L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- PROFESSEUR AU COLLEGE DE FRANCE,
- MEMBRE DE L'iNSTITUT.
- G. U PPM AN N
- PROFESSEUR A LA SORBONNE,
- MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- f A. POTIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE DES MINES, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. BLONDEL
- INGENIEUR DES PONTS ET CHAUSSEES, PROFESSEUR A L*ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES.
- D. MONNIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES.
- Eric GERARD
- DIRECTEUR DE L’iNSTITUT ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE,
- H. POINCARÉ
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. WITZ
- INGENIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES, PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE LILLE.
- TOME XLV
- 4me TEIMESTRE 1905
- ADMINISTRATION ET RÉDACTION
- 40, RUE DES ÉCOLES, 4û
- PARIS Ve
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- Samedi 7 Octobre 1905..
- 12° Année. — N° 40
- Tome XLV.
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, -tfl. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences d*" Lille.
- DE L’ÉCONOMIE DANS LES CONDUCTEURS ÉLECTRIQUES (fin) t1)
- IV. - CONDUCTEUR LE PLUS ÉCONOMIQUE POUR UNE CHUTE OHMIQUE TOTALE DONNEE
- Soit à trouver le conducteur le plus économique de tous ceux qui permettent de transporter un courant quelconque I = f(x) (fig. 1), avec une chute de tension donnée V au terminus de la ligne.
- Il s’agit de rendre minimum l’expression :
- .0
- na S
- Vppt
- S
- dn
- en tenant compte de la condition imposée :
- /
- L
- 0
- I pdn_
- ~S"
- Ce minimum aura lieu en même temps que celui de l’expression
- ('9)
- noS T- g- (I'2ppt
- (20)
- I1) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 30 septembre 1905, page 481.
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 40.
- où > est un coefficient indéterminé, c’est-à-dire pour :
- . y S2 = — (12ppt + ;.l p) (21)
- na
- expression qui détermine, d’une façon générale, la valeur de la section au droit de chaque point, si l’on connaît 1.
- Détermination du coefficient ^ dans le cas particulier où I = ix
- (i désignant la valeur constante du débit linéaire le long du conducteur). On a dans ce cas 1
- V na na.x
- et, en portant dans (19) cette dernière valeur de S,
- A*L dx
- JlL
- V nap
- nap napi x
- Posons pour simplifier
- pt A ^
- nap napi
- Il faut intégrer la différentielle binôme :
- dx
- = (a-\-bx~l) *dx.
- Effectuons à cet effet le changement de variable
- y = (a-pbx-')* .
- Nous avons, en différenciant :
- (22)
- (23)
- 04)
- (25)
- dy —-----(aX-bx U 2 dx,
- et comme
- b2
- ( J2—«)2 ‘
- (a -J- bx~1) 2 dx
- — 2 bdy
- O'2 — a)2
- ce qui ramène à l’intégration d’une fonction rationnelle.
- La fraction ^ 2_jg^2 peut se décomposer de la façon suivante :
- 1 ___ ____________1_____________
- (j2 — «)2 (7 — si «)2 (j + >/ «)2
- 4a [(j — fa)2
- 1
- (y + v/«)2
- V« VJ — \a j + vV
- (26)
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- 7 Octobre 1905,
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 7
- La fonction primitive générale de ^pa donc pour valeur :
- “ i [(t " fa'r'+ Lr + v'“r '+7 S~T7i]+c
- ou bien
- hr-
- [_2a(j2 __ a
- -LLogîl^ | + C
- — a) t\al J+V/a.
- J
- Multipliant cette expression par (— 2b), nous trouvons ainsi pour l’intégrale indéfinie de la différentielle (26) :
- r* h
- — <ibdy _ by b y — s/a
- T Lo&
- G
- (27)
- (j2 —O2 a(y2 _ a) 2a2 y -f- y a
- et, après remplacement de la variable y par sa valeur (a -)- bx~')‘2 >'•
- \Ja + ï-ra
- f(a + b*rl) 2 dx = £ \Ja + J + Log
- s]a + - +
- La constante C doit être évidemment prise égale à zéro pour la fonction intégrale qui représente la valeur de la chute ohmique le long du conducteur.
- On arrive ainsi à l’égalité :
- \A + j; — >/“
- f (a-\-bx~l) * dx = 7;\A+t + ALog—1= Jo aV L ^
- (28)
- + L+^e
- qui devient, après multiplication des deux membres par
- . / - b b \A
- + ÜL“ 1
- Vyd
- \A
- Mais, d’après (24) :
- b _ J_ a
- et
- aL
- r 1 L
- V'« = T = ÂT /°3o m)
- (28')
- (V0 désignant la chute économique correspondant à l’application de la règle de Thomson). L’équation (28') ci-dessus peut donc s’écrire :
- iptL 2ipth
- ^ T iptL
- V 1 +WÛ--------------
- ou bien encore, en posant
- N/1*!
- (28")
- K = -
- iptL
- et
- IptL
- _V _ Vn“
- ~b
- \ i -(- KA -J-------Log
- k;t • V i + k; —
- (28'”)
- vd + K/
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- T. XLV. — N° 40.
- Pour résoudre cette équation logarithmique, nous effectuerons un changement
- Lie en posant ______
- V == \! I -}- K/
- Nous aurons :
- Lof
- V — 1
- r + i
- 2 (m — c) m — i m —|— i
- — i r — i v i
- de varia-
- (29)
- (3o>
- ou
- Log — i ) — t, _ p = Log (t’-j- Q— ; p (3o)
- - On voit ainsi qu’un moyen relativement simple de trouver la solution de l’équation consistera : *
- A
- V A tracer la fonction y = Logx — — pour A = »i — i et A — m -j- i ;
- 2° A effectuer une translation d’une unité sur ces deux courbes, parallèlement à l’axe des x, l’une, ?/(„_,), dans le sens primitif, l’autre, 3/(m_j_,), dans le sens négatif.
- L’abscisse du point d’intersection P ainsi obtenu (fig. 3) représentera la valeur de v cherché, d’où l’on déduira, d’après (29) la valeur de L
- On pourra, dans un bureau d’études, dresser une table des valeurs de v correspondant à différentes valeurs de m échelonnées entre 0 et 1 et se ménager de la sorte la possibilité d’utiliser la méthode de calcul que je viens d’indiquer, avec la même facilité que l'on applique la règle économique de Lord Kelvin.
- Remarque. — Si l’on se donne pour Y la valeur de la chute économique Y0 déduite de la règle de Lord Kelvin, on doit avoir ,d’après (21), dans ce cas limite : 1=0.
- Il est intéressant d’examiner à titre de contrôle des précédents calculs, si l’équation (28') :
- v/'
- i
- i -f
- À
- ipth
- v_
- est vérifiée pour Y= Y0, >• tendant vers zéro.
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- 7 Octobre 1905.
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- A cet effet, posons :
- tend vers zéro.
- Il suffit de vérifier que
- ipth U ’
- X _ G +«
- V„
- -L°g
- V i -)- u — i
- V i + « + I
- n
- tend vers zéro en même temps que u. Cette expression s’écrit :
- u
- (v i + « + 02_
- - j Log M» — Log (v I + M -f 0*i 2 ' !
- (3i)
- Or, on sait que uu tend vers l’unité quand u tend vers zéro ; il en est de même de (v’i —|— u —i)2". Le second membre de cette égalité a ainsi pour limite zéro. Donc, quand \
- tend vers zéro, rr tend vers l’unité vo
- F. Saurat.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- ( IR O rFE EUECT ROGENE
- GAREES. — ATELIERS
- DE CHARLEROI
- La Société Anonyme des Ateliers Carels frères et la Société Anonyme des Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi exposent en commun un groupe électrogène de 400 kilowatts. Ce groupe, commandé par l’Etat belge, assure le service régulier de l’Exposition et fournit du courant continu sous une tension de 440-480 volts en tournant à une vitesse de rotation de 110 tours par minute.
- Machine a vapeur. — La machine à vapeur horizontale, construite par les Ateliers Carels, est du type Sulzer à soupapes : elle est compound et comporte deux cylindres placés en tandem. La figure 1 en donne une coupe longitudinale. La vitesse de rotation est de 115 tours par minute et la puissance normale de 650 chevaux avec de la vapeur à 10 kilogr. et avec une détente de 13 fois le volume primitif: la machine marche à condensation.
- Le grand cylindre repose sur le bâti fixé sur un massif de maçonnerie: ce bâti est alésé pour recevoir le cylindre qui est boulonné sur lui. Le petit cylindre est réuni au grand par une entretoise en deux pièces permettant un facile démontage des couvercles intérieurs des cylindres : il n’est pas boulonné au bâti et peut se dilater librement.
- Chacun des cylindres est constitué par une enveloppe de vapeur et un cylindre de fonte dure présentant une résistance de 26 kgr. par mm2 à la traction et de 115 kgr. par inm2 à la compression. Le diamètre du cylindre à haute pression est de 575 mm. et celui du cylindre à basse pression de 900 mm. La distance d’axe en axe des deux cylindres est de 3.030 millimètres.
- Les pistons, du type suédois, sont munis de garnitures métalliques. Leur course coin-
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- mune est de 950 mm. La tige a un diamètre de 120 mm. et est supportée en son milieu par un guide mobile.
- La glissière dans laquelle se déplace la crosse a un diamètre de 740 mm : cette crosse porte des patins très larges et a une grande stabilité.
- Le tourillon de la crosse attaque une bielle de 2.600 mm. de longueur : la disposition des têtes de bielle permet un démontage rapide et un réglage facile des coussinets.
- L’axe de l’arbre qui entraine la manivelle est placé à 4.820 mm. de l’axe du grand cylindre. Cet arbre a 3.750 mm. de longueur d’axe en axe des paliers et porte un volant en fonte en deux pièces de 4.500 millimètres de diamètre pesant 16.000 kgr., ainsi que l’induit de la dynamo de 400 kilowatts. Le diamètre de l’arbre au clavetage du volant et de l’induit est de 4.500 mm. de diamètre ; son diamètre au palier est de 310 mm. et, au contre-palier, de 300 mm. La longueur du coussinet du palier est de 600 mm. et celle du coussinet du contre-palier est de 775 mm. Les coussinets sont garnis de métal anti-friction.
- Le graissage des paliers est assuré par une circulation d’huile : le graissage des cylin-
- Fig. 1. — Moteur à vapeur Carels de 650 chevaux.
- dres est effectué par de l’huile sous pression fournie par une pompe double. Les autres parties de la machine sont graissées par des graisseurs à débit visible.
- La distribution de la vapeur est faite au moyen de quatre soupapes pour chaque cylindre. Celles-ci sont à double siège avec surfaces coniques largement dimensionnées. Ces soupapes sont entièrement équilibrées et n’exigent qu’un faible effort pour leur manœuvre; leur ouverture et leur fermeture sont effectuées sans choc et sans frottement. Ces soupapes Sulzer sont d’un type trop connu maintenant pour qu’il soit nécessaire de s’y arrêter plus longtemps : elles sont commandées par des excentriques calés sur un arbre horizontal parallèle aux cylindres.
- Le régulateur à force centrifuge, du système Porter, agit sur l’admission au petit cylindre. Le déclic s'effectue au levier même des soupapes d’admission de ce cylindre, ce qui réduit l’inertie des pièces en mouvement : par le jeu de ce déclic, l’admission peut varier entre 0 et 75 % de la course.
- Le régulateur est commandé par engrenages et possède un contrepoids mobile, réglable
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- 7 Octobre 1905.
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- au moyen d’une vis de rappel commandée, au besoin, par un petit moteur électrique. Ce contrepoids permet de faire subir à la vitesse de rotation de la machine des variations de 5 à 10 %. La sensibilité du régulateur est telle que, lors du passage brusque de la pleine charge à la marche à vide, il suffit de 10 secondes pour que l’écart de vitesse résultant ait été ramené à 3 % . Un dispositif de sécurité, adjoint au régulateur, prévient tout emballement et arrêterait la machine au cas où les engrenages du régulateur se seraient brisés.
- La distribution au grand cylindre pëut être variée à la main dans certaines limites. L’avance à l’échappement et la compréssion sont également réglables à la main.
- Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques principales de la machine.
- Type de machine...........................................
- Longueur totale...........................................
- Diamètre du petit cylindre............................ ...
- Diamètre du grand cylindre................................
- Distance d’axe en axe des cylindres.......................
- Course commune............................................
- Puissance (vapeur saturée à io kg. : marche à condensation)
- Vitesse de rotation.......................................
- Système de distribution...................................
- Système de réglage........................................
- Système de graissage des cylindres........................
- Diamètre du volant de la machine..........................
- Poids du volant...........................................
- Diamètre de l’induit de la dynamo.........................
- Poids de l’induit....................................... ,
- Diamètre de l’arbre au clavetage..........................
- Longueur de l’arbre.. ....................................
- machine horizontale compound tandem à vitesse accélérée.
- 11. ioo mm.
- 5^5 mm. qoo mm.
- 3.o3o mm.
- 960 mm.
- 65o chevaux.
- 110.
- par soupapes équilibrées à levée et chute rapides, type Sulzer. admission au petit cylindre variable suivant la position du régulateur, sous pression.
- 4.5oo mm.
- 16 tonnes.
- 2.000 mm.
- 11.000 kg.
- 45o mm.
- 3.750 mm.
- La machine fonctionne à condensation : la pompe à air est placée en sous-sol à 2.650 mm. en contre-bas de l’axe du moteur à vapeur et est commandée par une bielle de 2.600 mm. de longueur et un levier coudé de renvoi. Le corps de la pompe a un diamètre de 420 mm. : la course est de 350 mm. La tige a 70 mm. de diamètre. Le graissage est assuré par des graisseurs indépendants.
- Les essais effectués à plusieurs reprises sur des machines compound de ce type installées depuis un certain nombre d’années et assurant des services divers ont permis de constater une consommation de vapeur saturée comprise entre 5,77 et 5,329 kgr. par et cheval indiqué et par heure, pour des puissances comprises entre 252 et 1.250 chevaux. Les machines du même modèle, fonctionnant avec de la vapeur saturée (température de la vapeur, 300° en moyenne) ont présenté des consommations comprises entre 4 kg. 950 et 4 kg. 400 par cheval-heure indiqué pour des puissances comprises entre 270 et 1.000 chevaux Enfin, un essai fait en avril 1905 sur une machine fournie en 1899, et qui n’avait subi depuis ce temps aucune retouche aux soupapes, a permis de constater que la consommation de vapeur, par cheval indiqué et par heure, 1Tavait aucunement augmenté depuis l’essai d’installation.
- dynamo. — La dynamo shunt, accouplée à la machine à vapeur Carels et construite par les Ateliers de Gharleroi, a une puissance de 400 kilowatts et produit une différence de potentiel de 480 volts en tournant à la vitesse de rotation de 110 tours par minute. L’in-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — No 40.
- tensité du courant, à charge normale, atteint 835 ampères. La machine peut supporter, sans échauffement appréciable et sans étincelles aux balais, une surcharge de 25 % pendant deux heures ; à charge normale, l’élévation de température au-dessus de l’ambiante est inférieure à 40°. Les dimensions d’encombrement de la machine sont les suivantes : hauteur maxima au-dessus du sol 2.325 mm. ; largeur maxima 4.250 mm. ; longueur axiale (dynamo seule sans les paliers) 1.730 mm. La figure 2 donne une vue de cette génératrice.
- La carcasse ronde est en fonte et a un diamètre extérieur de 3.450 mm. Elle est en deux pièces assemblées suivant un plan horizontal ; la moitié inférieure porte deux pattes venues de fonderie qui s’appuient sur des cales. Quatre vis de réglage permettent de régler l’entrefer dans le sens vertical, et quatre autres vis dans le sens horizontal. La section utile de la carcasse est de 1.750 centimètres carrés ; le poids total est de 20.000 kilogr.
- La carcasse porte 10 pôles inducteurs de forme cylindrique en fer forgé. Les pôles
- Fig. 2. — Dynamo do 400 kilowatts des Ateliers de (Jharleroi.
- sont pris dans la carcasse au moment de la coulée : leur fixation est ainsi assurée d’une façon parfaite grâce à des cannelures que portent leurs bases (coupe longitudinale, fig. 3). Les pôles ont un diamètre de 420 mm. et, par conséquent, une section de 1.385 centimètres carrés.
- Les épanouissements polaires sont feuilletés et sont constitués par des tôles de 0,5 mm. d’épaisseur assemblées et serrées par des rivets. Ces épanouissements, qui ont un développement (arc polaire) de 470 mm. et une longueur axiale de 430 mm., sont fixés aux no vaux polaires par des vis à tête fraisée. Les joints entre les noyaux et les épanouissements sont tournés, de façon à ce qu’il n’y ait aucune solution de continuité.
- Chaque pôle porte une bobine inductrice enroulée sur une carcasse en zinc et constituée par 1.050 tours de fil rond guipé de 37/10 nu (40/10 isolé). Les dix bobines inductrices sont reliées en tension. Le courant d’excitation à pleine charge est de 16 ampères
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- sous 480 volts; le poids du cuivre placé sur l’inducteur s’élève à 1.650 kilogr. et le poids total des 10 bobines à 2.300 kilogr.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 2.017 mm.
- La valeur simple de l’entrefer est de 8,5 mm. L'induit est formé d’une lanterne en fonte clavetée sur l’arbre et supportant des disques en tôle de 0,5 mm. d’épaisseur isolés au papier. Le diamètre extérieur de ces disques est de 2.000 mm. et le diamètre intérieur est de 1.400 mm.
- Les cinq paquets de tôles ménagent entre eux quatre canaux de ventilation de 12 mm. La longueur axiale de l’induit est de 450 mm., ce qui donne, pour la longueur de fer et papier seuls, une longueur de 402 mm.
- L’induit porte à sa périphérie 240 encoches ouvertes rectangulaires contenant l’enroulement en tambour-parallèle. Chaque encoche a 13 mm. de largeur et 44 mm. de hau-
- Fig. 3. — Vue en bout et coupe de la dynamo de 400 kilowatts.
- teur ; sa partie supérieure est taillée en queue d’aronde et porte une cale en bois destinée à maintenir les conducteurs induits. Ceux-ci sont en cuivre méplat de 2,4 mm. d’épaisseur et 15 mm. de hauteur à angles arrondis; ils sont isolés au moyen de rubans. La densité du courant au régime de 875 ampères est de 2,45 ampères par mm2.
- Chaque encoche contient 6 conducteurs placés dans des caniveaux en micanite. Les extrémités des bobines, à l’extérieur de l’induit, s’appuient sur des cales isolantes maintenues par des prolongements des deux plaques qui serrent les tôles induites. Les bobines sont maintenues contre l’action de la force centrifuge par les cales en bois engagées dans les coulisses à queue d’aronde des encoches et par des frettes en fil d’acier placées, deux de chaque côté, sur les extrémités des enroulements. La vitesse périphérique de l’induit est de il rnètres 30 par seconde.
- Le collecteur est formé par des lames en cuivre dur étiré, isolées au mica, et maintenues sur une lanterne en fonte boulonnée à la lanterne de l’induit (coupe de la figure 3). Les lames sont serrées par un double cône dont elles sont isolées par des pièces en mica-nite : elles sont au nombre de 720 et ont une section trapézoïdale de 73 mm, de hau-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N® 40.
- teur et de 5,57 mm. à la grande base et 4,93 mm. à la petite base. Le diamètre du collecteur est de 1.500 mm. et sa longueur utile de 250 mm. ; sa vitesse périphérique est de 8 m. 60 par seconde.
- Le poids du cuivre placé sur l’induit est de 640 kilogr. et le poids total de l’induit s’élève à 11.000 kilogr.
- Sur le collecteur frottent dix lignes de balais comprenant chacune cinq balais en charbon de 30 X 40 mm. Les porte-balais sont pivotants à ressorts ; les balais ont 30 mm. de hauteur. Les tourillons des porte-balais sont supportés par une couronne en fonte mobile, dont le bord extérieur est tourné sur quatre secteurs et que soutiennent quatre pattes alésées venues de fonte avec la carcasse. Les supports des tourillons des porte-balais sont soigneusement isolés de la couronne ; le courant est recueilli par des lames de cuivre et est amené à la partie inférieure de la machine, où sa sortie est effectuée sur deux bornes fixées à la partie inférieure de la carcasse. Cette disposition a pour but de mettre le personnel à l’abri de tout contact avec le courant électrique.
- Une tige filetée, munie d’un volant, permet de déplacer la couronne dans un sens ou dans l’autre.
- Le tableau suivant, ainsi que les vues des figures 2 et 3, permettent d’étudier complètement les dimensions de cette dynamo.
- Type de générateur.......................................
- Puissance................................................
- Différence de potentiel aux bornes.......................
- Vitesse de rotation......................................
- j Hauteur maxima...............
- Dimensions d’encombre- \ Long, axialemax. (dynamoseule)
- ment. I Largeur maxima...............
- I Haut, de l’axe au-dessus du sol. .
- Poids total de la machine................................
- Inducteur... Forme de la carcasse.......................................
- Métal constituant la carcasse............................
- Nombre de pièces de la carcasse..........................
- Mode d’assemblage de la carcasse.........................
- Diamètre extérieur de la carcasse................(.......
- Longueur axiale de la carcasse...........................
- Epaisseur radiale de la carcasse.........................
- Section de métal de la carcasse..........................
- Nombre de pôles inducteurs...............................
- Forme de ces pôles.......................................
- Nature et métal de ces pôles.............................
- Mode de fixation des pôles sur la carcasse...............
- Diamètre.................................................
- Hauteur radiale..........................................
- Section droite,..........................................
- Nature des épanouissements...............................
- Mode de fixation de ces épanouissements..................
- Epaisseur radiale des épanouissements....................
- Largeur des épanouissements..............................
- Longueur axiale des épanouissements......................
- Genre d’excitation.......................................
- Groupement des bobines...................................
- Mode de construction des bobines inductrices.............
- Forme du fil de ces bobines..............................
- dynamo àcourantcontinutype Etat Belge. 4oo kilowatts à charge normale : 5oo en surcharge.
- 48o volts.
- no tours par minute.
- 2.325 mm. i ,3^o mm.
- 4.2Ôo mm.
- 6oo mm.
- 33.5oo kg. ronde, fonte, deux.
- suivant un plan horizontal.
- 3.45o mm.
- 45o mm.
- 35o mm. i .j5o cm2.
- 10.
- ronds.
- massifs, fer forgé, pris pendant la coulée.
- 420 mm.
- 35o mm. i.385 cm2, feuilletés.
- rapportés sur les pôles par des vis.
- 5o mm.
- 470 mm. (arc polaire).
- 43o mm. shunt.
- les dix bobines en série, bobinées sur carcasses en zinc, fil rond guipé.
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- 7 Octobre
- Entrefer . ..
- Induit.......
- Collecteur. . .
- Arbre,
- Paliers
- 1905 REVUE D’ELECTRICITÉ
- 15
- Diamètre et section du fil......................
- Isolement des bobines...........................
- Mode de fixation des bobines.....................
- Poids du cuivre sur l’inducteur..................
- Poids total de l’inducteur.......................
- Résistance de l’inducteur à chaud................
- Intensité du courant d’excitation à pleine charge
- Diamètre d’alésage...............................
- Valeur simple de l’entrefer.....................
- Diamètre de tournage de l’induit.................
- Diamètre extérieur de la lanterne...............
- Métal constituant cette lanterne................
- Mode de fixation des tôles sur la lanterne.......
- Longueur axiale totale du fer induit............
- Hauteur radiale des tôles........................
- Nombre et section des canaux de ventilation... .
- Nombre d’encoches de l’induit...................
- Forme des encoches...............................
- Largeur et profondeur des encoches...............
- Genre d’enroulement induit......................
- Nombre de conducteurs par encoche.... ...........
- Forme des conducteurs............................
- Section de ces conducteurs......................
- Genre d isolement................................
- Densité de courant maxima.......................
- Mode de fixation.................................
- Nature et nombre de frettes sur l’induit........
- Vitesse périphérique de l’induit. ...............
- Diamètre du collecteur...........................
- Longueur axiale..................................
- Mode de fixation du collecteur...................
- Nombre de lames.................................
- Hauteur radiale des lames........................
- Mode de fixation des lames......................
- Mode d’isolement des bouts......................
- Vitesse périphérique du collecteur...............
- Différence de potentiel entre lames voisines....
- Nombre de lignes de balais......................
- Nombre de balais gar ligne......................
- Longueur axiale et épaisseur de chaque balai.. . .
- Hauteur de chaque balai.........................
- Nombre de lames couvertes par un balai...........
- Type de porte-balais.......................
- Mode de fixation des tourillons porte-balais ....
- Poids de cuivre sur l’induit....................
- Poids total de l’induit..........................
- Résistance de l’induit (aux bornes).............
- Diamètre de l’arbre au clavetage de l’induit. . . .
- Diamètre au droit du palier-moteur...............
- Diamètre au droit du contre-palier...............
- Longueur d’axe en axe des paliers................
- Nature des coussinets...........................
- Mode de graissage................................
- 37/10 nu : 4o/10 guipé : 10,75 mm2, carton.
- maintenues par les épanouissements.
- I. 65o kgr.
- 22.3oo kgr.
- 36 ohms.
- 16 ampères.
- 2.017 mm.
- 8,5 mm.
- 2.000 mm. i.4oo mm. fonte.
- par boulons serrant 2 plaques en fonte. 45o mm.
- 3oo mm.
- 4 de 12 mm.
- 240.
- rectangulaires avec queue d’aronde au sommet.
- i3 X 44-
- tambour parallèle.
- 6.
- rectangulaires à angles arrondis.
- 2,4 X 10.
- rubans et micanite.
- 2,45 amp. par mm2, maintenus par des cales en bois.
- 4 frettes en fil d’acier sur les bouts des bobines.
- 11 m. 3o par seconde. i.5oo mm.
- 2Ôo mm.
- boulonné à la lanterne d’induit.
- 720.
- 73 mm. double cône, micanite.
- 8 m. 60 par seconde.
- 6 volts 7.
- dix.
- cinq.
- 4oX 20.
- 3o mm. trois.
- pivotants à ressorts.
- sur une couronne mobile soutenue par la carcasse.
- 64o kgr.
- II. 000 kgr.
- 0,0115 ohm.
- 45o mm.
- 3io
- 3oo mm.
- 3,750 mm. métal antifriction, automatique sous pression. -
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 40.
- Mode de refroidissement................................... naturel.
- Longueur axiale des coussinets............................ 600 mm. au palier: 775 mm. au contre-
- palier.
- Rendements . à 5/4 déchargé............................................. g4, %.
- à 4/4 — .......................................... 93,6 %•
- à 3/4 — .......................................... 9a>5 %•
- à 1/2 — .......................................... 91 %•
- \ Inducteurs.......................... 3o°.
- Echauffement en service continu > Induit.......................... 3o°.
- ) Collecteur.......................... 25°.
- Les essais effectués sur cette dynamo ont donné les résultats suivants :
- Caractéristique à vide de la dynamo fonctionnant comme moteur
- Volts aux bornes 246 243 243 245 246 254 254 254 254
- Gourant d’excitation (ampères).. 17,79 i5,o6 12 9,96 9>3 7,8 6,24 5,25 4,95
- Nombre de tours par minute.. . . 48,5 5o 54 57 60 67 77 84 9'
- Essais de rendement
- Puissance absorbée par courants de Foucault, hystérésis et frottements (déterminée par un essai de
- marche avide)............................................................................... 9.900 watts.
- Pertes Joule dans l’induit et pertes aux balais................................... .............. 8.84o —
- Pertes Joule dans les inducteurs................................................................. 8.35o —
- Pertes totales....
- Puissance absorbée.............
- — utile.....................
- Rendement,
- ......... 27.090 watts.
- 427.090 watts.
- 4oo.ooo —
- 93 ! 6 %.
- Isolement
- L’isolement de tous les circuits a été vérifié sous 2.000 volts alternatifs.
- Les résistances d’isolement des divers enroulements entre eux et avec la niasse ont été mesurées à chaud et elles ont été toutes supérieures à 200.000 ohms. Les résistances d’isolement des bobines inductrices par rapport à la niasse, et des conducteurs induits par rapport à la niasse, mesurées à froid avec un voltmètre, ont atteint 3.500.000 ohms et 5.000.000 ohms.
- MATÉRIEL EXPOSÉ PAR LA SOCIÉTÉ ANONYME DES
- «
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES I)E CHAR LEROI
- Outre la dynamo de 400 kw décrite ci-dessus, les Ateliers de Charleroi exposent, sur leur stand, un certain nombre de machines fort intéressantes que nous allons passer rapidement en revue. En premier lieu, il convient de citer une commutatrice, d’un type nouveau, breveté par Arnold.
- I. -- COMMUTATRICE EN CASCADE SYSTEME ARNOLD
- Cette machine se compose essentiellement d’un moteur asynchrone du type ordinaire, dont le rotor est claveté sur l’arbre d’une commutatrice. L’enroulement du rotor est relié en série avec l’enroulement induit de la commutatrice. Le schéma de la figure 4 fait aisément comprendre quelles sont les connexions réalisées entre les parties tournantes des
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- deux machines, pour une commutatrice en cascade transformant des (murants triphasés en courant continu.
- Sur ce schéma,
- S représente l’enroulement du stator du moteur triphasé alimenté par le courant primaire.
- La connexion des bobines est faite en étoile ; mais elle pourrait être faite en triangle.
- R l’enroulement du rotor du moteur asynchrone.
- U l’enroulement induit de la commutatrice. Les enroulements R et U sont reliés en série.
- K le collecteur de la commutatrice.
- F l’enroulement inducteur shunt.
- G le circuit extérieur d’utilisation à courant continu.
- \V le démarreur triphasé.
- s les bagues du rotor pour le démarrage.
- Pour simplifier les explications, nous supposerons d’abord que le moteur et la commutatrice ont le même nombre de pôles et que les parties mobiles des deux machines tournent à une vitesse correspondant à la moitié de la fréquence du circuit primaire.
- Alors le champ engendré dans le stator par le courant primaire induit dans les enroulements du rotor une force électromotrice dont la fréquence est la moitié de la fréquence du courant d’alimentation.
- Cette force électromotrice produit dans l’enroulement de l’induit un courantqui engendre un champ tournant à la même vitesse que l’arbre. L’induit étant connecté au rotor de telle façon que le sens de rotation du champ tournant soit opposé au sens de rotation de l’arbre, ce champ est fixe dans l’espace et la machine fonctionne comme un moteur synchrone.
- Comme ce moteur synchrone tourne à une vitesse correspondant à la moitié de la fréquence primaire, la moitié de l’énergie électrique transmise au moteur est convertie en énergie mécanique et transmise à l’arbre de la commutatrice; l’autre moitié de l’énergie fournie est transformée par les enroulements du moteur asynchrone et va directement du rotor dans l’induit de la commutatrice, sous forme d’énergie électrique. Ainsi, le moteur fonctionne simultanément comme moteur et comme transformateur, tandis que la eom-mutatrice fonctionne simultanément comme génératrice et comme commutatrice.
- Pour une vitesse de rotation donnée, le moteur asynchrone, ne transformant en énergie mécanique qu’une partie de l’énergie reçue, peut avoir des dimensions plus réduites que celles qu’il devrait avoir pour transformer toute l’énergie électrique en énergie mécanique.
- Quant à la commutatrice, elle tourne à une vitesse correspondant à la moitié de la fréquence primaire, ce qui est avantageux pour la commutation, surtout dans les cas de fréquences élevées : ses dimensions sontplus réduites que celles d’une commutatrice ordinaire convertissant la puissance totale.
- Si le moteur et la commutatrice n’ont pas le même nombre de pôles, le rotor tourne à une vitesse correspondant à un nombre de pôles égal à la somme des nombres de pôles des
- Fig. 4. — Schéma des connexions de la commutatrice en cascade, système Arnold.
- * * *
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 40.
- deux machines. Les quantités d’énergie converties dans le moteur en énergies mécanique et électrique sont respectivement proportionnelles au nombre de pôles du moteur et de la eommutatrice. Une grande latitude est donc laissée au constructeur qui, suivant les cas, peut dimensionner les machines de façon à réaliser la plus grande économie possible.
- Les démarrages et la mise en vitesse de la eommutatrice en cascade sont très faciles. On amène directement au stator le courant alternatif à haute tension et l’on insère dans le circuit du rotor une résistance non inductive W que l’on met graduellement hors circuit quand la vitesse augmente. Pendant ce lemps, le circuit de la eommutatrice est ouvert. Quand la machine est au synchronisme, on règle l’excitation par un rhéostat ordinaire et le circuit extérieur peut être fermé.
- La mise en parallèle s’effectue aussi très simplement par le côté continu. Les chances de décrochage sont beaucoup moindres qu’avec les commutatrices ordinaires à cause de la valeur élevée du couple synchronisant.
- Dans les commutatrices ordinaires, on ne peut faire varier la tension du côté continu par le rhéostat d’excitation, car on n’agit ainsi que sur le décalage du courant primaire. Si l’on veut faire varier la tension du côté continu, il faut modifier la tension du côté alternatif. Avec la eommutatrice Arnold, on peut régler la tension au moyen d’un rhéostat de champ comme dans une génératrice ordinaire à courant continu. On peut obtenir ainsi des variations atteignant 15 et 20 % : c’est là un point très important quand il s’agit de marcher en parallèle avec une batterie-tampon.
- La eommutatrice en cascade exposée à Liège parles Ateliers de Charleroi est établie de la façon suivante :
- Moteur asynchrone. —Le moteur triphasé a une puissance de 10,4 kw. et est construit pour 110 volts, 55,5 ampères et 50 périodes. Il est bipolaire et la vitesse de rotation est de 1.500 tours par minute.
- Le stator est constitué par deux paquets de disques de tôles isolées au papier (fig. 5). Ces paquets ménagent entre eux un canal de ventilation de 10 mm., et sont serrés entre les joues d’une carcasse ronde en fonte. Celle-ci a un diamètre extérieur de 525 millimètres et une longueur axiale de 275 mm. : elle est en une seule pièce et s’appuie par deux pattes sur le bâti commun aux deux machines. La longueur axiale totale des deux paquets de tôles, limités par des tôles maîtresses plus épaisses, est de 110 mm. : leur diamètre extérieur est de 430 mm. et le diamètre intérieur (alésage) de 230 mm. : la hauteur radiale est de 100 mm.
- Le stator porte 36 encoches mi-fermées de 13 mm. de largeur sur 26 mm. de profondeur. Chaque encoche contient, dans un caniveau en micanite, 6 fils ronds en cuivre de 30/10 nus et 33/10 avec le guipage en coton. Ces fils sont reliés par trois en parallèle. Les enroulements des différentes phases sont connectés en étoile et forment un bobinage bipolaire. Les têtes de bobines sont protégées, du côté extérieur, par une flasque rapportée sur la carcasse. Le poids du cuivre placé sur le stator est de 25,5 kilogr. La résistance d’une phase est de 0,0466 ohm à chaud.
- L’entrefer simple a une valeur de 1,5 mm.
- Le rotor est constitué par des disques de tôles minces empilés sur un manchon mince en fonte claveté sur l’arbre. Les disques sont maintenus par des tôles maîtresses et serrés par deux petites couronnes en fonte dont l’une fait partie du manchon et dont l’autre, mobile, est retenue par une clavette circulaire. Le diamètre de tournage est de 227 mm.
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- et le diamètre intérieur des disques est de 75 mm. La longueur axiale du paquet de tôles constituant le rotor est de 114 mm. y compris les tôles maîtresses: la hauteur radiale est de 76 mm.
- Les tôles portent à leur périphérie 42 encoches mi-fermées de 8,5 mm. de largeur sur 30 mm. de profondeur: chaque encoche contient 13 hls ronds en cuivre guipés :1e diamètre de ces fils est de 30/10 nus. et 33/10 guipés. Comme on le voit sur la figure 5, des précautions spéciales ont été prises pour assurer le maintien des têtes de bobines contre l’action de la force centrifuge, la vitesse périphérique atteignant 17 mètres 75 par seconde. Les extrémités des bobines supérieures s’appuient contre les rebords des deux couronnes en bronze dont elles sont soigneusement isolées. Le poids du cuivre placé sur le rotor est de 18,5 kgr. : la résistance d’une phase de l’enroulement est de 0,221 ohm à chaud.
- Les différentes phases du rotor sont connectées en étoile. Elles sont reliées d’une part
- Fig. 5. — Commutatrice en cascade, système Arnold, exposée par les Ateliers de Cliarleroi.
- à des bagues en bronze placées en bout d’arbre par des conducteurs qui passent à l’intérieur de l’arbre creux, et d’autre part aux enroulements induits de la génératrice à courant continu.
- Génératrice à courant continu. — La génératrice est placée à côté du moteur asynchrone et son induit est calé sur le même arbre que le rotor. La distance d’axe en axe entre les deux machines est de 355 mm. : les deux carcasses, dont les bords voisins sont à 780 mm. l’un de l’autre, sont réunies par une tôle perforée maintenue par des vis.
- Cette dynamo est construite pour une puissance de 7,6 kw. 230 volts, 32,7 ampères, et tourne à une vitesse de rotation de 1.500 tours par minute. Elle est bipolaire comme le moteur asynchrone.
- La carcasse ronde en acier coulé est en une pièce et repose par deux pattes sur le bâti commun. Son diamètre extérieur est aussi de 525 millimètres et sa longueur axiale est de 270 mm. : le diamètre intérieur est de 402 mm.
- Cette carcasse présente au passage du flux une section de 100 cm2 et supporte deux pôles en tôles assemblées, fixés au moyen de boulons. Les pôles rectangulaires ont une section de fer actif de 160 cm2 : leur longueur axiale est de 125 mm. et leur largeur de
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- 115 mm. : leur hauteur radiale est de 103 mm. Les épanouissements polaires ont 155 mm. de longueur axiale et 175 mm. de largeur (à la corde).
- Chaque pôle porte une bobine inductrice enroulée sur une carcasse isolante et comprenant 4.000 tours de fil rond de 9/10 nu et 11/10 guipé : la partie supérieure de chaque bobine a une forme pyramidale, pour permettre une meilleure utilisation de la place disponible. Les bobines inductrices sont maintenues en place par les épanouissements polaires. Le poids de cuivre placé sur les inducteurs est de 34 kilogr. : la résistance du circuit est de 198,5 ohms à chaud. L’intensité du courant d’excitation à pleine charge (230 volts et 32,5 ampères) est de 0,83 ampère.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 196 mm.
- L’entrefer simple a une valeur de 3 mm.
- L’induit est formé de disques de tôles minces isolées clavetés directement sur l’arbre au moyen d’une clavette ronde en acier. Ces disques sont maintenus par deux tôles maîtresses et sont serrées entre deux épaulements en acier. Leur diamètre extérieur est de 190 mm. et leur diamètre intérieur de 62 mm : leur longueur axiale, y compris les tôles maîtresses, est de 162 mm.
- L’induit porte 45 encoches ouvertes de 7,5 mm. de largeur et 19 mm. de profondeur. Chaque encoche contient 12 conducteurs d’un enroulement tambour: ces conducteurs ronds ont 21/10 nus et24/10 guipés. Les fils sont maintenus dans les encoches par trois frettes de 14 tours de fil d’acier de 1 mm. de diamètre placées sur le corps de l’induit. La vitesse phériphérique est de 15 mètres par seconde. Les bouts d’enroulement et les jonctions au collecteur sont également maintenus par des frettes. Le poids de cuivre placé sur l’induit est de 7,7 kilogr. : la résistance de l’induit sans les balais (rotor hors circuit) est de 0,328 ohm à chaud, et sa résistance avec les balais est de 0,373 ohm à chaud.
- Le collecteur est constitué par des lames en cuivre dur étiré isolées au mica et serrées par un double cône sur un manchon claveté sur l’arbre. Le diamètre du collecteur est de 150 mm. et sa longueur utile de 75 mm.: les 90 lames ont une hauteur radiale de 29 mm. Les isolants des bouts sont maintenus par des frettes, comme l’indique la figure. La vitesse périphérique du collecteur est de il mètres 80 par seconde. La différence de potentiel entre deux lames voisines est de 5,1 volts.
- Sur le collecteur frottent deux lignes de balais comprenant chacune deux balais en charbon de 30 mm. de longueur axiale sur 15 mm. d’épaisseur. Chaque balai couvre 2 lames 3 4. Les porte-balais pivotants sont supportés par deux tourillons soutenus, au moyen de rondelles et de canons isolants, par un collier fixé au palier.
- Ensemble de la machine. — L’ensemble de la machine estnettement indiqué parla figure 5. La longueur axiale totale atteint 1.535 mm. ; la hauteur maxiina au-dessus du sol est de 730 mm. et la hauteur de l’axe au-dessus du sol est de 390 mm. ; la largeur maxima est de 570 mm. Le poids de la machine totale est de 770 kilogr. Le bâti supporte deux paliers dont la distance d’axe en axe est de 1.100 mm.; ces paliers, munis de coussinets en bronze, ont un diamètre de 50 mm. et une portée de 160 mm. ; le graissage est assuré par des bagues. L’arbre, en acier dur, a un diamètre de 50 mm. au droit des paliers, de 60 mm. au clavetage du rotor du moteur asynchrone, de 62 mm. au clavetage de l’induit de la commu-tatrice et de 57 mm. au clavetage du collecteur.
- Le tableau qui suit résume les caractéristiques principales de la commutatriee en cascade.
- Type de machine Puissance utile.
- comce triphasée en cascade. 7,6 k\v.
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- Stator du moteur.. .
- Entrefer...........
- Rotor du moteur.. . .
- . -ii (Courants triphasés...
- Différence de potentiel aux bornes ~ .
- ( Courant continu....
- , . , . ( Coté triphasé; par phase..........
- Intensité du courant J „ .
- ' Cote continu.....................
- Fréquence des courants triphasés........................
- Vitesse de rotation.....................................
- ! Longueur axiale maxima... .
- Iv. , \ Haut. max. au-dessus du sol.
- Dimension d encombrement \ , .,
- / — de 1 axe —
- \ Largeur maxima..........
- Poids...................................................
- Forme de la carcasse....................................
- Nature............................... ..................
- Nombre de pièces........................................
- Diamètre extérieur .....................................
- Longueur axiale.......'.... . . . '.....................
- Longueur axiale des tôles...............................
- Nombre et longueur des canaux de ventilation............
- Diamètre extérieur des tôles..............................
- Diamètre intérieur des tôles............................
- Hauteur radiale des tôles...............................
- Nombre d’encoches.......................................
- Forme des encoches......................................
- Largeur et profondeur des encoches......................
- Nombre de pôles du bobinage.................... ........
- Nombre d’encoches par pôle et par phase.................
- Nombre de conducteurs par encoche.......................
- Forme des conducteurs................................. .
- Diamètre des conducteurs................................
- Section de chaque conducteur............................
- Mode d’isolement des conducteurs........................
- Mode de groupement des phases...........................
- Résistance d’une phase à chaud..........................
- Poids du cuivre placé sur le stator.....................
- Diamètre d’alésage du stator............................
- Valeur de l’entrefer simple.............................
- Diamètre de tournage du rotor...........................
- Constitution du rotor...................................
- Mode de fixation des tôles..............................
- Diamètre intérieur des tôles............................
- Hauteur radiale.........................................
- Longueur axiale.........................................
- Nombre d’encoches du rotor .............................
- Forme des encoches......................................
- Largeur et profondeur des encoches......................
- Nombre de conducteurs par encoche.......................
- Forme des conducteurs...................................
- Diamètre................................................
- Section de chaque conducteur............................
- Mode d’isolement........................................
- Mode de groupement des phases...........................
- Résistance d’une phase à chaud..........................
- Poids de cuivre placé sur le rotur......................
- Vitesse périphérique du rotor...........................
- no volts.
- 23o volts.
- 55.5 ampères.
- 32,^ ampères.
- 5o périodes par seconde. i.5oo tours, i .535 mm.
- ^So mm.
- 3go mm.
- 3^0 mm.
- 770 kilogr. ronde fonte une
- 5a5 mm.
- 275 mm.
- 110 mm. un de 10 mm.
- /|3o mm. a3o mm.
- 100 mm.
- 3G
- mi-fermées i3 X 26. deux 6 6
- fils ronds guipés 3o/io nus; 33/10 isolés 7,07 mm2. Les conducteurs sont reliés par trois en parallèle, caniveaux en carton comprimé, étoile
- o,o466 ohm
- 25.5 kilogr.
- 23o mm.
- 1.5 mm.
- 227 mm. tôles minces
- sur manchon en fonte claveté sur l'arbre.
- 75 mm.
- 76 mm.
- 114 mm.
- 42
- mi-fermées
- 8.5 X 3o mm. i3
- fils ronds guipés 3o/io nus : 33/io isolés 7,7 mm2.
- caniveaux en carton comprimé
- étoile
- 0,221 ohm
- 18.5 kilogr.
- 17,75 mètres par seconde
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- 22
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 40.
- Inducteur de la génératrice
- Entrefer...........
- Induit
- de la génératrice
- Nature des bagues de démarrage.................
- Nature des balais frottant sur ces bagues......
- Forme de la carcasse...........................
- Métal..........................................
- Nombre de pièces...............................
- Diamètre extérieur maximum..................
- Diamètre intérieur.............................
- Epaisseur moyenne..............................
- Longueur axiale................................
- Section........................................
- Nombre de pôles inducteurs.....................
- Nature des pôles...............................
- Mode de fixation des pôles..................
- Forme des pôles................................
- Dimensions des pôles...............: ..........
- Hauteur radiale des pôles......................
- Section utile de fer des pôles.................
- Epanouissements polaires : nature..............
- — — : dimensions.........
- N iture des bobines inductrices................
- Forme — — .................
- Nombre de tours de fil des bobines ............
- Forme du fil...................................
- Diamètre et section du fil.....................
- Résistance du circuit inducteur à chaud........
- Mode de fixation des bobines...................
- Poids du cuivre placé sur l’inducteur..........
- Intensité du courant d’excitation à pleine charge
- Diamètre d’alésage de l’inducteur..............
- Valeur de l’entrefer simple....................
- Diamètre de tournage.. ........................
- Constitution de l'induit.. . ..................
- Diamètre intérieur des tôles............................
- Longueur axiale.........................................
- Nombre d’encoches.......................................
- Forme des encoches......................................
- Largeur et profondeur des encoches......................
- Genre d’enroulement induit..............................
- Nombre de conducteurs par encoche.......................
- Forme des conducteurs...................................
- Diamètre et section.....................................
- Résistance de l’induit à chaud sans les balais (rotor hors
- circuit).............................................
- Résistance de l’induit à chaud avec les balais..........
- Mode de fixation des conducteurs induits................
- Poids du cuivre placé sur l’induit......................
- bronze
- métalliques
- ronde
- acier
- une
- Ô2Ô mm.
- 4o2 mm.
- 37 mm.
- 270 mm.
- 100 cm2.
- 2
- lamellés par boulons rectangulaires
- largeur 115 ; longueur axiale i55 mm. io3 mm.
- 160 cm2, lamellés
- largeur (à la corde) i^5 mm. ; longueur axiale i55 mm. shunt
- pyramidales : bobinées sur car casses isolantes 4.000
- fil rond guipé
- 9/10 nu ; 11/10 guipé ; 0,64 mm2. 198,5 ohms
- maintenues par les épanouissements polaires 34 kilogr. o,83 ampère 196 mm.
- 3 mm.
- 190 mm.
- tôles minces clavetées directement sur l’arbre et serrées entre deux épaulements 62 mm.
- 162 mm.
- 45
- ouvertes
- 7,5X 19 mm-
- tambour 12
- fils ronds guipés
- 21/10 nus ; 24/10 guipés ; 3,46 mm2.
- 0,828 ohm 0,873 ohm
- 3 frettes de i4 tours de fil d’acier de 1 mm. de diamètre 7,7 k£r-
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- 23
- Collecteur.
- Balais
- Arbre
- Paliers
- Vitesse périphérique....
- Diamètre................
- Longueur axiale.........
- Nombre de lames.........
- Hauteur des lames.......
- Mode de fixation des lames
- Mode d’isolement..............................
- Vitesse périphérique..........................
- Différence de potentiel entre deux lames voisines
- Nombre de lignes de balais....................
- Nature des balais..............................
- Nombre de balais par ligne....................
- Longueur axiale et épaisseur d’un balai.......
- Nombre de lames couvertes par un balai........
- Nature des porte-balais......................
- Mode de fixation des porte-balais.............
- Longueur d’axe en axe des paliers......
- Diamètre dans les paliers..............
- I rotor.....
- induit. ... collecteur
- Nature des coussinets..................
- Alésage................................
- Portée....................,............
- Mode de graissage.....................
- Mode de refroidissement...............
- j à 5/} de charge
- l à Vt —
- Rendements de la commutatrice. < à 3/.j —
- I à 2/t —
- 1 à V-4 —
- Echauffement au bout de 4 heures de pleine charge .............
- moteur
- f génératrice ..
- \
- fer du stator .. cuivre du stator cuivre du rotor inducteurs....
- induit........
- collecteur.....
- i5 mètres par seconde i5o mm.
- ^5 mm.
- 9°
- 29 mm.
- par un double cône sur manchon d’acier
- mica et micanite 11 mètres 80 par seconde 5,i volts 2
- charbon
- 2
- 3oX i5 2 3/4 pivotants
- tourillons boulonnés sur un collier fixé au palier 1100 mm.
- 5o mm.
- 60 mm.
- 62 mm.
- 67 mm. bronze 5o mm.
- 160 mm.
- 2 bagues par palier
- naturel
- 75,5 %
- 77 %
- 76 %
- 71 >5 %
- 58 o/o 36*
- 34,5°
- 35”
- 33,5°
- 4 9°
- 49,53 '
- Les avantages que présente la commutatrice Arnold sur les eommutatrices ordinaires sont les suivants :
- Le rendement est supérieur de 1 % à celui de la commutatrice ordinaire accompagnée de transformateurs statiques.
- Les transformateurs statiques étant inutiles, le coût de première installation est moins élevé avec le groupe Arnold.
- Tandis que, pour faire démarrer une commutatrice ordinaire par le côté triphasé, il faut employer des artifices ou un moteur supplémentaire, le démarrage par le courant alternatif se fait très simplement avec le groupe Arnold.
- Le réglage de la machine est plus simple ; la mise en parallèle s’effectue sans décrochage et sans difficultés.
- La commutatrice Arnold peut être établie pour toutes les fréquences tandis que la commutatrice ordinaire ne marche bien, sans trop d’étincelles, qu’avec des circuits de fréquence relativement faible.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — No 40.
- Par rapport au groupe moteur-générateur, la conmiutatrice Arnold présente les avantages suivants :
- Le rendement est de 2 % plus élevé.
- Le coût de première installation est inférieur.
- La conmiutatrice Arnold est à la fois synchrone et à démarrage direct : le moteur-générateur est, ou bien synchrone, ou bien à démarrage direct.
- Pour la distribution à 3 fils, la conmiutatrice Arnold offre de précieux avantages : il sufht de connecter les fils extérieurs aux barres positives et négatives et le fil cen-
- Fig. 6. — Vue du stand des Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi à l’Exposition de Liège.
- tral au point neutre du rotor. La conmiutatrice agit alors comme groupe d’équilibrage ou compensateur ; le réglage automatique ainsi obtenu est si efficace qu’avec un pont chargé et un pont ouvert, la différence entre les voltages des deux ponts ne dépasse pas 3 %.
- II. - POMPE ÉLECTRIQUE A COURANTS TRIPHASES.
- Cette pompe établie pour les mines, est éntrainée par un moteur asynchrone triphasé de 110 chevaux alimenté sous 1.900 volts à 50 périodes par seconde et tournant à une vitesse de 163 tours par minute en charge (167 tours à vide). Elle est à pistons et sa manivelle est directement calée sur l’arbre du moteur asynchrone. La hauteur d’élévation que permet cette pompe est de 305 mètres ; son débit est de 1.250 litres à la minute, pour une vitesse de rotation de 163 tours par minute. Le moteur est nettement visible sur la photographie du stand des Ateliers de Charleroi (digure 6) au centre de ce stand.
- Le stator du moteur asynchrone est formé de tôles maintenues par des boulons’dans une carcasse ronde en fonte en deux pièces assemblées suivant un plan horizontal. La partie inférieure de la carcasse s’appuie par deux pattes, venues de fonderie, sur le socle de la machine.
- Les tôles du stator ont 270 mm. de longueur axiale et contiennent deux canaux de ventilation de 2 X 10 mm. Leur diamètre d’alésage est de 1.900 mm. et leur diamètre extérieur est de 2.200 mm. Elles portent 324 encoches mi-fermées de 13 mm. de largeur sur 40 mm. de profondeur.
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- L’enroulement est à 36 pôles ; il y a donc trois encoches par pôle et par phase. Chaque encoche contient 9 fils de 28/10 nus et 33/10 guipés placés dans un caniveau en micanite. Les trois phases sont connectées en étoile : l’intensité' de courant à pleine charge est de 35 ampères.
- L’entrefer simple a une valeur de 1,5 mm.
- Le rotor, constitué par des tôles maintenues par des boulons sur un volant en fonte, a un diamètre de tournage de 1.897 mm. : le diamètre intérieur des tôles est de 1.700 mm. La longueur axiale du paquet de tôles est de 270 mm., y compris deux canaux de ventilation de 10 mm. de largeur.
- Le rotor porte à sa périphérie 540 encoches mi-fermées de 7,5 mm. de largeur et 23 mm. de profondeur : chaque encoche contient une barre de cuivre de 4 mm. d’épaisseur sur 15 mm. de largeur. Les 540 barres, placées dans des caniveaux en carton comprimé, forment un enroulement triphasé aboutissant à trois bagues de contact. Celles-ci sont enfermées dans un coffret en fonte hermétique : un dispositif spécial permet de mettre les bagues en court-circuit et de soulever en même temps les balais pour éviter leur usure.
- III. — LOCOMOTIVE A ACCUMULATEURS POUR MINES.
- Les Ateliers de Charleroi exposent une des locomotives électriques à accumulateurs qu’ils ont établies pour la Société des Charbonnages d’Amercœur à Jumet. Ces locomotives à accumulateurs sont destinées à remplacer entièrement les chevaux employés précédemment par les charbonnages d’Amercœur, et elles ont été établies pour pouvoir circuler dans toutes les galeries où passent les wagonnets.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales du moteur synchrone :
- Stator
- Entrefer Rotor.......
- Type de machine.............................
- Puissance...................................
- Vitesse de rotation en charge...........
- Tension d’alimentation......................
- Intensité des courants par phase............
- Fréquence des courants triphasés............
- Forme de la carcasse........................
- Métal constituant la carcasse...............
- Diamètre extérieur des tôles................
- Diamètre intérieur des tôles................
- Longueur axiale des tôles...................
- Nombre et largeur des canaux de ventilation
- Nombre d’encoches...........................
- Forme des encoches..........................
- Nombre de pôles du bobinage................
- Nombre d’encoches par pôle et par phase. . . .
- Nombre de conducteurs par encoche...........
- Diamètre et section de ces conducteurs......
- Mode de groupement des phases...............
- Valeur de l’entrefer simple.................
- Constitution du rotor.......................
- Diamètre extérieur des tôles................
- Longueur axiale.............................
- Nombre et largeur des canaux de ventilation. Nombre d’encoches........................... , .
- Moteur asynchrone triphasé à rotor bobiné.
- 1 io chevaux.
- i63 tours par minute.
- 1900 volts.
- 35 ampères.
- 5o périodes par seconde, ronde en deux pièces, fonte.
- 2200 mm.
- 1900 mm.
- 270 mm.
- 2 de 10 mm.
- 324.
- mi-fermées de i3 sur 4o mm.
- 36.
- 3.
- 9 fils ronds guipés.
- 28/10 nus, 33/io guipés, 6 mm2, en étoile.
- 1,5 mm.
- Tôles boulonnée sur un volant en fonte à dix bras.
- 1900 mm.
- 270 mm.
- 2 de 10 mm,
- 54o,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N« 40.
- Forme des encoches................................ mi-fermées, de 7,5 sur 23 mm.
- Genre d’enroulement............................... triphasé.
- Nombre de conducteurs par encoche................. une barre de 4 X i5 mm.
- Mode de groupement des phases..................... en étoile.
- Une locomotive peut remorquer, à la vitesse de 10 kilomètres à l’heure, 16 rames de wagonnets en cinq heures : ces rames sont composées, à la montée, de 24 wagonnets vides de 240 kilogr., soit 6,4 tonnes et, à la descente, de 24 wagonnets pleins pesant 670 kilogr. soit 16 tonnes. La longueur de la galerie est de 1.540 mètres. Les accumulateurs sont chargés pendant la nuit.
- L’écartement des rails pour lesquels est établie la locomotive est de 500 mm. La machine, nettement visible sur la figure 6, a les dimensions suivantes :
- Longueur totale............................................................... 4.3oo mm.
- Largeur totale................................................................ 1.090 mm.
- Hauteur totale........................ ....................................... 1. i85 mm.
- Ecartement d’axe en axe des essieux...................................... 1.200 mm.
- Poids des accumulateurs....................................................... 2.800 kilog.
- Poids de la partie mécanique.................................................. 3.200 —
- Poids total................................................................... 6.000 —
- La plateforme du conducteur est sectionnée, de façon que, pour la descente dans le puits, la plus grande longueur ne dépasse pas 3.180 mm.
- La locomotive est formée d’un châssis rigide surmonté sur une partie de sa longueur par une caisse renfermant la batterie : ce châssis est composé de deux longerons entretoisés terminés, à l’avant et à l’arrière, par des traverses en acier coulé de forme cintrée portant des tampons de choc recouverts de corde en chanvre. Le châssis 11e porte d’ouvertures que pour le passage des boîtes à huile sur lesquelles il repose par l’intermédiaire de ressorts à lames plates logés derrière les longerons du châssis. Les boites à huile, pourvues du graissage automatique avec tampons graisseurs situés sous les fusées des essieux, sont munies de portes de nettoyage et sont surmontées d’un godet graisseur assurant le graissage lors de la mise en marche.
- La locomotive porte, à chacune de ses extrémités, un attelage combiné de façon à rendre la traction élastique et à reporter le point d’attache le plus près possible des trains de roues afin d’augmenter la stabilité dans les courbes de faible rayon.
- Les appareils de commande et de manœuvre sont placés à l’avant de la caisse et reposent sur le niveau inférieur du châssis.
- L’entraînement de la locomotive est assuré par deux moteurs de cinq chevaux suspendus par le nez et attaquant, par une réduction d’engrenages, les deux essieux en acier martelé sur lesquels sont calées, à la presse hydraulique, des roues en acier coulé. Ces moteurs sont intéressants au point de vue de leur très faible largeur axiale, nécessitée par le faible écartement de la voie pour laquelle est établie la locomotive.
- Chaque moteur est formé d’une carcasse de forme parallélipipédique dont les dimensions sont les suivantes : longueur axiale 364 mm. ; largeur 370 111m. ; hauteur 530 mm. Cette carcasse en acier doux enveloppe entièrement toutes les parties du moteur et est composée de deux parties assemblées suivant un plan incliné qui passe par l’axe de l’induit ; ces deux parties sont réunies par des charnières placées du côté opposé à l’essieu, de façon à permettre une visite et un démontage faciles du moteur.
- Sur la carcasse sont rapportés quatre pôles inducteurs, dont deux conséquents. Ces pôles feuilletés, munis d’épanouissements de section ovale, sont appliqués sur des faces
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- alésées à l’intérieur de la carcasse et sont fixés par de forts goujons munis de rondelles Grower pour éviter toute possibilité de desserrage.
- Les pôles supérieur et inférieur portent chacun une bobine inductrice série, façonnée à la forme de la carcasse pour occuper le moins d’espace possible. Ces bobines sont soigneusement isolées et imprégnées d’une composition imperméable et dure qui empêche toute introduction d’humidité. Elles sont enfilées sur les pôles avant fixation et maintenues par les épanouissements polaires.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 307 mm.
- La valeur de l’entrefer simple est de 2 mm.
- L’induit est bobiné en anneau Gramme pour diminuer le plus possible la longueur axiale. Il est constitué par des tôles clavetées sur une lanterne en bronze : le diamètre est de 300 mm. et la longueur axiale utile est de 80 mm.
- L’enroulement est réparti dans 48 encoches rectangulaires et les bobines aboutissent à un collecteur formé de 48 lames de cuivre forgé et matricé isolées au mica. Les deux porte-balais sont à gaines : celles-ci sont fixées rigidement à une pièce isolante boulonnée sur la demi-carcasse inférieure. Chaque gaine contient un balai en charbon de 56 mm. de longueur axiale sur 20 mm. d’épaisseur. La différence de potentiel entre deux lames voisines de collecteur est de 3 volts.
- L’arbre de l’induit tourne dans des paliers à billes employés pour économiser de la place sur la longueur. Il porte en bout un pignon denté en prise avec une grande couronne dentée calée sur l’essieu. Les engrenages sont enfermés dans un carter étanche rempli de graisse consistante mélangée avec de la plombagine.
- Les batteries d’accumulateurs placées sur les locomotives sont construites par les charbonnages d’Amercœur. Chaque batterie comprend 36 éléments répartis en 3 caisses pour en faciliter l’enlèvement. Les caisses sont en bois doublé de plomb et sont munies, à leur partie inferieure, de tuyaux en plomb permettant l’écoulement de l’acide qui pourrait s’échapper des éléments. Ces tuyaux correspondent à des entonnoirs en plomb fixés au châssis ; l’acide, tombant ainsi entre les voies, ne peut rien détériorer.
- Chaque élément, du type mixte, comprend 7 plaques positives et 8 plaques négatives. La hauteur totale d’un élément, y compris les bornes, est de 460 mm., la largeur de 240 mm. et la longueur de 305 mm. La capacité, au régime de décharge en cinq heures, est de 350 ampères-heures.
- Les plaques positives sont du genre « Union ». Elles sont façonnées mécaniquement au moyen d’un étau-limeur qui détache obliquement et relève, sur une plaque de plomb de 6 mm. d’épaisseur, des copeaux minces adhérents par leur base à l’âme de la plaque. Cette âme a une épaisseur de 2 mm. : la plaque est complétée par un cadre rigide qui lui donne une solidité suffisante.
- Les caractéristiques d’une plaque positive sont données par le tableau suivant :
- Nombre de nervures par centimètre....................... i5
- Profondeur des nervures en millimètres.................. 3.5
- Epaisseur de l’âme de la plaque en millimètres.......... 2
- Epaisseur totale de la plaque en millimètres............ 9
- Développement de surface................................ 11.5
- Poids par décimètre carré de plaque en grammes.......... 64o
- Longueur de la plaque en millimètres.................... 3oo
- Largeur de la plaque en millimètres..................... 2o5
- Epaisseur de la plaque en millimètres................... 9
- Poids de la surface active de la plaque en kilogr........ 4
- Capacité en ampères-heure par kilogr. de plaque......... 12.5
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XIV. — No 40.
- Les plaques négatives sont empâtées : elles sont formées d’une grille coulée dans un moule en bronze, puis revêtue d’un mélange de 80 parties de litharge, 10 parties de minium et 10 parties de sulfate de magnésie, le tout mélangé avec de l’acide à 15° B. Le séchage des plaques est fait en vase clos à 12°.
- Les bacs employés sont en ébonite ; les plaques sont suspendues sur des glaces et séparées par des tubes de verre.
- Le controller est du type parallèle à freinage rhéostatique et à souillage magnétique, permettant la marche avant et arrière. Des plaques en matière isolante intercalées entre les diverses touches empêchent la production d’arcs entre deux touches voisines. Toutes ces plaques sont réunies en une seule pièce amovible montée sur charnières de façon à permettre l’inspection facile des balais. Les bornes du controller portent l’indication des connexions à établir avec les moteurs et la résistance, ce qui rend le montage très facile.
- La résistance de démarrage se compose de lames d’acier enroulées en spirale avec interposition d’amiante. Ces lames sont fixées sur une tige de laquelle elles sont isolées et sont entourées par une enveloppe.
- Les câbles reliant entre eux les moteurs, les résistances et le controller sont placés dans une gaine en chanvre imbibée d’un vernis isolant ; en outre, à proximité des roues, cette gaine est passée dans des tubes en fer.
- Le freinage est assuré par un frein à sabots placé à l’extérieur des essieux et agissant sur chacune des roues ; ce frein est commandé par une manivelle à cliquet permettant au conducteur d’exercer toujours le maximum d’effort.
- A côté du mécanicien est placé un appareil de mesure voltampèremètre qui permet de contrôler à chaque instant l’état de charge de la batterie et le débit de courant. A l’avant et à l’arrière de la locomotive, il y a une lampe à incandescence munie d’un puissant réflecteur ; en outre, une applique éclaire les appareils de mesure,
- Les résultats d’exploitation obtenus avec ces locomotives sont résumés dans le tableau
- suivant :
- Longueur de la voie.................. 1200 mètres.
- Vitesse de marche à l’heure......... 10 kilomètres.
- Durée du voyage aller et retour..... i5 minutes.
- Intensité consommée................. 18 ampères.
- 70 X i5 = i.o5o ampères-minutes = 18 ampères-heure.
- 35o : 18 = 19 voyages à i5 wagonnets.
- On peut donc compter largement sur 16 voyages par locomotive, soit 32 voyages par 10 heures avec deux locomotives, correspondant à 768 wagonnets remorqués ou 307 tonnes de charbon.
- IV. -- MOTEURS CUIRASSÉS POUR APPAREILS d’uSINES
- Les Ateliers de Charleroi ont établi, pour la commande des ponts roulants, cabestans, treuils, grues, transbordeurs, etc., une série de moteurs cuirassés semblables à leurs moteurs de traction. Ce type de moteurs, dont la figure 7 donne une vue, est formé d’une carcasse en acier doux coulée en deux parties assemblées suivant un plan horizontal passant par l’axe de l’induit. Les deux parties sont réunies de chaque côté par une charnière, ce qui permet d’ouvrir aisément le moteur de l’un ou de l’autre côté, pour visiter et enlever l’induit si nécessaire ; cette opération 11’exige pas l’enlèvement des connexions. La partie
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- inférieure de la carcasse porte quatre pieds venus de fonte et permettant de boulonner le moteur sur l’appareil qu’il commande.
- L’ensemble de la carcasse enveloppe complètement les inducteurs, l’induit, le collecteur et les balais, mettant ainsi toutes ces pièces à l’abri de l’humidité et de la poussière. A la partie supérieure, au-dessus du collecteur, est pratiquée .une ouverture munie d’un couvercle hermétique permettant l’examen facile du collecteur et le renouvellement rapide des balais. Les bornes sont complètement protégées par une boite en métal, et elles peuvent
- Fig. 7. — Moteur cuirassé, pour appareils d’usines, des Ateliers de Charleroi.
- être placées de l’un ou de l’autre côté des moteurs, de façon à rendre le câblage très facile.
- La carcasse porte quatre pôles feuilletés, constitués par des tôles minces de fer doux découpées et assemblées. Chaque pôle est fixé à la carcasse par deux boulons, et porte une bobine inductrice série maintenue par l’épanouissement polaire. Cette bobine est établie de façon à utiliser aussi complètement que possible la place disponible.
- L’induit, formé de disques de tôles isolées directement clavetés sur l’arbre, porte, dans des encoches rectangulaires, un enroulement en tambour parallèle dont les bobines sont façonnées sur gabarit et sont toutes interchangeables. Ces bobines sont soigneusement isolées au moyen de rubans imprégnés de vernis isolant imperméable : elles sont maintenues en place, contre les actions de la force centrifuge, par des cales et par cinq frettes en fil de bronze dont trois sont placées sur le corps de l’induit et deux sur les têtes de bobines ou sur les jonctions au collecteur.
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- T. XLV. — N° 40.
- Le collecteur est formé d’un grand nombre de lames pour assurer une bonne commutation sans étincelles. Les balais en charbon, au nombre de trois par ligne, sont maintenus dans des porte-balais fixés rigidement à une pièce isolante boulonnée sur la demi-carcasse supérieure ; ils sont d’un réglage facile et rapide.
- Les coussinets sont en fonte garnie de métal blanc : le graissage est assuré par des bagues, et des tubes indicateurs, placés à l’extérieur des paliers, indiquent le niveau de l’huile.
- L’encombrement et le poids des moteurs de ce type pour différentes puissances sont indiqués dans le tableau ci-dessous.
- TYPES PUISSANCE EN CHEVAUX variables suivant les vitesses et écliauffements admis. HAUTEUR LARGEUR LONGUEUR POIDS
- 0 2,25 à 8 46o mm. v55o mm. 820 mm. 3oo kg.
- I 4,25 à 13,5 5i5 65o 9^2 4oo
- II io à 3i 5g5 720 1098 65o
- III i5 à 45 65o T)° I 2ÔO 800
- IV 18 à 6o 745 925 i46o 1100
- V. -- CONTROLLERS A SOUFFLAGE MAGNÉTIQUE
- Pour la commande des appareils d’usine auxquels sont fixés les moteurs précédemment décrits, les Ateliers de Charleroiont établi une série de controllers à soufflage magnétique destinés à des moteurs série, shunt ou compound.
- Ces controllers sont de deux types : à un sens de marche ou à deux sens de marche. Ils peuvent être munis de contacts pour frein rhéostatique ou pour frein magnétique.
- Les résistances peuvent être soit placées sur le bâti du controller, soit séparées. Le controller lui-même présente la forme d’une caisse rectangulaire fermée par une tôle et analogue à celle des controllers de tramways. Un index fixé à la manette indique, pour chaque cran, le couplage réalisé par l’appareil.
- Le cylindre est en fonte malléable et porte des touches en cuivre rouge fixées par des vis : l’arbre de ce cylindre est isolé.
- Une roue à encoches dans lesquelles s’appuie un galet rappelé par un ressort puissant détermine l’arrêt du cylindre dans chaque position franche.
- Les balais frottant sur les touches sont montés sur des ressorts- en bronze phosphoreux : la pression des balais peut être réglée par des vis.
- Le soufflage magnétique est assuré par une bobine placée sur un noyau venu de fonte avec la caisse. Cette bobine est traversée par le courant principal du moteur.
- VI
- Enfin, le stand des Ateliers de Charleroi, à l’Exposition de Liège réprésenté par la figure 6, contient toute une série d’appareils à haute tension que nous décrirons prochainement et un certain nombre de machines, génératrices et moteurs à courant continu, moteurs asynchrones etc., du type normal.
- Jean Reyval.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la détermination des coefficients de self-induction des solénoïdes. — B. Strasser. — Drudes Annalen, septembre, 1905.
- Drude a indiqué que la formule de Stefan conduit, pour des solénoïdes courts d’un nombre de tours peu considérable, à des résultats qui ne concordent pas avec les valeurs expérimentales : les mesures sur lesquelles était basée cette conclusion avaient été effectuées avec des oscillations rapides. L’auteur les a répétées avec des oscillations lentes et est arrivé au même résultat : il en conclut, par suite, que la formule de Stefan n’est pas applicable aux bobines portant un petit nombre de tours, et il cherche une formule applicable à ce cas.
- La formule de Stefan est la suivante :
- I / olY , 3è2 + c2\ 8a
- L=M('
- Dans cette formule
- è2
- iôa2
- L représente le coefficient de self-induction, a le rayon moyen, n le nombre de tours de fil, b la longueur de la bobine, c la hauteur (épaisseur du fil),
- D et Ja de grandeurs qui dépendent de la valeur du
- rapport ^ : les valeurs de ces grandeurs sont
- résumées sur un tableau dressé par Stefan.
- L’auteur suppose la bobine décomposée en circuits circulaires successifs et applique les formules de Maxwell sur la self-induction et l’induction mutuelle. La source d’erreurs que présente cette méthode, et que l’auteur examine plus loin, réside dans ce que les tours de fil ne sont pas des cercles parfaits.
- Dans ce qui suit,
- n désigne le nombre de tours de fil,
- 2/• le diamètre moyen de la bobine, g le pas d’enroulement,
- P l’épaisseur du fil.
- Le coefficient de self-induction d’un tour de fil est
- L = l\Tir
- logaat
- - + 0,333
- Le coefficient d’induction mutuelle de deux tours placés à une distance m est
- M=4+ + ++..]1og„++4*r|+ ...]
- Si le solénoïde a n tours, les distances des différents circuits les uns aux autres sont
- n8y (n — l)g, (»— 2k- • • • g En négligeant les puissances supérieures de — , on a, pour l’induction totale.
- L=4«ra^lognat^+o,333^+4 nr|(2a—2)^loguat^ — 2^+...
- 8 r
- ... + [:211 — (2n — 2] ( logn
- (»— Og
- (0
- En faisant quelques simplifications, on obtient
- L = 4w|^log„at + o,333^ + n(n — 1 ) ^logaat ~ —
- — 2 lognat [(a— 1) ! (n — 2) !...] (2)
- Si l’on tient compte, dans l’expression des coefficients d’induction mutuelle, des puissances deuxièmes de —, la formule a la forme r
- suivante :
- 2pt— I)
- dos
- 8/
- 16 r2
- gnat ^ )+ (Tl — 2)( 1 logaat ^
- 8r
- 0 +(« —2)i ,^ +
- 16 i6r2
- Cette expression simplifiée devient la suivante :
- g2 (/aI 8 r \n-(n2— 1)
- 2 ^72 (31oSnatT~ 1 '-----3
- (Tl 2)22 logaat 2
- + («--3)32lognat3+ . . . +(«— l)2l0gnat(«-l)Jj (3)
- Les derniers membres des équations (2) et (3) ne dépendent que du nombre de tours : ils peuvent donc être calculés une fois pour toutes et rassemblés dans un tableau.
- Si Ton pose
- 2 logaat [(« - i) ! (n — 2) !.] = A
- et
- 3[(n-- 2)22 logaat 2 + (tl — 3)32 logaat 3 + . . . J = B,
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- 32
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 40.
- 8 r
- on obtient l’équation
- h—l\-nr - n^log- + o,333^ + n(n — i)^lognat^— 2 )—A
- + 8^[(3,ogMl|_I)(fci))_B]J
- (4)
- Le tableau suivant donne les valeurs de A et B pour des nombres de tours allant jusqu’à 30.
- Le dispositif expérimental avait été essayé avec des circuits circulaires et avait donné des résultats de mesure concordant à 1 % près avec les résultats théoriques.
- Le tableau suivant donne les résultats des mesures et indique, pour un certain nombre de bobines, les valeurs trouvées expérimentalement et les valeurs calculées au moyen de la formule de l’auteur. On voit que ces valeurs concordent à 1 % près,
- Il A B
- 1 2 3 1.380 8,3i5
- 4 4,97° .43,296
- 5 11.33 140.82
- 6 20,90 366,95
- 7 34,06 794,73
- 8 31,11 i499,55
- 9 72,82 2590.62
- IO 97*92 4187,55
- 11 128,17 6572,94
- 1 2 163,14 9769,47
- 13 202,1 14042,1
- i4 ' 2.48,2 19532,2
- 15 298.0 26740,1
- i6 354,4 35694
- 17 4 15.8 46757
- j8 48i.8 60427
- •9 555,5 76662
- 20 034,2 9691°
- 2 I 7,8’9 119630
- 2 2 8090 146517
- 23 906,6 178140
- 24 1009.8 217338
- 25 1119,4 259868
- 26 1235.4 3o5o44
- 27 1357,9 359767
- 28 1487,0 421783
- 29 1618,1 491819
- 3o 1765,4 670515
- Vérification expérimentale de la formule
- L’auteur a vérifié la validité de cette formule par la méthode de Wien pour la mesure des faibles coefficients de self-induction. Dans un pont de Wheatstone était placée la bobine à mesurer avec une bobine variable de valeur 10 à 30 fois plus considérable, dont on mesurait à son tour le coefficient de self-induction dans un second pont contenant un étalon de self-induction (103 cm.). La source de courant était une petite bobine de Ruhmkorff et l’instrument de zéro était un téléphone. Les résistances employées dans le pont étaient bifilaires.
- 11 r 8 Lfexpérim.) L (théor.)
- 8 1, 5o5 cm 0,11 cm 2479 cm 2486 cm
- 1 f 1,47 0,119 3796 3799
- i5 1.46 0,115 6006 6006
- 19 1,476 0,114 8529 85go
- 23 1,47 0,114 1 io5ô 11164
- 27 1,465 0,115 13728 i38oo
- 3o 1 ,465 0,115 15702 15869
- Sources d'erreur
- La forme des tours de fil peut jouer un rôle dès que le pas d’enroulement a une valeur non négligeable par rapport au rayon, puisque l’on a supposé avoir allaire à une succession de circuits circulaires indépendants. Pour déterminer l’influence de ce facteur, l’auteur a fait une série d’essais avec différents pas d’enroulements : les résultats sont résumés dans le tableau suivant.
- n r 8 L(experim.) L (théor.)
- 2 4,97 cm 0,128 cm 1092 cm 1090 cm
- 2 4,96 1,15 817 818
- 2 4,95 2,02 753 754
- 2 4,95 3,o4 713 712
- 2 4,94 5,o4 645 667
- On voit cpie, même pour g = 0,6 r. la formule est applicable : il ne se produit des différences sensibles entre les valeurs calculées et les valeurs mesurées que quand g est à peu près égal à r.
- En outre, l’auteur a déterminé jusqu’à quelle longueur, pour un rayon donné du solénoïde, la formule théorique est encore applicable. Le tableau suivant indique les résultats obtenus.
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- On voit que les résultats sont encore exacts quand la longueur atteint 5 fois le rayon.
- Tl V ë h h/r L (espér.) L (ibeor.)
- lô 0,08 cm 0,22 cm 3,41 cm 3,5 2273 cm 2284 cm
- j 8 0,98 O , 225 3,88 3,9 2601 2627
- 20 0,98 O , 225 4,3o 4,4 2867 2897
- 22 0,98 O , 23 4,?3 4.8 32^8 3297
- 23 0,98 O , 23 5,oo 5,i 3342 3332
- 24 0,98 O , 23 5,24 II 5,3 3458 32 12
- 7 0 ,q85cm 0.523cm 3,14 cm 3,2 4 98 cm 5o4 cm
- 8 0,985 0,52 1 3,645 3,7 582 588
- 9 0,985 0,519 4,15 4,2 663 668
- 10 0,985 O , 520 0,514 4,68 4,8 742 745
- I I 0,985 0,985 5,14 5.2 825 758
- i3 o,5io 6,12 6,3 1000 718
- i5 0,985 o,5i4 7,19 7,3 1201 283
- Finalement l’auteur compare les résultats obtenus par Dru de, les résultats calculés avec la formule de Stefan, et les résultats trouvés avec la formule (4). Ces différents résultats sont indiqués ci-dessous.
- Tl Stefan Drude Formule (4)
- 2 307 cm 238 cm 245 cm
- 3 548 451 456
- 4 829 698 710
- 5 1138 999 993
- 6 1472 1273 1298
- 7 1882 i636 i63o
- 8 2!99 197^ i963
- 9 2584 23i3 2816
- R. V.
- Sur la variation de résistance du mercure lors du passage d’un courant électrique d’intensité constante. — Hirschi. — Beibldtter i" août 1905.
- A la suite d’un travail de Kohlrausch « sur l’état stationnaire d’un conducteur chauffé électriquement », l’auteur a entrepris de déterminer par des mesures le coefficient de température de la résistance du mercure : il pensait que, dans ce conducteur liquide, le courant peut influencer la conductibilité non seulement par échauffement, mais encore d’une autre manière (par une action électrodynamique).
- Le mercure était contenu dans des tubes de verre de différents diamètres portant des tubulures pour l’introduction des électrodes. La température était mesurée au moyen d’un couple thermo-électrique : platine, platine-rhodium, et la répartition de la température calculée pour l’état stationnaire était vérifiée expérimentalement.
- La mesure de la résistance était faite au moyen d’un galvanomètre différentiel sur la partie médiane des tubes, présentant une température constante.
- Après avoir comparé les résultats obtenus par lui avec ceux de Vincentini et de Omodei, l’auteur conclut que la résistance spécifique d'une colonne de mercure, parcourue d’une façon permanente à une température déterminée par un courant constant, semble augmentée par rapport à la résistance observée à même température, mais sans le passage d’un courant. Cette augmentation est indépendante de la température et est approximativement proportionnelle au carré de l’intensité du courant.
- E. B.
- Sur la variation de résistance du bismuth dans un faible champ magnétique. — Carpini. — Bei-bldtler 1" août igoû.
- L’auteur a étudié la résistance d’une spirale de bismuth dans des champs d’intensité comprise entre 0 et 2.000 unités. Les résultats, dans cet intervalle, peuvent être représentés par l’hyperbole
- iw /AW \
- H2 = — ^—46318,0 + 5727,Sj.io^
- Quand le champ n’est pas produit par un courant continu, mais par un courant alternatif, il se produit une sorte d’hystérésis, la variation de résistance ne suivant pas immédiatement la variation de courant: les valeurs observées sont plus basses que pour du courant continu de même intensité efficace que le courant alternatif.
- L’auteur a étudié également la relation entre la résistance et l’orientation de la bobine dans le champ. En désignant par « l’angle par rapport à la position normale et par W0 la résistance dans cette position, on a
- Ws! = W0-)-A(i — COS 2a)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 40.
- où A désigne l’amplitude de la fonction, égale à la demi-différence des deux valeurs extrêmes pour « = 0 et v. — 90°.
- E. B.
- Relation entre la constante diélectrique et la densité de l’air. — Occhialini. — Accademia Lincei, 3 juin 1905.
- L’auteur a fait un certain nombre d’expériences pour déterminer la relation qui existe entre la constante diélectrique et la densité de l’air. Il employait, dans ces expériences, deux condensateurs en parallèle dont l’un, réglable, avait line capacité connue et dont l’autre, de dimensions invariables, avait comme diélectrique de l’air comprimé sous différentes pressions. Le courant était du courant alternatif de fréquence 10.000 et l’on ajustait le condensateur réglable jusqu’à ce que la différence de potentiel entre les bornes des deux condensateurs fût la même.
- L’auteur a déterminé ainsi les valeurs de la constante diélectrique h et les valeurs de l’expression de Môssotti
- 1 K— 1 D K + 2
- et de n2 qu’il indique dans un tableau.
- D désigne la densité et n l’indice de réfraction de l’air.
- Le résultat de ces expériences est que la valeur de l’expression indiquée ci-dessus décroît lentement quand la pression augmente. En adoptant, pour cette expression, une valeur moyenne, l’auteur a trouvé pour la constante diélectrique de l’air le chiffre de 1,475. Dewar avait trouvé le chiffre de 1,495. La valeur de n2 augmente avec la pression.
- B. L.
- Radioactivité atmosphérique. — Gerdien. — Phy-sikalische Zeitschrift, i,r août 1905.
- L’auteur a étudié la vitesse spécifique des ions positivement chargés dans un champ déterminé, par la méthode connue des cylindres concentriques. Il a divisé le cylindre intérieur en sections* et étudié la distribution de l’induction radioactive dans les sections successives.
- Les résultats de ces expériences montrent que la vitesse spécifique des ions positifs enjeu dans cette radioinduction est égale à la vitesse la plus faible connue pour les ions positifs et est dix fois plus petite que la plus grande vitesse connue. En ce qui concerne la nature de l’émanation, l’auteur confirme la conclusion qu’elle provient du radium.
- B. L.
- Charge des rayons a du radium. — Rutherford. — Nature, igoô.
- L’auteur a pris une plaque métallique de 20 cm2 de surface et l’a recouverte d’une couche de un demi-milligramme de bromure de radium. Au-dessus de la plaque, et à quelque distance d’elle, était une seconde plaque métallique : le tout était placé entre les pôles d’un électro-aimant produisant un champ parallèle aux plaques.
- Sous l’influence de ce champ magnétique, les électrons décrivaient des trajectoires courbes et retournaient à la plaque qui les émettait. La plaque supérieure prenait alors une charge positive, quelle que fut la charge, positive ou négative, de la plaque inférieure.
- De sès expériences, l’auteur calcule que 1 gr. de bromure de radium émet par seconde 1,4.10^ particules «. Ce nombre est une constante importante, et concorde bien avec le chiffre estimatif de 1,1.1(BC que l’auteur avait précédemment prévu.
- R. R.
- Charge des émanations du radium. — Rutherford. — Philosophical Magazine, août 1905.
- L’auteur a montré que les particules a du radium sont chargées positivement au moment de leur émission et a déterminé le nombre de particules a et de particules j3 émises par seconde par un gramme de radium à son activité mi-nima. Le nombre de particules « est de 6,2.1(9° et le nombre de particules p est à peu près le même : quand le radium n’est pas à l’état d’activité minima, le nombre des particules « est égal à quatre fois le nombre de particules p. Le radium lui-même, ainsi que l’émanation du radium, le radium A et le radium C émettent
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- tous des particules «, tandis que le radium C seul émet des particules p. Ces substances sont toutes des produits successifs du radium. En ce qui concerne les électrons de faible vitesse découverts par J. J. Thomson, l’auteur a trouvé que ces électrons sont émis aussi par le radium.
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Expériences sur l’influence économique de la compression dans les machines à vapeur. — Klemperer. — Zeitschrift des Vereins Deutschcr Inge-nieure, 20 juin 1906.
- L’auteur a fait un certain nombre d’expériences sur rinfluence économique de la compression dans les machines à vapeur. Les résultats de ces expériences montrent que la règle de Rankin, d’après laquelle la compression, jusqu’à la pression d’admission, compense l’inconvénient de l’espace nuisible, est fausse dans beaucoup de cas.
- La machine d’expériences de l’auteur avait un diamètre de cylindre de 180 mm. et une course de 450 mm., avec tiroirs cylindriques Corliss actionnés par un dispositif réglable à la main. La vapeur, produite par une chaudière de locomotive, pouvait être surchauffée dans un sur-chauffeur séparé et passait dans un grand sécheur avant d’aller au cylindre. Un receiver intercalé entre l’échappement et le condenseur permettait d’obtenir une contre-pression de valeur déterminée. Le condenseur était à surface et les quantités d’eau de condensation et de refroidissement pouvaient être exactement mesurées.
- La machine à vapeur entraînait une dynamo chargée sur des résistances et excitée séparément.
- L’auteur établit d’abord les formules suivantes :
- Quantité de vapeur dépensée par course :
- d =
- D/ pt V
- 270
- grammes.
- Quantité de vapeur restant dans l’espace nuisible :
- G = j 000 (k -f- s) Vy grammes.
- Rapport
- d’où
- Dans ces formules :
- V désigne le volume par course en cm3 ;
- « le rapport de l’espace nuisible au volume total ;
- e le rapport entre la distance du point relatif à l’équation G au point mort et la course totale s ;
- y le poids spécifique de la vapeur en kg. par cm3 ; Pi la pression moyenne indiquée ;
- Dj- la consommation totale de vapeur par cheval-heure indiqué ;
- x la teneur spécifique de la vapeur au point considéré ;
- u le volume spécifique de la vapeur sèche saturée.
- L’auteur suppose d’abord, au début de la compression, x3 = 1 et calcule m, puis xh et th, température de la surchauffe. En réunissant par une courbe les valeurs de x, il obtient une courbe de compression valable pour le cas où ;r3=l. Or, en supposant x3 = 1, on arrive à tA = 728° ; cette hypothèse est donc fausse. En effet, dans la plupart des cas, la vapeur a, au début de la compression, une teneur spécifique relativement élevée en humidité : une valeur aussi élevée de t ne peut donc pas exister. L’hypothèse xmax = 1 est beaucoup plus plausible et marque une valeur limite.
- Les expériences ont été faites avec deux admissions différentes, avec échappement à l’air libre et sans enveloppe de vapeur ou avec condensation avec et sans enveloppe, en modifiant artificiellement la valeur de l’espace nuisible. Les résultats ont été les suivants :
- Expériences avec condensation : vapeur saturée
- L’influence de la compression est assez faible : la consommation de vapeur par cheval-heure indiqué atteint un minimum pour une compression de 12 % quand on emploie une faible admission (12 % ) et pour une compression de 20 % quand on emploie une plus forte admission (23 % ) : les minima sont peu marqués.
- . 27 (« -f g) Pi. D;. Xi. u
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- L’ E C L AIRAGE EL ECTR1QU E
- T. XLV. — N° 40
- Echappement à l’air libre : vapeur surchauffée ou saturée
- Le minimum de consommation est atteint pour une compression d’environ 9 % .
- Echappement à l’air libre : vapeur saturée
- Pour des espaces nuisibles de 4,5 et 15,2 % , les minima de consommation ont été atteints pour des compressions de 14 % et de 23 % .
- Condensation : vapeur saturée
- Une augmentation de la compression de 10 % à 25 % a produit une augmentation de la consommation de vapeur.
- Des différentes expériences qu’il a faites, l'auteur tire la conclusion suivante :
- L’économie réalisée par la compression ne dépend pas de la durée de cette compression et dépend seulement de la pression finale atteinte. Pour que la compression soit économique, il ne doit pas se produire de condensation.
- B. L.
- Emploi des moteurs d’induction comme générateurs. — Butt. —Electrical Review, 12 août 1905.
- L’auteur indique un certain nombre de résultats obtenus avec un moteur d’induction employé comme générateur. Ce moteur triphasé avait une puissance de 300 chevaux et était bobiné pour 2.000 volts, 60 périodes.
- Entraîné à une vitesse de 5 % supérieure au synchronisme, ce générateur asynchrone a produit 170 kw. en fonctionnant en parallèle avec un alternateur synchrone qui produisait 192 kw. Le courant cléwatté absorbé par le générateur synchrone était égal à 30 % du courant watté.
- Pour employer le moteur comme générateur synchrone, on excita le rotor avec du courant continu, soit en supprimant une phase de l’enroulement et en reliant les deux autres en série, soit en reliant deux phases en parallèle et le groupe ainsi formé en série avec la troisième phase : le second montage a été reconnu le plus économique au point de vue de la puissance dépensée pour l’excitation. Les résultats ont été très satisfaisants et le moteur a fourni sur un réseau d’éclairage une puissance de 315 kw.
- B. R.
- Sur les enroulements des moteurs polyphasés. — Pumphrey. — Electrical Review, i4 juillet 1905.
- L’auteur, dans une étude sur l’unification des rhéostats de démarrage et des moteurs d’induction, a examiné les valeurs de la différence de potentiel admises par différents constructeurs aux bornes du rotor (bagues). Il a trouvé les résultats suivants :
- Moteurs de 5 chevaux:
- — 10 —
- — 20 —
- — 75 —
- 3°> 7°) 90, 200 volts
- 4o, 90, 100, 200, 220 volts
- Go, 120, 120, 200 volts
- 100, i4o, 2^5, 4oo, 5oo volts
- Ce tableau montre que le mode d’établissement des moteurs d’induction est loin d’être uniforme.
- R. R.
- Moteur d’induction à grand couple de démarrage. — Lewis. — Electrical Review, 3o juin 1905.
- L’auteur passe d’abord en revue les différents dispositifs adoptés jusqu’à présent pour augmenter le couple de démarrage des moteurs dont le rotor est court-circuité d’une façon permanente. Il décrit ensuite un moteur de construction nouvelle imaginé par lui.
- Le rotor de ce moteur est muni de deux enroulements dont l’un, placé à l’intérieur, a une faible résistance et est court-circuité, et dont l’autre, placé à la surface, a une résistance élevée et est du type en cage d’écureuil. Au démarrage, un commutateur approprié permet de modifier les connexions des enroulements du stator et d’abaisser, par exemple, de 8 à 4 le nombre des pôles. On peut ainsi obtenir un couple de démarrage égal au couple normal avec une intensité de courant qui ne dépasse pas 1,25 fois l’intensité de courant correspondant à la pleine charge.
- R. R.
- Commutation dans un moteur tétrapolaire. — Catterson-Smith. — Institution of Electrical Engineer, juillet 1905.
- L’auteur a étudié les phénomènes de la commutation sur un moteur tétrapolaire en coupant une bobine de l’induit et en reliant les extrémités à deux bagues sur lesquelles frottaient
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- des balais en charbon réunis par une bande de manganin de résistance suffisante pour produire une chute de tension de 0,25 à 0,50 volt. Un oscillographe de Duddell était relié aux extrémités de cette résistance.
- Les courbes obtenues montrent que la forme du courant diffère beaucoup cl une sinusoïde.
- La conclusion de cette étude est cpie le calcul de la tension de réactance est très utile pour caractériser la commutation d’une machine ; il est bon, toutes les fois que cela est possible, d’établir la machine pour que la tension de réactance soit inférieure à la chute clc tension aux balais. Pour les machines de grande puissance, il est cependant difficile d’abaisser la tension clc réactance au-dessous de 3 volts : pour les moteurs à vitesse variable, il est nécessaire de descendre au-dessous de 1,5 volts.
- R. R.
- TRACTION
- Traction électrique avec système de distribution à 3 fils. — Scholtes. — Elcktrotechnischc Zeitschrift.
- L’auteur indique les résultats obtenus à Nüremberg avec le système à trois fils pour la distribution du courant aux motrices.
- Le réseau entier est divisé en deux groupes et des dispositifs permettent de relier les différentes sections à un groupe ou à l’autre pour équilibrer les ponts. Le groupe le plus voisin de l’usine génératrice est alimenté par le lîl positif, et le groupe le plus éloigné par le lil négatif.
- On a trouvé cpie la substitution d’un réseau à 3 fils au réseau primitif à 2 lils avait diminué considérablement les perturbations clans les lignes téléphoniques et avait réduit la chute de tension dans les rails, atténuant ainsi les dangers d’électrolysc et augmentant le rendement de l’installation.
- O. A.
- Connexions de l'induit et de l’inducteur dans les moteurs de traction. — J. Andrews. — Street Rail-way, ier juillet igo5.
- L’auteur indique qu’il est de pratique courante actuellement de relier l’inducteur d’un moteur de traction à la terre (rails de roulement) et
- l’induit au trôlet. La raison de ce mode de montage provient en partie de ce qu’il vaut mieux inverser le courant dans l’induit que dans l’in-clucteur et que, pour cela, le controller est plus simple avec le mode de connexion adopté qu’avec le mode cle connexion inverse. Mais la principale raison, d’après l’auteur, réside clans la différence des effets produits quand un porte-balais ou une bobine induite est mise à la terre.
- Si, comme c’est généralement le cas, la terre se produit quand la voiture est en mouvement, avec le montage ordinaire l’induit et l’inducteur se trouvent shuntés par un court-circuit et le moteur n’est plus excité. Au contraire, quand l’induit est relié à la terre et l’inducteur au trôlet, l’excitation augmente considérablement au moment d’une terre et l’induit est pratiquement court-cireuité ; l’effet équivaut à l’application du frein d’urgence et la voiture reçoit une secousse très violente.
- En outre, d’après l’auteur, le montage adopté offre l’avantage cpie les ruptures d’isolement se produisent dans l’inducteur plutôt cpie clans l’induit, et que les frais de réparation des bobines inductrices sont moins élevés cpie les frais de réparation d’une bobine induite.
- R. R.
- Lignes de contact à haute tension pour chemins de fer à courants alternatifs. — Varney. — American Institute of Electrical Engineers.
- L’auteur, après avoir indiqué cpie la principale difficulté cpie présente à l’heure actuelle rétablissement d’un système de traction à haute tension réside dans rétablissement de la ligne cle prise cle courant, qui doit être solide et parfaitement isolée, examine les différentes solutions employées jusqu’à ce jour.
- 11 conclut cpie le meilleur mode cle suspension de la ligne est l’emploi d’un câble cl’acier supportant le fil cle contact en cuivre. La distance entre deux points de suspension du câble d’acier peut atteindre environ 38 mètres et doit être considérablement réduite dans les tournants. Le câble d’acier peut être avantageusement constitué de 7 fils d’acier Besscmer formant un toron cle 10 à 11 mm. de diamètre. Le lîl cle contact à employer avec ce câble peut avoir un diamètre cle 10,8 mm. et être supporté tous les trois mètres par clés brins reliés au câble d’acier, Celui-ci
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- doit avoir, par les temps froids, une flèche minima de 277 mm., correspondant à une tension de 1.000 kilogr. : il doit être amarré à des isolateurs en porcelaine à haute tension d’une solidité à toute épreuve.
- Pour les chemins de fer à plusieurs voies, sur lesquels est maintenue simultanément l’exploitation par trains à vapeur, il est bon d’employer, pour supporter tous les fils, des ponts spéciaux comme ceux que Ton a adoptés, depuis longtemps, pour les sémaphores. En employant alors deux câbles d’acier pour soutenir le fil de contact, on peut faire des portées de 100 mètres sans qu’il se produise d’oscillations nuisibles sur le fil. Dans les courbes, il est bon d’employer des ponts renforcés permettant un amarrage très solide des câbles d’acier. Les portées doivent être considérablement réduites.
- R. R.
- Métaux pour rails. — Dudley. — Congrès international des chemins de fer, mars 1905.
- L’auteur, dans sa communication, indique la composition des métaux employés en Amérique pour la fabrication des rails :
- Carbone.... de o,45 à o,55 °/0 dans les rails de 3o kgr.
- de o,55 à o,65 °/0 — — de 45 —
- Manganèse . de 1,0 à 1,2 °/0 — — de3o —
- dei,i à i,3 °/0 — — de45 —
- Silicium.... deo,i5ào,2 °/0 dans tous les rails.
- Le soufre et le phosphore n’excèdent pas 0,08 et 0,99%.
- Un certain nombre de Compagnies ont essayé des rails en acier-nickel : les résultats ont été excellents et ces rails sont sensiblement supérieurs aux rails en aciér ordinaire. La composition du métal est de 3 °/0 de nickel et 0,5 °/o de carbone.
- R. R.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Appareils de télégraphie sans fil système Massie.— Electrical Word and Engineer, 29 jaillet igo5.
- Les points principaux de ce système sont relatifs au récepteur et aux connexions employées dans le circuit transmetteur qui ne présente rien de nouveau comme principe. La source d’énergie est du courant alternatif à
- 60 périodes dont un transformateur de 2,5 kw. élève la tension à 60.000 volts. Ce courant charge une batterie de condensateurs à plaques de verre réglables.
- Le récepteur employé, nommé oscillophone par l’inventeur, consiste en un contact microphonique et un récepteur téléphonique. L’appareil est monté sur une base en matière isolante qui supporte un bloc d’ébonite sur lequel est fixé le microphone. Les parties fixes en charbon de celui-ci sont plates et ont 3 cm. de longueur, 1 cm. de largeur et 3 111m. d’épaisseur; elles sont reliées aux conducteurs du circuit oscillant. Les portées de ces parties fixes sont formées d’une composition moulée de carbone et d’huiles lourdes : les surfaces forment des angles très aigus en lames de couteau. La partie mobile du microphone est en acier : d’autres métaux donnent également de bons résultats, mais l’aiguille en acier offre l’avantage de pouvoir être maintenue en place au moyen d’un petit aimant. A cet effet, le détecteur porte, au-dessus du contact microphonique, un aimant en fer à cheval dont les lignes de force ont la direction que doit occuper l’aiguille d’acier. Avec ce dispositif, on évite l’inconvénient constaté habituellement dans le détecteur microphonique, et qui consiste en une vibration et un déplacement par rotation de l’aiguille mobile sous l’effet du courant : ce déplacement rend les lectures difficiles et incertaines. La résistance normale du détecteur de l’oscillophone est de 40.000 ohms ; sous l’effet des ondes, cette résistance tombe à 700 ohms. Un potentiomètre et un condensateur complètent le récepteur.
- Les appels sont assurés par une sonnerie, commandée par un cohéreur ordinaire. A cet effet, l’oscillophone est mis hors circuit en temps normal, et est remplacé par un cohéreur constitué de la façon suivante. Un tube vertical isolé est fermé à son extrémité inférieure par une calotte métallique formant une électrode et à la partie supérieure par un bouchon dans lequel pénètre une aiguille aimantée que l’on peut enfoncer plus ou moins profondément et qui sert de seconde électrode. L’extrémité inférieure de cette aiguille s’arrête à une certaine distance du fond du tube. Sur celui-ci est disposé une couche de limaille non magnétique et, au-dessus de celle-ci, une
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- petite quantité de limaille magnétique qui attire partiellement l’aiguille. La calotte métallique inférieure du tube est fixée à une lame ressort qui amène le courant : un frappeur ordinaire, agissant sur cette lame, produit la décohérance du cohéreur après action.
- La limaille non magnétique est généralement delà limaille d’argent ou de nickel, et la limaille magnétique est du fer doux de Norvège.
- Les connexions des différents circuits transmetteur et récepteur avec l’antenne et la terre ainsi qu’entre eux sont effectuées toutes ensemble par un commutateur ingénieux dont le levier unique est placé dans l’une ou l’autre position suivant que l’on veut transmettre ou recevoir. Les différentes pièces de ce commutateur sont montées sur un bloc d’ébonite supportant les paliers de l’arbre. Celui-ci porte trois disques en ébonite sur lesquels frottent, de part et d’autre, des balais métalliques. Des touches en cuivre placées sur ces disques et réunies entre elles par des connexions intérieures, assurent la continuité métallique des circuits à établir.
- La première installation du système Massie a été faite entre Block Judith et Island Point. Un nouveau poste établi à Wilsons Point assure les communications avec les paquebots de la New-York, New-Haven and Harford Railwad C°.
- R. V.
- Sur les détecteurs d’ondes électrolytiques. — Garoll. — Electrical World and Engineer, 24 août igo5.
- L’auteur indique, que, dans le montage des détecteurs électrolytiques employées par les compagnies Telefunken, Fessenden et de Fo-rest, et représenté schématiquement sur la figure 1, toute action produite par les ondes reçues sur l’antenne suit exactement le même chemin que l’action locale de la pile, ces deux actions tendant à interrompre la polarisation et réchauffement de la solution.
- Au contraire si, comme l’indique la figure 2, l’antenne forme un circuit séparé et distinct de l’anode et de la cathode, le chemin des ondes est différent du chemin de l’action locale : la connexion à la terre s’effectue, comme auparavant, à travers la solution.
- Les lettres placées sur les figures 1 et 2 ont les significations suivantes : a antenne a' anode c cathode s solution acidulée t récepteur téléphonique P potentiomètre b' batterie b vase en verre e et e' terre k condensateur
- Dans le dispositif de la figure 2, l’anode et
- Fig-. 1 et 2. — Montages ancien et nouveau du détecteur d’ondes électrolytique.
- la cathode sont soudées dans le verre aux points f : k est un petit condensateur destiné à éviter un court-circuit de la batterie.
- R. V.
- ÉCLAIRAGE
- Sur l’arc métallique. — LadofE. — Electrical Engineer, mai 1905.
- L’auteur a étudié l’emploi d’électrodes en ferro-titanium. Les oxydes de titanium semblent être, parmi les corps connus, ceux qui donnent le plus de lumière, mais ils sont très peu conducteurs. Quand on les mélange avec de la magnétite, les électrodes sont très fragiles et exigent une gaine en fer qui agit pour augmenter la conductibilité tout en donnant de la solidité.
- L’auteur a trouvé qu’un mélange d’hématite et d’oxyde de titanium donne une électrode moins lumineuse ; mais quelques crayons réduits à 1.150° dans du carbone ont présenté un
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- L’ÉCLAIR A GE ÉLECTRIQUE
- accroissement de lumière de 100 % . Quand on soumet les crayons à une réduction, on peut employer une plus forte proportion de titanium. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec des crayons contenant 50 % de titanium et 50 % de magnétitc. Les électrodes parfaitement réduites étaient d’apparence entièrement métallique, et susceptibles de prendre un beau poli.
- Les alliages de titanium, magnésium ou zirconium avec du fer ou du cuivre donnent de bons résultats. Avec des électrodes en ferro-titanium contenant 80 % d’alliage, la con-
- sommation par bougie moyenne sphérique a été trouvée égale à 0,33 watt dans un cas, avec un crayon de charbon placé à la partie supérieure comme électrode positive. L’arc normal a 1 mm. de longueur sous 50 volts et est stable, 2 mm. de longueur sous 75 volts et est instable. Les crayons en oxydes ont une durée supérieure à celle des crayons en alliage : cette durée est égale à celle que présentent les lampes à arc en vase clos.
- E. B.
- Mesures effectuées sur des lampes à osmium. — Zeitschrift fur Elektrotechnik, 3 septembre.
- Des expériences ont été faites à Vienne au Muséum technologique sur la durée et la consommation moyenne spécifique des lampes à osmium.
- Six lampes de 35 volts et 10 bougies et six lampes de 35 volts et 25 bougies servirent à l’essai de durée. Ces lampes furent branchées trois par trois en série et les groupes ainsi formés placés sur un circuit alternatif à 105 volts. L’intensité lumineuse horizontale et la consommation étaient mesurées toutes les cent heures, jusqu’à destruction de la lampe. Les résultats ont été les suivants :
- Une lampe de 16 bougies a donné au début 15,1 bougies avec une consommation spécifique de 1,68 watt par bougie. Après 400 heures, l’intensité lumineuse est montée à 17,3 bougies et est retombée à 15,6 bougies au bout de 2.100 heures. La consommation spécifique est descendue à 1,46 watt par bougie puis est remontée à la valeur de 1,58 watt.
- Une autre lampe de 16 bougies a donné au début 15,2 bougies, puis 17,5 après 400 heures et 16 au bout de 2.200 heures. Les consommations spécifiques correspondantes ont été de 1,62 watt, 1,43 watt, et 1,535 watt.
- Une lampe de 24 bougies a donné au début 22,35 bougies, puis 24,6 après 600 heures, et 23,7 après 1.700 heures: les consommations spécifiques ont été de 1,65, 1,51 et 1,56 watt.
- Enfin, uiie lampe de 23 bougies a donné 22,25 bougies au début, 24,1 bougies au bout de 300 heures et 22,6 bougies après 2.100 heures, les consommations spécifiques correspondantes étant de 1,65, 1,53 et 1,61 watt.
- Les conclusions que l’on peut tirer de ces essais, sont les suivantes :
- La durée moyenne des lampes a été de 2.200 heures, les valeurs limites étant 1.793 heures et 3.036 heures.
- Parmi les douze lampes étudiées, trois seulement ont présenté une diminution de-lumière de 10 % , l’une après 1.750 heures, l’autre après 940 heures et la troisième après 820 heures.
- En prenant pour durée de la lampe celle qui correspond à une diminution de 10 % dans
- l’intensité lumineuse, on trouve comme durée moyenne 1.985 heures et comme consommation spécifique moyenne en watts 1,60 watt par bougie pour une lampe de 16 bougies et 1,80 watt pour une lampe de 25 bougies.
- E. B.
- SENS,
- SOCIÉTÉ NOUVELLE DE L’IMPRIMERIE MÎRIAM, t, RUE DE LA BER.TAUCHE
- Le Gérant : J,-B. Noüet.
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- Tome XLV.
- Samedi 14 Octobre 1905.
- 13“ Année. — N° 41.
- TT
- clair;
- eetnqu
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées' Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore.
- G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - tA. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences (D Lille.
- SUR LE MOTEUR A RÉPULSION COMPENSÉ LEHMANN
- Dans le numéro du 9 septembre 1905 de VEclairage Electrique se trouve une courte description d’un très ingénieux système de moteur à répulsion dû à M. Lehmann, le savant collaborateur de VEclairage Electrique. L’étude de ce dispositif conduit à formuler les remarques suivantes :
- L’angle ® de décalage entre la tension U, aux bornes EE (fîg. 1) et le courant Q est déterminé par la relation
- ? = -
- ç (cos2/? -(- .r2 sin2/3) x tg /3
- (0
- en appelant :
- l’angle de décalage entre la direction CG et la ligne des balais B, x le rapport de la vitesse angulaire à la vitesse de pulsation R du réseau,
- ? le rapport -- . ; L étant le coefficient de self-induction du stator
- et 1 le coefficient de self-induction de la bobine de self-réglable.
- L’on a négligé les fuites et les résistances ohmiques afin de se mettre dans les conditions les plus avantageuses. L’expression montre qu’effecti veinent le décalage s annule à une certaine vitesse, mais que celle-ci est toujours supérieure au synchronisme puisque Ç < I ; elle s'en rapproche d’autant plus que? est plus grand, c’est-à-dire que ). est plus petit.
- *
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- L’on est toutefois limité clans cette voie, car le courant primaire É et Ie couple C ont pour valeurs :
- 11 — La x. /
- ?2,r2 sin2 /3 cos /32 -|- ( i — f cos2 /S)2
- et
- y ( i — f)2 • .t2 sin2 /3 cos2 /3 —|— [ i —• £(x2 sin2 /3 -)- cos2^)]2cos4/3 J (i — I) sin /3 cos y3
- C:
- l^x2 sin2 /3 cos2 /S -{- ( i — ? cos2 /3)2
- X LIf
- (2)
- (3)
- 11 résulte donc des formules 2 et 3 qu’une valeur trop faible de >. donnerait lieu à un
- appel exagéré de courant et diminuerait, de plus, très sensiblement le couple pour un courant donné ; notamment, pour Ç = 1, le moteur constituerait un court-circuit franc pour le réseau.
- En particulier, si, pour faciliter le changement de marche, l’on fait 0 = 45° ainsi que cela semble être indiqué dans l’article en question, l’on obtient au synchronisme (x = 1)
- tg ?s= I —I
- et pour des valeurs admissibles de ?, l’amélioration réalisée sur le facteur de puissance ne parait pas devoir être très sensible par rapport à un bon moteur à répulsion non compensé.
- D’ailleurs la marche hypersynchrone, qui permettrait d’avoir cos f = 1, présenterait deux inconvénients dus au court-circuit de l’induit : une mauvaise commutation et la formation d’un champ tournant elliptique conduisant à une induction exagérée dans le fer.
- Dans le même article est également décrit un procédé destiné à obtenir une bonne commutation et basé sur la variation de la réluctance magnétique suivant la ligne des balais ; il est difficile d’expliquer, autrement que par des actions parasites, l’efficacité éventuelle d’un tel procédé, par suite de la présence du court-circuit entre balais. Celui-ci, en effet, établit une relation forcée entre les flux rotoriques dirigés respectivement suivant la ligne des balais et suivant la direction perpendiculaire, indépendamment de toute question d’ampères-tours et de réluctances, et ce n’est qu’en s’écartant notablement de la répartition sinusoïdale des flux dans l’espace que l’on doit obtenir un résultat satisfaisant à des vitesses hypersynchrones.
- J. Bethenod.
- Fig. 1. — Schéma du moteur à répulsion compensé système Lehmann.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- USINE CENTRALE DE SCLESSIN
- Cette usine, établie par la Société d'électricité du pays de Liège, en vue de l’alimentation de la voie ferrée électrique de Liège à Seraing, a été installée pour l’ouverture de l’Exposition, de façon à pouvoir satisfaire aux demandes de courant des tramways électriques. Elle est située sur les bords de la Meuse, à Sclessin près Liège, et comprend actuellement deux turbo-générateurs doubles Brown-Boveri de 1.500-1.800 kilowatts : dans un avenir très prochain, elle recevra deux autres groupes de même puissance ou de puissance plus élevée.
- L’usine comprend deux grands bâtiments adjacents dont les axes sont perpendiculaires l’un à l’autre et trois petits pavillons rapportés servant de bureaux et de magasins. L’un des bâtiments contient la salle des machines, avec installation de condenseurs en sous-sol; l’autre contient la salle des chaudières et est complété par une cheminée de 56 mètres de hauteur.
- Chaufferie. — La chaufferie comprend actuellement six générateurs: la place a été prévue pour dix générateurs, les quatre complémentaires devant être installés en même temps que les deux nouvelles turbines.
- Chaque chaudière est à foyer intérieur à deux corps cylindriques avec tubes de fumée, dômes de vapeur, fonds bombés et avec deux chambres de vapeur. La longueur du corps inférieur est de 5m,650 et son diamètre de 2m,200 ; les tôles ont 21 mm. d’épaisseur. Ce corps contient deux foyers ondulés de 850 mm. et 950 mm. de diamètre : ces foyers vont en se rétrécissant vers l’arrière et ont, dans cette partie, un diamètre de 750 mm. L’épaisseur des tôles est de 13 et 14 mm. Le corps supérieur a une longueur de 4m,650 et un diamètre de lm,900 : il est traversé .par 84 tubes de fumée de 82 et 89 mm. de diamètre. L’épaisseur des tôles est de 18 mm. La surface de chauffe d’une chaudière est de 160 mètres carrés et sa surface de grille de 3,77 mètres carrés.
- Chaque générateur est complété par un surchauffeur constitué par un faisceau de 20 tubes en fer à l’intérieur desquels circule la vapeur. L’extérieur de ces tubes est chauffé par les gaz sortant des foyers. On peut régler le degré de surchauffe en réduisant ou en augmentant, au moyen de registres à papillon, la quantité de gaz chauds qui traversent le surchauffeur. Les gaz non employés sont conduits directement vers la boite à fumée.
- L’installation est complétée par un économiseur Green constitué par 360 tubes de 2m,750 de longueur sur 116 mm. de diamètre dans lequel l’eau d’alimentation est réchauffée, avant son introduction aux chaudières.
- La cheminée a une hauteur de 56 mètres au-dessus du sol de la chaufferie : son diamètre intérieur est de 4 mètres à la base et de 3 mètres au sommet. A une certaine hauteur elle sert de support à un réservoir d’eau de forme annulaire en tôles d’acier.
- Salle des machines. — La salle des machines, dont le niveau a été fortement surélevé de manière à ce que les plus grandes crues de la rivière ne puissent atteindre les moteurs
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- des pompes, placées en sous-sol, est rectangulaire et a son grand axe perpendiculaire à la
- Fig. 1. — Salle des machines.
- Meuse. Comme le montre la figure 1, les deux turbo-générateurs ont leurs axes parallèles au grand axe de la salle : une fosse réservée entre les deux groupes contient, en eontre-
- Fig. 2. — Pompe centrifuge Brown-Boveri fournissant l’eau de réfrigération du condenseur.
- bas, les deux pompes centrifuges et les deux pompes à air correspondant aux deux groupes; de cette manière, la surveillance est extrêmement facile.
- Chaque turbine à vapeur, du système Brown-Boveri-Parsons, a une puissance normale
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- de 2.700 chevaux. La pression de la vapeur à la valve d’admission est de 12 atmosphères et sa température est de 300°. La vitesse de rotation est de 1.500 tours par minute.
- Un condenseur à surface est placé directement au-dessous de chaque turbine et au niveau des pompes attaquées par des moteurs à* courant continu. La pompe centrifuge Brown-Boveri, fournissant l’eau de réfrigération, est représentée par la figure 2 : elle est entraînée par un moLeur à courant continu de 45 chevaux à 550-600 volts tournant à une vitesse de rotation de 800 tours par minute. La quantité d’eau débitée est de 600 mètres cubes à l’heure et la hauteur d’élévation de 10 mètres. La pompe à air Brown-Boveri est représentée par la figure 3 : elle est à deux cylindres et à deux étages, et est entraînée, au
- Fig. 3. — Pompe à air Brown-Boveri.
- moyen de chaînes, par un moteur à courant continu de 20 chevaux à 550-600 volts tournant à une vitesse de rotation de 580 tours par minute. La pompe est munie d’un réservoir à air comprimé car l’eau de condensation est élevée à une pression d’environ 3 mètres d’eau.
- En avant des condenseurs et également à leur niveau se trouvent des compteurs d’eau système Schilde permettant de mesurer journellement Beau sortant des pompes à air, c’est-à-dire le poids de vapeur consommé : connaissant d’autre part, par les compteurs du tableau, le nombre des kilowatts produits, on a un contrôle journalier delà consommation. Chaque compteur comprend deux bâches de 1 mètre cube qui se remplissent et se vident alternativement par le jeu d’un distributeur oscillant commandé par deux flotteurs.
- Chaque turbine porte, directement accouplés sur son arbre et disposés en tandem :
- Un alternateur de 1.500-1.800 kilowatts,
- Une génératrice à courant continu de 750-850 kilowatts,
- Une excitatrice commune aux deux générateurs électriques.
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- L’alternateur produit des courants triphasés à 6.300 volts et à 50 périodes par seconde.
- La génératrice produit du courant continu à 550-600 volts pour le service de traction et pour la commande des moteurs à courant continu. La figure 4 représente un groupe complet turbo-générateur double. On y voit nettement la turbine, placée à l’extrémité postérieure, l’alternateur compact placé au milieu, la dynamo à courant continu, dont le collecteur porte deux fortes frettes en acier séparant en trois groupes de deux les balais métalliques et enfin la petite excitatrice montée en bout d’arbre au-delà du palier, avec son rhéostat fixé au bâti. On peut facilement remarquer, sur cette photographie, la faible hauteur et la faible largeur du groupe, ainsi que les dimensions très réduites de la turbine de 2.700 chevaux.
- La génératrice à courant continu est complétée par une batterie d’accumulateurs montée en tampon et composée de 294 éléments Tudor de 500 ampères-heure au régime de
- Fig. 4. — Groupe complet turbo-générateur Brown-Boveri-Parsons.
- décharge en une heure et de 750 ampères-heure au régime de décharge en trois heures. Cette batterie-tampon est accompagnée d’un survolteur-dévolteur composé d’un moteur à courant continu de 94 chevaux à 600 volts et d’une génératrice munie de trois enroulements inducteurs différents, ùn enroulement shunt, un enroulement série traversé par le courant de la batterie, et un enroulement série traversé par le courant de la génératrice. Ce survolteur, dont le réglage . est automatique quand la batterie travaille en tampon, sert aussi, après modification des connexions des circuits inducteurs, à surcharger la batterie le soir à la fin du service.
- L’éclairage intérieur de l’usine est assuré par un groupe composé d’un moteur asynchrone triphasé avec transformateurs statiques entraînant une dynamo génératrice à courant continu de 75 kw. sous 110 volts. Une batterie d’accumulateurs, composée de 84 éléments Tudor de 250 ampères-heure au régime de décharge en trois heures complète la dynamo de 75 kilowatts. Cette batterie est accompagnée d’un survolteur-dévolteur de 8 chevaux composé d’un moteur à 110 volts et d’une génératrice permettant, soit de faire marcher la batterie en tampon sur le groupe d’éclairage, soit de la surcharger.
- Enfin, la salle des machines contient encore trois sous-volteurs intercalés sur les câbles de retour des tramways pour compenser la perte dans les rails de retour. Chaque sôus-volteur est excité en série par le courant qui traverse le feeder positif parallèle au feeder négatif auquel il est relatif. L’une de ces trois machines a une puissance de 24 chevaux : les deux autres ont une puissance moindre.
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- Les différentes connexions et la distribution du courant sont effectuées par un tableau d’environ 22 mètres de longueur occupant l’un des grands côtés de la salle des machines et divisé en trois sections.
- La section relative au courant alternatif comprend 4 panneaux de génératrices, dont deux de réserve, 1 panneau pour le groupe d’éclairage (moteur asynchrone), 1 panneau de mise en charge desfeeders et 6 panneaux de feeders.
- La section relative au courant continu à 600 volts comprend 4 panneaux pour génératrices, dont deux de réserve, 2 panneaux pour la batterie-tampon et son survolteur, 5 panneaux de départ des feeders pour tramways, et 3 panneaux de sous-volteurs de tramways.
- Enfin la section relative à l’éclairage comprend trois panneaux pour le groupe d’éclairage (dynamo génératrice), la petite batterie et son survolteur.
- Jean Reyval.
- NOTES SUR QUELQUES RÉGENTES INSTALLATIONS DE TRACTION ÉLECTRIQUE PAR COURANT MONOPHASÉ (Suite) (1)
- I. -- MOTEURS SÉRIE COMPENSES
- Ligne de VAtlanta Northern Railway
- Cette ligne, ouverte le 17 juillet entre Atlanta et Marietta, a été équipée par la Cie Westinghouse. La distance qui sépare Atlanta et Marietta est de 24 kilomètres : la ligne passe par les villages de Sumpna, Gilmore et Butler.
- La voie est établie en rails de 32 kg. posés sur du ballast formé par des scories de hauts fourneaux. La rampe maxima est de 3 % et la courbe la plus mauvaise a un rayon de 175 mètres.
- Le courant nécessaire à l’exploitation est fourni par la station génératrice hydraulique de la « Atlanta Water and Electric Power C° » placée à environ 30 kilomètres d’Atlanta : il est produit par des alternateurs triphasés Westinghouse à 25 périodes, fournissant une puissance totale de 10.500 kw. En cas d’accident à cette usine génératrice, le courant pourrait être fourni par l’usine de la Georgia Railway and Electric G0 qui possède une installation mixte hydraulique et à vapeur.
- Les courants triphasés sont transmis sous une tension de 22.000 volts à la ligne de travail qui est divisée en trois sections alimentées chacune par une phase du système triphasé. La tension est abaissée à 2.200 volts par des postes de transformateurs contenant chacun un appareil de 150 kw. à bain d’huile et refroidissement automatique : il y a deux postes de transformateurs pour chaque section, alimentée par une phase. L’un de ces postes est placé à Atlanta et abaisse la tension à 550 volts pour le service dans cette ville : de façon à rendre tous les transformateurs interchangeables, on les a tous bobinés pour 550 et 2.200 volts au secondaire. Afin d’assurer la régularité du service avec le minimum d’appareils de réserve, on a monté chaque transformateur sur un truck bas et on l’a installé dans le poste sur une plateforme placée à la hauteur d’un wagon. Un transformateur de réserve
- f1) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 10 juin 1905, page 370.
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- Fig. 1. — Yue intérieure d’un moteur monophasé Westinghouse montrant la disposition des enroulements inducteurs.
- est placé au dépôt sur un truck semblable monté sur un wagon plat : il peut être instantanément dirigé sur un point quelconque de la ligne. Chaque poste pouvant assurer seul le service d’une section, on voit qu’avec les dispositions adoptées, il n’y a pas à craindre d’interruptions possibles dans le service.
- La ligne de travail est constituée uniquement par un fil de trôlet de 10,4 mm. de diamètre (85 mm2 de section). Ce fil, alimenté sous 2.200 volts, est suspendu à un fil d’acier fixé à des poteaux en bois disposés des deux côtés de la ligne tous les 30 mètres environ en ligne droite et tous les 15 mètres environ dans les courbes. Le mode d’établissement de ce fil de trôlet est analogue à celui des lignes à courant continu, à part l’emploi d’isolateurs à haute tension.
- Le matériel roulant comprend six voitures de
- voyageurs et une voiture de marchandises. La durée du trajet est de 45 minutes, y compris les arrêts. Les voitures de voyageurs ont 16 mètres de longueur et pèsent 30 tonnes ; elles peuvent contenir cinquante six voyageurs. Elles sont montées sur deux bogies distants de 8 mètres 50 d’axe en axe. Les quatre essieux sont attaqués chacun par un moteur série compensé Westinghouse, de 50 chevaux.
- Ces moteurs sont établis de la façon suivante :
- Le circuit magnétique des inducteurs est constitué par des anneaux en tôles d’acier assemblés à l’intérieur d’une carcasse cylindrique en acier coulé d’une seule pièce. Les pôles sont constitués par des projections saillantes des tôles du circuit magnétique inducteur : ces pôles sont munis d’encoches parallèles à l’axe du moteur.
- Chaque pôle porte deux enroulements inducteurs, nettement visibles sur la figure 1: le premier enroulement, analogue à celui d’un moteur série à courant continu, forme une bobine entourant le pôle : le second enroulement, 'qui produit la compensation en réduisant les effets de la réaction d’induit et de sa self-induction, est formé de fils de cuivre placés dans les encoches mi-fermées parallèles à l’axe du moteur.
- L’induit, que représente la figure 2, est cà encoches ouvertes et porte un enroulement en tambour formé de barres de cuivre cintrées sur gabarit : de larges canaux de ventilation assurent un bon refroidissement. Au fond des encoches de l'induit sont placées des résis-
- Fis
- Induit d’un moteur monophasé Westinghouse.
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- tances en maillechort intercalées entre les bobines et les lames du collecteur, la connexion aux bobines étant faite du côté opposé au collecteur. Les résistances sont calculées pour limitera une valeur déterminée l’intensité des courants parasites dans les bobines mises en court-circuit par les balais. Du côté opposé au collecteur, l’induit présente en outre des anneaux égalisateurs qui réunissent les points équipotentiels : ces anneaux assurent, dans les bobines, une égale répartition du courant.
- Le collecteur est claveté sur le croisillon de l’induit; les porte-charbons sont supportés par un anneau mobile que l’on fixe solidement à la position voulue.
- La carcasse porte, de chaque côté, une joue-palier maintenue par de forts boulons. Les paliers sont largement dimensionnés pour permettre un long service sans usure appréciable.
- Les moteurs sont groupés par deux en parallèle d’une façon permanente. Le circuit venant du trôlet passe à travers un auto-transformateur par l’intermédiaire d’un commutateur double à huile, puis va à la terre. Le commutateur met en circuit Tune ou l’autre partie de l’enroulement de Fauto-transformateur suivant que la tension d’alimentation est de 550 ou de 2.200 volts. Chaque voiture porte deux perches de trôlet ordinaires à roulettes placées aux deux extrémités du véhicule : les bases des trôlets sont supportées par des isolateurs en porcelaine. L’enroulement à basse tension du transformateur est muni d’un certain nombre de prises de courant donnant cinq vitesses différentes. Les connexions sont assurées par deux controllers placés aux deux extrémités de chaque voiture. Ces controllers sont constitués par trois cylindres : l’un d’eux sert à inverser les connexions relatives de Finduc-teur de l’induit de chaque moteur et les deux autres, reliés ensemble par des engrenages, font varier la différence de potentiel aux bornes des moteurs. Le détail particulier de construction qui présentede l’intérêt dans ('es controllers est la façon dont on a évité la formation d’étincelles quand on passe d’une touche à la suivante. Le transformateur porte six bornes intermédiaires correspondant à des différences de potentiel de 144, 174, 204, 234, 266 et 288 volts. Les différences de potentiel correspondant aux cinq vitesses sont de 159, 189, 219, 240 et 277 volts, ces voltages étant intermédiaires entre les précédents. Les différences de potentiel correspondant aux vitesses sont prises au milieu d’une bobine de self-induction qui est reliée à deux bornes voisines du transformateur. Les touches du controller sont disposées de telle façon que, quand les connexions de la bobine de self-induction passent d’une paire de prises de courant à la paire adjacente, le circuit n’est jamais coupé simultanément aux deux extrémités de la bobine. La bobine de self-induction est branchée en parallèle avec une résistance à travers la moitié de laquelle circule la majeure portion du courant allant aux moteurs quand le controller passe d’une position à la suivante. La résistance est calculée de telle façon qu’elle ne laisse passer qu’un faible courant quand elle est soumise à la faible différence de potentiel (30 volts) existant entre deux prises de courant adjacentes. A la grande vitesse, on met hors circuit la résistance de façon à supprimer la perte d’énergie résultant du passage d’un courant de faible intensité dans celle-ci.
- La voiture de marchandises est équipée avec quatre moteurs du même modèle, mais cette voiture devant pouvoir circuler sur toutes les voies de la ville, les dispositifs de commande des moteurs sont prévus pour le fonctionnement sur courant continu et sur courant monophasé. Le réglage est effectué par une méthode mixte en partie rhéostatique et en partie à variation de voltage, donnant trois vitesses. Pour la marche sur courant continu, les quatre moteurs sont en série et sont réglés par rhéostat.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Ligne de Rome à Civita Castellana.
- Les dispositions des détails relatives à l’établissement de cette ligne confié, comme nous l’avons dit, à la Société Westinghouse sont les suivantes :
- La longueur totale de la voie simple atteint 54 kilomètres : une extension prochaine
- portera sa longueur à 74 kilomètres. Il existe un grand nombre de rampes dont une
- de 7 % : la plus mauvaise courbe a un rayon de 15 mètres.
- Le service sera établi de la façon suivante : entre Rome et Ponte Milvio, il existera
- un service suburbain ordinaire assuré au moyen d’automotrices uniques pesant environ 12 tonnes en charge : entre Ponte Milvio et Civita Castellana, le service sera assuré par des trains de 20 tonnes en charge, roulant à une vitesse d’environ 25 kilomètres à l’heure : la vitesse maxima sera de 35 kilomètres à l’heure.
- L’usine génératrice est établie à Ponte Milvio, à 4 kilomètres de Rome : elle contient des turbogénérateurs de 300 chevaux produisant du courant monophasé à 25 périodes
- sous 6.000 volts. La section comprise entre Rome et Ponte Milvio sera alimentée sous 550 volts au fil de travail : le reste de la ligne sera alimenté sous 6.000 volts.
- La voie unique a une largeur de 1 mètre et est placée le long d’une route entre Rome et Ponte Milvio ; elle est établie en rails Phœnix pesant 32 kilog. par mètre courant et ayant 12 métrés de longueur : entre Ponte Milvio et Civita Castellana, elle est établie en rails Vignole pesant 20 kilogr. par mètre courant et ayant une longueur de 12 mètres.
- Une des files de rails est éclissée électriquement par des rails-bonds du type Chicago : chacune de ses éclisses électriques a 20 cm. de longueur.
- La ligne de contact est constituée, entre Rome et Ponte Milvio où la tension est de 550 volts, par deux conducteurs de 8,7 mm. de diamètre : sur le reste de la ligne, alimenté à haute tension, il n’y a qu’un seul fil de 8,1 mm. de diamètre ayant une section en forme de 8. Ce fil est fixé à un support soutenu, parallèlement au bras transversal du poteau, par un fil d’acier muni d’un double isolement (fig. 3). L’un des isolements est assuré par des isolateurs à double cloche, essayés sous 20.000 volts, auxquels le fil d’acier est attaché ; le second isolement est assuré par des isolateurs en porcelaine, du type accordéon, qui portent deux boulons isolés et sont intercalés sur le fil, à la façon des boules isolantes universellement employées dans les installations à courant continu. Ces porcelaines accordéon ont été essayées sous 40.000 volts. Dans les courbes, la pièce d’attache présente un œillet dans lequel passe un fil d’acier destiné à équilibrer la traction latérale de la ligne (fig. 3).
- Le danger pouvant provenir de la chute d’un fil sous tension a été évité avec un soin particulier ; les endroits où le fil souffre le plus se trouvant à l’entrée et à la sortie des oreilles de suspension, on a disposé, en ce point, une suspension supplémentaire composée
- Fig. 3. — Suspension normale, à potence, du fil de trôlet.
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- de deux petites oreilles plaeées à environ 25 centimètres de l’oreille principale et reliées entre elles par un fd d’acier de 5 millimètres prenant appui sur la griffe principale de suspension. La figure 4 montre ce mode de montage.
- Les poteaux sont en châtaigner et les bras transversaux, en fers plats rivés. La hauteur des poteaux est de 10 mètres environ et leur diamètre est de 14 cm. au sommet et 28 cm. à la base : la profondeur à laquelle ils sont enterrés est de 2 mètres : les poteaux sont espacés d’environ 40 mètres. Les poteaux portent, en plus de la ligne de contact, un fil téléphonique et un fil pilote de 2 mm. de diamètre isolé avec soin. Ce fil pilote aboutit à un dispositif de sécurité qui a pour but de provoquer l’ouverture du circuit de la ligne dès qu’un fil se rompt. En outre le circuit est également coupé dès que le courant atteint une intensité anormale.
- Le dispositif de sécurité se compose d’un disjoncteur à huile automatique avec sa bobine de déclenchement, de deux électroaimants, et de deux transformateurs. La bobine de l’un des électroaimants est parcourue par le courant total de la ligne : celle du Second électroaimant est re- Fig-. 4. — Dispositif de sécurité pour la suspension du fil.
- liée au secondaire d’un transformateur dont le primaire est en série avec le fil pilote. Dans les conditions normales, le premier électroaimant n’est pas assez puissant pour attirer son armature : le second, au contraire, maintient son armature attirée. Quand il se produit une augmentation anormale de l’intensité du courant, le premier électroaimant attire son armature qui ferme le circuit de la bobine de déclenchement : quand il se produit une rupture de fil, le second électroaimant laisse échapper son armature qui ferme également le circuit de la bobine de déclenchement du disjoncteur. Grâce à cet appareil, on a une sécurité complète.
- La ligne de travail ne possède aucun feeder, le fil de 8 mm. étant suffisant pour la longueur totale à la tension de 6.000 volts : des isolateurs de seetionnementsont placés tous les 5 kilomètres environ. Au point où s’effectue le changement de voltage, un fil neutre d’environ 40 mètres sépare les extrémités des deux lignes de contact et assure le passage de l’organe de prise de courant sans à-coup : un commutateur automatique, placé sur la voiture, est actionné par un dispositif spécial au moment du passage sur la section neutre ; ce commutateur effectue, sur le transformateur, les connexions correspondantes au voltage de la ligne sur laquelle la voiture va s’engager.
- Les voitures sont à quatre essieux et contiendront chacune 40 personnes. Leur équipement électrique consiste en deux moteurs série monophasés de 40 chevaux, 250 volts, 25 périodes, alimentés par un auto-transformateur bobiné pour 550 ou 6.000 volts au primaire et 250 volts au secondaire. Le courant sera recueilli sur la ligne par un archet à haute tension manœuvré par l’air comprimé, la pression de la tringle de contact sur le fil étant d’environ 4 à 5 kgr. et les ressorts n’étant tendus que quand l’archet est relevé. Un inverseur, un eontroller et un interrupteur complètent, avec un compresseur d’air, l’équipement total.
- Chemin de fer de Bergctmo a Valle Brembanci
- L’installation de cette ligne de 30 kilomètres a été également confiée à la Compagnie Westinghouse. La voie a l’écartement normal de 1 mètre 44 et sera alimentée par une station centrale placée à 1 km. environ au-delà de Valle Brembana. Cette station centrale contient trois alternateurs monophasés Westinghouse de 500 kilowatts prod uisant 6.000 volts a 25 périodes pour une vitesse de rotation de 500 tours par minute. Les alternateurs sont entraînés par des turbines hydrauliques et alimenteront directement le (il de trolet.
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- Ce fil de trôlet sera soutenu par un fil d’acier galvanisé d’après le montage dit « suspension caténaire ». Dans ce mode de suspension, un câble en acier galvanisé de 7 millimètres de diamètre, supporté par un système d'isolateurs en porcelaine, est développé tout le long de la voie au-dessus du fil de trôlet et est réuni à ce dernier environ tous les trois mètres à l’aide de « pendules » constitués par deux petites oreilles spéciales réunies par un câble souple de 3 millimètres de diamètre. Ces pendules sont de longueurs differentes suivant les points de la chaînette où ils doivent être placés. La pièce de fixation du câble, située entre deux boules isolantes, a été étudiée de façon qu’en cas d’inégalité dans les chaînettes, le câble puisse être coupé et fixé à celle-ci sans qu'il y ait d’épissure. Dans les courbes, ainsi que tous les 200 mètres environ en alignement droit, le fil de trôlet est fixé également à la potence et au poteau de la même manière que dans le cas de la suspension ordinaire (fig. 3). En courbe, le fil transversal a pour but de soutenir le fil dans les angles :
- dans les parties droites, il évite le balancement de la ligne de transmission. La ligne possédera un fil pilote, avec un dispositif de sécurité semblable à celui mentionné ci-dessus.
- Il y aura 5 locomotives de 30 tonnes équipées avec des moteurs-série monophasés de 75 chevaux. L’organe de prise de courant sera un archet à commande pneumatique : le réglage des moteurs sera effectué par le système Westinghouse à unités multiples. Le poids total des trains sera de 150 tonnes pour les trains de marchandises, et de 90 tonnes pour les trains de voyageurs.
- Ligne des Ateliers Westinghouse
- de Manchester
- Cette ligne est en fonctionnement depuis le mois de janvier : sa longueur est de 17'km.
- Le fil de trôlet est alimenté sous une tension de 3.000 volts : les motrices sont équipées avec
- Fig-, 5. — Caractéristiques d’un moteur Westinghouse de 100 chevaux, . . ,
- pour courant monophasé à 25 périodes et 250 volts. Ù FllOteUl S de 100 clievailX dont
- les courbes caractéristiques sont indiquées sur la figure 5 La différence de potentiel aux bornes des moteurs est, en grande vitesse, de 250 volts.
- Le réglage et la commande de ces moteurs sont assurés par des controllers du système ordinaire Westinghouse.
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- Ligne cle la Westmoreland C omit y JP C°
- Cette ligne a été ouverte au mois cle mars et a une longueur cle 9 kilomètres. La tension d’alimentation est de 1.200 volts. Les motrices sont équipées avec 4 moteurs Westinghouse de 50 chevaux.
- Ligne du Sheboygan-Elkart JL.
- Cette ligne a une longueur de 48 km. : les motrices comportent 4 moteurs Westinghouse cle 50 chevaux. La tension d’alimentation est de 6.000 volts.
- Ligne du Long lsland LL
- La longueur est de 16 km. et la tension d’alimentation de 2.200 volts. Les automotrices ont chacune 2 moteurs Westinghouse cle 50 chevaux.
- Ligne du Fort Wayne, Decatur, and Springfield JP
- La longueur est de 35 kilomètres, la tension d’alimentation de 6.600 volts; les motrices portent 4 moteurs Westinghouse de 75 chevaux.
- La fréquence du courant monophasé employé dans toutes ces lignes équipées par la Cie Westinghouse est de 25 périodes par seconde.
- Chemin de fer de Murnau à Ober-Animergau
- Une description très succincte de cette installation a été donnée dans notre dernier article ('). Maintenant que l’exploitation est faite depuis plusieurs mois d’une façon régulière, il est possible de donner quelques détails sur différents points intéressants.
- Le profil de la ligne est très accidenté : peu après Murnau, elle présente une rampe de 25 °/00 puis une pente de même inclinaison : elle offre ensuite, pendant près de 6 kilomètres, une rampe continue de 30 °/00, franchit un col de 875 mètres d’altitude, et descend une pente à 30 °/oo pour tomber clans la vallée de l’Animer, où est situé son point terminus, Ober-Ammergau. La voie présente, particulièrement sur les fortes rampes, des courbes à faible rayon, avec contre-courbes brusques.
- La durée du trajet est de 72 minutes de Murnau vers Ober-Ammergau et de 65 minutes en sens inverse : la vitesse moyenne est donc de 19,6 ou 21,6 km. à l’heure y compris les arrêts aux huit stations. La vitesse niaxima est cle 40 km. à l’heure. Il y a par jour 12 trains en été et 16 trains en hiver.
- TABLEAU I
- COURANT TRIPHASÉ COURANT CONTINU COURANT MONOPHASÉ
- Rendement total de l’installation, compté
- aux roues des motrices 66% 62% 71 %
- Frais d’installation (ligne et équipement des
- voitures) i, 16 I ,25 i
- Il avait été primitivement question d’exploiter cette voie au moyen de courants triphasés, mais ce système aurait présenté de nombreux inconvénients dans d’aussi fortes rampes ; il est vrai qu’il offrait l’avantage de la récupération dans les descentes. L’emploi de courant continu avec des moteurs série aurait offert des avantages au point de vue
- P) L’Eclairage Electrique 10 juin 1905 page 382.
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- de la simplicité et des Irais peu élevés d’équipement, des motrices, mais il aurait eu pour conséquence de fortes pertes dans les lignes et aurait exigé des sous-stations conte-
- Fig. 6 et 7. — Station génératrice d’Ober-Ammergau.
- liant des eommutatrices, dont les frais d’installation et d’entretien sont élevés. La solution adoptée, qui repose sur l’emploi de courant monophasé à 16 périodes par seconde, a donné
- d’excellents résultats et, quoique l’équipement des automotrices soit plus lourd qu’avec du courant continu, la demande d’énergie électrique à la station génératrice est moins élevée qu’elle ne l’aurait été avec ce système. Les eliifï 'res du tableau I, calculés pour les trois systèmes en présence, sont intéressants.
- La chute d’eau utilisée par la station génératrice présente une hauteur de 23 mètres 75 et un débit moyen de 2 mètres cubes par seconde. Le canal d’amenée a 1.400 mètres de longueur et traverse, sur un pont en fer, la vallée de la petite Animer. La salle des machines (fig. 6 et 7) contient deux turbines de 500 chevaux à 240 tours par minute et deux turbines de 30 (dievaux à 500 tours par minute. Chacune des turbines principales, munie d’un lourd volant, entraîne au moyen d'accouplements élastiques un alternateur de traction et un alternateur d'éclairage. Le premier de ces générateurs a 8 pôles et produit du courant monophasé à 5.500 volts : sa puissance est de 280 kilowatts pour cos = 0,8. La fréquence est de 16 périodes par seconde. Le second de ces générateurs a 20 pôles et produit des courants triphasés à 5.000 volts; sa puissance est de 150 kw. pour cos ^ = 0,9. Les deux générateurs sont du type alternateur-volant de Sieinens-Sehüekert. Les deux petites turbines entraînent, au moyen d’accouplements élastiques, deux dynamos à courant continu de 20 kw. sous 750 volts servant à l’excitation des alternateurs et à l’éclairage de l’usine.
- Fig. 8. — Vue do la voie.
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- Les lignes à haute tension partant de la station génératrice alimentent directement le fil de travail. Ces lignes sont placées sur des poteaux en bois supportant des isolateurs à cloche en deux pièces : les mêmes poteaux supportent les lignes d'éclairage, composées de six fds de 35 mm. de section, les lignes de traction comprenant deux fils de même section connectés en parallèle, et un fil de retour relié à la terre.
- Le fil de travail est, sur la plus grande partie de la ligne, supporté par des bras* en fer forgé que représentent les figures 8 et 9 : il a une section de 50 millimètres carrés. La distance entre les poteaux de support est de 35 mètres dans les lignes droites et de 30 mètres dans les courbes. L’isolement du fil est double : en plus de l’isolement de la
- Fig. 9. — Mode de suspension du fil de trôlet.
- pièce de support, le fil qui soutient cette pièce est fixé à deux isolateurs (fig. 9). Une partie de la ligne, d’environ 1.100 mètres de longueur, est équipée avec deux fils de travail suspendus à un fil d’acier. La figure 10 représente la disposition adoptée. Les deux fils de travail vont tantôt en se rapprochant, tantôt en s’éloignant l’un de l’autre pour assurer une égale usure des différentes parties de l’archet employé comme organe de prise de courant. Les fils de trôlet sont munis, de distance en distance, d’interrupteurs de sectionnement permettant d’isoler un tronçon quelconque.
- Les rails sont éclissés électriquement par des fils de cuivre de 10 mm. de diamètre rivés sur des pièces en fer. Des jonctions transversales relient, tous les cent mètres, les rails de la voie entre eux. La mise à la terre de la voie est assurée par 60 plaques de terre placées dans un sol humide.
- Des mesures effectuées pour déterminer la résistance électrique de la voie et des
- rails ont donné les résultats suivants :
- Résistance apparente de 3.020 mètres de la ligne de travail. . ............ 1.33 ohm.
- Résistance ohmique......................................................... 1.20 —
- Résistance apparente par kilomètre de la ligne de travail et de voie....... 0.41 —
- Résistance ohmique ......................... . . . ........................ 0.35 —
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- La chute de tension au démarrage d’un train de 55 tonnes au point le plus éloigné (intensité de courant absorbée, 30 ampères) atteint 210 volts ou, 3,8 %. Dans le cas le plus défavorable du démarrage simultané de deux trains, la chute de tension est donc de 7,6 %.
- Le matériel roulant comprend des voitures de deux types différents, suivant qu’il s’agit du service d’hiver ou du service d’été. Les voitures affectées au service d’hiver
- Fig-. 10. —Section de voie équipée avec deux fils de trôlct à suspension caténaire.
- (%• 11) contiennent un compartiment de 3e classe à 20 places, un compartiment de 2e classe à 8 places, un compartiment pour le service de la poste et un compartiment pour les bagages. La voiture complète pèse 26 tonnes. Pour le service d’été, les voitures contiennent 30 places de 3° classe et 16 places de 2e classe ; elles pèsent 27,5 tonnes et remorquent un fourgon à bagages et postal, ainsi que un ou deux wagons de voyageurs ou un wagon de marchandises. Les voitures, construites par la Maschinenbau A.-G. de Nuremberg, sont à trois essieux, l’essieu du milieu pouvant se déplacer latéralement.
- Chaque essieu extrême d’une automotrice est attaqué, au moyen d’engrenages dont le rapport de transformation est de 1/5, par un moteur série compensé. Le moteur monophasé, que représente la figure 13, est établi pour une différence de potentiel de 270 volts aux bornes et a une puissance de 100 chevaux pour un échauffement de 65° (enroulements)
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- au bout d’une heure de marche. Comme on le voit sur la figure, les différentes parties constitutives du moteur sont complètement entérinées dans une carcasse en acier coulé munie d’une ouverture avec porte étanche pour la visite du collecteur.
- Le réglage des moteurs est assuré par un eontroller qui relie le circuit de traction aux differentes bobines du secondaire d’un transformateur à rapport de transformation variable. Le schéma des connexions a été publié dans notre dernier article (10 juin, page 383). Le eontroller, que représente la figure 12, est constitué par un cylindre principal portant une double rangée de pièces de contact qui frottent sur des balais, et par un cylindre auxiliaire destiné à assurer le soufflage des étincelles qui se produisent au moment de la mise en court-circuit d’une bobine du transformateur. Les transformateurs
- Fig. U. — Automotrice d’iiiver de la ligue Murnau-Ober-Ammergau.
- sont placés sous le châssis dans des caisses à huile : les bobines primaires et secondaires sont enfilées alternativement sur le noyau et le secondaire porte des prises de courant dont l’une présente avec la prise extrême une différence de potentiel de 130 volts et dont les autres prises présentent entre elles des différences de potentiel de 17,5 volts.
- Le courant de travail est recueilli par deux archets placés en tête et en queue de la voiture. Les archets sont garnis d’un frotteur en aluminium et sont commandés par des cylindres à air comprimé. La base de chaque organe de prise de courant est supportée sur le toit de la voiture par des isolateurs spéciaux en porcelaine : les conducteurs reliés aux archets passent par un interrupteur à haute tension avant d’aller aux transformateurs. Cet interrupteur, à points de rupture multiples, est commandé par le même arbre que le eontroller.
- Les résultats déssais effectués sur la ligne de Murnau à Ober-Ammergau ont montré
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- que, pour des trains de 55 tonnes, la consommation par tonne-kilomètre est en moyenne
- d’élévation, de propulsion et d’accélération (16 démarrages par voyage), on arrive au chiüre de 30,5 watts-heure par tonne-kilomètre. Le rendement est donc de 3°’5 =71 %.
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- Ligne de Vienne à Baden
- La Société autrichienne Siemens-Schückert a été chargée d’équiper et de transformer la ligne de Vienne à Baden, exploitée en partie au moyen de locomotives à vapeur, et en partie au moyen de locomotives électriques à courant continu. La ligne, appartenant aux chemins de fer viennois, est à écartement normal et a une longueur d’environ 28 kilomètres avec des rampes maxima de 27,5 %0 et des courbes de rayon minimum de 16 mètres 50. Elle se raccorde, dans les centres des deux villes, à des voies de tramways de 2 et 4,3 kilomètres de longueur qui sont exploitées au moyen de courant continu cà 500-550 volts. La partie interurbaine est exploitée au moyen de courant monophasé à 500 volts.
- La station génératrice, située à 2 kilomètres environ de Baden, contient deux alternateurs de 200 kw. à 10.000 volts ; une machine à courant continu de 165 k\v. à 550 volts ; deux groupes convertisseurs consistant chacun en un moteur synchrone de 150 kw. sous 10.000 volts, une dynamo à courant continu de 100 kw. sous 550 volts et un volant de 11 tonnes ; et, enfin, une batterie d’accumulateurs. La haute tension de 10.000 volts est abaissée dans six postes de transformateurs répartis le long de la voie et contenant chacun un appareil de 110 kw. à refroidissement par huile.
- IL -- MOTEURS A RÉPULSION COMPENSÉS
- Chemin de fer vicinal du Borinage
- La Société Nationale des Chemins de fer vicinaux qui possède, en Belgique, presque tous les chemins de fer d’intérêt local, a chargé en 1903, l’Union Elektricitats Gesellschaft, fusionnée plus tard avec l’Allgemeine Elektricitats Gesellschaft, de l’installation d’un chemin de fer électrique dans le Borinage, région minière située à l’ouest de Mons. Le courant employé devait être du courant alternatif monophasé, de fréquence 40.
- Par suite de difficultés d’établissement de la voie, dues au terrain, l’installation n’a pu être ouverte à l’exploitation que le 6 avril 1905.
- Le réseau actuel comprend les tronçons suivants :
- Saint Ghislain-Eugies,
- Quaregnon-Eugies,
- La Bouverie-Frameries,
- Jonction Pâturages-Wasmes,
- soit une étendue de 20,85 kilomètres, non compris les voies de garage et d’évitement. Les extensions prévues sont les suivantes :
- Mons-Quévy-Havay-Haulehin,
- Eugies-Quévy,
- Frameries-Harveng,
- Mons-Saint Symphorien,
- Mons-Ghlin,
- âlons-Casteau,
- Boussu-Dour-Frontière,
- Saint Ghislain-Hautrage,
- Saint Ghislain-Baudour, soit une longueur de 108 kilomètres de voies.
- La longueur totale du réseau, après son achèvement définitif, atteindra donc 129 kilomètres. Toutes les voies seront alimentées par un seul centre produisant du courant alter-
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- natif à 6.600 volts. Actuellement, la tension du courant est abaissée à 600 volts avant d’être envoyée sur le fil de travail, mais lors des extensions de la ligne, on augmentera cette tension de distribution sur tous les tronçons situés à l’extérieur des villes.
- Les voies suivent généralement les routes et la plus forte rampe atteint 7,1 %. Les lignes actuellement exploitées sont à voie unique, avec sections d’évitement. Les trains se succèdent d’heure en heure les jours de semaine, et de demi-heure en demi-heure les jours fériés. De 5 à 7 heures du matin et de 3 à 6 heures de l’après-midi, les trains se composent d’une motrice et d’une voiture de remorque : le reste du temps, les motrices assurent seules le service. Les trains de marchandises peuvent remorquer un poids de
- Fig. 14. — Salle des machines de l'usine génératrice du chemin de fer du Borinage.
- 14 tonnes. La vitesse est de 12 km. à l’heure dans les rues habitées et de 30 km. à l’heure en campagne. La vitesse commerciale est de 10,5 km. à l’heure.
- L’énergie électrique est produite dans une station génératrice unique [qui n’appartient pas ii la Société Nationale des Chemins de fer vicinaux mais à la Société Intercommunale avec qui celle-ci a passé un contrat pour la fourniture du courant produit dans une usine de cette Société placée entre la Bouverie et Wasmes.
- La station génératrice, établie par l’Allgemeine Elektricitâts Gesellschaft, alimente non seulement l’installation de traction électrique, mais toutes les usines industrielles environnantes et les communes de Pâturages, Wasmes et La Bouverie : c’est pour cette raison ([ne l’on a choisi, pour le courant alternatif, la fréquence de 40 périodes par seconde. .Min de permettre Remploi de moteurs asynchrones dans différentes usines, la Société Intercommunale a adopté les courants triphasés à haute tension.
- La station génératrice comprend un bâtiment des machines et un bâtiment des chaudières. La chaufferie contient trois chaudières tubulaires de 90 mètres carrés de surlace de
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- chauffe munies chacune d’un surchauffeur de 85 mètres carrés de surface de chauffe. Les gaz chauds, sortant des tubes, traversent le surchauffeur avant d’aboutir à la boite à fumée :
- des registres permettent de régler la température de la surchauffe : des soupapes et des conduits auxiliaires permettent également d’employer la vapeur saturée sans surchauffe. Avant d’aller à la cheminée, les gaz traversent encore un économiseur de 128 tubes qui élève à 100° la température de l’eau d’alimentation. Celle-ci est fournie par deux pompes à vapeur débitant chacune 12 mètres cubes par heure. La conduite est faite en boucle, de façon à assurer une sécurité complète contre les avaries. L’eau d’alimentation est prise parmi les eaux pompées d’une fosse de mine voisine : l’eau de condensation est prise dans un étang et, par suite du refroidissement insuffisant de cette eau en été, on a installé, sur le bord même de l’étang, une tour de réfrigération.
- Fig. 15. — Voie de la ligne du Borinage.
- La salle des machines (fig. 14) contient trois groupes générateurs, constitués chacun par une machine à vapeur compound-tandem à soupapes des Ateliers Van den Kerchove entraînant un alternateur triphasé. Deux machines à vapeurj ont une puissance normale de 400 chevaux à 120 tours par minute et peuvent fournir 010 chevaux en surcharge ; la troisième machine a une puissance normale de 220 chevaux à 103 tours par minute et peut fournir 350 chevaux en surcharge. La pression de la vapeur à la vanne d’admission est de 9 kgr. et sa température est de 350°. Chaque machine est munie d’un condenseur à injection.
- Les deux plus gros alternateurs sont à 40 pôles, ont leurs phases connectées en étoile, et sont
- établis pour fournir 375 kilowatts de courants triphasés de fréquence 40. Le plus petit alternateur a 36 pôles et sa puissance est de 225 kilowatts en monophasé ou en triphasé.
- Fig. 16. — Automotrice du chemin de fer du Borinage.
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- La tension composée des 3 alternateurs est de 6.600 volts : la constance de cette tension est assurée par des régulateurs Tirill (1).
- Le tableau de distribution est divisé en trois parties : les panneaux centraux portent les appareils relatifs aux générateurs et à Uexcitation : ceux de droite sont affectés au réseau de lumière et ceux de gauche au réseau de traction. Les alternateurs peuvent être branchés sur deux séries de barres générales dont Tune est reliée aux barres générales du réseau d’éclairage et l’autre aux barres générales du réseau de traction. Dm tableau partent des conducteurs qui aboutissent dans une tour rectangulaire de distribution, où s^ef-fectuent les départs de lignes.
- Les lignes de transmission sont établies sur des poteaux en bois : chacun des quatre
- Fig. 17. — Moteur Winter-Eichberg de 40 chevaux à six pôles (pour voie de 1 mèrre).
- postes de transformation du courant placés sur le réseau de traction est relié par une ligne double au tableau de distribution de la station centrale. Le long de la voie ferrée, les lignes de transmission sont supportées par les poteaux soutenant le fil de travail, comme on le voit sur la figure 15.
- L’emplacement des quatre postes de transformation a été choisi de telle façon qu’en dehors des fils de travail il n’y ait aucun fil pour l’amenée du courant : le réseau formé par les fils de travail n’est pas sectionné et forme, au contraire, un circuit unique. Chaque poste de transformateurs contient un, deux, ou trois appareils de 75 kilowatts, placés dans une maisonnette en maçonnerie d’environ 3 mètres sur 2 mètres 50. Un compteur placé sur la
- (!) Eclairage Electrique, tome XLI1I, 43 mai 1905, page 231.
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- dérivation à haute tension mesure l’énergie totale absorbée par le poste, y compris les pertes dans la ligne et dans les transformateurs.
- Des postes de transformateurs, le courant passe aux fils de travail : ceux-ci sont au nombre de deux, la Société Nationale des Chemins de fer vicinaux ayant rejeté, d’une façon absolue, l’emploi des rails de roulement comme conducteur de retour. Cette décision a été provoquée par le voisinage d’un grand nombre de lignes télégraphiques et téléphoniques à retour par la terre. Les deux fils de trôlet sont placés à 90 cm. l’un de l’autre à une hauteur de 6 mètres au-dessus du niveau des rails : ce sont des fils ronds en cuivre dur étiré de 100 mm2 de section.
- Les poteaux qui supportent la ligne de travail sont presque exclusivement en fer à double 1, dont le prix d’achat est moins élevé que celui des poteaux tubulaires. Les fils
- IIÏII
- Fig. 18. — Schéma des connexions d’une automotrice du chemin de fer du Borinage.
- sont suspendus tous deux à une attache transversale fixée à un bras placé en potence ; ce dispositif donne de l’élasticité à la suspension. La figure 15 donne une idée nette du mode d’établissement de la voie et dispense de tout détail complémentaire. La longueur des bras transversaux formant potences et constitués par des fers à U est de 295 cm. dans le cas de voie unique et de 640 cm. dans le cas de voie double. L’isolement des fils est assuré de la manière habituelle par des boulons et des boules isolantes : ce mode d’isolement est largement suffisant pour la tension de 600 volts employée. Des isolateurs de sectionnement, placés tous les 500 mètres, peuvent servir à isoler une section de la ligne en cas de nécessité : chaque section contient un parafoudre double.
- Le matériel roulant comprend actuellement 20 automotrices (fig. 16) construites par la Société Franco Belge de La Croyère. Ces motrices ont été équipées, au point de vue électrique, par l’Allgemeine Elektricitats Gesellschaft. Elles ont 4 m. 70 de longueur et peuvent contenir 40 voyageurs dont 20 assis sur des sièges longitudinaux. La largeur de voies est de 1 mètre ; l’empattement de 2 mètres 40 et le diamètre des roues de 80 cm.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Fig. 19. — Commutateur double.
- L’équipement électrique comprend, pour chaque motrice, deux moteurs ; un transformateur de réglage ; deux controllers avec commutateur pour isoler l’un ou l’autre moteur; deux disjoncteurs automatiques; deux interrupteurs à main ; un fusible principal; un para-foudre bipolaire; des résistances de freinage, et deux trôlets.
- Les moteurs électriques sont du type Winter-Eichberg et ont une puissance de 40 chevaux : ils sont à six pôles et sont établis pour une différence de potentiel moyenne de 550 volts aux bornes et une fréquence de 40 périodes. La figure 17 donne une vue d’un de ces moteurs ouvert, qui attaque l’essieu correspondant au moyen d’un train d’engrenages dont le rapport de démultiplication est de 1 : 5,07. La description du moteur Winter-Eichberg a été donnée à plusieurs reprises (') et il serait superflu d’y revenir.
- Gomme on peut le voir en suivant le schéma de la figure 18, le réglage des moteurs est effectué par la méthode série-parallèle combinée avec réglage par autotransformateur. Le démarrage n’est pas effectué sur résistances ; celles-ci ne servent que pour le passage de la marche en série à la marche en parallèle. Le stator et le rotor de chaque moteur peuvent être mis hors circuit au moyen d’un commutateur que représente la figure 19. La figure 20 donne une vue de l’autotrans-formateur : cet appareil est refroidi par une circulation d’air et est placé sous la caisse de la voiture entre les deux essieux. Un certain nombre de prises de courant permettent de faire varier le voltage aux bornes des moteurs. Les controllers (fig. 21) comprennent un gros et un petit cylindre et sont construits pour le freinage par court-circuit ou par renversement du courant. Le gros cylindre sert pour la marche et le freinage, et comprend deux positions pour la marche en série et trois positions pour la marche en parallèle.
- Le petit cylindre sert au renversement du sens de marche.
- Les controllers ne sont pas munis de soufflage magnétique, ce dispositif ayant été reconnu inutile. Toutes les carcasses des appareils sont reliées à la terre.
- Les deux organes de prise de courant sont des trôlets à roulette placés au milieu de la voiture à 90 cm. l’un de l’autre et soutenus par une partie renforcée du toit. Les perches de trôlet sont isolées à leurs extrémités sur environ 1 m. 50 de longueur au moyen de revêtements en cuir. Chacun des conducteurs reliés aux trôlets est protégé par une bobine de self-induction et un parafoudre. Les deux parafoudres sont réunis en un appareil bipolaire.
- Le poids d’une automotrice complète est de 9,95 tonnes : sur ce poids, l’équipement électrique compte pour 3,7 tonnes.
- Fig-. 20.
- Autotransformateur.
- Fig. 21. — Controller.
- Ligne de Hambourg à Altona
- L’adoption de la traction électrique par courant monophasé a été décidée sur la ligne reliant Ohlsdorf à Blankenese
- (!) Voir notamment la description des moteurs de la ligne Nieder-Schôneweide Spindlersfeld : Y Eclairage Electrique, tome XLIII, 10 juin 1905, page 378.
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- (Hambourg). Cette ligne a une longueur de 26,5 kilomètres et présente un profil très dur avec des rampes de 1 %. La distance moyenne entre les stations est de 1.770 mètres. Elle présente des conditions de trafic désavantageuses, car, à certaines heures de la journée, toute la population ouvrière afflue aux trains, tandis qu’aux autres heures, le nombre de voyageurs est relativement minime. Ces conditions entraînent une mauvaise utilisation du matériel générateur établi à la station centrale. En outre, le nombre de voyageurs à transporter est très considérable le dimanche.
- Le système primitivement adopté dans les projets d’électrification de cette ligne était le système à courants triphasés, mais, depuis l’apparition du moteur Winter-Eichberg et les bons résultats obtenus sur la ligne de Nieder Schoneweide-Spindlersfeld, on a décidé d’employer le système à courant monophasé : des projets ont été déposés par l’Union E. G, (A. E. G), par Siemens-Schückert et parla E. A. G. {Lahmeyer).
- Les données principales auxquelles on s’estarrêté sont les suivantes :
- L’énergie sera produite dans une station génératrice établie près de la gare d’Altona. Cette usine contiendra douze chaudières à tubes d’eau de 300 mètres carrés de surface de chauffe et de 130 mètres carrés de surface de surchauffe. La pression normale de la vapeur sera de 13 kgr. et sa température de 350°, les chaudières étant établies pour une pression de 15 kgr.
- Les chaudières alimenteront cinq turbines à vapeur Brown-Boveri-Parsons de 1.250 k\v. à charge normale et 1.700 kw. en surcharge, et deux turbines de 600 kw. pour l’éclairage des gares. La vitesse de rotation des turbines sera de 1.500 tours par minute. Les machines de 1.250 kw. entraîneront des alternateurs monophasés bipolaires Siemens-Schückert produisant 6.600volts à la fréquence 25:1a puissance de ces alternateurs sera de 1.250-1.700 kilowatts pour cos y = 0,75. Les alternateurs d’éclairage, fournis par Lahmeyer et Cie, produiront du courant alternatif à 6.600 volts et de fréquence 60. Chaque turbine possédera un condenseur à surface, l’eau de condensation servant à l’alimentation des chaudières et l’eau de réfrigération étant refroidie dans une tour pour être employée à nouveau. L’eau d’alimentation passera dans deux réchauffeurs de 1.920 tubes avant d’être envoyée aux chaudières.
- Le tronçon de voie compris entre Blankenese et Hasselbrook sera alimenté directement sous 6.600 volts, au moyen de quatre câbles unipolaires de 120 mm2 de section aboutissant en quatre points différents. Le tronçon de Hasselbrook à Ohlsdorf recevra le courant de la station génératrice sous une tension de 20.000 volts au moyen d’une ligne double. La tension sera abaissée sur place à 6.600 volts pour l’alimentation de la voie.
- Le fil de travail sera disposé comme sur la ligne de Spindlersfeld (1). Il sera supporté, à 5 mètres 20 au-dessus du niveau des rails, par un fil d’acier auquel il sera suspendu tous les trois mètres. Celui-ci sera fixé à des isolateurs placés sur des poteaux distants de 40 à 50 mètres. Le retour du courant s’effectuera par les rails.
- Le matériel roulant se composera de voitures doubles à 6 essieux composées chacune de deux voitures à trois essieux juxtaposées et reliées par un court attelage. Ces voitures doubles contiendront 118 voyageurs et seront munies d’un poste de commande à chaque extrémité. Chaque voiture sera équipée avec trois moteurs Winter-Eichberg de 125 chevaux : le poids d’une voiture double sera de 80 tonnes. Les trains se composeront de deux ou trois de ces voitures, et, plus tard, de quatre voitures. Le nombre de voyageurs serait alors d’environ 500 par train, ce qui, avec des trains se succédant toutes les trois minutes, correspondrait à un chiffre de 10.000 places offertes par heure.
- R. de Valbreuze.
- I1) Voir Eclairage Electrique tome XLI1I, 10 juin 1905 page 377.
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- L’É C L A [R A G E E LECTR1QU E
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la décharge par aigrettes dans les vapeurs des chlorure, bromure et iodure de mercure. — Matthies. — Drudes Annalen, septembre 1905.
- Les différentes études poursuivies dans les dernières années sur le gradient de potentiel et la chute cathodique dans les tubes de Geissler ont été presqu’exclusivement limitées à l’azote raréfié. Récemment, on a fait quelques mesures sur l’hé*-lium, l’argon et surtout sur la vapeur de mercure. L’auteur a entrepris des expériences sur les décharges par aigrettes dans les composés de ce métal.
- Les mesures des différences de potentiel ont été faites au moyen d’un électromètre à quadrants; les quadrants étaient chargés à des potentiels égaux, mais de signe contraire, au moyen d’une petite batterie isolée de 40 à 80 volts : le milieu de cette batterie était connecté à la carcasse isolée de l’électromètre. Les sondes étaient reliées à l’aiguille suspendue par un fil de platine isolé et amortie. Les déviations étaient proportionnelles à la différence de potentiel. On pouvait faire varier dans de grandes limites la sensibilité de l’instrument en modifiant la charge des quadrants. La constante de l’électromètre était déterminée avant et après chaque série de mesures.
- La source de courant était une batterie de 1.600 accumulateurs. Exceptionnellement on employait aussi une machine à influence de Tôpler à 20 plaques produisant une intensité de courant maxima de 0,5. 10~3 ampères. L’intensité de courant était réglée au moyen d’une résistance et mesurée avec un galvanomètre Desprez d’Arsonval dont la constante était mesurée de temps en temps. La continuité de la décharge était observée avec un miroir tournant et un téléphone. Dans toutes les expériences, l’anode du tube à décharge était reliée à la terre par une connexion faite avec les tuyaux d’eau.
- Etant donnée la faible tension de vapeur des composés du mercure à la température ambiante, on chauffait le tube à décharge au moyen d’un brûleur Bunsen dans les expé-
- riences préliminaires. Dans les expérience définitives, réchauffement du tube était assuré par un petit four électrique constitué par un cylindre en tôles de fer de 40 cm. de longueur et 8,5 cm. de diamètre entouré d’amiante et recouvert de 150 tours de fil de nickel pur de 0,53 111m. : un couple thermoélectrique et un galvanomètre permettaient de mesurer la température à 0,2° près ; cette température était comprise entre 20° et 200°.
- Le tube à décharge contenait cinq sondes en platine distantes de 2 mm. Les électrodes étaient constituées par deux fils de platine disposés dans l’axe du tube de 2 mm. de diamètre et de 2,5 et 5 cm. de longueur; la plus longue des électrodes servait de cathode. Les corps à étudier étaient soigneusement purifiés et placés dans le tube qui avait été, au préalable, complètement vidé d’air.
- L’apparence de la décharge dans les vapeurs des comj^osés du mercure est la même que dans les différents gaz. Les stratifications de la colonne lumineuse positive se produisent rarement. Quand la pression intérieure diminue, la lumière se localise au voisinage de l’anode et ne remplit plus tout le tube, comme c’est le cas aux pressions voisines de 2 mm.
- Les résultats des mesures de potentiel sont résumés dans les tableaux suivants, où Vk indique la différence de potentiel entre la cathode et la première sonde S<5 et Va la différence de potentiel entre l’anode et la sonde S5. La distance entre les sondes extrêmes et S5 et les électrodes est désignée par aK et r/c ; les intervalles existant entre les sondes successives sont désignés par a.y..ats.
- L’intensité de courant i est exprimée en mil-AV
- liampères. ^représente le gradient de potentiel
- moyen mesuré en volts par centimètre, t désigne la température des tubes à décharge et d la pression de saturation en millimètres de mercure, tirée des courbes de Stelzne et Xiederschulte.
- L’intensité du courant était réglée à chaque expérience de manière que le miroir tournant et le téléphone indiquent une décharge conti-
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- a) Chlorure de mercure tableau i
- L = 19,0 cm. 2H 3,5 cm. / = environ o,25.
- t d Vk a, = o,3 S, — S2 flo = 2, I AV A.r S2-S., «3 = 2,1 ntre S ;; S '* fl; = 2,6 S, — Sy * fl;; = 2,3 VA a(! = 0, i5
- 107,0 0,163 445,2 38,8 4i,4 38.7 37.8 65,i
- 110,0 0,190 441.0 43,o 45,1 4i,8 45.0 101,8
- 113,4 0,25 433,5 4°, 9 43.0 45,5 46,8 98 >7
- 118,0 o,34 395,8 37,8 47,2 4g>9 54,4 '100,8
- 126,3 0,62 385,3 2S.2 55,6 72,0 88,6 98>7
- i33.4 0 >97 38o, 1 33,6 69,8 96>7 i3i ,8 117,4
- 14< .0 1.43 378,0 54 , > 102,6 i55,7 185,4 136,5
- 146,1 2,2Ô 37!>7 78,1 161,2 225,0 257,4 173,2
- i56,6 3,36 373,8 133,1 254,6 307,8 316,3 206,8
- b) Bromure de mercure tableau ii
- L = 18,0 cm. 2R = 3,3cm. i = environ 0,22.
- t d VK «, =o,5 AV -— entre A.r Va
- S;-S, fl2 = 2,0 S2-S3 fl3=2,2 ^ cg 1 CO Il ; CG fcv ^ s, -s^ fl y = I ,85
- 98,3 0,08 5o8,2 66,9 68.8 72,0 73.3 157,3
- io6,3 0, i5 455,/, 78,3 77 >2 81 ,0 88.2 i54,2
- m,5 0,20 433,9 8l,l 87.0 102,0 io5.4 i53,2
- 117,5 0,28 424,3 94,2 100,6 113.5 i38,3 i5o, 1
- 122.1 o,3g 4o6.1 110,7 115,6 133,6 <75,9 149.0
- 132,8 0,89 399,5 i56,o i68.3 193,0 245,3 155,2
- i4o,5 i,38 4o3,6 2o5,5 235,5 262,0 3o8,6' i83,2
- c) lodure de mercure taiîleau ht
- L= 18,0 cm. 2R = 3,3cm. i environ 0,26.
- t d VK AV -— entre A,x VA
- ax =0,2 s, — s2 «2 =2,0 S2-S3 flg = 2,2 j co Il 1 S-,— Sy fl y = I ,85 flG = 0,25
- 111.0 O O a* 8G/,,4 15,7 i5,5 14 - 5 11.3 3i .5
- 116.1 0, io3 720,3 <9,9 <9,5 20,0 16.0 39-9
- 122.4 0.158 5ij3,2 24,1 26,0 27,0 20,4 48,5
- 129,0 0,24 554,4 37,3 39.0 40,0 32,9 60.9
- i3t,9 0,41 5o4.0 5o ,9 45,1 46.0 5o.5 5 9.8
- <45,7 0.64 464,i 65,6 68,5 7,,5 81 .3 67,2
- i5o,9 0,84 449 >4 61.9 86,9 99 >° 0 PN O 88,2
- 160.6 1.40 44< ,0 75,1 120.2 1.49.0 171,2 101,8
- 169,5 2.2Ô 441,0 109,2 162.4 193,5 240, I 122,8
- 175,5 2,96 433,6 i45,4 222,4 o.l\7,0 283,5 344.4
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 41.
- Ces tableaux montrent que le gradient du potentiel est très élevé sur tout le passage du courant et va en croissant de la cathode vers l’anode.
- Les chutes anodique et cathodique présentent des valeurs plus élevées que dans les autres gaz.
- Le gradient de potentiel le long de la colonne positive varie beaucoup avec la pression. Le
- rapport ^ n’est pas constant et, par suite, le
- T
- gradient n’est pas une fonction linéaire de la pression ; l’auteur n’a pas pu trouver de relation simple entre ces deux grandeurs.
- La relation entre le gradient de potentiel et l’intensité de courant à différentes pressions est indiquée par les chiffres des tableaux IY, V et VI.
- a) Chlorure de mercure
- TABLEAU IV
- t = 108,6 t = 117,0 t = 124,5 t = i33,o t = 4o,2 t=z 146,5
- d = °,I77 d = 0,32 d = o,55 d = °,94 d = !,37 d = 2,01
- -—< —-—-
- AV AV AV AV AV AV
- i A.r l A.r À7 l A.r Ax l A.r
- 0,24 33.7 o,3i 46.5 0,27 125,6 0,32 180,y 0,25 210,5 0,24 2Ô2,0
- 0,27 34,6 0,37 46,8 o,3i 125,7 • 0,35 180,0 0,33 205, I 0,40 240, I
- o,65 34,6 0,5o 45,o o,35 126,0 0,42 177.3 o,45 196,2 o,5g 22.4 , I
- o,84 35,1 0,61 44,6 0.41 124,2 0,52 175,1 o,63 190,3 0,76 210,6
- 1,11 36,o 0,80 45,9 o,45 122,8 0,75 170,3 °. 79 i85,o 0,98 I97>°
- 1,45 36,9 1,00 46,8 0,67 m.6 o,88 166,7 0,92 178,1 1,16 182,7
- 2.10 37,4 1,27 46,8 o,8q 106,2 1,4o • 44,9 1,45 i6o,3 1.70 i56,o
- 2,84 37,8 1 ,q5 47.7 1,22 io5,3 2,33 i3ô, 1 1,80 i45,2 2,25 14o, 2
- — — 2,43 48,5 1,86 97.2 — — 2,90 io3,2 2,89 131,4
- 2,85 49.2 2,5o 92,5
- b) Bromure de mercure
- TABLEAU V
- t = 00 O tz=z 104 t — !7,0 t = 128 t=z i32,6 t = i4o,5
- d=z 0,081 d = o,i3 d = 0,27 d = 0,67 d = 0,89 d = i,38
- -—— - - —
- AV AV AV AV AV AV
- l Ar l A.r l ÂY Ax l Ax l Ax
- 0,23 73,6 0,23 83,3 0,23 l32 , I 0,14 214,2 0,25 244,7 0,20 3o9,2
- 0,28 75,8 0,35 89.4 0.32 182,6 o.5o 234,2 0,35 246,9 0,42 298,3
- 0,47 81,6 o,53 92,1 0,55 i35,4 0,8.4 23g, 8 o,38 246,4 o,65 285,7
- 0,54 82.7 0,70 94,4 0,70 134,9 i,54 235,5 o,64 238,o 0,90 273,1
- 0,73 84,4 0,84 97-1 0,87 i35,4 2,34 228,7 o,85 225,3 1,42 242,0
- 0,92 87.1 !.°9 ioi,6 1,19 136,5 2,80 227,3 i,36 214,2 2,4» 211,2
- 1,26 93,2 i.54 106,6 1,47 i39.9 3,o3 226,4 1.72 2l3 , I — —
- i,64 98,2 1.71 108,2 2,02 i43,2 — — 2,73 207,6 — . —
- 1,87 99 >9 1,84 111,0 2,25 i45,4 ' “
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- 69
- c) Iodure de mercure
- TABLEAU VI
- t = io3,8 t = 16,6 t = 122,5 t = 138,1 t = 151,1 t = 59,8
- d = o,o3 d = o,io3 d = O, i56 d = 0,42 d = o,845 cl i,33
- -—-—_ — • _ -—-—— --——^ — -—- —-
- AV AV AV AV AV AV
- 17 i A.r l A.r i Ar i àx l à.r
- o.33 i3.4 0,35 l5,2 0,36 23,0 o,3i 45.5 * 0.25 108,5 0.23 i5g,2
- o,54 13,6 o,56 i5,4 o,58 23,7 o.54 44,o 0,45 82,0 0,39 i32,2
- o,77 14,1 0,81 15,7 0,92 21 ,0 0,87 42,0 o-77 72.0 0,71 92,1
- 0,96 i4,5 1 ,01 i6,3 1,5o 20,7 2,10 39.3 1,97 64,5 1,85 79,3
- D91 i5,g 2-49 17,0 2,84 20,5 3,29 36,2 3,i9 57,0 3,oi 71,2
- Comme le montrent les chiffres de ces tableaux, la relation entre le gradient et l’intensité est très compliquée et très différente pour diverses pressions.
- Pour déterminer la relation entre le gradient et la section du tube, l’auteur a fait des mesures avec un tube de 3,3 cm. et un tube de 0,7 cm. de diamètre. Dans ce dernier cas il était difficile d’obtenir une décharge continue. Le s résultats de ces expériences sont résumés sur le tableau VII : les intensités de courant étaient réglées de telle façon qu’il restât dans les deux tubes la même densité du courant moyenne.
- La lettre u représente cette densité moyenne
- ... AV
- en milliampères par cm2 et^ un gradient
- moyen de la colonne positive.
- TABLEAU VII
- t d G 2R = 3,3 AV A.r 2R = 0,7 AV A.r
- 133,4 141,0 147,6 156, G o,97 1,45 2.2Ô 3,36 0.028 o,o3i6 0,028 0,026 99 > 4 07,9 2)4,5 292,9 13g. 4 185,0 23o , 4 3o6,8
- On voit que le gradient diminue quand la section augmente, la densité de courant restant constante.
- Les chutes de tension cathodiques sont indiquées, pour différentes pressions et différentes intensités de courant, par les tableaux V1JI, IX, X.
- a) Chlorure de mercure
- TABLEAU VIII
- 363,3
- 36o,5
- 361,5
- 363,2
- 362,0
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- 70
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 41.
- b) Bromure de mercure
- TAI5LEAU ix
- d i VK d i v. d i VK
- ° >°9 390,0 0,11 388.1 0,20 3yi . 4
- 0,35 0,12 391,2 0,74 0, i5 388. 1 0,53 3i)2,3
- o, 16 394,3 0,21 389,4 j ,9b 0,77 389,2
- o, 19 3y5. G • 0,26 391 ,3 0,90 887,9
- °-99 887,9
- 0,08 387.8 ' 0,08 39t ,2 o,3o 392.2 39o. 1 395.3
- o,58 0, i3 0,22 387,9 388.2 1 ,o3 0,17 o,45 388,7 390,5 3-7 o,63 o,85
- 0,28 389,4 o,84 397-6 I , 32 3y4,1
- e) lodure de ihercure
- TAHLKAU x
- d i VK d i Vk d i V,v
- 0, o3 44o, 1 0.020 436.5 0.07 433,4
- 0.3 0,07 439,2 0,8 o,o4 436,5 1,8 0,11 433,9
- 0,09 440,9 0,°9 437,0 0,17 433,6
- 0, i3 437,9 0,20 /,35,o
- f 0.025 438,o o.o4 435,o 0,04 433,o
- 0,6 o,o5 438,6 t K 0,08 435.3 2,9 0,16 433,o
- 0,09 436,0 0,11 436,2 0,24 433,5
- 0,1 43o,8 0,17 436,6
- TAULEAU XI
- AY
- -,—lelon A.r g de la colonne positive dans
- d
- Hg CP HgBr2 HgU Az-
- 0,1 0.25 38 73 2 9
- 0,4 — 66 i39 53 «7
- 0,9 — 127 227 114 32
- 1,4 — 15o 2.09,5 147 43
- 1 -9 — 202 — 165 54
- 2.35 — 222 — 188 62
- 3,o — 263 — 20 I 77
- On voit que la chute cathodique normale, c’est-à-dire la différence de potentiel entre la cathode et le commencement de la lueur négative "est indépendante de la pression et de l’intensité de courant. Ce fait est en concordance avec les résultats obtenus par différentes expérimentations pour différents gaz. Les chutes cathodiques normales sont à peu près propor-
- tionnelles aux poids moléculaires des composés.
- Le tableau XI indique, pour permettre la comparaison, le gradient moyen dans la colonne positive pour différentes pressions dans les vapeurs étudiées par l’auteur et dans l’azote pur : on voit que, dans les vapeurs, il est beaucoup plus considérable que dans l’azote.
- R.Y.
- L’action d’un champ magnétique sur la décharge électrique dans les gaz. — Willows. — Philosophi-cal Magazine, juin igoô.
- L’auteur a étudié les phénomènes de décharge dans des tubes contenant différents gaz de pression variable : la décharge électrique était produite par une bobine de Rhum-korff.
- Il a constaté, dans ces expériences, qu’il existe une pression critique au-dessus de laquelle l’action d’un champ magnétique transversal produit une augmentation de la chute de ten-
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- sion entre les électrodes et au-dessous de laquelle cette action produit une diminution de la chute de tension. Cette pression critique est comprise entre 0,3 et 1 mm. pour l’air, l’hydrogène et l’acide carbonique. Le phénomène est surtout marqué dans des tubes étroits. La présence d’un champ magnétique transversal augmente le nombre des stratifications de la colonne lumineuse. Quand le tube est parallèle aux lignes de force, on n’observe aucune action du champ magnétique.
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Courants de Foucault dans le cuivre de l’induit des machines électriques. — B. Loewenherz et A. van der Hoop. —• Elektrotechnische Zeitschrift, 17 août igo5.
- La méthode employée par les auteurs repose sur la détermination des pertes par courants de Foucault par des mesures calorifiques. Les expériences étaient faites non sur une machine cons-
- Fig. 1. — Forme de tôles constituant le noyau de l’appareil d’essais.
- truite, mais sur un appareil d’essais présentant des parties correspondantes aux dents et aux encoches d’un induit cannelé. La figure 1 montre la forme des tôles qui, assemblées en paquet, constituaient un noyau magnétique semblable à celui d’un transformateur cuirassé. Une encoche entièrement fermée et deux encoches ouvertes dans les côtés remplaçaient les encoches d’un induit. Il se produisait, dans les deux bandes de fe r minces séparant les encoches, des saturations très élevées de sorte que ces parties pouvaient remplacer les dents d’un induit.
- Four les essais, on plaçait dans les encoches
- des conducteurs en cuivre et l’on alimentait l’appareil avec du courant alternatif de fréquence 50 qui produisait des courants de Foucault analogues à ceux produits par la rotation d’un induit dans un champ. Les sections des conducteurs employés sont indiquées sur la figure 2 : le dernier groupe à droite représente un câble : les autres représentent des conducteurs pleins.
- Théorie de la méthode employée
- La théorie de la méthode calorimétrique pour la détermination des pertes repose sur le fait que la quantité de chaleur développée dans un corps est en partie employée à élever la température et en partie rayonnée à l’extérieur. Cette seconde partie de la quantité de chaleur produite est difficile à déterminer, mais, pour le cas dont il
- Fig. 2. — Forme des différents conducteurs étudiés.
- s’agit, où les conducteurs en cuivre cl’une encoche sont isolés de l’air extérieur et en majeure partie entourés de fer, des expériences préliminaires ont montré que la quantité de chaleur émise par ces corps peut toujours être regardée comme proportionnelle à la différence de température entre le cuivre et un point arbitraire de la paroi environnante. Si donc on désigne par A., T, A2T, A3T, etc., les différences de température qui se produisent au même moment entre les corps échauffés et les points 1, 2, 3, la quantité de chaleur S rayonnée par unité de temps peut toujours être exprimée par l’équation :
- S = IV). A/T = K2. A2T = K3. A3T, etc.
- D’une façon générale, dans un intervalle de temps t.z — tK, la quantité de chaleur rayonnée est égale à l’intégrale
- K fh AT dt
- J tl
- Soit Q la quantité de chaleur produite dans le corps par unité de temps et T2 les températures de ce corps aux temps tA et t.2 : dans le temps t, —t.2, la quantité de chaleur produite est
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- Q (Q —1{) et la quantité de chaleur employée à échauffer le corps est cg (T2 — TJ. On a donc l’équation
- Ç1'2 AT dt
- Q = KA-ii-----+ (')
- h—U h—U
- Cette équation n’est valable que si Q ne varie pas avec le temps. Or, la résistance du cuivre variant avec la température, la valeur des courants de Foucault varie aussi, ainsi que réchauffement produit par eux. L’équation (1) est donc modifiée de la façon suivante, si l’on rapporte à une température normale T0 réchauffement Q dû aux courants de Foucault :
- ^T2— 'g
- f ( I l0)dt
- A+T0+îCii----------(2)
- ti
- A + T0
- Dans cette expression, A est une constante dépendant du métal. Q0 est la quantité de chaleur produite par unité de temps par les courants de Foucault à la température normale T0.
- Si réchauffement du corps est interrompu, le refroidissement se produit, et l’on a, dans un intervalle de temps, t.2 — tK
- K_ T»-T|
- K — co pt /3)
- / 2 AT dt { J
- J t}
- Expériences
- Les propriétés magnétiques du noyau employé étaient d’abord déterminées par une série de mesures préliminaires. Pour mesurer l’induction dans les bandes de fer comprises entre les encoches, on plaçait sur celles-ci des bobines d’essai en fil fin et l’on mesurait les f. é. m. induites dans ces bobines. Les courbes des forces électromotrices induites par les flux des encoches étaient relevées de la même manière.
- Pour la mesure des pertes par courants de Foucault, on déterminait la température du cuivre au moyen d’un calorimètre à eau et celle de la paroi de fer au moyen d’un thermomètre à mercure : les conducteurs mobiles en cuivre étaient placés pendant un certain temps dans les encoches, puis étaient retirés et plongés dans le calorimètre. Cette méthode fut abandonnée et remplacée par une méthode plus simple basée sur l’emploi d’un thermomètre à résistance formé
- de fils de platine minces dont la résistance était mesurée au moyen d’un pont de Wheatstone à fil de mesure.
- Résultats
- Les courbes de la figure 3 indiquent, pour les différents conducteurs de la fîg. 2, les valeurs moyennes des pertes par courants de Foucault par centimètre cube de cuivre en fonction de l’excitation en ampères-tours par centimètre. Ces courbes sont toutes des fonctions exponentielles des abscisses. En prenant les logarithmes des résultats, on obtient des droites parallèles qui
- £ââ 4oo &oo
- Fig. 3. — Pertes par courants de Foucault par cm3 de cuivre.
- correspondent à peu près à l’exposant 2 de la fonction.
- On sait que, théoriquement, les pertes W par courants de Foucault par centimètre cube de cuivre peuvent être exprimées par l’équation :
- W = 2,11 .y. r2./’2. .s2, i o7-watts (4)
- où
- 7 désigne la conductibilité absolue spécifique du métal en unités CGS ; ç la fréquence par seconde ;
- f le facteur de forme de la courbe de f. é. m. induite par le flux dans les encoches ;
- j le nombre cl’ampères-tours pour les dents A
- s la section du circuit magnétique / des conducteurs en cm2 perpendiculairement à la direction du flux.
- Les résultats d’expériences peuvent être représentés par l’expression :
- W k.y.r2. f'1. (• sts. io7 watts (S)
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- La valeur moyenne de la constante k est 2,12, c’est-à-dire concorde tout à fait avec la valeur 2,11 de la constante théorique.
- Pour le cuivre à 15° c., on a, d’après l’équation (5), pour les pertes par courants de Foucault par centimètre cube
- W= i,a3.r2.f2. io7 watts (6)
- B. L.
- Emploi de freins électriques à courants de Foucault pour l’essai des moteurs. — Morris et Lister. — Institution of Electrical Engineers.
- Les auteurs indiquent que les freins électriques à courants de Foucault offrent sur les freins à cordes ou à bandes des avantages considérables. Ces avantages sont les suivants : grande sensibilité ; réglage facile et commode de la vitesse ; uniformité et constance de la charge quand la température finale est atteinte ; aucune transmission aux paliers de la chaleur développée ; aucune usure.
- L’avantage de l’absence d’échauffement des paliers est surtout important : la seule limite de puissance est réchauffement des bobines inductrices ; les disques de cuivre dans lesquels se développent des courants de Foucault sont suffisamment refroidis par l’air environnant.
- Les auteurs décrivent un frein à courants de Foucault qu’ils ont fait construire pour le laboratoire de l’Université de Birmingham et qui ne nécessite pas de socle spécial avec des paliers, mais peut être monté sur l’arbre de la machine à la place d’une poulie ordinaire. La partie fixe est portée par la partie mobile et est soutenue, quand c’est possible, par le crochet dupont roulant qui dessert la machine essayée: de cette façon, la pression exercée sur les pa-fiers est nulle ou très faible. Les disques tournants en cuivre dur de grande conductibilité sont placés des deux côtés des bobines inductrices : ces disques sont maintenus par des plaques minces en acier et par des bras fixés à un noyau qui tourne dans des coussinets en métal blanc placés dans la carcasse. Deux bras transversaux fixés à cette carcasse servent l’un à supporter le poids d’équilibre, et l’autre à indiquer sur une échelle graduée le déplacement subi par le système. L’inducteur consiste en huit pôles en fer forgé portant chacun 1.400 tours de
- fil de cuivre : la résistance d’une bobine est d’environ 5 ohms à froid. L’entrefer entre les disques de cuivre et les pôles est invariable, mais de l’autre côté des disques sont placées des culasses annulaires en fer, faisant face aux pôles, et dont l’entrefer peut être modifié à volonté.
- Les essais effectués avec ce frein à courants de Foucault ont donné les résultats suivants:
- L’action de freinage est en pratique directement proportionnelle au nombre des bobines inductrices ;
- Les culasses annulaires extérieures augmentent la puissance du frein de 50 % ;
- Le frottement de l’air et dans les coussinets à la vitesse de 500 tours a été trouvé égal à
- o,3 ft — lb — o,o5 kgm et, à la vitesse de 1.250 tours:
- o,365 ft — lb — o,o55 kgm.
- Il faut donner à l’entrefer une valeur aussi petite que possible : pour une puissance de 5 chevaux à 1.000 tours l’économie de courant produite par une réduction de l’entrefer de 10 à 8 mm. a atteint 15 % .
- La température des disques de cuivre n’influence que peu l’action de freinage pour une excitation donnée.
- Les auteurs indiquent, dans leur communication à Y Institu tion of Electrical Engineers, la théorie du frein électrique à courants de Foucault qui est tout à fait analogue à celle du moteur d’induction. L’absence d’inductance dans le rotor simplifie cette dernière théorie, mais l’existence de pôles saillants la complique un peu.
- B. L.
- Egalisation du potentiel dans les moteurs monophasés à collecteur, — Lamine. — The Electrician, 8 septembre igo5,
- Dans un brevet anglais récent, l’inventeur décrit une méthode pour égaliser le potentiel dans les moteurs monophasés.
- L’inégale répartition du courant entre les balais de même polarité dans les moteurs multipolaires ayant des armatures à enroulement en parallèle peut être due à plusieurs causes, et en particulier à des différences de résistance des balais ou à une inégale aimantation des pièces polaires. Pour éviter cette inégale répartition du
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- courant dans les moteurs à courant continu, on connecte entre eux les points de l’enroulement induit qui occupent à un même instant des positions correspondantes par rapport aux pièces polaires.
- La nouvelle méthode simple pour égaliser le potentiel des balais de même polarité dans les moteurs monophasés est facilement compréhensible si l’on se reporte au schéma de la figure 1. Sur ce schéma, l’induit 2 porte un enroulement parallèle ordinaire aboutissant au collecteur 3 sur lequel frottent les balais 4, 5, 6 et 7. Les
- Fig. 1. — Système Lamme pour égaliser le potentiel des balais de même polarité.
- balais 4 et 5, 6 et 7 ont la même polarité : chacun de ces groupes est relié aux extrémités d’une bobine de self-induction au milieu de laquelle aboutit le conducteur d’amenée du courant. Sur le schéma, les inducteurs et l’induit du moteur sont reliés en série.
- Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant : si la résistance du balai 5 par exemple est plus grande que celle du balai 4, l’intensité de courant qui passe par la partie 16 de la bobine d’inductance tendra à être supérieure à celle qui passe par la partie 17 et agira inducti-vement pour augmenter l’intensité dans cette partie et rétablir l’équilibre.
- B. L.
- Nouveau moteur pour courants monophasé et continu. — Lamme. — Electrical World and Engineer, 22 juillet 1900.
- Quand un moteur série est alimenté par du courant alternatif, il est bon que le nombre des ampères-tours d’excitation du champ soit relativement faible : au contraire quand il est alimenté par du courant continu, la force magné-
- tomotrice du champ inducteur doit être sensiblement plus considérable.
- Le nouveau moteur Lamme est établi de façon que le nombre des ampères-tours inducteurs varie automatiquement suivant la nature du courant d’alimentation. Pour cela, l’inventeur emploie une combinaison de résistances inductives et ohmiques branchées en dérivation sur le circuit inducteur. Les schémas des figures 1 et 2 indiquent ce dispositif. Sur le schéma de la figure 1, le circuit inducteur du moteur est divisé en deux parties et F2 ; un circuit
- F, s
- Fig. 1 et 2. — Schéma du moteur Lamme pour courant alternatif et continu.
- possédant une résistance inductive R et une résistance ohmique W est placé en dérivation sur ce courant. Le courant est amené par des conducteurs reliés en T et en S, de sorte que, pour la marche sur courant continu la majeure partie du courant passe par F4 et F2, tandis que, pour la marche sur courant alternatif, la partie F^ n’est parcourue que par un faible courant.
- Dans le dispositif de la figure 2, tout le circuit inducteur F est en parallèle avec la résistance inductive R et ohmique W. Le courant est amené en S et T, le point S étant choisi sur la résistance inductive R de telle façon que, pour la marche sur courant alternatif, la majeure partie du courant va directement à l’induit par la résistance W, tandis que, pour une marche à courant continu, la majeure partie du courant passe par R et les enroulements inducteurs F.
- R. R.
- Sur l’emploi de pôles auxiliaires dans les moteurs à courant monophasé.
- La Société Siemens-Schückert a récemment breveté une disposition destinée à assurer une
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- bonne commutation dans les moteurs monophasés.
- Cette disposition consiste à employer des pôles auxiliaires excités en dérivation par un courant pris aux bornes du moteur et non pas en série par le courant principal. Les raisons qui ont fait adopter cette disposition sont les suivantes :
- La f. é. in. induite statiquement par le Ilux alternatif dans les bobines de l’induit contribue à la production d’étincelles lors de la mise en court-circuit de ces bobines par les balais. Or cette force électromotrice atteint sa valeur maxima quand le courant dans l’induit est nul, Elle est donc décalée de 90° sur la tension produite par le déplacement des bobines court-circuitées dans le champ et ne peut pas être compensée par l’action de pôles auxiliaires excités par le courant qui traverse l’induit.
- Dans le nouveau dispositif, les bobines des pôles auxiliaires excitées en dérivation sont déterminées de telle façon et sont accompagnées de résistances ou de bobines de self-induction telles que l’action du pôle produise dans la bobine en court-circuit une tension égale et opposée à la tension qui résulte des deux composantes induites dans cette bobine (tension induite par le Ilux alternatif et tension engendrée par le déplacement de l’induit dans le champ). L’inconvénient de cette méthode est que l’excitation des pôles auxiliaires n’est plus automatiquement en rapport avec le courant induit et nécessite un réglage.
- O. A.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Influence de l'ionisation sur la conductibilité d’un cohéreur. — Tholdte. — Drudes Annalen, septembre iqoÔ.
- L’auteur a employé pour ses expériences quatre cohéreurs de construction différente dont un était vide d’air.
- L’ionisation était produite au moyen de 0,5 gr. de bromure de baryum radioactif, ou de 5 ingr. de bromure de radium pur, mais non déshydraté, ou de polonium placé sur une plaque de cuivre, ou de 1 gr. d’émanium de Giesel (plomb radioactif).
- Le cohéreur était branché aux bornes d’un potentiomètre et contenait dans son éircuit un galvanomètre du genre Desprez-d’Arsonval. Le champ électromagnétique était produit par une dérivation prise sur le circuit d’éclairage, dans laquelle l’intensité de courant était constante et égale à 1 ampère. On pouvait ainsi opérer pendant plusieurs heures avec un champ électromagnétique constant. L’échelle du galvanomètre était placée à 1 mètre du miroir : la sensibilité était de 10-8 amp. pour une déviation de 1 mm.
- Dans une expérience préliminaire, l’auteur essaya les différents cohéreurs en les plaçant dans le circuit branché aux bornes du potentiomètre. Le galvanomètre n’accusa aucune déviation. Il plaça alors les préparations radioactives au-dessous de chaque cohéreur, sans toucher à celui-ci, et n’observa encore aucune déviation. Il était clair qu’aucune action de l’ionisation ne s’était produite de cette façon.
- Les expériences furent poursuivies avec le cohéreur le plus sensible et la préparation la plus active, consistant en 0,5 gr. de bromure de baryum radioactif.
- Expériences sans substance radioactive
- La première et la seconde série d’expériences furent faites de la façon suivante :
- Le cohéreur était d’abord court-circuité et l’on mesurait la déviation a présentée par le galvanomètre pour différentes intensités de courant dans le circuit principal. Ensuite, on intercalait le cohéreur dans le circuit en dérivation aux bornes du potentiomètre, en prenant, au moment de la fermeture du circuit, les précautions nécessaires pour que la self-induction des bobines du potentiomètre et de la bobine du galvanomètre n’exercent aucun effet : le cohéreur avait été préalablement rendu conducteur par l’action d’un court-circuit produit sur la dérivation du circuit d’éclairage. On notait la déviation du galvanomètre (S. Enfin, on répétait la même expérience en mettant le cohéreur en circuit sans prendre de précautions pour éviter l’effet de la self-induction des bobines, et Ton mesurait la déviation y.
- Dans la première série d’expériences, le cohéreur était placé dans l’air ambiant. Le tableau I résume les résultats des mesures
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- (déviations «, p, y) pour 6 intensités de courant différentes numérotées 1, 2, 3, ... 6.
- TABLEAU I
- I 2 3 4 5 6
- et 6,45 io,4 i3,9 16,9 !9>° 21.7
- /3 i , 3o8 i,8 3.2 3.9 4,5 5,o5
- '/ i,35 2 3,2 3,85 4,65 5,28
- La seconde série d’expériences fut faite en enfermant Je cohéreur dans un tube de plomb fermé extérieurement : le cohéreur était soigneusement isolé de ce tube. Le tableau II indique les déviations [v.v pv yt) obtenues pour six intensités de courant, qui n’étaient pas tout à fait égales aux intensités employées dans la première série.
- TABLEAU II
- I 2 3 4 5 6
- °q 6,65 9,75 13,8 16,85 l8>9 21,48
- 1, i5 2,25 2,775 3,35 3,75 4,3
- /f 1,4a5 2, i3 3,4 4,07 4,58 5,2
- Dans les deux séries d’expériences, on trouva que le cohéreur est non conducteur quand il na pas été impressionné (par un court-circuit).
- Expériences faites avec une substance radioactive
- Les expériences avec une préparation de radium furent faites de la façon suivante : la préparation radioactive, contenue dans un petit tube de verre, était placée sous la limaille du cohéreur et maintenue par un fil de soie : le tout était enveloppé d’un ruban isolant et placé dans un tube de plomb soudé à l’extérieur.
- Les fils aboutissant aux électrodes étaient soigneusement isolés au passage du tube de plomb, pour éviter tout contact.
- Les séries d’expériences furent faites sans que jamais aucune cause (court-circuit) n influençât le cohéreur. Dans ces conditions, le galvanomètre a présenté des déviations de valeur variable avec l’intensité du courant : la résistance du cohéreur, à l’état de repos, n’est donc plus infinie quand il existe une ionisation. Le
- tableau III indique la valeur des déviations observées dans ces expériences («2, p2).
- TABLEAU III
- I 2 3 4 5 6
- a2 5,6 8 12,1 14,4 16,6 9
- & 0,1 0,2 0,25 0,2 0,2 0,2
- En outre, alors que, dans les expériences faites sans préparation radioactive, les oscillations électriques produites dans les bobines du potentiomètre et du galvanomètre par la fermeture du circuit étaient à peu près sans influence sur la résistance du cohéreur, ces oscillations avaient une influence considérable dans les expériences faites avec la préparation radioactive, ainsi que le montrent les valeurs j33 et y3 du tableau IV pour les intensités de courant 4, 5 et 6.
- TABLEAU IV
- I 2 3 4 5 6
- «3 5,6 8 12.1 14,4 16,6 J9
- h 1,08 i,58 2,35 o,65 o,5 o,5
- V3 1,14 1 >7 2,8 3,3 3,89 4.3
- Les expériences qui précèdent sont relatives au cas où le cohéreur n’avait pas été rendu préalablement conducteur par une cause quelconque, et l’on a vu que la présence du radium abaissait à une valeur déterminée la résistance infinie du cohéreur. Mais, même quand le cohéreur a été préalablement rendu conducteur par une cause extérieure (court-circuit), on observe une action du radium, car les déviations du galvanomètre sont beaucoup plus considérables
- TABLEAU V
- 1 2 3 4 5 6
- Cf., 5,6 8 12.1 14 - 4 16,6 >9
- p] 2,3 3.5 5.6 6,85 7.6 8,7
- V’, 2,4 3,6 5,8 7 7.8 9
- que dans les expériences effectuées sans radium, comme le montre le tableau Y.
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- Conclusions
- Les conclusions de cette étude sont les suivantes :
- 1° Sous l’influence d’une préparation de radium, la résistance du cohéreur diminue sensiblement.
- 2° Par suite de l’ionisation, les oscillations électriques produites dans des bobines peuvent êtie décélées même quand elles ont une intensité très faible.
- 3° La conductibilité du cohéreur provoquée par fiction d’un court-circuit est sensiblement augmentée par la présence de substances radioactives.
- En résumé : la conductibilité d’un cohéreur est une fonction de deux enviables : les oscillations électriques et Vionisation.
- R. Y.
- ÉLÉMENTS GALVANIQUES ET ACCUMULATEURS
- BREVETS NOUVEAUX CONCERNANT LES ÉLÉMENTS GALVANIQUES
- Centralblatl fer Accumulatoren, avril, mai, juin, juillet.
- Elément galvanique. — E. Suze. — Patente allemande 159. 166, 3i décembie 1902 ; accordée le i5 mars 1905.
- L’inventeur a eu en vue l’obtention d’un mouvement violent de l’électrolyte avec une faible vitesse de votation des électrodes. Celles-ci sont cylindriques et concentriques l’une à l’autre, et sont munies d’un grand nombre de perforations radiales : elles tournent en sens opposé et produisent, par suite de cette rotation et du grand nombre de trous, un brassage énergique du liquide.
- Elément galvanique. — L. Winters. — Brevet américain 786.735. 3 janvier 1925. Accordé le 4 avril 1905.
- Pour permettre un nettoyage rapide de la plaque positive (oxyde de cuivre par exemple), on emploie un support simple, solide et durable. Celui-ci consiste en un cadre suspendu au couvercle et contenant la plaque positive fixée par une borne de maintien : cette plaque est formée d’une feuille unique ou bien d’une barre en matière élastique recourbée sur elle-
- même en serpentin : elle est maintenue dans le cadre par un ressort plat recourbé.
- Perfectionnements aux éléments galvaniques. — Siemens Brothers. — Patente anglaise 10.55g. 7 mai 1904 ; accordée le 3o mars igo5.
- Si l’on ferme complètement l’élément pour éviter la formation de sels grimpants et la fuite de l’électrolyte, l’accumulation des gaz peut causer des ruptures. Pour éviter cet inconvénient, on ménage, sur une partie de l’organe de fermeture, une membrane extensible au-dessus de laquelle se trouve un espace vide.
- Pile sèche. — Siemens et Halske. — Brevet allemand 161.124. 26 février 1904 ; accordé le juin 1905.
- Dans les éléments secs, il est bon de sécher les gaz avant de les laisser se dégager, pour éviter que des parties des substances chimiques placées à l’intérieur de l’élément soient entraînées vers l’intérieur et attaquent les isolants. Le séchage est assuré par des matières poreuses neutres, telles que de la sciure de bois, du gypse, etc., qui, en outre, empêchent des saletés de pénétrer à l’intérieur de l’élément par l’orifice d’échappement des gaz. Dans les éléments construits précédemment, ces matières étaient placées à la partie inférieure et cela présentait l’inconvénient qu’une partie de l’espace occupé par la pile n’était pas utilisée pour la production de l’énergie électrique.
- La nouvelle pile est placée dans un récipient de section carrée dont les parois sont tangentes à l’électrode cylindrique extérieure. Les espaces libres existant dans les angles entre cette électrode et les parois contiennent les matières destinées au séchage des gaz. De cette façon, on ne perd pas de place. L’électrode intérieure, fermée à sa partie supérieure, porte, à sa partie inférieure, de petits tubes qui débouchent aux angles dans les espaces réservés au séchage.
- K. B.
- BREVETS NOUVEAUX CONCERNANT LES ACCUMULATEURS ALCALINS
- Centralblatt für Accumulatoren. Avril, mai, juin, juillet, et août 1905.
- Accumulateur à électrolyte invariable. — Edison. — Patente anglaise 2.6948, 10 décembre 1904 ; accordée le 9 février 1905.
- Ce brevet se rapporte à la construction géné-
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 41.
- raie et au mode de fonctionnement. Le récipient est fait en tôle d’acier ou de fer soigneusement nickelée. Sur ce récipient est soudé un couvercle à travers lequel passent les tiges de connexion, soigneusement isolées, et sur lequel est fixé un bouchon de forme spéciale. Les pochettes des électrodes contiennent de l’hydroxyde de nickel (plaque positive) ou du fer (plaque négative). La capacité des plaques positives peut être augmentée d’environ 20% si on ajoute à la matière active un peu d’hydroxyde de bismuth (6 à 9 %) intérieurement mélangé à l’hydroxyde de nickel. La cause pour laquelle cette adjonction produit une augmentation de capacité est inconnue.
- Accumulateur alcalin. — Gardiner. — Patente anglaise 27.861, 20 déc. 190^; accordée le 23 mars igo5.
- Le récipient est en cuivre, nickel ou autre métal bon conducteur. L’électrode positive est constituée par un tube métallique conducteur fermé à ses extrémités et entouré par un cylindre de nickel ouvert et perforé. Dans l’intervalle entre ces tubes est placée la matière active formée de mousse de nickel et d’argent mélangée d’un peu de mercure. Les tubes s’appuient sur des isolateurs qui soutiennent aussi le tube intérieur. L’électrode positive est isolée et entourée par l’électrode négative : celle-ci est constituée par une feuille de nickel perforée ou un tissu de fils de nickel entouré par un autre tube en métal conducteur non attaquable, l’intervalle entre la feuille de nickel et le tube étant rempli par la matière négative formée de cadmium, d’oxyde de cadmium ou d’oxyde de fer finement pulvérisé et pressé.
- Electrode pour accumulateurs alcalins. — Ro-loff et Wehrlin. —Brevet allemand i59.3g3,7 juin 1903 ; accordé le 20 mars igo5.
- Si l’on mélange des composés oxygénés du nickel avec des composés oxygénés de l’argent qui donnent une capacité plus élevée, le nickel est transformé le premier lors de la décharge et la tension baisse brusquement après cette transformation, pour rester constante pendant la transformation de l’argent. Pour éviter cet inconvénient et obtenir des capacités élevées, l’inventeur emploie un mélange intime d’oxydes, en préparant simultanément l’hydroxyde d’argent et l’hydroxyde de nickel au moyen d’une
- solution contenant à la fois des sels des deux métaux. Il a obtenu, par exemple, au lieu de 0,188 ampère-heure par gramme de nickel, capacité moyenne de l’hydroxyde de nickel vert ordinaire, une capacité de 0,31 ampère-heure par gramme de nickel pour l’hydroxyde de nickel déposé en présence d’argent. La différence de potentiel aux bornes d’un élément établi avec une électrode de cette composition demeure constante pendant toute la décharge et est égale à celle que produit une électrode simple en nickel.
- Plaque positive pour éléments alcalins. — Hub-bell. —Patente américaine 7g3, 077, 3 oct. igoi'* accordée le 27 juin igo5.
- Des fils de nickel extrêmement fins, que l’on peut avantageusement préparer par électrolyse, sont mélangés avec un oxyde de nickel puis l’ensemble est mis à la forme que l’on veut obtenir. La matière active ainsi constituée est ensuite placée dans des pochettes en tissu de fils de fer nickelés. Ces pochettes ne sont pas attaquées par l’électrolyte à la charge et à la décharge.
- Plaque positive. — Hubbell. — Patente américaine 793,078, 3o et 1904, accordée le 27 juin igo5.
- L’électrode positive peut aussi être formée d’une plaque en nickel ou en fer nickelé munie de trous. Sur cette plaque est déposé de l’argent finement divisé qui remplit les trous. Pour maintenir cette couche et empêcher la chute de matière active, on l’enveloppe de papier d’amiante sur lequel on place un réseau de fils fins en nickel ou en fer nickelé.
- E. B.
- MESURES
- Calcul des appareils de mesure à cadre mobile. — Janus. — Elektrotechnische Zeitschrift, i5 juin igo5.
- L’auteur indique quelques formules et données pratiques applicables à l’établissement des appareils de mesure à cadre mobile.
- Il donne l’équation suivante :
- E_ 9810.M 2. H. s. i. n
- B désignant l’induction,
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- 14 Octobre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- M le couple,
- n le nombre de tours de fil,
- II la longueur axiale du champ,
- s le rayon de la bobine,
- i l’intensité du courant.
- Dans les appareils ordinaires, B est compris entre 400 et 2.500 et est à peu près proportionnel au volume de l’aimant permanent. Le
- couple . ,
- rapporta pour valeur 0,1/.
- Pour les ressorts de voltmètres, le bronze phosphoreux est le meilleur métal à employer (coefficient de température 0,038 % par degré) ; pour les millivoltmètres, le cuivre durci et le bronze de cuivre sont seuls employés. Le module d’élasticité du bronze phosphoreux est 1.188.000 et celui du cuivre durci est 1.050.000.
- L’auteur donne un certain nombre de tableaux sur la section à employer, les consommations de puissance, les chutes de voltage et les couples.
- E. B.
- Appareils enregistreurs avec étincelles. — Springer. — Electrical World and Engineev.
- L’auteur décrit un instrument employé au Laboratoire de l’Université de Minnesota dans lequel l’appareil enregistreur est un cylindre de 14 cm. de diamètre, ou éventuellement deux cylindres juxtaposés et isolés de l’axe. Le cylindre est recouvert de papier sur lequel se déplace l’aiguille d’un appareil de mesure munie d’une pointe d’aluminium. Une seconde pointe est placée également à une certaine distance du papier, et le cylindre est entraîné par un mouvement d’horlogerie.
- Le secondaire d’une bobine de Rhumkorlf est relié aux deux pointes, la pointe fixe et la pointe de l’aiguille, de façon à ce que les deux intervalles explosifs constitués par ces pointes et le cylindre métallique soient en série. A chaque décharge, deux trous sont faits dans le papier; le nombre des trous existant par unité de longueur dépend de la vitesse de déroulement.
- R. R.
- Sur les shunts et la compensation de la température pour les ampèremètres à cadre mobile. — Campbell. — Institution of Electricnl Engineers.
- L’auteur discute dans cette communication
- un certain nombre de questions se rattachant à l’emploi de shunts de faible résistance avec des ampèremètres à bobine mobile. Pour compenser l’influence de la température, l’auteur indique que l’on peut obtenir une solution pratique en employant quatre résistances formant un pont de Wheatstone dont deux sommets opposés sont reliés à un voltmètre à cadre mobile et les deux autres sommets aux points où doit être placé le shunt. En pratique, les bras du pont sont égaux deux à deux, l’une des paires de résistances ayant un fort coefficient de température et l’autre un faible coefficient.
- L’auteur cite comme exemple un voltmètre Weston dans lequel deux bras du pont sont en cuivre (2 ohms) et les deux autres en manga-nin (2 ohms 5). La résistance de l’instrument est de 0,9 ohm : la différence de potentiel maxinia avec compensateur est de 0,065 volt, et sans compensateur de 0,03 volt : les intensités de courant maxima sont de 0,072 et 0,033 ampère. Pour un intervalle de température compris entre 19° et 36°, les lectures ne varient pas de 0,2 par rapport à la lecture moyenne.
- R. R.
- Etalons de résistance en mercure. — Jaeger et Diesselhort. — Wissenschaftlische Abhandlungen, avril 1906.
- Les auteurs indiquent les résultats d’expériences comparatives effectuées sur trois résistances étalons en mercure et différentes résistances étalons en manganin. Les mesures ont été faites par la méthode de Kohlrausch avec un galvanomètre différentiel, plus sensible que la méthode du pont double de Thomson.
- Des mesures répétées plusieurs fois sur quatre résistances en manganin ont donné des résultats qui 11e différaient pas entre eux de plus de
- --------(un millionième).
- Les résistances étalons en mercure étaient formées chacune par un tube rempli dans le vide de la manière habituelle et plongé dans un bain de pétrole maintenu à la température invariable de 0°. Chaque tube était rempli deux fois et sa résistance était mesurée après chaque remplissage. Les différences observées entre ces deux lectures furent de 13, 10 et 44 millionièmes.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N» 41.
- Les valeurs moyennes de la résistance des quatre étalons en manganin, mesurée par rapport
- aux trois étalons en mercure I, II, III, sont résumées dans le tableau suivant :
- TARLEAU
- JUIN l8(J7 MARS igo3 FÉVRIER igo/f MOYENNE
- k calculé par rapport à lêtalm I. . . T,OOI73o5 1729 I 703 172 1
- — — II... 1 762 1759 1764 I 7O2
- — — — III... 17255 2743 1 7265 I 732
- Les résultats des mesures comparatives effectuées sur les étalons en manganin présentant une exactitude dix fois plus grande que les résultats des mesures effectuées sur les étalons en mer-
- cure, on peut admettre que les variations présentées par les différents chiffres du tableau sont dues à des erreurs d’observation.
- E. B.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur quelques propriétés des rayons du radium. — D’après une note de H. Becquerel.
- Dans des expériences récentes, M. Rutherford, opérant dans le vide avec un fil activé par l’émanation du radium, a observé qu'en couvrant ce fil avec un nombre progressivement croissant de feuilles minces d’aluminium, on obtenait, sur des plaques photographiques parallèles à la fente, des traces parallèles qui, pour un même champ magnétique, étaient de plus en plus écartées. On devait en conclure que les rayons étudiés devenaient de plus en plus déviables par leur passage au travers d’épaisseurs croissantes d’aluminium, et que cette augmentation de déviabilité était l’effet d’une diminution de vitesse.
- Cette conclusion étant contraire aux résultats d’expériences et aux hypothèses de l’auteur, celui-ci s’est proposé de reprendre avec ses anciens appareils une expérience permettant de recevoir, sur une même plaque photographique parallèle à la fente, un faisceau de rayons « du radium dévié par un champ magnétique, dont
- une moitié ne traversait aucun écran, et dont l’autre pouvait traverser divers écrans d’aluminium. Un écran vertical formé de lames de mica s’étendant de la source à la fente et de la fente à la plaque empêchait les deux moitiés du faisceau d’empiéter l’une sur l’autre. Les épaisseurs d’aluminium traversées dans diverses expériences ont varié depuis celle d’une feuille d’aluminium battue jusqu’à l’épaisseur de 0mm, 034 tout à fait comparable à celle des écrans employés par M. Rutherford.
- Les écrans d’aluminium ont été placés soit sur la fente, soit à quelques millimètres de la plaque photographique. Dans tous les cas, les deux traces parallèles des deux moitiés du faisceau dévié ont été exactement dans le prolongement l’une de l’autre et n’ont pas présenté le décalage auquel on aurait dû s’attendre d’après la publication de M. Rutherford.
- Il faut donc en conclure que la propriété observée par ce savant est relative à des rayons particuliers émis par le fil activé qui lui servait, mais qu’avec le radium, et en particulier avec le sel de radium employé dans les expériences de l’auteur, le ralentissement indiqué par M. Rutherford ne se produit pas.
- SENS. — SOCIÉTÉ NOUVELLE DE L’IMPRIMERIE MIIUAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLV.
- Samedi 21 Octobre 1905.
- 12e Année. — N° 42.
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONI/AL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — fl. BLONDEL, Ingénieur des Pouls et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l'Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à ia Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. IV10NN1ER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manul'a turcs. - H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut, -tfl. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences d" Lille.
- SUR LA THÉORIE CINÉTIQUE DE L’ÉLECTRON
- DEVANT SERVIR DE BASE A LA THÉORIE ÉLECTRONIQUE DES RADIATIONS f1)
- Depuis que j’ai publié en 1903 mon travail : sur l'hypothèse des électrons et la corrélation des forces physiques (~) en poursuivant les études théoriques parallèlement aux recherches expérimentales sur la radioactivité, j’ai été amené à modifier ma manière de voir sur plusieurs points. Mes idées se sont rapprochées davantage de celles émises, à la même époque, par Sir Oliver Lodge, au Belfast College, dans sa conférence désormais célèbre ; et de celles émises, quelques mois après, par le professeur Thomson, dans
- ses magistrales leçons à la Yale University.
- Pour abréger, autant que possible, ce court résumé, je prendrai comme point de départ quelques-unes des conclusions que le professeur Thomson a données dans les leçons que je viens de rappeler, et que voici :
- « Toute la masse de chaque corps, et non pas une partie seulement, n’est autre que la masse « de l’éther qui l’entoure transportée par les tubes de Faraday associés aux atomes du « corps ; enfin toute la masse est masse d’éther, toute la quantité de mouvement est quantité « de mouvement de l’éther, toute l’énergie cinétique est énergie cinétique de l’éther. Et « il ajoutait : Cette théorie, il faut le dire, demande que la densité de l'éther soit immense sèment plus grande que celle des substances que l’on connaît. »
- (’) Congrès international pour l’étude de la radiologie et de l’ionisation. 12-14 septembre 1905 à Liège.
- (2) Tli. Tommasiim. L’hypothèse des électrons et la corrélation des forces physiques. U Eclairage Electrique 20 nov. et 5 déc. 1903.
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- T. XLV. — N° 42
- Cette dernière considération de M. Thomson, montre que notre manière d’envisager le mécanisme dynamo-cinétique des phénomènes doit être complètement modifiée, pour s’accorder avec les lois de U Ethérody nautique.
- D’après ces conclusions, si dans le milieu éthéré nous supposons qu’il existe, par exemple, un seul corps sphérique chargé positivement, ses lignes de force, rayonnant depuis sa surface et précisément dans la direction du prolongement de ses rayons, ne peuvent être conçues physiquement, sans la connaissance préalable de la constitution de l’éther. Il faut donc chercher le mécanisme qui peut produire des lignes de force dans l’éther même, ainsi que le mécanisme vrai qui les constitue.
- Lorsque par une série d’expériences et par les faits nouvellement acquis, l’on est forcé d’établir des conclusions qui diffèrent essentiellement de celles qui avaient été utilisées au point de départ, il est nécessaire de retourner en arrière pour reconnaître soigneusement si les anciennes notions peuvent subsister à côté des connaissances nouvelles. Si ce n’est pas le cas pour toutes, il faut voir si les nouvelles conclusions ne doivent pas être, elles-mêmes, modifiées ou changées complètement.
- En suivant cette méthode, j’ai du bien vite me convaincre qu’il y avait d’importantes corrections à faire dans les conséquences que l’on a cru pouvoir tirer de certains résultats, tout en admettant l’exactitude absolue de ces derniers au point de vue expérimental.
- Dans la discussion des belles expériences de M. Kaufmann, sur la déviation électrique et magnétique des rayons du radium, l’on a conclu qu’elles confirmaient les résultats,
- précédemment obtenus sur la valeur de^ et qu’en outre elles démontraient que la masse
- m de l’électron négatif croit avec la vitesse du déplacement de l’électron même. Nous verrons dans la suite ce qu’on doit penser de cette dernière conclusion.
- En attendant, arrêtons-nous un instant pour examiner le sens qu’on doit donner ici, au mot masse, et tâchons de mettre en évidence la nature physique de ce que l’on a voulu indiquer par cette expression.
- M. le professeur A.-H. Lorentz, dans son importante conférence à l’Electrotechnis-cher Verein de Berlin, à propos de ces mêmes expériences de M. Kaufmann, en essayant d’éclaircir les conclusions qu’on en a tiré, appelle m () la masse vraie, m { ou m 2 la masse apparente ou électromagnétique, et m 0 + m \ ou m0~f- m 2 la niasse effective, et il désigne par m i la masse électromagnétique longitudinale, et m 2 la masse électromagnétique transversale. M. Lorentz dit: f1) On peut se familiariser delà façon suivante avec la « notion de masse électromagnétique quand il s’agit d’une accélération dans la direction a du mouvement. Quand on veut imprimer à un électron une certaine vitesse, il faut « produire le champ correspondant à cette vitesse. Pour cela il faut une certaine dépense « de travail puisque le champ contient de l’énergie, et cela revient au même que si la « masse était un peu plus considérable ».
- Cette dernière phrase me semble s’accorder mal avec le reste. En effet, M. Lorentz accepte les résultats des calculs de M. Abraham, et il en conclut également que les électrons négatifs n’ont point de niasse vraie, qu’ils n’ont qu’une masse électromagnétique, qu’ils sont enfin une charge sans matière. Or il me semble que si par la simple désignation de la masse, dans cette phrase, M. Lorentz entend parler de la masse vraie, celle-ci ^ n’existant pas, ne peut pas être rendue un peu plus considérable. En outre si m 0 est nul, m 0 -j- m{ ou qu’il appelle masses effectives, se réduisant à mK et m 2, ne sont
- (i) À. H. Lorentz. Résultats et problèmes de la théorie des électrons. — L Eclairage Electrique nos. 30 et 31 juillet août, 1905.
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- plus que des masses apparentes ; or ces masses sont en réalité les énergies cinétiques du milieu. C’est pourquoi, si je suis parfaitement d’accord avec M. Lorentz lorsqu’il affirme que c’est l’énergie du champ qui déplace l’électron, et que la vitesse de ce dernier représente une dépense de travail faite par le champ, en revanche je pense que ce concept, très exact, de la forme réelle dynamo-cinétique du phénomène, nous oblige à regarder sous un autre angle, les résultats des expériences de M. Kaufmann, et voici comment :
- Du fait que l’électron négatif n’a point de masse vraie, on a conclu logiquement qu’il est constitué par la seule charge. Or, comme c’est l’énergie du champ qui déplace l’électron, lequel n’est donc qu’une charge, l’inertie qui s’oppose à son déplacement est celle de sa charge. Ceci montre que la masse de l’électron n’est pas électromagnétique mais électrostatique. Cette masse électrostatique se comporte comme si elle réagissait, sur le milieu actif électromagnétique, par ses lignes de force : l’inertie de l’électron est donc proportionnelle à la densité de ses propres lignes de force.
- En conséquence, c’est la grandeur de la charge, et je dirai simplement, c’est la grandeur de l’électron qui rend plus faible sa vitesse. Aussi dans la discussion des résultats
- des expériences de Kaufmann, on ne doit pas dire que la valeur de £ diminue lorsque
- la vitesse augmente, mais que la vitesse est plus grande lorsque la valeur de ^ est plus
- petite : on doit donc reconnaître qu’on s’était trompé en supposant la charge constante pour tous les électrons, tandis qu’elle n’est constante que lorsque les électrons ont la même grandeur. Voilà ce que les expériences de Becquerel, de Kaufmann, et de Simon ont mis en évidence.
- Bien que ce ne soit pas démontré, l’on pourrait pourtant supposer que dans le cas de vitesses très grandes, il y ait diminution ou dissipation de la charge, ce qui ferait admettre l’absorption ou la transformation de l’électron par le champ électromagnétique ondulatoire ; dans cette transformation, d’ailleurs, l’énergie cinétique de l’électron passerait simplement delà forme électrostatique à la forme électromagnétique. Ce fait est admissible, si l’on consent à voir dans l’électricité un mode de mouvement et non pas une substance ; ce qui amènerait la conclusion que l’éther seul est indestructible, ainsi que son énergie cinétique.
- En attendant, nous pouvons considérer comme parfaitement établi que les électrons négatifs qui se déplacent plus rapidement sont ceux dont la charge est plus faible, donc les plus petits.
- La non-constance de e peut-être démontrée encore par les considératious suivantes :
- L’on savait déjà, d’après les premières expériences de M. Ii. Becquerel, que le faisceau du rayonnement p contient des électrons de différentes vitesses : or si tous les électrons de ce faisceau avaient la même charge, le champ qui les déplace étant le même, de quoi dépendraient donc les différentes vitesses, qui seules permettent de les distinguer entre eux ? D’ailleurs si les électrons sont constitués exclusivement par leur charge, il est évident que ce n’est que la grandeur de celle-ci qui peut les différencier, car si la poussée initiale n’est pas la même pour tous les électrons d’un même faisceau, on doit en conclure que c’est cette action mécanique initiale qui leur donne des charges différentes. Les électrons seraient donc libérés par une transformation localisée dans les atomes,et cette mise en liberté pourrait être soit naturelle dans certains corps, soit provoquée.
- Ce qui précède montre que la vitesse de l’électron négatif, dont la résistance n’est jamais nulle, ne pourra en aucun cas, quelle qu’en soit la source, être égale à la vitesse de la lumière, sauf à l’instant initial absolu, lequel n’est pas mensurable. Aussi, s’il y a
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- entrainement par les rayons lumineux d’électrons négatifs, l’amortissement de leur vitesse sera beaucoup plus rapide que celui de la vibration rayonnante qui les entraîne.
- Comme on le voit, ce qu’on appelle improprement l’inertie est en réalité une résistance au déplacement, donc une réaction, donc une énergie cinétique qui existe dans ce qui est déplacé, et qui réagit, d’autant plus, pour diminuer la vitesse de son déplacement, qu’elle est plus grande par rapport à celle du champ moteur.
- On admet qu’une charge en mouvement produit un champ électromagnétique, mais on admet également que ce qui déplace l’électron négatif est un champ qui lui est extérieur. En réalité, à l’origine il y a une poussée initiale qui modifie les champs préexistants dans l’éther (j), et c’est cette modification qui, en se propageant, entraîne l’électron qui oppose une résistance proportionnelle à la densité de ses lignes de force. Cette résistance se comporte comme une masse et augmente avec la vitesse du déplacement, comme cela arrive pour toute résistance de frottement : il y a donc bien une masse-résistance électrostatique réelle mobile, qui croit avec la vitesse parce qu’elle n’est pas automotrice, et c’est ce dernier caractère essentiel qu’on avait oublié de prendre en considération.
- Les lignes de force de l’électron négatif sont toutes rayonnantes et convergentes, c’est-à-dire que l’énergie cinétique y est dirigée de l’extérieur à l’intérieur ; celles du champ moteur doivent être aussi dirigées vers l’électron. L’hypothèse, d’après laquelle l’électron négatif serait une vacuole dans l’éther, que M. Lcingevin a avancé dans le seul but de simplifier l’application de l’analyse, semble donc très plausible, elle devient une conception du mécanisme vrai, dynamo-cinétique, qui constitue l’électron négatif.
- On n’est pas encore parvenu à reconnaître l’électron positif libre, aussi plusieurs physiciens doutent même de son existence.
- Or, d’après la précédente interprétation de l’hypothèse de M. Langevin, il devient très probable que, s’il nous a été jusqu’ici impossible d’isoler des électrons positifs c’est simplement parce que l’éther en est constitué exclusivement.
- En effet, si c’est l’éther qui déplace l’électron négatif, il ne peut pas en être constitué lui-même, d’après les explications que j’ai données. En outre, cette dernière hypothèse peut être complétée par la supposition que l’atome pondérable neutre serait constitué par un ou plusieurs électrons positifs fixés ou établis dans l’intérieur de la vacuole néga-the, ou de plusieurs vacuoles disposées concentriquement ou autrement. La perte des vacuoles, dont les lignes de force convergentes neutralisaient, dans l’atome, celles divergentes des électrons positifs internes, donne libre cours à l’action de ces derniers et transforme ainsi l’atome ou molécule neutre en un ion positif.
- Si l’on admet cette manière de voir, on peut essayer de pénétrer davantage la nature des deux électrons, ainsi que celle de l’électromagnétisme.
- C’est sûrement un grand progrès que d’avoir reconnu que tous les phénomènes physiques ont un substratum électrique qui permet de faire intervenir les équations de l’élec-tromagnétisme de Maxwell-Hertz dans les calculs, mais cette acquisition précieuse ne permet nullement de conclure que l’électromagnétisme doit remplacer la mécanique : ce progrès, au contraire, est très important, précisément parce qu’il laisse prévoir une théorie mécanique de l’électromagnétisme, créant une nouvelle science, I’Ethérodynamique.
- L’explication qui n’est pas mécanique reste toujours métaphysique !
- (') L éther transmet continuellement dans tous les sens des ondulations radiantes par ses vibrations, il y a donc dans l'éther un entrecroisement de lignes de force électriques et magnétiques et le déplacement de 1 électron négatif se fait toujours dans un tel milieu. Ce champ ultra-complexe ne peut être étudié que partiellement,- en ne tenant compte, en chaque cas spécial, que des actions dont l’énergie cinétique en jeu n'est pas inférieure à une certaine limite. (Note de l’Auteur.)
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- Nous avons admis que m 0 = zéro, pour l’électron négatif. D’après la constitution de l’ion positif, que nous avons supposée, il nous faut admettre pour celui-ci, ainsi que pour l’atome chimique, une masse vraie nulle, ce qui amènerait à la conclusion que la matière, dite ordinaire, n’existe pas, et que la seule matière qui existe est la matière de l’éther, celle que M. Langevin appelle la matière des philosophes. Cette matière peut être définie : « l’étendue discontinue qui réalise le mouvement » car elle n’a aucune autre propriété, toutes les propriétés physico-chimiques étant des effets de modes de mouvement variés de cette matière unique qu’il faut appeler énergétique, l’énergie lui étant inhérente à cause du mouvement indestructible qu’elle possède.
- J’ai dit discontinue, la matière ne pouvant exister qu’à l’état pulvisculaire ; j’ai dit, étendue, chaque grain de cette poussière ayant nécessairement un volume réel, mais ce volume n’entre jamais seul dans les phénomènes, dont chaque élément dynamo-cinétique est un centre d’énergie constitué par un tourbillon contenant un très grand nombre de ces grains.
- Non seulement tous les corps, mais toute force physique n’est constituée que par des modes de mouvement : il en est ainsi, de l’affinité chimique, de la densité, de la cohésion et de l’élasticité. L’électricité et le magnétisme n’ont pas plus d’existence réelle, comme substances spéciales, que ce n’est le cas pour la lumière et la chaleur, tout en étant parfaitement distincts entre eux comme phénomènes.
- Si nous découvrons ou établissons, la vraie nature mécanique des lignes de force, nous aurons sous les yeux le mécanisme producteur des phénomènes électriques et magnétiques.
- Nous commençons par reconnaître qu’un élément linéaire de tube de force n’est à lui seul, ni de l’électricité, ni du magnétisme, bien qu’il soit certainement énergétique. En effet, il faut un groupement ou mieux une disposition spéciale de lignes de force pour constituer, soit une charge élémentaire, soit un élément de champ électromagnétique.
- Mais, avant d’aller plus tloin, il nous faut reconnaître que les phénomènes que nous sommes habitués à envisager comme des tensions, soit dans la charge électrique, soit même dans un ressort d’acier, sont en réalité des pressions, et celles-ci à leur tour ne sont qu’un nombre immense de chocs très rapprochés, et qu’il en est de même des autres phénomènes qu’on considère comme des attractions et des répulsions. Ces phénomènes n’existant pas, sous cette forme qu’on avait supposée arbitrairement, les forces homonymes, qui sont censées les produire, ne sont que des modes de l’énergie cinétique de l’éther.
- Ce n’est qu’un vieux préjugé qui nous fait voir, dans le mouvement qui rapproche un corps d’un autre, une attraction, car celle-ci n’existe même pas comme apparence. On a cru à cette attraction, lorsque l’action du milieu était considérée comme nulle, ou insignifiante, alors cette interprétation était justifiée ; mais aujourd’hui que les idées de Faraday ont reçu par tant de faits nouveaux un appui formidable, il n’est plus permis de se servir de ces vieilles idoles ; il faut les détruire, et les éliminer même du langage.
- Est-il moins clair de dire que deux corps électrisés de signe contraire sont poussés l’un vers l’autre par l’action du champ, que de dire qu’ils s’attirent ? C’est la même inertie routinière qui conserve encore dans la science l’anomalie des forces centrales, que Newton déclarait absurdes ! La densité énorme qu’il faut reconnaître à l’éther fera comprendre que si l’éther n’oppose aucune résistance au déplacement des astres, c’est simplement parce que c’est l’éther qui l’entretient, et que le mécanisme qui déplace les électrons négatifs n’est nullement différent de celui qui déplace les astres, suivant les spires de leur trajectoire, solénoïdale ou sinusoïdale sans fin. Aussi la force gravitante de Newton est électromagnétique et la pondérabilité est électrostatique.
- Dans tout phénomène on ne doit envisager que des variétés innombrables de rapports,
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- T. XLV. — N° 42.
- soit entre les vitesses et les amplitudes des trajectoires des particules ultimes de la matière, constituant le tourbillon élémentaire, soit entre le nombre des chocs, par unité de temps et de volume, que ces particules se donnent dans la partie de l’espace où le phénomène a lieu. Un phénomène est donc un ensemble très complexe d’actions réalisant une modification de l'éther.
- S’il en est ainsi, ce qui individualise chaque élément chimique et qui lui apporte les propriétés spéciales qu’on reconnaît doit dépendre directement des arrangements cinétiques intra-atomiques.
- C’est donc bien jusqu’à la structure intime de l’atome qu’il faudra pousser la théorie cinétique électrodynamique.
- Les raisons qui ont amené Mendeleyeff à établir ses séries, et William Crookes ses courbes spiroïdales très suggestives, se trouvent en parfait accord avec cette théorie.
- L’on voit maintenant qu’il n’est pas nécessaire de faire varier la quantité de matière dans l’atome chimique, pour en modifier le poids et les autres propriétés qui le caractérisent, et qu’il suffirait, pour atteindre ce but, de faire varier les vitesses et les trajectoires des tourbillons intra-atomiques.
- Dans l’état actuel de la science, nous ne possédons pas encore le moyen d’obtenir ces modifications, qui seraient des transformations, car celle du radium en exradio puis en hélium a lieu sans notre intervention : nous ne pouvons ni l’empêcher, ni l’accélérer, et l’action mécanique vraie qui la produit nous est encore inconnue.
- Evidemment si les densités sont fonctions des vitesses corpusculaires, les coefficients d’élasticité doivent l’être aussi. Si l’on considère que, dans la constitution fibreuse ou cristalline des corps, existent forcément plusieurs systèmes superposés, s’influençant réciproquement, l’on ne peut douter que, dans le même corps, l’élasticité atomique soit différente de l’élasticité de la molécule et de l’élasticité que le corps présente en son ensemble. Des modifications complexes comme celles qui interviennent, par exemple, dans la trempe des métaux, deviennent parfaitement compréhensibles, ainsi que la relation nulle qui semble exister entre l’élasticité des corps et leur poids.
- Nous avons déjà -considéré dans l’espace géométrique illimité les particules dont la matière est constituée, particules qui, tourbillonnant dans un mouvement perpétuel, forment les innombrables molécules de l’éther : il nous suffit de pouvoir établir que ces particules sont des masses possédant une vitesse propre, donc de l’énergie, et c’est là le fait réel qui constitue la seule chose importante pour nous. Naturellement, ces masses étant les particules ultimes de ce qui existe, doivent se déplacer dans un vide absolu.
- Ce principe admis, si nous descendons à un ordre de grandeur moins élevé et considérons ce qui se passe dans le milieu homonège éthéré, il nous est facile de comprendre qu’un électron négatif, pour être un centre de dépression, doit constituer une vacuole dans l’éther. La vacuole est donc un vide non absolu qui est déplacé dans et par un plein qui n’est également pas absolu, étant nécessairement discontinu. Gela peut être résumé ainsi :
- 1° Le mécanisme de la molécule de l’éther, que nous avons supposé être l’électron positif, est intérieur à cet électron, c’est pourquoi ce mécanisme est de l’ordre le plus élevé, se trouvant constitué par d’innombrables pleins absolus extrêmement petits, tourbillonnant perpétuellement avec une vitesse très grande dans un vide également absolu.
- 2° Le mécanisme de l’électron négatif, est, dans sa plus grande partie, superficiel à celui-ci ; il est donc déjà d’un ordre moins élevé, car il nous faut, pour étudier son action, considérer son déplacement total, qui n’a donc pas lieu dans le vide absolu, mais dans le milieu éthéré constitué par les électrons positifs.
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- Il importe de ne pas oublier que, dans ces deux mécanismes, les fonctions sont renversées ; en effet, dans le premier, l’énergie est inhérente aux particules mêmes qui se déplacent, tandis que, dans le deuxième, l’énergie qui le déplace n’est pas celle qu’il possède mais celle du milieu.
- Ces énergies sont purement mécaniques et toutes cinétiques ; elles sont modifiées par les chocs qui se produisent très rapidement et incessamment, suivant les directions qui nous sont décélées par l’effet total produit, ou action résultante.
- Les directions suivant lesquelles ces poussées successives se propagent sont donc des lignes de pressions ou lignes de force. Or, la seule notion certaine et exacte que nous ayons de la nature de l’électricité, est, en dernière analyse, une notion purement mécanique, celle des champs des tubes et des lignes de force.
- Nous ne savons pas autre chose en définitive, sinon que : lorsque dans un milieu quelconque, Ton constate l’existence de lignes de force rayonnantes, par rapport à la surface d’un corps immergé dans ce milieu, Ton sait qu’on a affaire à une charge électrique négative lorsque la propagation de l’énergie est convergente se faisant du dehors vers le corps, et que la charge est positive lorsqu’au contraire l’énergie qui se propage suivant les lignes de force se manifeste comme si elle provenait du corps même. L’on sait en outre, qu’un corps électrisé ne peut se trouver que dans l’un ou dans l’autre de ces deux cas. Aussi Ton a établi qu’un corps est neutre lorsque aucune de ces actions ne se manifeste.
- C’est le champ constitué par des lignes de force qui fait la charge, et la tension électrique, qui est une pression superficielle des conducteurs chargés, est, en réalité, une couche d’électrons négatifs si la charge est négative, chaque électron étant une vacuole formée au milieu d’un certain nombre d’électrons positifs de l’éther. Il y a décharge clis-ruptive si Ton dépasse le point critique qui a lieu lorsque le nombre des électrons positifs de l’éther est réduit au strict nécessaire pour former les vacuoles négatives, dont le chiffre maximum par unité de surface est ainsi atteint.
- La couche de la charge positive n’est pas une couche d’électrons positifs, mais d’ions positifs entourés d’électrons positifs de l’éther ; ici, il y a également pression superficielle maxima, lorsque le nombre des ions positifs par unité de surface du conducteur chargé est le plus grand possible. Cette pression, dont la composante dirigée parallèlement à la surface ne peut pas se manifester, agit ici par l’autre composante qui suit les lignes de force, tandis que, dans la décharge par les pointes, les deux composantes peuvent agir ensemble concouramment.
- Quant aux mécanismes de la déperdition électrique, neutralisation ou décharge de conducteurs électrisés, ils différent suivant les cas de la façon suivante :
- S’il y a contact avec un conducteur, solide, liquide ou gaz ionisé, la charge disparaît sous forme de courant, mais dans ce courant, il ne suffit pas de voir un simple déplacement d’électrons ; il faut chercher l’agent qui produit ce déplacement et la manière dont il le produit. Nous savons maintenant que cet agent, qui se trouve toujours dans le milieu, est l’éther. Or, ce sont précisément les électrons positifs de l’éther, qui, pour reprendre leur place primitive et rétablir ainsi l’état d’équilibre normal, poussent, selon le signe de la charge, les vacuoles ou les ions positifs vers la capacité au potentiel zéro qui les reçoit. C’est le mécanisme vrai de la tension statique et celui de sa transformation en courant.
- Si la déperdition a lieu sous l’action de la radioactivité, on retombe dans le premier cas quand celle-ci agit par ionisation provoquée, tandis que l’action est différente quand le corps radioactif émet des électrons négatifs très pénétrants à grande vitesse initiale. Il
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- y a alors une modification cinétique plus compliquée, comprenant une absorption ainsi qu’un échange d’électrons et une émission d’électrons négatifs par le corps électrisé, émission qui constitue ce qu’on appelle un rayonnement secondaire, mais ici encore l’agent moteur est toujours l’éther, étant établi que c’est le champ extérieur qui déplace l’électron négatif, quelle que soit son origine.
- En admettant que la seule disposition des lignes de force soit suffisante pour spécialiser le phénomène électrique, donc pour le constituer, il n’est plus possible de mettre en doute sa coexistence dans tous les phénomènes. Le mécanisme primaire des lignes de force, qui les place dans l’ordre de grandeur le plus élevé, nous permet donc d’envisager le phénomène électrique comme étant le substratum de tous les autres.
- Aussi, les physiciens ont-ils toute raison de se réjouir en voyant apparaître une grande synthèse électromagnétique embrassant tout l’ensemble de la physique. En effet, cette nouvelle évolution de notre science ouvre à toutes les bonnes volontés un champ immense à défricher, autant pour les travaux analytiques que pour les recherches expérimentales.
- M. le Professeur Lorentz, que j’ai déjà cité et qui est l’un des précurseurs, vient de tracer les premiers sillons dans ce champ nouveau, par son beau Mémoire : « La thermodynamique et les théories cinétiques. » (Q
- Pour présenter un aperçu des mouvements tourbillonnaires qui donnent naissance aux lignes de force dans l’électron négatif et dans l’électron positif, je pourrais utiliser les recherches importantes faites par Helmholtz sur les systèmes mono cycliques, et répéter, ici, ce que j’ai communiqué à la Société de Physique de Genève, sur ce sujet, mais cela nous entraînerait trop loin. Je pense, d’ailleurs, que les explications que je viens de présenter suffisent pour introduire la question. Or mon désir est précisément de rester dans ces limites pour ne pas entamer la solution même du problème.
- Je me borne à faire observer que ce qui frappe par son importance capitale dans cette théorie générale dynamo-cinétique, c’est la relation étroite qu’on voit exister entre le mécanisme de l’électron négatif mobile mais passif, et celui de l’électron positif fixe mais actif qui constitue le champ électromagnétique moteur.
- La vibration transversale et en même temps pulsatoire longitudinale de l’électron positif de l’éther, donne naissance à la forme cinétique vraie des radiations, donc au phénomène électromagnétique.
- C’est d’après ces notions que la théorie électronique des radiations peut être établie, se basant donc sur une théorie ou conception cinétique de l’électron.
- Th. Tommasina.
- LE CHAUFFAGE DES CHAUDIÈRES AU GAZ DE GAZOGÈNES
- Parmi les questions à l’ordre du jour, le chauffage mécanique des chaudières est de celles qui présentent le plus grand intérêt industriel.
- Il est reconnu que la façon de conduire le feu et de surveiller la combustion a une grande influence sur le rendement qui varie très bien du simple à la moitié entre les (*)
- (*) H.-A. Lorentz. Journal de Physique, août 1905, p. 533-560.
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- essais d’une chaudière propre, chauffée par des ouvriers spéciaux et la marche industrielle.
- Il est raisonnable de penser que, si le chargement et le décrassage mécaniques pouvaient être bien établis, ils donneraient, pour un combustible connu, un résultat au moins égal à celui obtenu avec les meilleurs ouvriers. Le chargement mécanique devrait même procurer une économie de calories, car il permettrait de mieux régler les quantités d’air et de charbon, de façon à éviter les combustions incomplètes ou retardées, ou les entraînements d’air en excès. Il donnerait une régularité à la combustion d’un résultat bien supérieur à celui que produisent les chargements et décrassages mécaniques faits à la main et éviterait le refroidissement très onéreux dû à l’ouverture des portes.
- Enfin, en dehors des avantages au point de vue du rendement calorifique, le chargement mécanique fournit des économies de main-d’œuvre qui de jour en jour prennent une plus grande importance relative.
- Les appareils automatiques sont donc indiscutablement avantageux à condition d’être réalisés par des procédés pratiques.
- Je crois que tous les appareils créés dans ce but, jusqu’à présent, ont un même défaut essentiel. Le foyer conserve une forme qui n’a été imaginée que pour la facilité du chargement à la main, et est peu rationnelle pour un chargement mécanique.
- En effet l’introduction du charbon, par côté ou par dessous, sans réchauffement préalable, la combustion en couche mince où des cheminées se forment facilement, où l’enlèvement des mâchefers, par une ou deux des faces, produit une perturbation regrettable, sont des conditions très défavorables d’un bon fonctionnement.
- L’air traverse plus ou moins bien la couche du combustible, en quantité généralement insuffisante pour que la combustion soit complète. Le foyer donne en partie des fumées et en partie du gaz, qu’une adduction supplémentaire d’air doit venir brûler. Mais les précautions ne peuvent pas être prises comme dans un four pour obtenir un mélange intime de l’air secondaire et de ce mélange de gaz et de fumées, de sorte que ou bien la combustion se termine inutilement à la cheminée avec excès d’air, ou bien les fumées s’échappent, entraînant à la fois des gaz non brûlés et de l’air échauffe sans utilité.
- La solution qui convient seule, à mon sens, pour que la combustion soit complète et utile, est de séparer le foyer, devenant un véritable gazogène, pouvant être établi avec-tous les perfectionnements récents de ce genre d’appareils, pouvant utiliser les combustibles les plus économiques, être alimenté et décrassé automatiquement, de la chaudière étudiée spécialement en vue d’être chauffée au gaz, avec toutes les transformations et les améliorations que ce procédé de chaull'age permet de réaliser.
- C’est le chauffage des chaudières au gaz de gazogènes auquel beaucoup d’ingénieurs pensent en ce moment, les gazogènes étant établis indépendamment des chaudières, pouvant alimenter en même temps d’autres appareils, fours ou moteurs à gaz, potivantaussi chauffer plusieurs chaudières fort éloignées les unes des autres. Ce peut être aussi le foyer gazogène, indépendant pour ses fonctions essentielles, mais établi d’une conception d’ensemble pour ne former qu’un bloc avec la chaudière. L’une ou l’autre combinaison doit être préférée suivant les applications.
- Le chauffage des chaudières au gaz de gazogènes n’est pas une idée nouvelle. Des essais ont été faits jadis, en général peu heureux et sans persévérance. Cela tient, à mon avis, à ce que les gazogènes n’avaient pas alors acquis les perfectionnements qu’ils possèdent aujourd’hui. Ils avaient un assez mauvais rendement, ne pouvaient employer que certains combustibles et exigeaient une main-d’œuvre importante. Leur débit était restreint, et par suite leur encombrement très grand.
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- Les conditions sont toutes différentes aujourd’hui, et il est intéressant d’examiner la valeur des objections que l’on a opposées à l’emploi des gazogènes pour le chauffage de chaudières.
- Il y a, d’abord, un cas où le bénéfice est évident; c’est quand, dans une usine, il y a des générateurs à gaz installés pour un autre emploi et que la chaudière à alimenter est relativement petite. L’économie de main-d’œuvre est assurée, et le bénéfice peut être considéré comme à peu près net.
- En général, on oppose que les déchets du gazogène s’ajoutent à ceux de la chaudière.
- Examinons cette objection en comparant les déchets d’une chaudière à foyer direct et ceux d’une chaudière à gaz et d’un gazogène. Le déchet de la chaudière comprend, dans les deux cas, les chaleurs perdues aux parois de la chaudière. Il ne semble pas qu’elles puissent être bien différentes. Cependant, la chaudière chauffée au gaz, dont la surface de chauffe est plus propre en marche industrielle, peut avoir un plus grand débit à surface de chauffe égale, et l’importance de ce déchet, par kilog. de vapeur fournie, doit être moindre.
- La chaleur perdue à la cheminée, entraînée par les fumées, peut, dans les deux cas, être utilisée, en partie, par des économiseurs, réchauffeurs d’eau. Mais les fumées doivent être moins abondantes, avec le chauffage au gaz, puisqu’elles doivent être débarrassées d’excès d’air et de gaz non brûlés. Donc, à tirage égal, cette quantité de chaleur perdue doit être réduite.
- En outre, le chauffage au gaz se prête, mieux que tout autre, à la marche soufflée, sans cheminée, qui permettrait une plus grande économie des chaleurs entraînées, puisque le gaz devrait être fourni sous pression, pour que le gazogène ait un débit convenable.
- Enfin, dès qu’ilconvient de ralentir ou d’arrêterla production de vapeur, il est très facile de régler sans délai avec des vannes, la quantité de gaz et d’air secondaire fournis, en laissant au gazogène un tirage nul, ou très restreint, tandis qu’un déchet important devra être subit dans une chaudière, pour la mise hors feu, ou que le ralentissement du foyer occasionnera de mauvaises conditions de fonctionnement, très onéreuses pour le rendement.
- La mise en fonctionnement d’un gazogène complètement fermé, où l’air ne pénètre pas, et où la combustion est interrompue «depuis 12 ou même 36 heures, ne demande que quelques minutes, si le souillage à l’air primaire est bien installé. Le gaz peut être tout de suite allumé à la chaudière avec une bonne proportion d’air. Aussi la mise en pression est-elle beaucoup plus rapide.
- D’une façon générale, les variations d’allure sont beaucoup plus grandes, peuvent toujours être effectuées plus vite, les proportions d’air et de gaz être toujours réglées pour que la combustion soit complète sans excès d’air, avec le chauffage au gaz et par suite, la perte totale à la cheminée est très inférieure. Les autres causes de pertes à la chaudière sont dues au foyer même ; le charbon est brûlé d’une façon incomplète et les cendres, en s’évacuant, entraînent une perte de chaleur. Ces deux déchets se retrouvent au gazogène. Cependant si celui-ci est bien établi, l’air primaire traverse les cendres et mâchefers sur une hauteur assez grande, trente à cinquante centimètres. Aussi les parties de charbon qui peuvent rester dans les cendres ont-elles toutes raisons d’ètre brûlées et la combustion est-elle meilleure dans les bons gazogènes que dans les chaudières. On ne fait plus de grilles dans les gazogènes perfectionnés, l’air primaire y est distribué d’une façon très égale, il récupère la presque totalité des chaleurs restant dans les scories; cette quantité est, d’ailleurs, infime et négligeable. Le charbon est brûlé d’une façon très complète, tandis que, dans les chaudières, une partie plus menue traverse les grilles et se perd avec les cendres.
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- A tous les points de vue, que je viens de noter, le chauffage au gazogène est supérieur à celui du foyer habituel. L’économie est considérable.
- Il reste à examiner deux déchets inhérents au gazogène même. Celui sur lequel on attire le plus souvent l’attention, c'est la perte aux parois.
- 11 y a là un déchet que l’on est d’autant plus tenté d’exagérer qu’il est très apparent. Quand on passe à côté d’un gazogène, le rayonnement est sensible et semble considérable.
- S’il est très difficile de le mesurer, on peut en tous cas trouver son maximum.
- Admettons qu’un kilog. de charbon représente en moyenne 7.500 calories. Dans la transformation en gaz pauvre, l’hydrogène et les carbures sont mis en liberté, le carbone ne sera brûlé qu’incomplètement en oxyde de carbone, et comme le carbone qui se
- transforme en oxyde ne représente généralement que tout au plus les des matières combustibles du charbon, et en brûlant en CO ne fournit que les ^ de son pouvoir calorifique, on peut évaluer à 1.800 calories par kilog. de charbon, la quantité de chaleur mise en œuvre dans le gazogène même. Au moins la moitié de cette quantité est employée au bénéfice du rendement, en réaction endothermique, à faire du gaz à l’eau, une proportion encore plus forte quand l’air primaire est chaud et l’appareil bien établi. Reste donc, tout au plus, 900 calories, qui peuvent être dites perdues aux parois, emportées avec le gaz, sous forme d’élévation de température.
- Quelle est la proportion perdue aux parois ? Elle dépend évidemment du type de gazogène. Certains récupèrent une partie de cette chaleur et l’emploient à réchauffer l’air primaire, d’autres à faire de la vapeur. Les grands gazogènes ont une surface petite par rapport au volume du charbon contenu, et il est évident que la perte aux parois diminue spécifiquement au fur et à mesure que le gazogène est plus grand et de même, d’autant plus que le débit de l’appareil est élevé, par rapport à son volume.
- Pour évaluer sommairement ce déchet, on peut, par comparaison, examiner ce qui se passe dans les cylindres des moteurs à gaz, où de hautes températures sont réalisées, où les parois sont intentionnellement refroidies par une circulation d’eau, et sont conductrices, tandis qu’en général elles sont protégées par des matières isolantes dans les gazogènes. La chaleur entraînée par l’eau de circulation dans les moteurs à gaz est de 30 à 35 % environ, soit un tiers de celle développée dans le cylindre. Il ne semble pas que cette proportion puisse être dépassée dans un gazogène où les conditions sont meilleures. Si on admet cette évaluation, il y aurait ainsi 300 calories de perdues par kilog de charbon, soit 4 % du pouvoir calorifique, chiffre maximum.
- Sans donc chercher à récupérer cette chaleur perdue, on peut déjà constater qu’elle est d’une importance restreinte.
- La quantité de chaleur qui est entraînée avec les gaz, représente un déchet plus considérable, soit de 600 calories au maximum, d’après les évaluations ci-dessus adoptées.
- Si le gazogène fait partie intégrante de la chaudière, ou y est immédiatement accolé, toute cette chaleur est conduite dans le foyer, et est utilisée. Le déchet de ce chef est nul.
- Pour la même raison, dans le même cas, les chaleurs précédemment considérées comme perdues aux parois, peuvent être utilisées, ne serait-ce qu’à réchauffer l’eau d’alimentation. Il n’y a pas de motif sérieux qu’il y ait un déchet plus sensible, pour ces deux causes, aux foyers gazogènes plutôt qu’aux foyers ordinaires.
- Si, au contraire, le gazogène est séparé et éloigné des chaudières, on peut seulement
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- récupérer la moitié ou les | de la chaleur emportée par les gaz, qui sortent du gazogène,
- en réchauffant l’air primaire, ou en vaporisant de l’eau.
- Dans un gazogène convenablement établi, on retrouvera au moins la moitié de ce déchet et le tiers de la perte aux parois. Il faudra donc estimer, dans le cas le plus défavorable d’un gazogène éloigné d’une chaudière, que le déchet inhérent à cette disposition même atteindra, tout au plus, 500 calories par kilog. de charbon, soit moins de 7 %, du pouvoir calorifique.
- J’ai montré que la chaleur était mieux employée, le charbon mieux brûlé. J’ai fait valoir que dans un grand nombre de cas, le chauffage au gaz représentait des économies de main-d’œuvre importantes, pouvait permettre d’employer des combustibles meilleur marché, déchets de coke, charbons schisteux. Les économies dépassent le plus souvent l’inconvénient résultant d’un foyer éloigné de la chaudière ; aux cas les plus défavorables, le déchet est très réduit.
- Or il y a d’autres raisons qui donnent un avantage pratique marqué au chauffage des chaudières au gaz.
- J’en citerai trois: Le chauffage au gaz est facile à diriger, là où l’on veut qu’il fasse effet et à régler. Il est parfaitement régulier.
