystérésis en exécutant l’expérience dans les mêmes conditions mais avec du courant alternatif ou interrompu. De même, si les conditions initiales comportaient du courant interrompu ou alternatif et étaient telles qu’il n’y eût ni augmentation ni diminution d’hystérésis, il se produit une diminution d’hystérésis si l’on remplace le courant alternatif ou interrompu par du courant continu.
- L’augmentation de traînage magnétique croît
- avec la fréquence du courant alternatif ou interrompu. De même, la diminution est plus forte quand la fréquence du courant alternatif ou interrompu est plus faible. Quand les conditions sont telles qu’il n’y ait, avec un courant alternatif ou interrompu, ni augmentation ni diminution de l’hystérésis, une modification de la fréquence produit une augmentation ou une diminution de l’hystérésis, augmentation si la fréquence augmente, et diminution si la fréquence diminue.
- R. R.
- Sur le circuit thermoélectrique formé par trois métaux. — Schmilz. — Physikaliche Zeitschrift, i5 juillet 1905.
- L’auteur considère un circuit formé de trois métaux ABC dont les soudures sont à des températures tK tç^ tz par rapport aux métaux. Si l’on admet que la force électromotrice 11e dépend que de la température des soudures, on peut supposer que les points intermédiaires sont à la température 0° et écrire :
- E = (B,c/1 -f- (G, A)*2 4- (A,b/3 (i)
- 0 0 0
- où (B, C)^1 représente la force électromotrice d’un circuit constitué par les métaux B et C quand les soudures sont aux températures 0° et t°, et E la force électromotrice du circuit constitué par les trois métaux. Si, de plus, on admet que la force électromotrice est nulle quand toutes les soudures sont à la même température, on a les équations
- (B,C)o + (C,A)o + (A,B)o = 0 (2)
- d’où, en reportant dans l’équation (1) les valeurs trouvées :
- E = (B,C)}-(B,C); +(A,B);> )
- -(A,B,; j
- En supposant que
- (B,o;
- <c-C
- (A1 B>ô
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- sont données par des expressions de la forme :
- (B>C)o — ait + V2 M2 \
- (G, A)q = a2t -J- Va ^2<a / (4)
- (A > = a3t -]- )/'2 b3t2 ]
- l’équation (1) prend la forme suivante : E~aiti-Jra2t2Jra3t3-Jri/2 b^t\-}-*/%b2i\-)-V2 ^3*3 • (5) D’après l’équation (2) on a :
- "T- <*2 H- —— D b\-\~b2^\~b3=.0.
- L’équation (5) prend alors la forme
- E = <q(h t2) T a3 (h h) + Va *1)
- + Va*s(<l-^). (6)
- Les équations (4) indiquent que les lignes du diagramme de Tait pour les métaux A et C sont des droites quand la ligne pour le métal B est une
- Fig. 1. — Diagramme des forces électromotrices.
- droite. La figure 1 a été desssinée pour le cas où ai a3 bi b3 sont tous positifs et où l’on a ^3 èj ^ ^a*
- La valeur de E est donnée par la surface du polygone limité par les côtés figurés en traits plus épais.
- Quelles que soient les hypothèses faites sur les causes dernières des phénomènes thermoélectriques, la confirmation expérimentale des hypothèses sur lesquelles reposent les équations (1) et (2) est trop certaine pour pouvoir être mise en doute. Il n’en est pas de même des équations (4) qui certainement ne s’appliquent pas à tous les métaux pour toutes les températures.
- Les recherches de l’auteur ont eu pour but l’étude des métaux suivants : maillechort (A), cuivre (B), fer (C), pour les températures com-
- prises entre 0° et 80°. Aux erreurs expérimentales près, les équations (4 J à (6) sont confirmées.
- Les tableaux qui suivent donnent les forces électromotrices en microvolts pour des circuits de deux métaux (tableaux \a, IIa) et pour des circuits de trois métaux (tableaux I*, II*). Les la et I* se rapportent à des fils mous et les tableaux Ila et II* à des fils durs.
- TABLEAU la
- FORGE ELI OB 63 O Z w 2 04 X W :ctromc SERVÉE e* » u Z H 2 -w 0. X w h » MOYENNE 0 * 1 R FORGE ÉLECTROMOTRICE CALCULÉE (Méthode , des moindres carrés)
- Cuivre-fer. o° — 200 23i ,5 234 233 234,2
- Cuivre-fer. o° —6o° 665,5 670,3 668 666,4
- Cuivre-fer. o°—8o° 864 865 864,5 864,5
- Fer-maille o° — 200 - 454 — — — 457,2
- Fer-mailF. o°—6o° — 1384 — — —i382,8
- Fer-maill1. o° — 8o° — 1851 — — — 1851,0
- Maillt-Cre. o° — 20° 223 226 224,5 223,6
- Maill‘-Cre o°—600 712 718 715 716,3
- Maillt-C‘e Oo—80O 986 985 985,5 985,4
- Cuivre-fer........... a = -(-12,01 b=z — o,o3oi
- Fer-maillechort...... a — — 22,77 b~ — 0,0092
- Maillechort-cuivre .. « = -j-io,8o b = -(-0,08795
- TABLEAU I*
- TEMPÉRA A w tUl W A > 5 TURE DES S H A O ffl u H J < S 1 A w OUDURES w A > B U H A O A u fà j 3 a F. É. M. OBSERVÉE F. É. M. CALCULÉE (équation 6)
- 6o° 7,850 o° + 49* + 487,2
- 6o« o° 7 >99° -f 753,6 + 753>9
- O 00 ce o° 6o° -f 8i6,5 + 8i3,5
- o° 00 fcO 0 0 600 + 533,35 + 528>9
- o° 6o0 8,280 —1292,6 — 1292,0
- 8,3i° 6o0 o° —1275,7 — 1284,0
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- TABLEAU IIa
- F. É. M. OBSERVÉE F. É. M. CALCULÉE (méthode des moindres carrés)
- Guivre-fer. . . . o°—200 — .... o°—6o° — .... o° — 8o° Fer-Mai llechrt. o° — 200 — . o° — 6o° — .o°—8o° Maillechort-Cre o° — 200 — o° — 6o° — o° — 8o° 224,5 639,0 825.4 — 460,3 l390,8 — i863,3 237.5 756,o5 1037,5 225.3 638.3 825,9 — 459,8 — 1^91,4 — 1863,i 237.4 766,2 1067,5
- Cuivre-fer...........a = —11,58o , b = — o,o3i42
- Fer-maillechort.. . . a =—22,891 , b = — 0,00995
- Maillechort-cuivre.. a — 4- 11,5o6 , b~-\- o,o365^
- TABLEAU \\b
- TEMPÉRA W \z* W > 3 y rURE DES S H O « U H _} J < S I H fa OUDURES H A > 3 U H 0 s U H -J J < s F. Ë. M. OBSERVÉE F. É. M. CALCULÉE (équation 5)
- 6o° 8,46° Oo + 44i,3 "F 444,1
- 6o° o° 8,560 + 728,4 + 738,0
- 9,°ï° o° 6o« + 878,2 + 85g,2
- o° 8,260 6o° + 677,1 + 566,8
- o° 6o° 8,3o° •— 1298,2 — 1294,6
- 8,380 6o° O» — 1283,9 — 1295,5
- B. L.
- Emission d'Hydrogène par les cathodes. — Skinner. —- Physical Re^iew, juillet igo5.
- L’auteur a trouvé que toutes les cathodes émettent de l’hydrogène en même temps que des rayons cathodiques, et que la quantité d’hydrogène libérée obéit aux lois de Faraday sur l’électrolyse.
- Quand la cathode est placée dans de l’azote, il y a formation d’ammoniaque, mais quand
- elle est placée dans de l’hydrogène, tout le gaz produit à la cathode est transmis à l’anode où il est absorbé. Quand tout l’hydrogène de la cathode a été expulsé, il est réabsorbé au bout de quelques heures; l’argent donne lieu aux réabsorptions les plus rapides. Une cathode en argent, ayant la forme d’un disque de 15 mm. de diamètre et de 1 mm. d’épaisseur, produisit environ 2 centimètres cubes de gaz en plusieurs expériences, et il ne semblait pas que sa charge d’hydrogène eût sensiblement diminué, car des expériences ultérieures donnèrent toujours le même résultat. Le cadmium semble contenir une quantité considérable^, d’hydrogène.
- Il existe une relation intéressante entre la chute cathodique et le temps pendant lequel les différents métaux suivent la loi de Faraday en fournissant de l’hydrogène. C’est un fait connu que l’aluminium et le magnésium présentent dans tous les gaz une plus faible chute cathodique que tous les autres métaux les plus électronégatifs.
- Ces deux métaux se distinguent également des autres par la facilité avec lequelle ils laissent échapper de l’hydrogène.
- R. R.
- Sur les décharges par aigrettes dans l’air et dans l’hydrogène à la pression atmosphérique. — Stuchtey. — Beibldtter, i5 juillet igo5.
- L’auteur a fait passer, entre une anode pointue en cuivre et une cathode en cuivre refroidie par une circulation d’eau et placée à une distance réglable micrométriquement, des courants de 0,75 à 60 milliampères sous une tension maxima de 3.300 volts produite par une machine à courant continu à haute tension.
- Il a trouvé que la relation entre l’intensité du courant et la différence de potentiel aux électrodes pour des écarts de 1/20 à 9 mm. était exprimée d’une façon très satisfaisante par la formule
- dans laquelle la grandeur ^ est mesurée en volts
- par millimètre et l’intensité de courant J en milliampères.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- La valeur de la chute aux électrodes était comprise entre 282 et 302 volts. Les observations de Tôpler concordent avec cette formule.
- Pour l’hydrogène, l’auteur a trouvé la formule
- dV 2’61/:
- IL' VJ = 499,4-
- La dépendance entre la chute aux électrodes et la densité du courant, constatée dans toutes les expériences, est causée par la raréfaction du gaz sous l’elfet de l’échaulfement.
- En ce qui concerne la nature de la décharge, l’auteur a trouvé que, pour une intensité de courant constante, la longueur de la lueur négative et de l’espace obscur de Faraday augmentait jusqu’à une valeur limite avec l’écartement des électrodes, ainsi que la longueur des couches sombres et obscures. La densité de courant à la cathode avait la valeur à peu près constante de 41,91 milliampères par millimètre carré.
- B. L.
- Action d’une décharge lumineuse sur l'ionisation produite par du platine chaud dans les gaz à faible pression. — Richardson. — Philosophical Magazine.
- L’auteur a montré antérieurement (*) qu’un fil de platine chauffé pendant un temps suffisamment long dans un vide poussé pert la faculté de produire une ionisation positive.
- Cette propriété peut être rendue au fil par différents moyens, par exemple par une exposition à une décharge lumineuse. Le fil ainsi regénéré produit une ionisation positive à une température inférieure à la température précédemment nécessaire. Il n’est pas nécessaire que le fil de platine lui-même forme l’une des électrodes de la décharge lumineuse : par exemple l’auteur a constaté une action intense quand la décharge était produite entre deux électrodes d’aluminium à 3 cm. du fil.
- De nouvelles expériences, dans lesquelles le fil lui-même ne prenait pas part à la décharge, ont montré que l’agent actif provient de la cathode et que la valeur de l’action décroît asymptotiquement avec la distance de cette cathode. L’action sur le fil est approximative-
- ment proportionnelle à la puissance première de la durée de la décharge et à la puissance deuxième de l’intensité de courant pendant la décharge. L’action régénératrice est approximativement la même dans l’air, l’oxygène et l’azote, mais, au contraire, est beaucoup plus faible dans l’hydrogène. Le pouvoir émissif diminue assez lentement : après 10 minutes, pendant lesquelles le fil était chauffé, l’action était encore assez intense. Cette action augmente avec le degré de vide.
- L’action provenant d’électrodes en aluminium semble être moins forte que celle qui provient d’électrodes en platine.
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les turbines à vapeur — H.-W. Spangler.
- — Franklin Institute, mai iqo5.
- L’auteur, dans une étude très complète, passe en revue les différents avantages que présentent les turbines à vapeur.
- En ce qui concerne la consommation de vapeur par cheval-heure ou par kilowatt produit, il a groupé dans des tableaux tous les renseignements dignes de foi publiés sur ce sujet dans des revues techniques à la suite d’essais industriels. Les chiffres placés entre parenthèses dans ce tableau ont été obtenus en supposant un rendement mécanique de 90 % , et un rendement électrique de 90 % , soit un rendement global de 81 % . Le tableau relatif aux turbines à vapeur est particulièrement intéressant, étant donné le développement actuel de ces appareils : il est reproduit ci-dessous. Dans ce tableau, indique le rendement du cycle de Carnot; E3 indique la quantité théorique que la turbine peut convertir en travail; E2 indique la valeur E,
- du rapport ^ ; E3 indique le travail que la turbine produit réellement, par 100 unité de chaleur, et E4 le rendement. La valeur de E{ est déduite de l’égalité
- puisque E3 représente le travail produit et E3 le travail que devrait produire la turbine par 100 unités de chaleur.
- P) Voir Eclairage Electrique tome XLIV, 19 août 1905, p. 263.
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- TURBINE PUISSANCE indiquée effective chevaui (!) CONSOMMATION DE VAPEUR PAR cheval kilowatt . , ou cheval indique électrique K ** J5 D {/} M ce 0 £ çC ~ 2 ? > kg/cm2 VIDE cm. VAPEUR saturé e ou surchauffée Ei e2 e3 E, e3 VITESSE de rotation t. m. PUBLICATION S
- De Laval 3oo h.p.. [ 346] 28^' [5,9 ] 6,5 i5,3 68,5 Sur. 33° 36.4 7-8-9 28.7 5g-9 17.18 ? Electrical Age Juill. 1902, p. 157.
- Westinghouse (Parsons) ?5o kw. c. e. [ 1,2-54] 1,015 [5,9 J 13* 11,2 72 x — 98 32.4 92.8 3o. 1 57.4 17.23 1,800 Engineering Record 5 nov. 1903, p.55o
- Curtis 5oo kw kw. [ 847] 512 kw. [5,65] 9,1 12 68 Sur. 57° 37-9 72.1 27.3 63.4 17.31 1,820 Engineering 18 nov.1904,p.679.
- Westinghouse 4oo kw [ 663] 4oo c. e. [61 7,5 9 66 Sat. 27.1 90.6 24.5 72.1 17.6 Engineering News 20 oct. 1902, p. 372.
- Curtis ^5o kw [1,242] 750 kw. [5,45] 9 10 71 Sur. IOO° 38.4 64.4 28.2 63.2 17.95 Electrician 23 oct. 1903, p. 19.
- Rateau 625 h.p.... r 649] 525' [5,8 ] 7’,2' 9,8 68 Sat. 28.6 9°-9 26.0 69.6 18.1 3,ooo? Engineering Magaz. oct. igo3, p. 57.
- Parsons 3oo kw... kw. [ 516] 3i2 kw. [5,6 ] 9,1 12 70,5 Sur. 3o° 35.9 80.6 2&9 62.7 18.1 3,ooo Electrician 22 oct. 1903, p. 19.
- Parsons 5oo kw... [ 831] 5oi.5 [5,25] 8,8 u,5 70 Sur. 52° 37.65 74.2 27-9 65.8 i8.35 3,ooo Idem
- Zoelly 5oo h.p [ 645] 389.6 [5,o5] 8,3 13,3 73 Sur. 68° 42.9 73.1 •3i.35 59.3 18.59 2,973 Stodola, p. 208.
- Rateau 5oo h.p.... c. e. [ 617] 5oo c. e. [5,7 1 7,1 8,8 68 Sur. 5,5» 28.6 84.6 24.2 77.0 18.6 3,ooo? Engineering 17juil. 1903, p. io5.
- Parsons 900 kw... > c ^ 00 ïn-* 00 kw. [4,85] 8 11,6 67 Sur. 1,3» 45.2 62.0 28.0 66.9 18.72 1,710 Electrician 23 oct. igo3, p. 22.
- Riedler-Stumpff i,36o kw [2,260] i,365 [5,4 1 8,9 i3,5 65 Sat. 29.5 78.4 23.1 84.5 19.5 3,ooo Stodola, p. 198.
- Westinghouse i,25o kw [2,142] 1,294 [5] 8,4 11,6 69 Sur. 42° 36.1 3i 76-4 27.5 71.2 19.6 1,200 Engineering Record. 20 fév. igo4, p.232.
- Westinghouse i,5oo kw c. e. [2,495] 2,023 c. e. [5,i ] 6,35 12 70 x ~ 994 9° 27-9 72.5 20.2 1,456 Soc. Naval Engineers nOV. 1903, p. I2Ô2.
- Westinghouse i,25o kw kw. [2,110] 1,274 kw. [4,8 ] 8 11,6 71 Sur. 43,5 37-9 76.3 28.9 69.7 20.18 1.199.4 EngineeringRecord. 20 fév. 1904, p. 232.
- Curtis 2,000 kw... [3,760] 2.270 [4,4 ] 7,3 8,5' 71 Sur. i4o“ 46.5 6i.3 28.4 71.6 20.38 770 Engineering 11 juil. igo4,p. 100.
- Brown-Roveri (Parsons) 1,4oo kw O XfP 00 CO JiL [4,2 ] 7,2 12,4 73 Sur. 67» 42.4 57.2 24.2 89.3 21.6 1,5oo Electrician 29 avril 1904, p. 44.
- Brown-Boveri (Parsons) 3,000 kw [5,570] 3,366 [4,4 ] 7,a5 i3,4 68,5 Sur. 42° 36.6 67.6 24.2 79-5 22.55 1,269 Essais faits à Milan mai 1903.
- (!) Chevaux électriques (c. e.) ou kilowatts (kw.).
- R. R.
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- 1 Type de construction 1 Vitesse maxima périphérique mètre/seconde Diamètre extérieur du rotor mm Longueur maxima du fer du rotor mm Puissance en kw Nombre de tours par minute. Frémience PROVENANCE
- Inducteur tournant. Pôles saillants. Bobinage en bandes minces. CB Cl ~ CI VJ O O O CP! CT! O O o o o GENERAL ELECTRIC C°
- Inducteur tournant. Enroulement réparti. CB co 86o 85o I , 200 i ,5oo 5o 1 OERLIKON
- Inducteur tournant. Pôles saillants. Masses polaires boulonnées. Bobinage en bandes minces. 00 Co ÜT O O Ot O O I ,000 i ,5oo 5o Ul CD W K * G O « * o n G H
- Générateurs du Niagara. Inducteur tournant. Masses polaires boulonnées. Bobinage en bandes. ÜT o w OO CO 00 O o o o VJ bO CJT 10 Ol O CTI o o GENERAL ELECTRIC C°
- Inducteur tournant. iO co O ' M
- Enroulements en bandes. Vj co en oo COvJ ÜIO ÜI G r
- Masses polaires boulonnées. o o o o o o o «
- Inducteur tournant. *-1 tO Qv w M g
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- 9 Septembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 391
- Sur la construction des turho-générateuvs. — J. A. London. — Zeitschrift für Elektrotechnik, 25 juin 1905.
- L’auteur passe en revue un certain nombre de points que l’expérience a démontrés importants dans l’établissement et la construction des machines à vapeur.
- Les fondations doivent être en matériaux assez résistants comme la brique et le ciment; elles doivent s’étendre sur toute la longueur de la plaque de fondation.
- L’acier doux donne de meilleurs résultats poulies rotors des turbines que l’acier au nickel : les turbines anglaises Westinghouse ont leur rotor établi en acier forgé qui donne d’excellents résultats.
- Les induits des dynamos à courant continu doivent avoir des encoches mi-fermées, une baguette en forme de coin calant fortement les conducteurs dans leur logement. Les extrémités des enroulements doivent être soutenues par une plaque terminale. Le collecteur doit être cl’une construction extrêmement robuste et les cônes qui serrent les lames doivent avoir une grande rigidité : il doit être muni de trois frettes d’acier, deux aux extrémités et une au milieu, pour résister à l’action de la force centrifuge; l’isolement entre ces frettes et le collecteur doit être constitué par des lames de mica. 11 est impossible d’employer des balais en charbon; les balais en cuivre sont adoptés partout. Pour éviter la production d’étincelles, on emploie généralement des pôles auxiliaires de commutation et des enroulements compensateurs.
- Les turbo-alternateurs sont du type à inducteur tournant.et le noyau inducteur consiste soit en plaques laminées, soit en plaques d’acier forgé d’environ 5 à 6 cm. d’épaisseur, soit en un noyau plein avec pôles boulonnés, soit en une seule pièce. Cette dernière forme a été adoptée poulies unités de 5.500 kw. installées au London Underground Raihvay. Pour assurer une bonne ventilation, on emploie deux méthodes : ou bien les surfaces à refroidir sont aussi accessibles que possible à l’air; ou bien la machine est complètement fermée et une circulation d’air forcée y est établie. La première méthode donne les meilleurs résultats, mais les machines font du bruit.
- Au point de vue des paliers et de l’équilibrage, l’auteur indique que, dans les petites turbines tournant à des vitesses supérieures à 2.000
- tours par minute, les coussinets universellement employés consistent en une série de tubes concentriques en bronze entrant librement les uns dans les autres, dont les intervalles sont remplis d’huile. Dans les grosses machines à vitesse plus faible, les rotors peuvent parfaitement, quand ils sont bien équilibrés, tourner dans des coussinets en fonte garnis de métal blanc.
- B L.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Le développement des transmissions d’énergie aux chutes du Niagara.— Nunn. — General Meeting of American Instilute of Electric al Engineers.
- L’utilisation des forces naturelles présentées par les chutes du Niagara a fait déjà l’objet d’un certain nombre de descriptions concernant les premières installations. À l’heure actuelle, quatre nouvelles extensions de ces installations sont entreprises ou projetées par la Ontario Power C° la Canadian Niagara Pover C° ou la Electrical Development C°.
- La station génératrice de la Ontario Power C° reçoit l’eau du fleuve par trois grandes conduites en acier qui transportent à peu près 340 mètres cubes d’eau par seconde et débouchent dans un réservoir dominant l’usine : de là, 22 tubes conduisent l’eau à un nombre égal de turbines horizontales.
- Des générateurs électriques partent des câbles qui aboutissent, dans une station de distribution, à 22 groupes d’interrupteurs, transformateurs et appareils. Les stations de génération et de distribution sont complètement séparées : elles sont placées parallèlement l’une à l’autre à 180 mètres environ de distance avec 78 mètres environ de différence de niveau. La station génératrice a environ 300 mètres de longueur sur 23 mètres de largeur. De la station de distribution partent les lignes de transmission qui peuvent transporter une puissance de 200.000 chevaux.
- L’installation intérieure vient d’être terminée pour la puissance totale de 200.000 chevaux. Une des trois conduites principales est complètement établie; pour les deux autres, la tranchée est creusée et les supports sont en place. Six des vingt-deux tubes d’acier desservant l’usine sont en place. La station de dis-
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- 392
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 36.
- tribution est actuellement équipée pour les 22 unités en ce qui concerne le tableau général, pour 8 unités en ce qui concerne les transformateurs, et pour 14 unités en ce qui concerne les autres appareils. Quant aux machines, une est en fonctionnement, une deuxième a effectué ses essais, la troisième est installée ; la quatrième est terminée chez les constructeurs et sera prochainement mise en place.
- L’eau, avant d’entrer dans les conduites, franchit trois estacades automatiques qui arrêtent la glace, puis passe à travers deux grilles mobiles que l’on peut enlever et changer au moyen d’une grue électrique. D’après les observations basées sur une période de 50 ans, le niveau de l’eau doit être toujours suffisant pour assurer à l’usine sa pleine puissance.
- Les conduites principales sont établies en tôles de 5 mm. d’épaisseur rivées et renforcées; elles ont 5 mètres 40 et 6 mètres de diamètre et 2 kilomètres de longueur. La vitesse de l’eau dans ces conduites est d’environ 4 mètres 50 par seconde. Au-dessus de l’usine est placé un réservoir souterrain dans lequel débouchent les tubes d’alimentation des turbines où l’eau à une vitesse de 3 mètres par seconde. Chacun de ces tubes possède deux points d’expansion et est solidement ancré dans un massif de maçonnerie placé sur les fondations de l’usine : il est muni d’une vanne automatique et d’un tube de décharge allant à la rivière. Les vannes de 2 mètres 40 sont commandées électriquement de l’intérieur de l’usine et sont construites de telle façon que toutes leurs parties peuvent être remplacées sans interruption du service de l’unité desservie.
- Les générateurs électriques sont du type ordinaire à arbre horizontal, tournent à une vitesse de 187,5 tours par minute et produisent des courants triphasés de fréquence 25 à 12.000 volts. Les turbines Francis doubles peuvent produire 12.000 chevaux sous une hauteur de chute de 52 mètres 50. Leurs arbres ont 60 centimètres de diamètre et portent deux rotors de 2 mètres de diamètre, en acier coulé. Les paliers sont à graissage automatique sous pression et refroidissement par circulation d’eau : chacun d’eux est muni d’un thermomètre à avertisseur automatique. On a choisi des groupes-générateurs à arbre hori-
- zontal plutôt que des groupes à arbre vertical à cause de la plus grande facilité d’accès, du rendement plus élevé, et la plus grande simplicité de paliers que présente ce type de machines.
- De l’usine génératrice partent trois tunnels inclinés contenant les câbles principaux, qui vont directement des machines aux transformateurs. La station de distribution, plus courte que l’usine génératrice, est divisée en trois parties longitudinales : la première contient les interrupteurs, barres omnibus etc. à la tension des machines ; la dernière contient les mêmes appareils à la tension de transmission. La partie médiane comprend deux salles de tranformateurs placés par groupes de trois en des points correspondants à la position des générateurs, et quatre salles d’interrupteurs et appareils de mesure, les appareil de commande et de contrôle étant tous groupés en demi-cercle autour d’un point central d’où l’on règle la marche de l’usine.
- L’énergie électrique produite n’est pas rassemblée en un ou plusieurs points du tableau général; pour éviter des accidents désastreux, on a maintenu séparés les différents groupes; chaque unité correspondante à un générateur comprenant des câbles individuels, des interrupteurs automatiques, un tableau, une section de barres omnibus, des interrupteurs et un tableau à haute tension pour la transmission : un double jeu de barres omnibus sectionnées permet de grouper ensemble en parallèle un nombre quelconque d’unités quelconques quand c’est nécessaire.
- Les transformateurs sont tous munis d’un thermomètre qui permet de contrôler d’une façon permanente le bon fonctionnement de l’appareil. Chaque transformateur est placé dans une caisse hermétique pouvant supporter une pression explosive de 11 kg. par cm2 : chaque caisse remplie d’huile communique avec l’air extérieur par un tube de 22 cm. de diamètre. Tous les câbles, placés dans des tubes métalliques passent dans des conduites en maçonnerie. Les barres omnibus sont placées dans des logements et compartiments en maçonnerie : il en est de même des interrupteurs et des transformateurs d’appareils de mesure.
- Enfin toutes les salles, entièrement cons-
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- 9 Septembre 4905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 393
- truites en acier et en maçonnerie, sont sépa- { rées les unes des autres par d’épais massifs de maçonnerie laissant entre eux des intervalles d’air. Il semble donc que l’on n’ait pas à craindre de sinistre et, en admettant qu’il s’en produise un en un point de l’usine, cela n’entraînerait nullement l’arrêt complet de celle-ci.
- R. R.
- Sur la mise à la terre dans les réseaux des distributions. — Lackie. — Institution of Electrical Engineers, juin igo5.
- L’auteur discute d’une façon générale l’opportunité de relier à la terre les tubes dans lesquels passent des conducteurs électriques et d’assurer leur continuité métallique, puis indique un certain nombre de règles à suivre. On ne doit jamais employer comme prise de terre des tuyaux à gaz. Les conduites qui contiennent des conducteurs électriques à 100 volts doivent être reliées à la terre; celles qui contiennent des conducteurs à 250 volts ne doivent présenter aucune solution de continuité métallique. Tous les conducteurs électriques doivent être placés à au moins 2 centimètres 1/2 des tuyaux à gaz.
- L’auteur donne quelques détails sur des accidents survenus à Glascow par suite de l’inobservation de ces règles et causés principalement par la fusion de tuyaux tà gaz. Il indique la façon dont le fil neutre de la distribution cà trois fils est relié à la terre ; cette liaison a lieu par l’intermédiaire d’un tableau de lampes court-circuitées par un coupe-circuit fusible. En cas de mise à la terre d’un pôle, le fusible fond et les lampes s’allument.
- D’une façon générale, les prises de terre doivent être faites par l’intermédiaire d’une résistance qui limite à trois fois le courant normal l’intensité de courant d’un court-circuit.
- R. R.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système de télégraphie sans fil. — Artom. — Alti délia Reale Accademia Lincei, i5 mars.
- L’auteur explique les principes sur lesquels repose son système de télégraphie sans fil per-
- mettant les communications dans une seule direction au moyen d’ondes polarisées circu-lairement (').
- Le Professeur Righi a démontré analytiquement que l’action simultanée de deux oscillations électriques rectangulaires de même amplitude, de même fréquence et décalées d’un quart de longueur d’ondes doit produire des oscillations polarisées circulairement dans une direction déterminée.
- L’auteur s’est efforcé de réaliser un dispositif pratique capable d’être employé en télégraphie sans fil. Pour cela, il s’est appuyé sur une propriété des circuits alternatifs servant à la production de champs magnétiques tournants.
- Si l’on suppose deux branches MN et NP parcourues par un même courant alternatif, on peut faire en sorte que les courants en MN et NP aient la même intensité Ja = Jb, mais
- soient décalés de^; il suffit pour cela de
- placer en dérivation sur la branche NP un condensateur convenable G. Soit V la différence de potentiel entre les points N et P, représentée par un recteur OV. Le courant Je doit être représenté par un vecteur perpendiculaire à OV et de longueur 2imCY. En appelant la résistance ohmique et L2 la self-induction de la branche NP, on a l’équation
- h=-j= V -_______
- \j r\ + 4*2«2L|
- Ce courant est décalé en arrière de OV, par l’effet de la self-induction, d’un angle égal à
- 27T7zL-2
- arc tg --- •
- Quand on a l’égalité
- 27mL2 = 7*2 , (i)
- cet angle est égal à 45°.
- Le vecteur Ja, résultante de J6 et Jc est égal à J6 et est décalé de 90° sur ce vecteur quand
- Je = 2J0 cos 45°
- ou quand
- 2V 1
- 27mCV = --- ----• —p.
- Qu + 4 7T2rt2L| V'2
- ou encore, d’après l’équation 1, quand
- 4tt2«2L2G = I . (2)
- (!) Voir Eclairage Electrique, t. XL, 9 juillet 1904, p. XXI,
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- 394
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 36.
- D’après l’équation (2), le circuit NCP doit satisfaire aux conditions de synchronisme et de résonance. Quand les équations (1) et (2) sont satisfaites, le champ produit par 3a et J6 est un champ tournant, lorsque les mouvements sont rectangulaires.
- Soient alors M, N, et P trois électrodes d’un éclateur placées aux sommets d’un triangle rectangle isocèle. En supposant, pour simplifier le calcul, que la décharge suit la loi sinusoïdale, on peut, d’après ce qui précède, établir le dispositif de façon que les oscillations produites entre M et N, ainsi qu’entre N et P aient les mêmes valeurs et soient décalées de 90°, conformément aux équations (1) et (2).
- L’équation (1), très importante quand il s’agit de courants alternatifs industriels, perd de sa valeur quand il s’agit de décharges oscillantes entre N et P. Il est nécessaire de régler les rapports des résistances de telle façon que la résistance ohmique de l’éclateur représente la plus grande résistance. La valeur de
- L2 = —
- 27ï n
- pour de très hautes fréquences est facile à déterminer et l’équation (1) peut être employée avec une approximation suffisante même quand la décharge ne suit pas la loi sinusoïdale.
- Les équations (1) et (2) étant satisfaites, on obtient, à condition que C et L2 aient des valeurs faibles, deux décharges de même amplitude, dont l’une (MN) peut être considérée comme provenant d’un circuit excitateur primaire, et dont l’autre (NP) peut être considérée comme provenant d’un résonateur.
- L’auteur a fait un certain nombre d’expériences pour vérifier que le champ produit par ces deux oscillations possède bien les propriétés théoriques indiquées. Il a pu observer très bien les effets du champ tournant électrique, au moyen de cloches de verre légères montées sur des pointes fines en verre placées à environ 20 ou 30 cm. da l’oscillateur. Quand il renversait la connexion de MN et de NP, le sens de rotation changeait,
- Par suite de la dispersion de l’éclateur, le champ électromagnétique est assez complexe. En ajoutant des antennes simples ou multiples, on peut obtenir plus de régularité à condition
- que ces antennes soient de même longueur, et soient inclinées de 90° l’une sur l’autre. L’auteur emploie comme antennes deux rectangles allongés perpendiculaires l’un à l’autre et se croisant en leur milieu. Le point N est relié à terre ; les points P et M sont reliés aux deux cotés inférieurs des rectangles.
- On obtient ainsi des ondes électromagnétiques polarisées circulairement qui se propagent dans la direction de la perpendiculaire élevée sur le plan des antennes au point de croisement de celles-ci.
- On peut aussi obtenir des champs tournants quand l’amplitude est la même et que le décalage est f au lieu de ~ • Les antennes doivent alors se croiser sous un angle n— <p.
- Les expériences de communications syntonî-sées effectuéès avec ce système ont déjà été décrites (*).
- R. Y.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur les soupapes électrolytiques à électrodes inégales. — Holtz, — Physikalische Zeitschrift, i*T août igoû,
- L’auteur a étudié les phénomènes présentés par des éléments à électrodes très inégales, la plus petite électrode étant anode et la plus grande cathode.
- Le dispositif expérimental était le suivant: une bouteille de verre dont le bouchon était muni de deux fentes contenait l’électrolyte dans lequel plongeaient deux électrodes de même métal, l’une de 2 cm. de large, l’autre de 2 mm. de large : celle-ci était recouverte jusqu’à son extrémité de cire à cacheter. La première trempait de 3 cm. . dans le liquide et la surface active était de 600 mm2, tandis que celle de la seconde électrode était de 3 mm2 : cette surface était placée en face du centre de l’autre. Dans les cas où la petite électrode se dissolvait rapidement, il fallait fréquemment la remplacer.
- L’électrolyte employé était soit de l’acide sulfurique étendu, de différentes concentrations,
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLTII, 15 avril 1905, page XIX.
- p.394 - vue 396/679
-
-
-
- 9 Septembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 395
- soit une solution de sel saturée ou presque saturée. La source de courant était une batterie de 1 à 12 éléments Leelanché de moyenne grandeur. Comme instrument de mesure, l’auteur employait un bon galvanomètre amorti dans lequel existaient les relations suivantes entre les valeurs de la déviation et l’intensité du courant.
- Valeurs
- de la déviation io 20 3o 4o 5o
- 70 85°
- Intensité du courant correspondant 0,009 0,018 o,o3 o,o45 0,07 0,2
- o,35 ampère.
- La première colonne des tableaux qui suivent indique le nombre d’éléments. Les chiffres placés à. gauche des traits verticaux représentent les déviations obtenues en employant la petite électrode comme anode, et les chiffres placés à droite des traits verticaux les déviations obtenues en employant la petite électrode comme cathode. Le chiffre placé au-dessus de chaque trait vertical indique le degré de concentration de l’acide en % .
- Avant chaque lecture, les électrodes étaient grattées avec un couteau. Quand la petite électrode était anode, l’aiguille du galvanomètre atteignait assez rapidement sa position, tandis que, quand elle était cathode, il fallait un temps assez long..
- Même expérience avec une lame de 5 mm. de large :
- 0,1 1 10
- I 1 3 o,3 4 1
- 2 2 4 1 2 2
- 3 1,5 7 1 6 4
- 6 2 12 2 i5 5
- 12 3 i5 4 35 60
- La lame étant utilisée dans ce cas sur toute sa longueur; l’une des électrodes avait une surface égale au quart de l’autre, La déviation zéro n’a pas été observée ; les déviations présentent une grande régularité.
- Aluminium dans du chlorure d’aluminium :
- 1 4o 2
- 2 55 2
- 3 68 3
- 6 83 2
- 9 88 3
- Cette expérience fut faite avec une dissolution à 10 % d’anhydride, avec électrodes pointues. Le tableau présente des chiffres très intéressants.
- Platine dans l’acide sulfurique étendu :
- 1 o,5 o,3 0 ; 9 0,6 1,1 °, 9 1 3 o,5 9 12 6
- 2 3,5 2 20 i5 4o 35 2 4 3 i5 4o 5
- 3 10 4 5o 43 78 75 3 7 10 10 60 5
- 6 28 i5 74 72 84 84 6 10 24 10 77 4
- 12 5o 4o 83 83 88 80 12 7 55 10 87 87*
- Cuivre dans l’acide sulfurique étendu
- 10
- 5o
- 78
- 84
- 87
- 89
- Le tableau montre que la différence diminue quand la concentration augmente, comme l’ont déjà observé d’autres expérimentateurs.
- Charbon dans l’acide sulfurique étendu :
- 0 1 1 10
- 1 o,3 0,2 0.5 o,5 °j7 2
- 2 4 2 8' 11 10 20
- 3 11 5 33 4o 55 60
- 6 32 16 68 70 83 85 .
- 12 56 44 84 84 88 88
- La bande mince fut remplacée par une petite baguette. Les déviations obtenues avec de l’acide à 1 % sont intéressantes.
- Aluminium dans l’acide sulfurique étendu :
- 0,1 1 10
- 1 o,5 1 0 3 0
- 2 0,6 2 0 7 0
- 3 3 6 0 . 8 0,1
- 6 o,5 10 0,1 j 3 o,3
- 12 o,3 i5 0,7 3o 3
- Les chiffres placés à gauche des traits verticaux ont été obtenus avec des déviations maxima au début et rapidement décroissantes. Au point indiqué par une astérisque s’est produit, avec un son musical, un phénomène intéressant, déjà signalé par Fisher, de pulvérisation de l’anode et formation d’une poudre brune. Ce phénomène est dû à un effet thermique, comme l’a montre Fisher en refroidissant l’anocle.
- Cuhre dans du :
- Sulfate de cuivre
- Chlorure de cuivre
- Azotate de cuivre
- 2
- 3 6
- 12
- 6 i3 2 4o 37
- 5 4o 1 65 25
- 3 60 1 83 22
- 7 88 1,2 88 75
- 10 88 3 89 80
- 55
- 70
- 85
- 87
- 89
- Avec le sulfate de cuivre, on constate l’exis-
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-
-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N« 36.
- tence d’un minimum à gauche du trait pour une tension moyenne. En employant, au lieu de la petite électrode ordinaire, une électrode ayant 1 mm2 de plus comme surface, l’auteur a constaté que l’aiguille du galvanomètre venait à la première division, et, en remplaçant la grande électrode ordinaire par une électrode plus grande, il a constaté que l’aiguille revenait au zéro. Il en a été de même avec le chlorure de cuivre. Avec l’azotate de cuivre, les chiffres placés à gauche du trait vertical sont plus élevés mais présentent un minimum pour une tension moyenne : il semble se produire, aux environs de 10 volts, une pulvérisation de l’anOde, mais sans son musical. Dans les trois expériences, il s’est produit, quand la petite électrode était cathode et quand la batterie comprenait 1 ou 2 éléments, de petites arborescences très nettes. Ce phénomène de la formation d’arborescences n’a pas encore été signalé pour le cuivre. Aux tensions plus élevées, le dépôt devenait pulvérulent.
- Etain dans l’acide sulfurique étendu :
- 0 1
- I 6 4
- 2 10 7
- 3 i5 *7
- 6 3o 4o
- 12 5o 65
- Etain dans le chlorure d’étain :
- 1 10 5
- 2 >9 20
- 3 3o 4o
- 6 4o 70
- 12 78 80
- Dans le chlorure d’étain, la petite anode
- était rapidement désagrégée avec 12 éléments
- et le son musical se produisait de temps en temps.
- dépôt arborescent de zinc : ce dépôt se produisait surtout quand la batterie de piles comprenait 1 ou 2 éléments comme pour le cuivre. La couleur du dépôt est blanche. Quand la petite électrode était anode, elle était rapidement Tlésagrégée avec 12 éléments et produisait un son musical.
- Cadmium dans l’acide sulfurique étendu :
- 0 1
- 1 6 4
- 2 7 7
- 3 i4 16
- 6 3o 4o
- 12 52 64
- Cadmium dans le chlorure de cadmium
- 1 2/1 32
- 2 35 5o
- 3 25 62
- 6 27 70
- 12 33 85
- Quand la concentration de l’acide augmentait, on obtenait toujours des chiffres plus forts à droite du trait vertical. Pour le chlorure, on trouve un minimum à gauche du trait pour une tension moyenne. L’arborescence se produisait également dans ce cas à la petite cathode, même avec un élément, et était très belle.
- Fer dans l’acide sulfurique étendu :
- 0,1 i
- 1 2 o,5 0 16
- 2 2 3 i5 45
- 3 10 10 45 65
- 6 27 28 75 80
- 12 5o 52 86 89
- Fer dans le sulfate de fer :
- 1 0,2 8 16
- 2 35
- 3 35 55
- 6 60 80
- 12 80 89
- Zinc dans l’acide sulfurique étendu :
- 1
- 2
- 3
- 6
- 12
- O, I 6
- Zinc dans le chlorure de zinc :
- 2
- 3
- 6
- 12
- 55 6o 65,80 no'86 8o'88 88 ',89
- Dans le chlorure de zinc il se produisait, quand la petite électrode était cathode, un
- Les chiffres trouvés avec de l’acide à 1 % sont très particuliers. Avec un élément, on a un effet de soupape marqué : c’est encore plus net avec la solution à 10 %. Avec le sulfate également, il y a un effet de soupape avec un élément : quand la petite électrode était cathode, il s’y produisait un dépôt pulvérulent noirâtre.
- Plomb dans
- 1
- 2
- 3 6
- 12
- l’acide sulfurique étendu ;
- 0,2 2 o|3o
- 3 5 i5 6o
- i4 16 4°! 7°
- 39 39 79177
- 63 60 87I86
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-
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- 397
- Plomb dans l’acétate de plomb :
- 2
- 3
- 6
- 12
- Dans les expériences faites avec le plomb, il était nécessaire de gratter soigneusement les électrodes après chaque mesure, sans quoi l’on obtenait des chiffres très différents.
- Argent dans l’acide sulfurique étendu
- 0 1
- I 0,3 1 0,4 4
- 2 4 2 i4 4o
- 3 IO 6 45 60
- 6 3o 25 73 78
- 12 52 45 80 86
- Argent dans l’azotate d’argent :
- i5 6 28 20 37 37 58 ? 70 ?
- Le premier tableau présente presque la tendance opposée à celle que montre le second tableau.
- Nickel dans l’acide sulfurique étendu
- 1 0,2 2 o,3 35
- 2 1 6 4o 70
- 3 24 70 80
- 6 55 4o 86 88
- 12 75 65 89 89
- Nickel dans le sulfate de nickel
- 1
- 2
- 3 6
- 12
- o, 1 11 4o 70 82
- Les phénomènes présentés avec de l’azotate de nickel et du sulfate double d’ammonium et de nickel ont été tout à fait analogues. Au contraire, avec de l’acide à 10 %, l’auteur a toujours obtenu des chiffres plus forts à droite du trait et a constaté une action de soupape avec un élément caractérisée par les chiffres 0,5 contre 60.
- Or dans du chlorure d’or :
- r 4 o,5
- 2 16 5
- 3 27 i3
- 6 5o 3o
- 12 70 60
- L’or em ployé, tout au moins à la petite
- électrode, n’était pas chimiquement pur. Le
- nettoyage des électrodes après chaque mesure était indispensable dans le cas de l’acide sulfurique et moins nécessaire dans le cas du chlorure d’or. Les chiffres des tableaux sont analogues à ceux des tableaux relatifs au nickel.
- Magnésium dans l’acide sulfurique étendu :
- 1
- 2
- 3
- 12
- o, 1
- 5o 44
- 1
- Magnésium dans le sulfate de magnésium :
- 1 20 10
- 2 35 27
- 3 5o 4o
- 6 65 55
- 12 11 70
- Dans ce cas, tous les chiffres à droite du trait sont les plus petits. On ne peut pas étudier les phénomènes avec un acide plus concentré, à cause de la dissolution rapide du métal.
- Cobalt dans l’acide sulfurique étendu :
- 1 0, 6 1 1 20 3o
- 2 i4 3 . 4o 60
- 3 32 1 73 11
- 6 65 i3 87 87
- 12 80 26 89 89
- Cobalt dans le chlorure de cobalt :
- 1 3o 3o
- 2 35 70
- 3 65 85
- 6 80 88
- 12 88 89
- Dans le second tableau, la tendance s’inverse. Il ne se produit pas de dépôt arborescent mais un dépôt sous forme de baguettes ou de pinceaux. Par suite de la déviation rapide, les chiffres placés à droite du trait étaient * difficiles à observer et sont peut-être un peu trop forts.
- Or dans l’acide sulfurique étendu :
- 1 0,1 o,3 0,1 o,3 1 0,2 1 0,2 2 0,2
- 2 3 1 10 7 2 0,2 2 0,2 • 5 o,3
- 3 10 3 45 45 3 0,2 3 0,2 25 o,4
- 6 28 12 75 75 6 0,4 10 o,4 60 o,5
- 12 5o 35 84 84 12 0,5 20 °>7 80 0,8
- Antimoine dans l’acide sulfurique étendu : 0,1 i 10
- 10 20 5o 80 87
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-
-
- -898
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 36.
- Ces chiffres sont très intéressants, et il y a une aetion nette de soupape.
- Bismuth dans l’acide sulfurique étendu :
- 0,1 i io
- I 0 0,8 0,2 7 7
- 2 i,5 2,5 3 3o i5
- 3 2,5 5 . 5 4o 27
- 6 5 12 10 65 *
- 12 7 26 i5 85 ?
- A l’endroit de l’astérisque, l’aiguille marquait 60 divisions au début et revenait lentement à la 30e division. Au contraire, à droite, elle atteignait 80 et retombait rapidement à 5. Le point d’interrogation est relatif à une mesure oii le déviation croissait lentement jusqu’à 70 et retombait lentement à 5.
- La plaque anodique en aluminium d’un élément avait sur un côté une surface de 8 X 12 cm. et avait 1/2 cm. d’épaisseur; l’épaisseur de la pellicule sur la plaque était égale à 76 X 10-6 cm. L’électrolyte était constitué par une solution de
- (NafPpCWO6 + KNaC;Hi06.
- La tension électrique à laquelle était soumise la pellicule était égale à 100 volts ; la résistance par centimètre cube était égale à 1,33.10_H ohm.
- La tension à laquelle la pellicule est percée est bien supérieure à celle que présentent les diélectriques solides, comme le mica. Par exemple, l’auteur a trouvé les résultats suivants :
- Manganèse dans l’acide sulfurique étendu
- 0,1 i
- 2
- 3
- 6
- 12
- 0,5
- 5
- 20
- 55
- 75
- 4
- IO
- 20
- 55
- 75
- o,5
- 3o
- 70
- 85
- 89
- 8
- 3o
- 70
- 85
- 89
- TENSION EPAISSEUR TENSION DE RUPTURE
- A LA PELLICULE E>E LA PELLICULE PAR CENT. D’ÉPAISSEUR
- volts centimètres volts
- 36o 60.1o-6 6.io6.
- IOO 20.IO-6 ; 5 . I O6
- % i5o 3o.1o-6 5. io6
- Manganèse dans le chlorure de manganèse :
- 1
- 2
- 3 6
- 12
- 1
- 86
- 88
- 3
- i5
- 75
- Dans cette expérience, la surface d’une des électrodes était seulement 10 fois plus grande cpie l’autre, le manganèse n’ayant pu être obtenu qu’en fragments que l’auteur suspendait à des fils de platine. Les deux électrodes se noircissaient progressivement, et il était impossible de les nettoyer. Les chiffres les plus forts sont toujours du côté droit.
- Les chiffres trouvés expérimentalement pour tous les métaux varient souvent, mais en ce qui concerne la question principale, qui est de connaître, pour chaque métal, dans quel sens on obtient la déviation la pins forte, les résultats ont toujours été concordants.
- B. L.
- Sur les condensateurs électrolytiques. — Zimmermann. — Electrical Review, 20 mai 1906.
- L’auteur, dans une conférence faite à Y American Electrocliemical Society, indique de nouvelles mesures faites par lui sur des éléments à lame d’aluminium.
- Pour le mica, la tension de rupture maxima est de 2.106 volts ou, d’après Steinmetz, de 4.106 volts par centimètre d’épaisseur.
- L’auteur calcule la capacité d’un élément d’après la formule
- c_ K S
- 900.000 liTTcl
- où S représente la surface de la plaque en cm2. d l’épaisseur de la pellicule en cm.
- Pour un élément, on avait
- G = 220 microfarads S = 511 o cm2 d — 3o. io~6 cm.
- d’où l’on tire, pour valeur de la constante diélectrique
- K=i4,6.
- L’auteur a déterminé en outre la perte d’énergie dans la pellicule en fonction de la fréquence du courant alternatif auquel était soumis l’élément : ces pertes se composent de pertes ohmi-ques et de pertes de capacité. La courbe donnant les pertes (abscisses) en fonction des fréquences (ordonnées) est une ligne droite aux faibles fréquences et croit plus rapidement aux
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-
-
-
- 9 Septembre 4905.
- 399
- revue d’electricité
- fréquences élevées. Le rapport entre la tension du courant alternatif fourni et la tension du courant continu recueilli est égal à 1,4.
- R. R.
- MESURES
- Mesure des courants au moyen d’un électromètre à quadrants. — Stewart. — Physïcal Review, juillet 1905.
- Il est quelquefois commode de mesurer des courants de faible intensité au moyen d’un électromètre. L’auteur étudie le cas où l’on mesure l’intensité du courant passant dans un conducteur relié à une paire de quadrants par la vitesse de déplacement de l’aiguille, méthode fréquemment employée dans les mesures de la radio-activité.
- L’auteur, considérant la capacité comme variable, montre qu’après que la vitesse a atteint une valeur constante, la capacité effective devient constante et a la valeur indiquée par J.-J Thomson. La valeur du rapport entre la capacité effective et la capacité existant quand l’aiguille est immobile peut être déduite du rapport des déviations obtenues quand les quadrants sont soumis d’une façon permanente ou d’une façon momentanée à un certain potentiel.
- Le maximum de sensibilité est obtenu quand le potentiel de l’aiguille est tel que la capacité effective soit égale au double de la capacité observée au zéro. Cqla n’est vrai que si la capacité connectée à l’électromètre a une valeur faible vis-à-vis de celle de cet appareil.
- Les équations déduites du mouvement de l’aiguille montrent que la déviation atteinte au bout d’un temps déterminé après la rupture de la connexion à la terre est dans tous les cas proportionnelle à l’intensité de courant. Avec cette méthode, il est inutile d’attendre jusqu’à ce que la vitesse soit devenue uniforme.
- R. R.
- Ohmmètre électrostatique Nadler et Thompson. — The Electrician, 7 juillet içoô.
- Cet appareil consiste en un coffret en bois et une petite magnéto actionnée par une manivelle. L’appareil de mesure comprend deux quadrants
- reliés aux extrémités d’une résistance. Celle-ci est connectée d’une part à la petite génératrice et d’autre part à la ligne dont on veut mesurer la résistance par rapport à la terre. La seconde borne de la génératrice est reliée à l’aiguille et à la terre.
- Lorsqu’il existe entre le conducteur et la terre une résistance infiniment grande, la résistance de l’appareil 11’est soumise à aucun courant et l’aiguille reste à la position infini. Dès qu’il passe un courant dans cette résistance, une chute de tension se produit entre ses extrémités et l’aiguille se déplace sur un quadrant en se dirigeant du coté de la graduation zéro.
- L’étalonnage de l’appareil est fait empiriquement.
- R. R.
- Fonctionnement des appareils de mesure sur des courants alternatifs de fréquence élevée. — Heinke. — Verhandlungen des Vereins zür Beforde-rung des Gewerbefleisses.
- L’auteur a trouvé que, pour les courants alternatifs de fréquence élevée, les instruments à fil chaud donnent seuls des indications exactes, à condition de 11e pas contenir de shunt, ainsi que les dynamomètres à torsion dont les bobines sont rectangulaires. Les dynamomètres à lecture directe avec inclinaison variable des bobines donnent des indications fausses. Les appareils à fer doux sont d’un emploi inadmissible et leurs indications sont la plupart du temps trop faibles et rarement trop fortes. Les voltmètres à bobine, dynamométriques ou à fer doux, indiquent seulement des fractions de la tension réelle ; la résistance inductive de ces instruments croit tellement pour les fréquences élevées qu’une très faible partie du courant normal les traverse.
- Le fonctionnement des wattmètres aux hautes fréquences est particulièrement intéressant. La capacité de la résistance bifilaire en série joue un rôle important. Des études entreprises en vue de déterminer la relation donnant la valeur réelle de la capacité de ces résistances bifilaires n’ont abouti à aucun résultat simple.
- E. B,
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- 400
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N» 36.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- (Séance du 31 juillet 1905)
- Le détecteur électrolytique à pointe métallique. — D’après une note de M. G. Ferrié, présentée par M. Mascart (1).
- L’appareil est constitué par une pointe de
- platine, d’un diamètre égal à ^ de millimètre
- environ, qui pénètre dans un électrolyte (acide azotique ou sulfurique, par exemple) d’une longueur de même ordre de grandeur que le diamètre. Celui-ci est en communication, par l’intermédiaire d’une large électrode, avec le fil entrant d’un téléphone dont le fil sortant est relié à la pointe de platine. D’autre part, l’électrolyte et la pointe de platine sont reliés au circuit dans lequel sont produites des oscillations de faible énergie, par exemple celles qui sont recueillies par une antenne réceptrice de télégraphie sans fil située à une distance assez faible de l’antenne qui transmet les signaux.
- On constate, dans de semblables conditions, que chaque train d’ondes produit un son dans le téléphone et que les signaux transmis peuvent être lus au son. Il convient d’observer que l’on ne perçoit aucun son lorsque le détecteur est mis hors circuit ou bien est remplacé par un condensateur de capacité quelconque. Si le téléphone est remplacé par un galvanomètre ballistique, l’énergie des oscillations étant suffisamment augmentée, il se produit, à chaque train d’ondes, une déviation de l’instrument, toujours dans le même sens, correspondant à un même courant j^artant de la pointe de platine.
- Le détecteur fonctionne dans ce cas comme soupape ; les alternances négatives passent librement, tandis que les alternances positives sont arrêtées par le détecteur mais s’écoulent à travers le circuit du téléphone ou du ballistique ; elles agissent sur ces appareils, puisqu’elles sont toujours de même sens. Le condensateur électrolytique formé par la pointe de platine et le liquide se charge et a pour (*)
- (*) Voir Eclairage Electrique t. XLIII, 15 avril 1905, p. 41.
- effet de régulariser, en quelque sorte, cet écoulement.
- On remarque, d’autre part, qu’il s’écoule un temps appréciable entre le moment où l’on soumet l’appareil à l’action des oscillations et celui où l’on perçoit un son dans le téléphone. Ce temps paraît être celui qui est nécessaire à la polarisation du contact imparfait.
- On augmente considérablement la sensibilité du dispositif précédent en intercalant sur le circuit du téléphone une force électromotrice, de manière que le pôle positif soit relié à la pointe de platine. La sensibilité augmente avec la force électromotrice pourvu que celle-ci soit inférieure à une certaine limite, qui est la valeur de la tension produisant l’électrolyse du liquide.
- Si le téléphone est remplacé par un ballistique, l’énergie des oscillations étant suffisamment augmentée, on observe que chaque train d’oncles est traduit par une déviation de l’instrument de sens contraire à celle qui se produisait dans le cas où il n’y avait pas de force électromotrice en circuit. Le phénomène est donc nettement différent. Il semble pouvoir être expliqué dans ce cas de la manière suivante, l’effet de soupape devenant négligeable : au repos, la force électromotrice mise en circuit a pour effet de créer une force contre-électromotrice de polarisation, et l’instrument n’est traversé que par le courant de dépolarisation spontanée. Le contact de la pointe de platine et du liquide constitue donc un condensateur électrolytique chargé à la tension de la force électromotrice mise en circuit, le diélectrique étant formé par une mince pellicule gazeuse. Les oscillations ont pour effet de décharger ce condensateur, en créant une conductibilité passagère du diélectrique analogue à celle qui est produite dans le fonctionnement des cohéreurs auto-décohérents. Dès que les oscillations ont cessé, la conductibilité cesse également et le condensateur se recharge : c’est le courant de charge, existant à ce moment, que l’on perçoit dans le téléphone ou le ballistique. Il est plus ou moins intense suivant que la décharge a été plus ou moins complète.
- SENS. — SOCIETE NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM,
- RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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-
-
-
- Tome XLIV.
- Samedi 16 Septembre 1905.
- 13* Année. — N° 37.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- U
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — fl. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées' Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore.
- G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MQNNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - |A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR L’ÉNERGIE DISSIPÉE SOUS FORME DE CHALEUR DANS LA PARAFFINE
- SOUMISE A UN CHAMP ÉLECTROSTATIQUE TOURNANT DE FRÉQUENCE ÉLEVÉE (Fin) (')
- II. EXPÉRIENCES ET RESULTATS
- E.xpériences préliminaires.
- Les expériences préliminaires effectuées avec ce dispositif ont montré qu’il était nécessaire de prendre diverses précautions. Nous avons dû, par exemple, envelopper de ouate non seulement le vase dans lequel se trouvaient les éprouvettes en expérience, mais aussi le galvanomètre et ses bornes, de façon à ne laisser quTme petite ouverture nécessaire pour la lecture au miroir.
- En outre, nous avons dû garantir le galvanomètre contre les influences électrostatiques. Dans ce but nous avons placé, entre la partie du circuit à haute tension et le galvanomètre, un écran métallique en papier d'étain.
- Nous avons reconnu également la nécessité de mettre à la terre l’un des points du circuit de la pile thermoélectrique.
- Pour nous assurer que ces influences électrostatiques étaient éliminées, nous avons ouvert le circuit de la pile thermoélectrique tout en faisant agir le champ tournant sur les quatre armatures. Dans ces conditions, nous n’avons aperçu aucune déviation ; les influences électrostatiques perturbatrices étaient donc éliminées.
- Cela fait, nous avons procédé à quelques expériences préliminaires avec le courant alter-
- (!) Voir l’Eclairage Electrique, tome XLIV, 9 septembre 1905, page 361.
- 'k
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- natif à 50 périodes et des tensions comprises entre 500 volts et 600 volts. Elles nous ont montré que, dans ces conditions, le dispositif décélait déjà un échauffement très sensible de la paraffine. Nous avons alors procédé aux mesures définitives.
- Mesures définitives
- Généralement les mesures étaient effectuées de la façon suivante :
- A Laide dô l’appareil indicateur, on commençait par régler aussi exactement que possible la circularité du champ tournant pour la tension et la fréquence voulues.
- Puis Lune des éprouvettes en expérience était mise en relation avec le champ tournant 'pendant 15 minutes. Chaque minute, on notait la déviation du galvanomètre ; à la quinzième minute, l’action du champ tournant était supprimée.
- Pour effectuer une seconde mesure, il était alors nécessaire d’attendre le refroidissement complet de la paraffine, ce dont on était averti par le retour du galvanomètre au 0. Ce refroidissement durait de 2 à 3 heures. Il ne nous était guère possible d’effectuer plus de 3 à 4 mesu^ res par jour.
- Pendant toute la durée des mesures, le champ tournant était constamment contrôlé à Laide de l’indicateur et, si cela était nécessaire, il était corrigé. Pour les tensions jusqu’à 2.000 volts, nous avons pu mesurer la tension sur chaque phase et la tension totale. On changeait
- Fig. 4. — Réchauffement du couple thermoélectrique à divers voltages (fréquence 50). alors le SeilS dit champ
- tournant au moyen du
- commutateur, et, si le champ était convenablement réglé, l’indicateur de champ tournant restait au zéro et les deux voltmètres indiquaient la même tension, cette dernière étant égale à Lune des tensions partielles multipliée par y/2.
- Pour les tensions supérieures à 2.000 volts, nous n’avons mesuré que les tensions partielles, n’ayant pas un voltmètre V3 de tension suffisante pour mesurer la tension totale.
- Afin de pouvoir comparer et interpréter correctement les résultats obtenus, nous avons, pour chaque série d’expériences, représenté graphiquement la marche de la température (les temps étant portés en abscisses, les déviations du galvanomètre en ordonnées). Les courbes représentées (fig. 4) résument ces résultats.
- Sur ces courbes, on remarque que la déviation croît d’abord lentement, puis plus rapidement, et qu’après 4-5 minutes, l’accroissement de la déviation devient sensiblement constant.
- Cette allure peut s’expliquer par le fait que la soudure de la pile thermo-électrique ne prend pas instantanément la température de la paraffine.
- De même, après l’interruption du courant, les courbes montrent que la température continue à croître, mais naturellement plus lentement et cela pendant 4 ou 5 minutes, pour s’abaisser ensuite sous l’influence du refroidissement.
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- Dans toutes les expériences, nous n’avons envisagé que la partie de la courbe où l’accroissement de la déviation par minute devient constant, c’est-à-dire de la 8e jusqu’à la 15e minute après la fermeture du courant. C’est ce que nous avons appelé la période de réchauffement régulier.
- Comme le montrent les courbes de la figure 4, dans cette période l’accroissement de la déviation est proportionnel au temps et, en prenant la moyenne des 7 dernières valeurs, l’influence des petites erreurs de lecture est considérablement atténuée dans Dévaluation de cet accroissement.
- Voici comment on peut se rendre compte de l’allure que présentent les courbes de la figure 4.
- Comme il s’agit de très petites élévations de température, le réchauffement dt de la soudure du couple thermo-électrique dans un temps dt peut être représenté par la relation
- k(r — r ')dt — k'(r' — t0 )dt = CVt'
- k représentant le coefficient de transmission de la chaleur passant de la paraffine (à la température ?) sur la soudure (à la température f) ; kr le coefficient de transmission de la chaleur passant du couple à la température t au milieu extérieur à la température r0 ; cette transmission s’effectuant principalement par conductibilité métallique. C' est enfin la capacité calorifique du couple égale au produit de sa masse par sa chaleur spécifique.
- Au début de l’expérience, on a nécessairement r = f = r0 ; le réchauffement est naturellement très lent comme le montre la courbe.
- Puis vient la période de réchauffement régulier pour laquelle on a expérimentalement
- dsc’
- — z= constante = k(r — r') — k'(t' — r0) d’où l’on déduit par différentiation
- cIt f k' -(- A\ dr'
- dt \ k ) dt
- Dans cette période, l’augmentation de température de la paraffine resterait donc proportionnelle à l’élévation de température du couple.
- Si doue on admet que la quantité de chaleur cédée au couple est encore très petite par rapport au dégagement de chaleur dont la paraffine est le siège, l'accroissement de ternir
- pérature de la paraffine -j sera proportionnel au dégagement de chaleur et par consé-
- dz
- quent sera mesuré par qui lui est proportionnel (j).
- (l) Il serait bien délicat de chercher à démontrer d’une façon rigoureuse que, dans nos expériences, cette condition était effectivement réalisée. Toutefois l’observation de la marche de la température du couple semble bien l’indiquer. Remarquons d’abord qu’à la quinzième minute, on supprime le champ tournant et par conséquent le dégagement de chaleur à l’intérieur de la paraffine. Malgré cela l’expérience montre (figure 4) que la température t' du couple continue à croître presque avec la même rapidité ; la suppression du dégagement de chaleur ne modifie donc que peu la ehaleur transmise au couple. Il semble donc qu’à cet instant la différence des températures r-r' soit déjà grande relativement à l’accroissement de température qui résulte (en une minute par exemple) du dégagement de chaleur.
- Or le fait seul qu’il existe une différence de température assez grande entre la paraffine et le couple est la preuve que la chaleur se transmet assez mal de l’un à l’autre à travers la couche d’air qui les sépare. En d’autres mots, il est à présumer que le coefficient k est petit.
- En second lieu, la couche de paraffine qui entoure le fil métallique a une surface beaucoup plus grande que lui et la chaleur spécifique de là paraffine est en outre très supérieure à celle des métaux qui constituent le couple. Pour cette double raison, la petite quantité de chaleur cédée par la paraffine au couple ne doit que peu influencer la température de la paraffine.
- Enfin cette petite perte de chaleur doit être partiellement compensée (malgré la mauvaise conductibilité de la paraffine) par d’apport constant de chaleur qui vient des couches périphériques adjacentes.
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- Résultats
- La figure 4 montre l’allure du réchauffement en fonction du temps lorsqu’on expérimente à fréquence constante en faisant varier le voltage. Dans cette série, le courant employé était le courant de la ville de Genève dont on a supposé la fréquence égale à 47 ou
- 50 sans avoir pu la contrôler. Pour cette
- raison, les résultats obtenus dans cette série ne sont pas tout à fait comparables à ceux des autres séries pour lesquelles la fréquence a pu être déterminée et
- îooo
- 1 S 3 4- 5 6 7 8 3 10 11 IZ 73 25 15 16 ie-ie‘
- Fig, 5. — Réchauffement à diverses fréquences et divers voltages.
- qui, de plus, ont été faites avec la même source de courant alternatif (Machine à haute fréquence).
- Cette première série effectuée avec les voltages de 1.420, 2.120, 2.900, 3.540 et 4.240 montre néanmoins très nettement la période de réchauffement régulier dont nous avons parlé.
- La figure 5 donne les résultats des expériences effectuées à diverses fréquences et diverses tensions. On a porté en abscisses des longueurs proportionnelles au carré des ten-
- Voyons en langage mathématique les conditions du réchauffement de la paraffine qui entoure (sans être en contact avec elle) l’une des soudures du couple ; nous aurons
- (Q -(- q)dt — Æ(t — r')dt = Gdt
- Q désignant la quantité de chaleur dégagée dans l’unité de temps (minute) à l’intérieur de cette couche de paraffine sous l’influence du champ tournant ; q la quantité de chaleur qui lui parvient dans le même temps par conductibilité des couches adjacentes périphériques ; G la capacité calorifique de la couche de paraffine considérée.
- Si l’on admet que, d’après l’allure des courbes, le second terme k (r — t ) dt est vraisemblablement petit par rapport à Q dt, qu’en outre il est compensé par le terme positif q dt, on aura approximativement
- Q = G
- dr
- dt
- Cest ce que nous avons admis et ce qui doit être lorsque le fil qui constitue le couple thermoélectrique est suffisamment fin.
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- sions employées et en ordonnées des longueurs proportionnelles au réchauffement régulier ; (augmentation de la déviation par minute).
- Dans la limite des erreurs d’expérience, les lignes qui joignent les points sont pratiquement des droites ; on peut donc en conclure que, pour le champ tournant comme pour le champ alternatif, le dégagement de chaleur dans la paraffine est sensiblement proportionnel au carré de la tension. Les appareils de réglage dont nous disposions ne nous ont malheureusement pas permis de prendre un nombre de points aussi grand que nous l’aurions désiré à certaines fréquences.
- Enfin la figure 6 montre l’influence de la fréquence sur le dégagement de chaleur.
- Si l’on excepte les résultats peu précis obtenus avec les fréquences peu élevées, on voit que ce dégagement de chaleur est proportionnel à la fréquence.
- Les expériences relatées sur ce graphique ont toutes été effectuées à la tension constante de 3.530 volts ou à des tensions voisines et ramenées par interpolation à cette même tension
- Il est important de remarquer que les valeurs obtenues avec les deux tubes différaient peu les unes des autres.
- Il y a lieu de noter également que quelques expériences préliminaires effectuées comparativement avec le champ alternatif et avec le champ tournant ont donné comme rapport des
- i , , , i , champ tournant 0
- chaleurs dégagées dans les deux cas --------—.----^=2,50-
- ° ° champ alternatii
- Toutefois le nombre des expériences effectuées était trop petit et les écarts assez considérables. Il ne nous est donc permis de donner ce chiffre que sous toutes réserves.
- Ch.-Eug. Guye, P. Denso,
- Professeur de Physiqne à l’Université de Genève. Privât Docent à l’Université de Genève.
- EXPOSITION DE LIÈGE
- I. — GROUPE ÉLECTROGÈNE CAIL-WESTINGHOUSE
- La Société Française de Constructions mécaniques, anciens Etablissements Gail, et la Société Westinghouse exposent ensemble un groupe électrogène qui concourt à l’éclairage et à la distribution de force motrice de la Section Française en fournissant du courant continu à 250 volts. Ce groupe est constitué par un moteur à gaz de 100 chevaux de la Société Gail et une dynamo génératrice multipolaire Westinghouse de 75 kilowatts entraînée par courroie et tournant à une vitesse de rotation de 750 tours par minute.
- MOTEUR A GAZ
- Ce moteur fonctionne au gaz pauvre : le gaz est produit par un gazogène que l’on peut alimenter avec des combustibles divers. A la vitesse de 170 tours par minute, il développe une puissance de 100 chevaux.
- Il est à quatre temps et à simple effet : un volant de 3 mètres 50 de diamètre et de 4.500 kilogr. assure la régularité nécessaire. Les deux cylindres sont disposés en tandem, comme le montre la figure 1, et reposent sur une longrine assemblée au bâti. Le diamètre de ces cylindres est de 380 mm,
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- La tige du piston avant sert de crosse : elle est reliée au piston arrière par une tige en deux parties, avec assemblage par clavettes. Cette tige de jonction glisse dans un presse-étoupe constitué par des anneaux en fonte dure en trois parties, pressés extérieurement par des ressorts et glissant à frottement doux dans des alvéoles qui assurent leur indépendance. Les pistons sont également munis de garnitures métalliques en fonte à ressorts. La course commune est de 650 mm.
- La bielle a une longueur égale à six fois celle de la manivelle et est munie, aux deux têtes, de coussinets à rattrapage de jeu. Elle attaque un arbre constitué par deux flasques de vilebrequin en acier moulé et par des éléments droits en acier Martin-Siemens. Les cinq parties de l’arbre sont assemblées à chaud, puis calées par des broches cylindriques avant finissage. Cet arbre porte un volant de 4 tonnes 1/2 et de 3 m. 50 de diamètre, ainsi que la poulie de commande : il repose sur 3 coussinets garnis de métal antifriction en quatre parties avec rattrapage de jeu latéral par coins. Le diamètre de l’arbre est de
- Fig. 1. — Moteur à gaz Cail de 100 chevaux.
- 190 mm. au clavetage du volant, de 150 mm. au droit des paliers moteurs, et de 140 mm. au droit du palier extérieur,
- La distance d’axe en axe des paliers moteurs est de 800 mm., et la distance de l’axe dü palier moteur de gauche à l’axe du palier extérieur est de 1500 mm. La longueur de chaque coussinet de palier moteur est de 288 mm., et la longueur du coussinet de palier extérieur de 260 mm.
- Les boîtes de distribution des cylindres sont placées latéralement, comme le montre la figure : cette disposition permet de visiter très facilement les soupapes d’échappement du moteur. Chacune de ces boîtes de distribution renferme un distributeur mélangeur équilibré, admettant en même temps l’air et le gaz, une soupape d’introduction du mélange, et une soupape d’échappement. Ces trois organes sont placés sur la même verticale et il suffit, pour les visiter, d’enlever le couvercle guide supérieur. La soupape d’introduction et la soupape d’échappement sont à réglage invariable ; elles sont commandées par des excentriques et des leviers roulants et leur fonctionnement est très doux.
- La soupape d’échappement est munie _d’un dispositif spécial comprimant le ressort de rappel pendant la phase d’aspiration : la tension de ce ressort redevient normale pendant les autres phases. La soupape d’introduction, étant soustraité aux efforts de la dépression qui existe au cylindre aux faibles charges, peut être munie d’un ressort de tension normale.
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- La régulation du moteur est obtenue par l’admission, en quantité variable avec la charge, d’un mélange explosif à dosage constant. Pour cela, la commande du distributeur mélangeur est prise sur l’excentrique d'admission: le distributeur s’ouvre en même temps que la soupape d’introduction et se ferme en un point de la course du piston déterminé par la position du régulateur et correspondant à la charge du moment. Ce mode de réglage permet d’éviter les parties soustractives des diagrammes que l’on constate aux faibles charges quand les variations d’admission sont obtenues par étranglement. Les dispositions prises pour assurer le mélange intime de Pair et du gaz permettent de passer brusquement de la pleine charge à la marche à vide et inversement sans emballement ou ralentissement.
- L'ensemble des dispositions adoptées pour la distribution, la suppression des cames et des fortes tensions de ressorts assurent un fonctionnement silencieux, sans réactions brusques sur l’arbré de distribution et sur ses engrenages.
- Le régulateur, du type Hartung, est muni d’un appareil de sécurité qui arrête le moteur en cas d’arrêt du fonctionnement du régulateur. Une balance à ressort permet de faire varier la vitesse de régime de 5 % en plus ou en moins de la vitesse normale.
- L’allumage du mélange explosif est produit par une magnéto à déclanchement avec réglage de l’avance a l’allumage. L’étincelle très chaude assure une parfaite inflammation du mélange aux plus faibles charges.
- Le refroidissement des cylindres, fonds, culasses et boîtes d’échappement est assuré par une circulation d’eau : la répartition de cette eau entre les différents points est réglée par six boîtes à soupapes disposées sur le collecteur dé sortie d’eau : on règle l’ouverture des différentes soupapes suivant la température de l’eau usagée. Des tampons convenablement disposés permettent la visite et le nettoyage des enveloppes. Un robinet automatique interrompt l'arrivée d'eau à chaque arrêt. La consommation d’eau de réfrigéra-* tion par cheval-heure et en eau à 15°, est de 35 à 40 litres.
- Le graissage des pistons et des tiges est assuré par un compresseur Hamelle à trois départs réglables. Le graissage des deux paliers moteurs et des deux têtes de bielle est fait par une circulation d'huile assurée par une pompe et un filtre placés dans la cuvette du bâti. Le graissage du palier extérieur est effectué par une bague. Les autres organes sont munis de graisseurs à goutte visible.
- Pour la mise en route du moteur, on emploie un cliquet à levier agissant sur le volant. Les cylindres reçoivent de Pair comprimé à une pression de 8 à 10 legs, au moyen d’une soupape automatique à déclanchement placée à l’arrière et d’une soupape à main à l’avant. Un dispositif spécial réduit la compression aux cylindres pendant les premiers tours. L’air comprimé est fourni par une pompe à deux corps entraînée par le moteur et débrayée quand l’air contenu dans le réservoir atteint la pression requise.
- GÉNÉRATRICE
- La dynamo Westinghouse à deux paliers que ce moteur entraîne par courroie a une puissance de 75 kilowatts et produit du courant continu à 250 volts en tournant à une vitesse de 750 tours. Cette dynamo est montée sur une base glissante pour la tension de la courroie : ses dimensions générales d’encombrement sont : 1.790 mm. de longueur, 1.086 mm. de largeur et 1.186 mm. de hauteur: son poids est de 3.000 kilogr.
- Comme on le voit sur la figure 2, la carcasse inductrice circulaire en fonte est formée de deux pièces assemblées suivant un plan horizontal. La partie inférieure est venue de fonte avec le socle qui supporte en même temps les deux paliers de l'induit : le socle
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- est monté sur une glissière. Grâce à la séparation de la carcasse en deux parties, il est très facile, en enlevant au moyen de l’anneau la moitié supérieure, de visiter l’induit et même d’en effectuer, sur place, les petites réparations.
- Les quatre pôles inducteurs sont en tôles minces d’acier doux découpées à la forme et assemblées par paquets. Les bases de ces pôles sont prises dans la carcasse en fonte au moment de la coulée : la fixation est ainsi parfaite. L’emploi de pôles lamellés permet de réduire à une faible valeur les pertes dans le fer et d’assurer à la machine une bonne commutation avec point fixe de calage des balais.
- Les pôles inducteurs portent des bobines inductrices plates en fil fin, cette génératrice étant shunt. Les bobines sont enroulées à la machine sur gabarit.
- Le corps de l’induit est constitué par des disques en tôles d’acier doux, soigneusement recuites, empilés les uns sur les autres par paquets ménageant entre eux des canaux de ventilation. Ces paquets sont clâvetés sur une lanterne et portent des ouvertures longitudinales qui augmentent encore le refroidissement, en permettant une libre circulation de l’air dans tout le fer induit.
- Le corps dé l’induit porte des encoches ouvertes, de forme rectangulaire, dans lesquelles sont placés les conducteurs induits. Ceux-ci sont des lames de cuivre isolées, mises sur gabarit à la forme de la bobine. Les différentes bobines constituant l’enroulement sont maintenues en place dans les encoches par des cales en fibre dure sur lesquelles appuient des frettes avec interposition d’isolant.
- Les différentes sections de l’enroulement tambour aboutissant à un collecteur formé de lames en cuivre dur isolées au mica. Ces lames, dont la hauteur est suffisante pour donner de la marge à l’usure, sont maintenues par un double cône, isolé à la micanite, sur un manchon claveté sur l’arbre.
- Les porte-balais sont à glissières radiales et sont munis de charbons plats cuivrés.
- Les coussinets sont à centrage et à graissage automatique à bagues, d’un système perfectionné.
- Avec la dynamo est exposé un panneau de distribution modèle portant l’interrupteur, l’ampèremètre, le voltmètre et le disjoncteur à balai du type Westinghouse le plus perfectionné.
- Outre les lampes témoin du tableau, le stand est éclairé par deux lampes Cooper Hewitt à vapeur de mercure, en série sous 250 volts.
- Fig. 2. — Génératrice Westinghouse de 75 kw.
- II. PONT ROULANT DELATTRE-WESTINGHOUSE
- La Société Anonyme Westinghouse et MM. Delattre et Cie, de Ferrière-la-Grande, exposent en commun un pont roulant de 12 tonnes du type déjà adopté pour différentes usines métallurgiques et autres, tels que les Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de Denain et d’Anzin, ainsi que pour leurs propres ateliers.
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- Les principales données de ce pont roulant qui dessert une des halles des machines sont les suivantes :
- Portée du pont...................................................................... i4.23o m.
- Charge maxima au crochet............................................................ 12.000 kgs.
- Hauteur totale de levée du crochet...................................................... 7.500 m.
- Vitesse de levage par minute pour la charge maxima. . .................................... 6.000 m.
- Parcours maximum transversal du chariot.................................................. 12.100 m.
- Poids total du chariot complet sans la charge maxima................................ 17.000 kgs.
- Vitesse de translation du chariot par minute. ........................................... 3o.ooo m.
- Poids total du pont complet, sous la charge maxima.................................. 3i .000 kgs.
- Vitesse de translation du pont par minute................................................ 60.000 m.
- Ecartement d’axe en axe des roues du pont................................................. 2.3oo m.
- L’équipement électrique Westinghouse comprend : pour le levage un moteur type tramway, n° 69 B, sur pattes, d’une puissance nominale de 3o chevaux à 550 tours par minute environ : pour la translation du chariot et du pont, un moteur de 2 chevaux et un de 7,5 chevaux, tous deux fermés et à excitation en série. Les trois mouvements du pont sont donc absolument indépendants, et sont commandés de la cabine suspendue à Lune des extrémités du pont, au moyen de trois controllers actionnés eux-mêmes par des bielles et leviers placés sous la main de l’homme de manœuvre. Ces types de moteurs et de controllers sont exposés séparément au stand Westinghouse et sont décrits un peu plus loin (voir pages 416 et 417).
- Les mouvements de levage et de translation du pont sont pourvus chacun d'un frein à lame électromagnétique, actionné par un contre-poids convenablement réglé, et s’appliquant sur une poulie placée sur l’arbre du moteur du côté opposé au pignon ; le contrepoids est maintenu soulevé et, par suite, le frein desserré par un électro-aimant embroché en série dans le circuit du moteur correspondant ; il retombe et serre le frein dès que, par suite de la manœuvre du eontroller, ou pour toute autre cause, le courant est coupé au moteur. Ce dispositif présente, pour le mouvement de levage, l’avantage de maintenir la charge soulevée en cas d’arrêt intempestif du courant.
- En outre, le mouvement de levage est pourvu d’un frein mécanique de sécurité monté sur un arbre intermédiaire et ayant pour effet d’empêcher à la descente la charge maxima d’entraîner le moteur, le frein électromagnétique étant même desserré.
- L’arrêt qui résulte de l’action tout automatique de ces divers freins est extrêmement rapide et précis.
- Cet équipement est complété par un tableau de distribution placé dans la cabine, portant les instruments de mesure et les appareils de sécurité. Le pont fonctionne avec du courant continu à 250 volts, fourni soit par le tableau de distribution de la Section française, soit par un petit groupe convertisseur Westinghouse de 30 chevaux, placé dans le stand commun à la Société Cail et à la Société Anonyme Westinghouse, et transformant le courant continu à 440 volts du Comité belge de l’exposition.
- III. MATÉRIEL EXPOSÉ PAR LA SOCIÉTÉ WESTINGHOUSE
- Outre le groupe électrogène Cail-Westinghouse et le pont roulant Delattre-Westinghouse, la Société Anonyme Westinghouse expose sur son stand (groupe Y classe 23). un grand nombre d’appareils divers et machines électriques construites dans ses usines du Hâvre.
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- 1° MOTEURS A COURANT CONTINU
- Les moteurs à courant continu fixes multipolaires, sont représentés par des types de 3,5, 15 et 50 chevaux fonctionnant sous 220 ou 500 volts. La figure 3 représente le moteur de 15 chevaux, dont les dimensions d’encombrement sont les suivantes : longueur 1.035 mm., largeur 640 mm., hauteur 734 mm.. Les dimensions de la poulie fixée sur ce moteur sont les suivantes : diamètre 230 mm. ; largeur 150 mm.. La vitesse de rotation normale est de 1.150 tours sous 220 volts (ou 500). Le poids total s’élève à 600 kilogr.
- Comme on le voit sur la figure, la carcasse magnétique circulaire est en acier coulé d’une seule pièce et porte 4 pattes permettant de boulonner le moteur en place. Cette carcasse, alésée sur ses bords, porte deux flasques formant croisillons-porte-paliers qui assurent un centrage parfait de l’induit dans l’inducteur.
- Les quatre pôles sont constitués par des paquets de tôles découpées et assemblées pris
- dans la carcasse au moment de la coulée. L’emploi de pôles feuilletés permet de réduire les pertes dans le fer et d’obtenir une bonne commutation.
- Chaque pôle porte une bobine inductrice shunt enroulée séparément à la machine sur un gabarit et maintenue en place par des cales nettement visibles sur la figure. Dans le cas des moteurs compound, les bobines shunt et série sont construites séparément ; elles sont montées l’une à côté de l’autre sur le noyau inducteur et peuvent être enlevées séparément.
- L’induit est constitué par des disques de tôles minces recuites empilés les uns sur les autres et maintenus par deux maîtresses tôles.
- Ces disques sont clavetés directement sur l’arbre. Des ouvertures longitudinales et des canaux de ventilation assurent la libre circulation de l’air dans le fer induit.
- Les tôles portent des encoches rectangulaires ouvertes dans lesquelles sont introduites les bobines induites formées de lames de cuivre mises à la forme sur gabarit. Ces bobines sont maintenues en place-par des cales en fibre dure et des frettes et sont très facilement remplaçables, l’interchangeabilité étant absolue.
- Les différentes sections de l’enroulement en tambour aboutissent à un collecteur formé de lames en cuivre dur étiré isolées au mica. Ces lames sont maintenues par un double cône, isolé à la micanite, sur un manchon claveté sur l’arbre. Les balais sont en charbon cuivré et sont supportés par des porte-balais pivotants.
- Le moteur de 3,5 chevaux est tout à fait semblable à celui de 15 chevaux et ses dimensions d’encombrement sont : 815 mm. de longueur, 467 mm. de largeur et 550 mm. de hauteur; son poids est de 290 kg. et sa vitesse de rotation de 1.050 tours par minute.
- Le moteur de 50 chevaux est semblable à la dynamo génératrice de 75 k\v. du groupe Cail-Westinghouse. Sa carcasse inductrice est en deux parties assemblées suivant un plan horizontal; la partie inferieure est venue de fonte avec un socle qui porte les deux paliers. Les dimensions d’encombrement de ce moteur sont les suivantes : longueur 1.435 mm.; largeur 916 mm., hauteur 1.024 mm.. Son poids est de 1.640 kg. et sa vitesse de rotation de 900 tours par minute.
- Fig. 3. — Moteur fixe Westinghouse de 15 chevaux.
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- Les moteurs exposés sont pourvus de leurs rhéostats de démarrage, à retour automatique à minima, qui coupent le courant et reviennent à la position de démarrage quand l’excitation du moteur ou le circuit principal sont coupés.
- 2e MATÉRIEL DE TRACTION
- Fig-, 4. — Moteur Westinghouse pour tramways.
- La Société Westinghouse expose l’appareillage complet nécessaire à l’équipement des
- motrices : controller série-parallèle à soufflage magnétique et à freinage électrique, interrupteur et disjoncteur de plateforme, fusible et parafoudre de tramway, ainsi que différents moteurs de traction de puissances comprises entre 25 et 55 chevaux.
- Ces moteurs sont constitués par une carcasse en acier coulé divisée en deux parties suivant un plan horizontal et fermant hermétiquement, (figure 4). Les deux moitiés de la carcasse sont réunies par une charnière du côté opposé à l’essieu, de manière à permettre d’ouvrir le moteur et de rendre facile l’accès à toutes les parties constitutives. Une grande ouverture fermée par un couvercle à ressort se trouve au-dessus du collecteur, et un trou à main à fermeture étanche au-dessous de celui-ci.
- La carcasse porte quatre pôles de très faible hauteur radiale, faits en tôles recuites, découpées et assemblées ensemble. Ces pôles, dont l’un est nettement visible sur la figure 5, sont fixés en place par deux broches qui traversent la carcasse et portent un écrou goupillé du côté extérieur de celle-ci (fîg. 4). Les bobines inductrices série sont enroulées sur, .gabarit à la forme de la carcasse et soigneusement isolées avec du carton comprimé et du mica, puis sont plongées pendant quelque temps dans une composition de vernis imperméable et
- séchées dans des fours appropriés. Elles sont maintenues en place par les pôles eux-mêmes dont les épanouissements appuient sur elles et occupent un espace très restreint par suite de leur forme arrondie.
- L’induit, (fîg. 6) est formé de disques de tôles minces empilés, assemblés et clavetés sur l’arbre : des canaux de ventilation assurent un refroidissement .énergique ; l’enroule-
- Fis
- — Moteur Westinghouse pour tramways. (Partie intérieure de la carcasse).
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- ment en tambour à double circuit est logé dans des encoches de forme rectangulaire. Ces bobines induites sont faites en lames de cuivre plates soigneusement isolées et mises à la forme sur gabarit : ces lames sont isolées séparément, puis enfermées par deux ou trois dans une gaine isolante ; les bobines sont toutes interchangeables.
- Le collecteur comprend un grand nombre de lames de façon à réduire beaucoup la différence de potentiel entre lames voisines et à obtenir une bonne commutation. Les lames sont très hautes et laissent une grande marge à l’usure. Les porte-balais, extrêmement rigides, sont liés à la partie supérieure de la carcasse et peuvent être réglés facilement. Les balais en charbon cuivré ont une faible épaisseur et une grande largeur.
- Les paliers sont placés, comme les boîtes à graisse, à la partie extérieure de la carcasse, ce qui évite toute projection d’huile sur le collecteur ou les bobines. Ils sont munis d’un double graissage avec boîte à graisse et réservoir d’huile à mèche et ont des dimensions suffisantes pour que l’usure et l’échauffement des coussinets soient extrêmement réduits.
- Les engrenages sont à simple réduction de vitesse : le petit pignon est calé sur une
- Fig. 6. — Induit d un moteur Westinghouse de traction.
- portée conique de l’arbre, pour que l’on puisse resserrer le clavetage quand c’est nécessaire. Un carter en tôles, fixé au moteur, protège l’engrenage.
- Le point intéressant de la fabrication des moteurs de traction Westinghouse est la légèreté de la partie tournante: l’induit a toujours un diamètre très faible qui réduit la force centrifuge et la force vive emmagasinée dans les pièces en mouvement.
- Le contrôliez' série-parallèle exposé présente, comme nouvelle particularité, un dispositif placé entre le tambour principal et le commutateur inverseur et permettant la commande de ce dernier appareil par le seul déplacement de la manette du controller.
- Les rhéostats de démarrage sont composés par des lames de métaux résistants enroulées sur elles-mêmes avec interposition de feuilles de mica. Le tout forme un ensemble homogène, incombustible et de dimensions réduites.
- Comme matériel de traction, la Compagnie Westinghouse expose également un équipement complet pour trains a unités multiples cl comznande électropneumatique, décrit en détail à propos des trains du métropolitain (^et deux compresseurs d’air de 1 1/2 et 7 chevaux à commande électrique.
- Le premier de ces appareils peut comprimer de l’air à une pression comprise entre 0 et 6 kilogr. Il se compose du compresseur proprement dit et d’un moteur électrique accouplés rigidement, soit par la joue palier, soit par une base. L'induit du moteur est calé directement sur un prolongement de l’arbre des manivelles du compresseur.
- Le débit de ces compresseurs sous différentes pressions est donné approximativement
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai 1905, page 247.
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- par les tableaux ci-dessous, le volume d’air débité étant ramené à la pression atmosphé rique.
- COMPRESSEUR d’àïR TYPE 1 CHEVAL 1/2
- Pression. Débit en litres. T. P. M.
- O 3oo 1.000
- 2 24o 890
- 4 i85 84o
- 6 i4o 8ilv
- COMPRESSEUR d’AIR.
- TYPE 7 CHEVAUX
- Pression. Débit en litres. T. P. M.
- O I .o5o 745
- 2 9°° 65o
- 4 8io 595
- 1 66o 54o
- Le compresseur d’un cheval et demi (fig. celui de 7 chevaux (fig. 8) a deux cylindres de 100 X 100 mm. Ces deux types de compresseurs sont à simple effet : les deux manivelles sont calées sur l’arbre à 180° l’une de l’autre. Les soupapes d’aspiration et d’échappement sont de construction simple et légère, facilement démontables et interchangeables.
- Le graissage de toutes les parties est automatique, par barbottage dans un bain d’huile. Le niveau de l’huile est réglé de façon à avoir un graissage parfait sans entraînement d’huile dans le tuyautage de refoulement.
- 7) a deux cylindres horizontaux de 50X 60 mm ;
- Fig’. 7. — Compresseur électropneumatique de 1 cheval 1/2.
- Les moteurs sont à courant continu et peuvent être enroulés pour 110,220, ou 550 volts. Ils sont à excitation série et spécialement prévus pour pouvoir démarrer automatiquement sans rhéostat : la simple fermeture d’un interrupteur suffit pour la mise en marche du compresseur.
- L’encombrement de ces types de compresseurs étant très restreint, leur emploi est tout indiqué
- Fig. 8. — Compresseur électropneumatique de 7 chevaux. pOUF les tramways OU che-
- mins de fer électriquesmunis de freins à air ou du controller à unités multiples ; ils sont
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- également applicables pour les installations à poste fixe et, grâce aux ailettes dont les cylindres sont munis, ils peuvent marcher sans aucun refroidissement supplémentaire pendant une heure sur trois.
- Ces appareils sont complétés par des régulateurs-démarreurs automatiques qui arrêtent le compresseur dès que la pression du réservoir dépasse une certaine limite, et le mettent en marche aussitôt que cette pression tombe au-dessous d’un minimum déterminé. Ces appareils sont très facilement ajustables entre les limites de pression de 1 à 6 kilogr.
- 3° MOTEURS A COURANTS ALTERNATIFS.
- Les moteurs polyphasés sont construits pour toutes puissances par la société Westinghouse, soit avec induit en cage cVécureuil soit avec induit bobiné. Les deux types sont représentés à Liège par des moteurs de 5 à 80 chevaux : le premier est quelquefois préférable à cause de, sa grande simplicité et de sa robustesse, mais le second se recommande par ses qualités
- Fig. 9. — Moteur polyphasé avec résistances de démarrage en bout d’arbre.
- Fig. 10. — Moteur polyphasé entièrement fermé.
- électriques. Les moteurs de puissance inférieure à 60 chevaux à rotor bobiné portent en bout d’arbre les résistances de démarrage. Les moteurs d’une puissance supérieure à 60 chevaux ont leurs résistances de démarrage séparées.
- Les figures 9 et 10 représentent deux moteurs, l’un du type ouvert et l’autre du type fermé, avec résistances en bout d’arbre. Les tôles minces d’acier doux constituant le stator sont maintenues serrées par des boulons dans une carcasse annulaire en fonte d’une seule pièce portant des pattes pour la fixajtion du moteur et de nombreux trous pour la ventilation. Les tôles sont assemblées à queue d’aronde pour éviter tout déplacement. Deux flasques formant croisillon-porte-palier sont supportées par la carcasse dofit les bords sont alésés à cet effet, en vue d’obtenir un centrage parfait.
- Ces plaques peuvent être boulonnées dans huit positions différentes de manière à ce que les réservoirs d’huile soient dans la position normale, quelle que soit la position dans laquelle on désire fixer le moteur.
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- Les tôles du stator (figure 11) portent des encoches mi-fermées contenant l’enroulement primaire en fils isolés réparti dans des caniveaux en carton-micanite, suivant le mode de construction habituel. Les bobines sont solidement serrées dans les encoches et après montage, sont recouvertes d’une couche de vernis dur imperméable. Les bornes de prise de courant sont placées sur la partie inférieure de la carcasse des moteurs.
- Le rotor (fig. 12) est constitué par une lanterne en fonte à quatre bras sur laquelle] sont fixées des tôles d’acier doux serrées entre dos segments au moyen de boulons et assemblées à queue d’aroncle.
- Les tôles, recuites avec grand soin, sont isolées par une couche de vernis.
- L’enroulement induit, placé dans des encoches mi-fermées, est fait en barres de cuivre isolées et reliées par des connexions spéciales faites sur gabarit.
- Le choix judicieux du rapport du nombre d’encoches du stator et du rotor a permis de rendre mini-ma la dispersion pour un entrefer donné. D’autre part, la construction compacte des moteurs, le peu d’espacement et la grande longueur des paliers
- permettent d’employer un entrefer égal à du diamètre.
- L’appareil de démarrage, monté en bout d’arbre et nettement visible sur les figures 9, 10 et 12, est constitué par des résistances en fonte isolées au mica et enfermées dans une boîte cylindrique clavetée sur l’arbre du moteur. Les extrémités de ces résistances présentent une surface très lisse sur laquelle peut se déplacer progressivement, dans le sens de l’axe de l’arbre, un contact composé de deux balais doubles. La manœuvre de ce contact glissant qui, dans son mouvement, met progressivement les résistances hors circuit, se fait par une poignée tournant folle et qui peut être tenue à la main. Cet appareil est
- peu encombrant et ne nécessite pas de relevage des balais, ce qui offre un avantage sensible sur les moteurs à résistances séparées.
- Les moteurs d’une puissance supérieure à 60 chevaux ne peuvent pas être établis avec des dispositifs en bout d’arbre qui, pour ces puissances, devraient avoir des dimensions trop considérables : les trois phases du rotor sont connectées à des résistances séparées au moyen de bagues collectrices et de balais. Une fois la pleine vitesse atteinte, on court-circuite les trois phases au moyen d’un contact glissant à l’intérieur des bagues que l’on déplace au moyen d’une poignée. Ce dispositif de mise en court-circuit est pourvu de leviers produisant le relevage des balais.
- Les moteurs asynchrones Westinghouse peuvent développer un couple égal à deux fois le couple correspondant à la pleine charge: la variation de vitesse entre la marche à vide et la pleine charge est très faible ; le rendement est élevé et à peu près constant de la demi-charge à la pleine charge.
- Fig. 11 et 12, — Stator et rotor d’un moteur polyphasé Westinghouse.
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- 4° MATÉRIEL D’ACIÉRIES
- Les moteurs de traction ayant, par leur construction spéciale et leur forme, une solidité
- mécanique considérable et une excellente protection, conviennent remarquablement à l’équipement des engins d’Aciéries, rouleaux de laminoirs, ponts roulants, grues, treuils, etc., où les conditions de fonctionnement sont extrêmement dures (surcharges, démarrages fréquents, etc.).
- Fig. 14. — Moteur sur pattes ouvert.
- Fig. 13. — Motcur^sur pattes fermé.
- Les moteurs sur pattes construits pour ces engins par la Société Westinghouse ne diffèrent de ceux pour tramways que par la forme extérieure de la carcasse qui porte, venus de fonte, quatre pieds permettant de fixer le moteur aux engins qu’ils commandent. Les figures 13 et 14 donnent une vue de ces moteurs sur pattes dont la
- carcasse en deux parties porte des charnières pour faciliter la visite intérieure : ces figures
- représentent le moteur n° 69 B employé sur le pont Delattre-Westinghouse dont il a été question précédemment. Ses dimensions d’encombrement sont:991mm. de largeur, 660 mm. de largeur et 610 mm. de hauteur : son poids est de 740 kilogr.
- Les moteurs employés dans les engins d’aciéries sont commandés par des controllers spéciaux permettant le réglage de la vitesse et le renversement de marche par un seul mouvement continu. Ces appareils ont été étudiés pour le réglage de moteurs à courant continu à excitation shunt, série, ou compound où les variations de vitesse, les arrêts et les changements de sens de rotation sont très fréquents. Ils ont, suivant que la puissance du moteur commandé est plus ou moins considérable, la forme représentée par la figure 15 (jusqu’à 10 chevaux) ou celle représentée par la figure 16 (au-delà de 10 chevaux).
- Fig. 15. — Controller pour moteurs d’usines de puissance inférieure à 10 chevaux.
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- Ces appareils se composent d’une boite en fonte contenant des colonnes de résistances destinées à être insérées dans le circuit du moteur. Sur cette boîte est monté un collecteur formé par des contacts en cuivre dont le nombre dépend du nombre de vitesses qu’il y a lieu d’obtenir. Les résistances sont absolument incombustibles et sont isolées au mica et à l’amiante.
- Elles sont formées de spirales de rubans d’acier ou de grilles en lonte. Le rayonnement rapide de la chaleur est assuré par la disposition des résistances offrant à l’air ambiant une grande surface de refroidissement.
- La partie mobile est munie de bobines de soufflage magnétique traversées par le courant du moteur.
- 5° TRANSFORMATEURS
- La Société Anonyme Westinghouse expose des transformateurs à huile à refroidissement automatique de deux puissances. L’un d’eux, de 375 kilowatts, est du type employé pour le transport d’énergie de la Sioule qui alimente Clermont-Ferrand; son rapport de transformation est 4 000/20 ooo volts et il est établi pour 50 périodes. Les autres, au nombre de trois, ont une puissance de 15 kilowatts et
- sont du type employé par le secteur de l’Ouest-Lumière. Ils constituent à l’exposition, par
- connexion étoile-triangle, ungrou-
- Fig. 16,
- Controller pour moteurs d’usine de puissance supérieure à 10 chevaux.
- Fig. 17. — Transformateur et sa caisse.
- pe triphasé alimenté par le courant à 3.000 volts et 50 périodes de l’exposition et fournissant au stand le courant alternatif triphasé à 200 et 400 volts et le courant monophasé à 120 et 240 volts nécessaire pour les essais.
- La figure 17 représente un de ces transformateurs et sa caisse à l’huile. Le transformateur de 375 kilowatts pèse 3.230 legs, et contient 1.840 kilogr. d’huile : ses dimensions d’encombrement sont : 1.700mm de longueur, 1.370 mm. de largeur et 2.340mm. dehauteur.
- Les transformateurs de 15 kilowatts pèsent 510 kilogr. et contiennent 200 kilogr. d’huile :
- A A A*
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- leurs dimensions d’encombrement sont : 960 mm. de longueur, 580 mm. de largeur et 1.470 mm. de hauteur.
- La construction de ces appareils est la même : les noyaux sont constitués par des paquets de tôles très minces soigneusement recuites : ces paquets sont séparés par des tôles ondulées ménageant ainsi des canaux de circulation. Les enroulements primaire et secondaire sont formés d’un grand nombre de bobines de faible épaisseur enroulées à la machine et constituées par des fils de différentes formes suivant l’espace dont on dispose. Ces bobines sont isolées séparément et montées une à une sur le noyau, en laissant entre elles à la périphérie des espaces libres maintenus par des cales en bois, de façon à assurer une libre circulation de l’huile en tous les points. Les bobines sont groupées en série ou en parallèle suivant les voltages.
- Les caisses à huile sont en tôle de fer ondulée présentant une très grande surface de rayonnement. Le bain d’huile assure un parfait isolement et empêche la carbonisation des isolants.
- 6° APPAREILLAGE A HAUTE ET BASSE TEXSIOX
- Avec le poste de transformation, la Société Westinghouse expose les appareils de manœuvre, de mesure et de contrôle pour haute et basse tension, dont les plus intéressants sont : un disjoncteur à huile, un pcirafou-dre Wiirts avec bobine de self-induction, un
- compteur pour courants alternatifs. .. ~~ ic
- Fig’. 18. — Vue avant du disjoncteur automatique à liuile Fig» 19. — Vue arriéré du disjoncteur automatique à
- tripolaire à direction et rupture doubles. huile tripolairc à direction et rupture doubles.
- Le disjoncteur à huile est représenté par les figures 18 et 19. Il*peut être employé pour des tensions comprises entre 3.300 et 22.000 volts et sa capacité est de 8.500 kw. en triphasé. Le levier de commande et le mécanisme de déclenchement automatique sont placés sur l’avant du panneau ; les pièces de contact, les réservoirs d’huile et le bâti en
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- fer sont placés à l’arrière. A chacpie pôle correspond un réservoir d’huile où plongent les parties métalliques; chaque réservoir est indépendant du voisin et peut être enlevé et replacé isolément.
- L’électro-aimant qui provoque le déclenchement est alimenté par le courant secondaire d’un transformateur série intercalé dans le circuit. On règle la valeur du courant de déclenchement au moyen d’une vis de réglage située à la partie inférieure de l’électro.
- La partie mobile de l’interrupteur est commandée au moyen de deux leviers qui glissent à l’intérieur l’un de l’autre. Le levier extérieur est relié à la poignée de commande et le levier intérieur au mécanisme mobile.
- En temps normal, les deux leviers se meuvent ensemble grâce à une came qui les accroche et qu’actionne l’électro-aimant de
- Shunts
- \JLSMJL
- hohatve gfa
- S£Lr
- Série
- Fig. 19. — Compteur à courants alternatifs.
- déclenchement. En cas de surcharge ou de court-circuit, le noyau de cet électroaimant agit sur la came et le levier intérieur se relève et ouvre le circuit.
- Le parafoudre type Wiïrts est composé
- de rouleaux cylindriques à surface quadrillée maintenus par deux traverses isolantes. Cet appareil a été décrit dernièrement (*). Il en est de même des bobines de self-induction plates pour hautes tensions et lignes de transmission d’énergie.
- Le compteur pour courants alternatifs est du type à induction avec disque dans lequel le champ magnétique produit par les enroulements induit des courants de Foucault.
- L’électro-aimant qui actionne le disque est formé d’un certain nombre de tôles découpées à l'emporte-pièce, suivant la forme indiquée sur la figure 19. Deux bobines de fil fin enroulées à la partie supérieure et connectées en série avec une bobine de self, forment le circuit shunt branché sur la ligne. Le courant dans ce shunt est proportionnel au voltage de la ligne. La partie inférieure de l’électro-aimant porte en saillie une
- pièce polaire autour de laquelle se trouve enroulée la bobine série, connectée directement avec le circuit extérieur. Cette bobine est formée d’un petit nombre de spires de gros fil.
- Le disque en aluminium tourne dans l’entrefer ménagé au-dessus de la bobine série, appelée entrefer série.
- On a ménagé également un entrefer dans le circuit magnétique shunt. Les lignes de force de chaque bobine shunt passent en partie par l’entrefer shunt et le noyau de l’autre bobine shunt, pour revenir par la culasse inférieure de l’électro-aimant ; une autre partie change de direction et passe à travers la bobine série pour revenir directement à la même bobine shunt.
- Deux groupes de lignes de force passent à travers l’entrefer série en sens contraire. Il y a neutralisation du flux, de telle sorte que leur passage à travers la bobine série n’est pas susceptible d’introduire une force électromotrice ; on peut donc négliger le flux shunt qui. passe à travers la bobine série et considérer la marche du flux comme étant
- Fig. 20. — Compteur à courants alternatifs.
- (!) L’Eclairage Electrique, tome XLIV, 26 août 1905, page 297.
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- celle indiquée par la figure 20, qui représente un flux virtuel passant de la pièce polaire A dans la pièce polaire G, en coupant deux fois le disque.
- Par suite de la grande self-induction, ou du faible facteur de puissance de la bobine shunt, le courant shunt est en retard de presque 90° sur le voltage de la ligne ; en d’autres termes, au moment où le courant est maximum dans la bobine série, le courant dans la bobine shunt est minimum. Sans les pertes dans le fer et la petite perte due à la résistance du circuit shunt, l’angle de décalage serait exactement de 90°.
- Durant une partie de chaque alternance, la bobine série agit dans le même sens que le flux de la bobine shunt G, et en sens contraire du flux de la bobine shunt A. Durant une autre partie de l’alternance, l’effet produit est inverse, la bobine A a son flux renforcé et la bobine G a son flux diminué.
- Ges variations successives ont pour résultat d’orienter les lignes de force dans une seule direction. Il est facile de s’en rendre compte en représentant, par exemple, par le signe -|- un pôle d’où part le flux magnétique, et par le signe — le pôle où rentre le flux.
- Pour un cycle complet de deux alternances, on a :
- Au début Si A est. 4- B est. ... _ 0 .... G est.
- au i/4 .... 0 . . . . .... + . . ... O
- à 1/2 ... 0 . .. +
- aux 3/4 .... 0 . . O
- Période suivante .... H- ... 0 ....
- Pendant chaque période, le phénomène se répète. Les deux signes -|- et— se déplacent constamment vers la droite, ce qui indique une orientation du champ dans cette direction. Cette variation continuelle du champ entraîne la rotation du disque d’aluminium.
- Ce disque est monté sur un arbre qui se termine, à sa partie inférieure, par un pivot d’acier afin de réduire au minimum toutes les résistances au mouvement : la crapaudine est constituée par un rubis.
- Le mouvement se transmet de l’arbre aux aiguilles du cadran au moyen d’un mouvement d’horlogerie. Les indications de l’enregistreur sont proportionnelles à la puissance totale fournie au réseau et non au carré du courant, comme dans la plupart des appareils : c’est pourquoi la force antagoniste doit être directement proportionnelle à la vitesse, au lieu du carré de la vitesse.
- Le disque en aluminium passe entre les pôles d’un aimant permanent qui réduit la vitesse de façon à ce qu’elle soit proportionnelle à l’énergie.
- Négligeons provisoirement les pertes dans le fer et les pertes dues à la résistance du circuit, et supposons que la self du shunt produise un décalage du courant de 90° par rapport à la tension du réseau avec une charge non inductive ; le courant de la bobine série sera en phase avec la tension, et le courant de la bobine shunt sera décalé de 90°. Les courants des bobines shunt et série seront décalés de 90°, ce qui a pour résultat d’imprimer l’impulsion maxima au disque. Si, au contraire, on a une charge uniquement inductive avec un facteur de puissance nul, le courant de la bobine série sera décalé de 90° par rapport à la tension et sera en phase avec le courant de la bobine shunt.
- Ainsi, on aura pour chaque période :
- Si A est. B est. C est.
- Au début 4- 4-
- au i/4 de la période.. ., ... 0 ,... 0 . . . . .... O
- à 1/2 4-
- aux 3/4 ... 0 .... 0 .... .... O
- Période suivante + 4
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- Dans ce cas, il n’y a pas de variation du champ magnétique et le disque reste stationnaire : l’enregistreur ne marque rien. Ainsi quand le flux shunt est décalé de 90° par rapport au voltage du réseau, l’appareil enregistre exactement l’énergie fournie, quelle que soit la charge, inductive ou non inductive.
- A cause des pertes dans le fer et dans le cuivre du shunt, l’angle de décalage entre le flux est < 90°, et l’appareil ne serait pas exact pour un facteur de faible puissance si l’on n’employait un dispositif de compensation. Pour cela, on a disposé sur l’enroulement shunt un enroulement secondaire formé de quelques tours de fil répartis également sur sur les deux côtés A et C du shunt (de façon à ne pas affaiblir un côté plus que l’autre) et on a court-circuité cette bobine secondaire par un bout de fil en maille-chort qui forme un circuit non inductif.
- Sur la figure 21, la ligne O A représente le voltage de la bobine shunt et O Y le courant qui la traverse. L’angle Y O A est < 90° à cause des pertes dans le fer et des pertes ohmiques mentionnées plus haut. O S représente le voltage de l’enroulement secondaire. Ce voltage est de signe contraire au voltage O A, mais bien plus petit en valeur absolue ; le courant qui passe à travers le fil en maillechort est en phase avec O G et de même valeur.
- Le courant secondaire O G et le courant principal O Y produisent un flux proportionnel à la résultante O X du pallélogramme O GX Y.
- Sur la figure cette résultante O X est presque à angle droit avec le voltage.
- En faisant varier la résistance du fil de maillechort, on peut corriger le flux, c’est-à-dire décaler l’angle O X de façon à rendre l’appareil exact, quel que soit le facteur de puissance.
- 7° APPAREILS DIVERS
- Le stand est aéré par des ventilateurs Westinghouse à courants continu et alternatif, des types bureau et applique, qui se recommandent par leur élégance et leur efficacité.
- L’éclairage est assuré, indépendamment des lampes à incandescence, par des lampes a arc Westinghouse et les nouvelles lampes à courant continu Cooper Hewitt à vapeur de mercure, qui réalisent sur l’éclairage par arc une économie considérable.
- Enfin, un appareil nouveau y est en fonctionnement : le convertisseur statique Cooper Hewitt à vapeur de mercure qui transforme directement du courant alternatif mono ou polyphasé en courant continu. Les lampes et le convertisseur Cooper Hewitt ont été décrits en détail à plusieurs reprises (i).
- Le manque de place a empêché la Société Anonyme Westinghouse de développer davantage ses installations à Liège, en exposant, par exemple, ses alternateurs et le matériel construit par ses Usines de Freinville pour les Chemins de fer (compresseurs, freins et signaux). Toutefois, dans la section des chemins de fer, nombre de voitures sont équipées avec ses amortisseurs à friction, dont les modèles, montés et démontés, sont exposés à son stand particulier. L’appareil Kapteyn, destiné à la mesure précise de l’action des freins, y est également exposé.
- J. Reyval.
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLII, 28 janvier 1905, pages 122 et 127; tome XLIII. 20 mai 1905, page 241.
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- LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
- DU
- METROPOLITAN DISTRICT RAILWAY DE LONDRES (')
- Le Métropolitan District Railway, qui traverse la ville de Londres de l’est à l’ouest et dessert la banlieue située à l’est, au sud et à l’ouest de cette ville, a subi récemment des modifications profondes en vue de l’adaptation de la traction électrique. A l’heure actuelle, ces modifications sont terminées et le service régulier est assuré par des trains électriques à unités multiples analogues aux trains employés sur le nouveau tronçon du chemin de fer métropolitain, dernièrement décrit (2).
- Le système adopté est celui de la transmission d’énergie par courants triphasés à un certain nombre de sous-stations qui convertissent ces courants en courant continu : l’énergie est produite dans une vaste station génératrice située à la jonction de la baie de Chelsea et de la Tamise et destinée à alimenter non seulement tout le réseau du District Railway mais encore un certain nombre de réseaux de tramways électriques, Backer Street and Waterloo, Great Northern and Brompton, Gharing Cross and Hampstead, Edgware and llampstead. Cette station génératrice aura une capacité totale de 87.500 kilowatts et desservira 24 sous-stations. Les frais d’installation atteindront 62 millions et demi et la construction de l’usine a absorbé 20.000 tonnes d’acier pour les charpentes.
- Disposition générale de l'usine génératrice
- L’usine, bâtie sur le bord de la. rivière pour que l’on puissse disposer facilement des quantités d’eau énormes absorbées par la condensation, comprend essentiellement deux grandes salles parallèles juxtaposées dont l’une contient les chaudières et l’autre les machines motrices et génératrices. Les dimensions générales de l’usine sont les suivantes: 136 mètres de longueur, 52 mètres 50 de largeur et 42 mètres de hauteur. La coupe de la figure 1 donne une idée générale des dispositions adoptées.
- La salle des chaudières comprend deux étages de générateurs superposés : au-dessus de ces deux étages est placée une vaste trémie contenant le charbon. Celui-ci est pris par des grues sur les bateaux qui stationnent dans un bassin creusé à l’angle de la Tamise et de la baie de Chelsea ; de là il passe sur un convoyeur de 57 mètres de longueur à courroie horizontale de 75 centimètres de largeur qui est établi sur le bord du quai, puis monte par deux norias placées à l’extrémité Est de l’usine et capable d’élever 240 tonnes de charbon par heure à une hauteur de 43 mètres 50. Tous les appareils servant à la manutention mécanique du charbon sont commandés par des moteurs électriques : celui du convoyeur a une puissance de 15 chevaux, ceux des norias ont une puissance de 30 chevaux. La trémie qui sert de soute à charbon peut contenir 15.000 tonnes, et tout a été prévu pour une consommation journalière de 800 tonnes. Les chaudières sont à chargement automatique et à grilles automatiques.
