L'éclairage électrique
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- LEclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE.DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- ffU.
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- ü. UPPMANN
- D. MONNIER
- profesreuh k l’école centrait
- H. POINCARE
- professeur a
- A. WITZ
- INGENIEUR 1
- PROFESSEUR A
- TOME L
- 1" TRIMESTRE 1907
- administration et rédaction
- 'jO, RUE DES ÉCOLES, O
- PARIS y
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- îedi 5 Ja
- — NM.
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège do France, Membre de. l’Institut. — A. BLONDEL-, Ingénieur des Vont» et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l'Institut Électrotechniquo Monte-fiore. — M, LEBLANC, Professeur k l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur h la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H, POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l'Institut. — A. W1TZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- PROPRIÉTÉS DES ROTORS A COLLECTEUR
- Dans un article paru dans YJÈclairage Électrique du a3 novembre 1901, nous avons démontré comment, dans tin rotor à collecteur alimenté par des courants polyphasés et disposé dans un stator ordinaire, l’inductance et la commutation dépendent essentiellement de la vitesse. Vers la même époque, nous avons découvert l’existence de propriétés équivalentes dans le cas d’un rotor alimenté par du courant alternatif simple lorsqu’on avait soin de disposer deux balais en court-circuit l’un sur l’autre à 90° des balais d’alimentation. Pins tard nous avons enfin exposé (E. T, 1903) les phénomènes qui accompagnent, dans .un rotor à collecteur, la circulation des courants variables induits parles ilux des enroulements stato-riques.
- T.es théories que nous avons présentées jusqu’à ce jour supposent dos distributions sinusoïdales des champs à la périphérie du rotor et, dans le cas du courant alternatif simple, négligent toute résistance suivant l’axe de court-circuit. Bien que ces théories aient, été suffisantes pour laisser entrevoir et expliquer les phénomènes essentiels, il convient aujourd’hui, après que les propriétés spéciales des rotors à collecteur sont utilisées dans diverses machines industrielles, d’exposer des théories plus détaillées.
- Considérons un rotor à collecteur que l’on a disposé, sous un entrefer uniforme, dans un stator à encoches égales régulièrement espacées. Schématiquement, nous représenterons un tel rotor par un cercle (voir fig. 1). La circonférence de ce cercle correspond à la périphérie magnétique du rotor. Par périphérie magnétique nous entendons la surface cylindrique P passant exactement entre les couches supérieures et inférieures des conducteurs dispo-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 1.
- ches du rotor, c’est-à-dir
- ,ïde (v,
- sentée par un
- permettent de se rendre compte que ayant une allure triangulaire (voir fi g. 4). Mathématiquement on a le droit d’écrire que la valeur du champ sur la génératrice g de la périphérie est de la forme :
- profondeur des encoches (voir fïg-. 2). Bien que des enroulements tambour soient dans la pratique généralement employés, nous supposerons, pour donner un sens plus défini à la figure 1 qu’il s'agit d’un enroulement Gramme cl, sans tenir compte des discontinuités provenant de la distribution de l’enroulement dans les encoches, nous imaginerons que les. balais a, h, c, d, à 90" l’un de l’autre, représentés sur la figure 1 reposent directement sur l’enroulement mis à nu. Une génératrice g de la périphérie est définie par l’angle yoc~§.
- Envoyons par les balais ab un courant égal à l'unitc. La circulation de ce courant dans le rotor produit un flux magnétique. Dire que le champ varie sinusoïdalement sur la périphérie du rotor, c’est reconnaître que la valeur variable du champ sur cette périphérie peut être repré-fig. 3). En réalité, des considérations simples et connues champ variable est plutôt représenté par une courbe
- ?i> ®ï» <?3 ayant des valeurs déterminées.
- Si nous 11e compliquons pas encore notre étude par la considération de la variation de la perméabilité du fer avec la grandeur du champ, nous pourrons considérer que celte forme
- de distribution restera ta môme quelle? que soit l’intensité du courant. Avec un courant 1 on aura donc
- ?r = (<?, sin 0 + ?a sin 30 + sin 50-*-)I.
- 11 doit être bien entendu que le ilux magnétique dont uous parlons comprend les lignes de force que certains auteurs considéreraient peut-être comme constituant des flux de fuite locaux autour des conducteurs, qu'il comprend même, dans le cas des enroulements tambour, le flux extérieur produit par les têtes de bobines.
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- 5 Janvier 1907.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Nous allons évaluer le coefficient de self-induction L du rotor entre les deux balais opposés ab.
- Soient /la largeur du rotor suivant son axe et r son rayon jusqu’à la périphérie magnétique définie plus haut.
- Imaginons toujours que le courant unité circule dans l’induit. On a le droit de considérer que le tube élémentaire de lignes de force comprenant la génératrice g et qui sort du rotor suivant le plan radial og est rentré dans le rotor suivant le plan radial og’, symétrique du plan og par rapportai! plan diamétral cd. Si nous désignons par n le nombre de spires distribuées sur le rotor sous un angle égal à l’unité, on voit immédiatement que, en supposant une distribution continue de l’enroulement rotorique à la périphérie, le nombre de spires traversé par le tube élémentaire considéré est égal à 2%.n. Cette simple considération justifiera, aux yeux du lecteur, l’expression suivante du coefficient de self-induction.
- L = nrl f 2 = ntl f 2 (®, sin 0 + ç3 sin 30 -f- <f6 sin 50 . ..) dQ
- Faisons maintenant tourner le rotor et voyons quelle tension est développée, à la vitesse angulaire <,)1; entre les balais cd, tandis que les balais ab livrent passage au courant unité.
- D’après les formules bien connues qui donnent Ja f. é. m. développée dans les induits à courant continu, c’est la totalité du flux magnétique émis suivant l’axe ab qu’il nous faut connaître. Ce flux total a pour valeur :
- rl j"d<i = >dj («fi sin 0-j-^s sin 30-1-Ç5 sin 50 .. .)rfO — .
- La tension développée entre les balais cd sera par suite
- Nous poserons :
- Ce coefficient kr doit être considéré comme une caractéristique de la forme de la distribution du champ à la périphérie du rotor.
- La tension développée par rotation entre les balais cd est alors égale à :
- Introduisons deux courants diphasés I de pulsation co par les balais ab et cd tandis que le rotor tourne à la vitesse c*>,. Dans le circuit (ab ou cd) de l’une quelconque des deux phases se développeront alors deux f. é. m. exactement en opposition :
- i° Une f. é. m. de self-induction Lui due à la circulation même d’un courant alternatif dans le circuit de la phase considérée ;
- 2" Une f. c. m. de rotation L^ru,I due au déplacement du rotor sous le champ produit par le courant alternatif traversant le circuit de l’autre phase.
- La f. é. m. résultante sera la différence des deux,soit :
- L | m — hr<ùl 11.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. - Na 1.
- L’inductance apparente sur chaque phase sera par conséquent
- 14»—*»<]•
- On voit qu’elle s’annule lorsque :
- b'i=IF‘
- Le coefficient A\ a donc un sens expérimental : il est défini par la vitesse à laquelle toute self-induction disparait véritablement. Nous ne faisons naturellement pas intervenir les harmoniques du courant.
- Dans le cas d’une distribution d’allure triangulaire il est facile de se rendre compte que l’on a /<v <.
- L’inductance s’annule alors pour une vitesse hypersynehrone.
- ainlenantla disposition de la figure 5, dans laquelle les balais cd sont mis en court-circuit l’un sur l’autre taudis que l’on introduit un courant alternatif par les balais ab.
- La valeur du courant dans le court-circuit cd. développée par une tension de rotation L./tvwJ sera égale à
- L . h,, a), I
- en désignant par r la résistance du rotor.
- La composante Jt de ce courant de court-circuit en phase avec T sera : L.À»J Lio _ /crWl ,
- par cette composante induit
- t z-_______________
- "'[’+Ev]
- tour entre les balais ab une tension de
- 1 = 1,.-
- Cette dernière f. é. ni. tend à co oi'te que l’inductance apparente du
- entre les balais ab s
- self-induction Loi de telle i exactement :
- r“^]
- Avec /c,.< 1, on voit immédiatement que cette inductai: vitesse hypersynehrone.
- La composante J3 du courant de court-circuit .en plia;
- s’annule que pour 1 1 est égale à
- YE + LV Y+LV Y"...........'•’+I.V
- Cette composante induit également, entre les balais ab, une 1. é.
- **, -^4;—, • a*,=. 1.
- ’J —I— T
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- REVUE D’ELECTRICITE
- Celte dernière tension se trouve en opposition avec le courant I. Tout se passe donc comme si la résistauee du circuit, ab était accrue. En réalité l’énergie dissipée dans le circuit cd par le courant de court-circuit est prélevée au circuit ab.
- Finalement l’inductance et la résistance apparentes du rotor sont respectivement
- mènes qui accompagnent la conduction de courants s les phé
- Après avoir ainsi envisagé les phi alternatifs dans le rotor, nous envis nomènes qui accompagnent l’induction de semblables courants dans un tel rotor lorsque le stator, dans lequel il est disposé, est lui-même traversé par des courants alternatifs.
- Nous considérerons d'abord le cas d’un stator uniaxial dont l’axe d’enroulement coïncide avec l’axe de court-circuit cd (voir fîg. 6).
- Envoyons dans l’enroulement du stator un courant Fiç. 6.
- égal à l’unité. Ce courant produit un flux suivant
- l’axe cd. La distribution do ce flux à la périphérie magnétique du rotor sera la valeur variable *F du champ à cette périphérie. En posant (voir fîg. i) aog = 0 on au T’ = sin 0 --h 'F3 sin S6 q- 'FB sin 50...
- Sans qu’il soit besoin d’autre explication, on voit que, par analogie avec ce qui écrit plus haut, le coefficient d’induction mutuelle entre le circuit du stator et le ciTcui rotor sera :
- O'
- . induite par rotation dans le circuit ab lorsque le rotor se déplacera s
- définie par
- et que la f. é. : flux statorique
- En posant
- nrl -
- 'F-
- qq— -----
- cette f. é. m. prendra l’expression
- M ./W
- On conçoit de nouveau comment k, pourrait être déterminé expérimentalement. Envoyons dans le stator un courant alternatif I de pulsation w. Le court-circuit cd \ aussitôt le siège d’un courant d’amortissement :
- yr’-f-LV
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L.
- N° i.
- La composante de c
- courant en ph; Mal
- i plus exactement e
- \/r' + L’-u
- La rotation du rotor sous le flux correspondant à cette composante doi ce que nous avons écrit plus haut, à une f. é. m. de rotation en phase avec
- inera lieu, d’après
- Mais d'autre part la rotation du rotor sous le flux correspondant au courant I du stator donne lieu à une f. é. m. également eu phase avec I et dont la valeur est :
- MW.
- La rotation développe donc finalement entre balaisunestation résultante dont la valeur est
- Si les distributions des champs statorique et rotorique à la périphérie magnétique du rotor étaient identiques (Æs = k,) cette f. é. m. serait nulle carie tonne —— est négligeable : c’est une quantité très petite du deuxième ordre.
- Mais en réalité on aura dans la pratique k, > kr et il restera bien un flux résiduel en phase avec I suivant l’axe cd.
- La composante Y* du courant Y, en quadrature avec I est égale à :
- Mo>r r =M _r__________i___j
- y>2-d-LV v/^TLV l" I + Jl_
- LV
- La rotation du rotor sous le flux produit par cette composante développera, dans le circuit ab, une tension en quadrature avec 1 égale à :
- as maintenant un moteur à répulsion, vec connection-séric (fig. 7) dont ilement du stator coïncide avec l’axe
- compensé
- vous exposé,
- toute exactitude.
- r° Une tension en phase avec le c<
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 2" Une tension en quadratur
- n-'^ï
- le courant I :
- MÆ». /-
- /
- Négligeant le terme nous pouvons dire que l’inductance et la résistance apparentes du rotor du moteur à répulsion compensé de la figure 7 sont respectivement :
- K1-^]
- - Mon | hs — kr\
- 11 est facile d'évaluer la f. é. m. waltée induite dans le stator. Nous av mécanisme de l’apparition de celte f. é. m. C’est le flux produit par le coi avons parlé plus haut en considérant isolément le rotor, qui la développe Elle est égale à :
- 5 déjà expos nt J, dont i
- MloJ, =
- M/c,.c
- La composante V2 du courant d'amortissement en quadrature avec I développe une petite tension additionnelle qui agit comme si elle doublait environ la résistance rt. de l’enroulement du stator. L’énergie dissipée par le courant de court-circuit Y est, en ell'et, prélevée au .circuit slatoriquc.
- Enfin une f. é. m. déwattée est induite par suite du flux de fuite du stator qui peut être représenté en introduisant un coefficient de sclf-induetion spécial l.
- Les tensions watlées et déwattées qui apparaissent dans le stator sont finalement :
- i° Une tension wattée (MA»! + 2;*,) I 2U Une tension déwattée /wl.
- Les explications qui précèdent suffisent pour se représenter le fonctionnement du moteur d’induction Fig. 8.
- à collecteur de la figure 8.
- Le courant qui traverse le stator étant 1, il y aura toujours, dans le circuit cd, un courant gligeant la quantité très petite du deuxième ordre les f. é. m.
- d’amortissement Y et, c
- engendrées i° Une f.
- circuit ab seront, à la vitess 1 quadrature avec I :
- MA
- ‘L, ’ Mu.fA* — Ar]I.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N« 1.
- Nous savons d’autre part que l’inductance et la résistance apparentes du circuit ab. à la vitesse o), : sont respectivement,
- f
- Il nous est donc facile d’évaluer le courant développé par la rotation dans le circuit ab. Le couple du moteur sera proportionnel à la composante de ce courant en phase avec l.
- Si l’on néglige la f. é. ni. a0, on peut facilement se rendre compte que le fonctionnement du moteur à collecteur de la figure 8 correspond à celui d’un moteur d’induction sans collecteur. La vitesse à vide serait telle que o>t et le glissements par rapport à cette vitesse avide donnerait lieu à un couple maximum lorsque l’on aurait approximativement
- L,, u — r.
- Mais la présence de la f. é. m. indiquée sous 2" change complètement les caractéristiques-du moteur. Dans l’hypolhôse /•, > le courant développé par celte f. é. m. donne lieu, en effet, à un couple résistant qui peut être aussi élevé que le plus grand couple disponible dans le fonctionnement en moteur d’induction. Dans ces conditions, le moteur se dérobe à toute charge. ,
- L’introduction d’une f. é. m. extérieure dans le circuit ab susceptible de contre-balancer la f. é. m. indiquée sous 2° sera donc généralement indispensable.
- Considérons donc le moteur de la figur
- 9 dans laquelle une tension V est appliquée à l’enroulement statorique tandis qu’unedension v est appliquée au rotor, le déphasage entre ces deux tensions étant ©.
- Désignons par ft et ix les courants en phase avec Y qui circulent respectivement dans le circuit du stator et dans le circuit ab du rotor par L et i2 les courants en quadrature .
- cillent respectivement du stator et dans le circuit ab du ro Nous aurons les équations:
- 1 le circuit du
- Fi |j. 9- 27 (0
- 2/’ — M*awÂ=:o 00
- +M h|*.-A, IL M/.von I,2 — r cos z ' (3)
- +Kf I ? — Lm Ti — ^f| i, 4- Mo IL + M/^^l^asinç • (4)
- Le couple sera proportionnel à la somme des produits qliH-tJâ-
- Kn réalité, on peut négliger dans les équations (1) et (2) la résistance i\ du stator.
- Marius Latocr.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- TRANSPORT D'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE DE MOUTIERS A LYON
- Le transport d’énergie électrique de Saint-Maurice à Lausanne, effectué par le système-série à courant continu de M. Thury, a été décrit en détail lors de la mise en service des usines^). Au printemps dernier, une installation plus intéressante encore du système Tlniry a été ouverte à l’exploitation pour transporter à Lyon Pénergie électrique produite à Moutiers (Savoie).
- La Société grenobloise de Force et Lumière possède un important réseau triphasé qui dessert les départements de la Drôme et de l’Isère. Ce réseau est alimenté par les usines génératrices de Bellegardc (10000 chevaux), Avignonet (8000 chevaux empruntés au Drac), Séchylienne (8000 chevaux empruntés à la Romanche) et La Bourne (5 000 chevaux). La figure 1 montre les positions relatives de ces différentes usines qui produisent toutes des courants triphasés à 2Ùooo volts et 5o périodes.
- Toutes les usines dont il vient d’être question sont reliées par des lignes triphasées convergentes à un point central, situé à Sablon-nières, d’où deux lignes triphasées de 4o kilomètres amènent à Lyon, ou, plus exactement, à Vaux-en-Velin (aux portes de Lyon), l’énergie électrique nécessaire à cette ville.
- La consommation d’énergie électrique de la région desservie et de la ville de Lyon allant en croissant avec rapidité, les usines existantes se trouvèrent rapidement utilisées à leur charge maxima et le réseau triphasé avait besoin d’un nouvel appoint. D’autre part, le développement des tramways électriques de Lyon exigeait un supplément d’énergie électrique sous forme de courant continu à 6uo volts. La Société grenobloise de Force et Lumière fut donc conduite à étudier l’utilisation d’une chute d’eau de l’Isère, située à proximité de La Plombière, près Moutiers, dans la Savoie : la distance entre ce point et Lyon atteint 180 kilomètres.
- La solution adoptée par la Société grenobloise est la suivante : L’énergie électrique est engendrée à Moutiers sous forme de courant continu à intensité constante (jh ampères) et haute tension (jusqu’à 60000 volts) : ce courant continu est amené par une ligne aérienne à Vanx-cn-Velin, où une partie de l’énergie disponible est. convertie en courants triphasés pour soutenir le réseau triphasé existant ; l’autre partie de l’énergie disponible atteint, par deux câbles souterrains de 4 kilomètres, la ville de Lyon, où une sous-s talion (située rue d’Alsace) convertit le couvant continu à intensité constante en courant continu à 600 volts pour la traction. En cas d’arrêt de l’usine de Moutiers ou de rupture complète de la ligne, les groupes de l'usine de Vaux-en-Velin peuvent convertir l’énergie électrique en sens inverse pour alimenter la sous-slation de Lyon et transformer en courant continu les courants triphasés provenant des usines d’Avignonet ou de Séchylienne.
- Pour les extensions futures du système, 011 projette d’élever la tension du courant continu, ce qui pourra être fait sans inconvénient en prenant la précaution de relier à la terre un
- Bellegardc
- 0) Éclairage Électrique,
- XXXII,
- 19 juillet .9najP. 41 et 84.
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- T. L, — N° 1.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- point neutre pris nu milieu (le l’enroulement des génératrices : on pourrait de la sorte atteindre une tension totale de iooooo volts, la différence de potentiel entre un fil et la terre étant de y5 ooo volts.
- Fîff. a. ~ Usine gén.
- i fluuibîére (Mouliers).
- vitesse de rotation de 3oo tours par inimité. Les générateurs accouplés aux turbines puissance électrique totale de 4 4oo kilowatts, ce qui correspond à une tension de 58 â
- pour une intensité de courant constante de 75 ampères. La différence de potentiel aux bornes de chaque générateur est donc d’environ i45oo volts.
- Chaque générateur comprend un groupe de quatre machines à courant continu à 3doo volts: ces quatre machines sont assemblées deux par deux sur un même bâti avec un arbre commun, et deux machines doubles ainsi constituées sont reliées entre elles et à chaque turbine, par deux accouplements flexibles et isolants d’u ligure 2, qui donne une vue de l'i nettement cette disposition.
- Chaque machine double repose sur un bâti à trois paliers. Les deux inducteurs en acier coulé portent six pôles massifs venus de fonte avec la culasse: les masses polaires en tôle sont rapportées sur les noyaux et soutiennent les bobines inductrices. Le diamètre d'alésage, est de 1200 millimètres. L'entrefer simple a 9 millimètres. Les deux induits sont s en sont isolés électriquement. Chacun d'eux porte ni enco-5 faites au gabarit: chaque bobine comprend trois spires, i, a r ioo millimètres de diamètre et 70 millimètres de
- volts
- modèle particulier. La une génératrice, montre
- r le même arlje
- montés i ches ouvertes contenant 33a bobin Chaque collecteur, isolé de l'arb
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- REVUE D'ÉLECTRICITE
- longueur exacte : il porte 996 lames eu contact avec six lignes de balais. Le tableau suivant résume les dimensions principales d’une machine simple.
- Type de machine.....................
- Puissance normale...................
- Différence de potentiel aux bornes.
- Intensité de courant................
- Forme de la carcasse inductrice.. Métal constituant la carcasse. Nombre de pôles inducteurs. .
- Nature des pôles et mode de fixation. Section des noyaux.
- Type de bobines inductrices..
- Nature des masses polaires..
- Diamètre d’alésage..................
- Valeur de l'entrefer simple. . Diamètre extérieur de l’induit. . Vitesse périphérique de l'induit. Longueur axiale de 1 induit. . . .
- Nombre de canaux de ventilation. .
- - d’encoches.....................
- de bobines de l’enroulement. — de spires par bobine..
- Diamètre du .collecteur.............
- Vitesse périphérique du collecteur. Longueur axiale utile du collecteur.
- Nombre de lignes de balais. . Nombre de balais par ligne. . . ’ .
- Section d'un charbon................
- Type de porte-balais................
- générateur à courant continu. 270 kilowatts.
- 3 600 volts.
- 75 ampères.
- ronde en deux pièces.
- 6
- acier coulé ; venus de fonderie.
- fil enroulé sur carcasse en zinc, feuilletées.
- 1 256 mm.
- 9 —
- 1 a3a —
- 19“,5o par seconde.
- 3oo mm.
- 4 de 10 mm.
- 33a
- 3
- i7m,3o par seconde.
- 70 mm.
- 996
- 6
- 3oxS mmq. pivotants.
- Les accouplements élastiques qui relient entre elles les turbines et machines doubles sont d’un modèle particulier(fig. 3). Ils comprennent un grand manchon et un peliL manchon que réunit une courroie passant sur vingt manetons Le grand manchon est en deux pièces, unplateau portant.les manetons d’entraînement et un moyeu. Le bord intérieur du plateau est pressé contre le bord extérieur du moyeu par un anneau serré par 3a boulons. Le serrage de ces boulons est tel que. sous l’effet du couple normal, aucun glissement ne puisse se produire entre les deux pièces, mais qu’un glissement ait lieu dès que le couple dépasse une certaine valeur. Cette disposition permet d’éviter les détériorations des courroies ou des induits lors d’une surcharge brusque exagérée.
- Chaque machine double est munie d’un déelancheur par inversion : cet appareil, commandé par une came, met la machine en court-circuit si elle tend à tourner en moteur par suite d’une fausse manœuvre. Les appareils de réglage sont du même type que ceux de l’usine de Saint-Maurice et ont été décrits en détail à propos de cette installation. Une colonne de distribution porte l’interrupteur de court-circuit, l’ampèremètre et le voltmètre de chaque machine : cette colonne est surmontée de deux parafoudres à soufflage magnétiques reliés aux deux pôles delà machine. La figure 4 représente une de ces colonnes.
- Le réglage des machines est effectué par variation de la vitesse de rotation des groupes
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L, — N° i.
- générateurs. A cet effet, la vitesse des turbiues est modifiée, suivant la tension correspondant à la charge, par le jeu de servo-moteurs à huile comprimée actionnant les distributeurs. Cos servo-moteurs sont commandés par une transmission générale qu’actionne un régulateur d’intensité. Cet appareil a pour fonction de maintenir constant à la valeur de
- ^5 ampères le courant débité par l’usine. Il est représenté par la figure 5, et est établi d’après le principe général des régulateurs Tliury : il comprend un mécanisme à cliquets mis en mouvement alternatif par un moteur électrique et un solénoïde traversé par le courant dont l’intensité doit être maintenue constante. Quand la valeur de l’inlensité est trop faible ou trop élevée, le noyau du solénoïde actionne un levier qui fait entrer en prise les cliquets du mécanisme à mouvement alternatif avec les dents d’une roue commandant la transmission générale. Suiyant le sens de la variation du courant, c’est l’un ou l’autre cliquet qui entraîne la roue dentée, déterminant ainsi la rotation de l’arbre de transmission dans l'un ou l'autre sens correspondant à l’ouverture ou à la fermeture des turbines. Le petit moteur actionnant
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 17
- le régulateur est branché sur un shunt intercalé dans le circuit-série : la différence de potentiel qu’il absorbe est d’environ 6 volts.
- Les machines ont été isolées d’une façon 1res complète par rapport au sol. Les plus grandes différences de potentiel, sont deVjooo volts environ par induit, de 7 5oo volts par machine double et de i5ooo volts par générateur quadruple. Entre la dernière machine ou
- Fir- 5. - Régulatear.
- l’appareillage et la terre, il peut y avoir une différence de potentiel de 60 000 volts. Toutes les machines, les colonnes de manœuvre et les armoires-tableaux sont supportées par des boulons scellés dans des isolateurs à double cloche reposant sur le béton et noyés dans du béton d’asphalte. Tout le sol de l’usine est recouvert d’une couche de 1 centimètre d’asphalte pur coulée au-dessus d’une couche de ic,B,5 de béton d’asphalte : les essais ont montré que l’isolement ainsi obtenu peut résister à l’application d’un courant alternatif à 80000 volts. Les jonctions entre les machines et les colonnes de manœuvre sont faites en câbles isolés, passant par des tubes en grès qui sont noyés dans l’asphalte. .
- La protection de l’usine génératrice entre les décharges atmosphériques a fait l’objet de précautions toutes particulières. La ligne est protégée, à son départ, par dix bobines de réactance de !\o tours de fil de fer de forte section carrée, et par vingt parafoudres répartis en deux groupes de dix appareils reliés soit en série soit en parallèle avec chacun des fils de ligne. Ces parafoudres sont à cornes et sont, munis d’un soufflage magnétique dont les effets se produisent sur une grande longueur d’arc, grâce à la forme en éventail des deux
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- pôles de la bobine de soufflage : les cornes des parafoudres sont en bronze et sont placées entre deux plaques de porcelaine ; des résistances liquides sont en série avec les para-foudres. Tous ces appareils sont disposés dans un local spécial à deux étages, les bobines de réactance et les résistances liquides étant placées au rez-de-chaussée et fixées contre les parois, et les quarante parafoudres étant logés au premier étage et fixés à des pusports peu élevés occupant le milieu de la chambre.
- LÉGENDE
- I Interrupteur' de couct-inrcuit.
- Pr Pnrafoudre de ligne,
- i, Paraloudre de machine.
- K Résistance liquide,
- r Résistance non inductive.
- S Bobines de réactance.
- Dt Disjoncteur de tension.
- Dv Déclancheur de vitesse.
- D; Disjoncteur d’inversion.
- De Disjoncteur ci charbons.
- F Interrupteur de sûreté.
- Vm Voltmètre de machine.
- Vt Voltmètre de terre.
- Vg Voltmètre général.
- C Wsttmèlre.
- \ Ampèremètre.
- Sh Régulateur Shunt.
- Sol. g. Solénoïde du régulateur des machines. M reg. Moteur du régulateur.
- Le schéma de la figure 6 indique les différentes connexions de l’usine génératrice et de la ligne de départ ; la légende indique la signification des différentes lettres portées sur cette figure. Les appareils généraux de commande et de réglage au départ de la ligne, voltmètre, ampèremètre, compteur et interrupteur de court-circuit, sont disposés sur un tableau-armoire.
- (A suivre.) Jean Reyvai,.
- TÉLÉGRAPHIE RAPIDE SYSTÈME POLEAK ET VIRAG (Jin)(l)
- Le système Pollak et Virag, qui peut répondre à toutes les exigences, a fait ses preuves dans divers essais officiels. Ces essais ont été faits entre Budapest et Pozsony (Pres-
- XLIX, 29 décembre 1906, page 486.
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- bourg), sur une ligne de 218 kilomètres, ainsi qu’entre Berlinet K-œnigsberg, sur une ligne de 710 kilomètres.
- La ligne de Budapest à Pozsony consiste en deux fils de cuivre de 3 millimètres de diamètre, ayant une résistance de 2,5 ohms par kilomètre. La résistance totale de la ligne, dont, la longueur est d’environ 2x8 kilomètres, s’élève à i36o olimscn y comprenant la résistance des petits fils qui la constituent à l’intérieur de la ville. Ce circuit est établi le long d’une voie ferrée, sur des poteaux portant de 3 à 5 autres lils téléphoniques ; de l’autre côté sont les fils télégraphiques.
- Le télégraphe rapide Pollak-Yirag fut mis en fonctionnement, sur cette ligne, du 24 octobre au x5 décembre, afin de procéder à des expériences pratiques. Des télégrammes furent transmis, avec les meilleurs résultats, de Pozsony à Budapest; les essaient avaient lieu chaque jour, durant trois on quatre heures, après neuf heures du soir.
- Les appareils employés et qui comportaient les derniers perfectionnements du système de télégraphe rapide Pot,laïc-Yibag ont délivré les télégrammes écrits en italique, sur une bande de papier de 70 millimètres de largeur, suivant des lignes transversales de 60 millimètres de longueur. Deux circuits étaient employés pour obtenir cette écriture en italique : l’un était formé par ces deux fils téléphoniques, l'autre par ces deux fils réunis en parallèle avec la terre. L’un de ces circuits servait à la formation des composantes verticales, et l’autre à la formation des composantes horizontales des lettres. L’appareil permit de transmettre par heure, entre les deux stations, 45 000 mots qui furent reçus exactement et clairement. La manipulation de l’appareil parut simple durant toute la période des expériences, quoique les conditions atmosphériques fussent très variables; une correction ou un réglage fut rarement nécessaire.
- Les expériences faites avec la machine h perforer démontrent que l’on peut, ax!ec une habileté ordinaire, perforer correctement 2 000 mots par heure.
- Les expériences faites en Allemagne furent effectuées sur deux lignes à deux fils de bronze, entre Berlin et Kcenigsberg, en présence des représentants officiels de l’Administration des Postes et Télégraphes.
- L’une de ecs deux lignes à deux lils sert aux communications téléphoniques et est supportée, avec d’autres lignes téléphoniques à deux fils, par des poteaux affectés seulement à la téléphonie. Elle a une longueur de 710 kilomètres ; la résistance de chacun des fils (4 millimètres 1/2 de diamètre) étant d’environ 1 100 ohms. Chacun des télégrammes d’essais envoyés sur cette ligne par le télégraphe rapide était reçu en bonne écriture, que la transmission fut faite de jour ou de nuit, dans des conditions atmosphériques variables. Le plus grand nombre de mots transmis par heure durant la période d’expériences fut d’environ 4ooon.
- Le fonctionnement de ces appareils de télégraphie rapide ne fut pas affecté par les lignes téléphoniques voisines, mais, d'autre part, la ligne Pollak-Yirag produisit des troubles d’induction sur toutes les lignes téléphoniques, et dans quelques-unes de celles-ci, les communications téléphoniques furent très altérées.
- La seconde ligne d’expériences consistait en deux fils télégraphiques de bronze, de 3 millimètres de. diamètre, fixés auxpotcauxtéléphomquesordinaires etreliés de manière à former une ligne à deux fils, dans laquelle une section souterraine de la ligne (à l’exception de 170 mètres de fiL isolé à la gutta) était disjointe et remplacée par un fil aérien. La longueur de la ligne à deux fils ainsi constituée était d’environ 600 kilomètres, chacun des deux fils ayant une résistance d’environ 1 700 ohms.
- Les mêmes appareils de télégraphie rapide de MM. Pollak et Yirag fonctionnèrent con-
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- venablement sur cette ligne et donnèrent à la réception une écriture très nette, quoique, de temps à autre, plusieurs ou tous les autres fils télégraphiques voisins fussent en service. Les télégrammes arrivèrent sans erreurs. Une fois, l’appareil fonctionna sans interruption pendant cinq minutes; dans cette dépêche d’environ 2 800 mots, quelques rares endroits étaient illisibles; cela était dû probablement an fonctionnement du moteur, qui était, trop usagé et quelquefois tournait trop lentement, et à une altération du ruban de papier. La vitesse que présentèrent les transmissions expérimentales atteignit environ 32 000 mots par heure. On ne constata pas de phénomènes d’induction dans les fils télégraphiques voisins.
- La manipulation du transmetteur, ainsi que celle du récepteur qui, durant les essais, étaient manipulés par M. Pollak lui-même, ne sembla présenter aucune difficulté''; il en fut de même pour le perforateur, qui se présente comme une machine à écrire et que l’on actionné de la môme manière. Autant qu’on put l’observer, la machine à perforer fonctionne sans fautes. Le développement photographique de l’écriture, dans l’appareil automatique à développer du récepteur, s’effectue avec régularité.
- Le document allemand contient, un passage qui mérite plus particulièrement notre attention et dans lequel on signale que pour quelques lignes téléphoniques les communications furent très altérées par la ligne Pollak-Virag. Il semble que ces altérations sont uniquement dues àla mauvaise disposition de ces lignes téléphoniques. D’ailleurs dans les ex périences entre Berlin et Francfort-sur-Mein, sur une longueur de 55o kilomètres, rien de pareil ne fut constaté, et, de. même, les expériences qui oui eu lieu l’année dernière pendant plusieurs mois entre .Paris et Lyon n’ont donné lieu à aucun trouble sérieux, comme le prouve le texte suivant du rapport du Comité technique :
- « Un l’ail à noter est l’immunité complète du système contre les courants terrestres et « ceux du voisinage ; d’autre part, le travail du Pollak est perçu très nettement sur le circuit « voisin, mais il n’apporte aucun trouble dans la communication téléphonique. Lors de son « essai, la mise en roule a été pour ainsi dire instantanée et le fonctionnement régulier « immédiat.
- « En résumé, cet appareil réalise un progrès très marqué sur les appareils similaires, et « la vitesse de transmission (4oooo mots par heure) dépasse celle de tous les autres appa-« reils connus. »
- Nous pouvons ajouter que ces expériences ont eu lieu sur deux lignes Paris-Lyon ; l’une de 522 kilomètres en fil de 4 millimètres de diamètre, résistance 751 ohms, capacité 7/5 microfarad. L’autre de 5ig kilomètres en fil de 3/5 millimètres, résistance 487 ohms, capacité 4/664 microfarad. Les deux fils étaient donc suffisamment différents et néanmoins aucun trouble ne fut constaté.
- Si nous passons maintenant à l’examen des conditions do service pratique du système Pollak-Virag, il nous faut tout d’abord remarquer que l’on ne peut pas employer avec ce système les lignes de fil de fer en usage avec les appareils télégraphiques actuels.
- En effet de telles lignes, comme on peut bien le penser, ne permettent pas le passage de 3oo à 4oo émissions de courant par seconde, c’est-à-dire un nombre analogue à celui d’une communication téléphonique.
- Il faut donc recourir à des lignes téléphoniques en cuivre ou bronze pour la transmission des télégrammes rapides. Nous nous empressons d’ajouter qu’il n’est pas nécessaire que ces lignes soient préservées du phénomène d’induction comme devraient l’être les lignes téléphoniques, car les appareils Pollak-Vtrag, ainsi que l’on peut s’en rendre compte par les schémas que nous avons publiés, possèdent des téléphones dans lesquels les effets d’induction s’éliminent par la disposition même des circuits, lis sont donc relativement insen-
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- siblcs aux influences inductives, comme d’ailleurs l’ont prouvé les expériences, surtout celles faites dans ce but en Allemagne entre Berlin et Fraaeforl-sur-Mein sur une longueur de 55o kilomètres.
- Toutefois les avantages économiques du système ne sont pas altérés par l’emploi de lignes de Cuivre, car en réalité le système Pollak-Virag procure une économie considérable sur l’établissement des lignes, puisqu’il permet, avec deux fils, de transmettre une même quantité de mots que le système Hughes, par exemple, permet à peine, en employant. 20 fils.
- L’économie principale du système Pollak-Virag réside cependant surtout dans la réduction considérable de personnel et de main-d’œuvre. Pour nous en rendre compte, examinons le tableau suivant, qui offre une comparaison des quatre systèmes actuellement en usage : Morse, Hughes, Baudot, et Pollak-Virag, en ce qui concerne leur production, leur capacité et le prix de revient de la transmission des dépêches, à l’aide (le chacun de ces systèmes.