- Ce sont des qualités que ne possède pas le chauffage d’un foyer à houille. Avec un chauffage à gaz bien installé, on est certain d’éviter les principales causes des coups de feu. L’avantage du chauffage d’une chaudière au gaz, ne sera peut-être pas très important comparativement aux résultats des essais de cette chaudière, résultats exceptionnellement obtenus par un personnel en général très exercé, très surveillé, où le foyer était conduit avec une très grande attention. Mais il sera considérable par rapport à la marche industrielle, car il conservera automatiquement la même régularité, n’étant pas à la merci de la négligence d’un chauffeur.
- Un second avantage pratique du chauffage au gaz, c’est que les goudrons qui peuvent être entraînés avec le gaz, et proviennent de la distillation du combustible, brûlent nécessairement dans la chambre à haute température où doit d’abord se faire la combustion du gaz. Il n’en existe donc pas dans les fumées, qui ne peuvent contenir d’autres impuretés que des poussières, et encore seulement au cas où les gazogènes sont accolés aux chaudières et lorsque l’on n’a pas pris de précautions spéciales.
- Ces fumées sans goudrons, sans déchets de houille, nettoyées en totalité, ou en partie des poussières légères venant des cendres encrassent beaucoup moins les organes de la chaudière que les fumées habituelles. Aussi l’échange de chaleur se fait-il beaucoup mieux, le rendement de la chaudière est-il meilleur, tend-il moins que d’habitude, pour cette raison encore, à s’écarter, en marche industrielle, du rendement obtenu aux essais.
- Non seulement il y a là une économie notable, un avantage pratique très grand, mais le débit moyen de la chaudière s’en trouve sensiblement augmenté, ce qui peut permettre d’employer des générateurs plus petits, moins onéreux d’installation, ce qui réduit encore plus les frais d’entretien.
- Les deux séries d’avantages que je viens de mettre en évidence sont d’ordre général c’est-à-dire, sont obtenus avec toutes les chaudières.
- Je signalerai une autre source de bénéfice plus particulière.
- On connaît l’économie que procure la surchauffe. La thermodynamique appliquée au rendement thermique montre, il est vrai, que ce bénéfice en théorie, est excessivement
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- réduit, mais la pratique prouve qu’il est réel, d’autant plus élevé dans l’application que la vapeur se trouve ‘moins bien employée dans la machine à vapeur. C’est ainsi que les surchaufleurs placés aux chaudières même semblent avoir surtout pour effet de permettre à la vapeur de rester sèche malgré un trajet quelquefois assez long, où des pertes de calories sont inévitables.
- Il serait très avantageux de placer des surchauffeurs à foyers indépendants auprès des machines à vapeur, ou de tous appareils employant la vapeur - ils assureraient encore mieux le réchauffage et le séchage de la vapeur. Mais s’ils constituent de nouveaux foyers à alimenter, à conduire et à surveiller, ce serait le plus souvent fort onéreux, encombrant, sale, peu pratique.
- Le chauffage au gaz donne une solution parfaite. Rien n’est plus facile que de dériver, par une tuyauterie, une partie du gaz, et de le faire brûler dans des surchauffeurs à gaz placés auprès des machines, surchauffeurs propres, et ne demandant que peu ou pas de surveillance.
- Cette solution est tellement avantageuse, que, même pour les chaudières où le chauffage continuerait à se faire avec foyer ordinaire, il conviendrait d’installer, à côté de la chaudière, un gazogène conduit par le même chauffeur, et destiné uniquement à fournir du gaz aux foyers à gaz des surchauffeurs éloignés et à foyers indépendants. Ces dispositions ont fait l’objet d’un brevet récent.
- Dans tout ce qui précède, j’ai mis en évidence Davantage que procurerait le chauffage au gaz de gazogènes, des chaudières, en utilisant les gazogènes qui existent et les chaudières telles qu'on les établit actuellement.
- Il est raisonnable de penser que, du jour où ce mode de procéder, que plusieurs étudient, se développera, des solutions nouvelles se feront connaître, qui procureront encore des économies que nous n’imaginons pas dès maintenant.
- Il est certain que la forme de la chaudière est actuellement établie d’après les dispositions qui sont imposées pour le bon fonctionnement du foyer de houille ; il est possible que le chauffage au gaz permette des modifications avantageuses au rendement et au débit. Je citerai, notamment, la facilité du chauffage sous pression, avec le gaz, qui peut permettre une meilleure récupération des chaleurs perdues habituellement aux cheminées que l’on peut alors supprimer.
- Mais je crois que, dès maintenant, dans l’état actuel de l’industrie, le chauffage au gaz peut donner des économies considérables, tout en étant plus propre et permettant de supprimer radicalement la fumée et ses inconvénients hygiéniques.
- Jules Deschamps.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE PREUD’hOMME-PRION — JASPAR
- Ce groupe électrogène a été commandé par l’Administration des chemins de fer de l’État Belge pour l’arsenal de Malines et contribue à assurer, à l’Exposition, le service d’éclairage et de force motrice. Il est constitué par une machine à vapeur horizontale compound-
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- tandem à vitesse accélérée de 600 chevaux construite par les ateliers J. Preud’homme-Prion, et par une dynamo à courant continu de 400 kilowatts construite par la Société Anonyme des Ateliers Jaspar.
- moteur a vapeur. — Ce moteur, qui produit 600 chevaux indiqués en tournant à une vitesse de rotation de 110 tours par minute, est nettement visible sur la figure 1 : il a obtenu un grand prix. Le bâti, du type dit à baïonnette, est fixé très solidement au massif de maçonnerie et supporte le grand cylindre qui est boulonné sur lui. Le petit cylindre est rattaché au grand par une entretoise en deux pièces réunies par des boulons dans le plan vertical et facilement démontable pour la visite du piston du grand cylindre. Les deux cylindres reposent sur les fondations par rintermédiaire de plaques en fonte rabotées sur lesquelles ils peuvent coulisser, ce qui permet une libre dilatation. La longueur totale maxima de la machine est de 11.755 mm., et la distance d’axe en axe des deux cylindres est de 3.032 mm.
- Le diamètre du petit cylindre est de 525 mm. et celui du grand cylindre de 910 mm. :
- Fig. 1. —• Vue du groupe électrogène Preud’homme-Prion — Jaspar.
- leurs volumes sont respectivement de 216 litres 4 et de 650 litres 3. Les deux cylindres sont à enveloppe de vapeur: celle du petit reçoit la vapeur vive et celle du grand forme receiver. Au point de vue thermodynamique, la construction de ces cylindres est irréprochable car toutes les parties des enveloppes sont actives, aucune ne contenant de vapeur stagnante. Au point de vue mécanique, elle est non moins parfaite, car les cylindres ont été coulés avec des fontes anglaises dures présentant une résistance d’au moins 20 kilog. par mm2 à la traction et 80 kilog. par mm2 à la compression.
- Les pistons en fonte douce ont une hauteur de 225 mm. pour le petit cylindre, et de 275 mm. pour le grand cylindre : ils présentent une résistance considérable pour un faible poids et sont munis de trois cercles assurant une étanchéité parfaite. La course des pistons est de 1.000 mm. ; leur vitesse est de 3,660 mètres par seconde.
- La tige commune aux deux pistons a un diamètre de 115 mm. et est terminée par une crosse en acier forgé munie de patins en fonte de grande portée ; la hauteur de cette crosse est réglable. La glissière inférieure en fonte, graissée à l’aide d’un tube d’équilibre, est à refroidissement d’eau. Le tourillon de crosse est en acier raffiné et trempé et a été rectifié la meule : il a 150 mm. de diamètre et 220 mm. de longueur.
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- La bielle a une longueur de 2.750 mm. et attaque une manivelle dont le tourillon, en acier raffiné et trempé, a un diamètre de 180 mm. et une longueur de 226 mm. Les coussinets des têtes de bielle sont en acier coulé garni de métal blanc antifriction.
- L’arbre repose dans des coussinets en acier garnis de mêlai antifriction et formés de quatre pièces, ce qui permet d’assurer la fixité dans le sens horizontal et vertical ; un dispositif de rappel permet de compenser l’usure au cas où il s’en produirait. Cet arbre porte, directement clavetés sur lui, l’induit de la dynamo génératrice et un volant de 4.500 mm. de diamètre dont la jante pèse 10 tonnes. Le diamètre au clavetage de ces deux pièces est de 500 mm. La longueur de l’arbre d’axe en axe des paliers est de 3.816 mm. et son diamètre est de 295 mm. au palier moteur et au contre-palier. Les portées dans ces paliers sont de 580 mm. Les paliers possèdent un refroidissement par circulation d’eau. Les dimensions de cet arbre sont indiquées sur la ligure 2 avec les poids correspondants : on les a déterminées par le calcul graphique en se donnant une flèche dont la valeur moyenne est de 0,1 mm. par métré |
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- Fig. 2. — Profil de l’arbre et poids correspondants.
- et en prenant comme longueur la distance d’axe en axe des paliers.
- Le graissage des cylindres est fait sous pression au moyen d’une pompe actionnée par la machine; il y a un tuyau de graissage pour chaque soupape. Le graissage du tourillon manivelle est du type centrifuge. Les articulations de la bielle et de la pompe à air sont graissées automatiquement. Enfin les paliers de l’arbre moteur et ceux de l’arbre de distribution sont à graissage automatique par anneaux graisseurs.
- Dans chaque cylindre, la distribution de vapeur est assurée par 4 soupapes. C’est le système de distribution qui permet le réglage le plus facile, condition très importante dans le cas où les machines sont soumises à des changements brusques et fréquents de puissance comme cela arrive dans les usines génératrices électriques. Ce type de distribution convient aussi très Lien pour l’emploi de fortes pressions ou de hautes températures de surchauffe, sans que l’on ait à se préoccuper du mode de graissage. Les soupapes ont été coulées en même temps que leurs sièges pour éviter des dilatations inégales.
- Le mécanisme de distribution est commandé par un arbre longitudinal entraîné par un jeu d’engrenages coniques : cet arbre porte les excentriques qui commandent les soupapes d’admission et d’échappement.
- L’admission est variable entre 0 et 75 % dans le cylindre à haute pression par le jeu d’un régulateur à ressort puissant de Beyer fixé sur le petit cylindre, c’est-à-dire le plus près possible de l’arbre de commande du déclic. L’admission au grand cylindre est variable à la main au moyen d’un volant.
- La variation de vitesse est limitée à 3 % quand la machine passe brusquement de la pleine charge à la marche à vide, la période d’irrégularité durant dix secondes au maximum. La tige de ce régulateur, actionnant l’arbre de commande des déclics, est munie d’un dispositif de sécurité qui provoque l’arrêt de la machine en cas d’avarie au régulateur : ce dispositif permet encore l’arrêt d’un mouvement spécial, de n’importe quel point des ateliers. L’arbre de commande tourne dans les paliers à billes.
- Le déclic pour les , soupapes d’admission est fait sur le levier de déclenchement lui-
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- même, ce qui réduit l’inertie des pièces en mouvement. Un taquet mobile autour d’un tourillon s’appuie, par l’action d’un ressort, sur une partie plane d’une douille réunissant deux leviers qui sont ainsi rendus solidaires : l’extrémité de ceux-ci prend, par l’intermédiaire de deux autres petits leviers, une position qui dépend de celle du régulateur. L’extrémité du taquet, commandée par la tige de l’excentrique, s’élève d’environ 1,5 mm. au-dessus du levier de déclenchement et entraîne celui-ci en redescendant : par suite de la connexion des leviers, le mouvement du taquet est tel, pendant cette descente, que son extrémité inférieure se rapproche de plus en plus de l’arrêt du levier de déclenchement jusqu’à ce que le déclic se produise. La disposition des leviers de commande est telle que la réaction sur le régulateur est excessivement faible.
- Les soupapes d’échappement sont commandées par des cames agissant directement sur les leviers qui les actionnent. L’ouverture et la fermeture sont rapides.
- Pour amortir les chocs et obliger les soupapes à reposer doucement sur leurs sièges les constructeurs ont employé, au lieu des amortisseurs à air généralement adoptés qui produisent souvent des rebondissements, des amortisseurs à huile comparables à ceux de Golmann. Ces organes, cependant, reposent sur un principe entièrement différent de celui des amortisseurs Golmann : en effet ils sont à orifice constant et volume variable, réglage en marche, tandis que les appareils Golmann sont à volume constant et orifice variable régable uniquement à l’arrêt. Par suite de la très récente invention de cette nouvelle cataracte à huile, dont le brevet n’a pas encore été déposé en France, il nous est impossible de donner des détails sur son mode d’établissement.
- La machine fonctionne à condensation et avec une pression de vapeur de 10 kgr. à la valve d’admission. Le condenseur par mélange est horizontal et présente un grand volume : sa capacité est calculée, non d’après le volume du grand cylindre, mais d’après le temps pendant lequel la condensation peut s’effectuer et le volume de vapeur à condenser. La pompe à air est commandée par un balancier actionné par une bielle attelée au bouton de manivelle. Le piston de cette pompe a un diamètre de 775 mm. et une course de 245 mm.
- Le tableau suivant résume les dimensions des organes principaux de la machine.
- Volume du petit cylindre.................
- Volume du grand cylindre.................
- Diamètre du volant.....................
- Vitesse à la circonférence pour no tours,
- Poids de la jante......................
- Poids total du volant..................
- Poids de l’induit de la dynamo.........
- Diamètre du piston de la pompe à air ..,
- Course du piston de la pompe à air.....
- Diamètre du petit cylindre.............
- Diamètre du grand cylindre...............
- Rapport des sections...................
- Course des pistons.....................
- o d
- Rapport j .............................
- D d'
- Rapport -j ~.............................
- Nombre de tours par minute.............
- Vitesse des pistons....................
- Limite de l’admission au petit cylindre.. Admission normale au petit cylindre ... Puissance totale en chevaux indiqués...
- .... 2l6L,4. .... 65oL.3.
- 4 m. 5oo.
- ..... 26 m.
- 10.000 kilog. 16.000 kilog. i2.5oo kilog. 775 mm. 245 mm. 525 mm.
- .. qio mm, ..... 1 à 3.
- 1.000 mm. ...... o,9i-
- .... o,525.
- ...... 110,
- _____ 3.66o.
- • o à 75 % .... 18 °/0.
- ...... 600,
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- dynamo. — La dynamo shunt du type « Etat Belge » accouplée à la machine à vapeur Preud’homme Prion et construite par les Ateliers Jaspar, a une puissance normale de 400 kilowatts et produit une différence de potentiel comprise entre 440 et 480 volts en* tournant à la vitesse de rotation de 110 tours par minute. L’intensité du courant est de 835 ampères à charge normale. La machine peut supporter sans inconvénient, une surcharge d’environ 30 % pendant plus d’une heure à charge normale, l’élévation de température au-dessus delà température extérieure n’atteint pas 40°. Les dimensions d’encombrement sont v les suivantes : hauteur maxi-ma au-dessus du sol 2.325 mm. ; hauteur de l’axe au-dessus du sol 600 mm. ; largeur maxima 4.250 mm. ; longueur axiale (dynamo seule sans les paliers) 1.730 mm. La figure 3 donne une vue de cette machine.
- La carcasse ronde est en fonte et a un diamètre extérieur de 3.450 mm. Elle est en deux pièces assemblées suivant un plan horizontal ; la moitié inférieure porte deux pattes venues de fonte qui s’appuient sur des cales.
- Des vis de réglage permettent de régler l’entrefer dans le sens vertical et dans le sens horizontal. La section utile de la carcasse est de 1.750 centimètres carrés ; le poids total est de 20.000 kilogr.
- La carcasse porte 10 pôles inducteurs de forme cylindrique en fer forgé, pris dans la carcasse au moment de la coulée : la coupe de la figure 4 montre nettement ce mode de fixation. Les pôles ont un diamètre de 420 mm. et, par conséquent, une section de 1.385 centimètres carrés.
- Les épanouissements polaires sont feuilletés et sont constitués par des tôles minces serrées par des rivets. Ces épanouissements sont fixés aux noyaux polaires par des yis à tête fraisée, les joints entre les noyaux et les épanouissements étant tournés et alésés. La longueur axiale des épanouissements est de 430 mm. et l’arc embrassé a une longueur de 470 mm.
- Chaque pôle porte une bobine inductrice enroulée sur une carcasse métallique et constituée par 1.050 tours de fil rond guipé de 37/10 nu (40/10 isolé). Les dix bobines inductrices sont reliées en tension. Le courant d’excitation à pleine charge est de 16 ampères pour 480 volts ; le poids du cuivre placé sur l’inducteur s’élève à 1.650 kilogr.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 2.018 mm.
- La valeur simple de l’entrefer est de 8,5 mm.
- L’induit est formé d’une lanterne en fonte clavetée sur l’arbre et supportant des disques en tôle mince isolés au papier.
- Ces disques sont répartis en cinq paquets ménageant enlre eux quatre canaux de ven-
- Fig. 3. •— Vue de la dynamo Jaspar de 400 kilowatts
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- tilation de 12 mm. La longueur axiale des tôles est de 450 mm., ce qui donne, pour la longueur de fer et papier seuls, une longueur de 402 mm. Le diamètre extérieur de l’induit est de 2.000 mm. et le diamètre intérieur du fer actif est de 1.400 mm.
- L’induit porte à sa périphérie 240 encoches ouvertes rectangulaires contenant l’enroulement en tambour-parallèle. Chaque encoche a 13 mm. de largeur et 44 mm. de hauteur; sa partie supérieure est taillée à queue d’aronde et porte une cale en bois destinée à maintenir les conducteurs induits. Ceux-ci sont rectangulaires, à angles arrondis, et ont
- 2,4 mm. d’épaisseur sur 15 mm. de hauteur ; ils sont isolés au moyen de rubans. La densité du courant au régime de 875 ampères est de 2,45 ampères par mm.
- Chaque encoche contient 6 conducteurs placés dans des caniveaux en micanite. Les extrémités des bobines, à l’extérieur de l’induit, s’appuient sur des cales isolantes maintenues par des rebords des pièces qui serrent les tôles induites. Les bobines sont maintenues contre l’action de la force centrifuge par des frettes en fil d’acier placées, deux de chaque côté, sur les extrémités des enroulements. La vitesse périphérique de l’induit est de 11 mètres 30 par seconde.
- Le collecteur est formé par des lames en cuivre dur électrolytique, isolées au mica, et maintenues sur une lanterne en fonte boulonnée à la lanterne de l’induit (coupe de la figure 2). Les lames sont serrées par un double cône dont elles sont isolées par des chapeaux en micanite : elles sont au nombre de 720 et ont 73 mm. de hauteur laissant une grande marge à l’usure. Le diamètre du collecteur est de 1.500 mm. et sa longueur utile de 250 mm. ; sa vitesse phériphérique est de 8 m. 60 par seconde.
- Le poids du cuivre placé sur l’induit est de 640 kilogr. et le poids total de la partie tournante s’élève à 12.500 kgr, auxquels il y a lieu d’ajouter les 16.000 kgr. du volant.
- Sur le collecteur frottent dix lignes de balais comprenant chacune cinq balais en charbon de 30x40 mm. et de 30 mm. de hauteur. Les tourillons des porte-balais soigneusement isolés par des rondelles et des tubes sont supportés par une couronne en fonte mobile, dont le bord extérieur est tourné et que soutiennent quatre pattes alésées venues de fonte avec la carcasse. Le courant est recueilli par des lames de cuivre et est amené à deux bornes fixées à la partie inférieure de la carcasse. Une tige filetée munie d’un volant permet de déplacer la couronne dans un sens ou dans l’autre. Le tableau suivant résume les dimensions principales de la dynamo Jaspar.
- Fig-, 4. — Vue en demi-coupe longitudinale de la dynamo Jaspar.
- Inducteur.
- Type de générateur........................................
- Puissance.. ..............................................
- Différence de potentiel aux bornes........................
- Vitesse de rotation.......................................
- I Hauteur maximn.............
- Dimensions d’encombre- \ Haut, de l’axe au-dessus du sol.. ment. / Long, axialemax. (dynamoseule)
- \ Largeur maxima...............
- Poids total de la machine.................................
- Forme de la carcasse......................................
- Métal constituant la carcasse.............................
- dynamo àcourantcontinutype Etat Belge. 4oo kilowatts à charge normale.
- 48o volts.
- no tours par minute.
- 2.325 mm.
- 6oo mm. i .3^0 mm.
- 4-25o mm.
- 34-000 kg.
- roude.
- fonte.
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- Entrefer ... Induit......
- Collecteur. .
- Nombre de pièces de la carcasse.................
- Mode d’assemblage de la carcasse................
- Diamètre extérieur de la carcasse.............
- Longueur axiale de la carcasse..................
- Epaisseur radiale de la carcasse................
- Section de métal de la carcasse.................
- Nombre de pôles inducteurs......................
- Forme de ces pôles..............................
- Nature et métal de ces pôles....................
- Mode de fixation des pôles sur la carcasse.........
- Diamètre des pôles..............................
- Hauteur radiale.................................
- Section droite..................................
- Nature des épanouissements......................
- Mode de fixation de ces épanouissements.........
- Epaisseur radiale des épanouissements...........
- Largeur des épanouissements.....................
- Longueur axiale des épanouissements.............
- Genre d’excitation..............................
- Groupement des bobines..........................
- Mode de construction des bobines inductrices. . . .
- Forme du fil de ces bobines.....................
- Diamètre et section du fil......................
- Isolement des bobines....... ...................
- Mode de fixation des bobines....................
- Poids du cuivre sur l’inducteur.................
- Poids total de l’inducteur......................
- Résistance de l’inducteur à chaud...............
- Intensité du courant d’excitation à pleine charge
- Diamètre d’alésage..............................
- Valeur simple de l’entrefer.....................
- Diamètre extérieur de l’induit.. ...............
- Diamètre extérieur de la lanterne...............
- Métal constituant cette lanterne................
- Mode de fixation des tôles sur la lanterne......
- Longueur axiale totale du fer induit............
- Hauteur radiale des tôles.......................
- Nombre et section des canaux de ventilation....
- Nombre d’encoches de l’induit...................
- Forme des encoches..............................
- Largeur et profondeur des encoches..............
- Genre d’enroulement induit......................
- Nombre de conducteurs par encoche...............
- Forme des conducteurs...........................
- Section de ces conducteurs......................
- Genre d isolement...............................
- Densité de courant maxima.......................
- Mode de fixation................................
- Nature et nombre de frettes sur l’induit........
- Vitesse périphérique de l’induit................
- Diamètre du collecteur..........................
- Longueur axiale.................................
- Mode de fixation du collecteur. ... ............
- Nombre de lames.................................
- deux.
- suivant un plan horizontal. o.45o mm.
- 45o mm.
- 35o mm. i .750 cm2.
- 10.
- ronds.
- massifs, fer forgé, pris pendant la coulée.
- 420 mm.
- 35o mm.
- 1.385 cm2, feuilletés.
- rapportés sur les pôles par des vis.
- 5o mm.
- 470 mm. (arc polaire).
- 43o mm. shunt.
- les dix bobines en série, bobinées sur carcasses métalliques, fil rond guipé.
- 37/10 nu : 4o/io guipé : 10,75 mm2, carton.
- maintenues par les épanouissements, i,65o kgr.
- 22.3oo kgr.
- 36 ohms.
- 16 ampères.
- 2.017 mm.
- 8,5 mm.
- 2.000 mm.
- 1.400 mm. fonte.
- par boulons serrant 2 plaques en fonte. 45o mm.
- 3oomm.
- 4 de 12 mm. a4o.
- rectangulaires avec queue d’aronde au sommet.
- i3x44-
- tambour-parallèle.
- 6.
- rectangulaires à angles arrondis.
- 2,4 X i5.
- rubans et micanite.
- 2,45 amp. par mm2, maintenus par des cales en bois.
- 4 frettes en fil d’acier sur les bouts des bobines.
- 11 m. 3o par seconde. i.5oo mm. a5o mm.
- boulonné à la lanterne d’induit.
- 720.
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- Hauteur radiale des lames....................
- Mode de fixation des lames...................
- Mode d’isolement des bouts...................
- Vitesse périphérique du collecteur...........
- Différence de potentiel entre lames voisines..
- Nombre de lignes de balais...................
- Nombre de balais par ligne...................
- Longueur axiale et épaisseur de chaque balai
- Hauteur des balais...........................
- Nombre de lames couvertes par un balai.
- Type de porte-balais.........................
- Mode de fixation des tourillons porte-balais .
- _ Poids de cuivre sur l’induit..................
- Poids total de l’induit......................
- Résistance de l’induit (aux bornes)..........
- Arbre........ Diamètre de l’arbre au clavetage de l’induit.
- Diamètre au droit du palier-moteur...........
- Diamètre au droit du contre-palier...........
- Longueur d’axe en axe des paliers............
- Paliers...... Nature des coussinets.........................
- Mode de graissage ...........................
- Mode de refroidissement .....................
- Longueur axiale des coussinets...............
- Rendements . à 5/4 de charge................................
- à 4/4 — .............................
- à 3/4 — .............................
- à 1/2 — .............................
- ( Inducteurs.............
- Echauffement en service continu < Induit....................
- I Collecteur.............
- ^3 mm. double cône, micanite.
- 8 m. 60 par seconde.
- 6 volts 7.
- dix.
- cinq.
- 4o X 20.
- 3o mm. trois.
- pivotants à ressorts.
- sur une couronne mobile soutenue par la carcasse.
- 64o kgr. i2.5oo kgr.
- 0,0115 ohm.
- 5oo mm.
- 295 mm.
- 2g5 mm.
- 3,8i6 mm.
- acier coulé garni de métal blanc, à bagues, naturel.
- 58o mm. au palier et au contre-palier.
- 94, %•
- 93,6 o/0.
- 92,5 %•
- 91 %•
- 3o°.
- 3o°.
- 25°.
- Jean Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la force électromotrice résiduelle dans l’arc au carbone. — Becknell. — American Phys ica l Society et Physical Review, septembre 1906.
- L’auteur décrit un certain nombre d’expériences qu’il a entreprises pour déterminer le caractère de la force électromotrice dont on a constaté l’existence entre les charbons d’un arc immédiatement après l’extinction de celui-ci.
- Le dispositif expérimental consistait à relier alternativement l’arc à la source de courant puis au galvanomètre. L’auteur a trouvé qu’un
- courant résiduel passe environ dix secondes après que le circuit de la source a été coupé : la direction de ce courant montre cpie la force électromotrice résiduelle est de sens opposé à la différence de potentiel de la source.
- Pour étudier la nature de ce phénomène, l’auteur a employé différentes méthodes. Dans l’une d’elles, une plaque de cuivre ou de mica, c’est-à-dire une plaque conductrice ou isolante, était brusquement interposée entre les électrodes sans toucher aucune d’entre elles : cela suffisait pour arrêter complètement le courant résiduel, mais, dès qu’on enlevait la plaque, le courant se rétablissait immédiatement. Ce
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- fait semble montrer que l’effet résiduel n’est pas du à un contact thermoélectrique entre les pointes de charbon chauffées et le gaz chaud de l’arc car, dans ce cas, l’interposition d’une plaque de cuivre dans l’arc tendrait plutôt à augmenter le courant dans le galvanomètre et ne l’arrêterait certainement pas.
- Dans une autre expérience, un court fil de cuivre relié aux électrodes positive et négative suffisait pour arrêter complètement le passage du courant résiduel. Cela prouve que l’effet ne peut pas être attribué à une source thermoélectrique existant hors de l’arc.
- Dans une troisième expérience, un léger courant d’air était dirigé entre les électrodes au moment où le galvanomètre était mis en circuit. Le courant résiduel disparaissait presque complètement pendant tout le temps que durait le courant d’air mais reparaissait aussitôt que celui-ci cessait, à condition que la durée d’application du courant d’air n'eut pas dépassé quatre à cinq secondes.
- L’auteur a trouvé, en outre, qu’en déconnectant le galvanomètre et en reliant les électrodes à la source de courant pendant quelques secondes, ce qui produisait un champ électrique mais non un arc, un faible courant résiduel se rétablissait dans la même direction que le précédent.
- Pour étudier quantitativement les phénomènes, l’auteur a employé un interrupteur tournant construit pour rompre le circuit de la dynamo automatiquement à l’instant voulu et fermer le circuit du galvanomètre au bout d’un temps déterminé, variable à volonté. Avec cet appareil, il a remarqué que le temps qui s’écoule entre l’extinction de l’arc et la mesure de la f. é. m. résiduelle joue un rôle important, il semble qu’une minute environ soit nécessaire pour qu’il s’établisse un état stable. L’arc employé était vertical, cette position ayant donné les résultats les plus réguliers. L’auteur a trouvé aussi que la qualité des charbons employés joue un rôle dans la valeur du courant résiduel. Des charbons graphitiques donnent lieu à des très faibles courants résiduels.
- L’auteur donne des courbes montrant l’augmentation et la chute de la force contre-électromotrice et du courant résiduel en fonction du refroidissement des électrodes. Ces cour-
- bes montrent que la résistance de l’intervalle croît rapidement quand les électrodes se refroidissent. L’explication proposée pour l’existence de ce courant résiduel est qu’il est dû à la diffusion des ions produits par le carbone incandescent. Pendant que l’arc existe, les ions négatifs émis par la pointe incandescente du charbon positif en nombre beaucoup plus considérable que par celle du charbon négatif sont refoulés à l’intérieur de l’électrode qui les émet. Quand l’arc s’éteint, les conditions sont changées; il n’existe plus de champ électrique pour maintenir le courant d’ions ; ceux-ci sont librement émis par les deux pointes incandescentes et plus abondamment par la pointe positive, et ils se diffusent dans l’intervalle compris entre les électrodes, donnant lieu à une augmentation du courant résiduel. Cette action se continue jusqu’à ce que le refroidissement des électrodes soit tel que le nombre d’ions émis par le charbon positif ne soit plus supérieur à celui des ions émis par l’électrode négative. Le fait que des électrodes en graphite donnent lieu à un courant résiduel de faible intensité provient de ce que, ce corps étant bon conducteur, les températures des deux électrodes s’équilibrent plus vite.
- R. V.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Essais d’une locomobile Wolf à double surchauffe. — Josse. — Zeitschrift des Vereins Deutscher Ingenieure, i5 et 22 juillet.
- Cette machine compound a une puissance de 60 chevaux : la vapeur est surchauffée avant son entrée au cylindre à haute pression et, de nouveau, avant son entrée au cylindre à basse pression. Le cylindre à haute pression est entièrement placé dans la partie supérieure de la boîte à fumée et les deux surchauffeurs séparés sont placés dans la partie inférieure de celle-ci. Le cylindre à basse pression est monté sur la chaudière et est chauffé par la vapeur vive de celle-ci, l’eau condensée tombant directement dans la chaudière.
- Tous les appareils ayant servi aux mesures ont été préalablement étalonnés à la Reichans-
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- tait. La durée du premier essai a été de 3 heures et celle du second essai de 4 heures. La teneur en acide carbonique fut de 11,8 et de 13 % aux puissances de 43,2 et 55,1 chevaux. La température des gaz au sortir des tubes était d’environ 370°; elle était abaissée à 113° après passage dans le premier surchauffeur et à 47° après passage dans le second. Les résultats de la seconde série d’essais montrent que 7.873 calories par kilogr. de charbon, soit 65,6 % du nombre de calories disponibles, sont employés à la vaporisation : à ces 55,6 %, il faut ajouter 8,5 % utilisés dans le premier surchauffeur, soit donc au total 77,7 % .
- Ces résultats montrent l’importance de la surchauffe et l’intérêt du système adopté pour obtenir cette surchauffe. Les températures de la surchauffe étaient respectivement, pour les deux cylindres, de 172,7° et de 71,4° au-dessus de la température de la vapeur saturée. Avec une pression de vapeur de 12,1 atmosphères, une vitesse de rotation de 219 tours par minute, et une puissance de 55,1 chevaux effectifs, le rendement mécanique a été de 92,7 % , la consommation de vapeur par cheval indiqué et par heure a été égale à 4,34 kgr., et la consommation par cheval effectif et par heure à 4,67 kgr : la consommation de charbon a été de 0,53 et 0,56 kgr. par cheval-heure indiqué et par cheval-heure effectif.
- L’auteur considère les diagrammes relevés à l’indicateur et les compare avec ceux d’une machine Gorlitz de 175 chevaux à triple expansion. Il constate que l’avantage présenté par la vapeur surchauffée consiste non seulement dans le maintien d’une température élevée des parois du cylindre, mais que la vapeur surchauffée cède moins facilement sa chaleur que la vapeur saturée : il en résulte que l’échange de chaleur avec les parois du cylindre est diminué malgré la plus grande différence de température, par suite des propriétés physiques particulières de la vapeur surchauffée.
- Dans la première expérience, la température de la vapeur était de 340° et l’admission était de 25,6 % . Dans la seconde expérience, la température était de 360° et l’admission de 33,6 % . On voit nettement sur le diagramme que, dans la première expérience, il existe, pendant toute l’expansion dans le cylindre à haute pression,.
- de la vapeur saturée presque sèche, tandis que, dans la seconde expérience, la vapeur, surchauffée au moment de l’admission de 44° au dessus de la température de saturation, reste surchauffée pendant toute la durée de l’expansion.
- La comparaison des résultats obtenus sur cette machine locomobile avec ceux d’une machine Sulzer de 4.500 chevaux de la station de Moabit (Berlin) montre que, malgré la faible puissance de la première, les consommations sont presque équivalentes.
- B. L.
- Influence des variations de vitesse des générateurs électriques sur la différence de potentiel aux homes.— Russell. — The Electrician, août igo5.
- L’auteur cherche à déterminer le rapport de la variation de la f. é. m. en % à la variation de la vitesse (facteur cinétique de M. Bou-cherot).
- Soit E la tension efficace aux bornes de la machine et « la vitesse angulaire de l’induit. On a, en appelant A le facteur cherché
- dE
- Pour une génératrice à excitation séparée,
- B
- Fig. 1. — Méthode graphique pour déterminer le facteur A.
- E est proportionnelle à « et A = l. Dans la machine série ou shunt, A peut prendre une valeur élevée et rendre difficile la marche en parallèle de ces machines.
- L’auteur donne une méthode graphique pour déterminer le facteur A relatif à une machine série.
- Soit (fîg. 1) OP la caractéristique de la ma-
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- chine série, c’est-à-dire la courbe E — f(c), c étant le courant, pour une vitesse angulaire Pour une autre vitesse w, la f. é. m. est :
- et, en appelant R la résistance extérieure :
- E = Rc.
- On peut, en calculant la valeur du facteur
- * E ... ,
- A = —trouver que celui-ci est représente par
- O)
- le rapport des segments TN et TO, TP étant une tangente menée d’un point P à la caractéristique de la machine. On voit nettement que le facteur À dépend de l’intensité du courant.
- Pour des champs faibles, A est très grand : pour des champs puissants il se rapproche de l’unité. Quand la caractéristique de la machine va en descendant après un maximum, par suite de la réaction d’induit, A est plus petit que l’unité.
- Les mêmes considérations s’appliquent aux machines shunt, si l’on prend comme abscisses le courant d’excitation.
- B. L.
- Sur le facteur de dispersion des moteurs d’induction. — A. Press. — Electrical World and Engi-neer, 9 septembre 1905.
- En appelant
- § la valeur de l’entrefer en centimètres ; n le nombre d’encoches par pôle et par phase sur le stator;
- n le nombre d’encoches par pôle et par phase sur le rotor;
- p le nombre de pôles; t le nombre de conducteurs par encoche; m le nombre de phases ;
- B l’induction magnétique moyenne ; im le courant magnétisant efficace,
- on a
- 7T B5 î/re — ~
- 2 y 2 K mut
- où K est un coefficient d’enroulement.
- Le courant de court-circuit est donné par la formule
- y 2 J-t
- en appelant
- >. le coefficient de self-induction d’un tour complet ; r l’arc polaire;
- Z la longueur du noyau en cm.
- Or on a
- __ijn 7T I 1 S
- ig KK| mn l t
- Cette formule est analogue à celle de Behrend,
- dans laquelle le terme
- 1 y .
- ------- j est remplace
- 2 2KK| mn L 1
- par une variable unique. Hobart a substitué à
- cette expression complexe des facteurs qui sont
- fonction de ^ et de §.mn, (mn) désignant ici le
- nombre d’encoches dans l’arc polaire.
- En prenant pour K et les valeurs suivantes :
- K = o,38
- K( = 0,95,
- d’où KK, = o,36:
- on a 0* 4,35 5 mn l t
- Le coefficient 1 peut être décomposé en trois parties : une partie relative aux conducteurs placés dans le fer et égale à 2llp, une autre rela-lative aux connexions extrêmes et égale à 2<?t 1^, ez désignant la longueur d’une connexion terminale; une troisième enfin relative à la proximité du fer du rotor et égale à 2llz.
- L’équation prend alors la forme
- On peut prendre approximativement h = 4
- ela — 3,a5.
- Si l’on admet que la dispersion en zigzag est négligable, la formule doit donner des valeurs concordant avec les valeurs mesurées expérimentalement. Or, en étudiant un certain nombre de machines, l’auteur a trouvé qu’il n’en est pas ainsi.
- Si l’on suppose que la périphérie du rotor est continue et présente une réluctance négligeable, la valeur de lz doit être donnée par la formule
- mais les fentes que porte le rotor et sa perméabî-\ lité variable rendent nécessaire l’emploi d’un
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. -- N° 42.
- facteur de correction s dont la valeur doit être déterminée expérimentalement.
- L’auteur désigne par x le rapport entre la largeur de l’ouverture des encoches et la largeur des encoches elles-mêmes pour le stator et le rotor. Après avoir calculé la dispersion en zigzag, il obtient la formule complète pour <7
- (2 — x)nin
- r ^ ^
- (10 — 6^r) —)— 0,1— ( 1 —x)(2 — x)
- 3.25
- En faisant x = 0, c’est-à-dire pour des encoches fermées, on obtient la valeur maxima de la dispersion en zigzag. Si l’on fait x = 1, c’est-à-dire pour des encoches ouvertes, la dispersion en zigzag est nulle.
- Le tableau suivant indique les résultats d’essais effectués sur 20 machines et donne les valeurs calculées et les valeurs observées pour <7, ainsi que la différence en % .
- TABLEAU
- NUMÉRO DE LA MACHINE VALEUR CALCULÉE de a VALEUR OBSERVÉE de r DIFFÉRENCE en %
- I o,o5^5 0,06 - 4
- 4 0,0678 O 0 Vj — 12
- 7 0,o436 0,042 + 4
- 10 o,o55i 0, o46 -f-17
- i3 o,o49 0,06 — 18
- 16 o,o4o6 o,o46 — 12
- i9 o,o4 0,042 — 5
- 22 O O 00 O o,o33 -43
- 25 o,o5 0,06 — 17
- 28 0,o355 0,039 — 9
- 32 o,o468 0,042 -J- 1 I
- 35 o,o458 o,o5 ^ 9
- 37 0,0448 0,002 — 14
- 4o 0,124 0,088 + 29
- 43 o,o433 o,o58 — i5
- 46 0,0615 0,062 0
- 48 0,129 0,129 0
- Ô2 0,087 0,112 — 22
- 55 0,o325 0.o365 —-11
- 57 . 0,073 0,06 + J3
- R. R.
- Commutatrices et moteurs-générateurs. — Bogen. — Western Electrician, i5 juillet 1905.
- d’abord quand on augmente la valeur fixée pour la vitesse, mais atteint un minimum et croit ensuite rapidement si l’on augmente encore la vitesse au-delà de la valeur correspondant à ce minimum. Les règlements américains imposent l’emploi de l’une des deux fréquences, 25 ou 60 périodes par seconde. Or, à cette seconde fréquence, une commutatrice, devant tourner à une faible vitesse, est plus appropriée à la production de bas voltages que de voltages élevés. On ne doit pas dépasser 240 volts.
- L’auteur décrit ensuite une nouvelle méthode pour le démarrage des groupes moteurs-générateurs. Un petit moteur monophasé sert à démarrer une petite commutatrice dont le courant continu est employé à produire le démarrage du moteur générateur par le côté continu : le moteur monophasé étant accouplé avec la la commutatrice, celle-ci peut supporter de fortes surcharges.
- Le grand avantage que l’auteur trouve à l’emploi de moteurs-générateurs est la facilité avec laquelle on peut régler la valeur du facteur de puissance sur la ligne, grâce à la présence des moteurs synchrones.
- R. R.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Calcul de la section des conducteurs pour différentes tensions d’exploitation. — Hoppe. — Zeitschrift filr Elektrotechnik, 24 septembre igo5.
- L’auteur donne une méthode pour tracer les diagrammes des différentes grandeurs intervenant dans le calcul des conducteurs simples, tension, section, chute de tension, cos y, etc.
- Il part de la formule simple
- 1 L.J
- q k ~Ër
- 2
- dans laquelle
- K désigne la conductibilité spécifique (5o à 60)
- L la longueur simple en mètres J l’intensité de courant en ampères B la chute de tension °/0 en volts.
- L’auteur indique que, pour l’établissement des commutatrices, la vitesse de rotation adoptée joue un très grand rôle. Pour une puissance donnée, le prix de revient diminue
- De là il tire :
- _100 000 LW
- q~~ EAp.K.
- 2
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- en désignant par
- W la puissance secondaire en kw.
- E la tension secondaire p la perte d’énergie en °/0 de W q la section en mm2
- Cette formule est l’équation fondamentale du diagramme. Dans celle-ci,l’auteur pose d’abord:
- P = * %
- B = ioo volts
- — = 3o 2
- q = 6, io, 16, 25, 35, 70, go mm2.
- Si l’on prend alors les valeurs de I = y comme ordonnées et celles de W = x comme abscisses, on a
- L=y =
- 3q___3 q
- xy ~3q — cte.
- - Pour chaque valeur de q, il existe donc une hyperbole équilatère. Pour pouvoir introduire dans ces courbes, valables seulement pour p — 1 % et E = 100, d’autres valeurs de p et de E, il y a lieu de remarquer que q contient en dénominateur le produit E2p et que, par suite, L = y doit avoir en numérateur le même produit. Pour p = 2 % l’échelle des
- abscisses pour W doit être doublée ; pour p — 3 % elle doit être triplée etc.
- Pour E = 220 volts, on peut transporter une puissance W à une distance 4,84 fois plus grande que pour E = 100 volts.
- En effet :
- __ 2202
- y220 — Jioo
- — 4,84jioo •
- De même, pour E =: 440 volts, la distance est 19,36 fois plus grande (4,42 = 19,36). Les courbes relatives à différentes tensions sont des droites passant par l’origine.
- Pour du courant monophasé, les mêmes courbes sont applicables aux charges non inductives. Si la charge est inductive, on a, pour p = 1 % et E = 100 volts :
- L = y = 3 ~ cos c2 W
- d’où
- équation d’une hyperbole. Il suffît donc de multiplier par le ternie cos2 q la valeur de L
- trouvée en courant continu pour des valeurs données de W.
- L’auteur donne des groupes de courbes pour différentes valeurs de cos y, applicables aux réseaux de lumière, de moteurs synchrones, de moteurs asynchrones ou mixtes.
- Pour les courants triphasés, on a la formule :
- i L. ioo ooo.W ^ K E2.cos f * .p
- Pour K = 50, cette formule se transforme en la formule connue de Dolivo Dobrowolski. Pour K =; 60, p = 1 % , E = 100 volts, on a
- LW 6 cos «s
- et
- L = y
- 6q---
- = 4C°S?
- 2
- d’ou yx a , 6<7 »
- COS f
- équation d’une hyperbole. Il suffît de réduire les échelles des courbes relatives au courant continu de telle façon que les distances auxquelles on peut transmettre pour une même section q la puissance W soit doublée, et de multiplier par cos f.
- Une étude englobant tous les cas spéciaux pour les diagrammes ainsi obtenus, montre que la tension cherchée E, pour laquelle une quantité x d’énergie peut être transportée à y mètres, est donnée par l’équation.
- B| =
- lOO ooo 3
- = C ,
- c étant une constante qui dépend de la section,
- c
- et D^ étant la distance réduite.
- Pour p=^i %, bq =y ,
- Pour °/o, D< ~’
- y
- Pour les courants triphasés,
- Un tableau adjoint par l’auteur permet de trouver directement, pour les différents cas, les réductions à effectuer : un autre tableau donne x oui), en fonction de E..
- B, L.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 42.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Nouveau démarreur automatique. — Jessen. — Elektrotechnische Zeitschrift, 3i août 1905.
- Pour déterminer le fonctionnement des démarreurs automatiques, on peut recourir soit à l’accroissement de vitesse du moteur, soit à l’augmentation de la différence de potentiel aux bornes de celui-ci, soit aux pointes de courant que produit le démarrage. Pour qu’un démarreur automatique soit pratique, il faut qu’il remplisse certaines conditions que l’on peut résumer de la façon suivante : absence de courroie de transmission, durée minima de fonctionnement, impossibilité de fermer le circuit si le moteur n’est pas excité, simplicité et robustesse des organes.
- Le nouveau démarreur utilise, pour son fonctionnement, la variation de tension aux bornes
- Fig. i. — Démarreur automatique. 1
- de la résistance de démarrage. Le schéma de la figure 1 indique son montage. La résistance de démarrage peut être court-circuitée par le jeu de trois électroaimants R4 R2 R3 et de l’électroaimant principal R4. Quand on ferme l’interrupteur tripolaire A4 A2 qui relie le moteur au réseau, l’excitation du moteur est établie en -f- S4, A4, P, III, IV, II, Q, A2, S2. Les électroaimants R4, R2 et R3 sont excités par le circuit —j— S4, A4, P,p, 1, 1, 2, 3, 4, o, h, 1, II, Q, A2, S2, et fonctionnent d’une façon certaine car ils sont soumis à la différence de potentiel totale : la résistance totale de démarrage est introduite dans le circuit du moteur. Le mouvement des électroaimants provoque la fermeture des contacts supérieurs ah, cd, e/'et le circuit de l’élec-troaimant R,t est fermé en -j- S, A,p, i, a, b, c, d, e,f, 7,8,Q, A2,S2. Le mouvement de l’armature
- de cet électroaimant établit les contacts gh qui ferment le circuit du moteur. En outre, ce mouvement ferme les contacts supérieurs tn qui permettent à la bobine R4 de rester directement excitée sans que le courant passe par les contacts précédents.
- On voit que l’induit du moteur ne peut recevoir de courant que quand l’excitation est assurée et quand la résistance de démarrage est en circuit. Les enroulements des électroaimants, reliés ensemble en série, sont en parallèle avec la résistance de démarrage : par conséquent, quand la différence de potentiel ‘aux bornes de celle-ci diminue par suite de la diminution du courant absorbé, les électroaimants R4 R2 R3 laissent retomber leurs armatures : il suffît de dimensionner convenablement les enroulements de ces électroaimants pour que leur fonctionnement se produise successivement, et seulement quand le courant est descendu en dessous d’une valeur déterminée.
- Ce démarreur peut aussi être muni d’un dispositif pour l’inversion du sens de marche du moteur.
- O. A.
- ÉCLAIRAGE
- Comparaison entre différentes lampes à arc et différents montages au point de vue du rendement. — Hoppe. —Elektrotechnische Zeitschrift, 7 septembre igoô.
- L’auteur a fait un certain nombre d’expériences sur des lampes à arc des types suivants :
- Lampes à arc à air libre avec des charbons homogènes ordinaires.
- Montages par deux, trois, quatre, cinq et six lampes en série.
- Lampes à arc à air libre avec charbons imprégnés (arcs à flamme).
- Lampes à arc en vase clos.
- Ces expériences ont eu pour but de comparer entre eux les rendements des différents arcs, qui dépendent du genre de courant, de l’intensité de ce courant, du diamètre et de la nature des charbons.
- Pour permettre les comparaisons, l’auteur a toujours employé des charbons de même quantité ayant pour diamètres les diamètres géné-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 107
- râlement admis pour les intensités de courant correspondantes.
- Le tableau 1 indique les intensités lumineuses
- hémisphériques pratiques des différentes lampes. Les chiffres a sont relatifs à l’arc nu et les chiffres b à l’arc avec globe.
- TABLEAU I
- Intensités lumineuses hémisphériques produites en pratique par les différentes lampes
- 3
- 4
- 5
- 6
- 9 i o 11 I 2
- CHARBONS ORDINAIRES
- CHARBONS IMPRÉGNÉS DE SELS
- métalliques
- LAMPES EN VASE CLOS
- courant continu Couraat alternatif Gourant continu ou alternatif courant continu Courant altern.
- 42 à 45 volts 36 à 37 volts 27 à 3o volts 5o volts 42 volts Lampe ordinaire Lampe Rejina Lampe ordinaire
- —— — — -—- . —
- a b a b a b a b a b a b a b a b
- i5o 120 i3o 104 60 48 3oo 24o 390 3l2 200 160
- 2ÔO 200 200 160 100 80 5oo 4 00 45o 36'o 5oo 4oo 5go 472 3oo 240
- 35o 280 3oo 240 15o 120 700 56o Gi5 5oo 700 576 800 640 4oo 320
- kl5 38o 4oo 320 200 160 90° 7 Go 85o 680 9°° 720 995 796 5oo 400
- 610 488 5oo 4oo 2ÔO 200 i 200 960 1075 860 1070 856 1170 936 625 5oo
- 75o 600 626 5oo 3oo 240 15oo 1200 i35o 1080 — . — — — — —
- 890 710 7Ôo 600 35o 280 1800 • 4 4o 1620 i3oo — - — — — — —
- io45 836 890 712 4oo 320 213o 1700 1900 1 520 — — — — — —
- 1200 960 lo4o 832 45o 36o 2400 192° 2l5o 1720 — — — — — —
- i36o 1088 1190 952 5i 0 4oo 2700 21 Go 2425 1940 — — — — —
- L’auteur a étudié ensuite les différentes lampes au point de vue du montage. Les différences de potentiel aux bornes des lampes dans les différents montages employés sont les suivantes :
- MONTAGE POUR PAR LAMPE
- Une seule lampe 110 volts I IO
- Deux lampes en série.... I IO — 55
- Trois — — .... 1IO — 37
- Quatre — — .... 220 55
- Cinq — — .... 220 44
- Six — — .... 220 — 37
- Les résultats sont résumés par le tableau IL Une conclusion intéressante de ces expériences est que, lorsque l’on se donne la quantité totale de lumière à produire, et non le nombre de lampes, la tension de distribution de 220 volts est moins avantageuse que celle de 110 volts.
- En effet, en supposant une dépense totale de 880 watts, on obtient :
- Avec des charbons ordinaires...
- Arcs à flamme................
- Arcs en vase clos............
- Lampes Régina................
- Volts Bougies
- i 110 1200
- i 220 800
- I I IO 2400
- i 220 1600
- $ I IO 1270
- ( 220 1000
- < I IO i35o
- '( 220 0 00
- Inversement, si l’on veut obtenir 2000 bougies, il faut :
- Avec des charbons ordinaires :
- Sur i io volts, deux lampes en série.
- — — — trois
- Sur 220 volts, quatre
- — — — cinq
- — — — six
- Avec des arcs à flamme :
- Sur i io volts, deux lampes en série.
- — 220 — quatre — — .
- — — — cinq — — .
- i25o watts 1060 —
- i5y5 —
- i35o —
- 8oo watts 95o —
- iooo —
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- T. XLV. — N° 42,
- TABLEAU II
- Quantité totale de lumière produite : 1° Sur 110 volts.
- AMPÈRES WATTS dans le circuit total CHARBONS ORDINAIRES ARCS A FLAMME DEUX LAMPES en série ARC EN VASE CLOS LAMPE REGINA
- DEUX LAMPES en série TROIS LAMPES en série UNE SEUI sans globe Æ LAMPE avec globe UNE SEUI sans globe ,E LAMPE avec globe
- 4 44o 4oo 48o 800 5oo 400 - f>9° 472
- 6 66o 760 960 I 520 9°° 720 995 796
- 8 88o 1200 i5oo 2400 1270 1020 i35o 1080
- IO I lOO 1670 214e 34oo — — — —
- 12 i3ao ï 2180 , 2860 4320,
- 2* 220 volts.
- CS LAMPES ORDINAIRES ARCS A N FLAMME ARCS EN VASE CLOS LAMPE REGINA
- CO « ce P* J-H -, — — - -
- -w eu S < Wai pour cuit Quatre Cinq Six Quatre Cinq DEUX LAMPES DEUX LAMPES
- O lampes lampes lampes lampes lampes sans globe avec globe sans globe avec globe
- 4 880 800 1000 960 1600 1800 1000 800 1180 944
- 6 1320 1620 1900 1920 3o4o 34oo 1800 i44o !99° IÔ92
- 8 1760 2400 3ooo 3ooo 54oo 54oo 254o 204û 2700 2160
- IO 2200 336o 4180 4272 7600 7600 — — — —
- 12 2Ô4o 436o 5o4o 5712 7700 9700 — —
- Un autre résultat intéressant est que le montage à- 6 lampes sur 220 volts n’offre aucun avantage sur le montage à 5 lampes en série : la consommation d’énergie est la même pour une quantité de lumière donnée.
- Cette conclusion ne s’applique pas au cas où l’on se donne le nombre de lampes : par exemple : 13,2 kilowatts produisent, avec 60 lampes : par 6 en série, (10 circuits de 1.320 watts) 20.000 bougies ; par 5 en série, (12 circuits de 1.100 watts) 16.800 bougies.
- L’auteur étudie ensuite le prix des charbons dépensés, qu’il indique par des courbes ; les dépenses d’entretien ; les frais d’amortissement et d’intensité, et il arrive finalement aux conclusions suivantes :
- 1°) Pour des intensités lumineuses peu considérables, les lampes en vase clos peuvent donner de très bons résultats : elle ne peut pas entrer en ligne de compte quand il s’agit de fortes quantités de lumière;
- 2°) Le montage par six lampes ordinaires sur 220 volts n’offre aucun avantage sur le montage par cinq lampes.
- 3°) Pour de faibles intensités lumineuses et de faibles durées d’utilisation, le montage par '4 lampes en série sur 220 volts peut être plus avantageux que le montage par 6 lampes en série. : :
- ; 4°) Pour les arcs à (lamine, le montage de quatre lampes en série sui* 220 volts n’est pas moins avantageux que le montage par cinq lampes en série.
- 5e) Les arcs à flamme n’entrent en ligne de compte que pour les puissances lumineuses considérables (1.000 bougies sur 110 volts, 2.000 bougies sur 220 volts) : ces lampes offrent beaucoup d’avantages sur les autres.
- 6°) L’avantage du montage par 3 lampes en série au lieu de 2 sur 110 volts n’est sensible que pour de longues durées d’utilisation ou de fortes puissances lumineuses;
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- 7°) La tension de 220 volts pour la distribution du courant est moins avantageuse que la tension de 110 volts pour les installations employant des lampes à arc.
- E. B.
- Sur l’éclairage public.
- Une commission anglaise a publié récemment un tableau des dépenses afférentes aux différentes sources lumineuses employées dans les rues de Londres. Ce tableau indique les dépenses annuelles moyennes par bougie.
- NOMBRE DE LAMPES PUISSANCE LUMINEUSE en bougies FRAIS TOTAUX par lampe et par an FRAIS TOTAUX par bougie-heure FRAIS TOTAUX par bougie-an
- Lampes à arc. Cour. cont. 520 W, globe en albâtre.. 63 494 fr. 432 C. 0.0232 C. 87
- Cour.altéra. 65oW, globe opalin 80 438 432 0.023g 89.6
- Cour, altéra. 45oW, globe opalin 218 295 432 0.o38o 145.9
- Cour, altéra. 5ooW, globe opalin.. .. . 65 270 432 • m 0 c 159.4
- Cour. cont. 690 W, globe en albâtre.. 2 5oo 432 0.0232 87.0
- Lampes Nernst */2 ampère. 53 56 82.2 0.o3g1 i46.6
- Incandescence par le gaz _ : _ 70.0 o.o332 124.5
- Arcs à flamme 55oW globe opale I i4oo 432 0.0082 30.75
- Becs de gaz de la Croydon Gas Ca. . 1.63 b 52 82.2 0.0421 157.9
- Becs de gaz de la South SuburbanC0 5o5 44 70.0 0.0422 i58.2
- R. R.
- L’arc entre charbons dans le vide. -- Hœrbur-ger.—Beiblritter, i'r septembre.
- L’auteur a fait des expériences, en maintenant constant le courant dans l’arc et l’écartement des électrodes, pour déterminer la relation qui existe entre la différence de potentiel et la pression. Les électrodes étaient constituées par des charbons homogènes Siemens ayant un diamètre de 7 mm. (positif) et de 6 mm. (négatif). L’intensité de courant était d’environ 6 ampères. La mesure dé l’écartement des électrodes était faite par un procédé optique avec
- une chambre photographique et une glace dépolie.
- Les résultats indiqués par l’auteur et accompagnés d’un grand nombre de photographies, i de tableaux et de courbes, sont les suivants :
- Il n’existe pas d’augmentation de la différence de potentiel avec la diminution de la pression pour des longueurs d’arc considérables comme l’avaient indiqué Duncan, Rowland et Todd.
- Quand la pression diminue, l’apparence caractéristique de l’are varie et trois formes différentes prennent successivement naissance.
- Quand la pression diminue depuis la pression atmosphériquejusqu’au vide le plus poussé, la différence de potentiel aux bornes de l’arc diminue d’une façon constante et atteint, poux-une pression de 0,1 mm. de mercure, une valeur constante déterminée d’environ 19 volts.
- Pour chaque pression, on peut exprimer assez approximativement par une équation linéaire la relation entre la différence de potentiel aux bornes et la longueur de l’arc.
- Le terme constant de cette équation diminue avec la pression de 48 volts.
- Le facteur du terme vaxûable, la chute de tension par millimètre à l’intérieur de l’arc, atteint 4 volts à la pression la plus élevée et diminue avec la pression, jusqu’à des valeurs infiniment petites. t
- E. B.
- Sur la distribution de l’énergie dans le spectre des corps incandescents. — Nichols.— Physical Review, septembre jgo5.
- L’auteur a étudié la répai-tition de l’énei-gie dans le spectre visible. Cette étude est difficile à faire par suite de l’absence .d’un appareil suffisamment sensible pour indiquer l’énergie dans la portion la moins réfrangible. L’auteur a employé différentes méthodes, entre autres celle d’Angstrôm et celle cln spectrophotomètre. Il a trouvé que, pour des sources lumineuses ayant la même intensité photométrique, le nombre d’ergs par une unité d’intensité lumineuse était différent pour les différentes sources, et atteignait par exemple 29 ergs pour un filament de carbone rouge à 1.273°, 9,14 ergs pour un filament identique à 1.673° et 4,39 ergs pour un manchon Aner à 2.400° environ.
- E. B.
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- 110
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 42.
- Emploi de la lampe à osmium comme étalon secondaire de lumière. — Revessi. — Atti deli Assoc. Elecir. Italian., avril i9o5.
- L’auteur décrit un certain nombre d’expériences effectuées par lui dans le but de déterminer la valeur de la lampe à osmium comme étalon secondaire de lumière. Deux lampes de 37 volts et 25 bougies furent étudiées pendant 70 jours sur un circuit à 55 volts sur lequel elles étaient connectées en série avec une faible résistance.
- Chaque jour, les lampes étaient placées sur le circuit d’une batterie d’accumulateurs et pho-tométrées avec un appareil de Lummer et Bro-dhun. Les courbes tracées par l’auteur montrent que, à courant constant, l’intensité lumineuse croît d’abord et atteint 103 % de sa valeur initiale au bout de 200-250 heures, puis diminue lentement pour tomber à 97,6 % au bout de 800 heures et à 96,9 % au bout de 1.680 heures. A voltage constant, l’intensité lumineuse monte à 106,7 % au bout de 200 heures, puis tombe à 98,2 % au bout de 800
- heures et à 93,2 % au bout de 1.680 heures. Ces résultats montrent qu’il vaut mieux opérer à courant constant qu’à voltage constant. La variation, dans le premier cas, est de 0,7 % en 900 heures : cette variation est plus faible que celle que peuvent présenter les différents autres étalons secondaires.
- Il y a lieu de remarquer que la résistance du filament, variable avec la durée de fonctionnement, atteint un minimum au bout de 500 heures : or l’époque du maximum d’intensité lumineuse, à voltage constant, ne coïncide pas avec l’époque de ce minimum de résistance. Il est donc probable qu’il se produit d’abord une altération du métal constituant le filament, puis ensuite une diminution de section de ce filament.
- E. B.
- ÉLECTROCHIMIE
- Electrolyse par courant alternatif. — Wilson. Faraday Society, 3 juillet 1905.
- On sait que, quand un courant alternatif passe entre des électrodes métalliques dans un électrolyte, il peut se produire une électrolyse. Par exemple, dans le cas de plaques de plomb trem-
- | pées dans de l’acide sulfurique dilué, SO5 se co m | bine avec le plomb pour former du sulfate de plomb S04PR.
- L’auteur a fait un certain nombre d’expériences pour déterminer l’effet produit par le passage d’un courant alternatif entre différents métaux plongés dans différents électrolytes et a mesuré les différences de potentiel entre Pélectrolyte et une électrode, ainsi que les valeurs du courant et les valeurs de la différence de potentiel aux bornes. Pour chaque expérience, il donne les courbes de ces trois grandeurs en fonction du temps.
- Les plaques immergées dans un récipient étaient constituées par le même métal et étaient placées parallèlement l’une à l’autre, à 0,317 cm. de distance : elles étaient maintenues en position par des cales en bois. La surface de chaque plaque immergée dans l’électrolyte était de 150 cm2. La différence de potentiel entre l’électrode et l’électrolyte était mesurée au moyen d’une sonde placée entre les deux plaques et reliée à un électromètre à quadrants : la distance entre la sonde et l’électrode était d’environ 1 mm. Les valeurs du courant étaient mesurées d’après la différence de potentiel aux bornes d’une résistance non inductive. Des sondes-témoin en même métal que les électrodes étaient immergées dans le liquide pour voir s’il se produisait un effet quelconque sans qu’il y eût passage du courant. L’auteur a étudié les métaux suivants :
- Plomb
- L’électrolyse produite par un courant alternatif passant entre des électrodes de plomb plongées dans Yacide sulfurique dilué (100 parties de II20 pour 5 parties de SO4H2 en volumes) a montré que, pour une densité de courant déterminée sur les plaques, la quantité de plomb dissoute par cm2 et par heure était moins considérable pour du courant de fréquence 92,5 que pour du courant de fréquence 21,5. Avec une densité de courant de 0,0236 ampère par cm2, l’épaisseur de plomb dissous atteindrait 2,6 et 4,8 cms en un an avec du courant alternatif de ces deux fréquences, et 70 cm. avec du courant continu. La densité de courant et la forme d’ondes ayant été la même dans les deux expériences, le nombre de coulombs par demi-période varie en raison inverse de la fréquence, mais le plomb dissous ne varie pas comme le nombre de coulombs.
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- Ut ut Ut ut 05 o • Ut b \ DE L’ÉLECTROLYTE
- LO LO iO 1 to o to ut to 05 LO Ut LO va to to o 05 L5 i l | après \ e° degrés C°
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- O o O o o o O o O o O o O QUANTITÉ DE COURANT
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- 05 l-H o vJ o va o 05 05 o va 05 o
- O O o o o o o o O o o O O
- O O b o o • o b O b o b o b NOMBRE DE COULOMRS
- oo 05 05 05 05 05 05 05 o. 05 05 o 05 par 1/2 période
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- to HH HH LO 00 HH 05
- o 1 o to oo 4^ ut o 05 va 05 o
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- L0 00 ut 05 O O UT LO «U
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- O o o o o O o o o o O O NOMBRE DE GRAMMES
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- TABLEAU
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- i
- TABLEAU I
- (Suite)
- K U Z W 5 fl- X W MÉTAL SOLUTION H O Z H 2 03 (k £> X £h J2 Q « a -H CS E3 Q FRÉQUENCE DEN de SOLU a CS ;> cS SITE la TION 03 O * fc- ’ a* 03 W s S b5 j 2 0 E- B3 < ^ A U '« H eu j s 5 J ** H Q a 03 1 6 après j en degrés C°
- i4 Fer Sulfate de fer 7 92 1,122 1,125 ïg.5 29
- i5 — — 8 92 1,174 1,186 20.6 25
- 16 — — 8 92 I ,174 1,186 20.6 26.5
- 17 — — 8 32 I .066 1,102 i8.5 21.4
- 18 — Clorure de sod. 18 92 t, 138 1,134 22 21
- J9 — — 7 92 i, 134 1,128 ig.5 23.5
- 20 — — 8 32 1,086 1 ,ogo 19-5 21
- 21 Cuivre Sulfate de cuivre 21, i5 i>5.5 i,~io5 16.25 17.3
- 22 — — 8 9 2 1,060 1,092 >9 3o.5
- 23 — Chlorure de sod. 18 92 1,138 I , i32 21.5 21
- 24 — — 8 32 1,066 1,098 18.4 20.3
- 2Ô — Phos. de sodium 18 92 O LO 1 ,o5o 21,2 21.5
- 26 Etain Protochl. d’étain 12,5 25.5 1,110 1,120 16 16.8
- 0.0979 0.0929 o.0929 o.o34o 0.0262 o.0929 o.oâia 0.0266
- o„iooo
- 0.0241 o.o34o 0.0241 0.0244
- ctf s-
- S «
- S
- o.o346
- o.o335
- o.o335
- o.o334
- 0.00956
- o.o345
- o.o334
- POIDSDES PLAQUES
- en grammes
- avant
- 63.098 69.786 60.o85 61,33o
- 62.464
- 5g.3i9
- 55.4&o
- 56.242 67.168
- 66.242 67.141 66.312 56.977 53.295
- (i38.i45 o.o345 \ . K
- çi4o.2i5
- u34.55o °'°335 >,36.8,5 [i35.235 0-00»66i,33.500
- (jl 34.085 |33.365 ,134.67/, 0'00966l,36.89, 123.571 119.491
- o.o334
- o.o345
- apres
- S **
- Q W K H <J O Z 5
- S & a a
- 62.537 69.407'
- 55.4905
- 56.280)
- 57.211)
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- 54.46o)
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- 67.190)
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- 53.296^ 1
- 138.013) i4o.162)
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- 136.717)
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- i33.4i3)_
- 133.762/
- i33.o35
- 134.682)
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- 1ig.3o5
- O "O
- OBSERVATIONS
- 0.940 0.000457 j
- 9.645 o.oo38g |
- 1.0 46 o.oo445
- 1.851 0.000787
- 0.092 -{-0.000017
- 0.262 -f-0.000121 .
- 0.255 -{-0.000100
- 0.185 o.oooo5i
- 0.181 0.000079
- 0. i65 0.000028
- o.653 0.000278
- 0.009 -f- 0.0000015
- 0.26 0.000066
- Même solution que
- Eau ordinaire.
- Eau distillée.
- Même solution que dans l’expér. 18.
- 112 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XLV. — N° 42.
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-
- 21 Octobre 1905
- REVUE D’ELECTRICITE
- 113
- Le tableau I indique les différents résultats (expériences 1, 2, 3).
- Zinc
- Des plaques de zinc amalgamé furent placées dans Y acide sulfurique étendu (100 parties de I120 pour 5 parties de SOffl2 en volumes). Deux expériences furent faites avec des densités de courant égales, et des fréquences différentes. La quantité de zinc dissous à la fréquence la plus élevée est plus grande que l’on ne pouvait s’y attendre d’après la proportion du nombre de coulombs par demi-période. Les résultats sont fortement influencés par le fait que la plaque est plus ou moins amalgamée. L’auteur a répété l’expérience dans du chlorure de zinc concentré, du sulfate de zinc saturé et du sulfate de soude concentré. Les différents résultats obtenus sont indiqués sur le tableau I (expériences 4 à 13).
- Fer
- Les plaques de fer furent placées dans du sulfate de fer (S04Fe) concentré : l’effet du courant alternatif était nettement marqué et la quantité de fer dissous atteignait 0,000462 gr. par cm2 et par heure (expérience 13). Quand on augmentait le nombre de coulombs de 0,00956 à 0,0346, la quantité de fer dissous passait de 0,000462 à 0,000457 gr. (expérience 14). Dans les expériences suivantes (15 et 16) on avait renouvelé l’électrolyte et on avait ajouté un peu d’acide sulfurique. Les résultats obtenus sont de 0,00389 et 0,00445 gr. par cm2 et par heure. Pour l’expérience 17, on avait ajouté 1 cm3 d’acide dans 2 000 cm3 d’eau et on avait saturé la solution de sulfate de fer.
- Après lavage et nettoyage, les plaques de fer furent placées dans du chlorure de sodium concentré. Les différents résultats de ces expériences sont résumés sur le tableau I.
- Cuivre
- Des plaques de cuivre furent placées dans du sulfate de cuivre concentré, dans du chlorure de sodium concentré, dans du phosphate de soude PO'HNa2 concentré. Les differents résultats sont indiqués sur le tableau I.
- Etain
- Des plaques d’étain furent placées dans du protochlorure concentré. La valeur de la diffé-
- rence de potentiel entre une électrode et la sonde étant probablement inexacte, l’auteur ne l’a pas donnée dans le tableau.
- E. B.
- Relation entre les phénomènes électrolytiques et la température des électrodes. — Molden-hauer. — Zeitschrift für Elektrochemie, 26 mai 1906.
- L’auteur a employé comme électrodes dans ses expériences des tubes en platine fermés à leur extrémité, dans lesquels étaient introduits des thermomètres.
- Dans l’électrolyse de l’acide sulfurique dilué, la température de l’anode est toujours plus élevée que celle de l’électrolyte : cette différence de température dépend de la densité de courant et, pour une densité de 80 ampères par cm2, elle atteint 4,9° avec de l’acide à 26 % et 11,7° avec de l’acide à 72 % . La courbe de la différence de température en fonction de la concentration va en croissant d’une façon régulière. La différence de température est plus faible à la cathode qu’à l’anode. L’effet Joule pouvant être négligé, la différence de température doit être proportionnelle à la chaleur de réaction des phénomènes en jeu aux électrodes.
- Dans l’électrolyse de l’acide phosphorique, les phénomènes sont les mêmes, mais, dans celle de l’acide chlorhydrique, une action différente se produit à l’anode. Dans les solutions de potasse, l’augmentation de température à l’anode est très considérable avec de la mousse de platine. Dans les solutions de chlorure de potassium, la température de l’anode croît d’abord jusqu’à un maximum, puis décroît brusquement à nouveau d’une façon périodique : ce phénomène est attribué par l’auteur à la décharge alternative des ions OH et des ions CL.
- L’auteur a ensuite maintenu la température des électrodes constante en y faisant passer une circulation d’eau froide. Avec l’acide sulfurique dilué, la formation d’acide persulfuri-que est augmentée par le refroidissement, mais, avec de l’acide concentré, la différence est faible. Il en est de même pour la formation de persulfate d’ammonium et de percar-bonate de potassium.
- E. B.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N» 42.
- MESURES
- Comparaison de self-inductances (fig. 1)
- Mesure de l'inductance et de la capacité au moyen du galvanomètre balistique différentiel. — J. Raymond. — Physical Review, août igo5.
- L’auteur indique un certain nombre de méthodes intéressantes pour la mesure de la self-induction, de l’induction mutuelle et de la capacité au moyen d’un galvanomètre balistique différentiel.
- Le galvanomètre contenait deux bobines, l’une fixe et l’autre montée sur charnière, pour permettre un accès facile à l’équipage oscillant et au fil de suspension. Chaque bobine contenait deux fils enroulés côte à côte: les valeurs de l’effet magnétique, de la self-inductance et de la résistance de chaque fil étaient égales. Lorsque les quatre enroulements (numérotés 1 et 2 sur la bobine fixe, et 3 et 4 sur la bobine amovible) étaient en série, 1 et 3 étant groupés avec 2 et 4, la déviation de l’aiguille était de 0o12' pour une intensité de courant de 0,15 ampère. La résistance des quatre enroulements en série était de 12,9 ohms à 16°.
- L’équipage mobile consistait en un aimant en forme d’ellipsoïde de 6,5 mm. de diamètre monté sur une tige de bambou qui portait à son extrémité supérieure un petit miroir et, juste au-dessous de celui-ci, un mince disque de cuivre de 16 mm. de diamètre tourné avec un bord épais pour avoir un moment d’inertie élevé sous un faible poids. Le tout était suspendu par un fil de soie. Grâce au disque de cuivre, la période d’oscillation de l’équipage était assez grande. Pour arrêter l’équipage rapidement, avant de mesurer une déviation balistique, on employait une bobine accessoire de 15 tours de fil et de 3,7 cm. de diamètre placée derrière le galvanomètre et faisant partie d’un circuit indépendant à clé double alimenté par une pile. La clé double permettait soit de fermer le circuit à travers une résistance de 150 ohms, soit de shunter cette résistance quand on désirait soumettre l’aiguille à un champ magnétique puissant.
- Toutes les méthodes employées consistent à comparer deux des quatre quantités : résistance, self-inductance, inductance mutuelle et capacité.
- . Une batterie de piles et un commutateur K sont arrangés de façon à envoyer un courant de A en B à travers un circuit double. Dans une branche est placée la résistance L4 ou L2, une boîte de résistances non inductives et les enroulements 1 et 3 du galvanomètre représentés sur la figure 1 par un cercle : dans l’autre branche est placée une boîte de résistances et les enroulements 2 et 4 du galvanomètre représentés par un second cercle. B est une clé de contact qui se déplace le long
- •WWWW
- Fig. 1.
- d’un fil de maillechort CD de 50 cm. de longueur, employé pour permettre d’obtenir plus facilement l’équilibre. On opère de la façon suivante :
- a) Avec l’inductance L^ en circuit et un courant constant, on équilibre les résistances pour que l’équipage du galvanomètre reste au zéro : on a Rj = R2
- b) On inverse les connexions au commutateur K et on mesure la déviation dr
- c) On insère l’inductance L2 à la place de L, et on ajuste la résistance en série de façon à équilibrer R2.
- d) On inverse le commutateur et on mesure la déviation balistique d2.
- On a :
- L|_d\
- L 2~d,
- (0
- Pour établir cette égalité, on considère la différence de potentiel entre A et B.
- d ; i y ^l\ !
- Rl‘'+L| 37+•/-*'
- ..(îè
- dt
- di
- di.
- ïVl + V-r^-M^O»)
- où y représente la self-induction des enroulements 1 et 3 ou 2 et 4 du galvanomètre,
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- 21 Octobre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 115
- M le coefficient d’induction mutuelle et i le courant. En intégrant, on obtient :
- RiQi + Lffi -f- vb — ML = R2Q2 H-vL — Mb (3) où et L2 sont les courants finaux égaux et et Q2 les quantités d’électricité passant à travers des bobines du galvanomètre pen-
- dant la période variable. En simplifiant et en supprimant les indices inutiles, on obtient :
- Q>-Qi = Tf- (4)
- De même, des opérations (c) et (dj on déduit :
- Qà — Q! = (5)
- Les quantités différentielles sont proportionnelles à ces déviations balistiques dK et d%, le facteur de proportionnalité dépendant de la période de vibration de l’équipage mobile et des constantes des bobines.
- Q2 — Qi _______L<
- Qà — Q{ d‘2 V w
- Dans tout ce qui suit, on établirait, d’une façon analogue, les relations indiquées.
- de cette méthode de zéro. Si la résistance d’une des bobines R^ est considérablement plus grande que celle de l’autre, on peut supprimer la résistance non inductive en série avec Rr
- On équilibre d’abord les résistances pour un
- R
- ; —'T5751RRP'——/\A/W\A
- Fig. 2.
- courant constant, puis on ajuste pour qu’il n’y ait pas de déviation quand on inverse le commutateur. 11 faut pour cela ajouter une résistance R2 en parallèle avec R^ et une des résistances série.
- Le rapport des inductances est :
- Li (R ~h R 2)” /«\
- La“ R-2 W
- Comparaison de self-inductances : 2e méthode
- Cette méthode est due au professeur Niven. Les bobines, dont les inductances sont L^ et L2, sont réunies en série avec une résistance non inductive et placées une dans chaque branche du circuit du galvanomètre. Si chaque résistance non inductive est rendue égale à la résistance de la bobine opposée, il n’y a pas de déviation du galvanomètre sous l’elfet d’un courant constant. Les points placés entre les bobines et les résistances en série sont au même potentiel et peuvent être réunis par un fîl conducteur sans que l’équilibre soit troublé. Si la résistance de ce fîl est variable, on peut trouver nue valeur S telle qu’il ne se produise pas de déviation du galvanomètre quand on inverse le commutateur K. En appelant IQ la résistance entre le point B et la connexion joignant L, et sa résistance en série, on a :
- Comparaison de self-inductances : 3e méthode La figure 2 indique le schéma des connexions
- Comparaison d’inductances mutuelles : méthode de zéro
- Le schéma des connexions est représenté par la figure 3. Quatre bobines, dont les self-inductances sont L4 L2 L3 L} et dont les inductances mutuelles sont M12 M3,( sont reliées comme l’in-
- L
- -----WVW
- ci——VVWV
- dique la figure, avec des résistances non inductives.
- a) O11 équilibre les résistances avec un courant constant pour que la déviation soit nulle.
- b) On connecte les bobines de telle façon que les champs magnétiques des bobines 3 et 4 coïncident en direction, tandis que ceux des bobines
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- 116
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N» 42.
- 1 et 2 sont opposés quand le courant passe de A en B. On ajuste les résistances en série avec les bobines 1 et 4 de façon qu’il n’y ait pas de déviation quand on inverse le commutateur K.
- c) On connecte les bobines de telle façon que les champs magnétiques des deux paires soient opposés en direction, et l’on ajuste à nouveau pour que la déviation soit nulle.
- Si R^ désigne la résistance totale de A en B par le circuit de la bobine 1, et R ; la résistance totale de A en B par le circuit de la bobine 4 dans le groupement (b), et si R'., et R',( indiquent les valeurs correspondantes dans le groupement te}, on a :
- __fhR'dRi '.) / \
- Comparaison des inductances mutuelles : méthode de déviation
- On connecte les bobines 1 et 2, dont l’inductance mutuelle estMH2, en série sur une branche du circuit et les bobines 3 et 4, dont l’inductance mutuelle est M3i, dans l’autre branche.
- a) On insère une résistance non inductive dans la branche du circuit possédant la plus faible résistance totale, et l’on équilibre avec un courant constant.
- b) Les champs magnétiques des deux paires de bobines coïncidant en direction quand le courant passe, on inverse le commutateur K et l’on mesure la déviation balistique dK.
- c) On inverse les extrémités de la bobine 3 de sorte que son champ soit opposé à celui de la bobine 4, et l’on mesure la déviation balistique d% obtenue en inversant le commutateur.
- d) On intervertit les extrémités de la bobine 1 de sorte que son champ soit opposé à celui de la bobine 2 et l’on mesure la déviation balistique dz obtenue en inversant le commutateur. On a :
- __dz —- dz
- ^34 dz — dK
- (10)
- sont et C2 sont placés comme l’indique la figure, l’une de leurs armatures étant reliée à un contact glissant de telle façon que chacun
- Fig. 4
- d’eux puisse être mis en parallèle avec une portion quelconque de la résistance correspondante.
- Si R, et R2 sont les résistances comprises entre B et les points de contact, on a, quand la déviation balistique est nulle :
- Comparaison de capacités : 2e méthode de zéro
- Le schéma des connexions est indiqué par figure 5. Les condensateurs, sont placés, comme l’indique la figure, avec des résistances non-inductives en série pour éviter des courants de décharge trop intenses dans les bobines du galvanomètre. Une batterie de quelques éléments est reliée à une résistance de 20.000 ohms ou
- Comparaison de capacités : méthode de zéro
- Des résistances égales non inductives sont connectées comme l’indique la figure 4. Le contact glissant B est ajusté pour que l’équilibre existe et que la déviation soit nulle pour un courant constant.
- Les condensateurs 1 et 2 dont les capacités I
- plus au moyen du commutateur K. Des contacts glissants A^ et A2 permettent de limiter les résistances R^ et R2. Quand les contacts sont placés en des points tels que la déviation balistique du galvanomètre soit nulle quand le commutateur est inversé, on a :
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- Comparaison de çapacités : 3e méthode de zéro
- Cette méthode est une modification de la précédente. Des clés à double contact sont disposées de façon à charger les condensateurs 1 et 2 quand elles sont abaissées, et à décharger chaque condensateur à travers une bobine du galvanomètre quand elles sont relevées simultanément. Les points de contact inférieurs des clés sont connectés aux contacts glissants A., et A2 placés comme dans la méthode précédente : les points de contact supérieurs sont connectés aux résistances des branches du circuit du galvanomètre. Les courants de décharge passent à travers les bobines du galvanomètre quand les clés sont relevées, s’unissent et vont par un fil commun aux plaques des condensateurs qui ne sont pas connectées aux clés. Ces plaques sont aussi reliées à l’extrémité d’une résistances de valeur élevée, comme dans la méthode précédente. Ce dispositif évite les troubles provenant de défauts d’isolement d’un des condensateurs.
- Comparaison des capacités. Méthode de déviation
- Le schéma est le même que celui de la figure 2 en remplaçant chaque résistance inductive par l’un des deux condensateurs dont les capacités C., et C2 doivent être comparées, et en supprimant la résistance R2 : une batterie de quelques éléments est généralement nécessaire, au lieu de l’élément unique réprésenté sur la figure.
- a) On inverse le commutateur K et on mesure la déviation dK.
- b) On enlève les deux condensateurs des branches du circuit et on laisse seulement les résistances non inductives en série avec les bobines du galvanomètre. On relie les condensateurs en parallèle avec chaque autre résistance et avec l’une des résistances Rr On ajuste l’autre résistance et le contact glissant B pour obtenir une déviation nulle quand un courant constant circule. Soit R la résistance totale de A à B dans l’autre branche.
- cj On inverse le commutateur K et on mesure la déviation d2.
- On a :
- L2
- 2 R2rf2 -j- Rfifi
- (i3)
- Le signe de la formule indique que la capacité du condensateur 1 est plus grande que celle du condensateur 2.
- E. B.
- DIVERS
- Sur le Sélénium et son importance en électro-technique, par E. Ruhmer.
- L’auteur fait d’abord un historique rapide de la découverte du sélénium et indique ensuite les diverses formes sous lesquelles on le trouve : tout d’abord amorphe, c’est une poudre rouge qu’on obtient comme produit accessoire dans la fabrication de l’acide sulfurique. Par fusion du sélénium amorphe, on obtient ensuite comme deuxième modification une masse vitreuse noire, rappelant la cire à cacheter, à surface brillante, qui fond à environ 100°. C’est cette modification qu'on trouve dans le commerce sous forme de barres, de boules ou de petits bâtons. Dans cet état, le sélénium est un isolant ; il produit de l’électricité par frottement. Le sélénium noir et vitreux, soumis à un échauf-fement prolongé entre 100 et 200° devient cristallin et sous cet état, commence à conduire le courant électrique. Cette modification cristalline, de couleur gris ardoise, est complètement opaque, même en couches très minces. A cause de ses propriétés rappelant celles des métaux, cette modification a reçu le nom de sélénium métallique.
- Toutefois, même à l’état cristallin, le pouvoir conducteur du sélénium est très faible. Bidwell, par exemple, donne 2.500 mégohms comme résistance spécifique du sélénium cristallin.
- C’est ce qui conduisit, en 1873, l’ingénieur des télégraphes Willoughby Smith, à employer le sélénium cristallin comme résistance pour son système d’essais et de vérifications pendant la pose des câbles sous-marins. Smith employait le sélénium sous forme de bâtonnets de 5 à 10 cm. de long et de 1 à 1 1/2 mm. de diamètre. Ces résistances étaient renfermées hermétiquement dans des tubes de verre aux extrémités desquels étaient soudés deux fils de platine servant à amener le courant. On reconnut que la résistance des bâtonnets était extrêmement variable et on trouva la cause de ce changement
- 2lC-d.2 — R'fcfi
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N» 42.
- de résistance dans l’action de la lumière sur le sélénium.
- Pour favoriser le plus possible l’influence de la lumière, on construit alors des éléments de sélénium sur lesquels l’auteur s’étend assez longuement. Trois conditions sont à remplir pour la construction d’un tel élément. Les électrodes métalliques doivent posséder la plus grande sur-
- Fig. 1
- face possible : elles doivent être aussi rapprochées que possible ; enfin le sélénium doit être appliqué en couches minces.
- L’auteur a réussi à améliorer les éléments au point de vue de la construction et à augmenter considérablement leur sensibilité à la lumière.
- Le support du sélénium, dans les nouveaux éléments, est de forme lenticulaire et se compose de deux moitiés rapprochées par leurs faces planes. Cette plaque en deux parties, pourvue de dents pratiquées sur les bords avec la machine à diviser, porte l’enroulement bifilaire déjà décrit, fig. 1. Lorsqu’on échauffe la plaque pour transformer le sélénium, les fils métalliques se dilatent plus que le support et on peut compenser
- Fig. 2
- leur extension en déplaçant légèrement les deux moitiés l’une par rapport à l’autre (fig. 2). Les fils, de nouveau tendus, se trouvent alors mathématiquement parallèles, et on peut faire l’enroulement très serré sans avoir à craindre les court-circuits. Cet enroulement régulier offre en outre l’avantage que les éléments admettent une charge beaucoup plus élevée, puisque le courant se répartit uniformément sur tout l’élément, alors que précédemment il ne passait
- ; qu’aux endroits où les fils se trouvaient acci-j dentellement très rapprochés et qu’ainsi une très petite partie seulement de l’élément était active.
- Grâce à cet enroulement serré et régulier, les éléments, pour une très faible résistance, sont devenus extrêmement sensibles à la lumière, et permettent en outre une densité de courant beaucoup plus considérable. Les éléments sont montés dans un boitier rond en ébonite, pourvu d’un obturateur et de bornes et ont à peu près la grandeur d’une montre de poche. La surface sensible circulaire est recouverte d’une fenêtre à coulisse qui la protège contre les détériorations.
- Pour la phototélégraphie ou la phototéléphonie, les éléments cylindriques conviennent mieux que les éléments plats parce que, placés
- Fig. 3
- suivant l’axe optique d’un réflecteur parabolique, ils reçoivent également la lumière de tous les côtés. La figure 3 montre un élément cylindrique de ce genre, placé dans une ampoule de verre dans laquelle on a fait le vide.
- Pour les emplois pratiques du sélénium, la durée et la constance des éléments sont d’importance prépondérante. Déjà en 1877, Adams et Day montrèrent que la résistance d’une préparation de sélénium varie peu à peu avec le temps, indépendamment de l’éclairage. La résistance diminue graduellement, souvent même instantanément et tombe à quelques ohms. L’élément perd ainsi complètement sa sensibilité à la lumière. Ridwell attribue le fait à la formation de ponts d’oxydes bons conducteurs entre les
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- électrodes. Aussi, pour obtenir des éléments constants, il est à recommander de réaliser déjà dans le vide le passage du sélénium à l’état cristallin, afin que ce corps, qui est très hygrosco-pique, ne vienne pas en contact avec l’air atmosphérique. Des éléments préparés de cette façon conservent pendant des années une résistance constante et une sensibilité invariable.
- Le changement de résistance du sélénium est provoqué par une action lumineuse et non par une action calorifique. Un brûleur Bunsen dont la flamme est bleue et qui rayonne une grande quantité de chaleur n’agit presque pas sur le sélénium, tandis qu’une flamme claire et vive, quoique moins chaude, réduit immédiatement la résistance dans une forte proportion.
- D’après les expériences de Rosse, Adam et Siemens, la résistance d’un élément de sélénium serait à peu près inversement proportionnelle à la racine carrée de l’intensité lumineuse. Ilopius admet que la conductibilité est proportionnelle à la racine cubique de l’intensité lumineuse. 11 résulte des expériences de l’auteur que la relation entre la résistance et l’intensité lumineuse est très variable pour les différents éléments. Les uns réagissent peu à un faible éclairage, mais très énergiquement à une lumière vive. D’autres se comportent différemment, ils sont très sensibles pour de faibles impressions lumineuses, moins sensibles pour des éclairages plus intenses. Les premiers sont généralement appelés éléments durs, les derniers, éléments tendres.
- L’expérience a appris que ces réactions différentes des éléments aux éclairages faibles ou vifs ont pour cause la diversité dans le mode de préparation de ces éléments. On peut obtenir, e*n effet, de deux façons différentes la modification cristalline de la couche de sélénium.
- Si l’on fond le sélénium vitreux et que, pendant son refroidissement, on le soumet à des ébranlements, on obtient la modification dure, qui possède une structure cristalline à petits grains et est d’une teinte gris-bleu. Si, au contraire, le sélénium fondu appliqué sur l’élément est fortement chauffé, puis refroidi tranquillement il reste noir vitreux; chauffé encore une fois à environ 200°, il passe à la modification cristalline à gros grains qui possède une teinte d’un gris plus clair; c’est le 'sélénium
- tendre. 11 est donc très difficile de trouver une mesure numérique permettant d’apprécier la sensibilité d’un élément, à cause de la façon différente dont se comportent les diverses modifications. 11 est préférable, pour chaque élément, de déterminer expérimentalement et de représenter graphiquement la relation existant
- 120000
- 32 000
- ssooo
- entre la résistance et l’éclairement. De cette représentation graphique ou caractéristique, on peut àlors tirer des conclusions certaines sur la sensibilité de l’élément et son utilisation pour un usage déterminé.
- Pour les éléments tendres qui sont le plus souvent employés, et des intensités lumineuses moyennes, on peut admettre approximativement la relation :
- __/ 'b \ a
- H* ~’ V a )
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- où a désigne en lux l’éclairement le plus faible, b le plus fort, Ra et R6 les résistances ohmi-ques correspondantes. D’après les recherches de l’auteur, l’exposant « oscille entre 0,25 et 0,35 ; pour les très bons éléments, il peut atteindre 0,4.
- L’auteur donne la caractéristique (fig. 4) d’un de ses éléments cylindriques dont l’exposant a est environ 0,38. L’examen de la courbe montre qu’on a affaire à un élément tendre, car sa résistance qui est de 120.000, ü dans l’obscurité tombe déjà rapidement, pour un éclairement très faible de 1 lux, à 42.000 O, c’est-à-dire à 35 % de la résistance primitive. La diminution de résistance est encore considérable jusqu’à 64 lux. Mais à partir de ce point, la courbe s’aplatit; une diminution importante de la résistance ne se produit plus, même si l’on augmente l’éclaireinent jusqu’à 20.400 lux et davantage, ce qui correspond à peu près à la lumière du soleil à midi pendant les mois d’hiver. On se tromperait donc beaucoup si l’on pensait attendre de cet élément, pour un vif éclairement, de grandes variations de résistance avec des variations données de l’intensité lumineuse. Mais au contraire, ce résultat sera atteint avec le même élément pour un très faible éclairage.
- Le changement de résistance du sélénium a cela de commun avec l’aimantation du fer que le phénomène n’est pas instantané ; il y a une certaine inertie à vaincre. Si un élément, tenu jusque-là dans l’obscurité, est éclairé d’une façon brusque, sa résistance n’arrive pas immédiatement à la valeur correspondant à cet éclairement; il faut attendre plusieurs secondes avant de voir se fixer l’aiguille de l’instrument de mesure.
- La résistance d’un élément qui a été vivement éclairé remonte encore beaucoup plus lentement, lorsqu’il est soumis de nouveau à l’obscurité.
- 11 est à peine besoin de remarquer que cette inertie particulière est un inconvénient dans
- tous les cas où il s’agit de variations rapides de résistance. Mais heureusement, après chaque éclairage de l’élément, on n’a pas besoin d’attendre qu’il ait repris sa résistance à l’obscurité; pour la plupart des applications, de plus petites oscillations de la résistance suffisent.
- L’expérience suivante (fig. 5) prouve qu’avec un bon élément, ces oscillations peuvent réellement se produire dans un temps très court.
- Un disque de plomb, mis en rotation rapide par un électro-moteur, est pourvu sur sa circonférence d’un grand nombre de trous circulaires régulièrement espacés. Par un de ces
- trous, la lumière concentrée d’une lampe à arc tombe sur un élément de sélénium, monté en circuit avec une batterie et un téléphone. Quand le disque tourne, le sélénium est éclairé d’une façon intermittente, et la résistance varie à des intervalles correspondants ; tantôt elle diminue, tantôt elle augmente. Les oscillations de courant produites dans le circuit actionnent le téléphone qui commence à résonner. Comme la hauteur du son correspond au nombre des ouvertures du disque coupant le pinceau lumineux dans l’uuité de temps, on peut la modifier en changeant le nombre de tours du disque. On se rend compte facilement de cette manière qu’un élément est en état de subir, sans difficultés, plusieurs milliers d’oscillations de résistance par seconde.
- (à suivre). E. IL
- EltS. — SOCIÉTÉ NOUVEL?,£ DE l’iMPKIMERIE MIRIàM,
- t RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLV.
- Samedi 28 Octobre 1905.
- 12° Année. — N° 43.
- aqu
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- 1%: ^ Si
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées' Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. - G. LIPPIVIANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MO N N1 ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - fA. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- COMPARAISON ENTRE LES SYSTÈMES TRIPHASÉ ET CONTINU, AU POINT DE VUE DE LA TRACTION ÉLECTRIQUE DES CHEMINS DE FER
- Le sujet de cette note est une comparaison brève entre les deux systèmes dans le service des voies de grande communication dont le trafic exige la propulsion de trains à voyageurs à vitesses élevées, et de trains à marchandises de plusieurs centaines de tonnes. En un mot, c’est le trafic des grandes lignes actuellement exploitées par des locomotives à vapeur, qui nous sert de point de départ dans notre comparaison.
- Les deux systèmes mentionnés sont tellement connus, qu’il est superflu de les décrire.
- Au point de vue de la pratique, une comparaison exacte entre les deux systèmes doit comprendre les quatre points suivants :
- 1° Frais de premier établissement,
- 2° Frais d’exploitation,
- 3° Frais de sécurité de service,
- 4° Elasticité du service, ou possibilité d’une extension future aux lignes voisines.
- Il y a encore la* question de la construction du matériel moins importante pour le praticien, mais très importante pour le technicien.
- I. -- FRAIS DE PREMIER ETABLISSEMENT
- Sans vouloir entrer dans des considérations théoriques pour démontrer que l’installation du système à courants triphasés est beaucoup moins coûteuse que celle du sys-
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- tème à courant continu avec troisième rail, il vaut mieux nous référer aux données pratiques qui parlent plus clairement que toute autre considération.
- Les deux lignes typiques de Ultalie du Mord : la ligne de la Valteline et la ligne de Milan-Gallarate Porto-Ceresio, construites d’après les deux systèmes en question, sous les mêmes conditions, fournissent une base excellente pour une telle comparaison.
- Les frais d’établissement de la station centrale et de la ligne primaire peuvent être supposés égaux en admettant que l’énergie est produite sous forme de courants triphasés à haute tension dans les deux cas, seule façon rationnelle d’opérer. Le coût du matériel roulant ne diffère pas non plus, car le prix plus élevé des appareils à haute tension du système triphasé trouve une compensation dans le poids moindre de ses moteurs pour des puissances égales.
- Il reste donc à comparer les frais de la transformation de l’énergie (sous-stations) et les frais de la ligne de contact.
- Suivant une publication du journal anglais Traction cincl Transmission (Y. 1902, page 120) les frais entraînés par l’établissement de la ligne Milan-Gallarate, sont les suivants :
- Goût des 3 sous-stations de i.ooo kw complètes à 2o3.ooo francs.............................. Gog.ooo »
- Goût des 2 sous-stations de 25o kw complètes à 91.000 francs................................. 182.000 »
- Total................... 791.000 fr.
- La ligne ayant 73 km de longueur, le prix par km de voie simple ressort à ?.91.‘^P22 =............
- Il convient de remarquer que, depuis lors, les sous-stations ont été complétées par des batteries d’accumulateurs dont les frais cependant n’ont pas été comptés.
- Prix de l’équipement électrique complet d'un km de voie...........................................
- 1o.65o »
- 16.^3o »
- Au total par km
- 27.380 fr.
- Par contre, les frais correspondants de la ligne de la Valteline sont les suivants :
- Coût des sous-stations et de la ligne de contact complètes........................................
- La totalité de longueur de la ligne étant de 106 km, le prix par km de voie simple ressort à
- ... 1.269.000 »
- 1.269.000 .
- ----^----= 12.000 fr.
- 106
- c’est-à-dire 43,5 °/„ du précédent.
- M. Paul Dubois, dans son rapport sur la traction électrique en France (*), déposé au Congrès international des chemins de fer à Washington 1905, dit, à la page 6, que les frais d’établissement d’une ligne à courant continu, sous-stations comprises, s’élèvent à 1/3 ou 1/2 des frais totaux. Il en résulte que le système continu est au moins de 40 à 57 % plus cher que le système triphasé.
- La différence devient encore plus notable si nous basons notre comparaison sur les données de M. Dubois. Suivant lui, l’équipement d’un km. de voie simple coûte au minimum 25.000 fr., quelques fois même 40 à 50.000 fr. Le coût d’une sous-station serait de 200 fr. par kilowatt installé avec un minimum de 50 kw. par km. Ceci monte encore à 10.000 fr., ce qui porte le prix du kilomètre cà 35.000 fr. au minimum, soit 2.9 fois plus que le prix du kilomètre sur la ligne de la Valteline. En supposant, cependant, le chemin de fer de la Valteline équipé avec une ligne de contact soutenue par 'des poteaux en fer, ce qui convient sans doute mieux au caractère d’une grande ligne, les frais par km. sous-slations comprises, seraient de 17.500 fr., soit la moitié de la somme calculée par M. Dubois.
- M. Dubois conclut que les frais énormes d’établissement, joints aux dépenses élevées
- P) Voir l’Eclairage Electrique, tome XL1II, 10 juin 1905, page CX11I.
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- de surveillance et d’entretien des sous-stations, rendent prohibitive l’adoption du système à courant continu.
- Il est intéressant de constater que des calculs, établis pour des conditions américaines, concordent parfaitement avec nos conclusions. Ainsi, M. de Murait, dans un mémoire présenté à l’Association américaine des Ingénieurs-Électriciens (Séance du 19-23 juin 1905 à Asheville) f1), donne une comparaison des frais de premier établissement d’une ligne déterminée, calculés pour le cas de courant continu et pour le cas de courants triphasés. Il arrive à la conclusion que les premiers sont de 50 % plus élevés, sans compter cependant le matériel roulant qu’il suppose du même prix dans les deux cas.
- II. - FRAIS D’EXPLOITATION
- Les frais d’exploitation à comparer dans les deux cas se composent des dépenses relatives à la production de l’énergie et des frais d’entretien de tout l’établissement.
- Les premiers influent considérablement sur le résultat, si l’énergie est produite par de la vapeur. Si l’on exploite une source naturelle d’énergie hydraulique, ce sont seulement les intérêts du capital engagé qui sont à considérer. En tout cas cependant, la consommation spécifique des tracteurs, ou en d’autres termes le rendement des moteurs employés détermine l’économie du système.
- A ce point de vue, nous citerons de nouveau les résultats pratiques obtenus sur les lignes Milan-Gallarate et Lecco-Colico-Chiavenna.
- La Revue Générale des Chemins de Fer a publié une note dans laquelle on voit que la consommation spécifique des trains électriques sur la ligne Milan-Gallarate monte à 65 watts-heures par tonne-kilométrique, mesurés sur la voiture motrice.
- La valeur correspondante sur la ligne de la Valteline est, d’après les résultats des mesures faites de la part de la Compagnie de chemin de fer, 31 watts-heure (2).
- Il faut remarquer que, dans les deux cas, toute l’énergie nécessaire à la propulsion et à l’accélération des trains est envisagée. L’énergie nécessaire à la propulsion d’un train en palier marchant à pleine vitesse a été également déterminée sur ces deux lignes et fournit une excellente base de comparaison.
- La publication mentionnée (3) indique que, sur la Valteline, l’énergie nécessaire à la propulsion d’une tonne en palier à une vitesse de 64 km. à l’heure a été comprise entre 12.5 et 13.5 watts-heure.
- M. l’ingénieur V. Tremontani, dans son rapport sur la traction électrique pour l’Italie, déposé au Congrès international des Chemins de Fer à Washington (4) indique (page 101) que le chiffre observé sur la ligne Milan-Gallarate est de 30 watts-heure.
- Il est vrai que les trains de cette ligne marchent à une vitesse maxima de 90 km. à l’heure, tandis que ceux de la Valteline marchent seulement à 64 km. à l’heure, de sorte que les valeurs numériques ne sont pas directement comparables. Mais une différence de 40 % clans la vitesse ne peut pas, s’il n’existe pas une différence dans le rendement du système, produire une différence de 130 % dans la consommation de l’énergie, surtout si l’on tient compte des déclivités plus considérables de la Valteline.
- La cause du meilleur rendement du système triphasé, en dehors de la supériorité de
- (') Voir l’Eclairage Electrique, tome XLIV, 12 août 1905, page 238.
- (2) Voir VEclairage Electrique, tome XLIII, 6 mai 1905, page LVIII.
- (3) Voir l’Eclairage Electrique, tome XLIII, 6 mai 1905,page LVIII.
- (4) Voir VEclairage Electrique, tome XLIII, 10 juin 1905, page CXII,
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- ses moteurs doit être attribuée à la possibilité de récupérer de l’énergie sur les pentes et pendant les périodes de freinage. Partout où la production de l’énergie est coûteuse et où la ligne présente de fortes déclivités, cette particularité du système triphasé est très précieuse.
- En ce qui concerne les frais de la transformation de l’énergie dans le système triphasé, ceux-ci se réduisent à 1-2 % de l’énergie transmise, comme pertes dans les transformateurs des sous-stations.
- Avec le système continu, les sous-stations rotatives représentent chacune une station centrale, où, en plus des transformateurs, des convertisseurs, etc., il y a très souvent des batteries d’accumulateurs. Les pertes d’énergie dans ces sous-stations sont comprises entre 15 et 30 % , tandis que les frais du personnel pèsent lourdement sur les dépenses totales. Par contre, les sous-stations statiques du système triphasé n’exigent aucun entretien, sauf des inspections périodiques, faites par le personnel de la ligne.
- Les frais d’entretien de la ligne sont encore notablement moindres pour la ligne aérienne du système triphasé que pour le troisième rail, surtout dans la période de pluie et de neige.
- En ce qui concerne enfin les frais de réparation du matériel roulant dans les deux cas, chacun sait que les réparations du collecteur, cette partie délicate des moteurs à courant continu, constituent à elles seules une grande fraction des frais totaux. Par contre, les frais d’entretien des bagues robustes et simples du moteur triphasé sont de beaucoup inférieurs.
- III. -- SÉCURITÉ DE SERVICE
- Il est évident qu’un système quelconque, présentant même des avantages très considérables, ne saurait conquérir le champ de la traction électrique sur les grandes lignes, s’il ne garantissait au moins la même sécurité de service que l’ancienne traction à vapeur.
- A ce point de vue encore, il y a une grande différence entre les deux systèmes en question.
- Le troisième rail du système continu constitue un danger inévitable en même temps qu’il est la cause fréquente des interruptions de trafic plus ou moins importantes. Le danger consiste dans la disposition en niveau du rail sous tension, et dans la proximité des rails de retour.
- Les conséquences en sont des courts-circuits fréquents, dont l’arc peut facilement mettre le feu à la partie combustible des voitures qui se trouve au-dessus de lui. De nombreux accidents ont eu là leur origine. Récemment, suivant les communications des journaux, une catastrophe de ce genre a eu lieu à New-York, sur le Manhattan Elevated Railway, où un court-circuit, causé par une voiture déraillée, a mis le feu à la voiture et a causé la mort des voyageurs qui ne pouvaient se sauver du viaduc.
- Abstraction faite de ces dangers, le troisième rail présente encore des incommodités très graves au point de vue du service normal. Les influences météorologiques, la pluie, la neige, occasionnent souvent des interruptions dans le service régulier. La catastrophe du Métropolitain de Paris a été précédée et suivie par des accidents plus ou moins importants, ayant tous pour cause la formation d’une couche de verglas ou de neige sur le troisième rail. D’après les journaux anglais, un accident désagréable s’est produit le 1er juillet, jour fixé pour l’ouverture partielle du Métropolitain de Londres. Ce jour-là une pluie abondante a inondé la voie et des courts-circuits se sont produits entre
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- le troisième rail et les rails de retour, rendant tout trafic impossible. Après un arrêt d’une demi-journée, le trafic a été repris avec d’anciennes locomotives à vapeur.
- Or, le système triphasé peut répondre aux exigences du plus lourd trafic, avec une ligne aérienne de deux fils, dont la section ne dépasse pas 100 mm2 par phase même dans le cas extrême. Une telle ligne, soigneusement inspectée, évite tout danger et n’est aucunement influencée par les conditions atmosphériques.
- IV.---ÉLASTICITÉ DU SYSTÈME
- Les partisans du système à courant continu pourraient cependant admettre la ligne aérienne, en élevant la tension du courant jusqu’à 2 ou 3.000 volts. Des tentatives ont été effectivement faites dans cet ordre d’idées. On a construit des locomotives à courant continu à 2.400 volts. Mais on arrive très vite à la limite où cette tension ne suffit plus, et une transformation de l’énergie devient nécessaire. Nous avons vu combien une telle transformation pèse, tant sur les frais de premier établissement que sur les dépenses d’exploitation. Ce système ne possède donc aucune élasticité. 11 est impossible de l’étendre économiquement sur les lignes voisines. Le système triphasé, par contre, se prête très facilement aux extensions. En effet, il suffit d’élever la tension primaire, ou de renforcer les feeders qui alimentent les sous-stations.
- Partout où le système continu est installé, on a subdivisé les grands trains en plusieurs unités plus légères, afin de mieux répartir la charge entre les sous-stations qui ne peuvent guère supporter les surcharges considérables. Elles ne disposent pas de la même élasticité que les sous-stations du système triphasé, qui répondent facilement à des surcharges momentanées de 4 à 5 fois la capacité normale. De telles surcharges arrivent fréquemment si des trains lourds passent sur la ligne suivant l’horaire fixé. Avec le système triphasé, il est très facile de maintenir un horaire quelconque sur une grande ligne ; avec le système continu, on ne pourrait y parvenir qu’en augmentant considérablement les frais de premier établissement.
- F. de Koromzay.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- MATÉRIEL ÉLECTRIQUE EXPOSÉ PAR LA SOCIÉTÉ PARISIENNE POUR L’INDUSTRIE DES CHEMINS DE FER ET TRAMWAYS ÉLECTRIQUES
- La Société Parisienne pour l’Industrie des chemins de fer et tramways électriques expose sur son stand un certain nombre de machines ou d’appareils, relatifs à la traction électrique, que nous allons passer rapidement en revue.
- I. -- DYNAMO A COURANT CONTINU
- Cette dynamo génératrice, représentée par les figures 1, 2 et 3, a une puissance de 34 kilowatts et produit 150 ampères sous 225 volts en tournant à la vitesse de 900 tours
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- par minute. Employée comme moteur, elle fournit 40 chevaux sous 220 volts à la vitesse
- de 820 tours par minute. L’é-chaufïement maximum en marche continue à charge normale n’atteint pas 45° au-dessus de la température ambiante. Le rendement est de 90 % en marche industrielle. Les dimensions d’encombrement de la machine sont les suivantes : hauteur '/S L maxima : 0.850 mm. ; hauteur
- de l’axe au-dessus du sol : 400 mm. ; longueur axiale maxima, poulie comprise : 1.290mm.; largeur maxima : 780 mm.
- Son poids est de 850 kgr.
- La carcasse inductrice ronde a un diamètre extérieur de 780 mm. et est en acier coulé de haute perméabilité. Elle est en une pièce et porte deux pattes qui soutiennent la machine. Cette carcasse est munie de
- quatre pôles inducteurs massifs venus de fonte avec elle : ces pôles ont une section ronde de façon à diminuer le plus possible la longueur de l’enroulement inducteur.
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- Fig. 1. — Dynamo de 34 kilowatts.
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- Fig. 2. — Dimensions principales de la dynamo de 34 kilowatts.
- Sur les noyaux polaires, sont fixés, au moyen de vis, des épanouissements;'feuilletés de 16 mm. de hauteur radiale, formés de tôles assemblées par des rivets : l’emploi d’épanouissements feuilletés réduit au minimum les pertes magnétiques à la surface polaire.
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- Chaque noyau polaire porte une bobine inductrice en fil fin enroulé sur une carcasse rigide métallique revêtue de carton isolant et maintenue par l’épanouissement polaire.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 348 mm. La valeur de l’entrefer simple est de 4 mm.
- Le corps de l’induit est composé de disques de tôles de fer doux de haute perméabilité magnétique et à faible coefficient d’hystérésis. Ces tôles ont 0,5 mm. d’épaisseur et sont isolées les unes des autres par du papier parcheminé très fin, collé sur l’une des faces. Elles sont empilées sur l’arbre et forment trois paquets compacts, elavetés directement sur l’arbre et ménageant entre eux deux canaux de ventilation de 8 mm. de largeur :
- Fig. 3. — Coupe de la dynamo de 34 kilowatts.
- les tôles sont maintenues serrées entre des tôles maitresses sur lesquelles s’appuient deux plateaux d’extrémité en fonte dont l’un bute contre un épaulement de l’arbre et dont l’autre est arrêté par une bague. Les canaux de ventilation ménagés entre deux paquets de tôles consécutifs, de même qu’à chaque extrémité du corps de l’induit, permettent l’aspiration de l’air de la partie intérieure de l’induit et son refoulement vers l’extérieur sous l’effet de la force centrifuge. Cette circulation d’air est rendue possible par des trous ménagés au voisinage de l’arbre dans les tôles, dans les plateaux de serrage et dans le tambour du collecteur. L’air refroidit en passant la partie intérieure du collecteur, toute la masse de l’induit, et sert également à ventiler les bobines inductrices contre lesquelles il est refoulé.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 340 mm.
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- L’enroulement induit est bobiné en tambour et disposé de façon à assurer le plus grand refroidissement possible. Il est constitué par des conducteurs de cuivre de haute conductibilité pliés sur gabarit, assurant une symétrie parfaite de l’enroulement. Les éléments constitutifs du bobinage sont soigneusement isolés d’avance et logés dans les rainures ouvertes que présentent les tôles et dans lesquelles ils sont maintenus rigidement par six fortes frettes en fil d’acier. Les têtes des bobines s’appuient sur des rebords des plateaux de serrage des tôles : elles sont maintenues en place par deux frettes en fil d’acier. La vitesse périphérique est de 16 mètres à la seconde.
- Le collecteur est composé de lames de cuivre électrolytique étiré, assemblées et isolées entre elles par du mica présentant la même usure que le cuivre. A chaque lame viennent se souder directement les extrémités des sections de l’enroulement. Les différentes lames du collecteur sont maintenues serrées au moyen d’un écrou entre deux emmanchements coniques, dont elles sont séparées par un revêtement en mica spécialement soigné. Le tambour du collecteur, en fonte, est claveté sur l’arbre et comporte des ouvertures pour le passage de l’air. Ce tambour est maintenu entre un épaulement de l’arbre et une bague munie d’une vis arrêtoir. Les extrémités des chapeaux isolants en micanite sont maintenues par deux frettes.
- Les balais sont en charbon graphitique : ils sont calés sur le collecteur de façon à éviter toute production d’étincelles nuisibles et ne nécessitent aucun décalage entre la marche à vide et la marche en surcharge. Les blocs en charbon sont solidement maintenus dans les porte-balais et ceux-ci permettent, même pendant la marche, de régler à volonté la pression de chaque balai sur la surface du collecteur. Le nombre de balais est largement suffisant pour recueillir le courant de la machine sans que l’on ait à craindre un échauffement exagéré du collecteur ou la production d’étincelles nuisibles. Les porte-charbons sont fixés sur des tourillons, supportés par une étoile amovible en fonte fixée au palier et permettant de modifier suivant les besoins la position des balais sur le collecteur. Une poignée, fixée à la partie supérieure de l’étoile, facilite cette opération et permet d’assujettir la pièce dans la position désirée.
- L’arbre en acier dur a une longueur de 865 mm. d’axe en axe des paliers.
- Les paliers sont solidaires de flasques-croisillons en fonte centrés exactement sur la culasse. La forme donnée à ces flasques a été prévue spécialement en vue de protéger les enroulements et de les mettre à l’abri, même dans les machines ouvertes, de chocs accidentels. Des joues-paliers spéciales entièrement fermées et munies de portes de visite du collecteur permettent d’employer la même dynamo comme machine hermétique. Les paliers peuvent être tournés de 90 ou de 180°, permettant ainsi la fixation de la dynamo contre un mur ou au plafond.
- Les coussinets en bronze sont largement dimensionnés, évitant tout échauffement exagéré, même dans la marche en surcharge. Le graissage est automatique ; il est obtenu au moyen de bagues baignant dans l’huile et entraînées par le mouvement de l’arbre.
- Les bornes sont placées sur le côté de la carcasse et les câbles les réunissant aux lignes de balais traversent la culasse. Elles peuvent être à découvert ou entièrement enfermées dans une boîte de protection.
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- II. - MOTEURS DE TRACTION
- 1° Moteui' de chemins de fer de 175 chevaux
- Ce moteur fonctionne sous 600 volts et tourne à une vitesse de rotation de 445 tours par minute : le rapport de réduction des engrenages est de 64/23 = 2,78. Il a été établi spécialement pour être adapté aux voitures automotrices de la Compagnie du Chemin de fer Métropolitain de Paris : il convient donc pour voie normale de 1.440 mètre d’écartement. Les figures 4 et 5 en donnent une vue, fermé et ouvert.
- Il peut être, soit entièrement fermé, soit muni d’ouvertures spéciales pour le passage de l’air. La carcasse, en acier cordé, est en une pièce. Elle a la forme d’un prisme à section carrée, légèrement rétréci au droit du collecteur.
- Une trappe, munie d’un couvercle entièrement démontable, donne accès à la partie supérieure de ce dernier et permet, même pendant la marche, une visite facile des porte-balais, ainsi que le remplacement des blocs de charbon. Sur ce couvercle sont réservées deux ouvertures rectangulaires, ainsi que dans la partie de la carcasse située au-dessous du collecteur.
- De même, aux quatre coins de la carcasse opposés au collecteur, se trouvent quatre ouvertures de forme ovale.
- Dans l’un des deux moteurs exposés, toutes ces ouvertures sont entièrement fermées au moyen d’une forte tôle vissée rendant la machine complètement hermétique. Dans le deuxième moteur, au contraire, ces ouvertures sont simplement recouvertes d’une toile métallique à mailles très fines permettant une légère circulation d’air.
- Afin d’empêcher, dans la plus grande mesure possible, l’introduction de poussières métalliques, les ouvertures situées à la partie nférieure par où s’effectue l’entrée d’air sont munies d’une double toile, un espace d’environ 20 mm. étant réservé entre celles-ci. De cette façon, la vitesse de l’air est assez réduite à son entrée pour que les poussières se déposent dans cet intervalle. Les toiles sont accessibles et facilement démontables, de façon à permettre un nettoyage rapide.
- La carcasse porte quatre pôles en tôles d’acier découpées à Eétampe, assemblées et maintenues au moyen de rivets serrées entre deux pièces en acier coulé. Luie grosse clavette centrale sert à la fixation des noyaux polaires à l’intérieur de la carcasse. A cet effet, de fortes vis traversent cette dernière et viennent se fixer dans la clavette.
- Les quatre bobines inductrices sont constituées par des rubans de cuivre rouge, enroulés à plat et isolés à l’amiante. Elles sont soigneusement serrées et fortement isolées de façon à former un tout compact, incapable de prendre du jeu sous l’influence des vibra-
- Fig. 4. — Moteur de 175 chevaux.
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- tions et des cliocs. Elles sont maintenues en place par des plateaux en bronze reposant sur les épanouissements polaires. Ces bobines sont, de plus, calées par des ressorts en tôles d’acier ondulées, placés entre elles et la carcasse. Les quatre bobines sont identiques et reliées en tension. Une disposition spéciale des brides permet d’éviter tout croisement de câbles dans les connexions entre bobines diverses.
- Le corps de Uinduit est composé de tôles de fer doux de haute perméabilité magnétique et à faible coefficient d’hystérésis. Ces tôles ont 0,5 mm. d’épaisseur et sont isolées les unes des autres par du papier parcheminé, très fin, collé sur l’une des faces. Elles sont empilées sur l’arbre et forment trois paquets compacts serrés entre deux plateaux en acier,
- servant également à supporter les parties extrêmes de l’enroulement ; le tout est claveté sur l’arbre.
- Entre deux paquets consécutifs, de même qu’à chaque extrémité du corps de l’induit, est ménagé un c'anal de ventilation, permettant l’aspiration de l’air de la partie intérieure de l’induit et son refoulement vers l’extérieur sous l’effet de la force centrifuge. Cette circulation d’air est rendue possible par des trous ménagés au voisinage de l’arbre
- dans les tôles, dans les plateaux de serrage et dans le tambour du collecteur. L’air refroidit en passant la partie intérieure du collecteur, la masse de l’induit et les bobines inductrices contre lesquelles il est refoulé : il vient alors en contact avec la paroi intérieure de la carcasse à laquelle il cède une partie de sa chaleur, pénètre à nouveau dans l’induit et ainsi de suite.
- Les tôles portent des encoches ouvertes contenant un enroulement en tambour constitué par des barres massives de cuivre de haute conductibilité. Ces barres sont pliées sur gabarit de façon à ne présenter aucune soudure du côté opposé au collecteur. Les éléments constitutifs de l’enroulement sont tous identiques; ils sont isolés d’avance et logés dans les encoches dans lesquelles ils sont maintenus rigidement par de fortes frettes en fil d’acier très résistant.
- Le collecteur est composé de lames de cuivre électrolytique étiré, assemblées et isolées entre elles par du mica tendre. Du côté de l’enroulement, les lames sont prolongées jusqu’à hauteur des barres de l’indifit de façon à éviter toute ailette de connexion. A chaque lame du collecteur viennent donc se souder directement les extrémités des sections de l’enroulement. Il n’y a qu’une seule spire par section. Les différentes lames du
- Fig. 5. — Moteur de 175 chevaux, démonté.
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- collecteur sont maintenues serrées au moyen d’un écrou entre deux emmanchements coniques séparés de ces lames par des chapeaux en micanite. Le tambour du collecteur, en acier coulé, est claveté sur l’arbre : il est muni d’ouvertures pour le libre passage de l’air.
- Les porte-balais sont au nombre de deux. Ils comportent chacun quatre blocs en charbon graphitique calés dans la position neutre. La surface de contact des charbons est telle qu’il ne se produise ni échauffement exagéré du collecteur ni étincelles nuisibles.
- Le porte-balais se compose de deux parties distinctes en laiton : l’une est fixée directement à la carcasse au moyen de deux boulons et en est soigneusement isolée au mica; l’autre est guidée sur la première au moyen d’une glissière et assujettie par trois goujons. C’est cette dernière qui porte les charbons ainsi que les ressorts et leviers servant à les appuyer sur la surface du collecteur. La glissière a pour but de permettre de rapprocher à volonté cette deuxième partie du collecteur, au fur et à mesure de l’usure de celui-ci.
- Le câblage intérieur du moteur est disposé de façon à laisser l’accès du collecteur et des porte-balais entièrement libre. Les câbles de sortie traversent la carcasse dans des trous garnis de tubulures en fibre, auxquelles sont fixés les tubes flexibles en acier qui entourent les câbles.
- Les paliers, en acier coulé, sont rapportés à la carcasse, sur laquelle ils sont centrés et fixés au moyen de quatre fortes vis goupillées. Ils portent des coussinets en bronze garnis intérieurement d’une légère épaisseur de métal antifriction. Le corps du palier est creux et présente deux chambres distinctes qui communiquent avec l’extérieur par une porte de visite située à la partie supérieure. Ces chambres correspondent à des ouvertures pratiquées dans les coussinets. Dans l’une, la plus volumineuse, est placée de la laine fortement imbibée d’huile, tandis que l’autre reçoit de la graisse consistante. Cette dernière, ainsi que la laine, sont directement en contact avec le tourillon. En général, la laine suffit à elle seule pour garantir un bon graissage. Si toutefois, pour une raison quelconque, le coussinet venait à s’échauffer par trop, la graisse consistante commencerait à fondre et entrerait immédiatement en jeu pour contribuer à un graissage énergique. L’huile et la graisse ayant servi passent, après avoir été projetées par le chasse-huile, dans une troisième cavité du palier, située à la partie inférieure et présentant un déversoir et un trou de vidange.
- Les coussinets sont largement dimensionnés et aucune usure appréciable des portées de l’arbre n’est à craindre. Les paliers portent également des trous, fermés par des tampons, permettant la visite de l’entrefer. L’accès de l’huile ou de la graisse sur le collecteur ou les enroulements est empêché, d’une façon absolue, par des chasse-huile doubles mis à chaud sur l’arbre et éprouvés au pétrole.
- Les pignons sont en acier forgé dur et les roues d’engrenages en acier coulé. Les pignons comportent chacun vingt-trois dents et les roues soixante quatre ; les dentures sont taillées à la fraise. Le pignon est claveté à l’extrémité de l’arbre du moteur sur une partie conique et est retenu par une rondelle et un écrou. La roue d’engrenage est en deux parties assemblées par huit boulons.
- Les paliers d’essieu, en deux pièces, sont en acier coulé. Une moitié vient de fonte avec la carcasse du moteur tandis que l’autre est rapportée et fixée par des boulons. Cette dernière partie présente une chambre correspondant à une ouverture dans le coussinet et destinée à recevoir la laine imbibée d’huile. Les coussinets d’essieu sont en bronze et présentent une large surface d’appui.
- Aux essais, chaque moteur a fourni pendant une heure une puissance de .175 chevaux sous 600 volts à la vitesse de 445 tours par minute sans que la température d’aucune par-
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- tie ait dépassé de plus de 70° la température ambiante. Le fonctionnement était excellent, même sous une surcharge de 60 % .
- Le rendement industriel, engrenages compris, est de 86 % .
- Le poids net total du moteur complet s’élève à 2.600 kgs.
- 2° Moteurs de tramways de 20, 30 et 50 chevaux pour voie de 1 mètre.
- Les qualités essentielles de ces moteurs sont la légèreté, la robustesse, le faible encombrement et le rendement élevé à toutes charges La figure 6 représente un de ces moteurs
- ouvert.
- Les moteurs sont à 4 pôles, avec pièces polaires feuilletées rapportées. La carcasse est en acier doux. Elle est coulée en deux parties, assemblées suivant un plan horizontal passant par l’axe de l’induit. Ces deux parties sont réunies par charnières sur le côté opposé à l’essieu. L’ensemble de la carcasse enveloppe complètement les inducteurs, l’induit, le collecteur et les balais, mettant ainsi toutes ces pièces à l’abri de la poussière et de l’humidité.
- La carcasse s’ouvre par le dessous : il est possible d’ouvrir les moteurs et de descendre la demi-carcasse inférieure en laissant l’induit en place. On peut également descendre l’induit en même temps que la moitié inférieure de la carcasse. A la partie supérieure, au-dessus du collecteur, est ménagée une ouverture munie d’un couvercle hermétique permettant l’examen facile du collecteur et le renouvellement rapide des balais. A la partie inférieure se trouve un trou à main placé juste au-dessous du collecteur et fermé par un couvercle étanche.
- Les pièces polaires sont constituées par des tôles minces de fer doux appliquées sur des faces alésées, ménagées à l’intérieur de la carcasse : elles sont solidement maintenues par de forts goujons munis de rondelles Grever et de goupilles.
- Les bobines inductrices sont identiques et interchangeables ; elles sont enroulées sur mandrin, très soigneusement isolées et imprégnées à plusieurs reprises de vernis résistant à l’eau, à l’huile et à la graisse, et séchées au four après chaque application de vernis.
- Les induits sont à encoches ouvertes et à enroulement tambour. Celui-ci se compose de sections préparées et isolées d’avance à la machine. Ces sections sont rigoureusement interchangeables et leur forme même permet de les placer aisément dans les encoches sans
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- Fig. 6. — Moteur pour voie étroite de 1 mètre.
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- martelage ni pliage. Les fils allant an collecteur sont complètement recouverts et protégés par une forte toile enduite de vernis.
- Les collecteurs sont formés de lames en cuivre forgé et matrieé. L’isolant interposé est d’un degré de dureté tel que son usure soit égale à celle du cuivre. Les lames sont d’abord mises en place sur le manchon, puis soumises à l’action d’une pression hydraulique. Les boulons de serrage sont alors placés et serrés. Ce mode de construction rend absolument impossible tout mouvement ultérieur des lames ; celles-ci sont très hautes, laissant ainsi une grande marge à l’usure.
- Les balais en charbon sont maintenus dans des porte-balais fixés rigidement à une pièce isolante boulonnée sur la demi-carcasse supérieure. Les porte-balais permettent un réglage rapide de la pression des balais sur le collecteur, de même que le remplacement facile de ces balais.
- Les paliers largement calculés sont garnis de métal antifriction. Outre la boîte à graisse située à la partie supérieure, ils sont munis à la partie inférieure d’un réservoir d’huile avec mèche ; on peut ainsi faire à volonté le graissage à l’huile, à la graisse ou avec les deux lubrifiants à la fois.
- Les extrémités des arbres sont munies de disques qui évitent complètement les projections de lubrifiants sur les enroulements on sur le collecteur.
- La transmission du mouvement du moteur à l’essieu se fait par l’intermédiaire d’un pignon en acier forgé à dents taillées à la fraise, calé sur l’arbre de l’induit et d’une roue dentée en acier coulé. Les dimensions des dents sont largement calculées de façon à répondre amplement aux rudes services auxquels sont soumis les moteurs de tramways.
- Les pignons et les roues dentées sont protégés par des enveloppes d’engrenage en deux pièces, entièrement séparées de la carcasse.
- On peut appliquer à ces moteurs les modes de suspension par le nez, par barre transversale ou par barres latérales. La suspension par barre transversale est la plus fréquemment adoptée.
- 3° Moteur de 50 chevaux pour voie de 1 ni. 'ifi
- Ce moteur est construit de la même façon que les moteurs précédents, mais a été étudié en vue de son installation sur des trucks à écartement normal de 1 m. 44. Il est à quatre pôles, et la demi-carcasse inférieure peut s’ouvrir en tournant autour d’une charnière établie sur le côté opposé à l’essieu.
- 4° Pignons et engrenages
- La Société Parisienne expose un certain nombre de pignons et d’engrenages pour moteurs de tramways dans la fabrication desquels elle s’est fait une spécialité.
- Les pignons sont découpés dans des barres d’acier forgé dont la résistance à l’usure est proportionnée à celle des engrenages qu’ils attaquent. La denture droite en développante de cercle est largement dimensionnée.
- Les engrenages sont en acier coulé, présentant une grande résistance à la rupture et un allongement suffisant.
- 5° Truck à deux moteurs de 20 chevaux
- Afin de montrer l’installation normale de ses moteurs de traction sur les trucks de voitures motrices, la Société Parisienne expose un truck pour voie de 1 m. 44 à deux essieux équipé avec deux moteurs de 20 HP.
- Le truck, qui est du type Brill, à longerons forgés et à double suspension de la
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- caisse de la voitui'e, supporte les deux moteurs par l’intermédiaire d’une barre transversale sur laquelle vient reposer le chaînon de chaque moteur. Cette barre s’appuie, à chacune de ses extrémités, sur les longerons du Lruck par l’intermédiaire d’un double système de ressorts amortissant les mouvements du moteur quel que soit leur sens. Celui-ci n’est d’ailleurs pas fixé invariablement à la barre transversale, mais est simplement suspendu par l’intermédiaire d’un chaînon libre de se déplacer légèrement dans le sens transversal : ce mode de suspension permet d’obtenir une grande élasticité et d’éviter tout choc nuisible à la bonne conservation du truck et du moteur.
- Le truck équipé montre également comment, à l’aide d’une bague de butée à écartement réglable, on peut installer, sur un truck à voie de 1 m. 44, les moteurs de 20, 30 et 50 chevaux construits normalement pour voies de 1 mètre.
- III. — COXTROLLERS
- Les controllers exposés sont du type série-parallèle à souillage magnétique avec freinage électrique. Ils sont représentés par la figure 7.
- Chacun de ces appareils comporte deux cylindres verticaux munis de plots formés de
- bagues sectionnées frottant contre des balais fixes ; ces cylindres sont c o m m a n d é s chacun par une manette portant un index extérieur se déplaçant devant une série de crans repérés sur le couvercle de l’enveloppe du
- controller. Le Fig. 7. - Controllers. grand cylindre
- réalise les diverses combinaisons de démarrage et de marche avec les deux moteurs en série et en parallèle ; le petit cylindre sert d’inverseur et détermine la marche avant ou arrière par le renversement du sens du courant dans les induits des moteurs.
- Les différents plots sont très soigneusement isolés les uns des autres ainsi que de l’arbre du cylindre sur lequel ils sont fixés. L’effet destructif des étincelles de rupture est complètement supprimé par l’emploi des deux dispositions suivantes :
- Subdivision du courant par la multiplication des points de rupture.
- Soufflage magnétique se produisant à la fois sur tous ces points.
- Ce soufflage est rendu très efficace par la disposition d’une bobine magnétisante au milieu même du circuit magnétique d’extinction dont la réluctance est réduite au minimum. Des plaques isolantes intercalées entre les diverses touches empêchent la production d’arcs entre deux touches voisines. Tous ces intercalaires sont réunis en une seule pièce mobile montée sur charnières de façon à permettre l’inspection facile des balais.
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- Les bornes du controller portent l’indication des connexions à établir avec les moteurs et la résistance, ce qui rend le montage très facile.
- L’appareil réalise les diverses combinaisons suivantes avec deux moteurs:
- Marche avant ou arrière :
- i°) Les deux moteurs en série avec 3 groupes de résistances;
- 2°) » » 2 »
- 3°) » » i »
- 4°) » )) sans résistance;
- 5°) Les deux moteurs en parallèle avec 2 groupes de résistances;
- 6°) » » 1 »
- 70) » » sans résistance ;
- Freinage électrique pour marche avant ou arrière :
- i°) Les deux moteurs, découplés du trôlet, travaillent comme génératrices en parallèle sur un circuit comprenant quatre groupes de résistances;
- 20) Même combinaison avec circuit ne comprenant plus que trois résistances;
- 3°) Même combinaison avec deux résistances;
- 4°) Même combinaison avec une seule résistance;
- 5°) Même combinaison avec moteurs en court-circuit.
- La possibilité du freinage électrique correspondant à la marche en arrière est d’une importance très grande sur les lignes de tramways à pente très raide où la coïncidence des circonstances suivantes peut se produire :
- La voiture monte une rampe,
- Le courant est interrompu,
- Le frein mécanique 11e fonctionne pas.
- Outre les combinaisons normales de marche et de freinage, le controller permet de marcher avec l’un quelconque des deux moteurs seul, en cas d’avarie à l’autre moteur : la mise hors circuit de l’un ou l’autre se fait parle seul déplacement de la manette du cylindre inverseur ; il est donc inutile d’ouvrir le controller pour cette opération.
- Le freinage électrique fonctionne également dans le cas de marche avec un seul moteur. Les combinaisons réalisées lorsqu’un moteur seul est en service sont les suivantes :
- Marche avant ou arrière :
- 1°) Un moteur (N° 1 ou N° 2) avec 3 groupes de résistances;
- 2°) » » 2 »
- 3°) » » 1 »
- 4°) )) )) sans résistance.
- Freinage électrique pour la marche avant ou arrière :
- i°) Un moteur (N° 1 ou N° 2) découplé du trôlet travaille comme génératrice sur un circuit comprenant 4 groupes de résistances;
- 20) Un moteur (N° 1 ou N° 2) découplé du trôlet travaille comme génératrice sur un circuit comprenant 3 groupes de résistances;
- 3°) Un moteur (N° 1 ou N° 2) découplé du trôlet travaille comme génératrice sur un circuit comprenant 2 groupes de résistances;
- 4°) Un moteur (N° 1 ou N° 2) découplé du trôlet travaille comme génératrice sur un circuit comprenant 1 groupe de résistances;
- 5°) Un moteur (N° 1 ou N® 2) est mis en court-circuit.
- Dans tous les cas, la manœuvre des deux cylindres est rendue solidaire au moyen d’un enclenchement combiné de telle façon qu’il est impossible de déplacer la manette du grand cylindre quand l’index de la manette de l’inverseur ne se trouve pas sur le repère correspondant à l’une ou l’autre des combinaisons que donne le petit cylindre, et de déplacer la manette du petit cylindre lorsque la manette du grand n’est pas au zéro.
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- IV. -- MOTEUR HEYLAND
- Le moteur Heyland est un moteur d’induction asynchrone monophasé pouvant démarrer sans addition de condensateur ou dispositif extérieur quelconque de démarrage placé sur le stator. Les différentes parties constitutives de ce moteur sont représentées par la figure 8.
- Sa construction ressemble, d’une façon générale, à celle des moteurs asynchrones polyphasés ordinaires : son stator et son rotor sont constitués par des tôles juxtaposées et séparées les unes des autres par du papier de très faible épaisseur: son rotor, ordinairement bobiné ou triphasé, est à hagues ou pour les petites puissances, en court-circuit.
- L’originalité réside entièrement dans la construction du stator: celui-ci comprend deux enroulements disposés comme les phases d’un moteur diphasé et dont les réactances sont
- rendues aussi differentes que possible par les dispositions indiquées plus loin.
- Au moment du démarrage, les deux enroulements sont mis en parallèle : l’un d’eux,phase principale ou de travail, est réparti dans de nombreuses encoches ouvertes; le llùx créé est peu sujet aux dérivations et le décalage du courant par rapport à la f. é. m. appliquée, y est, en conséquence, faible. Au contraire, Fig-, «s.— Moteur Hevîand. le second enroule-
- ment, phase auxiliaire,
- ne servant qu’au moment du démarrage, ne comprend qu’une seule encoche par pôle : de plus, cette encoche est entièrement fermée ; il en résulte un fort décalage du courant par rapporté la f. é. m. appliquée.
- Ces différences de self-induction dans les bobines ont pour effet de décaler différemment, par rapporté la f. é. m. appliquée au stator, les courants dans chacun des deux enroulements. La combinaison géométrique des deux courants produit un flux tournant (pii suffit é entraîner le rotor du moteur.
- Les moteurs Heyland peuvent fournir, au démarrage, un couple égal é celui correspondant é la marche en régime normal. A ce moment, la somme des intensités du courant absorbé par chacune des deux phases ne dépasse pas le double du courant normal de pleine charge, lorsque la fréquence n’excède pas 60 périodes. Elle est de 2 fois 1/2 cette valeur si la fréquence est plus grande, jusqu’à 100 périodes par seconde.
- Lorsque le moteur démarre é vide, le courant de démarrage ne dépasse pas le courant normal dans le premier cas ; il atteint 1 fois 1/2 cette valeur dans le second cas.
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- Le rhéostat de démarrage est du type normal en ce qui concerne l’insertion des résistances dans le rotor au moment du démarrage. Il comprend en plus un dispositif, commandé par la manette même, qui coupe automatiquement la phase auxiliaire quand la vitesse de rotation du moteur est suffisante pour son accrochage. La position de rupture de la phase auxiliaire est d’ailleurs réglable suivant les conditions locales des démarrages.
- Lorsque le moteur ne doit démarrer qu’à vide, le rhéostat comporte une résistance auxiliaire placée, au moment du démarrage, sur le circuit de la phase principale. Le but de cette résistance est de diminuer l’intensité du courant total au démarrage et de la réduire à la valeur strictement nécessaire. Cette résistance auxiliaire est mise automatiquement en court-circuit par la manœuvre de la manette du rhéostat de démarrage, après la rupture de la phase auxiliaire.
- Enfin, pour les moteurs à rotor en court-circuit, le rhéostat est remplacé par un simple interrupteur à deux positions : l’une d’elles, correspondant au démarrage, met en parallèle les deux phases du moteur; la seconde, qui n’est utilisée que quand le moteur a atteint une vitesse suffisante, permet de couper la phase auxiliaire et de ne laisser en circuit que la phase principale de travail.
- Y. --MOTEUR TRIPHASÉ
- Le moteur exposé a une puissance de 2 chevaux à 1.410 tours et est établi pour des
- Fig. 9. — Moteur asynchrone triphasé de deux chevaux.
- eotirants triphasés à 110 volts, 50 périodes : il est représenté en coupe par la figure 9.
- Ses dimensions d’encombrement sont les suivantes : hauteur maxima, 340 mm.; longueur axiale maxima, 523 mm.; largeur maxima, 308 mm. Le stator est constitué par un
- ir
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 43
- paquet de disques de tôles minces isolées au papier : ces tôles sont serrées entre deux joues en acier maintenues par des clavettes circulaires sur une carcasse en fonte. Celle-ci a un diamètre extérieur de 308 mm., et une longueur axiale de 180 mm. et une épaisseur de 7,5 mm. : elle est en une seule pièce et porte deux pattes d’appui venues de fonte. La longueur axiale des tôles, maintenues de chaque côté par trois tôles maîtresses, est de 100mm. ; leur diamètre extérieur est de 274 mm. ; leur diamètre d’alésage de 160 mm. ; leur hauteur radiale est donc de 57 mm.
- Le stator porte 24 encoches mi-fermées de 23 mm. de profondeur et 9 mm. de largeur, soit 2 encoches par pôle et par phase. Ces encoches contiennent chacune, dans un caniveau en carton comprimé, les 26 conducteurs d’une bobine primaire : ceux-ci sont des fils ronds de 15/10, guipés avec du coton. Les têtes des bobines sont protégées par les flasques-porte-paliers rapportées sur la carcasse. Les phases du stator sont groupés en étoile.
- L’entrefer simple a une valeur de 0,5 mm.
- Le rotor est constitué par des disques de tôles minces empilés et elavetés directement sur l’arbre par deux clavettes cylindriques de 6 mm. de diamètre. Ces disques sont maintenus entre des tôles maîtresses serrées par deux plateaux eu acier dont l’nn bute contre un épaulement de l’arbre et dont l’autre est serré par une bague. Le diamètre extérieur du rotor est de 159 mm., et le diamètre intérieur des tôles de 38 mm. La longueur axiale est de 100 mm. y compris les tôles maîtresses. Le rotor porte un bobinage en court-circuit ou bien un bobinage ouvert aboutissant à des bagues de contact, servant au démarrage. Dans le moteur exposé à Liège, le rotor est en court-circuit. Quand il y a des bagues, les balais de contact sont supportés par des tourillons fixés à un collier que supporte le palier. Les connexions entre les bagues et l’enroulement du rotor sont assurées par des conducteurs passant dans l’arbre creux.
- L’arbre a une longueur de 270 mm. d’axe en axe des paliers : il a'38 mm. au clavetage du rotor et 26 mm. dans les paliers. Ceux-ci font corps avec les flasques-croisillons, ce qui assure un centrage parfait. Les coussinets en bronze ont une portée de 61 mm.; ils sont munis d’un graissage à bagues. L’arbre porte une poulie de 110 mm. de diamètre et 70 mm. de largeur clavetée au moyen d’une clavette rectangulaire.
- La Société Parisienne construit des moteurs asynchrones de toutes puissances, avec induit bobiné et bagues de démarrage, ou avec induit en court-circuit. Ces moteurs dont le mode de construction est identique à celui du mpteur de deux chevaux, sont établis avec un très grand soin ; les rotors sont rectifiés à la meule et les paliers sont largement dimensionnés, de sorte que l’entrefer peut, sans inconvénient, être extrêmement réduit. Il en résulte que les facteurs de puissance et les couples de démarrage obtenus sont très élevés.
- Jean Reyval.
- L’INSTALLATION HYDRO-ÉLECTRIQUE DE LA VILLE DE RELLINZONA
- SUR LA MORO BRI A
- A l’origine, la ville de Bellinzona possédait près de Corduno une petite station centrale, qui produisait du courant alternatif monophasé à 2.000 volts pour l’éclairage. Mais il devenait impossible de suffire aux besoins d’énergie électrique croissant avec le déve-
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- Galeries.
- Conduite sous pression. Ligne à haute tension. Château d’eau.
- Centrale.
- Station de transformation.
- loppement industriel de la ville. C’est pourquoi, l’on décida d’établir une nouvelle usine génératrice et une mise en adjudication de la partie électrique de cette usine eut lieu. La Société d’Electricité Alioth, de Mtinchenstein (Bâle) et Lyon, qui avait déjà fait l’ancienne installation, fut chargée de la nouvelle.
- Cette usine utilise la force hydraulique de la Mo-robbia, petit cours d’eau de montagne qui se jette dans le bassin près de la station du Gothard :
- Giubasco. Les travaux, commencés au milieu de 1901, furent achevés en 1902.
- La Morobbia prend sa source dans le massif montagneux qui s’élève sur la rive gauche du Tessin et présente une très haute chute. Quoique l’étendue de son cours soit restreinte, le débit de la Morobbia est considérable et on peut l’évaluer, d’après des mesures faites pendant plusieurs années, à un minimum de 600 à 700 litres par seconde à l'époque des basses eaux.
- Grâce à une prise d’eau habilement pratiquée (figure 1), on put utiliser, au moyen d’un canal d’amenée relativement court et d’une conduite d’environ 900 m., une chute brute de 350 m.
- La digue, construite en béton, est revêtue de pierres de taille et le canal d’entrée en pierre est précédé d'un plan incliné en bois de châtaignier. La grille est formée de fers prismatiques dont les arêtes sont dirigées contre le courant.
- Une galerie de 1 m. 5 sur 1 m. 85 se raccorde au canal d’entrée ; cette galerie a été creusée en grande partie dans la roche. Là seulement où elle traverse des moraines ou des couches schisteuses, elle a été faite en béton. La longueur de la galerie est de quatre km. et son inclinaison de 2 °/00 en moyenne. La galerie se présentant comme un aqueduc ouvert, on l’a fait traverser en deux endroits par des ponts, d’une seule arche, (figures 2 et 3) dont l’un en béton, l’autre en pierres. Dans la galerie même, on a placé une conduite téléphonique.
- Entre la chambre d’eau de Saint-Antonio, (figures 4, 5 et 6) largement calculée,
- Fig-. 1.
- - Cai’te des installations hydrauliques et du réseau de distribution.
- Fig. 2. — Aqueduc de Maggia.
- et l’extrémité de la galerie, on a prévu un grand déversoir, grâce auquel le niveau de
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- l’eau peut être maintenu à peu près constant, quelles que soient les variations du débit.
- Des trappes d’admission faciles à manœuvrer et deux grilles, l’une à barreaux espacés et l’autre plus fine, séparent la chambre d’eau de ce tronçon du canal d’amenée ouvert : à l’intérieur de la chambre d’eau, à l’entrée même des tuyaux, se trouve un appareil de fermeture automatique qui interrompt instantanément l’entrée de l’eau dans les tuyaux quand la vitesse de celle-ci dépasse une certaine valeur exactement calculée, correspondant à la rupture de l’une des conduites.
- La canalisation, dont la longueur totale atteint 900 m. (figures 7 et 8), est divisée , . en deux sections. Depuis la chambre d’eau
- jusqu’à la cote de pression 228, la longueur de la canalisation est de 600 m. et le diamètre intérieur des tuyaux est de 700 mm ; de là, jusqu’à l’usine génératrice, on a adopté un diamètre de 600 mm. On a choisi, pour la fabrication des tuyaux, les meilleures tôles forgées Martin Siemens, qui présentent un grand coefficient d’élasticité.
- On obtient ainsi une grande sécurité contre les ruptures, car un métal aussi dilatable supportera sans danger les chocs de pierres, trépidations, heurts de toute espèce et en général tout effort imprévu capable d’occasionner des fatigues anormales
- du métal. Un métal rigide est un danger permanent pour toute conduite.
- On a pris comme effort maximum 6 kg. par mm2. : par conséquent, dans la première section, l’épaisseur des parois est de 6 à 14 mm., dans la seconde de 14 à 19 mm.
- Tous les tuyaux ont une longueur de 10 m. et sont soudés à
- recouvrement aussi bien longitudinal que transversal de façon qu’il n’y ait aucun rivet sur toute la longueur de la conduite et que l’eau rencontre une surface parfaitement unie. On a soigné particulièrement la liaison des joints, ceux-ci étant les points les plus délicats d’une conduite à si haute pression.
- Les joints sont formés par des brides à travers lesquelles sont fixés des boulons qui augmentent sensiblement la solidité de la liaison. Deux forts anneaux de fer forgé renforcent le siège des écrous et des tètes de boulons. L’étanchéité est réalisée par un bourrage en caoutchouc entre les deux brides. Ce système de joints a l’avantage de permettre,
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- malgré sa grande résistance, un déplacement minime dans la direction axiale, ce qui est dune grande importance.
- L’ensemble des tuyaux a été fait dans les ateliers de la maison Esclier Wyss et C10, qui a
- Fig. à. — Chambre d eau et déversoir.
- aussi livré les turbines : ceux-c iont été essayés pour une pression double de la pression normale.
- Comme toute la conduite est libre, de forts ancrages et des accouplements extensibles devaient être prévus aux changements de direction. Il y a en tout six de ces dispositifs.
- Fig. 6. — Chambre d’eau avec départ de la conduite sous pression.
- Au commencement de la conduite de 000 m/m de diamètre libre, une dénivellation de 100 m. est atteinte par une descente très raide d’un seul jet de la conduite.
- Il y avait là de grandes difficultés à surmonter pour faire sauter la roche afin d’y pratiquer un lit pour les tuyaux, et pour monter ces tuyaux d’acier, d’une longueur de 10 m. et d’un poids de 4.000 kg. sur la pente raide du rocher. Au pied du rocher, la conduite
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- traverse la Morobbia sur un pont de 30 in., (figures 8 et 9). Des piliers puissants supportent le pont et la conduite des deux côtés, notamment du côté opposé au rocher où la conduite
- immédiatement après avoir quitté le pont, fait un coude et entre dans l’usine à environ 50 m. du pont, (figure 10).
- Devant celle-ci se trouve une grande vanne en fonte d’acier. On a aussi disposé des appareils de sûreté sur la conduite dans la salle des machines, afin d’empêcher une trop forte pression d’eau : si la pression dépasse la limite, dont la valeur est déterminée, une ouverture produite automatiquement permet l’écoulement de l’eau.
- Grâce aux appareils de réglage des turbines que nous décrirons plus loin, ces dispositifs de sécurité ne sont appelés à fonctionner que très rarement : néanmoins, ils montrent que l’on n’a rien négligé pour assurer le fonctionnement régulier de cette partie importante de fins lallation. La moindre perturbation dans le fonctionnement aurait, du reste, de graves conséquences, car de la conduite d’eau* dépend l’éclairage de la ville et celui de la ligne du Gothard avec la grande station de Bel-
- 1 = fin de la 1” zone, 493,00 m, au dessus de la mer, 6 ,n/,„ du paroi, i- . , . ,
- _ iinzona ou fe service de nuit est minter-~ rompu. Pendant les trois années qu’a — fonctionné l’usine centrale, il n’y a _ jamais eu le moindre accident; on peut donc dire que la canalisation, quelles qu’aient été les difficultés d’établissement, a été réussie à tout point de vue.
- La direction constante des travaux par M. l’ingénieur Fulgenzio Bonza-nigo, qui fut le promoteur du projet, a évidemment beaucoup contribué à ce résultat.
- L’usine génératrice (fig. il, 12, et 13) est située près du village Giubiasco à l’entrée de la gorge de la Morobbia, à environ 4 km. de Bellinzona. L’usine, établie pour des unités HP hydro-électriques de 660 chevaux, a des fondations en béton et est construite en briques et en ciment. Le laitage est en bois recouvert de tuiles. On a construit une dépendance de la salle des machines destinée à
- Pont, pour la conduite à haute pression
- 2 = — 2 — 450,40 — — — 8
- 3 — . 3 — 411,60 — — — 10
- 4 = — 4 — 371,50 — — — 12
- 5 — 5 — 328,00 — — — 14
- 6 = 6 — 290,40 — — — 16
- 7 = — 7 — 264,00 — — — 18
- •t u. r v i - s- i,i:.i»,'i^~
- ' tTj ‘t '*-• Urri-)Uj-VM i i -_> V vfc.
- W = Chambre d’eau. S = Galeries.
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- recevoir les appareils ; les travaux de montage des unités dans la salle des machines ont été effectués au moyen d’un pont roulant de 10 tonnes, installé à cet effet.
- Le premier bâtiment contient trois unités. Les turbines (fîg. 14), sont des turbines à action, c’est-à-dire des roues tangentielles ou Pelton à injection extérieure. Le diamètre de chaque roue est de 1.500 mm. Les roues sont munies d’ailettes en fonte d’acier interchangeables, en forme de coquilles. Pour de hautes pressions, lorsque l’eau contient du sable, il est toujours à désirer que les ailettes soient interchangeables, car,
- Fig. 9. — Conduite à haute pression.
- dans de telles conditions, elles s’émoussent avec le temps et perdent de leur effet utile. L’ouverture de l’appareil d’admission est réglée au moyen d’une glissière qui est commandée directement par le régulateur de vitesse. Celui-ci agit directement sur la soupape hydraulique de réglage qui produit une pression plus ou moins forte dans l’espace surmontant le piston de réglage. Celui-ci est solidement relié à la valve d’admission de façon que tout changement de pression occasionné par la soupape dans l’espace surmontant le piston ait pour résultat immédiat un mouvement de la valve. De cette façon, chaque changement de position du régulateur à houles, causé par un changement de vitesse, occasionne immédiatement une variation de section de l’appareil d’admission. Le dispositif empêche
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- également que le point de réglage ne soit dépassé, ce qui arriverait par un
- Fig. 10. — Usine g-énératrice.
- trop brusque. Afin
- d’éviter les coups d’eau dangereux qui pourraient
- TIPTT
- À — Appareils.
- S = Chambre des connexions B =: Parafoudres.
- Fig. 11. — Usine génératrice.
- réglage
- résulter
- d’une brusque fermeture de la turbine, chaque turbine est munie d’un appareil de réglage
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- de pression. Dès que la turbine se ferme, celui-ci est ouvert par un puissant piston hydraulique puissant d’une quantité proportionnelle à la fermeture de la turbine.
- Il s’établit ainsi aussitôt un écoulement qui empêche toute augmentation exagérée de pression. Cependant, pour que les pertes d’eau ne soient pas trop considérables, ce
- Intérieur de la salle des machines.
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- réglage de pression est calculé de telle sorte qu’une fois ouvert, l’appareil se referme automatiquement, mais très lentement et sans que la pression augmente.
- Les arbres des turbines sont en acier Martin Siemens et tournent dans des paliers à
- Fig. 13. — Salle des machines et appareils.
- graissage automatique. Chaque groupe est muni d’un volant en fonte d’acier. Afin
- que l’on puisse effectuer rapidement le contrôle de la roue et de l’appareil d’admission, le couvercle des turbines est mobile.
- L’eau destinée au régulateur hydraulique passe dans un filtre revolver aménagé avec chaque turbine, et qui peut être mis hors circuit et nettoyé pendant la marche.
- Grâce à l’appareil de réglage employé, la variation totale de vitesse lors du passage de la pleine charge à la marche à vide ne dépasse pas 10 % du nombre de tours normal et, pendant les deux ou trois secondes nécessaires à la fermeture; l’augmentation de pression ne s’élève pas au dessus de 10 % de la pression normale.
- L’entraînement du générateur par la turbine est assuré par des accouplements à bandes élastiques et isolantes du système Zodel.
- (à suivre).
- Fig. 14. — Turbine à haute pression de 660 chevaux.
- S. Herzog.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la valeur du rapport - pour des rayons
- cathodiques d’origines différentes. — R. Reiger. —• Drudes Annalen, octobre 1905.
- La valeur du rapport de la charge électrique s à la masse p a été déterminée par différents expérimentateurs pour des rayons cathodiques produits dans les conditions les plus variées.
- 1°) Pour des rayons cathodiques émis par des cathodes de différents métaux dans un tube à décharge à très basse pression traversé par un courant électrique ;
- 2°) Pour des rayons cathodiques émis par des fils incandescents ;
- 3°) Pour des rayons cathodiques émis par des oxydes incandescents ;
- 4°) Pour des rayons cathodiques produits par l’action de la lumière ultraviolette sur une plaque métallique chargée négativement;
- 5°) Pour des rayons cathodiques réfléchis ;
- G0) Pour des rayons cathodiques ayant traversé une mince plaque métallique.
- 7°) Pour des rayons cathodiques émanant de substances radioactives.
- Abstraction faite de la dernière catégorie, toutes ces expériences se rapportent à des rayons cathodiques ayant leur origine dans un conducteur électrique. Mais, par contre, on n’a jamais déterminé jusqu’à présent la valeur du
- rapport — pour des rayons cathodiques éma-
- nant d’un isolant, et pour des rayons cathodiques produits dans un gaz. Il a donc paru intéressant, étant donnée la différence considérable qui existe entre les propriétés électriques des conducteurs d’une part et des isolants ou des gaz d’autre part, de déterminer aussi,
- dans ces cas, la valeur de - et de voir si elle
- H-
- ne varie pas. Tandis que les expériences précédentes ont montré l’indépendance entre la
- valeur de - et le mode de production des
- fJL
- rayons cathodiques, les expériences de l’auteur montrent l’indépendance entre la valeur de -
- et les propriétés électriques du corps qui émet les rayons cathodiques.
- Comme rayons cathodiques ayant leur origine à la limite entre un isolant et un gaz, l’auteur a choisi les rayons cathodiques produits sous l’influence de la lumière ultraviolette par une plaque isolante (plaque de verre) chargée négativement. Comme rayons ayant leur origine dans un gaz lui-même, l’auteur a choisi les rayons cathodiques produits par une diminution de section de la colonne positive et signalés par Goldstein.
- Outre ces rayons, nommés rayons cathodiques de striction par Wiedemann et Schmidt, l’auteur a étudié les rayons cathodiques produits à l’anode (rayons-canal anodiques).
- 1°) Détermination de la valeur du rapport —
- pour des rayons cathodiques émis sous l’influence de la lumière ultraviolette par une plaque de verre chai’gée nègativement.
- Des expériences ont montré que, à la pression atmosphérique, il se produit sur les isolants une dispersion électrique lumineuse identiquement comme sur les métaux. Si l’on abaisse la pression, cette dispersion se modifie pour les isolants comme pour les métaux. L’action augmente d’abord d’intensité puis diminue. Aux très basses pressions, on peut déterminer E
- la valeur de — au moyen d’une méthode de
- y
- chute de potentiel et de déviation magnétique indiquée par Lénard : c’est cette méthode quà employée l’auteur. Les résultats sont les suivants, pour quelques potentiels V :
- V (volts) £
- 8100 1,o3.10'
- 8900 1,12. I o7
- 9600 1,11.10'
- 10000 1.00.10'
- Quelques autres séries d’expériences, effectuées entre 8.000 et 11.000 volts, ont donné des résultats du même ordre de grandeur.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- Les valeurs extrêmes observées dans environ 30 expériences sont de 0,96.107 et de 1,20.107. On voit que ces valeurs concordent bien avec celles qui ont été trouvées jusqu’à présent, puisque leur valeur moyenne est 1,06.107, tandis que la valeur trouvée par Lénard pour des rayons cathodiques émis par des métaux sous l’inüuence de la lumière ultraviolette est 1,06. 107.
- 2°) Détermination de la valeur du rapport -pour des rayons cathodiques de striction.
- Des mesures de potentiel ont montré que les phénomènes cathodiques devaient leur existence à la forte chute de potentiel existant dans des
- tubes étroits. La valeur du rapport - peut
- être déterminée par une méthode de déviation magnétique et de déviation électrostatique, produites par un champ magnétique et un champ électrostatique d’intensités peu considérables.
- Le tube employé par l’auteur avait pour cathode un fil d’aluminium : l’étranglement était constitué par deux tubes de 15 cm. de longueur et de 1 et 0,1 cm. de diamètre. L’anode était formée par une plaque de zinc portant une ouverture circulaire pour le passage des rayons sortant du tube capillaire soudé dans un prolongement de la portion anodique. La déviation magnétique était provoquée par le champ de deux plaques de condensateur placées derrière l’anode.
- La pression était abaissée à 0,003 mm. de mercure : la source de courant était une machine à influence à 20 plateaux.
- Le résultat de cette série de mesures a été
- — = i ,3a. io7
- y
- 3°) Détermination de la valeur du rapport -
- y
- pour des rayons cathodiques à l’anode.
- Skinner a montré que la chute anodique augmente cpiand un métal a servi pendant longtemps d’anode dans un tube à décharges : aux basses pressions, l’auteur a constaté que la chute anodique a des valeurs encore beaucoup plus considérables que celles observées par Skinner ; cette chute anodique élevée doit donner aux particules électrisées négativement une vitesse suffisante pour produire des rayons cathodiques.
- En fait, il se produit des rayons cathodiques quand, avec une forte chute anodique, on permet aux rayons de se développer librement en munissant l’anode d’une ouverture par laquelle les rayons passent, tout comme les rayons-canal à la cathode.
- L’auteur désigne ces rayons sous le nom de rayons cathodiques à l’anode ou de rayons-canal anodiques.
- Dans ses expériences, l’auteur a employ comme anode une plaque d’aluminium qui, par suite d’un passage prolongé du courant, présentait la chute anodique anormale.
- La valeur du rapport — pouvait être déterminée au moyen d’une mesure de potentiel et de la mesure de la courbe de la trajectoire dans un champ magnétique.
- Le résultat de cette série d’expériences a été le suivant :
- — = i ,68. io7
- IX
- CONCLUSION
- Le tableau suivant résume les résultats trouvés.
- TABLEAU
- CORPS ÉMETTANT LES RAYONS CAUSE DE PRODUCTION DES RAYONS £ VALEUR DE — fX
- Isolant(verre) Chute de potentiel et lumière ultra-violette.. .. entre 0,96. io7 et 1,20.io7
- Gaz Rétrécissement de la section de la colonne positive. i,32.io"
- Gaz Chute anodique anormale. c* OO 0
- L’ordre de grandeur des valeurs trouvées est le même dans les différentes expériences et concorde avec les valeurs trouvées précédemment. L’auteur croit donc pouvoir énoncer la loi suivante :
- Partout où il se produit des rayons cathodiques, l’ordre de grandeur du rapport - est le
- même. Ce fait conduit à admettre l’unité de l’atome électrique, vis-à-vis de la multiplicité des atomes matériels.
- Il n’est question que d’ordre de grandeur, le
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 149
- professeur Kauffmann ayant montré que, pour les rayons qui possèdent une vitesse particulière,
- la valeur du rapport - dépend de cette vitesse.
- R. V.
- Réflexion des rayons cathodiques sur des feuilles métalliques noires. — S. Williams. — Dmdes Annalen, octobre 1905.
- Du point de la surface d’un corps qu’atteignent des rayons cathodiques partent dans toutes les directions de nouveaux rayons cathodiques. Le phénomène est désigné sous le nom de réflexion des rayons cathodiques. L’auteur a fait sur ce sujet un certain nombre d’expériences intéressantes.
- L’appareil employé est représenté par la figure 1. Ki Ru sont deux cathodes en aluminium égalesj reliées à la terre ; i\ deux réflecteurs servant d’anodes, ?\ étant une plaque épaisse et une plaque mince en même métal. Les rayons cathodiques incidents sont, dans cet appareil, perpendiculaires, à la surface des réflecteurs. Les rayons réfléchis par t'i et ru passent chacun par deux diaphragmes $x et Sx'? su et s'u de 1 mm. de longueur et 6 mm. de largeur, de façon à produire sur l’écran S fluorescent deux taches f et fn dont l’une provient de i\ et l’autre de L’appareil étant symétrique par rapport à l’axe AA', on peut déduire de l’intensité relative de fx et fn les coefficients de réflexion relatifs de rx et /’n. On suppose pour cela que les courants, et par suite aussi les rayons cathodiques ont dans I et II la même intensité. Si alors la réflexion est plus forte en rn qu’en rx, il arrive en II plus de rayons cathodiques réfléchis qu’en I, ce qui provoque, par suite de l’ionisation, une inégalité de courant entre 11 et I. Cela est, par exemple, le cas quand rü est une plaque de cuivre et rx une plaque d’aluminium, et on le reconnaît au moyen du galvanomètre G dans lequel on envoie successivement, au moyen d’une clé, les courants venant de Ki et Kn. Le courant va toujours à la terre par I et II à travers des résistances égales.
- Le vide nécessaire était obtenu au moyen d’une trompe de Sprengel et les rayons cathodiques homogènes étaient produits par une machine à influence de Topler à 20 plateaux.
- Lorsque rx était une plaque épaisse d’alu-
- minium et /'n une feuille d’aluminium de 0,53f* d’épaisseur, on observait déjà à l’œil nu, avec les rayons correspondants à une différence de potentiel de 20.000 volts entre l’anode et la cathode que f était plus brillant que fn, c’est-à-dire que la réflexion était plus faible sur la feuille mince que sur la plaque. Mais comme des rayons cathodiques homogènes ne sont plus homogènes après réflexion, l’auteur a fait des mesures photométriques sur les spectres magnétiques des rayons réfléchis. Les spectres 1 et II étaient produits par l’action des bobines magnétisantes Cx et C2 et avaient une longueur égale à environ trois fois celle des taches F : ils étaient séparés chacun en trois bandes de 5 mm. de longueur 1, 2, 3, que l’on comparait entre elles au moyen d’un photomètre de Martens.
- La densité de courant dans les différentes régions du spectre était déterminée d’après ces mesures, prenant comme unité la densité de courant dans la bande Ir Si l’on désigne par H et IF l’intensité lumineuse de deux taches fluorescentes produites par les rayons cathodiques sur le même écran, par i et i' la densité de courant des deux faisceaux, par V et V' leurs potentiels, on a, d’après Leithauser
- H'_ ï F(V')
- H ~ ' F(V) ’
- expression dans laquelle les valeurs de la fonction F découlent des mesures de Leithauser. On a
- __H' F(V)
- H F(V') '
- Les potentiels des bandes correspondants des deux spectres sont égaux, et les potentiels moyens de bandes différemment déviées varient comme l’inverse des carrés des déviations. La déviation Z d’une bande a été supposée égale à celle de son centre, et le potentiel des bandes 1, et IIK égal à la différence de potentiel des électrodes.
- Si l’on pose
- et si l’on désigne par Ji et Jü les valeurs intégrales des courants qui produisent les deux
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — No 43
- spectres et qui sont entre elles comme les coefficients de réflexion i\ et /'n, on a, en prenant comme unité de surface celle d’une bande et comme unité de densité de courant celle de la bande Q,
- J« ^ + ”‘2K21 -T- »3K3I
- «b r\ 1 "T -f- k31
- Les valeurs de i sont calculées d’après l’équation 1 et les valeurs de n et k d’après les équations 2.
- Pour vérifier la méthode, l’auteur a comparé
- Fig. 1. — Dispositif employé pour l'étude de la réflexion sur des feuilles métalliques de différentes épaisseurs.
- la réflexion des rayons cathodiques correspondant à 16.500 volts sur des plaques épaisses en cuivre et en aluminium. Il a trouvé les résultats suivants :
- BANDE I 2 3
- Z cm 1 >7 i65oo 2,2 2,7
- Y g85o 655o
- F(V) 182,6 110,1 56,4
- Hi 0,601 0,178 o,o44
- n o,5i8 0,616 oc 0
- d’où l’on tire
- d’où
- ^3)
- <V?8
- o,6oi
- o,o4i
- o,6oi
- 182,6 110,1
- 182,6
- 56,4
- o,5i8
- 0,23?
- bj
- b
- o,518 -j- 0,616.o,518 + 0,787.0,237 1 -f- o,5i8 -f- 0,237
- 1,006 Kn /'aluminium
- =------5 = 0,58 ----
- 1,728
- Or, d’après Starke, la valeur de ce rapport est indépendante du potentiel et égale à
- y — 0,56 : la concordance est donc très satis-45
- faisante.
- Les résultats des expériences faites avec des feuilles minces d’aluminium sont indiqués par les tableaux suivants. Le pouvoir de réflexion pour une plaque épaisse d’aluminium qui, d’après Starke, est indépendant du potentiel des rayons incidents a été pris pour unité : / désigne par conséquent le pouvoir de réflexion de la feuille mince d’aluminium par rapport à celui d’une plaque épaisse de métal. V4 est le potentiel des rayons incidents.
- Epaisseur de la feuille o,53//.. = 11000, r = o,99.
- BANDE z cm. V fl ni km\
- 1 2 2,3 2.8 11000 74oo 1,021 o,g58 o,5o8
- 3 3,3 535o 0.949 o,3i8
- 1 2 V( = 2 2,5 i65oo, r— i65oo 10600 = 0,60. o,656 0,517 0,48g
- 3 3 735o 0,451 0,133
- 1 2 Vi 1,8 2,3 21800, / = 21800 i34oo o,43. o,5i8 0,274 o,33i
- 3 2,8 gooo 0,216 0,142
- 1 2 v< = i,5 2,0 =27800,r= 27800 i56oo = o,3o. o,32g 0,096
- 3 — —
- Epaisseur de la feuille 1,9 /*. V4 = i65oo, r =z 1.
- Z V flm km\
- 2 , I 2,6 i65oo I ,023
- 10800 0,978 0,358
- 3,1 O* 0 0 0,934 0,214
- V., = 21800, r = 0,77.
- 1,8 21000 0,796
- 2,3 i34oo 0,710 0,555 0, i5i
- 2,8 9000 0,099
- Y^ = 2700 r — o,65.
- 1,5 27800 0,671
- 2,0 i56oo o,5io 0,120
- — — — —
- r cuivre
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 151
- Epaisseur de la feuille 2,44 F-\K = 21800, r = 1.
- = 27800, r — 0,91.
- Z V nm k/n |
- 1,5 27800 0,9^7
- 2,0 i56oo 0,756 O . 222
- Les conclusions que l’on peut tirer de ces mesures sont les suivantes :
- La réflexion des rayons cathodiques se produit sur une feuille mince métallique comme sur une plaque épaisse de même métal, tant que la vitesse sur le potentiel des rayons incidents est inférieure à une valeur déterminée que l’on peut appeler point critique. Quand le potentiel des rayons incidents dépasse la valeur critique, la réflexion diminue : cette diminution se produit d’abord sur les rayons déviables et's’étend ensuite aux autres. La valeur du potentiel critique dépend de l’épaisseur et de la nature des feuilles et atteint 11.000, 16.500 et 21.800 volts pour des feuilles d’aluminium de 0,53p., l,9p et 2,44p. Pour une feuille de cuivre de 0,66 p, le potentiel critique est supérieur à 27.800 volts.
- Il résulte de ce qui précède que, tant que l’on admet qu’une différence possible de constitution du métal entre la partie superficielle et la partie intérieure reste sans effet sur le phénomène, l’épaisseur de la couche superficielle dans laquelle se produisent les phénomènes de la réflexion, est, pour l’aluminium de 0,53 p pour les rayons correspondant à 11.000 volts, de 1,9 p pour les rayons correspondant à 16.500 volts, et de 2,44 p pour les rayons correspondant à 21.800 volts. Cette couche est beaucoup plus mince pour le cuivre.
- R. V.
- Démonstration de la trajectoire parabolique des rayons cathodiques dans un champ électrostatique. — Wehnelt. — Physikalische Zeitschrift, i,r octobre igo5.
- Si l’on fait passer un rayon cathodique à travers un champ électrostatique homogène, la théorie indique que la trajectoire du rayon doit être une parallèle.
- L’auteur a montré précédemment que l’on peut obtenir des rayons cathodiques de vitesse relativement faibles, visibles sur toute l’étendue de leur parcours, en employant comme cathode un oxyde métallique incandescent. Il a songé à utiliser ces rayons pour la démonstration de la courbure de la trajectoire produite par un champ électrostatique.
- Le tube employé à cet effet est représenté par la figure 1. K est la cathode, représentée séparément à la partie inférieure de la figure, et constituée par une bande mince de platine chauffée par le courant de quelques accumulateurs 13. Sur cette bande est placée une goutte d’oxyde métallique de la grosseur d’une
- l-'ig. 1.
- tète d’épingle. A est une anode en aluminium et P une plaque d’aluminium.
- Si l’on relie Iv avec le pôle négatif et A avec le pôle positif (H) d’une source de courant produisant une différence de potentiel de 110 ou 220 volts, il s’échappe de F, dès que la cathode est incandescente, un faisceau de rayons cathodiques qui atteint la plaque I en un point quelconque, tant que celle-ci est isolée. Si l’on relie alors P à K, il existe entre A et P la même différence de potentiel qu’entre-A et K. Les rayons cathodiques traversent alors le champ électrostatique compris entre A et P et dirigé dans un sens tel qu’il tend à s’opposer au mouvement des rayons. Ceux-ci n’atteignent plus la plaque P, mais décrivent une trajectoire parabolique figurée en pointillé.
- (!) Par l’intermédiaire d’une résistance de valeur convenable, par exemple une lampe à incandescence.
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- XLV. — N° 43.
- Le champ entre A et P n’étant pas homogène, la trajectoire n’est pas une parabole parfaite, mais elle s’en rapproche énormément, comme le montre une photographie publiée par l’auteur.
- R. V.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Sur l’isolement du fil neutre dans les installations à trois fils. — Erens. — Elektroteclinische Zeitschrift, 28 septembre 1905.
- On a longtemps discuté sur la question de savoir s’il faut relier à la terre le fil neutre des installations à trois fils, et les réglements allemands ont prescrit, en 1899, d’adopter cette disposition en ajoutant, en outre, qu’il ne doit pas y avoir de fusibles sur le conducteur neutre.
- Actuellement 011 va plus loin, et l’on emploie, comme fil neutre, un conducteur nu placé en terre. Cette disposition offre plusieurs avantages; elle est économique, les perturbations dans les lignes téléphoniques sont diminuées, la sécurité d’exploitation est plus grande, et les différences de potentiel dans les deux ponts sont mieux égalisées.
- L’auteur examine en détail ces différents avantages et les discute :
- 1°) L’économie réalisée par l’emploi d’un fil nu, quoique représentant une somme assez élevée, joue un rôle tout à fait secondaire dans les frais totaux d’établissement d’une installation électrique. En effet, elle atteint au maximum 2 à 3 % de ceux-ci. En outre, la durée d’un fil nu est considérablement plus faible que celle d’un fil isolé. O11 a essayé, pour prolonger la durée du fil nu, de l’entourer d’une enveloppe de plomb recouverte d’une couche de jute. 11 semble que l’enveloppe de plomb, participant à la transmission du courant, doit s’attaquer très rapidement.
- 2°) La diminution des perturbations sur les lignes téléphoniques pouvait être intéressante il y a quelques années, quand la plupart de ces lignes employaient la terre comme conducteur de retour. Mais, depuis lors, l’emploi des lignes doubles s’est généralisé à peu près partout et est devenu réglementaire : l’avan-
- tage que présente, à ce point de vue, l’emploi d’un conducteur nu n’est donc pas à considérer.
- 3°) La plus grande sécurité d’exploitation résulte de ce que, s’il se produit une terre sur un conducteur extérieur, les fusibles coupent le circuit plus rapidement quand le conducteur neutre est placé à nu dans la terre que quand il est isolé et relié à la terre seulement à la centrale. Cet avantage a été considérablement exagéré. En effet, supposons qu’il se produise une terre sur un conducteur extérieur et soit rtl la résistance de passage au défaut, R la résistance du câble endommagé, ra la résistance de la source de courant, rh la résistance du conducteur neutre nu et re la résistance de la terre depuis le défaut jusqu’à la centrale.
- La résistance totale du circuit formé par le défaut est, dans le cas d’un conducteur neutre isolé :
- W = l'a -j- R + ru y rc
- et, dans le cas d’un conducteur nu, approximativement :
- Or, la résistance de la terre est extrêmement faible, comme l’ont montré les expériences de Thury : elle se résume presqu’entièrement à la résistance de passage des prises de terre. Le facteur re a donc une très faible valeur, et la résistance combinée du sol et d’un conducteur nu de section ordinaire en parallèle avec lui doit être peu differente de la résistance du sol seul. En tous cas, cette résistance est extrêmement faible vis-à-vis de la résistance du défaut.
- Par contre, la présence d’un conducteur nu dans le sol peut amener de graves désordres, comme cela est arrivé déjà dans deux installations employant cette disposition. En effet, si le conducteur vient en contact avec l’armature métallique ou l’enveloppe d’un des câbles, l’enveloppe de plomb est détruite peu à peu et l’isolant est rongé. La différence de potentiel totale existe alors entre le second conducteur extérieur et la terre et, avant que les fusibles ne fonctionnent, il peut se produire des accidents sérieux.
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- revue d’électricité
- 15:
- 4°) L’égalisation de tension entre les deux ponts est certainement mieux assurée quand, pour une même section de cuivre, le conducteur neutre est nu. Mais, quand le conducteur neutre isolé est bien établi (il faut évidemment une section de cuivre un peu plus considérable que quand il est nu), on peut obtenir un aussi bon équilibre des ponts.
- L’auteur examine ensuite les avantages que présente l’emploi d’un conducteur neutre isolé.
- Quand il se produit sur le réseau de petits défauts, de 20 ampères par exemple, ces défauts sont une source de pertes d’énergie dont il est impossible de s’apercevoir sur la consommation totale. Le seul moyen de s’en apercevoir, dans le cas d’un conducteur neutre
- Fig. 1. — Méthode pour déterminer la résistance d’isolement des câbles.
- nu, serait de séparer les câbles du réseau et de mesurer leur isolement.
- Au contraire, dans le cas d’un conducteur neutre isolé, il existe un moyen simple pour surveiller les câbles : il suffit pour cela d’intercaler un ampèremètre dans la prise de terre du conducteur neutre, cet ampèremètre indiquant non seulement qu’il s’est produit un défaut, mais encore le signe du câble où s’est produit le défaut. On peut, pour augmenter la sensibilité du système, employer deux ampèremètres dont l’un, pour faibles courants, peut être mis en circuit au moyen d’un commutateur et dont l’autre, pour courants de forte intensité, reste constamment en circuit.
- On peut, en employant un conducteur neutre isolé, déterminer pendant le fonctionne-^ ment de l’installation la résistance d’isolement des conducteurs extérieurs, au moyen de mesures d’intensité et de tension. Soient, en effet, K0 et K2 les trois conducteurs de la distribution (fîg. 1). Le conducteur K0 est relié à la terre par un fil de cuivre de forte section sur lequel est embroché un ampèremètre. La résistance ohmique de cette con-
- nexion à la terre peut être rendue assez faible pour être négligeable vis-à-vis de la résistance d’isolement du conducteur neutre. Soient i{ et 4 les deux courants traversant les isolements et soit f0 leur différence, indiquée par l’ampèremètre A. En mesurant les différences de potentiel et P2 de deux conducteurs extérieurs par rapport à la terre, on obtient l’équation :
- io q — h (0
- f\ = q5 O)
- P2 — i(3)
- Ensuite on relie à la terre un conducteur extérieur, par exemple le conducteur positif, par l’intermédiaire d’une résistance. Soit J( le courant allant à la terre par ce circuit et J0 le courant lu sur l’ampèremètre A ; soient P'., et P'2 les différences de potentiel par rapport à la terre et i\ et i'2 les courants. On obtient comme précédemment :
- Jo = ’ 4 T- T — ^2 (i)
- PT=*V< (5)
- P'2 = i'3r2 (6)
- On a donc six équations à six inconnues /q, r2, q, f2, ïi'% d’où l’on déduit :
- _ Pa P'a
- 1 < T I j
- Jo *q i lo
- Pi_Pj
- r v== P2 ^
- (T — «h) + pA 4
- On voit donc qu’avec un conducteur neutre isolé, on peut toujours déterminer en marche au moyen de deux mesures d’intensité et de quatre mesures de tension, la résistance d’isolement de deux conducteurs extérieurs.
- B. L.
- Emploi de l’aluminium pour l’établissement des lignes aériennes de transmission d’énergie électrique. — Esson. — The Electriciarii
- L’auteur, en discutant les avantages relatifs du cuivre et de l’aluminium pour l’établissement des lignes électriques, indique que l’aluminium convient parfaitement pour cet usage, à part la question de prix. Les prix actuels,
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- adoptés comme base de comparaison, s’élèvent à 205 fr. 35 la tonne pour le cuivre et 420 fr. pour l'aluminium. Les lignes en aluminium exigeraient moins de poteaux, grâce à la légèreté du métal, mais il faut tenir compte de la pression du vent qui est plus considérable sur les conducteurs en aluminium, de plus forte section que les conducteurs en cuivre.
- En considérant le problème qui consiste à transmettre 10.000 chevaux à 16 kilomètres sous 10.000 volts, il faut des conducteurs de 5,8 mm. de diamètre (26,4 mm2) en cuivre et de 7,5 mm. de diamètre (44,2 mm2) en aluminium. Pour une pression de vent inférieure à 7 kg. par dcm2; les lignes en cuivre et en aluminium présentent le même facteur de sécurité avec des poteaux placés aux mêmes intervalles, mais, pour des vents violents ou des ouragans, dont la pression atteint 20 kgr. par dcm2, les lignes en cuivre ont l’avantage.
- R. R.
- Emploi des tubes à vapeur de mercure comme parafoudres.
- Dans un brevet récemment délivré (12 septembre) M. Cooper Ilewitt propose l’emploi de tubes à vapeur de mercure comme parafoudres. La propriété que présentent ces tubes de ne laisser passer le courant qu’après amorçage au moyen d’une tension supérieure à la tension normale de la ligne à protéger les rend tout naturellement propres à cette application sur les lignes à courant alternatif. Pour cela, on place un tube en dérivation entre chaque conducteur et la terre ; ce tube laisse passer les oscillations à haut potentiel et arrête le courant de la ligne, dont le voltage n’est pas assez élevé pour provoquer l’amorçage.
- Pour les lignes à courant continu, il se présente la difficulté, qu’une fois le tube amorcé par la décharge oscillante, le courant de la ligne continue à le traverser (c’est d’ailleurs l’un des procédés d’amorçage des tubes fonctionnant à bas voltage). Pour ce cas particulier, l’inventeur propose de dimensionner les tubes de telle façon que le passage du courant normal produise un échauffement tel que l’arc se coupe de lui-même.
- R. R.
- TRACTION
- Moteurs de traction à courant continu à haute tension. — Rikli-Kehlstadt. — Elektrische Bahnen, 23 septembre 1905.
- Ce moteur de traction à courant continu a été établi par la maison J. Rieter pour une tension normale de 1.500 volts et est isolé pour 3.000 volts. Il est destiné à être placé sur un véhicule à voie étroite de 1 mètre de largeur, et a une puissance de 75 chevaux effectifs sur l’essieu de la voiture pour une vitesse de rotation de 430 tours par minute. Avec des engrenages, qui attaquent un essieu muni de roues de 840 mm., il pèse 1.750 kgr.
- Le fer, particulièrement aux dents de l’induit, est très fortement saturé, de façon à avoir un flux peu variable. Le collecteur porte cinq lames par encoche. Pour assurer une bonne commutation, on a créé de larges zones neutres, le rapport de l’arc polaire au pas polaire étant 0,67.
- Les encoches sont rectangulaires ouvertes avec une échancrure en queue d’aronde pour le maintien d’une cale de bois : elles contiennent des bobines induites isolées à la micanite recouverte d’une laque spéciale ; ces bobines ont résisté pendant une heure sans aucun percement à l’application de tensions alternatives de 7.000, 8.000 et 10.000 volts. Une rupture ne s’est produite qu’à 12.500 volts, au bout de 10 minutes. Les bobines induites sont maintenues par les cales en bois: il n’y a aucune frette sur le corps de l’induit : des frettes n’ont été placées que sur les têtes des bobines et sur les jonctions de celles-ci avec les lames du collecteur. Des expériences faites sur la résistance mécanique de cales en bois préalablement immergées dans la paraffine bouillante ont montré que des cales de 10 cm. de longueur peuvent résister à 700 kgr. Or, dans ce moteur, la force centrifuge calculée pour 2.000 tours par minute, donne par encoche une pression de 360 kgr. du fait des conducteurs contenus dans l’encoche. Il y a donc un large coefficient de sécurité.
- Les dimensions principales du moteur sont les suivantes :
- Diamètre de l’induit, 44° mm >
- Longueur axiale de l’induit, 220 mm. y compris un canal de ventilation de 10 mm
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Nombre d’encoches, 53 ;
- Nombre de lames au collecteur, 205 ;
- Diamètre du collecteur, 36o mm ;
- Longueur axiale utilisable du collecteur, 90 mm ;
- Résistance du moteur à 70", 2,65 ohms.
- Les essais effectués sur ce moteur ont montré que la commutation s’effectue sans aucune étincelle : ce n’est qu’à partir de la puissance de 90 chevaux qu’on constate quelques petites étincelles, dues plutôt à la dureté trop grande des charbons pour cette charge. En shuntant brusquement le moteur de 30 % à pleine charge, et en supprimant brusquement le shunt, on n’a pas non plus constaté la formation d’étincelles.
- L’auteur donne les courbes caractéristiques du moteur fonctionnant à 1.500 et à 1.700 volts, et avec shunt de 28 % . Les résultats d’essais au frein sont résumés dans le tableau I.
- Les essais d’échauffement ont donné les résultats indiqués dans le tableau IL II y a lieu de remarquer que, au début de ces essais, le moteur était encore chaud par suite de son
- TABLEAU 1
- Essais de puissance au frein
- POIDS P EN KG VITESSE 1JE ROTATION CHEVAUX C/3 H O > AMPS. TOTAUX AMPS. DANS LE SHUNT WATTS W h 2 W LJ û 7T, U ci
- Tension : 1 5oo volis
- 10,2 778 2i,3 1518 11,7 — I 7 780 00 GO O
- <l!\ , O 58o 36,9 i5o5 20,0 — 3o 100 90,0
- 5o, 5 470 63,o I 520 35,0 — 53 200 87,2
- 6/,,5 43o 73,6 )5oo 42,5 — 63 800 85,o
- 85, i 3y8 89>9 15i 0 53,0 — 80 000 82,7
- Tension : 1 700 \ olts
- 70,0 487 90,5 1700 45,3 — 77 000 86,4
- 23,4 655 40,7 1688 20,2 — 34 100 87,5
- Shunt 00 JV /„ à 1 5oo vol: s
- 5o, 0 462 61,2 15oo 84,7 — 62 o3o 86,5
- 5o, 0 5io 67,7 i5oo 87,7 10,5 56 55o 88,1
- 4i ,0 488 53,0 i5io 29>7 — 44 85o 87,0
- 4i ,0 545 69,25 1514 32,3 9,0 48 goo 89,2
- TABLEAU II
- Essais d’échauffement au frein
- TEMPÉRATURES EN ° C
- ECHAUFFEMENT EN 0 C
- VITESSE
- POIDS
- CHEVAUX
- VOLTS
- ROTATION
- fonctionnement continu : les températures initiales sont indiquées sur le tableau.
- On voit que le moteur peut parfaitement fournir 75 chevaux pendant une heure sans que réchauffement dépasse 60° à 70°. Le faible échauf-fement du collecteur montre que la commutation est excellente.
- Le moteur, après ces essais, a supporté sans inconvénient une différence de potentiel alternative de 6.200 volts maintenue pendant une demi-heure.
- La société J. Rieter a mis en construction 16 moteurs de ce type destinés au chemin de
- fer électrique du sud de la Suisse reliant Bellin-zona à Mesocco. La tension d’alimentation du courant continu sera 1.500-1.600 volts: chaque voiture sera équipée avec quatre de ces moteurs qui permettront de remorquer 60 tonnes sur une rampe de 60 °/00 avec une vitesse de 20 km. à l’heure.
- Pour des vitesses plus élevées, le même modèle de moteur peut être établi pour une puissance effective de 110 chevaux sous 1.500 volts. La vitesse de rotation est alors de 630 tours par minute, et, avec la réduction maxima possible de 1/4,12 et des roues de 840 mm. de diamètre,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 43.
- la vitesse du véhicule est de 24,5 km. à l’heure. Dans ce cas, l’induit ne porte que deux tours par hobine et les conditions sont meilleures pour la commutation que dans le moteur décrit.
- La possibilité d’établir, pour voie étroite de L mètre, des moteurs à courant continu à 1.500 ou 1.700 volts étant bien démontrée par cet essai, il est hors de doute que, le cas échéant on pourra établir, pour voie normale, des moteurs à 2.000 ou 2.500 volts.
- O. A.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- L’amortissement dans les circuits oscillants contenant un condensateur et un éclateur. — G. Rempp. — Drudes Annalen, septembre 1906,
- 1 L’auteur a déterminé l’amortissement total du circuit oscillant et la façon dont cet amortissement se répartit entre les diflérentes parties du circuit. La méthode employée pour cette étude est la méthode de résonance.
- Le circuit primaire contenait des bouteilles de Leyde en verre anglais (flint) de capacité préalablement déterminée. L’une des armatures de ces bouteilles était reliée à un éclateur et l’autre armature à une bobine de self-induction constituée par des cadres rectangulaires en fil de cuivre nu de 40 cm. de côté : le diamètre du fil était de 0,4 cm. et la distance entre deux tours de 3 cm. Une résistance pouvait être intercalée dans le circuit ; cette résistance était constituée par un fil fin de nickeline, de man-ganin ou de maillechort placé dans du pétrole. L’éclateur était réglable au moyen d’une vis micrométrique permettant la lecture du dixième de millimètre. Différentes électrodes pouvaient être utilisées ; l’auteur a employé des sphères en zinc de 5, 4, 3 et 1,5 cm. de diamètre. Ce sont ces dernières qui ont servi dans la plupart des expériences : elles étaient fréquemment nettoyées et polies.
- Le circuit secondaire, sur lequel le circuit primaire agissait par un accouplement aussi imparfait que possible, était formé par un rectangle de 50 et 100 cm. de côté en fil de cuivre de 0,45 cm. de diamètre. L’un des grands côtés pouvait recevoir une résistance de 0,1, 0,2, ou 0,3 ohms; l’autre contenait un condensateur à
- air dont la capacité pouvait varier entre 50 et 2200.10-6 microfarad. L’un des petits côtés pouvait recevoir une bobine de self-induction.
- Le circuit secondaire agissait, à son tour, sur une bobine carrée de 20 cm. de côté constituée par quatre tours de fil de 0,19 cm. de diamètre isolé à la gutta-percha. Le circuit de cette bobine était fermé sur un bolomètre formé d’un fil de fer de 0,0025 cm. de diamètre ayant une résistance de 11,2 ohms. Le courant auxiliaire était fourni par 3 accumulateurs, avec interposition d’une résistance de 40 ohms. Entre le bolomètre et le galvanomètre étaient placées deux petites bobines de self-induction.
- Les condensateurs étaient chargés par 3 bobines d’induction différentes employées tour à tour : la plus petite de ces bobines, de 30 cm. d’étincelle, était employée dans la plupart des expériences. Ces bobines était actionnées par un interrupteur-turbine de l’A. E. G. donnant une rupture par tour. Dans une expérience, la charge des condensateurs fut faite au moyen d’une machine à influence de Topler et les résultats furent excellents.
- Dans cette étude, les notations suivantes ont été adoptées :
- Primaire. .
- Secondaire
- n0
- C
- P
- a
- V
- n
- c
- P
- P
- S
- y
- pour la fréquence,
- pour la capacité,
- pour la self-induction,
- pour le facteur d’amortissement,
- pour le décrément logarithmique ;
- pour la fréquence,
- pour la capacité,
- pour la self-induction,
- pour le facteur d’amortissement,
- pour le décrément,
- /z>o
- i2dt.
- 0
- L’indice 0 adjoint aux grandeurs variables c et y indique qu’il s’agit des valeurs de ces grandeurs dans le cas spécial où la fréquence est la même (n = n0).
- Si, dans la formule de Bjerkness pour la courbe de résonance, on introduit les fréquences au lieu des périodes d’oscillations, et l’effet intégral thermique au lieu de l’effet électrique, 011 obtient l’équation :
- «
- y-M
- 2
- n
- «0
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-
-
-
- 28 Octobre 1905.
- R EYUE D ’ ÈLG G T RIC i TÉ
- 157
- On voit que, pour ft = «0, y atteint un maximum et que, en portant — en abcissesetjy en
- nd
- ordonnées, la courbe est symétrique à droite et à gauche de ce point.
- La variation de fréquence du circuit secondaire était obtenue par modification de la capacité. En appelant c la capacité pour la fréquence n, on a
- Les courbes de résonance ont été tracées avec les valeurs de la capacité secondaire comme abscisses et les déviations réduites (d’après la courbe d’étalonnage), du galvanomètre comme ordonnées.
- Les résultats de mesures sont résumés sur les tableaux suivants où, en plus des notations déjà indiquées,
- 5 désigne la longueur d’onde, w la résistance totale en ohms, w la résistance du circuit oscillant pour la fréquence considérée (non compris la résistance additionnelle),
- «q la résistance additionnelle,
- FL la longueur d’étincelles en centimètres,
- <5 le décrément logarithmique du circuit secondaire.
- I. VARIATION DE LA CAPACITÉ
- i. G 2^3. i o-6 Microf. P = 2810 cm. h0 = 1, i5. io”/sec. 5/4 — i3,oo m. <5 = o,oi35. «'' = 0,125 ohm environ
- FL y «. 1 o—:5 W
- 0,1 0,19:; 1 1 ,28 6,3)
- 0,2 o,n7 6,7g 3,7s
- o,3 0,077 4,48 2,4s
- o,5 o,°86 4,9'. 2,7e
- 1,0 O,II0 6,30 3,53
- 1,5 0,115 6,58 3,7o
- 2,0 0, i37 7,go 4,43
- 2,5 0, i32 7<59 4,29
- 3,o 0,158 9 > 2 4 5,1-
- 3,5 °, !7g 1 0,02 5,7i
- 4,o 0, i87 >0,07 6, i0
- 2. C = 435.io 6Microf. P = 258ocm. 7?0 = g,5i.iofi/sec. 5/4 = i5,8m. <5 = o,oi54- m' = o, 11 ohm environ
- FL y a. I o~^ w
- 0,1 0, i52 7,26 3,69
- 0,1 0,16 7 7,8o 3,9s
- 0,2 0,1 2 j 5,93 3,0)
- 0,3 0 CO O O 4,27 2,1/,
- o,5 0,093 4,43 2,2g
- 1.0 0,11) 5,2g 2,7l
- i.5 0 , I 29 6, i0 3, i8
- 2,0 o,i40 6,6) 3,4g
- 3,o 0,202 9,4} 5,0)
- 4,o 0,203 9,4g 5,o6
- 4,5 0,237 11 <06 5,92
- 5,o 0,263 11 ,77 6,3.,
- 3. C = 853.io 6 Microf. P = 2,jiocm. n0= 6,62.io6/sec. 5/4 = 22,6 m. <5 = 0,0109. (G = 0,0096 ohm environ •
- FL y a. I o— W
- 0,1 o‘, i33 4,4 4 2 ?
- 0,2 °,°9o 3,o0 1,6)
- o,3 0,075 2,5) 1,3; j
- 1,0 0,08 4 2,7o 1,5)
- 2.0 0,10) 3,32 1,83
- 2,5 0,11; 3,7s 2,07
- 3.0 0,1 22 4, o-. 2,2()
- 3,5 0,12) 4,o7 2,2g
- 4,o 0,12) 4,o7 2,2;;
- 4. 0=1093.10 6Microf. P = 265ocm. tî0 = 5,9i.io6/sec.
- 5/4 = 25,4 m. <5 = 0,0128. w = 0,090 ohm environ •
- FL y a . 10-s W
- O , 2 0,08g 2.5-; 1,3g
- o,3 5 *0 00 0 0 2,4g I ,29
- o,5 0,07- 2,23 I . i8
- 1,0 0,08) Mo I,28
- 2.0 o,o88 2,57 1,38
- 3.0 0.11 ) 3.3) 1,8)
- 4,o 0,1 15 3,3g ; i,8.)
- 0,1 o,i5g 4,5S 1 2,4g
- 0.2 o,u0 3,23 1 -73
- o,3 o,° 92 2,72 1 ,4g
- o,5 °.,°9i 2,77 1,48
- 1,0 °,°78 2,3o 1 ?2 2
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-
-
-
- 158
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 43.
- 5. C=i og3. io~6 Microf. P = 266ocm. «0=5,gi.io6/sec. 1/4 = 25,4 m. 5 := 0,0125. w’ = o,ogo ohm environ
- FL y a. 1o—3 IV
- 0,2 0,12$ 3,7i 1,96
- o,3 o,o90 2,66 1,40
- o,5 °>07o 2,03 i,io
- o,5 0,079 2,3}. I,21
- 1,0 0,077 2,28 I,2l
- 1,5 0,073 2,2g I,25
- 2,0 o,og2 2,7l 1,42
- 2,5 0 > °g i 2,76 I ,4g
- 3,o O, IOg 3,17 G7l
- 3,5 0,II5 3,3, i,82
- 4,0 0,123 3,60 1,9:>
- 4,5 0, i30 3,79 2, o7
- 5,o 0,14i 4, i9 2,2g
- 6. C = 3o35. io-6 Microf. P=277ocm. n0=3,47.io6/sec. 1/4 = 43,2 m. 5 = o,oi3g. w' = 0,077 ohm environ
- FL y ».. 10~5 W
- 0,1 0,157 2,73 i,54
- 0,2 0,107 G 85 1 ,o0
- o,3 o,og1 1,5g 0,871
- o,5 0 ,o60 1 ,o4 o,572
- 1,0 0,083 i,4/, 0,802
- 2,0 o,o82 1,42 0,796
- 2,0 0,087 1,50 0,84.1
- 7. C = 6860. io-6 Microf. P = 328ocm. «0 = 2,i2.io6/sec. 1/4 = 70,7 m. 5 = o,oog3. w' = o,o65 ohm environ
- FL y a. 1 o~~3 W
- 0,1 o,i46 I , 5,; 1,01
- 0,2 0,11g 1,22 0,826
- o,3 0,092 0,973 °>637
- o,5 0,078 °,826 0,5.n
- o,5 0,075 0,79', o,520
- 0,75 0,081 0,860 °,567
- 1,0 0 0 0 °,9os o,6s8
- 5 = 0 CO 0 0^
- 1,0 0,087 9,19 O,60;
- 2,0 0,105 H,08 0,735
- 3,o O , 1 1 1 2,08 0,803
- II. VARIATION DE LA SELF-INDUCTION
- i. Voir I, I
- 2. 0 = 273. io-6 Microf. P = g6iocm. n0 = 6,22. io6/sec.
- 1/4 = 24,1 m. 5 = 0,0122. w' = 0,1 g ohm environ
- FL y ».. IO-5 W
- o,5 0, o88 2,73 5,2 2
- 1,0 O, IOg 3,3S 6,4g
- 2,0 0,123 3,86 7-46
- 3,o 0, i62 4,99 9,79
- 4,o 0,13 ; 5,30 10,15
- 3. 0 = 2^3.io-6Microf. P = gi6ocin. n0=6,37.io6/sec. 1/4 = 23,6 m. 5 = 0,0115. w = o, 1 g ohm environ
- FL y ».. 10—s W
- 0,1 0,202 6,46 1 1 ,76
- 0,1 0,187 5,96 10,84
- 0,2 0, i36 4,36 7,82
- 0,2 0,123 3,97 7,G
- 0,3 0, io3 3,30 5,93
- o,5 0,092 3,95 5,33
- 1,0 0,1 22 3,89 7-G
- 2,0 0, i37 4,3g 8,o0
- 3,o o,i56 4 > 9 4 9,G
- 4,o 0, igs 6,i2 H,49
- 4- 0 = 273.io~6 Microf. P = i88oocm. ??0=4,44-io6/sec. 1/4 = 33,8 m. 5 = o,oi42. (G = 0,26 ohm environ
- FL y a. 10= W
- 0,1 0, i66 3,68 !3,96
- 0,2 0, i60 3,5g i3,29
- o,3 0,101 2,2g 8,33
- o,5 o* O 6 2,27 8,4/(
- 1,0 », 113 2,5i 9,4g
- 2,0 0,15., 3,3g 1 2,83
- 3,o 0,187 4,i0 15,79
- 4,o 0,202 4,42 x7,19
- 5. Voir I, 5
- 6. G= 1014.io“6Microf. P = 873ocm. n0 = 3,38.io6/sec. 1/4 = 44,3 m. 5 = o,oog7. w = 0,14 ohm environ
- FL y ». 1 o~5 (V
- 0,1 °> *73 2-92 5, i0
- 0,2 0, IOg 1,82 3,i7
- 0,3 0,084 1,42 2,4 7
- 0,5 0,070 1, i8 2,06
- 1,0 0,073 1,23 1 , 1 J
- 2,0 00 00 0 0 g4o 2,63
- 3,0 0,104 G 74 3,09
- 4,0 0,123 2,Oe 3,69
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-
-
-
- 28 Octobre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 159
- rj. C=JOi4.io~6Microf. P=i8ioocm. n0=2,35.io6/sec. ;./4 = 63,8 m. <5 = o,oioi. u/ = o, 19 ohm environ
- FL 7 «. 10-'5 w
- 0,1 0,1 f>7 1,96 7 >°9
- 0,2 0, io2 I,20 4,3,
- o,3 o,o82 0-966 3,48
- o,5 o,o60 °>709 2,5g
- 1,0 0,067 0,784 2,84
- 2,0 0,07g 0,977 3,33
- 3,o 0, 10, I,I7 4,3,
- 4,0 0,11 3 1,33 4,96
- III. VARIATION DE LA RESISTANCE
- 1. C=3o35. io~6 Microf. P=276ocm, 7?0=3,48.io6/sec.
- V4 = 43,2 m. w' = 0,077 ohm env. FL = 0,5 cm.
- W\ 7 «. 1o—3 W w —
- 0,00 o,o60 i,o4 o,572 o,57
- 0,28 0,117 2,0} 1 , *3 0,8g
- o,4g 0,14a 2,47 1,36 0,87
- 0,97 O, 20g 3,57 1,97 1 ,o0
- 1,63 0,284 4,9s 2-72 i,o9
- i,98 3,33, 5>80 3,20 I,22
- 2. C = 6860.io“6Microf. P=327ocm. n0 = 2,i3.io6/sec. >/4 = 70,6 m. w' = o,o65 ohm env. FL — 0,2 cm.
- wK 7 a. io—3 W —
- 0,00 o,n9 ï,26 OO O 0 00 ce
- 0,28 0, i89 2,0, 1,3, 1 ,o3
- 0,49 o,238 2,53 1,63 1 ,*6
- 0,97 o,337 3,58 2,3,, i,37
- 1,63 o,47i 5,o, 3,2g 1,64
- 1,98 o,5i7 5,49 3,59 i,6.
- 3. C=686o.io'h<3 Microf. P = 327oem. n0 = 2,i3.io6/sec.
- V4 = 70,6 m. w' = o,o65 ohm env. FL = 0,5 cm.
- (V, 7 a. I O-3 W W —- (V,
- 0,00 o,o78 0,82g 0,447 o,54
- 0,28 0,l3g 1,44 °>9io o,66
- 0,49 0,172 l,83 I , Ig 0,77
- °>97 0,252 2,67 I ,73 0,78
- i,63 o,360 3,83 2,5, 0,84
- 1,98 0,4*2 4,37 2,86 0,84
- IV. CHARGE AVEC LA MACHINE A INFLUENCE
- C — 1014. io-6 Microf. P = 2690 cm. n0 = 6,09.1 oG/sec. //4 = 24,6 m. <5 = 0,0129. w = 0,091 ohm environ
- FL 7 a.io-3 iV Nombre des décharges par seconde
- 0,1 0,16, 4,86 2,66 très nombreuses
- 0,1 0, i48 4,4ô 2,4g peu nombreuses
- 0,2 0, io7 3,2g 1,77 8 environ
- o,3 0,08g 2,57 1,4i
- o,4 o,°77 2,32 I , 27
- o,5 0,072 2, *8 I,I7 12 ))
- 0,6 o,o68 2,Oe 1 , *7 8 ))
- 0,8 o,o68 2,Oe I,I2 6 »
- 1,0 0,077 2,3g I,27 4 »
- 1,3 CO 0 0 2,33 I ,2g 4 ))
- V, VARIATION DE LA GROSSEUR DES BOULES DE l’ÉCLATEUR
- G=ioi4-io"J0Microf. P = 243ocm. n0=6,4i.io6/sec. A/4 = 23,4 m. <5 = o,oii4. w = 0,075 ohm environ
- FL 7 a. 10"3 W
- I . 27 •*) = i,5 cm.
- (0,2 O, I23 3,9e 1 >9o ) 3
- 10,2 o,o87 2,79 1,3g ( f
- (o,5 o,o62 1 -98 O , 963 )
- 1,0 0,07g 2,39 1,*6
- 2,0 0,090 2,86 * ,40
- 3,o o,u3 3,6, ï>7s
- 2. 27’ = C ,0 cm.
- 0,2 o,io8 3,49 1,67
- 0,5 0,06g 2,22 1,07
- 1,0 0,07s 2,5, 1,22
- 2,0 0,11, 3,53 1 >75
- 2,0 o,n9 3,79 i,88
- 3,o o,i33 4,20 2,1,
- 3. 27* = 4,0 cm.
- 0,2 O,II0 3,57 1 >7o
- o,5 0,07, 2,2g 1 ,o9
- 1,0 0,07e 2,44 1 ,*8
- 2,0 0,1 i2 3,57 i, 70
- 3,o o,i49 4,77 2,36
- 4- ir = 5 ,0 cm.
- 0,2 0, io6 3,4g 1,63
- o,5 0,07 6 2,4g 1 , *6
- 1,0 0,077 2,4s I,*9
- 2,0 0,113 3,69 * ,80
- 2,0 0,116 3,7o i,8.
- 3,o 0, i57 4,93 2,4s
- 3,o 0,164 5,2, 2,58
- (!) r désigne le rayon des 1 mules.
- Les conclusions que l’on peut tirer de ces résultats d’expérience sont les suivantes :
- Dans presque tous les cas, la valeur calculée
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-
-
- 160
- i;EC L A1 R AGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 43.
- de la résistance du circuit n’a été qu’une petite fraction de la valeur observée. L’étincelle est donc, dans tous les cas pratiques, le siège presqu’exclusif de l’amortissement et de la résistance apparente d’un circuit oscillant.
- La plus petite valeur observée pour le décrément a été
- . p — 0,060
- et la plus petite valeur de la résistance totale w a été
- w = o,Ô2 ohm.
- Quand la longueur d’étincelle croit, le décrément logarithmique diminue d’abord, ainsi que la résistance totale, toutes lés autres Conditions restant les mêmes : il atteint un minimum pour une longueur d’étincelle d’environ 0,3 cm. pour de faibles capacités, et d’environ 0,6 cm. pour des capacités comprises entre 0,001 et 0,008 microfarad : après avoir passé par ce minimum il croit d’une façon à,peu près linéaire. On voit donc que, pour la pratique, il existe une longueur d’étincelle déterminée, comprise entre p,3 et 0,6 cm. suivant la capacité, pour laquelle bn obtient le meilleur rendement. La résistance totale croit très lentement avec la longueur Id’étincelles,! particulièrement avec des fortes capacités. ,
- i Quand on augmente la capacité des condensateurs, le ' décrément logarithmique décroit d’abord rapidement, puis lentement, et croît pour des capacités supérieures à 0,003 microfarad. > ,
- j Quand on augmente la self-induction, le décrément logarithmique1 varie peu. La résistance totale croît à peu près comme le carré du coefficient de self-induction.
- Si Ton intercale dans le circuit oscillant une résistance auxiliaire, la résistance totale croît d’une quantité supérieure à la quantité qui .correspond à la résistance additionnelle. !
- ; Une modification du rayon des électrodes Sphériques n’entraîne qu’une faible modification du décrément pour les étincelles infé*-jrieures à 1 cm. Pour les étincelles plus longues,
- la valeur du décrément est plus considérable avec des grosses électrodes qu’avec de petites. Le potentiel explosif augmente avec le rayon des boules.
- L’emploi d’une machine à influence donne, au point de vue du décrément, les mêmes résultats que l’emploi de bobines d’induction pour la charge des condensateurs.
- R. V.
- i
- Sur la mise à la terre des antennes de télégraphie sans fil. — Monckton. — The Electrician, i5 septembre igo5.
- L’auteur indique que les expériences du lieutenant Evans (') confirment les résultats observés par la Gesellschaft fur Drahtlose Télégraphié d’après lesquels une prise de terre consistant en un filet métallique isolé du sol donne de meilleurs résultats qu’un filet métallique posé sur le sol ou une prise de terre télégraphique ordinaire. Les mêmes conclusions ont été tirées de leurs mesures par MM. Duddell et Taylor (2). j
- L'auteur a obtenu dans ses expériences personnelles des résultats semblables, mais plus marqués. Ces résultats ont été trouvés par lui quand il mesurait la longueur d’onde d’un circuit en se servant d’une petite bobine d’induction et une étincelle de 3 mm. dont la longueur était maintenue constante. Le poste était établi sur un rocher à environ 252 mètres au-dessus du niveau de la nier ; l’antenne consistait en un filet métallique, en forme de triangle de 22 x22X30 mètres placé à 24 mètres du sol, et la prise de terre était constituée par un réseau irrégulier de fils‘métalliques placés sur la terre. Quand on employait des fils nus, les indications de l’ampèremètre thermique diminuaient beaucoup.
- R. V.
- P) \ oir'Y Eclairage Electrique, t. XLIV, 30 septembre 1905, page 507.
- (2) Voir Y Eclairage Electrique, t. XL1Y, 29 juillet 1905, p. 155; 5 août, p. 195 et 23 septembre, p. 473.
- j
- ENS. — SOCIETE NOUVEL!,t: DE u’iMPRIMElUE MmiAM, 1, RUE DE LA BERTAUC1IE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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-
-
-
- Tome XLV.
- Samedi 4 Novembre 1905.
- 12e Année. — N° 44.
- ciairag
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefîore. — G. LIPPIV1ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. M0NN1ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, -tA. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ESSAIS DES TRANSFORMATEURS
- Les essais auxquels doivent être soumis les transformateurs avant leur mise en service, comprennent :
- i° La mesure du rapport de transformation;
- 2° L’essai d’isolement;
- 3° L'essai de durée avec mesure de réchauffement;
- 4° La détermination de la variation de tension ;
- 5° La détermination de l’augmentation de courant;
- 6° La détermination du rendement.
- Les trois premiers essais sont décrits avec suffisamment de détails dans les ouvrages techniques qui traitent des transformateurs et ne présentent, d’ailleurs, aucune difficulté particulière ; nous limiterons donc cette étude à la variation de tension, à l’augmentation de courant et au rendement, dont Ja détermination est rendue pratique et précise par le tracé des diagrammes à vide et en court-circuit.
- DÉTERMINATION DE LA VARIATION DE TENSION
- Les divers règlements relatifs aux essais des machines électriques définissent l’autorégulation ou régulation propre d’un transformateur par la variation de tension que l’on observe en passant de la charge normale [à la charge nulle au secondaire ou inversement, la fréquence et la différence de potentiel primaire restant constantes : cette variation constitue, suivant le cas, une augmentation ou une chute de tension dont les valeurs, exprimées en pour cent de la tension normale, sont presque égales.
-
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-
- 162
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. - N® 44.
- Les deux expressions, variation de tension et chute de tension, sont d’ailleurs souvent confondues dans le langage courant.
- Méthode de Kapp. — La méthode indirecte de Kapp est la plus connue, aussi n’est-il point besoin d’exposer la théorie qui lui sert de base. Elle présente l’avantage de permettre la détermination de la chute de tension sans le secours d’un second transformateur et nécessite seulement un essai sur le primaire, le secondaire étant en court-circuit : cette méthode est souvent désignée sous le nom de méthode de court-circuit.
- Pour l’appliquer, on relie (fig. 1) les bornes du circuit à basse tension à un ampèremètre de très faible résistance et sans self-induction, et l’on alimente le circuit primaire
- par une source de courant produisant une différence de potentiel telle que l’intensité mesurée par l’ampèremètre se rapproche le plus possible de l’intensité normale. Un wattmètre intercalé dans le circuit à haute tension mesure la puissance absorbée.
- Soient, dans le cas d’un transformateur triphasé :
- Ej , E2 , les tensions composées normales, primaire et secondaire;
- L , I2 , les intensités de courant normales, primaire et secondaire;
- * E.
- K = > le rapport de transformation ;
- E2
- F4 la fréquence normale.
- Supposons que, pendant l’essai, la tension et la fréquence soient restées constantes et qu’on ait lu sur chacune des phases une égale valeur de l’intensité. Désignons par :
- n/WWVWVi
- , la tension composée appliquée au primaire, ou tension de court-circuit;
- «?2 , le courant de court-circuit secondaire mesuré; Wcc , la puissance absorbée d’après le wattmètre.
- Fig. 1.
- Pour la facilité du calcul, on rapportera d’abord l’intensité secondaire à l’intensité primaire, soit :
- 3»
- ' __*-/2
- a- K
- Des différentes valeurs mesurées, on déduit
- Wc„
- Résistance de court-circuit, r,
- \/3.(éF2p
- Impédance de court-circuit, zcc — -^r
- Réactance de court-circuit, xcc =
- LU
- LU
- [3]
- ce qui donne, comme valeur des côtés du triangle ABC des
- chutes de tension, pour l’intensité normale secondaire ramenée au primaire, soit h , et pour cos?= 1 (fig. 2) ;
- h
- Tension de court-circuit : AB = h*c
- en volts ou X ioo en p. ioo:
- h
- Tension ohmique : BG = hrcc en volts ou -4pr" X ioo en p. joo;
- \\XC
- Tension de réactance : AG^L^c, en volts ou -r=— X ioo en p. too
- Jcij
- [4]
- [5]
- 61
- On peut encore procéder plus rapidement.
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- D’après l’essai en court-circuit, la puissance absorbée est Wcc et la puissance apparente SfJ'i v'3; le facteur de puissance est, par suite : cos a = et l’on a pour l’intensité nor-
- fcijD ^ yo
- male, en pour cent par exemple :
- Chute de tension en court-circuit.... AB X -Ir X ioo;
- + O I
- t Si Ii
- — — wattée...... BC —• cos «XvXioo;
- déwattée .....*. AC sin « X 777- X 100.
- [7]
- [8]
- [9]
- Ces formules conduisent au même résultat que les précédentes. L’essai en court-circuit dispense en outre de la mesure des résistances, souvent délicate, pour la détermination de la chute ohmique. On verra plus loin la différence à laquelle conduit la mesure directe des résistances, effectuée à l’aide de courant continu.
- Nous avons admis que l’essai était fait avec une tension et une fréquence constantes, et en outre que nous avions relevé une égale valeur de l’intensité sur chacune des trois phases. Il peut n’en être pas ainsi et, dans ce cas, il suffît de prendre la moyenne des tensions et des intensités lues et d’effectuer les corrections proportionnellement à l’intensité normale. Un exemple fera mieux comprendre la manière de procéder dans la pratique.
- ESSAI d’un TRANSFORMATEUR TRIPHASÉ
- de i5 KVA ou 12,75 KW pour cosp = o,85; 12500/120 volts composés; 0,69/72 ampères. Bapport de transformation K = io4. — Constante du wattmètre : 17 X 25o X 0,0011 g4-
- TENSIONS COMPOSÉES INTENSITÉS DÉVIATIONS du WATTMÈTRE PUISSANCE ABSORBÉE W,£.
- H PHASES PHASES
- 435 I 2 o,5oo I — 6,5
- 438 I 2 o,5io 2 + 33,i 135 watts
- 436 CO o,4g5 3 + 26,6
- La tension composée moyenne est 436/33; l’intensité moyenne rapportée au primaire est (>5016 et la puissance absorbée 135 watts. Pour l’intensité normale de 0/69 la tension de
- court-circuit sera — 600 volts et la chute de tension en pour cent de 6°°- = 4,8 p. % .
- o,5o 16 1 12 5oo 1
- Si l’on avait choisi la tension de 435 volts mesurée entre les phases 1 et 2 et ramené les
- lectures de l’ampèremètre et du wattmètre à cette tension, on aurait eu :
- Intensités : Ph. I : o,5oo; Ph. II : o,5o6 ; Ph. III : o,4g4; moyenne : oa500 pour 435 volts;
- Déviations du wattmètre : —6,5; -(-32,6; total 26,1 pour 435 volts; Wcc = i32 watts;
- Tension de court-circuit pour l’intensité normale : = 600,3 volts comme précédemment.
- Appliquons maintenant les formules données plus haut pour la détermination des côtés du triangle :
- si z= 435 vplts ; o,5 ampère ; Wcc = i32 watts.
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- 1° Formules [1] à [6] :
- 435 o K z(.c = —g = 070 ohms ;
- rcc — l ^2—- = 3o4,83 ohms ;
- V' 3 X o,5~
- xcc = y 870'2 — 3o4,83~ = 814,9 ohms.
- AB = 0,60 X 870 = 6oo,3 volts ; _Ê£2iË_ x 100= 4,80 p. °/o ?
- 0 ' 12 5oo
- BC = 0,69 X 3o4,83 = 2io,33 — ; x 100 = 1,682 — ;
- 12 000
- 56? 98
- AC = 0,69 X 814,9 =562,28 — ;--------X ioo = 4,498 —
- ’ J ’ ’ 12 5oo ’
- 2° Formules [7] à [9] :
- V 3 = 376,73 volts-ampères ; cos « :
- i32
- 376,73
- : o,35o4 ; sin « = 0,937.
- AB
- 435 12 5oo
- BC = 4,8o AC := 4,8o
- X^Xioo = b,80 p. °/0;
- X o,35o4 =1,682 — ; X 0,937 = 4,498 — .
- Construction du diagramme cle Kapp. — Les valeurs des tensions ainsi déterminées se portent à une échelle convenable sur le triangle ABC, soit en volts, soit en pour cent (fig. 3).
- On élève ensuite sur AB une perpendiculaire dont la longueur AD représente à la même échelle, soit la valeur normale de la tension primaire en volts, soit 100 pour cent de la chute de tension. Avec un rayon égal à AD, on décrit deux arcs de cercle ayant respectivement pour centres A et B; ED représente à l’échelle la chute de tension en volts, ou en pour cent, pour l’intensité normale Q et cos f = 1.
- Si l’on désire obtenir la chute de tension correspondant à un facteur de puissance donné, on mène la droite AG faisant avec AD l’angle <p, à gauche de la verticale si le décalage du courant est en arrière de la tension, à droite s’il est en avant : FG représente alors la chute de tension pour ce décalage. Le diagramme montre également qu’il existe un angle de décalage « en avant pour lequel les tensions à vide et en charge sont égales.
- La droite AD peut servir d’échelle des facteurs de puissance : il suffit de porter sur AD, pris comme unité, une longueur AH proportionnelle à cos y et d’élever du point H une perpendiculaire qui coupera en G le cercle décrit de B comme centre. De même, les tensions représentées par les côtés du triangle ABC étant proportionnelles aux intensités, ces côtés peuvent également servir d’échelle des intensités. Pour obtenir, par exemple, la chute de tension correspondant à un courant on prend sur AB une longueur AJ telle
- que -pet, du point J comme centre avec un rayon AD, on décrit un arc de cercle qui
- coupe AG en K et Al) en L : KG mesure la chute de tension pour et l’angle de décalage ¥, LD celle correspondant à et cosp —L
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- En raison de l’échelle réduite que l’on est souvent forcé d’adopter, le diagramme de Kapp ainsi construit manque souvent de précision. Aussi, lorsqu’on dispose de courbes à
- B dessin, est-il préférable de construire le diagramme
- comme l’indique la figure 5 : avec une courbe de 2 m. de rayon, une chute de 1 p. % sera représentée par 2 cm. Il est facile de voir à l’inspection de la
- Fig. 5.
- figure 4 que B'E'=EA', F'G' = EG. Pour le transformateur qui nous a servi d’exemple, le diagramme donne B'E' = i,78d p. % (cosy = l) et F'G' = 8,848 p. % (cos f = 0,85), ce qu’il est d’ailleurs aisé de vérifier par le calcul.
- Diagramme d’Arnold. — Dans leur récent ouvrage sur les transformateurs, Arnold et La Cour représentent le diagramme de court-circuit suivant la figure 6. Les côtés du triangle ABC sont calculés à l’aide des relations [1] à [6] données précédemment. Les auteurs indiquent pour valeur de l’augmentation de tension en p. % avec cos y = 1, la formule
- «»/0 = BG +
- AC^
- Pour un angle de décalage ?, on peut prendre
- '!)/ AD / si [AB sin (« — »)]2
- £ % = AB cos (a — f ) 4- --------— •
- 200
- Appliquées au transformateur choisi comme exemple, ces formules donnent :
- i" Gosi.
- «o/o=i,682 + ^!=4,7S3»/0;
- 2° Gos f = 0,85. — On a : k — 69°3o' ; p = 3i°5o'; a — p = 3^°4o' ; cos (a — f) = °>792 5 sia (a — p) = o,6i i ; AB = 4,8 p. %;
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- d’où
- s' o/0 = 3,8016 + 2,93a^- — 3,8446’ 0/0.
- Ces valeurs sont à peine inférieures à celles obtenues pour la chute de tension en traçant le diagramme de Kapp.
- Essai a vide.
- wwwamH
- n/WVW1
- DETERMINATION DE L AUGMENTATION DE COURANT.
- Pour produire une tension E2 aux bornes secondaires d’un transformateur, il faut un courant à vide à0. Par suite, le courant normal É est supérieur au courant de court-circuit en effet, on a IH=J0-j-Jce. Si donc, en partant du court-circuit, on élève progressivement la tension, 1^ augmente; l’essai à vide permet de déterminer cette augmentation de courant depuis le court-circuit jusqu’à la charge normale et sa valeur en pour cent peut s’exprimer par la relation :
- /%:
- 100.
- A cet effet, on alimente le secondaire du transformateur avec
- une source de courant de tension et de fréquence normales, en
- laissant le primaire à circuit ouvert. Un wattmètre intercalé
- dans le circuit secondaire mesure l’énergie absorbée par le
- transformateur à vide; si on retranche des watts mesurés les
- pertes dans le cuivre, qui sont en général insignifiantes, la
- différence représente les pertes dans
- le fer, que l’on peut considérer comme
- constantes sous toutes les charges. La
- figure 7 représente le schéma des
- connexions pour cet essai. c________
- , 1 , Susceptance
- Les resuftats obtenus permettent de tracer fe diagramme a Fig 8
- vide du transformateur; la méthode à suivre est la même que
- pour l’essai en court-circuit. Désignons par So la tension secondaire composée, D0 l’intensité secondaire et W0 la puissance absorbée, mesurées à vide à la fréquence normale; pour la commodité du calcul, ramenons d’abord les valeurs de la tension et de l’inten-
- sité secondaires au primaire, soit e'0 = Ke0 , J'0 = — • On déduit de l’essai, suivant Arnold :
- Fig. 7.
- Conductance à vide.
- W0
- s'u V3 3’a
- >1
- Admittance à vide.............Jo= ~r- > L1
- *o J
- Susceptance à vide............ 60 = yj-gUTTg . [q2]
- ce qui donne comme valeurs des côtés du triangle DEF (fig. 8), pour la tension composée primaire normale E,, et pour cos y =1 :
- DE — E^y0 en amp. ou
- DF = E,
- EF = E^0 -
- EPo
- b
- Etgo
- b
- EUo
- b
- X 100 en p. 100;
- X 100
- 100
- [t3]
- [*4]
- [i5]
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- Au lieu de ces formules, de même que pour l’essai en court-circuit, en posant
- cos 7 — ^, on peut écrire pour la tension normale E1 et cos 7=1, en p. 100:
- £'(P oV 3
- DE = ~ X -r^ X i oo ; [ 16]
- u £ o
- j' K
- DF = -j-2 cos y X -A X i °o ; [17]
- l\ £i
- EF = ~ sin 7 X -r^ X 100. [18]
- M £ 0
- Le diagramme peut se construire comme celui de Kapp et les côtés du triangle peuvent également servir d’échelle des tensions.
- Appliquons ces formules au transformateur pris comme exemple. L’essai à vide a donné lieu aux lectures suivantes :
- FRÉQUENCE TENSION COMPOSÉE INTENSITÉ DÉVIATIONS du wattmètre (G = 4 X 25o X 0,001194)
- £0 PHASES ^0 PHASES
- 49,4 110,5 1—3 2,53 I + 81,9
- » » 1 — 2 2 ,o3 2 + i72
- » » 2 — 3 2,60 3 + 253,9
- Fréquence moyenne : 4g,4. — Tension moyenne : no,5 volts.
- Intensité moyenne : 2,387 ampères.
- /4q 4\°>6
- Puissance absorbée : 253,9 X (4X 25oX 0,001194) = 3oo watts pour 49,4 v. ou 3o2 f 5 ) — 3oo watts pour 5o v.
- On a donc :
- s'0 = 1 io,5 X m4 = 11492 volts ; = 2 ’ — 0^,02295.
- 104
- 1° Formules d’Arnold [10] à [15] :
- 3oo
- To
- ii4922X V3 0,02295
- 1,3i3.io-6;
- 11492
- Jrt
- D997 •IO »
- bo = V'Jo — gl = 1 »5o45 .1 o“6.
- DE = i25ooX D997 X 10-6 = 0,0249 amp.; 9 X ioo = 3,8i7%;
- o, 09
- DF = i25oo X i,3i3 X 10—6 = o,oi6'4 amp,; X 100 = 2,378 % ;
- EF = 12600 X i,5o45 X io—6 = 0,0188 amp.; X IQo = 2,725 % ;
- 2° Formules [16] à [18] :
- e0J0 y 3 = 456,85 volts-amp.; W0 = 3oo watts ; cos 7 :
- 0,69
- 3oo
- 456,85
- ; 0,65^8; sin 7 = 0,7532; 7=48°52/
- „ „ 0,02295 12000 „ A,_A(
- DE = -- * -X—j—X ioo = 3,647%-,
- 0,69 1O92
- DF = 3,617 X 0,6578 =2,378%;
- EF = 3,617X0,7532 —2,725 °/0 ;
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- La ligure 9 représente le diagramme à vide ; la perte de courant est de 5,4i5 p. % pour cos © = 1 et de 3,43.3 p. % pour cos y =0,85, à pleine charge.
- Arnold représente ce diagramme suivant la figure ^ 10 et donne, pour l’augmentation de courant en % la
- formule :
- yO/0 = DF +
- EF"~
- 19J
- pour cos f = 1. Pour un facteur de puissance inférieur à l’imité, on peut prendre :
- [AB sin (y — ?)}-
- Fig. 9.
- 2° Cos y = 0,85. On a :
- / % = DF cos (X-r)
- Appliquées au transformateur choisi comme exemple, ces formules donnent :
- 1° Cosy = 1.
- >“/o = »,3 78 + î^ = 2,4i5 0/0.
- [H
- d'oi
- ou :
- y = 48° 52'; p = 3i°5o';
- cos (y — 5s) = o,o56; sin (y — ?) = 0,298; DE = 3,617%;
- / % = 3,458 += 3,463 %.
- Fig. 10.
- Les valeurs dey etj'% concordent très sensiblement avec celles obtenues par le tracé du diagramme de la figure 9.
- (A suivre)
- L. Drucbert.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- TURBOGÉNÉRATEUR A COURANT CONTINU (( UNION ))
- Ce,groupe électrogène, exposé par la Maschinenbau A. G. Union, est composé d’une turbine à vapeur verticale Union et d’une dynamo à courant continu construite par la société Hélios, de Cologne. La hauteur maxima du groupe au-dessus du sol est de 4 m. 088, et la largeur maxima de 2in. 500. Les constructeurs préférant ne voir publier aucun détail sur la génératrice électrique, nous décrirons seulement la turbine verticale Union.
- La puissance de la turbine exposée est de 300 chevaux à une vitesse de rotation de 3.000 tours par minute. Elle est constituée par la réunion d’une turbine d’action à quatre roues (machine à haute pression) et d’une turbine de réaction à tambour portant
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- cinq couronnes d’aubages (machine à basse pression). La vapeur entre à la partie inférieure de la turbine totale et en sort à la partie supérieure. La figure 1, qui donne une coupe longitudinale du turbogénérateur, montre nettement cette disposition, la turbine d’action étant placée à la partie inférieure et la turbine de réaction au-dessus de celle-ci. La carcasse en fonte supporte l’inducteur de la dynamo à axe vertical placée à la partie supérieure.
- La turbine d’action est constituée par des roues pleines en acier-nickel à la périphérie desquelles sont fraisées des aubes. Ces roues sont analogues à celles des turbines Riedler-Stumpf (*) et sont très exactement équilibrées. Les aubes forment des pochettes en forme de U superposées : les bords sont soigneusement polis pour diminuer le frottement.
- La vapeur qui agit sur elles est détendue jusqu’à une faible pression dans les tuyères convergentes-diver-gentes disposées par groupes de trois diamétralement opposés. Ces tuyères sont creusées à la fraise dans des plaques d’acier rapportées dans la carcasse en fonte.
- Les canaux qui amènent la vapeur d’une roue à la suivante présentent une surface très lisse et sont extrêmement courts, pour que la vitesse de la vapeur subisse le moins de diminution possible.
- La turbine de réaction, dans laquelle la vapeur sortant de la turbine d’action achève de se détendre (la
- détente dans les tuyères de cette turbine étant incomplète;, est .constituée par une roue en acier-nickel à large jante formant tambour et munie d’aubes rapportées. Les cinq couronnes d’aubes reçoivent la vapeur de cinq couronnes de distributeurs rapportés dans
- Fig-, 1. — Vue et coupe longitudinale du turbogénérateur Union.
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 8 juillet 1905, p. 15.
- ** *
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- la carcasse en fonte de la turbine. Comme on le voit sur la figure 2, les sections de passage de la vapeur vont en croissant. Le profil des aubes et des distributeurs est indiqué par la ligure 3, qui donne une coupe de ces organes suivant la ligne a b de la figure 2.
- Le réglage de la turbine est effectué par modifications delà quantité de vapeur admise, suivant les variations de charge : le rapport des pressions à l’entrée et à la sortie des tuyères de la turbine d’action varie très peu. Le rendement hydraulique et le rendement total restent donc à peu près invariables entre de larges limites de charge, et, avec eux, la consommation de vapeur.
- Pour cela, un distributeur intercalé dans la conduite d’amenée de vapeur est actionné par le régulateur et modifie, suivant la charge, le nombre de tuyères en fonctionnement. Outre le régulateur, la turbine est munie d’un dispositif de sécurité qui provoque l’arrêt immédiat de la machine, en cas d’avarie à cet organe, et empêche tout emballement dangereux.
- L'étanchéité de l’arbre est assurée à la partie inférieure par le coussinet supportant
- Fig. 2. — Coupe de la turbine de réaction. Fig. 3. — Coupe des aubes suivant la ligne ab de la figure 2.
- l’arbre, qui est complètement fermé, et, à la partie supérieure, par l’huile sous pression qui assure en même temps le graissage du palier intermédiaire. Il existe une circulation d’huile ininterrompue. Par suite de la présence d’un trou i (fig. 1), l’huile contenue dans le récipient du palier inférieur est soumise à la pression totale de la vapeur vive et moule par un trou foré dans l’arbre jusqu’au palier l . De là, après avoir assuré un graissage énergique, elle coule par le tube n dans la partie supérieure du réservoir d’huile d’où on la fait passer de temps en temps dans la partie inférieure p. Cette partie communique par le tube q avec le réservoir du palier inferieur : le tube q est muni d’un robinet qui, lorsqu’il est fermé, établit en même temps la communication entre les parties inférieure et supérieure du réservoir d’huile et, lorsqu’il est ouvert, ferme cette communication. Le serpentin placé dans la partie inférieure du réservoir assure le refroidissement de l’huile. La quantité d’huile de graissage qui circule de cette manière varie à peu près automatiquement avec la charge, puisque la pression de la vapeur qui agit sur le liquide varie. Un tube auxiliaire amène l’huile sous pression aux paliers de la dynamo.
- L’action de la vapeur se produisant de bas en haut, le poids des parties tournantes est presque entièrement compensé. Le poids non compensé est supporté par le palier inférieur à huile comprimée.
- La consommation de vapeur à pleine charge de la turbine de 300 chevaux Union est de 6,3 kgr. par cheval effectif et par heure avec de la vapeur surchauffée à 300° et une pression de 12 atmosphères.
- .\\ x\
- \\x \\y
- VI
- r
- n
- £
- R?
- Br
- vjfl qn q^
- SJr
- £
- £
- £
- v
- .1 EYX Reyval.
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- L’INSTALLATION HYDRO-ÉLECTRIQUE DE LA VILLE DE RELLINZONA
- SUR LA MOROBBIA (Fin.) (')
- Les alternateurs (figures 15, 16, et 17) fournis par la Société d’électricité Alioth, sont construits pour une puissance de 660 chevaux. Ils produisent, à la vitesse de 500 tours par minute, des courants triphasés sous 5.530 volts à 50 périodes par seconde. Les machines, dont les détails de construction sont montrés d’une façon suffisamment claire par les
- Fig. 15. — Alternateur triphasé de 660 chevaux.
- figures, ont douze pôles. L’excitatrice de chaque alternateur est directement entraînée par l’arhre.
- Le stator porte deux encoches par pôle et par phase.
- Par phase, il y a 12 bobines à 14 spires de fil de 5,56 mm. L’enroulement est connecté en étoile. Les conducteurs sont posés dans des caniveaux de micanite de 2 mm. d’épaisseur.
- Les pôles connectés en série portent chacun 134 spires de cuivre plat de 2,516 mm.
- Après la mise en marche, M. le professeur W. Wyssling reçut des autorités de la ville de Bellinzona la mission de soumettre les générateurs à des essais minutieux qui mon-
- (1 ) Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 28 octobre 1005, page 138,
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- 172
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 44.
- trèrent que les trois générateurs actuellement en marche supporteraient aisément beaucoup plus que les 2.000 chevaux des turbines intallées.
- Pour déterminer la résistance de l’enroulement de l’induit à haute tension des alterna-
- Fig. 16. — Alternateur triphasé de 660 chevaux.
- teurs, on connecta en série les phases de l’enroulement en étoile de l’induit, puis on les relia deux à deux, et enfin on les mesura chacune séparément, en envoyant chaque
- O O
- Fig. 17. — Détails sur l’alternateur de 660 chevaux
- lois du courant continu fourni par l’excitatrice, dont on mesura la tension et l’intensité. Les résistances ainsi mesurées sont les suivantes :
- Phases...................... i -j- 3 i 2 a —|— 3 i 2 3 1 -f- 2 3
- Résistance moyenne en ohms. 0,63g o,633 o,63o o,32i o,3i2 o,3i8 o,g5i
- Lors de ces mesures, la température ambiante était de 14° C, la température des
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- 173
- bobines au commencement des mesures était d’environ 20° C ; à la fin elle était d’environ 40° C. On peut donc prendre, à la température correspondant à la pleine charge, le chiffre de 0,317 ohms pour la résistance d’une phase.
- Les essais de détermination de la caractéristique à vide donnèrent les résultats suivants (figure 18) qui expriment la f. é. m. induite en fonction du courant d’excitation, à la vitesse normale.
- TOURS PAR MINUTE INTENSITÉ DU COURANT d’eXCITATION TENSION pour le nombre de tours indiqués à gauche PHASE pour 5oo tours par minute
- 498 ampères 9>5 (1) volts 30 I IOO volts 30 I 100
- 502 30 9>5 30 1260 30 1260
- 5o4 =« 9,5 30 i35o 30 i34o
- 494 =*> 9>5 30 i5oo 30 1520
- 492 » 12,0 + 4,3 2120 2l5o
- 5o4 23 10 2290
- 5oo +18,3 285o 285o
- 5o8 4-*9»1 3o8o 3o3o
- 484 + 29,1 4i3o 4270
- 5oo —j— 31,1 443o 443o
- 49° + 33,o 4510 4600
- 5o8 + 35,2 4770 4680
- 5oo + 37,2 48oo 4800
- 5o6 + 38,3 4960 4900
- 5o6 + 4< ,0 5100 5o4o
- 5oa. + 4i ,2 + 44,5 5i 10 5o8o
- 492 52 10 53oo
- 5o4 + 46,6 546o 54io
- 5oo + 5o, 1 553o 553o
- 5o4 + 5o, 1 554o 55oo
- Les résultats d’essais de marche à vide, présentés ci-dessus sous forme de tableau, ont été obtenus avec un alternateur fonctionnant comme moteur sur le courant produit par l’autre générateur ; la perte pour la marche à vide est de 20 kw.
- Pour les essais de charge des groupes, le courant à haute tension fut amené directement dans un bassin d’eau, dans lequel trempaient trois électrodes en tubes de fer, réglables séparément de façon que les trois intensités des trois courants pussent être toujours amenés à des valeurs à peu près égales. Les mesures, ainsi que les déterminations exactes des puissances fournies par l’alternateur en charge, furent effectuées pour deux groupes, en même temps que des mesures hydrauliques avec la turbine tout à fait ouverte et avec une moindre ouverture, pour le troisième groupe : on fit une série d’observations sans mesures hydrauliques en vue de déterminer la puissance absolue, la turbine étant ouverte.
- AU JU/im/i
- Excitation.
- Fig. lff. — Caractéristique d’un alternateur.
- (') Le signe signifie approximativement.
- p.173 - vue 174/677
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- '/ECLAIRAGE ELECTRIQUE T. XLV. — N° 44.
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-
-
-
- GROUPE II GROUPE I NUMÉROS
- ** c 75 S s - SÉRIE d’observations
- 3 O v; O O O O O O O? oo w oo co 3 .o nC o cO cO U U IO to O *• O w 3 o O O oo oo 3 o Ci Ci Ci Ci pi W W tii IC LO », -é. oo ü: io 3 o *-< Ci ce en en en ÏS M ^ M 3 o •pv 45v 45v 4^ 4>, 4>, WWIObS^-- Zii o w o « o 3 o cocecocococococe (OWLflC^^So oî o « o w e o? o 3 o V! te te te te te te i*-»CsSCOtC — w o <*i O Cfï 00 TEMPS
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- 4 Novembre 1905. REVUE D ’ E L E C T RI C11 E 175
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 44.
- 170
- Ces résultats donnent, entre autres, pour l’injection totale dans les turbines :
- Pour le groupe I, pour 483 tours par minute, une puissance utile de 405,9 k\v.
- — II, — 5io — — — — 478,7 —
- -- -- --------- 502 - --------- ------------ ------ 4^2,4 —
- — — III, — 5o3 — — — — 468,0 —
- Le tableau suivant donne un aperçu des puissances, pertes et rendements des groupes, lors des essais de mise en charge.
- a> £ 0 H < > H ce © Pû Z O ~Q H 5 *-w c/} GROUPE ALTERNATEUR TURBINE RENDEMENTS EN °/q
- PUISSANCE UTILE kw. 1 PERTES TOTALES l kw. [ PUISSANCE CONSOMMÉE kw. PUISSANCE UTILE i en chevaux CONSOMMATION d’eAU en chevaux PERTES TOTALES I 1 en chevaux 1 GROUPE ALTERNATEUR | J W S 3 D h* ! TOURS PAR MINUTE 1
- I I 465,9 20,5 486,4 661,5 93o,3 268,3 68,2 95,8 71,2 483
- II I 478,7 21,8 5oo, 5 680,8 937*4 292 > 7 69 * 3 95>7 72,4 5io
- IÎI I 2ÔO, I 17,6 267,7 35o, 5 485.0 124,5 67,2 93.0 72,4 5o8
- IV II 462,2 22,2 484,4 658,8 923,0 264,2 t>7>9 95,2 71 *3 489
- V II 472,4 24,1 496,5 675,2 924,0 248,8 69,3 94,9 73,0 502
- VI II 26l,2 2 1,5 282,7 384,5 507,8 123,3 69,9 92 *1 73,3 514
- VII II 266,0 21,3 277,3 377.1 507,0 i3o,o 68,6 92,2 74,2 488
- VIII II 474,3 23,4 '*97 >7- g76>9 982,0 205,1 69,2 95,0 72,8 507
- Fig. 19. — Schéma des connexions de la centrale.
- A. Ampèremètre, Er = Plaque de terre, U« = Commutateur ; S/. Réducteur de courant. V = Voltmètre.
- T/- = Transformateur-voltmètre. A = interrupteur-K = Barres omnibus pour la force.
- L = —• — — la lumière.
- p = Lampe de phase. S = Sûreté, ç = Générateur E, excitatrice, R = Rhéostats.
- Al = Parafoudre automatique.
- Pour déterminer la chute de tension, l’alternateur, tournant à la vitesse de 500 tours par minute, fut excité de façon à produire la tension normale de 5.350 volts, ce qui nécessitait un courant d’excitation de 48,0 amp. Ensuite on le chargea graduellement et uniformément sur les trois phases au moyen de résistances liquides jusqu’à environ 51 amp., tout en conservant la même vitesse et sans toucher à l’excitation. Par réaction, l’intensité du courant d’excitation tomba à 37,3 amp. et la tension à 5.160 volts. La chute de tension de 190 volts représente donc les 3,55 % de la tension normale.
- D’après le cahier des charges, les générateurs K pour cos y = 1 et une charge de 600 chevaux sous 5.350 volts, devaient avoir un rendement de 93 % , et 11e pas s’échauder de plus de 40° C pour une température extérieure de 25° G. Les essais de charge de longue durée pour la
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- REVUE D’ELECTRICITE
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- détermination de réchauffement, après deux heures, ne montraient aucune augmentation de la différence de température qui resta limitée à 13° C, limite bien inférieure à celle fixée dans le contrat. D’autres parties delà machine ne s’échauffèrent pas davantage. Lors de ces essais de charge, la puissance s’éleva jusqu’à 5G9 kw. et, pendant les trois heures que dura la charge, lapuissance resta en moyenneégaleà560 kw., la puissance normale étant de 452 kw. Cet essai servait donc aussi d’essai de surcharge qui, d’après le contrat, pouvait produire, pour une puissance de 498 kw., une élévation de température dépassant 40° C mais sans provoquer d’échauffement nuisible.
- Les résultats des essais et l’examen des par-
- Fig.' 20. — Chambre d'appareils au premier étage.
- Fig. 21. — Chambre d'appareils derrière le tableau (parterre).
- ties électriques, conduisirent l’expert aux conclusions suivantes : « Les machines ont une construction solide et sont bien exécutées. Les enroulements sont particulièrement soignés et bien isolés. L’échauffement des machines en marche, inférieur à celui permis par le contrat, est excessivement réduit, ce qui assure une grande solidité aux générateurs. Cela provient de ce que les machines sont calculées largement et bien dimensionnées au point de vue magnétique; elles ont aussi, pour leur puissance, un rendement élevé .atteignant, pour la pleine charge non inductive, 95 à 95,8 %. Même à demi charge, le rendement atteint lès valeurs élevées de 92 et 93 % . La chute de tension, si importante au point de vue du réglage et pour laquelle aucune garantie n’était exigée, atteint seulement le chiffre peu élevé de 3 % pour une charge non inductive ; à ce point de vue aussi, les générateurs sont donc excellents.
- Lapuissance des excitatrices est amplement suffisante pour fournir le courant d’excita-
- 4 * * *
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T.-XLV. — N° 44.
- tion nécessaire dans toutes les conditions, sans produire d’échauf-fements trop élevés ni occasionner d’étincelles.
- La disposition générale de l’installation des machines est bien conçue ; l’aménagement et la distribution des appareils de commande et de service sont particulièrement pratiques. »
- Comme nous l’avons dit plus haut, les appareils sont installés dans une pièce séparée de la salle des machines par un revêtement en marbre (figures 19, 20, 21). Pour chaque groupe, il y a un interrupteur à huile tripolaire, un dispositif de réglage, des coupe-circuits tripolaires, un ampèremètre et un voltmètre pour le courant principal et un ampèremètre pour le courant d’excitation. Il y a aussi un commutateur pour les voltmètres des courants de transmission, ou d’éclairage. Des instruments de mesure spéciaux se trouvent sur les lignes d’éclairage et d’énergie. De plus, il y a deux voltmètres généraux indiquant la tension des barres omnibus. Les interrupteurs de lignes sont disposés de façon qu’ils ne peuvent être actionnés que lorsque le générateur est mis hors circuit.
- Les parafoudres sont aménagés dans la chambre supérieure des appareils et disposés sur le mur extérieur de l’usine tourné vers la Morobbia.
- Fig. 22. — Poteau en treillis pour ligne à haute tension.
- Une ligne constituée par des fils de 3 mm. pour la distribution d’éclairage et d’énergie va de l’usine à Bellinzona; une seconde ligne, constituée par 3 fds de 6 mm., va à Giubiasco.
- Les lignes allant de l’usine à Bellinzona sont placées sur des poteaux en treillis métallique (figures 22et23) livrés par A. Buss et Cie de Bâle ; les autres lignes sont placées sur des poteaux en bois : on a employé des isolateurs à triple cloche.
- Le réseau actuel de distribution, qui s’étend de jour en jour, alimente Bellinzona (7 stations de trans-
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- formation), Giubiasco (2 stations de transformation) Mollinago (2 stations de transformations) et Castione (1 station de transformation). A Bellinzona, il y a des postes de transformation (figure 24) spécialement construits par la société Alioth. Ces appareils ont chacun une capacité de 33 kw.
- Une des stations de transformation de Bellinzona renferme trois transformateurs ; une deux, et les autres un, Au village de Giubiasco, il y a un transformateur de 33 kw.; à la station de Giubiasco, à Castione et à Mollinago, il y a un transformateur monophasé de 10 kw. ; et, dans ce dernier endroit, en outre, un transformateur triphasé de 10 kw. Tous les transformateurs placés en dehors de Bellinzona
- Sont montés Sur poteaux. Fig. 25. — Station de transformation.
- Les frais de construction de toute l’installation se sont élevés à 1.250.000 francs.
- S. Herzog.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la source de la chaleur développée par le radium. — Puschl. — Zeitschrift filr Elektrotechnik, i5 octobre.
- L’auteur développe une hypothèse nouvelle, et particulière sur la source de la chaleur du radium. Si l’on considère une particule d’éther comme constituée par un nombre infiniment grand de particules infiniment petites, séparées chacune des voisines par de petits espaces, on peut se représenter un mouvement perpétuel de ces particules par rappprt à une position moyenne, sans que l’énergie moyenne d’une particule soit modifiée.
- Si un corps étranger quelconque, de température absolue déterminée, pénètre dans l’éther, il prendra, sous l’impulsion des atomes d’éther, une partie de leur énergie propre : sa tempé-
- rature s’accroîtra donc et il émettra alors ensuite lui-même de la chaleur ou d’autres radiations.
- Des modifications de l’équilibre calorifique d’un corps quelconque peuvent donc être expliquées, si aucune autre cause n’intervient, en supposant que le corps possède, pour ces vibrations de l’éther, un pouvoir absorbant considérable. Mais, dans la plupart des corps, ce pouvoir d’absorption est beaucoup trop petit pour pouvoir être décelé. Les corps qui possèdent un pouvoir absorbant faible, mais non négligeable, doivent, d’après les hypothèses de l’auteur, présenter de petites différences de température à leurs points de contact, ce qu’il faudrait vérifier expérimentalement.
- En ce qui concerne le radium et les substances radioactives, le pouvoir absorbant pour l’énergie propre des oscillations de l’éther est si considérable que l’on peut remarquer une
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 44.
- ISO
- émission de chaleur constante proportionnelle au poids du radium. Cette émission de chaleur est liée à une émission intense de rayons Becquerel, propriété qui, elle aussi, est commune, à un degré plus ou moins élevé, à tous les corps.
- Finalement, l’auteur exprime l’hypothèse que la source de l’énergie propre est la perte de force vive que subissent les rayons lumineux et calorifiques dans leur propagation dans l’éther. L’émission de chaleur du radium aurait alors, comme cause dernière, les pertes « par frottement » des rayons lumineux et calorifiques dans l’espace.
- E. B.
- Sur les propriétés magnétiques de limailles de ter de différentes densités. — Trenkle. — Elektro-technische Zeitschrift, 5 octobre 1905.
- L’auteur a employé comme magnétomètre un galvanomètre de Wiedemann dont le centre de l’aimant était dans l’axe de la bobine magnétisante, axe perpendiculaire au méridien magnétique. Au milieu de la bobine était placé, au moyen d’un bouchon, le corps à étudier. La bobine était alimentée par du courant à 110 volts avec intercalation d’une résistance formée de lampes à incandescence. La valeur du courant magnétisant était déterminée au moyen d’un ampèremètre de précision.
- L’auteur a d’abord employé des barreaux massifs pour déterminer approximativement la valeur maxima de l’aimantation. Ensuite il a étudié les propriétés de poudres de fer, placées avec de la poussière d’argile ou de la limaille de bronze dans un petit tube de verre : la teneur de limaille de fer dans le mélange variait entre 60 et 100 % . -
- La valeur du champ magnétique est ir = o,47Tfti
- en appelant n le nombre de tours de la bobine et i l’intensité du courant magnétisant. La valeur de l’action démagnétisante est
- II/ = PJ
- J désignant l’aimantation et- P étant donné par l’expression :
- , 1 — e- fi , 1 4- e
- P = If-K---p-- ( - lOgnsit-----e
- dans laquelle
- m étant la valeur réciproque du diamètre du barreau étudié.
- L’auteur publie des tableaux et des courbes donnant, en unités C. G. S. la valeur de H = H' — H;
- et de J. Il conclut que l’aimantation de la limaille de fer, c’est-à-dire le moment magnétique de l’unité de volume, diminue avec la densité pour un champ constant. Ce résultat concorde avec ceux de mesures antérieures de Waltenhofen.
- L’auteur a étudié ensuite l’aimantation dans des conditions voisines de la limite de saturation. La méthode magnétométrique étant insuffisante, l’auteur a employé un galvanomètre balistique et un circuit magnétique dans la bobine secondaire duquel était placé le tube de verre rempli de limaille. Les meilleurs résultats ont été obtenus en plaçant le tube, entouré de la bobine, entre les pôles d’un puissant électroaimant. Le calcul était effectué au moyen de deux équations :
- n=!^
- qn
- B = 4-J -r H ^1' qn
- où
- H désigne l’intensité du champ ;
- B l’induction ;
- 0,| et Q2 les quantités d’électricité ;
- q la section ;
- n le nombre de tours de la bobine ;
- w la résistance dans le circuit.
- Les limailles étudiées contenaient 60 à 10 % de fer mélangé à du bronze. La valeur de saturation de l’aimantation J a été de 300 unités C. G. S. pour la limaille de fer pure et de 190 unités pour la limaille contenant 60 % de fer - et 40 % de bronze. Les résultats généraux obtenus par l’auteur sont les suivants : ;
- 'La méthode magnétométrique est insuffisante pour étudier l’aimantation jusqu’à la limite de saturation. Pour une même force magnétisante, l’aimantation et la susceptibilité de la limaille de fer pure sont plus grandes que celles d’un mélange de limaille de fer et d’une substance non magnétique.
- La valeur de la saturation magnétique de la limaille de fer pure est plus élevée que celle de la limaille mélangée. _
- B. L.
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- Sur l’aimantation progressive ou saccadée. — Rücker. — Elektrotechnische Zeitschfrit, 28 septembre 1905.
- Pour la définition des propriétés des substances ferromagnétiques, il est indispensable d’indiquer de quelle manière est obtenue l’aimantation, car les résultats trouvés dépendent de la façon dont le courant va en croissant.
- L’auteur s’est efforcé de produire l’aimantation d’une façon tout à fait progressive, en subdivisant en 24 degrés successifs la variation de courant. Il a étudié les substances ferromagnétiques suivantes : fer doux, acier doux, fil de fer, fil d’acier, en faisant varier dans chaque expérience le nombre de degrés par lesquels passait la variation du courant et en traçant les cycles d’hystérésis. Les résultats résumés par les tableaux suivants sont relatifs à des anneaux en fer doux. Le chiffre Bmax indique la moyenne entre les trois valeurs absolues des inductions maxima observées; il en est de même pour Hmax. En outre, ces tableaux indiquent la valeur correspondante de la perméabilité par
- Bmax
- Hmax
- de l’intensité d’aimantation
- T,_ Bmax — H„,ax
- ^ f.r
- 4U
- et de la susceptibilité
- J
- L’induction BuiaxM est celle observée quand la variation du courant s’effectue en une fois.
- L’influence considérable du nombre de degrés de la variation est nettement visible dans la série 1. La différence entre Binax et Bmax.^ atteint 28,5 % . C’est là une valeur considérable, surtout si on la compare à la valeur de G % précédemment indiquée par Gumlich et Schmidt. A proximité de la saturation, c’est-à-dire dans les séries d’expériences 3 et 4, l’induction maxima pour les fortes variations semble plus faible que pour les petites variations.
- Les résultats des expériences faites avec un anneau en fils d’acier sont résumés par le tableau IL On voit que les propriétés de cet anneau sont inverses de celles de l’anneau de fer doux, La valeur de Bmax augmente, à toutes les inductions, avec le nombre de degrés j de la variation. '
- TABLEAU I
- Poids spécifique du métal...... 7,859
- Section de l’anneau .......... 0,2928 cm2
- Diamètre du cercle............ io,o23cm
- Poids spécifique du métal...... 7,859
- Section de l’anneau .......... 0,2928 cm2
- Diamètre du cercle............ io,o23cm
- NOMBRE DE DEGRES Hmax Bmax J /* X DIFFÉRENCE entre la valeur de Bmax observée et Bmax. 1 en %
- 24 I ,3l2 2 426 Série 193,0 1849 C7,1 — 28,5
- 12 1 ,3i 1 2 935 233,4 223g 178,1 — i3,5
- 8 1,311 3 135 249,5 239! 190,3 — 7,6
- 6 1,307 3 i85 253,3 2437 ig3,8 — 6,1
- 4 1,313 3 821 264.2 2529 201,2 — 2,1
- 3 1,3i5 3 4o3 270,7 2086 205,7 + o,3
- 2 1,3i5 3 398 270,3 2584 2o5,5 -j- 0,2
- 1 1,313 3 392 269,8 2584 2o5,5 —
- 24 10,93 i3 5i2 Série 1074 2. 1237 98,3 — 0,2
- 12 10,92 i3 626 io83 1248 99,2 — 1,2
- 8 10,92 i3 795 1097 1264 ioo,5 + o,°
- 6 10,91 i3 801 io97 1265 100,6 0,1
- 4 io,93 i3 833 1100 1266 100,7 + o,3
- 3 10,94 i3 826 I099 1264 ioo,5 + o,3
- 2 10,94 i3 768 ïogô 125g 100,1 — o,3
- 1 10,93 13 791 ïo97 1203 ioo,4 — .
- 24 53,87 17 242 Série 1368 5. 320, I 25,99 + 0,4
- 12 53,89 17 264 1370 320,4 25,4i + 0,6
- 8 53,87 17 216 i366 319,6 25,35 + °,3
- 6 53,94 17 264 1370 320, I 26,39 + 0,6
- 4 53,94 17 170 i362 3 ! 8,3 25,25 + 0,0 + o,4
- 3 53,94 17 288 1367 3i9,5 25,34
- 2 53,89 17 *99 1364 319,1 25,32 + 0,2
- 1 53,94 17 168 i3Ô2 318,3 25,25 — .
- 24 126,9 18917 Série i4g5 b 149 -1 I! >79 + o,9
- 12 126,5 18 853 i49o i49,o 11,78 + °,5
- 8 125,9 18810 1487 i49,4 11,81 + o,3
- 6 126,5 18897 G94 i4g,4 11 ,81 + 0,7
- 4 126,6 18 895 14q3 i49,3 11,80 + 0,7.
- 3 125,8 18 786 1485 i49,3 11,80 + 0,2
- 2 126,5 18868 14-91 149,2 J 1,79 + 0,6
- 1 126,5 18 757 1483 14 8,2 11,72
- Pour voir si le phénomène observé provenait de la subdivision de la masse métallique, l’auteur étudia deux anneaux en fils fins, l’un constitué par du fil de fer doux, l’autre par du fil d’acier dur. Ces anneaux avaient sensiblement les mêmes dimensions que l’anneau massif. Ces deux anneaux ont donné les mêmes résultats que ceux indiqués dans les tableaux I et IL
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- TABLEAU II
- Poids spécifique............ 8,019
- Section de l’anneau......... o,3i23cm2
- Diamètre de l’anneau........ 10.039 cm
- Poids spécifique............ 8,019
- Section de l’anneau......... o,3i23cm2
- Diamètre de l’anneau........ 10.039 cm
- ! NOMBRE DE DEGRES Hmax Bmax J H- y. DIFFÉRENCE entre Bmax et Bmax. 1 en o/0
- 2 4 1,9°4 72, i5 71,85 Série 5,5go 87.89 2,936 + 1,2
- 12 !,9°6 5,566 37,70 2,920 + 0,7
- 8 1 ,9o3 7i,43 5,533 37,54 2,908 -)- 0,2
- 6 1 .911 71,86 5.567 37,60 2,913 + °,8
- 4 1,906 71,42 5,532 37,47 2,902 +0,1
- 3 1,906 71,31 5,523 37,4i 2,898 2,895 —j— 0,0
- 2 1,002 1 >897 7* >09 5,5o6 37,38 — 0,3
- I 71,32 5,524 37,60 2,912 —
- 24 10,89 426,1 Série 2 33, o4 . 39,i4 3 ,o35 — 2,2 —1,4
- 12 10,90 429,6 33,32 39,43 3,o58
- 8 10,88 428,1 33,20 39,36 3,002 —1,4
- 6 10,89 431,7 33,49 3g, 66 3,076 —0,9
- 4 10,89 433,o 33,5g 39.78 3,o86 — 0,6
- 3 10,90 433,3 33,6i 39.75 3,o84 — 0,5
- 2 10,90 434,9 33,74 39.9° 3,096 — °,i
- 1 10,92 435,9 33,8o 39,96 3,ioo —
- 24 55,25 4067 Série c 3ig,2 332,5 75,59 5,778 —10,6
- 12 55,4® 4233 76,41 6,001 - 6,9
- 8 55,25 4298 337,6 77,80 6,jii — 5,5
- 6 55,4o 434o 340,9 78,33 6, i53 - 4,6
- 4 55,4o 4348 34i,6 78.48 6,166 — 4,4
- 3 55,4o 436i 342,6 78,72 6,180 — 4,1
- 2 55,4o 4431 348,2 79.98 6,285 — 2,6
- 1 55,4g 4548 357,5 81,96 6,442 —
- 24 131,6 12 455 Série l\ 98°, 7I 94,64 7.452 — 2,7
- 12 131,3 12 65o 993>9 96,12 7.669 — 1,4
- 8 131,1 i3o,9 12 683 998>9 96,74 7,6i9 — 0,9
- 6 12713 1001 97.12 7.649 — 0,7
- 4 i3o,7 12 755 ioo4 97.59 7,686 — 0,4
- 3 i3o,7 12 766 ioo5 97.67 7.693 — o,3
- 2 i3o,7 12 861 ioi3 98,4o 7.75i + °,5
- 1 i3o ,6 12 802 1008 98,02 7,721 —
- Les variations de l’induction maxima étaient faibles aux faibles et aux fortes inductions, mais étaient considérables aux inductions moyennes. On peut donc dire que l’influence de la progressivité de la variation sur l’état magnétique du fer et de l’acier se fait particulièrement sentir au voisinage de la valeur maxima de la perméabilité. i
- L’auteur a étudié aussi, au moyen d’un galvanomètre balistique, la viscosité magnétique des métaux. L’anneau en fer doux a présenté la plus grande viscosité dans les champs de faible intensité, tandis que l’anneau en fil d’acier n’a présenté de viscosité sensible que dans les champs intenses. Ce résultat a été obtenu aussi par Jouaust I1) sur des anneaux d’acier coulé.