- (!) Voir les Installations électriques du métropolitain de Paris : L’Eclairage Electrique, tome XXXIX, page XXXII, 16 avril 1904, tome XLIII, pages 211 et 247, 13 et 20 mai 1905, et le nouveau chemin de fer métropolitain de New-York : L’Eclairage Electrique, même tome, page 294, 27 mai 1905.
- (2) L’Eclairage Electrique tome XLIII, 17 juin 1905, page 426.
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- REVUE D’ELECTRICITE
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- Salle des chaudières
- La salle des chaudières contiendra, après son achèvement complet, 80 chaudières Bahcok et Wilcox à tubes d’eau, dont 64 sont installées actuellement : ces chaudières sont supportées directement par la charpente en fer de l’usine. Chacune d’elles a une surface de chauffe de 480 mètres carrés, est munie d’un surchauffeur de 60 mètres carrés de surface et peut vaporiser 8.150 kilogr. d’eau par heure à la pression de 12 kilogr. 5 par cm2. Les chaudières sont réparties par groupes de huit, nombre nécessaire pour alimenter une turbine à vapeur à pleine charge.
- En temps normal, les différents groupes ne sont pas réunis entre eux par des conduites
- Fig. 1. — Vue en coupe de l’usine génératrice.
- de vapeur, mais ces connexions peuvent être effectuées en cas de nécessité. Les huit tubes d’amenée de vapeur des huit chaudièrès de chaque groupe se rassemblent, puis se réunissent pour aller à la turbine correspondante. Douze économiseurs Green, contenant chacune 576 tubes, et huit économiseurs d’importance moitié moindre utilisent les gaz sortant des chaudières pour réchauffer l’eau d’alimentation. Les racleurs de chaque économiseur sont actionnés par un moteur électrique.
- Quatre cheminées de 5 mètres 70 de diamètre et de 82 mètres 50 de hauteur assurent le tirage des chaudières. Les fondations de chaque cheminée couvrent une surface de 4 mètres carrés et ont une profondeur de 10 mètres.
- Le sous-sol contient 7 pompes Worthington et une pompe Heisler, les premières du type vertical compound et la dernière du type vertical à triple expansion. Chaque pompe peut débiter 75 mètres cubes d’eau à l’heure sous la pression de 16 kilogr. par cm2. L’eau
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- T. XLIV. — N«> 37.
- d’alimentation des chaudières est prise dans un puits artésien de 172 mètres de profondeur. Le sous-sol contient, en outre, une installation de wagonnets sur rails servant à enlever toutes les cendres des foyers : ces wagonnets sont remorqués par une locomotive à accumulateurs et conduits vers l’extérieur.
- Salle des machines
- La salle des machines contient dix turbines à vapeur Westinghouse de 7.300 chevaux directement accouplées avec des alternateurs triphasés de 5.500 kilowatts. La figure 2 donne une idée de ces groupes. Les turbines sont à double étage et construites pour fonctionner avec de la vapeur à 12 kilogr. par cm2 surchauffée de 58° : la vitesse de rotation est de 1.000 tours par minute. Ces turbines peuvent supporter sans inconvénient une surcharge de 50 °/0 et ont une très faible consommation de vapeur. La vitesse de rotation des groupes est réglée par un régulateur à force centrifuge et peut subir des variations
- Fig. 2. — Vue d’un turbo-alternateur de 5.500 kilowatts.
- de 10 % à la volonté de l’électricien du tableau, au moyen d’un servo-moteur. Le graissage est assuré par une circulation d’huile débitant environ 120 litres par minute et les paliers sont refroidis par une circulation d’eau débitant environ 160 litres par minute. L’entraînement des générateurs par les turbines est effectué au moyen d’accouplements flexibles en acier forgé trempant dans l’huile.
- Les alternateurs triphasés Westinghouse sont à inducteur tournant : ils produisent 289 ampères par phase sous 11.000 volts à pleine charge non inductive. Le rotor est en acier, coulé sous pression, de perméabilité suffisante. L’intensité normale du courant d’excitation est de 180 ampères sous 125 volts à pleine charge pour cosy=l. Les tôles de l’induit sont maintenues par une solide carcasse en acier coulé percée d’un grand nombre d’ouvertures pour la ventilation : les enroulements induits placés dans les encoches sont groupés en étoile. Les rendements de ces alternateurs sont les suivants, pour cos y=l
- Pleine charge. 3/4 de charge 1/2 charge....
- 97,25 °/0 96,5 «/o 95 %
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- Les consommations de vapeur des groupes, tournant à une vitesse de 1.000 tours par minute, avec de la vapeur à 12 kilogr. par cm2 surchauffée de 58° et avec un vide de 65 et 67,5 cm. sont les suivantes par cheval-heure :
- POIDS DE VAPEUR Vide de 65 cm. PAR HEURE EN KGS Vide de 67,5 cm.
- Aux 5/4 de la charge normale, soit 68^5 kw 7,248 6,14
- — 4/4 — — — 55oo — 7,067 5,98
- — 3/4 — — — 4>s5 —.. 7-79° 6>795
- l/2 —- 2JD0 8,335 7 j 25
- Installation des condenseurs
- Les condenseurs sont installés en sous-sol sous les groupes électrogènes avec les pompes à air et à eau entraînées par des moteurs séparés. Dix nouveaux condenseurs à surface, présentant 1.400 mètres carrés de surface de refroidissement seront prochainement installés. L’eau de condensation est amenée par des conduits de 1 m. 65 de diamètre et est prise dans la rivière au moyen de pompes centrifuges de 50 cm. de diamètre qui assurent sa circulation. Une valve auxiliaire permet de marcher à échappement libre en cas de besoin.
- Excitatrices
- L’excitation des dix alternateurs triphasés est assurée par quatre groupes de 125 kilowatts formés chacun d’une génératrice à courant continu à 125 volts et d’une machine à vapeur verticale compound à grande vitesse faisant 375 tours par minute. Ces machines, qui peuvent supporter pendant deux heures une surcharge de 25 °/0, fonctionnent avec de la vapeur à 12 kilogr. par cm2 surchauffée de 58° : la consommation de vapeur par kilowattheure est de 11 kilogr. 1/2 pour un vide de 65 cm. Outre ces excitatrices, on installe des groupes composés chacun d’un moteur synchrone entraînant une dynamo compound de 125 kilowatts et de trois transformateurs abaissant à 220 volts la différence de potentiel aux bornes du moteur. Deux petites batteries d’accumulateurs complètent l’installation.
- Tableaux de distribution
- Tous les appareils de commande, de réglage et de jonction sont placés sur deux tableaux de distribution, un tableau principal à haute tension et un tableau auxiliaire, installés par la British Thomson-Houston. Le tableau principal est desservi par des rails généraux à 11.000 volts que l’on peut sectionner en cinq tronçons correspondant chacun à un groupe de deux générateurs. Chacun de ceux-ci aboutit à un interrupteur et, d’autre part, chaque groupe de feeders, dont chacun est muni d’un interrupteur auxiliaire, est desservi par un interrupteur principal qui permet de le relier à l’un des générateurs. De cette manière, il y a toujours deux interrupteurs principaux en série, précaution utile pour les cas où l’un d’eux ne fonctionnerait pas. Tous ces interrupteurs sont du type connu tripolaire commandé à distance et enfermé dans une chambre cloisonnée en maçonnerie au-dessus de laquelle un moteur électrique, agissant sur un ressort, détermine l’enclenchement ou le déclenchement de trois broches qui plongent dans trois douilles de cuivre. Ces interrupteurs ne fonctionnent pas comme disjoncteurs automatiques à maxima.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Le panneau de chaque alternateur porte trois ampèremètres principaux, un voltmètre connecté d’une façon permanente à un petit transformateur de potentiel, un ampèremètre d’excitation, un wattheure-mètre monophasé intercalé sur une seule phase, l’interrupteur du servo-moteur d’interrupteur avec une lampe d’alarme et le rhéostat de champ. Aucune partie accessible n’est soumise à la haute tension. Le point neutre des alternateurs est relié à la terre par l’intermédiaire d’une résistance de 6 ohms qui limite à 1.000 ampères un courant de court circuit éventuel.
- Le tableau auxiliaire porte tous les appareils relatifs aux excitatrices et aux batteries d’accumulateurs, ainsi qu’à tous les moteurs auxiliaires et à l’éclairage.
- (A suivre). Oliver Allen.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur l’effet magnétique du déplacement électrique. —Whitehead. — Physikalisclie Zeitschrift, ieraoût 1905.
- L’auteur a fait antérieurement des expériences pour vérifier l’hypothèse de Maxwell que le phénomène de déplacement électrique dans un diélectrique est accompagné d’un effet magnétique. Kolacek, de son côté, a montré que les résultats d’expériences concordent avec la théorie de Maxwell.
- Par suite de la symétrie des équations de Maxwell, l’auteur a pensé que l’on doit constater l’existence d’un effet électrique ou d’une force électrique dans le cas d’un déplacement magnétique. (Cette expression est employée par l’auteur par analogie).
- Dans les expériences de l’auteur, la force mécanique résultante agissant sur le diélectrique était bien, comme l’a montré Kolacek, égale à
- en appelant K la constante diélectrique
- v le rapport des unités des deux systèmes de mesure,
- Z l’intensité électrique exprimée en unités électrostatiques,
- Ml’ intensité magnétique exprimée en unités électromagnétiques.
- Dans ces expériences, Z et M étaient des
- fonctions périodiques décalées de 90° ; la valeur moyenne de la force était donc nulle, et il ne se produisait pas de mouvement du diélectrique. Ce résultat est une preuve de l’existence d’un effet électrique accompagnant le « courant de déplacement magnétique ».
- Devant les résultats contradictoires obtenus par différents observateurs pour l’un et l’autre effet, l’auteur a entrepris une série d’expériences pour les déterminer séparément.
- Afin de montrer directement l’eff’et magnétique du déplacement diélectrique, il a employé la méthode expérimentale suivante :
- Quand une partie d’un diélectrique est soumise à un champ électrique alternatif, il se produit dans le diélectrique des courants de déplacements alternatifs. Si ce diélectrique est entouré d’une façon convenable par un circuit magnétique, une induction magnétique alternative est produite dans celui-ci et peut engendrer, dans des enroulements placés sur lui, une force électromotrice alternative qui donne naissance à un courant. La valeur de ce dernier peut être calculée et mesurée.
- Dans l’appareil employé, le diélectrique était un cylindre de paraffine. Les électrodes étaient constituées par des disques en laiton placés sur les deux bases du cylindre. Celui-ci était entouré d’un circuit magnétique concentrique formé d’un anneau en tôles de fer doux : autour de cet anneau était placé un enroulement qui sera désigné dans la suite sous le nom d’enroule-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 427
- ment secondaire. Cet enroulement était connecté à un appareil de mesure.
- La figure 1 représente une coupe du dispositif : dans cette figure, A désigne le cylindre diélectrique, BB les électrodes, CC le circuit magnétique. En appelant E la différence de
- Fig. 1. — Coupe schématique de l’appareil employé.
- potentiel entre les électrodes et l la longueur E
- du cylindre, -j représente l’intensité électrique
- agissant sur le diélectrique. La densité du courant, de déplacement est alors
- Si l’on a
- il vient
- et, comme
- on a :
- _ _K_ Æ
- q [\Ttl dt
- E ~ sin v.,
- K „ de/.
- q — cosK Tt
- da
- r«=2"N’
- K
- q = —. E,„27tN cos
- 47U
- OC'
- En appelant a la surface de la base du cylindre, on peut écrire, pour la valeur du courant total
- KE„,Na
- ; » ' - " i
- 2 /
- et, si Ew est exprimé en volts et i en ampères : KE,„Naio8
- 1 ~ 2/(3.io^)2.io-^ C0S a ‘
- Dans les expériences dont il s’agit, on avait K =2
- Ew = V 2 .25 ooo N = i33
- a = 7i. ig,252 =: 1164 cm2 l = 20 cm.
- d’où
- 2.25ooo. i33.1164- io8v^2
- et
- .9. I019.20
- l'eff = 2,i5.10—5 ampère.
- =’3,o3.10—1 ampère
- L’effet de ce courant dans un circuit magnétique doit dépendre de la répartition du courant dans le diélectrique. On peut supposer que l’effet est le même que quand le courant total est concentré sur l’axe du cylindre, et l’on peut alors calculer l’intensité magnétique à une distance quelconque de cet axe, si l’on suppose que les fils de connexion allant aux électrodes et le diélectrique sont équivalents à un conducteur rectiligne orienté suivant l’axe de l’appareil : on avait, pour cela, choisi des fils de connexion longs et rectilignes. On a alors :
- Valeur maxima de H, force magnétique dans un rayon de 20 cm. :
- H = — =:3,o3.i o-«
- 20
- et, dans un rayon de 40 cm.
- H = i,5i . 10—6.
- Dans l’appareil employé, l’anneau en tôles de fer doux avait un diamètre intérieur de 41,4 cm. et un diamètre extérieur de 82,8 cm.: l’épaisseur des tôles pressées ensemble et assemblées était de 15,5 cm.: la section était donc de 320 cm2 ; le poids était de 408,3 kgs. On peut alors prendre comme valeur moyenne de H
- H = 2,26.10—6.
- Les fils de connexion aboutissant aux électrodes avaient de chaque côté 100 cm. de longueur. Ils étaient ensuite recourbés à angle droit et aboutissaient au transformateur placé à 5 mètres de l’appareil. 11 est facile d’établir que le facteur de correction dû au fait que la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 37.
- longueur des conducteurs n’est pas infinie est égal à
- o,o9 J :
- la valeur de II est alors
- H = 2,09 ~
- et, en introduisant les valeurs trouvées plus haut pour i et on trouve comme valeur moyenne
- H = 2.36.10-6
- soit, pour le flux magnétique total 2,36.10—6.^.320.
- Les valeurs de y pour de faibles forces magnétisantes ont été déterminées par Baur et Lord Rayleigh. Ce dernier expérimentateur a opéré sur des champs compris entre
- 4.10—2 et 4.10—6
- et a montré que, dans cet intervalle, la valeur de y est constante : cette valeur est
- // = i83.
- On a alors
- Flux total ~ 2,36. i o—6.320.183 = i ,35. io—h
- L’enroulement secondaire entourant le circuit magnétique était constitué par 966 tours de fil de 1 mm. de diamètre (0,623 mm2 de section). La force électromotrice induite dans cet enroulement est
- E = i, 35. i o—1. v'2. rr. 133. fo—8.966 volts = 7,8.10—5 volts.
- Si l’on peut mesurer le courant produit par cette force électromotrice, on a une preuve de la validité des hypothèses précédentes.
- L’auteur a employé comme appareil de mesure le galvanomètre à vibration de Rubens, dont le principe repose sur le réglage de la tension d’un fil jusqu’à ce que la fréquence de ses oscillations propres soit égale à celle du circuit électrique. Le fil porte une série de petits aimants auxquels correspondent des pôles et des bobines parcourues par le courant à mesurer : l’amplitude des oscillations, mesurée au moyen d’un
- faisceau lumineux réfléchi par un petit miroir, permet de mesurer l’intensité du courant. La résistance de l’appareil était de 215 ohms : L’étalonnage avait donné les résultats suivants :
- AMPÈRES DÉVIATION
- 1 O 4,2
- 2.1 o—5 2.1
- 1.10—3 I ,2
- 6,6.10—6 o,95
- 5.10—6 0,8
- 4.1 o-6 °>1
- 3,3.io-6 0,6
- 2,8. 10—6 o,55
- 2,5.10—6 o,5
- 2,2.10—6 o,45
- 2.10—6 0,4.
- En connectant cet appareil à l’enroulement secondaire de résistance /• = 13 ohms, on devait observer comme ordre de grandeur du courant résultant
- 7,8.io—3
- —-----— = 0,42.10—6 ampere.
- 228
- EXPERIENCES
- Le courant était produit par un alternateur monophasé à huit pôles donnant une différence de potentiel approximativement sinusoïdale de 110 volts. Cet alternateur était entraîné par un électromoteur à courant continu et portait un lourd volant assurant la constance de la vitesse et, par suite, de la fréquence. Le courant alternatif passait par un transformateur qui élevait la tension à 25.000 volts : la fréquence était égale à 130. Le tableau suivant résume les résultats obtenus et indique les déviations observées : une seconde bobine secondaire, identique à la première, avait été placée sur le circuit magnétique et les tours de fil des deux bobines étaient côte à côte sur une seule couche.
- Dans le tableau, les bobines secondaires sont désignées par n° 1 et n° 2 : les expériences ont porté sur la paraffine et sur l’air comme diélectrique.
- On voit que les déviations observées avec la paraffine comme diélectrique sont plus élevées qu’avec l’air : les valeurs ne diffèrent pas dans le même rapport que les constantes diélectriques. Cela n’est pas surprenant car les valeurs de ces constantes, aux fréquences employées, ne sont exactement connues, de même que la
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- répartition du champ dans les deux cas. Un bobines secondaires en série, on ne double pas fait plus important est que, en groupant les la valeur de la déviation.
- BOBINES SECONDAIRES PARAFFINE AIR
- Bobine, N° i, N» 2, ouverte 00 O 00 O °,9 00 O 0,82 0,6 0,6 0,6 o,5 0,67
- — — i, — 2, fermée 0,0 0,0 0.0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
- — 2, — i, ouverte 0,8 o,9 °,9 o, 8 10 00 0 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6
- — — 2, — i, fermée 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
- — — et N° 2, en série 1,3 I ,3 1,3 i,4 I , 32 0,9 °,9 0,9 0,8 0,87
- — — >, — — 2, en parallèle.... °>7 o, o,8 0,8 0,76 o,5 o,5 o,5 0,6 0,52
- Le courant calculé dans les conditions expérimentales indiquées ci-dessus, c’est-à-dire 113 volts au primaire et 130 périodes, doit avoir une intensité de 3,16.10-6 ampère.
- L’intensité de courant observée, correspondant à la valeur moyenne 0,82 des déviations est, d’après la courbe d’étalonnage, égale à
- 5,2 . IO—6.
- L’ordre de grandeur des courants calculé et observé est donc le même ; la différence entre les deux valeurs numériques est évidemment due à l’incertitude des hypothèses faites.
- Il
- Pour montrer l’effet électrique d’un déplacement magnétique, Kolacek a eu recours à une méthode indiquée précédemment par l’auteur et modifiée. Si l’on place le diélectrique dans un champ électrique constant et un champ magnétique rectangulaire au premier, et si l’on inverse brusquement la direction du champ magnétique, on doit s’attendre, d’après la théorie de Maxwell, à ce qu’une force agisse sur le diélectrique. L’expression de cette force est
- car Z est une constante, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de courant de déplacement électrique. D’après Kolacek, cette expérience offre aussi un moyen de vérifier l’exactitude des modifications apportées par Lorentz à la théorie de Maxwell. Ce dernier exprime la valeur du courant de déplacement par la formule
- K ÔZ
- 4tt ût
- Lorentz, au contraire, admet que le courant de déplacement se compose de deux parties, de la polarisation de l’éther d’une part, et des déplacements des charges atomiques ou ioniques à l’intérieur des molécules du diélectrique, d’autre part : l’expression de Maxwell
- K/ôZ\
- 4*\dt)
- serait alors équivalente à l’expression
- en appelant Ke la valeur de K pour l’éther, et la somme des courants de convexion moléculaires.
- Dans le dispositif expérimental employé, où le champ électrique est constant, et où il n’existe pas de courant de déplacement, on doit observer, d’après la théorie de Maxwell, un déplacement du diélectrique, tandis que d’après la théorie de Lorentz, il ne doit se produire qu’une réaction sur l’éther ou, d’après Ganz, une déviation K ^ — fois égale à la déviation correspondant à la théorie de Maxwell.
- L’auteur a employé comme diélectrique un cube de sel gemme de 1 cm. de côté suspendu entre deux plaques parallèles verticales de potentiels différents. Par suite de l’inégale répartition du champ, l’auteur n’a pu obtenir, avec ce dispositif, aucune position d’équilibre pour le diélectrique. Il a alors employé la disposition suivante : le diélectrique était placé au milieu d’une petite baguette légère en verre suspendue par deux fils de soie dans l’axe d’une bobine circulaire. Au-dessus et au-dessous du diélectrique étaient deux plaques parallèles en laiton con-
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- venablement supportées et isolées servant d’électrodes. Le champ magnétique était inversé : on observait à ce moment si le diélectrique subissait une déviation balistique.
- La bobine qui produisait le champ magnétique était constituée par 1.200 tours de fil de 1 mm. de diamètre : son diamètre intérieur et sa longueur étaient de 7,6 cm. L’intensité de champ magnétique au centre, mesurée au moyen d’une bobine d’épreuve et de courant alternatif, fut trouvée égale à 166 par ampère. Dans les expériences, l’intensité du courant atteignit 6,5 amp., d’où M = 1.080. La différence de potentiel entre électrodes fut portée jusqu’à 15.500 volts et l’écartement de celle-ci abaissé jusqu’à 2,2 cm. : la masse du système mobile était de 3 grammes environ et les fils de cocon avaient une longueur cle 112 cm. pour assurer une grande sensibilité. Tout l’appareil était aussi bien protégé que possible.
- On avait, d’après les chiffres indiqués ci-dessus :
- Intensité électrique dans le diélectrique :
- „ i5.5oo
- L = l + I,2K‘
- Quand on inversait le champ magnétique, la force exercée sur le diélectrique était
- J kdt = ^Z J dM
- 5 i5 5oo.io8 2160
- 12,5.5. io~10 7 3.icé0
- = 2,i.io-7CGS.
- En divisant le couple de cette force par le moment d’inertie du système mobile, on obtient la vitesse angulaire que doit avoir le diélectrique. De celle-ci on peut déduire son énergie cinétique et l’arc dont il doit se déplacer. Le calcul de cette grandeur donne une déviation de l’ordre de grandeur de 10-6 cm. On peut s’expliquer ainsi les résultats négatifs obtenus dans les expériences, et l’on voit qu’il ne faut pas s’attendre à obtenir, avec ce dispositif, une réponse aux questions posées.
- R. Y.
- Sur le mouvement des électrons dans les métaux (') — Lorentz.— Beiblatter, août igo5.
- Le mouvement libre des électrons qui prennent part au mouvement calorifique peut expliquer la conductibilité électrique et calorifique, les courants thermoélectriques, les effets de Thomson et de HalL
- L’auteur explique ces phénomènes de la façon suivante :
- Il admet d’abord que le métal ne contient qu’une espèce d’électrons libres.
- Soient e la charge, m la masse, aT l’énergie cinétique,
- Ç, >j, Ç les composantes de la vitesse. mX, mX, niL des composantes de forces extérieures,
- (7S un élément de volume au point xijz.
- Les vitesses des électrons contenus dans l’élément dS peuvent être obtenues au moyen d’un diagramme comme dans la théorie cinétique des gaz. En appelant dl un élément de ce diagramme et /‘(Ç, vj, Ç)dl le nombre des centres de vitesse, on a :
- Le nombre des électrons qui traversent en une seconde une unité de surface perpendiculaire à l’axe des X est :
- et l’énergie cinétique de ces électrons est :
- W = im J ?r2/UY';,?)<b
- en appelant r la vitesse. D’une façon générale
- S)
- est une fonction de x,y,z et t. La valeur de cette fonction est déterminée par des considérations analogues à celles de la théorie cinétique des gaz.
- Après un temps dt, les électrons contenus dans un élément de volume dS et ayant leurs centres de vitesse en dl sont en dS' et dX : la fonction doit être déterminée par un calcul du nombre des électrons entrant et sortant sous l’effet des chocs. Ce nombre peut être calculé en partant de l’hypothèse qu’il ne se produit des chocs qu’avec les atomes métalliques, et que
- J1) Voir Lorentz : Eclairage Electrique, tome XLIV, 29 juillet et 5 août 1905, pages 121 et 161.
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- ceux-ci sont immobiles. En outre, on suppose que, pour des valeurs de T et de N constantes dans l’espace et dans le temps, la formule de Maxwell
- hr%
- est valable. Pour le cas d’un cylindre dans la direction de l’axe des X, dans lequel toutes les grandeurs ne dépendent que de x et de t, on trouve
- m „0=A.-**+lUAX - %+") w
- et
- l étant une constante qui dépend des atomes métalliques.
- De ces expressions on déduit, pour la conductibilité électrique.
- ZNe2« a T
- ou
- et, pour la conductibilité calorifique
- k =
- ZNout •
- Cette théorie contient une extension avec l’hypothèse de deux genres d’électrons pour lesquels e2 — — e\ - Ou trouve alors cl’une façon tout à fait analogue, pour la conductibilité électrique
- u=\Jl
- 2
- «T
- / 2 l.2N'2elu2 \.-àn «T
- Pour l’étude des autres phénomènes, on introduit les grandeurs :
- _ « dV4 , 2 «T d log A, , 4 « dt
- e4 dx 1 3 <q dx 1 3 en dx
- 1 d\.2 , 2 a T d log A 2 . 4 v- dT
- e2 dx 1 3 e2 dx 1 3 e2 dx
- qui représentent les forces électriques pour lesquelles le courant d’électrons est nul. L’intensité de courant est alors
- i — q + i-2
- OU
- q = q (E -E,)S h — ^(E — E2)£,
- X désignant la section du cylindre.
- Malheureusement l’hypothèse de deux genres d’électrons conduit à une relation très invraisemblable entre N et T et à des difficultés que l’auteur n’a pas encore pu résoudre.
- R. V.
- Pour le potentiel y, on a d -
- df i dX m h m d log A
- dx e dx e dx 2e/l dx
- où V est la fonction potentielle de la force extérieure.
- Pour la différence de potentiel thermoélectrique entre deux points 1 et 2, on trouve
- ,_2k r ~ 3 e J
- dt
- L’absorption de chaleur de l’effet Peltier est
- tt _ 2aT 1
- 37lo*
- Ni
- n2
- et la chaleur libérée entre deux points voisins par l’effet Thomson est, par unité de courant
- 2aT d log A
- /* = — Te 1T~ '
- Sur la théorie électromagnétique. — Hargreaves. Philosophical Magazine 1905, Beibliitter, i5 août 1905.
- L’auteur part des équations
- KdX d/ d)3'
- B dt dy dz
- M da d\’’ d7J etc,
- B dt ~ dz dy
- X— X: E M(ry - wf)
- B
- eK(wY — rZ)
- B
- dans lesquelles tout se rapporte à un système de coordonnées en mouvement avec une vitesse u,x, (v.KetM représentent la constante diélectrique et la perméabilité : la valeur de s dépend des circonstances.
- 1°) Quand le mouvement du système est un mouvement relatif par rapport au milieu (immo-
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- T. XLIV. — N® 37.
- bile), on a s=l : les équations sont celles de Maxwell, transformées en un système mobile.
- 2°) Quand le milieu lui-même se déplace (par rapport au système dans lequel la vitesse de propagation de la lumière est la même dans toutes les directions) le système de coordonnées mobile doit être supposé solidaire du milieu et l’on a
- s — A, p représentant l’indice de réfaction. La
- vitesse des ondes dans les .différentes directions est alors donnée par une expression qui concorde avec les coefficients de Fresnel.
- L’auteur, partant de ces calculs, étudie les phénomènes de radiation dans les systèmes mobiles, puis il étend les équations à un espace à n dimensions.
- R. R.
- Sur la conductibilité provoquée dans les vides très poussés par la présence de substances radioactives. — J. Strutt. —Philosophical Magazine.
- Une baguette de bismuth recouverte de ra-diotellure, qui n’émet que des rayons «, était introduite par l’auteur dans des tubes à vide poussé jusqu’à un point tel qu’aucune décharge ne puisse plus se produire dans un tube de Rôritgen connecté avec lui. La perte de charge de la baguette chargée est proportionnelle à la pression, pour des pressions comprises entre 2 et 300 mm., mais, quand le vide est très poussé, il existe toujours une perte de charge aussi considérable que pour une pression de 1/4 de mm., c’est-à-dire au moins 100 fois plus considérable que le voudrait la loi de proportionnalité entre la pression et la conductibilité. L’auteur pense que la conductibilité est due à des particules arrachées de la substance radioactive avec les rayons «.
- R. R.
- Le passage de l’électricité dans l’air ionisé et la théorie de Riecke. — Retschinsky. — Physikalis-che Zeitschrifty ieraoût igo5.
- La théorie du passage de l’électricité dans les gaz ionisés a pour but de lier entre elles différentes grandeurs directement mesurables et de les rattacher à des constantes ioniques. E. Riecke e*t J.-J. Thomson ont donné pour cela des équations différentielles générales qui permettent
- de déterminer les différentes propriétés du courant électrique dans les gaz ionisés et de tracer la caractéristique donnant l’intensité du courant en fonction de la différence de potentiel entre les électrodes.
- La formule de Riecke donnant l’intensité de courant en fonction de la différence de potentiel, est la suivante :
- où
- Y désigne la différence de potentiel, c l’intensité de courant observée,
- C l’intensité de courant de saturation,
- R une constante qui dépend de l’écartement des électrodes et de leur section.
- L’auteur a vérifié expérimentalement cette formule et a dressé le tableau suivant, qui indique les intensités de courant observées et les différences de potentiel observées ou calculées au moyen de la formule. La dernière colonne indique les différences en °/0 entré les valeurs observées et les valeurs calculées.
- TABLEAU I
- Distance entre électrodes. I= i cm. Section des électrodes.... Q = 20ocm2.
- INTENSITÉ DE COURANT en ampères DIFFÉRENCE ENTRE ÉL en a OBSERVÉE )E POTENTIEL ECTRODES rolts CALCULÉE DIFFÉRENCE en %
- 799-10—10 294 286 — 2,7
- 789 151 i5i 0
- 763 83,4 86,6 H“3,g
- y56 77 + 79>1 + 2,1
- y55 75,5 78,5 ~j- 4 j °
- 734 63,5 63,8 + o,5
- 703 51,6 5o,8 — i,5
- 655 39-7 39,4 — 0,7
- 453 Ï9»1 18,8 — i,5
- 263 . 9’9 io,5 + 6,1
- On voit que la formule de Riecke présente une exactitude suffisante. Si l’on trace la courbe des volts-ampères, on voit que les courants, dont
- l’intensité est inférieure à ^ C, suivent la loi
- d’Ohm, c’est-à-dire que la courbe est une droite : la résistance de l’air est de l’ordre de grandeur
- p= i, 5. i o6 ohms par cm3.
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- Pour les intensités de courants c supérieures à
- g C, la résistance de l’air croît avec l’intensité et
- devient asymptote à l’horizontale d’ordonnée C. Si l’on introduit les valeurs
- p— i,5. io6 ohms et Q = 200 cm2
- dans la formule indiquée par Mie pour les faibles intensités,
- V=/5Qcp + i,o4^])
- on trouve
- V= 3.108.c £1 -j- 1,04 gj • (2)
- Le tableau II indique les résultats obtenus expérimentalement et les résultats obtenus par le calcul au moyen de cette formule. On voit que la différence entre les valeurs observées et calculées est très faible.
- TABLEAU II
- INTENSITÉ DU COURANT en ampères DIFFÉRENCE DE POTENTIEL en volts DIFFÉRENCE en «A,
- OBSERVÉE CALCULÉE
- 64 .io— 2.042 2,076 1,6
- 33 .10—10 1,021 I ,032 1,1
- i3,3.10—10 O,4o8 o,4o6 — o,5
- 6,6.10—10 0,204 0,200 —2,0
- R. V.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Remarques sur les machines à pôles de commutation (^). —A, Rotth. — Zeitschrift für Elektrotech-nik, 6 août içoô.
- L’auteur a eu l’occasion de faire, sur des machines à pôles de commutation, un certain nombre d’observations intéressantes.
- Ces observations portèrent particulièrement sur deux machines construites pour des essais, l’une bipolaire et l’autre tétrapolaire, munies de pôles de commutation excités par le courant induit et placés entre les pôles principaux. Les
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 3 septembre 1905, page 346,
- constantes principales de ces machines sont les suivantes :
- Diamètre de l’induit....... a3o 390
- Longueur de l’induit....... ii5 195
- Vitesse de rotation........ 1000-1200 600-800
- Les deux machines portaient un enroulement en tambour établi, le premier pour 110 volts, le second pour 220 volts.
- D’après les vues ordinaires sur le flux transversal de l’induit, le nombre d’ampère-tours à placer sur un pôle de commutation se compose de deux parties. La première doit être proportionnelle et opposée au nombre d’ampère-tours de l’induit : on ne semble pas bien d’accord sur la question de savoir s’il faut envisager le nombre total des ampère-tours entre deux balais ou seulement la moitié de ce nombre ; d’une façon générale on penche vers cette seconde façon de voir. La seconde partie des ampère-tours auxiliaires doit produire le champ de commutation nécessaire, est
- 1 2
- Fig. 1 et 2. — Disposition des électros auxiliaires.
- beaucoup moins considérable que la première et peut être évaluée, d’après les résultats expérimentaux, à30 % environ delà première partie.
- D’après cela, l’auteur a pensé qu’un électroaimant de commutation bipolaire et indépendant tel que celui représenté schématiquement sur la figure 1 ne devait avoir à produire que le flux de commutation (seconde partie des ampères tours mentionnés plus haut) et par suite exiger un faible nombre d’ampère-tours pour chaque noyau. En effet, la réaction magnétique de l’induit agit également sur les deux pôles de l’électroaimant et, par suite, ne peut avoir aucun effet sur le circuit magnétique local que ceux-ci constituent à l’endroit de la commutation.
- L’expérience, faite avec des balais en cuivre
- pour pouvoir observer plus exactement la pro-
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- duction d’étincelles a montré qn’il fallait, pour obtenir une bonne commutation, employer une excitation beaucoup plus forte que l’excitation prévue.
- Les pôles de l’électroaimant avaient une longueur à peu près égale à celle de l’induit et une largeur à peu près égale à celle d’une encoche : l’écartement entre les deux pôles était approximativement égal à une division de l’induit. On trouva, en outre, que la section des noyaux, primitivement égale à celle des pièces polaires, devait être augmentée considérablement. Celles-ci conservèrent leur épaisseur et furent légèrement inclinées sur l’axe de l’induit, pour des raisons indiquées plus loin : les pôles auxiliaires ainsi formés donnèrent, pour une excitation suffisamment forte, une bonne commutation et un compoundage sensible.
- Des expériences faites avec d’autres dispositions des électroaimants de commutation représentées parla figure 2, où les deux noyaux étaient reliés entre eux par la culasse de la machine elle-même, donnèrent les mêmes résultats. Les noyaux avaient une section circulaire suffisante et les pièces polaires, de même épaisseur que précédemment, avaient une longueur un peu moins grande. De nombreuses expériences furent faites en réduisant peu à peu cette longueur jusqu’à la moitié de la longueur de l’induit. ?
- Les noyaux auxiliaires ne produisirent pas d’effet sensible sur la courbe d’aimantation, dans les deux machines. A vide, une excitation donnée des inducteurs principaux produisait la même tension, qu’il y eût ou non des pôles auxiliaires : des mesures très exactes auraient sans doute permis d’établir qu’il fallait augmenter un peu l’excitation quand il y avait des pôles auxiliaires.
- Lorsque, avec le dispositif de la figure 2, on excitait dans le même sens les deux noyaux, sans rien modifier à la constitution des enroulements, c’est-à-dire quand ces noyaux formaient deux pôles ordinaires de commutation juxtaposés, ou, si l’on veut, un pôle unique commun de commutation tel qu’on les emploie habituellement, la même excitation que précédemment, et non pas une excitation plus forte, était nécessaire pour assurer une bonne commutation. La seule différence constatée était un élargissement de la zone de commutation.
- Si l’on admet que la réluctance magnétique de l’entrefer constitue la partie principale de la réluctance entre les pièces polaires et l’induit, on voit que, dans les deux cas considérés, la même force magnéto-motrice a été employée, tandis que dans le second cas, par suite de l’effet de réaction d’induit généralement admis ’ il aurait dû falloir une excitation beaucoup plus considérable des pôles de commutation.
- Une expérience grossière destinée à indiquer approximativement l’action des pôles de commutation vis-à-vis de la réaction transversale de l’induit fut faite de la façon suivante. On chargeait la machine suffisamment peu pour que, sans flux auxiliaire de commutation, celle-ci s.e produisit sans étincelle dangereuse ; il éfait impossible de constater une modification de la commutation quand les pôles (non excités) étaient en place ou non. Dans le premier cas, il aurait cependant dû se produire un flux de commutation négatif accompagnée d’une augmentation sensible des étincelles.
- On considère souvent les pôles simples de commutation comme accouplés deux par deux et l’on suppose pour eux un circuit magnétique particulier. Le calcul ordinaire des ampère-tours d’excitation repose sur cette façon de voir.: Quand l’un des pôles auxiliaires n’est pas excité, la réaction cle l’induit devrait faire disparaître le flux de commutation, ou même renverser son sens. Des observations faites par l’auteur avec une machine spéciale ayant un bobinage à cordes et dans laquelle, par suite, l’un des côtés de la bobine court-cuircuitée était toujours soumis à l’action d’un flux de commutation, ont montré que cette façon-de voir est inexacte. Les actions des pôles de commutation ont semblé être complètement indépendantes les uns des autres.
- La forte excitation des pôles de commuta-, tion dans les deux cas différents décrits, le compoundage très marqué que produisent les pôles de commutation et quelques autres phénomènes font croire à l’auteur que l’action transversale des ampère-tours cle l’induit ne se produit pas de la façon admise jusqu’ici, mais se produit plutôt un peu comme si les conducteurs placés ailleurs que sous les pôles principaux agissaient seuls. Cela serait en contradiction avec les idées actuelles et conduirait à admettre que les autres ampère-tours de
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- réaction d’induit sont compensés sous les pôles principaux. Il faudrait, en outre, supposer que les phénomènes magnétiques qui engendrent le couple ont lieu principalement au voisinage de l’entrefer.
- Des essais entrepris en vue d’éclaircir cette question n’ont pas donné de résultats satisfaisants, pas plus que les efforts faits pour expliquer, avec les vues ordinaires, les phénomènes relatés ci-dessus.
- Des mesures plus exactes doivent cependant pouvoir apporter quelque clarté. Ainsi on pourrait se faire rapidement une idée des phénomènes en jeu en employant une machine à pôles de commutation munie, en outre, d’enroulements compensateurs Ryari. Cette machine devrait présenter des valeurs très différentes pour l’excitation des pôles de commutation suivant que l’enroulement compensateur serait ou non en circuit. En excitant séparément cet enroulement et en déconnectant les bobines des pôles auxiliaires, on devrait pouvoir obtenir, avec un courant convenable, un champ de commutation suffisant sous les pôles auxiliaires non excités directement. Des expériences faites avec un enroulement compensateur Seidener sur l’induit pourraient également donner des résultats utiles.
- L’auteur pense que, quelle que soit la nature exacte des phénomènes, les conditions magnétiques à proximité de l’entrefer dans les machines chargées sont autres qu’on l’a admis jusqu’à présent. De même le mécanisme de la réaction d’induit sur les pôles principaux est très mal connu. La représentation du flux transversal de l’induit et celle de la réaction d’induit sur les pôles ont besoin d’être rendues concordantes et la représentation de Kapp est tout à fait imparfaite.
- B. L.
- Sur les commutatrices fonctionnant en parallèle avec une batterie tampon. — Jakobi. — Elektro-teçhnisc.he Zeitschrift, 24 août igo5.
- L’auteur indique que l’emploi de commutatrices est très répandu en Amérique et très peu en Allemagne. Ces machines donnent lieu à des oscillations de tension que l’on ne peut corriger qu’en employant des batterie tampon. La tension du courant continu produit par les com-
- mutatrices étant invariable par le fait seul des machines et dépendant seulement de la tension des courants triphasés, on a été obligé d’intercaler entre les commutatrices et la batterie tampon un survolteur-dévolteur à double enroulement inducteur, série et shunt, agissant d’une façon différentielle.
- Cette solution donne de bons résultats, mais le survolteur est relativement important et coûteux et absorbe de l’énergie. On peut y remédier en partie en employant la commuta-trice elle-même comme moteur de la dynamo survoltrice, mais il est désirable de pouvoir supprimer cette dernière machine elle-même.
- L’auteur indique que l’on peut employer le simple groupement de la batterie et des généra ratrices en parallèle, même lorsqu’il s’agit de commutatrices, en ayant recours au montage suivant
- La tension du côté continu variant proportionnellement à la tension du côté alternatif, on obtient le réglage nécessaire en faisant varier automatiquement cette dernière. La solution la plus simple serait de choisir un transformateur dont l’enroulement secondaire présenterait des pertes dans le cuivre telles que la tension secondaire baisse d’une façon sensible quand l’intensité du courant augmente. Cette solution offrirait des inconvénients et doit être remplacée en pratique par l’emploi d’une résistance variable, qui peut être constituée par une bobine de self-induction à noyau mobile, ou par un rhéostat ohmique à manette.
- Le schéma du dispositif est alors le suivant : les bornes secondaires du transformateur T sont reliées à trois résistances dont les trois manettes sont solidaires les unes des autres. L’excitation de la commutatrice est produite directement par la batterie, avec l’intermédiaire d’un rhéostat de champ que l’on peut accoupler également aux trois rhéostats précédents pour que, à chaque charge, la commutatrice ait une excitation convenable permettant d’obtenir un facteur de puissance égal à l’unité.
- Ce dispositif offre, sur les montages actuellement adoptés, et surtout par rapport aux groupes moteurs-générateurs très employés en Allemagne, un grand nombre d’avantages.
- B. L.
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- Calcul des volants d’alternateurs fonctionnant en parallèle. — Holtze. — Gasmotorentechnik, avril, mai, juin 1905.
- L’auteur expose en premier lieu la nature et les causes du pompage des alternateurs fonctionnant en parallèle, puis étudie en détail les variations du couple moteur pour différents types de moteurs à vapeur et à gaz. Un grand nombre de diagrammes indiquent les oscillations du couple moteur, et la décomposition des courbes en leurs termes harmoniques.
- L’auteur indique que, pour un volant ordinaire, il suffît de déterminer le moment d’inertie de façon à maintenir la vitesse entre des limites déterminées, l’amplitude des oscillations superposées au mouvement uniforme de rotation, ou vitesse moyenne, ayant dans la plupart des cas une importance secondaire. Au contraire, quand il s’agit de volants d’alternateurs devant fonctionner en parallèle, c’est l’amplitude du mouvement pendulaire qui prend une importance capitale, les variations de vitesse ayant une importance secondaire.
- Un cas particulier est ensuite étudié, et l’auteur donne des courbes des périodes d’oscillations propres en fonction de l’accroissement de puissance correspondant au déplacement angulaire extrême du rotor, le calcul ayant été fait sur chacun des termes harmoniques contenus dans la courbe du torque. Ces courbes indiquent clairement les valeurs de la période d’oscillations propres et les valeurs correspondantes du moment d’inertie pour lesquelles se produit la résonance et qu’il faut éviter à tout prix.
- Finalement l’auteur indique une méthode de calcul des volants basée sur différentes simplifications, telles que l’hypothèse d’un facteur de puissance égal à l’unité, d’un amortissement négligeable et d’une interférence négligeable entre les oscillations propres et forcées.
- B. L.
- Sur le moteur série à courant alternatif. — Creedy. — Institution of ElectricalEngineers,juin igo5.
- L’auteur donne d’abord géométriquement la théorie du moteur-série à courant monophasé en s’appuyant sur des considérations élémentaires, Le diagramme du çerele ainsi obtenu
- contient géométriquement la représentation des grandeurs suivantes : facteur de puissance, puissance absorbée, puissance fournie, vitesse, couple et rendement.
- L’auteur indique ensuite une série d’expériences dont les résultats prouvent que le diagramme du cercle ainsi obtenu est suffisamment exact, puis une série d’expériences permettant de déterminer l’influence d’une modification de la fréquence et du nombre de tours de l’enroulement induit et des enroulements inducteurs. On voit que le rendement, pour une vitesse donnée, augmente comme le nombre de tours de fil sur les inducteurs, et que la puissance produite est maxima pour une valeur particulière du nombre de tours placés sur les inducteurs.
- Des expériences faites avec un oscillographe à haute fréquence de Ducldell ont montré l’effet que produit la commutation sur les ondes de courant et de différence de potentiel. Avec une faible densité de courant dans les balais et des charbons mi-durs, on obtient une excellente commutation aux fréquences usuelles et à des vitesses de rotation élevées.
- L’auteur analyse les différentes pertes, les étudie en détail et indique des moyens pour améliorer le rendement. Il indique que la résistance de passage des balais est variable : elle est beaucoup plus faible quand le moteur tourne.
- R. R.
- TRACTION
- La répartition du poids dans les locomotives électriques. — S.-T. Dood. — General Meeting of American Institute of Electric al Engineers.
- L’auteur indique que l’effort de traction horizontal à la hauteur du niveau des rails a à surmonter les résistances au roulement qui se composent des forces suivantes :
- 1° Frottement de roulement agissant sur les rails ;
- 2° Résistance d’accélération et résistance de la charge (dans les rampes) agissant au centre de gravité ;
- 3° Résistance de l’air agissant sur la face frontale ;
- 4° Résistance du train agissant aux crochets, Ce système de forces, agissant simultanément
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- avec les forces intérieures motrices, produit une modification de la répartition du poids sur les roues. Une autre modification, causée par la compression des ressorts de suspension, peut être négligée. La résistance de l’air n’est à considérer que pour les motrices et pour les vitesses ou accélérations très élevées.
- Le poids de la locomotive est souvent inférieur à 10 % du poids du train et la résistance au roulement de la locomotive peut être négligée vis-à-vis de celle du train ; on peut alors se représenter la résistance totale au roulement comme résistance du train agissant aux crochets d’attelage. Les calculs de l’auteur montrent que la répartition inégale du poids cause souvent des erreurs dans la détermination de l’effort de traction des locomotives électriques.
- La diminution que subit de ce fait l’effort de traction théorique atteint en pratique 6 à 24 % . L’auteur indique que l’on doit adopter un mode de suspension des moteurs pour lequel le rapport :
- Accroissement de poids par essieu Effort de traction par essieu moteur
- ait une valeur aussi faible que possible.
- R. R.
- Appareil pour la mesure de l’accélération. — Lanchester. — Philosophical Magazine, août 1905.
- L’auteur décrit un appareil destiné à la mesure de l’accélération aux démarrages et aux freinages. Cet appareil est appelé par lui accéléro-mètre et repose sur le principe fondamental suivant : l’effet de la somme algébrique des efforts de traction et des résistances sur le véhicule, considéré comme un tout, est réparti proportionnellement à la masse et, par suite, l’effort de traction sur tout le véhicule peut être déduit de la mesure effectuée sur une portion quelconque de sa masse.
- Cet effort de traction est mesuré par la déviation d’un pendule très court, la tangente de l’angle de déviation étant proportionnelle à l’accélération : la valeur de cette tangente est mesurée au moyen d’une pointe fixée sous la boule du pendule et se déplaçant devant une échelle horizontale. Les vibrations du pendule sont amorties par un dash-pot.
- Les diagrammes relevés au moyen de cet appa-
- reil donnent des résultats très utiles et fort intéressants sur l’accélération positive et négative des trains.
- R. R.
- ÉLECTROCHIMIE
- Influence de l'électrolyte sur le fonctionnement des soupapes électriques à lame d’aluminium. — Peters et Lange. — Elektrotechnische Zeitschrift, 10 août igo5.
- Les auteurs se sont proposés de faire une étude systématique de l’influence de la nature de l’électrolyte sur la production d’une pellicule isolante sur l’anode en aluminium. Ils ont déterminé, pour un grand nombre de corps, la valeur finale ou « tension critique » pour laquelle l’action de soupape électrique est sur le point de cesser.
- Les expériences furent faites avec un tube d’aluminium de 15 mm. de diamètre extérieur et 1,5 mm. d’épaisseur entouré d’un cylindre de plomb dans un récipient contenant l’électrolyte. L’aluminium dont était constitué le tube servant d’anode avait une teneur garantie de 99 % d’aluminium pur : il avait été soigneusement poli sur sa surface. L’écartement entre l’anode et la cathode formée par le cylindre de plomb était d’environ 30 mm. Comme source de courant, on se servait de la distribution d’éclairage du laboratoire, dont la tension normale était de 120 volts et atteignait quelquefois 150 volts. Pour faire varier la différence de potentiel d’une façon commode, on employait un potentiomètre formé par un fil de rhéotan de 40 ohms de résistance sur lequel étaient prises des dérivations en 30 points différents. La mesure de la différence de potentiel était effectuée au moyen d’un voltmètre apériodique de précision de Hartmann et Braun et la mesure du courant au moyen d’un millivoltmètre de précision branché sur un shunt de 0.1 ou 0,01 ohm. Un thermomètre placé entre les deux électrodes permettait de connaître la température de l’électrolyte. Pour la mesure de la température de l’anode, on plaçait à l’intérieur du tube d’aluminium un thermomètre plongé dans une hauteur d’électrolyte égale à celle de l’électrolyte extérieure : un bouchon fermait le tube à sa partie inférieure.
- Les auteurs définissent de la façon suivante
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- N° 37.
- la tension critique. Quand on envoie dans l’élément un courant continu dont la différence de potentiel va en croissant, on observe au début, d’une façon générale, que l’intensité de courant lue sur l’ampèremètre décroît plus ou moins rapidement jusqu’à un minimum à partir de la valeur qu’elle prend au moment de la fermeture du circuit, et l’on voit nettement l’action de soupape électrique. En continuant à augmenter la valeur de la différence de potentiel, on arrive finalement à une valeur pour laquelle l’intensité ne va pas en diminuant, mais au contraire en augmentant. La différence de potentiel pour laquelle ce phénomène commence à se produire a été nommée tension critique par les auteurs. Cette tension, qu’il est facile d’observer nettement, permet de comparer entre elles les propriétés de différents électrolytes au point de vue de l’action de soupape électrique.
- Les expériences ont porté sur les points suivants :
- Influencé de la basicité des acides.
- R. Mott a déjà indiqué que l’action de soupape électrique obtenue avec des acides ou des sels est fortement influencée par leur basicité. D’après cet auteur, les acides monobasiques sont inactifs pour la formation de la pellicule isolante sur l’anode d’aluminium, les acides bibasiques donnent de meilleurs résultats, et les acides tribasiques ont une action encore plus efficace. Les auteurs ont vérifié ce fait en étudiant les résultats donnés par l’acide phosphorique tribasique en comparaison de ceux donnés par l’acide sulfurique bibasique. Tandis que les sulfates de sodium, de potassium,
- TABLEAU I
- ÉLECTROLYTE TENSION CRITIQUE TEMPÉRATURE DE L’ANODE
- Acide phosphorique >i46 4o°
- Triphosphate de potassium.. > '4? 3o°
- Biphosphate de potassium.. > i5o 24°
- Monophosphate de potassium. Phosphate double de sodium > i5o 2 T
- et d’ammonium > '49 26°
- Biphosphate de sodium 124 22°
- Pyrophosphate de sodium. . . > 122 32°
- d’ammonium, de magnésium, de zinc et de nickel conduisent à une tension critique de
- 30 volts pour une température de l’anode comprise entre 20 et 220, l’acide phosphorique seul et ses sels ont donné les résultats résumés dans le tableau I :
- Les sels ou acides étaient employés en solutions hydratées à 0,1. Pour ces sels, il fut impossible de déterminer la tension critique finale exacte, la différence de potentiel dont on disposait étant trop faible.
- Ces expériences confirment le fait que l’action des soupapes électrolytiqués dépend de la basicité de l’acide employé. Cependant quelques exceptions sont à signaler ; ainsi les sels de l’acide carbonique bibasique donnent de meilleurs résultats que les sels de l’acide sulfurique également bibasique. De même, on voit dans le tableau II, donné plus loin, que certains sels de l’acide acétique monobasique donnent des résultats supérieurs à ceux des sulfates. La différence serait encore plus marquée si les expériences avaient été faites avec des températures égales de l’anode car, dans les essais faits avec les acétates, la plupart de ces températures sont plus élevées que dans les essais faits avec les sulfates. Certains acides organiques bibasiques ont présenté, dans leurs sels d’ammonium et de calcium, une tension critique supérieure à celle de l’acide acétique monobasique et bien supérieure à celle des sels de l’acide sulfurique bibasique. D’après ces résultats, il semble, au moins pour les acides de faible basicité, que le fait d’être anorgani-que ou organique joue un rôle important, l’action des sels cl’acides organiques étant bien supérieure à celle des sels d’acides anorgani-ques.
- Influence du cation de Vélectrolyte.
- Jusqu’à présent, les différents auteurs qui se sont occupés de la question des soupapes électrolytiques semblent avoir considéré que le choix du cation n’avait pas d’importance. Les auteurs ont porté leur attention sur ce point, et ont obtenu des résultats très intéressants que résume le tableau IL
- L’action des acétates dépend beaucoup, comme on le voit, de la nature du cation contenu dans le sel. Mais les cations qui sont chimiquement voisins les uns des autres ne donnent pas du tout des actions comparables : il se produit très fréquemment des différences importantes et
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- étonnantes dont la cause n’est pas encore déterminée.
- TAtitEÀU II
- ÉLECTROLYTE TENSION CRITIQUÉ TEMPÉRATURE DE L’ANODE
- Acide acétique seul 43 20°
- Acétates de Lithium. 12 21°
- — — Sodium ........ 4» 22°
- — — Potassium. ..... 115 65»
- — — Ammonium 113 38°
- — — Calcium. I 20 8o°
- — — Strontium ...... i i o 72°
- — — Baryum 12 i8°
- — Magnésium. .... 8 i9°
- —* — Aluminium (courl) 65 5o°
- — — Cuivre 3o°
- — — Argent > 122 72°
- — — Zinc io5 64°
- — — Cadmium. .-,, 29 ^5°
- —- — Plomb (neutre). . ll i8°
- — — Plomb (basique). 16 i8°
- — — Uranium o i9°
- — — Manganèse ..... 5 i8°
- — — Nickel .v IO 19°
- —• — Cobalt 34 23»
- Cette importance du cation a été constatée dans des sels d’autres acides organiques monobasques comme le montrent les chiffres du tableau III.
- TABLEAU III
- ÉLECTROLYTE TENSION CRITIQUE TEMPÉRATURE DE L’ANODE
- Sels de l’acidel Calcium... > I2Ô 19,5»
- benzique... . . ( Baryum. . . 8 à 10 . l4°
- Sels de l’acidej Calcium... >121 20°
- salicylique . .. ( Baryum. . . 64,5 42°
- Sels de l'acide. Calcium... > 145 23»
- gallique ( Baryum. . . 0 18»
- Les mêmes résultats ont été également obtenus avec des acides organiques bibasiques de la série grasse, les sels de calcium et d’ammonium présentant des tensions critiques pres-qu’égales et très élevées (> 125) et les sels de baryum présentant des tensions critiques nulles. Dans le cas du baryum, il n’y avait pas trace d'action de clapet électrique : quand on renversait le sens du courant, on obtenait pour les mêmes différences de potentiel les mêmes valeurs de l’intensité de courant.
- Influence d’un mélange d’électrolytes.
- La tension critique d’un mélange dépend du rapport des quantités des corps composants et
- tombe à la valeur correspondante au plus mauvais des deux composants quand la quantité de celui-ci contenue dans le mélange devient relativement importante. Ces résultats ont été obtenus par les auteurs en prenant une solution à
- — d’acétate de strontium et une solution à — io io
- d’acétate de baryum et en introduisant, dans une quantité constante de solution de siroü-tium des quantités croissantes de solution de baryum. Les valeurs trouvées pour la tension critique de ces différents mélanges sont indiquées dans le tableau IV.
- TABLEAU IV
- bo
- ÉLECTROLYTE TENSION CRITIQUE TEMPÉRATURE DE l’anode
- Strontium : Barium
- I I 65 4o»
- 20
- I 4q 29°
- 10
- I 1 : 5 24 25°
- 1 1 : 2 i5 24,5»
- Les règles trouvées pour ces mélanges s’appliquent aux électrolytes qui contiennent, en plus d’un sel, un excédent d’acide libre.
- Les auteurs ont fait l’expérience suiyante ;
- Une solution à d’acétate de calcium fut mé-io
- lansfée avec — molécule d’acide acétique libre :
- b 10 1
- la tension critique fut trouvée égale à 114 volts, soit inférieure de 6 volts à la tension critique de l’acétate de calcium neutre. Une nouvelle
- % n
- quantité de solution d’acétate de calcium a —
- fut mélangée à ~ molécule d’acide acétique : la
- tension critique fut trouvée égale à 64 volts. La temjiérature de l’anode était de 72°.
- Les auteurs terminent en indiquant que les résultats cités par eux ne sont que des résultats d’expériences préliminaires, et qu’il y a lieu de les compléter par des expériences systématiques et rigoureuses pour déterminer complètement l’influence de la nature de l’électrolyte sur le mode d’action des soupapes électrolytiques.
- ............., R. L,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N* 37
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Passage de l’électricité à travers les couches gazeuses de grande épaisseur, d’après une note de M. E. Bouty (séance du 31 juillet 1905).
- L’auteur rappelle que, d’après ses expériences antérieures, le champ critique au-dessus duquel un gaz livre passage à de l’électricité est la somme de deux termes : l’un, caractéristique du gaz, indépendant de la température quand on maintient constants le volume et la masse, est largement prépondérant aux pressions supérieures à quelques dixièmes de millimètre de mercure ; l’autre, dont l’influence n’est sensible qu’aux pressions très basses, dépend essentiellement de la paroi diélectrique ou de la couche gazeuse adhérente.
- Théoriquement, on peut diminuer autant qu’on veut l’influence de ce terme perturbateur. Il suffît, pour cela, de donner à la masse gazeuse en expérience des dimensions assez considérables, principalement dans la direction du champ constant auquel on veut la soumettre.
- Dans ces conditions et tant que la pression p est supérieure à 0mm, 1 de mercure, les champs critiques y sont fidèlement représentés par la formule
- Y = a \/p(p -f- b) ;
- a étant la cohésion diélectrique du gaz, suffisamment connue par les anciennes expériences ; b étant constant pour un ballon et pour un gaz déterminés. Ce coefficient b, calculé d'après les nouvelles expériences, varie sensiblement en raison inverse de l’épaisseur e de la couche gazeuse.
- Cela posé, la formule des champs critiques peut s’écrire
- (j) j=«yp(p + ^)’
- k étant une constante qui ne dépend plus que de la nature du gaz.
- La différence de potentiel totale entre les deux extrémités de la colonne gazeuse traversée par l’effluve est donc
- (2) Y = ye==aey p (p+ ^J=a \Jpe(pe + k).
- Elle ne dépend que du produit de la pression p par l’épaisseur e; ou encore, elle ne dépend que de la masse gazeuse intéressée par la décharge. •
- Pour des masses d’air suffisamment considérables, la courbe (2) peut être confondue avec son asymptote
- (3) y<=T+ aPe-
- La différence de potentiel totale se compose :
- 1° d’un terme constant — dont la valeur est
- 2
- environ 1 760 volts pour l’air, 1 350 volts pour l’hydrogène ;
- 2° d’un terme proportionnel à la cohésion diélectrique et à la masse. Pour l’air, cette dernière différence de potentiel est de 2,46. 107 par gramme d’air traversé sur une section de lcinî.
- S EUS. — SOCIETE NOUVELLE DE l’iMPRI-MERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLIV.
- 13e Année. — N° 38.
- Samedi 33 Septembre 1905.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — fl. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LI PPM A N N, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. -OA. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences d*' Lille.
- APPAREILS POUR DISSIPER LES BROUILLARDS ET FUMÉES
- lUULfUU]
- L’expérience qui consiste à condenser les fumées par l’électricité n’est pas récente. Dès 1894, Sir Oliver Lodge montrait qu’en faisant passer des effluves à haute tension dans un récipient contenant de la fumée, celle-ci était attirée brusquement par les électrodes et retombait en morceaux plus ou moins gros.
- Si l’on remplace la fumée par des poussières, de la farine, ou de la vapeur d’eau, le même phénomène se produit. Partant de ce principe, on peut donc se demander s’il ne serait pas possible de dissiper les brouillards et les fumées sur terre et sur mer.
- Récemment Lodge a procédé à des essais assez concluants (*). II plaça un câble isolé partant d’une salle de -laboratoire et aboutissant au sommet d’une tourelle de l’Université de Birmingham.
- Ce câble se terminait par une série de pointes formant peigne (fig. 1) et Fl&- — Peigne
- , . ..... ii> 1 • ° ' *° / i servant de radia-
- etart relié, à son extrémité intérieure, au pôle d une machine statique de teur (Lodge). Wimshurst, dont l’autre pôle était connecté à une prise de terre.
- Il put ainsi dissiper un brouillard opaque dans un rayon de 50 mètres autour du radiateur.
- Ce système, pouvant être appliqué utilement dans certains cas, il m’a paru intéressant de reprendre la question et de procéder à quelques nouvelles expériences pratiques.
- Il ressort de différents essais que la condensation se produit dans une sphère ayant pour
- (!) Voir Y Eclairage Electrique, tome XLII, 25 mars 1905, page CXL.
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- 4',2m- r . :, L’Éclairage électrique ï. xliv. - n° 38.
- Fig. 2 .. ..
- Radiateur employé par l'auteur.
- centre l'extrémité du çâble où aboutissent les effluves, sphère dont le rayon est d’autant plus grand que la tension électrique est plus élevée. L'effet produit est d’autant plus net, c'est-à-dire que le brouillard est d’autant plus atténué, que la décharge ou les effluves sont plus intenses.
- Comme radiateur, j’ai trouvé que les meilleurs résultats étaient obtenus au moyen d’une tige de cuivre terminée en pointe, lorsqu’il s’agit de produire un effet dans une direction donnée. Mais lorsqu’il importe de condenser les brouillards et fumées dans une sphère déterminée, il vaut mieux adopter une série de pointes métalliques de 0 ni. 50 de largeur environ (fig. 2) dans le genre des paratonnerres Melsens.
- Comment la condensation se produit-elle ?
- On observe que les brouillards contenant de la fumée ou des poussières sont plus facilement dissipés que les brouillards simplement aqueux. Les parcelles de carbone, ou simplement les poussières, conduisent mieux l’électricité que la vapeur d’eau ; elles s’électrisent plus facilement, sont attirées par le radiateur, puis sont projetées au loin, électrisant par contact les parcelles voisines en même temps qu’elles attirent les globules de vapeur d’eau, en suspension dans l’air.
- Le mécanisme en est donc très simple.
- Les essais ont permis de dissiper en quelques secondes des brouillards à une centaine de mètres de distance.
- Ces appareils, que l’on peut dénommer a Radiateurs pour condensation du brouillard ». devraient être disposés comme les lampes à arc servant à l’éclairage. Leur construction est peu coûteuse et leur emploi, étant assez peu fréquent, n’occasionnerait que des frais insignifiants au bout de l’année.
- Pour obtenir un rayon d’action suffisant, il faut disposer d’une source d’électricité à tension assez élevée; on peut employer le courant alternatif servant à l’éclairage et élever sa tension au moyen de transformateurs, ou bien un petit moteur actionnant une machine statique.
- Quelle que soit la source d’électricité, le dispositif très simple consiste, comme l’indique la figure 3, à relier, par l’intermédiaire de câbles isolés, l’un des pôles, au radiateur placé au sommet d’un mât et l’autre pôle, soit à la terre, soit à un autre radiateur.
- Pour les trains et les navires, on peut disposer à l’avant un radiateur à tige simple placé obliquement et formant un angle de 45° avec l’horizon.
- Fig. 3. — Dispositif à employer.
- A. Breydel.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE CARLES-LAHMEYER
- Ce groupe électrogène de 500 chevaux à courant continu tournant, à une vitesse de 150 tours par minute, présente un intérêt considérable par le fait que le moteur est un moteur diesel à pétrole. Le groupe est exposé par la Société Anonyme des Ateliers Carels Frères et par la Société anonyme d’électricité Lahmeyer de Bruxelles.
- moteur diesel. — Le mode de fonctionnement et les propriétés remarquables du moteur Diesel ont été décrits en détail et sont bien connus de nos lecteurs (h. Nous n’y reviendrons pas. Rappelons seulement que le cycle est le suivant :
- Premier temps. — Le piston descend et l’air ambiant est admis au cylindre ;
- Deuxième temps. — Le piston monte et comprime cet air à 35 kilogr : l’élévation de température produite par cette compression est extrêmement considérable et correspond à peu près à la température du rouge incandescent ;
- Troisième temps. — Pendant la descente du piston, le combustible liquide est injecté graduellement dans le cylindre en quantité variable, dépendant de la position du régulateur. Le combustible s’allume de lui-même au contact de l’air surchauffé et brûle en produisant dans le diagramme une ligne de combustion horizontale. Après cette combustion a lieu la détente des gaz.
- Quatrième temps. — Le piston monte en chassant les gaz brûlés qui sont évacués.
- L’injection de combustible au troisième temps est produite par une pompe à air qui insuffle le liquide dans le cylindre.
- Le moteur exposé est vertical, à trois cylindres. La puissance normale est de 500 chevaux et peut atteindre 550 chevaux effectifs à la vitesse de rotation de 150 tours par minute. La figure 1 en donne une vue en élévation et une demi-vue en plan qui permettent de se rendre compte exactement des positions des différents organes.
- Les trois cylindres ont un diamètre d’alésage de 560 mm. et une course de 750 mm : ils sont placés à 1.320 mm. d’axe en axe les uns des autres et reposent sur des supports en fonte en forme de V à doubles parois boulonnés au bâti (fig. 2). La hauteur de la tête des cylindres au-dessus du bâti est de 2.987 mm : chaque cylindre est surmonté par un couvercle de 430 mm. de hauteur dans lequel sont disposées verticalement les soupapes, dont le fonctionnement est décrit plus loin. Les cylindres, ainsi que les couvercles, sont refroidis par une circulation d’eau : il en est de même de la soupape d’échappemeni et du tuyau d’échappement. Une plateforme entourant le moteur (fig. 1 et 2) rend accessibles toutes les pièces de distribution : la tuyauterie est placée sous cette plateforme.
- Chaque cylindre contient un piston creux de 1.320 mm. de longueur (fig. 2) muni de huit cercles en fonte. Le piston porte, à 640 mm. de sa partie supérieure, un tourillon de 200 mm. de diamètre autour duquel tourne le coussinet supérieur de la bielle. Ce coussinet, en deux parties, a 200 x 320 mm. et est en bronze phosphoreux. Le graissage du piston est assuré par une injection d’huile qui se produit, à chaque course, entre le premier et le second cercle : le graissage du tourillon est assuré par des rainures du piston qui se
- P) Voir Eclairage Electrique. Tome XXXVIII, 6 février 1904, page 226.
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- Fig. 1. — Yue en élévation et demi-vue en plan du groupe électrogène Carels-Lahmeyer.
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- remplissent périodiquement. L’huile de graissage est fournie par un graisseur Mollerup actionné par l’arbre de distribution de chaque cylindre.
- Chaque bielle (fîg. 2) a 1.960 mm. de longueur, est en trois pièces, et attaque un bouton de manivelle de 300 mm. de diamètre. Le corps de la bielle en acier reçoit les coussinets formés chacun de deux parties. Le coussinet supérieur est en bronze phosphoreux, et le coussinet du bouton de manivelle, de 300x320 mm., est en acier garni de métal blanc : le graissage du bouton de manivelle est assuré par des anneaux graisseurs qui y amènent l’huile par l’action de la force centrifuge. La longueur de la bielle peut être modifiée, suivant les besoins, au moyen d’intercalaires que l’on place entre le corps et la tête inférieure.
- L’arbre du moteur repose sur quatre paliers supportés par le bâti de la machine. Le diamètre de l’arbre dans ces paliers est de 280 mm. et la portée est de 650 mm : la distance d’axe en axe des paliers moteurs est de 1.320 mm. En dehors du moteur, l’arbre supporte un volant de 3.700 mm. de diamètre et l’induit de la dynamo de 475 kilowatts : il est maintenu par un contre-palier de 260 mm. de diamètre et de 650 mm. de portée ; la distance d’axe en axe entre le dernier palier moteur et le contre-palier est de 2.800 mm.
- Pour le réglage des paliers, on se sert d’intercalaires qui peuvent être placés sans que l’on soit obligé de démonter les paliers, opération pénible à cause du poids considérable des pièces.
- Tous les paliers sont en métal blanc et sont munis de trois anneaux graisseurs. Les coussinets et les parties portantes de l’arbre ont une forme telle que la lubréfaction s’effectue sans perte d’huile. Les réservoirs des coussinets sont toujours pleins d’huile, dont le niveau est visible à l’extérieur du bâti dans des tubes en verre.
- Le fonctionnement du moteur est assuré au moyen de trois organes de distribution placés sur le couvercle de chaque cylindre. Ces trois organes sont : la soupape d’aspiration (fîg. 3), la soupape de combustion (fîg. 4) et la soupape d’échappement (fîg. 6). Ces différents organes sont commandés par des leviers actionnés par des cames calées sur un arbre horizontal. La figure 5 donne unie vue en plan montrant la disposition des différentes soupapes sur le fond du cylindre ainsi que de l’arbre à cames et des leviers de commande. Le fonctionnement des différents organes se comprend à la seule inspection des figures 3, 4, 5 et 6 : on peut remarquer que le levier de la soupape de combustion |(fig. 4)
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- est en deux parties, ce qui permet de retirer les soupapes sans avoir à démonter Larbre des cames.
- Ea régulation du moteur est assurée par un régulateur axial qui peut être réglé pour uiie. vitesse comprise entre 145 et 155 tours ^
- par minute. Ce régulateur agit sur la soupape d aspiration de la pompe à pétrole et règle la quantité de combustible injectée dans le moteur. Il est muni d’un déclic automatique agissant pour arrêter le moteur si la vitesse venait, pour une raison quelconque, à atteindre 160 tours par minute ; toutes les pièces en mouvement du régulateur sont enveloppées et graissées par barbotage.
- La variation maxima de vitesse est de 2 °/0 pour le passage brusque de la pleine charge
- pp t
- fgj i
- =3= 4r
- m
- Fig. 3. — Soupape d’aspiration.
- Fig. 4 et 5. — Soupape de combustion et vue en plan d’un couvercle de cylindre supportant les soupapes.
- à la marche à vide; le moteur convient donc parfaitement à l’entrainement direct de dynamos ou d’alternateurs.
- La réfrigération des cylindres et des organes de distribution, assurée par une circulation d’eau, absorbe environ 15 litres par cheval ; la décharge de cette eau passe par un entonnoir qui permet toujours d’en vérifier la température.
- L’air comprimé, nécessaire à l’injection du combustible dans le cylindre, est produit, sous une pression de 60 kilogr.,par une pompe spéciale entraînée par l’arbre du moteur et
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- visible à l’extrémité de la figure 1. Cette pompe se compose de-deux cylindres à triple expansion dans lesquels la compression est faite en trois temps. L’air chaud sortant d’un cylindre passe dans un réservoir où il est refroidi avant d’être aspiré par le cylindre suivant qui le comprime à nouveau. Cette compression en trois temps empêche une augmentation de température trop considérable qui pourrait détériorer les soupapes et compromettre leur fonctionnement.
- La mise en route du moteur s’opère au moyen d’air comprimé enmagasiné dans deux réservoirs sous une pression de 50 kilogr. Deux cylindres sont munis d’un dispositif spécial de mise en marche, ce qui permet le fonctionnement régulier au bout de quelques tours.
- Le moteur Diesel peut indifféremment utiliser des combustibles liquides de toutes qualités et consommer des huiles brutes d’Amérique, de Russie ou de Roumanie, ainsi que des
- résidus de distillation des goudrons ou houilles.
- Fig. 6. — Soupape d’écliappement.
- Les essais de consommation du moteur exposé,
- poursuivis pendant une longue période, ont donné les résultats suivants, avec du pétrole brut de Galicie contenant environ 10.030 calories comme combustible.
- Essais de consommation du moteur Diesel de 5oo chevaux (pétrole brut de Galicie à io.o3o calories)
- J.
- PUISSANCE EN CHEVAUX 167 255 333 4 00 « ! OO 1 538
- Consommation de pétrole par cheval-heure effectif gr.... 267 226 210 201 196 193
- Ce sont là, comme on le voit, des résultats extrêmement remarquables qui permettent de prévoir un grand avenir pour ce type de machines thermiques.
- Dynamo. — La dynamo à courant continu Lahmeyer entraînée par le moteur DieseRCarels a une puissance de 475 kilowatts et produit, à la vitesse de rotation de 150 totff’s par lui mile,' une différence de potentiel de 550 volts. Ses dimensions d’encombrement sont les suivantes : hauteur maxima au-dessus du sol, 2.200 mm. ; hauteur de l’axe au-dessus du sol, 700 mm. ; longueur axiale maxima, 1.350 mm. ; largeur maxima, 3.500 mm. 1
- Comme on le voit sur la figure 7, la carcasse ronde en fonte est en deux parties assemblées suivant un plan horizontal. La partie inférieure porte, venues de fonderie, deux pattes placées sur des cales réglables, qui-supportent tout l’ensemble de la machine. Le diamètre extérieur de cette carcasse est de 3.000 mm. et sou diamètre intérieur de 2.530 111111». ; sa longueur axiale est de 380 111111., ce qui, avec une épaisseur de 235 mm., donne une.sectionodèmétal de 800 cm2, - .imbus I
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- Sur cette carcasse inductrice en fonte sont rapportés et boulonnés par l’extérieur 12 pôles en fonte d’acier de 880 mm2 de section droite. Les noyaux polaires ont une forme ronde et ont 335 mm. de diamètre et 265 mm. de hauteur radiale. Les épanouissements polaires sont venus de fonte avec les noyaux et supportent les bobines inductrices.
- La dynamo étant à excitation shunt, les bobines sont formées par du fd rond guipé de 3,4 mm. de diamètre (9 mm2 de section) : elles sont enroulées à part sur des carcasses en zinc dont elles sont isolées par du carton lustré et de la micanite, et sont enfilées sur les noyaux polaires avant la fixation de ceux-ci sur la carcasse. La résistance du circuit inducteur total est de 37 ohms à chaud. Le poids du cuivre placé sur l’inducteur est de 1.290 kilogrammes,
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 1.908 millimètres.
- La valeur de l’entrefer simple est de 9 millimètres.
- L’induit est constitué par des paquets de tôles de fer doux de 0,5 mm. d’épaisseur isolées
- Fig. 7, — Dynamo Lahmeyer de 475 kilowatts.
- par du papier : ces paquets ménagent entre eux deux canaux de ventilation de 11 mm. de largeur chacun. Les tôles sont soutenues par une lanterne en fonte d’une seule pièce de 1.380 mm. de diamètre sur laquelle elles sont serrées par des boulons, comme le montre la figure 8* Le diamètre de tournage de l’induit est de 1.890 mm. et sa longueur axiale de 366 millimètres,
- L’induit porte 537 encoches rectangulaires ouvertes de 4,7 mm. de largeur et 38 mm. de profondeur contenant les bobines induites. Celles-ci forment un enroulement en tambour série-parallèle, chaque encoche contenant deux conducteurs rectangulaires de 2x15 mm2 de section. Les conducteurs* mis à la forme sur gabarit et soigneusement isolés, sont maintenus dans les encoches par des cales sur lesquelles s’appuient, en bout d’enroulement* des frettes facilement démontables formées de bandages d’acier. La vitesse périphérique est de 14 m. 80 par seconde. Gomme on le voit sur la figure 8, les conducteurs induits^s’appuient sur^deux surfaces cylindriques faisant partie de la lanterne de Pln<fmL,~La fixation des conducteurs est ainsi assurée d’une façon parfaite.
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- Le collecteur a un diamètre de 1.500 mm. et une longueur axiale de 160 mm. : il est constitué par 537 lames en cuivre dur étiré, isolées au mica et serrées entre deux cônes isolés à la micanite. Ces cônes, dont Lun est fixe et l’autre mobile, sont supportés par un tambour en fonte boulonné sur la, lanterne de l’induit. Ce mode de montage est nettement visible sur la figure 8. La construction du collecteur permet de remplacer les lames abimées sans avoir à démonter tout le collecteur. La différence de potentiel entre deux lames voisines est de 12,3 volts. La vitesse périphérique est de 11 m. 70 par seconde.
- Sur le collecteur frottent 12 lignes de balais portant chacune 4 frotteurs en charbon de 30 mm. de largeur sur 20 mm. d’épaisseur. Les tourillons porte-balais Sont Supportés par U11 Cercle en Fig. 8. — Demi-coupe longitudinale
- fonte fixé au palier extérieur : une tige munie de la dJnamo Lahmeyer.
- d’un volant permet de déplacer le cercle pour
- obtenir un bon calage des balais. Les tourillons sont boulonnés au cercle dont ils sont ^ isolés par des douilles en stabilité. Les porte-balais sont d’une construction très ramassée évitant toute vibration.
- La résistance de l’induit est de 0,010 ohm.
- Le tableau suivant, ainsi que les figures 7 et 8, permettent de se rendre compte d’une façon complète des dimensions principales de cette intéressante machine.
- Type de générateur......................
- Puissance...............................
- Différence de potentiel aux bornes......
- Intensité à pleine charge. ..............
- Hauteur maxima au-dessus du soi.........
- Hauteur de l’axe au-dessus du sol.......
- Largeur maxima..........................
- Inducteur. .. Forme de la carcasse...................
- Métal constituant la carcasse . . ......
- Nombre de pièces constituant la carcasse.
- Diamètre extérieur de la carcasse.......
- Diamètre intérieur de la carcasse.......
- Longueur axiale de la carcasse..........
- Epaisseur de la carcasse................
- Section de la carcasse..................
- Nombre de pôles inducteurs..............
- Métal constituant les pôles inducteurs . . . Mode de fixation des pôles sur la carcasse
- Forme de ces pôles......................
- Section de ces pôles....................
- Diamètre................................
- Hauteur radiale.........................
- Nature des épanouissements polaires.....
- Genre d’excitation......................
- Forme des fils inducteurs...............
- Diamètre et section.....................
- dynamo à courant continu.
- 475 kilowatts.
- 55o volts.
- 865 ampères.
- 2.200 mm.
- 700 mm. i.35o mm. ronde, fonte.
- 2.
- 3.ooo mm.
- 2.53o mm.
- 38o mm.
- 235 mm.
- 800 cm2.
- 12.
- fonte d’acier,
- boulonnés par l'extérieur.
- ronde.
- 880 cm2.
- 335 mm.
- 265 mm.
- venus de fonte avec les pôles, excitation en dérivation, fil rond guipé.
- 3,4 mm. de diamètre, 9 mm2, de section.
- * * *
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 38.
- Mode de fixation des bobines inductrices..........
- Résistance du système inducteur...................
- Poids du cuivre placé sur l’inducteur.............
- Diamètre d’alésage de l’inducteur ... '...........
- Entrefer .... Valeur simple de l’entrefer........................
- Induit....... Constitution de l’induit...........................
- Métal constituant la lanterne de l’induit.........
- Nombre de pièces constituant la lanterne..........
- Diamètre de la lanterne soutenant les tôles induites
- Mode de fixation de ces tôles ....................
- Diamètre de tournage de l’induit..................
- Longueur axiale de l’induit.......................
- Nombre et section des canaux de ventilation.......
- Nombre d’encoches.................................
- Forme de ces encoches.............................
- Largeur des encoches..............................
- Profondeur des encoches...........................
- Genre d’enroulement adopté sur l’induit...........
- Nombre de conducteurs induits par encoche.........
- Forme de ces conducteurs..........................
- Section de ces conducteurs........................
- Mode de frettage..................................
- Vitesse périphérique de l’induit..................
- Collecteur... Diamètre du collecteur.............................
- Longueur axiale du collecteur.....................
- Nombre de lames du collecteur.....................
- Différence de potentiel entre deux lames voisines.. .
- Mode d’isolement des lames du collecteur..........
- Mode de fixation du collecteur sur l’arbre........
- Vitesse périphérique du collecteur................
- Nombre de lignes de balais........................
- Nombre de balais par ligne........................
- Largeur et épaisseur de chaque balai..............
- Nombre de lames couvertes par chaque balai........
- Résistance de l’induit............................
- Arbre........ Diamètre au clavetage de l’induit..................
- Diamètre dans les paliers.........................
- Longueur d’axe en axe des paliers.................
- Paliers...... Nature des coussinets..............................
- Largeur axiale ...................................
- Mode de graissage.............................
- Mode de refroidissement....................•••••••
- Rendements, à 5/4 de charge .....................................
- à 4/4 — ..................................
- à 3/4 — ..................................
- à 1/2 — ..................................
- placées sur des cadres en zinc et retenues par les pièces polaires.
- 36 ohms à chaud.
- 1.290 kilogr.
- 1.908 mm.
- 9 mm.
- tôles de fer de o,5 mm. d’épaisseur isolées par du papier, fonte.
- une seule pièce. i.38o mm.
- serrées par des boulons.
- 1.890 mm.
- 366 mm.
- 2 de 11 mm. de largeur chacun.
- 537.
- rectangulaires ouvertes.
- 4,7 mm.
- 38 mm. série parallèle.
- 2.
- rectangulaire.
- 2 X i5 mm2, bandages d’acier. i4 m. 80 par seconde.
- 1,5oo mm.
- 160 mm.
- 537.
- 12,3 volts.
- mica et micanite.
- boulonné au noyau de l’induit.
- 11 m. 70 par seconde.
- 12.
- 4.
- largeur 3o mm., épaisseur 20 mm.
- 2 lames 1 /4.
- 0,010 ohm.
- 320 mm.
- 280 (côté moteur), 260 (côté extérieur). 2.800 mm. métal blanc.
- 65o mm. à bagues, naturel.
- 93.6 %•
- 93>7 %>•
- 93.6 %.
- 9M %.
- Outre cette dynamo de 475 kilowatts, la Société anonyme Lahmeyer expose deux autres dynamos, l’une de 36 kilowatts, 440 volts, 650 tours et l’autre de 8,5 kilowatts, 110 volts, 1.300 tours entraînées toutes deux par des moteurs à gaz Sehmitz.
- Enfin, elle expose 17 moteurs de différentes puissances, comprises entre 1/2 cheval et 34 chevaux, entraînant des machines-outils de différentes maisons.
- J. Reyval.
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 451
- 23 Septembre 1905.
- POMPES CENTRIFUGES A HAUTE PRESSION SYSTÈME SULZER (Fin) (')
- INSTALLATIONS D’ÉPUl'SEMENT
- Les installations d’épuisement de la mine Consolidation, fosse n° III, à Gelsenkirchen-Schalke, (fig. 47), sont pourvues de deux pompes centrifuges sextuples à haute pression qui, placées en série, élèvent, à 1.480 tours par minute, 3 ni3 à 655 mètres. La pompe de gauche puise dans le puisard et élève l’eau dans la pompe de droite, qui l’envoie au déversoir. On met d’abord en action la première pompe, qui remplit la seconde. A cet effet, le col de refoulement de la première pompe communique avec le col d’aspiration de la deuxième pompe au moyen d’un tuyau. Le col de refoulement de la seconde pompe est pourvu d’un clapet de retenue.
- Dans le cas où les pompes ne doivent travailler qu'en série et pour économiser la place, on emploie le moyen suivant :
- au lieu d’accoupler les deux pompes chacune avec son moteur, on ne place qu’un moteur électrique en y accouplant les pompes des deux côtés (fig. 48). Cette disposition
- Fig-. 47. — Installations de la mine Consolidation. WSp = Nixeau de l’eau aspirée.
- Sch = Galerie de distribution.
- D = Axe de la conduite de refoulement.
- Fig. 48. — Pompes en série entraînées par un seul moteur électrique.
- a été adoptée par la maison Sulzer Frères, notamment dans les installations d’épuisement de la Sierra Almagrera, en Espagne.
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 2 septembre 1905, page 335.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N» 38.
- Ici aussi, le col de refoulement de la première pompe est relié par un tuyau au col d’aspiration de la deuxième. Cette disposition permet une construction extrêmement ramassée : la partie électrique de l’installation en est simplifiée et les frais en sont considérablement réduits. Cependant ce mode de construction est limité au cas où l’on dispose de moteurs électriques de grande puissance, de sorte qu’on ne l’emploie guère que là où l’espace disponible ne permet pas de faire autrement.
- L’une des plus importantes installations d’épuisement est celle que la maison Sulzer
- WÆrM0MÏÏZ7y.
- "T* "
- Fig. 49. — Station génératrice de Lindenback. Sli = Galerie de distribution.
- U = Transformateurs.
- Er = Excitatrice.
- 1K = Première chaudière.
- 2 K = Seconde »
- 3K — Troisième »
- 4K = Quatrième »
- 5K = Cinquième »
- Frères a faite pour la Société des mines de plomb et d’argent, d’Enis, sur la Lcüin. En 1903, une station centrale génératrice d’électricité fut établie dans le voisinage de la station de chemin de fer de Lindenbacli. Cette station centrale alimentera plus tard en énergie électrique les fosses « Rleihueüe » ^située à une distance approximative de 2.2 km), « Gruba Fahnenberg » (meme distance), a Pfingstwiese » (28 km), « Bergamnstrost )) (1 km.), « Hoher Scbaclit » (G,2 km.), et « Rosenberg » 8,6 km) : pour le moment, la fosse e Merkur » reçoit seule le courant.
- Les machines à vapeur de la station centrale reçoivent la vapeur de quatre chaudières horizontales, à fover central, ayant chacune une surface de chauffe de 105 m2, établies pour 12 kilogr. de pression effective. La surchauffe de la vapeur s’obtient à l’aide de
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 453
- quatre sitrchauffeurs, ayant 90 m2 de surface de chauffe. Dans la station centrale, on a
- Fig-, 50. — Machines de la station génératrice de Lindenbnch.
- établi en premier lieu une machine à vapeur horizontale à tri [de expansion à soupapes
- Fig. 51. — Installation des pompes des mines de plomb et d’argent d’i^wia, ZL = Conduite d’amenée de la 16e galerie.
- SL = Conduite d’aspiration de la 9e galerie.
- D = Conduite de refoulement.
- L = Vanne de marche à vide.
- \V = Indicateur de niveau d’eau.
- P = Pompes de fonçage.
- F = Puits de descente.
- K = Conduites électriques.
- SC = Tableau de distribution.
- système Sulzer et à condensation, (fig. 49 et 50), pour la mise en marche de la généra-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 38.
- trice, et une machine à vapeur verticale à un cylindre Sulzer sans condensation, pour entraîner l’excitatrice.
- La première de ces machines est à quatre cylindres, dont les diamètres sont respective-
- Fig. 52. — Chambre des pompes des mines de plomb et d’argent d’Ems.
- ment de 600, 850 et 1.025 mm. (pour les deux cylindres à basse pression). La course du piston
- Fig. 53. — Pompe sextuple des mines de plomb et d’argent d:Ems.
- est de 1.500 mm. La machine fait 94 tours par minute, La pression initiale est de
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- 11 kilogr. la température de la vapeur à l’admission, de 260° C. La machine déve-
- loppe. à 27 % 3i % 4o % 5o °/0 d’admission
- env. i546 1698 i938 2100 HPi
- env. i346 OO 0 '-rt* 1^32 1900 HPeff
- Le générateur à courants alternatifs triphasés directement accouplé avec la machine à vapeur a été construit par la maison Schuckert et G,e. Il a une puissance de 1.440 kilowatts pour eossp= et de 1.240 kilowatts pour cos y = 0,86 : la tension composée est de 8.000 volts.
- La machine de l’excitatrice a un cylindre dont le diamètre est de 180 mm. ; la course du piston est de 200 mm. ; le nombre de tours par minute est 325. La pression initiale est de 11 kilogr. La distribution de vapeur s’effectue au moyen d’un tiroir à piston, et un régulateur axial règle l’admission de la vapeur de 0 à 50 % .
- L’excitatrice est une dynamo en dérivation de Schuckert, capable de donner 24 kilowatts à 325 tours par minute, en absorbant 37 chevaux sous 120 volts.
- Pour venir à bout des masses d’eau, la maison Sulzer Frères a construit une installation d’épuisement au neuvième étage, en même temps qu’elle fournissait deux pompes de fonçage.
- La chambre des pompes du 9e étage (fîg. 51 et 52), a été prévue pour un ensemble de quatre pompes. Trois y ont été déjà installées. Ce sont des pompes centrifuges sextuples à haute pression capables d’élever, 2,52 m3 à 255 mètres en absorbant 206 chevaux et en faisant 1,455 tours à la minute. Chaque pompe est directement accouplée avec un moteur asynchrone, système Schuckert, de 225 HP en service normal, tournant à 1.455 tours par minute sous une tension de 1.000 volts à 50 périodes par seconde. Les moteurs sont construits avec rotor en court circuit et les paliers à bagues sont refroidis à l’eau.
- Les pompes (fig. 53) aspirent directement dans le puisard collecteur du 9e étage par un tuyau d’aspiration commun. Plus tard, l’eau du seizième étage sera envoyée à ces pompes au moyen d’un nouveau tuyau d’aspiration où elle arrivera sous pression. La tuyauterie de refoulement est commune à toutes les pompes et consiste en un grand tuyau collecteur pourvu des branchements nécessaires, et qui porte l’eau au déversoir de la surface. La longueur considérable des tuyaux était indiquée de prime abord par la chambre de pompes déjà existante. Chaque pompe travaille pour son compte, et, selon les saisons et les variations des venues d’eau, on en fait fonctionner une, deux ou trois à la fois. On a procédé à l’épuisement des étages inférieurs, depuis le dixième jusqu’au seizième étage inclusivement, au moyen de pompes de fonçage Sulzer, décrites dans le chapitre suivant.
- Pour se rendre maître des petites venues d’eau qui se produisent périodiquement dans les avancements latéraux et pendant les travaux de reconnaissance, et dont il importe de se rendre maître immédiatement, l’on emploie avec avantage les pompes d’avancement Sulzer, (figure 54). Dans ce modèle, la pompe, directement accouplée avec le moteur électrique, est placée sur un vagonnet. Le courant est envoyé au moteur au moyen de câbles flexibles et de prises de courant.
- Fig. 54. — Pompe d’avancement.
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- POMPES DE FONÇAGE
- La plus récente application des pompes centrifuges à liante pression est la pompe à axe vertical. Généralement ces pompes sont accouplées avec un moteur électrique à courants alternatifs, et le tout est placé dans un cadre de fer profilé, de manière à pouvoir être descendu pour le fonçage du puits. Ces pompes, dont la première a figuré à l’exposition de Dusseldorf en 1902, prennent le moins de place possible dans la section d’un puits. Elles se recommandent entre autres par leur construction extrêmement ramassée et leur accès facile ; elles peuvent travailler librement suspendues à un câble sans exiger de construction ou de bâti spécial dans le puits. La figure 55 montre une pompe de fonçage de cette espèce, qu’un homme, l’œil sur l'ampèremètre, dirige en manœuvrant la vanne de réglage. Il s’agit d’une pompe quadruple qui, actionnée par un moteur de 185 che-
- Fig. 55.
- Pompe de fonçage.
- vaux et en faisant 1450 tours par minute, élève 3 m3 à 200 mètres. La figure 50 montre la pompe de fonçage telle qu’elle est disposée dans le puits oii elle travaille.
- La première pompe de fonçage importante, établie par la maison Sul/.er Frères, a été installée dans une mine de la Haute-Silésie. L’on devait foncer un puits de 400 m. pour les forges de Donnersmarck. Mais à 100 m. déjà l’on rencontra des venues d’eau si considérables que les mineurs durent abandonner précipitamment le travail et que le puits fut noyé. En remontant, le maître mineur eut l’idée de mesurer la rapidité
- de l’ascension de l’eau. Il constata que les venues comportaient environ 15 m3 par minute. On essaya, mais en vain, de procéder à l’épuisement au moyen de pompes à vapeur.
- En effet, sans compter les réparations indispensables, les trois machines, pompant ensemble 10 m3 à la minute, qu’il fallut monter dans
- le puits, obstruaient ce dernièr au point qu’il ne restait même pas la place pour le passage de la benne. On dut, une fois de plus, laisser noyer le]puits. Enfin, avant
- Fig. 56. — Pompe de fonçage disposée dans le puits.
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- d’abandonner définitivement ce puits, auquel on attachait un grand prix, l’on résolut de faire un dernier essai avec les pompes centrifuges à haute pression du système Sulzer. On construisit alors dans le puits (fig. 57), trois ensembles (fig. 58) pouvant élever chacun, à 970 tours à la minute, 8 m3 à 160 mètres, soit au total 24 m3 par minute. Grâce à l’espace réduit nécessité par les pompes de fonçage, il resta amplement la place pour faire passer deux bennes. Cette économie de place
- est un avantage capital de ce type de pompes.
- Les moteurs sont à courants triphasés avec rotor en court circuit. Le poids de chacun des ensembles suspendu à son câble est de 52.000 kilos, y compris la conduite de
- refoulement pleine d’eau ; chaque câble a donc à supporter 26.000 kilos. Les câbles, en fil d’acier, ont un diamètre de 62 mm.
- Le courant est envoyé d’une station centrale située à environ 6 km. du puits. Cette station centrale comprend
- Fig. 57.
- Vue en plan des trois pompes établies dans le puits de Donnersmarck.
- deux
- moteurs de 1.000 chevaux à gaz des hauts four-
- neaux. La tension de 8.000 volts des courants envoyés par les conducteurs aériens est transformée sur place en celle de 1.000 volts.
- Ces pompes de fonçage eurent bientôt épuisé le puits, car avec une seule pompe, on enlevait au commencement 12 à 15 m3 par minute à cause de la faible hauteur à laquelle il suffisait d’élever l’eau. Dans la suite du fonçage, c’est-à-dire pendant le tir, les pompes se sont toujours parfaitement comportées. Une fois le fonçage terminé, elles ont été établies à poste fixe dans le puits et y servent maintenant de pompes d’épuisement stationnaires.
- Pour compléter ce qui a été dit plus haut des installations du puits Merkur des mines d’Ems, on peut ajouter encore ceci : pour épuiser l’eau du neuvième jusqu’au seizième étage, on a suspendu deux pompes de fonçage (fig. 59), dans les puits d’extraction. Ces pompes élèvent, en absorbant 206 chevaux à 1.455 tours par minute, 2, 52 m3 à 255 m. En faisant fonctionner ces deux pompes, l’on est parvenu jusqu’au seizième étage. A ce même étage, on a placé 3 autres pompes cen-
- Fig. 58. — Vue d’une des pompes de fonçage établie dans le puits de Donnersmarck.
- Fig. 59. — Pompe de fonçage du puits Merkur.
- ***
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- trifuges à haute pression à arbre horizontal, de puissance égale et arrangées de façon semblable à celles du neuvième étage. Les pompes de fonçage sont destinées, pour le moment, à foncer de nouveaux puits ; on les établira plus tard à poste fixe comme pompes d’épuisement stationnaires dans l’un ou l’autre de ces puits.
- Les avantages que présentent ces pompes de fonçage, depuis qu’on a surmonté les grosses difficultés de construction du début, expliquent leur emploi de plus en plus étendu, car elles assurent aux exploitations minières un nouvel et puissant auxiliaire.
- Siegfried Herzog.
- LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
- DU
- METROPOLITAN DISTRICT RAILWAY DE LONDRES (Fin) (<)
- Sous-stations
- Chaque sous-station est desservie par plusieurs feeders triphasés souterrains. Ces feeders aboutissent chacun à une section dilïérente du tableau principal de l’usine-génératrice, de façon à ce que la sous-station puisse être alimentée par l’un ou l’autre des alternateurs. Parmi les 24 sous-stations que desservira l’usine génératrice, 15 sont affectées à l’alimentation du réseau du District Railway. L’équipement de toutes ces sous-stations a été fourni par la British Thomson-Houston et est généralement uniforme. Les feeders, au nombre de deux ou de quatre, sont reliés, à leur arrivée, à des parafoudres et aux barres générales du tableau. Celles-ci sont divisées en sections au moyen d’interrupteurs de jonction : chaque section est reliée à un feeder et à une eommutatrice. Les interrupteurs à haute tension des commutatrices peuvent fonctionner comme disjoncteurs à maxima à action différée.
- Les commutatrices triphasées employées sont de trois types, répondant aux caractéristiques suivantes :
- Puissance 8oo kw. 1200 kw. 15oo kw.
- Nombre de pôles lO 12 16
- Vitesse de rotation 4oo t/m. 333 2Ô0
- f 5/4 de charge 95>3 % 96,2 % 96,25 %
- 95 >° % 95 : 7 % 96 %
- 1 3/4 — 9L3 % 95,0 % 95,25 o/0
- ' 1/2 - 92>3 % 93,5 0/0 n %
- La figure 3 représente une eommutatrice de 1.500 kilowatts. Ces machines sont compound; leurs pièces polaires sont munies d’amortisseurs en cuivre. Elles peuvent supporter des surcharges momentanées atteignant le triple de la charge normale. Chacune d’ell es porte en bout d’arbre un petit moteur d’induction servant au démarrage.
- Les transformateurs, dont les secondaires sont reliés aux commutatrices, sont à refroidissement artificiel par circulation d’air : ils sont placés au premier étage de la sous-sta-
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 16 septembre 1905, page 422.
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- tion au-dessus du tableau. Les enroulements primaires et secondaires de ces transformateurs, sont connectés en triangles : le rapport de transformation peut être modifié pour faire varier la différence de potentiel aux bornes. La puissance de ces appareils est de 300, 435 et 550 kw. suivant la puissance de la commutatrice alimentée par un groupe de trois transformateurs.
- Le tableau de distribution de chaque sous-station porte les appareils habituels, auxquels a été adjoint un synchroscope Westinghouse. Toutes les parties à haute tension, rails, interrupteurs, transformateurs de mesure, etc., sont placés dans des logements de maçonnerie cloisonnés : les parties accessibles sont toutes à basse tension.
- L’installation des sous-stations est complétée par des groupes de transformateurs de
- Fig. 3. — Vue d’une commutatrice de 1.500 kilowatts avec moteur auxiliaire de démarrage.
- 150 kilowatts abaissant la différence de potentiel à 220 volts pour l’éclairage et par des groupes moteurs générateurs de 8 kilowatts produisant le courant continu sous 70 volts nécessaire pour le système de signaux de la voie.
- Les câbles reliant l’usine aux sous-stations ont été essayés à 33.000 volts chez le fabricant et à 22.000 volts après pose, toutes jonctions faites.
- Matériel roulant
- Gomme dans l’installation du nouveau réseau du chemin de fer métropolitain de Londres, le courant est amené aux automotrices par deux rails, un rail positif placé à 40 cm. sur le côté de la voie dont il dépasse de 8 cm. le niveau supérieur, et un rail négatif placé au milieu de la voie dont il dépasse de 4 cm. le niveau supérieur. Ces rails
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- pèsent 50 kilogr. par mètre courant et sont en acier spécial de faible résistance olimique : ils sont supportés par des isolateurs et sont éclissés électriquement au moyen de rails-bonds du type Crown. Le rail positif est subdivisé en sections alimentées chacune par une sous-station.
- Chaque train comprend sept voitures dont trois motrices placées en queue, en tête et au milieu du train. La capacité des voitures remorquées et des motrices placées au milieu est de 52 voyageurs ; celle des automotrices extrêmes, qui comportent un compartiment à bagages, est de 48 voyageurs : au total un train de 7 voitures transporte donc 356 voyageurs. Les voitures sont à couloir central avec sièges parallèles à l’axe de la voie : elles sont construites en France par la Société Générale de Constructions. Chaque motrice est équipée avec deux moteurs de 200 chevaux de la Bristish Thomson-Houston attaquant les essieux par l’intermédiaire d’engrenages. Le poids d’un moteur complet est de 1.350 kilogrammes.
- Le système de réglage adopté est le système à unités multiples Sprague-Thomson-Houston, semblable au système Thomson-Houston décrit dans nos colonnes en ce que les connexions des moteurs sont effectuées par le jeu de contacteurs (*) et semblable au système Sprague (2) en ce que l’emploi d’un limiteur de tension assure le réglage automatique de la vitesse.
- Les dix fds de commande qui parcourent tout le train aboutissent à un manipulateur que manœuvre le mécanicien de tête : les différents groupements successifs effectués automatiquement entre les moteurs par le jeu du limiteur d’intensité sont les suivants : couplage en série avec quatre résistances mises une à une hors circuit et sans résistance ; couplage en parallèle avec trois résistances mises une à une hors circuit et sans résistance.
- Le passage d’un couplage au suivant est effectué par la méthode du pont, qui permet de ne jamais couper le courant des moteurs. Le circuit de chaque moteur contient un disjoncteur automatique à contacts en charbon : des fusibles à soufflage magnétique sont intercalés dans tous les circuits principaux. Tous les conducteurs sont placés dans des tubes en fer pour éviter tout risque d’accidents : en outre les voitures sont construites en bois imprégné de substances ininflammables et sont surtout métalliques.
- Systèmes de sécurité employés sur la voie
- Les signaux de la voie sont manœuvrés par des appareils électro-pneumatiques Westinghouse. A cet effet, les différentes sous-stations contiennent des compresseurs d’air qui alimentent une conduite placée le long de la voie. Cet air comprimé est introduit dans lescylindres des appareils de signalement ou en est évacué par le jeu de valves électromagnétiques Westinghouse semblables à celles employées dans les « Controllers Turret »(3). Les électro-aimants de ces valves sont actionnés par un courant local de la façon suivante : l’un des rails de roulement est continu d’un bout à l’autre du réseau et est relié au pôle positif d’une source de courant à 65 volts. L’autre rail de roulement est sectionné, au moyen de joints isolants, en tronçons correspondant aux sections du bloek-système. Un conducteur négatif, longeant toute la voie, est relié aux différents tronçons par des résistances de valeur déterminée. Quand il n’y a pas de train dans la section, le courant
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 13 mai 1905, page 214. (a) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai 1905, page 247. (3) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai 1905, page 256.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 461
- amené par le rail positif de roulement passe dans un relais du signal et retourne au conducteur négatif par l’intermédiaire du rail sectionné. Quand un train est dans la section, ses essieux court-circuitent le relais et le signal se met dans la position indiquant l’arrêt. La résistance intercalée entre le rail sectionné et le conducteur négatif a pour but de limiter l’intensité du courant de court-circuit. Le courant absorbé par le système de signaux est fourni par les différentes sous-stations qui .contiennent à cet effet des groupes moteurs-générateurs produisant du courant continu sous 70 volts.
- Oliver Allen.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Détermination simple de la loi élémentaire électrodynamique.— Kerntler.—Beiblàtter, août igoô.
- L’auteur arrive, par des considérations purement synthétiques, au résultat que l’action de deux éléments de courant l’un sur l’autre doit être régie par les lois suivantes :
- 1° Chaque élément longitudinal (') déplace un autre élément suivant la direction de celui-ci ; ce déplacement a lieu dans le sens du second courant quand le premier se dirige vers le second élément.
- 2° Chaque élément transversal déplace perpendiculairement à la direction de celui-ci un autre élément situé dans le même plan : ce déplacement a lieu du côté où il se produirait si le premier élément faisait partie d’un conducteur indéfini.
- 3° La grandeur de l’action est la même dans les deux cas, et ne dépend pas de la position mais seulement de l’intensité et de la distance.
- E. B.
- Sur la vitesse des particules des rayons-canal. — Ewers. — Physikalische Zeitschrift, i5 août igo5.
- L’auteur, dans une 'précédente étude, avait déterminé, par des mesures de l’énergie mécanique convertie en chaleur et par des mesures
- (!) Un élément est appelé longitudinal ou transversal suivant qu’il est parallèle ou perpendiculaire à la ligne de jonction.
- des quantités d’énergie transportées par les rayons, la vitesse des particules en mouvement dans les rayons-canal et dans les rayons cathodiques en faisant l’hypothèse que ces rayons sont constitués par des atomes d’éléments chimiques connus, pour lesquels les valeurs du
- s /charge\ . , , ,. . ,
- rapport — (-----— avaient ete determinees par
- 11 m \masse/
- l’électrolyse.
- En ce qui concerne les rayons cathodiques, les hypothèses de l’auteur ont été pleinement vérifiées et les chiffres otbenus concordent avec ceux trouvés par d’autres expérimentateurs, ce qui prouve la validité de la méthode.
- Pour les rayons-canal, il existe encore quelques difficultés car les différentes mesures ont
- donné, pour la valeur du rapport des
- résultats différents. Wien a trouvé que les rayons-canal ne sont pas de nature simple, mais subissent des déviations électrostatiques et magnétiques très variables : une partie de ces rayons n’est pas déviée, même dans des champs puissants. Ce phénomène est indépendant de la nature du gaz et du métal constituant la cathode. Pour la charge spécifique, on a trouvé des valeurs comprises entre 10 et 36.360 unités absolues ; la valeur maxima trouvée dans les dernières expériences, faites avec des soins méticuleux, est de 9.000 unités absolues. Cette valeur étant à peu près la même que celle trouvée pour l’ion-hydrogène dans l’électrolyse, on a supposé vraisemblable que les rayons-canal sont constitués principalement par des ions-hydrogène formés par l’humidité impossible à
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- faire disparaître. Comme vitesse de ceux-ci, on a trouvé :
- p = 3,6.107 em./seconde
- pour
- A = 3i2,5 unités absolues m
- et
- p=l,5.108 cm./sec
- pour les rayons les plus déviables, pour lesquels
- — = 7545. • m
- On a constaté en outre que, pour les rayons-canal peu déviés, le rayon de courbure de la trajectoire dans un champ homogène 11’est pas constant mais croit. Une observation tout à fait analogue a été faite par IL Becquerel pour les rayons « du radium.
- Il résulte de ces observations que les particules positivement chargées et en mouvement rapide possèdent, contrairement aux rayons cathodiques, la propriété remarquable d’augmenter de masse sous l’effet de l’attraction de masses étrangères.
- Récemment Bragg a montré que cette hypothèse ne résulte pas forcément des expériences de Becquerel, caries trajectoires observées par cet expérimentateur n’étaient pas relatives aux rayons « seuls.
- Après les progrès faits par la théorie des électrons et les valeurs récentes trouvées par différents observateurs, l’auteur a repris ses expériences précédentes en adoptant comme valeur du rapport — le chiffre 6.103 indiqué par
- Rutherford pour les rayons «. Les valeurs ainsi déterminées pour la vitesse sont les suivantes :
- Aluminium, pour 35oo volts : v — 4,07. io7 cm/sec.
- — — 46oo — :r = 4,52.i o7 —
- Fer — 5200 — : e = 4>99.io7 —
- — — 588o — :r = 5,o2.io7 —
- On sait que la vitesse croît proportionnellement à la racine carrée de la chute cathodique : on voit effectivement que la valeur obtenue croît avec la différence de potentiel aux électrodes. Si l’on rapporte toutes les valeurs à une différence de potentiel de 30.000 volts, pour
- obtenir des résultats comparables à ceux de Wien, on obtient les chiffres suivants:
- Al. r, = 1,24. io8cm/sec.
- — i’.2= 1,28.1 o8 —
- Fe. — 1,37.108 —
- — »>2=i,34.io8 —
- soit en moyenne
- p = 1,31.108 cm./sec à 30.000 volts.
- Ce résultat concorde bien avec celui de Wien.
- R. Y.
- Contribution à la théorie de l’inertie électriquè. — Burbury. — Philosophie al Magazine,
- L’auteur part des lois de Biot Savart et, tenant compte de la vitesse de propagation des perturbations électromagnétiques, calcule l’énergie magnétique d’un électron en mouvement. En outre, il calcule l’énergie électrique agissant sur l’électron en déterminant la force magnétique produite par le mouvement de cet électron en un point déterminé de l’espace, force magnétique qui, à son tour, engendre une perturbation électrique dont la vitesse de propagation est égale à celle de la lumière.
- R. R.
- Sur quelques phénomènes de décharge dans les tubes à vides. — Fürstenau. — Prudes Annalen, août 1905.
- C’est un fait connu, que des tubes à vide soumis à un frottement présentent une lumière mate bleuâtre (1). L’auteur indique quelques expériences faites soit avec des lampes à incandescence, soit avec des tubes de verre vides sans électrodes.
- Le frottement des lampes ou tubes produit dans le verre une fluorescence verte observée dans les expériences de Tesla, avec les rayons cathodiques etc. Si l’on frotte la lampe et si on la tient à la main ou sur un support, le filament lui-même est recouvert d’une faible lumière mate jaunâtre. On observe beaucoup plus fortement cette « luminescence secondaire » si, après avoir frotté la lampe, on tient celle-ci dans une main et qu’on approche l’autre main du
- P) Voir Eclairage Electrique tomes XLIII, 3 juin 1905, p. 345 ; XLIV, 26 août 1905, p. 307.
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- culot. Au moment du contact, le filament tout entier rayonne fortement. Il est très curieux de constater que, quand le filament est ainsi lumineux, il est immobile, tandis que d’habitude le filament d’une lampe à incandescence tenue à la main vibre d’une façon continuelle. Cet amortissement est attribué par îlartmann-Keiupf à des phénomènes magnétiques.
- La 1 ’ 'oscence d’une lampe ou d’un tube
- par le voisinage d’un corps .ment, comme cela a déjà été j pour laquelle un champ élec-e et non un champ électrique
- VCl!
- peut électri indiqué trique
- constant p voque la luminescence du tube doit être attribuée, d’après l’auteur, à la conductibilité de la paroi de verre ou du gaz.
- E. R.
- Spectre d’émission des tubes à vide. — Coblentz. — Physical Review, juin iç)o5.
- L’auteur a étudié le spectre d’émission infrarouge des tubes à vide au moyen d’un radio-micromètre extrêmement sensible. Les tubes contenaient différents gaz, et l’auteur a trouvé que l’hydrogène et l’azote seuls possèdent une radiation appréciable au voisinage du spectre visible. Tous les gaz examinés, excepté la vapeur d’eau et l’hydrogène, présentent une bande d’émission à 4,75 y, due probablement à l’acide carbonique. L’intensité de cette bande croît avec la pression, et tend vers une valeur asymptotique quand celle-ci est égale à 5 à 6 mm., mais n’atteint jamais un maximum. Les autres bandes, au contraire, atteignent un maximum à une pression de 2 mm. Plusieurs raisons font croire à l’auteur que ces bandes appartiennent à l’azote et à l’hydrogène, mais la bande 4,75 y est tout à fait différente.
- L’auteur propose une explication basée sur la vitesse des ions et sur leur liberté de déplacement qui sont plus faibles aux pressions élevées qu’aux pressions basses. La bande à 4,75 p serait due à une radiation thermique, provoquée par le choc des électrons avec les molécules gazeuses dont la température s’élève : quand la pression, c’est-à-dire le nombre des molécules gazeuses augmente, le nombre des collisions augmente et, avec lui, l’intensité de la radiation qui ne passe jamais par un maxi-
- mum comme cela a lieu pour les autres bandes.
- R. R.
- Expériences sur l’arc à courant ondulé. — C. Heinke. — Verhandlungen des Vereins zur Befôr-derung des Gewerbefleisses.
- L’auteur a étudié l’arc électrique alimenté par un courant ondulé provenant de la superposition d’un courant alternatif et d’un courant continu, tel que celui qu’on obtient avec des redresseurs électrolytiques ou mécaniques, ou par un courant ondulé provenant de la présence d’un circuit dérivé aux bornes de l’arc et contenant une capacité et une self-induction.
- 11 a d’abord cherché si, même pour des courants de cette nature, la formule des oscillations
- est valable, et a trouvé qu’il en est ainsi quand on emploie dans la formule, comme valeurs de la self-induction et de la capacité, les valeurs réelles déterminées pour ce cas particulier.
- E. B.
- Chute de tension aux électrodes dans les gaz.— C.-A. Skinner. — Philosophical Magazine.
- L’auteur a étudié les chutes anodique et cathodique pour des pressions du gaz comprises entre 1 et 3 mm. de mercurç et des intensités de courant comprises entre 0,2 et 3 milliampères. Ses expériences ont porté sur différents métaux, platine, argent, or, cuivre, acier, nickel, bismuth, antimoine, étain, plomb, cadmium, zinc, aluminium et magnésium : les gaz étudiés ont été l’hydrogène, l’azote et l’oxygène.
- Les métaux étaient étudiés sous la forme de disques, isolés au moyen d’ébonite et mis sur une plaque de verre mobile qui permettait de les amener sous une sonde formée par un fil d’aluminium placée à la partie inférieure d’un tube vertical. Pour la mesure de la chute anodique, l’écartement entre la sonde et les métaux était très faible ; pour la mesure de la chute cathodique, cet écart atteignait 2 à 2,5 cm.
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- Les résultats de ces expériences sont les suivants :
- La chute cathodique dans un gaz déterminé, avec des métaux différents comme électrodes, diminue dans l’ordre dans lequel la valeur électro-positive de ces métaux croît dans la série des
- f. é. m.
- La chute anodique diminue dans l’ordre dans lequel la valeur électro-négative de ces métaux croît dans la série des f. é. m.