- Il a été admis comme base de calcul, que üooo mots taxés doivent être transmis par heure entre deux stations. Cela fait avec les appels, préambules, ordres de service, etc., n à 12 000 mots à transmettre effectivement. Les dépenses, pour l'entretien de la ligne de 5oo kilomètres de longueur, et pour l'intérêt du capital investi, sont évaluées à Gooo francs ; les frais par employé seraient de 2 4oo francs par an, et pour les auxiliaires de 1 5oo francs.
- Pour le système Morse, ainsi que pour l’appareil Hughes, il faut deux employés par ligne, tandis que pour le Baudot, où 4 appareils peuvent travailler en môme temps, il faut huit employés pour transmettre 5ooo mois à l’heure pour une ligne, soit 16 pour deux lignes, et 4 dirigeurs, en tout 20 employés et G auxiliaires pour les expéditions, etc.
- Pour le système Poll.\r-Vtr\g, il faut le travail simultané de l’employé transmetteur, de Temployé récepteur et de sept employés perforateurs et G auxiliaires. Comme l’appareil a une rapacité de 4oooo mots à l’heure, il en résulte que, pour 6000 mots taxés à l’heure,les employés transmetteur et récepteur resteront libres pendant 28/40 soit environ 3/4 d’heure pour aidera perforer les rubans des différentes dépêches. Il est également à remarquer que dans le cas, où unepartic de la grosse clientèle, comme, parcxemple, la presse et la banque, préparerait chez elle les rubans perforés en les apportant à la place de textes écrits ou bureau de télégraphe, Je nombre des employés perforateurs pourrait être encore réduit dans une forte proportion.
- Mais même dans les conditions envisagées le tableau suivant démontre la grande supériorité du système Pollak-Virag:
- Ce tableau serait encore tout auLre, si l’on pouvait l’appliquer à une ligne d’un trafic
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- beaucoup plus intense. En effet, le nombre d’employés dans le système Pollak--\Trag ne se .modifierait que pour les opérateurs chargés de la perforation des bandes, tandis qu’un employé suffit entièrement à la station réceptrice. Or la perforation est le plus simple et le plus rapide de tous les travaux qui viennent en question et elle se fait aussi rapidement que le travail sur une machine à écrire. Elle ne demande donc aucune notion préliminaire, mais seulement une habileté manuelle.
- Comme d’autre part le système n’exige aucune marche synchronique des appareils, ce qui serait indispensable pour tout autre télégraphe imprimeur, les manipulations de l’employé-expéditeur sont également très simples.
- Par conséquent le système Pollak-Yiuag permet l’emploi dune main-d’œuvre à bon marche.
- 11 eu résulte en définitive la possibilité d’une réduction très notable des tarifs. Or ccttc dernière amènera la création de nouvelles sources de trafic et de recettes qu’il nous est impossible de passer sous silence. Mous voulons parler des kllres-tèlègrammes qui sont presque impossibles sous l’ancien régime, ainsi que des dépêches circulaires, la même dépêche pouvant être expédiée simultanément dans n’importe combien de directions et de stations distinctes en quelques secondes au moyen du même ruban perfore, sans autre travail manuel, ni préparation ultérieure.
- Dès que l’emploi de la correspondance télégraphique sera rendu possible par le bon marché des communications, elle prendra certainement un développement rapide, surtout dans toutes les relations où le trafic postal prend plus d’une demi-journée, une nuit par exemple, c’est-à-dire principalement dans le trafic international. Cela constitue en mémo temps un changement très favorable au point de vue des recettes et des bénéfices de l’administration des télégraphes. En effet, avec les tarifs élevés actuels, le public se contente de courtes dépêches. Or il est démontré qu’avec les systèmes actuels, chaque télégramme court représente pour l’administration une perte effective. Dans le budget anglais, où l’on ne craint pas de présenter le déficit annuel provenant du service télégraphique, ce déficit a déjà dépassé 20 millions fr. par an, avec 6y3 642 kilomètres delignesel 42 039 appareils télégraphiques dont seulement 5 901 Morse. En France, le budget ne porte que les résultats d’ensemble des postes, télégraphes et téléphones ; le déficit des deux- derniers services est donc masqué par les bénéfices réalisés dans le service des postes. D'après divers renseignements, nous 11e devons pas nous tromper beaucoup en estimant pour 1903 le déficit des télégraphes français (France et Algérie) à 9 millions par an, avec 700000 kilomètres de lignes et 18992 appareils dont i3 354 Morse. Suivant le rapport officiel n° 209/1 (p. ii3) adressé au Parlement pour l’exercice 1905 le déficit des Télégraphes fut en France : 9 777 9<33 et déficit des Téléphones : 1 980 73/1 fr. ; en face des excédents de recettes des Postes de 75471 02 t fr.
- Avec le télégraphe rapide, ces déficits se changeraient rapidement en bénéfices. En effet, aussitôt que les tarifs pourront être abaissés de telle sorte que l’on puisse expédier des dépêches jusqu’à 5o mots, c’est-à-dire de véritables lettres, pour o fr. 5o, et jusqu’à 100 mots, pour 1 franc, les petites dépêches disparaîtront rapidement, car leur usage n’a été imposé que par les tarifs élevés actuels.
- Ces lettres-télégrammes pourront être apportés au bureau préalablement perforés à domicile, quand l’expéditeur sera une grande administration ou une grande maison de commerce. Pour le reste du public, qui ne pourra pas se procurer une machine à perforer, on installerait dans les bureaux de postes des employés spéciaux chargés de perforer les lettres-télégrammes contre une rémunération minime.
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- Prenons comme exemple la ligne Paris-Dijon-Lyon-Marseille avec un appareil complet clans chacune de ces quatre villes. Il faudra quatre fois deux, soit huit employés, et avec la relève 16 employés; on peut, les compter à 3 ooo francs par an, soit ensemble 48ooofrancs-pour transmettre un total de 4ooo lettres-télégrammes par jour. Or si l’on n’expédiait à chacune des 4 stations dans les deux sens que lettres-télégrammes à 1 franc par jour, c’est-à-dire 200 lettres en tout, la recette annuelle de 3oo jours serait déjà de 60 000francs, ce qui couvrirait largement le prix de revient, et le tralic pourrait devenir vingt fois plus considérable sans la plus petite dépense supplémentaire.
- Dans les relations internationales, les résultats seraient encore beaucoup plus remarquables, sans compter que les lignes et appareils pourraient en outre réaliser un bénéfice considérable grâce au trafic fourni par la presse pendant les heures de la nuit.
- Ces chiffres se passent comme onvoitde tout commentaire et en considérantles faits, nous devons reconnaître que le télégraphe rapide Pollak-Virag constitue une invention fort ingénieuse qui peut avoir de grandes conséquences à tous égards.
- Désiré Korda.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la formation et le spectre de la vapeur métallique dans rètîncelle électrique. — fe. Walter. — Annolen der Phjsik, novembre 1906.
- Des expériences faites par Kowulski et Huber ont montré, après celles de Schuster et de Hem-salech, que l’apparence du spectre de l’étincelle varie quand on indroduit de la self-induction dans le circuit de décharge d’une bouteille de Leyde. Ces physiciens *eraployaient, des électrodes en alliage de cuivre et de zinc (laiton) ou de cuivre et de magnésium : ils ont trouvé que, quand on intercale de la self-induction dans le circuit de décharge, il disparaît un plus grand nombre de raies du spectre dans le cas où les électrodes sont en métaux purs que dans le cas où elles sont en alliage de métaux. Les raies du cuivre disparaissent les dernières dans les deux cas, quand on augmente la valeur de la self-induction.
- L’auteur a repris ces expériences avec des électrodes en alliage de cuivre et de zinc (laiton) et n’a pas constaté le premier résultat indiqué : quelle que fut la valeur de la self-induction, les raies du cuivre et du zinc n’étaient jamais plus fortes dans le spectre de l’étincelle jaillissant entre électrodes de laiton que dans le spectre de l’étincelle jaillissant entre élec-
- trodes de métaux purs. Le tableau T indique nettement ce résultat et donne les intensités, évaluées de la façon ordinaire, de différentes raies du zinc et du cuivre dans les deux cas. La capacité de la batterie employée était de 2,06 . io-ÿ farad et la self-induction de la bobine était de 0,0197 henry : la longueur de l’étincelle verticale était de 8 millimètres.
- TABLEAU I
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- Un voit que dans le spectre de l’alliage, au--cune raie n’est plus forte que dans le spectre du métal pur; au contraire plusieurs raies sout plus faibles, surtout pour le zinc. En prenant une électrode en cuivre et l’autre en zinc, on voit que les raies de ce dernier métal disparaissent plus rapidement que celles du cuivre quand la self-induction augmente de valeur. II existe donc entre le cuivre et le zinc une différence particulière, à laquelle on doit attribuer le fait que les raies du spectre disparaissent plus vite pour le second métal que pour le premier lorsque l'on augmente la valeur de la self-induction.
- î)’après Kowalski et Iluber, la différence existant entre les propriétés des deux métaux provient de ce que leurs points d’ébullition sont •différents (920° pour le zinc et 2 100" pour le cuivre). Mais, si l'on prend une électrode en cuivre et l’autre en plomb, on constate que les raies du cuivre disparaissent plus vite que celles du plomb et que, qnaud toutes les raies du cuivre ont disparu, il reste encore une douzaine de raies très nettes de plomb. Or le point d’ébullition de ce métal est de 1 000", c’esl-à-dire bien inférieur à celui du cuivre. L’explication de Iluber et Kowalski ne peut donc pas subsister, puisque dans un cas, e’esl le métal ayant le plus bas point d’ébullition dont les raies disparaissent le plus vite tandis que, dans l’autre cas, l’inverse a lieu.
- L’auteur a constaté nettement que le formation de vapeur métallique se produit presque uniquement au pèle négatif de l’éclateur : par •conséquent la formation de vapeur ne dépend pas seulement de causes calorifiques, mais l’électricité joue, pour cette formation, un rôle très important. La pulvérisation cathodique des métaux montre une action nette de l’élcclricité, et on arrive à la conclusion que, dans l’étincelle électrique, les raies prédominantes sont celles •du métal qui, dans les conditions de l’expérience, présente le plus facilement le phénomène de la pulvérisation cathodique.
- Pour élucider ce point, l’auteur a employé trois tubes cylindriques de i5 centimètres de longueur et i-centimètre de diamètre intérieur dans lequel étaient fixés comme électrodes deux fils de 2 centimètres de longueur et de deux millimètres de diamètre. L’un de ces fils était, dans tous les tubes, en aluminium : l’autre était
- en cuivre, en zinc ou en laiton. Les trois tubes étaient vidés à la même pression et étaient alimentés en série par le courant d’une bobine d’induction : le cuivre, le zinc et le laiton servaient de cathode. Après une série d’expériences, on ouvrait le s tube s, et 011 enlevait le dépôt métallique au moyen d’acide sulfurique étendu. Les résultats ainsi obtenus ont été les suivants: pour une pression de 2imm,5 un courant de 1 milliampère n’a produit aucun dépôt; pour une pression de 5 millimètres et un courant de 2 milliampères, on constatait l’apparition d’un dépôt au bout de 3 600 milliampères-secondes dans les tubes a cathodes de cuivre ou de laiton, et au bout de 12 000 milliampères-secondes dans le tube à cathode de ziue. Mais l’auteur a constaté que, dès que le cathode en zinc avait atteint une certaine température, la pulvérisation du métal se produisait tout à coup avec une grande intensité. Tandis que, à froid, le dépôt de zinc était très inférieur au dépôt de cuivre, il était beaucoup plus épais lorsqu’une température élevée avait été atteinte. D’après ccs résultats, on peut expliquer les différences signalées entre le cuivre et le zinc, puisque la présence de self-induction, a pour effet de modifier la température de l’étincelle : pour une self-induolion de o,oo35l henry par exemple, la vaporisation est plus forte à l’électrode de zinc; pour une forte self-induction, au contraire, elle est plus forte à l’électrode de cuivre, pendant le passage de la décharge oscillante. La conclusion de l’auteur est que les particules métalliques provenant de la pulvérisation cathodique portent avec elles une charge électrique négative plus ou moins grande et conservent cette charge à proximité de l’électrode dont elles proviennent, pour la perdre ensuite peu à peu vers le milieu de l’étincelle. La lumière des raies propres de l’étincelle provient des particules métalliques incandescentes encore chargées d’électricité, tandis que la lumière des raies de l’arc proviennent des particules incandescentes qui ont perdu leur charge.
- R. L.
- Sur le r&dioactiniiim. — O. Hahn. — Physika-
- L’auteur a. indiqué récemment les méthodes qu’il a employées pour isoler un nouveau produit de l’actinium et les propriétés radioactives
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- de ce corps qu’il a appelé radioactinium. Les expériences postérieures faites sur ce produit ont permis d’en déterminer les propriétés et les courbes expérimentales et théoriques qui indiquent nettement sa position intermédiaire entre l’actinium et l’actinium X.
- Les expériences ont été faites aussi bien avec de l’actinium de Debierne qu’avec de l’actinium de Giesel (emanium) ; on n’a pas pu observer, d’ailleurs, de différence entre les propriétés radioactives de ces deux préparations. Si l'on cherche à dissoudre la poudre d’actinium dans l’acide chlorhydrique, on constate, dans la plupart des cas, l’existence d’un résidu qui ne se dissout pas : la quantité de ce résidu dépend de l’intensité et de la nature de l’acide et de la préparation employée. La partie non dissoute contient un nouveau produit radioactif, dont l’activité diminue de moitié au bout de 20 jours environ; coproduit est le radioactinium.
- Le radioactinium émet des rayons a qui sont capables d’ioniser l’air jusqu'à une distance de 4™,8 dans les conditions normales. T,'action des rayons fi est très faible au début et provient vraisemblablement de la présence d’un peu d’actinium B, Ce résultat est en concordance avec les résultats obtenus par Levin. L’activité % et surtout l’activité fi d’une préparation de radioactinium croissent d’abord rapidement, puis plus lentement, et s’approchent d’uu maximum. L’activité provenant de l’action des rayons 2 atteint son maximum un peu avant l’activité provenant des rayons fi. Ensuite les deux activités décroissent ensemble, ainsi que le pouvoir d’émanation et suivent une loi exponentielle.
- La période de décomposition du radioactinium est beaucoup plus lente que celle de l’actinium X. Celle activité ne s’annule jamais et il reste quelques centièmes d’activité résiduelle prouvant que la préparation contient toujours des traces d’actinium. Apres soustraction de cette faible activité résiduelle constante, l’auteur a trouvé pour la diminution une loi nettement exponentielle. La constante de décomposition a pour valeur moyenne o,4i3 . io-ü : la durée de demi-décomposition est donc de 1,68, se-
- coudes, ou nj,5 jours.
- L’auteur a lait un certain nombre d’expériences pour déterminer la position du radioactinium dans la série de décomposition de l’actinium, et a trouvé qu’elle est la même que celle |
- du radiothorium dans la série des produits de décomposition du thorium.
- Connaissant la constante de décomposition du radioactinium et sa relation par rapport aux autres produits de l’actinium, l’auteur a pu calculer théoriquement les courbes de croissance et de décroissance de l’activité, aussi bien pour les rayons « que pour les rayons fi. L’équation est la
- P et Q étant les nombres d’atomes de radioactinium et d’actinium X existant au bout d’un certain temps après la préparation du radioactinium, X, et X, les constantes de décomposition du radioactinium et de l’actinium X. Un calcul simple conduit à attribuer à la constante /• la valeur 3,72, pour une couche mince de radio-
- La comparaison entre les courbes obtenues expérimentalement et les courbes tracées théoriquement a montré qu’il y a une bonne concordance. Les différents résultats obtenus par l’auteur confirment bien l’hypothèse que le radioactinium est un produit compris entre l’actinium et l’actinium X.
- B. L.
- Sur l’ionisation des gaz et des vapeurs salines. — J.-G. Davidson. — Plmikalisvhe Zeitschrift, 8 novembre 1906.
- L’auteur a fait une série d’expériences détaillées sur la conductibilité des flammes, et a obtenu des résultats nouveaux et intéressants relatifs à l’ionisation de sels avec dos fils de platine chauds. Les résultats obtenus dans les premières expériences ont été les suivants :
- iu Dans une flamme Bunsen incolore on colorée par l’adjonction de différents sels, on employa des cathodes en différents métaux : on obtint pratiquement la même intensité de courant quand les cathodes tubulaires étaient refroidies par une circulation d’eau ou quand elles étaient fortement, chauffées;
- 2° L’emploi comme cathode d’un fil de platine do 4 ou 5 centimètres de diamètre recouvert de sels alcalins ou alcalinu-terreux permet d’obte-
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- nir dans la flamme, avec une f. é. m. de 3oo volts, des courants de l’ordre de grandeur de i/5o ampère ;
- 3° Si l'on place la cathode dans le cône intérieur de combustion de la flamme Bunsen, on peut obtenir des intensités de courant beaucoup plus considérables, ne présentant pas trace de saturation.
- D’après ces laits, l’auteur croit que l’iunisation dans une flamme repose sur une dissociation volumique produite par la chaleur, et que l’intensité de courant est d’autant plus grande que la cathode se trouve en contact plus intime avec les régions d’ionisation.
- Les expériences qui ont conduit au premier résultat énoncé, ayant été renouvelées avec des tubes de cuivre, de fer, d’aluminium et de laiton, l’auteur a toujours trouvé ce résultat confirmé. Mais avec un tube de platine refroidi par un courant d’eau, il a constaté que les intensités de cou-rantétaienttoujoursplus faibles avecletube froid qu’avec le tube chaud, la différence atteignant 5 °/„ dans la flamme incolore et s’élevant jusqu’à 5o °/n dans la flamme colorée. L’auteur pense que cette augmentation de courant provientde ce que la platine contient une certaine quantité de matière occluse, qui, expulsée par la température élevée, est ionisée comme dans la flamme.
- L’auteur a fait ensuite des expériences pour voir si les phénomènes de conductibilité des flammes peuvent être obtenus uniquement à l’aide d'une température élevée et d’un champ électrique, et sans action chimique. Les électrodes employées consistaient en un tube de laiton et un fil de platine tendu suivant l’axe de celui-ci. Une batterie d’accumulateurs fournissait une f. é. m. de 55o volts environ. Les courants d’ionisation étaient mesurés avec un appareil d’Ar-sonval, donnant line déviation de une division pour un courant dei,4xio_1 ampères. Fui plaçant contre le tube chaud de très faibles quantités de sels alcalins ou alcalino-terreux, on obtenait entre les électrodes des courants d’intensité comprise entre 5 et 200 divisions. Avec des sels alcalins, on constatait que l’intensité de courant était plus grande quand les sels étaient placés sur l’anode ; avec des sels alcalino-terreux au contraire, on obtenait le résultat inverse.
- Ce résultat a conduit l’auteur à l’hypothèse suivante qui s’est montrée fertile. Les ions semblent se superposer très facilement à des parti-
- cules ou à des molécules d’un sel volatilisé. On peut se représenter des aggrégats formés d’une telle particule de sel à laquelle se sont superposés plusieurs ions positifs et négatifs ; ces ions ne seraient pas recombinés, mais seraient simplement maintenus par leurs forces d’attraction mutuelles. Plusieurs expériences faites par 1 auteur ont confirmé cette manière de voir.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Machines électriques a grande vitesse (fah(')-— S. P. Thompson, — Electrical Reoiew, 3o novembre 1906.
- Formules de puissance. — L’auteur revient aux formules de puissance données au début pour les alternateurs: ces formules sont les sui-
- cf. / = 6,35 . £ . K . V . A
- K . . q . ^ . v
- Le facteur K, qui apparaît au dénominateur, a une valeur comprise entre 1,11 et 1,06 suivant le facteur de forme de la distribution du flux magnétique et la concentration des enroulements. Si la distribution clu flux magnétique est sinusoïdale dans l’espace, et si l’enroulement est concentré dans des encoches uniques, la valeur de t,ii s’applique; si l’enroulement est distribué en 2, 3 ou 4 encoches par phase, les valeurs correspondantes de K sont 1,08, 1,07 et 1,06. Dans les alternateurs à faible vitesse, les faces polaires sont généralement concentriques à l’alésage du stator, mais ont les cornes polaires taillées en biseau pour graduer la diminution du flux. Dans les alternateurs à grande vitesse, il faut apporter une grande attention à la forme donnée aux pôles pour obtenir une distribution à peu près sinusoïdale du flux. 11 est doue difficile d’indiquer des valeurs particulières du rapport de l’arc polaire au pas polaire. Si l'on atteint une distribution sinusoïdale, le rapport de la valeur moyenne du llux à son maximum est la valeur movenne des sinus de tous les angles entre o" et yo", e’est-à dire est de 0,634- En d’autres mots, si Bv repré-
- page 4gO. *'
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- sente l’induction maxima, l’induction moyenne a pour valeur ^ étant le rapport de la
- valeur moyenne à la valeur maxima. En pratique, >b est compris entre o,6 et 0,7 : généralement il est voisin de o,63. Une raison pour laquelle il est important d’abattre les cornes polaires pour obtenir une ' variation sinusoïdale est la nécessité de diminuer les pertes par hystérésis aux faibles charges. Pour les projets d’alternateurs, il est bon de s’appuyer sur la formule d.l, en employant le coefficient £ de Stein-melz; pour les machines à courant continu, il est meilleur de se servir de la formule en r/â. I, en employant le coefficient ~ d’Esson : la raison en est que, dans le' premier cas, la vitesse périphérique est le facteur le plus important, tandis que, dans le second cas, la question primordiale est celle de la commutation. On peut, dans le cas des alternateurs, fixer à priori, d’après les résultats d'expérience, tous les facteurs K, B^, q, •b et e, et le calcul du coefficient de Steinmetz et des dimensions d et l est facile.
- Soit à établir par exemple un turbo-alternateur triphasé à 0000 volts composés (c’est-à-dire 2 886 volts comme tension simple), ^76 ampères par phase et \o périodes par seconde. La puissance est de 4 120 kilo volts-ampères. La fréquence 4o conduit à l’une des vitesses suivantes: 2<4oo, 1 200 ou 800 tours par minute, avec inducteur bipolaire, tétrapolaire ou hexapolaire. II est probable que le constructeur de turbines ne pourra pas établir une machine de 5 000 chevaux à 2 4<>o tours par minute et s’arrêtera plutôt à la vitesse de rotation de 1 200 tours par minute: l’alternateur devra donc être tétrapolaire. Comme résultats d'expériences, on adoptera les valeurs suivantes: K=i,o8; Bg = t]~oo; =: 2 65 ; ÿ=o,fi3; P=t>8.
- Le coefficient de Steinmetz a alors pour valeur (3 = o,64, et l’on a dx.l= 4oo. Pour que c ne dépasse pas 68 mètres par seconde, le diamètre ne doit pas excéder 108 centimètres: si l’on prend dz=z 107 centimètres, la valeur de l est de 97 centimètres et le pas polaire est de
- 84fm,4. ‘
- Dans les anciens alternateurs avec volant en foute, il n’était pas prudent de dépasser la vitesse périphérique de 20 mètres par seconde. L’expérience a montré que l’induction dans l’entrefer ne devait pas dépasser 6 4oo pour que les perles à vide ne fussent pas trop élevées, et que
- la charge spécifique q ne devait pas excéder 260 ampères par centimètre sans que la chute de tension à pleine charge fût exagérée: le coefficient £ était donc compris entre 2 et 2,5 dans ces machines. Avec les rotors spéciaux en acier qu’on emploie dans les turbo alternateurs, 011 peut atteindre facilement des vitesses périphériques de y5 mètres parseconde et, toutes autres choses restant égales, le coefficient £ tombe au tiers de la valeur précédente, c’est-à-dire qu’on peut construire des machines ayant, pour une même puissance, un tiers de la surface polaire précédente. Si l’on examine huit machines récentes, on trouve que les valeurs du coefficient de puissance sont les suivantes: o,65; 0,76; 1,18 ; 0,74 ; 0,72 ; 0,86 ; 1,17 et i,4.
- Pour montrer la différence d’établissement des machines anciennes et actuelles, l'auteur cite comme exemple huit machines fournies par la 0e Westinghouse pour le chemin de fer de Manhattan, à New-York. Ces machines ont chacune une puissance de 5 000 kilowatts, possèdent 4o pôles, et tournent à la vitesse de rotation de 75 tours par minute. Le volant inducteur a 8m,4o de diamètre; la longueur axiale des noyaux polaires est de 55 centimètres; le produit d.l a pour valeur 7,392 et £ a pour valeur 1,48. La vitesse périphérique n’est que de 33'",5 par seconde, quoique toute la partie tournante soit en acier. Les lurbo-alternateurs Westinghouse' actuels de même puissance réalisent une économie importante, non seulement de cuivre et d’acier, mais de place et de fondations. Ils tournent à la vitesse de t 000 tours par minute, et, pour un diamètre de 1nl,67, la vitesse périphérique dépasse 85"',3 par seconde: le coefficient £ a pour valeur o,65.
- Comme pour toutes les autres machines électriques, le projet d’un turbo-alternateur doit tenir compte de ce que la machine doit travailler à pleine charge d'une façon continue ou doit travailler sous une charge variable, la charge étant faible pendant la majeure partie du temps : dans ce dernier cas, les pertes dans le fer, à peu près constantes à toutes les charges, doivent être faibles: dans le premier cas au contraire, elles peuvent être relativement élevées (égales, en fait, aux pertes dans le cuivre à pleine charge). Par suite, dans les machines' de la première catégorie, on peut adopter des inductions plus élevées, la charge spécifique peut être plus
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- grande et la chute de tension due à la distorsion [ peut être faible. Évidemment, réchauffement est plus grand et il faut prévoir une ventilation convenable, mais, si la ventilation est bonne, la valeur du coefficient [5 est réduite pur l’emploi de valeurs élevées de B„ et de q, et les dimensions de la machine sont également réduites.
- Détails de construction. — L’auteur étudie les modifications introduites dans la construction des inducteurs par la nécessité d’une grande résistance contre les forces centrifuges et d’un équilibrage méticuleux. Dans les anciens types d’alternateurs, les différents noyaux polaires étaient massifs ou feuilletés et étaient fixés par des vis sur un volant, inducteur. Dans les turboalternateurs, les pôles, le volant et l'arbre ne peuvent pas être rapportés les uns sur les autres et doivent constituer une seule pièce. L’inducteur est un rotor massif contenant les enroulements magnétisants, et est à peine reconnaissable à première vue. Dans les machines Parsons de construction récente, l’inducteur est un noyau massif en acier désertion cruciforme. Sur chaque noyau est fixée une bobine excitatrice formée d’une bande de cuivre. De fortes masses polaires maintiennent ees bobines qui sont en outre tenues en place par des pièces en bronze boulonnées dans la masse du rotor en acier. L’arbre est en deux parties entrées h la presse hydraulique aux deux extrémités du rotor. Les surfaces polaires ne sont pas concentriques à l’alésage du stator: leurs bords sont abattus pour assurer une meilleure répartition du flux. La surface polaire est elle-même divisée par un nombre de canaux creusés à intervalles réguliers, et ménageant entre eux des nervures plus saturées que le reste du noyau ; ce dispositif a pour but d’éviter la distorsion du flux. L’induit fixe, forme de tôles, est muni d’un grand nombre de canaux de ventilation, dans lesquels circule un courant d’air qui refroidit les enroulements: une sortede cheminée ménagée à la partie supérieure de la carcasse permet l’cchappement de l’air : l'intérieur de celte carcasse porte des chicanes qui dirigent convenablement le courant d’air. Les lurbo-alternateurs Brown-Boveri ont pour rotor un cylindre massif en acier portant à ses extrémités deux trous dans lesquels on emmanche à la presse hydraulique les deux moitiés de l’arbre. Huit canaux circulaires d’environ 2™,5 de largeur sont creusés sur la surface du cylindre
- d’acier: des encoches longitudinales profondes reçoivent les enroulements, et les encoches sont fermées par des coins au-dessus des bobines. Les extrémités de l’enroulement sont revêtues de calottes en bronze portant des ailettes de ventilateur qui assurent la circulation de l’air. Le courant d’excitation est amené par des frotteurs et par deux bagues en acier placées de part et d’autre du rotor. La surface extérieure du rotor est absolument continue. Des trous ménagés dans le noyau en acier et dans les calottes en bronze permettent l’introduction de masses en plomb pour l’équilibrage : 011 équilibre le noyau avant de le bobiner et après l’avoir bobiné. Un alternateur Brown triphasé de 1 000 kilowatts à 15oo tours par minute, établi pour fournir u8p ampères sous 20o volts, a line vitesse périphérique de 6/i mètres par seconde; le diamètre est de 83™,5; la longueur du noyau est de fi/4 centimètres. La valeur moyenne de l’induction sur la face polaire a pour valeur Ô200. Le stator porte 'jB encoches contenant chacune quatre conducteurs. Le rotor a quatre pôles, avec six larges encoches entre chaque pôle et les pôles voisins ; les enroulements inducteurs de chaque pôle sont contenus dans trois encoches de chaque côté du pôle. Chaque pôle comprend donc un noyau central entouré par le maximum de tours inducteurs, et des parties voisines entourées par un nombre plus faible de tours inducteurs. Celte disposition permet d’obtenir une distribution à peu près sinusoïdale du flux. La ventilation a été très sérieusement étudiée : on se rend compte de l’importance de celle question si l’on songe que, dans l’alternateur cité, i3'io chevaux sont convertis en énergie électrique dans un stator contenant environ 67000 centimètres cubes de fer et de cuivre. Si, par suite d'un court-circuit, la puissance totale prodtfite pouvait être concentrée sur le mctal du stator, la chaleur développée suffisait pour porter au rouge toute la masse en l’espace de trois minutes. Si, 1 "/„ seulement de l’énergie produite était convertie en chaleur dans , le cuivre et dans le fer, la surface extérieure serait tout à fait insuffisante pour permettre un refroidissement tel que la température n’excède pas les limites admissibles. On voit donc la nécessite qu'il v a à obtenir une circulation d’air
- Pour terminer, l'auteur cite quelques valeurs des facteurs d’utilisation spécifique qui sont la
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- densité de courant, l’induction et la vitesse périphérique : le produit de ces trois facteurs donne le nombre de watts par centimètre carré de ceinture active. Le tableau suivant indique
- 1imploi de courant monophasé avec une source triphasée.— A. Still. — The Eîectrieian, 9
- Lorsqu’on dispose de courants triphasés et que l’on veut employer du courant monophasé pour l’éclairage ou pour toute autre application, on peut se brancher sur une phase seulement ou entre lin des conducteurs triphasés et un quatrième conducteur relié au point, neutre, si les enroulements du générateur sont connectés en étoile. On peut aussi, au moyen de transformateurs, utiliser deux ou meme trois des phases primaires pour obtenir du courant monophasé. L’auteur étudie les rendements relatifs des différents montages que l’on peut adopter en utilisant une, deux ou trois phases primaires.
- L’auteur considère rapidement d’abord les résultats obtenus quand on prend du courant monophasé sur un générateur triphasé en utilisant un, deux ou trois des enroulements induits.
- Courant monophasé pris sur an générateur tri-
- phasé. — Le diagramme de la figure i représente les amplitudes relatives et les phases des f. é. ni. dans les enroulements d’un générateur triphasé. Les vecteurs A13,
- BG et CAont tous même longueur et représentent E volts; si l’on tient compte de la direction des flèches, on voit que l’angle de phase entre deux vecteurs est de iso0, ou un tiers de la période complète. Les trois combinaisons que l’on peut employer pour obtenir du courant monophasé sont les suivantes :
- i° Une phase seule est employée ; CA par exemple. On a E volts comme tension disponible en monophasé ;
- 2° Deux phases sont connectées en série comme l’indique la figure 2 ; par exemple CA est combinée avec AB inversée, et l’on a CB/ = y/3.E comme tension disponible en monophasé ;
- 3n Les trois phases sont connectées en série, comme l’indique la figure 3: par exemple BC et CA sont combinées avec AB inversée, et l’on a BB' = 2fi comme tension disponible en rnono-
- L’auteur suppose que la puissance débitée est la même dans les différents cas, et il calcule les pertes totales dans le cuivre.
- Soit C le courant dans l’induit (connecté en triangle) et E la tension entre phases. La puissance débitée par la machine triphasée est W = 3EC pour un facteur de puissance égala l’unité. Soit R la résistance d’un quelconque des trois enroulements : les pertes dans le cuivre ont pour valeur 3RC2. On supposera cotte quantité
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- égale à Limite pour les comparaisons qui suivent.
- i^Cas. — On utilise une seule phase. La puissance C,E doit être égale à 3EC, C, étant le courant débité par un groupe de bobines seul pour avoir du courant monophasé. On a doue C, = 3C et les pertes dans le cuivre CjR ont pour valeur gC2R : elles sont donc trois fois plus grandes que quand la machine fournit des courants tri-phases.
- 2e Cas. — On utilise deux phases. On a :
- Cs X v'3 E = 3EC CJ = y/3C.
- Les pertes dans le cuivre ont pour valeur:
- C\X aR = 6C*R
- elles sont donc égales nu double des pertes pri-
- 3* Cas. — On utilise trois phases. On a : C3xaE = 3EC C1 = (2/3)C.
- Les pertes dans le cuivre ont pour valeur :
- Cf x 3R — (g/d) 3KC2.
- les pertes sont donc 2 /ois i/4plus grandes que primitivement.
- On voit donc que le 2e cas conduit aux meilleurs résultats. Il est toutefois important de ne pas perdre de vue que dans le troisième cas seul tout le cuivre de l’induit est utilisé, et réchauffement local des bobines est plus grand dans le cas 2 que dans le cas 3 : dans le i*r cas, la chaleur qu’une seule bobine doit dissiper est 9 fois plus considérable que quand la machine débite des courants triphasés.
- Si l’on ne peut pas modifier les connexions entre enroulementsdu générateur ; si, par exemple la machine doit fournir d’une part des courants triphasés et d’autre part du courant monophasé, on doit employer un transformateur pour obtenir les combinaisons de f. é. m. indiquées par les figures 2 et 3 et aussi pour prendre du courant sur une seule phase si, comme c’est généralement le cas, la tension E de la machine ne convient pas pour le courant monophasé dont on a besoin.
- Transformateurs permettant d’obtenir du courant monophasé sur une source triphasée. — Le prix d’un transformateur dépend presque exclusivement de la quantité de fer des noyaux et de la quantité de cuivre des bobines. Si l’on sup-
- pose que le poids deces matériaux reste le même dans tous les cas, et si l’on calcule les pertes relatives dans le cuivre pour la même puissance totale dans chaque cas, on arrive aux résultats
- 1er Cas — Le courant primaire étant pris sur une seule phase, le transformateur est du type ordinaire monophasé : il est représenté par la figure 4. Soit N le flux magnétique total dans le noyau et T le nombre de tours de chacune des deux bobines (supposées connectées en série): la tension produite dans les enroulements à une fréquence constante est représentée par l’expression 2KNT.C, C étant le courant dans les enroulements et K un facteur constant de proportionnalité.
- En ce qui concerne les pertes dans le cuivre, la longueur total et la section du fil des bobines seront supposées constantes dans tous les cas j les pertes dans le cuivre sont proportionnelles à C2. On représentera par le chiffre 3 les pertes correspondant au i*r cas, pour plus de commodité dans la comparaison des résultats avec ceux obtenus pour le générateur dans les mêmes con-
- Fig. 4. Fig. 5. Fig. 6.