- B. L.
- Sur le vent électrique. — Januszkiewicz. — Physikalische Zeitschrift, i5 septembre.
- L’auteur montre expérimentalement que le courant de gaz électrisé émanant d’une pointe fine est plus fort quand cette pointe est chargée négativement que quand elle est chargée positivement ; en d’autres mots le vent électrique est plus intense.
- L’étude expérimentale de cette question est compliquée par la superposition des effets électriques et mécaniques de la décharge, mais l’auteur a réussi à éliminer les premiers. Pour cela, il fixe un fil d’aluminium perpendiculairement à un axe vertical. L’une des extrémités du fil porte une sphère creuse en métal munie d’une pointe dirigée vers une autre sphère. Lorsque les deux sphères portent des charges électriques opposées, et quand la distance est faible, l’attraction électrique est plus forte que la répulsion mécanique due au vent : quand au contraire la distance est augmentée jusqu’à un certain maximum, on atteint un état d’équilibre, l’action du vent contre-balançant exactement l’attraction électrique. Or, pour une distance très légèrement supérieure à ce maximum, il y a répulsion entre les sphères si la sphère mobile est chargée négativement, et attraction des sphères si elle est chargée positivement. On voit donc que le vent négatif est plus fort que le vent positif.
- E. B.
- Sur la charge électrique du soleil. — Arrhé-nius.— Beiblcitter, octobre igoô.
- L’auteur donne les indications suivantes : L’atmosphère solaire est fortement ionisée par l’action de la radiation ultraviolette du soleil. Les ions agissent comme noyaux de condensation mais, comme la condensation se produit plus
- j1) Eclairage Electrique, t. XLII, 18 février 1905, p, 974.
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- facilement sur les ions négatifs que sur les ions positifs, les premiers atteignent plus rapidement la grosseur pour laquelle la pression de la radiation solaire agit sur eux et les projette dans l’espace.
- Se basant sur des hypothèses plausibles, l’auteur évalue à 45,9 heures le temps nécessaire à ces particules pour parvenir du soleil à la terre : ce chiffre concorde bien avec le temps qui s’écoule entre le passage d’une grosse tache solaire au méridien central du soleil et la production d’un orage magnétique sur la terre.
- Par suite de cette migration de particules négatives émanant du soleil et de leur arrivée sur la terre et les autres planètes, le soleil doit se charger positivement et les planètes négativement et ces charges doivent contrt balancer la production du phénomène et finalement l’arrêter. S’il n’en est pas ainsi, il faut qu’il se produise une seconde migration, indépendante de la première, des charges négatives des planètes vers le soleil. Cette seconde migration est cherchée par l’auteur dans la dispersion de l’électricité négative des corps chargés, produite par la radiation ultraviolette sous forme d’une émission d’électrons. Ceux-ci, non influencés par la radiation, émigrent dans l’espace et sont attirés par le soleil positivement chargé. L’auteur calcule que tous les électrons situés à une distance du soleil inférieure ou égale à 1/60 de la distance de l’étoile du Centaure seraient absorbés par le soleil. 11 admet comme valeur de la chute de potentiel à la surface du soleil le chiffre de 4,8 volts par centimètre.
- B. L.
- Sur la durée du phénomène lumineux accompagnant les éclairs. — Schmidt. — Elektrotechnische Zeitschrift, 28 septembre 1905.
- L’auteur a fait des études sur la durée des éclairs au moyen d’un disque tournant à une grande vitesse de rotation. Ce disque, de 10 cm. de diamètre, portait une croix blanche sur un fond noir, les traits de la croix ayant 2 mm. de largeur.
- La vitesse de rotation du disque était de 50 à 60 tours par seconde.
- Les résultats d’observation ont été les suivants :
- Pour beaucoup d’éclairs, on apercevait la croix une seule fois nettement.
- Très fréquemment l’image de la croix était vue deux ou trois fois : la première image était très nette ; les images suivantes allaient en diminuant de netteté. L’écart angulaire entre les différentes images était variable ; il atteignait parfois approximativement 45°, mais était souvent voisin de 10°.
- Pour des éclairs horizontaux, très intenses, on apercevait nettement huit croix très nettes dont les bras étaient équidistants les uns des autres.
- Pour des éclairs verticaux, le disque paraissait gris et on ne distinguait pas les croix.
- L’auteur tire de ces observations les conclusions suivantes :
- Les phénomènes présentés par les éclairs sont extrêmement variables.
- Les observations relatives au second cas sont dues à des décharges partielles.
- La durée du phénomène quand il était net
- ne dépassait pas seconde.
- Les éclairs relatifs au troisième cas présentent un phénomène de décharge d’au moins huit périodes régulières, chacune des périodes étant égale à 1/1000 seconde environ.
- Les éclairs relatifs au quatrième cas ont présenté une durée d’au moins 1/200 de seconde avec éclat constant.
- Dans les éclairs relatifs au premier cas, la durée de la décharge visible a dû être comprise
- entre 3^^ et seconde : les décharges par-
- tielles du second doivent avoir eu une durée du même ordre.
- E. B.
- Sur la théorie de l’effet thermo-électrique. — Hall. — Science, igoô. Beibliitter, octobre 1905.
- L’auteur, s’appuyant sur une comparaison du diagramme thermo-électrique, qui permet de calculer les effets Peltier et Thomson dans les métaux, avec le diagramme de la température et de l’entropie, indique un nouveau mode de concep-! tion de l’existence de l’électricité qui permet une explication rigoureuse et logique des phénomènes thermo-électriques.
- Il existe entre la matière et l’électricité une sorte de force d’attraction qui, suivant le signe
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 44.
- de l’électricité, est plùs’ou moins forte et dépend de la température et dé la nature du corps. Un courant thermo-électrique produit par la différence de température des soudures de deux métaux, par exemple du fer et du cuivre, prend naissance parce que, aux deux soudures, l’électricité positive est plus fortement attirée parle fer, par exemple, que par le cuivre, la différence de valeur des forces d’attraction dépendant de la température de l’électricité qui passe.
- Dans l’exemple cité, le principe de la conservation de la force vive indique que l’excédent d’attraction doit diminuer quand la température augmente, pour qu’un courant thermo-électrique passe dans la direction qu’indique l’expérience. On doit se figurer que l’électricité se dilate quand la température s’élève; la diminution de densité de l’électricité correspond à une tendance moindre à aller vers le métal dont l’attraction est la plus forte ; au contraire, il n’existe aucune tendance de l’électricité à se déplacer vers le bord d’une barre métallique homogènede températurenon uniforme silespar-ties les plus chaudes de cette barre n’attirent pas plus ou moins fortement que les parties froides, une quantité d’électricité donnée. La relation entre la force d’attraction et la température de la matière elle-même devrait provoquer un mouvement de l’électricité dans les barres de température non uniforme et produire ainsi l’effet Thomson.
- L’auteur indique les avantages que Ton peut trouver à concevoir les deux sortes d’électricité comme deux gaz se déplaçant en sens opposés dans la matière. Il montre que la . théorie développée par lui permet d’expliquer un certain nombre de phénomènes, et particulièrement la relation entre la résistance électrique et la température.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Méthode expérimentale pour déterminer la réluctance de l’entrefer. — Smoot. — Electrical Re-i /eit’, 16 septembre 1905.
- L’auteur fait observer que, la loi d’Ohm étant aussi bien applicable au circuit magnétique qu’au circuit électrique, on peut trouver la valeur de la réluctance magnétique d’un entrefer de forme déterminée en mesurant la résistance
- | électrique d’une plaque de cette forme. Pour cela on opère de la façon suivante :
- Etant donné un certain entrefer compris entre une,pièce polaire et une armature dentée, on calcule la réluctance magnétique d’un entrefer de même hauteur radiale comprise entre la même pièce polaire et une armature lisse de même diamètre extérieur que la précédente. Cela fait, on découpe, dans un métal résistant, une plaque d’épaisseur bien uniforme ayant, comme contour extérieur, le profil de
- A
- 'WMWÆ///////Æ.
- i P
- B
- Fig- 1.
- l’entrefer de l’armature dentée (figure 1), puis une plaque ayant comme contour extérieur le profil de l’entrefer de l’armature lisse (figure 2). On mesure la résistance de chacune de ces plaques, en fixant des bandes épaisses en cuivre contre leurs grands côtés (parties hachurées des figures 1 et 2) ; puis on détermine la valeur du rapport entre les résistances trouvées pour l’un et l’autre profils. Ensuite, on multi-
- c
- D
- Fig. 2.
- plie par la valeur de ce rapport la réluctance magnétique calculée pour le cas d’une armature lisse : on obtient ainsi la réluctance de l’entrefer de l’armature dentée. On peut aussi fixer les plaques de cuivre aux petits côtés des surfaces étudiées, et prendre l’inverse du rapport des résistances.
- L’auteur a déterminé ainsi la réluctance d’un certain nombre d’entrefers d’armatures ayant des dents de dimensions différentes et a groupé dans le tableau I les résultats obtenus. Dans ce tableau, les chiffres portés dans la colonne A indiquent le rapport de la largeur d’encoche à la largeur de dent (e/d) ; les chiffres placés dans la colonne B indiquent le rapport de la
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- largeur de l’encoche à la longueur d’entrefer (e/5), les chiffres des colonnes suivantes indiquent les valeurs du rapport de la réluctance dans le cas d’un induit denté à la réluctance dans le cas d’un induit lisse, valeurs déterminées de différentes façons :
- i°) Par la méthode de l’auteur ;
- 2°) Par la méthode hydrodynamique des filets liquides (1) ;
- 3°) Par un calcul mathématique présenté par M. Carter;
- 4°) Par un calcul reposant sur des données d’Arnold ;
- 5°) Par un calcul de MM. Hawknis et Wightman basé sur l’hypothèse que les lignes de force sont composées de portions de droites et de portions d’arcs de cercle,
- TABLEAU I
- A B RAPPORT DES RELUCTANCES POUR INDUIT DENTÉ ET LISSE
- e/d e/5 N° 1 N° 2 N° 3 N° 4 N° 5
- o.5oo 3./,2 1 • l.l8 1.16 1.17 I .21
- o.5io 2.80 1.14 1113 1.14 1.14 1 . 19
- o.5i5 6.65 1.24 1.26 1.24 1.24 I . 28
- O . 024 2.35 1.12 1.11 1.12 1.12 1 . l8
- o.53o 1.68 1.11 1.10 1 .09 1.11 1.14
- 0.670 4.57 1.26 1.21 I . 2?j 1.26 1,3o
- 0.770 2.27 1.17 i. 22 I . l6 1.17 I . 23
- 0.810 4.00 I . 25 I . 23 I . 25 1.28 I .32
- O •O. O 9-6° 1.51 1 .52 I . 48 1.5o 1.53
- o.(j45 4.3o 1,3o 1.31 1.3o I .32 i.38
- 1.00 4.00 1.3o 1.25 1.29 I . 32 i.38
- 1.00 4.4o I .32 1.37 1 .32 1.34 1.4o
- 1.00 4* 5o 1.38 I . 32 1.32 1.35 1.4o
- 1 .02 4.45 1.35 1.35 I . 32 i.34 1.41
- 1.28 3.90 1 36 1.33 1.34 1.37 1 -44
- 1.94 3.86 1.45 1.37 1.4o i.47 1.55
- 1.98 3.34 1.37 1.39 1.36 1.4i 1,5i
- R. V.
- Dispositif pour améliorer la commutation dans les moteurs monophasés à collecteur. — Zani. — The Electrician, 25 août iqo5.
- La carcasse inductrice porte, entre les pôles principaux, des pôles auxiliaires qui produisent, dans les bobines court-circuitées par les balais, un flux de sens contraire à celui des pôles principaux.
- La figure 1 montre le dispositif adopté. Les pôles principaux b b, ont leurs enroulements en série et connectés de telle façon quô les polarités alternent. Le pôle auxiliaire double de
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 6 mai 1905, page 190. Hele Slxaw, Hay- et Powel.
- porte, sur chacun de ses noyaux, un enroulement en série avec le précédent et disposé de telle manière que chaque noyau ait une polarité opposée à celle du pôle principal voisin.
- L’enroulement du rotor est établi de telle façon que la bobine court-circuitée par le balai e
- Fig. 1 — Disposition des pôles inducteurs.
- embrasse le pôle principal b et les deux noyaux des deux pôles auxiliaires voisins de polarité opposée.
- Les pôles principaux et les pôles auxiliaires peuvent recevoir également des enroulements m, n court-circuités sur eux-mêmes. Le rôle du premier de ces enroulements est d’assurer une répartition uniforme du flux sur la surface du pôle principal, et le rôle du second est d’empêcher la dispersion entre pôle principal et pôles auxiliaires.
- R. R.
- Calcul des transformateurs au point de vue du minimun du prix de revient. — Pohl et Bohle. — Elektrotechnische Zeitschrift, 28 septembre igoô.
- Les auteurs étudient le cas du transformateur monophasé à noyaux et considèrent comme données : le rendement, la puissance, les tensions primaire et secondaire et la fréquence. Ils désignent par :
- d le diamètre du cercle circonscrit à la section de chaque noyau ;
- dn la distance entre les deux cercles circonscrits (figure 1 ) ; h la hauteur du noyau en centimètre ;
- B l’induction ; s la densité de courant ;
- fe le coefficient de remplissage du fer, défini par l’égalité
- A étant la section réelle, active, du noyau (déduction faite de l’isolement des tôles) ;
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-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XLV. — N° 44
- fc le coefficient de remplissage du cuivre, défini par le rapport
- section réelle de cuivre dKh
- dKh étant la section disponible.
- Les pertes Joule par kilogramme de cuivre
- Fig-, 4.
- sont proportionnelles au carré de la densité de courant
- Wc = kiS*. (i)
- Ce coefficient kx étant égal à 1,95 pour une valeur de la résistance égale à 0,0174- En comp-
- fiOOO fZOOOJÏ
- 9000
- tant sur un échauffement de 4o° et sur des pertes additives de 15 % dues aux courants de Foucault et à l’effet Thomson, il vient
- Â\, =2,6.
- Les pertes totales dans le cuivre sont alors
- Wc = GcAqA (2)
- Les pertes dans le fer se composent des pertes par hystérésis et par courants de Foucault : pour simplifier, l’auteur les suppose toutes deux proportionnelles au carré de l’induction et pose
- la valeur de k2 n’étant pas constante mais diminuant un peu quand l’induction croît. Cette valeur est représentée par la courbe de la figure 2 pour des tôles généralement employées de 1/2 mm. d’épaisseur et une fréquence de 5o périodes.
- Les pertes totales dans le fer sont égales à We = GeA2B2. (4)
- En appelant pc etpe les pertes dans le cuivre et dans le fer, exprimées en fraction des pertes totales WQ de sorte que
- PcJrPe=l,
- on a :
- W„=G ckis*=pcWl,
- \\e = GeA2B2 = PeW„
- d’où l’on tire
- W„ = \/GcGeM2— • (5)
- V pcpe
- Or la puissance d’un transformateur est proportionnelle au produit sB
- W = A0sB
- d’où
- On voit donc que le rendement du transformateur atteint un maximum quand l’appareil
- k
- est établi de façon que —— atteigne sa valeur
- pcpe
- minima. Si k2 avait une valeur constante, cela indiquerait que les pertes dans le fer et dans le cuivre doivent être égales. Mais la valeur de k.2 diminuant quand B augmente, il faut adopter pour les pertes dans le fer une valeur un peu plus grande que pour les pertes dans le cuivre. Toutefois, la différence est faible, et l’on peut prendre
- pc=pe.
- D’ailleurs l’équation (6) montre que si k2 avait une valeur constante, le rendement d’un transformateur serait indépendant de la charge, si l’on faisait en sorte que la valeur du produit pc p$ ne varie pas. La variation de k2 fait baisser un peu le rendement aux faibles charges.
- Il est rare que l’on cherche à obtenir le rendement maximum à la charge normale. Pour
- We = k2 B2,
- (3)
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- 187
- un transformateur d’éclairage, dont la charge moyenne est les 2/3 de la pleine charge, il faudrait prendre
- 4
- - Pc =Pe
- 9
- Pc __ 9 ___ 0.69 pe 4 0,3l
- En réalité, on ne peut pas admettre, dans la majorité des cas, une différence aussi considérable dans les pertes à cause de réchauffement exagéré du cuivre et de la chute de tension trop considérable à pleine charge.
- Dans ce qui suit, les auteurs considèrent comme donnée la répartition des pertes, c’est-à-dire les valeurs de pc et pe
- Le rapport des poids
- doit alors avoir une valeur telle que le prix des matières soit minimum.
- Soient :
- Pc le prix du cuivre total ;
- Pe le prix du fer total ;
- Sc le prix d’un kgr. de cuivre guipé ; Se le prix d’un kgr. de tôle découpée ; P le prix total du métal actif ;
- fc = le prix du cuivre comme fraction du prix total ;
- p
- Je = pÊ le prix du fer comme fraction du prix total ;
- on a
- d’où
- yc-\-yt= 1
- Pc — S,Gc = rcP Pe=SeGe = reP
- = i/*V..üe-s^
- de l’appareil soit minimum, il faut que l’expression
- Ic^e
- JcJcsP
- soit minima.
- Dans le cas du transformateur à noyaux, il faut, pour que ce minimum soit atteint, que le produit ycye soit maximum, c’est-à-dire que yc = ye. En outre il faut que
- e S,
- Gc” S
- quelle que soit la répartition des pertes.
- L’équation (7) montre aussi que l’expression
- doit avoir une valeur minima : pour cela
- > sB
- il faut que sB ait la valeur la plus élevée et lcle la valeur la plus faible possible.
- On possède alors 5 équations pour 5 incon-
- nues.
- f{(ddxhsB) = paissance (I)
- f^ddjjhB) = pertes dans le fer (II)
- fz(dd)hs) = pertes dans le cuivre (III)
- fA(dd,h) =p = k3 (IV)
- s. B = maximum (V)
- 11 reste à déterminer les fonctions /j.--//,-Soient :
- EH=f. é. m. primaire = courant primaire c fréquence N = flux magnétique
- wv m2, av «2 le nombre de tours de fil et les sections au primaire et au secondaire.
- On a :
- KVA= ^4,44.c.^_l.n.io-^,
- 1000
- La puissance de l’appareil est proportionnelle au produit de section de fer et de cuivre
- W = k^-sB
- W le l_e
- k S B
- d’où
- p=v/^v/^
- (")
- comme
- N = A.B,
- r d2* t
- le'-j-j «L — a]si
- 4
- KVA = 4,44.c.u9fqs.BA. 10—H, KVA10"
- w\a\ —
- 4,44.C.S.B — fe
- mais pratiquement,
- w\d\ = n'2a2> et
- Cette équation montre que, pour que le prix
- w\Q/\ e’2fl2 — — hd^fCj
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 44.
- où fc est le coefficient de remplissage du cuivre. 11 vient après transformation :
- sBhd^d2
- 2.KVA. io9.4 4,44-c .fe-fc-T*
- 5,7. i o8. KVA
- C.fe.fc
- (9)
- h, dx et d sont exprimés en centimètres, et s en amp. par mm2. Il faut exprimer le poids du fer et du cuivre en fonction des inconnues. On a :
- d2 77
- Ge = fe-j- (4d + 2dA -f- 2è).7-7. IO—3,
- Ge =z o, oi2fed2(zd -(- d^ -}- h) (io)
- de plus :
- GC=Z ^ TT.8,9.10—3,
- Gc = o,028.fc. ^4 (11)
- G
- comme est connu, on peut transformer
- l’équation (5) et écrire :
- W,
- d’où l’on tire :
- = \/g„«-,
- / .i1
- s2B2
- ’Pc-Pe
- = W,i/Pc.
- sB V /uk.
- Pe
- k,
- (12)
- et
- En prenant plusieurs valeurs de d et en calculant, d’après l’équation (17), les valeurs correspondantes de sB, on peut porter ces valeurs en fonction ded et obtenir une courbe dont le maximum donne la valeur cherchée pour d. De la valeur de sB ansi trouvée, on déduit, d’après les équations (12) et (13), les poids de fer et de cuivre et, d’après la répartition des pertes, les valeurs individuelles de s et de B. Ensuite on 'peut tirer, dans les équations (16) et (18), les valeurs de dK et de h.
- On peut aussi trouver la valeur maxima de sB en différenciant l’équation (17) : on a :
- 8/3 d3 — 16/3 - d2 -|- (8/3 — 6y)d -j- 5a — o (19)
- Les auteurs donnent un exemple montrant l’application pratique de cette méthode.
- B. L.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Comparaison entre un transport de force au moyen de l’électricité ou au moyen de gaz des hauts fournaux. — Randel Schiltigheim. — Zeitschrift für Elektrotechnik, 8 octobre igoô.
- (,3)
- En réunissant les équations (10) et (13), puis (11) et (12), on obtient :
- sBd^ad + dK + h) sB idd. +^-)4-
- ; *sW, ./Pç^£e _ -o,oi2fe V
- , xfP^Je
- 0,028fc V
- (14)
- (15)
- Pour un transformateur à calculer, les grandeurs af> et y sont connues d’après le rendement, la répartition des pertes et les coefficients fe et fc. Les grandeurs s et B 11’interviennent que sous la forme d’un produit, qui, comme on l’a vu plus haut, doit être maximum : on peut les grouper en une seule inconnue et former, d’après les équations (9), (14) et (15), les équations :
- du — 2 d
- a
- sB
- a
- d
- 2 - d '•
- h " sBd^d2
- (16)
- 07)
- (18)
- Depuis quelques années, on s’est beaucoup occupé de l’utilisation des gaz de hauts fournaux. Quelques ingénieurs ont proposé de transporter ces gaz par des tuyaux jusqu’au point d’utilisation, au lieu de les employer à la production d’énergie électrique convertie, à son tour, en énergie mécanique.
- L’auteur calcule comparativement les frais d’établissement et d’entretien d’un transport de force de 1.000 chevaux effectué à une distance de 4 kilomètres soit directement au moyen de tuyaux conduisant le gaz, soit indirectement en passant par une double transformation d’énergie mécanique en énergie électrique et vice-versa.
- L’auteur suppose que le gaz employé contient 1.000 calories par mètre cube. L’emploi de l’électricité exige une augmentation de puissance du moteur à gaz employé, afin de couvrir les pertes de transformation et de transmission qui s’élèvent à 20 % . Le moteur à gaz doit donc avoir une puissance de 1.200 chevaux au lieu de 1.000. Il faut un générateur triphasé de 1.200 chevaux et un moteur triphasé de 1.000 chevaux reliés par une ligne de 4.000 mètres de longueur,
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- 189
- formée de trois conducteurs de 35 mm2 ; en outre, il faut un tableau de distribution.
- La transmission du gaz exige un moteur de 1.000 chevaux, une canalisation de 4.000 mètres de longueur et un dispositif pour surmonter la résistance que le gaz rencontre dans la conduite. Ce dispositif peut être : soit un ventilateur placé à l’arrivée et aspirant le gaz, solution avantageuse dans le cas de faibles longueurs de canalisation, mais inapplicable dans le cas de longues conduites, à cause des rentrées d’air : soit un ventilateur à haute pression placé au départ et comprimant le gaz dans les tuyaux. C’est ce dernier dispositif sur lequel s’appuie l’auteur dans sa comparaison. Une chute dépréssion de 1 mètre d’eau dans une conduite de 4.000 mètres de longueur et 3.300 m3 de gaz de poids spécifique égala l’unité correspond à un diamètre de tuyaux de 400 mm.
- Les chiffres afférents à chacun des deux systèmes sont alors les suivants :
- I. FRAIS D’ÉTABLISSEMENT
- Transport du gaz à 4 kilomètres :
- 4.000 mètres de tuyaux de 4oo mm. de
- diamètre.................................. io3.5oo fr.
- i moteur à gaz de 5o chevaux pour le
- ventilateur................................ n.3oo
- i ventilateur à haute pression pour 6o m3
- par minute.................................. 1.600
- Courroies, tuyaux, montage etc.............. 3.4oo
- i réservoir régulateur........................... 700
- Fondations et scellements........................ 45o
- Total............. 120.950 fr.
- Transport d’énergie électrique à 4 kilomètres :
- Supplément de puissance du moteur à gaz
- employé dans les deux cas, 200 chevaux 27.600
- 1 alternateur triphasé de 1.200 chevaux
- avec excitatrice........................... 3o.ooo
- 1 moteur triphasé de 1.000 chevaux avec
- démarreur............................ 4o. 000
- Ligne triphasée de 4 • 000 mètres....... 11. 5oo
- Tableau........................................ 2.3oo
- Divers, fondations, etc..................... 5.^50
- Total........ 117*150 fr.
- IL FRAIS D’EXPLOITATION Transport du gaz :
- Intérêt du capital à 5 °/„............. 6.o5o
- Amortissement et entretien de la conduite
- à 4 7„.............................. • • 4. i4o
- Amortissement et entretien du moteur, du
- ventilateur etc. à 7,5 0/o........— 97°
- Graissage, nettoyage, eau.............. 2.200
- Consommation supplémentaire de gaz i5o m3 à l’heure ou 0,28 c. par heure
- pendant 5.4oo heures...................... i.5io*
- Perte de gaz, 10 0/o de 3.000 m3 soit 3oo m3 par heure, ou o,55 par heure pendant 5.4oo heures................... 2-97°
- Total............... 17.840 fr.
- Transport d’énergie électrique :
- Intérêts du capital à 5 %.............. 5.860
- Amortissement et entretien à 5 °/0..... 5.860
- Graissage, nettoyage (3,5o par jour).... 1.270
- Consommation supplémentaire de gaz pour 200 chevaux, soit 600.000 calories ou 600 m3 par heure ou 1,15 par heure pendant 5.4oo heures.......................... 6.210
- Total............... 19.200 fr.
- Il est intéressant de constater que, pour la distance choisie à la base de cette comparaison (4 kilomètres), les deux systèmes, transport et utilisation directe du gaz, double transformation et transport de l’énergie électrique, sont équivalents au point de vue des dépenses.
- Pour une distance de transmission inférieure à
- 4 kilomètres, l’avantage serait au transport du gaz ; pour une distance supérieure à 4 kilomètres, l’avantage serait à l'électricité. Il y a lieu de remarquer que l’auteur a compté seulement sur 1.000 calories par mètre cube de gaz : en réalité, les gaz de hauts fournaux contiennent 20 à 30 % de calories en plus de ce chiffre. L’équivalence des deux systèmes de transmission doit donc en réalité se produire pour une distance voisine de
- 5 kilomètres.
- B. L.
- Vérification expérimentale de la distribution du potentiel dans un circuit parcouru par un courant continu. — Vanni. — Méthode présentée au Laboratoire du Collège Romain.
- On ajoute à l’électromètre de Braun un con-
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-
-
- 190
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 44.
- densateur à disque mobile et on adopte la disposition suivante :
- Le pôle positif d’une pile P (fig. 1) formée d’une douzaine d’éléments constants, bien isolés et ayant une faible résistance intérieure, est réuni à travers un ampèremètre G à la borne A d’une boîte de résistances, dont la seconde borne H est mise à la terre, ainsi que le pôle négatif de la pile. Les deux disques du condensateur C ajouté à T électromètre F commu-
- NA B C D I
- Fig. 1. — Schéma du dispositif employé.
- niquent, l’un avec le pied de cet appareil et avec le sol, et l’autre, au moyen d’un fil souple bien isolé, avec les bornes des touches A, B, C... de la boite de résistances. L’ampèremètre G, bien isolé également, sert à la vérification de la constance du courant et fournit, comme on le verra, l’un des éléments pour la mesure de la capacité du condensateur.
- Ceci fait, lorsqu’on veut mesurer le potentiel en un point quelconque A du circuit, il suffit de mettre ce point en communication avec un disque du condensateur C, pendant que l’autre est mis à la terre. Le condensateur prend alors une charge proportionnelle à sa capacité et au potentiel à mesurer. Après avoir
- chargé le condensateur, on coupe la communication avec la source et le sol. On a ainsi, dans l’électromètre, fine déviation correspondant à un potentiel d’autant plus grand par rapport à celui à mesurer, que la capacité du condensateur est plus grande. Si la capacité de l’élec-tromètre est assez petite par rapport à celle du condensateur (cas général), le potentiel obtenu par le soulèvement du disque mobile sera proportionnel à celui à mesurer.
- On peut, de la sorte, trouver la valeur relative du potentiel, non seulement dans les différents points A, B, C... du circuit, mais aussi dans l’intérieur de la pile qui fournit le courant, et vérifier ainsi la loi fondamentale de Yolta sur la distribution des potentiels dans une série d’éléments accouplés en tension à circuit ouvert ou fermé.
- On commence l’expérience par la vérification des éléments, en laissant d’abord isolée la borne II de la boite, pendant que l’autre borne A se trouve en communication avec la pile. Le potentiel prendra alors dans tous les points du circuit une valeur constante, qui est indiquée par la déviation constante de l’électromètre.
- Les résultats obtenus avec un électromètre de Braun divisé en 30 parties d’une valeur de 100 volts chacune, sont les suivants.
- Le condensateur était constitué par 2 disques en laiton de 9 cm. de diamètre, séparés par une double couche de gomme laque. Le circuit était formé par une boîte Siemens de 10.000 ohms et une pile de 12 éléments secs (Nungessert G0).
- 1. Boîte de résistances isolée
- Gontacten A : déviation électrométriquei5= 17,6 \
- r ' 0 moyenne
- 2. Boîte de résistances avec la borne // à la terre
- VALEURS OBSERVÉES MOYENNE VALEURS CALCULÉES
- Contact en A 5=17,3-)-17,5 J7,7° U)/i0 (’ = 17,40 = 1740 volts
- - -B 8,7+ 8,9 8,80 Yio'’= 8,70= 870 —
- — — G 5,3 + 52 5,25 3/+r = 5,22= 522 —
- — —I) 3,5+ 3,4 3.45 V,oV= 3,48 = 348 —
- et d’après les rapports des résistances calculées à partir de la borne II en communication avec la terre.
- La dernière colonne indique les valeurs du potentiel calculées par la loi d’Ohm d’après la valeur maxima obtenue à l’extrémité A du circuit
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 191
- On prend le soin de faire disparaître, à chaque mesure, toute trace de charge résiduelle.
- La disposition décrite peut servir à la graduation de l’électroscope à feuilles d’or.
- Pour obtenir les variations de potentiel très petites, on peut encore adapter dans la mesure de la f. é. m. la méthode de Poggendorff.
- Pour déterminer la capacité du condensateur ajouté à l’électromètre, il suffit de mesurer avec un milliampèremètre G le courant constant qui traverse le circuit pendant l’expérience.
- Dans la vérification précédente, le courant avait la valeur de 7 = 0,017 amp.
- Le potentiel v au point A était
- v — Ri = io ooo X 0,017 — 17 volts.
- D’autre part, le potentiel e indiqué par l’électromètre Braun pour le même point et correspondant à la déviation 5= 17,4 (en prenant 1 pour 100 volts) était
- V = 17,4 X IOO ~ 1770 volts.
- La capacité était donc :
- V 1740
- — -7.—— —: 102 environ.
- r 17
- B. B.
- ÉCLAIRAGE
- Sur le flux lumineux de l’arc électrique. — G. Dyke. — Pkilosophical Magazine, août 1905.
- L’auteur a déterminé, pour un grand nombre d’arcs à courant alternatif ou à courant continu, la relation entre l’intensité moyenne sphérique et la puissance dépensée. Le courant alternatif avait une fréquence de 80 périodes. Les charbons employés étaient toujours les mêmes : le charbon supérieur à mèche avait 12 mm. de diamètre : le charbon inférieur était homogène. L’intensité moyenne sphérique était mesurée directement par un photomètre intégrateur.
- Les résultats montrent que la relation entre la puissance dépensée W en watts et l’intensité sphérique moyenne L pour une longueur d’arc donnée est de la forme :
- pour le courant continu, et de la forme :
- W = a + b'\s
- pour le courant alternatif.
- La valeur de a croît de 200 à 400 watts quand la longueur de l’arc croît de 1,5 mm. à 10 mm. Quand la longueur de l’arc est de 1,5 mm., la valeur de b' est inférieure à celle de b. Quand la longueur atteint 2,3 mm. b' = b : au-delà de cette longueur, la valeur
- du rapport augmente rapidement.
- On voit donc que le rendement de l’arc alternatif est supérieur à celui de l’arc continu pour les longueurs inférieures à 2,3 mm. et est moins bon pour les longueurs supérieures.
- L’auteur explique ce phénomène en faisant certaines hypothèses sur la forme des extrémités des charbons et en employant la formule
- Ti
- 1 c~ *
- b = - / L cos dd
- 2 JC + 2
- où \e est l’intensité lumineuse dans une direction faisant l’angle 0 avec l’horizontale.
- Il obtient ainsi, pour la longueur de l’arc pour laquelle les deux rendements doivent être égaux, une équation bicarrée dont la racine donne une longueur d’arc de 2,7 mm. Cette valeur concorde à peu près avec la valeur trouvée expérimentalement.
- R. R
- Rapport entre l’intensité moyenne sphérique et l’intensité moyenne horizontale de lampes à incandescence. — Fleming. — Pkilosophical Magazine, août igo5.
- G. Dyke a trouvé expérimentalement que le rapport entre l’intensité moyenne sphérique b et l’intensité moyenne horizontale Ih dans neuf modèles différents de lampes à incandescence
- a pour valeur 0,78. Ce rapport est égal à ^ ou
- 0,785 dans le cas d’un filament court rectiligne, comme le montre l’auteur.
- Dans le cas où la longueur du filament n’est pas négligeable vis-à-vis du rayon de la sphère, on a :
- b _ ______2______"1
- I h 4 Lcos -|- y cot ? J
- W = a + kl.
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-
-
- 192
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 44.
- en appelant 2^ l’angle sous-tendu par le filament-au centre du disque photométrique. Quand le filament n’est pas rectiligne, il faut faire une correction.
- Si le filament n’est pas placé exactement dans un plan perpendiculaire à l’axe du photomètre.
- le rapport^ peut avoir une valeur supérieure ày • U 4
- L’auteur indique que, pour déterminer le rendement d’une lampe, il faut la placer à une distance telle qu’elle sous-tende un angle inférieur à 10° au centre du photomètre. En multipliant
- par y les résultats ainsi obtenus, on trouve la 4
- valeur de ls. Le rapport de cette valeur au nombre de watts consommés détermine la consommation spécifique de la lampe.
- R. R.
- Sur la répartition de l’éclairement dans les pièces éclairées artificiellement. — Meisel. —Elektro-technische Zeitschrift, i4 septembre igoô.
- L’auteur définit l’éclairement h par l’équation : , J cos «
- J étant l’intensité lumineuse de la source ; a l’angle d’incidence ; r la distance de la surface éclairée.
- Cette grandeur h n’est autre que la quantité de lumière par unité de surface.
- Si l’on considère un plan éclairé par une source L placée à une distance a, et si l’on désigne par L' la projection de L sur le plan, on a, pour un point P de ce plan placé'à une distance x de L' :
- r — \/a2 -)- x2 a
- cos v. = -r
- d’où
- . la
- («a + -*'2)2
- Au moyen de cette formule, on peut calculer à quelle distance de L' il existe un éclai-ment h.
- Si le plan est éclairé par deux sources lumineuses, on peut tracer les courbes d’égal éclairement relatives à chacune d’elles et dé-
- terminer leurs points d’intersection. En additionnant les éclairements relatifs à chaque source en ces points, on peut tracer les courbes définitives. Si les deux sources lumineuses sont placées sur une perpendiculaire au plan, les courbes ont le même centre et l’on a :
- J4<q J2a2
- 3 3
- (a2_|_x2)2 (a2_|_.r2)2
- Un cas pratique intéressant est celui où deux lampes de même intensité J sont placées à la même distance a du plan à éclairer. En désignant par 2 p la distance entre les deux lampes et en prenant comme axe des x la droite reliant les projections des deux lampes sur le plan, et comme origine le milieu de cette droite, on a, pour un point P de coordonnées x y, l’éclairement
- __________!_________^___________!_________l
- 3 ' 3 /
- [a2 -f- (A4-p)2 + .r2] 2 [a2 4- (x —p)2 4-y2] 2}
- On détermine, comme précédemment, les courbes par les points d’intersection de deux systèmes de cercles concentriques, l’équation de L n’étant pas simple à résoudre en x.
- La répartition de l’éclairement le long des droites passant par les projections des sources lumineuses est intéressante.
- Pour les points de cette ligne, on a y = 0, ' d’où :
- [a2 -f (.r -! p)'1} 2 [>2 4- (x — p)2] 2 /
- On en déduit :
- 2J= 4 x - \- P x — p |
- 5 - (
- d2J- 3( [a2 -f- (x + P)2] «2 - 4 Q + p)2 [a2 -p (x — p)‘2] 2 , a2 — 40" — p)'2
- dx2 ~ | [a2 -f {x 2 +PT-Ÿ Z [«2 “K (•*' — P.)2] 2
- Pour x — 0 on a d '2 J _ dx2 _6 «2-4^ 7 («2H-p2)9
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- Pour
- a > 2p, cette valeur est négative; a < 2p, cette valeur est positive.
- Donc si la distance entre les lampes et le plan est plus grande que leur écartement, il existe au milieu de la droite joignant leurs projections un maximum d’éclairement. Si au contraire la distance est plus petite que l’écart, il existe un minimum d’éclairement.
- L’auteur étudie ensuite le mode d’éclairage américain consistant à employer des lignes de lampes d’égale puissance placées régulièrement sur les côtés d’un rectangle parallèle aux parois de la pièce. Pour cela, il examine l’action d’une ligne de lampes parallèle ou perpendiculaire au plan à éclairer.
- 1° Ligne parallèle au plan.
- Soient. :
- 2p la longueur de cette ligne,
- a leur distance au plan,
- 05 la distance d’un point P de cette ligne au milieu de la ligne.
- En prenant un système de coordonnées rectangulaires dont l’origine est la projection du milieu de la ligne sur le plan et dont l’axe des x est parallèle à la ligne, et en appelant xK y{ les coordonnées d’un point du plan, i l’intensité lumineuse par unité de longueur de la ligne,
- on a, pour le point xt y K :
- , iadx
- [a2 + (xi - x)2-\-y\]
- L’éclairement II produit en ce point par toute la ligne est alors donné par l’expression :
- H = ia
- dx
- [fl2 -J- (X) —
- Or, on a :
- dx
- [«2 + (-D — *)2+.r?
- («2-f-J?) V«2-f0q — ®)2 +
- d’où H
- a2 _}_ r2 ( y/rt2 + (ar4 -f p)2 + y‘f
- X\—P
- V a2 -f- (Xj p)2 -j-Ji
- Pour yK = 0, c’est-à-dire pour l’axe lui-même, on a :
- i \ **+P xi ~ P )
- H
- 0 a ( sa2 + (x{ + p)2 va2 + («i — PÏ2
- d’où :
- dli,
- dx\ a | ? 3 >
- ( [a2 -j- {x{ + p)2] 2 [a2 + {x{ — p)2] 2 )
- Le maximum d’éclairement, qui évidemment doit être à l’origine, est :
- H'« =
- 2 ip
- a sa.2 -j-p2
- 2° Ligne perpendiculaire au plan,
- Soient :
- 2p la longueur de la ligne éclairante, a{ la distance de son milieu au plan, a la distancé d’un point arbitraire P de la ligne au plan,
- x la distance d’un point du plan à la projection de la ligne sur celui-ci.
- L’éclairement au point P du plan est donné par l’expression :
- , i.a.da k =---------3
- (a2 -f- x2)
- et l’éclairement produit par toute la ligne lumineuse est :
- at+p
- a. da
- (a2 -j- x2)
- Or
- a. da
- (a2 -(- x2)
- V a2 -f- x2
- d’où
- H =i
- \(ai — p)2 + x2 V(«i + p)2 +x2 )
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- T. XLV. — N° 44.
- Pour x = 0, c’est-à-dire pour l’origine, on a :
- qui, évidemment, représente le maximum.
- Enfin, l’auteur envisage le cas d’un lustre circulaire constitué par des lampes placées à des distances égales les unes des autres sur une circonférence. Pour l’éclairement du sol et du plafond, il s’agit donc d’une circonférence lumineuse parallèle au plan à éclairer ; soient :
- r le rayon du cercle lumineux, a sa distance au plan,
- x la distance d’un point P du plan à la projection M' du centre du cercle sur ce plan, f> l’angle au centre, compté à partir du rayon parallèle à M'P, qui détermine la position d’un point L de la circonférence lumineuse, i l’intensité lumineuse par unité de longueur.
- On suppose concentré au point L l’intensité irdf de l’élément d’arc rdy. La distance du point P à la projection du point L sur le plan est égale à :
- n
- \r- -j- x1 — 2 rx cos f
- L’éclairement produit en P par L est donc :
- 7 iardf
- h =-------------------------s-
- (a2 -f- r2 -(- x2 — zrx cos f)
- L’éclairement produit en P par la circonférence totale est alors :
- fl
- O
- 1 df
- a
- (a2 -(- r2 -f- x2 — 2 rx cos f )
- il vient :
- COS f
- pj2 — i
- (lfÀ
- sin f — y— i -f- 2py2 — (p2 — q*)f,
- df___ ______________2_______________
- dy y \/ — i -f* 2py2 — (p2 — q-)y'‘
- d’où :
- df
- {p — q COS f)
- 2
- __________ r2. dy______________
- V — 1 + 2Pf — (P2 — ?2)j5
- Posons en outre :
- Cette intégrale peut être ramenée sans difficulté à la forme normale d’une intégrale elliptique.
- E. B.
- Si l’on pose pour abréger :
- MESURES
- a2 -j- 7-2 -j- x2 ~p, 2rx~q,
- il vient.
- Posons
- df
- (p — q cos f)
- ,-------——J »
- V p — q. cos f
- Nouvelle méthode pour la mesure des coefficients de self-induction. — Peukert. — Elektrotechnische Zeitschrift, 5 octobre 1905.
- Le principe de cette méthode est le suivant. Une bobine S de résistance r (fig. 1) est reliée en parallèle avec une résistance non inductive R et une capacité C. Sur cette bobine agit une f. é. m. périodique produite d’une façon quelconque et variant suivant la loi sinusoïdale :
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- e = E sin mI. Le courant dans la bobine est alors sinusoïdal et répond à la formule
- i z= J sin (o>t — f ) :
- ce courant est décalé d’un angle f par rapport à la f. é. m. Soit L le coefficient de self-induction de la bobine. La résistance non inductive R combinée avec la capacité C en parallèle, produit une impédance totale :
- R
- \ i
- <2c2r2
- La différence de potentiel entre les points a et b est alors
- JR
- y/i + *>2C2R2
- Le courant se divise en a et en i en deux composants dont l’un J^, passant dans la résis-
- tance non inductive et en phase avec la différence de potentiel aux bornes, est donné par l’équation
- \ i
- >2C2R2
- et dont l’autre, courant de charge du condensateur et décalé de 90° en avance sur la tension, est
- J,
- JRwC
- \ i -j- w2C2R2 On a, entre ces courants, la relation Jf -f J2 =J2
- La résistance apparente de tout le circuit est la suivante :
- i/r.+=£=T+r-L-T=
- V L \i+"2c2r2J vh
- R
- o2C2R2
- Le courant J est décalé eu arrière de la f. é. m.
- d’un angle <p dont la grandeur est déterminée par l’équation suivante :
- R
- tg? =
- v 1 + «aC2R2
- R
- y' i -f- w2G2R2
- On voit, d’après cette équation, que l’angle f est nul quand on a
- R
- V i + «2C2R2
- R
- V I 4_w2C2R2
- Il est donc possible, par un choix convenable de R et de C, de compenser le décalage entre le courant et la f. é. m. Si ces valeurs de R et C sont connues, on peut, pour une valeur donnée de w, tirer la valeur de L de l’équation précédente.
- Pour produire la f. é. m. sinusoïdale dans la bobine et annuler le décalage entre le courant et la f. é. m., on opère de la façon suivante. On fixe la bobine à l’un des plateaux d’une balance et on l’équilibre par des poids placés dans l’autre plateau. Au-dessous de la bobine est placée une bobiné fixe parcourue par un courant alternatif provenant d’une source quelconque : l’action de cette bobine peut d’ailleurs être renforcée par l’adjonction d’un noyau de fer feuilleté dans la bobine mobile. Quand le circuit de celle-ci est fermé sur la résistance et le condensateur, il se produit un effet d’induction qui provoque le soulèvement de la bobine et la rupture de l’équilibre. En effet, dans la bobine mobile, la f. é. m. induite est décalée de 90° par rapport au courant inducteur. Or cette f. é. m. produit un courant décalé de 90° sur elle, de sorte que les courants primaire et secondaire sont décalés d’une demi-période et se repoussent. Mais si l’on modifie la valeur de la résistance et de la capacité jusqu’à ce qu’il n’existe plus de soulèvement de la bobine mobile, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’équilibre de la balance soit rétabli, on est sur qu’à ce moment le décalage entre la f. é. m. induite et le courant induit est nul, car, dans ce cas, les courants primaire et secondaire sont décalés de 90° l’un sur l’autre, l’un
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- croissant de 0 à sa valeur maxima pendant que l’autre décroît de sa valeur maxima à zéro. On peut alors déduire la valeur de L de la formule indiquée ci-dessus.
- La façon la plus commode et la plus exacte de conduire la mesure consiste à ajuster d’abord grossièrement la capacité, puis de modifier graduellement la valeur de la résistance. Si la balance est sensible, on peut effectuer une mesure très précise. Il faut choisir la résistance branchée sur la bobine mobile et l’intensité de courant dans la bobine fixe telles qu’il ne se produise dans celle-ci aucun échauffe-ment susceptible de fausser les indications de la balance par l’effet d’un courant d’air.
- L’auteur a effectué plusieurs mesures au moyen de cette méthode. Par exemple, il a mesuré le coefficient d’une bobine de 120 tours répartis en quatre couches, ayant 2,4 cm. de longueur, 4,6 cm. de diamètre intérieur et 5,1 cm. de diamètre extérieur ; la résistance de cette bobine était de 2,836 ohms. Les valeurs de C et R au moment de l’équilibre ont été les suivantes : C = 9,5 microfarads ; R = 4,99 ohms. On en déduit L = 0,017 Henry.
- E. B.
- Appareil de mesure du glissement des moteurs asynchrones. — Drysdale. — Zeitschrift für Elektro-technik ier octobre 1905.
- L’auteur a réalisé un appareil permettant, par une lecture directe, de connaître le glissement d’un moteur d’induction. Sur l’arbre du moteur est placé un rouleau conique qui entraîne par friction un disque mobile muni de secteurs alternativement blancs et noirs en nombre égal au nombre de pôles du moteur. L’axe de ce disque est solidaire d’une pièce qu’une vis micrométrique permet de déplacer parallèlement à l’axe du rouleau conique. Le diamètre du disque est égal au diamètre moyen du rouleau.
- Pour effectuer une mesure, on éclaire le disque par une lampe à arc reliée au réseau qui alimente le moteur et on déplace le disque, au moyen de la vis micrométrique, jusqu’à ce qu’il paraisse immobile. Si l’on appelle D le diamètre du disque, dA et d2 les diamètres des extrémités du rouleau, l sa longueur, N la vitesse de synchronisme et n la vitesse de
- rotation du moteur, -î- le glissement en %, 100
- = N n> la distance æ du disque, parais
- sant immobile, au point de l’échelle où le glissement est nul, ost donnée par l’équation
- D l s
- x = -i--j- =--------
- a2 — eq 100 — s
- D’après cette formule, l’échelle peut être divisée en % du glissement. Le disque a 5 cm. de diamètre : le rouleau a 15,5 cm. de longueur et 6,8 et 3,8 cm. de diamètre aux extrémités. On peut mesurer avec l’appareil un glissement positif ou négatif de 20 %, le zéro étant au milieu de l’échelle.
- E. B.
- Nouveau condensateur étalon. —Rymer-Jones. — Electrical Review.
- Cet appareil étalon est constitué par un certain nombre de feuilles de mica disposées radialement autour d’un axe en ébonite portant des rainures, et soutenues par deux cercles en cuivre placés à leurs parties inférieure et supérieure. Chaque feuille de mica est recouverte sur ses deux faces d’une armature en étain : chaque armature porte un prolongement dirigé vers le haut pour l’une et vers le bas pour l’autre : les prolongements sont soudés aux cercles de cuivre auxquels sont reliés des fils aboutissant aux bornes de l’appareil.
- Ce condensateur étalon offre l’avantage que les plaques voisines n’ont pas d’action les unes sur les autres et que la capacité reste invariable, même pour des températures atteignant 60p.
- E. B.
- Nouveau voltamètre. — Kreider. — Physikalische Zeitschrift, i5 septembre igo5.
- L’auteur propose d’utiliser la méthode iodo-métrique qui permet d’obtenir une exactitude de
- —-— • Pour cela, il emploie un nouveau volta-
- mètre contenant une solution acidulée d’iodure de potassium et détermine la quantité d’iodure formée à l’anode en employant du sulfate de sodium. La seule difficulté consiste à empêcher
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- l’iodure de se diffuser du côté de la cathode. Pour cela l’auteur place l’anode à la partie inférieure d’un tube de verre vertical et recouvre la solution d’iodure d’un électrolyte de densité moindre, tel que de l’acide chlorhydrique. Le tube est prolongé à la partie inférieure par un tube capillaire : une tubulure placée à la partie supérieure sert à aspirer l’air pour faire monter par le tube capillaire, d’abord l’acide chlorhydrique, et ensuite une solution à20-40 % d’iodure de potassium. La densité de courant ne doit pas dépasser la valeur de 0,06 ampère par centimètre carré.
- E. B.
- DIVERS
- Influence de la température sur la conductibilité électrique du sélénium. — Aichi et Tana-kadate. — Tokyo igoô. Beiblülter octobre 1905.
- Les auteurs emploient un élément de sélénium qu’ils échauffent jusqu’à une température déterminée, et qu’ils refroidissent ensuite. La courbe de la variation de résistance ne passe pas par l’origine. On peut obtenir un élément de conductibilité élevée et à coefïicient de température positif entre de grandes limites en chauffant le sélénium à 220° et en le refroidissant.
- Si au lieu d’employer, comme dans ces expériences, des électrodes de charbon, on emploie des électrodes en cuivre ou en platine et qu’on mélange le sélénium avec un séléniure d’argent, de mercure, ou de cuivre, l’élément devient presqu’insensible aux variations de température. Cela tend à prouver que la variation de conductibilité est due à une modification de structure moléculaire du sélénium.
- E. B.
- Sur le sélénium et son importance en électrotechnique (1). — Ruhmer.
- La première application pratique de l’élément a été le photomètre à sélénium de Werner Siemens (1875). L’instrument a la disposition suivante : La préparation desélénium entredeuxpetites feuilles de mica se trouve au fond d’un court tube de verre, dont l’ouverture est dirigée vers la source
- lumineuse à étudier. Les extrémités des spirales de platine sont reliées à un élément Daniell et à un galvanomètre. Pour comparer deux sources, par exemple une flamme de gaz et une bougie normale, le tube est tout d’abord dirigé vers l’une des lumières, et l’on note la déviation du galvanomètre ; ensuite le tube est tourné vers l’autre source dont la distance est changée jusqu’à ce que la déviation de l’aiguille soit la même que précédemment. De la distance des deux sources, on déduit alors les intensités des flammes.
- Cette méthode présente les mêmes inconvénients que celle du photomètre Bunsen à tache d’huile. Un des principaux défauts consiste dans l’inégale réaction du sélénium aux lumières colorées. L’action principale de la lumière sur le pouvoir conducteur du sélénium réside, d’après les recherches de nombreux physiciens, dans la partie rouge, orangé, jaune du spectre tandis que les autres rayons n’agissent presque pas, aussi bien les moins réfrangibles ultra-rouge que les plus réfrangibles vert, bleu, violet et ultra-violet.
- Le sélénium n’eut pas ainsi une très grande valeur en photomètrie tant qu’il ne fut pas possible de le rendre sensible également aux courtes longueurs d’onde. Ce résultat a été obtenu récemment, et on peut aujourd’hui construire des éléments à haute sensibilité, même pour les rayons du radium et les rayons Rôntgen.
- L’auteur montre alors un élément sensibilisé pour les rayons Rôntgen monté en série avec une batterie et un milliampère mètre. La déviation de l’instrument croit et décroît avec l’intensité moyenne du rayonnement Rôntgen. L’observation que la grandeur de la déviation croît ou décroît d’une manière analogue à l’effet photographique et thérapeutique engagea M. Ruhmer à perfectionner ce dispositif pour en faire un Rôntgenphotomètre et Rôntgenradiomètre. L’élément au sélénium est fixé sur le tube Rôntgen au moyen d’une pince à ressorts de façon que le rayonnement postérieur du tube qui, en général, n’est pas utilisé, soit employé à l’éclairage du sélénium, e’est-à-dire à la mesure. Le Rôntgenra-diomètre est le premier appareil de mesure qui, par un contrôle de sa déviation, permette une estimation exacte de la durée d’exposition et un dosage précis dans les applications thérapeutiques.
- Les propriétés du sélénium ont été utilisées
- (!) Eclairage Electrique, t. XLY, 14 octobre 1905, p. 117.
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- par Korn pour réaliser un téléphotographe électrique I1).
- La figure 6 indique le schéma d’un mécanisme employé pour des dispositions d’allumage de becs de gaz : d est le sélénium monté en série avec une batterie et un relais. Suivant le degré d’éclairement de l’élément, l’armature du relais se trouve dans la position indiquée par une flèche ou dans celle dessinée en pointillé. Le courant de la batterie f passe ainsi par b ou par c et revient à la batterie /' par l’un ou l’autre des solénoïdes. Dans le premier cas, le
- Fig. 6.
- robinet est fermé en k, ouvert dans le second, de sorte que la flamme de la lanterne est éteinte au jour et allumée à l’arrivée de l’obscurité.
- Afin cpie le courant de f, ne soit pas employé inutilement, comme ce serait le cas si ce courant passait constamment dans le solénoïde, le commutateur est construit de façon qu’il interrompe de nouveau le courant amené par le relais, pendant ou peu après le renversement de l’organe de fermeture.
- La consommation de courant de l’élément de sélénium est si faible, à cause de la résistance élevée des éléments employés à cet usage, que même les plus petites piles sèches suffisent pour une année.
- (•) Voir Eclairage Electrique, tome XXXIX, 18 juin 1904, pages 464 et 469.
- Dans ces applications, le sélénium doit naturellement être soustrait à la lumière de la lampe qu’il met en action. Ces appareils sont d’une importance particulière pour l’allumage et l’extinction automatique des bouées lumineuses sur les cotes; l’économie réalisée avec ces dispositions est assez considérable. La maison Julius Pintsch, de Berlin, construit des lanternes de bouées munies de tels dispositifs. L’élément de sélénium est situé sous une cloche de verre à la partie supérieure de la lanterne. Les batteries et le relais, construit spécialement pour être insensible aux ébranlements, sont montés dans une caisse étanche particulière. Les conducteurs allant à l’élément, sont placés à l’intérieur de la lanterne. Les appareils de ce genre, construits jusqu’à présent, ont été en service pendant plusieurs années d’une façon ininterrompue, sans que les moindres troubles aient été remarqués. Dans l’air par les vibrations sonores de la parole, Bell et Tainter ont donné de nombreuses méthodes pour influencer ainsi un rayon lumineux.
- On peut distinguer deux groupes dans ces méthodes; dans l’un des groupes, une source lumineuse d’intensité constante est employée et les rayons qui en sortent sont modifiés en un point quelconque de leur trajet; dans l’autre groupe, on emploie une source à intensité ondulatoire. Dans le premier photophone de Bell, qui appartient au groupe, les rayons solaires sont projetés par un miroir sur la membrane argentée d’un porte-voix et réfléchis vers la station réceptrice après avoir encore une fois traversé une lentille. Comme la membrane vibrante est tantôt concave, tantôt convexe, les rayons solaires, d’abord parallèles, sont tantôt convergents et tantôt divergents et parviennent ainsi en concentration variée au miroir parabolique de la station réceptrice. Là, les rayons sont concentrés sur l’élément de sélénium placé dans la ligne focale et les rayons lumineux ondulatoires sont transformés de nouveau en ondes sonores dans le téléphone intercalé. Au lieu des rayons solaires, on peut naturellement employer également les rayons d’une lampe à arcs rendus parallèles. De cette manière, Bell et Tainter parvinrent en 1880 à réaliser une transmission téléphonique à 200 m. au moyen des rayons lumineux.
- A l’autre groupe de transmetteurs photopho-
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- niques appartiennent les flammes vibrantes; l’auteur décrit un transmetteur de ce genre où est utilisé un brûleur à acétylène. Le gaz produit dans un petit générateur, traverse une capsule manométrique dont une paroi est formée par une membrane tendue en boyau de porc. Si on parle devant la membrane, le gaz subit dans la capsule des compressions et des dilatations correspondant aux vibrations sonores et la petite flamme d’acétylène se met à danser.
- Pour reproduire dans un téléphone relié à un élément de sélénium non seulement les
- sons musicaux comme dans l’expérience ci-dessus avec le disque à trous, mais aussi les paroles prononcées dans un appareil transmetteur, il était nécessaire d’imaginer une disposition qui fut influencée par les ondes sonores, de façon à provoquer dans un faisceau lumineux parallèle dirigé vers la station réceptrice des oscillations lumineuses correspondant complètement aux variations de pression produites. A l’aide d’un élément de sélénium, monté en série avec une batterie et un téléphone, on peut reconnaître à l'oreille les oscillations
- Sélénium
- Batterie
- II"--
- réléphone
- lumineuses de la flamme. Avec un tel appareil, on peut franchir les mêmes distances qu’avec l’appareil primitif de Bell; mais pour de plus grandes distances, on a besoin d’une source lumineuse plus forte et l’arc éléctrique parlant convient très bien dans ce cas. Dans le circuit d’un arc à courant continu est intercalé un transformateur, dont l’enroulement secondaire est parcouru par les oscillations d’un courant microphonique. L’arc reproduit avec grande netteté ce qui a été dit dans le microphone, car chaque changement d’intensité et par suite de chaleur Joule a pour résultat des variations de température et entraîne des oscillations de volume du gaz conduisantl’arc, lesquelles variations de volume se propagent comme ondes sonores.
- Mais, d’après les lois du rayonnement des corps, chaque changement de température,
- entraîne une variation correspondante de l’intensité du rayonnement. L’arc parlant fournit ainsi un transmetteur photophonique tel qu’on ne peut guère en souhaiter de meilleur, d’autant plus qu’on peut expédier dans toute leur intensité, les rayons rendus parallèles au moyen d’un projecteur et qu’on peut les diriger exactement sur la station réceptrice.
- La figure 7 montre schématiquement la disposition du transmetteur et du récepteur pour la phototéléphonie.
- L’auteur s’est occupé spécialement du perfectionnement technique de la phototéléphonie, en vue de son introduction dans la pratique. Après avoir réussi, dans ses expériences de 1902, à assurer une transmission sûre à plus de 7 km., il entreprit, de concert avec l’Elektricitàts-A.-G., vorm. Schnckert, entre deux stations distantes
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- de 3 km., de nouveaux essais qui furent poussés à fond pour rechercher plus exactement les conditions les plus favorables à réaliser.
- L’auteur, sans entrer dans des détails circonstanciés sur les résultats des expériences qu’il se propose d’exposer plus tard, mentionne seulement qu’il a pu réaliser sans troubles, la transmission simultanée de la parole dans les deux sens, dans les faisceaux lumineux coïncidents des deux projecteurs.
- Après ces expériences préliminaires, M. Ruh-mer a réussi à téléphoner à des distances beaucoup plus grandes, par exemple entre l’usine Schuckert à Berlin et un clocher se trouvant sur le Falkenberg à 15 km. de Berlin. Un projecteur normal de 60 cm. servait de transmetteur à l’usine Schuckert. Comme le clocher ne possédait que trois petites fenêtres du côté de Berlin, le récepteur, consistant en un miroir parabolique Schuckert parfaitement poli, dut être installé latéralement, en dehors du clocher, sur quelques poutres disposées dans ce but.
- Quoique la dispersion du cône lumineux transmis fût déjà assez considérable à cette distance, malgré l’exactitude presque mathématique du miroir parabolique, et que, abstraction faite de l’absorption lumineuse, le miroir récepteur recueillit seulement environ la cent mil-
- lième partie de la lumière « parlante » sortant du transmetteur, les paroles prononcées à Berlin dans le microphone relié au projecteur, furent nettement comprises au lieu de réception. Etant donné qu’en agrandissant le miroir récepteur on peut recueillir beaucoup plus de lumière, il est hors de doute qu’on puisse téléphoner de cette façon à des distances encore beaucoup plus grandes. Mais les distances déjà franchies devraient suffire pour la plupart des cas, car pour de plus grandes distances la courbure de la terre ne permettrait que dans des cas particuliers la visibilité réciproque des stations qui est nécessaire ici, à l’opposé de ce qui se passe en télégraphie sans fil.
- Les résultats obtenus jusqu’à présent montrent clairement que la phototéléphonie a une inportance pratique et, en première ligne pour la marine, comme l’ont prouvé les expériences faites à Kiel, au commencement de 1903 à bord des batiments « Nymphe » et « Neptune ».
- Pour de faibles distances, en particulier jusqu’à 10 km. par exemple, la phototéléphonie sera un complément précieux de la télégraphie sans fil, sur laquelle elle possède divers avantages.
- H. E.
- SENS. -- SOCIÉTÉ NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLV.
- Samedi 11 Novembre 1905.
- 1S" Année. — N" 45.
- 9
- JSrrJ
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r
- Electriques
- Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. -G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - fA. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR LE DIMENSIONNEMENT
- DES MOTEURS MONOPHASÉS A COLLECTEUR
- Les moteurs monophasés à collecteur ont donné lieu à de nombreuses études depuis un an ou deux, mais ces études se sont surtout attachées à mettre en lumière leurs qualités génériques respectives et, jusqu’ici, l’on n’a formulé que très peu de règles concernant le meilleur dimensionnement de ces moteurs monophasés.
- Nous indiquerons à ce sujet les règles suivantes très simples qui nous paraissent pouvoir rendre quelques services aux constructeurs.
- Ainsi qu’on le verra, elles permettent, en outre, d’établir une comparaison rationnelle entre les divers moteurs qui ont été proposés.
- Un moteur de traction doit surtout posséder trois qualités :
- 1° Un couple puissant de démarrage par kilovolt-ampère absorbé;
- 2° Un bon facteur de puissance en vitesse.
- 3° Une commutation acceptable.
- Avant d’examiner dans quelle mesure Ton peut satisfaire à ces trois conditions par un dimensionnement judicieux, nous allons définir une quantité qui jouera un rôle important dans cette étude.
- - Il est bien évident que le démarrage sera d’autant plus satisfaisant que le rapport du couple fourni à la puissance apparente absorbée sera plus élevé; pour que ce rapport soit un simple coefficient numérique sans dimensions, nous mesurons le couple en puissance
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- rapportée à la vitesse du synclionisme Q, comme on le fait souvent pour les moteurs asynchrones ordinaires, de telle sorte que notre rapport aura pour expression
- A
- U
- (0
- C étant le couple exprimé en dynes-centimètres, la tension primaire au démarrage, le courant primaire absorbé au démarrage.
- Cela posé, nous allons traiter successivement, pour plus de clarté, les trois ('lasses principales de moteurs monophasés de traction :
- 1° Moteur série ;
- 2° Moteur à répulsion ;
- 3° Moteur mixte Latour.
- 1° MOTEUR SÉRIE
- Comme on lésait, le moteur série est réalisé pratiquement sous deux formes :
- a. Le moteur est muni d’un enroulement compensateur statorique en court-circuit sur lui-même.
- Ce dispositif (fig. 1) a l’inconvénient sérieux de ne pas fournir une compensation parfaite au point de vue de la commutation.
- En effet, par suite des fuites magnétiques, le flux résultant dans le rotor suivant la direction B B ne peut jamais être nul et il s’ensuit qu’en vitesse, il subsiste encore une force électromotrice dynamique dans les spires en court-circuit sous les balais.
- Si l’on désigne par :
- le coefficient de self-induction de l’enroulement S du stator,
- L2 celui du rotor,
- celui du circuit de compensation S’,
- M — y1 U _<r)L,L2 le coefficient d’induction mutuelle entre l’enroulement S et l’induit B B lorsque leur direction coïncide,
- M — V(i _ *')L'le coefficient d’induction mutuelle entre S' et BB, l’on démontre facilement (() qu’en négligeant les pertes obmiques dans une première approximation, l’angle de décalage y du courant sur la tension aux bornes est défini au synchronisme par la relation
- tg ?S
- M'2
- Li+U-cr-
- L< -f- <r'L2
- M
- — « X V/L1 X V'L2
- (2)
- D’ailleurs, comme pour chaque vitesse tg r est simplement proportionnelle à la vitesse angulaire, il est clair que le dimensionnement donnant la plus petite valeur de tg fS sera également le meilleur pour les autres régimes.
- Or, si l’on regarde les coefficients de dispersion <r et a comme sensiblement indépen-
- (!) Eclairage Electr que du 11 février 1905, pages 210 et 211.
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- dants du rapport j^b au moins dans les limites pratiques, il est évident que le minimum de
- 1 -f- <7 L2
- v'i — *X V lu x vL2
- a lieu pour L2 </ =L^, en prenant ce rapport pour variable; d’où
- L2
- Tel est le rapport qui doit exister entre les enroulements statorique et rotorique pour obtenir le meilleur facteur de puissance.
- L’expression de tg Ÿ est alors pour chaque vitesse « :
- tg?
- 2O
- X
- slZi-
- (3)
- Cherchons maintenant la valeur de A ;
- b^U^of
- c’est-à-dire, en se rappelant que (’) U<rf=(L1 + o-'L2)
- 4 M
- i = L7+7Li=001e?>
- Il en résulte immédiatement que l’on obtiendra le maximum de A avec le dimensionnement qui rend le facteur de puissance maximum.
- La valeur maxima de A est donc :
- Amax -— X y/----—‘
- Dans le cas possible ou <r = </ = 0,10, l’on obtient
- (4)
- A ni n x- ---- “
- c’est-à-dire que le couple exprimé en watts synchroniques serait égal à une lois et demie la puissance apparente absorbée.
- En prenant comme vitesse normale le double du synchronisme, l’on aurait à cette vitesse
- COS ? = - 1 = 0,948
- VMi)'
- Le facteur de puissance serait donc très élevé.
- Le champ résultant dans le rotor suivant la ligne BB serait encore égal au ^ de ce qu’il
- aurait été sans compensation ; il y aurait donc une force électromotrice dynamique appréciable induite dans les spires en commutation, et c’est là l’inconvénient de ce système de compensation qui paraît d’ailleurs peu en laveur actuellement.
- P) Eclairage Electrique, 11 février 1905, pages 210 et 211,
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- b. Le moteur est muni d’un enroulement compensateur statorique en série avec les autres enroulements.
- Ce montage représenté par la figure 2 est le plus généralement employé (General Electric G0, Westinghouse, etc.).
- En employant les mêmes symboles que précédemment, on s’assure aisément que l’angle <j> est défini par l’égalité (1)
- 12 L.
- tg ? = ~ X —
- + L2 — 2M' M
- (5)
- Il est indispensable, avant tout, d’obtenir une commutation acceptable ; comme l’on ne peut, à moins d’employer des artifices spéciaux, annuler la force électromotrice statique induite dans les spires en commutation par l’enroulement inducteur S, on doit du moins s’efforcer d’annuler le champ résultant dans le rotor suivant la direction BB.
- Pour cela il faut et il suffit que
- d’où
- ou encore
- M'fi = L2fi M=L2
- (i — c')L\ =:
- (fi étant le courant du moteur)
- (6)
- L’expression (5) peut alors s’écrire
- 12 H
- tg f = - x —
- X
- M
- 7 La
- V i — = x VL| x v'L2
- (7)
- En fonction du rapport> le minimum de tg ? aura ainsi lieu pour
- d’où
- fg r
- 2Û . /
- — x v
- O) V (i
- (8)
- Quant à A, sa valeur est encore cotg et, par suite, son maximum correspond encore au
- dimensionnement procurant le meilleur facteur de puissance : il a pour valeur
- 1SX — 2 X S/-
- — OU — O.
- (9)
- P) Il suffit de remarquer que la self-induction apparente de l’ensemble formé par le rotor et l’enroulement de compensation S' est égal à
- L2 + L'j — 2M'
- le signe — provenant de ce que ces deux enroulements sont antagonistes.
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- Si l’on compare les expressions (3) et (8), l’on voit de suite que le montage a est supérieur au montage b au point de vue du facteur de puissance et du couple par kilovolt-ampère au démarrage si l’on veut obtenir avec ce dernier une compensation parfaite au point de vue de la commutation. Cette supériorité subsiste, d’ailleurs, même lorsque la compensation est imparfaite, car l’on a toujours :
- C -f- L2 — yv <C C -f- L2 -f- L \ — 2M
- ou encore :
- (v;(i — *') L2 — y'L'j2 > o
- Pour avoir la meilleure compensation possible au point de vue du facteur de puissance et du couple de démarrage avec le dispositif 6, il faut évidemment, par raison de symétrie, prendre h\ = h.2 (v) et l’on arrive à la valeur :
- 2O Lj —I— 2L0U — v t —
- tg f = — X - ----=
- w v’i-rXv4Xvb
- qui est évidemment maxima en fonction de ~ pour l’égalité
- et devient alors
- p = a(i —
- — \;/l — J') .
- I ----- 9
- (IO)
- La valeur correspondante de A = cotg <ps est
- 1 / I — T
- imax = - 1 / —,-, , :* 00
- 2 V 2(1 —
- Au lieu de se servir de l’enroulement S', on peut encore réaliser le montage b en n’ayant qu’un seul enroulement statorique S, mais en décalant la ligne des balais BB d’un angle p en arrière du sens de rotation ; deux cas peuvent encore se présenter suivant que l’on s’impose la compensation parfaite au point de vue de la commutation ou que l’on désire obtenir le facteur de puissance maximum maximorum.
- 1° Dans le premier cas. il faut évidemment
- M sin /3 — L2 (12)
- relation qui portée dans l’expression (2)
- Q LjJ-Lj-aMsro* (l3)
- ' w ^ M cos |S K *
- donne en éliminant M et 8
- O h\ — L-2
- tg v = — X , —- — — —
- ë L2-L*
- Le maximum de cette expression a lieu pour
- Lj _ I + J
- L2“i —
- 04)
- (i5)
- p) L’on peut également arriver à ce résultat en annulant la dérivée par rapport à L ; de l’expression
- L> + L 1 — 2 y L jL2(1 a )•
- (2) Cf A. Blondel, Eclairage Electrique, 28 novembre 1903, page 333.
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- et en portant eette valeur dans l’égalité (14) l’on retrouve Uexpression (8) dans laquelle l’on aurait fait, bien entendu, = ; comme de plus A est égal encore à cotg le mon-
- tage en question est absolument équivalent dans le cas présent au montage de la figure 2. La relation (15) définit la proportion entre l’enroulement statorique et l’induit et l’angle /3 est déterminé d’après (12) par
- sin /3 =
- (7
- Il est donc toujours voisin de ^.
- 2° Si l’on recherche le minimum minimorum de tg y, il faut d’abord égaler à zéro la dérivée de l’expression (13) par rapport à ce qui donne la condition
- Lj
- L,
- I
- résultat d’ailleurs évident en vertu de la symétrie de cette expression en L., et L2. L’on obtient ainsi
- Q 2(1 — v 1 — a sin A tg ? = - X -—==-----
- w y 1 — cr COS (i
- En fonction de jS, le minimum de (15) a lieu alors pour
- sin /S = y 1
- et est égal à
- 2Ê2 / CT
- tgf = -x\/—•
- Quant à A, sa valeur est toujours cotg <?s et l’on a :
- A __ 1 i /1-0
- ^max -— \/ *-
- 2 V (7
- Ces résultats sont identiques à ceux donnués par le montage a. (A suivre.)
- (16)
- (17)
- J. Rethenod.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- APPAREILS EXPOSÉS PAR M. J. RICHARD
- La maison J. Richard expose un certain nombre d’appareils de mesure fort intéressants dont nous allons passer en revue les plus nouveaux.
- 1° GALVANOMÈTRES APERIODIQUES
- i
- Ces appareils sont constitués par un cadre mobile et un aimant armé. L’armature assure l’invariabilité de l’aimant : le cavalier de fer qui constitue cette armature permet également
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- de compenser les petites irrégularités qui peuvent exister dans le circuit magnétique et d’assurer la proportionnalité des indications. La force niagnétomotrice est très faible et atteint seulement 8/10 d’ampère-tour; l’appareil n’est donc pas sujet à se dérégler sous l’action de cette force démagnétisante. Le couple directeur a une valeur élevée et le galvanomètre est très apériodique. L’angle de déviation total de l’aiguille atteint 75°.
- Les voltmètres (fig. 1) ont une résistance de 200 olims par volt ; leur consommation est donc de 5 milliampères. La résistance du cadre mobile est de 30 ohms. Les résistances additionnelles, placées en série avec le cadre mobile, sont constituées par un fil d’un alliage dont la résistivité est à peu près indépendante de la température ; la résistance du cadre mobile étant très faible vis à vis des résistances additionnelles, les indications de l’instrument ne sont pas influencées par les changements de la température. La grande résistivité de l’alliage employé permet de donner aux bobines additionnelles un volume réduit.
- Dans les ampèremètres, le cadre et le circuit additionnel ont une résistance de 0,5 ohm. Un courant de 5 centièmes d’ampère produit la déviation complète f75°) de l’aiguille ; ce courant correspond à une différence de potentiel aux bornes de 0,025 volt.
- Ces appareils se branchent en dérivation sur des shunts constitués par des lames de maillechort ; la surface des shunts par watt dépensé est voisine de 40 cm2 : l’élévation pas 10°.
- Les voltmètres et ampèremètres de grande précision sont établis avec une glace et une aiguille plate évitant les erreurs de parallaxe. Les appareils destinés à des locaux très humides ou remplis de vapeurs corrosives sont enfermés dans des boîtes en bronze absolument hermétiques et étanches.
- Les voltmètres peuvent être établis avec une très grande résistance intérieure atteignant 900 ohms par volts pour servir à la mesure de la résistance intérieure des piles, à la mesure des isolements, etc. Dans la plupart des cas, une résistance de 500 ohms par volt est suffisante.
- Un voltmètre établi spécialement pour cet usage est d’un emploi très commode et d’un maniement tout à fait facile. Il est contenu dans une boîte hermétique portant deux boutons saillants en ébonite. En appuyant sur le premier bouton, on mesure la différence de potentiel avec une résistance de 800 ou 900 ohms par volt, c’est-à-dire en se rapprochant autant que possible des conditions du circuit ouvert. En appuyant ensuite sur le second bouton, on fait débiter la pile sur une résistance de 10 ohms et on lit en même temps la différence de potentiel aux bornes et l’intensité du courant. On connaît alors toutes les grandeurs nécessaires pour déterminer la résistance intérieure.
- Ce constructeur a établi aussi un voltmètre portatif absolument apériodique muni d’un aimant permanent environ vingt fois plus puissant qu’il n’est nécessaire : cet aimant est shunté par une armature reliant les pôles. Dans ces conditions, l’aimant peut conserver pendant très longtemps son magnétisme : en outre, on peut corriger les pertes d’aimantation en déplaçant un peu l’armature.
- Fig. 1. — Voltmètre apériodique.
- de température des lames ne dépasse donc
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- 2° APPAREILS ÉLECTROMAGNÉTIQUES
- Ces appareils très robustes sont destinés aux tableaux de distribution et n’ont pas d’aimant permanent. Ils peuvent servir aussi bien sur le courant continu que sur les courants alternatifs où ils donnent des indications rigoureuses pourvu qu’ils aient été étalonnés à la fréquence sur laquelle on les emploie. Ces appareils sont amortis au moyen d’un frein spécial à air permettant de régler l’apériodicité. Le frein est constitué par une petite lame fixée à l’aiguille et se déplaçant dans une boîte en forme de secteur. Une lame-ressort ferme cette boîte plus ou moins complètement et permet de régler le degré d’apériodieité. Quand le frein est bien réglé, l’aiguille atteint son point d’arrêt après une ou deux oscillations au maximum.
- La maison Richard expose également des appareils électromagnétiques amortis au moyen d’un drapeau : ces appareils ne sont pas apériodiques ; l’effet de l’amortisseur réduit simplement le nombre des oscillations dans le rapport de 3 à 1.
- 3° APPAREILS THERMIQUES
- Les voltmètres thermiques sont constitués par un fil de 1 mètre de longueur fixé, par l’une de ses extrémités A, à un compensateur B, puis passant sur les
- poulies isolées P2 P3 P/( Ps (fig. 2 et 3) pour aboutir à l’extrémité C du petit bras d’un levier. Le grand bras de ce levier commande un fil qui, après avoir fait un tour sur le tambour T portant l’aiguille E, est attaché à l’extrémité D d’un ressort R. En série avec le fil actif est placée une résistance H en fil semblable enroulé de façon à ne présenter aucune self-induction. Le compensateur a pour effet de rendre les indications de l’appareil indépendantes de la température extérieure. Il est constitué par un système de deux métaux présentant des coefficients de dilatation très différents, du zinc et de l’acier-nickel. Le compensateur est réglé au moyen d’une vis V qui sert en même temps pour ramener l’aiguille au zéro, en cas de déplacement. La consommation d’un voltmètre thermique est de 180 milliampères pour 26 volts. Pour les ten- Fl sions élevées, on emploie un transformateur de tension, afin de limiter la consommation dans l’appareil.
- Les voltmètres thermiques peuvent être employés comme ampèremètres si on les branche aux bornes secondaires d’un transformateur-série.
- Ce constructeur établi aussi des voltmètres thermiques à plusieurs sensibilités, dont ’a résistance additionnelle est subdivisée et aboutit à différentes bornes.
- Fig. 2; — Voltmètre thermique.
- 3. — Voltmètre thermique.
- 4° ROITES DE CONTROLE
- La maison Richard expose de nouvelles boîtes de contrôle d’un modèle nouveau et extrêmement commode. Tandis que l’ancienne boite contenait, dans un même coffret en bois, les appareils de mesure et les shunts, et était lourde et volumineuse, la nouvelle boîte de contrôle se compose de deux coffrets séparés, de petites dimensions et de poids
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- relativement restreint (4 kgr. 500) qui sont très portatifs. L’un des coffrets contient un appareil double, voltmètre et ampèremètre jumelés, constitué par deux galvanomètres à cadre mobile et à aimant armé très apériodiques et à couple considérable. Les aiguilles plates se déplacent chacune sur une glace métallique, de façon à éviter les erreurs de parallaxe.
- Le voltmètre est muni d’un bouton pour les lectures et d’un bouton molleté commandant un inverseur, de façon à ce que l’on n’ait point à défaire les connexions en cas d’erreur de montage. Ce bouton porte en outre, à 45° l’une de l’autre, deux flèches accompagnées du signe -f- pour montrer quelle est la borne à laquelle est fixé le conducteur positif. L’appareil est à plusieurs sensibilités, comprises entre 2,5 et 600 volts. On obtient la sensibilité désirée en tournant un bouton qui commande un commutateur. Ce bouton porte des chiffres indiquant la sensibilité sur laquelle est placé le commutateur, et, au-dessous, le chiffre par lequel il faut multiplier les indications lues sur le cadran.
- Le coffret des shunts est disposé d’une façon très judicieuse.
- Deux barres en cuivre de forte section portent dès boulons auxquels sont reliés les conducteurs. Les deux barres sont munies, à leur partie supérieure, d’une plaque en fibre et portent des trous, garnis de canons isolants, dans lesquels passent des boulons qui se vissent sur les extrémités des shunts. Il suffit de serrer.
- ng'. — voiinifiri* uiiiv-
- au moyen d’nne clé anglaise placée dans gisti-eur apériodique, la boîte, les deux boulons correspondants
- au shunt que l’on peut employer, pour que les plaques terminales de celui-ci appuient, sur une large surface de contact, contre les barres reliées au conducteur. Pour mettre le shunt hors circuit, il suffit de desserrer d’un ou deux tours ces boulons pour que le contact avec les barres cesse complètement.
- 5° APPAREILS ENREGISTREURS
- Voltmètres et ampèremètres apériodiques. — Les nouveaux galvanomètres enregistreurs complètement apériodiques exposés par la maison Richard sont composés de deux aimants conjugués ayant même section et même développement (fig. 4 et 5). Les épanouissements de ces aimants sont cylindriques, convexes pour l’un et concaves pour l’autre. L’entrefer compris entre ces épanouissements cylindriques est le siège de deux champs magnétiques uniformes très intenses dans lesquels se déplacent les deux côtés de la bobine mobile portée par un cadre amortisseur. Celui-ci est formé de deux parties cylindriques réunies par des pièces en forme de Y; le bobinage est placé suivant des cordes des cercles de base de ce cylindre. L’axe de rotation, qui entretoise les deux plans du cadre et diminue sa résistance électrique pour augmenter l’amortissement, est terminé par deux pivots tournant dans des crapaudines à ressort. Les extrémités de la bobine sont reliées à des res-
- * * *
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- e.ALix. t>0“
- Fig. 6. — Ampèremètre électromagnétique enregistreur.
- sorts spiraux qui amènent le courant et produisent le couple antagoniste. L’axe de l’équipage porte un style terminé par une plume enregistrante du modèle ordinaire Richard.
- On peut établir ces enregistreurs de telle façon qu’ils permettent de prendre des diagrammes lisibles sur les chemins de fer, les tramways, etc.
- Voltmètres et ampèremètres électrom agnétiq ues.
- Ces appareils, qui fonctionnent aussi bien sur courant continu et sur courant alternatif, se composent d’un galvanomètre électromagnétique semblable à ceux du modèle ordinaire. La figure 7 donne une vue de l’ampèremètre enregistreur exposé.
- Wattmètres électroclynamiques.
- Ces appareils, construits pour courant continu ou pour courant alternatif, sont constitués par une bobine sphérique de fil fin montée en dérivation et oscillant dans le champ produit par une bobine série. L’action du courant est équilibrée par un contre poids. La figure 7 représente le wattmètre exposé. L’amortissement est obtenu au moyen d’un cylindre à glycérine, mais peut aussi être obtenu par un frein magnétique formé d’un disque et d’aimants, comme le montre la figure 8.
- Pour les installations à courant continu à trois fils, on divise la bobine fixe en deux
- circuits qu’on intercale sur les deux conducteurs extrêmes ; la bobine de tension porte deux enroulements distincts en dérivation entre le fil neutre et chacun des conducteurs extrêmes. Pour le courant alternatif, le bobinage des résistances additionnelles est fait en double enroulement pour éviter la self-induction.
- Pour les courants triphasés, les constructeurs ont établi un ensemble de deux wattmètres connectés d’après la méthode des deux wattmètres et combinés de façon à agir simultanément sur une seule plume. La figure 9 représente un wattmètre triphasé enregistreur.
- M.SbLIX & CS
- Fig. 7. — Wattmètre électromagnétique enregistreur.
- Fig. 8. — Wattmètre électromagnétique avec amortisseur magnétique.
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- 6° APPAREILS DIVERS.
- Fig. 9. — Watt mètre enregistreur pour_courants triphasés.
- La maison Richard expose encore, à Liège, un certain nombre d’appareils divers, parmi lesquels on peut citer :
- Un planimètre servant à intégrer les diagrammes obtenus avec les appareils enregistreurs. Cet appareil repose sur l’emploi du système intégrateur du cinémomètre Richard, constitué essentiellement par une roulette frottant entre deux plateaux à ressort qui tournent en sens contraire. La figure 10 représente cet appareil et permet d’en comprendre instantanément le mode d’emploi.
- Un compteur-horaire d’électricité, formé par une pendule électrique qui se met en marche dès que le courant passe dans les bobines. Les cadrans indiquent le nombre d’heures pendant lesquelles le courant a passé.
- Cet appareil est employé par les octrois.
- Uji volt-ampèremètre pour automobiles électriques, formé par deux galvanomètres robustes et d’une apériodicité complète. Les graduations en deux couleurs et en chiffres nets permettent de suivre facilement les
- variations de débit et l’état de charge de la batterie.
- Deux ohm mètres, l’un à piles sèches de 12 volts et le second à magnéto de 120 volts.
- Le premier porte une borne de prise de courant pour permettre Temploi d’une dérivation sur le réseau à 110 ou 120 volts. Les pii es V n’étant pas constantes, les constructeurs ont employé une palette de fer doux à rotation qui shunte plus ou moins l’aimant. Avant de procéder à une mesure, on ramène l’aiguille au zéro en modifiant la position de la palette.
- Le second ohmmètre, muni d’une petite machine magnéto-électrique, sert de voltmètre
- Fig. 10. — Planimètre enregistreur.
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- de 0 à 125 volts avec deux bornes et possède deux échelles en ohms, l’une de 0 à 100.000 ohms et l’autre de 125.000 ohms à 20 mégohms.
- Un indicateur de couplage d’alternateurs, formé d’un ampèremètre différentiel portant deux lampes de phases, et dont chaque enroulement est traversé par le courant d’une lampe. Quand les lampes brillent en même temps et que l’aiguille est au zéro, on peut coupler.
- Un voltmètre avertisseur, avec lampes de couleur et sonnerie.
- Un voltmètre différentiel, pour lignes à forte chute de tension, les corrections des indications du voltmètre étant obtenues au moyen d’un solénoïde parcouru parle courant total ;
- Un indicateur de terres ;
- Un compteur d’excès de courant avec horloge.
- Jean Reyval.
- INSTALLATION HYDROÉLECTRIQUE DE LA SIOULE
- La compagnie du Gaz de Clermont-Ferrand exploitait depuis 1892 une station électrique avec machines à vapeur d’une puissance totale de 300 chx. assurant l’éclairage électrique des villes de Clermont-Ferrand et de Pvoyat au moyen de courant monophasé à 42 périodes et 2.000 volts. Depuis longtemps, cette station exigeait une importante augmentation de puissance pour répondre aux demandes d’énergie de l’industrie locale, actuellement très développée. %
- Api rès une étude très minutieuse, la compagnie du Gaz a décidé d’établir une usine hydroélectrique sur la Sioule, aux environs de Queuille, à une distance d’environ 30 kilomètres de Clermont. Cette rivière possède un régime assez favorable, par suite de l’altitude des montagnes et des conditions climatériques, mais elle est sujette à des crues fréquentes, dépassant 42.000 mètres cubes d’eau par minute : en été, le débit de la Sioule est de 4.500 mètres cubes environ.
- A l’endroit où se trouve l’usine génératrice, la rivière est encaissée dans une vallée profonde que l’on a coupée par un barrage transversal.
- Celui-ci est établi pour une hauteur de chute de 25 mètres en hautes eaux; les tuyaux d’amenée aux turbines sont pris directement dans la maçonnerie à une hauteur de 17 mètres et sont indépendants pour chaque unité. Deux déversoirs, un sur chaque rive, permettent l’écoulement du surplus d’eau. Le barrage, qui comprend environ 40.000 mètres cubes de maçonnerie, a une hauteur de 32 mètres, une base de 28 mètres de large sur 60 mètres de long et une longueur à la crête de 120 mètres ; pour plus de solidité, il a été construit en forme cintrée de 300 mètres de rayon. Pendant la construction du-barrage, on a percé dans la montagne une galerie de dérivation d’environ 80 mètres, ayant une section suffisante pour le débit de la rivière en temps de crue, et l’on a mis le chantier
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- complet à sec au moyen de deux rangées de caissons à air comprimé, placées l’une en amont, l’autre en aval du barrage, à une distance de 52 mètres.
- La retenue d’eau forme un lac de 7 km. 500 de longueur, avec une largeur moyenne d’environ 150 mètres ;(fig. 1) ; la quantité d’eau ainsi emmagasinée assurera le service pendant la période d’étiage. La Compagnie du Gaz a actuellement à l’étude une retenue supplémentaire de 10.000.0001113 d’eau en amont de l’usine, qui sera construite dès que la consommation de courant électrique l’exigera.
- Fig. 1. — Vue du barrage et de l'usine génératrice.
- USINE GENERATRICE
- L’établissement de l’usine génératrice a été confié à la société Westinghouse qui a été chargée de la construction des machines électriques et des turbines, ainsi que de l’élaboration des plans pour la disposition générale.
- L’usine, placée directement en aval du barrage comprend une salle des machines de 44 ni. sur 12 m. pour les unités principales, les excitatrices et les machines accessoires, et une salle de transformateurs élévateurs de tension pour le transport d’énergie électrique. Au-dessus de cette salle, sur une estrade dominant la salle des machines, se trouve le tableau de commande et de distribution des alternateurs ; derrière, dans une salle séparée, est placé le tableau à haute tension en ciment armé. Au-dessus de cette dernière salle, est installée la salle des parafoudres et de départ des lignes.
- La salle des machines (fig. 2) est prévue pour six unités de 900 kilowatts, dont une
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- servira de groupe de réserve. Actuellement, trois unités et deux groupes d’excitation sont en service.
- L’eau est amenée du barrage à chaque turbine génératrice par une conduite indépendante de 1.600mm. de diamètre intérieur. L ue grille verticale double placée devant chaque prise d’eau prévient l’introduction de corps étrangers dans les conduites et dans les turbines. Un treuil roulant, circulant sur une passerelle de service, permet de lever à volonté l’une ou l’autre des doubles grilles en vue de leur nettoyage. Chaque conduite est pourvue de deux valves à papillon, l’une devant la turbine, l’autre en haut derrière la prise d’eau.
- Fig-. 2. — Vue de la salle des machines.
- Les turbines sont du système Francis, doubles, à axe horizontal, et sont placées dans des bâches de tôle en spirale. Elles ont été construites au Havre, aux ateliers de la société Westinghouse, pour le compte de la maison Esclier Wyss, de Zurich. Le distributeur d’eau est constitué par des aubes pivotantes, dont le réglage s’effectue par leviers et tiges actionnés par un servo-moteur. Un régulateur à ressort, commandé au moyen drune courroie par l’arbre de la turbine et agissant sur une soupape, laisse pénétrer ou échapper, sur l’un ou sur Fautre côté du piston de réglage, de l’huile sous pression fournie par un réservoir à air comprimé alimenté par une pompe spéciale.
- Cette pompe est actionnée par une petite turbine et aspire l’huile d’un réservoir dans lequel celle-ci retourne, après son passage dans le servo-moteur.
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- Les caractéristiques principales de ces turbines sont les suivantes :
- Puissance : 1.200 chevaux, sous une chute de 21 à 25 mètres.
- Vitesse de rotation : 333 tours par minute.
- Rendement garanti à pleine charge : 76 °/0.
- — — 3/4 charge : 80 %.
- — — 1/2 charge : 75 °/o-
- Pour une variation lente de la pleine charge à la marche à vide, la variation de la vitesse de rotation est de 2% au maximum.
- Fig. 3. — Vue d'un groupe d’excitation.
- Pour une variation brusque de la charge, les garanties sont les suivantes :
- Pour 25 % de la charge, la variation de vitesse est de 3 °/o au maximum.
- - 5o % - - 5 %
- — 100 °/o — — ~ — 1 % —
- Les alternateurs triphasés, construits par la société Westinghouse, sont directement accouplés aux turbines par des manchons élastiques isolants système Zodel.
- Puissance des alternateurs............. 1.000 kw.
- Différence de potentiel aux homes........ 1.000 volts.
- Vitesse de rotation........................ 333 tours par minute.
- Nombre de pôles............................. 18
- Fréquence................................... 5o périodes par seconde.
- Ces alternateurs sont du type à inducteur tournant.
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- Les pôles sont en tôles assemblées et encastrées à queue d’aronde dans un croisillon en lônte, claveté sur l’arbre de l’alternateur. Les bobines inductrices sont en cuivre méplat. L’inducteur est muni d’amortisseurs Leblanc assurant une grande stabilité pour la marche en parallèle.
- La carcasse de l’induit est placée sur une base commune avec les deux paliers et elle peut être déplacée par rapport aux inducteurs parallèlement à l’axe de l’alternateur. Cette disposition permet la visite facile des enroulements. L’enroulement induit est constitué par des barres de cuivre soigneusement isolées au mica et placées dans des encoches demi-lermées.
- Fig-. 4. — Vue du tableau de distribution.
- Les garanties d’échaullement pour ces alternateurs sont les suivantes :
- Marche à pleine charge pendant 24 heures : élévation de température : 4o° ; Marche à 25 % de surcharge pendant 24 heures : élévation de température, 5o° ; Marche à 5o % de surcharge pendant 1 heure : élévation de température, 6o°.
- Les garanties de rendement sont les suivantes :
- g4 % à pleine charge ;
- 92,5 °/0 à 3/4 de charge;
- 90 °/0 à i/4 de charge.
- Le courant d’excitation est produit par 3 excitatrices séparées entraînées chacune par une turbine, par l’intermédiaire d’un accouplement Zodel (fig. 3). Actuellement, deux excita-
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- triees sont installées, et fournissent, outre le courant d’excitation, celui nécessaire pour le chauffage et une partie de l’éclairage de la station.
- La construction des turbines de commande de ces excitatrices est la même que celle des génératrices, avec la seule différence qu’elles sont simples. Leur puissance est de 76 chx. sous une chute de 21 à 25 mètres, et elles tournent à une vitesse de rotation de 900 tours par minute.
- Les excitatrices sont du type multipolaire Westinghouse, et ont les caractéristiques suivantes :
- Puissance........................
- Différence de potentiel aux bornes
- Vitesse de rotation..........
- Nombre de pôles..................
- Excitation.......................
- 5o k\v.
- 125 volts.
- yoo tours par minute.
- 4
- compound.
- Fig. 5. — Salle des transformateurs élévateurs de tension à l’usine génératrice.
- Le tableau de distribution à 1.000 volts (ftg. 4) est placé sur une estrade dominant la salle des machines. Il se compose d’une carcasse rigide en fers ('ornières, sur laquelle sont montés 13 panneaux en marbre, dont 3 pour les excitatrices, 6 pour le service des alternateurs et 4 pour les transformateurs.
- Sur le devant du tableau et à son sommet se trouvent les interrupteurs et disjoncteurs à rupture brusque sur contacts en charbon facilement remplaçables.
- Les instruments de mesure sont du type à fil thermique. En dehors des ampèremètres et voltmètres, l’installation comprend, pour chaque alternateur, un wattmètre indicateur Wes-
- + ¥ 4 +
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- tinghouse, qui mesure la charge totale momentanée en tenant compte du décalage du réseau. Ces instruments permettent la détermination du cos y du réseau de distribution, et donnent à chaque moment une indication exacte de la charge réelle à laquelle travaillent les alternateurs. En outre, il ^ a deux synchroniseurs Westinghouse pour la mise en parallèle.
- Les connexions des appareils ont été établies de manière à avoir partout deux jeux de barres omnibus permettant la marche séparée d’un certain nombre d’unités, soit pour la force motrice, soit pour la lumière.
- La tension est élevée à 20.000 volts pour la distribution du courant. La salle des transformateurs (fig. 5) est prévue pour quatre groupes de trois transformateurs monophasés. Actuellement, deux groupes de transformateurs et deux appareils de réserve sont installés.
- Fig-. 6. — Salle des parafoudres et des départs des lignes à 20.000 volts allant sur Clermont-Ferrand.
- La puissance de chaque transformateur monophasé est de 375 k\v. : le rapport de transformation est 1/20
- Les surcharges que ('es transformateurs peuvent supporter sont les mêmes que celles des alternateurs, et leurs rendements garantis sont :
- 97>7 % à pleine charge;
- 97,7 °/o à 3/4 de charge;
- 97>1 % à 1/2 charge.
- Les enroulements primaires et secondaires sont formés de bobines plates disposées en éventail autour d’un noyau en tôles et le tout immergé dans une caisse en tôle ondulée remplie d’huile.
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- Les transformateurs sont connectés en triangle, au moyen d’interrupteurs à couteau, du côté primaire et secondaire. On peut mettre rapidement hors circuit un transformateur quelconque en cas d’avarie. En outre, chaque transformateur est placé sur un chariot permettant son transbordement rapide.
- A côté delà salle des transformateurs se trouve un petit atelier de bobinage. La création de cet atelier de réparations était indispensable, à cause des difficultés qu’entraîne le transport à la gare des pièces endommagées.
- Pour les appareils et barres collectrices à haute tension, on a construit un châssis en ciment armé dans lequel les conducteurs à 20.000 volts sont séparés les uns des autres par des cloisons en ciment. Chaque disjoncteur à 20.000 volts est placé dans une chambre incombustible, de même que les interrupteurs à couteau ; les fusibles intercalés dans les circuits des transformateurs sont placés à la partie supérieure de la charpente en ciment armé et séparés les uns des autres par des cloisons en ciment.
- Les disjoncteurs à 20.000 volts à maximum employés sont à rupture dans l’huile ; ils fonctionnent automatiquement ou peuvent être manœuvrés à la main. Le mécanisme de déclenchement automatique fonctionne dès qu’il y a un excès de courant sur l’une des phases du système de distribution. Le déclenchement est effectué par des relais actionnés par du courant à basse tension fourni par des transformateurs intercalés dans le circuit à 20.000 volts.
- Des disjoncteurs, les conducteurs montent dans la salle des parafoudres (fîg. 6), où ils sont connectés au réseau de distribution, composé de deux lignes triphasées à 20.000 volts allant sur Clermont. Sur le circuit principal sont branchées en série des bobines de self-induction destinées à protéger les machines et appareils de l’usine contre les décharges statiques. Ces bobines plates sont constituées par un grand nombre de tours de rubans de cuivre, isolés les uns des autres par du mica (*).
- Immédiatement après les bobines de self sont branchés en dérivation entre la ligne et la terre, des para-foudres à arcs multiples, système Würts, dont le montage est effectué d’après le schéma indiqué par la
- figure 7
- Fig. 7. — Schéma des connexions des parafoudres Würts et des bobines de self pour 20.000 volts.
- LIGNE DE TRANSPORT D ENERGIE
- Le réseau de transport d’énergie comprend une ligne principale reliant l’usine hydroélectrique à la sous-station principale d’arrivée à Clermont, une ligne de branchement à haute tension allant de la cabine de Volvic à Mozac, une autre de Clermont-Ferrand à
- (’) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 26 août 1905, page 289. (2) Voir Éclairage Electrique, tome XLIV, 26 août 1905, page 297.
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- Pont-du-Château et enfin une série de branchements à basse tension de 3.000 volts. La distance en ligne droite entre l’usine génératrice et la sous-station de Clermont est de 27 km. 51 : la longueur effective du tracé est de 30 km.
- La ligne est constituée par 6 fils de 8 mm. chacun, formant deux systèmes triphasés destinés à marcher séparément ou en parallèle. La perte ohmique est d’environ 7 % pour la pleine charge de 0.000 kws. Le mode d’établissement de cette ligne est caractérisé par
- l’emploi de pylônes métalliques en treillis à base réduite, par l’adoption de grandes portées traversant, en lignes droites, des propriétés privées, et par le choix d’un type d’isolateurs offrant une grande sécurité tant au point de vue mécanique qu’au point de vue électrique.
- Les pylônes normaux sont calculés pour des angles ne dépassant pas 170° et îles portées de 100 mètres. Les calculs ont montré que celte portée était la plus économique et réduisait au minimum le poids de fer employé par kilomètre. La figure 8 donne une vue des pylônes normaux. La base de ceux-ci a 60 X 60 cm. et les axes des deux lignes sont à deux mètres l’un de l’autre : ces axes ne sont pas dans un même plan horizontal pour éviter tout risque de contact entre fils au milieu des portées.
- Le poids d’un pylône est de 810 kgr.
- En quelques points on a du, par suite d’angles ou de différentes conditions du tracé, employer des pylônes spéciaux qui sont semblables aux précédents mais sont établis en fers plus lourds. Les portées varient entre 30 et 155 mètres : la portée moyenne est de 98 ni. 70. La hauteur moyenne du fil inférieur est de 6 m. 50. Le travail maximum admis pour les fils de 8 mm. est de 10 kgr. par mm2. La flèche maxima, avec surcharge de givre est de 2 m 05.
- Fig. 8. — Pylônes normaux.
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- La figure 10 indique la disposition adoptée pour la traversée d’une voie de chemin de fer. Un filet métallique, formé de fils d’acier distants de 50 cm. et reliés, par des traverses en fer, donne toute sécurité.
- Le type d’isolateur choisi est celui employé depuis cinq ans sur la ligne de transport d’énergie de Paderno-Milan. Cet isolateur offre toutes les garanties désirables pour une ligne de 25 à 30.000 volts. Il est composé de deux pièces qui, après essai, sont scellées ensemble avec un ciment à base de litbarge et de glycérine. On obtient de cette façon une épaisseur de porcelaine à peu près homogène et la cuisson se fait d’une manière parfaite. En plus, entre le fil conducteur et la tête du porte-isolateur métallique, se trouvent quatre surfaces vitrifiées qui aug-m entent considérablement les qualités diélectriques de l’isolateur.
- L’essai électrique a été individuellement effectué sur tous les isolateurs sans exception. Chaque moitié d’isolateur était soumise à une tension de 44.000 volts alternatifs pendant un temps compris entre 30 minutes et une heure.
- La figure 11 donne une coupe d’un isolateur normal de ligne et la figure 12 la coupe d’un isolateur d’amarrage.
- Les consoles porte-isolateurs, d’un type spécial en acier moulé, sont fixées directement au pylône et ont, de l’autre côté, la forme d’une tige pour recevoir l’isolateur. On a supprimé tous les assemblages intermédiaires nécessaires dans le cas de l’emploi de tiges d’isolateurs ordinaires à écrou. La pièce même est légère et d’un maniement facile.
- Dans les angles très prononcés de la ligne, l’effort du tirage est réparti sur deux isolateurs.
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- Fig. 9. — Pylône à 6 fils de la dérivation ù 20.000 volts de Volvic à Mozac.
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- Le nombre des cabines de transformation 20.000/3.000 volts, actuellement installées, s’élève à cinq. Au rez-de-chaussée sont placés les transformateurs avec leurs disjoncteurs à 20.000 et 30.000 volts : la salle des parafoudres et de sectionnement se trouve au premier étage. Les transformateurs sont disposés sur un plan surélevé, afin que l’on puisse les enlever ou les apporter au moyen de camions. Ce plan se prolonge à l’extérieur et il est
- utilisé pour retirer les transformateurs de l’huile et exécuter sur place les petites réparations.
- De la cabine de Yolvic partune ligne à 20.000volts dérivée de la principale, et qui alimente la cabine de Mozac. De la cabine de transformation jusqu’à Yolvic, les pylônes portent 6 fils. A partir de Yolvic, la ligne est à trois fils de 4m/nl. La figure 9 donne une vue de cette ligne. Les poteaux sont à une distance moyenne de 90 mètres et pèsent 500 kilogrammes pour les lignes à 6 fils, tandis que pour les lignes à 3 fils, ils ne pèsent que 300 kilogrammes.
- SOUS-STATIOX DE TRAXSFORMATIOX
- La sous-station de
- dans les dépendances de l’usine à gaz. Son aménagement intérieur est remarquable par la simplicité du câblage et le haut degré de sécurité pour les machines et le personnel. Chaque groupe de trois transformateurs se trouve dans un compartiment séparé, dont les parois sont en béton armé (fig. 13). Le courant à haute tension arrive aux transformateurs par la partie supérieure de ces compartiments et chaque conducteur est séparé de son voisin au moyen de cloisons en ciment. Actuellement, trois groupes
- transformation de Clermont-Ferrand est placée
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- de transformateurs sont installés, chaque groupe étant composé de trois transformateurs
- Fig. 12. — Isolateur d’amarrage des fils.
- monophasés à bain d’huile de 375 kw, connectés en triangle. Le rapport de transformation est de 20.000/3.000 volts.
- Fig. 13. — Sous-station de Clermont : salle des transformateurs.
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- Les disjoncteurs automatiques à 20.000 volts sont à rupture dans l’huile et sont enfermés dans des compartiments incombustibles, ainsi que les transformateurs fournissant le courant d’excitation à basse tension des électros de déclenchement de ces disjoncteurs.
- Le tableau de distribution à 3.000 volts comporte 13 panneaux en marbre blanc dont : 2 panneaux de feeders pour la lumière ; 1 panneau d’alternateur; 3 panneaux de transformateurs pour lumière; 1 panneau de jonction des barres; 3 panneaux de transformateurs pour force motrice ; 3 panneaux de feeders pour force motrice.
- Les barres collectrices, ainsi que tous les disjoncteurs et interrupteurs à huile avec leurs transformateurs, sont placés dans des compartiments en ciment armé dans le sous-sol de cette sous-station; la commande des disjoncteurs et interrupteurs se fait depuis le tableau de distribution, au moyen de renvois. Les barres collectrices sont disposées en boucle et sont divisées en sections reliées entre elles au moyen d’interrupteurs.
- La protection des machines de la sous-station contre les décharges statiques dans la ligne à haute tension est assurée par des parafoudres Würts et des bobines de self-induction. En outre, chaque transformateur est muni, du côté à basse tension, de limiteurs de tension assurant la protection contre les surtensions dangereuses autres que celles causées par les décharges statiques, et pour lesquelles les parafoudres Würts ne seraient pas assez sensibles. Ces limiteurs de tension sont connectés entre les points centraux des enroulements des transformateurs et la terre.
- A. Solier.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la décharge électrique dans les gaz mono et biatomiques. — Ewers. —- Drudes Annalen, octobre igo5.
- L’auteur a étudié les décharges électriques entre pointes dans l’hélium et l’argon (monoatomiques) parfaitement purs ainsi que dans l’hydrogène et l’oxygène (biatomiques) : il a tracé, dans chaque série d’expériences, les caractéristiques de courant à différentes températures et différentes pressions.
- Les conclusions de cette étude très complète sont les suivantes :
- 1°) La relation entre la pression et la différence de potentiel minima à une température constante est donnée par la formule
- Ma = G + (M* - G) v/7—
- » P b
- M désignant la différence de potentiel minima,
- p la pression,
- C une constante.
- Cette formule montre qu’en portant en abscisses les racines carrées des pressions et, en ordonnées, les valeurs correspondantes de la différence de potentiel minima, on obtient pour chaque gaz à une température déterminée une ligne droite qui ne passe pas par l’origine (à cause de la constante C), de sorte que, pour une pression p = o, on n’aurait pas M = o. Cette loi est toujours entièrement vraie quand la décharge est produite avec une pointe négative. Quand la pointe est positive, il y a quelques exceptions, provenant de ce que les phénomènes de décharge à l’anode ne sont pas aussi réguliers qu’à la cathode.
- 2°) Pour la décharge positive, l’auteur a trouvé la loi suivante, analogue à celle indiquée par Rôntgen :
- Le produit du potentiel minimum M par la racine carrée de la longueur moyenne de libre parcours L, divisé par la racine carrée du nom-
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- il Novembre 1905.
- RËVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- bre n d’atomes dans la molécule, c’est-à-dire l’expression
- a approximativement la même valeur pour les gaz étudiés mono et biatoiniques, à une même pression et une même température. Quand la pression diminue, la valeur de A augmente un
- peu.
- 3°) La relation entre la quantité d’éleetrieité transportée et la différence de potentiel nécessaire est exprimée par la formule
- y j = cY j-C" (2)
- pour le gaz monoatomiques.
- Si donc l’on porte les valeurs de Y comme abscisses et les valeurs de yh comme ordonnées, on obtient une droite dont la direction est caractérisée par la valeur de c, et dont la position par rapport à l’origine est caractérisée par la valeur de C" : cette valeur de C" pour la-décharge positive, est approximativement égale à 10—^aux différentes pressions : pour les décharges négatives, elle diminue sensiblement avec la pression. La présence de la grandeur C" exprime ce phénomène connu que, quand la tension diminue, l’intensité 11e s’annule pas peu à peu mais passe brusquement, au voisinage du potentiel minimum, d’une faiblé valeur déterminée à zéro.
- La valeur de la constante c est à peu près indépendante de la température et croit approximativement comme l’inverse de la racine carrée de la pression.
- Pour les gaz biatomiques, l’auteur a trouvé que les variations de température et de pression n’influencent pas la décharge de la même façon que pour les gaz monoatomiques. Pour ces gaz, la formule trouvée est la suivante
- P/3 = «Y + B (3)
- La différence physique entre les deux formules (2) et (3) est facile à voir si l’on détermine les inclinaisons des courbes qu’elles représentent.
- En différenciant les deux formules simplifiées
- i = rt3/2V3/2 et
- i = c2V2,
- on obtient
- 3-,-
- di=- « 2 y V dX = A y V dX (3a)
- 2
- di — 2c’2XdX = xXdX. (2a) •
- On voit que l’inclinaison par rapport à l’axe des Y, est proportionnelle à y V dans le premier
- cas et à Y dans le second cas ; pour élever d’une certaine quantité l’intensité de courant, il faut donc une plus grande augmentation de tension dans le premier cas que dans le second.
- En étudiant les formules (1) et (2), l’auteur trouve que la constante c2 est directement proportionnelle à la longueur du libre parcours L qui varie comme l’inverse de la pression : on peut donc, abstraction faite de la constante (Y qui ne correspond qu’à un déplacement de l’origine des coordonnées, écrire la formule
- i = /.LV2,
- la constante k tenant compte de l’influence du récipient, de la nature de la pointe, etc. On voit alors que, pour une décharge normale avec pointe sous une tension donnée, les intensités de courant obtenues sont simplement proportionnelles à la longueur moyenne de libre parcours des molécules gazeuses.
- R. Y.
- Influence des rayons du radium sur la décharge électrique. — Berti. — Nuovo Cimento, juillet 1905.
- L’auteur a étudié l’effet de la radioactivité sur les décharges électriques. Les expériences de Stefanini et Magri ont montré que, pour de faibles distances explosives, l’action du radium facilite la décharge, tandis que pour de grandes distances, elle l’empêche. Pour une certaine valeur moyenne, le résultat dépend de la forme des électrodes, l’action du radium facilitant la décharge entre une pointe négative et un disque positif et empêchant la décharge en sens inverse. L’auteur a trouvé que la distance explosive pour laquelle l’action cesse de faciliter la décharge est voisine de 4 cm, et que la distance pour laquelle l’action empêche la décharge est de 12 cm. environ. Ces résultats ont été obtenus avec une machine statique et non avec une bobine d’induction. L’action est
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- exclusivement due aux rayons p et cesse quand on devie ceux-ci au moyen d’un champ magnétique. Il reste cependant une faible influence due aux rayons y. Les rayons « ne jouent aucun rôle, car l’effet reste le même si on enferme la préparation de radium dans un tube de verre.
- R. R.
- Relation entre l’épaisseur et la rigidité diélectrique des isolants. — Kinzbruner. — The Electricien, 2y septembre et 6 octobre iyo5.
- Dans cette série d’expériences, l’an leur a cher-cité à déterminer la loi reliant l’épaisseur d’un isolant avec sa rigidité diélectrique. Les électrodes employées étaient plates, avec des angles arrondis; la pression des électrodes sur l’isolant était voisine de 250 grammes par centimètre carré. Le courant alternatif employé présentait une courbe de tension à peu près sinusoïdale dont la fréquence était comprise entre 20 et 75 périodes par seconde. Les expériences étaient faites à une température de 17° C et avec une teneur d’humidité dans l’air d’environ 70 % .
- Pour chaque corps étudié, Fauteur a employé trois épaisseurs différentes. Trois expériences au moins étaient faites sur chaque échantillon? et la moyenne des trois chiffres obtenus a été prise comme valeur cherchée.
- La première série d’expériences a été consacrée au presspahn, dont trois qualités différentes A, B, C ont été étudiées. Les épaisseurs de ces trois qualités étaient respectivement : A : 0,61 mm. ; 2,13 mm.; et 3,25 mm.
- R : 0,38 mm.; 0,8 mm; 1,32 mm.
- C : 1 mm.; 1,8 mm.; 2,6 mm.
- En traçant les courbes des valeurs obtenues? l’auteur trouve que la tension disruptive E e^ l’épaisseur t sont liées par l’égalité
- E r—c\t
- C étant une constante égale à la tension disruptive pour une épaisseur de 1 mm. Les tableaux I, Il et 111 montrent que les chiffres théoriques trouvés au moyen de cette formule concordent bien avec les valeurs expérimentales : la différence maxima ne dépasse pas 7 % et la différence moyenne n’est que 3 % .
- Dans des expériences faites sur d’autres échantillons de presspahn, l’auteur a trouvé les valeurs suivantes pour la constante C :
- C = 3,700 (qualité D) ; C = 4,600 (qualité E); C = 4,800 (qualité F); C = 5,050 (qualité G.)
- tableau i. — Presspahn, Qualité A. G = 3,8oo
- Epaisseur en mm. Volts observés Volts calculés Différence °/o
- o. 5 2. Goo 2, G80 + 3 Va
- I .o 3.8oo 3,800
- i . 5 4 :7°° 4.65o — 2.0
- a. o 5.35o 5.38o -|- o.G
- 2.5 5,yoo G. 000 4- 2.0
- o o G. 3oo G. 58o -F 4.o
- 3.5 G. 700 7.100 4- 6.0
- 4.o 7,200 7. Goo -f-7.0
- TABI.EAl ; n. — Pre ispahn, Qualité !>.
- C 5, Goo
- O . 25 2.800
- o. 5 3.800 3 • y5o -1- 4
- o. 7 5 4.85o 4.85o
- i .<> 5. Goo 5. Goo
- I . 2.5 G. 5uo 6.260 — 4
- I . 5 7 , ! OO G. 860 - 3 '/,
- 1 . ;5 7,600 7.400 - 2 7->
- 2 . O 7,85o 7 .'J20 + 1 Va
- tableau in. — Presspahn, Qualité C. G 4,4oo
- o. 5 3,110
- I . o 4,4oo 4,4°o
- i.5 5,6oo 5,3yo -3</2
- 2 . O 6,4oo 6,220 - 4
- 2.5 G, 800 6,y5o + 2
- 3.o 7,200 7,63o -f 6
- L’auteur a étudié, après le presspahn, quatre qualités différentes de papier manille, tel qu’on le fabrique généralement pour les applications électriques. Les courbes obtenues montrent que le papier obéit aussi à la loi précédente E =: C \ . La constante C est comprise entre 1.400 et 1.500 pour les qualités ordinaires de papier isolant, et atteint 2.200 pour le papier manille. 11 est curieux de constater que, tandis
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- que pour le presspahn, la rigidité diélectrique croît avec la racine carrée du nombre de couches, quand on place plusieurs épaisseurs superposées, il n’en est plus de même pour le papier, la rigidité diélectrique croissant à peu près proportionnellement au nombre de couches. 11 y a donc avantage à employer du papier aussi mince que possible en plusieurs couches. Par exemple, si on dispose de 0,36 mm. pour l’isolant, en employant trois couches de papier de 0,12 mm., la rigidité diélectrique totale est de 1.100 volts, tandis que la rigidité diélectrique de 12 couches de 0,03 mm. d’épaisseur atteint 1.600 volts, soit 50 % de plus.
- Les expériences de l’auteur ont porté ensuite sur les papiers vernis sur les deux faces ou imprègnes de vernis isolant. Parmi les trois qualités différentes de papier verni étudié, l’une avait 0,14 mm. l’autre 0,23 mm. et la troisième 0,34 mm. d’épaisseur. Il a été impossible de trouver une loi reliant la rigidité diélectrique et l’épaisseur pour ces papiers d’origines différentes. En appliquant à l’un des papiers la formule précédente, hauteur a trouvé C —. 10.500.
- La rigidité diélectrique de plusieurs couches de papier imprégné est proportionnelle au nombre de couches. La rigidité diélectrique du papier imprégné est très variable : elle a été trouvée égale à 14.000 volts pour un échantillon et à 7.500 volts pour l’autre.
- Les études faites sur la rigidité diélectrique du caoutchouc ont montré que ce corps suit la loi E = C y 7. Pour la gutta-percha, C = 19.000. Pour l’ébonite, C = 28.000.
- Les conclusions que hauteur tire de ses expériences sont les suivantes :
- La rigidité diélectrique de la plupart des corps isolants est proportionnelle à la racine carrée de l'épaisseur : E = C \jt. La constante C, rigidité diélectrique pour une épaisseur de 1 mm. est appelée par hauteur « rigidité diélectrique du corps ».
- Excepté pour le papier, la rigidité diélectrique de plusieurs couches de même épaisseur est proportionnelle à la racine carrée du nombre de couches.
- Le tableau IV résume les résultats obtenus pour di fférents corps.
- Enfin, hauteur résume dans le tableau V les valeurs trouvées par différents expérimentateurs et par lui.
- TABLEAU IV
- Rigidité diélectrique des différents corps
- RIGIDITÉ DIÉLECTRIQUE
- ISOLANT
- Minimum Moyenne Maximum
- Presspahn 3,700 4,6oo 5,6oo
- Papier manille. . . . 2,200
- Papier ordinaire.. . O 0 1,45o 1,5oo
- Fibre 2,260
- Papier verni 10,000 10,5oo 12,000
- Papier imprégné. . 4,200
- Lin verni O O O 10,700 7, boo
- Drap ’. 8,4oo
- Cuir 3 ,o5o
- Ebonite 28,600
- Caoutchouc 21,000
- Gutta-percha 1 y,000
- Para O O O i5,5oo 17,000
- TABLEAU V
- RIGIDITÉ DIELECTRIQUE MOYENNE
- cours ISOLANT "3 ** Dr. Gaze- brook-Raynen O Baur. Auteur
- Presspahn 7.4oo 5.000 6,000 4.600
- Papier manille. . . 2,</)0 2.200
- Papier ordinaire.. 5,5 00 8,000 5,000 1,45o
- Fibre 2,260
- Papier verni 27,000 io,5oo
- Papier imprégné.. 4,200
- Lin verni 21,000 10.000 10,700
- Drap I2,5oO 8,4oo
- Cuir 5,600 3 ,o5o
- Ebonite . 31,5oo 28,500
- Caoutchouc i6,5oo 16,000 21,000
- Gutta-percha .... 7,700 19,000-
- Para i5,5oo
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur l’action de l'enveloppe de vapeur. — Mel-lamby. — Congrès de mécanique de Liège.
- L’auteur a effectué une série d’expériences sur une machine de 120 chevaux du collège municipal de technologie de Manchester. Cette machine horizontale compound comprend un cylindre de 290 et un cylindre de 508 mm. de diamètre. La course est de 914 mm. La distri-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N® 45.
- bution est du système Corliss à soupapes au petit cylindre et du système Meyer à tiroir plan au grand cylindre. Les parois et les fonds ' sont munis d’enveloppes indépendantes recevant la vapeur vive qui vient de la chaudière. Dans chaque essai, l’auteur a mesuré la dépense de vapeur de ces enveloppes. La condensation était assurée par un condenseur à surface permettant de mesurer exactement la quantité de vapeur condensée. Des diagrammes étaient pris toutes les dix minutes sur chacun des cylindres au moyen d’indicateurs. Le débit de la pompe à air était mesuré toutes les deux minutes et demie.
- L’auteur a fait, pour chaque degré de détente, cinq observations :
- 1° Avec les deux cylindres sans enveloppe ;
- 2° Avec les fonds du petit cylindre munis d’enveloppes ;
- 3° Avec l’enveloppe complète du petit cylindre;
- 4° Avec l’enveloppe complète du petit cylindre et les fonds du grand cylindre munis d’enveloppes ;
- 5° Avec les deux enveloppes complètes.
- La vitesse de rotation était de 60 tours par minute environ : la pression de la vapeur à la vanne d’admission était de 10 kg. 5 et le vide au condenseur était de 63 cm. de mercure.
- Les études ont porté sur quatre degrés de détente différents au petit'cylindre ; ces détentes étaient de 8.1, 12, 18 et 25 fois l’admission.
- Les courbes tracées par l’auteur montrent qu’il existe, pour chaque disposition des enveloppes, une détente donnant une consommation totale minima par cheval-heure : elles montrent en outre que cette consommation minima est la plus faible lorsque le cylindre à haute pression est entièrement enveloppé et que le cylindre à basse pression a ses fonds sans enveloppe.
- Le tableau suivant résume les résultats obtenus :
- MEILLEUR DEGRÉ DE VIDE CONSOMMATION DE VAPEUR par cheval indiqué et par heure : kgr. PRESSION MOYENNE réduite au grand cylindre à 60 tours : kgr.
- Sans enveloppe - II à 17 8,iG à 8,20 2,7 à 2,10
- Enveloppes aux fonds du petit cylindre ii à 14 8,15 à 8,16 2,6 à 2,4
- Enveloppe complète au petit cylindre Enveloppe complété au petit cylindre et enveloppes 11 à 15 7,8 à 7,10 2,5 à 2,20
- aux fonds du grand cylindre i4 19 1,1 à 7>8 2,^6 à 2,2
- Enveloppe complète aux deux cylindres i3,4 à 19 1,9 à l,10 2,5 à 2,25
- On voit que, dans chaque cas, la consommation de vapeur par cheval indiqué et par heure varie peu sur une grande étendue de détente. L’emploi d’enveloppes diminue donc un peu la dépense de vapeur : l’enveloppe des parois du grand cylindre ne produit guère d’effet.
- L’auteur examine le mode d’action de l’enveloppe et trouve qu’elle diminue les fuites et les condensations, les diminutions des fuites provenant de réchauffement des glaces des distributeurs. Les résultats obtenus peuvent être résumés de la façon suivante :
- Le rendement des enveloppes est maximum quand tout le petit cylindre et les- fonds du grand cylindre, sont munis d’enveloppes.
- En enveloppant le petit cylindre, on diminue un peu la puissance indiquée : au contraire, en enveloppant le grand cylindre, on l’augmente considérablement.
- La variation de température des parois est beaucoup moins grande que la variation de température de la vapeur. Le déchet doit être attribué, en majeure partie, aux fuites et non à la condensation initiale. Celle-ci est peu influencée, au petit cylindre, par la présence de l’enveloppe.
- B. L.
- Sur les projets de machines a courant continu. — Millier. — Zeitschrift fur Elektrotechnik, ier octobre 1905.
- La première chose à faire dans un projet de machine électrique est de déterminer les dimensions principales de l’induit et le nombre de pôles de l’inducteur. Il est avantageux, pour cela, de partir du facteur d’utilisation.
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- où
- Kw’ désigne la puissance de la machine en kilowatts.
- R le rayon de l’induit en cm.
- L la longueur de l’induit, déduction faite des canaux de ventilation, en cm. n le nombre de tours par minute.
- Pour voir l’emploi et l’utilité du facteur d’utilisation, il faut établir la relation qui le lie avec les autres grandeurs.
- La f. é. m. induite E est donnée par l’ex-
- pression
- E
- <& . z.n.p 6o.io8.a
- volts
- Oll
- <1> est le flux utile par pôle, z le nombre total de conducteurs actifs, n la vitesse de rotation en tours par minute, p le nombre de paires de pôles, a la moitié du nombre de circuits parallèles.
- En appelant h la profondeur des encoches en cm.,
- c le rapport de la largeur d’une encoche au pas des encoches (pris au pied des dents). 7 le rapport de l’arc polaire au pas polaire, /) un facteur < 1 tenant compte de l’isolant interposé entre les tôles de l’induit,
- L la longueur effective de l’induit,
- la section à adopter pour les dents est
- Qz — *(R — h)(i — c)/jLy cm2
- d’où l’on tire
- <î> = Q3B-
- et
- 7t(R — k) (ï —cjfiLyB-P
- Go. i o—8. a
- volts
- (2)
- B- étant l’induction maxima dans les dents. En désignant par J«le courant total en ampères et par = la densité de courant dans les
- 1 2«<jr
- conducteurs de section g, l’énergie électrique totale produite dans l’induit est
- EJa _ 2tt(R — h) ( i — c)f. L y.B,
- iooo Go. icù1
- q.n.
- kilowatts.
- Le produit zq dépend de l’isolement et des dimensions des encoches
- zq — f2hc 27r(R — h)
- en désignant par f% le facteur de remplissage des encoches, c’est-à-dire la section effective de cuivre à la section totale d’une encoche. On peut donc écrire
- 4tt2/)L(R — h)-c{i — c)f2.h.y. B Go.io^
- n.
- kilowatts-
- Le rendement est
- K«’
- ne =
- A
- d’où
- K«'= »e/fL(R — hfc(i — c)f2hjB$rn (3)
- En introduisant cette valeur dans la formule 1, on obtient, pour le facteur d’utilisation, la formule suivante :
- G=c^w.^ ( -n)'* _
- On voit que ce facteur dépend principalement des conditions magnétiques et électriques dans lesquelles sont placés les matériaux actifs, du rayon de l’induit, des dimensions des encoches, etc. Ces différentes grandeurs ne sont pas indépendantes les unes des autres, mais sont liées entre elles par différentes conditions. Par exemple, pour obtenir une bonne commutation, on doit employer un flux assez puissant, une faible self-induction, et peu de tours transversaux. Les conditions dans lesquelles travaillent le cuivre et le fer sont déterminées parla limite d’échauffement et la chute de tension admises.
- La valeur du rapport de la largeur d’une encoche au pas des encoches joue un rôle important dans le choix des dimensions de l’induit et doit rester comprise entre certaines limites au point de vue de la valeur du facteur d’utilisation des propriétés électriques de la machine. Afin d’avoir un point de départ pour le choix de cette valeur, il est intéressant de voir quelle relation existe avec les conditions de commutation.
- La tension de réactance est produite par le flux de dispersion : il est évident que celui-ci dépend du nombre d’ampère-tours des bobines court-circuitées et de la perméabilité du milieu environnant. La forme et les dimensions des encoches, ainsi que la disposition des bobines, ont donc une importance au point de vue du flux de dispersion. La méthode de calcul de la ten-
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- T. XLV. — N° 45.
- sion de réactance indiquée par Parshall et Vobert est incommode et longue. Aussi l’auteur emploie-t-il une formule plus simple qu’il établit de la façon suivante :
- Si le llux de dispersion de la bobine court-eircuitée varie de la quantité pendant le
- temps dt, la valeur instantanée de la tension induite dans une bobine est
- pôles, il faut multiplier la tension de réactance
- P
- d’une bobine par le rapport ^ , P désignant le
- nombre de pôles et G le nombre de lignes de balais. En remplaçant T par sa valeur '
- dN*
- dt
- volts
- et savaleur moyenne est i rT
- Eh = — I ecit io-8 volts o
- en désignant par w le nombre de tours de la bobine et par T la durée du court-circuit en secondes.
- Comme, pendant la commutation du courant de la valeur -f- ia à la valeur — ia, le sens du flux de dispersion change aussi, on a pour limites -f- A,, pour t = o et — N.? pour / = T y de sorte que la valeur moyenne de la tension de réactance d’une bobine est donnée par l’expression
- K/
- d N, dt
- dt.io“E
- + A
- 2N.λ'
- T
- io"8 volts.
- N,ç est le flux produit par le courant 4= ~ •
- on peut le considérer avec une approximation suffisante comme proportionnel à la force magnétomotrice et à la perméabilité. Si donc il y a en moyenne 5 bobines court-circuitées par les balais positifs et négatifs et si 7 est la perméabilité, réduite à la longueur L de l’armature, du chemin suivi par le flux de dispersion, ou peut donc écrire
- d’où
- N,. = ^ 2H-4SL.
- IO
- er = 4?-
- 4t:
- 2 k*
- S.L.7. io~8 volts
- en désignant par k le nombre de lames du collecteur et par s le nombre total des conducteurs actifs.
- Si, pendant le court-circuit, plusieurs bobines sont en série, ce qui est le cas quand le nombre des lignes de balais est inférieur au nombre de
- on obtient finalement :
- P s
- Er = —• • - • n. z. ia. L./. 0,021. ioJ8 volts (4)
- (jr k
- valeur moyenne41c la tension de réactance.
- La valeur de 7 varie dans des limites assez étroites pour des dimensions courantes d’encoches. Elle est comprise entre 4 et 7,2 et peut être prise en moyenne égale à 5,G.
- On peut alors écrire
- P s
- Er= — - n. z. i„.. L. o, 11 7 . 1 o“8 volts (5)
- G k
- On peut étudier l’influence du rapport de la largeur d’encoche au pas des encoches, en introduisant dans la formule (15) l’expression donnant le nombre de conducteurs actifs
- 6o.io8.a.E
- 7i. (R — h).(i — c). f\. L./. 13-. n
- on obtient ainsi
- f — ü î (R - h)(l — cK/VAL 1! G k 1120 K«'
- ou
- K«'-
- E,,(R-A)(i — cKAvIL
- ii2°-gT
- (6)
- (l)
- expression de la puissance en fonction de la tension de réactance.
- D’autre part, la puissance est déterminée par l’équation (3). fui appelants un coefficient (égal à 0,95 environ) qui tient compte de la place perdue pour le jeu nécessaire à l’introduction des bobines dans l’induit, v un coefficient dépendant de la section des conducteurs, £ w( la somme des couches d’isolant en cm., mesurées parallèlement à la longueur de l’encoche, et £ w2 la somme des couches isolantes y compris la cale, comptées en cm. dans le sens de la profondeur de l’encoclie, on a :
- r v(d> — Sw,) (sh — Sw9)
- f2 — ~ Th "
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- ou
- f, = v
- ch
- en désignant par le pas. des encoches en cm. à la racine des dents.
- En introduisant cette valeur dans l’équation (3), on obtient :
- Iv«'
- 4^-
- 6o io1 1
- ;e{\\A\\-hp\
- ÎC
- (tk - S«2)
- (i—c)r/Bz?n,
- (8)
- On peut alors déterminer la valeur de c pour laquelle la puissance ou le facteur d’utilisation est maximum.
- On peut écrire
- X étant un paramètre : il vient alors, en différenciant:
- ^r=x
- C
- — o
- La différentielle seconde
- æ- k««
- de2
- 2cX
- étant négative, la valeur trouvée pour c donne la valeur du rapport de la longueur d’encoche au pas des encoches pour laquelle le facteur d’utilisation est maximum.
- Il y a cependant lieu de remarquer cpie la valeur trouvée pour le rapport de la longueur d’encoches au pas des encoches ne donne le maximum de puissance que quand les courbes correspondant aux équations (7) et (8) se coupent au sommet delà courbe de l’équation (8). Cette condition est remplie quand on a :
- Er __iSo),
- P 3 4^2 T /r> , \ . . „ , 22tU
- 1120.— ---------rr-L.(R—h).v.s(sh -Xm2).<7 .n
- G k 6o.ioH v ' v
- La valeur numérique du facteur
- ^9
- 2 st.2
- calculée sur des' machines construites est comprise entre 0,053 et 0,147 : les valeurs limites de c sont alors à peu près 0,55 et 0,05.
- La formule (0) peut être mise sous une forme commode pour des avant-projets, si l’on introduit pour les grandeurs c, fv y, et B2 des valeurs moyennes prises sur des machines de moyenne grandeur déjà construites.
- Si l’on pose, par exemple, c = 0,5, fK — 0,9, y =0,7, et B-= 22.000, il vient:
- __P z o, 16
- E«-G'ï'R=7r —
- ou, comme généralement P = G
- T? z o, i G Kic
- 4 R ~ k ' (u — h) ' V7 ’
- Dans les grosses machines, on a généralement j = 2 ety = 0,75 : en outre le rendement r,e
- peut être supposé approximativement égal à 0,95 : on a alors
- E“=0’32
- le facteur 0,32 étant naturellement une valeur moyenne.
- Le tableau I indique les valeurs du facteur
- d’utilisation c = - 10’pour différentes valeurs
- du rayon de l’induit R. Les chiffres indiqués dans ce tableau sont des valeurs moyennes correspondant à des machines modernes de puissances comprises entre 0,1 et 1.000 kvv.
- TABLEAU l
- Valeurs du facteur d’utilisation c = pour différentes
- rGL/i
- valeurs du rayon de l’induit.
- R G R G
- 3 6 38 115
- 4 8 4o 118
- 5 12 42 120
- 6 16 44 121
- 7 20 46 122
- 8 23 48 124
- y 26 5o 125
- IO 3o 55 127
- 11 33 60 128
- 12 37 65 i3o
- i3 4o 70 l32
- i4 45 7-5 133
- i5 5o 80 i34
- 16 54 85 135
- ii 57 90 i36
- 18 60 95 i37
- I(y 64 100 i38
- 20 68 I IO i4o
- 22 74 120 142
- 24 80 i3o i43
- 2Ô 85 14o 144
- 28 9° i5o 145
- 3o 97 160 146
- 3u 102 170 G7
- 34 36 IO7 I 12 180 i48
- B. L.
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- T. XLV. — N° 45.
- Sur le fonctionnement des transformateurs à des fréquences et des voltages variables. — M. A. Sammett. —• Electrical Review, 8 juillet iç)o5.
- L’auteur, examinant le cas général où des conditions climatériques défavorables réduisent la hauteur de chute utilisée dans des usines génératrices hydroélectriques et, par suite, la vitesse de rotation des groupes, étudie l’effet d’un abaissement de la fréquence sur les transformateurs. Les conclusions montrent que, quand la fréquence est abaissée de 60 à 40 périodes par seconde, les pertes dans le fer augmentent de 18 % ; quand la fréquence passe de 60 à 30 périodes, l’augmentation des pertes dans le fer atteint 34 % . Dans le premier cas, la puissance du transformateur est réduite à 92, 5 % de la puissance normale, et, dans le second cas, à 86 % . Lorsqu’il s’agit de transformateurs d’usine immergés dans l’huile, où les pertes dans le fer ont environ une valeur double de celle des pertes dans le cuivre, une réduction de la fréquence de 60 à 30 périodes réduit la puissance de moitié. Le courant magnétisant croît à peu près comme les pertes par hystérésis quand on diminue la fréquence. Le réglage est peu affecté, et ne varie pas de plus de 0,1 % quand la fréquence varie de 50 % .
- Une augmentation du voltage de 10 à 20 % réduit légèrement le rendement par suite de l’augmentation des pertes dans le fer : cette réduction ne dépasse pas 0,8 % pour une augmentation de voltage de 10 % ; une augmentation de 20 % entraîne des échauffements dangereux pour les isolants.
- Influence des variations de tension et de fréquence sur les propriétés caractéristiques des moteurs d’induction. — Welsh. — Electric Club Journal, septembre igo5.
- L’auteur discute l’influence des variations de . tension et de fréquence sur les motenrs asynchrones. Le glissement est à peu près inversement proportionnel au carré de la différence de potentiel aux bornes. Une faible élévation de tension entraîne une diminution du glissement et inversement.
- Le couple est proportionnel au carré de la tension et inversement proportionnel au carré de la
- fréquence. Le couple maximum ne dépend pas du glissement. Quand un moteur a été établi pour une fréquence déterminée, par exemple 25 périodes, il peut être employé sur un réseau de fréquence double, 50 périodes; si la différence de potentiel aux bornes est également doublée par un même couple, la puissance est doublée avec 50 périodes.
- Si le moteur doit avoir la même puissance, il faut augmenter la tension dans le rapport des racines de la fréquence (par exemple 25 périodes 200 volts ou 50 périodes 203 volts)
- Le courant à vide et la puissance absorbée à vide augmentent quand la fréquence diminue. Le rendement peut approximativement être exprimé, par le rapport entre la vitesse réelle et la vitesse de synchronisme. 11 augmente avec la tension et n’est pas influencé par des faibles variations de la fréquence. Le facteur de puissance augmente avec la tension. Si Ton modifie simultanément la fréquence et la tension, de façon que le couple reste constant, le facteur de puissance ne varie pas.
- R. R.
- TRACTION
- Redresseur-régulateur Auvert et Ferrand. — Revue générale des Chemins de Fer, octobre iyo5.
- Cet appareil est destiné cà convertir, sur la voiture motrice, le courant monophasé recueilli par l’organe de prise de courant en courant redressé de voltage variable.
- La figure 1 indique schématiquement la disposition d’un redresseur bipolaire simple. L’anneau de tôles A porte deux enroulements E E occupant chacun le quart de la circonférence. Sur l’axe de cet anneau est monté un collecteur divisé en quatre parties égales dont deux, X et Y, sont formées de lames de collecteur ordinaires isolées au mica et les deux autres, B et C, sont formées d’un quart de cylindre métallique. Les lames isolées sont reliées aux différentes sections de l’enroulement, comme un anneau Gramme : les extrémités de ces enroulements sont connectés en f g h k aux parties B et C, non sectionnées du collecteur. La partie B est reliée à une bague M et la partie sectionnée à une bague L. Ces bagues sont reliées, au moyen de frotteurs, aux cou-
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- ducteurs d’amenée du courant alternatif. Les deux balais O P, frottant sur le collecteur, servent à recueillir le courant redressé.
- Si l’on suppose d’abord l’appareil immobile, on voit que le courant alternatif entrant en S et T par les bagues parcourra les enroulements E E de façon que les flux magnétiques engendrés dans les deux parties de l’anneau soient concordants. Le llux total, parcourant l’anneau sera fermé comme dans un transformateur.
- Si l’on suppose l’anneau tournant à la vitesse du synchronisme et que le mouvement ait été réglé de manière que les balais O et P soient au milieu des parties B et C au moment où la tension alternative passe par son maximum, on voit facilement que chaque moitié
- Fig. 1. — Schéma du redresseur Auvert et Ferrand.
- du collecteur change de polarité au moment où elle quitte un frotteur pour entrer sous le second frotteur : le courant recueilli est donc redressé.
- Si, au lieu de caler les balais à 180° l’un de l’autre, on les rapproche progressivement, la différence de potentiel efficace du courant redressé va en décroissant jusqu’à zéro, valeur qu’elle atteint quand l’angle entre les deux balais est nul. On peut donc faire varier la tension à volonté.
- On peut, au lieu de laisser inutilisés deux quarts de l’anneau A, les munir chacun d’un enroulement analogue à ceux des deux autres quarts, puis, établir sur le même arbre, de l’autre côté du rotor, un second collecteur auquel aboutissent les deux nouveaux enroule-
- ments. On peut, en outre, au lieu d’établir l’appareil en bipolaire, l’établir en multipolaire, avec plusieurs lignes de balais sur les collecteurs.
- Les inventeurs ont construit deux redresseurs tétrapolaires possédant chacun deux collecteurs reliés en parallèle. Ces deux redresseurs, entraînés à la vitesse du synchronisme par un seul moteur, étaient reliés en tension du côté alternatif.
- Les essais effectués sur cet appareil double ont été conduits en le chargeant sur quatre moteurs-série à courant continu qui entraînaient des génératrices fermées sur des résistances. Des wattmètres enregistreurs, des voltmètres et ampèremètres thermiques et un ondogra-phe Hospitalier permettaient de déterminer toutes les grandeurs intéressantes*.
- Les inventeurs publient des courbes de tension alternative (165 volts efficaces) et de tension redressée (comprise entre 102 et 280 volts), des courbes de puissances et de courants et des valeurs du rendement total, y compris la puissance absorbée par le moteur synchrone qui atteint, pour l’appareil construit, les chiffres suivants :
- 88.4 % pour 4oo kw.
- 86,2 °/0 pour 200 kw.
- 79.5 °/0 pour ioôkw.
- La commutation était très satisfaisante.
- L’appareil offre l’avantage d’être réversible et de permettre la récupération.
- O. A.
- Installation d’une batterie-tampon à haute tension. — Schroder. — Zeitschrift fiir Elektrotechnik, i5 octobre.
- Un certain nombre d’essais de traction par courant continu à haute tension sont actuellement entrepris en Allemagne (*). La Société Siemens Schückert a équipé à cet effet une voie de 400 mètres de longueur sur laquelle elle effectue des expériences avec du courant continu à 3.000 volts. Les moteurs ont été établis pour 1.500 volts et essayés en fonctionnement sous 2.200 volts.
- Le courant est fourni au fil de travail par
- () Voir Eclairage Electrique, tome XLY, 28 octobre 1905, page 154. Moteur à haute tension à courant continu.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQLE
- une dynamo à courant continu cle 3.000 volts, dont la tension peut être élevée jusqu’à 4.500 volts, et par une batterie d’accunmla-teurs de 1.584 éléments. Cette batterie est appelée à débiter 100 ampères en temps normal, et 150 à 200 ampères aux démarrages.
- L’établissement d’une batterie à haute tension est une chose très nouvelle et demande des précautions extrêmement minutieuses en ce qui concerne l’isolement. Les chantiers sur lesquels sont placés les bacs reposent sur des isolateurs à triple coche. Ces isolateurs, établis par la fabrique de porcelaine de Ilermsdorf, ont tous été essayés sous 20.000 volts. Ils sont supportés sur des madriers de bois rectangulaires tournés à leurs sommets et sont placés à au moins 50 cm. du sol pour éviter un dépôt d’humidité. Les bacs d’accumulateurs reposent sur ces chantiers par l’intermédiaire de taquets isolants en deux pièces.
- A côté de la batterie est placée une passerelle de service isolée de la même façon que les chantiers, entre lesquels elle se trouve ; en outre, l’ouvrier chargé de la surveillance de la batterie porte des chaussures en caoutchouc. Lorsque cet ouvrier doit toucher un élément quelconque, il commence par mettre la passerelle au même potentiel que cet élément. Pour cela il place sur la passerelle une plaque de plomb reliée à un câble qui aboutit à une tige de plomb supportée par un long manche isolant en ébonite ; puis il enfonce la tige de plomb dans le liquide de l’élément.
- Toutes les parois et murailles de la salle contenant les accumulateurs sont revêtues de lattes en bois maintenues à une certaine distance par des isolateurs à haute tension. Il en est de même de tous les corps reliés à la terre, tels que les colonnes.
- Cette expérience d’installation d’une batterie à haute tension a parfaitement réussi jusqu’à présent.
- O. A.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Sur le mode de fonctionnement du détecteur d'ondes Rntherfort-Marconi, et sur l’aimantation du fer pioduite par des courants de haute fréquence p). — Madelung. — Drudes Annalen, octobre 1905.
- Le détecteur d’ondes bien connu de Marconi repose sur l’observation suivante de Rutherfort : si une oscillation électrique passe dans un 111 d’acier aimanté ou dans quelques tours de fil placés autour de lui, 1 aimantation du fil d’acier est modifiée. Une seconde oscillation augmente l’effet de la première et, sous l’influence d’un certain nombre d’oscillations successives, le phénomène atteint une valeur limite. Pour déceler ce phénomène, Marconi emploie un téléphone relié à une bobine appropriée dans laquelle le courant induit varie. Cet expérimentateur a trouvé, d’ailleurs, empiriquement que les meilleurs résultats étaient atteints quand on emploie un faisceau de fils d’acier aussi fins que possible.
- Si l’on cherche à expliquer le mode d’action du détecteur magnétique, en s’appuyant sur les courbes d’aimantation ordinaires, on se heurte à des difficultés très considérables. On est amené à supposer qu’il se produit, dans les lois ordinaires de l’aimantation et de la désaimantation (courbes d’aimantation statiques), des modifications profondes, aussitôt que la vitesse des phénomènes d’aimantation approche de la vitesse avec laquelle il faut compter dans les phénomènes de haute fréquence (courbes d’aimantation dynamiques).
- L’auteur s’est proposé d’étudier d’une façon complète et détaillée les courbes d’aimantation dynamiques. Pour cela, il a employé un tube de Braun établi d’une façon particulière. Un récipient conique A (fîg. 1) en forte tôle de laiton formait la partie large du tube. Sur le fond de ce récipient était placé l’écran fluorescent S quadrillé au moyen de traits au crayon distants de 5 mm. Une plaque de verre permettait de voir à l’intérieur du tube : cette plaque était mastiquée sur une large surface avec du mastic des laboratoires. Au-dessus
- (l) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 mai 1905, page 207,
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- 11 Novembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 235
- était placé le tube de verre B comenant la cathode  et une anode E placée sur L côté, ainsi que deux diaphragmes D4 et D2 en aluminium ayant 2 et 0,o mm. <1 ouverture. Un joint au mercure C assurait l’étanchéité de l’appareil qui restait relié en permanence avec la trompe à mercure. La différence de potentiel entre électrodes était en moyenne de 15.000 volts. Les bobines magnétisantes étaient enroulées sur deux tubes de verre recourbés en demi-cercles : elles contenaient le métal à étudier sous forme d’un anneau fendu que l’on introduisait dans l’intérieur du tube. Le diamètre de cet anneau
- Fig. 1. —Disposition du tube de Braun.
- était de 11 cm. L’enroulement était constitué par quatre couches de fil de cuivre de 0,8 mm. de diamètre. Les courants magnétisants étaient produits par la décharge d’un condensateur à travers les bobines et une résistance appropriée. A chaque décharge correspondait sur l’écran fluorescent du tube de Braun une courbe d’aimantation. Un commutateur tournant produisait la charge et la décharge du condensateur, de telle manière que les courbes d’aimantation, en se superposant, donnaient lieu à une image stationnaire et suffisamment lumineuse.
- Le premier résultat observé avec ce dispositif est que, dans les courbes dynamiques, les maxi-
- mums de II et de I ne coïncident plus, le dernier étant considérablement décalé en arrière du premier. L’auteur attribue ce phénomène à la présence des courants de Foucault produits par les variations rapides de 1’ « induction dynamique », et il cherche à exprimer mathématiquement la relation entre les courbés dynamiques et les courbes statiques.
- Pour cela, il suppose, pour simplifier, que l’aimantation est répartie uniformément sur la longueur et la section du fil, puis que l’action totale des courants de Foucault peut être remplacée par celle d’un seul circuit présentant une intensité de courant i, une résistance w et une self-induction L. La force électromotrice induite est exprimée, à chaque instant, par l’égalité :
- En appelant IR l’intensité de champ qui correspond aux courants de Foucault, on a
- L i — a .y-, Hp (2)
- en appelant p la perméabilité et a la surface embrassée par le courant de Foucault fictif. La valeur de cette surface n’est pas constante mais varie avec la répartition de l’aimantation dans le fer. De l’équation (2), on tire :
- d(Li)
- dt a dt et, de l’équation (1)
- 1%V
- a av . p
- L
- HF — trèHp
- puisque p. et L sont proportionnels l’un à l’autre.
- La f. é. m. du courant de Foucault fictif est égale au nombre de lignes de force pénétrant par unité de temps dans la surface a
- djAI)
- dt
- (3)
- où H représente l’intensité de champ dépendant du courant magnétisant.
- Des équations (1), (2) et (3) l’on déduit
- _ a
- dt
- dK H+Hf) dt
- ir. b. Hp -j-
- dRHp)
- dt
- iv b a
- Hp — fcHp.
- Le terme p. (11 -j- IIF) représente le nombre total de lignes de force passant par l’unité de
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTR1QIE
- T. XLV. — N° 45.
- section du fil, c’est-à-dire l’induction « dynamique » B. On a alors
- C’est-à-dire que l’intensité de champ fictive des courants de Foucault existant sous l’effet des aimantations dynamiques est égale à la dérivée de l’induction dynamique par rapport au temps.
- Les courbes d’aimantation relevées donnent la valeur
- J = (H + HF). (4)
- Par suite, HF est la différence des valeurs de H correspondant aux courbes statiques et aux courbes dynamiques pour des valeurs égales de l’aimantation. L’équation (4) peut être vérifiée sur des courbes relevées expérimentalement en l’intégrant graphiquement. On trouve ainsi une bonne concordance.
- Fig-, 2. —Cycle d’hystérésis du détecteur Rutherfort-Marconi
- L’auteur, s’appuyant sur les résultats ainsi acquis, discute en détail différents cas concernant la surface du cycle d’hystérésis pour un champ alternatif constant, l’effet magnétique d’un courant variant rapidement, l’effet magnétique d’une succession de trains d’ondes, et le cas du détecteur Rutherfort-Marconi, pour lequel il donne la courbe de la figure 2. Sur cette figure on voit que c’est dans la partie la plus rapide du cycle d’hystérésis, c’est-à-dire pour l’aimantation croissante, que le saut de la force magnétisante est le plus marqué.
- C’est en exacte concordance avec le fait vérifié en pratique, que la sensibilité du détecteur est maxima quand le champ magnétique va en croissant.
- R. Y.
- Sur l’inflwnce de la terre dans la télégraphie sans fil. — Sachs. — Elektrotechnische Zeitschrift, 12 octobre r)o5.
- L’auteu: a employé, dans ses expériences, les montages de Braun pour les circuits transmetteur et récepteur. Dans ce dernier était placé, au lieu d’un cohéreur, un thermoélément en fer et constantan relié à un galvanomètre de du Bois-Rubens. Un galvanomètre semblable relié à un thermoélément, et une bobine qui n’était pas en résonance avec le transmetteur, servaient à mesurer la quantité d’énergie émise par le transmetteur.
- Les résultats de nombreuses mesures, faites avec des antennes ou des plaques, sont les suivants :
- La puissance de radiation d’une antenne est plus considérable que celle d’une plaque. La puissance de radiation d’un système constitué par deux antennes (placées dans le prolongement l’une de l’autre) est trois à quatre fois plus grande que celle d’un système constitué par une antenne et une plaque à la partie inférieure de celle-ci.
- La position de l’enroulement du transmetteur ou du récepteur par rapport à l’antenne a une grande importance : pour chaque position de l’antenne, U est nécessaire de placer l’enroulement du transformateur Tesla dans un plan perpendiculaire à l’antenne.
- La transmission est d’autant meilleure que le transmetteur est placé à une hauteur plus grande au-dessus du sol : les résultats obtenus passent par un minimum pour une hauteur d’environ 1 mètre au-dessus du sol.
- Les résultats varient suivant qu’on ne place, à une certaine hauteur, que le récepteur ou que le transmetteur.
- La terre est fortement absorbante et peu réfléchissante pour la propagation des ondes électriques.
- De nombreuses expériences montrent que l’action totale de la transmission diminue à peu près exactement avec le carré de la distance.
- D’après des expériences faites sur les actions d’écrans artificiels ou naturels, l’auteur conclut que la terre et tous les conducteurs qui lui sont reliés, agissent d’une façon défavorable sur la transmission des ondes.
- R. Y.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- ÉCLAIRAGE -
- Sur la lampe au tantale. — Wedding. — Elektro-tecknische Zeitschrift, 12 octobre 1905.
- L’auteur a étudié la lampe au Untale au point de vue de la répartition de la lumière, du rendement mesuré par la méthode du bo-lomètre, de la durée comparée à celle des lampes à filament de carbone, et des résultats économiques obtenus.
- 1°) Répartition de la lumière
- Une lampe au tantale de 25 bougies un peu usagée consommait 0,3625 ampère sous 110 volts. Par suite de la disposition symétrique du filament, une mesure exacte faite dans un plan vertical est suffisante. La lampe d’abord verticale fut tournée de 5° en 5° autour d’un axe horizontal et photomètrée du côté droit et du côté gauche. La moyenne entre les deux valeurs correspondant à un même angle a été ainsi déterminée : les chiffres trouvés sont indiqués dans le tableau 1.
- TABLEAU I
- ANGLE d’inclinaison en degrés INTENSITÉ lumineuse en bougies ANGLE d’inclinaison INTENSITÉ lumineuse en bougies
- 0 4,i 95 24,8
- 5 4,9 100 24,3
- 10 6, Ü io5 23,7
- i5 8,0 110 22,9
- 20 9>7 115 21,8
- 2Ô 11,7 120 20.4
- 3o 13,7 I2Ô J9’3
- 35 i5,6 i3o 47)9
- 4o 16-9 135 i5 7
- 45 i8,3 140 13,7
- 5o 20,3 145 n,3
- 55 21,8 i5o 8,9
- 60 22,8 i55 6 Q
- 65 24.0 160 4)7
- 70 24,9 i65 3,7
- 75 25,3 170 1,8
- 80 25,7 175 o,3
- 85 25,3 180 0,0
- 9° 25,0 horizontale
- On voit que le maximum d’intensité lumineuse se produit au-dessous de l’horizontale. En intégrant et planimètrant les courbes tracées, on trouve que le rapport de la quantité de lumière au-dessus de l’horizontale est égal à 0,875. L’intensité moyenne sphérique a été de
- 19,3 bougies, ce qui, pour une consommation d’énergie de 39,82 watts, correspond à une consommation spécifique de 2.065 watts, rapportée à la sphère totale, tandis que la consommation spécifique rapportée à l’intensité horizontale, correspond à la valeur de 1,6 watts, indiquée en pratique.
- 2°) Rendement de la lampe au tantale
- Le rendement a été déterminé par la méthode bolométrique (U, l’énergie radiée n’a été mesurée que dans la direction horizontale, la lampe étant verticale. La surface éclairée du bolomètre était placée à 1 mètre de la lampe. L’auteur a déterminé cl’une part l’énergie de la radiation visible, et d’autre part l’énergie de la radiation obscure pour une surface de 1 cm2 placée a 1 mètre.
- Il a trouvé, pour la radiation visible, le chiffre de
- 3,554. io-6 watt,
- et, pour la radiation totale (visible et obscure) le chiffre de
- 42,72.io-6 watt.
- Le chiffre relatif à la radiation obscure est donc
- (42,72 — 3,554)io-6 = 3g,2. io-6 watt.
- La lampe produisant 25 bougies dans la direction horizontale, le chiffre correspondant, dans ce cas, à la production de 1 bougie, est
- 3,554-io~6
- 25
- = 0,142. io-6 watt.
- Pour la radiation lumineuse sphérique moyenne sur 1 cm2 placé sur une sphère de 1 mètre de rayon, l’énergie correspondant à 1 bougie est :
- — ’ - • 3,554. io-6 watt = 2,75. io~6 watt.
- Pour la sphère totale de rayon r, ce chiffre est à multiplier par 47r/'2, soit, pour une sphère de 100 cm. de rayon :
- 4.3,14. io-4.10"6 watt = o,345 watt.
- Le rendement est alors donné par le rapport de cette énergie à l’énergie totale consommée :
- >3
- o,345
- 39,82
- = 0,866. IO“2. (*)
- (*) Voir Wedding. Eclairage Electrique, tome XLII, 18 mars 1905, page 428.
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-
- LAMPES AU TANTALE (2.5 bougies) LAMPES AU CARBONE (25 bougies) LAMPES AU CARBONE (l6 bougies)
- 238
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XLV. - N» 45.
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- REVUE D ’ELECTRICITÉ
- 239
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 45.
- On voit qu’il n’y a pas encore 1 % de l'énergie consommée qui soit converti en radiations visibles.
- 3°) Duree
- L’auteur a employé quatre lampes neuves de 25 bougies au tantale et quatre lampes neuves au carbone de 25 bougies puis quatre lampes au carbone de 16 bougies, toutes étalonnées pour la même différence de potentiel. L’intensité lumineuse des lampes au tantale fut mesurée pendant tout l’essai. Les résultats de ces expériences sont résumés dans le tableau 11, et dans les courbes de la figure 1.
- Fig. 1. — Courbes de l’intensité lumineuse des quatre lampes au Verdoie (ordonnées) en fonction du temps en heures ( abscisses ).
- On voit que l’intensité lumineuse croit au débtft du fonctionnement. La valeur maxima est atteinte dans les deux premières heures dans la lampe au tantale et au bout d’une cinquantaine d’heures dans les lampes à filament de carbone. Au bout de 350 heures, les lampes au tantale ont à nouveau leur intensité lumineuse normale : cette intensité diminue ensuite peu à peu pendant les 500 heures qui suivent. Les lampes au carbone atteignent au bout de 250 heures leur intensité normale, puis cette intensité décroît jusqu’à la 800e ou 900e heure, limite de la durée pratique des lampes, l’intensité ayant baissé de 20 % de la valeur normale. Les filaments des quatre lampes au tantale se sont rompus au bout de 886, 1.030, 1.126 et 1283 heures : on peut donc compter sur une durée de 1.000 heures. Si l’on secoue légèrement une lampe au tantale après rupture de son filament, de façon à ce que les extrémités de celui-ci viennent en contact, le filament se soude et
- la lampe peut continuer son service comme si le filament n’avait pas été rompu. Très souvent la soudure du fil suit instantanément la rupture et, à moins d’une observation extrêmement méticuleuse, on ne s’aperçoit pas que le filament s’est rompu. Sur les courbes de la figure 1, dans lesquelles sont portées en ordonnées les intensités lumineuses des quatre lampes au tantale et en abscisses les heures de fonctionnement, sont figurés par des petites croix les points où les ruptures et les soudures se sont produites : on voit que ce phénomène s’est répété un grand nombre de fois. L’augmentation de l’intensité lumineuse qui se produit à ces moments est due au raccourcissement du filament après chaque rupture. Si l’on compte, non pas sur la première rupture du fil comme limite de la durée d’utilisation, mais sur la durée totale pendant laquelle la lampe peut rester en usage, on trouve, en moyenne, une durée de 1.866 heures pendant lesquelles l’intensité lumineuse varie très peu (fig. 1).
- 4°) Résultats économiques L’auteur compare les lampes au tantale avec les lampes au carbone au point de vue des frais totaux, c’est-à-dire du prix des lampes et du prix du courant consommé. Il admet pour le kilowatt-heure le prix de 50 centimes ; poulies 4 lampes au carbone le prix de 2 fr. 50 et, pour les 4 lampes au tantale, le prix de 20 fr. En portant les dépenses en ordonnées et les durées (heures) en abscisses, il montre que, jusqu’à une durée de 270 heures, les dépenses ont été les plus fortes avec les lampes au tantale : là, les deux courbes se coupent et l’économie réalisée par l’emploi des lampes au tantale devient de plus en plus sensible : au bout de 800 heures, par exemple, on a dépensé 125 francs dans le))rpremier cas (carbone) et 90 francs dans le second (tantale). La comparaison faite entre 4 lampes au tantale de 25 bougies et 4 lampes au carbone de 16 bougies montre que, au bout de 1.450 heures, les 4 lampes au tantale sont plus économiques.
- E. B.
- SENS. --- SOCIETE NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLV.
- Samedi 18 Novembre 1905.
- 13e Année. — N° 46.
- o
- ique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’Ecole des Mines. — G. Ll PPM ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École central des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ESSAIS DES TRANSFORMATEURS (Fin.) (’)
- DETERMINATION DU RENDEMENT
- Le rendement, étant le rapport de la puissance utilisable à la puissance absorbée, peut s’exprimer par la formule générale :
- ___ VA cos f
- n VA cos ? -f Wf + Wc
- dans laquelle W} représente les pertes dans le fer et Wc les pertes dans le cuivre, mesurées dans les conditions d’échauffement correspondant au service normal (2).
- Pertes dans le fer. — Les pertes dans le fer déduites de l’essai à vide ou W0, sous la fréquence et la tension normales, peuvent être considérées comme constantes sous toutes les charges. Lorsque la tension ou la fréquence diffère de la normale ou varie pendant l’essai, on prend la moyenne des lectures et on corrige les pertes dans le fer, déduites du wattmètre au moyen de la formule
- /FA0.6
- W/w = W//-
- (sr)0'6
- \E2rt/
- [22]
- dans laquelle l’indice l se rapporte aux lectures et l’indice n aux valeurs normales.
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 4 novembre 1905, page 161.
- (2) Les essais à vide et en court-circuit, qui servent de base à la détermination de ces pertes, ne doivent donc être effectués qu’après l’essai de durée, lorsque les températures ont atteint un état stationnaire. Les règles normales allemandes permettent toutefois, lorsqu’un essai de durée n’est pas possible, de mesurer les résistances à froid et de déterminer par le calcul l’augmentation de leur valeur pour la température maxima.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — No 46.
- Le tableau suivant indique les valeurs des puissances 0,6 et 1,6 ainsi que de ' y' pour des rapports variant de 0,8 à 1,25.
- TABLEAU DES VALEURS DE A0,6 A1,6 Et’'^//»-.
- k A-0,6 febs ,e r \k k fc0,6 kl<6 1,6 7 Y A-
- o,8 0,8747 0,6997 0,8698 1 ,o3 1,0179 1,0484 1,0186
- o,8i 0,8812 0,7138 0,8766 1 ,o4 1,0288 1,0647 1,0248
- 0,82 0,8877 0,7279 o,8833 1 ,o5 1,0297 1,0812 1,o3og
- o,83 0,8942 0,7422 0,8901 1,06 1,o356 1,0977 1,0871
- o,84 0,9007 0,7566 0,8967 1,07 1,o4i4 1,ii43 1,0482
- o,85 0,9071 0,7710 o,go34 1,08 I,0472 1, i3io 1,o4g3
- 0,86 0,gi35 0,7866 0,9100 1,09 1,o53o 1,1478 1,o553
- 0,87 0,9198 o,8oo3 0,9166 1,10 1,o588 1,1647 z,o6i4
- 0,88 0,9262 o,8i5o 0,9232 1,11 1 ,0646 1,1817 1,0674
- 0,89 o,g325 0,8299 0,9298 1,12 1,0703 1,1988 1,0784
- 0,90 0,9387 0,8449 o,9363 1,13 1,0760 1,2170 1,0758
- 0-91 0,9450 0,8599 0,9428 1,14 1,0817 I,2332 1,o853
- 0,92 0,9512 0,8762 0,9492 1, i5 1,0874 1,2Ôo6 1,0913
- 0,93 0,9574 • 0,8904 0,g556 1,16 1,0981 1,2681 1,0972
- o-94 0,9609 o,9o33 0,9620 1^7 1,0988 1,2866 1,1o31
- o,95 °-9697 0,9212 3,9684 1,18 1,1044 1,3o32 1,1090
- 0,96 0,9758 0,9368 0,9748 1, i9 1,1100 1,320g 1,1148
- o,97 0,9819 0,9524 0,9812 1,20 1,1i56 1,3387 1.1207
- 0,98 0,9879 0,9682 0,9874 1,21 1,1211 i,3566 1,1265
- 0,99 0,9940 0,9840 o>9967 1,22 1,1267 1,3746 1,1364
- 1 1,0000 1,0000 1,0080 1,23 1,1822 1-8927 1.1381
- 1,01 1,0060 1,0160 1,0062 I , 25 1,1378 1,4108 1,1439
- 1,02 1,0119 1,0822 1,0124 I , 25 1,1482 1,4291 1,1495
- 0,66 --
- - 0,85
- 0,75
- * 0,85-.
- -0,35
- 1,05--
- 0,95 ±
- 1,05 . L
- 52 -.
- -1,05
- 1,15 -
- 55--3,10
- 1,25 - L
- 0,90--
- 61
- 1.55 --
- Fig. 11. — Abaque de correction des pertes par hystérésis.
- L’abaque de la figure 11 permet djiilleurs de corriger instantanément les lectures d’après la formule [22]. Il suffît de joindre avec une règle la division correspondant, sur la première échelle, au rapport des fréquences à la division correspondant, sur la troisième, au rapport des tensions, pour lire sur la seconde échelle le facteur de correction :
- Cet abaque a été établi pour une fréquence normale de 50 périodes ; pour une fréquence de 100 périodes, on a W^ioo = 0,66 W^so-La formule donnée plus haut pour la correction des pertes dans le fer n’est pas rigoureusement exacte, car elle ne tient pas compte
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- 243
- des pertes par courants de Foucault, mais celles-ci sont en général tellement faibles qu’on peut les négliger (* 1).
- Séparation des pertes dans le fer. — Lorsque l’essai à vide donne des pertes dans le fer qui semblent exagérées, il est utile d’en rechercher la cause en séparant celles dues à l’hystérésis. Cette séparation s’effectue de préférence en maintenant la tension constante et en faisant varier la fréquence. Soient,par exemple, W les pertes obtenues sous une fréquence/ et W' celles mesurées sous une fréquence f assez différente de la première. Les pertes par hystérésis croissant comme la première puissance de la fréquence, tandis que celles par courants de Foucault croissent comme le carré, on a :
- W = Kf K'p W = Kf -F K ’P
- équations desquelles on déduit facilement la valeur des facteurs K et K' par lesquels il faut multiplier f ou /*' et f2 * ou fpour avoir respectivement les pertes par hystérésis et par courants parasites.
- La séparation des pertes dans le fer peut également s’effectuer en faisant varier la tension de manière à distinguer celles qui croissent comme la puissance 1,6 de la tension de celles qui croissent comme le carré; on détermine la perte à vide pour la plus basse tension possible et, si l’on trace ensuite deux courbes Wc/ = /"(B2) et W/t= /(IR-6), la courbe réelle se rapproche davantage de cette dernière par suite du peu d’importance des pertes par courants de Foucault (2).
- (!) Pour montrer que la formule de correction [22] suffit largement aux besoins de la pratique lorsque l’essai à vide est fait sous une tension et une fréquence voisines des valeurs normales, je l’appliquerai à un transformateur monophasé de 10 KVA, 5000 120 volts, 60 périodes, dont l’essai à vide donna les trois lectures suivantes :
- On a :
- D’où :
- lrc lecture : 56,5 périodes ; 119,5 volts; 350 watts,
- 2» — : 56 — ; 111,5 — ; 315 —
- 3° — : 56,2 — ; 130 — ; 401 —
- 56.5 60
- 119.5
- = 0,9416;
- 56
- 60
- 56,2
- = 0,933 ; = 0,9366
- 111,5
- 120 = 0,9958: — = 0,929;
- 60
- 130
- Î2Ô
- 1,0833
- 1
- 2»
- 3*
- lecture : 350 x
- — : 315 X
- — : 401 x
- 0,94460,6
- 0,99581,6 0,9330,6 0,9290 6 0,93660,6 1,08331,6
- = 350 x 0,9711 = 339,885 watts; = 315x1,079 = 339,887 — ; = 401 X 0,846 = 339,246 — ;
- L’écart entre les trois lectures n’est que de 0,64 watt.
- (2) Ci-dessous deux applications de la méthode de séparation des pertes dans le fer par variation de la tension :
- 1* Essai i i vide d'un transformateur triphasé de 15 KVA, 13000/125 volts.
- Tension composée en volts ... 45,2 — 113,5 128,25.
- Watts mesurés à vide ... 65 — 317 385
- W, - /’(E1,8) ... ... 65 — 285 346
- Wc/- f(E2) ... 65 — 411 528
- 2° Essai i i vide d’un transformateur triphasé de 40 KVA ; les tensions ont été ï*amenées aux inductions correspondantes.
- B ... ... 4250 — 4750 — 7300 — 7950 — 9300
- Watts mesurés. ., 320 — 390 — 773 — 885 — 1155
- wy -/(E',6)... 320 — 384 — 760 — 871 — 1120
- ^V=7(E2) 320 — 400 — 947 — 1120 — 1530
- Suivant Arnold, la séparation des pertes dans le fer par variation de la tension donnerait des résultats moins exacts que la séparation effectuée par variation de la fréquence, une variation de la tension entraînant une déformation de la courbe de force électromotrice.
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- Remarque. — Il se peut que le courant dont on dispose soit d’une fréquence f2 très différente de la fréquence normale fK à laquelle le transformateur à essayer doit fonctionner. Dans ce cas, on peut prendre une induction telle que
- d’où
- IV’1 * * * * 6/2 = Bd’6A
- B»=B'V|
- ce qui conduit à une tension
- E3 = E,X§jx£
- Le tableau précédent indique la valeur de la y des rapports 0,8 à 1,25.
- Pertes clans le cuivre. — Ces pertes peuvent être, soit déterminées par la mesure des résistances à l’aide de courant continu, soit déduites directement de l’essai en court-circuit.
- Dans le premier cas, si l’on désigne respectivement par et r2 la résistance moyenne de chaque colonne du primaire et du secondaire et par K le rapport de transformation, les pertes dans le cuivre sont pour un transformateur triphasé :
- Wc = 3(rd? + raI*) [24]
- = 3(/q -j- raK2)I? . [20]
- Dans le second cas, d’après Cessai en court-circuit :
- et, comme
- \Y c1 — V 3.1 ï. ^ce
- W
- W
- \ 3. Jf
- [26]
- Les pertes dans le cuivre, déduites de l’essai en court-circuit, sont en général un peu plus élevées que celles obtenues par la mesure des résistances au moyen de courant continu (1,05 à 1,2 fois). Gela tient aux courants de Foucault qui se produisent, dans l’enroulement à basse tension principalement, à mesure que la charge augmente. Comme les pertes par courants de Foucault dans le cuivre ne doivent pas être négligées, pour Festimation du rendement, il sera donc préférable de prendre pour Wc la valeur obtenue en court-circuit (*).
- Les pertes par courants de Foucault dans l’enroulement secondaire peuvent d’ailleurs se
- (1) Le Règlement américain indique que, pour les transformateurs, on doit faire intervenir dans le rendement, en outre des pertes dans le fer et des pertes par résistance, « les pertes en charge, c’est-à dire par courants de Foucault dans le fer et « surfont dans les conducteurs en cuivre, provoquées par le courant. Elles doivent être mesurées en mettant en court-circuit « le secondaire du transformateur et en appliquant au primaire une f. é. m. suffisante pour faire circuler un courant d’in-« tensit.é égale à celle de pleine charge. La perte dans le transformateur, dans ces conditions, mesurée au wattmètre, donne « les pertes en charge ri2 dans les enroulements primaire et secondaire. »
- M. G. Dettmar dit dans ses Commentaires des ïtègles normales allemandes :
- « Lorsqu’il s’agit de transformateurs construits pour de grandes intensités et que le cuivre n’est pas très divisé, il faut
- a tenir compte qu’il s’engendre dans celui-ci des courants de Foucault qui augmentent avec la charge. Leur valeur doit aussi « être estimée, ce qui peut se faire en déterminant au moyen d'un wattmètre les pertes Joule correspondant à l’intensité
- « exacte. Les pertes ainsi mesurées comprennent également celles dues aux courants de Foucault. Toutefois, comme les « wattmètres pour les grandes intensités sont inexacts, il convient d’intercaler le wattmètre dans l’enroulement primaire et
- « de mettre le secondaire en court-circuit. »
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- 245
- déterminer facilement. Si l’on a tracé la courbe des pertes dans le fer en fonction de la tension aux bornes et que l’on désigne par w la valeur de ces pertes correspondant à la tension de l’essai en court-circuit, les pertes par courant de Foucault dans le cuivre de l’enroulement secondaire seront pour la pleine charge
- w'ef = Wec — (w-f-rdï +I’2U). [27]
- Mais cet essai n’est nécessaire qu’avec les transformateurs de grande puissance.
- Les différentes pertes ainsi déterminées, il y a lieu de tenir compte dans l’expression du rendement :
- 1° Que, par suite de la chute de tension, le voltage ne peut être maintenu constant aux bornes secondaires que par une augmentation de l’induction dans le noyau avec la charge; la valeur des pertes dans le fer déterminée par l’essai à vide doit donc être majorée en conséquence;
- 2° De même, les pertes dans le cuivre déduites de l’essai en court-circuit doivent être majorées de l’augmentation de courant qui se produit du court-circuit à la charge normale.
- La formule [21] qui exprime le rendement, devient ainsi ;
- __ VA cos f
- ” ~ VA cos Ÿ+ W0( 1 + + Wcc( 1 +/) X 10°' • ^
- Le rendement du transformateur triphasé de 15 KVA choisi comme exemple se déterminera donc comme suit :
- Pertes dans le fer. — D’après l’essai à vide, la puissance absorbée est de 302 watts pour 49,4 v. et 110,5 volts. Les pertes dans le cuivre étant inférieures à 1 watt, les pertes dans
- le fer pour 50 v. et 120 volts sont égales à
- W,
- S02 X
- (_4^14_)0,6
- I 10.5V >6
- 120
- 3o2 X
- 0,988°,'
- o,92o81,°
- B42 watts,
- résultat qui s’obtient également par l’abaque (fîg. 11).
- Pertes dans le cuivre. = D’après l’essai en court-circuit, la puissance absorbée est de 132 watts pour 0,5 ampère. On a donc
- W*= i32x
- = 13a X
- == 25i watts à pleine charge.
- o,3452 25i ,, 0 „ , j . ,
- — —j~ =02,0 watts a demi-charge.
- Chute de tension. — Suivant le diagramme (fîg. 5), les chutes de tension sont :
- Pour cos f — 1, : 1,786 % à pleine charge, 0,866 % à demi-charge;
- Pour cos f = o,85 : 3,848 % — 1,914% —-
- Augmentation de courant. — Suivant le diagramme (fig. 9), les augmentations de courant sont :
- Pour cos f=z 1, : 2,4i5°/0 à pleine charge, 4,9o5% à demi-charge;
- Pour cos f = o,85 : 3,463 °/0 — , 6,939% — p).
- P) Les formules d’Arnold donnent :
- s % cos f — 1 : 1,783 % à pleine charge, 0,861 % à demi-charge;
- cos f = o,85 : 3,8447 % — i,9i35% — ;
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- Le rendement du transformateur est donc :
- Pour cos p = i, à pleine charge — à demi-charge
- Pour cos p = o,85, à pleine charge — à demi-charge
- i5 ooo
- i5 ooo -f- 342(1 -(- OjOi’jSô)1’6 -(- 25i (i -f- o,024i5) 7 5oo
- 7 5oo -j- 342(1 -f- o,oo866)1’6 -f- 62,8(1 -]- 0,04905) 12 y5o
- 12 750 -j- 342(i -f- o,o3848)h6 -)- 25i (i -j- o,o3463)
- ________________________6 375_______________________
- 6 376 -f- 342(1 -f- o,oi9i4)h6 -f- 62,8(1 -(- 0,06939)
- X 100 = 96,1 % X 100 = 94,8% X 100 = 95,3 % X 100 = 93,8% •
- Dans les deux exemples qui suivent, l’auteur a appliqué les méthodes précédentes à Fessai d’un transformateur monophasé de 5 KVA et d’un transformateur triphasé de 50 KW pour cos y = 0,85.
- j°/o cosp=i, : 2,4i5 % — 4,9°4 % — 5
- cos p = o,85 : 3,463 % — 6,938 % —
- TRANSFORMATEUR MONOPHASÉ DE 5 KVA
- 5oo/i2o volts. — i/41,66 ampères. — 60 v.
- Rapport de transformation mesuré : 4r66
- Essai en court-circuit Essai à vide
- FnÉQUENCE VOLTS AMPÈRES DÉVIATION du wattmètre C = 2
- 57,2 I 42 0,8 23
- FRÉQUENCE VOLTS AMPÈRES DÉVIATION du wattmètre C = 5
- 67 . 122,5 3,7 44,5
- --I-----'•
- R-0TS00"100 7.
- Fig. 13.
- DISCUSSION
- Diagramme en court-circuit. — Puissance absorbée : 23 X 2 = 46 watts ;
- Volts-ampères aux bornes :
- 46
- 142 X o,8 = 113,5 ; cos « = = o,4o52 ; sin e* = 0,9147 .
- AB = X 4Xr^-X 100 =3,7275%; BC = 3,7275Xo,4o52=i,5i %;
- O , o 07,2
- AG = 3,7275 X °>9i47 = 3,4o9 %. — Chute de tension pour cos p = 1 : i,568 % à pleine charge, 0,77 % à demi-charge (d’après le diagramme fig. 12).
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Diagramme a vide.—Paissance absorbée : 44,5 X 5 = 222,5 watts pour 57 périodes, soit 216 watts pour 60 périodes. Volts-ampères aux bornes :
- 122,5 X 3,7 = 453,25. — Cos y
- 216
- = 0,477; siny = 0,879.
- DE
- 3.7
- X
- 5ooo
- 453,25
- x 100 = 8,7%; DF = 8,7 x 0,477 = 4d5%;
- 41,66 Xi 4 i, 66 X122,5 EF = 8,7 X 0,879 = 7,647 %. — Augmentation de courant pour cos f = 1 : 4,444% ® pleine charge, 9,477 % à demi-charge (d’après le diagramme fig. i3j
- DETERMINATION DES PERTES
- Pertes dans le fer : 222,5
- 57 y6
- 60 /
- 122,5\1 >e
- : 222,5 X 0,94 = 209 WattS.
- Pertes dans le cuivre : 46 X = 7* >67 watts à pleine charge
- Au5\2__71,67
- W
- et 46 X
- 17,9! watts à demi-charge.
- RENDEMENT
- PERTES FER PERTES CUIVRE PERTES PUISSANCE PUISSANCE RENDEMENT
- COS Ÿ = 1 W0(i+«)1-6 Wcc(i +/) totales utilisable absorbée %
- Pleine charge. Watts. ...... 212,3 8i,5 293,8 5ooo 5294 94,4
- Demi-charge. Watts 210,6 *9> 7 23o,4 2000 2780 9D6
- TRANSFORMATEUR TRIPHASÉ DE 58,9 K VA OU 50 KAV POUR COS f = 0,85
- i3ooo/125 volts. — 2,616/272 ampères. — 5o périodes.
- Rapport de transformation mesuré : io4.
- Essai sur le primaire, le secondaire étant en court-circuit
- FRÉQUENCE TENSION COMPOSÉE INTENSITÉ DÉVIATION DU WATTMETRE G = 17X250X0,001194
- Volts prim. Phases Ampères prim. Phases
- 54,5 56o i — 3 2,3o 1 “ 67,9
- 54,6 561 2—3 2,35 2 -j- 173,8
- 54,7 562 2 — 3 2,3o 3 +io5,g
- DISCUSSION
- Fréquence moyenne : 54,6 périodes. — Tension moyenne : 56i v. — Intensité moyenne : 2,317 A.
- Diagramme en court-circuit. — Puissance absorbée ; io5,9X 17 X 25o X 0,01 ig4 = 537 watts.
- Volts-ampères aux bornes :
- >- 537
- 561 X2,3i7Xv/3 = 2251. — cos « = —X = 0,2385 ; sin a = 0,9708.
- AB = X 2’3?7 X 5|~6 = °/°‘ “ BG = 4,422 X 0,2385= i,o55°/0. — AC = 4,422 X 0,9708 = 4,2g3 %.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 46.
- Chute de tension d’après le diagramme fig. il\.
- Pleine charge.
- ^ cos f— i, : i,148 °/0
- ( cos f = o, 85 : 3,20g °/o
- Demi-charge, o, 55 % 1,592 o/0.
- 1--------------
- R = l™ =100%
- Fig. 15.
- Ir = im = 100 %
- Essai sur le secondaire, le primaire étant à vide.
- FRÉQUENCE TENSION COMPOSÉE INTENSITÉ DÉVIATION DU WATTMETRE C = 4 X 2Ôo X 0,006695.
- Volts sec. Phases Ampères sec. Phases
- 55,8 1 23 1 — 3 9,l5 1 + 64,9
- — 1 24 2 3 7,38 2 -j- 1 i5,o
- — 125 2 — 3 9-96 3 + *79»9
- DISCUSSION
- Fréquence moyenne : 55,8 périodes. — Tension moyenne : 124 v. — Intensité moyenne : 8,83 A. Diagramme à vide. — Puissance absorbée : 179,9 X 4 X 25o X 0,006695 r= 1204,4 watts pour 55,8 périodes., soit 1286 watts pour 5o périodes. — Yolts-ampères aux bornes :
- 124 X 8,83 X V3 = 1896,4. — cos y = —= 0,678 ; sin y = 0,735.
- DE
- 8,83
- X'
- 13ooo
- 1896,4
- X 100 = 3,266 °/0. — DF = 3,266 X 0,678 = 2,214 %
- 104 X 2,616 104 x
- EF = 3,266 X 0,735 = 2,4 %.
- . Pleine charge.
- Augmentation de courant d’après le diagramme ( cos f ~ 1 : 2,242 °/0
- fig. i5................................... ( cos f~ o,85: 3,151 °/0
- DÉTERMINATION DES PERTES
- /55,8\Q6
- Pertes dans le fer : 1204,4 X 7--, N , y. = 1204,4 X 1,082 = i3o3 watts.
- / I 2 4 \1,b
- V 125 7
- f n j616\2 x
- Pertes dans le cuivre : 537 X y ’ ^ ÿj =684 watts à pleine charge
- Demi-charge.
- 4,544 %
- 6,311 %.
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- 249
- RENDEMENT
- Gos ? = Gos f 1 = o,85
- Pleine charge Demi-charge Pleine charge Demi-charge
- Pertes dans le fer W0(i -f-s)1’6 watts. i323 i3io i366 1334
- Pertes dans le cuivre, Wcc( i -)-/') — 700 178 7o5 182
- Pertes totales — 2023 1488 2071 1516
- Puissance utilisable —- 58820 29410 5oooo 26000
- Puissance absorbée »... — 60843 3o8g8 52071 2Ô5i6
- Rendement % 96)67 95,i8 96 9L2
- La détermination des conditions de fonctionnnement d’un transformateur est donc très simple et se réduit en réalité à deux essais, à vide et en court-circuit. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que la précision des résultats dépend essentiellement de la courbe de la force électromotrice appliquée. La courbe sinusoïdale est celle qui se prête le mieux aux essais; pour une charge non inductive, la chute de tension est d’autant plus grande que les ondes supérieures de la courbe de tension sont plus grandes et de fréquence plus élevée.
- De même, la forme de cette courbe influe sur les pertes par hystérésis. Ces pertes dépendent, en effet, de l’induction et, si Ton considère l’expression de la force électromotrice induite dans l’enroulement primaire d’un transformateur, soit
- E = 4A/N$io-8
- on voit que, pour un noyau de dimensions données et une tension efficace constante aux bornes, B est inversement proportionnel au facteur de formel. D’autre part, plus la courbe affecte une forme aplatie, plus ce facteur est faible et les pertes par hystérésis élevées; réciproquement une courbe de forme pointue entraîne des pertes plus faibles. Si, par exemple, on admet que, pour une courbe sinusoïdale, les pertes par hystérésis sont égales à 100 p. °/0, on aura pour
- k = i i,n 1,2 i,3 i,4
- W/ien0/o= 118 ioo 88,5 77,6 63,3.
- Les courbes pointues ont, par contre, le désavantage d’exiger, pour une même tension efficace, un isolement plus élevé que les courbes aplaties. Pour parer à ces inconvénients réciproques, les diverses règlementations ont choisi comme base des essais la courbe sinusoïdale.
- L. Drucbert.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- TURBO-ALTERNATEUR SAUTTER-HARLÉ ET Cie
- Ce turbo-alternateur, qui contribue à assurer le service de l’Exposition en fournissant des courants triphasés à 3.000 volts et 50 périodes, est représenté par la figure 1. Il est formé d’une turbine Rateau multicellulaire de 600 chevaux accouplée directement
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- avec un alternateur triphasé de 400 k\v., compoundé d’après le système Blondel; la vitesse de rotation est de 3.000 tours par minute.
- Les dimensions d’encombrement maxima sont: 7 mètres de longueur; 1 m. 60 de largeur ; 1 ni. 60 de hauteur maxima au-dessus du sol.
- La hauteur de l’arbre au-dessus du sol est de 1 mètre.
- Le poids du groupe complet, y compris l’éjecto-condenseur, est de 14.250 kg.
- Les figures 2 et 3 représentent, en plan et en élévation, l’installation du groupe. Sur ces figures, la turbine à vapeur est placée en A, l’alternateur en B, et l’excitatrice en C. Ces trois machines sont montées sur un bâti commun et leurs parties mobiles sont cla-vetées sur un arbre commun.
- Eau froide
- Fig. 2. — Vue en plan.
- TURBINE RATEAU. — La turbine reçoit la vapeur de la conduite générale de l’Exposition qui passe par la vanne de barrage G, la bouteille de purge H munie d’un purgeur automatique H', et la vanne d’admisssion montée sur l’obturateur E que commande le régulateur à force centrifuge F muni d’un compensateur.
- L’échappement de la turbine se fait dans l’éjecto-condenseur alimenté en R par la pompe centrifuge N que commande un moteur à courant continu O ; cette pompe est noyée dans un puisard. L’eau chaude sortant du condenseur passe dans une pompe centrifuge entraînée par un moteur électrique et est évacuée dans la conduite de retour de l’Exposition. L’échappement peut s’effectuer aussi par le tuyau I pour la marche à échappement libre (É-
- La turbine d’action Rateau est trop connue pour qu’il soit nécessaire de s’arrêter longtemps à sa description. Son principe repose sur l’emploi de la vapeur par pressions étagées. Chaque roue, travaillant d’une façon isolée dans une cellule fermée par deux diaphragmes, utilise une chute dépréssion déterminée qui est une fraction de la chute de pression totale entre la chaudière et le condenseur.
- Les diaphragmes fixes sont maintenus dans un corps cylindrique ; ils sont percés à leur périphérie d’orifices munis d’aubes directrices courbes et dont la section va en
- (') Les dispositions un peu particulières adoptées et l’emploi de moteurs à courant continu sont dus aux circonstances locales.
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- L’E C L AIR A GE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 46.
- croissant, depuis le premier, du côté de l’admission, jusqu’au dernier, du côté de l’échappement. La forme des aubages est telle que la vapeur, s’écoulant parallèlement à l’axe de la turbine suivant un élément d’hélice, ne se détende que dans les distributeurs fixes des diaphragmes et non dans les ailettes des roues. On arrive à réaliser des détentes de 100, 200 et même 250 avec un bon vide au condenseur.
- La distribution est faite suivant le principe de l’injection partielle, jusqu’à ce que le volume de vapeur devienne tel qu’il y ait nécessité d’injecter sur toute la périphérie ; dans ce cas, le distributeur occupe non plus un ou plusieurs arcs de cercle, mais la circonférence complète. La figure 4 donne une vue d’un jeu de diaphragmes Rateau.
- x:____
- Fig. 3. — Vue en élévation.
- Les roues sont en tôle emboutie : elles portent, à la périphérie, des ailettes rivées sur la jante et pourvues d’un bandage. L’une de ces roues est représentée par la figure 5. Dans la turbine de 600 chevaux exposée, il y a seize roues ayant 600 et 700 mm. de diamètre. La carcasse extérieure a pour longueur 1.700 mm. et pour diamètres 750 et 1.000 mm. La figure 6 représente un ensemble de roues et de distributeurs : les roues sont clavetées sur l’arbre et les distributeurs sont enfilés entre les roues.
- Dans la turbine Rateau, il n’existe pas de poussée latérale puisque, dans chaque cellule, la pression de la vapeur est constante et que l’effort moteur sur les roues mobiles est du uniquement à la quantité de mouvement du fluide. Des orifices sont d’ailleurs percés dans la tôle des roues (fig. 5 et 6) pour éviter toute réaction longitudinale. En outre, on peut ménager entre le cylindre et les roues mobiles, un jeu de plusieurs millimètres sans qu’il en résulte d’inconvénient. Enfin le joint d’une cellule à l’autre a lieu sur un petit diamètre, celui de l’arbre, ce qui permet de'réduire les
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- fuites, contrairement aux turbines à tambour où le joint se fait sur un grand développement.
- La régulation de vitesse est assurée par un obturateur automatique à soupape commandé par un régulateur à force centrifuge monté sur un des paliers de la turbine. Le fonctionnement très précis du régulateur permet de limiter à moins de 2 % les écarts de vitesse entre la marche _
- à vide et la marche en charge. La courbe de la figure 7 indique les variations de vitesse en fonction du temps; on voit que l’écart instantané au moment de la variation n’atteint pas 6 °/0.
- Quand la turbine doit fonctionner en surcharge de plus de 10 °/0 de la puissance normale, on admet, au moyen d’une soupape spéciale, de la vapeur en un point intermédiaire du cylindre. On peut augmenter ainsi de 30 °/0 environ la puissance normale.
- Les paliers, de très grande surface, sont à grais-Ils sont refroidis, ainsi que les paliers
- par une circulation d’eau amenée par quatre tuyaux nettement visibles
- Fig. 4. — Série de diaphragmes Rateau .
- sage à bagues de l’alternateur
- Fi"-. 5. — Roue Rateau en tôle emboutie.
- sur la figure 3.
- La consommation de vapeur à pleine charge, du groupe de 400 kilowatts, pour marche au condenseur avec une contre-pression de 0,08 kgr. à l’échappement, c’est-à-dire un vide de 92 °/0, est de 9 kgr. 7 de vapeur par kilowatt-heure avec de la vapeur à 12 kgr. absolus^ surchauffée de 100°. Pour une pression de 6 kgr. absolus, la consommation est de 11 kgr. 2 sans surchauffe et de 9 kgr. 5 avec surchauffe. A demi-charge, la consommation est seulement de 16°/0 plus élevée qu’à pleine charge.
- ALTERNATEUR. — L’alternateur est du type à induit fixe et inducteur tournant. Il produit des courants triphasés à 3.000 volts, 50 périodes, en tournant à une vitesse de 3.000 tours par minute. Sa
- puissance normale est de 400 kilowatts pour cos y = 0,85, mais il peut sans aucun inconvénient débiter cette même puissance sur un réseau où cos çp = 0,8, les conducteurs étant dimensionnés pour une puissance apparente de 500 K. V. A. L’inducteur est bipolaire : il est constitué par un noyau de tôles
- clavelées sur Par- n ,
- '• — Diagramme des variations de vitesses lors des variations de charge.
- qre et portant, dans
- des encoches disposées à la périphérie, un enroulement réparti. Le diamètre extérieur de cet
- Fig.[6.-
- Ensemble de roues et de distributeurs Rateau.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — No 46.
- inducteur est de 500 mm. L’enroulement aboutit à deux bagues de prise de courant en acier sur lesquelles frottent des balais métalliques feuilletés ou en toile métallique. L’intensité du courant d’excitation à pleine charge est voisine de 80 ampères. L’induit est constitué par des tôles maintenues dans une carcasse cylindrique en fonte de 1.150 mm. de longueur axiale et de 1.200 mm. de diamètre extérieur reposant sur le bâti par deux larges pattes boulonnées. Le diamètre extérieur des tôles est de 900 mm. : des canaux transversaux et des cannelures longitudinales permettent une circulation d’air très active et efficace, produite par un ventilateur monté sur
- l’inducteur. Les enroulements induits”sont placés dans des encoches mi-fermées et protégés par la carcasse qui les entoure complètement ; les trois phases sont connectées en étoile. L’échaufTement des conducteurs et du fer, en service normal, est de 40° au-dessus de la température ambiante.
- Le courant débité par l’alternateur a une forme presque sinusoïdale, grâce à une construction judicieuse de l’inducteur et de l’induit. Les courbes de la figure 8, par exemple, relevées au moyen d’un oscillographe Blondel, montrent qu’il n’y a aucun harmonique bas d’amplitude appréciable superposé à l’onde fondamentale.
- par M. Blondel. Ce procédé repose sur l’emploi, comme excitatrice, d’une petite commutatrice bipolaire calée sur l’arbre de la turbine et recevant, au moyen de trois bagues, des courants triphasés qu’elle
- WW
- Turbine
- Fig, 9, — Schéma des connexions
- L’alternateur est compoundé d’après un procédé imaginé
- Fig. 8. — Courbes de tension et de courant.
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- convertit en courants continus pour l’excitation. Ces courants triphasés sont fournis par un transformateur cle compoundage, dont les bobines primaires sont en série sur les conducteurs d’utilisation. Les différences de potentiel aux bornes des bobines secondaires croissent donc avec les intensités de courant débitées sur les trois phases, c’est-à-dire avec la charge de l’alternateur. La tension du courant continu produit par la commutatrice restant proportionnelle à celle des courants alternatifs, le courant d’excitation de l’alternateur croît avec la charge.
- L’excitation de la commutatrice est double : l’un des circuits inducteurs est branché en dérivation sur les bornes à courant continu de la commutatrice et, par suite, le courant dans ce circuit varie avec la tension produite ; l’autre circuit est relié aux bornes d’une petite excitatrice montée en bout d’arbre de la commutatrice et excitée en dériva-
- kï 2h
- o heures îo % it
- Fig. 10. — Variations du courant d’excitation.
- tion. Cette excitatrice produit une différence de potentiel constante, ce qui assure, dans l’un des deux enroulements inducteurs de la commutatrice, un courant d’excitation d’intensité constante.
- Le schéma de la figure 9 indique les connexions des différents appareils ou portions du circuit. Sur ce schéma, A représente l’induit de l’alternateur et B son circuit inducteur; T.C. le transformateur de compoundage ; i et ï les enroulements inducteurs de la commutatrice, sur le circuit desquels sont intercalés des rhéostats R/i que l’on règle une fois pour toutes; I un interrupteur tripolaire à huile; /"les lampes de phases alimentées par les transformateurs TP et servant au couplage en parallèle.
- Les variations automatiques du courant d’excitation de l’alternateur en fonction de la charge, obtenues avec le système de compoundage Blondel, sont mises en évidence par le graphique de la figure 10 qui représente l’intensité du courant d’excitation, relevée pendant une journée à l’Exposition de Liège au moyen d’un ampèremètre enregistreur. Cette courbe suit les variations de charge de l’alternateur produites par la mise en circuit ou hors circuit des différents moteurs alimentés par le circuit. Comme on le voit sur les figures 2 et 3, la commutatrice et son excitatrice ont leurs induits^ montés en porte-à-faux sur l’extrémité de l’arbre., du turbo-alternateur. Les carcasses [inductrices de ces deux machines sont supportées par un prolongement du bâti commun. Les balais de ces machines sont en charbon.
- Les appareils de mesure et de manœuvre relatifs à l’alternateur sont placés, à l’Exposition, sur une colonne T (fig. 2) qui supporte également les lampes de phase.* En outre, des fusibles à haute tension et un compteur triphasé sont placés sur les conducteurs d’utilisalion.
- Jean Reyval.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- LA FIXATION DE L’AZOTE ATMOSPHÉRIQUE
- PAR DES PROCÉDÉS ÉLECTRIQUES
- La fabrication des composés azotés a acquis, depuis quelques années, une importance considérable par suite de l’emploi de plus en plus répandu de ces corps comme engrais et de l’appauvrissement des gisements naturels de nitrate.
- Les différents procédés électriques de fixation de l’azote atmosphérique, qui ont fait l’objet d’applieations industrielles, ont pour but la production de composés oxygénés, synthèse de l’acicle nitrique et des nitrates. On sait que, sous l’influence des décharges électriques, la molécule d’azote et la molécule d’oxygène contenues dans l’air sont ionisées et s’unissent en formant des oxydes d’azote. En faisant agir les étincelles à haute tension sur l’air ou un mélange d’air et d’oxygène, d’air et d’azote, d’air, d’oxygène et d’azote, les molécules d’azote sont oxydées d’après l’équation thermique :
- Az2 -j- O2 -j- (2 X 2i .000 cal.) = 2A2O
- Cette réaction endothermique est incomplète et l’air, après passage de l’étincelle, renferme un mélange d’azote, d’oxygène et d’azote oxydé dans le rapport constant :
- K — où : a = As2 , b = O2 , c = AzO
- C
- Cette constante d’équilibre diminue rapidement à mesure que la température à laquelle s’effectue la réaction augmente, ce qui tend à prouver que, pour un bon rendement, il faut atteindre les plus hautes températures. Dans la pratique, on se heurte de ce fait à de graves difficultés etM. Rash propose d’employer comme électrodes les oxydes métalliques semi-conducteurs des terres rares, tels que les oxydes de thorium, zirconium, etc., déjà employés pour l’incandescence.
- Des essais faits avec l’air liquide ont donné des résultats assez curieux. Le courant d’une bobine d’induction avec interrupteur Wehnelt, à un potentiel de 3 à 4.000 volts, passant dans l’air liquide, donne, par un mélange préalable d’ozone, du trioxyde d’azote Az203 explosible. Avec un courant alternatif de 42 périodes par seconde (8-9 ampères au primaire) et 1.000 volts, il se sépare aux électrodes distantes de 2 mm. environ des flocons verts ; 300cc d’air liquide donnent 0,5 gr. de trioxyde d’azote Az203, poudre amorphe d’une faible couleur bleu célestedont le point de fusion est de 110°.
- D’après M. Fischer, les effluves sous forme d’auréoles produites par les courants de haute fréquence sont les décharges électriques qui donnent les plus grandes quantités d’oxyde d’azote. Les décharges obscures, ainsi que les étincelles, ne donneraient que de faibles quantités de ces composés. Le rendement croît, pour une même consommation d’énergie, avec la grandeur de l’auréole. L’état hygrométrique de l’air paraît n’exercer aucune influence sur ce rendement.
- La présence de l’ozone gêne la formation des oxydes d’azote. On obtient plus de AzO quand l’air circule que lorsqu’il est au repos ; dans ce dernier cas, la chaleur de l’auréole peut détruire le produit formé.
- D’après ce qui précède, on voit que le problème à résoudre est, en somme, le suivant : obtenir, par décharges électriques, dans des conditions spéciales, la combinaison de l’azote et de l’oxygène qui ne sont qu’un mélange dans l’air. Lepel, Naville, Guye, Prim, Dongall... puis Bradley et Lovejoy en Amérique, de Kowalski et Moscicki en Suisse, on
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- étudié attentivement la question et sont parvenus à établir des méthodes industrielles permettant de produire à un prix avantageux les composés nitrés.
- Le procédé Prim repose sur la combinaison des éléments de l’air à haute pression au moyen de la décharge lumineuse et de la décharge obscure. Dans ce but, on introduit à l’intérieur d’un récipient deux fds conducteurs destinés, l’un à amener le.courant pour la décharge obscure; l’autre à produire une étincelle. L’expérience a démontré, conformément aux observations de Fischer, que, pour obtenir de bons résultats, il était nécessaire de faire circuler l’air à faible vitesse. L’air sous pression, préalablement saturé d’humidité, est introduit dans un récipient où se trouve un condensateur composé de deux lames de verre revêtues de deux plaques métalliques.
- Dans l’appareil de Siemens et Halske, les composés oxygénés de l’azote sont obtenus en traitant par la décharge obscure un mélange d’air et d’ammoniaque, cette dernière substance servant à augmenter le rendement. Il se forme du nitrate d’ammoniaque qui se dépose contre les parois du récipient.
- Le procédé Mac Dougcill de Pallowfield diffère notablement des précédents. Il repose sur l’emploi d’un appareil formé de plusieurs chambres closes en grès (A fig. 1) dans lesquelles sont disposées des électrodes placées à une distance suffisante pour empêcher la formation d’étincelles, la production des oxydes d’azote devant s’effectuer sous l’influence de l’arc électrique.
- La batterie des divers récipients en grès communique d’une part avec un conduit E amenant l’air, et, d’autre part, avec un tuyau G qui conduit les produits formés aux appareils de condensation (H).
- Ces derniers comprennent
- plusieurs tours cylindriques garnies à leur partie supérieure de blocs de matières inertes. La partie inférieure H/ sert à recueillir les produits de condensation. Le récipient intermédiaire J sert de mélangeur. En elfet, les gaz envoyés en A sont formés non pas d’air pur, mais d’un mélange d’air et d’oxygène, l’oxygène ayant pour but, ainsi qu’on l’a déjà dit, d’augmenter le rendement. L’appareil est relié avec un alternateur et des transformateurs produisant du courant à haute tension.
- Fig. 1. — Appareil Mac Dougall.
- A l’usine de la Compagnie des produits atmosphériques, établie aux chutes du Niagara, les recherches ont porté spécialement sur la forme d’étincelles la plus propre à provoquer la formation d’AzO et AzO2. A la suite de nombreuses expériences, MM. Bradley et Lovejoy ont abandonné les étincelles statiques et le courant alternatif pour adopter l’arc à haute tension continue de 10.000 volts environ. Ils ont trouvé qu’il était avantageux d’employer des arcs électriques très étroits, ces arcs offrant une plus grande surface de contact avec l’air et la dissociation des produits formés étant ainsi notablement diminuée.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Ils emploient donc des arcs à haute tension, jaillissant entre deux points situés à petite distance, qu’ils interrompent brusquement par séparation des deux pôles.
- Le dispositif expérimental est le suivant : une bobine d’impédance est placée dans le circuit de manière à éviter que l’arc fasse un court-circuit sur la machine. L’appareil dans lequel se produisent les arcs est un tambour vertical pourvu d’ouvertures pour la circulation de 1’ air et muni d’un certain nombre d’électrodes fixes réunies au pôle positif de la machine. Dans l’axe du tambour est placé un cylindre entraîné à une vitesse de 500 tours par minute, par un petit moteur électrique, et pourvu de projections qui passent en regard des électrodes fixes sans les toucher. Ce cylindre est réuni au pôle négatif. On obtient ainsi, par minute, 3.000 arcs par électrode, c’est-à-dire 414.000 arcs en tout.
- L’air sortant de cette machine est chargé de 2.5% d’oxydes d’azote.
- Il est mis en contact avec de l’eau, ce qui donne lieu à la production d’acide nitrique.
- Grâce au mouvement des pointes, on évite le flux de courant qui suit la formation
- de l’arc. D’autre part, l’air étant enlevé aussitôt, on évite également la décomposition des produits formés.
- D’après les expériences du professeur Chaud 1er, de l’Université de Colombia, ce procédé serait fort économique. Malgré la faible proportion d’oxygène combiné (environ 3 % seulement), la production d’acide aux chutes du Niagara reviendrait à 0 fr. 18 environ, ce qui est fort avantageux, étant donné surtout que les produits sont absolument purs.
- La figure 2 représente schématiquement l’un des dispositifs employés : Un certain nombre de récipients de verre 1, pourvus de deux ouvertures, l’une 2 pour l’entrée de l’air, l’autre 3 pour la sortie des produits formés, reçoivent les électrodes 6 et 7. Ces électrodes, de forme particulière, sont reliées au circuit secondaire 8 d’un transformateur dont le primaire communique avec la source d’énergie électrique 12, par les conducteurs 11.
- Comme dans le procédé Mac Dougall, les produits formés dans les diverses chambres de verre sont conduits, à l’aide des tubes 4, à l’extrémité inférieure d’une sorte de tour de condensation 15, recevant par le haut une pluie d’acide sulfurique. Cet acide entraîne les gaz qui se condensent et se dissolvent : il tombe alors dans une chaudière 16 chauffée par un brûleur 17. Les gaz évaporés viennent se condenser dans un serpentin 18, d’où ils passent dans des récipients tubulaires 20, tandis que l’acide sulfurique est pompé au moyen d’un dispositif 21 pour servir à nouveau.
- La Société Atmospheric Product Cy, Niagara Falls, a essayé plusieurs variantes de ce procédé. Dans l’une, ainsi qu’on l’a dit, un arbre vertical porte une série de tiges servant d’électrodes qui, grâce à la rotation de l’arbre, viennent successivement passer devant les électrodes fixes reliées au circuit secondaire d’un transformateur. Dans un autre procédé, d’invention récente, les arcs électriques sont produits à l’intérieur d’un champ magnétique très intense. La quantité de produits formés croissant avec le voltage, on emploie des tensions très élevées et, en général, des courants alternatifs à haute fréquence.
- Fig. 2. — Appareil Lovejoy et Bradley.
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- A Fribourg, en Suisse, MM. de Kowalski et Moscicki emploient également les décharges électriques pour obtenir les vapeurs nitreuses qui sont ensuite transformées en acide nitrique par un procédé purement chimique. On obtient un maximum de vapeurs nitreuses avec un courant de 0,05 ampère sous 50.000 volts, avec une fréquence de 6.000 à 10.000 périodes, ce qui correspond à un rendement de 52 à 54 gr. d’acide nitrique par kilowatt-heure. Une addition de 50 % d’oxygène permet dédoubler la quantité d’acide produit.
- L’appareil de Kowalski et Moscicki se compose, en principe, d’un secondaire de transformateur dans lequel sont connectées en parallèle un certain nombre de bobines d’induction et de condensateurs produisant des décharges électriques. Le secondaire produisant une tension de 50.000 colts, on obtient, dans chaque récipient, des étincelles de 24 centimètres de longueur. La figure 3 représente la vue de la disposition générale. En b est un alternateur alimentant le primaire a d’un transformateur dont le secondaire c est relié aux conducteurs c\ c2, entre lesquels sont branchés en par allèle les appareils producteurs proprement dits. Chacun de ces derniers comprend :
- Une paire d’électrodes e, f, placées dans des récipients k dans lesquels on fait circuler de l’air ;
- Un condensateur g, monté en série avec une bobine de self h.
- De plus, chaque groupe de trois appareils producteurs est monté en série avec une bobine l calculée de manière à maintenir la fréquence primitive du courant alternatif dans les appareils d’utilisation en empêchant la propagation des courants oscillatoires.
- Enfin, une grande bobine de self i est connectée en parallèle avec les appareils.
- Le tout est placé dans des tours isolées pourvues d’ouvertures dans lesquelles se trouvent les tiges d’aluminium entre lesquelles jaillissent les arcs. Ces arcs multiples, produits par la charge et la décharge successives des condensateurs, sont obtenus sans aucun mouvement mécanique, contrairement aux appareils de l’usine de Niagara.
- Le rendement en acide azotique comporte environ 53 grammes par kilowatt-heure. Comme on l’a dit, il peut être doublé si l’on ajoute 50 % d’azote à l’air mis en traitement. Pour la fabrication de 1 kg. d’acide, 500 litres d’azote seraient nécessaires. Si le gaz est produit électrolytiquement, il nécessite 8 kw.-h. qui, ajoutés aux 3 kw.-h. absorbés par la réaction, donnent 17 kw.-h.
- L'appareil construit et essayé absorbe 33 chevaux électriques ; il permet d’obtenir 1.155 gr. d’acide nitrique par heure, soit 35 gr. par cheval-heure. On a constaté que, si la fréquence dépassait 10.000 périodes par seconde, le rendement en acide azotique baissait. Par contre, les résultats sont meilleurs si l’on augmente la tension. Malheureusement les transformateurs actuels ne permettent guère d’employer des différences de potentiel de 150 à 200.000 volts.
- D’après le procédé de Kowalski et Moscicki, 100 kgr. d’acide nitrique reviennent à environ 9 fr. 50, si l’on calcule le kw.-heure à 0 fr. 0095. Le prix de vente actuel étant de 26 à 27 francs les 100 kg. ,on voit que le nouveau procédé présente de sérieux avantages au
- vwvwwwwwvww-
- Fig. 3. — Pi’océdé Kowalski et Moscicki.
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N» 46.
- point de vue économique. Aux chutes du Niagara, le prix de revient pourrait être encore réduit de moitié.
- Procédé Birkelcind Eyde. — Dans un mémoire présenté par M. J. Erdstrom au Congrès international de l’Electricité à l’Exposition de Saint-Louis, l’auteur expose le procédé du professeur Birkeland et de M. Eyde de Christiania. Ce procédé repose sur la propriété que possède un champ magnétique de souflter l’arc électrique qui jaillit entre les électrodes reliées à une bobine d’induction. Si Ton allume l’arc et si, ensuite, on fait agir un champ magnétique puissant, on peut obtenir une succession d’arcs à vibrations extrêmement rapides, atteignant plusieurs centaines de périodes par seconde. On peut alimenter Tare et Télectro-aimant soit avec du courant continu, soit avec de l’alternatif, soit également l’un avec du continu et l’autre avec de l’alternatif, Quand Tare et le champ magnétique sont produits par du courant continu. Tare est rejeté toujours du même côté.
- Ce procédé diffère de ceux de Bradley-Lovejoy et de Kowalski-Moscicki, en ce qu’il permet de consommer dans les arcs une grande quantité d’énergie électrique. L’arc étant alimenté par du courant alternatif à 5.000 volts et à 50 périodes, les électrodes ont pu fonctionner plusieurs centaines d’heures sans avoir besoin d’être changées, Tin-fluence destructive des arcs étant relativement faible, parce que le point de contact se déplace constamment d’un point à l’autre de l’électrode, à laquelle on peut donner une grande surface et que Ton peut même construire en fer ou en cuivre avec refroidissement par circulation d’eau. La quantité d’acide nitrique obtenue s’est élevée à 900 kilogrammes par kilowatt-an. L’air sortant de l’appareil est chargé de 2 à 3 % de protoxyde (xAzO) qu’il faut préalablement transformer en peroxyde. Cette réaction s’effectue par voie chimique dans une chaudière émaillée. Après cette opération, l’air qui contient encore un peu d’oxyde d’azote est aspiré dans une tour d’absorption où il est mis en contact avec une solution de soude caustique. 11 se forme un mélange de nitrate et de nitrite de soude que Ton utilise pour fabriquer du nitrite de soude pur.
- A. Berthier.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la chute cathodique et le gradient de potentiel dans l’oxygène, le chlore, le brome et l’iode. — Bode. — Physikalische Zeitschrift, i" octobre 1905.
- La chute cathodique dans l’oxygène a déjà été déterminée avec une électrode de platine par Capstick qui a trouvé le chiffre de 369 volts. Pour être certain qu’aucune trace d’ozone ne puisse troubler les résultats, l’auteur a fait à nouveau cette mesure à une tem-
- pérature comprise entre 200° et 30(P, à laquelle l’ozone ne peut plus subsister. La chute cathodique a été trouvée égale à 370 volts en moyenne. Avec une électrode d’aluminiumr la chute cathodique a été comprise entre 300 et 320 volts.
- Le gradient de potentiel a été mesuré par l’auteur dans un tube de 3 mm. de diamètre et de 18 cm. de longueur. Les valeurs obtenues avec une intensité de courant de 5,10-4 ampères sont indiquées dans le tableau I.
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- 18 Novembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
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- TABLEAU I
- PRESSION
- GRADIENT
- en mm.
- G/p est le quotient du gradient par la pression.
- Le gradient a à peu près la meme valeur dans l’oxygène et dans l’azote.
- Pour la chute cathodique dans le chlore avec une électrode de platine, l’auteur a trouvé des chiffres compris entre 320 et 340 volts. Cette faible chute cathodique est surprenante, car le potentiel explosif est relativement élevé dans le chlore. La valeur du gradient a été trouvée très élevée (environ trois fois plus considérable que dans l’oxygène et l’azote) et augmentait avec la pression plus rapidement que dans ce gaz.
- La pression était déterminée au moyen d’un manomètre à acide sulfurique. Le tableau II résume les résultats obtenus.
- TABLEAU II
- PRESSION GRADIENT DANS G /p dans
- en mm CZa 02 C/2
- 0.2 IO
- o,3 3i — — 12 io3,3
- 0,4 — 39 - i4 97>5
- o,5 — 45 — 16 90, o
- 0,6 49 — — 18 81,7 74,3
- 0,7 - — 52 20
- 0,8 — — — —
- 0,9 — 67 63 — >74,4 (70,0
- 1,0 — 76 — — 76,0
- 1,1 79 — 77 — (7»>7 i7°>°
- ffi7,5
- 1,2 81 79 ?65,7
- 1,75 — — 109 — 62,3
- G9 — — 126 65,8
- Pour les mesures dans la vapeur de brome, l’auteur plaçait le brome liquide dans des
- petites ampoules de verre vide d’air, et brisait ces ampoules dans le tube à décharge préalablement vide en laissant tomber sur elles un morceau de fer soutenu de l’extérieur par un électro-aimant. La pression nécessaire était obtenue au moyen de mélanges réfrigérants.
- La chute cathodique observée a été comprise entre 376 et 414 volts. L’espace obscur de Faraday était très petit. Les résultats de ces mesures, qui ont présenté des difficultés considérables, sont résumés par le tableau III.
- TABLEAU III
- PRESSION
- en mm
- La chute cathodique a été déterminée dans la vapeur d’iode comme dans la vapeur de brome. La pression nécessaire était obtenue par échauffement à 50° environ. Les valeurs trouvées sont comprises entre 380 et 430 volts
- R. V.
- Action de l’éclairement et influence de la température sur les décharges électriques. Décharges dans le chlore, le brome et l’iode. — Gorton. — Drudes Annalen, octobre 1905.
- L’auteur s’est proposé de déterminer le potentiel minimum pour les décharges entre pointes dans le chlore, le brome et l’iode. Il s’est servi d’une machine de Yoss entraînée par un électromoteur et d’un électromètre de Braun étalonné de 0 à 5.000 volts. L’appareil consistait en un tube de verre contenant une pointe placée en regard d’un cylindre en platine relié à la terre. Un dispositif approprié formé de deux conducteurs permettait d’échauffer la pointe jusqu’à l’incandescence au moyen d’un courant électrique.
- Les résultats obtenus pour l’action de la lumière ultraviolette sont résumés par le tableau I, qui indique les valeurs du potentiel minimum M.
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- TABLEAU I
- Valeurs du potentiel minimum.
- NATURE DE LA POINTE ET DU GAZ POINTE nouvellement nettoyée APRÈS PASSAGE des décharges POINTE éclairée POINTE non éclairée POINTE éclairée
- Platine dans l’oxy-
- gène —2o5o —23oo —2o5o — —
- Zinc dans l’oxygène 2180 245o 2180 — —
- Platine dans 1 hydro-
- gène 1100 1260 1100 1800 1100
- Aiguilleàcoudre dans
- l’air 1600 245o 1600 — —
- Il est curieux cle constater que la lumière est sans action quand la pointe est nouvellement nettoyée mais abaisse, à la valeur trou-
- vée dans ce cas, la valeur du potentiel minimum relatif à une pointe non nettoyée.
- Les chiffres du tableau II montrent l’influence de réchauffement de la pointe jusqu’à l’incandescence.
- TABLEAU II
- NATURE DE LA POINTE ET DU GAZ NETTOYÉE INCANDESCENTE ÉCLAIRÉE | NON ÉCLAIRÉE ÉCLAIRÉE NON ÉCLAIRÉE ÉCLAIRÉE
- Platine dans l’oxygène — 2000 3160 2060 3160 2050
- Platine dans l’hydrogène IIOO 1260 I IOO i3oo I IOO i45o I IOO
- Le tableau III indique les résultats obtenus en soumettant la coupure explosive à l’action du radium.
- TABLEAU III
- Influence d’une préparation de radium placée en dehors du récipient.
- NATURE DE LA POINTE ET DU GAZ NETTOYÉE APRÈS INCANDESCENCE SOUMISE A L’ACTION DES RAYONS
- Pointe de platine dans l’oxygène. Platine dans l’hydrogène -j- 2Ô5o 1900 -f- 2900 — 33oo -j- 1700 — i63o -f- 2Ô5o — 1900 -j~ i53o — 1100
- On voit, d’après les résultats qui précèdent, qu’une pointe peut être sensible ou insensible : elle est généralement insensible quand elle a été nouvellement taillée et devient sensible après avoir fonctionné dans de l’hydrogène, de l’oxygène ou de l’air humide. Dans le brome au contraire, les pointes deviennent insensibles, ce qui diminue le potentiel minimum.
- TABLEAU IV
- Décharge dans le chlore. Température -(- 20°.
- PRESSION + M — M
- 560 2680 1900
- 610 2600 1810
- 53o 2480 1700
- 440 2300 i58o
- 34o 2o5o i45o
- 280 1870 1320
- 210 1720 1210
- 180 1660 1170 io5o
- 110 1440
- 80 1260 9IQ
- 4o 1160 84o
- L’auteur a fait des expériences avec des pointes de differents métaux et a trouvé qu’elles peuvent toutes être rendues sensibles si on les porte à l’incandescence. La sensibilité provient, dans la plupart des cas, d’une pellicule d’oxyde.
- Les résultats obtenus dans l’étude des décharges à l’intérieur du chlore, du brome et d’iode, sont résumés par les tableaux IV, V et VL
- TABLEAU V
- Décharge dans le brome.
- TEMPÉRATURE PRESSION + M — M
- 6o° C. 780 2910 1810
- 55 67O 2680 1750
- 5o 570 2Ô00 1660
- 45 48o 22ÔO i65e
- 4o 390 2120 1570
- 35 . 33o ig3o i53o
- 3o 270 1790 14oo
- 25 2l5 1670 i36o
- 20 175 i53o I 250
- l7 i5o i5oo 1160
- I I 115 i34o 11 10
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- TABLEAU VI
- Décharge dans l’iode.
- TEMPÉRATURE PRESSION + M — M
- i85° C. 760 2620 1870
- 175 585 2400 1800
- 170 5oo 2270 1680
- 160 3go 215o 1575
- i5o 290 2025 i55o
- i4o 220 i85o 1370
- i3o 160 1570 I 2ÔO
- 120 115 i53o 1 i4o
- 100 45 1200 9°°
- Enfin, le tableau VII contient les résultats obtenus avec la même pointe soumise aux rayons ultraviolets et placée dans les différents gaz. Les chiffres se rapportent tous à une température de 20°.
- TABLEAU VU
- PRESSION 486 mm. PRESSION 760 mm.
- GAZ ' — —
- + M — M + M — M -f-M — M —Si
- H2 1370 1 i4o 1,20 1120 1000 1,12
- n2 i93o i4oo 1,36 i63o 1200 1,36
- o2 255o 195° 1,3i — — —
- Air 2250 1660 1,35 i93o 15oo 1,29
- ci2 2680 1900 1,41 2400 1660 1,45
- Br2 — — — 2500 1700 i,47
- h — _ 2620 1870 1,4o
- E. B.
- Influence des rayons du radium sur les décharges électriques. —- Willows et Peck.— Philosophical Magazine, 6, 1905.
- Les auteurs ont étudié l’influence de la radiation émanant de 5 mgr. de bromure de radium sur la décharge électrique produite entre deux sphères de laiton de 27 et 48 mm. de diamètre. Ils ont trouvé les résultats suivants :
- Quand l’écartement des sphères est supérieur à 2 cm., l’action dépend du sens de la décharge : quand la plus grosse sphère était chargée positivement, on n’observait pas d’effet : quand, au contraire, la petite sphère était positive, l’étincelle était soufflée. Ce phénomène était d’autant plus facile à observer que
- la distance entre ces sphères était plus considérable. Pour les très grandes distances, où un faisceau positif seul était visible, ainsi qu’une faible lueur recouvrant la cathode, la décharge était extrêmement sensible et cessait dès qu’on approchait le radium à un mètre de l’éclateur. L’interruption de la décharge était toujours accompagnée d’une diminution de l’intensité. L’extrémité positive de l’étincelle est surtout sensible aux rayons du radium. Quand la pression diminue, cette action diminue également.
- L’auteur pense que l’action constatée des rayons du radium sur la décharge électrique dépend d’une propriété particulière des rayons p et non du nombre des ions produits, car les rayons Rôntgen correspondant aux rayons y n’exercent à peu près aucune action, quoiqu’un électroscope chargé fût déchargé par ceux-ci en 1/300 de seconde, comme par les rayons y. Les rayons de Lenard au contraire, qui sont de même nature que les rayons p, produisent la même action et arrêtent le passage de la décharge.
- R. R.
- Sur le vent électrique. — Schaffers ('). — Physi-kalische Zeitschrift, 1" octobre.
- Le vent électrique est le produit de trois facteurs différents : la modification de forme d’un conducteur fluide sous l’influence de la force électrostatique, la répulsion entre les ions de même charge, et l’action exercée parles ions sur le fluide.
- L’auteur a séparé les trois effets. En tenant une pointe positivement chargée à proximité d’une flamme, et en interposant une plaque de verre, il a constaté que la partie jaune de la flamme est repoussée, tandis que la partie bleue de la flamme est attirée. En remplaçant la plaque de verre par une toile métallique reliée à la terre, il a trouvé que toute la flamme est repoussée, les ions étant arrêtés par la toile. Enfin en enlevant cette toile, il a constaté la superposition des deux effets, c’est-à-dire l’existence du phénomène ordinaire du vent électrique.
- L’auteur décrit une expérience dans lequelle la répulsion des ions produit un effet plus
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XLY, 4 nov. 1905 p. 182.
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- considérable que l’air en mouvement. Il place six palettes en aluminium sur une petite roue montée sur un arbre et fait agir sur elle une pointe chargée qu’il décharge d’après le principe sur lequel sont basées les machines à influence. On constate que la roue tourne dans la direction opposée à celle du vent électrique.
- E. B.
- Dispersion électrique par les isolants sous l’effet de la lumière et à la pression atmosphérique. — Reiger. — Drudes Annalen, octobre igo5.
- La dispersion d’une charge négative sous l’influence de lumière ultra-violette a été souvent indiquée comme une des propriétés des métaux et non des isolants. Cependant on peut constater pour presque tous les corps une dispersion électrique sous l’influence de la lumière.
- L’auteur a étudié la dispersion sur les isolants au moyen d’un électromètre de Hallwachs et d’un petit condensateur formé de deux disques de laiton de 2 cm. de rayon supportés par des tiges d’ébonite. Sur l’un des disques du condensateur était placée la plaque isolante à étudier. Ce disque était relié au pôle négatif d’une batterie dont le pôle positif était connecté à la terre. La plaque isolante était carrée et avait 6 cm. de côté.
- 1° L’auteur a constaté que ce sont les rayons les plus ultra-violets qui sont les plus actifs. Le courant électrique qui prend naissance étant proportionnel à l’intensité des rayons ultraviolets incidents, le rapport des courants observés avec et sans substance absorbante permet de déterminer l’intensité des rayons actifs.
- TABLEAU I
- SUBSTANCE ABSORBANTE ÉPAISSEUR NOMBRE de rayons actifs ayant traversé
- Mica o,o3 3 %
- — o, 26 < o,5 —
- Verre (blanc, jaune et bleu i,g — 2,5 < o,5 —
- Spath-fluor 3,07 i5 —
- Quartz I 2,62 75 —
- Quartz I 5,o3 60 —
- Quartz II 3,83 60 —
- L’auteur a obtenu, pour différentes matières absorbantes, les chiffres indiqués parle tableau I.
- Ces chiffres ont été calculés d’après les courants observés avec et sans substance absorbante.
- D’après ses expériences sur le verre, l’auteur admet comme vraisemblable que les rayons ultra-violets ne sont pas seuls actifs, mais que les rayons visibles produisent aussi une dispersion très faible de l’électricité négative.
- 2° L’action des rayons doit être unipolaire, si la dispersion sous l’influence de la lumière correspond à des rayons cathodiques émis par le corps éclairé. Le tableau II résume, à cet égard, les résultats obtenus et se. rapporte à une plaque de verre chargée. On voit que, cependant, dans le cas d’une charge positive, la valeur du courant est un peu plus considérable quand la plaque est éclairée que quand elle ne l’est pas.
- TABLEAU II
- POTENTIEL de la plaque de verre COURANT sans éclairement ampères) avec éclairement
- -j- 1200 — 1200 1200 0,12.10—l3 0,09 — 0,20 — 0,21.10—13 16,8 — o,38 —
- 3° En poursuivant l’étude de la dispersion suides plaques de verre, l’auteur a trouvé que la dispersion est différente pour différentes plaques, mais est toujours du même ordre de grandeur. Le tableau III résume les résultats obtenus
- TABLEAU III
- NATURE de la plaque de verre ÉPAISSEUR en cm COURANT
- 1 Verre à vitres fortement verdâtre o,35 4.5.IO-I3
- 2 Verre à vitres faiblement verdâtre 0, i4 10,1 —
- 3 Verre blanc 0,12 16,4 -
- 4 - 0,22 o.63 i3,1 —
- 5 Verre à glaces 5,5 —
- 6 — 0,69 6,5 —
- 7 Verre à vitres à surface mate 0,26 16,4 —
- 8 Verre coloré rouge 0,17 12,8 —
- 9 — jaune-brun. . 0,22 J9>9 ~
- 10 — vert 0,23 12,3 —
- 11 — bleu 0,22 io,3 —
- 12 — violet rougeâtre. o,3o i3,1 —
- L’intensité du courant augmente avec le potentiel de la plaque de verre. Le tableau IY
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- donne les valeurs trouvées pour quelques plaques en fonction du potentiel à la pression atmosphérique. La distance de la plaque du condensateur à la plaque de verre était de 2 cm. La distance de la source lumineuse était de 12 à 13 cm. L’intensité de courant dans cette lampe à are est indiquée par la lettre J.
- TABLEAU IV
- Plaquen°9; J = 4,2. Plaquen0 i; J = 5.o. Plaque n° 6; J = 5,o
- POTENTIEL de la plaque (Volts) i GOURANT (Amp. 10—l3) POTENTIEL de la plaque (Volts) COURANT (Amp. 10—l3) POTENTIEL de la plaque (Volts) £ ï § 2 « § g. u s
- — 2 < 0,04 — 20 o,4 — 20 0,7
- - 4 0,12 — 4o 1,0 — 40 1,6
- — 8 0,41 — 80 1,6 — 80 2,5
- 12 O . 75 — 200 3,2 — 200 4-9
- — |6 1,0 — 4oo 4,2 — 400 5,8
- — 20 1,3 — 800 5,6 — 800 7,6
- — 4o 2,5 — i4oo 6,6 — i4oo 1,11
- — 8o 4,8 — 2600 8,2 — 2600 1,24
- —• 200 8,2
- — 4oo 11,4
- — 8oo i4,8
- — i4oo 16,9
- — 2600 20,6
- Ces chiffres montrent que, avec le verre, la relation entre l’intensité et le potentiel est la même que pour les courants observés avec les métaux par Schweidler.
- 4° Les mêmes expériences, répétées sur des corps isolants autres que le verre, ont donné les mêmes résultats et ont montré qu’il existe toujours une dispersion sous l’influence de la lumière. Le tableau V indique quelques résultats obtenus avec un potentiel de 2.000 volts. Le courant dans la lampe à arc avait une intensité de 5 ampères.
- TABLEAU V
- ISOLANT ÉPAISSEUR (mm) GOURANT Amp. 10—,3
- Ebonite 1 ,o5 17,8
- — 2,94 7°,°
- — 5,07 33,5
- Mica 0,6 18,8
- Gomme laque 2,85 35,2
- Cire 4,7 2,3
- Colophane 4,75 16,4
- L’auteur tire de ses expériences les conclu-
- sions qui suivent : La dispersion électrique se produit, sous l’influence de la lumière, sur les corps isolants comme sur les métaux. Les phénomènes ne diffèrent entre eux, pour différentes substances, que par l’intensité du courant.
- D’après les expériences de Lenard, la dispersion sur les métaux provient de l’émission de rayons cathodiques rapidement absorbés. Il en est de même pour les isolants qui, placés dans le vide sous l’influence de rayons ultra-violets et chargés négativement, émettent des rayons cathodiques.
- R. V.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les avant-projets d’installations hydrauliques. — Baashuus. — Elektrotechnische Zeitschrift, ig octobre 1905.
- Connaissant la chute utile H en mètres et la quantité d’eau utilisable A en mètres cubes par seconde, on obtient la puissance totale des turbines par la formule
- N'= io.Q.H.N' =
- A.H.io3
- 75
- Cette puissance totale est répartie en plusieurs unités de N chevaux.
- Le type de turbines à employer dépend des conditions locales, et en particulier, de la vitesse de rotation nécessaire. Actuellement, deux types de turbines seulement sont employés : les turbines Francis pour chutes de 1 à 100 mètres, et les roues Pelton pour chutes de 50 à 500 mètres de hauteur. Les premières sont d’un emploi particulièrement commode et peuvent s’adapter sous differentes formes.
- Le rendement dépend de la chute utile H en mètres, de la puissance N en chevaux et de la vitesse de rotation n en tours par minute. Ces trois grandeurs peuvent être réunies dans l’expression suivante, qui, en pratique, caractérise une turbine :
- v7
- N_
- V/H
- Le rendement de la turbine^dépend du facteur An; le tableau suivant indique la valeur du rendement et de ce facteur^pour un certain nombre de turbines Francis.
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- l;eceairage Electrique
- T. XLV. — N° 46.
- TABLEAU
- fcLx >7
- 35o 75 %
- 325 76 —
- 3oo 77 —
- 276 78 -
- 200 79 —
- 225 80 —
- 200 81 —
- 82 —
- ]5o 83 —
- 125 84 -
- IOO 84 -
- 75 82 —
- 5o 80 —
- Une valeur élevée du facteur kN, comprise entre 350 et 250, par exemple, indique une turbine à grande vitesse de rotation : une faible valeur du facteur caractéristique, 75 à 50, par exemple, indique une turbine à vitesse de rotation très lente. Le meilleur rendement est atteint, comme le montre le tableau, pour des valeurs moyennes du facteur caractéristique.
- Mais, si l’on vqut se placer dans les conditions de rendement maximum, on peut arriver à des vitesses de rotation trop faibles et à des prix trop élevés sur les très basses chutes : au contraire la vitesse de rotation serait trop élevée sur les hautes chutes.
- Le meilleur moyen pour augmenter la vitesse de rotation consiste à accoupler plusieurs roues sur le même arbre : on peut améliorer ainsi le rendement. Si, par exemple, une génératrice électrique exige 1.000 chevaux à 175 tours par minute et que la chute ait une hauteur utile de 12 mètres, le facteur caractéristique est
- , it5 /iooo K
- /eN = —t / __ = 200 approximativement,
- 12 V yi2
- si la turbine n’a qu’une roue et un distributeur. Le tableau qui précède montre que, dans ces conditions, le rendement est voisin de 79 % . En employant une turbine double, dont chaque roue fournit la moitié de la puissance totale, on a
- , it5 /5oo 25o k
- Ks = —1— \ / -^r = —r = 170 approximativement,
- 12 V vb2 yA
- Le rendement correspondant est d’environ 82 %. En employant une turbine triple ou
- quadruple, on obtient comme facteurs caractéristiques :
- a5o „
- —— = i5o environ
- \ 3 ou
- 2ÔO K
- —- = 120 environ.
- V4
- Dans ces derniers cas, on peut, lorsque l’eau est peu abondante, mettre hors service une ou plusieurs roues, de façon à utiliser avec le meilleur rendement possible, au moyen des autres roues, la quantité d’eau disponible.
- On peut employer avec autant d’utilité le facteur caractéristique pour les autres types de turbine. Ainsi, pour les roues Pelton, la valeur de ce facteur est comprise entre 20 et 5, tandis que, dans la turbine Francis, elle ne peut pas descendre au-dessous de 50. Dans les roues Pelton, le rendement varie aussi avec les dimensions de la turbine, comme le montre le tableau suivant :
- TABLEAU
- /îN -n
- 20 75 %
- 17,5 76 -
- i5 77 —
- 12,5 78 —
- 10 79 —
- 7>5 80 —
- 5 81 —
- Les chiffres de ce tableau sont, bien entendu, des valeurs moyennes qui s’appliquent au cas d’un seul distributeur agissant sur une seule roue.
- Comme pour les turbines Francis, on peut, afin d’obtenir une vitesse élevée pour un rendement donné ou un rendement élevé pour une vitesse donnée, employer plusieurs distributeurs agissant sur la même roue, ou placer plusieurs roues sur le même arbre. Par exemple, s’il faut une puissance de 400 chevaux avec un rendement minimum de 77 % sous une chute utile de 75 mètres, on voit que le facteur caractéristique doit avoir pour valeur 15 environ. La vitesse de rotation est alors
- n = /tNHy/lt1=.6.7B. ^/g=i66
- Cette vitesse de rotation paraissant trop faible, on peut faire agir deux distributeurs sur la
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- 18 Novembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 207
- roue. Chacun d’eux produit 200 chevaux et la vitesse de rotation est
- 166 v 2 = 235.
- Avec quatre distributeurs et deux roues, on aurait comme vitesse de rotation
- 166 \ 4 = 33a
- et, avec six distributeurs et deux ou trois roues,
- 166 y 6 = 4oo tours environ.
- La valeur du facteur caractéristique kN étant la même dans ces différents cas, les valeurs de rendement restent pratiquement les mêmes et voisines de 77 % .
- Après avoir indiqué l’utilité du facteur caractéristique, l’aut-eur donne un certain nombre d’indications pratiques.
- Les turbines dites « de série » ont les mêmes angles et les mêmes rapports des sections de passage. Elles sont toutes semblables les unes aux autres et ne diffèrent que par les dimensions. Les différentes turbines d’une série ont le même facteur caractéristique, même quand elles travaillent sous différentes chutes. Pour une même hauteur de chute, les vitesses de rotation sont inversement proportionnelles au diamètre, les quantités d’eau et les puissances sont directement proportionnelles au carré du diamètre. Pour différentes chutes, les vitesses de rotation et les quantités d’eau sont proportionnelles aux racines carrées des hauteurs de chute yH. Les puissances correspondantes sont proportionnelles à H\/H. Les différentes sections de passage de l’eau étant proportionnelles entre elles et ces proportions étant les mêmes pour les différentes turbines d’une même série, toutes les dimensions intéressantes peuvent être rapportées au diamètre de la roue. Si, par exemple, le diamètre de la carcasse d’une turbine est 2.100 mm. et celui de la roue 1.000 mm., le diamètre de la carcasse d’une turbine de la même série
- g
- ayant une roue de 800 mm. sera — x 2.100= i.68omm
- 10
- Il en est de même pour tous les organes de la turbine.
- Si donc l’on a à faire un projet d’installation de turbines de facteur caractéristique donné, on peut chercher dans les descriptions d’installations hydrauliques une turbine ayant à peu près le même facteur caractéristique et prendre
- cette turbine comme point de départ pour la détermination de la nouvelle installation : il suffît de connaître le rapport entre le diamètre de la turbine construite et celui de la turbine à établir. Si I on ne connaît pas le diamètre, on peut le déterminer en se rappelant qu’il doit
- correspondre au rapport ~ •
- Quelques exemples permettent de se familiariser avec ces considérations générales.
- Soit, par exemple, à faire le projet de turbines à arbre horizontal de 750 chevaux à 200 tours par minute sous une hauteur de chute de 20,5 mètres. Le facteur caractéristique est :
- /cN =
- 200
- 20,5
- ^5o
- Y^20,5
- I2Ô •
- On peut employer une turbine Francis simple. On trouve un grand nombre de descriptions de l’installation de Saint-Maurice. Les turbines sont établies pour 1.000 chevaux, 300 tours par minute et 32 mètres de chute, mais leur facteur caractéristique est 125. Le diamètre des roues est connu et est de 1.000 mm. Le rapport entre le diamètre des turbines à projeter et celui des turbines de Saint-Maurice est
- \J 20,5 200
- ——— = 1,2 \/32
- 3oo
- Les turbines à établir doivent donc, dans tous leurs organes, être 1,2 fois plus grandes que celles de Saint-Maurice. Celles-ci couvrent une surface de 3.5 X 3,5 = 12 mètres carrés environ. Les turbines à établir couvriront 12 X 1,22 = 18 mètres carrés environ. La conduite pour cinq turbines de Saint-Maurice a 2.700 mm. de diamètre : celle de l’installation projetée doit avoir, pour cinq turbines, 1,2 X 2.700 = 3.300 mm. de diamètre environ, etc.
- Soit une chute de 155 mètres de hauteur qui doit alimenter une turbine de 1.500 chevaux à 450 tours par minute. Le facteur caractéristique est
- /eN = 31,8.
- Il faut donc employer une roue Pelton à plusieurs distributeurs. On trouve dans la littérature une turbine de même facteur caractéristique (33,3), celle de 1.000 chevaux de Kubelwerk. Cette
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-
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-
- 268
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV.
- N° 46.
- turbine fonctionne sous une chute de 92 mètres et tourne à 330 tours par minute. Elle possède six distributeurs, ce qui donne, pour le facteur caractéristique intéressant le rendement,
- facteur correspondant à un rendement de 77 à 78 % .
- Le rapport de similitude entre les deux turbines est
- 3°° = o,865 45o
- La turbine de Kubelwerk couvre une surface de 3 X 4,5 = 13,5 mètres carrés ; la turbine à établir couvrira donc 10 mètres carrés, etc.
- Il est nécessaire également, pour l’ingénieur chargé de faire un avant-projet, de connaître approximativement le poids des différentes turbines. Pour une même chute, les poids de turbines de puissances différentes, mais de même série, sont à peu près dans le rapport
- 5
- Il y a lieu d’employer la puissance - quand et la puissance 3 quand
- lb
- Pour une même puissance, les poids de turbines fonctionnant sous des chutes différentes sont à peu près dans le rapport
- 2
- Il y a lieu d’employer la puissance ^ quand
- Ü3 < i et la puissance première quand i.
- Si, par exemple, on connaît le poids G., d’une turbine de 1.000 chevaux à 300 tours par minute sous une chute de 32 mètres on peut déterminer de la façon suivante le poids G2 d’une turbine de même série de 750 chevaux à 200 tours sous une chute de 20 m. 50. On a
- Da_
- D<-
- H_2_
- fb-
- 3oo___
- 200
- 20,5
- 32
- o,64
- ,2
- Donc
- -3 3
- G2 = i ,2 y o, 64‘ G1 = i, 3G^ approximativement.
- Soit encore à déterminer le poids G^ d’une turbine de 1.000 chevaux à 300 tours par minute sous une chute de 92 mètres, connaissant le poids G2 d’une turbine de même série de 1.500 chevaux à 450 tours par minute sous une chute de 155 mètres.
- On a
- d’où
- D,
- Ib
- Ha
- o,865 i ,685
- G2 = o, 8652 yo j 865. i, 685 G^
- G2 = i ,2 G,| approximativement.
- D H
- Quand —? et ont des valeurs voisines
- fb *b
- de l’unité, on peut admettre approximativement que le prix est proportionnel au poids.
- R. Y.
- Sur le flux dans l’entrefer des moteurs d’induction. — Langsdorf. — American Institute of Elec-trical Engineers. Septembre 1905.
- Pour déterminer la répartition du flux dans les moteurs d’induction polyphasés, on suppose ordinairement que le courant dans chaque phase suit une loi simple. On voit ainsi que le flux tourne synchroniquement dans l’entrefer et que son amplitude varie entre un maximum et un minimum, mais la loi de cette variation d’amplitude n’est pas déterminée. Généralement, on trouve sa valeur moyenne en considérant le flux comme maximum (dans le cas de moteurs triphasés), quand les courants sont respectivement
- I, — ^ I, — ^ I, en appelant I l’intensité maxima par phase, et comme minimum quand les cou-
- . \ 3 T r. V 3 T ,
- rants sont respectivement —1,0, et-------— 1, fa
- moyenne de ces valeurs étant considérée comme la moyenne pour le cycle. Cette méthode est purement approximative.
- L’auteur s’est proposé d’étudier les modifications que subit la distribution du flux quand on modifie le nombre d’encoches au stator. Il a trouvé que la loi de variation peut être exprimée par des équations relativement simples.
- Quatre cas sont à considérer ;
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-
-
- ^8 Novembre 1905.
- H K VU P. D’E LECT1UC1TE
- 209
- i° Moteurs triphasés ayant un nombre pair d’encoches par pôle et par phase ;
- 2° Moteurs triphasés ayant un nombre impair d’encoches par pôle et par phase ;
- 3° Moteurs diphasés ayant un nombre pair d’encoches par pôle et par phase ;
- 4° Moteurs diphasés ayant un nombre impair par pôle et par phase.
- Soient :
- t le nombre d’encoches par pôle et par phase; a la longueur d’une encoche; n le nombre de conducteurs par encoche; d la valeur simple de l’entrefer; l la longueur développée de l’arc polaire;
- I l’intensité maxima du courant par phase.
- 1° Moteurs triphasés. Nombre pair d’'encoches
- q — I sin 6 = courant dans la phase I ; i'2~lsin(0—120)= — II;
- i3 = I sin (0 — 240) = — III;
- l — 3 ai.
- On peut représenter par des rectangles les forces magnétomotrices pour un angle 0. Les
- ordonnées ont pour valeur ni et, si l’on suppose que la réluctance de la dent et du noyau est négligeable vis-à-vis de celle de l’air, le flux par unité de surface est donné par l’expression :
- 4tt ni 10 d
- Le flux dans l’espace embrassé par l’arc polaire est la somme de tous les rectangles.
- On a :
- Phase 1 :
- \—— 0+^(3*— 0 2$+---
- — 1\tc nat2 5 .
- 10 d
- Phase 2 :
- *2 = *'2+ *'2
- + >+!+
- +j(
- 477 nat2 7 . 10 d 8 *2
- 4TT ni.2 10 d
- LVÎ+ ;)+!< > + '!+•
- ( )
- +(Hi
- 4tt nat2 3 . 10 d 8 12
- , . „ . . „ lin nat2
- *2 = ®S + ®2 = -- —
- 1 .
- - h •
- 2
- Phase 3 :
- Par analogie avec la phase 2,
- d’où
- 4tt nat2 10 d
- 1 .
- , 4ît nat2 /5 . 1
- (r,_ï
- ~ ^3
- au moment où 0 = - la courbe du flux est entièrc-2
- ment positive, mais aussitôt après, se produit sur la courbe une boucle négative due à la progression du flux. Cette boucle a pour surface :
- ___af\rini2t 4^ ni3t\ lignai/.
- s 2 \io d 2 10 d 2/ 10 l\d \2 3
- et reste négative jusqu’à ce que l’ordonnée dans l’espace sA s’annule. Soit bi cette ordonnée. On a :
- b,=
- 4tt nq 4tt ni $ t 4 tt ni2 t
- 10 d 2 10 d '2
- il t
- 10 d
- t\n n\ ( . , \‘à1 A
- =-------r ( sin 6 4-cos 0 )
- 10 d \ 2 /
- expression qui s’annule quand e — tang-1 ^
- V'31
- 2
- Mais, entre
- tt / 1 y^31
- ' = -^tang-1 ( — -V.
- 2 \ o 2
- et
- ,1 1 v 3f
- 0 = tang-^-7 —
- le flux par pôle est
- . 4rt nat2 / 5 . 1 . 1 .
- . 4n nat .
- +2^oïJ(,2-‘3,
- En opérant de cette manière de proche en proche pour chaque encoche, les ordonnées des espaces successifs srss..., etc., s’annulant successivement, on trouve l’expression suivante :
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-
-
-
- 270
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 46.
- De 0 — tnng--1 ^ — ' —— )’ à 0 —i t.-iiiy-1
- t. ^ i Y^rnnt 4 nna.~\
- + —(,2- ,3)-3- —qj-
- En général, on a, entre
- 5 = tau8"(.^iv) et
- p(p-\~ i) 4^ na .
- 3 2
- 4rr
- et
- nat
- na . 1
- •H
- <& = <>o + 2 | 7^ (2P + O TT7 (l’a - É) rimètn
- de zéro à ( * — i I. Quandp a cette dernière valeur,
- on p est un périmètre prenant toutes les valeurs t
- la limite supérieure de 0 est 120° ; i2 est égal à zéro, et le cycle se reproduit dans l’ordre inverse. Pour obtenir la valeur moyenne de <t>, on intègre la fonction entre les limites 0 = 90° et 0 = 120°,
- et l’on divise par -
- On a
- 1 = - — i 6 = tans:-1 I —
- -y
- -(-
- 1 \>-St
- u 1 V'3< 0 = tnng-i(_-_
- J $>d9
- " P = 0
- L’expression de d> peut s’écrire : | t2 — p(p + i)j sin 0
- ~P + 1
- , lin na\ $ - — — io a
- 2p+ I /3
- \!‘ôt cos 6
- d’où
- P = r,
- 6 nal
- y
- 2° Moteurs triphasés. Nombre cl’encoches impair
- En construisant les rectangles de force magné-tomotrice et en procédant comme précédemment, on trouve entre :
- 9 =~ et Ô = tang-1(— \/31)
- *-*.=ît-3Hï‘*+ï)-
- tin nat% i .. ...
- r0—+ '»>
- In na nt2 + i . „
- :------— ----;--- Sin 0 •
- io a 4
- En général, après,
- 0 = tang“< (\'3()
- et entre
- tang^1
- \3t
- y - In na
- o + 2ùi
- et 0 = tang_l
- 2p — i J \ 2p
- i r . P2 •
- P “ (*2 — lz)~ -Z U
- \ 31
- où p prend toutes les valeurs de l’unité à
- t — i
- La valeur générale peut être mise sous la forme :
- ® ^ ^ [Q24+‘ - O sin D - ,%( cos «]
- Pour la moyenne du flux, on a :
- ;angw4 (—
- ê[/®oé
- (9 = tan g-1 (— y 84; ide
- 9 = -z
- + y
- /
- ®de
- p=\
- <5 = tangwl
- 2P+b -j
- 2p — 1
- qui se réduit à
- T _____6 nal
- ^inoy —r~
- J io a
- i t2+i
- \'6i- -j- i
- t— 1
- P= —
- P = 1
- ( 'Jt2 -f- 2pt2 + 2P + 1 8p3 — 4p2
- \ V,(2P+ i)2 + 3<2
- Vpt2Jr 4*a — p(p+ 02" . 7t2-)-8p3+I 2/?t2 — 4p2 — 2 pf
- V4(p -f- O2 + i>t2 _ y(2 p—i)2-j-3i2
- 3t2 — pP + 4/»2fp + id 3° Moteurs diphasés. Nombre d
- \4p2 + 3é2 J On a :
- q = I 2În 6 h = I sin (6 — go) l —2at.
- Entre
- ' = tang~1'^—^2^ et ô==tanëC1
- i t
- tin nal i o d
- ~f,--P(P + 1 ) \ sin ^ —* t cos
- P + 1 2 P + 1
- t
- oii p prend toutes les valeurs entre zéro et - — i • Les limites extrêmes de 0 sont 90° et 135°; d’où
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- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 271
- p = -—i tang-1
- /
- 1 '
- P + 1
- $de
- tang-1
- 1 t
- 1 tion quand on augmente encore le nombre d’encoches. Les courbes sont rapportées à des arcs polaires égaux et à des nombres N de conducteurs égaux. Or :
- Cette expression se réduit à la forme :
- P = r, — 1
- d* m o v — •
- nal vi
- 10 d
- S
- P= 0
- aC-f-pC — lipjp + i)2
- v - i 02+ *2
- C — pfi -)- kpl (p -f i)
- +
- \4/2 + *2
- 4° Moteurs diphasés. Nombre d’encoches impair
- Entre
- - et 0 = tang“l(—t)
- naï /3C-j- i\ .
- ^=*“= tï;xr(4^)sin ’
- apres
- et entre les limites
- tang-i —
- ‘2p
- taug-i (- i),
- t ) et 6 — tang
- 2P V
- 4TT nul 10 d
- '3t2 + 1 — 4p2 . 1
- --------^-----— sin 0 — pt cos 0
- où p prend toutes les valeurs entre l’unité et
- N
- n = — t
- d’où
- a — —^ pour les moteurs triphasés;
- et
- a = — pour les moteurs diphasés ;
- d’où
- et
- Ipa naI 477 N/I 1 . . ,
- -----r =--------7- ttt; pour les moteurs triphasés ;
- 10 d 10 a ol1
- 4tt naI 4ti- N/I 1 . ..
- ------7- =-----------pour les moteurs diphasés.
- IO et 10 Ct 2t*
- On a :
- 477 N/I 10 d
- r
- et
- T 4~ N/I 1
- <t> = — -----
- 10 d 21
- Les ordonnées des courbes des figures 1
- ^mov --—
- /
- t — i
- 0 = tang-1 (— t)
- 0 = ï %d0
- t — 1 , ( t
- p=— » = tag-' (-5777
- /
- $>de
- p = 1 0 = tang-1 ( —
- l 3t2 -f- i
- Lv^Tt
- 4 nul j3t2 -)- i
- îo d
- t— 1
- P = -2~
- + 1
- P= 1
- 2/7 — 1
- 3/2 -)- apC -)- 2P -|- i — 8p3 — !\N
- V(aP + O2 + <2
- 3C -f- 8p3 -(- i — 2pfi — t,p2 — 2P
- \(2p — ï)2+ C
- Les résultats de ces équations sont représentés graphiquement par les ligures 1 et 2. On constate une réduction marquée dans les valeurs extrêmes en passant de t = 2 à t = 3, puis une faible réduc-
- Fig. 1. — Moteurs triphasés.
- (moteurs triphasés) et 2 (moteurs diphasés) sont respectivement égales aux expressions
- 5?[ ] et 5»[ ]•
- En examinant les ligures i et 2, on voit que le flux résulte (1e deux composantes, l’une, un 11 ux de valeur uniforme <I\u„y tournant au synchronisme,
- (') Pour simplifier on n’a pas écrit les quantités entre crochets qui ont été développées plus haut.
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-
-
-
- 272
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 46.
- et l’autre un flux de fréquence sextuple dans
- Fig. 2. — Moteurs diphasés.
- le cas de moteurs triphasés et de fréquence quadruple dans le cas de moteurs diphasés.
- R. R.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- L’électricité appliquée aux trains de laminoirs. Creplet. — Congrès de Mécanique, de Liège.
- L’auteur indique que l’effort nécessaire pour la commande des laminoirs est extrêmement variable et il détaille ces variations d’après la position de la barre ou du lingot. Pour éviter d’employer des moteurs trop puissants et réduire les à-coups, on a cherché à uniformiser le travail au moyen d’un volant dont le poids dépend de l’écart de vitesse qu’on peut admettre: pour obtenir cette uniformisation du travail, il faut nécessairement tolérer des variations de vitesse assez importantes. Les machines à vapeur destinées à la commande des trains de laminoirs sont munies de régulateurs permettant des variations qui atteignent quelquefois 50 % : malgré une chute de vitesse élevée, la puissance demandée à la machine augmente souvent d’une façon considérable. Une telle variation de puissance ne peut pas être demandée à des moteurs électriques par suite de l’importance qu’il faudrait donner au matériel générateur de courant ; il faut donc augmenter l’influence régulatrice du volant.
- L’auteur examine alors de quelle façon l’on peut agir sur l’écart de vitesse des différents moteurs électriques. Avec les moteurs triphasés, la variation de vitesse est obtenue par
- l’insertion de résistances dans le rotor, mais on ne peut pas dépasser en pratique un écart de 25 %. On peut agir sur la fréquence des alternateurs qui produisent le courant, en munissant leurs moteurs de régulateurs qui permettent de grandes variations de vitesse; mais ces variations de fréquence troublent la marche des autres récepteurs et sont, en outre, généralement accompagnées de variations de tension.
- Avec les moteurs compound à courant continu, on peut obtenir des écarts de vitesse de 50 % entre la marche à vide et la pleine charge. Les moteurs série ont une vitesse qui varie beaucoup avec la charge ; malheureusement ils s’emballent à vide et leur emploi peut amener des ruptures de volant. Enfin les moteurs shunt sont à vitesse à peu près constante et ne conviennent, par suite, pas du tout pour la commande des laminoirs.
- L’auteur indique un moteur compound spécial, breveté par la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège, dans lequel l’enroulement série est connecté à une petite dynamo dite (( égalisateur de puissance » munie d’une excitation différentielle. La résistance ohmique est réglée de telle façon que, pour la marche à vide, l’action de l’égalisateur rende l’enroulement série inactif. Quand la puissance croît, l’excitation série augmente plus vite que l’intensité du courant. Ainsi, l’intensité de courant pour la marche à vide du train étant de 400 ampères, les valeurs de l’intensité de courant dans l’enroulement série, par rapport au courant dans l’induit, sont les suivantes:
- TABLEAU
- INDUIT ENROULEMENT SERIE
- (ampères) (ampères)
- IOO — 720
- Marche à vide du train 200 4oo 6oo — 48o 0 -h 48o
- 1200 -j- 1820
- Enfin l’auteur indique que, pour les différents travaux de laminoirs, il est nécessaire d’opérer à différentes vitesses et que, jusqu’à présent, les moteurs à courant continu ont pu seuls se prêter à ces variations de vitesse. Il
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-
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- 18 Novembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 273
- cite, cependant, un tout nouveau moteur triphasé de M. Meller qui, paraît-il, pourra développer sa pleine puissance à diverses vitesses avec un rendement et un facteur de puissance sensiblement constants.
- O. A.
- La commande électrique des laminoirs. — Zeitschrift fiir Elektrotechnik, 22 octobre 1905.
- L’auteur développe le calcul des équations du mouvement du moteur commandant un train de laminoirs. Il suppose que ce moteur est un moteur triphasé muni d’un volant et recevant directement le courant de la station centrale, sans l’intermédiaire d’un groupe auxiliaire.
- La période de laminage se divise en deux parties : la période de travail pendant laquelle le moteur et le volant concourent à fournir du travail, et la période d’accélération pendant laquelle le train de laminoirs tourne à vide et la puissance du moteur est employée à accumuler de l’énergie dans les masses en mouvement. L’auteur suppose constantes les résistances que présente le train de laminoirs pendant les périodes de travail et de marche à vide et suppose proportionnelle à la puissance demandée au moteur la chute de vitesse produite entre la marche à vide et la marche à pleine charge. De la dernière condition résulte l’égalité :
- p (Pg Pq) Veva (P e^e — P g? g)V . .
- _ v(va — ve) (I
- en désignant par P«, Pe, P et va, v les valeurs du couple et de la vitesse au début, «à la fin et au milieu de là période de travail. Comme point de départ du calcul, on s’appuié sur l’équation fondamentale :
- M^ = P-W (.)
- OÙ
- M est la masse tournante réduite à la distance de 1 mètre ;
- l’accélération angulaire ;
- P le couple total à l’époque t pour un rayon de 1 mètre ; W la résistance pour un rayon de 1 mètre.
- On remplace P par sa valeur tirée de l’équation 1. On peut, en introduisant les valeurs au temps t = o et à la fin de la période de I
- travail t = T^, et en déterminant ea, ce, Pa, Pe et T.,, trouver la relation qui lie'P et t.
- Pendant la période de marche à vide, on a de même :
- en appelant Pt- le couple qui correspond aux résistances passives pour un rayon de 1 mètre.