- Les résultats sont résumés dans le tableau suivant :
- TABLEAU
- Valeurs des chutes de tension dans differents gaz
- MÉTAL VALEUR DANS LA SERIE des f. é. m. CHUTE CATHODIQUE g> en volts / f. ydrogène H O <y S “ 0 — fc S < > H S H ® 3 « U CHUTE CATHODIQUE j en volts / f CHUTE ANODIQUE V S en volts j CHUTE CATHODIQUE en volts I 1 oxygène w D 0 S s g 1 «ü > H S H Q) D Efi U
- Pt 11 4oo 18,1 255 18,8 36o 22,2
- A g 83 4o8 18,7 261 i8>9 P ?
- Au 9° 388 20, I 260.5 20,7 36i 24,3
- Cu IOO ? i9,o 260,2 !9>5 352 23,2
- Fe 113 p P J99 19’1 339 23,9
- Ni 128 398 P P P P p
- Bi i3o ? 20,0 255 P 36o ?
- Sb 131 p 20,8 256 P 35g 23,6
- Sn 149 390 20,9 ? P 36o 24,1
- Pb i56 382 p 247 20,3 ? ?
- Gd 181 35q 20,9 269 i9>5 349 24,2
- Zn 200 32^ 20,5 269 19.2 348 P
- Al 223 270 P 220 22,1 302 24,0
- R. R.
- Sur la plus faible différence de potentiel nécessaire pour le maintien d’un arc. —Mitkiewiez. — Journal de la société Russe de physique et chimie. — Beiblàttei'y i5 juillet.
- La cause pour laquelle l’arc entre charbons exige une différence de potentiel relativement élevée pour son maintien provient de ce que la cathode doit posséder une température très élevée et que la différence de potentiel dans le circuit doit surmonter la force contre-électromotrice de l’arc. Généralement la température est beaucoup plus élevée à l’anode qu’à la cathode et, pour cette raison, la résultante de
- la f. é. m. de l’arc coïncide en direction avec la f. é. m. anodique. Mais, si on maintient par un artifice quelconque la température de la cathode plus élevée que la température de l’anode, la f. é. m. résultante peut changer de signe.
- On doit donc pouvoir maintenir un arc amorcé avec une différence de potentiel très basse à condition de porter la cathode à une température suffisamment élevée. En fait, l’auteur a pu, en chauffant la cathode à l’incandescence au moyen d’un chalumeau à oxygène, maintenir un arc amorcé avec une différence de potentiel de 2 volts et une intensité de courant de 2 ampères.
- E. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- L’extension des moteurs à gaz de forte puissance. — E. Mathot. — Congrès de mécanique de Liège.
- L’auteur indique que l’emploi des moteurs à gaz de forte puissance sur le continent ne remonte guère qu’à six ans environ. Actuellement, ces moteurs à gaz se répandent beaucoup, et leurs formes générales tendent à se rapprocher de celle des machines à vapeur, avec lesquelles ils ont un autre point de ressemblance, la distribution par soupapes. L’auteur passe en revue les différents organes importants des moteurs à gaz.
- 1°) Régulation. — Tandis qu’avec un bon moteur réglé par la méthode du « tout ou rien » la consommation à demi-charge qui, au point de vue industriel, est la plus intéressante, n’est pas de 20 % plus élevée par cheval-heure que la consommation à pleine charge, les moteurs réglés par modification du mélange explosif présentent à la 1/2 charge des consommations de 40 à 50 % plus fortes qu’à pleine charge.
- On est cependant porté, à l’heure actuelle, à effectuer le réglage en modifiant la quantité de mélange introduite dans le cylindre, mais non la composition de ce mélange. Mais l’admission d’une quantité variable de mélange uniforme modifie la valeur de la compression, et conduit à employer des compressions initiales très élevées, comprises entre 13 et 15 kg. par cm2, de façon à avoir encore, dans le cas de la plus faible admission, une compression de 3 à 4 kg. qui est indispensable pour obtenir
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- une bonne inflammation. En outre, ce mode de régulation produit, au moment de l’aspiration aux faibles charges, un vide ou travail négatif qui peut être considérable dans des moteurs de grande puissance.
- On peut éviter ces inconvénients en combinant l’admission variable d’un mélange de composition constante avec une admission additionnelle d’air pour maintenir la pression constante et diminuer le vide produit dans les cylindres.
- Distribution. — Le soulèvement des soupapes qui, dans les anciens moteurs, était produit par des mouvements simples de leviers à l’extrémité desquels agissait une came frottant sur un galet, a donné lieu à beaucoup d’inconvénients. Dans les moteurs puissants, ce système a été remplacé par un système d’excentriques et de leviers articulés, semblable à celui des machines à vapeur Sulzer.
- Le mouvement des soupapes est généralement amorti par des pistons à air, tels que ceux des moteurs de Cockerill et de la Cie Nürenberg-Maschinenbau. Le but principal de ces amortisseurs est d’assurer un fonctionnement doux et silencieux.
- Refroidissement. — L’échauffement des têtes de cylindres et des chambres d’explosion a été une source de difficultés par suite des fractures inattendues qui se sont produites dans ces organes. L’expérience acquise actuellement a permis de déterminer les formes les plus avantageuses pour obtenir une bonne solidité des têtes de cylindres, solidité que l’emploi de métaux choisis était impuissant à donner : C’est ainsi que l’acier a été bien souvent essayé sans succès.
- Le principal facteur pour la préservation des cylindres est la façon dont l’eau de réfrigération y circule : le type de moteur qui semble le plus favorable à une bonne circulation est celui où les deux soupapes sont placées l’une au-dessus de l’autre dans une chambre entourée de toutes parts par l’eau de réfrigération.
- Pour assurer à toutes les parties de l’ensemble des dilatations égales, on dispose cette chambre symétriquement par rapport à l’axe du cylindre. Le logement de la soupape d’échappement doit être complètement entouré d’eau et, pour les machines puissantes, cette soupape
- doit être elle-même refroidie intérieurement quand c’est possible.
- Pour abaisser la température excessive produite par la compression, certains constructeurs, tels que la Cie Nürenberg-Maschinen-bau, munissent d’une circulation d’eau l’extrémité du piston des moteurs à simple effet : c’est là une complication que l’on peut éviter en disposant les organes pour que l’air ait un libre accès sur le piston dans son mouvement de va-et-vient. Pour conserver les avantages économiques de la compression élevée sans courir lés risques d’inflammation intempestives, la maison Koei'ting place à l’intérieur de la chambre d’explosion une pièce creuse dans laquelle passe une circulation d’eau spéciale. Cette méthode semble donner de bons résultats.
- Dans les moteurs à double effet, le refroidissement doit être l’objet d’une très grande attention et une circulation d’eau, différente de celle qui refroidit les cylindres et leurs • extrémités, est généralement employée pour refroidir le piston et la tige de piston, les logements des soupapes d’échappement et les presse-étoupes. Pour cela, une pompe spéciale comprime de l’eau sous une pression de 1 à 4 kg.
- D’après un certain nombre d’expériences qu’il a faites sur des moteurs à quatre temps à double effet, l’auteur indique les quantités d’eau de réfrigération nécessaires pour les différentes parties de ces machines.
- TABLEAU
- Moteurs de 200 à 1.000 chevaux.
- CONSOMMATION d’eAU DE REFRIGERATION PAR CHEVAL-HEURE INDIQUE LITRES
- Cylindres, têtes de cylindres et presse-étoupes Pistons, tiges de pistons Chambres des soupapes et logements, soupapes d’échappements. T OTAL 18 à 25 litres. 8 à 12 litres. 4 à n litres.
- 3o à 44 litres.
- Ces chiffres s’entendent pour de l’eau entrant à une température de 12° à 15° et sortant à une température de 25° à 35° pour les cylindres, de 35° à 40° pour les pistons et de 45° pour les logements des soupapes.
- Un moteur de 1.000 chevaux à deux cylindres
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- à double action exige environ 40.000 litres d’eau de réfrigération par heure. Cette consommation étant exagérée, on emploie généralement des tours pour refroidir l’eau de circulation, ce qui réduit la quantité d’eau dépensée à celle qui se perd par évaporation.
- Cette méthode offre en outre l’avantage que les calcaires contenus dans l’eau se déposent et ne risquent pas de produire des incrustations dans les enveloppes.
- Allumage. — Cette question est résolue depuis plusieurs années d’une façon satisfaisante par l’emploi de magnétos avec avance ou retard à l’allumage. Les tampons d’allumage doivent être très légers, pour ne pas posséder d’inertie, puisque ces organes doivent manœuvrer avec rapidité ; ils doivent être aussi accessibles que possible pour permettre une inspection facile. Dans les machines à double action, on emploie généralement un double système d’allumage pour chaque face du piston, afin de provoquer sûrement l’explosion des mélanges pauvres.
- Démarrage. — Pour le démarrage on emploie de l’air comprimé.
- Graissage. — Dans les moteurs de puissance moyenne comprise entre 100 et 200 chevaux, on emploie le graissage ordinaire avec bague trempant dans un bain d’huile. Pour les moteurs plus puissants, on emploie une circulation d’huile sous pression. Pour le graissage des pistons et des presse-étoupes, on emploie des huiles épaisses sous pression.
- Volants. — La formule suivante est indiquée par l’auteur pour le calcul des dimensions des volants de différents types de moteurs
- PD*=?™
- an6
- dans laquelle
- P est le poids de la jante (sans les bras) en tonnes,
- D le diamètre du centre de gravité de la jante en mètres,
- A le degré d’irrégularité, n le nombre de tours par minute,
- N la puissance en chevaux,
- K un coefficient variable avec le type de moteurs dont les valeurs principales sont les suivantes :
- Moteur à 4 temps à un seul cylindre et simple action : K = 4o ooo ;
- Moteur à 4 temps à deux cylindres opposés à simple action, ou à un cylindre à double action : K= 28 000 .
- Moteur à 4 temps à deux cylindres à simple action avec manivelles à go° : K = 25 000 ;
- Moteur à 4 temps à deux cylindres jumelés à simple action : K = 21 000 ;
- Moteur à 4 temps à quatre cylindres jumelés deux à deux et opposés, ou à cylindres en tandem à double action : K = 7 000.
- Le poids total du volant est 1,4 P.
- Consommation et rendement. — Les moteurs à 4 temps à double action ont un rendement mécanique d’environ 90 % à 92 % , tandis que les moteurs à deux temps n’ont que 75 à 80 de rendement à l’heure actuelle. Ce rendement inférieur, dû à la présence d’une pompe à air et d’une pompe à gaz, est compensé par des qualités importantes de ce type de moteur, tels qu’en construisent les ateliers Œchelhàuser et Koerting.
- Les moteurs à quatre temps atteignent vin rendement théorique de 28 à 30 % correspondant aux consommations spécifiques suivantes :
- Gaz de coke.................... 585 litres.
- Gaz du gazogène Moud........... 1,760 litres.
- Gaz du gazogène à anthracite.. 1,85o litres.
- Gaz des hauts fourneaux........ 2,5oo litres.
- L’auteur termine en examinant les principaux points de détail de construction des moteurs à gaz modernes de forte puissance et décrit differents moteurs.
- Le moteur Von Œchelhàuser est à deux temps et à simple action : il possède deux pistons opposés par cylindre, l’un commandant l’arbre et l’autre la pompe : il n’existe pas de soupape de distribution, ce qui est un gros avantage puisque ces organes constituent toujours le point délicat des moteurs. La chambre d’explosion est formée par le cylindre lui-même et les extrémités des pistons parvenus à fond de course au moment de l’inflammation. La distribution est effectuée par les pistons eux-mêmes qui, en se déplaçant, démasquent des ouvertures correspondant soit avec le corps de la pompe, soit avec le tuyau d’échappement.
- Le moteur Korting est également à deux temps et à double action, et possède deux pompes, l’une à air et l’autre à gaz, dont les
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- pistons sont montés en tandem sur la même tige : la composition du mélange dépend du rapport des deux pistons. La pompe à gaz peut fonctionner à vide, la pompe à air seule travaillant à ce moment : on peut ainsi introduire un mélange explosif de composition variable et effectuer de cette manière la régulation du moteur.
- Le moteur Cockerill est établi avec des cylindres en tandem à double action : une pompe entraînée par le moteur fournit de l’air à la pression de 60 cm. de mercure. Les pistons sont refroidis par une circulation d’eau sous pression, ainsi que les guides et l’arbre. Le réglage est effectué de deux manières suivant le genre de moteur : pour les moteurs à grande vitesse, où l’action des masses en mouvement est considérable et dans lesquels il faut une grande régularité, une forte compression initiale est nécessaire. Le réglage est effectué par modification de la composition du mélange et adjonction d’air, le volume introduit restant constant. Dans les moteurs à faible vitesse et ceux à vitesse variable, tels que les moteurs entraînant des machines soufflantes, le réglage est effectué par une admission variable d’un mélange de composition constante. Dans les deux cas, les soupapes sont commandées par des cames.
- Le moteur Dingler diffère des autres moteurs à gaz de grande puissance. Au lieu d’obtenir le double effet dans un cylindre fermé en faisant exploser le mélange gazeux alternativement sur l’une et l’autre face du piston, on emploie deux cylindres ouverts à leur extrémité et réunis à une même chambre d’explosion. Chacun de ces cylindres contient un piston et l’explosion est produite alternativement sur la face intérieure de chaque piston. Les soupapes sont semblables à celles d’un moteur à simple effet, et ce système permet d’éviter l emploi de presse-étoupes. Le régulateur agit sur l’admission; le réglage est effectué par modification du volume admis d’un mélange de composition constante.
- B. L.
- Expériences sur les pertes dans le fer sous l’effet de champs tournants ou alternatifs. — Hermann.— Elektrotechnische Zeitschrift, ioaoût igo5
- Certains auteurs ont trouvé que les pertes
- par hystérésis dans un champ tournant on environ une valeur double de leur valeur dans un champ alternatif : d’autres ont cru constater qu’il y avait au contraire une très faible différence entre les valeurs trouvées dans les deux cas. L’auteur, pour trancher cette question, a fait une série d’expériences dont il indique la marche et les résultats.
- Les premiers auteurs cités ont opéré sur un cylindre tournant à l’intérieur d’un tore. Le cylindre portait 56 encoches de 2 mm. de longueur et 3 mm. de profondeur contenant deux bobines rectangulaires l’une à l’autre qui consistaient chacune en 14 tours de fil. Les expériences étaient faites avec un courant de faible fréquence. L’aimantation tournante était obtenue en utilisant les deux enroulements, et l’aimantation alternative 'en utilisant un seul enroulement.
- L’auteur a employé des courants alternatifs de fréquence normale et a déterminé les pertes par la méthode du wattmètre.
- Pour cela, il a pris un certain nombre de tôles découpées en forme de disques annulaires et munies de 48 trous percés à mi-distance entre la circonférence intérieure et la circonférence extérieure des disques : un paquet de tôles de 110 mm. d’épaisseur ainsi formé recevait 384 tours de fil répartis à raison de 8 conducteurs par encoche et contournant le fer du côté extérieur comme un enroulement Gramme. Les extrémités de chaque bobine de 8 tours placés dans une encoche étaient maintenues libres, de façon à permettre tous les groupements possibles entre bobines. En réunissant ensemble les bobines voisines comprises dans un quadrant, on obtenait quatre groupes : lorsqu’on connectait ensemble deux groupes opposés, on obtenait un système de deux enroulements dont l’effet était le même que celui des deux enroulements rectangulaires du cylindre intérieur précédemment employé.
- En envoyant un courant alternatif, dans un seul des deux enroulements ainsi constitué, c’est-à-dire dans la moitié des bobines, on obtenait un champ alternatif bipolaire linéaire. En envoyant dans le second enroulement un courant alternatif décalé de 90° sur le premier, on obtenait un champ tournant.
- Dans les deux cas, champ alternatif linéaire produit avec la moitié des bobines ou champ
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- diphasé produit avec toutes les bobines, les pertes par hystérésis et courants de Foucault étaient déterminées par des lectures au wattmè-tre.
- La fréquence du courant employé était de 45 périodes par seconde.
- Les chiffres obtenus sont résumés par les tableaux I et IL Les valeurs indiquées dans la colonne A se rapportent aux pertes produites uniquement dans le fer : (hystérésis et courants de Foucault). Les pertes Aw sont relatives au champ alternatif bipolaire produit avec moitié des bobines et les pertes Ad au champ tournant produit avec la totalité des bobines.
- E
- Les chiffres contenus dans la colonne jp indi-
- /i
- quent la valeur de la force électromotrice induite en moyenne par un tour de fil ; les chiffres contenus dans la colonne B indiquent l’induction, calculée en supposant le facteur de forme égal à 1,11 et tous les tours traversés par le même nombre de lignes de force. Ces deux hypo-
- TABLEAU I
- Champ alternatif bipolaire produit avec la moitié des bobines
- E Volts Aw Watts E Z7 B
- 19’1 3,88 O,I02Ô 1 392
- 39,53 12,4i 0,206 2 800
- 65,33 28,93 0,340 4 620
- 85,29 45,25 0,440 6 o4o
- io4,36 64,25 0,545 7 4oo
- 122, i3 85,0 0,636 8 660
- 142,57 io9’9 0,743 10 100
- i48,73 h9,i5 0,775 10 520
- TABLEAU II
- Champ tournant bipolaire diphasé
- PHASE I PHASE 11
- El Volts Ai En Volts An A a E Z B
- 3i ,0 49,9 71,0 111,5 136,8 7 A 17,15 30.8 47,4 66.9 96,25 3i ,4 5o,7 71,6 92>4 112,0 136,8 i5,68 28,0 42,8 63,55 92,0 *4,77 32,83 58,8 9o,2 i3o,45 188,25 0,i6i5 0,260 0,370 o,477 0,581 0,713 2210 356o 5o5o 6510 7910 9680
- thèses ne sont pas rigoureuses, car le facteur de forme est différent pour les différentes bobines que ne traverse pas le même nombre de lignes de force.
- En traçant la courbe des watts en fonction E
- de ^ > on voit que la valeur des pertes dans
- un champ tournant bipolaire diphasé est, sinon tout à fait le double, du moins presque le double de la valeur des pertes dans un champ alternatif bipolaire. Le tableau III permet de comparer facilement les valeurs relatives de ces pertes, pour des valeurs identiques de la E
- f. é. m. par tour y, : la dernière colonne indique les valeurs du rapport des pertes.
- TABLEAU III
- Comparaison des pertes dans le fer pour un champ alternatif bipolaire produit avec la moitié des bobines et pour un champ tournant bipolaire.
- E V B A a ^w A a
- Volts Watts Watts Aw
- 0,2 o,3 o,4 0,5 0,6 o,7 2720 4o8o 545o 6800 8170 g52o 20,6 4i ,0 67,0 99,0 i38,o 182,5 11.8 23.5 38,4 55.8 76.6 100,0 1.745 1 ,745 1.745 !>774 1,800 1,825
- On peut voir théoriquement, dans le cas dont il s’agit, que la valeur des pertes dans un champ tournant doit être double de la valeur des pertes dans un champ alternatif. En effet, dans ce dernier cas où un seul enroulement est alimenté par du courant alternatif, le travail nécessaire par seconde pour l’aimantation peut s’écrire :
- Ax J,|E,| cos jq
- Jx et Ex désignant l’intensité efficace et la f. é. m, efficace.
- Si le noyau est aimanté par l’autre enroulement, le champ alternatif produit, dont les lignes de force sont perpendiculaires aux précédentes, entraîne un travail par seconde égal à :
- Aji = J2E2 COS f2 ’
- Si l’on alimente les deux enroulements avec
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- des courants diphasés, il semble évident que l’on a affaire à deux champs alternatifs décalés superposés; les pertes doivent donc s’ajouter et l’on doit avoir
- Arf = A> + A„.
- Or, dans le cas dont il s’agit, A, = A„, les deux champs alternatifs étant égaux.
- On pourrait, au lieu de deux courants alternatifs décalés de 90°, alimenter les deux enroulements avec le même courant alternatif. On obtiendrait alors dans le fer un champ alternatif placé cliagonalement par rapport aux précédents. Ce champ résultant de la superposition des deux champs alternatifs, on peut, comme précédemment pour le champ tournant, considérer le travail d’aimantation comme égal à la somme des travaux des champs individuels. L’expérience fut exécutée et a donné les résultats indiqués dans le tableau IV.
- TABLEAU IV
- Champ alternatif bipolaire avec toutes les bobines
- E A VJ E Z' B
- Z' 8 X 48 : montage en série
- 23,0 2,96 0,060 8i5
- 4i,4 7>76 0,1068 1465
- 66,6 17,1 0,1735 236o
- 9°>1 28,5 o,235 3190
- 123,8 48,4 0,322 4155
- i4o,6 60,0 0,366 4980
- Z' = = 8 X 24 : montage en parallèle.
- 87,1 88,2 o,454 6160
- i°9,9 i3i ,4 0,672 779°
- 126,86 169,5 0,660 8970
- i4o,35 206,8 0,732 995o
- Si l’on trace la courbe des watts en fonc-
- tion de ÿ-, > on voit qu’elle est presqu’identique-
- ment pareille à celle obtenue dans le cas du champ tournant. A coté d’elle, la courbe relative au cas où il n’y a que la moitié des bobines pour produire le flux alternatif présente des écarts que résume le tableau V et
- qui sont tout à fait semblables aux écarts
- 1 A 1/2
- indiqués sur le tableau III
- TADLEAU V
- Champ alternatif bipolaire. Comparaison entre les pertes avec toutes les bobines {'/f ou avec moitié des bobines (Y2).
- E Z' -Ai/* A 1/2 A1/1 A 1/2 B
- 0,1 7>J 4,2 1,690 i36o
- 0,2 22,0 11,8 1,864 2720
- o,3 43,o 23,5 1,83o 4o8o
- 0,4 70,5 38,4 i,835 545o
- 0,5 io4,4 55,8 1 , 8^5 6800
- 0,6 142,8 75,6 1,861 8170
- °’7 187,8 100,0 1,878 9520
- D’après les expériences qui précèdent, il semble donc que l’on obtient des pertes plus ou moins considérables suivant le nombre de tours employés pour l’aimantation, rapporté à la f. é. m. induite dans un tour. L’expérience fut faite pour les 3/4 et le 1/4 du nombre de
- e c,f o,8 09X/%'
- E
- Fig. 1. — Courbe des pertes en fonctions du rapportpour différents nombres de bobines employées.
- tours total et confirma ce résultat. Les courbes de la figure 1 indiquent les watts en fonction E
- de ’ quand on emploie toutes les bobines,
- 3/4, 1/2 ou 1/4 des bobines. La courbe la plus haute est relative au cas du champ alternatif avec toutes les bobines et la courbe très voisine et plus basse est relative au cas du champ tournant.
- Pour vérifier cette particularité d’une façon plus complète, l’auteur a produit, au moyen de connexions convenables, des champs tétra-polaires et a obtenu des résultats identiques.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — No 38.
- Le faisceau de courbes a exactement la même apparence, sauf que la courbe relative au cas du champ tournant est plus haute que la courbe relative au cas du champ alternatif avec toutes les bobines, mais les deux courbes restent très voisines l’une de l’autre.
- La raison des différences constatées dans la valeur des pertes suivant le nombre de bobines employées doit être cherchée dans la répartition différente des lignes de force dans les différents cas. On a une idée de cette répartition des lignes de force en observant les forces électromotrices induites dans les bobines individuelles de huit tours. Les courbes de la figure 2, obtenues expérimentalement, représentent les forces électromotrices induites dans
- Fig. 2. — Forces électromotrices induites dans un demi-tour d’une bobine.
- un demi-tour d’une bobine. On voit nettement que, quand les tours sont répartis sur tout le noyau, le volume total est traversé par des lignes de force tandis que, quand les tours ne recouvrent que des parties du noyau, les lignes de force ne traversent également que des parties du volume total.
- Cela explique pourquoi les pertes sont plus considérables quand on emploie toutes les bobines.
- 11 est intéressant de constater que, pour un même nombre de bobines, le champ tournant et le champ alternatif présentent très peu de différence au point de vue des pertes dans le fer. Il est donc tout à fait faux que les pertes par hystérésis dans un champ tournant soient deux fois plus considérables que dans un champ alternatif.
- La base de comparaison choisie est la force électromotrice induite dans un tour. Ce choix est motivé par le fait que c’est cette force électromotrice qui est intéressante pour la pra-
- tique, mais il n’est pas propre à donner une idée complète des phénomènes. Il faudrait, pour, cela, considérer la variation dans le temps et la répartition dans l’espace des lignes de force dans les cas du champ tournant et du champ alternatif.
- B. L.
- Pertes dans le fer des dynamos. — Lydall. Elec~ trical Review, 23 juin et 7 juillet, 1905.
- On sait que, pour les pertes dans le fer des dynamos, les valeurs observées sont plus considérables que les valeurs calculées. L’auteur a fait un certain nombre d’expériences pour étudier la différence qui existe entre ces valeurs. Il s’est servi pour cela d’un anneau en tôles et a trouvé que, pour des inductions inférieures à B = 18.000, les valeurs observées pour les pertes concordaient bien avec les valeurs calculées, mais que, au-dessus de cette induction les pertes observées sont plus fortes que les pertes calculées.
- L’auteur indique que l’accroissement rapide des pertes aux inductions élevées doit être attribué au fait que la bobine inductrice n’était pas uniformément distribuée autour de l’anneau, d’où résultait un accroissement de dispersion produisant une augmentation des pertes par courants de Foucault. Le même phénomène doit se produire dans les induits de dynamos où les pertes dans le fer augmentent énormément quand l’induction dépasse une certaine valeur : cette augmentation des pertes doit être due à l’augmentation considérable des courants de Foucault dans les plaques terminales épaisses en fer généralement employées pour maintenir les tôles. Le flux magnétique dans ces plaques doit être proportionnel à la différence de potentiel magnétique entre les pôles et le noyau de l’induit et doit augmenter rapidement quand la saturation est atteinte.
- R. R.
- Séparation des différentes pertes par frottement dans les parties tournantes des machines. — Rœhle.— Elektrotechnisclie Zeitschrift, août hjoô.
- On emploie depuis longtemps, pour séparer les pertes par frottement des pertes dans le fer des machines électriques, la méthode dvi lancé
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- qui permet de calculer les forces retardatrices . d’après la diminution de la vitesse angulaire.
- Pour séparer les pertes par frottements dans les coussinets des pertes par frottement dues à la résistance de l’air, on a souvent employé une méthode qui consiste à faire tourner une fois la machine enveloppée, puis une seconde fois la machine ouverte. Cette méthode est inapplicable dans la plupart des cas.
- On peut séparer directement ces deux pertes d’après la forme de la courbe d’arrêt de la machine, si l’on connaît la variation des coefficients de frottements en fonction de la vitesse pour une pression et une température constantes : cette variation a été étudiée par Stri-beck, Lasche et Dettmar qui ont donné les valeurs du coefficient de frottement pour différentes vitesses et dans diverses conditions.
- Si l’on suppose provisoirement que le frottement de l’air est négligeable, et que le frottement dans les coussinets intervient seul, on peut déduire de la forme de la courbe du coefficient de frottement la forme de la courbe d’arrêt de la machine. Soit m la masse du corps tournant rapportée au rayon r, ç la vitesse : le travail correspondant à une diminution de vitesse dv dans le temps dt est égal à
- dv
- m ~r • v dt
- et le travail des coussinets est égal à c. //.. r
- (en appelant c. p = Ay le couple de frottement rapporté au rayon r).
- On a alors
- dv
- m — • v — c. m . v dt
- et, comme y = /’ (c), l’équation de la courbe est :
- Si l’on suppose maintenant que le frottement de l’air n’est pas négligeable et croît avec la xe puissance de la vitesse angulaire, ou, r étant donné, avec la xe puissance de la vitesse c de la masse tournante m, on a
- m
- dv
- dt
- r= krv -j- c^vx
- dv
- dt
- tg « :
- m [_
- (i— i)
- L’examen de la plupart des courbes d’arrêt et le calcul montrent que, pour les machines qui travaillent normalement avec une vitesse périphérique de l’arbre dans les coussinets atteignant 4 mètres et plus, la perte par frottement de l’air peut être négligée pour la vitesse angulaire correspondant à la vitesse périphérique 1 de l’arbre. Par suite, la tangente au point de la courbe d’arrêt qui correspond à la vitesse périphérique V- = 1 représente le couple retardateur du frottement des coussinets seul pour la vitesse périphérique 1.
- On peut alors en déduire le coefficient de frottement aux autres vitesses et tracer la courbe d’arrêt qui correspondrait aux frottements dans les coussinets seuls : la différence entre les deux courbes (courbe d’arrêt relevée expérimentalement et courbe ainsi déterminée) donne la valeur des pertes par frottement de l’air.
- Cette méthode, commode et rapide, ne permet évidemment pas d’obtenir une exactitude parfaite, mais elle donne, surtout pour des vitesses périphériques élevées de l’arbre dans les coussinets, des résultats très suffisamment exacts pour les besoins de la pratique.
- B. L.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- O
- Si l’on trace la courbe de - en fonction de
- </,
- de p, la surface comprise entre elle et l’axe des abscisses donne une mesure du temps t. Si inversement la courbe cl’arrêt est donnée, on peut en déduire la forme de la courbe y. Si le coefficient de frottement était constant, la courbe d’arrêt devrait être une droite, quand on néglige le frottement de l’air.
- Calcul de la puissance mécanique des électroaimants. — Schiemann. — Zeitschrift für Elektro-technik, i3 août igo5.
- L’auteur, dans l’étude d’un problème électromécanique, a trouvé, pour le travail mécanique d’électroaimants l’expression suivante :
- _JZ(Na — Nd m 2
- JZ représentant le nombre d’ampère-tours,
- Na — la variation du flux par suite du déplacement . de l’armature.
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- L’ÉCL AIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Le calcul de la force portante était fait généralement au moven de la formule de Maxwell
- en calculant les différentes forces et en portant les valeurs trouvées, ainsi que les courses correspondantes, dans un diagramme dont la surface donnait le travail mécanique. Cette méthode, longue et ennuyeuse, conduit à des résultats inexacts.
- D’après une loi connue et formulée la première fois par S. Thompson, tout système électromagnétique tend à se déformer de telle façon que le flux passant dans le circuit soit maximum. La dépendance qui existe entre la puissance d’un électroaimant et l’accroissement du flux magnétique a fait supposer à l’auteur qu’il y a, entre les deux, une relation magnétique.
- Soit :
- Ae l’énergie électrique fournie à un électroaimant,
- Aw la chaleur développée dans les enroulements,
- P.( l’énergie magnétique au début du mouvement de l’armature.
- P2 l’énergie magnétique à la fin du mouvement de l’armature.
- Am le travail mécanique produit par le système pendant le déplacement de l’armature.
- Comme il n’existe évidemment pas d’autres forces en jeu, on peut, d’après le principe de la conservation de l’énergie, écrire l’équation des quantités d’énergie reçues et dissipées
- Ae = Air -f- P2 — Pi T" Am
- d’où
- A m '=z Ag — Aw — P2 -f- Pi
- Pour résoudre l’équation, il faut déterminer d’abord Ae, énergie électrique fournie au système. L’accroissement du flux du au déplacement de l’armature produit une force électromotrice induite opposée en direction à celle de la source de courant. Ae se décompose en deux parties
- Ae zzz Ae,| -(- Ae2
- Ae4 étant la quantité d’énergie fournie par la source et non convertie en chaleur et Ae2 la quantité d’énergie convertie en chaleur
- Ae2 = Aw.
- Soit E la force contre-électromotrice induite dans la bobine.
- Ae^ —ÿ'j( — E)c?£
- en désignant par J l’intensité de courant et par t la durée du mouvement.
- Or,
- en désignant par N le flux
- Z le nombre de tours de fil.
- Il vient alors :
- _ rl TdN , ke'~zJ }Ttdt
- O
- = Z PidN
- xJ
- O
- En désignant par N, et N2 les flux au début et à la fin du mouvement de l’armature, on a :
- Ae, = Z fN* JdN N<
- Si l’on suppose que J reste constant, on a
- Ae\ — JZ(N2 — Nj)
- En ce qui concerne la détermination de et P2, l’auteur suppose que le mouvement de l’armature est limité de telle façon que, même à la fin, la majeure partie de la réluctance magnétique provient encore de l’entrefer. Les coefficients de self-induction L^ et L2 au début et à la fin peuvent alors être regardés comme constants, de sorte que l’on a
- P _J2Li
- P _J2l2
- *2— T"
- Les coefficients de self-induction étant égaux au nombre de lignes de force coupées par unité de courant, on a
- L,=
- L2 =
- ZNj
- J
- ZNg
- J
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- d’où
- P2
- 2
- jzn2
- 2
- En introduisant ces valeurs dans l’équation qui donne Am, on obtient :
- Am — JZ(N2 — Nd -f- Aw — A\
- JZNo
- ou
- JZ(N2 — Nd
- JZNj
- 2
- On peut traduire cette équation de la façon suivante :
- Quand le flux magnétique varie dans un système électromagnétique de force magnéto-motrice constante, ce système produit un travail mécanique égal au demi-produit des ampère-tours par la variation du flux.
- L’auteur vérifie l’exactitude de ses déductions en retrouvant, au moyen de sa formule, la formule de Maxwell pour la force portante.
- Pour la force portante, on a
- s désignant la valeur de l’entrefer.
- F =
- JZrfN 2 ds
- En. négligeant la réluctance magnétique du fer et en désignant par Q la section de l’armature et de l’entrefer, on peut écrire
- d’où
- comme
- on a
- ou
- 4ttJZQ
- s
- F =
- ds —
- 2TrJ-Z-0 —— ds
- 27TJ2Z2Q
- s 2
- i
- 4ttJzq ' N
- F =r
- N2
- 8t?Q
- B2_
- 8tt
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Mesures relatives à la télégraphie sans fil (<). —
- Duddell et Taylor.
- Depuis leur dernière communication à l’Institution of Electricul Engineers, MM. Duddell et Taylor ont repris leurs expériences à des distances beaucoup plus grandes. Ces nouvelles expériences furent faites entre le navire télégraphique Monarch et une station établie près de la tour Martello, à Ilowth (Irlande).
- On effectua trois séries d’expériences: 1° le Monarch venant d’Ecosse et descendant au sud, passa par Ilowth ; 2° le Monarch, parti de Ilowth, traversa le canal Saint Georges et entra dans le port de Holyhead ; 3° il revint de Holyhead à Ilowth.
- Le dispositif établi sur le Monarch se com-
- Fig. 1. — Montage du poste transmetteur.
- posait de quatre fils placés aux sommets d’un carré de 0m 42 de côté, suspendu à un espar fixé à l’extrémité du mât principal ou du mât d’arrière. Ces quatre conducteurs étaient rassemblés en faisceau à leurs extrémités supérieure et inférieure, et étaient tendus du bout de l’espar, à 33 m. au-dessus de l’eau, jusqu’à 4 m. au-dessus du pont du nàvire, c’est-à-dire à 7 m. 25 environ au-dessus de l’eau. Un câble à haute tension fortement isolé partait de l’extrémité inférieure des fils, traversait les ponts supérieur et inférieur, et aboutissait dans le compartiment aménagé provisoirement pour les expériences, à côté de la réserve arrière aux câbles; l’appareil était ainsi légèrement au-dessous de la ligne de flottaison.
- formule de Maxwell.
- (') Voir l’Eclairage Electrique, tome XLIY, pages 155 et 195, 29 juillet et 5 août 1905,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 33.
- Ce schéma général des connexions de l'appareil transmetteur fut lé même que celui employé dans les premières expériences (fig. 1). La prise de terre était constituée par ) la coque du navire. L’inductance placée clans le circuit oscillant se composait de quatre conducteurs enroulés côte à côte sur un ’ cylindre de bois de 15 centimètres de diamètre, de façon à former une bobine à 4 enroulements ayant environ 16 mm. de pas. Chaque toron comportait soixante et un fils de ! 0,0254 millimètres de diamètre, torsadés ]
- ensemble et recouverts de soie. Une connexion partant cle cette bobine d’inductance aboutissait au système aérien. En modifiant la position du point de connexion, ou en se servant de toute la bobine, on pouvait faire varier la valeur du degré d’accouplement.
- Pour toutes ces expériences, on se servit de rinterrupteur-turbine à mercure, avec deux fréquences d’étincelles différentes, environ quarante et soixante-sept étincelles par seconde.
- Le système aérien de llowth était semblable à celui du Monarch. La hauteur au sommet
- •5 6oo
- Produit: CourantaUista-Tite. - ,+*----------------+-î-----
- r— 5oo-
- mosKRClCa-u. ^5 mord de VLowth. 4.<
- ProduiL PouwmtéDcL
- ('HOaàHOraaTwSr'
- I de How th_.
- O Z H 6 ô lo iZ IM- Iff dâ 2c zi ZH- l& Zt 3o 32 34- 56 36 h0 Milles
- Distance entre le transrnetteur et le "récepteur.
- Fig. 2. — Voyage du Monarch vers le sud.
- Transmetteur (accouplement parfait). Hauteur des 4 fils d’antenne ; 32 mètres 50 au-dessus de l’eau.
- Inductance d’accord dans l’antenne; : 11 tours de 10 centimètres de diamètre.
- Circuit oscillant : Deux bouteilles de Leyde à arniatures d’étain ; Inductance composée de 4 tours d’étain de 12,5 centimètres de diamètre; Etincelle de 1 millimètre de longueur; Quatre tours d’inductance accouplés à l’antenne,
- des quatre conducteurs était de 47 m. 70 et la partie inférieure se trouvait à 19 m. 35 du sol. Un câble partant de cette extrémité aboutissait dans la tour Martello à l’une des bornes d’un condensateur à plaques réglabes servant à accorder les appareils dont l’autre borne était reliée à la terre par l’intermédiaire d’un galvanomètre thermique. La prise de terre était représentée par quatre bandes d’un filet métallique à mailles de 2. 05 centimètres, ayant 9 m. 45 de longueur sur 1 m. 22 de largeur et étendues en croix sur le sol immédiatement au-dessous de l’antenne réceptrice.
- Les courants reçus à llowth variant entre des limites très étendues, les auteurs se servi-
- rent, pour les mesurer, de deux galvanomètres thermiques de sensibilité réglable.
- RÉSULTATS
- La première série de mesures fut faite pendant cpie le Monarch se dirigeait sur Howth dans son parcours sud dans la mer d’Irlande. Durant ces expériences, le transmetteur travaillait avec un accouplement maximum à l’antenne, l’inductance L étant intercalée tout entière; après accord du récepteur, les mesures furent commencées à une distance de 37 milles. Les résultats sont représentés par les courbes de la figure 2.
- Lés auteurs firent les seconde et troisième
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- l’antenne était beaucoup plus imparfait pendant ces séries d’observations ; il . n’y avait que 1 tour 1/2 de l’inductance L en série avec l’antenne. Les botiteilles de Leyde ordinaires employées dans la première série d’expériences furent remplacées, pour les deuxième et troisième séries, par des jarres recouvertes d’une couche d’argent déposée chimiquement.
- Les trois séries d’essais prouvent que, dans tous les cas, pour les très grandes distances,
- rticro-
- l ?Iloiuit:_C.ouraritxPjs t a-nçej36/7 ehncel 1 es_£.jbecon 1 e"
- f oucant^ J) i s tin ce 40 ep n £ej 1 sec <mdê
- 6 lo ilt le -18 ù> Î.3 th Ib ZZ ïo 51 SU èê 58 4o « /*U ù$ 4ô 5o 5k $6 68 6oWiïïeS
- séries de mesures pendant un voyage spécial du Monarch de Ilowth à Ilolyhead et retour. Les résultats obtenus pendant l’aller sont indiqués par les courbes de la figure 3 ; des mesures furent faites sur tout le parcours jusqu’à Ilolyhead, c’est-à-dire sur soixante milles. Les résultats obtenus pendant le retour sont très sensiblement les mêmes, à part une légère différence qui sera signalée plus loin.
- L’accouplement entre le circuit oscillant et
- Fig. 3. —Voyage du Monarch de Howth à Holyhead.
- Transmetteur (accouplement imparfait). Hauteur des 4 fils d’antenne : 32 mètres 50 au-dessus de l’eau.
- Inductance d’accord dans l’antenne : 16 tours de 10 centimètres de diamètre.
- Circuit oscillant : Deux bouteilles de Leyde à armatures d’argent*; Inductance de 4 fours de 12,5 centimètres de diamètre ; Etincelle de 1/2 millimètre; 1 tour 1/2 d’inductance accouplés à l’antenne. ~
- le courant dans l’antenne réceptrice est à peu j près inversement proportionnel à la distance \ entre le transmetteur et le récepteur de telle
- TABLEAU I
- TRAJET DISTANCE en milles COURANT transmis GOURANT REÇU
- Vers le Sud (8 160 microam-
- avril) 3o 2.83 ampères pères.
- Howth à Holy- 115 microam-
- head(i i avril).. 3o 2.^2 pères.
- Holyhead à Howth 125 microam-
- ( 11 avril) 3o 2.8 — pères.
- sorte que le produit du courant reçu par la
- distance franchie est pratiquement constant.
- Le tableau I donne les valeurs des courants .transmis et reçus à une distance de 30 milles pour chacun des 3 parcours : ;
- L’intensité du courant reçu pendant les trajets entre Ilowth et Ilolyhead a été un peu plus grande au retour qu’à l’aller ; les auteurs pensent que cette particularité est due à l’action de la colline de Ilowth, située immédiatement en arrière de la station réceptrice, qui aurait pour : effet de renforcer les ondes reçues des points au Nord de Ilowth.
- Pendant le trajet vers le Sud, ,les courbes supérieures t du produit présentent entre 10 et 15 milles des fléchissements, qui correspondent à des irrégularités moins sensibles des courbes du courant. On peut supposer que ce
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 38.
- fait provient de l’interférence par réflexion due à la proximité de l’ile de Lambay.
- Aux faibles distances, les effets de la réflexion étaient si prononcés que l’amplitude du courant reçu dépendait autant de la position du navire que de la distance. Pour cette raison, il n’est pas possible de tirer des conclusions sur la relation entre le courant et la distance quand celle-ci a une faible valeur.
- Pour les distances supérieures, les résultats sont très concluants ; le courant reçu est inversement proportionnel à la distance. Cette loi est vérifiée exactement par les courbes se rapportant au trajet vers le sud, et presque exactement par les courbes relatives aux traversées du détroit.
- Les courbes de la figure 2 montrent nettement l’effet d’écran produit par la colline de Ilowth. Quand le navire s’approcha de Ilowth, l’intensité du courant reçu s’accrut progressivement (fîg. 2) jusqu’à ce que les ondes fussent interceptées par la colline qui se trouvait alors entre les deux postes. Les lectures faites après ce moment sont reportées sur des courbes séparées de la figure 2 : à une distance de trente trois milles l’effet d’écran de la colline réduisit le courant reçu dans le rapport de 85 % .
- EXPERIENCES FAITES EN MODIFIANT LE DEGRE d’accouplement AU TRANSMETTEUR
- Pendant que le Monarch faisait son service ordinaire de réparation des câbles, les au-
- TABLEAU II
- NOMBRE DE TOURS de la bobine de self-induction en série COURANT DANS L’ANTENNE TRANSMETTRICE ampères COURANT RAI RÉCEr C/3 <£> h 'ci a 5* ce S 0 ce CJ O s *s l’antenne TRICE w m *J W) D Sh W *<V (fl w S Z JS Z £ S M % s
- 2 2,21 3i3 i55
- i ,5 2,17 333 154
- I 2,02 334 i54
- o,5 1,66 279 118
- teurs firent quelques expériences en vue de déterminer le meilleur accouplement à em-
- ployer pour les essais Ilowth-Iïolyhead. Ces essais furent faits en modifiant sur l’inductance L le point auquel était connecté le conducteur aboutissant à l’antenne. Les essais préliminaires montrèrent que la mise en série de trois ou quatre tours de la bobine de self-induction était nécessaire. Le tableau 11 donne les résultats obtenus avec deux tours et moins à une distance d’environ 6 milles et demi.
- Quand on diminuait la self-induction, le courant reçu croissait jusqu’à un certain point, et l’accord du récepteur était plus aigu ainsi qu’on le voit en comparant les intensités du courant reçu dans l’antenne accordée ou non. On adopta le chiffre de 1 tour 1/2 en série, pour les essais Howth-IIolyhead, comme donnant les meilleurs résultats au récepteur.
- EXPÉRIENCES FAITES EN MODIFIANT LA PRISE DE TERRE
- La supériorité de la prise de terre constituée par un réseau métallique, que les auteurs avaient déjà notée dans le compte-rendu précédent, fut de nouveau confirmée. A Ilowth on employa trois systèmes de prise de terre.
- (1) Le réseau de conducteurs étendu sur le sol, déjà décrit.
- (2) Une bobine de fil métallique plongée dans l’eau d’un puits au pied de la tour.
- (3) Une connexion directe avec l’armature métallique du câble sous-marin traversant le canal de Saint Georges.
- Avec le réseau métallique, le courant reçu fut de 325 microampères, l’accord du récepteur étant aigu et bien défini.
- Avec la prise de terre par le puits, le courant reçu tomba à 306,5 microampères; l’accord était moins aigu, mais le maximum du courant correspondait encore au même réglage de l’accord.
- Avec la prise de terre par l’armature du câble sous-marin, le courant était encore plus faible : 211 microampères. Dans ce cas, l’accord était bien moins clairement défini. 11 était aussi nécessaire de modifier légèrement l’accord du récepteur.
- En mettant en parallèle le réseau métallique et le puits, le courant reçu était de 313 microampères, mais l’accord n’était pas aigu.
- L’emploi des armatures protectrices des câbles
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- comme prises de terre convient très bien pour la télégraphie ordinaire, mais est impropre à tous les points de vue pour la télégraphie sans fil.
- MODIFICATION DE LA RÉSISTANCE DE l’iNSTRUMENT DE MESURE
- Cet essai fut conduit de la même manière que celui décrit dans la note antérieure. Les résultats avec le récepteur accordé correspondent à la formule suivante :
- Gourant (système accordé) = ° ’ ^ ^ •
- r-[-6o
- Pendant ces essais, le Monavch était ancré dans le port de Kingston à une distance de 6 milles 5, la colline de Howth se trouvant entre le Monarch et le récepteur : on employait une faible self-induction.
- EXPÉRIENCES SUR L’EFFET DE LA FRÉQUENCE
- d’étincelles
- Le transmetteur étant en série avec une forte self-induction, l’ampèremètre indiquait dans l’antenne transmettrice un courant de 2, 31 ampères pour une fréquence de 42 étincelles par seconde. En augmentant la vitesse de l’interrupteur pour obtenir 67 étincelles par seconde, on fît croître l’intensité du courant jusqu’à 2,83 ampères. Ainsi, bien que la fréquence d’étincelles fut changée dans le rapport 1/1,60, le courant dans le système varia seulement dans le rapport 1/1,22. On obtenait un résultat semblable avec une faible self-induction. Dans ce cas, un accroissement de la fréquence d’étincelles dans le rapport 1/1,67 faisait varier le courant dans le rapport 1/1,30. Il y a lieu de noter que, dans les deux cas, le courant dans l’antenne varie à peu près proportionnellement à la racine carrée de la fréquence d’étincelle. Ceci s’applique également au courant dans le récepteur.
- TRANSMISSION DE JOUR ET DE NUIT
- Pendant que le Monarch était à l’ancre dans le port de Kingston, les auteurs firent un essai pour déterminer la différence d’intensité des signaux reçus pendant le jour ou pendant la nuit. Ils ne purent observer aucune différence attribuable à une absorption plus grande
- pendant le jour, et il paraît certain que, s’il existe une différence de cette nature, elle est inférieure à 1 %. Ceci confirme les rapports de Marconi : la différence ne peut être observée aux faibles distances et avec des ondes relativement courtes.
- Pendant les lectures à Howth, on ne remarqua aucun effet directement imputable aux troubles atmosphériques, mais il faut remarquer que ceux-ci ne sont ni aussi intenses ni aussi fréquents à l’époque de l’année à laquelle furent faites ces expériences que pendant les mois d’été. R. V.
- Thermoélément à vide pour oscillations électriques. — Brandes. — Physikalische Zeitschrift, i5 août igo5.
- La vitesse de refroidissement d’un corps chauffé entouré par un gaz diminue sensiblement quand on raréfie le gaz environnant. Si donc l’on place des thermoéléments dans des récipients vides d’air, leur sensibilité augmente d’une façon considérable. Il en est de même des bolomètres. Lebedew a constaté que cette augmentation de sensibilité atteint 25 fois la sensibilité primitive, et Schàfer a réalisé une forme pratique de thermoélément à vide pour les courtes longueurs d’ondes hertziennes (').
- Pour la télégraphie sans fil, ainsi que pour toutes les mesures relatives aux oscillations électriques et reposant sur l’emploi de la méthode de résonance, il est très utile d’avoir à sa disposition un instrument de mesure sensible et commode.
- L’auteur décrit une forme d’exécution d’un thermoélément à vide de Klemencic qui est simple à établir et commode à employer.
- Un ballon en verre contient quatre petits tubes de verre soudés distants de 1 à 1,5 cm. les uns des autres. Les extrémités de ces petits tubes reçoivent des fils de platine soudés au verre et placés aux sommets d’un carré. Ces fils supportent le thermoélément dont le centre se trouve au centre du ballon de verre. Celui-ci est alors vidé au même point qu’un tube de Crookes, après avoir été échauffé pendant quelques heures à 180°-190“ pour expulser les traces d’air et d’eau adhérentes aux parois.
- (') Voir VÉclairage Électrique, tome XLIV, 22 juillet 1905, page 116.
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- Un peu de mercure, placé dans les petits tubes, sert à assurer les connexions électriques.
- La sensibilité d’un tel thermoélément reste remarquablement constante avec le temps. L’auteur a employé, pour la constitution du thermoélément lui-même, des fils de constantan et de fer de 20m. formant une croix. (1) La résistance était de 3,5 à 4 ohms. Il a trouvé que l’emploi d’un récipient vide d’air permettait d’augmenter de 18 fois la sensibilité.
- R. V.
- ÉLECTROCHIMIE
- Le four électrique en métallurgie. — Pitaval. — Congrès de métallurgie de Liège (2).
- L’auteur cite, au début de son travail, les conclusions d’une étude de M. Ilarbord, délégué par le gouvernement canadien pour étudier les applications du four électrique. Ces conclusions sont les suivantes :
- On peut obtenir par les procédés Kjellin, Iléroult ou Relier de l’acier équivalent au meilleur acier au creuset: le prix de revient est considérablement moins élevé pour le premier que pour le second.
- On ne peut pas obtenir des aciers commerciaux capables de concurrencer les aciers Bes-semer ou Siemens.
- Le four électrique permet d’obtenir, par des dosages appropriés, lès qualités de fontes que l’on veut: on peut fabriquer facilement des fontes grises, et des fontes convenant au traitement Bessemer ou Siemens soit par voie acide soit par voie basique. Les fontes produites au four électrique ne peuvent concurrencer les fontes ordinaires que si le courant électrique est très bon marché et le combustible très cher.
- Après avoir rappelé ces conclusions d’une étude méticuleuse et documentée, l’auteur passe en revue les principales usines électrométallurgiques utilisant les procédés Kjellin, Héroult, Relier, Stassano, Gin. L’usine de La
- (b Voir Drude : Y Eclairage Electrique, tome XL1II, 27 mai 1905, page 285.
- (2) Trois communications intéressantes au point de vue électrique ont été faites au Congrès de métallurgie : celle de M, Pitaval, celle de M. Gin sur la fabrication électrique de l’acier, dans laquelle sont résumés les principaux renseignements que nous avons déjà publiés, (voir Eclairage Electrique tome XXVIII, 9 janvier 1904, page 48), et enfin celle de M. Créplet sur L’Electricité appliquée aux trains de laminoirs.
- Praz et l’usine de ' Kortfors (Suède) exploitent couramment, depuis plusieurs années, le procédé Iléroult: l’usine de La Praz sera doublée prochainement par une usine intallée à Saint-Michel de Maurienne. Le procédé Kjellin est exploité aux usines de Gysinge (Suède) ; le procédé Stassano est enfonctionnement à la fonderie royale de Turin ; le procédé Girod a été adopté à Ugnie, Courtepin et Grub-Isle (France, Suisse et Allemagne) ; le procédé Relier est actuellement employé à Unie.ux, aux aciéries Ketzer. Cette dernière installation est intéressante en ce que le courant alimentant le four électrique est produit par des groupes électrogènes entraînés par des moteurs à gaz qui utilisent les produits de combustion des hauts fourneaux.
- L’appareil employé à La Praz a une puissance de 400 chevaux et produit 7 tonnes d’acier par 24 heures avec une dépense de 800 kilowatts par tonne.
- L’appareil Stassano employé à Turin a une puissance de 200 chevaux et produit 2 tonnes d’acier par 24 heures.
- Le four Relier peut couler 6 à 8 tonnes par 24 heures.
- Le four Kjellin à induction a une puissance de 175 kilowatts et produit 5 tonnes 1/2 par 24 heures.
- Le four Girod à résistance consomme 600 à 800 kilowatts et produit 8 à 12 tonnes par jour avec une consommation moyenne de 1.000 kilowatts par tonne.
- L'auteur indique, en terminant, les avanta^-ges que présente l’emploi du four électrique. La température de 2.000° obtenue avec cet appareil est bien supérieure à celle du four Martin ordinaire et permet une désoxydation plus complète de l’acier, ainsi qu’une désulfuration et une déphosphoration presque parfaites. Le fait que la température se fait sentir dans la masse du métal et non superficiellement permet la suppression des scories interposées et mélangées au métal. Enfin, l’atmosphère neutre qui règne sur le bain du four électrique permet l’emploi de laitiers et de fondants très basiques, impossible avec l’atmosphère oxydante du four Martin-Siemens. Le four électrique présente les avantages du creuset ordinaire, en permettant, en outre, de travailler deux ou trois tonnes à la fois : pour
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- 23 Septembre 1§05.
- revue D’Électricité
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- l’obtention d’aciers spéciaux, il donne lieu à des prix de revient très économiques.
- E. B.
- Fabrication électrique du fer colloïdal. — Schmauss. — Physikalische Zeitschrift, i5 Août 1905.
- Tous les métaux ne se prêtent pas à des solutions colloïdales persistantes par pulvérisation cathodique dans l’eau. Le fer donne une solution qui dure quelques jours, quand on choisit judicieusement l’intensité de courant et la cathode. Ces deux facteurs influent sur la grosseur des particules de fer pulvérisées et sur la persistance de la « suspension »,
- On peut obtenir une solution colloïdale de fer en produisant la pulvérisation dans une solution de gélatine. Quand le fil de fer est pulvérisé dans un récipient plat et ouvert, on obtient line solution rouge-jaune. Quand au contraire la pulvérisation a lieu dans un tube étroit, la solution est verdâtre.
- Tandis que la première de ces deux solutions est persistante, la seconde donne lieu à des dépôts rapides.
- Quand on fait passer un courant électrique dans la solution rouge-jaune, le fer se sépare à l’anode. Cela répond à l’observation de Billitscr que, dans un mélange d’hydroxydes de fer avec de la gélatine neutre, la substance colloïdale présente une convexion anodique, contrairement aux solutions aqueuses dans lesquelles le fer se sépare à la cathode.
- Dans la solution verte, la séparation du colloïde se produit à la cathode. Si on laisse cette solution en repos pendant quelque temps, elle se transforme en la solution jaune, si l’air a accès à la surface du liquide ; sinon, elle reste verte pendant plusieurs jours. Une solution verte étendue d’eau et brassée avec de l’air devient aussitôt jaune.
- Le spectre que présente la lumière cl’une lampè à incandescence après avoir traversé la solution verte, s’étend de 1 = 49à = 662^ ; le spectre de la lumière qui a traversé la solution jaune s’étend de 1, = 540yg à > = 716^.
- La couleur des deux solutions fait supposer que la solution verte contient l’oxyde Fe(OII)2 et la solution jaune de l’oxyde Fe2(OII)G. Les réactions chimiques avec l’acide sulfurique ou l’ammoniaque vérifient cette hypothèse, de
- même que la transformation d’une solution en l’autre sous l’effet de l’air.
- La différence de polarité de la solution verte, chargée négativement par rapport au dissolvant, et de la solution jaune, chargée positivement, exige que, dans le passage de FeO en Fe203, la la charge de la substance colloïdale passe par zéro. Au voisinage du point “ isoélectrique ”, une substance colloïdale est facile à coaguler, comme l’a montré Hardy.
- E. B.
- Sur. le fonctionnement d’anodes en iridium, en platine et en rhodium dans l’électrolyse de l’acide sulfurique étendue. — Westhaver. — Zeitschrift fur Physik uncl Chemie.
- L’auteur a tracé un grand nombre de courbes de tension en fonction de la densité de courant pour des électrodes en platine, en iridium et en rhodium placées dans une solution au dixième d’acide sulfurique. Ces métaux étaient employés sous différentes formés. Pour une même densité de courant, la tension de décomposition était plus faible avec des électrodes en iridium qu’avec des électrodes en rhodium, et cette dernière était plus faible qu’avec des électrodes en platine.
- Les courbes de décomposition présentent plusieurs points d’inflexion. Si Q’on suppose qu’il se produit un état stationnaire entre les phénomènes dépolarisants (diffusion, convexion, réactions chimiques), et le courant polarisant, on arrive aune relation logarithmique entre la tension et le courant. Les électrodes en-iridium spongieux présentent une très faible polarisation qui les rend propres aux mesures de la conductibilité au moyen de courant alternatif.
- E. B.
- MESURES
- Mesure des courants alternatifs de faible intensité. — Bedell. — Electrical World and Engineer, 10 juin igo5.
- L’auteur décrit une méthode de mesure des courants alternatifs de faible intensité reposant sur l’emploi d’un pont de Wheatstone dont chaque bras contient une lampe à incandescence.
- Le courant alternatif à mesurer est envoyé à
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- travers le pont, et la résistance entre les sommets entre lesquels on place généralement le galvanomètre est mesurée de la manière habituelle au moyen de courant continu. La valeur de cette résistance dépend de l’intensité du courant alternatif qui traverse les lampes, puisque la résistance de celle-ci varie avec l’intensité.
- Pour chaque valeur du courant, il existe une valeur correspondante de la résistance mesurée, et le dispositif préalablement calibré avec du courant continu peut être employé comme milliampèremètre à courant alternatif. Pour éviter réchauffement dû au courant de mesuré, on n’envoie celui-ci que momentanément.
- R. R.
- Mesure des faibles coefficients de self-induction. — La Rosa. — Accademia Lincei, 3 juin igo5.
- L’auteur décrit une méthode de mesure des faibles coefficients de self-induction. Quatre résistances forment les bras d’un pont de
- Wheatstone, l’un des bras contenant en outre l’inductance à mesurer. Le bras opposé à celui-ci doit avoir une résistance considérable et est shunté par un condensateur C de capacité variable : les trois autres doivent avoir une faible résistance si l’on veut obtenir une grande sensibilité. On ajoute les différentes résistances pour que le pont soit en équilibre avec du courant continu, puis on règle la valeur du condensateur G pour que le pont soit également en équilibre avec du courant alternatif. En appelant L le coefficient de self-induction, /•4 la valeur de la résistance du bras contenant l’inductance et celle du bras opposé, on a, quand l’équilibre avec du courant alternatif est atteint :
- L = G 7*2/*4 ~ C/yy
- Cette méthode permet, d’après l’auteur, de mesurer des coefficients de self-induction d’environ 1.000 cm. avec une erreur inférieure à 3 %.
- E. B.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- (Séance du 14 août 1905)
- Sur les gaz produits par l’actinium, d’après une note de M. A. Debierne, présentée par M. P. Curie.
- On sait que les solutions des sels de radium dégagent d’une manière continue du mélange tonnant II2 -j- O résultant de la décomposition de l’eau sous l’influence du radium. MM. Ram-say et Socîdy ont montré que ce mélange contenait également une très petite quantité d'hélium, et l’on admet aujourd’hui que cet hélium résulte de la désagrégation de l’atome de radium.
- L’auteur a fait depuis plusieurs mois un grand nombre d’expériences avec une solution de bromure de radium et avec les sels d’actinium en solution ou à l’état solide et il a constaté la formation de l’hélium aussi bien avec les sels d’actinium qu’avec ceux de radium.
- Le gaz hélium qui a été obtenu dans ces expériences résulte bien de la présence des corps radioactifs. De nombreuses expériences de contrôle ont été faites, dans les mêmes conditions, avec d’autres gaz, particulièrement avec le mélange tonnant provenant de l’électro-lyse de l’eau, et l’auteur n’a jamais constaté la présence de l’hélium.
- L’auteur a indiqué, dans une Note précédente, qu’à côté de la grande quantité d’émanation à évolution rapide donnée par le sel solide d’actinium, il existait une très petite quantité d’émanation à évolution beaucoup plus lente. Il a reconnu depuis que cette émanation est identique à celle dégagée par le radium, mais la quantité dégagée est extrêmement faible et n’est pas du tout en rapport avec la quantité d’hélium constatée dans les expériences précédentes.
- SENS. — SOCIETE NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM,
- RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLIV.
- Samedi 30 Septembre 1905.
- 13“ Année.
- - N0 3Q.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — fl. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées' Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore.
- G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - tfl. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR L’ÉCONOMIE DANS LES CONDUCTEURS ÉLECTRIQUES
- I. — OBSERVATIONS SUR LA LOI DE LORD KELVIN
- Avant d’aborder les quelques problèmes qui font plus particulièrement l’objet de cette note, je dirai quelques mots de la loi économique de Lord Kelvin, telle que je la comprends.
- Je puis résumer ma conception de cette loi dans l’énoncé suivant : « Pour toute ligne destinée à transmettre un ensemble de courants distribués d’une façon quelconque le long de son développement, il existe un conducteur plus économique que tous les autres, et il n’en existe qu’un ; cest celui pour lequel il y a égalité, dans chaque tranche limitée par deux sections équipotentielles infiniment voisines, entre les charges financières de natures différentes qui pèsent sur la ligne : annuité d’amortissement du métal conducteur d’une part, valeur de l’énergie dissipée annuellement par résistance ohmique, d’autre part. Dans cette équivalence, exclusivement, réside la condition nécessaire et suffisante pour la réalisation du minimum absolu des frais d’exploitation de la ligne.
- Quand cette égalité, sans se poursuivre jusque dans chaque tranche infiniment petite du conducteur, subsiste néanmoins pour l’ensemble de ce dernier, il s'agit encore d’un minimum des charges annuelles, mais seulement d’un minimum relatif k une catégorie particulière de conducteurs. » ,___
- Je vais essayer de démontrer, d’une manière aussi générale que possible, .dans ce qui suit, les deux principes contenus dans cet énoncé. ; v.
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- 1° Minimum absolu des charges d'exploitation
- Soit à déterminer le conducteur CBDE capable d’assurer, dans les conditions les plus économiques, le passage d’un courant variant suivant une loi quelconque mais connue (!) I = f (x), représentée sur la figure 1 parle diagramme FA.
- Je prends pour origine des coordonnées l’une quelconque des extrémités de la ligne et
- j’évalue, pour une tranche infiniment petite du conducteur située à une distance x de cette origine, les charges financières qui lui correspondent : K et K' désignant deux constantes, j’aurai :
- i* Pour l’annuité due à l’amortissement du cuivre............................. KScLr
- Kil^pdx
- 2° Pour la valeur de l’énergie perdue annuellement par résistance ohmique..... ....2— .
- Il s’agit de déterminer la forme de la loi S = y(x) qui rendra minimum la fonction
- I fus -p K dx, (i)
- intégrale définie, prise entre les limites 0 et L, le long des courbes FA et DE.
- Le minimum d’une telle fonction a lieu, comme l’on sait, lorsque sa variation prise par rapport à S s’annule, c’est-à-dire quand :
- /•Vias-gaggg)^ o
- 1 0 ' ’
- d’où l’on tire :
- (]) Quand le courant, au droit de chaque point, est une fonction périodique du temps, le problème ne change pas de forme si l’on désigne par 1 la valeur du courant efficace rapporté à la durée d’une période.
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- ce qui, en faisant usage de notations qui nous sont familières, nous ramène, pour la densité de courant la plus économique, à l’expression bien connue :
- Mais il n’est évidemment pas nécessaire de recourir à la théorie des variations pour établir ce dernier résultat; on peut faire, en effet, la même démonstration, sans rien lui enlever de sa généralité, en observant simplement que la fonction placée sous le signe intégral (1) est la somme de deux termes dont le produit est indépendant de la section. On peut dès lors écrire directement l’égalité (2) et, par suite, en déduire le résultat (3) qui en est la conséquence.
- Ainsi, il résulte de ce qui précède que les conditions ultima exigent, quelle que soit la loi de répartition du courant sur la ligne, la réalisation d’une densité uniforme et bien déterminée tout le long du conducteur ; ce qui signifie qu’on ne peut pas plus disposer de la forme de ce dernier (définie déjà par la loi même du courant) que de la valeur de la chute ohmique terminale qui lui correspond, chute égale au produit des trois facteurs constants p, § et L.
- 2° Minimum relatif des charges cl'exploitation Soit S = f (x) une fonction quelconque mais bien déterminée (algébriquement ou graphi-
- quement), représentant la valeur de la section d’un conducteur type, c, en ses différents points.
- Je suppose que, pour des raisons quelconques, on se trouve astreint à n’employer qu’un conducteur G', semblable au précédent, c’est-à-dire dont les sections puissent se déduire de celles de ce dernier par une simple transformation proportionnelle de leurs valeurs respectives, de telle sorte que l’on ait : S' =0y(x) où 0 est un paramètre variable.
- Il y aura encore évidemment, parmi tous les conducteurs de l’espèce ainsi définie, un d’entre eux qui sera plus économique que tous les autres. Ce conducteur ne pourra pas
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- être caractérisé par la condition de l’équivalence des charges financières de nature distincte relatives à chaque tranche infiniment petite, car cette équivalence est incompatible avec l’hypothèse fondamentale qui a été faite à l’origine, relativement à la forme du conducteur. Quelle sera dès lors la condition corrélative du maximum d’économie réalisable dans ce cas particulier ?
- Pour l’établir, si l’on appelle Q et Q' les charges annuelles dues à l’amortissement des conducteurs C et C', P et P' les valeurs respectives de l’énergie dissipée annuellement dans ces derniers, il suffit d’observer que l’on aura, entre ces quantités, les relations suivantes :
- d’où
- , = S' = Q:_P
- S Q ~ly
- (4)
- P'Q' = PQ = constante.
- Il résulte de cette dernière égalité que' le minimum des frais globaux d’exploitation se trouvera réalisé quand il y aura équivalence entre l’annuité d’amortissement Q0 du capital immobilisé dans le cuivre du conducteur et la valeur P0 de l’énergie perdue annuellement, par résistance ohmique, dans l’ensemble de ce dernier.
- On aura alors
- C’est-à-dire
- d’où
- Po = Qo
- P
- 'o
- = h Q
- e
- o —
- (O
- ce qui définit entièrement le conducteur le plus économique de l’espèce envisagée. On peut observer de plus que l’on aura :
- et par suite :
- P0 + Qo = 2V/PQ
- (P + Q) - (P„ -f Qo) = (\ P - VQ)2
- (6)
- (7)
- relations que nous aurons plus loin l’occasion d’utiliser.
- Remarque I. — En pratique, plusieurs raisons peuvent s’opposer à la réalisation du minimum absolu des charges annuelles, ou tout au moins en venir réduire considérablement l’intérêt.
- Par exemple, pour une ligne de tramways de petite longueur et de faible trafic, pour laquelle aucun feeder spécial ne sera nécessaire, le transport des courants se trouvera exclusivement assuré par les fils de travail' ce qui veut dire que la forme du conducteur sera alors forcément cylindrique.
- Dans un cas tout à fait opposé, celui d’une ligne de traction de grande longueur, il se pourra que la chute la plus économique, devienne excessive eu égard aux condi-
- tions exigées pour le bon fonctionnement des moteurs. L’obligation de ne pas dépasser une valeur donnée pour la chute totale conduira dès lors, en toute logique, à faire varier la section du conducteur suivant une loi qui assure la meilleure utilisation possible du cuivre, au point de vue spécial de la chute ohmique.
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- Il arrivera ainsi fréquemment que la loi de Lord Kelvin, ou loi du minimum absolu, ne pourra être d’aucune utilité et qu’il conviendra de lui substituer la considération d’un problème économique nouveau, variable d’ailleurs avec la nature du cas examiné.
- Je me propose de traiter ci-après, dans cet ordre d’idées, quelques-uns des problèmes les plus intéressants qui peuvent se présenter.
- II. - CONDUCTEUR DE VOLUME MINIMUM
- a) Pour une chute ohmique totale donnée ;
- b) Pour un quantum de pertes ohmiques donné.
- a) Soit à trouver, de tous les conducteurs qui permettent de transporter un courant FA (fîg. 1) avec une chute de tension V au terminus de la ligne, celui qui présente le volume minimum.
- Première solution. — Je considère une tranche infiniment mince du conducteur située à une distance x du terminus.
- J’aurai respectivement, pour la chute ohmique et le volume de métal afférents à cette tranche :
- dv =
- I pdx
- dQ = S dx >
- d’où, par intégration de 0 à L de ces deux différentielles :
- .l T ,. x
- I pdx
- ~
- (8)
- Q:
- S dx
- En désignant par 1 un coefficient indéterminé, le minimum de temps que celui de la fonction
- (9)
- Q aura lieu eu même
- c’est-à-dire pour :
- et ce, quelle que soit la fonction
- S» = )Jp
- I = f(oo).
- (10)
- La densité au droit de chaque point se trouve donc être ici proportionnelle à la racine carrée du courant.
- La valeur de la constante 1 s’obtiendra dans chaque cas par l’expression suivante :
- \\dx
- <")
- déduite des relations (8) et (10)
- De (9) et (il) résultera, comme suit, l’expression du volume total du conducteur :
- Q=£ f Xidx (12)
- o
- Deuxième solution. — On peut encore donner du même problème une seconde solution basée sur la remarque suivante :
- Le conducteur cherché doit être tel que deux quelconques de ses tronçons (limités par
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- deux sections équipotentielles) présentant la même chute ohmique aient le même volume.
- En effet, s’il n’en était pas ainsi, il serait toujours possible de déplacer du plus fort volume q au plus petit volume q', une quantité de cuivre Aq telle que l’on eût :
- co
- g
- q—*q
- g
- < 2.
- (i3)
- Cela signifierait que le nouveau conducteur ainsi réalisé présenterait, à égalité de volume, une chute ohmique totale moindre que le précédent, ce qui serait évidemment contraire à la définition donnée plus haut du conducteur qu’il s’agit de déterminer. On devra donc avoir, pour ce dernier : q — q'. Ce conducteur sera ainsi essentiellement caractérisé par cette propriété que : le volume de métal et la chute ohmique correspondante sont entre eux dans un rapport constant pour une tranche infiniment petite quelconque.
- Traduisant algébriquement cette condition, je puis écrire :
- d’où la relation (10)
- Sd.r
- I pdx
- S-2 = Üp
- qui résout tout problème.
- b) 11 est aisé de démontrer maintenant, à la suite de ce qui précède, que : pour une perte totale d’énergie donnée LE, le poids de cuivre requis devient minimum quand la section est proportionnelle au courant tout le long du conducteur ; ou que, réciproquement, pour un
- (') Prenant pour unité la cliute initiale dans chacun des deux tronçons considérés, on aura pour la nouvelle chute ohmique dans ces derniers, après déplacement de l’un à l’autre, de la quantité de cuivre A q :
- q — Aq q q- Aq
- d’où
- Ainsi, la condition
- s -(- s'
- q i q’
- q — Aq 1 q XAq
- £ + s' < 2
- se ramène aux inégalités suivantes, déduites successivement l’une de l’autre par de simples transformations :
- d’où finalement
- q — A q q' Aq
- i i
- < 2;
- Aq
- q
- Aq
- q
- Aq
- i?(rC)<2é-vE1
- Aî(i-q<24î(A-;-^ vi q) vj q qq.
- ^q < i _ i (i(ï (ï q
- Aq
- q
- Aq <
- q — q
- 03')
- ce qui montre qu’il serait toujours possible de réaliser l’inégalité (13).
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- poids de cuivre donné, la perte globale d'énergie est minimum lorsque la densité du courant est constante pour tout le conducteur.
- Considérant le problème sous son premier énoncé, il suffit de remarquer que les pertes d’énergie varient, avec la section, de la même façon que la chute ohmique, pour pouvoir appliquer identiquement le raisonnement précédent à l’examen de ce nouveau cas. On reconnaît ainsi que le conducteur de volume minimum correspondant à une perte d’énergie donnée doit être caractérisé par Vexistence d’un rapport constant entre les pertes dénergie et le volume de métal afférents a Vune quelconque de ses tranches infiniment petites.
- On peut donc écrire :
- S<7.x _.
- • l2pdx ~S~
- d’où
- et par suite
- S2 =
- i
- —= = constante
- («4)
- (i5)
- La constante t résulte de la valeur W par l’égalité :
- d’où
- Ppdx o ^
- W
- P
- W2
- —2
- Idx.
- o
- Le volume de cuivre a pour expression :
- Q
- (16)
- (17)
- La densité de courant peut suivantes :
- se mettre indifféremment sous l’une
- rL
- J \dx
- des deux formes
- (18)
- Il m’a paru intéressant d’examiner ce problème à la suite du précédent en raison de l’analogie qui existe entre les deux.
- Je crois bon de dire toutefois, pour éviter toute équivoque, que le dernier problème traité ne présente, au fond, qu’un intérêt purement théorique. Je n’entrevois pas, en effet, de cas où l’on puisse être admis, rationnellement, à se donner comme base d’un calcul économique d’un système de conducteurs, les pertes d’énergie tolérées dans ces derniers.
- A moins d’envisager le cas d’une source d’énergie insuffisante pour l’alimentation des récepteurs branchés sur les conducteurs considérés, il ne saurait exister, en effet, aucune raison de se fixer d’avance la perte d’énergie globale consentie, attendu que cette perte se trouve complètement déterminée par la loi de Lord Kelvin, toutes les fois qu’on se propose exclusivement de réaliser le maximum d’économie.
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- En réalité donc, ce problème marque simplement une première étape dans la voie des recherches qui conduisent à la détermination du conducteur le plus avantageux; il établit, première condition, que la densité de courant doit être constante en tous les points de ce dernier, mais le but final de ces recherches est atteint seulement par la loi de Lord Kelvin, qui fixe la valeur qu’il convient de choisir pour cette densité constante.
- Remarque II. — La résolution des différents problèmes que je viens d’examiner conduit à la détermination des deux quantités :
- / I dx - et / yl dx-^ o ^ o
- Si donc I = f(x) et y! = /i(.u) représentent des dérivées de fonctions connues, chacun de ces problèmes pourra être traité analytiquement. Dans le cas contraire, il sera nécessaire de déterminer au planimètre ces surfaces limitées entre leurs ordonnées extrêmes par chacun des diagrammes l=f(æ) et y
- III.-APPLICATION AU CAS ü’üN COURANT UNIFORMEMENT DISTRIRUÉ
- Je ferai ci-après l’application des principes que je viens d’exposer, au cas particulier d’un courant croissant suivant une progression linéaire tout Je long de la ligne, afin de comparer entre elles, dans leurs propriétés essentielles, les trois formes de conducteurs suivantes :
- 1° Conducteur cylindrique ;
- 2° Conducteur de section proportionnelle au courant (forme caractérisée par Ici meilleure utilisation du cuivre au point de vue spécial des pertes d’énergie) ;
- 3° Conducteur de section proportionnelle à la racine carrée du courant (forme caractérisée par la meilleure utilisation du cuivre au point de vue particulier de la chute ohmique totale).
- Afin de ne pas augmenter inutilement le texte de cette note, je grouperai sous forme de tableaux les expressions des divers éléments afférentes à ces trois cas, expressions qui se déduisent d’ailleurs directement des résultats généraux précédemment acquis.
- I. - CONDUCTEUR CYLINDRIQUE
- 1° POUR UNE CHUTE DE TENSION DONNEE V AU TEIUM1NUS DE LA LIGNE 2° DANS LES CONDITIONS ÉCONOMIQUES QUI COURES PONDENT AU MINIMUM RELATIF DES CHARGES ANNUELLES
- Section....... ,11. I I
- \ 5
- Densité de courant. •2 \r x X
- P L- vM«L
- Chute ohmique . . . . 'U \/3 x2
- Volume de cuivre . . si , I fl
- 1 T -T- — OC
- •2 Y Y 3
- Pertes d'énergie . . . 2 X1 ,r:î
- o y 3 L2
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- Les valeurs de la deuxième colonne de ce tableau s’obtiennent en faisant P0 = Q0, s°it que l’on écrive
- /‘L i-pxdx
- pt / —^— = SLna
- d’où :
- soit que l’on parte de
- d’où :
- S = -U
- \ 3
- aVI pli?
- pty<-T=-^rna
- V
- L
- L’utilisation des relations (4) et (5) permet encore d’ailleurs de déduire directement ces valeurs de celles de la première colonne.
- On a, dans le cas présent :
- aV
- \3L*ôft
- Les mêmes observations s’appliquent à la détermination des résultats groupés dans les deux tableaux qui suivent :
- II. - CONDUCTEUR DE PROFIL PARÂROLIQUE, f'2 = Kx
- (r, rayon de la section supposée circulaire, à la distance x)
- 1° POUR UNE CHUTE DE TENSION DONNEE V AU TERMINUS 2° DANS LES CONDITIONS ECONOMIQUES QUI CORRESPONDENT
- DE LA LIGNE AU MINIMUM RELATIF DES CHARGES ANNUELLES
- Section — . x I X
- V 50 L
- Densité de courant -V «o-\/-
- PL V ppt
- dC Chute ohmique V . y- L soPx
- Volume de cuivre — I
- V 2 2<50 L
- VI x- Pertes d’énergie... — • j-p py ff 2 L
- On peut constater que les conditions du minimum relatif des charges globales se confondent, dans un cas, avec celles qui correspondent à l’appliealion de la règle de Lord Kelvin.
- Cela devait être, puisque la forme de conducteur envisagée appartient à l’espèce qui, dans la classification que j’ai spécifiée, renferme précisément le conducteur capable de réaliser le minimum absolu des charges annuelles.
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- Il en eût été de même dans le cas du conducteur cylindrique, s’il se fût agi du trans port d’un courant constant tout le long de la ligne (1).
- III. - CONDUCTEUR DE L’ESPECE r = ¥x (')
- I* POUR UNE CHUTE DE TENSION DONNEE V AU TERMINUS DE LA LIGNE
- Section.....
- Densité de courant Chute ohmique ...
- Volume de cuivre.
- Pertes d’énergie ..
- 2° DANS LES CONDITIONS ÉCONOMIQUES QUI CORRESPONDENT AU MINIMUM RELATIF DES CHARGES ANNUELLES
- 2 pl —
- 3 y V La
- 3 y /T_
- 2 p V L=*
- W'B
- | V1 v/Ey_
- i'Ws
- CONCLUSIONS
- Pour conclure, faisons la comparaison des valeurs prises respectivement par les différents éléments pour les trois formes de conducteurs considérées, dans les deux hypothèses prises pour bases de nos déterminations.
- Pour les deux premiers cas, nous avons :
- i" POUR UNE CHUTE DE TENSION DONNÉE V 2° DANS LES CONDITIONS DU MINIMUM RELATIF DES CHARGES D’EXPLOITATION
- Rapport des volumes . — — i Rapport des chutes de tension 0 ? §66
- Rapport des pertes d’énergie... ^ = ^=i,333 Rapports des volumes, pertes I 2 d’énergie, ou charges globales — = — = i, 15
- 4 , v* I 3 y2 Rapport des charges globales.. = — 1 +ÿïï = - == i, i i‘2 pour V = — = V0 1 2
- (') Les traités d’électricité déduisent ordinairement la démonstration de la règle de Lord Kelvin de l’examen des conditions les plus économiques d’un transport de force. Ce dernier problème fournit, sans contredit, l’occasion de l’application la plus importante qui puisse être faite de la susdite règle ; et c’est là, sans doute, ce qui explique la façon de procéder, rappelée ci-dessus, suivie par les meilleurs auteurs pour l’exposé de cette loi.
- Mais on comprend très bien, d’après ce qui précède, que l’examen d’un cas aussi particulier n'est pas très heureusement choisi pour la démonstration que l’on a en vue, car il n’est pas plus capable de traduire toute la généralité que comporte la loi économique envisagée, qu’il ne peut faire apparaître le véritable sens intime de cette loi, pourtant absolument indispensable à connaître si I on veut pouvoir bien l’interpréter.
- (2) Les résultats consignés dans ces tableaux s’appliquent, sans restriction, à un système de conducteurs rayonnant d’un même point. En particulier, si la chute ohmique terminale devait être la même pour tous les distributeurs, il y aura encore
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- Les conducteurs I et II sont donc absolument équivalents au point de vue de l’utilisation spécifique du cuivre, par rapport à la chute ohmique totale.
- En ce qui concerne les pertes d’énergie, l’avantage du profil parabolique sur le profil rectangulaire se traduit par une économie de 15 °/0 ou de 33 °/0 suivant que l’on réalise chacun des conducteurs dans les conditions les plus économiques propres à son espèce ou que l’on se fixe pour base une chute de tension donnée.
- Le rapport des charges globales à chute de voltage constante dépend de la valeur du
- rapport ^ où V0 = S0joL. On a, dans tous les cas, ^ > i et, en particulier, pour la chute ohmique V = -^V0 qui correspond aux conditions du minimum relatif à la forme cylindrique,
- I ,
- on a = 1,142.
- On a de même pour les deux derniers cas :
- I* POUR UNE CHUTE DE TENSION DONNEE Y 2° DANS LES CONDITIONS DU MINIMUM RELATIF DES CHARGES D’EXPLOITATION
- „ III 8 _ Rapport des volumes -jj-—- — 0,09 III 2 /Z Rapport des chutes de tension — =gYg = o,86
- 0 1 ,,, III 6 Rapport des pertes d energie.. . — == 1,20 Rapport des volumes, pertes d’énergie ou charges globales | y/g = 1 ,o35
- 6 , 8 Y| D j , , , , III 5 ^ 9 V* Rapport des charges globales. . Tf ==: v~ 11 1 _!_ JLü -Y-y, 48 v 2 jZ = ^=,,o2.pOUrV = 5y-V0
- 2/5
- Pour V = gY^V0, chute qui correspond au minimum relatif à la forme III, cette dernière entraîne, par rapport à la forme II, une majoration des charges annuelles de 2 % en même temps qu’une réduction de 11 % dans le volume de cuivre nécessaire.
- Dans l’hypothèse de la réalisation du minimum relatif propre à chacun des profils III et II, la comparaison entre ces derniers se traduit, en faveur du premier, par une diminution de 14 % dans la valeur de la chute ohmique totale et par une augmentation des charges globales de 3,5 °/0.
- ici, comme dans le cas du transport par feeders d’un certain nombre de courants, à des distances déterminées de l'usine génératrice une chute de tension commune plus économique que toute autre et qui aura pour valeur :
- 1° Avec des conducteurs de l’espèce I. 2» — — — II
- 3° — — — III.
- v = ÿAG
- v = fJ0G
- G représentant le rayon de giration de la distribution fictive obtenue en plaçant chaque courant total au terminus de la ligne le long de laquelle il est uniformément distribué.
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- Enfin, résultat intéressant, le conducteur de l’espèce III devient, à chute égale, plus économique que le conducteur de profil parabolique pour
- 6
- 5
- I
- 8 V2
- 9 V2
- V2
- i
- v y2
- < I
- soit pour V < 0,^5 V0.
- Ainsi, toutes les fois que la chute ohmique totale permise est inférieure aux trois quarts de la chute économique fixée par la règle de Lord Kelvin, il devient avantageux de s’écarter du pi-ofil qui assure la meilleure utilisation possible du cuivre, par rapport aux pertes d'énergie prises pour base, pour se rapprocher de celui qui permet de tirer le meilleur parti possible du métal conducteur, au point de vue particulier de la chute ohmique totale.
- Une occasion d’utiliser cette règle se présentera, par exemple, dans le calcul de la distribution des sections des conducteurs d’alimentation d’une ligne de tramways de grande longueur comportant un trafic uniforme sur toute son étendue.
- (A suivre) F. Sarrat.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- APPAREILS EXPOSÉS PAR LA COMPAGNIE POUR LA FARRICATION DES COMPTEURS
- La Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines expose un grand nombre d’appareils électriques de différents types que nous allons passer rapidement en revue.
- 1° COMPTEURS
- Compteurs Thomson, modèle A
- Cet appareil, dont la figure .1 représente Lune des formes, est constitué essentiellement par un induit traversé par un courant de dérivation et qui se meut dans le champ produit par le courant principal. Un frein, formé par un disque métallique se déplaçant entre les mâchoires d’aimants permanents, rend la vitesse de l’induit proportionnelle à l’énergie dépensée dans le circuit.
- Les appareils exposés, basés sur le principe du compteur Thomson, sont munis d’importants perfectionnements.
- La dépense d’énergie dans la dérivation a été notablement diminuée, sans nuire à la sensibilité. La fermeture complètement étanche, et la disposition spéciale des bornes de fixation du collecteur et des balais, rendent la pose et l’entretien très faciles même dans le cas de plus en plus fréquent où les autorités imposent un poinçonnage aux organes de mesure.
- Un dispositif, consistant à introduire dans l’enroulement inducteur une bague en court-circuit a permis, sans compliquer la construction, d’éliminer complètement l’erreur due au fait que l’intensité dans le circuit de dérivation n’est jamais exactement en phase avec
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- la différence de potentiel aux bornes de ce circuit. Les nouveaux compteurs donnent donc des indications rigoureusement exactes avec des décalages quelconques de l’intensité dans le circuit d’utilisation.
- Les appareils exposés sont établis pour circuits à 2 fils (2 à 500 ampères) et à 3 fils (2 à 100 ampères) et pour circuits à 3 fils (150 à 600 ampères).
- En outre, la Compagnie pour la fabrication des compteurs expose un appareil pour tableaux de distribution complètement insensible aux champs magnétiques extérieurs. Ce compteur est établi pour des intensités de courant de 1.500 ampères et plus.
- Compteur O’K.
- Deux de ces appareils, qui ont pris dans ? ces dermeres années une si grande extension, V
- sont exposés par la Compagnie pour la fabri- .........
- Cation des compteurs. Fig. 1. — Compteur Thomson.
- Le compteur O’K., que représente la figure 2, se compose en principe d’un petit moteur magnéto-électrique dont l’induit est branché aux extrémités d’une résistance traversée par le courant total de l’installation.
- Il est simple, robuste et surtout d’un prix peu élevé.
- La dépense de dérivation est nulle, ce qui le distingue des compteurs wattmètres et réalise un progrès sur tous les compteurs similaires. On sait, en effet, que la dépense dans la dérivation joue un rôle important pour les compteurs de petit calibre qui sont toujours les plus nombreux dans les secteurs. On a constaté dans certaines exploitations, que 25 % de l’énergie fournie aux abonnés étaient consommés par les dérivations des compteurs.
- Etant donnés les avantages importants présentés par les compteurs O’K., les constructeurs ont établi un modèle destiné à la mesure de grandes intensités. Grâce, à un compoundage produit à l’aide d’un courant dérivé excessivement faible (inférieur à 1/100 d’ampère), l’appareil permet la mesure exacte des faibles débits sur des installations pouvant alimenter un nombre considérable de lampes.
- Compteur O’K. pour distribution a 3 fils
- Le compteur O’K. pour distribution à 3 fils, que représente la figure 3, est constitué par deux petits moteurs magnéto-électriques respectivement branchés aux bornes de shunts montés en série sur les deux fils extrêmes de la distribution. Le fil de compensation ne passe pas par le compteur. Un mécanisme d’horlogerie, possédant un système d’engrenages spécial, totalise mécaniquement et rigoureusement le nombre de tours des deux induits.
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- Compteur O'K. pour charge et décharge des accumulateurs
- Fig. 3.
- Compteur O’K pour distribution à 3 fils.
- Pour totaliser le courant de charge et de décharge des batteries d’accumulateurs, et
- pour se rendre compte à chaque instant de l’état de charge de la batterie, la Compagnie des Compteurs a créé un type spécial de compteur O’K. donnant une solution simple du problème.
- Le shunt se compose d’une résistance divisée en deux parties réglables au moyen d’un curseur et dont le rapport est égal au rendement de la batterie d’accumulateurs. Le courant de décharge traverse entièrement le shunt, tandis que le courant de charge n’en traverse qu’une partie. Pendant la charge, l’aiguille du cadran tourne dans le sens inverse de celui des aiguilles d’une montre et indique directement, en ampère-heures, la quantité d’électricité introduite dans la batterie et réduite dans le rapport du rendement. Pendant la décharge, l’induit tourne de gauche à droite et l’aiguille revenant en sens inverse de son mouvement précédent, indique à chaque instant l’état de charge de la batterie.
- Des petits cadrans auxiliaires totalisent les décharges en ampères heures.
- Le mécanisme d’horlogerie du grand cadran peut être muni d’un système de contact provoquant la fermeture du circuit d’un relais qui coupe le courant quand la batterie est chargée.
- Compteur A. C. T,, pour courants alternatifs.
- Ce compteur, construit pour la mesure des courants alternatifs, totalise la puissance dépensée dans un circuit d’utilisation quelconque (lampes, moteurs, etc.). Comme on le voit sur la figure 4, il consiste en deux enroulements dont les champs sont respectivement proportionnels à l’intensité et au voltage du circuit et sont décalés de 90° exactement au moyen d’un dispositif spécial. Ces deux champs agissent sur un disque qu’ils tendent à faire tourner avec un couple proportionnel à la puissance du
- circuit (El cos y). Un aimant permanent, agissant sur le même disque, fournit un frein dont le couple est proportionnel à la vitesse.
- Les avantages de ce compteur sont nombreux : simplicité de réglage, grande sensibilité, marche à vide impossible, dépense de dérivation négligeable (0 watt 5), indications pratiquement indépendantes des variations de température, de voltage et de fréquence, entretien nul, légèreté de la partie mobile suffisante pour éviter l’emploi d’un calage quelconque pour le transport.
- Fig. 4. — Compteur A. C. T., pour courants alternatifs.
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- Compteur A. C. T., pour distributions à trois fils par courant monophasé.
- Le compteur A. C. T. pour distributions monophasées à trois fils est constitué par deux enroulements d’intensité branchés sur les deux fils extrêmes du réseau et par un enroulement de tension monté en dérivation sur ces deux fils.
- Chacune des bobines d’intensité agit avec la bobine de tension sur un disque différent; les deux disques sont montés sur un même arbre.
- Les indications de l’appareil restent exactes malgré les inégalités de charge des deux ponts du système à trois fils.
- Compteur A. C. T., pour courants triphasés.
- Le compteur triphasé A. C. T. est composé de deux compteurs monophasés A. C. T. agissant sur un même disque. Il donne des indications rigoureuses quelles que soient les charges relatives sur les différentes phases.
- Cet appareil est également employé pour totaliser l’énergie dépensée dans un circuit alimenté par des courants diphasés.
- Compteur A. C. T., pour installations triphasées à 4 'fils.
- Pour les installations triphasées avec fil neutre, les constructeurs établissent un compteur pourvu de deux disques montés sur le même arbre et actionnés par des groupes de bobines d’intensité et de bobines de tension identiques à ceux du compteur A. C. T. pour courant monophasé.
- Les indications de ce compteur sont absolument exactes quelle que soit la répartition des charges entre les différents fils de ligne et l’appareil peut être branché sans l’emploi d’un indicateur de phase.
- Compteur à double tarif.
- La Compagnie des Compteurs expose un appareil spécial muni d’un mouvement d’horlogerie qui peut être placé sur l’un quelconque des compteurs Thomson, O’K. ou A. C. T. pour permettre d’enregistrer, sur deux systèmes de cadrans différents, l’énergie consommée dans deux portions différentes de la journée.
- La valeur des deux fractions de la journée est réglable à volonté et l’on peut tarifier ainsi à des taux différents les consommations de différentes heures de la journée variables suivant la saison et la charge de l’usine génératrice.
- L’appareil, que représente la figure 5, se compose d’un mouvement d’horlogerie à remon- Fig. 5. — Appareil à double tarification,
- tage mécanique qui commande le cadran intérieur et lui fait faire un tour en 24 heures. Un cadran fixe extérieur indique l’heure. Les cadrans intérieur et extérieur sont gradués en 12 heures de jour et 12 heures de
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- nuit; ces dernières indiquées sur la partie teintée. Deux leviers peuvent être amenés en face des divisions du cadran intérieur correspondant aux heures de changement de tarif. L’aiguille des heures est fixée sur le cadran intérieur au moyen de deux boutons. Quand cette aiguille arrive en face d’une division du cadran extérieur correspondant à une heure de changement de tarif, un mécanisme approprié fait engrener avec l’axe du compteur l’un des systèmes totalisateurs. Le changement de tarif dépend de la position des leviers par rapport au cadran intérieur ; cette position peut être modifiée à volonté.
- 2° APPAREILS DE MESURE.
- Voltmètres et ampèremètres à aimant et cadran mobile.
- Ces appareils consistent en un cadre amortisseur excentrique bobiné avec du fil isolé, et dont un côté seulement, le côté extérieur opposé à l’aiguille indicatrice, se déplace dans le champ circulaire d’un puissant aimant. Cet aimant a l’avantage de n’avoir qu’un seul entrefer très étroit (2 mm. environ) : il n’y a aucun noyau de fer démontable; l’équipage s’enfile sur le pôle intérieur par un simple mouvement de rotation.
- Les aimants de ce genre, traités de la même manière que ceux des compteurs, ont une invariabilité absolue*. Déplus, comme les champs réalisés sont très forts (1.200 à 1.400 unités), les influences extérieures dues à des courants, même intenses, sont pratiquement négligeables.
- L'équipage est extrêmement léger ; son axe repose sur des chapes en saphir qui sont elles-mêmes montées sur ressorts, afin de garantir les pointes contre l’action des chocs.
- Le cadre des voltmètres est bobiné avec du fil fin : la dépense de courant est généralement inférieure à 1/100 ampère (1 watt par 100 volts).
- Le circuit de ce cadre est complété par des bobines isolées, enroulées avec un fil ayant un coefficient de température nul, en sorte que les indications des appareils sont rigoureusement indépendantes de la température. Tous ces voltmètres peuvent rester indéfiniment en circuit. Ils sont établis, soit avec des échelles proportionnelles partant de zéro, soit avec des échelles fortement amplifiées dans la région la plus intéressante, ce que l’on obtient par la forme spéciale des pièces polaires.
- D’une manière générale, les ampèremètres sont à shunt extérieur, c’est-à-dire que le cadre, complété par une résistance fixe et deux cordons souples, mesure la différence de potentiel aux extrémités d’une résistance appropriée placée en général derrière le tableau et parcourue par le courant total à mesurer. Cette disposition donne de grandes facilités pour le montage des tableaux.
- Le cadre étant complété par une résistance dont le coefficient de température est nul, ces ampèremètres sont pratiquement indépendants de la température.
- Pour les petits calibres jusqu’à 50 ampères, les ampèremètres peuvent être établis avec shunt intérieur, ce type donnant des facilités de montage pour les petits tableaux. L’échelle de ces appareils est proportionnelle ; comme ils indiquent le sens du courant, le zéro peut ne pas être à l’extrémité de la graduation.
- Voltmètres et ampèremètres électromagnétiques amortis.
- Ces appareils sont constitués par une bobine en fil fin pour les voltmètres, en gros fil pour les ampèremètres, parcourue par le courant total à mesurer ; cette bobine agit par attraction sur un petit noyau de fer doux solidaire de l’aiguille indicatrice. Un volet
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- métallique fixé sur l’axe se déplace dans une boîte avec très peu-de jeu et constitue un amortisseur puissant. La force antagoniste étant un poids, il est nécessaire de placer ces appareils verticalement; dans ces conditions, l’aiguille doit être sur le zéro.
- Les voltmètres de ce modèle peuvent rester en circuit : la dépense de courant est d’environ 0,03 ampères. Ils possèdent un certain coefficient de température et, par suite, sont étalonnés à chaud. Le fer n’étant saturé que pour un voltage déterminé, les appareils ne sont gradués qu’à partir du milieu de l’échelle.
- Voltmètres et ampèremètres thermiques pour courant continu et courant alternatif.
- R
- B
- Les voltmètres mesurent la différence de flèche que prend un fil spécial très résistant f\ f'\ A fl fixé en deux points A et B et passant sur deux poulies pK et p.2 (fig. G).
- Les mouvements du fil sont transmis à l’aiguille I par le brin nn s’enroulant sur la poulie p3 : le fil est toujours maintenu tendu par l’action du ressort r agissant sur la poulie p,t au moyen d’un fil de transmission.
- Le coefficient de dilatation du bâti qui porte tout l’appareil est sensiblement le même que celui du fil de mesure, ce qui assure l’invariabilité du zéro : en outre, le fil est fixé à deux tirettes tu et t% en alliage ayant un grand
- coefficient de dilatation, dont l’allongement compense la dilatation du bâti.
- La dépense de courant des voltmètres est de 1,5 à 2 dixième d’ampère.
- Dans les ampèremètres, il est nécessaire de réduire au minimum la différence de i potentiel; le système employé consiste en 2 fils
- f\i f\-> fv f'ii reüés en parallèle, le courant entrant par le milieu des fils au moyen d’une lame flexible G ; chacun des fils forme un système à flèche dont les mouvements inverses se transmettent à un levier L relié par une transmission m à une poulie, comme dans les voltmètres. Le ressort antagoniste est disposé de la même manière et on a employé les mêmes procédés pour obtenir l’invariabilité du zéro. Le fil est d’un alliage relativement peu résistant. Dans ces divers appareils, une surcharge accidentelle produit généralement un déplacement du zéro. On ramène l’aiguille à la position initiale en produisant, au moyen d’une vis de rappel, une déformation du bâti.
- Les ampèremètres 'à basse tension se montent sur shunts : pour des hautes tensions en courant alternatif, on emploie des transformateurs d’intensité.
- Fig. 7.
- Schéma de principe des ampèremètres thermiques.
- * * * *
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- Voltmètres et ampèremètres électromagnétiques à courant alternatif.
- Ces appareils sont basés sur l’action d’une bobine fixe sur un noyau de fer doux de faibles dimensions. Une bobine B (fîg. 8) est parcourue par le courant à mesurer qui attire suivant son axe un petit noyau de fer doux celui-ci transmet son action à une aiguille indicatrice I par un levier l auquel il est articulé. A l’opposé de l’aiguille et fixé sur l’axe se trouve un volet métallique v qui se déplace avec un faible jeu à l’intérieur d’une boîte fermée servant de support à l’équipage : on réalise ainsi un amortisseur à air simple et puissant.
- L’attraction du noyau est contrebalancée par un poidsp ; ce sont donc des appareils à gravité qu’il est nécessaire de placer verticalement. Dans ces conditions, l’aiguille est sur le zéro.
- Ces appareils sont très robustes et indéréglables. Il convient seulement d’éviter le
- voisinage immédiat de conducteurs parcourus par des courants intenses.
- Pour les voltmètres, la bobine est enroulée de fil fin et le circuit est complété par des résistances ayant un coefficient de température nul, en sorte que le coefficient résultant est plus petit que 1 % pour 10° C. Etant étalonnés à 20° C, ils donnent des indications correctes dans les limites pratiques de température.
- Les indications sont indépendantes de la forme du courant. Etalonnés à la fréquence moyenne de 40, ces appareils sont exacts pour des fréquences comprises entre 30 et 60.
- La dépense est en moyenne de 2,5 watts par 100 volts.
- La loi de déviation à l’origine étant celle du carré du voltage, on a supprimé la partie de l’échelle qui serait trop resserrée près du zéro qui est toujours visible. La graduation commence généralement au 1/3 du maximum et, dans la partie utile, les divisions sont amplifiées de 20 % environ par rapport à une échelle proportionnelle.
- La Compagnie des Compteurs établit des voltmètres de ce type spéciaux pour la mise en parallèle des alternateurs. Ces voltmètres de synchronisation sont gradués pour le double du voltage maximum des machines, mais avec une graduation très resserrée à la fin, de manière à avoir le maximum de sensibilité près du zéro.
- Pour les ampèremètres, la bobine est enroulée en gros fil de section proportionnelle à l’intensité du courant total qui traverse l’appareil. Les indications sont indépendantes de la forme du courant et de la fréquence : l’échelle est resserrée à l’origine, puisqu’elle est proportionnelle aux carrés moyens. On peut, au lieu de faire passer le courant total dans l’appareil, employer des transformateurs.
- 11 Tattmêtres cl’induction.
- Ces appareils sont basés sur l’emploi des champs tournants ou sur les actions de deux flux déphasés et des courants induits par eux dans un disque mobile qui porte l’aiguille indicatrice.
- Fig. 8. — Ampèremètre électromagnétique à courant alternatif.
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- Afin de pouvoir appliquer le même modèle aux courants mono, di ou triphasés, on emploie deux systèmes inducteurs agissant sur un même disque, et, suivant les cas, on les relie sur une phase ou sur deux phases (méthode des deux wattmètres).
- Chaque système comprend trois circuits : un circuit de tension ; un circuit d’intensité et un circuit correcteur. L’appareil triphasé s’applique donc au cas le plus général des distributions. Un aimant amortisseur ajoute son action à celle des flux de tension. Un ressort constitue la force antagoniste, en sorte que les échelles sont proportionnelles. L’effet de température est réduit à une très faible valeur (1,5 °/0 pour 10° C.) par l’emploi d’un disque en laiton.
- Appareils enregistreurs.
- Ces appareils portent une plume genre Richard, avec articulations à pivot, qui appuie contre un papier divisé.
- Le voltmètre est à aimant, avec un couple renforcé et un aimant très puissant.
- L’ampèremètre est du même système avec shunts.
- Le wattmètre est un compteur Thomson transformé, dans lequel le totalisateur a été supprimé et un mouvement d’horlogerie ajouté.
- Pour les courants alternatifs, on peut employer comme voltmètre enregistreur le système thermique avec fils plus robustes, et comme voltmètre ou ampèremètre enregistreur le système électromagnétique.
- Comme wattmètre enregistreur, on emploie le même système que pour les wattmètres d’induction, mais en supprimant l’aimant amortisseur, les flux de tension donnant à eux seuls un amortissement suffisant.
- Appareils de vérification transportables.
- La Compagnie des Compteurs expose ses boîtes de contrôle bien connues, avec voltmètre à plusieurs sensibilités, et ampèremètre avec série de shunts interchangeables. Elle expose, en outre, des voltmètres et ampèremètres étalons, un boite de contrôle du système thermique pour courants alternatifs, un voltmètre étalon universel et un wattmètre étalon universel.
- III. - APPAREILS DIVERS.
- Outre les appareils décrits, la Compagnie des Compteurs expose encore quelques appareils différents. Parmi ceux-ci l’on peut citer :
- Un volt-ampèremètre à courant continu pour automobiles, destiné à contrôler le régime de charge et de décharge des batteries d’accumulateurs placées sur les voitures électriques. Cet appareil comprend un voltmètre et un ampèremètre à aimant et cadre mobile réunis dans une boîte en aluminium. Les deux galvanomètres sont apériodiques et la boîte est étanche : l’ensemble est très robuste ;
- Un ondographe Hospitalier dont le mode de fonctionnement bien connu est basé sur la méthode de Joubert ;
- Un flux mètre Grassot, constitué par un galvanomètre genre Desprez-d’Arsonval à couple directeur sensiblement nul et à aimant très puissant. Cet appareil, en combinaison avec une bobine d’un nombre de tours et d’une surface connus, indique directement sur un cadran divisé l’intensité d’un champ magnétique ou la valeur d’un flux magnétique;
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- Un voltmètre à grande sensibilité, constitué par un voltmètre à cadre mobile muni d’une suspension à ressort spiral très délicat, de pieds à vis calantes et d’un niveau. Pour les transports, on cale l'aiguille au moyen d’une fourchette.
- Jean Reyvàl.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Générateurs à double champ pour courants alternatifs. — E. Ziehl. — Elektrotechnische Zeitschrift, 6 juillet igoS.
- Les générateurs à courant monophasé et à courants triphasés que décrit l’auteur appartiennent à une catégorie particulière de machines. Ils sont basés, d’une façon générale, sur les principes caractéristiques des alternateurs synchrones et asynchrones et présentent certains avantages de ces deux types de générateurs sans en avoir les inconvénients. Tout à fait différents des machines à collecteur avec connexions plus ou moins compliquées, ces générateurs ressemblent essentiellement aux moteurs d’induction polyphasés ordinaires à bagues et possèdent tous les avantages qu’offrent ces machines au point de vue de la robustesse mécanique et électrique. La différence est que l’une des deux parties, rotor ou stator, n’est pas seule à assurer l’excitation de l’autre partie, mais que toutes deux reçoivent également de l’énergie électrique pour produire un champ magnétique. De là leur vient l’appellation de machines à double champ.
- Quand on relie à un réseau triphasé les bornes d’un moteur à courant triphasé immobile, dont le rotor est ouvert, le moteur absorbe un certain courant pour le travail d’aimantation et agit comme un transformateur dont le secondaire est ouvert. Si l’on entraîne le rotor dans un sens ou dans l’autre, la fréquence des courants induits dans cette partie du moteur augmente ou diminue suivant le sens de rotation. On peut, à un moment donné, obtenir une fréquence irdle et une f. é.m. induite nulle. En appelant zi la fréquence dans l’enroulement
- fixe, z.2 la fréquence dans l’enroulement mobile, p le nombre de pôles, et n la vitesse mécanique relative des deux organes, positive ou négative, on a :
- . -a =
- Quand la vitesse de rotation négative atteint une valeur double de la vitesse de rotation du champ tournant, la fréquence clans le rotor est
- Fig. 1. — Représentation schématique du stator (partie
- supérieure) et du rotor (partie inférieure), tous deux immobiles.
- égale à la fréquence dans le stator. Ce fait permet d’employer directement l’appareil comme générateur d’énergie dans les conditions suivantes :
- Sur la figure 1, a et b représentent une partie du stator et une partie du rotor d’une machine triphasée : les enroulements 1 2 3 de l’un sont semblables aux enroulements T 2! 3' du second.
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- Supposons que le stator et le rotor a et b soient immobiles et qu’un champ tournant vers la gauche soit engendré d’une façon quelconque. Il se produit, dans les enroulements statorique et rotorique, des courants dont la direction est indiquée par des croix et des points pour les valeurs du flux indiquées en surfaces hachurées. Ces courants peuvent être représentés par les vecteurs figurés à la droite de la figure 1 : ils sont égaux deux à deux en valeur et en phase et peuvent être connectés en série ou en parallèle. Les figures 1 B et i C indiquent le montage en
- Fig. 2. — Représentation schématique du rotor et du stator, le stator étant immobile et le rotor tournant à une vitesse double de celle sur le champ tournant et en sens inverse de celui-ci.
- parallèle : dans les figures A, B, C on a supposé que le champ avait tourné à chaquefois de 30°.
- Supposons maintenant que le rotor est animé d’un mouvement vers la droite et que la vitesse de rotation correspondant à ce mouvement soit égale au double de la vitesse du champ tournant vers la gauche. La figure 2 indique les sens et les diagrammes des courants. Si, dans ce cas, on voulait encore relier les enroulements en parallèle, il faudrait d’abord échanger entre elles deux phases de l’un des enroulements triphasés et retourner complètement une des phases de l’autre enroulement. La figure 2 B montre ce montage : les diagrammes placés à droite indiquent, en trait interrompu, les vecteurs des courants. On pourrait également bien recourir au montage en série.
- Si l’on compare les résultats de la figure 2 avec ceux de la figure i, on voit que, dans chaque position, les courants des deux enroulements ont des directions opposées, c’est-à-dire que les courants induits par le flux se compensent et qu’il n’y a pas de réaction d’induit. La machine est compensée naturellement. On a supposé jusqu’ici que les courants sont en phase avec les tensions qui les produisent : dans ces conditions, le champ tournant, ou mieux le champ excitateur, doit rester invariable entre la marche à vide et la marche à pleine charge : la f.é.m. induite dans les deux enroulements étant proportionnelle à ce champ, la machine doit produire une tension constante quelle que
- Fig. 3 et 4. — Modes d’ex( itation à double champ.
- soit la charge, si l’on néglige la chute ohmique.
- Il s’agit de produire dans la machine le champ tournant d’excitation : différents moyens se présentent pour y parvenir facilement. Le premier moyen consiste à employer un enroulement polyphasé particulier placé sur le rotor ou le stator et alimenté par un générateur spécial.
- La figure 3 représente le cas où le champ excitateur est produit par un enroulement spécial : le montage des enroulements principaux, représenté sur cette figure, est le montage en série.
- L’auteur indique que l’étude de cette machine peut être faite au moyen du diagramme de Kapp pour les transformateurs pour charge non inductive et inductive, puis décrit un générateur de 16,6 KVA construit par la Société Schwartzkopf sur le principe indiqué plus haut. Cette machine est du type d’un moteur triphasé à six pôles, 190 volts, 50 périodes, 1.000 tours par minute. Le diamètre du rotor est de 300 mm. ; sa longueur axiale de 130 mm. L’entrefer a 1,25 mm.. Le nombre d’encoches, sur le rotor et L stator, est de 54 (3 encoches par pôle et par phase). Le stator contient 141 fils de 3,6 mm. par phase et le rotor 144 fils de
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- 3,6 mm. par phase. L’enroulement excitateur est placé sur le stator, dans les mêmes encoches que l’enroulement principal : il y a 141 conducteurs de 1,8 mm. par phase.
- Les essais de cette machine ont justifié pleinement les prévisions théoriques.
- Comme cela a été dit plus haut, on peut indifféremment placer l’enroulement excitateur sur le rotor ou le stator, ou sur ces deux organes. On injecte, par exemple (figure 4) le courant d’excitation en cde et l’on recueille le courant principal fgh.
- On peut aussi charger l’un des deux enroulements sur un circuit séparé, tandis que l’autre enroulement est connecté au réseau. La machine travaillant ainsi est auto-excitatrice.
- TABLEAU I
- POUR 5o PÉRIODES ON A : POUR 25 PÉRIODES ON A :
- VITESSE NOMBRE VITESSE NOMBRE
- DE ROTATION DE POLES DE ROTATION DE POLES
- ÔOOO 2
- 3ooo 4 3ooo 2
- 2000 6 i5oo 4
- i5oo 8 IOOO 6
- 1200 IO 75o 8
- IOOO I 2 6oo 10
- 86o l4 5oo I 2
- 760 i6 etc. etc.
- 666 18
- 6oo 20
- 55o 22
- 5oo 24
- etc. etc.
- L’auteur indique differents résultats d’expériences effectuées sur les générateurs à double champ. En ce qui concerne l’accouplement et la marche en parallèle, ces machines sont d’une conduite très facile car, lorsque deux générateurs reliés en parallèle ne sont pas exactement en phase, la self-induction des machines est considérable et les rotors se synchronisent rapidement. L’auteur donne des courbes montrant la marche en parallèle des deux générateurs, l’un de 17,6 et l’autre de 32 kvv.
- Ces générateurs, dont . la vitesse de rotation doit être double de la vitesse de rotation du champ tournant, offrent de précieux avantages pour l’accouplement avec les machines à grande
- vitesse telles que les turbines. Le tableau précédent indique les vitesses et les nombres de pôles correspondants.
- B. L.
- Contribution à la théorie du moteur Winter-Eichberg. — Fleischmann.— Elektrotechnische Zeitschrift,, 17 août 1906.
- Le moteur Winter-Eichberg est trop connu pour qu’il soit nécessaire de rappeler son principe ('). Il existe dans ce moteur deux flux différents en phase et en grandeur qui, rapportés à un système bipolaire, sont perpendiculaires l’un à l’autre dans l’espace. La grandeur et la phase de chacun de ces flux varient en fonction de la vitesse de rotation. L’un d’eux est dirigé suivant l’axe de l’enroulement statorique et des balais en court-circuit, tandis que l’autre coïncide en direction avec l’axe des balais principaux.
- L’auteur fait, pour simplifier, les hypothèses suivantes :
- 1° Les enroulements statorique et rotorique portent le même nombre de tours d’enroulement et sont répartis de la même manière.
- 2° Les enroulements statorique et rotorique sont reliés en série au moyen d’un transformateur dont le courant magnétisant est négligeable. Le rapport de transformation est «, défini par l’égalité
- courant du rotor = a courant du stator.
- 3° La saturation du fer est négligée, c’est-à-dire que le flux est proportionnel aux ampères-tours.
- 4° Les pertes dans le fer sont négligées, ainsi que les pertes ohmiques dans le rotor et le stator, par rapport aux courants qui passent entre les balais principaux. Pour les courants du rotor par rapport aux balais en court-circuit, il est tenu compte de la résistance.
- 5° Les forces électromotrices et les courants sont des fonctions sinusoïdales du temps.
- L’auteur regarde d’abord comme constante la f. é. m. induite par le stator dans l’axe des
- (!) Voir Eclairage Électrique, tome XXXVII, 12 et 26 décembre 1903, pages 423 et 486; tome XXXVIII, 13 et 27 février 1904, pages 243 et 321 ; tome XXXIX, 28 mai 1904, page 321 ; 4 et 11 juin 1904, pages 371 et 420 ; tome XL, 9 et 16 juillet 1904, pages 41 et 81.