- 2e Cas. — La disposition du transformateur est représentée par la figure 5: il y a trois noyaux d’égale section dont deux sont bobinés. La section d’un noyau est plus faible que dans le premier cas si le poids de fer reste le même. On ne peut faire que des calculs approximatifs ; on supposera que les noyaux de l’appareil (fig. 5) ont une section égale aux 3/4 de la section des noyaux du transformateur précédent. Pour les mêmes pertes par hystérésis et par courants de Foucault (c’est-à-dire pour la même induction) le flux magnétique total dans chaque noyau doit avoir pour valeur N2=o.75 N, En ce qui concerne les enroulements, la section du noyau étant plus faible, le nombre de tours T2 sur chaque bobine doit être plus grand que dans le cas précédent, la proportion exacte dépendant des dimensions et du modèle du transformateur ; on
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- peut prendre T2— t,i T, si la longueur totale et la section du fil restent les mêmes que précédemment (et par suite son poids et sa résistance). Soit C2 le courant dans les enroulements: on peut écrire les relations suivantes :
- Puissance = y/3 KNjT2 . C2
- = V/3K. 0,75 N . 1,1 T.C,
- = i,43 . KNT . C2.
- Donc, pour la même puissance que précédent-Ca = (2/1,43) C = i,4C.
- Les pertes dans le cuivre ont alors pour va-
- 3x(.,.'i)i = “PP,6.
- 31' Cas. — Le circuit magnétique est le même que dans le cas précédent, mais les noyaux portent trois bobines, le nombre de tours de chacune d'elles étant réduit u peu près dans le rapport 2/3. On a donc les relations suivantes :
- Puissance = 2 . 1vX2(2/3)T2 . C3
- = 2K . 0,75 N . (a/3). 1.1 T . C,
- — t,i . KXT . Cs.
- Pour la même puissance que dans le Ier cas,
- C3 — (a/i,T)C=i,8aC.
- Les pertes dans le cuivre ont donc pour valeur :
- Sx(l,82y = npp'io.
- Si l’on compare ces résultats avec ceux obtenus pour les pertes relatives dans les enroulements du générateur, quand la machine fournit seulement du courant monophasé, on voit que, si les pertes sont les mêmes pour le générateur et le transformateur dans le icr cas, elles sont dans le rapport 2/C danslc 2e cas et dans le rapport 2,25/io dans le 3P cas.
- Si l’on considère les pertes combinées dans le générateur et dans le transformateur, on voit uu avantage évident dans la disposition d’enroulement du 2' cas par rapport à la disposition qui utilise les trois phases (,‘P cas), parce que les pertes sont plus petites aussi bien dans le générateur que dans le transformateur. En comparant les cas 1 et 2 il est impossible d’arriver à une conclusion générale .définie, puisque les pertes dansle transformateur sont moindres dans
- le i*r cas et que les perles dans le générateur sont moindres dans le 2e cas.
- Pour pouvoir déterminer quel est le montage qui conduit au minimum des pertes, c’est-à-dire au rendement combiné le plus élevé, il est nécessaire de connaître les dimensions respectives du générateur et du transformateur et la proportion relative de la charge monophasée et de la charge triphasée supportées simultanément par le générateur ou le groupe de générateurs. Il est évident que dans tous les cas où la charge triphasée est importante relativement à la charge monophasée, il est avantageux d’employer un transformateur monophasé ordinaire relié à une
- tage (?rcas), une économie considérable dans le transformateur, tandis que les pertes additionnelles C2R dans une phase des enroulements du générateur représentent une faible proportion des pertes totales du générateur dues à la charge
- Pour fixer les idées sur ce point, on peut étudier dans les cas 1 et 2 les valeurs des pertes dans un générateur fournissant du courant monophasé en supplément de sa charge triphasée. Il n’est pas nécessaire de considérer le troisième cas, puisque cette méthode est désavantageuse aussi bien au point de vue des générateurs que des transformateurs.
- Pertes dans un générateur fournissant simultanément des courants triphasés et monophasés. — Le montage correspondant au itr cas est indiqué sur les figures 7 et 8: un transformateur monophasé est branché sur une phase seulement. Sur le diagramme de la figure 8, C, , C2 et C3
- Fiff. 7. Fig 8.
- sont les courants dans chacun des trois enroulements (en triangle) du générateur dus b la charge triphasée équilibrée. Le facteur de puissance de la charge triphasée, dans cet exemple et dans le suivant, a par hypothèse la valeur 0,866, ce qui correspond à un angle de 3o° entre les vec-
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- leurs de courant et de f. é. m. La charge monophasée, qui est généralement une eharge de lampes, est supposée avoir un facteur de puissance égal à l’unité, et le courant primaire allant au transformateur est, par suite, représenté par le vecteur C, en phase avec la f. é. m. Le courant total diîns l’enroulement ÀC est donc Cs3 : c’est la résultante de C3 et de C* (lig. 8).
- La puissance triphasée débitée est
- 3EC, X o,866
- et la puissance monophasée EC,: on voit que pour des charges monophasée et triphasée égales, la valeur du courant Cs est égale h 2,6 Cx.
- Pour toute autre proportion entre les charges monophasée et triphasée, la longueur du vecteur Cs est modifiée d’une façon correspondante, tandis que les vecteurs C,, C2 et C3 restent invariables. On peut ainsi tracer la courbe des pertse C2R dans les enroulements du générateur en fonction du rapport de la charge monophasée à la charge triphasée constante.
- Les pertes totales dans le cuivre sont évidemment égales à C} R -+- Q R -|- Cli, R, R étant la résistance d’un quelconque des enroulements du générateur : le dernier facteur étant le seul qui varie dans cette expression quand la charge monophasée varie, il est facile de tracer le diagramme de la figure 8 pour differentes valeurs du vecteur Cs et ensuite de calculer les pertes
- C2R.
- Fig. 9. Fig. 10.
- 2e Cas. — Les figures 9 et 10 correspondent à ce cas : le courant monophasé est fourni par deux transformateurs (ou par deux enroulements placés sur le même transformateur) .connectés en série de façon que la tension secondaire résultante ait pour valeur y/3 E (si l’on suppose le rapport de transformation égal à l’unité). Dans le diagramme de la figure 10, le vecteur du courant monophasé Cs est combiné avec les vecteurs C, et C, des courants des phases 1 et 2, la direc-
- tion de Cs ayant été inversée pour correspondre au mode de connexion particulier du transformateur. Pour les puissances, on peut écrire comme précédemment:
- Puissance triphasée = 3ECX. 0,866 Puissance monophasée = y'3 EG,
- Si les deux puissances sont égales, on a:
- C, = (3 x o,866/y/3) C, = i ,5 C,.
- Pour tout autre rapport entre les puissances monophasée et triphasée, la longueur de ce vecteur est modifiée et donne, eu combinaison avec Cj et C2, les vecteurs résultant G,, et C>2 qui replaçaient le courant total dans les phases 1 cl 2. Le courant Cs dans la phase 3 reste invariable, quelle que soit la valeur de la charge monophasée, pourvu que la charge triphasée ne varie pas : les pertes totales dans le cuivre ont pour
- C;, + Ci+CÎ.
- Au moyen du diagramme de la figure 10, on peut tracer comme pour le cas précédent, les courbes des pertes C2R en fonction des rapports de la charge monophasée h la charge triphasée. On voit par exemple que, quand la eharge monophasée est égale à 0,4 fois la charge triphasée, les pertes totales pour le cas i sont à peu près deux fois plus élevées que quand il n’v a pas de eharge monophasée superposée à la charge triphasée. Dans le 2e cas, les pertes sont environ 1,85 fois plus grandes que quand il n’y a pas de charge monophasée.
- R. R.
- Nouvelle forme de machine à pôles de commutation. — V.-A. Fynn. — The Electrickm, 3o
- L’auteur décrit une nouvelle forme de machine à courant continu à pôles de commutation. Cette forme est représentée schématiquement par la figure i (machine bipolaire) : chaque pôle principal est divisé en deux pôles IN' et PU, S1’ et S' ; les pôles de commutation sont figurés en n et s. Cette disposition présente, au point de vue des conditions magnétiques de lamachine, des avantages importants. La figure 2 représente la distribution du flux. Quand des pôles auxiliaires sont ajoutés à la forme ordinaire de machines, res pôles étant d’abord supposés dépourvus d’en-
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- roulement, la plus grande partie du flux principal passe par le circuit figuré en C et la valeur du flux principal(par un nombre d’ampère-tours donné) est considérablement augmenté: cet accroissement et cette concentration du flux principal sous les pôles de commutation sont mauvais pour la commutation.
- F^. i. Fisf. a.
- On sait que, pour améliorerla commutation, le flux auxiliaire des pôles de commutation doit être opposé au flux principal. Puisque le circuit magnétique du flux auxiliaire est le même que celui du flux principal, il en résulte que les ampère-tours nécessaires sur le pôle de commutation doivent être non seulement égaux, mais supérieurs aux ampère-tours de l’induit. L’auteur ne pense pas qu’en plaçant sur les pôles de commutation un certain nombre d’ampère-tours en excès sur les ampère-tours de l’induit, on puisse neutraliser la réaction d’induit. Tout ce que l’on obtient, en pratique, est une réduction du flux principal à la valeur et à la distribution qu’il possédait avant l’adjonction de pôles de commutation. Tl en résulte que, quand on ajoute des pôles de commutation bobinés, la distorsion du flux principal reste pratiquement la même, mais un champ de commutation convenable est obtenu, quoique h un prix quelque peu
- La valeur de la distorsion du flux principal varie avec la charge, et la dispersion entre les pôles principaux et les pôles auxiliaires varie avec la distorsion et avec la charge. La commutation n'est donc pas également bonne à toutes les charges, et il se produit facilement dos crachements au collecteur. 11 est dangereux de réduire les densités ou d’accroître la réaction d’induit, car fa distorsion augmente. En fait, il semble qu’il ne soit pas possible de recueillir tous les avantages que peut présenter l’emploi de pôles de commutation, quand on adopte le mode de construction habituel.
- Les conditions sont beaucoup plus favorables avec le dispositif proposé par Fauteur (fig. 2). L’adjonction de pôles de commutation n’aug-raenle pas matériellement le flux principal total, ni la portion de ce flux qui suit le trajet C. Le chemin suivi par le flux auxiliaire ne coïncide pas avec le chemin suivi par le flux principal C ou C. Comme l’indique la figure 3, le flux auxiliaire ou de commutation suit un circuit magnétique à peu près fermé A de faible réluctance,
- Fig-. 3. Fig. 4.
- tandis que la portion du flux principal qui atteint n ou s doit surmonter de très larges entrefers entre îs", N" et S', S", en plus des entrefers existant entre l’induit et les pôles auxiliaires. Par suite, on a besoin d’une quantité beaucoup plus faible de cuivre sur les pôles de commutation. Toutes autres conditions restant les memes, la machine de la figure 3 présente une distorsion beaucoup plus faible, et, par suite, une moindre tendance à un amorçage d’arc, ainsi qu’une bien meilleure proportionalité entre la charge et le flux de commutation, assurant ainsi une excellente commutation. Un autre point intéressant estque, dans les machines ordinaires, la valeur du flux principal est indépendante de celle du «lux de commutation, tandis que, avec le nouveau dispositif, celui-ci s’ajoute au pre-
- La disposition proposée par Fauteur offre certains avantages particuliers en ce qui concerne le mode d’excitation des pôles de commutation. Par exemple, au lieu de disposer sur les pôles de commutation eux-mêmes leurs bobines série d’excitation, 011 peut munir toutes les unités des pôles principaux de bobines shunt séparées et égales, et placer quelques tours série sur les unités N' et S': de celte manière, non seulement on excite convenablement s et n, mais encore on compoundc légèrement la machine.
- Si la machine a une caractéristique série, les
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- bobines embrassant les unités N' et S'; peuvent être bobinées avec un nombre plus grand de tours pour fournir l'excitation nécessaire aux pôles auxiliaires. Dans une autre disposition, les pôles auxiliaires ne portent aucun enroulement et les ampère-tours des pôles principaux ne sont pas différents. Pour exciter les pôles auxiliaires, il est simplement suffisant de les relier aux culasses en des points dissymétriques par rapport aux pôles principaux, comme l’indique la figure 4.
- Les pôles auxiliaires peuvent aussi être fixés à une carcasse magnétiquement indépendante du système inducteur principal, mais, quoique cette disposition présente quelques avantages, elle ne doit pas être préférée à la disposition pins simple décrite dans ce qui précède.
- Un autre dispositif employé avec ce système est représenté schématiquement par la figure 5 et consiste en une sorte de masse polaire en cuivre entourant le pôle auxiliaire s et formant,
- Fig. 5-
- de préférence, deux bobines en court-circuit, telles que E, placées aussi près que possible de la périphérie de l’induit. Ces bobines tendent à maintenir le flux de commutation constant, malgré les variations .de réluctance du circuit magnétique dues au passage des'dcuts de l’induit. Ces court-circuits tendent aussi à réduire la self-induction des bobines commutées. Si on les munit de pattes G fixées aux pôles principaux adjacents, ces masses polaires en cuivre peuvent être employées pour empêcher toute vibration possible des tôles constituant les pôles auxiliaires, si ces derniers sont feuilletés, ou si leur épaisseur est insuffisante au point de vue mécanique.
- L’auteur indique que la disposition proposée s’applique aux machines d’un nombre quelconque de pôles et qu’en outre Je système inducteur peut être constitué par des tôles parallèles ou perpendiculaires à l'axe de l’induit. Dans certains cas, chaque pôle principal peut être divisé
- en plus de deux unités magnétiquement indépendantes.
- Une telle machine permet d’employer des inductions élevées (de \\ à i5ooo pour l’acier coulé, 5 à 6 ooo pour la fonte, 18 à igooo pour la denture), un grand nombre d’ampère-tours induits, un entrefer très réduit, et un nombre relativement faible d'ampère-tours sur les pôles de commutation.
- R. R.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Influence du contrepoids sur Vamortissement d’une Antenne de télégraphie sans fil. — W.Burstyn. — Elektroteehnüehe Zcitsehrift, ag • novembre 1906.
- Dans les postes fixes de télégraphie sans fil, l’extrémité inférieure de l’antenne est reliée à la terre par une jonction conductrice, ou bien est connectée a un « contrepoids » formé d’un réseau de fils parallèles au sol et isolés de celui-ci.
- Un tel contrepoids joue le rôle d’une armature de condensateur dont la terre forme la seconde armature. On a considéré ce montage comme meilleur que la jonction directe à la terre, parce qu’il permet de supprimer la résistance de passage de la prise de terre : on peut montrer cependant que, même avec l’emploi d’un contrepoids, il doit se produire dans la terre des pertes .du même ordre de grandeur que si le contrepoids n’était pas isolé et était placé sur ou dans la terre.
- L’auteur a cherché à se faire une idée de la valeur do ces pertes d’énergie et de l’accroissement du décrément d’amortissement de l’an-teunc qni en résulte. Pour cela, il calcule le décrément que subit une antenne du fait de son
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- contrepoids, sans tenir compte des amortissements de celle-ci, et il suppose que la terre est assimilable à un conducteur métallique recouvert d’une couche mauvaise conductrice. Cette hypothèse est approximativement réalisée sur les côtes sablonneuses ou en plaine ; la surface du conducteur métallique serait le niveau de l’eau (fig. i).
- Les lignes de force électriques entre l’antenne et le contrepoids sc ferment en partie directement par l’air. Dans le calcul qui suit, l’auteur n’envisage que les pertes provenant des lignes de force verticales entre le contrepoids et la terre, représentées en traits interrompus sur la figure i.
- Le système oscillant antenne-contrepoids peut être représenté par le schéma de la figure 2 : dans celui-ci, les lettres ont les significations suivantes :
- L, self-induction existant dans tout le svs-
- C,. partie de la capacité entre l’antenne et le contrepoids produite par les lignes de force qui ne subissent pas d’amortissement du fait de la
- C2, Cj, capacités correspondant aux lignes de force verticales entre le contrepoids et la surl'ace de la terre, entre la surface de la terre et le niveau de l’eau, et au reste du trajet des mêmes lignes de force entre la terre et l'antenne.
- Le diélectrique du condensateur C3cst la terre (constante diélectrique fc~) dont la conductibilité (résistance spécifique c) agit comme si le condensateur était relié en parallèle avec une résis tance W.
- Pour les capacités G, et C,, il faut introduire des valeurs dynamiques qui, toutefois, ne diffèrent pas beaucoup des valeurs statiques: les va-
- leurs C., et C3 ne varient pas avec la longueur d’ondes. C2 et Ci sont à peu près égales à la capacité statique entre le contrepoids et la terre. La capacité dynamique du contrepoids peut donc être beaucoup plus faible que sa capacité statique et dépend de la constitution du sol et de la longueur d’onde.
- , Tl ne se produit de perte d’énergie qu’en \V ; d’après une loi générale, elle est maxima — et le calcul se rapporte à ce cas — quand W est égal à la résistance apparente eu courant alternatif du condensateur qui lui est parallèle, c’est-à-dire pour
- W^I/2 */C3,
- /'étant la fréquence : en remplaçant la fréquence en fonction de la longueur d’ondes et de la vitesse de propagation e=:3.io,ft, on a :
- W = X/2ll'C3 (i)
- Par suite du déphasage de po®, W et C3 ont ensemble une capacité apparente :
- c: = cïV/=. (=)
- La capacité résultant de la connexion en série de C2, Ci et C4 sera désignée par Cv
- La figure .3 représente le déphasage : on a cos o = sin GOH = app1 sin GOG — sin HOC.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N» 1.
- D’autre part on a les relations : sinllOC OG C, (?)
- sin COÏT OC C, '' sin HOC — p cos y
- co5ç = sinC0C/(I+//). (4)
- Dans le parallélogramme OCFD, on lité : sin GOC = sin DOF sin DOF OE ' sin 45° _ OD a l'éga-
- ”DOt=V'TWc/+(i/Q' (5)
- Des dimensions des condensateurs, on C« kjb_ C, _ ija D'après l’équation (a), on a donc : déduit :
- c:; —c,.v'a. W6. Sil’onposeen outré (f>)
- C :i/G+ = g (7)
- et si l’on introduit ces deux valeurs dans l’équa-
- sin DOF = -1_ —=----------------
- - v'a .k(ajb)(i+g)
- c0s? = 24(o/4)( i+*r)(i+/0' (S)
- et, d’après l’équation (4)
- L.e décrément 4 de courant ou de tension est égal à t: fois le déphasage, comme il est facile de le montrer
- (9)
- 2k(a,/b)(i+g)(l+i>)
- Cetle formule s’applique au cas le plus défavorable, où l’équation (x) est remplie. Si l’or désigne par G la surface de contrepoids, on i la valeur
- C3 =
- GA- c
- 4 TC A
- GA 'ab . 9 .
- W= bc'jÇ, ohms. D’après l’équation i,
- = 6o a/A .
- (>«)
- La constante diélectrique du sable moyennement humide a pour valeur 5 environ. L’amortissement maximum se produirait donc il peu près pour une longueur d'onde de 8oo mètres environ par exemple, pour une valeur c = io6 ohm-centimètre.
- D’après les hypothèses précédentes, on doit considérer une antenne dont le contrepoids est à im,5o au-dessus du sol etpossède une capacité double de celle de l’antenne. Le niveau de l’eau est a trois mètres de profondeur. Le rapport p a pour valeur o,5, ce qui devait correspondre déjà à un cas favorable. Le décrément nuisible a pour valeur, d’après le calcul:
- Le décrément utile de radiation de l’antenne étant à peu près de la même grandeur, il en résulte que le contrepoids abaisse de moitié le rendement de l'antenne et, par suite, la portée du poste, par rapport aux valeurs que l’on obtiendrait avec une prise de terre idéale. Bien entendu, les pertes dues au contrepoids peuvent être encore beaucoup plus importantes dans des cas défavorables.
- La limite nette de bonne et de mauvaise conductibilité de la terre admise dans la figure i n’existe pas en réalité. On peut néanmoins se faire dans chaque cas une idée de l’action de la résistance de la terre : si par exemple la terre est électriquement homogène depuis la sur/ace jusqu’à des profondeurs importantes, la surface métallique doit être supposée à une profondeur correspondant à la prolondeur depénétration des ondes électriques, exactement de la même façon que l’on peut, pour un courant alternatif [de haute fréquence, remplacer un fil conducteur par un tube à parois d’épaisseur déterminée.
- Pour diminuer l’action nuisible du contrepoids, il faut rendre grands les facteurs du dénominateur. Le facteur ajb exige que Je contrepoids soit aussi haut que possible et d’autant plus haut que la couche de terre mauvaise conductrice est plus épaisse. On ne peut pas opérer ainsi, car on réduit en même temps la hauteur utile de l’antenne et, par suite, la radiation de celle-ci. Pour cette raison, on ne peut placer le contrepoids à plus de 9 mètres au-dessus du sol que quand le poste possède une antenne élevée.
- En ce qui concerne les deux autres facteurs,
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- on est conduit à employer un contrepoids très étendu et très dense-, les dépenses imposent rapidement une limite dans cette voie. En tout cas, le contrepoids ne doit pas avoir la forme d’un petit réseau de fil à mailles étroites, mais doit être constitué par des fils entrelacés en forme de toile d’araignée cl couvrant uniformément toute la surface de terrain disponible. Pour un fil donné, on augmeute ainsi non seulement la capacité, mais aussi le nombre p. En effet, quand les fils individuels ne sont pas trop rapprochés les uns des autres, il s’échappe de chaque fil un faisceau de lignes de forces divergeaut vers la terre ; le condensateur Ci a une plus petite section que 0 et l’action est la même que si le contrepoids avait cté placé plus haut. D’autre part, une plus grande portion des lignes de force provenant de l’antenne sont absorbées par le contrepoids et ainsi lu valeur de C, est accrue.
- truand doit-on préférer un contrepoids à une prise de terre? Dans les postes fixes établis sur la terre ferme, il faut réduire autant que possible la surface couverte et l’entretien ; en outre l’installation d’une prise de terre est généralement moins coûteuse. L’emploi d’un contrepoids ne semble indiqué que quand on est obligé de construire un poste de télégraphie sans fil sur un sol rocheux ou bien en un point où l’eau est à une grande profondeur et où il n’y a pas une couche de terre pour laquelle c soit sensiblement plus faible que 11e l’indique l’expression (io).
- Pour les postes mobiles ^es armées de terre, il faut réaliser un faible poids et une grande facilité de montage. Le contrepoids peut rendre des services, parce qu’il s’applique en tons points : les dimensions de ce contrepoids ne pourront pas être très considérables, de sorte qu’il provoquera un amortissement sensible. Peut-être vaudrait-il mieux employer une prise de terre à fils rayonnants (environ io fils de 20 mètres de ion- : gueur) posés d’abord sur le sol, et enterrés ensuite dans celui-ci si le temps le permettait. Quand laconductibilité de la terre est mauvaise, une telle prise de terre agirait plutôt comme contrepoids.
- R. V.
- SUl'TAudion. — Fie rning. — The Eleclrician.
- A la suite de la description du détecteur d’ondes hertziennes employé en télégraphie sans fil
- parL. de Forest et nommé Àudion(1), l’auteur attire l'attention sur la très grande similitude de cet appareil et du dispositif adopté pour son emploi, avec la soupape électrique pour courants de grande fréquence (2) qu’il a lui-même proposé d'employer pour la réception des signaux de télégraphie sans fil. Cette soupape, formée d’un filament de carbone incandescent placé dans un cylindre ou entre deux plaques métalliques, a été décrite dans le brevet anglais 24860 de 1904 et dans le brevet américain 8o3 684 de igo5.
- Dès 1890, en étudiant l’effet Edison dans les lampes a incandescence, l’auteur a découvert qu'il existe une conductibilité unilatérale de l’espace comprise entre le filament incandescent et une plaque froide maintenue par un fil de platine soudé dans le verre ; en 1904, il s’est aperçu que cette conductibilité unilatérale est indépendante de la fréquence et s'applique aux oscillations électriques, ce qui n’est pas le cas des redresseurs électiolvtiques. L’auteur a alors construit et décrit un appareil consistant en une lampe à filament de carbone contenant un cylindre métallique isolé ou une plaque, et il a employé cet appareil pour redresser les oscillations (1e grande fréquence produites par les ondes électriques et rendre ces oscillations décelables au moyen d’un galvanomètre ordinaire. L’application de cet appareilà la réception des signaux de télégraphie sans fil a été décrite dans une communication à la Royal Society (8 février iqo5) et dans le livre de l’auteur « Les principes de la télégraphie sans fil » paru en mai 1906.
- L'auteur estime que, même si le D1 de Forest a découvert quelque autre façon d’employer ce même appareil comme détecteur d’ondes, la première application qu’il en a faite, et la priorité de l’invention de l’appareil lui-même ne doivent pas être ignorées (3).
- R. R.
- (•) Eclairage Electrique, tome XLIX, 1e1, décembre 1906, p. 333.
- 0 Eclairage Electrique, tome XLVIII, 24 juin igoô, p. 4f>5.
- (3) Il a a lieu de signaler également que le )ieutf de vais-
- ciété de Physique sur les détecteurs à gaz ionisés, », signalé le parti que l’on pourrait tirer de l'effet Edison. X. D. L. 11.
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- T. L. — N“ 1.
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- 'ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- ÉCLAIRAGE
- Sur la température et la radiation sélective de différentes lampes à incandescence.— C.-V. Waidner et G.-K. Burgess. — Electricul World, u, novembre 1906.
- Le rendement élevé atteint dans quelques lampes reventes à filament métallique soulève lu question de savoir si ce rendement doit être attribué à une radiation sélective ou à uue plus haute température de fonctionnement du filament, ou bien aux deux à la fois.
- Les auteurs poursuivent actuellement des expériences sur des lampes à filament de carbone, de tantale et de tungstène, et ont fait sur ces filaments des mesures de température. La méthode employée est la suivante (fig. 1). Le filament F de la lampe étudiée est monté en face
- d'une baguette de carbone C placée dans un récipient vide d’air: deux lentilles cet E projettent sur cette baguette l’image du filameut. La baguette peut être chauffée électriquement h une température quelconque au moyen d'un courant électrique : cette température est mesurée avec un pyromètre optique de llolborn-Kurlbiium dans lequel le courant d’une lampe T; est réglé jusqu’à ce que le filament, ait le même éclat que le corps ineaudescent observé. Un étalonnage préalable est fait avec des thermo-couples et un corps noir permet de connaître la relation existant entre le courant dans le filament et la température équivalente du corps
- Une observation faite à une température donnée consistait à amener les deux filaments F cl f, au même éclat que G et à mesurer les courants en F et T,. Les températures de C et de F étaient connues d’après l’étalonnage de F. Une série de mesqres semblables permettait de tracer la courbe de la température en fonction du courant pour le filament F.
- La lampe L, ayant été calibrée par comparaison avec un corps noir, ne donne pas la température du corps incandescent auquel on la compare, mais une température un peu plus basse, d’une quantité qui dépend du pouvoir cmissif du corps. Le terme « température de corps noir » désigne la température à laquelle un corps noir émettrait une radiation de même intensité que celle de l’objet observé pour une longueur d’ondes donnée. Un corps de température donnée a en général une température de corps noir différente pour chaque couleur, celle pour la couleur rouge étant inférieure à celle pour la couleur verte ou bleue. Dans la suite, le mot température est employé pour désigner la température de corps noir en degrés centigrades donnée par un pyromètre optique employant la lumière rouge X = û,66 p..
- Pour étudier la radiation sélective pour différentes couleurs, le filament F avait été étalonné avec de la lumière ronge, verte et bleue obtenue en interposant en G des verres monoehroma-
- Les mesures furent faites entre 700° et 1 85on. Des températures plus élevées de F furent obtenues par extrapolation de la relation entre la température cl le courant. La possibilité d’une telle extrapolation est montrée par le fait que des lampes calibrées à 1 3oo° ont donné des résultats exacts à 1" ou près pour une extrapolation de 3oo0.
- Le tableau I indique les résultats obtenus avec cette méthode sur une lampe à filament métallique à too volts, très probablement en tungs»
- TABLEAU I
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- Les chiffres observés satisfont à l’équation
- I — — o,o285~f- o,oooio4i z-f-o.ou0000.0990 ti
- pour la radiation rouge (X = o,66g), I étant le courant en ampères et l la température.
- Pour étudier la signification de la radiation sélective et son importance dans le problème dont il s’agit, on compara la radiation du platine pour le rouge, le vert et le bleu avec la radiation d’un corps noir. Le tableau il indique les résultats obtenus.
- TABLEAU II
- On peut interpréter de la façon suivante ces
- Comme première approximation, on suppose que le platine esta la température exacte de 1 700° : sa radiation, pour la lumière verte est égale en intensité à la radiation d'un corps noir h 1 545". La radiation du platine est un peu plus grande que celle du corps noir pour le bleu (équivalente à celle d’un corps noir à 1 575°) et un peu plus faible pour le rouge (équiv. 1 5o5°). La radiation lumineuse totale des deux n’est donc pas très différente et, la sensibilité maxima de l’œil correspondant au vert, l'apparence photométrique est à peu près la même. L’énergie maxima pour les doux est dans l’infra-rouge, et pour ces grandes longueurs d’ondes, la température de corps noir du platine tombe encore plus vite que celle du corps noir. 11 semble donc que l’énergie de la radiation lumineuse soit distribuée plus favorablement pour le platine que pour un corps noir.
- Le carbone n’est pas un corps noir idéal, quoique, eh éta lonnant une lampe au carbone avec un corps noir, on ne trouve pas de différence appréciable (inférieure à 20) dans les équations du courant en fonction de la température pour les umières rouge, ve rte et bleue ; on l’appelle souvent un corps gris.
- Lampes au tungstène.—Quatre filaments de tungstène ont donné les relations suivantes entre le courant I et la température l (température de corps noir correspondant à la radiation ou couleur étudiée).
- TABLEAU III
- Équation pour les lampes au tungstèi
- .«PB»- COULEUR ÉQUATION
- J Bouge. 1 ~ 1,008 —
- 5 • Rouge. I~ 1,344 - 03836(4- o65i8(2
- 10 Rouge. 0,802— 03437(4- o64ôo(*
- 10 Vert. I— 0,775— 03890(4- o6465(2
- 1U Bleu. 1= o,644- o32 2 5(4- oc4ii(*
- 11 Rouge. I = — 0284- o3io4(4- o7<(i)o(2
- n Vert. I- — 0O04- o3i5a/4- o778i(2
- 11 I Bleu. I = — o5G-f- o3i48(4- o7778(2
- Toutes ces lampes, saufla lampe n° 11, étaient à bas voilage. Les chiffres relatifs à cette dernière lampe sont indiqués par le tableau I. A 100 volts, l’intensité de courant dans la lampe était de o,644 ampère; la température correspondante est 2 ido", ce qui correspond à une température vraie du filament de 2 3oo° environ (tableau IV). A îoü volts, lu puissance lumineuse de cette lampe était de 68 bougies et sa consommation spécifique de 0,95 watt par bougie (moyenne horizontale). La lampe n° 10 a fonctionné à une température de 2 4oo° environ (soit 2 570° environ comme température vraie) et a brûlé au bout d’une heure et demie.
- La radiation sélective du tungstène a été étudiée comme dans le cas du platine par la mesure des températures de corps noir du filament pour la lumière rouge, verte ou bleue. Les résultats sont donnés par les équations du tableau 111 et sont indiqués sur le tableau IV.
- L’apparence du filament de la lampe n" n à froid était plus polie que celle de la lampe n° 10 et le tableau montre que la lampe n° 11 agit plus comme un métal brillant tel que le platine. Une autre lampe dont le filament ressemblait h celui de la lampe n° 10 a donné des valeurs sensiblement identiques à celles de cette dernière. La dernière colonne du tableau IV indique les valeurs approximatives des températures réelles des filaments de tungstène, obtenus en ajoutant à la température noire pour la lumière bleue le
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 1.
- double de la différence des lectures pour le rouge et le bleu : cette relation avait été trouvée à peu près exacte pour le platine.
- TAliLEAU IV
- Un filament dont la composition était probablement de 3o °/0<le tungstène et 70 % de nitrate de zirconium a donné pratiquement la môme radiation sélective que le tungstène. A une température un peu supérieure à la température normale de fonctionnement du tungstène, cette lampe a présenté une détérioration rapide du filament, accompagnée de la formation d’une couche irisée sur l’ampoule.
- Pour avoir une idée du point de fusion du tungstène, on fit brûler «ne lampe et on substitua la valeur correspondante du courant dans l’équation de température (tableau TU). Les lampes 1 et 5 lurent brûlées à des températures de 2 950° et 2 8f)ou, ce qui correspond à une température moyenne réelle de 3200“ environ pour le point de fusion du tungstène. Les deux filaments indiquèrent bien nettement une fusion et non une désintégration due à la volatilisation, comme dans le cas du carbone. Il n’y avait pas de dépôt appréciable sur les ampoules. Il semble que le tungstène possède le plus haut point de fusion que l’on ait mesuré jusqu’ici.
- (A suivre-) R. V.
- Sur l’absorption de l’atmosphèie pour des rayons lumineux de différentes couleurs. — C.-O. Bastian. — lilcctrical Review, 3o novembre 1906.
- L’auteur répond aux remarques de Dow (voir t.XIJX, p. 5o5). Il indique que l’atmosphère, com-
- posée d’air et de vapeur d’eau, est très opaque pour les rayons calorifiques et doit, par conséquent, ctre relativement opaque pour les rayons rouges, contrairement u l'opinion émise par Dow, que ces rayons, comme les ondes hertziennes, sont moins absorbés que les rayons violets. 11 ne semble donc pas du tout que la transparence de l’atmosphère augmente avec la longueur d’ondes des rayons lumineux.
- Il ne faut pas perdre de vue que l’action d’air parfaitement par et sec est très différente de celle de l’atmosphère, qui contient de la vapeur d’eau, et il est probable que les expériences de laboratoire indiquées ne peuvent, pour cette raison, servir à déterminer ce qui se passe dans l’atmosphère.
- Dow indique que, par un brouillard épais, le soleil paraît rouge. Cela ne prouve pas forcément que les rayons rouges soient moins absorbés que les rayons bleus; cela peut prouver que le soleil contient beaucoup plus de rayons rouges que de rayons bleus. L’auteur a émis l’opinion que les rayons bleus devaient être un peu moins absorbés que les rouges. Si l’on considère une source lumineuse composée de Go0/„ de lumière rouge, 3o u/0 de lumière jaune et j.û ®/o de lumière bleue, et si l’on représente, par exemple, par 100 la conductibilité de l’atmosphère pour les rayons bleus, par 90 sa conductibilité pour les rayons jaunes et par 80 sa conductibilité pour les rayons rouges, il est. évident que cette source lumineuse, vue à travers une couche suffisamment épaisse d’atmosphère, paraîtra rouge, par suite du fait que sa composition contient plus de lumière rouge, et malgré que la lumière bleue soit moins absorbée que les deux autres couleurs.
- L’auteur attire l’attention sur un point des expériences faites par Dow sur l’influence des phénomènes de coloration en pliutomctrie : ce point est que, quand on insère une résistance dans le circuit d’une lampe à filament de carbone, non seulement on réduit l’intensité lumineuse, mais encore on altère les propriétés caractéristiques de la source lumineuse. Le spectre d’un filament fonctionnant avec un courant inférieur au courant normal est tout à fait différent du spectre normal, et ce fait permettrait peut-être d’expliquer un certain nombre de phénomènes attribués par l'expérimentateur au phénomène de Purkinje. R. R.
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- l'orne L.
- Samedi 12 Janvier 1907.
- i4* Année. — N* 2.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre do l’Institut. — a. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l'Institut Électrotechnique Monte-Core. — M. LEBLANC, Professeur à l’Ken le des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIEK, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne,
- PROPRIÉTÉS DES ROTORS A COLLECTEUR (mile) (').
- Ce qu’il imporle surtout île connaître, ce sont les courants U et I2 : ils nous informeront des puissances wattée et magnétisante absorbées ou fournies par le stator.
- Si nous posons :
- kr
- kjù,
- les solutions I, et I2 des équations (i), (a), (3), (4) sont:
- — V-
- ^[Asin? + Bcosî] + r|.-i'---(i+ -)=,]
- A- + B*
- A* + B-
- (*) Voir Éclairage. Électrique, tome L, 5 Janvier 190-, page 1.
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- 42
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — 2.