- En introduisant les valeurs au temps t=T{ (début) et t = T2 (fin), on obtient V* en fonction de Pi. On peut alors construire la courbe de variation de la vitesse et du couple P en fonction du temps. L’énergie emmagasinée par le volant pendant la marche à vide doit être égale à l’énergie restituée pendant la période de travail.
- O. A.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Sur la conductibilité de l’étincelle électrique, par W. P. Boynton. — Physical Review.
- L’auteur ayant eu l’occasion d’étudier en détail le dispositif de haute fréquence de Tesla a été amené à conclure que la résistance de l’étincelle du circuit primaire est de l’ordre de 100 à 10 ohms et peut même avoir pour valeur 5 ohms. MM. Trowbridge et Richards avaient déjà obtenu des résultats analogues en employant une méthode dont le point de départ était le même : l’effet de l’amortissement sur les oscillations.
- Enfin des recherches récentes de l’auteur et de M. Ralph. S. Shelley, conduisent à la conclusion que la résistance de l’étincelle primaire doit être, au moins pendant une courte fraction de temps, inférieure à un ohm. Le but de ce dernier travail était la vérification expérimentale des conditions théoriques de résonance du circuit double de Tesla.
- M. P. Boynton a montré que le potentiel maximum entre les bornes du secondaire a pour expression.
- ________2V0K^M_______•
- K2 v (L.K^ — L2K2)2 + 4M2R(K2
- il en résulte que. pour qu’il y ait résonance il faut que le dénominateur de cette expression soit minimum, ce qui arrive pour
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-
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 46.
- (2)
- K,
- L,L2 — aM2
- Ü2
- expression qui est indépendante de la résistance des circuits. En substituant cette valeur de K2 dans (1), il vient pour le maximum de cette expression
- (3)
- v0l2
- vL,L2 — M2
- En ce qui concerne le courant maximum dans le secondaire, les conditions pour obtenir un pareil courant peuvent être aisément trouvées, mais elles ne sont pas données, aucune tentative n’ayant été faite dans cette direction.
- Quant à la valeur du « carré moyen » du courant secondaire, elle peut s’écrire,
- (4) l\
- nV'20M-K| K2(Ib K, + R2K2)
- — L2K2)2 + M(L, IQ + L2K2)2
- Cette expression passe par un maximum pour
- (5)
- ____Ri
- k2 — ir
- R2 1 L2
- R
- v/
- RfM2
- R2L2<
- APPAREIL
- Le primaire est constitué par 5 spires de fil n° 4, fortement isolé, enroulé de manière à former un solénoïde d’environ 9 cm. de long sur 9 cm. de diamètre ; le secondaire consiste en 104 tours de fil fin n° 20, enroulé sur un cylindre de verre formant ainsi un solénoïde de 13 cm. de longueur sur 4,3 cm. de diamètre. L’induction mutuelle et les self-inductions des solénoïdes furent déterminées par comparaison avec un étalon de self-induction dont la valeur 0,00419 henry, fut préalablement mesurée par comparaison avec des capacités mesurées. L’auteur a adopté comme méthode de comparaison des self-inductions la méthode d’Anderson-Maxwell modifiée par Fleming. Il a ainsi trouvé
- Li = 2,000 cm.
- L2 = i3o,ooo cm.
- M = 5,4oo cm.
- La capacité du primaire était constituée par des lames épaisses de verre de 80,35x40.50 cm. recouvertes de papier d’étain. La capacité d’une pareille lame atteint 0,003 microfarad. Le condensateur du secondaire était formé
- de deux plaques de zinc de 120X180 cm. de surface, suspendues verticalement au moyen de rubans de soie blanche et dont la distance pouvait être modifiée à volonté.
- Le rapport des deux capacités pouvait être mesuré directement par la méthode du pont en employant un courant intermittent (110 volts) et un téléphone.
- Les étincelles étaient produites entre deux bâtons de zinc de 3 cm. de diamètre montés sur un support en verre.
- EXPÉRIENCES
- L’éclateur se trouvant dans le circuit secondaire (en parallèle), on déterminait les longueurs d’étincelles correspondant à une série de distances des armatures du condensateur secondaire (à lame d’air). Le nombre de plaques du condensateur primaire étant de 8, et la longueur de l’étincelle primaire étant de 0,13 cm., on a observé un maximum distinct d’environ 1,2 cm. lorsque la distance des plaques du condensateur secondaire était de 8 cm. Une comparaison directe montre que la
- capacité est de celle du primaire. La valeur
- calculée de ce rapport, en substituant les valeurs des inductions dans la formule (2) est de
- • D’autre part en substituant les valeurs des
- inductions dans la formule (3), l’on obtient pour la valeur maxima du secondaire 8,56 fois celle du primaire. Or, le rapport des longueurs des étincelles primaire et secondaire :
- 1,2
- 5 = 9,22 ?
- o.ï3
- montre que les potentiels sont très approximativement représentés par une fonction linéaire de la longueur de l’étincelle ; de sorte que si S.,, S2 représentent les longueurs des étincelles, on peut écrire
- \ 0 S-! - Ct
- v0 = s7^
- où a = 0,0115 ; ce rapport, pour les longueurs d’étincelle trouvées, a précisément pour valeur 8,56.
- Cette preuve préliminaire prouve que l’appareil fonctionne normalement.
- Le «carré moyen » du courant a été mesuré au moyen d’un ampèremètre.
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 275
- Voici les résultats correspondant au courant maximum :
- Nombre de plaques dans le
- primaire = 2 2 4 5 6 8
- ^ =22 29 31 34 35,5 38
- L’équation (5) donne d’autre part le graphi-
- K R
- que suivant de la courbe en fonction de = •
- 1 b2 tb
- (Fig. 1.)
- Asymptote
- Fig. 1
- En comparant ces deux résultats nous
- voyons que les valeurs de ^ varient de 1 à 5
- et puisque R2 = 2,07 ohms, R^ est donc compris entre 2,07 et o,415 ohms. Comme cette dernière valeur n’est pas très différente de la valeur de la résistance ohmique du circuit métallique, il en résulte que l’étincelle doit présenter une résistance inferieure à un ohm au passage d’une décharge fortement oscillante.
- DISCUSSION
- La théorie mathématique précédente suppose que toutes les résistances sont métalliques, par suite constantes. Avec cette hypothèse, un système oscillant devrait donner un train d’ondes présentant un nombre considérable d’oscillations observables. Un tel système de conducteurs métalliques ayant une seule période d’oscillation a déjà été étudié par Webster qui indique des mesures de période d’environ 30 oscillations distinctes du système.
- Mais un gaz conducteur — et c’est le cas du circuit de l’étincelle — n’a pas une résis-
- tance constante ; l’hypothèse précédente n’est donc vraie qu’en première approximation.
- Comme seconde approximation, on pourrait supposer que l’étincelle possède, pendant un temps très court, une résistance bien définie, constante, mais changeant subitement vers la fin de ce temps très court, et devenant infinie. Une pareille hypothèse expliquera, apparemment, différents phénomènes, l’effet de résonance étant déterminé par la valeur instantanée très faible de la résistance.
- Dans l’intégrale indéfinie du carré d’une fonction oscillatoire de la forme
- e~ aC(A cos sin fit)
- le terme principal est
- _ (A2 + B2)e~ 2Kt m 4«
- Si l’intégration 11e doit pas être faite de 0 à 1’=» mais de 0 à une limite finie t, l’intégrale définie devient
- (7
- v ' 4a
- qui devient
- (8)
- si 2 «r est petit
- A2 4- B2
- • (A2 H- B2) -
- En appliquant ce résultat au potentiel du secondaire, et aux courants primaire et secondaire l’on obtient :
- (9)
- /:
- Wt
- (A22 -)- B22)t (C-22 D22)t
- 2K22 1 2K22)
- qui devient, en négligeant B22 et D22 comme étant très petits et en remarquant que
- A 2
- Or AV
- (m) J JSdt=KÇ‘
- C 2 V"2
- L’intégrale suivante :
- (11) J* I2ch=(«2+/32)(A24B2)- —(y2 —|— 22)(G2 —D2) -
- appliquée au courant secondaire, en négligeant a2, y2, B2, D2 comme étant très petits et en se rappelant que C22 = A22, s’écrit
- (12) fTlSdt = (,32 + Si)A22 • Ij
- J o 2
- et pour le courant primaire où C, a une valeur prépondérante sur les autres coefficients :
- 1 Vf = 52G2t
- 2
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- L’ECLAIRAGE «ELECTRIQUE
- T. XLV. — N» 46
- Si nous supposons que r est le temps nécessaire pour avoir les m demi-oscillations du courant primaire, nous avons, évidemment
- 04) St = nm
- 7xm
- T-~
- donc
- (.5)
- fTV.2dt ^
- J o
- Pl*idt =
- J O
- lunjp2 5ï)A* 2S
- mnSC
- 2
- En substituant les valeurs de /3, 8, C^ et A2 et introduisant n, le nombre de décharges par seconde du condensateur primaire, on obtient les valeurs moyennes suivantes :
- ( 16)
- Y2.
- Trn>«M2K2^20^L4K< + L2K2 + V^L^K^ — L2K2)2 -f 4M%K2 V2[(L4 K, — L2K2)2 + 4M2KhK2] 7r/ln»M2K<K2Y02(L<K1 + L2K2)
- y L,1Q -f- L2K2 —|— v (L^K^ — L2K2)2 —|— 4M2KlK"27Tn/?îK.jVA —)- L2 K2 —V(L^K^ — L2K2)2 —|— 4M2K^K2
- W~2(L4L.2 - M2)[(L,,K< — L2K2) + 4M2K^K2]
- — [L,|K( — L2K2 -]- v(L^K^ — L2K2)2 -|- 4M2K1K2]
- ^ — i6K2(L|L2 - M2)[(L^K< - L2K2)2 -f 4M2K^K2j
- Dans ces équations approchées les lectures « effectives » paraissent dépendre non de la résistance de l’auréole de l’étincelle, mais de m, nombre de demi-oscillations auxquelles elle permet de passer.
- Les deux premières de ces quantités sont dans le rapport,
- V22_ 2 _ 2KEL<L2-M2)
- 1 W2 (P2 + - k2(L^ + L2K2)
- En introduisant les valeurs numériques des quantités et en extrayant la racine carrée il vient,
- (18) -^ = 5.3oo.
- //> /V
- Fig. 2.
- Le diagramme 2 donne la courbe I2 et V2, ainsi que le rapport -=- (ligne en pointillé) qui
- L
- est compris entre 5,000 et 5,500.
- Les équations (16) peuvent encore fournir la valeur de m. Elles donnent en effet,
- m = 3,34o
- VA
- (*9)
- IA
- 1)1 = 0,42 X IO10
- va’
- 7n = 5 18 X io8 —L VA*
- Le graphique indique également les valeurs de m d’après les données. Dans le circuit primaire, il indique 16 demi-oscillations
- 8 JO /£ 10- J6 18 Zo
- Fig. 3.
- (le dernier point n’est pas visible sur la figure) ; dans le circuit secondaire on en compte de 6 à 8.
- CONCLUSION
- Les deux séries d’équations paraissent s’adapter au traitement des deux types de
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- 277
- données expérimentales. La première série paraît s’appliquer mieux dans le cas d’un condensateur faible, où l’étincelle est longue et mince ; le deuxième groupe d’équations paraît correspondre, au contraire, au cas d’un condensateur primaire puissant, où l’étincelle est relativement courte.
- Si l’on essaie de trouver une valeur maxi-
- ma de I22 dans l’équation (16) par différenciation, on obtient une forme trop compliquée comme solution. Mais la méthode par tâtonnements indique un maximum au voisinage de K
- j-r =90, pour le dernier appareil. Ceci ne concorde pas avec les résultats expérimentaux qui donnent des valeurs comprises entre 22 et 38 ; mais comme la résonance est basée sur les valeurs instantanées plutôt que sur les valeurs moyennes, il n’est pas surprenant que les formules ci-dessus, ne concordent pas entièrement avec l’expérience.
- E. N.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Sur la durée des poteaux télégraphiques en bois imprégnés de différentes substances. — Archiv für Post und Télégraphié, 1905.
- Des études ont été poursuivies depuis 1852 par l’Administration allemande des postes et télégraphes et ont abouti à un certain nombre de résultats intéressants. A la date du 31 mars 1903, il existait, sur le réseau télégraphique de l’empire, les nombres suivants de
- poteaux en bois imprégnés de substances différentes :
- i° 2.56o.4i2 poteaux imprégnés au sulfate de cuivre; 20 156 818 poteaux imprégnés au sublimé corrosif;
- 3° 86.818 poteaux imprégnés à l’huile de goudron ;
- 4° 11.689 poteaux imprégnés au chlorure de zinc;
- 5° 30.895 poteaux non imprégnés.
- Les poteaux imprégnés au sufate de cuivre dominent : au contraire on n’a pas employé, depuis 1875 et 1876, de poteaux imprégnés à l’huile de goudron ou au chlorure de zinc.
- Pendant une période de 52 années (1852-1904), 4.659.816 poteaux ont fait l’objet d’une étude minutieuse : les résultats obtenus doivent par conséquent avoir une valeur certaine en ce qui concerne la durée moyenne des poteaux de chaque espèce. Ces durées moyennes sont les suivantes :
- poteaux imprégnés au sulfate de cuivre 11,7 années poteaux imprégnés au chlorure de zinc 11,9 -—
- poteaux imprégnés au sublimé i3,7 —
- poteaux imprégnés à l’huile de goudron 20,6 —
- poteaux non imprégnés 7,7 —
- On voit que le mode d’imprégnation le plus employé (sulfate de cuivre) est celui qui donne les moins bons résultats au point de vue de la durée.
- La manière dont on prépare les poteaux s’est sensiblement améliorée peu à peu, car, pour les différentes substances, on constate une augmentation de la durée des poteaux avec l’époque à laquelle ils ont été préparés. Ce fait est nettement indiqué par les chiffres du tableau IL
- Il y a lieu de remarquer, en ce qui concerne
- TABLEAU I
- MODE DE PRÉPARATION DES POTEAUX A LA FIN DE I 903 le nombre de poteaux sur les lignes était de DE i8Ô2 par suite de pourriture A 1903 ON A R pour d’autres causes EMPLACÉ Total TOTAL des poteaux étudiés
- poteaux poteaux poteaux
- Sulfate de cuivre 2 56o 412 663 069 536 955 1 200 024 3 760 436
- Chlorure de zinc 11 689 172 822 33 388 206 210 217 899
- Huile de goudron 86818 83 63o 92 049 175 679 262 497
- Sublimé 156 818 113 577 23 5iü 137 o93 293 911
- Autres substances 2 108 — — — 2 108
- non imprégnés 3o 895 76 813 i5 267 92 070 122 965
- Total 2 848 740 1 109 911 701 i65 1 811 076 4 659 816
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 46
- les chiffres mentionnés dans le tableau II pour l’huile de goudron et le chlorure de zinc, que ces deux substances n’ayant plus été employées, les durées moyennes vont en croissant par le fait que les observations n’ont porté que sur des poteaux anciens existant depuis un certain temps sur la ligne et présentant une durée supérieure à la moyenne.
- * TABLEAU II
- ANNÉE DURÉE MOYENNE d’üN POTEAU PRÉPARÉ AVEC DURÉE MOYENNE des poteaux non imprégnés
- 1 du sulfate | de cuivre du chlorure j de zinc 1 de l’huile de goudron créosotée a 3 s CO
- années années années années années
- 1883 9-4 i4,o *4,9 9.5 8,0
- i884 9>J 14,6 15,1 9.3 8-9
- i885 9,4 i4,6 j 4,4 9.i 9,2
- 1886 9>° i5,3 16,3 9.7 9.7
- 1887 9>° i5,6 16,7 10,0 9.2
- 1888 9-3 0,4 17,2 10,2 9.5
- 1889 9.3 16,6 17,6 ! 1,4 11,0
- 1890 9.9 16.2 18,2 12,0 ii,3
- 1891 10,2 16,8 18,8 12,3 11,7
- 1892 10,7 17.4 18,9 12,8 8.9
- i893 10,8 18,0 i8>9 12,9 8.7
- 1894 10,4 17,0 *9.3 13,7 9,5
- i895 10,7 17,6 19.4. 1410 9.9
- 1896 11,1 16,3 18,9 14,6 8.7
- 1897 11,14 16,3 19.3 14,8 6,9
- 1898 12,0 16.5 19,3 15,4 7.8
- i899 12,0 18,0 18,4 i5,9 4-9
- 1900 12,0 16,6 18,6 *3,9 5,5
- 1901 12,7 >7.4 18,1 i6,5 6,1
- 1902 13,4 0.9 19,5 16,7 6,6
- i9°3 i3,9 i5,2 19.8 16,8 6>7
- Etant donnés ces résultats, et connaissant le prix de revient des différentes préparations auxquelles on soumet les poteaux, on peut calculer facilement le prix d’entretien d’une ligne par mètre de poteau. On trouve que l’ordre dans lequel se classent, à ce point de vue, les différentes substances, est le suivant, en allant des dépenses les plus élevées aux moins élevées : poteaux non imprégnés ; sulfate de cuivre : chlorure de zinc; sublimé; et enfin huile de goudron créosotée.
- E. R.
- ÉCLAIRAGE
- Sur la thermodynamique de la lampe à incandescence. — Roeber. — Electrical Revie»’, New-York, 7 octobre igo5.
- L’auteur suppose que le filament est un conducteur de la première classe, c’est-à-dire du type des conducteurs métalliques, et considère réchauffement des fils de soutien comme négligeable. 11 assimile le filament à un cylindre droit de longueur l (en centimètres) et de rayon r (en centimètres).
- Soit y la conductibilité du corps constituant le filament : la conductance est :
- 7*27T
- y -j- mhos •
- Soit E la différence de potentiel aux extrémités du filament : l’intensité de courant est:
- 1-, r2 n
- Yy —-- amperes.
- La puissance dépensée dans la lampe est :
- 7'2TT
- E2y — watts.
- L’énergie radiée par seconde par cm2 de surface du filament est alors:
- E2-/ r
- — -r watts.
- 2 L
- Il en est fdnsi quand l’état stationnaire est atteint. Au moment de l’allumage, l’énergie absorbée par la lampe est employée à élever la température du filament jusqu’à ce que celle-ci atteigne une valeur telle que l’énergie totale radiée soit égale à l’énergie électrique absorbée. Pour un filament et une température donnés, l’énergie totale de la radiation dépend seulement de la température, et si l’on introduit l’hypothèse que le filament est un parfait « corps noir », on peut appliquer directement la loi de Stefan-Boltzmann.
- D’après cette loi, l’énergie totale de radiation d’un corps noir est égale à
- K(T’< - T0'<),
- où T est la température absolue du filament, T0 la température absolue de l’espace environnant et K une constante.
- On a donc :
- E2-/ r _
- 7f2”
- K(T'-TV)
- (0
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- 18 Novembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 279
- équation qui permet de calculer la température du filament considéré comme un corps noir quand la différence de potentiel E est connue.
- La radiation totale consiste en une série d’ondes électromagnétiques de longueurs différentes, mais, l’effet physiologique de la lumière n’est produit que par les ondes dont la longueur est comprise entre
- 8 X io“r> et 4 X io"5 cm
- c’est-à-dire dont la fréquence est comprise entre
- 39 X icX3 et 76 X xo-1 3 périodes par seconde.
- Il faut s’efforcer d’obtenir un spectre de la radiation du filament incandescent tel que la majeure partie de celui-ci soit comprise dans les limites de la lumière visible. La loi de Wien permet de voir jusqu’à quel point ce résultat est atteint : d’après cette loi, le produit de la longueur d’ondes 1 m de l’énergie maxima par la température absolue T de la source de radiation est une constante :
- i,„T = CX (2)
- Si la longueur d’ondes 1 m est mesurée en centimètres, la constante de l’équation (2) est égale à 0.2940 dans le cas d’un corps noir.
- Quand la température du filament augmente, le maximum de l’énergie est déplacé du côté des ondes les plus courtes.
- La distribution de l’énergie dans le spectre de la radiation d’un corps noir est donnée par la loi de Wien :
- G.,
- J — Cfi-5 — if où,
- J est l’énergie correspondant à la longueur d’ondes >. (région du spectre comprise entre / et / -)- d'y).
- T la ^température absolue du corps.
- e la base des logarithmes naturels, et C2 des constantes.
- Cette équation a été modifiée par Planck et mise sous la forme suivante qui donne des résultats concordants avec l’expérience :
- C2
- J — cp“6 ;.t — 1 •
- Pin pratique on détermine, non pas le rendement, mais la consommation spécifique des lampes, c’est-à-dire le nombre de watts absorbés par bougie sphérique, et l’on admet que l’intensité lumineuse sphérique est proportion-
- elle à l’énergie de la lumière produite. Tant que l’on n’a affaire qu’à des ondes simples d’une seule longueur, cette hypothèse est justifiée, mais, pour comparer deux sources lumineuses complexes, l’élément de l’effet physiologique doit entrer en ligne de compte dans la mesure.
- Il serait donc correct de n’opérer qu’avec de la lumière monochromatique, pour déterminer la relation numérique entre l’intensité lumineuse sphérique et les unités usuelles de puissance, autrement dit l’équivalent mécanique de la chaleur. Les résultats obtenus pour l’équivalent mécanique de la chaleur par J-J. Thomson et par Tumlirzse rapportent à des expériences faites avec toutes les longueurs d’ondes. Tum-lirz a trouvé le chiffre de 0,188 watt par bougie hefner sphérique. Plus tard, Angstrôm, dans des expériences plus précises, a trouvé 0,102 watt par bougie hefner sphérique, ou 8,1 ergs par seconde, pour la radiation reçue par bougie hefner par une surface de un centimètre carré placée à une distance de un mètre.
- D’après la loi de Wien, il faudrait porter le filamentà 4.600°pour amener le maximum d’énergie à 0,6 microns (* 1).
- Les efforts faits actuellement en vue d’améliorer le rendement des lampes à incandescence consistent à chercher des corps qui possèdent un point de très élevé. Malheureuse-
- ment, les corps les moins fusibles, comme l’osmium et le tantale, possèdent encore un point de fusion bien bas (voisin de 2.300°) en comparaison du chiffre de 4.600°.
- Ces filaments ne sont d’ailleurs pas des corps noirs et, pour une température donnée, la radiation totale est plus faible qu’avec un corps noir. Dans la loi de Wien :
- b„T = CX
- la constante est égale à 0,2940 pour le corps noir et à 0,2926 pour le platine poli (Lummer et Pringsheim), la longueur d’ondes étant mesurée en centimètres. Par conséquent la température
- (1) Dans l’une de ses expériences, Lummer a fait consommer 266 watts à une lampe de i6 bougies absorbant normalement 56 watts. L’intensité lumineuse a atteint 2.000 bougies correspondant à 0,13 watt par bougie. Une augmentation de
- 1 à 5 dans la puissance électrique consommée a donc correspondu à une augmentation de 1 à 130 dans l'intensité lumineuse et à une augmentation de 1 à 26 dans le rendement. La lampe a été détruite, d’ailleurs, en quelques instants.
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-
- 280
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 46.
- absolue T pour laquelle le maximum d’énergie correspond à une certaine longueur d’onde est plus basse d’environ 10 % dans le cas du platine poli que dans le cas du corps noir.
- On a constaté sur les lampes à osmium une augmentation de puissance lumineuse pendant les 200 premières heures de fonctionnement. Ce fait doit être dû à une meilleure cohésion des particules et à une augmentation du poli de la surface. Il est possible qu’il en soit de même dans les nouveaux filaments en charbon graphitique (,).
- L’auteur termine en indiquant l’intérêt que présentent, pour l’industrie,les lampes à osmium et au tantale qui économisent 40 à 50 % d’énergie électrique, et les lampes à filament de charbon graphitique qui économisent 20 % .
- ______ E. B.
- ÉLECTROCHIMIE
- Le four électrique d’induction dans la fabrication de l’acier. — V. Engelhardt. — Abstracts, 25octobre igo5 (2).
- L’auteur a étudié le four d’induction de Kjellin fonctionnant à Gysinge en Suède. L’appareil avait une puissance de 170 kilowatts: la section droite de la chambre du métal était rectangulaire à angles arrondis. Dans les appareils en construction, on donnera aux parois une forme inclinée, de façon à ce que la chambre ait une section droite plus grande en haut qu’en bas pour faciliter la charge.
- Le premier revêtement employé à Gysinge était un révêtement siliceux qui a été rapide-"ment détérioré. Il a été remplacé par un revêtement basique d’une 'épaisseur de300 mm. formé de 10 kgr. de magnésie mélangée à 40 kgr. d’argile de Hollande et avec de l’eau. Le revêtement du four entier a absorbé 2.700 kgr. de cette pâte.
- Le même revêtement a permis de traiter
- (1) Voir Eclairage Electrique, tome XLIY, 19 août 1905, p. 277.
- (2) Voir Eclairage Electrique, tome XL, 9 juillet 1904, p. 65.
- 285 tonnes en douze semaines. Avec une moyenne de 48 charges en huit jours, la consommation d’énergie s’est élevée à 770 kw.-heure par tonne. En introduisant dans le four 650 kgr. de fer fondu pour 1.300 kgr de fer froid, on peut réduire à 650 kw.-heure la consommation d’énergie par tonne d’acier. Un four de 736 kw. actuellement en construction produira, d’après les prévisions, de l’acier avec une consommation de 590 ou 490 kw.-heure suivant qu’on débutera à froid ou à chaud.
- A Gysinge, le courant est produit par un alternateur monophasé à 3.000 volts accouplé tà une turbine. La fréquence est de 15 périodes par seconde. Avec de faibles charges dans le four, le facteur de puissance est cos y = 0,80. Avec de fortes charges, cos 7 = 0,68.
- L’auteur conclut en indiquant que le four électrique à induction peut donner d’excellents résultats tant que le prix du kw.-heure ne dépasse pas 25 centimes.
- Production de l'ozone sous l’effet de la lumière ultra-violette. — Fischer et Bræhmer — Physikalische Zeitschrift, i5 septembre igo5.
- Lenard a montré que l’action de la lumière ultra-violette convertit l’oxygène en ozone quand on place ce gaz dans un tube de quartz, mais que la production d’ozone cesse aussitôt que l’on interpose sur le trajet des rayons ultra-violets une feuille de mica. Dans l’ozonateur Siemens, les rayons ultra-violets sont produits par la décharge silencieuse.
- Pour déterminer la façon dont agit la lumière, les auteurs ont opéré avec une lampe à vapeur de mercure dont les extrémités étaient fermées par des feuilles de quartz. En refroidissant le tube à oxygène avec un mélange réfrigérant, ils ont obtenu une teneur en ozone supérieure à 0,258. La vitesse de passage du gaz joue un rôle important. Quand la température approche de 250°, l’ozone estdécomposé.
- E. B.
- SENS. -- SOCIÉTÉ NOUVELLE DE L’IMPRIMERIE M1RIAM,, I, HUE DE LA BER1AUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLV.
- Samedi 25 Novembre 1905.
- 13° Année. — N° 47.
- ) \=rd
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- *:
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’flRSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — fl. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — NI. LEBLANC, Professeur à l’Ecole des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. N10NNIER, Professeur à l’École central des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- I. — GROUPES ÉLECTROGÈNES VAN DEN KERCHOVE—PIEPER
- La Société Anonyme des Anciens Ateliers de Construction Van den Ivercliove, de Gand, et la Compagnie Internationale d’Electricité, de Liège, exposent en commun plusieurs groupes électrogènes à courant continu. Le plus important de ceux-ci est un groupe de 400 kilowatts dont nous allons parler d’abord.
- 1° - GROUPE DE 400 KILOWATTS
- Ce groupe, commandé par l’Etat Belge pour le service de l’éclairage et de la force motrice à l’arsenal de Malines, est constitué par une machine à vapeur horizontale Van den Kerchove compound-tandem à condensation de 600 chevaux à une vitesse de 110 tours par minute accouplée directement avec une dynamo Pieper de 400 kilowatts sous 440 volts. Il est représenté par la figure 1. La consommation de vapeur par kilowattheure aux bornes du groupe n’est que de 9 kilogr. de vapeur saturée et de 7 kilog. de vapeur surchauffée à 300°, correspondant à une consommation de charbon inférieure à 1 kilogr.
- Moteur a vapeur. — La machine tandem-coinpound Van den Kerchove est représentée en coupe et en plan par les figures 2 et 3. Elle a une longueur totale maxima de 9.840 mm. et la hauteur de son axe au-dessus du sol est de 600 mm. Avec une pression de vapeur
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- de 10 atmosphères, la puissance normale de 600 chevaux peut facilement être portée à 700 chevaux effectifs sans que l’allure perde de sa régularité ni qu’aucune pièce soit soumise à une fatigue anormale.
- Fig-. 1. — Groupe de 400 kilowatts Vau deu Kerchove-Pieper.
- Le bâti, robuste et trapu, est solidement assujetti sur les fondations en maçonnerie et porte le palier, venu de fonte avec lui. Sur ce bâti est boulonné le cylindre à basse pression qui repose sur les fondations par de larges pattes d’appui. Le cylindre à haute pres-
- Fig. 2. — Vue en coupe de la machine à vapeur de 600 chevaux.
- sion est relié au grand cylindre par une entretoise en deux pièces boulonnées, assemblées suivant un plan vertical et facilement démontables. Ce cylindre s’appuie également sur les fondations par deux larges pattes et peut se dilater librement. La distance d’axe en axe des deux cylindres est de 2.840 mm.
- Le diamètre du grand cylindre est de 855 mm. et celui du petit cylindre de 495 mm.
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- La fonte employée pour la construction des cylindres, ainsi que des pièces principales, a été essayée au banc d’épreuve de l’Etat Belge à Malines et a présenté une résistance de 22 kgr. par mm2 à l’extension. Chacun de ces cylindres est muni d’une enveloppe de vapeur à grande section : celle du petit cylindre est chauffée par la vapeur vive venant de la chaudière; celle du grand cylindre est chauffée par la vapeur sortant du petit.
- Les pistons creux ont 250 mm. de hauteur et sont munis de garnitures métalliques formées de deux cercles en fonte douce. La tige commune a 92 mm. de diamètre entre les deux pistons et 110 mm.de diamètre après le piston du grand cylindre : chaque piston est maintenu serré sur cetlelige entre un épaulement et un écrou vissé sur une partie filetée
- cylindre ont une longueur de 350 mm. et celui du petit cylindre une longueur de 280 mm. La course est de 1.000 mm.
- La crosse dans laquelle s’emmanche la tige est en acier coulé et glisse dans les coulisseaux du bâti alésés au diamètre de 596 mm. : elle est munie de patins en fonte de très
- Fig'. 3.—Vue en plan de la machine à vapeur de 600 chevaux.
- large portée à hauteur réglable. Le tourillon, de 140 mm. de diamètre, est en acier raffiné et trempé.
- La bielle a une longueur de 2.750 mm : son pins grand diamètre est de 140 mm : les têtes de bielle sont munies de coussinets de 200 mm. de portée en acier garni de métal blanc; ces coussinets sont munis de moyens de serrage perfectionnés.
- La bielle attaque une manivelle extrêmement robuste, clavetée sur l’arbre de la machine et dont le bouton a 200 mm. de diamètre. L’arbre porte l’induit de la dynamo à courant continu, de 2.000 mm. de diamètre pesant 12.000 kilogs et un volant en fonte à huit bras et en deux pièces agrafées de 4.500 mm. de diamètre, pesant 9.500 kgr. Ce volant porte à sa périphérie des crans permettant de faire démarrer la machine avec un levier : il assure un coefficient d’irrégularité de 1/100 au maximum. L’arbre a une longueur de 3.640 mm. d’axe en axe des paliers et est placé à 5.110 mm. de l’axe du grand cylindre. Son diamètre est de 420 mm. au clavetage de l’induit et du volant, de 330 mm. au palier moteur et de 280 mm. au contre-palier. La portée dans chacun de ces paliers est de 400 nun. : les coussinets sont en acier garni de métal blanc.
- La distribution de vapeur à chaque cylindre est effectuée par quatre pistons-valves. Ces
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- organes possèdent à la fois les avantages des valves Corliss et ceux des soupapes à double siège sans présenter les inconvénients inhérents à chacun de ces types d’appareils. Les pistons-valves consistent en obturateurs en forme de pisto.is manœuvrant verticalement dans les fonds des cylindres. La coupe de la figure 2 montre nettement cette disposition.
- Les pistons-valves possèdent des bagues munies de segments pour assurer leur étanchéité : ils se déplacent dans les chemises rapportées percées de lumières qui donnent communication avec le cylindre par un canal circulaire. Quand l’obturateur d’admission placé à la partie supérieure se soulève, il découvre les lumières et la vapeur, qui remplit le fond du cylindre, peut s’introduire derrière le piston. L’échappement se fait d’une façon analogue : la levée du piston-valve permet à la vapeur de passer par-dessous vers le conduit d’échappement.
- L’emploi des obturateurs de ce type présente les avantages suivants :
- La vapeur doit remonter vers les lumières d’admission, ce qui réduit au minimum la quantité d’eau entraînée; par contre, l’eau qui peut se former dans le cylindre est évacuée par l’échappement qui se trouve en contre-bas :
- Les espaces nuisibles sont très petits, et les parois en contact avec la vapeur d’admis-ion sont réduites à un minimum.
- Les constructeurs ont fait, à ce point de vue, une comparaison minutieuse avec les meilleures machines modernes à distribution Corliss, et ils ont obtenu le résultat suivant : en remplaçant un cylindre à distribution par valves, par un cylindre à pistons-valves de même diamètre et de même course, la surface totale des parois soumises à des variations de température est réduite de 20 %, et les surfaces non chauffées par l’enveloppe de vapeur, sont réduites de 50 % ;
- La disposition verticale des pistons-valves et la pression minime des segments empêchent toute usure.
- Ces obturateurs sont étanches et restent étanches indéfiniment, sans aucun rodage ; ils possèdent un recouvrement ; ils sont aptes à fonctionner aux plus fortes températures de surchauffe, le jeu de la dilatation peut se faire librement et les cercles leur assurent toujours l’étanchéité. Ils sont incomparablement plus légers que les soupapes et les valves à égalité de section des lumières ; ils sont complètement équilibrés et n’occasionnent ainsi que des résistances très faibles, quelles que soient la pression, la vitesse ou la charge delà machine. Ils évitent donc tous les inconvénients des valves et des soupapes, et réalisent une distribution parfaite.
- La distribution est effectuée par un arbre longitudinal commandé par engrenages coniques et portant des excentriques.
- Chacun d’eux commande à la fois l’admission par l’intermédiaire d’un déclic à palette, et l’échappement au moyen d’un sy stème de leviers assurant une ouverture et une fermeture rapides. La course totale des obturateurs est faible, et tous les mouvements sont d’assez petite amplitude pour permettre sans inconvénient des vitesses accélérées. Les organes à commander étant légers et équilibrés, l’usure du mouvement est insignifiante et le réglage se maintient.
- Grâce à l’existence du recouvrement, l’élan du piston-valve pendantsa chute n’est amorti qu’aprèsla fermeture, le réglage du dashpot n’a donc rien de délicat ni de difficile. Il est établi une fois pour toutes et convient à toutes les levées, à toutes les pressions et à tous les régimes de marche, ce qui n’est le cas ni pour la distribution Corliss ni pour la distribution à soupapes.
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- La visite des obturateurs est extrêmement facile : il suffît de détacher les quatre vis d’un support pour le retirer avec le piston-valve qu’il soutient.
- Le régulateur est simple etrationnel ; placé au centre du cylindre, il commande la position des roulettes de déclic d’une façon tout à fait indépendante, en conservant toute sa liberté et toute sa sensibilité. Une combinaison cinématique corrige les inégalités d’introduction provenant de l’obliquité de la bielle motrice. Le régulateur agit à volonté sur tous les cylindres, ou sur le cylindre à haute pression seulement. Il est commandé par engrenages et un dispositif de sûreté, très simple, a pour effet de couper automatiquement la vapeur dans le cas où, par suite d’un accident, le régulateur tomberait à fond de course. Tout emballement delà machine se trouve ainsi évité.
- Le graissage de la machine compound-tandem est assuré de la façon suivante:
- Les cylindres et les obturateurs sont lubréfiés par des pompes munies de tubes à goutte visible et de pointeaux de réglage. Ces pompes commandées par l’arbre de distribution, sont d’un réglage facile fait une fois pour toutes : leur fonctionnement présente une sécurité complète.
- Les articulations de la bielle et de la pompe à air sont lubréfiées automatiquement.
- Tous les coussinets principaux sont à anneaux graisseurs avec réservoir d’huile : il en est de même de ceux de l’arbre de distribution.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de la machine.
- Type de machine..............................
- Puissance....................................
- Vitesse de rotation..........................
- Longueur totale maxima (non compris le volant)
- Diamètre du petit cylindre. v................
- Diamètre du grand cylindre...................
- Rapport des sections.........................
- Course.......................... ............
- Vitesse des pistons.... .....................
- d
- Rapport j....................................
- d'
- Rapport j....................................
- Distance d’axe en axe des deux cylindres.....
- Système de distribution......................
- Système de réglage....................................
- Système de graissage des cylindres....................
- Longueur de l’arbre de la machine.....................
- Diamètre de l’arbre au clavetage du volant et de l’induit
- Diamètre de l’induit de la dynamo.....................*
- Poids de l’induit de la dynamo........................
- Diamètre du volant....................................
- Poids.................................................
- Degré d'irrégularité..................................
- horizontale : compound-tandem à vitesse accélérée.
- 6oo chevaux (avec de la vapeur saturée à io kg. et avec condensation), no tours par minute.
- 11 m. 8o.
- 495 mm.
- 855 mm.
- 1 à 3.
- 1000 mm.
- 3 m. 660 par seconde. .
- 0.855.
- 0,495.
- 2.84o mm.
- par pistons-valves manœuvrant verticalement dans les fonds des cylindres.
- sur le petit cylindre seul ou sur les deux cylindres sous pression.
- 3.64o mm.
- 420 mm.
- 2.000 mm.
- 12.000 kg.
- 4.500 mm.
- 9.500 kgr.
- 1/100.
- La condensation est assurée par un condenseur à mélange placé au-dessous du moteur à vapeur à 2.700 mm. en contre-bas, comme l’indique la figure 2. La pompe à air, comrnan-
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- clée par le bouton de la manivelle au moyen d’une bielle et dun levifi', a un diamètre de 735 mm. et possède trois sièges de clapets permettant d’obteiir un Vde très poussé. Elle porte la petite pompe de purge du réservoir intermédiaire.
- La consommation de vapeur des machines à vapeur Van den Ker^hove est extrêmement basse.
- D’après de nombreux essais officiels, la consommation de vapeur saturée, pour des machines de puissances voisines de 250 chevaux, est d’environ 5 kgr. 1/2 par cheval-heure indiqué, les eaux de purge des enveloppes et du receiver compris.
- Avec la vapeur surchauffée, que l’on peut employer sans aucune difficulté sur ces machines grâce à la constitution des obturateurs qui peuvent se dilater librement, les
- résultats d’expériences officielles effectuées sur une machine de 250 chevaux ont conduit aux chiffres extrêmement remarquables de : 4 kg. 31 de vapeur et 3.108 calories par cheval-heure indiqué pour une température de vapeur de 300° ; et 4 kg. 02 et 2.992 calories avec une surchauffe de 350°.
- Dans une autre série d’essais officiels faits en Belgique sur une machine de 250 chevaux également, on a obtenu les résultats encore plus satisfaisants de 3,85 kgr. de vapeur par cheval-heure pour 359° et de 3,63 kgr. pour 403°.
- Dynamo. — La génératrice shunt à courant continu en-
- traînée parle moteur à vapeur Van den Iverchove a une puissance de 400 kilowatts à* charge normale et de 500 k\v. en surcharge. Elle produit une différence de potentiel de 440-480 volts à la vitesse de rotation de 110 tours par minute. Les dimensions d encombrement sont les suivantes : hauteur maxima 2.325 mm. ; longueur axiale maxima 1.305 mm.; largeur maxima 4.240 mm.; hauteur de l’axe au-dessus du sol 600 mm. Le poids total de la machine est de 36.870 kilogr.
- La carcasse en fonte (fig. 4) est ronde et se compose de deux pièces assemblées suivant un plan horizontal, la moitié inférieure portant les pattes de support. Le diamètre extérieur de la carcasse est de 3.450 mm. ; sa longueur axiale de 910 mm., son épaisseur radiale de 350 mm. et la section utile de 1.750 cm2. Elle porte dix pôles en 1er lorgé pris dans la carcasse pendant la coulée : ces pôles ronds ont 420 mm. de diamètre et 320 mm. de hauteur radiale : leur section utile est de 1.390 cm 2.
- Les épanouissements polaires sont en tôles feuilletées et sont vissés sur les noyaux. Ils maintiennent les bobines inductrices enroulées sur carcasse et constituées par du fil rond guipé de 3,7 mm. de diamètre. Le poids du cuivre placé sur l’inducteur est de 2.200 kilog. et le poids total de cette partie de la machine atteint 22.820 kilog. L’intensité du courant
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- d’excitation en charge normtle est de 16 ampères : le diamètre d’alésage du système inducteur est de 2.017 mm.
- L’entrefer simple a une valeur de 8.5 mm.
- L’induit a un diamètre extérieur de 2.000 mm. : il se compose de tôles maintenues au moyen de boulons sur une lanterne en fonte de 1.440 mm.de diamètre. La longueur axiale des tôles est de 4G0 min. y compris quatre couronnes de ventilation de 15 mm. de largeur: la hauteur radiale des tôles est de 275 mm.
- L’induit porte 240 encodies ouvertes de 13 mm. de largeur et 44 mm. de profondeur portant à leur sommet une échancrure pour le passage d’unecale en bois. Chaque encoche contient six conducteurs induits rectangulaires de 2,4 X 15 mm. de section isolés au moyen de rubans et formant les bobines d’un enroulement en tambour parallèle. Les têtes de bobines s’appuient sur les plateaux d’assemblage de la lanterne et sont maintenues par deux frettes en fil d’acier. La vitesse périphérique est de 11 mètres 30 par seconde.
- Le collecteur a 1.500 mm. de diamètre et 250 mm, de longueur axiale utile. U comprend 720 lames en cuivre dur isolées au mica et fixées, par un plateau de serrage, sur un tambour boulonné à la lanterne de l’induit. La différence de potentiel entre deux lames consécutives est de 6,66 volts. Sur le collecteur frottent dix lignes de cinq balais en charbon : chaque balai a 20 X 40 mm2 de section et couvre trois lames. Les porte-balais, du type pivotant, sont soutenus.par un croisillon mobile porté par la culasse au moyen de quatre pattes alé-
- Fig. 5. — Vue en coupe de la dynamo de 400 kilowatts.
- sées (flg. 5).
- Le poids du cuivre placé sur l’induit s’élève à 640 kilog. et le poids total de la partie tournante, à 11.850 kilog. La résistance aux bornes de l’induit est de 0,0115 ohm.
- Le tableau suivant résume les dimensions caractéristiques de cette dynamo.
- Type de générateur,..,...................................
- Puissance normale........................................
- Différence de potentiel aux bornes.......................
- Vitesse de rotation......................................
- Î! Hauteur maxima..............
- Long, axiale max. (dynamo seule)
- Largeur maxima.............. .
- Haut, de l’axe au-dessus du sol. .
- Poids total de la machine.. .............................
- Inducteur... ‘Forme de la carcasse....................................
- Métal constituant la carcasse............................
- Nombre de pièces de la carcasse..........................
- Mode d’assemblage de la carcasse.........................
- Diamètre extérieur de la carcasse........................
- Longueur axiale totale de la carcasse....................
- Epaisseur radiale de la carcasse................... ....
- Section de métal de la carcasse..........................
- Nombre de pôles inducteurs...............................
- Forme de ces pôles.......................................
- Nature et métal de ces pôles.............................
- dynamo à courant continu type Etat Belge. 4oo kilowatts.
- 44o/48o volts, i io tours par minute.
- 2.325 mm. i ,3o5 mm.
- 4-24o mm.
- 600 mm.
- 36.8^0 kg. ronde, fonte, deux.
- suivant un plan horizontal.
- 3.45o mm.
- 910 mm.
- 35o mm. i.^Ôo cm2.
- 10.
- ronds.
- pleins, fer forgé.
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- Mode de fixation des pôles sur la carcasse......
- Diamètre........................................
- Hauteur radiale.................................
- Section droite..................................
- Nature des épanouissements......................
- Mode de fixation de ces épanouissements.........
- Epaisseur radiale des épanouissements...........
- Genre d’excitation........,.....................,
- Groupement des bobines..........................
- Mode de construction des bobines inductrices. . . .
- Forme du fil de ces bobines.........................
- Diamètre et section du fil. . . ................
- Mode de fixation des bobines....................
- Poids du cuivre sur l’inducteur.................
- Poids total de l’inducteur......................
- Résistance de l’inducteur à chaud...............
- Intensité du courant d’excitation à pleine charge
- Diamètre d’alésage..............................
- Entrefer .... Valeur simple de l’entrefer...............,......
- Induit ...... Diamètre de tournage de l’induit. . ,............
- Diamètre extérieur de la lanterne. .............
- Métal constituant cette lanterne................
- Mode de fixation des tôles sur la lanterne......
- Longueur axiale totale du fer induit............
- Hauteur radiale des tôles.......................
- Nombre et section des canaux de ventilation... .
- Nombre d’encoches de l’induit...................
- Forme des encoches..................... . ......
- Largeur et profondeur des encoches..............
- Genre d’enroulement induit......................
- Nombre de conducteurs par encoche...............
- Forme et section des conducteurs ...............
- Genre d’isolement...............................
- Densité de courant maxima.......................
- Mode de fixation................................
- Nature et nombre de frettes sur l’induit........
- Vitesse périphérique de l’induit................
- Collecteur. .. Diamètre du collecteur... . . ..................
- Longueur axiale utile...........................
- Mode de fixation de la lanterne du collecteur...
- Nombre de lames................................
- Hauteur radiale des lames....................... . .
- Mode de fixation de6 lames......................
- Mode d’isolement des lames....................
- Vitesse périphérique du collecteur..............
- Différence de potentiel entre lames voisines....
- Nombre de lignes de balais..................
- Nombre de balais par ligne......................
- Longueur axiale et épaisseur de chaque balai.. .
- Nombre de lames couvertes par un balai..........
- Type de porte-balais............................
- Mode de fixation des tourillons porte-balais
- Poids de cuivre sur l’induit....................
- pris pendant J* coulée.
- 42« mm.
- 32a mm.
- 1 ,890 cm2, tôles feuilletées, rissés.
- 5o mm. shunt.
- les dix bobines en série, bobinées sur carcasses, fil rond guipé coton.
- 37/10 nu : 10,75 mm2, maintenues par les épanouissements.
- 2.200 kgr.
- 22.820 kgr.
- 36 ohms. j6 ampères.
- 2.017 mm.
- 8,5 mm.
- 2.000 mm. i.44° mm. fonte.
- par boulons serrant 2 plaques en fonte.
- 45o mm.
- 27Ô mm.
- 4 de iô mm,
- 240.
- rectangulaires avec queue d’aronde au sommet.
- i3 X 44-
- tambour-parallèle.
- 6.
- rectangulaires de 2,4 X i5 mm2, rubans.
- 2,45 amp. pur mm2, maintenus par des cales en bois.
- 2 frettes en fil d’acier sur les bouts des
- bobines.
- 11 m. 3o par seconde. i.5oo rom.
- 2Ôo mm.
- boulonnée à la lanterne d’induit.
- 720.
- 73 mm.
- par plateau de serrage, mica et micanite.
- 8 m. 60 par seconde.
- 6 volts 66.
- dix.
- cinq.
- 4oX 20. trois.
- pivotants à ressorts.
- sur un croisillon mobile soutenu par la carcasse.
- 64o kgr.
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- Poids total de l’induit.....................
- Résistance de l’induit ^ux bornes).............
- Arbre........ Diamètre de l’arbre au clavetage de l’induit
- Diamètre au droit du paLer-moteur...........
- Diamètre au droit du contre-palier..........
- Longueur d’axe en axe des paliers...........
- Paliers...... Nature des coussinets.........................
- Mode de graissage...........................
- Mode de refroidissement.....................
- Longueur axiale des coussinets..............
- !à 5/4 de charge, à 4/4 —
- à 3/4 —
- à 1/2 —
- Echauffement au bout de 10 heures de pleine charge
- Induit.......
- Inducteur.. ..
- 11,85o kgr.
- 0,0115 ohm.
- 420 mm.
- 33o mm.
- 280 mm.
- 3,64o mm.
- acier garni de métal antifriction, par anneaux graisseurs, naturel.
- 4oo mm.
- 9^,5 o/0.
- 94 %.
- 93 %•
- 90 %•
- ( fer 38*.
- I cuivre 36°.
- 34°.
- 2°--- GROUPES ÉLECTROGÈNES DE 90 KILOWATTS
- Les deux groupes de cette puissance sont constitués chacun par une machine com-pound verticale à grande vitesse à distribution centrale et par une dynamo à courant continu de 90 kilowatts sous 440-480 volts. Ils sont visibles sur la figure 6, ainsi que deux groupes de puissance moindre, 65 kilowatts.
- moteurs a vapeur. — Les moteurs verticaux Van den Kerchove sont à simple effet et se composent de six ou quatre cylindres disposés deux par deux en tandem. Ils fonctionnent sans condensation à l’Exposition et, avec une pression de vapeur de 9 kgr. à la valve d’admission, développent une puissance de 90 chevaux en tournant à une vitesse de 470 tours par minute. La coupe de la figure 7 relative à une machine absolument analogue comme construction, mais de proportions différentes, donne une idée de la façon dont sont établis ces types de moteurs. 1
- Le socle sur lequel repose la machine porte un bâti boulonné qui soutient les cylindres et forme en même temps enveloppe hermétique, empêchant les projections cl’huile à l’extérieur et l’introduction de poussières ou de corps étrangers à l’intérieur du moteur dans les pièces en mouvement.
- A la partie supérieure de ce bâti en fonte, qui porte à l’intérieur, comme nous le verrons plus loin, des coulisseaux de crosses, sont boulonnés les deux ou trois cylindres à basse pression supportant à leur tour les cylindres à haute pression. Les files de cylindres sont entièrement séparées et chacun d’eux, construit en fonte de grande résistance, est muni d’une enveloppe d’enduit calorifuge de forte épaisseur. Le diamètre du premier est de 240 mm. et celui du second de 340 mm.
- Dans chaque cylindre se déplace un piston très mince et très léger constitué par un disque d’acier muni à sa périphérie d’un renflement qui soutient les cercles et ressorts des cercles formant garniture étanche. Les pistons ont une course de 140 mm.: ils sont fixés par deux tiges creuses qui servent en même temps à la distribution et passent dans des bourrages métalliques formés d’anneaux qui assurent une étanchéité absolue. Chaque tige est boulonnée à une crosse en forme de piston de grand diamètre se déplaçant dans un
- * * *
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — No 47.
- cylindre-glissière hermétiquement clos. On évite ainsi le soulèvement qui tend à se produire par les efforts d’inertie, la compression de l’air détruisant tous les efforts dirigés vers le haut et appliquant l’arbre sur ses coussinets dans n’importe quelle position. Grâce à cette disposition, la marche est absolument douce et silencieuse et l’usure est extrêmement réduite. Les cylindres-glissières dans lesquels se déplacent les pistons-guides sont soutenus par le bâti à l’intérieur duquel ils sont fixés.
- Chaque piston-guide porte un tourillon autour duquel oscillent deux bielles parallèles qui attaquent l’un des coudes de l’arbre moteur. Cet arbre, forgé d’une seule pièce avec deux coudes, porte d’un côté le volant accouplé directement à la dynamo, et,
- Fig-, (i. — Groupes verticaux à grande vitesse Van den Kerclio\ c-Picpcr.
- de l’autre côté, le régulateur à force centrifuge agissant par étranglement. Il repose suides coussinets ouverts à large portée.
- La distribution de la vapeur aux cylindres est faite par des tiroirs cylindriques placés à l’intérieur des tiges des pistons percés à cet effet de lumières convenablement disposées. Les tiroirs sont garnis d’anneaux métalliques expansibles qui les rendent absolument étanches et assurent une distribution parfaite de la vapeur. Par suite de la disposition même des tiroirs, les espaces nuisibles et les surfaces rayonnantes sont réduites au minimum, et les eaux sont drainées par les ouvertures de décharge.
- Le régulateur, très sensible, agit sur une valve équilibrée dont la résistance est à peu près nulle. Un ressort, réglable à la main, permet de faire varier en marche de 15 à 20 % la vitesse de régime. Le régulateur est recouvert d’une gaine qui l’entoure et le protège complètement.
- Le graissage de la machine est assuré d’une façon très simple : les organes principaux arbre, bielle etc. travaillent dans un bain d’huile qui assure une lubrification parfaite :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 47.
- les cylindres et la distribution sont lnbréfîés par entrainement d’huiR dans la vapeur, au moyen d’un graisseur à condensation, système Dewrance, à goutte visible.
- dynamos. — Les dynamos entraînées au moyen de volants d’accoupRmenL Par les moteurs verticaux à grande vitesse et construites par la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège, peuvent débiter normalement 100 kilowatts sous 500 volts à ^a vitesse de rotation 500 tours par minute. Ces machines ont été commandées par l’Etat Belge pour débiter à une vitesse de 470 tours, 90 kilowatts sous tous les voltages commis entre 440 et 480 volts; elles sont visibles sur la fig. 6. Les dimensions d’encombrement sant les suivantes : hauteur maxima 1.250 mm. ; longueur axiale maxima 1.200 mm. ; largeur jaaxima 1.580 mm. ; hauteur de l’axe au-dessus du sol 460 mm. Le poids total d’une machineest de 4.700 kgr.
- La carcasse inductrice en fonte est ronde et comprend deib pièces assemblées suivant un plan horizontal. Le diamètre extérieur de la carcasse est de 1.490 mm., sa longueur axiale de 500 mm. et son épaisseur radiale de 140 miû- '• la section utile est de 425 cm2.
- La carcasse porte six pôles ronds en fer forgé pris dans la fonte au moment de la coulée. Ces pôles ont un diamètre de 220 mm. et une hauteur axiale de 250 mm. : leur section utile est de 380 cm2.
- Les épanouissements polaires sont formés de rôles assemblées ; ils sont fixés sur les noyaux polaires par des vis et maintiennent en place des bobines inductrices shunt enroulées sur carcasses métalliques. Le fil de ces bobines a une section de 2,1 mm2. La résistance des six bobines en série est. de 132 ohms. L’intensité du courant d’excitation à pleine charge est de 3,2 ampères. Le poids du cuivre placé sur le système inducteur est de 270 kgr., et le poids total de cette partie de la machine atteint 2.432 kgr.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 663 mm.
- L’entrefer simple a une valeur de 6,5 mm.
- L’induit a un diamètre extérieur de 650 mm. •: il est formé de tôles clavetées sur une lanterne en fonte de 380 mm. de diamètre et maintenues par une cale et des plateaux. La longueur axiale des tôles est de 280 mm. y compris trois couronnes de ventilation de 14 mm. de largeur. La hauteur radiale des tôles est de 130 mm.
- L’induit porte 112 encoches mi-fermées de 9,5 X 35 mm. dans lesquelles est placé un enroulement en tambour série. Chaque encoche contient quatre conducteurs rectangulaires de 2,5 x 13 mm2, de section isolés par des rubans et maintenus en place par une cale en bois. Des frettes en fil d’acier s’appuient sur les cales et les maintiennent contre les actions de la force centrifuge.
- Le collecteur a un diamètre de 550 mm. et une longueur axiale utile de 100 mm. : il est formé de 224 lames en cuivre dur isolées an mica et maintenues sur un tambour en fonte par un plateau de serrage. La différence de potentiel entre deux lames voisines est de 12,8 volts.
- Sur le collecteur frottent six lignes de deux balais en charbon de 14 X 35 mm. dont les porte-balais pivotent autour de tourillons fixés à un croisillon porté par le palier. Le poids total de l’induit est de 940 kgr.
- L’arbre a un diamètre de 140 mm. au clavetage de l’induit et de 120 mm. aux paliers : il tourne dans des coussinets en métal blanc graissés par des anneaux graisseurs. La longueur de ces coussinets est de 330 mm.
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- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de cette génératrice.
- Indue leur
- Entrefer Induit. .
- Type de générateur.......................................
- Puissance................................................
- Différence de potentiel aux bornes.................... •
- Vitesse de rotation......................................
- l Longueur maxirna...........
- \ Haut.max.au-dessus du sol. Dimensions d’encombrement / T . ,
- i Long, axiale max...........
- , Largeur maxirna............
- Poids total de la machine................................
- Forme de la carcasse.....................................
- Métal constituant la carcasse............................
- Nombre de pièces de la carcasse................ .......
- Mode d’assemblage de la carcasse.........................
- Diamètre extérieur de la carcasse........................
- Longueur axiale totale de la carcasse....................
- Epaisseur radiale de la carcasse...................
- Section de métal de la carcasse..........................
- Nombre de pôles inducteurs...............................
- Forme de ces pôles.......................................
- Nature et métal de ces pôles.............................
- Mode de fixation des pôles sur la carcasse...............
- Diamètre des pôles.......................................
- Hauteur radiale..........................................
- Section droite...........................................
- Nature des épanouissements...............................
- Mode de fixation de ces épanouissements..................
- Genre d’excitation.......................................
- Groupement des bobines...................................
- Mode de construction des bobines inductrices.............
- Forme et section du fil de ces bobines...................
- Isolement des bobines....................................
- Mode de fixation des bobines.............................
- Poids du cuivre sur l’inducteur..........................
- Poids total de l’inducteur...............................
- Résistance de l’inducteur à chaud........................
- Intensité du courant d’excitation à pleine charge..... .
- Diamètre d’alésage.......................................
- Valeur simple de l’entrefer..............................
- Diamètre extérieur de l’induit...........................
- Diamètre extérieur de la lanterne........................
- Métal constituant cette lanterne.........................
- Mode de fixation des tôles sur la lanterne...............
- Longueur axiale totale du fer induit.....................
- Hauteur radiale des tôles................................
- Nombre et section des couronnes de ventilation.........
- Nombre d’encoches de l’induit............................
- «
- Forme des encoches.......................................
- Largeur et profondeur des encoches.......................
- Genre d’enroulement induit...............................
- Nombre de conducteurs par encoche........................
- Forme et section des conducteurs.........................
- dynamo à courant continu. ioo kilowatts à charge normale. 44o-48o volts.
- 4yo tours par minute.
- 1.200 mm. i .200 mm.
- 3go mm. i ,58o mm.
- 4.700 kilogr. ronde fonte, deux.
- suivant un pian horizontal.
- 1.490 mm.
- 5oo mm. i4o mm.
- 525 cm2.
- 6.
- ronds.
- massifs, fer forgé, pris pendant la coulée.
- 220 mm.
- 2Ôo mm.
- 38o cm2, feuilletés.
- rapportés sur les pôles par des vis shunt.
- les six bobines en série, bobinées sur carcasses métalliques.
- fil rond guipé de 2,1 mm2, carton.
- maintenues par les épanouissements.
- 270 kgr.
- 2.432 kgr. i32 ohms.
- 3,2 ampères.
- 663 mm.
- 6,5 mm.
- 65o mm.
- 38o mm. fonte.
- par cales et plateaux.
- 280 mm. i3o mm.
- 3 de i5 mm.
- 112.
- mi-fermées.
- 9,5X35. tambour série.
- 4.
- rectangulaires à angles arrondis, de 2,5 X i3 mm2.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 47.
- Genre d’isolement...........................
- Mode de fixation............................
- Nature des frettes placées sur l’induit.....
- Vitesse périphérique de l’induit............
- Collecteur........... Diamètre du collecteur........................
- Longueur axiale................................
- Nombre de lames.............................
- Mode de fixation des lames..................
- Mode d’isolement............................
- Vitesse périphérique du collecteur..........
- Différence de potentiel entre lames voisines..
- Nombre de lignes de balais..................
- Nombre et nature des balais par ligne......
- Longueur axiale et épaisseur de chaque balai Nombre de lames couvertes par un balai. . . .
- Type de porte-balais........................
- Mode de fixation des tourillons porte-balais .
- Arbre.. Paliers.
- Rendements de la commutatrice. . . .
- Echauffe ment on service continu.......
- Poids total de l’induit....................
- Diamètre de l’arbre au clavetage de l’induit.
- Diamètre au droit des paliers......, ......
- Nature des coussinets......................
- Mode de graissage..........................
- Mode de refroidissement....................
- Longueur axiale des coussinets.............
- à h/ft de charge....................... . . . .
- à V-i — ...........................
- à Vi - ...........................
- à Vt - ...........................
- Inducteurs.................................
- Induit.....................................
- rubans-
- main^nus Par des ca^es en bois, en fi/ d’acier. i5 4o par seconde.
- 550mm. io0 mm.
- 2^ •
- jjateau de serrage.
- /«ica et micanite. j 3 m. 5o par seconde.
- 12,8 volts, six.
- deux balais en charbon.
- 35X i4. i 3/4.
- pivotants à ressorts, sur un croisillon mobile soutenu par le palier.
- 9 4 o kgr. i4o mm.
- 120 mm.
- acier coulé garai de métal blanc.
- à bagues.
- naturel.
- 33o inm.
- 93,5 «/„ y3 «/«
- 92 %
- «9 Vo
- 33°.
- ( fer 3^°.
- I cuivre 34°.
- II. — GROUPE ÉLECTROGÈNE COCKERILL-PIEPER
- Ce groupe extrêmement intéressant a une puissance de 500 kilowatts et est établi pour être alimenté par du gaz de fours à coke. A l’Exposition de Liège, il fonctionne avec du gaz de ville. Il se compose d’un moteur à gaz Cockerill à deux cylindres jumelés et d’une dynamo à courant continu à 550 volts construite par la Compagnie Internationale d’Electri-cité de Liège : sa vitesse de rotation est de 130 tours par minute.
- Moteur a gaz. — Le moteur à gaz, établi par la Société Anonyme Cockerill, de Seraing, est constitué par deux moteurs horizontaux semblables accouplés comprenant chacun un cylindre à quatre temps et à double effet. Sa vitesse de rotation est de 130 tours par minute.
- La figure 8 donne une vue de cette machine.
- Le bâti de chaque moteur individuel constituant la moitié de la machine totale est coulé d’une seule pièce avec les paliers destinés à recevoir l’arbre coudé ainsi qu’avec les guide-crosses du pied de bielle ; il est fixé solidement sur la fondation et est prolongé vers l’arrière , dans l’axe des paliers, par deux longerons en fonte entre lesquels est placé le cylindre. Ces longerons, qui servent en même temps de guides pour la crosse accouplant les bouts des tiges de pistons, ne sont pas fixés à la fondation, mais sont portés par des pieds en fonte sur lesquels ils peuvent glisser librement en s’allongeant. Le cylindre repose sur les longerons par des rebords dont il est muni : il est fixé longitudinalement par
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- des ('lavettes doubles, et latéralement par des vis, qui empêchent les longerons de s'écarter. Pour le démontage du cylindre, il suffit donc de desserrer seulement quelques vis et quelques clavettes.
- Les deux cylindres de la machine totale sont d’une construction absolument symétrique et sont interchangeables : ils ont un diamètre de 600 mm. Chaque cylindre est à double paroi pour la circulation d’eau et porte aux deux extrémités, en haut et en bas, des tubulures pour l'assise des boîtes d’admission et d’échappement. L’enveloppe est munie de trous d’homme en nombre suffisant pour permettre de visiter et de nettoyer la chambre d’eau. Des tirants transversaux placés devant et derrière chaque tubulure, renforcent le corps cylindrique dont la solidité est un peu diminuée par l’ouverture de la tubulure; des tirants longitudinaux traversent la chambre d’eau de part en part et servent en même temps de
- ïig. 8. — Moteur à gaz Coekerill à double effet.
- boulons d’attache pour les couvercles qui ferment les cylindres aux deux bouts. Les tubulures des boîtes d’admission portent d’un côté l’ajutage pour le bouchon d’allumage et du côté opposé la douille pour le robinet de prise de diagrammes. Les couvercles des cylindres sont à double fond pour la circulation d’eau : ils sont munis d’une boîte à bourrage avec garniture métallique pour le passage de la tige de piston et portent l’ajutage pour la soupape de mise en marche par air comprimé. Le démontage des couvercles est facile et peut être fait sans démontage d’aucun autre organe du moteur.
- Les pistons sont en deux pièces, reliées entre elles par des boulons. Chaque moitié s’appuie contre une embase forgée avec la tige et transmet ainsi la pression de l’explosion directement sur la tige, sans passer par des boulons ou écrous. Les pistons en acier coulé sont munis de cercles en fonte : ils sont portés par les tiges et ne sont en contact avec la paroi intérieure du cylindre que par leurs garnitures. La course des pistons est de 800 mm.
- Les tiges des pistons, en acier forgé, sont creuses pour la circulation d’eau. Elles sont portées, à leurs extrémités, par des traverses munies aux deux bouts de sabots en fonte gui dés dans les longerons.
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- Les bielles sont à fourche du côté de la crosse et à têtes mariiies i chacune d’elles attaque un arbre coudé composé de deux joues en acier moulé, codées avec leurs contrepoids : les bouts et le tourillon de manivelle sont en acier foi’gé. Les deux arbres coudés reposent sur les quatre paliers des deux bâtis et entraînent l’arbre principal, placé entre eux, sur lequel sont clavelés le volant et l’induit de la dynai»10-
- Le volant est en fonte et en deux pièces : le moyeu est calésur l’arbre au moyen de deux cales tangentes en acier ; la jante est munie d’une denture engrenant avec le pignon du treuil vireur.
- La distribution du gaz aux cylindres est faite par des soupapes- Aux deux extrémités de chaque cylindre, une boîte d’admission munie d’une sou/>ape de mélange et d’une soupape à gaz à double siège est placée en haut; une boîte /échappement avec soupape creuse, à circulation d’eau, est placée en bas : la même ca/ne sert pour l’admission et l’échappement.
- L’arbre secondaire, portant les cames et excentriques de distribution, est entraîné par l’arbre moteur au moyen d’engrenages coniques et tourne <1 une vitesse moitié moindre. Il est placé parallèlement à l’axe du moteur et est porté par des paliers boulonnés à l’extérieur contre le bâti et les longerons.
- Le réglage est fait à compression constante par variation de composition du mélangé introduit dans le cylindre : il est effectué par un régu/ateur à force centrifuge qui fait varier la composition du mélange en agissant seulement sur l’arrivée du gaz.
- L’obturateur d’air est fixé sur la tige de la soupape de mélange et s’ouvre avec celle-ci vers le bas, tandis que la soupape à gaz, s’ouvrant également vers le bas, est fixée seule sur la tige creuse et est maintenue sur son siège par un levier à déclic. Au commencement de la période d’admission, la came provoque l’ouverture de la soupape de mélange et de l’obturateur, et l’air seul entre dans le cylindre jusqu’au moment où le régulateur déclanche la soupape à gaz. Il se produit un mélange d’air et de gaz, qui est admis jusqu’à la fin de la course de piston et qui forme ainsi une couche bien inflammable au fond du cylindre près de l’allumeur de façon à éviter les ratés même lors d’une faible admission de gaz. Par ce genre de distribution, le cylindre étant toujours entièrement rempli, il ne se produit pas de dépression à l’intérieur et les soupapes de mélange et d’échappement peuvent être fermées et retenues sur leur siège simplement par des ressorts. La soupape à gaz se ferme avec la soupape de mélange, et une cataracte à air est intercalée dans la tringle reliant le mécanisme du mouvement des deux soupapes pour assurer une marche silencieuse. Le déclanchement de la soupape à gaz est fait au moyen cl’une touche qui reçoit un mouvement de va-et-vient d’un petit excentrique, calé sur l’arbre de distribution. L’axe de l’articulation de cette touche se déplace sous l’action du régulateur et, suivant qu’elle s’approche ou s’écarte du levier d’enclanchement de la soupape, le déclic se fait plus tôt ou plus tard.
- L’allumage se fait par étincelles électriques, produites par des magnétos à rupture, commandées par l’arbre de distribution, ou par des magnétos à haute tension produisant des étincelles dans des bougies fixes. Un dispositif permet d’avancer ou de retarder le moment d’allumage suivant l’allure du moteur.
- La mise en marche du moteur est faite au moyen d’air comprimé à une pression d’au moins 10 atmosphères. L’air fourni par un petit compresseur est emmagasiné dans un réservoir communiquant avec la soupape de mise en marche. Cette soupape placée, soit dans le couvercle, soit dans une des tubulures du cylindre, est commandée par une came calée sur l’arbre de distribution. Par déplacement d’un galet, roulant sur cette
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- came, le mouvement de la soupape est interrompu dès que la première explosion a eu lieu. Un vireur à main, agissant sur la couronne dentée du volant, sert à amener la manivelle au point pour la mise en route du moteur.
- Toutes les parties du moteur, en contact avec le gaz chaud, sont refroidies par une circulation d’eau. Les enveloppes et couvercles des cylindres, les boites à soupapes, les soupapes d’échappement, sont refroidis par une circulation d’eau commune : les coussinets de l’arbre moteur et les guide-crosses sont également refroidis par une seconde circulation d’eau ; pour ces deux circulations, une pression d’eau d’un atmosphère environ est sulïisante. Quant aux pistons et aux tiges de piston, ils sont refroidis par une circulation d’eau indépendante à pression plus élevée, produite par une pompe spéciale actionnée par le moteur.
- La quantité d’eau de refroidissement nécessaire est telle qu’en sortant du moteur sa
- Fig-. 9. — Génératrice de 500 kw. de la Compagnie Internationale d’Electricité.
- température ne dépasse pas 50°. Elle est de 40 litres par heure et par cheval effectif du moteur, quand sa température initiale ne dépasse pas 15°. Le réglage est fait à la sortie par des robinets placés au bout des tuyaux de décharge et aboutissant tous à un bac bien en vue et à la portée du machiniste.
- Le graissage des organes du moteur est fait automatiquement et à l’huile minérale, pour les cylindres, l’arbre moteur, les bielles et les guide-crosses ; l’arbre de distribution et les articulations sont généralement graissés à la graisse consistante par des graisseurs S ta u lier.
- Dans les cylindres, l’huile (généralement de mazout) est refoulée par une petite pompe ; les paliers de l’arbre moteur sont munis de bagues de graissage ; à la tête de bielle, l’huile arrive sous l’action de la force centrifuge par le tourillon de manivelle qui est foré; le pied de bielle est graissé par des lécheurs et les parties frottantes des guide-crosses se meuvent dans des bains d’huile, communiquant avec le contenu d’un réservoir ménagé dans le bâti.
- La quantité de lubrifiant nécessaire varie, suivant sa qualité, entre 1,5 et 2 grammes
- "k x <
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- par heure et par cheval effectif. Une partie de l’huile minérale peut être remployée ailleurs après filtrage.
- Dynamo. — La génératrice Pieper, accouplée à ce moteur à gaz, peut débiter 500 kilowatts sous 550 volts à la vitesse de 130 tours par minute sans que, après douze heures de marche à pleine charge, Péchauffement d’aucune partie dépasse t/e plus de 40° la température du milieu ambiant. De plus, elle peut fonctionner dans les mêmes conditions à tous les voltages compris entre 500 et 600 volts. Cette machine est repr®sentêe par la figure 9; ses dimensions d’encombrement sont les suivantes : hauteur m«xima 2.750 mm. ; hauteur de l’axe au-dessus du sol 1.000 mm. ; longueur axiale maxima 1-100 mm. ; largeur maxima 4.120 mm.; son poids est-de 27.600 kilog.
- La carcasse inductrice en fonte est ronde et se compose de deux parties assemblées suivant un plan horizontal. Cette carcasse a 3.500 mm. de diamètre extérieur, 650 mm. de longueur axiale, 250 mm. d’épaisseur radiale, et offre au passage du flux une section utile de 1.030 cm2. Elle porte quatorze pôles ronds massifs en fo* forgé, pris dans la fonte pendant la coulée.
- Chaque pôle a un diamètre de 330 mm., une hauteur radiale de 300 mm. et une section de 860 cm2. L’épanouissement polaire est en tôles feuilletées et est fixé au noyau par des vis. Cet épanouissement polaire supporte la bobine inr/uctrice.
- Les quatorze bobines inductrices shunt sont bobinées sur carcasses avec du fil carré de 2,8 mm. de côté recouvert d’un guipage de 0,4 mm. d’épaisseur. Toutes les bobines sont reliées en série et présentent un poids de cuivre de 1.260 kilogr.
- Le poids total de l’inducteur est de 14.300 kilogr., et son diamètre d’alésage de 2.314 mm.
- L’entrefer simple a 7 mmi
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 2.300 mm. : celui-ci est formé d’une lanterne en fonte de 1.870 mm. de diamètre portant les tôles induites fixées par des boulons. La hauteur axiale des tôles est de 215 mm., et la longueur axiale de l’induit, y compris trois couronnes de ventilation de 15 mm. de largeur, est de 355 mm.
- L’induit porte à sa périphérie 312 encoches ouvertes de 11,5 mm. de largeur sur 38 mm. de profondeur portant à leur sommet une échancrure en queue d’arondè pour la fixation d’une cale en bois qui maintient les conducteurs induits. *
- Ceux-ci, formant un tambour parallèle, sont au nombre de huit par encoche : ils sont rectangulaires, à angles arrondis, et ont 1,5X11,5 mm2; leur isolement est constitué par un ruban imprégné de 0,4 mm. d’épaisseur. Outre les cales en bois qui maintiennent les conducteurs dans les encoches, deux fret tes en fil d’acier assurent la solidité du système contre les effets de la force centrifuge : la vitesse périphérique de l’induit est de 15 m. 60 par seconde.
- Le collecteur a un diamètre de 1.750 mm. et une longueur axiale utile de 225 mm. ; il est formé par 1.246 lames en cuivre dur électrolytique maintenues par un plateau de serrage et isolées au mica et à la mieanite. La différence de potentiel entre deux lames voisines est de 6,75 volts. La vitesse périphérique du collecteur est de 11. m. 90 par seconde.
- Sur le collecteur frottent dix lignes de balais en charbon : chaque ligne comprend quatre balais de 15 mm. d’épaisseur et 40 mm. de largeur. Les porte-balais pivotants sont soutenus par des tourillons portés par des étriers : ceux-ci sont fixés à un cercle supporté par la culasse : le montage est nettement visible sur la figure 9.
- Le poids du cuivre placé sur l’induit est de 425 kilog., et le poids total de la partie tournante est de 10.350 kilog. ; le diamètre de l’arbre au clavetage est de 450 min.
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- Le tableau suivant résitvne les caractéristiques principales de cette génératrice :
- Inducteur
- Entrefer Induit...
- Collecteur
- Type de générateur.................................
- Paissance..........................................
- Différence de potentiel aux bornes.................
- Vitesse de rotation...........................
- / Hauteur maxima...................
- Dimensions I Longueur axiale maxima...............
- d’enroulement I Largeur maxima.....................
- \ Hauteur de l’axe au-dessus du sol.
- Poids total de la machine..........................
- Forme de la carcasse...............................
- Métal constituant cette carcasse...................
- Nombre de pièces de cette carcasse.................
- Diamètre extérieur de la carcasse..................
- Longueur axiale de la carcasse.....................
- Epaisseur radiale de la carcasse...................
- Section de métal de la carcasse....................
- Nombre de pôles inducteurs.........................
- Forme des pôles inducteurs.........................
- Nature et métal de ces pôles (feuilletés, pleins, etc.).
- Mode de fixation des pôles sur la culasse.........
- Diamètre des pôles.................................
- Section de métal...................................
- Genre et nature des épanouissements................
- Mode de fixation des épanouissements...............
- Genre d’excitation.................................
- Mode de construction des bobines inductrices.......
- Forme du fil de ces bobines........................
- Section du fil.....................................
- Isolement du fil...................................
- Poids de cuivre sur l’inducteur....................
- Poids total de l’inducteur.........................
- Diamètre d’alésage de l'inducteur..................
- Valeur simple de l’entrefer........................
- Diamètre de tournage de l’induit...................
- Diamètre de 1 arbre au clavetage...................
- Diamètre de la lanterne de l’induit................
- Métal constituant cette lanterne...................
- Mode de fixation des tôles sur la lanterne.........
- Longueur axiale totale de l’induit.................
- Hauteur radiale des tôles..........................
- Nombre et section des canaux de ventilation........
- Nombre d’encoches de l’induit......................
- Forme de ces encoches..............................
- Largeur et profondeur des encoches.................
- Genre d’enroulement induit.........................
- Nombre de conducteurs par encoche.................
- Forme et section de ces conducteurs................
- Densité maxima de courant..........................
- Isolement de ces conducteurs......................
- Mode de fixation de ces conducteurs...............
- Nature et nombre de frettes sur l’induit..........
- Vitesse périphérique de l’induit..................
- Diamètre du collecteur............................
- Longueur axiale du collecteur.....................
- dynamo à courant continu.
- 5oo kw.
- 5oo/6oo v.
- 13o.
- 2.760 mm.
- 1.100 mm.
- 4.120 mm.
- 1.000 mm.
- 27.600 kgr. ronde, fonte, deux.
- 3.5oo mm.
- 65o mm.
- 2Ôo mm. i.o3o cm2. i4.
- ronds.
- pleins, fer forgé.
- pris dans la culasse pendant la coulée. 33o mm.
- 860 cm2, tôles feuilletées, vissés, shunt.
- sur carcasse, carré de 2.8 mm.
- 7.8 mm2.
- 0.4 mm.
- 1.260 kgs.
- 14.300 kgs.
- 2 in. 314*
- 7 mm.
- 2.300 mm.
- 45o mm.
- 1.870 mm.
- fonte.
- boulons.
- 355 mm.
- 215 mm.
- 3 couronnes de 2 5 mm.
- 3l2.
- ouvertes avec échancrure en^queue d’ar.
- H. 5X38. parallèle.
- 8.
- rectangulaire i.5X n.5 = 17.55 mm2.
- 4 ampères par mm2, ruban de 0.4 mm. cale en bois.
- fil d’acier, 2. i5 m. 60 par seconde.
- I. 750 mm.
- 225 mm. utile.
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- Paliers.
- Nombre de lames du collecteur........................ r.245.
- Mode de fixation du collecteur....................... plateau de s#rrage-
- Vitesse périphérique................................. n m. 90 p"1’ seconde.
- Différence de potentiel entre deux lames voisines.. . 6.7b v.
- Nombre de lignes de balais........................... 14.
- Nature des balais..................._................ charbon,
- Nombre de balais par ligne........................ .. 4.
- Largeur et épaisseur de chaque balai................. i5x4^'
- Nombre de lames couvertes par une ligne de lia lais. . 3.
- Type de porte-balais................................. pivota"18-
- Mode de fixation des porte-balais.................... croisé011 Portc Par U culasse.
- Poids de cuivre sur l’induit......................... 42&^BS-
- Poids total de l’induit.............................. io.3ao kgs.
- Nature des coussinets................................ métal blanc.
- Mode de graissage.................................... apneaux graisseurs.
- iar circulation d’eau.
- Mode de refroidissement Rendements
- (déterminéspar laméthod de Swinburne).
- Echauffement au bout , de 10 heures à pleine ) charge.............. (
- / à 5/4 de charge..., ,. . $4.9-
- \ à 4/4 — .. 94-5-
- à 3/4 — .... 93.3.
- [ à 1/2 — .... .. 91 %
- T t . \ Fer Induit. { ,, . ( Cuivre. , 35°.
- 3o°.
- Inducteur .. 35°.
- III. — GROUPE ÉLECTROGÈNE PHGENLX-PIEPER
- Ce groupe électrogène, construit pour la Société Anonyme des charbonnages d’Ahooz et de Bonne-Foi-Hareng à Heirstal, produit des courants triphasés sous 3.000 volts à 50 pério-
- ____1,500._____
- ____X-Æ-412_______
- --1+
- Fig. 10 : Vue du moteur Phoenix.
- des. Il est composé d’une machine à vapeur de 488 chevaux effectifs des Ateliers du Phoenix et d’un alternateur de 215 kilovolt-ampères de la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège : il tourne à une vitesse de rotation de 125 tours par minute.
- moteur a vapeur. — Ce moteur à vapeur, représenté sur la ligure 10, est compound-tan-dem à condensation : il est du type renforcé établi pour le fonctionnement à haute pression
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- et à vitesse accélérée. Avec une pression de vapeur de 12 atmosphères à la valve d’admission, et une détente totale de 16, sa puissance nominale est de 530 chevaux indiqués à la vitesse de 130 tours par minute : sa puissance effective est donc de 488 chevaux en comptant un rendement mécanique de 0,92. La longueur maxima de la machine est de 8 m. 157 et la hauteur de l’axe au-dessus du sol est de 550 mm.
- Le bâti plat repose de toute sa longueur sur la fondation en maçonnerie et porte le palier moteur venu de fonte avec lui. Les pattes sont très larges et la hauteur est très réduite de façon à assurer à la machine une grande stabilité.
- Le cylindre à basse pression est fixé au bâti. Son pied arrière, ainsi que le pied avant du cylindre à haute pression, repose sur une taque unique et rabotée qui assure la coïncidence des axes.
- Le pied arrière du petit cylindre repose également sur une taque rabotée et peut se mouvoir librement sous l’effet des dilatations. Le diamètre du cylindre à haute pression est de 450 mm. et le diamètre du cylindre à basse pression est de 710 mm. Entre les deux cylindres distants de 2.505 mm. d’axe en axe, est monté un bâti entretoise en deux pièces avec joint vertical, facile à démonter pour l’inspection du piston ' du cylindre à haute pression. Les cylindres sont à enveloppe de vapeur : l’enveloppe du cylindre à haute pression est chauffée par la vapeur vive venant de la chaudière ; celle du cylindre à basse pression sert de receiver et reçoit la vapeur d’échappement du petit cylindre.
- Les pistons creux en fonte ont une hauteur de 250 mm. et portent trois cercles en fonte douce formant une garniture étanche. La tige commune des pistons a un diamètre de 100 mm. : la course est de 900 mm. La crosse, qui s’appuie, par de larges surfaces, sur une glissière alésée, attaque une bielle de 2.250 mm. de longueur qui commande la manivelle
- de l’arbre moteur : celui-ci a un diamètre de 340 mm. et repose dans des coussinets en acier garnis de métal antifriction; sa longueur d’axe en axe des paliers est de 3.200 mm.
- La distribution de vapeur aux cylindres est faite au moyen d’obturateurs oscillants : ces obturateurs sont logés dans les fonds des cylindres, comme le montre la figure 11
- pour le cylindre à haute 'pression, afin de réduire le plus possible l’importance des surfaces et des espaces nuisibles.
- Les leviers oscillants qui actionnent les obturateurs ont des surfaces de portée considérable pour réduire les usures. A cet effet, ils tournent sur les couvercles coniques des logements de valves pour l’admission, et à l’intérieur de ces couvercles pour l’échappement. Les tiges de valves ne fatiguent donc pas.
- Les angles d’oscillation ne dépassent pas 60°, c’est-à-dire 30° de chaque côté de la verticale car les mouvements sont absolument symétriques. Les grands angles d’oscil-
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- Fig-, U
- lation doivent absolument être rejetés car ils entraînent des arcboutements néfastes pour les articulations. On s’en rend compte facilement en examinant le schéma de la figure 12. Quand l’angle d’oscillation du levier atteint 100°, ainsi que cela se fait assez fréquemment, un effort tangentiel de 100 kgr. par exemple, nécessaire pour mou\0ir la valve, exige une force de 155 kgr. dans la barre, et amène de plus une poussée <P 119 kgr. sur le levier.
- Avec une oscillation de 6Ô° seulement, les efforts ne sont que de 115 kgr. dans la barre et de 58 kgr. dans le levier.
- Dans la distribution du Phœnix, aucun levier ne renverse le mouvement. Ces leviers de renversement sont d’ailleurs à rejeter pour toute bonne machine. En effet, (fig. 13), dans le levier simple, les efforts des barres s’équilibrent entre eux et le moyeu n’est soumis à aucune fatigue. Dans le levier renversé, au contraire, une force de 100 kgr. à transmettre produit une réaction de 200 kgr. dans le moyeu et les usures qui en résultent se traduisent par des chocs importants, car la réaction change de sens avec le va-et-vient des barres.
- Les excentriques de la distribution sont au nombre de deux. L’un actionne les quatre valves d’échappement, l’autre les quatre valves d’admission. Celles-ci sont à déclic pour les deux cylindres. L’action du régulateur fait varier la durée de ^introduction sans modifier les avances; elle peut s’étendre à volonté aux deux cylindres ou à celui à haute pression seulement.
- Les barres qui relient les excentriques aux valves sont creuses. Elles sont constituées par des tubes en acier sans soudure de faible épaisseur. On obtient ainsi une résistance suffisante tout en conservant la légèreté nécessaire aux grandes vitesses. Les têtes formant articulations sont emmanchées à la presse hydraulique.
- Dans la plupart des machines Corliss, les barres qui se succèdent en longueur ont leurs têtes placées sur le même bouton du levier formant relais. Il
- Fig. 14.
- en résulte un couple de torsion PxL (fig. 14), P étant l’effort transmis. Cette torsion a pour effet de produire des usures rapides et des ballottements accompagnés de bruits d’autant plus forts qu’ils se répètent à chaque articulation. Dans les machines tandem, le
- défaut se présente avec beaucoup d’intensité à l’endroit où la tringle des valves passe du grand cylindre au petit. La différence de diamètre de ceux-ci amène la plupart des constructeurs à recourir à deux porte-à-faux dont l’effet est très mauvais au point de vue de la conservation de la bonne marche de la machine. Dans la machine Phœnix, les tringles sont en ligne droite sur toute l’étendue de la distribution sans porte-à-faux. A cet effet, les têtes sont faites comme l’indique la figure 15, l’une des deux étant en forme de fourche.
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- Cette disposition présente un autre avantage important au point de vue de la réduction des usures. Un examen attentif de la figure 14 montre, en effet, que les articulations a et b supportent toutes deux la fatigue de l’effort transmis. Dans la disposition de la figure 6, au contraire, le bouton a ne porte absolument pas l’effort transmis à Il ne sert que de guide et le levier de relais joue le rôle de simple suspension sans fatigue. Les usures dans les articulations sont donc réduites.
- Les épures de la distribution sont établies de manière à ce que la lumière d’admission soit complètement ouverte lorsque le piston a parcouru 11% de sa course. A partir de ce moment, on a donc la section totale de passage correspondant à une vitesse de vapeur de 35 mètres par seconde calculée d’après la vitesse moyenne du piston. Dans les machines à soupapes, cette vitesse de 35 mètres est adoptée pour la levée totale qui ne se produit que pour une admission de 7/10. En marche normale, l’admission n’atteignant que 1/5 environ dans les machines compound et 1/8 dans les machines monocylindriques, la levée est très faible et la vitesse de la vapeur est énorme ainsi que les étranglements. On ne pourrait éviter ceux-ci qu’en augmentantla levée, ce qui est incompatible avec les grandes vitesses, ou en augmentant les dimensions des soupapes, ce qui entraîne un accroissement des surfaces et des espaces nuisibles.
- Les périodes de la distribution de la machine Corliss Phoenix sont les suivantes.
- PETIT CYLINDRE GRAND CYLINDRE
- ARRIÈRE AVANT ARRIÈRE AVANT
- Avance à l’admission (ouverture de la lumière au point
- mort i,5mra 1,5” i ,5m“ 1,5»,“
- Admission minima 0 O 0,20 0,20
- Adm'ssion maxima 0,74 0,66 0,74 0.66
- Avance à l’échappement (mesurée sur la course) ... 10 % 9 % !O°/0 9%
- Compression (mesurée sur la course) 0,12 0,12 0,15 0, i5
- Les bourrages sont constitués par des anneaux métalliques d’une pièce. Le presse-étoupe n’a pour but que de les tenir en place et non de resserrer les parties d’anneaux en deux pièces qui constituent le type le plus répandu du bourrage métallique. Il n’y a donc pas lieu de craindre des grippages par suite d’un serrage maladroit. L’étanchéité est parfaite et est obtenue grâce à la longueur très considérable de la boite.
- Les cylindres et les obturateurs reçoivent l’huile d’un appareil de distribution centrale qui se compose d’un certain nombre de petites pompes, six ou sept par exemple. Sur le clapet d’aspiration de chacune d’elles tombent librement les gouttes d’huile d’un réservoir supérieur et en nombre réglable. Elles sont alors refoulées aux points à graisser. Il est à remarquer que les gouttes visibles ne sont pas nous pression et ne sont pas non plus dans un milieu où l’aspiration, des pompes produit le vide. Il en résulte que l’on peut supprimer les joints qui ne tiennent jamais bien et les verres qui sont généralement salis par l’huile épaisse au point de cacher les gouttes qui passent.
- Les dimensions principales de la machine des Ateliers du Pliœnix sont résumées dans le tableau suivant :
- Type de moteur...... ............. :..................... machine horizontale compound-tandem à
- vitesse accélérée.
- Puissance effective....... ............................ 468 chevaux.
- Vitesse de rotation...................................... 125 tours par minute.
- Longueur totale.......................................... 7.570 mm.
- Diamètre du petit cylindre............................... 45o mm.
- Diamètre du grand cylindre............................... 719 mm.
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- Rapport des sections........................'.........
- Course des pistons....................................
- Rapport -j............................................
- Rapport y................... .......................
- Vitesse des pistons.................................
- Limites de l'admission au petit et au grand cylindre,
- Admission normale...................................
- Système de distribution........... .................
- Système de graissage................................
- Diamètre de l’arbre au clavetage de l’inducteur. Longueur de l’arbre d’axe en axe des' paliers.........
- i à 2, 5,
- 900 mrn.
- °,79-
- o.5.
- 3 m. 75 par seconde, o à 74 % arrière ; o à 66 0/° avant.
- 2° %.
- par obturateurs oscillants placés dans les fonds des cylindres.
- sous pression au moyen de plusieurs petites pompes réunies en un appareil central. 34o mm-3.200 mm.
- La machine fonctionne avec condensation : la pompe à air, placée en contre-bas, est commandée par un levier oscillant et une bielle entraînée par le bouton de la manivelle.
- L’économie de marche d’une machine à vapeur étant liée intimement à l’efficacité des enveloppes de vapeur et aux surfaces et espaces nuisibles, la machine Corliss avec obturateurs logés dans les fonds permet de réaliser des conditions économiques excellentes, car les espaces nuisibles sont forcément très réduits, les valves n’étant séparées du cylindre que par l’épaisseur de la paroi du fond. Nous donnons ci-dessous les résultats d’un essai de réception fait par l’Association Belge pour la surveillance des chaudières, sur une machine Corliss-Phœnix de mêmes dimensions que celle exposée à Li ège.
- Diamètre du petit cylindre............................................................
- Diamètre du grand cylindre............................................................
- Course des pistons....................................................................
- Vitesse moyenne (tours par minute)....................................................
- Pression moyenne delà vapeur (vapeur saturée).........................................
- Puissance développée..................................................................
- Consommation de vapeur par cheval indiqué et, par heure (purge des enveloppes comprises).,
- o,45o 0,710 0,900 122,903 9,09 atm. 379,07 chevaux 5 kgr. 33o
- Les essais en vapeur surchauffée ont été poussés à des températures extrêmement élevées afin d’étudier la variation de la consommation et d’établir la courbe du rendement thermique. x\u point de vue industriel, la température la plus élevée n’est pas la plus avantageuse, car, si la machine consomme moins par cheval, le kilogramme de vapeur coûte plus cher et les frais d’entretien augmentent. La température de décharge augmente avec celle de l’admission et, notamment dans les machines monoeylindriques sans condensation, une température de 350° G à l’entrée de la machine donne déjà une légère surchauffe à la décharge. Voici, à cet égard, les résultats d’un essai fait par l’Association Belge, à haute surchauffe sur une petite machine Corliss Phœnix monocylindrique sans condensation. La température moyenne de l’admission a été de 377°5et a atteint par moments 410°.
- Diamètre du cylindre...................................................... o m. 35o
- Course du piston.......................................................... o m. 700
- Vitesse moyenne................................... ......................... 86,671
- Température de la vapeur sortant du cylindre .. .......................... i4^°
- Consommation de vapeur par cheval indiqué et par heure.................... 64 kgr. 443
- alternateur.—L’alternateur triphasé est représenté par la figure 16 : il a une puissance apparente de 215 kilovolts-ampères à 3.000 volts et 50 périodes, et tourne à une vitesse de rotation de 125 tours par minute ; l’intensité normale par phase est de 41 ampères.
- L’inducteur est mobile et l’induit fixe. L’inducteur consiste en 48 pôles ronds en acier coulé, boulonnés à la périphérie d’un volant en fonte en deux pièces, à six bras et à double jante, claveté sur l’arbre de la machine à vapeur. Le diamètre de tournage de l’inducteur est de 3534 mm.
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- L’induit est constitué par des tôles soutenues par une carcasse en fonte en deux pièces assemblées suivant un plan horizontal et dont la partie inférieure porte les pattes de fixation. La carcasse en fonte est très légère et porte, comme on le voit sur la figure, un grand nombre de trous circulaires destinés à diminuer son poids et à assurer une bonne
- Fig. 16. — Alternateur de 215 kilovoU-ampères de la Compagnie Internationale d’Electricité.
- ventilation des tôles et des conducteurs induits. Le diamètre extérieur de cette carcasse est de 3900 mm. Les bobines induites, comme les bobines inductrices, sont enroulées à la machine et mises en place entièrement terminées. Elles sont maintenues, dans des encoches ouvertes, par des cales en matière isolante.
- Le rendement de Ealternateur est de 94 % . Le courant d’excitation est fourni par une excitatrice entraînée directement par l’arbre moteur. Cette machine a une puissance de 7 kilowatts et produit du courant continu à 240 volts.
- IV. — PONT ROULANT FRÉDÉRIX—PIEPER
- Ce pont roulant, représenté par la figure 17, était installé dans le hall des machines et a fait un service actif lors du montage des machines installées dans ce hall. Il est à deux crochets, l’un pour un effort de levée de 6 tonnes et une vitesse de 11 mètres par minute, l’autre pour un effort de levée de 30 tonnes et une vitesse de 2,5 mètres par minute.
- Le pont, installé à l’Exposition de Liège pour une portée de 24 m. 130, a été calculé et construit pour une portée de 26 mètres : à cet effet, un joint a été ménagé dans le voisinage de chacune des extrémités permettant, après l’enlèvement de la rivure, le démontage des pièces extrêmes et leur remplacement par d’autres ayant la forme voulue pour la portée totale à atteindre.
- Le poids du pont lui-même est de 28 tonnes : le poids du chariot s’élève à 8 tonnes, soit au total 36 tonnes. Avec une charge de 30 tonnes, cela fait un ensemble de 66 tonnes qui se déplace à une vitesse de 50 mètres par minute.
- Charpexte. — La charpente du pont à été établie par la Société Anonyme du Nord de Liège, anciennement Yve Frédérix. Elle se compose de deux longerons de forme parabolique en treillis triangulaire à grandes mailles avec montants verticaux, intermédiaires.
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- Ceux-ci supportent les milieux de la bride horizontale supérieure dont la portée de nœud à nœud, assez grande, est ainsi réduite de moitié.
- Deux autres longerons de même forme et de même hauteur, mais sans montants verticaux, supportent les bords des deux passerelles, dont le platelage est en tôle perforée.
- Les montants et diagonales des longerons principaux sont en poutrelles de 152 X 127 et la forme adoptée est celle en caisson.
- Cette disposition donne aux longerons sous rails le maximum de raideur transversale.
- De plus, les deux longerons intérieur et extérieur de chaque passerelle sont reliés solidement par un contreventement horizontal sous platelage, dont il complète la raideur et par quelques diagonales entre les brides inférieures et supérieures d’un longeron à l’autre.
- Equipement mécanique et électrique. — Les caractéristiques de ce pont, au point de vue mécanique, sont les suivantes :
- 1° Le bâti du chariot est en acier coulé.
- 2° L’élément de levage est exclusivement constitué par du câble flexible en acier fondu, de fabrication anglaise.
- 3° Les moteurs commandent les mécanismes par l’intermédiaire de vis sans fin.
- 4° Pour la translation du pont, chaque caisson est attaqué par un moteur indépendant. Les deux moteurs de la translation ne sont pas réunis ensemble par l’arbre de transmission comme c’est ordinairement le cas.
- Un moteur de 25 chevaux commande la levée de la charge de 30 tonnes à la vitesse de 2 m. 50 par minute.
- Un second moteur de 25 chevaux commande la levée de la charge de 6 tonnes à la vitesse de 11 mètres par minute.
- Un moteur de 7 chevaux commande le mouvement de translation du chariot qui s’effectue à une vitesse de 30 mètres par minute.
- Deux moteurs de il chevaux chacun commandent le mouvement de translation du pont
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- qui s’effectue à une vitesse de 50 mètres à la minute : chacun d’eux actionne les galets du pont par l’intermédiaire d’une vis sans fin et d’un train d’engrenages.
- La figure 18 donne une vue du chariot du pont. Le câble spécial extra-flexible qui supporte la charge s’enroule par ses deux extrémités sur un même tambour après avoir passé sur les poulies de la chape et les poulies de renvoi fixées au châssis. La chape porte un crochet qui tourne sur billes.
- Le tambour d’enroulement est monté sur un arbre dont les extrémités reposent sur deux paliers à couvercle placés sur les parties supérieures des longerons, ce qui permet un entretien très facile et un démontage rapide de cette partie de l’appareil.
- L’enroulement du câble se fait de telle sorte que la chape et le crochet remontent absolument en ligne verticale et sans le moindre pivotement, ce qui est d’une importance capitale pour l’exécution de certains travaux, notamment dans les fonderies pour les manœuvres des cubilots.
- Le moteur de la grosse levée commande le tambour par l’intermédiaire d’un rnéca-
- Fig. 18. — Chariot du pont roulant, établi par la Compagnie Internationale d'Ëlectricité.
- nisme à vis sans fin et de deux trains d’engrenages, le tambour portant une roue dentée à chacune de ses extrémités. La liaison entre la vis sans fin et l’arbre du moteur est faite au moyen d’un accouplement rigide en forme de poulie sur laquelle vient agir un frein électromagnétique à double sabot.
- Ce frein est maintenu serré contre un contrepoids qu’un électro-aimant soulève au moment où le moteur se met en marche ; l’électro est hermétiquement fermé et muni d’un dashpot.
- La vis sans fin, qui est en acier forgé, est trempée et meulée ; elle est à plusieurs entrées. La roue hélicoïdale porte un bandage en bronze phosphoreux ; les dents de cette roue ont été taillées par une machine spéciale. Les paliers de butée sont a billes et les paliers porteurs’sont pourvus de bagues de graissage.
- Pour faire descendre la charge, on fait fonctionner le moteur comme génératrice sur des résistances de valeur variable ; l’électro-aimant recevant du courant du réseau se desserre et permet à la charge de descendre.
- La translation du chariot est obtenue par un mouvement de vis sans fin et un train
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- d’engrenages ; le mécanisme de cette vis sans fin est, comme celui du mouvement de levage, enfermé dans une boîte remplie d’huile. On n’a pas prévu de frein électromagnétique pour ce mouvement, car le chariot s’arrête suffisamment vite. La vis sans fin est en acier trempé et meulée ; les paliers de butée sont à billes, le graissage de l’arbre de la vis est à bagues. La roue hélicoïdale est en bronze phosphoreux.
- La boîte est munie d’un couvercle permettant la visite du mécanisme. La roue dentée placée sur l’arbre des galets est distincte des galets eux-mêmes ; ces galets sont de construction spéciale, de la Société Belge Griffin, de Merxem-Lez-Anvers.
- Tous les arbres du chariot reposent sur des paliers en deux parties, avec coussinets en bronze. Les arbres sont en acier forgé et les roues dentées en acier coulé ; les engrenages sont taillés à la machine.
- Ainsi qu’on peut s’en rendre compte par la photographie de la figure 18, le chariot est facilement démontable, toutes les parties en étant aisément accessibles.
- Les cinq moteurs du pont sont établis pour être alimentés par du courant continu à 440 volts ; ceux servant à la levée de la charge et à la translation du chariot sont à enroulement série : les deux moteurs pour la translation du pont sont à enroulement compound.
- Ces moteurs sont d’un type spécialement étudié et de construction analogue à celle des moteurs pour tramways, avec carcasse en acier coulé en deux parties et graissage à bagues. Ils sont hermétiquement fermés, ce qui les rend inaccessibles à la poussière, à l’humidité et aux vapeurs nuisibles : une porte étanche permet un facile accès des balais.
- La commande et le réglage des différents moteurs sont assurés par quatre controllers attaqués par des leviers verticaux. Ces appareils sont très robustes : ils sont munis de résistances métalliques et possèdent un soufflage magnétique puissant.
- V. — APPAREILS EXPOSÉS PAR LA COMPAGNIE INTERNATIONALE D ELECTRICITE
- Outre les groupes électrogènes variés que nous venons de décrire, la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège expose, sur divers stands, une cinquantaine de moteurs cà courant continu ou à courants triphasés entraînant différentes machines ; enfin, elle expose sur son stand quelques appareils ou machines intéressantes que nous allons passer rapidement en revue.
- En premier lieu, il convient de citer un moteur triphasé à vitesse variable d’un nouveau système, breveté par M. Meller. Ce moteur réalise les trois vitesses de 750, 1.000 et 1.500 tours sans Remploi d’aucun rhéostat: sa puissance est indépendante de la vitesse, et, par suite, le couple de démarrage est doublé ou triplé suivant que l’on marche à 1/2 ou au 1/3 de la vitesse maxima. En outre, il permet d’obtenir un rendement et un facteur de puissance constants. On voit immédiatement tout l’intérêt que présente ce moteur pour les machines-outils, les trains de laminoirs, les machines d’extraction, etc.
- A côté de moteurs fixes à courant continu et à courants triphasés, la Compagnie Internationale d’Electricité expose deux moteurs de traction de 25 chevaux à 500 volts et 480 tours par minute et deux moteurs hermétiques sur pattes pour appareils d’aciéries et engins de levage ; un groupe moteur-générateur à courant continu abaissant la tension de 440 à 125 volts, commandé par l’Etat Belge ; deux groupes d’égalisation pour réseaux a trois fils, constitués chacun par deux dynamos de 20 kilowatts à 220 volts et assurant le service de l’Exposition : ces groupes ont été également commandés par l’Etat Belge.
- Comme application mécanique, on peut citer un cabestan électrique semblable à vingt-cinq appareils construits pour le port d’Anvers. Ce cabestan exerce un effort de traction
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- de 1.250 kilogr. et tourne à une vitesse de 60 tours par minute, en imprimant au câble un déplacement de 1 mètre par minute. Le moteur horizontal à courant continu, 220 volts, est fixé à une plaque en Ton te servant de base au cabestan. Il attaque l’arbre vertical de la poupée au moyen d’une vis sans fin et d’une roue hélicoïdale. La plaque en fonte qui forme la base de tout l’appareil peut pivoter autour d’un axe passant par son milieu et permet, par un simple mouvement de bascule, d’amener au-dessus du sol le moteur et le rhéostat de démarrage, pour la révision et l’entretien de ces organes. Le cabestan est mis en marche au moyen d’une pédale qui, en revenant à sa position normale, provoque le freinage électrique et l'arrêt presque immédiat de la poupée.
- En ce qui concerne l’éclairage, la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège expose outre les lampes à arc Pieper, des appareils nouveaux constituant le système Pieper-l'Hœst pour l'éclairage électrique des trains. Dans ce système, le courant est produit par un groupe placé sur la chaudière de la locomotive et formé par une petite machine verticale à pistons entraînant une dynamo hermétique. Chaque voiture est munie d’une petite batterie d’accumulateurs. Le couplage et les différentes manœuvres s’effectuent automatiquement au moyen de conjoncteurs permettant l’allumage et l’extinction de toutes les lampes simultanément depuis la locomotive.
- En fait d’appareillage exposé par la Compagnie Internationale d’Electricité, on peut citer divers tableaux assurant le service de l’Exposition ; cinq panneaux du tableau général ; différents interrupteurs à basse et haute tension, ces derniers à bain d’huile et avec déclanchement automatique à action différée; des appareils de mesure; un. grand nombre de rhéostats de démarrage ; et enfin des démarreurs automatiques composés de résistances mises en circuit ou hors circuit par une série de commutateurs automatiques commandés par des enroulements que le moteur met de lui-mème en action.
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la charge produite par les rayons R'ont-gen. — Hahn. — Drudes Annalen, octobre igo5.
- Parmi les propriétés électriques du radium, deux sont actuellement bien connues, l’action d’ionisation et l’action de décharge des corps électrisés. On n’a pas encore pu déterminer exactement si les rayons Rontgen sont susceptibles de charger les corps neutres qu’ils atteignent, et l’auteur s’est proposé de poursuivre cette étude.
- Le dispositif expérimental était le suivant :
- Un tube de Crookes, généralement de dureté moyenne, était alimenté par une bobine d’in-
- duction de 30 cm. cl’étincelle pour'36 volts au primaire. La tension généralement employée était de 20 volts et l’intensité de courant, de
- 3 ampères environ. L’interrupteur était une turbine à mercure.
- La bobine d’induction était entourée d’un filet métallique : le tube était placé dans une caisse en bois revêtue extérieurement d’une feuille de plomb de 2 mm. d’épaisseur.
- Dans la paroi antérieure était une fente de
- 4 cm. de large sur 8 cm. de haut par laquelle sortaient les rayons. Toutes les enveloppes étaient reliées à la terre.
- Pour que la radiation Ou tube fut bien constante et que le vide n’allàt pas en aug-
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- mentant, l’auteur employait de très courtes durées de fonctionnement réglées par un interrupteur à pendule.
- La plaque étudiée était placée devant l’ouverture de la caisse de bois, généralement à une distance de 30 cm. Une seconde plaque de comparaison, invariable, permettait de n’avoir pas à tenir compte des variations de courant : on mesurait le potentiel de chacune des deux plaques et on prenait le rapport des deux chiffres trouvés, qui évidemment devait être indépendant des variations de courant.
- Les études de l’auteur ont porté sur des plaques de cuivre, de fer, de maillechort, de laiton, de plomb, d’aluminium, de zinc, d’argent, de platine, de charbon, d’antimoine, et de nickel : elles ont montré que les différents métaux se chargent à des potentiels inégaux : dans l’air à la pression atmosphérique, l’ordre dans lequel ils se classent est déterminé par leur place dans la série de Yolta et par leur poids atomique.
- L’auteur a ensuite répété les mêmes expériences avec des isolants, bois, verre, ébonite, paraffine, papier sec, papier humide, papier imprégné de différents corps ou acides.
- Les conclusions finales sont les suivantes :
- 1° Tous les corps atteints directement par des rayons Rôntgen prennent une charge positive;
- 2° Les feuilles métalliques minces prennent une charge plus considérable que les plaques épaisses de même métal : la différence est d’autant plus sensible que la durée d’exposition est plus courte;
- 3° L’influence de la constitution de la surface est faible ;
- 4° Le potentiel des plaques soumises aux rayons dépend :
- a) de la capacité avec laquelle la plaque est reliée ;
- b) de la durée de l’exposition : le potentiel croît pendant les 20 premières secondes puis reste à peu près constant;
- c) de la nature des rayons. Les tubes durs produisent une charge plus forte ;
- d) de la nature du métal, le potentiel étant d’autant plus grand que le poids atomique est plus élevé et que le métal est plus électronégatif ;
- e) du gaz environnant.
- 5° Les rayons secondaires agissent contre la charge.
- L’auteur indique que, d’après ces expériences, les rayons assimilés par Paschen (1) à des rayons cathodiques de vitesse extrêmement considérable sont des rayons Rôntgen produits par la radiation du radium.
- R. Y.
- Electrisation par les rayons du radium. — Righi. — Nuovo Cimento, juillet igo5. «
- Un conducteur acquiert une charge positive sous l’influence de rayons X et de la lumière ultraviolette parce que ces radiations facilitent l’émission d’électrons. Au contraire, quand on l’expose aux rayons du radium, le conducteur acquiert une charge négative par suite de l’absorption des rayons p ou des électrons libres, et cette charge négative peut croître indéfiniment si elle n’est pas compensée par des rayons secondaires émanant des conducteurs et consistant en électrons libres.
- L’auteur a étudié cette électrisation négative produite par les rayons du radium et a trouvé qu’elle est plus faible dans les métaux lourds que dans les métaux légers : la charge acquise décroît quand le poids atomique croît.
- L’auteur indique une série de 13 éléments rangés depuis le carbone jusqu’au bismuth, dans lesquels cette loi est suivie avec une régularité remarquable. Quand le métal est très mince, et a, par exemple, une épaisseur de un centième de mm. la charge acquise est très faible, probablement parce que les rayons B sont transmis pour la plupart.
- R. R.
- Rayons p, a faible vitesse du radium. — Miss Slater. — Philosophical Magazine, octobre igo5.
- L’auteur a fait une étude particulière sur les électrons de faible vitesse découverts par Thomson, dont la force de pénétration dans les feuilles d’aluminium ou les autres corps n’est pas plus considérable que celle des rayons «. Le polonium et le radium produisent une grande quantité de ces rayons.
- J.-J. Thomson avait supposé que ces rayons peuvent être engendrés par les émanations du
- (') Voir L’Eclairage Electrique, tome XU, 47 décembre 4904, p. GXLJ.
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- radium et du thorium. Les expériences de l’auteur ont élucidé ce point.
- Un électroscope à feuilles d’or placé dans le vide communiquait avec un tube contenant du radium. La décharge positive était beaucoup plus forte que la décharge négative, et décélait l’émission d’une radiation négative. En interposant une lame de plomb, on voyait aisément que cet effet n’était pas produit par des électrons de grande vitesse.
- L’auteur a prouvé que les électrons de faible vitesse sont produits par l’émanation et non par la radioactivité produite.
- L’expérience a été faite en introduisant un tube de radium scellé dans le tube d’expérience et en brisant ce tube au moyen d’un morceau de fer maintenu de l’extérieur par un électroaimant. L’émanation donne des rayons « et des particules p à faible vitesse.
- E. B.
- Sur la radioactivité des sources thermales. — Mâche et Meyer. — Congrès de radiologie de Liège.
- Les auteurs ont étudié la radioactivité d’un certain nombre de sources thermales autrichiennes. Les résultats de leurs expériences montrent que la radioactivité est très variable suivant les sources, qu’il n’existe pas de relation entre la teneur en émanation et la température des sources, mais qu’il existe •vraisemblablement une relation entre la teneur en émanation et la constitution géologique du terrain.
- R. V.
- Sur la radioactivité de la lave de la dernière éruption du Vésuve. — Tommasina. — Congrès de radiologie de Liège.
- L’auteur a étudié differents fragments de lave du Vésuve provenant de la dernière éruption (1904). Il a trouvé que le pouvoir de dispersion de 260 gr. de lave est de 7 volts en 5 minutes, ou 84 volts par heure. Ces expériences montrent qu’il existe une radioactivité propre de la lave.
- R. V.
- Sur l’émission de chaleur du radium. — Angs-trôm. — Congrès de radiologie de Liège.
- L’auteur a étudié, depuis 1903, l’émission de chaleur du radium au moyen de différents calorimètres, en fer, en plomb et en aluminium
- dont il indique les dimensions. Les résultats obtenus avec ces differents appareils ne diffèrent pas de plus de 2 % les uns des autres.
- Toutes les expériences de l’auteur montrent que l’énergie des rayons p et y doit être très faible et n’est qu’une fraction minime, au plus quelques centièmes de l’énergie totale développée par la substance.
- Le dégagement de chaleur d’une préparation de radium étudiée depuis septembre 1903 jusqu’à janvier 1905 n’a pas varié d’une façon perceptible pendant cette période. Sa valeur moyenne de septembre 1903 à avril 1904 a été de 1,14 petites calories par minute, par gramme de bromure de radium, ou de 68,5 petites calories par heure. La valeur moyenne d’avril 1904 à. janvier 1905 a été de 1,136 calories-gramme par minute et par gramme.
- R. V.
- Mesures de la différence de potentiel sur des tubes sans électrodes. — Matthies. — Congrès de radiologie de Liège.
- L’auteur a étudié les différences de potentiel critiques entre les surfaces extrêmes de tubes sans électrodes dans lesquels il abaissait peu à peu la pression. Les conclusions de ses expériences sont les suivantes :
- Dans un tube sans électrodes soumis à l’action d’un champ électrostatique, il se produit au sein du gaz les mêmes phénomènes que dans un tube de Geissler et le passage du courant est régi par les mêmes lois. Le champ critique, ou mieux la différence de potentiel critique entre les surfaces extrêmes du récipient, se compose de la chute cathodique, de la chute anodique, et de la chute dans la colonne positive.
- R. V.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Essais de consommation de machines à vapeur. — Krurnpsr. — Zeitschrift Vereines Deutscher Inge-nieure. Abstracts, 25 octobre 1906.
- L’auteur indique les résultats de 100 expériences faites sur 33 machines à vapeur différentes à piston, construites par les Ateliers d’Augsbourg et de Nüremberg. Les types de ces machines étaient très divers ; horizontaux, verticaux,
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- compound, à triple expansion, à condensation ou sans condensation, à enveloppe et sans enveloppe, à vapeur saturée et à vapeur surchauffée. Les essais sont tous résumés dansuntableau, sur lequel on voit que les meilleurs résultats ont été obtenus avec une machine à vapeur horizon-taleàtriple expansion et à condensation employée dans l’usine d’électricité de Strasbourg.
- Dans un premier essai, avec de la vapeur sur-chaufféede 70°,8 et une pression de 10,25 atmosphères, une vitesse de 83 tours par minute et une puissance de 1641,9 chevaux indiqués, l’enveloppe du petit cylindre n’étant pas chauffée, la consommation de vapeur par cheval-heure indiqué s’est élevée à 4,43 kgr., le rendement thermique à 0,207, et le rendement par rapport au moteur idéal sans pertes, à 0,861 : le vide absolu au condenseur était de 1,017 kgr. par cm2. Avec une pression de 10,39 atmosphères, sans surchauffe et avec l’enveloppe du petit cylindre chauffée, la puissance a été de 1.686,5 chevaux, la consommation de 5,41 kgr. par cheval-heure indiqué, le rendement thermique de 0,178, et le rendement par rapport au moteur idéal de 0,771.
- Des essais faits sur une plus petite machine verticale à triple expansion ont montré les effets du chauffage des enveloppes et de la surchauffe. Avec de la vapeur saturée, une pression de 12,86 atmosphères et une marche à pleine charge, l’enveloppe du petit cylindre étant chauffée, la consommation de vapeur a été de 5,53 kgr. par cheval-heure indiqué et la puissance de 545,5 chevaux. A demi-charge, avec une pression de 12,23 atmosphères et l’enveloppe non chauffée, la consommation a été de 5,77 kgr. Avec surchauffe de 127°,6 et à pleine charge, la pression étant de 12,71 atmosphères, la puissance de 556,7 chevaux et l’enveloppe n’étant pas chauffée, la consommation a été de 4,45 kgr : avec une surchauffe de 74°, la consommation a été de 4,88 kgr.
- R. R.
- Moteurs à gaz Mees. — Freytag. —Zeitschrift des Vereins Deutscher Industrie, n°24-i9o5.
- Ce moteur présente la particularité que son mode de réglage repose sui* la combinaison des deux modes de réglages généralement adoptés, le réglage à admission constante avec modification de composition du mélange explosif, et le
- réglage à admission variable avec mélange de composition constante. On sait que le premier système offre des inconvénients aux très faibles charges par suite de défauts d’allumage dus à la pauvreté du mélange, mais qu’il est plus économique aux charges importantes. Dans le nouveau moteur, le réglage est assuré aux faibles charges par variation d’admission, et aux fortes charges par modification de la composition du mélange : grâce à cela, le rendement est maximum à la charge normale et non à la charge maxima, la machine travaillant à charge normale avec un mélange relativement pauvre mais cependant assez riche pour assurer des inflammations certaines. A cette charge, le moteur travaille à pleine admission et possède, par conséquent, une compression élevée, circonstance favorable pour obtenir un bon rendement.
- L’admission est effectuée par une soupape munie d’un piston-distributeur qui ouvre et ferme des ouvertures pour le gaz et pour l’air pratiquées dans un siège cylindrique : ce piston-distributeur est commandé par le régulateur et se déplace d’après la position de ce dernier. Par suite de la forme des canaux, la richesse du mélange varie progressivement pour une certaine amplitude de déplacement du distributeur puis, pour le réglage par l’admission, les sections de passage du gaz et de l’air restent dans un rapport constant, et un disque mobile étrangle plus ou moins le conduit par lequel a lieu l’arrivée du gaz. Un moteur de 21,5 chevaux tournant à 222 tours par minute et travaillant avec une pression de 4 kg. 35 sur le piston, a consommé à charge normale 0,408 kg. d’anthracite par cheval effectif et par heure, ou 0,333 kgr. par cheval indiqué et par heure.
- B. L.
- Nouvel alternateur. — Johnson. — Electrical World and Engineer.
- L’inducteur de cet alternateur est constitué par un moyeu portant des bras en forme de T, dont la partie inférieure est parallèle à l’axe de la machine et porte des masses polaires feuilletées. Deux bobines inductrices circulaires sont placées sur le moyeu de part et d’autre des bras, et deux couronnes portant des bras en forme de T sont enfilées sur l’arbre de part et I d’autre des bobines, de telle sorte que leurs
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- bras soient placés suivait les bissectrices des angles formés par les bras placés entre les bobines. Les bras de deux couronnes portent aussi, à leur partie supérieure, des épanouissements feuilletés.
- L’induit est construit de la façon habituelle.
- Ces machines sont établies par la Compagnie United Electric, de Toronto.
- R. R.
- Pertes dans l’induit des générateurs à double courant. — Still. — Electrical World and Engineer.
- L’auteur a fait un certain nombre d’expériences pour déterminer, en fonction de la nature de la charge, la valeur des pertes RI2 dans les conducteurs induits des générateurs à double courant. Dans un cas déterminé, une charge de 48,3 kw. sur le côté à courant continu seul a produit des pertes RI2 de 1.170 watts : la même charge de 48.3 kw. sur le côté alternatif a produit des pertes RI2 = 2.340 watts, c’est-à-dire exactement le double des pertes précédentes. Les pertes RI2 dépendent non seulement de la valeur virtuelle du courant alternatif, mais aussi de la forme de la courbe de ce courant. L’auteur donne des courbes indiquant la diminution des pertes dans l’induit quand le décalage entre le courant et la f. é. m. augmente, c’est-à-dire quand le facteur de puissance diminue, la puissance apparente produite restant la même.
- Sur les paliers des machines électriques. — Hermann. — Zeitschrift des Vereins Deutscher Ingenieure. Abstracts, 25 octobre igo5.
- L’auteur indique les résultats d’une longue série d’essais faits au laboratoire de la Compagnie Lahmeyer d’après la méthode de Dettmar. 11 a opéré à des pressions atteignant 15 kgr. par cm2, à des vitesses atteignant 3,50 mètres par seconde et à des températures comprises entre 20 et 200°. Les résultats obtenus, qui montrent l’influence de la vitesse, de la pression, de l’épaisseur de la couche d’huile, du métal et de la forme des coussinets, peuvent être résumés par la formule
- p/jtS = awx
- où
- a est une constante,
- S le jeu dans le coussinet en mm., la vitesse en mètres par seconde,
- t la température de l’huile,
- !> le coefficient de friction, p la pression en kgr. par cm2.
- L’exposant x a approximativement pour valeur 0,5 pour w < 4 mètres par seconde.
- L’auteur a étudié aussi l’influence de la fluidité de l’huile et du filtrage. Un filtrage réduit la valeur de y de 5 % . Quand de la poussière non métallique est ajoutée à l’huile dans la proportion de 5 % , on trouve ce résultat remarquable que la valeur de p est plus faible que pour de l’huile pure. En ce qui concerne la durée d’utilisation de l’huile, l’auteur a trouvé que celle-ci se détériore au bout de 1.200 heures, pour les différentes qualités étudiées.
- R. R.
- Emploi de condensateurs avec des moteurs triphasés en fonctionnement continu. — Dalemont. — Elektrotechnische Zeitschrift, 2 novembre 1905.
- Pour un certain nombre d’applications, et en particulier pour la traction électrique, il serait avantageux de pouvoir modifier la vitesse de rotation des moteurs triphasés.
- Supposons qu’un moteur triphasé à groupement en triangle soit alimenté par du courant alternatif monophasé. Si l’on relie la phase I
- A
- directement aux conducteurs A et B (fig. 1) et le sommet C d’un côté par une capacité, et de l’autre côté par une self-induction, aux deux conducteurs A et B, on peut, en modifiant les valeurs de la capacité et de la self-induction, modifier le couple du moteur.
- L’auteur a fait des expériences pour voir s’il serait possible de faire travailler de cette façon un moteur triphasé dans de bonnes conditions en marche permanente.
- Les différences de potentiel entre a c et b c sont les deux composantes de la tension agissant dans la phase directement connectée
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- aux conducteurs. On peut déterminer, les valeurs de la capacité et de la self-induction de telle manière que les trois tensions aient la même valeur. Dans ce cas, elles sont décalées de 60° les unes par rapport aux autres. On peut, au moyen de la méthode symbolique, calculer facilement les conditions nécessaires pour que les tensions soient égales.
- Soient :
- E la f. é. m. efficace entre les conducteurs A et B;
- I le courant total efficace passant dans ces conducteurs; e, i, (avec les indices I, II, III, c, r') les tensions et courants des différentes phases du moteur et des dérivations contenant la capacité et la self-induction ;
- ici le courant efficace total dans les deux circuits Cil et RtIL
- i\, x la résistance et l’inductance de chacun des circuits du moteur; rc, c la résistance et l’inductance du circuit du condensateur
- /', x' la résistance et l’inductance de la bobine.
- Supposons que le sens positif soit opposé à celui des aiguilles d’une montre. On a
- z= i- — yx
- zc — i'c + yxc z =r — yx'
- y = 8 + Vh
- y o:= gc ybc y = g y b'
- où z, y... représentent l’impédance et l’admittance de chaque circuit.
- Les différences de potentiel entre les bornes des phases II et III sont :
- e-2 = Ici
- e3 = Jrf
- ' + '/b gc — yb(
- -f 7b + 8 + yb'.
- et les valeurs exactes sont :
- (0
- h>] = [id]
- [>s] = [Û]
- V (g ~f gc)2 -f {b — bc)% (g + gcY + {b — bc)-
- V(ff + f) + (è + 4')2
- (* + *? + (*+*')*
- Si le moteur doit fonctionner comme moteur triphasé ordinaire, on obtient les conditions suivantes :
- A°) (e2) = (e3) »
- 2°) Le décalage entre e2 et e.A doit être de 120°.
- On en déduit :
- i ____ i
- (g + 8c)2 + (b — b g)1 (g -f- g')2 + (b ~r b )2
- d’où
- (g Jr gc)2 + (b - M2 = (g + g')2 + (b -i- b')\ (3)
- Les tangentes des angles compris entre <?2 ou e3 et id se déduisent des formules fl) et (2).
- . - s , b — bc
- tg(e2 ’d) -f -J--
- o "T" oc
- , . , b —j— b'
- tgOsérf) = txT7'
- O 1 O
- On obtient par suite l’équation :
- b — bc b -f- b
- o + o 8 H- 8 _t ^
- b — bc b + b'~'
- 8 “U 8c 8 ~f 8
- ou :
- (b — b(.) (g -f- g ) -|- (b -f- b ) (g -f- «y.)_ -
- (g-Ygc)(8+g')-(b-bc)(b-Y //)^V ' l U Supposons que les résistances ohmiques des circuits contenant la capacité et la self-induction puissent être négligées et que les deux susceptances aient la même valeur, c’est-cà-dire que
- On voit que la première condition sera remplie et que l’équation (4) donne en outre :
- d’où
- 2(b — bc) g g1 - U> - bcf
- V 3;
- \ 3 (b — bcY -fa {b — b) g — \ 3 g2
- bc=b
- La première racine donne :
- o;
- bc=b--^
- \ 3
- et la seconde :
- bc = b + s 3g. On sait en outre que :
- (O
- (5')
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- ^c xr x
- En désignant par L le coefficient de self-induction de chaque phase, par L' celui de la bobine, par C la capacité du condensateur, par m la vitesse angulaire, on a :
- 1-2 -f «21,2
- «L
- -L-
- bK = «G = — -r-,,
- «Li
- et l’on peut tirer des équations 5 et 5'.
- «y 3 (5«;
- ;-2 -j- «2L2
- 1,+'— 01 (5 '«
- 1-2 4- «2L{
- Dans le cas où les phases du moteur sont groupées en étoile, on peut déterminer de la même façon les rapports entre la capacité et la self-induction.
- Les deux forces électromotrices e\\ et eia décalées de 120° produisent une résultante dont la valeur exacte est la même que celle de
- A
- Fig. 2.
- chacune des composantes : cette résultante est décalée de 60° sur chacune d’elles.
- Si donc on veut que le moteur fonctionne comme moteur triphasé ordinaire, il faut inverser le courant dans la phase 1 pour que 2 i = 0, comme l’indique la figure 2.
- B. L.
- (A suivre).
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Sur le choix de la tension à employer dans les nouveaux réseaux de distribution d’électricité. — Wikander. — Elektrotechnische Zeitschrift, 12 octobre i9o5.
- L’auteur indique que, dans ces dernières années, on a beaucoup employé, dans les nouvelles installations allemandes, la tension de 2x220 volts, avec réseau de distribution à 3 fils. Le choix de cette tension permet de réaliser des économies dans la section de cuivre et, par suite, le prix des câbles, et cl’étendre un peu plus loin le rayon d’action de la station génératrice.
- Mais, depuis peu, on a établi de nouveaux types de lampes électriques dont la consommation est inférieure d’au moins moitié h celle des anciennes lampes : telles sont les lampes au tantale, au zircone, à l’osmium, les lampes à arc Bremer et les lampes à vapeur de mercure. Or, toutes ces lampes, dont l’emploi est si intéressant et si important pour l’éclairage électrique, ne peuvent fonctionner que sur des tensions de 110 volts. En outre, tous les essais effectués sur les lampes à filament de carbone à 220 volts ont montré que l’emploi de ces lampes est à rejeter autant que possible, la consommation spécifique étant de 15 à 20 % plus élevée que celle des lampes à 110 volts et la durée de fonctionnement étant beaucoup plus courte. Il est donc incontestable qu’il y a grand intérêt à adopter une tension de distribution de 110 volts dans presque tous les cas.
- Si l’on examine les économies que permet de réaliser le choix de 2 X 220 volts comme tension de distribution au lieu de 2X110 volts, on voit qu’elles ne sont, en réalité, pas très considérables. L’économie que Ton réalise sur le câble est certainement importante en elle-même, mais il ne faut pas oublier que toutes les dépenses afférentes aux travaux de terrassement, à la pose des boîtes de sectionnement et de branchement, aux colonnes montantes etc., restent les mêmes, ce cpii rend très faible l’économie relative envisagée par rapport aux frais totaux.
- Quand il s’agit de courant continu, le nombre des sous-stations d’alimentation doit évidemment être plus considérable avec une tension de 2X110 volts qu’avec une tension de 2X220
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- volts, mais des dispositifs appropriés tels que l’emploi de réducteurs doubles ou triples pour la batterie d’accumulateurs, permettent de réduire sensiblement ce nombre, en adoptant pour différents groupes de feeders des chutes de tension différentes.
- Quand il s’agit de courants alternatifs polyphasés ou monophasés, il est avantageux d’employer des réseaux de distribution avec conducteur neutre mis à la terre. Pour le courant monophasé, on emploie un réseau à trois fils, et, pour les courants triphasés, un réseau à quatre fils. On peut s’étonner que ce mode de distribution ne soit pas plus répandu, car il offre de nombreux avantages. En effet, si l’on place les interrupteurs sur les conducteurs extérieurs, tous les appareils sont, en temps normal, au potentiel de la terre et n’offrent aucun danger au point de vue des court-circuits susceptibles de mettre le feu et au point de vue des secousses que peut recevoir le personnel.
- E. B.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil. — Slaby. — (1) Elektrotechnische Zeitschrift, 2 novembre 1905.
- III
- 3°) La vitesse de Vélectricité dans les conducteurs
- Dans les calculs de détermination des transmetteurs, il y a lieu de faire attention à la vitesse de l’électricité dans les conducteurs, vitesse qui n’est pas égale à celle de la lumière, comme on le suppose pour simplifier.
- L’étalonnage des ondomètres doit être fait d’après la fréquence des oscillations et non •d’après les longueurs d’ondes, car celles-ci se déduisent des précédentes et ne peuvent avoir de signification véritable que si la vitesse de propagations de l’électricité est connue.
- La propagation d’une perturbation électrique à travers l’espace libre a lieu avec la vitesse de la lumière v =3 X 10 10 cm. Dans ce cas, la longueur d’ondes est définie par l’égalité 1 = vT, en appelant T la période de l’oscil-
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLI, 29 octobre, 5 et 19 novembre 1904, p. 178, 221, 300. Tome XLII, 7 janvier 1905, p. 30.
- lation électrique. On a pris à tort l’habitude de considérer comme longueur d’ondes propre la longueur ainsi déterminée : pour éviter toute confusion, l’auteur l’appelle longueur d’ondes vraie ou longueur d’ondes dans l’espace.
- Si, au contraire, une perturbation électrique se propage dans un autre milieu que l’espace rempli d’air ou d’éther, la vitesse n’est plus égale à celle de la lumière. Si l’on suppose une antenne de longueur l reliée à la terre et excitée, la longueur d’ondes est
- r — 4/ = T/
- en appelant v' la vitesse de propagation. Si la perturbation électrique se propage dans l’espace qui environne l’antenne, cette propagation a lieu avec la vitesse v et l’on a
- 7 = TV
- Entre les longueurs d’onde 1 et )/, existe la relation
- V
- Si l’on prend comme point de départ le fait expérimental qu’un conducteur est en résonance avec sa fréquence propre quand son inductance et l’inverse de sa capacitance sont égales, et si l’on considère un fil de longueur l libre et isolé dans l’espace, celui-ci présente, lors de la résonance, une demi-longueur d’ondes avec un nœud en son milieu. Si l’on désigne par L le coefficient de self-induction du fil pour une égale répartition du courant dans toutes ses parties, on doit compter, pour les oscillations, sur un coefficient de self-induction (1) :
- L' = - L
- TT
- Si C désigne la capacité pour la longueur l, en admettant une égale répartition de la charge en tous les points, on a pour la capacité réduite,
- c=iïÇ = J-C.
- 2 7i 2 27T
- Si « = y, l’égalité entre verse de la capacitance
- l’inductance et l’in
- donne la relation
- (!) Ire partie § 1. Voir Eclairage Electrique, tome XLI, 29 octobre 1904, p. 178.
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- CL:
- et, si / est la vitesse de propagation de l’électricité dans le fil, on a :
- ïl = i = !
- 2 2
- puisque la longueur de fil représente une demi-longueur d’ondes.
- On a alors
- O) zrz
- 27
- T
- TiV
- T
- et
- CL
- P
- V '
- Dans cette formule, C et L doivent être exprimées en unités électromagnétiques. Si l’on veut exprimer L en centimètres (unités électromagnétiques) etC en centimètres également (unités électrostatiques), il faut diviser par c2, et l’on a, en désignant les deux systèmes de mesure par (m) et par (.s) placés en indices
- Cf s) P
- C(s)L(m) = ^P
- d’où
- l = V— v'C(s)L(m)*
- La relation
- l = \ C(.s)L(/m)
- (D
- constitue donc un critérium pour déterminer si la vitesse de l’électricité dans un fil est la même que la vitesse de la lumière.
- Le coefficient de self-induction d’un fil de longueur l dont le rayon est très petit vis-à-vis de cette longueur est donné par l’ancienne formule
- que la formule déduite par des calculs élémentaires dans la première partie § 1 :
- L = 2/loguat|> (3)
- présente une approximation très suffisante.
- En employant la formule indiquée dans le même paragraphe pour la capacité du fil
- C=—i—1, (4)
- 2 loguat -
- on obtient
- \ CL = l ou
- V =
- Dans des fils longs et minces, la vitesse de l’électricité serait donc presqu’exactement égale à celle de la lumière.
- Mais la formule (2) ne tient pas compte de l’effet superficiel que l’on constate lors du passage des oscillations électriques dans les conducteurs. Si l’on tient compte de cet effet superficiel, on a (lre partie, § 3) :
- 2 /
- [lognat j — IJ-
- (5)
- Pour différentes valeurs de - on trouve alors
- pour - les valeurs suivantes :
- 1 P
- 1 r V V
- io- i, o35
- IO3 1,023
- io'1 1,017
- IO5 1,014
- On a lognat 2 = 0,693 et p = 1 dans le cas actuel, d’où
- L = 2l ^lognat ^ — 0,o57^-
- Dans les applications pratiques de la télégraphie sans fil, le facteur 0,057 ne représente
- qu’environ 0,5 % du facteur lognat - de sorte
- Lavitesse de propagation de l’électricité serait donc, d’après cela, de 2 % plus grande que la vitesse de la lumière, ce qui est en contradiction avec tous les résultats d’expérience. La formule (5) est donc encore moins exacte que la formule (3).
- R. V.
- <A suivre).
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-
-
- 318
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 47.
- Sur la mise à la terre des antennes de télégraphie sans fil. — Wildman. — The Electrician, 20 octobre 1905.
- L’auteur, après avoir pris connaissance des résultats obtenus par Monckton (*), indique qu’il a fait quelques expériences dans la môme voie. Deux postes de télégraphie sans lil ont été établis par lui en Alaska, à Saint-Michael et à Safety Ilarbour.
- A cause du sol gelé pendant dix mois de l’année, il a clù employer des prises de terre isolées et consistant en filets métalliques placés à une certaine hauteur au-dessus du sol. Les résultats ont été excellents et les communications ont eu lieu d’une façon ininterrompue depuis le mois d’août 1904, donnant lieu à un échange de plus de trois millions de mots. Aucune perturbation atmosphérique, due aux glaces ou à des aurores boréales, n’a troublé les communications.
- L’énergie est fournie par un alternateur de 3,500 kw. dont la tension est élevée à 20.000 volts par un transformateur. L’antenne a 60 mètres de hauteur et porte deux fils. Une bobine d’inductance, commune à l’antenne et au circuit oscillant, permet d’obtenir l’accord avec le transmetteur.
- 1L Y.
- ÉCLAIRAGE
- Expériences effectuées sur des lampes au tantale. — Ambler. — The Electrician, 29 septembre igo5.
- L’auteur a fait des mesures photométriques sur deux lampes au tantale de 110 volts à ampoule claire et dépolie et sur une lampe ordinaire au carbone de 16 bougies.
- La lampe au tantale à verre clair consommait 0,35 ampère sous 110 volts. L’intensité horizontale maxima était de 22 bougies Hefner ; la consommation spécifique était donc de 1,75 watt par Hefner. L’intensité moyenne sphérique était de 17,2 bougies Hefner, correspondant à une consommation spécifique de 2,23 watts par bougie. La lampe dépolie consommait la même intensité de courant et produisait 19,8 bougies comme intensité horizontale, soit une consommation spécifique de 2 watts, et 14,82 bougies
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 28 octobre 1905,
- p. 160.
- comme intensité moyenne sphérique, soit une consommation spécifique de2,67 watts.
- La lampe de 16 bougies au carbone a donné 13,32 bougies comme intensité moyenne sphérique, soit une consommation spécifique de 3,72 watts.
- L’auteur a vérifié que la résistance du filament de tantale va en croissant avec la température c’est-à-dire avec la différence de potentiel, contrairement à la résistance du filament de carbone. Les courbes donnant la puissance lumineuse en fonction de la différence de potentiel aux bornes croissent beaucoup plus lentement dans le cas du filament de tantale que dans le cas du filament de carbone. Une augmentation
- 22 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0
- 0 150 300 450 600 750 900
- Fig. 1. — Intensités lumineuses (ordonnées de droite) et consommations spécifiques (ordonnées de gauche en fonction du temps (abcisses) pour une lampe au carbone et une lampe au tantale.
- de tension de 4 % produit dans le premier cas une augmentation de lumière de 9 % , et, dans le second cas, une augmentation de lumière de 24 % .
- Une augmentation de tension de 5 % produit, dans la lampe au carbone, une diminution de la consommation spécifique de 3,1 à 2,62 watts. Dans la lampe au tantale, la même variation de tension produit une diminution de la consommation spécifique de 1,75 à 1,62 watts seulement.
- En ce qui concerne la durée des lampes, l’auteur a trouvé qu’au bout de 1.000 heures la puissance lumineuse d’une lampe au tantale avait décru de 22 à 15,8 bougies, la consommation spécifique ayant augmenté de 1,75 à 2,4 watts. Les deux courbes de la figure 1 indiquent les valeurs de la décroissance de la puissance lumineuse et de l’augmentation de la consom-
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-
- 25 Novembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 319
- mation spécifique pour les lampes au tantale (Ti et au carbone (C) en fonction du temps.
- L’auteur, admettant pour les trois lampes une durée de 500 heures (U, a établi le tableau suivant, donnant les dépenses d’achat de lampes et de courant au bout de 500 heures, pour trois prix différents de vente du courant. Il a supposé, comme consommations spécifiques, 1,86, 2,12 et 3,25 watts par bougie pour les lampes A (tantale claire), B (tantale dépolie) et C (carbone 16 bougies claire) produisant 19,87, 17,88 et 15,37 bougies.
- Prix du kilowatt-heure. . 5o 25 16 centimes.
- Lampes A.........francs i3,25 8,65 7,1 —
- — B........... — i3,5o 8,7b 7,i5 —
- — C........... — i3,8o 7,01 4>95 —-
- Les prix en centimes d’une bougie pendant 500 heures sont donnés par le tableau suivant :
- Prix du kilowatt-heure . . 5o 25 16 centimes.
- Lampes A........centimes 66,7 43,5 35,8 —
- — B........ — 75,5 48,9 4o —
- — G......... — 89,8 45,6 32,2 —
- E. B.
- Sur les lampes au tantale. — Zengler. — The Electrician.
- L’auteur, parlant au nom de la Société Siemens et TIalske, indique que les résultats constatés sur les lampes au tantale alimentées par du courant alternatif sont moins satisfaisants que dans le cas du courant continu. La durée des lampes est sensiblement moins considérable et l’ampoule se noircit. L’auteur donne, comme durée totale des lampes sur courant continu, le chiffre minimum de 1.000 heures, et, comme durée utile, 500 à 600 heures environ (2).
- L’auteur indique ensuite que la Société Siemens et Ilalske construit des lampes au tantale moins poussées que les lampes normales et consommant 2 watts 2 par bougie. La durée de ces lampes est deux fois plus considérable que celle des lampes normales et leur pouvoir éclairant est de 30 à 40 % moins élevé.
- E. B.
- (1 ) La durée pratique des lampes au tantale semble supérieure à ce chiffre, d’après les expériences du professeur Wedding. Voir Eclairage Electrique, tome XLY, 11 novembre 1905, page 237.
- (2) Les résultats trouvés par le professeur Wedding (Voir Eclairage Electrique, tome XLY, 11 vovembre 1905, p. 237), sont supérieurs à ce chiffre. N. D. L. R.
- Relation entre la résistance ballast et le bâtonnet incandescent dans les lampes Nernst. — Terven. — The Electrician, 22 septembre 1905,
- On a trouvé que le fait de placer le fil résistant en fer dans une atmosphère d’hydrogène n’a pas seulement pour effet d’empêcher l’oxydation du métal, mais conduit à une courbe plus escarpée pour la valeur de la résistance en fonction de la tension.
- Une telle résistance de 10 % est meilleure, pour la stabilité de la lampe, qu’une résistance constante de 30 % , et compense d’une façon très suffisante l’instabilité de la courbe du courant en fonction de la tension que présente le bâtonnet Nernst.
- Avec une résistance ballast bien proportionnée, 1111c lampe Nernst peut supporter sans détérioration un excès de tension de 10 % d’une façon permanente, et un excès de tension de 20 % pendant un instant.
- R. R.
- MESURES
- Sur les erreurs de mesure. — Taylor. — Elec-trical Journal.
- L’auteur indique les erreurs qui peuvent provenir dans l’emploi des appareils de mesure électrique, par suite d’un manque de précautions. Les champs de dispersions affectent plus généralement les appareils à courants de forte intensité que les appareils à faible intensité. Les instruments à aimant permanent doivent être placés à au moins 1 mètre les uns des autres. Dans les ampèremètres à fortes intensités, les conducteurs de liaison doivent être torsadés à proximité de l’appareil. Les instruments à courant alternatif à basse tension ont un coefficient de température élevée et une forte inductance. Dans les appareils à zéro, l’inductance est constante : dans les appareils à lecture directe, on prend comme valeur moyenne de l’inductance celle qui correspond à la position moyenne. Le facteur de correction est égal au rapport de l’impédance à la résistance.
- On peut mesurer l’induction mutuelle d’un wattmètre en alimentant la bobine de tension par du courant alternatif et en court-circuitant la bobine fixe. Si l’induction mutuelle est réelle il ne se produit pas de déviation.
- Il y a li eu toutes les fois que cela est possi-
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- 320
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XLV. — N° 47.
- ble, de ne mettre les voltmètres en circuit qu’au moment de la lecture et de court-c-ircuiter les ampèremètres quand on ne s’en sert pas.
- R. R.
- Nouvel oscillographe. — Gehrke. — Zeitschrift für Electroteclinik, 22 octobre igo5.
- L’auteur décrit une nouvelle forme de son oscillographe à effluves lumineuses. Les électrodes A et B (fîg. 1) sont formées par deux plaques de nickel rectangulaires polies d’une façon très minutieuse et ayant pour dimensions 10 X f5 3 X 0,1 cm. Ces plaques sont placées dans un même plan, à 1 mm. l’une de l’autre, et maintenues sur une feuille de mica par des rivets 1,2...8 en cuivre.
- Entre les deux plaques et perpendiculairement à leur plan est placé un écran double en mica a {fîg- 2) de forme demi-circulaire allant jusqu’à la paroi du tube.
- Ce disque de mica porte une encoche circulaire (fîg. b par laquelle peut passer le courant. Le tube a un diamètre de 45 mm. et porte deux fils de platine aboutis-
- Fiff. .1,
- Oscillographe
- Gehrke;
- Fig. 2.
- sant aux électrodes.
- Il est rempli d’azote sec à la pression de 8 à 9 mm. Quand le courant passe, on aperçoit sur la cathode une tache lumineuse bleue à peu près rectangulaire présentant une coürbure concave du côté du fil d’amenée du courant.
- L’avantage principal de la nouvelle disposition sur l’ancienne est la plus grande intensité lumineuse que l’on observe lors du passage de courants alternatifs.
- E. B.
- Electromètre Dolezaleck. Zeitschrift für Elektro-technik, 5 novembre igo5.
- Cet appareil est un électromètre électrostatique à quadrants. L’aiguille suspendue à un fil de quartz et recouverte de papier d’argent pré-
- sente une grande sensibilité sans qu’un amortissement particulier soit nécessaire.
- L’appareil est établi pour des différences de potentiel de 50 à 200 volts.
- Pour faciliter l’amenée du courant on fait plonger la suspension dans une solution à 10 % de chlorure de calcium.
- L’aiguille peut être reliée à la source de courant au moyen d’un contact de charge bien isolé : la charge se conserve pendant plusieurs jours.
- E. B.
- Galvanomètre Broca. — Zeitschrift für Elektro-technik, 5 novembre igo5.
- Cet appareil consiste en une paire d’aiguilles statiques verticales sur lesquelles un champ magnétique extérieur reste sans action, car les deux extrémités de chaque aiguille magnétique ont même polarité.
- Ce système est suspendu à un fil en quartz très fin et présente une grande sensibilité pour de petits couples.
- Un aimant directeur facilement ajustable sert à l’orientation.
- L’amortissement est obtenu au moyen de deux ailes en feuilles de cuivre amovibles placées au dessous du miroir. Les bobines fils sont mobiles et possèdent des résistances variables suivant les cas.
- E. B.
- Appareil pour la mesure du glissement des moteurs d’induction. — Perkins. — American Ins-titute of Electrical Engineers. Abstracts, 25 octobre igo5.
- L’appareil consiste en une bande de tôle fixée à l’une de ses extrémités sur une base en fer. La longueur de cette bande est modifiée jusqu’à ce que la résonance soit atteinte et que les vibrations atteignent une grande amplitude. Pour obtenir cet accord, on modifie d’abord la longueur libre de la bande, puis, on achève en déplaçant sur elle un petit curseur formé par un fil de cuivre.
- Sur l’arbre du moteur est placé un disque en carton portant sur sa périphérie des encoches équidistantes : la bande de tôle pénètre tour à tour dans chacune de ces encoches. De la période de vibrations de cette bande, on peut facilement déduire la valeur du glissement.
- R. R.
- SENS. — SOCIÉTÉ NOUVELM! DE l’iMPRIMERIE-MIRIAM, I, RUE DE IA BERTAUCHE
- Le Gerant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLV. Samedi 2 Décembre 1905. 12e Année. — N» 48.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’A RS 0 N VA L, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — NI. LEBLANC, Professeur à l’Ecole des Mines. — G. LIPPN1ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. NIONNIER, Professeur à l’Ecole central des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- DIMENSIONS DES UNITÉS ÉLECTRIQUES ET MAGNÉTIQUES
- M. L.-G. M tiaux a publié sur les dimensions des unités électriques et magnétiques une étude (') à laquelle nous nous permettons d’ajouter les remarques suivantes :
- Coulomb a trouvé les relations entre les grandeurs électriques et magnétiques et les grandeurs mécaniques. En se servant des notations habituelles, on peut écrire ces relations sous la forme suivante :
- p _ qmf/m _
- h /-!In
- Les grandeurs électriques sont, en outre, reliées aux grandeurs magnétiques par les équations
- Tc \ /'•u = -=
- \ *0
- - = 0<I>
- — c \ «o6 — —= ~r •
- *\/' o d l
- Dans ces formules, c = 3.108 m/sec est la vitesse de la lumière, et e0,g0,x sont des constantes arbitraires. La constante x représente le nombre des lignes de force émanant de la quantité magnétique-j-1. Les constantes e0 et g0 peuvent être désignées sous le nom de
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 19 août 1905, page 241.
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- 322
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N<> 48.
- constante diélectrique et de perméabilité de l’air : les dimensions de ces deux constantes sont inconnues. La valeur numérique de s0 (ou ^0) sera désignée par ^ ^ou ^ -La constante diélectrique unité (ou la perméabilité unité) est donc celle d’un corps dont la constante diélectrique est p fois aussi grande que celle de l’air (ou dont la perméabilité est ^ fois aussi grande que celle de l’air) :
- _ £I
- H — 7 • £o Pl — “ Po ’
- £o /'•o
- Il en résulte que les unités des grandeurs électriques et magnétiques se transforment d’après les formules de dimensions suivantes, dans lesquelles //q, /I? q représentent les unités pour la masse (mécanique), pour la longueur et pour le temps.
- Quantité d’électricité qe.
- Courant i...............
- Tension &...............
- I ü
- mi [i b
- i
- i 3
- n,i k'h “*i‘ il -i wj q q sj
- Résistance r.............
- Coefficient d’induction L Capacité C...............
- ir'h'i
- b 1 <qe i
- i
- i
- Quantité de magnétisme q,n......
- Flux d’induction ........
- Force magnétomotrice OÏL ~ 2 H/ Réluctance magnétique...........
- Induction B.....................
- Intensité de champ H............
- Perméabilité y =. ^.............
- *H
- J_ 3 ±
- /np/l'q ,«.j"
- 1 il i «'i b b pi * il -i
- -AVVi
- ,-i -i+i
- b /'i *
- i ^1 1
- 7»i q q yi x i _1 -i
- »'i’b ’b 1 “i
- /"U
- Ce que dit M. Muaux, page 243, sur les dimensions de ces trois dernières grandeurs, n’est donc pas exact.
- Les trois systèmes de mesure usuels reposent sur les fixations arbitraires suivantes : 1°) Système absolu de Gauss :
- mj = io-(i tonnes, l\ — io-2 mètres, q = i seconde
- d’où
- I
- «1 = 4^0 1 /U G/'o-
- 2°) Système absolu électromagnétique :
- j — io-G tonnes, l\ — io~2 mètres, ij — i seconde
- i
- i
- = 4*
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-
- 2 Décembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 323
- d’où
- = 36. -. i o20. s0 , /-'•I = Wo•
- 3°) Système pratique employé en électrotechnique :
- wj = io2"-17 tonnes, fi = io7—mètres, q = i seconde
- i on
- •» = 4Ï3 ’ * = ? ’ * = ?
- d’oit
- = 36.7T. IO"+2.Î0 , ,'/j = ?
- M. Muaux demande à un système d’unités de remplir trois conditions; il doit être général, rationnel et réel.
- Il l’appelle général quand on a [g] = [p] : le système de Gauss, par exemple, serait dont' général.
- Il l’appelle rationnel quand les dimensions de toutes les grandeurs électriques et magnétiques sont en même temps celles de grandeurs mécaniques. Pour cela il faut, avant tout, qu’il n’existe aucun exposant fractionnaire. Or il n’v a pas d’exposant fractionnaire lorsque les dimensions de s et de p. sont de la forme
- où a, jS, y représentent des nombres entiers. Un système d’unités rationnel exige donc que les grandeurs électriques et magnétiques soient identiques à des grandeurs mécaniques.
- Finalement, M. Muaux appelle un système d’unités réel quand ces identités sont confirmées par l’expérience.
- Il ne semble d’abord pas douteux à M. Muaux que, parmi les systèmes « rationnels » possibles il en existe un « réel », c’est-à-dire que les grandeurs électriques et magnétiques peuvent être ramenées à des grandeurs mécaniques. Mais il n’indique pas comment il a acquis cette certitude.
- Dans un système d’unités rationnel, un coefficient d’induction U a pour dimensions
- /wr(2*41) q-sOHD
- M. Muaux est convaincu que l’inductivité représente une inertie mécanique. Il identifie pour cette raison l’inductivité avec une masse mécanique et pose
- « = — i , /3 = — i , y = -f-i , [4 = M = wit{2 .
- Mais il omet d’expliquer pourquoi l’inductivité ne représenterait pas aussi bien un moment d’inertie : il croit ses hypothèses confirmées par l’expérience. Pour ne pas porter atteinte au système électromagnétique, on hésite à admettre, suivant la supposition de M. Muaux, que le courant électrique soit une vitesse linéaire. M. Muaux emploie fréquemment les phrases : « l’expérience prouve que » ou « l’expérience confirme que ». Il y aurait souvent lieu d’ajouter un point d’interrogation, car l’expérience ne prouve malheureusement pas qu’un courant est identique à une vitesse mécanique, mais simplement qu’il existe parfois entre ces deux grandeurs une analogie intéressante. On ne peut donc pas reconnaître à M. Muaux le droit de nommer ses dimensions réelles. La découverte du « système d’unités réel » détrônerait immédiatement tous les autres systèmes. Mais M. Muaux ne doit pas s’attendre à ce que son système menace l’existence
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- 324
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N® 48.
- de ceux qui sont actuellement employés. Peut-être tente-t-il l’utilisation pratique des données arbitraires suivantes :
- wj xx i tonne, /[— i mètre, t\ — i seconde, s0=io-10 , /*„ = io-2 , y — i
- d’oii
- £j=I(X% ,
- Les questions que nous venons de discuter sont d’ailleurs traitées avèc une clarté convaincante dans les excellents ouvrages de M. A. Yaschy.
- Fritz Emue.
- SUR LE DIMENSIONNEMENT DES MOTEURS MONOPHASÉS A COLLECTEUR
- (Suite) (1)
- 2° Moteur a répulsion.
- La forme la plus pratique du moteur à répulsion, surtout pour la traction, est celle due à Atkinson (fig. 3), qui permet un renversement de marche facile tout en n’exigeant
- pas un réglage minutieux des balais comme le moteur à répulsion ordinaire. En conservant les notations précédentes, l’on démontre aisément que (2)
- M"2
- I _i_ i '_______
- i\h\r
- L, +
- “Vi-’Xn'i-'Xn kXvC En fonction de ~ le minimum de tg® a lieu
- évidemment pour
- r'L',
- et vaut
- aü . / »'
- « XV (. — ST) (. - O
- L’expression de A est
- CQ
- ÜUT
- MM'
- TT
- ülL
- \dl\d
- cotg ?s
- (*) Voir l’Eclairage Electrique du 11 novembre 1905.
- (-) Il suffit d’appliquer les équations du moteur à répulsion ordinaire (Cf. J. Betlienod, Houille Blanche (octobre 1903), en remplaçant simplement M cos /3 par M et M sin /S par M'.
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-
- 2 Décembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 325
- L’on retrouve la même relation que pour le moteur série et la valeur maxima est par suite
- A
- mnx
- L’on voit donc que le moteur Atkinson est équivalent, au point de vue du démarrage au moteur série à compensation de commutation parfaite (formules 8 et 9).
- Nous reviendrons d’ailleurs plus loin sur cette comparaison. Le cas du moteur à répulsion ordinaire se traite aussi facilement en se rappelant que (')
- —l7s1"'V
- r - M- .
- W - SIM /3 cos /3
- expression maxima pour d’où
- et
- Q
- W
- i i '
- (i —,)tgj3~r~( i — ,)_
- ' » fi — N
- t
- Q l* \ n w ( 1 — *)
- t r Vsfi = \* __ 1 —?
- A,n;ix — COt.g f .s j “
- formules encore identiques à celles obtenues pour le moteur série avec un seul enroulement sur le stator et ligne des balais perpendiculaire à la vraie ligne neutre (L2 = M sin jS),
- 3° Moteur latour.
- La self-inductance apparente de ce moteur varie avec la vitesse alors que dans les moteurs précédents elle demeure sensiblement constante, la résistance apparente étant dans tous les cas sensiblement proportionnelle à cette vitesse. Il en résulte tout d’abord que le dimensionnement donnant le meilleur facteur de puissance varie pour chaque régime et qu’il ne se confond plus avec celui donnant le démarrage le plus avantageux.
- Au synchronisme, c’est-à-dire à la vitesse normale du moteur, l’on a (2) :
- A
- = TT
- x
- (18
- Fig. 4. — Moteur Latour.
- Y * — ' 4
- Il semblerait donc qu’au point de vue du facteur de puissance, l’on aurait intérêt à rendre le rapport
- jry aussi faible que possible. Toutefois, ainsi qu’on l’a démontré, ce rapport ne peut descendre au-dessous de la valeur
- 37
- afin d’établir une marche stable à toute vitesse (3).
- P) Se rapporter à l’article précité, et aux diverses études parues sur ce sujet. (-) Cf. Eclair. El19 nov. 1904, page 285.
- (3) Cf. Eclair. El,, 4 février 1905, page 165.
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-
-
-
- 32G
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 48.
- D’autre part, si l’on forme l’expression de A, l’on trouve immédiatement ((
- A M _ v(1 — 7)L|L2 o-Lj -j— L> ?Lt —f- U
- expression dont le maximum a lieu pour
- sL, = Lo
- et qui devient alors
- A — i i/1
- Jmax - \/ 1
- 2 V fT
- La valeur de y* s’ol)tient en combinant (18 et (19
- tg' ?* = s/yzt7
- U9
- (20
- (21
- Le facteur de puissance correspondant à ce dimensionnement est donc extrêmement voisin de l’unité, et le rapport satisfait à la condition énoncée plus haut tant que
- 0- < 0,20 c’est-à-dire reste toujo irs près de sa valeur minima limite. L’on peut donc adopter les proportions ci-dessus comme étant très sensiblement les plus avantageuses à tous points de vue.
- Comparaison entre les moteurs précédents.
- Nous sommes à présent en mesure d’établir une comparaison rationnelle entre les divers moteurs monophasés.
- Tout d’abord, il importe de bien préciser quelles seront leurs vitesses de régimé.
- Nous supposerons qu’ils sont tous alimentés à la même fréquence et ont la même vitesse tangentielle de régime. Or, le moteur Latour et le moteur à répulsion sont, par essence, des moteurs à régime sensiblement synchronique, tandis que l’on fait généralement travailler le moteur série à des vitesses hypersynelironiques, à une vitesse double du synchronisme, par exemple : c’est-à-dire que ce dernier aura un nombre de pôles double de celui des moteurs à rotor eourt-circuité mis en comparaison. Les formules que nous avons établies plus haut, en supposant le moteur bipolaire, subsistent encore dans le cas d’un
- moteur multipolaire à p paires de pôles ; il suffit d’y remplacer O par vitesse de syn-
- chronisme pour 2 p pôles, de telle sorte que tg y n’est encore fonction que du rapport de la vitesse angulaire à la vitesse réelle du synchronisme. En prenant donc ce rapport égal à 1 pour le moteur à répulsion et le moteur Latour, et à 2 pour le moteur série ordinaire, l’on peut dresser le tableau suivant dans lequel Ton a supposé a = d :
- Moteur série type a Moteur série type b. Moteur à répulsion. Moteur Latour.......
- VALEUR DE COS f EN REGIME NORMAL
- V1 - »
- I — a
- y i —[— e-- —j— s-
- >
- \ i — «
- (!) Cf. Eclair. El., 4 février 1905, page 164.
- p.326 - vue 326/677
-
-
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- 2 Décembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 327
- L’examen de ee tableau conduit aux conclusions suivantes :
- 1° Le moteur série type a et le moteur Latour sont équivalents au point de vue du démarrage ; le moteur série type b et le moteur à répulsion sont également équivalents entre eux, mais sont inférieurs aux précédents. Le rapport des valeurs correspondantes de Amax est de :
- i
- y/1 — a
- c’est-à-dire que la différence est d’autant plus accentuée que la dispersion est plus grande ; pour (7=0,10, par exemple, le rapport précédent a pour valeur
- et pour = 0,20
- 0,948
- i,o54
- i
- 0,894
- 1,118 •
- Nous ne possédons pas de données exactes sur les valeurs pratiques de <7 ; il est toutefois à présumer qu’elles sont comprises entre 0,10 et 0,20, de telle sorte que les moteurs
- 5
- série type a et Latour donnent à égalité de kilovolts-ampères absorbés un couple de
- à ^ plus élevé que les autres moteurs monophasés.
- 2° Au point de vue du facteur de puissance en régime normal, les moteurs série type a et Latour sont encore supérieurs et équivalents entre eux, mais le moteur série type b l’emporte sur le moteur à répulsion d’une façon, du reste, peu sensible. En résumé, le moteur série ordinaire peut donner de meilleurs résultats que le moteur à répulsion au point de vue du couple de démarrage et du facteur de puissance en vitesse, mais cette supériorité n’est acquise qu’aux- dépens de la commutation, et un moteur série parfaitement compensé, au point de vue de l’induction dynamique dans les spires en court-circuit sous les balais, est pratiquement équivalent à un moteur à répulsion.
- Quant au moteur Latour, il joint les avantages du moteur série type a à la bonne commutation en vitesse du moteur à répulsion, et c’est là le secret de sa supériorité sur les autres moteurs monophasés à collecteur.
- La comparaison au point de vue des couples de démarrage peut d’ailleurs se faire, indépendamment de toute question de dimensionnement, de la manière suivante :
- Le moteur série type a et le moteur Latour (fîg. 1 et 4) comportent chacun, en effet, deux enroulements reliés en série et alimentés par le réseau et un enroulement en court-circuit sur lui-même.
- La seule différence est que le rôle de ces divers enroulements est interverti, rôle que l’on peut définir par le tableau suivant :
- Le moteur série monophasé à compensation par court-circuit (fig. 1) se compose de :
- 1° Un enroulement fixe S produisant le flux utile au démarrage ;
- 20 Un enroulement mobile BB sur lequel agit ce flux;
- 3° Un enroulement fixe en court-circuit sur lui-même S' et amortissant le flux de l’enroulement précédent.
- Ainsi que Ton en juge par ce tableau, Latour peut être obtenu en échangeant dans ments statoriques S et S' (qui donnent alor
- Le moteur-série monophasé Latour (fig. 4) se compose de :
- i° Un enroulement mobile B^B{ produisant le flux utile au démarrage ;
- 20 Un enroulement fixe S sur lequel agit ce flux;
- 3° Un enroulement mobile en court-circuit sur lui-même par les balais B2B2 et amortissant le flux de l’enroulement précédent.
- la correspondance est parfaite et le moteur le moteur représenté figure 1 les enroule-; les circuits rotoriques B,B1 et B2B2 de la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 48.
- figure 4 (1) avec Uenroulement rotorique BB (qui devient alors l’enroulement fixe S' de la figure 4).
- Il est bien évident que l’impédance du moteur au démarrage n’est pas changée par cette transposition et que le couple conserve également sa valeur d’après les paragraphes 1 et 2 du tableau ci-dessus.
- Les deux moteurs en question sont donc équivalents au point de vue du démarrage.
- D’autre part, si Ton désigne par I2or le courant circulant dans le court-circuit BB du moteur à répulsion de la figure 3, l’on peut écrire au démarrage :
- L21— M brf.
- Or, le meme moteur fonctionnant en moteur série suivant le schéma de la figure 2, devrait, ainsi qu’on l’a vu plus haut, satisfaire à la condition L2 = M', si l’on veut obtenir une compensation parfaite au point de vue de,la commutation. Il s’en suit que l’on a l’égalité I2£/=Érf, c’est-à-dire que le courant dans le rotor du moteur à répulsion est égal au courant statorique et que tout se passe comme si ces deux enroulements étaient en série. Il n’en faut pas plus pour conclure que le moteur à répulsion est équivalent, comme démarrage, au moteur série compensé par conduction, lorsque l’on s’impose avec ce dernier l’étoulfement complet dans le rotor du flux dirigé suivant la ligne BB et coupé par les spires en commutation.
- Enfin, ainsi qu’on l’a vu plus haut, la compensation par induction (fig. 1) est supérieure à la compensation par conduction (fig. 2) au point de vue du couple au démarrage, de telle sorte que la comparaison établie plus haut se trouve bien vérifiée.
- Influence des résistances ohmiques
- Dans tout ce qui précède, nous avons négligé l’effet des résistances ohmiques ; il eut été possible d’en tenir compte, mais cet elfet a, en général, trop peu d’importance pour justifier une complication des calculs relatifs au meilleur dimensionnement des moteurs.
- Cependant, nous examinerons brièvement l’influence de ces résistances sur les conditions de démarrage, au point de vue de la comparaison entre les divers moteurs.
- Le moteur série compensé par induction (fig. 1) et le moteur Latour sont toujours équivalents ; en effet, leurs impédances conservent la même valeur au démarrage ; et les expressions de leurs couples en fonction du courant primaire sont identiques, même lorsque les résistances ne sont pas négligeables (b.
- Il n’en est pas de même pour le moteur à répulsion vis-à-vis du moteur série à conduction, car, dans le premier moteur, le CD,, résulte de l’action mutuelle de deux courants légèrement décalés, l’un par rapport à l’autre, et a pour expression (2)
- G^r — Mb’u-I2d sin y
- = Mlfrf sin y = Cds sin /
- en posant
- ' - L M
- ' TÇ '
- et en désignant par R2 la résistance du rotor BB (fig. 3), et par CD* le couple donné par le
- (') Le couple d’un moteur Latour a pour expression M'I2] comme celui d’un moteur-série ordinaire, même lorsque le rotor n’a pas une résistance négligeable. Cette propriété a été démontrée pour la première fois, à notre connaissance, dans une lettre adressée par nous à l’Elekirotechnische Zeitschrift (E. T. Z., 7 juillet 1904, page 585).
- (2) Ce fait a déjà été signalé par M. M. Leblanc dans son intéressante étude sur la traction électrique monophasée [Revue électrique, 30 juillet 1905, pages 43 et 44). Nous croyons que l’éminent auteur s’est exagéré l'importance de cet effet qui nous avait été également signalé indépendamment par M. Latour,
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- Il K VUE D’ÉLECTRICITÉ
- montage série b. Toutefois, sin y est toujours voisin de l’unité, et la différence entre Cdr et Car*- est toujours très petite, car tg y a une valeur élevée.
- Nous n’avons aucune donnée sur celle-ci, mais elle nous semble être au moins égale
- à 6, en tenant compte de la résistance des balais, de telle sorte que Je rapport^ sera
- voisin de 0,99 à 0,98 au minimum. La différence est donc insignifiante.
- Il ne faudrait pas croire d’ailleurs qu’elle augmente lorsque O diminue, car le rapport
- est sensiblement indépendant de O, ainsi que le montre le raisonnement suivant que
- nous communique M. Latour : Supposons le moteur bipolaire pour fixer les idées et rendons la fréquence p fois plus grande. Si l’on utilise le même rotor et si l’on veut conserver la même vitesse tangentielle, il faudra rendre le moteur 2p—polaire. L’on obtiendra ce résultat pour le rotor en munissant le collecteur de 2p lignes de balais réunies toutes ensemble par un conducteur de court-circuit. La résistance entre deux balais de même polarité sera rendue ainsi p fois plus faible que pour le moteur bipolaire, et la self-induction de la portion correspondante du rotor deviendra sensiblement égale h p2 fois celle du rotor monté en bipolaire. Comme la fréquence est d’après hypothèse p fois plus grande,
- l’on constate bien què
- i . L.jQ ,
- le rapport n a
- pas changé
- sensiblement.
- J. Betuenod.
- MÉSOPHOTOMETRE
- POUR LA MESURE DIRECTE DU FLUX LUMINEUX
- DES SOURCES LUMINEUSES
- Plusieurs appareils ont été décrits ou appliqués à la mesure directe du flux lumineux ou de l’intensité moyenne sphérique des sources lumineuses.
- On peut les classer en deux groupes distincts :
- 1° Les mésophotomètres ;
- 2° Les lumenmètres.
- Chacun de ces appareils permet de déterminer, avec plus ou moins de précision et de rapidité, le flux lumineux d’une source lumineuse, en produisant sur l’écran d’un photomètre un éclairement proportionnel à ce flux.
- Mais, tandis que dans les mésophotomètres les rayons émis par la source lumineuse dans certaines directions sont réfléchis généralement par plusieurs miroirs, convenablement disposés, en un faisceau lumineux convergent sur l’écran d’un photomètre, dans les lumen-mètres, au contraire, la lumière émise par le foyer lumineux n’agit pas directement sur le photomètre, mais d’abord sur un écran diffusant de nature et de forme appropriées, servant de source secondaire pour éclairer l’écran du photomètre.
- Nous croyons superflu d’indiquer les avantages des intégrateurs photométriques et de décrire les différents types d’appareils réalisés, renvoyant le lecteur que la question intéresse à l’article très complet de M. Blondel sur les mésophotomètres et lumenmètres (').
- Le dispositif que nous allons décrire entre dans la catégorie des mesophotfunètres.
- Principe.—Considérons une source lumineuse O (ftg. 1), symétrique par rapport à l’axe YYr Appelons I« l’intensité lumineuse dans l’angle solide c/w correspondant à l’angle plan
- (') Eclairage Electrique 1905, t. XLIJI, p. 60.
- * *
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE T. XLV. — N° 48
- de.. La valeur du flux lumineux dans l’angle dw, qui est le produit d’une intensité lumineuse par un angle solide mesuré par la surface de la zone qu’il découpe sur une sphère de rayon-unité, sera exprimée par :
- I,,do> — 27rl„ cos '/.c'y.
- Et le flux lumineux $ total par
- r2"J >
- cos y.dy.
- Cette expression nous montre que l’on peut obtenir par une seule mesure au photomètre, une valeur proportionnelle au flux total en faisant agir, sur l’écran du photomètre, chacun
- des rayons lumineux situés dans le même plan méridien, proportionnellement au cosinus de l’angle qu’il fait avec l’horizon XX.
- Une méthode indiquée par M. Blondel (*) pour obtenir ce résultat, consiste à faire tourner autour de la source lumineuse une sphère opaque munie d’ouvertures limitées par des portions de méridien et sous-tendant des angles horizontaux proportionnels aux cosinus a correspondants.
- Les rayons lumineux sont concentrés, par une couronne de miroirs plans entourant la source, sur l’écran du photomètre.
- L’appareil que nous allons décrire agit aussi par occultation temporaire des rayons lumineux émis par la source, mais nous paraît se prêter à une disposition plus pratique.
- Description. — Disposons circulairement autour de la source lumineuse (fig. 2) et suivant un plan diamétral, des miroirs plans dont l’inclinaison, égale pour tous, est réglée de façon que les rayons issus de O forment un cône lumineux convergent sur l’écran P du photomètre.
- Si nous faisons une coupe suivant DE, par exemple, et que nous la rabattions (fig. 3), nous remarquons que les traces des rayons réfléchis sont disposées sur une circonférence de centre O^. De plus les vecteurs tels que O, M passant par les traces des rayons réfléchis, forment avec l’horizon les memes angles que les rayons incidents correspondants issus de la source.
- Déplaçons d’une vitesse uniforme, perpendiculairement à l’axe AB (fig. 2), dans le plan DE, un ruban percé d’ouvertures circulaires de diamètre n\ et tangentes entre elles aux points «, ô, a1 b^ en ayant eu soin au préalable d’occulter par un écran K les rayons directs du loyer. Nous remarquons que les rayons lumineux issus de la source
- (') Eclairage Electrique, 189(5, t. VIII, p. 49.
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- ItE VUE D’ELE CT LICITE
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- éclaireront l’écran du photomètre pendant un temps proportionnel au cosinus de -l’angle correspondant que chacun d’eux fait avec l’horizon. Ainsi les rayons dont les traces sont ni et m, (fig. 3) agiront sur le photomètre pendant le déplacement mm{ de l’ouverture; or
- mniK = 2 cos «.
- Comme l’on peut admettre que l’éclairement moyen d’une surface est proportionnel à la quantité de lumière reçue par cette surface dans l’unité de temps, quand les variations périodiques se reproduisent avec une fréquence sulïisante pour qu’il n’en résulte pas des oscillations lumineuses trop sensibles à l’œil, l’éclairement moyen du photomètre P sera proportionnel au (lux émis parla source O.
- Les rayons lumineux dont les traces sont a al b (fig. 3) éclaireront le photomètre d’une façon continue, tandis que ceux dont les traces sont r et /q seront constamment occultés.
- L’éclairement moyen mesuré au pi:otomètre, par comparaison avec une lampe étalon, multiplié par la constante de l’appareil, tenant compte de tous les facteurs (nombre de
- miroirs, de leur coefficient d’absorption, distance de la source au photomètre, inclinaison des rayons, etc.), donnera le flux lumineux cherché. L’intensité moyenne sphérique s’obtiendrait en divisant cette valeur par 4?r.
- Mais le déplacement continu d’un ruban ne se prête pas à une disposition très pratique. La solution la plus simple consiste à remplacer ce ruban par un disque tournant.
- La figure 4 montre la forme d’une des ouvertures à découper élans le disque.
- Les vitesses linéaires des différentes parties du disque étant variables avec leur écartement élu centre éle rotation O, ce seront les angles d’ouverture des différents points éle la courbe qui devront varier en fonction de cos « et l’évidement à pratiquer dans le disque pourra notablement éliflérer éle la forme circulaire.
- Construction de la courbe (fig. 4). —La circonférence éle centre représente la coupe du cône lumineux réfléchi par la couronne de miroirs sur l’écran du photomètre.
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- L ’ E G L AIR A G E E E E C T RIQ U E
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- Divisons, par exemple, cette circonférence en seize parties égales à partir de l’horizonMMr Par chacun de ces points faisons passer une circonférence de centre O.
- L’angle MOM( ou y représente la valeur maxima de l’ouverture, puisque cos « correspondant à l’horizon est égal à l’unité; les droites OM et seront donc tangentes à cette ou verture.
- Pour déterminer les points de la courbe correspondant aux traces des rayons lumineux A et B, nous décrirons un angle ^ de sommet O égal à MOMH x cos MOAou y cos Les droites limitant cet angle rencontreront la circonférence passant par les points A et B en A, et Br Les points A2 et B2 seront en même temps déterminés; ils correspondent aux rayons lumineux symétriques au-dessous de l’horizon. Les autres points seront obtenus par la même construction.
- On remarquera que cette fenêtre pratiquée dans le disque se rapproche d’autant plus de la forme circulaire que le rapport tend vers zéro.
- Pour 10 = 30 la courbe est une circonférence, ce qui nous ramène au premier cas considéré.
- On peut, si c’est nécessaire, faire plusieurs évidements semblables dans le disque. Le nombre d’ouvertures que l’on adoptera dépendra de l’éclairement donné par l’ensemble des miroirs sur le photomètre.
- Si cet éclairement est trop intense, il faudra peu d’ouvertures et le disque jouera en même temps le rôle d’épiscotistère. Ce mot désigne habituellement une roue à fentes radiales, que l’on fait tourner rapidement devant une source lumineuse pour réduire Péclai-rement qu’elle produirait directement sur le photomètre.
- Si la source lumineuse n’était pas symétrique, il serait nécessaire de faire des mesures dans plusieurs plans méridiens et de prendre la moyenne, à moins d’imprimer un mouvement de rotation au foyer lumineux.
- La méthode que nous venons de décrire s’applique surtout aux sources lumineuses de faible surface éclairante.
- Pour les foyers de grande surface, tels que lampes à arc avec globes diffuseurs, il serait nécessaire de faire intervenir des facteurs de correction déterminés expérimentalement.
- En résumé, ce dispositif permet, indépendamment de la détermination du flux lumineux, de tracer la courbe de la répartition lumineuse de la source dans des angles égaux, en se servant successivement de chacun des miroirs, et d’utiliser le disque tournant comme épis-cotistère pour les foyers lumineux de grande puissance.
- C. Léonard.
- EXI’OSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- GROUPES ÉLECTROGÈNES SCHM1TZ—LAHMEYER
- lia Société anonyme « Gazmotorénfabrik » de Cologne expose une installation de moteurs à gaz pauvre en fonctionnement. Cette Société, connue avant 1903 sous le nom de C. Schmitz, est une des premières maisons qui se soit occupée, en Allemagne, de la construction des machines à explosion. Elle fabrique, depuis 1892, des moteurs à quatre temps de différents types, à gaz riche, à essence et à gaz pauvre avec gazogènes à aspiration.
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- Deux moteurs, l’un de 16 chevaux et l’autre de 50 chevaux, sont installés à Liège avec les appareils gazogènes relatifs à chacun d’eux : chaque moteur entraîne par courroie une génératrice Lahmeyer à courant continu.
- gazogènes et moteurs a gaz. — Chaque gazogène à aspiration se compose d’un générateur, d’une chaudière et d’un épurateur. La circulation du gaz dans ces appareils est
- produite par la succion du moteur et, par suite, le débit est toujours égal à la consommation, quelle que soit la charge.
- La figure 1 donne une vue de l’ensemble. La dépression produite par le piston du moteur provoque l’aspiration d’air atmosphérique qui passe dans la chaudière et se charge de vapeur d’eau en s’échauffant. Ce mélange d’air et de vapeur, auquel s’ajoute, dans des proportions réglables, de l’air atmosphérique, pénètre sous la grille du générateur et traverse la couche de charbon incandescent que contient celui-ci.
- Le générateur est établi pour brûler de l’anthracite, du coke ou des briquettes de lignite, combustible très répandu en Allemagne et d’un emploi très économique. (I1 consiste en une sorte de poêle garni de briques réfractaires et qu’il suffit de recharger toutes les trois à cinq heures, en même temps qu’on alimente d’eau la chaudière et l’épurateur.
- Le gaz sortant du générateur eontient de l’oxyde de carbone et de l’hydrogène, produits par la décomposition de l’eau et par la combinaison de l’oxygène de l’eau et de l’air avec le charbon. Il passe dans un épurateur où il est refroidi et débarrassé des poussières qu’il entraîne, puis, après avoir traversé un petit réservoir, arrive au moteur.
- La mise en route s’opère au moyen d’un ventilateur à main et dure 10 à 15 minutes : au bout de ce temps, le gazogène est en état de fonctionner et l’on peut mettre le moteur en marche.
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- L’ K C LAI II AC K K LH CT 111 Q L L
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- La figure 2 représente l’un des moteurs exposés. Chacun d’eux est constitué par un bâti creux avec deux montants longitudinaux supportant d’une part le cylindre et d’autre part les deux paliers moteurs. Le bâti s’appuie sur toute la longueur, jusqu’à la tête du cylindre, sur un massif de maçonnerie et possède une surface d’assise et une solidité telle qu’aucune vibration n’est à craindre.
- Le cylindre, de construction habituelle, est monté sur le bâti de façon à pouvoir se dilater librement. Il est constitué par de la fonte spéciale dure coulée à l’usine même. Le diamètre du cylindre du moteur de 16 chevaux est de 260 mm. ; celui du moteur de de 50 chevaux est de 400 mm. Les vitesses de rotation de ces deux moteurs sont respectivement de 200 et 190 tours par minute.
- Le piston creux de grande hauteur possède les surfaces de frottement très soigneuse-
- Fig\ 2. — Moteur Sclimitz de 50 chevaux.
- ment tournées et des bagues minutieusement ajustées de façon à assurer une étanchéité absolue et une usure aussi faible que possible, Sa course est de 420 mm. pour le moteur de 16 chevaux et de 530 mm. pour le moteur de 50 chevaux. Le graissage du piston est effectué sous pression par une . pompe à huile spéciale. Le tourillon de bielle du piston reçoit de l’huile d’un graisseur fixe à gouttes visibles. Ce tourillon est en acier durci.
- L’arbre qu’attaque la bielle est en acier laminé et repose sur trois paliers, deux paliers moteurs placés de part et d’autre de la manivelle et faisant corps avec le bâti, et un contre-palier indépendant du moteur. *
- Dans le moteur de 16 chevaux, la distance entre l’axe de ce contre-palier et l’axe du moteur est de 1.330 mm., et la distance d’axe en axe' des paliers moteurs est de 535 mm. : la portée de l’arbre est de 200 mm. aux paliers moteurs et de 220 mm. au contre-palier.
- Dans le moteur de 50 chevaux, la distance entre l’axe du contre-palier et l’axe du moteur est de 1.800 mm., et la distance d’axe en axe des paliers moteurs est de 745 mm ; la portée de l’arbre est de 300 mm. aux paliers moteurs et de 360 mm. au contre-palier.
- L’arbre porte, entre le contre-palier et le palier moteur de gauche, un volant en fonte
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- REVUE D’ELECTRICITE
- en une pièce et une poulie servant à la commande de la dynamo par courroie. Dans le moleur de 16 chevaux, le volant pèse 1.770 kilogr. et a un diamètre de 2.300 mm. et une épaisseur de jante de 180 mm. : son axe vertical est situé à 545 mm. de l’axe du moteur. Dans le moteur de 50 chevaux, le volant pèse 4.400 kilogr. et a un diamètre de 2.800 mm. et une épaisseur de jante de 280 mm. : il est situé à 755 mm. de Taxe du moteur.
- La poulie a 1.200 mm. de diamètre et 400 mm. de largeur dans le petit moteur et 1.500 mm. de diamètré et 480 mm. de largeur dans le gros moteur.
- Les coussinets sont en bronze phosphoreux et sont à graissage par bagues avec niveau d’huile visible. Le coussinet de tète de bielle est graissé par un graisseur à force centrifuge à gouttes visibles.
- La distribution est assurée par un organe dans lequel sont combinées la soupape à gaz et la soupape de mélange, et que représente la figure 3. La course des soupapes est variable suivant la charge du moteur, mais la composition du mélange gazeux reste uniforme. La commande de l’organe de distribution est effectuée par une came calée sur un arbre latéral parallèle à Taxe du moteur et commandé par l’arbre principal au moyen d’engrenages.
- D’après la position du régulateur, le déplacement du galet de réglage 2 (fig. 3) permet au levier 1 d’agir sur le levier 3 avec un bras de levier plus ou moins grand et modifie ainsi la course des soupapes coniques c. et cK. Comme on le voit, ce dispositif est d’une grande simplicité et aussi d’une grande sensibilité, grâce à la longueur relativement considérable de la course du galet de réglage 2.
- Les variations de vitesse en fonctionnement ne dépassent jamais 5 % de la vitesse normale.
- Les leviers 1 et 3 ont d.es supports fixes et ne sont pas assemblés avec la tige de la soupape par des chevilles ou des charnières : l’usure du guidage de la soupape est ainsi évitée et l’étanchéité de la soupape d’admission est assurée d’une façon durable. Au contraire, dans les distributions analogues dans lesquelles les leviers sont reliés à la tige de la soupape par des chevilles, il se produit toujours sur la soupape un choc en retour qui amène du jeu et des fuites.
- On voit sur le dessin de la figure 3 que le démontage des soupapes est tout à fait facile, puisqu’il suffit de desserrer les leviers a et ci{ pour enlever toute la boite et son'
- Fig. 3. — Distribution guidée, à soupape de précision.
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- 1/ E C L A1 RA G E E E E G T II I QU E
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- L’allumage du mélange explosif est produit, tous les quatre temps, par une étincelle de rupture alimentée par une petite machine magnéto-électrique. Le tampon d’allumage est d’un réglage et d’un démontage très faciles.
- 4
- génératrices. — Les deux génératrices accouplées par courroies aux moteurs Sclimitz de 16 et 50 chevaux ont été fournies par la Société Felten und Guilleaume-Lahmeyer-Werke.
- La dynamo Lahmeyer entraînée par le moteur Schmitz a une puissance de 8,5 lav et produit du courant continu à 220 volts en tournant à une vitesse de 1.300 tours par minute. L’éehauffement, au bout de 10 heures de marche à pleine charge n’atteint pas 45°. Les dimensions d’encombrement sont les suivantes : hauteur maxima 760 mm.; hauteur
- Fig. 4. —Dynamo Lahmeyer de 8,5 kw.
- de l’axe au dessus du sol 360 mm.; longueur axiale maxima 980 mm. La figure 4 donne une vue de la machine.
- La carcasse inductrice bipolaire en fonte est rectangulaire : elle forme une seule pièce venue de fonte avec le bâti de la machine. Cette carcasse porte deux pôles rectangulaires en tôles feuilletées ayant 112 mm. de largeur, 165 mm. de longueur axiale et 176 mm. de hauteur radiale. Les pôles sont fixés à la carcasse par des boulons (figure 5). L’arc polaire des épanouissements embrasse à peu près les six dixièmes de la circonférence.
- Les bobines inductrices shunt sont enroulées sur ,‘des carcasses en zinc garnies d’une couché* épaisse de presspahn. Chaque bobine porte 4.600 tours de fil de cuivre rond de 1,1 inHH‘*nu et 1,3 mm. guipé : des canaux ménagés dans l’enroulement assurent une lionne ventilation. Les deux bobines sont reliées en série.
- - y-Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 227 mm. La valeur simple de l’entrefer est (le:,3,i) îiuih
- L’induit a un diamètre extérieur de 220 mm. : il est constitué par des tôles minces
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- REVUE D’ÉLECTRICITE
- enfilées et clavetées directement sur l’arbre et serrées entre deux bagues en fonte dont l’une bute contre un épaulement de l’arbre et dont l’autre est serrée par un écrou.
- Les tôles ont un diamètre intérieur de 55 mm. et une hauteur radiale de 87,5 mm. : elles forment trois paquets entre lesquels sont ménagées deux couronnes de ventilation de 65 mm. de largeur: chaque paquet de tôle est limité par deux tôles maîtresses de 2 mm. d’épaisseur. La longueur axiale totale du corps de l’induit est de 164 mm.
- L’induit porte à sa périphérie 114 encoches de 35 mm. de profondeur contenant les conducteurs induits. Ceux-ci forment un enroulement en tambour série de 114 bobines à deux
- Fig. 5. — Dynamo Lalimeyer de 8,5 lcw. : coupe longitudinale.
- tours. Les conducteurs sont maintenus par quatre lrettes placées, deux sur les têtes des bobines, et deux sur le corps de l’induit. La vitesse périphérique est de 15 mètres par seconde.
- Le collecteur a un diamètre de 160 mm, et une longueur utile de 85 mm. : il est constitué par 114 lames en cuivre dur étiré isolées au mica et à la micanite et fixées sur un manchon en fonte au moyen d’un double cône. La hauteur utile d’une lame est de 19 mm. La différence de potentiel entre deux lames voisines est de 3 volts 85.
- Sur le collecteur frottent deux lignes de balais en charbon : chaque ligne comprend trois balais. Le croisillon qui soutient les tourillons porte-balais est fixé au palier de la machine.
- L’arbre a un diamètre de 55 mm. au clavetage de l’induit, de 50 mm. au clavetage du
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- collecteur fixé sur lui par une clavette et une vis, et de 40 mm. au droit des paliers. Ceux-ci, supportés par le bâti, sont munis de coussinets en bronze ayant 100 mm. de longueur. Le graissage est assuré par des anneaux graisseurs du modèle ordinaire : l’introduction d’huile dans la machine est évitée par des pare-huiles. L’arbre porte une poulie de 280 mm. de diamètre et 160 mm. de longueur axiale : son diamètre au clavetage de la poulie est de 35 mm.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de cette machine
- Dimensions d'encombrement .......• . .
- Inducteur
- Entrefer Induit. .
- Type de générateur................................ Machine à courant continu
- Puissance......................................... 8,5 kvv.
- Différence de potentiel aux bornes................ 220 volts
- Vitesse de rotation............................... i.3oo tours par minute
- Hauteur maxima au-dessus du sol..................
- Hauteur de l’axe.................................
- Longueur maxima................ . ...............
- Forme de la carcasse..............................
- Métal constituant la carcasse....................
- Nombre de pièces de la carcasse..................
- Longueur axiale de la carcasse...................
- Nombre de pôles inducteurs.......................
- Nature des pôles.................................
- Forme des pôles..................................
- Largeur et longueur axiale.......................
- Hauteur radiale..................................
- Section de fer utile.............................
- Mode de fixation des pôles............... .......
- Nature des épanouissements polaires..............
- Valeur de l’arc polaire..........................
- Genre d’excitation. ... .........................
- Nature des bobines...............................
- Hauteur et épaisseur de l’enroulement ...........
- Nature et diamètre du fil inducteur. ............
- Section du fil...................................
- Nombre de tours de fil par bobine................
- Mode d’isolement.................................
- Mode de fixation des bobines.....................
- Diamètre d’alésage de l’inducteur................
- Valeur de l’entrefer simple.......................
- Nature de l’induit...............................
- Diamètre extérieur des tôles.....................
- — intérieur — .....................
- Hauteur radiale des tôles........................
- Longueur axiale totale des tôles.................
- Nombre et largeur des couronnes de ventilation.. .
- Nombre d’encoches................................
- Type d’encoches .................................
- Profondeur des encoches.....................
- Genre d’enroulement induit....................
- Vitesse périphérique de l’induit.................
- Mode de fixation des conducteurs.................
- 760 mm.
- 36o mm.
- 980 mm.
- Rectangulaire
- Fonte
- Une seule avec le bâti 290 mm.
- Deux Feuilletés Rectangulaire 112 et 165 mm.
- 176 mm.
- 160 cm2 environ Maintenus par des boulons Feuilletés faisant corps avec le pôle io8°
- Shunt
- Enroulées sur carcasses en zinc 120 mm X 66,5 mm.
- 1,1 mm. nu o,go mm2 4.6oo tours
- Guipage de 4/10 mm : revêtement en presspahn
- Maintenues par les épanouissements 220 mm.
- 3.5 mm.
- Tôles clavelées directement sur l’arbre 220 mm.
- 55 mm.
- 82.5 mm.
- 164 mm.
- 2 de 65 mm.
- 1 >4
- Rectangulaires 35 mm.
- Tambour série i5 mètres par seconde quatre frettes en fil d’acier dont deux sur les têtes des bobines 160 mm.
- 85 mm.
- Collecteur
- Diamètre du collecteur Longueur axiale.........
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- Il E V U E D ’ E L E G T R1GIT E
- 339
- Arbre.
- Paliers
- Poulie
- Nombre de lames..............................
- Hauteur utile des lames..........................
- Mode d'isolement.................................
- Différence de potentiel entre lames voisines.....
- Mode de fixation du collecteur. . ...............
- Vitesse périphérique du collecteur...............
- Nombre de lignes de balais.......................
- Nombre de balais par ligne. .....................
- Nature des balais. . ............................
- Type des porte balais............................
- Mode de fixation.................................
- Longueur totale de l’arbre d’axe en axe des paliers. Diamètre au clavetage de l’induit................
- — — du collecteur .............
- au droit des paliers...................
- — au clavetage de la poulie..............
- Nature des coussinets............................
- Portée...........................................
- Mode de graissage................................
- Diamètre....................................
- Longueur axiale..................................
- 114
- j 9 mm.
- mica et micanite 3,85 volts
- Manchon en fonte claveté sur l’arbre
- 10 m 8o par seconde
- Deux
- Trois
- Charbon
- Pivotants
- Tourillons portés par un croisillon fixé au palier 700 mm.
- 55 —
- 5 o —
- 4 o —
- 35 —
- Bronze 100 mm.
- Par anneaux graisseurs 280 mm.
- 60 —
- La dynamo Lahmeyer entraînée par le moteur de 50 (dievaux a une puissance de 36 kw. et produit du courant continu à 440 volts en tournant à une vitesse de rotation
- Fig, 6. — Dynamo Lalimeyer de 36 kw.
- de 650 tours par minute. L’écliauffement, après une marche de 10 heures à pleine charge, n’atteint pas 45°.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 48.
- Les dimensions d’encombrement sont les suivantes : hauteur maxima 990 mm.; hauteur de l’axe au-dessus du sol 515 mm ; longueur axiale maxima 1.650 mm. La figure 6 donne une vue de cette machine.
- La carcasse ronde en fonte est en une seule pièce, venue de fonte avec le bâti qui supporte les paliers. Cette carcasse, de section ovale, a 950 mm. de diamètre extérieur et 310 mm. de longueur axiale.
- Elle supporte quatre pôles inducteurs rectangulaires en tôles feuilletées maintenus en place par des boulons : ces pôles ont 220 mm. de longueur axiale, 130 mm. de largeur et
- —r*A—
- , \
- Fig 7. — Vue eu coupe de la dynamo Lalimeyer de 36 kw.
- 200 mm. de hauteur radiale (figure 7) : ils sont munis d’épanouissements dont l’arc, embrasse environ les six dixièmes du quart de la circonférence.
- Les épanouissements supportent chacun deux bobines inductrices enroulées sur carcasses en zinc ; Lune d’elles contient environ 3.700 tours de fil de cuivre rond de 1,3 mm. * de diamètre nu et 1,5 mm. guipé. Les quatre bobines à fil fin sont reliées en série et sont excitées en dérivation. La seconde bobine de chaque pôle porte 54 tours d’un conducteur plat de 57 mm2 de section : les quatre bobines à gros fil sont réunies en série et excitées par le courant normal de la machine qui les traverse.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 425 mm.
- La valeur de l’entrefer simple est de 2,5 mm.
- L’induit est formé par des tôles minces clavelées et serrées sur une lanterne en fonte. Leur diamètre extérieur est de 420 mm. et leur diamètre intérieur, de 205 mm : leur hauteur radiale est donc de 10,75 mm.
- Les tôles forment trois paquets comprenant entre eux deux couronnes de ventilation de
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- 341
- 7,5 mm. de longueur : chaque paquet est limité par deux tôles maîtresses. La longueur axiale totale des tôles est de 226 mm.
- La lanterne en fonte est munie de joues avec rebords qui accompagnent les tôles presque jusqu’au niveau de la partie inférieure des encoches et qui sont munies de rebords sur lesquels s’appuient les têtes de bobines. Le manchon en fonte est maintenu sur l’arbre par quatre demi clavettes tenues en place par des vis.
- L’induit porte 159 encoches de 37,5 mm. de profondeur contenant les bobines induites qui forment un enroulement en tambour-série. Les conducteurs méplats, isolés par des rubans et mis à la forme sur gabarit, sont maintenus en place par cinq frettes en fil d’acier dont trois sont placées sur le corps de l’induit et deux sur les têtes de bobines qui s’appuient sur les rebords des joues de la lanterne. La vitesse périphérique est de 14 ni. 30 par seconde,
- Le collecteur est formé de 159 lames en cuivre dur étiré isolées au mica et fixées sur un tambour creux en fonte boulonné à la lanterne de l’induit. Le diamètre du collecteur est de 330 mm ; sa longueur utile atteint 150 mm. et la hauteur utile des lames est de 25 mm. La vitesse périphérique est de 11 m. 20 par seconde.
- Sur le collecteur frottent quatre lignes de trois balais en charbon. Ces balais sont supportés par des porte-balais pivotants dont les tourillons sont fixés à un croisillon soutenu par les paliers.
- L’arbre a une longueur de 1.020 mm. d’axe en axe des paliers : son diamètre est de 85 mm. au clavetage de l’induit, de 75 mm. dans les paliers, et de 68 mm. au clavetage de la poulie.
- Les paliers, soutenus par le bâti creux auxquels ils sont boulonnés, sont munis de coussinets en bronze de 225 mm. de portée. Le graissage est assuré, dans chaque coussinet, par deux anneaux graisseurs.
- La poulie a 500 mm. de diamètre et 300 mm. de longueur axiale.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de cette machine :
- Type de générateur................................
- Puissance.........................................
- Différence de potentiel aux bornes..... U.,.......
- * Vitesse de rotation...............................
- Dimensions d’encom-
- brement ......... Hauteur maxima..........
- Hauteur de l’axe .......
- Longueur axiale maxima Inducteur. ........ Forme de la carcasse.. . .
- Métal constituant la carcasse..............
- Nombre de pièces de la carcasse..........
- Diamètre extérieur.......................
- Longueur axiale.......................
- Nombre de pôles inducteurs...............
- Nature des — .............
- Forme — .............
- Largeur et longueur axiale des inducteurs,
- Hauteur radiale des inducteurs..............
- Section de fer utile.....................
- Mode de fixation des pôles...............
- Nature des épanouissements polaires.
- Valeur de l’arc polaire..................
- Genre d’excitation.......................
- Machine à courant continu 36 kw.
- 44o volts
- 65o tours par minute
- 990 mm.
- 5i5 mm.
- 1.65o mm.
- Ronde
- Fonte
- Une seule avec le bâti 9Ôo mm.
- 3lo mm.
- Quatre Feuilletés Rectangulaire i3o et 220 mm.
- 200 mm.
- 2Ôo cm2 environ Maintenus par des boulons Feuilletés, faisant corps avec les pôles 54o
- Gompound
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N® 48.
- Entrefer
- Induit
- Collecteur
- Arbre
- Paliers
- Poulie
- Nature des bobines................................
- Nature et diamètre du fil des bobines shunt..... .
- Section du fil....................................
- Nombre de tours de lil par bobine shunt...........
- Nature du fil des bobines série...................
- Section...........................................
- Nombre de tours...................................
- Mode de fixation des bobines.....................
- Diamètre d’alésage de l’inducteur.............
- Valeur de l’entrefer simple.......................
- Nature de l’induit................................
- Diamètre extérieur des tôles.....................
- Diamètre intérieur des tôles. . ..................
- Hauteur radiale des tôles..... . ................
- Longueur axiale totale des tôles..................
- Nombre et largeur des couronnes de ventilation . ..
- Nombre d’encoches.................................
- Type d’encoches...................................
- Profondeur des encoches...........................
- Genre d’enroulement induit........................
- Vitesse périphérique de l’induit..................
- Mode de lixation des conducteurs..................
- Diamètre du collecteur............................
- Longueur axiale utile.............................
- Nombre de lames...................................
- Hauteur utile des lames...........................
- Mode d’isolement..................................
- Mode de fixation du collecteur....................
- Vitesse périphérique du collecteur................
- Nombre de lignes de balais........................
- Nombre de balais par ligne........................
- Nature des balais.................................
- Type de porte-balais. .......................... .
- Mode de fixation . ...............................
- Longueur d’axe en axe des paliers.................
- Diamètre au clavetage de l’induit.................
- Diamètre aux paliers..............................
- Diamètre au clavetage de la poulie...............
- Nature des coussinets.............................
- Portée de coussinets..............................
- Mode de graissage.................................
- Diamètre..........................................
- Longueur axiale...................................
- enroulées sur carcasses en zinc garnies de presspahn
- Fil rond de i ,3 mm. nu et i ,5 mm. guipé
- i ,33 mm2
- 3.700
- Fil plat
- 57 mm2
- 54
- Maintenues par les épanouissements 425 mm.
- 2.5 mm.
- Tôles clavetées sur une lanterne en fonte 420 mm.
- 2o5 mm.
- 107/) mm.
- 226 mm.
- Deux de 7,5 mm.
- 15q
- Rectangulaires
- 37.5 mm.
- Tambour série
- i4 m 3o par seconde
- Cinq frettes en fil d’acier dont deux sur les têtes de bobines 33o mm. i5o mm.
- 159 mm.
- 25 mm.
- Mica et micanite
- Tambour cylindrique creux en fonte boulonné au corps de l’induit 11 m 20 par seconde Quatre Trois
- E11 charbon Pivotants
- Tourillons portés par un croisillon fixé au palier 102 mm.
- 85 mm. y5 mm.
- 68 mm.
- Bronze 225 mm.
- Deux anneaux graisseurs dans chaque palier 500 mm.
- 3oo mm.
- Les deux types de génératrices à courant continu décrits ci-dessus ne sont plus construits par la Société Eelten-Guilleaume-Lahmeyer-Werke. Cette Société a établi un nouveau modèle de machines tout à fait moderne avec paliers à billes.
- La carcasse inductrice d’une de ces machines est représentée par la figure 8: elle est en une seule pièce et venues de fonte avec elle, les deux pattes d’appui de la machine. Les
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- REVUE D’ELECTRICITE
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- pôles rectangulaires, formés de tôles assemblées, sont rapportés sur la culasse et üxés chacun par un boulon : la jonction entre le pôle et la culasse se fait sur une large surface entre une partie tournée et une partie alésée, et présente une section considérable au passage du flux.
- Les paliers de la machine sont soutenus par les joues-croisillons tournées et fixées au bord alésé de la culasse, ce qui assure un centrage parfait. Chaque palier contient un roulement à billes tel que ceux employés actuellement dans la construction des automobiles ; chaque roulement est formé de deux couronnes en acier spécial réunies par des billes que séparent des ressorts, afin d’éviter le frottement des billes les unes contre les autres. La couronne intérieure est calée sur l’arbre et la couronne extérieure entre à frottement doux dans son logement, pour permettre un certain jeu latéral.
- L’induit est du type ordinaire avec encoches ouvertes et bobines plates faites sur gabarit. 8‘ ~ 1)y,uimo Lal!mQei‘
- A ° nouveau type avec paliers a billes.
- Jean Reyyal.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la résistance d’isolement des diélectriques. — R. Appleyard. — The Electrician, 6 octobre 190b.
- L’auteur s’est proposé d’étudier les questions suivantes :
- 1° Si l’on peut employer des électrodes .en papier d’étain pressées par des disques en caoutchouc contre une feuille d’un diélectrique pour déterminer la résistance d’isolement de ce corps ;
- 2° Quelle modification produit, dans la résistance d’isolement, une modification du poids pressant les électrodes contre le corps, dans le cas où celui-ci est du presspahn ;
- 3° Quelle modification produit une modification de la différence de potentiel entre les électrodes ;
- 4° Quel rôle jouent les couches superficielles et les couches intérieures dans le cas du presspahn ;
- 5° Quel effet produit sur la résistance d’isolement une inversion de la différence de potentiel aux bornes des électrodes ;
- 6° Quel est l’effet d’une électrisation prolongée ;
- 7° Quelle exactitude permet l’emploi d’électrodes en mercure.
- Des expériences récentes ont été faites par M. Rayner sur des feuiltes de presspahn placées entre des électrodes d’étain collées sur des disques de caoutchouc sur lesquels s’appuyaient des disques en laiton surmontés d’un poids : celui-ci produisait une pression moyenne de 400 gr. par cm2. Cet auteur a trouvé que la résistance d’isolement varie avec la différence de potentiel appliquée, mais qu’elle ne varie pas de plus de 5 % quand la durée d’électrification est portée de 1 à 2 minutes.
- L’auteur s’est placé dans les mêmes conditions que M. Rayner en employant la méthode de déviation directe.
- Les déviations étaient mesurées au bout de 1 minute et 2 minutes, he tableau I indique, en mégohms, les valeurs trouvées sur du presspahn pour différentes pressions. O11 voit que la résistance diminue de 20,8 à 13,5 mégohms quand
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 48.
- le poids augmente de 22,3 grammes par cm2, à 449, 1 gramme par cm2, puis reste approximativement constante.
- TABLEAU I
- Expérience 1 (Electrodes en étain) : 150 volts.
- ' PRESSION grammes par cm2 SHUNT ohms DÉVIATION i min. DÉVIATION 2 min. TOTAL mégohms
- 22.3 1,000 345 369 26.8
- 3i .5 » 379 383 24.4
- 6i. 3 » 45o 453 20.6
- 76.0 700 345 347 19.5
- 90.8 )) 358 35g 18.7
- io5.3 » 367 36g i8.3
- ng.8 )) 378 378 17.8
- 187.2 )) 43o 43o i5.6
- 226.7 5oo 328 329 i5.o
- 256.1 )) 335 335 14.7
- 282.1 » 34o 34o 14.4
- 311.5 » 343 343 14.3
- 361.1 » 357 356 i3.8
- 3go. 5 » 36o 35g i3.6
- 449-1 » 365 363 i3.5
- 543.3 » 368 368 13.3
- 449-1 » 373 370 i3.2
- 390.5 » 370 368 i3.3
- 3i5.o » 368 367 13.3
- 256.1 » 366 365 i3.4
- 196.8 )) 362 36o i3.6
- 09-7 » 345 344 14.2
- 90.8 )) 335 334 14.7
- 3i.7 » 285 287 17.2
- 22.3 » 258 259 19.0
- I97-2 » 349 348 4.1
- 36i .0 » 367 367 i3.4
- 544.1 » 38i 379 12.9
- 32.3 » 266 368 i8.5
- Quand on ramène la pression à la faible valeur du début, la valeur de la résistance d’isolement est considérablement plus faible qu’au début. Il est particulièrement intéressant de constater que, pour les faibles pressions, la déviation relative à la deuxième minute est toujours plus grande que celle relative à la première minute, tandis que pour des pressions moyennes, les deux déviations sont égales et que, pour les fortes pressions, la déviation de la première minute est plus grande que celle de la deuxième. Il est probable qu’avec de faibles pressions, une partie de la surface ne participe pas au contact. Le passage du courant produit une amélioration du contact, de sorte que la résistance diminue et la déviation croit. Mais l’effet normal de l’absorption tend à produire une augmentation apparente
- de résistance, et on atteint un point où la déviation ne change pas, les deux effets s’équilibrant. Finalement, avec des fortes pressions, les fibres sont en contact plus intime et l’effet d’absorption prédomine ; les lectures relatives à la seconde minute sont alors plus petites que celles relatives à la première.
- Les résultats obtenus par l’auteur dans ses expériences sur la variation des valeurs mesurées pour la résistance en fonction de la variation de la différence de potentiel entre électrodes sont indiqués dans le tableau IL
- TABLEAU II
- Electrodes en étain.
- PRESSION grammes par cm2 VOLTS SHUNT ohms DÉVIATION i min. déviation 2 min. MÉGOHMS
- 22.3 i5o 2,000 272 285 3l . 0
- )) 3oo 600 288 290 20.2
- )) 45o 5oo 424 426 17.3
- » 600 3oo 38a 383 15.7
- » 75o 200 34i 342 i4.8
- )) 600 3oo 386 386 i5.6
- »)) 45o 5oo 44a 443 16.6
- » 3oo 600 3i6 317 18.4
- )) i5o 2,000 344 347 24.5
- )) j5o 200 336 336 i5.o
- )) i5o 2,000 342 345 24.6
- 543 i5o 1,000 334 334 14.1
- )) 3oo 4oo 3o6 3o4 i3.o
- )) 45o 3oo 354 35a 12.8
- )) 600 200 320 324 12.5
- » 7Ôo i4o 292 291 12.2
- )) 600 200 326 3a4 12.4
- )) 45o 3oo 36o 356 12.6
- )) 3oo 4 00 3o8 3o8 12.9
- )) i5o 1,000 346 345 i3.6
- )) 75o i4o 292 290 12.2
- )) i5o 1,000 348 347 i3.5
- On voit que la résistance apparente du diélectrique diminue quand la tension d’essai augmente.
- L’auteur a fait ensuite des expériences en plaçant la feuille du diélectrique entre deux surfaces de mercure et en opérant exactement comme avec les feuilles d’étain. Les résultats sont indiqués sur les tableaux 111 et IV, la dernière série d’expériences ayant été faite en inversant à chaque fois la différence de potentiel aux bornes.
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- 345
- TABLEAU III
- Electrodes en mercure
- VOLTS SHUNT ohms déviation 1 min. DÉVIATION 2 min. A1ÉGOHMS
- i5o 700 325 325 10.5
- 3oo 4oo 387 386 10.3
- 45o 200 299 298 10.2
- 6oo 200 297 396 10.2
- 760 i4o 35o 348 10.2
- 600 200 396 3g4 10.2
- 45o 200 298 297 10.2
- 3oo 4oo 387 385 10.3
- i5o 700 828 327 10.4
- 760 i4o 348 345 10.3
- i5o 700 33o 328 10.3
- TABLEAU IV
- Electrodes en mercure
- VOLTS SHUNT ohms DÉVIATION i min. DÉVIATION 2 min. MÉGOHMS
- -f- i5o 700 O 00 Ci 284.0 1 1 .9
- — i5o 700 294.0 294.0 11.6
- + 3oo 4 00 342.0 335.0 n . 6
- — 3oo 4oo 351.0 35o 0 11.3
- + 45o 200 269 0 261.0 11.0
- — 45o 200 * 273.5 271.0 I I . 2
- 600 200 358.5 346.5 11.3
- — 600 200 364.5 36o 0 11.1
- + 760 140 319.0 317.5 11.2
- — 7Ôo i4o 324.0 3iq.o 11.0
- + 600 200 365.5 355.. 11.1
- — 600 200 367.5 362.5 11.0
- -f- i5o 700 3o3.5 O Ci O CO 11.2
- — i5o 700 3o4.0 302.0 11.2
- AP rès avoir abandonné la feuille du diélectrique pendant quatre heures, l’auteur la plaça de nouveau entre deux électrodes en papier d’étain. Les résultats obtenus sont indiqués sur le tableau V. On voit par les trois dernières expériences dont les résultats figurent sur ce tableau qu’avec de fortes pressions les valeurs mesurées pour la résistance se rapprochent de celles trouvées avec des électrodes en mercure. Elles sont cependant un peu plus faibles, ce qui provient sans doute de la diminution d’épaisseur de la feuille produite par la pression.
- TABLEAU V
- Electrodes en étain.
- K K
- 0 £ 53 ^ Cfl cn H -J O S s 2 -a O ^ 5 a O ^ H • — 3 S S 0
- § B CU “ > * O CO -w -Q Ci Q ‘W S
- 22.3 —[— 3oo 1,000 459.5 466.5 20.1
- — — 3oo 1,000 498.° 494-° 18.6
- — “V 45o 4 00 366.0 367.5 i6.3
- — - 45o 4oo 377.5 38o. 0 i5.8
- — -f 600 200 29 1.0 286.0 13 - 9
- — — 600 200 292.5 2q3.0 i3-9
- — + 75° 200 393.0 384.o 12.9
- — — 760 200 3q5.0 3g3.0 12.8
- — -(- i5o 1,000 232.5 282.0 20.2
- — — 160 1,000 217.0 212.0 21.6
- 543 — i5o 1,000 4o8.0 4o8.0 10.0
- — — 760 100 249.0 246.0 10.3
- — — i5o 1,000 428.0 422.0 9.7
- Pour établir définitivement la comparaison entre les résultats obtenus avec des feuilles d’étain ou avec du mercure comme électrodes, l’auteur a fait deux séries d’expériences dont les résultats sont résumés dans les tableaux VI et VII : avec les électrodes d’étain il employait une pression de 400 gr. par cm'2, comme l’avait fait M. Rayner.
- TABLEAU VI
- Electrodes en étain.
- VOLTS SHUNT ohms DÉVIATION i min. DÉVIATION 2 min. MÉGOHMS
- -f- i5o 1,000 266.5 266.5 17 6
- V 75° i4q 240.0 238.0 14.9
- + 15o 1,000 284.5 283.5 16.5
- -f75° 14o 287.0 235.5 i5.o
- TABLEAU VII Electrodes en mercure.
- VOLTS SHUNT ohms DÉVIATION 1 min. DÉ VIATION 2 min. MÉGOHMS
- i5o 1 ,000 342 339 13.7
- 780 14o 259 255 i3.8
- i5o I ,000 332 331.5 14. *
- 760 i4o 255 252.5 14.0
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- 3 ’.O
- L’E C LA I RAG E E L E CT R1Q U E
- T. XLV. - N° 48.
- On voit que, dans toutes les expériences avec des feuilles d’étain, la résistance semble diminuer quand le voltage augmente, tandis qu’avec du mercure la résistance trouvée reste sensiblement constante.
- Avec du celluloïd comme diélectrique, la variation apparente de résistance en fonction du voltage est très considérable.
- Enfin, l’auteur a fait une série d’expériences pour déterminer l’influence de la durée d’électrisation. Le circuit de la batterie (750 volts) était fermé pendant cinq minutes, puis ouvert pendant cinq minutes pendant lesquelles l’électrode isolée était reliée à la terre à travers le galvanomètre.
- Au bout de dix minutes, les connexions entre la batterie et les électrodes étaient interverties : on le voit sur le tableau Y11I par le changement de signe de la déviation.
- TABLEAU VIII
- Electrodes en mercure (750 volts)
- M i N. 1>É ’IATION MIN. DÉ ’IATION MIN. DÉ 1 ’IATION
- , 1 4 C.3o O >9 3 O 36 + 7 3
- 2 -y- 4 >8 j U 20 -L- 2 0 87 1 “T" 5 O
- 3 + A 5',8 O 2 1 + 4721 O 38 + 3 l)
- i + 4 5 2 4 O 2 2 + 4^79 0 39 - j- 3 0
- 5 i l DD O *a3 + 4(i:t8 0 4o + 3 [)
- G — 1 O 5 24 + 4606 0 41 + 4762 O
- 1 — 7 5 25 + 49(35 0 42 + 4729 O
- 8 — G 0 26 — 9 0 43 + 4696 0
- 9 — 5 0 27 — G 0 44 + 4655 0
- IO — 4 5 28 — 5 0 45 -y 4622 0
- l I — 46y6 0 29 — 4 0 46 — 9 0
- 12 — 4679 0 3o — 3 5 47 — 6 0
- 13 — 467. 0 31 — 4737 0 4.8 — 5 0
- i4 — 463o 0 32 — 47i3 0 49 — 4 0
- i5 — 4606 0 33 — 46()6 0 5o — 3 5
- 16 + 7 5 34 — 4663 0 5i — 4787 0
- J7 + 5 0 35 — 463g 0 52 — 4762 0
- 18 + 3 5 53 4729 0
- Les conclusions de cette étude sont les suivantes :
- 1° Excepté dans le cas des diélectriques homogènes, on ne peut pas déduire les valeurs spécifiques par centimètre cube des résultats trouvés sur des feuilles;
- 2° Avec des électrodes d’étain, la résistance apparente du presspahn diminue quand la pression augmente puis atteint une valeur à peu près constante;
- 3° Quand, dans les conditions précédentes, on diminue la pression après l’avoir portée à une valeur élevée, la résistance apparente ne revient pas à sa valeur primitive ;
- 4» Pour de faibles pressions, avec des électrodes d’étain, la déviation au bout de deux minutes est généralement plus grande que la déviation au bout d’une minute : quand la pression augmente, on atteint un point pour lequel les deux déviations sont égales : au delà l’ordre est inverse;
- 5° Quand on augmente la tension d’essai, avec des électrodes d’étain, particulièrement aux faibles pressions, la résistance diélectrique apparente diminue;
- 6° Avec dès électrodes en mercure la résistance apparente est à peu près la même à toutes les tensions;
- 7° Avec des électrodes en mercure ' et 750 volts, en coupant le circuit et mettant à la terre toutes les cinq minutes, les différentes valeurs trouvées sont comprises entre 43,2 et 41,7 mégohms, ce qui indique les limites d’exactitude de la méthode.
- R. R.
- Sur le coefficient de température du carbone. — Morris-Airey et Spencer. Abstracts, 2.5 octobre.
- Les auteurs ont étudié le coefficient de température d’un filament de carbone ordinaire de lampe à incandescence à des températures comprises entre 200° et 0°, le filament ayant une résistance de 1.000 ohms. Il était placé dans un récipient contenant de l’air liquide avec une hélice en fîl de platine qui permettait de déterminer la température d’après la résistance. Ges auteurs ont trouvé que la résistance spécifique du carbone est d’environ 4,6 X 106 à — 180° et de 4,4 X 106 à 0°.
- Ces résultats permettent de prolonger la courbe de résistance des filaments de carbone.
- R. R.
- Méthode pour augmenter la sensibilité du tube de Braun en employant des rayons cathodiques de faible vitesse. — Wehnelt. Physikalische Zeitschrift, ier novembre.
- L’auteur a déjà montré que les rayons cathodiques relativement lents (rayons à 145-670 volts) produisent, pour de fortes densités, des actions marquées de fluorescence. Ces
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- 2 Décembre 1905.
- REVUE D'ELECTRICITE
- rivons peuvent être obtenus (') par l’emploi des oxydes métalliques incandescents (CaO, ])aO, SrO) comme cathodes dans des tubes à décharge.
- L’an leur a utilisé le mode de production des rayons cathodiques lents pour la construction d’un tube de Braun à déviation magnétique et électrostatique dont il donne la description.
- La cathode K (figure 1) consiste en une mince bande de platine à travers laquelle liasse le courant d’une batterie B de quel-
- 200 -SCÛÛ
- —AMAMA------1 -
- Fig. 1. — Tube de Braun à rayons cathodiques lents.
- (pics éléments d’accumulateurs. Sur cette bande est placée une goutte de CaO (ou BuO, SrO) couvrant quelques millimètres carrés. L’anode A a la forme d’un diaphragme portant en son centre une 1res petite ouverture.
- Si l’on échauffe la cathode À et si l’on relie A avec le pôle positif et A avec le pôle négatif d’une source de courant de quelques centaines de volts (2) par l’intermédiaire d’une résistance appropriée, un faisceau intense de rayons cathodiques de faible vitesse s’échappe de la goutte de CaO. Le diaphragme A laisse passer seulement un pinceau étroit de ceux-ci, pinceau qui produit l’intervalle compris entre les plaques de condensateur C\ et et produit une tache fluorescente très nette sur l’écran S. Cette tache est naturellement d’autant plus lumineuse que la différence de potentiel est plus élevée, tout en restant comprise entre 200 et 1.000 volts. 11 n’est pas avantageux d’employer une différence de potentiel supérieure à ce chiffre parce qu’a-lors les parties de la cathode non recouvertes d’oxyde émettent des rayons cathodiques et se pulvérisent.
- Par suite des tensions relativement faibles
- (') XLTI. 14 janvier 1905, page 54.
- (2) Celte source de courant peut être, soit un réseau de distribution à 220 ou 440 volts, soit une batterie de petites piles le débit ne dépassant pas quelques milliampères.
- employées avec cet appareil, les rayons sont très facilement déviables par un champ électrostatique. Le vide du tube doit être aussi parfait que possible car les rayons de faillie vitesse produisent une forte ionisation du gaz qui peut exercer une influence sensible sur le champ existant entre les plaques et C2.
- La cathode étant faiblement incandescente, la lumière qu’elle émet ne trouble pas l'observation de la tache fluorescente. Le tube de Braun ainsi construit offre l’avantage que les courants sont absolument continus et que l’on peut régler entre de larges limites la vitesse des rayons cathodiques et la sensibilité du tube en réglant la température de la cathode et la différence de potentiel employée.
- R V.
- Sur les spectres des vapeurs métalliques obtenus au moyen de tubes à décharge. — Wie-demann et Wehnelt. — Congrès de radiologie de Liège.
- Si l’on emploie comme cathodes dans des tubes à décharges des électrodes minces en platine incandescentes recouvertes de CaO, B a O ou SrO, on peut faire passer des courants de forte intensité sous des différences de potentiel relativement faibles. Sous l’influence de ces fortes intensités, l’anode s’échauffe si fortement que les métaux même les moins fusibles fondent et se volatilisent.
- Les vapeurs métalliques ainsi produites sont très lumineuses et présentent des spectres intenses des métaux employés. Les photographies de ces spectres montrent qu’ils s’étendent sensiblement plus loin dans la région ultraviolette que les spectres d’étincelles des mêmes métaux, ce qui doit probablement être attribué à la température plus élevée de la vapeur.
- R. V.
- Sur les coefficients d’absorption des rayons du radium et du polonium (d’après ies expériences de Retschinsky et Wigger). — E. Riecke. — Congrès de radiologie de LÀège.
- Si l’on suppose que la surface plane d’un corps absorbant reçoive perpendiculairement à elle-même un mélange de rayons differents, mais de nature invariable, des rayons lumineux par exemple, dont les intensités sont iK i2... et les coefficients d’absorption kt k2..., l’intensité totale de la radiation à la profondeur A
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- L’ECLAIllAGE KLECTK1QUE
- T. XLV. — N° 48
- 348
- au-dessous de la surface est donnée par l’équation :
- T • -k,k . . -knk . -kJl
- J = qe -f" He +?3e + ••
- Dans cette expression, on a
- 4 > ^'2 > ^3 > • • • • 7> A Si l’on pose d’autre part
- 1 1 ~hh
- J =. Jne
- -A-. h
- Jo — i\ -f- *2 A" • • • ~b 4,
- on a, pourdes valeurs suffîsammentpetites de h :
- 1^ bW'____b4 4“ 44 ~\~ • • • h -[- 44 -f- • • •
- 4
- OU
- k =
- 4
- 2 (
- 2 J0
- \k‘{ + ldi + • • • 4
- 4 )
- 44 - 44 -U . . •Y2
- On désigne le coefficient h sous le nom de coefficient apparent d’absorption. Quand l’épaisseur de la couche absorbante croît, le coefficient apparent d’absorption diminue.
- Pour june très forte épaisseur de cette couche, on a
- , • kJ>
- J — IftS
- J(Ie
- kh
- Le coefficient d’absorption apparent devient k = k-
- l°g 4~ log4
- h
- et s'approche, quand l’épaisseur augmente, de la valeur k kn.
- On voit, d’après ce qui précède, que la détermination du coefficient d’absorption pour différentes épaisseurs permet de distinguer si l’on a affaire à des rayons homogènes ou non.
- Il existe également une autre question à résoudre. Une onde homogène n’est pas modifiée par l’absorption : son coefficient d’absorption reste constant. Au contraire, une radiation corpusculaire, même si elle était primitivement homogène, ne l’est plus après les chocs avec les molécules du corps absorbant. Elle ne possède donc pas un coefficient d’absorption constant. L’étude de ce dernier permet donc aussi de déterminer si l’on a affaire à une radiation reposant sur la propagation d’ondes ou à une radiation corpusculaire.
- Absorption des rayons « du radium dans l’air (').
- Les expériences ont été faites avec un condensateur à plaques horizontales :1a plaque inférieure était recouverte d’une mince couche de bromure de radium, et l’on observait le courant de saturation entre les plaques.
- Les tableaux I et II indiquent les courants de saturation observés i et les valeurs de k calculées d’après ces courants : la dernière colonne indique les valeurs calculées de i.
- On voit sur ces tableaux que le coefficient d’absorption est constant dans les limites de l’expérience et que la radiation se comporte comme une radiation lumineuse homogène. Or la déviation des rayons dans le champ magnétique et électrique prouve que les rayons « sont de nature corpusculaire. II en résulte donc que le coefficient d’absorption doit varier avec l’épaisseur de la couche, contrairement aux résultats expérimentaux. De nouvelles expériences sont nécessaires pour expliquer cette contradiction.
- TABLEAU I
- h i X 1 o(0 Amp. k i'xiok * * * * * 10 Il *calculé
- 0,3 338 0.969 327
- 0.5 4j3 0,917 498
- 0,8 69° 0,904 704
- 1,0 808 0,924 812
- 1,3 944 0,938 94 1
- 0,93o
- X3 i34o
- TABLEAU II
- h iX iot0 Amp. k ixio10calculé
- o,3 314 0,883 3i8
- 0,5 488 0,898 486
- 0,8 689 0,893 690
- 1,0 799 0,892 797
- i, 3 936 O 0 928
- 0,896
- X3 134g
- Absorption des rayons v. du polonium dans l’air (2) Le volume d’air ionisé était limité par une plaque de laiton horizontale de 8,5 cm. de lon-
- (!) Retschinsky.
- (2) Wigger.
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- 3': 9
- gueur et 3,5 cm. de largeur et par un filet métallique placé à 1/2 cm. au-dessus de la plaque. Au-dessus du filet métallique et à une distance variable était placé l’ionisateur constitué par une baguette de cuivre recouverte de radiotel-lure et ayant 4 cm. de longueur et 4 mm. de diamètre. Le tout était placé dans une caisse en laiton pour éviter les perturbations extérieures : dans quelques expériences le filet métallique était recouvert d’une feuille d’aluminium pour déterminer l'influence d’une diffusion possible des ions. Les résultats n’étaient pas modifiés clans ce cas.
- Le tableau III résume les résultats obtenus : dans ce tableau h désigne la distance entre la baguette recouverte de polonium et le filet métallique, Q' l’intensité de l’ionisation mesurée en unités arbitraires, q l’intensité d’ionisation corrigée d’après la diffusion dans l’espace, et k le coefficient d’absorption.
- TABLEAU III
- h Q k
- 1 -9 y5° 602 0,39
- 2,4 GG 3 54 G o,n3
- .2,95 3?8 36G 1,90
- 3,15 242 289 3,64
- 3,44 83 83
- Ce dernier croît avec l’épaisseur de la couche, ce qui n’est possible qu’avec une radiation de nature corpusculaire.
- Les valeurs non corrigées des intensités d’ionisation donnent pour le coefficient d’absorption les valeurs :
- 0,69 ; 0,98 ; 2,05 ; 3,64
- La variation des chiffres trouvés n’est donc pas causée seulement par la correction des valeurs Q.
- Absorption des rayons q du radium dans le plomb d )
- L’ionisateur était constitué par 12 milligr. de bromure de radium placés dans une capsule recouverte d’une feuille de mica. Le tout était enfermé dans un bloc de plomb massif muni d’une fente recouverte par une feuille de plomb de 0,39 mm. d’épaisseur. Les joints étaient garnis de glu marine, pour empêcher l’introduction d’émanation.
- \ Les résultats d’observations faites à l’aide d’un électromètre sur l’absorption des rayons dans le plomb sont résumés dans le tableau IV dans lequel h désigne l’épaisseur de la couche traversée et k la valeur correspondante du coefficient d’absorption.
- TABLEAU IV
- h (cm.) k h (cm.) k
- 0,096 5, o5 i,338 O , 2^3
- 0,151 I , 2fJ 2,234 0,260
- 0,4 02 0,4o4 3,422 0,200
- 0.949 0,293 4,65g 0,246
- Ces chiffres correspondent bien aux considérations énoncées au début. On a donc affaire à un mélange de rayons qui se distinguent par les valeurs différentes de leur coefficient d’absorption mais dont la nature n’est pas plus modifiée que celle des rayons lumineux. Lorsqu’on fait passer les rayons à travers une couche de plomb suffisamment épaisse, il ne reste plus que les rayons possédant le plus faible coefficient d’absorption, et que l’auteur appelle rayons résiduels.
- Absorption des rayons q résiduels du radium dans différents métaux
- Les rayons émanant d’une préparation de radium traversaient d’abord la plaque de plomb qui fermait l’ouverture du bloc de plomb, puis ensuite des feuilles de différentes épaisseurs des métaux dont l’absorption était étudiée.
- Après cela, le faisceau des rayons qui avaient traversé ces métaux passait à travers une plaque de plomb de 2,84 cm. d’épaisseur. Les valeurs observées pourles rayons résiduels ainsi obtenus sont indiquées par le tableau V, dans lequel d désigne l’épaisseur du métal et A* le coefficient d’absorption.
- TABLEAU V
- MÉTAL d k k/d
- Hg 13,6 0,283 0,0208
- Pb ii,3 0,241 0,02l3
- Gu 8,4 0,191 0,0226
- Fe. 4,54 0, i5g 0,0211
- Zn 4,65 0,141 0,0201
- Al 2,42 o,o54 0,0200
- (’) Wigger.
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-
-
- L’LCLA ! R A G b EU'C T111Q U K
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- Ou voit que le coefficient d’absorption des rayons résiduels est proportionnel à l’épaisseur : cette loi est également vérifiée pour le soufre
- pour lequel on a k = 0,0404’ ^ = 0,0202. Au contraire, pour le charbon, on a k = 0,0206 et | = 0,0150.
- Les expériences relatives aux rayons y, et particulièrement l’invariabilité des rayons résiduels, tendent à prouver l’identité des rayons y avec les rayons Rôntgen.
- r. y.
- Recherches sur l’effet d’Elster et Geitel : Radioactivité induite. — Sarrasin, Tommasina et Mi-
- cheli. — Congrès de radiologie de Liège.
- Les auteurs, continuant les études qui ont fait l’objet d’une note adressée en 1904 à l’Académie des Sciences sur la Genèse de la radioactivité temporaire, ont fait un certain nombre d’expériences dont les résultats présentent de l’intérêt.
- 1° Expériences sur Vexistence d’une ionisation diff'use produite par la radiation de fils métalliques radioactifs placés dans Vappareil à dispersion d’Elster et Geitel.
- Les auteurs ont vérifié que cette ionisation diffuse, produite comme l’on sait avec une grande intensité sous l’action des rayons X ou des rayons y du radium, est dans le cas dont il s’agit extrêmement faible si l’on compare la dispersion qu’elle produit avec celle produite par la radiation directe.
- Le dispositif expérimental employé par les auteurs consistait en une série de tubes construits avec des feuilles métalliques minces et pénétrant les uns dans les autres. Le plus étroit de ces tubes avait un diamètre plus grand de 4 cm. que le diamètre du cylindre de l’appareil à dispersion. Cet écran cylindrique permettait de réduire à volonté la partie active. Un fil très fin en fer galvanisé de 2/10 mm. de diamètre et 180 cm. de longueur avait été relié au pôle négatif de la batterie, avec un potentiel de charge avec moyen de 2.000 volts et une durée d’action de 21 heures.
- Les résultats d’expérience sur l’action de dispersion du fil, vingt minutes après son électrisation, ont été les suivants :
- Sans écran, une chute de 100,1 volts se pro- j
- duisit en 3 minutes pour une charge négative de 19^7,8 volts.
- Sans écran, après 4 minutes, une chute de
- 100.1 volts en 3 minutes s’est produite pour une charge positive de 197,8 volts.
- Sans écran, après 4 minutes, une chute de
- 92.1 volts en 3 minutes s’est produite pour une charge négative de 197,8 volts.
- Avec écran de 6,5 cm. de hauteur et une hauteur de fil roulé de 13 cm. les actions ont été les suivantes :
- Ap rès 5 minutes, une chute de 47,2 volts en 3 minutes pour une charge négative dé 197,8 volts.
- Après 4 minutes, une chute de 46,6 volts en 3 minutes pour une charge positive de 197,8 volts.
- Ap rès 7 minutes, une chute de 38,7 volts en
- 3 minutes pour une charge négative de 197,8 volts.
- On voit que, quand on supprime la moitié
- de la radiation directe, on diminue de moitié l’effet de dispersion, ce qui prouve que le facteur principal de dispersion est dù à peu près exclusivement à la radiation directe. Les résultats obtenus en modifiant la hauteur utile de l’écran ont confirmé ce fait.
- 2° Influence d’une enveloppe isolante placée sur un fil.
- Les auteurs ont établi, par une série d’expériences, qu’un fil conducteur recouvert d’une enveloppe diélectrique exige un temps plus long qu’un fil nu pour atteindre son maximum d’activité, toutes les conditions restant les mêmes.
- 3° Différence entre l'activité dans l’air libre et dans l’air de l'intérieur du laboratoire.
- Un fil était suspendu par la fenêtre et un autre, de même longueur, était placé dans le laboratoire. Tous deux étaient reliés au pôle négatif de la batterie à 2.000 volts pendant
- 4 heures 1/4. Toutes les conditions étant les mêmes, l’activité du fil placé à l’extérieur était inférieure à la moitié de celle du fil placé dans le laboratoire.
- 4° Action d'une charge brusque négative.
- Les auteurs ont trouvé que la décharge négative, d’une bouteille de Leyde suffit pour communiquer à un fil déchargé une radioactivité mesurable. Au contraire plusieurs décharges positives brusques n’ont jamais produit d’activité sensible. Quand on relie un fil pendant
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 351
- plusieurs heures au pôle positif de la batterie à 2.000 volts, on peut constater une faible activité.
- 13. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur l’équivalent mécanique de la combustion et la construction rationnelle d’un moteur à combustion. - Gantor. — Zeitschrift fur Eleklrotechnik, 5 novembre 1906.
- L’auteur examine quelle quantité de travail mécanique on peut retirer de la combustion. Il indique que celle-ci n’est qu’une transformation chimique particulière dont l’importance pratique provient uniquement de ce que le corps entrant dans la réaction, l’oxygène existe partout en grandes quantités.
- Le problème général de la détermination du travail mécanique produit par un phénomène chimique, 11’a pas été résolu jusqu’ici. L’auteur développe d’abord sa solution générale et montre que, pour le travail engendré par une ïéaction chimique, il existe -une valeur limite qu’il appelle équivalent mécanique de la réaction. Cet équivalent détermine la limite extrême que l’on pourra atteindre dans la construction des moteurs.
- Si l’on applique les résultats théoriques aux types de machines ordinaires, dans lesquels le travail mécanique est produit par les variations d’état de masses de gaz ou de vapeur déterminées, on trouve que la quantité de travail correspondant à une combustion est à peu près déterminée par le rapport du volume final au volume initial des gaz. Plus la valeur de ce dernier peut être rendue faible, et meilleur est le rendement. La conséquence de ce résultat est que la combinaison des substances qui prennent part à la réaction, combustible d’une part et oxygène d’autre part, doit être obtenue dans le plus petit volume possible, et cela conduit à de nouvelles méthodes, dans lesquelles l’oxygène ne serait pas employé sous la forme gazeuse, mais sous une forme chimique, par exemple sous forme d’oxydes.
- L’auteur indique une façon pratique de résoudre le problème en employant un oxyde de cuivre incandescent et un combustible liquide, comme du pétrole, injecté sur l’oxyde de façon à
- ce que les gaz produits par la combustion aient le plus petit volume initial possible. Le cuivre métallique réduit est ensuite transformé en oxyde par un courant d’air chaud, opération dans laquelle les forces chimiques du travail de
- compression réduisent à le volume occupé
- dans l’air par l’oxygène. Un diagramme présenté par l’auteur montre la supériorité de cette méthode.
- B. L.
- Sur l'isolement des conducteurs placés dans des encoches. — 'Weese. — Elektrotechnischen Rundschau.
- L’auteur indique que les caniveaux en mi-canite 11e donnent pas de résultats pleinement satisfaisants : ils sont facilement détériorés par l’huile, par l’ozone et sont très coûteux. Au contraire on obtient de bons résultats en employant des caniveaux établis avec du papier et quelques feuilles de mica. La meilleure disposition consiste à placer des couches de mica à l’extérieur contre les parois de l’encoche en donnant aux angles un arrondi aussi grand que possible, puis à l’intérieur contre les conducteurs, l’espace entre les couches extérieures et intérieures de mica étant rempli uniquement par des couches de papier. De celte façon les conducteurs sont soutenus d’une façon élastique dans l’encoche et les ruptures d’isolement sont beaucoup moins fréquentes qu’avec des caniveaux en micanite.
- B. L.
- Emploi de condensateurs avec des moteurs triphasés en fonctionnement continu. — Dalemont (fin), (b
- Essais expérimentaux #
- Le moteur d’essai pouvait être connecté en étoile ou en triangle avec une différence de potentiel aux bornes de 120 volts ou de 09,5 volts : sa puissance normale était de 1 cheval à une vitesse de rotation de 1.500 tours par minute.
- Dans une première expérience, le moteur fut alimenté par du courant triphasé produit par un groupe moteur-générateur.
- Le tableau I donne les résultats de cette expérience.
- (0 Voir Eclairage Electrique.Tome XIV, 25 novembre 1905, page 313.
- p.351 - vue 351/677
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-
- 352
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 48.
- Dans une seconde expérience, le moteur fut alimenté d’après le schéma de la figure 1, sans inversion de la phase I : la répartition
- irrégulière du champ produisant la f. é. m. variable, il fallait régler les valeurs de la capacité et de la self-induction pour chaque charge. Le tableau II résume les résultats obtenus. Enfin dans une troisième expérience, le moteur fut alimenté d’après le schéma de la figure 2. Le tableau III indique les résultats obtenus.
- De ces expériences, on peu.t conclure qu’un
- moteur triphasé peut fonctionner dans des conditions satisfaisantes quand on l’alimente avec du courant monophasé. Comme l’a mon-
- A
- tré Steinmetz, il est possible avec ces dispositifs de modifier le couple. Il y a lieu de remarquer, dans les résultats d’expérience qui précèdent, la valeur élevée du facteur de puissance.
- On peut donc envisager la possibilité d’employer pour la traction électrique des moteurs triphasés alimentés avec deux conducteurs seulement pour l’amenée du courant.
- ta imu A U I
- Essai sur un moteur triphasé avec connexion en triangle (alimenté avec du courant triphasé)
- DIFFÉRENCE de potentiel aux bornes volts INTENSITÉ do courant par phase ampères VITESSE tours/minute PUISSANCE absorbée watts PUISSANCE produite RENDEMENT COS f GLISSEMENT
- * 7° G,6 156o 1 2 1 0 O 0,167 O
- 70 6,74 15 i 5 192 68,2 O , 252 0,221 0,028
- 7° 6,95 1485 277,8 102,5 0,355 0,284 o,o48
- 70 7 ,°5 G76 322 i38,8 0,4o5 o,3o8 o,o54
- 6 y, 5 7,>9 1458 372 180,2 0,485 o,358 0, o65
- 69,5 • 7,5 i443 494 258,5 0,525 o,497 0,072
- 70 7,8 1428 62 2 336,6 0,542 0,590 o,o85
- 70 8,10 13p2 700 396,5 0,565 0,661 0,108
- 70 8,5 i36o 788 458,5 0,582 0,694 0,128
- 70 8,87 1333 85; 5oo, 1 0,585 0,732 0,146
- 70 9,16 i3io 937 545 0,582 0,643 0,160
- 7° 9,38 1 a5 a j 029 59 a 0,575 0,771 0.198
- 70 10,10 1198 I IÔ2 64o 0,555 0.809 0,232
- 70 10,70 1128 I l3a 670 o,544 0,819 0,277
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- 2 Décembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 353
- TABLEAU II
- Essai d’un moteur triphasé à connexion en triangle (alimenté par du courant monophasé d’après le schéma de la figure i)
- DIFFÉRENCE de potentiel volts 1 COURANT total | VITESSE tours/minute TENSION (condensateur) volis TENSION (bobine) volts COURANT (condensateur) ampères COURANT (bobine) ampères COURANT dans la phase
- 80 5,65 1522 80 77.5 5,5 6,1 7,4
- 80 6,0 i5oo 78 77-5 5,6 5,72 7,5
- 80 6,35 1462 75 76.7 6,1 5,35 7-7
- 80 6,67 i448 73.7 76,5 6,7 5,20 8.25
- 80 7,4 1415 71 75,6 7.1 5,10 8.5
- 80 8,0 !395 69 76,2 7,5 4,9o 9,7
- 80 8.7 1675 67 75,1 8,1 4,8o 10.9
- 80 9,65 i34o 65 75 8.5 4,72 i3
- 80 10 ,57 i3o3 63,7 69,5 9,35 4,65 i6.3
- 80 11,75 1265 62 69,2 io,35 4,55 20,2
- COURANT | dans le circuit du condensateui COURANT dans le circuit de la bobine PUISSANCE ab sorbée watts PUISSANCE produite watts RENDEMENT SK Cfl O U GLISSEMENT
- 4,7 0,24 3oi 0 O 0,665 0,024
- 4,67 0,24 349 45,3 0,15o 0,725 o,o38
- 4,66 0,24 397,5 89,3 0,225 0,782 0,062
- 4,62 0,24 455 182,6 0,291 o,853 0,075
- 4,57 0,24 5o3 172,8 0,344 o,84g 0,093
- 4,5. 0,24 563 2i3,5 o,38o 0,878 0,106
- 4,38 0,24 6.8 262 0.407 0,886 0,Il8
- 4.25 0,24 677 284.5 0,420 0,876 0,1 41
- 4,08 0,24 754 313 0,415 0,890 0, i65
- 3,87 0,24 842 33g, 5 0,4o3 0,896 0,189
- TABLEAU 1 II
- Essai d’un moteur triphasé avec connexion en triangle (alimenté par du courant monophasé d’après le schéma de la fig. 2)
- DIFFÉRENCE DE POTENTIEL COURANT total AMPÈRES VITESSE tours / minute TENSION Condensateur TENSION Bobine PUISSANCE absorbée PUISSANCE produite RENDEMENT COURANT Condensateur COURANT bobine GLISSEMENT SK 75 0 Q
- 70 4,o5 1024 68,5 67,5 162 0 O 2,20 o, 1 0,011 0,576
- 70 5,1 i488 68,5 67,5 243,5 70 0.287 2,22 o, 1 o,o34 0,68
- 70 6,18 G75 68,3 67,5 318 i32.5 0,4l7 2,22 0,1 0,042 0,73
- 70 7,2Ô 1455 68,1 67 4o8 i95 0,478 2,22 o, 1 0, o55 0,80
- 7° 8,35 i43o 68 67 5oo 253 0,5o6 2,22 0,1 0,071 o,85
- 70 9>95 139o 67,8 66,7 6iO 326,5 0,536 2,2 0,1 0,10 0,87
- 7° 11,80 i346 67,6 66,7 753 4o8,2 0,542 2,2 0.1 0,126 0,92
- 7° i4,i5 1292 67,6 66,5 9°3 482 0,534 2.2 0,1 0,161 o,9!
- 70 i6,o5 1285 67,3 66.5 1010 02.5 0,520 2,18 0,1 0,198 °,9‘
- 70 19,10 1160 67 66,2 1195 595 0,597 2,18 0,1 0,247 0,89
- B. L.
- Sur le facteur de puissance des moteurs d’induction. — Averret. — Electrical World and Engi-neer.
- L’auteur a relevé les valeurs du facteur de puissance à pleine charge et à demi charge, ainsi que les valeurs du courant magnétisant et de la réactance à pleine charge pour des moteurs à faible vitesse et à vitesse moyenne triphasés et diphasés construits par la General Electric C°. Le tableau I résume les résultats obtenus.
- L’auteur donne les raisons suivantes pour lesquelles le moteur triphasé possède un facteur de puissance meilleur que celui du moteur triphasé de même puissance et de même rendement, l’enroulement étant le même dans les deux cas. En pratique, les moteurs triphasés et diphasés sont bobinés à six phases et à quatre phases. Le rapport du nombre de tours effectifs au nombre de tours actuels dans un enroulement à six phases est égal au rapport de la corde de l’arc pour un angle de 60°, c’est-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 48.
- à-dire de i à g ou de 3 à n- Pour les enroulements diphasés, le rapport est égal à y 2 2 y 2
- Par conséquent, dans un enroulement hexa-
- tableau r
- FACTEUR
- TYPE DE MOTEUR VITESSE CHARGE de puissance
- Triphasé Moyenne I 0,90
- » 1/2 I o,83
- Diphasé....... » 0,89
- » 1/2 0,80 o,84
- Triphasé ...... Faible
- » i/a 0,69
- Diphasé....... » o,83
- » 1/2 o,65
- phasé, 95,6 % de tours sont effectifs, tandis que, dans un enroulement diphasé, leur nombre est réduit à 90 % .
- i R. R.
- ^OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil (suite). — Slaby. — O Elektrotechnische Zeitschrift, 2 novembre igo5.
- j Dans les nouvelles théories de l’électricité, basées sur les équations de Maxwell, M. Abraham a trouvé par le calcul de l’amortissement de la radiation que la formule (3) est meilleure que la formule (5), et M. Sommerfeld a établi que la vitesse de propagation dans les fils droits doit être toujours plus petite que la vitesse de la lumière, mais que la différence est extrêmement faible pour les fils dont on se sert en télégraphie sans fil. Il trouve, par exemple, qu’un fil de cuivre de 4 mm. de diamètre possède, pour
- une fréquence d’oscillations b = ]09 une longueur
- d’ondes qui ne diffère que de 0—— de la lon-
- ooooo
- gueur d’ondes dans l’espace. Des fils de platine de 0,04 et 0,4 mm. de diamètre ont présenté, à
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 25 nov. 1905, p.316.
- la fréquence 3 X 108, des écarts atteignant seulement 0,9 % ou 0,1 % .
- Des études de Sommerfeld, l’auteur avait conclu que l’étalonnage des ondomètres doit donner les résultats les plus certains quand il est fait au moyen de fils tendus sur lesquels on évite, autant que possible, toute perturbation due au sol, aux murs ou aux autres conducteurs. Les opérations d’étalonnage furent donc faites dehors à deux mètres au-dessus d’une chaussée. L’auteur avait cru au début que l’emploi des fils parallèles était à rejeter et avait opéré avec un fil simple, mais, depuis lors, les études de Drude (*) et de Gehrke (2) sur l’étalonnage des ondomètres avec les fils parallèles de Lecher ont montré, que ce dispositif expérimental convient parfaitement. Outre la commodité qu’il présente dans la pratique, il offre l’avantage de donner sans aucun doute des valeurs exactes des longueurs d’ondes dans l’espace. En effet, après que M. Abraham eût montré théoriquement que, pour deux fils de
- platine de 0,4 mm. et à la fréquence b ==3.108;
- la longueur d’ondes du fil ne diffère que de 0,04 % de la longueur d’ondes dans l’espace, des mesures faites par Blondlot, Trowbridge et Brooks avec des fils doubles de Lecher ont confirmé d’une façon tout à fait concordante la presque complète égalité entre la vitesse de l’électricité et celle de la lumière.
- Or, les résultats trouvés par Drude et par Gehrke pour l’étalonnage des bobines de multiplication de l’auteur présentent tous une différence d’à peu près 6 % avec les résultats trouvés par lui en employant un fil simple tendu pour l’étalonnage. Ce dernier doit donc être soumis à dès influences perturbatrices que l’auteur s’est proposé d’étudier.
- Les influences perturbatrices qui peuvent se produire sur un fil simple oscillant sont dues à trois causes :
- 1° à des variations de capacité du sol ou d’autres masses voisines qui prennent des charges électriques ;
- 2° à des actions d’induction de conducteurs rectilignes voisins ;
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 24 juin 1905, page 475.
- (3) Voix-' Eclairage Electrique, tome XLIV, 2 septembre 1905, page 356.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- 3° à des modifications de la constante diélec- I trique de l’espace environnant le fil.
- 1° Une bobine de multiplication (]) étalonnée au moyen d’un fil double pour des quarts de longueur d’ondes compris entre 10 et 40 mètres, servit à faire des mesures sur un fil rectiligne de 60 mètres de longueur contenant en son milieu un éclateur et placé à différentes distances du sol et en différents points. En deux de ces points et à des distances du sol de 1 mètre et 1 m. 50 l’auteur a trouvé une entière concordance entre la longueur du fil et la longueur d’ondes : au contraire, en deux autres points, pour des hauteurs du fil de 1 mètre, il a constaté des écarts de 9,3 % et 6 % et, en deux derniers points, pour une hauteur du fil de 2mètresau-dessusdusol, desécartscle6,3et2,5 % .
- Aucun effet d’induction n’étant possible dans ces expériences, les écarts constatés sont dus à l’influence du sol sur la capacité du fil oscillant, influence qui produit un accroissement de la longueur d’ondes vraie par rapport à l’onde du fil et une diminution de la vitesse de l’électricité dans le fil par rapport à la vitesse de la lumière. Cette influence n’existe pas dans les fils parallèles de Lecher.
- 2° Pour déterminer d’une façon aussi simple l’influence exercée par induction par des conducteurs voisins, l’auteur a placé parallèlement au fil oscillant, tendu à 1 m. 50 au-dessus du sol, un second fil de 60 mètres de longueur dont la distance e au premier pouvait être modifiée. La longueur d’ondes vraie du fil oscillant, mesurée en deux points différents, fut trouvée égale à 32,25 mètres et 31,1 mètres. On constata une diminution de la longueur d’ondes vraie produite par l’action du fil parallèle placé à 1 mètre ou à 2 mètres : cette diminution était égale à 6,3 % et 5,1 % au premier point : au second point, elle fut trouvée égale à 4,5 et 3,5 % .
- On voit que l’influence des effets d’induction, qui diminuent la longueur d’ondes vraie, augmente la vitesse de l’électricité dans le fil. L’action constatée dans les expériences décrites ci-dessus a atteint une intensité considérable parce que le fil parallèle était en résonance avec le fil oscillant. En général ce n’est pas le cas, et l’influence des perturbations dues à des effets d’induction est plus faible que l’influence des effets
- (') Voir pour l’ondomètre Slaby : Y Eclairage Electrique, tome XXXVII, 21 novembre 1903, pag-e 300.
- I de capacité, de sorte qu’il y a lieu d’admettre que, dans la plupart des cas pratiques, la vitesse de l’électricité est diminuée par rapport à la vitesse de la lumière et que la longueur du quart d’ondes vrai dépasse de quelques-centièmes la longueur du fil.
- Le fait que l’effet perturbateur était plus considérable au premier point qu’au second dans les expériences faites par l’auteur provient de la présence d’un tuyau d’eau en plomb de 15 cm. de diamètre placé dans le sol à 80 cm. de profondeur presque parallèlement au fil oscillant.
- 3° Une modification de la constante diélectrique de l’espace environnant le fil exerce une influence considérable sur la capacité du fil. Des expériences antérieures (lre partie § 1) ont montré qu’un fil de cuivre de 1 mm. de diamètre isolé avec une couche de caoutchouc de 0,5 mm. subissait une diminution de capacité de 14 %, quand on enlevait l’isolant. Ce fait fut vérifié dans des expériences plus complètes.
- Un fil de cuivre de 1 mm. de 20 mètres de longueur recouvert d’une couche de caoutchouc de 2 mm. d’épaisseur fut relié à un condensateur Grison de 169 cm. de capacité dont l’autre armature était connectée au plancher recouvert de zinc. La capacité fut mesurée en fonction de la longueur du fil, qu’on raccourcissait progressivement jusqu’à une longueur de 2 mètres et qui était placé à 1 mètre au-dessus du sol. La mesure fut répétée ensuite avec le fil nu. Les courbes exprimant la capacité en cm. en fonction de la longueur en mètres sont des droites : la capacité par mètre linéaire a été trouvée égale à 7,05 cm. pour le fil isolé, et à 5,85 cm. par mètre pour le fil nu. Le fil isolé a donc une capacité supérieure de 20,5 % à celle du fil nu.
- 11 n’est pas nécessaire que le fil soit entouré d’une enveloppe isolante pour que sa capacité soit augmentée : une enveloppe de brouillard suffît, comme le montre l’expérience suivante. Un fil nu de 10 mètres de longueur et 0,8 mm. de diamètre fut placé dans une buanderie contenant de nombreux tuyaux d’eau et fut relié à un condensateur Grison dont la seconde armature était connectée à un tuyau d’eau.
- Les mesures faites sur le fil, le sol de la pièce étant sec ou bien couvert d’eau froide, furent concordantes, et donnèrent pour la capacité linéaire du fil, la valeur de 6,6 cm. par mètre.
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- La mesure répétée après que le sol eut été couvert d’une couche d’eau bouillante, donna pour la capacité linéaire du fil la valeur de 7,05 cm. par mètre, présentant par conséquent un accroissement de capacité de 6,9 % . Cet accroissement s’explique par la constante diélectrique élevée de la mince couche d’eau déposée sur le fil.
- Les écarts existant entre les valeurs d’étalonnage trouvées par l’auteur dans son laboratoire pour ses multiplicateurs, et les valeurs publiées par Drude et Gehrcke (H) sont alors faciles à expliquer, ainsi que des écarts d’étalonnage constatés par l’auteur lui-même lors d’un temps de gelée ou d’un temps de brouillard.
- La méthode de Lecher employée par Drude et Gehrcke donne des résultats excellents et permet d’obtenir une exactitude très grande. D’autre part, contrairement aux ondomètres qui emploient des condensateurs à diélectrique liquide, dont la constante varie, les multiplicateurs de l’auteur sont enroulés sur du verre et, en l’espace de trois années, on n’a pu constater aucune modification : on peut donc dire que les multiplicateurs sont propres à servir d’étalons normaux.
- L’étude qui précède présente aussi de l’importance pour l’établissement de postes transmetteurs. Les antennes de ceux-ci ne sont à peu près jamais à l’abri de perturbations dues à des effets d’induction ou de capacité. Dans les installations faites à bord des navires surtout, la présence des mâts et des cordages modifie d’une façon considérable la vitesse de propagation de l’électricité dans les fils de l’antenne.
- Dans les types de transmetteurs accouplés à des circuits contenant des capacités pour diminuer l’amortissement, il est nécessaire de tenir compte de la différence de vitesse dans l’antenne et dans le circuit fermé, dans lequel la vitesse de l’électricité est égale à celle de la lumière. On peut faire le calcul exact de la façon suivante :
- Dans le 3e partie § 2 (2), l’auteur a montré comment on peut remplacer un conducteur oscillant rectiligne de longueur l accouplé à un système oscillant, par une capacité statique dont la grandeur se déduit de la formule
- (') Voir renvois (1) et (2), page 354.
- (2)Voir Eclairage Electrique, tome XLII, 11 mars 1905, page 381.
- ,_tgx
- ^d —----C'c
- où Crf est la câpacité mesurée du fil et
- __ 27Tla
- 1
- B
- Cette relation n’est valable qu’avec l’hypothèse que la vitesse de l’électricité est égale à celle de la lumière. On peut l’employer inversement pour remplacer une longueur l de fil dans lequel la vitesse de l’électricité a une autre valeur, par une longueur idéale l0 pour laquelle on admet l’égalité avec la vitesse de la lumière.
- Par exemple (fig. 1) soit A B = l la longueur de fil soumise aux influences extérieures. On relie A à une boucle de fil, on excite le tout au moyen d’un éclateur C relié à la terre et l’on mesure la longueur d’ondes avec le multiplicateur. Soit If le coefficient de self-induction de la boucle ; on a :
- D'
- ±
- '//////////////X/////////////1 Fig. 1
- 1 — 27ryL'G'^
- en appelant CQ la capacité cherchée équivalente à celle du fil l. On détermine le coefficient 1/ en coupant le fil l en A, en plaçant entre A et C trois ou quatre bouteilles de Leyde de capacité connue et en mesurant la longueur d’ondes.
- On peut ainsi déterminer exactement la valeur de L'. En introduisant la valeur tirée de l’équation ci-dessus
- tg
- 27ll0
- Cf
- ‘2-nlr
- et en déterminant C d par une mesure directe de capacité, on trouve la valeur équivalente l0 valable pour la vitesse de la lumière. On effectue ce calcul rapidement et sûrement en
- tg V
- utilisant une courbe ^ =------
- x
- On peut appliquer la même méthode aux antennes complexes, telles que harpes, capacités, etc. Pour leur calcul on peut aussi remplacer l’antenne complexe par un fil simple idéal pour lequel l’électricité a la vitesse de la lumière.
- L’auteur montre, par quelques exemples,
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- l’application pratique des considérations exposées ci-dessus.
- 1° Dans son laboratoire passe un câble à haute tension à âme de 1 mm. recouverte de 2 mm. de caoutchouc. Ce câble était placé à 1 m. 50 au-dessous du plancher sur des isolateurs en porcelaine. Quand on excite ce câble comme antenne simple de Marconi, on trouve une longueur d’ondes dans l’espace égale à 4 X 61 m. qui s’écarte de-7 % de la longueur du câble (l = 57 mètres).
- La capacité du câble mesurée au téléphone atteint 454 cm. soit, en moyenne, 8 cm. par mètre. En courbant en boucle l’extrémité du câble, sur 140 cm. de longueur, on trouve
- Pour déterminer le coefficient de sef-in-duction de la boucle, on la coupa du câble et on la plaça dans un circuit contenant des capacités comprises entre 3.000 et 11.000. Les valeurs mesurées de la longueur d’ondes lk furent portées en fonction de yc) et représentées par une droite passant par l’origine. On trouva
- L' = i3go cm.
- De l’équation :
- 7 = - V^'rfL' = 6o,4,
- 4 2
- on tire :
- G'd = io ,65o cm.
- comme capacité équivalente de la longueur de câble de 57 — 1,4 = 55,6 m. Celle-ci correspond à une capacité statique.
- G(i' = 444 cm
- car on a
- G 'a tg x0
- Xc
- La courbe tracée donne
- x0 = 1.544.
- De l’équation
- ,r _X7’lo
- tl>o — ;— *
- 2 4
- on tire
- l0 — 5g,4 mètres,
- c’est-à-dire une longueur idéale de fil d’en-
- viron 7 % plus grande que la longueur réelle de 55,6 mètres. On voit que, dans ce câble à haute tension, la vitesse de propagation de l’électricité est inférieure de 7 % à la vitesse de la lumière.
- 2° Une harpe de 10 mètres de longueur avec 10 fils de 0,8 mm. de diamètre placés à 10 cm. les uns des autres à 1 mètre au-dessus d’un plancher recouvert de zinc et excités par un éclateur relié au zinc, a présenté un quart de longueur d’ondes dans l’espace.
- D’après ce chiffre, on voit que la vitesse de propagation de l’électricité dans la harpe est de 34 % inférieure à la vitesse de la lumière.