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- balais court-circuités et exprime les courants et la différence de potentiel en fonction de cette f. é.m. qu’il désigne par la lettre e. En appelant E la différence de potentiel aux bornes, égale à la tension du réseau, on peut exprimer toutes les grandeurs en fonction de E. Au lieu de faire le calcul analytique, l’auteur trace le diagramme géométrique de la figure 1. » Dans cette figure ob représente la tension e en grandeur et en phase ; ok le courant magnétisant J<j. en avance de 90°. Le stator et le rotor étant reliés en série par un transformateur, ce courant magnétisant produit, dans l’axe des balais principaux, un flux dont la valeur est « fois plus petite que le flux produit dans la direc-
- o a = b g —
- ok = J.
- kf = J0 oh = E
- Fig. 1
- tion des balais court-circuités. Si, à la fréquence du réseau, la f. é. m. e induite dans le rotor est égale à )J//., la rotation du flux à la vitesse angulaire n (exprimée aussi en périodes) produit dans les balais court-circuités une tension
- n
- ea-j — etxs
- f désignant la fréquence. Cette f. é. m. en phase avec le flux est représentée en oa sur le graphique. Outre le courant magnétisant J/*, la composante J0 du courant statorique correspondant au courant rotorique J0 entre les balais court-circuités produit un flux dans la direction des balais principaux. La f. é. m. produite par la rotation dans ce flux est égale à 1 désignant, comme ci-dessus, le rapport de
- proportionnalité entre la f. é. m. et le flux. La grandeur est représentée, sur le diagramme, en ac.
- Dans la direction des balais court-circuités, il y a donc trois tensions agissantes : ob, oa, ac : leur résultante est bc. Cette tension résultante fait circuler le courant J0 dans l’impédance
- z = \ /•- ardu rotor dans la direction des balais court-circuités.
- La chute de tension J0/’ = bd produite par la résistance r est en phase avec J0 ; la tension de réactance J0.r = cd est en avance de 90°. Comme la tension ).oJ0s = ac est aussi en phase avec J0,
- bd est parallèle à ac et cd perpendiculaire à ac. L’angle bcd = /3 est connu :
- . r
- sin /3 = -z
- X
- COS /3 = — • z
- On peut alors, pour une vitesse donnée, trouver la position du point c. En prolongeant ab et cd (fîg. 2) jusqu’en m, on voit que le lieu géométrique du point c est le demi-cercle décrit sur am, puisque l’angle acd est droit. Le point m est déterminé de la façon suivante. On a :
- am___ac
- bm bd
- bm J0R R
- am jrj.J 0s ms
- am ao e«s ms
- bm bn bn R
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- cl’où l’on tire
- , cR
- bn = — = constante.
- /
- Le point m est déterminé comme point de rencontre des droites ab en on.
- En ce qui concerne le point c, l’angle acb est constant et égal à 90 — jS. Le second lieu géométrique de c est donc le segment de cercle décrit par ab comme corde avec 90 — |3 comme angle. Le point c est le point d’intersection des deux cercles. La ligne ac est proportionnelle au courant du rotor J0 et la ligne oc au courant total du stator.
- Dans le triangle abc, on a :
- ab~ = ac2 -J- bc~ — 2ac bc cos (go — /3) ab^ = ob~ -)- oa~ — e2(i -j- a2s2) e2(l -j- a2s2) p2a2s2 -)- J032 — 2jj-j/aS7'
- __ ey i -f- a2s2
- J0 — ... -------.
- \ X2 -j- (/as -- 7‘)2
- Pour le calcul du courant du stator, on a recours au triangle okf dans lequel
- of2 = okr + — 20k.kf cos y
- J^ —j— 2 J//d() COS (o —j— £)
- sin S = -
- V 1 + *2*2
- y «S
- COS 0 ~ —
- V I -|- a2S2
- X
- sin s —
- y .r2 —j— pas — 7’)2
- /as — r
- COS i - - -j==== v x'2 -j- pas — 7’)2
- ey r2 -4- (x -I- /)2 eA
- COS 7 = —=========
- /y x2 -j- (/as — r)2 \ x2 -j- (/as — r)2
- A — v>2 + (v * * * * x +
- À
- La différence de potentiel aux bornes du stator résulte des composantes suivantes :
- 1° La tension induite
- e — ob
- 2° La tension es produite entre les balais principaux par la rotation dans le flux dont l’axe coïncide avec celui des balais court-circuités. Cette tension est en phase avec le courant : elle est reportée sur le circuit du stator par le transformateur et sa valeur y est e«.s : elle
- est représentée sur le diagramme par la ligne oa ou par sa parallèle bg.
- 3° La f. é. m. de réactance du courant kQ dans la direction des balais principaux. En désignant par la réactance, la f. é. m. est égale à ; rapportée au stator, relié au
- rotor par l’intermédiaire du transformateur, elle devient )M«2JH et est perpendiculaire à Jr
- 4° La f. é. m. de réactance du courant É dans le stator, donnée par l’expression Jrr0 désignant la réactance du stator. Elle est perpendiculaire au courant J,, : les composantes 3 et 4 se réunissent en une résultante
- •h(-D + a2b)-
- La différence de potentiel aux bornes peut être calculée d’après le triangle ogh :
- oh1 — og2 -f gh2 — 20g gh cos [90 — {f — 0)]
- ohb = 5
- A
- bgh — go — f
- E2-~e2( 1 +a2A'2)-}-Jf (Xjf-j-a2.q)2—27?\J 1 —j-a2s2. J|(.r,-faA,)
- sin (f — S).
- Après quelques calculs, on tire de cette expression
- __ E \>X2 -j- (/as— 7’)2
- v ( I -f- a2s2) [X2 -j- (/as — 7’)2] A2(x'f -f- a2/,,)2
- — 2(X\ -j- a2q ) j/a2s2(/ -f- x) — Z2 — ).x] .
- En posant le dénominateur de cette expression égal à R, il vient
- Ë\ C- (/as — 7’)2
- R
- et
- T _E A
- J<“R Al
- L’angle de décalage est déterminé par l’équation
- cos <t>
- 0771
- oh
- e\U + a2s2
- Ë
- COS {f — 0)
- xs(z2 -1—2Àr — /asr -1- /2 ).x) — /7’
- COS 3» = — ---!----- 1 —4----------'-------
- R yr2 {x -\- /)2
- Pour déterminer la valeur du glissement pour laquelle le facteur de puissance est égal à l’unité, on s’appuie sur la relation du diagramme : eyT -j- a.2s2 sin (j? — S) = J^(/a2 -j- aq)
- Après quelques réductions, il vient
- __ y [V2 + (x -j- /)2] [2a’2 -f- aq] -j- /s2 -|- /2-r
- y/2a2(/ -j- x)
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- Tant que >3«2 au numérateur et au dénominateur est grand par rapport aux autres valeurs, la valeur maxima de cos f est indépendante du rapport de transformation, et cos f = 1 au synchronisme.
- La force électromotrice entre les balais en court-circuit est donnée par l’équation :
- eji =. \(Jp«)2 -|- e2«2s2 — aJp.«2es sin fk
- Le couple se compose de deux parties, résultant de l’action des deux flux sur les deux axes. On a :
- Couple — cos p
- -j- C{3^JqK COS p — caj'f .
- Le couple est donc proportionnel au carré du courant primaire et au rapport de transformation.
- O. A.
- TRACTION
- L’électrification des chemins de fer. — Mac Clel-land. — General Meeting of American Institute of Electrical Engineers.
- L’auteur compare les résultats obtenus avec des locomotives à vapeur et des locomotives électriques. Il examine ensuite l’opportunité de l’unification des types. Après avoir fait remarquer que les types de locomotives à vapeur ne sont pas unifiés du tout en Amérique, il indique qu’il en est de même pour les locomotives électriques. Le rapport de transmission des engrenages lui-même varie de 1 à 5 sur les différentes machines étudiées par l’auteur, et, sur soixante machines examinées, celui-ci a trouvé 48 rapports d’engrenages differents. Les roues de 84 cm. étaient primitivement adoptées d’une façon générale, mais maintenant les diamètres des roues sont très différents ; l’auteur estime cependant que l’on ne dépassera pas 1.580 mm. pour le diamètre des roues, car il y a une tendance marquée à la suppression des engrenages. Même pour les moteurs à engrenages, on tend à employer des roues aussi petites que possible.
- L’auteur termine en examinant : 1° si l’unification est désirable ; 2° si cette unification est possible.
- Emploi de machines-tampon dans le service de traction. — Rasch. — Congrès international d’Elec-tricité.
- L’auteur propose, pour égaliser la charge sui-les génératrices de traction, d’employer des machines-tampon composées chacune d’un moteur électrique muni d’un lourd volant. L’induit du moteur est relié aux barres générales; quand il se produit une chute brusque de voltage, le moteur agit comme générateur et transforme l’énergie cinétique restituée par le volant en énergie électrique : l’effet inverse se produit quand une élévation de voltage a lien.
- L’inducteur de la machine-tampon est muni de deux systèmes d’enroulements E., et E2 : l’enroulement EH est relié aux barres générales, et E2 est relié à une petite excitatrice montée sur l’arbre de la machine; le circuit inducteur de cette excitatrice est connecté aux barres générales.
- L’auteur indique que cette méthode offre de nombreux avantages ; elle est bien préférable à la méthode qui consisterait à munir les machines principales de volants car, sur le moteur générateur, on peut admettre des vitesses beaucoup plus élevées, et par suite un volant plus léger, et des variations de vitesses beaucoup plus considérables.
- R. R.
- Locomotives électriques doubles en Suisse. — Zehnder-Sporry. — Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift, juin 1906.
- Par suite des conditions particulières présentées par le trafic du chemin de fer de Montreux à l’Oberland Bernois, il est devenu nécessaire d’employer des trains plus lourds que ceux prévus primitivement, et l’on a du recourir à une combinaison de deux locomotives en tandem pour chaque train. Pour éviter des répartitions inégales de la charge sur ces machines, on a eu recours au dispositif suivant: chaque locomotive porte deux ampèremètres, dont l’un indique le courant absorbé par les moteurs d’une des locomotives et l’autre le courant absorbé par les moteurs de l’autre locomotive. Le mécanicien de la seconde machine règle sa marche sur les indications de ses deux ampèremètres et sur les signaux que lui transmet le mécanicien de tête. Ces signaux sont envoyés
- R. R.
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- au moment du démarrage, du passage de la marche en série à la marche en parallèle, et de l’arrêt- Les freins sont serrés par le mécanicien de tête.
- Les résultats obtenus avec ce dispositif sont excellents, et l’auteur publie un tableau des lectures effectuées sur les ampèremètres, montrant que la charge est parfaitement répartie entre les deux locomotives.
- O. A.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Production d’oscillations électriques continues. — Poulsen. — Congrès international d’Electricité Volume II.
- L’auteur décrit une méthode de production des oscillations électriques basée sur l’emploi d’un arc chantant; cette méthode est caractérisée par un procédé permettant d’accroître l’intensité qu’il est possible d’obtenir.
- L’auteur a observé dans ses expériences que la note émise par l’arc chantant entre électrodes en charbon horizontales diminue de hauteur quand les extrémités des charbons sont chauffées par la flamme d’une lampe à alcool, le courant alternatif augmentant et le courant continu diminuant d’intensité.
- Le même effet se produit dans l’hydrogène, le gaz de houille, l’éther, le gaz ammoniaque et aussi dans la vapeur aux faibles fréquences : l’effet est probablement dû à la présence de l’hydrogène, c’est-à-dire à la réduction de l’oxydation. La supériorité des résultats obtenus dans l’hydrogène est particulièrement marquée
- i i . inductance , , ., .,
- quand le rapport------r-dans le circuit oscil-
- capacite
- lant a une valeur élevée. La fréquence obtenue varie entre plusieurs centaines de mille et plusieurs millions par seconde (avec une faible intensité).
- Quand l’arc oscillant est placé dans un champ magnétique, la différence de potentiel entre les plaques du condensateur augmente considérablement.
- La longueur de l’arc est différente dans la vapeur d’alcool et dans l’air, pour le courant maximum dans le condensateur.
- Quand l’arc est placé dans un champ ma-
- gnétique, le rapport — peut avoir des valeurs
- plus considérables qu’auparavant.
- Comme électrodes, on peut employer deux crayons de charbon ou bien du cuivre (refroidi) comme anode et du charbon comme cathode. Pour obtenir de la régularité, il faut donner aux électrodes un mouvement de rotation.
- Le rendement obtenu, avec 3.170 watts (sous 440 volts) de courant continu et la fréquence 5X 10'', a été de 50 % environ; avec 2.800 watts et la fréquence 1,6 X105, il a été d’environ
- Transmetteur de télégraphie sans fil système Heinicke. — Elektrotechnische Zeitchrift, 3i août 1905.
- Le transmetteur Heinicke est constitué par le dispositif représenté sur la figure 1. Les appareils figurés en U2c2 sur ce schéma
- sont des « transformateurs Heinicke » et sont constitués par des cylindres métalliques sur lesquels est placé un fil bien isolé. Les extrémités de l’enroulement sont reliés aux petits conden-
- Fig. 1. — Transmetteur Heinicke.
- sateurs cA c2 reliés l’un à l’antenne et l’autre à la terre. J représente une bobine d’induction, Fh et F2 des éclateurs auxiliaires, F un éclateur principal, S l’antenne, et E la prise de terre.
- Gomme l’a fait remarquer M. Brandes, les « transformateurs Heinicke » jouent le rôle de condensateurs et les éclateurs auxiliaires F^ et F2 peuvent être supprimés. On retombe alors sur un montage connu.
- r. y.
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- Notes sur quelques expériences de télégraphie sans fil. — Evans. — The Electrician, ier septembre i9°5.
- Au cours de quelques expériences de télégraphie sans fil faites dans un but militaire, l’auteur a déterminé les effets produits par différentes prises de terre.
- Le transmetteur employé par l’auteur consistait en une capacité superficielle de 5X5 mètres suspendue horizontalement par des isolateurs à 4 mètres 20 du sol. Du centre de cette surface partait un fil vertical relié à l’une des électrodes d’un éclateur dont l’autre électrode était connectée à un fil identique aboutissant à un fdet métallique en fer de 5x5 mètres (figure 1). Ce filet était placé directe-
- Fig. 1. — Dispositif transmetteur.
- ment au-dessous de la surface aérienne et reposait sur des isolateurs à 60 cm. du sol. Le courant passant dans le fil vertical fut mesuré dans deux séries d’expériences différentes, le filet métallique inférieur étant isolé de la terre dans la première série d’expériences et relié à la terre par des fils dans la seconde série d’expériences. Une troisième série de mesures fut faite en reliant le filet inférieur à une bonne prise de terre télégraphique.
- L’auteur a trouvé que le courant passant dans l’antenne est réduit de 56 % quand le filet est relié à la terre par des fils placés sur celle-ci, et de 85 % quand le filet est relié à une bonne prise de terre : la distance entre les deux filets métalliques, ainsi que toutes les conditions de l’expérience, restaient invariables dans les différents cas.
- Des mesures faites sur l’intensité du courant reçu dans un poste récepteur soigneusement syntonisé et placé à environ 1 kilomètre du poste transmetteur ont donné exactement les mêmes résultats.
- ÉLÉMENTS GALVANIQUES ET ACCUMULATEURS
- BREVETS NOUVEAUX CONCERNANT LES ACCUMULATEURS AU PLOMB
- Centralhlatt fur Accumulatoren, avril, mai, juin, juillet, août
- Procédé pour préparer les plaques d’accumulateurs. — H. Hobel.— Patente américaine 782.656, 24 octobre 1904; accordée le 14 février 1905.
- Des bandes de plomb, qui doivent constituer la plaque, sont pressées ensemble sans perdre leur forme. Pour obtenir ce résultat, on place dans les intervalles entre les bandes, un corps ayant même résistance à la compression que la matière employée, oxyde de plomb ou poudre de plomb. La matrice de la presse à plomb que l’on emploie possède la forme que doit avoir la plaque lorsqu’elle est terminée.
- Accumulateur électrique. — W. Gardiner. — Patente anglaise 27.862,20 décembre 1904; accordée le 26 janvier 1905.
- Les grilles sont formées de deux pièces juxtaposées sertissant entre elles des alvéoles de pâte. Les barreaux des deux demi-grilles sont de forme triangulaire, avec sommet tourné du côté intérieur. Ces barreaux, parallèles les uns aux autres pour une même demi-grille, sont disposés en diagonale, les barreaux de la demi-grille opposée étant disposés suivant la seconde grande diagonale du rectangle. Les plaques, complètement terminées, sont placées les unes contre les autres et séparées par des plaques en ébonite perforées ainsi que par deux feuilles de papier spécial poreux placées contre la matière active pour en empêcher la chute.
- Plaque d’accumulateur. — Tietz. — Brevet allemand 160.068, accordé le 18 avril 1905.
- La plaque consiste en une âme droite portant des lamelles en saillie. Ces lamelles forment un quadrillage diagonal en zigzag, ayant des longueurs graduellement croissantes ou décroissantes. La plaque est formée en Planté, mais reçoit en outre une couche de matière active que maintiennent les lamelles.
- Mode de traitement préliminaire des plaques d’accumulateurs. — Leitner. — Patente anglaise 6.792, mars 1904 ; accordée le 26 janvier 1905.
- Ce traitement préliminaire a pour but de faciliter la formation en Planté et de l’activer. La for-
- R. V.
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- 508
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 39.
- mation rapide avec emploi de solutions très diluées peut être activée considérablement en employant de fortes densités de courant et en ne laissant pas la température de l’électrolyte s’élever au delà d’une certaine limite. L’électrolyte consiste en solutions de sulfates très diluées, auxquelles on ajoute des traces de corps capables de dissoudre le plomb. Les plaques doivent être placées loin l’une de l’autre. La densité de courant est telle que la température soit comprise entre 24° et 30°. Quand les conditions de la formation sont bonnes, on obtient en 18 heures une couche uniforme de peroxyde de plomb. On lave cette couche dans de l’eau courante, puis on là réduit dans un électrolyte tel que l’acide sulfurique très étendu. Ensuite, on lave la plaque et on la soumet à l’action de l’air chaud qui produit un sous-oxyde de plomb et rend toute la masse dure et poreuse. Les plaques montées dans l’électrolyte ordinaire subissent trois ou quatre décharges et ont alors leur pleine capacité.
- Plaques d’accumulateurs. — Pflüger Accumu-latoren Werke. — Patente anglaise 315, 6 janvier 1905; accordée le 13 avril 1905.
- Les plaques sont constituées par une matière active granuleuse enfermée dans des enveloppes en plomb perforé. Des étranglements et des tiges de renforcement, ménagés dans ces enveloppes, assurent une rigidité suffisante.
- Accumulateur. — Gardiner. — Patente anglaise 27.904, 20 décembre 1904 ; accordée le 10 mars 1905.
- Les plaques négatives sont constituées par une enveloppe en plomb perforé contenant du plomb spongieux obtenu par fusion du plomb dans l’eau. Les plaques positives sont constituées également par une enveloppe en plomb perforé contenant du peroxyde de plomb finement pulvérisé. Des séparateurs en ébonite côtelée maintiennent les plaques en place.
- Plaque d’accumulateur. — Gardiner. — Patente anglaise 27.905, 20 décembre 1904 ; accordée le 30 mars 1905.
- Une feuille de plomb très mince est perforée d’un très grand nombre de petits trous. Ensuite, on la plisse comme un accordéon et on la presse ,
- légèrement de façon à écraser les plis les uns sur les autres. La plaque est formée par une méthode électrochimique : les fentes existant entre les différents plis se garnissent d’oxyde qui, par suite du foisonnement, se trouve fortement pressé contre la paroi.
- Perfectionnements aux accumulateurs. - Ricks. — Patente anglaise 11.288, 17 mai 1904 ; accordée le II mai 1905.
- Les gaz qui se dégagent à la charge et à la décharge doivent être évacués le plus rapidement possible car ils augmentent, par leur présence, la résistance intérieure de l’accumulateur en empêchant la diffusion de l’acide.
- Pour que le dégagement des gaz soit rapide, on munit les électrodes d’un grand nombre de canaux répartis systématiquement sur toute la plaque. Ceux-ci ont une forme telle que les gaz se rassemblent sur une des faces de la plaque, tandis que l’électrolyte pénètre par l’autre face.
- Plaque d’accumulateur. — Wehrlin. — Brevet allemand 162.200, 23 août 1903 ; accordé le 17 juillet 1905.
- La plaque consiste en un récipient métallique muni de nombreux trous très étroits et rempli de matière active. La nouveauté de l’invention consiste en ce que, pour empêcher la chute de matière active par les trous de l’enveloppe métallique, on ferme ces trous par une membrane extrêmement mince d’un métal non attaquable à l’acide. Un certain nombre d’observations faites par plusieurs expérimentateurs ont montré que ces membranes extrêmement minces (sorte de pellicules) laissent facilement passer l’électrolyte. L’épaisseur de la membrane employée est de 1 millième de millimètre.
- Grille d’accumulateur. — Porter. — Patente américaine 792.611, 19 août 1904; accordée le 20 juin 1905.
- Pour maintenir la matière active et permettre une libre circulation de l’électrolyte, on constitue la plaque par une série de barreaux parallèles en forme de Y maintenus par des barreaux transversaux.
- E. B.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- Théories et Généralités
- Dimensions générales, rationnelles et réelles des quantités magnétiques et électriques.
- — L.-G. Muaux...................• . . . 241
- Résultats et problèmes de la théorie des électrons. — A.-H. Lorentz. . . 121 et 161
- Sur le mouvement des électrons dans les
- métaux. — A.-H. Lorentz...............43o
- Sur la dynamique de l’électron. — H Poincaré..................................... ry]
- Détermination simple de la loi élémentaire
- électrodynamique. —Kertnler. .... 461
- Contribution à la théorie de l’inertie électrique. — Burbury............................462
- Quelques expériences faites avec du courant alternatif de haute fréquence. — Simon
- et Reich............................. 1 07
- Règles mnémotechniques applicables aux circuits à courants alternatifs. — J.-S.
- Peck................................. liv
- Sur l’électricité atmosphérique. — Simpson. . io4
- Matières radioactives de l’atmosphère. — A.-S.
- Eve.......................................3o8
- Mesures de la radioactivité laites au moyen d’une méthode à déviations constantes.
- — Bronson............................. 64
- Sur les rayons « du radium. — Rutherford. . 3o8
- Sur une nouvelle radiation. — B. Walter. . . 344
- Sur la luminescence des gaz sous l’influence de
- l’ionisation. — R. Pohl..............3/j5
- Sur l’activité provoquée dans le vide par la présence de matières radioactives. —
- J. Strutt.............................432
- Sur la radiation secondaire produite par les
- rayons p et y du radium. — A.-S. Eve. 62
- Sur la radiation secondaire. — A. Mac Clel-
- land. . . 63
- Sur la vitesse des particules des rayons-canal. — Ewers..............................461
- Sur l’actinium. — Godlewski..................3oy
- Sur les gaz produits par l’actinium. —A. De-
- bierne................................4§o
- Rapport relatif des ionisations que produisent dans des gaz des rayons Rôntgen de différents genres. — R.-K. Mac-Klung. . 3o^
- Sur une nouvelle méthode de protection contre
- les rayons de Rontgen. — /. Bergonié. 79
- Sur les phénomènes de l’arc chantant. —
- A. Blondel..................... 4J et 81
- Sur la dynamique des phénomènes présentés par l’arc électrique et sur l’hystérésis de
- Tare. — Simon............. 1445 180 et 228
- Note sur le facteur de puissance de l’arc à cou-
- rant alternatif. — G -D. Shepardson. . 235
- Sur la plus faible différence de potentiel nécessaire pour le maintien d’un arc. —
- Mitkiewicz...............................464
- Expériences sur l’arc à courant ondulé. —
- C. IPeinke .............................463
- Propriétés électriques et spectroscopiques des arcs entre Cd, Zn, Pb, Bi, Sb, Te et Se dans les tubes en quartz vides d’air. —
- Stark et Kiich.............................3o3
- Spectre d’émission des tubes à vide. — Co-
- blentz.....................................463
- Sur quelques phénomènes de décharge dans
- les tubes à vide. — Fürstenau. . . . 462 L’arc électrique dans le vide. — Child. . . . 3o6 Passage de l’électricité à travers les couches
- gazeuses de grande épaisseur. —E. Bouty 44o Phénomènes qui accompagnent les décharges
- électriques dans l’air. — ,/. de-Kowalski. 4o Le passage de l’électricité dans l’air ionisé et
- la théorie de Riecke. — Retschinsky. . 432
- Sur les décharges par aigrettes dans l’air et
- dans l’hydrogène. — Stuchtey...............38^
- Action d’une décharge lumineuse sur l’ionisation produite par du platine chauffé, dans les gaz à faible pression. — Richardson...........................................388
- Sur la conductibilité provoquée dans un gaz raréfié par une cathode incandescente.
- — Merilt et Stewart
- 263
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- 510
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — N® 39.
- Décharge d’électrons par les oxydes incandescents. — Wehnelt..........................264
- Transport électrique de masses dans les gaz. Elévation de pression à la cathode. —
- — J. Stark................................263
- Emission d’hydrogène par les cathodes. —
- Skinner...................................38^
- Chute de tension aux électrodes dans les gaz. —
- Skinner...................................463
- Emission positive d’un fil de platine chaud. —
- O.-W. Richardson..........................263
- Sur la luminescence des tubes à vide sous
- l’effet du frottement. — R. Lohnstein. . 3oy
- Sur l’énergie dissipée sous forme de chaleur dans la paraffine soumise à un champ électrostatique tournant de fréquence élevée. — Ch.-Eug, Guye et P. Denso.
- 361 et 4oi
- Sur la variation d’hystérésis dans un champ
- tournant. — Arno............................384
- Contribution à l’étude des diélectriques liquides.
- — P. Gouré de Villemontée...................279
- Sur la rigidité diélectrique des liquides bons
- conducteurs. — Heydweiller...............341
- Sur la théorie électromagnétique.— Hargraeves. 431 Appareil Curie et Chénevau pour déterminer les
- constantes magnétiques. ...... 3y
- Influence de la composition chimique des aciers sur leurs propriétés magnétiques. —•
- Gumar Dilner et Enstr'àm..............19?
- Sur l’effet magnétique du déplacement électrique. — Whitehead......................426
- Sur les propriétés magnétiques de quelques alliages ne contenant pas de fer. — Had-
- field et Fleming........................ 187
- Sur le pouvoir inducteur spécifique des métaux.
- A. Broca................................. 199
- Sur les pressions exercées par les ondes qui se propagent à la surface d’un liquide. —
- Kapsov................................151
- Sur la variation de la capacité avec la température. — Terry...................................344
- Sur les causes de l’effet Volta. — Greinacher. . 344
- Sur la comparaison des champs électriques au moyen d’une aiguille électrique oscil
- lante. — D. Owen..........................24o
- Sur l’effet de Hall dans le bismuth aux températures élevées. — Rauscli p. Trauben-
- berg. . ..................................344
- Génération et Transformation
- Sur les tendances et les recherches actuelles de
- l’électrotechnique. — P. Janet............. 39
- La Centrale de Zanesville (Ohio).................. 11
- Utilisation des chutes de la Maira (Suisse)... iv Station mixte de production de courant et de
- fabrication du papier de Grands Rapids. iv Station génératrice de Drammen (Norvège). . xxxi Station centrale pour éclairage et traction de
- Manille (Philippines).....................xxxn
- Nouvelles stations génératrices en Ecosse, lxxxvi
- Usine génératrice de Venise....................... ex
- Les turbines à vapeur dans l’usine d’incinération de Zurich................................xxxviii
- Nouvelle usine génératrice des chemins de fer
- badois, à Durlach........................exxii
- Les turbines à vapeur Riedler-Stumpf. —
- E. Guarini............................... 15
- Sur les turbines à vapeur. —Spangler. . . . 388
- Turbo-générateurs. — Niethammer...................3go
- et e xxxvi
- Sur la construction des turbo-générateurs. —
- J.-A. London...............................391
- Turbines à vapeur de y.5oo kilowatts. . . . cxn
- Essais d'un turbogénérateur de 5oo kilowatts ........................................CXXII
- Gazogènes au coke............................. vi
- L’extension des moteurs à gaz de forte puissance. — E. Mathot . '.........464
- Récupération d’énergie dans les mines de charbon possédant des fours à coke. —
- Iffland..............................cxxxvi
- Essais remarquables de consommation effectués
- sur une machine à vapeur compound. . exu Oscillations dues aux régulateurs des moteurs conduisant des alternateurs qui fonctionnent. — Boucherot..............................280
- Assimilation d’un régulateur à force centrifuge
- à un système pendulaire. —Mongin. . 280
- Emploi d’accumulateurs en parallèle avec des
- dynamos compound.....................lxxxvi
- Exposition universelle de Liège............... xiv
- Chaudières Solignac-Grille, deNaeyeretBailly-
- Mathot................................. 166
- Groupe électrogène Delaunay-Belleville. —
- L’Eclairage Électrique..................170
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- 30 Septembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 511
- Groupe électrogène Weyher et Richemond. —
- Alioth.................................212
- Groupe électrogène Carels-Lahmeyer .... 443
- Groupe électrogène Cail-Westinghouse. . . . 4o5
- Pont roulant Delattre-Westinghouse............4o8
- Matériel exposé par la Société Alsacienne de
- constructions mécaniques...............366
- Matériel exposé par la Société Westinghouse. 4og Appareils exposés par la Compagnie pour la
- fabrication des compteurs...............4f)2
- Prédétermination de la caractéristique en court-
- circuit des alternateurs. — Torcla. . . 113
- Alternateurs d’induction. — Stanley.............3o8
- Générateurs à double champ pour courants
- alternatifs. — 7Àehl................... 5oo
- Sur le calcul des pertes dans le fer des alternateurs. — T.-S. Allen ....... 3og
- Mesure et séparation des pertes dans le fer, dans les moteurs asynchrones triphasés.
- — Bragstad.............................i i o
- Sur l’essai des alternateurs. — S.-P. Srnith . 35o
- Calcul des volants d’alternateurs fonctionnant
- en parallèle. — Holtze ....... 43g
- Sur les spécifications des machines à courant
- continu. — S. Senstius ................. ig3
- Les étincelles destructives sur les collecteurs
- des dynamos. — Th. Reid..................194
- Sur les pôles de commutation dans les machines
- à courant continu. — R. Pohl............. 26
- Sur les machines à courant continu à pôles
- auxiliaires. — Breslauer.................346
- Remarques sur les machines à pôles de commutation. — A. Rotth.............................433
- Expériences sur les pertes dans le fer sous l’effet de champs tournants ou alternatifs. — Hermann..................................467
- Sur la séparation des pertes dans les machines
- à courant continu. — Linke.............. iÔ2
- Transmission
- Transport d’énergie sous 55.000 volts de la
- Puget Sound Power C° (Etats-Unis). . xl Transmission d’énergie à 6.000 volts du Niagara
- à Toronto................................ uv
- Transmission d’énergie électrique dans la Colombie anglaise..............................lxxxii
- Le développement des transmission d’énergie
- au Niagara..............................3g 1
- Méthode de calcul des réseaux de distribution.
- — O. Li Gotti............................281
- Pertes dans le fer des dynamos. — Lydall. . 4/°
- Nouvelle bobine Elihu Thomson de self-induction........................................ Lxxxvni
- Méthode de réglage de la tension basée sur les coefficients de résistance différents des lampes au carbone et au tantale. —
- Kennely et Whiting....................3io
- Interrupteur à mercure Genshack pour bobines
- d’induction.............................cxii
- Moteurs monophasés Lundell, Zweigbergh et
- Peehles..................................236
- Contribution à la théorie du moteur Winter-
- Eichberg. — Fleischmann................ 5o2
- Le diagramme du cercle et la résistance primaire des moteurs asynchrones. — N.-P.
- Perez................................... 265
- Sur le moteur série à courant alternatif. —
- Creedy.................................. 436
- Sur les transformateurs. — Humphrey ... 2g Perturbation statique dans les transformateurs.
- — Moore................................. xl,
- Sur l’isolement dans les transformateurs. —
- S.-M. Kinter..........................31 4
- Sur les essais d’isolement. — Skinner. . . . cxiii Sur les commutatrices et les moteurs générateurs. — W.-L. Waters..........................235
- Sur les commutatrices fonctionnant en parallèle
- avec une batterie tampon. — Jakohi. . 435
- Variation de la résistance électrique de contact entre les balais en charbon et les bagues
- en fer. — Schœnau........................3io
- Emploi des arcs au mercure pour la transformation du courant continu en courants polyphasés (brevets Steinmetz et Kruh). 28
- Pvedresseur à mercure à courant continu. —
- Steinmetz...........................lxxxviii
- Brevets........................................xcm
- t Distribution
- Sur le calcul du rendement des lignes de transmission. — II. Pender......................353
- Sur les conditions les plus favorables pour le
- transport de l’énergie. — Sarrat . . . 280
- Sur l’économie dans les conducteurs. — Sarrat. 481 Sur les pertes dans les transmissions électriques ......................................cxxxvm
- Quelques remarques sur l'influence de l’arc électrique dans les phénomènes oscillatoires des réseaux (suite/. —A. Blondel. . . 201
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- 512
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — No 39
- Étude expérimentale des élévations de potentiel, sur les lignes de transmission, dues aux perturbations statiques provoquées par des fermetures, des ruptures, etc. —
- P.-H. Thomas...........................31 5
- Sur les oscillations accidentelles produites dans les systèmes de distribution électrique de
- grande étendue. — Steinmetz........313
- La fabrication des isolateurs à haute tension. —
- E. Ballots................................223
- Isolateurs à haute tension de l’usine de Karls-
- bad....................................... lv
- Sur les connexion^ métalliques des poteaux avec
- la terre. — Norberg-Sclmlz................ 72
- Notes sur quelques nouveaux types de para-
- foudre. — E. Ballots.........287 et 324
- Expériences sur le fonctionnement des fusibles à basse tension.....................cxxxvm
- Indications relatives aux conducteurs et câbles
- électriques. — H.-W. Fisher.............268
- Sur réchauffement des câbles à trois conducteurs torsadés placés dans la terre. —1
- P. Humann............................... 64
- Localisation des défauts sur les réseaux à basse
- tension.— W.-E. Groves.................. 69
- Sur la mise à la terre dans les réseaux de distribution. — Lackie..............................3g3
- Brevets................................'. . xcv
- Traction
- La traction électrique des trains lourds de
- marchandises. — C. de Murait .... 238
- L’électrification des chemins de fer. — Mac
- Clelland...............................5o5
- Emploi des machines-tampons dans le service
- de traction. — Rasch...................5o5
- Traction électrique par courants triphasés. — .
- F.-N. Waterman.........................23^
- Note sur le calcul des feeders d’alimentation
- d’une ligne de tramway. — Sarrat. . 270
- Traction électrique sur la ligne Seebach-Wet-tingen au moyen de courant monophasé à 15.ooo volts. — Siegfried
- Herzog.............................. 14o
- La traction électrique sur le chemin de fer
- Liverpool-Southport-Crossens .... 355
- Les installations électriques du « Métropolitan District Railway » de Londres. —
- (Jliver Allen..................422 et 4^8
- Extension du métropolitain souterrain de
- Berlin............................. . lxxxix
- Installations de traction électrique à la
- Havane................................lxxxix
- Chemin de fer de Bludens à Schruns (Autriche)................................. LVl
- Statistique des chemins de fer électriques en
- Allemagne........................... lvi
- Statistique des tramways et métropolitains
- dans les Etats-Unis d’Amérique . . . cxiv Statistique des chemins de fer électriques en
- Hongrie et en Autriche..................exxvi
- Matériel pour tramways électriques et chemins de fer d’intérêt local de la Western traction C°...........................................239
- Le système de freins appliqués aux voitures
- de tramways. — D. Spalicci................2^3
- Lampes témoins pour controllers..................lvii
- Appareil pour la mesure de l’accélération. —
- Manchester. .............................43[?
- Expériences comparatives de locomotives à vapeur et électrique effectuées sur le « New-York central and Hudson River
- Railway »............................... 74
- La répartition du poids dans les locomotives
- électriques. — S.-T. Dood...............436
- Locomotives électriques doubles Zehnder-
- Sporry..................................5o5
- Locomotive mixte Reid et Mac Nab Ramsay lxxxix
- Locomotive électrique Lahmeyer................. xl
- Tonneau d’arrosage électrique de la ville de
- Cologne................................. xe
- Automobile mixte Lohner-Porsche................ vu
- Bateaux électriques............................ xe
- Brevets........................................ cv
- Applications
- mécaniques
- Pompes centrifuges à haute pression, système Sulzer. — Siegfried Herzog. 24g, 298
- 335, 3?8 et 451
- Les exhaureuses électriques des établissements métallurgiques et miniers d’Horcajo
- (Espagne)...................... xxm
- Pompe électrique Knowles...................... xe
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- 30 Septembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 513
- Calcul de la puissance mécanique des électro-
- aimants. — Schiemann.......................4/1
- Sur la construction des solénoïdes. — C.-R.
- Underhill...........................lxxxiii
- Démarreurs automatiques à résistances liquides pour moteurs d’usines . . . lxxxiii
- Sur l’emploi des moteurs à courants alternatifs dans l’industrie. — Jonicles. . cxiv
- Laminoirs à commande électrique, système
- ligner................................... cxiv
- Grues électriques à courant monophasé du
- port de Cologne............... cxxvn
- Transporteur électrique de la Mersey . . xlii
- Transbordeur électrique de Duluth (Amérique)................................ cxiv
- Pont électrique à bascule de Chicago. . . xlih
- Nouveau frein pour moteurs d’ascenseurs. cxxvii
- Appareil Kôrting pour étudier la viscosité
- des huiles de graissage......lxxxiii
- Brevets................................ cvn
- et cxli
- Oscillations Hertziennes, Télégraphie et Téléphonie sans fil
- Sur la construction rationnelle des transformateurs Tesla. — P. Drude........................ 5
- Production d’oscillations électriques continues.
- Poulsen...................................5o6
- Système Artom de télégraphie sans fil . . . 3q3 Système Fessenden de télégraphie sans fil. . 315 Poste de télégraphie sans fil système Lodge
- Muirhead..................................3i6
- Poste de télégraphie sans fil système Murgas 3iy
- Nouveaux brevets Gray et Fleming............... ig4
- Transmetteur système Heinicke...................5o6
- Dispositif permettant le maximum d’utilisation des effets de la résonance dans les stations réceptrices de télégraphie sans
- fil. — J. Hettinger..................... i 14
- Sur les mesures des longueurs d’onde d’oscillations électriques. — Gehrcke . . . 356
- Appareil pour la mesure des longueurs d’onde et du degré d’accouplement entre les
- circuits. — Fleming..................... 33
- Kummètre mesurant la longueur des ondes électriques le long d’une hélice. —
- Fleming................................. 3o
- Action de trains successifs d’ondes électriques
- sur les colonnes de limailles métalli-
- ques. — Gnesotto et Frasson............ 33
- Le détecteur électrolytique à pointe métallique. — Fermé.................................4°°
- Thermo-élément à vide. — Schaefer .... 116
- Thermo-élément à vide pour oscillations électriques. — Brandes.............................477
- Méthode pour rendre visibles les ondes électriques stationnaires. — E. Grimsehl . 115
- Mesures relatives à la télégraphie sans fil. —
- Duddell et Taylor.........155, ig5 et 4^3
- Notes sur quelques expériences de télégraphie
- sans fil. — Evans.......................5oj
- Le développement de la télégraphie sans fil. lvii,
- xci et exxix
- Appareil de télémécanique sans fil de ligne.
- — Edouard Branly........................ 160
- Contribution à l’étude de la téléphonie sans
- fil. — Hugo Mosler....................... 34
- Sur la téléphonie sans fil et sur une méthode pour la détermination des constantes
- diélectriques. — Kalischer...............3i^
- Appareil pour dissiper les brouillards et les
- fumées. — A. Breydel..................441
- Brevets..................................... cxvii
- Télégraphie et Téléphonie
- Mesure de la capacité des longs câbles sous-
- marins. — Devaux-Charbonnel. ... ^g Amplitude minima du son perceptible. Nouveau micromètre électrique. — Shaw. 35g
- Communication télégraphique anglo-chinoise. xlv Câble télégraphique entre la Suède et l’Islande ..................................... cxxxix
- Les lignes télégraphiques en Afrique . , , cxxxvm
- Système à batteries centrales employé dans
- les bureaux centraux téléphoniques autrichiens ...........................xliii
- Lampe à double filament pour multiples de bureaux centraux munis de signaux par lampes à incandescence ..... xliv La question des téléphones en Angleterre. . xlv Brevets . , . , ...........................cxvii
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- 514
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 39.
- Eclairage
- Sur l’émission de chaleur des filaments incandescents et la formule de Lorenz. —
- Tereschin . ............................ i og
- Sur la radiation du platine. — Lucas. . . . 2j5
- Nouveau filament de carbone.—J. W. Howell. 27y Mesures photométriques effectuées sur des
- lampes au tantale. — Seideck .... 35
- Essais effectués sur des lampes au tantale. — *
- Z. Bell et L. Pu [fer................... 1 16
- Sur la durée et l’intensité lumineuse des lampes
- Nernst.................................. xci
- Nouvelle lampe à vapeur de mercure « Uviol » lviii
- Mesures photométriques comparatives faites sur des lampes servant à l’éclairage public. — Paterson....................... 117
- Sur la photométrie des sources lumineuses
- dissymétriques. —- Bloch............276
- Sur les lampes électriques des mines, lampe
- de sûreté. — Tommasi.................cxxxix
- L’éclairage électrique des trains (systèmes Leitner-Lucas, Finney Mac-Elroy , Deutsch.) — B. de Valbreuze .... 58
- Brevets................................ix et cxxx
- Eléments galvaniques, accumulateurs et piles thermo-électriques
- Brevets nouveaux concernant les accumulateurs au plomb. — Ho bel, Gardiner, Tietz
- Leitner, Pflüger Accumulatoren Werke,
- Bicks, Wehrlin, Porter...............5oj
- Électrochimie
- Usine électrolytique Nicolaeff, de Moscou. . xxvi Production de l’Ozone. — Warburg .... 36o
- Le four électrique en métallurgie. — Pitaval 4^8 Four électrique. — H.-M. Howe....................... y5
- Four électrique pour la fusion des corps de
- petites dimensions. —Hilton et Paterson xlvi Four électrique pour la production du fer. —
- Galbraith et Stewart..................... civ
- Sur le mécanisme de la pulvérisation électrique. — F. Braun........................261
- Sur la possibilité d’établir des miroirs en fer au moyen de la pulvérisation galvanique. — Bernacki...........................36o
- Fabrication électrique du fer colloïdal. —
- S ch maus s................................4^9
- Sur les soupapes électrolytiques à électrodes
- dissymétriques. — Holtz................3g4
- Influence de l’électrolyse sur le fonctionnement des soupapes électriques à lame d’aluminium. — Peters et Lange....................43?
- Sur le circuit thermo-électrique formé par
- trois métaux.— Schmilz................385
- Relation entre la température et la force électrique dans les éléments thermo-électriques. — Palme........................... 264
- Sur le fonctionnement d’anodes en iridium, en platine et en rhodrium dans l’électrolyse de l’acide sulfurique étendu. —
- Westhaver................................4^9
- Sur les condensateurs électrolytiques. — Zimmermann..........................................398
- Brevets-......................................xxxiv
- Mesures
- Nouveau galvanomètre Ganz et Goldschmidt . viii
- Galvanomètre sensible à bobine mobile. —-
- P. White............................ 3^
- Nouvelle méthode pour amortir les oscillations
- d’un galvanomètre. — Einthoven ... 36
- Perfectionnement à la méthode du miroir de
- „ Poggendorf. — Preuss. . . . .... 36
- Nouvel instrument pour la mesure des courants alternatifs. — Northrup..............319
- Mesure des courants alternatifs de faible in
- tensité. — Beclell....................... 4^9
- Mesure des faibles coefficients de self-induction. — La Rosa............................48o
- Fonctionnement des appareils de mesure sur des courants alternatifs de fréquence
- élevée. — Heinke................399
- Ampèremètre mesurant l’intensité des courants
- d’une bobine de Rhumkorff. — Snook. 35
- Ampèremètre Ferrand pour la mesure des courants déwattés........................ 120
- Mesure des courants au moyen d’un électromètre à quadrants. — Stewart.... 399
- Ohmmètre électrostatique. — Nadler et
- Thompson........................399
- Méthode pour la mesure des hautes tensions.
- — Kinter....................... 199
- p.514 - vue 516/679
-
-
-
- 30 Septembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 515
- Sur la mesure des faibles résistances. —
- L.-W. Wild.......................... 318
- Poste d’essai portatif pour la mesure des résistances d’isolement . ................... vm
- Appareil et méthode de mesure des coefficients d’aimantation. — Georges Meslin. 279 Appareil pour la mesure des intensités de
- champ magnétique. — F. Paschen . . 117
- Applications des tubes à rayons cathodiques
- de Braun. — Varley et Murdoch . . . 119
- Appareil pour mesurer le glissement des moteurs d’induction. — F. Z. Stone. . . 320
- Mesure du glissement des moteurs asynchrones. — A. Tian.......................321
- Brevets............................xxxiv et cxl
- Sociétés savantes et techniques
- Communications à Y Académie des Sciences. 77, 160, 199, 279, 4°o et 440 Communications à la Société de Physique. . . 3g Communications à la Société Internationale des
- Electriciens.........................280
- Association Amicale des Ingénieurs-Electriciens .
- Séances des 3o mai et 27 juin 1905 xii
- et xx xvi
- Meeting général de Y American Institute of Elec-
- trical Engineers......................... l
- Renseignements commerciaux
- Nouvelle fusion dans l’industrie électrique, en
- Allemagne..............................xlvi
- Résultats financiers des entreprises électriques
- en Allemagne...........................lxii
- Notes sur l’état actuel des distributions d’éner-
- gie, de la traction électrique et de la télé-
- phonie dans quelques villes américai-
- nes. ............................. . LXXIV
- Le développement industriel du Japon. . . xcvm La production de cuivre du monde. . . . xlvi Avis . . . ............................. xxxv
- liv, lxxii, xcvi et cxli i i
- Bibliographie
- Manuale dell’ Ingegnere Elettricista, par Attilio
- Marro. ... ....................xlvii
- Les fours électriques et leurs applications industrielles, par /. Escarcl........................xlvii
- Le four électrique, son origine, ses transformations et ses applications, forces natu-
- relles, électro-métallurgie, chimie par
- voie sèche, par Ad. Minet.............xlviii
- Elettricita e materia, par J.-J. Thomson, édition italienne G. Faé........................xlviii
- Elektrische Kraftübertragung (transport d’énergie à distance par l’électricité). — Wi-
- Ihslm Philippi.......................... lix
- Die Fernleitung von Wechselstrômen (la transmission à distance de courants alternatifs), par Rocsler............................ lx
- Diagramm- und Flâchenmesser (plani-
- mètre de Wilda), par Wild a.............. lx
- Elektrische Glockensignale, Téléphoné und Bützableiter (sonneries, téléphones et
- paratonnerres), par rAeda................ lx
- Leçons d’électricité industrielle, par J. Pion-
- chon.....................................lxxii
- L’état actuel de l’électrométallurgie du fer et de
- l’acier, par E. Guarini.................lxxxiv
- Trattato di telefonia, par Z. Brunelli et E.
- Longo....................................cviii
- Calcul et construction des machines dynamoélectriques, par Sylvanus P. Thomson, traduit de l’anglais par E. Boistel . . . exx Four électrique à marche continue pour la fabrication du verre. — Marias
- Sauvageon.............................. cxxxu
- Annuaire du Syndicat professionnel des
- industries électriques (1905). . . . cxxxu Die elektrischen Bogenlampen. (Les lampes à arc électrique, principe, construction
- et emploi), par Zeicller.................cxxxu
- Ilandbucli der Physique, par Winkelmann . cxliii
- p.515 - vue 517/679
-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Allen (Oliver). — Les installations électriques du Metropolitan District Railway de Londres ................................... 422 et 4^8
- Allen (T.-S). — Sur le calcul des pertes dans
- le fer des alternateurs................309
- Arno. — Sur la variation d’hystérésis dans un
- champ tournant.........................384
- Artom. — Système de télégraphie sans fil. . . 3g3
- B
- Ballois (E.). — La fabrication des isolateurs à
- haute tension..........................223
- Notes sur quelques nouveaux types de
- parafoudres......................287 et 327
- Bell(L.) et Puffer (L.). — Essais effectués sur
- des lampes au tantale..................116
- Bergonié (J.). — Sur une nouvelle méthode de
- protection contre les rayons de Rôntgen. 79
- Bernacki. — Sur la possibilité d’établir des miroirs en fer au moyen de la pulvérisation galvanique..........................36o
- Bloch. — Sur la photométrie des sources lumineuses dissymétriques......................279
- Blondel (A.). — Sur les phénomènes de l’arc
- chantant...........................41 et 81
- Quelques remarques sur l’influence des propriétés de l’arc électrique dans les phénomènes oscillatoires des réseaux
- f suite)...................................201
- Boucherot. — Oscillations dues aux régulateurs des moteurs conduisant des alternateurs
- qui fonctionnent en parallèle..............280
- Bouty (E.). — Passage de l’électricité à travers les couches gazeuses de grande
- épaisseur..................................44o
- Bragstad. — Mesure et séparation des pertes dans le fer dans les moteurs asynchrones
- triphasés. ... :...........................110
- Brandès. — Thermo-élément à vide pour
- oscillations électriques...................477
- Branly (Ed.). — Appareil de télémécanique
- sans fil de ligne. ;...................160
- Braun (F.). — Sur le mécanisme de la pulvérisation électrique..................................261
- Breslauer. — Sur les machines à courant continu à pôles auxiliaires...........................346
- Breydel (A.). — Appareil pour dissiper les
- brouillards et fumées..................441
- Broca (A.). — Sur le pouvoir inducteur spécifique des métaux...................................199
- Sur le pouvoir inducteur spécifique des métaux dans le cas des ondes calorifiques et lumineuses.................... . 200
- Bronson. — Mesures de la radioactivité faites au moyen d’une méthode à déviations
- constantes................................ 64
- Burbury. — Contribution à la théorie de
- l’inertie électrique.......................462
- O
- Child. —L’arc électrique dans le vide. . . . 3o6
- Coblentz. — Spectre d’émission des tubes à
- vide.......................................463
- Creedy. — Sur le moteur série à courant alternatif..............................................436
- D
- Debierne (A.). — Sur les gaz produits par
- l’actinium.............................480
- Denso (P.). — Voir Guye
- Devaux-Charbonnel. — Mesure de la capacité
- des longs câbles sous-marins........... 79
- Dood (S. T.). — Répartition du poids dans
- locomotives électriques................436
- Düude (P.). — Sur la construction rationnelle
- des transformateurs Tesla............... 5
- Duddell et. Taylor. —- Mesures relatives à la
- Télégraphie sans fil. . . 155, iq5 et 473
- E
- Einthoven. — Nouvelle méthode pour amortir
- les oscillations d’un galvanomètre. . . 39
- Enstrôm. — Voir Gumar Diluer
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-
-
-
- 30 Septembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 517
- Evans. — Notes sur quelques expériences de
- télégraphie sans fil......................ooj
- Eve (A.-S.). — Sur la radiation secondaire produite par les rayons t8 et y du radium. . 62
- Matières radioactives de l’atmosphère . . . 3o8
- Ewers. — Sur la vitesse des particules des
- rayons-canal..............................461
- F
- Ferranti. — Ampèremètre pour la mesure du
- courant déwatté...................... 120
- Ferrié (G.). — Le détecteur électrolytique à
- pointe métallique. .......................4oo
- Fessenden. — Système de télégraphie sans fil. 3i5
- Fischer (II.-YV.). — Indications relatives aux
- conducteurs et câbles électriques. . . . 268
- Fleischmann. — Contribution à la théorie du
- moteur Winter-Eichberg................5û2
- Fleming (A.). — Appareil mesurant la longueur des ondes électriques le long d’une
- hélice................................ 3o
- Appareil pour la mesure des longueurs d’onde et du degré d’accouplement entre
- les circuits.......................... 33
- Voir Hadfield, Gray.
- Frasson. — Voir Gnesotto.
- Fürstenau. — Sur quelques phénomènes de
- décharge dans les tubes à vide. . . . 462
- 6
- Galbraith et Stewart. — Four électrique pour
- la production du fer...................... civ
- Gardiner. — Accumulateur au plomb. . 5o^, 5o8
- Gehrcke. — Sur la mesure des longueurs d’ondes d’oscillations électriques. ..... 356
- Gensback. — Interrupteur à mercure pour
- bobine d’induction.........................cxn
- Gnesotto et Frasson. — Action de trains successifs d’ondes électriques sur des colonnes
- de limailles métalliques................... 33
- Ooldewski. —Sur l’actinium. ...... 3oy
- Gouré de Villemontée. — Contribution à
- l’étude des diélectriques liquides. . . . 279
- Gray et Fleming. — Nouveaux brevets de télégraphie sans fil.................................
- Greinacher. — Sur les causes de l’effet Volta. 344 Grimsehl (E.). — Méthode pour rendre visibles
- les ondes électriques stationnaires. . . 115
- Growes (W.-E.). — Localisation des défauts
- sur les réseaux à basse tension .... 69
- Guarini (E.). — Les turbines à vapeur Riedler-
- Stumpf.............................. i5
- Gumar Dilner et Enstrôm. — Influence de la composition chimique des aciers sur
- leurs propriétés magnétiques........192
- Guye (Ch.-Eug.) et Denso (P.). — Sur l’énergie dissipée sous forme de chaleur dans la paraffine soumise à un champ électro-
- statique tournant de fréquence élevée. 316 et 4o 1
- H
- Hadfield et Fleming. — Sur les propriétés magnétiques de quelques alliages ne con-
- tenant pas de fer.................... 187
- Hargraeves. — Sur la théorie électromagnétique..............................43 1
- IIeinke. — Fonctionnement des appareils de mesure sur les courants alternatifs de fréquence élevée.........................
- Expériences sur l’arc à courant ondulé. . 463
- Hermann. -- Expériences sur les pertes dans le fer sous l’effet des champs tournants
- ou alternatifs...........................467
- Herzog (S.). — Traction électrique sur la ligne Seebach-Wettingen au moyen de courant monophasé à i5.ooo volts.................. i4o
- Pompes centrifuges à haute pression système Sulzer. . . :....................219,
- 298, 335, 3^8 et 461
- Hettinger (J.). — Dispositif permettant le maximum d’utilisation des effets de la réso-
- nance dans les stations réceptrices de
- télégraphie sans fil................... 114
- IIeydweiller. — Sur la rigidité diélectrique des
- liquides bons conducteurs..............314
- Heinicke. — Transmetteur de télégraphie sans
- fil....................................
- Hilton et Paterson. — Four électrique. . . . xlvi
- IIobel. — Accumulateur au plomb.................607
- IIoltz. — Sur les soupapes électrolytiques à
- électrodes dissymétriques............... 3g4
- Holtze. — Calcul des volants d’alternateurs
- fonctionnant en parallèle.................436
- Howe (H.-M.). — Four électrique.................. y5
- Howell (J.-W.). — Nouveau filament de carbone............................................. 277
- Humann (P.). — Sur 1’échauffement des câbles à trois conducteurs torsadés placés dans
- la terre.................................. 64
- Humphrey. — Sur les transformateurs. ... 29
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-
-
-
- 518
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLIV. — N° 39.
- I
- Iffland. — Récupération d’énergie dans les mines de charbon possédant des fours à coke.........................................cxxxvi
- J
- •Jakobi. — Sur les commutatrices fonctionnant en parallèle avec une batterie
- tampon....................................435
- Janet (P.). — Sur les tendances et les recherches actuelles de l’électrotechnique. . 39
- Jonides. — Sur l’emploi des moteurs à courants
- alternatifs dans l’industrie.............cxiv
- K
- Kalischer. — Sur la téléphonie sans fil et sur une méthode pour la détermination des
- constantes diélectriques..................3i^
- Kapsov. — Sur les pressions exercées par les ondes qui se propagent à la surface d’un
- liquide...........*....................151
- Kennely et Whiting. Méthode de réglage de la tension basée sur les coefficients de résistance différents des lampes au carbone
- et au tantale. . . ....................310
- Ivernter. — Détermination simple de la loi
- élémentaire électrodynamique .... 461
- Kinter (S.-M.). — Méthode pour la mesure des
- hautes tensions.......................... 199
- Perturbations statiques dans les transformateurs .................... 314
- Kowalski (J. de). — Les phénomènes qui accompagnent les décharges électriques dans
- l’air..................................... 4°
- Kruh. — Emploi des arcs au mercure pour la transformation du courant continu en
- courants polyphasés....................... 28
- Küch. — Voir Stark.
- L
- Lackie. —- Sur la mise à la terre dans les réseaux
- de distribution............................3g3
- Lanchester. — Appareil pour la mesure de
- l’accélération.............................437
- Lange. — Voir Peters.
- Leitner. — Méthode de formation des accumulateurs ........................................507
- Li Gotti. — Méthode de calcul des réseaux de
- distribution...............................281
- Linke. — Sur la séparation des pertes dans les
- machines à courant continu...............iÔ2
- Lounstein (R.). — Sur la luminescence des
- tubes à vide sous l’effet du frottement. . 3o^
- London (J.-A.). — Sur la construction desturbo-
- générateurs.............................891
- Lorentz (A.-H.). — Résultats et problèmes de
- la théorie des électrons. . . . 121 et 161
- Sur le mouvement des électrons dans
- les métaux..............................43o
- Lucas. — Sur la radiation du platine...........2^5
- Lundell. — Nouveau moteur monophasé. . . 236
- Lydall. — Pertes dans le fer des dynamos . 470
- M
- Mac-Clelland. — Sur la radiation secondaire. 63
- L’Electrification des chemins de fer. . . 5o5
- Mac-Klung (R.-K). — Rapport relatif des ionisations que produisent dans les gaz des Rayons Rôntgen de différents genres. . 807
- Mac Nab Ramsay. — Voir Reicl.
- Meritt et Stewart. — Sur la conductibilité provoquée dans un gaz raréfié par une
- cathode incandescente...................263
- Mathot(E.). — L’extension des moteurs à gaz
- de forte puissance......................464
- Meslin (G.). — Appareil et méthode de mesure
- de coefficients d’aimantation............279
- Mongin. — Assimilation d’un régulateur à force
- centrifuge à un système pendulaire. . . 280
- Moore. — Sur l’isolement dans les transformateurs.......................................... XL
- Mosler (Hugo). — Contribution à l’étude de la
- télégraphie sans fil..................... 34
- Muaux (L .-G. ). — Dimensions générales, rationnelles et réelles, des quantités magnétiques et électriques.............................241
- Muralt (G. de). — La traction électrique des
- trains lourds de marchandises............238
- Murdoch. — Voir Varier/.
- N
- Nadler et Thompson. — Ohmmètre électrostatique.........................................399
- Niethammer. — Turbo-générateurs, cxxxiv et 390 Norberg-Schulz. — Sur les connexions métalliques des poteaux avec la terre. ... 72
- Nortiirup. — Nouvel instrument pour la mesure
- des courants alternatifs..............319
- Num — Le développement des transmissions
- d’énergie au Niagara. . ................391
- O
- Owen (D.). — Sur la comparaison des champs électriques au moyen d’une aiguille électrique oscillante............................ 240
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-
-
-
- 30 Septembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 519
- P
- Palme. — Relation entre la température et la
- force électrique........................264
- Paschen (F.). — Appareils pour la mesure des
- intensités du champ magnétique. ... 117
- Paterson. — Mesure photométrique comparative faite sur des lampes servant à l’éclairage public....................................117
- Peck (J.-S.'). — Règles mnémotechniques
- applicables aux courants alternatifs. . . liv Peebles. — Nouveau moteur monophasé. . . 236
- Pender (II.). — Sur le calcul du rendement des
- lignes de transmission. . ..............353
- Perez (N.-P.). -— Le diagramme du cercle et la résistance primaire des machines asynchrones.................................265
- Peters et Lange. — Influence de l’électro-lyse sur le fonctionnement des soupapes électriques à lame d’aluminium. 437
- Pitaval.— Le four électrique en métallurgie. 478
- Pohl (R.). — Sur les pôles de commutation
- dans les machines à courant continu. . 26
- Sur la luminescence des gaz sous l’influence
- de l’ionisation.......................345
- Poincaré (H.). — Sur la dynamique de l’électron. 77
- Porter. — Grille d’accumulateur..............5o8
- Poulsen. — Production d’oscillations électriques continues...........................5o6
- Preuss. — Perfectionnement à la méthode du
- miroir de Poggendorf.................... 36
- Puffer (L.). —Voir Bell.
- R
- Rasch. — Emploi de batteries-tampon dans
- service de traction.................. 5o5
- Reich. — Voir Simon.
- Reid (Th.). — Les étincelles destructives sur
- les collecteurs des dynamos.............. iq4
- Reid et Mac Nab Ramsay. — Locomotive mixte
- LXXXIX
- Retschinsky. — Le passage de l’électricité
- dans l’air ionisé et la théorie de Riecke. 432 Reyval (J.). — Exposition de Liège :
- Chaudières Solignac-Grille, de Naeyer et
- Bailly-Mathot............................ 166
- Groupe électrogène Delaunay-Belleville —
- L’Éclairage Electrique................... 170
- Groupe électrogène Weyher et Richemond
- — Alioth..................................212
- Matériel exposé par la Société Alsacienne de constructions mécaniques..................366
- Groupe électrogène Cail-Westinghouse. . 4o5
- Pont roulant Delattre-Westinghouse. . . 4o8
- Matériel exposé par la Société Westinghouse .................................. 409
- Groupe électrogène Carels-Lahmeyer . . 443
- Appareils exposés par la Compagnie pour
- la fabrication des compteurs...............492
- Richardson (O.-W.). — Emission positive d’un
- fil de platine chaud.......................263
- Action d’une décharge lumineuse sur l’ionisation produite par du platine chauffé dans les gaz à faible pression. .... 388
- Ricks. — Accumulateur au plomb............... 5o8
- Rutherford. — Sur les rayons « du radium. 3o8 Rotth. — Remarques sur les machines à
- pôles de commutation.......................433
- S
- Sarrat. — Note sur le calcul des feeders d’alimentation d’une ligné de tramways. . 270
- Sur les conditions les plus favorables pour
- le transport de l’énergie..................280
- Sur l’économie dans les conducteurs . . 481
- Seideck. — Mesures photométriques effectuées
- sur des lampes au tantale.................. 35
- Senstius. — Sur la spécification des machines
- à courant continu..........................iq3
- Schaefer. — Thermo-élément à vide.................116
- Scihemann. — Calcul de la puissance mécanique des électro-aimants...............471
- Schmauss. — Fabrication électrique du fer colloïdal ........................................479
- Schmilz. — Sur le circuit thermo-électrique
- formé par trois métaux.....................385
- Schoenau. — Variation de la résistance électrique de contact entre les balais en charbon et les bagues en fer.......................3io
- Shaw. — Amplitude minima du son perceptible :
- nouveau micromètre électrique .... 359
- Shepardson (G.-D.). — Note sur le facteur de
- puissance de l’arc à courant alternatif. . 235
- Simon. — Sur la dynamique des phénomènes présentés par l’arc électrique et sur l’hys-
- térésis de l’arc........1445 180 et 228
- Simon et Reich. — Expériences faites avec du
- courant alternatif de haute fréquence. . 107
- Simpson. — Sur l’électricité atmosphérique. . io4 Skinner. — Emission d’hydrogène par les cathodes.............................................. 387
- Chute de tension aux électrodes dans les
- gaz........................................463
- Sur les essais d’isolement.................cxm
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-
-
-
- 520
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLIV. — N» 39.
- Smith (S.-P.). — Sur l’essai des alternateurs. 35o Snook. —Ampèremètre mesurant l’intensitédes
- courants d’une bobine de RhumkorlT. . 35
- Spalicj. — Les systèmes des freins appliqués
- aux voitures de tramways ..................278
- Spangler. — Sur les turbines à vapeur . . . 388
- Stanley. — Alternateurs d’induction .... 3o8
- Stark (J.). — Transport électrique de masses dans les gaz. Elévation de pression à la cathode................................268
- Stark et Küch. — Propriétés électriques et spectroscopiques des arcs entre Cd, Zn,
- Pb, Bi, Sb, Te et Se dans les tubes en
- quartz vides d’air.....................3o3
- Steinmetz.— Emploi des arcs au mercure pour la transformation du courant continu en
- courants polyphasés................... 28
- Redresseur à mercure à courant continu ..................................LXXXVIII
- Sur les oscillations accidentelles produites dans les systèmes de distribution électrique de grande étendue................... 313
- Stewart. — Mesure des courants au moyen
- d’un électromètre à quadrants.........399
- Voir Meritt.
- Stone (F.-L.). — Appareil pour mesurer le
- glissement des moteurs d’induction . . 320
- Strutt (J). -— Sur la conductibilité provoquée dans le vide par la présence de subtances
- radioactives..........................432
- Stuchtey. — Sur les décharges par aigrettes
- dans l’air et dans l’hydrogène........38^
- T
- Taylor. — Voir Duddell.
- Tereschin. — Sur l’émission de chaleur des filaments incandescents et la formule de
- Lorenz................................ 109
- Terry. — Sur la variation de la capacité avec
- la température........................344
- Thomas (P.-H.). — Etude expérimentale des élévations de potentiel sur les lignes de transmission dues aux perturbations statiques provoquées pardes fermetures.
- des ruptures, etc. ................315
- Thompson. — Voir Nadler.
- Tian (A.). — Mesures du glissement des moteurs asynchrones......................321
- Tietz. — Plaque d’accumulateur............5o^
- Tord a. — Prédétermination de la caractéristique en court-circuit des alternateurs . 113
- Traubenberg. — Sur l’effet de Hall dans le
- bismuth aux températures élevées . . 344
- U
- Underhjll (G. R.). — Sur la construction des
- solénoïdes.........................lxxxiii
- V
- Valbreuze (R. de). — L’Eclairage électrique des trains de chemin de fer (systèmes Leitner - Lucas, Finney Mac-Elroy,
- Deutsch)............................. 58
- Varley et Murdoch. — Quelques applications des tubes à rayons cathodiques de Braun."................................ 1 19
- W
- Walter (B.). — Sur une nouvelle radiation. . 344
- Warburg. — Production de l’ozone............36o
- Waterman (F.-N.). — Traction électrique par
- courants triphasés...................23^
- Waters (W. L.). — Sur les commutatrices et
- les moteurs générateurs..............235
- Wehnelt. — Décharge d’électrons par les
- oxydes incandescents............ 264
- Wehrlin. — Plaque d’accumulateur .... 5o8
- Westhaver. — Sur le fonctionnement d’anodes en iridium, en platine et en rhodium dans l’électrolyse^de l’acide sulfurique
- étendu................................ 4^9
- White (P.). — Galvanomètre sensible à bobine
- mobile.................................. 3^
- Whitehead. — Sur l’effet magnétique du déplacement électrique.......................426
- Wihting. — Voir Kennely.
- Wild (L.-W.). — Sur la mesure des faibles
- résistances.......................... . 318
- Z
- Zeiinder-Sporry. — Locomotives doubles en
- Suisse..................................5o5
- Ziehl. — Générateurs à double champ pour
- courants alternatifs....................5oo
- Zimmermann. — Sur les condensateurs électrolytiques ...............................398
- Zweigbergk. — Nouveau moteur monophasé. 236
- SENS. — SOCIÉTÉ NOUVELLE DE l’iMPRFMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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-
-
-
- UTome XL.IV.
- Samedi 8 Juillet 1903.
- 12' Année. — N# 27.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- / _
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- SOMMAIRE
- DRUDE (P.). — Sur la construction rationnelle des transformateurs Tesla....................... 5
- GUARINI (E.). — Les turbines à vapeur Riedler-Stumpf.......................................... i5
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Sur les pôles de commutation dans les machines à courant continu,
- par Pohl................................................................................
- Emploi des arcs au mercure pour la transformation du courant continu en courants polyphasés.
- Sur les transformateurs, par Humphrey.......................................................
- Oscillations Hertziennes. — Télégraphie et Téléphonie sans fil. — Kummètre pour la mesure
- des longueurs d’ondes, par Fleming......................................................
- Appareil pour la mesure des longueurs d’ondes, par Fleming..................................
- Action de trains successifs d’ondes électriques sur des colonnes de limailles métalliques, par Gnesotto et
- Frasson ........................................... ....................................
- Contribution à l’étude de la téléphonie sans fil, par Hugo Mosler. . ......................
- Eclairage. — Mesures photométriques effectuées sur des lampes au tantale, par Siedek............
- Mesures. — Ampèremètre mesurant l’intensité des courants d’une bobine de Rhumkorff..............
- Perfectionnement à la méthode du miroir de Poggendorf, par Preuss...........................
- Nouvelle méthode pour amortir les oscillations d'un galvanomètre, par Einthoven.............
- Galvanomètre sensible à bobine mobile, par P. White...........................
- Appareil pour déterminer les constantes magnétiques.........................................
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Société Française de Physique. — Sur les tendances et les recherches actuelles de l’Electrotechnique,
- par Janet ................................... ....................... ..........
- Les phénomènes qui accompagnent les décharges électriques dans l’air, par de Kowalski. .....
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- NOTES ET NOUVELLES
- Notes sur quelques installations génératrices.......................................................... n
- Automobile mixte Lohner-Porsche........................................................................ vii
- Brevets allemands, autrichiens, américains et français, concernant Y Eclairage......................... ix
- Association amicale des Ingénieurs Electriciens, séance du 3o mai igo5............................ xn
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 8 Juillet 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La centrale de Zanesville (Ohio). — (Zanesville Railway, Light and Power Go).
- Cette centrale est située sur la rivière Muskingum.
- Elle utilise à la fois, comme force motrice, la vapeur et l’énergie hydraulique.
- Bien qu’elle soit loin de donner la totalité de l’énergie nécessaire, la source hydraulique, dont la hauteur de chute est de 4 mètres, contribue à la production de la force motrice, et réduit le prix moyen du kilowatt-heure.
- La situation particulièrement favorable de l’usine qui met à la disposition des exploitants une importante source d’énergie, donne encore de grandes facilités au point de vue de l’alimentation des chaudières, le débit de la rivière étant considérable.
- La prise d’eau pour l’alimentation des chaudières, se fait au moyen de pompes Stilwell Barci, placées dans la salle de chauffe.
- Une dérivation du canal alimente d’autre part les turbines hydrauliques. L’eau quittant le canal, passe par une grille de fer dont les barreaux écartés de 2, 5 centimètres, retiennent les débris et les corps étrangers qu’entraîne le courant ; celui-ci va agir sur les roues à eau, qui occupent Un des corps du vaste bâtiment où est installée la centrale.
- Ce bâtiment est partagé en deux ailes : l’une comprend l’arbre moteur avec les roues à eau, deux gouverneurs Lombard et les chaudières • l’autre contient les appareils électriques, les turbines et la batterie d’accumulateurs.
- Le premier corps de bâtiment repose sur des piliers de fer qui ont eux-mêmes leur appui dans un lit épais de béton. Ces piliers sont protégés contre l’action de l’eau par une enveloppe de béton.
- Les turbines hydrauliques, d'une puissance de 278 chevaux, sont au nombre de 5, ce sont des turbines « Victor » à axe vertical, à 200 tours par minute qui actionnent un arbre s’étendant dans toute la longueur de la salle. Aux deux extrémités de cet arbre, sont montés deux générateurs placés l’un dans une annexe à la salle des roues hydrauliques, l’autre dans la salle des turbines à vapeur.
- La vitesse des turbines hydrauliques est maintenue constante par des régulateurs Lombard. Ces régulateurs sont eux-mêmes commandés depuis le tableau de distribution à l’aide de deux boutons ' en agissant sur l’un de ceux-ci, on active la vitesse de rotation, que l’on réduit par pression sur le second.
- Ce réglage est indispensable pour réaliser la synchronisation des alternateurs.
- Deux chaudières tubulaires de 38o chevaux du type Heine, sont installées dans la salle de chauffe, elles forment une batterie que surmonte une cheminée à enveloppe d’acier, leur surface de chauffe est de qm225 par cheval-vapeur et la vapeur y est engendrée à une pression de 12 kg 25o par cm2.
- Le second corps de bâtiment comprend 4 étages. Les condenseurs se trouvent dans les sous-sols où sont établies les fondations pour les turbines. Celles-ci, au nombre de deux, sont placées dans des fosses un peu au-dessus du niveau du sol. Ce sont des turbines Curtis à axe vertical, à 1800 tours par minute. Chaque turbine commande un générateur triphasé de 5oo kilowatts, à 60 périodes.
- Le courant d’excitation est" fourni, soit par la batterie, soit par le réseau d’éclairage.
- Indépendamment des machines à vapeur, et des générateurs, le rez-de-chaussée contient les transformateurs statiques et rotatifs, le tableau à basse
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 8 Juillet 1905
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- eHEYHUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Perrier”.......................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369............................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord).............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............................
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).............
- Arsenal de Toulon.............................................. .............
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Anîche . . .
- Port de Cherbourg............................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.................................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)......
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët). . . .
- Etablissement National d’Indret..............................................
- Etc., etc.
- machines
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- I -
- I —
- chevaux
- 6.800 -
- 4.000 —
- 600 -
- 5.000 —
- 2.330 —
- 1.660 —
- 1.350 —
- 880 —
- 830 -
- 800 —
- 750 —
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- 580 —
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- IV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 8 Juillet 1905
- tension et celui à haute tension. Ces transformateurs, alimentés sous 23oo volts, par les générateurs triphasés, du type à circulation d’air, donnent une tension de 43o et 180 volts.
- Des convertisseurs rotatifs sont employés pour l’alïmentation du réseau de traction et pour la distribution à trois fils du réseau de l’éclairage.
- A ces transformateurs est adjoint un survolteur de i5o Kw. pour la charge de. la batterie.
- Le tableau à basse tension continue comprend 12 panneaux; celui à haute tension alternative, 11; ce dernier occupe une galerie où l’on a accès par un escalier qui se continue jusqu’au premier étage où se trouve la batterie de réserve.
- La batterie est constituée par 264 éléments. (Chloride Accumulators). Elle est placée, au premier étage, dont le sol est cimenté ; divers bacs reposent sur des isolateurs de porcelaine.
- Les conducteurs, recouverts d’une gaine de plomb, sont amenés aux barres omnibus qui sont suspendues à 60 centimètres du plafond par des isolateurs de porcelaine.
- E. G.
- Utilisation des chutes de la Maira en Suisse.
- D’après VElektrotechnische Zeitschrift du i5 juin, on a projeté d’utiliser les chutes d’eau de la Maira qui, sur une longueur de i4 kilomètres environ, comprise entre Gasaccia et Gastasegna présente une pente moyenne de 5,5 % . Cette
- pente est d’ailleurs très irrégulière et se compose principalement de deux rapides, l’un compris entre Loblia et Vicosoprano avec une longueur de 4 kilomètres et une pente de 9,2 % , l’autre compris entre Starapa et Promontogno avec une longueur de 2,5 km. et une pente de 8,4 % . Des concessions avaient déjà été données pour l’installation d’usines de fabrication des carbures, mais, par suite de la mauvaise situation de cette industrie, ces projets avaient été abandonnés.
- Le nouveau projet ne vise pas seulement l’utilisation des deux rapides, mais celle de la chute totale de la Maira. Pour pouvoir utiliser d’une façon rationnelle la quantité d’eau disponible, dont le débit varie énormément, il faut recourir à un réservoir de grande capacité. Pour cela, on a songé à employer un lac traversé par l’Inn et dans lequel se jetaient autrefois la Maira et son affluent l’Orlegna. Gette utilisation est assez facile, car il suffit, pour cela, d’aménager l’ancien lit de la rivière.
- Le niveau des eaux du lac varie au plus de 1 mètre i5 dans toute l’année. Pour l’utiliser, on élèvera de 70 cm. le niveau maximum des eaux et on abaissera de 2 mètres 60 le niveau minimum. En exploitation normale, le niveau restera
- alors constant pendant l’été, augmentera d’environ ^5 cm. au mois d’octobre, et baissera peu à peu jusqu’au mois de mai, époque à laquelle il commencera à remonter jusqu’à l’été.
- Pour alimenter ce réservoir, on prendra pendant l’été une partie de l’eau de l’Orlegna : on emploiera pour cela une galerie à faible pente de 2 kilomètres 1/2. L’eau disponible sera utilisée soit dans une, soit dans deux stations génératrices. La puissance totale disponible s’élèvera à 43.000 chevaux pour une exploitation de 24 heures par jour.
- B. L.
- Station mixte de production de courant électrique et de fabrication du papier, de Grands Rapids (Wisconsin U. S. A.).
- Gomme beaucoup d’installations en Amérique, dans lesquelles le courant produit est utilisé sur place pour les besoins d’une industrie quelconque, la station hydraulique de la Consolidated Water Power and Paper Company a pour principal objet la fabrication du papier.
- L’usine est située à proximité du fleuve Wisconsin, au lieu dit Grands Rapids, où un barrage, de cinquante mètres environ, permet, avec une chute de 12 mètres, d’obtenir une puissance hydraulique de 10.000 chevaux.
- Gette énergie est en partie utilisée par 8 turbi-' nés Samson de 120 c/m qui sont affectées : deux à l’actionnement des générateurs d’électricité, cinq au fonctionnement des machines pour la fabrication du papier de bois, et la huitième à la commande des pilons et machines Jordan.
- Les deux turbines des générateurs électriques ont chacune une puissance de 1.000 chevaux; elles sont accouplées directement : l’une à une dynamo à courant continu de 3oo kwtts, l’autre à un alternateur dont le courant, produit à une tension très élevée, est exclusivement réservé à la vente à l’extérieur. Ge matériel producteur est complété par deux excitatrices à courant continu de 4o kwtts. chacune, actionnées chacune par des turbines d’une puissance correspondante, et par un moteur-générateur également affecté à l’excitation.
- L’usine est également pourvue de générateurs de vapeur mais cette vapeur n’est utilisée que pour les applications calorifiques telles que le chauffage des étuves, des malaxeurs, calandres, etc... Les chaudières ne sont d’ailleurs alimentées exclusivement qu’avec les déchets de bois impropres à la fabrication du papier.
- Ainsi qu’il est dit plus haut, la totalité du courant alternatif produit est vendue à des usines environnantes pour les besoins de la force motrice et de l’éclairage. Quant aux 3oo kwtts. de courant continu, ils sont entièrement consommés dans l’usine
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 8 Juillet 1905
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- VI
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 8 Juillet 1905
- même et servent à l’alimentation d’un certain nombre de moteurs électriques de puissance variable qui actionnent, suivant l’ordre de fabrication, d’abord un transporteur, qui prend les billes de bois à l’extérieur et les amène dan* les divers ateliers, puis des décortiqueuses, scies circulaires, pilons, etc., et enfin, les presses et les monte-charges.
- Dans cette usine où l’électricité est employée exclusivement tant pour la force motrice que pour l’éclairage, on fabrique, par jour de io heures de travail, 65.ooo kilos de papier d’impression.
- L. D.
- Gazogènes au coke.
- La Société technique de l’Industrie du gaz en France avait ouvert, en 190/4., un concours pour le meilleur gazogène au coke destiné à la production du gaz pauvre peur moteurs.
- La seule installation soumise au concours qui se soit trouvée dans les conditions permettant d'organiser et d’exécuter avant le congrès des essais concluants, se trouve à Héry (Yonne) dans une usine de pyrotechnie appartenant à M. Gomant. Elle se compose essentiellement d’un gazogène Pierson; d’un barilet; d’appareils d’épuration comprenant un réfrigérant vertical en tôle, une colonne à coke et un épurateur à matière Laming, de 2 mètres carrés de surface; un gazomètre de 3o mètres cubes de capacité ; un moteur de 35 chevaux du type Crossley; enfin, les manomètres indispensables pour la vérification de la bonne marche des appareils.
- Les essais se sont prolongés pendant 5 jours.
- Le combustible employé a été du coke n° o du grésillon de la Compagnie Parisienne du gaz et du grésillon fourni par l’usine à gaz de Laroche. Les expériences ont comporté des analyses de gaz avec l’appareil ürsat, des mesures calorimétriques avec le calorimètre Junkers et des prises fréquentes de diagrammes comme contrôle de la marche du moteur. Celle-ci a été très régulière, ce qui sem-
- ble établir l’homogénéité du gaz produit. La puissance calorifique de ce dernier s’est d’ailleurs maintenue aux environs de i.i/j.o calories au mètre cube, en moyenne, avec un minum de 1.118 et un maximum de 1.179.
- Le troisième jour seulement, une irrégularité de quelques instants, due probablement à la formation d’une voûte de mâchefers, a été observée et immédiatement supprimée par un coup de pique-feu envoyé par un des regards supérieurs. A la fin des expériences, le gazogène a été complètement vidé et examiné : quelques bourrelets de mâchefer furent constaté ; ils ont été enlevés au premier contact par le piquefeu. Un défaut de fabrication, a permis, au cours des essais, d’ouvrir quelques regards de la canalisation : il n’a été relevé nulle part de dépôt anormal de cendres.
- Le gazogène essayé à Héry a une chambre de combustion fermée inférieurement par une grille circulaire à barreaux presque verticaux. Les déchets de combustible, sortis de la zone d’action, tombent dans une fosse pleine d’eau où ils s’éteignent. Une injection d’air et de vapeur d'eau, faite autour de la grille et dans un espace fermé par une cloison verticale lutée dans l’eau, alimente la combustion. La vapeur d’eau est produite par une chaudière posée sur un plancher à hauteur de la trémie de chargement. Cette vapeur traverse un injecteur genre Korting lequel, entraînant une proportion réglable d’air, produit le mélange qui est soufflé à travers la grille. Le gazogène se charge par le haut, au moyen d’une trémie à double fermeture. L’axe de la sortie du gaz, qui se fait latéralement, se trouve à 1 m. 55 environ au-dessus du haut de la grille.
- Des regards latéraux et supérieurs des orifices de nettoyage de la grille, fermés et lutés en marche, et une prise d’essai complètent l’appareil générateur.
- L’installation avait été prévue pour l’emploi du charbon maigre français comme combustible.
- Dans cette hypothèse, le gazogène a été cons-
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 8 Juillet 1905
- VII
- truit pour faire de 120 à i3o mètres cubes de gaz à l’heure. C’est le modèle courant de MM. Pier-son pour leurs moteurs de 5o à 60 II. P.; il est destiné non-seulement à alimenter le moteur actuellement installé, mais encore à fournir plus tard le gaz nécessaire à des forges volantes. Le gazogène n'a été mis en marche avec du coke que très peu de temps avant la date des essais officiels auxquels il devait être soumis.
- Pendant les essais, le moteur a été mis et maintenu au frein, au régime de 18 à 20 H. P. à la vitesse de 190 tours sauf pendant quelques moments assez courts, à cause de Réchauffement considérable du frein, où on lui a fait produire de 5o à 35 chevaux. Pendant cette marche,4 on a introduit, dans le gazogène de 16 à 20 kg. de combustible à l’heure. Pour évaluer judicieusement cette quantité, il eût fallu peser le coke et, pour en tirer un enseignement, mesurer le gaz produit. Cette dernière condition n’était pas possible à Iléry ; en conséquence, il n’a été attaché au rendement et, par suite, à la détermination exacte du combustible employé qu’une importance secondaire.
- Le gazogène de l’usine Cornant n’ayant pas été prévu expressément pour l’emploi du coke de gaz, il est probable que les résultats eussent été encore meilleurs avec des appareils spécialement, étudiés pour brûler le combustible déjà distillé. Le coke, beaucoup plus léger et souvent moins pur que le charbon maigre ou l’anthracite, nécessiterait en particulier pour le gazogène lui-même, des dimensions plus grandes. Une étude spéciale semble devoir aboutir à des devis pour installations de gazogènes au coke. La preuve semble faite, en effet, qu’il est possible de fabriquer du très bon gaz pour la marche des moteurs, même avec du grésillon contenant plus de i5 % de cendres.
- E. G.
- Accident dans la station génératrice de Cologne.
- Un accident mortel est arrivé à l’électricien de garde de la station génératrice de Cologne. Celui-
- ci posa par mégarde une main sur un câble armé et l’autre main sur les barres générales à 2.100 volts alternatifs. Malgré les prescriptions en vigueur, aucune des deux mains n’était protégée par des gants en caoutchouc 5 l’armature du câble formant une excellente prise de terre, le courant traversa le corps et la mort fut instantanée.
- Incendie provoqué par un court-circuit.
- À Semlin (Croatie) un clou planté dans une boiserie à l’usine génératrice d’électricité provoqua un court-circuit entre deux conducteurs. Les flammes atteignirent des matières combustibles placées à proximité et l’incendie se propagea rapidement en causant des dégâts assez importants.
- TRACTION
- Automobile mixte système Lohner-Porsche.
- Nous avons déjà dit un mot de ces automobiles à propos de l’Exposition de Berlin (*).
- Les deux moteurs des roues sont semblables à ceux des voitures purement électriques à accumulateurs construites par la même maison ; ils sont à inducteurs intérieurs à 10 ou 16 pôles et à induit extérieur; le collecteur a la forme d’un disque; la vitesse de rotation est comprise entre 3oo et 600 tours par minute.
- Le moteur à pétrole attaque une dynamo génératrice à vitesse de rotation constante dont la puissance électrique reste constante, la différence de potentiel aux bornes diminuant quand l’intensité du courant absorbé par les moteurs augmente. L’induit de cette dynamo forme le volant du moteur à pétrole : il est muni d’un collecteur en disque et tourne dans un inducteur hexapolaire. Le réglage de la dynamo est effectué automatiquement par le couple qui tend à faire tourner la partie fixe. Celle-ci est, à cet effet, maintenue par un ressort et son déplacement, quand le couple augmente ou diminue, produit soit une modification de l’excita-
- (!) Yoir Eclairage Electrique, tome XL11I, pageII. 8 avril 1905.
- Exposition Universelle 1900 Médaille d’Argent
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- nu
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 8 Juillet 1905
- tion soit un déplacement des inducteurs (1). Pour des rampes inférieures à 7 % le réglage s’effectue automatiquement : pour les rampes supérieures à cette valeur, on couple les deux moteurs en série.
- Le levier placé à portée de la main peut être amené dans six positions différentes : la première pour la marche arrière, la deuxième pour le démarrage du moteur à pétrole entraîné par la dynamo qu’actionne le courant d’une batterie auxiliaire de dix accumulateurs, les troisième et quatrième pour la marche avant avec les deux moteurs en série ou en parallèle, la cinquième pour le freinage en court-circuit, la sixième pour le freinage en court-circuit et le freinage mécanique.
- Une voiture pour huit personnes pèse 1.100 ki-logr. ; un omnibus pour i5 personnes 1.900 kilogr. et un camion capable de transporter 2 tonnes, 2.000 kilogr. environ.
- O. A.
- MESURES
- Nouveau galvanomètre.
- La maison Gans et Goldschmidt construit un nouveau galvanomètre à bobine mobile, type Desprez d’Arsonval. L’appareil est constitué par des aimants, annulaires en forme de tores : çes aimants, très peu épais, sont empilés les uns sur les autres et maintenus par trois boulons sur une plaque supportée par trois vis réglables. Un trou rigoureusement circulaire est foré dans ces aimants et contient l’équipage mobile suspendu par un fil de platine-iridium de 7 cm. de longueur : ce fil amène le courant dont le retour est assuré par une spirale cylindrique en platine-iridium. Un petit miroir est fixé à l’équipage mobile.
- Il y a deux bobines distinctes. L’une d’elles est enroulée sur un cadre métallique fermé et sert aux mesures périodiques. La résistance de cette bobine est de 5o ohms ; la sensibilité est telle qu’une
- (') Voir le brevet autrichien 11* 19.327 Eclairage Electrique, tome XLIII, pageGXXVII. 17 juin 1905.
- déviation de 1 mm. sur une échelle placée à 1 mètre du miroir correspond à une intensité de courant de io~° ampère. Le galvanomètre est donc tout à fait approprié aux mesures de résistance par le pont de Wheatstone ou celui de Thomson. La seconde bobine est enroulée sur un cadre ouvert et sert quand on emploie l’instrument comme galvanomètre balistique. La résistance de cette bobine est de 4°o°bms; la durée d’oscillation, sans shunt magnétique, est d’environ ro secondes ; la sensibilité est telle qu’une déviation de 1 mm. sur une échelle placée à 1 mètre correspond à une intensité de courant de 2 X io~8 ampères. Le galvanomètre est ainsi utilisable pour les mesures par la méthode de la déviation directe, appliquée aux mesures de capacité, de self-induction, etc.
- Pour son emploi comme appareil de démonstration et comme appareil d’école, le galvanomètre a un entrefer de 3 mm. 1/2 : pour les emplois industriels où le maximum de sensibilité est requis, la valeur de l’entrefer est abaissée à 1 mm.
- B. L.
- Poste d’essai portatif pour la mesure des résistances à l’isolement.
- Le petit poste d’essai connu sous le nom de (( Midget Test Set )> comporte différents organes enfermés dans une boîte d’une douzaine de centimètres de diamètre et d’un peu plus de 5 cm. de hauteur, pourvue ou non d’une pochette de cuir.
- Le poste comprend un galvanomètre sensible, de grande résistance, pourvu d’un dispositif permettant d’immobiliser l’aiguille (en la soulevant de son support) pendant les transports.
- Dans la boîte sont également placées les shunts, de 10, 100 et 1000 ohms, ainsi qu’une résistance
- étalonnée de 10.000 ohms megohm.^
- Le couvercle, percé d’une fenêtre derrière la vitre de laquelle se trouve le cadran, porte trois boutons correspondants aux différents shunts, et deux boutons supplémentaires marqués respectivement constant et test. Il s’y trouve également
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 8 Juillet 1905
- IX
- quatre bornes ; deux à gauche pour les fils du primaire, deux à droites pour le montage de l’isolement à mesurer.
- Pour l’usage, l’appareil est tout d’abord orienté, de telle façon que l’aiguille indique le zéro. La pile et la résistance à mesurer étant alors montées comme il convient, on presse sur le bouton marqué constant et sur l’un des trois boutons de shunt, choisi, celui-ci, de façon à avoir une bonne déviation. Soient af cette déviation et s le shunt. On procède alors à l’essai proprement dit : on appuie sur le bouton test et sur un shunt choisi de manière à donner une bonne déviation 5 soient cl^ cette déviation et le shunt correspondant.
- La résistance mesurée, exprimée en megohms
- d s
- sera fournie par la formule ^ ^ g X 0,01.
- L’appareil, sensible et exact, qui peut être employé comme galvanomètre, permet de mesurer des résistances atteignant 1^5 ou 35o megohms, selon que la tension de la source est de 100 ou 200 volts.
- E. G.
- BREVETS
- ECLAIRAGE
- BREVETS ALLEMANDS
- i52.oo4, 8 novembre 1901, — Magee.— Lampe à arc avec électrodes formées de conducteurs de la première classe et avec corps incandescents formés de conducteurs de la seconde classe. — L’électrode positive consiste en deux charbons séparés par le corps incandescent : un dispositif d’allumage permet de faire traverser ce corps par le courant.
- 162.716, 27 mars 1903. — Société Bremer. — Lampe à arc à plusieurs paires de charbons. — La lampe à arc est munie de plusieurs paires de charbons indépendantes les unes des autres. Tant qu’une paire de charbons brûle, le dispositif d’allumage des autres paires ne peut pas fonctionner. On arrive à ce résultat en faisant exciter par le courant de cette paire de charbons le noyau ou l’armature d'un relais.
- 162.962, 3o septembre 1903. — Siemens-
- Schuckert. —- Dispositif pour obtenir un allumage certain des lampes à arc. — L’extrémité de l’une des électrodes ou des deux électrodes est munie d’une pointe métallique qui assure l’établissement de l’arc et qui fond aussitôt que celui-ci est allumé.
- i53.o85, 23 octobre 1902. — Lilienfeld. —
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- X
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 8 Juillet 1905
- Procédé pour préparer des charbons de lampes à arc avec incorporation de matières étrangères. — Les corps que l’on adjoint sont introduits dans le liant que l’on échauffe jusqu’à sa liquéfaction et auquel on mélange la poudre de charbon.
- 153.329., juillet 1903. — A. Lang. — Méthode pour fabriquer des filaments incandescents recouverts ou imprégnés d’osmium. — Des corps non-conducteurs ou conducteurs seulement aux températures élevées sont recouverts d’huile, de graisses ou de paraffine dont le point de fusion est peu élevé et sont placés dans des solutions d’oxyde d’osmium. Les substances organiques, après avoir provoqué la réduction de l’oxyde d’osmium, sont complètement enlevées par évaporation dans le vide.
- 152.925, 5 mars 1903. — A. Blondel.
- Presse à orifices de sortie concentriques pour les fabrications de charbons à zones pour lampes à arc. — Deux orifices concentriques sont alimentés simultanément par plusieurs cylindres dont les pistons sont tous actionnés avec la même vitesse que le piston d’une seule presse hydraulique.
- 153.352, 3 mai 1902. — Siemens et Halske. — Filament pour lampes électriques à incandescence. — Le filament est constitué soit par du carbure de tantale seul, soit par du carbure de tantale mélangé avec des métaux difficiles à fondre. On peut y ajouter des oxydes de vanadium, nolium ou tantale.
- 153.798, 25 juin 1903. — Cooper-Hewitt. — Lampe à vapeur de mercure. — Pour abaisser la résistance initiale, on place à proximité de la cathode une substance radio-active (radium, uranium, etc.).
- 154.299, 20 mars 1901. — Siemens et Halske. — Méthode pour la fabrication de filaments incandescents. — On connaît des méthodes pour la fabri-
- cation de filaments au moyen de ziscône combiné à de l’oxygène ou de mélanges de l’oxyde de ziscône avec des combinaisons du thorium ou du groupe de l’ythium. La nouvelle invention consiste à chauffer le mélange jusqu’à la séparation complète de l’oxygène ou de l’arsénium, du phosphore, etc., pour obtenir un corps purement métallique.
- 154.262, i5 avril i9o3. — Just et Hanaman. — Méthode pour la fabrication de filaments incandescents en molybdène. — On place un filament de carbone dans la vapeur de composés oxygénés du molybdène et l’on y fait passer une forte intensité de courant. Tout le carbone est remplacé au bout de quelque temps par du molybdène.
- i54.4i2, 12 juin iqo3. — Albrecht-Heil. — Méthode pour la fabrication de filaments très fins en osmium. — Pour réduire à volonté la section des filaments, on les emploie comme anode dans l’élec-trolyse
- 154.119, 20 juin 1903. — Siemens et Halske. — Mode de fixation des filaments incandescents en forme de boucle. — La boucle du filament est fixée à la partie supérieure de l’ampoule de façon à conserver à l’état incandescent la forme qu’elle a à froid.
- 154.527, 8 avril 1902. — Siemens et Halske.— Filaments pour lampes électriques incandescentes. — Le filament consiste en filaments, bâtonnets ou fils de vanadium, de tantale, ou de niolium métallique, ou en alliages de ces métaux. Un oxyde bon conducteur de ces métaux est obtenu, au moyen d’un agglomérant, sous forme de fils et décomposé ensuite par le passage d’un courant électrique.
- i54.494. — Korting et Mathiesen. — Méthode pour faciliter Vallumage des lampes à arc. — On
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 8 Juillet 1905
- XI
- imprime au charbon, en plus du déplacement longitudinal, un déplacement latéral qui produit un frottement des extrémités et rompt, par suite, la pellicule isolante qui peut s’être formée. Les charbons sont suspendus à des chaînettes ou à des cordons qui passent sur des poulies excentriques et subissent ainsi un déplacement relatif.
- BREVETS AUTRICHIENS
- 19.022. — Reclus, Petitdidier et Schmitt. — Lampe à arc. — L’invention est relative à des lampes à arc dans lesquelles le déplacement du porte charbons supérieur est produit par un électro-aimant shunt à rupture automatique. L’interrupteur, qui ne ferme le circuit dérivé que quand les charbons sont éloignés l’un de l’autre, est actionné par une bobine série qui détermine sa fermeture quand l’intensité de courant diminue. Le noyau de la bobine shunt agit sur le dispositif et provoque l’abaissement du porte charbon supérieur.
- 18.973. — General Electric G0. — Perfectionnements aux lampes à vapeur de mercure. — Pour colorer l’arc, on introduit dans le verre des corps tels que le potassium ou le sodium sous la forme de leurs sels halogènes auxquels on adjoint des substances non dissociables aux températures de l’arc, telle que du fluorure de calcium. On peut aussi incorporer les substances propres à modifier la couleur sous la forme de silicates d’un métal alcalin qui se combine avec le verre.
- L’invention concerne, en outre, un dispositif de réglage pour les lampes munies d’une électrode liquide (mercure) et d’une électrode solide (carbone), au moyen duquel l’allumage est produit, comme dans les lampes à arc ordinaires, par écartement des deux électrodes.
- 19.287, 6 décembre 1903. — Kuschenitz. —
- Méthode pour fabriquer des lampes à incandescence à filament d’osmium. — Dans le récipient dans lequel est placé le filament, on introduit d’une façon permanente ou passagère des gaz ou des corps susceptibles de produire des gaz capables d’empêcher un dépôt métallique sur les parois.
- 19.382, 14 mars 1904. —•• Jahoda. — Lampe à vapeur de mercure avec allumage par contact préalable. — Dans ces lampes, l’anode d est reliée à la cathode en mercure par un filament de charbon a. L’extrémité de ce conducteur forme avec le mercure un contact imparfait par suite duquel le métal est volatilisé : l’arc s’amorce et saute ensuite à l’anode.
- 19.375, i5 mai 1903. — Otto-Vogel. — Electrode de lampe à arc. — Un ou plusieurs canaux longitudinaux pratiqués sur l’électrode contiennent des superoxydes qui, au moment de la combustion du charbon, produisent de l’oxygène qu’ozonise le
- courant. La section des canaux peut atteindre ou même dépasser la moitié de la section totale de l’électrode.
- 19.427, 10 mai 1901. —- H. Bremer. — Dispositif d,’ allumage pour lampes à arc.—'Dans les lampes à arc à charbons inclinés ou parallèles, l’allumage est produit par une pièce métallique qui vient en contact avec les charbons. Pour empêcher que l’arc se forme entre chacun des charbons et la pièce métallique, on dispose un électro-aimant qui provoque la réunion des deux arcs en un seul.
- 19.436, 10 mai 1901. — H. Bremer. — Dispositif de réglage. — Le brevet décrit la lampe Bremer connue.
- brevets américains
- 781.937. — G Davis et J. E. Hubell. —Lampe à arc. — Le dispositif imaginé a pour but de perforer la couche ou pellicule de matière inductive qui peut se former sur l’une ou même les deux électrodes et faciliter ainsi le passage de l’arc.
- BREVETS FRANÇAIS (*)
- 349.513, 24 décembre. — Mure, Galaman-Girard et Ollier. — Lampe à arc de basse intensité pour la marche en tension et en dérivation sur les courants continu et alternatif.
- 349.660, 29 décembre 1904. — Schwabe & G°. — Dispositif pour Véclairage électrique d’appartements et autres locaux intérieurs.
- 349.663, 29 décembre 1904. — Schwabe et G0. Dispositif d’éclairage électrique pour tableaux, pianos, etc.
- 350.707, 11 janvier igo5. — P. Francis. — Perfectionnements aux appareils d’éclairage électrique par incandescence.
- 35o.328, 16 janvier 1905. — Blondel. — Electrodes pour lampes à arc.
- 350.897, 20 janvier igo5. — Rosemeyer. — Lampe a arc en vase clos.
- (*) Communiqués par M. Josse, 17, boulevard de la Madeleine.
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- XII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 8 Juillet 1905
- DIVERS
- Association amicale des ingénieurs électriciens. — Séance du 30 mai 1905.
- La séance est ouverte à i h. 20, sous la présidence de M. Gance.
- Sont présents :
- MM. Augé, Aufière, Becq, Blondin, Bourguignon, A. Cance, A. Gance fils, Chartier, Gointe, Ph. De-lafon, Guittard, Guiard, Guilbert, Gobert, Girault, Guillaume, Hamm, Krieger, Lestrade, Loppé, Mazen, Mix, Montpellier, J. Richard, Routin, A.-G. Robert, E. Sartiaux, Weissmann et Zetter.
- Est excusé : M. Laffargue, retenu chez lui par la maladie. M. le Président lui envoie, au nom de tous, des vœux pour son prompt rétablissement.
- Le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans observation.
- M. le Président souhaite la bienvenue à M. Gointe, nouvellement admis comme membre de l’Association.
- Sont admis, à titre définitif : M. de Grièges, Henri, secrétaire général de la Cie du chemin de fer Métropolitain, 61, boulevard des Batignolles, à Paris ; M. Rousselle, de la maison Rousselle et Tournaire, constructeurs électriciens, 52, rue de Dunkerque, à Paris.
- Est présenté en premier examen : M. Bernard, fabricant de ferrures pour l’électricité, 13, rue des Plantes, à Maisons-Laffitte.
- Est réadmis, sans autre formalité : M. Gustave Marin, ingénieur-électricien, rue Saint-Jacques, à Loches.
- M. le Président donne communication de deux demandes reçues : l’une de M. Laffargue, au nom de la Fédération générale, professionnelle des chauffeurs mécaniciens électriciens ; l’autre de M. Lapret, au nom de la Chambre Syndicale des chauffeurs, conducteurs, mécaniciens, électriciens et automobilistes, sollicitant une subvention pour les récompenses à attribuer aux élèves qui suivent spécialement les cours d’électricité.
- A l’unanimité, l’Assemblée vote une somme de 200 francs à donner par moitié à MM. Laffargue et Lapret.
- M. le Président donne ensuite la parole à M. E. Sartiaux pour rendre compte de l’état de l’Exposition de Liège et de l’excursion projetée dans cette ville, par l’Association.
- M. E. Sartiaux expose que la Section française présente, par le choix des exposants et l’importance des expositions, un réel succès. C’est avec un certain sentiment de satisfaction patriotique qu’il a constaté ce succès et a entendu sa confirmation de différents côtés, et par les étrangers eux-mêmes.
- Le Groupe de l’Electricité comporte, avec les groupes électrogènes, un ensemble très remarquable qui frappera nos Collègues dans la visite qu’ils feront à Liège.
- D’autre part, la Section française reçoit exclusivement le courant des groupes électrogènes fran-rais, et cela, d’accord avec le Comité belge ; celui-ci ne disposant, en effet, que d'un courant sous 44o volts continus qui n’étaient pas utilisables pour la majorité des exposants français.
- Les constructeurs des groupes électrogènes français ont fait, de leur côté, un effort considérable, et si ce n’avait été les retards provenant de causes tout à fait étrangères à la Section française, les exposants auraient eu le courant à leur disposition dès l’ouverture de l’Exposition.
- Aujourd’hui, le service est assuré à la satisfaction de tous, grâce au dévouement et à l’activité qu’ont apporté dans l’exécution des travaux de toute nature les Ingénieurs du Groupe, MM. Herbet et Brull, secondés par les exposants eux-mêmes.
- M. E. Sartiaux ajoute enfin qu’il ne peut qu’engager tous ses collègues à se rendre à Liège.
- M. le Président ouvre ensuite la discussion sur ce projet d'excursion : M. E. Sartiaux explique dans quelles conditions pourrait se faire le voyage dont la date aurait été fixée au 11 juillet.
- L’Assemblée décide d’adresser à tous les membres une circulaire pour leur indiquer le programme et recueillir les adhésions. La question serait définitivement arrêtée à la prochaine réunion mensuelle.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée
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- Tome XLIV.
- Samedi 15 Juillet 1905.
- 13* Année. — N° 38
- £7
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite,
- SOMMAIRE
- BLONDEL (A ). — S ur les phénomènes de Tare chantant................................................ 4i
- VALBREUZE (R. de). — L’éclairage électrique des trains de chemins de fer (suite).................... 58
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la radiation secondaire produite par les rayons y du radium, par Eve. . 62
- Sur la radiation secondaire produite par les rayons jS et 7 du radium, par Eve................. 62
- Sur la radiation secondaire, par Mac Clelcand.................................................. 63
- Mesures de la radioactivité faites au moyen d’une méthode à déviations constantes, par Bronson. 64
- Transmission et Distribution. — Sur Réchauffement des câbles à trois conducteurs torsadés placés
- dans la terre, par Humann.................................................................. 64
- Localisation des défauts sur les réseaux à basse tension, par Groves........................... 6g
- Emploi de câbles en fils d’acier comme conducteurs............................................. 72
- Sur les connexions métalliques des poteaux avec la terre, par Norberg-Schulz. ............... 72
- Traction. — Expériences comparatives effectuées sur des locomotives à vapeur et électriques......... 74
- Electrochimie. — Four électrique Howe............................................................... 75
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Sur la dynamique de l’électron, par Poincaré............................... 77
- Sur une méthode de protection contre les rayons Rôntgen, par Berconié.......................... . 7g
- La mesure de la capacité des longs câbles sous-marins, par Devaux-Charbonnel................... 7g
- NOTES ET NOUVELLES
- Exposition de Liège.......................................................................... xiv
- Les exhaureuses électriques des mines d’Horcajo.............................................. xxm
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- XIV
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 1S Juillet 1906
- NOTES ET NOUVELLES
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- La section française de l’Exposition de Liège a été inaugurée le 3o juin par les ministres du Commerce, de l’Agriculture et des Beaux-arts. L’ensemble de l’Exposition est, d’ailleurs, complètement installé et le moment semble venu d’en donner un aperçu rapide.
- L’emplacement choisi par la ville de Liège est des plus heureux :
- L’Exposition établie dans un site pittoresque, au confluent de l’Ourthe et de la Meuse, auprès d’un canal de dérivation, forme un ensemble attrayant dont l’aspect général donne une agréable impression de simplicité et de goût.
- La France a contribué largement à la décoration d’ensemble, et les jardins ont été tracés et installés par les architectes de la ville de Paris ; elle a, en outre, pris une part très active à l’Exposition elle-même; les différents groupes de la section française, remarquables par leur élégance et leur sobriété, tiennent une place importante qui contraste avec les démonstrations insuffisantes de la plupart des nations européennes.
- L’étendue relativement peu considérable de l’enceinte n’a pas nécessité l’installation de chemins de fer électriques : des automotrices Deçauville à pétrole, circulant sur voie étroite, en desservent j les différentes parties.
- Au point de vue de l’Electricité, nous passerons en revue l’exposition générale des groupes électrogènes et appareils électriques, puis nous signalerons sommairement les objets exposés dans le groupe 5 (Electricité) de la section française.
- *
- * *
- GROUPES ISLECTROGÈNES, MOTEURS ET GENERATRICES
- L’Exposition de Liège ne contient pas de groupe électrogène de grande puissance rappelant ceux
- qui ont figuré dans les dernières expositions universelles. Il y a, malheureusement, très peu de turbines à vapeur, ce qui tient évidemment à cette absence de groupes importants : il est-regrettable que ces intéressantes machines, dont les applications à l’électrotechnique ont eu un développement si rapide, n’aient pas été présentées en plus grand nombre au public.
- En ce qui concerne les machines à pistons, on peut constater la tendance générale à employer la distribution par soupapes dans les moteurs horizontaux.
- Les différents groupes électrogènes ou convertisseurs qui nous ont paru intéressants à noter sont les suivants :
- FRANCE
- Groupe de 35o kilowatts Delaunay-Belleville, — IJ Eclairage Electrique, composé d’un moteur vertical à vapeur, à triple expansion, tournant à une vitesse de 3^5 tours par minute accouplé, à un alternateur Labour produisant des courants triphasés sous 3.ooo volts à la fréquence 5o. A côté de lui est placé un tableau de distribution de la Société Industrielle des Téléphones.
- Groupe de 4°° kilowatts Sautter-Harlé, composé d’une turbine Bateau et d’un alternateur spécial produisant des courants triphasés sous 3ooo volts à la fréquence 5o,
- Groupe Wehyer et Richemond, — Alioth, composé d’une machine à vapeur horizontale Gompound entraînant par courroie un alternateur triphasé qui produit par phase 5o ampères sous 3ooo volts.
- Permutatriçes de la Société Anonyme Egyptienne d’Electricité. Cette Société expose trois permuta-trices de ioo kilowatts convertissant les courants triphasés en courant continu. Les permutatriçes sont alimentées par des transformateurs Gramme.
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-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 15 Juillet 1905
- X
- TRANSFORMATEURS
- Westinghouse
- H REFROIDISSEMENT HUTOMftTIQUE
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 25.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- Siège Social : 45, rue de l’Arcade, Paris.
- Agences à :
- PARIS, 45, rue de l’Arcade.
- LILLE, 2, rue du Dragon.
- LYON, 3, rue du Président-Carnot. Usines
- TOULOUSE, 58, boul. de Strasbourg. au Havre et à Sévran
- BORDEAUX, 9, Cour de Gourgues. MARSEILLE, 43, rue du Paradis. SAINT-ÉTIENNE, 19, rue Gambetta. NANCY, 20, rue Grandville.
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- XVI
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 15 Juillet 1905
- N’oublions pas de mentionner l’intéressant gazogène Berdillier.
- Nous donnerons prochainement de ces différents groupes une description détaillée.
- La vapeur nécessaire aux groupes électrogènes français est fournie par des chaudières de la Maison Grille et Cie.
- BELGIQUE
- La Société Cockerill, de Seraing, expose tin certain nombre de moteurs à côté d’un groupe électrogène de 3oo chevaux composé d’une machine à vapeur horizontale double Gompound accouplée par courroie à une génératrice à courant continu. Parmi ces moteurs on peut citer un moteur à gaz horizontal jumelé à double effet de 5oo chevaux et un moteur à gaz vertical jumelé à double effet de i5o chevaux. Le centre du stand est occupé par une machine à vapeur de laminoir de 10.000 chevaux. La Société expose en outre des locomotives du dernier type à surchauffe.
- La Société Léonard, de Liège, présente un moteur à gaz à deux temps à double effet de 600 chevaux entraînant un alternateur triphasé des anciens établissements Garbe Lahmeyer et Cie, et deux moteurs à gaz Kôrting de 180 et 5o chevaux entraînant des dynamos à courant continu.
- La firme Phœni.v, de Gand, expose une machine à vapeur horizontale de 4oo chevaux entràînant un alternateur triphasé à 3.000 volts de la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège et une machine à vapeur de 3oo chevaux entraînant une dynamo à courant continu de la même compagnie qui produit 200 kilowatts sous 480 volts à 3^5 tours par minute.
- La firme Van den Kerchove, de Gand, expose une machine à vapeur horizontale de 600 chevaux entraînant une dynamo de la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège de 4°° kilowatts sous 48o volts à 110 tours par minute.
- Les Ateliers Carels frères exposent une machine à vapeur horizontale entraînant une dynamo des Ateliers de constructions Electriques de Charleroi et un moteur Diesel vertical de 5oo chevaux à 3 cylindres entraînant une dynamo de 1’ E. A. G. Vormals Lahmeyer et C° de Francfort.
- Les Ateliers du Thiriau, à la Croyère, exposent une machine à vapeur horizontale de 3a5 chevaux entraînant une dynamo de 225 kilowatts sous 46o volts à 125 tours par minute, établie pour alimenter un réseau à 3 fils par la Société Anonyme A. E. G. Union Electrique de Bruxelles.
- La Société La Meuse, de Liège, expose, à côté d’une puissante machine d’extraction et de locomotives commandées par les chemins de fer de l’Etat Belge une machine à vapeur horizontale entraînant par courroie une dynamo à courant continu.
- La firme Bccr, Jemeppe-sur-Meuse, expose une
- • machine à vapeur horizontale de ij5 chevaux et j une machine à vapeur horizontale de 125 chevaux entraînant toutes deux des dynamos à courant continu. Une machine à vapeur verticale de 2^5 chevaux à deux cylindres est accouplée à une dynamo et tourne à la vitesse de i5o tours par minute.
- La firme Jaspar, de Liège, expose plusieurs dynamos à courant continu dont l’une est entraînée par une machine à vapeur des Ateliers J. Preu-d’homme-Prion, de Huy.
- La Société Force et Eclairage, de Bruxelles, expose une machine à vapeur et une dynamo à courant continu.
- La Société liégeoise pour la construction des machines, expose également une machine à vapeur horizontale entraînant par courroie une dynamo à courant continu.
- Les Ateliers de construction de Sclessin, de Liège, exposent de petits groupes électrogènes verticaux.
- La Société Energie, de Marcinelle, expose une petite machine à vapeur horizontale entraînant une dynamo à courant continu. Il en est de même des Ateliers Walschaerts, de Saint Gilles.
- Les Ateliers de constructions de Charleroi, exposent du matériel électrique : groupes de transformation, moteurs de traction, controller, dynamo de forte intensité, commulatrice tétrapolaire, moteurs asynchrones, locomotives de mines, alternateur, tableaux de distribution, interrupteurs à haute tension.
- La Compagnie Internationale d’Electricité de Liège, dont plusieurs génératrices électriques fonctionnent sur différents stands, expose également du matériel électrique : dynamos, controller, moteurs, rhéostats, tableaux, groupes convertisseurs, transformateurs, moteurs asynchrones, lampes à arc.