- il nous serait loisible de faire
- ) discussion générale de ces dernières équations. Nous nous limiterons, pour l'instant, au cas où <p = o (y en phase avec y), e’est-à-dire au cas d’un moteur shunt proprement dit dans lequel le stator et le rotor sont simplement montés en parallèle avec l’intermédiaire d’un transformateur t abaîsseur de tension (fig. io).
- Les valeurs de Jj et I2 sont alors :
- R.-M«-r(i+=0
- Dans ce cas 1, et Ia s'annulent simultanément pour
- c’est-à-dire pour Wl = ~
- à la seule condition de vérifier la relation :
- -- Mo = ar V
- “ Mw '
- Ainsi donc la tension d’excitation v = —— est une tension d’excitation remarquable. Elle Mu
- donne pour la marche à vide un courant nul dans le stator tandis que le rotor, étant apparemment dépourvu de self-induction, ne prend qu’un courant uniquement watté pour son excitation.
- Nous supposerons (pue l’on vérifie effectivement cette relation. Nous allons étudier les valeurs de I, et de [2 dams le voisinage de la vitesse à vide oiic’esl-à-dire dans le voisinage de z= i.
- Introduisons la notion du glissement ÿ par rapporta la vitesse wj = ^ c’est-à-dire la valeur:
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- 12 Janvier 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 43
- Considérant des glissements faibles on a
- et les expressions de I, et L prennent la forme suivante :
- (6)
- (5)
- Il est facile de voir pour quel glissement gm, Ij prend sa valeur maximum et par conséquent de se rendre compte à quelle vitesse le décrochage du moteur est susceptible de se produire. On trouve:
- (7)
- J1 est intéressant de comparer ces résultats avec ceux obtenus dans le cas d’un moteur d’induction théorique. Par moteur d’induction théorique, nous entendons un moteur dans lequel on supposerait des distributions sinusoïdales des flux à la périphérie magnétique du rotor et dans lequel on n’appliquerait pas des f. é. m. extérieures d’excitation. Le rotor peut aussi bien être mis en court-circuit avec l’intermédiaire de quatre bagues, que par l’intermédiaire de quatre balais à 90° portant sur un collecteur Gramme.
- Les valeurs générales de I, et I2 contiennent ce cas particulier: il suflit de faire
- avec Æ. = 4:,= i et
- on obtient alors les valeurs suivantes pour 1, et 12 :
- (8)
- (9)
- Le glissement maximum à prévoir avec un tel moteur sera
- (,o)
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- U
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. h.
- C’est la même expression que nous obtenons pour le glissement maximum du moteur shunt auto-excitateur dans le cas théorique ks = kr(x = o) (voir formule 7).
- Si, dans cette dernière hypothèse (a = o) on examine les valeurs (5) et (8) de L on remarque que, pour un glissement donné, le courant. I, absorbé par le moteur shunt auto-excitateur est plus élevé que le courant I, absorbé par le moteur d’induction correspondant. Le rapport de la puissance absorbée par les deux moteurs est Ceci revient à dire
- que la capacité de surcharge du moteur shunt est plus élevée que celle du moteur d'induction correspondant.
- Cette considération est encore vraie dans le cas pratique où l'on a k$ > /<r, a > 1. Le glissement critique auquel le décrochage est susceptible de se produire est alors plus élevé dans le moteur shunt. Nous reviendrons plus tard sur ce point avec des exemples numériques et nous envisagerons le cas où l’on varie la tension v entre les balais a. b en vue de régimes hyposynchrones.
- D’autres considérations intéressantes se rapportent au facteur de puissance et au rende-
- On voit que le courant magnétisant du moteur shunt, nul à vide (ÿ = o), reste toujours faible par rapport à celui absorbé par le moteur d’induction correspondant.
- Au point de vue du rendement, il convient de remarquer que les pertes par effet Joule sont moindres dans le moteur shunt que dans le moteur d’induction.
- Considérons en particulier la marche à vide et imaginons, pour faciliter la comparaison, que l’enroulement slalorique soit identique à l’enroulement rotorique. Dans le moteur d’induction le champ est produit par le stator même grâce à un courant (voir formule 8):
- 2V __
- Mo/ M 2/
- T,m
- Dans le moteur shunt, il est produit par le rotor grâce à doux courants diphasés (voir équation (1))
- - =y_
- 1 >1 „> '
- Si l’on néglige les fuites (M = L, /=o) on voit que les pertes produites par le courant L seront doubles de celles produites par les deux courants diphasés i\. Mais, en outre, de ce fait il circule, même à vide, dans le rotor d’un moteur d’induction monophasé des courants parasites qui n’apparaissent pas dans le moteur shunt. L’échauffement développé par ces courants parasites est sensiblement égal à celui développé par les deux courants diphasés ^ qui produisent le champ dans le moteur shunt. Les pertes, par effet Joule dans les enroulements d’un moteur shunt, sont donc, dans le fonctionnement à vide, environ le quart de celles qui se présentent dans le cas du moteur d’induction théorique.
- Nous envisagerons maintenant l’étude d’un moteui
- stator bi-axial tel qu’il est
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- représenté sur la figure n. L’axe d’un premier enroulement du stator coïncide avec le diamètre cd tandis que l’axe d’un deuxieme enroulement coïncide avec ab.
- lin stator uni-axial dont l’axe d’enroulement a une direction quelconque peut toujours être envisagé comme un stator bi-axial tel que celui de la figure 3. On peut toujours imaginer en effet que l’enroulement monophasé d'un stator uni-axial est le résultat de la superposition de deux enroulements montés en série dont les axes seraient respectivement cd et ab. Cette considération est étrangère à celle de la distribution des flux à la périphérie magnétique du stator et elle s’étend aussi bien au cas d’un enroulement statorique n’utilisant que partiellement la périphérie du stator qu’au cas d’un enroulement distribué sur la périphérie entière du stator.
- Deux encoches opposées (à x8o°) du stator sont, en effet, dans tous les cas, traversées par des courants égaux et de signe contraire. Sur la figure 12 on a représenté schématiquement la bobine totale que l’on pourrait constituer avec les conducteurs qui traversent deux encoches opposées en fig.i I2 et 33
- figurant par un rectangle hachuré l’ensemble des conducteurs d’aller et par un rectangle non hachuré l’ensemble des conducteurs de retour. L'axe XX de la bobine considérée est inclinée sur les directions ab et cd. Le simple examen comparatif des figures 12 et t3 suffit à montrer que la bobine de la figure 12 équivaut aux quatre bobines de la figu
- bobines admettent, par groupe de deux,les directions ab et cd comme axes. On tire immédiatement de là la conclusion que l’enroulement statorique total pourra bien toujours être considéré comme le résultat de la superposition de deux enroulements dont les axes seraient respectivement cd et ab.
- Après avoir présenté cette considération préliminaire, rendons-nous compte des effets d’induction qui peuvent bien être produits par un enroulement dont l’axe coïncide avec ab (voir fig. i4).
- Soient : M le coefficient d’induction mutuelle entre l’enroulement considéré et le rotor suivantl’axe ab ; k.h le coefficient caractéristique delà distribution du flux produit par cet enroulement à la périphérie magnétique du rotor.
- La f. é. m. induite par rotation dans le circuit cd est égale à M,Æ u>,l.
- Le courant de court-circuit correspondant sera
- Ce courant admet de
- V'rs + LV
- nposanles : l’une en quadrature
- l’autre en phs
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Des considérations imitées de celles que nous avons déjà exposées au début de notre étude, nous montreraient que nous mesurerons entre les balais ab deux tensions différentes :
- i° Une tension en quadrature avec I
- 2° Une tension en phase L’énergie dissipée par le <
- ranl de court-circuit dans cd est, cette fois, fournie mécaniquement par la rotation même du rotor sous le champ statorique.
- Si le circuit ab est à son tour traversé par un courant i il est parfaitement clair qu’une f. é. m. M;>ün sera induite dans l’enroulement statorique.
- L'ensemble des considérations qui précèdent permettent de sc rendre compte que (avec la notation que nous avons adoptée dans le cas d’une machine à collecteur dont l’axe d’enroulement du stator coïncidait avec l’axe de court-circuit du rotor) les équations du fonctionnement plus général correspondant au cas de la ligure i5 sont :
- MM,
- /u>l1 + JVIiWï\ — MWi — L 1— o
- r[,+ rfcl + L' k"1'" $+(h-*-)'| 4
- + [M,u ( i — ’Mv“{) — rk, h
- >• [i + Ç] 4+ [r fkA “J + <*. - *,)] 4 - L» ( 1 —-f] h
- (A suivre.) Marius La.tour.
- TRANSPORT D'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE DE MOUTIERS A LYON (Fin) Q
- Ligne.
- La ligne aérienne qui relie Moutiers à Vaux-en-Velin consiste en deux fils de 9 millimètres de diamètre supportés par des poteaux en bois jusqu’à Sablonniêres et par des pylônes en fer des lignes triphasées de Saisonnières à Vaux-en-Yelin. Les isolateurs à triple
- (i) Éclairage Électrique, t. L, 5 janvier 1906, p. i3.
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- tloche, fabriqués par la « Karlsbader Kaolin Industrie Gescllschaft » sont en U'ois pièces : leur hauteur totale est de 3i centimètres ; les diamètres des trois cloches sont de 22 centimètres, 11 centimètres et 6c,n,5.
- De Moutiers, la ligne atteint d’abord le poste de mise à la terre de Chignin, qui permet de relier au sol Tune des sections comprises entre Chignin et Moutiers, ou enlre Chignin et Saisonnières, comme cela sera expliqué plus loin. Ce posLc contient deux tableaux doubles : les connexions sont visibles sur le schéma de la figure 0. La ligne aboutit ensuite à
- Sablonnières, où un nouveau poste de mise à la terre permet de relier au sol les sections comprises entre Chignin et Sablonnières, ou entre Sablonnières et Yaux-en-Velin. Chacun de ces postes possède quatre ampèremètres, comme l'indique le schéma, pourpcrmeltre de mesurer le courant qui passe par la terre ou par le fil de ligne.
- La résistance totale de la ligne aérienne s’élève à 98 ohms.
- L'usine de transformation de Vaux-en-Yelin est reliée n la sous-station de la rue d’Alsace par deux câbles distincts de 75 millimètres de section du type Certhoud Corel. Chaque âme comprend 19 fils de cuivre et est isolée au moyen de papier imprégné que recouvre une double enveloppe do plomb et une armure de rubans de fer avec rcvêLement de toiles goudronnées : le diamètre extérieur total est de G centimètres. Ces câbles, établis normalement pour 25 000 volts efficaces en courant alternatif, ont été essayés à 60 000 volts pendant un quart d’heure. La résistance de la ligne souterraine est de 3 ohms : la résistance totale
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- de la ligne, est donc de 100 ohms, et la chute de tension pour une intcusité de courant constante de ampères s’élève à 7 5oo volts, soit 13 °f0 de la tension totale.
- Comme cela a été signalé, la ligne passe par deux postes de mise à la terre, à Chignin et à Sablonnières. Ces postes ont été prévus pour parer à une avarie possible d’une partie de la ligne en utilisant la terre comme conducteur de retour sur cette partie. A cet effet, la ligne est divisée en quatre sections par les postes de Chignin et de Saisonnières et de Vaux-cn-Yelin. Normalement, le point milieu du circuit total des génératrices est relié au sol pour limiter à la moitié de la tension totale la différence de potentiel entre un fil de ligne et la terre: cette jonction, visible sur le schéma de la figure 6, est réalisée par un cable isolé reliant à la prise de terre des parafoudres la borne extérieure de la colonne de manœuvre du deuxième groupe générateur. En cas d’avarie a un fil d’une section de la ligne, on peut couper cette jonction au moyen d’un interrupteur et fermer les deux interrupteurs de terre correspondant au fil avarié. Il est aiusi possible de faire passer le courant par la terre sur une ou plusieurs sections de la ligne : un dos deux câbles reliant Vaux-en-Velin à la rue d’Alsace peut aussi être remplacé par la terre. Les prises dé terre sont constituées par des plaques en fer : la chute de tension entre ces plaques et la terre 11e dépasse pas 200 volts pour l’intensité de courant de 75 ampères.
- USINES RÉCEPTRICES.
- Les deux usines réceptrices sont équipées avec des moteurs à courant continu identiques. Ces machines sont doubles, comme les génératrices ; un bâti à trois paliers porte les deux carcasses inductrices tétrapolaires en acier coulé : les pôles rectangulaires sont rapportés et tenus en place par deux vis : ce s pôles sont massifs, ainsi que leurs masses polaires. Le diamètre d’alésage est de 1 2G2 millimètres. L’entrefer simple a i5 millimètres. L’induit de chaque machine, isolé de l’arbre, a ia32 millimètres de diamètre et 3oo millimètres de longueur axiale : il porte m encoches ouvertes contenant chacune trois bobines de trois spires. Le collecteur, isolé aussi de l’arbre, a 760 millimétrés de diamètre et 110 millimètres de longueur axiale utile : il porte 66G lames sur lesquelles frottent quatre lignes de balais à trois frotteurs chacune. La vitesse de rotation est de 428 tours par minute, et la puissance d’une machine simple est de 36o chevaux. Le tableau suivant résume les caractéristiques principales d’une machine simple :
- Type de machine...................
- Puissance normale.................
- Différence de potentiel aux bornes. .
- Intensité du courant..............
- Forme de la carcasse inductrice.. .
- Métal constituant cette carcasse.. .
- Nombre de pôles inducteurs. . . .
- Nature des pôles et mode de iixalion
- Section des noyaux................
- Type de bobines inductrices. . . .
- Diamètre d’alésage. .......
- Valeur de l'entrefer simple. . .
- Diamètre extérieur de l'induit, .
- Vitesse périphérique de l’induit.. .
- moteur a courant eontm 36o chevaux.
- 3 820 volts.
- ronde!* acier coulé.
- acier coulé rapportés .
- fil enroulé sur carcasse c 1 262 mm.
- i5 —
- 1 a3a —
- 27'u,5o par seconde..
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- Longueur axiale de l induit..........................3oo mm.
- Nombre de canaux de ventilation. . . •.............4 de io mm.
- Nombre d’cncoches..........................................m
- Nombre de bobines de l'enroulement.......................333
- Nombre de spires par bobine............................... 3
- Diamètre du collecteur...............................7&o mm.
- Vitesse périphérique du collecteur...................i6m,8o par seconde.
- T.ongueiic axiale utile..............................no mm.
- Nombre de lames..........................................660
- Nombre de lignes de balais................................ 0
- Nombre de balais par ligne................................ 3
- Section d'un charbon.................................3o mniq.
- Type de porte-balais.................................pivotants.
- L'usine réceptrice de Yaux-en-Velin contient trois moteurs série doubles (720 chevaux) entraînant chacun un alternateur de 5oo kilowatts. Les trois alternateurs sont reliés au
- réseau triphasé de la Société Grenobloise de Force et Lumière et alimentent normalement ce réseau. En cas d’arrêt de l’usine de Moutiers on de rupture totale de la ligne à courant continu, les groupes convertisseurs pourraient fonctionner en sens inverse, les alternateurs
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- travaillant en moteurs synchrones en empruntant de l’énergie électrique au réseau triphasé et les moteurs à courant continu fonctionnant en' générateurs série pour alimenter l’usine réceptrice de la rue d’Alsace : pour cela, il suffirait de décaler les balais en arrière de la zone neutre. Dans ce cas, pour Je démarrage des groupes, on utiliserait une des deux excitatrices à 600 volts des alternateurs entraînées chacune par un moteur asynchrone, et on lancerait le courant produit par cette excitatrice dans l’une des machines série qui, démarrant en moteur, entraînerait l’alternateur. Après avoir accroché celui-ci en parallèle sur le réseau,
- on décalerait les balais en arrière du sens de rotation : la machine à courant continu deviendrait alors génératrice et l’alternateur fonctionnerait en moteur synchrone.
- La ligne aérienne aboutit, à l’usine de Vaux-en-Velin, à un poste de parafoudres semblable à celui de l’usine de La Plom-bière, à la différence près qu’on a adjoint à ces appareils deux condensateurs de 0,1 microfarad'reliés chacun, d’une part à la terre, d’autre part aux conducteurs positif et negati!'. En outre, sur chaque pèle, on . a shunté les parafoudres à cornes et leurs résistances ' liquides par un groupe de déchargeurs statiques (D, flg. 7) constitués chacun par dix-huit tubes de résistances à agglomérés groupés trois par trois en parallèle. La disposition du poste de parafoudres est la même qu’à l’usine génératrice dans un local à deux étages contenant, en bas, les résistances et les bobines de réactance, et en haut les parafoudres et les déchargeurs.
- Le schéma de la figure 7 indique les connexions générales de l’usine réceptrice de Vaux-en-Velin et de celle de la rue ae 1a me a Ais.ite;. d’Alsace. Les lettres ont, sur ce schéma, la
- même signification que sur celui de la figure G. Chaque moteur est desservi par une colonne semblable à celles de l’usine génératrice et portant un interrupteur de court-circuit, nu voltmètre, un ampèremètre, un disjoncteur de tension court-circuitant le moteur quand la différence de potentiel aux bornes dépasse de 10 °!0 la valeur normale, et un parafoudre à souffleur, branché entre les bornes du moteur. Chaque machine est munie, en outre, d’un déclancheur de vitesse, placé en bout d’arbre, qui établit un court-circuit quand la vitesse de rotation dépasse de i5 °/„ la vitesse normale.
- La vitesse des moteurs est maintenue constante par décalage des balais sur le collecteur suivant la charge. A l’arrêt, les balais sont amenés dans l’axe des pôles, de façon qu’une moitié de l’induit fasse équibre à l’autre moitié. Quand on décale les balais dans le sens de la rotation, on augmente le couple moteur qui atteint sa valeur maxîma quand les balais sont sur la’ligne de commutation sous l’extrémité des cornes polaires : on ne dépasse pas cette position pour que la machine se trouve toujours dans les mêmes conditions de commutation.
- régulatcui
- r (Sot
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- Un régulateur automatique de vitesse commande les mouvements des porte-charbons de chaque moteur. Ccl appareil est analogue au régulateur d’intensité de l'usine génératrice, mais le solénoïde est remplacé par un lachymètre entraîné par le moteur. Si le couple résistant augmente, la vitesse du moteur tend à diminuer et le tachymèfre fait agir l'encliquetage de façon que les balais soient décalés vers l’avant : quand le couple résistant diminue, l’inverse se produit. Pour permettre un bon réglage de la vitesse, on a muni chaque groupe de deux volants suffisamment lourds formant, en même temps, plateaux d'accouplement. Pour la marche inverse des groupes convertisseurs, en cas d’arrêt de l’usine génératrice, on a prévu sur chaque régulateur un solénoïde dont l’action remplacerait celle du taeliymètre.
- L’usine réceptrice de la rue d'Alsace, reliée à la précédente par deux câbles, contient cinq groupes convertisseurs. Chacun d’eux (fig. 8) comprend un moteur double de 720 chevaux accouplé à une génératrice à courant continu de 5oo kilowatts à Goo volts. On voit nettement, sur la figure 8, les deux volants, le mécanisme de déplacement des balais, le régulateur et la colonne de manœuvre ; tous ces appareils sont semblables à ceux de l’usine de Yaux-en-Yelin. La figure 9 représente un régulateur.
- O11 voit, parla description qui précède, combien est intéressante cette nouvelle application du système série au transport d’énergie électrique. L’emploi de courant continu permet l’emploi de très hautes tensions, dont 01111c peut envisager l'adoption avec des courants alternatifs, d’une part parce que, pour ces derniers, c'est la tension maxima et non la tension efficace qui détermine les ruptures d’isolement, d’autre part, parce que l’artifice qui consiste à créer un point neutre au milieu du circuit permet d’abaisser de moitié la différence de potentiel par rapport à la terre, et enfin, parce que les surtensions et les phénomènes de résonance, si dangereux sur les circuits alternatifs, sonL évités par l’emploi de courant continu. On peut, remarquer, à ce dernier point de vue, que l’emploi d’un câble de 4 kilomètres à 5oooo volts, placé à l’extrémité d’une ligue aérienne de 186 kilomètres de longueur, n’aurait pas été sans présenter de sérieuses difficultés avec dés'courants alternatifs.
- Jean Revval.
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE SUR LE MÉTROPOLITAIN DE VIENNE
- Le ministère des chemins de fer autrichiens a engagé les différents constructeurs à étudier l’application de la traction électrique au chemin de fer de Landeek-BIudenz (64Km,2) passant par le tunnel de l’Arlberg, au chemin de fer de Villach à Trieste (2x0 kilomètres) passant par le tunnel de Karawanken, et au chemin de fer métropolitain devienne, de 27k'n,8 de longueur. Toutes ces lignes sont actuellement exploitées au moyen de locomotives à vapeur. Étant donnée la présence de tunnels assez longs (l’Arlberg a nkm,i et le Karawanken 8 kilomètres) et de rampes assez fortes (jusqu’à 3i 7'oo)> la traction électrique présenterait, pour l’exploitation de ces lignes, des avantages importants ('). 11 en est de même pour le chemin
- 0 II faut tenir compte aussi, pour juger de l’intérêt présenté par l’adoption électrique, de ce que plusieurs chutes d'eau puissantes peuvent être utilisées à proximité de ces lignes pour la production de l’énergie électrique, tandis que, d’autre part; lc charbon nécessaire aux locomotives coûte très cher par suite de l'éloignement des mines.
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- L'ÉCLArRAGE ÉLECTRIQUE
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- do fer métropolitain de Vienne, dont une grande partie (22 "/„) est souterraine et oii le désagrément provenant de l'accumulation de la fumée est si sensible qu'm*"grand nombre de voyageurs préfèrent prendre des tramways moins rapides et moins commodes. La question de confort des voyageurs n’est d’ailleurs pas la seule que l’on a à-envi-sager : les dépôts de suie conduisent h des frais d’entretien élevés, et l’action de la fumée et de la vapeur chaudes sur les constructions en fer amène de très rapides détériorations de celles-ci.
- l’n projet tout à fait intéressant pour l'électrification du métropolitain de Vienne a été établi par la maison Krizilc et présenté par MM. Rosa et List. Ce projet ayant reçu l’approbation du ministère des chemins de. 1er, une locomotive a été construite et fait l'objet d’essais détaillés sur une ligue expérimentale formée par un tronçon de 2 kilomètres de longueur avec une rampe de 21 0/oo- ...
- Lo problème posé comporte la traction de trains de i3o tonnes, non compris le poids de la locomotive, sur une voie présentant -des rampes maxîma de 3o */»o- Les trains doivent se succéder à des intervalles de 2 minutes et demie: en hiver ils comprennent six voitures (80 tonnes); en été, sept voitures (roo tonnes) et les dimanches, dix voitures (j3o tonnes). La vitesse xnaxiina est. de 5o kilomètres à l’heure. Le poids sur un essieu ne doit, pas dépasser i4,5 tonnes.
- Le système proposé par la maison Krizîk repose sur l’emploi de courant continu à haute tension utilisé dans quatre moteurs connectés en série. On se rappelle qu’en iqo3 une solution analogue a été employée par M. Thury pour l’établissement de la locomotive faisant le service entre Saint-Georges de Commiers et La Mure (l). Dans cette installation, la tension adoptée est de 2 /100 volts répartis en deux ponts de 1 200 volts : le courant est amené par deux lîls aériens et les rails servent de conducteur neutre. Sur chaque pont sont branchés deux moteurs à 600 volts reliés en série et attaquant chacun un essieu. Ces moteurs n’étant pas accouplés mécaniquement ensemble, le patinage des roues d’un des deux essieux présente un grave danger, car la force contre-électromotrico du moteur qui patine augmentant proportionnellement à sa vitesse de rotation, la différence de potentiel aux bornes de ce moteur peut atteindre presque les 1 200 volts qui se. répartissent normalement entre les deux moteurs. Pour l’exploitation de la voie reliant Tabor à Bérhyne, la maison Krizilc a adopté également le système à deux ponts avec 1 /100 volts entre fils extrêmes et a toujours obtenu avec ce système des résultats très satisfaisants. La tension choisie dans le cas du métropolitain de Vienne est de 3 000 volts entre les deux fils aériens extrêmes et de 1 5oo volts entre un fil aérien et les rails de roulement servant de conducteur intermédiaire. Une particularité du système consiste dans la commande de.s essieux moteurs. Chacun de ceux-ci est entraîné, comme nous le verrons plus loin, par deux moteurs placés de part et d’autre de lui et attaquant une même roue dentée. Ces deux moteurs sont reliés en série et branchés sur l’un des ponts : étant accouplés mécaniquement ensemble, ils tournent toujours tous deux à la même vitesse, et l’on évite ainsi l’inconvénient signalé ci-dessus en cas de patinage d’une paire de roues motrices.
- Les considérations qui ont conduit à l’adoption de ce système sont les suivantes. Pour un service comme celui dont il s’agit, avec des démarrages très fréquents et de très courtes périodes de pleine vitesse, le moteur série à courant continu présente des avantages qui le rendent extrêmement précieux. Or, pour la puissance nécessaire, on peut construire des moteurs à 700 volts présentant d’une façon certaine un bon fonctionnement, mais on ne peut guère avoir recours à une tension plus élevée, sous peine de s’exposera des ennuis prove-
- (’) Éclairage Électrique, t. XXXVU, ni octobre igo3, p. i3o.
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- nant des collecteurs (*). La puissance absorbée par importante, Vinlensitc de courant absorbée sous élevée, et il faudrait prévoir de nombreuses sous-stations, de fortes sections de conducteurs, etc. Grâce à l’emploi de moteurs en série, on peut quadrupler la tension d'alimentation et exploiter, sans point cF alimentation intermédiaire, une longueur de ligne assez considérable.
- Il faut noter en outre que, les rails servant seulement de point neutre, le fonctionnement des locomotives ne dépend pas, avec ce système. de l’état des rails, et ne soutire pas des couches de graisse, do neige ou de glace qui peuvent éventuellement recouvrir les voies. C’est là un point très important pour le service d'hiver sur les ligncè découvertes. En outre, les rails n’étanl parcourus que par des courants insignifiants, les effets d’élcctrolyse et Faction sur les lignes téléphoniques ou télégraphiques sont évités. Enfin, au point de vue de la sécurité d’exploitation, le système à trois [Ils présente.
- un avantage cons produit par deux g Iumcnt indépenda en cas d’avarie à l’i fils aériens, conti demi-vitesse en au moyen d’un sei pareils d’une mo
- Le
- ujuipe
- locomotive sont accidentellement détériorés, les
- appareils brandi assurer à eux seuls Les locomotives donnée plus loin, sur deux essieux î puissance maxima de 25 kilomètres vitesse est obtenu parallèle des deux d’abord branchés puis sont reliés ern mes, comme le mo qui représente les vitesses. On voit d’après
- ond pont peuvent ion de la machine, description sera onnes et reposent
- evaux à la vitesse Le réglage de la .'oupemeuts série-moteurs qui sont sur un seul pont, onducteurs extrê-îma de la figu
- î train comme ceux dont il s’agil étant 5o volts par la locomotive serait très
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- 4.^3.
- Toupcments et les connexions correspondant aux différentes . schéma que, clans toutes les positions, la jonction cuire les
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- moteurs et les résistances reste invariable, ce qui permet l’emploi d’un controller simple.
- Le mode de réglage qui consiste à relier d’abord les quatre moteurs sur un seul pont a été adopté par les constructeurs non seulement à cause des économies de courant qui en résultent, mais aussi parce que, à demi tension, la vitesse de rotation des moteurs brusquement déchargés (lors d’un patinage par exemple) n'augmente pas autant qu’à pleine tension, avec réglage par résistances seules. Avec des moteurs puissants, il peut arriver facilement que le mécanicien fasse patiner les roues en manœuvrant trop rapidement le controller : il est évident que l’adhérence sera reprise d’autant plus vite que la vitesse n'aura pas été trop grande lors du patinage.
- Toute l’exploitation consistant presque uniquement en démarrages des trains, que l’on freine aussitôt qu’ils ont atteint une certaine vitesse, les constructeurs ont porté toute leur attention sur le démarrage et sur les couplages correspondants : ils se sont efforcés d’obtenir la plus grande accélération possible pour une consommation d’énergie aussi uniforme que possible pendant la période de démarrage. Pour pouvoir obtenir une accélération assez élevée, on a établi l’équipement pour une vitesse maxima de 5o kilomètres à l’heure, en prévoyant pour les deux dernières vitesses une diminution du flux inducteur de chaque moteur afin de pouvoir travailler avec de fortes intensités de courant jusqu’à la fin du démarrage et de pouvoir malgré cela maintenir une plus faible vitesse sans perte d’énergie dans les résistances. De cette façon, on est parvenu à assurer à la locomotive une accélération de 36 centimètres par seconde jusqu’à la vitesse de 3o kilomètres à l’heure : au delà de cette vitesse, l’accélération décroît lentement. Le système décrit permettait seul d’obtenir, avec une locomotive de 29 tonnes à deux essieux, une telle accélération d’un train aussi lourd.
- Les expériences faites sur la voie d’essais avec la locomotive construite ont confirmé pleinement les prévisions. Le rendement de l’ensemble est très bon, et s’élève à 80 °/0 pendant la période de démarrage, en tenant compte des pertes dans les résistances, dans les moteurs, les engrenages, etc. Avec cc rendement, on arrive à une consommation moyenne de 48 watts-heure, par tonne-kilomctre pendant le démarrage.
- La ligne d’essais est très défavorable. Tandis que sur tous les tronçons la distance moyenne entre deux stations est de 960 mètres, cette distance n’est que de 625 mètres sur la ligne expérimentale, de sorte que la période de démarrage représente une fraction extrêmement importante de la durée totale du trajet. En outre, la ligne présente une rampe de 21 Voo sur 332 mètres de longueur et, avant celle-ci, des courbes de 120 mètres de rayon sur lesquelles on ne doit pas marcher à une vitesse supérieure à 10 kilomètres à l’heure.
- Ligne aérienne.
- On a employé un fil de 110 millimètres carrés de section en forme de 8 calculé pour donner, sur le réseau total du chemin de fer métropolitain, une chute de tension de 3 %• Les deux conducteurs extérieurs son*, symétriques par rapport à-l’axe de la voie et sont placés à i”./|0 l’un de l’autre : leur hauteur au-dessus du sol est de 5m,20. Chaque iil est suspendu individuellement, de façon qu’une avarie ne puisse pas survenir aux deux fils en même temps.
- Les fils sont fixés à des supports doublement isolés que représentent les figures 2 et 3. Ces supports, essayés sous une tension de 3oooo volts, sont eux-mêmes soutenus élastique-ment par des fils d’acier reliés aux bras transversaux par des isolateurs du type accordéon.
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- Ce mode cle montage est représenté par la figure 4 : les isolateurs des fils d’acier sont représentés par la figure 5. L’isolement des .fils de contact esjjt resté bon pendant la durée des
- essais, quoique la fumée des locomotives de o< •de suie.
- Fig. 3.
- trains par jour eût recouvert les isolateurs
- •dpeteurs extérieurs et les deux conducteurs intérieurs aient même polarité. Cette disposition facilite rétablissement des aiguilles et des traversées. Les deux conducteurs intérieurs ayant la môme polarité, il est inutile de les isoler l’un de l’autre dans les croisements. Les voies de garage sont équipées avec des conducteurs •d’une seule polarité, et les trains preunentraiguille sans s'occuper -de la ligne aérienne. Par exemple la station de Praterstern, qui possède 5 aiguilles, est munie simplement do trois isolateurs intercalés sur les fils aériens.
- t
- Le passage d’une voie à une autre voie parallèle comprend deux de ces isolateurs : la disposition adoptée est indiquée par la fîgure'6. Les fils de conLact ne sont jamais interrompus par dos isolateurs, ni dans les sections droites, ni dans les aiguiLles : pour le passage de ces dernières, le mécanicien u’a pas à s’occuper de la ligne aérienne, et le courant n’est jamais interrompu.
- (A suivre.)
- A. SOLIKR.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. t. — K° 2.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Absorption des rayons x du radiotellure par les métaux. — F. Meyer. — Physikaliscke Zeitschrift, i5 décembre iqo6.
- Pour déterminer l’absorption des rayons a du radiotellure (radium F), l’auteur a employé la méthode électrique. Un disque de cuivre de 4 centimètres de diamètre supportait une couche de ra-diolellure et était place sur une petite glissière que l’on pouvait déplacer au moyen d’un engrenage. Contre la préparation était placé un diaphragme formé d’une feuille de laiton de 2 millimètres d’épaisseur et de 5 centimètres de diamètre, munie en son centre d’un trou portant un tube de laiton de îo millimètres de longueur et de îg millimètres de diamètre intérieur. Ce tube de laiton était entièrement rempli de petits tubes concentriques en cuivre mince ayant une longueur de io millimètres et un diamètre intérieur de i“m,8. Avec ce diaphragme, ou obtient des rayons dont l’angle avec la normale à la plaque ne dépasse pas io° par rapport à la normale.
- Les rayons qui sortaient du diaphragme pénétraient dans un condensateur cylindrique composé d’un tube de laiton de 5 centimèti-es de longueur et de 2cm,6 de largeur. Un fil métallique bien isolé de 3n'm,5 de diamètre était placé dans ce tube parallèlement à l’axe : le tube était chargé a i36 volts au moyen d’une petite batterie, et le fil était relié à l’une des paires de quadrants d’un éiectromètrc de Doiezalek dont l’autre paire do quadrants était reliée à la terre. L’aiguille de l’électromètre était chargée à 68 volts ; la sensibilité était d’environ 536 millimètres par volt pour une distance d’échelle de
- im,5o.
- Avec ce dispositif expérimental, on mesura d’abord l’absorption d’une couche mince d’aluminium de omm,oo35 d’épaisseur en fonction de la distance MR de la préparation. Les valeurs trouvées sont indiquées par le tableau I. En mesurant l’ionisatiun dans le condensateur de mesure en fonction de lu distance MR, sans qu’aucune feuille d’aluminium fût interposée sur le trajet des rayons, l’auteur a obtenu les résultats du tableau II.
- TABLEAU I
- L’ionisation est évaluée par le temps que met l’électromètre à se charger jusqu’à une déviation déterminée. Ces chiffres sont inversement proportionnels à Tionisation. On peut voir, d’après le tableau II, quelle est l’ionisation produite par les différents rayons ayant parcouru différentes longueurs dans l’air. On peut en déduire l’absorption dans les feuilles d’aluminium, au moyen des chiffres du tableau I. Le tableau III indique les résultats obtenus ainsi pour i feuilles d’aluminium : ces résultats concordent bien avec les valeurs mesurées/
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 57
- TABLEAU 111
- Le tableau IV indique les résultats d’une sé ie d’observations relatifs k une feuille d’étain.
- ABSORPTION
- Le tableau V indique les résultats relatifs à 2 feuilles d’étain : sur ce tableau ont été portées (5e colonne) les valeurs calculées pour 2 feuilles d’après les chiffres du tableau V.
- D’après la même méthode, on peut, au moyen des tableaux I, II et IV, calculer l’absorption subie par les rayons dans la direction Al — Sn et l’absorption subie par les rayons dans la direction Sn — Al. Les résultats sont indiqués par les tableaux VI et VII.
- Les résultats de ces expériences montrent qu’il n’est pas nécessaire, pour expliquer l’absorption des rayons x dans des feuilles métalliques, d’admettre la production d’une radiation secondaire ou d’une dispersion diffuse dans les métaux. On voit qu’il est possible, en supposant que l’absorption et l’ionisation sont proportionnelles l’une à l’autre, de calculer l’absorption des rayons a du radiotellurc dans plusieurs feuilles métalliques superposées, lorsqu'on connaît l’absorption dans les différentes feuilles
- B. L.
- i produite par
- la radiation
- Sur la radiation du thorium A. — F.
- — Phjsikalische Zeitschrift, i5 décembre igoG.