- 3° Un fil simple de 20 mètres de longueur et o,8 mm. de diamètre tendu horizontalement dans les mêmes conditions que la harpe présente, au contraire, un quart d’ondes dans l’espace de 20 mètres.
- 4° Un fil de 12 mètres de longueur non relié à la terre et excité en son milieu par un éclateur présente exactement un quart de longueur d’ondes dans l’espace de 6 mètres. La vitesse de l’électricité et celle de la lumière sont donc égales pour un fil placé à une distance de 1 mètre du sol recouvert de zinc, les actions perturbatrices de capacité et d’induction se compensant.
- La dernière expérience a été indiquée dans la première partie § 3, mais le multiplicateur, étalonné d’après l’ancienne méthode défectueuse, indiquait une longueur d’ondes de 6 % plus faible. Le calcul reproduit dans ce chapitre n’est donc pas exact, l’action d’induction du sol recouvert de zinc ne pouvant pas être remplacée par celle d’un fil parallèle.
- 5° Un fil en zigzag de 95 mètres de longueur, excité par un éclateur relié à la terre, présenta un quart de longueur d’ondes dans l’espace de 17 mètres. Si l’on admettait que l’électricité ne se propage que dans le fil, on trouverait que sa propagation a lieu, dans ce cas, avec une vitesse 5,5 fois plus grande que celle de la lumière. Il y a donc lieu de supposer que l’onde se propage entre les fils parallèles.
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- T. XLV. — N° 48.
- On voit qu’il est possible, en pliant un fil en zigzag, de réduire considérablement sa capacité et sa self-induction.
- (à suivre) R. V.
- ÉLÉMENTS GALVANIQUES ET ACCUMULATEURS
- Brevets nouveaux concernant les éléments galvaniques. — Centralblatt fur Accumulatoren : septembre, octobre, novembre igo5.
- Elément galvanique dans lequel le récipient sert de support à la matière active positive. — Wedekind. — Pate alle 161.454, 19 mars 1904, acc. 19. 6. 05.
- Les bacs généralement employés pour les éléments à électrolyte alcalin sont en verre ou en tôle d’acier et les électrodes en sont isolées. Quand on veut régénérer l’élément, du type cuivre-zinc par exemple, il faut retirer les électrodes de cuivre et l’on risque de les détériorer. Dans l’élément Lalande, l’oxyde de cuivre pulvérulent est placé sur le fond d’un récipient en fer : le contact est donc très mauvais : en outre il se produit une polarisation partielle de l’oxygène se dégageant sur toute la surface intérieure du récipient en fer.
- Dans le nouvel élément, les parois du récipient sont murfies de rainures et de tôles transversales, qui servent de support à la matière active. L’absorption de l’hydrogène est rapide et facile, et le contact entre l’oxyde de cuivre ou le cuivre spongieux est très bon. En outre la régénération est facile, car on peut vider simplement le zincate alcalin en retirant la plaque j de zinc, et exposer ensuite l’élément à l’action \ de la chaleur pendant quelques heures. L’oxydation se produit à cause du bon contact entre la matière et les parois en fer du récipient.
- Electrode pour élément galvanique employant du mercure et des débris de zinc. — Muller. — Patealle 162.668, 11 mars, 1904, acc. 8. 8. 05.
- Pour obtenir une combinaison efficace et durable, le fond du récipient rempli de mercure et de morceaux de zinc est formé par une plaque de charbon reliée à une tige conductrice et entourée, sauf sur une de ses faces, d’une masse isolante : cette masse recouvre aussi le joint entre la tige verticale et la plaque de charbon ainsi que l’écrou qui assure un bon
- serrage. De cette façon l’électrolyte ne peut pas attaquer à la longue le support sur lequel est placée une légère couche de mercure.
- Elément galvanique. — Blamenser. — Patü am« 792.181, 1er août 1904, acc. 13. 6. 05.
- L’élément doit être simple, peu coûteux et compact : en outre, la différence de potentiel aux bornes doit être peu variable. Dans un récipient sont placés les uns dans les autres des cylindres de charbon et de zinc. Un vase poreux intercalé entre eux sépare l’acide sulfurique de la solution de bichromate de potassium. L’électrode positive, placée tout contre le récipient, est ouverte à l’extrémité inférieure et fermée à la partie supérieure par une plaque mince. Cette partie est revêtue d’une couche de cuivre amalgamée assurant un bon contact avec la borne. Le tout est ensuite recouvert de paraffine et d’une substance inattaquable aux acides dans laquelle sont percées des ouvertures pour le remplissage de l’électrolyte ; celles-ci sont fermées par des bouchons.
- Elément galvanique. — Winters. — Pateam® 795.335, 2 novembre 1904, acc. 25. 7. 05.
- Cet élément est mis automatiquement en court-circuit par un dispositif spécial lorsque l’usure de la plaque de zinc atteint une valeur déterminée. Les électrodes sont suspendues au couvercle de l’élément : la plaque négative présente vis-à-vis de la plaque positive un grand nombre de côtes saillantes pour éviter l’effrit-tement du zinc qui se produit sur les électrodes plates. Cette électrode de zinc est .fixée i au couvercle par une tige parallèlement à la-| quelle est placé un ressort qui normalement, sans la présence du zinc, toucherait l’électrode positive. Ce ressort est maintenu bandé par la plaque tant qu’elle possède une certaine rigidité, mais, quand elle atteint un degré d’usure déterminée, elle fléchit et le ressort met l’élément en court-circuit.
- E. B.
- Brevets nouveaux concernant les accumulateurs au plomb. — Centralbla.lt fiir Accumulatoren. Septembre, Octobre, Novembre igo5.
- Elément secondaire. — Kitsee. — Pate ame 793.881, 17 mars 1903, acc. 4. 7. 05.
- Le peroxyde de plomb revient de moins en moins à l’état initial pendant la décharge dans
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 359
- les éléments fortement usagés. A la superficie se produit un composé d’oxyde supérieur mélangé d’oxydes inférieurs et de sulfates. Plus on approche du centre de la masse, et moins la réduction a lieu, de sorte que, avec des plaques très épaisses, les couches moyennes sont encore constituées, après une décharge à 1,7 volts, par du peroxyde contenant de faibles traces de sulfate. Si l’on chargea nouveau une telle masse, particulièrement avec une forte intensité de courant, les parties préalablement réduites sont trop fortement oxydées et la matière perd sa cohésion et s’effrite.
- Pour éviter cet inconvénient, l’inventeur amène la masse peroxydée en contact avec une matière qui la désoxyde partiellement et la transforme partiellement en sulfate ou en chlorure. Cette réduction peut être produite de différentes façons. Un moyen simple consiste à chauffer l’électrode dans l’air. A froid on peut employer, à l’état humide, du chlorure de sodium. La désoxydation peut aussi être produite par un gaz, comme l’acide sulfureux.
- Plaque d’accumulateur. — Whiting. — Pate ame 789. 514, 25 juin 1904, acc. 9. 5. 05.
- Cette plaque est constituée par des bandes de plomb disposées parallèlement les unes aux autres et maintenues par des bords latéraux. Les bandes portent des ouvertures dans lesquelles se loge la matière active. Chaque bande est en outre munie d’une côte qui assure la rigidité de la plaque et qui empêche la chute de la matière active. Quand les bandes de plomb doivent avoir une assez grande longueur, elles sont soutenues par des barettes transversales formant support.
- Accumulateur. — IÏartung. — Pate ame 797. 110, 30 avril 1904, acc. 15. 8. 05.
- L’accumulateur léger qui doit pouvoir supporter des charges et des décharges intenses, est constitué par des tubes en matière inattaquable contenant la matière active: la connexion électrique entre la matière active et le conducteur de courant est assurée, dans chaque tube, par une baguette de charbon dont les extrémités sont reliées à un cadre. Les différents tubes actifs sont placés horizontalement dans ce cadre et forment ainsi une plaque.
- L’élément de traction consiste en deux récipients en ébonite séparés par un tissu.Des cadres
- en bois imprégné ou en porcelaine portent un conducteur qui relie entre elles les électrodes des tubes. Les extrémités de celles-ci sont assujetties, par des joints à queue d’aronde, aux montants longitudinaux du cadre ; chaque tube est recouvert d’une feuille mince en ébonite ondulée et perforée.
- Les électrodes en charbon peuvent être munies d’une âme en plomb de façon que leur rupture n’entraîne par l’interruption du circuit.
- Accumulateur. — Knight. — Pat® ame 798.906, 16 novembre 1904, acc. 5. 9. 05.
- La chute de matière positive est diminuée et localisée par une disposition spéciale des électrodes : celles-ci portent sur leur moitié inférieure des fentes qui les séparent en une série de bandes droites ou en zigzag. Ces bandes sont reliées à leur extrémité inférieure par une transversale et la plaque est maintenue, par les supports, à une certaine hauteur au dessus du fond du bac.
- Procède pour régénérer les plaques négatives dont la capacité a diminué ou pour éviter la diminution de capacité des plaques neuves. — Kieseritzky. — Pate angle 21, 211, 3 octobre 1904, acc. 7.9. 05, brevet français 346 760,3 octobre 1904.
- Si l’on mélange à la matière négative des corps inertes finement divisés, on peut diminuer le foisonnement ou même l’éviter entièrement. Ce procédé n’est plus applicable à des plaques terminées, mais on peut empêcher le foisonnement en intercalant entre les plaques positives et négatives des planchettes en bois dont l’action est due à des - substances contenues dans le bois et dissoutes lentement par l’électrolyte. Outre ces substances utiles, le bois en contient aussi qui sont nuisibles pour les plaques positives, telles que les acides organiques et qui gênent la pénétration de l’électrolyte, telle que la résine. Pour se débarrasser de celle-ci, on plonge les planchettes dans une solution alcaline, soude, potasse, carbonate de soude ou ammoniaque.
- Au lieu de bois on peut employer d’autres substances organiques telles que du bambou, des roseaux, de la paille etc. Ces corps peuvent être pris en poudre et pressés sous forme de galettes. L’action étant purement chimique, il n’est pas nécessaire de placer ces planchettes
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- L’E C LA I R AGE E L E G T. RI QU E
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- entre les électrodes ; il suffit qu’elles soient en contact avec l’électrolyte.
- Perfectionnements aux accumulateurs. — Mou-terde. — Pate angle 24, 116, 8 novembre 1904, ace. 31. 8. 05.
- L’accumulateur consiste en électrodes cylindriques munies intérieurement et extérieurement de côtes. Il y a, par exemple, deux cylindres positifs et 3 cylindres négatifs. Les cylindres de même polarité sont reliés entre eux par une pièce de connexion soudée en forme d’étoile portant une tige qui aboutit à la borne de l’élément. Les plaques reposent à leur partie inférieure sur des supports isolants.
- Accumulateur. —Gardiner .^-Pat° ame800.G38, 11 juin 1904, aLec. 3. 10. 05.
- La grille a une forme particulière destinée à maintenir la matière active d’une façon durable et à assurer un bon contact avec le support. La grille porte des côtes horizontales et verticales : les premières sont disposées en chicane vers le milieu delà plaque, de façon à maintenir la pâte.
- Perfectionnements dans la fabrication des électrodes d’accumulateurs électriques. — Bruno. — Pate angle 11.920, 21 mai 1904, acc. 25. 8. 05.
- Les plaques de grande surface active sont taillées dans un bloc de plomb dans lequel une machine découpe des lames parallèles et les redresse perpendiculairement à l’âme delà plaque. L’inventeur indique un certain nombre de procédés destinés à l’obtention de différents profils.
- • ’ E. B.
- ÉLECTROCHIMIE
- Electrolyse avec du courant alternatif. — Brochet et Petit. — Zeitschrift fur Electrochemie-Abs-tracts, 2Ô octobre igo5.
- Les auteurs ont étudié les phénomènesproduits par le passage d’un courant alternatif dans un électrolyte. Ils ont trouvé que l’action varie avec la nature chimique de la réaction. La modification anodique ou cathodique peut être différente de celle produite par du courant continu dans les
- mêmes conditions, mais un interrupteur de Wehnelt ou un interrupteur mécanique à mercure n’altère pas la réaction anodique ou cathodique. Dans quelques cas, la nature de la modification chimique produite change quand on modifie la densité du courant alternatif, mais ce n’est pas le cas général. La fréquence du courant et, par conséquent, la vitesse de la réaction, exercent une influence considérable sur l’action totale. Quand les électrodes servent sou-] vent avec du courant alternatif, leur surface tend à devenir spongieuse, de sorte que les états initial ou final du système changent considérablement et que les actions anodique et cathodique sont modifiées par l’action cathodique ou par la diminution de densité du courant provoquée par la nature spongieuse de la surface du métal.
- R. R.
- Lampe à mercure pour l’utilisation de rayons ultra-violets en Chimie. —Fischer. — Physikalische Zeitschrift, i5 septembre 1905.
- Cette lampe est représentée par la figure 1. Un tube de verre extérieur A contient un récipient en quartz B scellé au moyen d’un joiixt étanche E au mastic des laboratoires. Deux fils de platine soudés dans le verre D et D, supportent un anneau de fer K formant l’anode. La partie inférieure du tube extérieur contient du mercure formant la cathode. Tout l’ensemble est maintenu, par un bouchon de caoutchouc, dans une bouteille où circule de l’eau de réfrigération. Grâce au refroidissement ainsi obtenu, la vapeur de mercure a une-faible pression et laformationde rayons ultra-violets estfacilitée.
- E. B.
- SENS. -- SOCIÉTÉ NOUVELLE DE l’iMPRIMERJE MIRIAM, I, RUE DÉ LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLV.
- Samedi 9 Décembre 1905.
- 13° Année.
- N" 49
- ) V;—•'/
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collègé de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l'Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l'Institut Electrotechniqué Montefiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’Ecole dés Mines. — G. Ll PPM ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole central des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à là Sorbonne, Membre de Hnstitut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- RECHERCHES RÉCENTES SUR LE MÉCANISME DU COURANT ÉLECTRIQUE. , IONS ET ÉLECTRONS.w
- Nos idées sur le mécanisme des phénomènes électriques et sur les relations de l’électricité avec la matière ont été modifiées depuis quelques années d’une manière profonde par la découverte de faits expérimentaux nouveaux qui sont venus préciser et confirmer de manière éclatante des hypothèses déjà anciennes
- L’histoire de la science électrique auxix6 siècle a pour grand évènement la conquête de l’éther électromagnétique et interplanétaire. Pour une expédition si lointaine, il a nécessairement fallu perdre un peu de vue la matière et les charges électriques qui lui sont liées, et c’est tout récemment que la quantité d’électricité a retrouvé son importance perdue depuis Coulomb, sa signification cachée derrière une intégrale, Les recherches effectuées au cours des dix dernières années l’ont examinée dans le détail, au microscope, ont révélé sa structure, -discontinue, granulaire, l’ont montrée constituée par des centres électrisés distincts, ions ou électrons* atomes, d’électricité présents dans toute matière, à partir desquels la matière même semble être bâtie, et dont la circulation sous l’action des forces électriques va nous fournir une représentation concrète ét suggestive des phénomènes de courant.
- La conquête de Fether fut commencée par Faraday à qui nous devons d’avoir compris que les phénomènes électriques et magnétiques consistent essentiellement dans des modifications de ce milieu qui se révèle à Uous uniquement par sa propriété d’être le siège des deux champs électrique et magnétique, la création de ces champs impliquant par unité de volume une dépense d’énergie proportionnelle au carré de leur intensité, C’est en lui qu’est
- (!) Conférence faite à lâ Société Internationale des Electriciens, le 4 novembre 1905:
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- localisée l’énergie potentielle d’un système de corps électrisés, d’aimants ou de courants.
- Après Faraday, Maxwell vint préciser la notion de ces champs et montrer de quelle manière étroite ils sont liés l’un à l’autre, de telle sorte que chacun d’eux ne peut exister seul dans une région de l’éther qu’à condition de ne pas varier, sa variation donnant naissance à l’autre. Ces relations mutuelles sont contenues dans les deux énoncés suivants, exactement corrélatifs et que traduisent les équations connues de Maxwell-Heaviside-Hertz.
- Le premier énoncé contient la loi ordinaire d’induction magnétique. La force électromotrice le long d'un circuit fermé tracé dans Véther, intégrale curviligne du champ électrique le long de ce circuit, est égale à la dérivée par rapport au temps du flux d’induction magnétique à travers une surface quelconque limitée au circuit.
- Le second énoncé se déduit du premier par la simple permutation des mots électrique et magnétique et le changement du sens dans lequel doit être prise l'intégrale curviligne.
- La force magnétomotrice le long d'un circuit fermé tracé dans Vether, intégrale curviligne du champ magnétique le long de ce circuit, est égale à la dérivée par rapport au temps du flux cl'induction électrique à travers une surface quelconque limitée au circuit.
- Cette production d’un champ magnétique par la simple variation d’intensité du champ électrique en un point fixe par rapport à l’éther, variation envisagée, ainsi, comme analogue à un courant et nommée par Maxwell courant de déplacement, fut considérée d’abord comme très problématique, comme le résultat d’une simple jonglerie de mathématicien. Maxwell cependant déduisait de cette hypothèse des deux champs s’engendrant ainsi mutuellement, la propagation dans l’éther d’une onde électromagnétique avec une vitesse égale au rapport des unités de masse électrique dans les systèmes électromagnétique et électrostatique, c’est-à-dire avec une vitesse suffisamment voisine de celle de la lumière pour qu’une théorie électromagnétique des phénomènes optiques se trouve ainsi fondée.
- Hertz mit en évidence expérimentalement cette vitesse finie de propagation des ondes électriques, cette existence du courant de déplacement qui, venu le dernier de tous les courants et si mal accueilli au jour de sa naissance, est cependant le seul qui subsiste aujourd’hui.
- Il est en effet facile de montrer que la production d’un champ magnétique par le mouvement à travers l’éther d’un corps électrisé, par le courant de convection, expérimentalement établie aujourd’hui, est une simple conséquence des courants de déplacement que produit dans l’éther l’entraînement par le corps du champ électrique qui l’entoure. Eu un point fixe par rapport à l’éther le champ électrique varie en grandeur et en direction pendant que le corps électrisé s’approche et passe, d’où courant de déplacement au sens de Maxwell et production d’un champ magnétique. L’application du second de nos énoncés à une circonférence normale à la vitesse du mobile et centrée sur sa direction montre facilement que le champ magnétique ainsi produit est identique à celui d’un élément de courant placé à l’endroit où se trouve le mobile et parallèle à sa vitesse, en vertu de la formule de Laplace.Le courant de convection est donc un aspect du courant de déplacement.
- Le courant de conduction, le courant galvanique, le plus ancien et cependant le moins simple, s’interprète encore de la même manière. Nous allons le représenter par une circulation dans le conducteur de centres électrisés distincts, en nombre considérable, dont chacun représente un courant de convection,et le champ magnétique total qui entoure le conducteur résulte simplement de la superposition des champs, tous de même sens, produits par ces divers courants de convection, c’est-à-dire par les courants de déplacement qu’ils impliquent. Le phénomène simple, élémentaire, en électromagnétisme est donc le courant de déplacement et tout le reste s’en déduit.
- Pour ceux à qui nous devons cette connaissance complète et précise de l’éther, la
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- matière apparaîl simplement comme support des charges électriques, la quantité de celles-ci contenue à l’intérieur d’une surface fermée étant définie par le flux d’induction électrique sortant de la surface'; le signe seul de ce flux différencie les charges positives des charges négatives. D’autre part, le flux d’induction magnétique se montre toujours nul à travers toute surface fermée : il n’existe pas de masses magnétiques.
- Mais cette théorie ne nous renseigne pas sur la structure intime des charges électriques et sur ce qui se passe dans un conducteur que traverse un courant. Nous suivons avec Poynting le flux d’énergie dans l’éther environnant, nous voyons à la surface l’énergie pénétrer dans le fil conducteur pour s’y transformer en chaleur de Joule, mais comment ce changement s’opère-t-il, comment le conducteur sert-il à cette énergie de guide à la fois et de dernier asile, nous l’ignorons de manière absolue.
- De plus, bien des faits sont demeurés dans l’ombre, à l’état sporadique, attendant qu’une théorie plus propice vint les mettre en lumière ; ce sont tous les faits que ne suffit pas à représenter la simple différence de signe des charges positives et négatives, tous les faits de dissymétrie tels que la différence profonde d’aspect entre les aigrettes des deux signes, entre l’anode et la cathode dans un tube à gaz raréfié, l’émission de charges négatives par un conducteur sous l’action de la lumière ultra-violette ou d’une température élevée, et plus encore la dissymétrie'révélée par les phénomènes électrolytiques. Ce n’est pas que nous en possédions encore aujourd’hui l’explication complète, mais nous commençons à les pouvoir coordonner grâce aux idées nouvelles qui ont fécondé l’éther en y semant l’électron comme un germe.
- La forêt des conséquences envahit aujourd’hui la physique presque entière : l’optique tout d’abord dont nous pouvons édifier une théorie électromagnétique plus complète que celle de Maxwell : celui-ci prenait l’onde une fois émise et la suivait à travers l’éther pour la perdre au moment où la matière l’absorbe. Nous saisissons maintenant sa genèse dans les accélérations des centres électrisés qui ne rayonnent point aussi longtemps que leur vitesse reste constante, entraînant avec eux leur sillage de ligues de force électriques et magnétiques, mais d’où part, dès que leur vitesse change, une onde électromagnétique transversale se propageant librement avec la vitesse de la lumière : l’électron, soumis à une accélération, secoue par là même sa chevelure de lignes de force le long de laquelle se propagent les ondes jusqu’à l’infini.
- Nous saisissons de même l’absorption par les électrons, sensibles au champ électrique de l’onde par la charge qu’ils portent et à son champ magnétique par celui qu’ils produisent eux-mêmes quand ils sont en mouvement ; ils dansent ainsi comme des bouchons dans l’onde électromagnétique et absorbent son énergie, soit sous forme d’énergie cinétique dans le champ magnétique qui les entoure en mouvement, soit sous forme d’énergie rayonnée en vertu des accélérations qu’ils prennent.
- La chaleur rayonnante, dépendance de l’optique, est conquise en même temps, et le jour n’est pas loin où la thermodynamique, par la notion fondamentale de température, deviendra elle-même électromagnétique. L’équilibre thermique ne doit être autre chose que l’équilibre statistique entre le rayonnement noir électromagnétique présent dans une enceinte et les électrons libres qui l’absorbent et l’émettent à la fois.
- Enfin, dernière conquête et non la moins belle, la mécanique elle-même est illuminée dans ses profondeurs par la notion de masse électromagnétique qui fournit pour la première fois une explication de l’inertie de la matière envisagée comme un agrégat d’électrons. Chacun de ceux-ci impliquant, pour sa mise en mouvement, la création d’un champ magnétique d’intensité proportionnelle à la vitesse et par suite d’énergie propor-
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- tionnelle au carré de celle-ci, possède par là-même line capacité d’énergie cinétique, une masse, et, solidaire du sillage ainsi créé, il continue à se mouvoir à travers l’éther, avec une vitesse constante êt sans rayonner d’énergie tant qu’un champ extérieur ne vient pas, en se superposant au sillage, produire une accélération.
- Un développement si rapide ne peut laisser personne indifférent ; les praticiens trouveront dans les idées nouvelles, en dehors des applications pratiques déjà naissantes, une représentation simple et puissante des phénomènes qu’ils ont journellement sous les yeux et dont le contact intime leur était défendu par la couche, transparente il est vrai, mais glacée des symboles.
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- II. - De cette riche moisson, je veux seulement retenir lés faits qui conduisent à là représentation du courant de conduction par la circulation d’électrons ou d’ions, les centres positifs se mouvant dans un sens et les négatifs dans le sens opposé.
- Plus d’un électricien a dû s’arrêter dans la contemplation d’un fil conducteur que traverse un courant, devant ces mouvements singuliers par lesquels le fil, s’il est souple, cherche à embrasser le plus grand flux possible, devant cette production à distance d’un champ magnétique, siège d’une énergie qui reparaîtra dans l’étincelle de rupture, portion sans cesse renouvelée d’un flux d’énergie que le courant transporte et qui glisse dans l’éther en prenant appui sur le conducteur où elle se consomme en partie sous forme de chaleur Joule. Le courant coupé, ces phénomènes cessent et le fil métallique ne paraît se souvenir en aucune manière dé cette période .troublée de son histoire.
- Au même degré pourraient paraître singulières les contorsions d’un tuyau de caoutchouc si l’on y envoyait un courant d’eau un peu violent, dont le passage, même prolongé, ne laisserait pas de trace permanente. Pour trouver la cause de ces mouvements régis par les lois combinées de l’hydrodynamique èt de l’élasticité du tube, un moyen simple paraît être de couper ce dernier et de voir jaillir l’eau qui s’y écoule.
- Nous emploierons ici un moyen analogue : coupons le fil conducteur pour voir jaillir le flux intérieur qui lui communique ses propriétés singulières. Le choix s’offre à nous de faire la coupure dans un liquide ou dans un gaz, dans le vide au besoin et ces trois moyens vont successivement nous fournir des indications importantes.
- La coupure dans un électrolyte fut étudiée voici bien longtemps par Faraday et les lois essentielles auxquelles il aboutit suggèrent déjà la structure discontinue des charges électriques par le lien étroit qu’elles établissent entre la constitution atomique de la matière et celle de l’électricité.
- La remarquable loi, d’après laquelle Un atome-gramme de métal transporte dans Félec-trolyse une quantité d’électricité proportionnelle à sa valence, c’est-à-dire variable dé manière discontinue du simple aü double ou au triple, n’apparaît-elle pas corrélative de la loi des proportions multiples en chimie et n’impose-t-elle pas l’atome d’électricité comme cette dernière impose les atomes matériels, ou tout au moins ne nous oblige-t-elle pas à dire avec Helmholtz que « si nous acceptons l’hypothèse que lès corps simples sont composés d’atomes, nous ne pouvoirs pas éviter de conclure que l’électricité aussi, positive comme négative, est composée de parties élémentaires, qui se comportent comme des atomes d’électricité » chaque atome ou radical matériel transportant dans l’électrolyse un, deux, trois, ou quatre de ces atomes d’électricité, selon sa valence.
- Mais ces atomes d’électricité, centres de convergence ou de divergence des lignes de force électriques dans l’éther, dont la coupure du courant dans l’électrolyte nous suggère
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- l’existence encore hypothétique, vont nous apparaître individuellement et de manière tangible si nous pratiquons la coupure dans un gaz où nous pourrons suivre beaucoup plus facilement le déplacement des charges et des ions qui les portent. Les milieux gazeux donnent ici un nouveau témoignage de cette propriété précieuse qu’ils possèdent de présenter les phénomènes sous une forme plus simple et plus accessible que dans les états plus compacts de la matière. Déjà la théorie cinétique des gaz, qui trouve dans les nouveaux phénomènes une occasion nouvelle de manifester sa puissance, donne de ces milieux une représentation extraordinairement suggestive et exacte pour un grand nombre de leurs propriétés, prélude nécessaire d’une théorie semblable, à peine amorcée, pour les autres formes de la matière.
- Les seules circonstances connues autrefois dans lesquelles le courant peut jaillir dans un gaz étaient les phénomènes de décharge disruptive, violents et peu maniables, avec toute la complexité de leurs aspects dans l’étincelle, l’effluve, les aigrettes, l’illumination des tubes de Geissler et des tubes de Crookes, et les phénomènes de conductibilité des gaz chauds et des flammes dont l’étude est rendue peu aisée par la température élevée du milieu et les perturbations dues à l’incandescence des parois ou des électrodes. Les faits relatifs à ces différents cas de passage du courant au travers des gaz s’étaient accumulés sans ordre et presque sans profit avant qu’une circonstance heureuse, voici juste dix ans, la découverte des rayons de Rôntgen, vienne y projeter une admirable clarté en permettant par la conductibilité que ces rayons communiquent aux gaz de manière temporaire, une étude complète de cette propriété.
- Un premier point, que nous allons tout d’abord établir expérimentalement, est que, dans ces cas nouveaux de conductibilité gazeuse, le coin rant consiste en un déplacement, sous l’action du champ électrique, de charges rendues disponibles, libérées clans le gaz par la cause qui crée sa conductibilité. La décharge qui en résulte pour les corps électrisés produisant le champ ne provient donc pas d’un départ des charges qu’ils portent, mais de l’arrivée vers eux, de charges opposées qui proviennent du
- gaz- Fig. 1.
- Pour le démontrer, on peut reproduire sous une forme un peu différente une expérience due à M. Perrin et qui consiste à mettre en évidence ce déplacement de charges à l’intérieur du gaz en les arrêtant au passage sur un obstacle approprié.
- On prend un électroscope chargé (fig. 1.) dont on recouvre la boule d’un chapeau de paraffine P primitivement non chargé ainsi que l’on peut s’en assurer en l’introduisant dans un cylindre de Faraday relié à un électromètre. Si l’on fait agir pendant un instant sur le gaz voisin de l’électroscope, dans la région O occupée par les lignes de force qui vont de la boule à la cage, des rayons de Rôntgen ou du radium sans que ces rayons aient besoin de rencontrer aucune des deux surfaces électrisées de la boule ou de la cage, et si l’on enlève ensuite avec précaution le chapeau de paraffine, on constate au moyen du cylindre de Faraday qu’il est maintenant chargé, l’électromètre déviant à gauche par exemple au moment de l'introduction.
- Cette charge est d’ailleurs opposée à celle de la boule comme on s’en assure facilement en touchant celle-ci avec un plan d’épreuve que l’on transporte ensuite dans le cylindre et qui fait dévier l’électromètre à droite.
- Le chapeau de paraffine a arrêté les charges de signe contraire à celles de la boule qui se déplaçaient vers elle sous Faction du champ, venant de la région O traversée par les rayons et modifiée par eux, rendue conductrice. Le courant qui se produit sous Faction des
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- rayons de la boule à la cage consiste donc en ceci que la région O fournit, sous l’action des rayons, des charges des deux signes qui se déplacent ensuite les unes vers la boule les autres vers la cage, pour y neutraliser des charges égales et de signes contraires.
- Ce mécanisme est tout semblable à celui du courant dans les électrolytes où son passage est dû à la migration vers les électrodes, sous l’action du champ, de charges liées à la matière qui provient du liquide et apparaît sous forme de produits de décomposition ; on sait combien il est facile de suivre cette migration et de mesurer la vitesse proportionnelle à l’intensité du champ électrique présent dans le liquide. Mais ici la dissociation qui libère ces charges au sein du milieu a lieu spontanément, probablement à cause du très grand pouvoir inducteur spécifique, tandis que, dans les gaz, rien de tel ne se produit à l’état normal où le gaz est isolant, et une cause extérieure est nécessaire pour libérer, aussi longtemps que dure son action, les charges de signes contraires qu’un champ électrique peut ensuite séparer.
- De là les caractères nouveaux de cette (Conductibilité gazeuse due aux rayonnements, profondément différente, au moins en apparence, des conductibilités métallique ou électrolytique. Ces caractères se retrouvent exactement si l’on étudie les gaz issus d’une flamme, qui conservent pendant quelque temps la conductibilité de la flamme elle-même. Ceci, un physicien allemand, Giese, l’avait fait en 1882, au moins de manière incomplète, et en avait déduit dès cette époque les hypothèses si fécondes aujoud’hui. Son travail, dans lequel il avait abouti à une explication, d’aiilèurs assez confuse, delà conductibilité métallique, était passé presque inaperçu, venu avant l’heure et fondé sur des expériences trop peu précises. Giese vint trop tôt, comme ces Scandinaves que leur audace de marins conduisait les premiers jusqu’en Amérique et que cette audace même empêcha d’en prévenir le vieux Monde. Sur les territoires nouvellement découverts nous retrouvons les traces du passage de Giese.
- (à suivre) P. Langevin.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- I. — GROUPE ÉLECTROGÈNE ATELIERS DU THIRIAU — A. E. G. UNION ÉLECTRIQUE
- Ce groupe est formé d’une machine à vapeur horizontale compound-tandem avec condensation en sous-sol, construite parla Société anonyme des Ateliers du Thiriau, de la Croyère, et d’une dynamo à courant continu exposée par la Société anonyme A. E. G. — Union Electrique, de Bruxelles, et construite par l’A. E. G. de Berlin.
- moteur a vapeur. — Ce moteur à vapeur, que représente la figure 1, est du type Corliss, système Pirson : avec une pression de vapeur de 10 kilog. à la valve d’admission et avec une détente de 15 fois le volume primitif, la puissance développée est de 330 chevaux indiqués et la vitesse de rotation de 125 tours par minute.
- Le bâti repose sur toute sa longueur sur des massifs en maçonnerie. Ce bâti, les cylindres et leurs entretoises sont emboîtés les uns dans les autres, ce qui assure une correspondance rigoureuse dés axes de ces différents organes. Les pieds des cylindres reposent sur
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- de larges caissons en fonte qui permettent à ceux-ci de se dilater librement, quoique la rigidité de l’ensemble soit parfaitement assurée.
- Le cylindre à basse pression est boulonné au bâti : son diamètre est de 690 mm. ; le cylindre à haute pression est boulonné à une entretoise fixée au grand cylindre et constituée par deux pièces assemblées suivant un plan vertical et facilement démontables ; ce cylindre a un diamètre de 425 mm. La facilité de démontage que présente l’entretoise permet de visiter aisément les boîtes cà valves intérieures, ainsi que les pistons. Chaque cylindre est muni d’une enveloppe de vapeur : la surface intérieure du cylindre et des fonds, ainsi que celle des lumières, est chauffée par la vapeur avant son admission au cylindre.
- Les pistons creux en fonte sont munis de garnitures métalliques formées de cercles en fonte douce. La course est de 800 mm. et la vitesse linéaire du piston ne dépasse pas, à
- Groupe électrogène exposé par les ateliers du Tliiriau et la Société anonyme A. E. G. — Union électrique.
- la vitesse de 125 tours par minute, 3 mètres 33 par seconde. La crosse, munie de patins en fonte de large surface, glisse dans les coulisseaux du bâti.
- L’arbre porte l’induit de la dynamo à courant continu et un volant en fonte à six bras de 4 mètres de diamètre pesant 12.000 kilogr. Sa longueur, d’axe en axe des paliers, est de 2.825 mm., et son diamètre est de 350 mm. au clavetage de l’induit et du volant, et de 350 mm. au palier-moteur et au contre palier. Le palier moteur et le contre palier ont des coussinets de 500 mm. de portée,
- La distribution de vapeur est assurée par des val ves oscillantes à double passage placées au-dessous de l’axe des cylindres. Les boîtes à valves, d’une construction ingénieuse, jouent le rôle de sécheurs de vapeur, l’eau de condensation étant séparée de la vapeur à l’entrée même de la valve d’admission par une chicane appropriée.
- Le mouvement d’admission est réduit à ses éléments essentiels. Il se compose d’un levier fou, placé sur le pont de valve et commandé par un excentrique : ce levier porte un cliquet qui entraîne dans son mouvement le levier calé sur la tige de la valve. La liaison entre le cliquet et la valve peut être rompue par l’intervention d’une came contre laquelle vient buter la queue du cliquet. La position de cette came dépend de celle du régulateur et permet de faire varier l’introduction de vapeur entre 0 et 70 % de la course du piston. Une deuxième came, placée à côté de la première, a pour mission de supprimer automa-
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- tiquement toute introduction de vapeur en cas d’aecident à la commande du régulateur. La queue du cliquet porte, en outre, un dispositif d’arrêt fonctionnant à la main en cas d’accident survenu au modérateur.
- La fermeture rapide de la valve d’admission est obtenue au moyen d’un dahspot combiné à huile et à air. Il est construit de telle sorte que la fermeture de la lumière s’opère très rapidement, tandis que la période de recouvrement est utilisée pour absorber progressivement la force vive acquise par le piston et empêcher ainsi tout choc. Ce réglage, une fois établi, ne peut être influencé en aucune façon par un changement de pression de la vapeur au cylindre, ni par suite d’une modification dans la vitesse de régime. Quant au réglage des valves, il est fait de telle façon que les lumières soient entièrement ouvertes avant 10 % de la course, de sorte que les diagrammes relevés sur la machine tournant avec des admissions de 50 à 60 % n’accusent qu’un laminage de vapeur insignifiant.
- La question délicate des grandes vitesses de rotation paraît avoir reçu ici une solution satisfaisante, grâce à l’emploi de valves à double passage. Cette construction, tout en permettant de réduire le diamètre des valves et, par conséquent, l’importance des efforts exigés pour leur fonctionnement, a, en outre, l’avantage de diminuer l'amplitude de l’oscillation des leviers de commande, dont l’inertie devient négligeable. Ces conditions ont permis de réaliser pratiquement des vitesses de rotation de L25 à 150 tours.
- Le mouvement d’écliappement comporte un simple levier, calé sur l’axe de la valve et commandé par un excentrique. Le réglage d’échappement est établi de telle façon que la lumière soit presqu’enfièrement couverte au point mort : la contre*pression du piston se trouve donc être à soir miniintttn pendant toute la course,
- Le régulateur, du système Porter, permet de faire varier la durée de l’admission entre 0 et 70 % delà course. Ce régulateur, d’une grande sensibilité, n’est aucunement influencé par la résistance très faible et de très courte durée des organes du déclic, L'action du régulateur s’opère doue très rapidement sur la distribution lors d’une variation dans la charge. La régularité de la machine n'est d’ailleurs affectée que pendant quelques secondes dans le cas de la suppression complète de la charge. Un contre-poids mobile, monté sur le levier de commande du régulateur, permet de faire varier de 5 à 10 % le nombre de tours de la machine pendant la marche. Cette disposition est avantageuse pour le couplage des alternateurs en parallèle.
- Le graissage de la machine, étudié d’une façon soignée et économique, s’opère, pour le cylindre et les valves, au moyen d’une pompe double actionnée par la machine. Les paliers moteurs sont à graissage automatique par chaîne. Tous les organes sont munis de graisseurs à débit visible et accessibles pendant la marche. La surveillance de la machine est donc peu absorbante et l’entretien en est d’ailleurs facilité par la disposition basse et latérale de ces organes.
- La consommation de vapeur est faible : à la vitesse de rotation de 125 tours par minute et avec condensation, elle s’élève à 5 kgr. 400 par cheval indiqué et par heure.
- génératrice. — La génératrie© à courant continu entraîné© par la machine à vapeur
- Thiriau et fournie par l’A. E. G. — Union Electrique, de Bruxelles,, a une puissance de 210 kilowatts et est destinée à alimenter un réseau à trois fils dont la différence de potentiel, entre conducteurs extérieurs, est comprise entre 460 et 500 volts. Elle est, à cet effet, munie d’un égalisateur de tension système Dolivo-Dobrovolski assurant l’égalité de voltage sqr les deux ponts malgré les inégalités de charge.
- La géuératriç.e est représenté© en bout et en coupe longitudinale par la figure 2.
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- Ses dimensions d’encombrement sont les suivantes : hauteur maxima au-dessus du sol 1.800 mm., hauteur de l’axe au-dessus du sol 570 mm., largeur maxima 2.940, longueur axiale (dynamo seule sans les paliers) 865 mm.
- La carcasse inductrice ronde est en fonte. Elle est composée de deux parties assemblées suivant un plan horizontal : la partie inférieure porte les pattes de fixation qui s’appuient sur des vis de réglage permettant un centrage facile au montage et après usure des paliers. Le diamètre extérieur de la carcasse est de 2.490 mm., sa longueur axiale est de 500 mm., et son épaisseur radiale de 140 mm. ; elle a une section en forme d’ovale très aplatie présentant environ 650 cm2 au passage du flux.
- Sur la carcasse sont rapportés douze pôles dont les noyaux rectangulaires, en tôles assemblées, ont 275 mm. de longueur axiale et 200 mm. de largeur, présentant au passage
- Fig 2. — Vue en bout et coupe de la génératrice A. E. G.
- du flux une section utile d’environ 470 cm2. Chaque noyau a 270 mm. de hauteur radiale et est maintenu en place par deux boulons: la jonction entre le noyau et la culasse se fait suivant un empattement renforcé présentant une large surface de passage au flux magnétique.
- Chaque noyau porte quatre bobines inductrices shunt superposées entre lesquelles des espaces d’air sont ménagés pour assurer une bonne ventilation des. conducteurs. Ces bobines sont maintenues en place par un épanouissement polaire en fer forgé de 30 mm. de hauteur radiale rapporté sur le noyau au moyen de vis. En démontant l’épanouissement, on peut sortir facilement les bobines : on peut également démonter sans aucune difficulté et sans déplacer l’induit, tout le noyau avec les bobines inductrices. L’arc embrassé par l’épanouissement polaire est de 22°, soit environ 73 % du douzième de la circonférence. L’entrefer va en augmentant vers les cornes, de façon à assurer une bonne répartition du flux.
- L’induit est constitué par une lanterne en fonte de 1.200 mm. de diamètre à 6 bras portant des segments de tôles assemblés, et serrés par des boulons entre deux joues en fonte. Les tôles ont 200 mm. de hauteur radiale, et forment quatre paquets ménageant entre eux
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- Fig. 3. — Schéma du principe de l’égalisateur Dolivo.
- trois couronnes de ventilation. La longueur axiale totale de l’induit est de 285 mm. et son diamètre extérieur est de 1.600 mm.
- L’induit porte à saphériphérie des encoches ouvertes rectangulaires de 35 mm. de profondeur dans lesquelles sont logées les bobines induites faites au gabarit. Les dents portent à leur partie supérieure des échancrures en queue d’aronde dans lesquelles sont logées des cales en bois maintenant les conducteurs induits. Les têtes de bobines s’appuient sur les rebords des joues de serrage des tôles et sont maintenues par des frettes. La vitesse périphérique est de 10 m. 50 par seconde.
- Le collecteur, de construction normale, a un diamètre de 1.200 mm. et une longueur axiale utile de 180 mm. ; son manchon en fonte est claveté sur le moyeu de la lanterne de l’induit. Les balais en charbon sont fixés à des porte-balais pivotants dont les tourillons sont supportés par des bras fixés à un cercle mobile soutenu par la culasse. Deux bagues en bronze, connectées en deux points de l’enroulement induit, sont reliées par des frotteurs à l’égalisateur de tension décrit plus loin.
- Les essais d’échauffement faits sur ceLte machine après 21 heures de marche dont 15 heures 1/2 à 460 volts et 440 ampères (203 kw.) et 5 heures 1/2 à 500 volts et 470 ampères (235 kw.) ont donné les résultats suivants :
- Température de l’induit, 21° G;
- Température de l’inducteur, 32°,5 ;
- Température du collecteur, 17°.
- La génératrice de l’A. E. G. est munie d’un égalisateur de tension système von Dolivo-Dobrovolski, assurant l’égalité de voltage sur les deux ponts. Cet appareil est constitué essentiellement par une bobine de self-induction, présentant une faible résistance ohmique, reliée en deux points diamétralement opposés de l’enroulement induit. Gomme le montre le schéma de la figure 3, la jonction entre ces points et la bobine est effectuée par deux bagues visibles à droite de la figure 2. En raison de l’impédance éleyée de la bobine, le courant qui la traverse sous l’effet de la f. é. m. alternative induite entre a et b est très faible. Le milieu de la bobine est relié au conducteur neutre de l’installation. Les différences de potentiel entre ce point O et chacun des deux balais E/ et B2 sont égales, aux pertes ohmiques près, puisque chacune d’elles se compose de la différence de potentiel entre le milieu et l’une des extrémités de la bobine et de la f. é. m. induite dans la partie de l’induit comprise entre cette extrémité et le balai correspondant. La bobine possédant une faible résistance ohmique, le courant continu circule qui dans le conducteur neutre peut passer facilement à travers les deux moitiés de son enroulement. En superposant les deux moitiés de cet enroulement, on peut faire en sorte que le passage du courant ne modifie en
- Fig. 4. — Schéma du montage de l'égalisateur Dolivo.
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- rien l’état de saturation du fer constituant le noyau magnétique. En pratique, on donne à ce noyau la forme d’un anneau fermé, comme le montre la figure 4. La figure 5 indique la forme extérieure de l’égalisateur de tension.
- Il est évident^qu’une dynamo munie de cet appareil peut fonctionner comme moteur et jouer le rôle de machine de compensation reliée à une usine génératrice éloignée.
- L’égalité de voltage des deux ponts existe tant que les pertes ohmiques, inégales dans les deux parties de l’induit et de la bobine, n’atteignent pas une valeur trop considérable. Si, par exemple, la chute ohmique de tension est de 7 % à pleine charge dans l’induit, une dissymétrie de 10 % de la charge maxima entre les deux ponts amènera une variation de 0,4 % par rapport à la tension moyenne, plus une variation à peu près égale due à la chute ohmique dans la bobine.
- Si les chutes de tension dans le conducteur neutre ont une valeur importante, il peut se faire que l’égalité de voltage assurée à l’usine génératrice n’existe plus au point d’utilisation. Dans ce cas, on peut placer sur le conducteur neutre un petit survolteur-dévolteur série. Ce survolteur-dévolteur, devant être établi pour l’intensité de courant qui circule dans le fil neutre et pour la demi-différence de potentiel à corriger, aura une puissance extrêmement faible, égale à environ^ % de la puissance de la génératrice.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de cette machine.
- Fig. 5. — Forme extérieure de la bobine d’égalisation.
- Inducteur.
- Type de générateur................
- Puissance.........................
- Différence de potentiel aux bornes Vitesse de rotation...............
- Machine à courant continu pour réseau à 3 fils.
- 210 kilowatts.
- 46o/5oo volts.
- Dimensions
- d’encombrement
- Hauteur maxima au-dessus du sol.....
- Hauteur de l’axe au-dessus du sol...
- Largeur maxima......................
- Longueur axiale (dynamo seule sans paliers).............................
- Forme de la carcasse...........
- Nature du métal de la carcasse Nombre de pièces...............
- Diamètre extérieur.................
- Longueur axiale....................
- Epaisseur radiale..................
- Section............................
- Nombre de pôles inducteurs.........
- Forme des noyaux...................
- Nature de ces noyaux...............
- Dimension des noyaux...............
- Section utile de fer...............
- Hauteur radiale des noyaux.........
- Mode de fixation...................
- Nature des épanouissements polaires
- 1800 mm.
- 670 mm.
- 2940 mm.
- 865 mm.
- ronde.
- fonte.
- deux, assemblées suivant un plan horizontal.
- 2.490 mm.
- 5oo mm.
- 14o mm.
- 65o mm2.
- 12.
- rectangulaires, tôles assemblées.
- 276 X 200 mm.
- 470 cm2.
- 270 mm. deux boulons, fer forgé.
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- Mode de fixation...................
- Hauteur radiale des épanouissements.. Arc embrassé par les épanouissements
- Genre d’excitation.....................
- Nature des bobines inductrices.........
- Induit. . . . . Diamètre extérieur de l’induit..................
- Diamètre de la lanterne..........................
- Métal constituant cette lanterne.................
- Mode de fixation des tôles.......................
- Longueur axiale totale de l’induit............
- Hauteur radiale des tôles........................
- Nombre des couronnes de ventilation..............
- Valeur périphérique...............................
- Collecteur.. Diamètre du collecteur.............................
- Longueur utile...................................
- Mode de fixation.................................
- Vitesse périphérique.............................
- Type de porte-balais.............................
- Mode de fixation des tourillons porte-balais......
- Arbre,..... Diamètre au clavetage de l’induit et du volant. . . .
- Diamètre dans les paliers........................
- Longueur d’axe en axe des paliers... .............
- Portée dans les paliers...........................
- Rendements. Pleine charge ....................................
- 3/4 charge........................................
- i /2 charge......................................
- i • / Induit...
- Echaufrements en marche continue 1 _ ..
- ) Collecteur.
- à pleine charge................. ) T ,
- 1 ° ' T Inducteurs.
- rapportés sur les noyaux par des vis. 3o mm.
- 22' (j3 %).
- shunt.
- enroulées ',ur 4 carcasses et superposées avec larges intervalles de ventilation.
- 1.600 mm.
- 1.200 mm. fonte.
- boulons et joues de serrage.
- 285 mm.
- 200 mm.
- 3.
- io m. 5o par seconde, i .200 mm.
- 180 mm.
- claveté sur le moyeu de la lanterne d’induit.
- 7 m. 8o par seconde, pivotants à ressorts, sur un cercle mobile soutenu par la carcasse.
- 35o mm.
- 2Ôo mm.
- 2.825 mm.
- 5oo mm.
- 9°,8 %•
- 9°>3 %•
- 88,5 o/0. .
- 21'”.
- 170.
- 320,5.
- II . - GROUPE ÉLECTROGÈNE ATELIERS DU THIRIAU — ATELIERS DE CHARLEROI.
- Ce groupe est formé d’une machine horizontale monocylindrique fonctionnant sans condensation, construite par la Société anonyme des Ateliers du Thiriau, et d’une dynamo à courant continu de la Société anonyme des Ateliers de Charleroi, entraînée par courroie.
- La vitesse de rotation de la machine à vapeur est de 125 tours par minute.
- moteur à vapeur. — Cette machine est également du type Corliss, système Pirson : sa puissance normale, pour une pression de vapeur de 10 atmosphères à la valve d’admission et une introduction de g environ de la course, est de 66 chevaux indiqués, à la vitesse de 125 tours par minute.
- Le cylindre, boulonné au bâti, repose par un large pied sur un caisson en fonte et peut se dilater librement. Il est muni d’une enveloppe de vapeur et son diamètre intérieur est de 325 mm.
- Le piston creux en fonte, muni de cercles métaliques, a une course de 500 mm. Sa tige est prolongée par une contre tige assurant l’égalité des volumes des cylindrées avant et arrière : la vitesse linéaire du piston est 2 m. 085 par seconde.
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- L’arbre porte un volant de 2 m. 75 de diamètre pesant 4.500 kg. : ce volant sert à l’entraînement de la dynamo au moyen d’une courroie.
- Tous les détails de distribution, de réglage et de graissage de cette machine sont les mêmes que ceux indiqués pour la machine compound-tandem de 330 chevaux.
- La consommation de vapeur, sans condensation, est de 9 kg. 400 par cheval indiqué et par heure.
- génératrice. —La génératrice des Ateliers de Charleroi a une puissance de 40 kw. et produit du courant continu de 220 à 240 volts. Elle a été commandée par l’Etat Belge.
- Le système inducteur porte quatre pôles nord venus de fonte avec la carcasse ronde. Ces pôles ont un diamètre de 205 mm. et sont munis de bobines inductives shunt. L’entrefer simple à une valeur de 7 mm.
- L’induit est constitué par une lanterne en fonte de 240 mm. de diamètre portant les tôles fixées par des boulons. Le diamètre extérieur de celle-ci est de 445 mm.
- L’induit porte 50 encoches ouvertes de 13 X 30 mm. dans lesquelles sont calés des conducteurs induits. Le collecteur a un diamètre de 320 mm. et une longueur utile de 260 mm.
- III. — PONT ROULANT TITAN ANVERSOIS — A. E. G. UNION
- Ce pont roulant, qui rendit de grands services pendant le montage des machines à l’Exposition, grâce à sa mise en route rapide (12 janvier), était monté dans la galerie centrale de la salle des machines et avait une portée de 24,130 mètres. Il était à deux crochets, l’un à faible vitesse pour charges de 30 tonnes, et l’autre à grande vitesse pour charges de 5 tonnes.
- charpente. — La charpente a été construite par les Ateliers du Titan Anversois. Les longerons du pont sont faits en poutres en treillis avec rails boulonnés. Une solide passerelle en tôles perforées sert à la fois pour le renforcement latéral des longerons et pour le passage du personnel.
- Grâce à l’emploi de tôles perforées et de poutres en treillis, l’ensemble est suffisamment ajouré pour que la lumière venant du haut du hall ne soit pas interceptée. Ce point a quelque importance dans les ateliers qui, le soir, sont éclairés par des lampes à arc, placées nécessairement au-dessus du plan du chemin de roulement. Les caissons du pont sont en tôles et en cornières.
- La cabine de commande est pendue sous l’un des longerons, de manière que rien n’empêche le conducteur de suivre tous les mouvements de la charge.
- ÉQUIPEMENT MÉCANIQUE ET ÉLECTRIQUE. — La translation Ug. 6. Vue du moteur sur pattes
- du pont est obtenue par un moteur unique de 25 HP placé
- au milieu du pont. Ce moteur commande les galets de roulement au moyen d’un arbre de transmission, terminé à chacune de ses extrémités par un pignon denté. Le mouvement de translation est muni, d’un frein à pédale, commandé de la cabine du conducteur. Ce frein permet d’arrêter le pont exactement au point voulu.
- La charpente du chariot est faite en tôles et cornières, rabotées et fraisées. Les mouvements de levage des crochets sont commandés par une vis sans fin à plusieurs entrées,
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- en acier spécial. Le moteur est relié à l’arbre de cette vis sans fin par un accouplement élastique et mobile. La roue hélicoïdale est en bronze phosphoreux avec moyeu en acier coulé : elle est placée, avec la vis, dans un bain d’huile contenu par une boîte en fonte. La pression horizontale de l’arbre de la vis est supportée des deux côtés par des coussinets à billes avec anneaux en acier trempé et poli, facilement interchangeables. La commande pour la levée est pourvue d’un frein mécanique automatique, absolument sur, tournant complètement dans l’huile. Les engrenages droits commandant le levage sont en acier coulé et sont fraisés.
- Chaque crochet est commandé par un treuil spécial. Les câbles du premier s’enroulent sur deux tambours rainurés au tour avec filets respectivement à droite et à gauche.
- Un troisième tambour reçoit le câble du petit crochet. Les crochets sont montés dans des coussinets à billes, pour permettre de virer facilement les charges. Chaque treuil est entraîné par un moteur de 26 chevaux.
- Les moteurs, employés pour l’équipement de ce pont roulant et construits par F A. E. G. de Berlin, sont des moteurs sur pattes de construction analogue à celle des moteurs de traction : les figures 6 et 7 indiquent leur forme générale.
- La carcasse est en deux parties juxtaposées : la partie supérieure est facilement amovible pour la visite de l’intérieur du moteur ou pour une réparation : la partie inférieure est munie de pieds venu de fonderie avec elle et porte les bornes du moteur fixées sur une plaque isolante. La carcasse porte une ouverture fermée par un couvercle étanche et servant à la visite du collecteur et à l’entretien des balais.
- Le graissage, particulièrement soigné, est assuré par des anneaux graisseurs trempant dans des boîtes à huile qui font partie de la carcasse. La pénétration de l’huile dans l’intérieur du moteur est rendue impossible par la disposition des ouvertures d’introduction de l’huile par lesquelles le lubrifiant s’écoule avant de pouvoir déborder par le palier.
- Le point le plus caractéristique de l’équipement électrique est l’emploi de la commande universelle des controllers, qui agissent pour la translation du pont et celle du chariot. Les deux controllers sont réunis par un dispositif mécanique avec engrenages et sont commandés par un seul levier, se déplaçant de droite à gauche et de haut en bas.
- Les caractéristiques principales de ce pont sont les suivantes :
- Charpente . Portée Largeur totale 24. i3o mètres. 24.590 mètres.
- Translation du Pont . Vitesse de translation du pont Diamètre des galets de roulement Vitesse des galets Puissance du moteur 2 m.08 par seconde. 800 mm. 5o tours par minute. 25 chevaux.
- Translation du chariot. . , , Vitesse de translation du chariot Diamètre des galets de roulement Vitesse des galets Puissance du moteur 0 m.5o par seconde. 45o mm. 21 tours par minute. 8 chevaux.
- Treuil du grand crochet . . Vitesse de levage Puissance Diamètre des tambours Vitesse des tambours 10 /cm. par seconde. 3o tonnes. 5oo mm1 4 tours par minute.
- Fig. 7. — Vue du moteur sur pattes de l’A. E. G.
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- Puissance du moteur.
- Nature du câble.....
- Treuil du petit crochet. . . Vitesse de levage . . .
- Puissance...........
- Diamètre du tambour Vitesse du tambour. Puissance du moteur. Nature du câble.....
- 26 chevaux, câble mouflé 4 brins. 4o cm par seconde.
- 5 tonqes.
- 4oo mm.
- 20 tours par minute.
- 26 chevaux.
- câble mouflé à 2 brins.
- IV. — APPAREILS EXPOSÉS PAR LA SOCIÉTÉ ANONYME A. E. G. UNION ÉLECTRIQUE
- Le matériel exposé comprend un assez grand nombre de machines ou d’appareils dont la plupart sont nouveaux et intéressants.
- Comme machine à courant continu, on peut citer une dynamo à excitation shunt de 50 kw., sous 230 volts, tournant à une vitesse de rotation de 710 tours à la minute. Cette machine est du type ouvert : la carcasse magnétique fait latéralement saillie sur les bobinages de l’inducteur et constitue avec les flasques-croisillons porte-paliers une protection efficace contre les chocs. Cette protection est étendue au collecteur grâce aux bras des flasques, centrées par rapport à la carcasse sur laquelle elles sont boulonnées. Comme moteurs, ces machines sont également construites sous la forme « cuirassée-ventilée » et, tout en étant réfroidies par une ventilation énergique, sont garanties contre toute introduction d’eau et de poussières. Pour les applications exigeant une protection encore plus complète, ces machines sont fournies complètement « cuirassées ». Le moteur de ce dernier type exposé a une puissance de 5 chevaux sous 220 volts. La fermeture hermétique est obtenue au moyen de couvercles placés dans les creux existant entre les bras des flasques.
- Comme application des moteurs à courant continu, la société A. E. G. Union expose une pompe à plongeur attaquée par un moteur de 7,5 chevaux capable d’élever 30m3 à l’heure à 35 mètres de hauteur. La pompe est du système Riedler-Express : ses soupapes ont une levée faible ; elles s’ouvrent et se ferment automatiquement, la fermeture étant commandée par un ressort en spirale. Ces soupapes sont facilement accessibles : en enlevant un premier couvercle, on trouve la soupape de refoulement disposée dans le fond du cylindre du plongeur ; en retirant ce fond lui-même, on démasque la soupape d’aspiration. La course du plongeur est de 15 cm. seulement. Les deux chambres d’aspiration et de refoulement sont surmontées chacune par un réservoir à air. Une petite pompe, actionnée directement par la crosse du piston plongeur, envoie de l’air dans le réservoir de refoulement jusqu’à ce que le niveau de l’eau dans ce dernier descende au-dessous d'une certaine limité : à ce moment elle s’arrête et se remet automatiquement en marche quand le niveau de l’eau atteint sa hauteur maxima. Le moteur électrique entraîne par courroie la poulie fixée sur l’arbre de la pompe : ce moteur est fixé sur une plaque qui repose d’un côté sur le réservoir à air de la chambre d’aspiration et de l’autre sur deux chambres inclinées s’appuyant sur les paliers de l’arbre de la pompe.
- A côté des moteurs de puissance moyenne, on peut citer différents petits moteurs destinés à des usages divers, parmi lesquels:
- Un moteur shunt de 1/10 de cheval à 2.200 tours avec rhéostat permettant d’obtenir trois vitesses de rotation différentes.
- Un moteur de i/4 de cheval, du type cuirassé pour polissage, avec arbre prolongé des deux côtés. Les deux bouts d’arbre sont coniques et servent à la fixation des pointes à polir, celles-ci pouvant recevoir elles-mêmes les roues à polir, à émeri, à lustrer, etc.. Ce
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- moteur est accompagné d’un rhéostat qui permet d’obtenir trois vitesses différentes. Le courant est amené aux balais par l’intermédiaire d’une boîte de jonction hermétique fixée sur la carcasse du moteur.
- Une foreuse à courant continu d’un dixième de cheval, tournant aux vitesses de 300 ou 600 tours à la minute suivant le rapport des engrenages utilisés. Le moteur est entièrement cuirassé et présente deux poignées fixées à la carcasse. Dans la poignée de droite est placée une petite clé unipolaire qui permet de mettre le moteur en marche par une simple poussée du doigt et qui, coupe le circuit en revenant automatiquement à sa position initiale dès que cette poussée cesse.
- Une foreuse analogue pour courants triphasés tournant à 600 tours et avec réduction de vitesse unique.
- Plusieurs foreuses verticales à courant continu ou à courants triphasés dont le moteur ou le foret seul descendent au fur et à mesure que la profondeur du trou augmente.
- La Société Anonyme A. E. G. Union expose aussi les moteurs sur pattes pour appareils de levage, les controllers et rhéostats de démarrage de ces moteurs et un électro de frein de grande puissance.
- Comme matériel à courant alternatif, on peut citer :
- Trois moteurs triphasés dont le premier est à rotor en court circuit, le second à circuits d'induit étagés et le troisième à rotor à bagues pour le démarrage avec rhéostat. Leurs puissances respectives sont de 25,10 et 30 chev. sous 500, 215 et 215 volts composés et 50 périodes. L’enroulement du rotor en court-circuit est constitué par des barres en cuivre nu logées dans les rainures d’une couronne constituée par des tôles de fer assemblées et isolées; ces barres aboutissent sur les faces latérales à deux anneaux, de façon à constituer une cage d’écureuil. Le rotor du moteur avec mise en court-circuit automatique comprend deux enroulements bien distincts : un enroulement principal et un enroulement formé de conducteurs en nickeline. La mise en court-circuit est obtenue au moyen d’un dispositif qui, sous l’action de la force centrifuge, supprime automatiquement l’enroulement résistant, dès que la vitesse du moteur atteint une valeur déterminée et le remet en circuit quand la vitesse tombe en dessous de cette valeur. Le rotor à bagues possède un enroulement triphasé dont les extrémités aboutissent à 3 bagues munies de balais, que l’on peut raccorder à des résistances. Au démarrage ces résistances sont supprimées graduellement jusqu’à ce que le moteur ait atteint sa vitesse normale ; un dispositif permet alors d’enlever les balais des bagues et de mettre en même temps le rotor en court-circuit, sans production d’étincelles.
- Un moteur triphasé spécial, pour l’attaque par courroie verticale de métiers à tisser, suspendu par son stator à une cheville et tendant la courroie par son poids propre. Gomme la totalité de ce poids produirait une tension trop forte, le moteur est pris, au point diamétralement opposé à la cheville, entre deux ressorts en spirale qui permettent d’obtenir la tension désirée par le simple serrage ou desserrage d’un écrou. Ce moteur est placé sur le sol. Il peut être également fixé contre le plafond avec courroie descendant au métier.
- Un transformateur statique triphasé de 16 K VA. à bain d’huile qui peut être construit avec rapport de transformation variable et servir de démarreur pour les moteurs avec rotor en court-circuit. Ce démarrage se recommande dans le cas de l’application des moteurs à l’attaque de pompes centrifuges d’épuisement.
- Les appareils d’éclairage comprennent des lampes à arc et des lampes Nernst, Parmi les
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- premières, on peut citer une lampe à arc h flamme, deux lampes à arc et réflecteur, une lampe Rignon. Les premières possèdent des charbons spéciaux qui peuvent être placés dans le prolongement l’un de l’autre ou encore inclinés de façon à former un angle dont l’arc à flamme occupe le sommet. Ces lampes sont construites pour courant alternatif et pour courant continu. La lampe Rignon est une petite lampe à arc enfermé, dont la durée d’allumage est d’environ 15 heures. Une lampe seule peut être branchée sur un circuit à 100 ou 110 volts ; on peut aussi en mettre deux en série sur 200 ou 220 volts. Dans l’un et l’autre cas, il faut un petit rhéostat additionnel. Les lampes Nernst nouveau modèle possèdent un brûleur chauffé par un fil plié en zigzag et appliqué contre le support de terre réfractaire. Ce dispositif présente sur l’ancien modèle l’avantage que le rayonnement de la lumière n’est plus gêné, d’où résulte une réduction de la consommation spécifique de la lampe.
- Comme petit matériel, il y a lieu de signaler des interrupteurs unipolaires, bipolaires et tripolaires, à rupture brusque ou non, avec ou sans fusibles ; deux compteurs horaires ; deux wattmètres ; deux galvanoscopes ; un ampèremètre et voltmètre combinés avec borne pour 750 volts ; des câbles armés de 250 à 40.000 volts; une boite de dérivation et trois boîtes de jonction ; plusieurs appareils de chauffage électrique tels que fers à souder, fers à repasser, cafetière, bouilloire, réchaud pour fers à friser; enfin du matériel de montage, isolateurs, fusibles, tulipes, etc.
- Le stand est complété par quelques photographies des plus intéressantes parmi lesquelles celles de quatre turbines, d’une voiture ayant marché à la vitesse à 210 km. aux essais sur la ligne Berlin-Zossen, d’un groupe transformateur avec poulie-volant du Charbonnage Espérance et Bonne Fortune, d’une machine d’extraction du Grand Hornu, de trois tramways monophasés, etc.
- Jexn PxEYVAL.
- APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ A BORD DES NAVIRES DE GUERRE
- A bord des grands navires de guerre, les applications de l’électricité deviennent de jour en jour plus nombreuses et plus importantes. On peut même dire que le moment est proche ou l’électricité assurera, sur les cuirassés et les grands croiseurs, le fonctionnement de tous les services et appareils auxiliaires, sans exception ; on tend, en effet, de plus en plus, pour des raisons que nous indiquerons, à restreindre à bord le nombre des appareils à vapeur, et il est probable que ces appareils seront bientôt limités aux seids moteurs de propulsion pour lesquels l’électricité ne saurait jusqu’à présent fournir une solution satisfaisante.
- La nature des appareils alimentés à bord par l’électricité n’est pas essentiellement différente de celle des appareils qu’on rencontre à terre. Mais, sur les navires, les conditions de fonctionnement et de service sont tellement particulières que dans la plupart des cas, pour des appareils à peu près analogues, les installations à bord sont tout autres qu’à terre ; à première vue, si l’on n’était pas averti des conditions spéciales à réaliser, on pourrait même être tenté de critiquer fortement les électriciens qui équipent les navires de guerre. Si, au contraire, on veut bien se rendre compte de toutes les nécessités du
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- service à bord, les dispositions prises paraîtront absolument logiques et imposées par les circonstances. En particulier, l’économie d’établissement et d’exploitation qui, dans l’industrie, est le facteur capital à considérer, n’entre ici en ligne de compte que d’une façon secondaire ; à bord , il faut avant tout et par-dessus tout, réaliser des installations qui assurent le maximum de sécurité dans le fonctionnement, non seulement en service normal, mais encore en temps de combat, alors que le bâtiment aura déjà pu éprouver des avaries d’une certaine gravité.
- - Dans l’étude rapide qui va suivre, nous envisagerons donc les installations électriques à bord à ce point de vue particulier, en insistant seulement pour chaque genre d’appareils, sur les détails nécessités par les conditions spéciales à réaliser.
- Nous examinerons successivement : les générateurs, dynamos et moteurs, leur emplacement et leur groupement ; le mode de distribution employé, les diverses canalisations et enfin les récepteurs de toutes sortes : appareils d’éclairage, moteurs, transmetteurs d'ordres, qui utilisent l’énergie électrique.
- Nature du courant a employer. — Avant de commencer la description des appareils, il faut dire quelques mots sur le courant à employer à bord. Le courant continu est seul utilisé. Mais comme en ces dernières années, certaines personnes ont paru s’étonner de ne pas voir introduire à bord le courant alternatif qui jouit d’une si grande faveur dans les installations industrielles, il n’est pas inutile de rappeler brièvement les principales raisons pour lesquelles ce courant alternatif ne saurait convenir dans le cas qui nous occupe.
- Un des grands avantages du courant alternatif à terre est qu’il permet de réaliser des transports d’énergie très économiques,. en employant des voltages élevés et des transformateurs statiques. Il est bien évident que cet avantage est de peu d’importance à bord où l’énergie électrique n’est jamais utilisée à plus de 150 mètres du lieu de production. D’autres avantages, signalés par les partisans du courant alternatif sont les suivants : simplicité de construction des générateurs et des moteurs (suppression du collecteur), prix de revient moins élevé, absence totale d’effets d’électrolyse sur les canalisations d’eau, absence d’effets perturbateurs sur les compas. Il est facile de voir que ces avantages sont plutôt apparents que réels. Si les alternateurs en eux-mêmes sont plus simples que les dynamos à courant continu, ils exigent quand même une excitatrice, ce qui diminue la simplicité et qui augmente beaucoup l’encombrement de l’ensemble. Les moteurs à courants triphasés (il s’agirait naturellement de ce genre de moteur dans le cas des applications à bord) sont très simples, il est vrai ; mais ils se prêtent fort mal aux services qu’on leur demande à bord ; ils ne permettent pas l’échelle étendue de vitesse qui est absolument nécessaire pour certaines applications; si l’on veut d’ailleurs obtenir plusieurs vitesses avec un moteur, on doit lui ajouter des résistances supplémentaires avec balais ët bagues de prises de courant, ce qui fait disparaître en partie l’avantage de l’absence de collecteur. De plus, les moteurs triphasés ne peuvent pas s’arrêter brusquement comme le font les moteurs en dérivation, et cet arrêt presque instantané est cependant nécessaire, par exemple pour le pointage des tourelles. 11 faut bien remarquer en outre que dans les moteurs à courant continu, le collecteur n’est nullement un organe aussi délicat qu’on veut bien le dire ; il s’use très peu, surtout avec des balais en charbon, et il exige tellement peu de soin qu’actuellement presque tous les moteurs de bord sont hermétiquement fermés ; le collecteur et les balais sont à peine accessibles. Quant aux effets d’électrolyse ou aux effets perturbateurs sur les compas, il est certain qu’ils sont évités complètement avec les courants alternatifs ; mais il n’est nullement prouvé que
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- les piqûres constatées dans certains tuyaux doivent être attribuées au courant continu ; d’autre part, les effets de ce courant sur les compas sont à peu près négligeables à une distance de quelques mètres, même lorsque l’intensité est considérable et que le courant passe dans un seul conducteur.
- Les courants triphasés conviendraient très mal à l’éclairage des navires ; pour la lumière à incandescence, par exemple, il faudrait ou bien employer des lampes à triple filament, ou bien s’astreindre à répartir également les lampes allumées sur les trois phases, ce qui serait presque impossible étant donné l’extrême compartimentage des bateaux. Quant à l’éclairage extérieur, on peut dire que le service des projecteurs serait impossible avec le courant triphasé et que ce seul service nécessiterait l’existence de dynamos spéciales à courant continu.
- En résumé, on voit qu’à bord le courant continu peut rendre les mêmes services que le courant alternatif, mais l’inverse n’est nullement exact, au moins pour le moment. Le courant alternatif ne présente aucun avantage important sur le courant continu : en revanche, il a de notables inconvénients. C'est ce qui fait qu’actuellement, le courant continu est exclusivement employé dans toutes les marines, et probablement il en sera encore ainsi pendant un certain temps.
- A. — Générateurs.
- Dynamos. — Pour les dynamos de bord, le mode d’enroulement de l’induit et des inducteurs est en général assez indifférent, et on ne peut pas dire a priori que tel type convienne mieux que tel autre. Mais, à quelque type qu’elle appartienne, une dynamo de bord doit avoir certaines qualités imposées par les conditions particulières de fonctionnement ; elle doit être simple de construction, robuste au point de vue mécanique, facile à visiter et même à réparer, car très souvent le navire de guerre se trouve livré à ses seules ressources. Les dynamos de bord sont en général installées dans les conditions très défavorables à leur conservation ; les locaux qui leur sont réservés, au moins jusqu’à présent, sont la plupart du temps chauds et humides ; et il n’est pas rare en été de trouver près des machines électriques des températures supérieures à 50°. Pour cette raison, la construction des dynamos de bord doit être tout spécialement soignée, et les essais de réception sont forcément beaucoup plus sévères qu’à terre. L’isolement des différentes parties doit être aussi parfait que possible. L’échauffement occasionné par un fonctionnement prolongé à charge normale ne doit pas dépasser 25 à 30° : les isolants, en effet, ne résistent guère à des températures supérieures à 80°, et comme nous l’avons déjà dit, il faut prévoir à bord des températures ambiantes atteignant et même dépassant 50°. Dans l’industrie, on peut être beaucoup moins exigeant à ce point de vue, et on admet très bien des élévations de température de 40° dues au fonctionnement. Les dynamos de bord seront donc toujours largement calculées comme conducteurs, et étudiées spécialement en vue d’éviter autant que possible la production de courants parasites qui se traduisent toujours par des échauffements de la niasse.
- Les dynamos de bord sont soumises à des variations de puissance, à des à coups considérables, lorsqu’elles alimentent par exemple des moteurs de tourelles, des monte-charges, des treuils d’embarcations, etc ; aussi doivent-elles être très robustes pour supporter facilement ce régime irrégulier. Sur certains bateaux, on avait distingué autrefois deux types de dynamos, affectés respectivement à l’éclairage et au service de l’artillerie. Mais on préfère maintenant, pour differentes raisons, n’avoir à bord qu’un seul type de machines, chaque dynamo pouvant alimenter indistinctement tous les genres d’appareils.
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- A bord comme à terre, on a avantage à employer de grosses unités pour la production de l’énergie électrique ; les dynamos de forte puissance permettent de réaliser une économie de poids, de prix et d’encombrement et leur rendement est meilleur que celui des petites machines.
- On a discuté assez longtemps sur les avantages respectifs des machines bipolaires et multipolaires. Actuellement, pour les fortes puissances admises par unité, les machines multipolaires s’imposent : une dynamo ne peut, en effet, produire plus de 400 ampères par ligne de balais, si l’on veut que les étincelles au collecteur ne soient pas trop fortes. Or, comme nous le verrons, on est conduit maintenant à installer à bord des machines de 1200 à 1500 ampères. On les prendra donc multipolaires, à 4 ou 6 pôles, en se rappelant qu’on a intérêt à prendre ce nombre de pôles aussi faible que possible, au point de vue du prix et surtout de l’encombrement ; sous ce rapport, le dispositif des pôles auxiliaires de commutation employés par la maison Sautter Harlé est avantageux; il permet de faire passer jusqu’à 800 ampères par ligne de balais au lieu de 400 seulement dans les machines ordinaires, et, par suite, les dynamos les plus puissantes peuvent n’avoir que 4 pôles.
- Comme type d’inducteurs, il est nécessaire d’adopter à bord ceux qui ont les enroulements à l’intérieur de la carcasse ; il faut soustraire, en effet, autant que possible, ces enroulements aux projections d’eau et d’huile inévitables dans les compartiments resserrés des bâtiments, et aussi aux chocs de toute nature auxquels ils pourraient être exposés.
- Ajoutons que les dynamos de bord, comme toutes les machines d’une certaine puissance à courant continu ont des induits à rainures, enroulés en tambour. On n’emploie l’enroulement en anneau que pour les petites machines et surtout pour les moteurs.
- Les dynamos de bord qui, nous l’avons dit, sont soumises à des variations de régime très fréquentes et très importantes, doivent avoir une réaction d’induit extrêmement faible autrement, leur fonctionnement serait impossible à cause de la production exagérée des étincelles ; on ne pourrait songer, en effet, à changer le calage des balais à chaque nouveau régime, et, d’ailleurs voulut-on le faire, on n’y parviendrait pas. En fait, les dynamos fournies actuellement à la marine ont un calage des balais pratiquement invariable. Ce résultat est obtenu en employant de fortes inductions dans les inducteurs, en pratiquant dans les pièces polaires dos fentes qui arrêtent les flux transversaux, et, mieux encore, comme le fait la maison Sautter, en employant des pôles supplémentaires redresseurs de champ traversés par le courant induit et qui opposent leur flux au flux de réaction d’induit.
- Les ensembles que construit actuellement la maison Sautter pour les nouveaux bâtiments comportent une dynamo à 4 pôles, avec pôles redresseurs de champ, pouvant débiter 1000 à 1200 ampères sous 120 volts. Ces dynamos sont à enroulement eompound. Les anciennes dynamos actuellement en service ne donnent, comme nous le verrons, que 80 volts.
- Moteurs et dynamos. — En raison du peu d’espace dont on dispose, les dynamos à bord sont toujours accouplées directement avec leurs moteurs et constituent ainsi des ensembles. Ces moteurs étant généralement du type pilon, les dynamos ne peuvent avoir qu’une vitesse de rotation relativement faible, 300 à 350 tours. Des moteurs à allure plus rapide seraient en effet difficiles à surveiller, useraient beaucoup leurs articulations surtout avec le graissage ordinaire employé jusqu’à présent, et pourraient d’autre part occasionner des vibrations trop prononcées des ponts sur lesquels ils sont fixés. Cette faible vitesse est cause
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- que les dynamos de bord sont beaucoup plus lourdes et plus coûteuses que les dynamos de même puissance installées à terre.
- Les moteurs adoptés sont généralement compound à deux cylindres. Les grandes variations de charge nécessitent naturellement l’emploi d’un régulateur sensible. Dans des cas assez nombreux, on a mis à bord des bâtiments des moteurs à deux cylindres à admission directe qui sont plus sensibles à l’action du régulateur. On utilisait ces moteurs à admission directe pour la conduite des dynamos alimentant les services d’artillerie, par exemple, ou d’une façon générale les appareils dont le régime est très irrégulier. Mais ces moteurs à action directe ont l’inconvénient de consommer énormément de vapeur. Comme d’autre part, les constructeurs sont arrivés à réaliser des régulateurs très satisfaisants même avec les moteurs compound, actuellement on n’emploie plus guère que ces derniers.
- Un grand progrès est réalisé maintenant dans la construction de ces moteurs, par suite de l’introduction du graissage forcé qui existera sur tous les nouveaux moteurs. Ce mode de graissage, très efficace et très sûr, permet de diminuer beaucoup la surveillance, ce qui est toujours un avantage appréciable à bord ; les nouveaux moteurs sont d’ailleurs presque complètement fermés, etles articulations misesà l’abri de toutes sortesde projections fâcheuses.
- Un tel moteur doit naturellement pouvoir fonctionner très longtemps sans démontages ni visites; aussi les essais d’endurance qu’on leur fait subir maintenant sont-ils très sévères. On impose assez souvent dans les marchés un fonctionnement continu de 30 jours, la charge ne descendant pas au-dessous de la moitié de la charge normale.
- Régulateurs de vitesse. — La puissance demandée aux dynamos de bord étant essentiellement variable, surtout maintenant que les dynamos, couplées en quantité, concourent, chacune pour sa part, à Talimentation des appareils les plus variés, il importe que les moteurs soient munis de régulateurs de vitesse d’un fonctionnement absolument sûr.
- La qualité principale d’un tel régulateur est de corriger le plus rapidement possible, les écarts de vitesse qui tendent à se produire par suite des variations de charge. Lorsqu’une dynamo alimente par exemple, des moteurs de tourelles, un cabestan, des treuils d’embarcations, etc, la puissance qu’elle fournit, souvent très faible avant la mise en marche de ces appareils, devient brusquement considérable au moment du démarrage; inversement cette dynamo peut passer en quelques instants de la marche à pleine charge à la marche à charge très réduite. Sans régulateur, le moteur de la dynamo ralentirait beaucoup dans le premier cas, ce qui empêcherait souvent les démarrages, et au contraire, il s’emballerait dans le second cas à des vitesses qui pourraient être dangereuses.
- Il faut donc avant tout avoir un régulateur qui agisse brusquement, dès que la cause de variation de vitesse commence à se faire sentir. Il doit empêcher les écarts importants de vitesse, en plus ou en moins; par exemple, la vitesse normale ne doit pas varier de plus de 5 à 60/0 pour les variations de charge les plus importantes. Le régulateur doit ensuite ramener la vitesse à une valeur très voisine de la vitesse primitive; mais ce second effet est beaucoup moins important que le premier, et par exemple, un régulateur qui, pour une vitesse normale de 350 tours, empêche la vitesse de devenir inférieure à 340 ou supérieure à 350 tours, mais ne ramène finalement la vitesse primitive qu’à 5 ou 6 tours près, est certainement meilleur au point de vue pratique qu’un régulateur ramenant exactement le moteur à la première vitesse, à 1 ou 2 tours près, mais après avoir permis une vitesse momentanée de 400 tours.
- C’est donc la rapidité de l’action qui doit être considérée comme la qualité primordiale
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- des régulateurs. Naturellement, si en surplus, ils réalisent risochronisme dans une large mesure, ils n’en seront que meilleurs, et en fait, les régulateurs construits aujourd’hui par Jes principaux fournisseurs de la marine, sont très satisfaisants à ces deux points de vue différents. C’est ce quia permis, avons-nous vu, de renoncer a l’emploi des moteurs à admission directe qui étaient plus sensibles que les moteurs compound à l’action des anciens régulateurs, pour ne plus utiliser que des moteurs compound sur lesquels l’action des régulateurs actuels est parfaitement suffisante.
- Les régulateurs des dynamos de bord sont des régulateurs à boules, mais ils doivent-être installés à axe horizontal pour éviter l’influence du roulis qui, dans un régulateur à axe vertical, ferait varier les effets de la pesanteur à chaque oscillation du navire. C’est un ressort qui produit l’effort antagoniste tendant à s’opposer au mouvement d’écartement des boules.
- Les maisons Sautter et Bréguet ont réalisé chacune un type particulier de régulateur pour leurs moteurs ; les deux types fonctionnent très convenablement, et, par des moyens différents dans le détail desquels nous ne voulons pas entrer, ils assurent l’isochronisme dans une large mesure, tout en maintenant une stabilité convenable de fonctionnement.
- Avec les appareils récents, la dynamo fonctionnant à demi-charge, si l’on fait varier la charge de 1/4 en plus on en moins, la variation de vitesse reste en-dessous de 1 °/0. Elle n’atteint pas 2 °/0 si l’on passe de la pleine charge à la marche à vide.
- Turbines. — Depuis quelques années, on a réalisé de très grands progrès dans la construction des turbines qui deviennent maintenant dans beaucoup de cas, aussi économiques que les moteurs alternatifs. Les turbines présentant d’autre part, comme fonctionnement, des avantages sérieux, on a songé naturellement à créer des turbines-dynamos qui seraient appropriées au service des bâtiments.
- Le premier essai avait été fait, il y a déjà une vingtaine d’années, par la maison Bréguet qui avait installé des turbo-moteurs Parsons sur quelques-uns de nos torpilleurs. Mais la vitesse de ces turbines était beaucoup trop considérable ; on eut rapidement des avaries de toutes sortes ; les fils de jonction avec le collecteur s’arrachaient; de très fortes vibrations de l’arbre se produisaient pouvant même amener la rupture lorsque cet arbre n’était pas centré d’une façon absolument mathématique ; les arbres flexibles installés par la maison Bréguet ne furent qu’un demi-remède. D’autre part, les dynamos chauffaient énormément, la fréquence étant exagérée et les pertes par hystérésis et courants, parasites devenant très considérables.
- La construction des turbines à plusieurs disques a permis de diminuer beaucoup leur vitesse qui peut rentrer maintenant pour des dynamos assez puissantes telles que celles des grands bâtiments actuels dans des limites acceptables. La question n’est cependant pas encore absolument au point, et jusqu’à présent la marine française n’a encore mis en service aucun de ces nouveaux moteurs. Par contre, la maison Sautter-Harlé a achevé récemment, pour le compte delà marine russe des ensembles turbo-dynamos tournant à 3000 tours et d’une puissance de 150 kilowatts sous 105 volts. La turbine est du système Rateau.
- Moteurs à pétrole. — Nous dirons quelques mots seulement des moteurs à pétrole dont l’emploi à bord pour conduire les dynamos est très restreint. Ce genre de moteurs a été installé sur certains bâtiments pour permettre d’assurer l’éclairage du navire au mouillage alors qu’aucune des chaudières n’est allumée. C’est évidemment là un avantage assez sérieux du moteur à pétrole qui permet ainsi d’avoir disponible à tous moments une dynamo indépendante qu’on peut installer n’importe où, et par suite sur les ponts ou dans les
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- batteries, dans des endroits oii l’aération est très convenable et où le service du personnel de surveillance est facilité.
- Mais en dehors de ces applications particulières, relativement peu importantes, il ne semble pas que le moteur à pétrole, au moins pour le moment, puisse être mis en parallèle, pour la conduite des dynamos de bord, avec les appareils à vapeur, moteur pilon ou même turbines.
- Les dynamos à pétrole un peu puissantes seraient plus lourdes, plus encombrantes et plus chères que les dynamos à vapeur de même puissance.
- D’autre part, les moteurs à pétrole n’ont pas la souplesse et l’élasticité des moteurs à vapeur, qualités qui sont nécessaires pour les puissances variables demandées.
- Et enfin, il faut remarquer que les moteurs à pétrole demanderaient un approvisionnement spécial d’un combustible qu’on ne pourrait peut-être pas se procurer facilement en temps de guerre.
- Groupement des dynamos. — Dans ce qui va suivre, nous n’envisagerons que les dispositions prises sur les grands bâtiments de guerre, cuirassés ou grands croiseurs. Les installations des bâtiments moins importants dériveront naturellement de celles qui seront décrites, et elles n’en seront que des simplifications.
- A bord des bâtiments de guerre, nous l’avons déjà dit, la question d’économie ne vient <Iu’en second lieu et on se préoccupe avant tout, dans tous les services, de réaliser des installations qui assurent au fonctionnement des différents appareils le maximum de sécurité possible, non seulement en service courant, mais encore et surtout en temps de combat, après des avaries plus ou moins graves déjà survenues au bâtiment.
- C’est cette préoccupation d’assurer autant que possible la sécurité de fonctionnement des différents appareils électriques qui a conduit, dès que les moteurs électriques se sont répandus à bord, à subdiviser les dynamos génératrices en deux groupes distincts et indépendants, souvent situés l’un à l’avant et l’autre à l’arrière du bâtiment. On voulait ainsi ne pas mettre toute l’installation à la merci d’une seule avarie, et c’est dans cet esprit qu’ont été conçues toutes les installations électriques des navires mis en service depuis une dizaine d’années. Dans cet ordre d’idées, la disposition adoptée qui, à terre, aurait paru absolument illogique, avait donc parfaitement sa raison d’être.
- Malheureusement, ce dédoublement des usines, justifié par la recherche delà sécurité, a d’assez sérieux inconvénients. Il rend les canalisations plus compliquées, le service et la surveillance beaucoup plus difficiles; les bâtiments actuels sont en effet divisés en un très grand nombre de petits compartiments, formés par des cloisons longitudinales et transversales, et qui, en temps de combat, seraient absolument isolés les uns des autres; mais déjà en service courant, les communications entre compartiments un peu éloignés sont très difficiles, et la surveillance simultanée de deux usines électriques distantes d’une cinquantaine de mètres ou plus, se heurte à des difficultés considérables. D’autre part, la sécurité procurée par ce dédoublement n’est pas toujours aussi grande qu’on pourrait le croire, et, dans beaucoup de cas, les précautions qu’on peut prendre ne seraient pas suffisantes pour que l’envahissement par l’eau d’une des usines, par exemple, n’eùt pas une répercussion fâcheuse sur le fonctionnement de l’autre.
- Pour ces raisons, il semble qu’on veuille renoncer maintenant à ce principe du dédoublement, et les nouvelles installations sont prévues avec une seule usine renfermant toutes les dynamos, cette usine étant d’ailleurs placée au centre et dans les fonds du navire, à l’abri des ponts cuirassés. II est certain que l’envahissement de cette usine par l’eau
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- détruirait du même coup tous les services électriques du bord; mais il est à supposer qu’un navire, ayant une telle avarie dans un compartiment semblablement placé, serait lui-même en bien mauvaise posture.
- Nombre et emplacement des dynamos. — A bord comme à terre, il y a avantage à employer pour les dynamos des unités aussi puissantes que possible: on réalise ainsi de multiples économies au point de vue du poids, du prix, de l’encombrement, du rendement et du personnel nécessaire à la surveillance. En prévoyant une avarie possible dans l’un des ensembles et la possibilité de faire fonctionner les ensembles restants avec une surcharge de 1/3, on est amené à bord des grands bâtiments, à répartir la puissance électrique totale en 4 ensembles égaux. On renonce également maintenant à la distinction faite autré-fois entre les dynamos d’éclairage et les dynamos d’artillerie; on a avantage à bien des points de vue à n’avoir que des machines exactement semblables.
- Dans le cas d’une seule usine qui paraît devoir être le cas général à l’avenir, les dynamos sont disposées au centre et dans les fonds du navire de façon à réduire le plus possible la longueur du tuyautage leur amenant la vapeur, et également le plus près possible des condenseurs.
- Dans tous les cas, les services électriques prenant maintenant à bord une importance de premier ordre, rien ne doit être négligé pour assurer aux compartiments des dynamos une ventilation convenable et une température relativement modérée. Ces conditions ne sont malheureusement pas toujours faciles à réaliser ; jusqu’à présent, il sembla qu’on ne s’en soit pas suffisamment préoccupé et il est certain que les installations futures seront très améliorées à ce point de vue.
- Couplage des dynamos. — Les dynamos ainsi groupées dans un seul compartiment, ou simplement celles qui se trouvent dans chacune des deux usines séparées, sont maintenant d’une façon générale couplées en quantité et alimentent ainsi indistinctement tous les récepteurs du bord, de quelque nature qu’ils soient.
- Cette installation est infiniment plus simple que les premières dispositions dans lesquelles chaque dynamo alimentait un ou plusieurs circuits particuliers, à l’exclusion de tous les autres. Ces systèmes sur lesquels il est inutile d’insister, étaient extrêmement compliqués, et on arrivait à avoir à bord d’un cuirassé jusqu’à 15 circuits distincts, enchevêtrés les uns dans les autres, les différentes lampes d’un même compartiment pouvant par exemple être alimentées par autant de circuits distincts.
- Aussi dès qu’on put coupler facilement et en toute sécurité les dynamos à enroulement compound exclusivement employées à bord, on renonça bien vite à ces distributions compliquées et aujourd’hui, le couplage étant pratiqué d’une façon générale, les distributions sont devenues extrêmement simples et ne diffèrent guère en principe de celles utilisées à terre.
- Appareils de couplage. — Comme les dynamos de bord sont à enroulement compound, certaines précautions sont nécessaires pour que le couplage en quantité se fasse convenablement et en toute sécurité.
- Sur le circuit de chaque dynamo est intercalé un disjoncteur qui isole la dynamo des barres du tableau dans le cas où cette machine, par suite d’une diminution notable de vitesse ou de toute autre cause accidentelle, commencerait à recevoir du courant au lieu d’en fournir.
- Un appareil spécial appelé différentiel, ne permet de réunir les bornes d’une dynamo
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- aux barres du tableau que si le voltage à ces bornes est très voisin de la différence de potentiel entre les barres de distribution.
- Enfin des fils d’équilibre réunissent les balais des dynamos couplées en quantité:
- Dans ces dynamos compound, l’enroulement en série est insuffisant pour qu’un renversement de sens du courant dans cet enroulement puisse produire une inversion des pôles de la dynamo. Aussi, pour donner plus de stabilité au couplage et pour éviter qu’une
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- Barre — du Tab/eau de distribution
- Fig. 1. — Schéma d’une installation de couplage.
- dynamo ne soit mise hors circuit trop facilement, ce qui a toujours des inconvénients, le disjoncteur est réglé de telle sorte qu’il fonctionne non pas lorsque le courant de sens normal est réduit à une faible valeur, mais seulement quand le courant dans le disjoncteur s’est renversé et a atteint une certaine valeur en sens inverse, valeur déterminée par l’expérience pour assurer un fonctionnement satisfaisant.
- Ce disjoncteur en fontionnement isole complètement la dynamo correspondante de la canalisation, en coupant en même temps les deux conducteurs allant des pôles aux barres et le fil d’équilibre.
- La fig. 1, représente le schéma d’une installation de couplage. D est le disjoncteur, H
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- le différentiel, F le fil d’équilibre et R le relais permettant de relier la dynamo aux barres du tableau ou de l’isoler.
- Le disjoncteur a deux enroulements : l’un en série avec la dynamo, formé d’une lame de cuivre en spirale, l’autre de fil fin pouvant être mis en dérivation aux bornes. Ces enroulements agissent normalement dans le même sens sur l’armature qui peut en outre être manœuvrée à la main à l’aide de la poignée P fixée sur le noyau.
- Le différentiel porte deux enroulements de fil fin, égaux et de sens opposé : l’un en dérivation aux barres du tableau et l’autre en dérivation aux bornes de la dynamo. Cet appareil est réglé de façon qu’au repos aucun des enroulements n’étant excité, le noyau soit maintenu légèrement soulevé par un petit ressort r placé à la partie supérieure. Si l’un des enroulements est excité, le noyau est attiré vers le bas. Si à ce moment, on excite l’autre enroulement, son action contrebalance celle du premier, et lorsque ces deux actions opposées deviennent presque égales, leur résultante ne suffit plus à vaincre l’action du petit ressort qui rappelle de nouveau le noyau vers le haut. La tension du ressort est réglée à volonté de façon que son action l’emporte sur l’action résultante des électros pour une différence donnée (de quelques volts seulement) entre les différences de potentiel au tableau et aux bornes de la machine.
- Comme on le voit sur le schéma, le relais R en s’abaissant met en communication les deux bornes de la machine avec les barres correspondantes du tableau, et en même temps ferme l’interruption du câble d’équilibre. Lorsque le relais R se relève, ces 3 câbles sont coupés simultanément;
- Un ampèremètre est intercalé sur le circuit de la dynamo et un voltmètre permet à l’aide d’un commutateur à 2 directions, de lire le voltage au tableau ou aux bornes de la machine.
- Voyons maintenant la manœuvre à faire pour coupler une machine.
- Premier cas. — Supposons d’abord le tableau alimenté par une ou plusieurs autres dynamos. Il y a entre les barres une certaine différence de potentiel A. On veut coupler la dynamo G. Cette machine est mise en marche et son allure augmentée progressivement jusqu’à ce qu’on ait aux bornes une différence de potentiel un peu inférieure à A, de 4 ou 5 volts par exemple. On soulève alors la poignée P du disjoncteur. On établit ainsi les trois contacts: 2 G=, G_G+B, 1T,. L’électro en fil fin du disjoncteur est excité et l’armature se maintient ainsi collée automatiquement ; on peut abandonner la poignée. On soulève le levier L qui établit les contacts 4G+B. Si la différence « entre les voltages du tableau et de la dynamo est encore trop grande, le noyau du différentiel est attiré vers le bas, les contacts 4,5 au différentiel sont séparés et on voit que le circuit du relais de couplage e reste ouvert. On continue alors à augmenter l’allure de la dynamo et lorsque son voltage est suffisamment rapproché de celui du tableau (s =2 ou 3 par exemple), le noyau de H remonte et ferme le contact 4,5. Le circuit du relais e est fermé, et ce relais en s’abaissant ferme les trois interruptions existant sur les câbles. De plus le relais ferme également le contact 5,G+B de sorte que le courant du relais, aussitôt le couplage fait, n’a plus besoin de passer par les contacts 4,5 du différentiel. Ce dernier appareil, sensible et assez délicat, ne sert donc qu’au moment de la manœuvre.
- Si par suite d’une diminution notable de la vitesse, le voltage de la machine baisse beaucoup, le courant dans le gros enroulement de D s’annule d’abord, puis change de sens, et lorsque la résultante des actions magnétiques inverses, gros fil et fil fin, devient égale au poids du noyau, celui-ci retombe de lui-même en rompant les différents contacts Le circuit de e se trouve ouvert et la dynamo isolée.
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- Deuxième Cas . — Le tableau n’est pas alimenté.
- La manœuvre du disjoncteur est la même ; mais on voit que dans ce cas, le noyau du différentiel serait constamment attiré vers le bas et par suite le circuit du relais resterait coupé en 4,5. Pour permettre l’établissement de ce contact 4,5, on interrompt le circuit de l’enroulement en relation avee la dynamo, au moyen de l’interrupteur de couplage i ; le noyau étant simplement soumis à l’action du ressort reste alors maintenu vers le haut, et le couplage peut alors se faire en soulevant le levier L en même temps qu’on appuie sur l’interrupteur de couplage.
- Les appareils de couplage que nous venons de décrire sommairement peuvent, à première vue, paraître assez compliqués ; au point de vue pratique, ils donnent toute satisfaction et, en réalité, la manœuvre en est extrêment simple.
- Ces appareils sont nécessaires tant qu’on se servira à bord de dynamos à enroulement compound. Une innovation à ce sujet va cependant être faite prochainement sur un des grands croiseurs en construction, le Victor Hugo. Ce bâtiment recevra des dynamos excitées en dérivation qui d’ailleurs sont dans une large mesure, pratiquement autorégulatrices de la différence de potentiel, et naturellement, on pourra alors se dispenser des complications relatives introduites par les appareils ordinaires de couplage.
- (A suivre) P. Kergarouët.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Théorie du magnétisme (*). —Langevin. — Journal de Physique, Octobre igoô.
- L’auteur assimile aux courants particulaires d’Ampère les électrons gravitant sur des orbites fermées. Une telle orbite, de surface S, parcourue pendant le temps r par un électron de charge e est équivalente, an point de vue de la production du champ magnétique moyen à l’extérieur, à un aimant normal au plan de l’orbite et de moment magnétique :
- L’orbite est donc équivalente à un circuit
- , . , e
- traverse par un courant d intensité -•
- D’après les équations de Hertz, vérifiées par l’expérience, on sait que :
- 1° L’intégrale du champ électrique le long d’un circuit fermé est égale à la dérivée par rapport au
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XLII, 28 janvier 1905. page 157.
- temps du flux de force magnétique qui traverse le circuit (induction) ;
- 2° L’intégrale du champ magnétique le long d’un circuit fermé est égale à la dérivée par rapport au temps du flux de force électrique qui traverse le circuit (courant de déplacement).
- Ce dernier énoncé suppose que la surface limitée au circuit sur laquelle on calcule le flux n’est traversée par aucune charge électrique, par aucun électron.
- L’auteur considère une particule électrisée O de charge e, se mouvant suivant une ligne OX avec la vitesse v par rapport au milieu (supposé complètement immobile dans la théorie de Lorentz), et applique le second des énoncés précédents à une circonférence de rayon AM = l et de plan perpendiculaire à la direction OX (figure 1).
- La particule électrisée étant supposée de révolution autour de OX, il est impossible que le champ magnétique, le même en tout point de la circonférence MN par raison de symétrie, soit nul sur cette circonférence, puisque le flux
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- de force électrique qui la traverse varie par suite du mouvement de la particule. De plus, le champ magnétique H en M est nécessairement tangent à la circonférence, c’est-à-dire normal au plan de la figure, puisque tout le système est évidemment superposable à son
- Fig. 1.
- image par rapport à ce plan, et qu’un champ magnétique, possédant, d’après M. Curie, la symétrie d’un cylindre tournant, n’a qu'un plan de symétrie normal à sa direction.
- L’intégrale du champ magnétique le long de la circonférence de longueur 2nl est égale à
- 27i/H.
- Quand la particule se déplace pendant le temps dt de la quantité
- 00’ = vdt,
- le nouveau flux produit par O’ à travers MN est égal à celui produit par 0 à travers la circonférence M' N' égale à MN et située à une distance
- AA' = vdt
- de la première.
- Or la différence des flux produits par 0 à travers les deux cercles est, d’après le théorème de Gauss, égale au flux à travers la couronne cylindrique M N M'. N' formant avec le cercle une surface fermée à l’intérieur de laquelle il n’y a aucune charge.
- Le flux est :
- d-.
- ___ e
- sin a.‘2v.l.v.dt
- d’où
- dv , „ e , ,
- — = 2tt . /. H — — .gin v. .‘2V. .1 .v .dt dt R2
- Hov .
- =: sin k.
- C’est le champ magnétique qui serait produit en AI par un élément de courant de longueur placé en 0, parallèle à OX, et de moment iZs = ev.
- L’expression |p prise comme valeur du champ électrique en M, suppose que ce champ n’est
- Fig. 2.
- pas modifié par suite du mouvement: cette hypothèse est sensiblement vraie tant que la vitesse e n’est pas voisine de celle de la lumière : l’expression obtenue pour H est donc utilisable même pour les électrons présents dans la molécule puisque, en général, leur vitesse ne semble pas être très supérieure au centième de celle de la lumière.
- Il est facile (figure 2) de calculer, en partant du résultat précédent, la projection Hz, sur une direction quelconque PM, du champ magnétique H produit au point M par une particule électrisée 0 décrivant une orbite fermée, de petites dimensions par rapport à la distance R. La projection G de l’orbite sur un plan perpendiculaire à PM importe seule, puisque la composante de la vitesse parallèle à PM produit en Al un champ magnétique perpendiculaire à PA1 et dont la projection est nulle. Soit v la vitesse - projetée. Si p est la distance de cette vitesse au point P, la similitude des triangles PQA1 et ZAIH donne :
- R2
- Hz = H ——,
- R sin a
- et
- d’ou, en remplaçant H par sa valeur
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- ev sin «
- R'2 ’
- l’on obtient :
- Le momentpv de la vitesse par rapport à PM est égal d’ailleurs au double de ‘la vitesse aréolaire A du point O sur l’orbite projetée, par rapport au point P, et comptée positivement dans le sens trigonométrique.
- On a donc :
- Le champ magnétique projeté II- resterait constant dans le cas particulier où le mouvement de -l’électron serait dû à des forces centrales émanant d’un point C intérieur à l’orbite, et où la direction MP passerait par ce point C, puisque la vitesse aréolaire A resterait alors constante, ainsi que la distance R supposée grande par rapport aux dimensions de l’orbite.
- Dans tous les autres cas, Hs sera variable, et la grandeur intéressante est sa valeur moyenne H*-en fonction du temps. Si les variations de R, quand O se déplace, sont du second ordre par rapport aux dimensions de l’orbite, c’est-à-dire si R est grand par rapport à p, et a voisin d’un angle droit, on peut considérer R comme invariable, et l’on a, en désignant par A la valeur moyenne de la vitesse aréolaire,
- H.—
- 2eA
- w
- En appelant S la surface de l’orbite projetée et t la période de révolution, on a évidemment : ,
- d’où
- Le courant particulaire est donc équivalent, au point de vue de la production du champ moyen, à un aimant élémentaire de moment
- ek. (i)
- lence subsiste, pour les points éloignés de l’orbite, dans une direction quelconque telle que les variations de R soient de l’ordre des dimensions de l’orbite. Le champ magnétique moyen produit par un courant particulaire à distance est donc identique à celui d’un aimant normal
- au plan de l’orbite et de moment ^ = eA.
- Une molécule contient autant de ces courants particulaires qu’elle renferme d’électrons en mouvement. L’ensemble des aimants équivalents peut avoir un moment magnétique résultant nul : ce sera le cas si l’édifice moléculaire possède une symétrie assez élevée pour être incompatible avec la dissymétrie d’un moment magnétique, comparable à celle d’un cylindre tournant. Si la molécule a au contraire pour groupe de symétrie un intergroupe de celui du cylindre tournant, un moment résultant pourra exister et la molécule sera un petit aimant.
- Dans tous les cas, la création d’un champ magnétique extérieur modifie les courants particulaires comme le supposait Weber, en polarisant diamagnétiquement toutes les molécules. Cet effet se produit seul si le moment résultant est nul : la matière est diamagnétique au sens ordinaire du mot. Si le moment résultant n’est pas nul, il se superpose au phénomène diamagnétique initial un autre phénomène dû à l’orientation des aimants moléculaires par le champ extérieur. La substance est alors paramagnétique, si les actions mutuelles entre aimants moléculaires sont négligeables comme dans le cas des gaz ou des solutions, et ferromagnétique dans le cas où ces actions mutuelles jouent le rôle principal. Dès que le paramagnétisme apparaît, il est énorme par rapport au diamagnétisme initial et le masque complètement. Ceci explique l’absence de continuité entre le paramagnétisme et le diamagnétisme : la substance possède ou ne possède pas la dissymétrie du cylindre tournant ; le paramagnétisme existe ou non, et, quand il existe, il masque complètement le diamagnétisme initial sous-jacent.
- On peut, en effet, démontrer que la création d’un champ magnétique extérieur modifie le mouvement sur leurs orbites de tous les électrons dans le sens qui correspond au diamagnétisme, le moment magnétique d’un courant particulaire quel-
- 11 est facile de montrer que cette équiva-
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- conque supposé normal à la direction du champ H étant augmenté de
- Ae2S
- 4 ra/n
- si m est la masse de l’électron.
- L’auteur démontre cette formule dans le cas particulier d’un électron gravitant le long d’une orbite circulaire autour d’un centre qui l’attire suivant une loi quelconque en fonction de la distance. Le moment magnétique de l’aimant équivalent au courant particulaire est égal au produit de la charge e de l’électron par la vitesse aréolaire (constante en l’absence de toute autre action que la force centrale) de l’électron par rapport au centre. Si w est la vitesse angulaire de rotation et r le rayon de l’orbite, on a :
- O
- u . wr-
- M = eA = e------
- 2
- Si une force extérieure agit sur l’électron, telle que la force électrique induite par l’établissement du champ magnétique II, il en résultera un changement de la vitesse aréolaire A, et, par suite, de M, en vertu de l’équation cou nue :
- 2m -77 = moment de la force extérieure. dt
- Si E est la composante du champ électrique suivant la tangente à l’orbite induit, le moment de la force est Eer. On a donc :
- e2
- e/M - edh = — Erdt.
- 2 m
- La vitesse de l’électron est «r, de sorte que l’élément ds de trajectoire parcouru pendant le temps dt est wrdt, d’où :
- dM = — Eds,
- *2.0)111
- Pour un tour, effectué pendant le temps périodique r supposé très court par rapport à la durée d’établissement du champ magnétique, (ce qui est toujours réalisé en pratique), SM étant la variation du moment pendant ce tour, durant lequel « peut être considéré comme constant à cause de l’hypothèse précédente, on a :
- c2 f'
- sM r------ / Er/,.
- 2wn J
- Or, d’après la loi d’induction rappelée plus haut, l’intégrale considérée, qui est l’intégrale
- curviligne du champ électrique prise le long de l’orbite, est égale à la dérivée du flux de force magnétique HS par rapport au temps :
- le signe — traduisant le sens indiqué par la loi de Lenz
- En remplaçant w par sa valeur^-, il vient
- 5M = —7^—5HS.
- LJ nm
- Pour la variation totale AM qui résulte de l’établissement du champ II, on en déduit :
- ... He2S
- AM = — 7---- •
- [{nm
- L’hypothèse faite sur la lenteur d’établissement du champ peut d’ailleurs être supprimée si l’on envisage, ce qui est nécessaire en pratique, l’effet moyen sur un grand nombre d’orbites analogues orientées de toutes les manières possibles.
- Cette modification diamagnétique est d’ailleurs indépendante de la manière dont on a réalisé la superposition du courant particulaire et du champ extérieur, soit par création de celui-ci au moyen d’un courant, soit par déplacement de la molécule dans un champ préexistant. Elle est toujours extrêmement faible, car l’on a :
- AM_Hre_
- M 4 * m ^
- io-rj H,
- £
- puisque la plus grande valeur connue de — est
- 1,8 X 107 qui correspond aux corpuscules cathodiques, et que r est de l’ordre 10-15. Les champs les plus intenses que nous sachions produire, toujours inférieurs à 103, ne modifient donc pas de plus du dix-millième le moment magnétique des courants particulaires.
- La petitesse de cette modification est justifiée par la petitesse du phénomène de Zeemann connexe de la, modification diamagnétique. En effet, la variation d’intensité des courants particulaires produite au moment de l’établissement du champ correspond à un accroissement de période des électrons qui gravitent dans un sens, et à une diminution pour ceux qui gravitent en sens inverse, conformément aux changements qui constituent l’effet Zeeinan. L’ex-
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- trême petitesse de celui-ci justifie ce qui précède sur la petitesse de la modification diama-gnétique.
- De plus, la généralité du phénomène de Zeemann prouve la généralité de l’effet dia-magnétique. Même dans le fer, qui manifeste l’effet Zeemann, les courants particulaires sont modifiés dans le sens diamagnétique.
- (à suivre) B. L.
- Sur le vieillissement magnétique du fer. — Mazotto. — D’après un extrait du Nuovo Cimento.
- L’auteur a continué des recherches antérieures entreprises en vue d’établir la théorie thermoélectrique de l’hystérésis. 11 a trouvé que d’effet du vieillissement atteint un maximum quand il se produit à une température de 131°. L’échantillon ayant été préalablement chauffé au rouge, la susceptibilité est plus modifiée par le vieillissement et l’aimantation rémanente moins modifiée, quand le vieillissement est produit à cette température que quand il est produit à une température plus basse. Cela peut être dû à ce que les conditions de stabilité moléculaire au-dessous de 131° correspondent à une susceptibilité plus grande qu’à 131°, ou bien que l’état de stabilité est atteint plus lentement aux basses températures.
- L’auteur a étudié dans des champs faibles trois échantillons de fer doux, de fer de Suède et de fer allemand au point de vue du vieillissement : les températures employées étaient 131° et 62°. 11 a trouvé que la susceptibilité est plus faible et l’aimantation rémanente plus forte à 62° qu’à 131°. Ce résultat prouve que la seconde hypothèse est exacte.
- L’auteur a fait ensuite des expériences sur d’effet du recuit. Cette opération était effectuée en chauffant le fer et en le maintenant pendant longtemps à une température de plus en plus basse, tandis que le vieillissement était obtenu en portant le fer à une température déterminée et en l’y maintenant pendant quelque temps. Les températures de recuit ont été de 131°, 159°, 180° et 360° : l’auteur a trouvé que, plus la température est élevée, plus la susceptibilité augmente et plus l’aimantation rémanente diminue.
- L’auteur explique les résultats obtenus par la théorie moléculaire de l’aimantation d’après laquelle il y a un état stable pour chaque température, les molécules étant dispersées aux tem-
- pératures élevées, tandis qu’aux basses températures elles forment des circuits fermés indiqués par Ewing.
- R. R.
- Variation des coefficients d’élasticité avec l’aimantation.— Honda et Terada.—Physikalische Zeitschrift, 9 octobre igo5.
- Les études des auteurs ont porté sur différents métaux : nickel, fer de Suède, acier, acier-nickel de différentes teneurs. Les expériences étaient faites sur des fils minces ou sur des baguettes de métal. Pour le nickel, la modification des coefficients d’élasticité est extrêmement considérable et atteint 5 % pour le module d’élasticité et 7 % pour le module de torsion. Les coefficients diminuent d’abord, passent par un minimum, puis croissent ensuite avec l’intensité du champ. Pour le fer de Suède et l’acier, les coefficients croissent en général avec l’aimantation : la variation du module d’élasticité et du module de torsion est à peu près la même. L’acier au nickel à 28,74 % présente un accroissement très faible des coefficients : l’acien-nickel à 50,72 et 70,32 % présente un accroissement sensible. Sur tous les métaux essayés, un échauffement atteignant la température de l’incandescence produit une augmentation sensible des modifications. D’une façon générale, les modifications n’ont pas été aussi faibles qu’on l’admet en général.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les moteurs d’induction. — T. H. Churton.
- — Institution of Electrical Engineers, Octobre igo5.
- L’auteur a étudié comparativement le fonctionnement et les caractéristiques des moteurs d’induction à rotor en court-circuit et à rotor bobiné et a fait également des expériences comparatives sur du courant monophasé et sur des courants polyphasés.
- Les courbes de la figure 1 résument les résultats d’expérience faites sur deux moteurs identiques dont l’un possédait un rotor en court-circuit et le second un rotor bobiné. Les deux moteurs avaient une puissance de 5 chevaux à 1.420 tours sur courant alternatif à 200 volts et 50 périodes. On voit que le rendement et le facteur de puissance sont plus élevés dans le cas de la machine à rotor en
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- court-circuit. Le couple de démarrage obtenu avec le rotor en court-circuit a été égal à 0,45 fois le couple à pleine charge, et le courant de démarrage à 1,25 fois la valeur du courant normal : avec le rotor bobiné, le couple a été égal à 0,75 fois le couple à pleine charge, avec une intensité de courant égale à celle de
- Des courbes de la figure 2 montrent que le rendement et le facteur de puissance sont plus élevés dans le cas du moteur polyphasé ; et que le glissement est plus considérable dans le moteur monophasé. Le rendement inférieur du moteur monophasé est dû à la valeur plus élevée des pertes dans le fer provoquée par
- Rotor ej c turt ci répit
- Rotor tob
- 012 3 6-5678
- Puissance en chevaux
- Fig. 1.
- loo % 90 80 70 60 50 60 3o
- pleine charge. Le glissement est un peu plus considérable pour le rotor bobiné.
- Les résultats obtenus sur des circuits polyphasés ont été sensiblement les mêmes que sur les circuits monophasés : les résultats en eux-mêmes sont meilleurs pour les deux types de moteurs, par suite de l’uniformité du champ tournant. Il y a lieu de remarquer aussi, en ce qui concerne le démarrage, que, sur courant monophasé, le couple est obtenu par l’action d'un enroulement auxiliaire décalé par rapport au premier qui ne produit jamais un champ tournant parfait. Le tableau 1 indi-
- TABLEAU I
- CIRCUIT MONOPHASÉ CIRCUIT POLYPHASÉ
- ^ ' —
- CIRCUIT de démarrage COUPLE de démarrage COURANT de démarrage COUPLE de démarrage
- Rotor en court-circuit... Rotor bobiné I J 25 I 0,45 0,^5 I ,25 1,0 0,^5 i
- que les valeurs du couple de démarrage et du courant de démarrage pour les deux moteurs sur courant monophasé et sur courants diphasés, valeurs rapportées aux valeurs correspondant à la pleine charge. On voit nettement la supériorité des courants polyphasés.
- Puissance en chevaux
- Fig. 2.
- l’irrégularité du flux: le couple est plus faible pour cette même raison. Le facteur de puissance est moins bon à cause de la valeur plus grande du glissement et de l’augmentation du coefficient de dispersion et de la self-induction du stator.
- L’auteur rappelle les procédés adoptés pour obtenir le démarrage des moteurs monophasés. Les condensateurs présenteraient la meilleure solution pour la création d’un décalage de 90° entre la phase principale et la phase auxiliaire : malheureusement ces appareils sont impropres à un service pratique, à cause des ruptures. La méthode la plus employée actuellement consiste dans l’adoption de bobines de self-induction : la self-induction nécessaire dans le circuit de la phase auxiliaire peut d’ailleurs être obtenue par une disposition appropriée des enroulements.
- 11 indique ensuite, le rôle important que joue la valeur de la fréquence dans le fonctionnement des moteurs d’induction. En premier lieu, le couple produit par le moteur est inversement proportionnel à la fréquence du courant d’alimentation et un moteur de dimensions données peut produire un couple deux fois plus considérable avec la fréquence 25 qu’avec la fréquence 50. Pour cpie la puissance reste la même à ces deux fréquences différentes, il faut que la valeur de la vitesse soit doublée.
- Les pertes par hystérésis sont directement proportionnelles à la fréquence. Si donc on
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- augmente beaucoup celle-ci, il faut réduire considérablement la valeur de l’induction et, par suite, du couple pour éviter des échauffe-ments exagérés du fer.^ Mais la courbe d’alimentation n’étant pas une droite, les watts absorbés pour l’aimantation ne diminuent pas proportionnellement à l’aimantation. Par suite les pertes dans le fer sont plus élevées aux hautes fréquences, ou, en d’autres mots, le rendement est moins bon. Le facteur de clis-
- a> Z,ooo
- g i300i
- Puissance en chevaux
- 100 % 90 80 70 60 50 ko
- Fig. 3.
- persion étant plus élevé aux fréquences élevées, le facteur de puissance est plus mauvais. Ce fait entraîne à son tour une augmentation de l’intensité du courant et, par suite, une augmentation des pertes joule qui réduisent aussi la valeur du rendement. Les pertes par hystérésis et le coefficient de dispersion augmentent beaucoup plus rapidement pour les fréquences élevées que pour les fréquences basses ; par exemple la différence est plus grande entre les fréquences 100 et '50 qu’entre les fréquences 50 et 25.
- Les courbes de la figure 3 indiquent les différences entre les valeurs du rendement du facteur de puissance et du glissement du moteur de 5 chevaux alimenté avec des courants de fréquence 50 et tournant à 1.430 tours par minute ou d’un moteur de même puissance alimenté avec des courants de fréquence 100 et tournant à 1.880 tours par minute. Il y a lieu de noter que le moteur de fréquence 100 aurait dû tourner à une vitesse double du moteur à fréquence 50, mais des raisons de prix de revient de fabrication avaient empêché les constructeurs de l’établir de cette façon.
- L’emploi d’une fréquence élevée est préjudiciable non seulement au rendement, au facteur de puissance et au couple, mais est particulièrement défavorable pour l’obtention d’un
- bon couple de démarrage. Ce fait est mis en évidence par le tableau 11 qui indique le couple de démarrage d’un moteur de 5 chevaux pour 50 et 100 périodes. On peut remarquer que, sur les circuits de fréquence 100, le courant de démarrage est double du courant normal, tandis que, sur les circuits de fréquence 50, le courant de démarrage n’excède pas sensiblement le courant normal.
- TABLEAU II
- Couple et courant de démarrage pour les fréquences 50 et 100
- (Moteur de 5 chevaux à rotor en court-circuit, 200volts)
- FRÉQUENCE COURANT COUFLE VITESSE
- par sec de démarrage de démarrage de rotation tours/minute
- 5o I ,25 o,45 1,43o
- 100 2 o,43 1,880
- R. R.
- Moteur à répulsion et d’induction.— Milch. — Ce moteur monophasé à collecteur diffère du moteur ordinaire à répulsion par l’acldition à l’enroulement du rotor de connexions de faible résistance et d’inductance élevée reliant les points symétriquement placés de l’enroulement. Le moteur démarre comme moteur à répulsion, la réactance élevée des connexions empêchant le courant d’atteindre une intensité de valeur sensible. A mesure que la vitesse approche du synchronisme, l’action de le réactance diminue de plus en plus et les connexions court-circuitent pratiquement l’enroulement induit : le moteur fonctionne alors comme moteur d’induction. Pour compenser le courant d’excitation du moteur d’induction, les balais du rotor, au lieu d’être simplement court-circuités, sont connectés à deux points convenablement choisis de l’enroulement statorique.
- O. A.
- Nouveau moteur à courant continu.
- Les Ateliers d’Œrlikon ont établi un nouveau moteur série de 200 chevaux établi pour fonctionner sous une différence de potentiel de 700 à 800 volts. La vitesse de rotation peut varier entre 400 et 1.000 tours par minute et la charge peut atteindre 300 ampères sous des différences
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- cle potentiel comprises entre 0 et 800 volts sans qu’il se produise d’étincelles au collecteur. Ce résultat est obtenu par l’emploi de quatre pôles principaux feuilletés et de quatre pôles auxiliaires dont on modifie le nombre des bobines inductrices.
- L’induit porte des encoches complètement fermées dans lesquelles sont placés 518 conducteurs : le collecteur porte 259 lames.
- O. A.
- excitation directe (fig. 3) que par la position de l’éclateur.
- Si l’on intercale dans chacune des deux branches un éclateur fd et f (fig1. 4) et si l’on
- A
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil (suite) ('). — Slaby. — Elektrotechnische Zeitschrift, 9 novembre 190b.
- III. — § 4. — Transmetteur à excitation indirecte arec amortissement amoindri.
- On peut diminuer la valeur de l’amortissement du transmetteur à condensateur à excitation indirecte, dont il a été question dans la 2e partie (§ 2) (2), en augmentant l’intensité du cou-
- è
- wm////m/////////m
- ///A/////////Z/P///Z
- Fig. b
- fait agir alternativement l’un et l’autre de ces éclateurs en court-circuitant à chaque fois le second, on constate, au moyen du multiplicateur, que la longueur d’ondes est la même dans les deux cas. Mais les deux modes d’excitation présentent une différence considérable en ce qui concerne la quantité d’énergie. Dans le montage de la figure 2, la source à haute tension reliée à l’éclateur ne charge que le condensateur : l’antenne, directement reliée à la terre, conserve pour les oscillations lentes le potentiel de la terre et ne se charge pas. Dans le montage de la figure 3, au contraire, la capacité de l’antenne est chargée aussi. Cela produit, comme le montrent les mesures, des différences considérables dans les actions à distance.
- Fig. 1.
- rant dans l’éclateur. Le condensateur servant à l’excitation indirecte de l’antenne peut servii aussi au courant auxiliaire si l’on relie à la terre l’armature supérieure (fîg. 1). Ce montage con-
- A
- A
- Fig. 2.
- ; '/ffl//////////# >'//,
- Fig. 3.
- corde avec celui de la figure 2 qui sera pris pour base dans les considérations suivantes, comme ne se distinguant extérieurement du montage à
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 25 novembre 1905, page 316.
- (2) Voir Eclairage Electrique, tome XLI, 19 novembre 1904, page 303. •
- Fig. 5.
- La différence entre les quantités d’énergie absorbées avec les deux montages permet de trouver l’énergie de charge d’une antenne. Deux harpes (fîg. 5) à quatre fils parallèles de 8 mètres de longueur placés à 50 cm. de distance furent disposées en forme de transmetteur de Hertz avec un circuit oscillant accouplé : ce dernier se composait de deux condensateurs égaux C,-,
- G
- dont la capacité est ~ pour le montage en
- série, et d’une longueur de fil variable u. Chacun des éclateurs fi et fd, absolument sem-
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- blables entre eux, était alternativement relié au transformateur, le second étant court-circuité, et la quantité d’énergie absorbée par le primaire du transformateur était mesurée au moyen d’un wattmètre.
- Le tableau I résume les résultats obtenus.
- TABLEAU «•!
- U cm Çr 2 cm ÉNERGIE ABSOr W; (indirect) (BÉE EN WATTS W a (direct)
- 115 110 9 14
- 145 11 16
- 210 13.5 i8.5
- 44o 26,5 3o, 5
- \ r>6o 3o ,5 35,7
- 670 36,5 4i,5
- 2j5 120 10 i5
- 225 i5 20
- 3a5 20 25
- 44o 25 3o
- Coo 32 37
- 315 120 9,8 14,5
- 200 i4 19
- 280 18 23
- 4oo 23,5 28,5
- Si l’on porte ces valeurs en fonction de la C •
- capacité > on voit que l’énergie absorbée est
- à peu près complètement indépendante de la longueur du fil du circuit oscillant. Il existe une différence constante de 5 watts entre l’excitation directe et l’excitation indirecte : c’est l’énergie de charge de la harpe.
- La capacité des deux harpes connectées, mesurée au téléphone, fut trouvée égale à 85 cm., chiffre qui concorde bien avec le calcul donné dans la lre partie § 5 (1). La capacité par mètre linéaire de fil est, d’après des mesures plusieurs fois renouvelées, de 6 cm. D’après le tableau donné dans la Ie partie § 5, on peut, en extrapolant, trouver pour le cas considéré le facteur de « Désélectrisation » « = 0,75.
- La capacité d’une harpe est donc :
- Ca? = 0,75.4.8.6 = i44 cm.
- A cela s’ajoutent la capacité de deux fils de liaison des extrémités des harpes, de 3 mètres de longueur totale (capacité = 18 cm.) et celle de la jonction des condensateurs de 60 cm. de longueur (capacité 3,6 cm.) ; soit au total une
- (') Voit- Eclairage Electrique, tomeXLI, 5 novembre 1904, page 221.
- capacité de 166 cm. Par suite, la capacité des deux harpes reliées doit être égale à = 83 cm.
- L’éclateur était formé par deux boules de zinc de 1 cm. de diamètre placées à 1 cm. d’écartement. D’après Ileydweiller, le potentiel explosif est, dans ces conditions, égal à 27.000 volts.
- C
- On peut calculer, par exemple pour -^= 500, le temps de charge t. On a :
- 27,00c»2.5oo
- t = 7,23.10 3 seconde.
- L’interrupteur à turbine employé faisait 22 tours par seconde : le temps qui s’écoulait entre deux ruptures successives était donc égal à :
- = i5. io~3 sec.
- 06
- On a vu (§ 2), que dans tous les transmetteurs qui, pour la diminution de l’amortissement, sont accouplés avec un circuit contenant une capacité, présentent, outre l’onde calculée, une onde plus courte ï.2 qui intervient plus fortement dans les phénomènes lorsque l’excitation est indirecte que quand elle est directe.
- f A
- 7/A//////////m
- A £
- Fig. 6.
- L’auteur étudie cette question importante et calcule d’abord les deux longueurs d’ondes.
- Il considère d’une façon tout à fait générale le système représenté schématiquement par la figure 6. ABD est un circuit fermé relié à la terre, de self-iuduction AD = L„ et de capacité C/ (bouteilles de Leyde). La connexion de C/ à la terre est d’abord supposée dépourvue d’induction. Pin D est relié un fil rectiligne de longueur l et de capacité statique C a clans lequel la vitesse de l’électricité coïncide avec la vitesse de la lumière. Un grand nombre d’expériences
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- ont montré que le système total oscille alors exactement comme si le circuit fermé était chargé en D avec une capacité additionnelle.
- La capacité du 111 peut être remplacée, pour la longueur d’oncles lv par une capacité statique idéale de grandeur (1) :
- où
- ml Xx = —
- h
- La longueur d’ondes est:
- h = 27t\jL;j(G/- —C'rfj Ù — ^G/- —)— Crfj
- Pour résoudre cette équation, on peut opérer par approximations en se servant de la courbe
- y = . Qn suppose connues les valeurs de
- Cf, Ca et L7l : celles de Cf et de C^ pourront être avantageusement mesurées au moyen du pont avec téléphone, et celle de L„ pourra être déterminée directement en détachant l’antenne du point D et en mesurant au moyen d’un multiplicateur la longueur d’ondes l/c du circuit fermé dans lequel on intercale des capacités connues C/de différentes valeurs.
- On tire alors la valeur de L„ de la relation
- 4 = 27TV/L/iC/ •
- Pour éviter les erreurs de mesure possibles, on porte 4 en fonction de et l’on trace par l’origine une droite passant à proximité de la majorité des points.
- On prend alors deux valeurs d’essai de G < 4 < a'
- on calcule x\ elx'\ et l’on cherche sur la courbe les valeurs correspondantes
- x \ eç tg X )
- OC ,j oc ^
- On porte alors en ordonnées les longueurs d'ondes calculées au moyen de l’équation 1 et en abscisses les valeurs d’essai. On relie les deux points trouvés par une droite, et le point d’intersection de celle-ci avec une droite menée sous
- (1) 3* partie § 2, Voir Eclairage Electrique, tonie XLII, 11 mars 1905, page 381.
- 45° par l’origine donne la valeur vraie de ),r
- Si l’on ne peut pas admettre pour le fil d’antenne que l’électricité possède la vitesse de la lumière, ou s’il s’agit d’une antenne complexe, on détermine d’abord, d’après la méthode indiquée au § 3, la longueur équivalente /0.
- L’antenne accouplée possède, comme tout système oscillant, une série d’harmoniques. Tandis que, dans l’antenne simple Marconi, l’oscillation fondamentale est la plus puissante et que les harmoniques supérieurs entrent à peine en considération, dans le transmetteur accouplé le premier harmonique peut, dans certaines circonstances, produire une action à distance supérieure à celle de l’onde fondamentale. Il a été possible à l’auteur de constater, au moyen du multiplicateur, l’existence d’un second harmonique, maisd’intensitétrès faible et, parsuito, négligeable.
- Pour le calcul d<e l’harmonique, on peut employer l’équation générale
- / — 2 TT
- dans laquelle x
- ml
- L’angle x peut évidemment être compris dans l’un quelconque des quadrants, d’où résulte une série de valeurs de 1 satisfaisant toutes à l’équation. L’onde calculée d’abord correspond au premier quadrant et l’harmonique 12 au second quadrant. Mais le calcul mathématique reposant sur l’équation employée conduit à des résultats faux, car les conditions physiques sont différentes pour l’onde fondamentale et pour l’harmonique- Pour l’onde fondamentale, le système relié à la terre oscille en quart d’ondes; pour l’harmonique, le système relié à la terre oscille en trois quarts d’ondes, c’est-à-dire est équivalent à un système non relié à la terre oscillant en demi-onde. Il en résulte une différence considérable dans la valeur de la capacité du fil qui entre en jeu.
- L’exemple suivant peut faire comprendre cette différence. Partons du fait expérimental qu’un fil de longueur l relié à la terre oscille
- avec l’onde fondamentale l et avec le premier harmonique ^ = Calculons l’onde fondamentale d’après la méthode indiquée dans la
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- irj partie § 2 (f). En désignant par C^ la capacité statique du fil l, on a, pour la capacité d’oscillations rapportée à l’extrémité :
- C'
- i 1
- 2 102*a at —
- l . c
- ou
- c
- 2 logoat
- l
- désigne la capacité par unité de longueur.
- Le coefficient de self-induction pour le courant oscillant est :
- 7T
- il . lognat - •
- Le fil étant relié à la terre au nœud de tension, on peut considérer l’oscillation comme celle cl’un circuit fermé possédant un coefficient de self-induction L' et contenant un condensateur de capacité Cd'. On tire alors de l’équa-tion de Thomson,
- résultat qui concorde avec l’expérience. Pour cette oscillation vis-à-vis de la terre, chaque unité de longueur du fil intervient avec sa pleine capacité C.
- Considérons l’harmonique, pour lequel le fil
- de longueur g l correspond à une demi-onde.
- Le coefficient de self-induction du circuit oscillant est
- L' = 2 . 2 . ^ . lognat - •
- 77 6 V
- Désignons par Cc// la capacité qui
- intervient
- h___k
- 4 — 2
- 3-
- l lot
- G’c
- on en déduit
- G" a
- i l i
- Tv 3 l
- 4 lognat-
- 2 l n 3
- c
- 2
- c’est-à-dire que la capacité du fil par unité de longueur du quart d’ondes n’intervient que pour la moitié de sa valeur.
- Cette différence a été signalée pour la première fois par M. Poincaré (2).
- C) Voir Eclairage Electrique, tome XLI, 29 octobre 1904, page 175.
- (2) Electricité et optique, vol. 2, page 125.
- On peut examiner l’effet pratique de l’harmonique, dans le transmetteur accouplé. Supposons le condensateur Cf de la figure G relié directement à là terre, c’est-à-dire sans fil de de jonction.
- L’harmonique possède sur l’antenne un noeud O : la portion de fil située au-dessus de O oscille en quart d’ondes, tandis que la portion inférieure OD prend, avec L„ et une demi-onde.
- L„ oscille en quart d’ondes avec une partie C'f de la capacité Cf, et l’on a, en négligeant la capacité très faible de L,,, la relation .
- — 27T V hnG f
- D’autre part, la portion de fil DO = y, chargée également par une partie C"f de la 'capacité Cf, oscille aussi en quart d’oncles de même longueur., et l’on a (lre partie § 7) :
- C-tJ_____ 2 77 V 2 77 )’
- < j
- où C, désigne la capacité du fil par unité de longueur Or on a
- et
- '='-f
- 277 y (ml 77
- ,gv=,g
- ml
- tg — '2
- En multipliant par - > il vient
- 2 771 I
- ml
- h
- ïnl
- G ;= —
- ml
- h
- • c\ J
- D’après ce qui précède, cq = - et C%l = —
- puisque lè fil et C "f oscillent en demi-onde. On a alors
- où
- tg •?’•_> Ga
- *2 2
- r2
- ml
- /2
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- T. XLV. — N° 49.
- On a d’autre part
- C',+ C',.= C, ou
- C'._C I -X2 Cd 1 J ' x2 2
- d’où
- 27T l
- On obtient donc pour le calcul de 1 harmonique, la même équation que (1) avec la différence que la capacité du fil est divisée par 2 et que l’angle .r2 est dans le deuxième
- quadrant. I étant inférieur à -4 1 4
- est toujours négatif.
- le
- terme
- tg X-2 x2
- (à suivre).
- r. v.
- Dispositif Fessenden pour éviter de manipuler directement sur le circuit principal des appareils transmetteurs.
- L’inventeur utilise l’action qu’exercent les rayons ultra-violets pour faciliter le passage de la décharge dans l’éclateur. Pour cela, il place à côté de l’une des électrodes une électrode auxiliaire surle circuit de laquelle est intercalé le manipulateur ou la clé. Chaque fois que la clé est ouverte et qu’il n’y a, par suite, pas d’étincelle auxiliaire, la décharge ne peut pas passer entre les boules de l’éclateur : aussitôt que l’étincelle auxiliaire jaillit, la décharge principale passe et donne naissance à des oscillations électriques.
- R. Y.
- ÉLECTROCHIMIE
- Electrolyse des solutions de sels de fer. — Karao-glanoff. — Zeitschrift fur Electrochemie. Abstracts 25 octobre igo5.
- A part le voltamètre à argent, aucune des formes ordinaires de voltamètres à poids, à volume, ou à titrage n’est applicable à des travaux précis.
- L’auteur indique les résultats d’une étude sur un voltamètre à titrage basé sur sur la réduction cathodique du sulfate ou sulfate ferreux. L’électrolyse faite avec des électrodes en platine montre que le dégagement de gaz commence à la cathode avec une intensité critique de courant proportionnelle à la concen-
- tration de la solution. La relation entre le courant et la concentration est une fonction de la température et l’augmentation relative de la vitesse de réduction par degré a une valeur constante égale à o,o3o, indépendante de la concentration.
- Avec une teneur constante en fer dans la solution, l’addition de sulfate de cuivre ou de zinc, de nitrate d’argent, de chlorure de mercure augmente la valeur du courant critique : au contraire les chromâtes, bichromates ou le chlorure d’étain abaissent cette valeur. L’action catalytique accélératrice des sels des métaux lourds est due à la séparation des métaux eux-mêmes, et l’action retardatrice à une modification produite à la surface des électrodes. En effet, la valeur du courant critique est considérablement augmentée si l’on platine les électrodes et aussi si on les agite.
- L’auteur indique en terminant qu’un voltamètre à titrage permet d’obtenir une précision de 0,23 coulomb, correspondant à 0,0008 gr. d’argent.
- E. B.
- Diffusion, par le fer, de l’hydrogène naissant. — Winkelmann. — Drudes Annalen, octobre igo5.
- Bellats et Lussana avaient entrepris, il y a une quinzaine d’années, des expériences sur ce sujet, et opéraient avec une cathode formée d’un tube de fer fermé placée dans une solution étendue de soude et contenant de l’hydrogène sous pression. Us avaient cherché de quelle façon la diffusion dépend de l’intensité du courant et de la température.
- L’auteur a répété ces expériences et a trouvé que la vitesse de diffusion est indépendante de la valeur de la pression de l’hydrogène, placé à l’intérieur du tube. La quantité de gaz diffusé ne varie pas quand la pression au-dessus de l’électrolyte est modifiée. La pression produite électrolytiquement, qui pousse l’hydrogène de l’extérieur vers l’intérieur du tube, atteint au moins 58 atmosphères. La diffusion croit avec la température d’une façon considérable, l’intensité de courant restant la même. Si l’on cherche sa relation de proportionnalité avec une puissance de la température, on trouve que cette puissance est au moins égale à 5. A température constante, la diffusion croit avec l’intensité, mais plus lentement que celle-ci.
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- À température constante et toutes les conditions relatives aux électrodes et à l’électrolyte restant les mêmes, l’auteur a trouvé que la quantité diffusée esta peu près proportionnelle à la différence de potentiel active.
- E. B.
- Depots d’alliages obtenus au moyen d’un mélange d'électrolytes. — Jacobs. — Abstracts, 25 octobre igo5.
- L’auteur a étudié le moyen de déposer simultanément du zinc et du nickel sans employer de solution de cyanure et sans recourir à une densité de courant anormal. Il a trouvé que l’électrolyte le plus convenable est une solution des sulfates neutres des deux métaux. La résistance intérieure du bain était réglée par une addition, en quantités variables, de sulfate et de chlorure d’ammonium. Pour maintenir la différence de potentiel appropriée entre les deux anodes et la cathode et régler ainsi la quantité de chacun des deux métaux déposés sur la cathode, l’auteur employait deux générateurs produisant les voltages différents, dont des pèles positifs étaient reliés aux deux anodes, et dont les pèles négatifs étaient reliés tous deux à la cathode. Le nickel ayant une tendance à se déposer à plus basse tension que le zinc, et la proportion de zinc dans l’alliage devant, en outre, être prédominante, le générateur relié à l’anode en zinc avait un votage sensiblement plus élevé que l’autre.
- L’alliage ainsi obtenu par l’auteur est régulier et solidement adhérent : il ne présente aucune tendence à s’écailler ou à se craqueler quand on retire les couches de la cathode et qu’on les redresse.
- Quand on emploie des anodes en zinc et en cuivre, il est simplement nécessaire de modifier le voltage de l’une des anodes pour obtenir toutes
- les variétés de bronze, depuis le bronze rouge riche en cuivre jusqu’au bronze pâle contenant une forte proportion de zinc.
- R. R.
- Dépression spontanée du potentiel de la cathode pendant l’électrolyse de l’acide sulfurique. — Tafel et Emmert. — Abstracts, 25 octobre igo5.
- Les auteurs ont constaté précédemment qu’il se produit à la cathode, pendant l’électrolyse de l’acide sulfurique avec des électrodes en platine, une dépression brusque du potentiel de la cathode. Ils ont trouvé que la cause de cette chute de potentiel est due au platine déposé sur la cathode. Les cathodes de différents métaux ont des sensibilités différentes pour cette déposition du platine. Ainsi, avec une cathode d’argent, un dépèt de platine inférieur à 0,001 milligramme pour 10 cm2 de surface de cathode produit une chute de potentiel. Dans quelques cas, le platine déposé reste inactif pendant un certain temps puis devient actif : pour cette raison, les séries de mesures faites sur une seule et même cathode donnent des résultats differents.
- L’action du platine n’est pas de transformer la cathode en une cathode en platine, mais produit une modification chimique de la surface, probablement par un phénomène catalytique quelconque. L’or produit une action semblable, mais moins marquée.
- Les valeurs corrigées du potentiel de la cathode avec 0,1 ampère sont 1,97 et 1,98 volts pour le plomb poli et rugueux, 1,94 et 1,95 volts pour le cadmium, et sont supérieures à 1,7 volts pour l’argent. Les auteurs indiquent que, quand on emploie des anodes en platine la polarisation joué un rèle important.
- R. R.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur un phénomène de refroidissement observé dans les fils d’argent plongés dans l’eau et parcourus par des courants électriques. — D’après une note de M. E. Rogovsky, présentée par M. Lipp-mann. — (Séance du 16 octobre 1905).
- Au cours de recherches sur la conductibilité extérieure des fils d’argent plongés dans l’eau,
- l’auteur a observé le fait remarquable que la résistance des fils plongés dans l’eau diminue d’abord quand le courant électrique qui passe à travers ces fils croit, pour augmenter ensuite; par conséquent la température du fil entre des limites déterminées de l’intensité du courant s’abaisse au lieu de s’élever.
- Cette variation de résistance, qui semble sin-
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- '.00
- gulière, s’explique simplement par le fait que la température des fils dépend non seulement de la quantité de chaleur développée dans ces derniers par le courant, mais aussi de celle perdue par sa surface latérale, c’est-à-dire de la conductibilité extérieure des fils dans l’eau.
- Sur la conductibilité électrique du séléniuïn, d’après une note de M. Maurice Coste, présentée par M. Lippmann. — (Séance du 6 novembre 1905).
- Pour mesurer la résistance du sélénium on le fond généralement entre deux lames métalliques. Par refroidissement rapide, on obtient du sélénium vitreux qui est isolant ; en le recuisant on effectue sa transformation en sélénium métallique qui est conducteur.
- Quand on a effectué la transformation du sélénium vitreux en sélénium métallique, on voit qu’une section examinée au microscope présente un grand nombre de fissures de géodes avec pointements. La longueur de ces géodes et la longueur des pointements varie beaucoup avec la façon dont est effectuée la transformation et avec la vitesse de refroidissement.
- L’auteur estime que la densité des résultats obtenus par différents expérimentateurs provient de la structure particulière de chaque échantillon.
- Deux échantillons de sélénium : l’un très compact, l’autre à texture à géodes présenteront des différences considérables au point de vue de la variation de résistance avec la température. Pour le second, par suite de dilatations inégales, la nature des contacts sera modifiée : il s’établira une légère pression aux points de contact et l’étendue des surfaces sera augmentée. Ces deux effets ont pour résultat de diminuer dans des proportions considérables les résistances au contact. On aura donc
- une diminution assez considérable de la résistance avec la température, quel que soit le sens de la variation pour le sélénium compact.
- Pour obtenir du sélénium très sensible à l’action de la lumière, ni faut l’obtenir à l’état métallique sous une forme aussi peu compacte que possible; L’effet dû à la lumière paraît provenir dë deux causes: 1° modification de la nature de la surface du sélénium; 2Ô effet thermique dû à l’absorption des radiations lu mineuses.
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Sur les Eclateurs, par M. de Valbreuze. — (Séance du 4 novembre).
- Dans cette communication, l’auteur passe en revue les différentes études auxquelles ont donné lieu, dans ces dernières années, les éclateurs, au point de vue du potentiel explosif, de la distance explosive, et de la résistance. Il indique ensuite les résultats obtenus avec les éclateurs à électrodes de mercure. Enfin, il donne quelques résultats d’expériences comparatives personnelles faites avec un éclateur à air et des éclateurs à vide de différents types. Ces expériences semblent montrer que les éclateurs à vide possèdent une supériorité assez nette sur les éclateurs à air, au point de vue des effets produits. Malheureusement ces appareils présentent des inconvénients qui ont empêché, jusqu’à présent, leur emploi dans la pratique de la télégraphie sans fil. Parmi ces inconvénients, on peut citer en premier lieu l’incertitude perpétuelle où l’on est du degré de vide à l’intérieur du tube scellé, un fonctionnement prolongé provoquant le dégagement de gaz occlus dans les électrodes et dans le verre.
- Sens. — sooié+É nouvel»,e de l'imprimerie. mïriaM, i, rue de la bertauche
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLV.
- Samedi 16 Décembre 1905.
- 13e Année. — N° 50.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A, D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefxore. — M. LEBLANC, Professeur à l’Ecole des Mines. —• G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École central des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- RECHERCHES RÉCENTES SUR LE MÉCANISME DU COURANT ÉLECTRIQUE.
- IONS ET ÉLECTRONS (Suite)"’.
- En s’aidant des progrès accomplis, on peut reprendre les expériences de Giese sous une forme différente et plus précise, et les propriétés que l’on trouve aux gaz issus de la flamme se retrouvent exactement dans tous les autres cas de conduction gazeuse, dans les gaz soumis à l’action des rayons Rontgen ou de ceux du radium, et même de façon permanente dans l’atmosphère, grâce aux substances radioactives qu’elle renférme en quantité infinie. .
- A l’extrémité d’un tube de cuivre très fin brûle une flamme de gaz F (fi g 2) à peine visible et cependant suffisante pour produire des effets intenses. Les gaz qui en proviennent s’engagent dans un tube de laiton, vertical, T, qui forme cheminée et où monte un courant d’air à peine tiède auquel on peut donner une vitesse constante et connue, en aspirant par une trompe à eau à la partie supérieure de T.
- Le tube T porte suivant son axe deux tiges métalliques isolées aux électrodes, A et B, pouvant êljjÇe reliées à l’extérieur par l’intermédiaire des fils métalliques rigides qui les supportent.
- On peut faire passer un courant à travers le gaz qui monte dans T en établissant une différence de potentiel au moyen d’une batterie d’accumulateurs Y (200 volts environ) entre ce tube et l’une des électrodes, celle du haut A par exemple, l’autre R étant isolée
- (1) Voir Eclairage Electi ique, tome XLV, 9 décembre 1905, page 361.
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- L’E C L A1H A G E É L E C T RI QU E
- T. XLV. — N° 50.
- et prenant par conséquent le potentiel du tube à cause de la conductibilité du gaz. Pour éviter toute perturbation due aux lignes de force échangées entre A et B, il suffit de séparer ces deux électrodes par une toile métallique reliée au tube.
- La mesure du courant qui passe à travers le gaz entre A et T peut se faire en intercalant, dans le circuit T V A, un galvanomètre sensible ou un électromètre à quadrants dont l’aiguille est chargée par une pile indépendante P. Le circuit de la batterie Y est formé par le tube T, le gaz conducteur, l’électrode A, la paire de quadrants Q reliée à l’autre paire de quadrants Q’ par un contact mobile fermé et qu’un relais permet d’ouvrir, puis Q’ communique avec la cage de l'électromètre prise comme sol et reliée à l’autre pôle de la batterie Y. Pour mesurer le courant qui passe dans ce circuit, il suffît de séparer les deux paires de quadrants ; le potentiel de Q varie à cause des charges qui continuent à arriver à l’électrode A par suite de la différence de potentiel qui existe entre elle et le tube T,
- et Pélectromètre dévie avec une vitesse proportionnelle à l’intensité du courant.
- On constate ici cette déviation, qui change de sens avec la différence de potentiel fournie par la batterie, sans changer sensiblement de grandeur, montrant par là que le gaz fournit à l’electrode A, dans des conditions symétriques, des charges positives ou négatives suivant le sens du champ.
- Si l’on étudie la manière dont varie l’intensité i du courant avec la différence de potentiel V établie entre A et T, on obtient un résultat tout différent de celui que fournirait un conducteur métallique ou électrolytique mis à la place du gaz. Dans ce dernier cas, la loi d’Olim étant satisfaite, la ligne représentant la variation de i en fonction de Y serait une ligne droite passant par l’origine. Dans le cas du gaz, la courbe part aussi de l’origine, i s’annulant avec le champ, avec V, s’élève d’abord de manière à peu près rectiligne, puis s’incurve vers l’axe des Y pour devenir bientôt exactement horizontale. Il est bien certain qu’un accroissement considérable de V, suffisant pour provoquer la décharge disruptive entre A et T, provoquerait un relèvement rapide de la courbe, mais jusqu’à cette région correspondant à des valeurs de Y de 20 à 30.000 volts, il existe un palier extrêmement long où l’intensité du courant, où les chargés électriques passant à travers le gaz, restent complètement indépendantes du champ qu’on y établit. On exprime ceci d’ordinaire en disant que le courant est saturé, que la saturation est atteinte.
- On trouve ainsi dans les gaz conducteurs ce caractère nouveau que d’un volume déterminé du gaz on ne peut extraire plus d’une quantité déterminée d’électricité de chaque signe correspondant au courant de saturation. Chaque unité de volume du gaz peut fournir des quantités d’électricité positive et négative sensiblement égales dans le cas des gaz issus de la flamme ou des gaz soumis à l’action de rayonnements, puisque les courants de saturation mesurés sur A y sont sensiblement les mêmes dans les deux sens et que le gaz n’a pas de charge sensible au total, mais qui peuvent être profondément différentes dans le cas, par exemple, où l’on fait monter dans T le gaz soufflé par une aigrette: dans ce cas le gaz est chargé dans sa niasse et ne peut fournir que des charges
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- 16 Décembre 1905.
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- 403
- d’un seul signe, celui de l’aigrette elle-même ; A ne recueille aucun courant si sa charge . est de ce même signe, un courant intense si sa charge est de signe contraire.
- Les charges qui peuvent traverser le gaz conducteur semblent donc être fournies par lui, y avoir été produites, libérées en quantité limitée par la cause qui a créé la conductibilité, passage dans la flamme, action de rayonnements ou de l’aigrette.
- Pour n’avoir pas à tracer une courbe par points, on peut établir l’existence de la saturation en montrant que le passage du gaz dans un premier champ suffit pour lui enlever toute conductibilité si la cause de celle-ci a cessé d’agir, ce premier champ ayant extrait du gaz les charges disponibles et l’ayant ainsi ramené à son état normal où il est isolant.
- Si l’on relie en effet au sol l’électrode B primitivement isolée de manière à maintenir entre elle et le tube toute la différence de potentiel V, A continuant à être reliée à l’électromètre, celui-ci n’indique plus aucun courant entre A et T après passage du gaz dans le champ inférieur; il n’est pas possible d’extraire de ce gaz plus d’électricité que ne l’a fait B sur laquelle le voltage V était suffisant pour établir la saturation.
- On peut montrer de plus que les charges ainsi extraites par le champ des différentes portions du gaz conducteur se meuvent avec une vitesse finie sous l’action de la force électrique qui les sollicite. Dans les gaz en repos, comme on peut le montrer directement, ces charges suivent les lignes de force, les positives dans le sens du champ, les négatives en sens inverse pour aller, à l’extrémité de ces lignes de force décharger les corps électrisés sur lesquels elles s’appuient. Si le gaz est en mouvement, comme dans le cas actuel, sa vitesse d’entraînement se compose avec la vitesse que prennent les charges sous l’action du champ, et la résultante détermine la trajectoire de ces charges par rapport aux surfaces électrisées.
- Les charges disponibles dans l’élément de volume O, à son arrivée dans le champ, se mouvront vers B si leur signe est convenable en suivant une trajectoire d’autant plus voisine de la ligne de force passant par O que la vitesse d’ensemble du gaz est moindre ou que la vitesse communiquée par le champ est plus grande.
- Si cette dernière vitesse est suffisamment faible, certaines trajectoires n’atteindront pas B mais seulement A ou pourront même être entraînées hors du tube avant d’avoir rencontré cette dernière électrode. La saturation n’existera pour aucune électrode; aucune ne recueillera la totalité des charges disponibles dans le gaz conducteur.
- En effet, si au lieu d’établir entre B et T un champ intense au moyen de la batterie Y, on n’établit qu’une faible différence de potentiel, 4 volts par exemple, on constate qu’on peut de nouveau recueillir du courant sur A, les charges disponibles dans la partie du gaz la plus voisine de l’axe pouvant seules arrivera B. Du rapport entre le courant maintenant recueilli par B et le courant de saturation on peut déduire le rapport entre la vitesse communiquée aux charges sous l’action du champ et la vitesse d’ascension du gaz supposée connue. Tous les résultats sont d’accord avec cette relation facile à prévoir que le déplacement des charges dans le milieu visqueux que constitue le gaz se fait avec une vitesse proportionnelle à la force qui agit sur elles, c’est-à-dire à l’intensité du champ électrique. SiX est le champ, la vitesse des charges est de la forme k X, k étant une constante, la mobilité des charges, différente suivant que les positives ou les négatives se meuvent vers B. Dans le cas des gaz rendus conducteurs par les rayons de Rontgen, la mobilité des charges positives est dans l’air normal 1,4 centimètre par seconde dans un champ d’un volt par centimètre, un peu plus grande (1,8) pour les négatives.
- Un dernier caractère impartant est le retour progressif du gaz conducteur vers son état normal par recombinaison des charges disponibles quand il en existe à la fois des deux signes.
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- 11 suffit pour mettre en évidence cette recombinaison de montrer que le courant de saturation obtenu en B est notablement plus intense que celui obtenu en A lorsqu’aucun champ n’existe en B. Pendant le temps que met le gaz à monter de B en A, un retour partiel à l’état isolant normal se produit.
- Tout se passe par suite comme si la cause qui crée la conductibilité du gaz avait pour effet de mélanger au gaz initial deux gaz nouveaux en quantité limitée, chargés l’un positivement, l’autre négativement et pouvant par suite se mouvoir en sens inverses sous l’action d’un champ extérieur pour aller décharger les corps électrisés qui créent ce champ, pouvant aussi se recombiner progressivement comme le feraient par exemple du gaz chlorhydrique et du gaz ammoniac mélangés à Pair, leur présence simultanée correspondant à un état instable du mélange.
- Tous les faits indiqués ci-dessus se représentent de la manière la plus simple si l’on admet, avec Giese, que la température élevée de la flamme où l’action des rayonnements dissocie un certain nombre de molécules électriquement neutres du gaz en deux centres électrisés, un ion positif et un négatif, comme la molécule de sel marin se dissocie en solution en un ion sodium chargé positivement et un ion chlore chargé négativement. La présence des ions dans les gaz correspond à un état instable de ceux-ci, au moins à la température ordinaire; l’attraction mutuelle des ions des deux signes provoque leur recombinaison et le retour du gaz à l’état normal, à moins qu’un champ électrique ne produise le déplacement des deux sortes d’ions dans des directions opposées, et ne les amène aux surfaces électrisées, pour les décharger, en quantité d’autant plus grande qu’il est plus intense et a laissé aux ions plus de temps pour se recombiner.
- *
- III. — La supériorité du milieu gazeux se manifeste en ceci que l’existence des ions a cessé d’y être une hypothèse, grâce aux phénomènes de condensation de la vapeur d’eau qui permettent de saisir individuellement ces ions et de les dénombrer, de mesurer la charge de chacun d’eux, en utilisant leur propriété de servir de germe pour la formation des gouttes en présence de vapeur sursaturante. Les expériences que nous allons examiner maintenant rappellent les procédés qu’emploient les bactériologistes pour le dénombrement des germes en les plaçant dans des conditions favorables au développement autour d’eux de colonies visibles à l’œil nu et dont le nombre est égal à celui des germes. Nos ions placés dans la vapeur d’eau sursaturante groupent autour d’eux, par attraction électrostatique sur les molécules d’eau électriquement polarisables, une colonie qui devient la goutte visible;
- La difficulté qu’éprouve la vapeur d’eau a se condenser en gouttes en l’absence de germes a pour cause les actions capillaires, la tension superficielle qui presse sur la goutte et facilite son évaporation d’autant plus que la goutte est plus petite. Cette difficulté est mise en évidence par des expériences de Coulier qui remontent à 1875. Ce flacon renferme un peu d’eau ; il est fermé par un bouchon traversé de deux tubes dont l’un porte un robinet et l’autre communique avec une poire de caoutchouc permettant de comprimer puis de détendre brusquement l’air du flacon. Si cet air vient d’être puisé au dehors, une première détente produit un brouillard à cause de la sursaturation qui résulte du refroidissement brusque de l’air. Ce brouillard est fin et les gouttes tombent lentement. Quand il a disparu, une seconde détente égale à la première donne un brouillard composé de gouttes moins nombreuses et plus grosses, et ce brouillard se transforme aux détentes ul térieures en une pluie qui finit meme par disparaître complètement; ce même état pouvant s’atteindre dès la première détente si Ton a eu soin de filtrer sur un tampon de coton l’air introduit dans le flacon.
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- Tout montre donc que des germes tels que les poussières toujours présentes clans l’air non filtré, sont nécessaires à la formation des gouttes ; chaque goutte entraînant avec elle son germe quand elle tombe, on conçoit comment les détentes successives peuvent purifier l’air du flacon de ses poussières et supprimer toute condensation visible au moment de la détente, la sursaturation qui en résulte ne pouvant alors alors disparaître que par diffusion, vers les parois, de la vapeur en excès ou par réchauffement du gaz.
- Le brouillard obtenu devient au contraire très intense et très fin si j’introduis dans le flacon un peu de ces gaz de la flamme dont nous avons constaté tout à l’heure la conductibilité.
- Un autre moyen d’obtenir la sursaturation consiste à faire arriver dans l’air un jet de vapeur qui, saturante à cent degrés, devient sursaturante en arrivant dans l’air à température ordinaire et doit se condenser sur les poussières qu’elle y rencontre. Mais le nombre des gouttes formées, et par suite l’opacité du jet, due à la diffraction de la lumière incidente par les gouttes nombreuses et très fines, augmentent énormément si je mélange au jet les gaz issus d’une flamme, ou si j’en approche un morceau de phosphore ou une pointe métallique de laquelle jaillit une aigrette. Dans ces trois cas, les gaz où se produit le jet sont conducteurs, mais rien ne prouve cependant que les germes de gouttes soient les centres électrisés auxquels nous attribuons la conductibilité, — nous avons au contraire des raisons d’admettre la présence d’autres germes, gouttelettes résultant de la condensation des produits de combustion, de l’oxydation des vapeurs de phosphore, ou particules arrachées au métal par l’aigrette. Les gaz rendus conducteurs par les rayonnements agissent également sur les jets de vapeur, mais plus faiblement que les précédents.
- Pour donnera l’expérience une forme concluante, il nous faut avec M. G. T. R. Wilson opérer sur une masse d’air limitée, complètement privée de poussières par le procédé de détentes successives indiqué par Coulier, et où nous puissions produire des détentes rapides, de grandeur connue et variable. Ces conditions sont réalisées par l’appareil de la figure 3 où un récipient R composé de deux ampoules de verre contenant un peu d’eau et portant chacune un fil de platine soudé à la partie inférieure, communique avec un cylindre G où peut se mouvoir un piston P constitué par une éprouvette renversée, dont le déplacement est obtenu par la mise en communication, résultant d’une traction brusque de la soupape S, avec un récipient F où une trompe à eau fait le vide. Le déplacement du piston P est limité par une rondelle de caoutchouc placée au fond du cylindre G, et peut se mesurer au moyen d’une graduation que porte l’extérieur de ce cylindre. On peut ainsi connaître la détente subie par l’air enfermé dans le récipient R au-dessus du piston, détente mesurée par le rapport du volume final au volume initial. Pour obtenir une nouvelle détente il suffit de remonter le piston à la hauteur voulue en laissant rentrer l’air par le robinet T et en refermant celui-ci pour arrêter le piston.
- Trompe
- Fig. 3.
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- Les résultats obtenus varient avec la grandeur de la détente : pour une détente inférieure à 1,25 aucune condensation en gouttes ne se produit, même si l’on fait agir des rayons de Rontgen ou du radium sur le gaz du récipient R à travers la paroi. Pour une détente comprise entre 1,25 et 1,4 quelques gouttes seulement se forment d’ordinaire tandis qu’un brouillard abondant et ténu se produit si le gaz est conducteur au moment de la détente.
- De plus nous avons deux moyens de nous assurer que la condensation est liée à la présence de charges disponibles dans le gaz et que les gouttes se forment sur les centres électrisés qui portent ces charges.
- Tout d’abord si l’on extrait ces charges du gaz au fur et à mesure de leur production, au moyen d’un champ créé par une différence de potentiel entre les deux ampoules du récipient R, grâce aux fils de platine qu’elles portent et à l’eau qu’elles renferment, les centres de condensation disparaissent en même temps qu’elles.
- De plus on constate facilement que les gouttes sont électrisées, portent la charge des centres autour desquels elles se sont formées.
- Si nous produisons en effet une détente peu supérieure à 1,25, de manière à ne provoquer la condensation, comme le montre l’expérience, que sur les centres négatifs, nous pouvons constater que les gouttes sont soumises à une force dans un champ électrique, qu’elles tombent avec une vitesse différente dans un champ électrique vertical et sous l’action de la pesanteur seule. Dans ce dernier cas, si m est la masse d’une goutte, la force qui agit sur elle est son poids mg, tandis qu’en présence d’un champ vertical X, il s’ajoute à ce poids la force électrique Xe, si e est la charge de la goutte. Les vitesses de chute étant u et uu la proportionnalité des vitesses aux forces dans le milieu visqueux constitué par le gaz donne :
- lï±
- U
- Xe , X e 7~ = 1 + “ • “
- d’où l’on peut tirer le rapport de la charge d’une goutte à sa masse. Celle-ci peut d’ailleurs se déduire de la vitesse u de chute sous l’action de la pesanteur seule, grâce à une formule due à Stokes
- 9 /*
- où a est le rayon de la goutte d’eau et u le coefficient connu de viscosité du gaz. Cette relation donne a et par suite m, d’où e.
- Un autre procédé pour obtenir cette charge, et qui fut employé par J.-J. Thomson consiste à calculer la masse d’une goutte par la formule de Stokes, puis le nombre des gouttes d’après la niasse totale d’eau condensée, et la charge d’une goutte en divisant par ce nombre la quantité totale d’électricité disponible dans le gaz.
- Les meilleures mesures de ce genre conduisent, pour la charge d’une goutte et par suit£ d’un ion, au nombre 3,4 X 10-10 unités électrostatiques C.G.S. Je n’insisterai pas ici sur les expériences permettant de montrer que cette charge est égale à celle d’un atome monovalent dans l’électrolyse, d’où une base solide établie sur le terrain jusque là mouvant des grandeurs atomiques et la possibilité d’un dénombrement des atomes ou des molécules.
- Une première confirmation importante du nombre fourni par les mesures précédentes pour la charge d’un ion s’obtient en cherchant par les procédés de la thermodynamique quelle doit être la charge d’une gouttelette pour qu’une détente 1,25 suffise à provoquer
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- la condensation sur elle. On obtient un nombre voisin de 4 X 10 unités électrostatiques, remarquablement d’accord avec le résultat des mesures directes. Nous rencontrerons plus loin une confirmation plus remarquable encore.
- *
- * *
- IV. — Nous connaissons maintenant la charge que porte un ion, la même en valeur absolue pour les positifs et pour les négatifs, et par conséquent la force qui s’exerce sur lui dans un champ électrique, et savons d’autre part, avec quelle vitesse cette force déplace l’ion au travers du gaz. Les méthodes de la théorie cinétique permettent de cette double donnée de déduire la grosseur comparée de l'ion et des molécules et d’en conclure qu’il est constitué par une agglomération de molécules neutres maintenues autour d’un centre électrisé par l’attraction qu’il exerce sur elles, comme sur la vapeur d’eau, pour en faciliter la condensation. La grosseur de cette agglomération est limitée par l’agitation thermique des molécules qui agit en sens inverse de l’attraction électrique.
- Si nous voulons être renseignés sur le centre électrisé lui-même, noyau de l’agglomération qui constitue l’ion à la température ordinaire, il nous faut rendre prépondérante l’agitation thermique pour empêcher même les molécules les plus voisines de rester liées au centre dans son déplacement à travers le gaz. C’est effectivement ce qui semble avoir lieu dans les flammes où les mesures de mobilités d’ions, faites par une méthode de courant gazeux analogue à celle indiquée plus haut, conduisent à des nombres considérables par rapport à ceux obtenus pour les ions ordinaires, et surtout profondément différents pour les ions des deux signes, nouvel exemple de la dissymétrie signalée plus haut. Les charges négatives se déplacent en effet dans les flammes avec une vitesse de l’ordre de 1000 à 2000 centimètres par seconde pour un volt par centimètre, tandis que la mobilité des centres positifs est quinze ou vingt fois plus faible. L’application de la théorie cinétique permet d’en conclure que les centres positifs sont de l’ordre de grosseur des atomes tandis que les négatifs sont beaucoup plus petits, de l’ordre du millième de l’atome d’hydrogène au point de vue de l’inertie.
- Nous atteignons ainsi pour la première fois la notion d’une fraction de matière inférieure à l’atome, centre électrisé auquel nous donnerons le nom d’électron, réservant celui d’ion pour les agglomérations plus importantes que nous avons rencontrées à la température ordinaire.
- L’existence de ces électrons se trouve confirmée et précisée de bien des côtés différents, en particulier par les phénomènes qu’on observe dans les tubes de Crookes, par les propriétés des. matières radioactives, des diverses catégories d’émissions cathodiques.
- La première variété connue de rayons cathodiques, véritables flux d’électrons négatifs qui sort de la cathode dans un tube de Crookes, nous fournit beaucoup mieux que la coupure d’un conducteur métallique dans un liquide ou dans un gaz sous forte pression, le jaillissement à l’extérieur du flux qui circule dans le conducteur lui-même. Dans les différents cas étudiés jusqu’ici, nous avons vu le courant consister dans une circulation de particules électrisées venant de l’intérieur du liquide ou du gaz et se dirigeant ves les électrodes pour leur céder leur charge par un mécanisme non précisé jusqu’ici.
- Dans le vide tout au moins partiel du tube de Crookes, le gaz est raréfié au point de ne plus nous fournir la dissociation des molécules en ions de manière suffisante et tout se passe comme si, au prix d’un effort considérable mesuré par la différence de potentiel entre les électrodes, nous parvenions enfin à sortir du métal le flux mystérieux qui constitue le courant, qui part de la cathode et se propage en ligne droite par la vitesse acquise si un champ
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- électrique ou un champ magnétique perpendiculaires à sa direction ne viennent pas le dévier, l’action magnétique étant une conséquence de la superposition, au champ magnétique extérieur, du champ magnétique nécessairement produit, comme nous l’avons vu, par chaque électron pendant son mouvement à travers l’éther.
- Cette conception du rayon cathodique comme constitué de particules en mouvement chargées d’électricité négative a triomphé complètement depuis que AL Perrin mit en évidence cette charge négative en recevant un faisceau de rayons cathodiques dans un cylindre de Faraday relié à un éleetroseope. Celui-ci diverge dès que j’oblige les rayons cathodiques à tomber dans le cylindre en les déviant par un champ magnétique, et il est facile de constater en approchant un bâton d’ébonite chargé négativement par frottement que la divergence des feuilles augmente.
- La mesure du rayon de courbure p que prend la trajectoire du faisceau cathodique dans un champ magnétique perpendiculaire d’intensité H fournit l’égalité :
- 3
- ni — = Met'
- P
- entre la force centrifuge et celle qu’exerce le champ magnétique sur l’élément de courant équivalent au centre électrisé en mouvement de charge e, de masse m et de vitesse e.
- Cette équation jointe à la relation:
- 2
- qui exprime l’égalité entre l’énergie cinétique de la particule et le travail effectué sur elle par la différence de potentiel V entre la cathode et la région où se fait la mesure de
- p permet de calculer le rapport ~ de la charge à la niasse du centre électrisé, et le fournit
- mille à deux mille fois plus grand que pour l’atome d’hydrogène dans l’électrolyse.
- Comme l’expérience montre l’égalité des charges, il en résulte, comme l’étude des flammes nous l’a déjà montré, que l’électron négatif n’est qu’une petite ffaction de l’atome d’hyd rogène.
- D’ailleurs les propriétés des rayons cathodiques sont absolument indépendantes de la matière qui les fournit, de sorte que pour cette raison, et bien d’autres encore, nous devons considérer ces électrons négatifs comme un des éléments constitutifs des atomes matériels qui dans certaines circonstances peuvent se dissocier, perdre un électron et rester positivement chargés d’une quantité correspondante à celle que porte l’électron. Nous n’avons actuellement aucune raison expérimentale, d’affirmer qu’il est également possible de séparer des atomes des électrons positifs plus simples qu’eux, les centres positifs observés jusqu’ici ayant au moins la masse d’un atonie d’hydrogène.
- Cette dissociation de l’atome avec perte d’un électron, nous avons des raisons de penser qu’elle se produit spontanément à l’intérieur des conducteurs métalliques, comme la dissociation d’une molécule saline dans un électrolyte, et que les électrons résultant de cette dissociation se meuvent comme les molécules d’un gaz à l’intérieur du milieu constitué par la charpente atomique du métal. Peut-être des électrons positifs, moins faciles à sortir du métal, s’y trouvent-ils aussi à l’état libre de particules s’agitant en tout sens sous l’effet de la température? De toute manière la présence d’une seule espèce d’électrons libres suffit pour représenter la plupart des propriétés que nous connaissons aux métaux.
- En premier lieu la conductibilité électrique résulte de l’action d’un champ qui soufflera ces électrons libres dans un sens dépendant du signe de leur charge, comme une différence
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- de pression soufflera l’air ou l’eau dans un tuyau, et si tous les métaux contiennent les mêmes électrons, on conçoit qu'un courant fermé puisse exister qui ne s’accompagne d’aucune modification des métaux qu’il traverse, chacun d’eux recevant d’un côté les électrons qu’il perd de l’autre, comme une portion d’une conduite d’eau reste identique à elle-même malgré la circulation. Si des électrons libres des deux signes coexistent, le courant électrique sera un double flux d’électrons des deux signes dans des sens opposés, le courant total étant la somme de ce qui correspond à chacun de ces deux flux.
- La conductibilité calorifique, connexe de la précédente, consiste simplement dans la diffusion du gaz cathodique intérieur au métal delà région chaude vers la région froide et inversement, d’où échange d’énergie, les électrons chauds apportant une énergie cinétique plus grande que celle emportée par les électrons froids. Les formules de théorie cinétique permettent de prévoir, en admettant aux électronslibres la même énergie cinétique moyenne qu’aux molécules d’un gaz de même température, que le rapport des deux conductibilités doit être le même pour tous les métaux, avec la valeur précise que l’expérience fournit.
- Une difficulté se présente cependant : comment comprendre si le métal renferme ainsi des électrons libres, qu’il puisse conserver une charge électrique, c’est-à-dire un excès d’électrons d’un certain signe, que l’électrostatique soit possible, et que les électrons en excès ne s’échappent pas immédiatement hors du métal.
- Il faut se souvenir, pour résoudre immédiatement cette apparente difficulté, que le milieu métallique, comme l’indique d’ailleurs l’intense dissociation dont il est le siège, est profondément différent du milieu extérieur, et doit avoir un pouvoir inducteur spécifique élevé, une polarisation diélectrique facile, qui diminue l’énergie potentielle des centres électrisés qui s’y trouvent et oblige à dépenser du travail pour les en sortir.
- Que l’on imagine un billard de fer doux parfaitement poli sur lequel peuvent glisser des aiguilles aimantées : tant qu’une telle aiguille reste à grande distance des bords du billard par rapport à ses dimensions, le moindre effort suffit à la déplacer sur la surface, elle entraîne avec elle la polarisation du milieu qui l’entoure. Mais il en est tout autrement si on l’amène au bord pour tenter de la sortir ; une attraction énergique se manifeste entre l’aiguille et le fer doux, qui oblige à dépenser un travail fini pour la séparation.
- De la même manière, seuls pourront sortir du métal ceux des électrons qui possèdent en se présentant à la surface une énergie cinétique supérieure au travail nécessaire pour passer du métal dans le milieu extérieur, et ce nombre est infime aux températures ordinaires.
- Mais la loi donnée par Maxwell pour la répartition des vitesses entre les molécules d’un gaz montre que le nombre de celles dont l’énergie cinétique est supérieure à une certaine limite croît extrêmement vite avec la température suivant une loi exponentielle facile à prévoir.
- On doit donc s’attendre à ce qu’un conducteur métallique chauffé perde par sa surface, un nombre d’électrons, au moins négatifs, rapidement croissant avec la température, et c’est là le phénomène bien connu sous le nom d’effet Edison et découvert pour la première fois sur les filaments de lampes à incandescence.
- Prenons une semblable lampe dans laquelle pénètre un fil de platine soudé dans l’ampoule, qui peut être relié par l’intermédiaire d’un galvanomètre à l’une ou à l’autre des deux extrémités du filament de charbon rendu incandescent par une batterie d’accumulateurs. Si le platine est réuni à l’extrémité positive, de manière que son potentiel soit plus élevé que celui de tous les points du filament et que seules puissent lui arriver des charges négatives émises par celui-ci, un courant traverse le galvanomètre et augmente avec la tem-
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- pérature suivant une loi exactement conforme à celle prévue plus haut. Si au contraire le fil de platine est relié à l’extrémité négative de manière à ne pouvoir recueillir que des charges positives si le filament en émet, aucun courant ne passe dans le galvanomètre, d'où une dissymétrie tout-à-fait remarquable qui met en évidence l’émission par le conducteur métallique d’électrons négatifs en quantité qui peut être considérable, et dont on peut démontrer l’identité avec les corpuscules cathodiques.
- Nous voyons parla sortir spontanément, s’évaporer du conducteur, les électrons dont le flux convergent constitue le courant et qu’une différence de potentiel assez élevée, un effort assez grand, peut obliger dans le vide à sortir pour constituer les rayons cathodiques, en vertu d’un mécanisme dont j’espère pouvoir vous entretenir plus tard.
- L’image que nous nous formons du conducteur semble donc susceptible de prolongements variés, toujours d’accord avec les faits. Un des plus inattendus est l’application qu’en a faite récemment Al. Lorentz à la théorie du rayonnement pour en déduire une confirmation nouvelle des valeurs obtenues, pour La charge absolue d’un ion ou d’un électron. J’ai dit que l’émission d’ondes par un corps électrisé en mouvement est déterminée par les accélérations qu’il suhit ; nous connaissons, pour les électrons présents dans le métal et soumis à l'agitation thermique avec l’énergie moyenne des molécules d’un gaz, les accélérations subies et nous pouvons prévoir le rayonnement émis par le métal, comme intensité et composition spectrale, au moins pour les radiations de grande longueur d’onde,, celles dont la période est longue par rapport à la durée du libre parcours de nos électrons.
- D’autre part les forces exercées par une onde électromagnétique incidente sur les électrons en mouvement dans le métal, et l’absorption d’énergie qui en résulte nous permet de calculer le pouvoir absorbant.
- Le rapport du pouvoir émissif au pouvoir absorbant donne, selon la loi de Kirchhof, le pouvoir émissif’ du corps noir, et en égalant la valeur ainsi obtenue aux. nombres résultant des mesures bolométriques, on obtient une équation qui renferme comme seule inconnue' la charge e d’un seul électron, et qui la donne égale à 3,7 x 10-10 unités électrostatiques, en accord parfait avec la valeur déduite des mesures directes.
- La théorie que je viens d’esquisser fournit à chaque pas de semblables concordances, indices de sa fécondité. Al ai» son principal mérite me paraît être sa très grande puissance de représentation qui rassemble dans une même image, précise et simple, des laits aussi éloignés que la transmission par les métaux de la chaleur et du courant et tou-S; les aspects complexes et variés du passage de l’électricité à travers les gaz.
- P. Langeyix.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE ENERGIE. — JASPAR
- Ce groupe électrogène est constitué par une machine à vapeur construite par la Société Anonyme « Energie », de Alarcinelle, qui entraîne par courroie une génératrice à courant continu de la Société Anonyme des Ateliers Jaspar. La puissance du groupe est de 60 kilowatts.
- moteur a vapeur. —Ge moteur est du système Hoyois: c’est une machine monocylindrique horizontale avec condenseur en tandem dont la puissance normale est de 100 chevaux indiqués à La vitesse de rotation de 120 tours par minute.
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- Le cylindre, boulonné au bâti fixe, peut se dilater librement vers l’arrière et repose par deux larges pieds sur des plaques de fondation : il a un diamètre de 400 mm.
- Ce cylindre est muni d’une enveloppe de vapeur qui l’entoure complètement, ainsi que les fonds : cette enveloppe est venue directement de fonte avec le cylindre.
- Le piston, muni de garnitures métalliques en fonte douce, a une course de 550 mm. et une vitesse linéaire de 2 m. 20 par seconde. La tige du piston se prolonge vers l’arrière et commande la pompe à air horizontale du condenseur.
- La distribution de vapeur aux cylindres est assurée par des soupapes équilibrées à axe horizontal placées dans les fonds et commandées par des leviers sur lesquels agit un excentrique. La détente varie automatiquement suivant la position du régulateur au moyen d’un déclic muni d’un dashpot à air. Le régulateur possède une grande sensibilité grâce au bon équilibrage des soupapes qui n’exigent, pour leur soulèvement, qu’un effort très faible
- L’échappement est assuré par des tiroirs placés également dans les fonds du cylindre ; les orifices d’échappement sont placés en contre-bas du cylindre, de sorte que l’eau qui ruisselle est évacuée à chaque retour du piston.
- La séparation des organes d’admission et d’échappement offre l’avantage que l’on peut régler individuellement avec facilité la période d’admission et le degré de compression. La possibilité de prolonger l’admission jusqu’au 8/10 delà course totale du piston est avantageuse dans tous les cas où la machine peut avoir à supporter de fortes surcharges.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de cette machine à vapeur.
- Type de machine.......... ......................... horizontale monocylindrique.
- Puissance.......................................... ioo chevaux (avec de la vapeur saturée
- à 8 kgr. et avec condensation).
- 120 tours par minute.
- 4oo mm.
- 55o mm.
- a m. 20 par seconde-0,730.
- Admission par soupapes équilibrées manœuvrant horizontalement dans les fonds du cylindre.
- Echappement par tiroirs manœuvrant également dans les fonds du cylindre.
- Système de graissage du cylindre.............. sous pression.
- dynamo. — La génératrice Jaspar a une puissance de 60 kilowatts et produit 136ampères sous 440 volts en tournant à la vitesse de rotation de 725 tours par minute.
- La carcasse inductrice est ronde et est formée d’une seule pièce, en fonte, portant les pattes d’appui. La section utile qu’elle offre au passage du flux est de 400 cm2, elle est munie de quatre noyaux polaires cylindriques venus de fonderie avec elle.
- Les bobines inductrices sont constituées par du fil rond de 12/10 m. et 15/10 isolé : elles sont reliées toutes quatre en tension et connectées aux bornes de la machine par l'intermédiaire d’un rhéostat de champ.
- Les bobines, enroulées sur carcasses rigides, sont maintenues en place par des épanouissements polaires en fer rapportés au moyen de vis sur les noyaux. Ces épanouissements ont une longueur axiale de 205 mm. et un développement polaire de 220 mm. (48° ou 5,3 dixièmes du quadrant).
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 525 mm.
- L’entrefer simple à une valeur de 7,5 mm.
- Vitesse de rotation. . v. Diamètre du cylindre. .
- Course du piston.......
- Vitesse du piston.......
- Rapport j..............
- Système de distribution
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- L’induit est formé de tôles mir^ces serrées par des joues et calé sur un croisillon en fonte clavelé sur l’arbre. Son diamètre extérieur est de 510 mm. et sa longueur axiale totale de 310 mm. Deux couronnes de ventilation de 10 mm. de largeur séparent les tôles en trois paquets.
- L’induit porte à sa périphérie 76 encoches ouvertes, de 10,5 mm. de largeur et 30 mm de profondeur, contenant un "enroulement en tambour série: chaque encoche contient six fils méplats de il x 2 mm. recouverts d’un guipage de coton. La partie supérieure de chaque encoche forme une échancrure en queue d’aronde dans laquelle est logée une réglette en bois qui maintient les conducteurs induits. Deux frettes en fil d’acier placées sur les têtes des bobines, assurent une solidité suffisante contre les effets de la force centrifuge : la vitesse périphérique est de 19 mètres 40 par seconde.
- Le collecteur a un diamètre de 360 mm. et un longueur utile de 260 mm. : il est constitué par 228 lames en cuivre fixées par un double cône isolé sur un manchon en fonte. La différence de potentiel entre deux lames voisines est de 7,7 volts. La vitesse périphérique du collecteur est de 13 ni. 70 par seconde.
- Sur le collecteur frottent quatre lignes de quatre balais en charbon : les porte-balais sont du type pivotant et leurs tourillons sont fixés à une étoile supportée par le palier de la machine.
- Le tableau suivant résume les constantes principales de cette génératrice.
- Inducteur
- Entrefer Induit...
- Type de générateur...............
- Puissance........................
- Différence de potentiel aux bornes Vitesse de rotation...............
- dynamo à courant continu.
- 6o kilowatts à charge normale. 44o volts.
- ^25 tours par minute.
- Forme de la carcasse...............................
- Métal constituant la carcasse......................
- Nombre de pièces de la carcasse....................
- Section de métal de la carcasse....................
- Nombre de pôles inducteurs.........................
- Forme de ces pôles ................................
- Nature du métal....................................
- Nature des épanouissements polaires................
- Mode de fixation de ces épanouissements............
- Longueur axiale et développement de ces épanouissements...............................................
- Arc embrassé par un épanouissement.................
- Genre d ’excitation................................
- Groupement des bobines.............................
- Mode de construction des bobines ..................
- Forme et section du fil........ ...................
- Mode d’isolement...................................
- Mode de fixation des bobines.......................
- Diamètre d’alésage de l’inducteur..................
- Valeur de l’entrefer simple....................
- ronde.
- fonte.
- une.
- 4oo cm2.
- quatre.
- ronde.
- massifs, venus de fonte avec la carcasse.
- pleins, en fer forgé.
- rapportés sur les noyaux par des vis.
- 2o5 X 220.
- 48° (53/ioo). shunt.
- les quatre bobines en série, bobinées sur carcasses, fil rond de 12/10 (i,i3 mm2), guipage de 0,15 mm. d’épaisseur, maintenues par les épanouissements. 520 mm.
- 7,5 mm.
- Diamètre extérieur de l’induit........................ 510 mm.
- Métal constituant la lanterne......................... fonte.
- Mode de. fixation des tôles... ......................... par cales et joues de serrage.
- Longueur axiale de l’induit........................... 310 mm.
- Nombre et largeur des couronnes de ventilation........ deux de 10 mm.
- Nombre d’encoches de l’induit........ ................ 76.
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- 413
- Collecteur
- Forme des encoches........................
- Largeur et profondeur des encoches........
- Genre d’enroulement induit................
- Nombre de conducteurs par encoche.........
- Forme et section de ces conducteurs.......
- Genre d’isolement.........................
- Mode de fixation..........................
- Nombre et nature des freltes.................
- Vitesse périphérique de l’induit..........
- Diamètre du collecteur....................
- Longueur axiale...........................
- Nombre de lames...........................
- Mode de fixation de ces lames.............
- Mode d’isolement..........................
- Vitesse périphérique du collecteur........
- Différence de potentiel entre lames voisines.
- Nombre de lignes de balais................
- Nombre de balais par ligne.. .............
- Type de porte-balais......................
- Mode de fixation des tourillons porte-balais
- rectangulaires ouvertes avec échancrure en queue d’aronde au sommet. io,5 X 3o mm. tambour-série,
- G.
- rectangulaires à angles arrondis de 11 X 2 mm2, guipage coton, par cales en bois, deux frettes en fil d'acier.
- 19 m. 4o par seconde.
- 36o mm.
- 260 mm.
- 228.
- cônes de serrage, mica et micanite. i3 m. 70 par seconde.
- 7,7 volts, quatre.
- quatre balais en charbon, pivotants à ressorts, sur un croisillon mobile soutenu par le palier.
- J. Reyval.
- APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ A BORD DES NAVIRES DE GUERRE
- (Suite j"
- II. — DISTRIBUTION. -- CANALISATIONS
- Choix du voltage à employer. — Nous avons déjà vu pour quels motifs le courant continu est exclusivement employé à bord. Pour assurer l’indépendance des divers appareils électriques d’un bâtiment, on emploie d’une façon générale le système de distribution en dérivation sous potentiel constant, et les enroulements compound des dynamos sont calculés de façon à maintenir ce potentiel pratiquement constant aux bornes des appareils d’utilisation, quelle que soit la charge.
- On a essayé dans quelques cas, pour réduire le poids de cuivre, d’introduire le système à 3 fils ; mais on y a bien vite renoncé, en raison de la trop grande complication qui en résulte dans les circuits de bord.
- Certains paquebots utilisent le retour par la coque ; mais cette disposition est à rejeter sur les bâtiments de guerre à cause du peu de sécurité qu’elle présente ; elle n’a d’ailleurs jamais été employée.
- Il faut voir maintenant à quel voltage doit se faire cette distribution.
- Il y a intérêt naturellement, au point de vue de la simplicité, à choisir le meme voltage pour tous les services du bord. On détermine ce voltage en examinant quelle est la valeur la plus convenable pour chaque groupe d’appareils, projecteurs, lampes et moteurs et en adoptant celle des trois valeurs qui peut le mieux convenir à tous les cas.
- Les projecteurs actuels, de 45 à 75 ampères, nécessitent un voltage minimum de 70 à
- II) Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 9 Décembre 1905, p. 377.
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- 80 volts, si Ton veut avoir une stabilité convenable de l’arc, et comme jusqu’à ces dernières années, ces projecteurs représentaient une fraction importante de la puissance électrique utilisée à bord, c’est ce chiffre de 80 volts, le plus convenable pour les projecteurs qui fut adopté comme voltage général des installations. Les lampes à incandescence pouvaient, en effet, s’accommoder très bien de ce voltage, de même que les moteurs qui fonctionnent convenablement avec des voltages très différents.
- Mais ce voltage de 80 volts, utilisé jusqu’à maintenant, ne sera plus employé dorénavant, et les futures installations sont prévues à 120 volts. Ce nouveau chiffre a été adopté d’après les considérations suivantes :
- Il n’y a pas lieu de prendre comme base le voltage des projecteurs qui, sur les nouveaux bâtiments, ne représentent plus qu’une faible fraction delà puissance électrique et dont le fonctionnement est du reste très intermittent ; un voltage supérieur, 120 volts par exemple, causera une perte un peu plus grande dans les rhéostats ; mais cette perte sera presque négligeable dans l’ensemble et d’ailleurs, la stabilité des arcs n’en sera que meilleure. Ajoutons qu’on mettra prochainement en service des arcs de 110 ampères qui nécessiteront un voltage d’environ 95 volts pour conserver la même stabilité de fonctionnement.
- Le voltage le plus employé pour les lampes à incandescence est de 110 à 120 volts; à bord, on ne saurait dépasser pour ces lampes 150 volts, elles deviendraient, en effet, trop fragiles. En adoptant pour voltage à bord ce chiffre de 120 volts, presque universellement employé à terre, on donne aux bâtiments toutes facilités pour renouveler leurs provisions de lampes, lorsqu’ils sont hors des ports français; les lampes de 80 volts, usitées jusqu’à présent, étaient, en effet, tout à fait spéciales à la marine de guerre et dans bien des cas, les bâtiments avaient de la difficulté à s’en procurer.
- Quant aux moteurs, leur voltage n’est pas limité d’une façon aussi rigoureuse; pour des moteurs de quelques chevaux, on peut prendre facilement 200 à 300 volts, et le voltage limite s’élève encore pour des moteurs plus puissants ; toutefois ce voltage sera limité à bord par les conditions d’isolement, et il semble qu’à ce point. de vue, on ne puisse guère dépasser 200 volts.
- En résumé, les trois genres d’appareils demandent : 80 à 90 volts pour les projecteurs, 1:10 à 120 pour les lampes à incandescence et 200 volts au maximum pour les moteurs. C’est le chiffre de 120 volts qui a paru convenir le mieux à tous les cas et c’est celui qu’on adoptera à l’avenir.
- L’accroissement du voltage offre de sérieux avantages. En passant de 80 à 120 volts, on réalise en particulier une économie de 30 à 35 % sur le prix des canalisations qui sont fort chères. En outre, et ceci est plus important, l’augmentation du voltage permet de réduire la section des câbles dans une forte proportion ; ces câbles deviennent ainsi plus maniables et peuvent être installés plus facilement dans les locaux étroits et encombrés où l’on est obligé de les faire passe)'. Sur un gros cuirassé actuel, la puissance totale électrique peut être estimée à environ 500 kilowatts. Avec le système de distribution adopté, pour un voltage de 80 volts, chaque canalisation principale devrait porter près de 1.600 ampères, ce qui demande une section de 1.300 mm. q. On arrive ainsi à des câbles énormes, qui sont des barres rigides, très difficiles à mettre en place et qui présentent le grand inconvénient à bord d’un navire de combat, d’être susceptibles de se rompre lorsque les cloisons entre lesquelles se trouvent les câbles viennent à se déformer. Pour la même puissance à distribuer, avec un voltage de 120 volts, la section des canalisations sera réduite à 750 mm. q. et des câbles armés de cette section sont encore relativement souples et peuvent se manier assez facilement.
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- Cette élévation du voltage a bien quelques inconvénients, mais ils sont peu importants : ainsi, nous l’avons déjà dit, l’accroissement de la perte dans les rhéostats des projecteurs est presque négligeable ; d’autre part, à bord, dans les milieux chauds et humides où ils sont placés, les conducteurs présentent très souvent des défauts d’isolement et l’augmentation du voltage facilitera naturellement la création de ces défauts ; mais il semble bien qu’à ce point de vue, avec 120 volts, on reste encore dans des limites très admissibles.
- Tout compte fait, l’adoption du voltage de 120 volts constitue un progrès très sérieux dans les installations.
- Canalisations. — Les conducteurs employés à bord ne diffèrent pas des conducteurs employés à terre. Dans les deux cas, ce sont des câbles formés d’un plus ou moins grand nombre de fils de cuivre à haute conductibilité. Seulement les câbles de bord peuvent avoir des sections très considérables, et les conducteurs principaux des grands bâtiments ont une âme de cuivre de plus de 1.000 mm. q. Cette âme conductrice est revêtue d’un isolement et d’une armature protectrice, en sorte que le câble a un diamètre extérieur très considérable. Ces gros câbles, très peu souples, sont naturellement fort difficiles à installer, et la recherche du passage des câbles est un gros travail au moment de l’achèvement d’un bâtiment. Comme les navires sont très compartimentés, les câbles traversent de nombreuses cloisons transversales et ces passages qui doivent rester absolument étanches se font dans des presse-étoupes très soignés. Dans le sens vertical, les conducteurs traversent également les différents ponts, en particulier les ponts cuirassés. Ces ponts sont percés seulement en un petit nombre d’endroits pour laisser passer des montées qui à chaque étage envoient des branchements assurant l’alimentation des appareils sur toute la longueur du bâtiment.
- Autrefois les conducteurs, gros et petits, étaient placés sous des moulures en bois qui donnaient toute satisfaction pour la conservation des isolants. Mais à la suite des dernières guerres maritimes, sino-japonaise et hispano-américaine, le bois a été absolument proscrit des bâtiments de combat, et en particulier ces moulures protectrices ont complètement disparu. Les gros câbles sont armés, c’est-à-dire protégés par un double ruban d’acier ou par des fils d’acier tressés, appliqués sur un matelas de filin qui recouvre l’isolement de caoutchouc ; l’armature métallique elle-même est recouverte d’une tresse sili-catée. Ces câbles armés sont fixés directement sur les cloisons ou sur les barrots par des colliers métalliques. Les conducteurs de plus faible section, dérivations secondaires et tertiaires, sont des câbles sous plomb qu’on fixe ainsi directement sur les murailles. Les câbles armés donnent jusqu’à présent toute satisfaction ; mais par contre les câbles sous plomb paraissent assez médiocres et donnent lieu fréquemment à des défauts d’isolement, particulièrement dans les locaux chauds et humides tels que les machines et les chaufferies.
- D’une façon générale, quelque soin qu’on ait apporté à l’installation première, l’isolement des canalisations diminue assez rapidement à bord des navires. Cela tient à ce que les conducteurs se trouvent dans des conditions particulièrement mauvaises : la chaleur et l'humidité, les dépôts de vapeur d’eau et de matières grasses détériorent rapidement les isolants, et l’existence à bord de graves défauts d’isolement est presque constante. La recherche de ces défauts n’est pas toujours commode, et en vue de les localiser plus facilement, on multiplie à bord les sécurités beaucoup plus qu’à terre : des coupe-circuits fusibles existent sur les deux conducteurs à tous les branchements quels qu’ils soient ; les
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- lampes elles-mêmes ont chacune leur coupe-circuit bipolaire. De cette façon, les défauts, qu’on ne peut empêcher, sont trouvés plus rapidement.
- Nous-verrons, en parlant de la distribution, que les jonctions des branchements primaires avec les conducteurs principaux et les coupe-circuits intercalés sont renfermés dans une boîte étanche, en vue de protéger le reste de la canalisation lorsque l’envahissement d’un compartiment provoque un court-circuit entre les conducteurs qui l’alimentent.
- Dimensions. — Les dimensions des conducteurs à bord sont déterminées par deux conditions principales : D’une part, réchauffement produit par le passage du courant doit rester dans des limites convenables pour ne pas détériorer trop rapidement les conducteurs
- et d’autre part, la perte en ligne ou la chute de voltage doit être inférieure à une certaine valeur; cette valeur limite, dans une distribution de bord, doit être telle par exemple que l’éclat des lampes les plus éloignées de la source ne varie pas sensiblement lorsque varient le nombre et l’importance des récepteurs alimentés par l’usine.
- Au point de vue de réchauffement, on admettait jusqu’à pré sent dans la marine que la densité de courant dans les câbles ne devait pas dépasser 2 ampères par mm. q. Cette densité qui était satisfaisante lorsque les plus gros câbles ne dépassaient pas 200 à 300 mm. q. n’est plus convenable pourles installations nouvelles comportant des câbles de 1200 mm. q. et plus. Le refroidissement de ces câbles se fait beaucoup moins facilement,- et la densité à admettre, qui n’a d’ailleurs pas encore été exactement déterminée par l’expérience, est certainement bien inférieure à 2 ampères par mm. q.
- La chute de voltage, entendue comme nous l’avons dit, c’est-à-dire la perte à la lampe la plus éloignée pour le débit normal des canalisations, a été jusqu’à présent de 3 % ; mais elle pourra probablement être portée à 5 °/0 sans grand inconvénient.
- Pour les câbles de grosseur modérée, c’est cette chute de voltage limite qui détermine la section à adopter ; mais pour les très gros câbles, tels que les conducteurs principaux des nouvelles installations, les sections déterminées par la considération unique de la perte en ligne seraient en général beaucoup trop faibles, et dans ces cas, c’est la considération d’échauffement qui doit fixer la section.
- A bord, il n’y a pas à tenir compte des règles utilisées dans l’industrie pour fixer la densité de courant économique à employer; la règle de Thomson, par exemple, conduirait à
- /R
- N
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- des densités beaucoup plus fortes que celles imposées par la chute de voltage ou réchauffement permis.
- Distribution. — Les premières distributions électriques faites à bord étaient très compliquées, et le nombre des circuitsdistincts parcourant le navire en tous sens était considérable, 12 à 15. Une grande simplification fut déjà apportée vers 1890 par la séparation des circuits desservant les différents étages ; on distingua par exemple les circuits suivants : Eclairage protégé (sous le pont cuirassé), éclairage non protégé; moteurs protégés, moteurs non protégés, projecteurs signaux, feux de navigation.
- Un peu plus tard, lorsque les services électriques prirent une certaine importance à bord, on arriva, par mesure de sécurité, à dédoubler les postes de dynamos et à les placer, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière. Les circuits principaux étaient en même temps doubles l'un se trouvant à tribord et l’autre à bâbord, et les appareils principaux pouvaient être indifféremment alimentés par un bord ou par l’autre. En outre, les circuits de secours étaient installés entre les deux stations pour permettre d’alimenter le tableau de l’avant par une dynamo de l’arrière ou inversement. A ce moment, le couplage des dynamos n’était pas encore prévu. C’est en 1895 qu’on a réglé ainsi l’établissement des installations électriques à bord des bâtiments et le schéma suivant (fig. 2) reproduit les dispositions adoptées pour les différents circuits.
- Peu de temps après cette réglementation, une simplification considérable fut apportée dans la distribution par le couplage en quantité des dynamos. La première installation de cette sorte a été faite sur le Bouvet, par la maison Sautter-Harlé et a été reproduite avec quelques variantes et quelques perfectionnements sur tous les bâtiments qui ont suivi. Sur le Bouvet, on avait adopté du premier coup la réunion des 4 dynamos en une seule usine ; sur plusieurs bâtiments qui suivirent, se laissant guider par les mêmes considérations de sécurité qu’autrefois, on revint au dédoublement des usines, les deux dynamos de chaque usine pouvant se coupler l’une avec l’autre, mais l’usine avant ne pouvant en aucun cas être couplée avec l’usine arrière. Telle fut par exemple, l’installation du Châteaurenault, étudiée par les Forges et Chantiers de la Méditerranée.
- Mais nous avons dit précédemment que sur les grands bâtiments les plus récents, on renonce au principe des deux usines et que dorénavant toutes les dynamos d’un navire seront réunies dans un même compartiment bien protégé.
- Une telle disposition des dynamos couplées en quantité permet une distribution extrêmement simple. On a de chaque bord, allant de l’avant à l’arrière, une canalisation principale alimentée par les barres de distribution du tableau de couplage des dynamos. Dans chaque tranche transversale du navire traversée par ces gros câbles, ils sont reliés à un
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- Tabieac
- YAppareiftm
- \couplage [
- KSHI—1r
- Appareil cm coup/age\
- de distribution \Babon
- •à—SK^I
- tableau de dérivation duquel partent les branchements qui alimentent les différents appareils situés dans cette tranche. Il n ’y a plus dans ce système de circuits distincts suivant le genre de récepteurs; sur le même tableau de dérivation sont prfs tout aussi bien les moteurs les plus divers, des projecteurs ou des lampes à incandescence (fig. 3).
- Dans chaque tranche, comme l’indique le schéma, se trouvent en général deux ou plusieurs tableaux de dérivation qui, grâce à des commutateurs bipolaires à 2 directions peuvent être reliés soit au circuit principal de Tribord, soit au circuit de Bâbord. L’éclairage de la tranche est mis par moitié s ur chaque circuit, de façon qu’une avarie dans l’un des circuits ne prive pas complèteme nt le comoartiment de Iumière\
- Les jonctions sont faites sur les conducteurs principaux avec le plus giand soin; à
- l’origine de chaque branchement sont disposés des coupe-circuits bipolaires, et le tout est disposé dans des boîtes qui doivent rester complètement étanches. La parfaite étanchéité de ces boîtes est absolument nécessaire, car si les boîtes d’dn compartiment envahi par l’eau ne sont pas étanches, toute l’installation peut se trouver mise hors de service.
- Ce système de canalisation est donc très simple et tout à fait ahalogue à ceux qu’on peut employer à terre. Les circuits principaux sont encore
- - doublés, il est vrai; on en dispose un de chaque bord, mais la sécurité la plus élémentaire interdit de simplifier davantage l’installation et de n’avoir qu’un seul circuit principal allant de l’avant à l’arrière. D’ail-
- - leurs, des considérations simples permettent de se rendre compte que, même au point de vue économique,
- on ne^ gagnerait pas beaucoup en n’employant qu’un seul circuit. Le câble unique devrait avoir une section supérieure au double de la section de chacun des deux câbles, à cause de l’échauffement plus considérable des gros câbles, et, tout compte fait, le prix des conducteurs serait à peu près le même dans les deux cas. De plus, le câble unique devrait avoir une section énorme et pratiquement, ne serait pas maniable.
- Nous avons déjà dit, en parlant du groupement des dynamos, qu’on avait reconnu à la pratique des inconvénients sérieux au dédoublement des usines à bord. D’après le système de distribution adopté, chacune des deux stations, isolées l’une de l’autre en temps de combat, doit alimenter un des deux circuits principaux. Une avarie dans l’un de'ces circuits met donc hors de service la moitié de l’installation; une avarie dans une seule dynamo empêche d’autre part d’alimenter tous les services d’un bord; ces inconvénients qui viennent s’ajoutera ceux déjà signalés peuvent être évités ou tout au moins réduits par des groupements judicieux des dynamos en une seule usine.
- u de distribution Tribord
- Fig. 4. — Schéma de la disposition générale des circuits.
- t
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- Sur les nouveaux bâtiments en construction, cuirassés ou grands croiseurs, les dynamos seront placées dans un même compartiment central ou dans deux compartiments contigus séparés par une cloison longitudinale percée d’une porte permettant la communication et la surveillance simultanée de toutes les machines.
- La figure 4 donne le schéma d’une disposition de dynamos telle qu’elle est réalisée sur un des nouveaux cuirassés en construction. On voit que les dynamos sont placées dans une même tranche transversale du bâtiment, mais qu’elles sont réparties par moitié dans deur compartiments B, ou B-j séparées par un compartiment G où se trouvent les appareils de couplage et les tableaux de distribution. De cette façon, s’il se produit une avarie, une forte fuite de vapeur par exemple dans un des compartiments B,, ou B2, on peut facilement isoler ce compartiment et continuer à assurer le service avec les dynamos de l’autre bord.
- (A suivre). P, Kergarouet
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Théorie du magnétisme. — Langevin. —Journal de Physique, Octobre, 190b. (Suite) (0-
- Il est d’ailleurs intéressant de montrer que, dans le cas particulier supposé plus haut d’une orbite circulaire avec une. force centrale quelconque f (r), rétablissement du champ magnétique ne modifie pas le rayon de l’orbite, mais seulement la durée de révolution de l’électron, du moins tant que le champ magnétique est assez faible, ce qui est toujours réalisé, comme on vient de le voir, pour ne produire qü’une très petite modification. En l’absence du champ magnétique, la condition du mouvement stationnaire est :
- /'(;) =; mo&r.
- Supposons qu’en présence du champ magnétique w et r soient tous deux modifiés, de A« et A r respectivement : la nouvelle condition de mouvement stationnaire sera, en tenant compte de la force magnétique H:
- f(r -J- Ar) = hj( « -f- A «)2(r -j- A r) -j- H ewr,
- et, en conservant seulement les termes du premier ordre :
- [f'(r) — 77iw2]Arc=: 2mwrAw -)- Hewr. (2)
- (1) Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 9 décembre 1905,
- page 307.
- D’autre part, la grandeur obtenue pour la modification diamagnétique donne :
- J“Iéï
- AA = A = ;— r- — fi/noiA-p mz smwAo -f- Heur.
- 2 4 ni 1
- En retranchant de (2), il vient :
- [f ’(r) -f- 3/h&j2] Ar zzz o,
- On en déduit la condition
- A a He
- Ar ~ o, Aw: —-----,
- 2m
- \
- à moins que la loi d’action ne satisfasse à la relation toute particulière :
- f(r) -f- 3= 0, qui, jointe à (1), donne :
- m
- /•('•)=,§•
- Donc, à moins que la force attractive qui maintient l’électron sur l’orbite ne varie exactement en raison inverse du cube de la distance, la modification diamagnétique ne changera pas les dimensions de l’orbite, mais seulement la durée de révolution, de la manière qui correspond au phénomène de Zeeman.
- Les courants particulaires se comportent comme le feraient des circuits de résistance
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N" 50.
- nulle et de self-induction convenable. En effet, un tel circuit, de self-induction L, serait modifié par le champ extérieur de manière que le flux total reste constant :
- dhi _ __ o'(HS)
- dt dt
- d’où, pour l’établissement du champ II : AL i — — HS.
- Le circuit considéré sera assimilable au courant particulaire si
- AM =- — --------HS = ,--------ALf,
- [\ Ttiti pmt
- !\-.m M 4rr-V-m
- l’orbite étant une circonférence de rayon r. L’énergie magnétique du circuit sera :
- Li2 4 7r2r2/n v-
- 2 2T2 2
- cest-à-dire que le courant particulaire sera complètement assimilable ci un circuit de résistance nulle, si l’inertie de l’électron qui le constitue est tout entière électromagnétique, si
- j,, . ... /«r2 7 ,
- l energie cinétique — de l électron est tout
- entière sous forme magnétique.
- La modification diamagnètique étant extrêmement faible, les courants particulaires pourront être considérés comme indéformables et d’intensité sensiblement constante, et l’on obtiendra une représentation complète des faits du paramagnétisme et des échanges d’énergie entre aimants et courants dans l’hypothèse oii les aimants sont constitués par de semblables circuits auxquels les lois de Vèlectrodynautique ordinaire sont rigoureusement applicables.
- Si les molécules ont un moment résultant nul, aucune action du champ extérieur ne suivra la modification diamagnètique, et aucun changement ne se - produira dans leur mouvement d’ensemble. Les chocs ultérieurs entre molécules auront lieu comme auparavant aucune variation de température n’apparaîtra et la propriété diamagnètique acquise subsistera seule.
- Inversement, un changement de température ne modifiera pas cette propriété : tous les électrons intérieurs à la molécule contribuent à la produire, et le mouvement de ceux-ci, comme le montre l’invariabilité des raies spectrales, ne dépend
- pas de la température. On obtient ainsi la loi trouvée expérimentalement par M. Curie sur l’invariabilité de la constante diamagnètique avec la température.
- Si l’on cherche, en partant des constantes diamagnétiques expérimentales, à calculer ce que doivent être les surfaces des orbites telles que S, on trouve un résultat tout à fait conforme à ce que pouvaient faire prévoir la connaissance des dimensions moléculaires et l’hypothèse que les orbites sont intra-moléculaires. La petitesse des effets diamagnétiques est nécessitée par la petitesse des dimensions moléculaires.
- Si les molécules ont un moment résultant non nul, elles subissent tout d’abord la modification diamagnètique générale, puis le champ extérieur tend à faire tourner les axes magnétiques poulies rendresparallèles à sa direction; il en résulte un changement du mouvement d’ensemble des molécules, de leur agitation thermique, qui correspond à une inégale répartition de l’énergie cinétique entre les molécules, celles dont l’axe magnétique est parallèle au champ ayant une énergie cinétique plus grande que celle des autres. Ceci est incompatible avec l’équilibre thermique et, par l’intermédiaire des chocs mutuels, s’il s’agit d’un gaz, un réarrangement se produira après lequel la température sera uniforme et les aimants moléculaires dirigés de préférence dans le sens du champ extérieur. S’il résulte de ce réarrangement un accroisement «TM du moment magnétique résultant, le système producteur du champ magnétique fournit au mouvement d’ensemble des molécules un travail qui, dans le cas d’un corps gazeux ou dissous, se traduit par une élévation de température du milieu et est donné par l’équation :
- d\\ = fl</M.
- Pour maintenir le gaz à température constante, il faut lui enlever une quantité de chaleur équivalente,
- rfQ = fL/M == H Æ H +.
- En écrivant que -^r est une différentielle exacte, on obtient la relation :
- M =
- et, dans le cas d’une aimantation proportionnelle au champ,
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- « «_ * H
- M — k 7p ,
- c'est la loi de M. Curie sur la susceptibilité paramagnétique inversement proportionnelle à la température absolue.
- La comparaison suivante donnée par l'auteur fait bien comprendre la théorie qui précède.
- Si l’on imagine une masse gazeuse contenue dans un récipient fermé et soustraite à l’action de la pesanteur, les molécules se répartissent de manière que la densité du gaz soit la même en tous points, de même qu’en l’absence d’un champ magnétique extérieur, les molécules d’un gaz magnétique, tel que l’oxygène, ont leurs axes répartis uniformément dans toutes les directions.
- Si l’on vient à créer le champ de gravitation, les molécules prendront une accélération dirigée vers le bas. et, en l’absence de chocs mutuels, chaque molécule aura une vitesse plus grande en bas qu’en haut du récipient : cette inégalité de vitesses étant incompatible avec l’équilibre thermique, un réarrangement aura lieu grâce aux chocs mutuels, à la suite duquel s’établira la répavtition donnée par la formule du nivellement barométrique : le centre de gravité se sera abaissé et, pour maintenir le gaz à la température initiale, il faudra lui enlever une quantité de chaleur équivalente au produit du poids du gaz par cet abaissement du centre de gravité. On déduirait d’un raisonnement thermodynamique analogue à celui qui précède que cet abaissement du centre de gravité est inversement proportionnel à la température absolue.
- Le raisonnement thermodynamique ne permet pas de calculer la fonction f (T) dans l’expression (3) du moment magnétique. Pour aller plus loin, il est nécessaire de faire intervenir des considérations cinétiques et de déterminer, quand l’équilibre thermique est rétabli, la répartition des molécules aimantées entre les diverses directions, ou dans le cas de la pesanteur, la variation de densité avec la hauteur donnée-par la formule du nivellement barométrique.
- Ap rès le réarrangement, dans une masse de gîfz à température uniforme, la répartition des molécules se fait entre les diverses régions de manière que les molécules soient plus nombreuses là où l’énergie potentielle est plus faible, c’est-à-dire aux points les plus bas dans
- le cas de la pesanteur. La loi suivant laquelle se fait cette répartition est la généralisation donnée par M. Boltzmann de la loi du nivellement barométrique. Le rapport des densités du gaz en deux points entre lesquels l'énergie potentielle d’une molécule varie de W est:
- w
- e étant la base des logarithmes népériens,
- T la température absolue du gaz, r la constante de l’équation des gaz parfaits rapportée à une molécule, constante telle que
- 3
- /’T représente les - de l’énergie cinétique moyenne
- de translation, c’est-à-dire le double de l’énergie cinétique correspondant à chacun des trois degrés de liberté de cette translation.
- Or on s:>it qu’une molécule comme celle de l’oxygène possède en outre deux degrés de liberté pour la rotation, comme l’indique la
- c
- valeur de — : à chacun de ces degrés de liberté
- correspond une énergie cinétique moyenne rT
- égale aussi à — > c’est-à-dire égale à /’T pour toute la rotation.
- La répartition des molécules entre les diverses orientations sera déterminée par l’équilibre statique qui s’établira sous l’influence superposée de l’énergie potentielle magnétique — MII cos « et de l’énergie /• T d’agitation thermique, les molécules étant de préférence Orientées dans les directions de moindre énergie potentielle, c’est-à-dire avec leur axe magnétique vers la direction du champ. Si l’on répartit les axes magnétiques entre les diverses directions, la densité par unité d’angle solide variera d’une direction à l’autre proportionnellement à :
- MH cos a
- toutes les directions étant également possibles si M ou II sont nuis.
- Le nombre des molécules dont l’axe magnétique est dirigé dans l’angle solide du sera par suite :
- MH
- —7— cos a
- dn = KerJ du.
- Prenons pour élément du une zone d’ouverture do. autour de la direction du champ :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° EO.
- du = 27T sia «rfoc,
- « variant de 0 àrc.
- Si N est le nombre total des molécules, K est déterminé : on doit avoir en effet, en posant :
- MH
- rT
- N = 2ttK ea cos a sin «</« = 2*K ' eaædx,
- «y 27TK ,
- N =------(ea — e~a)
- ou
- !\rfèha
- Le moment magnétique total des N molécules est évidemment dirigé parallèlement au champ et est égal à la somme des projections sur cette direction des moments composants. Pour l’unité de volume contenant N molécules, ce moment résultant représente l’intensité d’aimantation I:
- = J* M cos = J* ‘z-nMKxeaxdx.
- Or
- /
- xeaxdx :
- / G ha
- A—
- S ha
- d’où
- I = MN
- Cha S ha
- Pour un nombre donné de molécules, une masse donnée du gaz, I, est donc bien fonction
- H
- seulement de a, c’est-à-dire de m-> conformément
- au résultat fourni par la thermodynamique.
- Si les actions mutuelles entre aimants moléculaires sont possibles, si la substance est ferromagnétique, la chaleur dégagée n’est équivalente au travail fourni que pour un cycle fermé, et l’on obtient alors la chaleur d’hystérésis :
- Q=J Hc/M.
- Ce cas des corps ferromagnétiques est naturellement beaucoup plus complexe que les cas précédents du diamagnétisme et du paramagnétisme, à cause de l’intervention des actions mutuelles entre aimants moléculaires : de même la théorie des milieux liquides et solides où interviennent les forces de cohésion est infini-
- ment plus difficile et moins avancée que celle ' des gaz où la cohésion n’intervient pas de manière sensible.
- B. L.
- Sur les ions dans les flammes colorées. — Lewis. — Physikalische Zeitschrift, 26 octobre.
- Mac Clelland a montré que les ions dans les flammes non colorées possèdent des vitesses comprises entre 0,53 cm. par seconde à 230° et 0,9 cm. par seconde à 105°.•
- La décharge d’un électroscope placé à proximité d’un bec Bunsen est fortement ralentie quand on introduit dans cette flamme un sel d’un métal alcalin. L’ionisation de la flamme étant considérablement augmentée dans ce cas, on peut en conclure que la vitesse des ions est plus faible dans les flammes colorées que dans les flammes incolores.
- L’auteur a trouvé que la vitesse des ions, dans les flammes colorées au moyen d’une solution saturée de NaCl pulvérisé, est 50 fois plus faible que dans la flamme incolore. Cela explique la différence de conductibilité, puisque l’intensité . du courant électrique est proportionnelle à la fois au nombre des ions et à leur vitesse.
- Tous les métaux alcalins donnent lieu à des ions de vitesses à peu près égales. Les vitesses des ions des terres alcalines sont inférieures à le moitié des précédentes. La vitesse des ions négatifs est peu supérieure à celle des ions positifs, et, dans tous les cas, la vitesse varie comme l’inverse de la racine carrée de la concentration.
- B. L.
- Emission d’électrons par les métaux alcalins. — J.-J. ThcmsCn. — Philosophical Magazine, novembre 1905.
- On a déjà signalé que les métaux alcalins exposés à l’action de la lumière produisent des électrons. L’auteur a trouvé qu’il existe une faible émission d’électrons même quand il n’existe aucune lumière extérieure. Tl employait un électroscope placé dans Te vide au-dessus de rubidium ou d’un alliage de potassium et de sodium. La présence d’une faible quantité d’hydrogène augmente beaucoup l’émission d’élec-
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- trons. Les métaux alcalins produisent aussi des électrons quand ils sont à l’état gazeux.
- L’auteur conclut de ses expériences que les métaux alcalins sont aussi radioactifs et produisent des rayons /3 à faible vitesse.
- R. R.
- Ionisation par les particules «. — W.-H. Bragg.
- — Philosophical Magazine, novembre 1905.
- Rutherford a indiqué que les particules « émises par le radium ne produisent plus d’ionisation lorsque leur vitesse est inférieure à 90 % de leur valeur initiale. L’auteur a trouvé, au contraire, que la vitesse devient négligeable avant que l’ionisation cesse : il a trouvé, en outre, que, quelle que puisse être la vitesse critique, cette vitesse doit être la même dans tous les gaz, même dans ceux qui ont une structure moléculaire complexe ou qui résultent de combinaisons. L’auteur a étudié la relation entre l’ionisation et la vitesse, et a trouvé que la première varie à peu près inversement au carré de la seconde.
- R. R.
- Sur une nouvelle espèce de rayons Rontgen.
- — Seitz. — Congrès de Méran.
- Quand on diminue le degré de vide d’un tube de Crookes, c’est-à-dire quand on rend le tube moins dur, la chute cathodique diminue et, avec elle, l’intensité des rayons Rontgen, à tel point que ceux-ci ne réagissent presque plus sur l’écran fluorescent et sur la plaque photographique.
- Ce fait peut être expliqué de deux manières :
- 1° On sait que l’énergie des rayons Rontgen diminue beaucoup avec la vitesse des électrons produits. On pourrait alors supposer que le poids des particules des rayons cathodiques n’est plus suffisant pour produire des vibrations assez intenses de l’éther.
- 2° On sait que le pouvoir de pénétration des rayons Rontgen est d’autant plus faible que le tube est moins dur. La disparition de la radiation peut donc être expliquée par l’hypothèse que les rayons sont produits comme auparavant, mais ne peuvent’ plus traverser la paroi de verre.
- L’auteur, s’appuyant sur cette dernière hypothèse, a cherché jusqu’à quelles tensions il existe encore des rayons Rontgen, en plaçant en un
- point de la paroi de verre une feuille d’aluminium aussi mince que possible. Il a trouvé qu’il existe des rayons encore importants pour des tensions faibles, 600 volts par exemple. Les tubes employés étaient semblables aux tubes ordinaires, mais étaient plus petits, de façon à ce que les rayons cathodiques pussent atteindre l’anticathode même aux faibles tensions. Le diamètre du tube sphérique était compris entre 5 et 7 cm. environ. L’auteur a trouvé que, tant que l’effluve négative atteint l’anticathode, des rayons Rontgen traversent la fenêtre d’aluminium. Si l’on rapprochait la cathode et l’anti-cathode à une distance inférieure à 3 cm., l’action ne cesserait pas encore à 500 ou 600 volts. Au contraire, l’effluve elle-même n’émet pas de rayons capables de traverser la fenêtre d’aluminium, comme l’a prouvé l’auteur en em- ' ployant un tube sans anticathode.
- R. Y.
- L’état actuel des connaissances sur l’électricité dans les gaz. — Stark. — Congrès de Méran. — Phy-sihalische Zeitschrift, 9 novembre i9o5’
- 1° Passage du courant dans les gaz.
- Dans les métaux, les électrolytes et les gaz des flammes, il existe une conductibilité électrique sans action extérieure. Un gaz non conducteur en lui-même peut être rendu conducteur par l’action des rayons Rontgen. La cause de la conductibilité électrique est actuellement expliquée par la présence d’ions libres. Outre les rayons Rontgen, ôn a trouvé plusieurs autres « ionisateurs », par exemple l’action chimique de la flamme. Les courants électriques dans les gaz, qui doivent leur existence à l’action d’ioni-sateurs secondaires et qui cessent aussitôt que cesse l’action de ceux-ci, sont appelés courants « non spontanés ».
- Pour une faible ionisation, l’intensité du courant ne croît pas toujours proportionnellement à la f. é. m. : elle croît d’abord plus lentement, puis s’approche d’une valeur limite constante nommée courant de saturation. La théorie donnée par J.-J. Thomson pour ce phénomène et admise d’une façon presque générale actuellement, repose sur les hypothèses suivantes :
- 1° L’hypothèse atomistique de l’électricité suppose que l’électricité se compose de quantités élémentaires individuelles positives et né-
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- gatives. Les ions sont des quantités élémentaires libres de se mouvoir : leur mouvement ordonné constitue le courant électrique.
- 2° Le mouvement des ions obéit à la loi d’Ohm : les ions rencontrent dans les milieux neutres, au point de vue électrique, une résistance si élevée qu’en moyenne leur accélération est nulle et que leur vitesse en un point du trajet est proportionnelle et parallèle à la force agissante. La vitesse des ions dans le champ électrique unité est nommé « vitesse spécifique » ou « mobilité. »
- 3° A l’état stationnaire, il existe dans un gaz traversé par le courant électrique un équilibre dynamique entre l’ionisation, — c’est-à-dire la production de nouveaux ions provenant de particules neutres, — la recombinaison des ions en particules neutres, et le transport d’ions par le courant. Rigoureusement, il faut ajouter à ces phénomènes la diffusion des ions et leur absorption sur les parois environnantes.
- Townsend, J.-J. Thomson et H.-A. Wilson ont déterminé la valeur de la quantité élémentaire d’électricité q. Celle-ci, à quelques centièmes près, est égale à 3,1 X 10-10 unités électrostatiques. Thomson et ses collaborateurs ont déterminé, en outre, les .vitesses spécifiques vp et vn des ions et le coefficient de recombinaison «.
- Les mesures exactes de la différence de potentiel entre électrodes et de l’intensité de courant dans l’air ionisé ont présenté une bonne concordance avec la théorie édifiée par Riecke et Mie. Quelques questions importantes restent encore à résoudre : telles sont la détermination de la fonction qui relie le coefficient de recombinaison avec la pression du gaz d’après sa relation avec la température, d’après le nombre des ions gazeux et d’après la masse de ceux-ci : telle est aussi la question de la transformation d’électro-nions et d’atomions en ions peu mobiles.
- 2° Rayons électriques.
- D’après les travaux de Wiechert et de Thomson, on voit qu’il peut exister un mouvement ordonné ou un courant de particules électriques n’obéissant pas à la loi d’Ohm dans lequel il se produit des accélérations et dans lequel la valeur est proportionnelle à la racine carrée de la différence de potentiel disponible. La conséquence de cette théorie de l’émission est que les
- particules des rayons cathodiques possèdent une vitesse analogue à celle de la lumière.
- Après les premiers succès de la théorie des électrons, les recherches se tournèrent vers la
- détermination de la charge spécifique - et de la
- masse de l’électron. Thomson trouva que la charge d’une particule des rayons cathodiques est égale à la quantité élémentaire d’électricité, à l’électron, et, depuis lors, nos connaissances sur cet électron se sont beaucoup étendues, 11 n’en est pas de même pour les rayons positifs, rayons-canal découverts par Goldstein. Si l’on fait abstraction des recherches faites sur les rayons « du radium, on sait encore peu de choses sur les rayons positifs, en dehors des travaux de Wien. La structure de l’ion positif semble être de nature compliquée et comprend un certain nombre de particules individuelles.
- 3° Courant spontané.
- Les courants spontanés dans les gaz se produisent sous la forme d’aigrettes, d’effluves ou d’arc. Ces courants produisent eux-mêmes les ions qui leur servent de véhicule. Tandis que le courant non spontané peut se produire sous une différence de potentiel faible, le courant spontané exige une différence de potentiel mi-nima. Les deux genres de courant obéissent à des lois différentes.
- Comme l’on sait, les rayons cathodiques et les rayons-canal peuvent ioniser par choc des particules neutres de gaz. Les résultats de Townsend et de Thomson montrent que les ions du courant non spontané peuvent aussi, dans un champ électrique puissant, posséder une énergie cinétique suffisante pour ioniser également par choc des particules neutres de gaz. L’ionisation par choc d’ions en mouvement explique le courant spontané, si l’on tient compte des trois principes suivants :
- Un ion positif ou négatif doit, pour pouvoir ioniser par son choc un atome neutre, posséder au moins une énergie cinétique égale à une valeur minima déterminée.
- Les ions du courant spontané reçoivent de la chute de tension électrique cette énergie ciné-trique minima nécessaire pour l’ionisation : la valeur de la chute de tension nécessaire dépend de la longueur de libre parcours des ions et
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- doit être au minimum suffisamment élevée pour | que l’ionisation nécessaire puisse se produire à l’extrémité du libre parcours.
- Enfin il faut, pour que le passage du courant se produise d’une façon permanente, que simultanément les ions positifs et négatifs produisent des ions nouveaux de vitesse opposée pour remplacer les ions disparus par recombinaison ou par transport électrique.
- R. V.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Expériences comparatives sur l’hystérésis tournante et sur l’hystérésis linéaire. — Wecken. — Zeitschrift fur Elektrotechnik, 5 novembre igo5.
- Il existe deux sortes de désaimantation : celle qui est produite par une variation continue de la force magnétisante, toujours de même direction, et celle produite par la rotation continue d’un corps magnétique dans un champ constant en direction et en intensité. La première correspond à l’hystérésis « linéaire », et la seconde à l’hystérésis tournante-»
- Au point de vue du temps pendant lequel doit s’effectuer le cycle magnétique complet, on distingue entre les phénomènes, la durée infiniment longue^ et ceux de durée plus ou moins courte. Aux phénomènes de longue durée (supérieure en pratique à une minute) correspond l’hystérésis « statique », et aux phénomènes de courte durée correspond l’hystérésis « dynamique » quelquefois appelée aussi hystérésis « alternative ».
- Les expériences comparatives sur l’hystérésis linéaire et sur l’hystérésis tournante ne peuvent avoir de valeur que si elles se rapportent au même état, statique ou dynamique. L’auteur a essayé de déterminer la différence existant entre l’hystérésis linéaire et l’hystérésis tournante à l’état statique.
- D’après les études de Baily, Beatty et Clinker, Schenkel, et Aiethammer, les pertes dans l’hys-térésis tournante atteignent toujours un maximum caractéristique après lequel elles diminuent.
- Au contraire, Dina et Bloch n’ont pas constaté le maximum et ont trouvé des résultats qui sont en contradiction avec ceux des expérimentateurs précédents.
- Principe et détails de la méthode de mesure
- L’auteur a fait porter ses expériences sur l’hystérésis statique de façon à n’être pas gêné par les courants de Foucault.
- La perte d’énergie due à la désaimantation est, par cycle et par unité de volume, donnée par l’équation
- en désignant par J l’intensité d’aimantation correspondant à une intensité de champ donnée II et par B l’induction totale correspondant à cette intensité de champ IL L’expression
- J., ^B.,
- " HJJ ou / " 1MB
- Ji J »!
- est donnée par la surface du cycle J = f (H) ou
- Pour obtenir les cycles d’hystérésis tournante, on opère comme pour la détermination des cycles d’hystérésis statique linéaire. Au lieu de calculer la valeur de H ou AH d’après le courant magnétisant et d’après les dimensions de la bobine magnétisante, on détermine H et AH par la méthode balistique.
- Dans cette série d’expériences, le corps magné-I tique soumis à l’essai était placé dans un champ produit par une longue bobine magnétisante ou par l’inducteur d’une dynamo bipolaire. Les corps magnétiques essayés étaient constitués par des anneaux fermés de section rectangulaire ayant pour diamètres intérieur et extérieur 109 et 120 mm. et pour hauteur 18,2 mm. Cette forme a été choisie pour se rapprocher le plus possible des conditions dans lesquelles sont placés les induits des machines à courant continu. L’épaisseur radiale des anneaux a été choisie faible par rapport au diamètre pour que l’induction fût sensiblement uniforme dans toute la section.
- Les expériences portèrent sur trois corps magnétiques différents, l’un en fer forgé, le second en acier coulé et le troisième en fonte. Chaque anneau était muni d’une bobine d’épreuve enroulée suivant un diamètre. Pour déterminer la courbe AH du champ de la dynamo, on employait un anneau en laiton muni d’une bobine semblable. Les bobines avaient une largeur de 10 mm. et étaient par conséquent relativement minces, de sorte que les inductions dans les dif-
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- T. XLV. — N° 50.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- férentes sections sous la bobine pouvaient être considérées comme égales. Outre ces bobines servant à la mesifre de l’hystérésis tournante, les trois anneaux portaient chacun une seconde bobine en anneau servant aux mesures connues de l’hystérésis statique linéaire.
- La longueur d’enroulement de la bobine magnétisante était / = 40 cm., et le nombre de tours de fil était nt = 1410.
- L’intensité de champ à l’intérieur de cette bobine est donnée, dans la direction de l’axe, par la formule connue :
- i désignant le courant magnétisant en ampères, nK le nombre de tours, l la longueur de la bobine en cm.
- Si la bobine est assez longue, l’intensité de champ en son milieu est assez exactement représentée, pour la pratique, par cette formule.
- La valeur maxima de l’intensité de champ existant pendant la rotation du corps essayé peut être déterminée de la façon suivante. Quand le corps occupe la section droite de la bobine, on a
- Quand il fait avec cette position un angle «, l’intensité de champ est
- H ;= Htjiax cos v,, (2)
- L’intensité de champ en un point quelconque est donc proportionnelle au cosinus de l’angle « et facile à déterminer.
- Une expérience comparative dans laquelle les valeurs de AU ont été successivement calculées, puis mesurées pour différents angles, a donné les résultats suivants :
- AH CALCULÉ AH MESURÉ
- 10.18 9-93
- 29,08 28.70
- 43.48 43.5o
- 5i. 4o 5i .5o
- H = 2AH = 133.96 H = 2AH = 133.63
- On voit que la concordance est très satisfaisante, Le champ de la bobine peut donc être considéré comme uniforme dans l’espaee oeeupé
- par le corps étudié, et la variation de champ peut être considérée comme sinusoïdale.
- Connaissant la courbe II, on peut obtenir la courbe B correspondante en intégrant la courbe
- AB = /•(«)
- obtenue au moyen du galvanomètre balistique, Par suite de l’hystérésis, les courbes H et B ne passent pas simultanément par zéro. De ces deux courbes
- H = f(ct) et B = f(a),
- on déduit le cycle d’hystérésis, en combinant les valeurs de II et de B relatives à une même valeur de « et en traçant la courbe B =f (II).
- Les valeurs de l’induction obtenues avec la
- 12 1V
- Fig. 1. — Courbes de variation du champ et de l'induction
- (Inducteur d’une dynamo bipolaire et anneau en fonte).
- bobine magnétisante n’étant pas assez élevées, une autre série d’essais fut faite avec l’inducteur d’une dynamo bipolaire. Dans ce cas, la variation du flux n’était plus sinusoïdale à cause de la forme des masses polaires et l’allure des courbes AH et H n’a pu être déterminée qu’au moyen de mesures balistiques.
- La courbe de variation de champ AH trouvée par la méthode balistique pour l’inducteur
- Fig. 2. — Courbes intégrales des courbes de la fig. 1.
- de la dynamo est représentée par la figure 1. La courbe intégrale correspondant à la courbe de la figure 1 est tracée sur la figure 2 : elle s’écarte notablement d’une sinusoïde, comme on le voit. Les courbes AB et B sont également tracées
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- sur la figure 1 et 2 pour la fonte. Des valeurs correspondantes de B et II, on déduit le cycle d’hystérésis.
- La variation du flux total AN dans la bobine d’épreuve pour une rotation de l’anneau d’un angle déterminé est donnée par la déviation balistique, la résistance du circuit de fermeture et les constantes du galvanomètre balistique employé étant connues. La section de la bobine d’essai embrasse une certaine surface d’air et une certaine surface de fer. Soit f la surface relative à l’air et FB celle relative au fer : pour une répartition uniforme du champ II dans l’air, la variation A<ï> de la partie du flux total relative à l’air est
- A<b — AH. f'.
- La variation de la partie du flux total relative au fer est
- AN —A<t> —AN — AH./".
- On en déduit la variation de l’induction dans le fer AB
- AB
- AN — AH./" Fb
- (3)
- La valeur de Ail est donnée par l’équation (2). Les variations de champ AH de l’inducteur de la dynamo sont données par l’expression
- AU
- où AL représente la variation du champ total mesurée au galvanomètre balistique et FH la section d’enroulement de la bobine d’essai (de l’anneau de laiton).
- Pour comparer avec les valeurs des pertes par hystérésis tournante déterminées par là méthode précédente, les valeurs des pertes par hystérésis linéaire, l’auteur a tracé les cycles d’hystérésis pour chaque anneau essayé en munissant chacun de ceux-ci d’une bobine magnétisante uniformément répartie sur toute la périphérie, et a tracé les courbes de Ali et AB ou de II et B par la méthode balistique ordinaire. Pour obtenir une grande exactitude avec cette méthode, il a employé un galvanomètre ayant une durée d’oscillations aussi grande que possible, 17.634 secondes. 11 relevait 16 points pour chaque cycle total, après avoir constaté que les valeurs trou-
- vées varient d’après le nombre de degrés successifs de la variation (().
- Ce fait est mis en évidence Jggr les deux séries d’essais suivants
- I . ANNEAU DE FER FORGÉ 2. ANNEAU DE FONTE
- io degrés : AB io degrés : AB
- 334 3Ô2
- 348 3i6
- 983 381
- 847 327
- i ,6io 438
- 4.270 700
- IO . (JOO 1.644
- 4.88o 2.545
- j ,43o 1.385
- 1 ,i63 1 .14o
- X(AB) = 26.8o5 2(AB) = 9.238
- Pour 1 degré : Pour 1 degré :
- S(AB) = a6.88o S(AB)=:g.3o3
- Différence : 75. Différence : 65.
- Soit : Soit :
- 73.100 on/ 65.100 .,
- « /-v/-. U»iO / 11 C11 IllUI IJ 0 • 20.880 <•> ,» o«n /fi en moins. g,3o3 '
- On voit que les écarts sont inférieurs à 1 % et sont négligeables en pratique.
- Avant de faire une mesure, on désaimantait complètement l’anneau au moyen de courant alternatif, puis on le tournait une centaine de fois sur lui-même. Les variations positives et négatives du courant dans la bobine magnéti-
- Fcntil.
- \7ta I r
- . 3. — Lieujt des sommets des cycles d’hystérésis - Hystérésis linéaire. II. — Hystérésis tournante.
- santé étaient égales, grâce à l’emploi d’un commutateur à mercure approprié. Les cycles d’hystérésis furent tracés sur du papier quadrillé et
- (!) Voir : Sur l'aimantation progressive ou saccadée : L’Éclairage Electrique, tome XLV, 4 nov. 1905, p. 18t.
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- planimétrés au moyen d’un planimètre polaire.
- L’auteur indique les cycles d’hystérésis tournante et linéaire que résume comparativement la ligure 3. Sur celle-ci, on a tracé les courbes des sommets des différents cycles d’hystérésis : les courbes 1 sont relatives à l’hystérésis linéaire, et les courbes II à l’hystérésis tournante. On voit que les premières ont la forme caractéristique ordinaire tandis que les secondes sont presque rectilignes et ne commencent à s’incliner que pour de très fortes valeurs de l’induction.
- 2° Résultats et conclusions
- Les résultats trouvés pour les deux sortes d’hystérésis dans les mesures qui précèdent sont résumés dans les tableaux suivants : ils se rapportent à un cycle et à l’unité de volume (centimètre cube). L’indice « t » se rapporte à l’hystérésis tournante, et l’indice « l » à l’hystéris linéaire.
- 1. HYSTÉRÉSIS TOURNANTE
- a) Fer forgé
- Bmax Ai Ergs Hmax Bmax Ai Ergs Hmax
- 2.770 772 38,9 i3.oo6 8.525
- 4 • 904 I .020 68,2 15.939 14.700 —
- 5.164 I ,5l2 70,6 17.359 20.950 —
- 7-843 3.200 111,8 134,0 19.366 32,55o —
- 9.409 10.265 4.620 5.84o 20.749 58.200
- b) Acier
- Bmax Ai Ergs Umax Bmax A« Ergs Hmax
- 3.294 4.855 6.179 7.607 9.106 10.468 2.620 4.65o 6.900 10.260 i3.3oo 17.o4o 48,7 70,6 89,4 111,8 i34,o 156,3 11. g 15 14.o53 16.174 i8.436 19•778 21.191 2o.55o 3i,85o 37.950 63.600 q3.5oo 121.000 !79>° 223,5
- c) Fonte
- Bmax Ai Ergs Hmax Bmax Ai Ergs Hmax
- 2.2 1 9 2.798 4.022 4.853 5.677 6.366 2.538 4.73o 7.080 10.200 i3.loo 16.400 38m 48,7 7° ,6 «9,4 111,8 i34.o 7.437 8.706 10.897 12.442 13.954 22.000 29.i5o 55.100 69.4oo 142.000 179.0
- 2. HYSTÉRÉSIS LINÉAIRE
- a) Fer forgé
- Bmax A; Ergs Hmax B m a x A1 Ergs Hmax
- 1 - 579 4.702 6.533 11. i36 i3.o52 i85 I . 320 2.410 5.280 6.157 1,335 2, i4o 2,695 5,4oo g,56o 13.667 14.888 i5.g5o 16.339 i6.5oo 8.100 10.i5o 11.750 12.43o 12.120 12,460 20,2ÔO 27,600 4o,ooo 70,800)
- b) Acier
- Bmax A1 Ergs H max Bmax A/ Ergs Hmax
- 1 .g3o 5.912 8.366 9-23i 957 5.35o g. 000 11.55o 5,4o 7,85 9>57 12,46 12.312 i4.5oi i5.6i2 19.000 27.350 32.000 20,25 4o,oo 70,80
- c) Fonte
- B m ax Ai Ergs Umax Bmax Ai Ergs Hmax
- 1.225 612 5,48 4.619 7.180 20,55
- I ,294 I .002 7>975 6.23g i3.120 40,70
- 3.33g 4.025 12,75 7-697 19.540 71 >9°
- On peut, avec ces résultats, tracer les courbes donnant les pertes par hystérésis en fonction de l’induction maxima. On trouve que ces courbes sont semblables et voisines l’une de l’autre pour l’hystérésis tournante et l’hystérésis linéaire : les pertes par hystérésis tournante sont un peu plus fortes, dans tous les échantillons étudiés, que les pertes par hystérésis linéaire.
- Les tableaux suivants résument comparativement les résultats en indiquant, pour chaque valeur de l’induction, la valeur des pertes A; et Ai ainsi que la valeur du rapport
- A;'
- On voit, d’après ces tableaux, qu’en moyenne les pertes par l’hystérésis tournante sont 1,17 fois plus grandes pour le fer forgé et 1,22 fois plus grande pour le fer et l’acier : en chiffres ronds on peut prendre 1,2 fois pour les trois corps.
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- a) Fer forgé
- Bmax At Ergs A1 Ergs A; A;
- 2.000 455 375 1.214 \
- 4.000 1.200 1.075 1.117
- ë.ooo 2.160 1 .g3o î.ngj
- 8.000 3.425 3.o3o 1.13of moyenne :
- 10.000 5.120 4.35o 1 -176 t 1 • *6*
- 12.000 7.220 6.100 1.184 î
- I4.000 10.175 8.53o 1 • »9'« !
- 16.000 i4.700 11.860 1.240 j
- b) Acier
- Bmax Ai Ergs A1 Ergs Ai Ai
- 2.000 4.000 6.000 8.000 10.000 12.000 14.000 1.3oo 3.5oo 6.65o io.65o j 5.65o 22.o5o 3o.8oo 1 ,o35 2.85o 5.5oo 8.870 12.900 l8.2ÔO 25.25o 1.255 1 1.228 1 1.210/ f moyenne: 1.202 > J ni 1.22 1.210 l 1.210 ] 1.220 /
- c) Fonte
- Bmax Ai Ergs A/ Ergs Ai Ai
- 2.000 2.200 1,85o 1.190 \
- 3.000 4. i5o 3.45o I.203 J
- 4.000 6.980 5.55o 1.258 /
- 5.000 io.65o 8.5oo 1 253 > moyenne :
- 6.000 i4.750 12,o5o 0 ( 1.22 I .220 V
- 7.000 19.550 16.200 1.207 ]
- 8.000 25.200 21.100 1 -197 1
- Ces résultats ne montrent pas de diminution de l’hystérésis tournante aux hautes inductions, comme l’avaient trouvé Dina et Bloch : les pertes semblent au contraire croître plus aux inductions élevées qu’aux inductions faibles. La plus haute induction obtenue dans ces mesures atteint 21.191 cgs pour l’acier : d’après Schenkel, Beatty et Clinker le maximum des pertes aurait dû être atteint pour B = 1600 à 17000 pour le fer-
- D’après ces résultats on voit que le coefficient p de Sleinmetz est très variable. Même pour l’hystérésis linéaire du fer forgé, les variations de y sont importantes. Pour l’hystérésis tournante et de fortes inductions la
- formule de Steinmetz n’est plus du tout applicable car la différence entre les valeurs calculées et les valeurs observées deviennent énormes. Pour la fonte, il est impossible de se servir de la formule de Steinmetz, aussi bien pour l’hystérésis linéaire que pour l’hystérésis tournante.
- R.V.
- Formes d’ondes dans les transformateurs triphasés. — Clinker. — The Electricicin, io novembre iç)o5.
- On sait que l’onde de tension dans les générateurs triphasés ne contient pas d’harmoniques dont la fréquence soit un multiple de trois de la fréquence fondamentale.
- Il en résulte que les courants dans une ligne triphasée soumise à une charge équilibrée ne peuvent pas contenir un harmonique triple et que la somme des courants instantanés n’est pas nulle. Cette propriété des circuits triphasés conduit à des résultats particuliers en ce qui concerne le courant magnétisant des transformateurs.
- Quand un transformateur est relié à un circuit monophasé alimenté par une f. é. m. sinusoïdale, l’induction dans le noyau magnétique a une forme sinusoïdale et l’oncle de courant contient l’harmonique troisième produit par l’hystérésis du fer. Cet harmonique existe toujours et augmente d’amplitude quand la saturation augmente.
- Dans le cas de circuits triphasés, si les transformateurs sont connectés en triangle, l'harmonique circule seulement dans le triangle, mais si les transformateurs sont connectés en étoile, la courbe d’induction doit être modifiée. Evidemment cette modification de la courbe de flux équivaut à l’introduction du troisième harmonique du flux et de la différence de potentiel aux bornes du transformateur.
- On arrive donc à la conclusion que
- 1° la différence de potentiel aux bornes d’un groupe de transformateurs connectés en étoile ne doit pas avoir la même forme de courbe que la différence de potentiel entre fils de ligne;
- 2° les pertes dans le fer d’un groupe de transformateurs connectés en étoile ne doivent pas avoir la même valeur que les pertes du
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- T. XLV. - N° 50.
- même groupe de transformateurs connectés en triangle sur la même ligne.
- L’auteur a fait une série d’expériences sur ce sujet avec un ondographe Hospitalier. Le schéma des connexions est représenté par la figure 1. Un alternateur triphasé alimentait les primaires connectés au triangle de trois transformateurs monophasés de 20 kw. Tr Les secondaires à basse tension de ces transformateurs étaient connectés en étoile et reliés aux
- Fig. 1. — Schéma des connexions.
- enroulements à basse tension de 3 transformateurs de 15 kw. connectés en étoile, T2, dont les enroulements secondaires étaient ouverts. L’on-dographe pouvait être placé en Xf ou en X2 pour enregistrer la forme du courant, ou en X3 et X/( pour enregistrer la forme de la courbe de tension. L’interrupteur S,, servait à interrompre l’un des trois conducteurs triphasés pour alimenter les transformateurs 1 et 2 avec du courant monophasé, et l’interrupteur S2 permettait d’établir ou de rompre la communication entre les points neutres. Le voltmètre Y mesurait le voltage de la ligne.
- La courbe de la figure 2 fut relevée en X<t
- Fig. 2. — Courbe du courant magnétisant.
- les interrupteurs S4 et S2 étant ouverts, c’est-à-dire avec une seule phase alimentée. Cette courbe a la forme bien connue du courant magnétisant et présente le troisième harmonique fortement proéminent. La courbe B de la figure 3 est la même courbe, avec S,, et S, fermés, c’est-à-dire dans les conditions d’alimentation, individuelle de transformateurs en monophase.
- L’interrupteur S2 étant ouvert pour séparer les points neutres, l’auteur a relevé la courbe C (fîg 3) qui représente le courant : on voit sur cette courbe que le troisième harmonique, très proéminent sur la courbe B, a à peu près complètement disparu pour faire place à l’harmonique cinq. La valeur maxima
- Fig. 3, "— Courbes de courant.
- est réduite d’environ 25 %, entraînant une
- réduction corrélative du flux.
- L’ondographe fut placé en X2 et S2 fut fermé.
- La courbe A représente la courbe de courant passant par le point neutre, courbe constituée à peu près uniquement par le troisième harmonique. Ce courant étant la somme des trois harmoniques dans les fils de ligne, son amplitude est à peu près trois fois plus grande que la différence entre les courbes B et C.
- Le courant de fréquence fondamental combiné avec cet harmonique est très faible : il est dû probablement à un léger défaut de symétrie entre les transformateurs et leurs connexions. Il faut bien remarquer que cet harmonique n’est pas produit par une irrégu-larité de la courbe de tension de l’alternateur, qui était pratiquement une sinusoïde pure, mais seulement par la variation de la perméabilité du fer du transformateur T2. Les transformateurs individuels du groupe T4 avaient des courbes de tension sinusoïdales, par suite de la connexion en triangle de leurs primaires.
- La figure 4 représente les courbes de voltage relevées en X3 et en X4 avec les points neutres séparés. La courbe du transformateur 3 a la même forme que la courbe de l’alternateur et est pratiquement sinusoïdale. La courbe relevée sur le transformateur 2 contient,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- au contraire, le troisième harmonique d'une façon marquée. Son maximum est de 40 % plus élevé et sa surface est de 9 % plus faible que celle de l’onde de l’alternateur.
- Fig. 4. — Courbes de tension en X3 et X4.
- Pendant le tracé des courbes, les différences de potentiel ont été les suivantes :
- aux bornes du transformateur 3 155 volts
- — — — 2 172 —
- entre conducteurs 276 —
- entre les points neutres (fréquence triple) 69 —
- Il est intéressant de remarquer que le voltage de ligne était égal à 1,6 fois seulement le voltage aux bornes du transformateur 2, tandis qu’il était égal à 1,77 fois ou s â fois le voltage aux bornes du transformateur 3-
- L’auteur a relevé au wattmètre la valeur des pertes dans les différentes conditions ; il a trouvé que les pertes par hystérésis diminuent considérablement, pour un même voltage efficace, quand les points neutres sont séparés, ce qui indique une diminution de surface de la courbe de tension, comme l’avait montré l’essai précédent (fîg 4).
- R. V.
- Dispositifs propres à éviter ou à diminuer les pertes d énergie à vide dans les transformateurs monophasés et polyphasés, — Schmidt. — Zeitschrift fur Eleklrutechnik, 22 et 3o octobre 1905.
- On sait tout l'intérêt que présente la diminution des pertes à vide dans les transformateurs qui, pour des réseaux de distribution étendus, représentent des dépenses de courant considérables. Cette diminution des pertes peut être obtenue de trois façons :
- i° Par un dimensionnement judicieux des transformateurs qui doivent, en règle générale, être calculés pour travailler à 50 % de surcharge lors de la demande maxima de courant.
- 20 Par la mise hors circuit à la main des
- Fig, 1.— Dispositif Schmidt.
- transformateurs inutiles et la mise en circuit de ces appareils au fur et à mesure des besoins.
- 3° Par l’emploi d’appareils automatiques mettant en circuit et hors circuit les transformateurs
- bz b
- WWlf-i
- Tr
- Fig. 2. — Dispositif Wetssmann.
- suivant la demande plus ou moins considérable-de courant.
- A l’heure actuelle, dans les transformateurs
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- 4 32
- normaux, on peut évaluer les pertes constantes à vide aux valeurs suivantes :
- 3 % 2,5 °/o 2 °/0
- I’75 % !,5 °/o
- 1 %
- p'our un appareil de 5 k\v., soit 115 watts •— — io — — 2Ô0 —
- — 15, 20 et 25 kw., soit 3oo
- 4oo ou 5oo watts
- — — 3o kw., soit 525 watts
- — — 5o — — 75o —
- — — ioo — — iooo —-
- On peut, connaissant le prix de l’énergie électrique évaluer et représenter par des cour-
- Fig. 3. — Dispositif Siemens-Schücker;.
- bes les dépenses correspondant à ces pertes à vide.
- On ne peut que dans des cas très spéciaux et assez rares opérer à la main la mise en circuit ou hors circuit des transformateurs proportionnellement à la charge. Ces cas sont générale-
- Fig. 4. — Dispositif Siemens-Schückert pour 2 moteurs.
- ment ceux où un transformateur alimente un moteur : on peut alors employer le montage de la figure 1 indiqué par l’auteur, ou celui de la figure 2, indiqué par M. Weissmann, dans lesquels le circuit primaire du transformateur est coupé en même temps que le circuit secondaire au moyen d’un couteau d’interrupteur supplémentaire, ou d’un bouchon supplémentaire de prise de courant. Il en est de meme des montages des figures 3 et 4 employés par la
- Société Siemens-Schückert et relatifs aux cas de un ou deux moteurs.
- Parmi les dispositifs automatiques, on peut citer celui de la Société Siemens-Schückert qui a donné de bons résultats en pratique. Lorsqu’on
- Fig. 5. — Dispositif automatique Siemens-Schückert.
- ferme l’interrupteur placé sur le circuit secondaire un petit contact auxiliaire ferme le circuit local d’un électroaimant qui produit la fermeture
- Fig.6.—Même dispositif appliqué à une installation d’éclairage.
- du circuit primaire du transformateur. Ce dispositif s’applique également bien dans le cas de
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- circuits triphasés et dans le cas de plusieurs moteurs: il a été perfectionné par l’emploi d’une sorte de petit moteur combiné avec l’électroaimant et commandant l’interrupteur placé sur le circuit primaire.
- On peut employer le même dispositif sur des installations d’éclairage, en employant le montage indiqué par le schéma de la figure 6: la mise en circuit d’une lampe ou d’un groupe de lampes provoque la fermeture du circuit primaire du transformateur.
- Il est possible de réaliser, dans cet ordre d’idées, des dispositifs au moyen desquels les contacts auxiliaires des interrupteurs sont inutiles : la fermeture seule de ceux-ci provoque le fonctionnement d’un relais actionné par une batterie locale et qui, à son tour, ferme le circuit de l’électroaimant. Ces dispositifs sont généralement compliqués, mais peuvent malgré cela rendre des services importants dans le cas de transformateurs alimentant des installations d’éclairage placées chez des particuliers.
- B. L.
- Interrupteur à arc pour bobines d’induction. — Ruhmer. — Zeitschrift für Elektrotechnik, 5 novembre iqo5.
- Cet appareil, destiné à la commande des bobines d’induction, consiste essentiellement en deux charbons à effet dont l’arc à flamme est soufflé par l’action d’un puissant électroaimant.
- Les oscillations électriques que produisent les ruptures successives de l’arc présentent une fréquence très élevée qui permet d’obtenir des effets de résonance avec la fréquence d’oscillations propres du circuit secondaire de la bobine alimentée par l’interrupteur.
- La consommation de courant est comprise entre 2 et 5 ampères sous 330 volts : elle est sensiblement plus faible qu’avec des interrupteurs électrolytiques.
- L’appareil’ est tout à fait approprié aux expériences de haute fréquence.
- E. B.
- 1 OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil. — Slaby. — Elektrotechnische Zeitschrift 9 novembre kjo5. (Suite). (*)
- L’auteur a vérifié expérimentalement ces résultats théoriques. Le câble à haute tension dont il a été question (§ 3) fut accouplé avec un circuit contenant un condensateur (figure 7) qui était directement relié à
- Fig. 7.
- la terre (feuilles de zinc) sans fil de jonction. Les valeurs de toutes les capacités furent mesurées au moyen du pont avec téléphone.
- Les condensateurs employés étaient tous sans exception des appareils Grisson dont le facteur de réduction (2e partie § 1) avait été déterminé dans une série d’expériences préliminaires pour la longueur d’ondes entrant en ligne de compte. Les deux tableaux suivants indiquent comparativement les résultats d’expérience et les résultats théoriques pour deux valeurs différentes de lg.
- TABLEAU 1
- lg = 217 cm. L,t = 233o cm.
- 0^ = 439 cm. I =54,8 m.
- /0 = b8,8 m.
- G, J 1 CALCULÉE ' MESURÉE i CALCULÉE 2 * MESURÉE
- 0 60,4 60,4
- 3ooo 6l,8 6l ,2 10,5 10,7
- 385o 62,6 62,3 46,4 45,3
- 48oo 64,0 63,5 49,8 48,8
- 565o 65,7 65,o 52 , l 5i ,5
- 63oo 67,2 66.8 53,6 53,3
- ^ôoo 70,8 70,5 55,8 56,5
- 1. Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 9 Décembre 1905, p. 394.
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- TABLEAU II
- lg 5oo cm. L/t524ocm. C^ = 433 cm. I = 54,om. /0 =; 58,y m.
- C/ > CALCULÉE J mesurée y 1 CALCULÉE 2 MESURÉE
- 0 62,3 62,3
- 1900 67,2 66,0 —
- 2600 69,8 69,0 5o,4 5o,o
- 3ooo HI >1 71,0 52,2 52,5
- 3^5o 86,0 55,o 55,7
- 4700 58,o 58,7
- Le système oscillant peut être représenté schématiquement par la figure 9. La self-induction Le est en série avec C/tandis que C'a et L„ sont en parallèle. Les lignes de jonction sont supposées dépourvues de capacité et de self-induction.
- La branche AR peut être remplacée par une
- Fig. 9.
- On voit que la différence entre la valeur expérimentale et la valeur théorique est en moyenne inférieure à 1 % .
- Le calcul qui précède suppose qu’il n’existe pas de self-induction dans la jonction du condensateur à la terre. Dans beaucoup de cas 011 emploie, pour les commodités de réglage, une petite self-induction Le dans cette partie du circuit, et l’auteur a étudié quelle est l’influence de cette self-induction. Il a trouvé que la modification est considérable et influence l’action à distance du transmetteur.
- Supposons que le système représenté par la fi g. 8 soit mis en oscillation d’une façon quel-
- conque, et calculons les longueurs de l’onde fondamentale et du premier harmonique. Remplaçons le système total par un fil simple de longueur l0 et prenons à la place de celui-ci la capacité statique équivalente
- où
- G'a
- tg x X
- G(l
- 2-/,,
- X — -T-11 • y
- self-induction Lz qui, en série avec C/ et Le, donne la durée d’oscillation
- T = 27ry'(Le -J- L-)Cy.
- Si l’on désigne par E. la valeur efficace de la différence de potentiel entre A et R, et par J la valeur efficace du courant dans la dérivation, l’impédance est « L- et l’on a :
- E- = w,L5 J.
- D’autre part, l’impédance de la branche du condensateur est
- 1
- 0)Cc/
- d’où
- en appelant Ja la vakur efficace du courant de charge.
- On a de même
- E2 —. wL,jJ|
- en appelant la valeur efficace du courant passant par L,t. On en déduit
- ^=^G’ahn.
- h
- J,, est décalé de — ^ sur E-, et J2 de -f- ^ sur E-.
- Le décalage des courants et J2 l’un par rapport à l’autre est égal à n et l’on a
- J == J\ J2
- J = (1 - Ji = (1 — •
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 435
- D’aulre part
- J = ^ = (i -«2C'rfL;iÆ
- wL„
- 6>b-
- d’où l’on tire
- L- =
- — CjaC'ûrL/J
- Pour vérifier cette équation, on peut supposer Le = 0 et l’on doit retomber sur l’équation (1).
- V*
- 27T V Le -f-
- L„
- w'-C'rfL n) J
- Pour vérifier cette équation, on peut supposer Le = 0 et l’on doit retomber sur l’équation /T). On a
- T _ i , / UC,
- 27: ta V I —
- 2 — I &'2C rfL„.
- L/Ey
- -2L„(C,+ C'rf)=i
- - _ y'L^CH- C'rf) — —
- T 27T \ L,i(Cj -(- G c/)
- si les capacités sont exprimées en unités électromagnétiques, ou
- /--- 2 TT V b/i (Cy J G (l)
- si les capacités sont exprimées en unités électrostatiques. Cette équation concorde avec l’équation (1).
- Pour résoudre l’équation trouvée, il faut opérer par approximations successives.
- Posons
- tg 27T/0
- /| 77"
- i — w2G rfL/t —. i
- ;
- TV 27T/„
- t-2GrfL„ •
- On
- T¥=;.«
- et c2 Ca est la capacité à mesurer de l’antenne exprimée en unités électrostatiques. L’expression se transforme en
- i — x tg X -j
- 2 7t/0
- Ga;Lrt
- et l’on a, si l’on exprime aussi C/ en unités électrostatiques,
- Le -f- , GrfL„ ) G (3).
- i -D tg
- /n2
- 27t/a
- x,=^7
- Le premier harmonique est obtenu en choisissante dans le second quadrant et en remplaçant Cd par sa moitié.
- i — x-> tg x2
- •27tL
- 2 G2
- G,.L„. Cj. (4)
- Pourvérifier cette formule, l’auteur a employé le câble à haute tension avec une self-induction Le =5.230 cm. ou 2.070 cm. placée entre
- le condensateur et la terre f figure 10J. Le tableau III donne les résultats comparatifs obtenus par le calcul et par l’expérience.
- TABLEAU III
- Ig — i4o cm. Li3go cm,
- Cd = 444 cm. I =55,6 m.
- Z0 = 5g,4 m.
- G/ 4 CALCULÉE 1 MESURÉE ^2 4 CALCULÉE | MESURÉE
- K = 5a3o cm.
- 2000 6i ,6 61,5
- 35oo 76,0 70,5 non mesurable
- 5ooo 90,5 9°,0
- Le = 2070 cm.
- 2000 6o.5 6o.5 41,5 41,5
- 35oo 62,0 61,0 54,6 3,65
- 5ooo 67 , I 66,1 58,5 57>9
- On voit que les plus fortes différences ne dépassent par 2 % et que la différence moyenne
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-
- 436
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N» 50.
- est inférieure à 1 % . La question du calcul exact des deux ondes d’un transmetteur accouplé peut donc être considérée comme résolue.
- R. Y.
- ÉCLAIRAGE
- Sur le photomètre sphérique. — Bloch. —Elek-trotechnische Zeitschrift, 16 novembre igoô.
- L’auteur indique l’intérêt que présente le photomètre sphérique et en développe d’abord la théorie, puis en montre les applications pratiques.
- I. - THÉORIE DU PHOTOMÈTRE
- Pour le point P, l’élément de la surface d F placé en K est une source lumineuse dont l’intensité LK est proportionnelle à l’éclairement Br. et à la grandeur de la surface dF vue de P, c’est-à-dire cette surface multipliée par le cosinus de l’angle MKP.