- Richey et C'ie, de Bruxelles et Emile Gérard, de Liège, exposent des tableaux de distribution.
- Les ponts roulants électriques installés par la Société Delattre, de Maubeuge ((), Cockerill, de
- (') La partie mécanique du pont roulant électrique construit par MM. Delattke, a les caractéristiques principales sui-
- vantes :
- Charge maxima à lever.......................... 12,000 kil.
- Portée d’axe en axe des chemins de roulement.. . 14 m. 230
- Levée totale du crochet........................... 7 m. 500
- Vitesse de levage par minute pour la charge
- maxima........................................ (i mètres.
- Vitesse de déplacement transversale du ehariot,
- par minute, pour la charge maxima............ 30 mètres.
- Vitesse de translation du pont, par minute, pour
- la charge maxima............................... 60 mètres.
- La suspension du crochet est faite au moyen de càhles métalliques.
- Le treuil est constitué par un bâti en fonte d’une seule pièce.
- La transmission des différents mouvements est oblenuc au moyen d’engrenages droits en acier taillés à la fraise.
- Le mouvement de levage est muni d’un frein électro-magnétique et d’un frein mécanique automatique.
- Le mouvement de translation est muni d’1111 frein électromagnétique.
- Le matériel électrique, en courant continu, tension 220 volts,
- est fourni par la Société Westinghouse.
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 15 Juillet 1905
- XVII
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- XVIII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 15 Juillet 1905
- Lévaing, J. Gilain, de Tirlemont, et Hoboken, d’Anvers, desservent les galeries où sont exposées ces différentes machines. Un rail de plus de roo mètres de longueur et un arbre de couche de 52 mètres pesant 4° tonnes sont exposés dans ces galeries où figurent également un grand nombre de machines-outils.
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- La Mac/iinenbau Actien Gesellschajt Union, d’Essen a/d Ruhr, expose une machine à vapeur horizontale et une turbine à vapeur verticale de 3oo chevaux entraînant une dynamo à courant continu placée à la partie supérieure. Cette turbine très intéressante sera décrite dans nos colonnes : le poids de vapeur consommé par cheval-heure, pour cette unité de 3oo chevaux, est de 6,3 kilogrammes pour une pression de 12 atmosphères et une surchauffe de 3oo°
- Les Gaz-Motoren fabrik Deutz, expose plusieurs moteurs à gaz entraînant des génératrices à courant continu.
- La Société des Moteurs Schmitz, de Cologne, expose un groupe électrogène à vapeur à courant continu.
- L’A. E. G. représentée par VUnion électrique de Bruxelles, expose du matériel électrique : lampes, accessoires et petits moteurs.
- Le service de la galerie allemande est assuré par un pont roulant électrique L. Stuckenholz.
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- GROUPE 5 (ÉLECTRICITÉ) DE LA SECTION FRANÇAISE
- Grâce au véritable dévouement et à l’activité de M. E. Sartiaux, président du groupe, ainsi qu’à la bonne volonté des exposants, l’exposition de la section française est tout à fait réussie et présente un réel intérêt.
- L’administration belge ne mettant à la disposition des exposants que du courant continu à 44o volts et à un prix élevé, la section française a eu l’idée heureuse de se suffire elle-même et de fournir aux exposants l’énergie qui leur était nécessaire : Elle a pu y arriver grâce aux efforts de M. Sartiaux et aux nombreux concours que ce dernier a sû obtenir. On a pû ainsi disposer aux stands français d’un système de distribution plus commode, avec du courant alternatif à 3.5oo volts et du courant continu à i5o ou 120 volts. La section n’y a pas gagné seulement l’avantage, déjà appréciable, de l’indépendance, mais, en outre, le prix de vente de l’énergie, quoique modéré, permet d’ainortir partiellement les frais d’établissement des groupes électrogènes.
- La force motrice produite par les générateurs de la Section française est transformée par les groupes électrogènes français en énergie électrique, qui est distribuée dans toute la Section, soit pour éclairer les
- installations diverses des exposants, soit pour mettre en mouvement leurs machines spéciales.
- Ges groupes électrogènes peuvent fournir, à pleine charge, environ 3.000 kilowatts-heure, que deux tableaux de distribution parfaitement installés à proximité de ces groupes, répartissent dans les diverses classes de la Section française ; on peut ainsi allumer plus de 2.000 lampes de 5, 10, 16 ou 32 bougies, ainsi que i5o lampes à arc, soit dans le Salon de France, soit dans le Salon de la Couture, soit dans la Section de Photographie ou dans les Attractions de la classe des Industries accessoires du Vêtement.
- Le matériel nécessaire à cette installation a été mis gracieusement à la disposition du président du groupe :
- Les conducteurs nus, pour les conducteurs de haute et de basse tension, par la Compagnie des Tréfîleries du Havre (anciens établissements Lazare Weiller).
- Les câbles isolés, pour les circuits de haute et de basse tension, par la Compagnie India Rubber, — la Compagnie générale de Constructions électriques, — MM. G. et Il.-B. de La Mathe, — Geoffroy et Delore, — A. Grammont, — la Société Alsacienne de Constructions mécaniques, — la Société Industrielle des Téléphones.
- Les transformateurs du courant de haute tension en basse tension, par La Société d’Applications Industrielles, — la Société (( l’Eclairage électrique « et la Société Gramme.
- Les tableaux de distribution de haute et de.basse tension, par l’appareillage électrique Grivolas et la Société Industrielle des Téléphones.
- La Société Française de Constructions mécaniques (anciens établissements Cail). — La Société Anonyme Westinghouse, -— la Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, •— la Société « l’Eclairage électrique » ont offert dans leur stand le terrain disponible pour recevoir les deux tableaux ci-dessus.
- Les appareils de mesure ont été offerts par MM. Carpentier et Chauvin-Arnoux, — la Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’usines à gaz, —MM. Graindurge et Jules Richard.
- Les compteurs, par la Compagnie Française des Compteurs Aron, —• la Compagnie pour la fabrication de Compteurs et Matériel d’usines à gaz, — la Compagnie anonyme Continentale pour la Fabrication des Compteurs.
- Les interrupteurs et coupc-circuits des branchements de basse tension par l’Appareillage Electrique Grivolas
- Les interrupteurs, coupe circuits et disjoncteurs de haute tension par la Société Industrielle des Téléphones.
- Les appareils de mise à la terre et les parafou-
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 15 Juillet 1905
- XIX
- dres des lignes de haute tension par la Société « L’Eclairage électrique ».
- Les appareils téléphoniques par MM. Ch. Mildé fils et Gie et la Société Industrielle des Téléphones.
- En outre, trois portiques décoratifs et lumineux ont été installés aux entrées principales du Groupe, par la Compagnie Française des Perles Electriques Weissmann, — MM. Paz et Silva, — et M. IL Véry.
- Quant aux branchements, ils ont été remboursés par les exposants au prix coûtant.
- Les exposants français au nombre de 153, qui occupent 620 mètres carrés dans la salle des machines, occupent en outre i.o5o mètres carrés dans les halls de l’industrie, pour les instruments délicats ou scientifiques, ce qui porte à près de 1700 mètres carrés l’espace occupé par la section française d’électricité. Il nous est impossible, dans cette première revue d’ensemble, de détailler les points intéressants et nous devons nous borner aujourd’hui à une nomenclature rapide, en nous réservant de décrire ultérieurement les appareils qui présentent un intérêt particulier.
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- La Société Alsacienne de Constructions mécaniques, expose, avec des photographies et des vues de grosses unités, un moteur triphasé à vitesses variables avec son survolteur, un survolteur-dévol-teur pour courants alternatifs, une dynamo Stone, et un alternateur Heyland.
- La Société Westinghouse présente des lampes Gooper-Hewitt et un redresseur à vapeur de mercure ( ') pour courant monophasé, des ventilateurs, des moteurs asynchrones avec résistances de
- (!) Eclairage Electrique, tome XLIII, page 241.
- démarrages placées en bout d’arbre, un controller à tourelle et un manipulateur pour traction électrique par système électro-pneumatique Westinghouse, des parafoudres et bobines de self-induction, un compresseur, un moteur de traction, un transformateur.
- La Société Gramme expose du matériel électrique : Dynamo à courant continu et transformateurs, moteur à axe vertical, appareils de tableaux des disjoncteurs automatiques à levier. Au centre du stand, comme à l’exposition de Saint-Louis, une vitrine, surmontée du buste de Zénobe Gramme, contient la première machine électrique industrielle.
- Notons, en outre, l’alternateur triphasé et les transformateurs de la Société d'applications industrielles, le matériel électrique pour distribution, traction et automobiles de la Française électrique. Les spécimens de bobinage pour dynamos et alternateurs Leguay, et les lames de collecteur en mica et micanite, et les isolants pour dynamo Avtsine.
- La Société parisienne pour Y industrie des chemins de fer et tramways électriques expose des moteurs de tramways à courant continu et alternatif, des engrenages taillés, une dynamo, un petit moteur Heyland de 1/2 cheval, et un tableau de connexions du système à unités multiples Sprague dont une automotrice est exposée (classe 32) par le chemin de fer métropolitain de Paris (b.
- M. Cadiot expose un excellent matériel pour traction électrique, rails, éclisses, fils de trôlets, etc. ainsi que la Compagnie générale de constructions électriques.
- (!) Eclairage Electrique, tome XLIII, pages 86, 166, 211, 247.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 15 Juillet 1905
- D’autre part, dans la classe 3a, (matériel des chemins de fer et tramways) nous avons remarqué les réseaux de tramways électriques de la Compagnie générale française de Tramways, les plans et vues d’une automotrice électrique pour chemins de fer Weyl et M. de Traz expose dans la classe 24 un intéressant tableau graphique relatif à la traction électrique.
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- Le Sous-secrétariat des postes et télégraphes a fait une exposition rétrospective fort intéressante d’appareils télégraphiques : Ce même stand contient un tableau de la Manufacture parisienne él’appareillage électrique.
- La télégraphie sans fil trouve place dans quelques stands voisins : M. Ducretet, entre autres appareils intéressants, à côté d’un électro-aimant Weiss de grande puissance pour les expériences de laboratoire, d’un téléphone haut-parleur Gaillard et Ducretet et d’une radiographie remarquable représentant, sans déformation, le corps entier d’une femme enceinte atteinte d’une déviation de la colonne vertébrale, expose un transformateur de Tesla, un relais pour la transmission de l’heure à distance par télégraphie sans fil, des appareils de mesure pour T. S. F. consistant en un circuit avec micromètre à étincelles et un appareil thermique ; un appareil à refroidissement pour la production de l’ozone pur p un radiophone Mercadier au sélénium, des appareils pour les expériences de Elihu Thomson sur la répulsion des courants, etc... On doit une mention spéciale à un poste complet pour la télégraphie sans fil à longues distances, dont le transmetteur comprend une bobine de grande puissance à double enroulement actionnée par un interrupteur Wehnelt réglable qui peut fonctionner sous 5o volts et dont le récepteur contient un relais extrêmement sensible à pompe, établi de façon à ne craindre ni trépidations ni chocs.
- De son côté, M. Carpentier (ateliers Rhumkorff), outre différents appareils de mesure, —ohmmètre, potentiomètre, bobines d’induction, — et le remarquable oscillographe Blondel, expose les appareils télégraphiques Baudot et un poste récepteur de télégraphie sans fil du modèle établi par le Dépôt central de télégraphie militaire.
- Les ateliers Thomson-Houston présentent également du matériel (( Telefunken », licence Slaby-Arco-Braun pour la T. S. F., en même temps que les appareils téléphoniques Ducousso, et la Société anonyme d’électricité et d automobiles Mors, les appareils de télégraphie sans fil système O. Roche fort. Cette société expose également des sémaphores, des avance-pétards et des enclenchements électriques intéressants.
- Signalons encore, dans le domaine de la télégraphie, les appareils télégraphiques de VAssociation des ouvriers en instruments de précision, le matériel Belliol et Beissy le matériel de télégraphie et téléphonie Burgunder, les microphones Bourdif les appareils télégraphiques et téléphoniques Darras, le téléphone Delafon et Leseible, les appareils téléphoniques et les sonneries Ch. Mildé, la sonnerie électrique Woittequand, les appareils de télégraphie, téléphonie, transmission d’ordres et signaux à distance et, les tableaux centraux de la maison Mambret, l’appareil télégraphique imprimeur Kotyra, les appareils téléphoniques d’appel pour postes multiples de la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris et, d’une façon toute particulière, les téléphones, les appareils de mesure et les appareils de tableaux de la Société industrielle des téléphones qui présente également divers câbles pour fortes intensités.
- Dans le même ordre d’idées, il serait injuste d’oublier le matériel pour lignes électriques et le parafoudre (( Gola )) de la maison Parvillée, sur lequel nous aurons prochainement l’occasion de revenir, et les fils de dérivation et câbles souterrains pour haute tension Geoffroy et Delore. Notons aussi les câbles sous-marins Laroze.
- A l’Exposition ouvrière, l’isolateur et la machine à tendre les fils Fournial et l’interrupteur Hottelart pour lignes de hautes tensions méritent d’être signalés. La société verrière de Poilly de Brigode, à Folembray, expose des isolateurs en verre de différents modèles et la société Le Carbone des charbons pour téléphonie et microphonie.
- Cette société expose également des balais en charbon pour dynamo.
- Notons enfin les tubes en cuivre électrolytique de la Société française d’Electro-métallurgie de Dives, et les poteaux télescopiques de la Société française pour la fabrication des tubes.
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- Gomme autres appareils de distribution, il faut également signaler les électro-limitateurs, les inter-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 15 Juillet 1905
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- rupteurs et les câbles Cerbera Domingo, le rhéostat électrique Clémancon, les interrupteurs de la Société industrielle des téléphones, les interrupteurs, commutateurs et câbles de la Compagnie générale de constructions électriques, les réducteurs, disjoncteurs et commutateurs, de la Manufacture parisienne d appareillage. Le rhéostat et le coupe-circuit automatique et indicateur de M. PU. Ferréro, (exposition ouvrière).
- Donnons une mention particulière à la lunette photométrique et aux câbles et appareils détériorés exposés par M. Gaston Roux (Bureau de contrôle des installations électriques).
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- * *
- Parmi les applications mécaniques, M. Albert Guénée présente un marteau-pilon et une perforatrice électriques et des appareils de commande d’aiguilles et de sémaphores, M. Gustin des appareils de levage mécanique et électro-mécaniques. M. M. Hïl-lairet-IIuguet un cabestan électrique destiné à la traction des wagons et locomotives. Signalons en même temps les applications mécaniques de l’électricité de MM. Cance, et leurs installations d’éclairage et de transport de force, ainsi que les sémaphores et enclenchements électriques de la Société Mors.
- M. Bardon expose des appareils d’allumage pour
- moteurs, magnétos et transformateurs ; M. Mildé des magnétos et bobines d’allumage, MM. Roussette et Tournaire des signaux électriques pour chemins de fer ; M. Mambret des appareils . avertisseurs, et un block-système, et signalons enfin les verres montés pour applications électriques des glaceries de Saint-Gobain 5 les cloches et sirènes de brume électriques Barbier, Bénard et Turenne ; les détartreurs électriques pour tubes de chaudière de la Société pour le travail électrique des métaux ' le fer à souder Berlingin ; les horloges électriques Château, Henry-Lepaute, Vigreux et Brillié, et Sallin (collectivité ouvrière).
- F exposition collective des patrons et ouvriers contient un appareil bien étudié et bien construit de M. Bouscot. Cet appareil, nommé contrôleur électro-pneumatique, est destiné à assurer le fonctionnement automatique des compresseurs d’air aussitôt que la pression de l’air comprimé tombe au dessous d’une valeur déterminée.
- îjc îjî
- M. Vaudrey expose des appareils de mesure, de contrôle et de surveillance ; la Compagnie pour la fabrication des compteurs, des appareils de mesure électriques, et des appareils de tableaux ; la Compagnie. des Compteurs Aron, différents types intéressants de compteurs 5 MM. Chauvin et Arnoux des
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- A l’occasion de la saison thermale de 1905, la Compagnie du Chemin de fer d’Orléans a organisé un double service direct de; jour et de nuit, qui fonctionne du 8 Juin au 20 Septembre inclus, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, voie la plus direcle et trajet le plus rapide entre Paris et les stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore-Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagons à lits-toilette, dans chaque sens du parcours.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 15 Juillet 1905
- appareils de mesure, de tableaux et portatifs ; M. Carpentier, des instruments de précision (oscillographe Blondel), M. J. Richard, des appareils de mesure, enregistreurs et ordinaires, des voltmètres et ampèremètres, et un appareil double volt-ampèremètre pour voilures électriques.
- MM. Radiguct et Massiot exposent du matériel pour expériences de haute fréquence, bobines, radiateurs, etc.
- *
- .# *
- En ce qui concerne l’électrochimie, signalons des aciers électro-thermiques et le four électrique de la C>e Electro-thermique Keller-Leleux et Cie, les métaux réfractaires et leurs alliages fabriqués au four électrique et destinés à la métallurgie des fers et des aciers de la Néo-Métallurgie et Société électro-chimique du Giff're, les alliages ferro-métalli-ques et les aciers de la Société électro-métallurgique d’Ugine (procédés Girod), les dynamos pour travaux électro-chimiques de la Société Gramme, et le four électrique Gustave Gin, ainsi que la matière soudante G. Dary obtenue par voie électrolytique.
- Quant aux accumulateurs, nommons les accumulateurs fixes et de traction « Aigle », les accumulateurs au plomb allotropique E. I. T. de M. Jean-taud, les accumulateurs au suif hydrate d’ammoniaque Fredet, les piles électriques Leclanché et Delafon, et en particulier, les accumulateurs fixes et transportables exposés par M. Dinin et les accumulateurs T. E. M. (société anonyme pour le travail électrique des métaux).
- M. Schuller expose des accumulateurs avec sur-volteur, dévolteur et rhéostat automatique, et la Société Gramme des accumulateurs à poste fixe et pour l’allumage des moteurs à explosion.
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- L’éclairage électrique et les industries connexes ont tenu naturellement une large place : nous avons déjà cité les installations d’éclairage de
- M. Cance et les lampes Gooper Hewitt de la Westinghouse.
- Notons encore les phares et projecteurs électriques Barbier, Bénard et Turenne et leur système d’éclairage électrique des navires, les lampes à arc pour courant continu et alternatif Bar don, les lampes à arc à charbons colorés Bisson, Berges et G’ie, les lampes à arc, en vase clos, Jandus, les lampes à arc Delafon et Leseible, J. Vigreux et Brillié, la lampe à incandescence de la Société pour le travail électrique des métaux, les lampes à arc à feu nu de la Société Gramme, et les lampes à arc et les allumeurs à distance de la Société industrielle des Téléphones.
- MM. Beau et Cie, et M. Ed. Guinier, exposent des bronzes d’art pour éclairage, enfin la société Paz et Silva présente sa décoration lumineuse par bandes souples et M. Weissmann ses nouvelles perles électriques •, l’exposition de M. Weissmann ne se trouve d’ailleurs pas limitée au stand élégant qu’il lui a consacré. Un portique lumineux, semblable à celui qui fut médaillé au dernier salon de l’automobile, ouvre l’entrée de la section d’électricité, et dans une partie voisine de l’exposition ses arrangements ingénieux de lumière font valoir la grâce du salon de la couture.
- J. R.
- Congrès de radiologie.
- Le premier Congrès international pour l’étude de la radiologie et de l’ionisation, organisé sous le patronage du Gouvernement belge et placé sous la Présidence d’honneur de MM. de Trooz, ministre de l’Intérieur et de l’Instruction publique; Fran-cotte, ministre de l’Industrie et du Travail; Baron van der Bruggen, ministre de l’Agriculture, se tiendra à Liège, du ia au i4 septembre prochain inclusivement.
- Ce Congrès comportera deux sections, consacrées respectivement aux sciences physiques et biologiques. Les travaux de la première porteront sur les questions suivantes :
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 15 Juillet 1905
- XXIII
- a) La Physique des électrons, comprenant les radiations de diverses natures ;
- bj La Radioactivité et les transformations correspondantes. Etude de l’activité des eaux et du sol, ainsi que des gisements radioactifs. (Les présentes spécifications sont indicatives et non limitatives ; le programme embrasse, en effet, l’étude de toutes les questions se rattachant à la radioactivité.)
- c) Phénomènes météorologiques et astronomiques imputables à l’ionisation, à la radioactivité et aux rayonnements divers.
- Une commission, placée sous la présidence de M. Henri Becquerel, apportera son concours au Comité organisateur pour l’examen et le classement des rapports, mémoires, etc., qui seront adressés.
- Il est recommandé aux auteurs de communiquer à ce Comité, dans le plus bref délai, le titre des travaux destinés au Congrès,
- Au Congrès sera annexée une exposition spéciale d’appareils se rattachant à l’objet de ses travaux.
- Prière d’adresser les demandes de renseignements à M. J. Daniel, i, rue de la Prévôté, Bruxelles.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Les exhaureuses électriques des établissements métallurgiques et miniers d’Horcajo (Espagne).
- L’exploitation des mines argentifères d’Horcajo a donné lieu à de grandes difficultés et, après de nombreux tâtonnements, les appareils d’épuisement antérieurs ont été remplacés par des pompes à commande électrique.
- L’électricité nécessaire est produite dans une usine centrale où des machines Sulzer à deux cylindres (4a5 m/m et 65o m/m) marchant à condensation, avec une course de piston de 1000 m/m, actionnent, au moyen de leurs bielles à go0, l’arbre qui porte le volant de 4-8oo m/m de diamètre et y5o m/m de largeur. Le régulateur agit sur l’admission de vapeur dans le cylindre à haute pression; pour une admission de 20 0/0, on obtient, à la vitesse moyenne de 84 tours, une puissance de 240 chevaux.
- Certains des moteurs actionnent des générateurs Brown Boveri à 20 pôles, donnant une tension composée de 1.000 volts.
- Les générateurs, qui sont actionnés par courroie, et dont l’arbre porte l’excitatrice, peuvent donner, pour un facteur de puissance de 0.8, des rendements de 93 et 90 0/0 pour 3oo et i5o chevaux.
- On emploie, en outre, des générateurs, d’une puissance de 4°o chevaux ; leur nombre de pôles est de 48 avec une armature en 4 pièces à cintrage réglable. L’excitation est fournie par une dynamo tétrapolaire commandée par courroie.
- Les machines à*vapeur qui commandent ces
- moteurs sont du même type que les premières; mais leurs cylindres ont 45o et 6j5 m/m de diamètre et elles donnent, sous y 1 jz atmosphères à j 12 tours, et pour une admission de 20 0/0, 3y5 chevaux ; la puissance est portée à 025 quand l’admission est de fo 0/0, L’admission n’est pas commandée directement par l’excentrique, mais par l’intervention d’un jeu de leviers qui amortit les chocs.
- Toutes les machines sont alimentées par des chaudières Sulzer produisant une pression moyenne de 7,8 à 8 atmosphères. Elles sont pourvues d’un économiseur Green de 192 tubes; leur surface de chauffe est de 65m2 ; chacune d’elles est pourvue d'un collecteur de vapeur chauffé.
- Un tableau, en plusieurs panneaux de 80 cent, de largeur, règle la distribution de l’énergie produite aux lampes et aux moteurs.
- Le démarrage des moteurs des pompes se fait avec l’aide d’un auto-transformateur dont la tension aux bornes du secondaire est de 4°° volts ; ce secondaire est relié à deux barres collectrices que l’on peut relier aux inducteurs des moteurs.
- L’auto-transformateur étant dans le circuit, on relie au secondaire le champ du premier moteur auquel on n’applique la tension, normale que lorsque l’appareil atteint sa vitesse complète; on procède successivement de même façon pour chaque moteur.
- Ce n’est qu’au moment où tous les moteurs marchent à pleine vitesse sous la tension normale, que l’on élève, à l’aide du régulateur, la vitesse de rotation des moteurs à vapeur jusqu’à ce que l’eau s’écoule; cependant, la quantité de liquide refoulée est maintenue faible au moyen de la soupape d’aspiration et, dans la salle des machines, de celle d’expulsion.
- La mise en marche des autres machines s’achève de proche en proche. Les moteurs des pompes sont des appareils hexapolaires Brown Boveri à enveloppe hermétique. Ils travaillent sous 1000 volts, leur réaction d’induit est faible, et, pour une puissance de i5o chevaux, leur rendement est de 0.92, avec facteur de puissance 0.80; pour la puissance de 2Ôo chevaux le rendement s’élève à 0.94, le facteur étant de o.85.
- Le rotor est creusé de 180 rainures contenant chacune deux lames de cuivre; ces barres sont connectées de façon à former 60 circuits; cette disposition s’adapte très bien aux conditions particulières de fonctionnement des exhaureuses.
- Chaque phase, au stator, comprend trois bobines en série, bobines formées de 4ss spires en 6 couches placées dans une gorge.
- Le poids de chaque moteur est de 4-85o kilogrammes et le plus grand diamètre de i.4-3o millimètres. Les appareils sont donc j eu encombrants,
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 15 Juillet 1905
- bien qu’on ait employé un arbre capable de recevoir des bagues pour les résistances pouvant devenir utiles pour le démarrage ; ils sont bien isolés (l’isolant est spécial) et parfaitement à l’abri de l’humidité.
- Chaque moteur, couplé directement avec la pompe qu’il commande est monté sur un socle à glissières.
- Chacune des pompes porte, sur son arbre en acier au nickel, quatre roues, disposées par paires, de part et d’autre de disques fixés dans l’enveloppe ; des aubes absorbent la force vive de l’eau et la transforment en pression, augmentant ainsi le rendement et la hauteur de refoulement des appareils. L’arbre repose d’une part sur un palier intérieur graissé par une presse de lubrification et, après avoir traversé la paroi dans une boîte garnie de coton, repose d’autre part sur un palier pourvu d’un graisseur par bagues.
- Le liquide est conduit par une pièce de fonte creusée de canaux et par les parois. — Deux tubulures laissées libres au sommet, permettent l’ajustage de tuyaux d’aspiration. On ferme par une plaque boulonnée celle d’entre elles qu’on n’utilise pas. Un palier à billes absorbe l'effort axial exercé sur l’arbre.
- Le canal de refoulement, de même que celui d’aspiration, peut être relié à gauche ou à droite de la dernière chambre ; les deux chambres intermédiaires sont pourvues de robinets d’écoulements auxquels on peut adapter des manomètres. Les diiférentes parties se démontent aisément, le nettoyage et en particulier celui des roues, en est fait tous les 2 ou 3 mois, on renouvelle en même temps les tourillons.
- Les différentes pompes ne sont pas réunies en un seul groupe. Elles sont distribuées à différentes hauteurs, et travaillent en série, chaque pompe
- refoulant à la suivante l’eau aspirée, et les divers appareils répondant ainsi chacun à une hauteur à peu près uniforme.
- A l’origine, par exemple, le puits de 388 mètres comprenait trois pompes étagées, la seconde recevait l’eau de la troisième sous 27 mètres et la refoulait sous 156.8 mètres à la première où la pression à l’entrée était de 141 mètres et à la sortie de i43.4 mètres.
- Les appareils sont, au surplus, protégés contre une pression trop forte par une soupape de sécurité à poids placée sur la jonction du canal d’aspiration (260 mètres) et de la conduite (3oo m/m) en fer forgé. Les canalisations sont disposées de façon à ne pas obstruer le passage 5 et on se sert, pour les jointures, de joints courbes excluant la nécessité de porter atteinte à la régularité des tubes.
- Dans la suite, le nombre des roues hydrauliques a été accru à mesure qu’on augmentait la profondeur du puits qui dépasse aujourd’hui 5oo mètres.
- Toutes les pompes marchent à la même vitesse et reçoivent une même quantité d’eau. Le liquide est pris sous pression afin d’assurer l’étanchéité. Pour la dernière pompe seule, il faut faire usage d’un tube à robinet, reliant le premier corps de pompe à l’aspiration ; on maintient ainsi sous pression, un canal qui entoure l’arbre du côté de la boîte de garnissage et assure l’étanchéité nécessaire.
- Les pompes sont placées avec leurs appareils de commande dans des chambres murées dont le plafond est voûté, le socle, qui est commun au moteur et à la pompe restant indépendant du sol; les machines reposent sur un lit de béton. Ce lit est suffisamment large pour pouvoir recevoir un moteur de rechange destiné à servir en cas d’accident. On a d’ailleurs prévu, dans toute l’installation, un développement probable.
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- O
- Tome XLIV.
- Samedi 22 Juillet 1905.
- 12’ Année. — N* 29.
- Z?
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite„
- SOMMAIRE
- BLONDEL (A.). — Sur les phénomènes de l’arc chantant fsuite et fin)...................................... 8i
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur l’électricité atmosphérique, par Simpson.................................. io4
- Quelques expériences faites avec du courant alternatif de haute fréquence, par Simon et Reich....... 107
- Sur l’émission de chaleur des lilaments incandescents et la formule de Lorenz, par Teuesciiin....... 109
- Méthode pour analyser les oscillations périodiques, par Sylvanus P. Thomson......................... 110
- Génération et Transformation. — Mesure et séparation des pertes dans le fer dans les moteurs asynchrones triphasés, par Bragstad................................................................ 110
- Prédétermination de la caractéristique en court-circuit des alternateurs, par Torda................. n3
- Oscillations hertziennes. Télégraphie sans fil. — Dispositif permettant le maximum d’utilisation des
- effets de la résonance dans les stations réceptrices de télégraphie sans fil, par J. IIettinger. n4
- Méthode pour rendre visibles les ondes électriques stationnaires, par E. ürimsehl.................... n5
- Thermo-Elément à vide, par Schæfer. . .............................................................. 116
- Eclairage. — Essais effectués sur des lampes au tantale, par L. Bell et L. Puffer.................. 116
- Mesures photométriques comparatives faites sur des lampes servant à l’éclairage public, par Paterson. . . 117
- Mesures — Appareils pour la mesure des intensités de champ magnétique, par F. Paschen . . . .. . .. . 117
- Quelques applications des tubes à rayons cathodiques de Braun, par Varley et Murdoch. ...... . 119
- Ampèremètre pour la mesure du courant déwatté, par Ferranti......................................... 120
- NOTES ET NOUVELLES
- Usine électrolytique Nicolaeff, de Moscou....................................................i .... : xxvi
- Stations génératrices de Drannnen et Manille.................................................; . ...... xxxi
- Brevets français et étrangers, concernant l’électrochimie, les mes ares et divers.................. xxxii
- Association amicale des Ingénieurs électriciens.............................................................. xxxvv
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 22 Juillet 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- Section Russe
- La seule maison métallurgique russe qui ait envoyé ses produits à l’Exposition de Liège est Y Usine Electrolytique Nicolaeff de Moscou.
- Cette Usine a pour spécialité le raffinage des métaux des matières premières généralement considérées comme n’ayant aucune valeur industrielle.
- Les limailles, les scories, les coupures de fers-blancs, les terres de fonderies, les vieux objets, dorés et argentés, les minerais très pauvres en métal et généralement tous les déchets et rejets de différentes industries y sont transformés en or pur, argent, cuivre, métaux d’antifriction, alliages utiles et compositions chimiques.
- La production de l’Usine est très variée, et atteint des proportions notables, comme on peut en juger d’après le tableau suivant :
- Cuivre électrolytique en lames et lingots. . 5oo tonnes
- Cuivre de fusion en lingots................ n5 »
- Bronze phosphoreux........................... 200 »
- Alliages (métaux d’antifriction, de ligature,
- de soudure, etc)........................ 800 »
- Tubes en plomb et autres produits en
- plomb................................... 320 »
- Argent......................................... 1 »
- Ûr.;.„..................................... o,o4o
- Sulfate de cuivre........................... 820 ))
- Sulfate de fer............................. 240 »
- Autres produits chimiques, environ.............. 1 »
- En tout on produit près de 2.5oo tonnes pour une somme de 5.000.000 de francs.
- La matière première actuellement employée est principalement la limaille et le vieux cuivre, dont la consommation annuelle atteint 1.600 tonnes.
- Les anodes utilisées ont deux provenances différentes :
- Les unes sont obtenues par la fusion des mattes d’une teneur minima de 5o % de cuivre et contiennent du soufre, lès autres proviennent de la fusion de la limaille d’une teneur en cuivre de 76 à 80 %.
- Le cuivre raffiné est de 99,8 à 99,9 % .
- L’emploi du procédé électrolytique beaucoup moins coûteux que la préparation du cuivre par la voie de la métallurgie pure 5 permet en outre de réduire la fabrication métallurgique à la production exclusive des mattes, dont le cuivre pur est retiré par l’électrolyse.
- De la sorte, devenant le consommateur de la métallurgie, l’Usine électrolytique contribue à son développement.
- Dans des pays, comme la Russie, où d’une paft il y a beaucoup de gisements de cuivre d’une faible teneur et où, d’autre part, le manque d’ingénieurs et d’ouvriers expérimentés rend difficile le raffinage métallurgique du cuivre, l’Electrométallurgie est le seul procédé capable d’assurer l’utilisation rationnelle des richesses minérales du pays.
- La production actuelle du cuivre en Russie n’est même pas suffisante pour les besoins du pays et on y importe annuellement 3.000 à 5.000 tonnes de ce métal.
- Une autre considération parle en faveur de l’électrométallurgie ; elle permet seule, notamment, de retirer presque sans frais les petites traces d’or et d’argent, qui accompagnent les minerais de cuivre.
- Cependant ces petites quantités, faibles proportionnellement à la masse de cuivre, ne sont nullement négligeables et forment un débit important dans la production annuelle.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 22 Juillet 1905
- XX VU
- I
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- — a
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET
- D’IIVVEtVTIOJV
- S. G. D. G.
- DE
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- 10 à 5.000 CHEVAUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur ** Perrier ”.....................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369..............................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes éiectrogènes de bord).............
- Companhias Reunidas Gaz e Eleetricidade, Lisbonne............................
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et fe Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).............
- Arsenal de Toulon.............................................. .............
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Anîche ................................................
- Port de C+ierbourg...........................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle. ................................. .............
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)......
- Société Anonyme des Mines d’Aibi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) . . .
- Etablissement National d’Indret..............................................
- Etc., etc.
- machines
- 2
- 2 —
- 4 6
- 7 —
- 5 —
- 6
- 9 —
- 3 -
- 2 —
- 1 -
- 2 —
- 5 —
- 1
- chevaux
- 6.800 -
- 4.000 —
- 600 —
- 5.000 —
- 2.330 —
- 1.660 —
- 1.350 —
- 880 —
- 830
- 800 —
- 750 —
- 600
- 580 —
- 400 —
- 400 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
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- XXVIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 22 Juillet 1905
- Frais de produgton
- La matière première généralement employée étant formée de déchets et rejets de la métallurgie, les principaux frais de production sont ceux du combustible et de la main-d’œuvre.
- Combustible. — La dépense annuelle de combustible peut être évaluée à 2.900 tonnes qui se décomposent de la façon suivante :
- Goudron pour la chauffe des chaudières 2.000 tonnes
- Tourbe............................... qbo »
- Coke................................. 112 »
- Anthracite........................... 27,5 »
- Charbon de bois pour les besoins métallurgiques. ......................... i4,5 »
- Main-d’œuvre. — L’Usine occupe 210 hommes, y compris la main-d’œuvre et le personnel technique et commercial.
- Marche de la production
- La marche de la production est indiquée par la description des différentes sections de l’Usine.
- I. Section Trieuse. — Les produits bruts — la matière première, pour ainsi dire, de l’Usine — sont à leur arrivée soumis à une préparation préalable dans la section dite « Trieuse ».
- Cette préparation consiste dans le nettoyage et le triage.
- La limaille de fer est réparée par l’action dès aimants.
- La section est desservie par un moteur à pétrole de 16 IjP qui actionne :
- 1 mortier à 12 pilons pour briser les scories, quartz, limailles etc.,
- 2 moulins à boules,
- 2 tamis plats,
- 2 séparateurs magnétiques.
- Le caractère de travail accompli dans cette section est nettement indiqué par le genre de l’outillage employé.
- IL Section de Fusion. — De la première section « Trieuse » les matériaux, débarrassés de fer, passent à d’autres sections.
- Le vieux cuivre, les minerais de cuivre, les scories, les terres de fonderie, etc., entrent dans la section dite de « Fusion », où on fond les plaques anodiques contenant j5 à 85 % de cuivre.
- La section prépare aussi du cuivre pur par la voie métallurgique.
- L’appareillage se compose de :
- 1 outillage pour préparer et dessécher les briquettes de minerais, scories, etc., préalablement montés.
- 1 four à cuve, calculé pour la production de 20 tonnes par four environ.
- 2 fours de speiss pour l’affinage et le raffinage du cuivre.
- 1 four réfractaire pour le raffinage des métaux blancs.
- III. Section d’Etain. — Les morceaux de fer-blanc sont soumis à l’action du courant électrique dans la section d’Etain, où une génératrice de 12 kw. débitant 600 A, fournit le courant nécessaire pour l’oxydation de l’étain sur la surface du fer-blanc ; cette opération se produit dans une solution alcaline contenues dans 6 cuves électrolytiques; la légénération d’électrolyte se fait dans 9 réservoirs en fer, et le produit final, l’oxyde d’étain revient dans la section « de Fusion », où on le transforme en étain métallique.
- IV. Section de Plomb. — Les vieux plombs et les morceaux de plomb servent à la production des tubes, du fil et des plombs ;
- L’outillage de cette section se compose de :
- une pompe hydraulique à double effet ;
- 2 presses hydrauliques pour la fabrication des tubes et du gros fil ;
- 8 assortiments complets pour couler les plombs de diverses dimensions.
- Un outillage complet pour les fils fins.
- 2 fours à fusion.
- V. Section Electrolytique. — Les plaques anodi-
- APPAREILS TÉLÉPHONIQUES
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- orse, Hughes, etc.
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- Supplément à VEclairage Électrique du 22 Juillet 1905
- XXIX
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- XXX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 22 Juillet 1905
- ques servent au raffinage électrique de 5oo tonnes de cuivre par an.
- L’outillage se compose de :
- 2^0 cuves en bois, garnies intérieurement de plomb.
- 4 génératrices de 3o kw. produisant le courant de 3oo, 4oo et 5oo ampères.
- La difficulté de l’opération due à la faible teneur de cuivre dans les anodes (76 à 85 % ) oblige d’employer des procédés pour la circulation et la régénération de l’électrolyte.
- On ne doit pas exagérer la vitesse de l’opération et le rendement de cuves, si on veut raffiner du cuivre pur.
- D’habitude on ne dépasse pas 20 ampères par mètre carré.
- La densité du courant ne peut être augmentée que lorsqu’on se sert des anodes contenant de l’or et préparer des matériaux très soigneusement assortis.
- La distance entre les électrodes ne dépasse pas 5 centimètres.
- Pour cette distance, la tension entre les bornes d’une cuve atteint 2,7 volts au lieu du chiffre normal de 2,5 volts. Cette augmentation de la tension provient de la faible teneur du cuivre dans les anodes.
- Tous les contacts des cuves sont amalgamés. Les conducteurs employés sont des barres de cuivre de 25o mm. de section.
- Le rendement des machines est de 82 à 84 %
- Les pertes de l’énergie dans tout l’établissement, en comptant les pertes joule dans le cuivre et les contacts, les fuites de courant, les pertes électriques, magnétiques et mécaniques dans les dynamos, ne dépassent pas 27 à 28 % .
- Il reste après l’électrolyse des oxydes de métaux blancs et des oxydes d’or et d’argent \ les premiers sont transformés en métaux blancs dont on fabrique des métaux d’antifriction.
- Pendant l’électrolyse on se sert de 12 pompes à vapeur, résistant aux acides, pour produire le mou-
- vement de l’électrolyse et d’aspirateurs pour agiter le liquide par le courant d’air.
- On renouvelle l’électrolyse en rapport de 10 % par jour.
- L’Usine possède 67 appareils et réservoirs pour consei'ver, nettoyer et régénérer l’électrolyse, on le régénère (4 à 5 % Cu et 6 % HgSOJ à l’aide de l’oxyde de cuivre.
- L’électrolyte complètement usé sert à la fabrication des sulfates.
- VI. Section des sulfates, — Dans la section destinée spécialement à cet usage, on retire le reste de cuivre, en le précipitant à l’aide des vieilles ferrailles et des débris de fonte.
- L’opération se fait dans des cuves à 3 compartiments 5 la ferraille se place dans les compartiments de côté, au centre se meut un piston percé de trous pour mettre le liquide en mouvement, ce qui fait que le précipité se détache et devient plus pur.
- La consommation de fer atteint le double du poids de cuivre.
- Le cuivre de cément, obtenu par ce procédé est utilisé à l’Usine. Additionné à d’autres matériaux, il sert à la préparation du sulfate de cuivre, dont une partie est employée au renouvellement de l’électrolyte, la plus grande partie étant mise en vente. Annuellement on produit jusqu’à 320 tonnes du sulfate
- (Cu SO4. 5Ha0).
- L’acide sulfurique contenu dans le liquide sert à la fabrication du sulfate de fer (Fe SO1 . 71T20).
- La section est desservie par :
- 6 cuves pour former les cristaux,
- 68 cristallisoires,
- i5 réservoirs pour conserver les solutions,
- 2 centrifuges pour dessécher les cristaux, et 290 mètres de canaux de cristallisation.
- VIL Section de Fonderie. — Les résidus de l’élec-trolyse, les oxydes des métaux blancs sont transformés définitivement dans les fonderies de l’Usine en alliages divers : bronzes, métaux d’antifriction, alliages phosphoreux, ligatures, soudures etc. en quantité totale de près de 900 tonnes par an.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 22 Juillet 1905
- XXXI
- La section est desservie par :
- i4 creusets pour les bronzes et alliages durs ;
- i four pour la sublimation du zinc ;
- i robinet pour couler des soudures;
- 5 fours pour la fusion;
- x outillage complet pour couler des lingots.
- VIII. Section d’Or. — Les résidus, contenant de l’or et de l’argent sont traités dans cette section en vue de la séparation et du raffinage des métaux précieux. On obtient ainsi jusqu’à 4o kilos d’or et iooo kilos d’argent par an.
- La séparation de l’or et de l’argent se fait par la voie électrolytique.
- En outre la section produit les sels de nickel, de chrome, etc. pour lesquels on emploie une certaine quantité de fours, d’installations électrolytiques et de cristallisatoires.
- L’argent est mis en vente en lingots métalliques et l’or sous forme de lingots, de • AuG13 et de vernis d’or, employé sous le nom de l’or liquide à la dorure des porcelaines.
- Cette dernière fabrication rivalise avec la production étrangère, bien que les tarifs douaniers ne la favorisent point. En effet, les frais de douane ne dépassent pas i franc par kilo, comme pour le vernis ordinaire, ce qui est négligeable en comparaison avec le prix de vente de 670 francs par kilo.
- Machinerie et sections accessoires de l’usine
- Chaudières, — La vapeur est fournie par deux groupes de chaudières, de deux unités chaque. La surface totale de chauffe est de 220 mètres carrés.
- L’eau est fournie par un puits artésien débitant i5o.ooo litres par jour.
- Salles des machines. — Dans deux salles de machines se trouvent : 3 moteurs à vapeur d’une puissance totale de 110 chevaux, 1 moteur à pétrole de 16 chevaux, 5 dynamos pour l’électrolyse de 48 kw. et 2 dynamos pour l’éclairage, 1 ventilateur de Routh, débitant 100 mètres cubes d’air par minute, 2 pompes à air à haute pression, 1 atelier mécanique pour les réparations et le remontage des machines, ainsi que des petits travaux de construction, collecteurs, etc.
- Laboratoires
- L’Usine possède 2 laboratoires :
- Le laboratoire technique pour les essais des matériaux, des bronzes, des métaux d’antifriction, au point de vue de frottement de l’Usine des coussinets, etc. est muni, entre autres, des appareils de contrôle Chauvin et Arnoux, du pyromètre de Chatelier et de spectrophotomètre de Violle.
- Le laboratoire de chimie est muni de l’appareillage d’analyse et des appareillages automatiques pour la mesure de tensions aux bornes des cuves dans la section électrolytique.
- La superficie totale occupée par l’Usine est de 35.620 mètres carrés, dont 7.770 mètres carrés sont bâtis.
- II est à souhaiter que les industriels français imitent l’exemple de l’usine électrolytique de Moscou et ne laissent pas se perdre les déchets des nombreuses industries françaises et les richesses minérales du pays sous prétexte que certains gisements sont pauvres en métal. Pour une bonne usine électrolytique, il n’y a pas de mauvais gisements.
- Boleslas Bronislawski.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Station génératrice d'énergie électrique de la ville de Drammen.
- Cette station génératrice, installée d’une façon tout à fait moderne auprès de la chute d’un des principaux fleuves norvégiens, présente un certain nombre de particularités intéressantes sur lesquelles nous donneront quelques rapides indications.
- La chute d’eau utilisable a une hauteur de i4 ni. 5o et un débit de 3o mètres cubes par seconde, correspondant à une puissance disponible de 4.4oo chevaux. Le tunnel principal établi pour amener l’eau est creusé en galerie sous les rochers et a une longueur de 70 mètres, une largeur de 10 mètres et une section de 5y,5 mètres carrés. Les conduits d’amenée d’eau aux turbines sont constitués par deux tunnels de i5 mètres carrés de section. Ces deux tunnels sont revêtus de béton de ciment : ils débouchent dans les conduites forcées des turbines constituées par des tubes d’acier de 2 m. 10 de diamètre.
- L’énergie électrique est produite sous forme de courants triphasés à S.oqo volts : la tension est élevée par des transformateurs à 20.000 volts pour la transmission d’énergie dont la longueur obtient 35 kilomètres. Une sous-station de transformation établie à l’entrée de la ville de Drammen abaisse la tension de 18,000 volts à 4*5oo volts : pour la distribution aux particuliers, cette tension est a nouveau abaissée à 220 volts.
- Les unités actuellement installées à l’usine génératrice consistent en deux groupes de goo chevaux : deux nouveaux groupes de 1.200 chevaux seront prochainement mis en place. Deux excitatrices entraînées par des turbines de 66 chevaux sont également installées et seront complétées par une troisième unité : ces petites turbines sont alimentées par une conduite forcée en acier de 1 mètre de diamètre.
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- XXXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 22 Juillet 1905
- Les grandes turbines sont du type double Francis et fonctionnent à une vitesse de rotation de 214 tours par minute. Le réglage est effectué au moyen d’aubes mobiles en acier que déplace le servo-moteur du régulateur. Chaque turbine est munie d’un volant en acier ayant un moment d’inertie de 65o.ooo kg.m2. Chaque turbine possède un régulateur de vitesse à servo-moteur hydraulique : ces régulateurs peuvent être commandés depuis le tableau de distribution, pour le couplage des* alternateurs en parallèle. L’eau sous pression, nécessaire aux régulateurs, est fournie par un accumulateur et des pompes qu’entraîne un électromoteur de 7 chevaux.
- Les excitatrices sont commandées par des turbines Francis simples munies également d’un volant. Ces turbines possèdent aussi des régulateurs automatiques à servo-moteurs hydrauliques. Ceux-ci reçoivent l’eau sous pression directement des tubes d’amenée d’eau. La vitesse de rotation de ces machines est de 65o tours par minute.
- Les alternateurs fournis par les ateliers d’Oer-likon sont à induit fixe et inducteur mobile : les tôles d’induit sont maintenues par une carcasse en deux pièces reposant par deux pieds sur les fondations : ces tôles portent des encoches ouvertes dans lesquels sont logés les conducteurs induits. L’inducteur est composé d’un volant en deux pièces portant 26 pôles constitués par des tôles assemblées. Chaque pôle est muni d’une bobine excitatrice comprenant 60 tours d’une bande de cuivre de 2X33 mm. enroulée sur champ. L’enroulement est maintenu par deux plaques de fonte serrées par des boulons, et l'ensemble forme un tout solide. Le courant d’excitation est amené à l’inducteur par deux bagues en bronze sur lesquelles frottent des balais en charbon.
- Les constantes principales de ces alternateurs sont résumées dans le tableau suivant :
- Puissance............... 770 k.v.a.
- Tension................ 5ooo volts
- Fréquence................ 5o périodes par seconde
- Vitesse de rotation... 214 tours par minute.
- Rendement à pleine charge pour cos f—i....... g4 0/0
- — — — — 0,8... 93 0/0
- Elévation de tension provoquée par une décharge
- brusque pour cos f = 1.................... 70/0
- Elévation de tension provoqué par une décharge
- brusque pour cos f = 0,8.................. i5 0/0
- L’excitation absorbe 7 kilowatts à pleine charge pour cos f = 1 et i3 kilowatts à pleine charge pour cos f = 0,8 ;
- L’élévation de température d’une partie quelconque de l’alternateur après un fonctionnement de 24 heures ne dépasse pas 4o°;
- Le rendement garanti des excitateurs à pleine charge est de 92 % .
- Les transformateurs de 770 kilovolts-ampères qui élèvent les tensions à 20.000 volts, sont à refroidissement artificiel par insufflation d’air. Les rendements de ces appareils sont les suivants :
- A pleine charge avec cos f = 1. ... 98 °/0
- ~ V2 ' ~ ~ »... 97 °/0
- -V4 - - »... 94,5%
- A pleine charge avec cos f = 0,8... 97,5 °/0
- — Va ~ — »•• 96,2%
- ~ V4 ~ - » ... 93 %
- Les chutes de tension sont les suivantes :
- A pleine charge avec cos f = 1 ... 0,6 °/0
- - - - 0,8... 3,8 o/0
- Les pertes à vide atteignent 10 kilowatts, soit i,3 % de la puissance normale. L’élévation de température, en service permanent, ne dépasse pas 5o° à pleine charge. La capacité de surcharge est de 26 % pendant deux heures.
- B. L.
- L’Eclairage et la traction électrique à Manille.
- D’après VElektrotechnistclie Zeitschrift du 15 juin, l’énergie électrique nécessaire pour l’Eclairage et la traction à Manille est produite dans une station centrale unique qui contient trois turbo-alternateurs Westinghouse Parsons de 1.000 chevaux et un turboalternateur de 2.000 chevaux. Chaque alternateur
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système ROCHEFORT
- Adopté par la Guerre, la Marine et les Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement
- POSTES COMPLETS — ORGANES SÉPARÉS
- ÉLECTRICITÉ MÉDICALE, brevets Rochefort
- Société anonyme MORS, 48, rue du Théâtre (XVe arr*). — Téléphone 710*43
- Catalogues, Devis, Renseignements, franco sur demande
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 22 Juillet 1905
- XXXIII
- produit des courants triphasés sous 3yo volts à la fréquence 60. La tension est élevée sur place à 3.4oo volts.
- La moitié de l’énergie totale est convertie, dans la station centrale elle-même, en courant continu à 600 volts pour l’alimentation des tramways. On n’a pas voulu employer directement des dynamos à courant continu pour pouvoir installer un petit nombre d’unités de forte puissance à grand rendement.
- La vapeur nécessaire aux turbines est produite par huit chaudières Babcock et Wilcox sous une pression de i4 atmosphères et est surchauffée à 298°. Le charbon employé vient d’Australie et coûte 3o francs la tonne. Une installation très perfectionnée de grues électriques sert au déchargement de ce charbon qui arrive par eau.
- On a dû prendre des précautions très minutieuses contre les effets destructeurs du climat humide et contre les ravages causés par les fourmis blanches. Les traverses sur lesquelles sont établies les voies sont en bois dur de Californie et d’Australie imprégnés de diverses substances. Pour éviter les attaques de l’humidité, on a revêtu toutes les parties métalliques d’une couche de laque asphaltée.
- Les installations de traction possèdent des ateliers de réparation très complets pourvus de machines-
- outils perfectionnées et qui sont suffisamment importants pour qu’il soit possible de construire entièrement le matériel roulant.
- Le courant destiné à l’éclairage et à la force motrice est distribué sous des tensions de 110 et 220 volts : les ventilateurs d’appartements sont employés en très grande quantité et rendent beaucoup de services.
- E. B.
- DIVERS
- Création d’un Cours de sciences appliquées dans un établissement d’Enseignement secondaire.
- Le Collège Stanislas vient de réaliser pour la rentrée d’octobre prochain une nouveauté intéressante. C’est l’organisation d’un Cours de sciences appliquées. L’enseignement comprenant des cours, des conférences et des travaux pratiques embrassera, en dehors des connaissances nécessaires de sciences pures, la physique industrielle, la mécanique appliquée, l’électrotechnique, les mesures électriques et les applications industrielles de l’électricité. Les Cours dureront deux ans et seront professés par des Ingénieurs.
- Leur but sera soit de préparer aux Ecoles supérieures d’électricité ou Ecoles techniques spéciales autres que les grandes Écoles du gouvernement,
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
- 1» EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours l16 classe, 47 fr. 70 ; 2mo classe, 35 fr. 75 3me classe, 26 fr. 10
- 2° EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d'aller et retour valables 5 jours lto classe, 32 fr. ; 2mo classe, 23 fr. 3mo classe 16 fr. 50
- 3° VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute Vannée valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu'île bretonne lre classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- It’néraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Guinper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 % sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l'itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LVON-MÉDITERRANÉE
- RELATIONS DIRECTES ENTRE PARIS & L’ITALIE (viâ Mont-Cenis)
- SILLETS D’ALLER ET RETOUR
- de Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise Florence, Rome et Naples
- (viâ Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modane)
- De Paris à : 1" Cl. 2’ Cl. 3" Cl.
- Turin 147 » 106 15 69 25
- Milan 164 80 116 75 »
- Gênes 169 80 121 40 Validité : 30 jours.
- Venise 216 35 153 75 J»
- Florence 217 40 154 80
- Rome 266 90 189 50 — 45 jours.
- Naples 315 50 223 50
- La durée de validité des billets valables 30 jours peut être prolongée de 15 jours et celle des billets valables 45 jours peut être prolongée de 22 jours, moyennant le paiement d’un supplément égal à 10 "/» du prix du billet (cette prolongation ne peut être accordée que par les gares de départ et de destination du billet).
- D’autre part, la durée de validilé des billets d’aller et retour de Paris à Tnrin est portée gratuitement à 60 jours lorsque ces billets sont délivrés conjointement avec un billet de voyage circulaire intérieur italien ou avec un billet d’aller et retour “ Turin-Palerme ”, ou encore lorsque le voyageur justifie avoir pris, à Turin, soit un billet de voyage circulaire italien, soit un billet d’abonnement spécial italien.
- Arrêts iacultatils. — Franchise de 30 kilog. de bagages sur le réseau P.-L.-M.
- Trajet rapide en 1” et 2' classes, de Paris à Turin, Milan, Gènes, Venise et Rome, sans changement de voiture.
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- XXXI V
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 22 Juillet 1905
- soit de donner aux jeunes gens un ensemble de connaissances théoriques et pratiques qui leur permettront de s’occuper d’industrie ou de commerce dès leur sortie du Collège.
- L’idée nous a paru assez intéressante par sa nouveauté et par son utilité pour que nous la signalions avec plaisir;
- A. B.
- BREVETS
- ÉLEGTROGHIMIE
- BREVETS ALLEMANDS.
- i53.ioo, iû jüiiîèt igo3. — Siemens cl hà'skè. ;— Méthode pour chauffer électriquement dès creusets au m'oÿen de résistances composées de petits morceaux. — Pour que lé dégagement de chaleur se produise principalement à proximité du corps à échauffer, oh intercalé le long dé sa surface des corps de faible résistance dans les fragments résistants.
- BREVETS FhANÇAÎS (*)
- 35o.8o2, 16 janvier 1906. — Société anonyme Electro-métallurgique. — Four électrique basculant à sole conductrice.
- 35o.833, 10 janvier 1905. — Société Electro-métallurgique. — Pince porte-électrodes.
- MESURES
- BREVETS allemands.
- i52.3o3, 17 juin 1903. — Geyer. — Connexion d’induit pour compteur-moteur. — D’après ce mode de montage, deux bobines en croix sont reliées à un collecteur à trois lames, l’une des extrémités de chaque bobine aboutissant à une lame et lés deux extrémités disponibles, réunies ensemble, aboutissant à là troisième lame.
- (J) TjoittmuniquÉS par M. Jôsse, 17, boulevard de la Madeleine.
- i5a.3o4j 11 août 1908. Geyer. — Connexion d’induit pour compteur-moteur. — Ce mode de m ont âge comprend deux bobines en croix et deux collecteurs à deux lames. La nouveauté consiste à relier en leur milieu les deux bobines, de sorte que, pour l’amenée du courant, il suffit d’un seul balai sur chaque collecteur.
- BREVETS AMÉRICAINS.
- 781.g45, H.-S. HalsaY. — Compteur électrique. Le disque frein est construit pour faciliter le retour des courants de Foucault qui y sont engendrés, la partie du disqüe affectée à cette fonction étant constituée par un alliage d’un très faible coefficient de température.
- 782.030, F. IÎolden. — Compteur électrique. Afin d’éviter remploi d’un commutateur, les deux extrémités de l’axe de l’armatUre sont isolées l’une de l’autre èt sont chacune reliées séparément aux enroulements de l’armature. Un Commutateur inverseur très léger, monté sur l’axe près du pivot inférieur, tourne aVèc lui et â chaque demi révolution, met l’un des enroulements en contact avec l'armature.
- 779*787, L.-T. Roëinson. — Shunt pour appa-
- reil de WeèïCre. — Lame résistance pourvue de radiateurs disposés, en bonne relation thermique, sur différents points de sa surface.
- BREVETS FRANÇAIS (1)
- 349.200, 17 décembre 1904. — Société des Compteurs Électriques Rittener et C°. — Dispositif de compensation des frottements dans un ampère-heure-mètre.
- 349-627, 28 décembre 1904. — Courvoisier
- Frères. Compteur horaire d’électricité.
- (!) Communiqués par M. Josse, 17, boulevard dé la Madeleine.
- Accumulateurs
- FULMEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine
- ^USINES^e^^RSAN-^EAdJS^JN^^(^-£^ Manufacture de
- CAOUTCHOUC, GUTTA-PERCHA CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The Ihdiâ Rubber, Gutta-Percha I Telegraph Works C° (Limited) 1
- USINE *)(> USINE
- PERSAN (Seine-et-Oise) ji> SILVERTOWN (Angleterre) 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
- PNEUMATIQUE
- à GLICHY, 18, Quai de Clichy I j BEUfll
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone : 511-86
- Pour AUTOS
- MOTOCYCLETTES ,
- VÉLOS
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 22 Juillet 1905
- XXXV
- 85o»654* io janvier 1905.—- Blathy. — Dispositif applicable aux appareils de tnésure électriques pour en augmenter la sensibilité et la précision.
- 35o.666, io janvier 1908. — AuBERt. — Socle pour compteur' horaire d’électricité.
- 360,698, 6 janvier igdô. — Bourgeois» — Instrument de mesuré électrique portatif.
- 350,699;, b janvier 1905» — Ferys — Galvanomètre thermô-électrique pour la tnesüre du courant alternatif.
- DIVERS
- BREVETS ALLEMANDS,
- 151 i 154, 14 août igo3. — Holzknecht.— Dispositif pour déterminent ! intensité des rayons ROntgen. — On emploie un mélange fondu d’un ou plusieurs sulfates alcalins avec un ou plusieurs haloïdes alcalins. Ce mélange prend, sous l’effet de la radiation, des colorations c(ui dépendent dé l’intensité et de la durée de cette radiation : il est donc facile d’obtenir, au moyen d’une échelle de couleurs, une mesure de l'action de radiation.
- Gomme mélange de sels, on peut employer du sulfate neutre de potassium avec du carbonate de sodium : ce mélange possède à peu près vis-à-vis des rayons Rüntgen, la même sensibilité que la peau humaine.
- BREVETS AUTRICHIENS.
- ig.B^B, 8 janvier 1904. — Hilkier. — Thermomètre etalarme. — Un tube en U, fermé aux deux extrémités, contient du mercure qui relie ensemble desx électrodes. Au dessus du mercure est placé un liquide facilement vaporisable. ^Ge liquide peut recevoir une coloration foncée de manière à absorber le plus possible de rayons caloriques,
- UHËVËfS FRANÇAIS (U
- 549.454, 25 mars 190b. — Gaiffè. — Enveloppe
- isolante et protectrice de tubes producteurs dé rayons X.
- 349.781, 3i décembre 1904. — Muller.—Procédé de fabrication d’une matière isolante.
- 35o.94i 28 janvier 1906. — Dolter & Mertëns. — Appareil pour lë chauffage dès corps métalliques par induction.
- AVIS
- Adjudications prochaines,
- Allemagne. — Guben, Brandebourg (Administration éomittunale). Extension des installations électriques^ 210.ÜO0 marks.
- Xiederzconitz-, Saxe (Administration communale). Etablissement d’ühe üsirie d’élèctricilé, i3o.00o marks.
- (*) Communiqués par M. Josse, M, boulevard de la Madeleine.
- Gffenbûurg (Administration communale). Etablissement d’une usine d’électricité ^ 23o.ooo marks.
- Feldkirch (Administration communale). Etablissement d’une usine d’êlèctricitè, i.3o6,ooo marks.
- Skairgirren, Ostpr. (Administration communale). Installation de l'éclairage électrique$ 5o>.ooo marks.
- Leutzsch-lez-Leipzig (Administration communale). Etablissement d’une usine d’électricitéj 260.000 marks.
- Hammelbourg,Bavière (Administration eonlmünale). Installation de conduites d'èau ët d’une usine d’électricité.
- Villingen. Etablissement d’uile centrale électrique poür l’éciairàgê de là ville, 275:600 francs,
- Autriche-Hongrie. — Vienne (dommission dé là régularisation du Dantlbé). Travaux et fournitures pour Y installation de V éclairage èt dé Yénergie électrique dans le port dé Ffeudenaèr.
- Espagne. — Alicante. La Commission des travaux du port d’Alicante a ouvert un concours pour l’acquisition de deux grues électriques de portique mobile, d’üne force respective de 1.5oo et 10.000 kilos.
- Les pians et cahier des charges sont à la disposition du public au Secrétariat de la dite Commission, à Alicante, où aura lieu 1 adjudication le i5 septembre i905, à midi, et Où l’on peut, d’orës et déjà et jusqu’au jtjuf flké pOtif l’adjudication, déposer les soumissions.
- Le prix liiüite a été fixé à 107.010 pesetas,
- *
- % *
- Ingénieur électricien, norvégien, diplôiné d’une Ecole Polytechnique d’Allemagne, ayant dëpuis plus d’ün ah situation dans un des premiers établissements d’électricité de Paris, biëh âu cbürant dés installations électriques, des centrales, des transports de force et des Vérifications de machines élécti’iques, parlant le français, le norvégien, l’allë-mand et sachant l’anglais, cherche place à Paris ou en Province.
- Ecrire; Ingénieur diplôiné, allx bureaux du joürhàL
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE Yg|f|£|f|
- L’ACCUMULATEUR | UUUK
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 fr. Siège Social : 81, rue Saint-Lazare, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2; place Carnot. — LYON; 106, nie de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rué Isàbey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen» Tu$or Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L'ALLUMAGE DES MÔÎEÜÜS
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- XXXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 22 Juillet 1905
- ASSOCIATION AMICALE DES INGÉNIEURS ÉLECTRICIENS
- (Séance du 21 juin 1905)
- La Séance est ouverte à I heure 20, sous la présidence de M. Cance.
- Sont présents : MM. Augé, Blondin, Beau, Brocq. Cance, A. Chartier, Cointe, P. Delafon, Grille, Girault, Guiard, Guillaume, Gobert, Isbert, Kriéger, Laurain, Lestrade, M. Leblanc, Alix, Nelson-Uhry, Pellissier, Robida, Rousselle, Reckniewski, Richard, et E. Sartiaux.
- Sont excusés : MM. Weismann, Borel, Lecomte; il est donné de plus lecture des lettres et cartes d’excuses adressées par MAI. Lafîargue, Cance Fils? Lainnet et A. G. Robert.
- Le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans observation.
- AI. le Président signale la nomination de M. Alontpellier comme Secrétaire du Comité de perfectionnement de l’Ecole Professionnelle Supérieure des Postes et Télégraphes, et il lui adresse toutes les félicitations de l’Assemblée.
- AL le Président souhaite la bienvenue à M. Rousselle (de la Alaison Rousselle et Tournaire), nouvellement admis comme Membre de l’Association.
- Est admis, à titre définitif : M. Bernard (Ed.) fabricant de ferrures pour l’électricité, i3, rue des Plantes, à Maisons-Laffitte (Seine-et-Oise).
- Sont présentés, en premier examen : AIM. de Valbreuse (Robert), Secrétaire de la rédaction de «L’Eclairage Electrique », 121, boulevard Ilauss-mann, à Paris. M. Delas (Albert), Ingénieur à la Société Anonyme « AVestinghouse », i3, rue
- Christiani, Paris. M. Lemale (Charles) Ingénieur de la Société des Turbo-Moteurs, 26, rue Jouffroy, Paris.
- AI. le Président donne communication de deux lettres de remerciements qu’il a reçues, d’une part, de la Chambre syndicale des chauffeurs, conducteurs mécaniciens, électriciens, automobilistes, d’autre part de la Fédération Générale Professionnelle des chauffeurs-mécaniciens électriciens, pour
- les subventions qui ont été allouées à l’occasion des récompenses à attribuer aux élèves des Cours d’électricité.
- M. le Président donne la parole à M. E. Sartiaux pour rendre compte du projet d’excursion à l’Exposition de Liège. M. E. Sartiaux expose que la circulaire du 5 juin dernier n’a amené qu’un nombre très restreint d’adhésions et qu’il ne lui paraît pas possible, dans ces conditions, de poursuivre la réalisation de ce projet, étant donné les personnalités qu’il était question d’inviter au Banquet compris dans le programme de l’excursion. Il pense que le moment était peut être mal choisi en raison des nombreuses occupations de tous les membres de l’Association et qu’il serait peut-être préférable de remettre cette excursion au moment des opérations du Jury, soit au mois de septembre ou au mois d’octobre.
- Le Bureau reçoit mission de régler definitivement la question.
- AI. E. Sartiaux profite de cette réunion pour rappeler à nouveau le succès de l’Exposition de la section française à Liège, et principalement du groupe de l’Electricité. Il ajoute que ce succès est dû en très grande partie/ non seulement à la collaboration des industriels-exposants eux-mêmes, mais aussi au concours gracieux qui lui a été prêté par un certain nombre des membres de l’Association.
- Il cite notamment comme exposants : MM. Delafon, Ph. de la Mathe, Geoffroy, la Société « L’Egyptienne », la Société « AVestinghouse », la Société Industrielle des Téléphones, la Société pour le travail électrique des métaux, MM. Véry, Weismann, etc. et comme collaborateurs désintéressés, MAL Brocq, Lorain, Richard, Robard, Meyer-May, etc.
- M. le Président fait remarquer que le succès n’est aussi complet que grâce à l’activité apportée par le Président du groupe, AL E. Sartiaux, dans l’organisation de l’Exposition de la section française | de l’Electricité. Il propose de lui adresser les plus j vives félicitations, avec inscription au procès-verbal. Cette proposition est adoptée à l’unanimité.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 1 h. 5o.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- C/A/T-A-HiOGrTJE S FRAJSTCO
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- Tome XLIV,
- Samedi 29 Juillet 1905.
- 12* Année. — N* 30.
- 2.W
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- LORENTZ (A. H.). — Résultats et problèmes de la théorie des électrons....................... 121
- HERZOG (S.). — Traction électrique sur la ligne Seebach-Wettingen au moyen de courants
- monophasés à i5.ooo volts. ............................................................ i4o
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la dynamique des phénomènes présentés par l’arc électrique et sur
- l’hystérésis de l’arc, par Simon............................................................. 144
- Sur les pressions exercées par les ondes qui se propagent à la surface d’un liquide, par Kapzov. 151
- Génération et Transformation. — Sur les séparations des pertes dans les machines à courant continu,
- par Linke............................................................................... 162
- L’attraction magnétique dans les dynamos et les moteurs, par Niethammer......................... i54
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — Mesures relatives à la télégraphie sans fil, par
- Duddell et Taylor................................................................... i55
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Appareil de télémécanique sans fil de ligne, par En. Branly
- NOTES ET NOUVELLES
- Les turbines à vapeur dans l’usine d’incinération de Zurich..................'. ....... . ..
- Sur l’isolement dans les transformateurs..............................................
- Transport d’énergie sous 55.000 volts de la Puget Sound Power C°.......................
- Locomotive électrique Lahmeyer.........................................................
- Transporteur électrique pour le passage de la Mersey...................................
- Pont électrique à bascule de Chicago...................................................
- Système à batteries centrales des bureaux téléphoniques autrichiens ........... ... .......
- Bibliographie..........................................................................
- 160
- xxxvm
- . XL XL XL XLII XLIII XLIII XLVII
- =s“’7kiseOERLIKON 65, rue L a ta vr f f
- ^é\è f rÆe fé'égraphi q ue „ O ERLIKON
- Téléph on e •• 2 2 0 ~ 5 H-. ^
- Représentai-!’on générale pour toute la France des ATELIERS DE CONSTRUCTIOM OERLIKOM ^
- /“Ipplicahions industrielles de lëlectricité. /Aachines-Outils à commande électrique.
- Transports de force par l’él e cjri ci hé. Chemins de Feçtramways et Inaction électriques.
- Ponts roulants et appareillage électriques. Pompage électrique et treuils électriques pour mines
- Oxygène et Hydrogène par électrolyse.
- Toutes les installations exécutées avec mahériel OERLIKOM ^
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- XXXVIII
- Supplément à L’Ëclairage Électrique du 29 Juillet 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Les turbines à vapeur dans l’usine d’incinération de Zurich.
- La ville de Zurich a mis en service une usine d'incinération des immondices, dont le développement a donné naissance à une installation électrique avec distribution de force. La chaleur dégagée par la combustion des détritus est en effet utilisée à chauffer des chaudières dont la vapeur alimente une turbo-dynamo Brown-Boveri-Parsons.
- Une partie de l’énergie électrique produite, est consommée par différentes machines de l’usine et par l’éclairage. Le surplus est envoyé dans le réseau de l’usine électrique de la ville.
- Douze fours d’incinération actuellement installés peuvent brûler 120 tonnes d’immondices en 24 heures. Les charrettes, à leur arrivée à l’usine, sont levées par une grue électrique et vidées dans les fours par le haut. Un ouvrier s’occupe de la répartition des matériaux sur la surface des grilles. Un grand ventilateur électrique aspire l’air chaud au-dessus des portes de chauffage et des fourneaux. L’air s’échauffe et est recueilli dans un carneau principal porté à l’incandescence par les gaz qui s’échappent des fourneaux. Ces gaz sont conduits au bâtiment des chaudières où sont établies deux chaudières à bouilleurs de 170 mètres carrés.
- Ces générateurs produisent de la vapeur à 8 atmosphères portée par un surchauffeur à la température de 25o° G.
- Les cendres entraînées par les gaz qui vont aux chaudières sont retenues dans un collecteur centrifuge. Les gaz s’échappent ensuite par une cheminée de 60 mètres de hauteur et 2 mètres de diamètre intérieur.
- Si un excédent de gaz chaud vient à se pro-
- duire, il est conduit dans le collecteur de poussière par un canal auxiliaire.
- La vapeur surchauffée est conduite à la salle des machines où se trouve installée une turbo-dynamo de 220 H. P. avec condensateur à mélange dans le sous-sol. La dynamo fournit du courant triphasé, i5o k. w., 220 volts, 5o périodes,
- 3,ooo tours par minute. La plaque de fondation de la turbine repose sans ancrage sur un sommier en feutre épais sur lequel la turbine reste fixe même lorsqu’on arrête brusquement la machine surchargée de 20 %. Les deux piliers de fondation qui traversent le sous-sol sont réunis par une plaque en béton qui dépasse d’environ 20 cm. le niveau du plancher.
- La pompe du condensateur aspire l’eau d’une citerne creusée à l’extérieur du bâtiment et le mélange d’eau de refroidissement et d’eau de condensation sort dans la canalisation commune à 35° G. environ. L’eau d’alimentation de la chaudière est fournie par le collecteur des eaux de condensation. La masse condensée ne contient pas de matières huileuses et est parfaitement appropriée à l’alimentation de la chaudière.
- Le soubassement étant très souple et la partie tournante de la turbine et de l’alternateur équilibrée pour ainsi dire mathématiquement, il rie se produit pas de vibrations malgré le grand nombre de tours.
- Avec le fonctionnement actuel, on a établi que chaque cellule qui fonctionne, produit continuellement 18 à 20 k. w. aux bornes de l’alternateur, soit 3o H. P. effectifs sur l’arbre de la turbine.
- Les scories, soit 3o à 4<> % du poids des gadoues, s’emploient dans la construction ; la cendre fine est utilisée dans la fabrication des briques.
- E. G,
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 29 Juillet 1905
- XXXIX
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- XL
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 29 Juillet 1905
- Sur l’isolement dans les transformateurs.
- Dans un article de 1 ’Electrical Journal, M. Moore indique les conditions que doivent remplir les isolants employés dans les transformateurs, au point de vue de la rigidité diélectrique et au point de vue de la résistance d’isolement. L’isolant est soumis à des actions électriques, mécaniques et chimiques : sa valeur au point de vue de l’isolement dépend de sa rigidité et de sa résistance ohmique. En outre, pour les tensions élevées surtout, sa capacité spécifique joue un rôle important. Pour les courants de faible intensité, une résistance élevée doit être la qualité dominante : pour les courants de forte intensité, c’est la rigidité diélectrique que l’on doit surtout rechercher. Il existe des diélectriques, comme l’air, qui possèdent une très faible rigidité et une grande résistance d’isolement ; d’autres, au contraire, comme le mica, présentent une très grande rigidité diélectrique pour une résistance d’isolement relativement faible.
- L’auteur, s’appuyant sur des courbes qui indiquent la résistance d’isolement en fonction de la température et du temps, indique les lois suivantes :
- i°) La résistance ohmique et la rigidité diélectrique d’un diélectrique humide sont plus élevées à froid qu’à chaud.
- 2°) Si l’on sèche une partie mince d’un corps isolant imprégné d’humidité, la résistance diminue d’abord et croît ensuite avec la température.
- 3°) Une faible résistance d’isolement n’est pas nécessairement une preuve d’un mauvais isolement, mais n’est qu’un symptôme de la présence d’humidité.
- 4°) Un diélectrique ayant une faible résistance d’isolement ne doit pas être soumis à la haute tension.
- 5°) Une faible résistance d’isolement entraîne souvent une faible rigidité diélectrique, mais une faible rigidité diélectrique n’est pas nécessairement le signe d’une faible résistance d’isolement.
- J. JR..
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Transport d’énergie électrique sous 55.000 volts de la Puget Sound Power C° (Etats-Unis). — E. H. Warner. — Bulletin de I’American Society of civil Engineers, mai igo5.
- Cette station située dans le Pierce County (Washington) utilise les eaux de la Puyallup River et fournit l’énergie électrique aux Compagnies de tramways et aux Compagnies de distribution de force et d’éclairage desservant les villes de Seattle et de Taxoma, et leurs environs.
- On a établi un barrage à 22 kilomètres des glaciers où le fleuve prend naissance ; l'eau est ensuite amenée par une conduite en bois montée sur che-
- valements au réservoir de distribution qui se,trouve à 17 kilomètres plus bas.
- L’usine est alimentée par quatre conduites de 610 mètres et comporte quatre unités de 3.5oo kilowatts fournissant du triphasé sous 2.3oo volts à 60 périodes. Les moteurs sont des roues Pelton à 225 tours fonctionnant sous une pression maxima de 2Ôo mètres.
- L’énergie est transmise sous 55.000 volts par une canalisation de 36 kilomètres, à la station centrale de Bluff où se font la transformation et la distribution.
- Le barrage est en bois de charpente avec ailes et prise d’eau en béton ; il a 60 mètres de longueur et 18 mètres de largeur à la base.
- R. D.
- TRACTION
- Locomotive électrique Lahmeyer.
- La maison Lahmeyer construit des locomotives qui, tout en pouvant répondre à d’autres besoins, sont spécialement destinées à l’exploitation des mines, comme l’indique leur forme compacte et restreinte, de même que le dispositif de prise de courant. Ce dispositif de prise de courant est formé d’un double parallélogramme à quatre côtés égaux; c’est-à-dire qu’il est constitué de façon à ce que le trolley s’applique toujours énergiquement contre le conducteur, la diagonale verticale du parallélogramme croissant, l’horizontale diminuant sous l’action de ressorts placés à la base, quand le fil s’écarte du sol et réciproquement quand il s’en rapproche ; en outre, pour obtenir une plus grande sécurité c’est-à-dire afin que des déplacements latéraux n’aient pas pour effet de rompre le contact ni de faire subir à la ligne un effort latéral préjudiciable, le trolley est constitué d’un rouleau, et non d’une roue à gorge, mobile sur un axe qui est suspendu entre les deux parties du parallélogramme double dont il vient d’être parlé ; l’appareil est placé au-dessus de la voiture sur la cabine du conducteur; cabine d’une hauteur assez restreinte, en raison de la destination même de la locomotive qui est employée sous des fils de trolley d’une élévation de 2 m. 5 à 3 m. 5.
- On a cherché à concentrer tous les organes, à en faire un groupement compact et peu encombrant; la longueur de la locomotive de même que sa hauteur, est peu considérable ; elle n’atteint
- dans sa plus grande valeur, que 3 m. 42 ; pour
- une hauteur de 1 m. 60; l’écartement des voies
- est de 70 cm., la puissance de traction de 100 kg. ; avec cette puissance on peut obtenir, sur des pentes de 4 %> une vitesse de 2 m. 5o à la
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 29 Juillet 1905
- XLI
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- XLII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 29 Juillet 1905
- seconde, avec 8 wagonnets chargés d’environ 20.000 kilogrammes.
- Chaque locomotive est pourvue de deux moteurs Lahmeyer continus de 12 chevaux commandant, à peu près sans organes intermédiaires, les axes des roues; chaque moteur actionne une paire de roues; les deux appareils sont suspendus de part et d’autre des axes, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière, et extérieurement aux arbres.
- Le freinage se fait à la fois au moyen de freins à main, et par la méthode du frein électrique de court-circuit.
- Tout l’ensemble est monté sur un châssis de fonte et les moteurs, organes de transmission, de commande, etc. sont protégés par une enveloppe en tôle de fer, qui forme un revêtement hermétique se prolongeant pour constituer la eabine du conducteur, placée entre les deux paires de roues.
- D’autres locomotives ont été construites sur le même plan pour des usages moins spéciaux ; la Nordhâuser Elektr, Ges. H. Unvergagt u. C° a notamment été pourvue de locomotives munies de deux moteurs continus de 8-12 chevaux 44° volts tournant à y5o tours par minute, et donnant une force de traction disponible de 160 à 320 kg; la longueur totale de ces machines est de 3 m. 11 ; la hauteur de 2 m. 60 ; l’écartement des roues de 60 cm; le rayon minimum de courbure, de 12 m; le poids de la locomotive est de 4-000 kilogrammes; la vitesse atteinte, avec une charge brute de 9.000 kilog., est de 2 m. 70 par seconde sur une pente de 26 °/0 ; Dans ce cas la cabine se trouve à l’avant de la voiture.
- Des appareils de ce dernier type sont en usage sur les Hesselbühler Basaltwerke.
- E. G.
- La Traction par le système Ganz en Amérique.
- Le système triphasé Ganz en fonctionnement sur le chemin de fer de la Valteline doit être appliqué en Amérique par la Railway Electric Power G0 qui a en vue l’électrification des lignes à vapeur. Les avantages que cette compagnie trouve au système Ganz sont d’une part les faibles frais d’installation première qui sont de 4° % moins élevés que les frais entraînés par une installation à courant continu, et d’autre part, la récupération d’énergie que permet le système. Celui-ci a d’ailleurs été. tellement perfectionné par la maison Ganz et C° qu’une automotrice équipée pour courants triphasés. p„eut fonctionner sur des lignes équipées avec du courant monophasé ou avec du courant continu.
- - " O. A.
- Soudure électrique des rails.
- L’A-çcumulntoreji .Fftbrik A. <5,., ïfagen-Berlin a réalisé un procédé commode de soudure basé sur * .'.-feiMfc*.. . . • . ... ... ... . •
- l'emploi de l’arc électrique jaillissant entre la partie métallique à amener en fusion et une électrode de charbon. Le charbon est maintenu dans un support à main et est déplacé le long des surfaces à souder. Ce système s’applique très bien à la soudure des rails de tramways effectuée sur place. A cet effet, deux chariots attelés l’un derrière l’autre portent l’un une batterie d’accumulateurs et l’autre un groupe convertisseur formé d’un moteur et d’une dynamo à courant continu. Ce groupe emprunte du courant à la ligne du trôlet au moyen d’une perche et d’un crochet et abaisse la tension à 60 volts. Une voie de tramways ainsi établie en entier a donné des résultats très satisfaisants.
- 0. A.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- i
- Transporteur électrique.
- Un transporteur électrique a été installé en Angleterre entre Widnes et Rucorn pour le passage de la Mersey. Deux câbles d’acier de 3o centimètres de diamètre sont soutenus à 60 mètres au-dessus du niveau de l’eau par deux tours bâties sur les rives. Chaque câble se compose de 19 torons comprenant chacun 127 fils d’acier de 4 mm. d’épaisseur. Les deux câbles forment une courbe de 3 mètres de flèche et supportent une passerelle en fer placée à 25 mètres de hauteur au-dessus du niveau de l’eau. Cette passerelle porte des rails sur lesquels roule un chariot de 22 mètres de longueur à 8 essieux qu’actionnent deux moteurs à courant continu de 35 chevaux sous 5oo volts.
- A ce chariot est suspendue une cabine de 16 m. 5o de longueur et 7 mètres 3o de largeur pouvant contenir 3oo passagers. Au-dessus de la cabine est placé le poste du conducteur.
- Le courant électrique nécessaire , à la propulsion de ce transporteur est produit par une petite station centrale installée sur l’une des rives : cette station contient deux moteurs à gaz de ^5 chevaux accouplés chacun avec une dynamo de 5o kilowatts produisant du courant continu sous 525 volts : ces groupes tournent à une vitesse de 210 tours par minute. Une batterie tampon de 245 éléments chloride de 90 ampères .heures sert à amortir les à coups par l’intermédiaire d’un survolteur.
- Le courant est amené au chariot mobile par deux fers à T fixés sous la passerelle au moyen d’isolateurs ; ces fers à T sont reliés par deux câbles à-la station centrale.
- Le courant électrique est aussi employé pour l’éclairage de 4 lanternes placées sur les torons : chacune de ces lanternes contient cinq lampes à
- arc.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 29 Juillet 1905
- XLII1
- L’installation complète a coûté environ 3 millions i/4. Le passage coûte dix centimes et est effectué en deux minutes et demie : on évite, grâce au nouveau transbordeur, un détour de 2Ô kilomètres.
- R. R.
- Pont électrique à bascule, de Chicago.
- Un nouveau pont mobile, jeté sur le bras Nord de la rivière de Chicago, vient d’être ouvert à la circulation.
- La manœuvre de ce pont est entièrement électrique. Le tablier métallique, en deux parties, a une longueur totale, prise aux pivots de bascule, de 61 m. 5o ; sa largeur est d’environ 16 m. 5o sur laquelle sont réservées deux voies carrossables et un trottoir de chaque côté pour les piétons. La réunion des deux extrémités du tablier au milieu du pont s’effectue par des verrous actionnés par des moteurs électriques. Chaque tronçon est monté à pivot sur la culée et bascule sous l’action de la machinerie indépendante logée dans un espace réservé à cet effet dans la culée en arrière des pivots, et qui se compose d’un puissant jeu d’engrenages actionné par deux moteurs électriques de 5o chevaux chacun. Le mouvement est transmis au tablier par deux pignons engrenant ^ec une crémaillère formée par les deux rampes extérieures du parapet qui sont recourbées et dentelées à cet effet. Le travail des moteurs est aussi facilité de beaucoup par un contre-poids chargé de 700.000 kgs de gueuses de fonte et qui est rattaché à la queue du tablier, en arrière du pivot. Cette masse peut se mouvoir dans la cavité qui lui est ménagée dans la base des culées et dans laquelle l’étanchéité est maintenue constante par une pompe aspirante électrique.
- Lorsque les deux tabliers sont basculés, la sépara-
- tion entre les deux parties supérieures est de 3o m. ce qui est largement suffisant pour livrer passage aux navires dont la mâture est la plus encombrante, les voiliers, par exemple.
- La fermeture du pont s’exécute mécaniquement, dans l’ordre inverse de l’ouverture, mais elle peut aussi s’effectuer sans le concours des moteurs, à l’aide d’un puissant frein à main qui est placé à la portée du mécanicien, dans sa cabine. De cette cabine, qui est située sur l’un des côtés extérieurs de chaque culée, l’opérateur peut suivre tous les mouvements du tablier et commander les circuits des moteurs actionnant les verrous de fermeture complète.
- En temps calme, la manœuvre de chaque tablier, y compris l’effort du contre-poids, ne nécessite qu’une puissance de 6 à 11 cheyaux. Cependant l’installation de deux moteurs de chacun 5o chevaux a sa raison d’être, parce qu’ils permettent d’ouvrir le pont même par les temps de tempête et de maintenir les tabliers relevés avec un vent dont la vitesse atteint 35 m. par seconde.
- Les moteurs électriques sont alimentés par du courant à 5oo volts emprunté au réseau de la Chicago Union Traction Company.
- L. D.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Le système à batteries centrales employé dans les bureaux centraux téléphoniques autrichiens.
- Un article de M. Müller publié par le 'Zeitschrift fur Elektrotechnik du 9 juillet contient un certain nombre de renseignements intéressants sur les nouvelles installations téléphoniques faites en Autriche. Des modifications très importantes ont été effectuées dans le courant de l’année passée
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- XLJV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 29 Juillet 1905
- sur les réseaux de Trieste et de Garlsbad : ces modifications ont eu un double but :
- i° Emploi du système à batteries centrales.
- 2° Emploi du dispositif d’appel avec lampes incandescentes.
- Gomme l’on sait, le principe du système à batteries centrales consiste à supprimer toutes les sources de courant chez les abonnés et à ramener ces sources de courant au bureau central sous la forme d’une batterie d’accumulateurs qui fournit le courant nécessaire aux microphones et aux appels. Ce dispositif offre de nombreux avantages, dont les principaux sont la simplification des postes d’abonnés et la diminution des frais d’entretien et de surveillance.
- Le système d’appels au moyen de lampes à incandescence consiste à disposer, au-dessus du numéro de chaque abonné, une minuscule lampe à incandescence opale qui, sous l’effet d’un relais, s’allume dès que l’abonné décroche le récepteur téléphonique de son poste
- Dans les deux villes de Trieste et de Garlsbad, le système employé jusqu’à présent était l’ancien système avec piles disposées aux postes d’abonnés, et machines magnétoélectriques produisant des courants alternatifs pour les appels : aussi a-t-il fallu modifier complètement l’installation des bureaux centraux et des réseaux. Les travaux furent commencés en 1903 à Trieste et en février 1904 à Garlsbad, et furent terminés dans le courant de l’été 1904. Les installations des bureaux centraux de ces deux villes sont semblables ; elles ne diffèrent que par la plus grande capacité prévue à Trieste par suite du nombre plus considérable d’habitants. Une description très rapide de ces installations ne sera sans doute pas sans intérêt.
- Toutes les lignes d’abonnés des anciens réseaux étaient composées de conducteurs simples aériens aboutissant à deux bureaux centraux. Ces lignes furent doublées, et la plupart d’entre elles furent même remplacées par des câbles souterrains à nombreux conducteurs.
- Pour les lignes aériennes subsistantes, une tour hexagonale assure la sortie des conducteurs et a été construite pour 48o fils. Des fusibles et des parafoudres placés dans cette tour protègent les lignes. Des câbles à 22 âmes sont raccordés aux lignes aériennes et descendent aux étages inférieurs du bureau central.
- Les lignes souterraines sont constituées par des câbles à 240 âmes : de grandes précautions ont été prises contre la pénétration de l’humidité dans ces câbles. La salle de connexion a été établie pour une capacité totale de 2.400 lignes doubles.
- Le tableau multiple est installé dans une salle de i5 mètres de longueur sur 6 mètres de lar-
- geur placée au troisième étage du bâtiment. Ce tableau est équipé actuellement pour 1.260 lignes doubles et est prévu pour une extension future qui portera sa capacité totale à 6.000 lignes. Il comprend trois parties divisées elles-mêmes chacune en trois tableaux de i4o lignes doubles. Derrière le multiple est ménagé un couloir de 5o centimètres de largeur contenant les dérivations, les relais, et les résistances shunt des lampes, ainsi que les différents fils et câbles.
- La disposition des postes téléphoniques avec le système à batterie centrale est très simple : elle comprend une bobine d’induction, un téléphone, un microphone, un condensateur de deux microfarads, une sonnerie et un commutateur automatique à levier. A la position de repos, le courant continu ne peut pas circuler dans les appareils, car le circuit est rompu par le commutateur automatique à levier, auquel est suspendu le téléphone, et le condensateur empêche le passage du courant. Le courant d’appel alternatif envoyé par le bureau central passe par le condensateur et actionne la sonnerie. Dès que le téléphone est décroché, le circuit d’une batterie placée au bureau central se trouve fermé, et le courant continu passant par la ligne double traverse l’enroulement secondaire de la bobine d’induction et le microphone en même temps la connexion entre le microphone et le téléphone est établie par l’enroulement primaire de cette bobine et de condensateur.
- Au bureau central, un dispositif spécial comprenant une résistance en dérivation sur chaque lampe et un relai assure l’allumage d’une lampe signal aussitôt qu’une des lampes d’appel a son filament rompu.
- E. B.
- Lampe à double filament pour multiples de bureaux centraux munis de signaux par lampes à incandescence.
- L’emploi de lampes signaux dans les nouveaux multiples des bureaux centraux se répand de plus en plus et est extrêmement commode. Mais il a
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 29 Juillet 1905
- XLV
- fallu prendre des précautions spéciales pour qu’en cas de rupture du filament d’une lampe, l’abonné n’attende pas indéfiniment sans que l’employé puisse s’apercevoir, par suite de l’absence du signal, qu’une communication est demandée. Les dispositifs réalisés pour signaler à l’employé la rupture du filament d’une lampe sont compliqués et peu pratiques ; aussi a-t-on eu récemment l’heureuse idée d’établir un modèle de lampe spécial à deux filaments soudés sur les mêmes attaches. Cette lampe, construite par Mix et Genest, contient un filament normal et un filament de résistance beaucoup plus considérable. Si le filament normal brûle, le filament auxiliaire fonctionne au rouge et indique que la lampe doit être changée.
- E. B.
- La question des téléphones en Angleterre.
- Un congrès a été réuni en Angleterre, pour déterminer s’il y a lieu, pour le gouvernement, de racheter les installations de la National Téléphone C°. Cette proposition est basée sur le fait que l’organisation actuelle de l’exploitation des lignes téléphoniques ne permet pas d’assurer, dans tout le pays, des communications téléphoniques commodes à un tarif réduit.
- R. R.
- Communication télégraphique anglo-chinoise.
- Un accord a été conclu entre le gouvernement anglais et le gouvernement chinois pour le raccordement des lignes anglaises de Birmanie et le réseau télégraphique chinois. La taxe a été abaissée autant que possible pour assurer entre ces deux contrées de nombreuses relations commerciales.
- R. R.
- DIVERS
- Anesthésie par la lumière, (d’après the New-York Electricity).
- Le professeur Redard de Genève vient de découvrir un nouveau procédé d’anesthésie^). Une lampe électrique de 16 bougies à verre bleu et munie d’un réflecteur est placée à une douzaine de centimètres des yeux du patient, dont la tête a été couverte au préalable d’un voile bleu foncé. Trois minutes suffisent pour obtenir l’anesthésie, et permettre de procéder à une opération dentaire.
- Le professeur Redard avait remarqué les effets variés des couleurs sur les êtres organisés : le rouge provoque une excitation, le jaune une dépression mentale, le bleu un calme et une quiétude profonde. Certaines couleurs composées telles que le violet et le vert peuvent produire le même
- . »
- j1) Ce procédé n’est pas aussi nouveau que le croit l’auteur : voir Y Eclairage Electrique, t. XXXI, p. lviii et lix, 3 mai 1902.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- Juin-Septembre 1905
- SAISON "THERMALE
- LA BOURBOULE, LE MONT-DORE ROYAT, NÉRIS-LES-BAINS, ÉVAUX-LES-BAINS
- A l'occasion de la saison thermale de 1905, la Compagnie du Chemin de fer d’Orléans a organisé un double service direct de jour et de nuit, qui fonctionne du 8 Juin au 20 Septembre inclus, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, voie la plus directe et trajet le plus rapide entre Paris et les stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore-Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagons à lits-toilette, dans chaque sens du parcours.
- La durée totale du trajet est de 9 heures environ, à l’aller et au retour.
- Prix des places de ou pour Paris (Trajet simple)
- c „ « PARIS- PARIS-
- g ® N PARIS-AUSTERLITZ
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- « m s lr* cl. 2e cl. 3* cl. 1’* cl. 2* cl. 3' cl. r* ci. 2' cl. 3e cl.
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- La Bourboule.. 50 85 34 30 22 35 50 60 34 15 22 25 50 40 34 » 22 20
- Le Mont-Dore. 51 40 34 70 22 6051 20 34 55 22 5050 95 34 40 22 40
- Rovat 56 45 38 10 24 85 56 35 38 05 24 80'.36 » 37 80 24 65
- Chamlilet-Néris. 37 95 25 65 16 70,37 85 25 55 16 65M7 65 25 40 16 55
- Eiaui-les-Bains 40 10 27 05 17 65.39 85 26 90 17 55j39 65 26 75 17 45
- Aux trains express partant de Paris le matin et de Chamblet-Néris dans l’après-midi, il est affecté une voiture de 1" classe pour les voyageurs de ou pour Néris-les-Bains, qui effectuent ainsi le trajet entre Paris et la gare de Chamblet-Néris, sans transbordement, en 5 h. 1/2 environ.
- On trouve des omnibus de correspondance à tous les trains, à la gare de Chamblett-Néris pour Néris, et vicé-versa.
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- XL VI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 29 Juillet 1905
- effet que le bleu, mais c’est cette dernière couleur qui donne les meilleurs résultats, et M. Redard attribue les anesthésies incomplètes au fait que les sujets n’ont pas fixé la lumière, et ont fermé les yeux.
- On a pensé que la lumière produisait plutôt un effet d’hypnotisme^ mais il a été reconnu qu’il s’agissait bien d’une anesthésie réelle.
- Plusieurs médecins ont essayé cette méthode avec succès, toutefois l’influence de la lumière bleue n’agissant que pendant une courte durée, on ne pense pas qu’elle puisse être employée pour des opérations chirurgicales importantes.
- R. D.
- La production de cuivre du monde.
- Une statistisque publiée par VEngineering montre un accroissement continu de la production de cuivre. En 1904 cette production s’éleva à 613.125 tonnes contre 5^4.74° en 1903. Plus de la moitié de la production totale vient des mines du nord de l’Amérique dont les chiffres individuels sont les suivants :
- Calumet et Hecla............... 35.270 tonnes
- Other Lake..................... 57.070 —
- Montana........................ no.5oo —
- Arizona...........».......... 81.760 —
- Diverses mines................. 49.600 —
- Total............ 334.190 —
- Four électrique.
- Hilton et Paterson décrivent dans « The Electri-cian » une forme de four électrique destiné à la fusion de corps de petites dimensions. Ces corps sont placés à l’intérieur d’un tube en charbon que traverse le courant. Il faut veiller à ce que le contact du tube de charbon avec les conducteurs d’amenée du courant soit bon et que le tube soit protégé du contact de l’atmosphère.
- Dans l’appareil décrit par l’auteur, on a employé un tubç foré dans un morceau de graphite Ache-son : les extrémités du tube sont vissées dans des plaques de graphite sur lesquelles sont fixées les bornes en cuivre auxquelles aboutissent les conducteurs d’amenée du courant. Le tube est entouré de carborundum pour empêcher le rayonnement de la chaleur. Dans un tube de i,5 mm. de diamètre, on . peut fondre du platine en 16 minutes avec 3âo ampères sur 9 volts 1/2.
- Une autre forme d’appareil consiste à employer un tube en charbon amorphe dont les extrémités sont recouvertes électrolytiquement d’une forte couche de cuivre brasée dans des tubes de cuivre. Ceux-ci sont réunis par des bornes aux conducteurs et sont refroidis par une circulation d’eau. Du carborundum et de l’amiante enveloppent le tube.
- R. R.
- Les autres pays se répartissent comme suit pour la production du cuivre.
- Australie...........
- Canada..............
- Chili.....'.......
- Allemagne.. . ......
- Japon...............
- Mexique............
- Russie..............
- Espagne et Portugal
- 34.160 tonnes 19.185 —
- 3o.no — 2i.o45 —
- 34.85o —
- 5o.945 —
- 10.700 —
- 47.o35 —
- Des mines importantes récemment ouvertes à l’exploitation en Alaska semblent devoir atteindre une production considérable.
- R.R.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Nouvelle fusion dans l’industrie électrique.
- Nous avons déjà annoncé (TEclairage Electrique, t. XLIII, p. lxxxiii) que, selon résolution prise en assemblée générale tenue le 4 mai, la « Felten et Guilleaume Carlswerk Actien-Gesellschaft, Mylheim-sur-Rhin » avait acquis la section de fabrication de 1’ « Elektrizitâts-Aktien Gesellschaft vorm. W. Lah-meyer et Go., Francfort-sur-le-Mein » : la nouvelle société a été formée sous la raison sociale « Felten et Guilleaume-Lahmeyer, Werke Actien-Gesellschaft. »
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 29 Juillet 19Ôà
- XL VU
- Pour arriver à cette fusion le capital de la Pelten et Guilleaume Carlswerk Actien-Gesellschaft a été porté de M. 36.ooo.ooo, à M. 55.ooo.ooo 5 le surplus servant à défrayer le prix d’achat de l’usine de Francfort, ainsi qu’à augmenter le fonds de roulement de la Société. Les nouvelles actions ont été émises au taux de 110 ®/0 et bénéficient du dividende de l’année courante. Les directions des deux sociétés restent entièrement acquises à la nouvelle entreprise.
- s Gomme il est dit plus haut, c’est la section de fabrication de la société Lahmeyer qui a été détachée et absorbée, avec l’actif et le passif, par la nouvelle union, tandis que l’Elektrizitâts-Actien-.Gesellschaft vorm W. Lahmeyer et Go continuera sous la même raison sociale présentant essentiellement le caractère d’une société financière et demeurant en contact intime avec les Felten et Guilleaume-Lahmeyer-Werke en ce sens que la société Lahmeyer a reçu en compensation de sa section de fabrication une part correspondante d’actions de la nouvelle société.
- La transaction a été conclue sur la base du bilan de la société Lahmeyer arrêté le 3i mars dernier. La Elektrizitàts-Actien-Gesellschaft vorm. W. Lahmeyer et Go conservera (en dehors des M. 15.000.000. d’actions de la nouvelle Société) les valeurs qu’elle a en portefeuille s’élevant, selon le bilan du 3i mars 1904, à M. 20.980.006, ainsi que des entreprises électriques évaluées d’après le même bilan à M. 8.745.886. Son capital de M, 20.000.000 et l’emprunt de M. 12.975.000, restent sans altération.
- Pendant les 4 dernières années la Société Lahmeyer a distribué to, 0, o et 2 1/2 °/„ de dividende. La maison Felten et Guilleaume fut constituée au commencement de l’année 1900 en société anonyme
- au capital M. 3o.000.000, porté à la fin de la même année à M. 36.000.000. Cette maison était la propriété de la famille Guilleaume pendant plus de 75 ans. Depuis sa transformation en société anonyme elle a distribué des dividendes de o, 5, 5 et 8 °/0 pour les exercices de 1900 à 1904.
- L’usine Carlswerk de la Felten et Guilleaume, Lahmeyer Werke Actien-Gesellschaft occupe environ 5.000 ouvriers et ses moteurs ont une force totale de 5.5oo chevaux. Ses principaux produits sont les fils de fer, d’acier, de cuivre et de bronze, ainsi que les dérivés de ces fils. Ensuite la fabrication de tous genres de câbles électriques constitue une de ses spécialités les plus saillantes, tandis que la réputation de la Société Lahmeyer porte sur le domaine de la construction des dynamos et de tout matériel pour usines d’Electricité.
- La fusion de l’AUgmeine Elektrizitâts-Gesellschaft avec l’Union Elektrizitâts-Gesellschaft, ainsi que des usines Siemens et Schucker a eu lieu il y a quelque temps. Les Felten et Guilleaume-Lahmeyer-Werke forment un troisième groupe semblable pour l’Ouest de l’Allemagne.
- AVIS
- Ingénieur Electricien, norvégien, diplômé d’une Ecole Polytechnique d’Allemagne, ayant depuis plus d’un an situation dans un des premiers établissements d’électricité de Paris, bien au courant des installations électriques, des centrales, des transports de force et des vérifications de machines électriques parlant le français, le norvégien, l’allemand et sachant l’anglais, cherche place à Paris ou en Province.
- Ecrire <1 Ingénieur Diplômé » aux bureaux du Journal,
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Manuale delV Ingegnere Elettricista par Atti-lio Marro. — Ulrico Hœpli, éditeur, Milan.
- Ce « Formulaire de l’EIectricien », d’ailleurs très complet, présente un certain intérêt parce qu’il est au courant des plus récentes données de FElectrotechnique. Ges données, dit l’auteur, ont été prises en partie dans les meilleures publications périodiques françaises et allemandes et dans les traités les plus réputés 5 elles découlent aussi de
- l’expérience personnelle de l’auteur qui, depuis plusieurs années, est au service de grandes maisons de construction.
- A. S.
- Les fours électriques et leurs applications industrielles, par J. Escard, Ingénieur. Préface de M. H. Moissan, membre de l’Institut— Vve Ch. Dunod, Editeur — prix : 18 francs.
- Cet ouvrage, purement descriptif, est consciencieusement traité. L’auteur semble s’être documenté
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- XL VIH
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 29 Juillet 1905
- avec soin sur la question et avoir pris une connaissance approfondie de tous les travaux qui la concernent : il a puisé largement, et avec raison, dans les comptes rendus de l’Académie des Sciences et dans les périodiques, mettant ainsi son ouvrage au courant des derniers progrès réalisés.
- Sans être encore complètement au point, la question de l’utilisation, comme source de chaleur, de l’énergie électrique, promet un tel avenir que l’apparition d’un volume aussi détaillé se justifie.
- Le four électrique, qui n’avait au début, que des applications de laboratoire est aujourd’hui un instrument industriel qui prend, de jour en jour, particulièrement dans la fabrication du fer et des aciers, une plus grande importance. A ce point de vue, M. Escard a cherché à établir ses avantages sur les procédés antérieurs de métallurgie.
- Le four électrique a permis, en outre, le développement de nombreuses industries spéciales que l’auteur a passées en revue ; voici la nomenclature des divers sujets abordés : Phénomènes électrothermiques, chauffage électrique; lours électriques à lame métallique résistante; arc voltaïque; classification des fours électriques ; leur emploi dans les laboratoires ; le carbone et ses variétés, reproduction artificielle du diamant et du graphite ; les carbures métalliques ; fabrication industrielle des métaux; électrométallurgie de l’aluminium, de ses alliages; électrosidérurgie; fabrication du silicium, de ses dérivés, de composés spéciaux : verre, borure, phosphore etc., applications de l’arc voltaïque au chauffage industriel, au travail des métaux, à la soudure électrique.
- En présentant au public, par une préface, cette étude aussi complète que possible d’un domaine d’applications déjà très étendu, M. Moissan lui a donné un appui mérité et une approbation précieuse.
- A. Bq.
- Le four électrique. —Son origine. — Ses transformations et ses applications. — Forces naturelles. — Electro-métallurgie. — Chimie par voie sèche par Adolphe Minet. — Librairie Hermann — Prix : 5 francs.
- Ce volume, de 71 pages, grand format, est le
- premier d’une série de 5 fascicules qui paraîtront successivement. Ce premier volume, outre une photographie de M. Adolphe Minet, contient des considérations générales, un historique de la question et une classification. Il se divise ensuite en deux parties : l’une descriptive, l’autre théorique.
- Dans la partie descriptive, l’auteur reprend en détail tout l’historique de la question ; il y consacre 32 pages dont la lecture sera d’ailleurs probablement facilitée par le repos pris à considérer quelques portraits, toujours bien venus, que l’auteur a judicieusement glissés au milieu des feuillets : Sir William Siemens dont l’influence remonterait à 1878-1879, A.-K. Huntington contemporain du précédent au point de vue « force électrique », Louis Clerc enfin, plus jeune (1881). — Une bibliographie complète termine cette partie descriptive et l’auteur s’engage dans la théorie.en traitant successivement les unités et grandeurs physiques, les systèmes et cycles électriques, enfin les lois fondamentales de l’Electrochimie. Reconnus çà et là dans cette partie M. Borchers, P. Héroult, Cowles, M. Hall.
- Cette matière du premier fascicule servira d’introduction aux suivants auxquels nous souhaitons d’être aussi bien présentés que le premier et de témoigner d’un travail aussi consciencieux.
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- Elettricita et Materia par J. J. Thomson. — Traduit en italien avec additions par G. Faè.— Ulrico Hœpli, éditeur, Milan.
- Ce petit volume,de la Collection des Manuels Hœpli, est la traduction en italien des excellentes leçons professées en mai 1903 par le Dr J. J. Thomson à l’Université de Cambridge. Après quelques préliminaires sur les lignes de force et les masses électriques, le professeur traite des rayons Rônt-gen. La structure atomique de l’électricité et la constitution de l’atome font l’objet des chapitres suivants V et VI, de beaucoup les plus détaillés. Enfin l’étude de la radioactivité termine ces leçons. Le traducteur a ajouté 7 pages sur quelques nouveaux produits radioactifs découverts en Italie et sur les travaux de Godlewski, ainsi qu’une longue préface, peut-être inutile.
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- Tome XLIV.
- Samedi 5 Août 1905.
- 12* Année. — N* 31.
- <i' o
- ectriqu
- eiairage
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- LORENTZ (A. H.). — Résultats et problèmes de la théorie des électrons (fin)......................... 161
- REYVAL (J.). — Exposition de Liège. — Chaudières Solignac-Grille, de Naeyer et Bailly-
- Mathos; Groupe électrogène Delaunay-Belleville. — L’Eclairage Electrique................... 166
- BIGNAMI (E.). — Nouvelle installation de la Societa Bombarda à Turbigo.............................. 177
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la dynamique des phénomènes présentés par lare électrique et sur
- l’hystérésis de l’arc, par Simon (suite).................................................... 180
- Sur les propriétés magnétiques de quelques alliages ne contenant pas de fer, par Fleming et Hadfield. . 187
- Influence de la composition chimique des aciers sur leurs propriétés magnétiques, par Dilner. .. 192
- Génération et Transformation — Sur la spécification de machines à courant continu, par Sentius. . 193
- Les étincelles destructives sur les collecteurs des dynamos, par Reid. ....... ............ 194
- Courants de Foucault dans les conducteurs placés dans les encoches ouvertes, par Field . . . ; .... 194
- Oscillations hertziennes et Télégraphie sans fil. — Nouveaux brevets Marconi. . . . . . ... 194
- Mesures relatives à la Télégraphie sans fil, par Duddell et Taylor (fin). . . . ... ... . . . ... ig5
- Mesures. — Méthodes pour la mesure des hautes tensions, par Kinter. ................ 199
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Sur le pouvoir inducteur spécifique des métaux dans le cas des ondes
- calorifiques et lumineuses, par A. Broca ................................................... 199
- Sur le pouvoir inducteur spécifique des métaux, par A. Broca............................. 200
- NOTES ET NOUVELLES
- Meeting général de l’American Institute of Electrical Engineers. ................................ l
- Transmission d’énergie du Niagara à Toronto................................................... liv
- Statistique des chemins de fer électriques en Allemagne ...................................... lvii
- Nouvelles installations de télégraphie sans fil................................................. lviii
- Nouvelle lampe à vapeur de mercure. .......................................................... lix
- Bibliographie................................................................................. lx
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- C^OC»^ Téléphoné : 220'54-. ^
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- L
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Août 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Le meeting général de VAmerican Institute of Electrical Engineers.
- Ce congrès, tenu récemment à Asheville, a donné lieu à des communications fort intéressantes et à des discussions fertiles. Les plus importantes de ces communications seront analysées dans nos colonnes 5 quelques-unes de ces analyses sont déjà données dans la partie « Revue industrielle et scientifique » de ce numéro.
- La première journée a été marquée par les communications de M. Steinmetz. sur les oscillations à haut potentiel dans les vastes réseaux de distribution de force, et de M. Thomas, sur l’étude expérimentale des élévations de potentiel produites sur les lignes de transmission par des perturbations statiques. La discussion qui a suivi ces communications met en lumière :
- i° L’influence de l’arc qui se produit aux ruptures de circuit et la nécessité d’éviter cet arc.
- 20 La nécessité absolue de couper simultanément les trois phases d’un réseau triphasé.
- 3° L’avantage qu’il y a à mettre à la terre le point neutre des alternateurs.
- Les communications ont été suivies d’une note de M. Steinmetz sur le redresseur à vapeur de mercure. Les conclusions de la discussion de cette note sont les suivantes :
- i° Le rendement de ces convertisseurs est excellent et de tels appareils sont appelés à un grand avenir.
- 20 L’invention est d’origine française et non américaine.
- *
- * *
- La seconde journée a été consacrée à différentes communications. M. H. W. Fisher parle sur les indications relatives aux conducteurs électriques des câbles. La discussion met en lumière les avantages
- que présente le papier comme isolant dans les câbles et l’impossibilité où l’on est de compenser la capacité en employant dans les câbles une âme en acier ; M. Kinterf) parle des méthodes de mesure des hautes tensions ; dans la discussion qui suit, M. Steinmetz exprime l’avis que les mesures de la distance explosive sont préférables aux mesures au moyen de voltmètres et qu’il faut éviter avec soin la formation de contacts imparfaits ; M. Sheldon indique que les éclateurs sont fortement influencés par la présence d’un système de conducteurs placé à proximité ; M. Scott indique qu’en pratique la mesure au moyen d’éclateur donne de mauvais résultats et qu’un voltmètre statique doit être préféré.
- M. /. W. Howel lit une note intitulée : Quelques commentaires sur des remarques faites par le Colonel Crampton au Congrès de Saint-Louis où il est indiqué que les lampes anglaises à haut voltage ont un meilleur rendement que les lampes américaines du même type. L’auteur indique des expériences dans lesquelles les lampes anglaises se sont montrées inférieures aux lampes américaines.
- M. C. E. Waddell parle sur la préservation des cours d’eau du sud et la question des forêts ; il indique que d’importantes forces hydrauliques des Etats du Sud ont été en grande partie taries par le déboisement.
- *
- * *
- La troisième journée a été affectée aux communications de MM. F. N. Waterman, C. de Murait et S. T. Dodd. Le premier de ces auteurs présente une note sur la traction électrique par courants triphasés dont la discussion a été particulièrement intéressante. Au cours de cette discussion, M. Smith estime que l’emploi de moteurs à vitesse constante est bien inférieur à l’emploi de moteurs
- (!) Voir page 199.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Août 1905
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- Pour le contre-torpilleur “Perrier”.................... ................... 2 __
- Pour les torpilleurs 368 et 369................................................2 __
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)............. 4 __
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............................ 6 _
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............. 7 _
- Arsenal de Toulon.............................................. ............. 5 _
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).......f............. 6 __
- Compagnie des Mines d’Aniche . . . .......................................... g __________
- Port de Cherbourg..................................................... . . . 3 _
- Fonderie Nationale de Ruelle............................................. 2 —
- Société Orléanaise pour l'éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)........ I —
- Société Anonyme des Mines d’AIbi............................................... 2 —
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau . 5 —
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët). ... I —
- Etablissement National d’Indret.............................................. I —
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- chevaux
- 6.800 —
- 4.000 —
- 600 —
- 5.000 —
- 2.330 —
- 1.660 —
- 1.350 —
- 880 —
- 830 —
- 800 -
- 750 —
- 600 —
- 580 —
- 400 —
- 400 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
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-
- LJI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 Août 1905
- à vitesse variable, comme celle des moteurs série à courant continu. M. Steinmetz indique que l’application des courants triphasés à la traction conduit à de grosses difficultés auxquelles on ne s’est pas heurté à la Valteline par suite de conditions spéciales. Il ajoute que l’emploi de deux fils aériens entraîne une grosse complication et que l’obligation d’adopter une fréquence très basse constitue souvent une impossibilité. M. Mailloux exprime l’opinion que ce système peut être applicable, dans certaines conditions spéciales existant en Europe mais ne semble pas applicable en Amérique ; le double fil aérien et le faible entrefer des moteurs sont, pour lui, des objections capitales.
- Le second auteur, M. C. de Murait parle de la traction électrique des ttmins pesants. Dans la discussion, M. Mailloux indique que, si des moteurs d’induction doivent être établis pour une accélération élevée et une forte capacité de surcharge, leur prix est prohibitif. M. Dodd pense que la différence de diamètre des roues due à l’usure des bandages rend impossible l’emploi d’un système triphasé à unités multiples. M. Waterman indique que, avec des limites raisonnables de la valeur de l’accélération, les frais en kilowatts-heure par tonne-kilomètre sont moins élevés avec le système triphasé qu’avec le courant continu. M. Steinmetz estime aussi que les moteurs d’induction construits pour des fortes accélérations et une forte surcharge sont coûteux et ont un très faible facteur de puissance en service normal.