- L’auteur a mesuré l’absorptit des écrans de différentes épais: diation du thorium B, puis s du thorium A en équilibre avec le thorium B : pour cela il a évalué la proportion (en %) des rayons que laissentpasser des écrans de différentes épaisseurs quand on les place une fois sur du thorium B séparé,et une autre fois sur des corps direc-tement induits, plusieurs heures après que la préparation active avait été éloignée. La proportion (le la radiation trouvée de cette façon est indi-
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- L'ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. L. — N° 2.
- 58
- quée (en °/o) par les chiffres des tableaux I et II pour le thorium A + thorium B et pour le thorium R seul. Dans ce tableau, le chiffre placé à droite de Al indique le nombre de feuilles d’aluminium de a.i.io-4 centimètres d’épaisseur employées comme écran.
- TABLEAU I
- 1 Th. ^ïh.B TA B
- i 8„,. 1 Al 1. . . .< 80,1 ! 80,27 ( 80,6 ) Al 1. . . .1 84,8 Ali.. . . 84,8 Al3. . . .j | 76,35 a!I' : t {Mi i 06,4 \ A1C. . . .J | 44,i5 1 V V V A A A
- j H’I j ,4.6 < ,66 ' 77’« ^ I 75,3
- — J 68,6 < 71,0
- — 1 57,5 1 < 58,o
- Comme le montrent les chiffres de ces tableaux, la radiation du thorium A -j- B est plus fortement réduite que la radiation du thorium B. Le thorium A émet donc des rayons plus facilement absorbables que les rayons x du thorium B. Pour les couehcs plus épaisses, l’effet s’inverse : la radiation du thorium B est plus absorbée que celle du thorium A-h B; le thorium A émet donc des rayons plus pénétrants que les rayons a absorbés du thorium B. Les rayons les plus pénétrants doivent constituer la majeure partie de la radiation totale du thorium A, sans quoi l’effet ne pourrait pas s’inverser. 11 reste sûrement une radiation 3. L’auteur a déterminé la valeur de celle-ci et a trouvé, pour une épaisseur d’aluminium de 2,3.io"3 centimètre les résultats suivants.
- 1 il)
- 70.3 j
- 63.4 {
- < 64.4o j
- En résumé, l’on voit que le thorium A émet une radiation qui est en partie moins pénétrante, et en partie plus pénétrante que les rayons a du thorium B ou du thorium C.
- B. L.
- Sur la diminution du potentiel explosif sous l’influence de certains rayons. — J. Herweg.
- — Pkysikaiisclie Zeitschrift, 15 décembre 1906.
- L’auteur a fait des expériences sur un éclateur aboulés, en faisant agir sur lui des rayons ultraviolets, des rayons cathodiques et la décharge entre pointes d’un transformateur Tesla alimenté par une machine a influence de Topler. Les rayons ultraviolets étaient produits par un arc électrique eutre électrodes de zinc : en outre, l’éclateur était soumis aux rayons cl’une faible préparation de radium. Le potentiel explosif, mesuré tantôt avec éclairement par les rayons de la lampe, et tantôt sans éclairement, a présenté les valeurs de n35o volts et 10700 volts. Dans d’autres expériences, les rayons cathodiques étaient produits par un tube de Crookes alimenté par un transformateur Tesla : la radiation conservait une valeur constante pendant 20 me-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ 3!)
- sures, comme l’ont montré des essais préliminaires. L’intensité des rayons était telle qu’un écran au platino-cyanure de baryum était luminescent k 2,5 ou 3 centimètres de la fenêtre ; celle-ci était à o,5 ou 0.75 centimètres de l’éclateur ; les rayons tombaient perpendiculairement sur celui-ci. Les mesures lurent faites de la façon suivante : on augmentait d’abord lentement la tension sans faire agir les rayons cathodiques, et on lisait sur un électromètre de Braun la valeur de la tension au moment où l’étincelle jaillissait. Ensuite on faisait agir les rayons cathodiques, et l’on renouvelait la mesure. Les observations ont porté sur des distances explosives de 3, 2 et 1 millimètres de longueur. Les résultats obtenus sont indiques dans le tableau T.
- POTENTIEL EXPLOSIF I
- 8 300 8 35o I 8 35o 8 35o I
- 4 800
- 4 800
- 10950 10950
- 8 aoo 8 35o 4 800 4800
- io8ik> io8ào
- 4 65o
- 3 35o
- 3 35o
- On voit, d’après ces résultats, que le potentiel explosif est abaissé de moitié environ par l’action des rayons cathodiques. Les chiffres obtenus sans rayons concordent avec les chiffres de Ileydweillei'-Pascjien.
- Comme ionisateur encore pins puissant, l’auteur a employé une décharge entre pointes, plu- |
- cée à 4,m,5 de l’éclateur. Le tableau II indique les résultats obtenus :
- POTENTIEL EXPLOSIF EX VOLTS
- Ces chiffres montrent aussi un abaissement important du potentiel explosif.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La chute de tension dans les alternateurs triphasés. — H,-M. Hobart F. Funga. — Elek~
- TJn grand nombre de méthodes ont été indiquées par Rolhert, Behn Eschenburg, Potier, Behreud, Kapp, Blondel, Arnold, pour la pré-détermination de la chute de tension dans les alternateurs. Jusqu’ici ces différentes méthodes n’ont fait l’objet d’aucune étude critique complète, propre à déterminer la valeur de l’une ou l’autre d’entre elles, et l’on est fort embarrassé pour choisir celle à laquelle on doit avoir recours.
- Pour se faire une idée de la valeur des différentes théories, les auteurs ont suivi une voie laborieuse, mais siire. Ils sont partis de l’hypothèse que les différences entre les diverses théories sont explicables en partie par le fait que la composition vectorielle des différents champs de force daus un diagramme a été considérée souvent comme rigoureuse sans être suffisamment fondée. De tels diagrammes mit été extrêmement utiles dans beaucoup de cas, mais dans les machines à pôles saillants, la possibilité d’emploi des diagrammes n’a jamais été prouvée. Les auteurs ont d abord étudié l’influence d’un seul conducteur induit parcouru par un courant dans une position déterminée vis-a-vis du pôle inducteur: cette influence *a été délorminée d’a-
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- près des lois magnétiques bien connues. Un conducteur prend pendant un tour toutes les positions possibles par rapport au pôle inducteur ; pour chacune des positions, le courant qui circule dans le conducteur a une valeur différente. Les auteurs ont trouvé une influence moyenne en déterminant par exemple pour dix points'syraélriques l’action du conducteur, et en divisant par 10 la somme ainsi obtenue. De cette façon, ils sont parvenus, presque sans l’emploi de procédés mathématiques, «déterminer l’influence moyenne d’un conducteur induit : le passage à la réaction d’induit dans un générateur triphasé en charge était ensuite facile.
- A la fin de leur étude, les auteurs indiquent quels sont les facteurs qui ont été négligés dans les différentes théories: ils ont trouvé que le mode de calcul indiqué par Blondel, puis plus tard par Arnold et La Cour, conduit presqu'aux mêmes résultats que leurs calculs élémentaires.
- Soit (fîg. 1) une bobine d’induit parcourue par un courant. Pour les lignes de force engendrées, il y a trois chemins différents, et Von doit par suite décomposer, en trois parties l’influence d’un conducteur parcouru par du courant.
- Chemin I. — Les ligues de force sc ferment autour de la bobine, mais sans pénétrer dans la masse polaire. Elles passent en partie Sutour des têtes de bobines, en partie par les encoches.
- Chemin II. — Les lignes de force passent de l’induit dans la masse polaire voisine et retournent à l’induit par l’autre extrémité de la masse polaire, sans avoir traversé le noyau polaire ni la culasse.
- Chemin III.—Les lignes de force pénètrent par une masse polaire, traversentle noyau inducteur, la culasse, le noyau inducteur voisin, et la masse polaire voisine pour retourner à l’induit.
- Les lignes de force qui pénètrent dans la
- masse polaire ne peuvent pas être utilisées directement dans le diagramme vectoriel, mais seulement les lignes de force qui ne pénètrent pas dans la masse polaire, c’est-à-dire celles qui suivent le chemin 1. Le diagramme relatif à ces lignes de force est donné par la figure 2. OE est la différence de potentiel aux bornes, OJ le courant (tous deux supposés sinusoïdaux). Le courant est déphasé de ç° sur la différence de potentiel aux bornes.
- La tension intérieure OA est supérieure des vecteurs EB et BA à la différence de potentiel aux bornes. EB est perpendiculaire à J et représente la f. é. m. de self-induction ; BA est parallèle à OJ et représente la chute ohmique. OE est déphasé de a° par rapport à la tension intérieure OA ; généralement, OE, 0.1 et ç sont donnés ; EB et BA doivent être calculés d’après les dimensions de la machine ; OA et a sont donnés par le diagramme. Un exemple montrera plus loin comment on doit calculer EB.
- Pour pouvoir représenter facilement l’influence des lignes de force de dispersion qui suivent les chemins H et 117, les auteurs considèrent provisoirement la réluctance magnétique du fer (induit, dents, noyaux-inducteurs, culasse). La figure 3 représente symboliquement un tel circuit, magnétique. On considère ün conducteur induit au moment où il se trouve en face du milieu du pôle : soit i le courant qui passe dans ce conducteur.
- Le flux magnétique existant à vide doit être supposé uniforme sur l’arc polaire b et peut être représenté graphiquement parle rectangle 1234, les ordonnées représentant directement les ampère-tours A d’une bobine inductrice : ceux-ci étant, dans le cas dont il s’agit, directement
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- proportionnels à l’induction magnétique dans l’air, on a :
- flux par polo (à vide) ~ Cte .Ai.
- Le courant i qui circule dans le conducteur induit augmente la force magnétomotrice sur une corne polaire et la diminue sur l’autre. La répartition des lignes de force en charge peut être représentée par la figure 156784 dans laquelle les ordonnées maxirna (4 à 8) sont de i plus grandes que les ordonnées nnnima (1 à 5). Le flux total a la même valeur que précédemment (C£o. Ai); la f. é. m. induite par ce flux est plus grande qu’à vide, parce que le coefficient k servait au calcul de la tension d’après le nombre détours d’enroulement, la pulsation et le flux sont un peu plus grands pour la répartition *56784 que pour la répartition uniforme, de moine qu’un arc polaire plus petit produit une augmentation de k.
- L’influence la plus importante est le déplacement de la ligne moyenne du flux. Dans l'induit non chargé, le milieu du pôle g formait en meme temps l’axe du flux, tandis que maintenant cet axe est déplacé de g vers h.
- Avant d’étudier plus en détail ce déplacement, les auteurs considèrent d’abord le cas général où le conducteur induit n’est pas en face du milieu du pôle. La figure 5 représente le conducteur à droite du milieu du pôle et la répartition des lignes de force qui en résulte. On voit immédiatement la différence fondamentale : dans la ligure 3 la grandeur du flux n’est pas modifiée par le conducteur parcouru par un courant ; dans la figure 4, le nombre des lignes de force a été diminué, car l’affaiblissement de la force magnétomotrice sur le côté gauche s’étend sur une plus grande partie de l’arc polaire ; et finalement la diminution des lignes de force de ce
- côté est plus grande que l’accroissement des lignes de force du côté droit.
- Pour chaque position du conducteur induit, deux actions sont donc à considérer :
- l° L’augmentation nu la diminution du flux;
- 2° Le déplacement du centre de gravité du flux.
- Le calcul est fait sur l’exemple de la figure 5, que la figure 4 représente à nouveau pour plus de facilité. On a les équations:
- fax à vide = Cte A b
- flux avec conducteur parcouru par le courant
- = C“(« — Lb — jdj Diminution = Cu — (b — ux),
- en désignant par x la distance du conducteur au bord du pôle. Les auteurs montrent comment on peut utiliser cette formule extrêmement simple pour déterminer la diminution moyenne du (lux dans un alternateur. La machine possède par hypothèse n tours par pôle (c’est-à-dire une bobine de 2n tours par paire de pôles ; le courant efficace (supposé sinusoïdal) de l’induit est i. Comme l’on sait, le courant maximum iy/2 se produit toujours dans chaque conducteur à une certaine disLauce en avant ou en arrière du milieu du pôle. Cette distance 9', mesurée en degrés électri-ques(unpas polaire = i8o")dépend dudéphasage entre le courant et la différence de potentiel aux bornes (o), du déphasage entre la différence de potentiel aux bornes et la tension intérieure (2) fig. 2, et du décalage de Taxe du flux ([3) :
- ? ' — © + « + 3 -
- Pour déterminer la relation entre l’affaiblissement moyen du flux et ç', les auteurs étudient successivement les valeurs
- x étant le pas polaire. Ce calcul est laborîc mais tout à fait élémentaire. Les auteurs ui-quent le résultat pour b=-~j2: 'f
- l’affaiblissement moyen du fi' . nul ; pour les autres valeurs de f, il • rieurs suivantes:
- 0/24
- o,33
- 0,89
- o,4i
- (?. --- Ç = ‘2-î/lO
- (ni) t — ç'=:3t/io
- Ït/io correspond à 9' = 90°.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Les chiffres 0,128, 0,24 suivent presque exactement la loi o,4i sins' et l'on peut écrire: affaiblissement du flux = ClB. 0/11 (ni) © sin y'
- =: 0,82 ni sin ç' b.
- ïî rie faut pas perdre de vue que toutes ces écritures sont symboliques. Le flux primitif s’écrit, de cette même façon:
- Le résultat peut être exprimé aussi de la façon suivante: pour un arc polaire b = 7/2, (ne) ampère-tours effectifs produisent le même affaiblissement du üux que si les ampère-tours inducteurs A avaient été diminués de 0,82 ni sin ©'. Les auteurs ont fait encore ce calcul élémentaire pour />/•; = o,G et bh = 0,7 et ils ont obtenu
- 0,78 et 0,75 _
- Jusqu’ici on a considéré un faisceau de lignes de force pour lequel la réluctance magnétique du pèle, de la culasse, de l’induit et des dents était négligeable : on peut maiulennnt en tenir compte. Les lignes de force sur lesquelles a porté le calcul précédent suivent le chemin III (fîg. 1) et ont par suite à surmonter la même réluctance magnétique que les lignes de force principales. Les deux peuvent être déduites de la même courbe de saturation, c’est-à-dire que l’on peut simplement tenir compte de ces lignes de force en retranchant des ampère-tours inducteurs totaux les expressions précédentes 0,82 (ni) sin ©' ou 0,78 (ni) sin Ç, ou 0,76 (ni) sin y. On passe donc des lignes de force aux contre-ampère-tours de l’induit d’une façon toute naturelle et logique.
- Pour le calcul des contre-ampère-tours, il ne s’agit donc que des ampère-tours effectifs de l’induit par pôle et dans l’angle ©, = s-|- a-)- £. La valeur de © est donnée dans chaque cas, celle de 2 peut être déduite de la figure 2 : il reste ;i calculer 'i, décalage de l’axe du flux.
- Soity la distance de i’aXe du flux h au milieu du pôle £r(fig- 4). On admet que l’axe du llux est représenté par l'axe de gravité de la surface I258Q7 : Pn a alors :
- ' y = JL_-(i=£ÎI_.
- 2 Aà-6(i/a)-hœi
- Les auteurs ont calculé à nouveau cette expression dans le cas où la machine a n tours par pôle et où le courant induit a pour valeur effi-ice L La valeur moyenne dey dépend évidem-
- ment aussi de ; les auteurs ont trouvé le résultat suivant :
- y____0,108 (ni) cos ç' y
- pour un arc polaire b =o,5t.
- En degrés, on a pour (s la valeur :
- 90°
- p 0.108 (ni) cos f
- trouvé un coefficient de un coefficient de 0,20 au
- Pour o,fi
- ,10, et pour b lieu de o, 108.
- Les auteurs étudient comment varie cette expression, quand on ne suppose plus la réluctance du fer négligeable. Le décalage du centre de gravité des lignes de force était produit par les lignes de force de dispersion qui suivent le che-. II. Comme réluctance magnétique de ce chemin, il n’y a à considérer que cellode l’entrefer et des dents, car ces lignes de force ne sont pas influencées par la réluctance du pôle et de la culasse. Le dénominateur dans l’expression
- s = o^8(«)<W9o,
- ne doit par suite représenter que la portion des ampère-tours inducteurs nécessaire pour l’air et pour les dents. Pour éviter la confusion avec la grandeur A précédemment employée, les auteurs emploient alors la notation At.
- (A suivre.) R. V.
- Réaction d’induit dans les générateurs monophasés. — J. Sumcc. - - Elektrotechnik und Masehi-
- L’aoteur suppose un générateur à enroulements réparfis sur le stator et le rotor. De tels enroulements sont très voisins, en pratique, de ceux dont les côtés de bobines couvrent uniformément 2/3 du pas polaire : si donc l’on veut contrôler expérimentalement les résultats suivants, il suffit de prendre un moteur triphasé normal à bobines étroites (i/3 du pas polaire) avec connexions en étoile, et de relier deux bornes du stator oit du rotor à une source de courant continu ou en court-circuit.
- i° Production des harmoniques supérieurs.
- Court-circuit. — On suppose le stator excité par un courant continu Ja, et le rotor monophasé, court-circuité entre deux bornes, tournant avec
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 63
- la fréquence v vers la droite : il se produit dans le rotor un courant alternatif de fréquence v et d'une valeur maxima J„ déterminée. Le champ alternatif (ou mieux la force magnétomotrice) de ce courant peut être décomposé, comme l’on sait, en deux champs tournant en sens inverse et ayant la demi-ampjitiide duchampalternatif: parmi ces deux champs,celui qui tourne vers la gauche par rapport a.T., (au rotor) est fixe vis-à-vis du stator; l’autre, qui tourne vers-la droite, a une fréquence de 22 vis-à-vis du stator et produit dans l'enroulement excitateur fermé sur la source de courant d’excitation un courant de fréquence 2v et d’une amplitude maxima déterminée J2v. Le champ de ce courant peut à nouveau être décomposé en deux champs tournant en sens inverse avec la fréquence 2v ; celui qui tourne vers la droite a une vitesse v vis-à-vis du rotor et réagit sur le courant du rotor de fréquence simple .T, ; celui qui tourne vers la gauche a une vitesse 3v par rapport au rotor et induit dans celui-ci un courant J3v de fréquence 3v... etc. Dans le rotor, il se développe de la sorte des harmoniques impairs ; dans le stator, il se développe des harmoniques pairs, comme 1 indique le tableau 1.
- TABLEAU I
- ROTATION DES CHAMPS COU il A X T S
- V • - aJ„/a 1 CD T,/» )
- 0 0 ' J’
- ' -? j 0 0 h-i‘) ,
- j, iJw> 0 0 jw*r
- ' (i,,, 0 0 h-,/a . . etc.
- En l’absence de dispersion magnétique el de réluctance, on aurait sJ0 = Jv = J2v= ... et, par suite, les valeurs efficaces résultantes dans le stator et le rotor seraient infinies, mais à cause de la dispersion, le courant de fréquence élevée diminue de plus en plus, de sorte que les valeurs efficaces résultantes restent finies. Numériquement, on peut déterminer ce fait par les considérations suivantes.
- Toutes les f. é. m. de même fréquence doivent se faire équilibre, c’est-à-dire que, en l’absence de résistance, leur somme doit être nulle : par suite on a dans le rotor, pour les f. é. rn. de fréquence-', en appelant Ml’inductiontnutueUe, Lset L,. les coefficients de self-induction du stator et du rotor ;
- L.J. + M sJ"+M J-5' = o,
- j ____ M a Jtl —f— J3,
- De même dans le stator pour les f. c. m. de
- + + Mo,
- T_ M I.+ J,
- etc. Donc un courant rotovique peut toujours être exprimé de la même façon par les deux courants statoriques voisins, et inversement. Les deux systèmes de courant forment, chacun pour eux, une série géométrique avec les mêmes quotients; on a, en d’autres mots ;
- dans le stator; J2, = 2Jftc/; J., = 2J,#'2, etc. dans le rotor: == Jvÿ ; . Js, = etc.
- D’après ce qui précède, on a :
- M + M i-H? ,
- ï.„' 2 L,' 2
- M M if?. ,
- (0
- 00
- Si l’on compare la dernière expression avec Js„ 2J0c/, on obtient-
- ou, après solution de l’équation :
- V
- LSL,
- M2
- ‘V— ca>
- Ici, pour avoir <7 <C 1 comme il convient, il faut prendre à droite le signe —. Comme valeur efficace du courant résultant statorique et roto-rique, on obtient :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. L. — N° 2.
- yj|-h
- = JoV'> + 29i+27‘+'
- V i—r
- /WHi ,t*T’
- /i±£
- = ^rv: -t-î*+î*+-
- ___ .1, î ____ J0 M /1 -t- ? 1
- VW^f Vr» LV '—7 /'
- Le tableau suivant indique quelques valeurs pour différentes dispersions :
- Comme le montre cc tableau, l’influence de la dispersion est très importante : tandis que, dans une machine sans dispersion, los__coyrauts efficaces du stator et du rotor seraient infinis, ils tombent déjà pour 5 °/0 de dispersion totale
- Charge inductive. — Si l’on introduit dans le circuit du rotor une inductance x fois plus, grande que la self-induction du rotor, la valeur de la self-induction totale devient !,,, (7-(-•£). Il suffit d’introduire cette valeur dans les formules servant au calcul des courants effî-
- Les harmoniques de la différence de potentiel aux bornes du rotor ont les valeurs suivantes :
- E, = wLrÆ*. J,,
- E3v = HtàLgt:. Jgv, etc.
- et la différence de potentiel efficace aux bornes
- EIt., = Ul.,.r y/L + ^ -
- = «LrX-^y=\/l +9^ + 209* 4-----------
- On a, comme on peut le montrer en décomposant eh séries géométriques simples :
- I+OT>+a5î‘+--=7£?[i +(6)
- et l’on en déduit la valeur :
- æV
- ou, puisque l’on a d’après ce qui précède :
- V/aV i — ï’
- E-J = u.^„v/,+^- (7)
- Le tableau suivant contient les valeurs efficaces de la différence de potentiel aux bornes et. du courant calculées de cette manière, en supposant une dispersion
- (LS/M)(L,./M)— i,o5 . i,oo et un courant magnétisant constant J0 — 1. Comme 011 le voit d’après ce tableau, la chute de tension n’est pas exactement proportionnelle au courant de charge, même pour une charge purement inductive.
- Charge non inductive et mixte.— Ces cas sont presque inaccessibles au calcul, car, par suite de la résistance ohmique, les harmoniques du courant sont déphasés les uns par rapport aux autres.
- (A suivre).
- R. V.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Moteur monophasé à collecteur système Dèri. — K. Scimetzler. — Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrijt, Ier, 8 et x5 décembre 1906.
- L’auteur décrit un nouveau moteur il répulsion système Déri construit par la Société Brown Boveri. Ce moteur est. purement à répulsion ; l’enroulement statorique seul est relié au réseau, et le rotor n’a avec lui aucune jonction directe ou indirecte; les balais, inclinés sur l’axe principal, sont court-circuités, mais présentent une particularité qui distingue le moteur Déri du moteur à répulsion ordinaire.
- Fig. 1.
- Le moteur à répulsion ordinaire possède, comme l’on sait, deux balais diamétralement opposés (moteur bipolaire) reliés par un conducteur très peu résistant et inclinés d’un an<rle variable sur l’axe du champ principal. Le moteur Déri possède, comme l’indique la figure 1, les balais fixes f\ et et deux autres balais mobiles b{ et b-2 diamétralement opposés. Le balai bt est relié au balai f et le balai b2 au balai f'2 par des conducteurs de très faible résistance. Dans les machines multipolaires, tous les groupes de balais de même nom sont, en général, reliés en parallèle, mais on peut former autant de groupes que de pèles.
- Lesphénomènes électriques qui se développent dans cette machine peuvent être facilement mis en évidence si l’on néglige la chute ohmique et la chute inductive.
- i° Iiotor immobile. — Le champ du stator induit des f. é. m. dans les conducteurs rotori-ques. Si l’on mesure la différence de potentiel
- 65
- entre et un point bL variable sur la périphérie, on obtient des valeurs à peu près régulièrement croissantes. Si les points f et bï} et b.z sont reliés ensemble, un certain courant passe dans le conducteur de jonction sous l’effet de la différence de potentiel exislanl entre ces points. On voit que, dans le moteur Déri, une partie seulement des conducteurs induits est parcourue par un courant, tandis que, dans le moteur à répulsion, tous les conducteurs sont le siège d’un courant, Les conducteurs actifs du moteur Déri produisent une force maguétomotrice dont l’axe est incliné de l’angle qo” — (a/’a) par rapport b ;t\v. Cette force magnétomotrice peut être décomposée en deux composantes perpendiculaires l’une à l’autre : comme axes de décomposition, ou peut choisir l’axe du statoræa’ et l’axe perpendiculaire. De cette façon, 011 peut décomposer l’enroulement rotorique en un enroulement T coaxial à l’enroulemenl. slalorique et en un enroulement Q perpendiculaire à celui-ci, les deux enroulements étant reliés en série. A l’arrêt, l’enroulement T est le siège d’une force électro-motrice induite statiquement par le champ principal ; cette force électromotrice ne sert qu’a développer dans l’enroulement transversal Q un courant déterminé, en frisant abstraction des chutes ohmique et inductive. Ce courant produit une force magnétomotrice qui rencontre une faible réluctance et peut engendrer facilement nu flux intense dans l’axe transversal.
- Le courant dans l'enroulement Q est donc un courant magnétisant J., qui produit un champ dans la direction de l’axe transversal du moteur. C’est le seul courant qui parcourt les conducteurs rotorique s. Sa valeur est inversement proportionnelle au carré du nombre de tours Q. O11 voit immédiatementrinflucncedu décalage des balais. Quand l’angle a croît, le nombre de tours de T croît de a — 0° à a ;= 180° ; le nombre de tours de Q croit jusqu’à x=go°, atteint un maximum pour cetle valeur de l’angle, puis décroît jusqu’à zéro pour «=180". Jusqu'à a —90n, la tension en T et les tours magnétisants Q vont en croissant, de sorte que l’intensité de courant ne varie pas beaucoup dans le rot-or. Entre ç)0" et 180°, le nombre de tours Q diminue pendant que la tension en T augmente, de sorte que le courant rotorique croît rapidement.
- Les relations importantes qui précèdent sont exprimées par les équations suivantes :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N® 2.
- e w,.£ (o
- E (a)
- . w„
- Le courant du rotor atteint une valeur telle que
- Eu — E,,
- l -= 'i. (\v,;W::). /:,,
- en appelant E,, la f. é. ni. induite en T par le flux principal dv,, E, Ef, la f. é. m. induite en Q par àq, Wj le nombre de tours en T, \V9 le nombre de tours en Q; fa est un facteur d’enroulement dépendant de l’angle a et dont la valeur diffère pour chaque équation ; f est la fréquence.
- Le courant du rotor est en phase avec le champ qu i! produit dans l’axe transversal ; les tours T sont parcourus par le même courant et, comme ils sont perpendiculaires à <}> , ce champ exerce sur eux un couple moteur. On voit facilement que le sens de rotation qui résulte de ce couple est opposé au sens de décalage des balais.
- Le couple a la valeur suivante :
- T>=v -L.w,./;
- = e4(w?/\v*)./;
- en appelant Fi la différence de potentiel pri-
- Si l’on trace la courbe du couple en fonction de l’angle a, on voit que sa valeur croît fortement avec l’angle. Pour un angle de i8o", le couple est évidemment nul. Le couple maximum est atteint pour un angle x de i6o° environ.
- Le courant statorique est déterminé, comme dans un transformateur, par les ampère-tours secondaires en T et le courant magnétisant en II. Si les balais mobiles sont dans la position pour laquelle a=:o, le courant magnétisant seul parcourt l’enroulement II ; le rotor n’est le siège d’aucun courant, et les bobines court-circuitccs par les balais ne sont soumises à aucune action d’induction.
- (A suivre.) - B. L.
- Emploi de l’aluminium pour l’établissement des bobines de machines électriques.—Alving. — The Eleetrielun, 3o novembre 1906.
- L’auteur a fait des expériences sur des bobines en fil d'aluminium pour déterminer le pouvoir isolant de la pellicule d'oxvde qui recouvre
- î le métal. L’aluminium se recouvre en effet à la | température normale d’une fine pellicule d’hydroxyde s’il est exposé à l’action de l'humidité ou de la vapeur; aux températures plus élevées, xôo" par exemple, l’hydroxyde se décompose, et, à 3oo°, il est complètement transformé en oxyde pur. Une bobine en barre d’aluminium parcourue par un courant de i4 ampères sous 100 volts fut essayée sous l’eau et présenta une résistance d’isolement constant. Dans l’air, il se produisit des ruptures de la couche d’oxyde, et, par suite, une diminution de la résistance d’isolement. Quand la température croissait, les modifications de résistance devenaient plus fréquentes et plus marquées ; à un moment donné, la résistance d’isolement tombait à zéro. La température à laquelle ce phénomène se produit n’a pas pu être déterminée avec exactitude, mais les mesures de résistances faites peu avant le moment critique ont donné une température moyenne de 45o° correspondant à une température approximative de 3oo" sur la surface de la bobine et de 6oon contre le noyau.
- L’emploi de fil d’aluminium dans les générateurs ou moteurs est restreint à la fabrication des bobines inductrices à basse tension. La surface de refroidissement de ces bobines peut être réduite à cause de la température plus élevée admissible et de Ja meilleure radiation de chaleur. Des machines à courant continu à pôles rapportés peuvent avoir une surface de bobine de 8 à 10 centimètres carrés seulement par watt perdu, au lieu de i5 centimètres carrés; la surface des bobines d’alternateurs à inducteur tournant peut être réduite à 2 ou 2cmî,n par watt
- Le faible poids spécifique de l’aluminium présente un avantage important. Dans les alternateurs à inducteur tournant, par exemple, le rotor peut être établi avec plus de légèreté grâce à la réduction dos forces centrifuges. Un alternateur à rfi pôles pour rio K. V. A., avec un courant normal d’excitation de 3o ampères sous 120 volts peut avoir des bobines inductrices en fil de 4mm,a5 de diamètre, avec !Lm2,5 de surface par watt perdu et 4kul'j5 d’aluminium par bobine. Avec du fil de cuivre, les dimensions seraient les suivantes: diamètre du fil 4 millimètres ; surface par watt perdu 3cm:!,4 ; poids de cuivre, 10 kilogrammes. Le poids total du rotor pourra donc être considérablement réduit par suite.de
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- la réduction des forces centrifuges. I.c rotor pourra être construit avec io °/o de fer en moins, et on réalisera une économie de 20 *'/0 par suite de l’infériorité du prix de l'aluminium par rapport au prix du cuivre.
- R. R.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Influence d’un courant secondaire sur les surtensions et la foi‘mation d’étincelles lors d'une rupture de courant. —- G. Benischke. — Elektrolechnïk tind Maschinenbau. 18 novembre 1906.
- Si une f. é. m. constante E agit sur un circuit de résistance w et-de self-induction L, le courant a pour valeur J=Ejw. Si la f. é. m. s’annule brusquement, il se produit un extra-courant i donné par la formule :
- (0
- en comptant le temps t à parlir du moment où la f. é. m. s'annule. Le courant tombe donc d’autant plus rapidement que la valeur de w> est plus grande et celle de L plus petite.
- Si le circuit est rompu par l’ouverture de deux contacts, la f. é. m. E restant constante, les choses se passent de la même manière que si l’on intercalait une résistance w', représentée par la résistance de l’étincelle qui prend naissance entre les contacts. La forme du courant de rupture répond à l’équation
- i = Je-«
- La f. é. m. es de cet extra-courant a pour valeur:
- e, — — L (dijdt)
- e. = (w + «.')je<-(3)
- La valeur inaxima de cette force éleclromotrice est E (w-{-w')jiV\ elle correspond au temps t = o. La f. é. m. E agissant encore, la tension totale est donnée par l’expression:
- E + ï^tï^Ee- <” 1 (5)
- C’est là la tension qui prend naissance quand on rompt le circuit d’enroulements inducteurs. La surtension est d’autant plus grande que la résistance de l’étincelle vv' est plus grande, mais elle diminue aussi d’autant plus rapidement, parce que w! est exprimé par une puissance négative de e. Généralement la résistance croît depuis w
- jusqu’à l’infini et cela très rapidement quand il
- Influence d’Un courant secondaire. — Si le circuit que l’on rompt est lié magnétiquement à un circuit secondaire, un courant est induit dans celui-ci et subsiste tant que le courant primaire varie, c’est-à-dire tant que dure l’extra-courant. Ce dernier est influencé par le fait qu’au lieu de la résistance ohmique w, il faut envisager une résistance êquivaleute plus grande et qu’il faut remplacer la self-induction par une self-induction équivalente plus faible. Dans ces conditions, l’extra-courants’annule plus rapidement. Mais les valeurs équivalentes dépendant non seulement des constantes de circuit secondaire, mais aussi de l’accouplement magnétique entre les deux circuits, il faut étudier attentivement ce cas pour tenir compte de toutes les influences.
- Soient E, w, L les constantes du circuit à interrompre, L2 celles du circuit secondaire sur lequel n’agit aucune source de courant extérieure, M le coefficient d’induction mutelle; on a les équations suivantes :
- Pour le circuit primaire
- E = üv + L (dijdt) + M (di.jdt), (6)
- pour le circuit secondaire
- o = laW’a -j- L2 (dizjdt) H- M (dijdt). (7)
- Ces équations ne diffèrent des équations connues du transformateur qu’en ce que la f. é. 111. F. est constante, tandis que, dans le cas d’un transformateur, elle est représentée par une fonc-tion périodique.
- Ces équations sont satisfaites par l’intégrale :
- + (8)
- o (9)
- k2, x étant des constantes à déterminer.
- Si l’on introduit les valeurs de i et i2 et de leurs dérivées dans les équations 6 et 7, et si l’on élimine /e, et A*.., on obtient l'équation suivante:
- a* (LU ~ MO -h « («’La -+- WaL) + nw, = o.
- Scs racines ont les valeurs suivantes :
- _
- 2 (LL,-MO ,____tvL2 -f- wjL — £
- “ ~“a(LL, —M’)
- £ = \/(h’L2 4- (VjL)a — Liuo'2 (LL, — MO
- = ^/(o'Lj — «\.L)a —f- u-’iVoM8.
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- L’auteur introduit la dispersion magnétique ou, ue qui est encore plus net, l'accouplement magnétique. Celui-ci est représenté par le nombre de lignes de force embrassées, par les deux circuits : il est donc d'autant plus grand que la dispersion, est pins faible. Le facteur d’accouple--inent est défini par la formule
- ;J=W/LU
- OU M2 = y.duL., -
- S’il n’y a pas de dispersion, M5 est égal au produit LL2 des deux coefficients de self-induction. Six = o, on a M = o, c'est-à-dire que les deux circuits n’ont pas de lignes de force communes. Toutes les valeurs possibles de x sont comprises entre i et o. Si l’on compare le coefficient d’accouplement avec le coefficient de dispersion 3 défini par l’é'qoalion
- M* = LL, — ffLLs =r (1 — c) LLa,
- on voit que ces deux coefficients sont liés par la relation :
- Si l’on introduit y. dans l’équation (10), on a :
- W’aL -f- 3
- al.1.,0-»")
- , (t>Lg-|- mtL—
- ’ “ ^1.1, ( -;/.’)
- (.*)
- a devant avoir deux valeurs, il là ut poser, au lieu des équations (8) et (9);
- + + (i3)
- 0 = *>*-+- C^ + Da-'*, (i4)
- où A, H, C, L> sont encore des constantes à déterminer. Si l’on tire do ces équations les valeurs de i et et qu’on porte leurs différentielles dans les équations (6) et (7), on obtient :
- E = m — - (:<As-‘ +
- - “ (iCs-' + a'IH-1)
- » = I>,-k(,Cî*'+a'D,*'0
- --- — (y \. *' - : a ] 1 £ '' ')•
- Si les f. é. m, s’annulent, les conditions limites pour t = o sont E = o, i — J et i2 = o, puisque le courant secondaire n’eat induit que
- quand le premier commence à varier. Les deux dernières équations prennent alors la forme sut-
- »=«-!- («A + ,'B) - *1(=,C + a'D)
- O = — “ (a A + «'B) - ^ («C h- a'D)
- et l’es équations (i3) et (i4) se transforment en :
- 0 = wl -f- À -f- B
- On en déduit les valeurs suivantes :
- (i5)
- (,3)
- L’extra courant est donc donné par l’équation :
- L’influence qu’exerce la valeur de l’accouple-mcnt magnétique eL la résistance secondaire ne peut pas être déterminée à priori. L’auteur discute donc d’abord ces formules au point de vue de l’accouplement •/., puis au point de vue de la résistance w\2.