- On a donc
- L4. = k. . JF. cos MKP
- k étant une constante.
- Lk produit en P un éclairement
- 7„ Lk cos MPK ali „ —--—------
- 1° Equation générale.
- L’intensité lumineuse sphérique moyenne (Lsph) d’une source lumineuse est déterminée par l’intégrale superficielle de l’intensité lumineuse L sur la surface d'une sphère de rayon r au centre de laquelle est placée la source lumineuse, divisée par la surface totale de cette sphère hnr2.
- ou, en remplaçant
- dBp = k.
- L râ
- .dF. cos MKP
- /X
- cos MPK KP2
- Les angles MPK et MKP sont égaux, comme adjacents à deux côtés égaux (flg. 1) d’un triangle isocèle.
- MPK = MKP = f.
- L^‘=Ù‘fLdF
- Dans cette expression, la valeur Lf peut être différente pour chaque point de la sphère.
- Le photomètre sphérique doit permettre d’obtenir, par l’observation de l’intensité d’éclairement BP d’un point P de la surface sphérique, un nombre qui soit dans un rapport direct avec l’intensité lumineuse sphérique moyenne d’une source.
- La lumière qui irait directement de la source lumineuse au point P est arrêtée par un écran, et ce point n’est éclairé que par la lumière réfléchie par la paroi blanche inférieure de la sphère.
- Il faut prouver que l’intensité d’éclairement produite en P par la lumière réfléchie est dans un rapport simple avec l’intensité lumineuse sphérique moyenne.
- L-'‘=à?JUF-
- Un point quelconque K de la surface sphérique, placé à la distance /• du centre de la sphère où est située la source lumineuse, possède un éclairement :
- En désignant par p la longueur KP, on a dans le triangle MKP
- d’où
- P _
- COS f
- dBp — À- • • ùF •
- COS^ f
- L d_ F
- ,,2 ‘ 4,.2‘
- L’éclairement total BP du point B est l’intégrale des expressions «?BP étendue à toute la sphère.
- BP.
- f k — — f
- J r1 .4/- 4r’* J
- LùF
- km
- 1-‘S p h •
- Dans ces calculs, on a négligé le fait que chaque point agit indirectement sur les autres points de la sphère et que l’éclairement en K n’est pas, comme on l’a admis
- Ba
- L
- r-
- mais
- B a = Ba -j- BP^ = — • — LSph.
- La valeur trouvée pour l’éclairement en P devient alors, en remplaçant BR par B'k :
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- 16 Décembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 437
- = 4?/LrfF + ^L""‘/',F’
- — ^2 *^sph 1 ~7~ ‘-‘sphi
- = (*û + *2*2).
- r‘J
- Le même raisonnement renouvelé conduit à adopter pour l’éclairement du point K, au lieu de
- Les variables indépendantes choisies pour résoudre cette intégrale sont les angles /3 et >. représentant la latitude et la longitude du point K (fig. 1).
- /3 = UMK.
- L’élément de surface au point K est JF = rdfi.r sin fdX = 7 -2 sin /3J/3JÀ Du triangle SMK, on tire
- /2 — h2 -j- r2 -j- ihr cos /3,
- BT = BA. + Bp^
- l’expression
- BV = Ba. + B'p.
- On obtient alors une nouvelle valeur B^p, etc. On obtient finalement.
- Bp = —5 (*7T -j- k-TX2 -)- k^Tt^ -J- , . . )L s p/l *
- La série géométrique ainsi obtenue doit évidemment être convergente, puisque BP ne peut avoir une valeur infinie. Leur sommé est alors une valeur fixe
- kt
- a= 1— /.*
- et l’on a
- <7
- Bp == Ls/i/i
- 2° Dispositioji excentrique cle la source lumineuse.
- Dans ce qui précède, on a supposé que la source lumineuse était placée au centre M du photomètre. Pin pratique, cela conduit à des difficultés et il y a lieu d’étudier comment varie l’éclairement du point observé, lorsque la source lumineuse s’éloigne du centre.
- Supposons que cette source lumineuse soit placée en un point S placé à une distance l du centre. L’éclairement du point K placé à une distance l de S est
- en appelant e l’angle S KM.
- On a, comme précédemment,
- L f b- J
- L cos î /2
- JF
- Fig. 1.
- Du triangle SQK, rectangle en Q, on tire Z cos î — r-\-h cos /3
- ;• -f- h cos /3
- r -f- h cos /3
- L
- \!h2 -f- r2 -j- 2hr cos /3
- On a alors
- Bp'=I? /L/-== 4' J (yh1 -j- ri
- h cos /3
- 2 2hr cos f)
- —r • 72 sin fd f d'y.
- 3° Sources lumineuses symétriques L’intensité L dépend de l’angle (fig. 1) KSM=ç = /3 —£
- et de l’angle 7 suivant la répartition de la lumière.
- On suppose d’abord que l’on a affaire à des sources lumineuses symétriques pour lesquelles le diamètre de la sphère passant par S est un axe de symétrie. En fait, c’est à peu près le cas dans la plupart des sources lumineuses. L’intensité lumineuse est alors invariable pour les différents cercles parallèles de la sphère et indépendante de l’angle 7. Au lieu de l’élément de surface d¥ intervient la surface de la zone
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- 438
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N» 50.
- sphérique passant par K de largeur rd[3 : rfF — 27rr2d/3 sin /3.
- L’intensité lumineuse sphérique moyenne est alors, pour les sources lumineuses symétriques :
- U"h = 4? f LdF = 4Ï? / L ' 2'r'2 si",M'3
- 0
- i ‘X
- L^/t = - / Lsin/3^9-
- 2t/ o
- L’intensité hémisphérique moyenne Luem est obtenue si l’on se représente toute la lumière qui arrive sur la moitié inférieure de la sphère comme uniformément répartie sur la surface de cette moitié. On a donc
- TT
- «T
- 4° Source lumineuse au bord du photomètre sphérique
- L’auteur examine le cas particulier de source excentrique où celle-ci est placée exactement au bord du photomètre. On a alors h= r
- l 2~ r2 -j- ''2 4- 2r2 cos fi 2r2( i 4- cos fi) — 4r2 cos2 -
- r 4~ r cos /3
- ï :
- 2 /• COS2 -
- /3
- cos -
- d’où
- 4r2
- V
- ^ T /3
- L cos -
- • 27rr2 sin /Scf/3
- o 4'-2 cos2 -2
- L
- 4r2 cos -2
- . jî B
- - . 27i/'2.2 sin - X cos - ai3, /3 2 2
- ** fir . ,3 /3 à- r2 .
- = —; / L sin - a - = —r / L sin
- 27'2 J Q 2 2 27- J
- BPl=-.^Lhem-
- L’intensité lumineuse dans le cas de la source excentrique étant une fonction de Ç, et Ç étant
- égal à ^ dans le cas particulier dont il s’agit,
- on peut remplacer ^ par Ç ; si l’on tient compte,
- comme cela a été fait plus haut de la lumière plusieurs fois réfléchie, on arrive à l’expression.
- On voit que, dans ce cas, l’éclairement du point P par la lumière réfléchie est proportionnel à la moitié de l’intensité hémisphérique moyenne, le facteur de proportionnalité étant
- ’ c’est-à-dire le même qu’auparavant.
- 5° Source lumineuse placée à égale distance entre le centre et le bord du photomètre
- Le rapport entre l’intensité hémisphérique moyenne d’une source et l’intensité sphérique moyenne n’a pas une valeur constante mais dépend de la répartition de la lumière.
- Premier cas. — Répartition uniforme.
- Dans ce cas, L est invariable et indépendant de l’angle Ç.
- On a
- L.v/i/iI= L = B/lcm.
- En désignant par BP[M; et par BPR1 l’éclairement du point P par la lumière réfléchie quand la source lumineuse est au centre (M) ou au bord (R), on a dans ce cas
- Bp(M)
- Deuxieme cas. — Répartition non uniforme. Supposons qu’il parvienne plus de lumière à la partie supérieure qu’à la partie inférieure. Soit
- L — (TT — O
- la loi de la répartition de la lumière pour Ç compris entre O et n. Cette expression correspond à une spirale d’Archimède.
- L’intensité sphérique moyenne est ici :
- T I S* Lmax , x .
- L,- j —— — î) sin çrf? ,
- 1 o
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 439
- Lmax ,
- ----- / r, Sltl mr, ,
- 27T J
- si l’on pose :
- TT - ’Ç
- L’intégration donne : Lmn:
- L,<ph:
- 27T
- Lim;
- 27T
- (-- V COS vj)
- (— vî cos ïî -f- sin
- I71” -j- / COS r,dr,
- 0 J 0 J
- Jmax Lma:
- ----- • 7ï =: ----
- L’intensité hémisphérique moyenne est
- 7î
- L/,e,H = / ' ^ - r) sin çrfç = ...,
- J o 77
- Lmax / i .
- =------(— rt COS r, -}- Sin >î) *
- (»-0.
- On obtient alors
- lp(R) : Bp(M)
- D r) _ I * — I . I _T:— 1 __ po
- DprR-i : rSpfMi — - ---. - —-------— o,oo
- 2 7T 2 îï
- Troisième cas. — Répartition telle que toute la lumière aille vers le bas.
- La loi de la répartition de la lumière est
- alors, pour Ç compris entre O et ^
- L---Lmax COS
- Dans ce cas, on a
- TT
- TC
- 4
- 0
- max
- COS 2:
- 2
- I
- 0
- L/ie;
- il
- Jmax •
- L’intensité sphérique moyenne est égale à la moitié de l’intensité hémisphérique moyenne. On a donc, dans ce cas
- Bp(R)
- Bp(M')
- On peut déterminer, dans ces trois cas, la variation du rapport
- Bp ;
- Bp(M)
- quand la source lumineuse se déplace du centre de la sphère vers le bord. Pour un certain nombre de distances L du centre M, il faut calculer l’intégrale trouvée ci-dessus.
- Bp,
- k
- 4r
- COS £
- ~W~
- d F
- f
- L
- r- -j- A cos /3
- ( y A - r2 -}- 2hr cos /3
- -r 27r/’2 sin /3(7/3.
- en introduisant les valeurs de L correspondant aux trois cas examinés.
- Au lieu d’intégrer, on peut faire une somme d’après la règle de Simpson en partageant en douze portions l’intervalle entre O et tt. Des valeurs ainsi trouvées pour BP< et des valeurs de Bp(M) pour h = O, on peut déduire les valeurs du rapport
- Bp!
- BpfM)
- Ces valeurs sont portées eu fonction de -pour les 3 cas considérés dans le tableau I.
- TABLEAU I
- h r i 0/ u en % C>P(M) II III
- o IOO IOO 100
- O , 2 99)9 100,2 100,2
- 0,4 98>9 99)8 101,2
- 0,6 98,3 99-6 101,0
- 0,8 91 ’9 99)° 100,1
- I , o 5o 68,2 IOO
- On voit, d’après les chiffres de ce tableau, quil ne se produit de modification sensible (> 2 %) dans Véclairement du point observe que quand la source lumineuse est éloignée de plus de 0, 6 r du centre de la sphère, dans le premier cas (répartition uniforme). Dans le deuxième cas, la source lumineuse peut être placée à 0, 8 r du centre sans que la modification dépasse 1 % .
- E. B.
- (à suivre).
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 50
- ÉLÉMENTS GALVANIQUES ET ACCUMULATEURS
- Brevets nouveaux concernant les accumulateurs alcalins. — Centralblalt fur Accumulatoren, septembre, octobre, novembre.
- Procédé pour augmenter la conductibilité de la matière active. Kôlner Accu.mulatoiîenwerke Gottfriede aoen. Pate allemande 161.802. 13 novembre 1903, acc6e 29.6.05.
- Pour rendre conducteurs les oxydes employés, on les a mélangés de flocons de graphite, Une masse ainsi constituée possède encore une résistance élevée, que l’on peut abaisser, il est vrai, en comprimant le tout par un procédé quelconque. Ce dernier procédé présentant des inconvénients, les inventeurs emploient, pour augmenter la conductibilité, de la poudre de graphite très fine qu'ils mélangent intimement avec les composés métalliques pulvérisés. Le mélange ainsi préparé est ensuite additionné de graphite en flocons. Les proportions employées sont à peu près les suivantes : 32 parties en poids d’hydroxyde de nickel, 4 parties en poids de graphite pulvérisé chimiquement pur, 14 parties en poids de graphite cristallisé.
- Electrode négative pour accumulateurs alcalins. — Edison. — Pate allemande, 163.342. 7 janvier 1903, accée 25.9.05.
- On emploie comme électrode négative de l’oxyde de cobalt auquel on peut ajouter du mercure métallique seul ou en combinaison
- avec de l’argent ou du cuivre. Cette matière active est assez coûteuse à cause du prix élevé du cobalt, mais elle présente vis-à-vis des matières actives négatives actuellement 1 employées des avantages importants. D’une part le cobalt n’a aucune tendance à former des sels solubles dans l’électrolyte : à ce point de vue, ce métal se distingue donc avantageusement du zinc, du cuivre et de l’argent ; d’autre part, il est léger et facilement oxydable : on peut le transformer directement en oxyde ou oxydule.
- Pour fabriquer une électrode négative, on peut opérer de la façon suivante : on prépare d’abord de l’oxalate de cobalt sec qu’on allume et qu’on transforme en oxyde non hydraté. Ensuite on mélange cet oxyde avec 15 % cl’oxyde de mercure ou avec 25 % environ de cuivre .métallique finement pulvérisé et 6 % cl’oxyde de mercure.
- Des expériences ont montré qu’une augmentation de la proportion de mercure ou du composé de mercure augmente la partie active du cobalt mais diminue la légèreté. On peut aussi employer l’argent au lieu de cuivre. Le mélange est pressé sous forme de briquettes et placé dans des pochettes nickelées perforées plongées à l’intérieur d’une solution alcaline contenant, par exemple, 20 % d’hydroxyde de potassium. La différence de potentiel moyenne aux bornes d’un élément constitué avec ces plaques négatives et des positives à l’hydroxyde de nickel est d’environ 1,10 volt.
- E. B.
- SENS. — SOCIÉTÉ NOUVELLE DE L’iMPRIMERlE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTÀUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Samedi 33 Décembre 1905.
- 13e Année. — N“ 51.
- Tome XDV.
- l±=d
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r
- Electriques
- écaniques - Thermiques
- w
- L’ENERGIE i
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — NI. LEBLANC, Professeur à l’Ecole des Mines. — G. UPPN1ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École central des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- MOTEURS MONOPHASÉS COMPENSÉS SANS BALAIS D’EXCITATION
- 3*
- Dans le cours d’une étude sur la compensation des moteurs monophasés à collecteurs, nous avons été conduit à une catégorie de moteurs compensés caractérisée par le fait que la compensation du décalage y est obtenue sans balais auxiliaires, de sorte que le nombre dé balais nécessaires devient pour ces moteurs tout au plus égal au nombre de pôles.
- Nous nous proposons d’exposer dans ce qui suit la théorie de ces moteurs et de comparer les conclusions auxquelles nous arriverons à priori avec les résultats d’essais obtenus dans diverses applications pratiques avec ce système de moteurs.
- Le montage que nous envisagerons en premier lieu répond au schéma de l1^ figure 1. Nous l’appellerons cc moteur à répulsion compensé » parce qu’il tient du moteur à répulsion ordinaire par son induit à collecteur dont les balais sont court-eircuités entre eux et décalés d’un certain angle 6 par rapport au champ primaire. Le stator peut comporter un enroulement continu ordinaire alimenté en deux points a et 5, mais se trouvant fermé suivant une direction déterminée cr/, comprise entre la ligne de balais et la perpendiculaire à cette ligne, sur une résistance inductive L réglable.
- Nous démontrerons qu’en choisissant judicieusement la valeur de L et l’angle « que renferme l’axe cd avec le champ primaire, on peut obtenir une compensation parfaite du
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-
- 442
- T. XLV. — N° 51.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- décalage à différents régimes; en même temps on peut agir par ce procédé sur le couple, c’est-à-dire sur le débit du moteur; de plus on établit aisément que si la réluctance magnétique est la même dans tôus les sens, il se produit au synchronisme un champ tournant parfait comme pour le moteur à répulsion ordinaire et que, par conséquent, la tension entre les lames du collecteur disparaît à cette vitesse.
- THÉORIE DU MOTEUR A. REPULSION COMPENSÉ
- Reprenons les notations employées dans un article précédent (1) et appelons de nouveau : jx^ JE^ et p.2 JE.2 les coefficients de self-inductance primaire et secondaire supposés constants dans tous les sens.
- 911 cos 9 et 9TL'' sin 0 les coefficients d’induction mutuelle statique et dynamique de l’enroulement primaire alimenté suivant a b par rapport à l’enroulement rotorique.
- cos (x-b) et sin («-0) les coefficients d’induction mutuelle statique et dynamique de l’enroulement primaire, alimenté suivant c cl, par rapport à l’enroulement induit.
- Sflt2 cos 0 et 9ïl2 cos («-0) les coefficients d’induction mutuelle statique de l’enroulement secondaire par rapport à l’enroulement primaire suivant a b et c d respectivement.
- pq 911 cos « le coefficient d’induction mutuelle statique entre les circuits primaires a b et c d.
- 1 JE, le coefficient d’inductance du rhéostat de réglage connecté aux points c et d de l’enroulement primaire ;
- lK et Z2 les coefficients de self-induction de dispersion primaire et secondaire, ensuite :
- ê le vecteur de la tension d’alimentation, le vecteur du courant d’alimentation, le vecteur du courant parcourant le rotor,
- Ü3 le vecteur du courant allant des bornes c d au rhéostat de self L, 1
- e, Hi Hi h les valeurs instantanées de <S, ffi, <42, $3,
- enfin :
- la vitesse angulaire du vecteur de la tension primaire,
- «2 la vitesse angulaire polaire du rotor, i = \j— 1 le symbole imaginaire.
- Avec ces notations le fonctionnement du moteur à répulsion compensé peut s’énoncer par trois équations fondamentales, en appliquant les règles que nous avons exposées dans l’article précité au circuit primaire suivant a b et c d et au circuit secondaire et en négligeant dans une première approximation la résistance ohmique des enroulements :
- Circuit ah : e ~ -j- OTt2 cos 0 -j- /qOTQ cos
- Circuit cd : o = ^ ^ + /qJdL cos oc _p J)lt2 cos (oc — 0) ^
- Circuit rotorique : o = ^2-^2 ^ A cos ® ^ + JTQ cos (« — 0) ^ sin 0q -|- w2OXl\ sin (oc — 0)i3
- en comptant Z2 et Z3 dans le même sens que Z, et en désignant par
- , L . L
- /*4 = 1 + Jô Ct P-2 = 1 + JT
- les coefficients d’inductance de fuite primaire et secondaire.
- (!) Eclairage Electrique du 28 mai 1904.
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- 23 Décembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 443
- Nous avons tenu, avant de passer aux expressions symboliques, d’exposer les équations fondamentales dans leur forme générale, dans l’espoir d’attirer peut-être l’attention d’un mathématicien sur les différentes intégrales particulières qui caractérisent le fonctionnement des appareils monophasés de ce genre.
- Les moteurs monophasés compensés en particulier présentent, dans certains cas pratiques, des phénomènes périodiques assez singuliers sur lesquels nous aurons encore à revenir.
- Pour le moment, nous considérerons les intégrales particulières des équations 1), 2) et 3), qui sont du même ordre harmonique que la tension d’alimentation e que lions supposons sinuosïdale d’ailleurs, ainsi que les champs. Dans ce cas, les équations précédentes peuvent s’écrire sous forme vectorielle :
- 1) & "— loi^—[— 10! ^DYL2 COS 0<42 —[— \ COS GCtp
- 2) O : lOlj/J.^Jr^Zf^ —|— —j— lOljfJ.jD]Zj COS —j— 10COS p 0)1/2
- 3) o = p//.2i?2p + zwplp cos 0p p io>i01Zi cos (a— 0) J3 — w23ip sin0ffi p oi20]V^ sin p — 0)J3
- Les circuits primaire et secondaire étant parfaitement distincts, les équations ne perdent rien de leur généralité si nous posons
- J?, =JS2 = .£ et Jll, = 3TL2 3Ti.
- Nous poserons en plus 311=911/.
- Si nous appelons encore le coefficient de dispersion total
- d = jJ^-2 — 1
- *** ioi jj?
- le déterminant des équations peut s’écrire, au facteur -- près :
- ZD — iw, | d(/*i sin2 a -j- ).) -j- /. sin2 0 j -P w2 sin 0 cos 0/ de sorte qu’on a pour les courants :
- - ^ r { i
- (4) = ------=• ic^n \d P sin2p — 0) p p — w2 sin (a — P cos (K — ®)
- /«pi© L ( i"
- (5) P =------= tp j //., sin a sin p — 0) p / cos 0 j — sin a cos p — 0) P / sin 0) i
- mAUJD L ' ’ ' J
- __ ê r
- (6) p =-----—= icoi — d cos a P sin 0 sin p — 0) f — w2 s‘a ® cos (K — •
- ioi^LZD L }
- Pour établir les conditions limites pour lesquelles la compensation du décalage du courant d’alimentation peut encore intervenir, il suffit de supprimer dans l’expression (4) les membres imaginaires du numérateur et d’envisager la partie réelle du nouveau dénominateur :
- — cp j d P sin2p — 6) p /p ' j d(p^ sin2a p Z) P v. sin2# j p w22sinp — 0) cos p — #)sin#cos#i.
- On voit que les deux termes réels du dénominateur sont de signe contraire tant que 0<«< ~-j-#et que dans ces conditions, il y aura compensation parfaite, si les deux membres
- réels s’annulent, et sur-compensation si le second terme l’emporle sur le premier. Or la vitesse «2 étant illimitée, il résulte de là, que la compensation du décalage est possible, en principe, dès que
- 0<*<-P0-2 1
- On reconnaît également que si la dispersion magnétique n’est pas trop grande, on peut
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 51.
- obtenir la compensation du décalage déjà en-dessous du synchronisme. Pour cl = 0, par exemple, l’expression précédente devient :
- /sintf | sin2(a — 6) -(- /. j sintfw,,2 -[- sin(a — 6)cos(a — 0)cos0«22 J
- de sorte qu’en choisissant 0 suffisamment petit et « — 0 convenablement supérieur, on pourrait, dans ce cas idéal, obtenir la compensation presque dès le démarrage, c’est-à-dire pour toutes les vitesses. En réalité, la compensation du décalage ne devient possible qu’à partir d’une certaine vitesse minima, d’autant plus faible que la dispersion magnétique sera petite.
- Nous nous rendrons mieux compte du fonctionnement du moteur en nous servant de sa méthode graphique.
- Pour la représentation géométrique, il convient de mettre l’expression (4) pour le courant d’alimentation sous forme exponentielle.
- Avec tgi
- | (/(«^sin2^ -j- /) -j- /sin20{
- M2sin#cos0/
- il vient pour le courant d’alimentation :
- V & T • d -r sm2(a — 6)fj.A . sin(a — 0)cos(x— 6) 1 —ié
- = —75 1-77 ~T | ;-. . G smp-------—:—r——^-----'cos'ï\e
- 101 iL d(/*jSinJK /) -j- /sin20 >sin#cos0 J
- Cela peut être écrit en appelant aK et b{ les facteurs respectifs de sin ^ et cos 4
- 10) I Sr*
- ^ [î'ot^sin^— bxcos'i] e
- -i'P
- On voit immédiatement que l’épure représentative du courant d’alimentation est un cercle, tant que la tension d’alimentation § et les coefficients et b{ restent inaltérés. En effet, si nous portons horizontalement (fig. 2) le vecteur de la tension d’alimentation 0 E et, verticalement en O, en sens positif le courant de démarrage
- 6 _—
- A| ,d — 7—75 a\ = OA
- et, en sens négatif :
- S
- lu
- OB,
- le cercle C décrit sur A R comme diamètre nous représentera le lieu de l’extrémité du courant d’alimentation «É. Il suffit de décrire sur OA un cercle auxiliaire r et de mener par A sous un angle ^ avec AO une droite rencontrant les deux cercles T et G en D et G respectivement, pour reconnaître que
- OD = t-----s iaisin^e
- 10)^
- DC = -A
- b^cos'pe
- -1?
- et que
- OC = OD -j- DC = — b^cos'f[e
- représente le courant d’alimentation en grandeur et direction. De l’expression pour tg ^ 011 tire la vitesse de rotation :
- "2
- = M|COtg^ ' tg0 -(- d
- y -f- /*jsin2« ) /siu0cos0 \
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- 23 Décembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 445
- La vitesse «2 est donc proportionnelle à cotg -f et peut être représentée par le segment ÜF intercepté sur l’axe des abcisses par la corde BC.
- Pour le couple C on obtient, en additionnant les équations 1), 2) et 3) dans leur forme canonique, après les avoir multipliées par iKdt, i.àdt et i^dt respectivement et intégrées entre 0 et 1, Z,, i3, i.2 étant les valeurs instantanées des courants statoriques et rotorique :
- gfi \ //.,sinKsin(« — 6) -L ./.cos# j \ rfsinacos(« — d) -f- ///.2sin# j
- C =----- 1--------------:---------'-------------------------’ sin2'i-
- |c/(«.1sin2a -j- /.) -j- /sin2# j2
- Le couple est donc proportionnel à sin2 ^ et peut être représenté, à une constante près, dans l’épure par la distance normale du point D à l’axe des abcisses OE ou par la distance normale du point C à l’horizontale BG menée par B, mais à une échelle différente.
- On voit que, pour des valeurs données de «, 0, et 1, le couple est maximum au démarrage et décroît à mesure que la vitesse augmente, devenant nul pour «2 = abstraction faite, bien entendu, de la résistance ohmique des enroulements et des phénomènes de commutation. Quant au courant d’alimentation «T, il peut devenir maximum au démarrage, rester constant, ou enfin augmenter avec la vitesse, suivant que :
- La décroissance du couple depuis le démarrage jusqu’à lamarche compensée,avec
- cos ? = i, est d’autant plus faible que le rapport - est grand, Or, le facteur b^ variant en
- a\
- raison inverse de )>, il faudra, pour amplifier le rapport^ ,. diminuer 1. Cependant il
- existe une limite inférieure pour > au-dessous de laquelle il n’est pas utile de descendre. Si nous choisissons, par exemple, l notablement inférieur au coefficient de dispersion eZ, le facteur de w22 dans l’expression conditionnelle donnée plus haut pour la compensation parfaite, devient sensiblement plus petit que le facteur de w^2 de sorte que la compensation ne pourra intervenir qu’à une vitesse fortement hypersynchrone. D’autre part, les courants se trouvent aussi démesurément augmentés par le fait que bA est de beaucoup supérieur à au on aura dans ces conditions des pertes joule exagérées et, par conséquent, un rendement peu satisfaisant. On ne saurait d’ailleurs, dans ce cas extrême, négliger les termes olimiques, leur importance devenant comparable à celle de d et de /.
- Avant de nous rendre compte de l’influence de 0, « et / sur le fonctionnement du moteur, il convient de représenter également J2 et j3 dans le diagramme.
- En procédant comme il vient d’être fait pour dv on obtient :
- Fig. 2.
- — & . u, sin a sin (a — t
- ~ | d(u.) sin2 « -j- /)
- 6) / cos 6
- sin2 #
- sin •!>
- y-, sin k cos («—6) -j- / sin 0
- sin 6 cos #/
- cos
- *] e~ %
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- 446
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N» 51.
- f
- d cos k -f- sin 8 sin (« — 6)
- cos (« — 6)
- i - sin p------------—cos’p
- loi.,X-| d(y.i sin2 v. -J- /) -j- / sinJ 6 cos w.
- y
- ou bien, en nous servant d’abréviations analogues comme pour <yi
- Jo = — -—75 Ua-2 sin P — h COS p] e-
- J3 = t—^[103 sin p — 63 cos p] e— ty-ix-
- Soit de nouveau (fig. 3) O E l’axe polaire et A G B l’épure circulaire, lieu du vecteur 3
- Fixons sur la verticale passant par O des points H et I, de telle sorte que
- HA ’—— ^2
- A
- Fig. 3.
- et
- Bï = b2.
- Si nous traçons maintenant sur HI comme diamètre, un demi-cercle H Kl du côté opposé au demi-cercle AGB, et sur B H comme diamètre un cercle auxiliaire rencontrant la ligne BC en L, le point de rencontre K de la ligne LH avec le cercle H Kl peut être considéré comme l’une des extrémités du vecteur 52, l’autre étant admise en G. Le vecteur G K représente alors en grandeur et direction le courant rotorique j2 comme on le reconnaît immédiatement en remarquant que
- <) KOI = p
- LK = BI cos pe~~ *P = b2 cos pe~ l(p A ~)
- CL
- : AH sin pe
- *(â + 'O
- = — ia2 sin pe
- et enfin :
- CK — CL -j- LK = ^ [— ia2 sin p -f- b2 cos p] e *P = J2 X const.
- Nous nous proposons enfin de représenter le vecteur 53 en faisant coïncider l’une de ses extrémités avec l’origine 0. Il suffit, pour cela, de porter sur la verticale en O, en sens positif, O'M = fl3, et, en sens négatif, ON = Z>3, et de décrire sur MN comme diamètre un cercle. Si nous appelons P le point d’intersection de la parallèle à AG par M avec le cercle MP N, le vecteur OP nous donnera le courant de compensation dr
- Pour le calcul des pertes-joules dans le stator ou bien des ampère-tours résultants suivant la ligne des balais pour le cas « = 2 0 par exemple, il faut connaître, en plus de la différence PG des courants Zq et j3, leur somme géométrique A, + J3. 11 suffit, à cet effet, de fixer sur la verticale-B A les points M', N'symétriques à M,N par rapport à l’ori-
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- gine O, et de prolonger le vecteur OP en arrière jusqu’à sa rencontre P' avec le demi-cercle de symétrie décrit sur M'N' comme diamètre. La somme jq +53 sera alors représentée par P G.
- Tant que « n’est pas très différent de 2 0 le courant secondaire j2 dépend aussi, au courant d’aimantation près, essentiellement de la somme Zq +53 et il est facile de voir que
- , sin0sin(* — 6) ^ 7 H L . _ ,
- si, en plus,----------• > d, augmente aussi bien avec qu avec J3.
- Or, Zq et S3 augmentent avec les diamètres AB et MN de leurs cercles représentatifs, c’est-à-dire avec (ciif-bf et (az-\-b3) respectivement. Mais les coefficients b] et b3 étant inversement proportionnels à on voit que ZX, et ZX3 et par conséquent ZX2 vont en croissant si k diminue. On peut encore remarquer que J3 augmente ou décroît, si la vitesse augmente, suivant que
- c3 =§: ^3
- et reste constant si a3 = b3.
- <72 enfin augmente, reste constant ou diminue à mesure que la vitesse monte, suivant que
- «2 = &2-
- Pour = ô2 en particulier les cercles A CB et HKI deviennent concentriques, et le courant ZX2 passe constamment par leur centre commun.
- Influence de 0, « et k sur le fonctionnement du moteur.
- L’expression pour le couple que nous avons donnée plus haut peut aussi s’écrire avec les abréviations précédentes :
- G = «2 ^ aK sin S — a3 sin (a — 6) J sin2
- ou, en appelant Zq/, 5^, Zq>d les amplitudes des 3 courants au démarrage :
- G = £J2,d \ 3\,d sin S — J3)d sin (a — 6) j sin2 <p
- Il suffit de se rendre compte de l’influence de 0, «, k sur le couple de démarrage :
- Cd=£32,d \ sin 6 — 03,d sin (a — 0)|,
- le diagramme figure 2 accusant nettement la loi d’après laquelle varie le couple avec la vitesse.
- On voit immédiatement que pour des valeurs de 0 autour de 45° et des valeurs de « convenablement plus élevées le couple Gd augmente en général si k diminue tout en étant supérieur au couple que donnerait le moteur comme moteur à répulsion simple, c’est-à-dire pour A~oo. Mais pour aucune valeur de k, on ne saurait atteindre le couple maximum de démarrage que donnerait le moteur à répulsion ordinaire avec son meilleur calage 0O et que nous avions défini dans l’étude précitée (!) par la relation :
- Cependant, en se rappelant la valeur explicite du courant 03 au démarrage 011 voit facilement qu’il existe pour chaque calage 0 des balais un angle « > 0, tel que le numérateur
- P) Eclairage Electrique, 1904. T. XXXIX, p. 422.
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- de jz,d et par là le courant de compensation lui-même, s’annulent au démarrage. En posant
- on trouve pour « :
- — d cos « -f- sin 6 sin (« — 6) — o
- t
- o
- t go-
- nd
- sin 20
- Si cette condition est remplie on a —o, c’est-à-dire que le moteur à répulsion compensé se comportera au démarrage comme le moteur à répulsion ordinaire, quelle que soit d’ailleurs la valeur de X. Il nous est donc possible, en adoptant le calage 0O, de nous placer dans les mêmes conditions avantageuses au démarrage qu’avec le moteur à répulsion ordinaire ; il suffit de choisir l’angle «0 de façon que
- — d cos «0 -j- sin 0o sin (y.0 —• 60) = o.
- En rapprochant l’expression donnée plus haut pour cos 2e0, on tire de là :
- On voit qu’il existe également pour le moteur à répulsion compensé un calage 0O remarquable au même titre que pour le moteur à répulsion ordinaire et pour lequel le courant d3 n’intervient plus au démarrage. Ce calage permet en plus un renversement de marche symétrique du moteur, simplement en intervertissant les prises ab et ccl entre elles. On peut encore remarquer qu’avec les angles «0 et 0O, X ne figure plus dans les expressions pour les courants de démarrage et que, dans ce cas on ne saurait agir sur le couple de démarrage au moyen de X. Il est à remarquer cependant que pour de très petites valeurs de X en particulier pour X = o, d3 bien qu’étant nul au démarrage prend très vite des valeurs importantes si le moteur prend de la vitesse, en raison du second terme dans l’expression pour d3
- ayant comme facteur, et de la valeur appréciable de cos due aux pertes. Pour des
- valeurs convenables de X le couple décroît d’autant moins vite avec la vitesse que X est faible ; on peut donc avec le calage 0O et «d = 2ô0, non seulement compenser le moteur en marche normale moyennant X, mais aussi régler son débit.
- Finalement on reconnaît que pour des valeurs de « sensiblement supérieures à 2©0, la compensation intervient de plus en plus tard, c’est-à-dire à des vitesses de plus en plus élevées. En même temps le couple diminue aussi quelque peu.
- Le calage qu’on adoptera en pratique dépend naturellement des cas d’application plus ou moins particuliers. On choisira un calage un peu plus grand dans le cas où un courant de démarrage relativement faible avec un voltage élevé s’imposent, quitte à accepter une tension lamellaire sous les balais un peu plus forte.
- Pour des applications de levage on peut choisir «>20o et réserver le calage 0 à la montée et le calage (a—ô0) à la descente. Le moteur pouvant d’ailleurs s’exciter lui-même, indépendamment du réseau on peut l’utiliser en plus pour le freinage, en fermant par exemple les bornes a b (fig. i) sur des résistances et les bornes c d sur la self L, quand le moteur tourne dans le sens indiqué par la flèche, c’est-à-dire de a vers e.
- Pour la traction, en général, le moteur doit être symétriquement réversible et là on peut se servir avantageusement du montage «=20, 0 ayant une valeur autour de 0O.
- Avant de passer à la discussion des résultats d’essais il convient d’envisager sommairement les conditions de commutation dans lesquelles travaille le moteur à répulsion compensé.
- En nous reportant au schéma de la figure 1 nous trouvons pour la force électromotrice induite dans une spire du rotor se trouvant en quadrature avec la ligne des balais, si nous désignons par ni et les coefficients spécifiques d’induction mutuelle dynamique et statique entre cette spire et les circuits statorique et rotorique :
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- e — io^m sin —• 'wpn sîn (</ — -j- 111 cos -J- &)2/« cos (« — Ô)J3 -}-
- En substituant pour les courants les valeurs trouvées précédemment, il vient :
- ëm
- = — -—\d sin a cos
- (a — ô) -j- sin <5](w^2 — w2
- On voit immédiatement, en mettant CD sous forme exponentielle, que la tension lamellaire sous les balais e est en quadrature avec le vecteur BC dans l’épure (fig. 1) et que les composantes statique et dynamique de e sont constamment opposées de 180° s’annulant au synchronisme. A cette vitesse on a donc affaire, comme pour tous les moteurs à balais court-circuités d’ailleurs, à un champ tournant parfait et les conditions de commutation sont tout aussi parfaites à ce régime que pour une dynamo à courant continu dont la réaction d’induit aurait été annihilée par un enroulement de compensation.
- On peut se demander s’il est possible de réaliser ces bonnes conditions de commutation non seulement pour la marche synchrone, mais plus généralement pour un intervalle de vitesse quelconque. Or on reconnaît sans difficulté que moyennant un dispositif de commutation approprié dans le stator, permettant d’influencer localement le champ magnétique dans la ligne des balais, auquel sont exposés les côtés des bobines court-eircuitées par les balais, il sera en principe toujours possible d’annihiler la force électromotrice résultante dans les dites bobines. Il suffit pour cela d’amplifier ou de réduire convenablement, suivant qu’on se trouve en dessous ou au-dessus du synchronisme, l’induction magnétique à l’endroit de la ligne des balais, de sorte que la force électromotrice induite dynamiquement dans les bobines court-circuitées par les balais contrebalance exactement la force électromotrice statique.
- Si par exemple on veut annuler la tension lamellaire e sous les balais pour une seule vitesse, différente du synchronisme bien entendu, il suffit de pourvoir une fois pour toutes, les dents situées dans la ligne des balais, d’un entrefer convenable c’est-à-dire plus ou moins grand que celui des autres dents, suivant que le moteur devra marcher en dessous ou au-dessus du synchronisme. (*)
- (A suivre) Dr Th. Lehmann.
- (*) Dans le n° 41 de l’Eclairage Electrique M. Bethenod, avantageusement connu par ses intéressantes publications sur les moteurs monophasés, examine entre autres l’efficacité d’une forme d’exécution particulière du dispositif de commutation cpie nous avons indiqué dans le Brevet français n° 356.485.
- Exceptionnellement je ne me vois pas tout à fait d’accord avec les conclusions auxquelles arrive M. Bethenod, et la manière dont il cherche à s’expliquer le fonctionnement de ce dispositif me paraît légitimer quelques remarques supplémentaires.
- On peut admettre, dans le cas qui nous occupe, que le court-circuit entre balais établit un rapport forcé entre les flux rotoriques suivant la ligne des balais et en quadrature avec cette ligne. Cependant, en passant, je tiens à exprimer mon étonnement de voir M. Béthenod admettre ce rapport indépendant « de toute question de réluctances. « Il est ensuite certain que le flux résultant, en quadrature avec la ligne des balais, détermine la valeur de la force électromotrice induite statiquement dans une spire coui't-circuitée par les balais. Quant à la force électromotrice dynamiquement induite — et c’est là me semble-t-il que nos manières de voir diffèrent essentiellement — elle n’est pas déterminée par le flux suivant la ligne des balais, mais bien par l’intensité de champ locale dans la ligne des balais, c’est-à-dire par l’induction magnétique à l’endroit où se trouvent les côtés des bobines court-circuitées. Cela étant, il me semble difficile de ne pas admettre qu’en réglant localement, c’est-à-dire sur la zone étroite occupée par les côtés des bobines en commutation, l’intensité du champ, on ne puisse, à partir d’une certaine vitesse, compenser parfaitement la f. é. m. statique par la f. é. m. induite dynamiquement, sans que pour cela la relation entre les ampère-tours se trouve sensiblement altérée.
- Pour les moteurs comportant des balais court-circuités, ce procédé de compensation devient d’autant plus simple qu’il suffit d’influencer quantitativement l’intensité magnétique dans la ligne des balais, les composantes statique et dynamique de la tension lamellaire sous les balais étant constamment opposées de 180°. „
- On constate d’ailleurs sur les moteurs munis de ces dispositifs de commutation le fait expérimental suivant qui paraît parfaitement confirmer les prévisions théoriques. A l’emballement, en montage ordinaire ou compensé, le moteur atteint une certaine vitesse limite, deux fois synchrone par exemple, si les pièces de commutation A (n° 36 de l’Ecl. Elect. p. 366fig. 8) sont dirigées en sens radial.
- Cette vitesse est loin de sa valeur théorique par suite des contre-effets des courants de commutation, très intenses à ce régime. Or, à mesure que l’on rapproche l’orientation des pièces A de la position tangentielle, le moteur tend énergiquement vers des vitesses plus élevées, tandis que les étincelles aux balais disparaissent rapidement. Cela me paraît documenter clairement que la commutation s’est améliorée. On fait d’ailleurs la constatation analogue en charge.
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- LES ÉTALONS DE L’OHM LÉGAL
- I
- Au commencement de l’année 1904, le sous-secrétaire d’Etat des Postes et des Télégraphes chargea le Laboraratoire de PEcole professionnelle Supérieure de procéder à une vérification des étalons de l’ohm légal.
- L’installation de mesures fût montée dans le sous-sol du Laboratoire où la température est très sensiblement constante, oscillant entre les limites de 15° à 20°, de l’été à l’hiver,
- METHODE DE MESURES
- La méthode de mesure employée pour cette vérification fût la même qu’avaient suivie en 1884 M. Benoit et M. de Nerville, C’est une double pesée au pont de Wheatstone par laquelle on compare deux étalons à une résistance constante qu’il n’est d’ailleurs pas nécessaire de connaître avec précision. Remarquons que ces mesures électriques ne donnent que les différences des résistances, et non ces résistances elles-mêmes en valeur absolue ; la valeur absolue des résistances se déduit uniquement de l’étude géométrique des tubes.
- On a employé comme pont un pont à fil tel qu’il avait été construit par la maison Carpentier pour les premières mesures de détermination des ohms étalons. Le fil du pont a une longeurde 1 mètre environ et une résistance d’à peu près 1/10 d’ohm. Les résistances a et b sont constituées par deux grosses bobines en maillechort, noyées dans une même masse de paraffine. Il en est de même de la résistance c. Soient R et R’ les deux résistances dont on veut connaître la différence. R étant dans la position indiquée sur le schéma, on déplace le curseur C de façon à établir l’équilibre lorsqu’on ferme les clés, pile et galvanomètre. On a alors, en appelant I la longeur du fil, et m la résistance par millimètre de ce fil :
- Fg. 1. — Schéma de la méthode de mesures.
- b R -j- m(l — x)
- On inverse les deux bobines a et b. Soit^ la nouvelle position d’équilibre. On a :
- a___R + m(l — aO
- b c -f- mx,(
- ou en retranchant terme à terme les seconds membres des égalités (1) et (2) :
- a___ R -J- ml — mx\
- (0
- 00
- mx
- R — ml -j- mxn -f- mx -f- c
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- 451
- On en déduit:
- R -(- ml — mXn — mx — c ~o
- Si maintenant on remplace R par R’, on aura deux lectures £ et x\ et l’égalité
- R' -(- ml — mx'\ — mx — c = o
- où, en retranchant membre à membre les dernières égalités :
- R — R' = m jjr -j- — {x -f- x\ )J
- ou bien :
- D D- Vx-\-xi aj' + æ'U
- R - R = 2771 -1-----------
- L 2 2 J
- Cette égalité donne la valeur R—R', indépendamment de û, et c, dès qu’on connaît m.
- DÉTAILS DE CONSTRUCTION
- La précision des mesures est beaucoup augmentée par les dispositions du pont. Le contact mobile C est réalisé par un couteau en acier fixé à un chariot qui glisse le long d’une règle divisée. Ce couteau vient presser le fil contre une pièce d’ivoire portée par le chariot, lorsque l’opérateur appuie sur un bouton d’ébonite; la pression du fil est réglée par un ressort, et indépendante de la main de l’observateur : ceci est très important, car le contact du couteau est le siège d’une force électromotrice qui varierait avec la pression ; cette force n’est nullement gênante à condition d’être faible et constante ; l’erreur constante qu’elle introduit s’élimine dans le calcul. Cette force électromotrice a une valeur notable : lorsqu’on ferme la clé galvanomètre en laissant ouverte la clé pile, on observe un déplace-cement du spot qui atteint jusqu’à 5 m/m.
- Le chariot qui porte le couteau glisse le long d’une règle divisée; lorsqu’on approche de la position d’équilibre, on fixe le chariot à l’aide d’une mâchoire munie d’un bouton à vis et on achève en le déplaçant à l’aide d’une vis micrométrique. Les lectures sont faites à l’aide d’un vernier au 1/20.
- Le galvanomètre employé est un galvanomètre Thomson dont la constante est de 8 mégohms environ. Il est soutenu par 3 cales en caouchouc placées elles-mêmes sur un bâti en maçonnerie. On, emploie comme pile un élément Callaud.
- Un inverseur permet de faire chaque lecture avec les deux sens du courant. On ne retrouve à peu près jamais la même position d’équilibre après avoir manœuvré l’inverseur. Ce fait est dû à la présence de petites forces électromotrices aux différents contacts du circuit; le déplacement du couteau qui en résulte atteint parfois 70 centièmes de millimètre.
- REMPLISSAGE DES ÉTALONS
- Les mesures de 1904 ayant décelé dans les étalons quelques variations qui pouvaient être attribuées aussi bien aux impuretés du mercure qu’aux contractions des tubes, ceux-ci furent, avant les derniers travaux de vérification, vidés et remplis à nouveau.
- Ce remplissage constitue une opération très délicate dont dépend en grande partie le succès de l’entreprise.
- On doit se préoccuper des deux conditions suivantes :
- 1° Employer du mercure absolument pur (la présence de quantités infimes d’impuretés, surtout de cuivre, aurait pour efiet de faire varier notablement la conductibilité du mercure).
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- 2° Ne laisser entre le mercure et les parois du tube, ni traces d’eau, ni traces d’air, qui augmenteraient considérablement la résistance de l’étalon.
- Pour satisfaire à cette double condition, on employa du mercure purifié au pavillon de Breteuil; l’épuration du mercure s’obtient en le faisant passer successivement dans l’acide azotique, l’acide sulfurique, la potasse, puis en le distillant dans le vide. Avant de remplir les étalons, on les lave à l’acide azotique et à l’eau distillée, on les dessèche, on y fait le vide pendant plusieurs heures et on les remplit de mercure dans le vide.
- M. Benoît a bien voulu venir diriger cette opération délicate au Laboratoire de l’école. Pendant toute la durée des mesures, il n’a cessé, ainsi que M. de Nerville, d’aider les expérimentateurs de ses conseils.
- ORDRE DES OPERATIONS
- L’ordre des opérations est le suivant :
- Calibrage du fil ;
- Tare du fil;
- Comparaison des étalons prototypes entre eux;
- — — — avec trois secondaires ;
- — des autres secondaires avec les précédents ;
- — des étalons en maillechort avec les secondaires ;
- 1° Calibrage du fil. — Cette opération a pu être menée rapidement, le fil ayant été étudié spécialement par la maison Carpentier.
- Pour calibrer le fil, on mesure la différence de deux résistances constantes en divers points du fil.
- Les deux résistances sont celles qui servent également pour la tare.
- 1° R, une bobine étalon en maillechort de 1 ohm à peu près; '
- 2° R, La même bobine shuntée par une série de 10 ohms étalons en maillechort.
- Pour pouvoir opérer en différents points du fil on place des bobines de 0m,02 0m,04 environ, en série avec les deux résistances ci-dessus : la différance R — R’ ne change pas quand on ajoute aux deux termes une même résistance; les positions d’équilibre sont déplacées d’une même longueur (100 m/m environ), mais la distance qui les sépare doit rester constante si le fil est bien cylindrique. Cette condition a été vérifiée à moins de l/1000e près.
- 2° Tare du fil. — On mesure avec le pont la différence entre deux résistances connues qui sont les deux résistances indiquées ci-dessus.
- En appelant « la valeur exacte d’un ohm, et /3 celle de la série des 10 ohms, on a
- , &}3
- R — IV = «--r—v
- On a trouvé pour la valeur de la résistance d’un millimètre du fil du pont : m — 0, 0001081 Il n est pas nécessaire de connaître rigoureusement la valeur de R — R' : une erreur de
- 1/1000® sur chacune des bobines de la caisse de 10 ohms, c’est à dire une erreur de ~
- sur la série, ne produit pour m qu’une erreur d’une unité sur le chiffre des dixièmes de microhms.
- 3° Comparaison des étalons prototypes. — C’est là la partie la plus importante du travail. Aussi faut-il prendre des précautions minutieuses pour éviter toute cause d’erreur. La
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- 453
- température des étalons doit rester aussi constante que possible. A cet effet, les étalons furent placés côte à côte dans un bac d’une cinquantaine de litres. On essaya d’obtenir la constance de la température en faisant circuler l’eau de la ville, mais on constata des variations rapides de plusieurs dixièmes de degré. D’excellents résultats furent obtenus en faisant déboucher, à la partie inférieure du bac, un tube amenantde Eair sous pression. Au boutd’une heure environ, la température, qui baissait cl’abord par suite de l’évaporation, prenait une valeur constante ; de plus, le bain, brassé par l’air comprimé, avait une température bien uniforme, il n’y eut pas à faire de correction de température : elle n’aurait porté que sur la différence entre deux étalons, c’est-â-dire sur 40 mierohms environ, et aurait été par suite absolument négligeable devant les erreurs d’expérience.
- Les flacons dans lesquels débouchent les tubes de verre qui constituent les étalons étaient reliés aux godets du pont par un système de tiges de cuivre rouge de 1 cent, de diamètre ; la résistance de ces tiges n’est pas négligeable, mais elle s’élimine dans le calcul.
- Pour passer d’un étalon à l’autre sans déplacer un trop grand nombre de tiges, ce qui eût pu donner lieu à des variations dans les résistances des contacts, on eut recours à la disposition ci-dessus : des tiges de cuivre fixes établissaient la liaison entre les godets du pont et les godets g4 d’une part, g2 et g3 d’autre part ; on n’avait à déplacer que les tiges tK et t2 qui permettaient de mesurer soit l’étalon 1 (position indiquée en traits pleins) soit l’étalon 2 (position indiquée en pointillé) (fîg. 2).
- Etalon 1
- Etalon 2
- 6 6
- Fig. 2. — Comparaison des étalons prototypes.
- 7
- S Tube en caoutchouc
- Les tiges tK et t2 sont en cuivre. Mais il faut éviter avec soin de mettre du cuivre en contact avec le mercure des étalons. Aussi fût-il fait usage du dispositif suivant qu’avait employé M. Benoit.
- La tige en cuivre plonge dans le mercure placé dans un tube en verre auquel est reliée une coupelle contenant du mercure pur; le fil de platine qui soutient la coupelle établit la liaison électrique entre le mercure qui entoure la tige de cuivre et le mercure pur de la coupelle ; ce dernier seul se mélange au mercure des larges flacons pleins de mercure pur au milieu desquels débouche le tube qui constitue l’étalon.
- Ces contacts établissent dans le circuit une résistance assez notable (100 mierohms environ) qui s’élimine dans le calcul. Avant de commencer la série des mesures, on eût soin de les laver à l’eau régale, à l’alcool et à l’éther, puis de les sécher à l’étuve; après quoi, ils furent remplis de mercure propre. Les manipulations nécessitent des précautions car si l’on remuait le mercure de la coupelle, le fîl de platine pourrait être recouvert d’une gaine d’air qui modifierait considérablement la résistance des contacts.
- Mercure
- FU de platine
- Mercure pur
- Fig. 3.
- Chacun des étalons prototypes fût comparé aux trois autres. Pour faire une comparaison, on faisait une mesure avec l’un des étalons, puis avec l’autre ; on recommençait avec le pre-
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- mier et l’on continuait en alternant ainsi, en ayant soin de terminer par le premier; quatre mesures avec le premier et trois avec le second par exemple ; chaque mesure comporte 4 lectures ; chaque,» sens du rapport exige deux lectures, une avec chaque sens du courant. On calculait ensuite, pour chaque étalon, les moyennes des nombres correspondants à chacune de ces quatre lectures, puis les différences des moyennes des deux étalons, puis la moyenne des différences.
- 4° Comparaison d'un prototype et d’un secondaire ou de deux secondaires. — Il est fait emploi pour ces expériences des mêmes tiges de cuivre que pour la comparaison des
- étalons prototypes.
- Il suffît de placer les tiges dans la position indiquée en pointillé dans la fig. 4 pour obtenir 91 n3 la mesure du secondaire.
- Pour comparer deux secondaires, on les plaçait dans une cuve plus petite protégée par une épaisse couche de feutre contre les variations de la température extérieure.
- 6° Comparaison d’un étalon secondaire et d’un étalon en maillechort. — Les étalons formés d’une bobine en maillechort noyée dans le pétrole sont terminés par deux tiges de cuivre permettant de plonger dans des godets de mercure. 11 importe d’avoir toujours en circuit les tiges de cuivre reliant entre eux les godets de mercure et surtout les contacts plongeant dans les étalons. Sur les indications de M. de Nerville, le montage fut fait ainsi que l’indique la figure 5 :
- En plaçant les tiges dans la position indiquée en traits pleins, le cavalier G dont la résistance n’est que de quelques microhms (tige de cuivre de 1 cent, de diamètre et de quelques centimètres de longueur) joignant les deux godets g" 3, g 4, on mesure l’ohm secondaire. En
- Fig. 4. — Comparaison d'un étalon prototype et d’un secondaire.
- 91
- Fig. 5. — Comparaison d'un étalon secondaire avec un étalon en maillechort.
- plaçant les deux tiges ^ et t2 dans la position indiquée en pointillé et en enlevant le cavalier, on mesure l’ohm en maillechort, et on a toujours en circuit les mêmes résistances.
- Il faut, dans ce cas, faire des corrections de température. Elles furent faites en prenant pour le maillechort le coefficient indiqué dans les tables et pour le mercure la formule donnée il y a quelques mois par M. Guillaume.
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- RÉSULTATS
- Afin de montrer la disposition des calculs, nous croyons utile de donner ci-après la comparaison des étalons 1 et 2 :
- Etalon 1 637,80 637,45 64o,68 64o,36
- — 2 637,67 637,33 64o,56 640,27
- — 1 637,77 637,40 64o,67 64o,34
- 2 637,67 637,3o 64o,5o 64o,20
- x 637,77 637,4o 660,64 64o.32
- 2 667,67 637,28 64o,5o 64o,18
- I 637,76 637,4o 64o,62 64o,3o
- Moyenne j 1 ^ 687,775 637,4l2 640,542 64o,33o
- 637,667 637,3o3 64o,520 640,217
- Différences 1 — 2 = -[- 0,108 0,109 0,122 0,113
- Moyenne des différences 0,442 : 1 — 1 = = 0 mm 111 4
- Les 6 comparaisons des étalons 2 à 2 ont donné comme résultats, en centièmes de millimètre du fil du pont:
- Etalon i Etalon i~ X — ii,i
- — i — 3 = r = 17,1
- — i — 3 = z— 2,9
- — 2 — 3=J — x = i3,7
- — 2 — !\ = z — x = — 6,6
- — 3 — 4 — z — y = — 19,1
- Ces valeurs «mesurées» sont entachées des erreurs d’expérience; pour calculer les valeurs les plus probables des 3 inconnues x, y et z, on dispose de 6 équations. Pour résoudre ce problème, il fut fait emploi de la méthode suivante indiquée par M. Benoit:
- Ajoutons membre à membre les équations qui contiennent x, en changeant les signes s’il y a lieu pour rendre le terme en x positif. De même pour;?/ et z. Nous obtenons ainsi le système de 3 équations à 3 inconnues ci-aprés :
- 3x —-y — z = 4
- — æ-f3J — s= 59,9 (0
- — x — y —(— 3z = — 22,8.
- Ajoutons ces 3 équation smembre à membre, nous avons :
- *+J + - = 4i,i. (2)
- En ajoutant maintenant membre à membre les quations (1) et (2), nous avons l'équation suivante qui donne x,
- 4.*'= 45,i #=11,3.
- De même pour y et z.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 51.
- Le tableau ei-dessous contient les résultats de 1905 comparés à ceux de 1885 :
- RÉSULTATS DES MESURES DE igo5 RÉSULTATS de i885 DIFFÉRENCE
- VALEURS MESURÉES au — de m/m ÎOO VALEURS CALCULÉES ERREURS VALEURS EN MICROHMS
- I 2 X 11, i ii,3 0,2 23,2 22 + 1,2
- I — 3 = y 25 + 2,1 53,9 59 — 5,i
- i — 4 % 2,9 4,6 — *»7 9>9 15 — 5,i
- 2 — 3 = y — x *3,7 *3,7 O 29,6 37 — 7>4
- 2 — ti = Z X — 6,6 — 6,7 + 0,1 — i4,5 — 7 — 7.5
- 3-4=z-y — 19»1 — 20,4 + 1,3 -44 -44 0
- CONCLUSIONS
- Les premières mesures de l’été 1904 semblaient avoir montré quelques variations. Ces variations pouvaient provenir de deux causes :
- 1° Impuretés de mercure, le mercure des étalons n’ayant pas été renouvelé depuis 1885 et quelques poussières métalliques ayant pu s’y mélanger.
- 2° Contraction des tubes, les étalons 1 et 2 étant en verre dur, 3 et 4 en cristal et les études faites sur les thermomètres ayant démontré que le verre dur reste à peu près invariable tandis que le cristal a tendance à se contracter.
- Pour élucider cette question, les étalons furent remplis de nouveau en mai 1905 avec du mercure pur et il fut procédé à une nouvelle série de mesures.
- Ces dernières mesures ont montré que les variations étaientdues aux impuretés du mercure, La variation trouvée dans la différence des étalons 1 et 2 (1 microhm 2) est inférieure aux erreurs d’expérience qui peuvent atteindre 5 à 7 microhms. Les variations des différences y, z x, bien que semblant témoigner une légère augmentation de la résistance des tubes 3 et 4, sont elles mêmes de l’ordre des erreurs d’expérience ; il est donc naturel d’admettre que la moyenne des 4 étalons n’a pas varié.
- Cette moyenne a été déduite par M. Benoit de l’étude géométrique des tubes ; elle est égale a 0, 999 994 ohm.
- Les valeurs des étalons déduites de cette moyenne et des différences calculées sont données dans le tableau suivant :
- VALEURS DE 19o5 VALEURS DE I885 DIFFÉRENCE EN MICROHMS
- Etalon 1 I™ OOO Ol6 iw ooo 018 2
- — 2 ow 999 993 ow g99 9g6 -3
- — 3 . ow 999 963 °w 996 959 + 4
- - 4 I™ ooo oo5 lw ooo oo3 -J- 2
- Il fût procédé enfin à la vérification de la constance des étalons secondaires 1,9 et 30 qui sont employés pour les différents étalonnages confiés au Laboratoire.
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- La valeur de ces 3 étalons secondaires est Secondaire i . iM’,ooo 16 / ,/<V fit' "^s /i*/ /'V
- — 9 — 3o • 0^,999 93 1^,000 48
- G. Girousse.
- Ingénieur des Télégraphes.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DEUTZ — GARBE—LAHMEYER
- Ce groupe électrogène, représenté par la figure 1, est constitué par un moteur à gaz de 250 chevaux établi parla société a Gazmotorenfabrik Deutz » de Cologne, directement accouplé avec une génératrice à courant continu de la société « Deutsche Electricitatswerke zu Aachen, Garbe, Lahmeyer u. C° » (1), d’Aix-la-Chapelle. Ce groupe est alimenté par un gazogène Deutz à aspiration établi pour être alimenté avec des briquettes de tourbe.
- gazogène. — La tourbe étant extrêmement répandue en Allemagne (la Prusse seule en produit 38 millions de tonnes), la possibilité d’employer ce combustible dans des gazogènes présente un très grand intérêt. La tourbe allemande contient 40 à 60 % d’eau et a un pouvoir calorifique compris entre 2.000 et 3.800 calories: on fait avec cette tourbe des briquettes comprimées, dont la teneur en eau est réduite à un chiffre inférieur à 20 % et dont le pouvoir calorifique est en moyenne de 4.800 calories. Au prix auquel sont vendues ces briquettes, on réalise dans presque toutes les villes d’Allemagne une économie d’environ 25 % par rapport aux autres combustibles, anthracite, charbon ou coke, pour une quantité de calories données.
- Le gazogène Deutz, appelé gazogène double, peut être alimenté avec de la tourbe dont la teneur en eau ne dépasse pas 20 % : suivant que cette teneur est plus ou moins élevée, on injecte moins ou plus de vapeur avec l’air. Il a été établi de telle façon que le gaz produit ne contienne pas de goudrons. Dans les gazogènes ordinaires, l’air et la vapeur d’eau arrivent sous la grille et le gaz est recueilli à la partie supérieure : avec cette disposition, on ne peut pas gazéifier toutes les matières contenues dans les différentes combustibles et l’on est forcé d’employer de l’anthracite ou du coke qui ne contiennent pas de matières bitumineuses. Dans le nouveau gazogène, le combustible est d’abord distillé et se transforme en coke ; les produits de cette distillation sont transformés en gaz permanents qui s’ajoutent aux gaz produits par le coke.
- L’appareil consiste essentiellement en un fourneau droit cylindrique contenant deux zones dç combustion, l’une à la partie inférieure et l’autre à la partie supérieure. La prise de gaz est placée à peu près à mi-hauteur du gazogène. L’air pénètre par le bas et par le haut de l’appareil sous l’effet de l’aspiration du moteur. Le combustible introduit au-dessus delà zone supérieure incandescenteest distillépar la chaleur de cette zone et produit des carbures d’hydrogène sous forme de gaz et sous forme de vapeur. Ces produits de distillation traversent la couche incandescente et les goudrons sont transformés en gaz per-
- (') Représentée en France par « La Lutèce Electrique ».
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- manents. En outre, l’air aspiré et le charbon produisent de l’oxyde de carbone et de l’azote. Le combustible qui a subi la distillation tombe peu à peu vers la partie inférieure du générateur oii une grille supporte une couche incandescente de ce combustible : l’air aspiré par le moteur passe par la grille et produit la gazéification complète du coke incandescent. Les gaz formés à la partie supérieure et à la partie inférieure du gazogène se réunissent dans le tuyau d’aspiration qui débouche à mi-hauteur dans l’appareil ; de là ils passent dans un laveur, puis dans un scrubber formé d’une tour à coke avec circulation d’eau ; ces deux appareils assurent leur nettoyage et leur refroidissement.
- Fig. 1. — Vue du groupe électrogène Deutz — Garbe-Lahmeyer.
- Pour la mise en marche, on produit la dépression ou aspiration nécessaire au moyen d’un ventilateur.
- moteur a gaz. —Le moteur à gaz a une puissance normale de 250 chevaux effectifs en tournant à la vitesse de rotation de 160 tours par minute. Il est monocylindrique, à quatre temps et à double effet. La figure 2 en donne une coupe verticale perpendiculaire à l’axe.
- L’aspect général du moteur est tout à fait analogue à celui d’une machine à vapeur. Le bâti est formé de deux montants longitudinaux en U fortement entretoisés qui supportent les paliers de l’arbre moteur. Le cylindre, boulonné à ce bâti, et reposant par un large pied sur un massif en maçonnerie, peut se dilater librement : dans ce but, il ne porte qu’à sa partie supérieure une enveloppe d’eau faisant corps avec lui: la partie médiane est à simple paroi et repose dans un berceau demi-cylindrique muni d’un couvercle de même forme, qui servent d’enveloppe pour le liquide réfrigérant. En enlevant le couvercle, on peut facilement inspecter l’enveloppe. Le cylindre a un diamètre de 560 mm.
- Le piston creux est refroidi par une circulation d’eau passant par la tige creuse: cette
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- tige est prolongée par une contre-tige qui reçoit l’eau à la partie arrière du moteur. Le piston est muni de cinq cercles en fonte douce qui forment une garniture parfaitement étanche. La course du piston est de 740 mm.
- Les presse-étoupes de la tige sont très longs et sont munis de bourrages métalliques
- — Coupe transversale du moteur Deutz de 250 chevau:
- formés par un grand nombre de bagues extensibles en fonte douce spéciale placées dans des logements contenant des ressorts. L’étanchéité est parfaite sans que le frottement soit très considérable.
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- La crosse du piston se déplace dans une glissière alésée qui repose entre les deux montants longitudinaux du bâti. Cette crosse présente de larges surfaces d’appui en acier garni de métal blanc : la partie inférieure delà glissière est refroidie par une circulation d’eau.
- La distribution est assurée par des soupapes d’admission placées à la partie supérieure et par des soupapes d’échappement placées à la partie inférieure du cylindre. Line soupape de mélange distincte, de la soupape d’admission, produit un mélange de gaz et d’air dont la composition reste constante à toutes les charges. La soupape d’admission possède une course variable suivant la charge, de façon à ce que la quantité de mélange introduite dans le cylindre varie en fonction de celle-ci. Le régulateur agit sur la course de la soupape au moyen des dispositifs cinématiques qui sont nettement visibles sur la figure 2. Pour une variation brusque de charge de 25 % , la vitesse de rotation ne varie pas de plus de 1,5 % et, après une oscillation, le moteur reprend la vitesse normale. L’écart de vitesse entre la pleine charge et la marche à vide est d’environ 3 à 4 % .
- Le démontage des soupapes et la visite de leurs organes est extrêmement facile, les soupapes d’échappement placées à la partie inférieure étant accessibles de tous côtés.
- L’allumage du mélange tonnant est produit, pour chaque face du piston, par une étincelle électrique de rupture alimentée par une petite magnéto. Les deux magnétos du moteur sont fixées à la paroi extérieure du cylindre.
- génératrice. — La dynamo Garbe-Lahmeyer qu’entraîne le moteur à gaz Deutz a une puissance de 143 kilowatts et produit 1.240 ampères sous 115 volts en tournant à la vitesse de rotation de 160 tours par minute. Les dimensions d’encombrement sont les suivantes : hauteur maxima 2.000 mm. ; hauteur de l’axe au-dessus du sol 1.050 mm. ; longueur axiale maxima (dynamo seule) 1.805 mm. ; largeur maxima 1.930 mm. Le poids total de la machine est de 9.200 kgr. La figure 3 donne une vue générale de la génératrice dont la figure 4 montre la vue en bout et en coupe longitudinale.
- La carcasse inductrice en acier coulé est ronde et est formée de deux pièces assemblées suivant un plan horizontal.
- La partie inférieure porte des pattes de fixation boulonnéesau bâti qui supporte le contre-palier. Cette carcasse a un diamètre extérieur de 1.800mm., une longueur axiale de 420 mm. une épaisseur radiale de 125 mm. et présente au passage du flux une section de 450-cm2.
- La carcasseporte 8 pôles inducteurs en acier coulé venus de fonte avec elle: ces pôles de forme ovale, ont une section droite de 740 cm2 : leur hauteur radiale est de 204 mm. Chaque noyau inducteur porte un épanouissement en acier coulé rapporté sur lui et maintenu par des vis : cet épanouissement a une épaisseur radiale de 29,5 mm., une longueur axiale de 308 mm. et un développement de 308 mm. (34° 42’ ou 77/100).
- Chaque pôle porte deux bobines d’excitation, l’une shunt et l’autre série, bobinées sur une carcasse en zinc. Les bobines shunt sont formées de fil rond guipé de 4,5/5 mm. de diamètre (16 mm.) et les bobines série sont formées par trois conducteurs plats de 25 X 8 mm. en parallèle formant une spire et demie. Les bobines sont isolées de la carcasse par des feuilles de carton comprimé : les carcasses sont maintenues en place par les épanouissements polaires.
- La résistance du circuit inducteur shunt à chaud est de 5,35 ohms: l’intensité du courant d’excitation à pleine charge est d’environ 17 ampères. Le poids du cuivre placé sur l’inducteur s’élève à 608 kgr. et le poids total de cette partie de'la machine à 3.570 kgr. Le diamètre d’alésage est de 1.014 mm.
- La valeur de l’entrefer simple est de 7 mm.
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- L’induit est formé de tôles fixées sur lanterne en fonte par des boulons de serrage. Le diamètre extérieur de l’induit est de 1.000 mm. et le diamètre extérieur de la lanterne de 600 mm. ; les tôles ont donc une hauteur radiale de 200 mm.
- La longueur axiale totale de l’induit est de 414 mm. ; les tôles forment quatre paquets séparés par trois couronnes de ventilation de 12 mm. de largeur. L’induit porte 232 encoches rectangulaires ouvertes de 7,2 mm. de largeur et 24 mm. de profondeur contenant chacune deux barres.
- L’enroulement est un enroulement en boucles avec connexions équipotentielles : les conducteurs induits sont rectangulaires à angles arrondis et ont 5,5 X 10,5 mm. La den-
- Fig. 3. — Dynamo Garbe-Lahmeyei' de 143 kw.
- sité maxima de courant est de 2,7 ampères par mm2: l’isolement des conducteurs est assuré par du ruban imprégné de vernis isolant. Les conducteurs sont maintenus en place par 6 frettes en fd de bronze phosphoreux de 1,5 mm. de diamètre faisant 25 tours. La vitesse périphérique est de 8 mètres 40 par seconde.
- Le collecteur a 650 mm. de diamètre et 310 mm. de longueur axiale : il est formé par un manchon en fonte vissé à la lanterne de l’induit et supportant 232 lames en cuivre dur étiré maintenues entre deux cônes isolés à la mieanite. L’intérieur de ce manchon est muni, pour la ventilation de toute la machine, d’ailettes venues de fonte, qui forment
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- ventilateur et refoulent de l’air froid dans les couronnes de ventilation de l’induit.
- La hauteur radiale des lames est de 50 mm. La vitesse phériphérique du collecteur est de 5 m. 50 par seconde : la différence de potentiel entre deux lames voisines est de 4 volts environ.
- Sur le collecteur frottent 8 lignes de balais comprenant chacune 9 blocs de charbon de
- Fig. 4. — Vues en coupe longitudinale et en bout de la dynamo Garbe-Lahmeyer.
- 30 x 15 mm. et de 30 mm. de hauteur. Chaque balai couvre deux lames. Les porte-balais, d’une construction très légère, pivotent autour d’un tourillon et sont appuyés sur le collecteur par une lame ressort. Une lame plate en cuivre souple assure un bon contact électrique entre la partie mobile et la partie fixe.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de la machine.
- Type de générateur...................
- Puissance............................
- Différence de potentiel aux bornes...
- Vitesse de rotation..................
- Dimensions d’encombrement ............ Hauteur maxima..........................
- Hauteur de l’axe au-dessus du sol....
- Longueur axiale maxima (dynamo seule)
- Largeur maxima.......................
- Poids total de la machine............
- Inducteur.......... Forme de la carcasse....................
- Métal constituant la carcasse........
- Nombre de pièces de la carcasse......
- Mode d’assemblage de la carcasse.....
- Diamètre extérieur — ......
- Longueur axiale — ......
- Epaisseur radiale — ......
- Section de métal — ......
- Nombre de pôles inducteurs...........
- Forme de ces pôles...................
- Nature et métal de ces pôles.........
- Dynamo à courant continu 143 kw., i.24o ampères 115 volts
- 160 tours par minute
- 2.000 mm. i. o5o mm. i. 8o5 mm.
- 1 .930 mm.
- 9.200 kg.
- Ronde Acier coulé
- 2
- Boulonnée 1.800 mm.
- 420 mm.
- 125 mm.
- 45o cm2 8
- Ovale
- Acier coulé
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- Entrefer Induit. .
- Collecteur
- Mode de fixation des pôles sur la carcasse........
- Hauteur radiale...................................
- Section droite....................................
- Nature des épanouissements........................
- Mode de fixation des épanouissements..............
- Epaisseur radiale — ....................
- Arcs embrassé par les épanouissements.............
- Largeur des épanouissements.......................
- Longueur axiale des — ......................
- Genre d’excitation................................
- Groupement des bobines............................
- Mode de construction des bobines inductrices......
- Forme du fil de ces bobines......................
- Diamètre et section du fil des bobines shunt......
- Forme et section de l’enroulement des bobines série
- Isolement des bobines.............................
- Mode de fixation des bobines......................
- Résistance du circuit inducteur shunt à chaud.....
- Intensité du courant d’excitation à pleine charge...
- Poids du cuivre sur l’inducteur...................
- Poids total de l’inducteur........................
- Diamètre d’alésage................................
- Valeur simple de l’entrefer.......................
- Diamètre de tournage de l’induit..................
- Diamètre extérieur de la lanterne.................
- Métal constituant cette lanterne..................
- Mode de fixation des tôles sur la lanterne........
- Longueur axiale totale du fer induit..............
- Hauteur radiale des tôles.........................
- Nombre et sections des couronnes de ventilation. ..
- Nombre d’encoches de l’induit.....................
- Forme des encoches................................
- Largeur et profondeur des encoches................
- Genre d’enroulement induit........................
- Nombre des conducteurs par encoche................
- Forme des conducteurs.............................
- Section de ces conducteurs........................
- Genre d’isolement.................................
- Densité de courant maxima.........................
- Mode de fixation..................................
- Nature et nombre des frettes sur l’induit.........
- Vitesse périphérique de l’induit..................
- Diamètre du collecteur............................
- Longueur axiale........ ...............:..........
- Mode de fixation du collecteur....................
- Nombre de lames...................................
- Hauteur radiale des lames.........................
- Mode de fixation des lames........................
- Venus de fonte avec la carcasse 204 mm.
- 74o cm2 Acier coulé
- Maintenus par des boulons
- 29.5 mm.
- 34° 42' ou 77/100
- 3o8 mm. mesurés sur l’arc
- 4oo mm.
- Gompound
- Bobines shunt montées en série; bobines série également en série Enroulement sur carcasse en zinc Fil rond pour les bobines shunt et cuivre plat pour les bobines série
- 4.5 mm. nu ; 5 mm. isolé ; 16 mm2 Cuivre plat de 25 X 8 mm. ; trois brins en
- parallèle sur i,5 spire par pôle Carton isolant
- Carcasses en zinc maintenues par les pièces polaires 5,35 ohms Env. 17 amp.
- 608 fig.
- 3.570 kg.
- 1 .oi4 mm.
- 7 mm.
- 1.000 mm.
- 600 mm.
- Fonte
- Boulons de serrage 414 'mm.
- 200 mm.
- 3 couronnes de 12 mm. de largeur 232 encoches Encoches rectangulaires 7,2 mm. de largeurs 24 de profondeurs Enroulement imbriqué avec fils équipo-tentiels
- 2 barres par encoche Rectangulaires avec angles arrondis 5,5X io,5 nu
- Ruban trempé dans un enduit isolant
- 2,7 amp. par mm2
- Frettes
- 6 frettes en fil de bronze phosphoreux., de 1,5 mm. de diamètre et 25 tours par frette 8,4o mètres par seconde 65o mm.
- 310 mm.
- Sur manchon en fonte vissé à la lanterne de l’induit 232 lames
- 5o mm. de hauteur Au moyen d’une bague de pression conique vissée dans le manchon
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- Arbre. Paliers
- Rendements
- Echauffement
- Mode d’isolement des bouts............................
- Vitesse périphérique du collecteur...................
- Différence de potentiel entre lames voisines.., ,
- Nombre de lignes de balais..... ....................
- Nombre de balais par ligne..........................
- Longueur axiale et épaisseur de chaque balai........
- Hauteur de chaque balai.............................
- Nombre des lames couvertes par un balai.............
- Type de porte-balais................................
- Mode de fixation des tourillons porte-balais. .......
- Poids du cuivre sur l’induit........................
- Poids total de l’induit.............................
- Résistance de l’induit aux bornes...................
- Diamètre de l’arbre au clavetage de l’induit........
- Diamètre au droit du contre-palier..................
- Nature des coussinets...............................
- Mode de graissage...................................
- Mode de refroidissement.............................
- Longueur axiale des coussinets......................
- à 5/4 de charge.....................................
- à 4/4 — ...................................
- à 3/4 - ...................................-
- à 1/2 — ...................................
- Inducteur.............................................
- Induit..............................................
- Collecteur..........................................
- Bagues coniques de micanite eomprimée 5,5o m. par seconde Env. 4 volts
- 8 lignes
- 9 charbons par ligne 3o X i5 mm.
- 3o mm.
- 2 lamelles
- Pivotants à ressort
- Sur une étoile portée par le palier
- 2i3 kg.
- 2.600 kg.
- o,o3 ohms mesurés à chaud 200 mm.
- 120 mm.
- Coussinets en bronze en 2 pièces Graissage à bagues Naturel 3oo mm.
- 92,5 % •
- 92,5 %
- 9C8 %
- 90 0/0 26°
- 26°
- 3o°
- Jean Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la radiation du sulfate de quinine. —Kalàhne.
- — Congrès de Méran.
- Le Bon a constaté en 1900 un phénomène de luminescence du sulfate de quinine, lié à une ionisation de l’air environnant, lorsque l’on chauffe ce corps à une température comprise entre 100° et 180° et qu’on le laisse refroidir.
- L’auteur s’est proposé d’étudier la nature de cette radiation pour distinguer s’il existe une émission directe de particules chargées ou s’il s’agit d’une radiation de lumière ultra-violette. Il a trouvé, en premier lieu, que la cause de la radiation ne provient pas de la variation de température, mais d’une réaction chimique produite par la déshydratation ou l’hydratation du corps, phénomène de dissociation réversible qui dépend de la température et de la pression de la vapeur d’eau dans l’espace environnant.
- L’intensité de la radiation et le degré d’ionisation, ainsi que l’intensité de courant obser-
- vée cà l’électromètre dépendent de la vitesse de réaction, que l’on peut régler par un choix convenable de la température et par la vitesse d’adduction de la vapeur d’eau. La décharge est plus forte dans l’hydrogène que dans l’air et plus forte dans l’air que dans l’acide carbonique ; elle est plus forte quand le corps absorbe de l’eau que quand il en laisse échapper; elle est plus forte enfin quand laplaque de l’électromètre placée au-dessus du sulfate de quinine reliée à la terre est chargée négativement.
- Pour une différence depotentiel de 250 volts et un écartement d’électrodes de 6 mm., la décharge a été, pour une charge négative, de 25.10~9 coulombs par gramme de sulfate.
- Des essais d’absorption ont montré qu’il n’existe pas de rayons pénétrants, c’est-à-dire pas de rayons (3 ou y. L’auteur 11e peut pas encore dire s’il s’agit de rayons « positifs fortement absorbables ou de lumière ultra-violette.
- R. V.
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- 23 Décembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 465
- Sur la radiation des métaux. — Streintz. — Congrès de Méran.
- L’auteur rappelle que certains métaux, le magnésium, l’aluminium, le zinc et le cadmium, possèdent la propriété d’impressionner des feuilles de papier imbibées d’iodure de potassium. Ils exercent également une action, beaucoup plus lente il est vrai, sur les plaques photographiques aux sels d’argent. Les métaux dont il s’agit sont électro-positifs : le fer, le nickel et le cobalt, ainsi que les métaux électronégatifs, n’exercent aucune action.
- L’auteur indique que ces phénomènes présentent le caractère d’une radiation et les désigne sous le nom de « radiation métallique ». Les expériences qu’il a fait sur les métaux polis et placés dans l’air sec lui ont montré que cette radiation est très probablement due au phénomène d’oxydation du métal. Il a conclu, de ses expériences, que des ions positifs (ions métalliques) sont émis dans le voisinage du métal, l’air prenant une charge positive, et le métal une charge négative.
- Par suite des chocs d’ions, l’air doit devenir conducteur et l’auteur a cherché si cette cou-' ductibilité pouvait être décelée. Pour cela, il a formé un condensateur avec des plaques de magnésium soigneusement polies et a étudié la diminution de charge de ce condensateur avec le temps, en se servant d’un électromètre. La capacité du condensateur était de 3,11.10'^ farad : ce condensateur était placé dans un récipient dans lequel on introduisait de l’acide carbonique sec ou de l’air sec. Les résultats obtenus étaient comparés avec ceux d’un condensateur pareil, à plaques de cuivre, placé dans l’air.
- Les tableaux I et II résument les indications de l’électromètre.
- Dans la série d’expériences relatives au tableau I, le condensateur avait été chargé à ± 38,7 volts, et l’aiguille de l’électromètre au même potentiel positif ou négatif. On voit d’abord, sur le tableau I, que la dispersion de l’électricité d’un condensateur à lames de magnésium placé dans l’acide carbonique se produit de la même façon que celle d’un condensateur à lames de cuivre placé dans l’air : la diminution du potentiel au bout de 20 minutes atteint dans les deux cas 1,1 volt. Quand on remplace l’acide carbonique par de l’air sec, le conducteur chargé positivement se décharge moins vite qu’avant. Il semble donc que la charge positive donne au magnésium le caractère d’un « métal noble », plus noble que le cuivre. Peut-être peut-on protéger un métal de l’oxydation en lui donnant une charge positive correspondante. Si, au contraire, le condensateur est chargé négativement dans l’air, la diminution de potentiel atteint 1,75 volts en 20 minutes. Si l’on recharge alors positivement le condensateur, la diminution atteint 2 volts.
- Les phénomènes sont encore plus nets si l’on emploie des charges plus fortes. Les chiffres du tableau II sont relatifs au cas où le potentiel de charge atteignait zt 80,46 volts, l’aiguille de l’électromètre étant chargée à ± 12,33 volts.
- Le condensateur à plaques de magnésium est nettement différent du condensateur à lames de cuivre : il perd 6,6 volts (charge positive) et 8 volts (charge négative) dans l’acide carbonique, tandis que le condensateur normal perd 4,4 volts (charge négative). Dans l’air, le condensateur à plaques de magnésium perd 7,7 et 14 volts, suivant qu’il est chargé positivement ou négativement.
- Le calcul de l’intensité du courant produit par
- TABLEAU I
- CONDENSATEUR A PLAQUES DE MAGNESIUM CONDENSATEUR A LAMES DE CUIVRE DANS L’AIR
- DANS L’ACIDE CARBONIQUE SEC DANS L’AIR SEC
- CHARGE APRÈS CHARGE POSITIVE CHARGE NÉGATIVE CHARGE POSITIVE CHARGE NÉGATIVE CHARGE POSITIVE CHARGE POSITIVE CHARGE NÉGATIVE
- i Minute .... 10,28 CO CO 0 IO,6l 10,4i 10,33 O b? 00 10,33
- 6 Minutes . .. 9>92 10,01 10,39 9,88 6,96 9-94 9>99
- 11 Minutes . .. 9’72 9,92 10,20 9,45 9>39 9,64 9,69
- 16 Minutes . . . 9>39 9,46 9>94 9,°3 8.82 9>4o 9,45
- 2i Minutes ... 9D9 9D7 9,63 8,66 8,16 9,2° 9,22
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV.
- N° 51.
- la radiation métallique a été effectué de la façon suivante par l’auteur.
- La quantité d’électricité qui, en partie, est dispersée, et, en partie, traverse le condensateur, est donnée par la formule s = cAV.
- D’après le tableau II, la quantité d’électricité perdue par le condensateur normal entre la première et la sixième minute est :
- s = 4p • io~^(2i>°4 — 19,48) = 6,4. io"^ coulombs.
- La quantité d’électricité perdue par le con-
- TABLEAU II
- CONDENSATEUR A PLAQUES DE MAGNESIUM CONDENSATEUR A PLAQUES DE CUIVRE DANS L’AIR charge négative
- DANS L'ACIDE CARBONIQUE SEC DANS L’A IR SEC
- CHARGE APRES POSITIVE NÉGATIVE POSITIVE POSITIVE NÉGATIVE POSITIVE NÉGATIVE
- i Minute.. 20.24 17.65 21,01 21,38 19,85 17,65 19,22 21 ,04
- 6 Minutes. 19,26 ï 3,14 J7’9° j8,99 11,5i l3,22 11,45 ig>48
- 11 Minutes. i5,16 11,5o 15,51 16,86 8,67 11,4* 8,60 18,37
- 16 Minutes. 14,28 io,63 18,75 i5,2Ô 7,13 10,28 — 17,27
- 21 Minutes. 13,63 9>67 12, i5 13,67 5,8i 9*°9 16,63
- densateur à lames de magnésium négativement chargé dans l’air est :
- s' = 4>ï • io_ ’L (19,85 — 11,5i) = 34,2.10 ^ coulombs La différence
- s' — 5 = 2,8.10 10 coulombs
- est due à la conductibilité de l’air produite par l’ionisation. On en déduit, comme valeur moyenne de l’intensité du courant dans les cinq premières minutes :
- 2,8
- i = g-^— • io~10 = 0,9. io~12 ampère.
- R. V.
- chimique des rayons calorifiques, mais de la présence de rayons violets ou ultraviolets. L’auteur croit que les métaux émettent des rayons violets ou ultraviolets aux températures ordinaires et que cette radiation augmente d’intensité quand la température augmente.
- Les observations faites sur l’action produite à la jonction de deux métaux dans un thermoélément semblent montrer que la cause du courant thermo-électrique doit être cherchée non pas au point de contact mais dans les particularités des deux métaux juxtaposés.
- R. R.
- Radiation des métaux. —Melander. —Abstracts, 25 novembre igo5.
- L’auteur a étudié comment l’action des métaux sur une plaque photographique peut être augmentée par un accroissement de la température. Le métal était chauffé par un courant électrique.
- L’impression produite sur la plaque sensible semble due dans quelques cas à l’action d’un gaz : dans d’autres cas, cet effet semble dû à une action chimique causée par un gaz produit à la surface du métal. Les résultats obtenus montrent que l’action de différentes substances à la même température peut être très variable. L’action ne provient pas d’une faible activité
- Vitesse des rayons Rontgen. — E. Marx. — Congrès de Méran.
- L’auteur a employé, pour déterminer la Autesse des rayons Rontgen, une méthode analogue à celle de Fizeau avec roue dentée. Le principe de cette méthode est le suivant :
- Des rayons cathodiques et, par suite, des rayons Rontgen sont produits par des oscillations hertziennes pendant les phases négatives de ces ondes électriques. Cela constitue la première roue dentée et la source lumineuse de Fizeau.
- Une électrode placée dans un tube complètement Aude oscille électriquement en synchronisme avec les oscillations qui produisent les rayons Rontgen. Cette électrode, atteinte parles rayons Rontgen, émet des rayons cathodiques quand elle
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- 23 Décembre 1906.
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- 467
- est négative au moment où les rayons l’atteignent et n’en émet pas si elle est positive à ce moment. Cette électrode correspond à la seconde roue dentée.
- Pour pouvoir appliquer ce principe, l’auteur a dû d’abord produire des rayons Rôntgen aussi intenses que possible au moyen d’ondes hertziennes et ensuite prouver que de tels rayons de grande fréquence possèdent la popriété de produire un phénomène analogue à l’effet photoélectrique. Cet effet a été signalé par Dorn en 1900 et étudié par Curie et Sagnac en 1902. En ce qui concerne la production des rayons Rôntgen au moyen d’ondes hertziennes, l’auteur a trouvé qu’il faut employer des électrodes, et particulièrement une cathode de petites dimensions. Le tube qui a donné les meilleurs résultats avait 30 mm. de longueur extérieure et contenait une cathode de 3 mm. de diamètre et une anode de 5 mm. de diamètre. Le système oscillant servant à la production des ondes hertziennes consistait en un condensateur de Lecher et un éclateur à pétrole. L’excitation était produite par induction au moyen d’un circuit alimenté par une bobine d’induction de 30 cm. d’étincelles avec interrupteur à turbine.
- Après s’être heurté à un certain nombre de difficultés expérimentales, l’auteur est parvenu, avec cette méthode, à effectuer des mesures exactes à 5 % près avec un dispositif relativement simple. Le résultat de ces mesures est que la vitesse des rayons Rôntgen est égale à celle de la lumière. La méthode et le dispositif expérimental employé pourraient être appliqués à toute les radiations qu’il est possible de produire périodiquement ou de décomposer en forces périodiques.
- R. V.
- Sur l’emploi de courant alternatif pour l’alimentation des tubes de Grookes. — Elektrotechnis-che Zeitschrift.
- L’auteur indique les dispositifs employés par Koch et par Walter pour alimenter des tubes de Crookes avec du courant alternatif.
- Le premier de ces deux expérimentateurs emploie, sur le circuit secondaire du transformateur, une barette métallique tournant en synchronisme avec la fréquence du courant alternatif et passant en face de deux contacts reliés l’un à une borne du transformateur, l’autre à la cathode du tube. Au moment où
- le courant a la direction nécessaire pour l’alimentation du tube, la barette ferme le circuit entre les deux contacts : au moment où le courant change de signe, la barette est perpendiculaire à la direction des contacts et le courant ne peut pas passer.
- Le dispositif employé par Walter consiste à placer en parallèle avec le tube une plaque et une pointe. Quand la pointe est positive et la plaque négative, la décharge passe très facilement par cet éclateur et ne passe pas par le tube. Au contraire quand la polarité est inverse, la décharge ne peut plus passer par l’éclateur et passe par le tube. Il est nécessaire de régler soigneusement la distance explosive entre la pointe et la plaque : en outre il faut placer dans ce circuit dérivé une résistance suffisante pour empêcher l’amorçage d’un arc.
- E. B.
- Déviation des rayons «. — A.-S. Mackensie. — Philosophical Magazine, novembre igoô.
- L’auteur a mesuré la valeur de la vitesse v et £
- du rapport — de rayons « produits par du radium ou du polonium en déviant un faisceau de ces rayons par un champ magnétique et par un champ électrostatique.
- Il a trouvé que la dispersion électrique du faisceau est beaucoup plus faible que la dispersion magnétique. Les rayons les plus lents du radium étudiés ont une vitesse de 1,18.109 cm. par seconde, et les plus rapides ont une vitesse de 1,74.109 cm. par seconde. La moyenne est égale à environ un vingtième de la vitesse de la lumière. Ce rapport ^ a pour valeur 4,6XlOs,
- au lieu de 6,2X103, valeur trouvée par Rutherford et au lieu de 104, valeur relative à l’atome d’hydrogène. Si la charge est la même que celle de l’atome d’hydrogène, la masse de la particule a doit être égale à 1,2 fois celle de l’atome d’hydrogène ou à peu près égale à celle de la molécule d’hydrogène. En ce qui concerne le polonium, la vitesse moyenne des particules « émises est plus considérable que celle des mêmes particules émises par le radium, mais aucune d’entre elles n’atteint le maximum de vitesse des particules du radium.
- R. R.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 51.
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- Sur le spectre d’émission du manchon Auer. —
- H. Rubens. — Congrès de Méran.
- L’auteur a déjà indiqué que le bec Auer, et particulièrement le manchon incandescent, est très riche en rayons calorifiques de grande longueur d’ondes par rapport à son émission totale. D’autre part, Nernst et Bose ont indiqué que la radiation visible du manchon Auer est également une fraction très élevée de sa radiation totale.
- L’auteur a donc cru intéressant d’étudier spec-trothermométriquement le spectre total du manchon Auer accessible à l’observation et de déterminer, en particulier, son pouvoir émissif en fonction de la longueur d’ondes. Il a trouvé que la courbe d’énergie du bec Auer est très analogue à celle d’un brûleur Bunsen ordinaire dans la région comprise entre 2 microns et 5 microns: dans les régions des ondes courtes ou très longues, les courbes différent considérablement.
- De la concordance entre les deux courbes dans la partie du spectre dans laquelle sont placées les fortes bandes d’émission du brûleur Bunsen, on peut conclure que, d’une part, le manchon Auer possède un très faible pouvoir émissif, et que, d’autre part, la masse du manchon doit être considérée comme à peu près complètement transparente pour ces rayons. On est donc en droit de considérer les diffé-renèes des ordonnées correspondantes des deux courbes comme des valeurs approximatives pour la répartition de l’énergie dans le spectre du manchon incandescent lui-même.
- La courbe d’émission du manchon à oxyde de fer est très intéressante. Celui-ci n’est que rouge et possède une température de 1.050° à
- I. 100°. Cependant son émission totale est environ le double de celle du manchon Auer ordinaire : son pouvoir émissif surpasse surtout celui du manchon Auer dans la région comprise entre 2 et 5 microns.
- La température du manchon Auer est comprise entre 1.500° et 1.600°: comme température moyenne, l’auteur admet le chiffre de 1.527°, soit une température absolue de 1.800". Si l’on trace la courbe d’énergie d’un corps absolument noir d’après la formule de Planck et si l’on choisit l’échelle des coordonnées de telle façon que la surface des courbes corresponde à la radiation totale du corps noir à 1800° abs. et à celle du
- manchon Auer, on peut déduire, pour chaque région du spectre, le pouvoir émissif du manchon Auer du rapport des deux ordonnées correspondantes. Le tableau I donne, pour un certain nombre de longueurs d’ondes X, la valeur des ordonnées des deux courbes et le pouvoir émissif du manchon.
- TABLEAU I
- / CORPS NOIR à 1800° abs. MANCHON AUER POUVOIR d’émission
- O , 45 g 4,4 3,8 0,86
- 0,5o 16,1 ii,5 0,72
- 0,55 45,0 22,0 o,49
- 0,60 100 24., 0 0,24
- 0,70 390 25,8 0,062
- 1 >° i83o 34,3 0,0187
- 1,2 2g3o 34,3 0,0116
- 1 ,5 3740 34,o 0,0091
- 2.0 35oo 25,5 0,0073
- 3,o 1910 17,0 0,0088
- 4,o 962 7,6 0,0079
- 5,o 5i 1 7 5° 0,0167
- 6,0 292 7,9 0,0270
- 7,0 178 i5,o o,o843
- 8,0 113 i3,9 0,211
- 9»° 75,6 29,9 o,3g5
- 10,0 52,3 27,4 0,524
- 12,0 27,3 19,1 0,70
- i5,o 12,0 8,9 0,74
- 18,0 6,2 5,o 0,81
- Les pouvoirs émissifs sont très élevés dans le bleu, mais diminuent beaucoup vers le rouge : ils sont inférieurs à 0,02 entre 1 et 5 microns et inférieurs à 0,01 entre 2 et 4 microns. Ce n’est que dans la région des ondes très longues, dans laquelle la radiation n’est qu’une très faible fraction de l’émission totale, que les pouvoirs émissifs recommencent à croître pour atteindre des valeurs voisines de l’unité.
- Les valeurs observées par l’auteur pour le pouvoir émissif vérifient l’hypothèse de Nernst et Bose cl’après laquelle le manchon Auer doit sa haute température, malgré sa fine subdivision, à sa faible émission totale. Cette température élevée, jointe à la grande surface rayonnante et au pouvoir émissif élevé dans la région visible du spectre, produit une puissance lumineuse considérable.
- r. y.
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- 4C9
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Pertes de chaleur dues à une combustion imparfaite. — P. Fuchs. — Zeitschrift des Vereins Deutscher Ingenieure.
- L’auteur a fait une série d’expériences sur une chaudière Lancashire, pour déterminer la distribution de la chaleur et les pertes calorifiques. Les gaz produits par une distillation préalable du combustible étaient régulièrement recueillis et analysés. Le combustible qu’on employait contenait 73,4 % de coke ; 8,9 % de gaz combustible ; 4,8 % de résidus et 12,9 % d’eau. La puissance calorifique calculée était de 6,464 calories par kgr.
- Les résultats trouvés ont été: 53,83 % pour le rendement de la chaudière, 15,69 % de chaleur absorbée dans les réactions endothermiques qui produisent la gazéification du combustible, et 25,04 % de chaleur perdue dans les gaz évacués. Les pertes par radiation ont été prises égales à 5,44 % .
- L’auteur a tracé une série de diagrammes montrant l’importance relative de ces pertes quand la combustion est imparfaite ou complète. Il résume les résultats en indiquant que les pertes de chaleur dues à une combustion imparfaite sont plus considérables qu’on ne l’admet généralement, puisque la chaleur rendue latente ou absorbée par la gazéification des composés volatils du combustible n’est pas rendue à nouveau active par la combustion propre de ces composés gazeux et par la formation de CO2
- Sur la réaction d’induit dans les commutatri-ces. — Fechhenner et Berthold. — Electrical World and Engineer.
- Les auteurs indiquent que, pour cos y = 1, la réaction d’induit d’une commutatrice est nulle, mais que, pour des valeurs du facteur de puissance différente de l’unité, il se produit une réaction que l’on peut décomposer en une action directe de la composante dé-wattée J sin <p et une action transversale de la composante wattée J cos y.
- Pour cos f = 1 et en négligeant les pertes joule, on voit que les réactions transversales du courant continu et du courant alternatif se compensent. Pour cos <p < 1 et un décalage
- du courant en arrière de la tension, l’action du courant continu est compensée par la composante J cos f. L’action de la composante J sin f renforce le champ dans la direction de l’axe polaire, ce que l’on vérifie expérimentalement. Quand le courant est décalé en avant, le champ est affaibli suivant l’axe polaire et renforcé sur les bords des pôles. Le champ transversal dû aux courants de pertes renforce le flux au bord antérieur du pôle (dans la direction de la rotation). La zone neutre est indépendante du facteur de puissance. On voit théoriquement et expérimentalement que, pour une différence de potentiel aux bornes donnée et une fréquence donnée, il faut une f. é. m. plus élevée quand le courant est décalé en avant que quand il est décalé en arrière.
- Les auteurs ont fait sur une commutatrice triphasée à 4 pôles des expériences dont les résultats ont entièrement confirmé les déductions théoriques : les expériences étaient faites, pour différents facteurs de puissance, en relevant la forme de la courbe de flux au moyen d’une bobine d’épreuve.
- R. R
- Sur réchauffement des machines électriques. — Goldschmidt. — Institution of Electrical Engineers. — Elektrotechnische Zeitschrift, 16 novembre igo5.
- Si Ton fait abstraction du refroidissement, on sait que réchauffement augmente avec une vitesse qui dépend de la chaleur spécifique cv du cuivre et du fer : ce coefficient, à peu près le même pour les deux métaux, s’exprime commodément par le nombre de watts nécessaires pour élever de 1° la température de un centimètre cube de métal en une seconde.
- On peut poser cv = 3,5.
- Si donc il y a watts par centimètre cube, l’échauffement par seconde est
- v=w,
- Cç
- Pour le cuivre, en supposant une résistance de ^ ohm par mètre et par mm2, on a, en appelant A la densité de courant par mm2
- Vsec =5,5.1 o-3.A2 degrés par seconde Vniin = o,33.A2 degrés par minute.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV.
- N° 51.
- L’échauffement par minute du fil de nicke-line de résistance spécifique 25 fois plus élevée que celle du cuivre, est
- V = 8,5. A2.
- L’échauffement du fer, de résistance spécifique égale à 6 fois celle du cuivre, est V = aA2.
- En ce qui concerne le guipage des fils, qui représente 5 % du poids total d’une bobine, et en supposant que la chaleur spécifique de l’isolant soit égale à 6 fois celle du cuivre, on obtient comme valeur moyenne pour la chaleur spécifique de toute la bobine :
- i -)-o,o5.6 = i,3 fois celle du cuivre.
- La chaleur spécifique pour la bobine totale est donc à peu près
- = 4,5.
- L’hypothèse qui précède (abstraction du refroidissement par rayonnement et conductibilité calorifique) est valable dans les conditions suivantes :
- Pendant les 20 ires min. pour les machines tournes ouvertes
- — 4o — — — fermées
- — 3o — — immobiles ouv.
- — 60 — — — ferai.
- — o,5 à 2 minutes pour les fils de rhéostat et fils
- de jonction.
- Si l’on part du résultat expérimental que, pour ne pas dépasser une élévation de température finale de 50°, il faut compter 3,3 watts par dcm2 de surface de refroidissement, on trouve qu’un échauffement de : 1° correspond à
- 3 3
- -jA- = 0,067 watts par dcm2.
- Ce nombre
- est appelé constante d’échauffement. En désignant par Ws la perte en watts par dcm2 de surface et par tf la différence de température finale, on a
- W s — chtf.
- Connaissant ces grandeurs ainsi que la perte en watts par cm cube Wy et la chaleur spécifique moyenne c,, = 4,5, 011 peut sans difficulté calculer tous les problèmes d’échauffement en service permanent ou intermittent.
- Pour tracer la courbe d’échauffement, on part de l’échauffement initial par minute, que l’on calcule facilement, lorsqu’on connaît la densité de courant À, au moyen de la formule
- V = o,33 A2.
- En tenant compte du guipage, on a
- V = 0,256 A2.
- Par exemple, pour une intensité de courant de 1,46 ampères par mm*, on trouve réchauffement initial par minute :
- Y = o,256. 1,46^ = o°,55.
- S’il n’y avait aucun refroidissement, l’élévation de température au bout des 20 premières minutes serait
- 20. o,55 =ii°
- et l’élévation de température moyenne dans cet intervalle serait de 5°,5.
- Si l’on admet une température finale de 50°, en supposant, pour simplifier, la température ambiante égale à 0°, et si l’on désigne par tf cette température finale, on voit que la température moyenne dans l’intervalle étudié est égale au 11 % de tf. Or il est évident que réchauffement en 1 minute peut prendre toutes les valeurs comprises entre 0 et tf, la valeur maxima, égale à 100 % , ayant lieu pour t- = 0 et la valeur minima, égale à 0, étant atteinte quand t = tf. Pour toute valeur comprise entre ces limites et égale à
- t = a % de tf
- cet échauffement est évidemment (100 — a) % de la valeur initiale.
- En appliquant cette remarque à l’exemple ci-dessus dans lequel la température moyenne pendant les 20 premières minutes est égale à 11 % de tf, l’échauffement sera ralenti de 100—11 = 89 % ou :
- Vf = o,256 A2 — o,55.0,89 = 0,49°.
- par minute. La température rectifiée sera donc, au bout de 20 minutes :
- 0,49.20= 9,8°.
- On peut de même déterminer un second point de la courbe pour un nouvel intervalle de temps de 20 minutes. Pour cela, on admet d’abord un accroissement de 0°,55 par minute, d’où résulte un accroissement de
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- o,55. 20 — 17“) = 858°,
- et l’on trouve que la température moyenne dans cet intervalle doit être
- d’où l’on déduit, pour la valeur rectifiée de réchauffement :
- de sorte qu’au bout de 40 minutes la température atteinte est 17,7°. En continuant ainsi, on peut tracer entièrement la courbe d’échauffe-ment. Si l’on mène la tangente à l’origine, cette tangente découpe sur l’horizontale passant par la température finale un segment qui représente la « durée idéale d’échauffement » T;. En appelant V l’accroissement de température initial, on a
- T W,
- 1 V ch ' cv
- et la durée idéale d’échauffement dépend seulement des constantes de la machine et de la ventilation et est indépendante de la perte en watts.
- Si l’on prend comme unité de temps la durée idéale d’échauffement et si l’on désigne la température finale par 100 %, il suffit de tracer
- une fois la ligne d’échauffement d’après le tableau suivant et de modifier l’échelle des temps d’après la valeur de T,, pour pouvoir résoudre tous les problèmes.
- TABLEAU I
- DURÉE d’ÈCHAUFFEMEMT en unités DE LA DURÉE IDÉALE CENTIÈME ATTEINT de la TEMPÉRATURE FINALE
- O O
- O , 2 l8,I
- 0,4 33,0
- 0,6 45,2
- 0,8 55,1
- 1,0 63,3
- I , 25 71,5
- 1,5 77>8
- 2,0 86,6
- 2,5 92>°
- 3,o 95,5
- 3,5 97 >6
- 4,0 98>4
- 4,5 99>°
- 5,o 99 >5
- D’après un grand nombre d’essais d’échauffement faits sur des machines à courant continu, l’auteur a trouvé les chiffres du tableau II pour la durée idéale d’échauffement et pour l’accroissement que présente la chaleur spécifique de la bobine par rapport à celle du cuivre pur.
- TABLEAU II
- PUI SS X D < > H ffl O ANCE 51 w VOLTS TYPE DE MACHINE 3 g SECTION DU FIL H Z Ed S H » -Ù3 Ch ^ P 3 0 < w B U 'W Min. > B DENSITÉ -O 'g' 2 DE COURANT P ACCROISSEMENT de la chaleur spécifique par suite du guipage
- 760 5oo ouverte 10,2 io5 1,28 1,22
- 5oo 5oo » 6,0 108 I , 25 I ,25
- 200 44o )) 5,3 i38 I , 2Ô I , 25
- 100 44o )) 3,85 l32 I , 25 i,36
- 75 5oo » 1,16 75 1,58 1,42
- 55 85 » 3,94 i32 1 ,o5 1,22
- 35 110 demi-fermée 2, i4 260 1,00 1,35
- 4 44o fermée o,3g6 72 1,80 1,42
- 1V2 I \o » 0,396 85 1,65 1,60
- En pratique on peut admettre que les génératrices à inducteurs fixes établies pour une température finale de 50° atteignent leur température finale au bout de
- 1 heure pour une densité de courant de 4,65 amp./mm2
- 3 ------ — - 2,32 —
- 6 — — — — i,54 —
- 9 — — — . — b4o —
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- 472
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 51.
- L’échauffe ment par minute pour une température déterminée est donné, d’après ce qui précède, par l’équation
- où Y désigne réchauffement initial et tf la température finale.
- La durée idéale d’échauffement étant
- on peut écrire
- Si la charge de la machine diminue brusquement et correspond à une température finale plus faible, Yt devient négatif et l’on peut déterminer la vitesse de refroidissement et tracer point par point la courbe de refroidissement.
- Si le refroidissement doit être complet, c’est-à-dire si la température de la machine redevient égale à celle de l’air environnant (0° par hypothèse), on a pour la chute initiale de température :
- y — —y
- < — T. '
- V
- La chute initiale est donc égale à l’accroissement initial, et l’on peut employer encore le tableau I, mais il faut tenir compte de ce que les conditions sont plus défavorables dans le cas du refroidissement, la ventilation de l’induit n’intervenant plus.
- L’exemple suivant montre l’emploi que l’on peut faire du tableau I et des considérations qui précèdent.
- Supposons qu’une machine à courant continu ait, dans les enroulements inducteurs, une densité de courant de 1,35 ampère par mm2, correspondant à un échauffement initial Y = 0,55°, par minute. Soit tf = 45° la température finale à charge normale, et
- / P»
- T. = —— ~ 82 minutes = 1 heure 22 minutes ‘ o,55
- la durée idéale d’échauffement.
- La machine doit être soumise aux essais suivants :
- i° 4 heures à marche normale;
- 20 1 heure 1 /2 avec 225 % de surcharge, soit 56 % de pertes en plus;
- 3° 1/2 heure avec 5o °/0 de surcharge, soit 25 % de pertes en plus ;
- 4° 2 heures en marche normale ;
- 5° 4 heures d’arrêt ;
- 6° 2 heures à demi-pertes.
- Les températures t{... tG à la fin de chaque essai se déterminent de la façon suivante :
- 1° 4 heures sont égales à
- 3 X ih22' =r 3T.
- Le tableau I montre qu’au bout cl’un temps égal à 3 Ti la température atteinte est 95 % de la température finale.
- Donc
- t\ = 0,95 x 45 = 43;
- 2° Pour 56 % de pertes en plus, la température finale est élevée à
- 1,56 tf — i,56.45 = 70°
- ce qui correspondrait à un nouvel accroissement de température de
- 70 — 43 = 27° ;
- or, 1 heure 1/2 correspond à
- Pour cette valeur, on trouve que réchauffement est 65 % de tf, soit
- o,65 X 27 = 17°.
- On trouve donc pour la température 12 la valeur :
- h = 43 -j- 17 = 60°
- 3° Pour des pertes 2,25 fois plus fortes, la nouvelle température finale est :
- tf3 = 2,25.45 = 102°.
- La température initiale étant t2 = 60°, l’accroissement total est
- 102 — 60 = 42°.
- Une demi-heure correspond à
- Le tableau I donne pour cette durée, 0,28 u
- 0,28.420 = 12°.
- La température finale £3 est donc ;3 = 60-|- 12 = 72°.
- 4° A charge normale, 011 a tj\ = 0 = 45°.
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 473
- La température initiale est t3 = 73°. La chute totale de température est donc
- 73 — 45 = 28°.
- La durée de 2 heures correspond à
- 120 / rr
- 85-=',47',.
- d’où l’on déduit, sur le tableau I, la valeur (—0,73), c’est-à-dire une chute de
- 0,73.28 = 20°.
- La température finale est alors fj = 73 — 20 = 53°.
- 5° Pour 4 heures d’arrêt, tf~ = 0. La température initiale est 53° et la chute totale
- 53 — 0 = 53°.
- L’absence de ventilation augmente la durée 3
- Ti dans le rapport de - d’où :
- rr' 3 , , . ,
- 1 . = - I "22 = 2h2 •
- 1 2
- Ces 4 heures correspondent à
- ;4= '’96T‘'
- D’après le tableau I, on trouve alors o,83 tjs = o,83.53 = 44°> et la température finale est
- h = 53- 44 = 9°-
- 6° Pour la marche avec demi-pertes, c’est-à-dire avec excitation diminuée, le moteur tourne plus vite et sa ventilation est améliorée d’environ 20 % .
- On a alors
- Ti,
- 1
- 1,20
- Ti
- ih8'-
- La nouvelle température finale est -45
- >kT7=,9‘'
- Or t:> = 9° : l’accroissement total est donc *9 — 9= 10°.
- Deux heures correspondent à
- d’où l’on trouve, d’après le tableau I, la valeur 0,8 t 0 = 0,8. io = 8*.
- La température finale est alors *6 = 9 + 8— lT-
- L’auteur termine en désignant les conditions dans lesquelles se trouvent les moteurs qui commandent des appareils de levage et dont le fonctionnement est, par suite, intermittent.
- Pour un coefficient de charge de 30 % , c’est-à-dire 3 secondes de charge et 7 secondes d’arrêt par exemple, il y a lieu de faire les remarques suivantes :
- Pendant l’arrêt, le refroidissement est g fois moins efficace qu’en marche : 7 secondes de refroidissement équivalent donc à g 7 = 4,7 secondes avec refroidissement normal. La durée efficace de la période n’est donc pas de 10 secondes, mais de 3 -(- 4,7 = 7,7 secondes.
- Pour l’induit, le refroidissement se produit 4 fois plus lentement que réchauffement : donc les 7 secondes d’arrêt ne doivent être comptées que pour
- y 7 = 1,7 seconde;
- 4
- la période est alors égale à
- 3 -j- j,8 = 4,8 seconde.
- Pour cette raison, on peut charger l’inducteur beaucoup plus que l’induit.
- Pour voir quelle signification il faut attribuer à l’essai d’une heure habituellement adopté, on peut appliquer la formule de T; et l’on trouve que, pour un moteur de deux chevaux, la température atteint au bout d’une heure 03 % de la température finale dans l’inducteur et 80 % de la température finale dans l’induit, tandis que, pour un moteur de 50 chevaux, la température de l’inducteur atteint 56 % et celle de l’induit 75 % de la température finale. On trouve alors qu’un essai d’une heure correspond à une charge de :
- 60 % pour l’inducteur d’un moteur de 2 chevaux
- 5° % — l’induit — 2 —
- 47 °/o — l’inducteur — 5o —
- 42 % — l’induit — 5o —
- En ce qui concerne les machines fermées, en supposant que la ventilation est réduite à 0,8 dans l’inducteur et 0,5 dans l’induit, l’essai d’une heure correspond à une charge de :
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 51.
- 38 °/0 pour l’inducteur d’un moteur de 2 chevaux
- 38 °/0 — l’induit — 2 —
- 3i °/0 —- l’inducteur — 5o —
- 3i °/0 — l induit — 60 —
- On voit que, si l’on admet les résultats donnés par l’essai d’une heure sur les petites machines ouvertes, il faudrait, pour rester dans les mêmes conditions, adopter les durées d’essai suivantes :
- 1 heure i/3 pour les grosses machines ouvertes
- 1 — i/3 — petites — fermées
- 2 heures pour les grosses machines fermées.
- B. L.
- Sur les pertes supplémentaires dans les dynamos. — Press. — Zeitschrift far Elektrotechnik, 26 novembre 1905.
- L’auteur attribue les pertes supplémentaires dans les génératrices à courant continu en charge à la variation des courants de Foucault due à la déformation du champ par la réaction d’induit. En superposant les pertes par courant de F’ou-cault à vide et les pertes par courant de Foucault dues au champ transversal, il obtient l’équation suivante, pour les pertes supplémentaires par courants de Foucault F :
- F _ 262 /*X V X P
- (1 — /')/*2.52.2p.<I>
- en appelant
- f le rapport de la longueur polaire au pas polaire ;
- V le volume des dents ;
- P la puissance en watts ;
- r le rapport de la largeur des dents au pas des dents;
- S la valeur de l’entrefer en cm ;
- 2p le nombre total de pôles ; »
- le flux par pôle.
- D’après l’auteur, les pertes supplémentaires par hystérésis sont approximativement égales à 0,2 fois la valeur des pertes par hystérésis à vide.
- B. L.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Construction des bobines à enroulement multiple. — Underhill. — Electrical World and Engineer, i4 octobre igo5.
- Plusieurs méthodes ont été indiquées pour la construction des bobines d’électroaimants de façon à réduire les étincelles dues à la self-induction. Parmi ces méthodes, deux sont fréquemment employées et reposent sur l’emploi
- d’enroulements différentiels ou d’enroulements multiples. Les enroulements différentiels ne sont pas économiques dans le cas d’un service permanent, parce que la moitié seulement du fil employé sert à l’aimantation du noyau. Cependant ils sont moins coûteux comme construction que les enroulements multiples, car, pour un voltage donné, ils contiennent un nombre moindre de tours constitués par du fil plus gros.
- Le principe sur lequel repose l’emploi de l’enroulement multiple est que les tours ou bobines intérieurs ont une résistance plus faible et un coefficient de self-induction plus grand que les tours ou bobines extérieurs, d’où résulte une différence entre leurs constantes de temps.
- Pour des électroaimants d’une dizaine de centimètres de longueur et de 5 à 7 centimètres de diamètre alimentés sous 110 volts, l’auteur a obtenu de bons résultats en employant par bobine six enroulements distincts concentriques reliés en parallèle.
- Etant donnée une bobine qui doit être alimentée sous une différence de potentiel E donnée, il faut compter sur une surface de rayonnement de 10 cm3 par watt environ (non compris les
- ; z.5 3 3,5 4 4,5
- Diamètres moyens
- 0,5 10
- joues) pour que réchauffement ne soit pas trop considérable. Connaissant le diamètre extérieur D et la longueur L, on déduit de la surface 7tDl le nombre de watts w que l’on peut
- E2
- admettre et l’on calcule la résistance ^ de la bobine.
- Sur la figure 1, par exemple, M représente le diamètre moyen de l’emplacement entier disponible pour l’enroulement et M« M*.... les diamètres moyens des bobines constituant l’enroulement multiple. Si toutes les bobines, au
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 475
- nombre de n (ici n = 6) avaient le même diamètre et, par suite, la même résistance, la résistance résultante serait proportionnelle à M
- —. Les diamètres VL M* étant différents, la n
- résistance varie proportionnellement à eux et,
- en comparant le ^ du « diamètre moyen réel »
- avec le « diamètre moyen résultant », on peut trouver une base pour le calcul du fil à employer.
- i.. M
- Le - du diamètre moyen réel est — = VL n J n
- (figure 1).
- Le diamètre moyen résultant est
- M j =--------------—------------(i)
- _L4-_L i + J_j____L
- Ma^Mb^Mc 1 MdrMe^Mf
- Pour les valeurs relatives à la figure 1, on trouve ainsi que la résistance résultante est
- égale à 0,94 fois le de la résistance moyenne
- des bobines. Or, cette dernière est donnée par l’expression
- u _ R« -T R* T- IL T- Rrf R« H- R/' , ^
- ^ u ' {‘2)
- La résistance résultante est donc
- D °>94(Ras R*-T Rc H-Rtf H-Re H-R/'
- Ry —----------------(à>
- On a
- M/_ Mj _M,n
- -\L ~ ^ “ ~W
- En posant
- R« R& T- Rc T~ Rrf Re H- R/ — R*»
- résistance de la longueur totale de fil employé, on a
- On calcule alors la résistance par centimètre cube Rç, d’après la formule
- R,=
- My + M,, + Mrf IVb + M ••
- (8)
- V étant la valeur de l’espace disponible pour l’enroulement en centimètres cubes. Connaissant la résistance à obtenir par cm3 d’enroulement, on en déduit facilement le diamètre du fil à employer, d’après des tableaux ou des courbes tracées une fois pour toutes.
- R. R.
- Sur l’emploi de fibre vulcanisée comme isolant dans la construction des appareils électriques. — Wernicke. — Elektrotechnische Zeitschrift, 23 novembre igoô.
- L’auteur a fait des essais sur l’emploi de fibre vulcanisée comme isolant à la suite de la rupture d’une plaque de fibre de 20 mm. d’épaisseur sous une tension de 600 volts, rupture qui s’était produite sous la forme d’un trou circulaire de 4 mm. de diamètre.
- Les essais ont porté sur des plaques de 20 X 20 cm. de côté. Chaque face fut revêtue d’une armature d’étain de 10 X 10 cm. servant d’électrode. Pour étudier l’influence de l’humidité sur la valeur isolante de la fibre, l’auteur 'a chauffé une première plaque pendant 24 heures à 150° dans un four à vide, a placé une seconde plaque pendant 3 jours dans une pièce non chauffée où la teneur en humidité était de 65 % à 15°, et enfin a placé une troisième plaque pendant 3 jours dans une pièce chauffée où la teneur en humidité était de 90 % à 12°.
- La première plaque a tenu pendant une demi-heure une différence de potentiel de 4.000 volts. Sous l’action d’une différence de potentiel de 10.000 volts, la plaque a commencé à fumer et l’étain à fondre.
- La deuxième plaque a tenu pendant une demi-heure la même différence de potentiel de 4.000 volts.
- La troisième plaque a laissé passer du courant sous une différence de potentiel de 1.000 volts et a chauffé.
- Des expériences furent faites en plaçant les plaques de fibre en contact avec de l’eau. Une des plaques précitées, qui pesait 607
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- grammes à l’état sec, a pesé 672,2 grammes après une immersion de 36 heures dans l’eau. Après quatre jours de séchage, elle pesait encore 632,6 grammes, contenant encore 40 % de l’eau absorbée; après 14 jours, elle contenait encore 22 % de l’eau absorbée.
- On voit par ces essais que la fibre est tout à fait impropre à la construction d’appareils électriques qui sont toujours plus ou moins exposés à l’humidité. Elle ne peut être employée qu’à l’état absolument sec dans des conditions particulières.
- L’auteur a soumis ensuite des plaques de fibre à l’action d’une lampe à souder. Il a constaté la formation de boursouflements énormes qui crevaient au bout de quelque temps en produisant de petites explosions. Ce fait prouve que la fibre contient de l’eau et du gaz. Cela s’explique facilement par le mode de préparation de cette matière, dans lequel des fibres de bois sont traitées par du chlorure de zinc et par de l’acide sulfurique. Les fibres, en partie dissoutes sous l’action de ces produits chimiques, sont ensuite agglomérées sous une très forte pression et séchées. Evidemment, on ne parvient pas à expulser entièrement les produits chimiques.
- Pour étudier l’action d’un arc électrique, action à laquelle doit pouvoir résister l’isolant employé dans l’appareillage électrique, l’auteur a placé les plaques de fibre pendant une demi-minute dans un arc produit sous 20.000 volts entre deux pointes distantes de 5 cm. Il ne se produisit pas de bulles, mais la plaque fut carbonisée sur une profondeur de 1 mm. de chaque coté et présentait l’apparence de bois brûlé.
- Enfin, l’auteur a placé dans une plaque de 20 X 2(3 cm. de côté et de 10 mm. d’épaisseur deux boulons distants de 5 cm. et a produit entre ces boulons une différence de potentiel de 10.000 volts. Au bout de quelques secondes, les boulons étaient en court-circuit : il s’était produit entre eux une bulle de 5 cm. de longueur, de 2,5 cm. de largeur et de 0,5 cm. de hauteur.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Expériences sur l’influence de la terre en télégraphie sans fil. — Sachs. — Drudes Annalen, novembre igo5.
- L’auteur a déjà indiqué quelques résultats de ses recherches (fi : il décrit dans ce travail ses expériences complètes.
- Le transmetteur et le récepteur étaient établis suivant le système Braun avec accouplement électromagnétique : le cohéreur était remplacé par un électro-aimant relié à un galvanomètre. Au transmetteur, on avait disposé une bobine
- Fig. 1 et 2. — Disposition de la bobine servant au transmetteur et au récepteur.
- non en résonance avec lui pour mesurer l’énergie émise : cette bobine est nommée dans la suite bobine étalon. Les antennes étaient formées par des tubes de cuivre de 3 m. de longueur et 1,4 cm. de diamètre.
- Au transmetteur, un anneau en ébonite de 87,7 mm. de diamètre extérieur et de 3 mm. d’épaisseur supportait dix tours de fil de 0,9 mm. de diamètre nu et de 2,4 mm. de diamètre isolé : le pas d’enroulement était de 2,4 mm. ; la hauteur de la bobine, du milieu au milieu des conducteurs extérieurs, était de 22,2 mm. La longueur du fil enroulé était de 2.832 mm. Un tour de fil nu de 3 mm., embrassant une circonférence de 103 mm. de diamètre formait le primaire et était supporté, autour de l’anneau, par des supports isolants (fig. 1 et 2) : ce tour de fil, séparé en deux demi-
- (') Eclairage Electrique, tome XLV, Il novembre 1905, page 236.
- O. A.
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- R E V U E D ’ E L E G T RICIT E
- 477
- circonférences, aboutissait d’nne part à un condensateur et d’autre part à une bobine d’induction de 15 cm. d’étincelles, par deux électrodes en zinc formant éclateur.
- La longueur d’ondes propre d’une bobine sans capacité auxiliaire peut être exprimée sous la forme
- Va'•«> = /.*
- f étant un paramètre qui dépend de — et de
- | et l étant la longueur de fil enroulé. On a de plus les constantes suivantes :
- Hauteur de la bobine........... h =22,2 mm.
- Diamètre de la bobine.......... 2r — 90 mm.
- Pas d’enroulement.............. g = 2,4 mm.
- Diamètre du fil nu............. S ~ 0,9 mm.
- Les grandeurs — et | ont donc les valeurs :
- — = 0,247 ; 1 = 2,6-
- 2 r 0
- f est alors déterminé par un tableau dressé par Drude (') et est égal à 2,15, d’où
- La self-induction d’un circuit primaire constitué par un fil de longueur l et de diamètre 2p formant une circonférence de rayon p est donnée par la formule
- L = 21 ^lognat — — 2 j-
- Dans le cas actuel, où 1 = 32 cm., 2 p = 0,15 cm., et /• = 10,3 cm., on a
- L = 23o cm.
- La capacité doit donc être, d’après la formule
- égale à
- 7 zz= 2n\hC ,
- C = 1070 cm.
- Le condensateur était à plaques de verre : la constante diélectrique du verre employé, déterminée préalablement, était égale à 7. La surface du condensateur est donnée par la formule
- G =
- où d est l’épaisseur de la plaque (1,3 mm.). 11 vient, dans le cas dont il s’agit :
- G = 200 cm2.
- Si l’on ajoute des antennes égales aux deux cotés d’une telle bobine, la longueur d’oncles propre varie naturellement et est donnée par la formule
- - /0 l l f tG' - — tg27T — = log - • — b 2 & P n
- ou
- /0 désigne la longueur d’ondes propre de
- la bobine sans antennes.......... 610 cm.
- / désigne la longueur d’ondes propre de
- la bobines avec antennes.......... .
- I la longueur de l’antenne............ 3oo cm.
- p le rayon de l’antenne............... 0,7 cm.
- f le paramètre mentionné ci-dessus. . *. 2,15.
- 53 un autre paramètre dépendant aussi
- de — et de f-
- 27' 0
- n le nombre de tours de la bobine.... io*
- D’après l’étude de Drude, le paramètre y est égal à 1,72, d’où
- / = 3120 cm.
- Le récepteur était absolument semblable au transmetteur, sauf que l’éclateur était remplacé par un thermoélément. La résistance de cet élément, mesurée au pont de Wheatstone, avait pour valeur 1,14 à 1,19 ohm.
- La bobine étalon était pareille aux bobines du récepteur et du transmetteur. Elle était reliée à un thermoélément semblable à celui du récepteur. La résistance de ce thermoélément était de 1,02 à 1,01 ohm.
- Les mesures furent faites en lisant simultanément les indications relatives aux deux thermoéléments du récepteur et delà bobine étalon. Ces indications n’étaient pas exactement proportionnelles l’une à l’autre parce qu’elles dépendent toutes deux du potentiel explosif et de l’amortissement du transmetteur, mais pas de la même manière, l’un des circuits étant en résonance avec le transmetteur et l’autre n’étant pas en résonance.
- Le récepteur et le transmetteur furent munis chacun d’une antenne et d’une plaque : le tableau 1 donne les déviations observées au récepteur pour différentes positions respectives
- (9 Calcul des circuits pour la résonance ; 1902 et 1903.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N° 51.
- de la plaque, de l’antenne et de la bobine : sur ce tableau, l’antenne est représentée par le signe —, la plaque parle signe — et la bobine par le signe
- TABLEAU 1
- Distance entre les appareils, 3o mètres ; hauteur au dessus du sol, i mètre.
- N° POSITION DÉVIATION
- 1 T | r| 7 1
- 2 t| R | VV \ \ 1 I 98
- 3 1 ~ 1 R“ï 9
- 4 n Ri 5
- 5 i >-a ! <: 1 12
- 6 T l R i 1 16
- 7 T ! R ! 9 i 165
- 8 t i «1 1 1 53
- Ce tableau montre que
- 1° Les antennes verticales sont plus avantageuses que les antennes horizontales;
- 2° La position de l’enroiilement du transmetteur et du récepteur par rapport à l’antenne a une grande influence, fait qui n’a encore pas été indiqué.
- Comme on le voit, le dispositif 7 est de beaucoup le plus efficace, avec antennes et axes de bobines verticaux. Avec des antennes horizontales il vaut mieux placer horizontalement l’axe des bobines. Ce fait est confirmé par les résultats du tableau II, dans t lequel, par exemple, le chiffre 192 de la série 1 représente la moyenne des déviations obtenues avec le dispositif 7 du tableau I, et 34 la moyenne des déviations obte-
- nues avec le dispositif 1 du tableau J, après quoi le dispositif 7, employé à nouveau, a donné comme résultat 157, etc.
- TABLEAU II
- Série i.
- Série 2.
- Série 3.
- On voit que les axes des bobines doivent être parallèles aux antennes.
- Un système avec des antennes doubles symétriques (au récepteur et au transmetteur) est trois à quatre fois plus actif qu’un système avec antenne et plaque, comme le montre le tableau III.
- TABLEAU III
- EXPÉRIENCE ANTENNES DOUBLES ANTENNE ET PLAQUE
- Nr. 1 i5o 5o
- Nr. 2 3oo 84
- Les résultats obtenus en remplaçant la plaque par la terre sont indiqués par le tableau IV, relatif à des antennes et des bobines verticales.
- TABLEAU .IV
- Transmetteur et récepteur à 3o mètres de distance, 1 mètre au-dessus du sol.
- in 3 er J2 0 <D S H {/} CL Z fcJ < U ce 3 h ce TRANSM1’ AVEC PLAQUE RÉCEPT1' A LA TERRE TRANSMr A LA TERRE RÉCEPT1' AVEC PLAQUE <p c <x> J5 S H c/3 a* Z H < O ce -h H ce c/3 05 3 er J2 O. 0 05 > a S H co eu Z ta < 0 si -w h ce
- 240 IÔO 95 116 240
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 479
- La diminution d’action quand les appareils sont reliés à la terre (colonne 4) vis-à-vis des résultats obtenus avec des plaques (colonne 4 et 5) est considérable.
- (à suivre) R. V.
- Appareil pour la commande, au moyen d’ondes électriques, de mécanismes placés à distance. — Hülsmeyer. —Zeitschrift fiir Elektroteclinik, 19 novembre igoô.
- Les appareils transmetteur et récepteur sont accordés sur une même longueur d’ondes et possèdent des dispositifs qui tournent synchroniquement et entraînent des roues distributrices. La roue distributrice du transmetteur est munie d’une échelle de temps sur laquelle
- Transmetteur.
- sont disposés des contacts mobiles, de telle façon que l’on puisse, avec un seul transmetteur, actionner différents récepteurs suivant le nombre et la position des contacts. Ces contacts ferment sur une pile le circuit primaire d’une bobine d’induction dont le secondaire est relié à un circuit oscillant.
- Les ondes émises par le transmetteur sont reçues sur une antenne réceptrice et traversent un cohéreur. Le courant local passe par un électro-aimant et une roue distributrice sur laquelle frotte un contact. A la première impulsion de courant au transmetteur et au récepteur, les électro-aimants libèrent les roues qui tournent synchroniquement ; à la seconde impulsion de courant, le circuit du cohéreur se ferme sous l’effet des ondes reçues, et le courant local est envoyé sur la ligne qui dessert le relais à commander.
- Les figures 1 et 2 indiquent le montage du transmetteur et du récepteur. Si l’on abaisse
- la clef A1, le courant de la batterie A2 arrive à la roue isolée A3 commandée par un mouvement d’horlogerie synchrone et possédant un balai de contact A1 et un verrou A5 ; de là le courant passe par A6, A7 et A8 et traverse l’enroulement primaire de la bobine A9. Le courant à haute tension du secondaire A10 va charger les condensateurs A11 et A^2 dont les autres bornes sont reliées à l’oscillateur A13.
- Au récepteur, le cohéreur B2 est relié à l’an-tcnne BL Le courant de la batterie B3 passe par l’électro-aimant B1 et la roue B5, actionnée de la même façon que la roue A3 ; de là, il atteint le contact B6 et le levier B7 et passe
- — Récepteur,
- par le conducteur B8 et le cohéreur B2 pour revenir à la batterie B3.
- Au moment de la fermeture du circuit au transmetteur, les deux roues A3 et B3 sont libérées simultanément par leurs électro-aimants A8 et B* et tournent synchroniquement. Autour de la roue A3 du transmetteur est placée une bande de contact A'14 munie d’une échelle des temps : sur cette bande est disposé un contact mobile A-13. Autour de la roue B5 du récepteur sont également disposées des bandes de contact isolées les unes des autres.
- Quand le balai de contact A4 de la roue A1 atteint le contact A13 de la bande de contact, BG atteint au même moment le contact B9. La seconde impulsion de courant dans le transmetteur produit un train d’ondes qui actionne le cohéreur B2 et le courant de la batterie B3 passe dans les circuits B4 B3 B6 B9 B10 B11 B2 B3.
- On voit que, si des ondes étrangères attei-
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- L’ E C L A1R A G E E E E C T R [ Q U E
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- N° 51.
- gnent le cohéreur, elles ne se produisent certainement pas dans l’ordre et avec l’intervalle nécessaire pour que le dispositif soit actionné. Le courant de la batterie B3 passe par B3, B6 et B12, atteint l’électro-aimant B13, attire le levier Bu et éloigne le contact B9 de la circonférence de contact de la roue B3. Après que le contact B6 de cette roue a passé à la place du contact B9, ce dernier est ramené à sa position initiale par la roue B3 et le levier B13. Cela se produit tant que des ondes étrangères atteignent le cohéreur B2. Il est donc impossible, si l’on ne possède pas un transmetteur analogue au récepteur, d’actionner ce dernier
- ___ R. Y.
- MESURES
- Appareil pour la mesure absolue de la conductibilité de l’air. — Gerdien.— Congrès de Méran.
- La densité du courant vertical dans l’atmosphère est donnée parla formule
- n=-^i+pG'‘
- dans laquelle
- j désigne la densité de courant suivant une verticale,
- ~ la chute de potentiel,
- dk
- / la conductibilité électrique de l’air,
- p la densité libre de charge,
- G h la composante verticale de la vitesse du courant de convexion.
- La mesure de cette densité se ramène à la mesure de la densité du courant de conduction vertical
- dV .
- ~ Th1'
- dans deux régions, au voisinage du sol où G* disparait, et aux altitudes supérieures à 3.000 mètres, où p devient très petit.
- L’auteur a réalisé un appareil pour la mesure directe de la part des ions positifs et négatifs dans la conductibilité spécifique £ npep et s nnen, en appelant s la charge, np ou nn le nombre des ions positifs ou négatifs, vp ou vn la vitesse de ces ions. Cet appareil consiste en un condensateur cylindrique dont l’électrode extérieure a un diamètre de 16 cm. et dont l’électrode intérieure a un diamètre de 1,5 cm. et une longueur de 24 cm.
- Dans ce condensateur cylindrique, dont l’électrode intérieure est isolée et reliée à un élec-
- tromètre, on fait passer un courant d’air de vitesse homogène. On charge l’électrode intérieure, on aspire pendant un temps t et l’on a
- '/> — s-ni
- en désignant par
- GY' — GY"
- CG ^
- 27r/
- Y' et Y" les potentiels initial et final du système chargé.
- C sa capacité,
- ra et ri les rayons des cylindres extérieur et intérieur.
- I la longueur de l’électrode intérieure.
- L’appareil donne donc la conductibilité spécifique en mesure absolue, indépendamment de la vitesse du courant d’air. La constante de l’appareil peut être déterminée par une mesure directe de C et des dimensions du condensateur.
- R. Y.
- Appareil pour la mesure de l’équivalent mécanique de la chaleur. — Callendar. — Zeitschrift für Elektrotechnick, 5 novembre 1905.
- Le calorimètre consiste en un récipient cylindrique fermé en laiton tournant autour d’un axe horizontal et contenant une quantité d’eau déterminée. La rotation est produite au moyen d’une roue à main ou d’un électro-moteur de 1/10 de cheval. Un frein formé d’une bande d’argent fait 1 fois 1/2 le tour du cylindre et porte à ses extrémités des poids inégaux.
- L’obtention de l’équilibre est facilitée par un fléau à ressort agissant contre le plus petit poids : la différence de poids, diminuée de la tension du ressort, donne une mesure du frottement. Au moyen d’un compteur de tours placé sur l’axe, on peut, connaissant le diamètre du cylindre, déterminer le travail de frottement. L’élévation de température de l’eau est déterminée tous les 100 tours au moyen d’un thermomètre à mercure dont l’extrémité pénètre dans le calorimètre, et la mesure est faite au bout de 10 minutes environ (500 à 600 tours). Connaissant la quantité d’eau, on peut trouver la quantité de chaleur en calories.
- Les pertes par rayonnement peuvent être éliminées par la méthode de compensation de Rumford ou par comparaison de deux mesures faites avec des poids différents : pour une durée de mesure de 10 minutes, elles peuvent être négligées en pratique. E. B.
- SENS. --- SOCIÉTÉ NOUVELLE DE L’iMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome XLV.
- Samedi 30 Décembre 1905.
- 13e Année. — N° 52.
- aqee
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques
- L
- écaniques - Thermiques
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- I^UorHÎQül
- 'ENERGIE
- /A
- &
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — NI. LEBLANC, Professeur à l’Ecole des Mines. — G. L1PPN1ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. N10NNIER, Professeur à l’Ecole central des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- RECHERCHES SUR L’ARC ÉLECTRIQUE <*)
- 1° Théorie générale de Varc
- L’arc électrique est un courant spontané : comme tel, il produit lui-même les ions positifs et négatifs qui lui servent de véhicule. Pour remplacer les ions qui disparaissent par électrolyse ou par recombinaison, il utilise les ions existants auxquels il communique l’énergie cinétique nécessaire par suite de la différence de potentiel existant sur son passage. A la cathode, l’arc produit ses ions négatifs par électrisation. Par les ions positifs qui atteignent la base cathodique, il échauffe celle-ci à une température suffisamment élevée pour qu’elle émette en grand nombre d’électronions. C’est là le phénomène caractéristique par lequel l’arc se distingue de l’efiluve, autre courant spontané. Les recherches expérimentales ont montré que la base cathodique est, en tous cas, échauffée à la température du blanc incandescent et que l’arc ne peut pas exister quand on empêche la production d’une haute température à sa base.
- Pour que les ions positifs atteignent perpétuellement la base cathodique et puissent libérer, par Réchauffement de celle-ci, des ions négatifs, ils doivent se reproduire à nouveau d’une façon permanente dans l’espace compris entre la cathode et l’anode. Cela ne résulte pas d’une élévation de température de l’anode produite par les ions négatifs, car l’arc est possible avec une anode froide. Les ions positifs sont engendrés à l’intérieur du gaz ou de la vapeur par le choc des électronions négatifs provenant de la cathode. Pour cette ionisation par choc, les ions négatifs doivent posséder un minimum d’énergie ciné-
- (') Drudes Annalen, Décembre 1905.
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- tique qu’ils acquièrent par suite de la différence de potentiel existant sur la longueur de leur libre parcours. La chute de potentiel le long du chemin suivi par l’arc électrique doit donc correspondre à la nature chimique et à la densité du gaz, et être supérieure à un certain minimum : en outre, si ces deux facteurs restent constants, elle ne peut pas dépasser ce minimum car, une fois que l’ionisation par choc existe, une augmentation de l’intensité de courant n’entraîne qu’une augmentation du nombre des ions et non pas une augmentation de la chute de tension.
- L’arc comprend trois parties dans lesquelles l’ionisation est produite par le choc d’ions négatifs. La plus importante de ces parties est le faisceau lumineux cathodique. Au voisinage immédiat de la cathode sont produits les ions positifs par le choc des ions négatifs provenant directement de la base cathodique. De la cathode jusqu’à l’intérieur du faisceau lumineux, les ions négatifs doivent parcourir une chute de tension égale à leur tension d’ionisation pour la vapeur métallique provenant, de la cathode à haute température. La chute cathodique de l’arc représente donc l’énergie qui doit être employée au minimum par un électronion négatif (rayon cathodique) pour l’ionisation d’un atome neutre du métal cathodique (séparation d’un électron négatif). La chute cathodique de l’arc prend donc l’importance d’une constante physico-chimique de l’atome chimique. Gomme tension d’ionisation, elle doit être, dans de grandes limites, indépendante de la température moyenne, de la pression de vapeur et de l’intensité de courant. Une augmentation de l’intensité de courant ne fait qu’accroître à la cathode la base du courant.
- Si l’anode n’est pas très rapprochée de la cathode et n’est pas atteinte par le faisceau cathodique, il doit exister entre elle et ce faisceau une autre source d’ionisation par choc. A l’anode elle-même existe une couche anodique avec ionisation par choc par les ions négatifs. Par suite de la recombinaison et de la migration des ions positifs, la chute de tension augmente au voisinage de l’anode. Cette chute de tension ne peut cependant augmenter avec l’intensité de courant que jusqu’à ce qu’elle soit égale à la tension d’ionisation des ions négatifs, car ensuite il se produit au voisinage immédiat de la surface de l’anode une ionisation par choc de la vapeur métallique par les ions négatifs. Dans ce cas, la chute anodique dans la couche anodique représente la tension d’ionisation des électronions négatifs pour le métal anodique employé. Gela n’est vrai cependant que quand l’anode n’est pas entièrement recouverte par le courant. Si elle est entièrement recouverte, et si la base anodique du courant ne peut plus augmenter quand l’intensité croît, la chute anodique croît avec elle. On suppose, en outre, que l’anode n’est pas le siège d’une f. é. ni. intérieure due à une température élevée. La chute anodique dans le faisceau lumineux cathodique est naturellement plus faible que la chute anodique dans la couche anodique, car, dans le premier, la vapeur est ionisée directement à l’anode par les ions négatifs.
- Si l’intervalle entre l’anode et la cathode est suffisamment grand pour n’être pas entièrement occupé par la faisceau lumineux cathodique et la couche anodique, il existe entre ces deux couches une colonne lumineuse positive dans laquelle l’ionisation est produite par le choc d’électronions négatifs. Si cette colonne lumineuse est stratifiée, la chute de tension dans chaque couche lumineuse représente au minimum la tension d’ionisation des ions négatifs. La plupart du temps, cette colonne positive est continue dans Tare : les ions négatifs dans une section ne se meuvent alors pas avec la même phase par rapport à la [différence de potentiel, mais avec toutes les phases possibles : dans ce cas, on ne peut pas déterminer la tension d’ionisation, car la longueur de libre parcours est inconnue. Cependant, même dans ce cas, la chute de tension a une valeur déterminée d’après la nature et la densité de la vapeur, et ne change de valeur que quand ces deux facteurs varient. Quand
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- la nature chimique de la vapeur ou du mélange gazeux reste constante, la chute depoten-tiel dans la colonne positive diminue quand la densité de la vapeur diminue, soit par un abaissement de pression, soit par une élévation de température. Ce fait a été vérifié dans tous les cas où l’arc dans un récipient vide brûle exclusivement dans la vapeur du métal constituant les électrodes. La composition chimique du gaz sur le trajet du courant peut varier, lorsque ce gaz est un mélange de vapeur des électrodes et d’un gaz étranger, tel que l’air ou l’hydrogène. Dans ce cas, plus est faible la proportion de vapeur, c’est-à-dire plus est faible la vaporisation des électrodes et plus est élevée la chute de tension dans la colonne positive. Or la vaporisation des électrodes est d’autant plus faible que l’intensité de courant est plus faible: elle est également d’autant plus faible que le trajet de l’arc et les électrodes sont plus fortement refroidis par le gaz environnant. On s’explique ainsi facilement la relation entre la chute de tension et l’intensité de courant, quand l’arc brûle dans une atmosphère gazeuse.
- Les ions négatifs qui ionisent le gaz par leur choc dans le faisceau cathodique, dans la colonne lumineuse positive et dans la couche anodique sont des électronions ou, comme on peut aussi les appeler, des rayons cathodiques. Les ions positifs dans l’arc sont surtout des atomions. On peut en déduire que les ions négatifs à l’intérieur de l’arc doivent, par suite de leur faible masse, avoir une vitesse spécifique plus grande que les ions positifs.
- La radiation d’électronions négatifs de la surface à température élevée de l’électrode dans l’espace rempli de vapeur doit se comporter comme une force électro motrice intérieure à la surface des électrodes. En réalité le chemin suivi par l’arc peut être considéré comme un conducteur métallique, car ses ions négatifs sont identiques à ceux d’un métal solide ou liquide : les bases cathodique et anodique de l’arc représentent alors les points de contact ou de soudure de deux conducteurs métalliques ; la f. é. m. thermoélectrique intérieure qui prend naissance dépend de la température absolue du point de contact et de l’état des deux conducteurs métalliques de part et d’autre du point de contact. Gomme le métal à haute température émet plus d’électronions négatifs, il se produit dans la hase cathodique du courant une f. é. m. thermoélectrique intérieure dans le même sens que la chute de tension électrique: dans une base anodique à haute température, la f. é. m. intérieure a une direction opposée à celle du courant. Par suite, la f. é. m. intérieure de la cathode travaille en absorbant de la chaleur; sur une anode à température élevée au contraire, la chute de tension travaille en sens inverse de la f. é. m. intérieure et développe de la chaleur.
- La température de la cathode étant nécessairement très élevée et constante par suite de la constance de la chute cathodique à l’état stationnaire, la force thermoélectrique existe toujours à la cathode et ne peut pas être modifiée par une modification de la température. Au contraire, cela est possible à l’anode. En élevant la température au rouge ou au blanc et en maintenant les autres conditions invariables, on augmente la chute anodique par suite de la formation de la force contre-électromotrice intérieure : cette chute anodique diminue quand la densité de la vapeur augmente. L’existence de la force contre-électromotrice a été mise nettement en évidence par Duddell.
- 2° Chute de tension dans l’arc en fonction de Vatmosphère environnante
- Gomme on l’a vu théoriquement plus haut, la chute de tension dans la colonne positive d’un arc qui brûle dans une atmosphère gazeuse, est'd’autant plus forte que la quantité de vapeur métallique est plus considérable dans la colonne, et que le refroidissement produit
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- une plus grande condensation partielle dans la colonne. Quelques auteurs ont émis l’hypothèse que l’arc doit son existence à une certaine action chimique des gaz sur les électrodes. Il semble que, au contraire, l’influence de l’atmosphère gazeuse soit secondaire et doive être considérée exclusivement au point de vue indiqué plus haut. Le fait qu’une action chimique d’un gaz à la surface des électrodes n’est pas nécessaire pour que l’arc existe est mis en évidence par les arcs au mercure, au cadmium, au zinc, au plomb, etc. qui brident exclusivement dans leur vapeur dans des tubes de quartz vides d’air (1).
- Les tableaux I et II résument les résultats d’expérience.
- TABLEAU I
- Différence de potentiel entre les électrodes de charbon pour une intensité de 3 Amp.
- ÉCARTEMENT DES ÉLECTRODES en mm. ARC DANS C02 ARC DANS H2
- o,a5 32
- o,5 39 —
- 0,75 39 61.6
- 1,0 43 66
- i,5 47 >1 —79
- i,75 5o
- 2,0 53 88
- 2,5 59 106
- 3,0 63,5 106
- 3,5 67 123—128
- 4,5 70 i5o
- TABLEAU II
- Différence de potentiel entre les électrodes de cuivre pour une intensité de 3 Amp.
- ÉCARTEMENT DES ÉLECTRODES en mm. ARC DANS C02 ARC DANS H2
- o,5 24
- 0,75 27 8l
- 1,0 3o 66 — 88-90
- I , 25 — 79—110—110—114
- i,5 33 88—110 — 110—i32
- 1,75 35 —
- 2.0 4o 106—110—1 ig—1 ig—i32—i32
- 2 , ‘20 38 —
- 2,5 4o, 5 123— 132—136
- 2,76 — i36
- 3,0 43 —
- 3,5 45,5 —.
- 3,75 47 —
- 4,o 44 —
- 4,5 48 —
- Pour étudier l’influence du refroidissement de l’atmosphère gazeuse dans des cas extrêmes, les auteurs ont choisi comme électrodes du charbon et du cuivre, et comme gaz de l’acide carbonique et de l’hydrogène à la pression atmosphérique. Les conductibilités calorifiques du cuivre et du charbon sont environ dans le rapportde 1.000 à 1 et celles de l’acide
- (1) Voir Eclairage Electrique, tome XLIV, 26 août 1905, page 303.
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- carbonique et de l’hydrogène dans le rapport de 10 à 1. L’are était produit dans une boule de verre de 11 cm. de diamètre dans laquelle les électrodes pénétraient par deux tubulures. Les électrodes en charbon homogène étaient des crayons de 6 mm. de diamètre; les électrodes en cuivre avaient 7 mm. de diamètre et 20 mm. de longueur. La différence de potentiel employée était de 220 volts dans l’acide carbonique et de 440 volts dans l’hydrogène.
- La chute de tension dans la colonne positive de l’arc, exprimée en volts par cm. est plus considérable, à intensité égale, dans l’hydrogène que dans l’acide carbonique : pour des électrodes de charbon, elle est de 266 et 100 volts par cm.; pour des électrodes de cuivre, dont le refroidissement est plus rapide, l’écart est encore plus grand, 373 et 60 volts par cm.
- 3° Emploi de la méthode du courant transversal appliquée à l’arc.
- Sur le trajet de l’arc, on détermine une courbe de niveau au moyen de deux sondes que l’on déplace jusqu’à ce que la différence de potentiel entre elles soit nulle : ensuite on fait passer entre ces deux sondes un courant transversal. Si l’on suppose que l’ionisation au voisinage des sondes est constante et n’est pas modifiée par le courant transversal, et que ce courant transversal est un courant non spontané, l’intensité de celui-ci peut servir à mesurer l’ionisation au voisinage des sondes.
- L’indépendance entre le courant transversal et le courant longitudinal a été vérifiée expérimentalement par les auteurs de la façon suivante. Sur une plaque de verre fut placée une feuille d’étain rectangulaire de 15,5 cm. de longueur et 3 cm. de largeur : le courant longitudinal passait par les petits côtés de ce rectangle. Deux sondes, dont les extrémités étaient posées sur la feuille d’étain à 2,5 cm. l’une de l’autre, étaient déplacées jusqu’à ce qu’un galvanomètre très sensible n’accusât aucune déviation quand le courant longitudinal était établi ou rompu. Ensuite, on faisait passer entre les deux sondes un courant de 21,9.10-7 ampères et l’on remarquait que l’intensité .de ce courant restait invariable, que le courant longitudinal passât ou non.
- La méthode du courant transversal peut être employée pour résoudre la question de savoir si ce sont lésions positifs ou négatifs qui possèdent la plus grande vitesse spécifique dans une partie du courant longitudinal. S’il existe dans un gaz un courant non spontané, il se produit une chute de tension par suite de la migration des ions aux électrodes. Comme l’ont montré théoriquement J.-J, Thomson, E. Riecke, et G. Mie, la plus forte chute de tension se produit à l’électrode d’où émigrent les ions qui possèdent la vitesse spécifique la plus élevée : le rapport entre la chute anodique et la chute cathodique, pour une intensité élevée, peut donner une mesure approximative du rapport des vitesses spécifiques des ions. Cela n’est vrai que pour les courants non spontanés : pour les courants spontanés, comme l’arc, la chute de tension aux électrodes dépend d’autres conditions et ne peut pas servir à la mesure de la vitesse spécifique des ions.
- Pour avoir une idée du rapport des vitesses spécifiques des ions dans un courant spontané, on peut recourir à l’ionisation produite par celui-ci dans le gaz pour déterminer le passage d’un courant non spontané. Des chutes de tension anodique et cathodique de ce dernier, on peut déduire la vitesse spécifique des ions du courant spontané. Deux moyens sont possibles pour atteindre ce but. On peut éloigner rapidement le gaz ionisé du trajet du courant spontané et faire passer ensuite dans ce gaz un courant non spontané ; l’éloignement du gaz doit être assez rapide pour que la température et la nature de l’ionisation ne varient pas. On peut aussi superposer au courant spontané dans une de ses parties un courant non spontané et mesurer les chutes anodique et cathodique de celui-ci :
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- dans ce cas le courant transversal doit avoir une intensité suffisante pour abaisser l’ionisation au voisinage de ses électrodes et produire ainsi une différence de potentiel ; ce courant influe alors indirectement sur le courant longitudinal et la mesure perd en précision au point de vue quantitatif. Entons cas, les chutes anodique et cathodique d’un courant transversal non spontané peuvent servir à établir l’inégalité des vitesses spécifiques des ions.
- Pour que le courant transversal reste non spontané, il ne faut pas que la différence de potentiel entre ses électrodes dépasse beaucoup la tension d’ionisation des ions dans le courant spontané. Les auteurs ont choisi comme valeur de cette différence dé potentiel, dans les expériences qui suivent, le chiffre de 8 volts.
- Rapport, des vitesses des ions positifs et négatifs
- La première méthode dont il vient d’être question peut être employée avec l’arc au mercure. Quand cet arc jaillit dans la vapeur de mercure raréfiée placée dans un tube à
- ampoule de condensation, un jet de vapeur (fig. 1) jaillit du trajet de l’arc vers cette ampoule avec une vitesse qui, dans certaines circonstances, peut atteindre celle du son. Il se produit, il est vrai, dans ce jet de vapeur, un refroidissement, ruais la vapeur se trouve encore presque complètement dans le même état que sur le trajet de l’arc. Deux électrodes de platine et E2 écartées de 15 mm. étaient soumises à une différence de potentiel de 2, 4, 6 ou 8 volts produite par une batterie d’accumulateurs ; le courant non spontané pouvait atteindre une intensité de 2 X 10-4 ampère.
- Pour la mesure des chutes anodique et cathodique, on employait une sonde S placée au milieu de l’intervalle entre E^ et E2. Cette sonde était reliée à un électromètre dont l’autre pôle était connecté à l’anode ou à la cathode du courant non spontané. La différence de potentiel mesurée comprenait, non seulement la chute anodique ou cathodique A ou C, mais aussi la chute G dans la colonne gazeuse. On avait alors :
- S* _ C + G Sa~A+G'
- Dans tous les cas, ce rapport a été trouvé supérieur à l’unité ; on a donc :
- G S,
- A " SG
- En posant Sc = C et Sa = A, on commet donc une erreur qui 'diminue, la valeur du rapport des vitesses des ions négatifs et positifs par rapport à la valeur réelle.
- Les courbes tracées montrent que la chute de tension anodique .est indépendante de l'intensité de courant et que la chute de tension cathodique croît avec l’intensité. Pour une f. é. ni. de 8 volts, le rapport de la chute cathodique à la chute anodique a, pour
- a38
- une forte intensité de courant, la valeur-^. = 7,4, Dans la vapeur de. mercure ionisée provenant du trajet de Varc, la chute cathodique• est plus de 7,4 fois plus forte que la chute
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- anodique, pour un courant non spontané. Dans le trajet de l’arc jaillissant dans la vapeur de mercure raréfiée, la vitesse spécifique des ions négatifs est donc d’un ordre plus élevé que celle des ions positifs.
- La seconde méthode indiquée fut également employée avec l’arc au mercure, pour la détermination du rapport des vitesses des ions. Les auteurs ont superposé à l’arc un courant transversal non spontané et ont déterminé les chutes de potentiel anodique et cathodique. Le tube employé est représenté par la figure 2. A dix centimètres de l’électrode inférieure étaient placées les électrodes transversales et E2, formées de fils de platine de 0,4 mm. dont les extrémités étaient à 10 mm. l’une de l’autre. La sonde S était placée à égale distance de deux électrodes sur leur ligne de jonction : celles-ci étaient reliées à une batterie d’accumulateurs produisant une différence de potentiel de 2, 4, 6 ou 8 volts ; le circuit était complété par un ampèremètre et une résistance. Les chutes anodique et cathodique furent mesurées au moyen d’un électromètre : le tableau III résume les résultats obtenus, le courant dans l’arc ayant une intensité de 3,1 ampères.
- TABLEAU III
- DIFFÉRENCE DE POTENTIEL VOLTS INTENSITÉ DE COURANT 10—5 AMP. CHUTE ANODIQUE Sa VOLTS CHUTE CATHODIQUE Sc VOLTS
- 2,02 ' 75 o,64 I , 26
- 4,o4 i35 0,60 4,01
- 6,o6 142 0,68 6,o4
- 8,o8 147 0,80 8,64
- On voit qu’en additionnant les chiffres du tableau relatifs à Sa et Se, on trouve un chiffre un peu supérieur à la valeur de la différence de potentiel corespondante. Gela provient de ce que le courant transversal modifie un peu la chute de tension du courant longitudinal en abaissant l’ionisation de la vapeur à proximité de ses électrodes. Abstraction laite de ce point, on voit que la chute cathodique du courant transversal est beaucoup plus consi-
- dérable que la chute anodique : pour une différence de potentiel de 8 volts, le rapport^ a
- approximativement pour valeur le chiffre 10. On voit donc que, dans le trajet de l’arc jaillissant dans la vapeur raréfiée de mercure, la chute cathodique d’un courant non spontané est beaucoup plus forte que la chute anodique'. il en est de même de la vitesse des ions négatifs par rapport à celle des ions positifs. Le même résultat a été trouvé d’une façon analogue pour un courant transversal dans un courant par effluves dans l’azote raréfié.
- Les auteurs ont appliqué cette même méthode à l’arc entre charbons à l’air libre. Les mesures sont très difficiles car l’orientation de l'arc vertical varie. Malgré cela, les mesures ont présenté des résultats nettement concordants avec ceux obtenus pour l’arc au mercure. Les électrodes transversales et la sonde étaient des pointes en graphite : elles étaient fixées toutes trois à un cadre en laiton dont elles étaient isolées par de l’éhonite. Les tableaux IV et Y indiquent quelques résultats de ces mesures.
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- TABLEAU IV
- Intensité du courant dans l’arc, 7,5 Ampères Différence de potentiel du courant transversal, 6,06 volts
- * CHUTE CATHODIQUE CHUTE ANODIQUE
- Sc en Volts Sa en Volts
- 5,2 0,2
- 6,8 -f uo
- 6,4 + i,o
- 7>o -f- O , 2
- TABLEAU V
- Intensité du courant dans l’arc, 8 Ampères Différence de potentiel du courant transversal, 8,08 volts
- CHUTE CATHODIQUE CHUTE ANODIQUE
- Sc en Volts Sa en Volts
- 8,0 + 2,4
- 8,0 + 0,8
- 12,0 — 0,8
- 8,0 + 0,8
- On voit que la chute anodique atteint en moyenne 1 volt et la chute cathodique en moyenne 7 volts. Dans l’arc au carbone brûlant a Vair libre, la chute cathodique cl’un courant transversal non spontané est donc beaucoup plus forte que la chute anodique : il en est de même de la vitesse spécifique des ions négatifs par rapport à celle des ions positifs. ,
- Des expériences qui précèdent, on peut conclure que les résultats théoriques sont exacts et que les ions négatifs ont une vitesse spécifique beaucoup plus considérable que les ions positifs à l’intérieur du trajet de l'arc.
- (à suivre.) Stark, Retschinsky et Shaposchnikoff.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE SAINT-LÉONARD. — GARBE-LAHMEYER
- Ce groupe électrogène est composé d’un moteur à gaz Kœrting, construit par la Société anonyme de Saint-Léonard, directement accouplé à un alternateur triphasé de 450 kilowatts construit par la Société « Deutsche Elektrieitatswerke zu Aachen, Garbe-Lahmeyer u. C° (') ». Il est alimenté par un gazogène Fichet et Heurtey.
- Gazogène. — Une installation complète de 400 chevaux, système Fichet et Heurtey avec gazomètre de 60 mètres cubes, produit le gaz pauvre nécessaire à l’alimentation du
- (!) Représentée en France par la Lutèce Electrique.
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- moteur de 600 chevaux ainsi que de deux moteurs, de 100 et 25 chevaux, exposés également par la Société de Saint-Léonard.
- Le gazogène brûle généralement du charbon demi-gras. Il est à sole tournante et à double combustion, et est constitué par deux cylindres superposés de diamètres inégaux en briques réfractaires revêtues de tôle. L’air, chargé de vapeur d’eau, pénètre par le haut et par le bas du gazogène et les gaz produits sont aspirés par une ouverture placée à peu près à mi-hauteur de l’appareil (fig. I).
- Il y a deux zones de combustion, Tune à la partie supérieure, la seconde à la partie inférieure. Dans la première, on admet la quantité d’air nécessaire pour assurer la distillation complète du combustible et la décomposition des hydrocarbures résultant de cette décomposition : ces hydrocarbures, traversant la couche incandescente, sont transformés en gaz permanents. Dans la seconde zone de combustion, placée à la partie inférieure, le coke résultant de Iq distillation brûle comme dans un gazogène au coke.
- Comme on le voit sur la coupe de la figure 1, la partie inférieure est à sole tournante et. ne comporte ni grille, ni partie métallique en contact avec le combustible. L:ne couche de mâchefer repose sur une sole en fonte et est maintenue par une trémie conique laissant au-dessus de la sole une intervalle suffisant pour que le mâchefer puisse s’ébouler. La sole est montée sur des billes et porte une couronne dentée qui engrène avec un pignon conique au moyen duquel on peut la faire tourner avec une manivelle : on fait ainsi tomber, deux fois par jour environ, une certaine quantité de mâchefer dans le cendrier, ce qui provoque une descente du combustible.
- La partie inférieure est divisée en trois zones 1- — Gazogène ticket et iiemtey
- , 1 . . .. . à double combustion et à sole tournante.
- par deux cloisons métalliques concentriques perforées en plusieurs régions : la zone intermédiaire contient du combustible et les deux zones intérieure et extérieure contiennent de l’air (fig. 1). Les cloisons sont refroidies par une circulation d’eau à leur partie intérieure où elles sont voisines de la couche incandescente. Le charbon compris dans la zone annulaire assure une alimentation continue de l’appareil : une porte de chargement ménagée dans le couvercle de cette zone sert à l’introduction du combustible. La disposition de la partie supérieure assure une distillation régulière du charbon et une décomposition complète des hydrocarbures.
- L’air absorbé par le gazogène est humidifié et chauffé par un récupérateur dans lequel passent les gaz chauds sortant du gazogène (gaz à 500° environ). Ce récupérateur est construit comme une chaudière tubulaire verticale.
- En sortant du récupérateur, le gaz passe dans un refroidisseur à eau pulvérisée puis dans un ventilateur-épurateur qui aspire le gaz du gazogène et le chasse dans le gazomètre. Ce ventilateur reçoit une injection d’eau qu’il brasse avec le gaz sous l’action de la force centrifuge : les poussières très ténues entraînées sont alors mouillées et projetées contre
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- L’ECL AljRAGE ELECTRIQUE
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- les parois d’où elles sont entraînées par . le courant d’eau. Enfin le gaz passe dans un scrubber laveur à coke, puis dans un épurateur à surface à sciure de bois où il est filtré et séclié, et pénètre dans le gazomètre.
- Fig. 2. — Moteur Kœrting de 600 chevaux exposé par la société de Saint-Léonard.
- moteur a gaz. — Le moteur à gaz Kœrting, construit par la Société de Saint-Léonard, est à deux temps et à double effet. Il développe une puissance de 600 chevaux en tour-
- Fig. 3. — Moteur à gaz Kœrting. — Coupes longitudinale et transversale du cylindre.
- nant à une vitesse de 107 tours par minute. La figure 2 en donne une vue générale ; la figure 3 montre différentes coupes du cylindre et des soupapes, ainsi qu’un plan de la machine.
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- Le bâti est formé par deux longerons réunis, du côté de l’arbre moteur, par une forte entretoise : ces longerons portent les paliers, la glissière, et le cylindre qui repose sur eux suivant toute sa longueur et est boulonné par deux larges pattes. Ce cylindre, en fonte dure spéciale, porte une chemise pour la circulation d’eau. Le cylindre a un diamètre de 650 mm.
- Le piston, également en fonte dure, a une longueur égale à la moitié de celle du cylindre et est muni de cercles en fonte douce assurant une étanchéité parfaite. Il est creux et refroidi par une circulation d’eau venant par une contre-tige. La course du piston est de 1.200 mètres.
- La tige a 160 mm. de diamètre et aboutit à une crosse munie d’un patin plat qui se
- Fig. 4. — Moteur de 100 chevaux à quatre temps et simple effet exposé par la société de Saint-Léonard.
- déplace sur une glissière garnie de métal antifriction. Le tourillon de cette crosse attaque une bielle à tête en fourche de 2.850 mm. de longueur : cette bielle attaque le vilebrequin de l’arbre moteur par un tourillon de 300 mm. de diamètre.
- Ce moteur, dont la marche est tout à fait semblable à celle d’une machine à vapeur, fonctionne suivant le cycle suivant :
- 1er temps. — Allumage du mélange comprimé et détente. En arrivant à fin de course, le piston découvre des orifices d’échappement par lesquels sont évacués les gaz brûlés.
- 2° temps. -— La soupape d’admission s’ouvre et laisse pénétrer d’abord un courant d’air qui balaie les résidus de combustion puis une cylindrée de mélange gazeux, fourni par deux pompes. Pendant sa course rétrograde, le piston comprime ce mélange qui est prêt à être allumé au temps suivant.
- Les deux soupapes d’admission sont placées au-dessus du cylindre et sont commandées par des excentriques calés sur un arbre longitudinal qui reçoit son mouvement de l’arbre principal au moyen d’engrenages coniques. Le dosage et l’introduction du mélange gazeux sont effectués par deux pompes distinctes placées sur le côté droit de la machine et dont les pistons sont entraînés par une bielle et une manivelle calée en bout de l’arbre moteur. La distribution de ces pompes est réglée de façon à produire, avant l’introduction du mélange explosif, le courant d'air qui balaye les produits de la combustion et s’interpose entre les gaz chauds brûlés et la nouvelle cylindrée. Les tubes d’amenée du gaz et de l’air au cylindre sont maintenus séparés jusqu’à celui-ci, le mélange explosif ne se produisant qu’à son entrée.
- Le régulateur du moteur agit sur la quantité de gaz admis au cylindre, mais non sur sa
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- composition qui reste constante : le réglage est assuré par un papillon placé dans la conduite d’aspiration de la pompe à gaz.
- L’allumage est effectué, sur chaque face du piston par une étincelle de rupture alimentée par une magnéto. Les mécanismes d’allumage sont munis de dispositifs permettant de modifier pendant la marche l’instant de l’inflammation.
- Outre le moteur de 600 chevaux, la Société Saint-Léonard expose trois moteurs à quatre temps à simple effet développant aux vitesses de 160, 160 et 190 tours par minute, des puissances de 100, (représenté par la figure 4), 50 et 25 chevaux. Le réglage de ces moteurs se fait par admission variable et composition constante du mélange, le régulateur commandant un papillon placé sur le tuyau d’admission.
- alternateur. — L’alternateur Garbe-Lahmeyer, accouplé au moteur Kœrting de la Société Léonard, a une puissance de 400 kilovolt-ampères et produit des courants triphasés
- Fig-. 5. — Alternateur Gurbc-Lalimeyer de 400 kilovolt-ampères.
- à 2.000 volts. Cet alternateur est construit pour une vitesse de rotation de 125 tours par minute, vitesse à laquelle il produit des courants de fréquence 50 ; à l’exposition, où il tournait à la vitesse de 107 tours par minute, la fréquence des courants produits était de 42 périodes par seconde. L’alternateur est représenté par les figures 5 et 6 : sur cette dernière, on aperçoit également les génératrices à courant continu entrainées par les moteurs Kœrting de 100, 50 et 25 chevaux.
- L’inducteur mobile est formé par un volant en fonte en deux pièces assemblées suivant deux bras par des boulons et des carcans. La jante rectangulaire porte 48 pôles inducteurs en acier coulé, fixés chacun par deux vis et présentant une hauteur radiale totale de 220 mm. La section droite de ces pôles a la forme d’un ovale formé par un rectangle de 130 x HO et par deux demi-cercles de 55 mm. de rayon : elle présente une surface de 238 cm2.
- Chaque pôle porte une bobine inductrice formée d’un conducteur en cuivre plat guipé
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- de 56 mm2 et isolée au moyen de carton comprimé. Cette bobine est maintenue par l’épanouissement polaire qui fait corps avec le noyau, ou plutôt par une rondelle rivée sous l’épanouissement.
- Les 48 bobines sont reliées en série, et le pircuit ainsi formé aboutit à deux bagues de prises de courant en bronze phosphoreux fixées sur l’arbre et isolées de lui, sur lesquelles frottent plusieurs balais de contact en charbon. Les tourillons des porte-balais sont soutenus par un support en fonte placé sur les côtés du contre-palier : les câbles amenant le courant d’excitation passent à l’intérieur de ce support. La résistance totale du circuit inducteur est de 120 ohms ; le courant d’excitation, à pleine charge, atteint 57 ampères.
- Fig. 6. — Alternateur Garbe-Lalimeyer de 400 kilovolt-ampères, et génératrices à courant continu entraînées par les moteurs Kœrting de 100, 50 et 25 chevaux.
- L’excitatrice peut produire une différence de potentiel de 110 volts, ce qui assure une large marge pour l’excitation.
- Le poids du cuivre placé sur l’inducteur est de 1.350 kgr. : le poids total de la partie tournante atteint 17.000 kgr. ; le diamètre de tournage est de 3.600 mm. et la vitesse périphérique s’élève à 23 m. 50 par seconde.
- L’entrefer simple a une valeur de 7 mm.
- L’induit est formé d’une carcasse ronde en fonte en deux pièces assemblées suivant un plan horizontal : la partie inférieure porte deux pattes boulonnées aux plaques de fondation en fonte solidement encastrées dans le massif en béton. Deux vis horizontales et deux vis verticales permettent de centrer exactement l’induit.
- La carcasse a une longueur axiale de 600 mm. et porte les tôles induites maintenues par des boulons. Ces tôles forment deux paquets ménageant entre eux une couronne de ventilation de 10 mm. de largeur. Le diamètre d’alésage des tôles est de 3.614 mm.
- L’induit porte 288 encoches, soit 2 encoches par pôle et par phase. Ces encoches rondes sont demi-ouvertes et ont 24 mm. de diamètre : chacune d’elles contient 8 fils ronds de
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- 19,6 mm2 de section placés dans un tube de micanite rond de 2 mm. d’épaisseur. Les phases sont groupées en étoile : la résistance totale d’une phase est de 0,12 ohms. Le poids du cuivre placé sur l’induit est de 350 kgr., et le poids total de cette partie delà machine s’élève à 13.500 kgr. environ.
- Les extrémités de l’enroulement induit aboutissent à trois bornes fixées à des isolateurs sur la partie inférieure de la carcasse. Ces bornes sont reliées à des câbles souterrains par l’intermédiaire d’un interrupteur à huile commandé à distance par des relais électriques à 110 volts. Une colonne, placée à proximité de l’alternateur, porte les deux boutons de manœuvre de ce relais et deux lampes-témoin indiquant la position de l’interrupteur ; elle porte en outre les appareils de mesure dont les transformateurs sont placés en sous-sol.
- Le tableau suivant résume les caractéristiques principales de l’alternateur.
- Inducteur
- Entrefer Induit. .
- Type de générateur................................
- Poids total.......................................
- Puissance.........................................
- Différence de potentiel aux bornes................
- Intensité du courant par phase....................
- Gos f.............................................
- Vitesse angulaire.................................
- Fréquence des courants triphasés..................
- Métal constituant le volant inducteur et la jante.
- Profil de la jante................................
- Nombre de pièces..................................
- Diamètre de la jante..............................
- Nature du volant..................................
- Nombre de pôles...................................
- Nature des pôles..................................
- Forme des pôles...................................
- Section des pôles.................................
- Hauteur radiale totale des pôles..................
- Mode de fixation des pôles........................
- Nature des bobines inductrices....................
- Section des conducteurs de ces bobines............
- Mode d’isolement..................................
- Mode de fixation............*.....................
- Nature des bagues de prise de courant.............
- Nature des balais de contact......................
- Résistance totale de l’inducteur..................
- Poids du cuivre sur l’inducteur...................
- Intensité du courant d’excitation à pleine charge. .
- Voltage d’excitation..............................
- Diamètre extérieur total de l’inducteur...........
- Vitesse périphérique..............................
- Poids de l’inducteur total...........................
- Valeur de l’entrefer simple......'............
- Nature de la carcasse.........................'...
- Forme de la carcasse..............................
- Nombre de pièces de la carcasse...................
- Longueur axiale de la carcasse....................
- Mode de fixation des tôles........................
- Diamètre d’alésage.... .......................
- Alternateur à inducteur tournant Env. 3o.ooo kg.
- 4oo kilovoltamp.
- 2.000 volts j
- 115 ampères > 320 kilowatts
- o,8 \
- 12.5 tours par minute
- 5o périodes par seconde Fonte
- Rectangulaire Deux pièces 3.i6o mm. à bras doubles 48
- Acier coulé
- Ovale (rectangle terminé • par 2 demi-cercles)
- 238 cm2 220 mm.
- 2 vis par pôle Cuivre plat guipé
- 56 mm2.
- Carton isolant
- Maintenu par l’épanouissement polaire venu de fonte avec le noyau.
- Bronze phosphoreux Eu charbon 1,2 ohms 1,35o kg.
- 57 amp.
- 1 10 volts 3.6oo mm.
- 23.5 m.
- Env. 17.000 kg.
- 7 mm.
- Fonte
- Ronde
- 2
- 600 mm.
- Boulons avec écrous
- 3.6x4 mm.
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- Nombre et section des canaux de ventilation..... i canal de ventilation de io mm. de lar-
- geur
- Nombre total d’encoches......................... 288
- Nombre d’encoches par pôle et par phase......... 2 encoches
- Forme des encoches.............................. demi-fermées rondes
- Largeur et profondeur des encoches.............. 24 mm. de diamètre
- Nombre et nature des conducteurs par encoche. . . 8 fds
- Section des conducteurs induits................. 19,6 mm2
- Mode d’isolement................................ Tube de micanite de 2 mm. d’épaisseur
- Mode de groupement des phases................... En étoile
- Résistance totale d’une phase de l’induit....... 1,12 ohm
- Poids total de l’induit......................'.... Env. i3.5oo kg.
- Poids du cuivre placé sur l’induit.............. 35o kg.
- Rendement............ à 5/4 de charge.................................... g5 °/0
- à pleine charge................................. g4,5 °/°
- 3/4 de charge................................... 93 °/o
- à 1/2 charge.................................... gi °/0
- Echauffements au-dessus de Vambiante au bout de 10 heures de fonctionnement
- Induit.......................................... Fer et cuivre 35" centigrades
- Inducteur....................................... 3o° centigrades
- A l’Exposition de Liège, le courant d’excitation de l’alternateur était fourni par un convertisseur composé d’un moteur à courant continu de 440 volts alimenté par la canalisation générale, entraînant une dynamo à courant continu à 110 volts. Cette génératrice fournissait également le courant nécessaire pour les relais de commande.
- Jean Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur l’électron déformable et la théorie de l’élec-tromagnétisme. — Bucherer. — Physikalische Zeitschrift, ier décembre igo5.
- Dans sa dernière théorie, Lorentz suppose que toutes les dimensions de la matière et de l’électron qui coïncident avec la direction du mouvement sont réduites dans le rapport
- 1
- u désignant la vitesse des masses par rapport à l’éther et c la vitesse de la lumière.
- Cette hypothèse conduit à une relation déterminée entre la niasse électromagnétique de l’électron et sa vitesse. Lorentz a vérifié la modification de la niasse transversale de l’électron déformable avec les résultats d’expérience
- de Kaufmann et a trouvé une concordance qui n’est pas plus mauvaise que celle obtenue en supposant l’électron invariable.
- L’auteur, s’appuyant sur des résultats que lui a communiqués Kaufmann relativement à ses dernières expériences avec des rayons Becquerel, a trouvé que la formule de Lorentz n’est pas en concordance avec les résultats expérimentaux, fait important pour la théorie de l’électromagnétisme.
- Il existe une autre déformation possible de l’électron, indiquée par l’auteur qui a calculé la masse transversale, l’énergie et la variation de l’énergie interne (énergie de déformation) d’un électron subissant cette déformation. On suppose que Vélectricité inhérente à l’élément de volume de l’électron sphérique à l’état de repos est incompressible et que les forces intérieures élastiques qui, au repos, équilibrent les forces électriques, sont modifiées de la même manière
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- que ces dernières par le mouvement. On obtient ainsi un ellipsoïde de Heaviside :
- u-
- - 1 as ~ 1/& as ~ d6 où s = i-----------
- as » v-
- La masse électromagnétique transversale de cet ellipsoïde est :
- 2e2 s — !/3 ‘6a
- L’énergie électromagnétique est :
- W + T = E:
- 6 cf-P-
- I U"
- 6 r2
- L’énergie magnétique est :
- _6 g*s - r/3 n2
- 5 6a
- D’après les indications de Kaufmann, la formule de Wt concorde avec les résultats de ses nouvelles expériences avec la même exactitude que la formule de l’électron indéformable.
- Tandis que l’hypothèse de l’électron indéformable ne permet pas de concilier certains phénomènes électromagnétiques avec les conclusions de la théorie de Maxwell, l’hypothèse de l’électron incompressible déformable permet, si l’on étend la déformation donnée à tous les systèmes doués d’un mouvement de translation, d’expliquer, en s’appuyant sur la théorie de Maxwell, les phénomènes, auxquels il est fait allusion.
- Par suite, l’auteur suppose que toutes les dimensions d’un système doué d’un mouvement de
- translation sont diminuées dans le rapport —^ dans le sens du mouvement et dilatées dans le rapport —\— perpendiculairement au sens du mouve-s(;
- ment.
- R. Y.
- Sur la conductibilité électrique des flammes pour les courants alternatifs de grande fréquence. — Wilson. — Physical Society, 24 novembre 1905.
- L’auteur a étudié la conductibilité électrique d’une flamme Bunsen contenant des vapeurs de différents sels alcalins pour des courants alternatifs de fréquences comprises entre 3,5.10'* et 5,5.103 périodes par seconde. La conductibilité était mesurée entre deux électrodes de platine placées dans la flamme et était déterminée en fonction de la quantité et de la nature
- du sel introduit dans la flamme. La mesure était faite au moyen d’un pont de Wheatstone dont trois branches contenaient des condensateurs à air et la quatrième les électrodes placées dans la flamme. L’un des condensateurs était réglable et permettait d’obtenir l’équilibre du joont. Les résultats trouvés par l’auteur sont les suivants :
- Pour les courants alternatifs de grande fréquence, une flamme contenant une vapeur de sel alcalin agit comme un milieu isolant de forte capacité inductive spécifique.
- La conductibilité des différentes vapeurs de sel alcalin dans une flamme, pour des courants alternatifs de grande fréquence, mesurée d’après la capacité apparente de deux électrodes de platine placées dans le flamme, varie comme la racine carrée de la conductibilité des vapeurs du même sel pour les courants continus. Ce résultat confirme l’hypothèse que les ions négatifs de tous les sels ont la même vitesse.
- La capacité apparente varie à peu près comme l’inverse de la racine carrée de la différence de potentiel maxima appliquée.
- La capacité apparente est à peu près indépendante de la fréquence : elle est également à peu près indépendante de la distance séparant les électrodes.
- La capacité apparente par cm2 de surface d’électrodes est donnée par la formule :
- V ne
- n désignant le nombre d’ions positifs par cm3
- e la charge d’un ion
- V0 la différence de potentiel maxima appliquée.
- R. R.
- Sur le mouvement des ions dans l’arc. — Campbell S winion. — Royal Society, 16 novembre igo5.
- On sait que le phénomène de l’arc électrique est expliqué par l’hypothèse que les électrodes positives et négatives émettent chacune des ions positifs ou négatifs qui, sous l’effet de la répulsion électrique, traversent l’espace compris entre les électrodes et bombardent l’électrode opposée à celle qui les émet. En outre, on suppose que le courant électrique est transporté lui-même par ces ions et que la température élevée des électrodes est produite par le choc des ions sur elles.
- L’auteur a trouvé qu’il est possible de vérifier
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- l’exactitude de ces hypothèses en déviant, au moyen d’un électroaimant, les ions négatifs ou positifs dans un cylindre de Faraday. Le mouvement perpétuel de l’arc rend cette expérience très difficile, mais, malgré cela, l’auteur a obtenu des résultats qui montrent nettement l’exaclitude des théories actuelles. Le cylindre de Faraday était placé au-dessus d’un charbon et était percé d’un trou pour le passage de l’arc : quand on renversait le courant, la charge prise par le cylindre changeait de signe.
- Diminution de la résistance des corps mauvais conducteurs sous l’action des rayons du radium. — A. Righi. — Abstracts, 25 novembre igo5.
- L’auteur a étudié la diminution de résistance des diélectriques solides et liquides sous l’effet des rayons émanant de substances radioactives. Pour cela, il a employé 15 milligrammes de bromure de radium placé dans une capsule en ébonite recouverte d’une feuille mince en mica.
- Les diélectriques liquides étudiés ont été le pétrole, l’éther, la térébenthine, le bisulfure de carbone, la benzine, l’huile d’olive et la vaseline. Les diélectriques solides étaient la paraffine, la gomme laque, le soufre etc. Pour déceler la diminution de résistance, l’auteur faisait passer un courant entre deux électrodes placées dans le diélectrique et notait la différence de potentiel entre ces deux électrodes.
- Les résultats obtenus sur les diélectriques liquides sont certains et montrent nettement une diminution de résistance, mais, sur les diélectriques solides, l’auteur n’a pas obtenu de résultat certains.
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Emploi de batteries-tampon dans les installations triphasées.
- On a songé déjà à plusieurs reprises à utiliser des batteries-tampons dans les installations triphasées à débit très variable et particulièrement dans les installations de mines : le réglage de ces batteries a donné lieu à un certain nombre de dispositifs différents.
- L’un de ces dispositifs est représenté par la
- figure 1. L’alternateur À alimente le réseau sur lequel est branché un groupe convertisseur formé d’un moteur triphasé B et d’une génératrice shuntà courant continu C. Le rhéostat de champ de cette génératrice est manœuvré par un électro-aimant constitué par une bobine que parcourt le courant d’une des phases. La batterie d’accumulateurs P est reliée aux bornes de la dynamo. Quand la charge croît sur le ré-
- Fig. 1. — Montage d’une batterie-tampon sur un réseau triphasé.
- seau triphasé, le rhéostat de champ N, manœuvré par le solénoïde R dès que le courant augmente sur la ligne, diminue l’excitation de la dynamo et par suite la f. é. m. produite : la batterie se décharge alors dans cette dynamo qui, fonctionnant comme moteur, entraîne la i machine B qui travaille comme alternateur. Si la charge tendait à croître énormément, la vitesse de la machine motrice tendrait à diminuer un peu et l’action de la machine B fonctionnant comme alternateur deviendrait d’autant plus importante.
- Cette méthode a été employée par l’A. E. G. aux installations minières de Dortmund où un moteur d’extraction triphasé absorbe 700 chevaux. La machine motrice ne fournit, à ce moment, que 400 chevaux, et la batterie-tampon en fournit 300. Le solénoïde R est remplacé par un régulateur Tirill.
- Un perfectionnement de cette méthode a été indiqué par Schrôder et évite l’emploi d’un relais. La dynamo est munie d’une double excitation (fig. 2) l’une shunt, F, l’autre séparée, G; celle-ci est assurée par une petite eommuta-trice monophasée qu’alimente un transformateur série T embroché sur une des phases du circuit principal. On peut même perfectionner
- * * *
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- encore ce dispositif en plaçant sur le circuit cle la batterie un survolteur-dévolteur dont l’un des circuits d’excitation est en dérivation aux bornes de la batterie et dont l’autre circuit d’excitation, agissant en sens opposé du précédent, est parcouru par un courant continu d’intensité proportionnelle à celle du réseau
- Fig. 2. — Montage d’une batterie-tampon sur un réseau triphasé (système Schrôder)
- triphasé: ce courant continu est produit par une commutatrice reliée à un transformateur série.
- Le rendement du groupe (machine auxiliaire et batterie) est d’environ 60 % * Le rendement peut-être amélioré et, au lieu d’entraîner la machine C par un moteur spécial, on l’entraîne aussi par la machine motrice : le rendement s’élève alors à environ 70 % . Si l’on veut encore augmenter le rendement, on peut munir l’alternateur principal d’un collecteur relié à la batterie sur le circuit de laquelle on place un suvolteur-dévolteur à double excitation. Ce dispositif offre l’inconvénient que, si la machine principale ne subit pas de variation de charge, l’alternateur supporte la surcharge correspondant à la puissance totale maxima débitée.
- R. L.
- Influence de la réaction d’induit sur la forme d’ondes des machines à courant alternatif. — Benischke. — Elektrotechnische Zeitschrift, ig novembre igo5.
- La forme d’ondes des générateurs triphasés doit être étudiée sur la tension étoilée et non sur la tension composée. En effet cette dernière résulte de la composition de deux tensions étoilées décalées de 120° et de signe contraire et, si celles-ci contiennent des harmoniques cl’or- j dre trois ou neuf, ces harmoniques disparais- I
- sent. La tension composée peut donc conserver la forme sinusoïdale qu’elle avait à vide, alors que la réaction d’induit peut avoir modifié profondément la forme de la tension étoilée.
- La théorie montre qu’en général, dans toute machine à courants alternatifs, la réaction d’induit doit produire une modification de la forme de courbe de la tension étoilée qui devient dissymétrique. Pour une machine ordinaire monophasée, la figure 1 représente la position
- Fig. i.
- d’un pôle inducteur par rapport à la bobine d’induit A au moment où la tension induite dans cette bobine atteint son maximum.
- Si la machine travaille sur une charge non inductive, le courant atteint au même moment son maximum, et la réaction sur le pôle produit une diminution du flux. Comme on le voit, la réaction d’induit ne s’exerce que sur la partie droite du pôle : il en résulte que la courbe de tension induite devient dissymétrique. En même temps, le courant dans la bobine R a une direction opposée à celle du courant dans la
- bobine A. Le flux est donc augmenté dans la partie gauche du pôle par la réaction de la bobine R. Il en résulte que la dissymétrie est encore plus forte.
- Si au contraire le courant i est décalé de 1/4 de période en arrière de la f. é. m., son maximum est atteint un quart de période plus tard que celui de la f. é. m. et la réaction d’induit est nulle. D’après la position d’un pôle par rapport à la bobine correspondante au moment où le courant atteint son maximum, on voit
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- que le résultat de la réaction d’induit n’est plus une dissymétrie de la courbe comme dans le cas précédent. Particulièrement quand les épanouissements polaires sont plus courts que les bobines, la réaction d’induit reste uniforme : l’onde de tension ne présente donc aucune modification, ou bien est aplatie, mais, en tous cas, il y a une forte chute de tension vis-à-vis de la tension à vide.
- Si l’on décompose le courant en une composante wattée et une composante déwattée on trouve que la déformation est produite par la composante wattée et que la composante déwattée produit une chute de tension ou un aplatissement de la courbe.
- Un grand nombre de courbés expérimentales
- Fig. 3.
- relevées par l’auteur avec un oscillographe vérifient pleinement les considérations qui précèdent.
- Différentes circonstances influent sur la déformation des courbes des diverses machines. La figure 1 montre que non seulement la bobine A relative au pôle inducteur, mais aussi la bobine B voisine dans le sens de rotation produit une réaction d’induit qui augmente la déformation. Cette influence de la bobine voisine est plus ou moins considérable suivant qu’il s’agit de machines monophasées, diphasées ou triphasées.
- Si l’on examine la disposition des bobines d’une machine triphasée (fig. 3) au moment où la tension et le courant atteignent leur maximum dans la phase 1 et ont pour valeur la moitié du maximum négatif dans les phases 2 et 3, on voit que la bobine 3 embrassant presque tout le pôle renforce presqu’uniformément le flux et ne produit, par suite, pas d’effet déformant sensible : la bobine 2 est déjà presqu’en dehors du pôle ; la déformation de l’onde de tension doit donc, dans les mêmes conditions, être plus faible que dans une machine monophasée.
- Les figures montrent que, dans les mêmes conditions, la longueur p de l’épanouissement polaire par rapport à la longueur m de la bobine doit avoir une influence sur la grandeur de la déformation. En effet, celle-ci provenant de ce que la section de la composante wattée du courant est différente sur les deux moitiés du pôle, il en résulte que cette différence est d’autant plus faible que le pôle est plus court ; pour de faibles longueurs de pôles, la déformation est très petite.
- On n’a considéré, jusqu’ici, que le cas où le courant est décalé en arrière de la tension. S’il est décalé d’un quart de période en avant, la position du pôle par rapport à la bobine À au moment où le courant atteint son maximum est
- B A
- Fig. 4.
- indiquée parla figure 4. Comme on le voit, le pôle étant en face de la bobine suivante, où le courant est de sens opposé, le flux est renforcé et il n’y a pas de déformation dissymétrique de la courbe de tension, mais là valeur de cette tension est augmentée. Quand le décalage en avant du courant est compris entre 0 et 90°, on trouve les mêmes résultats que dans le cas du décalage en arrière, mais en sens inverse. Ce fait est vérifié par des courbes expérimentales que publie l’auteur.
- Ce qui précède se rapporte à la déformation de l’onde de tension telle qu’elle est produite par les harmoniques inférieurs, jusqu’au septième ou, au plus, au neuvième harmonique, déformation due à la forme des épanouissements polaires et des bobines. Les harmoniques d’ordre supérieur, tels que ceux produits par les bords des dents et des cornes polaires sont peu modifiés par la réaction d’induit, même quand l’onde fondamentale est fortement déformée.
- Quand le courant est purement watté, ils restent à peu près invariables èt se retrouvent, avec leur pleine amplitude, aussi bien dans l’onde de tension que dans l’onde de courant. Au contraire, dans le cas d’une forte charge dé-
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- wattée, l’amplitude de ces harmoniques diminue dans la courbe de tension. En effet pour le courant relatif à l’harmonique 11 par exemple, on a
- Vw2+ iI2(277/-L)2
- on approximativement
- I _ En
- U II.27T/L
- en appelant f la fréquence de l’onde fondamentale. La réactance est donc multipliée par 11, et 1^ est extrêmement petit, quoique E^ ait une amplitude sensible. Le courant, ne présentant pas cet harmonique 11, agit pour égaliser les variations de flux causées par les bords des dents.
- Un courant de capacité agit en sens contraire sur les harmoniques d’ordre élevé, qui présentent dans la courbe de courant une amplitude beaucoup plus grande que dans la courbe de tension. En effet, le courant de capacité d’un terme d’onde gestl7 = g.2.7r./\C.E7, c’est-à-dire quelquefois plus considérable que le courant fondamental. Ce courant est décalé de 90° en avant de la tension et renforce le flux magnétique des bords des dents.
- On voit donc que, pour les termes harmoniques d’ordre élevé, le courant déwatté seul exerce une influence, tandis que pour Fonde fondamentale ou les termes inférieurs, c’est le courant watté qui exerce une influence. Ces résultats s’appliquent, bien entendu, au cas où le circuit d’utilisation ne contient aucun appareil produisant une nouvelle forme d’ondes, tel qu’un moteur synchrone par exemple.
- B. L.
- Moteurs monophasés. — Danielson. — Zeitschrift fier Flektrotechnik, 3 décembre 1905.
- L’auteur compare le moteur série, le moteur à répulsion et le moteur compensé au point de vue de la commutation, des pertes, du démarrage, de l’effort de traction et des emplois pratiques.
- Il y a deux causes de formation d’étincelles : la tension de réactance, la f. é. m. induite statiquement.
- Quand la vitesse de rotation croît, la pre-
- mière cause devient plus forte dans le moteur série et le moteur à répulsion, et la seconde devient plus faible dans le moteur série et d’autant plus faible, dans le moteur à répulsion, que la vitesse de rotation s’approche du synchronisme.
- Les pertes dans le fer croissent dans le moteur à répulsion au delà du synchronisme et diminuent dans le moteur série.
- Le couple en kgr est donné par l’expression.
- nombre de paires de pôles
- D = KVAX -------p—r“ ----------X constante
- fréquence
- La constante dépend de l’entrefer, de la largeur des pôles, de la forme et du nombre des encoches, et varie entre 16 et 24.
- Le couple de démarrage est compris entre 1,25 et 1,85 fois le couple au synchronisme.
- Quand on peut choisir la fréquence, il convient d’adopter le moteur série car c’est le meilleur aux basses fréquences. Il faut un transformateur abaisseur de tension. Le moteur série est tout à fait approprié à l’équipement de locomotives lourdes avec variations importantes de vitesse et exploitation mixte au moyen de courant alternatif et de courant continu.
- Le moteur à répulsion est à recommander pour des fréquences supérieures à 25. Le moteur compensé peut être bobiné pour hautes tensions, mais il exige un transformateur pour le courant de compensation. Son emploi est surtout indiqué pour les fréquences élevées, les faibles décalages, les grands entrefers et les faibles vitesses périphériques.
- L’auteur a réalisé un moteur qui peut fonctionner sur courant alternatif et sur courant continu comme moteur série aux fortes vitesses et comme moteur à répulsion compensé aux faibles vitesses.
- O. A.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Nouveau parafoudre. — Shaw. — Franklin Ins-titute, novembre igoô.
- L’auteur décrit un nouveau parafoudre de son invention. Cet appareil est constitué par une série de rondelles de charbon alternant avec des rondelles de mica, le tout enfilé sur
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- une tige isolante. Celle-ci est soutenue par deux bras de support fixés à une plaque isolante et munis de deux calottes dentelées dont les pointes sont à quelques millimètres des rondelles de charbon extrêmes.
- Les rondelles de charbon sont faites avec une composition spéciale dans laquelle sont introduites des substances étrangères : la formation d’arc est complètement évitée et la conductibilité est suffisante pour permettre sans difficulté l’écoulement des décharges statiques.
- R. R.
- Emploi du zinc dans l’établissement des fusibles. — Schwartz et James. — The Electrician,
- novembre 1906.
- Les auteurs ont étudié les résultats obtenus en employant le zinc pour l’établissement des fusibles. Ce métal ne peut pas être employé sous forme de fils, mais sous forme de bandes.
- Les expériences ont montré qu’avec les bandes de cuivre, l’intensité du courant de fusion est proportionnelle à la largeur de la bande quand l’épaisseur est constante et les courbes tracées passent toutes par l’origine. Au contraire, si l’on trace les courbes de l’épaisseur en fonction du courant de fusion pour des bandes de largeur constante, on trouve que ces courbes passent par un point de l’axe des épaisseurs situé à gauche de l’origine. Pour le plomb, on trouve que le courant est proportionnel à une puissance n de l’épaisseur t (pour le plomb n — 0,74). On peut résumer ces résultats de la façon suivante :
- ÉPAISSEUR CONSTANTE LARGEUR CONSTANTE
- Cuivre . . Plomb G proportionnel à b. G proport1 à (b -f- k) G proport1 à (t -(- kf) G proport1 à Z0’74
- eu appelant:
- G le courant de fusion, b la largeur, t l’épaisseur.
- Les valeurs du point de fusion du zinc et de la densité de courant au moment de la fusion ont été trouvées intermédiaires entre celles
- relatives au cuivre et au plomb, et l’on a, pour des bandes de zinc :
- C proportionnel à (b -j- èfi,
- G proportionnel à (t -f- q),
- ou
- G = k(b -f- bf) (t -|- q)
- en appelant bK et q deux constantes indépendantes de la longueur, de la largeur et de l’épaisseur, et k une constante qui dépend de la longueur. Pour les bandes de zinc, les valeurs des constantes bK et q, déterminées d’après les courbes tracées, sont les suivantes :
- q = 0,1 ; q = 0,01
- Les fusibles en zinc présentent très peu de détérioration, même quand ils fonctionnent d’une façon continue à 90 ou même 95 % du courant normal de fusion : l’oxydation est très faible et la résistance est à peu près invariable. Ils présentent, de ce fait, un avantage considérable sur les fusibles en cuivre qui rougissent pour un courant égal à 75 % du courant de fusion et s’oxydent rapidement. Par contre, ils offrent l’inconvénient que, à courant égal, leur volume est environ 4 fois plus considérable que celui du cuivre.
- Il est avantageux de donner aux bandes de zinc un étranglement vers le milieu de façon à limiter la partie qui fond et à augmenter la surface de ce refroidissement. Les globules de zinc fondu continuant à brûler dans l’air, il y a lieu de prendre certaines précautions.
- R. R.
- ÉCLAIRAGE
- Sur le photomètre sphérique. — Bloch (suite) p). — Elektrotechnische Zeitschrift, 16 novembre 1905.
- Description du photomètre sphérique. — Le photomètre sphérique employé par l’auteur pour les expériences décrites plus loin était établi surtout pour les mesures relatives aux lampes à arc intensives. Il avait un mètre de diamètre et était constitué par deux demi-sphères formées par des feuilles de zinc de 2 mm. d’épaisseur :
- (9 Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 23 décembre 1905, p. 436.
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- ces deux demi-sphères se raccordaient sur un plan horizontal suivant un anneau en acier soudé au zinc qui donnait de la rigidité à l’appareil. A la partie supérieure de la sphère était une ouverture de 200 mm. de diamètre pour introduire la lampe: au-dessous était une seconde ouverture de 250 mm. de diamètre servant pour introduire les trop grosses lampes et pour enlever les cendres ou débris de charbon. Trois ouvertures d’observation de 50 mm. de diamètre étaient placées sur un cercle méridien de la sphère, celle du milieu directement au-dessous de l’anneau de fer au bord de la demi-sphère inférieure, les deux autres à 45° du sommet supérieur ou inférieur. Ces deux ouvertures ne servaient qu’à examiner la répartition de la lumière aux différents points de la sphère. L’écran était un disque circulaire de 55 mm. de diamètre en carton opaque. La surface intérieure de la sphère était badigeonnée de sulfate de baryum : les ouvertures étaient fermées aussi complètement que possible pendant les mesures.
- L’éclairement de l’ouverture d’observation était mesuré au moyen d’un photomètre de Rrodhun dans lequel l’intensité lumineuse est comparée, au moyen d’un prisme de Lummer et Brodhun, avec celle d’une lampe à osmium de 3 volts et 1,5 bougie alimentée par une batterie d’accumulateurs. Cet étalon est placé à une distance invariable du prisme : les rayons lumineux provenant de l’ouverture d’observation de la sphère sont tantôt interceptés, tantôt libres, grâce au mouvement d’un obturateur tournant entraîné par un petit électromoteur. D’après une loi de Talbot, on sait que l’impression sur la rétine semble continue quand la fréquence des rayons intermittents est suffisante, et que l’intensité lumineuse apparente est proportionnelle au rapport de la du-
- rée de passage des rayons à la durée totale d’une période de rotation de l’obturateur. Cet appareil donne de très bons résultats.
- Résultats expérimentaux. — L’auteur a étudié d’abord la répartition de l’éclairement dans le photomètre sphérique pour vérifier les résultats théoriques. Il a mesuré pour cela l’éclairement de la paroi aux trois points placés à 45° les uns des autres, la source lumineuse étant une lampe à incandescence à filament de carbone avec ou sans réflecteur. Les résultats montrent que la plus grande différence n’atteint pas 3,5 % : l’éclairement de la paroi intérieure du photomètre peut donc être considéré comme uniforme en pratique. L’expérience montre donc que l’on peut choisir comme point d’observation un point quelconque de la sphère.
- Quand on éloigne la source lumineuse du centre vers le bord de la sphère, l’éclairement du point d’observation varie comme le montre^ la théorie et, quand la source lumineuse est près du bord, on commet dans la mesure une certaine erreur. Mais, lorsque la source est au centre, il existe aussi une source d’erreur provenant de la carcasse de la lampe, et cette source d’erreur disparaît quand on place la source lumineuse près du bord. 11 y avait donc lieu de déterminer laquelle des deux erreurs est la plus considérable, et pour cela, l’auteur a opéré avec trois sources lumineuses possédant des carcasses de plus en plus grandes : une lampe à incandescence ordinaire ; une lampe à arc ordinaire de 6 ampères sans globe et une lampe à arc à flamme de 15 ampères sans globe. L’intensité lumineuse moyenne sphérique de ces trois sources fut déterminée exactement point par point et est portée dans la première colonne du tableau I. La deuxième colonne donne les valeurs tq de l’intensité lumineuse des trois
- TABLEAU I
- LAMPE
- LAMPE AU CENTRE à la
- DÉSIGNATION DE LA LAMPE PARTIE SUPÉRIEURE
- L s p h- v\ oc *'2 a P3
- \ 2 3 4 5 6
- Lampe à incandescence 21,1 I 43 I 44,5 I
- Lampe à arc à courant continu de 6 amp 255 12,1 4^3 11,0 55o 12,3
- Lampe à arc à flamme à courant continu de 15 amp. IOOO 47,3 1800 4i,8 2060 46,3 '
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- lampes rapportée à celle de la lampe à incandescence. Les mesures faites avec le photomètre sphérique furent effectuées, pour chaque lampe, une fois avec la lampe au centre et une seconde fois avec la lampe placée à 10 cm. du bord supérieur de la sphère. Les résultats sont portés dans les colonnes 3 et 5 du tableau. Les colonnes-4 et 6 donnent les valeurs e2 et u3 par rapport à la lampe à incandescence.
- On voit que les lectures au photomètre sont plus fortes quand les lampes sont à proximité du bord. Cela prouve que les erreurs dues à la carcasse d’une lampe sont plus considérables que les erreurs dues à la position excentrique : ce fait est nettement visible quand on compare les chiffres e3 et e2 avec vK . Par conséquent il y a lieu, pour les mesures, de placer la lampe auprès du bord du photomètre de telle façon que la majeure partie de la carcasse soit à l’extérieur de celui-ci. Il est d’ailleurs inutile que la lampe soit placée toujours à la même distancé (Kfcm.jdu bord de la sphère : des mesures faites avec des distances comprises entre 8 et 15 cm. ont toujours donné les mêmes résultats.
- Ce résultat acquis, l’auteur a étudié très complètement la valeur du photomètre sphérique dans les applications pratiques. Pour cela, il a employé un grand nombre de sources lumineuses présentant des répartitions et des intensités aussi différentes que possibles et a déterminé exactement par points leur intensité moyenne sphérique. Ensuite il a placé ces'sour-ces dans le photomètre sphérique à 10 cm. environ du bord et à mesuré à chaque fois l’éclairement du point d’observation. Ses mesures ont porté sur les sources lumineuses suivantes : lampe à incandescence à filament de carbone, lampe à arc à courant continu de 2 ampères avec globe de 80 mm. de diamètre, lampe à arc ordinaire à courant continu de 6 ampères, lampe à arc à flamme de 15 ampères à charbons verticaux, lampe à arc à courant continu de 10 ampères à charbons inclinés, lampe à arc à flamme intensive de 20 ampères à charbons inclinés.
- Le tableau II indique les résultats obtenus. Les mesures effectuées au moyen du photomètre sphérique sont indiquées dans la colonne cq.
- TABLEAU II
- N°“ DÉSIGNATION DES LAMPES L sph (4) L sph ERREUR °/0
- I Lampe à incandescence à filament de carbone. . . 44,5 21,1 2 1,1
- 2 Lampe à arc de 2 amp 177 84 8l,5 + 3,1
- 3 Lampe à arc ordinaire de 6 amp 55o 260 2 55 + 1 >9
- 4 Lampe à arc à flamme de i5 amp 2060 980 1000 2,0
- 5 Lampe à arc à charbons inclinés de io amp ..... i54o 73o 75o — 2,7
- 6 Lampe à arc à flamme intensive de 20 amp 5o5o 2^00 235o + 2,1
- De l’intensité sphérique moyenne calculée de la lampe à incandescence Lsph = 21,1 et de la mesure faite au photomètre cq == 44,5, on déduit, comme coefficient pour les mesures faites au photomètre.
- C* = t££'* = 0,4,5.
- BCj
- En multipliant par ce coefficient les valeurs cq, on a déterminé les intensités moyennes sphériques Ls^ (k) indiquées sur le tableau. La colonne suivante indique les valeurs réelles de l’intensité moyenne sphérique, et la dernière colonne donne l’erreur en % relative à la mesure avec le photomètre :
- ^sph{k) —L Sph
- IOO —-----------• •
- t-1sph
- On voit que la correspondance entre les valeurs vraies et les valeurs déterminées au moyen du photomètre est pratiquement excel-! lente, et que le photomètre sphérique est tout J à fait approprié pour la mesure de l’intensité J moyenne sphérique.
- L’emploi du photomètre sphérique peut être limité par les dimensions de la source lumineuse. Si ces dimensions dépassent, en effet, une certaine valeur, l’écran nécessaire couvre une partie considérable de la sphère et il peut en résulter des erreurs. Il y a donc lieu de ne pas i employer, avec le photomètre sphérique, des globes ou des réflecteurs trop grands. En pratique, avec un appareil de 1 mètre de diamètre, on peut photométrer des sources
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- lumineuses d’environ 12 cm. de diamètre. J On peut, avec le photomètre sphérique, mesu-rer la demi-valeur de l’intensité lumineuse hé- j misphérique moyenne, en plaçant la source lumineuse au bord de la sphère : le point lumineux doit, pour cela, être exactement dans le plan de l’ouverture supérieure.
- L’auteur a fait cette mesure sur les lampes («) et a trouvé les résultats résumés par le tableau III. La plus forte erreur ne dépasse pas 2,2 %. 11 faut veiller à ce que la lampe soit bien placée au point voulu, sans quoi l’on peut commettre une erreur importante.
- TABLEAU III
- N°s DÉSIGNATION DES LAMPES Lhem (k) b'hem ERREUR %
- I Lampe à incandescence 24 21,5 21,5
- 2 Lampe à arc de 2 amp i3o 117 + °>9
- 3 Lampe à arc ordinaire de 6 amp 5oo 45o 458 — 1,8
- 4 Lampe à arc à flamme de i5 amp 2200 1980 1960 + O
- 5 Lampes à arc avec charbons inclinés de io amp.. i5io i36o i39o 2,2
- E. R.
- Sur la répartition de la lumière dans les lampes Nernst à globes. — Salomon. — The Electrician, 3 novembre igo5.
- L’auteur a fait des expériences sur des lampes Nernst à 200 volts à courant continu de 0,96, 0,52 et 0,25 ampères. Les deux premiers types de lampes avaient un filament vertical: le troisième avait un filament horizontal.
- Les mesures photométriques, effectuées avec unelampe à incandescence comme étalon, furent faites sans globe, avec globes transparents en verre gravé, et avec globes en verre holophane, ronds ou pointus.
- Les expériences ont montré que les globes transparents absorbent beaucoup moins de 10 % de la quantité de lumière, chiffre généralement adopté. Les globes en verre gravé ont laissé passer environ 94 à 98,5 % de la quantité de lumière que laissaient passer des globes en verre clair.
- L’emploi de globes augmente un peu l’intensité lumineusesphérique moyenne (de 1 % environ pour la lampe de 1 ampère et de 3,5 % pour la lampe de 0,25 ampère) : cela tient à ce que l’air contenu dans le globe est très chaud et empêche le refroidissement que produit l’air extérieur quand il n’y a pas de globe.
- Les globes en verre clair uniformisent un peu la répartition de la lumière : la meilleure répartition est obtenue avec les globes holo-phanes : ceux qui ont une forme pointue produi-
- sent le maximum d’éclairement vers le bas : ceux qui sont sphériques, au contraire, envoient la majorité des rayons lumineux un peu au-dessous du plan horizontal passant par le filament.
- R. R.
- Sur l’effet des réflecteurs et des globes. — Cra-vath et Lansingh. --- Electrical World and Engineer, 25 novembre igo5.
- Les auteurs ont fait une série d’expériences pour déterminer l’effet produit, sur la répartition de la lumière, par les différents réflecteurs ou globes employés soit pour diffuser la lumière, soit pour la renvoyer dans certaines directions, soit pour l’ornementation.
- Fig 1. — Lampe claire de 16 bougies.
- La figure 1 représente la répartition de la lumière pour une lampe normale verticale de 16 bougies à filament en boucle. Cette lampe
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- donne 16 bougies dans la direction horizontale : dans les autres directions, il y a peu de lumière et, en particulier, l’intensité lumineuse juste au-dessous de la lampe est de 6,6 bougies.
- La figure 2 indique la répartition de la lu-
- Fig. 2. — Lampe dépolie de 16 bougies.
- mière pour la même lampe dépolie par une immersion dans un acide. On voit que la perte de lumière due au dépolissage est de 11,5 % . L’intensité moyenne sphérique, qui était de 13,2 bougies avec la lampe non dépolie (fig. 1) est tombée à 11,71 bougies avec la lampe dépolie. L’intensité lumineuse est réduite dans toutes les directions sauf dans la direction verticale au-dessous de la lampe où elle est augmentée (8,9 bougies au lieu de 6,6). L’éclairage est meilleur avec des lampes dépolies, à cause de la sensation moins pénible qu’éprouvent les yeux.
- La ligure 3 donne la répartition de la lumière
- Fig. 3.
- La ligure 4 indique la répartition quand on emploie un petit réflecteur opale de 12 cm. en forme de coupe. Ce type de réflecteurs donne
- Fig. 4.
- de très bons résultats quand on ne cherche pas à concentrer une grande quantité de lumière sur un point.
- Lnlin la ligure 5 montre les résultats obte-
- nus avec un réflecteur métallique en forme d’abat-jour conique. Ce réflecteur produit, comme on le voit, une concentration considérable de la lumière dans la direction verticale, où l’intensité lumineuse atteint 36,6 bougies. Ce type de réflecteur offre l’inconvénient de ne pas éliminer les raies lumineuses que produisent les lampes à incandescence. Il vaut mieux, au lieu d’employer du métal poli, recouvrir l’intérieur du réflecteur de peinture à l’aluminium qui produit une meilleure diffusion.
- (à suivre). R. R.
- quand la lampe claire est munie d’un réflecteur opale de 17 cm. de diamètre, représentant l’un des types de réflecteurs les plus employés. On voit que la distribution de la lumière est considérablement modifiée, et atteint 23 à 25 bougies dans toutes les directions au-dessous de 45° de l’horizontale. Les résultats obtenus dépendent de la densité du verre opale dû réflecteur.
- MESURES
- Mesure de la perméabilité de sphères d’acier. — Weber. — Drudes Annalen, décembre 1906.
- La forme sphérique se prête mal aux mesures d’aimantation, à cause de la désaimantation rapide qu’elle entraîne. Aussi il existe fort
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- peu d’études sur la perméabilité de sphères en acier.
- L’auteur a employé la méthode suivante :
- Soit D un champ magnétique homogène dans lecpiel on place la sphère de perméabilité p. ; il se produit dans cette sphère un champ magnétique homogène M dont la grandeur est :
- 3‘U0 ,,
- M -
- (0
- et l’induction est
- B = y. M
- 3/J.;,
- ju H-- a,uo
- D
- (2)
- On peut mesurer R et 1) et en déduire p.
- On place sur la sphère n tours occupant une largeur suffisamment faible pour que l’on puisse considérer l’enroulement comme cylindrique. Dans les mesures dont il s’agit, on avait n = 54. Sur un cylindre en matière non magnétique, de l’ébonite dans les expériences de l’auteur, on place n tours de diamètre identique à celui des n tours de la sphère. Soient Sd et S0 ces deux bobines. On les relie en série avec un galvanomètre balistique G, puis on introduit une fois la bobine S,, dans une bobine primaire P de Ion gueur suffisante, et une seconde fois la bobine S0 dans la même bobine P, l’intensité de courant restant constante dans celle-ci et les axes des enroulements coïncidant dans les deux expériences. En coupant le courant de la bobine primaire, on obtient à chaque fois une déviations.
- s4 = c.B S0=:C.D.
- En supposant p0 = 0, on a alors :
- s.i _ 3/j.
- so 2
- 3s/>
- On peut placer sur la bobine S0, 3n tours au lieu de n : on mesure alors directement une déviation 3s0. En outre, on peut employer deux bobines primaires P,, et P0 aussi identiques que possible et introduire simultanément dans chacune d’elles une des bobines secondaires ; on a alors :
- i — 3s,t
- Dans les mesures faites par l’auteur, les bobines P0 et P^ avaient 12 cm.delongueur,32 mm. de diamètre et portaient 200 tours d’un fil de cuivre de 0,35 mm. de diamètre présentant une résistance d’environ 5 ohms.
- Le diamètre de la sphère était de 20,288 mm.
- Le diamètre du cylindre de la seconde bobine secondaire était de 20,281 mm.
- Le fil employé avait un diamètre de 0,05 mm. La bobine S0 portait 42 tours et la bobine S 14 tours. Le galvanomètre était un appareil de Du Bois-Rubens ayant, pour une résistance intérieure de20ohms, une sensibilité de 7.10-9 amp.
- Le tableau 1 indique les déviations «r0 dans deux séries de mesures : le tableau II indique les mêmes déviations après interversion des deux bobines primaires. On trouve
- //. = 0
- 49,65
- i8|8 (i —• 0^036)
- = 38,44
- comme perméabilité de la sphère en acier employée.
- TABLEAU I
- *0 *0
- 18,7 18.2
- 18,2 i8,2
- l8,2 18,8
- 18,2
- 18,7 * i8>9
- i8,3 i8>9
- Moyenne 18,4 Moyenne 18,7
- TABLEAU II
- *0 *0
- 18,8
- i8,9 »9>9
- 18,6 19-2
- >9.1 ig,3
- 18,9 J9>2
- 19,0 ig.5
- Moyenne 18, g Moyenne 19,4
- E. B.
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-
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- TABLE MÉTHODIQUE DES
- MATIÈRES
- Théories et
- Dimensions des unités électriques et mécaniques. — P. Emde. . ......................32i
- Théorie du magnétisme. — Langevin. 38^ et 419 Sur le vieillissement magnétique du fer. —
- Mazotto................................3g i
- Variation des coefficients d’élasticité avec l’aimantation. — Honda et Terada ... 3qi
- Sur les propriétés magnétiques de limailles de
- fer de différentes densités. —Trenkle 180 Sur l’aimantation progressive ou saccadée. —
- Rucher.............................. 181
- Expériences comparatives sur l’hystérésis tournante et sur l’hystérésis linéaire.
- — Wecken............................... 42 5
- Relation entre la constante diélectrique et la
- densité de l’air. — Occhialini. ... 34
- Sur la résistance d’isolement des diélectriques.
- — Appleyard.........................343
- Relation entre l’épaisseur et la rigidité diélectrique des isolants. — Kinzbruner 226 Sur la théorie cinétique de l’électron. —
- Tommasina [Th.)................... . 81
- Sur l’électron déformable et la théorie de
- l’électro-magnétisme. — Bûcherer . . 4g5
- Recherches récentes sur le mécanisme du courant électrique. Ions et Electrons.
- — P. Langevin.................36i et 4oi
- Emission d’électrons par les métaux alcalins.
- — J.-J. Thomson.........................422
- Ionisation par les particules a. — IV.-H. Bragg 423 Sur les ions dans les flammes colorées. —
- Lewis . . . ............................422
- Sur le mouvement des ions dans l’arc. —
- Campbell Swinton.............................496
- Sur quelques propriétés des rayons « du radium. — Becquerel ........ 80
- Charge des rayons «du radium.— Rutherford, 34
- Sur la charge produite par les rayons Ront-
- gen. — Hahn.............................309
- Electrisation par les rayons du radium. —
- Righi...................................3io
- Généralités
- Rayons (3 à faible vitesse du radium. —
- Miss S la ter......................310
- Sur la source de chaleur développée par le
- radium. — Puschl.................. 180
- Sur l’émission de chaleur du radium. —
- Angslrom ..........................311
- Sur les coefficients d’absorption des rayons
- du radium et du polonium. — Riecke 34^ Charge des émanations du radium. —
- Rutherford.......................... 34
- Sur la radiation du sulfate de quinine. —
- Kalalme............................... 464
- Radiation des métaux. — Melander. . 466
- Sur la radiation des métaux. — Streintz. . 465
- Recherches sur l’effet d'Elster et Geitel. —
- Sarrasin, Tommasina, Micheli. . . . 35o
- Radioactivité atmosphérique. — Gerdien. . 34
- Sur la radioactivité des sources thermales.
- Mâche et Meyer......................311
- Sur la radioactivité de la lave du Vésuve. —
- Tommasina...........................311
- Sur une nouvelle espèce de rayons Rôntgen.
- — Seitz.............................423
- Sur la valeur du rapport - pour des
- rayons cathodiques d’origines diffé-
- rentes. — Reiger................... 14^
- Sur la réflexion des rayons cathodiques. —
- Williams........................... i4q
- Démonstration de la trajectoire parabolique des rayons cathodiques dans un champ électrostatique. — Wehnelt. 151
- Vitesse des rayons Rôntgen. — E. Marx. . 466
- Déviation des rayons «. — A.-S. Macken-
- sie. . ..................................467
- Sur l’emploi de courant alternatif pour l’alimentation des tubes de Crookes. . . 46"
- Sur la décharge par aigrettes dans les vapeurs des chlorure, bromure et iodure de mercure. — Matthies.................... 66
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-
-
- 508
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 52.
- L’action d’un champ magnétique sur la décharge
- électrique dans les gaz. — Willows. 70
- Mesures de la différence de potentiel sur des
- tubes sans électrodes. — Matthies. 311 Sur la décharge électrique dans les gaz
- mono et biatomiques. — Ewers. . 224
- Influence des rayons du radium sur la décharge électrique. — Berti. 225
- Dispersion électrique par les isolants sous l’effet de la lumière et à la pression
- atmosphérique. — Reiger..................264
- Sur la chute cathodique et le gradient de potentiel dans l’oxygène, le chlore,
- le brome et l’iode. — Bode...............260
- Action de l’éclairement et influence de la température sur les décharges électriques. Décharges dans le chlore, le
- brome et l’iode. — Gorton................261
- L’état actuel des connaissances sur l’électricité dans les gaz. — Stark........................4^3
- Sur la conductibilité de l’étincelle électrique.
- — Boynton................................2^3
- Sur la conductibilité électrique des flammes.
- — Wilson.................................496
- Sur la force électromotrice résiduelle dans
- l’arc au carbone. — Becknell. ... 100
- Sur la distribution de l’énergie dans le spectre des corps incandescents. — Nichols 109
- Sur les spectres des vapeurs métalliques obtenus avec des tubes à décharge. —
- Wiedemann et Wehnelt...............347
- Sur le sélénium et son importance en électrotechnique. — Rnhmer . . 117 et 197 Influence de la température sur la conductibilité du sélénium. — Aichi et Tana-
- kadate................................. 197
- Sur la conductibilité du sélénium. — Coste. 4oo
- Sur la variation de résistance du mercure lors du passage d’un courant électrique d’intensité constante. —
- Hirschi................................ 33
- Sur la variation de résistance du bismuth dans un faible champ magnétique.
- — Carpini............................. 33
- Diminution de résistance des corps mauvais
- conducteurs. — A. Righi................497
- Sur le coefficient de température du carbone.
- — Moris-Airey et Spencer .* . . . . 346
- Sur un phénomène de refroidissement des fils d’ argent parcourus par un courant
- électrique. — Rogovsky.................399
- Sur la charge électrique du soleil. — Arrhé-
- nius.................................. 182
- Sur la durée du phénomène lumineux accompagnant les éclairs. — Schmidt. . . 183
- Sur le vent électrique. —Januszkiemicz . . 182
- Sur le vent électrique. — Schaeff'ers .... 263
- Génération et
- Exposition de Liège. — Usine génératrice
- de Sclessin. — J. Reyval................ 43
- L’installation hydro-électrique de la ville de
- Bellinzona. — S. Herzog . . 137 et 171
- L’installation hydroélectrique de la Sioule. —
- A. Solier...............................212
- Les installations hydro-électriques de la
- Haute Italie [fin)...................... 11
- Installations électriques du département de
- l’Aude.............................. cxxvii
- Usine génératrice de Bournillon (Isère). . xxxii
- Usines génératrices de Marseille . cxxv et cxxxv
- Installation hydroélectrique dans l’Inde. . cxxvii
- Installation hydroélectrique du Missouri. . cxxvm
- Installation pour la destruction des ordures
- à Fiume................................cxvi
- Station centrale génératrice urbaine de
- New-York..................................xvi
- Transformation
- Usine génératrice de Lucerne-Engelberg. xxxm
- Usine génératrice de Ivaiserwerke......cxxvi
- Usine génératrice d’Electron..............cxlviii
- Usine génératrice de Pékin................cxlviii
- Nouvelle usine génératrice de la Brooklyn
- Rapid Transit G0.....................xxxiv
- Développement des entreprises électriques
- en Angleterre ......................cxxxvi
- Usine génératrice de Longhborourg. . . . xxxiv
- Nouvelles installations hydroélectriques. . . liv Usines génératrices de la rivière Blackstone
- et du West Ilara....................lxviii
- Sur l’installation de la station génératrice.
- — Beshnell ..........................lxxiv
- Influence du facteur de charge dans les frais d’exploitation d’une station génératrice. — L.-P. Crecelius...................... l
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-
-
-
- 30 Décembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 509
- Sur les avant-projets d’installations hydrauliques. — Baashuus................................265
- Expériences sur l’influence économique de la compression dans les machines à
- vapeur. — Klemperer.................... 35
- Essais de consommation de machines à vapeur. — Krumper.........................311
- Influence de la surchauffe dans les machines à vapeur.................................lxxxvi
- Essais d’une locomobile Wolf à double surchauffe. — Josse. . . ..........................ioi
- Sur l’action de l’enveloppe de vapeur. —
- Mellamby. .............................227
- Moteur à gaz Mees. — Freyiag...................3i2
- Moteurs à gaz. — A. West . . . . . . . lxxiv Moteur à gaz de 6.000 chevaux pour la commande de générateurs électriques..........................................xxxv
- Le chauffage des chaudières au gaz de gazogènes. — J. Deschamps........................... 88
- Sur l’équivalent mécanique de la combustion et la construction rationnelle d’un moteur à combustion. — Cantor . . 961
- Pertes de chaleur dues à une combustion imparfaite . — Fuchs..............................469
- Détermination du rendement et de la consommation de vapeur des turbines à
- vapeur.................................xiv
- Essais de turbo-générateurs..............cxlix
- Essais d’une turbine Curtis de 2.000 kw . . xvi
- Exposition de Liège. — Groupe électrogène
- Garels. — Ateliers de Charleroi . ... 9
- — Matériel exposé par les Ateliers
- électriques de Glfarleroi.............. 16
- — Groupe électrogène Preud’homme-
- Prion. — Jaspar........................ 88
- — Matériel exposé par la Société Parisienne pour l’industrie des chemins
- de fer électriques.................... 125
- — Turbo-générateur à courant continu « Union »........................ 168
- — Turbo-alternateur Sautter-Harlé. 249
- — Groupes électrogènes Van den Ker-chove-Pieper, Cockerill-Pieper, Phoenix - Pieper, Appareils de la Compagnie Internationale d’Electricité de
- Liège................................281
- — Groupe électrogène Schmitz et Lah-meyer......................... 332
- — Groupe électrogène Ateliers du Thiriau. — A. E. G. Union .... 366
- — Groupe électrogène Ateliers du Thiriau. — Ateliers de Charleroi . . 3^2
- — Matériel exposé par l’A.E.G.. . . 3^5
- — Groupe électrogène Deutz —
- Garbe-Lahmeyer....................45?
- — Groupe Electrogène Energie. —
- Jaspar............................410
- — Groupe électrogène St-Léonard et
- Garbe-Lahmeyer....................488
- Influence des variations de vitesse des générateurs électriques sur la différence de potentiel aux bornes. — Russel . 102
- Influence de la réaction d’induit sur la forme d’onde des machines à courant alternatif. — Benischke.....................4 98
- Méthode expérimentale pour déterminer la
- réluctance de l’entrefer. — Smoot. . 184
- Emploi de freins électriques à courants de Foucault pour l’essai des moteurs. —
- Morris et Lister........................ 7 3
- Sur les projets de machines à courant continu. — Muller .................................228
- Sur réchauffement des machines électriques.
- — Goldschmidt...........................4^9
- Sur l’isolement des conducteurs placés dans
- des encoches. — Weese...............351
- Courants de Foucault dans le cuivre de l’induit des machines électriques. —
- Lœwenherz et van der Hoop.............. .71
- Sur les pertes supplémentaires dans les dynamos. — A. Press.................................4y4
- Nouvel alternateur. —Johnson ...................3i2
- Sur les paliers des machines électriques. —
- Heimann..............................313
- Nouveau porte-balais pour dynamo................ ci
- Emploi des moteurs d’induction comme générateurs. — Butt................................. 36
- Emploi de batteries-tampon dans les installations triphasées...........................497
- Commutation dans un moteur tétrapolaire. —
- Catterson Smith............. ^ . . 36
- Sur les enroulements des moteurs polyphasés.
- — Pumphrey.............................. 36
- Sur l’emploi de pôles auxiliaires dans les moteurs à courant monophasé....................... ^4
- Sur le facteur de dispersion des moteurs d’induction. — Press............................... io3
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-
-
- 510
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV.
- N° 52.
- Influence des variations de fréquence et de tension sur les propriétés des moteurs
- d’induction. — Welsh..................232
- Sur le flux dans l’entrefer des moteurs d’induction. — Lcingsdorf....................268
- Facteur de puissance des moteurs d’induction.
- — Averret.............................353
- Emploi de condensateurs avec des moteurs triphasés en fonctionnement continu.
- — Dalemont........................313, 351
- Sur les moteurs d’induction. — Churton . . 391
- Sur le dimensionnement des moteurs monophasés à collecteur. —J. Bethenod. . 201
- Sur le moteur à répulsion compensé Lehmann.
- — J Bethenod......................... 41
- Moteurs monophasés à collecteur sans balais
- d’excitation. —: Lehmann..............44 1
- Egalisation du potentiel dans les moteurs monophasés à collecteur. — Lamme . . Dispositif pour améliorer la commutation dans les moteurs monophasés à collecteur. — Zani............................... 185
- Moteur à répulsion et d’induction. — Milch. 3q3 Moteur d’induction à grand couple de démarrage. — Levais................................... 36
- Nouveau moteur à courant continu des ateliers
- d’Oerlikon. .............................393
- Moteur à courant continu à haute tension. —
- Rikli-Kehlstadt.......................154
- Transmission
- Système de distribution du « Boston Eleva-ted Railway ». — C.-H Hile. . . . Transport d’énergie dans le Yorkshire et au
- Niagara................................. ci
- Câbles à haute tension à travers le Rhin. . . en Calcul de la section des conducteurs pour différentes tensions d’exploitation. —
- Hoppe.................................. io4
- Sur l’économie dans les conducteurs électriques (fin). — Sarrat (F.)................ 5
- Comparaison entre le système triphasé et le système continu pour la traction électrique sur les grandes lignes. —
- F. de Koromzay.................... 121
- Comparaison entre un transport de force au moyen de l’électricité ou au moyen de gaz des hauts fourneaux. — Randel-Schiltigheitn ........ 188
- Moteurs monophasés. —Danielson...........5oo
- Nouveau moteur pour courants monophasé et
- continu. —Lamme.................. ^4
- Calcul des transformateurs au point de vue du mininum de prix de revient. —
- Pohl et Bohle................... 185
- Essais des transformateurs. — Drucbert (L.) 161
- et 241
- Sur le fonctionnement des transformateurs à des fréquences et des voltages varia-
- bles. — Sainmet.....................232
- Formes d’ondes dans les transformateurs triphasés. — Clinker. ........ 429
- Dispositifs propres à éviter on à diminuer les pertes d’énergie à vide dans les transformateurs monophasés et polyphasés.
- — Schmidt.................. ... 431
- Transformateur de grande puissance de la
- Stanley Electric C° . ................. c
- Commutatrices et moteurs générateurs. —
- Bogen................................ io4
- Sur la réaction d’induit dans les commutatrices.
- Fechhenner et Berthold................469
- Pertes dans l’induit des générateurs à double
- courant. — Still...................313
- Convertisseur à mercure de la General Electric C°....................................... G
- Brevets....................................cxxxvm
- t Distribution
- Vérification expérimentale de la distribution du potentiel dans un circuit parcouru par un courant continu. — Vanni 189 Sur le choix de la tension à employer dans les nouveaux réseaux de distribution.
- — Wikander............................315
- Emploi de l’aluminium pour rétablissement
- des lignes. — Esson................... 153
- Nouveaux conducteurs pour canalisations intérieures .......................................CXLIX
- Nouveaux fils électriques........................xvm
- Sur l’isolement du fil neutre dans les installations à trois fils. — Erens .... i52
- Nouveau parafoudre. — Shaw.......................5oo
- Dispositifs de sécurité L. Neu pour canalisations électriques à haute tension . . . liv
- Emploi du zinc dans l’établissement des fusibles.
- — Schwartz et James.......................5oi
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-
-
- 30 Décembre 1905.
- 511
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- Nouveau modèle de régulateur automatique
- système Thury......................... x
- Installations électriques d’une maison de commerce de Munich......................... cii
- Nouveau dispositif de niveau court-circuit. . xix
- Soubassements en ciment pour poteaux en
- bois............................... xix
- Boutons à pression pour connexions électriques.......................................cil
- Brevets.....................................clv
- Traction
- Traction électrique avec système à B fils. —
- Scholtes............................... 3^
- Notes sur quelques récentes installations de traction électrique par courant monophasé. — R. de Valbreuze. ... 4?
- Emploi du gaz pour la production de l’énergie électrique servant à la traction.
- — J.-R. Ribbins.............. . . lxxiv
- La traction par courant monophasé. —
- Scott.................................LXXIV
- Redresseur-régulateur. — Auvert et Ferrand. 23a Connexions de l’induit et de l’inducteur dans
- les moteurs de traction. — Andrews 3y Sur l’isolement des moteurs de traction . . xix Nouveaux moteurs de traction Westinghouse xliv Systèmes à unités multiples pour la commande
- des trains. —//. Hazellon................ l
- Les controllers série-parallèle. — Pearson. . lii Lignes de contact à haute tension pour chemins de fer à courants alternatifs. —
- Varney.................................. 3^
- Troisième rail renversé du New-York Central Railroad................................... xx
- Métaux pour rails. — Dudley..................... 38
- Joints de rails et mode de construction des rails employés à Philadelphie. —
- Nichols et Voynow...................... lii
- Sur les joints Falk en fonte. — Simmons . lui L’établissement des joints de rails. — F.-G..
- Simmons................................ lii
- Frein électromagnétique sur rails de l’A. E. ‘G. xxi
- Freins à sabots sur rails. — Bodler..........lxxiv
- Soudure des rails par l’aluminothermie. —
- C.-E. Pellisier........................ lii
- Sur la soudure électrique des rails. — Wilson liii
- Soudure électrique des rails, système Klein-
- schmidt.................................. vi
- Ligne de tramways électriques en Portugal,
- de Cintra à Praia das Macas .... xxxv Chemin de fer vicinal de Tabor à Béchyne à
- voie normale............................lxii
- Les tramways électriques de Ilastings . . . lxîv Chemin de fer électrique monorail à Berlin. i.xl Extension des installations électriques du
- chemin de fer aérien de Boston. . . cxvi
- Les installations électriques du Long Isiand
- Railroad. . . cxvi
- Chemin de fer électrique monophasé de
- Spokane...............................cm
- Traction électrique sur la ligne du Sim-
- plon...............................cxxix
- Nouvelles locomotives électriques du chemin
- de fer métropolitain de Londres. . . xx
- Locomotives monophasées du New-York-
- New-IIaven and Hartford Railway . lxxvi Phares électriques pour locomotives. .... xx Résultats techniques et financiers de la traction électrique par courants triphasés à haute tension sur. la Valteline . xxxviii La traction électrique au Japon en 1904 . . lxxiv
- Union internationale des tramways et des
- chemins de fer d’intérêt local. . . . lui Quarantième anniversaire des tramways de
- Vienne ..................................lvi
- Omnibus automobiles et tramways électriques ..................;.................vii
- Automobiles électriques pour le transport des
- voyageurs..............................cxvii
- Essais faits sur des automotrices munies de
- paliers à rouleaux....................cxxxvi
- Applications
- Application de l’électricité à bord des navires.
- — P. Kergarouët................3^^ et l\i3
- L’électricité appliquée aux trains de laminoirs. — Creplet..............................272
- La commande électrique des laminoirs . . . 2^3
- La commande électrique dans les usines. . . vii Nouveau compresseur électrique pour mines x
- mécaniques
- Pont roulant Frédérix-Pieper à l’Exposition
- de Liège..............................3o5
- Pont roulant Titan-Anversois, — A. E. G.
- Union à l’Exposition de Liège . . . 3^3
- Pont roulant de grande puissance et à grande vitesse de la Vereinigte Elee-tricitiits A. G............................... xlv
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-
-
- 512
- T. XLV. — N° 52.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Grue-locomotive électrique....................xxxvi
- Sur l’emploi de moteurs shunt pour les appareils de levage.............................xxxvi
- Construction de bobines à enroulement multiple. — Underhill...............................k'jk
- Pompes à incendie automobiles. ...... vu
- Nouveau démarreur automatique. — Jéssen. 106 Emploi de fibre vulcanisée comme isolant.
- Wernicke...........................4^6
- Oscillations Hertziennes, Télégraphie et Téléphonie sans fil
- L’amortissement dans les circuits oscillants.
- — Rempp............................ 156
- Sur les éclateurs. — R. de Valbreuze. . . . 4°° Nouveau tube de Braun. — Wehnelt. . . . 346
- Appareils système Massie................... 38
- Dispositif Fessenden pour la transmission . . 398
- Sur les détecteurs d’ondes électrolytiques. —
- Caroll............................. 39
- Nouveau détecteur d’oscillations hertziennes, xxn
- Sur le mode de fonctionnement du détecteur
- Rutherfort-Marconi et sur l’aimantation du fer produite par des courants de haute fréquence. — Madelung. . 234
- Interrupteur à arc pour bobines d’induction.
- — Rithmer................................433
- Sur l’emploi des arbres en télégraphie sans
- lil..................................... xxi
- Sur l’iniluence de la terre dans la télégraphie
- sans fil. — Sachs......................286
- Sur la mise à la terre des antennes de télégraphie sans fil. —- Monckton ... 160
- Sur la mise à la terre des antennes de télégraphie sans fil. — Wildmann ... 318
- Influence de l’ionisation sur la conductibilité
- d’un cohéreur. — Tholdte............... 76
- Sur la conductibilité de l’étincelle électrique.
- Boynton . ..............................278
- Appareil de démonstration Telefunken pour la
- télégraphie sans fil . ...............lvii
- Appareil pour la commande à distance de mécanismes par les ondes électriques.
- — flülsmeyer...........................4?8
- Communication par télégraphie sans fil entre
- Berlin et Dresde...................... xxu
- Nouvelles communications par télégraphie
- sans fil....................xxu, xlvi et cl
- La télégraphie sans fil dans le sud-ouest africain allemand. ^..............................lvii
- Télégraphie
- Durée des poteaux télégraphiques en bois
- imprégné...............................277
- Nouvelles communications télégraphiques . lxxvi Durée des fils télégraphiques en bronze . . lxli
- Nouveau système de télégraphie..................ai
- Lignes télégraphiques en Australie............cli
- Relais automatique à maxima à action différée .......................................XVIII
- Installation du Commutateur multiple du
- réseau de Würzbourg, lxvii, lxxvii, lxlii
- Le système à batterie centrale sur les réseaux autrichiens..............................lxli
- Communications téléphoniques entre Philadelphie et New-York.............................cli
- Ecl
- Sur l’éclairage public......................... 109
- Sur la répartition de l’éclairement dans les pièces éclairées artificiellement. —
- Afeisel................................ 192
- Mésophotomètre pour la mesure directe du
- flux lumineux. — C Léonard . . . 829
- Sur le photomètre sphérique. — Bloch. 43? et 5oi Rapport entre l’intensité moyenne sphérique
- ; Téléphonie
- Service téléphonique urbain.................lviii
- Nouveaux câbles sous-marins................... cl
- Câble fluvial franco-congolais...............xxiu
- Câble téléphonique du lac de Côme . . . . lvii
- Nouveau microphone Majorana...................xxm
- Microphone Adams-Randall......................cli
- Signaux sous-marins pour bateaux..............xxm
- Statistique des lignes téléphoniques pour
- l’année 1903. .................... xlvii
- Statistique des télégraphes et téléphones en
- Allemagne..............................lxl
- Coupe-circuits pour installations téléphoniques en
- âge
- et l’intensité moyenne horizontale de
- lampes à incandescence. — Fleming. 191 Sur la thermodynamique de la lampe à incandescence. — Roeber........................278
- Sur l’arc métallique. — Ladoff............ 39
- L’arcentrecharbons dansle vide. —Hoerburger 109 Recherches récentes sur l’arc électrique. —
- Stark, Rjetschinsky et Shaposchnikoff. 481
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-
-
-
- 30 Décembre 1905.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 513
- Comparaison entre différentes lampes à arc et différents montages au point de vue
- du rendement. —Hoppe....................106
- Sur le flux lumineux de l’arc électrique. —
- G. Dyke.............................. 191
- Relation entre la résistance ballast et le filament dans les lampes Nernst. —
- Terven..................................249
- Sur la répartition de la lumière dans les lampes
- Nernst. — Salomon. 5o4
- Mesures effectuées sur des lampes à osmium. 4o
- Emploi de la lampe à osmium comme étalon
- secondaire. — Revessi...................... 110
- Sur les lampes au tantale. — Wedding. . . 287
- Expériences effectuées sur des lampes au tantale. — Ambler..............................318
- Sur des lampes au tantale. — Zengler. ... 319
- Lampe à mercure pour l’utilisation de rayons
- ultra-violets. —Fischer.....................36o
- Lampes de sécurité pour endroits dangereux, lxxxii Emploi des bouts de crayons des lampes à arc. lxxxii
- Eléments galvaniques, accumulateurs et piles thermo-électriques
- Brevets nouveaux concernant les éléments galvaniques. — Snze, IVinters, Siemens Brothers, Siemens et Halske, Wede-kind, Muller, Blamenser, Winters. 77 et 358 Brevets nouveaux concernant les accumulateurs alcalins. — Edison, Gardiner, Roloff et Wehrlin, Hubbell, Goltfried Hagen................................77 et 44°
- Brevets nouveaux concernant les accumulateurs au plomb. — Kitsee, Whiting, Har-tung, Knight, Kieseritzky, Mouterde
- Gardiner, Bruno...........................358
- Installation d’une batterie tampon à haute
- tension. — Schroder...................... 233
- Mode d’emploi des survolteurs pour la charge
- des batteries.............................. c
- Electrochimie
- Electrolyse par courant alternatif. — Wilson. 110 Electrolyse avec du courant alternatif. —
- Brochet et Petit.........................36o
- Relation entre les phénomènes électrolytiques et la température des électrodes. —
- Moldenhauer........................... 113
- Dépression du potentiel à la cathode pendant
- l’électrolyse. — Tafel et Emmert. . 899
- Electrolyse des solutions de sels de fer. —
- Karaoglanoff.............................398
- Dépôts d’alliages obtenus au moyen d’un
- mélange d’électrolyte. — Jacobs. . . 399
- Fixation de l’azote atmosphérique par des
- procédés électriques. — Berthier (A) 266
- Production de l’azote sous l’effet de la
- lumière ultraviolette. — Fischer et
- Brxhmer................................ 280
- Diffusion, par le fer, de l’hydrogène naissant.
- — Winkelmann. . . . ............398
- Purification de l’eau au moyen de l’ozone. . xi Sur la théorie de l’effet thermo-électrique.
- Hall................................. 183
- Le four électrique d’induction dans la fabrication de l’acier. — Engelhardt . . 280
- Four électrique Borcher....................... ix
- Four électrique Héroult pour la production
- de l’acier..............................xxm
- Appareil de l’A. E. G. pour souder les fils , cm Fabrication électrolytique des fils de cuivre . clii La consommation de cuivre en 1904............. cui
- Mesures
- Les étalons de l’ohm légal. — Girousse . . Etalons de résistance en mercure. — Jaeger
- et Diesselhorl...................... 79
- Nouveau condensateur étalon. — Rymer Jones 196 Sur les erreurs de mesure. — Taylor .... 819
- Calcul des appareils de mesure à cadre mobile.
- — Janus............................. 78
- Sur la détermination des coefficients de self-
- induction des solénoïdes. — Strasser . 31
- Nouvelle méthode pour la mesure des coefficients de self-induction.— Peukert. . 194
- Transformateurs de potentiel pour appareils de
- mesure. ............................xxiv
- Sur les shunts et la compensation de la température. — Campbell......................... 79
- Shunts Ferranti pour ampèremètres à bobine
- mobile..............................xxiv
- Electromètre Dolezaleck......................320
- Nouveau voltamètre. — Kreider..............196
- Galvanomètre Broca...........................320
- Mesure de l’inductance au moyen du galva-
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-
-
-
- 5i4
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV. — N° 52.
- nomètre ballistiquë différentiel. —
- Raymond..............................114
- Mesure de la perméabilité des sphères d’acier,
- — Weber..................... . . . . 5o5
- Appareil de mesure du glissement des moteurs
- asynchrones. — Drysdale . ... . 196
- Appareil pour la mesure du glissement des
- moteurs d’induction. — Perkins . . 320
- Nouvel oscillographe. — Gehrke.............320
- Appareils exposés à Liège par M. J. Richard. —- J. Reyval.....................206
- Sociétés savantes
- Prix Bolyai de l’Université Hongroise. . . l
- Congrès de Philadelphie..............l et lxxiv
- Assemblée annuelle de la Royal Society. . . exxxiv
- Congrès de Méran........................... ex
- Exposition universelle de Liège. Récompenses .......................................XXVI
- Renseignements
- Renseignements commerciaux et avis............
- Appareils enregistreurs à étincelles. — Sprin-
- ger ............................................ 79
- Pulsomètre Delorme.............................lxvi
- Appareil Wood pour la mesure de la résistance
- des joints de rails....................cxvn
- Appareil pour la mesure de la conductibilité
- de l’air. — Gerdien.....................48o
- Appareil pour la mesure de l’équivalent mécanique de la chaleur. — Gallendar . . 48°
- et techniques
- Congrès de Milan...........exiv, cxxii et cxxxiv
- Association amicale des Ingénieurs Electriciens ...................................... exi
- Exposition électrotechnique à Londres . . xxxvn
- Concours du syndicat des Forces Hydrauliques ........................................cxxxiv
- commerciaux
- .................... LlX, LXXXIII, CXVIII et CLIV
- Bibliographie
- Construction des induits à courant continu. —
- J. Brunswick et M. Aliamet.............. xi
- Einführung in die Elektricitâtslehre. —
- B. Kolbe................ ............. xii
- La force motrice de demain. Les piles à gaz et les accumulateurs légers. —
- A. Berthier..................... xn
- La séparation électromagnétique et électrostatique des minerais. — D.Korda. lxxii Annuaire de l’association amicale des Ingénieurs électriciens..................lxxxiii
- Traité pratique d’Electrochimie. — R. Lorenz...................................LXXXIII
- Leçon d’Electrotechnique Générale. —
- P. Janet.......................lxxxiv
- Lehrbuch der Physik. — Chwolson .... lxlv Die Erwarmung der Elektrischen Leitungen.
- — J. Teichmüller.......................lxlv
- Traité de Physique. — O. D. Chwolson. Traduit par E. D avaux............................exix
- Transactions of the American Electrochemi-
- cal Society...........................lxlvi
- Entwurf von Schaltungen im Schaltappa-
- raten. — R. Edler.....................lxlvi
- Répertoire des Industries Gaz et Electricité.
- — M. Germain..................; , lxlvi
- Tachymètre enregistreur. — A, Aude-
- brand................................xlviii
- RepetitorienderEIektrotechnik. — A. Konigs-
- werther ......................... ; . xlviii
- Annuaire français du Gaz, de l’Acétylène et
- de l’Electricité. — E. Benâtre . . . xlviii Berechnung undEntwurfelectrischer Maschi-nen, Apparate und Anlagen. — Nie-
- thamrner.............................. lx
- Recherches expérimentales sur les clapets
- électrolytiques. —A. Nodon. . . . cvm Etudes d’économie industrielle à l’usage des
- usines d’Electricité. — A. Ponseel. cvm Les quantités élémentaires d’Electricité. —
- Abraham et Langevin.................. civ
- La théorie moderne des phénomènes physiques. Radioactivité, ions, électrons.
- — A. Righi............................cvm
- Synchronmaschinen für Wechsel-und Dreh-
- strom. — Winkelmann.................cxxxi
- Uber die Entwicklungsmôglichkeit des
- Induktion motors. — R. von Koch, cxxxi Berechnung und Ausführung der Hochspan-
- nungs-Fernleitüng. — C. F. Holmbce cxxxi Elementare Yorlesungen über Télégraphié
- und Telephonie. — DT R. Heilbrun. cxxxn Synchronous and other Multiple telegraphs.
- — Crehore..........................cxxxii
- Cours de Chimie Physique. — Victor Henri, cxliv
- Dr J. Fricks Physikalische Technik........ clv
- Handbuch der Physik. — Winkelmann. . . . clv
- Les Rayons X, le Radium, les Rayons N. —
- Henri Proumen.....................clvi
- Annuaire du bureau des longitudes pour 1906 . clvi
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-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Aichi et Tanakadate, — Influence de la tem-
- pérature sur la conductibilité du sélénium .................................. ig^
- Ambler. — Expériences effectuées sur des
- lampes au tantale..................318
- Andrews (J.). — Connexions de l’induit et de l’inducteur dans les moteurs de
- traction. ; *............................ 3 7
- Angstrôm. — Sur l’émission de chaleur du
- radium................................311
- Appleyard. — Sur la résistance d’isolement
- des diélectriques. ................... . 343
- Arrhénius. — Sur la charge électrique du
- soleil................................... 182
- Ayerret. —Facteur de puissance des moteurs
- d’induction...............................353
- B
- Baashuus. —- Sur les avant-projets d’installations hydrauliques......................265
- Becknell. — Sur la force électromotrice résiduelle dans l’arc au carbone................... 100
- Becquerel. — Sur quelques propriétés des
- rayons a. du radium..................... 80
- Behn-Eschenburg. — Nouveau moteur à courant continu............................3g3
- Benischke. — Influence de la réaction d’induit sur la forme d’ondes des machines à
- courant alternatif......................498
- Berthier (A). — Fixation de l’azote atmosphérique par des procédés électriques. . 266
- Berti. -— Influence des rayons du radium sur
- la décharge électrique..................225
- Bethenod (J.). — Sur le moteur à répulsion
- compensé Lehmann ....................... 41
- Bethenod (J.). — Sur le dimensionnement des
- moteurs monophasés à collecteur. 201 et 324 Blamenser. — Elément galvanique.................358
- Bloch. —Sur le photomètre sphérique . . . 436
- Bode, - — Sur la chute cathodique et le gradient de potentiel dans l’oxygène, le chlore, le brome et l’iode . . . , , . 260
- Bodler. — Freins à sabots sur rails .... lxxiv Bogen. — Commutatrices et moteurs-générateurs.......................................... io4
- Bohle. — Voir Pohl.
- Boynton. — Sur la conductibilité de l’étincelle
- électrique..........................2^3
- Bragg (W.-H.). — Ionisation par les particules «.................................423
- Brochet et Petit. — Electrolyse avec du courant alternatif.................* . . . * . 36o
- Bruno. — Perfectionnements aux accumulateurs .......................................36o»
- Butt. — Emploi des moteurs d’induction
- comme générateurs................... 36
- C
- Callendar. — Appareil pour la mesure de
- l’équivalent mécanique de la chaleur. . 48o
- Campbell. — Sur les shunts et la compensation
- de la température.................... 79
- Campbell-Swinton. — Sur le mouvement des
- ions dans l’arc.................... 496
- Cantor. — Sur l’équivalent mécanique de la combustion et la construction rationnelle d’un moteur à combustion . , . 351
- Caroll. — Sur les détecteurs d’ondes électrolytiques................................. 3g
- Carpini. — Sur la variation de résistance du
- bismuth dans un champ magnétique. 33 Catterson-Smith. — Commutation dans un
- moteur tétrapolaire.................. 36
- Churton. — Sur les moteurs d’induction. . 3g 1 Clinker. — Formes d’ondes dans les transformateurs triphasés.........................42g
- Coste. — Sur la conductibilité du sélénium. 4°o Cravath et Lansingh. — Sur l’effet des réflecteurs et des globes......... 5o4
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-
-
-
- 516
- • L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — No 52.
- CfuScréLius (L.-P). — Influence des facteurs de charge dans les frais d’exploitation
- d’une station génératrice................ l
- Creplet. — L’électricité appliquée aux trains
- de laminoirs............................272
- D
- Dalemont. — Emploi de condensateurs avec des moteurs triphasés en fonctionnement continu........................3i3 et 351
- Danielson. — Moteurs monophasés.................5oo
- Deschamps (J.). — Le chauffage des chaudières au gaz de gazogènes..................... 88
- Diesselhoet. — Etalons de résistance en
- mercure................................. 79
- Drucrert (L.). — Essais des transformateurs. ............................. 161 et 241
- Drysdale . — Appareil de mesure du glissement des moteurs asynchrones. . . 196
- Dudley. — Métaux pour rails..................... 38
- Dyke (G.). — Sur le flux lumineux de l’arc
- électrique.......................... 191 „
- E
- Edison. — Brevets nouveaux concernant les
- accumulateurs alcalins.................. 77
- Edison. — Electrode négative pour accumulateurs alcalins...............................44o
- Emde (Fritz). — Dimensions des unités électriques et mécaniques..................321
- Emmert. — Voir Tafel.
- Engelhardt. — Le four électrique d’induction dans la fabrication de l’acier. . 280
- Erens. — Sur l’isolement du fil neutre
- dans les installations à trois fils . . 162
- Esson. — Emploi de l’aluminium pour l’établissement des lignes................. 153
- Ewers. — Sur la décharge électrique dans
- les gaz mono et biatomiques. . . . 224
- F
- Fechhenner et Berthold. — Sur la réaction
- d’induit dans les commutatrices. . . 469
- Fischer et Bræhmer. — Production de l’ozone sous l’effet de la lumière ultra-violette.........................280
- Fischer. — Lampe à mercure pour l’utilisation de rayons ultra-violets en chimie. 36o
- Fleming. — Rapport entre l’intensité moyenne sphérique et l’intensité moyenne horizontale de lampes à incandescence . 191
- Freytag. — Moteur à gaz Mees................312
- F'uchs. — Pertes de chaleur dues à une combustion imparfaite.............................469
- G
- Gardiner. — Accumulateur. . . . ; . . . 36o
- Gardiner. — Voir Edison.....................
- Gehrke. — Nouvel oscillographe.................320
- Gerdien. — Radioactivité atmosphérique . . 34
- Girousse. — Les étalons de l’ohm légal . . 45o
- Goldschmidt. — Sur l’échauffement des machines électriques............................ 469
- Gorton. — Action de l’éclairement et influence de la température sur les
- décharges électriques. Décharges dans le chlore, le brome et l’iode .... 261
- Gottfried IIagen. —(Accumulatoren Werke).
- Procédé pour augmenter la conductibilité de la matière active.44°
- H
- Hahn. — Sur la charge produite par les
- rayons Rontgen..........................309
- Hall. — Sur la théorie de l’effet thermoélectrique..............................183
- Hartung. — Accumulateur.........................35g
- Hazelton (H.). — Systèmes à unités multiples
- pour la commande des trains.... l Heimann. — Sur les paliers des machines
- électriques..........................313
- Herzog (S.). —L’installation hydro-électrique
- de la ville de Bellinzona . . 137 et 171
- Hile (C.-H.). — Le système de distribution de la Compagnie du « Boston Ele-
- vated Railway )).................... l
- Hirschi. — Sur la variation de résistance du mercure lors du passage d’un
- courant............................. 33
- IIoerburger. — L’arc entre charbons dans le
- vide............................... 109
- Honda et Terada. — Variation des coefficients d’élasticité avec l’aimantation . 391
- Hoop (van der). — Voir Lœwenherz .... Hoppe. — Calcul de la section des conducteurs pour différentes tensions d’exploitation ................................... io4
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-
-
-
- 30 Décembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 517
- IIoppe. — Comparaison entre différentes lampes à arc et différents montages au point de vue du rendement....................... 106
- IIubbell. — Voir Edison.
- Hulsmeyer. — Appareil pour la commande de
- mécanismes à distance..............476
- J
- Jacobs. —Dépôts d’alliages obtenus au moyen
- d’un mélange d’électrolytes.........3gq
- Jaeger et Disselhort. — Etalons de résistance en mercure............................. . 79
- Janus. — Calcul des appareils de mesure à
- cadre mobile ............................ 78
- Januszkiewiez. — Sur le vent électrique . . 182
- Jéssen. — Nouveau démarreur automatique. 106
- Johnson. — Nouvel alternateur................3i2
- Josse. — Essais d’un locomobile Wolf à double
- surchauffe......................... 101
- K
- Ivalahne. — Sur la radiation du sulfate de
- quinine.............................464
- Karaoglanoff. — Electrolyse des solutions
- de sels de fer...........................3q8
- Kergarouet (P.). — Applications de l'électricité à bord des navires . . . 377 et 4!^
- Kieseritzky. — Procédé pour régénérer les
- plaques négatives........................35g
- Kinzbruner. — Relation entre l’épaisseur et
- la rigidité diélectrique des isolants. . 226
- Kitsee. — Elément secondaire.....................358
- Klemperer. — Expériences sur l’influence économique de la compression dans les
- machines à vapeur................... . 35
- Knight. — Accumulateur...........................35g
- Koromzay' (F. de). — Comparaison entre le système triphasé et le système continu
- pour la traction électrique sur les
- grandes lignes...................... 121
- Kreider. — Nouveau voltamètre ...... 196
- Krumper. — Essais de consommation de machines à vapeur.......................3ii
- L
- Laooff. — Sur l’arc métallique.................. 39
- Lamme. — Egalisation du potentiel dans les
- moteurs monophasés à collecteur. . . 73
- Nouveau moteur pour courants
- alternatifs et continu................ 74
- Langevin (P.). — Recherches récentes sur le mécanisme du courant électrique. Ions
- et Electrons................ 361 et 4oi
- Langevin (P.). — Théorie du magnétisme. 387 et 4ig Langsdorf. — Sur le flux dans l’entrefer des
- moteurs d’induction....................268
- Lehmann. — Les moteurs monophasés à collecteur sans balais d’excitation. ... 441
- Léonard (C.). — Mésophotomètre pour la
- mesure directe du flux lumineux. . . 329
- Lewis. — Moteur d’induction à grand couple
- de démarrage........................... 36
- Lewis. — Sur les ions dans les flammes colorées .........................................4^2
- Lister. — Voir Morris.
- Lœwenherg et van der Hoop. — Coui ants de Foucault dans le cuivre de l’induit des machines électriques. ...... 71
- M
- Mâche et Meyer. — Sur la radioactivité des
- sources thermales..................311
- Mackensie (A.-S.).—Déviation des rayons «. 467
- Madelung. — Sur le mode de fonctionnement du détecteur Rutherfort-Marconi et sur l’aimantation du fer par les courants de haute fréquence..................234
- Marx (E.). — Vitesse des rayons Rôntgen. . 466
- Matthies. — Sur la décharge par aigrettes dans les vapeurs des chlorure, bromure
- etiodurede mercure. ....... 66
- Mesures de la différence de potentiel sur des tubes sans électrodes .... 311
- Mazotto. — Sur le vieillissement magnétique
- du fer...................................391
- Meisel. — Sur la répartition de l’éclairement dans les pièces éclairées artificiellement............................................ 192
- Melander. — Radiation des métaux.................466
- Mellamby. — Sur l’action de l’enveloppe de
- vapeur...................................227
- Milch. — Moteur à répulsion et d’induction. 3g3
- Moldenhauer. — Relation entre les phénomènes électrolytiques et la température
- des électrodes........................... 113
- Monckton. — Sur la mise à la terre des antennes de télégraphie sans fil ... . 160
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-
-
-
- 518
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLV.
- N° 52.
- Moris-Airea et Spencer. — Sur le coefficient
- de température du carbone ..... 346
- Morris et Lister. — Emploi des freins électriques à courants de Foucault pour
- l’essai des moteurs.................... ^3
- Mouterde. — Perfectionnements aux accumulateurs .......................................36o
- Muller. — Sur les projets de machines à courant continu...................................228
- Muller. — Electrode pour élément employant
- du mercure et des débris de zinc. . . 358
- N
- Nichols. — Sur la distribution de l’énergie
- dans le spectre des corps incandescents 109 Nichols Et Voynow. Joints de rails et mode
- de construction des rails employés à Philadelphie.......................... lii
- O
- Occhialini. — Relation entre la constante
- diélectrique et la densité de l’air . . 34
- P
- Pearson. — Les controllers série parallèle . lu Pecks. — Voir Willows.