- Le troisième auteur, M. S. T. Dodd présente une note sur la répartition du poids dans les locomotives électriques.
- *
- *• *
- La quatrième journée a été consacrée à la lecture des mémoires de M. W- Mac Clellan et de M. Thul-len. Le premier est relatif au choix des moteurs dans la traction à vapeur et la traction électrique^ et le second aux particularités du système de Block-Signal.
- A la cinquième réunion, sont lus les mémoires de M. T. Reid (*) sur les étincelles destructives dans la commutation des machines à courant continu, de
- (>) Voir page 194.
- M. C. A. Adams sur les projets de moteurs d’induction, de M. S. Sentius (^) sur la spécification des machines à courant continu, de M. Field (2) sur les courants de Foucault dans les conducteurs massifs placés dans des encoches ouvertes, de M. Northrup sur un nouvel instrument pour la mesure des courants alternatifs, de M. Waters sur les moteurs générateurs et les convertisseurs synchrones.
- A la suite de la première de ces communications, M. S. Dunn émet l’opinion que la théorie de M. Reid est la meilleure qui ait été donnée jusqu’ici, mais qu’elle n’explique pas entièrement tous les phénomènes observés. MM. Steinmetz et T.Wa-ten sont, comme M. Reid, d’avis que les étincelles proviennent d’une façon générale d une densité excessive de courant sur les balais, mais indiquent que la persistance de passage n’est pas constante, comme l’a supposé l’auteur de la note, et varie avec la vitesse périphérique du collecteur, la pression des balais et la densité de courant.
- Après la communication de M. G. Adams sur les moteurs d’induction, étudiés spécialement au point de vue de la dispersion, M. Waters critique la méthode employée par l’auteur pour le calcul de la dispersion magnétique comme étant trop compliquée en pratique ; il estime que cette dispersion ne peut pas être calculée. M. Steinmetz indique que la dispersion doit- être calculée et que la méthode de M. Adams lui semble pratique.
- La communication de M. Sentius sur les dynamos à courant continu est discutée par M. Steinmetz qui estime que les formules développées par l’auteur sont d’une application limitée à certains types de machines et ne sont pas d’une application generale ; les formules ne sont plus exactes du tout quand les balais couvrent plusieurs lames du collecteur.
- La communication de M. Waters sur les moteurs générateurs et les commutatrices donne lieu à une discussion intéressante. M. Dunn estime que le moteur générateur doit être préféré a la commu-tatrice. M. Front pense que les avantages du moteur d’induction sont moins importants en pratique que l’avantage d’un bon facteur de puissance pré-
- (!) Voir page 193.
- (2) Voir page
- 194.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 Août 1905
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- LIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Août 1905
- sente par les moteurs synchrones, M. Steinmetz n’est pas de l’avis de l’auteur en ce qui concerne la réaction d’induit de commutatrices ; il estime qu’une réaction élevée est préférable parce qu’elle empêche le pompage. D’après lui, les commutatrices et les moteurs générateurs synchrones sont tous deux sujets au pompage, mais les premières moins que les secondes. M. Scott considère que le prix des commutatrices et des moteurs synchrones sont à peu près les mêmes et que ces dernières assurent un meilleur réglage du .courant de distribution. M. Lieb rappelle que les commutatrices de la New-York Edison G0 ont dû être munies d’amortisseurs et de dispositifs spéciaux pour empêcher le pompage.
- R. R.
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Règles mnémotechniques applicables aux circuits à courants alternatifs.
- Dans YElectrical Journal n° 6, M. J.-S. Peck donne quelques règles mnémotechniques qui peuvent être souvent utiles dans les problèmes présentés par les circuits à courant alternatif.
- i° Détermination de la chute de tension dans un conducteur ayant de la résistance et de la self-induction ; ce conducteur alimente un appareil d’utilisation dépourvu d’induction.
- Règle :
- Chute de tension = chute ohmique en o/o -f-
- (chute inductive en o/o)2 200
- Exemple :
- Chute ohmique io o/o — chute inductive i4 o/o. 142
- Chute de tension = io -I-----= 11 o/o •
- 200
- 2° Détermination de la chute de tension dans un conducteur ayant de la résistance et de la self-induction : ce conducteur travaille sur une charge inductive.
- Règle :
- Chute de tension = chute ohmique en o/o X facteur de
- puissance de la charge-)-chute inductive X facteur de
- réactance de la charge.
- Le facteur de puissance est cos f et le facteur de réactance est sin y.
- Exemple :
- Facteur de puissance o,8 — facteur de réactance
- V i — o, 8 2 — o, 6
- Chute ohmique = io o/o — chute inductive = i4 o/o Chute de tension = ioX o,8 -j- i4 X o,6 = i6,4 o/o.
- R. R.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Transmission d’énergie électrique à 60.000 volts du Niagara à Toronto.
- Deux lignes doubles établies sur des tours d’acier permettront de transporter au moyen de quatre circuits triphasés une puissance de l\o.ooo chevaux des chutes du Niagara à Toronto. La différence de potentiel adoptée est 60.000 volts et la distance franchie de 120 kilomètres : la fréquence est de 25 périodes par seconde.
- A l’heure actuelle, l’une des lignes de tours est presqu’entièrement installée ; la seconde ligne sera établie aussitôt que la demande d’énergie augmentera. La ligne suit une voie ferrée. Sur les portions en ligne droite, les tours sont espacées de 120 mètres, mais, dans les courbes, elles sont plus rapprochées, de sorte que le nombre total de tours atteint i.4oo pour chaque ligne. A l’endroit où la ligne traverse une gorge du plateau Erié' la portée atteint 187 m. 5o.
- Le modèle de tours d’acier employé a une hauteur de i3 mètres 80 jusqu’au pied des isolateurs les plus bas et une hauteur de i5 mètres 4° jusqu’au sommet des isolateurs les plus élevés. Ces tours sont enterrées à une profondeur de 1 m. 80 : au niveau du sol elles ont une largeur de 4 m- 20 perpendiculairement à la direction de la ligne et une largeur de 3 m. 60 parallèle-
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- Supplément à L’Eclairage Électrique iu 5 Août 1905
- L\
- ment à cette direction. Au sommet, elles ont une largeur de 3 m. 6o perpendiculairement à la direction de la ligne : parallèlement à cette direction, leur largeur se réduit à celle d’une poutre qui forme le faîte de la tour. Cette poutre, et deux bras placés au-dessus d’elle supportent les six isolateurs à haute tension à triple cloche du type “Victor”. La cloche supérieure de ces isolateurs est extrêmement évasée et presqu’horizontale. Les deux autres cloches, au contraire, sont très étroites et accompagnent le support sur une grande longueur.
- La ligne aérienne aboutit, à Toronto, à une sous-station de transformation où la tension est abaissée à -12.000 volts pour permettre la distribution par câbles souterrains isolés au papier. Chacun des conducteurs de ces câbles est constitué par 19 fils présentant une section totale de 68 mm2 : ces câbles desservent un certain nombre de sous-stations qui convertissent l’énergie, soit au moyen de groupes moteurs-générateurs, soit au moyen de commutatrices.
- Les moteurs synchrones des groupes moteurs-générateurs sont alimentés directement sous 12.000 volts, et entraînent soit des dynamos à courant continu produisant du courant sous 260 volts, soit des alternateurs produisant des courants triphasés sous 2.400 volts à 60 périodes pour alimenter l’ancien réseau de la ville. Les*commutatrices sont alimentées par des groupes de transformateurs et produisent du courant continu sous 5oo volts ; elles sont reliées aux fils extrêmes d’un réseau de distribution à trois fils de 2 X 25o volts.
- L’éclairage actuel de Toronto comprend 60.000 lampes à incandescence alimentées par du courant continu à 2 X 25o volts, 90.000 lampes à incandescence alimentées par le réseau triphasé à 2.400 volts 60 périodes et 2.000 lampes à arc de 9 et 6 ampères. En outre, il y a environ 1.200 moteurs à courant continu d’une puissance moyenne
- de 110 chevaux alimentés soit sous 2Ôo volts, soit sous 5oo volts.
- Une sous-station spéciale alimente les tramways électriques avec du courant continu à 55o-5^5 vc>lts : les commutatrices peuvent produire 12.000 ampères et une batterie d’accumulateurs de 2.200 kilowatts, au régime de décharge en une heure, peut fournir la puissance complémentaire nécessaire. L’intensité moyenne absorbée est de 8.65o ampères.
- E. B.
- Isolateurs à haute tension.
- La fabrique de porcelaine de Karlsbad a été chargée de la fourniture des isolateurs à haute tension pour le transport de force de Moutiers à Lyon par système série (courant continu à 56.960 volts).
- Ges isolateurs sont composés de trois cloches superposées dont l'une entoure complètement le support en fer. La plus grande largeur atteint 22 centimètres et la plus grande hauteur 22 centimètres: le poids est de 2 kgs. 600. L’essai de ces isolateurs a été fait sous une tension d’épreuve de 110.000 volts : ils peuvent supporter, sans rupture, une tension de 120.000 volts.
- Des expériences répétées faites sur ce type d’isolateurs en reliant la tête à un pôle et le support à l’autre pôle ont donné les résultats suivants au point de vue électrique :
- Commencement de la décharge sur les bords à 58.ooo volts par une très forte pluie.
- Arc avec le support à 62.000 volts par une très forte pluie.
- La résistance mécanique de l’isolateur a été éprouvée de la façon suivante : un câble de 70 mm. de section fut fixé à la tête de l’isolateur et soumis à une traction croissante : ce câble se rompit sous un effort de traction de i.5oo kilogs sans que l’isolateur présentât aucune fêlure. D’autres essais ont montré que des fêlures ne se produisaient que sous un effort de 3.200 kilogs.
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- LVI
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 5 Août 1905
- TRACTION
- Statistique des chemins de fer électriques en Allemagne.
- \J Elektrotechnische Zeitschrift publie, dans son
- numéro du i3 juillet, la statistique annuelle des chemins de fer électriques en Allemagne.
- Gomme résumé de ce long travail, nous croyons intéressant de publier les tableaux suivants.
- Tableau I
- ier août 1896 s- S r* 2 S a.00 0 « ce icr septembre 1898 O S-t -Q 1 g? 0*00 O « ce icr septembre 1900 <0 -Q . O ~ O © 0 Ci iB1' octobre 1902 iur octobre jg°3 0 t. —5 0 «cj-0 Oï 0
- Nombre des centres principaux de traction électrique 42 56 68 88 99 113 125 134 i4o
- Longueurs exploitées en kilomètres. ..... 58a 957 1 429 2 048 2 868 3 099 3 388 3 692 3 79i
- Longueurs de voies en kilomètres 854 1 555 « 939 2812 4 25/) 4 548 5 151 5 5oo 5 670
- Nombre d’automotrices 1 2 205 3 190 4 5o4 5 994 7 290 8 365 8 702 9 o34
- Nombre de voitures de remorque 989 1 601 2 128 3 138 3 962 4 967 5 954 6 190 6 477
- Puissance des machines employées kw. . . . 18 56o 24 920 33 333 52 5og y 5 608 108 021 120 776 i33 i5i 133 326
- Accumulateurs employés kw. pour la traction — — 5 118 i3 532 16 890 25 531 3o o52 38 736 39 8o9
- Tableau II
- RAMPE MAXIMA EN 0/0 Par kilomètre J § ^ de voies en kw. / &. S { s a ANGE CHINES O © JS s « es Cu ,o_ "o~ Z H < S X < s H Cm S < K PUISf DES MA S i M * s g -2 ce 13 .S U 9 CS ^ 2-i 5ANCE CHINES O O 1 i If rt S CO
- Aix-la-Chapelle. 5 15,5 Herne-Recklinghausen ’ 2, n 15,4
- A ltona-Rlankene.se 24,0 l8,8 Ilirschberg 47 13,9 13,3
- Alt-Rahlstedt 1 6 I 4 H 3o,o 1 n 0 Hohenlimburg-Hageu 6,5 26,2
- Augsburg 38,2 Homburg n 23,3
- Bad Aibling ii,5 44,0 Horde J n5 5 i5,1 11'8
- Bambei'g 8 6 28 7 20 O Karlsruhe, tramways. 2,5 23,3 17,5
- Barmen.... ‘20 4o, 4 28^4 Q 0 Karlsruhe-Etllingen i,8 i5,0 27,5
- Rerlin-Gharloii.enburg 3 3 15,4 Kiel 7 . IO 23,6 8,7
- Rochum-Gelsenkircben 62 io,3 12,6 Landsberg 2,5 87,6 22 ; 0
- Brunswick 6'3 20,0 16,2 Leipzig, tramways 3*7 23 , I 9,1
- Bremerhaven 6 7,8 6.6 Leipzig, tramways 18,6 12,5
- Breslau 2 17,5 n 0 Letmathe 8,4 23 , I 17,0
- Chemnitz 3,3 12,1 7 5 Lübeck 5 20,0 12,4
- Cologne i5”5 l]s Meissen 6 n,5 11,0
- Dantzig 3,3 1 n ,0 ïo,9 Metz 6 in, 2 21 3
- Dessau. . . 2 i4,q i4,n Mulhouse 5 29,0 i3,1 16,8
- Detmold 6 16,8 26,0 Mülheim a. d. R.. 7 n,5
- Dortmund n 8.3 5,o Munich-Grünwald 2 12,2 49,0
- Duisburg 3,5 23,2 6,8 Nuremberg 6 20,0 io,6
- Düsseldorf, chemin de 1er de montagne 5^6 20,0 15,5 Paderborn-Neuhaus 3,2 12,0 i3,5
- Düsseldorf, tramways 4,8 22,2 l3,2 Plauen 8,3 i8,5 9,6
- Düsseldorf-Crefeld 2,5 12,8 25.3 Posen K 3q,8 17,9
- Elberfeld 4,6 17,2 20,0 Remscheid 5 1 10,8 22,0
- Erfurt 5 17,0 7 »1 Ruhrort 4 23,0 12,5
- Essen-sur-la-Ruhr 6.2 20,3 10,5 Vallée de la Saar 6 17,7 12,5
- Frankfurt-sur-M.-Offenbach. . . . 3 8,6 6,0 Solingen, tramways 5,7 22,4 11,1
- Frankfurt 6,5 3o,o 16,0 Solingen, chemin de fer local 9, 14,1 10,7
- Géra 5 20,0 12 ,g Spandau 2,5 12,4 8,3
- Gotha 6,7 61,1 33,o Stettin 3)7 i5,6 7,1
- Graudenz 37 4o,o 16,0 Stuttgart, tramways 8,5 i3,1 6,3
- Gross-Lichterfelde 4,3 26,0 a4,6 Stuttgart, chemin de fer local.... 10 44,5 4o,4
- Halle, chemin de fer local , 5 12,4 6,2 Thorn 2 10,6 11,6
- Halle, tramways 5 32,1 13,2 Trossingen 3 17,8 48,0
- Halle Merseburg 5 i3,2 25,0 Türkheim-Wôrishofen 2 9,6 35,o
- Hamm 3,4 18,9 13 7 Wiesloch 1,6 26,0 60,0
- Hanovre 15,7 20,7 Witten-sur-la-Ruhr 7 >1 20,6 16,0
- Heidelberg-Wiesloch 6,6 8,i 7 ,o Zwickau 475 43,8 i5,q
- En moyenne 0.0 00,0 00,0 En moyenne 20,7 17,0
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Août 1905
- LVII
- Le tableau I donne une statistique du développement de la traction électrique.
- Le tableau II indique, pour les chemins de fer desservis par une station centrale particulière, le nombre de kilowatts installés par kilomètre de voies ou par motrice.
- O. A.
- Chemin de fer électrique de Bludenz à Schruns. (Autriche).
- Ce chemin de fer doit être établi avec l’écartement de voies de i m. 435. La vitesse ne dépassera pas 3o kilomètres à l’heure. Le service sera assuré par deux motrices munies de deux moteurs d’au moins 4o chevaux ; ces voitures devront contenir 5o personnes et un compartiment à bagages.
- O. A.
- Lampes témoins pour controllers.
- M. W. Lintow décrit dans le Street Raïlway du i3 mai un dispositif grâce auquel le conducteur d’une automotrice électrique connaît toujours exactement la position dans laquelle se trouve le controller par l’allumage ou l’extinction de lampes rouges et vertes. A l’arrêt, le controller étant au zéro, les lampes rouges brillent à pleine intensité ; pendant le démarrage les lampes vertes s’allu-
- ment peu à peu et, pendant la marche en série sans résistances, les lampes rouges et vertes brillent à demi-éclat. Pour la marche en parallèle, les lampes vertes brillent seules à pleine intensité.
- O. A.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Télégraphie sans fil.
- Un certain nombre d’expériences ont été effectuées sur des trains en mouvement, parcourant la ligne de Chicago à Saint-Louis. Pour cela, deux trains express avaient été équipés avec des appareils récepteurs de Forest : les expérimentateurs n’indiquent pas par quel dispositif ils ont remplacé l’antenne réceptrice : la prise de terre était réalisée par le rail de roulement.
- Les signaux émis par les postes de Chicago et de Saint-Louis, furent parfaitement reçus par le train marchant à une vitesse de 90 kilomètres à l’heure. On constate que, au passage des ponts métalliques, l’intensité des signaux reçus diminuait énormément et ceux-ci devenaient confus; les ponts jouaient donc le rôle d’écrans amortisseurs. Au contraire, à proximité de l’eau, et sur les remblais précédant les ponts, l’intensité des signaux augmente d’une façon surprenante.
- L’intensité des signaux était maxima quand le
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir :
- 1» EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours 4r* classe, 47 fr. 70 ; 2me classe, 35 fr. 75 3m* classe, 26 fr. 10
- 2* EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
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- Billets délivrés toute l’année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lr* classe, 65 fr. ; 2° classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Bennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quinper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 °/0 sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
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- BILLETS DE VACANCES A PRIX RED DITS POÜR FAMILLE
- La Compagnie émet du ier juillet au i5 septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de 1", a' et 3e cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au i'r novembre. — Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets (pour les a premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3* personne, la moitié de ce prix pour la 4' et chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont tenus de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes :
- a) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- J) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut être délivré, à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ et le lieu de destination sur le billet collectif.
- Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours d’au moins 600 km. aller et retour, paiera pour ce parcours :
- 1" cl. a* cl. 3' cl.
- Les deux premières..... i34 fr. 4o 90 fr. 80 59 fr. 20
- La troisième............... 33 » 60 23 » 70 i4 » 80
- La quatrième (1)............ 16 » 80 n » 35 7 » 4o
- 184 fr. 80 124 fr. 85 81 fr. 4o
- Timbre......... o » 10 o»io o » 10
- Soit, pour les 4 personnes
- composant la famille.... 184 fr. 90 124 fr. 95 81 fr. 5o
- (O Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personne
- en sus paierait également : té fr. 80 en 1 re cl., 11 fr. 35 en 2e cl. et 7 fr. 40 en 3e cl.
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- LVIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Août 1905
- train se déplaçait perpendiculairement à la direction du poste transmetteur; au contraire, elle diminuait et atteignait un minimum, quand le train faisait un angle de plus en plus aigu avec cette direction.
- Le premier train ainsi équipé reçoit maintenant des dépêches privées à l’adresse des voyageurs : la Cie de Forest croit que ses trois postes de Saint-Louis, Springfield et Ghicago^ auxquels un quatrième poste pourra être adjoint à Bloomington, réussiront à assurer des communications permanentes avec le train.
- *
- * *
- Le major Squier, dont nous avons relaté les expériences effectuées avec des troncs d’arbres comme antennes (1), a continué ses recherches et a pu recevoir à Benicia Barraks des signaux émis à San-Francisco (52 kilomètres) en se servant de quelques minces troncs d’arbres et d’un poste récepteur extrêmement simple porté par un seul opérateur, Il indique que l’installation complète de la station réceptrice peut être faite en trois minutes environ.
- *
- * *
- Le gouvernement des Etats-Unis a décidé l’établissement d’une station de télégraphie sans fil système Telefunken à New-Orléans. Gette station aura un rayon d’action de 6oo kilomètres : si les résultats sont satisfaisants, on étudiera le moyen d’étendre la portée des communications jusqu’à Colon (2.000 kilomètres).
- Des communications par télégraphie sans fil seront prochainement établies entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les îles environnantes.
- Les stations de Dervah (Afrique du Nord) et de
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLII, 4 mars 1905, page
- CFI.
- Patarà (côte sud-ouest de l’Asie Mineure) seront ouvertes à l’exploitation à la fin de juillet : la portée de ces stations sera de 800 kilomètres,
- R. V.
- ÉCLAIRAGE
- Nouvelle lampe à vapeur de mercure Uviol.
- Une nouvelle lampe à vapeur de mercure vient d’être établie par les cristalleries Schott et Genos-sen d’Iéna. On sait (voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai igoÔ, p. 241), que la lumière produite par l’arc au mercure est extrêmement riche en rayons ultra-violets. Malheureusement pour les applications où l’on veut utiliser ces rayons, mais heureusement pour les yeux de ceux qui emploient ces lampes comme moyen d’éclairage, le verre absorbe la majeure partie des rayons violets, et on a été forcé, pour la thérapeutique, de construire des lampes en quartz obtenues par fusion du cristal de roche, dont l’établissement est très difficile et le prix de revient extrêmement élevé.
- Les cristalleries Schott et Genossen d’Iéna ont réussi à fabriquer un nouveau verre nommé Uviol (ultra-violet), tandis que la perméabilité du cristal de roche fondu a permis à la maison Heraeus d’établir des lampes pour la production de rayons ultra-violets dont la longueur d’onde va jusqu’à 220 pp ; les nouvelles lampes construites avec du verre Uviol présentent un spectre qui s’étend jusqu’à la longueur d’onde de 253 pp.
- La construction et le fonctionnement de cette nouvelle lampe à vapeur de mercure sont très simples. Le tube de verre dont la longueur atteint 45 à i3o cm. porte à chaque extrémité un petit godet dans lequel est disposée une pointe de charbon reliée à une électrode de platine. On peut faire fonctionner la lampe dans un sens ou dans
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone : 511-86
- USINES de PERSAN-BEAUMONT (jL-0^ Manufacture de
- CAOUTCHOUC, GUTTA-PERCHA CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta-Percha Telegraph Works C° (Limited)
- usine ^ USINE
- PERSAN (Seine-et-Oise) Ju SILVERTOWN ( Angleterre) 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
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- Suppléaient à L’Eclairage Electrique du 5 Août 1905
- LIX
- l’autre, puisque les deux électrodes sont inunies de pointes en charbon. A l’électrode inférieure, cathode, le mercure recouvre entièrement le charbon ; à l’électrode supérieure, anode, celui-ci sert d’électrode. L’allumage est obtenu en basculant la lampe soutenue par un support en bois. La différence de potentiel aux bornes est de iio ou de 220 volts suivant le modèle et le courant a une intensité de 2 à 4 ampères.
- L’action des rayons ultra-violets de cette lampe est extrêmement intense : la production d’ozone dans l’air environnant, l’ionisation, la fluorescence de certains corps montrent son activité. Elle peut rendre de grands services dans toutes les applications médicales où il s’agit de guérir des affections de la peau. A ce point de vue, on peut comparer les effets de cette lampe à ceux qu’exerce l’arc électrique jaillissant entre des électrodes de fer, mais, dans ce dernier cas, la production de chaleur est énorme, tandis qu’avec la lampe à mercure elle est absolument négligeable.
- R. Y.
- AVIS
- République Argentine
- Buenos-Ayres. —* Par suite de la convention passée entre la République Argentine et le Paraguay pour l’union des lignes télégraphiques des deux pays, la Direction des Télégraphes Argentins va procéder avant peu à l’immersion d’un nouveau
- câble sous-fluvial, d’uné longueur de 3.ooo mètres, qui devra réunir les conditions suivantes :
- Conducteur : 36 fils de cuivre étamé de la plus haute conductibilité, de o,3i mm. de diamètre chacun
- Résistance : 6,2 ohms par kilomètre à i5,5 degrés centigrades.
- Isolement : Une couche de caoutchouc pur et Une de caoutchouc vulcanisable entourée d’un ruban, le tout vulcanisé ensemble pour former une masse homogène.
- Résistance isolante : 2.000 mégohms par kilomètre après 24 heures d’immersion dans l’eau à 15,5 degrés centigrades et après la première minute d’électrisation.
- Ame : L’âme de caoutchouc isolateur sera recouverte d’un tissu en jute tanné.
- Armature : composée de 12 câbles d’acier galvanisé spécial, chaque câble formé par 7 fils de o,g 14 millimètres de diamètre.
- Enveloppe extérieure i Le câble Sera protégé extérieurement par une couche préservatrice et une forte couche de chanvre spécialement préparées.
- Diamètre : 19,5 millimètres.
- *
- * *
- Ingénieur, diplômé de l’Institut Electrotechnique de Nancy, licencié ès-sciences, ayant acquis une bonne pratique dans plusieurs usines en France et en Angleterre, parlant l’anglais, cherche une situation de préférence en France.
- S’adresser aux bureaux du journal.
- BIBLIOGRAPHIE
- Elektrische Kraftübertragung. — (Transport d'énergie à distance par l’électricité). — Wilhelm Philippi. — 386 pages avec 321 figures et 4 tableaux. — S. Hirzel Editeur Leipzig. Prix broché : 16 mks ; cartonné : 18 mks.
- Le but de cet ouvrage est d’indiquer les points les plus importants qu’il y a lieu d’envisager pour l’exécution d’un transport d’énergie à distance au moyen de l’électricité. L’auteur a cru nécessaire de rappeler d’abord rapidement le mode de fonctionnement et les propriétés des principales, machines électriques pour les lecteurs qui ne seraient pas complètement tamiliarisés avec cesdétails.
- Les descriptions des différentes installations, accompagnées chacune d’une étude critique indiquant les raisons qui ont fait préférer une solution à une autre, tiennent dans le volume une large place. Les installations de mines et d’usines métalliques, qui présentent un grand intérêt, occupent une partie importante de ces descriptions. Les différentes parties de volume sont les suivantes : ire partie. — Mode de fonctionnement et propriétés particulières des différentes machines électriques.
- Dynamos génératrices à courant continu et accumulateurs ; moteurs à courant continu ; alternateurs et moteurs monophasés ; alternateurs et moteurs polyphasés ; transformateurs, convertisseurs et moteurs générateurs.
- 2e partie. — Stations centrales et conducteurs.
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- LX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Août 1905
- Centrales à courant continu et à courants triphasés ; tableaux de distribution ; marche des machines en parallèle ; dispositif de sécurité et parafoudres ; calcul et établissement des conducteurs 5 stations de distribution.
- 3e partie. — Appareils de levage.
- Grues et ponts roulants à courant continu et à courants alternatifs ; construction de ces appareils 5 ascenseurs.
- 4e partie. — Perceuses et foreuses ; machines d’extraction à courant continu et triphasés’ calcul de ces machines et exemples ; ventilateurs, pompes.
- 5e partie. — Machines de fonderies et d’usines métallurgiques.
- Production de l’énergie (emploi de gaz de hauts fourneaux) ; machines pour aciéries machines pour laminoirs.
- 6e partie. — Industries diverses.
- Cet ouvrage suffisamment complet et assez clair pour être à la portée de tous les ingénieurs, peut rendre d’importants services dans bien des cas, car il groupe un grand nombre de renseignements qu’il faudrait, sans cela, chercher un peu partout au prix d’un temps précieux.
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- L’auteur de cet ouvrage est bien connu en France par les traductions des deux traités sur les électromoteurs à courant continu et à courants alternatifs dont la clarté a rendu service à plus d’un électricien rebuté par les formules mathématiques de certains livres. La méthode d’enseignement de l’auteur découle de cette phrase placée dans la préface de son premier livre : l’emploi abusif des mathématiques est semblable à un tunnel qui raccourcit le chemin, mais empêche de suivre les transitions existant entre l’entrée et la sortie.
- L’ouvrage présenté aujourd’hui au public rassemble les leçons enseignées à l’Ecole supérieure technique de Berlin sur la transmission à dis-
- tance de courants alternatifs. L’emploi de tensions élevées rend de plus en plus important l’effet de la capacité des lignes, et il est nécessaire de se rendre compte aussi exactement que possible des phénomènes complexes qui prennent naissance le long des conducteurs. Pour cela, l’auteur emploie la méthode des imaginaires qui permet d’obtenir, au lieu d’équations différentielles compliquées, des équations linéaires très simples à résoudre.
- L’ouvrage comprend les chapitres suivants :
- Méthode symbolique de calcul 5 courant dans les conducteurs doués de self-induction ; exemples ; formules pour le calcul par les imaginaires ; capacité des conducteurs ; câbles ; équations fondamentales des courants dans les câbles ; détermination des propriétés des câbles d’après leurs dimensions 5 cas d’un câble infiniment long ouvert à l’extrémité ; cas d’un câble non infini ouvert à l’extrémité ; cas d’un câble chargé.
- Ce livre, extrêmement clair, est tout à fait recommandable.
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- Cette brochure est destinée à ceux qui s’occupent d’installations de sonneries de téléphones et de parafoudres, et qui n’ont reçu aucune instruction technique. Elle contient un grand nombre de schémas de montage et d’explications simples.
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- Tome XLIV.
- Samedi 12 Août 1905.
- 12* Année. — N* 32.
- P
- O
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- BLONDEL (A.). — Quelques remarques sur l’influence des propriétés de l’arc électrique dans
- les phénomènes oscillatoires [suite).............................................................. 201
- REYVAL (J.). Exposition Universelle de Liège.— Groupe électrogène Weyher et Richemond-Alioth. 212 BALLOIS (E.). — La fabrication des isolateurs à haute tension.............................................. 223
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la dynamique des phénomènes présentés par l’arc électrique et sur
- l’hystérésis de l’arc, par Simon (fin) ......................................................... 228
- Note sur le facteur de puissance de l’arc à courant alternatif, par Shepaudson..................... 235
- Génération et Transformation. — Sur les commutatrices et les moteurs générateurs, par Waters. . . 235
- Nouveaux moteurs monophasés : moteurs Lundell, Zweigbergk et Peebles............................... 236
- Traction. — Traction électrique par courants triphasés, par Waterman.................................... 23^
- La traction électrique des trains lourds de marchandises, par C. de Muralt......................... 238
- Matériel pour tramways électriques et chemins de fer d’intérêt local............................... 23g
- Mesures. — Sur la comparaison des champs électriques au moyen d’une aiguille électrique oscillante, par
- Owen....................................................................................... 240
- NOTES ET NOUVELLES
- Résultats financiers des entreprises électriques en Allemagne................................................... lxii
- Bibliographie............................................................................................. lxxii
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- LXIt
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 12 Août 1905
- NOTES ET NOUVELLES^
- Résultats financiers des entreprises électriques en Allemagne.
- L’Elektrotechnische Zeitschrift publie, dans son numéro du 20 juillet, une étude fort intéressante de M. Heppe sur les résultats financiers des installations urbaines électriques en Allemagne.
- D’après la dernière statistique relative à 1903, la capacité totale de 1028 stations génératrices atteignait 53o.947 kilowatts et le capital d’installation par kilowatt à la station centrale s’élevait à i64o fr. ; le capital total atteignait donc 85o millions. Il est probable qu’en réalité les chiffres sont encore sensiblement plus élevés.
- Pour permettre des comparaisons fructueuses, l’auteur étudie en détail les résultats d’un certain nombre d’installations qu’il répartit en sept groupes d’après la puissance.
- Le groupe I comprend les installât, de plus de 5ooo kw.
- — II — — de 2000 à 5ooo —
- — III — — 1000 à 2000 —
- — IV — — 5oo à 1000 —
- Le groupe V comprend les installât, de 25o à 5oo kw. — VI — — 100 à 2Ôo —
- — VII — —au-dessous de 100 —
- Les résultats financiers variant aussi avec l’ancienneté de l’installation, l’auteur a formé un second groupement à.ce point de vue, et un troisième groupement au point de vue du service de l’installation (particulier ou public).
- I. Frais d'installation
- Ces frais sont indiqués dans le tableau I où Tes numéros placés dans les colonnes ont les significations suivantes :
- i°) Fondation et bâtiments, y compris les cheminées;
- 2“) Chaudières, pompes, condensateurs, refroidisseurs, canalisations, machines, convertisseurs, appareils ;
- 3°) Accumulateurs, transformateurs ;
- 4°) Réseau de distribution, y compris les branchements;
- 5°) Compteurs ; 1 ’
- 6°) Eclairage, appareils de levage, chauffage, dispositifs de manutention des charbons ;
- 70) Frais totaux comme sommes des six premières colonnes..
- TABLEAU) I --
- Capital de premier établissement rapporté à 1 kw. de puissance totale
- GROUPE NOMBRE d’installations ÉTUDIÉES FRAIS DE PREMIER ÉTABLISSEMENT PAR KILOWATT INSTALLÉ A LA STATION CENTRALE
- I 2 3 4 5 . 6 7
- I 7 38o 5l2 128 56o 65 69 1750
- II l3 280 5l2 i32 670 87,5 72 1800
- III 20 3iô 490 • i38 625 75' 64 1700
- IV l8 44o 565 112 55o 77 86 1800
- V l6 425 54o i35 700 56 71 1980
- VI 24 5io 65o 164 655 160 77 2240
- VII i4 700 83° 262 94o 225 98 3o6o
- 112
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 Août 1905
- LXIII
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- PARIS, 45, rue de l’Arcade.
- LILLE, 2, rue du Dragon.
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- LXIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 Août 1905
- Parmi les 112 cas étudiés, 4 stations centrales utilisent la force hydraulique, et 24 emploient des moteurs à gaz. Les frais d’établissement de ces dernières ressortent aux chiffres suivants :
- Groupe Nombre Francs
- IV I 193°
- V 3 2120
- VI 10 2 25o
- VII 9 2800
- Le nombre trop faible de ces installations ne permet pas de tirer une conclusion générale sur l’augmentation de frais d’établissement provenant de l’emploi des moteurs à gaz.
- Les frais relatifs aux stations génératrices utilisant la puissance hydraulique sont très variables, à cause de la différence de travaux pour la captation de l’eau dans les différents cas. Le tableau II résume, pour quatre d’entre elles, les résultats obtenus.
- TABLEAU II
- Stations utilisant la force hydraulique
- GROUPE FRAIS D’INSTALLATION PAR KILOWATT A LA STATION CENTRALE
- I 2 3 4 5 6 7
- Neuhaus VI 94o 465 173 364 25 17,5 2000
- St. Blasien VI 33o 438 3io 270 • 75 52,5 i38o
- Solingen V — — — — — i85o
- Trondhjem II 223 i63 65 190 00 0 5,25 65o
- II. Frais d’exploitation directe
- Les frais d’exploitation sont représentés comme suit :
- 1. Combustible.
- 2. Graissage et nettoyage.
- 3. Salaires.
- 4. Entretien.
- 5. Frais divers.
- 6. Frais totaux comme somme des cinq premiers.
- Le tableau III résume les résultats.
- TABLEAU III
- Frais d’exploitation par 1 000 francs de capital d’installation.
- FRAIS D EXPLOITATION
- PAR IOOO FR. DE CAPITAL D INSTALLATION
- ra S 0 z I 2 3 4 5 6
- I 6 21 , /| 2,2 2 1,0 7,4 8.0 60,0
- II 12 26,0 2.1 18,2 8,4 io,3 65,o
- III 20 28,0 2,5 20,8 7>6 i3,o 72,0
- IV ll 21 ,0 2.8 21,4 7,4 13,4 66,0
- V i5 22,6 2,9 22,6 5,0 ii,3 64,4
- VI i3 20.0 2,0 22.0 5,6 12,4 62,0
- VII 8 17,5 2,5 24,2 8,8 3,6 56,5
- Mo yenne 23,1 2,5 21,3 11,2 65,i
- Les résultats de ce tableau sont particulièrement intéressants et importants. On y voit que la somme des frais d’exploitation directe est en moyenne égale à 6 et 7 % des frais de premier établissement et que, parmi ces frais d’exploitation, un tiers correspond au combustible, un tiers aux salaires et un tiers au
- Le tableau IV indique les frais d’exploitation directe par kilowatt installée à la station centrale.
- TABLEAU IV
- Frais d’exploitation par kilowatt de puissance totale intallée à la station centrale
- FRAIS D EXPLOITATION PAR KILOWATT INSTALLÉ EN FRANCS
- *3 O Z I 2 3 4 5 6
- I 6 37,5 8,9 36,2 i3 13,8 io4
- II 12 48 3,9 33 15,5 18,8 120
- III 20 48 4,25 35,5 i3 22,5 I 23
- IV *7 38,5 5.25 89 i3.5o 25,5 121,5o
- V i5 44,5 5,5 44,5 9,9 22,2 1260
- VI 13 44,5 4.5 48 12,25 27,5 1370
- VII 8 53,5 7,65 74 27 10,5o 1750
- Moyenne 45 4,9 43 i4 21,5 129
- En ce qui concerne les frais d’exploitation par kilowatt-heure utilisé, on obtient les résultats indiqués par le tableau V.
- TABLEAU V
- GROUPE PAR KILOWATT-HEURE
- • F rancs
- I 0.125
- II 0. l5
- III 0,163
- IV 0,176
- V 0,188
- VI 0,20
- VII 0,25
- reste.
- Si l’on calcule le tiers de ces chiffres, qui repré-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 Août 1905
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- LXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 12 Août 1905
- sente les frais de combustible, on trouve les résultats du tableau VI.
- TABLEAU VI
- GROUPE PAR KILOWATT-HEURE
- Francs
- I 0,8^5
- II 0,10
- III O, I l5
- IV O, I l5
- V 0,125
- VI 0, i38
- VII o, i63
- Dans beaucoup de villes, ces frais d’exploitation sont sensiblement inférieurs à 12,6 centimes par kilowatt-heure, et dans certaines autres, ils sont supérieurs à 26 centimes.
- III. Question des tarifs
- Le prix moyen est de y5 centimes pour l’éclairage et de 25 centimes pour la force motrice. Les tableaux VII et VIII indiquent le nombre de villes où le tarif est inférieur, égal ou supérieur à ces chiffres.
- tableau Vil
- Prix fondamentaux pour Véclairage
- NOMBRE d’installations
- PRIVÉES
- URBAINES
- NOMBRE
- TOTAL
- TABLEAU VIII
- Prix fondamentaux pour la force
- GROUPE NOMBRE TOTAL NOMBRE D’INSTALLATIONS URBAINES PRIVÉES
- > 25 = 25 < 25 > 25 = 25 < 25 > 25 = 25 < 25
- I 10 I 6 3 2 2 I 4 1
- II l6 4 9 3 1 4 3 3 5 —
- III 2Ô 4 10 11 2 4 9 2 6 2
- IV 3o 8 11 . 11 3 4 6 5 7 5
- V 28 3 11 i4 2 2 9 I 9 5
- VI 34 10 .9 i5 — 1 3 10 8 12
- VII 18 3 8 7 — 1 — 3 7 7
- 161 33 64 64 8 18 32 25 46 32
- 161 58 io3
- TABLEAU IX
- Tarif pour l’éclairage
- NOMBRE
- TOTAL
- NOMBRE D INSTALLATIONS
- URBAINES
- PRIVEES
- GROUPE
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 12 Août 1905
- LXVII
- En ce qui concerne le système des rabais, l’auteur distingue 6 catégories :
- i°) Prix fondamental avec rabais dépendant du nombre de kilowatts-heures consommés et indépendants de la durée d’utilisation ;
- 2°) Prix fondamental avec rabais pour la durée d’utilisation ou pour l’intensité ;
- 3°) Prix fondamental avec rabais combinés ;
- 4°) Tarif double ;
- 5°) Tarif avec emploi d’un appareil à maxima ;
- 6°) Prix fondamental sans rabais.
- Le tableau IX indique le nombre d’installations qui emploient chacun des six systèmes désignés.
- IV. Recettes
- Les valeurs des recettes sont indiquées dans les tableaux XI, XII et XIII.
- Il est intéressant de connaître quel tantième du capital de premier établissement représentent en moyenne les recettes. Dans les recettes totales, il
- TABLEAU XI
- Recettes moyennes annuelles par kilowatt-heure utilisé et par kilowatt installé a) Pour l’éclairage
- PAR KILOWATT- HEURE PAR KILOWATT INSTALLÉ
- h pour pour
- o un prix fondamental un prix fondamental
- « > 75 = 75 < 75 > 75 = 75 < 75
- cent. cent. cent. cent. cent. cent.
- i 63 53,5 220 210
- h 68 6o 52,5 190 204 i85
- ni 7° 56 — 187 *79 —
- IV 71 57,5 56,5 178 176 i5o
- V — 66 53,5 200 220
- VI — 53,5 45,5 — 240 2l5
- VII 52 5o — i93 168
- b) Dans un but industriel
- PAR KILOWATT INSTALLÉ PAR KILOWATT- -HEURE
- pour pour
- GROUPE un prix fondamental un prix fondamental
- > 25 = 25 < 25 > 25 = 25 < 25
- cent. cent. cent. cent. cent. cent.
- I 25 79
- II 3o 21,5 i8,5 10,8 io,3 76
- III 28 21 i5,2 10,6 11,15 62
- IV 3i,2 22,5 17 >4 9,io 80 64
- V 3o 23,8 17,5 9 52 65
- VI 28 23,7 2 , I 5 8,25 29 55
- VII 21,2 23,8 — 7,25 10,1 —
- faut ajouter les recettes dues à des courants de tractions et à la location de compteurs.
- Le tableau XII indique ces chiffres.
- TABLEAU XII
- Recettes totales en % du capital de premier établissement
- GROUPE > 75 % LUMIÈRE % < 75 % > 75 °/o FORGE = 75 % < 75 %
- I J9>3 14,1 n,6 17,3
- II 21,7 18,8 18,7 23,5 18,7 i6,3
- III i8,5 13,7 12,7 i5,5 i6,5 n,5
- IV i4,o i5,8 12,3 16,1 16,9 17,0
- V — i3,0 13,7 i5,o 11,6
- VI — 16,2 14,1 18,4 io,5 10,0
- VII 9>° 8,0 8,4 9>7 —
- Le tableau XIII indique les recettes totales en % du capital de première installation classées d’après la durée de fonctionnement.
- ----------------------.
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- LX VIII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 12 Août 1905
- TABLEAU XIII
- Recettes totales en % du capital d'installation ordonnées d'après la durée de fonctionnement
- INSTALLATIONS
- ANNÉES
- URBAINES PRIVEES
- d’exploitation
- — 1111, ^
- nombre 0/0 nombre 0/0
- 1 2 8,7
- 2 8 12,5 3 7,2
- 3 6 13,2 4 12.0
- 4 3 ne 4 8,9
- 5 5 18,1 4 i4,3
- 6 2 i4,5 5 i3,5
- 7 2 J 9,5 — —
- 8 4 24,9 2 20,7
- 9 2 26,6 — —
- 10 3 16.8 3 17,2
- Au-delà de 10 9 16,7 6 i5,7
- V. Bénéfices
- Les bénéfices bruts ont été déterminés par l’auteur pour 83 installations. Le tableau XIV résume les résultats obtenus.
- TABLEAU XIV
- Bénéfices en % du capital de 1er établissement a) Ordonnées d’après la durée des installations :
- INSTALLATIONS
- NOMBRE D’ANNÉES PUBLIQUES PRIVÉES
- nombre O/O nombre 0/0
- I 2 5.3 3 3,6
- 2 8 6,2 2 2,8
- 3 G 6,8 4 4.8
- 4 3 8,9 2 4,6
- 5 6 8,1 4 7-8
- 6 2 8,2 4 7,1
- 7 2 11,7 2 15,1
- 8 5 11,8 2 • 4,o
- 9 2 13,5 — —
- 10 3 9,4 3 9,2
- Au-delà de 10 9 io,8 6 9,°
- b) Ordonnées d’après les groupes et le prix du courant :
- LUMIÈRE
- VI. Causes des mauvais résultats financiers constatés en général
- L’auteur attire, dans ce qui suit, l’attention sur quelques points particuliers qui peuvent avoir de l’influence sur le rendement financier des exploitations ; pour cela, il examine les conditions dans lesquelles sont placées les installations qui ont donné un bon résultat (au-delà de io % ) au nombre de 3i et celles qui ont donné de mauvais résultats (au-dessous de 5 % ) au nombre de 22.
- a) Bons résultats
- Parmi ces 3i installations, 20 sont publiques et 11 privées ; au point de vue de la durée de fonctionnement, elles se classent de la façon suivante :
- ANNÉES D’EXPLOITATION NOMBRE D’INSTALLATIONS
- 2 I
- 3 2
- 4 I
- 5 4
- 6 2
- 7 3
- 8 2
- 9 3
- 10 4
- 11 2
- 12 4
- i3 1
- i5 1
- 16 1
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE LD
- Ij XJ OIE N ESPIR, .A_dministrateur-3Délégué
- llbis, rue de Maubeuge, PARIS
- Représentants Exclusifs de :
- GENERAL ELECTRIC C« \A de LONDRES, BIRMINGHAM, MANCHESTER
- CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES — DYNAMOS — MOTEURS — LAMPES A ARCS — LUSTRERIE APPAREILLAGE — TÉLÉPHONIE — SONNERIE — ISOLANTS — APPAREILS DE CHAUFFAGE — FOURNITURES POUR TRACTION VENTILATEURS — FILS ET CABLES — ASCENSEURS ÉLECTRIQUES
- Lampes à Incandescence 44 ROBERTSON ” etc., etc.
- p.r68 - vue 590/679
-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 12 Août 1905
- LXIX
- Au point de vue des groupes, ces installations se répartissent de la façon suivante :
- GROUPES
- I
- II
- III
- IV V
- VI
- VII
- NOMBRE D’INSTALLATIONS
- 4
- IO
- 1
- 5
- 4
- b) Résultats tout à fait mauvais Parmi ces 22 installations, 7 sont publiques et i5 privées ; la durée moyenne d’exploitation est de quatre années.
- Elles se répartissent de la façon suivante :
- Nombre d’années d’exploitation
- 2
- 3
- 4
- 5
- 6 8
- 12
- Nombre d’installations
- 4
- 4
- 4
- 4
- 3
- Groupe
- I
- II
- III
- IV
- V
- VI VII
- Nombre
- 3
- 4
- 2
- 6
- 6
- L’auteur montre que les mauvais résultats finan-
- ciers sont généralement dus, non à une consommation de courant trop faible ou trop bon marché, mais à un capital de premier établissement beaucoup trop élevé pour permettre une exploitation fructueuse. Dans certain cas, les mauvais résultats proviennent du débit trop faible de la station génératrice par rapport à la puissance installée, comme le montre le tableau XV, Dix de ces 22 installations, soit près de la moitié, emploient des moteurs à gaz. Sept d’entre elles emploient du courant alternatif.
- TABLEAU XV
- PUISSANCE DES MACHINES 1 PUISSANCE DES ACCUMULATEURS PUISSANCE TOTALE ÉCLAIRAGE FORCE j PUISSANCE MAXIMA TOTALE
- I 2 3 4 5 6 7
- Brandebourg 4oo 171 1 2 59 222 2l5
- Neurode 106 68 174 155 28 84
- Winnenden 1 o4 62 i56 89 34 46
- Schwetz 106 52 158 i34 38 5i
- Neuhaus ......... 75 55 110 52 19 —
- Hanau . 670 38 708 355 454 220
- Brühl 1440 — i44o 1092 i759 9°o
- Oberhauseu 1100 53 7 1637 244 172 456
- Velten 180 3i 211 i48 23l i4i
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS Juin-Septembre 1905
- SAISON “THERMALE
- LA BOURBOULE, LE MONT-DORE ROYAT, NtRIS-LES-BAINS, ÉVAUX-LES-BA1NS
- A l’occasion de la saison thermale de 1905, la Compagnie du| Chemin de fer d’Orléans a organisé un double service direct de jour et de nuit, qui fonctionne du 8 Juin au 20 Septembre inclus, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, voie la plus direc'e et trajet le plus rapide entre Paris et les stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore'
- Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagons à lits-toilette, dans chaque sens du parcours.
- La durée totale du trajet est de 9 heures environ, à l’aller et au retour.
- Prix des places de ou pour Paris (Trajet simple)
- PARIS-
- PONT S'-MICHEL
- fr c. fr. c.
- La Pourhonlc. ,f30 83 Le Mont-Dure. 40
- Ho val........... 36 45
- Cliainlilet-l\’éris.|37 95 Eiam-lc5-Bains40 10
- 34 30 34 70 38 10 25 65 27 05
- P' cl.
- fr. c. fr. c.
- 22 3550 60 22 6051 20 24 85]-'6 35
- 16 70,37 85
- 17 6539 85
- 2" cl.
- fr. c.
- 34 15 34 55 38 05
- 25 55
- 26 90
- PARIS-AUSTERLITZ
- 3e cl.il’" cl.
- fr c 'fr.
- 22 2550 40 22 5050 95 24 80u6
- 16 65jà7 65
- 17 55139 65
- 2» cl
- fr. c
- 34 )i 34 40 37 80 25 40 26.7
- 3» cl.
- fr. c.
- 22 20 I 22 40 24 65
- 16 55
- 17 45
- Aux trains express partant de Paris le matin et de Chamblet-Néris dans l’après-midi, il est affecté une voiture de 1" classe pour les voyageurs de ou pour Néris-les-Bains, qui effectuent ainsi le trajet entre Paris et la gare de Chamblet-Néris, sans transbordement, en 5 h. 1/2 environ.
- On trouve des omnibus de correspondance à tous les trains, à la gare de Chamblet-Néris pour Néris, et vice-versa.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- SAISON BALNÉAIRE ET THERMALE
- (De la veille des Rameaux au 31 octobre)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR A PRIX RÉDUITS
- Prix au départ de Paris
- ( IV 011 compris le tirn/bre de CLuittan.ce)
- DE PARIS aux
- STATIONS CI-DESSOUS
- Berck ..........
- Boulogne (ville) Calais (ville).... Conchy - le - Temple (Fort-Mahon)
- Dunkerque.......
- Etaples.........
- Eu..............
- Le Crotoy.......
- Le Tréport-Mer Paris-Plage .... Rang-du - Fliers-Verton (PI. Vrrliuiout. St-Valery-s-Som Serqueux (Forges-l-Eaux Wimille-Wimereux ...
- BILLETS DE SAISON DE FAMILLE Valables pendant 33 jours
- PRIX
- Pour 3 personnes
- L 2" 3°
- classe classe classe
- fr. c.
- i 49 40 170 70 198 30
- 140 40 201 90 152 40 120 80 i31 2a 123 » 136 ))
- 143 20 131 10 98 70 174 60
- fr. c.
- 101 40 lia 20 133 80
- 94 80 138 30
- 102 90 81 60 89 10 83 10
- 103 90
- 98 10 88 30 66 60 117 90
- PRIX pour cliaq. pers. en plus
- Bâclasse classe e asse
- fr. c.
- 66 30 73 » 87 30
- 61 80 90 30
- 67 20
- 33 10 08 20
- 34 70 20
- 63 90 57 60 43 30 76 80
- fr. c.
- 23 60
- 28 A3
- 33 03
- 23 40
- 34 13
- 23 40 20 15 22 60
- 20 50 26 60
- 24 20
- 21 85 16 43
- 29 10
- fr. c.
- 17 45 19 20
- 22 30
- 15 80
- 23 03
- 17 15 13 60 13 40
- 13 85
- 18 15
- 16 35
- 14 75 il 10
- 19 63
- fr. c.
- 11 45
- 12 50
- 14 55
- 10 30
- 15 05
- 11 20
- 8 85 10 10
- 9 » 12 20
- 10 65 9 60 7 25 12 80
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-
-
- LXX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 12 Août 1905
- Les durées d’utilisation, par kilowatt installé dans ces stations génératrices, sont indiquées par le tableau XVI.
- TABLEAU XVI
- Durée moyenne d’utilisation par kilowatt installé a) en général
- - GROUPE 1 NOMBRE \ d’installations J I f \ > RAGE <0 fl a fl H W D *3 £ O * a t NOMBRE 1 g d’installations J en f 5 v 0 USTRIELS _ fl fl fl fl fl H <0 4 >-» 3 0 * a
- I 12 5io I I 5oo
- II 12 4oo 12 455
- III i9 395 !9 475
- IV 3o 36o 3i 420
- V 29 4to 3o 44o
- VI 29 415 29 35o
- VII i5 320 i5 320
- Moyenne 146 installations, 4oo i4-7 4a5
- b) En particulier pour 18 installations présentant de mauvais résultats
- ÉCLAIRAGE BUTS
- INDUSTRIELS
- GROUPE
- NOMBRE VALEUR VALEUR
- moyenne moyenne
- I II I 36o 456
- III 3(2) 487 (272) 38o
- IV 3 274 34o
- V 2 4oo 207
- VI 4 4j5 248
- VII 5 342 225
- Moyenne 18 38o 285
- Dans ces dernières installations, les puissances installées sont les suivantes :
- Pour l’éclairage.......... 6.700 kw.
- Pour des buts industriels. 6.100 —
- La capacité totale de ces stations est de g.5oo kw, et la charge maxima instantanée ne dépasse pas 3.700 kw.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pèndant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
- 1» EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours dr* classe, 47 fr. 70 ; 2me classe, 35 fr. 75 3me classe, 26 fr. 10
- 2» EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d’aller et retour valables 5 jours 1re classe, 32 fr. ; 2me classe, 23 fr. 3'ne classe 16 fr. 50
- 3» VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute l’année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne 1'* classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint*Màlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quinper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 °/o sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- CHEMIN DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- BILLETS DE VACANCES A PRIX SÉDUITS POUR FAMILLE
- La Compagnie émet du 1" juillet au i5 septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de 1", 2' et 3e cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au i” novembre. — Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4' et chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont tenus de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes :
- a) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- b) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut être délivré, à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ee billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la. durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ et le lieu de destination sur le billet collectif.
- Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours d’au moins 6qo km. aller et retour, paiera pour ce parcours :
- ire cl. a* cl. 3* cl.
- Les deux premières..... i34 fr. 4o 90 fr, So 59 fr. 20
- La troisième............... 33 » 60 22 » 70 i4 » 80
- La quatrième (1)............ 16 » 80 n » 35 9 » 4°
- Timbre
- 184 fr. 80 o » 10
- 124 fr. 85 81 fr. 4o
- o » 10 o i> 10
- Soit, pour les 4 personnes
- composant la famille.... 184 fr. 90 124 fr. 95 81 fr. 5o
- (1) Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personne en sus paierait également : 16 fr. 80 en ire cl., 11 fr. 35 en 2e cl. et 7 fr. 40 en 3e cl.
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-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 12 Août 1905
- LXX1
- Parmi les i5 installations à courant continu, la puissance des machines installées est en moyenne de 3.737 kw., la puissance des accumulateurs 1.492 kilowatts et la puissance totale 5.229 kw. A côté de cela, les appareils de consommation représentent une puissance de 2.867 kilowatts pour l’éclairage et de i.889 kilowatts pour la force motrice, soit un total de 4-756 kw,
- c) Résultats moyens
- Les installations qui ont présenté des résultats moyens se répartissent de la façon suivante :
- Groupes I, II, III, IV, V, VI, VII
- Nombres 2, 2, 11, 5, 6, 3, 1
- Parmi celles-ci, 20 sont publiques et 10 sont
- privées.
- La durée d’exploitation moyenne est de 6 années : la répartition par années de fonctionnement est la
- suivante :
- Années d’exploitation : Nombre d’installations :
- 2 6
- 3 4
- 4 3
- 5 3
- 6 3
- 7 1
- 10 3
- 11 1
- 12 2
- m i3 1
- 2
- Parmi ces installations,
- 19 sont à courant continu,
- 8 — alternatif et continu,
- 3 — — alternatif.
- VII. — Conclusions finales
- TABLEAU XVII
- Bénéfice en % du capital du premier établissement.
- a représente les bons résultats (au-dessus de 10 %)• b — les résultats moyens (entre 5 0/o et 10 °/0). c — — mauvais (au-dessous de 5 %).
- i° Par groupes :
- GROUPES 1 n 111 IV v VI VII
- Nombre des installations . ayant don. des résuit.: a b c 4 2 » 10 2 1 7 11 3 5 5 4 4 6 2 1 3 6 )) 1 6
- Total 6 i3 21 i4 12 10 7
- 20 Par durée d’exploitation :
- ANNÉES d’exploitations nombre d’installations ayant donné des résultats TOTAL
- a b c
- I ï I 4 5
- 2 I 6 4 11
- 3 2 4 4 10
- 4 I 3 4 8
- 5 4 3 3 IO
- 6 2 3 I 6
- 7 3 I » 4
- 8 2 » I 3
- 9 3 » » 3
- 10 4 3 » 7
- Au-delà de io 9 6 1 16
- 3e Par installation :
- INSTALLATIONS NOMBRES DES INSTALLATIONS ayant donné des résultats TOTAL
- a b c
- Publique 20 20 • 7 47
- Privée 11 10 i5 36
- 4° Par genre de courant :
- NOMBRE DES INSTALLATIONS
- ayant donné des résultats
- GENRE DE COURANT TOTAL
- a d c
- Gourant continu. .. 18 19 i5 5 a
- Gourant alternatif.. 3 3 4 10
- Gourant continu et
- alternatif 10 8 3 21
- 5°) Installations avec moteurs à gaz.
- Nombre des installations ayant donné des résultats :
- a 2 sur 3i
- b 4 sur 3o
- c 10 sur 22
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE TlinflQ
- L’ACCUMULATEUR I UUUK
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 fr. Siège Social : 81, rue Saint-Lazare, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- p.r71 - vue 593/679
-
-
-
- LXXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 12 Août 1905
- De l’étude qui précède, on peut tirer les conclusions suivantes :
- i° Le capital de premier établissement doit être aussi faible que possible ;
- 2° Un calcul très exact des frais d’exploitation et une économie minutieuse sont nécessaires ;
- 3° On doit faciliter autant que possible, par des tarifs habiles, les nouvelles installations ;
- 5° 11 faut se garder de considérer tous les consommateurs comme effectifs et tenir compte de la durée d’utilisation ;
- 6° Le directeur d’une installation doit être autant un commerçant qu’un ingénieur.
- E. B.
- ECLAIRAGE
- Nouvelle lampe à incandescence consommant 2,5 watts par bougie.
- La General Electric G° construit un nouveau type de lampe à incandescence, consommant 2 watts 5 par bougie horizontale et possédant une durée égale à celle des lampes qui consomment 3 watts 1 par bougie. Ces lampes sont munies d’un petit
- réflecteur holophane en verre, à côtes prismatiques.
- E. B.
- AVIS
- Exposition électrotechnique de Kiew.
- Cette exposition ouvrira ses portes le 12 mai 1906. Elle comporte d’une façon générale ce qui concerne l’emploi de l’Electricité dans l’industrie, dans l’agriculture et dans la médecine.
- Le ministère des finances a décidé d’accorder la franchise de douane à tous les exposants, à condition que leurs produits soient réintégrés dans leur pays d’origine, dans les trois mois qui suivront la fermeture de l’exposition.
- Différents congrès auront lieu pendant cette exposition.
- Le congrès d’électrotechnique s’ouvrira le 2 avril 1906; les congrès de télégraphie, de chemins de fer, de l’industrie minière et de quelques autres industries suivront peu après.
- BIBLIOGRAPHIE
- Leçons d’Électricité industrielle par J. Pion-chon. — Tome II, (2e fascicule). Gratier et Rey, Editeurs à Grenoble. Prix : 20 francs.
- Ce fascicule paraît sous les titres : alterno-élec-trocinétique, — alterno-électrothermie, — alterno-électrochimie, — alterno-électromagnétique, — électro-énergétique. Ce sont là des noms bien rébarbatifs pour des sujets exposés si clairement par l’auteur, dans les excellentes leçons qu’il professait à l’Institut Electrotechnique de Grenoble.
- Ce n’est d’ailleurs pas là une critique, pas plus que le regret exprimé ici de ne pas avoir toujours bien compris les différences de caractères qui fourmillent tout le long des calculs développés dans les diverses parties de l’ouvrage. Ce sont des détails. La fin de ces leçons d’électricité est digne du commencement déjà paru antérieurement. Nous signalerons surtout les chapitres consacrés à l’étude des grandeurs électriques périodiques non sinusoïdales.
- Toute cette question des harmoniques est fort bien traitée et avec abondance. L’auteur a insisté sur certains modes opératoires employés pour faire l’analyse harmonique d’un courant. D’une façon générale, chaque fois qu’il en a eu l’occasion, il a exposé l’application des considérations générales aux divers appareils : par exemple, à propos des champs magnétiques alternatifs, nous avons vu, décrits, l’oscillographe de M. Blondel et le phasemètre de L. Rayleigh ou encore, plus loin,le fréquencemètre de Kempf-Hartmann.
- L’étude des champs tournants, celle aussi de tous les problèmes usuels posés par la considération^ de l’énergie et de la puissance électrique ont été, en particulier, l’objet de beaucoup de soins de la part de l’auteur dont le travail présente un ensemble très clair et intéressant.
- A. Bq.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CATALOGrXJES MJANCO
- TÉ LÉ PHONE 571-04
- p.r72 - vue 594/679
-
-
-
- Tome XLIV.
- Samedi 19 Août 1905.
- 12' Année.
- N* 33.
- S?
- F
- Iw
- ectrtam
- Ü
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- )
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- MUAUX (L G.). — Dimensions générales rationnelles et réelles des quantités magnétiques et
- électriques................................................................................. 24i
- HERZOG (S.). — Pompes centrifuges à haute pression, système Sulzer.................................... 249
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur le mécanisme de la pulvérisation électrique, par Braun................. 261
- Transport électrique de masses dans les gaz. Elévation de pression à la cathode, par Stark. 203
- Sur la conductibilité provoquée dans un gaz raréfié par une cathode incandescente, parMERiTTet Stewart. 203
- Emission positive d’un fil de platine chaud, par Richardon........................................ 203
- Décharge d’électrons par les oxydes incandescents, par Wehnelt.................................... 264
- Relation entre la température et la force électromotrice dans les éléments thermoélectriques, par Palme . 264
- Génération et Transformation. — Le diagramme du cercle et la résistance primaire des machines
- asynchrones, par Perez............................................................................ 205
- Transmission et Distribution. — Indications relatives aux conducteurs et câbles électriques, par Fisher. 268
- Traction. — Note sur le calcul des feeders d’alimentation d’une ligne de tramways, par Sarrat,.............. 270
- Les systèmes de freins appliqués aux voitures de tramways, par Spalici............................ 2^3
- Eclairage. — Sur la radiation du platine, par Lucas....................................................... 275
- Sur la photométrie des sources lumineuses dissymétriques, par Bloch..................................... 276
- Nouveau filament de carbone, par Howell........................................................... 277
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES ,
- Académie des Sciences. — Appareil et méthode de mesure des coefficients d’aimantation, par G. Meslin. 279
- Contribution à l’étude des diélectriques liquides, par P. Gouré de Villemontée . . . ... . . . . . . 279
- Société internationale des Électriciens. — Discussion sur les conditions les plus favorables pour
- le transport de l’énergie, par Sarrat....................................................... 280
- Oscillations dues aux régulateurs des moteurs conduisant des alternateurs qui fonctionnent, ou non, en parallèle, par Boucherot.........................................................
- Assimilation d’un régulateur à force centrifuge à un système pendulaire, par Mongin.- . . ., :• '. y y ..
- NOTES ET NOUVELLES
- Notes sur l’état actuel des distributions d’énergie électrique, de la traction électrique et de la téléphonie
- dans quelques villes américaines....................................... lxxiv
- Transmission d’énergie électrique dans la Colombie anglaise............................................. lxxxii
- ,0 Démarreurs automatiques à résistances liquides pour moteurs d’usines........q ......... . lxxxiii
- v XIe Promotion de l’Ecole Supérieure d’EÎectricité....................................... lxxxiv
- Bibliographie.........................................................................................lxxxiv
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Août 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Notes sur l’état actuel des distributions d’énergie électrique, de la traction électrique et de la téléphonie dans quelques villes américaines.
- CHICAGO
- 1° DISTRIBUTIONS d’ÉCLAIRAGE ET DE FORGE MOTRICE
- L’éclairage électrique et la distribution de force motrice sont fournis à Chicago- par la Cie Edison et par la Compagnie Commonwealth. La première est la plus ancienne et distribue du courant continu à
- 3 fils, ii5/23o volts par canalisations souterraines. Elle a 17.000- abonnés avec i.33o.ooo lampes et une quantité de moteurs représentant 44.270 chevaux-vapeur. Les quatre stations ont une capacité totale de 23.000 kw. : les sous-stations fournissent 18.000 kilowatts au moyen.de convertisseurs tournants et i2.5oo kilowatts au moyen de batteries (décharge en une heure). En outre, 10.000 kilowatts lui sont cédés par la Cie Commonwealth pour des abonnés communs. Les 4 stations génératrices sont à Harrisson-Street, à Washington-Street, à Northclark-Street et à la 27e rue.
- La Commonweal'th C° dessert la partie subur-haine et les maisons particulières, et laisse le quartier des affaires à la précédente. La distribution est faite en courants triphasés à 2.3oo/4.ooo volts,
- 4 fils aériens, 5o périodes.
- La Cie Edison possède un dépôt de charbon de 25.000 tonnes qui peut, si cela est nécessaire, contenir 5o.ooo tonnes.
- Les batteries d’accumulateurs peuvent donner pendant une heure 4° % du maximum de la charge journalière.
- «P
- CHICAGO EDISON COMPANY
- Harrisson-Street Station. — La partie sud des
- bâtiments contient des machines d’une puissance de 3.8oo kilowatts en courants alternatifs.
- L’autre partie du bâtiment contient les anciennes machines à courant continu qui produisent 6.4oo kw. Dans le vieux bâtiment des chaudières il y a 24 chaudières Heine capables de produire i4.ooo chevaux et 4 chaudières Babcok et Vilcox de 5i2 chevaux.
- La chambre des piachines contient 6 machines verticales à triple expansion de 1.200 chevaux reliées chacune à 2 dynamos shunt à courant continu de 4oo' kw. multipolaires, i5o volts. Les deux dynamos de chaque groupe sont connectées en série ; le fil neutre de la ligne à 3 fils est relié au point commun des deux machines.
- . Gomme • grosse unité, il y a une machine de 3.5oo chevaux verticale compound Allis tournant à 76 tours par minute et entraînant une machine à double courant de 2.600 kw, qui produit d’un côté des courants triphasés 170 volts 26 périodes, et de l’autre côté du courant continu à 3oo volts. La tension des courants alternatifs est élevée à 9,000 volts par deux groupes de 3 transformateurs monophasés de 45o kilowatts à refroidissement par l’air. La seconde grosse unité est une machine verticale Allis compound de 5.000 chevaux tournant à 7.6 tours par minute accouplée à un générateur triphasé de 3.5oo kw. à 9.000 volts, 2Ô périodes. De plus, il y a une machine de 3.000 chevaux, horizontale tandem ancien modèle Gorliss, à 60 tours par minute, accouplée à deux générateurs triphasés de 1.000 kilowatts, 9.000 volts, 25 périodes, et une machine verticale de 2.5oo chevaux Allis-Chalmers accouplée à un générateur triphasé de 9.000 volts, 25 périodes de la General Electric C°.
- La station comprend une batterie de 4-5oo ampères-heure au régime de décharge en une heure, avec survolteurs de i.5oo ampères, 70 volts.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Août 1905
- LXXV
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- DU
- 14 JANVIER 189 7
- TYPES
- DE
- iO à 5.000
- eHEYHUX
- *****
- spécimens D’Applications
- Mi nistère de fa Marine.
- Pour le contre-torpilleur “Perrier”........................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369........... ................................
- Pour le cuirassé ** République ” (groupes éiectrogènes de bord;............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne..........., ............
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).............
- Arsenal de Toulon................................................ ...........
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche .................................... ...........
- Port de Cherbourg............................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.................................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)......
- Société Anonyme des Mines d’Altaï............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët). . . .
- Etablissement National d’Indret..............................................
- Etc., etc.
- machines 2 -
- 2 —
- 4 —
- 6 —
- 7 —
- 5 —
- 6 -
- 9 —
- 3 —
- 2 —
- 1 —
- 2 —
- 5 —
- I -
- I —
- chevaux 6.800 —
- 4.000 —
- 600 —
- 5.000 —
- 2.330 —
- 1.660 —
- 1.350 —
- 880 —
- 830
- 800 —
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Août 1905
- Washington-Street Station. — La- chambre des chaudières contient 6 chaudières Edgemoor produisant 3.25o chevaux et 4 chaudières Climax produisant chacune 5oo chevaux. Les ' machines actuellement employées sont les suivantes : une machine Southwark tandem compound de i .5oo chevaux, tournant à 120 tours par minute accouplée directement avec une dynamo à courant continu de la General Electric G° de 1.000 kilowatts sous 3oo volts; une machine croos-compound Willans, de 1.000 chevaux, tournant à 120 tours par minute et entraînant une dynamo de 700 kilowatts sous 3oo volts; quatre machines Porter-Allen de 55o chevaux entraînant chacune deux dynamos à courant continu, 135 volts accouplées en série ; trois machines compound Willans de 5oo chevaux. La capacité totale de la station est de 5.000 kilowatts.
- Sons-stations. — Les courants alternatifs triphasés à 9.000 volts, 25 périodes sont convertis en courant continu à 25o volts par des sous-stations qui contiennent des commutatrices hexaphasées à connexion diamétrale de 5oo à 1.000 kilowatts alimentées par des transformateurs triphasés à refroidissement par circulation d’air. Ces transformateurs sont du modèle ordinaire, connectés en triangle du côté de la haute tension et hexaphasés du côté de la basse tension. Entre les transformateurs et les commutatrices sont disposés des régulateurs de potentiel ayant une capacité de 44 kilowatts pour les commutatrices de 5oo kw, et de 88 kilowatts pour les commutatrices de 1.000 kilowatts : les sous-stations sont complétées par des batteries tampon. On a prévu dans les installations tous les ponts roulants et appareils de levage nécessaires pour l’enlèvement et la mise en place rapides et faciles des machines.
- Dans le district central de la Cité, où sont concentrées toutes les affaires, il y a 6 sous-stations. Les sous-slations de llandolph Street, Dearborn Street, Jackson Boulevard sont équipées uniquement avec des commutatrices. Les sous-stations de Adams Street et Haddock Place sont équipées surtout avec des batteries. La sous-station de Market Street contient des commutatrices et des batteries.
- La sous-station de Adams Street dessert 47 fee-ders : en plus des commutatrices, elle contient 3 batteries de 2.700 ampères au régime de décharge de 1 heure 1/2 chacune. Un survolteur de 3oo chevaux sert à charger ces batteries.
- La sous-station de Randolph Street contient 6 commutatrices de 5oo kilowatts : elle sera prochainement équipée pour une capacité de G.000 kilowatts.
- La sous-station la plus importante et la plus récente est celle de Market Street. Quatre commuta-
- trices de 1.000 kilowatts et une batterie de 1.200 kilowatts au régime de décharge en une heure, fournissent le courant à la partie nord-ouest du district.
- La sous-station du Jakson Boulevard est prévue pour six commutatrices de 1.000 kilowatts : enfin, la sous-station de Haddock Place contient deux batteries de 1.000 kilowatts au régime de décharge en une heure.
- La partie sud de Chicago est desservie par 3 sous-stations ; la partie nord par 5 sous-stations et la partie ouest par 3 sous-stations.
- La distribution par courant continu à 3 fils est faite dans des galeries et des caniveaux en ciment.
- COMMONWEALTH ELECTRIC COMPANY
- Cette Compagnie produit l’énergie électrique dans 3 stations dont la plus importante est celle de Fisk Street, d’une capacité de 18.000 kilowatts. L’énergie est transmise sous forme de courants triphasés, sous 9.000 volts 2Ô périodes, à six sous-stations, àla Chicago Edison C° et au Chicago and Dak Park Elevated Rail-(vay. Un réseau de distribution à 2.3oo/4.ooo volts, 60 périodes, dessert les nouveaux quartiers de Chicago et les communes suburbaines.
- Fisk Street Station. — Cette station est bâtie sur le bord de l’eau. Elle produit l’énergie électrique au
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 Août 1905
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- LXXVIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Août 1905
- moyen de turbines Curtis à arbre vertical, de 5.ooo kilowatts, fonctionnant à i5o degrés de surchauffe. Trois de ces unités sont en fonctionnement et la quatrième sera bientôt installée.
- Fifty Sixth Station. — Cette station contient 3 groupes triphasés de i.ooo kilowatts et un de 4oo kilowatts commandés par des machines verticales cross-compound Southwark et produisant des courants triphasés à 6o périodes sous 4-000 volts ou 2.3og volts suivant qu’on emploie le montage en triangle ou en étoile. L’excitation est assurée par des dynamos de 3o kilowatts.
- Sous-Stations. — La plupart des sous-stations sont équipées avec des transformateurs de fréquence, convertissant les courants triphasés à 9.000 volts 2Ô périodes, en courants triphasés à 2.3oo ou 4-°°o volts 60 périodes,
- 2° CHEMINS DE FEU AERIENS
- Dans le courant de l’année 1903, les chemins de fer aériens de Chicago ont transporté 114.837.652 Voyageurs. Le matin et le soir, aux heures où l’on prend et où l’on quitte le travail, ils transportent 38.600 voyageurs par heure, au moyen de 48 à 53 trains de. 4 voitures.
- Quatre Compagnies différentes assurent le service : elles portent les noms de : Metropolitan West Side Elevated, South Side Elevated, Northwestern Elevated, Chicago and Dak Park Elevated.
- La première dessert 63 kilomètres de voie simple avec 87 motrices et 262 remorques : la station centrale produit 10.100 kilowatts.
- La deuxième dessert 3i kilomètres de voie simple avec 220 motrices et 3o remorques équipées avec le système multi-unit. La station centrale produit 7.700 kilowatts.
- La troisième dessert 375 kilomètres de voie simple, avec 59 motrices et 160 remorques : on transforme en ce moment le matériel roulant pour adopter le système multi-unit. La station centrale a une capa-
- cité de 8.100 kilowatts et une batterie de i.5oo kilowatts.
- La dernière a 33,5 kilomètres de voie simple et possède 44 motrices et 122 remorques. Elle reçoit son courant de la Commonwealth C° et lè transforme dans 2 sous-stations équipées avec 6 commutatrices hexaphasées de 1.000 kilowatts.
- Le transport des marchandises et des bagages est fait par l’Illinois Tunnel C° qui possède un réseau souterrain sous la ville.
- 3° SERVICE ïéLéPHONIQUE
- Le service téléphonique est assuré par la Chicago Téléphoné Company qui compte io4-ooo postes dont 82.000 dans la ville et le reste dans la région suburbaine. Il y a 240.000 kilomètres de fil en câbles souterrains et 66.000 kilomètres en lignes aériennes. Les câbles souterrains contiennent jusqu’à 3oo et 4°° paires de conducteurs isolés au papier, dans le quartier central de Chicago.
- PHILADELPHIE
- Philadelphie est une ville extrêmement industrielle et contient des ateliers immenses.
- * L’une des plus grosses installations est celle de la Société Baldwin, dont les locomotives sont connues du monde entier, et qui construit un grand nombre de locomoteurs, de trucks et de châssis électriques et de tracteurs de mines.
- Une autre installation considérable est celle de la Electric Storage Battery Company qui construit l’accumulateur Chloride et s’est assurée tous les brevets actuels ou futurs de la compagnie anglaise Chloride Electrical Storage Syndicate Ltd, de la compagnie allemande Accumulatoren Fahrik Aktien Gesellschajt et de la compagnie française Société Anonyme pour le travail électrique des métaux. Les accumulateurs Chloride sont employés en Amérique dans toutes les grosses stations d’éclairage ou de force, et dans toutes les installations de traction.
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- Supplément à VEclairage Électrique du 19 Août 1905
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- L’une des plus grosses batteries livrées par elle est celle de la Saint-Louis Transit Company, qui a une capacité de 3.ooo kilowatts. Trois cent dix-sept autres batteries de traction représentent ensemble une capacité de 190.000 kilowatts heures.
- \J éclairage électrique et la distribution de force motrice de Philadelphie étaient assurés par un grand nombre de compagnies différentes, distribuant du courant sous des tensions très diverses : courant continu 110 et 5oo volts à 2 fils, 220 volts à 3 fils; courants alternatifs à 1000, 1200, 2000, 2/4.00 volts et 60, 66, i2Ô et 133 périodes. Le nombre de lampes en service était de 13.9^3 lampes à arc en série, 3.^58 lampes à arc ordinaire à courant continu ou alternatif, et 494-o°° lampes à incandescence : la puissance motrice distribuée s’élevait à 16.000 chevaux. Le total, converti en lampes à incandescence de 16 bougies, représentait environ 900.000 lampes : le nombre annuel de kilowatts heure vendus étaient de 60.000 dont 35.ooo pour l’éclairage par incandescence et la force motrice et 25.000 pour l’éclairage par arcs.
- A l’heure actuelle, on a cherché à centraliser et à uniformiser toutes ces distributions en une seule la Philadelphia Electric Company, en fusionnant les diverses Compagnies.
- On a décidé d’employer des courants diphasés à 60 périodes et du courant continu à 220 volts à 3 fils. Tout le système de distribution a été rétabli et reconstruit ; les circuits primaires ont été établis pour 2.200 à 2.400 volts et les circuits secondaires à courant alternatif pour 110 à 120 volts. Des feeders à 5.5qo volts partent de la station centrale pour alimenter les différents nœuds du réseau primaire. La station centrale comprend des groupes de 5.000 kilowatts diphasés à 6.000 volts et quelques groupes de 2.000 kilowatts : ces groupes peuvent tous travailler pendant deux heures avec 5o % de surcharge. Les alternateurs de 5.000 kilowatts sont commandés par des machines combinées verticales et horizontales Reynold Corliss construits par la Compagnie Allis Ghalmers ; les alternateurs de 2.000 kilowatts sont
- accouplés avec des machines compound Welherill-Corliss tandem.
- La United Gaz Improvement Company outre ses importantes installations de gaz d’éclairage, dis-| tribue aussi de l’énergie électrique dans une partie de la ville. Elle possède deux alternateurs de i.5oo kilowatts et deux de 2.5oo kilowatts produisant des courants triphasés à 11.000 volts, 25 périodes, et une dynamo à courant continu de 1.600 kilowatts.
- Toute la traction électrique est assurée par la Rapid Transit C°. Les stations génératrices de cette Compagnie ont une capacité de 35.i5o kilowatts de courant continu et 8.000 kilowatts de courants alternatifs.
- Le service téléphonique est assuré par la Bell Téléphoné C° et sa filiale la Delamare and Atlantic Téléphoné and Telegraph C° qui assurent le service de 71.000 postes téléphoniques, et par la Keystone Téléphoné C° dont le premier bureau a été ouvert en 1902, et qui dessert actuellement i5.ooo abonnés.
- SCHENECTADY
- La plus grosse société industrielle de Schenectady est la General Electric C° fondée en 1892 par la fusion de compagnies : Edison General Electric, Thomson-Houston Electric et Thomson-Houston International Electric et de quelques autres compagnies moins importantes. Le développement de l’industrie électrique dans cette contrée a été prodigieux : en 1882 on a vendu dans la région 100.000 lampes à incandescence : en 1903 ce nombre s’est élevé à 28 millions.
- Dans les ateliers de Schenectady, la General Electric occupe 10.000 employés; dans ses ateliers de Lynn et de Harrison elle en emploie 5.000 et 2.000. L’usine est sectionnée en un certain nombre de départements dont chacun est affecté à une spécialité; on peut citer ainsi : les fonderies, les ateliers de montage de machines, ateliers de montage de grosses unités, turbines à vapeur, tableaux de distribution, transformateurs, moteurs
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- LXXX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Août 1905
- de traction, combinateurs et freins à air, locomoteurs électriques, câbles et fils, rhéostats, petit appareillage, essais, étalonnage et recherches, station de force motrice ancienne et nouvelle.
- La première de ces deux stations convertit l’énergie reçue des chutes de Spier sous une tension de 2.5oo volts; elle a une capacité de 6.000 kilowatts et alimente i.3oo moteurs et 2.200 lampes à arc.
- La nouvelle, station génératrice a une capacité de 12.000 kilowatts produits par des turbo-alterna-teurs de i.5oo kw. Les courants triphasés sont distribués sous une tension de 10.000 volts.
- Une autre grande manufacture de Schenectady est la American Locomotive C°. Cette société peut produire annuellement 3.000 machines, dont ^5o construites à Schenectady.
- Les installations électriques de ces ateliers ont une capacité de 3.000 kilowatts.
- Les transports publics sont assurés à Schenectady par la Schenectady Railway C0 qui, du premier janvier au 3o juillet 1904., a transporté 10 millions de voyageurs. Le réseau comprend les lignes urbaines et les lignes interurbaines. La force motrice est fournie par l’usine de Mechanicville placée aux chutes de Spier et est transportée sous forme de courants triphasés à 3o.ooo volts et périodes, trois lignes aboutissent à 3 sous-stations de 4.000
- kilowatts où l’énergie est convertie en courant continu à 600 volts.
- Au nord-ouest de Schenectady est placée une autre station génératrice appartenant à la Hudson River Power C*. La puissance disponible est de 15.ooo kw. au minimum et 25.ooo kilowatts au maximum : une partie de l’énergie est transmise à Schenectady sous une tension de 25.000 volts. Les machines sont des alternateurs de 2.5oo kw. de la General Electric G".
- MONTRÉAL
- Au point de vue électrique, la ville est située dans une position presqu’unique au monde, grâce à l’abondance des forces naturelles hydrauliques. L’énergie électrique est produite par trois stations génératrices, de Lachine, Ghambly et Sliawinigau, placées à 8, 27 et 135 kilomètres de la ville. Les tensions employées pour le transport de force sont 5.000, 25.000 et 5o.ooo volts.
- Toutes les anciennes Compagnies ont été agglomérées en deux groupes : la Montreal Light, Heat and Power C° et la Lachine Rapids Hydraulic and Land C°.
- La consommation d’énergie électrique présente une stabilité très avantageuse, et le facteur de charge est extrêmement élevé. En été, il atteint 74 % et en hiver 76 % à 77 % : la quantité totale d’énergie consommée en 1 go3 s’est élevée à 85.000.000 de kilo-
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS Juin-Septembre 1905
- SAISON THERMALE
- LA BOURBOULE, LE MONT-DORE ROYAT, NtRIS-LES-BAINS, ÉVAUX-LES-BAINS
- A l’occasion de la saison thermale de 1905, la Compagnie du Chemin de fer d’Orléans a organisé un double service direct de jour et de nuit, qui fonctionne du 8 Juin au 20 Septembre inclus, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, voie la plus direcle et trajet le plus rapide entre Paris et les stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore-
- Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagons à lits-toilette, dans chaque sens du parcours.
- La durée totale du trajet est de 9 heures environ, à l’aller et au retour.
- Prix des places de ou pour Paris (Trajet simple)
- S ~ g 5 % £ «g PARIS- QUAI D’ORSAY PARIS- PONT S’-MICHEL PARIS -AUSTERLITZ
- S3 .X £ — —
- des gai gares OU V l”cl. 2' cl. 3‘ cl !’• Cl. 2” cl. 3e cl. lr' cl. 2' cl. 3' cl.
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr c. fr. c fr. c fr. c.
- La Bourboule.. 50 85 34 30 22 35 50 60 34 15 22 25 50 40 34 » 22 20
- Le Mont-Dore. 51 40 34 70 22 6051 20 34 55 22 5050 95 34 40 22 40
- Boval 56 45 38 10 24 85 .-.6 35 38 05 24 80 56 » 37 80 24 65
- Chamblet-Néris. 37 95 25 65 16 70,37 85 25 55 16 65] s7 65 25 40 16 55
- Eiaui-les-Bains;40 10 27 05 17 65(39 85 26 90 17 55)39 65 £6 7" 17 45
- Aux trains express partant de Paris le matin et de Chamblet-Néris dans l’après-midi, il est affecté une voiture de 1" classe pour les voyageurs de ou pour Néris-les-Bains, qui effectuent ainsi le trajet entre Paris et la gare de Chamblet-Néris, sans transbordement, en 5 h. 1/2 environ.
- On trouve des omnibus de correspondance à tous les trains, à la gare de Chamblet-Néris pour Néris, et vice-versa.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- SAISON BALNÉAIRE ET THERMALEl
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- 170 70 115 20 75 »
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- 140 40 94 80 61 80
- 204 90 138 30 90 30
- 132 40 102 90 67 20
- 120 90 8i 60 53 10
- 131 23 89 10 58 20
- 123 » 83 10 54 »
- 136 » 103 90 70 20
- 143 20 98 10 63 90
- 131 10 88 50 57 60
- 98 70 66 60 43 50
- 174 60 117 90 76 80
- fr. c. fr. c. fr. c.
- 25 60 17 45 11 45
- 28 A3 19 20 12 50
- 33 05 22 30 14 55
- 23 40 15 80 10 30
- 34 15 23 05 15 05
- 25 40 17 15 11 20
- 20 15 13 60 8 85
- 22 60 15 40 10 10
- 20 50 13 85 9 »
- 26 60 18 15 12 20
- 24 20 16 35 10 65
- 21 85 14 75 9 60
- 16 45 11 10 7 25
- 29 10 19 65 12 80
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Août 1905
- LXXXI
- watts-heures. Cette situation avantageuse est due aux règlements adoptés par la Compagnie, grâce auxquels en hiver le maximum de lumière et le maximum de force motrice ne coïncident pas.
- La station génératrice de Chamhly, placée aux rapides de Chamhly, sur la rivière Richelieu, a une puissance de 23.5oo chevaux électriques. Les unités ont une puissance de 2,200 kilowatts, tournent à iÔ2 tours par minute et produisent des courants diphasés à 2.200 volts, 66 périodes.
- La station génératrice de Lachine est placée sur les rives du Saint-Laurent, aux-rapides de Lachine : à l’heure actuelle, sa puissance est de 8.000 chevaux électriques, produite par des unités de 760 kilowatts triphasés à 5.000 volts et 60 périodes.
- L’usine de Shawinigan est placée à mi-chemin environ entre Montréal et Québec. L’installation comprend actuellement trois paires de turbines Francis de 6.000 chevaux, accouplées à des générateurs de 3.y5o kilowatts produisant des courants diphasés à 2.200 volts et3o périodes. Une quatrième unité vient d’être installée et a une puissance de io.5oo chevaux. Le courant est transformé et distribué sous 25.ooo et sous 5o.ooo volts suivant l'éloignement des points de consommation. La largeur totale de la ligne de transmission atteint 135 kilomètres : elle est constituée
- par 3 câbles en aluminium à y brins, n° y. La ligne a été éprouvée à 100.000 volts, pendant une minute. Les isolateurs sont en porcelaine et sont formés de 3 cloches séparées réunies par du ciment de Port-land.
- A Montréal, ce courant est converti par des groupes moteurs-générateurs de 800 kilowatts qui transforment les courants triphasés à 3o périodes en courants triphasés à 60 périodes 2.400 volts. La station génératrice de Shawinigan alimente plusieurs installations industrielles, fabriques de carbides : parmi celles-ci, on peut mentionner les installations des ateliers de la Canadian Pacific RaiUvay C° desservis par des courants triphasés à 600 volts et du courant continu à 55o volts, alimentant plus de 200 moteurs à vitesse variable, et les installations électriques des canaux qui sont éclairés toute la nuit pour permettre d’assurer le service de la navigation sans aucune interruption et dont toutes les écluses sont manœuvrées au moyen de moteurs électriques.
- BOSTON
- /:’éclairage électrique est assuré par la Edison Electric Illuminating C°. Le système de distribution comprend deux .parties : un réseau à basse tension fournit tout le courant nécessaire à l’éclairage et à
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
- 1» EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours lro classe, 47 fr. 70; 2™ classe, 35 fr. 75 3mo classe, 26 fr. 10
- * 2» EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d'aller et retour valables 5 jours lro classe, 32 fr. ; 2”' classe, 23 fr. 3me classe 16 fr. 50
- 3» VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute l’année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lr* classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quinper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 % sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- CHEMIN DE FER PAR1S-LYON-MÉDITERRANÉE
- BILLETS DE VACANCES A PRIX RÉDUITS POUR FAMILLE
- La Compagnie cmet du ier juillet au i5 septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de r®, 2e et 3e cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au ier novembre. — Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont tenus de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes :
- a) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- b) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur. \
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut cire délivré, à an ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ce billet, une carte d'identité sur ta présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ ci le lieu de destination sur le billet collectif.
- ' Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours I d'au moins Coo km. aller et retour, paieia pour ce parcours :
- ir* cl. 2* cl. 3e cl.
- Les deux premières..... 134 fr. 4o go fr. 80 5g fr. 20
- La troisième.............. 33 » 60 22 » 70 14 » 80
- La quatrième (1)......... it) » 80 11 » 35 7 » 4o
- 184 fr- 80 124 fr. 85 81 fr. 4®
- Timbre............ o » 10 o » 10 o » jo
- Soit, pour les 4 personnes
- composant la famille. . . . 184 fr- 90 124 fr* 9^ 81 fr*
- (i)Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personne en sus paierait également ; 16 fr. 80 en ire cl., 11 fr. 35 en 2c cl. et 7 fr.40 en 3* cl.
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- LXXXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Août 1905
- la force motrice dans l’intérieur de la cité : le reste est alimenté exclusivement avec des courants alternatifs. La station à basse tension a une capacité de 12.000 kilowatts et contient en plus une batterie d’accumulateurs de 1.456 amp.-heures. Le complément d’énergie nécessaire est fourni par des sous-stations transformant, au moyen de moteurs générateurs, les courants alternatifs produits par la station placée au sud de Boston. Ces sous-stations contiennent des batteries dont la capacité totale est de 5.^88 kw au régime de décharge en une heure.
- L’ancienne station qui produit les courants alternatifs à haute tension a une capacité de io.5oo kilowatts fournis par des générateurs triphasés de i.5oo kilowatts à 2.3oo volts et 66 périodes. A côté de cette station est placé un bâtiment qui contiendra 12 turbo-alternateurs de 5.ooo kilowatts, dont deux sont installés à l’heure actuelle. Les câbles ont tous été isolés pour 6.900 volts et les transformateurs prévus de façon à pouvoir être modifiés pour cette tension : on pourra ainsi, quand l’extension du réseau ‘ le demandera, tripler la tension actuelle.
- Le service métropolitain est assuré par la Boston Elevated Railway C° avec 180 voitures; le courant est fourni par une station principale de i4.4o° kw et sept stations secondaires d’une puissance totale de 22.000 kilowatts.
- Le service téléphonique est. assuré par la American Téléphoné and Telegraph C° et par la New England Téléphoné and Telegraph C°.
- E. B.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Transmission d’énergie électrique dans la Colombie anglaise.
- La Vancouver Power C° a entrepris, en 1898, l’utilisation de l’eau du lac Coquitlam, pour fournir l’énergie électrique aux villes de Vancouver, New Westminster et communes adjacentes. L’eau du lac, dont l’altitude est d’environ i3o mètres au-dessus du niveau de la mer, est amenée par un tunnel de 4 kilomètres au lac Troute, dont le niveau est à une altitude inférieure d’environ 10 mètres à celle du lac précédent. Le lac Troute sert de réservoir et est à environ 28 kilomètres de Vancouver.
- La station centrale, placée à 54o mètres du lac Troute, reçoit l’eau au moyen de dix conduits de 1 mètre 35 de diamètre et de deux conduits de 60 centimètres de diamètre aboutissant à la digue du lac Troute. La partie supérieure de ces conduits est en bois, mais les trois cents derniers mètres sont en tôle d’acier rivée.
- Après son achèvement complet, la station centrale comprendra quatre unités de 3.000 chevaux et pourra être agrandie pour produire 3o.ooo chevaux. Chaque unité est composée d’un alternateur triphasé Westinghouse accouplé à deux roues Pelton placées de chaque côté. L’arbre commun est creux et est parcouru d’une façon permanente par une circulation d’eau pour son refroidissement dans les paliers à bagues. La vitesse de rotation est de 200 tours par minute et la fréquence des courants triphasés de 60 périodes par seconde.
- La tension des courants triphasés est élevée à
- Accumulateurs
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- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone : 511 86
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Août 1905
- LXXXIlf
- 20.000 volts par des groupes de transformateurs à refroidissement artificiel par circulation d’air. L’énergie est transmise sous cette tension aux sous-stations de Vancquver, Burnaly, New Westminster et Lulu-Island.
- La ligne de transmission est double ; elle est supportée par des tours.
- Auprès du village de Barnet, il y a une portée de 83o mètres ; les câbles sont en acier et les tours de support ont 4^ mètres de hauteur au-dessus du sol, ou go mètres de hauteur au-dessus du niveau du cours d’eau que la ligne traverse.
- IL 11.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Sur la construction des solénoïdes.
- Dans une étude publiée par YEieclrical World j Engineer, G. II. Undereill décrit une série d’ex- | périences faites avec des solénoïdes et des noyaux | de différentes longueurs. D’après l’auteur, cette j longueur a une importance considérable. Un j noyau de dimensions ordinaires, c’est-à-dire à peu près de même longueur que le solénoïde, est presqu’entièrement attiré à l’intérieur de celui-ci, tandis que l’attraction exercée sur un noyau beau- ! coup plus long pesse quand l’extrémité antérieure du noyau arrive à hauteur de l’extrémité du solénoïde. Le noyau sp place toujours de façon que les lignes de force produites par la bobine trouvent un chemin de réluctance magnétique minima, ce qui est à peu près le cas lorsque le noyau remplit complètement le solénoïde, quelle que soit lu longueur de ce noyau restant encore à l’extérieur.
- L’effort de traction d’un solénoïde est à peu près proportionnel aux ampères-tours; pour les faibles saturations du fer, il augmente un peu plus vite, Pe plus, il est indépendant de la section du noyau et de sa longueur, relativement au solénoïde, mais dépend de la longueur de la bobine, au moins pour les cas ordinaires de la pratique où la longueur est plus grande que le diamètre.
- E. B.
- Démarreurs automatiques a résistances liquides pour moteurs d’usines.
- Les démarreurs. automatiques sont susceptibles de rendre beaucoup de services dans les usines, et ceux qui emploient, comme rhéostats de démarrage, des résistances liquides, sont particulièrement inté^ Fessants : aussi passerons-nous rapidement en re* jïl vue quelques-uns d’entre eux.
- Le démarreur Lahmeyer et C° de Francfort, établi pour des moteurs de forte puissance commandant des pompes, des compresseurs et des ascenseurs, fonctionne de la façon suivante : un levier j est animé d’un mouvement de va-et-vient et un i
- cliquet, engrenant sur les dents inclinées d’un secteur, fait tourner d’un cran, à chaque aller et retour, l’arbre qui commande le rhéostat. Le levier est actionné par le jeu d’un électro-aimant. Grâce à ce dispositif, la mise en circuit du moteur se produit lentement, tandis que la rupture du circuit se produit brusquement.
- Un autre démarreur consiste en deux disques entraînés par le moteur à démarrer.- L’un des disques, actionné par une démultiplication, tourne à une vitesse lente, tandis que le second tourne à la même vitesse que le moteur, Le premier commande la fermeture progressive du eircuit, le second l’ouverture du circuit. L’accouplement • entre ces disques et le moteur est produit par le jeu d’un électro-aimant.
- Un démarreur dont l’avantage est de produire une augmentation très progressive du courant, consiste en deux récipients superposés dont le plus haut contient les électrodes formant la résistance de démarrage : le récipient inférieur contient le liquide. Quand on ferme le circuit, un dispositif électro-mécanique force un plongeur à s’enfoncer dans le liquide qui monte peu à peu dans le récipient inférieur.
- Les démarreurs peuvent être construits pour des moteurs de très forte puissance.
- 0. A.
- Appareil pour étudier la viscosité des huiles de graissage.
- Cet appareil, construit par la maison Kôr-ting, consiste en un. tambour contenant l’huile à essayer et portant deux tubes qui communiquent entre eux. A l’intérieur du tambour tournent des ailettes mues par un électromoteur à courant continu. Le mouvement de ces ailettes fait monter l’huile à des hauteurs différentes dans les deux tubes. La différence de niveau permet, en tenant compte de la
- TUDOR
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 fr. Siège Social : 81, rue Saint-Lazare, Paris
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- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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- LXXXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Août 1905
- température et du poids spécifique, de déterminer la viscosité de l’huile, et l’énergie consommée par le moteur permet de calculer le travail de frottement. Au moyen d’une résistance de réglage, on peut obtenir 400 vitesses différentes comprises entre 240 et 2800 tours.
- E. B.
- DIVERS
- École supérieure d’électricité. — XIe Promotion.
- 190M1905. Elèves sortant avec le diplôme : MM. Bourrellis, Péridier, Villette, Leblond, Dachary, Oudot, Simonin, Gilibert, Kupper, Mahoudeau, Cor-din, Paraf, Daumont, Drouët, Bouffie, Caillat, Mon-dange, Saumon, Jullin, Delaux, Bernière, Roux,
- Arnoux, Rudnicki, Gurchod, Boissieux, Etève, Clément, Magnol, Martel, Motono, Raybaud, de Thélin, Giguel, Jaubert, Chelminski, Plisson, Berthier, Micaud, Urquidi, Civalleri, Makarowitsch, Mortu-reux, Costiesco, Raynaud, Langot, Colin.
- Vétérans : MM. Lampstaës, Freudenson.
- Officiers désignés par M. le ministre de la Guerre : MM. les capitaines Armet, Berne, Mainguenaud, Piquet; MM. les lieutenants Cellerier, Terlet.
- Ingénieurs désignés par M. le ministre de la Marine : MM. Mercier, Wall.
- Elèves ingénieurs des Postes et des Télégraphes désignés par M. le ministre du Commerce : MM. Cahen, Lottin, Raynal.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- L’état actuel de ïélectrométallurgie du fer et de l’acier, par Émile Guarini, professeur à l’Ecole des Ingénieurs et à l’École d’Arts et Métiers de Lima. Une brochure in-8, texte français et anglais, avec 4i figures. (Veuve Ch. Dunod, éditeur.) Prix : i fr. 2Ô.
- L’étude que M. Guarini a consacrée à l’électrométallurgie montre l’importance et le côté pratique de cette application de l’électrotechnique.
- Après une comparaison rapide des nouveaux procédés avec les anciens, M. Guarini expose qu’un brillant avenir est réservé aux premiers dans les pays où le combustible est coûteux, mais la force hydraulique à bas prix. L’avantage du procédé électrique se
- marque surtout dans les régions où les mines sont voisines des forces hydrauliques.
- M. Guarini indique d’autres cas encore, puis passe en revue les systèmes principaux de chauffage qu’il répartit en trois catégories : à arc, à résistance et à induction. Quoi qu’il reconnaisse que M. Stassano a partiellement remédié à plusieurs inconvénients du système à arc, M. Guarini se prononce nettement en faveur du four à induction auquel il reconnaît tous les avantages du système à résistance, sans aucun de ses inconvénients.
- Il croit donc pouvoir lui prédire un brillant avenir. Les descriptions se rapportent aux fours Stassano, Keller, Gin, Ilarmet, Héroult, Kjellin.
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- Tome XLIV.
- Samedi 26 Août 1903.
- 12* Année. — N° 34.
- clair:
- ectrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r ___
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- IjI GOTTI (O).—Méthode de calcul des réseaux de distribution. ....................................... 281
- BALLOIS (E.). — Notes sur quelques nouveaux types de parafoudres. ....... . ........................... 287
- HERZOG (S.). — Pompes centrifuges à haute pression, système Sulzer (suite)............................. 298
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Propriétés des arcs électriques entre métaux dans le vide, par Stark et Kuch 3o3
- L’arc électrique dans le vide, par Child.......................................................... 3o6
- Sur la luminescence des tubes à vide sous l’effet du frottement, par Lohnstein....................- 307
- Rapport des ionisations produites dans des-gaz par différents rayons Rôntgen, par Mac Ivlung...... 307
- Sur l’actinium, par Godlewski..................................................................... 307
- Sur les rayons a du radium, par Rutherford........................................................ 3o8
- Matières radioactives de l’atmosphère, par Eve........ v............................................. 3o8
- Génération et Transformation. — Alternateurs d’induction, par Stanley.................................... '3o8
- Calcul des pertes dans le fer des alternateurs, par Allen......................................... 3og
- Variation de la résistance de contact entre charbon et fer, par Schœnau........................... 3io
- Nouvelle méthode de réglage de la tension, par Kennely et Whiting................................. 3io
- Transformation et Distribution. — Sur les oscillations électriques accidentelles produites dans les
- systèmes de distribution électrique, par Steinmetz ................................. 3i3
- Perturbations statiques dans les transformateurs, par Kinter........... 314
- Etude expérimentale des élévations de potentiel sur les lignes de transmission, par Thomas........ 3i5
- Oscillations Hertziennes, Télégraphie et Téléphonie sans fil. — Système de télégraphie sans
- fil Fessenden................................................................. 315
- Poste de télégraphie sans fil, système Lodge-Muirhead............................... 316
- Poste de télégraphie sans fil, système Murgas.................. ..........•.'........................ 317
- Sur la téléphonie sans fil, par Kalischer......................................................... 317
- Mesures. — Sur la mesure de faibles résistances, par Wild........................... ................ .. , 3i8
- Nouvel instrument pour la mesure des courants alternatifs, par Northrup................. 3i9
- Appareil pour mesurer le glissement des moteurs d’induction, par Stone.......................... .. . 320
- NOTES ET NOUVELLES
- Nouvelles stations centrales en Ecosse.............................................. . . lxxxvi
- Télégraphie sans fil................................................................ . . . . . . > . . xci
- Brevets allemands, autrichiens, américains et français concernant la Génération et Transformation ou la
- Transmission et Distribution................................................................. xcm
- Avis.................................................................................................. xcvi
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- LXXXVI
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 26 Août 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Nouvelles stations centrales génératrices en Écosse.
- La « Clyde Valley Electrical Power G0 » établit un grand transport de force dont une partie est déjà en exploitation. Cette installation doit alimenter un territoire de près de 2.000 kilomètres carrés situé aux alentours de Glasgow.
- Gomme l’indique The Electriciany dans son numéro du 23 juin, deux stations centrales ont été établies à Yoker et Motherwell, à 8 et 2/4. kilomètres de Glasgow.
- La première centrale comprend quatre chaudières Babcok et Wilcox, de 4«o m2 de surface de chauffe avec surchauffeur et économiseur ; la pression est de 1 G6 atmosphères et la surchauffe de 65°. L’alimentation des chaudières, en charbon, est faite mécaniquement par des appareils du système Roney entraînés électriquement.
- Le transport et la manutention du charbon sont également effectués par des moyens mécaniques.
- La salle des machines contient deux groupes de 2.000 kilowatts en service normal et de 3.000 kilowatts à la surcharge ; ces groupes consistent chacun en une turbine horizontale Westinghouse effectuant 1.5oo tours à la minute et entraînant directement un alternateur triphasé de 11.000 volts à 25 périodes. L’inducteur bipolaire est une pièce d’acier massive qui tourne à l’intérieur des tôles induites ; celles-ci sont munies d’encoches presque complètement fermées.
- Un troisième groupe de 2.000 kilowatts va bientôt être installé et sera complété par un nouveau groupe de 3.5oo kilowatts.
- L’excitation des alternateurs est assurée par deux dynamos à courant continu de ^5 kilowatts sous 125 volts entraînées chacune par une machine Wes-
- tinghouse compound tournant à 290 tours par minute.
- Chaque turbine est munie d’un condenseur à surface de 565 m2 de surface refroidissante : chaque condenseur est desservi par une pompe à vapeur à double action. L’eau de réfrigération passe de la Clyde à un réservoir situé à 3 mètres en contrebas du niveau de l’eau : de là, elle est envoyée au condensateur par une pompe centrifuge qu’entraîne une machine à vapeur.
- Le tableau de distribution comprend un certain nombre d’interrupteurs à huile placés au rez-de-chaussée et dans une première galerie : tous ces interrupteurs sont commandés par des servo-moteurs, ainsi que les rhéostats, les régulateurs de turbines, etc. Les interrupteurs des servo-moteurs sont groupés sur une.table de manipulation.
- La seconde centrale est à peu près semblable à la première, mais elle est moins bien placée au point de vue de l’eau car elle est bâtie à 36o mètres du fleuve et à 4a mètres au-dessus du niveau de l’eau.
- La première centrale alimente six lignes de distribution constituées par des câbles triphasés à haute tension de 1 cm2 de section placées soit dans des tuyaux de poterie, soit dans des caniveaux de ciment. La longueur de ces câbles atteint 32 kilomètres : ils sont à isolement au papier et possèdent, sous l’enveloppe de plomb, une enveloppe formée d’une feuille de cuivre.
- La station génératrice de Yoker alimente trois sous-stations, et celle de Motherwell en alimente dix.
- B. L.
- Emploi d’accumulateurs en parallèle avec des dynamos compound.
- Dans presque toutes les installations où l’on emploie une batterie d’accumulateurs travaillant
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-
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 26 Août 1905
- LXXXVll
- Moteurs Monophasés
- Westinghouse
- pour TRACTION
- Moteur monophasé de lOO chevaux
- 1NSTALLATIONS FAITES et en cours d’exécution
- Chemin de fer de ROMA à CIVITA-CASTELLAN A Chemin de fer de BERGAMO à VALLE BREMBANA Chemin de fer d’ 1NDIANAPOLIS à CINCINNATI
- Chemin de fer de VALLEJO, BENECIA et NAPA VALLEY (Californie) Chemin de fer d’ ATLANTA NORTHERN
- Chemin de fer de WARREN ET JAMESTOWN STREET (N. Y.)
- Chemin de fer de Ft. WAYNE et SPRINGF1ELD
- Chemin de fer de PHILADELPHIA, COATESV1LLE et LANCASTER
- Chemin de fer de SHEBOYGAN et ELKHART, LAKE
- Chemin de fer de LONG-1SLAND
- Chemin de fer de WESTMORELAND COUNTY.
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 25.000.000 de francs)
- 2, Boulevard Sadi>Carnot, Le Havre
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- LXXXVU1
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 26 Août 1905
- en parallèle avec les génératrices, on se sert de dynamos shunt. Gomme l’indique Y Electrical Review, une installation fonctionne depuis huit ans à Sydney avec des dynamos compound et des accumulateurs. Les cinq dynamos à 220 volts, surcompoundées de 5 % et entraînées par des
- machines à vapeur tandem, sont munies, sur l’induit, de connexions Eickemeyer. La batterie de i5o éléments Tudor de 1000 amp.-heures vient en aide aux machines aux heures de fortes demandes et se charge le reste du temps ; elle est reliée aux rails généraux par un survolteur.
- L’un des pôles de l’induit des machines peut être relié par un interrupteur à une barre d’égalisation ; les bornes générales des dynamos sont reliées aux barres omnibus par un interrupteur ordinaire d’une part et par un disjoncteur automatique d’autre part : ce dernier est actionné par un enroulement différentiel qui provoque l’ouverture immédiate dès qu’un courant de retour, venant de la batterie ou d’une autre machine, tend à se produire. Pour que chaque machine prenne bien exactement sa part de la charge totale, on a établi les résistances des enroulements série proportionnellement aux puissances des machines.
- B. L.
- Turbines américaines.
- M. F.-G. Perkins décrit, dans un article du Zeitschrift fur das Gescimte Tiirhinenwesen, des turbines radiales très employées actuellement aux États-Unis pour les hautes chutes. Pour les grandes vitesses de rotation et les fortes puissances, on divise souvent la turbine en deux turbines distinctes calées sur le même arbre, ou en une turbine double composée de deux roues placées dans la même carcasse. Les turbines tangentielles sont toujours horizontales ; l’une des plus remarquables est, d’après l’auteur, celle d’Esclier-Wyss. L’auteur cite les roues tangentielles de l’usine de Vouvry (Valais) qui ont 1. m. 70 de diamètre, tournent à
- une vitesse de y5o tours par minute et peuvent produire une puissance de 2.5oo chevaux sous une hauteur de chute de 900 mètres.
- B. L.
- Nouvelle bobine de self-induction.
- Une bobine de self-induction d’une forme nouvelle a été établie par le Professeur Elihu Thomson et est décrite dans YElectrician du 2 juin. Cette bobine est faite en fil dont le rayon va en décroissant depuis les extrémités jusqu’au milieu de la bobine. On obtient ainsi une réactance très élevée avec un nombre relativement faible de tours de fil, c’est-à-dire avec une résistance assez faible.
- Redresseur à mercure à courant constant.
- A l’une des dernières réunions de Y American Institute of Electrical Engineers, M. Steinmetz a présenté un appareil destiné à alimenter un système de lampes à arc à courant continu en série au moyen de courant alternatif à tension constante.
- L’appareil consiste en un transformateur à courant alternatif à courant constant et un tube à vapeur de mercure contenant deux électrodes en graphite et une en mercure. Le secondaire du transformateur porte trois bornes dont les deux extrêmes sont reliées aux deux électrodes supérieures par l’intermédiaire de bobines de self-induction (''). Le réseau à alimenter à courant constant contient aussi une bobine de self-induction et est relié à la borne intermédiaire du transformateur et à l’électrode de graphite. L’amorçage du convertisseur est obtenu au moyen d’une petite électrode auxiliaire en mercure. La tension du côté continu est un peu inférieure à la moitié de la différence de potentiel alternative ; les courbes relevées sur l’appareil présenté en séance, qui alimentait six lampes à arc, montrent un rende-
- [x)Xo\vVEclairage Electrique, t. XLII, 21 janvier 1905,p. 127.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2fi Août 1905
- LXXXIX
- ment de 80 % et un facteur de puissance de ^2 % . Les pertes se produisent aux points suivants. :
- Transformateur 5 à 10 %.
- Cuivre et fer des bobines de self.
- Tube à mercure.
- Cette dernière perte est très petite car la chute de tension constante dans le tube à mercure est très petite vis-à-vis des 6.000 volts (') de tension totale (dans le cas de 70 lampes).
- Un de ces appareils, pour 25 lampes de 3,8 ampères, fonctionne depuis un an à Schenectady.
- R. V.
- TRACTION
- Locomotive mixte.
- Un brevet vient d’être accordé à MM. Reid et Mac Nab Ramsay pour une locomotive à vapeur électrique. Cette locomotive est semblable, comme conception, à la machine Heilmann, mais la combinaison adoptée comprend une turbine à vapeur et un condenseur rendant possible l’emploi de la même eau qui sert continuellement.
- Le générateur électrique, directement accouplé à la turbine, est polyphasé : l’axe du groupe turbo-générateur est parallèle à l’axe des rails.
- (>) (?) N. D. L. R.
- Une petite excitatrice calée en bout d’arbre assure l’excitation de l’alternateur. Le système de condensation est constitué par un grand nombre de tubes placés sur le toit et sur les côtés de la locomotive dans le courant d’air produit par la marche : au repos ce courant d’air est produit par un ventilateur. (Brevet anglais n° 10 311. 1904).
- R. R.
- Extension du métropolitain souterrain de Berlin.
- L’extension du réseau du métropolitain de Rerlin depuis la place de Potsdam jusqu’au Spit-telmarkt n’a qu’une longueur de 2 kilomètres mais présente en ce moment des difficultés considérables. Le tracé du tunnel passe sous des maisons très importantes et les travaux nécessaires pour son exécution entraînent dés frais énormes. Une partie du travail est faite, mais o.n est aux prises en ce moment avec la traversée de deux blocs de maisons qui est extrêmement difficile.
- O. A.
- Installations de traction électrique à la Havane.
- La compagnie de chemins de fer de la Havane a commandé à la General Electric C° tout le
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- xc
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 26 Août 1905
- matériel complet nécessaire pour un réseau de lignes interurbaines électriques partant de la Havane.
- Le système comprendra une station centrale génératrice à la Havane produisant 5.ooo kw. de courants triphasés à 19.000 volts et 26 périodes. Ces 5.ooo kilowatts seront produits par des turbo-générateurs Gurtis dont deux auront une puissance de 2.000 kilowatts et un une puissance de i.000 kilowatts. La différence de potentiel aux bornes des générateurs sera seulement de 2.200 volts et sera élevée à 19.000 volts par des groupes de transformateurs à refroidissement artificiel par circulation d’air.
- Des sous-stations convertiront, au moyen de commutatrices, ces courants triphasés à haute tension en courant continu à 65o volts. Une ligne de 64 kilomètres ira de la Havane au sud de Rosario et sera alimentée par 3 sous-stations ; une autre ligne de 3o kilomètres ira à Bejycal et sera alimentée par une sous-station ; une troisième ligne de 60 km. desservira le sud-ouest de la Havane vers Maniel et sera alimentée par 4 sous-stations.