- Si y.=.o, c’est-à-dire si deux'circuits sont indépendants , 011 a: '
- p :___: o’Lç, — h'2L •; a— — rn/L ;
- i — )e c“'L)i
- c’est la même expression que dans l’équation (1), comme on devait s’y attendre, puisque les deux circuits sont indépendants.
- Lorsque y. = 1, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas de dispersion magnétique et'qu-e l’accouplement est parfait, on a :
- ‘='[i
- 2(Wi,
- La plus grande influence sur i existe quand le couçant secondaire a la plus grande valeur possible, c'est-à-dire quand on a nq :== oafor^
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- m
- i = o. Dans ce cas extrême, l’extra-courant est complètement neutralise. Le courant J s’annule dès que la f. é. m. cesse d’agir, et, à la fermeture du circuit, il atteint aussitôt sa valeur finale .1. On arrive au même résultat en partant de la valeur équivalente de la self-induction signalée au début :
- X = L —
- d8M*La i-bciÆ|‘
- Celle-ci s’annule quand on a iv2=o et quand il n’y a pas de dispersion, car on a alors M2 = LL,.
- Mais quand la self-induction est nulle, il n’v a pas d’extra-courant. Pour toutes les valeurs de l’accouplement comprises entre ces cas extrêmes (i > •/. > o), on reconnaît, d’après l’équation i1, que les exposants négatifs sont d'autant plus grands et que l’extra-courant diminue d’autant plus vite que l’accouplement est plus fort, c’est-à-dire la dispersion plus faible.
- Si l’on discute les résultats au point de vue de la résistance secondaire, on a, pour n?,=;o:
- = — h'/L(i— y.2); a' = o
- i — Je —>. (lt>)
- L’extra-courant diminue donc d’autant plus vite que l’accouplement est plus fort. Le courant secondaire, déduit des équations (i4) et (16), a pour valeur :
- Cette expression s’annule pour t=o et pour tz=z—cc ; elle ne peut durer qu’autant que l’ex-tra-courant. Pouriv._,=o, elle se transforme en la suivante :
- -]*¥k(e-
- \/L„
- )• 00
- Surtension sôus i’injhtence du courant secondaire. — On a vu plus haut que, lorsqu’on introduit dans le circuit une résistance i-v', comme c’est le cas à la rupture, it se produit une surtension. Quand il y a un courant secondaire, la f. é. m. es de l’extra-courant a pour valeur: es ~ — |L (dijdt) -f— M (di.,jdii)|.
- L’auteur fait le calcul pour le < introduit ww’ au lieu de w. <
- e, = — IJ zOO + iQ) e ~ur L (!-,)
- à — o et
- jm,-0= i.oXÿfL°
- En introduisant la valeur de M tirée de l’équation (io), on obtient :
- e, = 0 + iV)Je
- ou, J désignant la valeur du courant avant la rupture du circuit :
- On voit que cette f. é. m. a la même allure que l’extra-courant dans les mêmes conditions. Pour v. — o, cette expression se transforme en l’équa-tiou (4). Pour y. = ï, c’est-à-dire pour un accouplement parfait, on a es = o, quelle que soit la valeur de w'. Dans tous les cas, l’extra-courant et la surtension produits lors de la rupture d’un circuit disparaissent d’autant plus rapidement que le courant secondaire est plus grand et qu’il peut réagir plus fortement sur le courant primaire, c'est-à-dire que l’accouplement magnétique est plus grand.
- C’est à ce fait heureux que l’on doit de ne pas avoir des détériorations plus fréquentes des isolants lors de l’ouverture des circuits présentant une self-induction importante. Dans tes bobines à noyau de 1er massif, il se produit dans le fer, à la rupture, des courants de Foucault d’intensité élevée qui, par lèur action d'écran sur l’intérieur du noyau de fer,' empêchent une chute rapide de l'aimantation : ia valeur initiale de .l’extra-courant et de la f. é. m. induite n’estalors pas très élevée. L’action d’un circuit secondaire fermé explique aussi que la mise hors circuit d’un transformateur fonctionnant à vide est accompagnée d’une plus faible formation d’étincelles quand le circuit secondaire est relié en parallèle avec d’autres transformalcursque quand il est seul. L’allàlblissement de la surtension par le courant secondaire se manifeste aussi quand, par suite d’une action de capacité, la tension présente un mouvement oscillant à la fermeture d’un circuit.
- Influence d un courant secondaire sur la chaleur de i’étincelle. —Quand on rompt un circuit par l’ouverture de deux contacts, il se produit entre ceux-ci une étincelle qui dure aussi longtemps que l’extra-courant dure. Cette étincelle étant alimentée en outre par la source de courant, elle
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- est d’autant plus puissante et détériore d’autant plus les contacts que l’extra-courant dure plus longtemps. Si la présence d’un courant secondaire affaiblit l’extra-courant, l’étincelle se coupe il moins qu’il ne subsiste un arc permanent ali-
- La destruction des contacts dépend de la chaleur de l’étincelle. L’énergie dissipée en chaleur a pour valeur à chaque instant i-w'dt, w’ désignant la résistance de l’étincelle. L’énergie totale dissipée sous forme de chaleur a pour valeur :
- a=j>'"=/;
- La chaleur totale dégagée dans le circuit et dans l’étincelle par l’extra-courant a pour valeur
- a„= fy (,..+->*
- Cette expression est égale à l’cnergie potentielle magnétique du courant J, c’est-à-dire au travail dépensé lors de l’établissement du courant de la source génératrice. .Si la résistance w est négligeable vis-à-vis de w1, À est égal à Aiol.
- S’il se produit un courant secondaire, on a, pour le cas où w — o, la valeur suivante pour la
- On voit que la chaleur développée par l’étincelle est d’autant plus faible que l’accouplement magnétique est plus fort. Pour un accouplement parfait (y. = i), la chaleur de l’étincelle est nulle. SL l’étincelle est alimentée aussi par du courant provenant delà source génératrice, il faut ajouter une certaine quantité à la valeur trouvée par la chaleur dégagée : celle-ci est aussi d’autant plus petite que l’influence du courant secondaire est plus grande, parce que l’étincelle se souffle plus rapidement.
- ÉCLAIRAGE
- Mesures sur la température et la radiation sélective des lampes à incandescence (suiieX1). — C.-W. Waidner et G.-K. Burgess. — Electricul World, io novembre 1906.
- Lampes au tantale. — Les auteurs ont essayé seulement deux lampes an tantale dont les équations de température en fonction du courant sont données dans le tableau V.
- COULEUR ! ÉQUATIOX
- 8 ! Rouge I=—o,oi25-)-o,o4538< + o,o784o/2
- 8 ( Vert I=- o,0392 + 0,06901 «+0,07687/2
- 8 | Rien — 0,0607 + 0, o3i2Dt+o,o753it2
- 9 j Rouge I — — o,0176 + 0,o46i7t+o,078io/2
- Le filament de la lampe nu 9 s’est rompu et s’est ressoudé sous l’effet d’une secousse. La lampe n" 8 était une lampe ordinaire à 110 volts. Sous cette différence de potentiel, l’intensité de courant était de o,38o ampère, ce qui correspond à une température de i865°, ou à une température vraie d’environ 2000° (voir tableau VI). Cette lampe fut chauffée pendant une heure à la température normale de la lampe au tungstène 2i35", après quoi on l’étalonna à
- que (environ 2 °/0) de la température correspondant à un courant donné. Un nouvel échauffe-ment de deux heures à la même température amena un nouvel accroissement d’environ 1 °j„. Après un repos de lu jours, on constata que le filament était revenu à l’état initial et présentait une température de 1870° sous no volts. La lampe n° 9 fut poussée à 2 200“ pendant 7 heures et présenta le même phénomène, mais d’une façon plus marquée; et l’ampoule montra un noircissement très prononcé.
- L’augmentation de rendement lumineux de ces lampes pendant les premières heures de fonctionnement est connut Les expériences ont montré une augmentation de température pendant cette période de leur existence. On ne peut pas encore dire si cet effet est dû à une modification de la surface du filament ou à une amélioration du vide. Si l’augmentation de rende-
- (')iklairuye Électrique, loine L, 5 janv. 1907, [». 38.
- n. 1..
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- ment est due à un accroissement du poli du filament, cet effet doit pouvoir être décelé par des étalonnages séparés pour le rouge et pour le bleu.
- En ce qui concerne la radiation sélective, le tableau VI indique les résultats des mesures faites sur les lampes au tantale (lampe n° 8).
- Lampes au carbone, — Pour permettre des comparaisons avec les nouveaux types de lampes métalliques, les auteurs ont fait une série de mesures sur des lampes ordinaires à filament de carbone à 4, 3,5 et 3,i watts par bougie. Les équations de température en fonction du courant pour cinq de ces lampes sont indiquées par le tableau VII.
- Pour déterminer la température la plus élevée qu'il est possible d’obtenir avec un filament de carbone, les auteurs oût brûlé plusieurs lampes en augmentant le courant. La température atteinte dépend de la rapidité avec laquelle on augmente la température, de l’épaisseur du filament et des conditions dans lesquelles il se trouve, etc. Pour ce.s raisons, il est impossible d’indiquer. gvec précision la température à laquelle le filament finit par se rompre, l’équation ne s’appliquant plus : néanmoins, on peut
- évaluer une limite inférieure de la température de désintégration comprise entre 25oou et 2800°. A la température normale de la lampe au tungstène (2ï35u), la lampe au carbone présente une rapide détérioration.
- La température normale de fonctionnement des lampes 3, 4> 6 et 7 est comprise entre i6ç)5" et 1720°. La lampe n° 7 fut poussée à 2200" pendant 10 minutes, et un nouvel étalonnage montra que la température normale était de 1670°, c’est-à-dire de 4o° plus faible qu’aupara-vant. Elle fut à nouveau poussée à 2200° et se rompit au bout d’une heure. L’ampoule présentait un noircissement considérable et la résistance de la lampe s’était élevée de 36,7 à /|i,5 ohms.
- Températures normales, — Le tableau VIII indique les valeurs des températures normales des différentes lampes à incandescence étudiées.
- TABLEAU VIII
- Discussion générale. — Pour une température vraie donnée, l'énergie totale de la radiation thermique, ainsi que celle de la radiation d’une longueur d’onde quelconque émise par unité de surface par un corps noir est plus grande que celle de tout autre corps connu. Aucun résultat expérimental concluant n’a pu être trouvé en contradiction avec ce fait général. Par suite de la très forte proportion de radiation de grande longueur d’ondes n’excitant pas l’organe de la vue que contient la radiation totale du corps noir, le rendement de celui-ci comme radiateur lumineux est mauvais.
- Parmi tous les métaux que l’on peut porter à une température modérément élevée (i 5oo° par exemple), le platine est celui qui diffère le plus d'un corps noir au point de vue de la radiation. Pour une température vraie donnée, il radie moins d’énergie totale, mais une plus grande
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- porportion de celle-ci existe sous forme d’ondes de faible longueur donnant à l’œil la sensation de lumière. C’est là le sens dans lequel a été employé le terme de radiation, sélective. Si le platine pouvait supporter des températures aussi élevées que les filaments des nouvelles lampes, il aurait un rendement sensiblement supérieur à celles-ci. Dans ce sens, tous les corps solides présentent, à différents degrés, une radiation sélective et ont, comme radiateur, un meilleur rendement que le corps noir. Pour ccs raisons, le carbone qui se rapproche le plus du corps noir, a un rendement bien inférieur à celui des métaux. On doit se rappeler toutefois, que à la même température vraie, un filament de carbone émet plus de lumière que les filaments métalliques, quoique, par suite de la plus grande radiation sélective des métaux, il ait un moins bon rendement.
- La plupart des auteurs ont attribué uniquement à la radiation sélective l’amélioration importante de rendement que présentent les lampes à filament métallique, et on a dit souvent que la radiation n’est pas seulement sélective dans le sens indiqué ci-dessus, mais est semblable à celle d'un gaz qui, excité électriquement, peut émettre des radiations correspondant à une seule région du spectre. A l’appui de cete façon de voir, on a souvent indiqué que la lumière du filament de tungstène est plus verdâtre d’apparence que la lumière d’un filament, de carbone ou de tantale.
- Dans cet ordre d’idées, on peut rappeler que quelques mesures préliminaires faites sur des lampes Ncrnst à de basses températures ont semblé montrer qu’il y a une augmentation appréciable de la radiation sélective pour la lumière verte, la température do corps noir pour la lumière verte étant aussi élevée que pour le bleu, ce qui concorde avec les expériences de Kurlbaum et Schulze. La nature de la conduction et des phénomènes chimiques en jeu dans les filaments de Nernst n’est pas encore bien connue. L’augmentation de l’émission pour la lumière verte peut être due aux effets combinés de la radiation d’un solide et d’un gaz. Les expériences de Kurlbaum et Schulze montrent que cet effet, disparaît entièrement aux températures élevées, et le fait important à retenir est que ce n’est pas ce type de radiation sélective qui contribue matériellement au rendement de
- l’une quelconque des lampes à filament métal-
- Les mesures dont les résultats ont été indiques ci-dessus montrent que le lantale est plus sélectif que le tungstène et très probablement aurait un meilleur rendement que le tungstène a la meme température vraie. Le gaiu important de rendement réalisé dans la lampe à tungstène provient de la température beaucoup plus élevée à laquelle le filament peut être porté d’une façon normale. Le gain de rendement résultant d’un accroissement de température est évident k priori par suite du fait que, à la température de fonctionnement de ces lampes, l’intensité de la lumière émise varie environ comme la puissance douzième de la température, tandis que ta consommation d’énergie électrique du filament varie comme une puissance beaucoup plus basse de la température, de l’ordre de la puissance cinquième environ. Ce fait est mis en évidence aussi par quelques mesures de Lederer sur les lampes à osmium d’où il résulte que la lumière croit comme la puissance 4,4 de la tension, tandis que la consommation d’énergie électrique varie seulement comme la puissance i,5 de la tension.
- Les lampes à filament métallique présentent un rendement bien meilleur que l’arc électrique, puisque la température de ce dernier est de 15oo'1 plus élevée : les pertes d’énergie par conduction et par radiation des charbons et par convexion sont très élevées dans l’arc.
- R. V.
- Expérience s sur les lampes au carbone, à l'osmium et au tantale. — J.-T. Morris. — The Electrician, i4 décembre 1906.
- I/auteur a fait une série d’expériences pour déterminer comment Jes variations de tension modifient l’intensité lumineuse et la consommation spécifique de certains types récents de lampes à incandescence. Cette étude est divisée en trois parties :
- i° Effet d’une variation de tension quand les lampes sont alimentées par des courants con-
- 2° Variation instantanée de l’intensité lumineuse quand les lampes sont alimentées avec du courant alternatif ;
- 3° Rapport de l’intensité lumineuse sphérique moyenne a l’intensité lumineuse horizontale moyenne; rendement et durée.
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- 73
- Les lampes soumises aux essais étaient des lampes au carbone, à l’osmium, et au tantale. Le tableau I indique les types de lampes employées.
- Le photomètre employé était un appareil ordinaire de Bunsen à tache de graisse : un potentiomètre de Crompton était employé pour les
- mesures électriques. Le degré d’exactitude probable dans les mesures d'intensité lumiueuse relative pour la même lampe était d’environ 0,5 L’étalon employé était une lampe au penlane de i bougie. Cette lampe avait été utilisée pour étalonner une lampe à incandescence, qui servait d’étalou secondaire,.
- — d'osmium (2 lampes).
- CONSOMMATION
- lü Effet d’une variation de tension sur des lampes alimentées avec du courant continu.
- L’éclairement du photomètre était maintenu constant pas déplacement de la lampe soumise aux essais. Les mesures électriques étaient faites au potentiomètre. Les résultats de ces expériences sont résumés par le .table.au II.
- TABLEAU
- INTENSITÉ LUMINEUSE T INTENSITÉ LUMINEUSE .1
- l = ï,5l|.WXi.
- j I^2,8l ÏÜ.48X I' 5 C carbone
- " a5I = a,a8™.3-=
- I=i
- ,:!.onXii
- :I 4,25 lé^’Xu jl^S.ogw^xn
- 11 = 3,67 w3’5 XK
- Bans une lampe ordinaire à filament de carbone, une augmentation de tension de 1 % produit
- une augmentation d’intensité lumineuse de 6 à 7 °/0 ; dans une lampe à osmium, une augmentation de I °/0 sur la tension produit une augmentation de 4,5 n/0 sur l’intensité lumineuse, et, dans une lampe au tantale, une augmentation de tension de 1 °/0 produit une augmentation de 4,3 u/0 sur l’intensité lumineuse. En ce qui concerne la puissance consommée par la lampe, la puissance lumine.use varie comme le cube des watts dans la lampe au carbone et comme la 26e puissance des watts dans la lampe au tantale.
- La relation entre la résistance et la tension fut déterminée également : le tableau III indique les valeurs du rapport de la résistance a chaud à la résistance à froid.
- TABLEAU III
- Résistance à froid
- Un fait qui n’a pas jusqu’ici été envisagé avec suffisamment d’attention est. la pointe de courant élevée que prend, au moment de l’allumage, une lampe à filament métallique par suite
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- T. h. — N° 2.
- de sa faible résistance à froid. Cet effet est exactement inverse rie celui qui se produit dans les lampes au carbone. Aussi, si toutes les lampes sont mises brusquement en circuit, la pointe de courant prise à l’usine s'élèvera à 63o ampères pour les lampes au tantale, à 790 ampères pour les lampes à osmium et à 5o ou fio ampères pour les lampes au carbone, par 100 ampères de courant normal. Evidemment ces effets seront fortement amortis par l’inductance du circuit, mais, malgré tout, la mise en circuit brusque des lampes occasionnera des crachements aux balais des génératrices.
- (A suivre.) R. V.
- MESURES
- Mesures des déphasages dans les résistances et les transformateurs. — C.-V. Drysdale. — The Electricien, iG novembre 1906.
- L’auteur a récemment décrit des méthodes pour la mesure de faibles différences de phase (’). Il indique maintenant les résultats de mesures effectuées au moyen de ces méthodes.
- Pour l’étude des différences de phase dans des résistances métalliques et liquides, la disposition des appareils et des connexions était celle que représente la figure 1. La charge L était
- connectée en série avec une résistance non inductive, formée de fils tissés avec de l’amiante. L’ensemble était alimenté par du courant fourni par l’une des phases d’une eommutatrice inversée. Entre les conducteurs principauxétait connecté un shunt S avec un contact mobile t. Un électrornètre du type •vvattmctrique d Adden-brooke était employé pour la mesure des tensions : ses deux quadrants étaient reliés par une résistance de 100000 ohms et étaient connectés au contact t et à la clé K permettant d’éta-
- (0 Éclairage Électrique, t. XLIX, 27 octobre et 3 nov. 1906, p. i56 et 196.
- blir le contact soit avec la jonction entre la charge et la résistance non inductive, soit avec l’un des conducteurs principaux. L’aiguille de l’électromètre et le centre de la résistance shun-tant les quadrants étaient reliés au secondaire d’un transformateur T dont le primaire était mis en communication soit avec les conducteurs principaux, soit avec la seconde phase, par le commutateur S„.
- Les mesures étaient faites de la façon suivante. Le transformateur T étant alimenté par la phase I de la eommutatrice et la clc R étant dans la position représentée en trait plein, le contact mobile du shunt était ajusté jusqu’à ce que la déviation de l’électromètre fut réduite à zéro. On avait ainsi le point exact pour lequel la tension entre les quadrants de l’électromètre était en quadrature avec la tension principale, et la lecture m faite sur le shunt donnait le rapport de la différence de potentiel RD (fig. 2) à la différence de potentiel principale AB. En manœuvrant
- le commutateur Sa., on excitait le transformateur par la seconde phase de la eommutatrice, et la déviation de l’électromètre était proportionnelle à la tension CD entre la jonctiou de la charge et de la résistance non inductive et le contact mobile t, et aussi à la tension secondaire du transformateur T. En calibrant convenablement l’électromètre avec une différence de potentiel donnée sur l’aiguille, on obtenait, par la valeur de la déviation, la différence de potentiel CD (fig. 2). Pour éviter toute difficulté provenant d’irrégularités de l’échelle nu de variations dans la tension de l'aiguille, on trouva plus simple d’exciter le transformateur par la phase I, puis de placer la clé K sur la position indiquée en trait interrompu. Les tensions de l’aiguille et des quadrants étaient presque exactement en phase et l’on obtenait une déviation dont la valeur pouvait être modifiée à volonté par le déplacement du contact mobile t. On opérait ainsi jusqu’à ce que ht déviation obtenue fut exactement re-
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- s AD, DB et CD les
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- [/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. - N° 2.
- Le triangle donne évidemment
- = tgî> = m:/m eto = x + î>.
- ‘g ?=tg 0+S =
- Quand m' est faible et que <p a aussi une valeur —7n) en radians.
- Si la charge est importante, la tension de la phase I n’est pas égale à celle de la phase IL Dans ce cas, on doit corriger la valeur de m' en la multipliant par le rapport V^/Vn V2 et Vt étant les tensions des phases I et II respectivement. En pratique, cette correction n’est pas nécessaire, car il n'v a jamais de différence sensible entre V, et V2.
- Cette méthode a été jugée très commode non seulement pour trouver le déphasage mais aussi la résistance spécifique de différents liquides. La quantité mV est la composante wattée de la tension : divisée par le courant, elle donne la résistance ohmique équivalente de la charge. Les expériences furent faites avec une fréquence de courant de 5o périodes environ, et une différence de potentiel à peu près sinusoïdale. .
- Expériences sur des résistances. — Avec des bobines de fil de fer de 3mm,2 de diamètre enroulées sur un diamètre de 2cm,5 environ -en une hélice de i centimètre de pas. le déphasage pour une fréquence de 5o périodes s’est clevé à i6ou i8°. Des résistances en bandes de constantan roulées en hélices de icm,25 de diamètre ont été trouvées à peu près non inductives, le déphasage étaut inférieur à o°,i. Des lampes à incandescence à filaments en boucle peuvent être considérées comme absolument non inductives à cette fréquence, le déphasage étant impossible à mesurer, quoique l’on pût mesurer un déphasage de o°,os.
- La question du déphasage dans les résistances liquides est très importante. L’auteur a employé des plaques de fer, de plomb et d’aluminium à
- différents écartements avec des solutions d’acide sulfurique, de carbonate de soude et de potasse caustique comme électrolyte. La surface de chaque électrode était de io centimètres carrés: le tableau 1 résume les résultats obtenus.
- Dans chaque groupe d’observations, il y a une certaine irrégularité provenant des variations survenues dans la cuve à électrolyse, a cause des variations de température, de la durée, etc. Les solutions étaient faites avec des sels du commerce, et avec de l’eau ordinaire.
- On voit qu’avec des plaques de plomb dans l’acide sulfurique, l’angle est de 3U environ ; dans le carbonate de soude, il est de 2° environ; dans la potasse caustique il est de o°,3 environ. Avec des plaques de fer dans du carbonate de soude, l'angle est d’environ on,6 ; avec des plaques d'aluminium dans la même solution, l’angle atteint des valeurs comprises entre i et 2° jusqu’à i4°, l’angle étant faible au début et augmentant peu à peu quand le courant continue à passer. Évidemment la forme de la courbe est fortement modifiée dans ce cas, et la signification exacte du déphasage est incertaine. En ce qui concerne les variations de concentration, il semble que l’angle de déphasage augmente avec celle-ci dans l’acide sulfurique et dans la potasse caustique, et diminue dans le carbonate de soude. L’angle de déphasage semble décroître quand la fréquence croît, et semble dépendre peu de la différence de potentiel ou de la distance entre plaques.
- La conclusion générale de ces essais est que, dans la plupart des cas, si Ion n’emploie pas d'électrodes en aluminium, le facteur de puissance est égal à l’unitc k o,5 °/0 près dans les résistances liquides. Dans le cas d’essais de chute de tension toutefois, les deux ou trois degrés de déphasage introduits par la résistance liquide peuvent être appréciables pour juger du réglage d’un alternateur sur charge absolument non-inductive.
- (A suivre.)
- R. U.
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- Tome L.
- axnedi 19 Je
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- 14» Ar
- Lïelairage Électrique .
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénie
- t Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- PROPRIÉTÉS DES ROTORS A COLLECTEUR (suite) (*)
- Ces dernières équations sont établies en supposant l’enroulement slatorique ramené à ses deux enroulements composants suivant les axes ab et ce?.M désigne, en réalité, le-coefficient d’induction mutuelle de l'enroulement total avec le circuit cd et M, son coefficient d’indne-tion mutuelle avec le circuit ab.
- 11 est. nécessaire, dans le cas général considéré, en outre des courants ii et i2l de connaître les courants /iel /2 dans le court-circuit cd qui sont l’un en phase et l’autre en quadrature avec V. Ces courants sont produits tant par induction statique (se reporter à l’étude du courant Y dont nous avons parlé plus haut) que par la rotation du rotor sous le flux crée suivant ab par Le circuit rotorique ab et l’enroulement composant du stator ayant même
- On a,
- égligeant la résistance du rotor:
- L « 2 tu h
- ji
- L 2 L “ÎT ‘ ' a, ht
- Au point de vue de l’expression du couple, il convient de remarquer que le moteur peut être considéré comme produit :
- iu Par l’action du flux émis par le staLor suivant cd sur
- jplc du
- (‘) Échirage Électrique, trrme L. 5 et ia janvier lyo;, pages 1 et 4i.
- le circuit rotorique ab.
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- L’expression de cc premier couple est exactement :
- MA, [Ui + U,].
- 2° Par l’action du flux émis par le stator suivant ab sur le circuit rotorique cd. L’expression de ce deuxième couple est exactement :
- MA, [1,7,4- WJ.
- Le couple du moteur est finalement :
- MA. [f.*; + hh\ - M,A„ [f,* -f- hj,\.
- Si l’on cherche à établir l’expression de cc couple résultant en fonction de la tension Y et des simples coefficients M, Mt, L, l’on arrive à une expression assez compliquée.
- Toutefois on se rend facilement compte que si l’on a soin, en prélevant l’excitation du rotor à une bobine auxiliaire convenablement disposée sur la périphérie du stator, de faire:
- en même temps qi
- tg ?
- Mi M '
- V v/M'H-Mïw
- on obtient la même vitesse à vide y- que daus le cas déjà étudié d’un moteur shunt où l’on vérifie la condition :
- V Mo/
- A la vitessele courant absorbé par le stator est alors nul. Le moteur admet un certain
- glissement par rapport à celte vitesse dès qu’il entre en charge.
- Le point qu’il convient de mettre en évidence avant d’entreprendre la discussion de l’expression du couple en vitesse c’est que, dans le cas général considéré, le moteur est susceptible d’avoir un certain couple au démarrage.
- Considérons la figure 16 dans laquelle le circuit ab est fermé sur lui-même,
- Nous avons démontre au début do notre étude que dans le cas d’un rotor mis en court-circuit sur lui-même par la voie du collecteur (voirlig.- 8), il y avait, en dehors du couple provenant du fonctionnement comme en moteur d’induction, un couple résistant dû à l’inégalité k, > kr et qui pouvait atteindre une valeur, telle que le moteur se dérobait à toute charge. Dans le cas de la figure 16 nous allons voir, en outre, que la différence'!^ — A.) peut, à son tour,apporter des perturbations importantes au fonctionnement en moteur d’induction théorique.
- Considérons le rotor au repos tandis que le stator est traversé par un courant I.
- Le court-circuit cd est le siège d’un courant :
- 1%. .6.
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- 79
- et le court-circuit, ab le siège d'un courant :
- Le couple produit par Faction du flux émis par le stator suivant cd sur le circuit rolorique ab est égal à
- /.
- Le couple produit par Faction du flux émis par le stator suivant ab sur le circuit rolorique cd est égal à
- Ces deux couples sont antagonistes. Seule, leur différence donnera un couple de démarrage Cd ail moteur. On aura:
- Ainsi donc, dos que nous supposons différent de nous avons bien un certain couple au démarrage.
- Imaginons que l'on ait sur le stator un enroulement uniformément soit, incliné par rapport à l’axe cd.
- Soit Faxe symétrique de l’axe ef, par rapport à l’axe cd.
- J/enroulement statorique peut être envisagé comme constitué par la mise en série de deux enroulements l'un «»/,—e{nf admettant cd comme axe, l'autre eqe^—/^/admettant ab comme axe. Le rapport du nombre de spires des deux enroulements composants en môme temps que celui des arcs qu’ils occupent sur la périphérie dit stator sera, en désignant par fi l’inclinaison de l’axe ef sur l’axe cd : .
- réparti dont Faxe ef
- -\ous savons que les coefUeients /c, et kSt dépendent essen- n
- tiellement de la distribution des flux produits par ces enrou- Fig. 17.
- lements à la périphérie magnétique du rotor. Or il est facile de
- se rendre compte que, tant que les enroulements composants occupent des arcs de g-randeur différente sur la périphérie du stator, ce qui est toujours vrai dans le cas général où 6^45°, les distributions des ilux auxquels ils donnent lieu sont différentes.
- Considérons,en effet, un enroulement distribué uniformément sur la périphérie entière 2tz du stator. Conformément à ce qui est habituellement reconnu, la forme de la distribution du flux engendré par cet enroulement, suivant son axe sera triangulaire et pourra être représenté par le contour ABCDü (voir iig. 18).
- Un enroulement réparti uniformément sur arc 40 donnera lieu au contraire à une distribution trapézoïdale et pourra être représenté parle contour AFGCHIE.
- La différence entre les bases de chacun des doux trapèzes représentatifs de cette dernière distribution du flux sera 2O.
- La distribution de flux prendra donc une allure d’autant plus voisine d’une allure rectangulaire que F enroulement considéré sera distribué sur un arc plus petit de la périphérie du stator.
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- 1. 1. — N° 3.
- Si nous nous reportons au cas de la figi
- I>
- Fig. 18.
- certaine impédance extérieure sur le ci on retombe sur le démarrage d’un moleu
- e 17 nous voyons donc que, pour dos inclinaisons 0 assez faibles, un des deux enroulements composants conserve une distribution d’allure triangulaire tandis que l’autre admet une distribution d’allure rectangulaire. C’est reconnaître que les coefficients et ks doivent être nécessairement différents. A mesure que l’inclinaison augmente les deux enroulements composants tendent à avoir des distributions semblables ; ce résultat csl atteint pour 0 — /*5° et à ce moment le couple de démarrage s’annule. Etant nul pour les deux valeurs extrêmes 0 = o et 0 = 45°, il passe donc par un maximum entre ces deux inclinaisons.
- Le maximum sera de préférence déterminé par l’expérience.
- On pourrait, augmenter artificiellement ce couple de démarrage parasite en disposant une cuit ah. Lorsque celle impédance devient infinie à répulsion.
- Marius Latolr.
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE SUR LE CHEMIN 1)E FER MÉTROPOLITAIN DE VIENNE (suite) C )
- Locomotive
- La locomotive d’essais, établie parla Société Krizilc, a une longueur totale de 7““,85 entre tampons et repose sur deux essieux munis de roues de 1 200 millimètres et distants de 3 mètres. Le mode de construction de la machine cllc-mcmc ne présente pas de particularités. Le châssis comprend deux forts longerons réunis par des entretoises. Chacun dos deux moteurs attaquant un essieu est suspendu par son centre de gravité, ce qui décharge presque complètement l’essieu. La suspension des moteurs est assurée par des traverses articulées soutenues elles-mêmes, avec interposition de ressorts à boudins, par la partie suspendue de la locomotive.
- Sur le châssis de la locomotive est disposée une cabine de mécanicien et, en avant et en arrière de celle-ci, deux coff res en tôle : l’un d’eux contient les résistances ; l’autre contient un moteur double actionnant une pompe à vide pour la commande, des freins et un compresseur fournissant l’air comprimé nécessaire au sifflet et aux sablières. Cos deux coffres sont accessibles de l’extérieur, apres soulèvement dos couvercles. La cabine et les deux coffres sont établis en tôles de 2""",5 d’épaisseur. Les coffres portent des persiennes permettant la circulation de l’air pour le refroidissement des appareils. La cabine du méea-
- (0 Édairaye Électrique, tome L, 12 janvier 1907, page 5i.
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- 81
- nicien contient les différents appareils de réglage et de mesure ordinairement employés : il convient de citer en supplément un tachymèlre qui, lorsque la vitesse dépasse fia kilomètres à l'heure, actionne un signal à cloche pour prévenir le mécanicien.
- Moteurs. — Comme cela a été dit, la locomotive est munie de quatre moteurs attaquant deux par deux un essieu. La figure - représente un groupe, de deux moteurs et la couronne dentée clavetée sur l’essieu correspondant: les oreilles, venues de fonderie avec chacjiie carcasse et situées sur la verticale du centre de gravité, sont fixées à des traverses oscillantes, soutenues par des ressorts à boudins, qui assurent la. suspension de chaque
- La carcasse d’un moteur est en deux pièces: les parties inférieure et supérieure portent, des pattes dans lesquelles sont disposés les paliers de l’essieu : les pattes d’un .moteur alternent avec celles de l’autre. La carcasse inductrice en acier coulé porle quatre pôles feuilletés rapportes et maintenus en place par des boulons. La figure 8 montre un, moteur ouvert et laisse voir la disposition des inducteurs. Chaque pôle porte une bobine inductrice que dos ressorts appuient contre la carcasse. Celle-ci n’est pas complètement fermée, mais porte deux ouvertures de ventilation disposées de telle façon que l’eau ne puisse pas y pénétrer. De même, le couvercle du collecteur est muni d’une large ouverture établie pour laisser facilement échapper l’air chaud, mais bien abritée contre l’introduction d'eau.
- L’induit d’un moteur, nettement visible sur la figure 8, est claveté sur l'arbre et comprend un noyau en tôles muni de deux canaux de ventilation : les canaux communiquent avec des ouvertures qui aboutissent sur les faces latérales de 1 induit, du côté du collecteur et du
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- 82 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- côté opposé ; l'air pénètre dans ces ouvertures et est rejeté entre les inducteurs par les deux canaux ménagés entre les tôles.
- Les tôles portent des encoches ouvertes daus lesquelles est placé l'enroulement, fait en conducteurs plats en cuivre recouverts d’un ruban imprégné de vernis Sterling. Chaque côte de bobine est placé dans un conduit en mit anite comprimée recouvert à nouveau d'un ruban: en outre, chaque encoche est garnie de presspahn et de toile isolante. Ce mode d’isolement a donné d’excellents résultats : les induits ont été soumis à un essai d’une demi-heure avec du courant alternatif à 4ooo volts. Les bobines de l’induit constituent un enroulement série tétrapolairc. Les bobines sont maintenues dans les encoches par de solides freltes en fil de bronze siliceux établies sur des feuilles de mica.
- Le collecteur a été établi d’une façon extrêmement robuste: il est fixé sur une lanterne permettant la libre pénétration de l'air dans le noyau de l'induit. L’isolement du collecteur est particulièrement bon non seulement au point de vue du percement., mais aussi au point de vue de la conductibilité superficielle. On a compté que la poussière des balais au charbon pourrait, se déposer sur toutes les surfaces et y former une couche conductrice. Le collecteur est isole d’un côté par un large anneau d’nmbroïne, et de l’autre par une longue enveloppe de mica.
- Chaque moteur est muni de quatre lignes de balais : les balais supérieurs sont accessibles par* une large porte fermée par un couvercle : les balais inférieurs peuvent être atteints au moyen de deux petites ouvertures ménagées à la parLie inférieure de la carcasse. Les porte-balais sont fixés chacun séparément à une plaque isolante que l’on peut régler de l’extérieur du moteur, au moyen d’un boulon se déplaçant dans une encoche de la carcasse.