- Pellissier (C.-E.). — Soudure des rails par
- l’aluminothermie..........................lii
- Perkins. — Appareil pour la mesure du glissement des moteurs d’induction. . . 320
- Petit. — Voir Brochet.
- Peukert. — Nouvelle méthode pour la mesure des coefficients de self-induction. 194
- Pohl et Bohle. — Calcul des transformateurs au point de vue du minimum
- de prix de revient....................... i85
- Press. —• Sur le facteur de dispersion des
- moteurs d’induction ........ io3
- Sur les pertes supplémentaires dans
- les dynamos. .....................
- Pumphrey. — Sur les enroulements des
- moteurs polyphasés................... 36
- Puschl. — Sur la source de chaleur développée par le radium....................... 180
- R
- Raudel-Schiltigheim . — Comparaison entre un transport de force au moyen de l’électricité ou au moyen de gaz des hauts-fourneaux.............................188
- Raymond. — Mesure de l’inductance au moyen du galvanomètre balistique
- différentiel...........".............114
- Reiger. — Sur la valeur du rapport
- pour des rayons cathodiques d’origines différentes.......................i4?
- Reiger. — Dispersion électrique par les isolants sous l’effet de la lumière et à la pression atmosphérique .... 264
- Rempp. — L’amortissement dans les circuits
- oscillants. ........................... i56
- Revessi. — Emploi de la lampe à osmium
- comme étalon secondaire.................110
- Reyval (J.). — Exposition de Liège. — Groupe électrogène Carels — Ateliers
- de Charleroi............................. 9
- Matériel exposé par les Ateliers de Constructions électriques de Charleroi. 16
- Usine génératrice de Sclessin. ... 43
- Groupe électrogène Preud’homme-
- Prion-Jaspar............................ g3
- Matériel exposé par la Société Parisienne pour l’industrie des chemins
- de fer électriques . . . . -............I2Ô
- Turbogénérateur à courant continu
- (( Union »............................. 168
- Appareils exposés par M. J. Richard 206 Turboalternateur Sautter-Harlé.. . . 249
- Groupes électrogènes Van den Ker-
- chove-Pieper............................281
- Groupe électrogène Cockerill-Pieper . 294
- Groupe électrogène Phœnix-Pieper . 3oo Pont roulant Phœnix-Pieper .... 3o5
- Appareils Pieper de la Cie Internationale d’Electricité......................3o8
- Groupes électrogènes Schmitz-Lah-
- meyer................................. 332
- Groupe électrogène Ateliers de Thiriau
- — A. E.G. Union.........................366
- Groupe électrogène Ateliers de Thiriau
- — Ateliers de Charleroi.................872
- Pont roulant TitanÂnversois —A.E.G.
- Union...................................3y3
- Groupe électrogène Energie Jaspar. 410 Groupe électrogène Deutz-Garbe-Lah-
- meyer...................................457
- Ribbins (J.-R.). — Emploi du gaz pour la production de l’énergie électrique servant à la traction. ...... lxxiv
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-
-
-
- 30 Décembre 1905.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 519
- Riecke. — Sur les coefficients d’absorption
- des rayons du radium et du polonium. 347 Righi. — Electrisation par les rayons du
- radium................................3io
- Diminution de résistance sous l’action
- du Radium.............................497
- Rikli-Kehlstadt. — Moteur à courant continu à haute tension................. 154
- Rœber. — Sur la thermodynamique de la
- lampe à incandescence.................278
- Rogowsky. — Sur un phénomène de refroidissement des fils d’argent parcourus
- par un courant électrique.............899
- Rolofe et WeHRlin. — Voir Edison.
- Rubens. — Sur le spectre d’émission du manchon Aüer.............................468
- Rucker. — Sur l’aimantation progressive ou
- saccadée......................... 181
- Ruhmer. — Sur le sélénium et son importance en électrotechnique . . 117 et 197
- R.uhmer. — Interrupteur à arc pour bobines
- d’induction ...........................433
- Russel. —> Influence des variations de vitesse des générateurs électriques sur la différence de potentiel aux bornes. . . 102
- Rutherford. — Charge des rayons « du
- radium. . ............................ 34
- Charge des émanations du radium. . . 34
- Rymer Jones. — Nouveau condensateur étalon.................................. 196
- S
- Sachs. — Sur l’influence de la terre dans
- la télégraphie sans fil..................236
- Salomon.— Sur la répartition dans les lampes
- Nernst...................................5o4
- Sammet. — Sur le fonctionnement des transformateurs à des fréquences et des voltages variables . ............................282
- Sarrasin, Tommasina et Micheli. — Re- '
- cherches sur l’effet d’EIster et Geitel 35o Sarrat (F.). — Sur l’économie dans les
- conducteurs électriques (fin) .... 5
- Schaffers. — Sur le vent électrique. . . . 263
- Schmidt. — Sur la durée du phénomène lumineux accompagnant les éclairs. . 183
- Schmidt. — Dispositifs propres à éviter ou à diminuer les pertes d’énergie à vide
- dans les transformateurs monophasés
- et polyphasés........................ . 431
- Scholtes. — Traction électrique avec système de distribution à 3 fils .... 3y Schroder. — Installation d’une batterie-
- tampon à haute tension..................233
- Schwartz et James. — Emploi du zinc dans
- l’établissement des fusibles............5oi
- Scott. — La traction par courant monophasé ...................................... LXXIV
- Seitz. — Sur une nouvelle espèce de rayons
- Rontgen.................................4s3
- Siemens et Hai.ske. — Voir Suze.
- Siemens Rrothers. — Voir Suze.
- Simmons (F.-G.). — L’établissement des joints
- de rails.............................. lu
- Simmons (F.-G.). — S.ur les joints Falk en
- fonte.................................lui
- Slaby, — L’établissement de transmetteurs
- de télégraphie sans fil. 316, 354, 394, 433
- Slater (Miss). — Rayons j3 à faible vitesse du
- radium............................. . 310
- Smoot. — Méthode expérimentale pour déterminer la réluctance de l’entrefer ... 184
- Solier (A). — L’installation hydroélectrique
- de la Sioule . ........... 212
- Springer. — Appareils enregistreurs à étincelles....................................... 79
- Stark. — L’état actuel des connaissances sur
- l’électricité dans les gaz...........423
- Stark, Retschinsky et Shaposchnikoff. — Recherches récentes sur l’arc électrique ................................ 481
- Still. — Pertes dans l’induit des générateurs
- à double courant................... 313
- Strasser. — Sur la détermination des coefficients de self-induction des solénoïdes 3i Streintz. —- Sur la radiation des métaux. . 465
- Suze. — Rrevets nouveaux concernant les
- éléments galvaniques................. 77
- T
- Tafel et Emmert. — Dépression du potentiel à la cathode pendant l’électrolyse 399 Tanakadate. — Voir Aichi.
- Taylor. — Sur les erreurs de mesure. . . 319
- Terada. — Voir Honda.
- Terven. — Relation entre la résistance bal-
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-
-
-
- 520
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLV. — N» 52.
- last et le filament dans les lampes
- Nernst..............................319
- Tiioldte. — Influence de l’ionisation sur la
- conductibilité d’un cohéreur.........
- Thomson (J.-J). — Emission d’électrons par
- les métaux alcalins.................422
- Tommasina (Th.). Sur la théorie cinétique
- de l’électron. ......................... 81
- Tommasina. — Sur la radioactivité du
- Vésuve..............................311
- Trenkle. — Sur les propriétés magnétiques de limailles de fer de densités différentes ........................................ 180
- U
- Underhill. — Construction de bobines à
- enroulement multiple................4^4
- V
- Valbreuze (R. de). — Notes sur quelques récentes installations de traction électrique par courant monophasé ... 4?
- Valbreuze (R. de). — Sur les éclateurs . . 4oo
- Vanni. — Vérification expérimentale de la distribution du potentiel dans un circuit parcouru par un courant continu. 189
- Varney. — Lignes de contact à haute tension pour chemins de fer à courants
- alternatifs.......................... 3y
- Voynow. — Voir Nichols.
- W
- Weber. — Mesure de la perméabilité des
- sphères d’acier...................5o5
- Wecken. — Expériences comparatives sur l’hystérésis tournante et sur l’hystéré-
- sis linéaire......................425
- Wedding. — Sur les lampes au tantale. . . . 287
- Wedekind. — Brevets nouveaux concernant
- les éléments galvaniques ...... 358
- Weese. — Sur l’isolement des conducteurs
- placés dans des encoches..........351
- Wehnelt. — Démonstration de la trajectoire parabolique des rayons cathodiques dans un champ électrostatique. . . . 151
- Wehnelt. — Nouveau tube de Braun. . . . 346
- Welsh. — Influence des variations de fréquence et de tension sur les propriétés
- des moteurs d’induction.............232
- Wernicke. — Emploi de fibres vulcanisées
- comme isolant.......................475
- West (A.). — Moteurs à gaz de grande puissance...................................... LXXIV
- Whitjng. — Plaque d’accumulateur............35g
- Wiedemann et Wehnelt. — Sur les spectres des vapeurs métalliques obtenus avec
- des tubes à décharge................347
- Wikander. — Sur le choix de la tension à employer dans les nouveaux réseaux de
- distribution........................3i5
- Wildman. — Sur la mise à la, terre des antennes de télégraphie sans fil. ... 318
- Williams. — Sur la réflexion des rayons
- cathodiques.............................i4g
- Willows. — L’action d’un champ électrique
- sur la décharge électrique dans les gaz 70 Willows et Peck. — Influence des rayons du
- radium sur les décharges électriques . 263
- Wilson. — Electrolyse par courant alternatif. 110 Sur la conductibilité électrique des flammes ............. 496
- Winkelmann. — Diffusion, par le fer, de l’hydrogène naissant................................398
- Winters. — Voir Suze.
- Winters. — Elément galvanique..................358
- Z
- Zani. — Dispositif pour améliorer la commutation dans les moteurs monophasés à collecteur....................... 185
- Zengler . — Sur des lampes au tantale . . 319
- Sw?s. — seontaâ de l’pmptvïmbuie ahriam, i, rue de la bsrtauche
- Le Gerant : J.-B. Nouet.
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-
-
-
- Tome XLV.
- Samedi 7 Octobre 1905.
- 13* Année. — N° 40.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r ___
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE Pages
- SARRAT (F.). — Sur F économie dans les conducteurs électriques (Fin)................ 5
- REYVAL (J.). — Exposition de Liège. — Groupe électrogène Garels — Ateliers de Charleroi.
- — Matériel exposé par les Ateliers de Constructions électriques de Charleroi. 6
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la détermination des coefficients de self-induction des solénoïdcs, par
- Strasser........................................................................................... 3i
- Sur la variation de résistance du mercure lors du passage d’un courant, par Hirschi.................. 33
- Sur la variation de résistance du bismuth dans un champ magnétique, par Carpini.................. 33
- Relation entre la constante diélectrique et la densité de l’air, par Occhialini...................... 34
- Radioactivité atmosphérique, par Gerdien............................................................. 34
- Charge des rayons a du radium, par Rutherford........................................................ 34
- Charge des émanations du radium, par Rutherford........................................................ 34
- Génération et Transformation. — Expériences sur l’influence économique de la compression dans les
- machines à vapeur, par Klemperer.................................................................... 35
- Emploi des moteurs d’induction comme générateurs, par Eutt........................................... 36
- Sur les enroulements des moteurs polyphasés, par Pumphrey............................................ 36
- Moteur d’induction à grand couple de démarrage, par Lewis............................................ 36
- Commutation dans un moteur tétrapolaire, par Caterson Smith ......................................... 36
- Traction. — Traction électrique avec système à 3 fils, par Scholtes....................................... 3^
- Connexions de l’induit et de l’inducteur dans les moteurs de traction, par Andrews. . ................. 3^
- Lignes de contact à haute tension, par Varney......................................................
- Métaux pour rails, par Dudley........................................................................... 38
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — Appareils système Massie........................... 38
- Sur les détecteurs d’ondes électrolytiques, par Caroll........................................... 3g
- Eclairage. — Sur l’arc métallique, par Ladoff............................................................ . ' 3g
- Mesures effectuées sur des lampes à osmium........................................ 4o
- NOTES ET NOUVELLES
- Les installations électriques de la Haute Italie (Fin).......................................................... n
- Nouveau four électrique Borcher.................................................................................. . xi
- Purification de l’eau au moyen de l’ozone.......................................................................* xi
- Bibliographie................................................................................................... xi
- "Sot
- icfé
- !g!TseOLRLIKON 85,rue LàtayeffTT-. —Mil
- >f'‘an^.e ié?égraphique .OERUKOM PAC?;
- Téléphoné-.220-5^. ,v~>.
- KO N
- Représenhahion generale pour houhe la France des
- ATELIERS DE COMSTRUCTIOM OERLIKOM ^
- Applications industrielles de lelectrïcite’. /'Aacbines-Oufils à commande élertrinn»
- il
- p.r1 - vue 521/677
-
-
-
- II
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 7 Octobre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Les installations hydroélectriques de la Haute Italie. — (Fin) (*).
- La ligne décrite précédemment amène l’énergie du Brembo jusqu’auprès de Monza, où elle alimente, au moyen d’un anneau de 3o km. de périphérie, une des régions les plus peuplées d’Europe, la Brianza.
- Les 3.5oo kilowatts du Brembo ne suffisent pas à satisfaire toute cette zone, à laquelle la Societa Edison fournit le surplus.
- La demande d’énergie de Milan, Monza et leurs environs croît continuellement et on a dû créer deux autres installations hydro-électriques qui sont encore en construction.
- La première, sur îe Tessin, à Vigevano, utilisera une chute de i8„m. avec un débit de 3o m3. Elle se composera de cinq groupes générateurs et sera construite plus ou moins sur le modèle de celle du Brembo. La ligne à 26.000 volts dont une partie est déjà en exploitation, repose sur des poteaux élastiques avec une portée normale de 110 m. Ces poteaux, qui doivent porter six fils de y mm. ne pèsent quelôoo kilogrammes.
- La seconde de ces installations est celle de Trezzo ; c’est la première installation à faible chute que nous rencontrons : 8 m. avec 4° ni3. Les turbines sont à axe vertical et marchent à io5 tours • la tension sera de 12.000 volts directement engendrée et envoyée sur la ligne qui comportera 12 fils et sera comme celle du Brembo, sur supports élastiques.
- Les villes de Milan et Monza et leurs environs seront encore insuffisamment desservies. En effet, en hiver, la ville de Milan arrive à demander à certains moments plus de 20.000 kilowatts, Monza et ses environs 5.ooo kilowatts*, cette demande croît en
- (1) Voir Éclairage Électrique, tome XLIV, 30 septembre 1905, page CXLVI.
- outre continuellement. La Societa Edison a mis à l’étude plusieurs projets d’installations nouvelles.
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- L’installation de la Societa Lombardaper Dislribu-zione di Energia Elettrica, présente un caractère spécial : elle ne dessert pas une ville déterminée, mais toute une région de plus de 2.000 km2, qui s’étend entre Varese, Milan et le Tessin.
- Quelques industriels se fixèrent autrefois sur les bords de l’Olona, cours d’eau de deuxième ordre qui se trouve dans cette région et utilisèrent une série de petites chutes, dont ils pouvaient tirer qui 10, qui 15, qui, 3o ch. au maximum. Lorsque la vie industrielle commença à se développer en Italie, ces petites puissances ne suffisant plus, on vit surgir graduellement à côté des roues hydrauliques, de longues cheminées et tourner des machines à vapeur. Cependant, l’initiative industrielle, d’abord limitée à la vallée de l’Olona, s’étendit peu à peu aux petits centres agricoles des alentours et fit de cette région une des plus actives de la contrée.
- La dernière phase de son évolution s’est accomplie à l’aide des transmissions électriques.
- Une des limites de cette région est constituée par le Tessin, rivière très importante, et émissaire du Lac Majeur. Il y avait là une puissance de telle nature qu’on n’aurait pas pu l’utiliser au moyen de petites installations fractionnées. La transmission électrique, au contraire, permettait de faire une grande installation unique et de la distribuer en petites quantités dans toute la région. Grâce à elle, la contrée est aujourd’hui sillonnée de lignes électriques et les machines à vapeur ne fonctionnent plus.
- La première installation de la Sociétà Lombarda ( ')
- (!) Eclairage Electrique, Tome XXX, 25 janvier 1902 .p. LIII.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 7 Octobre 1905
- fut faite à Vizzola. Il existait déjà dans le lit du Tessin, à la hauteur de Somma, un barrage de 290 m. de longueur, pour dériver le canal Villoresi. Ce barrage envoie l’eau captée dans un gros collecteur dont dérivent à gauche le canal Villoresi et à droite un canal qui doit rendre au Tessin l’eau nécessaire à la navigation. On a pratiqué la nouvelle prise entre les deux, auprès du Villoresi. C’est un canal sans revêtement, d’un débit de 81 m3 avec une pente de 1,15 °/00 et une Iongueurde 6.854 m.
- L’installation comprend deux bâtiments, l’un qui est le bassin de mise en charge et son réservoir et qui est relié par 10 tuyaux à la station génératrice proprement dite. La chute obtenue est de 29 m. environ et la puissance normale (pour un débit de 69 m3) est de i4-5oo kilowatts. Cette centrale, qui contient actuellement i3 turbines, est devenue la plus puissante de l’Italie.
- Depuis quelques mois la même société a mis en service une deuxième station hydraulique à Turbigo sur le Noviglio Grande, (1) grosse installation à faible chute qui, étant sur un canal, a l’avantage de n’avoir de variation ni dans le débit ni dans la chute.
- Les stations de Vizzola et de Turbigo, avec la station deréser/e de Castellanza, alimentent un vaste réseau de lignes à 11.000 volts qui distribue les 25.000 ch. produits sur une superficie d’environ 2.000 km2.
- Les lignes à 11.000 volts ont une longueur de 172 km. A celles-ci se rattachent 5o km. de lignes à 3.6oo volts. Ane considérer que les circuits à 3 fils, la longueur totale de ces lignes est de 370 km. ; on compte i.65o supports en fer, 3.5oo en bois, et les fils pèsent en tout 5oo.ooo kg. Il y a 179 transformateurs de différents types. Le nombre des clients qui emploient directement la force dans leurs fabriques s’élève à 162, tandis que 138 la revendent-, l’énergie distribuée par la Société Lombarda, fait travaiIler’j3o.ooo ouvriers.
- (!) Eclairage électrique, Tome XL1V, 5 août 1905. p. 178. Dans cette note, le manque de place a fait supprimer deux figures auxquelles le texte renvoie par erreur.
- Le succès de l’entreprise a été si grand que la puissance actuellement disponible est presque toute placée; aussi la Société s’occupe déjà de faire une nouvelle transmission de force.
- La région qu’elle exploite ne pouvant lui offrir les nouvelles ressources dont elle a besoin, la Société Lombarda a abordé, la première, le problème d’aller chercher l’énergie dans le cœur même des Alpes. Du Bermina, dans l’Engadine, descend vers l’Italie le Poschiavino, petite rivière qui forme le lac de Poschiavo ; l’émissaire de ce lac descend vers la Valteline pour se jeter dans l’Adda, et, sur un parcours de 5 km. il aune chute de 4oo m. environ. Les travaux devant se faire en territoire suisse, les choses ont été arrangées pour que l’usine génératrice soit établie à Brusio, en territoire italien.
- Les travaux hydrauliques sont assez simples ; la ligne, au contraire, représentera la partie hardie de l’installation, son tracé est assez compliqué et sa longueur de i3o km. environ. On adoptera la tension de 4o.000 volts. La Société Lombarda disposera ainsi d’une puissance de plus de 45.000 chevaux.
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- L’installation destinée à Venise est intéressante. Elle est édifiée sur un torrent, le Gellina, qui descendu des Alpes dans une gorge profonde se perd à son débouché dans la vallée et est absorbé parles sables avant d’atteindre la mer.
- Un barrage de 18 m. de hauteur a été construit dans la gorge du torrent. Le débit est de 18 m3 et on peut utiliser une chute de 57 m.
- L’usine comprend six groupes de 2.600 chevaux et un alternateur triphasé tournant à la vitesse de 315 tours à la minute ; trois autres groupes servent pour l’excitation, les courants sont engendrés à 2.000 volts.
- La ligne qui conduit à Venise, et qui a une longueur d’environ 90 km. a été posée sur poteaux doubles en bois. Elle a été étudiée avec beaucoup de soin, de manière à réaliser une structure tout à fait mécanique, mais étant donné le progrès fait récemment par les lignes à supports métalliques, il
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- y a lieu de supposer que celle de Venise restera comme un dernier exemplaire de ce type de construction. La traversée de la lagune et l’entrée à Venise, au contraire, ont été faites sur des constructions métalliques assez lourdes.
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- Installations de Gênes. — L’Apennin de la Ligurie, en raison de sa conformation et de sa structure géologique, donne naissance à des torrents plutôt qu’à de véritables fleuves ; et ce caractère est spécialement marqué sur le versant qui descend à la Méditerranée, où il est déterminé par la forte pente de la montagne. Sauf de rares exceptions, les torrents qu’on rencontre débitent, à l’époque des pluies, des volumes considérables d’eau, et roulent des masses énormes de pierres, tandis qu’en été, pendant de longs mois, ils sont absolument à sec.
- Le versant septentrional, dont la pente est plus douce, se présente sous un aspect plus favorable, bien que ses cours d’eau aient des régimes encore tellement variables, qu’il est extrêmement difficile de les utiliser directement. Aussi, la solution rationnelle qui s’impose est-elle celle des réservoirs.
- Cette solution a été notablement perfectionnée : Tandis que le versant Nord des Apennins fournit les débits les plus considérables, le versant Sud permet d’obtenir une chute plus forte ; on a par conséquent créé un réservoir sur le versant Nord, et un tunnel amène l’eau qu’il recueille sur le versant opposé. Pour ne pas léser dans leurs droits les habitants de la vallée du Nord un deuxième réservoir créé plus en aval reçoit les eaux de la partie du bassin comprise entre les deux réservoirs et fournit à la vallée un débit presque constant. L’installation du Gorzente, créée par la Societa dell’ acquedotto de Ferrari Galliera a été construite d’après ce principe dès 1889. On a formé sur le torrent Gor-zente deux réservoirs, l’un de 240.000 m 3, l’autre de 8.868.069 m3, avec des barrages de 3^ m. et de 4o m. Un tunnel porte l’eau dans la vallée du Bi-sagno où elle traverse en cascade trois stations électriques pour descendre ensuite alimenter les
- conduites d’eau potable de Gênes. Le débit est constamment de 53o litres et la hauteur de chute de 3^o m.
- L’installation des stations est du système Thury à courant continu en série.
- Cette installation avait été faite dans l’hypothèse d’un débit constant pour 24 heures, mais la demande d’énergie étant très variable la société a remanié son installation en adoptant un seul saut de 35o m. et en construisant une usine capable de fournir 6.000 chevaux dont une partie à courant continu système Thury en série, une partie en courant alternatif à 5.000 volts.
- La Societa à dette Forze délia Liguria exécute en ce moment un certain nombre d’installations semblables à celle du Gorzente. L’étude faite de toutes les ressources de l’Apennin a conduit à concentrer les installations sur quatre point distincts, un à l’Enza pour desservir la Spezia, où se trouve le principal port militaire de l’Italie ainsi que l’Arsenal maritime ; un sur l’Aveto, un autre sur l’Orba et le quatrième sur la Bormida, pour desservir Gênes.
- Les chutes, débits moyens et puissances sont :
- Installation de l’Aveto : 2,5o m3, — chute utile : 760 m' — 18.000 ch. effectifs* — capacité du
- réservoir principal : 60 millions de m3 ; — capacité du réservoir de compensation : 10 millions de m3.
- Installations de l’Orba : i° supérieure 1 m3 ; •— chute : 55o m; — 5.5oo ch. effectifs; — réservoir principal : 8 millions de mètres cubes ;
- 20 inférieure 2,5o m3 ; chute : 90 m; 2.5oo ch. effectifs; — réservoir : 8 millions de mètres cubes.
- Installation de la Bormida : 0,6 m3 ; — chute : 4oo m; —2.400 ch.effectifs ; réservoir: 8 millions de mètres cubes.
- Il s’agit donc d’un projet de 28.100 ch. pour Gênes et la Rivière; 28.000 ch. si l’on suppose un débit constant, mais le double et même plus si on peut débiter au fur et à mesure de la demande.
- L’installation destinée à la Spezia est en cours d’exécution. Elle aura un réservoir de 2 1/2 rnil-
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- lions de m3 duquel on pourra tirer 4oo litres, débit moyen par seconde, avec une chute totale de 800 m. c’est-à-dire une puissance de 8.200 ch.
- L’énergie sera transmise à la Spezia sous la tension de 3o 000 volts.
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- Nous ne reviendrons pas sur les installations électriques entreprises par les compagnies de chemin de fer et particulièrement par la Societa delle Ferrovic Méridionnli sur les lignes de la Valte-line (*) mais il convient de signaler, après ces installations considérables, qu’il en existe d’autres, remarquables à plus d’un titre, pour les besoins des petites villes, des bourgs et môme des villages, par exemple à Gôme, Lecco, Vérone, Brescia, Ber-game, etc. et que des sociétés relativement importantes, par exemple la Socieia Ossalana, dont la centrale est établie dans la vallée de l’Ovesa, alimentent des groupes de villages répandus sur un espace plus ou moins étendu. D’autres installations ont été faites par des particuliers pour répondre aux besoins de leurs industries : Certaines sont célèbres, comme celle de Grorrio qui dessert le tissage Crespi (2.000 ch.) par un transport à 4o.ooo volts, le premier en Europe (2) et de nombreuses filatures emploient des forces importantes (3). Enfin on rencontre à chaque pas, dans la petite industrie, des exemples ingénieux et intéressants de l’emploi des forces motrices naturelles. *
- * *
- Il est difficile, faute de documents, de se rendre compte du prix de revient de la force motrice. On estime, en général, que les installations à fort débit et basses chutes sont plus économiques, et
- (') LEclairage Electrique. Tome XXXflI, 4 octobre 1902, page Vf; tome XXXVIII, 23 janvier 1004, page 124; tome XXXIX, 9 avril 1904, page ' 52 ; tome XLIII," 24 juin 1905, page 454.
- (-} L Eclairage Electrique. Tome XLI, 29 octobre 1904, p. 172.
- (;!) LEclairage Electrique. Tome XLII, 21 janvier 1905. p. 90.
- que, dans l’ensemble, le prix d’établissement de la centrale oscille, machines comprises, entre 600 et 1.000 fr. par ch. effectif installé. L’exploitation, y compris l’amortissement des capitaux engagés, coûterait 12 à i5 % du prix d’établissement, le cheval produit peut donc coûter, en dehors du prix d’entretien des .lignes, de 70 à i4o francs à la centrale.
- Les prix de vente sont très variables, une moyenne approximative donnerait environ 2^5 Ir. comme prix de vente du cheval-an.
- Le chiffre actuel de la force produite serait de 15.ooo chevaux environ, l’augmentation aurait été de 1.700 ch. par an, ce qui est considérable pour une région n’atteignant pas 80.0000 kil. carrés de superficie.
- Malgré cette augmentation rapide des forces électriques, l’importation de charbon en Italie continue à s’accroître ; de 4-426.524 tonnes en 1898, elle était passée en 1904 à 5.902.578, cet accroissement inattendu accuse un véritable développement industriel auquel l’utilisation des forces hydrauliques a donné naissance.
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- Supplément à VEclairage Électrique du 7 Octobre 1905
- VII
- formation du courant continu en courant alternatif. Sur les circuits série sont branchés un ampèremètre et un commutateur de démarrage ; sur les circuits shunt, un commutateur et un rhéostat quand on ouvre le premier ét ferme le second, mettent le shunt en circuit avec une excitatrice compound entraînée directement par le convertisseur.
- Le primaire du transformateur statique est connecté aux bagues collectrices du convertisseur, et le secondaire est relié aux bornes où s’effectue la soudure. Dans le premier de ces enroulements, le voltage est réglé au moyen de deux spires reliées ensemble et de deux commutateurs dont un inverseur à l’aide desquels on peut élever ou abaisser le voltage : le circuit primaire est en outre pourvu d’un enroulement inducteur dont le noyau, relié par une attache flexible à la partie mobile du commutateur, est maintenu par des ressorts qui lui permettent de se déplacer dans le solénoïde de façon à augmenter ou diminuer les effets d’induction dans ce dernier.
- Lorsque la vitesse du convertisseur dépasse une limite déterminée, le circuit des enroulements fixes est fermé au moyen d’un appareil monté sur l’axe du convertisseur et agissant comme un régulateur centrifuge dont les tiges, en s’écartant, établissent le contact. Lorsque ce cas se produit, le circuit principal se trouve rompu.
- Les bornes de l’appareil à souder sont fixées à deux supports montés à pivot sur le transformateur * le cadre articulé renfermant ce dernier est lui-même suspendu à l’extrémité d’un bras mobile se déplaçant à volonté le long d’une tige filetée pour ajuster la hauteur de l’appareil à souder. Le mouvement est transmis à cette tige filetée par un train d’engrenages s’embrayant sur le moteur. Un autre engrenage similaire sert au déplacement latéral de l’appareil sur un rail disposé transversalement sur le parquet de la voiture afin de pouvoir opérer sur l’un et l’autre des deux rails de la voie.
- La pression des bornes sur les points de jonc tion du rail qu’il s’agit de souder s’exerce par l’effort d’un piston hydraulique agissant sur deux mâchoires articulées. Le refroidissement s’obtient à l’aide d’une circulation d’eau établie par des tuyaux à raccords flexibles au moyen d’une pompe qui aspire dans un réservoir placé au bas de la voiture pour refouler. dans un second situé sur le toit. La réfrigération de l’eau contenue dans ce dernier s’obtient à l’aide d’un ventilateur.
- L. D.
- Pompes à incendie automobiles.
- Ces automobiles électriques, équipées comme les
- voitures Lohner Porsche (*) avec deux moteurs dans les roues d’avant, ont cinq vitesses, 9, 11, 20, 28 et 36 km. à l’heure et peuvent parcourir 4 5 à 5o km. sans recharge. Les roues ont 85o mm. de diamètre et portent des bandages de 125 mm. en caoutchouc plein. Un frein mécanique agissant sur les roues d’arrière et un frein électrique fermant les moteurs sur des résistances peuvent freiner les quatre roues à la fois. La batterie est fixée au châssis au-dessus des roues d’avant.
- O. A.
- Omnibus automobiles et tramways électriques.
- Des sociétés anglaises ont mis en circulation des omnibus automobiles à pétrole ou à vapeur destinés à faire concurrence aux tramways électriques de Londres. Ces omnibus sont munis de moteurs de 24 chevaux et présentent des résultats d’exploitation extrêmement remarquables au point de vue économique. •
- O. A.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- La commande électrique dans les usines.
- M. Warner, dans une étude consacré à ce sujet, passe en revue les différentes solutions employées. 11 semble que la meilleure solution soit, pour ne pas exagérer les dépenses de première installation et les pertes qu’entraînent toujours les moteurs de faible puissance, de ne pas recourir à une division de la commande exigeant l’emploi de moteurs d’une puissance inférieure à cinq chevaux environ. Les outils ne demandant qu’une force peu considérable seraient réunis en nombre convenable et l’on combinerait la commande individuelle avec la commande par groupe.
- Les exemples cités par M. Warner montrent que ce principe a été généralement admis en Amérique.
- L’une des questions les plus importantes est celui du moteur à employer : cloit-il être à courant continu ou à courant alternatif ?
- Chacun des types présente, à côté d’inconvénients, des avantages trop sensibles pour qu’il soit possible de se prononcer à priori pour l’un ou pour l’autre.
- D’après les exemples donnés par M. Warner, on pourrait conclure qu’en Amérique les moteurs à induction ont rencontré dans tous les domaines une faveur causée surtout par l’absence de contacts mobiles, ce qui diminue la nécessité de la surveillance et offre dans certains cas des avantages appréciables.
- (') Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 8 avril 1905, page II, et tome XLIV, 8 juillet 1905, p. VII.
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- Prenons, par exemple, le cas d’une machine dont l’outil, après avoir accompli son travail, doit reprendre sa place primitive avec une instantanéité à peu près absolue ; le retour de l’outil exigera un courant de grande intensité, car s’il est vrai que la quantité de travail nécessaire pour opérer la mise en place est beaucoup moindre que celle que nécessite la phase utile de l’opération, par contre ce travail doit être produit dans un temps fort court; il en résulte pour le moteur un accroissement de charge qui exigerait, si l’on faisait usage de moteurs à collecteur, des appareils de puissance supérieure à celle réellement nécessaire pendant la plus grande partie du fonctionnement. Au contraire, les moteurs à induction avec rotor en cage d’écureuil, ne comportant aucun contact mobile, peuvent supporter des surcharges momentanées qui, avec les moteurs à courant continu, seraient inadmissibles en raison de la production d’étincelles au collecteur. C’est le cas pour les machines à planer.
- Les moteurs d’induction ont également trouvé leur emploi sur les grues mobiles. La Cie Westinghouse a construit et employé de remarquables moteurs à induction pour grues, et il existe plusieurs appareils de ce genre, destinés à la mise en œuvre de charges considérables, pourvus de moteurs du genre indiqué.
- Une intéressante application a été réalisée dans l’emploi d’électro-aimants pour le déplacement de plaques de fer ; le placement des feuilles présente des difficultés qui occasionnent une main-d’œuvre considérable ; en outre quand on procède manuellement à cette opé-
- ration, il faut ménager entre les tas des espaces plus ou moins considérables pour la circulation, ce qu’on évite en procédant électriquement.
- La Westinghouse utilise des machines à forer multiples qui peuvent effectuer jusqu’à huit perforations simultanément ; ces appareils servent notamment à la fabrication des châssis de moteurs ; le châssis est monté sur une sorte de chariot, à l’aide duquel on amène la pièce sous les forets.
- M. Morse, directeur de la New York Ship-building Company, s’est montré partisan convaincu des moteurs à induction pour la commande des machines-outils.
- Au surplus, ce genre de moteur a rencontré un accueil favorable dans des industries très diverses ; mieux qu’aucun autre, il convient pour les ateliers de blanchisserie, où le dégagement continu de vapeur et d’humidité est des plus nuisibles ; pour les locaux où se produisent des gaz explosifs, des poussières inflammables; pour les mines grisouteuses, etc.
- Les Silver Sp rings Bleaching and Deying Works, à Providence, possèdent plus de soixante moteurs à induction ; à Camden, la Farr and Bailey Manufacturing Co, pour la fabrication des toiles cirées, industrie dangereuse en raison des chances d’incendie, les emploie à la commande de grandes machines.
- 11 faut ajouter à ces avantages la facilité de la manœuvre et la simplicité de l’entretien.
- 11 est cependant des cas où la nécessité de faire varier la vitesse selon les besoins du travail ne permet pas d’y recourir ou exige des complications de montage, qui rendent préfé-
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 7 Octobre 1905
- IX
- rable le recours à des moteurs continus ; les moteurs-séries continus sont employés pour la commande des grues ; les moteurs shunts sont essentiellement des moteurs d’atelier ; leur régularité de vitesse est souvent précieuse ; elle peut se régler au moyen du rhéostat de champ de façon à s’approprier aux conditions les plus diverses du fonctionnement de l’un ou l’autre appareil, mieux, il faut le reconnaître, que les moteurs alternatifs ; ceux-ci, quand il s’agit d’appareils à vitesse devant être réglée différemment selon la nature du travail à affectuer, comportent des organes de transmission tels que courroies avec poulies en gradins, engrenages, etc., ou bien exigent le montage de bagues et balais frottants sur le rotor, en vue du réglage au moyen de rhéostats, ce qui détruit, en partie tout au moins, les avantages énoncés précédemment.
- En somme, on ne peut énoncer de règle absolument générale et il parait avant tout nécessaire de s’en rapporter à chaque cas particulier.
- Certaines machines, — M. Warner cite celles servant à l’impression des tissus,— doivent être mises en marche à une vitesse très modérée et très différente de la normale. Pour les appa-
- reils de ce genre, la Westinghouse a construit des moteurs continus pourvus, d’une part, d’un commutateur et, d’autre part, de bagues de collecteurs, de façon à réaliser simplement les avantages que l’on obtient au moyen des voltages variables.
- Les générateurs employés par la New-York Shipbuilding Company sont intéressants ; ils fournissent à la fois du courant continu, pour les grues nombreuses et puissantes, et du courant alternatif, pour les moteurs d’atelier. A cet effet, ils sont pourvus de pôles en nombre suffisant pour donner la fréquence voulue et leur induit porte un collecteur continu et des bagues pour l’alternatif; la puissance produite se partage entre les deux circuits proportionnellement à la demande.
- Les chantiers de Brooklyn, les ateliers de la Westinghouse Air Brake- C°, à Wilmerding, les usines de la Carnegie Steel Company, etc. peuvent être données comme exemples de la façon d’appliquer la commande électrique.
- A Wilmerding, une salle de chauffe centrale fournissait la vapeur aux engins distribués dans les divers bâtiments ; actuellement, la vapeur est employée pour l’alimentatiou de turbo-géné-rateurs Westinghouse-Parsons et cette rnodifi-
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- Agile (Le Grau), Alet, Amélie-les-Bains, Arcachon, Arge-lès-Gazost, Argelès-sur-Mer, Arles-sur-Tech (La Preste), Arreau-Cadéac (Vieille-Aure), Axat-Aude (Carcanières, Escou-loubre , Usson-les-Bains), Ax-les-Thermes, Baguères-de-Bigorre, Bagnères-de-Buchon, Balaruc - les - Bains, Banyuls-sur-Mer, Barhotan, Biarritz, Boulou-Perthus, (le), Cambo-les-Bains, Capvern, Cauterets, Gollioure, Couiza-Montazels (Rennes-les-Bains), Dax, Espéraza (Cam-pagne-les-Bains), Gamarde, Grenage-sur-l’Adour (Eugénie-les-Bains, Guéthary (halte), Gujan-Mestras, Jlendaye, Gabenue, (Cap-Breton), Gabouheyre (Mimizan), Baluque (Préchacq-les-Bains), Lamalou- les-Bains, Garuns-Eaux-Bonnes (Eaux-Chaudes), Beucate (La Eranqui), Gourdes, Goures-Barbazau, Guz-Saint-Sauveur (Barèges, Saint-Sauveur), Marignac-Saint-Béat (Lez, Val-d’Aran), Nouvelle (la) Oloron-Sainte-Marie(Saint-Çhristau), Pau, Pierreiif te-Nestalas, Port-Ven-dres, Prades (Molitg), Quillan (Ginolés, Saint-Flour (Chau-desaigues), Saint-Gaudens (Encaussè, Garnies,) Saint-Girons (Audinac, Aulus), Saint - Jean - de - Guz, Saléchan (Sainte-Marie, Siradan), Salies de-Béarn, Salies-du Salat, Ussat-les-Bains et Villelranehe-Vernet-les-Bains (Thues, les Escaldas, Graüs-de-Canaveilles).
- Durée de validité : 33 jours
- non compris lesjours de départ et cl’arrivée
- CHEMINS DE FER DU NORD —
- SAISON BALNEAIRE ET THERMALE
- (De la veille des Rameaux au 31 octobre)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR
- A PRIX RÉDUITS
- Prix au départ de Paris
- (Non compris le timbre cle CLuittance)
- BILLETS DE SAISON DE FAMILLE
- DE PARIS Valables pendant 33 jours
- PRIX PRIX
- . aux Pour 3 personnes pour chaq. pers. en plus
- STATIONS CI-DESSOUS WW' 2e 3e u' 2,r-
- classe classe asse classe classe casse
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c.
- Berck 149 40 101 40 66 30 25 60 17 45 11 45
- Boulogne (ville) . 170 70 115 20 75 » 28 45 19 20 12 50
- Calais (ville) 198 30 133 80 87 30 33 05 22 30 14 55
- Conchy-le- Tem-
- pie (Fort-Mahon) 140 40 94 80 61 80 23 40 15 80 10 30
- Dunkerque 201 90 138 30 90 30 34 15 23 05 15 05
- Etaples 132 40 102 90 67 20 25 40 17 15 11 20
- Eu 120 90 8 i 60 53 10 20 15 13 60 8 85
- Le Crotoy 131 23 89 10 58 20 22 60 15 40 10 10 |
- Le Tréport-Mer . 123 » 83 10 54 » 20 50 13 85
- Paris-Plage 156 » 105 90 70 20 26 60 18 15 12 20 I
- Rang-du - Fliers- 1
- Verton (PI. Verlimoul. 143 20 98 10 63 90 24 20 16 35 10 65
- St-Valery-s-Som. 131 10 88 50 57 60 21 85 14 75 9 60 H
- Serqueux (Forqes-l-Eaux. 98 70 66 60 43 50 16 45 11 10 7 25 |
- Wiiiiille-Winiereux .... 174 60 117 90 76 80 29 10 19 65 12 80 I
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 7 Octobre 1905
- A
- cation a permis de réaliser une économie de eonbustible importante.
- Une autre application fort intéressante est l’emploi des outils et machines-outils portatifs; les premiers appareils de ce genre étaient actionnés par l’air comprimé ; mais les proportions des machines, qu’emploient aujourd’hui nos usines dépassent de beaucoup ce qu’eut permis d’atteindre cette force motrice.
- On rencontre actuellement des machines-outils portatives de très grande puissance, les unes mobiles sur rails, les autres simplement montées sur chariot, les autres encore exigeant l’intervention de grues aériennes.
- Quelle que soit leur forme, on peut dire que ces machines sont les agents indispensables du développement qu’a pris la construction des grands appareils moteurs ou générateurs ; le poids des pièces que comprennent ces engins se serait opposé à leur fabrication, il y a quelques années à peine. E .G.
- Nouveau modèle de régulateur automatique système Thury.
- Une bobine mobile est reliée aux bornes de la machine génératrice dont il s’agit de régler la tension. Cette bobine se déplace dans un champ
- magnétique et est fixée à un levier sur lequel agissent deux ressorts. Quand la tension augmente ou diminue par rapport à sa valeur normale, le levier s’abaisse ou s’élève. Deux petits butoirs amincis en lame de couteau et portés par le levier agissent, dans l’un ou l'autre cas, sur deux clicquets qui libèrent deux leviers coudés : ceux-ci, animés d’une façon permanente d’un mouvement oscillant, font avancer dans un sens ou dans l’autre (suivant que le mouvement du levier a actionné l’un ou l’autre clicquet) une roue dentée qui commande le rhéostat de champ de la machine. B. L.
- Nouveau compresseur électrique pour mines.
- Dans un article publié dans le The Electrician du xer septembre, M. Reavell décrit un nouveau compresseur à grande vitesse composé d’un moteur électrique et d’un compresseur proprement dit à 4 cylindres. Celui-ci est constitué par 4 cylindres fixés à 90° les uns des autres sur une culasse ronde : ces cylindres sont ouverts du côté intérieur, les quatre pistons placés dans les cylindres sont reliés à une quadruple manivelle articulée au centre de laquelle est fixé un coussinet spécial : une manivelle fixée sur l’arbre du moteur tourne dans ce coussinet et provoque le mouvement des pistons successifs. Les fonds des cylindres et les logements
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureauxde ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
- 1» EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours 4r° classe, 47 fr. 70 ; 2™ classe, 35 fr. 75 3mo classe, 26 fr. 10
- 2* EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d'aller et retour valables 5 jours lr“ classe, 32 fr. ; 2me classe, 23 fr. 3ra° classe 16 fr. 50
- 3» VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute l’année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lr* classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quinper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 % sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- CHEMIN DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- BILLETS DE VACANCES A PRIX RÉDUITS POUR FAMILLE
- La Compagnie émet du 1" juillet au i5 septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de î™, 2e et 3e cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au 1" novembre. — Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4” ut chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont tenus de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes :
- a) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- b) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons, individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut être délivré, à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ et le lieu de destination sur le billet collectif.
- Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours d’au moins 600 km. aller et retour, paiera pour ce parcours :
- ire cl. 2* cl. 3* cl.
- Les deux premières..... i34 fr. 4o 90 fr. 80 5g fr. 20
- La troisième............... 33 » 60 22 » 70 i4 » 80
- La quatrième (1)........... 16 » 80 11 » 35 7 » 4°
- 184 fr. 80 124 fr. 85 81 fr. 4e
- Timbre............. o » to o )) 10 o 1 10
- Soit, pour les 4 personnes composant la famille. . . .
- 184 fr. 90 124 fr. g5
- (1) Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personn en sus paierait également : 16 fr. 80 en ir® cl., 11 fr. 35 en 2e cl. et 7 fr. 40 en 3e
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 7 Octobre 1905
- XI
- des soupapes sont refroidis par une circulation d’eau. L’air entre dans une chambre centrale en passant par une valve automatique ; de là il pénètre dans des trous pratiqués à l’extrémité des cylindres et que découvrent les pistons quand ils sont à bout de course : chaque cylindre se remplit donc complètement d’air à la pression atmosphérique. Lorsque le piston arrive à fond de course, l’air comprimé passe par une soupape et pénètre dans un espace annulaire ménagé dans la couronne sur laquelle sont fixés les cylindres. Les valves sont d’une construction extrêmement robuste et sont interchangeables : elles sont faites en acier durci spécial et reposent sur des sièges en bronze phosphoreux.
- O. A.
- ÉLECTROCHIMIE
- Four électrique Borcher.
- Dans un article publié par l’Electrochemicnl Industrie, M. J.-A. Fitzgerald décrit le nouveau four électrique Borcher.
- Cet appareil consiste en une résistance placée entre deux larges blocs de charbon formant électrodes et sert à la fabrication du quartz fondu. La résistance est formée d’une baguette de graphite et à une valeur de 0,00076 ohm -, elle est entièrement entourée de sable de quartz. L’énergie totale employée s’élève à 5 kilowatts-heure, correspondant à une moyenne de 1,9 kw. par cm2 de section de la baguette de graphite. Par suite de la faible résistance de celle-ci, il faut des intensités de courant considérables sous de faibles différences de potentiel.
- Dans un certain nombre d’applications de ce four électrique, il est nécessaire d’éviter le contact entre la baguette de carbone et la charge du four. Dans ce cas, celle-ci peut être échauffée par radiation, Une plaque munie d’encoches en forme de V remplies de charbon aggloméré et placée à la partie supérieure du four peut être avantageusement employée dans ce but.
- R. 1\.
- Purification de l’eau au moyen de l'ozone.
- Une nouvelle installation de purification de l’eau au moyen de l’ozone a été établie à Philadelphie et a donné les résultats suivants : l’eau prise à la rivière Schuylkill contient plus de 2 millions 1/2 de bactéries par cm3. ; après un premier filtrage, ce nombre est réduit à 260.000 — 700.000, et, après purification par l’ozone il est réduit à 6—55 : les bactéries qui subsistent dans ce nombre ne sont pas dangereuses.
- Le traitement est fait de la façon suivante : un moteur-générateur produisant du courant alternatif de fréquence 100 est alimenté par le réseau urbain. Le courant alternatif passe dans un transformateur qui élève la tension à 10.000 volts. On évite la formation d’arcs et on limite les étincelles au moyen de bobines de résistances et de condensateurs, et il passe entre les électrodes une effluve bleue dans laquelle une pompe envoie de l’air qui se transforme partiellement en ozone. Cet air passe ensuite dans un tuyau dans lequel l’eau est envoyée en sens inverse. E. B.
- AVIS
- On demande dessinateurs-constructeurs connaissant bien l’appareillage et machines électriques. Indiquer références, date d’entrée, prétentions, âge. Ecrire au bureau du journal, n° 27. -----------------------------------------------
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE TlgflAI)
- L’ACCUMULATEUR | U&IUK
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 fr.
- Siège Social : 8i, rue Saint-Lazare, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, a, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’IIôtel-de-Ville.
- NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard.
- NANCY, 2 bis, rue Isabey. B
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE : I
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, I Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy. B
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS B
- BIBLIOGRAPHIE
- il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux
- exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Construction des induits à courant continu. Manuel pratique du bobinier. Par E.-J. Brunswick et M. Alia-met, ingénieurs électriciens. Gauthier-Villars, Editeurs, Paris Pr. 2,5o.
- Dans un ouvrage antérieur publié sous un titre analogue : Enroulements d’induits à courant continu,
- les mômes auteurs ont exposé, sous une forme simple, les principes essentiels de la théorie des enroulements et de leur notation un peu spéciale. Aujourd’hui, ils présentent aù lecteur un manuel pratique, dégagé de toute théorie, manuel d’atelier qui complète leur première étude.
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- XII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 7 Octobre 1905
- Les matières développées dans ce nouvel ouvrage se divisent en deux parties : la première donne quelques indications générales sur l’emploi des isolants dans la confection des induits et leur application aux armatures; elle étudie ensuite les formes de conducteurs employées, et les guipages. La seconde partie est consacrée à l’exécution même des enroulements.
- Dans cette seconde partie, l'enroulement Gramme bien qu’il soit aujourd’hui de plus en plus abandonné dans la pratique, tient une place importante, les auteurs estimant que ce bobinage, bien que le plus simple de tous, exige plus qu’aucun autre, de la part du mécanicien, de l’initiative et des pré- cautions minutieuses : « Nous avons, disent-ils, la conviction qu’un opérateur bien versé dans toutes les minuties de l’enroulement Gramme est parfaitement apte, par là même, à exécuter n’importe quel travail de bobinage. » Ils ont d’ailleurs donné sur les bobinages en tambour usuels, les indications nécessaires, en les classant d’après les procédés de fabrication, mais sans entrer dans le détail des méthodes dérivées ni des nombreuses variantes spéciales à divers ateliers de construction.
- L’ouvrage se termine par l’étude du finissage des sections et de l’armature et de la vérification des induits pendant et après le travail.
- A. S.
- La force motrice de demain. Les Piles à gaz et les accumulateurs légers, par A. Berthier. 2 volumes in-12. H. Desforges, éditeur, Paris. Prix : 4 francs.
- La ire partie de cet ouvrage est consacrée aux piles à gaz, problème intéressant dont la solution est encore inconnue ; elle est suivie d’une étude sur les accumulateurs légers au plomb et mixtes (plomb et autre métal).
- Dans la seconde partie, après un rappel de no-
- tions théoriques, l’auteur étudie les accumulateurs légers sans plomb et les accumulateurs alcalins. Il termine en indiquant les applications actuelles des accumulateurs légers à l’automobilisme.
- Einîührung in die Elektricitàtslehre. (Introduction aux leçons d’électricité), par B. Kolbe. — Tome II, Electricité dynamique. — 2e édition : ouvrage in-8° carré, 218 pages, 84 figures. Julius Spinger éditeur, Berlin. Prix : broché, 2 marks 4o ; cartonné, 3 marcks 20.
- Cette deuxième édition, entièrement revue, remaniée et complétée, comprend comme la précédente, deux tomes dont le premier est consacré à l’électricité statique et le second à l’électricité dynamique.
- Ce dernier contient six parties et un appendice. La première partie est relative aux phénomènes principaux du magnétisme, aux machines à influence ; à la chute de potentiel dans les circuits électriques, et aux lois du courant électrique. Des comparaisons avec les phénomènes hydrodynamiques illustrent les explications et facilitent beaucoup la compréhension des phénomènes électriques.
- La seconde partie est consacrée à l’électrisation des métaux au contact de liquides, aux éléments galvaniques, à leur théorie chimique et à leur historique.
- Les troisième, quatrième et cinquième parties traitent des phénomènes produits par le passage du courant électrique dans les conducteurs et des actions des courants les uns sur les autres ainsi que des actions relatives des courants électriques et des champs magnétiques.
- La 6e partie est consacrée à l’électromagnétisme et aux lois de l’induction, ainsi qu’aux machines magnéto et dynamo-électriques. En appendice, l’auteur ajoute quelques remarques surun certain nombre de phénomènes.
- E. B.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc. ’
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CA4LXJL,OGtTJES FRANCO — TÉLÉ C'IIOÜNTE 571-04
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- l'orne XLV.
- Samedi 14 Octobre 1906.
- 1S* Année. — N° 41.
- ique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- BETHENOD (J.). — Sur le moteur à répulsion compensé Lehmann. .........................................
- REYVAL (J.). — Exposition de Liège. — Usine génératrice de Sclessin. . ...............................
- VALBREUZE (R. de). — Notes sur quelques récentes installations de traction électrique par courant monophasé (suitej............................................................................
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la décharge par aigrettes dans les vapeurs des chlorure, bromure et
- iodure de mercure, par Matthies..............................................................
- L’action d’un champ électrique sur la décharge électrique dans les gaz, par Willows .............
- Génération et Transformation. — Courants de Foucault dans le cuivre de l’induit des machines électriques, par Lœwenherz et van der Hoop.................................................
- Emploi des freins électriques à courants de Foucault pour l’essai des moteurs, par Morris et Lister. . . .
- Egalisation du potentiel dans les moteurs monophasés à collecteur, par Lamme............... . . .
- Nouveau moteur pour courants alternatif et continu, par Lamme. ..................................
- Sur l’emploi de pôles auxiliaires dans les moteurs à courant monophasé.....................
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — Influence de l’ionisation sur la conductibilité
- d’un cohéreur, par Tholdte...................................................................
- Eléments Galvaniques et Accumulateurs. — Brevets nouveaux concernant les éléments galvaniques, par Suze, Winters, Siemens Brothers, Siemens et FIalske........................................
- Brevets nouveaux concernant les accumulateurs alcalins, par Edison, Gardiner, Roloff et Wehrlin,
- Hubbell....................................................................................
- Mesures. — Calcul des appareils de mesure à cadre mobile, par Janus..............................
- Appareils enregistreurs à étincelles, par Springer.....................................
- Sur les shunts et la compensation de la température, par Çampbell.......................... „....
- Etalons de résistance en mercure, par Jaeger et Diesselhort ............................... .
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Sur quelques propriétés des rayons «du radium, par Becquerel. . . . , «
- 4i
- 43
- 47
- 66
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- 74
- 74
- 75 77
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- 79 79 79
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- NOTES ET NOUVELLES •
- Essais de consommation de turbines à vapeur.......................................... . xiv
- Nouveaux fils électriques « Acetat » et « Email ».................................... . . xvm
- Nouvelles locomotives électriques du Métropolitain de Londres. . . .......... xx
- Frein électromagnétique sur rails................................................. xxi
- Télégraphie sans fil...........!................................................................... xxi
- Signaux sous-marins pour bateaux................................................................xxm
- 5=^—r-aiseOERLIKON ôfirueLàtavetto
- éfrdarg&hi,que;”OERUKO"
- Téléphone •• 2 2 0 - 5 H-
- Représentation générale pour toute la France des ATE.LIERS DE C O N STR U CT I O IN OERLIKOM ^
- Applications industrielles> de I électricité. /Aacbines-Outils à commande électrique.
- Transports de Force par l’él e ctri ci te". Chemins de fenframways et traction électriques.
- Ponts roulants et appareillage électri q ues. _ Pompage électrique et treuils électriques pour mines. Oxygène et Hydrogène par èlectrolyse.
- . - ®
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- XIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 14 Octobre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Détermination du rendement et delà consommation de vapeur des turbines à vapeur.
- Dans un article publié par le Zeitschrift für des gesamte Turbinenwesen, M. Anders indique une méthode simple permettant de déterminer les différents facteurs nécessaires pour évaluer le rendement des turbo-dynamos, et en particulier les pertes par frottements dans les coussinets et dans l’air, ainsi que les pertes dans le fer.
- L’auteur donne l’exemple de la détermination du rendement pour une turbine Brown-Boveri-Parsons produisant 900 kw. .avec de la vapeur à 10 kgr. de pression et à 260° tournant à une vitesse de i.5oo tours par minute et entraînant un alternateur triphasé à 5o périodes et 2.000 volts. L’excitatrice, calée sur l’arbre de la turbine, a une puissance de n,5 kw. et'produit îo5 ampères sous 110 volts. La condensation est assurée par des condenseurs à surface desservis par 2 moteurs à SeO'volts.
- D’après l’étude de l’auteur, les pertes dans le fer de l’alternateur s’élèvent à 48,3 kw.les pertes par frottements dans les coussinets et dans l’air à i38,2 chevaux pour la machine totale. Le rendement est établi de la façon suivante :
- TABLEAU I
- Rendement de Valternateur
- Charge de l’alternateur... Puissance produite kw... 1/1 900 3/4 675 1/2 45o \ i/4 225
- Rendement y compris l’excitation 93,5 92,2 88,9 8l,2
- Rendement, excitation non comprise 94,4 93,2 9o, 1 82,4
- TABLEAU II
- Rendement de la turbine à vapeur
- Charge de l’alternateur... Puissance produite kw. . . 1/1 9°o 3/4 675 1/2 45o i/4 22Ô
- Rendement de la turbine sans tenir compte du travail fourni pour la condensation 90,5 87,7 83,3 73,4
- Rendement en tenant compte de ce travail. . . 85,o 81,8 73,8 56,6
- TABLEAU III Rendement total du groupe
- Charge de l’alternateur.. . i/> 3/4 1/2 i/4
- Puissance fournie kw. . . . 9°° 675 45o 225
- , Groupe turbo-générateur y compris l’excitation non compris le travail pour la condensation. Rendement 84,62 80,06 74,o5 5g, 60
- Groupe turbo-générateur y compris l’excitation et le travail pour la condensation. Rendement total 79,52 75,42 65,57 47,58
- Pour la consommation de vapeur, l’auteur donne les tableaux suivants :
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-
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 14 Octobre 1905
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET DINVEXTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- ÎO à 5.000
- CHEYHÜX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- • Pour le contre-torpilleur “ Perrïer”.......................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369...........................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............. ........
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon............................................. ..............
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Port de Cherbourg............................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.................................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)......
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët). . . .
- Etablissement National d’indret..............................................
- Etc., etc.
- machines
- 2 —
- 2 —
- 4 —
- 6 —
- 7 —
- 5 —
- 6 —
- 9 —
- 3 —
- 2 —
- 1 —
- 2 —
- 5 —
- I —
- I —
- chevaux
- G.800 —
- 4.000 —
- 600 —
- 5.000 —
- 2.330 —
- 1.660 —
- 1.350 —
- 880 —
- 830 —
- 800 -
- 750 —
- 600 —
- 580 —
- 400 —
- 400 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
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- XVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 14 Octobre 1905
- TABLEAU IV
- Consommation par kilowatt-heure
- Puissance fournie kw.. 1000 800 600 O O 200
- Consommation de vapeur sans tenir compte du travail de condensation ni des pertes de vapeur pour le tirage et la pompe à air kgr 8,60 8,92 ' 9,48 io,5 12,57
- Consommation devapeur y compris le travail de condensation, mais non compris les pertes de vapeur pour le tirage et la pompe à air kgr. 8,98 9 >36 io,4 n,3 i4>95
- Consommation de vapeur y compris les deux quantités indiquées. . 9,23 9>6 io,3 11,6 15,5
- L’auteur ajoute encore à ces tableaux les tableaux de consommation de vapeur par cheval-heure effectif et par cheval-heure indiqué.
- B. L.
- Essais d’une turbine Curtis de 2000 kw.
- Les essais de cette turbine construite par la General Electric G0 ont donné les résultats suivants :
- TABLEAU
- PLEINE CHARGE I /2 CHARGE 1/2 CHARGE MARCHE A VIDE
- Puissance en kilowatts. 2024 IO67 555 0
- Durée de l’essai en minutes 75 55 ÔO 80
- Pression de la vapeur à la valve d’admission. 11 >7 12 10,9 10,9
- Surchauffe en degrés centigrades 115 67 115 87
- Vide au condenseur en cm. de mercure 72,2 72,5 72,3 71,3
- Consommation devapeur par kilowatt-heure . . . 6,8 te. 7.4 8,2
- R. R.
- Station centraie génératrice urbainede New- Fork.
- La Commission pour l’Eclairage électrique de la ville de New-York a formé le projet d’édifier une station centrale unique desservant la ville de New-York. A l’heure actuelle, sur 1.170 km. de rues que contient la ville, 4?o km. seulement sont éclairés à l’électricité. Pour éclairer les 700 km. qui restent, et qui sont actuellement illuminés au moyen
- de 28.000 becs Auer, il faut i5.ooo lampes à arc de 7,5 ampères. Les bâtiments urbains et publics exigeraient, pour leur éclairage, 3oo.ooo lampes à incandescence de 16 bougies. En outre, il faut compter sur environ i.5oo chevaux de force motrice à fournir aux édifices publics.
- L’usine génératrice devra donc être établie pour une puissance de 20.000 kw. On projette d’y produire des courants triphasés à 11.000 volts et 60 périodes et de transformer ces courants dans neuf sous-stations placées dans le district de Manhattan! et cinq sous-stations placées dans le district The Broux. L’éclairage des rues sera assuré par des lampes à arc en série alimentées par des transformateurs. D’autres transformateurs abaisseront à 2.200 volts la tension primaire, pour l’alimentation d’un réseau secondaire monophasé de distribution. En quelques points, la tension sera abaissée à 23o volts et le courant distribué sur deux ponts. L’usine génératrice sera équipée avec des turbo-alterna-teurs : les frais de toute l’installation s’élèveront à une quarantaine de millions, soit 1.800 francs par lampe à arc, ou 800 francs par kilowatt consommé dans les lampes à incandescence.
- Les lampes 'à arc nécessiteront une production annuelle de 28,8 millions de kilowatts-heure, les lampes à incandescence consommeront 5,6 millions
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 14 Octobre 1905
- XVII
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- XVIII
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 14 Octobre 1905
- de kilowatts-heure. En admettant un rendement de 80 % , on trouve donc, pour la production annuelle, 43 millions de kilowatts-heure à l’usine génératrice. Les frais annuels d’exploitation d’une lampe à arc s’élèvent à 323 francs soit, pour i5.ooo lampes à arc, 5 millions de francs environ. Les frais annuels d’exploitation pour les 5,6 millions de kilowatts-heure dépensés dans les lampes à incandescence s’élèvent à 1 million 1/2 soit au total 6 millions 1/2.
- R. R.
- Nouveaux fils électriques.
- L’A. E. G. construit, depuis peu, de nouveaux fils électriques dont l’isolant est extrêmement mince et possède des propriétés électriques remarquables.
- Les fils fins d’un diamètre inférieur ou égal à 0,17 mm. portent le nom de fils (( Acétat » : l’isolant qui les recouvre est constitué par une gaine ininterrompue et sans joint formée de cellulose acétique appliquée par une machine spéciale autour du fil. Cette couche isolante très solide, souple et élastique, a une épaisseur de 2 centièmes de millimètre : elle est insensible à l’humidité, insensible aux températures atteignant i5o° et n’est percée (pour cette épaisseur de 2 centièmes de millimètre) que sous une tension de i.5oo volts. Ôn voit tout l’intérêt que présente, pour la construction des petites machines électriques ou des appareils de mesure, ce nouveau fil dont l’isolement, excellent au point de vue électrique et mécanique, occupe si peu de place.
- Les fils d’un diamètre supérieur à 17 mm. portent le nom de fils « Eigail )) : leur isolant est constitué par une autre matière dont les propriétés sont équivalentes à celles de l’isolant « Acetat » et leur sont même supérieures à certains égards. L’apparence extérieure de cet isolant ressemble à celle de l’émail, mais il possède une élasticité et une flexibilité parfaites, avec une rigidité diélectrique de 2.000 à 2.5oo volts : il est insensible à
- l’humidité et résiste facilement à une température de 2000.
- L’avantage du fil « Email » est aussi la très faible épaisseur de l’isolant, comprise entre 0,015 et 0,025 mm. suivant le diamètre du fil ; ce type de conducteurs est donc destiné à remplacer des fils sous soie et surtout sous coton employés dans les bobines d’induction, les électros des lampes à arc ou les inducteurs des dynamos.
- Les fils (( Email )) sont fabriqués actuellement pour des diamètres atteignant 2 mm. Un exemple montre l’avantage de ce fil : pour un même nombre de tours de fil, une bobine a 20 mm. d’épaisseur d’enroulement et 5o mm. de hauteur avec le fil « Email » et 20 mm. d’épaisseur d’enroulement sur 77 mm. de hauteur avec du fil ordinaire guipé au coton.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Relais automatique à maxima à action différée
- Cet appareil, combiné avec un interrupteur, est destiné à remplacer complètement les fusibles dans les circuits à haute tension.
- Le relais consiste essentiellement en une bobine excitée par le courant de la ligne par l’intermédiaire d’un transformateur d’intensité : quand le courant dépasse une valeur déterminée, cette bobine ferme un contact qui provoque le passage d’un courant local dans la bobine de déclenchement de l’interrupteur.
- L’électroaimant a la forme d’un fer à cheval et est constitué par des tôles assemblées : la branche centrale porte la bobine et les deux pôles portent des bagues de court-circuit en cuivre. Un disque d’aluminium qui se déplace entre ces pôles est donc soumis à un couple ; l’axe de ce disque est horizontal et porte un petit tambour sur lequel peut s’enrouler un fil de soie muni d’un poids. En temps normal, et pour une surcharge inférieure à une valeur déterminée, l’action du poids maintient le disque en place malgré l’action du couple, mais,
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 14 Octobre 1905
- XIX
- quand la valeur du courant dépasse la limite fixée, le couple l’emporte ; le poids est soulevé et vient en contact avec deux ressorts horizontaux : il ferme ainsi le circuit de la bobine de déclenchement généralement alimentée par du courant continu.
- La disposition du fil de soie et du tambour fait que le relais est à action différée.
- E. B.
- Nouveau dispositif de niveau court-circuit
- I/A.E.G. construit un nouvel appareil destiné à donner une certaine sécurité contre les incendies provenant de la production des court-circuits.
- Malgré les fusibles et les interrupteurs à maxima employés pour protéger la ligne, il arrive que, pendant le temps nécessaire à ces appareils pour fonctionner d’une façon complète, un échauffement assez intense ou un arc assez violent peuvent se produire et occasionner un incendie.
- Le nouvel appareil consiste en un noyau de fer portant une bobine parcourue par le courant du circuit à protéger : une armature tenue par un ressort est placée devant le noyau de fer et porte un prolongement qui vient s’appuyer sur un contact quand l’électroaimant agit.
- L’appareil est placé au début du circuit à protéger, aussitôt après les fusibles ou le disjoncteur automatique à maxima ordinairement employés. Quand l’intensité de courant dépasse la limite admise, que l’on peut déterminer à volonté, l’électroaimant attire son armature dont le prolongement produit, en touchant la borne, un court-circuit franc et violent qui supprime le courant sur le circuit : l’action des fusibles ou du disjonteur se produit alors en second lieu.
- Le chemin à parcourir par l’armature pour occasionner ce court-circuit franc étant très court, il est évident que le temps nécessaire pour que l’appareil agisse est extrêmement court et que toute chance d’échauffement dangereux dans le circuit est supprimée. E. B.
- Soubassements en ciment pour poteaux en bois.
- Dans un article publié par le Zeitschrift für Elektrotecfinich du 24 septembre. M. S. Herzog décrit des soubassements en ciment récemment imaginés par M. Kastler pour prolonger la durée des poteaux en bois dont le pied, placé en terre, pourrit rapidement malgré les différentes substances dont on peut l’imprégner.
- Ces soubassements sont constitués par un bloc prismatique triangulaire en ciment qui porte, fixés par des boulons encastrés, quatre fers plats disposés sur les quatre faces. Le poteau est maintenu par ces quatre fers plats auxquels il est boulonné : son pied est placé sur la partie supérieure du prisme quadrangulaire en ciment situé à environ 20 où 3o cent, au-dessus du niveau du sol : on n’a donc plus à redouter la pourriture du pied du poteau qui n’est pas en contact avec la terre. Ces soubassements offrent l’avantage de permettre l’emploi ou la réutilisation de poteaux anciens dont le pied est pourri : il suffit, en effet, de scier ces poteaux à une vingtaine de centimètres du sol, sans déranger la ligne, et de les placer sur le soubassement préparé à proximité.
- Le prix des nouveaux soubassements est peu élevé et est bien rapidement compensé par la durée que présentent les poteaux ainsi établis.
- E. B.
- TRACTION
- Sur l’isolement des moteurs de traction.
- Dans un récent article publié par The Electrical Review, M. Downes décrit le résultat d’expériences qu’il a effectuées sur des moteurs de traction en vue de déterminer la valeur de l’isolement aux températures élevées. Gomme matière isolante, l’auteur n’a employé que l’amiante sous forme de papier et de rubans, après avoir reconnu que les fibres d’amiante, imprégnées d’un vernis à la
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 14 Octobre 1905
- xx
- laque, constituent un isolant excellent même aux températures élevées.
- Le vernis à base de gomme-laque étant décomposé à la longue, l’auteur a employé un vernis un peu moins bon au point de vue de l’humidité, mais conservant ses propriétés d’une façon permanente. Les bobines, imprégnées avec ce vernis, recevaient ensuite une couche de gomme-laque.
- L’auteur a fait une série d’essais comparatifs entre les bobines ainsi préparées et les bobines ordinaires isolées au moyen de ruban ordinaire. Le courant, qui traversait les deux bobines en série, portait la température de la première à 48o°, tandis que la seconde n’était qu’à 415°. Après cet échaufîement, les bobines étaient trempées dans l’eau. La bobine isolée à l’amiante ne présenta aucune détérioration, et la résistance d’isolement n’avait pas diminué, tandis que l’autre bobine? dont l’isolant était entièrement carbonisé, était hors d’usage.
- Les bobines induites furent isolées de la même manière, mais, par suite du peu d’espace disponible, on employa du papier d’amiante de i/4 de millimètre d’épaisseur placé sur trois couches, puis un ruban d’amiante. Les résultats furent excellents.
- L’auteur conclut en indiquant que ce mode de construction peut ouvrir une voie nouvelle au mode d’établissement des moteurs de traction.
- O. A.
- Nouvelles locomotives électriques du chemin de fer métropolitain de Londres.
- La Cie Westinghouse a construit, pour le Métropolitain électrique de Londres, de nouvelles locomotives destinées à remorquer de lourdes charges.
- L’équipement de ces locomotives consiste en quatre moteurs de 200 chevaux qui, par suite de l’emploi d’une ventilation artificielle produite avec de l’air comprimé, peuvent fournir sans inconvénient 260 chevaux pendant un temps assez long.
- Ces locomotives peuvent remorquer un poids de 170 tonnes à une vitesse maxima de 5^,5 kilomètres à l’heure, entre Baker Street et Harrow, et un train de 260 tonnes, à une vitesse maxima de 43 kilomètres à l’heure, sur le reste du parcours.
- Les moteurs série sont connectés deux par deux et chaque groupe de deux moteurs possède un controller tourelle (1) spécial électro-pneumatique système Westinghouse. Ces deux controllers tourelle sont commandés par un seul manipulateur et ne sont pas automatiques.
- Dans un essai fait à la fin du mois de juin, la première locomotive livrée a remorqué un train de 279 tonnes: le poids supporté par chaque essieu de la locomotive est d’çnviron 6 tonnes.
- R. 1\.
- Troisième rail renversé du New-York Central Railroad.
- Après des expériences diverses effectuées auprès de Schenectady sur différents types de troisième rail, la commission du New-York Central Railroad a décidé l’adoption d’un modèle de troisième rail renversé. Ce rail est soutenu par des supports en fonte en forme de cols de cygne par l’intermédiaire d’un bloc isolant. La surface de frottement du rail se trouve à la partie inférieure et la surface supérieure est protégée pas un revêtement en bois, soutenu par les supports et disposé sur toute la longueur du rail.
- Le rail à contact inférieur a donné d’excellents résultats au point de vue des facilités de protection complète grâce auxquelles tout contact dangereux pour le personnel est évité d’une façon certaine.
- R. R.
- Phares électriques pour locomotives.
- Dans son numéro du 25 septembre Y Engineering indique qu’un grand nombre de locomotives américaines circulant dans les Etats du Nord sont munies à l’avant de phares électriques.
- La dynamo génératrice qui fournit l’énergie électrique nécessaire à la lampe à arc du phare est entraînée par une petite turbine à vapeur horizontale : ce groupe électrogène est placé immédiatement derrière la lanterne. La vitesse de rotation est de 2.000 tours par minute : les paliers sont à billes et graissés par des bagues : la vitesse est réglée par un appareil à force centrifuge. La dynamo compound possède un enroulement shunt prépondérant, les balais de cette dynamo sont en charbon.
- La lampe à arc du phare consomme 3o à 35 ampères sous 3o volts : le régulateur est muni d’élec-tro aimants puissants pour éviter les déréglages produits par la trépidation. Les rayons lumineux émis par le phare sont divisés en deux parties par un miroir à 43° placé en avant du projecteur : l’une de ces parties produit un faisceau horizontal qui éclaire la voie à 1 km. en avant de la locomotive ; l’autre partie forme un faisceau vertical qui est visible extrêmement loin.
- Pour éviter qu’au moment des croisements de train les mécaniciens soient éblouis par le phare du train voisin, on a disposé à l’avant de ces phares un petit volet à rouleaux que chaque mécanicien manœuvre quand il aperçoit un train venant en sens opposé : ce volet arrête la majeure partie de la lumière.
- (') Voir Eclairage Electrique, t. XLIII, 20 mai 1905, p. 256.
- R. R.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 14 Octobre 1905
- XXI
- Frein électromagnétique sur rails de l’A, E. G.
- Ce frein est destiné aux installations de traction électrique où il existe de fortes pentes ou peut servir comme frein d’urgence sur les tramways. Il consiste en une pièce en acier coulé portant des pièces polaires sur lesquelles sont placées des bobines inductrices : une enveloppe en cuivre rouge protège ces bobines dans les intervalles desquelles est coulée de l’asphalte. Les pôles portent des pièces polaires amovibles que l’on peut facilement remplacer en dévissant les boulons qui les maintiennent.
- Le frein est fixé sous le châssis de la voiture par deux pièces dans lesquelles pénètrent des tiges de suspension : des ressorts le maintiennent soulevé à une certaine distance des rails tant que les bobines ne sont pas excitées. Les bobines inductrices, au nombre de dix ou douze, sont de polarités différentes alternant entre elles et tous les freins d’une voiture sont placés en court-circuit sur le moteur travaillant en génératrice. La force avec laquelle un frein appuie sur les rails es^ comprise entre i.5oo et 3.ooo kgr. suivant le nombre de pôles et la section.
- Sur une voiture de io tonnes à deux essieux équipée avec deux moteurs et deux freins de rails la force de freinage du court-circuit des moteurs
- est égale à 10.000X0,1= 1.000 kgr. (0,1 étant le coefficient de frottement entre la roue et le
- rail) ’ la force de freinage des freins de rails est à
- peu près égale à 2X 1.800 Xo,i5 soit54o kgr.: au total, l’effort de freinage est égal à i.54o kgr.
- Sur une pente à 10 % il faudrait environ un effort de 960 kgr. pour cette voiture • il reste donc 600 kgr. pour la retardation. A une vitesse de i5 km. à l’heure, la voiture serait arrêtée en i4m.5o: la longueur de l’arrêt serait de 8 mètres sur une pente à 5 % et de 5 mètres en palier. Sans les freins de rails, cette voiture ne pourrait pas être arrêtée sur la pente de 10 % : elle serait
- arrêtée en 16 mètres sur la pente de 5 % et en
- 8,5 mètres en palier.
- O. A.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Sur l’emploi des arbres en télégraphie sans fil.
- Des expériences, que nous avons décrites [r] ont été faites avec des arbres employés comme antennes, transmettrice et réceptrice. Dans une note publiée par Y Elektrotechnische Zeitschrift, M. Schmidt rappelle le résultat d’un certain nombre d’études effectuées par lui sur des arbres
- (!) Voir Eclairage Electrique, t. XLIII,8 avril 1905, p. 10.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
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- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
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- Billets délivrés toute l’année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lr* classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quimper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 % sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
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- BILLETS DE VACANCES A PRIX RÉDUITS POUR FAMILLE
- La Compagnie émet du 1" juillet au i5 septembre, des billets d’aller et retour collectifs vacances de i,e, 2e et 3= cl. de toutes gares sous condition d’un parcours simple minimum de 3oo km. aux familles d’au moins 3 personnes.
- Validité jusqu’au ier novembre. — Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4' et chacune des suivantes.
- Si la famille ne comprend que trois voyageurs, ceux-ci sont tenus de voyager ensemble ; si elle en comprend davantage, trois d’entre eux au moins sont tenus de voyager ensemble ; les autres peuvent voyager isolément, moyennant un supplément, dans les conditions suivantes :
- ) Un billet collectif est établi et le prix calculé pour tous les titulaires ;
- ) Un coupon d’aller et un coupon de retour pour la même classe et le même parcours que le billet collectif, sont établis au nom de chacun des voyageurs autorisés à voyager isolément.
- Sur le vu de ces coupons individuels leur titulaire obtiendra, aux gares de départ et de retour, un billet au tarif militaire contre paiement de sa valeur.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets, 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- NOTA. — Il peut être délivré, à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de vacances et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre la gare de départ et le lieu de destination sur le billet collectif.
- Exemple : Une famille de 4 personnes, ayant à faire un parcours d’au moins 600 km. aller et retour, paiera pour ce parcours :
- ire cl. 2e cl. 3e cl.
- Les deux premières.... i34 fr. 4o 90 fr. 80 5g fr. 20
- La troisième............. 33 » Go 22 » 70 14 t 80
- La quatrième (1)......... 16 b 80 11 » 35 7 i> 4o
- 184 fr. 80 124 fr. 85 81 fr. 4o
- Timbre........... o » 10 o » 10 o » 10
- Soit, pour les 4 personnes
- composant la famille. ... 184 fr. 90 124 fr. 95 81 fr. 5o
- (1) Au cas où la famille se composerait de plus de 4 personnes, chaque personne en sus paierait également ; 16 lr. 80 en ire cl., 11 fr. 35 en 2e cl. et 7 fr.40 en 3e cl.
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- XXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 14 Octobre 1905
- frappés par la foudre, en vue de déterminer quelle était la ligne^de conductibilité maxirrta que suivent, dans les arbres, les décharges atmosphériques.
- Il a t rouvé que les parties qui présentent la meilleure conductibilité sont les côtes en saillie que l’on observe sur beaucoup de troncs et qui vont des grosses racines de l’arbre jusqu’aux premières branches. Pour employer des arbres comme antennes de télégraphie sans fil, on devrait donc avoir soin d’enfoncer les clous ou les pointes métalliques de contact dans ces parties du tronc, de façon à obtenir le maximum
- Nouveau détecteur d’oscillations hertziennes.
- Le professeur Fleming a récemment décrit, dans une conférence faite à Londres, un nouveau détecteur d’ondes basé sur l’emploi d’une lampe à incandescence.
- On sait que, dans une lampe ordinaire en fonctionnement, des particules matérielles s’échappent de la cathode. Si l’on place dans la lampe une petite électrode plate, le mouvement des particules qui se dirigent vers cette plaque crée un véritable courant électrique.
- Le professeur Fleming emploie une telle lampe, qu’il place dans le circuit local relié électro-magnétiquement au circuit de l’antenne : quand des oscillations électriques sont recueillies par celle-ci, il se produit, entre la cathode et l’électrode, un courant dirigé toujours de même sens et susceptible d’impressionner un galvanomètre.
- R. V.
- Communications par télégraphie sans fil entre Berlin et Dresde.
- Les communications par aérogrammes entre Oberschôneweide (près Berlin) et Dresde sont assurées par des appareils de la Cie Telefunken. La distance entre les deux postes est de 184 kilomètres. Le poste transmetteur possède une antenne en pyramide renversée de ioo fils portée par quatre cheminées de 70 mètres de hauteur. Au sommet de la pyramide est placée une maisonnette dans laquelle un alternateur de i5 kw. produit le courant nécessaire, dont la tension est élevée à 5o.ooo volts par un transformateur. La fréquence d’oscillations est de 900.000 périodes par seconde. Les ondes émises par cette puissante station sont reçues, non seulement à Dresde, mais au poste maritime de l’île Fehmann (275 km.) et à Karlskrona (Suède) à 45o km.
- Pendant la nuit, on reçoit à Oberschôneweide les signaux émis par le poste de Poldhu distant de 1.223 km. Les mesures effectuées au moment de la réception de ces signaux ont montré que la station de Poldhu travaillait avec une longueur d’ondes de 1.966 mètres. En employant cette même longueur d’ondes pour la transmission, on put envoyer une dépêche à Poldhu.
- Le détecteur d’ondes employé est le détecteur électrolytique Schloenilch avec un téléphone.
- R. V.
- Nouvelle jonction par télégraphie sans fil.
- Une communication par télégraphie sans fil sera ouverte dans deux mois entre le mont Ta-malpaïs (San Francisco) et les îles Hawaï. La dis-
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- PERSAN (Seine-et-Oise) Ji, SILVERTOWN (Angleterre) 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 14 Octobre 1905
- XXIII
- tance entre les postes transmetteur et récepteur atteint 3.700 km.
- Un certain nombre de postes de télégraphie sans fil vont être établis au Mexique, à Jalisco, Tepie, Sonora, Sinaloa et Nuevo Leon.
- R. V.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Câble fluvial franco-congolais.
- Gomme suite à la convention franco-belge du 23 juin 1903, on vient d’achever l immersion d’un câble fluvial entre les rives française et congolaise du Stanley-Pool. Cette ligne télégraphique, qui relie définitivement Brazzaville et Léopoldville, rattache à l’Europe, par les voies françaises, le réseau de l’Etat du Congo. Les bureaux en ont été ouverts le 1e1' octobre au trafic international.
- A. S.
- Signaux sous-marins pour bateaux.
- Depuis plusieurs années, une Cie américaine, la Submarine Signalling C° poursuit des études en vue de trouver un moyen commode pour prévenir les bateaux de la présence d’un bateau voisin. Tous les dispositifs essa}7és dans ce but reposent sur la propagation du son dans l’eau, et, à la suite de nombreuses expériences, le président de cette société, M. Millet, a obtenu des résultats fort intéressants dont il a fait part à VInstitution of Naval Architects à Londres dans une conférence récente.
- L’appareil émetteur de signaux est une cloche placée à une profondeur suffisante dans l’eau et actionnée par un mécanisme électrique que contient une enveloppe métallique étanche. Le sonde cette cloche doit être élevé et clair.
- L’appareil récepteur est un microphone fixé à un récipient cylindrique qui est appliqué contre une paroi de la coque du bateau aussi bas que possible au-dessous de la ligne de flottaison : ce récipient cylindrique est rempli d'un liquide incon-gelable.
- Les résultats obtenus avec des dispositifs de signalement ont été satisfaisants : le microphone permet, dans les circonstances les plus défavorables, d’entendre la cloche d’un bateau situé à 5 kilomètres et, dans des circonstances favorables, un expérimentateur habile peut l’entendre jusqu’à 20 kilomètres. On entend aussi nettement le bruit de l’hélice d’un bateau voisin.
- La Compagnie du Nord Deutsche Lloyd a fait équiper avec ce système le « Kaiser Wilhelm II » et va en étendre l’application à plusieurs de ses bateaux. Un grand nombre de bateaux-feu américains ou allemands sont pourvus de cloches sous-marines électriques.
- Nouveau microphone.
- Dans un de ses récents numéros, YElettricista indique que, dans les essais de communications téléphoniques à grande distance faits à Rome (Rome Paris, Rome Londres) on s’est servi d’un nouveau microphone imaginé par M. Majorama. Le principe de cet appareil repose sur les extensions que subit un filet liquide capillaire sous l’influence d’ondes sonores. Ces extensions produisent dans un circuit électrique des variations de résistance telles que, dans des conditions favorables, des courants téléphoniques de 100 milliampères prennent naissance. Les meilleurs microphones employés en Italie donnent des courants téléphoniques de 20 à 25 milliampères.
- E. B.
- ÉLECTROCHIMIE
- Four électrique Héroult pour la production de l’acier.
- Le contact direct entre les électrodes et le bain métallique est évité, dans cet appareil, par l’emploi d’une scorie qui surmonte le bain et dans laquelle sont plongées les électrodes. Le courant passe d’une électrode à l’autre par l’intermédiaire du bain métallique parce que celui-ci présente une conductibilité énorme par rapport à celle de la scorie. Celle-ci est à base de chaux ou de silice ou est prise dans un hautfourneau.
- Le four proprement dit est fait en matières réfractaires recouvertes d’une enveloppe de fer et fermé par un couvercle dans lequel est ménagé un canal pour l’échappement des gaz de la combustion et deux ouvertures pour l’introduction des électrodes. Le soulèvement et l’abaissement de celles-ci est produit, d’après les indications d’un appareil de mesure, au moyen de dispositifs hydrauliques : il en est de même du renversement du four pour son vidage.
- Pour amener à la fusion une charge d’acier de 3 tonnes, il faut un courant alternatif de 4-ooo ampè-
- SOCIETE FRANÇAISE DE T| 11101)
- L’ACCUMULATEUR | UUUK
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 fr. Siège Social : 8i, rue Saint-Lazare, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- E. B.
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- XXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 14 Octobre 1905
- res sous 120 volts. D’après les indications cle l’inventeur l’acier produit contient 0,6 à 1,8 % de carbone, 0,15 % de manganèse, o,o3 % de silicium, 0,003 % de phosphore et 0,007 % de soufre.
- R. R.
- MESURES
- Transformateurs de potentiel pour appareils de mesure.
- Il est de pratique courante aujourd’hui de procéder aux mesures, non plus directement sur les canalisations, mais indirectement à l’aide d’une transformation, simple ou double. Cette méthode met les appareils de mesure à l’abri des tensions trop élevées et augmente la sécurité de la manœuvre. Pour pousser plus loin la sécurité, il est recommandable de connecter l’une des extrémités du secondaire à la terre ; de cette façon le potentiel ne dépasse pas une centaine de volts à l’appareil indicateur.
- Dans les transformateurs Ferranti, par exemple, les types spécialement destinés à l’application dont nous parlons, sont disposés de façon à permettre d’effectuer très simplement la mise à terre ; l’un des bouts du secondaire est relié à la caisse de fonte qui contient Fappareil et le protège contre les actions extérieures et notamment contre l’humidité ; cette boîte est pourvue d’une vis d’attache.
- Les transformateurs Ferranti peuvent être employés avec les wattmètres, voltmètres, ampèremètres de tout genre ; on les emploie également pour les synchroniseurs. Au-delà de 5,000 volts, l’isolement est assuré par un bain d’huile.
- Tout transformateur est soumis, pendant les essais, à une intensité double et à une tension triple de celles qu’il est destiné à supporter normalement ; la surcharge d’intensité est maintenue pendant un temps indéterminé ; pour le voltage, la durée de l’expérience est réduite à une , minute. Avec une puissance de i5o watts, durant une heure, la température ne dépasse pas de plus de 27° 5 G. la température ambiante.
- La nature de l’huile employée pour l’immersion des transformateurs destinés aux tensions élevées a une importance considérable ; aussi le choix doit-il faire l’objet de soins particuliers et reposer sur une étude précise des propriétés physiques, électriques et chimiques du liquide.
- La. tension - aux bornes du secondaire est en général voisine de 100 volts. Pour chaque appareil, le coefficient de transformation est mesuré avec exactitude dans les ateliers.
- E. G.
- Shunts Ferranti pour ampèremètres à bobine mobile.
- On établit en général ces shunts avec des bandes en alliage spécial fixées à leurs extrémités dans des blocs la chute de potentiel doit être aussi faible que possible, afin d’éviter, avec des courants intenses, une consommation de puissance considérable et d’empêcher que, par le passage d’un courant trop intense, réchauffement n’atteigne des valeurs dangereuses ou préjujudiciables ; jusqu’à 1.000 ampères, on emploie des shunts où la chute de voltage, à pleine charge, ne dépasse pas 0.08 volt; la chute est de 0.07, pour les intensités de 1.000 à 2.00,0 ampères et de o.o5 pour les intensités de 2.000 et plus; chaque instrument indique extérieurement, d’ailleurs, les intensités auxquelles il est destiné, et la chute de voltage à pleine charge qui s’y produit.
- G. E.
- AVIS
- Ingénieur Electricien, norvégien, diplômé d’une Ecole Polytechnique d’Allemagne, ayant depuis plus d’un an situation dans un des premiers établissements d’électricité de Paris, bien au courant des installations électriques, des centrales, des transports de force et des vérifications de machines électriques ; parlant le français, le norvégien, l’allemand et sachant l’anglais, cherche place à Paris ou en Province.
- Ecrire « Ingénieur Diplômé » au bureau du journal.
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- On demande un bon contremaître connaissant bien la construction électrique et mécanique.
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- Tome XLTV.
- Samedi SI Octobre 1905.
- 1S* Année. — N° 4S.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- s
- SOMMAIRE
- TOMMASINA (Th.). — Sur la théorie cinétique de l’électron...................... 81
- DESCHAMPS (J.). — Le chauffage des chaudières au gaz de gazogènes. ............ 88
- REYVAL (J.). — Exposition de Liège. — Groupe électrogène Preud’homme-Prion—Jaspar. . . 93
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la force èlectromotrice résiduelle dans l’arc au carbone, par Becknell. 100 Génération et Transformation. — Essais d’une locomobile Wolf à double surchauffe, par Josse ... 101
- Influence des variations de vitesse des générateurs électriques sur la différence de potentiel aux bornes,
- par Russel............................................................................... 102
- Sur le facteur de dispersion des moteurs d’induction, par Press.......................... io3
- Commutatrices et moteprs-générateurs, par Bogen....... ....................................... io;4
- Transmission et Distribution. — Calcul de la section des conducteurs pour différentes tensions d’exploitation, par Hoppe................................................................................ io4
- Applications Mécaniques. — Nouveau démarreur automatique, par Jéssen.............................. 106
- Eclairage. — Comparaison entre différentes lampes à arc et différents montages au point de vue du rendement, par Hoppe.................................................................................. 106
- Sur l'éclairage public ................................................................................... 109
- L’arc entre charbons dans le vide, par JHoerburger............................ 109
- Sur la distribution de l’énergie dans le spectre des corps incandescents, par Nichols. ........ 109
- Emploi de la lampe à osmium comme étalon secondaire, par Revessi.............................. 110
- Electrochimie. — Electrolyse par courant alternatif, par Wilson .................................. 110
- .Relation entre les phénomènes électrolytiques et la température des électrodes, par Moldejnhauer. ... ii3 Mesures. — Mesure de l’inductance au moyen du galvanomètre balistique différentiel, par Raymond . , ; ; . ..... n4
- Divers. — Sur le sélénium et son importance en électrotechnique, par Ruh-mer. ........ . . L 117
- NOTES ET NOUVELLES . ^ r :
- Exposition Universelle de Liège. — Diplômes décernés aux exposants du Groupe V . . . . ; . . . . . ’. \ . xxvi
- Usines génératiâces de Bournillon, de Lucerne et de Longborough. . . . '................ . . ... xxxii . . xxxiv
- Nouvelle station centrale de la « Brooklyn Rapid Transit C° »...•. \ . : ; . • . ; . . . • . xxxiv
- La traction électrique en Portugal......................................... xxxv
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- XXVI
- Supplément à L Eclairage Electrique du 21 Octobre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LIÈGE
- Diplômes décernés aux exposants du groupe V :
- Electricité
- Classe 23. — Production et utilisation
- MÉCANIQUES DE l’ÉLECTRICITE Composition du Jury,
- Belgique. — Président : M. Ernest Gérard, inspecteur général, chef du cabinet du ministre des chemins de fer, postes et télégraphes, à Bruxelles.
- Allemagne et France. — Vice-président : M. le Dv Feldmann, professeur à l’Académie royale technique de Delft. M. Emile Ilarlé, constructeur (maison Sautter-Harlé), à Paris.
- Belgique. — Secrétaire-rapporteur : M. Gustave L’hoest, ingénieur en chef, inspecteur de direction à l’Administration des chemins de fer de l’Etat, à Bruxelles.
- Jurés titulaires.
- Belgique. — MM. Julien Dulait, ingénieur, administrateur-gérant de la Société anonyme de Constructions Electriques de Charleroi. — Henri Pieper, administrateur délégué, directeur général de la Société anonyme : Compagnie Internationale d’Electricité, à Liège.
- France. M. Emile Javaux, directeur de la Société Gramme, à Paris.
- Suède. — .)/. Wikamper, à Liège.
- Jurés suppléants.
- Belgique. — MM. Félix Mélotte, ingénieurs, directeur technique des ateliers Jaspar, à Liège. Emile Piêrard, ingénieur principal à l’Administration des télégraphes, professeur à l’université libre de Bruxelles, à Bruxelles.
- Grand-Duché de Luxembourg. M, FLeniù Tudor, ingénieur, à Rosport.
- Liste des exposants mis hors-concours en leur qualité de juré, par application de l’article 7 du reglement du Jury.
- Ateliers « Jaspar » Société anonyme de constructions mécaniques et électriques, à Liège. Compagnie Internationale d’Electricité, à Liège. MM. A. Engelmann et Cie, à Liège.
- Felten et Guilleaume Carlswerk Aktien Gesells-chaft, Mülheim-sur-le-Rhin.
- La Française électrique, à Paris.
- MM. Jacques Hobzschuch et Bonnemaison, à Paris. Maison Beer, à Jemappe-les-Liège, Belgique.
- MM. Sautter-Harlé et Cie, à Paris.
- Société d’Applications Industrielles, à Paris.
- Société anonyme des Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi.
- Société « l’Eclairage Electrique )), à Paris.
- Société . Gramme, à Paris.
- Société industrielle des téléphones, à Paris.
- Société Parisienne pour l’industrie des chemins de fer et des tramways, à Paris.
- Société anonyme Vulkan ^pour la construction de machines-outils, à Vienne (Autriche).
- Diplômes de grand prix
- Allmânna Svenska Elektriska Aktiebolaget, à Ves-teras, Suède.
- Association des ingénieurs électriciens sortis de l’Institut Montefiore, à Liège.
- Elektricitâts Aktien Gesellsehaft vormals Lahmeyer, à Francfort-sur-le-Mein.
- MM. Hillairet Huguet, (rappel de grand prix) à Paris.
- MM. Geofïroy-Delore, à Clichy (Seine).
- Kabelwerk Rheydt A. G. à Rheydt, Allemagne. Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, à Belfort.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 21 Octobre 1905
- XXVII
- Moteurs Monophasés
- Westinghouse
- pour TRAeTION
- Pouvant utiliser indistinctement du courant alternatiî simple à 25 périodes, ou du courant continu
- Moteur monophasé de ÎOO chevaux
- INSTALLATIONS FAITES et en cours d'exécution
- Chemin de fer de ROMA à CIVITA-CASTELLANA
- Chemin de fer de BERGAMO à VALLE BREMBANA
- Chemin de fer d’ 1ND1ANAPOLIS à CINCINNATI
- Chemin de fer de VALLEJO, BENECIA et NAPA VALLEY (Californie)
- Chemin de fer d’ ATLANTA NORTHERN
- Chemin de fer de WARREN ET JAMESTOWN STREET (N. Y.)
- Chemin de fer de Ft. WAYNE et SPRJNGFJELD
- Chemin de fer de PHILADELPHIA, COATESVlLLE et LANCASTER
- Chemin de fer de SHEBOYGAN et ELKHART, LAKE
- Chemin de fer de LONG-ISLAND
- Chemin de fer de WESTMORELAND COUNTY.
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 25.000.000 de francs)
- 2, Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre
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- xx vin
- Supplément à L Eclairage Electrique du 21 Octobre 1905
- Société anonyme (( Le Carbone à Levallois-Perret (Seine).
- Société anonyme Westinghouse, le Havre (Seine-Inférieure).
- Société Internationale des Electriciens, à Paris. Diplômes d’honneur
- Allgemeine Electricitâts Gesellschaft à Berlin.
- M. H. G. de la Mathe, à Gravelle, Saint-Maurice (Seine).
- Mechernischer Bergwerks Aktien Verein, à Me-chernich, Allemagne.
- Société anonyme Egyptienne d’Electricité, à Paris. M. Henri Tudor, à Rosport, Grand-Duché de Luxembourg.
- Diplômes de médaille d'or MM. Louis Boudrcaux, à Paris.
- Alexandre Charliat, à Paris.
- Ecole professionnelle de mécanique de précision, d’horlogerie et d’électricité, à Bruxelles.
- Diplômes de médaille d’argent Ateliers de constructions (( l’Aster )>, à Paris.
- MM. Gadiot et C°, à Paris.
- Cari Ludwig, à Schœnberg, Allemagne.
- J. Darton et G0, Glerkenwell optical works, à Londres.
- Jean de Traz,‘ à Paris.
- Porzellanfabrik Werkelsgrün, Karlsbad, Autriche. Unted flexible metallic Tubing G0, à Londres.
- Diplôme de médaille de bronze.
- MM. Achille et Louis Parvillée, à Paris.
- Diplômes de mention.
- MM. Clovis Hottelart, à Roubaix.
- Jean Pagnouî, à Jemmapes-sur Meuse.
- Eugène Schieber, à Merch, Grand-Duché • de Luxembourg.
- Classe 24. — électrochimie Composition du jury.
- France. — Président : M. Daniel Bethmont,
- administrateur de la Société « l’Electro-Métallurgie » de Dives, à Paris.
- Belgique. — Vice-président : M. G. Gillon, professeur à l’Université catholique de Louvain.
- France. — Secrétaire-rapporteur : M. Henri Fredet, Accumulateurs électriques au sulfhydrate d’ammoniaque, à Brignoud (Isère).
- Juré titulaire
- Belgique. — M. Ch. Alker, ingénieur-électricien, à Bruxelles.
- Juré suppléant.
- Belgique. — M. Maurice Laneau, ingénieur civil des mines, ingénieur-électricien, à Bruxelles.
- JÂste des exposants mis hors-concours en leur qualité de Juré.
- M. Henri Fredet, à Brignoud (Isère).
- MM. Leclanché et Cie, à Paris.
- Société d’électro-rpétallurgie de Dives, à Paris. Société Gramme, à Paris.
- Diplômes de grand prix.
- Accumulateurs Tudor (Société anonyme), à Bruxelles.
- Compagnie électrotliermique Keîler, Leleux et Cie, à Paris.
- M. Alexandre Glassen, à Aix-la-Chapelle. Manufactures des glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny et Cirey, à Paris.
- Société anonyme pour le travail électrique des métaux, à Paris.
- Société anonyme électro-métallurgique, procédés F. Girod, à Ugine (Savoie).
- Société d’Electro-chimie, à Paris.
- Société des forces motrices et usines de l’Arve, à Grenoble (Isère).
- MM. Solvay et Cie, à Bruxelles.
- Diplômes d’honneur.
- Compagnie française de charbons pour Félectri-cité et M. Edme Bancelin, à Paris.
- M. Gustave Gin, à Paris.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 21 Octobre 1905
- XXIX
- La Néo-métallurgie (société anonyme), à Paris, et Société électro chimique du Gifïre, à Saint-Jeoire (Haute-Savoie).
- Les établissements S. Grauer et Ci@, à Bruxelles. L’Oxhydrique (Société pour l’exploitation des procédés électrolytiques Garuti), à Bruxelles. Usine électrolytique Nicolaeff, à Moscou.
- Diplômes cle médaille d’or.
- Compagnie française, de l’accumulateur Aigle, à Paris.
- MM. Philippe Delafon, à Paris.
- Alfred Dinin, à Puteaux (Seine).
- Ch. Jeantaud, à Paris.
- Sqciété anonyme des accumulateurs Chelin, à Bruxelles.
- Diplômes de médaille d’argent,
- M. Georges Dary, à Glamart (Seine).
- M. Paul Schuîler, à Paris.
- Société anonyme des manufactures de câbles, accumulateurs et appareils électriques, à Senefife, Belgique.
- M. Adolphe Wedekind, à Hambourg.
- Diplôme de médaille de bronze.
- M. Levy Siegmar, à Berlin.
- Classe 25. — éclairage électrique.
- • Composition du jury,
- France. — Président : M. Eugène Sartiaux, ingénieur électrûien.
- Allemagne. — Vice-président : M. le Dr Wecl-ding, professeur à l’Académie royale technique, à Charlottenburg.
- Belgique. — Secrétaire rapporteur: M. Albert Henrion, ingénieur en chef du service du gaz et de l’électricité de la ville de Liège.
- Juré titulaire.
- Belgique. — M. Emile Bède, ingénieur, ancien professeur à l’Université de Liège, à Bruxelles.
- Jurés suppléants.
- Belgique. — M. Edouard iMcomblé, ingénieur électricien de la ville de Bruxelles.
- France. — M. René Robard, ingénieur.
- Liste des exposants mis hors concours en leur qualité de juré.
- MM. .Cance et fils et Cie, à Paris.
- Compagnie Internationale d’Electricité de Liège.
- La Mutuelle Electrique, Liège.
- Société de Constructions Electriques de Charleroi. Société Gramme, à Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, à Paris.
- Diplômes de grands prix.
- Allgemeine Elektricitats Gesellschaft à Berlin. Appareillage électrique Grivolas, à Paris.
- MM. Barbier, Bénard et Turenne, à Paris. Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, à Paris.
- MM. Ed. Guinier, à Paris.
- H. Luppens, et Cie, à Bruxelles.
- Société anonyme des fonderie et tréfilerie de bronzes phosphoreux, à Bruxelles.
- Société anonyme Force et Eclairage, à Bruxelles. Société anonyme pour la fabrication d’appareils d’éclairage, à Liège.
- Société anonyme Westinghouse, à Paris, (lampe Gooper Hewitt).
- Société française d’incandescence par le gaz, système Auer, à Paris.
- M. Wilmotte fils, à Liège.
- Diplômes d’honneur.
- M. Louis Bardon, constructeur électricien, à Glichy, (Seine).
- Bergmann Elekt. Werke A. à Berlin.
- Compagnie continentale de fabrication des compteurs à gaz et autres appareils, à Paris. Compagnie française des compteurs Aron, à Paris. Compagnie française des perles électriques Weis-mann, à Paris.
- M. Paul Friésé, à Paris.
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- XXX
- Supplément à L Éclairage Electrique du 21 Octobre 1905
- Phœnix Lampe elektrotechnische Gesells., à Berlin. MM. Paz et Silva, à Paris.
- Société anonyme des usines industrielles Lux, à Munich.
- M. Vigreux et Brillié, à Levallois-Perret (Seine).
- Diplômes de médaille d’or.
- MM. Andouche et Leclercq, à Charleroi. Compagnie des lampes à arc Jandus, à Paris.
- MM. Moreau frères, à Liège.
- Begina Bogenlampenfabrik, Allemagne.
- M. Gaston Boux, bureau de contrôle des installations électriques, à Paris.
- Société anonyme des accumulateurs Ghelin, à Bruxelles.
- Société anonyme « Les Ateliers de Bœulx », Le Bœulx, Belgique.
- M. Hector Véry, à Paris.
- Diplômes de médaille d'argent.
- Ateliers Tantôt frères, à Bruxelles.
- Chambre syndicale du bronze, de l’éclairage et des industries qui s’y rapportent, à Bruxelles. M. Gerbera Domingo, à Paris.
- MAL J. Delafon et Leseible, à Paris.
- Alanufacture parisienne d’appareillage électrique, à Paris.
- Manufacture de porcelaine de Merkelsgrün, Autriche.
- AI AL Serrurier et Cie, à Liège.
- Société civile des usines et mines de houille du Grand Hornu, à Hornu, Belgique.
- Classe 26. —• télégraphie et téléphonie Composition du Jury.
- Belgique. — Président : M. Lucien Lambotte, ingénieur en chef, directeur de service à l’Administration des télégraphes^, à Liège.
- Angleterre et France. — Vice-présidents : MM. Rock Boulvin, ingénieur à Bruxelles, Albert Meyer-May, directeur du service « constructions électriques », à la Société Industrielle des Téléphones, à Paris.
- Belgique. — Secrétaire-rapporteur : M. Alfred Roosen, ingénieur en chef, inspecteur de direction à l’Administration des télégraphes, à Bruxelles.
- Juré titulaire.
- Allemagne. — M. le Dv Berger, ingénieur des télégraphes, à Berlin.
- Jurés suppléants.
- Belgique. — M. C. Dussart, ingénieur à l’Administration des télégraphes, à Liège.
- France. — M. Pasquet, sous-chef de bureau au Sous-Secrétariat d’Etat des postes et télégraphes, à Paris.
- Liste des exposants mis hors concours en leur qualité de juré
- Association des ouvriers en instruments de précision, à Paris.
- Compagnie des tréfileries du Havre, à Paris.
- AI. Alphonse Darras, à Paris.
- Société d’électro-métallurgie de Dives, à Paris. Société française pour la fabrication des tubes, à Louvroil (Nord).
- Société Industrielle des Téléphones, à Paris.
- Felten und Guilleaume-Lahmeyerwerke, à Alül-heim-sur-le-Bhin.
- Diplômes de grand prix
- Ateliers Thomson-Houston, à Paris.
- Bell Téléphoné Alanufacturing G0, à Anvers.
- M. Jules Carpentier, ateliers Buhmkorff, à Paris. Deutsche Telephonwerke, à Berlin.
- Marconi’s Wireless Telegraph, à Londres.
- A1M. Ch. Alildé, fils et Cie, (rappel de grand prix), à Paris.
- Ministère des chemins de fer, postes et télégraphes, à Bruxelles.
- Alinistère du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes, à Paris.
- Société anonyme des fonderie et tréfîlerie de bronze phosphoreux, à Bruxelles.
- The Antwerp Téléphoné and Electrical Works, à Anvers.
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 21 Octobre 1905
- XXXI
- Diplômes d’honneur.
- Deutsche Waffen-und Munitions Fabriken, à Berlin. M. Eugène Ducretet, à Paris.
- Kabelwerk Rheydt À.-G ; à Rheydt, Prusse rhénane.
- MM. G. et H.-B. de La Mathe à Gravelle, Saint-Maurice (Seine).
- MM. Mambret et Cie (anciennes sociétés de Bran-ville et Gie, et Louis Digeon et Gle), à Paris. Société d’électricité et d’automobiles Mors et M. Eugène Sartiaux, à Paris.
- Société de Poilly de Brigode, à Folembray (Aisne). Usine Frédéric Nyst, à Liège.
- Diplômes de médaille d’or.
- MM. Alfred Burugnder, à Paris.
- Jean Davin-Glibert, à Bruxelles.
- Iden, Leon et Cie, fabrication de fils et câbles pour l’électricité à Bruxelles.
- Société anonyme des manufactures de câbles, accumulateurs et appareils électriques, à Seneffe, Belgique.
- Diplômes de médaille d’argent.
- MM. J. Delafon et Leseible, à Paris. Fontaine-Souverain, à Dijon (Cote-d’Or).
- Emile Gérard et Cie, à Liège.
- Iwan Zanden, à Stockolm.
- Max Kotyra, à Paris
- Diplômes de médaille de bronze.
- MM. Belliol et Reiss, à Paris.
- Jean Fournial, le Havre (Seine-Inférieure) .
- Achille Gaillard, à Beziers (Hérault).
- Oscar Minsier, à Jauche, Belgique.
- Charles Woittequand, à Gharleville (Ardennes).
- Diplômes de mention honorable
- MM. Joseph Francotte et fils, à Jauche, Belgique. Ghysens, à Liège.
- Classe 27. — applications diverses
- DE l’ÉLECTRICITÏÎ Composition du jury
- France. — Président : M. Georges Dumont, ingénieur-électricien à Paris.
- Belgique. — Vice-président: M. Joseph Libert, inspecteur général des mines et ingénieur-électricien, à Liège.
- Belgique et France. — Secrétaires-rapporteurs : MM. Orner de Bast, ingénieur, sous-directeur de l’Institut Montefiore, à Liège ; Jacques Hobzschuch, ingénieur des arts et manufactures, inspecteur des services techniques de l’exploitation de la compagnie des chemins de fer du Nord, à Paris.
- Jurés titulaires
- Allemagne. — M. le Dv Wirtz, professeur à l’Académie technique, à Darmstadt.
- France. — MM. Léon Mascart, fils, directeur de la société des établissements Henry Lepaute, à Paris ; Jules Richard, ingénieur-constructeur à .Paris.
- Juré suppléant
- Belgique. — M. Oscar Colard, ingénieur des télégraphes, chargé de cours à l’Université de Gand, à Bruxelles.
- Liste des exposants, mis hors concours en leur qualité de Juré
- Association des ouvriers en instruments de précision, à Paris.
- Compagnie française des mines et usines d’Escom-brera-Bleyberg, à Bleyberg-Montzen, Belgique. Compagnie Internationale d’Electricité (Société anonyme), à Liège.
- MAL Dumont et Baignères, Pxousselle et Tournaire, à Paris.
- Jules Richard, à Paris.
- Société anonyme des Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi.
- Société d’électricité et d’automobiles Alors et M. Eugène Sartiaux, à Paris.
- Société des établissements Henry Lepaute, à Paris. Société Gramme, à Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, à Paris.
- Diplômes de grand prix
- A1M. Jules Carpentier, à Paris.
- Chauvin et Arnoux, à Paris.
- Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériels d’usines à gaz, à Paris.
- MAL Eugène Ducretet, à Paris.
- Georges Gaiffe, à Paris.
- Emile Gérard et Cie, à Liège.
- Max Kohl, à Chemnitz (Saxe).
- Land- und Seekabelwerke Aktiengesellschaft, à Cologne.
- MAL Radiguet et Alassiot, à Paris.
- Diplôme d’honneur AL Paul Hoho, à Bruxelles.
- Diplômes de médaille d’or
- Al AI. Emile Adnet, à Paris.
- Avtsine et Cie, à Paris.
- Charles Béranger, à Paris.
- Blot, Garnier et Chevalier, à Paris.
- Château frères et Cie, à Paris.
- Louis Clerc, à Paris.
- Ch. Cointe, directeur de la revue L’Eclairage Electrique, à Paris.
- Alphonse Darras, à Paris.
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- XXXII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 21 Octobre 1905
- Mme Vve Ch. Dtinod, à Paris,
- Société anonyme de Force Eclairage, à Bruxelles.
- MM. Gauthier-Villars, à Paris.
- (i. Mambret et Gie, à Paris.
- J. A. Montpellier, à Paris.
- Onland Van de Kasteele, F. à Utrecht, Pays-Bas.
- Bichez et Gic‘, à Bruxelles.
- Société anonyme iiégeoise pour la construction des machines, à Liège.
- Syndicat professionnel des Usines d'Electricité, à l’a ris.
- MM. G. Vigreux et L. Brillié, à Levallois-Perret (Seine).
- Diplômes de médaille d’argent
- M. Louis Ancel, à Paris.
- Appareillage électrique Grivolas, à Paris.
- MM. Melchior Rerlingin, à Penchot (Aveyron).
- Georges Dutertre, à Levallois-Perret (Seine).
- Fabrique d’explosifs de sûreté et de détonateurs de E. Ghinijonet et Gie, à Ougrée, Belgique
- MM. Laisser, à Lille (Nord).
- J. Lacoste et CU à Paris.
- Ernest Leguay, à Paris.
- Achille et Louis Parvillée, à Paris.
- Société anonyme de dynamite de Matagne, à Mata-gne-la-Grande, Belgique.
- Société anonyme des explosifs de Clermont, Müller et G1', à Lièü'c.
- Société anonyme Westinghouse, à Paris.
- Société pour le Travail Electrique des Métaux, à Paris.
- M. Paul Vaudrev, à Paris.
- Diplômes de médaille de bronze
- MM. Albert Marquer, à Paris.
- Jean Sallin, à Paris.
- J. Toupart, à Malakoff (Seine).
- Diplômes de mention honorable
- MM. Alexandre Le Chevalier, à Gabourg (Calvados).
- André Lucas, à Monte-Carlo.
- Nathanson, à Copenhague.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Usine génératrice de Bournillon, dans l’Isère.
- Cette usine est établie sur les berges de la Bourne et est destinée à fournir du courant à haute tension aux différentes villes de la région, notamment à. Vienne et à Romans, dont elle est distante de 4o. et 65 kilomètres. La Bourne est un torrent montagneux coulant dans une gorge profonde : la chute utilisée atteint une hauteur de 102 mètres et peut produire une puissance de 2.5oo chevaux. On installera peut-être plus tard une seconde usine à une altitude supérieure de 200 mètres à celle de l’usine actuelle, pour utiliser une chute de 3oo mètres.
- Du barrage part une conduite forcée en acier rivé de 1 m. 20 de diamètre intérieur et de 35o mètres de longueur : cette conduite se prolonge par trois tubes d’alimentation aboutissant aux turbines : une vanne automatique de décharge évite les coups de bélier. La salle des machines est établie pour contenir six unités de 1.260 chevaux formées chacune d’une turbine Bouvier à arbre horizontal directement accouplée avec une dynamo. Les turbines sont munies de régulateurs de vitesse Bouvier d’un nouveau type à action instantanée et à servo-moteur hydraulique. Un seul régulateur à
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 21 Octobre 1905
- XXXTII
- force centrifuge règle la vitesse de toutes les unités : il est commandé par un moteur synchrone qui représente la vitesse de tous les alternateurs fonctionnant en parallèle.
- Les alternateurs Schneider et Cie sont entraînés par des accouplements élastiques et produisent des courants triphasés sous 3.800 volts, en tournant à une vitesse de rotation de 3^5 tours par minute : les phases de l’induit sont connectées en étoile. La puissance de chaque alternateur est de 1.000 kwtts à 5o périodes : le courant d’excitation est fourni par une petite génératrice placée en bout d’arbre et produisant 3oo ampères sous 70 volts. Un groupe de six transformateurs élève la tension à 3.5oo volts : les phases de ces appareils sont connectées en triangle, au primaire et au secondaire : chaque transformateur a une puissance de 58o kw. et est refroidi par une circulation d’air produite par un ventilateur de 5 chevaux. La différence de potentiel secondaire peut être de 3o.ooo, 32.5oo ou 35.ooo volts : on peut la modifier suivant les conditions de charge de la ligne.
- B. L.
- Usine génératrice de Lucerne-Engelberg.
- Cette usine, établie à Obermatt, a été ouverte le 1e1' septembre et fournit du courant à la ville de Lucerne pour l’éclairage et la force motrice. L’ins
- tallation hydraulique utilise une chute d’eau de 3oo mètres. La salle des machines contient actuellement 4 unités de 2.000 chevaux et en contiendra huit quand l’usine aura reçu son entier développement. Les alternateurs des Ateliers d’Oerlikon, produisent des courants triphasé et monophasé sous 6.000 volts à une vitesse de rotation de 3oo tours par minute. Une partie de l’énergie est transportée par des câbles, sous cette différence de potentiel, à la ville d’Engelberg distante de 455 kilomètres : la majeure partie de l’énergie est transformée à 27.000 volts et transportée à Lucerne à 28 kilomètres ; de là elle est distribuée à environ i5 localités. L’élévation de tension est obtenue dans 10 transformateurs monophasés de 700 kilowatts des Ateliers d’Oerlikon à refroidissement artificiel par circulation d’eau. Parmi ces dix transformateurs, six forment deux groupes triphasés avec connexion en triangle ; trois autres travaillent sur la Irgne monophasée d’éclairage. Le tableau cellulaire de l’installation est particulièrement intéressant.
- A Lucerne, la tension est abaissée de 25.000 à 26.000 volts et le courant est en partie distribué par des câbles, en partie converti en courant continu pour l’alimentation des tramways électriques.
- B. L.
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- Agde (Le Grau), Alet, Amélie-les-Bains, Arcachon, Arge-lès-Gazost, Argelès-sur-Mer, Arles-sur-Tech (La Preste), Arreau-Cadéac (Vieille-Aure), Axat-Aiule (Carcanicres, Escou-loubre , Usson-les- Bains), Ax-1 es-Thermes, Bagnères-de -Bigorre, Bagnères-de - Ludion, Balaruc - les - Bains, Banyuls-sur-Mer, Barbota», Biarritz, Boulou-Perthus, (le), Cambo - les-Bains, Capvern, Cauterets, Collioure, Couiza-Montazels (Rennes-les-Bains), Dax, Espéraza (Cam-pagne-Ies-Bains), Gamarde, Grenage-sur-l’Adour (Eugénie-les-Bains, Guétliary (halte), Gujan-Mestras, liendaye, Laiton ne, (Cap-Breton), Labouheyre (Mimizan), Laluque (Préchacq-les-Bains), Lamalou- les-Bains, Laruns-Eaux-Bonnes (Eaux-Chaudes), Leucate (La Franqui), Lourdes, Loures-Barbazan, Luz-Saint-Sauveur (Barèges, Saint-Sauveur), Marignac-Saint-Béat (Lez, Val-d’Aran), Nouvelle (la) Oloron-Sairite-Marie (Saint-Çhristau), Pau, Pierrelilte-Nestalas, Port-Tendres, Prades (Molitg), Quiilau (Ginoles, Saint-Flour (Chau-desaigues), Saint-Gaudens (Encausse, Gantiès,) Saint-Girons (Audinac, Aulus), Saint - Jean - de - Luz, Saléchan (Sainte-Marie, Siradan), Salies-de-Béarn, Salies-du-Salat, Ussat-les-Bains et Villefranche - Yernet-les-Bains (Thuès, les Escaldas, Graüs-de-Ganaveilles).
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- XXXIV
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 21 Octobre 1905
- Usine génératrice de Longhborough.
- Cette usine, établie dans les ateliers électriques de la « Longhborough Corporation » contient deux turbo-dynamos à courant continu Brush-Parsons produisant 260 kilowatts sous 44o ou 48° volts. Les dynamos bipolaires offrent cette particularité qu’elles sont établies comme les anciennes dynamos Edison, avec deux grands électros verticaux. Leur induit est lisse et est ventilé au moyen de canaux longitudinaux. Le collecteur très allongé contient peu de lames ; le courant est recueilli par des balais métalliques. La vitesse de rotation est de 3.000 tours par minute.
- La vapeur employée a une pression de ii,5kg. par cm2 et est surchauffée de : les condenseurs sont à surface et sont desservis par des pompes à air Edwards et des pompes centrifuges. La consommation de vapeur à pleine charge est de 10 kgr. par kilowatt-heure.
- B. L.
- Nouvelle usine génératrice de la Brooklyn Rapid Transit C°.
- VElectrical World and Enginecr décrit, dans son numéro du 23 septembre, la nouvelle usine génératrice de la C'° du Brooklyn Bapid Transit. Cette
- usine, établie sur le canal YValIabout, est la sixième station génératrice fournissant le courant nécessaire au chemin de fer électrique.
- La cinquième station génératrice, en service depuis trois ans, contient huit unités de 4-ooo chevaux formée chacune d’un moteur à vapeur vertical et d’un alternateur triphasé. La nouvelle station sera équipée avec neuf turbo-alternateurs dont l’un a une puissance de 5.5oo kw. et les huit autres une puissance de y.5oo kw.
- La capacité totale sera donc normalement de 65.5oo kilowatts et atteindra près de 600.000 kilowatts en surcharge. Actuellement trois turbines sont installées dont deux du type Westinghouse-Parsons et une du nouveau type Allis-Chalmers. Ces unités ont été établies en vue de très fortes surcharges : les turbines peuvent donner leur puissance normale en fonctionnant à l’échappement libre.
- En temps normal, la condensation est assurée par des condenseurs à surface.
- Il est intéressant de constater l’économie de surface réalisée par l’emploi de turbines : alors que dans la cinquième station, la surface occupée par la salle de machines atteint 60 % et la surface occupée par la chaufferie 4o % de la surface totale, les proportions sont exactement inver-
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- Ces billets donnent le droit de s’arrêter, sans supplément de prix à toutes les -gares situées sur le parcours.
- o h. 20 m.
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- Arrivées \ x , ,
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- Départs } Tr. * •
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- Arrivées à Paris-Saint-Lazre
- 9 h. 3o s
- 7 h. 3o m. 7 h. s. 7 h. 3o m.
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- 9 h. io s.
- 6 h. 4o s. 7 h. o5 m.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lre et de 2° classes à couloir avec w. c. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant ; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec w. c. et toilette. La voiture de lre classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- ^E£^!^§S3S9E^5
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- Billets d’aller et retour collectifs de lIt, 2e et 3e classes Valables 33 jours
- Du 15 octobre au 15 mai, la Compagnie délivre, dans toutes les Gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lro, 28 et 38 cl., pour les stations hivernales suivantes :
- Hyéres et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Valescuze, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes,
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 8/0,
- ./Arrêts facultatifs
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance a la gare de départ.
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- Supplément A L Eclairage Electrique du 21 Octobre 1905
- XXXV
- ses dans la nouvelle usine. La vitesse de rotation j des turbines est de ÿ5o tours par minute : avec j un vide de 70 cm. de mercure, elles consomment y5 kgr. de vapeur par kilowatt-lieure.
- La chaufferie contiendra 36 chaudières Babcok et Wilcox ayant chacune deux étages, soit 72 chaudières simples en tout.
- Il y en a actuellement 36 d’installées. Trois cheminées, dont deux actuellement construites, assureront le tirage. La capacité de chaque chaudière est de 65o chevaux : la pression de la vapeur est de i5 kgr. par mm2 et la surchauffe est de 6o° au-dessus de la température de saturation. On pourra marcher à tirage naturel ou à tirage forcé pour pouvoir brûler différents combustibles.
- La manutation du charbon est effectuée d’une façon entièrement mécanique. Deux tours métalliques, réunies par une charpente en acier et élevées sur la berge du canal par lequel arrive le combustible, supportent les appareils de déchargement, les appareils élévateurs et les appareils transporteurs nécessaires. Ces tours ont 4° mètres de hauteur sur 7 m. 5o de largeur. Un système de wagonnets à déchargement automatique dessert toutes les chaudières : les convoyeurs sont établis pour une capacité de transport de 3oo à 35o tonnes par heure.
- L’enlèvement des cendres est assuré par une locomotive électrique qui le transporte a une soute de 1.000 tonnes. De là les cendres sont prises par un élévateur dont le débit est de 5o à 60 tonnes par heure et sont chargées soit sur des bateaux, soit sur des wagons.
- Les alternateurs triphasés sont à quatre pôles et peuvent produire 6.600 ou 11.000 volts à la fréquence 25. Leur rendement atteint 9?,5 % à charge normale : ils peuvent supporter, sans aucun échauffement nuisible, une surcharge de 5o % pendant 3 heures consécutives. L’accouplement flexible avec les turbines est réalisé au moyen de pièces métalliques placées dans l’huile.
- Le courant d’excitation des alternateurs est fourni, ainsi que le courant d’éclairage, par deux moteurs générateurs de i5o kw. et par une dynamo de même puissance entraînée par une machine à vapeur : la tension du courant continu est de i25-i5o volts. Une batterie d’accumulateurs de 2.000 ampères est en parallèle avec ces dynamos. Le tableau de distributions et tous les appareils déréglages ont été fournis par la Gie Westinghouse.
- R. R.
- Moteurs à gaz de 6.000 chevaux pour la commande de générateurs électriques.
- La station centrale de la California Gaz and Electric C°, qui fournit le courant nécessaire aux
- tramways de San Francisco contient, comme réserve, des moteurs à gaz de 6.000 chevaux. Le gaz est extrait du pétrole brut. Les moteurs sont des moteurs doubles tandem à double action. Chaque cylindre, refroidi par une circulation d’eau spéciale, est graissé au moyen d’une pompe à huile spéciale.
- Le diamètre de chaque cylindre est de 1.067 mm. et la course du piston atteint 1.526 mm. Les paliers de l’arbre ont 1.370 mm. de longueur et 762 mm. de diamètre : la manivelle a g65 mm. de diamètre. Le volant pèse 60 tonnes et la machine totale a une longueur de 21 mètres, une largeur de 10 mètres 20, et pèse 545 tonnes.
- R. R.
- TRACTION
- Ligne de tramways électrique en Portugal, de Cintra à Praia das Macas.
- Dans un récent article, YElectrical Reviei\’y de New-York, publie un article de M. Durand sur le développement de la traction électrique en Portugal. Cet article contient la description d’une installation intéressante établie entre Cintra et Praia das Macas.
- La station génératrice -est placée à une faible distance de Cintra : elle est établie en maçonnerie et en acier et est divisée en deux parties distinctes, la chaufferie et la salle des machines, séparées par un mur en briques.
- Les groupes générateurs sont constitués par des machines à vapeur à grande vitesse système Willans de 45o chevaux directement accouplées à des génératrices Westinghouse de 270 kilowatts produisant du courant continu à 55o volts. Un groupe différent produit du courant pour l’éclairage public et privé dans la ville de Cintra: il consiste en une machine Willans entraînant un alternateur Westinghouse de 80 kilowatts. L’excitatrice de cet alternateur est montée en bout d’arbre. Le groupe produit du courant monophasé à 2.200 volts, ten-
- SOCIBTÉ FRANÇAISE DE If 11 11 fl 11
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- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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- XXXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 21 Octobre l'J05
- sion de distribution. La tension est abaissée le long de la ligne suivant les besoins, et est réduite à io5 volts. La salle des machines contient un groupe survolteur employé pour régler le voltage des circuits de feeder.
- La condensation des machines à vapeur est assurée par un condenseur Worthington à surface capable de condenser 9.000 kgr. de vapeur.
- Les chaudières Belleville sont au nombre de deux et présentent chacune i5o mètres carrés de surface de chauffe. Elles sont timbrées à 17 kgr. par cm2. Une cheminée en briques de 35 mètres assure le tirage. La puissance de production de chaque chaudière est de 3.000 kgr. de vapeur par heure. L’eau est puisée dans un réservoir de y5o mètres cubes et envoyée dans les chaudières par un groupe de pompes Worthington.
- Les tramways qui circulent entre Cintra et Praia das Macas sont équipés chacun avec deux moteurs Westinghouse de 20 chevaux. Ils sont munis de freins électromagnétiques agissant en même temps sur les rails et sur les essieux.
- La voie est constituée par des rails Vignole pesant 20 kgr. par mètre courant.
- O. A.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Sur l’emploi de moteurs shunt pour les appareils de levage.
- Dans une étude publiée par The Electrical Review. de Londres, M. Hill recommande l’emploi de moteurs shunt pour le levage dans les ponts roulants, les grues et des appareils analogues. L’avantage que présentent ces moteurs réside dans l’indépendance entre la vitesse du moteur et la charge soulevée. Le moteur série, quand il est relié au réseau sans l’intermédiaire de résistances, permet un travail plus rapide aux faibles charges qu’aux lourdes charges mais, quand le crochet est vide ou porte une très faible charge, on est obligé de perdre de l’énergie électrique dans les résistances. Cet inconvénient disparaît -avec le moteur shunt. On peut calculer ce moteur de façon que, aux lourdes charges, la vitesse ait la valeur la plus faible: pour les faibles charges on augmente cette vitesse au moyen d’un rhéostat de champ. On a un avantage sensible dans
- la récupération d’énergie qui se produit au moment de la descente du crochet.
- L’auteur montre, par une comparaison portant sur une grue de 5 tonnes, les avantages que présente, au point de vue déjà consommation de courant, le moteur shunt, par rapport au moteur série. Il recommande, pour augmenter le couple de démarrage, d’employer sur les inducteurs quelques tours série supplémentaires.
- O. A.
- Grue-locomotive électrique.
- Les ateliers Findeisen, de Chemnitz, ont établi, pour une fabrique de tuyaux en ciment, une grue de 1 tonne 1/2 ayant 6 mètres de hauteur de levage, une vitesse de levage de 9 mètres à la minute et une vitesse de rotation de 60 mètres à la minute.
- D’après une description de cet appareil publiée par le Zeitschrift des Vereins Deutsche Ingénieure, la grue sert, après le déchargement, de locomotive électrique pour le transport de wagons chargés îus-qu’à la gare. La longueur de la voie est de 700 mètres, et la vitesse de déplacement de 6,6 km. à l’heure. La particuliarité que présente cette grue est que les moteurs de levage et de rotation sont alimentés par des courants triphasés à 220 volts, tandis que le moteur de déplacement est alimenté par du courant continu à 110 volts fourni par une batterie d’accumulateurs. La raison de cette solution compliquée est que l’administration des chemins de fer n’a pas voulu autoriser l’établissement d’une ligne de trôlet.
- Les mouvements de levage et de rotation sont commandés par un controller commun disposé de telle façon que les mouvements du levier correspondent aux mouvements que doit effectuer la grue. La batterie d’accumulateurs servant à la propulsion est composée de 60 éléments de 110 ampères-heure dont les 2.3oo kgr. forment le contre-poids de la grue. Cette batterie est chargée au moyen d’un convertisseur de 7 chevaux 1/2 composé d’un moteur triphasé de i5o volts et de 3i ampères tournant à 900 tours par minute et d’une génératrice à courant continu. Le moteur de déplacement a une puissance de 25 chevaux à 160 tours par minute et entraîne l’essieu au moyen d’une chaîne, le rapport de démultiplication étant i/4,23.
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- Tome XLV.
- Samedi 38 Octobre 1905.
- 12e Année.
- ique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- KOROMZAY (F. de). •— Comparaison entre le système triphasé et le système continu pour la traction
- électrique sur les grandes lignes.......................................................... 121
- REYVALi (J.). — Exposition de Liège. — Matériel exposé par la Société Parisienne pour l’industrie des chemins de fer électriques............................................................ 125
- HERZOG (S.). — Installation hydro-électrique de la ville de Bellinzona................................ 13^
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- £
- Théories et Généralités. — Sur la valeur du rapport - pour des rayons cathodiques d’origines différentes,
- par Reiger................................................................................... 147
- Sur la réflexion des rayons cathodiques, par Williams.......................................... 149
- Démonstration de la trajectoire parabolique des rayons cathodiques dans un champ électrostatique,
- par Wehnelt...................................................................................... i5i
- Transmission et Distribution. — Sur l’isolement du fil neutre dans les installations à trois fils,
- par Erens...................................................................................... iÔ2
- Emploi de l’aluminium pour l’établissement des lignes, par Esson............................... i53
- Traction. — Moteur à courant continu à haute tension, par Rikli-Kehlstadt . . . . . . . ................. i54
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil.— L’amortissement dans les circuits oscillants,
- par Rempp.................................................................................... i56
- Sur la mise à la terre des antennes de télégraphie sans fil, par Monckton........................ 160
- NOTES ET NOUVELLES
- Exposition électrotechnique d’Olympia (Londres).................. . . ...................................xxxvm
- Résultats techniques et financiers du système de traction par courants triphasés (ligne de la Valteline). . . xxxvm
- Moteurs de traction Westinghouse......................................................................... xliv
- Pont roulant de grande puissance et à grande vitesse..................................................... xlv
- Nouvelles communications par télégraphie sans fil........................................................ xlvi
- Statistique des lignes téléphoniques...................................................................... xlvii
- Bibliographie............................................................................................. xlviii
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- XXXVIII
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 28 Octobre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Exposition électrotechnique à Londres.
- Cette~exposition, établie à Olympia, le plus grand bâtiment de .Londres, a été ouverte le 2.5 septembre et a duré un mois. Elle était placée sous le patronage de Y Institution of Electrical Engineers, dont les membres font,"deux fois par semaine, des conférences sur divers sujets dans une salle de l’Olympia, et a été organisée par l’Association of Electrical Manufcictur ers.
- Un très grand nombre d’industriels ont participé à celte exposition, mais le nombre des appareils nouveaux ou des machines nouvelles était extrêmement restreint. On voyait surtout dans cette exhibition, du petit appareillage et des accessoires pour installations électriques. On peut citer cependant, plusieurs moteurs à courant continu munis de pôles de commutation permettant d’obtenir une vitesse variable entre des larges limites avec une. excellente commutation.
- On peut citer aussi un nouvel appareil destiné à l’entretien et à la remise à neuf des collecteurs sans qu’il soit nécessaire de démonter l’induit. Cet appa-: reil, exposé par la maison Philippe, s’adapte sur le collier porte balais et comprend une petite meule et un polissoir tournant à une vitesse de rotation élevée et avançant progressivement par le jeu d’une vis sans lin hélicoïdale. Enfin, on peut mentionner un alternateur autoexcitateur Grypto, formé d’un induit à courant continu et d'un rotor à fer tournant à projections saillantes clavetées sur le même arbre ettournantà l’intérieur d’un stator qui porte un inducteur commun à l’induit à courant continu et à l’alternateur, et un système de bobines induites dans lesquelles le passage des projections saillantes du rotor induisent du courant alternatif.
- R. R.
- TRACTION
- Résultats techniques et financiers de la traction électrique par courants triphasés à haute tension. Expériences sur la ligne de la Valteline.
- Deux communications intéressantes ont paru récemment, ‘et indiquent le succès remporté par le système 'triphasé sur la ligne de la Valteline, tant au point de vue technique que financier. La première est une note de M. Cserhati, ancien directeur de la maison Ganz et Cie, sur les expériences d’un trafic régulier de deux ans et d’une période d’essai de i an 1/2 (1), l’autre est un article d’un des employés principaux du Chemin de fer du Sud italien, paru dans « L’Elellricista ». Il est intéressant de constater que les deux auteurs, l’un constructeur, l’autre exploitant, concluent au succès complet, du système.
- Voici les conclusions de M. Cserhati.
- RÉSULTATS TECHNIQUES
- a) Station centrale. — Quoique la répartition du trafic soit très irrégulière, que le nombre des trains simultanément en route varie de 1 à 6, la variation de charge à la station centrale reste comprise entre des limites restreintes. Des mesures directes, faites avec des instruments enregistreurs, démontrent que le rapport entre les charges moyenne et maxima (chiffre caractéristique pour le service économique d’une station centrale) n’est que 1,7 à 1,8, si l’on considère la période du service où deux groupes électrogènes fournissent le courant.
- Cela veut dire que la charge maxima ( 1.800 kilowatts)
- (L (( Zeitschrift des Vereins deutscher Ingénieure », Berlin, 1905.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 28 Octobre 1905
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- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bordj............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne........... ............
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon................................................ ...........
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- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Port de Cherbourg............................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle...................... . ^........ . . ......
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)......
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau......................_.......
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- Etablissement National d’Indret..............................................
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- XL
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Octobre 1905
- dépasse de i,y à i ,8 fois la charge moyenne. Ce fait est dû à la propriété particulière inhérente au système triphasé, dont les moteurs travaillent en pleine vitesse avec un glissement de i à 2 % : aussitôt qu’un accroissement momentané de la charge, causé par le démarrage d’un ou plusieurs trains, par exemple, vient ralentir de 1 à 2 % les machines à la centrale, tous les trains en pleine vitesse cessent de consommer de l’énergie, car les moteurs se trouvent momentanément au synchronisme. Et si le ralentissement des machines de la centrale est plus grand encore, ces moteurs se trouvent en hypersynchronisme et restituent de l'énergie à la ligne. En un mot, tous les trains en pleine vitesse constituent un volant puissant en connexion électrique avec la centrale. Ce résultat fait donc tomber une des objections importantes des adversaires du système triphasé, à savoir l’inégalité de la charge et, par suite, les mauvaises conditions du fonctionnement de la station centrale dues à la constance de la vitesse des moteurs d’induction.
- b) Ligne. — Les isolateurs, tant de la ligne primaire que des lignes secondaires, ont parfaitement résisté : une petite fraction seulement d’entre eux a dû être remplacée. Aucune perturbation de service n’est à noter de ce chef. L’usure de la ligne de contact est minime. Après un service régulier de 2 ans, et un service d’essai antérieur de i4 mois, on n’a eu à constater qu’un méplat de 0,7 mm. de largeur à la partie inférieure des fils, ce qui prouve la bonne construction de l’organe de prise de courant.
- Les sous-stations de transformation fonctionnent tellement bien que la compagnie du chemin de fer n’a pas jugé nécessaire, pendant 2 ans de service, d’avoir en réserve autre chose que quelques bobines primaires et secondaires. Récemment, elle a commandé une sous-station ambulante, composée d’un transformateur et des appareils auxiliaires, montés dans une voiture ordinaire et destinée à remplacer temporairement la sous-station en réparation.
- c) Voitures motrices et locomotives. — L’appareil de prise de courant répond entièrement aux conditions d’un service pénible. Nous avons vu que l’usure delà ligne de contact est presque nulle : la durée des rouleaux est aussi très longue. Un rouleau suffit pour i4 à 20,000 kilomètres de parcours. Puisqu’il y a deux appareils, un pour chaque sens de marche, il s’ensuit qu’ils sont à remplacer après 4o.ooo voitures-kilomètres. L’appareil réunit les avantages d’un contact roulant avec ceux d’un archet glissant, évitant ainsi l’usure de la ligne et rendant le déraillement impossible.
- Les moteurs fonctionnent très bien, abstraction faite des perturbations causées au commencement du service par la pénétration de l’huile dans les enroulements, inconvénients éliminés maintenant par un mode de construction approprié. Le petit entrefer, reproché souvent aux moteurs triphasés, n’occasionne aucun trouble, car, après un service de 3 ans 1/2, il n’a pas été nécessaire de changer les coussinets, grâce à leur bonne construction et à leur ample lubrification.
- L’installation pneumatique des voitures et des locomotives a complètement réussi. Quoique la construction des appareils de manœuvre des interrupteurs, des rhéostats, etc., soit compliquée, un entretien soigneux évite tout dérangement. Les mécaniciens sont tellement accoutumés aux manœuvres pneumatiques n’exigeant aucune force physique, qu’ils préfèrent de beaucoup cette méthode de réglage à toute autre. Le parcours moyen par an des véhicules électriques dépasse 54.000 kilomètres, au lieu de 27.000 pour les anciennes locomotives à vapeur. Il est donc évident que le nombre des tracteurs électriques, nécessaire pour assurer un service donné, est moitié moindre que celui des locomotives à vapeur nécessaire pour le même service.
- En ce qui concerne la consommation d’énergie, les tracteurs électriques travaillent très économiquement. La moyenne d’un an s’élève à 44,5 watts-heure par tonne kilométrique, mesurés aux bornes du tableau de distribution dans la station centrale.
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 28 Octobre 1905
- Ce chiffre comprend cependant, outre les pertes dans la transmission comptées de la jante des roues des tracteurs jusqu’à la centrale, l’énergie nécessaire à l’éclairage électrique des gares et des trains, à l’usine de réparations de Lecco, ainsi qu'aux manoeuvres des trains dans les gares. Déduction faite de l’énergie absorbée dans ces différents services, la consommation spécifique à la station centrale a été trouvée égale à 34,9 watts-heure par tonne kilométrique, résultat d’essais spéciaux faits avec un train spécial, après cessation du trafic régulier, pendant la nuit du 20 avril 1904.
- d) Expériences diverses. — Le service de 3 années 1/2 a suffisamment démontré que les objections des adversaires du système triphasé contre la double ligne de contact sont du moins tout à fait exagérées. En effet, le coiit de la double ligne n’excède que du prix des isolateurs du second fil et de leur suspension celui d’une ligne simple, car le prix du cuivre et des poteaux est le même en supposant la même tension et la même puissance transmise.
- La pratique a prouvé que l’appareil de prise de courant est excellent pour des vitesses élevées.
- La construction des aiguillages et des croisements aériens n’est, pas suffisamment compliquée pour en faire rejeter l’emploi.
- Il est inexact que les trains électriques ne soient pas capables de rattraper le temps perdu, comme l’affirment les adversaires du système. M. Cserhati constatait lui-même un gain de 9 minutes sur un parcours de 24 km. avec le train express n° 4?, le 22 octobre 1904. •
- La question de la télégraphie et téléphonie avec retour par terre a trouvé sa solution parfaite avec le système triphasé, dont une phase est mise à la terre.
- Enfin un service mixte, électrique et à vapeur, est très facile avec le système triphasé, ce qui est surtout important pendant la période d’essai, lorsqu’il s’agit de la transformation d’une ligne à vapeur.
- RÉSULTATS FINANCIERS
- Quoique la ligne de la Valteline, avec son trafic peu intense, ne se prête guère à la démonstration des avantages financiers réalisables par le système, et bien que les autorités compétentes en aient été convaincues lors de la commande et n’aient demandé à cet essai que le succès technique, il est quand même intéressant d’analyser les résultats financiers. Naturellement, cette analyse doit comprendre une comparaison des frais de la traction à vapeur avec ceux de la traction électrique calculés sur la même base. M. Cserhati évalue de la façon suivante les frais de la traction électrique :
- Du Ier juillet 1903 jusqu’au 3o juin 1904, les frais de la traction électrique ont été :
- i° Station centrale (matériel et salaires)..... 21.554 »
- 20 Ligne primaire et secondaire et sous-stations
- (matériel et salaires)................ 34.898 »
- 3° Matériel roulant :
- Matériel et entretien... 33.240 »
- Salaires du personnel de
- traction................. 26.250 »
- Entretien de la partie mécanique, des locomotives et
- voitures................ 6.000 » 65.490 »
- Total.... 121.942 fr.
- Pendant cette époque, le service des tracteurs
- s’est élevé à 61.934.569 tonnes kilométriques, non compté le poids de l’équipement électrique des voitures et le poids des locomotives électriques. Le prix de revient pour 1.000 tonnes kilométriques est donc de 1,97 franc. Malheureusement M. Cserhati n’a pas pu se procurer les données correspondantes relatives à la traction à vapeur. Il a donc dû chercher, dans les publications, des lignes d’un caractère semblable et d’une densité de trafic comparable à celle de la Valteline, dont les frais de traction correspondants étaient publiés.
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 28 Octobre 1905
- XL! ri
- comparables à celle de la Valteline, dont la moyenne des frais correspondants montait à 4,20 francs par 1.000 tonnes kilométriques. Acceptant ce chiffre pour la Valteline, les 62 millions de tonnes kilométriques auraient causé une dépense annuelle
- de ................................. 29o . 600 »
- En déduisant les dépenses du service électrique de........................ 121.942 »
- Il reste une économie annuelle de . . 168.658 fr.
- pouvant servir pour le paiement des intérêts et pour l’amortissement du capital engagé.
- Le capital total engagé monte, suivant les données de M. Cserhati,à 6.100.000 francs en chiffres ronds. Mais il serait injuste de charger de la totalité de cette somme l’installation électrique. Pour les raisons suivantes:
- i° La partie hydraulique de la station centrale est construite pour un débit de 8.000 chx, dont 4.000 sont utilisés au maximum.
- 20 La valeur des anciennes locomotives à vapeur qui deviennent libres, doit être décomptée de la somme totale 5
- 3° La valeur des caisses et de l’installation intérieure des voitures motrices remplaçant des voitures ordinaires, doit également être décomptée.
- Après défalcation des sommes correspondant à ces trois points, le capital, qui doit être amorti par l’économie réalisée s’élève à 3.483.000 francs, dont l’économie de 168.000 francs fait approximativement 4 % • Il y a cependant à remarquer que, pendant la période mentionnée, le nombre des tracteurs électriques était encore insuffisant pour assurer le service complet. Depuis lors, la maison Ganz a fourni 3 nouvelles locomotives qui font leservice régulier (1). Après estimation de M. Cser-hati, l’économie réalisable par le service entièrement assuré par la traction électrique, représente un amortissement de 5,3 % du capital.
- Etant donné que le trafic de cette ligne est environ le dixième ou, au maximum, le sixième de
- (!) Voir Y Eclairage Electrique, tome XLIII, 24 juin 1904, page 454.
- celui des lignes à trafic intense, et que la direction du chemin de fer ne comptait pas dès le commencement sur un succès financier, ce résultat doit paraître très convenable.
- L’article paru dans VElettricista confirme en tous points les conclusions (Je M. Cserhati.
- D’après l’auteur de cette note, les 10 voitures motrices ont fait, pendant la période comprise entre le i5 octobre 1 go3 et le i5 octobre 1904, 625.000 kilomètres, et les 2 locomotives électriques de la première fourniture 69.000 km. Les 3 nouvelles locomotives, successivement mises en service en juin 1904, on fait i3.ooo km. jusqu’à la date indiquée.
- Le poids des trains remorqués par les automotrices atteint i20-i4o tonnes. Les nouvelles locomotives remorquent des trains express de 25o tonnes à une vitesse de 64 km. à l’heure et des trains de marchandises de 4oo tonnes à 32 km. à l’heure.
- Le trafic entier comprend 60 trains faisant 2.200 km. par jour. Le nombre des trains à vapeur fut de 28 en 1897, de sorte que le trafic a augmenté de plus de 100 % depuis l’adoption de la traction électrique.
- La vitesse commerciale des trains électriques est plus grande que celle des anciens trains à vapeur. Le gain de temps atteint une demi-heure sur la ligne Lecco-Sondrio (80 km.). Les frais de traction a vapeur furent, en 1897, sur la ligne de la Valteline, de 2,327 francs par train-km., tandis que les frais correspondants des trains électriques se sont élevés à 1.602 francs, y compris les intérêts et l’amortissement du capital engagé. Il est vrai que les trains à vapeur étaient plus lourds. Mais, en faisant le calcul par essieu-kilomètre, on trouve encore, en face de o.i2.g33 fr. pour les trains à vapeur, le chiffre de o.og.3oi pour les trains électriques, soit une différence d’à peu près 28 % en faveur de la traction électrique.
- Mais il ne faut pas oublier qu’en doublant le trafic actuel, les frais de traction n’augmenteraient
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- XLIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Octobre 1905
- Tjue d’une façon insignifiante, étant donné que l’énergie nécessaire est disponible : les frais de traction des trains électriques ne seraient plus alors que 4,5 centimes par essieu km., c’est-à-dire à peu près •f/3, de .ceux, des trains à vapeur.
- Il est donc évident que tce système est économique. Partout où le trafic des lignes est intense, on peut l’adopt r sans crainte. Il faut abandonner l’idée erronée que la traction électrique est économique sur des lignes à faible trafic : au contraire, si on veut profiter de ses nombreux avantages, il faut l’adopter sur lignes à trafic très intense.
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- La Compagnie Américaine Westinghouse a établi un nouveau matériel de traction à courant continu particulièrement soigné et dont le "mode de construction répond à toutes les exigences d’un service pénible. La puissance de ces moteurs à courant continu est comprise entre jo et 200 chevaux.
- La carcasse en acier coulé est divisée en deux parties assemblées suivant un plan diagonal,, ce qui rend accessibles toutes les parties du moteur : le carter des engrenages est complètement supporté
- par l’extrémité de cette carcasse. Les pôles rapportés sont feuilletés, les bobines inductrices sont isolées à l’amiante. Les paliers qui font partie de la carcasse sont munis de larges coussinets en bronze phosphoreux recouverts d’une légère couche de métal anti friction. L’induit porte un enroulement en barres aboutissant directement au collecteur sans l’intermédiaire d’ailettes de . connexion. Celui-ci porte un grand nombre de lames et a un diamètre presqu’éga! à celui de l’induit.
- La densité de courant dans les balais en charbon est très faible et la commutation est excellente. Les porte-balais sont du type glissant et sont munis de gaines en bronze phosphoreux. Le graissage des coussinets est assuré par des réservoirs d’huile de dimensions telles que l’on puisse couvrir des parcours extrêmement considérables sans ajouter de lubréfiant. Chaque réservoir d’huile est divisé en deux parties ; l’une contient l’huile propre et l’autre reçoit l’huile qui s’échappe du coussinet après avoir servi au graissage : cette huile repasse dans la première partie en se filtrant automatiquement. Le même procédé de graissage a été employé pour les coussinets d’essieu.
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- RELATIONS RAPIDES
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- PARIS, BORDEAUX, BIARRITZ, DAX, PAU
- En vue de faciliter les relations entre Paris, Bordeaux et les stations thermales et hivernales des Pyrénées, la Compagnie d’Orléans a apporté les améliorations suivantes à son service des trains de la ligne de Paris à Bordeaux :
- i° En mettant en marche un nouveau train rapide 3i (ire et 2e classes), qui part de Paris-Quai-d’Qrsay à 8 h. 7 du soir et arrive à Bordeaux-Saint-Jean à 4 h. 14 du matin, à Dax à 6 h. 47, à Biarritz à 7 h. 53 et à Pau à 8 h. 30 du matin.. Ce train ne prend toutefois pour Bor- | deaux que les voyageurs de ire classe.
- 20 En accélérant notablement la marche du train express 33 (ire, 2e et 3e classes), qui part maintenant de Paris à 10 h. 23 du soir et ne met plus que 8 h. 40 pour effectuer le trajet de Paris à Bordeaux.
- Il existe encore un autre train express (ite, 2e et 3e classes), partant de Paris à 8 h. 27 du soir, pour arriver à Bordeaux à 6 h. 23 du matin.
- Tous ces trains contiennent des voitures à couloir, des wagons lits-toilette et des wagons compartiments-couchettes qui permettent d’effectuer le parcours de Paris à Bordeaux, la nuit, dans d'excellentes conditions de rapidité et de confortable.
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- 145 20 131 10 98 70 174 60
- 101 40 115 20 133 80
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- 63 90 57 60 43 50
- 76 80
- 25 60 28 45 33 05
- 24 20 21 85 16 45 29 10
- 17 45 19 20
- 22 30
- 15 80
- 23 05
- 17 15 13 60
- 15 40
- 13 85
- 18 15
- 16 35
- 14 75 11 10
- 19 65
- 11 45
- 12 50
- 14 55
- 10 30
- 15 05
- 11 20
- 8 85 10 10
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- 10 65 9 60 7 25 12 80
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Octobre 1905
- XL V
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Pont roulant de grande puissance et à grande vitesse.
- Dans un article publié par le Zeitschrift für Elektrotechnik, M. Egger décrit un pont roulant de dimensions considérables à grande vitesse. Ce pont roulant, établi par la Vereinigte Elektri-citâts A. G. et par les Ateliers Petravic et Ci0, répond aux données suivantes :
- Hauteur du levage.......
- Portée..................
- Longueur de course......
- Poids à soulever........
- Vitesse de levage.......
- Vitesse du chariot......
- Vitesse de translation. . .
- 20 mètres 24 mètres 83 mètres 10 tonnes
- 4 mètres par minute 4o mètres par minute i5 mètres par minute
- Le courant d’alimentation des moteurs est du courant triphasé à 3oo volts 5o périodes : à l’époque de l’installation de ce pont roulant (1901), on avait peu d’expérience sur la commande électrique des appareils de levage.
- Le moteur du chariot a une puissance de 7 chevaux et provoque le mouvement de celui-ci par une vis sans fin : les roues du chariot ont 55o mm. de diamètre.
- 1 Le moteur de levage a une puissarice de 12 chevaux et agit par l’intermédiaire d’une vis sans fin et d’un double train d’engrenages coniques sur le tambour d’enroulement du câble de levage. Ce câble en fils d’acier a un diamètre de 26 mm. et ; présente une résistance à la rupture de 22.000 kgr. : î il est quadruple, de sorte que le coefficient de sécurité est égal à 8,8.
- Le moteur servant au déplacement du pont a une puissance de 3 chevaux et agit sur les roues par des engrenages doubles. Les roues ont un diamètre de 35o mm.
- Les trois moteurs commandent les engrenages par l’intermédiaire d’accouplements élastiques. Ils sont du type ouvert, avec enroulements en barres et sont établis pour un couple de démarrage puissant. Les moteurs de levage et de translation ont un rotor bobiné avec bagues : le moteur de déplacement a un induit en court-circuit. Les moteurs de freins sont à induit en court-circuit et sont établis pour rester longtemps sous courant sans tourner, après avoir soulevé le poids de freinage : ils sont reliés en parallèle avec les moteurs principaux.
- Les appareils de commande des différents moteurs sont groupés dans la cabine du mécanicien.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureauxde ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
- 1» EXCURSION AU MONT-S AI NT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours 4ro classe, 47 fr. 70 ; 2mo classe, 35 fr. 75 3me classe, 26 fr. 10
- 2» EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d’aller et. retour valables 5 jours •lro classe, 32 fr. ; 2rae classe, 23 fr. 3""* classe 16 fr. 50 3“ VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute Vannée valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lre classe, 65 fr. ; 2° classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Salnt-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lamiion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quimper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 % sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30, dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉD1TERRANÉE
- STATIONS HIVERNALES
- (Nice, Cannes, Menton, etc.)
- Billets d’aller et retour collectifs de l*e, 2° et 3e classes
- Valables 33 jours
- Du 15 octobre au 15 mai, la Compagnie délivre, dans toutes les Gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de (50 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2° et 3° cl., pour les stations hivernales suivantes :
- Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Valescuze, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de cpialre billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et . chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 •'
- A-rrêts facultatifs
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- XL VI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Octobre 1905
- Le moteur de déplacement, dont l’induit est en court-circuit, est commandé par un démarreur à deux directions. Les autres moteurs sont commandés par des appareils combinés, contenant un interrupteur et un démarreur accouplés mécaniquement. Les résistances de démarrage sont formées de bandes de nickeline et sont placées de façon à être bien ventilées et à être loin de toute matière inflammable.
- Ce pont roulant est en service depuis quatre ans et a donné toute satisfaction.
- O. A.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Nouvelles communications par télégraphie sans fil.
- La Compagnie de Forest a établi une nouvelle station puissante au sud de Boston. Cette station fait partie de la série qui reliera Le Havre et Portland. Le courant alternatif, fourni parla Compagnie Edison, passe dans un transformateur de 25 kw. qui élève le potentiel à 25.ooo volts. En outre, un groupe moteur-générateur produit du courant continu. L’antenne comprend i5 fils d’acier et est supportée par un mât de 70 mètres de hauteur haubanné avec 16 câbles d’acier isolés : le mât porte un espar de 18 mètres de longueur soutenant l’antenne.
- *
- % *
- Les pôles de télégraphie sans fil de Sainte-Augustine (Floride) et de Cap Cod (Mass.) ont communiqué entre elles : la distance qui les sépare est voisine de 1.800 kw.
- La « National Transcontinental Railway Commission » a décidé d’employer la télégraphie sans fil pour communiquer entre le nord de l’Ontario et Québec.
- Les postes de télégraphie sans fil de Borkum-phare et de Borkum-bateau feu, qui jusqu’alors appartenaient au Norddeutscher Lloyd, dépendent depuis le printemps de l’administration des postes. L’équipement constitué par des appareils Marconi a été remplacé par un équipement en appareils Telefunken. Comme l’indique Y Elektro-technische Zeitschrift, l’administration des postes construit actuellement une station puissante dominant toute la mer du Nord. Cette station, établie à Suide, à 2 km. environ de la station de Norddeich, possédera, comme support d’antenne, un système de 4 tours métalliques de 70 mètres de hauteur.
- *
- * *
- Le gouvernement suisse a fait installer deux postes de télégraphie sans fil système Telefunken à Righi-Scheidegg et Saint-Gothard. Il a commandé à la Compagnie Telefunken un certain nombre de postes transportables qu’il fera établir en différents points.
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- Allemagne 4 192 71 OÔ2 2399 485 179 898 635 8675 42 481 248 376 4 207 21 438 444 720 799 009 646 128 268 q85
- Autriche 429 9 822 264 5i 248 204 477 134 10 702 21 404 33/1 767 42 641 i32 977 492 2 64o 557
- Hongrie 76 2 721 292 35 784 53 5i5 149 12 929 5i 995 781 93a 21 617 53 999 989 641 335
- 1 28 — 32 — — — — 1 —• 38 29 200 —.
- Belgique — — 5g 216 28 4ig 138 — 18 3g6 133 110 21 741 44 oi3 2o5 875 089
- Bosnie-Herzégovine 6 5g — 367 — 1 1 2 6 8 208 121 942 10897
- Bulgarie 6 135 10 1 100 800 5 738 1 488 7 12 616 1 4g4 36 228
- Danemark — — — — — 32 2 4 j 1 6 5i5 57 i3o 45g 377 64g 567 000
- 80 10 829 57 57 575 45 54g 459 i6qi5 26 33g 44o 960 4i 194 76 4o6 000 5 o48 000
- Espagne i4 683 3 oi5 — 12 340 680 14 — 375 — 2 703
- 54 10 65o — 55 3o8 — 19 2 171 7 183 54 56 14 934 — —
- France 3 221 18 88916 109 99 123 328 4o4 0172 5o q54 210 002 3227 5 129 108 g46 191 315 764 11 768 453
- Grande-Bretagne et Irlande 151 2 183 1 446 i3 687 151 681 1418 17069 165 431 5i 1 655 22 5o6 — i3 539 827
- Grèce 4 210 i65o — — 4 — 710 — —
- Italie — —. — — — 11 1 263 1 263 8 — — — 154920
- 88 5 280 198 4o o39 7 528 35 883 883 88 282 22 961 65 35g 073 412 53o
- Luxembourg. *.. .. 102 115 1 207 — 220 1 4i 1 3 228 102 172 2 2l4 1 136 o3i 1 321 799
- Norvège 25 6o3 28 19 4go 3i.5io 233 8 069 29 269 276 99° i5 58o 42 661 56o 2 081 000
- 200 8118 9 36975 285 — 12 189 21 44g 55g 1 366 20 976 43 714 342 2 697517
- Pavs-Bas. . .. —T — — — — 175 2 lll 22 437 74 ”7 124 — 1 227 784
- ÔO 823 284 5 367 43 45g — 203 26 002 44 263 964 —
- Roumanie 7 578 *7 4 445 1 63o 2905 23 692 28 960 128 2 682 3 127 2 422 4g6 462 760
- Russie 93 7 207 25 53 357 2 696 29 815 3 295 156 J 12 24 706 121 279 887 1 609 073
- I I 987 73 36 017 33 o46 1 81 227 20 7 23 776 49 726 185 —
- Suède I 52 — 75 558 1402 21 222 63 698 I23o g54 66 970 171 392 644 470 298
- 28 — — 5o i37 — •— 15 689 236 — 36 o35 — —
- Suisse 34o 14 786 542 43 601 i4o 995 698 — 20 o58 34o 983 48 4o8 25 5o3 .421 5 5i8 4i9
- Egypte — — — — — 4 220 880 2 4 — — 23 34o
- T unis i3 899 — 579 — 23 — 1 276 27 3o 5go 54g 000 io3 000
- Gap 9 2 581 943 5 095 2 758 16 «4o — 9 21 2 367 8 764 3o6 —
- Natal 6 154 5 2 087 681 — . — — 6 5 95 ! 2 354 249 —
- Orange (Etat) 1 121 —• — — — — — — — — —
- Sénégal 4 74 — 126 — — — — 3 - 102 — —
- Saint-Thomé . 1 186 186 . 4 4 &9 38 213
- Loanda i 33 — 78 — — — — 1 44 12913 —
- Macao 1 38 — 38 — — — — I — 44 26 000 —
- Timor 1 i65 — 165 — —. — — 1 11 1 313 —:
- Indes anglaises 1902 466 1 421 — 6996 — — — — 56 — 1 262 — —
- — — — — — — — 16 _ 3 037 — -
- Indes anglaises igo3 5n4 1 802 — 8 209 — — — — 71 — 1 546 — —
- — — — — — -— — — 16 —i 3 213 —
- Indes néerlandaises 47 — 25 3o 066 47 11 1 3n3 2412 io5 4g 5 169 7 6o3 565 7 î45
- Indo-Chine 48 23 422 64 663 1 158 4 6 48 8 4 4o4 84 528 5i 908
- Japon 27 167 87 85 'jôq 85 178 131 1 913 12 o33 34 329 36 714 i32 34i 271 1 2o3 295
- Nouvelle-Calédonie I 2713 174 7 172 29° 37 i5 128 l45 321 4 9°3
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- XL VIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 28 Octobre 1905
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction*
- Tachymètre enregistreur, par A. Audebrand. — Ingénieur, chef d’escadron d’artillerie en retraite, i vol. in-8, avec 28 figures. H. Desforges, éditeur, Paris. Prix 3 francs.
- Cette brochure, extraite des comptes rendus de l’Association française pour l’avancement des sciences (congrès de Grenoble, 1904) est consacrée à la description du tachymètre enregistreur du commandant Audebrand, et en détaille le principe, la construction et l’emploi. Ce tachymètre est un appareil simple, facile à improviser avec les matériaux usuels, et donnant cependant des résultats précis dans les essais industriels et dans le contrôle journalier de la marche des machines.
- A. S.
- Repetitorien der Elektrotechnik (Leçons d’électrotechnique) ier volume : Physikalische grundlagen der gleich und Wechselstrontechnik (Bases physiques de la technique des courants continu et alternatif), par A. Kônigswerther. 1 vol. in-8° carré de 11g pages avec 74 figures. — Max Janecke, éditeur, Hanovre. Prix : broché 2.60 marks; relié 3.20.
- Ce volume, premier tome d’un ouvrage intitulé Leçons d’Electrotechnique s’adresse aux étudiants des écoles supérieures ou moyennes techniques. Les méthodes reposant sur le calcul inté-_ gral et différentiel n’en ont donc pas été éliminées, quoique le but de l’auteur ait été d’atteindre le maximum de simplicité et de clarté possible.
- Le premier tome, bases physiques de la technique des courants continu et alternatif, contient six parties. La première est consacrée à l’étude de l’électricité statique et à la description de ses phénomènes principaux, et la deuxième à l’électricité dynamique et aux lois suivies par les courants, dans les conducteurs. La troisième est relative au magnétisme auquel l’auteur applique immédiatement la loi d’Ohm, généralement appliquée seulement à l’électromagnétisme. La quatrième partie est consacrée à l’électromagnétisme, la cinquième et la sixième à l’induction et aux courants alternatifs.
- Cet ouvrage est rédigé d’une façon très con-
- cise et très claire et est susceptible de rendre de réels services aux jeunes gens qui doivent se familiariser avec l’étude de l’électroteehnique. Sans avoir la prétention de constituer un ouvrage d’enseignement complet, il peut, néanmoins, donner au lecteur assidu un ensemble de connaissances sur l’électricité, très suffisant dans la plupart des cas.
- B. L.
- Annuaire Français du Gaz, de l’Acétylène et de l’Electricité, par Edouard Benâtre, ancien Propriétaire-Directeur d’Usines à Gaz et Administrateur de Sociétés de Gaz —83, rue Monge, Paris, 1 volume in-16 de 520 pages. Prix: 2 fr. 5o ; franco: 3 francs-.
- L’auteur s’est proposé, en publiant son Annuaire, d’être utile surtout aux propriétaires et aux directeurs d’usines à gaz et stations d’électricité.
- On trouve, en effet, dans cet ouvrage, un grand nombre de renseignements d’utilité journalière pour les gaziers et les électriciens. Il contient d’abord un Résumé de législation, fait avec concision et clarté, et qui doit faciliter à beaucoup de propriétaires et de directeurs d’usines la solution des questions contentieuses. Ensuite il comprend deux listes complètes, par ordre alphabétique et par départements, de toutes les usines à gaz ou à acétylène, et de toutes les stations d’électricité de France, avec la population desservie et les prix de vente. Ces derniers renseignements méritent d’attirer particulièrement l’attention. Leur publication permet, en effet, de prouver que, si dans quelques communes, les prix de l’éclairage sont tombés à un chiffre minime, ils se maintiennent, dans la très grande majorité des localités, à un taux rémunérateur.
- L’Annuaire donne également la liste des propriétaires d’usines (Particuliers, Compagnies, Sociétés, Villes, etc.), avec renseignements détaillés les concernant.
- Quant à la composition même de l’ouvrage, elle à été faite avec méthode et clarté : les listes des usines et stations ont été disposées en tableaux. En outre, un Index placé au début facilite les recherches et rend l’Annuaire d’un usage commode.
- A. S.
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- Tome XLV.
- Samedi 4 Novembre 1905.
- 12“ Année. — N° 44.
- elaira.
- ectrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE Pages
- DRUCBERT (L.). — Essais des transformateurs. .............................................. x61
- REYVAL (J.). — Exposition de Liège. — Turbogénérateur à courant continu « Union ». . . . 168
- HERZOG (S.). — L’installation hydro-électrique de la ville de Bellinzona. . ................. . 171
- * REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la source de chaleur développée par le radium, par Puschl ...... 180
- Sur les propriétés magnétiques de limailles de fer de différentes densités, par Trenkle........ 180
- . Sur l'aimantation progressive ou saccadée, par Rucker. ................................... . 18x
- Sur le vent électrique, par Januszkiewicz.........................................................182
- Sur la charge électrique du soleil, par Arrhénius................................................ 182
- Sur la durée du phénomène lumineux accompagnant les éclairs, par Schmidt......................... i83
- Sur la théorie de l’effet thermo-électrique, par Hall........................................; 183
- Génération et Transformation. — Méthode expérimentale pour déterminer la réductance de l'entrefer, ,
- par Smoot................................................................................ 184
- Dispositif pour améliorer la commutation dans les moteurs monophasés à collecteur, par Zani..- i85
- Calcul des transformateurs au point de vue du minimum de prix de revient, par Pohl et Bohle.. i85
- Transmission et Distribution. — Comparaison entre un transport de force au moyen de 1 électricité ou
- au moyen de gaz des hauts-fourneaux, par Raudel-Schiltigheim............................... 188
- Vérification expérimentale de la distribution du potentiel dans un circuit parcouru par un courant continu,
- par Vanni.................................................................................... 189
- Eclairage. —• Sur le flux lumineux de l’arc électrique, par G. Dyke .................. 191
- Rapport entre l’intensité moyenne sphérique et l’intensité moyenne horizontale de lampes à incandescence,
- p*ar Fleming............................................................................... 191
- Sur la répartition de l’éclairement dans les pièces éclairées artificiellement, par Meisel. ... . 192
- Mesures. — Nouvelle méthode pour la mesure des coefficients de self-induction, par Peukert. ...... 1 y4
- Appareil de mesure du glissement des moteurs asynchrones, par Drysdale............ .......... 196
- S Nouveau condensateur étalon, par Rymer Jones........................................196
- Nouveau voltamètre, par Kreideiv................................................................ 196
- Divers. — Influence de la température sur la conductibilité du sélénium, par Aichi et Tanakadate. . 197
- Sur le sélénium et son importance électrotechnique (Fin), par Ruhmer............. . . . . . 197
- [NOTES ET NOUVELLES
- Prix Bolyaï de l’Université hongroise...................................................... l
- Congrès de Philadelphie.................................................................. l
- Union internationale de chemins de fer d’intérêt local et tramways.............................. liii
- Nouvelles installations hydroélectriques.......................................................... liv
- Dispositif de sécurité pour canalisalion électrique à haute tension............................. liv
- Bibliographie..................................................................................... lx
- ÂéVéB
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- L
- Supplément a L'Eclairage Electrique du 4 Novembre l!K)5
- NOTES ET NOUVELLES
- Le prix Bolyaï de V Université hongroise.
- La commission du prix Bolyaï, — prix de 20.000 couronnes que vient de fonder l’Université hongroise en souvenir du grand géomètre Bolyaï, et qui devait être attribué au savant dont les travaux ont le plus contribué, en ces dernières années, aux progrès des mathématiques, — a fait hommage de cette récompense à M. Henry Poincaré.
- Ce choix, qui honore un savant que chacun en savait digne, honore aussi ceux qui l’ont su faire.
- N.D.L.R.
- Congrès de Philadelphie.
- Un congrès, tenu à Philadelphie dans les derniers jours de septembre, a réuni les membres de la « American Piailway Mechanical and Elec-trical Association » et de la « American Street Piailway Association ». A ce congrès ont été présentés un certain nombre de mémoires que nous passerons rapidement en reArue ou que nous analyserons succinctement.
- i° Le- système de distribution de la Compagnie du <( Boston Elevated Raihvay. » — C.-H. Hile ,
- L’auteur décrit l’organisation générale de la compagnie du « Boston Elevated » et de son personnel. Il indique ensuite les consommations annuelles d’énergie électrique des différentes stations de Boston qui sont les suivantes :
- Station centrale génératrice. . . 5i. 146.535 kw.-h.
- Stat. génératrice de Lincoln. .. . 31.978.676 —
- — — deCharlestown 17.449.968 —
- — — de Harvard... . 15.813.669 —
- .— — deDorchester. 8.487.644 —
- Total....... 124.876.492 —
- Les facteurs de charge de ces stations sont les suivants :
- STATIONS FACTEUR DE PUISSANCE DE LA STATION (18 h. par jour) FACTEUR DE PUISSANCE DES MACHINES (18 h. par jour)
- Station centrale. . . 0,744 0,817
- Lincoln o,632 0,9m
- Charlestown 0,637 0,929
- Harvard 0,807 0,874
- Dorchester 0,881 o,883
- La distribution du courant aux fils de travail est assurée par 880 kilomètres de conducteurs aériens, 420 kilomètres de conducteurs placés dans des conduits souterrains et 8 kilomètres de câbles sous-marins. Le poids de cuivre employé dans ces conducteurs, non compris les fils de trôlet, est de 3.5oo.ooo kiîogr.
- •2° Influence des facteurs de charge dans les frais d’exploitation d'une station génératrice. — L.-P. Cîrecelius.
- L’auteur donne un certain nombre de courbes intéressantes indiquant le débit de stations génératrices à différentes heures de la journée. Ces courbes représentent des pointes très aiguës dont l’auteur montre l’influence néfaste sur les frais d’exploitation de l’usine génératrice et sur la puissance apparente du matériel qu’il est nécessaire d’avoir.
- 3° Systèmes à unités multiples pour la commande
- des trains. — H. Hazelton.
- L’auteur indique d’une façon détaillée les avantages que présente l’emploi du système à unités
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- Supplément à L Eclairage Electrique du 4 Novembre 1905
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- LU
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Novembre 1905
- multiples dans lequel les différentes automotrices d’un train sont commandées d’un seul point par le mécanicien. 11 décrit le système Sprague ('), le plus ancien, dont l’inventeur imagina le mot expressif de multi-unit; puis le système Sprague-General Electric, c’est-à-dire un système mixte tenant du Sprague et du Thomson-Houston (2) ; puis le système Westinghouse (3). Ges différents systèmes ayant été décrits en détail dans nos colonnes, il n’y a pas lieu d’y revenir.
- 4° Les conlrollers série-parallèle. — Pearson.
- L’auteur indique les différentes combinaisons que l’on peut faire pour le réglage des moteurs par la méthode série-parallèle, suivant que la voiture automotrice est munie de 2 ou 4 moteurs. Il décrit ensuite différents types de controllers permettant de réaliser les différents couplages.
- 5° Létablissement des joints de rails. — F.-G-.
- Simmons.
- L’auteur indique que l’établissement des joints de rails est une des opérations les plus importantes dans l’installation d’une voie ferrée. Les méthodes actuellement employées se partagent en deux classes ; joints mécaniques boulonnés ou rivés ou coincés et munis d’une connexion électrique de résistance aussi faible que possible; joints soudés par différents procédés. La première catégorie de joints est appliquée généralement aux lignes interurbaines et la seconde aux lignes urbaines.
- L’auteur décrit ensuite différents modèles d’éclis-ses et donne des indications sur l’importance de l’éclissage électrique et sur les différentes façons de le réaliser.
- 6° Soudure des rails par l'aluminothermie. —
- C.-E. Pellissier.
- Le procédé de soudure des rails inventé par le
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 Mai 1905, p. 247.
- (2) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 13 Mai 1905, p. 214.
- (3) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 20 Mai 1905, p. 255.
- Dr Goldschmidt commence à se répandre et rend des services importants. On forme un mélange d’aluminium en poudre et d’oxyde de fer et on allume le tout au moyen d’un mélange approprié, formé de peroxyde de baryum et d’aluminium en poudre. La réduction de l’oxyde de fer qui se produit alors élève la température à environ 3.00,0°. La réaction chimique est la suivante : Fe2 O3 + 2 Al = Al2 O3 -f 2 Fe.
- Pour souder les rails avec ce procédé, on nettoie avec soin les bouts que l’on enferme dans un moule en fonte en deux pièces et on installe au-dessus du joint une sorte de petit cubilot en matière réfractaire. L’opération proprement dite dure environ 20 secondes, après quoi il ne reste plus qu’à enlever la scorie. Ensuite, avec une petite meule, on polit la surface de.roulement du rail. Le prix d’un joint ainsi établi s’élève à environ 2 5 francs.
- Joints de rails et mode de construction des rails employés à Philadelphie. — H.-B. Nichols et G.-B. Voynow.
- L’auteur indique que les éclisses qui ont donné les meilleurs résultats à Philadelphie sont des éclisses à pattes embrassant le palier d’appui du rail et maintenues serrées par seize boulons placés deux par deux à 10 cm. les uns des autres. 11 décrit un type de perceuse à air comprimé alimentée par un réservoir porté sur une voiture spéciale et servant pour faire sur place les trous nécessaires dans les rails. L’air comprimé sert aussi à actionner une riveteuse pour river les éclisses. Enfin la continuité électrique des rails est assurée par du zinc fondu que l’on introduit entre les éclisses et les rails : à cet effet on échauffe à 3oo ou 4oo°, au moyen d’un chalumeau à air comprimé, l’extrémité des rails et l’on verse le zinc fondu qui adhère parfaitement aux rails et assure un joint de faible résistance électrique.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Novembre 1905
- LUI
- Sur la soudure électrique des rails. — W. Wilson.
- L’auteur indique que, depuis 1899, 3o.216joints soudés ont été établis à Buffalo sur 170 kilomètres de voies. Le nombre de ruptures de joints s’est élevé à 115 en 1899 sur 11.349 joints, à 183 en 1900 sur 28.781 joints, et à 20 en 1901 sur 3o.2i6 joints. Parmi les 183 joints rompus en 1900-1901 pendant l’hiver, 23 avaient été soudés en 1896 et 160 en 1900. Ce nombre élevé de ruptures provient de la composition chimique des rails des lignes soudées en 1900. On voit, en tous cas, que la moyenne des ruptures n’atteint pas 1 % du nombre de joints.
- Les joints soudés établis en 1901 et 1902 à Rochester ont donné de meilleurs résultats : sur 5.3o8 joints, il n’y a eu que six ruptures pendant l’hiver 1902.
- Outre les joinls soudés, on a employé aussi souvent des câbles de cuivre brasés sur les rails pour assurer une excellente connexion électrique.
- L’auteur indique que l’opération du soudage des rails dépend énormément de l’habileté du soudeur, puisque la seule indication sur laquelle il puisse se guider est la couleur rouge cerise du métal. Les appareils et la méthode employés pour la soudure électrique des rails sont décrits en détail par l’auteur. Le courant employé a une intensité de 25.000 à 3o.ooo ampères sous une différence de potentiel de 7 volts ; il est produit par un transformateur alimenté par un groupe moteur-générateur qui convertit le courant continu emprunté au lîl de trôlet en courant alternatif.
- Sur les joints Falk en fonte. — F.-G. Simmons.
- Les premiers joints Falk employés en Amérique datent de 1894, époque à laquelle 744 joints furent exécutés à Saint-Louis. Le nombre de ruptures de joints a été inférieur à 1/2 %.
- L’auteur décrit la façon bien connue dont sont exécutés ces joints et indique, comme prix de
- revient de chaque joint, poui’2.4i4 joints exécutés, la somme de i4 francs.
- R. R.
- (A suivre.)
- Union internationale des Tramways et de Chemins de fer d’intérêt local.
- Comme suite à la résolution prise par l’assemblée de Vienne, en 1904, le prochain congrès de l’Union s’ouvrira à Milan, en septembre 1906, et coïncidera avec l’jExposition internationale des moyens de transport, qui aura lieu à la même époque.
- Les questions suivantes seront mises à l’ordre du jour :
- i° Réglementation des moteurs de traction à courant continu.
- 20 Avantages et inconvénients des différents systèmes de freins mécaniques en usage dans les exploitations de tramways électriques.
- 3° Gabarit des voitures de tramways urbains, envisagé spécialement au point de vue de la largeur.
- 4° Vitesse maxima des trains pour les lignes d’intérêt local sur siège spécial et pour les lignes sur route.
- 5° Superstructure de la voie pour lignes de chemins de fer d’intérêt local au point de vue spécial:
- a) de la longueur des rails à mettre en œuvre •
- b) de l’emploi des joints soudés (Falk, Goldschmidt, etc. ) ; r) du chevauchement des joints ; d) des moyens d’empêcher le desserrage des boulons.
- 6° Les turbines à vapeur dans leurs applications à la traction électrique.
- 70 Progrès de la traction électrique dans ses applications aux lignes de tramways et de chemins de fer d’intérêt local.
- 8° Importance économique des usines génératrices et des moteurs à gaz pauvre dans les installations de tramways et de chemins de fer d’intérêt local.
- 90 Construction des voies dans les réseaux de tramways urbains (infrastructure et superstructure).
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- Supplément à L Eclairage Electrique du 4 Novembre 1905
- io° Avantages et inconvénients dans les réseaux importants de tramways du système d’alimentation par zones isolées ou non isolées, comparé au système d’alimentation sans aucun sectionnement.
- ii° Résultats obtenus par l’emploi des compteurs de courant et autres sur les voitures de tramways.
- i2° Procédés destinés à l’épuration des eaux nécessaires à l’alimentation des chaudières de locomotives de chemins de 1er d’intérêt local.
- Nous publierons prochainement les questionnaires détaillés relatifs à ces diverses questions.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Nouvelles installations hydroélectriques.
- La Société métallurgique austro-belge de Iluy va modifier l’installation annexe des mines de zinc qu’elle exploite en Espagne, où elle est représentée par M. Alf. landol de Gamerata Cornello, et augmenter sa force motrice de 60 chevaux hydrau-Hq ues. — La société Zecca-Cauli et Cie, de Ghieti, va installer des établissements dont la puissance atteindra i.5oo chevaux hydrauliques.
- En Italie, province de Gaserta, M. Scotti a été autorisé à dériver 800 litres par seconde du fleuve Rapido pour augmenter l’énergie dont il dispose dans des carrières en exploitation à San-Elia. La maison Daelli Sesana et Cie va faire également, dans ses carrières de Crusinallo (province de Novare) une installation hydroélectrique de 3^5 chevaux par dérivation du torrent Strona di Omegna. — lVl. Brigogne Gostante fu Luigi va installer, dans la commune de Crusinallo, une scierie qui disposera de 365 chevaux. La maison Frosio va, de son côté, emprunter au Rio Malpensata, sur le territoire Costa Volpino (province de Ber-game), 65o litres d’eau qu’elle destine à une importante installation hydroélectrique.
- Une société, la (( Società Industriale Italiana », vient de se constituer à Rome au capital de 20.000.000. Elle est déjà en voie de création d’une très importante installation industrielle à Ascoli Piceno : cette usine disposera de 20.000 chevaux
- hydrauliques. — MM. Ed. Ugolini et M. Modugno étudient, pour le compte de la Sila, via Nazionale, 116, à Rome, un projet d’usine hydraulique de 10.000 chevaux destinée au tramway de Cosenza-Cotrone, à l’éclairage des communes Silaines et à diverses applications industrielles. — La maison Odorico, Barosi et Lovati, d’Udine, va installer une centrale hydroélectrique pour fournir l’énergie nécessaire à la voie ferrée d’intérêt local Spi-limbergo-Gemona.
- La Società « Alta Italia » va, par des installations nouvelles, produire 3.000 chevaux au moyen des eaux de la Stura di Viù. — La maison Paolo Monteleone, de Reggio-Calabria, se propose de construire une usine hydroélectrique de i5o chevaux et de fournir la lumière à Oppido, Tresilico, Meniguadi et Varopiedo. — MM. Giceri et Gonti, ingénieurs à Milan, étudient l’établissement d’une usine à Morbegno ou à Sondrio, pour fournir la force motrice aux provinces de Sondrio et Gomo. — A Livourne, M. Louis Orlando, ingénieur, constitue un consortium pour fournir la force hydroélectrique à un grand nombre d’établissements industriels.— Au Mexique, une Compagnie industrielle étudie l’utilisation des eaux du fleuve San Juan del Rio et en a déjà obtenu la concession. On projette aussi d’utiliser l’énergie des fleuves Cantar-ramas, Altoyal et Axaxalpa, dans l’état de Puebla.
- R. G.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Dispositifs de sécurité pour canalisations électriques à haute tension.
- Un des graves inconvénients des lignes aériennes à haute tension réside principalement dans l’éventualité d’une rupture pouvant amener les conducteurs à venir en contact avec les passants. De telles ruptures, peu à craindre pour les canalisations principales de gros diamètre, sont plus fréquentes pour lès dérivations de moindre puissance et, partant, de faibles sections.
- Les filets de protection sont lourds, encombrants
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- RADIOLOGIE
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- NOUVELLE I.AMPE PA INCANDESCENCE -A. FXI. El NT DE TANTALE
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- Supplément à VEclairage Electrique du 4 Novembre 1905
- L V
- et onéreux. Leur emploi est forcément limité à une faible fraction de la ligne: croisements de routes ou de voies ferrées. Un dispositif automatique de mise à la terre à placer sur chaque poteau, est, à cause du grand nombre d’appareils à installer, coûteux, d’un entretien difficile, et par suite inefficace.
- La Société Industrielle des Téléphones construit un système, récemment breveté par M. L. Neu, et qui, bien appliqué et bien entretenu, fait disparaître les chances d’accidents : il consiste à munir la ligne, à son origine, d’un disjoncteur qui entre automatiquement en action si l’un des conducteurs vient à se rompre.
- Nous indiquerons, ci-après, l’application de ce système au cas des courants triphasés ; de légères variantes en permettent l’emploi pour le monophasé ou le continu.
- La commande du disjoncteur peut être obtenue par deux procédés distincts, suivant que l’on désire avoir un seul de ces appareils à la station centrale ou un à l’origine de chaque branchement.
- i° Le disjoncteur est mis en action par un relais, alimenté par le secondaire d’un transformateur dont le primaire est relié d’une part à un point neutre de la distribution et d’autre part à la terre, cette dernière liaison étant faite soit directement, soit par l’intermédiaire d’un parafoudre à faible distance d’éclatement.
- A l’extrémité de la ligne, on réunit également le point neutre à la terre, directement ou par l’intermédiaire d’une résistance ou d’une bobine de self-induction et d’un parafoudre à faible distance d’éclatement.
- Les deux points neutres de tête et d’extrémité de ligne sont ainsi sensiblement- au même potentiel, tant que les trois fils sont intacts, quels que soient les débits respectifs des trois phases, car l’alternateur maintient à l’origine des tensions sensiblement égales sur les trois phases, et les pertes en ligne ne sont qu’une fraction de la tension totale.
- Si l’un des fils casse, il se produit immédiatement entre les deux points neutres d’origine et d’extrémité de ligne une différence de potentiel considérable ; le relais entre en action et le disjoncteur s’ouvre.
- Des essais faits à la Compagnie des Chemins de fer du Nord sur une ligne triphasée à 3.5oo volts et à la Station Centrale de Valenciennes, sur une ligne à 5.ooo volts, ont montré qu’il n’y a pratiquement aucun intervalle de temps entre l’instant de la rupture et l’instant de l’ouverture du disjoncteur.
- Le dispositif ci-dessus décrit, placé en tête de la ^igne, présente en outre l’avantage suivant :
- Si l’isolement d’un des fils de ligne tombe à une faible valeur, il se produit comme dans le cas
- précédent une circulation de courant entre le défaut d’isolement et le point neutre de tête de ligne : le disjoncteur s’ouvre.
- S’il se produit un contact accidentel entre un des conducteurs à haute tension et un fil téléphonique ou télégraphique F, muni, comme c’est toujours le cas, d’un parafoudre à faible distance d’éclatement p. l’ouverture du disjoncteur se produit encore instantanément, rendant ainsi le contact inoffensif.
- 11 en est de même lorsqu’il se produit un contact entre la canalisation à haute tension et la canalisation secondaire à basse tension, celle-ci étant également munie de parafoudres à faible distance d’éclatement.
- 2° On place en tête de chaque ligne ou branchement un disjoncteur automatique à maximum, d’un des types courants, et on le règle à la manière usuelle ; par exemple, pour s’ouvrir au cas ou l’intensité du courant qui parcourt le branchement atteindrait le double de 1a- valeur normale maxima.
- A l’extrémité de ce branchement, on installe un appareil que nous désignerons sous le nom de court-circuiteur ; cet appareil comprend essentiellement 3 tiges isolées solidaires d’une même barre d’accouplement et portant chacune une pièce de contact qui peut venir relier 2 plots connectés, l’un à l’extrémité d’une résistance, l’autre au fil.de ligne correspondant. Le déplacement de cette barre d’accouplement est provoqué par la détente d’un ressort maintenu bandé par un taquet qui peut être poussé en arrière par l’armature mobile d’un électro-aimant.
- L’excitation de l’électro est obtenue en ajoutant les actions des ampères-tours de trois enroulements alimentés directement, ou par l’intermédiaire de transformateurs, par les trois fils de la ligne. Tant que cette ligne est intacte, l’éfectro-aimant demeure inactif ; au contraire, dès qu’un des fils de ligne casse, l’électro s’excite et le court-circuiteur fonctionne.
- Cet appareil a pour effet de relier entre eux les trois fils de lignes par l’intermédiaire de trois résistances ou de bobines de self-induction • il peut •aussi agir d’une manière analogue sur les extrémités de l’enroulement à basse tension d’un transformateur alimenté par la ligne. Dans l’un et l’autre cas, il se produit, dans les conducteurs à haute tension, un courant intense qui provoque le déclanchement du disjoncteur à maximum M placé en tête du branchement.
- Les résistances ou bobines de self-induction seront calculées, par exemple, pour laisser passer un courant double du courant normal maximum.
- Le deuxième procédé, dont nous venons d’exposer le principe, présente l’avantage de n’inter-
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- L VI
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Novembre 1905
- rompre le courant que sur le branchement où l’accident s’est produit ' mais il est en général d’une application plus coûteuse que le premier procédé.
- TRACTION
- Quarantième anniversaire des tramways de Vienne.
- La première' voie de tramways a été ouverte à Vienne en octobre 1865 : elle avait 3,2 km. de longueur et reliait Schottentor et Ilernals. Cette ligne devint, en 1868, la propriété de la « Wiener tramway Gesellschaft » qui, en i 898, possédait un réseau de 162 kilomètres de voies exploitées au moyen de 481 voitures à chevaux et 44 voilures électriques ; le personnel était à cette époque de 4.66i employés.
- A l’heure actuelle, comme l’indique le Zeitschrift fur Elektrotechnik, les tramways urbains comprennent 343 km. de voies, 28 kilomètres de voies de garage et de remisage, q55 motrices électriques et 876 voitures dé remorque, sans compter des wagons de marchandises et des wagons spéciaux. Le nombre d’employés est de 6.85o et le capital atteint i3o millions. Dans le premier semestre de igo5, le trafic a atteint 26 millions de voitures-kilo-mètres et le nombre de voyageurs transportés 90 millions, avec urle recette totale de i3 millions de francs.
- Pour les premières lignes à traction animale, on avait employé des rails cloués sur des madriers longitudinaux en bois ayant une longueur de 7 à
- 8 mètres, une hauteur de 47 mm. et une largeur de 67 mm. ; on employa ensuite des rails plats en fer, puis en acier, ayant une longueur de 7 à
- 9 mètres, une hauteur de 38 mm. et une largeur de 86m m. ; ces rails pesaient environ 3o,6 kgr.
- par mètre courant : les madriers longitudinaux étaient reliés tous les deux mètres par des traverses. Les premiers rails véritables furent des rails Phœnix employés sans madriers : ils étaient en acier, avaient une longueur de 10 mètres, une hauteur de 155 mm. 5 une base de 120 mm. ; une tête de ii5 mm. et pesaient 4i,°7 k gr- Par mètre courant. Actuellement, les rails Phœnix employés sur les tronçons de voie à fil de trôlet aérien ont une longueur de 15 mètres, une hauteur de 210 mm., une hase de i5o mm., une tête de 106 mm. et pèsent 54,4 kgr. par mètre courant.
- Les premiers rails placés sur des madriers n’étaient pas éclissés; les premiers rails Phœnix avaient des éclisses de 5o cm. de longueur tenues par 4 boulons ; les éclisses actuelles ont 76 cm. de longueur et portent 12 boulons.
- Les premières voilures à chevaux pesaient à vide 4.000 kgr. ; leur longueur était de 6 mètres; le nombre de places assises était de 18 à l’intérieur et 18 sur l’impériale; ces dernières furent rapidement supprimées à cause de passages bas qui présentaient du danger et, en outre, peur diminuer la durée des arrêts. Les premières voitures étaient à 4 chevaux ; après la suppression de l’impériale, les voitures furent à 1 cheval, ou souvent à deux chevaux. Les automotrices 'actuelles pèsent io.85o kgr. à vide; elles ont une longueur de 10 mètres, une largeur de 2 m. 10 et une hauteur de 3 m. 20 : elles contiennent 2.4 places assises et 18 places debout : les roues ont 800 mm. de diamètre. Les voilures de remorque pèsent 6.900 kgr. à vide ; elles ont une longueur de 9 m. 3o, une largeur de 1 m. 97 et une hauteur de 3 m. 20 : elles contiennent 24 places assises et 20 places debout. Les roues ont un diamètre de 800 mm.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Novembre 1905
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- ' TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- La télégraphie sans fil dans le sud-ouest africain allemand.
- Des colonnes allemandes, parties en 1904 en mission dans le sud-ouest de l’Alrique, ont pu se relier d’une façon continue et efficace au moyen de postes portatifs qui permettaient des communications à 80 ou 90 kilomètres. Trois nouveaux postes plus puissants, envoyés en janvier 1906 à ces colonnes, ont permis d’assurer des communications permanentes entre Aminuis et Keetmanshoop, à une distance de 48o kilomètres. Entre les deux stations extrêmes sont placés deux postes intermédiaires. Les communications sont également assurées d’une façon directe entre Keetmanshoop et Harfuur, à une distance de 170 kilomètres.
- L’altitude de ces régions est élevée et les ballons employés comme supports d’antenne dans les postes portatifs ont peu de force ascensionnelle. En outre, par suite de la sécheresse de l’atmosphère, les frottements produisent sur les fils des accumulations d’électricité statique très gênantes.
- Appareil de démonstration pour la télégraphie sans fil.
- Dans un article publié par VElectrical World and Engineer du 7 octobre, M. Collin décrit de nou-
- CIIEMIN DE FER D’ORLÉANS
- RELATION S RAPIDES
- ENTRE
- PARIS, BORDEAUX, BIARRITZ, DAX, PAU
- E11 vue de faciliter les relations entre Paris, Bordeaux et les stations thermales et hivernales des Pyrénées, la Compagnie d’Orléans a apporté les améliorations suivantes à son service des trains de la ligne de Paris à Bordeaux :
- i° En mettant en marche un nouveau train rapide 3i (ire et 2e classes), qui part de Paris-Quai-d’Orsay à 8 h. 7 du soir et arrive à Bordeaux-Saint-Jean à 4 li. 14 du matin, à Dax à 6 h. 47, à Biarritz à 7 h. 53 et à Pau à 8 h. 30 du matin. Ce train ne prend toutefois pour Bordeaux que les voyageurs de irc classe.
- 20 En accélérant notablement la marche du train express 33 (ire, 2e et 3'classes), qui part maintenant de Paris à 10 h. 23 du soir et ne met plus que 8 h. 40 pour effectuer le trajet de Paris à Bordeaux.
- 11 existe encore un autre train express (irc, 2e et 3e classes^ partant de Paris à 8 h. 27 du soir, pour arriver à Bordeaux à 6 h. 23 du matin.
- Tous ces trains contiennent des voitures à couloir, des wagons lits-toilette et des wagons compartiments-couchettes qui permettent d’effectuer le parcours de Paris à Bordeaux, la nuit, dans d'excellentes conditions de rapidité et de confortable.
- veaux postes transmetteur et récepteur d’un modèle très réduit et très facilement transportable destinés à servir comme appareils de démonstration. Ces appareils, construits par la Société Telefunken, sont une miniature des postes ordinaires, mais le détecteur Schlœmilch est remplacé par un cohéreur avec frappeur. La partie la plus intéressante d’un poste est l’antenne. Celle-ci est formée d’une baguette démontable en trois morceaux munie, haut et bas, de deux traverses perpendiculaires l’une à l’autre qui supportent un filet métallique carré. Les traverses inférieures servent en même temps de pied pour tenir le système vertical. La baguette, les traverses et les filets se démontent et se plient et le tout tient fort peu de place.
- Ces postes peuvent servir à répéter, à une distance de 5o à 100 mètres, toutes les expériences de télégraphie sans fil sur la syntonisation, la résonance, l’accord sur les longueurs d’ondes, etc.
- R. V.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Câble téléphonique du lac de Côme.
- Un nouveau câble téléphonique reliant Bellagio et Gadenabbia a été placé dans le lac de Côme par la maison Pirelli et Cie. Il contient deux conducteurs
- CHEMINS DE FER DU NORD
- SAISON BALNÉAIRE ET THERMALE
- (De la veille des Rameaux au 81 octobre)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR A PRIX RÉDUITS
- Prix au départ de Paris
- (Non compris le timbre de quittance)
- BILLETS DE SAISON DE F AM
- DE PARIS Valables pendant 33 jours
- PRIX PRIX
- Pour 3 personnes pour cinq. pers.
- STATIONS CI-DESSOUS Ire 2°"~” 3U
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- fr. c- fr. c. fr. c. fr. c- fr. c.
- Berck 149 40 101 40 66 30 25 60 17 45
- Boulogne (ville) . 170 70 115 20 75 )) 28 45 19 20
- Calais (ville) 198 30 133 80 87 30 33 05 22 30
- Conchy-le- Tem-
- pie (Fort-Mahon) 140 40 94 80 61 80 23 40 15 80
- Dunkerque 204 90 138 30 90 30 34 15 23 05
- Etaples.... 132 40 102 90 67 20 25 40 17 15
- Eu 120 90 8i 60 53 10 20 15 13 60
- Le Crotoy 131 23 89 10 58 20 22 60 15 40
- Le Tréport-Mor . 123 » 83 10 54 » 20 50 13 85
- Paris-Plage 156 » 105 90 70 20 26 60 18 15
- Rang-du - Fliers-
- Verton (PI. Verlimont. 145 20 98 10 63 90 24 20 16 35
- St-Valery-s-Som. 131 10 88 50 57 60 21 85 14 75
- Serqueui (Forges-I-Eaux. 98 70 66 60 43 50 16 45 Il 10
- Wimille—Winiereux .... 174 60 117 90 76 80 29 10 19 65
- fr. c.
- 8 85 0 10 9' »
- 9 60 7 23
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- /, vin
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 4 Novembre 1005
- en cuivre dei,66 mm2 de section, constitué chacun ) par 7 lils de o,55 mm de diamètre isolés les uns des autres par 3 couches de gutta-percha. Autour de la gutta sont placés des couches de jute, puis 18 fils de fer galvanisé de 5 mm.
- La capacité d’un conducteur, quand l’autre est relié à la terre, s’élève à 0,181 microfarad par kilomètre ; la résistance est de 6,31 ohms par kilomètre à 15°,la résistance d’isolement est de i.3oo mégohms par kilomètre à a4°. La longueur totale du câble atteint 2 kilomètres.
- E. B.
- Service téléphonique urbain.
- Le service des téléphones de Paris a été, ces derniers mois, l’objet d’attaques justifiées dont il eût été superflu de nous faire l’écho, la presse quotidienne s’en étant journellement occupé.
- A la suite de cette campagne, une commission administrative fut chargée de l’étude de la transformation de l’outillage téléphonique du réseau de Paris. Elle vient de terminer ses travaux.
- Cette commission avait été chargée, sur la proposition du sous-secrétaire d’Etat des postes, par le ministre du commerce, d’étudier les moyens de remédier aux défectuosités dans le service et d’ar-
- rêter un programme général de réfection des installations existantes.
- Présidée par M. Alexandre Bérard, elle comprenait une trentaine de membres : fonctionnaires de l’administration, ingénieurs, inspecteurs des services techniques, chefs des bureaux téléphoniques i principaux.
- Ses travaux ont abouti à l’établissement d’un programme directement inspiré des résultats obtenus à l’étranger dans des réseaux similaires et dont l’application est de nature à transformer complètement l’exploitation actuelle.
- Sans vouloir entrer aujourd’hui dans le détail complet du plan adopté, nous pouvons d’ores et déjà signaler qu’il comporte : i° la généralisation du multipliage, dans les meubles de chaque bureau, des jacksdetous les abonnés reliés à ce bureau, mesure qui aurait pour résultat de diminuer le nombre des opérations imposées actuellement aux téléphonistes pour établir une communication.
- 2° L’em'ploi étendu de lignes de conversations pour les téléphonistes.
- 3° L’installation de la batterie centrale d’appel et le signal de fin de conversation automatiques.
- En outre, un nouveau bureau central téléphonique serait prochainement créé dans le centre de
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie etla Bretagne savoir:
- 1» EXCURSION AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours lre classe, 47 fr. 70; 2mo classe, 35 fr. 75 3™ classe, 26 fr. 10
- 2° EXCURSION DE PARIS AU HAVRE avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre et retour valablet
- o jours 23 fr. 3me classe 16 fr. 50
- Billets d'allei
- lr“ classe, 32 fr. ; 2me classe,
- 3° VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute l'année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lre classe, 65 fr. ; 2° classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quimper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Ralon, Rennes.
- Réduction de 40 °/0 sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l'itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr. 30. dans les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- CHEMINS DE FER DE PARI S - LYON -M É DI T E RR AN É E
- STATIONS HIVERNALES
- (JVice, Cannes, Menton, etc.)
- Billets d aller et retour collectifs de l,r, 2e et 3e classes Valables 33 jours
- Du 15 octobre au 15 mai, la Compagnie délivre, dans toutes les Gares de son réseau, sous condition d'effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lr°,2e et 3e cl., pour les stations hivernales suivantes :
- Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Valescuze, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours moyennant le paiement pour chaque prolongation, d un supplément de 10
- A.i*i*êts facultatifs
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- UX
- Supplément à L'IU-luii âge
- Paris pour décharger les bureaux de Gutemberg et deWagram, dont la capacité actuelle est à la veille d’atteindre la limite maximum.
- Ap rès s’être prononcée sur les solutions de principe, la commission a procédé à une évaluation aussi précise que possible des dépenses que nécessiterait la mise en application des mesures indiquées, et fixé l’ordre logique des opérations ; la durée totale d’exécution n’excéderait pas deux ans, le coût global de cette réorganisation serait inférieur à io.ooo.ooo.
- 4 4
- On va construire, dans la région de Rome, un réseau téléphonique très important.
- AV I S
- Adjudications prochaines.
- Belgique : Micheroux. ha Société des charbonnages du Hasard se propose d’établir un transport de force important pour l’exploitation de sa concession de Cherattc. Cette société étudie, en outre, d’autres travaux intéressants.
- Allemagne : Scherfede (Arolsen), administration communale. Etablissement d’une grande usine d’électricité.
- Caslrop, administration communale. Etablissement d’un tramway électrique. 4°o.ooo marks.
- Altenessen, administration communale. Extension de l’éclairage public. 4°-ooo marks.
- Leipzig, administration communale. Travaux d’extension aux installations électriques. 2.800.000 marks.
- Glogau, administration communale. Installation de l’électricité.
- Kensingen (Bade). Etablissement d’installations électriques, fio.ùoo marks.
- Wehrstedt (Saxe), administration communale, installation de l’éclairage électrique des rues.
- Angleterre : Huntington. Installation de la lumière électrique.
- Dewsburg. Agrandissement de la centrale électrique : 260.000 frs.
- Dublin. L’administration du port et des docks reçoit les offres pour la construction d’une centrale.
- Andovr . Installation d’une centrale électrique.
- D art for d. Construction par la ville d’un tramway électrique. On peut faire des offres pour la fourniture des chaudières, batteries fixes et de traction, machines à vapeur et dynamos.
- Autriche-Hongrie : Nenzig et Nueridens (province de Vorarlberg). Installation de l’électricité.
- Podgorqe, près Gracovie. Agrandisseminent de la centrale (force et lumière). Installation de nou-
- velles chaudières, machines à vapeur, machines électriques, moteurs, etc.
- Indenburg (Styrie). Agrandissement de la centrale, installation d’un réseau de tramways électriques.
- Brésil: Nichteroy ( Rio-de-Janeiro). Installation de l’éclairage électrique.
- •k
- Esragne : Madrid. Direction générale des travaux publics : le 27 novembre, adjudication de la concession d’un tramway électrique ; cautionnement provisoire: pesetas 2.299.17. —- La Direction générale des postes et télégraphes reçoit les offres pour la construction et l’exploitation pendant 20 ans d’une installation téléphonique à Mahon (Iles Baléares).
- Avila. La Alcadia Gonstitucional va émettre un emprunt de 2.600.000 francs pour des travaux d’installations électriques et pour l’adduction d’eaux potables.
- Magouyx. Installation de l’éclairage électrique.
- Hollande : Amsterdam. Une voie ferrée électrique est projetée d’Amsterdam à laandam et Koog.
- Watergraafsmeer. Installation de l'éclairage électrique.
- Italie : D’importants travaux de traction électrique sont à l’étude pour Pise, Livourne, etc. — Une nouvelle société dont le siège est à Bologne, la « Società Esercizi riuniti di Emprese eleltriche » va construire des centrales électriques à Urbino, Firmigrano, Forli et diverses autres villes. — La ville de Acquaviva delle Fonti (province de Bari) va installer une usine électrique de 120 chevaux (*).
- k
- Mexique: Guadalajara. La Compagnie d’exportation de Galisco (capital : 6.000.000 de piastres
- (') Voir, en outre, page LIV, nouvelles installation sliydro-élcetriques.
- TUDOR
- 90.000 îr.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ÂCCUIV!ULATEUR
- Société Anonyme, Capital l.(
- Siège Social : 8i, rue Saint-Lazare, Laids
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, -j, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue lsabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE r Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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-
- LX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 4 Novembre 1905
- or) se propose de construire une ligne de tramways électriques de Guadalajara au port de Cha-metu.
- D’importantes installations hydro-électriques sont projetées dans l’Etat de Puebla. S’adresser au secrétariat des « communicaciones ».
- * •¥
- Pérou : Le mode de traction des tramways va être transformé et les voitures actuellement en service seront remplacées par des voitures électriques à trôlet. S’adresser à M. Jocquin Godoy, à Lima,
- République Argentine : Buenos-Ayres. La Compagnie des tramways électriques du Sud étudie la construction d’une ligne électrique de Lomas à Quilmes.
- Roumanie : Tulcea, à la mairie. Concession prochaine : i° de l’alimentation d’eau : 800.000 fr. ; 20 de l’éclairage de la ville à l’électricité : ôoo.ooo fr. Offres à faire dans les jours prochains
- au service technique de la ville.
- * *
- Suisse: Coire, administration communale. Trans-
- formation et extension des installations électriques: i.23o.ooo francs.
- k
- * *
- La Direction de l’Exposition Internationale des Arts et Industries du Feu ouvre deux concours pour la Médaille et le Diplôme qui seront décernés, en 1906, à tous les Exposants récompensés par les différents Jurys.
- Mille francs de prix dans chaque concours seront attribués aux trois projets retenus par le Jury spécial qui examinera les maquettes et dessins le vendredi i5 décembre prochain.
- Les artistes qui désirent prendre part à ce concours peuvent dès maintenant s’adresser à M. Biny, Directeur Général de l’Exposition, dont les bureaux sont installés 19, rue St-Roch, à Paris.
- * *
- Ingénieur, diplômé de l’Ecole Supérieure d’Elec-tricité de Paris, diplômé de l’Ecole d’application des Ingénieurs de Turin, au courant des installations électriques, désirerait situation à l’étranger (de préférence dans l’Amérique du Sud), dans maison de constructions et d’installations électriques.
- Ecrire aux bureaux de la Revue.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Berechnung und Entwurî electrischer Maschi-nen, Apparate und Anlagen. — (Calculs et projets de machines, appareils et installations électriques. —
- Niethammer.
- Volume III. — Elektrische Schaltanlagen und Apparaten samt Grundlagen zur Projektierung elektrischer Anlagen. — (Tableaux de distribution et appareils, et bases pour l’établissement de projets d’installations électriques). Un ouvrage grand in 8° de 5 aayp-ges avec 609 figures et 13 tableaux. F. Enke, éditeur, Stuttgart.
- Get important ouvrage, qui comprendra cinq volumes, contiendra tous les renseignements possibles concernant le calcul ou l’établissement des projets de machines, appareils et installations électriques. Le volume III, qui paraît le premier, est consacré aux tableaux de distribution et appareils. Gomme le fait remarquer l’auteur dans sa préface,
- il existe dans la littérature électrotechnique très peu de documents sur les importants tableaux de distribu lion qui jouent à l’heure actuelle un rôle si considérable dans les récentes usines génératrices.
- L’ouvrage est divisé en deux parties qui comprennent les chapitres suivants :
- ire partie: Installation des tableaux; interrupteurs ; coupe-circuits ; disjoncteurs automatiques ; instruments de mesure; dispositifs de protection contre la foudre et les surtensions ; résistances ; régulateurs ; démarreurs ; appareils divers.
- 2e partie : Indications pour l’établissement de projets d’installations électriques.
- Ges chapitres, très complets et très documentés, peuvent incontestablement rendre des services à à tous les ingénieurs s’occupant d’installations électriques.
- B. L.
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-
- Tome XLiV.
- Samedi 11 Novembre 1905.
- 12' Année.
- N "45.
- C?
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- BETHENOD (J.). — Sur le dimensionnement des moteurs monophasés à collecteur. ...... 201
- REYVAL (J.). — Exposition universelle de Liège. — Appareils exposés par M. J. Richard .... 206
- SOLIER (A.). — L’installation hydroélectrique de la Sioule ............................................ 212
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la décharge électrique dans les gaz mono et biatomiques, par Ewers . . 224
- Influence des rayons du radium sur la décharge électrique, par Berti............................ 225
- Relation entre l’épaisseur et la rigidité diélectrique des isolants, par Kinzbruner............. *. . 226
- Génération et Transformation. — Sur l’action de l’enveloppe de vapeur, par Mellamby................. 227
- Sur les projets de machines à courant continu, par Muller................................... 228
- Sur le fonctionnement des transformateurs à des fréquences et des voltages variables, par Sammet .... 282
- Influence des variations de fréquence et de tension sur les propriétés des moteurs d’induction, par Welsh . 282
- Traction. —• Redresseur-régulateur Àuvert et Ferrand. . ........................ . .... ; . . ... . 282
- Installation d’une batterie-tampon à haute tension, par Schroder. ................................ 233
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — Sur le mode de fonctionnement du détecteur Rutherfort-Marconi, et sur l’aimantation du fer produite par des courants de haute fréquence,
- par Madelung . ................................................•.......................... 234
- Sur l’influence de la terre dans la télégraphie sans fil, par Sachs . . . . , . . . . . . ...... . . . 236
- Eclairage. — Sur les lampes aü tantale, par Wedding..........................• • . . . ? . V . . . . 287
- NOTES ET NOUVELLES
- Les installations électriques du « Metropolitan District Ry ». . . ... . . . . . .. . !' . . . '. ' . . ' lxii
- Chemins de fer électrique de Tabor à Béchyne. . ............................. . ..... . . -j .• 'y -- lxii
- Tramways électriques de Hastings............................ . .........: . . . . . .’ : . ... . . ’ lxiv
- Pulsomètre Delorme...............................................................lxvi
- Installation du nouveau réseau téléphonique de Würzbourg.......................... . , '. .' . . . . • . . lxvii
- Bibliographie ............................................................. . . V . ..... lxxii
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- LXII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 11 Novembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Les installations électriques du Metropolitan District Railway.
- La description de ces installations, dans nos numéros des 16 et 23 septembre a donné lieu à une erreur regrettable, due à une confusion dans les notes que nous a envoyées notre correspondant de Londres. Il est dit (page 458) que l’installation des sous-stations a été exécutée par la British Thomson-Houston : or, ce n’est pas la Thomson-Houston G0, mais la Westinghouse Electric Mf g. C° qui a exécuté ces installations, avec des appareils et machines entièrement construits dans ses ateliers de Manchester.
- 0, A.
- TRACTION
- Chemin de fer vicinal de Tabor à Béchyne à voie normale.
- Dans ses derniers numéros, Y Elektrische Bahnen donne une description du chemin de fer qui relie Tabor à Béchyne. La ligne a une longueur de 24,5 kilomètres et présente des courbes avec rayon minimum de i5o mètres et des rampes maxirna de 35 °/O0. Les rails pèsent 21,75 kgr. par mètre courant et ont 9 mètres de longueur ; il y a une traverse par mètre.
- La tension d’exploitation est de i.4oo volts répartis sur deux ponts de 700 volts chacun, les rails servant de conducteur neutre.
- L’usine génératrice est placée à 1 km. 200 du point terminus; elle contient des machines à vapeur-verticales compound à condensation de 720 chevaux construites par la Société anonyme Breitleld-Danek et Gie. Ges machines entraînent par courroies deux dynamos bipolaires de traction établies chacune pour 2 X 700 volts, 80 kilowatts et 5oo tours par minute. L’excitation shunt est prise
- sur 700 volts. L’inducteur est en deux parties distinctes. Le courant est recueilli par trois lignes de trois balais.
- Des survolteurs à excitation série, capables de produire une différence de 2X116 volts, sont montés en série sur le circuit des dynamos génératrices pour élever la tension aux moments où la charge est élevée. Ges survolteurs sont commandés par courroies au moyen de poulies clave-tées sur les arbres des dynamos.
- Une batterie de 700 accumulateurs Tudor de 171 ampère-heures au ‘régime de décharge en trois heures est montée en tampon avec les dynamos de traction.
- Le tableau de distribution a été établi d’une façon particulièrement soignée, à cause de la haute tension employée. Tous les arcs de rupture qui se produisent dans les interrupteurs s’effectuent suides contacts de charbon.
- Le courant est amené à la ligne aérienne de contact par des câbles de 100 mm. de section. La ligne est constituée par deux fils de cuivre dur de 9 mm. de diamètre soutenus, à 5 m, 5o du sol par des isolateurs en porcelaine à double cloche. La distance entre ces deux fils est de 1 m. 20.
- L’organe de prise de courant des voitures est à rouleaux. Les automotrices sont équipées chacune avec quatre moteurs de 3o chevaux absorbant 4o ampères sous 65o volts et tournant à une vitesse de 55o tours par minute. Chaque moteur est formé d’une carcasse en deux parties assemblées suivant un plan horizontal : la moitié supérieure porte les paliers qui s’appuient sur l’essieu ; la partie inférieure peut être enlevée. La carcasse porte quatre pôles bobinés.
- L’induit, fortement ventilé par des canaux axiaux et radiaux, porte 61 encoches dans laquelle est
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- Supplément à L Eclairage Electrique du 11 Novembre 1905
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- TYPES
- DE
- 1© à 5.000 CHEYHÜX
- SPECIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Perrier ”.....................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369...........................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne...........
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon.............................................. .............
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Port de Cherbourg............................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.............................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)......
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët). . . .
- Etablissement National d’Indret..............................................
- Etc., etc.
- machines
- .800
- .000
- 600
- .000
- .330
- .660
- .350
- 880
- 830
- 800
- 750
- 600
- 580
- 400
- 400
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- LXIV
- Supplément à L Eclairage Electrique du 11 Novembre *905
- placé un enroulement en tambour. Les balais en charbon sont maintenus par des porte-balais à glissières fixés à une plaque d’ambroïne de position réglable.
- L’élévation de température, après une heure de marche à pleine charge, est de 35° pour l’induit, 45° pour le collecteur et 4i° pour l’enroulement inducteur.
- L’arbre du moteur porte un petit pignon en fer forgé : le rapport de démultiplication est de i5/^5; le poids total d’un moteur, avec les engrenages, le carter et l’organe de suspension, est de
- 935 kgr.
- Le réglage des moteurs est effectué par la méthode série-parallèle. La vitesse à pleine charge est de i5 km. à l’heure en rampe et de 3o km. en palier.
- O. A.
- Les tramways électriques de Hastings.
- Les lignes actuellement exploitées par la <( Ilas-tings and District Tramways G0 )) ont une longueur de 16 kilomètres et présentent de fortes rampes et des courbes de faible rayon. Quand le réseau sera complet, il aura un développement d’environ 48 kilomètres. Nous empruntons à un article de The Electrician, du i3 octobre, les renseignements suivants :
- La station génératrice électrique est placée à Ore Valley : elle produit du courant continu à 5oo volts et des courants triphasés à 6.6oo volts qui sont convertis en courant continu dans des sous-stations,
- La plus grande partie de la ligne est à voie simple de 108 cm. de largeur. Les rails sont placés directement sur du béton de ciment : ils pèsent 42 kgr. par mètre courant et ont i5 mètres de longueur ; les éclisses sont du modèle ordinaire avec six boulons ; des rails-bonds en cuivre assurent l’éclairage électrique.
- La ligne aérienne est à suspension élastique. Les poteaux, qui ont une hauteur de io m. 5o, sont formés de trois tronçons de tubes d’acier. Le fil de travail est en cuivre dur et a io mm. de diamètre présentant une résistance à la rupture de 35 kgr. par mm2.
- Les feeders à haute tension sont constitués par des câbles triphasés isolés au papier à enveloppe de plomb et armature en fils d’acier. Les câbles à basse tension sont isolés au bitume vulcanisé.
- L’usine génératrice placée à la station de , Ore, sur le South Eastern Railway, possède des moyens de communication faciles pour la réception du charbon. Les wagons de charbon peuvent entrer directement dans la chaufferie, de sorte que tout convoyeur est inutile.
- La chaufferie comprend trois chaudières mari-
- nes Babcock et Wilcox à tubes d’eau, produisant de la vapeur à 12 kgr. Chaque chaudière est munie d’un surcbautfeur et peut évaporer 7.000 kgr. d’eau par heure. La surchauffe est de 70° centigrades. L’eau est fournie par deux pompes différentielles à vapeur débitant chacune 3o‘à 35 mètres cubes d’eau par heure. La conduite de vapeur qn boucle est faite avec des tubes en tôle d’acier rivée de 20 cm. de diamètre.
- La vapeur, après s’être détendue dans les machines à vapeur, passe dans un condenseur à surface Allen placé en sous-sol dans la salle des machines. Les pompes de ce condenseur sont actionnées par une machine compound [verticale de 48 chevaux à laquelle la pompe de circulation est accouplée directement ; les pompes à air sont entraînées par l’intermédiaire d’engrenages. Le condenseur peut condenser 10 mètres cubes d’eau par heure et produit un vide de 63,5 cm. de mercure : il est du type cylindrique ordinaire avec tubes et plaques en bronze. Les pompes à air sont des pompes Allen-Edwards de 3o cm. de diamètre et de 2.5 cm. de course et tournent à une vitesse de 160 tours par minute. La pompe de circulation est une pompe centrifuge dont les tuyaux d’aspiration et d’évacuation ont 27,5 cm. de diamètre.
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 11 Novembre 1905
- Les quatre moteurs à vapeur sont à triple expansion et à trois cylindres, avec graissage sous pression. Chacun d’eux a une puissance de 54o chevaux et tourne à 3^5 tours par minute. Ces moteurs entraînent deux alternateurs, une dynamo à courant continu et un groupe comprenant un alternateur et une dynamo et servant d’unité de réserve.
- Les alternateurs Dick et Kerr produisent des courants triphasés à 6.600 volts et 25 périodes et portent, en bout d’arbre, leurs excitatrices. Ils ont une puissance de 3oo kw. et peuvent supporter sans inconvénient une surcharge de a5 % . L’inducteur tournant est constitué par un volant en fonte portant des pôles feuilletés. La forme des masses polaires assure une distribution du flux telle que la f. é. m. induite soit à peu près sinusoïdale. Le stator est formé d’une carcasse en fonte en deux pièces ; les tôles portent des encoches rectangulaires.
- Les dynamos à courant continu Dick et Kerr ont une puissance de 3oo kw. sous 5oo-55o volts en tournant à une vitesse de 3^5 tours par minute.. La carcasse inductrice est en fonte et les pôles sont feuilletés ; l’enroulement est hypercompound et la f. é. m. augmente de 10 % entre la marche avide et la pleine charge.
- Le tableau de distribution consiste en 20 panneaux de marbre portant les différents appareil de commande, de couplage et de mesure des alternateurs et des dynamos à courant continu.
- La sous-station de Silverhill contient trois commu-tatrices de 200 kilowatts Dick et Kerr tournant à une vitesse de ^5o tours par minute et produisant du courant continu à5oo-55o volts. Chaque commutatri-ce est alimentée par trois transformateurs monophasés à huile et le groupe peut supporter sans inconvénient une surcharge prolongée de a5 % . Les transformateurs abaissent la tension de 6.600 volts à 34o volts.
- O. A.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Pulsomètre Delorme.
- Le Pulsomètre, nouvelle pompe à vapeur, consiste en une simple pièce de fonte constituant le corps de l’appareil et formée de deux compartiments ou chambres accotées qui se rétrécissent en se réunissant à la partie supérieure et qui sont surmontées d’une autre pièce de fonte appelée collet, soigneusement fixée et boulonnée sur la première ; les deux compartiments se terminent en une chambre à vapeur commune dans laquelle la soupape à boulet est fixée de façon à osciller entre les sièges formés à la jonction. Les compartiments communiquent à la partie inférieure avec le tuyau d’aspiration où se trouvent disposées les soupapes d’aspiration. L’appareil est aussi pourvu d’un compartiment de décharge commun aux deux compartiments et conduisant au tuyau de vidange, et ce dernier contient une ou deux soupapes selon le travail qu’on demande à la pompe. La chambre à air communique avec l’aspiration. Les chambres d’aspiration et de décharge sont fermées au moyen de couvercles à charnière exactement fixés aux conduites .d’échappement au moyen de joints planés et qui peuvent être aisément enlevés quand on veut avoir accès aux valves. Dans les grands modèles, des trous à main sont ménagés dans ces couvercles.
- La pompe ayant été préalablement remplie d’eau, la vapeur est introduite par la conduite et passe dans le compartiment laissé ouvert par la position du boulet : celui-ci exerce alors une faible pression sur la surface de l’eau et abaisse son niveau sans agitation de façon qu’il ne se produise qu’une très légère condensation : l’eau passe alors par l’ouverture de décharge et la soupape pour se rendre dans la conduite élévatoire.
- Au moment où le niveau de l’eau atteint l’orifice horizontal qui conduit à la décharge, la vapeur passe avec une certaine violence et, arrivant au contact
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Novembre 1905
- de l’eau dans les tuyaux qui conduisent au compartiment de décharge, se condense instantanément : le boulet est chassé dans la direction opposée à celle qu’il occupait pendant que le compartiment se vidait, fermant ainsi rorifîce supérieur de ce dernier et empêchant une nouvelle admission de vapeur. L’eau se précipite dans le tuyau d’aspiration, soulève la soupape d’aspiration et vient remplir de nouveau le compartiment. A ce moment, le second compartiment se trouve exactement dans les mêmes conditions que dans le premier cas, et le même cycle se reproduit. Le changement se produit si rapidement que, même lorsqu’il n’existe pas de chambre à air sur le tuyau de décharge, une très légère interruption se produit dans l’écoulement de l’eau et cet écoulement, dans des circontances favorables peut presque être considéré comme continu. Les robinets à air empêchent que les compartiments ne se remplissent trop rapidement quand on opère à une basse altitude et dans quelques autres cas.
- Le boulet, s’il a été ajusté avec précision au début, s’use ainsi que son siège d’une façon régulière : il tourne en effet sur ce dernier à chaque pulsation, de telle manière qu’aucune partie de sa surface ne retombe deux fois de suite sur le siège au même endroit.
- O. A.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Installation du Commutateur multiple du réseau téléphonique de Würzbourg.
- La direction générale royale des postes et télégraphes bavarois, après s’être rendue compte des grands avantages que procure le système à batterie centrale qu’elle a introduit à Ludwigshafen a. Rh. et à Neustadta. d. Hardt, s’est décidée à munir la ville de Würzbourg d’un bureau téléphonique semblable, c’est-à-dire à avertisseurs par lampes à incandescence pour l’appel et le signal de fin automatique double. Ce bureau téléphonique a été installé par la « Deutsche Telephonwerke )) de Berlin.
- Nous empruntons à un article de M. Jacob, publié dans YElektrotechnische Zeitschrift, les renseigne-
- ments qui suivent sur cette intéressante installation.
- L’agencement général comprend trois meubles pour les lignes interurbaines, deux tableaux commutateurs pour le service local contenant i5o circuits d’abonnés au tarif à forfait par table, un pour abonnés soumis à la taxe lixe à 3oo lignes par table, deux tableaux auxiliaires, une table à 2 places, une table de distribution, une table de surveillance et la station génératrice du courant électrique.
- Tous les appareils appartenant aux lignes d’abonnés, tels que relais d’appel et relais de distance, bobines de self-induction, relais des lampes pilote et de contrôle, organes de protection, sont disposés dans des armoires à relais placées dans la salle de service.
- Toutes les lignes d’abonnés, sans exception, sont à deux fils dont une partie est aérienne et l’autre souterraine. De là, elles cheminent dans des câbles à 42 et à 43 conducteurs recouverts de soie et coton passant par les jacks à double rupture des tableaux interurbains, puis par les jacks parallèles des commutateurs du service local. La connexion des lignes d’abonnés avec les armoires à relais se fait à l’aide de câbles montés en peignes. Les câbles d’introduction principaux sont posés dans un canal spécial et montés sur isolateurs en porcelaine.
- a) tableau commutateur pour le service local.
- (fi g. 1)'
- La capacité prévue de ces tableaux est de ô.ooojacks multiples, maisilsn’encontiennentactuel-lement que 1.800.
- Un répartiteur intermédiaire placé derrière les tableaux commutateurs permet, par suite d’une répartition convenable des signaux d’appel, de distribuer uniformément le travail aux tables.
- Les jacks multiples ont trois contacts et sont disposés de façon à former des séries de 20 pièces et superposées pour former 9 champs verticaux. Au-dessous de ces derniers se trouvent les jacks multiples de réponse VR (jacks parallèles) à double rupture ainsi que les lampes d’appel AL placées de façon que chacune ait sa place directement au-
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- L.X VIII
- Supplément à L Eclairage /'/citrique du il Novembre 1905
- dessus de son jack correspondant. Le panneau vertical est également prêt à recevoir les lampes pilote PL, les jacks et les lampes d’appel pour les lignes avertisseur.
- Chaque table du commutateur pour le service local est armée de 18 paires de fiches à 3 contacts AS et YS fixées à des cordons, 18 commutateurs à clé HU combinant l’appel, la conversation et
- 'iaYuV~rtP^s'^l/71TPT11
- __________________________I
- UJ?i'uLui{js'S‘I/UTtfUi :luj ujp uy
- l’éeoute, 18 paires de relais de fin de conversation SH et UH, des lampes de fin SLH et SL2 et de 18 relais interrupteurs R.
- Les postes d’opérateur comprennent le microphone mobile et le récepteur à bague qui sont comme d’habitude connectés aux tables au moyen j
- d’une mâchoire. Le condensateur établit le passage aux courants de conversation par les relais de fin. La lampe rouge SL2, qui s’allume lors de la circulation du courant d’appel, a deux fonctions. Elle sert de lampe cle contrôle d’appel et en même temps de lampe de surveillance, par le fait qu’elle
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- LX1X
- indique à la téléphoniste que le courant qui vient de provoquer l’appel de l’abonné a réellement et normalement atteint le poste de celui-ci, puis par l’extinction de cette même lampe, que l’abonné demandé a décroché le récepteur de son appareil. En conséquence, et comme il a été déjà mentionné plus haut, le signalde lin est donné par les deux abonnés.
- Avant d’expliquer le fonctionnement détaillé, il est nécessaire de décrire sommairement le poste d’abonné que représente la figure i.
- Dans les postes d’abonnés, l’enroulement secondaire (200 ohms) S de la bobine d’induction ainsi que les 2 téléphones T (chacun de 100 ohms) montés en série, constituent le circuit local, tandis que l’enroulement primaire p (3o ohms) et son microphone sont, pendant la conversation, intercalés sur la ligne. Quand le récepteur repose dans son crochet automatique, le courant de la batterie centrale est barré par un condensateur G (à 2 microfarads) placé dans le circuit de la sonnerie ; par contre le courant alternatif de l’appel partant du commutateur central trouve un passage par ce condensateur G et la sonnerie W. W.
- Les descriptions de montage suivantes indi-quen tcomment a lieu le service des lignes locales :
- I. - l’abonné I APPELLE LE BUREAU CENTRAL (fig. I )
- Quand on enlève le récepteur T) de son crochet
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- RELATIONS RAPIDES
- ENTRE
- PARIS, BORDEAUX, BIARRITZ, DAX, PAU
- En vue de faciliter les relations entre Paris, Bordeaux et les stations thermales et hivernales des Pyrénées, la Compagnie d’Orléans a apporté les améliorations suivantes à son service des trains de la ligne de Paris à Bordeaux :
- i° En mettant en marche un nouveau train rapide 3i (ire et 2e classes), qui part de Paris-Quai-d’Orsay à 8 h. 7 du soir et arrive à Bordeaux-Saint-Jean à 4 h. 14 du matin, à Dax à 6 h. 47, à Biarritz à 7 h. 53 et à Pau à 8 h. 30 du matin. Ce train ne prend toutefois pour Bordeaux que les voyageurs de ire classe.
- 20 En accélérant notablement la marche du train express 33 (ire, 2e et 3'classes), qui part maintenant de Paris à 10 h. 23 du soir et ne met plus que 8 h. 40 pour effectuer le trajet de Paris à Bordeaux.
- Il existe encore un autre train express (ire, 2e et3e classes!, partant de Paris à 8 h. 27 du soir, pour arriver à Bordeaux à 6 h. 23 du matin.
- Tous ces trains contiennent des voitures à couloir, des wagons lits-toilette et des wagons compartiments-couchettes qui permettent d’effectuer le parcours de Paris à Bordeaux, la nuit, dans d’excellentes conditions de rapidité et de confortable.
- automatique H,, le circuit de la sonnerie est interrompu (par H,-i) et la batterie centrale est fermée sur le relai d’appel AR (par H,-2) ; la bobine de self-induction D,, qui précédemment était fermée sur elle-même, se trouve intercalée sur le fil £, (cette bobine de self-induction D, est devenue nécessaire parce que le voltage du réseau, qui au début était de 12 volts, a été pour des raisons dues à l’exploitation, élevé à 24 volts).
- a) Schéma du circuit suivi par le courant d'appel
- Pôle négatif de la batterie centrale ZB en 20 ; i4 ; enroulement de AR,; fil a du câble des jacks ; répartiteur intermédiaire ZV, ; jacks UK, des tableaux des lignes interurbaines ; répartiteur général | fil a poste I (crochet H,-2 ; microphone M, ; enroulement primaire p de la bobine d’induction I,) ; fil b ; répartiteur général ; jacks des lignes interurbaines UK, ; répartiteur intermédiaire ZV, ; fil b du câble des jacks ; enroulement b du relais d’appel AR, ; i5 ; 17 ; i3 : pôle positif de la batterie centrale ZB en 23. L’armature de AR, est attirée, coupe le contact 17 et ferme le circuit de la lampe d’appel AL, par le contact 16 et le relais de contrôle CR,.
- b) Circuit de la lampe d’appel
- Pôle négatif de la batterie centrale ZB en 20 ;
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- Calais (ville) 198 30 133 80 87 30 33 05 22 50 14 55
- Conchy-le- Temple (Fort-Mahon) 140 40 94 80 61 80 23 40 15 80 10 30
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- Etaples......... 152 40 102 90 67 20 25 40 17 15 11 20
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Novembre 1905
- 27 ; manette NH ; 28 ; CR^ ; Al,, ; 16 ; i3 ; 18 et pôle positif de ZB en 23.
- La lampe d’appel AL, s’allume ; en même temps le relais de contrôle CR, de la table correspondante I fonctionne et provoque l’allumage de la lampe pilote PL, et de la lampe de contrôle CL, appartenant toutes deux à la table de surveillance.
- b) Circuit cle la lampe de contrôle
- Pôle négatif de ZB en 21 ; armature 19 ; relais CR, ou PL, ; et pôle positif de ZB au point 24.
- Pendant le service de nuit, la manette NH reste ouverte de sorte que le courant nécessaire au relais de contrôle et à la lampe d’appel est obligé de circuler dans le relais de la sonnette de nuit N W R ce qui, à chaque appel, provoque le fonctionnement de la sonnette de nuit N W.
- II. -- LA TÉLÉPHONISTE RÉPOND
- Lorsqu’une des lampes d’appel AL, s’allume, la téléphoniste introduit une des fiches de réponse AS dans le jack AK, se trouvant directement sous cette lampe ce qui fait que :
- i° La ligne reliant les douilles des jacks entre
- elles et qui est fixée au pôle négatil de la batterie centrale ouvre le passage au courant dans l’enroulement du relais de coupure TR,, en même temps tous les jacks des autres tables et correspondant au poste demandé sont préparés pour donner le signal annonçant l’occupation de la ligne.
- a) Circuit du relais de coupure Pôle négatif de ZB en 60 ; W, ; massif de AS ; douille de AK, ; 10 ; TR, * 18 et pôle positif de ZB au point 23. Le relais de coupure attire son armature et par l’ouverture du contact i4 met hors de circuit l’enroulement a du relais d’appel AR, ; en outre le circuit de la lampe d’appel et du relais de contrôle est interrompu en i3 ce qui par conséquent provoque l’extinction simultanée des lampes d'appel, pilote et de contrôle.
- 20) Le courant d’alimentation pour le poste I est fermé sur le relais de fin SR.
- b) Circuit du courant d’alimentation Pôle négatif de ZB en 61; SR; 36; pointe de AS ; petit ressort de AK, ; 12 ; fil a ; poste I (comme ad. la); fil b\ 11 ; enroulement b de AR, ; i5; D, ; pôle positif de ZB en 22.
- Le relais de fin SR{ par l’attraction de son armature établit les contacts 42 et 43.
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- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
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- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours 4re classe, 47 fr. 70 ; .2™ classe, 35 fr. 75 3me classe, 26 fr. 10
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- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 11 Novembre 1905
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- Le poste cVopérateur qui, par le contact 5o du relais interrupteur R et la fiche de réponse AS, était relié au fil b de la ligne de l’abonné, est maintenant connecté encore au fil a de la même ligne par le contact 42 ; la téléphoniste peut donc recevoir la demande.
- cl Circuit du courant de conversation
- Poste 1 (M, ; p) ; fil b ; 11 ; grand ressort de AK,, ; massif de AS ; 39 ; 5o ; 55 ; C3 ; T ; 54 ; 49 ; 42 ; 87 ; G, ; 36 ; pointe de AS ; petit ressort de AK, ; 12; fil a; poste I (II,; 2 ; M,).
- d ) CIRCUIT MIC R O PHONIQUE DU POSTE D’OPERATEUR
- Pôle négatif de ZB en 62 ; W, ; 58 ; microphone mobile M ; p ; 5g ; W2 et pôle positif de ZB en 63.
- III. — LE POSTE I DEMANDE A ÊTRE RELIÉ AU POSTE II
- L’abonné I appelle le bureau central (voir I).
- La téléphoniste intervient (voir II).
- L’abonné I ayant communiqué à la téléphoniste le numéro de l’abonné désiré, celle-ci s’assure que la ligne voulue est libre en appuyant la pointe de la fiche de translation VS contre la douille du jack VK2.
- Si la ligne en question est déjà occupée par un autre abonné, la téléphoniste perçoit par son récepteur à bague un bruit sec, lorsque la ligne se trouve placée au tableau local ; quand celle-ci est reliée au tableau interurbain, elle entend le même bruit, mais accompagné d’un sifflement, a) Schéma du circuit du courant d’essai.
- Pôle négatif de Z B ; W3 ou W4 ; massif de A S ou V S de la paire de cordons par laquelle la ligne est occupée ; douille V K2 ; pointe de VS; 34 ; 4i ; 3 7 ; 42 5 49 ; 54 ; récepteur à bague T; D3 ; terre E et pôle positif Z B,
- Pour éviter pendant le test à l’aide de la fiche de translation que des dérivations du courant de
- la batterie centrale se produisent au moment où Ja fiche de réponse se trouve reliée, ce qui donnerait le signal d’occupation même si le jack était libre, un condensateur C3 (de 1 microfarad) est inséré dans le circuit. D’ailleurs les circuits de ces dérivations de courant sont les suivants : pôle négatif de Z B en 61 ; S R ; 36 ; pointe de A S ; A K ; fil a ; poste I ; fil b ; 11 ; A R ; D, ; pôle positif de Z B en 22, du point 11 à K, ; tige de A S ; 39 ; contact 5o de R ; 55 ; D3 ; terre ; pôle positif de Z B puis par le contact 55 ; récepteur à bague T ; 54 ; 49 de R ; 42 de S R ; 5^ ; 38 ; 41 ; II U en 34; pointe de la fiche de translation V S; massif du jack mis à l’essai (V K2) ; 9; 10; T R; 18 et pôle positif de Z B au point 23.
- La ligne désirée est-elle à disposition, la téléphoniste introduit alors la fiche de translation V S dans le jack multiple désiré V Iv2, fait passer le commutateur combiné II U à la position d’appel d’où il reprend de lui-même sa position primitive. b) Circuit du courant d’appel.
- R M ; 48 ; 34 pointe de V S ; petit ressort de V- K2 ; 8 ; U lv2 ; fil a ; poste II (II2 ; I ; G W W2)
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 11 Novembre 1905
- fil b ; U K2 ; 7 ; grând ressort de V K2 ; massif de V S ; 3a ; relais interrupteur Pi (enroulement de 200 ohms) ; R M.
- Le courant d’appel met par conséquent la sonnerie du poste II en mouvement et produit l’attraction de l’armature du relais interrupteur R en passant par l’enroulement d'appel. L’attraction de l’armature du relais interrupteur produit les opérations suivantes :
- i° L enroulement garde-circuit du relais interrupteur R qui est relié au pôle positif de la batterie centrale par le contact 35 du commutateur S U quand la fiche de translation est dégagée, reçoit aussi le courant du pôle négatif de la batterie par le contact 51 ; il continue, par conséquent, à conserver son armature attirée.
- 20 La lampe de surveillance rouge S Z2 s’allume et annonce ainsi à la téléphoniste que le courant d’appel a circulé normalement dans le poste du second abonné.
- c) Schéma du circuit de Venroulement garde-circuit du relai interrupteur, de la latnpe d’appel et de celle de surveillance.
- Pôle négatif de Z R en 61 : 53-51 ; 52 ; enroulement garde-circuit de R par 35 ou par 45 ; S L2 ; 46 ; 44 au pôle positif de Z R au point 65.
- 3° Le courant de la batterie centrale se ferme sur le poste II par le fil a en passant par un des enroulements du relais de surveillance U R ; 38 5 et le contact 34 du commutateur H U, enfin :
- 4° Par suite de l'ouverture des contacts 4g et 5o, le poste d’opérateur est mis de nouveau hors circuit automatiquement.
- Si maintenant l’abonné demandé II retire de son crochet automatique II2 le récepteur T2, le courant d’alimentation traversera le microphone M2 et la bobine d’induction de son appareil.
- E. B.
- (A suivre.)
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- La séparation électromagnétique et électrostatique des minerais, par D. Korda. Editions de Y Eclairage Electrique. 1 volume in-8° raisin de 21g pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : 6 francs.
- Lorsque les minerais mixtes présentent des difficultés pour être séparés par les moyens usuels, on peut employer des appareils de triage qui ne sont qu’une très curieuse application des propriétés magnétiques et électriques des corps. Ces appareils, que l’on appelle des séparateurs magnétiques, tendent à se généraliser de plus en plus: leur fabrication rappelle par beaucoup de détails celle des dynamos et des transformateurs. L’intérêt qu’ils présentent n’est pas, du reste, quelconque, si l’on pense que la quantité de minerai qu’ils peuvent rendre utilisable représente annuellement une valeur de plusieurs millions. Car, sans leur concours, bien des mines seraient impropres à l’exploitation.— Jusqu’ici, l’attention n’avait été attirée sur ces appareils que par quelques communications faites dans des sociétés techniques diverses, quelques articles dans des périodiques et enfin par dès brochures commerciales.
- Il a semblé à l’auteur du livre que nous présentons aujourd’hui à nos lecteurs, qu’il ne serait pas inutile d’écrire un ouvrage d’ensemble sur les nombreux systèmes de ce genre employés aujourd’hui dans les diverses exploitations minières.
- Son expérience et ses recherches personnelles dans cette branche spéciale de l’exploitation des mines le ‘qualifiaient certainement pour entreprendre un semblable travail, dont le lecteur pourra apprécier toute la portée et tout l’esprit pratique.— L’ouvrage se divise en dix chapitres qui traitent successivement des trieuses électrostatiques et électromagnétiques, des propriétés magnétiques des minerais et de la théorie des séparateurs magnétiques, des installations de triage magnétique avec les résultats pratiques obtenus, enfin des travaux préparatoires et appareils accessoires de la séparation magnétique. Le dernier chapitre est consacré à l’étude des substances paramagnétiques autres que le fer.
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- Tome XLiV.
- Samedi 18 Novembre 1905.
- 13e Année. — N° 46.
- t?
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r .
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- DRUGBERT (L.). — Essais des transformateurs (Fin)............................ 241
- REYVAL (J.)- — Exposition de Liège.— Turbo-alternateur Sauttèr-Harlé . . . ................... 249
- BERTHIER (A.). — Fixation de l’azote atmosphérique par des procédés électriques............... 256
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la chute cathodique et le gradient de potentiel dans l'oxygène, le chlore,
- . . le brome et l’iode, par Bode.................................................................... 260
- , Action de l’éclairement et influence de la température sur les décharges électriques. Décharges dans le
- , chlore, le brome et l’iode, par Gorton............................................................ 261
- Influence des rayons du radium sur les décharges électriques, par Willows et Peck ................... 263
- Sur le vent électrique, par Sciiaffers........................................................... 263
- Dispersion électrique par les isolants sous l’effet de la lumière et à la pression atmosphérique, par Reiger. 264 Génération et Transformation. — Sur les avant-projets d’installations hydrauliques, par Baashuus . 26b
- Sur le flux dans l’entrefer des moteurs d’induction, par Langsdorf ............................ 268
- Applications mécaniques. — L’électricité appliquée aux trains de laminoirs, par Creplet . . . . . . . 272
- La commande électrique des laminoirs................................................................. 273
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — Sur la conductibilité de l’étincelle électrique,
- par Boynton..................................................................... : . . . .... 273
- Télégraphie et Téléphonie. — Durée des poteaux télégraphiques en bois imprégné . . „ ................. . . 277
- Eclairage. — Sur la thermodynamique de la lampe à incandescence, par Rœber . . :. . . . . . . 278
- Electrochimie. — Le four électrique d’induction dans la fabrication de l’acier, par Engèlhardt . , .4 ,280
- Production de l’ozone sous l’effet de la lumière ultra-violette, par Fischer et Bræhmer . , . , . .- ... . , 280
- / NOTES ET NOUVELLES
- Congrès de Philadelphie (suite) . . ~............ . . . . . . ............... . : . . . ... . . ... . lxxiv
- Locomotives monophasées du New-York-New-Haven Ry............................................ i . lxxvi
- Installation du commutateur multiple du réseau téléphonique de Würzbourg (suite)............'.............. lxxvii
- Bibliographie...................................................................................... . lxxxiii
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- LXXIV
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 18 Novembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Congrès de Philadelphie. — Suite (f).
- La station génératrice. — Boshnell.
- L’auteur indique que l’installation des stations génératrices tend vers un type uniforme généralement adopté dans les dernières usines construites. Il donne la description d’un certain nombre de stations américaines et indique le développement des turbines à vapeur et l’intérêt que présente l’emploi de ces machines.
- Il cite une installation contenant 5 turbines Curtis de 2.000 kw. tournant à ^5o tours par minute et entraînant des alternateurs triphasés à 13.200 volts et 25 périodes : les turbines sont alimentées par de la vapeur surchauffée de 35°. La production journalière moyenneatteint52.5oo kw-heure, correspondant à un facteur de charge de 54,7 % pour deux machines. La consommation moyenne de charbon n’a pas dépassé i,4 kgr. par kilowatt-heure.
- L’auteur montre ensuite tout l’intérêt qu’il y a, avec les turbines .à vapeur, à obtenir un vide aussi parfait que possible au condenseur : il examine ensuite l'économie que donne l’emploi des surchauffes élevées.
- Enfin il passe en revue les meilleures conditions à réaliser pour les chaudières et l’influence heureuse des économiseurs.
- Freins à sabots sur rails. — Bodler.
- L’auteur indique les avantages que présentent des freins à sabots (frottant sur les rails et décrit un frein, avec parallélogramme articulé et levier de commande à contre-poids, qui permet de
- (!) Voir Eclairage Electrique. Tome XLV, 4 novembre 1905,
- p. L.
- réaliser des freinages très puissants. II indique les résultats obtenus sur des pentes à 17,5 %, i4,5 % et 10 ou 12 %, avec des voitures pesant dix tonnes.
- Notes sur les moteurs à gaz de grande puissance envisagés au point de vue du service de traction électrique.
- — A. West.
- L’auteur décrit les moteurs à gaz Westinghouse à deux cylindres en tandem ou à quatre cylindres placés deux par deux en tandem. Ges cylindres sont à quatre temps et à simple effet. 11 indique le mode de régulation semblable à celui employé dans les turbines à vapeur Westinghouse et les capacités de surcharge de ces moteurs. Enfin il examine la valeur du rendement et indique que des machines à quatre temps peuvent atteindre un rendement de 85 % .
- Emploi du gaz pour la production de l’énergie électrique servant à la traction. — J.-R,. Ribbins.
- L’auteur développe d’abord les caractéristiques principales d’un service de traction électrique urbaine et indique les facteurs de charge et les variations de débit des usines génératrices pour plusieurs grandes exploitations américaines. II passe ensuite en revue les avantages des moteurs à gaz et examine différents gazogènes employés en Amérique ainsi que leurs rendements. Enfin il indique les prix de revient de la force motrice en tenant compte du combustible dépensé, des matières lubré-fiantes, de l’entretien et de l’amortissement.
- La traction par courant monophasé. — Scott.
- L’auteur passe en revue les différents avantages que présente pour la traction, l’emploi de courant monophasé. Cette question ayant été développée à
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Novembre 1905
- LXXV
- Moteurs Monophasés
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- pour TRH6TI0N
- Pouvant utiliser indistinctement du courant alternatif simple à 2S périodes, ou du courant continu
- Moteur monophasé de ÎOO chevaux
- INSTALLAT]ONS FAITES et en cours d’exécution
- Chemin
- Chemin
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- Chemin
- Chemin
- Chemin
- Chemin
- Chemin
- Chemin
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- de fer de ROMA à CIVITA-CASTELLANA
- de fer de BERGAMO à VALLE BREMBANA
- de fer d’ 1NDIANAPOLIS à CINCINNATI
- de fer de VALLEJO, BENECIA et NAPA VALLEY (Californie)
- de fer d’ ATLANTA NORTHERN
- de fer de WARREN ET JAMESTOWN STREET (N. Y.) de fer de Ft. WAYNE et SPRINGFJELD
- de fer de PHILADELPHIA, COATESVILLE et LANCASTER de fer de SHEBOYGAN et ELKHART, LAKE de fer de LONG-1SLAND de fer de WESTMORELAND COUNTY.
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 25.000.000 de francs)
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- AA 'XVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Novembre 1905
- plusieurs reprises dans nos colonnes nous ne reviendrons pas sur la communication de M. Scott.
- R. R.
- Incendie d’un faisceau de câbles aux chutes du Niagara.
- Un court circuit a éclaté entre des cables de la « Pittsburg Réduction G0 » reliant l’usine élec-trométallurgique d’aluminium de cette compagnie à l’usine génératrice du Niagara. Le faisceau de 60 câbles transporte 16.000 chevaux sous forme de courant à 3oo volts. Le feu s’est mis immédiatement dans l’isolant de ces câbles et un violent incendie les a presqu’entièrement détruits.
- E. B.
- TRACTION
- Locomotives monophasées du New-York-New-Haven and Hartford Railway.
- La Westinghouse Electric and Manufacturing G0 doit fournir au chemin de fer de New-York-New-Ilaven et Hartford, 25 locomotives électriques fonctionnant indifféremment sur courant continu et sur courant alternatif.
- Ges locomotives pèsent chacune 78 tonnes et sont prévues pour remorquer des trains de 2Ôo tonnes sur une distance de 115 kilom. La vitesse commerciale, y compris les arrêts, sera de 77 kilom. à l’heure.
- Chaque locomotive sera équipée avec 4 moteurs de 260 chevaux attaquant directement les roues sans engrenages. Ces moteurs sont destinés à marcher normalement avec du courant monophasé, 25 périodes, 240 volts et à la vitesse de 23o t/m. : le diamètre des roues est de 1.600 mm.
- Sur une distance de 21 kilomètres, ces locomotives seront alimentées par du courant continu ; les mêmes controllers serviront à la fois pour le courant continu et pour le courant alternatif ; pour la marche sur courant continu, on emploiera le couplage série-parallèle. Ges 21 kilomètres alimentés par du courant continu font partie des lignes du
- New-York Central Ry où l’on a décidé la suppression définitive et complète des locomotives à vapeur.
- R. R.
- La traction électrique au Japon en 1904.
- Dans son rapport paru au Moniteur Officiel du Commerce du 26 novembre, M. Henri Cambon secrétaire de la Légation de France, parlant de la traction électrique, dit que la première ligne qui a été construite au Japon date de 1895 et servit à l’exposition industrielle de Kyoto. Actuellement il existe 17 compagnies au capital de 36 millions de yens et dont les lignes couvrent 120 milles, plus 85 milles en construction. Ges compagnies font des des affaires inégales. A Tokio où le développement des réseaux a été poussé avec une activité prodigieuse et où ce mode de locomotion a trouvé une grande faveur dans la population, les compagnies paient des dividendes de 10 % .
- En 1904, la totalité des voitures de tramways, importées en majeure partie d’Angleterre, a atteint une valeur de 905.768 yens.
- E. D.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Nouvelles communications télégraphiques.
- Le nouveau câble de la « Commercial Gable G0 » reliant Ganso (Nouvelle Ecosse) à Port-aux-Bas-ques (Terre Neuve) est livré à l’exploitation depuis le 11 septembre.
- Le bureau télégraphique de Kub (sud-ouest africain allemand) a été ouvert au service public et forme le point terminus d’une ligne télégraphique de 615 km. de longueur reliant Swakopmund, Karibid, Okahandja, Windhuk et Rehoboth. On travaille au prolongement de la ligne vers Keet-manshoop (281 km.) Un autre prolongement de 23o km. reliera Swakopmund à Dinaruru.
- Gomme l’indique Y Elektrotechnische Zeitschrift du 28 septembre, il existe en plusieurs points des communications par télégraphie optique : toute une
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Novembre 1905
- L XX VII
- ligne est ainsi établie dans le sud de l’Afrique Allemande.
- *
- * *
- La « Commercial Pacific Cable C° )) a été chargée par la Ghihe et le Japon d’établir un câble reliant Yokohama et Shangaï. C’est cette même Société qui a posé le câble reliant San Francisco, Honolulu, Guam et les Philippines.
- E. B.
- Installation du Commutateur multiple du réseau téléphonique de Würzbourg (suite) C).
- cl) Schéma du circuit du courant d alimentation dans le poste II. .
- Pôle négatif de Z B en 61 ; 53 ; 5i ; enroulement de U B à 6oo ohms ; 38 ; H U en 34 ; pointe de
- Y S ; petit ressort de V K2 ; 8 ; U K2 ; fil a ; poste II (par II2 ; a -, JV12 ; p) ; fil b ; U K2 ; 7 ; Z V2 ; conducteur b du câble des jacks ; 11 ; enroulement b de A R2 ; i5 ; D2 ; pôle positif de Z B en 22.
- Par conséquent, le relais de surveillance U R attire son armature et la lampe de surveillance S L2, s’éteint le contact 46 étant ouvert ; mais, par suite de la fermeture des contacts 47 et 43, le courant doit circuler dans l’enroulement garde-circuit de U R à 200 ohms en le rendant dépendant de S R. e) Schéma pour Venroulement garde-circuit de U R.
- Pôle négatif de Z B en 61 ; 53 ; 5i ; 52 ; 47 ", enroulement garde-circuit de U R ; 43 ; 44 et pôle positil de Z U en 65.
- f) Circuit du courant pendant l’échange de la conversation.
- Poste I (comme ad. 1 a); fil a; A K4 ; pointe de A S ; 36 ; C^ ; 37 ; 38 ; 41 ; 34 ; pointe de Y S ;
- V K2 ; fil a ; poste II (comme ad. III d) • fil b • V K2 *, massif de V S ; 32 ; 4o ; 39 ; massif de A S ; A K(; fil b ; poste I.
- Si la téléphoniste veut pendant la communication prendre part à la conversation, elle place le commutateur H U dans la position d’écoute.
- (!) Voir Eclairage Electrique, tome XLV, 11 novembre 1905, page' LXVJI.
- Schéma de ce dei nier circuit.
- Dérivation du fil au point 41 ; 33 ; 16 P Z ; 56 ; 54 ; T s ; C3 5 55 ; 16 P Z ; 3i et dérivation du fil b en 4o.
- L’abonné I peut, en remettant son récepteur dans son crochet automatique, produire l’allumage de la lampe S L^ ; par contre la lampe S L2 ne peut s’allumer que lorsque l'abonné demandé 1 a replacé son récepteur T2. Le signal de fin & donc lieu deux fois, par l’allumage de S L^ et de S L2. Aussitôt que les deux lampes de fin brûlent, la téléphoniste retire de leurs jacks A K^ et V Iv2, les deux fiches A S et V S. La fiche V S, en retombant, coupe par le contact 35 le circuit de l’enroulement garde-circuit du relais interrupteur R lequel relâche son armature et par l’ouverture du contact 5i provoque l’extinction des lampes S L^ et S L2.
- b) tableaux des lignes interurbaines,
- (Fig*- 2-)
- Pour permettre à la téléphoniste des tableaux interurbains d’établir sans perte de temps les communications entre les lignes locales et interurbaines, les tableaux ci-dessus sont encore armés de jacks d’abonnés multiples à double rupture UK (%• 1 )
- Devant la première table est disposé un tableau auxiliaire et la première table du service local possède également des jacks à double rupture afin de pouvoir servir de table auxiliaire à la dernière unité des lignes interurbaines.
- Les lignes interurbaines passent en multiple par les jacks à double rupture FVK, de toutes les unités interurbaines et aboutissent aux relais d’appel FAR après avoir traversé les jacks de réponse FAK,
- Chaque tableau interurbain est desservi par trois tables ayant chacune 6 jacks de réponse pour lignes interurbaines FAK et 6 relais d’appel FAR. La lampe d’appel FAL se trouve au dessus de chaque jack de réponse et au-dessous de la première est placée une lampe de surveillance BCL qui reste allumée aussi longtemps qu’un jack
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- LXXVIII
- Supplément à L Éclairage Electrique du 18 Novembre 1905
- multiple de la ligne interurbaine lui appartenant est occupé. Ce signal d occupation n’apparaît pas lorsqu'on introduit la fiche de réponse. Aux jacks des lignes interurbaines le signal annonçant l’occu-
- pation de la ligne est un simple bruit sec produi par le contact de la pointe de la fiche de translation avec la douille du jack.
- Chaque table des tableaux du service interurbain
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- est armée de 6 paires de fiches à 3 contacts (FAS et F VS') fixées à des cordons, 6 paires de boutons d’appel (FRT,ORT), 6 commutateurs de translateurs TVH, 6 translateurs Tr, 6 commutateurs de conversation SH, 6 paires de signaux de fin /d, 4 et les relais de fin FSR, OSR nécessaires aux
- derniers ; en outre, d’un poste d’opérateur MT. Ici, comme pour les tableaux du service local, chaque téléphoniste possède une garniture spéciale formant son appareil.
- De même qu’aux tableaux du service local, chaque table est munie d’une lampe pilote de
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- Supplément à L’Eclairage Electrii/uc du 18 Novembre 1UU5
- LX.XIX
- contrôle PL ; à part cela, pour les deux tables, il existe un calculographe indiquant nettement les minutes et les secondes et servant à l’enregistrement de la durée des conversations échangées sur les lignes interurbaines.
- L’exploitation générale du service interurbain se fait d’après les principes connus et il n’y a que les schémas de montage qui diffèrent de ceux en usage dans les bureaux de service local. Les descriptions des circuits ci-après en donnent l’explication.
- IV. LE BUREAU CENTRAL EST APPELE PAR UN POSTE ÉLOIGNÉ
- Circuit du courant d’appel :
- Ligne interurbaine (fil a); jack multiple FVK de la ligne interurbaine ; jack de réponse FAK (contact 3); relais à distance FAR (enroulement de 2.000 ohms); jack FAK (contact 2); jack FVK ; ligne interurbaine (fil b). L’armature du relais FAR est attirée et le contact 6 ferme le circuit de la batterie centrale sur l’enroulement garde-circuit de FAR. ; la lampe d’appel FAL et le relais de contrôle CPi, ce qui produit rallumage de la lampe d'appel.
- Schéma du circuit de l’enroulement garde-circuit et de la lampe d’appel.
- Pôle négatif de 7 R en 41 ; NU ; 56 ; Cr ; 6 ; enroulement de a4o ohms de FAR ou de FAL,7,5 contact I de FAK ; pôle positif de ZR au point 47.
- Le relais de contrôle CR attire son armature qui ferme le contact 55 et la lampe pilote PL de la table correspondante et la lampe de contrôle CL de la table de surveillance s’allument en même temps.
- La téléphoniste introduit une fiche de réponse FAS dans le jack FAK, le contact 1 de FAK s’ouvre en coupant le circuit du relais de contrôle CR, de l’enroulement garde-circuit FAR et de la lampe d’appel FAL : les lampes FAL,PL et CL s éteignent ddne.
- En même temps, par l’intermédiaire de la fiche de réponse FAS, la ligne interurbaine est détachée de l’enroulement du relais d’appel par les ressorts à
- double rupture 2 et 3 de FAK pour être connectée à la pointe et au cou supérieur de FAS.
- Pour le test, le pôle négatif de la batterie centrale, de même qu’une extrémité de la bobine d’induction I d’un interrupteur phonique SU sont fixés à la douille des jacks FAK et à celle des jac-ks multiples correspondants FVK par le massif de la fiche FAS. 11 est vrai que, par ce fait, le courant circule dans le relais donnant le signal d’occupation RGR, et que l’armature est attirée, mais la lampe BGL n’entre pas en fonction parce que l’introduction de la fiche FAS dans FAK, ouvre le contact I et interrompt le circuit de BLG.