- Le matériel roulant sera constitué par des voitures de 24 à 3o tonnes contenant 5o passagers et équipées avec 4 moteurs établis pour une vitesse de 64 kilomètres à l’heure. Le service des marchandises sera assuré par des locomotives de 4o tonnes équipées avec 4 moteurs et capables de remorquer un train de 3oo tonnes à la vitesse de 3o kilomètres à l’heure. Tout le système sera à double fil de trôlet aérien à la Havane et en rase campagne. Les lignes de transmission, les transformateurs seront établis pour pouvoir supporter la tension de 3o.000 volts que l’on adoptera aussitôt que des extensions seront jugées Utiles.
- R. R.
- Tonneau d’arrosage urbain circulant sur les lignes de tramways électriques.
- La ville de Cologne emploie, pour l’arrosage des rues, un tonneau monté sur un truck électrique. Le poids total de ce véhicule est de i3.ooo kilogr. à vide et de 23.000 kilogr. quand le tonneau est plein.
- Le truck porte deux moteurs de 35 chevaux à 5oo volts attaquant les essieux par l’intermédiaire d’engrenages. L’arrosage est produit par deux jets placés de part et d’autre du véhicule et distant de 2 mètres 5o l’un de l’autre. Un autre jet plat situé à l’avant arrose l’intervalle compris entre les précédents : ces jets sont alimentés par une pompe centrifuge qui produit la pression d’eau nécessaire : la pompe est entraînée directement par un moteur shunt de quatre chevaux à 000 volts.
- Le remplissage du réservoir, qui contient dix mètres, cubes d’eau, est effectué aux prises d’eau de la ville au moyen de deux tuyaux de 45 mm._ de diamètre; il exige dix minutes seulement.
- Le véhicule circule à une vitesse de 12 km. à l’heure et arrose une largeur de rue comprise entre 8 et i4 mètres. La surface de terrain arrosée avec 10 mètres cubes atteint 5oo.ooo mètres carrés; la longueur parcourue sans remplissage est donc d’environ 5 kilomètres.
- O. A.
- Bateaux électriques.
- Gomme nous l’avons déjà dit au moment de l’exposition de Saint-Louis un certain nombre de bateaux électriques à accumulateurs permettaient aux visiteurs de faire quelques promenades sur le fleuve. Ges bateaux, construit par la Truscott Boat Mfg C°, étaient munis de moteurs d’automobiles de 2 chevaux 1/2 construits par la Cie Hertner de Cleveland. Ges moteurs pèsent 86 kilogr.; la carcasse est en acier avec pôles feuilletés rapportés au moyen de vis. Les coussinets sont à billes et sont contenus dans des logements imperméables ; un coussinet supplémentaire à billes supp'ortait, sur les bateaux, la poussée de l’arbre de couche. Ges coussinets étaient graissés à la vaseline. Les différentes vitesses étaient obtenues, sur les bateaux, par groupement des accumulateurs et intercalation de résistances : elles atteignaient 7,5 et 10 km. à l’heure. Les batteries consistaient en 44 éléments à positives Plante et à négatives en oxyde rapporté.
- O. A.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Pompe électrique Knowles
- La pompe Express Knowles est du type duplex, à double action ; elle est actionnée directement par un moteur électrique, l’induit du moteur étant monté sur l’arbre principal.
- Le mécanisme de commande des soupapes employé par certains constructeurs pour la mise en œuvre des soupapes d’admission ou de décharge, soit à la fermeture, soit à l’ouverture, est supprimé ; la pompe est ainsi d’une simplicité caractéristique, condition que les constructeurs regardent comme d’une importance primordiale.
- Le piston est pourvu d’un garnissage externe ; pour un diamètre de piston de 8 à 9 cm. et une course de i.3 à i4 cm. on obtient une capacité de 1.136 litres par minute avec une élévation de 3o4 mètres.
- Grâce à l’absence d’organes de transmission, tels qu’engrenage ou courroie, le rendement du groupe atteint, s’il faut en croire les résultats
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- Supplément à VEclairage Électrique du 26 Août 1905
- XCI
- donnés lors d’un essai auquel a été soumise la pompe, le chiffre de g3 %, très voisin de celui que l’on obtient avec les pompes à vapeur.
- Dans cet essai, l’eau pompée était mesurée au moyen d’un dispositif Fauman, soigneusement calibré ; la pression, évaluée à l’aide d’une colonne à mercure reliée à une chambre de piézomètre et installée à l’appareil Fauman ; la capacité et la pression maxima furent atteintes à une vitesse de trois cents tours par minute.
- Des appareils identiques ont été construits pour des capacités variant entre 900 et i8.5oo litres, et une hauteur d’élévation de 3o à 600 mètres.
- E. G.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Télégraphie sans fil.
- Des conversations simultanées ont été échangées lors du dernier voyage de la Savoie de New-York au Havre, entre cinq paquebots placés à de grandes distances les uns des autres. Ces paquebots étaient la Savoie, la Lorraine, distants d’environ 800 kilomètres l’un de l’autre, le Lucania, le Celtic et le Saint Louis. Les communications purent être maintenues pendant 12 heures, pendant lesquelles chaque paquebot continuait sa route individuelle. *
- * *
- Des communications par télégraphie sans fil seront bientôt établies entre l’Islande et le continent ainsi qu’entre les principales villes d’Islande. Le système adopté sera soit le système Marconi, soit le système Telefunken.
- *
- * *
- Un article de The Electrician sur l’état industriel de la télégraphie sans fil en Angleterre fait con-
- naître qu’en trois mois le nombre des messages reçus par des paquebots s’est élevé à 1.655 et le nombre des messages transmis par les paquebots à iii. Le même article indique qu’un certain nombre de licences ont été demandées par les compagnies Marconi, Lodge-Muirhead, de Forest, Fessen-den, Eastern Telegraph, Anglo-American Telegraph et General-International-Wireless Telegraph and Telephon pour l’installation de postes de télégraphie sans fil en Angleterre et en Irlande,
- *
- „ * #
- Le règlement anglais sur l’emploi de la télégraphie sans fil n’était applicable que pendant deux années, période pendant laquelle le gouvernement comptait recueillir un assez grand nombre de renseignements expérimentaux pour la refonte du réglement. A l’heure actuelle, étant donnés les résultats incertains sur beaucoup de points, il est question de prolonger d’une nouvelle année la durée d’application Mu même réglement.
- R. V.
- ÉCLAIRAGE
- Sur la durée et l’intensité lumineuse des lampes Nernst.
- Une conférence faite par M. Roberts à l’American Electric Light Association contient les résultats d’un certain nombre d’expériences faites par l’auteur sur des lampes Nernst. Pendant ces expériences, les globes des lampes étaient nettoyés toutes les 200 heures. On trouva que, après i.odo heures de fonctionnement, l’intensité lumineuse hémisphérique moyenne diminue de 22 % ; la plus grande diminution se produit dans les 3oo premières heures. La consommation initiale moyenne fut trouvée égale à
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- A'C II
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 26 Août 1905
- 3.31 watts par bougie sphérique moyenne et 1,95 par bougie hémisphérique moyenne. Après 1.000 heures de fonctionnement, les consommations s’élevèrent à 3,78 et 2,27 watts.
- L’auteur indique que la lampe Nernst, quoiqu’étant une lampe à incandescence, doit être entretenue comme une lampe à arc si l’on veut en obtenir de bons résultats économiques. Les lampes Nernst de 7.ooo bougies employées à Pittsburg ont coûté 4.7,8 centimes par mois comme entretien ; par kilowatt d’énergie consommée dans des lampes Nernst, il faut compter sur un entretien de 26 centimes.
- R. R.
- Sur la durée des lampes électriques.
- Dans une récente séance du Franklin Institutc, M. Marshall, ingénieur de la General Electric C°, a présenté une étude intéressante sur le développement de la fabrication des lampes Edison, depuis 1881 jusqu’à iqo5. Après avoir décrit la fabrication des lampes et les progrès successifs qu’elle a réalisés, il donne le tableau suivant sur la durée des lampes à incandescence au carbone.
- TYPE DE FILAMENT DAT K WATTS par bougie DURÉE ACTUELLE en heures DURÉE PRATIQUE (80 O/O) de la puissance lumineuse initiale
- Bambou simple. 1881 5,8 3.000
- idem 1881 4,66 9oo —
- Bambou asphallé 188S 3,1 1 ,000 200
- Bambou chauffé et traité. . . 1893 3, i 1 ,200 260
- Idem. .896 3,1 700 370
- Idem. ... 1900 3,1 75o ^25
- Idem. ... 1904 3,1 800 475
- Ces chiffres sont applicables à des lampes de 110 volts. La durée pratique (80 % de la puissance lumineuse initiale) des lampes de 16 bougies de la General Electric ǰ est la suivante, en fonction de la puissance consommée.
- PUISSANCE CONSOMMÉE DURÉE PRATIQUE
- (watts) (heures)
- 32 28
- 4o l32
- 00 4l2
- 56 I .OOO
- 64 2 . oo5
- 72 3.570
- 80 6.125
- Ces lampes sont toutes de même qualité. La lampe de 80 watts a une surface 4 fois 1 /2 plus considérable que celle de 32 watts.
- > E. B.
- Socket de lampes a incandescence produisant l'allumage et l’extinction alternative de la lampe (().
- L’Allgemeine Elektricitâts Gesellschaft construit un petit Socket particulier qui se visse dans les supports Edison ordinaires et dans lequel se visse la lampe. Ce socket contient une petite résistance qui échauffe un ressort formant contact et assurant la continuité du circuit de la lampe. Le ressort est constitué par deux petites bandes de deux métaux différents superposées. Quand il est chaud, la dilatation inégale des deux métaux produit une courbure et le contact est rompu. Aussitôt qu’il est refroidi, le contact se rétablit.
- Ce dispositif, extrêmement commode par suite de.son très faible encombrement, est applicable à toutes les lampes de réclames ou d’annonces auxquelles on hésite à adjoindre un dispositif intermittent automatique ordinaire . compliqué et coûteux.
- E. B.
- L’Eclairage public à Berlin.
- On fait à Berlin des essais d’éclairage public au moyen de lampes électriques très puissantes placées à des hauteurs considérables. C’est ainsi qu’on vient d’ériger sur la Postdammer Platz des candélabres de 21 mètres de hauteur portant au sommet quatre lampes à arc à flamme réparties autour d’un cercle de 2 m. 5o de diamètre. Le point lumineux de chaque lampe, dont la puissance est de 4-°oo bougies, est à 18 mètres du sol. Les lampes sont munies de globes en verre clair.
- L. B.
- Lampe à incandescence pour installations temporaires.
- Une nouvelle lampe construite par M. Dawson, peut être connectée directement à des câbles ou fils sans l’intermédiaire de supports..
- Le culot de la lampe en porcelaine porte deux rainures dans lesquelles sont placés des contacts à ressort, aboutissant au filament. Une cloison plate et proéminente sépare ces , deux rainures. Pour mettre la lampe en service, on dénude légèrement un point de chacun des fils contre lesquels on appuie les contacts à ressorts, puis on place, au-dessus des fils, une rondelle qui porte un trou de dimensions correspondantes à celles de la cloison saillante et enfin, oti introduit au-dessus de cette rondelle, dans un trou ménagé dans la cloison, une petite clavette conique.
- E. B.
- (>) Un dispositif de ce genre, basé sur le même principe, mais beaucoup moins commode, a été décrit dans nos colonnes : Eclairage Electrique, tome XLIII, 22 avril 1905, p. XXXIV.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 26 Août 1905
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- Sur l’importance économique et commerciale de l’emploi de filaments métalliques dans les lampes à incandescence.
- h'Electrical World and Engineer publie sur ce sujet une étude dans laquelle l’auteur examine les consommations spécifiques obtenues à l’heure actuelle avec les filaments métalliques, osmium et tantale, et trouve que, d’après les chiffres publiés par différents expérimentateurs, ces consommations sont voisines de 2 watts par bougie. Il éludie ensuite le prix de fabrication auquel pourraient être produites ces lampes, quand elles seront entrées, par grande quantité, dans le domaine de la pratique et montre que ce prix sera très peu supérieur au prix actuel des lampes au carbone. En ce qui concerne la durée des lampes, il semble bien, d’après les expériences faites, qu’on puisse compter sur une durée égale à celle des lampes précédentes, mais cela n’est pas entièrement prouvé.
- L’auteur estime que l’emploi de filaments métalliques entraînera une véritable révolution économique analogue à celle produite par le bec Auer. Il examine quelles conséquences en résulteront pour les stations centrales et pour les réseaux de distribution d’éclairage électrique. .
- E. B.
- BREVETS
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- BREVETS ALLEMANDS
- i53.35o, 1 juin 1902. — Lanudon-Davies & Soames. — Moteur d’induction polyphasé. — Le noyau de fer de l’inducteur offre aux courants induits un chemin de résistance élevée et porte un enroulement de haute conductibilité dont le circuit est rompu au démarrage et est court-circuité quand la vitesse de régime est atteinte. Ce court-circuit est effectué sur deux ou plusieurs bagues auxiliaires.
- 155.o39, 23 octobre 1903. — Galvanische
- Métall Fabrik A. G. — Balais pour dynamos. — Les balais sont constitués par des lamelles métalliques et du charbon pressés ensemble à froid puis pressés à nouveau à l’état incandescent.
- BREVETS AUTRICHIENS.
- 19.834, i3 novembre 1903. — Société Le Carbone. — Dispositif de contact pour balais en charbon de dynamo. — La partie supérieure du balai porte un trou axial et un trou transversal terminé par deux parties fraisées. Un conducteur en cuivre
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS Juin-Septembre 1905
- SAISON "THERMALE
- LA BÛURBOULE, LE MONT-DORE ROYAT, NtRIS-LES-BAiNS, ÉVAUX-LES-BAINS
- A l’occasion delà saison thermale de 1905, la Compagnie du Chemin de fer d’Orléans a organisé un double service direct de jour et de nuit, qui fonctionne du 8 Juin au 20 Septembre inclus, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, voie la plus direcle et trajet le plus rapide entre Paris et les stations thermales de La Bourboule et du Mont-Bore-
- Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagons à litsrioilette, dans chaque sens du parcours.
- La durée totale du trajet est de 9 heures environ, à l’aller et au retour.
- Prix des places de ou pour Paris (Trajet simple)
- I A
- PARIS-
- QUAI D’ORSAY
- lrecl.
- fr c
- 2e cl.
- fr. c.
- 3” cl
- fr. c.
- PARIS-
- PONT S'-IYIICHEL
- l"cl.
- fr. c.
- 2° cl.
- fr. c.
- 3“ cl. fr c
- PARIS-AUSTERLITZ
- lr‘ cl.
- fr. c
- 2e cl
- fr. c
- 3‘ cl.
- fr. c.
- La Pourboule.. Le Honl-Dere.
- Royal..........
- Cliamlilet-Néris.
- Exaux-les-Bains
- 50 85 i l 40 56 45 37 95 40 10
- 34 30 34 70 38 10 25 65 27 05
- 22 3550 60 22 OO'ol 20 24 85 '.6 35 16 7037 85
- 34 15 22 25.50 40 34 55 38 05
- 25 55
- 26 90
- 24 80 36 16 65 il 65
- 17 65^39 85 26 90 17 osjoO 65
- Aux trains express partant de Paris le matin et de Chamblet-Néris dans l’après-midi, il est affecté une voiture de 1" classe pour les voyageurs de ou pour Néris-les-Bains, qui effectuent ainsi le trajet entre Paris et la gare de Chamblet-Néris, sans transbordement, en 5 h. 1/2 environ.
- On trouve des omnibus de correspondance à tous les trains, à la gare de Chamblet-Néris pour Néris, et vice-versa.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- SAISON BALNÉAIRE ET THERMALE
- (De la veille des Rameaux au 31 octobre)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR A PRIX RÉDUITS
- Prix au départ de Paris
- (Non compris le timbre de qriittan.ee)
- DE PARIS aux
- STATIONS CI-DESSOUS
- Berck .........
- Boulogne (ville) .
- Calais (ville)..
- Conchy-le- Temple (Fort-Mahon)
- Dunkerque.......
- Etaples.... ....
- Eu..............
- Le Crotoy.......
- Le Tréport-Mer .
- Paris-Plage.....
- Rang-du - Fliers-Verton (PI. Verlimout. St-Valerÿ-s-Soin. Serqueux (Foryes-I-Eaux. WimiUc-Wimereux ....
- BILLETS DE SAISON DE FAMILLE Valables pendant 33 jours
- PRIX
- Pour 3 personnes
- "L 2°" 3e classe classe classe
- PRIX
- pour cliaq. pers. en plus
- 2° 3»"
- classe classe casse
- fr.
- c. fr. c. fr. c. fr. c.
- 149 40 170 70 198 30
- 140 40 20 i 90 152 40 120 90 131 23 123 »
- 130 »
- 143 20
- 131 10 98 70
- 174 60
- 101 40 113 20 133 80
- 94 80 138 30
- 102 90 8 . 60 89 10 83 10
- 103 90
- 98 10 88 30 66 60 117 90
- 66 30
- 75 » 87 30
- 61 80 90 30
- 67 20
- 53 10 58 20
- 54 » 70 20
- 63 90 57 60 43 50
- 76 80
- 25 60
- 28 45
- 33 05
- 23 40
- 34 15
- 25 40 20 15 22 60
- 20 50
- 26 60
- 24 20
- 21 85 16 45
- 29 10
- fr. c. fr.
- 17 45 19 20
- 22 30
- 15 80
- 23 05
- 17 15 13 60
- 15 40
- 13 85
- 18 15
- 16 35
- 14 75 Il 10
- 19 65
- 11 45
- 12 50
- 14 55
- 10 30
- 15 05
- 11 20
- 8 85 10 10
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- 10 65 9 60 7 25 12 80
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- XC1V
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 26 Août 1905
- formé de plusieurs fils souples torsadés, est introduit par le trou axial et rabattu de deux côtés dans le trou latéral. Un petit boulon, dont la tete et l'écrou sont logés dans les fraisures du trou latéral, assure un contact parfait des brinsde fil de_cuivre avec le charbon.
- 19.950, 27 novembre igo4- — Siemens-Schückert. — Enroulement induit cl grand nombre de lames au collecteur. — Non seulement les extrémités d’un conducteur induit, mais encore différents points arbitraires de celui-ci sont reliés à des lames de collecteur dont^ le nombre peut être aussi consi-rable que Ton veut.
- BREVETS AMÉRICAINS
- 78?.336. — W.-A. Layman. — Moteur à courant alternatif. — Le moteur à induction, du type monophasé, dont le rotor est pourvu à la fois d un collecteur et de”| bagues collectrices, est mis en marche pour fonctionner comme un [moteur à répulsion, puis 'graduellement converti en moteur à induction au fur et à mesure que sa vitesse s’accroît.
- 786.320. — R- Siegfried. — Redresseur de courants alternatifs. — Se compose d’un collecteur de construction spéciale s’adaptant sur l’arbre d’un générateur de courant alternatif.
- 786.325. __ P.-H. Thomas. — Condensateur. —
- Les feuilles de ce condensateur sont de dimensions différentes : celles en matière conductrice ont une surface supérieure à celle des feuilles non conductrices. Les angles des premières sont recourbés, traversent des fentes pratiquées à cet effet dans les secondes, et sont rabattues sur ces dernières pour les maintenir assemblées. Les plaques ainsi constituées sont séparées les unes des autres par des bandes ajourées faites d’une matière non conductrice.
- 786.918. __ Henri Pécheur. — Moteur à courant
- continu. — L’axe de l’induit est prolongé de chaque côté et porte sur ces projections les enroulements du champ. Les pièces polaires peuvent être en nombre quelconque et sont disposées parallèlement à l’axe de manière à ce que lés pôles alternes soient d’une polarité différente.
- 787.184. — E.-B. Jacobson. — Dynamo. — Ce brevet envisage la disposition du champ sur une glissière qui permet de sortir le bobinage de la carcasse de la dynamo avec facilité.
- 787.292. — T.-B. Hatch. — Dynamo. — Afin de pouvoir modifier la disposition du champ, des pièces polaires supplémentaires sont intercalées entre les pôles fixes de la machine.
- 786.396. — Ch.-A. Randal. — Bobine cVinduction. — Le noyau affecte la forme d’un tube en 1er fendu dans le sens de la longueur afin d’éviter
- les courants de Foucault. Ce tube est également pourvu d’un certain nombre d’ouvertures ménagées à sa surface.
- BREVETS FRANÇAIS (1)
- 352,378, 20 janvier 1905. — Heinicke. — Transformateur.
- 349.961, 2 juin 1904. — Berry. — Machine dynamo-électriq uc.
- 352.445, 16 mars 1905. — De Coincy.— Culasse de dynamos établies pour diminuer le poids.
- 352.542, 26 janvier 1905. — Lapeyrade. —
- Alternateur à deux induits.
- 352.577, 24 mars 1905. — Société Lahmeyer & Co. — Réglage des moteurs et générateurs.
- 352.578, 21 mars 1905. — Société Lahmeyer & Co. —- Machine polyphasée à collecteur.
- 352.587, 21 mars I9o5. — Heyland. — Balais pour commutateur.
- 35i.435, 11 février 1905. — Société Siemens Schuckert-Werke G. m. b. — Aimant de champ rotatif pour machines électriques.
- 35i.537, i5 février 190s.— Dawson. — Dynamo génératrice cV électricité.
- 351.587, 18 février 1905. — Johnson. — Machine électrique.
- 349911, 11 mai 1904. — Société Schneider
- & Cie. — Dispositif pour régler la tension et la vitesse clés dynamos à courant continu.
- 349.924, 17 mai 1904. — Boucherot & Cie. — Machine électrique.
- 351.760, i3 février 1905. —- Siemens-Schückert Werke G. — Disposition de l’enroulement des machines asynchrones pour obtenir des nombres de pôles différents dans la proportion de 1 : 2.
- 351.895, 28 février 1905, — Siemens-Schückert Werke G. — Machine électrique avec disposition de réfrigération.
- 351.900, 28 février 1906. — Allgemeine Elek-tricitats G. —• Moteur à courant alternatif monophasé.
- 352.o33, 4 mars 1905. — Wommelsdorf. — Machine électrostatique.
- 352.o4o, 4 mars 1905. — Frôlich et Farkac. —-Machine Dynamo électrique.
- 352.077, 4 janvier igo5. — Schmeltz. — Procédé de chargement de générateurs d’électricité.
- 352.129, 6 mars 1905. — Compagnie Generale d’Electricité de Creil. — Système d enroulement pour transformateurs et bobines à courants triphasés.
- 352.o34, 4 mars 1905. — Siemens-Schückert Werke G. — Système pour équilibrer les variations de charge de machines motrices quelconques.
- (i) Communiqués par M. Josse, 12, place de la Madeleine.
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 26 Août 1905
- ay; V
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- BREVETS ALLEMANDS
- 155.098, 28 février igo5. — O. Gorman. — Câble électrique dont l’isolant est composé cle plusieurs matières différentes. — Le câble possède plusieurs couches successives d’isolants différents dont les constantes diélectriques et l’épaisseur sont choisies de telle façon que la tension diélectrique, rapportée à l’unité d’épaisseur de la masse isolante, soit à peu près la même dans chaque couche.
- i55.o34, 19 août 1903. — Allgemeine Elektri-citats Gesellschaft. — Interrupteur à huile pour hautes tensions avec deux points de rupture en série. — Pour obtenir une rupture toujours simultanée des contacts, les pièces de contact sont fixées aux extrémités d’un levier oscillant autour d’une tige de commande mobile.
- i55.o36, 19 décembre 1903. — Allegemeine
- Elektricitàts Gesellschaft. —• Interrupteur à huile pour hautes tensions avec deux points de rupture en série. — Dans cet appareil, basé sur le même principe que le précédent, la partie mobile consiste en une traverse rigidement accouplée au mécanisme de commande, et ce sont les deux contacts de la partie fixe qui sont montés aux extrémités du levier oscillant autour de son centre.
- i55.o38, 20 décembre 1903. — Allgemeine
- Elektricitàts Gesellschaft. — Interrupteur à huile avec plusieurs points de rupture en série. — Plusieurs leviers oscillant autour de leurs centres portent à leurs extrémités les pièces de contact qui appuient sur des contacts fixes.
- BREVETS AUTRICHIENS
- i9.53i, 16 novembre 1902. — J. Allen. —
- Conducteur électrique avec isolement en amiante imprégnée. — L’isolement employé est à base d’amiante imprégnée d’un mélange de sels d’aluminium, de chaux et d’acide borique qui servent de liant.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE V|||%An
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- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
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- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- BREVETS AMÉRICAINS
- 787.08g. — W.-II. Farrney. —r Résistance ou conducteur variable pour courants électriques. — Une certaine quantité de parcelles d’une substance conductrice est logée dans un tube et peut être comprimée soit par un bouton, soit par un levier, afin de faire varier à volonté la résistance du circuit. Le tube peut être ensuite ramené à sa position normale par l’intermédiaire d’un ressort.
- 787.284. — IL-F.-T. Erben. — Dispositif pour limiter la vitesse. — Consiste en un commutateur mobile constitué par une masse soumise à l’action de la force centrifuge quand le survolteur, auquel elle est fixée, atteint une vitesse excessive, et vient agir sur un coupe-circuit intercalé dans le circuit du survolteur.
- 788.442. — S.-B. Flint et L.-A. Maidex. — Isolateur pour câbles électriques. — Protecteur pour isolateur en verre, constitué par une enveloppe en deux parties qui s’adapte sur l’isolateur. Des cannelures-sont pratiquées à la partie supérieure pour recevoir les câbles.
- 787.G58. — J.-A. Baker. — Bobine cVinduction.
- — L’enroulement primaire est constitué par une large bande enroulée en spirales disposées à angle droit par rapport à l’axe ; l’enroulement secondaire, en fil fin, est intercalé dans les espaces laissés entre les spirales avec interposition de disques en matière isolante.
- 787.880. — J.-B. Entz. — Système de distribution électricpie. — Comporte un circuit de distribution, une batterie avec survolteur, un générateur de courant alternatif à collecteur et des connexions spéciales de ce dernier avec la batterie d’accumulateurs.
- 785.096. — F.-B. Hall. — Boite de jonction. — Les fusibles qui réunissent les câbles dans la boîte sont formés d’une bande perforée disposée au-dessus de lames en charbon, lesquelles sont reliées au fil de terre, de sorte que, lorsqu’un courant excessif passe dans la bande fusible, une partie s’échappe des perforations, gagne les charbons et ensuite le sol.
- 785.3o6. — G'.-W. Goodridge. — Coupe-circuit fusible. — Les extrémités des deux lames de contact, montées en regard l’une de l’autre dans la boîte, sont réunies et maintenues en contact par une attache faite d’une matière fusible, qui lâche prise et tombe lors du passage d’un courant excessif.
- 785.407. — F.-B. Cook. — Coupe-circuit fusible.
- — Dans cet appareil, qui appartient à la catégorie des thermostats à fusible, la matière fondue par le passage d’un courant se trouve retenue pour être ensuite automatiquement ramenée à sa forme première et à la position de fermeture du circuit.
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 26 Août 1905
- BREVETS FRANÇAIS
- 352.256, 24 février 1905. — Société Geoffroy et DelcRE. — Enrobage cle fils de cuivre très fins.
- 352.697, 24 mars 1905. — Société d’Applications Industrielles. — Para foudre multiple.
- 352.703, i5 mars 1905. — Rolland. — Coupe-circuit à remplacement automatique.
- 349-9o5, 10 mai 1904. — Compagnie Française de l’Amiante du Cap. — Nouveau procédé pour l’isolement des fils et câbles électriques.
- 35i.377, 9 février 1905. — Seyert et Blondel. — Fil électrique avec isolement ignifuge.
- 35i.4i7. 10 février 1906. — Baron. — Système d’enroulement et de déroulement automatique pour conducteurs électriques.
- 35i-484, 11 février igo5. — Heap. — Support pour conducteurs électriques aériens.
- 351.719, 24 février 1905. — Société Granoux et Cie. — Nouvel interrupteur de courant.
- 351.768, 18 février 19o5. — Wilhelmi. — Protecteur pour câbles électriques.
- AVIS
- TRAMWAYS ÉLECTRIQUES DE LA VILLE DE BONE (Algérie)
- Réadjudication de la rétrocession du Réseau
- La première tentative d’adjudication n’ayant pas donné de résultat, le public est informé qu’à une date qui sera ultérieurement fixée, il sera procédé, en séance publique, par M. le Préfet du département de Constantine et en présence de M. l’Ingénieur en chef de la circonscription de Bône, dans les formes réglementaires, à la réadjudication, sur
- (') Communiqués par M. Josse, 12, place de la Madeleine.
- soumissions cachetées, de la rétrocession du réseau des tramways électriques de la ville de Bône, réseau déclaré d’utilité publique par décret du 4 jan-vier 1902 et dont les rétrocessionnaires ont été déchus de leurs droits par arrêté de M. le Gouverneur Général de l’Algérie, du 29 Mars igo5.
- La réadjudication aura, lieu sur la mise à prix de
- 4.036 fr. 80.
- Les concurrents qui désireront prendre part à cette réadjudication devront en adresser la demande à M. le Préfet de Constantine et joindre à cette demande toutes les pièces propres à justifier qu’ils ont les ressources nécessaires pour remplir les engagements à contracter.
- Les demandes accompagnées des pièces men— tionnées ci-dessus seront adressées franco à M. le Préfet de Constantine et elles devront lui parvenir avant le premier octobre, à 4 heures du soir, terme de rigueur.
- La liste des personnes admises à concourir sera arrêtée par ie Préfet en Conseil de Préfecture.
- Les personnes admises à prendre part à la réadjudication seront informées directement par lettre recommandée, expédiée dix jours au moins à l’avance, de la date et des autres conditions de la réadjudication.
- Les pièces remises par les concurrents non admis leur seront renvoyées avec l’avis que leur demande n’a pas été accueillie.
- On pourra prendre connaissance des clauses de la concession à la Mairie de Bône.
- Sur la demande des concurrents, des brochures contenant le décret du i5 janvier 1902, la convention et le cahier des charges de la rétroconcession leur seront adressées par M. le Maire de Bône.
- On peut également prendre connaissance de ces documents au Journal Officiel du i5 janvier 1902.
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- Tome XLIV.
- Samedi 2 Septembre 1905.
- 13* Année. — N* 35.
- TT 9
- JU
- cïaira,
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- TIAN (A.). — Mesure du glissement des moteurs asynchrones.......................................... 32i
- BALLOIS (E.). — Notes sur quelques nouveaux types de parafoudres (Fin)............................. 324
- HERZOG (S.). — Pompes centrifuges à haute pression, système Sulzer (Suite)......................... 335
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la rigidité diélectrique des liquides bons conducteurs, par Heydweiller . 341
- Sur la variation de la capacité avec la température, par Terry . ............................... . 344
- Sur l’effet de Hall dans le bismuth aux températures élevées, par Traubenberg..................... 344
- Sur les causes de l’effet Yolta, par Greinacher.................................................. 344
- Sur une nouvelle radiation, par B. Walter....................................................... 344
- Sur la luminescence des gaz sous l’influence de l’ionisation, par Pohl........................... 345
- Génération et Transformation. — Machines à courant continu à pôles auxiliaires, par Breslauer. >. . 346
- Essai des alternateurs, par Smith..................................35o
- Transformation et Distribution. — Calcul du rendement des lignes de transmission, par Pender .. ... 353
- Traction. — Là traction électrique sur le chemin de fer de Liverpool-’Southport-Crossens . . . . 355
- Oscillations hertziennes et Télégraphie sans fil. — Sur la mesure des longueurs d’ondes,
- par Gehrcke .............................................................. 356
- Téléphonie. — Amplitude minima du son perceptible, par Shaw........................................ 35g
- Electrochimie. — Production de l’ozone, par Warburg................................................ 36o.
- Divers. — Sur la possibilité d’établir des miroirs en fer au moyen de la pulvérisation galvanique, par Bernacki. 36o
- NOTES ET NOUVELLES
- Nécrologie.................................................................................................. xcvm
- Le développement industriel du Japon ...................................................................... . xcvm
- Nouveau, four électrique ................................................................................... civ
- Brevets allemands, autrichiens, américains et français concernant la Traction ou les Applications mécaniques cv
- Bibliographie.................................................................................................. cvm
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- XCVIII
- Supplément à L Eclairage Electrique du 2 Septembre 1905
- NÉCROLOGIE
- Nous avons eu le regret d’apprendre la mort de M. Joseph-Constantin Decharme, ancien collaborateur actif de La Lumière Eleùtrique, décédé à Amiens dans sa 90e année. Les principaux travaux de M. Decharme, sur lesquels il a publié, de 1879 à 1892, un grand nombre d’articles fort appréciés, sont relatifs à l’étude de l’Electricité atmosphérique, à l'étude des anneaux électrochimiques et des décharges électriques, et à l’étude du magnétisme.
- M. Decharme était docteur ès-sciences, Professeur honoraire de physique, Chevalier de la Légion d’honneur, Officier de l’Instruction publique et membre honoraire des Académies des Sciences d’Amiens et d’Angers. Nous devons rendre hommage à sa Mémoire, car ses travaux et ses publications ont largement contribué à l’avancement de nos connaissances en Electrotechnique.
- NOTES ET NOUVELLES
- Le développement industriel du Japon (*).
- Exclusivement agricole jusqu’à ces dernières années, le Japon, qui ne dispose de terres cultivables que sur une partie restreinte de son territoire (i5,7.%. de la superficie totale de l’empire), était poussé au développement de ses ressources industrielles par l’accroissement de sa population qui, de 38 millions d’habitants en 1872, est passée à 46 millions en 1903 ; il y a été également poussé par l’action énergique de son gouvernement : sentant que le développement de l’industrie manufacturière pouvait seule donner au pays les éléments de richesse qui lui font défaut, ce dernier a manifesté-, dans toutes les branches de la vie industrielle et économique, une activité intelligente.
- ‘ Les résultats en ont été considérables : en 1873, Bousquet, visitant la ville manufacturière de Kirin, la plus importante du Japon, n’y trouvait qu’un outillage des plus rudimentaires, basé sur l’emploi, très primitif de la force hydraulique : « Une
- (1) D’après un article de M. Viallate, dans les Annales' des Sciences politiques des 15 mai et 15 juillet 190o.
- roue de bois à palettes plongée dans le ruisseau qui court sur chaque bord de la rue centrale... » Aujourd’hui, la grande industrie fait des progrès constants : En 1894, elle employait 1.808 machines à vapeur développant une force de 32.808 chevaux * en 1902, le nombre des machines recensées était de 4-007, avec une puissance de 90.778 chevaux.
- USINES ET ATELIERS AVEC FORCE MOTRICE
- HYDRAULIQUE
- A VAPEUR
- I .O9O
- En même temps qu’avec l’aide des étrangers, il édifiait son industrie, le gouvernement s’attachait
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 2 Septembre 1905
- XCIX
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- c
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 2 Septembre 1905
- à créer l’éducation technique : Dès 1871, un Engineering College était fondé à Tokyo 5 en 1881, à Tokyo également, était créée une école polytechnique, devenue depuis Y École Technique Supérieure. Les administrations locales créaient des établissements analogues. En 1900, il existait 5 établissements supérieurs d’instruction technique : le Collège Industriel de l’Université Impériale de Tokyo, le Collège Industriel et des Sciences de l’Université Impériale de Kyoto, les Ecoles Techniques Supérieures de Tohigo, Kyoto et Osaka. Il existait, en outre, 1.008 écoles techniques de divers degrés et le gouvernement encourageait la création d’associations industrielles ayant pour objet la protection des intérêts professionnels et l’étude des questions techniques (*).
- \Jindustrie minière semble de beaucoup la mieux
- j1) Il y a actuellement, d’après 1 e Japan in the beginning of the 20th century, — ouvrage composé par le département de l’agriculture et du commerce du Japon, à l’occasion de l’Exposition de Saint-Louis, — 192 associations industrielles, professionnelles, et un nombre assez important d’associations d’un caractère plus scientifique.
- D’après Y Annuaire financier et économique de 1904, il y avait, en 1902, 2.427 Sociétés industrielles.
- MILLIERS DE FR.
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- NOMBRE £3 «> Z 'V X
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- Sociétés anon. par actions. . . 959 995.000 758.000
- Sociétés en commandite 1.155 93 000 84.000
- Sociétés en nom collectif 313 58.300 55.500
- Total.... 2.427 1.146.300 897.500
- Dans un livre publié en 1900, la Protection ouvrière au Japon, M. Kasliiro Saïto estimait, en outre, à plus d’un demi-million (506,912), en 1898, le nombre d’établissements industriels employant plus de 30 ouvriers.
- outillée parmi les industries purement mécaniques (').
- La Compagnie de charbonnages de Hokkaido emploie plus de 8.000 ouvriers 5 sa production, en 1903, a été de 923.554 tonnes ; une fabrique de coke est installée près de la mine.
- La mine de Nüsné, dans la région de Nagasaki, occupe 5.ooo ouvriers et extrait près de 2.000 tonnes par jour, sans autre difficulté que l’épuisement de l’eau. M. Weulersee (le Japon d’aujourd’hui, 1904) T’a visitée en 1899 : « On s’apprêtait à bâtir de toutes pièces, — à l’exception des cylindres qu’on attendait d’Angleterre, — une énorme pompe qui devait être une des plus grandes du monde. Toute la mine est éclairée à l’électricité par une dynamo construite à Tokyo. Partout, dans les galeries, les wagonnets sont mus par des câbles, et l’on parlait d’essayer (pour quand les salaires monteraient) des perforatrices, des piocheuses et des trieuses mécaniques. »
- On fait egalement de grands efforts pour développer Y Industrie métallurgique. La fonderie de Wakamatsu, entreprise gouvernementale, fournit 60 tonnes de rails légers et ^5 tonnes de rails lourds par jour. Le Japon s’impose des sacrifices pour construire lui-même son outillage mécanique : en 1899, le prix d’une locomotive, construite de toutes pièces aux ateliers de chemins de fer de Tokaïdo, à Kobé, était plus élevé que celui d’une locomotive importée • mais, en se contentant de commander les matériaux bruts, les roues et les tubulures
- et en construisant le reste sur place, on estimait
- à 10 % l’économie sur le prix d’i mportation.
- f1) Ouvriers employés par les industries mécaniques :
- Construction de machines. 7.670 dont 80 femmes
- Constructions navales. . .. .. 14.857 — 14 — :
- •Instruments divers .. 10.210 — 781 — :
- Fonte 1.625 — 108 —
- Industrie électrique 496 — 21 —
- Industrie métallurgique.. .. 41.948 — 5.774 — 1
- Houille . 8.170 — 1.456 —
- DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES DE CHARLEROI
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- DYNAMOS ET MOTEURS DE TOUTE PUISSANCE
- (courant continu et alternatif)
- TBAJVSFORMATEUBS, COMMUTATRICES
- TRANSFORMATEURS DE COURANT ALTERNATIF EN COURANT CONTINU
- (Système “ ARNOL1)” Breveté)
- Moteurs monophasés HEYLAND démarrant sous charge
- POMPES ET VENTILATEURS A HAUTE ET BASSES PRESSIONS (Système “ Rateau" breveté) Appareillage spécial pour Treuils, Grues chevalets et pivotantes, Ponts roulants, Locomotives, Laminoirs, etc.
- Installations à forfait d’Eclairage électrique, de Transport de force, de Charbonnages, etc.
- Installations complètes ^de Tramways
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 2 Septembre 1905
- CI
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- Pompes Centrifuges
- à haute pression
- Système Sulzer
- Grand Prix : Paris 1900
- Pompe la meilleur marché
- et la plus économique
- >ut pour de grands débits et de grandes hauteurs d’élévation
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- Cil
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 2 Septembre 1905
- Dans le domaine des constructions navales, on s’attaque aux grands travaux depuis plusieurs années. Lors de la visite de lord Charles Beres-ford, en janvier 1899, les chantiers de la Mitsu Bishi C°, qui occupent 4-ooo ouvriers, avaient en construction 2 navires jumeaux de 6.000 tonneaux, 126 mètres de Ionget i3m. 5ode large; l’acier employé venait d’Ecosse, et les navires devaient coûter plus cher que s’ils avaient été achetés à l’étranger, mais les primes allouées par le gouvernement aux navires construits au Japon permettaient déjà de supporter la différence de prix de revient. Les chantiers de cette Compagnie comportaient alors deux docks, l’un de 156 mètres de longueur, l’autre de 108, et des ateliers de premier ordre. L’effort fait pendant la guerre russo-japonaise par les services de constructions navales témoigne que les progrès réalisés depuis ont été considérables.
- Le développement des moyens de communication a préoccupé de bonne heure le gouvernement impérial. Dès 1867, les villes de Tokyo et Yokohama étaient reliées par le télégraphe ; aujourd’hui, la longueur des. lignes télégraphiques est de 3o.4oo kilomètres, celle des lignes téléphoniques de 3.900 kilomètres p quant au réseau de chemins de fer, il était, en 1903, de 7-192 km.
- *
- * *
- Les éléments qui pourront faciliter cet intense mouvement industriel sont de plusieurs ordres.
- La richesse minière est encore mal connue, mais les bassins houillers de Kyushu, Ilokkaido et llitachi-Iwaki, dont l’exploitation est loin d’être encore intensive, semblent riches en charbons ; d’ailleurs, le charbon des mines chinoises voisines revient à des prix peu élevés. Le pays est en outre riche en pétrole.
- Il a surtout une réserve presque inépuisable de force motrice dans la houille blanche : les chutes d’eau sont innombrables le long du littoral japonais. Le lac Biwa, dans le district de Kyoto, est un immense réservoir de force motrice et semble
- destiné à devenir le centre du développement industriel. L’exploitation de ces sources d’énergie est déjà commencée : « Je ne connais pas de pays, écrivait lord Ch. Beresford, en 1899, où l’électricité soit employée, comme force motrice, plus judicieusement et avec la même intensité qu’au Japon... » A Kyoto, l’usine électrique, entreprise municipale, est alimentée par une chute d’eau de 36 mètres ; elle fournit la force nécessaire pour les 2/3 de l’éclairage électrique, elle actionne les tramways et elle est employée par le service des eaux et par plus de 60 industries différentes dans la ville et dans ses environs. Elle sert également à la traction d’un chemin de fer incliné qui permet de faire passer les bateaux de la rivière de Kyoto dans le lac, évitant ainsi aux marchandises un double transbordement.
- Le Japon est moins riche en matières premières : bien doté en minerai de cuivre, il semble moins riche en minerai de fer qu’il trouvera d’ailleurs vraisemblablement en Chine.
- Le problème le plus délicat est celui des capitaux. Obligé de s’adresser à l’étranger, le Japon n’a pas su vaincre des appréhensions légitimes. Soumis par les nouveaux traités aux tribunaux japonais, les étrangers voient leurs garanties limitées d’autre part par l’impossibilité d’acquérir la propriété territoriale, ainsi que de prendre hypothèque sur la terre et les constructions. Le comte Okuma écrivait à ce sujet, dans le North american Review, février 1906 : « Le capital étranger est. absolument nécessaire au Japon, spécialement en vue du développement des chemins de fer. Il faudra modifier les lois qui interdisent aux étrangers le droit de propriété foncière, avant que les capitaux puissent être importés du dehors en quantité importante. »
- Il faut aussi compter, dans l’industrie japonaise, avec le personnel de direction dont le recrutement laisse encore à désirer : En dehors de son infé^-riorité dans le domaine moral, le Japonais semble inapte au raisonnement méthodique et rebelle à
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 2 Septembre 1905
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- l’exercice de l’analyse et de la synthèse qui donne seul à l’esprit la précision et la vigueur. M. Oka-kura le reconnaissait : « Les Japonais n’ont pas produit de penseurs originaux. Nous sommes un peüple amoureux du présent et du tangible, de la pleine lumière et des choses visibles. La tendance indéniable de l’esprit japonais est vers la détermination et l’action. » Mais cette infériorité, évidente dans le domaine scientilique, n’est pas irrémédiable dans la lutte industrielle : l’esprit d’imitation et d’assimilation des Japonais est d’une puissance incontestable, et ils y joignent une faculté d’observation et une patience à mener à bonne fin un plan préconçu, sans se laisser rebuter par la minutie des détails et la perte de temps ; ils en ont donné une preuve éclatante dans leur préparation à la guerre. Ils ont ainsi des qualités remarquables d’organisateurs, qualités importantes dans les conditions actuelles de l’industrie moderne qui met sous la direction des chefs d’industrie des masses ouvrières considérables.
- L’infériorité actuelle des industries japonaises -vient plutôt de ce que le Japon, par orgueil national, a cru pouvoir se passer trop tôt de l’état-major industriel que lui avait fourni l’Europe : cette précipitation lui a été préjudiciable et il lui faudra encore plusieurs années avant que ses écoles techniques lui aient donné les chefs d’entreprises qui lui sont nécessaires.
- Ajoutons que la réputation des chefs d’industrie et des commerçants japonais est ternie actuellement par une réputation méritée de mauvaise foi, et que leur déloyauté, proverbiale en Extrême-Orient, a été souvent préjudiciable à leurs correspondants européens. Four parer à ce danger, que les consuls japonais signalent continuellement à leurs compatriotes, on a dû créer dans les écoles de commerce des cours de moralité commerciale.
- Contrairement à l’opinion courante, la main-d’œuvre ouvrière du Japon est de qualité inférieure : intelligent et ingénieux, mais plus actif que laborieux et plus patient qu’énergique, l’ou-
- vrier japonais est flâneur et insouciant. Il a en horreur le travail intensif et continu, et n’a pas le sentiment de sa responsabilité. II perd, par maladresse et manque de soin, une grande quantité de matière première, et . l’indiscipline est de règle dans les ateliers.
- Le chef d’industrie, malgré des contrats à longue durée, ne peut compter sur son personnel. « Comme les ouvriers, dit M. Saito Kashiro, ne sont pas habitués à travailler avec des machines et se fatiguent vite de faire un travail régulier, ils désirent souvent quitter l’usine et changer de métier. » De plus, l’ouvrier japonais entretient mal la machine qui lui est confiée et semble conserver pour elle une sourde antipathie 5 son rendement utile est médiocre : « En Europe, dit M. Saito Kashiro en parlant des ouvriers, ils sont trois fois mieux payés mais travaillent dix fois plus. » Le docteur Max Nitzche estime : (( Le fileur anglais perd 5,8 % de son temps pour rattacher les fils rompus, tandis que le Japonais en perd 2Ô % . En conséquence, les broches anglaises vont deux fois plus vite que les broches japonaises... En Massachusetts, une ouvrière surveille 6 métiers 5 dans le Lancashire, elle en-surveille 4; au Japon, elle n’en surveille qu’un. »
- L’avantage de compensation qui provient du bas prix des salaires tend à diminuer : une hausse sensible s’accentue, sous l’influence de la transformation économique et du groupement des forces ouvrières, sans être justifiée par un rendement meilleur. Le salaire à la journée du forgeron, par exemple, qui était en 1896 de o,334 yen — soit
- 1 fr. 80 — était en 1902 de o,5i5 yen — soit
- 2 fr. 77. — Le taux des salaires actuels, dans les ateliers de construction, mécanique, est de 5o à 60 yen par jour en moyenne — soit de 2 fr. 39 à 2 fr. 87. — Un ouvrier habile peut gagner plus de 1 yen par jour (soit environ 5 fr. 5o).
- Le patron japonais a naturellement tendance à compenser, par la durée, le défaut d’intensité du travail. De 11 heures, en général, la journée de travail est souvent portée à i5 ou 16.
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- CIV
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 2 Septembre 1905
- Quoi qu’il en soit, grâce aux avantages et malgré les défauts que nous avons signalés, il semble que, sur le marché japonais, les industriels européens rencontreront une concurrence de plus en plus active. Lorsqu’un article étranger est entré dans la consommation indigène, le Japonais réussit à en fabriquer une imitation à bon marché adaptée à ses besoins.
- En outre le Japon, que liaient ses traités antérieurs et qui n’avait pas le libre usage de son tarif douanier, pourra bientôt reprendre toute sa liberté et en profitera peut-être pour recourir à la protection commerciale, d’autant plus qu’il y sera poussé par les besoins financiers créés par la guerre actuelle.
- Conquérant peu à peu son marché intérieur, l’industrie japonaise cherche, par ailleurs, des débouchés à l’étranger et, d’ores et déjà, elle considère comme lui appartenant les marchés d’Extrême-Orient. Ses produits doivent la préférence à ses voyageurs de commerce habiles et insinuants et à la facilité des Japonais à se soumettre aux exigences des marchés nouveaux : le .Temps signalait récemment le développement de l’influence japonaise à Shanghaï. La Compagnie de navigation Nippon-Yusen-Kaisha y a fait construire les bureaux les plus somptueux du port.
- Mais si ce développement commercial nuit à certaines industries européennes, il en favorisera d’autres, car, pendant longtemps encore, le Japon devra recourir aux ateliers d’Europe, au point de vue de l’outillage mécanique. Menacé de crises économiques et financières et ayant à faire l’éducation de ses classes ouvrières, il ne pourra continuer à progresser avec la rapidité prodigieuse des débuts, et la tâche de ses chefs d’industrie reste singulièrement difficile malgré les éléments de succès qu’ils ont en main.
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- ÉLECTROCHIMIE
- Nouveau four électrique pour la production du fer.
- Un nouveau four électrique, breveté par M. Gal-braith et Stewart, est entièrement en graphite et contient un grand nombre de barreaux prismastiques en graphite. Chaque groupe de barreaux constitue une grille, et huit de ces groupes sont superposés dans le four, les barreaux étant alternativement perpendiculaires les uns aux autres.
- Le courant alternatif, produit par un générateur de ioo kilowatts et transformé de façon à abaisser la tension à 18 volts, est envoyé dans les barreaux de
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS Juin-Septembre 1905
- SAISON "THERMALE
- LA BOURBOULE, LE MONT-DORE ROYAT, NtRIS-LES-BÀiNS, ÉVAUX-LES-BAINS
- A l’occasion de la saison thermale de 1905, la Compagnie du Chemin de fer d'Orléans a organisé un double service direct de jour et de nuit, qui fonctionne du 8 Juin au 20 Septembre inclus, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, voie la plus directe et trajet le plus rapide entre Paris et les stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore-
- Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagons à lits-toilette, dans chaque sens du parcours.
- La durée totale du trajet est de 9 heures environ, à l’aller et au retour.
- Prix des places de ou pour Paris (Trajet simple)
- PARIS-
- QUAI D’ORSAY
- PARIS-
- PONT S'-MICHEL
- PARIS-AUSTERLITZ
- La Pouiïioule.. Le Mont-Dore.
- Hoyat..........
- thamblet-Néris.
- Evaui-les-Bains
- 1" cl. 2e cl. 3“ Cl. 1" cl.
- fr c. fr. c. fr. c. fr. c.
- 50 85 34 30 22 35 50 60
- 51 40 34 70 22 60 51 20
- 56 45 38 10 24 85 .6 35
- ,17 95 25 65 16 70 37 85
- 40 10 27 05 17 65;39 85
- 2' cl.
- fr. c.
- 34 .15 34 55 38 05
- 25 55
- 26 90
- 3e cl.
- P* cl.
- fr c.fr. c.
- 22 2550 40 22 5050 95 24 8056 »
- 16 65 -17 65
- 17 -55]39 65
- 2e cl. 3e cl.
- fr. C. fr. c.
- 34 )) 22 20
- 34 40 22 40
- 37 80 24 65
- 25 40 16 55
- 26 75 17 45
- Aux trains express partant de Paris le matin et de Chamblet-Néris dans l'après-midi, il est afïecté une voiture de 1" classe pour les voyageurs de ou pour Néris-les-Bains, qui effectuent ainsi le trajet entre Paris et la gare de Chamblet-Néris, sans transbordement, en 5 h. 1/2 environ.
- On trouve des omnibus de correspondance à tous les trains, à la gare de Chamblet-Néris pour Néris, et vice-versa.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- SAISON BALNÉAIRE ET THERMALE
- (De la veille des Rameaux au 31 octobre)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR A PRIX RÉDUITS
- Prix au départ de Paris
- (Non compris le tirnbre de quittance)
- DE PARIS aux
- STATIONS CI-DESSOUS
- Berck ..........
- Boulogne (ville) .
- Calais (ville)...
- Conchy - le- Temple (Fort-Mahon)
- Dunkerque........
- Etaples........
- Eu...............
- Le Crotoy........
- Le Tréport-Mer .
- Paris-Plage......
- Rang-du - Fliers-Verton (PI. Verliinont. St-Valery-s-Som. Serqueut (Furges-l-Eaux. Wiuiille-Wimereui ....
- BILLETS DE SAISON DE FAMILLE Valables pendant 33 jours
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- 170 70 115 20 75 » 28 45 19 20 12 50
- 198 30 133 80 87 30 33 05 22 30 14 55
- 140 40 94 80 61 80 23 40 15 80 10 30
- 204 90 138 30 90 30 34 15 23 05 15 05
- 152 40 102 90 67 20 25 40 17 15 11 20
- 120 90 8. 60 53 10 20 15 13 60 8 85
- 131 25 89 10 58 20 22 60 15 40 10 10
- 123 » 83 10 54 » 20 50 13 85 9 ))
- 156 » 105 90 70 20 26 60 18 15 12 20
- 145 20 98 10 63 90 24 20 16 35 10 65
- 131 10 88 50 57 60 21 85 14 75 9 60
- 98 70 66 60 43 50 16 45 11 10 7 25
- 174 60 117 90 76 80 29 10 19 65 12 80
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 2 Septembre 1905
- CV
- graphite qui sont pressés entre des blocs de fer pour assurer un bon contact.
- Quand ces barreaux sont incandescents, la température est d’environ i.6oo°.
- Le four produit directement de l’acier d’une façon continue : il est exploité par la Galbraith Iron and Steel G0.
- R. R.
- BREVETS
- TRACTION
- BREVETS ALLEMANDS
- i54.594, 16juillet 1908. — Koloman von Kando. — Dispositif pour la suspension d’un électromoteur qui entraîne une locomotive au moyen de bielles et de manivelles. — L’inventeur emploie un double système de paliers, dont les uns ont pour rôle de supporter uniquement le poids du rotor du moteur, et dont les autres ont pour but de résister aux efforts provenant de la propulsion. Ce dispositif a été décrit en-détail au sujet des nouvelles locomotives de la Valteline. (Voir Éclairage Electrique, t. XLIII, 24 juin et Ier juillet, p. 454 et 487).
- BREVETS AUTRICHIENS
- 19.748, 29 septembre 190.3. — Krizik. — Automotrice électrique. — Chaque essieu moteur est
- entraîné par deux électromoteurs placés symétriquement par rapport à lui et agissant ensemble sur un engrenage commun. D’après l’invention, les parties supérieures des deux moteurs sont venues de fonte en une seule pièce.
- 19.907, 6 février igo3. — J. Lundell. — Dispositif de réglage des électromoteurs. — Le mode de réglage adopté s’applique aux moteurs compound qui, pour la propulsion, travaillent comme moteurs-série et, pour le freinage, fonctionnent comme moteurs shunt. Dans ce but, on bobine les inducteurs des moteurs avec du fil fin ; tous les circuits inducteurs sont mis en parallèle pendant la marche et le groupe ainsi formé est relié en série avec l’induit : pour le freinage, tous les circuits inducteurs sont mis en série et reliés aux bornes de l’induit. Le passage de l’un des groupements à l’autre est effectué au moyen d’un commutateur spécial.
- BREVETS AMÉRICAINS
- 787.627. — M. Miller. — Frein de perche à trôlet. — Dans une boîte métallique fixée sur le toit sont montés un pignon animé d’un mouvement de rotation ininterrompu et un tambour, normalement immobile, auquel est fixé l’extrémité d’une corde
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
- V EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours 4ro classe, 47 fr. 70 ; 2me classe, 35 fr. 75 3m* classe, 26 fr. 10
- 2» EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d’aller et retour valables 5 jours > R* classe, 32 fr. ; 2me classe, 23 fr. 3me classe 16 fr. 50
- 3» VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute Vannée valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lr* classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quinper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiheron, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guèrande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 % sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- CHEMIN DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- BILLETS DE VACANCES A PRIX RÉDUITS POUR FAILLE
- La Compagnie émet du 1" juillet au i5 septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de ire, 2e et 3e cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au ie' novembre. — Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3' personne, la moitié de ce prix pour la 4' et chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont tenus de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes :
- a) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- b) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut être délivré, à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ et le lieu de destination sur le billet collectif.
- Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours d’au moins 600 km. aller et retour, paiera pour ce parcours :
- ir' cl. 2' cl. 3e cl.
- Les deux premières.... i34 fr. 4o 90 fr. 80 59 fr. 20
- La troisième............. 33 » 60 22 » 70 i4 » 80
- La quatrième (1)......... 16 » 80 11 » 35 7 » 4°
- 184 fr. 80 124 fr. 85 81 fr. 4o
- Timbre............ o » 10 o » 10 0 » 10
- Soit, pour, les 4 personnes
- composant la famille. ... 184 fr. 90 124 fr- 9^ 8* fr- 5o
- (1) Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personne en sus paierait également : 16 fr. 80 en ire cl., u fr. 35 en 2e cl. et 7 fr. 40 en 3e cl.
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- CVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 2 Septembre 1905
- de rappel de la perche. La disposition de ce tambour est telle que lorsque le' trôlet Tient à quitter le câble, la traction exercée par la corde fait embrayer le pignon avec le tambour et, par suite, enrouler la corde autour de ce dernier, ce- qui fait abaisser la perche.
- 787.584. — A.-YV. Sullivan et W. Renshaw. — Signal pour train électrique. — Ce signal, destiné au wattman, comprend dans son circuit toutes les portières des voitures d’un train et n’est complété que lorsque celles-ci sont toutes fermées, de cette façon le signal de départ ne peut être lancé en temps inopportun.
- 787.684.- — L. Luenberger. :— Trôlet. — Comporte trois poulies : l’une disposée normalement sous le câble et deux autres placées en arrière de la précédente, dans le plan horizontal de chaque côté du câble. Cette disposition a pour but d’éviter les dérapages de la poulie principale.
- 787.034. — B.-A. Grasberber. — Support de
- trôlet. — Détail de construction d’un dispositif qui abaisse la perche lorsque la poulie quitte accciden-tellement son câble. Un autre brevet, n° 787.085, du même inventeur comporte une modification du précédent.
- 786.3i3. — W.-G. Roome. — Signal pour tramway.
- — Le brevet prévoit l’alimentation d’une ligne de tramway par du courant alternatif et aussi la commande de signaux ou autres dispositifs à l’aide d’un courant continu, avec l’emploi d’une ligne de retour commune pour les deux courants.
- 786.368. — J. Lemire. — Signal pour tramway.
- — Moyens par lesquels le circuit de commande d’un signal sémaphorique est partiellement fermé lors du passage d’un premier train, ce circuit se trouvant complété par un second train. Ce dispo-
- sitif peut également être actionné à la main.
- ,786.376. — L.-G. .Nu.son. — Groupe électrogène pour automobile. — La voiture est pourvue d’une batterie d’accumulateurs, d’un moteur générateur électrique et d’un moteur à essence.; Ce dernier, lorsque la voiture n’est pas en marche, actionne la dynamo pour la recharge.dés accumulateurs.
- 786.878. — L. Pfingst, — Frein mécanique pour tramway. — Combinaison d’un frein à m^in avec un frein électrique. La tige de commande du frein à main est montée à proximité d’un moteur électrique. En appuyant sur une pédale, le circuit de ce moteur est fermé et dès les premiers tours, ce dernier agit sur un embrayage automatique qui rend le frein à main solidaire de l’axe du moteur.
- 786.628. — P.-I. Chandeyson. — Indicateur de trains. — Cet appareil est destiné à indiquer aux voyageurs qui se trouvent dans une station la position exacte du train sur la ligne.
- 786.795. — E. W. Clark. — Roue de trôlet. — Cette roue est formée de deux parties maintenues assemblées par des ressorts qui ont pour but de laisser incliner le côté de la poulie est soumis à une pression latérale du câble aérien.
- 786.832. — S.-P.-M. Mullen. — Guide pour roues de trôlet. — Détail de construction du dit.
- 786.887. — A.-F. Flierboom. — Dispositif pour trôlet.
- 786.894. — O.-W. Hart. — Signal pour tramway . Une série de stations situées le long de la ligne sont reliées à la centrale, laquelle est pourvue d’un mécanisme permettant de communiquer avec l’une quelconque des stations ou d’y faire apparaître un signal, chacune de ces dernières pouvant répéter le même signal pour prouver qu’il a été bien compris.
- 785.3i 5. — T. Mahoney. — Tramway électrique.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 2 Seplembre 1905
- CVII
- — Au fur et à mesure que la voiture passe d’une section à l’autre, des solénoïdes placés entre ces sections sont successivement et temporairement excités pour actionner des commutateurs qui mettent le frotteur en relation avec le courant de la ligne. Chaque solénoïde redevient inactif dès que le balai arrière du frotteur a quitté une section.
- 786.372. — E.-J. Pauker et L.-N. Colwell. — Trôlet à poulie interchangeable. — Perfectionnement dans le montage des poulies dans la fourche grâce auquel uiie poulie hors d’usage peut être immédiatement remplacée par une neuve. En outre, une disposition de montage laisse à la poulie la faculté de prendre diverses inclinaisons pour le passage des courbes.
- 785.293. — Alf, Diatto. — Tramway électrique.
- — Mécanisme à l’aide duquel le frotteur disposé sous la voiture envoie un courant relativement faible à travers une série de contacts, pour exciter les ferme-circuits magnétiques de prise de courant en ligne.
- 785.180. — F.-C. Newell. — Bloque-frein électrique. — Consiste en un dispositif électrique connecté au contrôleur et au frein et qui a pour fonction de bloquer automatiquement le commutateur du frein afin qu'on ne puisse ni couper ni fermer le circuit de la ligne tant que le contrôleur occupe une position d’arrêt.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- BREVETS ALLEMANDS
- 154.679, 25 juillet 1903. — Siemens et Halske. — Commande des ascenseurs électriques. — L’invention se rapporte à des ascenseurs électriques à contacteurs électromagnétiques. Le verrouillage mécanique de ces contacteurs est obtenu au moyen d’électroaimants qui sont tous reliés en parallèle sur une ligne commune. Le contact de repos de chaque contacteur est relié métalliquement à la partie mobile du contacteur suivant de sorte qu’un courant auxiliaire peut amener tous les contacteurs à la position de repos.
- 155.274, i3 juin 1903. — Siemens et Halske. — Réglage de machine d’extraction — La machine de démarrage est alimentée par deux différences de potentiel différentes qui sont groupées automatiquement en concordance ou en opposition suivant la vitesse atteinte par le volant.
- 155.275, 20 juin 1903. —Siemens-Schuckert. — Dispositif de réglage des machines de démarrage munies de lourds volants. — Les inventeurs emploient une dynamo auxiliaire dont l’induit est intercalé dans le circuit d’excitation de la machine de démarrage. Cette machine produit, une force contre-électromotrice proportionnelle à la vitesse actuelle du volant
- et fait varier automatiquement l’excitation dans le sens convenable.
- 155.278, 3 maj 1903. — Siemens-Schuckert. — Dispositif de réglage des machines de démarrage munies de lourds volants. — L’excitation de la machine auxiliaire peut être modifiée ainsi par le jeu d’un mécanisme à force centrifuge tel qu’un régulateur à boules.
- BREVETS AMÉRICAINS
- 786.775. — L.-G. Nilson. — Dispositif de contrôle pour moteurs. — Combinaison d’un générateur et d’une batterie d’accumulateurs qui, en même temps que cette dernière se recharge, donne au générateur la faculté d’agir comme frein.
- 786.907. — W.-W. Lackie, YV.-T. Calderwood et W.-H.-D. Mac Ewen. — Relais ferme-circuit automatique. — Les commutateurs peuvent, grâce à un mouvement d’horlogerie, être successivement et automatiquement fermés à une heure donnée.
- 785.397. — J.-M. Anderson. — Commutateur à commande mécanique. —- L’inventeur adapte un moteur électrique à la manœuvre rapide d’un ou de plusieurs commutateurs de grande capacité par l’intermédiaire d’un mécanisme fixé d’une part au moteur, et d’autre part aux parties mobiles des commutateurs.
- 785.405. — R.-G. Clark. — Commutateur à rupture rapide. — Dans un commutateur à bouton, ou rotatif, un ressort est disposé de façon à ce que, étant comprimé lors du mouvement donné pour la fermeture du circuit, il exerce son action lors de l’ouverture en provoquant une séparation brusque des contacts.
- 785.446- — G. Thompson. — Commande à distance d’un circuit électrique. — Se rapporte aux moyens spéciaux employés pour compléter un circuit partiellement établi par une transmission mobile.
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- CVIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 2 Septembre 1905
- 785.446. — G. Thompson. — Block-système
- électromagnétique. — Entre autres détails, le brevet prévoit l’emploi d’un électro-aimant monté en shunt sur l’enroulement d’un électro de contrôle.
- 785.447- — G. Thompson. — Circuits partiels pour courants électriques. — Dispositif et moyens employés à l’état stationnaire sur une ligne de transmission pour compléter un circuit partiellement établi dans cette transmission.
- 785.294. — P.-S. Dorlou. — Signal sémapho-rique. — S’applique à la traction à trôlet et consiste en un dispositif qui, à l’approche de la voiture d’un point déterminé, fait apparaître un signal qui retombe lorsque cette voiture l’a franchi.
- 785.487. — E.-L. Hancy. — Régulateur pour courants alternatifs. — Transformateur d’une construction spéciale pourvu d’appareils qui l’ajustent automatiquement aux variations du courant.
- 785.419. — D.-E. Gray. — Commutateur pour canots et voitures électriques. — Ce commutateur s’emploie pour le démarrage et est construit de façon à permettre d’enlever la poignée de manœuvre à volonté.
- BREVETS FRANÇAIS j"1)
- 352.24o, 10 mars 1905. — Siemens Schuckert Werke. — Système pour régler le moment de rotation et le nombre de tours de certains moteurs.
- 352.372, 10 mars 190b. — Burke. —Moteur électrique.
- 352.3i8, 11 mars 1905. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Régulateur électromécanique.
- 352.644, 22 mars sgo5. — Compagnie de Fives-Lille. — Interrupteur à fermeture et rupture brusques.
- 351.335, 4 février 190b. — Leitner. — Perfectionnements dans les conjoncteurs automatiques.
- 35i.55o, 16 février 190b. — Krieger. — Montage en bout d’arbre pour pignons de faible diamètre.
- 351.996, 2 mars 1905. — Pape et Boyer. — Dispositif électro-magnétique.
- 352.i88, 8 mars 1905. — Dugdill. — Commutateur électrique rotatif. • -
- (l) Communiqués par M. Josse, 12, place de la Madeleine
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Trattato di Telefonia,par L. Brunelli et E. Longo. G. Scotti, éditeur. Rome. ier fascicule. Prix 1 fr. a5.
- Ce traité, destiné à paraître dans l’espace d’un an, comprendra 12 fascicules de 48 pages in-8, avec plus de 3oo figures dans le texte.
- Il sera ainsi divisé : Introduction : précis historique et théories générales de la téléphonie. — lre partie : L’appareil téléphonique ; 2e partie : Les lignes téléphoniques ; propagation du courant, lignes aériennes, câbles aériens et souterrains, câbles sous-marins ; 3epartie : Service urbain; 4epartie : Service interurbain ; 5e partie : Questions spéciales : télégraphie et téléphonie simultanées, téléphonie sans
- fil, etc. 6e partie : Etude des services téléphoniques modernes; 7e partie : Tarification. Appendice : notice statistique sur l’état actuel de la téléphonie, en Italie et à l’étranger.
- En 1898, M. Brunelli avait déjà publié une brochure Istruzioni pratiche di servizio sulla Telefonia intercommunale qui avait reçu un excellent accueil. Ce premier fascicule, qui contient, après quelques notes historiques et des notions d’acoustique,, le début de la première partie de l’ouvrage, consacrée à « l’appareil micro-téléphonique » nous fait espérer, pour cette publication, un égal succès.
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- Tome XLIV.
- 12’ Année.
- N" 36.
- Samedi 9 Septembre 1905.
- O
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- Pages
- GUYE (Ch.-Eug.) et DENSO (P.). — Sur l'énergie dissipée sous forme de chaleur dans la paraffine soumise à un champ électrostatique tournant.....................................................
- REYVAL (Jean). — Exposition universelle de Liège. Matériel exposé par la Société Alsacienne. . HERZOG (S.). — Pompes centrifuges à haute pression, système Sulzer (suite)......................; . .
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. —Sur la variation d’hystérésis dans un champ tournant, par Arno..............
- Sur le circuit thermo-électrique, formé par trois métaux, par Schmilz............................
- Emission d’hydrogène par les cathodes, par Skinner...........................................
- Sur les décharges par aigrettes, dans l’air et dans l’hydrogène, par Stuchtey....................
- Action d’une décharge lumineuse sur l’ionisation produite par du platine chauffé dans les gaz à faible
- pression, par Richardson.....................................................................
- Génération et Transformation. — Turbines à vapeur, par Spangler.......................................
- Turbo-générateurs, par Niethammer.......................................................... . . .
- Construction des turbo-générateurs, par London...................................................
- Transformation et Distribution. — Le développement des transmissions d’énergie au Niagara, par
- Nunn.........................................................................................
- Sur la mise à la terre dans les réseaux de distribution, par Lackie..............................
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — Système de télégraphie sans fil, par Artom.
- Electrochimie. — Sur les soupapes électrolytiques à électrodes dissymétriques, par Holtz..............
- Sur les condensateurs électrolytiques, par Zimmermann............................................
- Mesures. —Mesures des courants au moyen d’un électromètre à quadrants, par Stewart . . ... . . . Fonctionnement des appareils de mesure sur des courants alternatifs de fréquence élevée, par Heinke . . Ohmmètre électrostatique Nadler et Thompson.............................
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Le détecteur électrolytique à pointe métallique, par Ferrie.............. .
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- 384
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- 3q3
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- 4 00
- NOTES ET NOUVELLES
- Usine génératrice de Venise . .......................................................................... ex
- Machines et turbines à vapeur................................................ .... ... cxn
- Statistique des tramways et métropolitains électriques en service aux Etats-Unis d’Amérique .’ . . .. .... exiv
- Nouveau transbordeur électrique .................................................. . ......... exiv
- Brevets allemands, autrichiens, américains et français, concernant la télégraphie sans fil et la télégraphie et
- téléphonie.................................................................................... cxvii
- Bibliographie............................................................................................. exxx
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 9 Septembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- L’usine génératrice de Venise.
- La station centrale de Gellina, qui produit l’énergie électrique nécessaire à la ville de Venise, est alimentée par un canal de 6 kilomètres 1/2 de longueur: ce canal aboutit à une digue qui permet de retenir 3oo.ooo mètres cubes d’eau. La hauteur de chute atteint 58 m. 5o et la quantité d’eau débitée 20 à 22 mètres cubes.
- L’usine génératrice a n5 mètres de longueur et 33 .mètres de largeur. Six turbines hydrauliques entraînent directement des alternateurs triphasés Brown Boven de 1.800 kw. produisant 1.000 volts à la fréquence 5o : la vitesse de rotation est de 3i5 tours par minute. Trois groupes à courant continu de i3o kilowatts, tournant a une vitesse de 5oo tours par minute, assurent l’excitation. Quinze transformateurs monophasés de 1.000 kilowoltampè-res peuvent élever la tension a 36.000 volts pour la transmission : ces transformateurs sont reunis par groupe de trois et connectés en triangle. On pourra plus tard, si les extensions l’exigent, les grouper en étoile et obtenir une tension de 5o.ooo volts. La différence de potentiel à Venise est maintenue constante à la valeur de 2y.000 volts.
- L’éclairage de l’usine est assure par un transformateur triphasé particulier 5 en outre, une batterie d’accumulateurs sert de réserve pour la lumière et la force.
- Les connexions entre le générateur, les excitatrices et le tableau sont assurées par des câbles placés dans des caniveaux en maçonnerie. Les alternateurs travaillent sur un système de barres omnibus en boucle auxquelles sont reliés les transformateurs. Ces barres sont sectionnées par des interrupteurs en un certain nombre de tronçons de
- sorte qu’on peut effectuer toutes les connexions nécessaires pour la marche des alternateurs isolément ou en parallèle.
- Quatre des cinq groupes de transformateurs alimentent les lignes de transmission : le cinquième groupe sert de réserve et peut être connecté sur l’une quelconque des lignes, au moyen d’interrupteurs à haute tension.
- Chaque transformateur est muni, aussi bien sur le circuit primaire que sur le circuit secondaire, d’un interrupteur fonctionnant comme disjoncteur automatique. Entre les bornes primaires des transformateurs sont intercalés des parafoudres Wurts à rouleaux qui court-circuiteraient le transformateur si par hasard l’enroulement primaire se trouvait soumis à la haute tension ; le disjoncteur sauterait alors et couperait le courant. Enfin ces appareils sont munis de thermomètres avertisseurs à contact qui provoquent l’allumage d’une lampe rouge au tableau de distribution quand l’élévation de la température excède 4o°.
- Deux dérivations prises sur les barres à 4-000 volts servent l’une pour les essais, l’autre pour l’alimentation d’un moteur synchrone de 200 chevaux qui entraîne une des excitatrices de i3o kilowatts; ce moteur peut fonctionner soit comme moteur soit comme alternateur. La même dérivation alimente les consommateurs d’énergie situés dans le proche voisinage de l’usine.
- La ligne entre l’usine génératrice et la ville de Venise, située à 90 km., est composée de quatre groupes de 3 fils de 53 mm2 de section. Ces douze fils sont placés aux sommets d’un hexagone sur des doubles poteaux. Toutes les canalisations placées dans l’usine sont en câbles isolés et supportés par des isolateurs ; les câbles à 3o.ooo volts sont isolés à l’okonite ; les câbles à 4-000 volts sont recouverts
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 9 Septembre 1905
- CXI
- TRANSFORMATEURS
- Westinghouse
- A REFROIDISSEMENT AUTOMATIQUE
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- Transformateur Westinghouse/le 35o kw., à refroidissement automatique.
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 23.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- Siège Social : 45, rue de l’Arcade, Paris.
- Agences à :
- PARIS, 43, rue de l’Arcade. BORDEAUX, 9, Cour de Gourgues.
- LILLE, 2, rue du Dragon. ^ MARSEILLE, 43, rue du Paradis.
- LYON, 3, rue du Président-Carnot. Usines SAINT-ÉTIENNE, 19, rue Gambetta.
- TOULOUSE, 58, boul. de Strasbourg. au Havre et à Sévran NANCY, 20, rue Grandville.
- a
- 500 K. W.
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- CXII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 9 Septembre 1905
- d’un revêtement d’amiante. Les précautions les plus minutieuses ont été prises contre les risques d’incendie ; tous les appareils et les canalisations sont placés dans des caniveaux ou dans des logements en maçonnerie 5 toutes les salles sont séparées les unes des autres par des murs très épais.
- A son arrivée à Venise, le courant passe dans des groupes de transformateurs qui abaissent d’abord la tension à 6.000 volts, puis à 206 volts pour le nouveau réseau et 2.000 volts pour l’ancien. Les 9 transformateurs monophasés de 900 kilovoltampères possèdent un refroidissement énergique par circulation d’eau.
- B. L.
- Essais remarquables de consommation effectués sur une machine à vapeur Compound.
- Une machine à vapeur compound, essayée en Amérique, a donné le résultat très remarquable d’une consommation de 3 k. 900 de vapeur par cheval-heure indiqué. Le record officiel le plus bas obtenu jusqu’ici était une consommation de 3 kg. 965.
- Cette machine compound est verticale et du type des machines marines avec cylindres séparés. Les cylindres ont 63 et 108 cm. de diamètre et 90 cm. de course; la distribution est effectuée au moyen de pistons-valves.
- La vapeur était fournie par une chaudière Lan-cashire munie d’un surchauffeur Smith séparé de 120 m2 de surface. La pression de la vapeur était de 8,7 kg. par cm2 et sa température était de 3^jo°.
- Les rendements thermiques trouvés Stteignent 21,02 et 22,07 % •
- La consommation équivalente de vapeur saturée est de 4 kg. 680 et de 4 kg. 800 par cheval-heure indiqué.
- R. R.
- Turbines à vapeur de 7.500 kilowatts.
- Le Western Electrician de Chicago indique que la New-\ork Edison C° a récemment passé un contrat avec la Cie Westinghouse pour la fourniture de deux turho-générateurs de 7.500 kw. Ces unités
- seront installées dans l’une des stations centrales de New-York, la Waterside-Station n° 2 qui contiendra 10 imités de même puissance. La Waterside-Station n° 1 est équipée avec onze machines à vapeur verticales Westinghouse compound à trois cylindres installées depuis quelques années. Ces machines ont été complétées par des turbo-alterna-teurs Curtis de 5.000 kilowatts dont les dimensions extrêmement réduites sont les suivantes : longueur i5 mètres, largeur 5 mètres 10, hauteur 4 mètres 5o : l’encombrement de ces unités est environ la moitié de l’encombrement des unités précédentes. La condensation est assurée par des condenseurs à surface.
- Les nouvelles turbines fonctionneront avec une pression de vapeur de 12 kgs. et une surchauffe de 55°; leur vitesse de rotation sera de j5o tours par minute. La consommation sera voisine de 7 kg. 2Ôo de vapeur par kilowatt-heure à pleine charge. Chaque unité doit pouvoir supporter sans inconvénient une surcharge de 5o % ou développer la pleine puissance à échappement libre. A la surcharge, les turbines devront fournir une puissance disponible sur l’arbre de iS.ooo chevaux. Les alternateurs, directement entraînés par les turbines à vapeur seront des générateurs Westinghouse triphasés produisant des courants à 6.600 volts et 25 périodes par seconde. Ils seront d’une construction nouvelle supprimant le bourdonnement particulier aux turbines à grandes vitesses. Leur rendement sera voisin de 97 % à pleine charge : chaque générateur devra pouvoir fonctionner pendant plusieurs heures à 5o % de surcharge sans élévation anormale de température.
- R. R.
- Nouvel interrupteur pour bobines d’induction.
- Le Scientific American publie une description de M. Gensback sur un nouveau type d’interrupteur à mercure, formé d’un tube de verre de i5 cm. de longueur d’environ 3 mm. de diamètre intérieur portant un étranglement d’environ 3 cm. de longueur où le diamètre est réduit à 0,125 mm. Ce
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 9 Septembre 1905
- CXIIl
- tube est recourbé en forme de U et partiellement rempli de mercure. Des fils de platine plongeant dans ce métal le relient d’une part à la batterie et d’autre part au primaire de la bobine d’induction. Le tube est partiellement immergé dans l’eau.
- Quand on fait passer un courant sous 4 à 6 volts à travers le mercure, il se produit une étincelle verte dans l’étranglement et des interruptions régulières de grande fréquence prennent naissance. Si l’on emploie des courants plus intenses avec des voltages plus élevés, l’appareil donne de moins bons résultats.
- L’auteur explique le fonctionnement de l’appareil par réchauffement du mercure dans la partie où la veine liquide est très mince, échauffement qui cause la vaporisation du métal. La formation de vapeur rompt le circuit mais celle-ci se condense immédiatement, par suite du refroidissement dû à l’eau, et la continuité du circuit est rétablie.
- R. R.
- Sur les essais d’isolement.
- Une conférence faite par M. C. Skinner à la National Electric Light Association sur les appareils et les méthodes d’essais d’isolement contient quelques renseignements intéressants.
- La tension d’essais doit atteindre en général i 1/2 à 2 fois la tension normale de service : dans les essais industriels, on emploie au plus line tension
- de 260.000 volts. Les transformateurs sont dimensionnés de telle façon que, pour les tensions d’épreuve inférieures à 3o.ooo volts, le courant atteigne au moins 2 ampères, et pour les tensions supérieures à 3o.ooo volts, au moins 1 ampère.
- L’appareil à essayer présente une certaine capacité qui exige, aux fréquences élevées, des transformateurs plus considérables. Les alternateurs de 5.ooo chevaux de la « Niagara Falls Power C° » ont une capacité de o,3 microfarad, exigeant 1,7 kilowatts pour la charge sous 6.000 volts et 26 périodes ; les alternateurs de 5.000 kw. de l’Interborough Rapide Transit G0 ont une capacité de 0,6 microfarad et exigent, pour 25.000 volts et 35 périodes, un transformateur de 25 kw.
- Parmi les trois moyens que l’on peut employer pour faire varier la tension d’essais, variation de la tension génératrice, intercalation d’une résistance primaire ou secondaire, prises variables surl’enrou-lement secondaire, le troisième a été reconnu le meilleur. Pour mesurer la tension d’épreuve, on peut employer soit un éclateur, ce qui est inexact et incommode, soit un voltmètre avec un transformateur de tension, ce qui est très coûteux.
- 11 est bon de faire des essais d’isolement à haute tension pendant toutes les périodes de la fabrication d’un appareil.
- R. R.
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- CX1V
- Supplément à L'Éciairage Electrique du 9 Septembre 1905
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Laminoirs à commande électrique.
- Les appareils de ce type, système ligner, installés par l’Allgemeine Elektrieitiits Gesellschaft dans une usine, sont établis de la- façon suivante : Un moteur triphasé de 600 chevaux, alimenté par des courants à 5,800 volts et 25 périodes est accouplé à une dynamo eompound à courant continu de 5oo kilowatts et un volant en acier eoulé pesant 18 tonnes et demie et tournant à une vitesse périphérique d’environ 80 mètres par seconde. La vitesse de rotation du moteur est de 3j5 tours par minute et peut varier, suivant la charge, entre 3oo et 365 tours, Quand la charge augmente, on intercale une résistance dans le rotor du moteur, et on la retire quand la charge diminue : la commande du rhéostat est effectuée par un petit moteur triphasé alimenté à 220 volts. Le démarrage, le réglage et l’arrêt du moteur sont obtenus au moyen d’un relais actionné par le courant passant dans l’un des conducteurs du moteur principal (par l’intermédiaire d’un transformateur de courant).
- La dynamo eompound produit du courant continu à 5oo volts sur les rails généraux ; ceux-ci alimentent trois moteurs de laminoirs dont l’un a une puissance de 200 chevaux et tourne à 60-110 tours par minute, le deuxième une puissance de 200 chevaux à i5o-23o tours, et le troisième une puissance de 3oo chevaux à 32o-46o tours.
- B. L.
- Sur l’emploi de moteurs à courants alternatifs dans l’industrie.
- Dans un article publié dans The Electrician, par M. Jonides, l’auteur étudie l’application des moteurs triphasés et des moteurs monophasés à l’entraînement de certaines machines.
- S’il s’agit, comme pour l’entraînement de machines à papier par exemple, de donner à la machine d’abord une faible vitesse de rotation et ensuite deux autres vitesses de rotation plus élevées, dont le rapport à la précédente est i : 2 ou 3 : 4, on peut opérer de la façon suivante. Le moteur principal est accouplé par un appareil à frottement avec un moteur auxiliaire qui, au démarrage, entraîne le moteur principal à une faible vitesse de rotation. La deuxième vitesse est obtenue en faisant fonctionner le moteur principal comme moteur à huit pôles, ce qui, avec du courant de fréquence 25, correspond à une vitesse de rotation pe 360 tours par minute. Pour la vitesse maxima, on fait fonctionner le moteur principal comme moteur tétrapolaire : la vitesse de rotation est alors de 720 tours. Les vitesses intermédiaires sont obtenues en branchant le moteur aux prises successives de l’enroulement d’un auto-
- transformateur. Toutes ces modifications de groupement peuvent être effectuées au moyen d’un seul controller analogue à un controller de traction.
- Pour l'entraînement de pompes hydrauliques, de compresseurs d’air, etc., il est bon de faire commander mécaniquement ou électriquement par la machine elle-même le commutateur qui modifie le nombre de pôles du moteur et, par suite, la vitesse de rotation ; de cette façon la vitesse de rotation se modifie automatiquement suivant les conditions du moment. Dans les machines d’atelier il vaut mieux actionner le commutateur à la main.
- Quand on a besoin d’un grand nombre de vitesses différentes, on peut obtenir de bons résultats en faisant usage d’un régulateur d’induction qui, avec un excellent rendement, permet de faire varier la différence de potentiel aux bornes du moteur.
- R. R.
- Transbordeur électrique de Duluth (Amérique).
- Ce transbordeur est analogue à celui qui fonctionne sur la Mersey, à Widnes (J). La cabine suspendue a une vitesse de 7 kilomètres à l’heure, mais les moteurs et toutes les parties de l’équipement ont été établis pour assurer une vitesse double si c’est nécessaire, et le passage du canal peut être effectué en moins d’une minute.
- Les deux moteurs de 5o chevaux entraînent deux tambours de 3 mètres de diamètre sur lesquels s’enroulent des câbles de 2,5 cm. de diamètre fixés aux tours qui sont placées sur les rives.
- Le prix de revient d’un passage, tout compris, est environ égal au tiers du prix de revient atteint précédemment avec les bateaux à vapeur.
- La hauteur totale maxima des constructions des transbordeurs atteint 92 mètres au-dessus du niveau du lac et permet le passage des mâts les plus élevés des bateaux.
- Le transbordeur peut transporter 35o passagers et deux wagons à chevaux chargés, ce qui correspond à un poids de 63 tonnes. La plateforme mesure i5 mètres de longueur et 10 mètres de largeur.
- La construction du transbordeur a exigé 65o tonnes d’acier.
- R. R.
- TRACTION
- Statistique de tramways et métropolitains dans les Etats-Unis d’Amérique.
- Le Street RaiUvay Journal publie une statistique dans laquelle il indique le nombre de tramways et métropolitains à chevaux, à vapeur et
- (') Voir Eclairage Electrique, même tome, page XLII, 29 juillet 1905.
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 9 Septembre 1905
- CXV
- électriques en fonctionnement dans les Etats-Unis d’Amérique, avec le capital des différentes sociétés exploitant ces moyens de communication et les accroissements de capital constatées dans les dernières années. Le capital total des compagnies de tramways présenté un accroissement de jyÔ millions, soit 44 % de sa valeur. Le capital des compa-
- gnies de tramways des possessions insulaires des Etats-Unis présente un accroissement de 7 millions et demi de francs, soit 45 % de sa valeur, et
- celui des compagnies du Canada un accroissement de 5o millions, soit 17 %.
- Le tableau suivant résume l’état de la traction électrique aux Etats-Unis et donne
- CHEMINS DE FER ELECTRIQUES
- S — LONGUEUR DE VOIE VOITURES VOITURES
- ÉTATS en milles MOTRICES de remorque de service
- i9°4 j qo3 i9°4 i9o3 1904 >9°3 19°4 i9°3 i9°4
- ÉTATS DE LA NOUVELLE ANGLETERRE
- Maine 18 353 378 409 432 57 71 1 32 166
- New Hampshire >4 272 292 324 338 6 1 4o 57
- Vermont 9 I I 2 ï I 2 I 16 121 2 2 2 2
- Massachusetts 73. 2,621 2,734 7,203 7,3o5 146 59 1,094 1,15
- Hhode Island 9 384 4o3 872 894 6 6 32 32
- Connecticut 26 668 687 I , 264 1,4o5 20 24 178 191
- Total 149 4,4io 4,6o6 10,188 io,495 237 163 vJ oc 1,599
- ÉTATS DE L’EST '
- New-York 106 3,175 3,192 II,788 12,013 2,114 2,276 987 1,100
- New-Jersey 35 • I ,025 1,108 I >939 2,012 112 io3 ï I I 2
- Pennsylvanie 124 3,142 3,319 7-298 7,024 232 407 . 656 711
- Delaware 6 136 137 238 203 3 2 3
- District de Columbie 8 ?94 3o8 828 978 243 292 i3 >7
- Maryland 9 452 454. i,658 1,669 10 10 45 45
- Virginie >9 402 4>4 571 578 >4 38 84 5i
- Virginie de l’Ouest 11 2 I 4 224 313 324 3 3
- Total 3i8 8,8io 9 > i56 24,633 24,85i 2,728 3,128 1 >799 1,942
- ÉTATS DU CENTRE
- Michigan 3o 1099 1,203 1,796 1,832 71 98 145 160
- Ohio 98 3,i8i 3,437 4,499 4,544 261 267 i35 3i3
- Indiana 45 > » >97 1, 36o 1,246 1,389 112 151 21 62
- Kentucky 12 276 292 564 577 242 241 ' 5 42
- Wisconsin 18 525 54o 783 8i3 70 57 3
- Illinois 55 1,986 2,080 4,378 4,571 863 1,352 222 809
- Minnesota 7 352 36o 813 . 8i3 3o6 3o3
- Iowa 27 478 554 729 738 85 91 2
- Missouri 21 866 902 2,407 2,388 174 64 16 12
- Total 313 10,060 10,728 17,215 17,665 2,184 2,634 544 1,40.3
- ÉTATS DU SUD .
- Caroline du Nord. 10 61 7 3 113 138 2 2 8
- Caroline du Sud 7 80 «9 128 120 16 16
- Géorgie ] 3 338 356 439 468 22 37 I 26
- Floride , 9 81 85 67 109 8 1 1 18 9
- Alabama 12 234 246 267 287 9° 97 >9
- Mississippi 8 4i 48 73 82 2 1 29
- Tennessee 10 285 292 456 498 io3 1J9 1
- Louisiane 6 2l3 21.4 678 679 5 4 1
- Arkansas 8 75 92 i4i 175 28 28
- Uotàl 83 00 0 1 A95 2,382 2,556 274 136 48 65
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-
-
- CXVI
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 9 Septembre 1905
- ce
- o 2 CHEMINS DE FER ELECTRIQUES
- D re LONGUEUR DE VOIE VOITURES VOITURES
- ÉTATS 7U o en milles MOTRICES de remorque de service
- î9°4 i9o3 1904 I9°3 i9°4 i9°3 1904 i9°3 1904
- ÉTATS DE L’OUEST
- Dakota du Nord 2 I 2 12 I I i5
- Dakota du Sud I 4 3 2
- Nebraska 7 166 198 347 347 86 86
- Nevada I 5 5
- Kansas I 2 I I () 120 I l6 118 35 47 5 i5
- Territoire indien 2 9 27 O 18
- Oklahoma 2 I I 22 I 2 27 2 2
- Texas >9 349 4 00 567 656 4i 58 6
- Colorado I I 320 334 379 376 57 148 29 3o
- Montana 5 62 64 77 81 16 26 12
- New-Mexico .... 2 i5 12
- Idaho 2 18 23 9 i3 7
- Utah 3 96 96 i43 143 7 7
- Washington J 2 347 355 36o 383 71 67 102 201
- Oregon 8 198 208 263 307 47 56 127 l32
- Californie 38 I ,23l 1, G68 1,429 • i,545 69 147 70 82
- Arizona 3 I I 12 10 10 7 7
- Total i3o 3 ,o36 3,563 2,723 4, o58 445 659 345 466
- ÉTATS-UNIS 993 27,754 29,548 58,141 59,626 5,868 6,900 4,214 5,476
- Possessions insulaires. Hawaii
- Poi to-Hico et Philippines. . , . 6 5o 78 66 166 10 8
- Canada y compis Terre-Neuve . /, 2 860 861 2,3o5 2,424 71 42 4° 111
- ( niba 2 52 55 160 160
- USINES dePER S A N-B E AU MONT (S.-O.) Manufacture de
- CAOUTCHOUC, GUTTA-PERCHA CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta-Percha Telegraph Works C° (Limited)
- USINE ' USINE
- PERSAN (Seine-et-Oise) Jb SILVERTOWN (Angleterre) 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
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-
-
-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 9 Septembre 1905
- CX VII
- BREVETS
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- BREVETS ALLEMANDS
- i55.o32, 21 mai igo3. — Môll'er. — Appareil récepteur de télégraphie sans fil. — La source locale de courant, au lieu d’être placée dans le circuit du cohéreur, est placée dans un circuit auxiliaire contenant un microphone. Le circuit du cohéreur contient un téléphone et l’enroulement d’un transformateur dont le secondaire est en série sur le circuit de la pile.
- i56.ioi, 13 août 1902. — Fessenden.— Système de télégraphie sans fil. — Un ou plusieurs contacts sont assurés, pour la transmission des signaux, avec un ou plusieurs fils d’antenne de façon à modifier la fréquence des oscillations émises. Ce dispositif a été décrit en détail dans l'Eclairage ElectriqueA• XXXVIII, 16 janvier 1904, page 99.
- BREVETS AMÉRICAINS
- 787.780.. — W.-W. Massie. — Système de télégraphie sans fil. — Ce système comporte un circuit transmetteur et au moins deux circuits récepteurs, chacun de ces derniers étant pourvu d’appareils de réception différents. Les moyens employés pour la fermeture sont communs aux trois circuits.
- 786.578. — W.-W. Massie. — Condensateur
- combiné. — Cette invention s’applique à la télégraphie sans fil et prévoit certains moyens destinés à éviter les perturbations dues à l’électricité atmosphérique en même temps qu’ils facilitent le passage des courants à travers les appareils récepteurs.
- BREVETS FRANÇAIS (* )
- 352.320, ii mars. — Lalande et Frassier. — Relais multiples pour commandes à distance sans fil.
- 349.888, 4 novembre 1905. — Pansa. — Appareil destiné a la transmission sans fil des messages télégraphiques, téléphoniques et de l’écriture autographe.
- 351.773, 23 février 1905. — Lalande et Frassier. —• Système de synchronisation applicable aux récepteurs de télégraphie sans fil.
- 35i.795, 24 février 1905. — Artom. — Perfectionnements dans les appareils pour la télégraphie sans JH.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- BREVETS ALLEMANDS
- 154-136, 4 septembre 1903. — Siemens et Halske. —• Soupape électrique pour lignes téléphoniques. —1 Cette soupape est constituée par plusieurs redres-
- (') Communiqués par M. Josse, 17, boulevard de la Madeleine .
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS Juin-Septembre 1905
- SAISON"THERMALE
- LA BOURBOULE, LE MONT-DORE ROYAT, NtRIS-LES-BAINS, ÉVAUX-LES-BAINS
- A l’occasion de la saison thermale de 1905, la Compagnie dug Chemin de fer d’Orléans a organisé un double service direct de jour et de nuit, qui fonctionne du 8 Juin au 20 Septembre inclus, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, voie la plus directe et trajet le plus rapide entre Paris et les stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore-
- Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagons à lits-toilette, dans chaque sens du parcours.
- La durée totale du trajet est de 9 heures environ, à l’aller et au retour.
- Prix des places de ou pour Paris (Trajet simple)
- PARIS-
- QUAI D’ORSAY
- l” cl. 2e cl.
- fr. c.
- La Pourlioule. . '50 85 Le Mont-Dore.bl 40
- Royal........?56 45
- Chamblet-N éris .J37 951 Eraux-les-Bains40 10
- fr. c.
- 34 30 34 70 38 10 25 65 27 05
- 3' cl
- PARIS-
- PONT S'-IYIICHEL
- lrecl. 2e cl. 3' cl.
- fr. c. fr. c
- 22 3550 60 22 60ol 20 24 8ojü6 35
- 16 70,37 85
- 17 6539 85
- fr. c.
- 34 15 34 55 38 05
- 25 55
- 26 90
- PARIS-AUSTERLITZ
- lr'cl. 2* cl. 3' cl
- fr. c.fr. c
- 22 2550 40 22 5050 95 24 80*56
- 16 65 47 65
- 17 55j39 65
- fr. c.
- 34 » 34 40 37 80
- 25 40
- 26 75
- fr. c.
- 22 20 I 22 40 24 65
- 16 551
- 17 45
- Aux trains express partant de Paris le matin et de Chamblet-Néris dans l’après-midi, il est aüecté une voiture de T* classe pour les voyageurs de ou pour Néris-les-Bains, qui effectuent ainsi le trajet entre Paris et la gare de Chamblet-Néris, sans transbordement, en 5 h. 1/2 environ. ...
- On trouve des omnibus de correspondance a tous les trains, à la gare de Chamblet-Néris pour Néris, et vice-versa.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- SAISON BALNÉAIRE ET THERMALE
- (De la veille des Rameaux au 31 octobre)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR A PRIX RÉDUITS
- Prix au départ de Paris
- (Non compris le timbre de quittance)
- DE PARIS aux
- STATIONS ci-dessous
- BILLETS DE SAISON DE FAMILLEf Valables pendant 33 jours
- Berck ..........
- Boulogne (ville) . Calais (ville)..... Conchy - le- Temple (Fort-Malion)
- Dunkerque........
- Etaples..........
- Eu...............
- Le Crotoy........
- Le Tréport-Mer .
- Paris-Plage......
- Rang-du - Fliers-Verton (PI. Yerliinout. St-Valery-s-Som Serqueui Forges-l-Eaui Wimille-Wimereui ...
- PRIX
- Pour 3 personnes
- classe
- fr. c.
- 149 40 170 70 198 30
- 140 40 204 90 152 40 120 90 !3L 25 123 156
- 145 20
- PRIX pour chaq. pers. en plus
- 174 60
- 2» classe 3e asse 1” classe
- Ir. c. fr. C. fr. c.
- 101 40 66 30 25 60
- 115 20 75 )) 28 45
- 133 80 87 30 33 05
- 94 80 61 80 23 40
- •138 30 90 30 34 15
- 102 90 67 20 25 40
- 81 60 53 10 20 15
- 89 10 58 20 22 60
- 83 10 54 » 20 50
- 105 90 70 20 26 60
- 98 10 63 90 24 20
- 88 50 57 60 21 85
- 66 60 43 50 16 45
- 117 90 76 80 29 10
- fr. c. fr. c.
- 17 45 19 20
- 22 30
- la 80
- 23 05
- 17 15 13 60
- 15 40
- 13 85
- 18 15
- 16 35
- 14 75 Il 10
- 19 65
- 11 45
- 12 50
- 14 55
- 10 30
- 15 05
- 11 20
- 8 85 10 10
- 9 » 12 20
- 10 65 9 60 7 25
- 12 80
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- CX VIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 9 Septembre 1905
- seurs élctrolytiques en série placés dans le même récipient : celui-ci est généralement un tube de verre ou de porcelaine et est fermé aux deux extrémités qui ne laissent passer que les électrodes.
- 154.6oo, 3i mai 1903. — Lewin et Pfiel. .— Dispositif destiné à augmenter la netteté des signaux ou des sons transmis sur des lignes de grande longueur. — Ce dispositif est destiné aux installations téléphoniques ou télégraphiques dans lesquelles le circuit primaire de la station transmettrice contient deux ou plusieurs enroulements primaires de bobines d’induction en parallèle, tandis que les enroulements secondaires correspondants sont reliés à la ligne de transmission. Le dispositif se distingue en ce que les bobines d’induction sont enroulées ou sont reliées à la ligne contenant le microphone ou le transmetteur, de telle façon que les courants induits par une ou quelques-unes des bobines dans la ligne soient opposés aux courants induits par les autres bobines. Pour cela, les inventeurs emploient des dispositifs propres à décaler les courants, tels que bobines de self-induc-lion ou condensateurs. De cette façon, une impulsion émise dans la ligné est suivie immédiatement d’une impulsion dirigée en .sens inverse, ce qui améliore considérablement la netteté de la transmission.
- 154.53i, 22 mars 1902. — Siemens et Halske. — j
- Câbles téléphoniques avec bobines d’induction pour améliorer les communications à distance. — Pour diminuer l’action nuisible de la capacité, on dispose de la façon connue des bobines d’inductance placées à des distances déterminées. L’enroulement de ces bobines est fait en torsades ou en faisceaux de fils très fins, pour éviter la formation de courants de Foucault. La déformation de la voix dans les transmissions par câbles à grande distance est évitée par ce dispositif.
- 154.601, 24 juillet 1903. — Mix et Genest. — Méthode pour diminuer l'influence du courant continu sur l’efficacité des bobines d’inductance ou d’induction dans les installations téléphoniques. —- Le champ magnétique produit dans les bobines de self-induction ou dans les bobines d’induction par les courants microphoniques est affaibli ou même entièrement compensé au moyen de courants de sens opposé, et la résistance du circuit de ces courants auxiliaires est rendue suffisamment élevée pour que l’influence des courants des enroulements auxiliaires soit compensée.
- 155.270, 17 septembre 1902. — Poulsen. —
- Méthode pour la réception et l’inscription de signaux. — Pour enregistrer sur le télégraphone Poulsen des j conversations assez longues, on emploie un fil d’acier
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
- 1» EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours 4r“ classe, 47 fr. 70 ; 2me classe, 35 fr. 75 3me classe, 26 fr. 10
- 2» EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d’aller et retour valables 5 jours tre classe, 32 fr. ; 2mo classe, 23 fr. 3me classe 16 fr. 50
- 3» VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute l’année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lr* classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quinper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 % sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr, 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- CHEMIN DE FER PARIS-LYON-MEDITERRANEE
- BILLETS DE VACANCES A PRIX RÉDUITS POUR FAMILLE
- La Compagnie émet du ier juillet au i5 septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de 1", 2' et 3e cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au ier novembre.—Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4' et chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont teWs de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes :
- a) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- b) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut être délivré, à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ce billet, une carte d'identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ et le lieu de destination sur le billet collectif.
- Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours d’au moins 600 km. aller et retour, paiera pour ce parcours :
- i'* cl. 2* cl. 3* cl.
- Les deux premières... i34 fr. 4o 90 fr. 80 5g fr. 20
- La. troisième........... 33 » 60 22 » 70 i4 » 3°
- La quatrième (1)........ 16 » 80 11 » 35 7 » 4°
- 184 fr. 80 124 fr. 85 81 fr. 4°
- Timbre....... o » 10 o » 10 o » 10
- Soit, pour les 4 personnes
- composant la famille. . . . 184 fr. 90 124 fr. 95 8t fr. 5o
- (1) Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personne en sus paierait également ; 16 fr. 80 en ire cl., 11 fr. 35 en 2‘ cl. et 7 fr. 40 en 3e c\
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 9 Septembre 1905
- CXtX
- très long mais non sans fin ou une bande d’acier enroulée sur deux bobines, de telle façon que le fil qui se déroule d’une des bobines s’enroule sur la seconde non pas en couches superposées, mais en couches juxtaposées. Chacune des bobines est entraînée par un électromoteur particulier et l’un ou l’autre de ces moteurs entre seul en jeu, suivant que le fil se déroule dans un sens ou dans l’autre, de façon à éviter tout fléchissement du fil. En outre, la bobine dont le moteur ne fonctionne pas est freinée par un dispositif particulier.
- Le fil passe devant trois électro-aimants successifs : deux de ceux-ci fonctionnent simultanément, celui du centre et celui des deux électros extérieurs qui se trouve en arrière, par rapport au sens du mouvement du fil. Les électros extérieurs jouent le rôle d’effaceurs. Le support sur lequel sont fixés les trois électros est mobile.
- BREVETS AUTRICHIENS
- ig.722, 26 janvier igo3. — Von IIorvalh. — Microphone pour fortes intensités de courant. — Le microphone est placé dans une boule vide d’air qui est elle-même reliée à la membrane horizontale. Dans le ballon de verre sont placées deux électrodes dont Lune est fixée rigidement à la membrane. La seconde électrode est suspendue verticalement au-dessus de la première par un fil libre de se mouvoir.
- 19.723, 28 novembre 1903. — Von IIorvalh. — Microphone pour fortes intensités de courant. — Deux plaques de charbon parallèles ou un peu inclinées forment un prisme creux au moyen de charnières en aluminium et de plaques de mica. L’espace vide est rempli de grains de charbon. Le tout est placé dans un tube vide d’air relié à la membrane.
- ig.634, 3 janvier 1904. — Redmond, Hall, Con-way et Johnson. — Mode de groupement de plusieurs abonnés reliés à une seule ligne. — A chaque poste d’abonné est placé un interrupteur de court-circuit qui, en général, court-circuite les différents postes des autres abonnés du groupe et par lequel le poste ne peut être relié à la ligne que si les autres postes du groupe sont dans leur position normale. L’invention s’applique aussi bien à un appareil à main qu’à un appareil commandé électriquement.
- 19.697, 22 janvier 1905. — Gell. — Dispositif pour Vétablissement de bandes perforées. — L’appareil est entraîné mécaniquement par un moteur et un clavier de machine à écrire que provoque la perforation des bandes ainsi que leur avancement.
- BREVETS AMÉRICAINS
- 787.057. — H. Shoemaker. — Transmetteur pour télégraphie sans fil. —- La particularité de cet appareil réside dans un arrangement qui le rend mobile, transportable et facile à établir et mettre au point avec rapidité.
- 787.371. — L.-M. Gates. — Parafoudre. — Le dispositif se place à -l’extérieur d’un bâtiment pour protéger des lignes téléphoniques. A l’approche d’un orage, on le met en circuit à l’aide d’une tige mobile que l’on manœuvre de l’intérieur pour conduire au sol les extra courants ou décharges atmosphériques.
- 787.005. — D.-J. Steele. — Siphon recorder. — L’appareil se compose d’un tube muni d’une branche principale qui renferme un liquide ; d’une autre branche secondaire disposée pour recevoir le surcroît du contenu de la première, et d’un électro ou solénoïde, entourant le tube principal, qui a pour fonction de déplacer le liquide.
- 785.221. — A. Korn. — Télégraphe automatique.
- — La méthode employée consiste à faire circuler dans le circuit récepteur des courants à haute tension, courants de Tesla, par exemple, lesquels, agissant sur les impulsions électriques venant de la ligne, provoquent la mise en circuit d’un tube cathodique à volets, la transmission de toute radiation à travers les volets de ce tube produisant une impression sur une pellicule ou papier sensible en mouvement.
- BREVETS FRANÇAIS (*)
- 352.372, i4 mars 1905. — Andersen. — Appareil de communications mutuelles par signes écrits entre postes téléphoniques.
- 362.390, 2 mars 1905. — Faucon. — Appareil microbicide de récepteur téléphonique.
- 352.461, 17 mars 1905. — Société Siemens-
- Schuckert. — Protection des lignes télégraphiques.
- 352.546, Ier février igo5. — Mambret. — Appareil télauto graphe.
- 352.653, 23 mars 1906. — Armstrong et Orling.
- — Appareil électro-capillaire.
- 35i.375, 8 février 1905. — Isaac, —Perfectionnements aux appareils télauto graphes.
- (9 Communiqués par M. Josse, 17, boulevard de la Madeleine.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE Tfifinn
- L’ACCU MULATEUR I U U U K
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 fr. Siège Social : 81, rue Saint-Lazare, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L'ALLUMAGE DES MOTEURS
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- cxx
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 9 Septembi'e 1905
- 35i.783, 27 janvier igo5. — Pomeroy. — Système et répertoire téléphonique.
- 35i .86ÿ, 28 février igo5. —- Société des Téléphones Berliner. — Microtéléphone.
- 35i.8g6, 28 février igo5. — Bines. — Système et appareil téléphoniques.
- 351.897, 28 février igo5. — Bines. — Appareil téléphonique.
- 35i.8g8, 28 février i9o5. Bines. — Transmetteur téléphonique.
- 35i.g26, Ier mars igo5. — Arnold. •—- Système de photophonie.
- 352.oo4, 2 mars igo5. —Geyerman. — Téléphone.
- 352.o48, 4 mars igo5. — The direct line general téléphoné G0. — Circuits métalliques pour transmissions téléphoniques.
- 352.133, 6 mars igo5. — Majorana — Microphone électro-hydrodynamique.
- 352.154, 7 mars igo5. — Lundquist. — Bureau central téléphonique.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Calcul et Construction des Machines Dynamo-Electriques par Silvanus P. Thompson. Traduit par E. Boistel. Ch. Béranger, Paris. Prix : fr. i5
- Ce nouveau volume vient compléter le « Traité théorique et pratique des Machines Dynamo-Electriques » du même auteur dont on connaît le succès. Comme l’indique l’auteur lui-même, cet ouvrage a pour objet immédiat et pour but de donner aux ingénieurs qui ont suivi des cours théoriques d’électricité et de magnétisme mais qui ignorent absolument la manière d’appliquer cette théorie au calcul d’une dynamo, des vues pratiques sur le mode de construction adopté dans ses dernières années pour les machinés des types actuels. — C’est dire que le lecteur doit avoir étudié les phénomènes magnétiques élémentaires et les propriétés magnétiques du fer, perméabilité, hystérésis, et posséder une connaissance générale des questions de conduction et d’isolation et des principes des mesures électriques. L’ouvrage est limité à la construction des dynamos à courant continu à l’exclusion même des petites machines et des types spéciaux pour des raisons de brièveté et aussi pour ne pas faire double emploi avec les autres publications de l’auteur.
- Cette étude est divisée en huit chapitres. Le premier est en somme une préface dont nous avons
- ci-dessus donné une idée. Les trois suivants sont intitulés respectivement : Constances et calculs magnétiques. Calculs relatifs au cuivre. Enroulements. Matières isolantes. Leurs propriétés. — Le Chapitre V est consacré aux enroulements d’induits ou mieux aux schémas d’enroulements d’induits, l’auteur renvoyant à son traité général « Machines Dynamo-Electriques » pour la théorie de ces enroulements et les modes pratiques de leur exécution. Dans le chapitre VI, après une étude des différentes pertes dans le cuivre, dans le fer, dans l’excitation, au collecteur, par frottements et ventilation, l’auteur étudie la chute de tension et la régulation. Les deux derniers chapitres enfin couronnent cette étude l’un en exposant le calcul des dynamos et l’autre en donnant plusieurs exemples de dynamos construites dans diverses maisons anglaises, suisses ou allemandes. Mentionnons deux appendices, le premier fournissant des données sur les fils de cuivre pur recuit, le second indiquant un modèle du cadre à remplir dans l’étude d’une machine dynamo à courant continu. M. Boistel a fait de cet ouvrage une excellente traduction : il s’est imposé la tâche utile et délicate de calculer en unités décimales et G. G. S. les mesures données en unités anglaises.
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- Tome XLIV.
- Samedi 16 Septembre 1905.
- 13* Année. — N° 37.
- ciairag^
- REVUE HEBDOMADAIRE
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- GIJYE et DENSO. — Sur l’énergie dissipée dans la paraffine soumise à un champ électrostatique tournant (fin)............................................................................ foi
- REYVAL (J.) — Exposition de Liège. — Groupe électrogène Cail-Westinghouse. — Pont roulant Delattre-Westinghouse. — Matériel exposé par la Société Westinghouse......................... 4o5
- ALLEN (Oliver). — Les installations électriques du « Métropolitan District Railway » de Londres. 422
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur l’effet magnétique du déplacement électrique, par Whitlhead.............. 426
- Sur le mouvement des électrons dans le^ métaux, par Lorentz........................................ 43o
- Sur la théorie électromagnétique, par Hargreaves. ........................................ 431
- Sur la conductibilité provoquée dans les vides très poussés par la présence de substances radioactives, par
- Strutt......................................................................................... 432
- Le passage de l’électricité dans l’air ionisé et la théorie de Riecke, par Retschinski............. 432
- Génération et Transformation. — Remarques sur les machines à pôles de commutation, par Rotth. . 433
- Sur les commutatrices fonctionnant en parallèle avec une batterie tampon, par Jakobi. . . ......... 435
- Calcul des volants d’alternateurs, par Holtze...................................................... 436
- Sur le moteur série à courant alternatif, par Creedy............................................... 436
- Traction. — La répartition du poids dans les locomotives électriques, par Dodd.......................... 436
- Appareil pour la mesure de l’accélération, par Lanchester...................................... 437
- Electrochimie. — Influence de l’électrolyte sur le fonctionnement des soupapes électriques à lame d’aluminium, par Peters et Lange......................................................................... 437
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Passage de l’électricité à travers les couches gazeuses de grande épaisseur,
- par E. Bouty. . ................................................................................. 44°
- NOTES ET NOUVELLES
- Essais d’un turho-alternateur............................................................................. * cxxii
- Usine génératrice des chemins de fer badois.........................................cxxii
- Statistique des chemins de fer électriques en Autriche et en Hongrie............................... cxxvi
- Grues électriques à courant monophasé du port de Cologne...........!............................... cxxvii
- Nouvelles communications par télégraphie sans fil.............................................. t . . . . .' cxxix
- Brevets allemands, autrichiens, américains et français, concernant VEclairage électrique................ cxxx
- Bibliographie........................................................................................... cxxxn
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- ÇXXII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 Septembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Essais d’un turbo-générateur de 500 kilowatts.
- La turbine, fournie par l’A. E. G. pour la mine de Preussen, est du type Riedler Strunff à deux étages : il y a 28 injecteurs pour la première roue et 68 pour la seconde.
- L’alternateur triphasé à 55o volts, 5o périodes, 3.000 tours par minute, produit 5oo kilowatts pour cos f = 0,8.
- Les passages brusques de la pleine charge à la marche à vide ont donné des variations de vitesse maxima de 5 % : une variation de 25 % sur la charge a produit une variation de vitesse de 2 % .
- Les essais de consommation de vapeur par cheval-heure, faits avec de la vapeur à 10 kgr. et à 228° (53° de surchauffe), ont donné les chiffres suivants (vide de 88,8 % à 89,1 % au condenseur):
- PLEINE CHARGE 3/4 CHARGE 1/2 CHARGE
- 10,08 kgr. 10,49 ksr- 11,26 kgr.
- Avec de la vapeur saturée, les consommations ont été les suivantes :
- PLEINE CHARGE 3/4 CHARGE 1/2 CHARGE
- 10,78 kgr. 11,22 kgr. 12,04 kgr.
- B. L.
- 'Nouvelle usine génératrice des chemins de fer Badois à Durlach.