- Les moteurs ont une puissance de i3o chevaux et sont établis pour 700 volts, io4 ampères.
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- 83
- cl 545 tours par minute. Leurs dimensions principales sont résumées par le tableau suivant :
- Inducteur. Carcasse inductrice....................
- Section de la culasse. ......
- .Nombre de pôles.......................
- Nature des noyaux polaires.............
- Section des noyaux —...................
- Nature des masses polaires.............
- Longueur — .............
- Valeur de l’arc polaire................
- Diamètre d’alésage....................
- Bobines d’excitation..................
- Nombre de tours par bobine............
- Diamètre du 111.......................
- Résistance du circuit inducteur à chaud.
- Entrefer. Valeur de l'entrefer simple.............
- Induit. Diamètre.’................................
- Longueur..............................
- Longueur nette de 1er. .......
- Nombre d’encoches.....................
- Largeur d'une encoche....................
- Profondeur...............................
- Nature du hohinage.......................
- Nombre de conducteurs....................
- Section d'un conducteur..................
- Nombre de conducteurs dans une encoche.
- Résistance de l’induit à chaud...........
- (Collecteur Diamètre................................
- Longueur................................
- Nombre de lames.......................
- Nombre de lignes de balais. . . . .
- Nombre de balais par ligne...............
- Nombre de lames couvertes................
- Surface de contact d'un charbon..........
- Échauffemcnt (au bout d’une heure).
- lîchauliément de l'induit...............
- — du collecteur..............
- — des inducteurs.............
- acier coulé.
- 2 X 274 ciuq.
- 554 cmq. feuilletées.
- 30 cm.
- 31 cm.
- 5a mm.
- quatre bobines série en série.
- 66
- 0,1280 ohm.
- 3o —
- 46
- 3cm,64
- i3 X 1,2 tnmq.
- o, i63a ohm.
- 4f cm.
- 18
- 4
- 4
- 2,3
- 11 X 4o imnq.
- 54 — Gi°
- Go°
- 59°
- Les valeurs du rendement obtenu an frein atteignent S7 °/0. Les essais faits à poste fixe et sur la locomotive ont montré que la commutation s’effectue sans aucune étincelle, (’e résultat a été obtenu grâce à l’emploi d’une seule bobine par lame de collecteur, d'un grand nombre de lames, d’une faillie densité de courant sous les balais, de faibles différences de potentiel sous les balais (balais étroits), et d’une bonne forme d’are polaire.
- La transmission du mouvement des moteurs à l’essieu s’effectue par un train d’engrenages droits ayant comme rapport de démultiplication 18/78. La roue dentée est en acier coulé : les pignons sont en acier forgé : les engrenages sont enfermés dans un carter.
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- T. L. — N° 3.
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- Connexions générales. -*- Le schéma des connexions générales de la locomotive est donné par la figure g. Le courant continu à a X i 5oo volts est recueilli par les archets A, et A... Deux parafoudres P, et P3 sont en dérivation sur chacun des conducteurs reliés à ces archets. Le courant passe parles fusibles F, et F,, les disjoncteurs à maxima Met servant aussi d’iiiLerrupteurs de secours, puis par les shunts s/q cL s/e reliés aux ampèremètres et a.,. Chacun de ces appareils indique l’intensité dé courant dans les deux branches du circuit. Delà, le courant passe par l’inverseur Iv qui réalise les connexions nécessaires pour la
- marche en avant ou en arrière et permet de démarrer sur le pont positif ou sur le pont négatif de la ligne d’alimentation. Ensuite il traverse les interrupteurs à haute tension 1, et L munis de bobines de soufllage magnétique, et les bobines de soufflage magnétique 6, et b* des contacts des cylindres de conlroller G, et Ci.- Ces cylindres G, et C2 ferment le circuit des inducteurs In,, Li2, In, et Irt4 eL des induits A,, A2, A:l, Av des moteurs, dans lequel ils introduisent d’abord les résistances R, et IL. Les résistances r,, r.it r.., r, qui shuntent les inducteurs sont mises en circuit par le conlroller dans les i3e et iF positions.
- La jonction à la terre T est effectuée parles deux interrupteurs ét et A, munis chacun d’une bobine de soufllage magnétique. Les interrupteurs, commandés comme les interrupteurs principaux par l’appareil de manœuvre au moyen d’un mécanisme de renvois et de disques excentrés, sont reliés en parallèle avec les contacts correspondants des cylindres de conlroller et produisent la dernière rupture de courant, ainsi que la première fermeture de circuit: les plots des cylindres de controller ne doivent donc jamais avoir à supporter d'arcs destructeurs.
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- l'n courant dérivé alimente le moteur double de la pompe à air m, formé de deux moteurs série semblables à 750 volts calés sur le même arbre: deux petits combinateurs c/9 et cb.2, placés chacun à un poste de manœuvre de la locomotive, commandent ce moteur : ces appareils sont munis de bobines de souillage magnétique. Une autre dérivation alimente le moteur double m, du compresseur : ce moteur esl à excitation shunt et est muni d’une résistance de démarrage et de réglage.
- Appareil de manœuvre. — L’appareil de manœuvre est placé au milieu de la cabine: la ligure 10 en donne une vue. Un volant, placé à l’un ou l'autre poste de manœuvre entraîne,
- par l’intermédiaire de deux engrenages coniques, d’un arbre et d’une chaîne sans fin, les différents cylindres horizontaux qui effectuent les connexions nécessaires. Cos cylindres son! munis d'un soufllage magnétique pour chaque contact glissant. D’un côté, ils portent des roues dentées servant à leur entraînement ; de l’autre côté (fïg. »o), ils portent des disques incomplets qui effectuent la commande des interrupteurs, Ceux-ci se composent chacun de deux longs bras à contacts en charbon ; sur ces bras sont clavelés des secteurs dentés nettement visibles sur la figure 9, qui les font pivoter autour de deux axes. La rupture de Tare est activée par une bobine de soufflage magnétique; tout l’espace on l’arc se produit est entouré de plaques isolantes incombustibles formant cheminée ; cette disposition active encore le soufflage de l’arc par suite du courant d’air pioduil. Comme on le voit sur le schéma de la figure 9, ces interrupteurs sont branchés en dérivation sur les contacts
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- des cylindres: ils se forment avant que les ces contacts soient ouverts.
- Les différentes connexions réalisées par
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- contacts ne s’établissent, et s’ouvrent après que
- la manœuvre de l’appareil qui vient d’être décrit ont été indiquées au début (fig. n). Sur les six premiers crans, les moteurs sont tous en série sur un pont, et les résistances sont mises peu à peu hors circuit ; entre le sixième et le septième cran, on passe de la tension de i 5oo volts à la tension de 3ooo volts : ce passage présente quatre phases différentes, pendant lesquelles la totalité des résistances est intercalée à nouveau en circuit, l’interrupteur de terre est déconnecté de l’extrémité du circuit et connecté an milieu de celui-ci, et l’interrupteur de l’archet du pont non utilisé jusqu’alors est fermé. Entre les crans 7 et 11, les résistances sont mises peu à peu hors circuit: aux crans i3 et i4, on place en shunt sur les inducteurs des résistances r qui affaiblissent le flux et augmentent., par suite, la vitesse de rotation.
- L’appareil de manœuvre, actuellement commandé à la main, sera probablement commandé par l’intermédiaire d’air comprimé dans les prochaines locomotives. La disposition actuelle a été adoptée pour gagner du temps.
- Organes de prise de courant. — Les organes de prise de courant sont fixés sur le toit de la cabine, à im,4o de distance transversale, et. sont placés chacun à une extrémité du toit. Chacun d’eux est du type pantographe : la partie supérieure qui prend contact avec le fil est formée par un rouleau tournant sur un axe en acier ; deux pièces latérales inclinées en bois facilitent l’entrée du rouleau sous le fil dans les aiguillages. Le rouleau, tournant sur l’axe en acier est lubréfié au moyen de graphite : des balais en charbon, appuyés contre la partie inférieure du rouleau, servent à recueillir le courant. Dans les prochaines locomotives, le relèvement et l’abaissement de ces organes sera effectué par l’intermédiaire d’air comprimé.
- Coupe-circuit fusibles et disjoncteurs automatiques. — La figure 12 représente l’un des coupe-circuit employés sur la locomotive. Dès que la bande fusible fond, l’arc saute entre les cornes voisines ot se souffle rapidement. Les deux pièces qui supportent la bande fusible peuvent tourner autour d’un axe, et, dans cette position, le contact est rompu avec les plots
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- amenant le courant: le remplacement d’un fusible peut donc être fait facilement et sans aucun danger. Le pivotement de l’axe portant ces pièces est commandé par un petit levier à
- façon toute spéciale. Chacun d’< • un noyau de fer. En cas
- Les disjoncteurs automatiques sont établis d’une prend une bobine excitée en série et agissant su celui-ci est soulevé et dégage un petit verrou : le bras qui porte le contact mobile est alors rappelé par un ressort puissant et le circuit est rompu.
- Le contact est établi entre deux pièces fixes par une pièce élastique en ressorts de cuivre : en parallèle avec ce contact sont disposés deux doigts appuyés contre des cornes fixes sur lesquelles se produit la rupture finale de l’arc. Deux bobines latérales produisent un champ magnétique puissant : ces bobines ne sont mises on circuit qu’au moment de la rupture ou de la fermeture du contact. Les cornes et les doigts métalliques Sont placés dans une chambre incombustible cl isolante formant cheminée. Le réglage de l’intensité de courant pour laquelle agit le disjoncteur à maxima est réglé au moyen d’une bobine placée à la partie inférieure de l’appareil. La fermeture du circuit Fig. 12.
- est effectuée au moyen d’un levier à main placé au poste de commande. Les disjoncteurs peuvent aussi servir d’inter l'on a prévu pour cela un autre levier à main qui commande leur (
- : les di
- pleurs de secours, et verture. Ce levier est
- elui qui commande les contacts des coupe-circuit fusibles de telle manière soient ouverLs lorsqu’on doit toucher aux fusibles.
- Résistances et appareils accessoires* — Les résistances sont placées dans l’un des coffres en tôle adjacents à la cabine du mécanicien. Elles consistent en disques portant un enroulement bifilaire isolé au mica et à l’amiante. Les différents disques sont isolés les uns des autres par de petits isolateurs en porcelaine ; tout l’ensemble est isolé du châssis par de gros isolateurs
- L’autre coffre de la locomotive contient deux pompes à vide à piston tournant de la V acuum Brake C°: ces pompes sont disposées de part et d’autre d’un moteur série double à 1 5oo volts, 3,3 ampères, 900 tours et 5,6 chevaux : chacun des deux induits de ce moteur, clavelés sur le môme arbre, est alimenté sous une différence de potentiel de 760 volts. Homme le montre le schéma de la figure 8, ce moteur et les pompes à vide sont commandes par un eontroller de freinage dont le fonctionnement est le suivant. Dans les positions 1, 10 et 11, le courant est rompu ; dans les autres positions, le moteur tourne plus ou moins vite. Au début du trajet, on raréfie l’air à 5a-55 centimètres en amenant le eontroller sur la l\'' position on le moteur fonctionne sans résistance ; ensuite, on le place sur les positions 5, 6, -, où l’aspiration compense simplement les fuites. Entre les positions 7 et 8, l’air commence à entrer dans lu conduite des freins et jusqu’à la position 10, le déplacement du eon-troller règle cette admission. Dans cette position, la pompe est déconnectée : dans la position 11, la conduite des freins communique librement avec l’atmosphère. Outre les pompes à vide, il y a un compresseur à grande vitesse entraîné par un moteur shunt d"
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- 2 chevaux à 900 tours (1 ôoo volts et 1.0 ampères) : ce moteur est constitué aussi par deux moteurs à ;5o volts juxtaposés. L’air est comprimé sous une pression de 7 atmosphères et sert au sifflet, et aux sablières.
- .Le tableau suivant indique le poids des différentes parties de l'équipement et de la locomotive :
- Chaque moteur double avec engrenages... Appareil de manœuvre avec la commande. . Moteur de pompes à air.
- Moteur de compresseur....................
- Equipement électrique complet de la marliine.
- Locomotive complète......................
- Poids sur chaque essieu..................
- 980 kgr. 83o —
- 33o —
- A.
- SOLIEB.
- liEVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la décomposition du radium A, B et C.
- — H -W. Schmidt. — Annaleii der Physih, décembre i9oC.
- L’auteur s’est proposé d’étudier les rayons qui proviennent de la décomposition du radium. Il employait un élcctroinètre à feuilles avec microscope de lecture. Un tube de laiton de 7‘in,u de diamètre cl de 7r'",5 de hauteur contenait un fil de laiton de nrm,5 de diamètre et de Wr' de longueur. La substance active à étudier était employée sous forme d une couche infiniment mince placée sur une feuille de laiton ou d’aluminium. Ces feuilles activées étaient placées en guise de couvercle sur le tube de laiton directement 011 avec interposition de liîtres formés de feuilles d’aluminium de omra,oo3 d’épaisseur et de télés d'aluminium de O",m,og5, on"n,ôo7, i'"'",oio et 2mru,oiS d’épaisseur.
- I4 l{nro?is x et fi émity parle radium C.
- Le radium C était précipité d’une solution d’après la méthode de v. Lerehe. La solution était obtenue en faisant bouillir un fil de platine activé dans l’acide chlorhydrique. Les résultats des mesures d’absorption obtenues avec du radium C sont indiqués par le tableau J : dans celui-ci,
- la première colonne indique le filtre employé, la deuxième indique l’épaisseur totale, la.troisième la dispersion mesurée, la quatrième la part de la dispersion relative aux rayons % et la cinquième la part relative aux rayons fi. En traçant la courbe qui correspond à ces chiffres on constate une interruption pour une épaisseur de filtre de 11 feuilles (o't"",o44). Cette particularité est explicable par le fait signalé par Bragg que toutes les particules « d’un composé radioactif déterminé ont dans l'air le même pouvoir d’ionisation et présentent le même pouvoir de pénétration dans les corps solides. Pour une épaisseur déterminée des feuilles, l’action ionisante doit donc; cesser. En ce qui concerne l’absorption des ravons fi, on voit qu’elle 11e suit pas les lois simples d’absorption de l’optique. Si l'énergie absorbée était proportionnelle à l’énergie en jeu, la relation entre l’énergie d'ionisation et l’épaisseur du filtre serait représentée par une (onction exponentielle.
- J„ et. J,, étant les ionisations pour des épaisseurs de filtres 0 et d et c étant une constante, le coefficient d’absorption. La courbe trouvée expérimentalement tombe moins vite qu'une courbe exponentielle. Le coefficient d’absorption 11’esl
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- donc pas constant, mais diminue avec l'épaisseur de la couche. Dans les filtres épais, il y a donc proportionnellement beaucoup moins d’énergie absorbée que dans les filtres minces.
- TABI.EAU 1
- 2" Intensités de radiation et épaisseur de filtre pour un mélange de radium B et de radium C. — Dans c.es expériences, la source de radiation était line feuille ou une tôle activée. Pour les mesures d’absorption, il se présente une difficulté qui n’existe pas dans les mesures relatives au radium Ci seul : la forme de la courbe de décroissance dépend de l’épaisseur du filtre employé, et l’on ne peut pas considérer comme normale une forme de courbe déterminée. Sur la feuille activée, il existe trois cléments radioactifs dont l’intensité de radiation dépend non seulement de l'épaisseur du filtre, mais deperid aussi d’une façon très variable du temps 0 pendant lequel le fil a été activé, et de fit durée t d’observation. Ces conditions peuvent être étudiées au moyen des formules. Si l'on désigne par A, B, C les quantités de radium A, B nu C, on a :
- B = Ü>U îlï e-r)
- L’ionisation est donnée par la formule
- J = A1A + i(',B-f-Æ.C, (a)
- a,, X2 et Aa étant les constantes de radioactivité, q le nombre d’atomes de chaque élément radioactif qui se décomposent: pour l’état d’équilibre radioactif, on doit avoir A := B = C — ç ki, k-2 et A, sont des facteurs de proportionnalité par lesquels on doit multiplier l’intensité du phénomène radioactif (c’est-à-dire le nombre d’atomes qui se décomposent) pour obtenir l’action radioactive (ionisation dans le récipient). T.es grandeurs k sont des fonctions de l’épaisseur du filtre et se composent de plusieurs termes additifs quand, dans un phénomène radioactif, des rayons de dilVévenles sortes sont émis. Comme il ne s’agit que de valeurs relatives, on peut donner une valeur arbitraire à q et à l’une des
- Four trouver les valeurs numériques des équations (l), il suffit de connaître les trois constantes X. Pour les demi-durccs T qui sont étroitement liées avec les constants X, Bronson a trouvé les valeurs suivantes:
- De son côté, v. Lereh a trouvé:
- T2=a6,7’; T, -=
- D’après les observations de l’auteur, les chiffres de v, T.erch s’écartent au plus de =fco,y' de la valeur vraie. Pour T,, Fauteur a trouvé la valeur B.o'de Bronson, et estime qu’elle présente une erreur maxima de rzo, i '. Dans ses calculs, Fauteur prend donc les valeurs:
- • La relation entre les grandeurs A, B, C de l'équation (i) avec le temps d’observation t est indiquée par le tableau il.
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- flf)
- X, = 3,85 . icr 8 sec "1 ; X,=4.8S.,o-*«e-i 1 (3) X, = 5,93.JO-‘Sec-. '
- TABLEAU II
- On voit que le radium À tombe à i °/ou en 3o' et qu’il n’y a plus lieu de considérer dans la suite, dans l’ionisation totale, l'ionisation relative à cet élément. Donc, en laissant écouler une demi-heure après l’activation, cm n’a affaire qu’à des l'avons provenant du radium B et du radium C et
- TABLEAU III Ra A -H Ra B H- Ra G.
- l’on peut d’abord limiter les mesures aux fraudeurs k2 et kn de l’équation (2). Il reste une difficulté, c’est que le quotient B/C ne se rapproche d’une valeur limite constante 0,269 qu’au bout
- d’un temps considérable: or, 011 ne peut plus attendre plus de 4 heures après l’activalion, car sans cela l’activité serait tombée à une valeur trop faible.
- TABLEAU IV Han + RaC.
- Le tableau 111 donne les résultats de
- relatifs auxradiums A, B et C ; le tableau IV indique les valeurs trouvées pour les radiums B et C sculemenl.
- B. L.
- (Xl suivre.)
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- Sur la désintégration atomique produite par les rayons ultraviolets.— W. Ramsay et J.-F. Spencer. — The Eleetrician, ai décembre 190O.
- Les auteurs se sont proposés de répéter certaines expériences de Le Bon dans lesquelles des rayons ultraviolets tombant sur des surfaces métalliques portées à un potentiel élevé ont amené la disparition de la charge de ces surfaces. Cet expérimentateur a trouvé aussi que, quand des rayons ultraviolets tombent sur une plaque métallique placée au-dessus d’un élec-troscope positivement chargé et faisant un angle de /|5M avec l’horizontale, ces rayons produisaient une décharge de l’électroscope, même si celui-ci était couvert d’un écran en aluminium. Un élcetroscope chargé négativement était, déchargé beaucoup plus lentement.
- Dans les premières expériences des auteurs, un arc au fer servait de source de rayons ultraviolets ; plus tard, ils ont employé une lampe à mercure rie Cooper Hewill. Un électroscope de faible capacité était employé comme appareil de mesure dans toutes les expériences. Il consistait en une plaque de laiton très mince X ((ig. 1) reliée a une tige de faible diamètre portant la borne C de l’électroscope. La feuille employée était en aluminium : elle était placée dans une boîte métallique avec des ouvertures en mica : la tige était isolée par un bouchon de coupe S entouré d’un anneau de garde G. La position de la feuille était lue au y>;„ j. moyeu d’un microscope por-
- tant une échelle dans l’oculaire. Avant l’emploi, on calibrait l’électroscope pour des charges négatives et pour des charges positives, au moven d’une batterie de petits éléments. Les métaux étudiés étaient utilisés sous forme de plaques de 60x90x6 millimètres. On trouva que, quand une plaque était placée de fan à réfléchir les rayons sur le disque C de l’élcc-troscope, celui-ci était déchargé quelle que fût la nature de sa charge. Le disque plat C était c
- j boîte f
- alun
- i la te
- ouverte à sa partie supérieure que J on pouvait couvrir avec un corps quelconque. L’éleclro-scope, chargé positivement ou négativement, était déchargé quand l'ouverture de la boîte était cou-
- verte soit avec une seule feuille d’or, soit avec deux feuilles d’ov, soit avec une feuille d’argent de 0.00021 millimètres d’épaisseur. Les rayons produits de eette façon étaient déviés par un champ magnétique.
- Quand les plaques étaient placées sur l’élec-troscope, ee dernier était décharg’é, que sa charge fût positive ou négative: une charge négative était toutefois beaucoup plus rapidement dissipée qu’une charge positive, et les deux décharges étaient beaucoup plus rapides que dans le cas représenté par la figure. Quelques expériences furent faites par cette méthode avec des plaques recouvertes de sulfures de métaux, et l’on trouva généralement que la décharge due au sulfure était plus rapide que celle due au métal
- La lampe au mercure donna des résultats beaucoup plus uniformes que l’arc au fer, mais la quantité de lumière ultraviolette était lin peu faible et les décharges pouvaient seulement être obtenues pour des charges positives de l’électroscope, dans la disposition représentée, et pour des charges négatives dans la méthode de contact direct sans écran. Du cuivre amalgamé lut employé comme plaque étalon, et foules les périodes de décharge, c’est-à-dire les intervalles de temps correspondant à 10 divisions deJ’éehclle, furent comparées à celles de la plaque étalon. Dans toutes les expériences, le potentiel initial de l’électroscope était de 800 volts, et le potentiel final était de 680 volts. La période ordinaire de décharge de l’amalgame de cuivre était d’une demi-minute.
- Deux séries de mesures furent effectuées. La série A fut faite avec la méthode du* contact direct ; la série B fut faite avec la méthode de réflexion. Le tableau I indique les périodes relatir vea de décharge dans deux séries de quelques-, uns des métaux étudiés.
- Les auteurs font remarquer l’activité de déchargement parallèle à la tension électropositive d’un élément, et ils rapprochent ce lait avec le fait signalé par Thomson que le sodium émet des électrons déviables, même dans l’obscurité. Suivant toute probabilité, la lumière ultraviolette agit comme détonateur, ainsi que l’a suggéré Thomson, et augmente considérablement la vitesse de désintégration qui, normalement, est trop faible pour pouvoir être décelée. Les rayons ultraviolets accéléreraient donc la
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- décomposition des atomes. Cette idée semble confirmée par des expériences de Strutt sur la radio activité des corps ordinaires. Les raisons de la différence des vitesses de décharge peuvent peut-être être expliquées par l’hypothèse qu’un clément métallique est composé d’un ion avec un ou plusieurs électrons. L’action qui prend place sous l’influence de lumière ultraviolette peut être conventionnellement représentée par l’équa-
- élément = ion + n électrons,
- Cette action doit se produire avec une vitesse parfaitement définie si tontes les autres conditions restent constantes. Supposez un tel élément chargé a un potentiel donné, ou, en d’autres mots, un grand nombre d’électrons distribués sur sa surface ; un élément dans les conditions normales est capable de retenir un certain nombre d’électrons, mais si l’on en ajoute beaucoup d’autres, il les retiendra évidemment avec peu de force ; par suite, quand un détonateur tel que des rayons ultraviolets agira sur lui, il laissera échapper un beaucoup plus grand nombre d’électrons que quand la plaque n’est pas chargée. Dans le cas de sulfures et d’iodu-res, les vitesses de décharge forment une série
- j dont l’ordre est opposé il celui des électropotentiels des métaux, sauf pour l’antimoine et pour
- Dans quelques métaux et en particulier dans l'aluminium et le magnésium, on peut observer des interruptions dans la vitesse d’expulsion des électrons. Les auteurs relient ces interruptions avec les valeurs successives. La superficie d’une surface métallique et l’hypothèse d’un étal passif montrent que les couches superficielles ont été désintégrées et doivent être renouvelées par une lente diffusion, on par uti polissage pour que les propriétés initiales reparaissent.
- En résumé, les auteurs pensent que la vitesse de désintégration atomique est accélérée parles rayons ultraviolets et les chiffres qu’ils ont obtenus donnent une idée des vitesses comparatives de la désintégration naturelle des éléments.
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- la chute de tension des alternateurs triphasés (suite) ('). - H.-M. Hobart et F. Punga. --- Etek-
- Jusqu’ici, on a considéré une machine à une seule bobine par paire de pôles (de 2n tours). Dans le cas général, il y a plusieurs phases et plus d’une encoche par pôle et par phase. Les formules qui précèdent ne contenant que des valeurs moyennes, on peut les appliquer à chaque bobine et additionner simplement tons les résultats. II faut déterminer si l’angle o a la même valeur pour toutes les bobines; ç; représente la distance entre le milieu du pôle et le point où un conducteur est parcouru par le courant maximum, en supposant que la distance soit comptée en degrés électriques. Tous les conducteurs d’une même phase étant parcourus simultanément par le courant maximum, la valeur de g' doit évidemment avoir des valeurs différentes pour les bobines d’une meme phase appartenant à un même pôle. Si, par exemple, il y a trois encoches par pôle et par phase et si la distance entre deux bobines voisines de la même phase est s, il faut introduire dans la formule précédente g pour la bobine moyenne, et ç'-J-s ou g—s pour les bobines extrêmes. Le sinus et
- (’) Eclairage Electrique, t. L, ta janvier 1907, p. îig.
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- le cosinus de cet angle intervenant seuls, on a alors à déterminer ou bien
- siu (y — s)-b sin y 4- sin (ç' + s) ou bien cos (y— s) -f- cos y 4- eos (©' -j- s).
- Ces sommes se rencontrent très souvent dans la technique des courants alternatifs ; on a introduit pour celle raison l’expression de facteur d’enroulement f,. qui indique de combien la somme est plus petite que si toutes les bobines étaient concentrées en un point. Le tableau T donne les valeurs du facteur fm en fonction delà largeur maxima d’un groupe de bobines.
- TABLEAU I
- Si par exemple on a un enroulement triphasé avec trois encoches par pôle et par phase, il suffit de supposer cet enroulement concentré dans l’espace correspondant à une phase: cet enroulement équivalant au tiers (33 n/0) du pas polaire, on a pour fa la valeur o,<)5 ; pour un enroulement diphasé uniformément réparti, on a — 04 ; pourun enroulemenlmonophasé occupant les a/3 de l’espace total, on a ^ = 0,84.
- Dans les machines polyphasées, o a évidemment la même valeur pour chaque phase ; il suffit doue de multiplier par le nombre de phases pour avoir le meme résultat total.
- Si maintenant on introduit ni d’une façon toute générale comme représentant les ampère-tours efficaces do toutes les phases de l’induitpar pôle, le résultat final peut être résumé dans les deux formules suivantes :
- contre-ampère-tours =fw (nQ s
- 3 = 'H»
- ÿ et (j étant représentés sur la figure fi en fonction du rapport arc polaire j pas polaire.
- Le calcul des ampère-tours inducteurs à pleine charge est effectué de lu façon suivante :
- D’après les dimensions des encoches et les dimensions des têtes de bobines, on calcule les lignes de force qui suivent le chemin I (fig. 1). La figure 2 donne alors la tension intérieure et l’angle a. Pour calculer les ampère-tours transversaux et le déplacement du centre de gravité des lignes de force, il suffit de prendre à l’estime l’angle o‘ dans la formule
- Avec la valeur de £ ainsi calculée, on obtient
- et l’on détermine exactèment les contre-ampère-Lours par la formule
- contre-ampère-tours = ÿf7r(ni)su\ y.
- Pour la tension intérieure, on calcule lesam-père-tours-inducteurs en tenant compte de l’augmentation de la dispersion et on leur ajoute les contre-ampère-tours.
- Les auteurs discutent la théorie qui précède et examinent les hypothèses et les inexactitudes qu'elle présente encore.
- i° La forme du courant et de la tension a été supposée sinusoïdale. La théorie pourrait être appliquée à toute autre forme de courbe mais les résultats finaux seraient plus compliqués;
- 2” On n’a envisagé que les valeurs moyennes de la réaction d’induit. E11 réalité la réaction d’induit n’est pas constante, mais elle oscille plus ou moins suivant le nombre de phases. Dans un générateur polyphasé, ces oscillations sont si faibles qu’elles n’ont pas d’influence sur la grandeur de la chute de tension. Dans un générateur monophasé, la valeur moyenne ne suffit pas pour un calcul exact, particulièrement lorsque le trajet des lignes de force comprend un circuit magnétique en tôle. Avec des masses polaires et des pôles massifs, ces oscillations de la réaction d’induit induisent dans le fer des courants de foucault dont la pulsation est deux fois plus grande que celle du générateur, et sont amorties de ce fait.
- 3° Une comparaison avec des résultats expérimentaux donne une bonne concordance pour eoso:_ 1. Pour cos7 = 0, les valeurs calculées pour la chute de tension sont un peu plus grandes que les valeurs observées, et Loujours quand la saturation des dents est assez élevée. Les au-
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- teurs ont admis comme explication que le flux qui suit le chemin I est un peu diminué à cause de la réluctance plus élevée qu’il rencontre sur son trajet. Pour cos ç = o,8, il est inutile de tenir compte de cette influence de la saturation des dents.
- Considérations générales sur les différentes
- 11 est très intéressant de jeter un coup d’œil sur les différentes théories de la chute de tension. En général, on désigne la méthode de Rotherf (Arnold, Niethammer) sous le nom cle théorie des ampère-tours, la méthode de Behn Esehenburg sous le nom de théorie de la self-induction, la méthode de Potier (Behrcnd, Fis-cher-Hinncn, Kapp) comme la combinaisou des deux premières théories. Dans ce qui suit, la comparaison est faite sur une toute autre base, et l’on verra que la troisième méthode a un rapport avec la première, mais n’a aucun rapport avec la deuxième.
- '•Rapport de l'arc polair
- Pour ne pas compliquer trop les conditions, on négligera l’influence de la réaction d’induit sur la dispersion des inducteurs dont il est terni compte dans certaines théories et pas dans
- i° Méthode de Hothert [Arnold, Niethammerj. — Les lignes de force qui suivent les chemins 1 et II (fig. î) sont négligées et l’on ne tient compte que des lignes de force qui suivent le
- chemin III, Celles-ci sont comptées d’une façon rigoureuse en ampère-tours. La méthode doit en général conduire à des valeurs trop petites de la chute de tension : c’est particulièrement sensible à charge inductive quand la self-induction de l’induit est relativement grande (encoches fermées) et à charge non inductive quand le flux suivant le chemin IJ a une valeur élevée (très faible entrefer).
- 2° Méthode de Behn-Eschenbnrg. — Dans cette méthode, on néglige les flux passant par les chemins I et II et l'on évalue le flux passant par le chemin TTI. Quand on peut négliger la I réluctance totale de la portion du circuit magné-j tique comparé dans le fer, la méthode de Behn-i Eschenburg et de Rothert donne le même résultat ; ces résultats sont exacts pour cosy = o et sont trop faibles pour cos ç = i.
- Pour montrer comment la saturation du fer est envisagée dans les deux théories pour cos ç — O, les auteurs considèrent (fig. 7) un circuit magnétique subdivisé de telle manière que des courants de Foucault ne puissent pas y. prendre naissance. Sur la moitié supérieure du circuit magnétique est disposée une bobine À ; sur lu moitié inférieure est placée une bobine A'. Les deux moitiés sont séparées par deux entrefers.
- La première expérience consiste ' à envoyer clans la bobine A' un courant alternatif J; soit c, la différence de potentiel aux bornes de la bo-
- Pour la deuxième expérience on ajoute sur la moitié inférieure les bobines F, et F2 parcourues par un courant continu i. Ou envoie de nouveau dans la bobine A’ un courant alternatif J et on mesure la différence de potentiel e* aux bornes de l’enroulement A.
- Dans la première expérience, le fer était peu
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- saturé, parce que les ampère-tours alternatifs de la bobine A' avaient une valeur peu élevée : dans la deuxieme expérience, le fer était très saturé et, par suite, la réluctance magnétique était grande. Dans une troisième expérience, on ne fait passer aucun couvant dans les bobines F4 et Fi, mais on diminue la section du fer jusqu’à ce que la réluctance soit la même, lors de l’aimantation par les ampère-tours alternatifs A\ que dans l’expérience 2. On mesure la différence de potentiel <?» aux bornes de la bobine À.
- Les tensions eL, e2et <?., peuvent être comparées avec lu chute de tension d’un alternateur triphasé pour cos?=o.
- La figure 8 représente une caractéristique à vide. Pour obtenir le courant de pleine charge au court-circuit, il faut Oi=À ampère-tours sur l'inducteur. À vide, ces ampère-tours produisent une tension ag= ei volt (expérience i). Si le générateur travaille au point c de la caractéristique à vide, O b représentant les ampère-tours dans les bobines Fj et 172 (fig. 7), h! ampère-tours inducteurs supplémentaires augmentent la tension de fàz=^e% volts. Mais s’il y avait O a ampère-tour^ inducteurs, el si 1 on suppose la réluctance magnétique dans ce cas aussi grande qu’au point e de la courbe à vide, A' ampère-tours doivent évidemment produire la tension ah=.c%. On voit que e2 est la tension qu’emploie Rolhert, et la tension qu’emploie Behn Eschemburg. On obtient la relation :
- _ ampjy fours (fa„r l’awjt le fer) (Bela.£œio[1i)nrg)
- La théorie de Rothert emploie donc la diiïé-
- rentielle, et celle de Behn Eschenburg le rapport simple (on admet seulement pour cela de faibles valeurs de A').
- Si l’on trace sur la figure 8 la droite Ok parallèle ii la tangente en c, on peut déterminer toutes les tensions e,, e2 et dans le triangle Qag ; ag=et', ak = eî (approximativement);
- Les deux méthodes ne tiennent compte que du flux qui suit le chemin III (fig. 1). Le flux qui suit le chemin 1 est envisagé aussi en partie, on tant qu'il est contenu, au court-circuit, dans les ainpère-tours-inducteurs mesurés, mais il est traité de la même manière que le flux qui suit le chemin III. Les deux méthodes sont rigoureuses pour cos ç = o et pour de laibles saturations du fer. Pour des saturations élevées, la méthode de Rothert traite d’une façon rigoureuse le flux qui suit le chemin III, mais, comme elle traite de la même manière le flux qui suit le chemin T, elle doit toujours donner des valeurs trop faibles pour la chute de tension. La méthode de Behn-Eschenburg repose sur l’évaluation du flux qui suit le chemin III, et, quoiqu’elle ne tienne pas suffisamment compte des flux suivant les chemins I et II, elle donne en général des valeurs beaucoup trop fortes de la chute de tension. Particulièrement pour des saturations très élevées des pôles, comme celles que l’on a tendance à employer actuellement, la théorie de Behn-Eschenburg est inapplicable.
- (A suivre.) R. Y.
- Réaction d’induit dans les générateurs monophasés (fin). — J. K. Sumec. — Eleklrotechnick rnd Maschinenbuu, 9 décembre 1906.
- Bobine de self-induction dans le circuit d’excitation.