- Pour répondre, la téléphoniste abaisse la clé du commutateur de conversation SU, qui ferme les contacts 16 et 17; le poste d’opérateur est donc en communication directe avec la ligne interurbaine par le commutateur S1I, le levier T?-H, le bouton d’appel FRT et FAS.
- Circuit du courant pendant la réponse :
- Fil a de fa ligne interurbaine ; FVK ; contact 3 de FAK ; pointe de FAS ; contact de FRT ; contact 11 de Tr II ; 20 ; 25 ; 26 ; contact 16 de SH ; 32 ; enroulement à 100 ohms de s; récepteur à bague T ; enroulement à 100 ohms des; 16 PZ2; 3i ; contact 17 de SH -,27521 ; contact i3 de Tr H contact 8 de FRT ; massif de FAS ; contact 2 de FAK ; FVK - fil b de ligne interurbaine.
- Schéma du circuit microphonique du poste d’opérateur.
- Pôle négatif de ZB en 4® ; W, 29 ; enroulement primaire p h 3o ohms de la bobine d’induction et microphone M ; 3o ; W3; pôle positif de ZB en 5i.
- V. -- LE 15UIÎEAU DU SERVICE INTERURBAIN APPELLE
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- a) A l’aide du bouton d’appel FPxT (communication locale)
- Circuit du courant d’appel:
- Générateur RM ; WL ; 43 ; FRT (9) ; FAS (pointe) ; FAK (3) ; fil a ; ligne interurbaine ; fil b ; FAK (2) ; FAS (massif) ;FRT(8) ; 44 ; WL ; RM.
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- L XXX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 18 Novembre 1005
- b) A l’aide du bouton ORT (communication de transit)
- Circuit du courant d'appel :
- Générateur RM ; 43; ORT (18); FVS (pointe); FVK; fila; ligne interurbaine; fil b\ FVK FVS (massifj; ORT (19) ; 44 ; RM.
- L’échange delà conversation avec le post* du dehors a lieu de la même façon qu’il est indiqué sous IV.
- VI. -- LIAISON D’UNE LIGNE INTERURBAINE AVEC UNE
- LIGNE D’ABONNÉ.
- Au moyen de la fiche de translation FVS, la téléphoniste vérifie le jack multiple de l’abonné local qu’elle doit relier.
- Si la ligne voulue est déjà occupée par un commutateur interurbain, la téléphoniste entend alors outre le bruit ordinaire, celui produit par Vinterrupteur phonique de contrôle SU.
- Schéma dit circuit du courant d’essai :
- Pôle négatif ZB en 46; bobine d’induction J de l’interrupteur phonique SU; massif de la fiche de translation FVS par laquelle la ligne d’abonné désirée est déjà liée à un jack à rupture (UKfig. I); douilles des jacks d’abonnés multiples UK ; pointe de la fiche de translation FVS avec laquelle on vérifie si la douille correspondante de UK est occupée; ORT ( 18) ; 26 ; SH (16) ; 32 ; s ; 24 ; T ; 23 ; 5oo ohms; pôle positif de ZB en 5o.
- S’il arrive que la ligne d’abonné désirée soit reliée par le commutateur urbain à une autre ligne locale, la téléphoniste perçoit simplement le bruit de contrôle ordinaire du meuble urbain.
- Circuit du courant d’essai :
- Pôle négatif de ZB en 64(fig. 2); W3 ; massif de VS ; douilles de V et UK ; pointe de la fiche de translation FVS à l’aide de laquelle la douille de UK est vérifiée si elle est oui ou non occupée; ORT (18)
- (fig. 2) ; 26 ; SII ( 16) ; 32 ; s; 24 ; T ; 23 ; 5oo ohms et pôle positif de ZR au point 5o (fig. 1).
- La ligne d’abonné étant occupée, la téléphoniste enfonce d’abord la fiche de translation FVS dans le jack correspondant U K, mais de telle façon que la tête de la fiche vienne simplement buter contre le ressort du jack appartenant au fil a, donc sans soulever ce dernier ; abaisse ensuite la clé SH et communique ainsi aux deux abonnés locaux que l’un des deux est appelé sur une ligne interurbaine.
- Schéma de la dérivation de courant desservant le poste d’opérateur
- Ressort a du jack multiple UK ; pointe de FVS-ORT (18); 26; SH (16); 32; s; T; s; i6PZ2 ; 3i • SH (17) ; 27; ORT (19); massif de FVS; fil b du jack UK.
- La téléphoniste introduit alors à fond la fiche de translation dans le jack UK et coupe ainsi la communication existante par le fait qu elle relie l’abonné désiré avec la ligne interurbaine correspondante. La téléphoniste insère ensuite dans la ligne en question, en abaissant le commutateur T? H, le translateur Tr et le relais des signaux de fin locaux OSR dont une extrémité est en connexion avec l’enroulement primaire du premier, de même que labobine de self-induction \V.. On peut d’ailleurs procéder à cette dernière modification de circuit même avant l’établissement de la communication.
- La soupape électrolytique i6PZ3 n’a d’autre but que d’arrêter le courant de la batterie centrale dans l’enroulement primaire du translateur.
- Circuit du courant d’alimentation du poste d’abonne local
- Pôle négatif de ZB en 42;W4; 34; T? H (12); 21 ; ORT (19); massif de FVS ; ressort b de UK 5 fil F-poste d’abonné-fil a-; ressort a de UK ; pointe
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- LXXXl
- de FVS ; ORT (18)5 26; 25; 20; TrH (10); 33; OSR ; pôle positif de ZB au point 62.
- Le relais de fin local attire son armature et le contact 36 est interrompu.
- Schéma du courant de conversation de l’abonné local :
- Poste d’abonné; fil a; ressort a de UK; pointe de FVS; ORT (18); 20; TrH (10); 33; i6PZ3; Tr [p] ; 34; TrH (12); 21; ORT (19); massif de FVS ; ressort b de UK-fil b ; poste d’abonné.
- Circuit pour la ligne interurbaine :
- Fil a de la ligne interurbaine ; FAK (3) ; pointe VAS; FRT (9); TrH (n);Tr (s); TrH (i3);FRT (8); massif de FAS ; FAK (2); fil b de la ligne interurbaine.
- Lorsque, après la conversation, l’abonné local raccroche son récepteur, le circuit du courant d’alimentation est interrompu par OSR, l’armature retombe en fermant le contact 36 qui, à son tour, provoque Vallumage de la lampe de fin l2.
- Circuit de la lampe de fin :
- Pôle négatif de ZB en 45 ; U (22); TrH ( 1 4) ; OSR (36) ; l2 ; pôle positif de ZB en 53.
- En remettant le levier du translateur TrH ou la fiche de translation FVS dans leur position de
- repos, le contact i4 de TrH ou 22 de U est interrompu et la lampe de fin /2 s’éteint.
- VIL ---- COMMUNICATION DE TRANSIT
- Dans celles-ci, le test d’une ligne interurbaine désirée, généralement desservie par une des tables voisines, s’effectue de la même façon que pour l’essai des lignes locales, voir VI.
- Quand la ligne est à disposition, la téléphoniste passe la fiche de translation FVS dans le jack multiple correspondant FVK. Ainsi le signal à’occupation de cette ligne apparaît de la façon connue aux jacks multiples FVK lui appartenant. En même temps, la lampe de contrôle du signal d’occupation BCL de la table à laquelle appartient le jack FAK de cette ligne interurbaine est portée à l’incandescence.
- Circuit du relais de contrôle du signal d’occupation ;
- Pôle négatif de ZB en 46 ; J ; massif de FVS; douille' de FVK; 4| BCR; pôle positif de ZB en 48.
- Le relais de contrôle entre en fonction et l’armature ferme le contact 28.
- Circuit de la lampe de contrôle du signal d’occupation :
- Pôle négatif de ZB en 3g; 28; BCL; 5; FAK (1); pôle positif de ZB en h'].
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- En vue de faciliter les relations entre Paris, Bordeaux et les stations thermales et hivernales des Pyrénées, la Compagnie d’Orléans a apporté les améliorations suivantes à son service des trains de la ligne de Paris à Bordeaux :
- i° En mettant en marche un nouveau train rapide 3i (ire et 2e classes), qui part de Paris-Quai-d’Orsay à 8 h. 7 du soir et arrive à Bordeaux-Saint-Jean à 4 h. 44 du matin, à Dax à 6 h. 47, à Biarritz à 7 h. 53 et à Pau à 8 h. 30 du matin. Ce train ne prend toutefois pour Bordeaux que les voyageurs de irc classe.
- 2° En accélérant notablement la marche du train express 33 (ire, 2e et 3e classes), qui part maintenant de Paris à 10 h. 23 du soir et ne met plus que 8 h. 40 pour effectuer le trajet de Paris à Bordeaux.
- Il existe encore un autre train express (ire, 2e et 3e classes), partant de Paris à 8 h. 27 du soir, pour arriver à Bordeaux à 6 h. 23 du matin.
- Tous ces trains contiennent des voitures à couloir, des wagons lits-toilette et des wagons compartiments-couchettes qui permettent d’effectuer le parcours de Paris à Bordeaux, la nuit, dans d’excellentes conditions de rapidité et de confortable.
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- Berck 149 40 101 40 66 30 25 60 17 45 11 45
- Boulogne (ville) . 170 70 115 20 75 )) 28 45 19 20 12 50
- Calais (ville) 198 30 133 80 87 30 33 05 22 30 14 55
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- pie (Fort-Mahon) 140 40 94 80 61 80 23 40 15 80 10 30
- Dunkerque 204 90 138 30 90 30 34 15 23 05 15 05
- Etaples.... 132 40 102 90 67 20 25 40 17 15 11 20
- Eu 120 90 8i 60 53 10 20 15 13 60 8 85
- Le Crotoy 131 25 89 10 58 20 22 60 15 40 10 10
- Le Tréport-Mer . 123 )) 83 10 54 )) 20 50 13 85 9 »
- Paris-PI âge 156 )) 105 90 70 20 26 60 18 15 12 20
- Rang -du - Fliers -
- Verton (PI. Verliuioul. 145 20 98 10 63 90 24 20 16 35 10 65
- St-Valery-s-Som. Serqueux (Foryes-l-Eaux. 131 10 88 50 57 60 21 85 14 75 9 60
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- LXXX/I
- Snpplrmiîiii à L Eclairage F. !cch jyne du 18 Novembre 1905
- La lampe BCL ne brûle que lorsqu'on charge un jack multiple FVK, par contre, elle reste inactive si l’on introduit la fiche dans le jack FAIv, car il se produit en même temps une interruption du circuit de la lampe BCL au contact i.
- L’appel du poste interurbain est fait comme cela a été décrit en V.
- La lampe fi sert de signal de fin.
- Parcours du courant du relais de fin dérivé des lignes interurbaines:
- Dérivation du fil a (25) ; Trll ( 15) ; FSB (enroulement de 2,000 ohms) 5 dérivation du lil b (27).
- Par l’attraction de l’armature de FSR, le courant peut circuler dans l’enroulement garde-circuit (240 ohms ainsi que dans la lampe de fin fi. La lampe de fin l ^ s’allume.
- Schéma :
- Pôle négatif de ZB en 45; U (22); FSPi (armature); 3^; enroulement garde-circuit de 240 ohms ou lampe l i ; 38 ; pôle positif de ZB en 54-
- La lampe de fin fi s’éteint par l’ouverture du contact 22 de U sitôt après la chute de la fiche de translation.
- E. B.
- (A suivre)
- ÉCLAIRAGE
- Lampe de sécurité pour endroits dangereux.
- L’A. E. G. a établi un modèle de lampe de sécurité pour les fondrières, soutes à munitions et, en général, pour tous les locaux contenant des substances inflammables et dangereuses.
- La lampe à incandescence est entourée d’un globe de verre entièrement étanche protégé par des barreaux métalliques. Ce globe ne peut pas être démonté du socle si l’on ne possède pas une clé commandant un verrou de sécurité. Cette clé ne peut, d’ailleurs, être retirée du verrou que quand la fermeture étanche est complètement réalisée. En outre, on ne peut pas ouvrir le verrou pour démonter le globe si la lampe n’est pas éteinte.
- E. B.
- Emploi des bouts de crayons des lampes à arc.
- Dans un article publié par VElektrolcchnische Zeitschrift, M. Bernard indique un moyen d’utiliser les bouts de charbon des lampes à arc. On colle ces bouts entre eux avec du verre soluble mélangé de poudre de charbon et l’on emploie les crayons ainsi formés comme des crayons neufs. Les résultats sont excellents et les crayons formés de bouts brident parfaitement.
- E. B.
- ÉDITIONS DE L' « ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE »
- CHEVRIER, G. Etude sur les Résonances clans les réseaux de distribution
- par courants alternatifs;
- Un volume in-8° carré de 76 pages. Prix : broché . ......2 fr. 50
- DUP JY, P. .
- GUARINI, E.
- KORDA, D. .
- RIGHI, A . .
- lut Traction électrique ;
- Un volume in-8° raisin de 5/j5 pages aves 278 figures. Prix : broché. 12 fr.
- L’Electricité en agriculture ;
- Brochure in-4° de i4 pages. Prix...........................1 fr. 25
- La Séparation électromagnétique et électrostatique des minerais ;
- Un volume in-8° raisin de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : j rej^ ^ 7 fr'
- La Théorie moderne des phénomènes physiques ;
- Un volume in-8° carré de 126 pages avec 19 figures. Prix : broché.... 3 fr.
- TABLE DES MATIÈRES des 25 premiers volumes de V « Eclairage Electrique » (1894-1901)
- Un volume in-4° de 240 pages. Prix : broché.............10 fr.
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- LX.WXUI
- Supplément, n f.’Iir/airage E!cclri>jue du 18 Novembre 1905
- AVIS
- Barcelone (Espagne). — Concours pour l’acquisition et le montage d’une transmission d’énergie électrique. — La commission des travaux du port de Barcelone a ouvert un concours pour l’acquisition et le montage de la conduite de la force électrique destinée à l’actionnement des grues, des tours et des chariots transbordeurs, dans les magasins du quai de la Barceloneta du port de cette ville et à l’installation de la lumière électrique sur les façades et à l’intérieur de ces mêmes magasins.
- Les plans et le cahier des charges sont à la disposition du public au secrétariat de la dite commission du port où l’on peut d’ores et déjà et jusqu’au 3o novembre 1905 déposer les soumissions.
- *
- * *
- Ingénieur capable, actuellement à la tête d’un important service d’exploitation (mécanique et électricité), désirerait changer de poste. Ecrire au bureau du journal, n° 3o.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Annuaire du Syndicat professionnel des Industries électriques. — Annuaire de l’Association amicale des Ingénieurs Electriciens. (Année 1906). 1 vol. ia-8° carré de 4oo pages. Vve Gh. Dunod, éditeur. Paris. Prix : 7 fr. 5o.
- L’Association amicale des Ingénieurs Electriciens existe depuis 1893. Mais c’est la première année qu’elle a son annuaire. La création n’en fut décidée, en effet, qu’au mois de décembre de l’année dernière. On ne peut du reste que féliciter les auteurs de cette proposition et ceux surtout qui ont contribué à la réaliser : Cet annuaire ne prouve pas seulement la vitalité d’une Société, il peut rendre des services à tous les électriciens. En dehors des pages relatives à l’Association elle-même (et elles ne sont pas nombreuses), cet annuaire contient beaucoup de choses utiles. La première partie donne quelques renseignements sur les sociétés ou groupements avec lesquels l’Association est en rapport. Une bibliographie des livres parus pendant l’année 1904 sur l’Electricité la complète heureusement. — La deuxième partie est consacrée à divers renseignements d’ordre technique ou administratif présentant un vif intérêt en raison de l’application presque journalière que l’on peut avoir à en faire. — Enfin, dans une troisième et dernière partie, on a réuni les lois, décrets et arrêtés relatifs aux installations électriques, aux chaudières et accessoires à vapeur, à la législation ouvrière, à l’hygiène des ateliers et aux accidents du travail : ensemble qui forme, si l’on peut ainsi parler, le Gode des industries électriques.
- Pour ces trois parties documentaires, l’Annuaire de l’Association amicale est commun avec celui de la Chambre syndicale des Industries Electriques ; ces deux annuaires ne diffèrent que par les statuts et la liste des membres adhérents des deux sociétés.
- Traité pratique d’Electrochimie, par Richard Lorenz. 1 vol. in-8° carré de 3a3 pages et 76 figures. Gauthier-Villars, éditeur. Paris. Prix : 9 fr.
- Ce livre, refondu d’après l’édition allemande par M. G. Hostelet, comprend trois parties. La première est consacrée aux lois et réactions fondamentales. Elle est divisée en deux sections, la seconde étant spécialement consacrée aux principales réactions électrochimiques. — La deuxième partie traite de l’électrolyse. Elle est précédée, sous le titre d’introduction, d’un exposé assez complet des idées modernes sur la Mécanique Chimique. (Equilibres chimiques, vitesse de réaction, diagrammes et surfaces thermodynamiques). Comme pour la première partie, deux sections : la première est consacrée à l’étude de la dissociation des solutions aqueuses, la deuxième à celle des formes électro-rnotrices et des tensions de polarisation. — Enfin la troisième partie, intitulée : Electrochimie appliquée, constitue un essai d’application des méthodes de mesures à la recherche des conditions propres à favoriser des réactions déterminées. A signaler enfin une bibliographie détaillée et de nombreuses données numériques ou graphiques.
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- LXXXIV
- Supplément h L'Eclairage Electrique du 18 Novembre l‘J05
- L’ouvrage a pour caractère didactique de procéder par exercices. Les diverses questions y sont traitées sous une forme expérimentale par le moyen d’exercices qui caractérisent les principes des théories admises. Du reste, chacun de ces exercices est précédé d’un exposé sommaire qui en montre la portée. — Il est possible que la méthode ait beaucoup de bon.
- A. Bq.
- Leçons d’Electrotechnique Générale, par P. Janet. (Tome II). i vol. in-8° raisin de 3og pages. Gauthier-Vil-lars, éditeur. Paris. Prix : 11 francs.
- Nous avons signalé en son temps l’apparilion du premier volume, contenant les généralités et l’étude du courant continu, des leçons d’Electro-technique générale professées à l’Ecole supérieure d’Electricité par M. P. Janet. Le Tome II, consacré aux courants alternatifs, est paru récemment et le meilleur éloge que nous puissions en faire serait de dire qu’il était impatiemment attendu, non seulement par beaucoup d’étudiants, mais aussi par beaucoup d’ingénieurs. — S’en tenir là serait cependant d’une vue superficielle; car la nouvelle édition mérite d'être analysée et d’être comparée à la première qui est connue de la plupart de nos lecteurs.
- Le chapitre Ier est identique au chapitre XIV par lequel s’ouvrait, dans la Iere édition, l’étude des courants alternatifs. — Le chapitre II, Notions générales sur les Courants alternatifs, a remplacé le chapitre XV intitulé simplement : Courants alternatifs. Les notations ont changé ; I est rem-par i, E par e. La f. é. m. n’est plus Emax cos wt mais E,„ sin m t. — Au demeurant, le chapitre est à peu près le même, à l’ordre des matières près. Il faut cependant signaler quelques additions : décharge d’un condensateur, transmission de courants alternatifs dans tous les cas possibles (résistances, self-induction, pertes et capacité dans la ligne), cas des courants à grande fréquence et application à la télégraphie sans fil. Le chapitre III, entièrement nouveau, est consacré à des notions générales sur les courants alternatifs non sinusoïdaux, avec quelques exemples simples de dévelop-
- pement de fonction en série de Fourier dans des cas particuliers. L’auteur a indiqué, en passant, la définition du courant ondulé et dit un mot de la résonance et de quelques propriétés de ces courants.
- Après ces chapitres consacrés en quelque sorte aux Généralités, l’auteur aborde l’étude des diverses machines à courants alternatifs. — Le tome II ne contient que les alternateurs et les transformateurs. Les moteurs seront l’objet du tome III qui est en préparation.
- Les modifications apportées à la première édition dans cette étude sont profondes. La matière est beaucoup plus abondante et l’ordre adopté complètement nouveau. L’auteur a développé l’étude de la f. é. m. efficace des alternateurs suivant leur forme et leurs données de construction, sujet qui n’avait été qu’effleuré dans la première édition. 11 s’est d’ailleurs inspiré directement de l’ouvrage bien connu de Kapp sur les Dynamos. A signaler quelques pages sur les harmoniques de denture et sur les artifices employés pour étouffer les harmoniques. A ce sujet nous constaterons que d’une façon générale les sources les plus récentes ont été consultées et que, avec l’excellente bibliographie qui lui est annexée, l’ouvrage de M. Janet est vraiment un livre d’actualité.
- Au lieu de faire suivre directement les généralités sur les alternateurs de l’étude de leurs caractéristiques et de la réaction d’induit, l’auteur a abordé l’étude des. transformateurs qu’il a fait précéder d’un chapitre nouveau sur les bobines à noyau de fer. Sans conteste, ce chapitre VI consacré aux transformateurs est supérieur au chapitre XIX de la première édition. — Non pas que la matière soit différente : le fond en est identique sauf quelques additions, mais les notations employées, la méthode d’exposition, le plan, nous ont paru réaliser un progrès et faire de ce chapitre un ensemble très clair et très bien présenté. — Enfin les compléments sur l’étude des alternateurs, caractéristiques et réaction d’induit, ont trouvé leur place à la fin du tome sans grandes modifications.
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- C?
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- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- REYVAL (J.). — Exposition de Liège. — Groupes électrogènes Van den Kerchove-Pieper. . . . 281
- Groupe électrogène Cockerill-Pieper............................................................ . . . 294
- Groupe électrogène Phœnix-Pieper......................................................3oo
- Pont roulant Frederix-Pieper. ....................................................................... 3o5
- Appareils Pieper exposés par la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège.................... 3o8
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la charge produite par les rayons Rôntgen, par Hahn...................... 809
- Electrisation par les rayons du radium, par Righi. . ..........................\.................. 3io
- Rayons /3 à faible vitesse du radium, par Miss Slater,............................................ 3io
- Sur la radioactivité des sources thermales, par Mâche et Meyer.................................• . . 311
- Sur la radioactivité de la lave du Vésuve, par Tommasina........................................ 311
- Sur l’émission de chaleur du radium, par Àngstrom................................ ................. 311
- Mesures de la différence de potentiel sur des tubes sans électrodes, par Matthies .............. . 3n
- Génération et Transformation. — Essais de consommation de machines à vapeur, par Krumper . . 311
- Moteur à gaz Mees, par Freytag..................................................................... 3i2
- Nouvel alternateur, par Johnson........................... . . . .............. . . . . . . . ... . 31.2
- Pertes dans l’induit des générateurs à double courant, par Still................................... 3i3
- Sur les paliers des machines électriques, par Heimann . ........................................... 3i3
- Emploi de condensateurs avec des moteurs triphasés en fonctionnement continu, par Dalemont .... 313
- Transmission et Distribution. — Sur le choix de la tension à employer dans les nouveaux réseaux
- de distribution, par Wikander . . . ................. V ............ . . . . . . " 3i5
- Oscillations hertziennes et télégraphie sans fil. — L’établissement de transmetteurs Me télégta- . :
- phiê sans fil (suite), par Slaby........... . .................................................... r3i6
- Sur la mise à. la terre des antennes de télégraphie sans fil, par Wildman........ . . . .......... . . 3,i8
- Eclairage. — Expériences effectuées sur des lampes au tantale, par Ambler. . ... . . -..................; A 318
- Sur des lampes au tantale, par Zengler. .................. . . . . . . . . .................. . :. 319
- Relation entre la résistance ballast et le filament dans les lampes Nernst, par Terven.............. . 319
- Mesures. — Sur les erreurs de mesure, par Taylor. . . . . . ; .... . : ; . . . . . . . . . . ; 3x9
- Nouvel oscillographe, par Gehrke ...................................................................'.320
- Electromètre Dolezaleck. . -, . . , . . . . . ;.......... . . , . ... . ..........................320
- Galvanomètre Broca . . . . . . \ . . . . . . . . . . . .................’. . . . ...............A’! 820
- Appareil pour la mesure' du' glissement des moteurs d’induction, par Perkins '. . .............. . dM : 320
- NOTES ET NOUVELLES
- Influence de la surchauffe dans les machines à vapeur............................................................. lxxxvi
- Installation du commutateur multiple du réseau téléphonique de Würzbourg (fin). . ..................................... i.xi.11
- s=!JTÔséoERLIKON Ô5, rue
- f^e\éfra^l^égraphiquevOERLiKON WiïiPA^r
- Téléphoné •• 220*54-. ^ '
- Rep^és0n^a^ion générale pour houhe la France des
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- LXXXVI
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 25 Novembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- M. Maurice Leblanc a bien voulu accepter de faire partie de notre comité de Direction en remplacement de M. Potier.
- Les travaux scientifiques et industriels de M. Leblanc, connus et appréciés du monde entier, le désignaient comme le successeur naturel du maître regretté dont il lait d’ailleurs l’ancien cours d’électricité à l’Ecole des Mines.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Influence de la surchauffe dans les machines à vapeur.
- Nous empruntons à un article de M. Lévy, dans la Revue Industrielle, les renseignements suivants :
- La Société industrielle du Nord de la France a entrepris, l’an dernier, des expériences pour rechercher l'influence de la surchauffe sur la consommation de vapeur et de charbon des machines à vapeur.
- Le générateur Babcock et Wilcox est timbré à 12 kg. ; sa surface de chauffe mesure 135 m2 et il comporte un surchauffeur de ij m2 qui a servi de vaporisateur pendant les essais, ce qui faisait une surface de chauffe totale de (52 m2. La grille mesure 1,87 m2 : le rapport entre les deux surfaces est par suite de 1/81.
- Le surchauffeur indépendant, du système Maiche, a une surface de chauffe de i3,5o m2 pour une surface de grille de o,4o5 in2, soit un rapport de
- i/33.
- La machine est horizontale, à deux cylindres compound et à condensation 5 ses dimensions principales sont :
- Gd cyl. Pet* cyl.
- Diamètre du piston, mm. . . . 4oo 680
- — de la tige du piston . ^o 70
- Course du piston . 700 700
- La distribution s’opère dans le petit cylindre à l’aide de pistons valves ; l’échappement se fait par robinets Corliss 5 l’admission et l’échappement au grand cylindre s’opèrent à l’aide de robinets Corliss.
- La circulation de la vapeur a lieu de la manière suivante : la vapeur passe d’abord par les enveloppes du petit cylindre et de ses fonds ; puis elle pénètre dans le petit cylindre, d’oû elle s’échappe pour traverser le receiver et aboutir enfin directement dans le grand cylindre. Les enveloppes du grand cylindre-et du receiver sont chauffées avec de la vapeur venant de la chaudière et détendue à cet effet.
- LÈUrgachine actionne directement par câbles deux dynamos jumelées Labour, chacune de 620 amp. et 115 v. Une partie de l’énergie électrique ainsi produite sert pour les services de l’atelier, mais la majeure partie était absorbée, lors des essais, par des résistances dont on pouvait modifier l’importance à volonté.
- La tuyauterie de vapeur, en acier doux, est recouverte complètement, c’est-à-dire y compris les brides, d’une couche de 5 cm. d’épaisseur d’un calorifuge à base de kieselguhr et déchets d’amiante. Cette conduite a un diamètre intérieur de 110 mm.; sa longueur est de 9,5oo m. depuis le générateur jusqu’à l’entrée du surchauffeur et de 3i m. depuis la sortie du surchauffeur jusqu’au petit cylindre de la machine. La surface correspondante de la tuyauterie, dans ce dernier parcours, est de 11,47 ni2.
- Le charbon employé se composait d’un mélange
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 25 Novembre 1905
- LXXXVI1
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- BREVET D’IIVVEIVTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- lO à 5.000 CHEVAUX
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- SPECIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur ** Perrier ”. ... .............................
- Pour les torpilleurs 368 et 369...........................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes éiectrogènes de bord)............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............................
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon............................... ............. ..............
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Port de Cherbourg..........................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.................................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)......
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët). . . .
- Etablissement National d’Indret..............................................
- Etc-, etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
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- /. XXXI II!
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Novembre K;05
- de fines maigres industrielles des mines de Meur-cliin et de fines grasses industrielles des mines de Nœux. La proportion de chacune des houilles était :
- Pour le générateur Pour le surchauffeur
- v 4/5 de fines maigres; i 1/5 de fines grasses.
- )s 3/5 de fines maigres ; ) 1/4 de fines grasses.
- Le pouvoir calorifique moyen de la première était de 7.818 cal. et celui de la seconde de 7.169 cal. Les essais ont été effectués en pleine marche ; c’est-à-dire que la machine fonctionnait en charge au commencement et à la fin de l’essai. Les feux ont été pris et laissés dans le même état le matin et le soir.
- Il résulte de l’examen des consommations de charbon que, à la même charge de ij5 chevaux, et avec la même pression de 8 kg., l’économie inaxima réalisée par l’emploi de la vapeur surchauffée sur la vapeur saturée s’est élevée à 10,58 %. Ce
- chiffre représente du reste la plus grande économie obtenue pendant toute la série des essais. Il a été atteint avec de la vapeur ayant 325° à la machine, soit 35o° à 42°° au surchauffeur; mais il aurait pu être quelque, peu différent si, dans la marche en vapeur surchauffée, on avait fait fonctionner les enveloppes d’une autre manière.
- Cette économie est assurément très appréciable, puisqu’elle permettrait, si elle était constante, de réaliser, par cheval-an, un bénéfice de 4,68 fr. sur la marche en vapeur saturée, ce qui correspond pour une puissance de iy5 chevaux, à un total de 819 fr.
- Mais l’emploi de la surchauffe ne procure pas seulement des avantages ; il donne lieu corrélativement à des inconvénients, dont quelques-uns ont été constatés au cours des expériences.
- i° Une avarie au surchauffeur (fente d’un tube de l’appareil) a obligé d’arrêter un essai et a nécessité le remplacement du tube ;
- 20 Des fuites importantes de la tuyauterie, occa-
- sionnées par la fusion des joints n’ayant pu supporter la température de 35o°à4oo° ont également entraîné la suspension de l’essai ;
- 3° Une fuite à une boîte de raccord du surchauffeur a rendu suspects les résultats de la dernière journée d’essais ;
- 4° L’incendie de supports en bois soutenant la tuyauterie aurait pu entraîner de graves conséquences. ;
- Ges exemples prouvent que la surchauffe de la vapeur, outre qu’elle nécessite une dépense assez importante d’installation, entraîne des inconvénients avec lesquels il faut compter si l’on ne veut pas éprouver des déceptions. Un surchauffeur est un appareil analogue à un générateur ; il est exposé à s’avarier, à s’incruster à la longue si les chaudières sont sujettes au primage ; il exige un entretien continuel, et il faut prévoir qu’il aura besoin de réparations, autant et même plus qu’une chaudière ; il est, en tout cas, nécessaire de le nettoyer fréquemment à l’extérieur, afin d’éviter qu’il ne se recouvre d’une couche de suie, et qu’il ne perde ainsi une grande partie de son efficacité.
- Il est donc indispensable de faire état, dans l’installation d’un surchauffeur, non seulement de l’économie de combustible qu’il peut procurer, mais encore de la dépense d’installation qu’il occasionne, de l’amortissement de cette dépense, qu’il est prudent d’opérer le plus rapidement possible, et des frais de réparation et de nettoyage ; de plus les frais de graissage sont sensiblement plus élevés dans le cas d’une surchauffe à assez haute température.
- Ges observations, qui ont déjà une grande importance relative lorsqu’on prend comme base l’économie maximum en charbon de 10,58 % trouvée lors des essais, s’imposent à fortiori lorsque cette économie est moindre, comme dans le cas de la marche à 8 kg. et à 176 chevaux, avec température de 275°, où elle n’a atteint que 6,29 % .
- Ge dernier cas est, du reste, le plus général, car on emploie beaucoup plus fréquemment la
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- Supplément à L'Eclairage. Electrique du 25 Novembre 1905
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-
- LXL
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 25 Novembre 1905
- vapeur surchauffée à 25o° ou 275° que celle portée a 325°, avec laquelle on a trouvé l’économie de io,58 % ; mais il est juste de dire aussi que les
- inconvénients tenant à la haute température de la vapeur sont alors notablement atténués.
- B. L.
- TRACTION
- Projet d’établissement d’un chemin de fer électrique monorail suspendu à Berlin.
- La société « Continentale Gesellschaft für Elek-trische Unternehmungçn )) de Nüremberg a étudié d’une façon complète un projet d’établissement d’un chemin de fer monorail suspendu analogue à celui de Barmen-Ehrenfeld, pour desservir la ville de Berlin. La ligne passerait par Gesundbrun-nen, Rosenthals Thor, Alexander Platz, Moritz Platz, Hermann Platz et Kixdorf. La durée totale du trajet serait dé 22,26 minutes avec des arrêts en moyenne toutes les 4,4 minutes, le plus petit parcours sans arrêt étant de 2^5 minutes, et le plus long de 5 minutes ; la vitesse moyenne serait plus élevée que sur les chemins de fer aérien et souterrain de Berlin, car avec les chemins de fer suspendus, il n’y a pas lieu de ralentir dans les courbes.
- La brochure établie par la société de Nuremberg indique la disposition adoptée pour la suspension de la voie double soutenue, soit par des supports en T, soit par des supports ouverts dans le bas pour laisser le passage des tramways dans larclie ainsi ménagée. Les voitures ont i5 mètres de longueur et contiennent 85 personnes réparties dans des compartiments de <( Fumeurs » et (( Non fumeurs » ; elles sont munies de 3 portes dont une à chaque extrémité et une au milieu. Le mode de suspension de ces voitures est analogue à celui employé sur la ligne de Barmen-Ehrenfeld. Chaque chariot porte un moteur et un organe de prise de courant frottant sur un rail placé à la partie in-
- férieure du tablier. Les moteurs des différents cha*-riots d’une voiture, ou des différentes voitures attelées ensemble, sont commandés de la cabine de tête par le mécanicien. Les trains prévus suffiront au transport de 4° à 5o millions de voyageurs par an : ils se succéderont toutes les 10 ou toutes les 5 minutes suivant les heures de la journée.
- La brochure relative à ce projet indique les dépenses d’établissement et d’exploitation qu’entraî-neraît l’adoption de ce système et montre l’économie sensible qu’il réaliserait par rapport aux systèmes ordinaires.
- O. A.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Statistique des télégraphes et téléphones en Allemagne,
- h’Elektrotechnische Zeitschrift a publié, dans son numéro du 19 octobre, un extrait de la statistique relative à l’année 1903 récemment publiée par l’administration des télégraphes et téléphones allemands.
- A. Longueur totale des lignes télégraphiques et télé-
- phoniques km............................. 2332.912,65
- a) à l’intérieur en Allemagne..............2.328.690,43
- parmi lesquelles il faut distinguer :
- lignes télégraphiques..................... 510.824,97
- lignes téléphoniques.................... 1.383.813,43
- conducteurs de connexion entre postes
- téléphoniques............................... 424.167, 8
- conducteurs d’installations téléphoniques 8.984.416, » conducteurs d’installations télégraphiq ues 910,76
- b) dans les pays de protection allemande et
- la Chine.................................... 4.222,22
- parmi lesquelles il faut distinguer :
- lignes télégraphiques .................. 3.402,22
- lignes téléphoniques. . ....................... 666,02
- installations................................. i53,g8
- B. Nombre total des installations télégraphiques.............. ..... .................. 28.325
- parmi lesquelles :
- installations publiques de l’état.............. 23.626
- installations publiques de lignes de chemin de fer.................................... 4.699
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 25 Novembre 1905
- LXLI
- Il y a donc une installation pour 19,1 kms carrés
- 1992 habitants
- G. Nombre total des télégrammes transmis 46.430.768 parmi lesquels il y a eu :
- à l’intérieur de l’Allemagne............ 32.714.541
- Dans les pays de protectorat allemand et
- les colonies........................... 6.556.025
- destination des pays de protectorat ou
- des colonies.............'........... 5.5o3.344
- Télégrammes traversant l’Allemagne . . 1.657.068
- D. Nombre de points munis d’installations téléphoniques............................ 20.854
- Nombre d’installations de jonction . . . 5.009
- E. Nombre d’installations postes télépho-
- niques. .............................. . 20.899
- soit un poste par 25,9 km. carrés par 2.701 abonnés
- Fl Nombre de postes téléphoniques reliés aux réseaux allemands parmi lesquels il
- y a lieu de distinguer............ . . . . 449*52q
- postes principaux............................ 337.998
- postes auxiliaires. . .............. . . . 106.732
- Poste, de bourse. . . .......................... i49
- postes publics................................. 4.660
- G. Nombre des abonnés reliés au réseau. . 326.243
- H. Nombre total de conversations échangées 926.294.555 parmi lesquelles :
- a) entre postes des mêmes réseaux locaux 798.025.570
- b) entre postes de différents réseaux locaux 128.368.985
- I. Nombre d’appareils et de batteries
- a) Appareils.
- i° Sur le réseau télégraphique.......... 33.277
- dont :
- Appareils Morse. . .................. 10.974
- — Hughes. ................................. 807
- — à sonnerie............................ 2.234
- — téléphoniques......................... ig.i53
- — divers................................... 109
- 20 Sur le réseau téléphonique............. 408.999
- dont :
- Commutateur, multiples avec accessoires - 2a34
- Tableaux . * . . . , , ........ . 14416
- Tables pour communications éloignées . 182
- Tableaux. . . ,.................. . . . , 18.79
- Bureaux téléphoniques............. . ; . 390.438
- b) Batteries.
- Piles.
- i°) Pour le service télégraphique ...... 193.918
- 20) Pour le service téléphonique.......... 896.070
- Accumulateur.
- i°) Pour le service télégraphique......... 5.600
- 20) Pour le service téléphonique........... 21.547
- K. Câbles télégraphiques : total.
- Pour le service intérieur km :.......... 5484,67
- dont : .
- entre le continent et Heligoland 3 câbles 2i4,8ï et à des allemands. 462 Pour le service international de Emden par Borkum vers Lowestoft 4 âmes, de 442,4o Emden par Greehiel vers Yalentia i6o5,45
- (Irlande), de Hoyer par Sylt vers Arendel 471,60 Norvège.
- E. B.
- Durée des fils téléphoniques nus en bronze.
- Dans une récente réunion de l’American Association of Railway Telegraph, un certain nombre de renseignements intéressants ont été donnés sur la durée des fils télégraphiques en bronze soumis aux actions atmosphériques^- Le long d’une ligne de chemin de fer, ces fils ont duré i5 à 18 années sans altération : sur une ligne du chemin de fer Erié, au contraire, en un point voisin d’usines fabriquant des produits chimiques, la durée des fils de bronze n’a pas dépassé 3 années 1/2, et, auprès de Beaumont (Texas), la présence d’acide sulfurique dans l’atmosphère a réduit la durée à 2 années. Dans cette dernière région, les fils de fer étaient détruits au bout d’une seule année. Gomme protection contre les effets destructeurs de l’acide sulfurique, on a employé avec succès dans cette contrée un revêtement en plomb placé sur les fils.
- R. R.
- Le système à batterie centrale sur les réseaux téléphoniques autrichiens.
- Le système à batterie centrale a été appliqué aux bureaux téléphoniques de Trieste et de Karlsbad depuis un an environ et fonctionne
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- I.XLU
- Supplément à L Eclairage Electrique du 25 Novembre 1905
- depuis ce temps d’une façon satisfaisante. Les communications sont établies au moyen de commutateurs multiples avec lampes à incandescence comme signaux avertisseurs. Ces commutateurs
- cD
- multiples sont équipés avec 2.100 ou 1.260 lignes doubles : ils sont prévus pour une capacité totale de 6.000 lignes.
- E. B.
- Installation du Commutateur multiple du réseau téléphonique de Würzbourg (fin)({).
- G. La table cle distribution pour les conversations interurbain es (fig. 3).
- La table de distribution qui est à deux places opposées s’occupe de la remise, aux différentes unités, des demandes d’abonnés.
- Une ligne avertisseur relie chaque unité de tableaux d’abonnés avec la table de distribution. Au centre de cette dernière est disposée une lampe d’appel L correspondant à chacune des lignes avertisseurs • en outre pour permettre aux deux téléphonistes d’effectuer le service de n’importe quel appel, chaque
- place de la table de distribution est munie d’un commutateur H, et Id2.
- Les tables des meubles du service local possèdent pour les lignes avertisseurs des jacks spéciaux à trois contacts K0 et une lampe de surveillance L0. Les lignes de communication entre la table de distribution et les tableaux locaux sont à trois conducteurs ; les fils a et b servent exclusivement aux conversations tandis que le troisième est en connexion avec la lampe d’appel L et la lampe de contrôle et de fin L0.
- Sur les fils a et b, qui, dans leur position de repos sont indépendants de la batterie centrale par les soupapes électrolytiques 16PZ, est intercalée une résistance W5 de i5oo ohms ayant pour but la mise hors circuit automatique du poste d’opérateur telle qu’elle se présente dans les communications urbaines.
- Lorsqu’un abonné demande une communication interurbaine, il appelle le bureau central comme d’habitude en décrochant son téléphone. La téléphoniste répond par la fiche AS (fig. 3), introduit la fiche de translation VS dans le jack avertisseur K et appuie sur le levier correspondant H U pour
- amlïelfaiLsckrank amMeldetisch
- Fig. 3.— Schéma des circuits de la table de distribution pour conversations interurbaines Légende : am Vielfaclisclirank, aux multiples tableaux; am Meldetisch, à la table de distribution; Arbeitsplatz : place.
- retirer du circuit son appareil. Les lampes de signal L0 et L s’allument sitôt après l’introduction de la fiche de translation.
- Circuit
- Pôle négatif de ZB en 64; W3 ; VS ; douille de K0; L0; (2) ; L;H2 (6) et pôle positif de ZB.
- La téléphoniste disponible à la table de distribution se met en relation avec l’appelant en abaissant le letier HH( ou II2) et reçoit la demande. Par la même manipulation, -le circuit est interrompu au contact 2 (ou 6) et les lampes L et Z0 s’éteignent.
- Circuit de courant d’alimentation
- Pôle négatif de ZB ; \V, ; M, ;PH ; W2 et pôle positif de Z B.
- Circuit du courant de conversation était abaissé^ Pointe de V S ; ressort a de K0 ; (4); ; p,
- (i) ; ressort B de K0 ; massif de V S.
- Après la réception de la demande d’une conversa-
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XLY, 11 nov. et 18 nov. 1905.
- tion interurbaine, l’employée à la table de distribution remet son levier (H^ ou H2) dans sa position primitive et les lampes L et L0 s’allument de nouveau par la fermeture du contact (2 ou 6) jusqu’à ce que le circuit soit coupé au tableau d’abonnés nar la téléphoniste.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE "7111101)
- L’ACCUMULATEUR | U ü IJ H
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 îr. Siège Social : 81, rue Saint-Lazare, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
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- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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-
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 25 Novembre 1905
- LXLlîl
- Dans les heures de trafic modéré, les places de la table de communication restent inoccupées et les demandes sont reçues par une téléphoniste du commutateur interurbain. Dans ce but, il existe une ligne avertisseur spéciale reliant en multiple par l’intermédiaire d’un jack spécial, tous les tableaux d’abonnés. Cette ligne possède aussi, comme dans les autres lignes avertisseur, une lampe de surveillance. A la troisième unité, elle est encore armée d’une lampe d’appel et d’un commutateur de conversation.
- D. — Table de Surveillance. /'Fig'. 4J
- D’après le nombre d’unités, le tableau de la table de surveillance possède i5 lampes de contrôles C L montées parallèlement avec les lampes pilotes P L, et indiquant ainsi /’acquittement des appels de chacune des tables. Au dessous de ces lampes sont placés i5 jacks de contrôle C K mettant parallèlement les postes d’opérateur en communication. De cette façon, on peut en introduisant la fiche S dans un des jacks correspondants contrôler les conversations des téléphonistes à leur insu. Un microtéléphone et un bouton d’appel R T sont naturellement prévus dans ce but et servent d’ailleurs aux relations de service. La table de surveillance est encore armée de 6 jacks de service K avec leurs relais d’appel A R et les lampes d’ap-
- pel A L nécessaires aux lignes de service directes.
- Lorsque le surveillant est appelé à une de ces lignes de service directes, le relais d’appel A R
- 3 ê-
- ü-§*=
- liî
- CL
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- CL
- -------S©
- V3—•=,:-=t::=^0CK
- § I AL K
- Mg.
- i
- l
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- S S
- zb méïv
- ----------
- J—v
- Fig. 4. — Schéma des circuits de la table de surveillance -- Légende : Dienstleitg, ligne de service.
- attire son armature et le circuit se ferme sur l’enroulement garde-circuit (ioo ohms) et la lampe d’appel A L par l’intermédiaire du ressort supérieur du jack K.
- Après l’introduction de la ficheS1 dans le jack K le circuit est de nouveau interrompu et la lampe d’appel A L s’éteint.
- L’employé à la table de surveillance, possède,
- CHEVRIER, G.
- DUP (JY, P. . .
- GUARINI, E. .
- KORDA, D. . .
- RIGHI, A .
- Étude sur les Résonances dans les réseaux de distribution par courants alternatifs;
- Un volume in-8° carré de 76 pages. Prix : broché ......... 2 fr.
- 50
- La Traction électrique ;
- Un volume in-8° raisin de 545 pages aves 278 figures. Prix : broché. 12 fr.
- VÉlectricité en agriculture ;
- Brochure in-4° de i4 pages. Prix...........................1 fr.
- 25
- La Séparation électromagnétique et électrostatique des minerais ;
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- La Théorie moderne des phénomènes physiques ;
- Un volume in-8° carré de 126 pages avec 19 figures. Prix : broché. . . 3 fr.
- TABLE DES MATIÈRES des 25 premiers volumes de V c Éclairage Électrique » (1894-1901)
- Un volume in-4° de 240 pages. Prix : broché.............10 fr.
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- LXLIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Novembre 1905
- pour l’appel des lignes de service, le bouton d’appel RT.
- Le dispositif du signal de nuit constitué à l’aide du relais N W R et de la sonnette de nuit N W et qui est en communication avec le relais de contrôle CR est (fig. I) donne encore au tableau de la table de surveillance l’avantage de pouvoir pendant le service de nuit se rendre rapidement compte à quelle table un appel s’est manifesté.
- E) STATION GÉNÉRATRICE .DU COURANT
- La tension générale prévue est de 24 volts. Les différents circuits sont alimentés par deux batteries d’accumulateurs, dont une de réserve, et qui sont formées chacune de i2 éléments. La capacité de ces batteries est de joi5 ampère-heures.
- Une dynamo montée en dérivation de y,5 kilowatts est accouplée directement à un moteur de même puissance et sert à la charge des accumulateurs. La tension peut être élevée à 82 volts en augmentant la vitesse de rotation. Le moteur est à courant continu, à 220 volts et reçoit l’énergie électrique du réseau communal.
- Tous les instruments de mesure nécessaires au .service des accumulateurs, tels que disjoncteur automatique à minima, voltmètre, ampèremètre, interrupteurs et organes de protection, sont mon-
- j tés sur un tableau de distribution en marbre, main-| tenu dans un cadre en chêne.
- En outre, un ampèremètre-enregistreur inséré dans le circuit sert à l’enregistrement du courant sortant des batteries, ce qui permet de reconnaître facilement toutes les variations du service.
- Dans la ligne d’introduction principale des circuits d’abonnés se trouve un disjoncteur automatique à minima qui interrompt le circuit, si pour des raisons quelconques il est nécessaire d’exclure momentanément du circuit les batteries. Cette combinaison est d’ailleurs nécessaire afin d’éviter qu’un retour dans les condensateurs intercalés sur toutes les lignes d’abonnés, et provoquant la fusion des coupe-circuits ne se produise.
- La dynamo, ainsi que le moteur, possèdent chacun un induit de réserve.
- Le courant d’appel est fourni par deux génératrices de y5 volts et 1 ampère, à une fréquence de 20 périodes. L’une des deux est entraînée par un moteur de 220 volts recevant son courant directement du réseau communal. L’accouplement entre les deux machines est assuré par un disque élastique. L’autre génératrice sert de réserve, et est accouplée de la façon précédente à un moteur à courant continu de 24 volts, pris sur la batterie, qui fournit le courant au^réseau téléphonique.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- —
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- VOYAGES D’EXCURSIONS
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- Réduction de 40 °/q sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- i Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-| illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr, 30, dans les | bibliothèques des gares de la Compagnie.
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- Départ de Paris, à 9 h. matin ; arrivée à Toulon, à 8 h. 3a soir à Hyères (par correspondance), à 9 h. 20 ; Saint-Raphaël-Vales-cure, à 9 h. 49 ; à Cannes, à 10 h. 20 ; à Nice, à 10 h. 5o ; à Beau-lieu, à 11 h. 09 ; à Cap-d’Ail-la-Turbie, à n h. 19 ; à Monaco, à 11 h. 2Ô ; à Monte-Carlo, à 11 h. 3o ; à Menton, à n h. -45 ; à Vintimîlle, à minuit 25.
- RETOUR
- Départ de Vintimille, à 7 h. 09 matin ; de Menton, à 7 h. 35 ; de Monte-Carlo, à 7 h. 5o ; de Monaco, à 7 h. 55 ; de Cap-d’Ail-la-Turbie, à 8 h. 01 ; de Beaulieu, à 8 h. 11 ; de Nice, à 8 h. 3o ; de Cannes, à 9 h. ; de. Saint-Raphaël-Valescure, à 9 h. 33; d’Hyères (par correspondance), à 9 h. 32 ; de Toulon, à 10 h. 5o ; arrivée à Paris, à 10 h. 20 soir.
- Ce train est composé de voitures de ire classes (sans supplément) de lits-salons, d’une voiture-salon et d’un wagon-restaurant.
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- On peut retenir ses places d'avance, dès maintenant, .moyennant une taxe de location de 2 fr. par place, à la gare de Paris ou aux bureaux de ville : rue Saint-Lazare, 88, et rue Sainte-Anne, 6, et aux gares de : Monte-Carlo, Monaco, Cap-d’Ail-la-Turbie, Saint-Baphaël, Hyères et Toulon.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Novembre 1905
- LSI. V
- Pour écarter les bruits de l’appel susceptibles de nuire à la netteté de la conversation, un condensateur C C2 (fig. i) ou C3 (fig. 2) est intercalé sur la ligne de telle façon qu’au moment où l’on appuie sur le bouton d’appel, le fil a de la ligne fixé à la pointe des fiches soit mis à la terre par l’intermédiaire de ce condensateur pendant que le fil reste relié à cette dernière par les spires du
- relais d’appel et la résistance D2 de 4oo ohms (fig. i).
- Ce réseau qui .est en fonction depuis le 16 avril 1904 a été établi par les usines Deutsche Tele-phonwerke G. m. b. ol. à Berlin. Il n’a donné lieu jusqu’ici à aucune plainte et les conversations sur le réseau local et interurbain peuvent être considérées comme absolument parfaites.
- E. B.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Lehrbuch der Physik. — (Manuel de Physique), par O. Chwolson traduction allemande de E. Berg. Tome 111. Leçons sur la chaleur, un volume in-8" raisin de 988 pages avec 25q figures. Vieweg et fils. Editeur, Brunswig ; prix broché : 16 marks, cartonné : 18 marks.
- Ce manuel de physique, traduit du russe en allemand, est conçu et rédigé d’une façon tout à fait moderne et constitue un ouvrage des plus utiles pour l’enseignement de la physique.
- Le tome III, relatif aux leçons sur la chaleur, contient quatorze chapitres relatifs à l’énergie calorifique à la thermométrie, à la relation des dimensions et de la pression des corps avec la température, à la capacité calorifique, à la transformation des différentes formes d’énergie en énergie calorifique, au refroidissement des corps, à la conductibilité calorifique, aux bases de la thermo-dynamique, à l’application des lois de la therrno dynamique aux différents phénomènes calorifiques, au passage de l’état solide à l’état liquide et inversement, au passage de l’état solide et liquide à l’état gazeux et inversement, aux propriétés des vapeurs saturées et à l’hygrométrie, aux vapeurs non saturées et à l’état critique, et enfin à l’état d’équilibre des corps en contact.
- Cet ouvrage fort complet et très clair est tout à fait recommandable. Nous y reviendrons à propos de la prochaine édition française. B. L.
- Sammlung Elektrotechnischex^ Vortr'àge. — (Travaux concernant l’électrotechnique). 7e volume, livraisons 1 à 7 :
- Die Ervsarmung der Elektrischen Leiiungen. — (L'échauffenient des conducteurs électriques), par J. Teichmüller, un volume in-8° raisin 270 pages et 62 figures. F. Enke. Editeur, Stuttgart ; 8 marks 4o broché.
- Cette publication, faite par M. Voit avec le concours de MM. Arnold, Gorsepuis, Einbeck, Felü-mann, Feussner, Gôrling, Heyland, Heincke, Heu-bach, Kittier, Nielhammer, Rœssler, Bothert Schopp, Steinmetz, Uppenborn, Weber et Wedding, rassemble tous les travaux intéressants relatifs à l’électrotechnique et paraît, sous forme de 12 livraisons par an, au prix de 12 marks.
- L’étude publiée par M. Teichmüller occupe les livraisons 1 à 7 de l’année 1906 • (7e volume de la publication totale). L’auteur étudie réchauffement des conducteurs électriques et rappelle les principaux travaux publiés sur ce sujet par différents auteurs, en particulier les travaux de Huraann, Mie
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- LXL VI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 25 Novembre 1D05
- Apt et Mauritius, analysés dans nos colonnes. Il donne la théorie et les résultats observés pour les différentes formes de conducteurs constituant les câbles employés dans la pratique.
- Cet ouvrage est très complet et intéressant.
- B. L.
- Transactions of the American Electrochemical Society. — (Comptes rendus de la Société Américaine d’Electrochimie). — Volume VII, publiés parla American Electrochemical Society Philadelphie, i volume in-8" Raisin de 345 pages, relié toile prix : 3 dollars.
- Ce volume donne le compte rendu de la
- assemblée générale tenue à Boston et à Cambridge au mois d’avril. Les travaux principaux qu’il contient sont les suivants :
- Polarisation électrolytique réversible - et irréversible, par Franklin et Frendenberger.
- Elément à diaphragme pour l'électrolyse des solutions de chlorure de sodium, par Towsend.
- Conductibilité des électrolytes solides et fondus, par Richords.
- Sur les filaments Nernst, par Zimmermann.
- Sur la méthode de Billitzer pour la détermination de la différence de potentiel absolue, par Goodevin et Sosmau.
- Sur l’accumulateur Edison, par Thompson et Richardson.
- Le chrome et l’électrolyse de l’acide chromique, par Carvelh et Curry.
- Précipitation électrolytique de l’argent, par Snowdon.
- Résultats d’expériences sur l’électrodéposition de métaux sur l’aluminium, par Lodyguine.
- Relation entre les poids atomiques et les équivalents électrochimiques, par Reuterdahl.
- Réduction de différents oxydes de plomb par le courant électrique, par Lodyguine.
- L’arc au mercure,- par Weintraub.
- Le condensateur électrolytique à aluminium, par Zimmermann.
- Elément étalon à faible voltage, par Hulett.
- R. R.
- Entwurf von Schaltungen und Schaltapparaten. — (Projets de montages et d’appareils). — R. Edler. — Tome I, i volume in-8°, carré de 192 pages avec 186 figures, Max Janecke Editeur. Hanovre, prix broché 6 Marks relié 6,80 Marks.
- Cet ouvrage s’adresse d’une part aux étudiants et d’autre part aux praticiens qui ont besoin
- de pouvoir réaliser un certain nombre de montages et d’appareils.
- Le tome I contient quatre parties. La première est consacrée à des généralités. La seconde contient la description d’un certain nombre de montages spéciaux pour les installations de lampes à arc et de lampes à incandescence : ces montages sont expliqués par des exemples pratiques. La troisième partie est consacrée aux montages et groupements relatifs aux batteries d’accumulateurs et contient de nombreux exemples. La quatrième est relative aux controllers pour appareils de levage automobiles et chemins de fer ou tramways électriques.
- Le livre de M. Edler peut rendre des services réels à des contremaîtres de monteurs électriciens : il est rédigé d’une façon claire et les nombreux dessins de montage en facilitent considérablement la compréhension. E. B.
- Répertoire des Industries Gaz et Electricité. — Edition 1905-1905, par M. Germain. — Un volume in-16 de 600 pages, relié toile. Jeanmaire, éditeur, Paris. Prix 3 frs.
- Ce répertoire se divise en quatre parties: i° un aide-mémoire pratique donnant les formules usuelles ; les renseignements essentiels pour la fabrication du gaz, de ses sous-produits, et sa canalisation ; les unités absolues et dérivées du, système G.-G.-S., et des tableaux divers : table des poids et résistances électriques, — pertes en volts correspondant à des voltages donnés, :—- poids de cuivre entre deux poteaux, — tableaux pour la détermination des sections à donner aux conducteurs d’une ligne, — intensités de courant correspondant à un nombre de chevaux donné, avec les courants continu, diphasé et triphasé.
- La 2e partie, commune au gaz et à l’électricité, contient la liste des sociétés savantes, syndicats professionnels, administrateurs, ingénieurs, experts, etc. ainsi que le classement, sur une liste commune des villes pourvues de stations centrales et d’usines à gaz, ce qui permet de se rendre compte du dévelop-paraîlèle de ces deux industries.
- Les 3e et 4e parties contiennent, respectivement, pour le gaz et l’électricité, la liste détaillée des compagnies ou sociétés et des villes qu’elles desservent.
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- Tome XLV.
- Samedi 3 Décembre 1905.
- 18* Année. — N° 48.
- clair
- ectriqu
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- EMDE (Fritz). Dimensions des unités électriques et mécaniques. . . . ... . . 321
- BETHENOD (J.). — Sur le dimensionnement des moteurs monophasés à-'collecteur (suite). ... 324
- LÉONARD (G.). — Mésophotomètre pour la mesure directe du flux lumineux........................... 329
- REYVAL (J.). — Exposition de Liège. — Groupés électrogènes Schmitz-Lahmeyer ...... 332
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la résistance d’isolement des diélectriques, par Appleyard. . . ...... 343
- Sur le coefficient de température du carbone, par Moris-Airey et Spencer........................ 346
- Nouveau tube de Braun, par Wehnelt............................................................. . 346
- Sur les spectres des vapeurs métalliques obtenus avec des tubes à décharge, par Wiedemann et Wehnelt. 347
- Sur les coefficients d’absorption des rayons du radium et du polonium, par Riecke . . ........... . 347
- Recherches sur l’effet d’Eister et Geitel, par Sarrasin, Tommasina et Micheli.................T- 35o
- Génération et Transformation. — Sur l’équivalent mécanique de la combustion et la construction rationnelle d’un moteur à combustion, par Cantor................................................... 351
- Sur l’isolement des conducteurs placés dans des encoches, par Weese. ...........................-35i
- Emploi de condensateurs avec les moteurs triphasés, par Dalemont (fin)........................... . 351
- Facteur de puissance des moteurs d’induction, par Averret....................................... 353
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — L’établissement de transmetteurs de télégraphie
- sans fil (suite), par Slaby.................................................................. 354
- Éléments galvaniques et Accumulateurs. — Brevets nouveaux concernant les éléments galvaniques,
- par Wedekind, Muller, Blamenser, Winters...................................................... 358
- Brevets nouveaux concernant les accumulateurs au plomb, par Kitsee, Whiting, Hartung, Knight,
- Kieseritzky, Mouterde, Gardiner, Bruno........................................................ 358
- Electrochimie. — Electrolyse avec du courant alternatif, par Brochet et Petit........................ 36o
- Lampe à mercure pour l’utilisation de rayons ultra-violets, par Fischer......................... 36o
- NOTES ET NOUVELLES
- Usines génératrices de la rivière Blackstone et du West Ham.......... . ... .......... . . . ' lxlviii
- Transport d’énergie dans le Yorkshire et au Niagara..................... , . . . . . . ...... ci
- Installations électriques d’une maison de commerce de Munich.................................. gii
- Chemin de fer électrique monophasé de Spokane. . . ....................... . . .... . . . . . cm
- Bibliographie . . . , . ................. . . . .................................... .; . civ
- ==— ^aiseUCKLirCON ô5,rue Latavetto % é ftaneg>5éfégraphiq u e :„o e r u k o h a
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- Toul'es les inshallalions exécuhecs avec maheriel OERLIKOrs ^
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- LXLYlll
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 2 Décembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Société Internationale des Électriciens.
- La prochaine réunion mensuelle de la Société Internationale des Électriciens aura lieu le mercredi 6 décembre 1905, à 8 h. 1/2 précises du soir, dans la salle des séances de la Société d’Eneoura-gement, 44, rue de Rennes (place Saint-Germain-des-Prés), à Paris.
- Ordre du jour : I. Présentation des demandes d’admission et vote ;
- II. Communication et compte rendu des mémoires adressés à la Société :
- i° L’électricité à bord des navires de guerre, par M. Maugas ;
- 2° Le laboratoire de l’École professionnelle supérieure des Postes et des Télégraphes. — Les étalons de l’ohm légal, par M. Girousse.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Installation hydro-électrique de la rivière Blackstone.
- Un second alternateur de 760 kilowatts est entraîne par une machine à vapeur cross-compound horizontale ayant des cylindres de 60 et 120 cm. de diamètre et une course de 1 mètre 20 : ce groupe tourne à une vitesse de 90 tours par minute.
- Le courant d’excitation de deux alternateurs est fourni par deux génératrices tétrapolaires entraînées par courroie et produisant 22,5 kw. sous 126 volts à la vitesse de rotation de 600 tours par minute.
- La vapeur nécessaire est fournie par trois chaudières Stirling de 200, q5o et 4°o chevaux munies d’économiseurs Green.
- L’usine alimente une usine importante de filature et tissage de coton qui contient seize moteurs triphasés à 4°° volts, de puissances comprises entre i5 et i5o chevaux et représentant une puissance totale de x 365 chevaux, (quatre moteurs de i5o chevaux, huit de 76 chevaux, trois de 5o chevaux et un de i5 chevaux.)
- 1\. R.
- Station centrale du West Ham.
- La rivière Blackstone, formée par une succession de chutes d’eau, traverse la contrée de Worcester (Massachusett). Sa hauteur totale de chute atteint environ 180 mètres.
- L’usine génératrice, alimentée par un canal qui utilise une hauteur de chute d’une dizaine de mètres, contient quatre turbines de 1 mètre 155 de diamètre produisant 3^5 chevaux sous une chute utile de 10 mètres : l’arbre vertical de chaque turbine entraîne par des engrenages un arbre horizontal placé au premier étage. Les turbines sont commandées par des régulateurs Lombard qui maintiennent la vitesse constante.
- L’arbre horizontal qu’attaquent les turbines tourne à une vitesse de rotation de 200 tours par minute et entraîne l’inducteur volant d’un alternateur triphasé de 84o kilowatts produisant des courants à 44o volts et 60 périodes.
- Une nouvelle usine est établie à Ganning Town, sur la rivière Lea.
- La chaufferie a 5i m. de long sur 32 de large: elle contient actuellement 17 chaudières tubulaires du type Babcock et Wileox présentant une surlace de chauffe de 452 mètres carrés avec grilles de 6,3o m. carrés! Elles sont pourvues chacune d’un surchauffeur de vapeur contenant 4ao tubes. Les chaudières sont divisées en quatre groupes possédant chacun un économiseur Green. Toutes les chaudières sont munies d’épurateurs. Quatre chaudières possèdent un système de foyer automatique à grille tournante. Les cendres se déversent, par des plans inclinés à revêtement réfractaire, dans un tunnel qui se trouve sous le sol de la chaufferie.
- L’eau est fournie aux chaudières par deux pompes compound-tandem du type Hall, et par six pompes simples du type Weir.
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 2 Décembre 1905
- LXLIX
- Transformateur de grande puissance hors de sa caisse.
- TRANSFORMATEURS
- Westinghouse
- R BRIN D’HUILE & R REFROIDISSEMENT HUTOMHTIQUE
- Caractéristiques de ees Transformateurs s Rendement très élevé ;
- Chute de tension très faible
- pour une marche avec ou sans décalage ;
- Faibles pertes à vide ;
- Faible échauffement ;
- Faible différence de Potentiel
- entre les diverses sections des enroulements ;
- Fer finement lamellé ;
- Caisse en tôle ondulée
- donnant une grande surface de refroidissement ;
- Bain d'huile
- empêchant la carbonisation lente des isolants.
- 1
- Nous les construisons couramment de K,W. à 500 K.W.
- 4
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 25.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre
- Siège Social : 45, rue de l’Arcade, Paris
- Usines à Sevran (S.-el-O.)
- Usines au Havre
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- c
- Supplément à L Eclairage Electrique du 2 Décembre 1*J05
- Les soutes peuvent contenir 7,264 m. cubes de combustible ; le déchargement et le transport du combustible sont automatiques.
- La salle des machines a 56 mètres de long et 20 mètres de large.
- L’installation comporte actuellement 6 groupes à courant alternatif : deux de 3oo kilowatts, deux de 600 kilowatts, deux de 1.200 kilowatts et trois groupes à courant continu de 5oo kilowatts.
- Les moteurs Ferranti sont des machines verticales cross-compound à condensation par surface. Les alternateurs produisent du courant à 2000 volts, sous une fréquence de cinquante périodes : le courant continu est produit sous 5oo volts.
- Le tableau de distribution est divisé en deux parties distinctes : l’une pour le courant alternatif destiné à l’éclairage ; l’autre pour le courant continu employé pour la traction.
- Le courant alternatif simple à 60 périodes est envoyé aux sous-stations par des câbles posés dans des conduites ; les boîtes de sectionnement que l’on emploie d’ordinaire pour faciliter la localisation des défauts ont été supprimées, l’expérience ayant montré que ces organes sont plus préjudiciables qu’utiles.
- Chaque sous-station est divisée en deux parties séparées par une porte de fer. Dans l’une se trouve le transformateur, dans l’autre la commutatrice.
- La batterie d’accumulateurs est composée d’éléments Tudor pouvant débiter pendant 4 heures 200 ampères sous 5oo volts.
- E. G.
- Mode d’emploi des survolteurspour la charge des batteries d’accumulateurs.
- Dans un article publié par VElectrical Engineers. M. llubbard indique le mode de connexion suivant.
- Les génératrices à courant continu sont reliées aux -barres générales du tableau : cette batterie possède des éléments de réglage et est reliée, par l’intermédiaire de l’induit du survolteur aux barres auxiliaires reliées aux rails principaux et alimentant l’installation. L’enroulement inducteur shunt
- du survolteur est relié aux barres auxiliaires par l’intermédiaire de l’induit. Un second enroulement inducteur est parcouru par le courant principal des génératrices. Sur le circuit de l’enroulement shunt est disposée une résistance destinée à empêcher le passage d’un courant d’intensité anormale : en fonctionnement régulier cette résistance est court-circuitée par un dispositif commandé par un électro-circuit: quand le courant tend à atteindre une intensité dangereuse, le court circuit est rompu et la résistance intercalée.
- E. B.
- Transformateur de grande puissance.
- Un transformateur, construit par la Stanley Electric G° pour une usine d’électrochimie des chutes du Niagara, présente un intérêt particulier par suite des intensités secondaires considérables qu’il est appelé à débiter.
- L’appareil est établi pour une tension primaire de 2.200 volts à la fréquence ^5. La tension secondaire est comprise entre 2Ô et 5o volts, et l’intensité secondaire peut atteindre 4o-o°o et 80.000 ampères. L’enroulement primaire est divisé en groupes de bobines que l’on peut mettre en circuit en plus ou moins grand nombre au moyen d’un appareil de réglage placé dans un bain d’huile. L’enroulement secondaire consiste en 12 tours d’une barre de cuivre qui peuvent, au moyen d’un commutateur, être placés en plus ou moins grand nombre en parallèle.
- L’appareil total a 3 m. 5o de hauteur et pèse 23 tonnes : sa puissance normale est de 200 kwr. mais il peut, sans inconvénient, travailler pendant longtemps à une charge double.
- R. R.
- Convertisseur à mercure.
- Dans une réunion de 1’ « Ohio-Electric Light Association », M. Wagoner décrit des redresseurs mis sur le marché par la Général Electric C° et contruits par 10, 20 et 3o ampères sous iio ou 220 volts alternatifs. Avec 220 volts alternatifs, on
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- Supplément à LEclairage Electrique du 2 Décembre 1005
- CI
- obtient du courant continu à 45 — i 15 volts : avec tio volts alternatifs on obtient du courant continu à 16 — 45 volts.
- La durée des tubes de verre atteint 4<>o heures en moyenne : on a constaté des durées d’utilisation de 4-5oo heures sur des tubes de io ampères, de a.5oo heures sur des tubes de 20 ampères et de i.4oo heures sur un tube de 3o ampères.
- Pour montrer l’intérêt qu’offre l’emploi des redresseurs à mercure, l’auteur donne, dans sa conférence, un tableau comparatif des dépenses nécessitées pour l’établissement d’un poste déchargé d’une batterie de voiture électromobile (44 éléments), pour le cas où l’on emploie un convertisseur et dans le cas où l’on emploie un redresseur à courant.
- n. u.
- Nouveau porte-balais pour dynamos.
- Dans le nouveau porte-balais, construit par la Société Electromotr. de Londres, le ressort qui appuie le balai sur le collecteur est entièrement enfermé dans le bras de l’appareil, ce qui le met à l’abri des poussières et des saletés. La tension du ressort peut être réglée par une vis placée à son extrémité : l’autre extrémité du ressort s’appuie contre un petit piston qui agit contre un plan incliné.
- B. L.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Installation de Transport d’énergie dans le Yorkshire.
- Nous avons déjà parlé des installations d’électricité des grandes régions anglaises du Yorkshire et du Lancashire (').
- Une partie de l’installation totale de transport d’énergie vient d’être ouverte à l’exploitation et présente des dispositions intéressantes.
- Quand elle aura reçu son entier développement, celte installation, appartenant à la « Yorkshire
- (T) Voir Eclairage Electrique, tome XLIII, 8 avril 1905, page VI.
- Electric Power G0 », desservira un territoire de 2.900 kilomètres carrés comprenant les villes les plus industrielles d’Angleterre et contenant, à l’heure actuelle, un grand nombre de petites stations à vapeur dont la puissance totale représente 3 millions de chevaux. Actuellement, la station centrale de Thornhill est en fonctionnement ainsi que les sous-stations qui dépendent d’elle. La puissance de la centrale est de 8.45o kw. La chaufferie desservie par des appareils mécaniques de transport et de distribution du charbon, contient 6 chaudières Babcock et YVilcox vaporisant g.ooo kgr. d’eau par heure et produisant de la vapeur à ii,5 atm. : cette vapeur est surchauffée de 85°. Les chaudières sont munies d’appareils mécaniques automatiques pour le chargement du charbon.
- Un conduit de 3i cm. de diamètre amène la vapeur à deux turbines Gurtis accouplées à des alternateurs qui tournent à 1.000 tours et produisent des courants triphasés sous 10.000 volts. Les arbres verticaux reposent sur de l’eau comprimée à 18 atmosphères, fournie par un accumulateur qu’alimentent deux pompes de 7,5 chevaux. Les paliers sont graissés par de l'huile sous une pression de 0,7 atmosphère. Chaque lurbine est munie d’un condenseur avec une pompe à air Edwards entraînée par un moteur électrique.
- L’excitation des alternateurs est assurée par trois génératrices à courant continu à 220 volts entraînées par des machines à vapeur.
- Le courant produit à la station génératrice de Thornhill, placée au centre de i^4 mines de charbon, est transmis par des câbles triphasés à trois sous-stations qui abaissent la tension des courants triphasés à 2.000 volts.
- B. L.
- Transmission d’énergie électrique du Niagara à Buffalo.
- La ville de Buffalo reçoit des chutes du Niagara 24.000 chevaux électriques servant à l’éclairage,
- 'Éditions de V « Éclairage Électrique » Vient de paraître
- Augusto RIGHI
- Professeur à l’Université de Bologne
- LA THÉORIE MODERNE DES PHÉNOMÈNES PHYSIQUES
- Radioactivité, ions, électrons
- Traduction lilbr*e sur la 3e édition italienne et notes additionnelles
- Par Eugène NÉCULCÉA
- Attaché au Laboratoire des Recherches physiques de la Sorbonne
- PRÉFACE de G. LIPPMANN
- Membre de l’Institut et du Bureau des Longitudes, Professeur à la Faculté des Sciences de Paris Un volume in 8° carré de 126 pages avec 19 figures. Prix, broché.... 3 fr.
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- Supplément à L Éclairage Electrique du 2 Décembre 1905
- aux moteurs fixes et aux tramways. Sur ce total, ; 7.000 chevaux sont absorbés par l’International l\y et 17.000I chevaux alimentent le réseau de distribution urbain. Les variations maxima de la demande de courant en hiver ont été comprises entre 7.000 chevaux électriques (minimum) et 23.900 chevaux électriques (maximum). En été, les chiffres minimum et maximum ont été de 6.000 et 18.qoo chevaux.
- R. R.
- Câbles à haute tension à travers le Rhin.
- La compagnie Land-und Seekabel a posé récemment auprès de Wesseling deux câbles à haute tension destinés à relier la station génératrice de Brühl près Cologne à la rive droite du Rhin.
- Ces câbles, de 65o mètres de longueur, contiennent 3 conducteurs torsadés de 5o mm2 de section établis pour une tension normale de 15.000 volts entre conducteurs et essayés sous une tension de 3o.ooo. Ils sont munis d’une double enveloppe de plomb et d’une armature’constituée par 3a fils 'de fer galvanisés de 7 mm. de diamètre.
- E. B.
- Boutons à pression pour connexions électriques.
- M. Bernard (à Brixen) a eu l’idée ingénieuse d’employer, pour réaliser des connexions électriques rapides, des boutons à pression semblables aux boutons de gants. On peut les placer pas-deux sur un socle isolant et réaliser-ainsi un bouchon de prise de courant simple et commode. Poulies connexions volantes utilisées couramment dans les laboratoires, ces boutons peuvent être très utiles.
- E. B.
- Les installations électriques d’une maison de commerce de Munich.
- Une importante maison de commerce, construite récemment à Munich, a donné lieu à des installations électriques intéressantes sur lesquelles L’Elek-trotechnische 'Zeitschrift du 26 octobre donne un certain nombre de renseignements,
- i° Installation de lumière et de force motrice.
- Pour la production de l’énergie électrique, on a examiné les différentes solutions basées sur l’emploi de vapeur, de gaz pauvre ou de moteurs Diesel. Après avoir établi les prix de revient auxquels ces différentes installations permettraient de produire le courant électrique, on constata qu’il était plus économique de se brancher sur le réseau de distribution que de produire l’énergie électrique.
- La question du mode d’éclairage à employer fut minutieusement étudiée : ces études aboutirent à L'adoption de lampes Nernst pour l’éclairage de deux étages, et de lampes à arc pour les deux autres étages.
- L’installation totale comprend :
- Dans les salles de vente :
- 4 lampes à arc de 10 ampères,
- 15g — — 6 ampères,
- 1.226 lampes Nernst intensives,
- 310 lampes à incandescence,
- 15g prises de courant.
- Aux vitrines :
- 26 lampes à arc intensives de 8 ampères.
- Aux magasins et dépôts :
- 16 lampes à arc de 6 ampères,
- 17 — — 10 ampères,
- 35o lampes à incandescence,
- 22 prises de courant.
- Pour l’éclairage extérieur et les illuminations:
- 20 lampes à arc intensives de 12 ampères,
- 3.g3o lampes à incandescence.
- Pour l’éclairage de secours :
- 20 lampes Nernst,
- 157 lampes à incandescence.
- L’installation de force motrice comprend :
- 5 ascenseurs de 20 chevaux,
- 1 monte-charge de 8 chevaux,
- 1 ventilateur de 3 chevaux,
- 1 moteur de 1/2 cheval pour l’entrée principale.
- 8 lampes à arc de 12 ampères pour les photographies.
- Les prix par kilowatt-heure consentis pour la fourniture de courant par la Compagnie de distribution d’électricité de la ville sont les suivants :
- 25 centimes pour les premiers 20.000 kw-heure,
- 22.5 — — • 20.000 kw-heure
- suivants,
- 20 — — 20.000 —
- 17.5 — — 20.000 —
- i5 centimes au-delà.
- Pour la force motrice, le prix du kilowatt-heure est de 87,5 centimes pendant les heures de charge maxima et de 18,75 centimes le reste du temps, avec rabais de 15 % .
- Etant donnée la consommation considérable de cette maison de commerce, la Compagnie de distribution d’électricité de la ville a établi sur place une sous-station contenant deux commutatriçes de 57b chevaux transformant les courants triphasés en courant continu. Une puissante batterie d’accumulateurs est reliée en parallèle avec les commuta-trices.
- Les précautions les plus minutieuses ont été prises pour l’installation des câbles, afin d’éviter tout risque d’incendie. Tous les conducteurs principaux sont formés par des câbles sous plomb recouverts d’une armature en acier et placés dans des caniveaux. Tous les fils de dérivation, isolés au caoutchouc, sont placés dans des tubes en fer.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 2 Décembre 1905
- cm
- En ce qui concerne la répartition de l’éclairage, elle a été effectuée de la façon suivante :
- Les salles de vente sont divisées en un certain nombre de parties de 32 mètres carrés par des poutres longitudinales et transversales constituant le plafond. Chaque partie est éclairée : au rez-de-chaussée, par 20 lampes Nernst modèle B, donnant 18 bougies (34 watts) par mètre carré superficiel; j au premier étage, par cinq lampes Nernst intensives modèle A, donnant 20 bougies (35 watts) par mètre carré ; aux deuxième et troisième étages par deux lampes à arc de 6 ampères donnant 20 bougies (21 watts) par mètre carré.
- En ce qui concerne les ascenseurs et monte-charges, on peut indiquer les chiffres suivants. Les quatre ascenseurs faisant le service des clients peuvent transporter 65o kgr. (9 personnes) à une hauteur totale de 16 m. 80 et à une vitesse de
- 1.30 mètre par seconde: ils sont actionnés par du courant continu à 220 volts. Un ascenseur de service peut transporter 900 kgr. (12 personnes) à une hauteur totale 20,3o mètres et à une vitesse de 1,10 mètres par seconde: il est alimenté par du courant continu à 220 volts. Le monte-charge peut transporter 1.000 kgr. à une hauteur, de
- 20.30 mètres à une vitesse de o,3o mètre par seconde : il est alimenté également par du courant continu à 220 volts.
- L’installation électrique est complétée par une installation téléphonique très étendue, par une installation de secours en cas d’incendie et par une installation d’horloges électriques. Gomme on le voit, l’ensemble de ces installations, faites d’une façon tout à fait moderne et après des études minutieuses, présente un réel intérêt et méritait d’être signalé.
- o _
- E. B.
- Appareil à souder les fils.
- L’A. E. G. établit un appareil pour la soudure électrique des fils de cuivre et de fer dont les sections peuvent atteindre 10 et 3o mm2. Cet appareil consiste essentiellement en un transformateur, un
- régulateur et un disjoncteur automatique. Deux mâchoires glissantes permettent de saisir les extrémités des fils et de les amener en contact l’un avec l’autre : on établit ensuite le courant en appuyant sur un bouton et, au bout d’un temps compris entre 1/2 et 10 secondes, la soudure est faite. Le disjoncteur automatique coupe de lui-même le courant au moment opportun.
- O. A.
- TRACTION
- Chemin de fer électrique monophasé de Spokane
- La Gie du (( Spokane and island Railway » a chargé la Westinghouse Electric Mfg G° de l’équipement électrique du chemin de fer reliant Spokane (Washington) et Moscow (Idaho) : cette ligne à 225 kilomètres de longueur.
- La voie est terminée entre Spokane et Waverly, points distants de 55 kilomètres, et l’exploitation commencera le plus tôt possible sur ce tronçon. Le fil de travail sera alimenté par du courant alternatif produit sous forme de courants triphasés à 4.000 volts 60 périodes par la Washington Water Pover G0 et transformé en courant à 25 périodes par une station spéciale : celle-ci contient sept transformateurs de j5o kw. à huile avec refroidissement par circulation d’eau, qui abaissent la différence de potentiel à 2.000 volts ; ces transformateurs alimentent des groupes moteurs-générateurs de 1.000 kilowatts. Chaque groupe consiste en un moteur d’induction triphasé à 2.000 volts 60 périodes accouplé avec un alternateur monophasé de 1.000 kw. à 2.200 volts et avec une machine à courant continu de ^5o kw. à 55o volts reliée à une batterie d’accumulateurs : cette dynamo à courant continu travaille tantôt comme génératrice, tantôt comme réceptrice, la batterie servant de tampon. Lesjtrois machines constituant un groupe sont montées sur un même bâti qui supporte les 7 paliers. Le courant d’excitation des alternateurs est fourni par trois groupes consistant chacun ten un moteur
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- CIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 2 Décembre 11>05
- d’induction triphasé de j5 chevaux à 2.000 volts entraînant une génératrice à courant continu de 5o kilowatts.
- Neuf transformateurs de 6^5 kilowatts isolés à l’huile et refroidis par une circulation d’eau élèvent la tension de 2.200 à 45.000 volts pour la transmission de l’énergie à quinze postes de transformation qui alimentent la ligne. Ceux-ci contiennent chacun deux transformateurs à huile de 3^5 kw. abaissant la tension de 35.000 à 6.600 volts, tension de travail.
- Un tableau de distribution de 23 panneaux, les appareils à commande électrique et les disjoncteurs automatiques, ainsi que les appareils de protection complètent l’équipement de la sous-station de transformation.
- Les lignes de transmission sont constituées par deux fils de cuivre nu de 6,5 mm. (34 mm2, de section). La ligne de travail alimentant les automotrices est du type à suspension caténaire et est
- ! constituée par un fil de cuivre de 5,8 mm. de dia-J mètre (26,7 mm2) : elle est alimentée sous une i tension de 6.600 volts.
- Chaque automotrice de voyageurs sera équipée avec quatre moteurs de 100 chevaux assurant à la voiture une vitesse moyenne de 56 où 64 kilomètres à l’heure. Pour le service des marchandises, chaque motrice sera munie de quatre moteurs de i5o chevaux. Pour le service des trains lourds de marchandises,on emploiera des locomotives doubles de jo à 80 tonnes, consistant en deux locomotives de 3o à 4° tonnes accouplées et commandées de la cabine de tête.
- Les moteurs, commandés par le système à circuits multiples Westinghouse, seront alimentés de trois façons différentes : avec du courant monophasé ! à 6.600 volts entre les villes ; avec du courant monophasé à 700 volts dans les villages ; et avec du courant continu à 525 volts dans la ville de Spokane. R. R.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Les quantités élémentaires d’électricité. Ions, Electrons, Corpuscules, mémoires réunis, publiés par H. Abraham et P. Langevin. Un volume grand in-8 de XVI-ii44 pages. Gauthier Vtllars, éditeur, Paris. Prix : 35 francs.
- En réunissant ces mémoires, édités par les soins de la Société Française de Physique, MM. Abraham et Langevin ont voulu faciliter les recherches des physiciens parmi les mémoires, déjà nombreux, qu’a fait naître la notion nouvelle de structure discontinue des charges électriques,
- notion qui, selon leur expression, « domine et pénètre la plupart des découvertes récentes en Physique ». Ils ont donc groupé, par ordre alphabétique de noms d’auteurs, les principaux travaux « concernant les circonstances d’observation et les propriétés des centres électrisés, ions, électrons ou corpuscules ».
- Mais, pour éviter l’inconvénient que présente, pour les physiciens qui désirent étudier l’ensemble d’une question, cet ordre alphabétique un peu artificiel, ils ont fait précéder leur publication
- Accumulateurs
- FULMEN
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- d’un tableau synoptique qui classe les mémoires suivant chaque division du sujet et, autant que possible, par ordre chronologique.
- 11 faut remercier MM. Abraham et Lano-evin
- O
- d’avoir mis entre les mains des physiciens de langue française cet excellent instrument de travail : ils avaient assumé là une tâche d’autant plus délicate que, pour ne pas développer outre mesure les dimensions de leur recueil, il leur a fallu se restreindre et faire un choix : tâche difficile qu’ils ont menée à bonne fin, grâce à un plan de travail qu’indique leur avertissement.
- Quant aux mémoires publiés, nous en donnons ci-dessous, et malgré sa longueur, la liste complète : les lecteurs de VEclairage Electrique en jugeront d’autant mieux l’intérêt, que la plupart de ces mémoires ont été, lors de leur première publication, analysés dans nos colonnes.
- Max Abraham. Principes de la dynamique de l’électron (Eclairage Electrique, tome XXXV, 1908, page 3a). — John Ailken. Poussière ; brouillards et nuages. —- Henri Becquerel, Extraits de diverses Notes [E. Zi\, XXI, 1899, P* 3^5. — XXII, 1900, p. 36, 235, 314 et 3iy. — XXIII, 1900, p. 3q. — XXVII, 1901, p. 423. — XXX, 1902, p. 226. — XXXIV, 1903, p. 382. — XXXV, 1903, p. 34 et 426. — XXXVI, 1903, p. 111). —
- j L. Benoist et D. Hurmuzescu. Nouvelles propriétés I des~rayons X [E. E., t. VI, 1896, p. 3o8). — j Eugène Bloch. Recherches sur les ions de faible | mobilité. — H. Buisson. Mesure de la vitesse des ; particules électrisées dans la décharge par la lumière]- ultra-violette [E. E., t. XVI, 1898,
- p. 389). — A.-P. Chattock. Sur la vitesse et la masse des ions dans le vent électrique produit dans l’air (E. E., t. XXIII, 1900, p. 382). —
- Coulier. Note sur une nouvelle propriété de l’air.
- — William Crookes. Sur la matière radiante. —
- P. Curie et Mrae S. Curie. Extraits de différentes Notes [E. E., XXII, 1900, p. 113 — XXX, 1902, p. 3^2.— XXIII, 1900, p. 159). — H. Des-landres. Propriété nouvelle des rayons cathodiques qui décèle leur composition complexe (E. /A, t. XI, 1897, p. 464)- — H. Deslandres. Explication simple de plusieurs phénomènes célestes et terrestres (E. E., t. XVI, 1898, p. 427). —
- P. Drude. Théorie électronique des métaux [E. E.) t. XXIII, 1900, p. 348). — Th.-A. Edison.
- L’effet Edison. — J. Elster et II. Geitel. Recherches sur la conductibilité et la radioactivité de l’atmosphère (E. E., t. XXXVI, 1903, p. 497)*
- — Paul Ewers. Sur le mécanisme des rayons ca-
- thodiques et des Kanalstrahlen (E. /A, t. XXII, 1900, p. 70). — W. Giese. Conductibilité des
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- i° des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de a5 0/o en ire classe et ao °/„ en 2e et 3e classe.
- 20 des billots d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 °/0 pour une famille de 2 personnes à 4o %> pour une famille de 6 personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 3oo kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand’père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
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- L’itinéraire doit ramener le voyageur à son point de départ initial. 11 peut affecter la forme d’un voyage circulaire ou celle d’un aller et retour.
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- Les enfants âgés de moins de 4 ans sont tr nsportés gratuitement s’ils n’occupent pas une place distincte ; au-dessus de 4 ans jusqu’à 10 ans, ils bénéficient d’une réduction de moitié.
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- Ces demandes doivent comporter la liste exacte des villes à visiter et l’indication des itinéraires choisis.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 2 Décembre 1905
- gaz extraits des flammes. — W. Giese. Fondements d’upe théorie corpusculaire de la conductibilité. — F. Gicsel. Sur la déviation des rayons de Becquerel dans un champ magnétique. — Goldstein. Sur une forme non étudiée de rayons cathodiques [E. E., t. X, 1897, p. 364). — Robert von Helmholtz. Expériences avec un jet de vapeur.
- — Robert von Helmholtz et F. Richarz. Actions d’origine chimique et électrique influençant le jet de vapeur. — H. Hertz. Sur une influence de la lumière ultra-violette sur la décharge électrique.
- — Hittorf. Sur la conductibilité électrique des
- gaz. — W. Kaufmann. La déviabilité magnétique et électrique des rayons de Becquerel [E. E.,
- XXXIII, 1902, p. 214). — W. Kaufmann. Sur la masse électromagnétique des électrons. — P.-J. Kirkby. Sur la conductibilité produite dans l’air par les chocs des ions négatifs [E. E.,
- XXXIII, 1902, p. IX). — P. Langevin. Extraits de diverses Notes (E. E., t. XXXI, 1902, p. i5o. — XXXVI, 1903, p. 276. — XLI, 190/j, p. 546. — XLII, 1906, p. 35^. — XLIII, 1906, p. 515). — J. Larmor. Notice historique. J. Larmor.
- Extraits de l’Ouvrage « Aether and Matter ». — Philipp Lenard. Extraits de différents Mémoires. (.E. E., t. XV, 1898, p. 124. —XVII, 1898, p. 115
- — XXIII, 1900, p. 272. —XXXIII, 1902, p. 155.
- — XXXVII, 1908, p. 291). — H.-A. Lorentz. Sur
- la théorie des électrons [E. E., t. XLIV, 1906, p. 121 et 161). — JJ.-A. Lorentz. Phénomènes électromagnétiques dans un système qui se meut avec une vitesse inférieure à . celle de la lumière. [E. E., t. XLIII, 190.5, p. 224). — II,-A. Lorentz. Emission et absorption par les métaux. (E. E..
- XXXVII, 1903, p. XGV). — J.-A. Mac Clelland. Sur la conductibilité des gaz chauds extraits des flammes. — R.-K, Mac Clung, La recombinaison des ions dans les gaz à différentes pressions (E. JL, t. XXXIII, 1902, p. XXXVIII). — R.-K Mac Clung. Effets de la température sur l’ionisation produite par les rayons de Rontgen. —- Erich Marx. Sur l’effet Hall dans les gaz de la flamme. [E. E., XXV, 1900, p. 2o5). — G. Moreau, De l’ionisation thermique des vapeurs salines (E. E., XXXII, 1902, p. 109). — H. J'ellat. Reproduction des parties principales de Notes ou Mémoires. E., t. XXX, 1902, p. 109 et 367, — XXXI, 1902, p. 156 et 336. — XXXIV, 1906, p. 138. — XXXIX, 1904, p. 162. — XL, 1904, p. 277. — XLII, 1905, p. 369). — Jean Perrin. Electrisation des rayons cathodiques et ionisation due aux rayons X [E. E., t. VI, 1896, p. 377 et t. VII, p.'177 et 545). — Plucker. De l’influence d’un aimant sur les décharges électriques dans les gaz raréfiés. — II. Poincaré. Sur la dynamique de. l’électron (E. E., t. XLIV, igo5, p. 77).
- ÉDITIONS DE E’ « ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE »
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- TABLE DES MATIÈRES des 25 premiers volumes de T « Éclairage Electrique » (1894-1901)
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 2 Décembre 1905
- C VII
- — O.-XV. Richardson. Conductibilité électrique communiquée au vide par les conducteurs chauds.
- — Edouard Riccke. Contribution à la théorie des électrons et des ions [E, E., t. XXXI, 1902, p. 4o8. — XXXVII, 1903, p. 64). — A. Rigbi. Phénomènes électriques produits par les rayons de Rôntgen [E. E., t. VI, 1896, p. 899). — .1. Rigbi. Convection électrique suivant les lignes de force (E. E., t. VII, 189G, p. 467). — E. Rutherford. La mobilité des ions et leur vitesse de recombinaison dans les gaz rôntgenisés. — E. Rutherford. Les rayons de l’uranium et la conduction électrique produite par eux. — E. Rutherford. La décharge des corps électrisés par la lumière ultraviolette. — E. Rutherford. La déviation électrique et magnétique des rayons peu pénétrants du radium. -— E. Rutherford et J.-J. Thomson. Sur le passage de l’électricité à travers les gaz exposés aux rayons de Rôntgen. — Sagnac. Extraits de ses publications [E. E., t. XIII, 1897, p. 531 — XIV, 1898, p. 4bG, 509, 547. — XVII, 1899, p. 4 1
- — XIX, 1899, p. 201). — A. Schuster. Décharge de l’électricité dans les gaz. — Simon. Sur !e rapport de la charge électrique à la masse des rayons cathodiques [E. E., t. XXL 189g, p. 3g8). —- J. Stark. L’origine des spectres ^électriques des gaz [E. E., t. XXI, 1899, p. 289. — XLI, 1904, p. 23o). — J. Stark. Sur l’ionisation par le choc des ions positifs et négatifs [E. E., t. XXXI, 1902, p. 4°7 et 446. — XXXIII, 1902, p. 419. — XXXIX, 1904, p. XXX). — /. Stark. Sur le mécanisme de l’arc électrique (E. E., t. XXXVII, igo3, p. V. — XLI, 1904, p. CLXIV.
- — XLIV. 1906, p. 263). — J.-J. Thomson. Sur les effets électriques et magnétiques produits par lemouvement des corps électrisés. — J.-J. Thomson. Décharge de l’électricité produite par les rayons de Rôntgen ; effets produits par les rayons sur les diélectriques qu’ils traversent [E. E., t. VI, 1896, p. 454). — J.-J. Thomson et Rutherford. Sur le passage de l'électricité à travers les gaz-exposés aux rayons de Rôntgen. — J.-J. Thomson. Rayons cathodiques (.E. E., t. XII, 1897, p. 185).
- — J.-J. Thomson. Sur la charge électrique transportée par les ions produits par les rayons Rôntgen. — J.-J. Thomson. Théorie de la relation entre les rayons cathodiques et les rayons Rôntgen.
- — J.-J. Thomson. Sur la relation entre la composition chimique d’un gaz et l’ionisation qu’y déterminent les rayons Rôntgen. — J.-J. Thomson. Sur la théorie de la conductibilité électrique produite dans les gaz par les ions chargés. — J.-J. Thomson. La production des ions dans la décharge de l’électricité. — J.-J. Thomson. Sur une sorte de radiation facilement absorbable produite par le choc des rayons cathodiques lents ; et sur une théorie de la lueur négative, de l’es-
- pace sombre et de la colonne positive. — J.-J. Thomson. Sur la charge électrique transportée par un ion gazeux. — J. Toivnsend. Conductibilité produite dans les gaz par les chocs des ions chargés négativement. — J. Toivnsend. Sur les propriétés électriques des gaz récemment préparés. — Toivnsend. La diffusion des ions dans les gaz. — J. Toivnsend. La diffusion des ions produits dans l’air par l’action d’une substance radioactive, de la lumière ultra-violette et à l’aide de la décharge par les pointes. — /. Toivnsend et T.-J. Kirkby. Conductibilité produite dans l’hydrogène et le gaz carbonique par les chocs des ions chargés négativemcnl,
- — J. Ton'iisend. La‘conductibilité produite dans les gaz à l’aide de la lumière ultra-violette. — J. Toum-send. La conductibilité produite dans les gaz à l’aide de la lumière ultra-violette. —J. Toivnsend. Production des ions par les chocs des ions positifs dans un gaz ; et théorie du potentiel disruptif. — /, Toivnsend et II.-E. Uurst. La production des ions par le choc des ions positifs et théorie du potentiel disruptif, —-./. Toivnsend. Note sur le potentiel nécessaire pour maintenir un courant dans un gaz. — P. Villard. La formation des rayons cathodiques [E. E., t. XIV, 1898, p. 483.— XI, 1897, p, ii4,— XVI, 1899, p. 251, 313, 388. —XV, 1898, p. 346, 5i 1. — XXIII, 1900, p. 80, 233, 5o8, 158 — XXIV, 1900, p. 38).
- — E. Wiechert. Recherches expérimentales sur la vitesse et sur la déviation magnétique des rayons cathodiques [E. E., t, XXIII, 1900, p. 258). — E. Wiedemann et II. Ebert. Sur la prétendue répulsion de deux faisceaux cathodiques parallèles. — E. Wiedemann. Sur une nouvelle sorte de rayons produits par les étincelles et les décharges électriques [E. E.. t. IV, 1895, p. 567). — \V. XVien. Recherches sur la décharge électrique dans les gaz raréfiés.(E. E., t. XVI, 1899, p. 557).— W. Wien. Sur la possibilité d’un fondement électromagnétique de IaMécanique.—• C.-T.-R. Wilson. Sur les noyaux de condensation produits dans les gaz par. l’action des rayons de Rôntgen, des rayons uraniques, de la lumière ultra-violette et d’autres agents. —
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- C VIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 2 Décembre 1905
- C.-T.-R. Wilson. Sur l’efficacité relative des ions positifs et négatifs comme centre de condensation. — Harold-A. Wilson. Sur la conductibilité électrique de l’air et des vapeurs salines. — tlarold-A. Wilson. Les lois de l’électrolyse des vapeurs des sels alcalins. -— Harold-A. Wilson. Déterminalion de la charge des ions produits dans l’air par les rayons Rôntgen. —M.-J. Zeleny. Mobilités des ions produits dans les gaz par les rayons de Rôntgen.
- Comme l’indique cette énumération, si sèche qu’elle soit, la Société de Physique a, par cette nouvelle publication, rendu service, une fois de plus, à la science française qui lui devait déjà les mémoires de Coulomb, les mémoires sur VElectrodynamique, les mémoires sur le pendule. Quant aux hommes éminents qu’elle a si heureusement choisis pour accomplir ce travail, nous ne leur ferons qu’un reproche, c’est d’avoir été trop sévères pour eux-mêmes, et de n’avoir pas fait aux mémoires de M. Langevin, mémoires qui l’ont classé d’une façon si honorable parmi les physiciens, une place assez large.
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- La théorie moderne des phénomènes physiques. Radioactivité, ions, électrons, par Augusto Righi, professeur à l’université de Bologne. Traduit sur la 2e édition italienne, avec notes additionnelles, par E. Neculcéa, du laboratoire de recherches physiques de la Sorbonne. Préface de M. G. Lippmann, membre de l’Institut. Un volume in-8’’ carré de 126 pages, avec 19 figures, édité par /’Eclairage Electrique, Paris. Prix : 3 fr.
- Le petit volume de M. Righi pourrait servir dignement d’introduction à l’ensemble des mémoires sur les ions, électrons et corpuscules, que vient de publier la Société Française de Physique. Exposé documenté et clair des découvertes concernant la théorie des électrons, la radioactivité et les vues modernes sur la constitution de la matière, il avait rencontré — malgré la difficulté, souvent imméritée, que les œuvres italiennes trouvent à se répandre — un accueil des plus flatteurs quand il fut publié à Bologne, dans la collection des « Attualità Scienti-fîclie ». — Pour faciliter celte diffusion, dans le
- monde savant, d’un livre de premier ordre, accessible, d’ailleurs, à toute personne cultivée, M. Né-culcéa a eu l’heureuse idée d’en entreprendra la traduction, et, par quelques notes condensées et claires, il a mis cette traduction au courant des derniers travaux en cours au moment où il achevait cette tâche, sans rien en lever,^d’ailleurs. à l’œuvre de M. Righi, de sa précision et de son unité.
- M. Lippmann, a bien voulu appuyer de sa haute influence cet excellent ouvrage en le présentant au public françaisjpar une savante préface.
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- L’auteur a fait une étude détaillée des divers phénomènes physiques et chimiques qui président au fonctionnement des clapets et des soupapes électrolytiques ; il s’est attaché à l’analyse des principaux points suivants : l’historique, les principes, la - description des organes, l’étude des résultats. Il étudie ensuite la nature et la forme du courant des soupapes, le fonctionnement des clapets montés en pont de Wheatstone, l’influence de l’électrolyte, la variation de la force électro-motrice avec le débit, les influences du cloisonnement, de la température, de la surface de l’anode, des circuits inductifs extérieurs sur les constantes du courant redressé, etc. M. Nodon termine par les diverses applications des soupapes dont l’emploi industriel se développe chaque jour.
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- Tome XLV.
- Samedi 9 Décembre 1905.
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- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- LANGEVIN (P.). Recherches récentes sur le mécanisme du courant électrique. Ions et Electrons. 361 REYVAL (J-)* — Exposition de Liège. :— Groupe électrogène Ateliers de Thiriau. — A.E.G. Union 366
- Groupe électrogène Ateliers du Thiriau.— Ateliers de Gharleroi . ........................................ 372
- Pont roulant Titan Anversois. —A.E.G. Union............................................................ 373
- Matériel exposé par l’A.E.G. Union Electrique.......................................................... 375
- KERGAROUET (P.). — Application de l’électricité à bord des navires.......................................... 377
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Théorie du magnétisme, par Langevin................................... 387
- Sur le vieillissement magnétiqi e du fer, par Mazotto....................................... 3g 1
- Variation des coefficients d’élesticité avec l’aimantation, par Honda et Terada................ 3gi
- Génération et Transformation. — Sur les moteurs d’induction, par Churton....................... 3gi
- Moteur à répulsion et d’induction, par Milch................................................ 3g3
- Nouveau moteur à courant continu......................................................... 3g3
- Oscillations hertziennes et télégraphie sans fil. — L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil, par Slaby (suite)........................................................... 3g4
- Dispositif Fessenden pour la transmission................................................... 3g8
- Electrochimie. — Electrolysc des solutions de sels de fer, par Karaogilanofe....................... 3g8
- Diffusion, par le fer, de l’hydrogène naissant, par Winkelmann................................. 3g8
- Dépôts d’alliages obtenus au moyen d’un mélange d’électrolyte, par Jacobs...................... 3gg
- Dépression du potentiel à la cathode pendant Télectrolyse, par Tafel et Emmert.............. 3gg
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Sur un phénomène de refroidissement des fils d’argent parcourus .par un
- courant électrique, par Rogovsky ............. c......................% - 3gg
- Sur la conductibilité du sélénium, par Coste.................................. . . . \ .‘ . . . . 4oo
- Société Internationale des Electriciens. — Sur les éclateurs, par R. de Valbreuze. . . . . 4oo
- , NOTES ET NOUVELLES \ ' . • ' .
- Congrès de Méran ..............................'................................ . • ". . ... ,gx
- Congrès defMilan............................................................: U . • C . ‘ cxiv
- Extension du chemin de fer aérien de Roston . ; .........................../• .- y «V . ,. . cxvif
- Installations électriques du Long Island Railroad............................ cXvi?
- Automobiles électriques pour les transports publics. . ..........................................' gxvii
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- Supplément à VEclairage Électrique du 9 Décembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Congrès de Méran.
- Un congrès auquel ont pris part les savants qui étudient les sciences naturelles et les médecins, s’est tenu à Méran du 2^ au 3o septembre iqo5. A ce congrès ont été présentées plusieurs communications intéressantes dont nous résumerons les principales. Ces communicationsontété lessuivantes :
- L’utilité de l’analysé du rayonnement des corps radio-actifs et les propriétés principales des rayons
- /3, et y, par Becquehel.
- Sur l’électro-mécanique du galvanisme et de la chaleur, par Riecke.
- Sur la détermination des modifications thermiques du module d’élasticité d’après les variations de température produites par le ploiement uniforme de baguettes métalliques, par Wassmuth.
- Sur une nouvelle espèce de rayons Rôntgen, par W. Seitz.
- Sur la composition des mouvements simultanés et sur deux appareils servant à cette composition, par P. Salcher.
- Sur la coloration du sel gemme, par Siëdentorf,
- Sur une pompe à mercure rotative, par W. Gaede.
- Remarques sur les actions chimiques de la décharge silencieuse, par Warburg.
- Sur la chaleurjspécifique de la vapeur d’eau à 8oo°, par IIolbo.’n.
- Sur la tension de saturation de la vapeur d’eau aux basses températures, par K. Scheel.
- Sur le pouvoir émissif de quelques métaux pour les longueurs d’ondes visibles, par Heuning.
- L’état de nos connaissances sur l’électricité dans les gaz, par J. Stark.
- Sur les rayons|des métaux, par F. Streintz.
- MéthodeTsimple pour la détermination de la teneur en émanation des liquides, par IL W. Schmidt.
- Vitesse des rayons Rontgen, par F. Maiîx.
- Propriétés de la radiation du sulfate de quinine, par A. Kalahne.
- Sur le ferro-magnétisme des cristaux, par P. Weiss.
- Sur la thermo-électricité, par E. Lecher.
- Histoire et théorie de la liquéfaction de l’air, par R. Pictet.
- Nouveau magnétomètre pour la détermination directe des intensités de champ au moyen d’un millivoltmètre, par Th. Fischer.
- Sur la loi du minimum d’échauffement pour les courants variables, par Kobald.
- Sur l’oxygène industriel, sa préparation et son importance, par R. Pictet.
- Sur les cristaux actifs à deux axes et leur réfraction, par Voigt.
- Sur le spectre d’émission du manchon Auer, par Rubens.
- Propriétés électro-optiques du charbon, parAscm-
- NASS.
- Sur la diffusion des liquides, par Leduc.
- Sur la diffusion de l’acide carbonique par le caoutchouc, par Grunmacii.
- Sur la loi de Poiseuille, par IIeubner.
- Appareil pour la mesure absolue de la conductibilité de l’air, par IL Geiidien.
- Sur la chaleur spécifique delà vapeur surchauffée, par L. Knoblauch.
- Association amicale des Ingénieurs Electriciens (siUnce du 3i octobre iqo5).
- La séance est ouverte à une heure, sous la présidence de M. Cance.
- Sont présents : MM. Augé, Bailleux, Bancelin, Becq, Bourguignon, Cance, Chartier, Darrieus, P. Delafon, Delas, J. Delafon, Eschwege, Fagét, Grièges (de), Guilbert, Gobert, Isbert, Latauchie, Lainnet, Laffargue, Leseible, Lefèvre, Loppé, Les-trade, Pellissier, A.-C. Pvobert, Robida. Roux, Richard, E. Sartiaux, Traz (de), Weissmann, Zetter, Lemale.
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- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).............
- Arsenal de Toulon.........................................., . ,
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abda|lah).................
- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Port de Cbarboprg . ............................................... .........
- Fonderie Nationale de Ruelle..................__.........................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans).
- Société Anonyme des Mines d’AIbi . ..........................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau............
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhôët). . . .
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- CXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 9 Décembre 1905
- Sont excusés : MM. Brocq, Cance fils, Courtois, Gall, Mazen, Montpellier, de La Valette.
- Le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans observation.
- M. le Trésorier communique une lettre de M. Martine donnant sa démission. — Cette démission est acceptée, et avis en sera'donné à l 'intéressé.
- Sont présentés, en premier examen, comme membres titulaires de l’Association.
- MM. Heinz (Alfred), ingénieur, constructeur-électricien, 27, rue Cavé, à Levallois-Perret (Seine).
- Baignères (François), sous-ingénieur aux services techniques de la Cie des chemins de fer de l’Est, 21, boulevard Flandrin, à Paris.
- Silz, ingénieur de la Société pour le travail électrique des métaux, 26, rue Laffitte, à Paris.
- Delaux (Paul), ingénieur à la Cie française des perles électriques Weissmann, 189. boulevard Magenta, à Paris.
- Y’erny (Félix), ingénieur de la maison G. et II.-B. de La Mathe, à Gravelle-Saint-Maurice (Seine).
- M. le Président annonce le décès de M. Laforge (Ernest), ingénieur à la Cie parisienne de l’Air comprimé; il exprimera à la famille les compliments de condoléances et les regrets des membres de l’Association.
- M. E. Sartiaux fait connaître qu’un concours international sera ouvert, sous peu, par l’Association des Industriels de France, pour une pile primaire et un accumulateur électrique. Après avoir exposé le but et le programme de ce concours, il propose de désigner quelques membres dé l’Association pour faire partie de la commission spéciale qui doit le juger.
- A l’unanimité, l’Assemblée désigne; MM. Ban-celin, Montpellier, A. Robert et Pioux.
- Sur la demande de M. le Président, M. E. Sartiaux expose les résultats remarquables obtenus par la France à l’Exposition de Liège, et notamment, par le groupe de l’Electricité. Il mentionne que, lors de la distribution des récompenses, à laquelle il assistait, et au moment du défilé des représentants français devant le couple Royal, la France a été fortement acclamée, ayant obtenu le plus grand nombre de récompenses. Il rappelle que parmi les membres de l’Association, il y a eu : i3 grands prix ; — 7 diplômes d’honneur ; — 8 médailles d’or ; — ’-j médailles d’argent et 9. hors concours; il cite ensuite les noms des intéressés pour les cinq classes du groupe 5.
- Une mention spéciale est faite pour notre collègue, M. Weissmann, qui a obtenu un grand prix et un diplôme d’honneur pour les perles électriques.
- M. E. Sartiaux fait connaître qu’une Exposition internationale, spécialement affectée aux moyens de transport, à la métrologie et aux beaux-arts, doit avoir lieu à Milan, en 1906.
- Il a accepté de prendre la présidence du groupe de l’électricité et1 de la1 métrologie, et réclame une fois encore le concours de ses collègues et amis pour participer à cette Exposition, et faire partie des comités d’installation.
- Il ajoute que l’Allemagne fait un effort qu’elle n’a pas fait à Liège. 11 est donc nécessaire que la France soit dignement et largement représentée à cette Exposition.
- M. E. Sartiaux expose le but et l’organisation d’une École pratique d’enseignement mutuel des arts, qui vient de s’organiser à Paris.
- Elle a pour programme principal de compléter l’instruction des architectes, peintres, ouvriers d’art, etc. Des cours spéciaux sont réservés aux applications de l’électricité. Il serait désirable de les voir confiés à des membres de l’Association, et M. E. Sartiaux fait encore appel au dévouement de quelques uns des membres présents.
- MM. Loppé, Lainnet, A.-G. Robert et de Traz acceptent de faire ces conférences. Avis en sera donné au Comité de l’Ecole.
- M. le Président donne communication des demandes d’emplois [qu’iRa [reçues ; il serait recon-
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- Supplément à L’Eclairage. Electrique du 9 Décembre 1905
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- CXIV
- Supplément k L'Éclairage Electrique du 9 Décembre. 1905
- naissant à ses collègues de Vouloir biefï ne pas oublier ces demandes qui émanent de personnes tout à fait Recommandables.
- M. le Président rappelle que tous les membres de l’Association ont dû recevoir un exemplaire du nouvel annuaire, préparé avec beaucoup de soin et rempli de documents intéressants, grâce à notre ancien Président, M. E. Sartiaux, auquel il adresse ses félicitations et les remerciements de tous.
- A cette occasion, M. Laffargue donne lecture d’une lettre de M. de La Valette, venant appuyer, par' des éloges et des remerciements mérités, la publication de l’annuaire dû à M. E. Sartiaux, ainsi que l’intéressante notice historique rédigée par notre collègue M. Laffargue.
- M. le Président exprime la grande satisfaction de tous en vbyant revenir ail milieu d’eux M. le Capitaine de frégate Darriôus, retenu depuis si longtemps iôin des réunions de l’Association, par les exigences de son service. Il le félicite en même temps, au nom de tousses collègues, de sa nomination à Paris.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 2 heures.
- Congrès de Milan
- L’union internationale des tramways et chemin de fer d’intérêt local vient de publier une partie des questionnaires détaillés relatifs à l’ordre du jour du congrès de Milan (septembre 1906).
- Deuxième question. — Avantages et inconvénients des différents systèmes de freins mécaniques en Usage dans les exploitations de tramways électriques ('). — Rapporteurs'. M. Petit, Ingénieur, Chef de division à la Société Nationale des Chemins de fer vicinaux de Belgique et M. Scholtes, Directeur des Tramways de Nuremberg-Furth,
- (9 II faut entendre par freins ihécaniques seulement les fl“eins électriques ët éléctro-magnéiiques et les frein* à air. Prière d’ihdiquelq le cas échéant* si d’autres systèmes de fi'ein sont en usage d’une façon permanente. Les freins à Uiain ne rentrent pas dans le cadfë dë l’a quéStloK.
- Il y a lieu de spécifier dans les réponses, au cas d’un freinage électrique ou élëfctro-tnaghètiquë, si le frein mécanique est seulement employé comme lrcin de secours.
- 1. Depuis combien d’années Votre réseau est-il à traction électrique ?
- 2. Quelle est la longueur en kilomètres, des lignes (non des voies) en exploitation y compris celle dés lignes appartenant à des tiers ?
- 3. Quel est l’écartement de vos voies ?
- 4. Quelle est, sur votre réseau : la pente maximum ? — la longueur de celle-ci ? — la longueur des pentes comprises entre 3 et 5 % ? — la longueur des pentes supérieures à 6 % ?
- 5. Nombre de kilomètres parcourus pendant l’exercice écoulé : a) motrices-kilomètres ? b) remorques-kilomètres ?
- 6. Quelle est, sur votre réseau, exprimée en minutes, la plus grande intensité de service ? Quelle est la longueur de ligne sur laquelle se présente cette plus grande intensité de service?
- 7. Nombre total de voitures motrices : nombre de voitures motrices à 2 et 4 essieux— nombre et type des moteurs. — Poids à vide des voitures ?
- — Nombre de voitures équipées d’un frein électrique, avec indication du nombre des crans de freinage et de leur résistance en ohms — nombre de voitures équipées exclusivement d’un frein à court-cirenit. — Nombre de voitures possédant en outre un frein électro-magnétique à disques. Indication du type du frein. —• Nombre de voitures possédant en outre un frein à solénoïde. — Nombre de voitures équipées d’un frein à air avec indication du système. — Nombre de voitures ne comportant à côté des freins à main qu’un frein à air. — Le frein à air est-il desservi par un moteur spécial ou par un excentrique.
- 8. Nombre total de voitures d’attelage. — Nombre des voitures d’attelage à deux et à quatre essieux.
- — Poids à vide. — Nombre des voitures équipées d’un frein à disques, d’un frein à solénoïde, d’un frein à air, avec indication du système (Q.
- g. L’installation des freins mécaniques a-t-elle été faite lors de Tachât des voitures ou plus tard :
- (') Indiquer chaque fois le nombre d’essieux freinés.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 9 Décembre 1905
- CXV
- a) en ce qui concerne les voitures motrices? — b) en ce qui concerne les voitures d’attelage ?
- 10. Le système de frein mécanique par vous employé a-t-il été choisi de votre propre chef ou vous a-t-il été imposé par les autorités ?
- 11. Avez-vous procédé à des essais de freinage comparatifs à l’aide des différents systèmes de freins ? Dans le cas affirmatif, donnez le résultat de ces essais, en en spécifiant les particularités (vitesses de départ, poids des voitures, état de l’atmosphère, rails secs, glissants ou sabbés, nombre de voitures d’attelage, essais en palier, essais en pente, etc.). (1).
- 12. Vos voitures sont-elles équipées de sablières? Le cas échéant, de quel système? Ges sablières desservent-elles simultanément les deux rails ou un seul ?
- 13. Dans l’emploi de freins à air comprimé, quelle est, exprimée en watt-heures par motrice-kilomètre, la consommation supplémentaire d’énergie nécessitée parla compression de l’air? (2)
- i4* A combien s’élèvent annuellement les dépenses d'entretien concernant exclusivement Yappareil de freinage ; «) par voiture et par année (en francs)? i. pour les voitures-motrices? 2. pour les voitures d’attelage ? — b) Par motrice-kilomètre et remorque-kilomètre (en centimes) ?
- P) Vu l’importance de la question, il est désirable que l’on procède également à des essais comparatifs dans les exploitations qui, jusqu’ici, n’auraient pas eu l’occasion de le faire.
- (2) Les renseignements publiés jusqu’ici au sujet de cette consommation d’énergie, présentent souvent de grands écarts; aussi serait-il à désirer que toutes les exploitations utilisant le frein à air, procèdent aux essais en observant les remarques suivantes :
- a) d’après les expériences faites jusqu’ici, il résulte que le graissage par graisses nedonne pas derésultats suffisamment exacts ; les essais devraient être faits en graissant à l’huile tous les coussinets.
- bj La consommation de courant doit être mesurée par des compteurs établis en série.
- cj Les différents essais doivent être faits par la même voiture ; la pompe à air sera enlevée lors des essais de freinage à main et de freinage électrique.
- d) Les essais seront répétés: ils auront chaque fois lieu siU“ la même ligne et dans les conditions normales du service ; de plus, les conditions atmosphériques devront être analogues pour les différentes séries d’essais et l’état des rails devra être sec.
- i5. Quel est le prix de revient de l’installation de freinage complètement montée : d) par voiture-motrice : 1. à deux essieux? 2. à boggies?— b)
- par voiture d’attelage : 1. à deux essieux ?2. à boggies ?
- 16; Le freinage électrique a-t-il été la cause de réparations aux voitures motrices ou de la mise hors service de ces dernières ?
- L’usure des collecteurs est-elle beaucoup plus importante lorsque les voitures sont freinées électriquement ?
- Avez-vous constaté une fatigue trop grande par suite d’échaulfement, d’usure, etc., des moteurs, roues dentées, ou autres organes ?
- 17. Avez-vous, dans l’emploi des freins à air, constaté des perturbations, telles que fuites dans la tuyauterie et les raccordements, non-fonctionnement des robinets et d’autres organes par suite de la gelée, non-fonctionnement du compresseur, etc. ?
- L’usure des bandages est-elle plus importante que dans le cas d’un autre système de freinage?
- Les bandages des roues présentent-ils des déformations dues au lreinage ?
- Le frein à air nécessite-t-il un examen et un réglage plus fréquents que les autres systèmes de freins ?
- 18. A quel système de frein donnez-vous, d’après l’expérience acquise dans votre exploitation, la préférence :
- d) au point de vue delà sécurité?
- b) au point de vue des frais d’entretien ?
- 19. Avez-vous eu sur votre réseau des accidents dus à la rencontre de deux voitures motrices ?
- Dans le cas où votre exploitation comporterait plusieurs systèmes de freins, indiquez le système que l’on rencontraitle plus souventdans ces accidents.
- 20. A quel système de frein donnerez-vous la préférence dans les commandes ultérieures ? Indiquez si, dans le cas de commandes ultérieures, vous considérez comme facteur important le maintien de l’uniformité dans l’équipement des voitures.
- 21. Quelle a été en moyenne pendant vos deux
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- CX VI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 9 Décembre 1905
- derniers exercices, la consommation moyenne d’énergie :
- a) pour la voiture-kilomètre calculé (i voiture motrice = 2 voitures d’attelage) ?
- b) pour la tonne-kilomètre (poids des Aoitures à vide)?
- 22. Quelle est la vitesse maximum permise à vos voitures :
- a\ sur les lignes suburbaines et en pleine campagne ?
- b) dans les artères complètement bordées de constructions ?
- c) dans les artères à circulation très intenses ?
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Installation pour la destruction des ordures à Fiume.
- Cette installation peut détruire une vingtaine de tonnes d’ordures par jour, y compris six à sept tonnes de boues enlevées sur la voirie. Le four possède deux chambres de combustion et produit du gaz contenant environ 10 % de CO2. Ce gaz est employé à chauffer une chaudière à tubes d’eau dont la vapeur est surchauffée à environ 260° : cette chaudière alimente une machine à vapeur verticale compound à condensation qui entraîne un alternateur Ganz triphasé de 100 kilowatts à f).ooo volts et 4a périodes. La vitesse de rotation du groupe est de 210 tours par minute. Les scories et cendres du four sont broyées et passent à travers les pôles d’un électroaimant, qui produit la séparation des débris de fer. Dans un essai, 8,3 tonnes d’ordures ont été brûlées en G heures, laissant un résidu de 2,o3 tonnes de cendres et scories.
- E. B.
- TRACTION
- Extension des installations électriques du chemin de fer aérien de Boston.
- Le développement considérable du chemin de fer métropolitain de Boston a obligé la compagnie exploitante à des extensions successives et rapides, extensions qui ont porté la puissance disponible à un chiffre supérieur à 4°. 000 kilowatts.
- Actuellement une nouvelle extension de la station centrale génératrice vient d’être réalisée au moyen d’un turbo-générateur Gurtis de 2.000 kilowatts à courant continu. C’est certainement la machine la plus puissante à courant continu qui ait été construite : sa vitesse de rotation atteint 760 tours par minute ; l’inducteur est à dix pôles ; et la différence de potentiel aux bornes est de 5^5 volts. Les consommations de vapeur garanties sont de 9,3 kgr. par kw. heure pour une puissance de 1.000 kw. de 9,15 kgr. pour une puissance de
- 1.500 kw. de 8,7 kgr. pour une puissance de 2.000 kw. et de 8,9 kgr. pour une puissance de
- 2.500 kw. La vapeur est surchauffée de 45° environ.
- La condensation est assurée par des appareils W orthington : le condenseur est cylindrique et est alimenté par une pompe rotative.
- Dans d autres stations génératrices de la même compagnie, les extensions de matériel ont été faites avec des moteurs à gaz.
- R. R.
- Les installations électriques du Long Island Railroad.
- Cette ligne, précédemment exploitée au moyen de locomotives à vapeur, a été transformée et équipée pour son exploitation par l’électricité. Cette
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine ;
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- USINES de PERSAN-BEAUMONT (S.-O.) Manufacture de
- CAOUTCHOUC, GUTTA-PERCHA CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta-Percha Telegraph Works C° (Limited)
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- PERSAN (Seine-et-Oise) J[> SILVERTOWN (Anglelerre) 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 9 Décembre 1905
- CX VII
- transformation est terminée sur une longueur de voie de 5o kilomètres environ.
- La puissance de l’usine génératrice est suffisante pour assurer le service de dix-huit trains de six voitures par heure dans chaque direction. Cette station génératrice est établie à Long Island et a été récemment terminée. Elle contient actuellement trois turbines Westinghouse-Parsons de 55oo kvv. entraînant des alternateurs triphasés à haute tension dont les courants sont transmis par lignes aériennes et convertis, dans des sous-stations reparties le long de la voie, en courant continu à 600 volts.
- La distribution du courant aux moteurs est assurée par un troisième rail, alimenté par les commutatrices de 1.000 ou i.5oo kilowatts des sous-stations. Les automotrices sont établis en tôle d’acier. Les trains de cinq voitures possèdent 3 motrices et 2 remorques; les trains de 8 voitures consistent en 5 motrices et 3 remorques. Toutes les motrices sont équipées avec le système électropneumatique à unités multiples Westinghouse.
- 1\. R.
- Appareil pour la mesure de la résistance des joints de rails.
- Le principe de cet appareil, breveté par M. Wood, repose sur l’emploi d’un pont de Wheatstone. On
- compare la résistance du joint avec celle d’une certaine longueur de rails, au moyen d’une règle à trois contacts dont les deux contacts extrêmes sont reliés aux extrémités d’une résistance enroulée sur un tambour : le contact intermédiaire de la règle est relié, par l’intermédiaire d’un récepteur téléphonique, à un curseur mobile sur le tambour à résistance.
- R. R.
- Automobiles électriques pour le transport des voyageurs.
- Des essais sont poursuivis actuellement en Amérique par la Vehicle Equipement C° de Long-lsland City sur des voitures électriques de grandes dimensions destinées au transport de touristes ou de voyageurs. La plus petite de ces voitures contient vingt-quatre personnes assises sur des bancs transversaux disposés en amphithéâtre : 1 a plus grande voiture contient quarante voyageurs. Six voitures fermées contenant trente-deux personnes assises sont en service régulier à Lima (Pérou) depuis huit mois. Le poids total de ces voitures atteint 5 tonnes : elles peuvent effectuer un parcours de 4o kilomètres et gravir une rampe à 8 % à la vitesse de 6,4 km. à l’heure.
- R. R.
- ÉDITIONS DE L' « ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE »
- CHEVRIER, G. Élude sur les Résonances dans les réseaux de distribution
- par courants alternatifs ;
- Un volume in-8° carré de 76 pages. Prix : broché..........2 fr. 50
- DUP (JY, P. .
- GUARINI, E.
- KORDA, D. .
- RIGHI, A . .
- La Traction électrique;
- Un volume in-8° raisin de 545 pages aves 278 figures. Prix : broché. 12 fr.
- L’Electricité en agriculture ;
- Brochure in-4° de ï4 pages. Prix................ 1 fr. 25
- La Séparation électromagnétique et électrostatique
- des minerais;
- _ _ | . n . . , r, . 1 „ . ( broché 6 fr.
- Un volume in-8° raisin de 219 pages avec 54 ligures et 2 planches. Prix : < ^ ^
- La Théorie moderne des phénomènes physiques ;
- Un volume in-8° carré de 126 pages avec iy figures. Prix : broché.... 3 fr.
- TABLE DES MATIÈRES des 25 premiers volumes de V « Eclairage Electrique » (1894-1901)
- Un volume in-4° de 240 pages. Prix : broché..............10 fr.
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- CX VIII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 9 Décembre 1905
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX ET AVIS
- Constitution de nouvelles sociétés.
- — Une société s’est constituée à Bruxelles, sous la raison sociale Société anonyme des chemins de fer de Catalogne ayant pour but l’acquisition et la construction, en Espagne ou autres pays, de chemins de fer, tramways, usines d’énergie électrique, etc. La Compagnie internationale de Tramways vient de faire apport à cette Société de la concession et du matériel de la ligne qui va de Flassa à Palamos.
- — La Société des Tramways de la Corogne (Espa-
- gne), va porter son capital social de ôoo.ooo francs à i,635,ooo francs, afin d’étendre ses lignes au P nente de Monecio et au Bar go. En môme temps, j elle remplacerait la traction animale par la traction j électrique, !
- — Une société s’est constituée à Païenne, au capital de 600,00 francs, dite (( Societa Giovanni Lacava et ligti et C° » pour installation et exploitation d’usines électriques en Sicile.
- — A Mdan vient d’être constituée la (( Societa Elettrica del Ticino ». au capital de ^oo.ooo frnicB, pour produire et distribuer l’énergie électrique dans les zones de Vigevano et Mortara.
- — Le comité promoteur de la construction d’une ligne ferrée Milano-Canzo-Asso ainsi que de la construction de la ligne électrique Milano-Como s’est
- réuni au siège social de la Societa Bancaria Italiana sous la présidence du comte Scheibler.
- Le groupe financier comprendrait la Societa Bancaria Italiana, le Credito Italiano, la maison Vonwiller et Cie, la Societa Veneta di Imprese fer-roviarie ainsi que la maison de construction Vitali et Travella. Le comité promoteur comprend le comte F. Scheibler, président, le comte G. Padulli, vice-président, le député Baragiola, M. E. Bozzoti et le Dr F. Ambrosoli. Mission a été donnée à ce comité de s’aboucher avec toute personnalité pouvant faciliter l’exécution de ce projet.
- — La « Sociedad anonima Traccion Electrica de Ja Loma » s’est constituée à Linarés, province d’Andalousie (Espagne) pour construire un tramway de 27 kilomètres desservant Bueza et toute la région agricole de la Loma (Ubeda, Rue, etc.) La construction de ce réseau a été confiée à la « Industria Electrica » de Barcelone.
- * *
- Le gouvernement Péruvien est disposé à garantir 6 °/0 au capital que des industriels emploieraient à la construction d’un élévateur à Callao. Cet appareil devrait pouvoir soulever de 10 à 12.000 tonnes.
- * *
- La société des verreries réunies de Vallérysthal
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- VOYAGES D’EXCURSIONS
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie etla Bretagne savoir;
- 1» EXCURSION! AU MONT-SAINT-MICHEL
- Par Pontorson avec passage facultatif au retour par Granville
- Billets d’aller et retour valables 7 jours lr° classe, 47 fr. 70; 2™ classe, 35 fr. 75 3ma classe, 26 fr. 10
- 2° EXCURSION DE PARIS AU HAVRE
- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- Billets d'aller et retour valables 5 jours lri> classe, 32 fr. ; 2mc classe, 23 fr. 3mo classe 16 fr. 50
- 3“ VOYAGE CIRCULAIRE EN BRETAGNE
- Billets délivrés toute l’année valables 30 jours, permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne lr* classe, 65 fr. ; 2e classe, 50 fr.
- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Ûuimper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Guiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 % sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
- Pour plus de renseignements, consulter le livret Guide-illustré du réseau de l’Ouest, vendu 0 fr, 30, daqs les bibliothèques des gares de la Compagnie.
- —
- CH KM INS DE FER I)E PARIS-LYON’-MÉDl l’ERRANÉE
- fit
- )
- »
- "Paris à Nice en i3 h. 50
- Traiiÿ de jour p. jnprche très rapide circulant tous les jours, sauf le dimanche entre Paris et Vintimille et retour.
- Date de la mise en marche : 3 novembre :
- ALLER
- Départ de Paris, à 9 h. matin ; arrivée à Toulon, à 8 h. 3a soir ; à Ilyères (par correspondance), à 9 h. 20 ; Saint-Raphaël-Vales-cure, à 9 h. 49 ; à Cannes, à 10 h. 20 ; à Nice, à 1° h. 5o ; à Beau-lieu, à 11 h. 09 ; à Cap-d’Ail-la-Turbie, à 11 h. 19 ; à Monaco, à 11 h, 2q ; à Monte-Carlo, à 11 h. 3o ; à Menton, à n h. 45 ; à Vintimille, à minuit 25.
- RETOUR
- Départ de Vintimille, à 7 h. 09 matin ; de Menton, à 7 h. 35 ; de Monte-Cario, à 7 h. 5o ; de Monaco, à 7 h. 55 ; de Cap-d’Ail-la-Turbie, à 8 h. 01 ; de Beaulieu, à 8 h. 11 ; de Nice, à 8 h. 3o ; de Cannes, à 9 h. ; de Saint-Raphaël-Valescure, à 9 h. 33 ; d’Hyères (par correspondance),'à 9 h. 32 ; de Toulon, à 10 h. 5o ; arrivée à Paris, à 10 h. 20 soir.
- Ce train est composé de voitures de 1" claies (sans supplément) de lits-salons, d’une voiture-salon et d’un wagon-restaurant.
- Nombre de places limité.
- On peut retenir ses places d’avanee, dès maintenant, moyennant une taxe de location de 2 fr. par place, à la gare de Paris ou aux bureaux de ville : rue Saint-Lazare, 88, et rue Sainte-Anne, 6, et aux gares de : Monte-Carlo, Monaco, Cap-d’Ail-la-Turbie, Saint-Raphaël, Hyères et Toulon.
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 9 Décembre 1905
- CXIX
- et Portieux (Vosges) va créer à Portieux une usine centrale pour la force électrique qu’elle utilise dans ses installations. Cette société a déjà consacré l’année dernière a5o.ooo francs à ses améliorations. Elle étudie de nouveaux perfectionnements.
- •k
- * *
- 11 est question d’établir à Rethel (Ardennes) une fabrique de charbons à lumière,
- * •¥
- Adjudications prochaines.
- Allemagne, Erfurt. — Administration communale. Travaux d’extension aux installations électriques. 136.ooo marks.
- Bademeeiler (Bade). Administration communale. Installation de l’éclairage électrique.
- Düsseldorf. Administration communale. Importants travaux d’agrandissement aux installations électriques. i-45o.ooo marks.
- Ziesar (Altmark). Administration communale, établissement d’une usine d’électricité, i oo.ooo marks.
- Windise/iscbenbacb (Bavière). Administration communale, installation de l’élairage électrique.
- Sarrebrück. Administration communale, établisse-
- | ment d’un tramway électrique de Sarrebrück vers Gersweiler.
- Leipzig. Administration communale, fourniture d’objets d’électricité, ioo.ooo marks. (Nous avons signalé antérieurement que cette ville avait affecté à l’agrandissement de ses installations électriques un crédit de 2.800.000 marks).
- Iannovitz (Posen). Administration communale, établissement d’une usine centrale d’éclairage électrique. 60.000 marks.
- * *
- Autriche. Klattau (Bohême). Administration communale, établissement d’une usine d’électricité.
- * *
- Japon. On va construire à- Tokyo quatre lignes métropolitaineSj système aérien. — Le Japon ne possède actuellement que deux usines électriques, mais de nombreuses installations sont en projet.
- AV 1 S
- Ingénieur Electricien ayant déjà dirigé usines importantes, au courant des affaires, meilleures références,
- désire situation. Ecrire R. S. bureau du journal.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des aunages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Traité de Physique, par O. D. Chwolson, proles-seur à 1 université impériale de Saint-Pétersbourg ; traduit sur les éditions russe et allemande par E. D avaux, ingénieur de la marine, avec notes sur la Physique théorique de MM. E . Casserai, professeur à la Faculté des Sciences de Toulouse, et F. Cosserat, ingénieur en chei des Ponts-et-Chaussées. — Quatre tomes in-8, paraissant en fascicules (<). A. IIermann, éditeur, Paris.
- L'éloge de ce remarquable ouvrage, l’un des meilleurs, et, à coup sûr, le plus moderne des traités de Physique, n’est plus à faire. Déjà l’édition allemande, dont le tome III vient de paraître, nous avait, permis d’en apprécier la valeur et l’importance, et nous nous félicitons de voir entreprendre une édition française qui le mettra à la portée de nos étudiants.
- M. le professeur Chwolson a heureusement, réagi contre la routine qui enfermait depuis longtemps les études de Physique dans un plan immuable et artificiel. Il a présenté les matières de son livre dans un ordre nouveau, plus vivant, plus conforme au développement incessant de la science. Il a enchaîné les questions d’une façon claire et réellement méthodique, et a réussi, à présenter ainsi un tableau rigoureux et précis de
- (') Sont parus : Je 1er fascicule du tome T, un volume de 407 jrnges avec 219 figures, prix: IG francs. — et le 1er fascicule du tome II. U11 volume de 202 pages, avec 105 ligures, prix : 6 francs.
- l’état actuel de la Physique, en même temps qu’une œuvre d’une rare unité.
- L’ouvrage est divisé en plusieurs parties (')
- (') Le premier fascicule du tome premier, qui vient de paraître, contient mie introduction générale, les principes fondamentaux de la Mécanique, et les méthodes et instruments de mesure, Le second fascicule comprendra l’élude des gaz, des liquides et des corps solides ; le troisième renfermera l’acoustique, la préface et la table générale des matières.
- L éditeur publie simultanément le second volume, qui est consacré à l'Energie rayonnante. Le premier fascicule comprend l’étude de l’émission et de l’absorption de l’énergie rayonnante, de sa vitesse de propagation, de la réflexion et de la réfraction. Les autres fascicules auront pour objet principal la dispersion et les phénomènes qui s’y rattachent, et toute la partie de l’optique qui dépend de la théorie ondulatoire.
- Le troisième volume traitera de la chaleur, et le quatrième de l’Electricité.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE Tl I fl fin
- L’ACCUMULATEUR | UUUH
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 (r. Siège Social : 81, rue Saint-Lazare, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 9, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TELEGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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- cxx
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 9 Décembre 1905
- traitant du mouvement, des forces moléculaires, du son, de l’énergie rayonnante, de la chaleur, du magnétisme et de l’électricité. Dès son introduction, M. Ghwolson a eu soin de signaler qu’il n’existe pas, entre ces parties, de limites précises, (( on découvre constamment des lois de dépendance entre les phénomènes les plus dissemblables qui appartenaient auparavant à des parties très différentes de la Physique. Par là même, disparaît toute limite entre ces diverses parties qui parfois se confondent à tel point que plusieurs se réunissent en une seule. Dans d’autres cas, ces séparations deviennent pour ainsi dire insensibles, ou bien de nouveaux intermédiaires apparaissent placés à la limite de deux divisions principales. La complexité de certains phénomènes, qui se présentent comme formés par la réunion de plusieurs autres, rend aussi très difficile leur classification. » Ce fait constitue, d’ailleurs, le critérium le plus sûr du développement de la Physique. M. Chwolson a donc pu légitimement faire rentrer, dans l’étude de la Mécanique, la théorie du potentiel, l’étude de la pesanteur et l’étude des vibrations harmoniques ainsi que de leur propagation par rayonnement et des phénomènes d’interférence, de diffraction et de réfraction qui l’accompagnent, puisque ces notions faciliteront plus tard l’étude des phénomènes lumineux, calorifiques et électriques.
- M. Chwolson n’a pas voulu distinguer entre la Physique expérimentale et la Physique théorique, car la théorie, qui permet de lier entre eux les phénomènes observés, et, avant tout, de trouver quelles voies permettront de vérifier les hypothèses, ne peut se passer des méthodes expérimentales. Dans le cours de l’ouvrage, l’emploi simultané des observations directes, de la représentation graphique et de l’analyse mathématique, éclaire bien des points obscurs. L’auteur admet néanmoins qu’on place à part la Physique, mathématique parce qu’elle repose sur des faits établis expérimentalement et que ses résultats sont
- certains, mais, tout en reconnaissant son utilité il ne croit pas qu’elle puisse conduire seule à un réel progrès : il estime,"au contraire, que la Physique théorique, dontjes/hypothèsês plus ou moins passagères ou chancelantes ont été souvent si fécondes/ peut encore, avec l’aide des méthodes expérimentales, rendre les plus grands services à la science.
- La partjfaite aux mathématiques n’est pas considérable, tout au moins pour les premières parties. M. Chwolson n’a pas oublié que son livre était, avant tout, destiné aux étudiants et. pour permettre à ceux-ci d’entreprendre l’étude de son ouvrage tout en poursuivant leurs études générales, il a rappelé à la fin de son introduction les quelques théorèmes de mathématiques qu’il jugeait nécessaires.
- Cet ouvrage mérite de trouver un bon accueil auprès de tous les Physiciens, non pas seulement à cause de la façon dont il est rédigé, mais aussi parce qu’il contient de récents travaux empruntés à la littérature scientifique russe, travaux nouveaux dont les difficultés delà langue russe avaient empêché la divulgation. M. Chwolson s’est efforcé de remonter aux sources originales, et, pour chaque chapitre, une liste de références bibliographiques indique, d’une façon aussi complète que possible, les travaux ou les publications périodiques qui le concernent.
- Il serait injuste, en terminant, de ne pas féliciter le traducteur, M. Davaux, et de ne pas citer la note de MM. Cosserat, « sur la dynamique du point et du corps invariable")) ainsi que celle de M. Davaux « sur la théorie des intégrateurs », contenuesjdans le ier fascicule. '
- Il reste à souhaiter que l’éditeur,encouragé par un premier succès, ne fasse pas trop attendre la suite de l’ouvrage. Le~tome^IV, en particulier, consacré à l’électricité, n’a pas encore été traduit du russe et beaucoup d’électrotechniciens l’attendront avec impatience. IL V.
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- Electriques - Mécaniques - Thermiques
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- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- LANGE VIN (P.). — Recherches récentes sur le mécanisme du courant électrique. —Ions et élec-
- trons (suite).................................................... 4oi
- REYVAL (J.).— Exposition de Liège. Groupe électrogène Energie — Jaspab . . .............................. 4io
- KERGAROUET (P.). — Applications de 1! électricité à bord des navires de guerre (suite). ..... 413
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Théorie du magnétisme (fin), par Langevin.................................. 419
- Sur les ions dans les flammes colorées, par Lewis................................................ 422
- Emission d’électrons par les métaux alcalins, par J,-J. Thomson ................................. 422
- Ionisation par les particules oc, par Bragg .....................................................: 423
- Sur une nouvelle espèce de rayons Rôntgen, par Seitz............................................. 423
- L!état actuel de nos connaissances sur l’électricité dans les gaz, par Stark. ..................... 423
- Génération et Transformation. — Expériences comparatives sur l’hystérésis tournante et sur l’hysté-
- résis linéaire, par Wecken................................................................... 425
- Formes d’ondes dans les transformateurs triphasés, par Clinker................................... 429
- Dispositifs propres à éviter ou diminuer les pertes d’énergie à vide dans lés transformateurs, par Schmidt. 431
- Interrupteur à arc pour bobine d induction, par Ruiimer.......................................... . * 433
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — L établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil (suite), par Slaby.................................;.............................. 433
- Eclairage. — Sur le photomètre sphérique, par Bloch................................................. 436
- Eléments galvaniques et Accumulateurs. — Brevets nouveaux concernant les accumulateurs alça-
- lins, par Hagen et Edison............................... . .....................44o
- NOTES ET NOUVELLES
- Congrès de Milau (suite). .....................................'............................... C". . . cxxu]
- Le régime futur de l’électricité à Paris..................................................................... \ . : ! cxxiv’
- Usines génératrices de Marseille, Ivaiservverke, Axât, Sivasamudram et du Missouri................................. cxxv
- Emploi de la traction électrique sur la ligne du Simplon........................................... cxxix
- Bibliographie. ......................................................................................... cxxxi
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- CXXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Décembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Congrès de Milan (Suite) (').
- Troisième question. — Du gabarit des voitures de tramways urbains, spécialement au point de vue de la largeur. —- Rapporteur : M. Géron, Directeur de la Société des Tramways de Cologne (en liquidation), Bruxelles.
- 1. Quelles sont les dimensions principales qui vous sont prescrites par votre acte de concession, votre cahier des charges ou par les autorités, pour le gabarit de vos voitures et notamment pour la largeur extérieure ?
- 2. Ges prescriptions sont-elles les mêmes pour vos différentes catégories de voitures /voitures fermées, voitures ouvertes, voitures motrices, voitures d’attelage, etc.)?
- Veuillez joindre à votre réponse un extrait des prescriptions susdites.
- 3. Quels ont été, d’après vous, les motifs sur lesquels se sont basées les autorités pour arrêter la hauteur et notamment la largeur de vos voitures ?
- 4- Estimez-vous que ces prescriptions soient encore aujourd’hui justifiées ? Motivez votre réponse dans le cas de l’affirmative ou de la négative. . .
- 5. Quelles sont, au point de vue de la hauteur
- et de la largeur, les dimensions réelles de vos différentes catégories de voitures ? Prière de joindre à votre réponse, un croquis schématique, laissant ' voir notamment : les côtés en élévation, la largeur extérieure de la caisse, la largeur extérieure y compris les organes en saillie, la largeur donnée aux sièges et leur disposition en plan (banquettes 1 longitudinales, banquettes transversales), la forme du dossier et, enfin, la largeur du couloir entre bancs. :
- 6. Quelles sont les dimensions que vous désireriez voir adopter pour la hauteur et notamment
- P) Voir Eclairage Electrique, 'tome XLY, 4 novembre 1905, p. liii, et 9 décembre 1905, p. cxiv.
- pour la largeur des voitures? Quelle disposition des banquettes (banquettes longitudinales ou banquettes transversales), quelle forme du dossier et quelle largeur des sièges, quelle largeur de couloir recommandez-vous ? Motivez votre réponse.
- r). Estimez-vous que, par une largeur aussi grande que possible donnée à la caisse de la voiture l’on puisse arriver à accélérer l’entrée et la sortie des voyageurs aux points d’arrêt, à faciliter le service des receveurs et à augmenter la commodité du public ?
- 8. Quelle est la largeur de vos voies ?
- Quelle est pour vos lignes à double voie, la distance entre les axes des deux voies :
- a) dans les sections en ligne droite?
- b) dans les courbes du plus petit rayon (mesuré suivant le rayon de courbure) ?
- *
- * *
- Quatrième question. — De la vitesse maximum des trains pour les lignes d’intérêt local sur siège spécial et pour les lignes sur route. — Rapporteur : M. Krasa, Inspecteur-Général des chemins de fer dé la Bukowine, à Czernowitz.
- i. Votre réseau de chemins de fer d’intérêt local est-il : a) à traction à vapeur ? h) à traction électrique ?
- a. Vos trains servent-ils : a) au trafic voyageurs seul ? b) au trafic marchandises seul ? c) au trafic mixte ?
- 3. Quelle est, entre deux stations consécutives, la vitesse moyenne de vos trains pour les lignes ? a) sur siège spécial ? b) sur route, en pleine campagne ? c) sur route, "dans les artères peu bâties des agglomérations ? d) sur route, dans les artères complètement bâties des agglomérations?
- 4. Quelle est, entre les points terminus de vos lignes, la vitesse moyenne commerciale de vos
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Décembre 1905
- CXXIII
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- Chemin de fer de VALLEJO, BENECIA et NAPA VALLEY (Californie)
- Chemin de fer d’ ATLANTA NORTHERN
- Chemin de fer de WARREN ET JAMESTOWN STREET (N. Y.)
- Chemin de fer de Ft. WAYNE et SPR1NGF1ELD
- Chemin de fer de PHILADELPHIA, COATESVILLE et LANCASTER
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- CX XIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Décembre 1905
- lignes: a) sur siège spécial ? b) sur route, en pleine campagne ? c) sur route, dans les artères peu bâties des agglomérations ? d) sur route, dans les artères complètement bâties des agglomérations ?
- 5. Quelle est la vitesse de démarrage de vos trains ?
- 6. Sur quelle longueur obtenez-vous l’arrêt de vos trains ?
- *-). Quelles sont les prescriptions pour le freinage de vos trains, en tenant compte des particularités du profil en long de la voie et de la vitesse de marche pour les lignes : a) sur siège spécial? b) sur route, en pleine campagne ? c) sur route, dans les artères peu bâties des agglomérations? d) sur route, dans les artères complètement bâties des agglomérations ?
- 8. Quelle est la vitesse maxima de vos trains pour les lignes : a) sur siège spécial ? b) sur route, en pleine campagne ? c) sur route, dans les artères peu bâties des agglomérations, d) sur route, dans les artères complètement bâties des agglomérations?
- 9. La réglementation des vitesses demandées au 8° vous a-t-elle été imposée par les autorités ? Le cas échéant, quelles sont ces autorités ?
- 10. Estimez-vous que la vitesse maximum de vos trains puisse être augmentée sans danger ? Motivez votre réponse.
- 11. Quelle est d’après vous, et en tenant compte du côté économique de la question, la vitesse maximum qui devrait être adoptée par suite des progrès récents dans la construction des voies et des appareils de freinage.
- (A suivre).
- Le régime futur de l’électricité à Paris.
- Le conseil municipal va prochainement délibérer sur le régime futur de l’électricité à Paris. En effet, M. Félix Roussel, président de la ire commission, va déposer son rapport sur le voyage entrepris par lui, avec plusieurs collègues, pour étudier cette question à l’étranger, et d’autre part, M. de Selves, préfet de la Seine, a fait connaître,
- dans un mémoire au Conseil, son sentiment sur les moyens de résoudre le problème.
- Ce problème est assez difficile, car, contrairement à ce qui se passe pour le gaz, où il n’existe qu’un exploitant dont l’actif appartient pour moitié à la Ville, l'électricité est exploitée par six concessionnaires, et la Ville n’est propriétaire d’aucune parcelle des installations en dehors des canalisations. 11 en résulte que les compagnies, n’étant pas tenues de vendre leurs usines à la Ville, celle-ci se trouvera fort embarrassée, lors de l’expiration des concessions, si elle n’a, par avance, pris des dispositions pour assurer l’éclairage électrique de Paris.
- Les difficultés sont encore accrues de ce fait que les concessions actuelles prendront fin à des dates différentes ; trois expireront le 8 février 1907, une le 16 avril 1907, une autre le i3 août 1908 et la dernière le 11 décembre 1908. Gomment dans ces conditions, adopter une solution générale? On a pensé que la question sera simplifiée si, en prolongeant de façon variable les concessions actuelles, on arrivait à unifier pour toutes la date d’expiration. La question du régime futur pourrait être réglée pendant cette période transitoire. M. de Selves a donc demandé aux concessionnaires de lui adresser des propositions à cet égard, toutes réserves étant faites sur le régime définitif futur.
- Sur six secteurs, trois seulement ont répondu. Ce sont les secteurs d’Eclairage et de Force, de la place Clichy et la Compagnie parisienne de l’air comprimé. Réduites à leurs termes essentiels, leurs propositions comportent une prolongation de quatre ans (jusqu’en 1911) et un abaissement de tarif de 2 centimes par hectowatl-heure.
- Mais les trois secteurs en question ne comprennent guère que la moitié de Paris, et le défaut d’accord avec les trois autres (Edison, Champs-Elysées, Rive-gauche) serait de nature à créer les embarras les plus sérieux.
- Le préfet a été amené, dans ces conditions, à faire état de propositions, au nombre de quatre, qui lui sont parvenues, et qui, engageant le régime
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 16 Décembre 1905
- CXXV
- futur, permettraient d’assurer en même temps l’éclairage pendant la période transitoire.
- Ges propositions ont été formulées par : i° la Compagnie Edison, 2° le Secteur de la Rive gauche, 3° l’Est-Lumière, 4° MM. Schneider, Mildé et Clc.
- La Compagnie Edison propose de constituer une société qui, sous forme de régie intéressée, serait chargée pendant trente-cinq ans de distribuer l’énergie électrique sur la rive droite. La Ville achèterait les installations des compagnies actuelles et la société nouvelle prendrait à sa charge la dépense en résultant. Les tarifs maxima seraient de 6o centimes par kilowatt-heure pour l’éclairage privé, de 25 centimes pour l’éclairage public et la force motrice. Les bénéfices nets seraient partagés par moitié entre la Ville et la compagnie. Enfin, le personnel serait assimilé au personnel municipal, et la Ville deviendrait propriétaire, en fin de concession, de toutes les installations.
- Le Secteur de la Rive gauche offre sensiblement les mêmes conditions pour la rive gauche, quant à la durée de la concession, à l’assimilation du personnel, au retour de l’actif à la Ville. Les tarifs maxima seraient de 6o centimes pour l’éclairage, de 35 centimes pour la force motrice. Les bénéfices seraient partagés par moitié jusqu’à un certain chiffre; au-dessus de ce chiffre, la Ville en recevrait les deux tiers.
- Les propositions de l’Est-Lumière s’appliquent également à la rivé gauche et sont à peu près les mêmes que celles du secteur actuel. Les bénéfices nets de l’exploitation seraient partagés par moitié.
- Le dernier projet, celui de MM. Schneider, Mildé et Gie, s’applique à Paris tout entier. Ses auteurs s’engagent à commencer l’exploitation dans chacun des six secteurs au moment où expirera chacune des concession actuelles. Elle garantit la Ville contre les difficultés qui pourraient survenir entre cette dernière et les secteurs.
- La Convention serait faite pour trente ans et pourrait être résiliée au bout de quinze, vingt ou vingt-cinq ans. Jusqu’en 1912, la compagnie
- assurerait le service avec les installations actuelles ; elle réaliserait ensuite les conditions indiquées par la commission technique extramunicipale en ce qui concerne les installations d’usines, la nature et la force du courant, etc. Tout l’actif acheté ou construit apparliendrait à la Ville et le personnel serait assimilé au personnel municipal.
- Les tarifs de vente seraient différents suivant les heures de consommation.
- D’autre part, ils iraient en décroissant suivant les époques : o fr.90 et o fr. 35 le kilowatt-heure jusqu’en 1912 ; ofr.70 et o fr. 20 jusqu’en 1922 ; o fr. 60 et o fr. 15 à partir de 1923. La Ville bénéficierait d’une réduction de 3o % .
- Enfin, la compagnie payerait à la Ville 8 % des recettes brutes provenant de la vente du courant ; 45 % sur les bénéfices annuels (5 % étant réservés au personnel) et le minimum garanti de l’ensemble de ces redevances serait annuellement de 4 millions.
- Cet exposé terminé, le préfet de la Seine, comparant les diverses propositions a conclu en faveur du projet de MM. Schneider, Mildé et Cie, qui a l’avantage d’assurer un régime uniforme pour tout Paris, qui exige une concession de moins longue durée, et qui garantit à la Ville un revenu minimun de 4 millions.
- En raison de l’expiration prochaine des concessions, le préfet estime que ces propositions nouvelles devraient être déposées avant deux mois : il a donc demandé au Conseil de s’occuper de la question dès la présente session.
- J. N.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Nouvelle usine génératrice de Marseille.
- La Compagnie Générale d’Electricité va, en vertu d’une concession de la ville de Marseille, créer dans cette ville une importante usine de distribution d’énergie électrique.
- Après une étude approfondie, elle s’est décidée
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- CXXVI
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 16 Décembre 1905
- en faveur des turbines à vapeur Brown-Boveri-Parsons. L’usine comportera dès le début deux groupes turbo-alternateurs de 1800/2160 kilowatts qui sont actuellement en construction dans les ateliers de la Compagnie Electro-Mécanique, au Bourget.
- A. S.
- L’usine génératrice de Kaiserwerke.
- Dans un article publié par YElektrotechnische Zeitschrift des 9 et 16 novembre 1905, M. Manasse décrit une usine génératrice intéressante, établie récemment dans le nord du Tyrol, auprès de la ville de Kufstein. Un lac placé à une altitude de 886 mètres au-dessus de l’Adriatique déverse ses eaux dans le Wildbach : il est alimenté en partie par des sources et en partie par des glaciers. Le débit utilisable est de 4oo litres par seconde au minimum, ce qui, avec une hauteur de chute de 32 1 mètres facilement utilisable, donne une puissance de 1.284 chevaux.
- Un canal ouvert et un conduit fermé en béton de 1 mètre de largeur, 1 m. 5o de hauteur et 297 mètres de longueur servent à amener l’eau à la conduite forcée en acier. La différence de niveau entre le raccordement de cette conduite et le sol de la salle des machines est de 321,70 mètres ; la longueur de la conduite forcée atteint mètres: son inclinaison est de 45° environ.
- La première moitié de la conduite est en tubes soudés de 10 mm. d’épaisseur; la seconde moitié est en tubes rivés de i5 mm. d’épaisseur : les premiers sont calculés pour 85o kgr. par cm2 et les seconds pour 1.000 kgr. par cm2. Ces tubes sont supportés par des pieds articulés autour de pivots horizontaux, de façon à pouvoir se prêter aux dilatations. Le diamètre intérieur de la conduite est de 65o mm ; la vitesse de l’eau, pour une puissance de i.3oo chevaux absorbée, atteint 1 m. 25, ce qui conduit à une perte de pression d’environ 2 mètres. Pour la puissance de 3.000 chevaux à laquelle travaillera plus tard l’usine, la vitesse sera de 3 mètres et la perte de pression d’environ io mètres.
- La salle des machines contient provisoirement deux groupes principaux de 1.200 chevaux et deux groupes d’excitation de 60 chevaux : chaque groupe principal de 1.200 chevaux est formé d’une turbine du genre Pelton établie pour une hauteur de chute de 3io mètres et un débit de 3^5 litres par seconde, entraînant, à une vitesse de rotation de 4§o tours par minute, un alternateur de 1.080 kilowatts qui produit des courants triphasés à io.Soo volts et 4o périodes. Un volant de 2 m. 20 placé entre la turbine et l’alternateur assure l’uniforinilé de la vitesse de rotation : les variations maxima de vitesse sont de 6 % pour une charge ou décharge brusque de 100 %,et de 3 % pour une charge ou décharge brusque de y5 % .
- Les groupes d’excitation de 60 chevaux sont formés d’une turbine genre Pelton de 800 mm. de diamètre établie pour une chute de 310 mètres et un débit de 14 litres par seconde, entraînant une dynamo à courant continu de 45 kilowatts sous 80 volts, à la vitesse de rotation de 800 tours par minute.
- Les alternateurs sont à induit fixe et inducteur mobile : ils sont à dix pôles et comportent quatre encoches par pôle et par phase. L’enroulement induit est placé dans des encoches fermées garnies de caniveaux en micanite de 3 à 4 mm. d’épaisseur essayés sous une différence de potentiel de 24.000 volts. Chaque alternateur absorbe environ 16 kilowatts pour son excitation, pour un facteur de puissance cos y = 1. La résistance de l’enroulement inducteur est de 0,13g ohm, et celle d’une phase de l’induit s’élève à i,o52 ohm. Le rendement est de 96,2 % à pleine charge, 95,5 % à 3/4 de charge et 94,2 %à 1/2 charge pour cos y = 1. Pour cos ® = o,^5, ces rendements s’abaissent à 94,2 % , 93,5 % et 92,6 % .
- Les dynamos à courant continu servant à l’excitation sont tétrapolaires et sont munies d’un double collecteur. L’intensité du courant est réglée au moyen d’un rhéostat de champ et au moyen d’un rhéostat principal.
- Le tableau de distribution, établi d’une façon moderne, comprend une série de barres générales en boucle et des barres d’excitation. Les interrupteurs sont à rupture dans l’huile et sont commandés à distance. Chaque machine a un panneau particulier sur lequel sont placés les appareils de réglage et de mesure habituels.
- L’énergie électrique est transmise par deux lignes aériennes placées sur des isolateurs à triple cloche établis pour 3o.ooo volts. Les fils sont placés à 80 cm. les uns des autres à une hauteur moyenne de 11 mètres. L’une des lignes, constituée par des fils de 26 mm2, aboutit à une fabrique de ciment, à 7 km. de l’usine génératrice : en ce point, des transformateurs abaissent à 2.000 volts la tension des courants triphasés. Ces appareils sont à refroidissement automatique par bain d’huile dans lequel passent des serpentins où circule de l’eau froide. La seconde ligne est faite en fils de 16 mm2 de section et va à 62 kilomètres. Là, elle aboutit à un groupe de transformateurs alimentant une commu-tatrice en cascade (1) de 100 kilowatts qui produit du courant continu à 2 X i5o volts.
- Le moteur triphasé de cette commutatrice porte sur le rotor 72 encoches contenant 9 conducteurs formés de deux fils parallèles de 3,3 mm. de diamètre ; l’enroulement est tétrapolaire. Le stator porte 72 encoches contenant chacune 3 conducteurs formés de deux fils parallèles de 5,5 mm. (*)
- (*) Voir Eclairage Electrique, tome XLY, 7 oct. 1905, p. 16.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Décembre 1905
- CXXVII
- de diamètre. La dynamo à courant continu porte sur l’induit 84 encoches à 4 conducteurs de 2,5 X 9 mm. et 2 encoches à 2 conducteurs. L’inducteur comprend 4 pôles portant des bobines à 26.000 tours
- Installations électriques du département de l’Aude.
- Des installations importantes ont été exécutées dans le département de l’Aude pour la distribution de l’énergie électrique. Une usine génératrice a été établie près d’Axat et utilise une chute de l’Aude ayant une centaine de mètres de hauteur. Huit turbines à axe horizontal, du type Francis, produisent chacune 800 chevaux et entraînent des alternateurs Alioth triphasés : leur vitesse de rotation est de 3oo tours par minute. Chaque alternateur a une puissance de 700 kilovoltampères et produit des courants à 2.900 volts et 5o périodes. Le rendement à pleine charge est de q3 % et la chute de tension ne dépasse pas 5 % pour cos y = 1 et
- 16 % pour cos f — 0,8. Des groupes de 600 kilowatts, composés chacun de trois transformateurs monophasés connectés en étoile, élèvent la tension à 20.000 volts pour la transmission de l’énergie.
- Une ligne de y 5 kilomètres relie l’usine génératrice à Fabrezan : pour l’établissement de cette ligne, on a pris comme base une perte de 20 % à pleine charge avec un facteur de puissance égal à 0,80. Chaque conducteur a y,5 mm. de diamètre, présente une résistance de 36 ohms et transporte 54 ampères : les poteaux de 10 mètres de hauteur sont placés tous les 4o mètres. Les fusibles employés sont tous en argent ou en aluminium et fondent quand l’intensité de courant atteint le triple de la valeur normale.
- De Fabrezan, l’énergie est distribuée à un grand nombre de localités par un réseau à haute tension : la plus grande distance entre l’usine génératrice et un point d’utilisation est de i4o kilomètres.
- B. L.
- Installation hydroélectrique dans l’Inde.
- Dans un article publié par XElectrical Review en octobre et novembre, \I. Hobble décrit une puissante installation hydroélectrique établie dans le sud des Indes dans la province de Mysore. La capacité de la station génératrice est actuellement de 3.6io kilowatts, et pourra être portée à 7.920 kilowatts. L’énergie est transmise sous une tension de 35.ooo volts par deux lignes triphasées, à une distance de 160 kilomètres, où elle est utilisée particulièrement pour des applications mécaniques.
- La chute de la rivière Cauvery, utilisée pour la production de la force motrice, est située à proximité de l’ancienne ville hindoue de Sivasamudram. La hauteur de chute atteint i2Ô mètres et la puissance disponible varie entre un minimum de 12.000 chevaux et un maximum de 200.000 chevaux. Deux canaux et des conduites forcées en acier, de 3oo mètres de longueur et de 90 cm. de diamètre, amènent l’eau aux turbines, chaque conduite forcée alimentant une unité de 1.260 chevaux. Les turbines Esclier Wyss sont à arbre horizontal et entraînent directement des alternateurs triphasés de 720 kilowatts de la Général Electric G°.
- L’usine génératrice est formée par un bâtiment de 78X17 mètres, contenant onze turbines de 1.260 chevaux entraînant des alternateurs de 720 kilowatts et trois turbines de 125 chevaux entraînant des dynamos de 75'kilowatts pour l’excitation. Ces turbines sont munies de régulateurs grâce auxquels la vitesse ne varie pas de plus de 2 % pour une variation de charge de 10 % , et de plus de 8 % pour une varation de charge de 5o % .
- Le rendement garanti des turbines de 1.260 chevaux est de 75 % à pleine charge et de 70 % à demi-charge. Les alternateurs produisent des courants triphasés sous 2.200 volts, 25 périodes et tournent à 3oo tours par minute'. Les phases sont connectées en étoile avec point neutre non relié à la terre.
- Les trois excitatrices sont à quatre pôles et produisent 110/115 volts en tournant à une vitesse de 465 tours par minute : elles sont compound. Pour un facteur de puissance cos f = o,q5, chaque
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Décembre 1905
- excitatrice peut suffire à fournir le courant d’excitation correspondant à une charge de 5.5oo kw.
- Le courant produit à l’usine génératrice est amené à une station de transformation située à 3oo mètres environ. La tension, comprise entre 2.000 et 2.260 volts est élevée dans cette station à 35.000 volts pour la transmission de l’énergie électrique : cette transformation est assurée par 7 groupes de transformateurs de 35o kilowatts à refroidissement, par circulation d’air. Le tableau de distribution établi d’une façon tout à fait moderne, comprend des interrupteurs à l’huile manœuvrés à distance et les appareils de réglage et de mesure relatifs à chaque uniLé : il est à plusieurs étages. Les interrupteurs placés à l’extrémité des «lignes triphasées forment disjoncteurs automatiques et sont commandés par de petits moteurs.
- Les lignes de transmission sont supportées par des poteaux en bois dont le pied est noyé dans un massif de ciment : ces poteaux ont 5 m. 20 de hauteur et sont placés à 4° mètres les uns des autres. Les isolateurs Locke sont en trois pièces, cimentées ensemble : ils sont placés au sommet d’un triangle équilatéral de 1 m. 25 de côté.
- Ces lignes aboutissent, à Kolar, à des postes de transformation où la tension est abaissée à 2.3oo volts pour la distribution du . courant. Celui-ci est employé dans des mines d'or où il actionne des compresseurs d’une puissance totale de 3.65o chevaux, des meules dont la puissance atteint 3.ooo chevaux et des appareils divers dont la puissance atteint environ 5oo chevaux. Les moteurs de puissances comprise sentre 100 et 4oo chevaux sont établis pour 2.080 volts ; les petits moteurs sont établis pour 220 volts. Dans le poste de transformation de Kolar, on a disposé un moteur synchrone de 1.000 chevaux tournant à vide, afin d’augmenter la valeur des facteurs de puissance en com-
- pensant le décalage en arrière. L’excitatrice de ce moteur calée sur l’arbre principal, sert aussi pour la charge d’une petite batterie d’accumulateurs de 55 éléments dont le courant actionne les servo-moteurs et les relais commandant les interrupteurs ou appareils. Chaque feeder à basse tension est équipé avec les parafoudres et appareils de sécurité nécessaires.
- A Bengalore, le courant est distribué par un poste principal de transformateurs et deux sous-stations de moindre importance. La tension est abaissée à 2.3oo volts par six transformateurs de i5o kilowatts à refroidissement par bain d’huile. Chaque sous-station contient des transformateurs de 17,5 kw. à intensité constante établis pour une tension primaire de 2.200 volts et une tension secondaire variable qui peut atteindre 3.000 volts. Chaque transformateur alimente io4 lampes à incandescence de 4° bougies en série servant à l’éclairage diurne. Ces lampes sont placées tous les 100 mètres. Ces mêmes sous-stations contiennent des transformateurs de fréquence qui produisent des courants alternatifs à 60 périodes pour l’éclairage particulier : la tension de distribution de ces courants est de 2.700 volts.
- R. R.
- Installation hydroélectrique du Missouri.
- Dans son numéro du 18 novembre, VElectricol Reviets’, de New-York, décrit une installation hydroélectrique, établie sur la rivière Spring (Kansas), qui fournit de l’énergie électrique aux mines de plomb et de zinc de l’état de Missouri, situées près des villes de Galena, Joplin, Weble City.
- L’usine génératrice, établie à côté d’un barrage construit sur la rivière, praduit des courants triphasés à 33.000 volts qui sont transmis à quatre
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Décembre 1905
- CXXIX
- sous stations, distantes d’environ 5o kilomètres, et y sont convertis en courants à 2.3oo volts pour la distribution.
- La digue a i5o mètres de longueur et se prolonge par deux massifs établis sur les rives. La hauteur de chute utile atteint 9 mètres.
- L’usine génératrice contient deux salles de turbines de 35 mètres de long entre lesquelles est placée une salle des générateurs : chaque salle des turbines contient quatre paires de turbines horizontales, chaque paire constituant une unité de 2.800 chevaux à la vitesse de rotation de de 180/200 tours par minute.
- Les arbres des turbines, de 25 cm. de diamètre, passent à travers un mur et entraînent des alternateurs de i.5oo kilowatts produisant des courants triphasés à 2.3oo volts, 25 périodes. La vitesse de rotation normale est de 187,5 tours par minute: cette vitesse est réglée par des régulateurs Lombard. Deux excitatrices de 55 kw. à 125 volts fournissent le courant d’excitation nécessaire et sont entraînées par courroies.
- Les courants triphasés à 2.3oo volts passent dans une salle de transformateurs où des appareils à bain d’huile élèvent la tension à 33.000 vols : les connexions sont assurées par des câbles isolés au papier et revêtus d’une enveloppe de plomb.
- Les six transformateurs de 5oo kilowatts sont refroidis par une circulation d’eau produite par un moteur triphasé de 2 chevaux : ils sont connectés en triangles.
- Les lignes de transmission sont établies sur des poteaux en bois et soutenues par des isolateurs Locke. La distance entre deux fils est de 1 m. 25.
- Les sous-stations contiennent des groupes de 3 transformateurs de 25o kw. à bain d’huile refroidi par circulation d’eau, qui abaissent la tension de 3o.ooo à 2.3oo volts : ces transformateurs sont connectés en triangle.
- R. R.
- TRACTION
- Traction électrique sur la ligne du Simplon.
- La direction générale des chemins de fer fédéraux a accepté le projet qui lui avait été soumis par une maison de Raden (canton d’Argovie), pour installer l’exploitation électrique dans l’intérieur de Simplon.
- La traction sera établie d’après le système employé sur les lignes italiennes de la Valteline. Les forces hydrauliques de la- Videria et du Rhône, qui ont servi au percement du tunnel, fourniront envi-
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- Billets d’aller et retour individuels et de famille de toutes classes
- Il est délivré toute l’année par les gares et stations du réseau d’Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France.
- i° des billets d'aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 “/„ en ire classe et 20 °/0 en 2e et 3e classe.
- 20 des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes à 4o %> Pour une famille de 6 personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 3oo kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand’père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d'arrivée. Cette durée de validité peut etre prolongée deux fois de 3o jours moyennant un supplément de 10 °/# du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- L’itinéraire doit ramener le voyageur à son point de départ initial. Il peut affecter la forme d’un voyage circulaire ou celle d’un aller et retour.
- Le parcours à effectuer sur les réseaux ou par les voies navigables des pays indiqués ci-dessus (France et Etranger) ne peut être inférieur à 600 kilomètres. La durée de validité des livrets est de 4^ jours lorsque le parcours ne dépasse pas 2.000 kilomètres ; elle est de 60 jours pour les parcours de 2.000 à 3.000 kilomètres, et de 90 jours au-dessus de 3.000 kilomètres.
- Dans aucun cas la durée de validité ne peut être prolongée ni l'itinéraire modiffé.
- Les enfants âgés de moins de 4 ans sont trr nsportés gratuitement s’ils n'occupent pas une place distincte ; au-dessus de 4 ans jusqu’à 10 ans, ils bénéficient d’une réduction de moitié.
- Aucune réduction sur les prix de ces livrets n’est accordée pour les voyages effectués en groupe ou les voyages de famille.
- Ces livrets doivent être demandés à l’avance sur des formulaires ad hoc et au moyen de cartes, tarifs et documents tenus à la disposition des intéressés dans toutes les gares et stations françaises ou étrangères faisaut partie des pays européens désignés ci-dessus.
- Ces demandes doivent comporter la liste exacte des villes à visiter et l’indication des itinéraires choisis.
- 11 est exigé des voyageurs, au moment de la demande, le dépôt d’une provision de 3 francs par livret. Cette somme est déduite du prix lorsque le voyageur prend possession de ce livret.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 16 Décembre 1905
- ron un millier de chevaux. Le courant sera transmis sous 3.ooo volts.
- L’entreprise fournira 5 locomotives électriques et l’exploitation par l’électricité sera étendue à toutes les sections de la ligne du Simplon desservies par les chemins tde fer fédéraux, soit sur un réseau d’environ 4° kilomètres,
- Le coût total de l’équipement électrique du tunnel est évalué à un million.
- L’ouverture de la ligne à l’exploitation reste définitivement fixée au ier mai.
- Le trafic sera assuré, dès cette date, au moyen de cinq locomotives triphasées de la Valteline, mises par le gouvernement italien à la disposition du gouvernement suisse.
- La décision prise par le gouvernement suisse, chargé de l’exploitation du tunnel du Simplon, d’effectuer cette exploitation au moyen de locomotives à courants triphasés établies par la Maison Ganz et Cie, est le résultat d’une visite faite entre le 17 et le 20 octobre par une délégation officielle sur la ligne de la Valteline. Cette délégation comprenait les membres suivants :
- I. De la part du département fédéral des postes et des chemins de fer :
- MM. Zemp, conseiller fédéral, chef du département.
- Vinkler, directeur du service technique,
- Pauli, inspecteur de la section des machines, Labhardt, ingénieur » » »
- II. Direction générale des chemins de fer fédéraux 5
- MM. Weissenbacli, président de la direction, Flury, vice-président » » »
- Iveller, ingénieur en chef de la traction, Frey, inspecteur en chef des télégraphes.
- III. Commission suisse pour l’étude de la traction électrique :
- MM. Eckinger, ingénieur.
- Thorman, »
- MM. les ingénieurs Boveri et Thoman étaient attachés à la commission.
- La délégation fut officiellement reçue par M. le Mi-ministre Ferraris, par M. le commendatore Crosa, par M. le commendatore Alzona, chef du département des chemins de fer de l’État à Milan, par M. le commendatore Rinaldi, et par plusieurs autres ingénieurs des chemins de fer de l’État. MM. de Kando et Pontecorvo, de la Maison Ganz, furent également invités.
- Le programme établi fut régulièrement rempli le 17 et 18 octobre. Le iy, la délégation voyagea sur un train spécial, entrainé entre Lecco et Lienna par une locomotive électrique à la vitesse de 32 km. Le poids du train était de 4°° tonnes. A Lierna on visita la sous-station. De Lierna à Colico, la
- ÉDITIONS DE L’ « ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE »
- CHEVRIER, G.
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- GUARINI, E. .
- KORDA, D. . .
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- Etude sur les Résonances dans les réseaux de distribution par courants alternatifs ;
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- La Traction électrique ;
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- VElectricité en agriculture ;
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- La Séparation électromagnétique et électrostatique des minerais;
- Un volumQ in-8° raisin de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : j ' 7 fr'
- La Théorie moderne des phénomènes physiques ;
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- TABLE DES MATIÈRES des 25 premiers volumes de V « Éclairage Électrique » (1894-1901)
- Un volume in-4° de 240 pages. Prix : broché..............10 fr.
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- Supplément à L Eclairage Électrique du 16 Décembre 1905
- CXXXI
- vitesse fut élevée à 64 km. à l’heure, avec un train pesant a5o tonnes. Ensuite on essaya, sur le parcours Colico-Morbegno et retour, un train • de Boo tonnes remorqué par deux voitures auto-•motrices, l’une en tête, l’autre en queue, et on ne constata qu’une différence maxima de io % entre les charges des deux voitures automotrices.
- Entre Colico et Chiavenna, sur les longues rampes de 22 °/00, on procéda à des essais de démarrage avec un train de 240 tonnes, entraîné par une locomotive électrique. Le lendemain, 18 octobre, la délégation mesura sur la même pente, par l’intermédiaire des wattmèlres à lecture directe, la récupération d’énergie, à la descente, d’un train de 247 tonnes, récupération qui s’élevait en moyenne à 2^3 kw., avec un maximum de 456 kw.
- Le 19 la délégation visita la ligne de Milan Varèse, de Milan à Porto Geresio, dans un train entrainé par des automotrices du système multiple. A cette visite étaient invités M. le com-mendatore Oliva et M. Pollack, de la Maison Thomson-Houston.
- Enfin le 20, après avoir terminé les essais de traction, MM. Eckinger et Pauli visitèrent l’usine de réparation à Lecco, pour examiner les moteurs démontés et pouvoir juger de l’importance des réparations.
- A. S.
- DIVERS
- Sur la mort par ïélectrocution.
- Au récent congrès de pathologie de Méran, le Professeur Kratter a présenté une étude sur la mort
- par l’électrocution. Il attribue cette mort à une paralysie centrale de la respiration, c’est-à-dire aune sorte d’étouffement intérieur. Les modifications qui interviennent se produisent dans le système nerveux central et entraînent des modifications moléculaires et peut-être chimiques dans les cellules ganglionnaires.
- La résistance que le corps humain oppose au courant électrique est extrêmement variable. Quand l’intensité de ce courant atteint 100 milliampères, l’action est généralement mortelle.
- Le D1' Jellineck a communiqué également le résultat d’un certain nombre d’expériences faites sur des animaux. Il altribue la mort à une double action, l’action physique et l’action du courant électrique. La première de ces actions est mise en évidence par l’expérience suivante; un animal, endormi au moyen d’un narcotique, reste insensible à l’action d’un courant mortel. La seconde de ces actions est mise en évidence par cette autre expérience : le cœur immobile d’un animal tué par une-décharge électrique est remis en mouvement par l’application du même courant, une demi-heure après la mort.
- L’auteur pense que la mort par l’électrocution n’est, dans la plupart des cas, qu’une mort apparente.
- E. B.
- AVIS
- Ingénieur Electricien ayant déjà dirigé usines importantes, au courant des affaires, meilleures références, désire situation. Ecrire R. S. bureau du Journal.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires s ont envoyés à la Rédaction.
- Synchromaschinen für Wechsel-und Drehs-trom. {Machines synchrones pour courants alternatifs triphasésj. — Winkelmann. Un volume in-8° carré de 144 pages et 78 figures. M. Janecke, Editeur; prix: 3,4o marks broché ; 4 marks relié.
- Cet ouvrage fait partie d’une collection publiée par A. Kônigswerther et qui comprend 12 volumes relatifs à l’électrotechnique. Il est consacré à l’étude du mode du fonctionnement, du calcul et de la construction des machines synchrones à courant alternatif et à courants triphasés. Les chapitres sont les suivants : mode de fonctionnement des machines à courant alternatif 5 force électromotrice dans ces machines j essais et rendement 5 échauffement des machines j champ magnétique ; réaction d’induit ; moteurs synchrones ; fonctionnement en parallèle de plusieurs machinés à courant alternatif ; autoexcitation et compoundage ; courbes de courant
- dans les appareils contenant du fer ; dimensionnement des machines : calcul d’un alternateur triphasé (exemple).
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE TE IR fin
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- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLIIMASE DES MOTEURS
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 16 Décembre 1905
- L'auteur n’a supposé connues que les lois générales des courants alternatifs : l’emploi prédominant qu’il fait de la méthode graphique, plus simple que la méthode analytique, rend son livre clair et aisément compréhensible.
- B. L.
- Uber die Entwickelnugsmûglichkeit des Induk-iions motors îür Ginphasen wechselstrom. (Sur le développement possible du moteur d'induction monophasé). — R. von Koch. Un volume in-8° carré de 102 pages et 4g figures. J. Springer, Editeur, Berlin ; prix broché : 2 mark 6o.
- Cet ouvrage, écrit comme thèse de Doctorat, a pour but d’éclairer le jugement des électrotechniciens sur la valeur exacte du moteur d’induction monophasé. Il est consacré à l’étude du moteur d’induction asynchrone de Thomson et des différentes formes d’établissement du moteur monophasé d’induction, après laquelle l’auteur donne une comparaison entre les différents types de moteurs au point de vue du démarrage, du rendement, du facteur de puissance, du réglage de la vitesse, de la capacité de surcharge et de la simplicité. En appendice est indiqué le calcul d’un moteur asynchrone monophasé de 3 chevaux.
- B. L.
- Berechnung und Ausfürhung der Hochspan-nungs. — Fernleitungen. (Calcul et établissement des lignes à haute tension). — C. F. Holmbœ. Un volume in-8“ carré de 88 pages et 6i figures. J. Springer, Editeur, Berlin ; prix broché : 3 marks.
- Cette brochure est destinée aux étudiants des écoles techniques supérieures : elle est partagée en deux parties, l’une théorique et l’autre pratique. Dans la première partie sont développées les formules nécessaires pour le calcul des conducteurs dans les lignes monophasées, diphasées et triphasées, ainsi que pour la détermination des chutes de tension : ces formules sont suivies d’une comparaison entre les différents systèmes au point de vue de la dépense de cuivre. La seconde partie, est. consacrée au mode de construction des lignes et aux appareils accessoires.
- L’ouvrage est rédigé avec un très grand nombre
- d’exemples qui permettent de comprendre avec facilité tous les calculs et les développements mathématiques.
- B. L.
- Elementare Vorlesungen uber Télégraphié und Telephonie. (Leçons élémentaires de télégraphie et téléphonie). 8e Fascicule. Dr R. Heilbrun. — G. Sie-men, Editeur, Berlin.
- Ce fascicule contient la 20e leçon, (téléphones et microphones) la 21e leçon (transmission téléphonique) et la 22e leçon (appareils complets). On y trouve la description des différents appareils transmetteurs et récepteurs et de différents câbles et accessoires.
- E. B.
- Synchronous and other Multiple telegraphs. (Télégraphes multiples synchrones ou non). Crehore. — Mc. Gravv Publishing G0, Editeurs, New-York. 1 volume in-8° raisin, 124 pages 42 figures; prix cartonné : 2 dollars.
- Cet ouvrage est consacré à la description de quelques méthodes imaginées pour obtenir, avec un seul fil, plusieurs circuits télégraphiques avec ou sans synchronisme. Il est divisé en trois parties, dont la première est consacrée à l’exposé général des méthodes reposant sur l’emploi de courant continu et alternatif et dont la deuxième et la troisième indiquent les-méthodes • reposant sur l’emploi de dispositifs qui tournent synchroniquement aux deux postes.
- Les chapitres de la première partie sont les suivants : l’appareil récepteur dans le système duplex-diplex 5 l’appareil transmetteur dans le système quadruplex à courants alternatif et continu 5 duplex-diplex à basse fréquence. La deuxième partie contient les chapitres suivants : fonctionnement des moteurs synchrones sur des lignes ne servant pas un autre usage : fonctionnement des moteurs synchrones sur les lignes servant aux communications télégraphiques. Enfin la troisième partie contient cinq chapitres : mesures dans les circuits télégraphiques synchrones ; extension des mesures ; différentes conditions des appareils ; communications en sens opposé sur le même fil ; circuit Morse et considérations générales.
- B. R.
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- Tome XLV.
- Samedi 33 Décembre 1905.
- 13* Année. — N8 51.
- )S~rd
- claira.
- ectmque
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- __
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- LEHMANN (Th.). Moteurs monophasés compensés sans balais d’excitation................... 44i
- GIROUSSE (G.). — Les étalons de l’ohm légal ............................................ 45o
- REYVAL (J.). — Exposition de Liège. Groupe électrogène Deutz — GÀrbe-Laiimeyer..... . . 45^
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. —1 Sur la radiation du sulfate de quinine, par Kalahne............... 464
- Sur la radiation des métaux, par Streintz..................................................... 465
- Radiation des métaux, par Melander................................................. ................... 466
- Vitesse des rayons Rontgen, par Marx.................................................................. 466
- Sur l’emploi de courant alternatif pour l alimentation des tubes de Crookes.' . . . ; . . . . - . ... „ . . . 467
- Déviation des rayons a, par Mackensie................................................................. 467
- Sur le spectre d’émission du manchon Auer, par Rubens................................ 468
- Génération et Transformation. — Pertes de chaleur dues à une combustion imparfaite, par Fuchs . . 469
- Sur la réaction d’induit dans les commutatrices, par Fechhenner et Berthold . . . ............... . 469
- Sur réchauffement des machines électriques, par Goldschmidt . . . . . ' . . . . . .................... 469
- Sur lés pertes supplémentaires dans les dynamos, par Press; .. . . . . . .“ . ; . . ; . . . 474
- Applications mécaniques. —- Construction de bobines à enroulement multiple, par Underhill. . . . . 474
- Sur l’emploi de fibre vulcanisée comme isolant dans les appareils électriques, par Wernicke . ... . •.• 4 7$
- Oscillations Hertziennes et Télégraphie sans fil. — Expériences sur l’influence de la terre en télé-
- • * graphie sans fil; par Sachs; *. . . . . . . . . ..... . ... . . . ' . . . . ... ... ; 476
- Appareil pour la commande, au moyen d’ondes électriques, de mécanismes placés à distance, par Hülsmeyêr. . 478
- Mesures. — Appareil pour la mesure absolue de la conductibilité de l’air, par Gerdjen . . . ............... 4$o
- Appareil pour la mesure.de l’équivalent mécanique de la chaleur, par Gallendar.............. A 486
- : • -r- NOTES ET NOUVELLES 1 :7
- Médailles décernées par la. Royal Society. ............. .... . , ... ........
- Congrès de Milan (suite): . ; . . . . . . ; . . . . . . ; , : '. . . . . . V .
- Statistique des lignes de traction électrique en Autriche-Hongrie . ./. C •...). . .. . A . . . .
- Nouveaux’brevets allemands, autrichiens, américains et français concernant 1& génération et transformation
- Bibliographie.' .... ... . . . ................................... . . . \ . '.
- cxxxiv'
- ;GXXX:rV(
- 'GXXXVIII
- CXXXVI11
- GXLIV
- KON^ rue La h^effe à p/\
- ReprésenhaH on générale pour houhe la France des
- ATELIERS DE COMSTRUCTkO M OERLIKOM ^
- Applications industrielles de l'électricité. Machines-Outils à commande élecfrique.
- Transports de force par l’él e c fri ci fe'. Chemins de feftramweys et traction électriques.
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-
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- CXXXIV
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 23 Décembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Assemblée annuelle de la Royal Society.
- La Royal Society de Londres a tenu dernièrement, à Burlington House, son assemblée annuelle, sous la présidence de Sir William Huggins, qui la présidait depuis cinq ans.
- Les médailles suivantes ont été décernées :
- La médaille Copley, au professeur russe Mende-leeff pour ses travaux de Chimie physique.
- La médaille Hughes, au professeur Augusto Righi, de l’université de Bologne, pour ses recherches expérimentales sur 1’Electricité, et, particulièrement sur les ondes et vibrations électriques, recherches qui ont confirmé la théorie de Maxwell. Comme l’a rappelé Lord Rayleigh, M. le professeur Righi a signalé le premier cet intéressant phénomène que les rayons ultra-violets du spectre, quand ils tombent sur une pièce de métal électrisé, peuvent causer une décharge de cette électricité. — Nous sommes heureux de rencontrer ici le nom d’un savant qui compte parmi les collaborateurs les plus distingués de L Eclairage Electrique.
- Les médailles royales ont été décernées, l’une au professeur J. H. Pointing pour ses recherches en Physique, particulièrement en ce qui concerne les lois de la gravitation et les théories de l’EIec-tro-dynamique et de la radiation, la seconde au professeur Ch. Scott Scherrington pour son étude du système nerveux central. La médaille Davy, au professeur Alh. Ladenburg pour ses recherches de chimie organique.
- La Royal Society a renouvelé son bureau, et choisi Lord Rayleigh comme président du prochain exercice.
- Congrès de Milan (suite).
- Cinquième question. — Superstructure de la voie pour lignes de chemins de fer d’intérêt local au point de vue spécial : a) de la longueur des rails à .mettre en œuvre-, b) de l’emploi des ioints sou-
- dés (Falk, Goldschmidt, etc,); c) du chevauchement des joints ; d) des moyens d’empêcher le desserrage des boulons. — Rapporteur : M. G. de Burlet, Directeur Général de la Société nationale des Chemins de fer vicinaux de Belgique.
- 1. Quelle est la longueur des barres que vous employez pour les rails?
- 2. Par quelles raisons avez-vous été amenés à l’adopter?
- 3. Etes-vous satisfaits du résultat de vos expériences?
- 4- Avez-vous fait des expériences du joint Falk, du joint Goldschmidt ou d’un autre type de joint soudé et quels en ont été les résultats?
- 5. Employez-vous le système des joints placés vis-à-vis l’un de l’autre normalement à la voie ou le système des joints alternés ?
- 6. Quels sont les résultats de vos expériences et votre appréciation sur chacun des deux systèmes ?
- 7. Avez-vous fait usage de rondelles destinées à empêcher le desserrage des boulons d’éclisses ou d’autres systèmes pour arriver à ce résultat ? Prièie de les décrire et de faire connaître les résultats obtenus et votre appréciation sur leur valeur.
- *
- * *
- Dixième question. — Avantages et inconvénients, dans les réseaux importants de tramways, du système d’alimentation sans aucun sectionnement. — Rapporteurs: M. Piazzoli, Directeur de la Société d’Eclairage et de Traction de Palerme, et M. Rasch, Professeur à l’Ecole Polytechnique d’Aix-la-Chapelle.
- 1. Procédez-vous à l’alimentation de votre réseau, en sectionnant celui-ci en plusieurs zones ? Donnez une description sommaire de votre réseau en indiquant sur un plan à l’échelle les points d’alimentation et les sectionnements.
- 2. Dans le cas où vous procéderiez à l’alimenta-
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- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)......
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau .............................
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- C XXXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Décembre 1905
- tion de votre réseau par zones, indiquez si les zones restent en service, isolées les unes des autres ou si elles sont réunies entre elles à l’aide d’interrupteurs. Dans . ce dernier cas, indiquer si les interrupteurs sont munis de fusibles ou si les interrupteurs déclanchent automatiquement.
- 3. Dans le cas où votre réseau serait alimenté sans aucun sectionnement ou dans la cas où les zones d’alimentation ne seraient pas isolées en service, quels dispositifs ou méthodes utilisez-vous pour trouver et localiser rapidement un défaut ?
- 4. Quels sont les motifs qui vous ont fait donner la préférence au système d’alimentation que vous avez adopté ?
- 5. Votre réseau est-il sectionné par ligne et avez-vous tenu compte dans le choix des sectionnements de l’utilisation rationnelle du cuivre?
- 6. Quelle perte maximum de voltage admettez-vous sur les lignes de votre réseau et quelle densité de courant moyen admettez-vous dans les câbles souterrains ?
- 7. Quels sont, à votre à vis, les avantages et inconvénients des deux systèmes d’alimentation précités, dans le cas de deux réseaux de tramways dans une même ville, ces deux réseaux de tramways étant alimentés par une seule et même usine génératrice ?
- Les questionnaires relatifs aux autres questions portées à l’ordre du jour du congrès de Milan paraîtront sous peu, et nous en publierons l’analyse dès qu’ils nous auront été communiqués.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Développement des entreprises électriques en Angleterre.
- Dans un article publié par The Electrician, M. Mountains indique le développement des industries électriques en Angleterre. Le nombre des installations électriques est passé de 60 en 1894, avec un capital de i46 millions de francs, à 445 en 1904? avec un capital de 1.488 millions.
- La puissance des appareils d’utilisation, réduits
- en lampes de 16 bougies est passée de 2 millions à 20 millions ; le nombre de kilowatts heures vendus annuellement s’est élevé de 3o millions à 448 millions : le prix moyen de vente est tombé de 60 centimes à 4o.
- R. R.
- Usine électrique de la Cie du gaz de Marseille.
- Une nouvelle usine génératrice va être installée à Marseille par la compagnie du gaz. Cette usine contiendra six unités de 1.000 kilowatts et trois unités de 3oo kilowatts. Les premières produiront des courants triphasés de fréquence 26 et les secondes des courants alternatifs de fréquence 5o. Ces unités seront formées de turbines Curtis à arbre vertical entraînant des alternateurs Thomson-IIouston: leur vitesse de rotation sera de i.5oo tours par minute.
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- TRACTION
- Essais faits sur des automotrices munies de paliers à rouleaux.
- Dans un récent article de The Electrician, M. How décrit les résultats d’essais faits sur des motrices en employant comparativement des paliers ordinaires en bronze phosphoreux ou des paliers à rouleaux. Les automotrices pesaient 10 tonnes à vide et portaient une charge de 3 tonnes, les essais étaient faits sur une voie de 18 km. et les consommations mesurées au wattmètre. L’automotrice à paliers ordinaires a consommé o,56 kw. heure par kilomètre 5 l’automotrice à paliers, à rouleaux a consommé 0,47 kw. heure par kilomètre. L’économie obtenue est donc sensible, et présente surtout de l’intérêt dans le cas où les voitures doivent effectuer de fréquents démarrages.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Décembre 1905
- Statistique des lignes de traction électrique en Autriche-Hongrie.
- Le Zeitschrift für Elektrotechnik publie une statistique sur le nombre de personnes transportées
- pendant de troisième trimestre de l’année 1905 sur les lignes de chemins de fer et de tramways électriques. Nous en extrayons les chiffres intéressants relatifs aux principales lignes.
- longueur moyenne de voies en exploitation à la fin du 3= trimestre LARGEUR DE VOIE NOMBRE DE PERSONNES TRANSPORTÉES
- !9°5 1904 m Juillet Août Septembre
- Tramway de Budapest 66. 3 66. 3 Normale 4,393 o31 4,3oi.462 4,3i6.95i
- Métropolitain de Budapest 36 4 36 4 » C996 7°9 1,996.632 2,276.442
- Métropolitain souterrain de François- 556 241.6o3
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- Tramway de Budapest Ujpest i3 4 i3 4 )) ( 3o8 l 9 681 657 3oq.432 10.475 316.444 8.989
- Tramway de la banlieue de Budapest. . 'tramway de Fiume 6 7 6 7 » 55 31B 54.2ÔO 52.267
- 4 0 4 0 )) i33 270 i3o.066 121.400
- Chemin de fer électrique de Miskolez. . 6 6 6 6 » 71 9°3 80.624 71.492
- Chemin de fer électrique de Pozsony.. . 7 8 7 8 » 162 099 162.076 162.247
- Métropolitain de Sopron 3 9 4 3 1 0 52 266 58.707 50.286
- Chemin de fer électrique de Szadbadka. 10 0 10 0 Normale 106 287 80.112 5o.355
- Métropolitain de Temesvar. 10 2 10 2 )) *97 907 201.564 218.525
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- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- BREVETS ALLEMANDS
- 155.277, ier septembre 1903. — Bartelmus Donat et Cie. — Dispositif pour le refroidissement de machines électriques. — La machine est entourée d’une enveloppe mince supportée par la culasse. Cette enveloppe porte à proximité de l’arbre deux ouvertures circulaires pour l’entrée de l’air, et porte à la périphérie une rainure contraire par
- laquelle s’échappe l’air qui a servi au refroidissement de la machine.
- 155.278, 29 septembre 1903. — Gamble Milne. — Dispositif pour le réglage de la tension d'une dynamo reliée en parallèle à une source de courant constant. — Cette dynamo tourne à une vitesse variable et son excitation est fournie par une machine séparée entraînée par un électromoteur. L’inducteur de celui-ci relié à la source de courant constant est excité, en partie, par une petite dynamo auxiliaire calée sur l’arbre de la machine principale. De cette façon la f. é. m. de l’excita-
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 23 Décembre 1905
- CXXX1X
- trice et par suite l’excitation de la dynamo varie d’une façon inversement proportionnelle à la vitesse.
- i55.282, 3 janvier 1904. — Siemens Sghuckert. — Bobine induite aboutissant à plusieurs lames de collecteur. — Des rainurés radiales faites dans le fer actif reçoivent des conducteurs disjoncteurs qui aboutissent en des points successifs équidistants du conducteur induit placé dans l’encoche. Chacun des conducteurs de jonction aboutit à une lame de collecteur.
- i55.284, 5 mars 1904. — Lahmeyer et C°. —
- 1 dispositif de pôles de commutation dans les machines à courant continu. — Ces pôles sont disposés horizontalement et sont supportés, par la couronne à laquelle sont fixés les tourillons de porte balais, ils sont munis de pièces polaires inclinées vers le bas qui aboutissent au-dessus des conducteurs induits dans la zone de commutation.
- 155.276, 23 juillet 1903. — Gurtzmann. —
- Moteur à répulsion. •— Ce moteur possède des balais inclinés sur l’axe du champ statorique et court-circuités par des résistances dont la valeur peut être nulle. Pour compenser le champ de réaction d’induit, on relie ensemble deux points de l’enroulement statorique principal ou d’un enroulement auxiliaire qui, par rapport au champ du stator, sont équipotentiels. Pour régler le démarrage, la vitesse et le couple, on peut intercaler également entre ces deux points des résistances variables.
- 156.619, 27 novembre 1903. — A. Clément. — Mode de réglage des génératrices de traction à puissance constante. — Les pôles principaux portent une profonde encoche longitudinale qui les découpe en deux parties. La bobine inductrice entoure le tout et une bobine auxiliaire passe dans la rainure et embrasse la partie principale du pôle. Cette bobine est démagnétisante. Grâce à ce dispositif, la corne polaire au droit de laquelle se trouvent les balais est beaucoup plus saturée que le reste du pôle et assure une bonne commutation,
- quelle que soit la valeur de l’excitation, la vitesse restant constante.
- 156.674, 19 août igo3. — Société Elettrotec-nica. — Dispositif de démarrage pour moteurs synchrones à rotor en cage d’écureuil. — Des segments d’une bague de grande conductibilité sont retenus par des ressorts et court-circuitent successivement, quand le rotor atteint une certaine vitesse, les portions des anneaux de jonction extrêmes qui ont une résistance élevée.
- 157.378, 6 mars 1903. — Société Westinghouse. — Machine asynchrone à courants alternatifs à auto excitation par réaction d’induit. — Les bagues de la partie tournante sont reliées à des balais qui frottent sur le collecteur d’un induit de machine à courant continu tournant au delà du synchronisme dans un anneau, en fer dépourvu d’enroulements.
- 157.421, 18 octobre 1903. — Pieper. — Dispositif de réglage des génératrices accouplées à des moteurs à explosion. — L’arrivée des gaz au moteur est réglée par un papillon que commande un électro-aimant à double enroulement dont l’un est parcouru par le courant débité et dont l’autre est en dérivation aux bornes de la batterie d’accumulateurs reliée à la dynamo.
- brevets autrichiens
- 20.742, 2 avril 1904. — IIaslacher. — Moteur ou alternateur asynchrone compound. — L’enroulement rotorique est muni, outre le groupe de balais servant à l’excitation du rotor, d’un second groupe de balais décalé par rapport au premier et relié en série avec l’enroulement statorique. De cette façon la réaction du courant du stator sur le flux du rotor est compensée et la machine produit une différence de potentiel constant.
- 20.865. — Crompton and G0 et Rudolf Golds-chmidt. — Dispositif de compoundage des alternateurs synchrones. — L’inducteur de l’alternateur ou de l’excitatrice, fortement saturé par du courant continu, reçoit un enroulement de compoundage parcouru par du courant alternatif. Ce courant est
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- fourni par un transformateur de tension et un transformateur d’intensité. Si l’excitatrice est entraînée par un moteur à courant continu, celui-ci peut être compoundé au moyen de courant alternatif.
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- 790.47 1. — E.-G. Wright. — Enroulement d'induit. — Les enroulements d’un rotor pour courant alternatif sont disposés symétriquement et logés dans des cannelures longitudinales formant queue d'aronde. Les connexions aux extrémités sont également logées dans des rainures circulaires que sépare un isolant d’une forme propre à assurer une parfaite ventilation.
- >v
- 790-475. — B.-M. Behrend. — Enroulement d induit. — Ce brevet comporte quelques perfectionnements apportés au précédent, n° 790.471, et dont le principal réside dans un moyen employé pour assurer l’immobilité des connexions. Ce résultat est obtenu à Laide d’une bague à surface chan-freinée fixée sur l’axe du rotor et qui agit sur un cercle extensible de manière à maintenir les connexions d’une façon rigide contre les parois intérieures de leur enveloppe.
- 790.485. — L. IL Duncker, — Construction d’un rotor. — Les tôles laminées qui entrent dans la construction du rotor sont maintenues séparées les unes des auties ; les enroulements y sont logés dans des rainures en forme de queue d’aronde. Les connexions des extrémités, protégées par une enveloppe perforée, sont également séparées par un isolant d’une forme étudiée spécialement pour obtenir une grande solidité.
- Les dispositions employées pour assurer une parfaite ventilation des organes sont également revendiquées par le brevet.
- 790.569. — A.-F. Hemingway. — Moteur à vitesse
- variable pour courant continu. — Ce brevet caractérise un type particulier de construction de l’iu-ducteur qui, suivant l’inventeur, permettrait d’obtenir des vitesses variables dans le rapport de 8 à 1, sans que la commutation soit mauvaise.
- Le moteur en question est pourvu de trois groupes distincts de pièces polaires qui peuvent être désignés ainsi : pôles principaux, pôles auxiliaires, etpôles de commutation. Ces derniers sont intercalés entre les pôles principaux et munis d’enroulements reliés en série avec l’induit.
- Les pôles auxiliaires ont pour fonction de faire varier la puissance effective du champ magnétique. L’intensité du courant dans les enroulements de ces pôles peut être d’une valeur donnée quelconque, de sorte que le flux qu’il engendre peut agir avec le flux des pôles principaux ou contre ce dernier, dont la puissance demeure constante.
- Les pôles principaux et les pôles auxiliaires, tout en étant distincts au point de vue mécanique, sont disposés dans le même alignement.
- 791.44°* — A,. Churciiward. — Moteur à courant continu fonctionnant avec du courant alternatif. — L’inducteur est celui d’un moteur alternatif à courant monophasé ; l’induit est enroulé pour courant continu et est pourvu d’un collecteur. Au démarrage, et pour obtenir la vitesse désirée, on augmente la différence de potentiel aux bornes du moteur pour la réduire ensuite dès que cette vitesse est atteinte.
- Le réglage de la marche s’opère ainsi en augmentant ou en abaissant la différence de potentiel aux bornes suivant que la vitesse du moteur diminue ou s’accroît à l’excès.
- 792.789. — Gh.-W. Speirs. — Balais en plombagine gélatinée. — La plombagine en poudre très fine est mélangée à de la gélatine; la mixture est ensuite soumise à une très forte pression qui est exercée de manière à expulser l’air dans le sens longitudi-
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Décembre 1905
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- nal et forcer les grains de plombagine à se placer dans la même direction.
- 792,767. — J.-F. Melboy. — Support de pièces polaires. — Tenon en forme de T qui traverse les pièces polaires et dont l’extrémité filetée, émergeant de la carcasse magnétique, reçoit un écrou de fixage.
- 789.822. — T.-A. Swarts. —Régulateur automatique de courant. — Un solénoïde, en exerçant son action sur un noyau, oblige un levier, solidaire de ce dernier, à se déplacer le long d’une série de contacts, qui introduisent des résistances dans le circuit au fur et à mesure de l’abaissement de la charge. Lorsque l’appareil est arrivé à zéro, un nouveau contact s’établit pour rétablir graduellement les accumulateurs dans le circuit.
- 793.5i4- — A. G. Eastwood. •— Dispositif pour le démarrage des moteurs. — Se compose d’un appareil à fonctionnement électromécanique dont le levier de commande est muni d’un dash-pot qui a pour but d’en modérer la vitesse de déplacement. Gomme ce levier est relié à un commutateur à contacts gradués, son déplacement lent oblige le commutateur à avancer progressivement, de contact en contact, ce qui correspond à un démarrage progressif du moteur.
- BREVETS FRANÇAIS (*)
- 352.748, du 27 mars 1905. —Wagner. — Inducteurs pour l’obtention, dans les dynamos a courant continu, de forces électromotrices ou de vitesses très variables.
- 352.759, du 27 mars 1905. — Basset. — Générateur thermochimique d’électricité.
- 352.770, du 27 mars 1905. — Ges. fur elektrische zugbeleuchtung. — Dispositif pour Vexcitation et le réglage des dynamos.
- 352.8o3, du 28 mars igo5. — Compagnie générale électrique. — Dispositif de compoundage d’alternateurs synchrones au moyen d’un transformateur à champ tournant.
- 352.879, du 3i mars 1905. —- Pohl et la Société
- The PHOENIX DYNAMO MANUFACTUR1NG COMPANY Ltd. — Machine électrique avec pôles de commutation disposés dans les zones neutres<
- 352.964, du 4 avril 1905. — Cooper Hewitt. — Système de connexions permettant d’employer un appareil à vapeur comme redresseur de courants.
- 353.24i, du 12 avril 1905. — Albion motor G0 Ltd. — Génératrices magnéto-électriques.
- 353.26o, du 12 avril 1905. — Thomas. — Perfectionnements dans les appareils électriques à vapeur.
- (1) Communiqués par M. Josse, 17, boul. de la Madeleine.
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- 353.264, du 3 janvier 1904. — Société des ateliers
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- 353.424, du 17 avril 1905. — Denieport. — Trem-bleur pour bobine d’induction.
- 353.349, du février 1906. — Diok. — Système de régulation pour installations électriques,
- 353.265, du 11 janvier 1905. — Mascord. —Dispositif pour l’application et l'a distribution de la force motrice électrique, particulièrement pour la mise en marche des machines.
- 35o.oi4, du 23 juin 1904. — Brianchon.— Transformateur de travail mécanique en énergie électrique.
- 35o.02i, du 27 juin 1904. —Bojsstau du Rocher. — Machine statique à grand débit.
- 353.564, du 20 avril 1905, — SiemeNs-*Sghuckërt Werke. — Dispositions s’appliquant aux moteurs à collecteur à Courant alternatif et comportant un enroulement auxiliaire excité par le courant induit.
- 353.627, du 21 avril 1906. — Société Alsacienne de constructions mécaniques» — Perfectionnements dans les moteurs à courant alternatif à nombre de pôles variables.
- 353,704, du 26 avril igô5. — Société Alsacienne
- DE CONSTRUCTIONS MECANIQUES. -— Emploi des alternateurs synchrones.
- 353.367, du 2 mai igo5. — Pifke. —“ Commande de moteurs électriques.
- 353,9i5, du 3 mai igo5. — Kruyswijk. —• Moteur à champ tournant avec armature à courant continu.
- 353.918, du 3 mai i9o5. — Cooper Hewit. — Perfectionnements clans lés appareils électriques à vapeur.
- 353.328, du Ier mai 1906. — Lamme. — Connexions pouvant servir avec des courants continus ainsi quaVec des courants alternatifs.
- 353.991, du 5 mai 1906. Société Thomson-Houston. — Moteur à courant alternatif simple.
- 354.098, du 8 niai igo5. Zani. —Moteur à courant alternatif.
- 354.i5o, du 10 mai igo5. — Vandervell. —- Perfectionnements apportés aux dynamos.
- 354.169, du io mai 1906. — Schmidt. — Pôle de champ servant à annihiler la réaction d’induit.
- i54.0i4, du 5 mai 1906. — Thomas.—* Protecteur pour appareils électriques à vapeur.
- 364-449, du ier février igo5. — Société ateliers dë construction oeIîlikon. — Moteur série à collecteur pour courant alternatif monophasé.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
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- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville de Paris, des billets à prix réduits permettant aux touristes de visiter la Normandie et la Bretagne savoir:
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- avec trajet en bateau dans un seul sens, entre Rouen et le Havre
- ' Billets d’aller et retour valables 5 jours
- lre classe, 32 fr. ; 2me classe, 23 fr. 3me classe 16 fr. 50
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- Itinéraire :
- Rennes, Saint-Mâlo-Saint-Servan, Dinan, Dinard, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, RosGOff, Brest, Quimper, Douarne-nez, Pont-L’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon, Vannes, Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Réduction de 40 °/0 sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris, pour rejoindre l’itinéraire ou en revenir
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- RETOUR
- Départ de Vintimille, à 7 h. 09 matin ; de Menton, à 7 h. 35 ; de Monte-Carlo, à 7 h. 5o ; de Monaco, à 7 h. 55 ; de Cap-d’Ail-la-Turbie, à 8 h. 01 ; de Beaulieu, à 8 h. n ; de Nice, à 8 h. 3o de Cannes, à 9 h. ; de Saint-Raphaël-Valescure, à 9 h. 33 d’Hyères (par correspondance), à 9 h. 3% ; de Toulon, à 10 h. 5o arrivée à Paris, à 10 h. 20 soir.
- Ce train est composé de voitures de 1" classes (sans supplément) de lits-salons, d’une voiture-salon*et d’un wagon-restaurant.
- Nombre de places limité.
- On peut retenir ses places d’avance, dès maintenant, moyennant une taxe de location de 2 fr. par place, à la gare de Paris ou aux bureaux de ville : rue Saint-Lazare, 88, et rue Sainte-Anne, 6, et aux gares de : Monte-Carlo, Monaco, Cap-d’Ail-la-Turbie, Saint-haphaël, Hyères et Toulon.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 Décembre 1905
- ÙXLIir
- 354 469, du 18 mai i6o5. — Arnold et la cour. —Dispositif pour le démarrage et le réglage de moteurs monophasés compensés à collecteur. 354.488, du 20 mai igo5. — Koch. — Balai de prise de courant.
- 35o. 100, du 4 août 1904. — Noël. — Générateur . électrique à gaz.
- 354.834, du 3i mai igo5. — Schjiidt. — Système
- régulateur automatique pour un groupe de machines composé du moteur, de la dynamo principale et de la dynamo tampon.
- 354.88o, du 2 juin 1905. — Walker. -— Perfection-nements dans les machines dynamo-électriques. 354.888, du 3 juin igo5. — Grïsson. — Procédé de transformation du courant électrique en utilisant des éléments unipolaires.
- 354.906, du 3 juin igo5. —MeiroWsky. — Lamelles isolantes pour collecteurs.
- 35o.i3o, du 23 août 1904. — Schneider et Cie.
- — Isolant pour transformateurs.
- 355.271, du 17 juin 1906. — Lapeyrade. — Alternateur à deux induits.
- 355.077, du 17 mai 1906. — The Morgan crucible C° Ltd. — Balais.
- 355.274, du 16 juin igo5. — Latour. — Réglage de Vexcitation des alternateurs.
- 355.33o, du 17 juin igo5. — LammE. — Montage pour Valimentation des moteurs.
- 355.578, du 25 juin 1905.—* Degisors et Schmitt
- — Moteur électrique.
- 355.444, du 21 juin 1905. — The Morgan crucible
- G0 Ltd. — Composition pour balais.
- 355.686, du 28 juin 1905. — Latour. — Perfectionnement au moteur-série monophasé à collecteur.
- 355.687, du 28 juin igo5. — Latour. — Moteur monophasé.
- 355.732, du 26 juin igo5. — Société Thomson-Houston. —• Perfectionnements aux moteurs à courant alternatif.
- 355.945, du 6 juillet igo5. — Marconis Wire-
- LESS TelegrAPH G®. — Appareil pour la transformation de courants alternatifs en courant continu. 355.828, du 3 juillet 1905. —- Zani. — Rotors pour machines à courant alternatif.
- 355-946, du 6 juillet 1906. — Elektricitats Actien Ges. vorm LahmeyÉiî et G°. — Procédé pour la production de variations dans l intensité et dans la position du champ des moteurs à collecteur à courant alternatif monophasé.
- 356.020, du 10 juillet 1906. — Johson. — Machine électrique.
- 356.023, du 10 juillet igô5. — Basset. — Générateur thermo-chimique cl’électricité.
- 356.o48, du 11 juillet 1906. —Elektricitats Act. Ges. vorm Lahmeyer et G0. — Dispositif pour la limitation de la vitesse angulaire dans les moteurs série à courant alternatif.
- 356.o49, du 11 juillet igo5. — Elektricitats Act. Ges, vorm. Lahmeyer et G0. — Procédé pour la production de variations dans la grandeur et la position du champ des moteurs a collecteurs à courants alternatifs polyphasés.
- 356.o5o, du 11 juillet 1902. — Siemens-Schuckert Werke Ges. — Système d'enroulement pour machines électriques à collecteur.
- 356.067, du 11 juillet igo5. —Allgemeine elektbi CiTATS Ges. — Système de réglage pour machines à courant alternatif à collecteur.
- 355.827, du 3 juillet igo5. —• Algemeine elektiïici-tats Ges. — Système de commutation permettant d’utiliser des machines à courants alternatifs comme machines à courant continu .
- 355.856, du 4juillet 1905. —- Meunier. — Transformateur convertisseur de courants électriques.
- 356.14g, du i3 juillet igo5. —- Ateliers Thomson-Houston. — Moteur électrique à plusieurs vitesses.
- 356.200, du 18 juillet igo5. — Algemeine elektri-citats Gesellschaft. — Mode de réglage des moteurs à courants alternatifs avec collecteur au moyen d’un montage en série parallèle .
- 356,231, du i9 juillet 1905. — Société Siemens^-Schuckbrt Werke Ges. —• Disposition s’appliquant aux moteurs monophasés à collecteur pour éviter la formation cl* étincelles.
- 356.26i, du 20 juillet 190.5. — Parsons. — Perfectionnements à la marche en parallèle des dynamos.
- 356.268, du i4 juin igo5. — Doria-Pamphili, — Perfectionnements aux dynamos à courant alternatif.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE "f* Il H fl O
- L'ACCUMULATEUR I UUUH
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 Ir.
- Siège Social : 81, rue Saint-Lazare, Paris
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- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DÉS MOTEURS
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- CXLÏV
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 23 Décembre 1905
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Cours de Chimie physique, suivi d’applications à la Chimie et à la Biologie par Victor Henri, Docteur es-Sciences. Un volume in 8° paraissant en fascicules. A. Hermann, éditeur, Paris. Prix de souscription : i5 francs.
- Dans ce cours, professé à la Faculté des sciences de Paris, M. V. Henri a exposé, suivant un plan pratique et simple, les diverses questions que soulève l’étude des solutions et de la mécanique chimique, en indiquant successivement, dans chaque chapitre : i° les méthodes de mesure au moyen desquelles on peut étudier le phénomène considéré 2° les résultats expérimentaux, 3° les hypothèses et les théories générales qui permettent de relier ces résultats à d’autres obtenus par des méthodes différentes.
- L’étude des solutions comporte 16 chapitres: conditions générales d’équilibre des solutions. — Conductivité électrique des solutions. — Explication de cette conductivité ; théorie des ions. —- Etude de la conductivité électrique des solutions non aqueuses. — Application de la mesure des conductivités électriques et de la théorie des ions à la chimie et à la Biologie. — Osmose et pression osmétique des solutions. — Diffusion des solutions. — Cryos-copie. — Tonométrie et ébullioscopie. — Dissolution, absorption et partage. — Tension superficielle et viscosité. — Propriétés optiques des solutions. — Phénomènes électriques dans les solutions ; étude des piles. — Electrolyse et po larisation. — Etude des solutions colloïdales et des émulsions. — Application à la biologie de l’étude des solutions.
- L’étude de la mécanique chimique est précédée de quelques notions de thermodynamique exposées par l’auteur sous une forme simplifiée en analysant la signification des différents principes et en donnant des exemples numériques, de façon à permettre aux lecteurs qui ne possèdent que des connaissances scientifiques élémentaires de comprendre sur quelles bases repose la mécanique chimique •, cette étude comprend 7 chapitres : Equilibres des systèmes hétérogènes, règle des phases. — Etude de la‘ vitesse dès' réactions dans les systèmes homo- ,
- gènes. — Vitesse des réactions dans les systèmes hétérogènes. — Réactions chimiques produites par les radiations. Photochimie. — Etude des actions catalytiques. — Applications à la biologie des lois de la mécanique chimique •, actions des diastases, toxines agglutinaires. Un dernier chapitre expose les plus générales d’entre les théories nombreuses qui concernent la chimie physique et particulièrement les fécondes théories atomistiques qui semblent désormais devoir servir de guide aux travaux modernes sur la constitution intime des corps.
- Trois chapitres sont spécialement consacrés aux applications de la Chimie physique à la Biologie. Pour la solution des problèmes que soulève l’étude de la vie l’application des méthodes, des vues générales nouvelles, qu’apporte la chimie physique semble devoir être, en effet, d’une importance capitale, et il était intéressant de montrer (( quelles méthodes peuvent être employées, comment elles doivent l’être, quels résultats elles ont déjà donnés en biologie, et quelles questions elles permettent d’aborder avec le plus de, fruit ».
- L’auteur s’est préoccupé de rendre son œuvre facilement accessible et, a réduit le rôle des mathématiques dans des proportions telles qu’elles ne sont nulle part indispensables. Pour faciliter les calculs il a donné, dans chaque cas où il établissait une formule, un exemple numérique complet, et dans le même but le volume contiendra, trois tables : poids moléculaires, relations entre' les différentes grandeurs et unités physiques, principales formules et constantes physico-chimiques.
- Cet ouvrage très clair et très complet, — l’auteur a, néanmoins, négligé de parti-pris certaines questions, (par exemple les études voltmétriques, la thermo-chimie, l’étude des propriétés magnétiques), soit parce que ces questions ont été traitées dans les ouvrages spéciaux classiques, soit que les données que nous possédons sur elle soient encore trop fragmentaires, — nous semble répondre heureusement au besoin souvent signalé, d’un traité élémentaire de Chimie physique.
- - E. B.
- ACCUMULATEURS ET VOITURES ÉLECTRIQUES
- Alfred DININ
- USLNES <si .-BUREAUX : Quai National, PUTKAUN '(Soins)
- Téléphone 571-04 Adresse Télégraphique : AGGUDININ-PUTEAUX
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- Tome ÏLV.
- Samedi 30 Décembre 1905.
- 12' Année .
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L'ENERGIE
- SOMMAIRE
- Pages
- STARK, RETSCHINSKY et SHAPOSCHNÏKOFF. — Recherches récentes sur l’arc électrique 48i REYVAL (J.). — Exposition de Liège. — Groupe éleclrogène St Léonard. —1 Gaiïbe-Lahmeyer . . 488
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur l’électron» déformable et la théorie de l’électromagnétisme, par Bucherer 49a
- Sur la conductibilité électrique des flammes, par Wilson......................................., . 4<jG
- Sur le mouvement des ions dans 1 arc, par Campbell Swinton.......................................... 4<jb
- Diminution de résistance des corps mauvais conducteurs sous l’action du radium, par Riuhi......4<J7
- Génération et Transformation. — Emploi de batteries-tampon dans les installations triphasées 497
- Influence de la réaciion d'induit sur la forme d’onde des machines à courant alternatif, par Benischke. , .498
- Moteurs monophasés, par Danielson................................................................... ’5oo
- Transmission et Distribution. — Nouveau parafoudre, par Siiaw.......................................y - 5oo
- Emploi du zinc dans l’établissement des fusibles, par Schwartz et James. ........................ 5oi
- Éclairage. Sur le photomètre sphérique (fin), par Bloch............................................... 5oi
- Sur la répartition de la lumière dans les lampes Nernst, par Salomon................................ 5o4
- Sur l’effet des réflecteurs et des globes, par Cravath et Lansingh............................... 5o4
- Mesures. — Mesure de la perméabilité des sphères d’acier, par Weber .................................. 5o5
- TABLES DU TOME XLV (SUPPLÉMENT COMPRIS)
- Table méthodique des matières......................................................G 607
- Table des noms d’auteurs.................................................................. . g . ... . 5i5
- NOTES ET NOUVELLES
- .J
- Concours du Syndicat des Forces Hydrauliques ............................................................. cxlvi
- Usines génératrices d’Electron et de Pékin................................................... . . --oxlviii
- Nouvelles installations télégraphiques............................................................. cl
- Nouveaux brevets allemands et français concernant la Transmission et Distribution . . y . . y y . . “ : c.lh
- Bibliographie......................................................................; ; ; . . y . . . . ~clv
- ^TwTeOERLIKON Ô5,rue Latàv^nT^
- Ié'égraph,clue:"OEf?LI KOIV P/\P/cf,
- Téléphoné : 22 0 - 5 R-.
- Représenl’aNon générale pour houhe la France des
- ATELIERS DE. COINSTRUCTIOM OERLIKOM ^
- Applications industrielles de I electricifé. /'Aacbines-Outils à commande électrique.
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- CXL VI
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 30 Décembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- Syndicat des Forces Hydrauliques.
- Ce syndicat, fondé en 1901, à Grenoble, sous le litre : Syndicat des Propriétaires et Industriels possédant ou”exploitant des Forces Hydrauliques (1 ), vient d’ouvrir un concours international pour un appareil limiteur de courant..
- Sur les réseaux de distribution électrique d’énergie, chacun des branchements dérivés est établi'en vue de desservir une puissance dont le maximum est déterminé, soit à forfait, soit par contrat, entre la station centrale et le client preneur d’énergie.
- 11 arrive que ce maximum peut se trouver dépassé, dans une proportion plus ou moins sensible, pendant un temps plus ou moins court, et que ces dépassements, surtout s’ils coïncident et se prolongent, troublent tout le réseau.
- Il y aurait intérêt à' établir un appareil apte, non pas à mesurer et à tarifer ces dépassements selon leur intensité, mais à les signaler d’abord au client preneur, puis, s’il n’y met bon ordre, à l’obliger à revenir au respect du contrat qu’il a souscrit, sans investigation ni surveillance tracas-sière de la part de l’usine distributrice.
- Le Syndicat des Forces Hydrauliques, en mettant au concours cet appareil, a confié la mission d’ar rêter le programme et les conditions du concours, l’admission, l’épreuve, le classement des appareils et l’attribution des primes, à la commission suivante :
- Président : M. Pinat, Président du Syndicat des
- Forces Hydrauliques ;
- Secrétaire : M. Barhillion, Directeur de l’Ins-
- titut Electrotechnique de Grenoble •
- Membres : MM. Blondel, Ingénieur des Ponts
- (!) Siège social : 63, boulevard Haussmaim, Paris. Secrétariat: à la Chambre de Commerce de Grenoble.
- et Chaussées, professeur à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées,
- Bochet, Ingénieur des Arts et Manufactures, Düsaügëy, Ingénieur-électricien,
- IIillairet, Ingénieur-constructeur,
- Lauriol, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Marignac, Ingénieur-électricien, de Neuville, Ingénieur en chef des Télégraphes, Simon, Ingénieur.
- Conditions du concours (*). — L’appareil limiteur de courant, objet de ce Concours International, devra remplir les conditions suivantes :
- i° — S’adapter à des puissances supérieures à 5.000 watts et fonctionner sur les courants alternatifs simples ou triphasés pratiquement employés (2), primaires oii secondaires;
- 20 — Avertir, par un signal efficace, aussi longtemps que possible avant d’entrer en fonction.
- 3° —» Limiter automatiquement le courant du branchement au dessous d’un maximum déterminé, en entrant en fonction toutes les fois que ce maximum aura été dépassé dans une certaine proportion plus ou moins grande, pendant un certain temps plus ou moins court (par exemple et seulement à titre d’indication : de 5 % pendant 5 minutes, ou de 25 % pendant 3o secondes, ou de 5o % instantanément).
- 4° — Pouvoir être ramené à sa position initiale par. une intervention quelconque, mais en laissant une trace spéciale de chacune de ces interventions ;
- t1) Pour tous renseignements, s’adresser au Secrétaire du Syndicat à la Chambre de Commerce, à Grenoble.
- (2) Il est rapjielé que bitension la plus élevée actuellement employée est de 35.000 volts entre fils et que de nouveaux réseaux vont atteindre 50.000 volts. D'autre part, les appareils seront essayés à une fréquence de 50 périodes qui semble être la plus générale ; ils devront pouvoir s’adapter à la fréquence de 25 cycles.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 30 Décembre 1905
- CA L Vil
- Transformateur de grande puissance hors de sa caisse.
- TRANSFORMATEURS
- Westinghouse
- R BHIN D’HUILE & R REFROIDISSEMENT HUT0MHTIQUE
- Caractéristiques de ces Transformateurs s Rendement très élevé ;
- Chute de tension très faible
- pour une marche avec ou sans décalage;
- Faibles pertes à vide;
- Faible échauffement ;
- Faible différence de Potentiel
- entre les diverses sections des enroulements;
- Fer finement lamellé ;
- Caisse en tôle ondulée
- donnant une grande surface de refroidissement ;
- Bain d’huile
- empêchant la carbonisation lente des isolants.
- 1
- Nous les construisons couramment de -= K.W. à 500 K.W.
- 4
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 25.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre Siège Social : 45, rue de l’Arcade, Paris
- Usines à Sevran (S.^el-O.)
- Usines au Havre
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- CXL VIII
- Supplément à L'Eclaii âge Electrique du 30 Décembre 1005
- 5° —Etre facilement adaptable à différentes puissances (M ;
- 6° — Etre aussi simple, robuste, précis, indéréglable et inviolable que possible ;
- 7° — Son réglage ou son fonctionnement ne devront pas être influencés sensiblement par la température ou par l’humidité.
- Les concurrents devront faire parvenir avant le Ier avril 1906, au Siège Social du Syndicat, une notice descriptive très complète de la disposition qu’ils présentent au concours, avec dessins à l’appui.
- Les concurrents, dont les appareils seront retenus par la Commission pour être soumis aux épreuves pratiques, devront fournir deux appareils. L’un sera monté, par leurs soins et à leurs frais, sur le branchement qui leur sera désigné, pour fonctionner en service courant pendant 15 jours. — L’autre sera déposé à l’Institut Electrotechnique de Grenoble, pour être soumis à tels essais que la Commission jugera utiles.
- Les renseignements nécessaires à ces deux séries d’essais seront portés à la connaissance des concurrents avant le ier juin 1906, en même temps que < l’avis de leur admission aux essais.
- Ces essais devront pouvoir commencer le icr août \ 1906, terme rigoureux.
- Les systèmes proposés restent la propriété des inventeurs qui devront prendre, en temps utile, les mesures nécessaires pour garantir cette propriété.
- Le Syndicat se réserve expressément le droit de publier dans la mesure qui lui conviendra la description, les dessins et les essais des appareils présentés au concours.
- La Commission chargée de l’examen et du clas-
- (') L’adaptation de puissance pourra résulter, par exemple, de l’adaptation, à un système commun de relais, d’appareils interrupteurs de dimensions variées selon la puissance ou la tension.
- L’adaptation au voltage pourra de même résulter, par exemple, de l’emploi de transformateurs variés ; il suffira au constructeur de fournir un seul modèle à litre d'exemple pour une instillation à basse tension et un autre pour une installation à haute tension (au moins 20.000 volts) ou tout au moins l’un des deux.
- sement des appareils pourra décerner un prix de 2.000 fr.au concurrent placé au iur rang, ou diviser cette somme suivant le mérite des appareils.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Usine génératrice d’Electron (Washington).
- Dans un récent article, Y Elektrischc IJa/tnen décrit une usine génératrice établie à Electron pour la production de courants triphasés qui sont transmis, sous une tension de 55.000 volts, aux villes de Seattle et de Tacoma, distantes de 5o et de ^5 km. L’usine contiendra huit groupes électro-gènes triphasés de 3.5oo kilowatts et Go périodes, neuf transformateurs à huile de 2.333 kw à refroidissement par circulation d’eau élevant la tension à 55.000 volts étoilés, ou 96.000 volls composés. Les bobines de ces transformateurs ont été séchées dans le vide à 8o° ; chaque appareil est logé j dans une cellule en maçonnerie. Les rails à haute tension sont divisées en trois sections par des interrupteurs de coupure : les interrupteurs principaux ont trois mètres de hauteur.
- Les deux lignes de transport d’énergie sont supportées par des poteaux de 12 m. 5o de hauteur, à 25 mètres l’une de l’autre : les poteaux sont placés à 38 mètres les uns des autres dans les lignes droites et 3o mètres dans les courbes. Les conducteurs sont formés de fils de cuivre de 107 mm. de section : ils sont placés aux sommets d’un triangle équilatéral de 183 cm de côté et se torsadent tous les 10 kilomètres. Les isolateurs en quatre pièces, en porcelaine brune, ont un diamètre maximum de 35o mm.
- U. TL
- Usine génératrice de Pékin.
- Cette usine contient deux moteurs à gaz Kôr-ling de 80 chevaux tournant à une vitesse de i4o tours par minute. Ces moteurs entraînent directement deux dynamos à courant continu de FA. E. G. qui produisent 110 ampères sous 44o, 48o volts. Chacune de ces dynamos est munie
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE LD
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 30 Décembre 19)n
- CXLIX
- d’un égalisateur Dolivo-Dobrovolski assurant l’égalité de voltage sur les deux ponts du réseau de distribution. Deux batteries d’accumulateurs de 224 éléments, pouvant alimenter 200 lampes de 16 bougies pendant 10 heures, sont installées en sous-sol.
- Les gazogènes, du système Korting, sont alimentés avec de l’anthracite que l’on apporte des mines à dos de chameau.
- B. L.
- Essais de turbo-générateurs.
- Des essais ont été faits sur des turbo-générateurs triphasés Brown Boveri et Cie de 900 kw alimentés avec de la vapeur à 10 atmosphères et à une température de 260°: la vitesse de rotation des turbo-alternateurs était de i.5oo tours par minute. Les résultats ont été les suivants, en ce qui concerne le rendement et la consommation de vapeur.
- ESSAIS DE U EX DEMENT
- Puissance fournie par l’alternateur : kw . . . . 900 670 4 5o 2 2,r>
- Rendement, y compris l’excitation. ...... 93.5 % 92.2 o/0 88.9 % 81.2 %
- — non compris l’excitation y'1.4 » y3.2 » 90.1 » 82.4 »
- Rendement mécanique de la turbine, non compris la puissance absoriiée
- par le condenseur 90.5 » 87.7 » . 83.3 » 73.4 »
- Rendement mécanique de la turbine, y compris la puissance absorbée
- par le condenseur . 85.0 » CO OO CO ro rs 00 0
- Rendement total de la turbine et de l’alternateur, non compris la puis-
- sauce absorbée par le condenseur 84.62 » 80.86 » 74.0.5 » 59.60 ))
- Rendement toLal de la turbine et de l’alternateur, y compris la puissance
- absorbée par le condenseur. .... 79.52 » 7.5.42 )) 65.57 » 47?58 »
- ESSAIS DE CONSOMMATION
- Puissance fournie par l’alternateur: kw 1000 800 600 O O
- Consommation de vapeur par kw-heure non compris la puissance absor-
- bée pour rentrainement des pompes du condenseur et les pertes de
- vapeur : kgr 8.6 8.92 9-48 10.5
- Consommation de vapeur par kw. y compris la puissance absorbée par
- le condenseur, mais non compris les pertes de vapeur: kgr CO C* CO y.36 10.04 11.3
- Consommation de vapeur par kw-heure, y compris la puissance absor-
- bée par le condenseur et y compris les pertes de vapeur : kgr 9 • 2 3 9.6 10 3 11.6
- B. L.
- Turbo-alternateurs Dick et Kerr.
- La maison anglaise Dick et Kerr construit des turbo-alternateurs, de grande puissance (3.000 kilowatts). Les alternateurs sont constitués par une solide carcasse en fonte munie de nombreux trous pour la ventilation et do côtes longitudinales intérieures dans lesquelles sont creusées des rainures en queue d’aronde. Les segments de tôles constituant l’induit sont munies de prolongements en queue d’aronde qui pénètrent dans ces rainures : la
- fixation est ainsi excellente. Les encoches dans lesquelles sont logés les conducteurs induits sont rectangulaires ouvertes et les bobines, faites sur gabarit, sont mises en place après leur finition complète.
- Les inducteurs sont tétrapolaires : ils sont formés par une croix en acier spécial clavetée sur l’arbre et munie d’un grand nombre de rainures transversales très profondes pour la ventilation. Sur ces noyaux polaires sont rapportés des épanouissements en tôles assemblées, formant un grand
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 30 Décembre 1905
- CL
- nombre de paquets qui ménagent entre eux des rainures de ventilation. Les épanouissements polaires sont tous maintenus ensemble par des tirants à écrous qui pénètrent dans des pièces spéciales fixées à des boulons longitudinaux qui traversent les cornes polaires. La bobine inductrice de chaque pôle est maintenue en même temps par ces pièces et le tout forme un ensemble absolument rigide et indéformable.
- R. R.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Nouveaux conducteurs pour canalisations intérieures.
- Dans un article publié par YElektrotechnischù Zeitschrift du 7 décembre, M. Kuhlo, après avoir passé en revue les différentes solutions adoptées pour la pose des fils dans des conduits métalliques à l’intérieur des habitations, décrit un nouveau type de conducteur employé à cet effet. Ce conducteur consiste en un ou plusieurs fils ordinaires isolés, recouverts d’un revêtement isolant au-dessus duquel est placé un tube métallique constituée par une bande de laiton dont les bords sont recourbés et emboîtés l’un dans l’autre de façon à former un joint solide et étanche. Pour pouvoir utiliser ce revêtement métallique comme conducteur relié à la terre, on lui donne une conductibilité correspondant à celle du fil intérieur. Le tube flexible extérieur peut être constitué par du cuivre, ou de l’acier suivant les besoins.
- E. B.
- Nouvel interrupteur automatique pour lampe à arc.
- Cet appareil est destiné à permettre l’allumage automatique des lampes à arc placées sur un long réseau de distribution, tel que les lampes servant à l’éclairage des rues, en laissant un certain intervalle de temps entre l’allumage des différents groupes. Il consiste en deux parties, un interrupteur principal commandé par un électro-aimant, et un (
- mécanisme à action différée fermant après un intervalle déterminé un circuit secondaire qui agit sur l’interrupteur principal de l’appareil voisin. Grâce à cet interrupteur, une série de lampes peut être allumée d’un point quelconque, chaque groupe s’allumant à son tour.
- L’appareil est d’une construction compacte, robuste et peu encombrante.
- R. R.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Récentes installations de télégraphie sans fil.
- Des communications par télégraphie sans fil seront établies dans les Philippines entre Zamboango et Jolo.
- %
- * *
- La compagnie anglaise Marconi va équiper avec des postes de grande puissance les nouveaux paquebots de la Cie Gunard qui sont actuellement en construction et qui fileront 20 nœuds.
- * *
- Les travaux d’établissement des postes de télégraphie sans fil de Goltano qui doit relier l’Italie avec l’Angleterre et avec l’Amérique du Sud sont en cours, mais la Cie des câbles télégraphiques a suscité des difficultés.
- *
- * *
- La jonction entre Massaouah et Addis Abeba, capitale de l’Abyssinie, est assurée.
- * *
- La compagnie de Forest indique que le poste de télégraphie de New-York a reçu plusieurs télégrammes du croiseur Virginia situé à 2.000 kilomètres à l’embouchure du Mississipi. Le même poste a reçu des nouvelles du paquebot Havana distant de 1.700 kilomètres; enfin le Squat Corps des Etats-Unis opérant avec des appareils de Forest a reçu une dépêche du steamer Concho situé à 1.800 km. distance, dont les deux tiers sur la terre ferme.
- 'Éditions de V « Éclairage Électrique »
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- Professeur ù l’Université de Bologne
- LA THÉORIE MODERNE DES PHÉNOMÈNES PHYSIQUES
- Radioactivité, ions, électrons
- Traduction libre sur la £ïe édition italienne et notes additionnelles
- Par Eugène NÉCULCÉA
- Attaché au Laboratoire des Recherches physiques de la Sorbonne
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- Membre de l’institut et du Bureau des Longitudes, Professeur à la Faculté des Sciences de Paris Un volume in 8° carré de 126 pages avec 19 figures. Prix, broché. 3 fr.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 30 Décembre 1905
- CU
- La compagnie Marconi va établir à Lorne Head près de Louisbourg (Gap Breton) une station de télégraphie sans fil complétant le poste de „Glace Bay placé aune quarantaine de kilomètres de ce point.
- Un nouveau dispositif a été inventé par M. Kittsee pour l’équipement des trains au moyen de postes de télégraphie sans fil. La difficulté à laquelle on se heurtait pour établir des communications avec les trains en marche était l’impossibilité d’employer des antennes assez hautes à cause des ponts, des tunnels, et des fils croisant la voie. Dans le nouveau système, le train est muni d’une antenne élevée, établie comme une sorte de perche de trolley. A chaque passage de pont ou de tunnel, ainsi qu’à chaque croisement, cette antenne est abaissée automatiquement par le jeu d’un électromoteur quemeten action un contact placé sur la voie.
- Le gouvernement Mexicain a confié à la Société Telefunken l’installation de postes reliant Mazatlan et San José del Gabo, la distance à franchir étant de 325 km. Ges stations devront être en relation, non seulement entre elles, mais encore avec des bateaux, et, à cet effet, seront équipées pour plusieurs longueurs d’ondes.
- B. V.
- Nouveaux câbles télégraphiques sous-marins.
- Le Colonial Office de Londres a nommé une commission à l’effet d'étudier le projet de raccordement de toutes les colonies anglaises avec^Londres par câbles télégraphiques sous-marins. Gette commission a déjà proposé la pose des câbles suivants :
- i° De l’Angleterre à Vancouver (sur le Pacifique) par le Canada.
- 2° De l’Australie au Gap, par l’Océan Indien, avec ramification de l’Inde aux îles Coco.
- 3° De l’Angleterre aux Iles Bermudes, en passant par l’Ascension et les Indes occidentales, avec ramification au Canada.
- J. N.
- Lignes télégraphiques en Australie.
- Un remarquable résultat a été obtenu sur les lignes télégraphiques d’Australie. On a pu communiquer entre Broome et Cap-York par les lignes qui suivent les côtes ouest, sud et est et dont le développement atteint 10.700 kilomètres. Ges lignes sont de composition très hétérogène : les unes sont en fer et les autres en cuivre : certaines parties sont en câbles souterrains.
- E. B.
- Nouveau système de télégraphie.
- Un nouveau système de télégraphie a été récemment expérimenté par un ingénieur italien, M. Magini. Cet inventeur emploie comme transmetteur une bobine de Buhmkorff alimentée par une pile sèche, et, comme récepteur, un cohéreur construit d’une façon particulière et placé dans un circuit.
- Ce système permet de transmettre des télégrammes à des distances considérables ou avec une très faible dépense d’énergie : les communications restent bonnes même quand l’isolement est très défectueux et quand il se produit des terres le long de la ligne.
- E. B.
- Communications téléphoniques souterraines entre Philadelphie et New-York.
- Les villes de New-York et de Philadelphie, distantes de 200 km., vont être reliées par huit câbles souterrains à 120 paires de conducteurs. On procède actuellement à la pose du premier câble, et l’on placera les suivants après les essais. Pour obtenir de bonnes communications, on emploie le système de bobines Pupin.
- E. B.
- Coupe-circuits pour installations téléphoniques.
- Il est nécessaire de placer, dans les installations téléphoniques, des coupe-circuits qui rompent la continuité lorsqu’il se produit un contact entre un conducteur téléphonique et un conducteur d’une ligne de transport d’énergie électrique.
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- CUI
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 30 Décembre 1005
- La maison Mia et Genest a établi à cet effet ün coupe-circuit qui produit la rupture sous l’effet du passage d’un courant de i !l\ d’ampère pendant i5 secondes. Ce coupe-circuit consiste en une bobine à lil chaud constituée par un fil de nickel de ijio de mm. dans le noyau métallique de laquelle est soudée une pointe au moyen d’une soudure à point de fusion très bas. Aussitôt que le courant atteint une intensité exagérée, la soudure se ramollit et la pointe, tirée par un ressort, cesse d’être en contact métallique. Avant le coupe-circuit, on intercale des parafoudres à charbon réglés à o,i5 mm. de coupure.
- E. B.
- Microphone de grande puissance.
- Le principe de ce microphone, dû à M. Adams-Randall, consiste à employer plusieurs contacts microphoniques parcourus, chacun, par le courant d’une batterie particulière. Ces contacts, au nombre d’une douzaine, sont montés sur une plaque en fer de 1,2 mm. d’épaisseur. Chacun des circuits d’un contact contient le primaire d’une bobine micro-pbonique : les primaires de toutes ces bobines sont indépendants les uns des autres, mais les secondaires sont tous reliés à la ligne de transmission. Chaque microphone individuel agit pour son compte et les actions s’ajoutent dans la bobine secondaire pour la transmission.
- Des résultats remarquables ont été obtenus avec ce microphone dans des expériences faites en Amérique, sur une ligne reliant Chicago et la Nouvelle-Orléans (1.800 km.), et sur des lignes télégraphiques ordinaires.
- R. R.
- La consommation de cuivre en 1904.
- Dans le Mining Magazine, H. Weed indique que la production totale de cuivre pour l’année 1904
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- s’est élevée à 613.000 tonnes et se répartit de la façon suivante :
- CONSOM.M. IMPOHT. KXPOllT.
- États-Unis 200 ooô 135 000
- Angleterre 120 OOO 119 5oo
- Allemagne IOO OOO 79 OOO
- France 5o 000 42 5oo,
- Autriche-Hongrie 20 OOO 18 OOO
- Russie 18 OOO 7 000
- Italie 6 000 3 000
- Japon 5 000 3o 000
- Espagne — 4 7 000
- Mexique — 5o 000
- Amérique du Sud.... — 4 0 OOO
- Australie — 3o 000
- Canada — 20 OOO
- 1\. 1\.
- Fabrication électrolytique de fils de cuivre.
- Un nouveau procédé, employé avec la méthode centrifuge de Cowper Coles permet de fabriquer électrolytiquement du fil de cuivre. A cet effet, on emploie un mandrin cylindrique portant à sa périphérie une encoche anguleuse hélicoïdale. Les couches successives de métal qui se déposent s’incurvent suivant les deux plans inclinés qui constituent les bords de l’encoche et, à leur jonction, forment un plan de clivage. Line fois que l’épaisseur de cuivre déposée sur le mandrin est suffisante, on n’a plus qu’à dérouler le fil qui se trouve enroulé eu hélice à tours jonctifs sur le mandrin.
- E. R.
- BREVETS
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION •
- li REVETS ALLEMANDS
- 15 5.4 14 ^ fi décembre igo3. — Sikmens-Schüc-keut. — Indicateur de surtensions reposant sur Iemploi de cohéreurs.
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- Supplément h L'Eilairage Electrique du 30 Décembre 1005
- CL1II
- Un ou plusieurs éclateurs reliés aux conducteurs et dans lesquels jaillit une étincelle au moment des surtensions agissent sur un cohéreur qui ferme alors un circuit spécial contenant un avertisseur.
- 165.780, 28 mars igo3. — Hall. — Interrupteur automatique pour les lignes aériennes en cas de rupture-
- Le lil rompu, tombant sur le bras d’un appareil, provoque le fonctionnement d’un interrupteur qui coupc le courant.
- i5G.5o8, 24 novembre 1903. — Felten et Guil-leaume. — Coupe-circuit fusible pour courants de forte intensité.
- Dans cet appareil, l’un des pôles en forme de calotte est fixé et l’autre est libre à la partie supérieure du tube isolant qui entoure la bande fusible de telle façon qu’il soit expulsé par la pression des gaz produits quand la bande fond. i56.744, ier avril 1904. — Land- und Seekaiîel-avehke. — Appareil de protection contre les surtensions.
- Cet appareil, destiné à la protection des câbles électriques, consiste en un éclateur placé dans l’huile et formé par deux électrodes que sépare une matière moins isolante que l’huile. Quand une surtension se produit, celte matière isolante est
- perforée, et la perforation est remplie par de l’huile aussitôt après la décharge.
- 19.918, 2 août 1904. — Ciu Westinghouse. — Indicateur de terres pour lignes électriques.
- Deux ou trois électrodes sont reliées directement, ou par l’intermédiaire de condensateurs, aux conducteurs électriques du réseau.
- Entre ces électrodes se déplace une calotte sphérique métallique mobile dans tous les sens et reliée à la terre. Lorsqu’une terre se produit sur l’un des conducteurs, la calotte sphérique est attirée par l’action de la ou de deux électrodes relatives aux autres conducteurs.
- BIÎEVETS FRANÇAIS (Q
- 362.785, du 28 mars 1905. — Société laxd- und seekabelweiike. — Dispositif de sûreté contre les excès de tension pour câbles électriques. 353.176, du 10 avril 1906. -— Société Siemens et Halske Act. Ges. — Accouplement pour conduc-ducteurs d'électricité.
- 353.232, du 11 avril igo5. —- Société. Juste et compagnie. — Dispositif de coupe-circuits à barrettes interchangeables.
- 353.233, du 11 avril igo5. —- Société Juste et
- (1) Communiqués pur M. Josse, 17, bout, de la Madeleine.
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- Il est délivré toute l’année parles gares et stations du réseau d'Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France.
- i° des billets daller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 0/o en irc classe et 20 %> en 2e et 3e classe.
- 20 des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 °/„ pour une la-inille de 2 personnes à 4° °/o pour une famille de 6 personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du tarif général d après la distance parcourue avec minimum de 3oo kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand’père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau -frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les s -rviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 3o jours moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Les conditions principales d’émission de ces livrets sont les suivantes :
- L’itinéraire doit ramener le voyageur à son point de départ initial. Il peut affecter la forme d’un voyage circulaire ou celle d’un aller et retour.
- Le parcours à effectuer sur les réseaux ou par les voies navigables des pays indiqués ci-dessus (France et Etranger) ne peut " être inférieur à 600 kilomètres. La durée de validité des livrets est de 45 jours lorsque le parcours ne dépasse pas 2.000 kilomètres ; elle est de Go jours pour les parcours de 2.000 à 3.000 kilomètres, et de 90 jours au-dessus de 3.000 kilomètres.
- Dans aucun cas la durée de validité ne peut être prolongée ni l'itinéraire modifié.
- Les enfants âgés de moins de 4 ans sont tr nsportés gratuitement s’ils n'occupent pas une place distincte ; au-dessus de 4 ans jusqu’à io ans, ils bénéficient d’une réduction de moitié.
- Aucune réduction sur les prix de ces livrets n’est accordée pour les voyages effectués eu groupe ou les voyages de famille.
- Ces livrets doivent être demandés à l’avance sur des formulaires ad hoc et au moyen de cartes, tarifs et documents tenus à la disposition des intéressés dans toutes les gares et stations françaises ou étrangères faisant partie des pays européens désignés ci-dessus.
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- 11 est exigé des voyageurs, au moment de la demande, le dépôt d’une provision de 3 francs par livret. Cette somme est déduite du prix lorsque le voyageur prend possession de ce livret.
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- CLIV
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 30 Décembre 1905
- compagnie. — Perfectionnements aux interrupteurs électriques.
- 353.279, du 11 février 1906. — Heap Richardson et autres. — Support pour conducteurs électriques aériens.
- 353.314• — Société Land- cxd Seekabelwerke.— Dispositif indicateur des décharges produites aux dispositifs de sûreté protégeant les conducteurs contre le survoltage dans les canalisations.
- 353.826, du 29 avril igo5. — Lincoln. — Perfectionnements dans les distributions électriques.
- 353.8856, du 2 mai igo5. — Berger. — Procédé pour isoler les fils conducteurs électriques.
- 353.890, du 2 mai igo5. — Coopeiî Hewitt. — Perfectionnements dans les distributions électriques.
- 353.906, du 3 mai igo5. — Meihowski. — Isolateur.
- 353.946, du 22 avril igo5. — Grisson. — Coupe-circuit de sûreté pour éléments unipolaires.
- 354.ooi, du 5 mai igo5. — Gest. — Dispositif et moyens pour la pose de fils électriques dans les conduites .
- 354.170, du 10 mai igo5. — Belliol. — Limiteur de tension.
- 354.187, du io février igo5. — Lethoteur. — Appareil de sécurité avec ancrages équilibrés pour la mise en court-circuit des conducteurs aériens lors de leur rupture, avant que ceux-ci n atteignent le sol, pour hautes et basses tensions.
- 354-568, du 2.3 mai igo5. — Neu. — Dispositif de sécurité perfectionné pour canalisation électrique à haute tension.
- 354 791, du 18 avril igo5. —Tesla. — Perfectionnements apportés à la transmission de l’énergie électrique.
- 354.855, du 3i mai igo5. — Ropiquet. — Interrupteur électrique.
- 354.977, du ^ juin igo5. — Brown. — Perfectionnements aux dispositifs servant à fixer les extrémités des fils électriques ou autres.
- 35o. 119, du 17 août igo4- — Giaxoli. — Distributeur de courant primaire à réglage automatique.
- 355.586, du 24 juin igo5. — Chevrier. — Dispositif de protection,
- 355.689, du 28 juin 1905. — Zani. —Interrupteur électrique.
- 355.698, du 28 juin igo5. —Weller. — Pilier de support pour conducteurs électriques.
- 355,734, du 26 juin 1905. — Société Thomson-Houston. — Perfectionnements aux parafoudres.
- 355.902, du 25 janvier 1905. — GuÉnée. — Nouveau coupe-circuit.
- 356.232, du 19 juillet 1905. — Société Siemens et Halske A.-G. — Conducteur pour courant alternatif.
- 356.24g, du 19 juillet 1905. — Elliason. — Interrupteurs.
- ÉDITIONS DE L’ « ÉCLAIRAGE ÉLECTRIÛDE »
- CHEVRIER, G. Elude sur les Résonances dans les réseaux de distribution
- par courants alternatifs ;
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- La Traction électrique ;
- Un volume in-8" raisin de 545 pages aves 278 figures. Prix : broché. 12 fr.
- L’Electricité en agriculture ;
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- La Séparation électromagnétique et électrostatique des minerais;
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- Un volume in-8° raisin de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : j rejj^ rj fr
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- TABLE DES MATIÈRES des 25 premiers volumes de V a Éclairage Électrique » (1894-1901)
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- Supplément à L Eclairage Electrique du 30 Décembre l!)Oô
- Cl v
- 356.423, du 26 juillet 1905. — Dixon. — Perjcclion-
- nements à la production et à la distribution de Vélectricité.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX ET AVIS
- Constitution de nouvelles sociétés.
- Société en commandite par action Marcel Bréant et Cie, société du secteur électrique- des vallées de la Seine et de l’Epte à Gasny (Eure). Capital : 3oo.ooo frs. Durée : 3o ans.
- Société en commandite Frymann et Gie, appareils électriques et fournitures pour 1 électricité, iy. rue Verdi, à Nice. Capital : 3o.ooo frs. dont 10.000 par la commandite. Durée : 6 ans.
- Compagnie électrique d’Eclairage et de Force (société anonyme), siège social : 7, rue Albert,
- Bennes. Capital : 5o.ooo frs. Constituée le 3o septembre iqo5.
- Association agricole de production et de distribution d’énergie électrique de Neuve-Maison (société anonyme), siège social à Neuve-Maison (Aisne). Capital : 10.000 frs. Constituée le 9 octobre 1906.
- Société en nom collectif Benzeville etFrézouls, applications générales de l’électricité, 33, Grande-Rue,, à Nogent-sur-Marne. Capital : 10.000 frs. Durée : 2 ans, 9 mois.
- Société anonyme de l’Electricité d’Entraigues, siège social à Entraigues (Isère). Capital : 3o.ooo frs. Durée : 3o ans
- Société en commandite R. Mathorez et Gie, accessoires d’électricité, 4c boulevard Ilaussmann, Paris. Capital : 5.000 frs. Durée : i5 ans.
- Mexique. — Commerce et Exportation. — Modification douanière.
- Le nouveau tarif douanier mexicain entré en vigueur le premier septembre, renferme les droits suivants pour les produits électriques:
- Lampes à arc électriques, o,oG pesos par kg. brut. Machines de toute nature pour usages industriels agricoles et mines, ainsi que leurs organes, i,65 pesos par 100 kgs bruts. Automobiles de toutes natures pour personnes, d’un poids au-dessous de 260 kilos, 0,66 pesos par kilo net. Automobiles pour le transport des voyageurs, de plus de 200 kgs, mais moins de y5o kgs, o,55 pesos. Automobiles pour le transport des voyageurs, d’un poids de plus de ySo kgs, o,45 pesos. Jouets automatiques commandés électriquement. 0,80 pesos par 100 kilos.
- D’après l’article 3 de la loi d’importations, il ne sera plus prélevé de droits additionnels aux droits du tarif, avec la seule exception de la taxe de 1 1/2 ou 2 % , prélevés pour le compte des corporations communales.
- AVIS
- Ingénieur Electricien ayant déjà dirigé usines importantes, au courant des affaires, meilleures références, désire situation.
- Ecrire, R. S, bureau du Journal.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Dr J. Fricks Physikalische Technik (Technique physique du I)r J. Frick). — Septième édition complètement remaniée et complétée par le Dr Otto Lehmann, Professeur de Physique à l’Ecole technique supérieure de Karlsruhe. icr volume, 2' partie. 1 volume grand in-8° de 1.000 pages et igo5 figures. —Friedrick Vieweg und Sohn, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 24 marks ; relié, 26 marks.
- Nous avons déjà signalé (1), lors de la publication de la première partie du iur volume, l’intéressant manuel du Dr Otto Lehmann, fils d’un disciple de Frick.
- La deuxième partie du Ier volume qui paraît maintenant, contient, après une introduction relative aux démonstrations physiques, les chapitres suivants : statique ; corps solides ; hydrostatique; liquides; aérostatique; gaz; température; quantité de chaleur ; dynamique ; hydrodynamique ; aérodynamique ; thermodynamique.
- Il est superflu de rappeler l’intérêt que présente pour les professeurs enseignant la Physique, cet excellent recueil qui embrasse si complètement
- (') L’Eclairage Electrique, tome XL, 3 septembre J9Ü4, page CXX.
- toutes les expériences relatives aux questions traitées.
- E. B.
- Handbuch der Physik de Winkelmann (Manuel de Physique). — Deuxième édition. Cinquième volume, iere partie. Electricité et Magnétisme, tome II. i volume grand iu-8° 5i5 pages et 2i5 figures. — Johunn Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. — Prix: broché, 16 marks.
- Nous avons signalé récemment (23 septembre 1905,
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE Tlgnnn
- L’ACCUMULATEUR I tJUtJÜ
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 îr. Siège Social : 81, rue Saint-Lazare, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 6a, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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- CL VI
- Supplemrnt à L’Eclairage Electrique du 30 Décembre 1005
- page CXLIil) l’apparition du quatrième volume de cet excellent ouvrage, également consacré à l’électricité et au magnétisme. Il contient les travaux suivants rédigés par M. F. Auilruach :
- Magnétisme en général.
- Matière, forme et constitution des aimants et électro-aimants; phénomènes fondamentaux ; loi de l’action entre pôles ; action entre deux paires de pôles ; oscillations des aimants ; le champ magnétique ; constitution des aimants et des champs ; action des aimants vers l’extérieur.
- Mesures magnétiques.
- Magnétomètre ; méthode bifilaire ; méthode galvanique ; balance magnétique ; méthode des courants d’induction ; mesure de l’intensité verticale du magnétisme terrestre ; mesure de la déclinaison et de l'inclinaison ; mesure relative des intensités et des directions magnétiques ; mesure du champ magnétique.
- Induction magnétique.
- 1re partie, théorie ; 2e partie, observations expérimentales.
- Magnétisme des divers corps.
- Ferromagnétisme, paramagnétisme et diamagnétisme ; magnétisme des cristaux. i
- Relations entre le magnétisme et la mécanique.
- Relations entre l’extension et la pression longitudinales; torsion ; magnéto-striction ; relation avec les constantes élastiques des corps.
- Relation entre le magnétisme et la chaleur.
- Influence de la température sur l’aimantation ; action calorifique de l’aimantation.
- Relations entre le magnétisme et la lumière.
- Relations du plan de polarisation ; influence sur la lumière lors de la réflexion sur un aimant ; double réfraction magnétique ; théorie des phénomènes magnéto-optiques.
- Electromagnétisme.
- Action des courants sur les aimants ; équivalence
- entre les courants et les aimants ; action des aimants sur les courants ; appareils de rotation et d’oscillation électromagnétiques ; aimantation par les courants électriques ; phénomène.de Hall.
- Magnétisme terrestre.
- Distribution locale ; variation dans le temps ; théorie du magnétisme terrestre ; courants terrestres ; aurore boréale.
- R. V.
- Les rayons X, le radium, les rayons N, par Henri Proumen, ingénieur des mines, une brochurein-8 de 8o pages. H. Desforges, éditeur, Paris. Prix : i fr. 5o.
- Cette brochure, écrite dans un but de vulgarisation scientifique, condense l’étude des phénomènes récemment découverts, en signalant leurs analogies.
- Après une explication sommaire de l’état de la matière et des ondes lumineuses, l’auteur expose l’historique de la découverte des rayons X, leurs propriétés et leurs applications ; le chapitre suivant est consacré au Radium, le dernier chapitre aux recherches de MM. Blondlot et Charpentier.
- J. N.
- Annuaire pour l’an 1906, publié par le Bureau des longitudes. Un volume in-i6 de près de 900 pages. Gauthier-Villars, éditeur, Paris. Prix: 1 fr. 5o.
- Ce petit volume compact donne, comme chaque année, un grand nombre de renseignements. Conformément aux dispositions inaugurées dans l’annuaire de 1904 cet annuaire contient des tableaux détaillés relatifs à la Physique et à la Chimie et ne contient pas, en revanche, de données géographiques et statistiques qui sont réservées à l’annuaire 1903;.
- L’édition de cette année contient une notice de M. G. Bigourdan : Les éclipses de soleil. Instructions sommaires sur les observations que l’on peut faire pendant ces éclipses.
- • A.- S.
- ACCUMULATEURS ET VOITURES ELECTRIQUES
- Alfred DININ
- USINES el BUREAUX : a, Quai National, PUTEAUX (S.sine)
- Téléphone 571~04 Adresse Télégraphique : AGGUDININ-PUTEAUX
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