- Dans une conférence faite à YElektrotechnischer Verein de Karlsruhe, M. Freyss décrit les nouvelles installations électriques des chemins de fer badois.
- En 1894, les ateliers de réparation de Karlsruhe contenaient trois groupes électrogènes à vapeur produisant du courant continu à 2 X 120 volts
- servant à l’alimentation des moteurs et à l’éclairage. En 1902, on décida d’augmenter considérablement la puissance électrique disponible et on décida d’établir à Dùrlach une usine génératrice produisant des courants triphasés à haute tension : cette usine génératrice doit fournir aussi l’énergie nécessaire à une voie d’essais de traction établie entre Karlsruhe, Graben et Neudorf.
- L’usine génératrice contient une salle de machines de 22 mètres de large sur 47,5 mètres de long et une salle des chaudières de même longueur et de 19 mètres de largeur. Deux pavillons adjacents contiennent l’un les pompes nécessaires à l’alimentation des chaudières,. les soutes à charbon et les dispositifs de manutention, l’autre lea logements et magasins et la batterie d’accumulateurs.
- La manutention du charbon nécessaire à l’usine est assurée par des wagons spéciaux auto-déchargeurs de "i5 tonnes du genre Talbot, par un transporteur électrique de 20 tonnes à l’heure, et par une noria, qui l’amène, dans la soute de 160 tonnes. L’enlèvement des cendres et des mâchefers est effectué aussi par un système de wagonnets dont les rails de roulement sont placés dans une fosse passant sous les grilles.
- La- vapeur est produite par quatre chaudières, à tubes d’eau Babcock et Wilcox ayant chacune une surface de chauffe de 3oo mètres carrés : chaque chaudière est munie d’un surchauffeur de 3y m2 de surface de chauffe qui élève la température de la vapeur d'environ 5oo. Les chaudières sont munies de dispositifs de chargement automatique du charbon mus par un petit électromoteur.
- L’alimentation des chaudières en eau est assurée par deux pompes Schwade débitant 24 mètres cubes à l’heure. Ges pompes puisent l’eau et l envoient dans
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 Septembre 1.905
- CXXIII
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- BREVET D’INVENTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- lO à 5.000 CHEYMX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur ** Perrier ......................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369............................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord).............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne........... ................
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catahe et de Cambrai).............
- Arsenal de Toulon.............................................. .............
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Port de Cherbourg..............................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.............................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)......
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët). . . .
- Etablissement National d’Indret..............................................
- Etc., etc.
- machines
- 2 —
- 2 —
- 4 —
- 6 —
- 7 —
- 5 —
- 6 -
- 9 —
- 3 —
- 2 —
- 1 —
- 2 —
- 5 —
- I —
- I —
- chevaux 6.800 -
- 4.000 —
- 600 —
- 5.000 —
- 2.330 —
- 1.660 —
- 1.350 —
- 880 —
- 830 -
- 800 —
- 750 —
- 600 —
- 580 —
- 400
- 400 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
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- CXXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Septembre 1905
- un économiseur Green où elle est chauffée à une température atteignant 1200: l’économie résultant de 1 emploi de ces surchauffeurs atteint 2 % .
- Les conduites de vapeur sont en fer forgé revêtu de calorifuge. La salle des machines, où aboutissent ces conduites, contient deux groupes de 85o kw. et *en contiendra prochainement deux autres. Ces machines à vapeur sont à deux cylindres tandem compound avec condensation par injection: leur puissance atteint 1.000 chevaux pour une pression de vapeur de 9 atmosphères et une vitesse de rotation de 83 tours 1/2 par minute. Les dimensions principales de ces machines sont les suivantes : cylindres à haute pression ^10 mm.; cylindres à basse pression 1.100 mm.; course commune 1.4.00 mm. Le poids de chaque machine est de y 5 tonnes 1/2.
- Le graissage des pièces en mouvement est assuré par une circulation d’huile sous pression. La consommation de vapeur par cheval-heure effectif est la suivante :
- Pour une charge de 800 chevaux 6,8 kg.
- Pour une charge de 1.000 chevaux 6,3 kg.
- correspondant à un rendement mécanique de 88 % et 89,5 % .
- Les régulateurs des machines à vapeur peuvent être réglés au moyen de petits électromoteurs, depuis le tableau de distribution, de façon que l’électricien de service puisse modifier légèrement la vitesse de rotation.
- Les alternateurs triphasés Siemens-Schuckert entraînés par ces machines à vapeur ont une puissance de 85o kilovolt-ampères ; la différence de potentiel aux bornes est de 8.000 volts ; la fréquence de 5o périodes et la vitesse de rotation de’ 83 1/2 tours par minute.
- Les volants des alternateurs sont calculés pour un moment d’inertie
- GD2 = 1.112.000 kg. /in2
- et ont un diamètre de 6 mètres : ils pèsent 65 tonnes avec les pôles et les bobines et sont en quatre parties avec 8 bras.
- Les 72 pôles ont une section elliptique et sont feuilletés ; ils sont maintenus par des boulons filetés : des frettes placées en partie sur la jante et en partie sur la base des pôles donnent une solidité parfaite contre les effets de la force centrifuge. Les bobines excitatrices' sont constituées par une bande de cuivre enroulée sur champ et sont maintenues en place par les épanouissements polaires.
- L’induit fixe se compose d’une carcasse en quatre pièces indéformable maintenant des paquets de tôles isolées. Ces tôles portent trois encoches ouvertes par pôle et par phase qui contiennent, à l’intérieur d’un caniveau en micanite, les conduc-
- teurs induits. Les 648 encoches ont i3 mm. de largeur et 55 mm. de profondeur. Les enroulements sont groupés en étoile.
- Le démarrage de chaque groupe est assuré par un petit électromoteur de 12 chevaux alimenté par une batterie d’accumulateurs ; on peut aussi démarrer à la main.
- L’excitation est assurée par deux groupes convertisseurs triphasés composés chacun d’un moteur asynchrone de io5 chevaux à 8.000 volts et d’une dynamo à courant continu de yy kw. tournant à 5oo tours et produisant une différence de potentiel de 110 volts. Pour la charge de la batterie d’accumulateurs, on peut élever la tension du courant continu jusqu’à i5o volts en manoeuvrant le rhéostat de champ des machines.
- La batterie d’accumulateurs de 60 éléments Tu-dor de 1.134 ampères-heures est placée dans un pavillon séparé et est reliée en parallèle avec les groupes, convertisseurs.
- Le tableau cle distribution porte en son milieu les interrupteurs et appareils de réglage des machines à courant continu et, de part et d’autre, les panneaux des générateurs triphasés à haute tension. La mise en parallèle des machines est facilitée par l’emploi de deux phasemètres et fré-
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 16 Septembre 1905 CXXV
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- CXXVI
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 16 Septembre 1905
- quencemètres. Les interrupteurs à haute tension sont manœuvres à distance au moyen d’un renvoi à câble métallique : tous les appareils à haute tension sont enfermés dans un logement fermé par une glace et placé derrière le tableau.
- Les courants triphasés produits à l’usine génératrice de Durlaeh sont amenés par une ligne aérienne à l’ancienne station des ateliers de Karlsruhe où des commutatrices tournantes le transforment en courant continu à 2 X 120 volts alimentant l’éclairage et les moteurs de ces ateliers : ces commutatrices hexaphasées ont une puissance de 260 kw. et tournent à une vitesse de 5oo tours par minute : elles convertissent les courants alternatifs à 170 volts en courant continu à 270 volts. Les transformateurs
- qui alimentent les commutatrices sont connectés en étoile au primaire et au secondaire.
- B. L.
- TRACTION
- Statistique des chemins de fer électriques en Autriche et en Hongrie à la fin de Vannée 1904.
- Le Zeitschrift fur Elektrotechnik, de Vienne, publie une statistique sur les chemins de fer en Autriche et en Hongrie dont nous reproduisons les chiffres principaux.
- Le tableau I indique les longueurs de voies en exploitation en Autriche, ainsi que le nombre de voitures de vo3mgeurs et de marchandises et le nombre de locomotives.
- TABLEAU I
- Statistique des chemins de fer électriques en Autriche
- DÉSIGNATION DES LIGNÉS LONGUEUR DE VOIE en mètres Longueur en eiploitation (kilomètres) NC 10 c 0 1s 4-3 O 4-3 1MBRE de motives i motrices 1 i ^ 1 P MBRE DI DE VOY ar- es 1 VOITU ÀGEURS 1§ O RES "a NC de mar ”c3 0 MBRE rvagons de cliandises i TOI de VÉHIC "s nombre i ^ 03 r ) tri par kilomètre / w
- Chemins de fer viennois d’in-
- térêt local 1.435 4.i .571 i3 0.3i 19 16 35 1.27 253 6.09 3o6 7.36
- Tramways électriques 1.000 8.827 — — 20 — 20 2.27 — 20 2.27
- Baden — Vôslau 1.435 IO,23o
- Bielitz-Zigeunerwald 1.000 4.853 — — 7 7 i4 2.88 i4 2.88
- Chemin de fer de Brünn 1.435 io.366 3 0.29 17 16 33 3.18 6 o.58 39 3.76
- Tramways de Brünn 1.435 20.886 7 0.33 48 4i 89 4.26 3 0.14 92 4.40
- Brüx — Oberleutensdorf —
- Johnsdorf 1.000 12.907 — — 10 7 17 I 32 3 0.23 20 1.55
- Tramways de Czernowitz.. ,. 1.000 6.436 — — 12 2 i4 2.17 . —, i4 2.17
- Dornbirn — Lustenau 1 .000 11.129 — — 5 2 7 o.63 2 0.18 9 0.81
- Tramways de Gablonz 1.000 22.77Â 2 0.09 22 10 3a 1.4i 3g 1.71 71 3.12
- Chemin de fer de Gmunde. . , 1.000 2,53o _ 4 4 i.58 4 i,58
- — — de Graz 1.435 82.193 — 70 4o *110 3.5o — 110 3.5o
- Graz — Maria-Trost 1.000 5.129 8 6 3 0 58 3 3i
- Chemin de fer de Kracovie .. 0.900 9-473 3o i4 44 4.64 44 4.64
- Tramway de Laibach 1.000 5.113 — — i3 I 14 2.74 — — i4 2.74
- — de Lembera: I OOO 8 333 33 3 06 33 3 06
- — de Linz 1.000 11.907 28 22 5o 4.20 5o 4.20
- Chemin de fer de Marienbad, 1.000 2.1Q2 — 6 4 10 4.56 10 4.56
- Funiculaire de Mendel 1 .000 4.73l — — 2 2 0.42 _ 2 0.42
- Modling — Brühl 1.760 4-43l — — 10 i5 25 5.64 — — 25 5.64
- Tramways d’Olmütz i.435 5.353 .— — 11 4 i5 2.80 _ i5 2.80
- Chemin de fer de Pilsen 1.435 10.287 — — 25 4 29 2.82 — — 29 2.82
- — — de Pola 1.435 4.75‘ — — 8 4 \ \ 2.53 — — 12 2.53
- Tramway de Prague 1 .435 44.a3o — — 178 52 23o 5.8i 2 5 o,63 a55 6.44
- Prague-Vysocan — Lieben. . . i.435 7.5i 2 —- — 2 I 5 26 3.46 — — 26 3.46
- Tramway de Beichenberg , . . I . OOO 7.200 — — 17 8 25 3.47 — — 25 3.47
- Chemin de fer de la Stubaital
- Innsbruck-Fulpmes I .OOO 18.i64 — — 3 — 3i o.6fi 4 0.22 16 0.88
- Tabor — Bechin 1.435 23.5g5 — — 2 — 2 0.08 20 o.85 22 o.g3
- Teplitz — Eichwaid I . OOO 10.521 i5 26 2 47 r- 33 3.14
- Tramway de Trieste 1.435 i5,2gG — — 55 56 111 6.94 111 6-94
- Chemin de fer de Trieste —
- Trieste-Opéina I .OOO 5.175 3 o.56 6 6 1. 16 I 0.19 7 1.35
- Tramways de Vienne I .435 184.281 — — 955 880 1835 9 96 — — 1835 9-96
- Total — 573.184 28 — i658 1229 . 2887 — 366 — 3280 , —
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-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 16 Septembre 1905
- CXXVII
- En ce qui concerne la Hongrie, les chiffres principaux de la statistique sont les suivants :
- TABLEAU II
- Statistique des Chemins de fer électriques en. Hongrie.
- a) CHEMINS DE FEU VICINAUX Budapest-Budafok LONGUEUR de lignes km. 1 LONGUEUR voies exploitées km.
- 7.835 8 675
- Budapest-Szentlôrinez 11.868 I I 5o6
- Szatmar-Erdôd 5. o53 5 o47
- Total 24.706 25 228
- b) CHEMINS DE FEU URBAINS
- ET TRAMWAYS
- Tramways de Budapest 66,3oo 66 3o4
- Chemin de fer urbain de Budapest 36.315 36 24'1
- Chemin de fer souterrain de
- François-Joseph 3.700 3 700
- Tramways de Budapest —Ujpest 444
- — Rakospalota 12.724 i3
- Budapest — Banlieue 6.841 6 770
- Tramways de Fiume 4.4i3 3 982
- Chemin de fer de Miskolcz . ... 7.3oo 6 578
- Chemin de fer urbain de Pozsony 8.002 7 800
- Chemin de fer urbain de Sopron. 4.475 3 83o
- Chemin de fer de Szabadka I0.000 10 000
- Chemin de fer de Szombathely... 3.026 2 810
- Chemin de fer de Temesvar IO,2l5 10 2l5
- b) Total 173.411 I 71 677
- a) et b) Total Les totaux relatifs à l’année 1903 a) Chemins de fer vicinaux b) Chemins de fer urbains et tram- ways Total 198.167 étaient les 24.756 ïrJO-799 196.905 suivants : 25.228 169.096
- 195.555 194.324
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Nouveau frein pour moteurs d’ascenseurs.
- Ce nouveau frein consiste en une paire de mâchoires -pressées au moyen de ressorts sur un disque calé sur l’arbre à freiner. Chacune de ces mâchoires est fixée à un levier dont l’autre extrémité porte une plaque en fonte placée à l’extérieur, de la carcasse du moteur, à une petite distance de celle-ci et formant une partie du circuit magnétique du moteur. Tant qu’il n’y a pas de courant, les ressorts servent de frein et la plaque de fonte est maintenue éloignée de la carcasse.
- Le circuit magnétique du moteur est interrompu, à la hauteur du centre des pôles, pour créer une réluctance magnétique qui oblige les lignes de force à passer par la plaque.
- Quand on emploie un moteur série, ce disposilif offre l’avantage que, si l'intensité du courant diminue, le Irein commence à serrer et empêche tout emballement du moteur. On peut régler la valeur du courant pour laquelle le frein se desserre.
- O. A.
- Les grues électriques à courant monophasé dans le port de Cologne-Deutz.
- Dans un article récent publié, par l’Elektrotechnis-che Zeitschrift, M. Perlewitz donne une description intéressante des grues électriques du port de Cologne, à laquelle nous empruntons les renseignements suivants :
- Ces grues, construites par VAllgemeine Elektrici-tais Gesellschaft, sont alimentées par le réseau urbain à courant alternatif de fréquence 5o et sont munies de moteurs à collecteurs. Chaque grue à portail a une puissance de 4-ooo kilogr., un rayon de 12 mètres, une hauteur de i3 mètres, une course de ai mètres, une vitesse de levage de o,5o à
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système ROCHEFORT
- Adopté par la Guerre, la Marine et les Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement
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- Catalogues, Devis, Renseignements, franco sur demande
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- C XXVIII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 16 Septembre 1905
- o,6o mètre par seconde, une vitesse de rotation de 2 mètres par seconde et une vitesse de déplacement de o,25 mètre par seconde.
- L’équipement électrique comprend des moteurs monophasés système Winter-Eichberg. Le mQteur delevagea une puissance de 4o chevaux à 5oo tours par minute; le moteur de déplacement et celui de rotation ont une puissance de 10 chevaux à ^oo tours par minute. Le voltage d’alimentation est de 5oo volts à 5o périodes : ce courant est fourni par un poste de transformateurs qui abaissent la tension du courant alternatif à 2.100 volts du réseau urbain. Le courant est amené aux grues par un
- câble mobile relié à une prise enfermée dans une colonne en fonte.
- Le réglage des moteurs est effectué au moyen de transformateurs qui font varier la différence de potentiel aux bornes. Le moteur de 4° chevaux a dix pôles et huit lignes de balais formant quatre circuits fermés : deux lignes de balais complémentaires amènent le courant d excitation. Ce moteur peut développer, sans formai ion d’étincelles nuisibles au collecteur, un couple supérieur au double du couple normal. Les moteurs de 10 chevaux out 6 pôles et six lignes de balais dont quatre forment deux circuits fermés. Ces moteurs peuvent développer,
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- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS Juin-Septembre 1905
- SAISON "THERMALE
- LA BÛURBOULE, LE MONT-DORE RGYAT, NERIS-LES-BA1NS, ÉVAUX-LES-BAINS
- A l’occasion delà saison thermale de 1905, la Compagnie du Chemin de fer d'Orléans a organisé un double service direct de jour et de nuit, qui fonctionne du 8 Juin au 20 Septembre inclus, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, voie la plus dii ec.e et trajet le plus rapide entre Paris et les stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore-
- Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagon? à lits-toilette, dans chaque sens du parcours.
- La durée totale du trajet est de 9 heures, environ, à l’aller et au retour.
- Prix des places de ou pour Paris (Trajet simple)
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- i S ^ 'S ^ 1 QUAI D'ORSAY PONT S'-MICHEL
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- r s. § lr* cl. 2' cl. 3" cl. i” cl. 2* cl. 3” cl. lr'Cl. 2" cl. 3' cl.
- fr c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr c fr. c fr. c fr. c.
- La Pourhoule.. 50 85 34 30 22 35 50 60 34 15 22 25 50 40 34 » 22 20
- Le .Mont-Dore. 51 40 34 70 22 6051 20 34 55 22 5050 95 34 40 22 40
- Ho val 56 45 38 10 24 85j'6 35 38 05 24 80 36 » 37 80 24 65
- Chamhlel-Ncris. 37 95 25 65 16 70(37 85 25 55 16 6oj i7 65 25 40 16 55
- Evauï-les-Bains 40 10 27 05 17 6539 85 £6 90 17 55|39 65 £6 75 17 45
- Aux trains express partant de Paris le matin et de Chamblet-Néris dans l’après-midi, il est aflèclé une voiture de lr' classe pour les voyageurs de ou pour Néris-les-Bains, qui effectuent ainsi le trajet entre Paris et la gare de Chamblet-Néris, sans transbordement, en 5 h. 1/2 environ.
- On trouve des omnibus de correspondance à tous les trains, à la gare de Chamblet-Néris pour Néris, et vice-versa.
- CHEMINS DE FER DU NORD
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- STATIONS CI-DESSOUS
- Berck .........
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- Conchy - le- Temple (Fort-Mahon)
- Dunkerque.......
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- Le Crotoy.......
- Le Tréport-Mer .
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- Rang-du - Fliers-Verton (PI. Verlimont. St-Valery-s-Som. Serqueui (Forges-1-Eaui. ffimille-ïï imereux ....
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- Pour classe 3 perso classe nnes ^3“ asse pour ch Qu'- classe sq. pers. 2^ classe en plus "3 casse
- fr. c. fr. c. fr. C. fr. c. fr. C. fr. c.
- 149 40 101 40 66 30 25 60 17 45 11 45
- 170 70 115 20 75 » 28 45 19 20 12 50
- 198 30 133 80 87 30 33 05 22 30 14 55
- 140 40 94 80 61 80 23 40 15 80 10 30
- 204 90 138 30 90 30 34 15 23 05 15 05
- 132 40 102 90 67 20 25 40 17 15 11 20
- 120 90 81 60 53 10 20 15 13 60 8 85
- 131 25 89 10 08 20 22 60 15 40 10 10
- 123 )) 83 10 54 » 20 50 13 85 9 ))
- 156 » 105 90 70 20 26 60 18 15 12 20
- 145 20 98 10 63 90 24 20 16 35 10 65
- 131 10 88 50 57 60 21 85 14 75 9 60
- 98 70 66 60 43 50 16 45 il 10 7 25
- 174 60 117 90 76 80 29 10 19 65 12 80
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Septembre 1905
- CXXIX
- sans formation d’étincelles nuisibles, un couple égal à 3 fois i/2 le couple normal.
- Les moteurs ont été établis de façon à ne pas nécessiter l’emploi de transformateurs d’excitation, de façon à simplifier autant que possible l’équipement. Le controller de commande est semblable, comme commande, à ceux adoptés pour les grues à courant continu : un dispositif approprié d’engrenages produit la commande des différents organes au moyen d’un seul levier.
- O. A.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Nouvelles communications par télégraphie sans
- fil.
- La revue autrichienne Zeitschrift fur Elektrotechnik indique que des essais de télégraphie sans fil seront effectués à Fiume au mois d’octobre. Les travaux préparatoires sont en cours, ainsi que l’érection d’un mât de 35 mètres de hauteur. Le second poste, avec lequel communiquera le poste de Fiume, sera établi sur le vapeur « Flore», de l’amirauté hongroise, dont les mâts seront surélevés dans ce but. Les expériences, faites par le ministère du Commerce, en collaboration avec le service des télégraphes, seront poursuivies jusqu’à l’île de Cherso, puis, plus tard, jusqu’à Ancona, pour déterminer s’il serait possible
- d’établir des communications radiotélégraphiques directes avec ce point.
- Le courant nécessaire aux expériences sera fourni sous une tension de 2.000 volts par la Société hongroise d’électricité, et, dans ce but, une ligne aérienne, placée sur des poteaux de 10 mètres de hauteur, a été installée entre la station génératrice et le point où sera établi le poste d’essais. Celui-ci sera relié également par un appareil Morse au réseau télégraphique général et possédera un poste téléphonique pour que la transmission des messages reçus du vapeur « Flore », d’Ancona, puisse se faire immédiatement jusqu’au bureau télégraphique central. Si les expériences réussissent, on les étendra à des distances supérieures à celle d’Ancona.
- *
- Dans un rapport adressé à l’amirauté, un officier de la flotte anglaise indique des résultats d’expériences faites pour déterminer la distance maxima à laquelle son bateau à pu recevoir des signaux de la côte. Cette distance a été trouvée égale à 54o milles marins pendant le jour et 1.100 milles marins pendant la nuit pour des messages complets distincts et à 1.780 milles pour des signaux isolés.
- # *
- Des expériences sur une communication trans-
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
- 1» EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours U- classe, 47 fr. 70 ; 2™ classe, 35 fr. 75 3rae classe, 26 fr. 10
- 2» EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d'aller et retour valables 5 jours l'1 classe, 32 fr. ; 2me classe, 23 fr. 3me classe 16 fr. 50
- 3° VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute l’année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lr* classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quinper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 % sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignerhents, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- CHEMIN DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- BILLETS DE VACANCES A PRIX RÉDUITS POUR FAMILLE
- La Compagnie émet du ier juillet au i5 septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de ire, 2e et 3e cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au ier novembre. — Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont tenus de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes :
- a) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- b) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut être délivré, à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ce billet, une carte d'identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ et le lieu de destination sur le billet collectif.
- Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours d’au moins 600 km. aller et retour, paiera pour ce parcours :
- • cl. 2* cl. 3* cl.
- Les deux premières.
- La troisième........
- La quatrième (1). . . .
- Timbre.
- r34 fr. 4o 33 » 60 16 » 80
- 184 fr. 80 o b 10
- 90 fr. 80 22 » 70 n » 35
- 124 fr. 85 o » 10
- 5g fr. 20 i4 » 80 7 » 4o
- 81 fr. 4° o s 10
- Soit, pour les 4 personnes composant la famille....
- 184 fr. 90 ia4 fr. 95 81 fr. 5o
- (1) Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personn en sus paierait également : 16 fr. 80 en ire cl-, 11 fr. 35 en 2e cl. et 7 fr.40 en 3ece
- BS3
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- cxxx
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Septembre 1905
- tlantique par aérogrammes vmnt être entreprises par la Compagnie Fessenden. La station américaine, installée dans le voisinage de Boston, est terminée : la station européenne, établie en Angleterre, est presque terminée. Une tour de 122 mètres de hauteur sert de support à l’antenne aérienne. Les expérimentateurs pensent pouvoir assurer sans difficulté et sans trouble des communications syntonisées entre l’Amérique et l’Europe.
- Pendant les prochaines grandes manoeuvres de l’Ouest, on fera de nombreux essais d’utilisation de télégraphie sans fil. Deux détachements de sapeurs télégraphistes ont été mis dans ce but à la disposition du directeur des manoeuvres. Un de ces détachements accompagnera les troupes, le second sera établi en poste fixe à Poitiers, centre d’approvisionnement des troupes : la distance maxima d’éloignement entre les deux postes sera d’envir-ron 100 kilomètres.
- B. V.
- BREVETS
- ECLAIRAGE
- BREVETS ALLEMANDS
- 154.090, 12 juillet 1902. — Grompton C°. — Lampe à arc pour projecteurs. — Deux porte-charbons capables de se déplacer dans le sens vertical et dans le sens horizontal sont placés à l’extérieur du réflecteur et de préférence au-dessous de celui-ci. Les rails supportant les porte-charbons ou leur chariot sont soutenus par des supports en forme de fourche qui peuvent tourner au moyen de paliers coniques de façon à permettre le déplacement de l’arc.
- i54.263, 26 novembre 1903. —- IIeraeus. — Mode d’allumage des lampes à vapeur de mercure. — Un récipient communiquant avec la lampe et rempli de mercure est chauffé extérieurement pour produire de la vapeur de mercure dont la pression provoque un déplacement de celui-ci et un court-circuit d’allumage. Le dispositif a été indiqué en détail dans Y Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai 1905, page 41 •
- 164.859, '17 mai 1903. — Hoffmann. —- Lampe à arc en vase clos vide d'air ou rempli de gaz indifférents. — L’anode consiste en un charbon
- massif à mèche ou en graphite et est entourée d’un solénoïde creux. Pour diminuer la résistance de l’arc, augmenter l’intensité lumineuse et éviter le noircissement du globe, on emploie comme cathode une électrode amalgamée qui plonge dans un récipient contenant du mercure.
- BREVETS AUTRICHIENS
- 19.629, i3 janvier 1902. — A. Blondel. —-Lampe à arc électrique avec dispositif pour l échap^ pernent des gaz. — Pour limiter la circulation de l’air autour des parties incandescentes des électrodes, l’inventeur emploie une petite soucoupe renversée en matière réfractaire entourant l’arc. L’échappement des gaz se fait par des canaux percés dans les rebords latéraux de cette soucoupe.
- 19.960, 12 novembre 1903. —• IL Beck. —
- Lampe à arc. — Chaque électrode est munie d’une arête dont la pointe s’appuie sur une -équerre, pendant la combustion des charbons, de façon à limiter le mouvement de ceux-ci. Cette lampe a été décrite dans Y Eclairage Electrique, tome XLIII, Ier juillet 1906, page CLII.
- 19.551, 16 septembre 1903. — Kôrting et
- Accumulateurs
- FULMEN
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- à CLICHV, 18, Quai île CJieliy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CL1CHY Téléphone : 511-86
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Septembre 1905
- CXXXI
- Mathiesen. — Lampe à arc éclairant dans une seule direction. — A l’intérieur du globe est placé un réflecteur ou un écran qui masque complètement l’arc dans une direction. Par suite de la réflexion totale produite sur la paroi opposée, la partie sombre semble faiblement lumineuse.
- 19.740, 25 juin 1903. — Cooper Hewitt G°.
- — Dispositif de refroidissement pour lampes à vapeur de mercure et autres appareils semblables. — Cet appareil est surtout destiné à la purification du mercure : il se compose de deux ballons de verre et d’un certain nombre de tubes auxiliaires où le mercure, servant d’électrodes, est vaporisé et se condense dans le second ballon.
- BREVETS AMERICAINS
- 787.043. — B. Jackish. — Lampe à arc. — L’objet de ce brevet est un dispositif qui a pour fonction de supprimer automatiquement l’enroulement shunt lorsque le circuit de la lampe est lui-même coupé, c’est-à-dire quand l’arc est rompu.
- 787.428. — IL Blackburn. — Lampe à incandescence F. — Procédé consistant à faire le vide dans les ampoules par une petite ouverture ménagée à la partie destinée à recevoir le culot métallique : de cette façon la surface de l’ampoule ne présente aucune aspérité.
- 786.709. — Ch.-F. Alline. — Illuminations. — Ce dispositif est destiné à l’illumination des étalages dans les vitrines' ou autres endroits sur lesquels il s’agit d’attirer l’attention. Il se compose d’un support animé d’un mouvement de rotation dans un sens et sur lequel sont montées des lampes à incandescences qui tournent elles mêmes dans un sens inverse a celui du support.
- 786.727. — F.-M.-F. Cazin. — Appareil pour la fabrication des filaments de lampes à incandescence. — L’appareil en question permet l’emploi d’une méthode par laquelle le filament de bambou peut être plaoé sous une cloche dans laquelle on fait le vide pour laisser ensuite pénétrer diverses solutions dont le filament s’imprègne. Le tout est enfin soumis à un traitement électrolytique sans rieo déplacer.
- 787.012. — A. Turbayne. — Eclairage électrique des trains. — L’ensemble comporte un générateur principal, un générateur auxiliaire tournant à la même vitesse que le premier et dont le courant sert à alimenter le champ d’un moteur, et une excitatrice pour le générateur ayant son champ intercalé dans le circuit de l’armature du moteur.
- 787.024. — R.-N. Chamberlain. — Contrôle de la charge des batteries d'accumulateurs. — Le circuit de charge est interrompu par le jeu d’un disjoncteur électromagnétique qui est pourvu d’enroulements différentiels ayant pour effet de faire
- varier les influences magnétiques en concordance avec les fluctuations du courant de charge mais en sens inverse.
- 780.107. — J.-M. Davey. -— Dispositif pour faire le vide dans les lampes à incandescence. — Ce système a pour but d’éviter la formation de la pointe par où l’on fait ordinairement le vide dans les ampoules. A cet effet, le culot de la lampe est traversé par un petit tube par où l’on aspire l’air dans l’ampoule et que l’on soude au ras quand l’opération est terminée.
- 786.257. — M.-C. Beebe. — Radiateur électrique et procédé de fabrication du dit. — L’invention s’applique au type de radiateur employé dans les lampes de Nernst. Le conducteur est enroulé sur un noyau et le tout est enduit d’une matière plastique, réfractaire et non conductrice, puis recourbé suivant la forme désirée. Le noyau est ensuite enlevé.
- BREVETS FRANÇAIS (*)
- 352.269, 10 mars igo5. — Société Phoenix — Lampe arc.
- 362.276, 10 mars igo5. — Société IL Beau et Cie. — Garniture de protection contre la chaleur pour fleurs ou motifs placés sur lainpes.
- 362.280, 10 mars igo5. — Société Phoenix. — Régulateur pour lampe à arc.
- 349.969. 6 juin 1904. — Soûle. — Douille-support pour lampes à incandescence.
- AVIS
- Saragosse (Espagne). — Le ministère de l’Agriculture, de l’Industrie, du Commerce et des Travaux publics, de Madrid, a ouvert un concours pour l’adjudication de la concession, pour une période de soixante ans, d’un tramway électrique à Saragosse partant de l’extrémité de la ligne de Torrero pour aboutir au cimetière.
- Les plans et le cahier des charges sont à la disposition du public à la Direction Générale des
- (') Communiqués par M. Josse, 17, boulevard de la Madeleine.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE gaï§f|f|ï|
- L’ACCUMULATEUR I USJUK
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 fr. Siège Social : 84, rue Saint-Lazare, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de THôtel-de-ViHe. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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-
- CXXXII
- Supplément h L’Eclairage Electrique du 16 Septembre 1905
- Travaux publics dudit Ministère, à Madrid où aura lieu l’adjudication le ik octobre 1905, à midi. *
- * *
- Buénos-Ayres ! République Argentine). — La construction d’un métropolitain semblable à celui de Paris a été décidée. La concession en sera donnée sur adjudication.
- *
- * *
- Un ingénieur-électricien, russe, diplômé de l’institut élect. de Nancy, bachelier ès sciences, physiques et chimiques de l’Université de Genève, ayant travaillé deux ans dans un laboratoire électrique cherche place à Paris ou en province. S adresser aux bureaux de la Revue.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Four électrique à marche continue pour la fabrication du verre par Marius Sauvageon. — Vol. In-8° de 24 pages avec 3 planches. Dunôd éditeur ; prix 2,5o.
- Le four électrique que M. Sauvageon décrit dans cette brochure est un four à résistance et s’applique à la verrerie et aux industries similaires. Un siège ventilé en briques réfractaires supporte une cuve également en briques, d’une hauteur variable. Deux électrodes, placées aux extrémités de la cuve, assurent le passage du courant électrique à travers la masse. Ges électrodes sont en charbon recouvert d’une feuille métallique ou en fonte ou acier avec circulation d’eau intérieure. La disposition des briques de la cuve est telle que les sections de passage du verre, suivant les di verses phases de la fabrication, sont différentes.
- L’effet utile et le rendement thermique de ce four sont considérables : l’auteur étudie comparativement le rendement des fours à combustibles et celui du four électrique et montre l’avantage que présente l’emploi de ce dernier.
- A. S.
- Annuaire du Syndicat professionnel des industries électriques (iqoô). — Un vol. in-8 de 43o pages. Dunod, éditeur ; prix cartonné 7,5o.
- Ce nouvel annuaire n’intéresse pas seulement les membres du Syndicat des industries électriques, mais tous les électriciens. Il contient, en effet, en dehors des pages relatives à ce Syndicat, des renseignements ffénéraux utiles à tous, notamment sur les unités électriques, les dimensions et résistances des fils de cuivre, les conditions imposées pour les diverses fournitures électriques, des indications sur les piles et accumulateurs, les installations
- d’électricité, les soins à donner en cas d’accidents les signaux acoustiques, les formules de mécanique usuelles, etc. Cet ensemble constitue un véritable aide-mémoire de l’électricien.
- Enfin, l’annuaire réunit, dans une classification méthodique, la documentation administrative (lois, décrets, arrêtés), qu’on ne trouvait jusqu’ici qu’en réunissant une foule de publications spéciales
- A. S.
- Die elektrischen Boqenlampen (Piinzîp, Konstruk-tion und Anwendung). Les lampes à arc électriques principe, construction et emploi) par Zeidler. F. Vieweg und Sohn, éditeurs, Brunswick, i ouvrage in-octavo 14a pages, i3o figures ; prix broché 5,5o ; relié 6 marks.
- Cet ouvrage s’adresse aux jeunes ingénieurs qui étudient l’électrotechnique, ainsi qu’aux installateurs. Il indique tous les détails de construction des lampes à arc modernes et l’emploi de ces appareils, puis traite de la question de mesure de l’intensité lumineuse et donne les calculs pour la détermination du nombre de lampes nécessaire pour produire une intensité horizontale moyenne donnée.
- L’ouvrage est séparé en quatre parties : la première est relative aux principes des lampes à arc électriques et à la description des différentes lampes •, la seconde à la construction de celles-ci 5 la troisième à la répartition de la lumière, l’intensité lumineuse et l’emploi des lampes à arc pour l’éclairage ; la quatrième à l’installation des lampes à arc et des appareils accessoires. En appendice sont indiqués les prix de revient des sources lumineuses usuelles, d’après Wedding, et les unités photométriques d’après Weber.
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- Tome XLIV.
- Samedi 23 Septembre 1905.
- 12* Ancée. --
- N^3
- 38.
- o
- A
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE PaRes
- BREYDEL (A.).—Appareils pour dissiper les brouillards et fumées . ........... 441
- REYVAL (J.). — Exposition universelle de Liège. Groupe électrogène1 Garels-Laiimeÿeh . .... 443 HERZOG (S.). — Pompes centrifuges à haute pression, système Sulzer (jîn)^. . . ... 45i
- ALLEN (O ). - Les installations électriques du Métropolitan District Railway (fin-) : . . . . ... 458
- REVUE INDUSTRIELLE ET ^SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Détermination simple de la loi électrodynamique, par Kerntler .......
- Sur la vitesse des particules des rayons-canal, par Ewers ................... ' / . !.
- Contribution à la théorie de l’inertie électrique, par Burbury.- . .• { ... . . ... . . ..
- Sur quelques phénomènes de décharge dans les tubes à vide, par Furstenau................. . .
- Spectre d’émission des tubes à vide, par Coblentz.......................................
- Expériences sur l’arc à courant ondulé, par Heinke.......................................• v
- Chute de tension aux électrodes dans les gaz, par Skinner. ..............................
- Sur la plus faible différence de potentiel nécessaire pour le maintien de l’arc, par Mitkiewicz..
- Génération et Transformation. — L’extension des moteurs à gaz de forte puissance, par Mathot . . v. Expériences sur les pertes dans le fer sous l’effet de champs tournants ou alternatifs, par Hermann.. . .
- -- Pertes dans le fer des dynamos, par Lydall...............•..................................
- Séparation des différentes pertes par frottement dans les parties tournantes des machines, par B„œhle . Applications mécaniques. — Calcul de la puissance mécanique des électroaimants, par Sciiiemann. . . . Ocillations Hertziennes et télégraphie sans fil. — Mesures relatives à la télégraphie sans fil, par
- Duddel et Taylor........................................................................
- Thermoélement à vide pour oscillations électriques, par Brandes..........................
- Electrochimie. —Le Four électrique .en métallurgie, par Pitaval............. . ... . . . . . :.
- •- Fabrication du fer colloïdal, par Scumauss . . '.................................• ....'.
- Sur le fonctionnement d’anodes en iridium, en platine et en rhodium dans l’électrolyse de l’acide sulfurique,
- par Westhaver................................................
- M esures. — Mesures des faibles coefficents de self-induction, par La Rosa........... ;. ...
- Mesure des courants alternatifs de faible intensité, par Bedell ............ . . ..7-..-. .. ..-
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES .
- Académie des Sciences. — Sur les gaz produits par l’actinium, par Debierne....... , .’ / ’
- NOTES ET NOUVELLES ' C ' < • • ,
- 461 461
- 462
- 46a
- 463 463
- 463
- 464 : 464
- ;467 •. • 47° “4ÿo
- 473
- 477
- 478
- 479
- 479
- 479
- 480
- 48o
- Notes sur les tu rbogénérateu rs. ..................................................... ; ï . h'.5 T cxxxiv
- Récupération d’énergie dans les mines de charbon possédant des fours à coke............... \ . . •; 4 j îgxxxvi’
- Pgrtes dans les transmissions électriques................................................... cxxxvm
- Les lignes télégraphiques en Afrique.............................................. ., . . . cxxxvm
- Lampe à incandescence de sûreté pour les minés . ..................................... . 1 . :. A -.-; rcxxxix
- Brevets allemands, autrichiens, américains et français concernant les mesures ou les divers............... cxl
- Bibliographie............................................................................................ cxliii
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- Ponts roulants et appareillage électriques. Pompage électrique et treuils électriques pour mines.
- Oxygène et Hydrogène par ëlectrolyse.
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- CXXXIV
- Supplément à L Éclairage Électrique du 23 Septembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Turbo-Générateurs.
- Dans une conférence faite récemment à Brünn, le professeur Niethammer indique rapidement le développement et le. mode de construction des turbo-générateurs électriques.
- Les rotors de ces groupes atteignent des vitesses périphériques de 60 à 120 mètres par seconde, c’est-à-dire que chaque kilogramme de fer se trouve soumis à des efforts de 1.000 à 10.000 kilog. du fait de la force centrifuge. 11 est évident que, dans ces conditions, il y a lieu d’adopter pour les conducteurs électriques un mode d’isolement et de fixation tout différent de celui employé dans les machines ordinaires.
- Les turbo-alternateurs triphasés sont construits avec inducteur tournant. Le nombre de pôles est toujours très faible, par suite de la vitesse de rotation élevée, et l’on peut employer deux modes de construction différents, soit à pôles saillants avec de o-rosses bobines excitatrices soit à rainures con-
- D y
- tenant un enroulement réparti. Cette dernière solution semble préférable toutes les fois que la vitesse périphérique du rotor dépasse 60 ou 70 mètres, par seconde. Ce mode de construction assure une grande sécurité et un fonctionnement silencieux : il est adopté par Brown-Boveri et par la Cle Westinghouse : les enroulements sont faits en bandes de cuivre calées dans des rainures qui sont creusées dans un cylindre lisse en acier doux. Les dimensions ordinaires de ces rainures sont : 20 mm. de largeur, ^5 mm. de profondeur. On peut aussi établir le cylindre formant le rotor en tôles assemblées et fortement serrées : ce mode de construction donne de bons résultats.
- La surface de refroidissement des turbo-généra-
- teurs est très faible par rapport a leur puissance, c’est-à-dire que la valeur des pertes qu’il faut dissiper par mètre carré est considérable. Il y a donc lieu d’employer des artifices pour obtenir un refroidissement énergique. Ce refroidissement peut être fait de deux façons :
- i° La machine peut être ouverte et le rotor peut, au moyen d’ailettes appropriées, produire un brassage vigoureux de l’air qui traverse alors toute la machine dans des canaux radiaux’ une circulation de l’air dans le sens axial peut aussi être employée.
- 20 La machine peut être complètement fermée et recevoir de l’air qu’un ventilateur spécial chasse violemment. Des serpentins d’eau froide, ménagés dans le fer de la machine, peuvent aider considérablement au refroidissement.
- La première méthode offre l’inconvénient de produire un fonctionnement bruyant de la machine ou de 11’être pas .assez efficace par suite de la formation de tourbillons. La firme Brown-BoAreri a beaucoup perfectionné cette méthode en faisant passer l’air du bas vers le haut autour du stator puis du rotor.
- Pour amener le courant d’excitation aux bobines., ,oi 1 emploie deux bagues calées de part et d’autre du corps du rotor ; ces bagues sont en fonte ou en acier. On doit employer des balais en charbon toutes les fois que cela est possible, car les balais métalliques sont rapidement hors d’usage. Souvent une bague s’use plus que l’autre, par une sorte d’action électrolytique.
- Quelques maisons relient l’une des extrémités de l’enroulement à l’arbre pour éviter un conducteur entre l’inducteur et la dynamo excitatrice calée sur le même arbre : c’est une mauvaise pratique car il se produit souvent-^ dans ce cas,
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 23 Septembre 1905
- CXXXV
- Moteurs Monophasés
- Westinghouse
- pour TRA0TI0N
- Pouvant uliliscr indistinctement du courant alternatif simple à 25 périodes, ou du courant continu
- Moteur monophasé de ÎOO chevaux
- INSTALLATIONS FAITES et en cours d’exécution
- Chemin de fer de ROMA à ClVITA-CASTELLANA
- Chemin de fer de BERGAMO à VALLE BREMBANA
- Chemin de fer d’ 1NDIANAPOLJS à CINCINNATI
- Chemin de fer de VALLEJO, BENECIA et NAPA VALLEY (Californie)
- Chemin de fer d’ ATLANTA NORTHERN
- Chemin de fer de WARREN ET JAMESTOWN STREET (N. Y.)
- Chemin de fer de Ft. WAYNE et SPRINGF1ELD
- Chemin de fer de PHILADELPHIA, COATESVJLLE et LANCASTER
- Chemin de fer de SHEBOYGAN et ELKHART, LAKE
- Chemin de fer de LONG-ISLAND
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- Société Anonyme Westinghouse
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- CXXX VI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Septembre 1905
- des différences de potentiel de 5 à 20 volts entre l’arbre et les coussinets; ces différences de potentiel occasionnent des étincelles qui rongent le métal des coussinets.
- L’enroulement induit des turbo-dynamos à courant continu est placé dans des encoches ouvertes ou mi-fermées et maintenu par des cales métalliques de 5 à 8 mm. ou par des coins en fibre et des frettes en fil de bronze de 2 mm. Sur les connexions frontales des enroulements en tambour, on place des frettes en fil de bronze ou d’acier de 2 mm. ou en lames d’acier.
- La construction du collecteur exige des soins extrêmement minutieux ; il doit y avoir 2 ou 4 frettes en acier isolées des lames par une épaisseur de mica d’au moins 2 mm.
- Les vitesses périphériques atteintes par les collecteurs sont comprises entre 20 et 5o mètres par seconde. Il est rarement possible d’employer des balais en charbon et il faut, pour cela, que la vitesse périphérique soit inférieure à 26 mètres par seconde et la puissance inférieure à 100 kw. La General Electric C° a cependant construit une machine de 5oo kilowatts à 5oo volts, 1.800 tours par minute, avec balais en charbon. Les balais métalliques sont rapidement hors d’usage et doivent être remplacés souvent. Les porte-balais doivent être très soignés et donner un serrage très énergique.
- Les vitesses de rotation élevées conduisent à des tensions de réactance telles dans les bobines en court-circuit que la commutation est forcément mauvaise si l’on n’emploie pas de pôles ou d’enroulements auxiliaires. Les petites machines d’une puissance inférieure à 5o kilowatts peuvent seules être établies sans aucun artifice pour la commutation. D’une façon générale, il vaut mieux employer des pôles auxiliaires que des enroulements compensateurs répartis, pour simplifier la construction, mais cette seconde solution est plus complète et plus efficace que la première.
- Le graissage et le refroidissement des coussi-
- nets est une question importante dans la construction de turbo-générateurs. On graisse généralement avec de l’huile sous pression et on refroidit l’arbre et les coussinets par des circulations d’eau froide appropriées.
- B. L.
- Récupération d’énergie dans les mines de charbon possédant des fours à coke.
- Dans un article publié dans la revue Glückauj par M. Iffland, l’auteur indique que, au lieu d’employer plusieurs machines compound de 100 à 5oo chevaux consommant 8,5 kg. de vapeur par cheval-heure effectif, on peut, en concentrant toute la production de l’énergie mécanique dans une seule salle et en employant des machines de i.5oo chevaux, abaisser la consommation de vapeur à 5,6 kg. En évaluant à 20 % les pertes dans la transformation de l’énergie mécanique en énergie électrique et dans la distribution de celle-ci, il faut compter 7 kg. de vapeur par cheval-heure.
- L’auteur calcule que, dans une mine d’une certaine importance produisant par jour i.5oo tonnes, l’économie annuelle atteint 120.000 francs en comptant le charbon à 10 francs la tonne.
- Quand les mines possèdent des fours à coke, on peut employer fa chaleur des gaz à produire la vapeur dans les chaudières, ou on peut utiliser directement ces gaz dans des moteurs thermiques. En prenant 5,6 kg. de vapeur par cheval-heure comme consommation moyenne des turbines à vapeur de 1.600 kw. l’auteur établit que la quantité d’énergie que l’on peut recueillir dans une installation de 100 fours à coke de 6,25 tonnes s’élève à 2.790 chevaux, en ulilisant la chaleur perdue et i.o46 chevaux en utilisant la chaleur que contiennent les gaz. Si après avoir refroidi ainsi ces gaz, on les utilise dans des moteurs thermiques, on récupère encore 2.441 chevaux, soit au total 5.231 chevaux.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 23 Septembre 1905
- CXXXVII
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- C XXX VI II
- Supplément à L Éclairage Electrique du 23 Septembre 1905
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Sur lespertes dans lestransmissions électriques.
- L‘Electriccd World and Engineer indique les résultats d’un essai sur les pertes de puissance dans une transmission d’énergie. Cet essai est relatif à une installation de tramways électriques de la Nouvelle-Angleterre.
- Le générateur consistait en un alternateur de 3oo kw. entraîné par une machine à vapeur de 45o chevaux. Cet alternateur produisait des courants triphasés de fréquence 25 sous une tension de 38o volts que trois transformateurs de 90 kw. élevaient à i3.ooo volts pour transporter l’énergie à 20 kilomètres par une ligne composée de trois fils d’aluminium de 6,5 mm. de diamètre (33,6 mm2). A l’arrivée, la tension était abaissée à 38o volts dans une sous-station contenant trois transformateurs de 90 kilowatts, puis les courants triphasés étaient convertis en courant continu à 600 volts au moyen de commutatrices.
- Pour 3g5 kilowatts à la station génératrice, le courant continu recueilli à la sous-station était de 268 kilowatts, correspondant à 32,1 % de pertes ou 67,9 % de rendement. Les pertes entre les cylindres de la machine à vapeur et les barres omnibus de la station génératrice étaient de 12,9 % ; les pertes en ligne de 5,5 %, et les pertes dans la sous-station de 13,7? %. Les pertes les plus élevées sont les pertes dans les transformateurs et les commutatrices. Il semble qu’il y ait intérêt, dans le cas de voltages moyens, à ne pas employer de transformateurs élévateurs de tension et à produire directement la tension de transmission dans les alternateurs.
- IL IL
- Fusibles à basse tension.
- Dans une communication faite à Y Institution of Electrical Engineers, MM. A. Schwartz et IL N. James décrivent les résultats d’expériences effectuées
- sur le fonctionnement des différents types de fusibles placés dans différentes conditions.
- Quand le fil fusible est en aluminium, et a été soumis à une intensité de courant suffisante pour produire sa fusion mais non sa rupture, l’intensité de courant nécessaire ensuite pour que la fusion se produise est bien inférieure à l’intensité primitive. Gela tient à l’augmentation de résistance du métal.
- Les expériences faites avec des fils de cuivre étamé montrent que la loi reliant l’intensité i avec la
- N
- longueur l est représentée par la formule i = M -j- -j
- M et N étant des constantes qui dépendent du diamètre du fil. Ces fils s’oxydent rapidement quand Lintensité de courant, sans atteindre une valeur dangereuse, dépasse sa valeur normale. Ils exigent donc des fréquentes vérifications.
- L’arc que la fusion de fil peut amorcer est plus persistant avec des métaux à point de fusion bas qu’avec le cuivre. L’auteur conseille l’emploi de fusibles en cuivre électroîytique étamé et considère que les résultats obtenus avec ce métal sont bien supérieurs à ceux que présentent les autres métaux.
- IL R.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Les lignes télégraphiques en Afrique.
- Le 7.eitschrift fur Elektrotechnik publie une étude sur les moyens de communication du continent africain avec le commerce mondial et indique les premières lignes télégraphiques de pénétration.
- En premier lieu, il y a la grande ligne transafricaine du Gap au Caire ou Alexandrie, qui atteindra une longueur totale de 11.000 kilomètres et sera une des plus importantes lignes du monde au point de vue commercial. La plus grande partie de cette ligne est établie par la (( Transcontinental Telegraph G0 » : en 1898, le lac Niassa était déjà relié à Karouga (Rhodésie) par un tronçon de 34o km. Les travaux de prolongement de ce tronçon furent commencés en 1899 par l’Allemagne,
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 23 Septembre 1905
- CXXXIX
- pour effectuer la liaison avec le réseau égyptien et établir 3.ioo km. de lignes. Le tronçon de Léopoldville à Kwamouth a été terminé en 1899 : ce tronçon comprend la traversée d’un fleuve avec une portée de 800 mètres et des pylônes de 70 mè très de hauteur au-dessus du niveau de l’eau. Enfin nous avons indiqué dernièrement à quel point en étaient actuellement les travaux (Q.
- En ce qui concerne les communications télégraphiques dans le sud et le sud-ouest de l’Afrique, on a terminé dans les colonies anglaises deux lignes importantes reliant Bulywayo et Gwanda, Geelong et Bluyawo. Le réseau établi dans la Rhodésia a une longueur de 4-ooo km. avec 8.55o kilomètres de longueur de fil et 70 stations.
- La statistique relative à l’année 1903, donne les chiffres suivants. Le Gap avait 12.595 km. de lignes avec 48.492 km. de fils et 628 stations; la province d’Orange 2,552 km. de lignes avec 7.630 km. de fils et 89 stations; le Congo français 1.390 km. de lignes avec 1.716 km. de fils et i4 stations; le Dahomey et côte ouest 2.779 km. de lignes aveçr 2.867 km. de fils et 28 stations ; le Sénégal 2.196 km. de liâmes avec 3.o55 km. de fil et 35 stations ; Madagascar 5.278 km. de lignes avec 9.17.8 km. de fils et 5q stations; l’Egypte 4-429 km. de lignes avec 17.626 km. de fils et 286 stations; l’Algérie 11.935 km. de lignes avec 34.823 km. de fils et 58.1 stations ; la Tunisie 3.355 km. de lignes et 9.865 km. de fils et i3i stations.
- E. B.
- Câble télégraphique reliant la Suède et l’Islande.
- La Great Northern Telegraph C° a été chargée d’établir un câble entre la Suède et l’Islande. Ce câble doit partir de I’île de Faroë et atterrir sur la côte ouest de l’Islande au fjord Seydi ou au fjord Beydar, où il se reliera à une ligne aérienne allant à Reikjavik. Le câble doit être prêt à fonctionner en octobre 1906.
- E. B.
- ÉCLAIRAGE
- Sur les lampes électriques de mines.
- Dans un article publié par la Revue Industrielle, M. Delahaye donne quelques renseignements intéressants sur des cas d'inflammation provoquée dans des mines par les lampes à incandescence.
- Des cas se sont présentés et se présentent encore où il est bon de se méfier du dégagement de chaleur qui, avec- l’électricité comme avec tout autre agent, accompagne le phénomène lumineux. Des expériences faites par M. F. Ilolliday, à la mine
- (!) Voir Eclairage Electrique : ligne du Cap au Caire, tome XLII, 18 février 1905, p. LXXYII1.
- de houille de Littleburn, ont appris qu’une lampe à incandescence de 100 volts et de 16 bougies peut en trois minutes échauffer assez pour le faire fumer un tas de poussier de charbon dans lequel elle est introduite, ou peut, au bout de 25 minutes, faire flamber le tas de poussier de charbon sur lequel elle a été posée. D’autres essais plus récents de M. 11. Hall, inspecteur des houillères et mines métalliques, en Angleterre, ont prouvé qu’une lampe de 16 bougies, placée sur du poussier de charbon et en partie recouverte par lui, peut déterminer si rapidement une élévation de température à -j- 23o 0 C. que l’ampoule éclate en 4 minutes. Quand la chaleur a été portée à un certain point, il y a dans le charbon un commencement de combustion spontanée et la température continue à s’élever jusqu’à ce que le charbon prenne feu, même quand la lampe a été retirée depuis un certain temps. Un mineur peut donc poser sa lampe pendant quelques minutes et la reprendre tranquillement pour se remettre à l’ouvrage, sans se douter qu’il à fait tout ce qu’il faut pour que le feu prenne dans la mine. Une autre cause de danger, dans les mines grisouteuses, peut provenir de la rupture de l’ampoule et du contact du mélange explosif avec le filament encore incandescent : on en a eu dernièrement la preuve, d’après « The Times », dans une houillère de Charleroi, où 16 ouvriers ont été tués et 10 autres sérieusement blessés par une explosion de grisou, à la suite de l’éclatement d’une lampe à incandescence électrique.
- A. Bq.
- Nouvelle lampe électrique de sûreté.
- M. Tommasi a établi une nouvelle lampe électrique de sûreté, en vue d’obtenir une sécurité complète dans l’emploi des lampes électriques à incandescence et de rendre ce mode d’éclairage
- I-ampp éb’flrâpic de sûreté de ^^TommasL
- % ^
- pratique pour le service des mines grisouteuses, et en général de tous les milieux dangereux où une explosion est à redouter.
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- CXL
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Septembre 1905
- On sait, que sous ce rapport, les lampes à incandescence sont loin d'offrir une sécurité absolue. Lorsque l’ampoule est brisée accidentellement, le filament brûle par le contact de l’air et peut déterminer l’inflammation et l’explosion de certains mélanges détonnants.
- Pour écarter le danger, il fallait rendre impossible tout contact de l’atmosphère ambiante avec le filament incandescent. Comme on le voit sur la figure i, la lampe proprement dite, d’un système quelconque, est montée à l’intérieur d’un cylindre en verre fermé d’une part par le socle de l’appareil et d’autre part par un couvercle muni d’un petit robinet ; cette double fermeture est étanche.
- A l’intérieur du socle est placé un petit soufflet en caoutchouc qui, lorsqu'il n’est pas gonflé soulève un contact métallique fixé extérieurement à sa partie inférieure et interrompt le courant. Pour mettre la lampe en service, il suffit de gonfler le soufflet. A cet effet, on emmanche sur l’ajustage du robinet le tuyau d’une poire en caoutchouc au moyen de laquelle on injecte une certaine quantité d’air, puis on ferme le robinet et on enlève la poire en caoutchouc. Pour éteindre la lampe il suffit d’ouvrir le robinet.
- Il s’ensuit que si, pour une cause quelconque, le cylindre en verre vient à se briser (ce qui équivaut à l’ouverture du robinet) les deux contacts se séparent., le courant est rompu et la lampe s’éteint.
- Lorsque, au lieu du cylindre, c’est l’ampoule même de la lampe qui se brise, la détente est suffisante pour permettre au soufflet de se contracter, le circuit est rompu et l’extinction a lieu. Dans les deux cas, le filament demeure enfermé; soit dans l’ampoule, soit dans l’enveloppe protectrice.
- A. Bq.
- BREVETS
- MESURES
- RREVETS ALLEMANDS
- 15/|.853, 17 février igo4- — R. Arno. — Mode de montage des compteurs à courants alternatifs à champ tournant. — Pour compenser les erreurs provenant des résistances de frottement, on emploie deux bobines de compensation dont les flux s’ajoutent et qui sont placées en dérivation sur le réseau. L’une de ces bobines est en série avec la bobine de tension du compteur et l’autre est er. série avec une forte résistance inductive.
- i54.854, 10 mars igo4. — Hartmann et Braun.
- — Compteurs-moteurs pour courants électriques. — Pour équilibrer le couple, on emploie un ou plusieurs ressorts auxiliaires de faible coefficient de dilatation qui agissent sur la bobine mobile quand le couple total variable a une faible valeur.
- i55.o4o, icr novembre igo3. — Schuckert et C°.
- — Compteurs d’électricité enregistrant Vexcédent consommé au-delà d’une quantité donnée. —Le dispositif agissant dans un sens et le compteur agissant dans l’autre sens, commandent sur un différentiel dont l’action ne peut se produire que dans le sens du mouvement du compteur.
- i55.o4i, 7 novembre igo3. — Morck. — Dispositif pour éliminer Vinfluence variable de la bobine de courant des indications d'un récepteur à champ tournant. — La compensation est obtenue par un couple auxiliaire qui, exactement ou très approximativement, croît comme la puissance troisième du cmi-rant d’utilisation. Dans ce but, la bobine d’intensité agit avec une bobine indépendante sur un noyau de fer.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Septembre 1905
- CXLI
- BREVETS AUTRICHIENS
- 19.738, 10 octobre 1903. — Siemens et ITalske. — Compteur-moteur .à champs croisés. — Pour produire deux champs opposés variant dé polarité deux fois à chaque tour, les inventeurs emploient quatre bobines induites reliées entre elles et à un collecteur. Des balais tournant avec l’induit et frottant sur le collecteur sont reliés aux lamelles de telle façon que le courant de chaque enroulement passe d’abord par l’un, puis ensuite par le second des deux enroulements du groupe opposé.
- BREVET AMÉRICAIN
- 786.8a3. — F. Lux. — Compteur. — Se compose essentiellement d’une anode constituée par du mercure liquide, une cathode disposée dans le même plan et au-dessus de la surface de l'anode. Le dispositif est complété par un agitateur qui a pour but d’empêcher la formation de cristaux sur l’anode.
- BREVETS FRANÇAIS (')
- 35a.55o, 18 février 1905. — Armengaud Aîné. Compteurs pour courants continus et alternatifs.
- (l) Communiqué par M. Josse, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris.
- 352.566, 18 mars. — Eusch. — Champ dans les compteurs d'électricité.
- 351.570, 16 février 1905. — Cic Continentale
- POUR LA FABRICATION DES COMPTEURS A GAZ. ----- Comp-
- teur d’induction à décalage.
- 351.580, 17 février i9o5. — Allgemeine elek-tricitæts G. — Pivot pour l’extrémité supérieure de l’arbre de compteurs d’électricité à moteurs.
- 351.581, 17 février 1905. — Allgemeine elektbi-citæts G. — Disposition de balais pour compteurs d’électricité à moteur.
- 351.602, 20 février 1905. — Thomson-houston. — Perfectionnements aux instruments de mesure.
- 351.603, 20 février 1905. — Thomson-hous-
- ton. — Perfectionnements aux compteurs électriques à tarif multiple.
- 352.ioi, i5 février 1905. — Arcioni. — Amortisseur à air pour instruments de mesure électriques.
- DIVERS
- brevets autrichiens
- 19.905, 19 mars 1903. — Comité d’initiative pour
- LA FABRICATION DES PRODUITS DÉRIVÉS DE l’aZOTE. ------
- Installation électrique pour la- production de composés de l’azote au moyen de mélanges gazeux. — Chaque éclateur est relié à un condenseur et à une bobine
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS Juin-Septembre 1905
- saison Thermale
- LA BOURBOULE, LE MONT-DORE ROYAT, NERIS-LES-BAINS, EVAUX-LES-BAINS
- A l’occasion de la saison thermale de 1905, la Compagnie dut Chemin de fer d’Orléans a organisé un double service direct de jour et de nuit, qui fonctionne du 8 Juin au 20 Septembre inclus, par Vierzon, Montluçon et Eygurande, voie la plus direcle et trajet le plus rapide entre Paris et les stations thermales de La Bourboule et du Mont-Dore-
- Ces trains comprennent des voitures de toutes classes et, habituellement, des wagons à lits-toilette, dans chaque sens du parcours.
- La durée totale du trajet est de 9 heures environ, à l'aller et au retour.
- Prix des places de ou pour Paris (Trajet simple)
- PARIS-
- QUAI D’ORSAY
- lr,cl. 2e cl. 3’ cl
- La Bourboule.. 50 85 Le Mont-Dore .Psi 40
- Ito val
- fr c. fr. c.
- 34 30 34 70 56 45 38 10 25 65 27 05
- PARIS-
- PONT Sl-MICHEL
- PARIS-AUSTERLITZ
- 1'*cl. 2e cl. 3e 01.1"cl. 2° cl. 3e cl.
- fr. c. fr. c. fr. c. fr c .fr. c fr. c
- 22 35 50 60 22 60 51 20 24 8556 35
- 16 70;37 85
- 17 6539 85
- 34 15 34 55 38 05
- 25 55
- 26 90
- 22 2550 40 22 50|o0 95 24 8056
- 16 65:37 65
- 17 5539 65
- 34 34 40 37 80
- 25 40
- 26 75
- fr. c.
- 22 20 22 40 24 65
- 16 55
- 17 45
- Chainblet-]'iéris.|37 95 Evaux-les-Bains;40 10
- Aux trains express partant de Paris le matin et de Chamblet-Néris dans l’après-midi, il est affecté unevoiture. de lre classe pour les voyageurs de ou pour Néris-les-Bains, qui effectuent ainsi le trajet entre Paris et la gare de Chamblet-Néris, sans transbordement, en 5 h. 1/2 environ.
- On trouve des omnibus de correspondance à tous les trains, à la gare de ChambletrNéris pour Néris, et vice-versa.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- SAISON BALNÉAIRE ET THERMALE
- (De la veille des Rameaux au 31 octobre)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR A PRIX RÉDUITS
- Prix au départ de Paris
- (Non compris le timbre de quittance)
- DE PARIS aux
- STATIONS CI-DESSOUS
- Berck .........
- Boulogne (ville) .
- Calais (ville)..
- Conchy - le- Temple (Fort-Mahon)
- Dunkerque.......
- Etaples.........
- Eu..............
- Le Crotoy.......
- Le Tréport-Mer . Paris-Plage.....
- Verton (PI. Yerliraont St-Valery-s-Som Serqueui i Forges-l-Eaiu Wiinille-Wiiuereui ...,
- BILLETS DE SAISON DE FAMILLE Valables pendant 33 jours
- PRIX
- Pour 3 personnes
- PRIX pour cliaq. pers. en plus
- ire classe 2» classe 3^ asse classe ^2^ classe casse
- fr. c- fr. C- fr. C. fr. c. fr. c. fr. C.
- 149 40 101 40 66 30 25 60 17 45 11 45
- 170 70 115 20 75 » 28 45 19 20 12 50
- 198 30 133 80 87 30 33 05 22 30 14 55
- 140 40 94 80 61 80 23 40 15 80 10 30
- 20 4 90 138 30 90 30 34 45 23 05 15 05
- 152 40 102 90 67 20 25 40 17 15 il 20
- 120 90 8. 60 53 10 20 15 13 60 8 85
- f 31 25 89 10 58 20 22 60 15 40 10 10
- 123 » 83 10 54 » 20 50 13 85 9 »
- 156 » 105 90 70 20 26 60 18 15 12 20
- 145 20 98 10 63 90 24 20 16 35 10 65
- 131 10 88 50 57 60 21 85 14 75 9 60
- 98 70 66 60 43 50 16 45 11 10 7 25
- 174 60 117 90 76 80 29 10 19 65 12 80
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- CXLÎt
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Septembre 120o
- de self-induction : les circuits ainsi formés sont réunis en groupes qui, chacun, aboutissent à une grosse bobine de self-induction. Les conducteurs à haute tension aboutissent d’une part à la seconde borne de cette bobine, d’autre part aux bornes des éclateurs du groupe. Il se produit ainsi dans les différents circuits des décharges oscillantes de haute fréquence qui favorisent la formation de composés azotés.
- BREVETS AMÉRICAINS
- 785.366. — R. Maciilett. — Electrode à vide. — Appartient à la catégorie d’électrodes à vide employées en thérapeutie pour le traitement par les courants à haute tension. Sa forme est calculée pour présenter une surface de contact extérieure faite pour s’adapter exactement à la partie du corps qui doit recevoir le courant. Cette électrode est en outre munie d’isolateurs mobiles qui permettent d’éviter le passage du courant dans les parties du corps avoisinant celle en traitement.
- 785.879. — A.-F. Rietzee. — Machine électrique à souder. — Une série de commutateurs 'est connectée à un appareil de mise en marche et à un interrupteur .: les appareils sont disposés de façon à ce que le dernier ne soit fermé que lorsque le premier a été ramené à une position qui 1
- correspond à l’interruption du circuit de l’appareil à souder.
- BREVETS FRANÇAIS (1)
- 352.3o5, 11 mars iqo5. — Scherschewsky. —-Pulvérisation électri(iue de corps bons conducteurs.
- 352.556, 3 mars 1906. — Thorésen et Tharald-Sen. — Déviation des décharges électriques et décomposition des gaz.
- 352.525, 20 mars 1906. — Disbett. — Séchage de Visolement hygroscopique des conducteurs électriques.
- 35i.378, g février iqo5. — Bremant. — Appareil électrique pour chauffer instantanément les liquides alimentaires.
- 35i.449, 11 février igo5. — Tue Shoenberg Electric appliance C°. — Appareil de chauffage électrique d’un liquide.
- 35i.628, 20 février 1906. — Boswortii. — Fourneau électrique pour la cuisson des pièces de prothèse dentaire et autres usages.
- 352.i8i, 8 mars 1906. — Société Parvillée. — Porphyi ite : matière isolante électrique.
- (’) Communiqué par ÀJ. Jo^sc, i7, Boulevard do la Madeleine, Paris.
- CHEMINS Dit FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureauxdc ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
- 1* EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Ponlorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Bdlets d’aller et retour valables 7 jours 4r* classe, 47 fr. 70 ; 2mo classe, 35 fr. 75 S1®" classe, 26 fr. 10
- 2* EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d’aller et retour valables 5 jours lr,> classe, 32 fr. ; 2mc classe, 23 fr. S1116 classe 16 fr. 50
- 3° VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute l’année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lr* classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscolf, Brest, Quinper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 °/„ sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30. dans les bibliotkèques des. gares de ta Compagnie.
- CHEMIN DE FED P A RIS - L Y O N - M E DIT E H H A N E E
- BILLETS M VACANCES A PIUX REDUITS POUR FAMILLE
- La Compagnie omet du P1' juillet au iô septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de ire, 2' et 3e cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au 1" novembre.— Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billots (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3' personne, la moitié de ce prix pour la 4” et chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont tenus de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes ;
- a) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- b) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut être délivré, à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelte le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ et le lieu de destination sur le billet collectif.
- Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours d’au moins 600 km. aller et retour, paiera pour ce parcours :
- i’* cl. a* cl. 3" cl.
- Les deux premières...... i34 fr. 4o 90 fr. 80 69 fr. 20
- La troisième................ 33 » 60 22 » 70 i4 » 80
- La quatrième (1)........... itt » 80 11 » 33 7 » 4°
- Timbre.
- Soit, pour les 4 personnes
- composant la famille.... 184 fr. 90
- 184 fr. 80 124 fr. 85 81 fr. 4°
- o » 10 o » ro
- ;a4 fr. 95
- (t}Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personn n sus paierait également 16 fr. 80 en ire cl., 11 fr, >1 en 2» cl. et 7 fr. 40 en 39 ce
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Septembre 1905
- CELUI
- AVIS
- ADJUDICATIONS PROCHAINES
- Allemagne. — Unna1 (Westphalie), administration communale, établissement d’un tramway électrique.
- Ueberruhr, direction du Zecke Ileinricli, établissement à’installation électrique (45,ooo marks).
- Aix-la-Chapelle, administration communale, travaux d’extension de Y éclairage électrique des rues (33.000 marks), et installation de Véclairage électrique au Gymnasium Kaiser Karl (9.00c» marks).
- Auma (Thuringe) établissement d’une station centrale.
- Reinerz^ administration communale, établissement d’installations centrales d’éclairage.
- Melsungen, administration communale, établissement d’une station centrale.
- Lutzen, administration communale, établissement d’une usine d électricité.
- Mainburg (Bavière), administration communale,
- établissement d’installation centrale d’éclairage et d’énergie (82.000 marks).
- Angleterre. — Jusqu’au 23 octobre, au clair-man du conseil municipal, à Mussoorie, fourniture et érection d’une installation pour Y éclair uge électrique et le service des eaux : tuyaux d’acier, moteurs hydrauliques, alternateurs avec excitateurs, transformateurs, moteurs à induction, pompes, isolateurs, lampes à arc, téléphone, etc..
- Autriche-Hongrie. — Felclkirch administration communale, établissement à’installations électriques. (3.000.000 de couronnes).
- Fteichenberg (Bohême). — Administration communale, établissement d’une usine cl’électricité pour éclairage et énergie, (i.ôoo.ooo couronnes).
- Kapfenberg (Steiermark). — Administration communale, établissement d’une station cl’électricité. (3oo.ooo couronnes).
- Roumanie. — Turnu-Sevcrin, adjudication le 20 octobre de Y éclairage électrique de la ville.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a ta Rédaction.
- Ensayo sobre una teoria de la distribucion de la corriente continua. — (Théorie de la distribution du courant continu) par A. Guevara. —Ingénieur E. G. P , professeur d’électricité industrielle à l 'Ecole d’ingénieurs de Limaj(Pérou). J. Mesinas, Editeur, Lima.
- Dans cette petite brochure (2b pages), l’auteur établit d’une façon simple la loi d’Ohm et les différentes lois qui régissent le passage du courant continu dans des conducteurs métalliques.
- B. 1\.
- Handbuch der Physik de Winkelmann. — (Manuel de physique). — Quatrième volume. Deuxième partie. — Electricité et magnétisme tome I ; ouvrage grand in-8°r 101 4 pages et 282 figures. Johann Ambro-sres Barth, Editeur, Leipzig. Prix broché: 32 marks, cartonné : 34 marks.
- Cet excellent ouvrage, établi par M. Winkelmann avec le concours de MM. Abegg, Auerbach, Bemporad, Braun, Brodhun, Gantor, Czapski, des Goudres, Drude, Duden, Eppenstein, Exner, Feussaer, Gordien, Graetz, Jiigcr, Ivayser, Luther, Martens, Pookels, Pulfrich, Bohr, Schüttauf, Stark, Staubel et Waitz, a rencontré un accueil si favorable auprès du public que la première édition a été rapidement épuisée et qu’il a fallu faire une seconde édition. Celle-ci a été complète-
- ment remaniée, et mise à jour. La rédaction de chaque chapitre a été confiée à un savant spécialement connu par ses travaux personnels sur la question.
- La division de l’ouvrage total, qui donne une idée exacte de l’état actuel de la physique, est la suivante :
- ier volume : Physique générale.
- 2e volume : Acoustique.
- 3e volume : Chaleur.
- 4e et 5e volumes: Electricité et magnétisme.
- 6e volume: Optique.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE TglRfin
- L’ACCUMULATEUR 1 UUUK
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 îr. Siège Social : 81, rue Saint-Lazare, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, }, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, nie Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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- CXL1V
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Septembre 1905
- Le volume IV (Electricité et magnétisme) de la seconde édition paraît le premier : il contient les chapitres suivants.
- Electrostatique, par L. Graetz. — Principes généraux ; théorie de l’électricité statique et loi de Coulomb ; répartition de l’électricité dans les conducteurs ; travail et énergie dans le champ électrique; théorie des appareils électriques accumulant l’électricité; condensateurs; décharge de l’électricité.
- Machines électrostatiques et appareils analogues par L. Graetz.
- Electroscope et électromètre. Mesures électrostatiques par L. Graetz. — Balance de Coulomb ; électromètre de Hankel ; électroscope d’Exner ; électromètre à quadrants de Lord Kelvin ; électromètre à plaques; électromètres absolus de Thomson et de Bichat et Blondlot. Mesures du potentiel; mesures de capacité.
- Propriétés des diélectriques par L. Graetz. •— Propriétés diélectriques des corps et lois fondamentales ; causes des phénomènes diélectriques; théorie de Faraday et de Maxwell ; relation entre la constante diélectrique et les longueurs d’onde (dispersion électrique) ; méthodes pour déterminer les constantes diélectriques des corps solides, des cristaux, des liquides et des gaz ; déplacement de l’électricité dans les diélectriques ; hystérésis diélectrique ; électrostriction; double réfraction dans les champs.
- Eléments galvaniques par àuerbach. — Historique et généralités ; éléments galvaniques ; méthodes d’expérience ; éléments étalons..
- Courants électriques par Auerbach. — Lois générales; courants linéaires, courants superficiels:
- Mesure des courants par Auerbach. — Boussole des tangentes ; galvanomètres ; électrodynamomètres ; balances de courant ; appareils oscillants ; voltmètres.
- Appareils et méthodes pour la mesure des résistances et des conductibilités par L. Graetz. — Appareils auxiliaires ; méthodes pour la comparaison des résistances et la détermination de la conductibilité.
- Conductibilité électrique des corps métalliques par L. Graetz. — Conductibilité des métaux purs ; conductibilité des alliages et amalgames ; relations entre la conductibilité électrique et la conductibilité calorifique ; substances conductrices ; conductibilité de cristaux métalliques.
- Conductibilité électrique des électrolytes. — par Luther. — Relation entre la conductibilité et la concentration ; théories d’Arrhénius et d’Ostwald ; influence de la température sur la conductibilité ; influence des corps étrangers ; influence de la pression ; conductibilité des sels solides et fondus.
- L’Electricité dans les gaz par J. Stark. — Ionisation par température, par chocs ioniques, par la lumière ultraviolette, par les rayons Rôntgen, par les rayons Becquerel, par les phénomènes chimiques ; électrisation par la température, par la lumière, par une force mécanique; courant électrique, effluves, arc, décharge spontanée ; migration des ions et constantes ioniques, loi d’Ohm dans les gaz, conductibilité, nombre et charge des ions, séparation des ions; rayons cathodiques; rapport entre la charge, la masse et la vitesse ; dispersion des rayons cathodiques ; rayons-canal ; forces agissant sur les ions ; actions thermiques, optiques et chimiques.
- Radioactivité par J. Stark. — Emission radioactive ; chimie des éléments radioactifs.
- Lé électricité atmosphérique par Gerdien. — Le champ électrique dans l’atmosphère ; conductibilité électrique de l’atmosphère ; courants électriques dans l’atmosphère.
- Thermoélectricité par Braun. — Généralités ; théorie des phénomènes ; données numériques.
- Echauffement du au passage du courant électrique par M. Cantor.
- Pyro et piézo-élcctricité par F. Pockels.
- Théorie des éléments galvaniques par Cantor. — Théorie thermo-dynamique ; différentes combinaisons à un ou deux éléments. Théorie ' cinétique.
- Electricité de contact par P. Duden.
- Electrolyte et migration des ions par R. Luther. — généralités ; loi de Faraday ; chiffres d’Hittorf.
- Electrolyse par .R. Luther. . ; .
- Endosmose électrique par L. Graetz.
- l^olarisation galvanique par M. Cantor. — Généralités ; méthodes de mesure; résultats d’expérience.
- Accumulateurs par M. Cantor.
- Nous souhaitons que. la seconde édition de. cette publication, dont l’intérêt est si considérable, remporte auprès dû public technique le succès qu’elle mérite amplement.
- R. V.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
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- CATALOGUES BVRZ^tSTCO — TÉL!É PÜOÏSTEÎ! 571-04
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- Tome XLIV.
- Samedi 30 Septembre 1905.
- 18' Année. —
- 39.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r __
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- SARRAT (F.) — Sur Y économie dans les conducteurs électriques.........................481
- REYVAL (J.). — Exposition de Liege. — Appareils exposés par la Compagnie pour la fabrication des compteurs.......................................................................... 492
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Générateurs à double champ pour courants alternatifs, par Ziehl. . 5oo
- Contribution à la théorie du moteur Winter-Eichberg, par Fleischmann. •........................ 5oa
- Traction. — L’électrification des chemins de fer, par Mac Clelland.................................. 5o5
- Emploi de machines-tampon dans le service de traction, par Rasch............................... 5o5
- Locomotives électriques doubles, par Zeiinder-Spoury........................................... 5o5
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — Production d’oscillations électriques continues, par Poulsen............................................................................ 5o6
- Transmetteur système Heinicke...............".................................................. 5o6
- Notes sur quelques expériences de télégraphie sans fil, par Evans.............................. 507
- Eléments Galvaniques et Accumulateurs. — Brevets nouveaux concernant les accumulateurs au
- plomb, par Hobel ; Gardiner ; Tietz ; Leitner ; Pfluger Accumulatoren Werke ; Ricks ; Wehrlin ; 1
- ; Porter. . . ............. . . . . . . .................. . . . . . . .... . . ...... 607
- TABLES DU TOME XLIII (SUPPLÉMENT COMPRIS)
- Table méthodique des matières. . . .* .......................................5og
- Table des noms d’auteurs .... .............................................. . 5i6
- NOTES ET NOUVELLES >
- Les installations hydro-électriques, de la haute Italie...................................cxlv
- Bibliographie................................................................................. i. ;cli
- =—TTéoLRL'KOM ô5,rve Lâtàv^nZ
- Ïdrc^ Vélégyaphique,OERLIK°M JJf
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-
- CXLV1
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 30 Septembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Les installations hydro-électriques de la haute Italie (').
- L’hydrologie de la Haute Italie est presqu’entiô-rement représentée par l’hydrologie du Pô, son fleuve principal, qui reçoit des Alpes et des Apennins une série d’affluents parallèles coupant transversalement la plaine piémontaise, lombarde et vénitienne.
- Tous ces cours d’eau n’ont pas la même valeur au point de vue hydro-électrique ; quand il s’agit de l’utilisation de l’énergie hydraulique, deux éléments sont à considérer : un fort débit et une différence assez grande de niveaux sur un parcours relativement court. Le Pô, malgré son fort débit, ne se prête guère à la production de forces importantes, car son cours est trop lent. D’autre part, les torrents qui descendent des sommets des Apennins et jouissent d’une chute élevée manquent d’eau pendant de longs mois d’été. Au contraire les cours d’eau qui descendent des Alpes, surtout ceux qui sont alimentés par les lacs, sont dans des conditions très favorables. Les lacs alpestres sont, en effet, à un niveau beaucoup plus élevé que la plaine. Le lac Majeur, par exemple, se trouve à 14.2 m. et le lac de Gôme à 161 m. au-dessus des points-de confluence de leurs émissaires avec le Pô. Les fleuves présentent donc un réservoir naturel, en amont d’une chute importante qui se développe dans un parcours d’une centaine de kilomètres.
- On sait les raisons économiques (2) qui ont
- (!) D’api-ès la communication de M. G. Setnenza a la société des Ingénieurs civils,
- (2) Voir l’Eclairage Electrique, tonie XXXMII, page XL. 23 janvier 1904. L’Italie manque presque complètement de
- poussé l’industrie italienne à l’emploi des forces naturelles : l’Etat l’a beaucoup aidée dans cette voie en faisant voter une loi qui oblige les propriétaires d’un terrain découvert à laisser les conducteurs électriques les traverser, et en déterminant la procédure à suivre pour s’accorder sur les indemnités à payer.
- L’Italie a montré beaucoup d’initiative, dans les entreprises électriques.
- Au mois de juin 1883, deux ans à peine après l’Exposition de Paris, où les appareils d’Edison avaient paru pour la première fois, la Societa Edison inaugura à Milan la station Sainte-Rade-gonde pour la distribution de l’éclairage, station qu’on peut considérer comme la première entreprise vraiment industrielle tentée en Europe, car la petite station de Ilolborn Viaduct, de Londres, ne pouvait guère passer que pour une installation expérimentale.
- Deux ans après l’Exposition de Turin, où Gaulard et Gibbs avaient montré pour la première fois en action les transformateurs à courant alternatif, on construisait à Rome, en 1886, la centrale de Cerclii, avec distribution souterraine monophasée à 2.000 volts. 11 est intéressant de rappeler qu’une application avait été faite en i885, à Tivoli, près de Rome, avec les appareils mêmes de Gaulard et Gibbs, pour l’éclairage des rues de cette ville.
- Les installations de Milan et Rome étaient à vapeur, mais on n’attendit pas longtemps pour se lancer dans les installations hydro-électriques.
- La première installation hydro-électrique impor-
- cliarbou : Tandis qu’elle en consomme aujourd'hui plus de 6.000.000 de tonnes par an, elle n’en produit guère jdus de 300.000 tonnes et doit exporter annuellement 150.000.000 de francs en numéraire pour combler ce déficit.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 30 Septembre 1905
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- CXL VIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 30 Septembre 1905
- tante est probablement celle de la Socielà Degli Aquedotti de Ferrari Galbera, à Gênes, installation en série par excellence, car elle se composait de trois stations en cascade, c’est-à-dire employant successivement trois chutes du même cours d’eau, et dont les génératrices à courant continu étaient couplées en série suivant le système Thury. La première de ces stations a commencé à fonctionner au mois de mars 1889.
- La tentative suivante (première installation électrique de Tivoli, à Rome, faite en 1893 sur une distance de a5 km. avec courant monophasé à 5.opo volts) fut effectuée au contraire avec courants alternatifs, système Ganz.
- Mais ce ne fut que trois ans plus tard que le mouvement commença à s’accentuer.
- La société Edison, de Milan, en 1896, se décida à transmettre i4-.ooo chevaux de Paderno à Milan, soit à une distance de 36 km., en employant des courants triphasés à i5.ooo volts. C’est du succès de cette entreprise que date l’ère des grandes installations.
- On peut diviser en six groupes les grandes installations actuelles :
- i° Le groupe des centrales desservant Turin :
- 20 Les centrales de Paderno, Zogno et Vigevano, desservant Milan, Monza et la Brianza ;
- 3° Les intallations de Yizzola et de Turbigo, desservant Gallarate, Busto Legnano.
- 4° L’installation du Gellina, desservant Venise ;
- 5° L’installation de Morbegno, pour le chemin de fer de la Yalteline ;
- 6° Les installations de Gênes.
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- Les installations qui desservent la ville de Turin et plusieurs petites villes du Piémont, sont caractérisées par la pluralité des stations génératrices.
- N’ayant pas, dans le voisinage de la ville, une force hydraulique assez puissante pour répondre aux besoins d’une ville de cette importance, on a imaginé de créer diverses installations et de les réunir sur un seul réseau. Quatre de ces cen-
- trales sont sur la Stura : à Funghera (3.000 ch.), à Rusia (i.5oo ch.), à Ciampernotto (i.5oo ch.), et à Pian Soletti (i.5oo ch.) ; une est sur la Chiu-sella (i.5oo ch;), et une'à Bussoleno (1.800 ch.), sur la Dora Riparia.
- L’irrégularité du débit de ces cours d’eau ne permet pas à ces centrales de disposer pendant toute l’année des puissances indiquées. Aucune de ces rivières n’étant pourvue de réservoirs, elles subissent toutes les contre-coups des phénomènes météorologiques de la région.
- Les installations exécutées par la Società Alta Italia di Elettricità se ressemblent dans leur plan d’exécution. Les barrages, les canaux, les conduites sous pression ne présentent rien de remarquable. Les lignes ont été établies avec assez de soin. A l’exemple de la ligne de Paderno, elles ont été en grande partie posées sur supports métalliques, avec des portées qui atteignent parfois 80 m. Q).
- Le développement de chacune des lignes de ces
- installations est :
- Pour la ligne de la Stura . . ... 48,2 km.
- — — Dora...............53,o —
- — — Biella.............90,0 —
- Les grandes variations de débit des différentes rivières, qui fournissent l’énergie à ces installations, ont obligé la Società Alta Italia à installer à Turin une forte réserve et les événements l’ont ainsi conduite à réaliser celles des dispositions que la pratique et les calculs ont indiquée depuis comme la plus économique (1 2). Toutes les centrales
- (1) Depuis un an, la Società Alta Italia a porté la tension de. ses lignes à 25.000 volts ; le résultat de cette augmentation a été très satisfaisant.
- (2) En général, tout cours d’eau possède un régime variable, et, l'on peut dresser une courbe de son débit en fonction des jours de l’année. Supposons, par exemple, que pour tel lleuve on puisse compter sur 10 m3 de débit pour toute l’an-, née, mais que d autre part, 15 m3 soient assurés pendant 300 jours, et 20 m3 pendant 150 jours. Avec de telles données, ont aurait autrefois calculé l’installation sur 10 m3.
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 30 Septembre 1905
- marchent parfaitement en parallèle avec la station de réserve de Turin malgré la longueur de certaines lignes. Ce fait est d’autant plus intéressant, que, dans d’autres installations, on n’a pas pu le réaliser, même avec des lignes plus courtes ; cela tient probablement aux caractéristiques des machines.
- La puissance des premières centrales ne suffisant déjà plus aux besoins, la Compagnie a acheté l’énergie disponible de la nouvelle Società clellc Forze del Moncenisio. L’installation de cette Compagnie présente des caractéristiques fort intéressantes : celle-ci s’est assuré la concession d’une chute de 858 m. sur la Lenischia, rivière qui peut donner d’une manière constante i,4 m3. Cette chute s’utilisera en deux fractions successives : la partie inférieure est achevée (^), la supérieure est en construction.
- *
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- L’énergie électrique du Paderno n’est employée que depuis 1898 à l’éclairage de Milan. Au point de vue hydraulique, l’installation de Paderno est une des plus heureuses de la région. Un peu en aval du pont en fer qui la franchit, l’Adda s’abaisse d’une quarantaine de mètres sur un parcours de
- plus économicpie de faire une installation plus grande, cpiitte à couvrir les déficits de l’eau au moyen d’une installation génératrice thermique ? En effet, une installation hydraulique de 12.000 ch. ne coûte pas beaucoup plus qu’une de 10.000 ch. tandis que les recettes qu’on peut en attendre sont directement en raison de sa puissance. En revanche, une installation à vapeur n’est pas très coûteuse à établir, et, si elle ne doit fonctionner que deux ou trois mois par an, la dépense de charbon n’est pas bien grande.
- Nous nous trouvons donc en présence d'un problème à minimum ; si nous augmentons la puissance totale de l’ins-lallation, le prix de revient annuel du kw. produit, diminuera jusqu’à un minimum, au delà duquel' il augmentera. Il convient, par conséquent, de déterminer pour chaque cas particulier, les conditions les plus avantageuses.
- Lorsqu’on ne peut pas compter sur une grande constance dans les débits, il faut recourir à un système mixte ; c’est, en effet, le système que l’on voit appliquer tour à tour dans toutes les grandes installations.
- (') Pour la description de cette usine, voir Y Eclairage Electrique, tome XXXVI, 26 septembre 1903, page CXLVI,
- 3 km. où elle épuise sa force vive dans des rapides. Un canal de navigation à sept écluses servait depuis quatre siècles aux barques de transport pour franchir cette partie de la rivière où la navigation était impossible.
- Les ouvrages existants ont été utilisés pour la prise du nouveau canal construit pour un débit de 62 m3. Ce canal, partie en tranchée et partie en tunnel, a une longueur de 2,8 km. et aboutit à un point où la vallée s’élargit assez pour recevoir sans difficultés le bâtiment de la centrale et les ouvrages accessoires.
- D
- La station comprend sept unités de i.5oo kw tournant à 180 tours; la chute est d’environ 3o m.
- Certains détails de cette installation appellent l’attention : le déversoir semble de loin un escalier de géants sur lequel l’eau se précipite de marche en marche, mais, en réalité, toute l’eau ne se déverse pas à l’extérieur ; des passages intérieurs ont été ménagés afin que l’eau qui s’en échappe vienne heurter celle qui se déverse à l’extérieur et que chacun de ces deux courants fasse l’office d’amortisseur, annulant la force vive de l’une par celle de l’autre.
- Le bâtiment est fort simple. Les turbines sont du côté de la décharge de l’eau, de manière qu’une simple paroi étanche garantisse les alternateurs et les conducteurs électriques contre tout épanchement intempestif.
- La ligne de Paderno marque l’origine d’une révolution dans les lignes de transmission, révolution qui consiste dans l’emploi des supports métalliques, avec grandes portées.
- La proposition d’employer des supports métalliques souleva alors de nombreuses objections ; l’isolement ne semblait pas suffisamment assuré, on craignait qu’en touchant seulement les supports on ne reçut des secousses, on se préoccupait même de l’augmentation de self-induction que tout ce fer, placé entre ces fils, devait causer. Aucun des inconvénients redoutés ne s’est, produit
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- Supplément à VEclairage Électrique du 30 Septembre 1905
- eu
- et cette ligne a obtenu un véritable succès, tant au point de vue technique qu’au point de vue économique, car les frais de son entretien sont négligeables.
- La puissance de la station de Paderno, d’abord destinée à Milan, fut plus tard employée par la Socicta Monzese di Etettricità pour Monza, ville très industrielle située à i4 km. de Milan; quelques centaines de kilowatts furent également concédés à une société locale de la Brianza. Mais cette puissance fut bientôt absorbée si complètement qu’on dut porter la station subsidiaire de Milan d’abord à ^.ooo, puis à 10.000 kw : il devenait donc nécessaire de trouver de nouvelles sources d’énergie. La Société Conli per Impreso Eleltriche les procura en y destinant son installation du Brembo.
- Le Brembo, rivière qui a sa source dans les Préalpes, près Saint-Pellegrino, fut barré par une digue d’où l’eau captée est conduite au bassin de charge par un canal ouvert. De là, les conduites sous pression descendent à la station génératrice où sont alignés quatre groupes générateurs de 2.000 kw., tournant à 315 tours.
- Cette installation, mise en marche le i5 octobre 1904, est intéressante à un double point de vue, d’abord parce qu’elle représente un des types les plus modernes, ensuite parce que la Société Conti a voulu en faire une œuvre nationale et que le matériel, l’étude et l’exécution en ont été exclusivement demandées à des Italiens.
- Parmi les choses notables de cette station, il faut rappeler le tableau construit sur le principe du système cellulaire, c’est-à-dire où chaque appareil dangereux est situé dans une cellule en maçonnerie ou en ciment armé, de manière qu’un contact accidentel se trouve localisé et ne puisse endommager les appareils voisins : de même les barres collectrices sont efficacement séparées par des cloisons et les court-circuits de tableau, toujours si dangereux, sont rendus impossibles.
- Le support des lignes se compose de deux fers à U parallèles reliés par des croix de Saint-André.
- C’est en apparence un support trop léger, auquel semble faire défaut la stabilité ; mais il offre des avantages au point de vue mécanique. Dans les conditions normales, une ligne peut subir des efforts transversaux dus au vent dans sa partie droite et des efforts longitudinaux lorsqu’il y a des fils rompus. Contre les efforts transversaux, ce support est très résistant, car sa base est très large, 2 m. environ. Contre les efforts longitudinaux, produits par la rupture de quelques fils ou même de tous les fils de la ligne, le poteau est très élastique ; il peut fléchir de 4o cm. à son sommet sans dépasser sa limite d’élasticité. 11 se courbe donc et, aussitôt, la tension diminue. Le deuxième support, qui était en équilibre, sc trouve sollicité à son tour; il se courbe aussi d’un angle moindre que le premier et ainsi de suite. Ce fait se traduit par un calcul au moyen duquel on peut établir les dimensions du support. On a donc ainsi un support élastique, dans lequel la flexibilité même devient un élément de sécurité. II va sans dire que ce type de support ne peut s’employer que dans le cas de lignes à tracé régulier et avec des portées uniformes, comme par exemple dans la traversée des plaines. Ce support, qui a pris le nom d'élastique, a permis de réduire d’une manière sensible le coût des lignes : le support du Brembo ne revient qu’à 120 francs.
- La ligne de Brembo-Monza possède ce type de support dans sa partie en plaine ; la partie en montagne offre, d’ailleurs, elle aussi, des détails très intéressants. La vallée du Brembo est fort étroite et ses affluents la coupent fréquemment, de manière que son profil se présente sous l’aspect d’un grand zigzag. Pour suivre ce profil avec des supports placés de 60 à 60 m. il aurait fallu constamment monter et descendre, et le calcul a montré que plusieurs de ces supports auraient été sollicités de bas en haut. On s’est contenté de placer des supports sur les points culminants. De cette manière, on est arrivé à des portées de 100, i5o, 200 et même 280 mètres, sans que le succès technique ait été compromis.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Transactions of the International Electrical Congress, St-Louis, 1904, publiées par les soins du professeur Kennelly, secrétaire général du congrès, et de M. Weaver, trésorier, directeur de « l'Electrical World ». Trois volumes de 2.844 pages et 826 figures.
- Cette collection comprend le texte des 15t.) mémoires présentés au congrès de Saint-Louis, congrès qui, malgré la valeur inégale des mémoires présentés, comptera dans les annales de l’électro-technique.
- Le nombre des membres inscrits au congrès a été considérable: à côté des 1.624 membres appartenant aux Etats-Unis et au Canada, la France était représentée par 4b membres; l’Angleterre, 136 ; le Mexique et l’Amérique Centrale, 12; l’Amérique du Sud, 7; l’Italie, 66 ; l’Allemagne, 27 ; l’Autriche et la Hongrie, 24 ; la Suède, 1 1 ; la Hollande, 8 ; la Suisse, 7 ; les autres nations européennes, 8 ; le Japon, 39 ; les autres nations d’Asie, 10; l’Afrique, 4; l’Australie, 11. En outre quatorze nations avaient souscrit, ce qui porte le nombre des congressistes à 2.229.
- Les représentants officiels de la France, étaient MM. Poincaré, Ferrie, Paul Janet, Guillebot de Nerville et Dennery, ceux de la <( Société Internationale des Electriciens » MM. J.-A, Beiî-gonié et Marius Latour.
- La division adoptée pour les travaux du congrès était la suivante :
- Théories et généralités; section A, mathématique et expérimentale.
- Applications : section B, applications générales ; section C, électrochimie ; section D, transmission de la puissance électrique ; section E, éclairage électrique et distribution ; section F, traction ;
- section G, télégraphie et téléphonie ; section H, électrothérapeutique.
- Le premier volume des transactions contient les rapports de la commission d’organisation, présidée par M. Er.mu Thomson, les comptes rendus des séances générales et de la chambre des délégués, et le texte in-extenso des mémoires présentés aux sections A et B :
- Section A : l’équivalent mécanique de la chaleur mesuré par des procédés électriques, par le professeur Hoxvard T. Barne ; étude théorique de la vitesse de transmission des courants alternatifs dans les câbles sous-marins, du Dr Iven-nelly ; théorie de l’ionisation par choc, du professeur Tovynsexd ; le spectre des gaz à haut température, par J. Trovvbridge.
- Sur les systèmes d’unités électriques, par le professeur Ascoli, complétés par un appendice du professeur Giorgi : propositions concernant les unités électriques et physiques; la valeur absolue de la f. é. m. des éléments Clark et Weston, par les professeurs Carhart et Patterson ; les prétendues unités électriques internationales, du Dr Frank A. Wolif ; ces communications sur les unités de mesures furent suivies d’une longue et intéressante discussion.
- L’arc électrique, par le professeur G. D. Child (1), la mesure absolue de l’inductance, par Edward B. Rosa et Fr.-W. Grover ; la relation entre la masse et le poids du radium du professeur J.-J. Thomson ; le fonctionnement du colié-reur par le Dr Guthe (analyse Tome XLII,
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XLUI, 3 juin 1905, page 346, et tome XL1Y, 26 août 1905,. p. 306.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 30 Septembre 1905
- CLIII
- ii février 1905, page 236) ; progrès récents dans l’analyse du champ magnétique permanent de la terre, par le Dp L.-A. Ba'xer ; sur la charge électrique solaire, par le professeur Ahrhénius ; produits de transformation du radium, par le professeur Rutherford (1); sur la théorie de Lorentz (2), par le professeur A.-G. Wesbter ; la conduction électrique dans les métaux en partant de la théorie électronique, par le professeur Drude; étalons électriques, par le Dp W. Jaeger ; sur la magnéto striction, par le professeur H. Nagaoka (Tokio); sur les étalons secondaires de la lumière, par M. J. Viole; noyaux de condensation, par C.-T.-R. Wilson; à propos de la radioactivité naturelle de l’atmosphère et de la terre, par Elster et Geitel ; la conductibilité électrique des gaz, par le professeur Pehcival Lewis; sur la radioactivité des huiles minérales et des gaz naturels, par le professeur.. J.-C. Mac Lennan ; sur l’électrostriction, par le professeur L.-T11. More; sur les longueurs d’ondes comprises entre l’onde calorifique la plus longue et l’onde électrique la plus courte, par le
- (L Voir Eclairage Electrique, tonie XLIII, lor juillet 1905, page 498.
- (2) Voir Eclairage Electrique tome XLIV, 1er et 29 juillet et 5 août 1905, pages 77, 121 et 161 ; tomes XLIII, 12 mai 1905, page 224.
- professeur E.-F. Nichols (analysé dans Y Eclairage Electrique, tome XLIII, i5 avril 1906, page 79) ; effet magnétique des charges en mouvement, par le D1' H. Pender. La section A était présidée par le professeur F.-L. Nichols, sous la présidence honoraire du Dr Arrhénius ; vice-président, le professeur W. Lasii Miller ; secrétaire, le professeur Howard T. Baiines.
- Section B : pertes par hystérésis et courants de Foucault dans le fer, par MM. Mordey et Hansard (') ; les phénomènes de viscosité magnétique dans les aciers doux industriels et leur influence sur les méthodes de mesure, par L. Jouaust (analysé dans Y Eclairage Electrique, tome XLII, 18 février 1905, page 27) ; installation d’un laboratoire d’essais commerciaux par le Dr Clayton H. Scharp ; redresseurs électro-lytiques, recherches expérimentales, par Alb. Nodon (analysé dans X Eclairage Electrique, tome XLIII, 29 avril 1906, page 15^); l’essai des alternateurs, par B.-A. Behrend ; sur la prédétermination d’électro-aimants à noyaux mobiles, par le professeur S.-P. Thomson ; de l’influence de la forme des ondes sur les indications des
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai 1903, page 267.
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- La Compagnie émet du 1" juillet au i5 septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de ir', 2' et 3e cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au 1" novembre. — Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3' personne, la moitié de ce prix pour la 4' et chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont tenus de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes :
- à) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- b) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut être délivré, à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ et le lieu de destination sur le billet collectif.
- Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours d’au moins Goo km. aller et retour, paiera pour ce parcours :
- 1re cl. 2* cl. 3” cl.
- Les deux premières...... i34 fr. 4o 90 fr. 80
- La troisième................ 33 » 60 22 » 70
- La quatrième (1)............ 16 » 80 1 r » 35
- i84 fr. 80 124 fr. 85
- Timbre........ o n 10 o » 10
- Soit, pour les 4 personnes
- composant la famille. ... 184 fr. 90 124 fr- 9$
- 59 fr. 20 i4 » 80 7 » 4o 81 fr. 4o o d 10
- 8r fr. 5o
- (1) Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personn
- en sus paierait également ; 16 fr. 80 en ire cl., 11 fr. 35 en 2‘ cl. et 7 fr.40 en 3«ce
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 30 Septembre 1905
- compteurs intégrateurs d’induction par E.-B. Rosa, M.-G. Lloyd et C.-E. Reid ; spécification des isolements à haute tension, par le professeur IIarius J. Ryan (Eclairage Electrique, tome XLIII, i5 avril 1905, page XVI) ; emploi des moteurs électriques daps les ateliers, par Ch. Day ; moteurs monophasés pour traction par Fr. Eiciirerg (VEclairage Electrique, tome XLIII, i5 avril 1905, page XIV); sur l’essai des alternateurs par M. André Blondel; réaction d’induit, du même auteur; les variations cinétiques de la f. é. m. dans les générateurs dynamo-électriques et leur influence sur la marche en parallèle, par M. Paul Bouciierüt; influence de l’hystérésis sur la marche des alternateurs en parallèle, alternateurs-volant accouplés en parallèle, du même auteur; réactance de dispersion dans les moteurs à induction par le professeur C.-A. Adams; la régulation des alternateurs par David B. Ruscu-more : récents progrès dans les alternateurs com-pound avec auto-excitation par courants alternatifs, par Alex. Heyland (*); sur une méthode de constructions de moteurs d’induction par II.-M'. IIobart (Eclairage Electrique tome XLII, 18 mars 1906, page 436.) la commutation dans les machines à courants continu et alternatif par Arnold et La Cour. La section B était présidée par le D1' Steinmetz, sous la présidence honoraire du professeur G. Grassi; vice-président, M. W. Dlddell; secrétaire, le professeur Samuel Sheldon.
- Le tome II des transactions contient les mémoires soumis aux sections C, I) et E.
- Section C : relation avec l’électrochimie de l’hypothèse des atomes compressibles, par le professeur Th.-W. Richards; procédé électrique d’extraction de l’azote de l’air, par Siegfried Enstrôm {Eclairage
- (*) Voir Eclairage Electrique, t. XLIY, 9 sept. 1905, page 366.
- Electrique, tome XLI, 3 décembre 1904, page 399); la chimie de la galvanoplastie, par le professeur Wilder D. Bancroft ; la pile au charbon, par F. Haber et L. Bruner, (Eclairage Electrique, tome XLI, 3 décembre 1904, page 398); les séries électrochimiques des métaux, par le professeur
- L. Kahlenijerg ; le voltamètre au plomb, par Anson G. Betts et Ed.-F. Kern; le chlore en métallurgie, par James S. Winburne ; aluminothermie, par IL Goldschmidt ; voltamètre à argent, par Gutiie ; étude sur les matières employées dans les éléments étalons et leur préparation, par Hulett et Cahhart (Eclairage Electrique, tome XLIII, 6 mai 1906, page 200); l’électrométallurgie du fer et de l’acier, par P. IIéroult; l’état actuel de l’accumulateur Edison, par Ivennely et Wiiiting; la conduction électrolytique, par J. W. Richards; électrolyse et catalyse, parle professeur W. Ostwald. LasectionC était présidée par le professeur Henry S. Cahhart, sous la présidence honoraire du professeur Ostwald ; vice-président, M. Alf. Dennery ; secrétaires,
- M. M. Carl Hehing et S.S. Sadtler .
- Section D : Installations de transmission électrique en Suisse, par Enrico Bignami ; Transmission d’énergie électrique, par C.-F. Scott ; sur les transformateurs à haute tension dans la transmission d’énergie à longue distance, par J.-S. Peck ; notes sur des expériences avec transformateurs pour haut voltage, par le professeur Harold B. Smith ; calcul de la transmission à longue distance, par le professeur F.-G. Baum ; l’établissement et la construction des lignes à haute tension en Amérique, par A.-C. Perrine (Eclairage Electrique, tome XLIII i5 avril 1905, page XVIII) ; distances explosives correspondant à différents voltages, par II.-W. Fischer; l’emploi de l’aluminium comme conducteur électrique, par H.-W. Buck;
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 30 Septembre 1905
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- conducteurs pour longues portées, par F.-O. ; Blackwell (Eclairage Electrique, tome XLIII, j i5 avril 1905, page 77); les isolateurs à haute tension, par Y.-G. Converse ; la construction et l’isolement des lignes de transmission à haute tension, par H. Gerry ; de quelques difficultés dans la transmission à haute tension et des moyens de les atténuer, par J.-F. Kelly et A.-G. Bunker ; premiers travaux de la « Tellurine Power G0 », par P.-N. Nunn ; système de transmission de Bay-Gounties, par L.-M. Hancock 5 expériences pratiques sur la marche en parallèle de plusieurs centrales, par H.-F. IIaywaud ; Distance maxima à laquelle une transmission de force et encore admissible au point de vue économique, par Ralpii D.
- M ershon (Eclairage Electrique, tome XLIII, 6 mai 1905, page LV).
- La section D était présidée par M. Chas. F. Scott, sous la présidence honoraire de MM. Paul Janet et Maffezixi ; vice-président, M. E. Jona ; secrétaire, le D1' Louis Bell.
- Section E : Perfectionnements récents dans les compteurs electrolytiques, (') par A. Wiught; tarL fication de l’énergie électrique, par Etienne de Fodor ; protection et contrôle des grands réseaux à haute tension par courants alternatifs, par G. N. Eastman ; commutatriccs et moteurs générateurs, par W. L. Eclin ; système d’éclairage des trains en Prusse, par G. Rodenrourg ; substances isolantes pour câbles à haute tension, par E. Jona.
- (Eclairage Electrique, tome XLIII, i5 avril i 905, p. 76) ; les réseaux de distribution considérés au point de vue de la théorie et de la pratique, par Pu. Torchio ; les réseaux de distribution à courant continu des villes américaines, par Alex. Dou ; la supériorité du courant alternatif pour l’alimentation des grandes villes, par Gottaold Stern ; les canalisations souterraines, par L.-A. Fercuson ; la répartition du voltage et du courant dans les réseaux de distribution fermés, par Cl. Feldmann et S. Herzog. (.Eclairage Electrique, tome XLIII, i5 avril iqo5, page XVI) ; les arcs électriques par le D1' Steinmetz ; charbons imprégnés pour lampes à arc, par A. Blondel ; unification des machines Dynamos Electriques et des appareils, par le col. Crompton ; observations stroboscopiques sur les arcs à courant alternatif, par L. Lomraiîdi et G. Melazzo. {Eclairage Electrique, tome XLII, 4 février 1906, page 191); étalons de lumière, par le professeur Niciiols ; sur les batteries-tampon, par C. Gœttling, les lampes Nernst, par W. L. R. Emmet. (Eclairage Electrique, tome XLIII, 15 avril 1904, page XIV); les turbines à vapeur, par A. Ilateau ; essai de
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XLIII. 8 avril 1905, p. IX.
- ; turbine à vapeur, par F. IIodgkinson ; classifica-j tion des compteurs électriques, par G. D. IIaskins. (.Eclairage Electrique, tome XLIII, i5 avril 1906, page XXI) ; l’emploi des compteurs en Amérique, par G.-R. Green ; système pour produire des oscillations électriques continues, par V. Poulsen. {Eclairage Electrique, tomeXLlV, 3o septembre iqoÔ, page 5oG) ; notes sur les compagnies qui distribuent la force motrice dans le Lancashire et le Yoi'kshire, par II. F. Parshall. (Eclairage Electrique, tome XLIII, 8 avril 1904, page VI). La section E. était présidée par M. Inq.-W. Lier, sous la présidence honoraire de M. Miguel Otamendi ; vice-président, M. Gano S. Dunn : secrétaire, M. G. Faccioli.
- Le dernier volumes des transactions est consacré aux mémoires présentés dans les sections G.-G. et IL
- Section F: l’électrification des chemins de fer anglais, par Pu. Dawson ; les • batteries-tampons dans le service des chemins de fer électriques, par J.-B. Eut/; quelques installations récentes de traction à courants polyphasés et monophasé, par B. J. Arnold. [Eclairage Electrique, tome XLIII, 8 avril 1906, p. VIII); les moteurs à courant alternatif, par Steinmetz. (Eclairage Electrique, tome XLII, 11 mars 1906, page 3g5) ; les moteurs monophasés, par Max Déri ; machines à courant alternatif à collecteurs Gramme, par Marius Latour ; théorie et méthode de fonctionnement des moteurs à répulsion, par S.-O. Bragstad ; théorie du moteur à répulsion compensé, par E. Danielson. (Eclairage Electrique, tome 'XLIII, 10 juin 1906, page 3gi); problèmes ‘de transmission et de distribution particuliers au système de traction monophasé, par P.-M, Lincoln ; traction par éourants continu ou alternatif, par le professeur Nietham-mer (tome XLIII, 8 avril 1906, page 35); l’électrification des lignes de chemin de fer, par B.-J. Arnold : ces différentes communications ont donné lieu à une discussion d’ensemble. Le monorail, par E.-B. Behii ; emploi de machines-tampon dans
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 30 Septembre 1905
- CL VI
- les services de traction et mode de réglage le plus approprié par le professeur Rasch (YEclairage Electrique^ tome: XLIV, 3o septembre 19065 page 5o5); l’histoire et le développement des chemins de fer électriques, par F.-J. Sprague; notes sur l’équipement électrique des lignes de Wilkesbarre et Hazjeton, par L.-B. Stilwell. Freinage des trains à grande vitesse, par R.-A. Parke (sur ces trois dernières communications, voir Y Eclairage Electrique, tome XLIII 8 avril 1905, pages VII et VIII). La section F était présidée par le Dr Louis Duncan, sous la présidence honoraire de M. G. van Swaay ; vice-président, M. Marius Latour ; secrétaire M. Armstrong.
- Section G la télégraphie et la téléphonie au Japon, par M. Saitaro Oi ; télégraphie et téléphonie simultanées, par J. IIollos • essai des lignes téléphoniques à haute fréquence, par Kennelly. (.Eclairage Electrique, tome XLII, 8 février 1906, page 277) ; sur un nouveau danger pour l’enveloppe du plomb des câbles téléphoniques aériens, par J. Hesketh ; l’emploi du télégraphe, du téléphone et des câbles au point de vue stratégique, par le colonel Reber (sur ces deux communications, voir Eclairage Electrique, tome XLIII, i5 avril, 1905, page XXI) ; la télégraphie rapide, par P.-B. Delany ; les télégraphes imprimeurs, par L.-M. Potts. (Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai, 1905, page 279); le télégraphe harmonique, par F. Loin. (Eclairage Electrique, tome XLII, 4 mars, 1905, page 354) ] la question du téléphone dans les grandes villes, par Dommerqué ; les systèmes modernes de télégraphes imprimeurs à grande vitesse par J.-G. Barclay (voir Potts) ; sur la mise en communication téléphonique, par B. Miller • la télégraphie sans fil en Italie, par le marquis Solari ; la théorie de la télégraphie sans fil, par J. Stone ; les récepteurs électrolytiques, par le Dr Lee De Forest. (Eclairage Electrique, tome XLIII, 6 mai 1905, page 199) ; l’état de la télégraphie sans fil, par A. Fleming. (Eclairage Electrique, tome XLIII, i5 avril iqoô, page 79) •
- fonctionnement des lignes téléphoniques en pratique, par, H.-V. Rayes ; théorie du développement des bureaux téléphoniques, par G. de la Touanne ; Electrotysc des conducteurs souterrains, par G.-F. Sever ; particularités économiques de la construction des téléphones modernes, par L.-W. Stenton ; particularités du système double à batterie centrale de Dunbar, par le professeur J.-C. Kedsey.
- La section G, présidée par M. Francis W. Joues, sous la présidence honoraire de MM. J, Hesketh et E.-H. IIarrison, avait pour vice-présidents MM. Ferrie et Schieldg, pour secrétaire. M. Ban-
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- Section H. Consacrée à la thérapeutie cette section, présidée par le D1 W.-J. Morton, sous la présidence honoraire de M. Bergonié ; vice-président, M. G. de Nerirlec, secrétaire, M. W.-J. Jenks contient peu de communications qui rentrent dans le cadre de nos travaux : ouverte par une étude sur les principes de la thérapeutie du du Dr Hall, elle donné lieu à différentes études sur l’emploi médical de la haute fréquence, de l’électricité statique et des rayons X de MM. ScHATSGY, GrUBBIî, BeNEDIKT, NeISWAUGER, SiNOW, O’ Farrill, Herdman, Boggs, Dickson, Morton, Skinner, Kellog, J. Rivière, Carl Beck, Massey, Burdick, Bergonié, et à une étude sur la purification électrique de l’eau potable du professeur Langley : le tome I'II des transactions se termine par la liste des membres du congrès.
- En résumé, les trois volumes des transactions du Congrès de Saint-Louis, contiennent, comme les comptes rendus du Congrès de 1900, une grande quantité de documents tout à fait intéressants, et permettent de se faire une idée exacte sur l’état de nos connaissances dans les différentes branches de l’électrotechnique.
- Ajoutons, en terminant, que l’édition de ces volumes est faite avec un soin et un luxe qui font grand honneur à MM. Kennely et Weaver.
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