- Court-circuit. — En intercalant dans le circuit d’excitation une bobine de self-induction suffisamment forte, on peut annuler pratiquement le courant de fréquence double J2v : toutes les fréquences supérieures disparaissent alors, el, au court-circuit, en négligeant la chute ohmique de tension, on a
- L,J.H- MJ0 = o;
- la valeur maxima du courant rotorique sinusoïdal est alors :
- J, = (M/Lr)J4. (8)
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- Le diagramme vectoriel de la figure x qui se rapporte aux valeurs dans le temps n’indique que très peu de choses sur les phénomènes en jeu dans la machine : on obtient une bien meilleure représentation avec le diagramme dans l’espace do la figure •>.. Dans celui-ci, on a, en grandeur et en direction : AB force magnéto-motrice, fixe dans ]’espacc et constante dans le temps, du courant excitateur BC force ma-guélomotrice de la valeur instantanée du courant rotorique J./ns et xYC champ résultant, existant réellement dans le rotor. Puisque l'on a J.,ins =: L cos (i)t, c’est-à-dire BC = BA cos uï, l’extrémité C du vecteur de courant sc déplace sur une circonférence décrite sur BA comme diamètre, et AC est toujours perpendiculaire à BC, c’est-à-dire que le champ résultant est perpendiculaire k l’axe de l’enroulement en court-circuit, de sorte qu’aucune ligne de force ne traverse l’enroulement iui-méme, et qu’aucune f. é. m. ne peut être induitè dans celui-ci.
- Comme cm le voit, le champ résultant, représente vis-à-vis du rotor (induit) un champ alternatif simple fixe de valeur tnaxima AB : les pertes dans le fer de l’induit (en supposant que l’hystérésis tournante et l’hystércsis alternative soient égales) ainsi que la tension induite dans une phase de l’induit perpendiculaire k l’enroulement en eourt-eirciiit (cette phase pouf éventuellement exister) ont la même valeur qu’a vide avec la même excitation (’).
- Chute de tension en charge. — S’il doitse pro-duireune diilereneedc potentiel entre les bornes
- polaires.
- de l’enroulement primitivement eourt-circuité, celui-cidoit être traversé par un flux, ctle champ résultant ne peut plus rester perpendiculaire k son axe. La direction de ce champ est déterminée par la nature de la charge. La valeur maxima du flux embrassé est déphasée de i/4 de période sur la valeur maxima de la f. é. m. induite : elle doit donc être déphasée par rapport k la valeur maxima BA du courant de 1/2 période pour une charge inductive, de i/4 de période pour une charge ohmique, et de 90° ~\~o pour une charge mixte.
- Ces trois cas sont représentés par les ligures 3, 4. 5- OS est la force magnétomotricc du courant d’excitation ; OC le champ résultant. On peut se représenter celui-ci comme formé des composantes OAet AC :
- AC est le champ alternatif connu perpendiculaire à l’axe de l’enroulement rotorique considéré. OA est le nouveau champ, fixe par rapport au stator, et qui induit la tension nécessaire. Pour construire le diagramme correspondant à une charge don née, on porte k partir de A, avec l’au-gle (pcP-f-ç), le vecteur AO correspondant k la tension necessaire. Le flux instanlaué pénétrant dans l’enroulement du rotor est
- OC cos (OC.BC) ^ OA cos (OA,BC).
- La relation entre le courant et la tension pour une excitation constante et un déphasage constant est facile Ai trouver d’après les figures 3, f\ et 5. OA représente la valeur maxima de la tension ; BA est celle du courant ; si ÜB et l’angle OAB restent- constants, le point A, dont la dis-
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- tance à O donne la valeur do la tension et la distance à B la valeur du courant, se ment sur la droite BO (fig. 3), sur le demi-cercle décrit sur 130 comme diamètre (fig. /i), ou bien sur un arc de cercle décrit sur BO comme corde (fig. 5.)
- 3a Amortissement au moyen de courts-circuits sur 1c. stator (amortisseurs, pôles massifs). — Ce cas peut être réalisé dans la machine expérimentale (moteur triphasé normal) par la mise en court-circuit de la troisième phase qui ne sert pas à l’excitation : cclle-ci est perpendiculaire (électriquement) aux deux autres phases d’excitation reliéesen série. Kn pratique, les machines munies d’amortisseurs se trouvent dans ce cas ; il en est de même, quoique à un uioin -dre degré, des machines munies de pôles massifs.
- Court-circuit. — On suppose encore le courant rotorique sinusoïdal décomposé en deux composantes tournant en sens contraire (BC = B0,,H-O,.C dans le diagramme dans l’espace delà figure (i) : par rapport au stator, la composante BO,. qui tourne vers la gauche est fixe ; la composante qui tourne vers la droite a la fréquence 27 et induit deux courants de fréquence 27 dans les deux enroulements court-eircuités x etydu stator perpendiculaires l’un à l’autre (dont l’un se confond avec l’enroulement d’excitation dans la machihe d’essais) ; ces courants ont pour valeurs:
- S
- Fig. 6.
- Les derniers tournent, relativement au rotor, avec une vitesse triple de la vitesse de rotation et induisent dans l’enroulement rotorique un courant de fréquence triple. Mais ce courant uc correspondant qu’il l’action différentielle des deux courants précédents, c’est-à-dire à:
- on peut le négliger sans commettre de grosse erreur.
- Si l’on se représente à nouveau les courants comme décomposés en deux composantes tournant en sens inverse, les deux composantes qui tournent vers la droite (en avant) s’ajoutent, tandis que les deux qui tournent vers la gauche (en arrière) se retranchent.
- T.es premières ont la fréquence 7 par rapport au rotor et agissent avec le courant d’excitation J0 sur le courant rotorique Jv d’après l'équation :
- MJ, + + M„ ,ï-’! + M, &£
- (£+$]=*«
- Cette équation ne donne pas plus que l’équation (8) et la figure 2, une idée de ce qui se passe dans l’espace: il faut encore, comme sur la figure 3, tracer le diagramme clans l’espace de la figure G. Dans celui-ci, .VB = (M/Lr)J0 repréprésente le courant d’excitation (réduit) ; BC = représentele courant induit instantané, et
- cc' = ?M-+^=/ML + mlu
- Lr 2 Lr 2 lL,.Lx L„Lv/4 représente les courants amortisseurs: ceux-ci sont opposés à la composante O..C du courant induit qui les produit, si l’on néglige les résistances ohmiques,et ils neutralisent plus ou moins complètement cette composante. Le flux résultant A'C'^ À'B --f- BC-j- CC’’ est encore, comme dans la figure 3, perpendiculaire à l’enroulement induit court-circuité, et il n’engendre dans celui-ci aucune force électromotrice. La valeur maxima du courant de court-circuit est :
- J,= Jv =
- BA = BÀ' H- AA' = M J0 +
- M T I 1 / M* , m;2
- K ° I1 \ U,l,; LJ,
- /' M|
- \L,Læ
- S’il n’existait pas de dispersion entre l’enroulement induit et l’enroulement amortisseur, on aurait :
- Mi_ M* _
- L“Lr — L,,LÏ“I
- J.-2(M/L,.)J„. (I"„)
- le courant de court-circuit serait donc deux fois plus grand que quand il n’y a pas d’amortissement (équation 8). Le petit cercle C' se réduirait à un simple point : le flux résultant serait nul (au court-circuit).
- Chute de tension en charge. — Pour l’étude de
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- la tension en charge, on établit des diagrammes tout à lait analogues à ceux des figures 3, 4, 5. La construction de ces diagrammes est la meme.
- R. V.
- Moteur monophasé système Déri (fm). — K. Sclinetzler. — Schweizerische Elektrotcchnische Zeitschrift, 8 et i5 décembre 190Ô.
- Moteur en marche. — Les résultats trouvés pour le rotor immobile s’appliquent aussi au moteur en fonctionnement, caria décomposition de l’enroulement ne dépend que de la position des balais et s’effectue suivant des axes fixes dans l’espace. Quand le moteur tourne, deux nouvelles forces électromotriccs dynamiques s’ajoutent aux f. é. m. précédentes E;i et E,-9 engendrées par induction statique.
- Tandis que l’induction statique ne peut s’exercer qu’entre des bobines coaxiales, l’action dynamique ne peut se produire qu’entre des bobines et des champs perpendiculaires les uns aux autres. Le flux principal produit alors des f. é. m. en Q et le flux transversal en produit en T lors de la rotation. Les portions fictives de l’enroulement T et Q doivent être considérées comme tournant sans modification de leurs axes.
- L’auteur développe le diagramme du moteur. Il suppose la position du vecteur connue par rapport à <iA. Pour T la f. é. m. d’induction E,,est perpendiculaire au flux principal. Une f. é. m. Erï, engendrée par la rotation dans le flux transversal, se compose avec elle pour donner le vecteur E, (fig. 2). Dans l’enroulement transversal, la rotation dans le flux principal produit une f. é. m. Ert; le champ transversal induit la
- f. é. ru. Eu/ déphasée de 90° sur cc flux. La f. é. m. résultante dans l’enroulement transversal
- est par suite Eq. La phase et la grandeur du champ transversal sont déterminées par le fait que l’on doit avoir E9=:— E;. On peut superposer les diagrammes des deux bobines, de façon que les résultantes coïncident. On obtient alors le diagramme de la figure 3. Comme on le voit, Eit est perpendiculaire à Er„ et l’on trouve l’hypoténuse OA. Les grandeurs E,7 et Er( sont connues, l’une d’après l’équation (i), et l’autre d'après l'équation
- = (3)
- Sur la droite OA, les deux autres f. é. m. forment aussi un triangle rectangle: E,,, est déterminée par l’équation (2); E,v est déterminée par l’équation suivante:
- dédiiit pour l’angle g (fig. 3):
- 0)
- Sur le segment connu OA on peut construire le triangle EiqErq; on en déduit, d’après l’équation (4), le flux di9. puis le courant J2. Sur le diagramme «Jj, et J2 sont en phase avec Erq. On voit (équation 3) que la f. é. m. Er( croît avec la vitesse de rotation et fait tourner le vecteur OA.
- En même temps la valeur de tg 1 diminue, c’est-à-dire que le point B se meut sur le demi-cercle. Par suite, le vecteur du courant rotorique et le déphasage du courant primaire diminuent.
- A la vitesse du synchronisme, le vecteur d9est à peu près perpendiculaire à ; les deux flux ont même grandeur et leurs axes sont décalés de qo°; ils forment un champ tournant homo-
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- gène dont la vitesse est égale à celle du synchronisme. Le synchronisme représente donc un état bien déterminé pour lequel aucune f. c. m. n’est induite dans les bobines court-circuitées par les balais, car elles se meuvent avecune vitesse égale à celle du champ résultant. La région dans laquelle ces moteurs fonctionnent sans étincelles a une valeur déterminée d’avance par rapport au synchronisme, de même que dans le moteur Winter-Eichberg et contrairement à ce qui a lieu dons le moteur série compensé.
- mode de régir
- consiste à intercaler des résistances entre les deux circuits du rotor, comme l'indique la figure 4. Pour réaliser le principe électrique, on peut séparer les balais mobiles des balais fixes et les relier ensemble, l’enroulement stalorique étant alimenté par le réseau. Le moteur, fonctionnant alors en moteur à répulsion ordinaire exerce un couple puissant opposé au sens de rotation: ce couple est réglé ou bien au moyen de résistances intercalées entre les balais, ou bien par un décalage des balais en sens inverse du sens de rotation. Ou peut aussi munir le moteur de connexions telles qu’il fonctionne comme générateur à courant continu en débitant sur des résistances. Les balais mobiles sont alors seuls utilisés; l’enroulement principal sert pour l’excitation : le réglage du couple est effectué au moyeu de résistances ou bien par décalage des balais.
- La figure 5 montre une disposition dans laquelle on emploie un enroulement d’excitation auxiliaire perpendiculaire à l’enroulement principal. T,es deux groupes de balais servent au passage du courant. Le réglage du couple est effectué comme avec la disposition précédente. Le couple supplémentaire nécessaire aux faibles charges est obtenu facilement en passant des connexions de la ligure 5 à celles de la ligure 6.
- Avec le montage représenté par la figure 4. le
- moteur peut faire de la récupération quand il est entraîné à une vitesse supérieure à la vitesse à vide. Le moteur ne peut donc pas s’emballer et peut servir utilement à la commande d’ascenseurs.
- En ce qui concerne les détails de construction du moteur, l'auteur donne les renseignements suivants: Le stator est en tôles et porte une denture uniforme semblable à celle d’un moteur d’induction. L'enroulement est très simple : il n’y a ni croisements de têtes de bobines, ni autre complication de meme genre dans l’enroulement monophasé. L’enroulement rotorique est analogue à un enroulement d’induit à courant continu, sans aucune jonction résistante entre les bobines et les lames du collecteur. La tension au i'jg. 6. rotor, absolument indépendante de la tension du réseau, dépasse rarement ioo volts à vide et tombe jusqu’à io volts en charge : on n’a donc rien à craindre au point de vue de l’isolement.
- On a vu qu’au synchronisme il existe dans le moteur un champ tournant avec lequel tourne le rotor. A cette vitesse, les pertes dans le fer du rotor sont donc à peu près nulles et restent faibles môme pour des vitesses sensiblement différentes. Les tôles n’exigent donc que peu de place et permettent une construction légère et une bonne ventilation de la partie tournante. Les porte-balais qui tiennent les balais mobiles sont fixés à une couronne que peut déplacer la manœuvre d’un levier ou d’un volant à main. La jonction entre les deux systèmes de balais est effectuée au moyen de câbles souples, ou parfois au moyen de contacts glissants.
- R. L.
- Sui la déformation des courbes produites par le fer. — Bedell et Tuttle. — Ehhtrotechnik and Masckinenbau, 18 novembre 1906.
- Si l’on fait agir sur une bobine de self-induction à noyau de fer une f. é. m. sinusoïdale E, le flux <1> est également sinusoïdal, tuais le courant .T est déformé. On peut décomposer la courbe de J en son onde fondamentale J, et ses harmoniques J3, J,. L’onde fondamentale est déphasée de 90 — par rapport à E. L’angle <}> est nommé angle de déphasage dû à l’hystéré-sis. Le travail de l’hvstérésis est égal à EJ, sin
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- Soit i la valeur maxima de l’onde fondamentale, et £ la valeur maxima de l’harmonique (exprimée en fraction décimale par rapport ii i. Soit 8 le déphasage de l’onde fondamentale par rapport à l’harmonique. Les auteurs supposent différentes valeurs de (5 et de 0 et construisent la courbe d'hystérésis ; ils font donc l’inverse des. autres auteurs, qui déterminent la courbe déformée du courant d’après la courbe d’hystérésis. Leur étude est limitée à l'harmonique du 3° ordre.
- Les résultats obtenus sont les suivants:
- i° Tous les harmoniques du courant d’ordres 3, 5, 7 sont déwattés par rapport à une f. é. ni. de la fréquence fondamentale ;
- 2" La valeur maxima de doit coïncider avec la valeur maxima de J ;
- 3" Les valeurs de 8 comprises entre iSo" et 36o° ne peuvent exister car, dans ce cas, {'hystérésis fournirait du travail ;
- 4U II est impossible que 6 ait pour valeur o" ou i8o° car le cycle d’hystérésis aurait une surface nulle ;
- 5° 11 est impossible que 0 ait une valeur comprise entre ou et 3on, car cela correspondrait à une forme de la courbe d’hystérésis, pour laquelle la perméabilité augmenterait avec II apres la saturation atteinte ;
- 6° £ a, pour chaque valeur de 0 comprise entre 3o" et i8o°, une valeur critique déterminée. Cette valeur est £ = o,333 pour 8 —i8o° et £ = 0,192 pour 8 = 3o°. Pour les valeurs de £ supérieures à la valeur critique,la valeur de courant et par suite la courbe H aurait deux maxima par demi-période, tandis que 8 n’a qu’une valeur maxima. C’est physiquement impossible;
- 7" Il semble que la courbe de courant doive toujours contenir des harmoniques d’ordre cinq, particulièrement pour des valeurs élevées de l’induction. Par suite de la présence simultanée de l’harmonique cinq, la valeur maxima du troisième harmonique peut dépasser la valeur critique indiquée en 6°. H. L.
- Production d'un déphasage de 90" au moyen de l’induction seule. — E. Müllen-
- dorf. — Elektrotecknische Zcilschrijt.
- On a souvent, besoin, dans les moteurs ou les compteurs à courant alternatif par exemple, de produire entre deux courants dérivés une différence de phase égale à 90° exactement. Cette
- différence de phase n'est qu’approximativement réalisée par l’emploi d’une self-induction.
- L’auteur montre par le calcul que l’on peut., sans employer de capacité, obtenir un déphasage de 90” exactement en utilisant, outre la self-induction des deux dérivations, leur induction mutuelle.
- Soient 1 et 2 les deux dérivations, VV, et \V2 leurs résistances, L, et L, leurs coeiiicients de self-induction, L12 le coefficient d’induction mutuelle, /, et za les valeurs instantanées des intensités de courant. On a la formule:
- W, + U{dijdt) H- h^dijdt) = 4\Va
- -f- Ij/diîjdt) + {^(diijdt). On peut remplacer ccttc équation par l’équation vectorielle :
- \\ i(J 1, y,) -+- wLij| L , 91 H—- j H- wLu(J2 , ç3-f- — J = WS(J*, ?a) H~ wL2 ( J2, ?2 -+- ~ )
- -+- wL13 ( l ^ y
- en désignant par J, et L les amplitudes des courants dérivés, ^ et z2 leurs phases, et ta la vitesse angulaire du vecteur. Pour la différence de phase ?, — ?! = -/, on a:
- W,J, = I, j W, «w X — ",(L. — L„) sill y i „([, - !,u)Jl = ;is| W, »» y + «CL. - (.„) COS y j . _ (L, —L,.,)W5 —fts —L„)W,
- gx~ “ W,W, + — Lu) (L, — L„)
- La condition pour que l’on ait est donc donnée par l'équation,
- ,= W, . W
- (L— r.la)(r„3 —i.,)'
- et celle condition peut toujours être remplie pour une valeur de L,> comprise entre Lj et Lj. On trouve donc deux valeurs utilisables pour L,o. Si l’on introduit la fréquence p par la relation
- on obtient pour l’induction mutuelle 1.,, les deux valeurs positives suivantes que l’on peut toujours rendre réelles par un choix convenable des valeurs de L,, L., W[, W».
- R. y.
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- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Sur la production d’oscillations non amorties. — E. Thomson. — The Electrician, aj décembre 1906.
- A la suite de la description du système l’oul-sen, l’auteur rappelle que la méthode employée dans ce système a été inventée par lui il y a quinze ans et décrite dans le brevet américain 5oo63o du i 8 juillet 1893. Les points principaux de ce brevet sont les suivants:
- Sur une ligne à courant continu à potentiel constant, on branche un éclateur à faible distance explosive, aux bornes duquel est dérivé un circuit contenant un condensateur et une bobine de self-induction; sur la ligure i, m et n représentent les deux conducteurs venant de la source de courant continu, à .'no volts par exemple; G est un éclateur consistant en deux électrodes de laiton ou d’uu autre métal, dont
- condensateur dont la capacité peut être modifiée suivant la fréquence des oscillations que l’on veut obtenir; II est nue bobine de self-induction
- électro-aimant puissant pour souiller l’arc qui jaillit en G : cet électro-aimant peut être remplacé par un jet d’air comprimé. La bobine de self-induction I limite l’intensité du courant qui traverse l’éclateur au moment où l’arc jaillit. La bobine J l peut porter un enroulement secondaire dans lequel les oscillations primaires induisent des oscillations de haute tension.
- D’après la description qui précède, et la figure 1 empruntée au brevet même, on voit
- l’analogie qui existe entre la méthode inventée en 1892 par E.. Thomson pour la production d’oscillations électriques non amorties de grande fréquence, et les appareils décrits dernièrement par Poulsen.
- R. V.
- Sur la production d’oscillations électriques non amorties. — G. Benischke. — EUktrotecJiniscfte Zeitschrift, 2- décembre 1906.
- Le phénomène désigné sous le nom de « oscillations non amorties » que présente l’arc chantant de Duddell et que Poulsen a utilisé pour la radiotélégraphie n’est pas à proprement parler un phénomène non amorti, bien qu’il puisse être entretenu d une façon continue. Le pendule d’une pendule oscille aussi d’une façon continue, bien que le frottement du support et de l’air amortisse le mouvement oscillant, mais les pertes qui résultent de cet amortissement sont compensées à chaque oscillation par le jeu de l’échappement qui communique au pendule de l’énergie empruntée à un poids ou ii un ressort. La seule différence entre le pendule déplacé que l’on abandonne à lui-même, et le pendule qui effectue des oscillations entretenues sous l’action de l’échappement est que le premier elfectue des oscillations propres, et le second des oscillations forcées, dépendant de îa période de la force périodique de l’échappement et de. celle des oscillations propres du pendule.
- I! en est exactement ainsi pour les oscillations électriques dites non amorties. 11 existe une cause de pertes permanente et par suite d’amorLisse-menl : cette cause est la radiation calorifique et électrique. Mais les pertes qui en résultent sont compensées par un alllux périodique d’énergie provenant de l’arc et prise à la source de courant. La seule diflérence entre les oscillations électriques qui donnent naissance à la fermeture ou à l’ouverture d’un circuit contenant de la capacité et de la self-induction et les oscillations entretenues d’une façon continue au moyen d’un arc, réside dans ce que les premières sont des oscillations propres, et les secondes sont des oscillations forcées. 11 serait donc plus exact de désigner ccs oscillations sous le nom d’oscillations entretenues et non d’oscillations non amorties.
- L’auteur s’est proposé d’expliquer la production des oscillations entretenues qui prennent
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- 102
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 3.
- naissance dans l’arc chantant de Duddell. La condition de stabilité
- indiquée par Kaufmann et par Duddell exprime simplement l’état d’équilibre dans le circuit de l’arc et de la source de courant. Pouls en emploie, d’après les indications qu’il a données, deux moyens qui, à tension normale (au-dessous de 100 volts), suffisent pour rendre impossible la formation d’un arc : ces deux moyens sont, d'une part un souillage magnétique puissant; d’autre part un refroidissement de la base de l’arc. Ce refroidissement est obtenu par l’emploi d’électrodes à bords bien nets, d’une électrode métallique refroidie par une circulation d’eau, de la rotation de l’autre électrode de façon que l’arc jaillisse toujours en un point froid. Quand le circuit EFG (fîg. j.) est fermé par l’allumage de l’arc B, le courant n’augmente pas brusquement jusqu'à sa valeur finale à cause de la self-induction L', mais il présente une courbe exponentielle A (fig. 2). Quand le courant
- • Fig. 1 et 2.
- a atteint une certaine valeur i, le souillage magnétique, dont l'action sur l’arc est proportionnelle au produit de l’intensité du champ par le courant, est suffisamment puissant pour souiller l’arc, avec l’action simultanée d’un refroidissement énergique. Le courant ne peut pas décroître brusquement à cause de la self-induction I/, et suit une courbe de décroissance b (fig. 2). Si la f. é. m. était inférieure à iuo volts, l’arc s’é-teiudrait complètement. Par suite de la valeur élevée de la différence de potentiel employée (au delà de 200 volts) et par le fait que l’action du soufflage magnétique est devenue à peu près nulle avec la diminution d’intensité du courant, et enfin parce que l’ionisation de la colonne gazeuse comprise entre les électrodes n'a pas encore disparu, il se reforme un nouvel arc, l’intensité du courant croît suivant la courbe \l, atteint la valeur i pourlaquelle l’arc est soufflé, etc. On ob-
- tient ainsi dans le circuit EFG les oscillations électriques bbsb2 que représente la figure 2. Ces oscillations agissent sur le circuit FLCG accouplé avec le premier par une portion commune FG: et elles mettent ce circuit en vibration. Les oscillations ainsi créées dans le circuit FLCG sont des oscillations forcées, qui dépendent des oscillations propres du circuit et des oscillations agissantes, et ces oscillations forcées durent, malgré l'amortissement, tant que les oscillations du circuit EFG persistent. Lorsqu’il y a une concordance suffisante entre les oscillations de ce circuit et les oscillations propres du circuit dérivé, il y a résonance et l’on obtient des oscillations forcées de grande amplitude. L’acuitc de la résonance dépend en premier lieu de la valeur de l'accouplement et en second lieu de l’amortissement. Par suite de la faible résistance existant entre FG, l’accouplement est très lâche (imparfait) et la résonance est si aigut que la moindre modification de la capacité peut le dé-
- D’après Ilahuemann, la Gesellschaft fur Drah-tlose Télégraphié emploie des électrodes artificiellement refroidies ; elle n’a pas recours au soufflage maguélique mais emploie plusieurs arcs en série: c’est envoie là un moyen pour se placer très près de la limite de stabilité, parce que, lors de l’augmentation du courant, la chute de tension aux bornes de chaque arc va en croissant. D’après l'auteur tout moyen propre à empêcher la persistance de l’arc lorsque l’intensité du courant croît, doit être plus ou moins utili-
- Un exemple meilleur que celui du pendule rappelé au début, est celui de la table mise en vibrations forcées par une masse tournante excentrée. Les oscillations agissantes qui, combinées avec les oscillations propres de la table, donnent des oscillations forcées, peuvent être amenées en résonance avec les oscillations propres.
- La période des oscillations forcées est. donnée par l’intervalle de temps Ç(, —t.2) indiqué sur la figure 2. On voit que la fréquence des oscillations agissantes dépend de la self-induction et de lu résistance du circuit EFG. Plus est grande la première et plus est petite la seconde, plus la courbe A est plate et plus est grande la période. Plus est intense, dans des conditions identiques, le soufflage magnétique, plys est petite l’intensité z,'et plus est petite la période. L’emploi du
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- soufflage permet donc d’obtenir une fréquence beaucoup plus grande que dans les expériences deDuddell.
- U. V.
- Nouveau détecteur d’ondes. — F. Braun. — Rlclctrotechnische Zeitschrift, 27 décembre 1906.
- L’auteur a signalé dès 187 \ qu’une certaine catégorie de corps 11c suit pas la loi d’Ohm. A cette catégorie appartiennent les sulfures métalliques, certains minerais, des composés oxygénés tels que la pyrolusite, et aussi, à un degré moindre, des corps simples comme le silicium cristallisé. Le corps qui présente cct effet, de la façon la plus marquée est le psilonyilan, minerai de manganèse que l’on trouve en grande quantité et qui peut être facilement coupé et pelé. D’une façon générale la résistance électrique d’un de ces corps est indépendante de l'intensité du courant qui le traverse ; parfois elle diminue. Ces corps présentent le phénomène de conductibilité unipolaire, c’est-à-dire peuvent être employés comme soupape électrique pour redresser des courants alternatifs: cette propriété a déterminé l’auteur à les utiliser pour l’établissement de détecteurs d’ondes électriques. Les expériences faites dans des postes de télégraphie sans fil ont montré d’abord que la sensibilité d’un tel détecteur était inférieure à celle du détecteur électro-lvtique, mais, après quelques perfectionnements apportés par Sehlœiniloh, on a pu atteindre une sensibilité analogue à celle du détecteur électrolytique.
- Fig. T.
- Le brevet allemand 198871 donne une description de l’appareil employé (fig. 1). Un composé (le manganèse, tel que du psilomelan, de la pyrolusite, de la brumite, de la manganite forme l'électrode 1, enchâssée dans une masse d’étain 2 et enveloppée d’un tube de laiton 3. Dans ce tube est vissé un bouchon d’ébonite 5 portant une vis en fer h qui forme une électrode et est reliée par le fil 7 au couvercle métallique (3. Le contact entre le psilomelan et le fer a une
- surface de i millimètre carré environ, si l’on emploie une tension de o,5 à 1 volt dans le circuit local. Si l’on emploie comme seconde électrode et comme fil de jonction deux métaux suffisamment éloignés l’un de l’autre dans la série des tensions, tels que de l’étain comme fil et du bismuth comme électrode de contact, la f. é. m. engendrée par le contact de l’électrode avec le psilomelan suffit, et il est inutile d’employer une autre source de courant dans le circuit local.
- La résistance du nouveau détecteur d’ondes étant très élevée, sa présence dans le récepteur ou dans un circuit résonant amortissait trop fortement les oscillations: on le dispose donc, comme le détecteur clectrolytique, dans un circuit résonant dont une partie de la self-induction est branchée en parallèle avec lui. L’amortissement est évidemment augmenté par l’adjonction d’une résistance ohmique élevée en parallèle avec la self-induction, mais on peut néanmoins obtenir une acuité d’accord très satisfaisante.
- _____ R. V.
- ÉCLAIRAGE
- Expériences sur des lampes au carbone, à l’osmium et au tantale (fin). — J.-T. Morris.—
- The Electrician, i$ décembre 190G.
- i° Variations instantanées de la puissance lumineuse quand les lampes sont alimentées par du courant alternatif. — Si un disque, sur lequel on a peint des secteurs blancs et noirs, est fixé sur l’arbre d’un alternateur dont le nombre de pôles correspond au nombre des secteurs noirs et blancs, et si ce disque est éclairé par une lampe à filament fin de carbone alimentée par l'alternateur, on aperçoit une image immobile du disque. Si l’on emploie une lampe à filament métallique, cct effet est beaucoup plus marqué.
- L’auteur s’est proposé d’étudier dans quelle mesure la puissance lumineuse suit les variations de tension. Pour cela, il a employé une méthode analogue à celle adoptée par Fleming et Petavel pour l’étude de l’arc électrique. Un disque en carton portait six encoches radiales, chaque encoche sous-tendant un arc de io". Le disque lui-même était peint en noir et calé sur l’arbre d’un alternateur à six pôles. Les axes des encoches étaient donc à 180“ degrés électriques
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- les uns des autres. La lampe à étudier était fixée dans un support de telle façon que le filament fût placé derrière les encoches : cette lampe était alimentée par un alternateur, et le faisceau lumineux intermittent qui traversait les encoches était photomètre. On modifiait progressivement le calage du disque par rapport au rotor de façon à mesurer la puissance lumineuse correspondant à neuf points équidistants d’une demi-période de courant.
- La puissance lumineuse du faisceau intermittent était déterminée par le réglage de la tension de la lampe étalon, dont lu position restait invariable pendant l’expérience. La valeur de la différence de potentiel aux bornes de la lampe
- étalon était lue sur le potentiomètre, et était convertie en bougies au moven d’une courbe d'étalonnage obtenue dans une expérience précédente. T,a forme de courbe de la tension alternative était à peu près sinusoïdale, et la racine carrée moyenne de la différence de potentiel aux bornes de la lampe était maintenue constante au moyen d’un voltmètre élcetrost.a-
- Les expériences furent faites h des fréquences de 60 et 3o par seconde. La valeur de la variation en °/|l de la puissance lumineuse pour les différentes lampes est indiquée par le tableau IV. Cette variation en °.0 de la puissance lumineuse est donnée par l’expression
- puissance lumineuse moyenne — puissance lumineuse minima ^ puissance lumineuse moyenne
- Depuis que ces expériences ont été faites, Lauriol a publié quelques expériences'faites par Girard et Magnol, et dont les résultats sont reproduits dans le tableau Y. On voit qu’il y a une bonne concordance entre ces résultats et ceux des auteurs.
- lampes furent pliolomctrées dans un certaiu nombre de directions en fonctionnant sur du courant continu.
- Les résultats obtenus par l’auteur dans ces mesures sont résumés dans le tableau VI.
- TABLEAU \ 1
- TABLEAU IV
- Tautalo (T). Carbone (Cd). n
- Carbone Carbone Carbone
- 3° Rapport de l'intensité linnineu.se sphérique moyenne à l'intensité lumineuse horizontale moyenne. Rendement lumineux et durée. — Les
- VALEUR UH KATTOHT i
- En se reportant à une étude de G. B. Dyke sur la détermination de l’intensité sphérique moyenne, on voit que les résultats trouvés par l’auteur pour les lampes à filament de carbone concordent avec ceux de cet expérimentateur.
- L'a «leur a examiné ensuite en détail la forme des filaments et leurs dimensions : le diamètre était mesuré au moyen d’un microscope très puissant et vérifié au moyen d’une jauge micrométrique. Avec ces données, il a calculé le nombre de bougies horizontales cl le nombre de bougies sphériques émises par centimètre carré de filament, le nombre de watts par centimètre cube, le nombre de watts par bougie, et les résistances spécifiques à froid et à chaud. Le tableau VII indique les différentes valeurs ainsi obtenues.
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- TAHLEAi; VTI
- Il est intéressant de noter que, pour les lampes à filament fin fonctionnant sous de basses fréquences, la puissance lumineuse moyenne produite par. une lampe fonctionnant sur courant continu n’est pas nécessairement la même que la puissance lumineuse moyenne de la même lampe fonctionnant sous une tension alternative ayant même valeur efficace. A la fréquence de jo périodes, la lampe au tantale n’a pas présenté de variation sensible de puissance lumineuse, par rapport au résultat obtenu sur courant continu, tandis que la lampe à filament de carbone de 220 volts et 5 bougies a présenté un accroissement dé 2 0jo environ. A la fréquence de Go périodes par seconde, l'auteur n’a pas trouvé de variation appréciable de la puissance lumineuse en passant du courant continu au courant alternatif. Un waltmètrc de Duddel Mailler relié à une résistance non inductive était employé pour vérifier que la mémo puissance électrique était absorbée dans les deux cas par chaque lampe. Dans les expériences relatives à la lampe de fi bougies à filament de carbone, la tension du courant alternatif était de o.au plus basse que celle du courant continu: si l’expérience avait était faite à tension constante, il est probable <pie la variation de puissance lumineuse aurait été de 3 °/„ environ quand on passait du courant continu au courant alternatif. Ce lait provient de ce que la température du filament varie pendant nu cycle du courant alternatif.
- La durée de fonctionnement d’une lampe à filament de carbone est plus longue quand cette lampe fonctionne sur courant alternatif que sur cornant continu. La lampe au tantale présente
- une diminution visible de durée sur courant alternatif, ce qui provient d’une modification de la nature du filament : on sait qu’au bout de quelque temps de fonctionnement, le tantale devient cristallin et que le filament a l’apparence de petits bâtonnets successifs soudés les uns aux autres. Tl semble que, pour augmenter la durée des filaments de tantale sous courant alternatif, on devrait leur donner une plus grande liberté dans la lampe, en les enroulant par exemple sous forme de spirale, au Heu de les fixer rigidement en zigzag.
- R. V.
- Suz’ les nouveaux types de iampes â incandescence. — CL H. Sharp. — FAectrv-al vt Ijrld,
- L'auteur, dans une communication à l’Ameri-can Institute of Eloctrical Engineers, passe en revue les nouveaux types de lampes à incandescence à filament métallique et les avantages qu’ils présentent.
- La lampe à osmium possède un rendement élevé et une longue durée, mais ces avantages sont annihilés par le fait que cette lampe ne peut Être établie que pour de faibles tensions : en outre l’osmium est très rare.
- La lampe à filament de carbone graphitique métallisé donne de bons résultats et présente une consommation relativement faible.
- Le tungstène, que i’oti peut facilement obtenir sous forme de poudre, ne peut pas être étiré directement en fils comme le tantale -, le problème de la fabrication des filaments du tungstène. présentait de grandes difficultés parce que ce métal s’unit à l’oxygène et au carbone aux températures élevées. L’auteur rappelle les procédés inventés par Kuzel, par Just et Hanaman et par Àuer pour préparer les filaments de tungstène. Au point de vue physique, les filaments en tungstène présentent toutes les propriétés ordinaires de fils en métaux purs. Ils ont une conductibilité élevée et un fort coefficient de température positif. Lu première propriété exige l’emploi de filaments très fins et très longs pour la tension de no volts. Les filaments sont tout à fait mous à la température de l’incandescence, de sorte qu’on ne peut pas placer les filaments autrement qu’en boucles uniques. On n’a pas encore pu établir des lampes de moins de a5
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- bougies pour no volts, et encore la finesse du filament, pour cette puissance lumineuse, fait-elle craindre que de telles lampes ne puissent pas être d’un emploi commercial, il semble que les propriétés des filaments en tungstène en feraient d’excellentes lampes pour l'éclairage des rues par lampes en série. Un des grands désavantages du filament de tungstène est son extrême fragilité. Un choc ou un ébranlement le rompt presque sûrement : il est vrai que le filament peut se ressouder à l’endroit rompu, mais sa fragilité est augmentée. La particularité qui distingue les lampes à filament métallique des lampes au carbone est le coefficient positif des premières, qui assure une bonne autorégulation. Le tableau suivant indique les variations de puissance lumineuse avec les variations de tension, pour des lampes au carbone, au tantale et au tungstène.
- Lampe au carbone.............
- Lampe au tungstène...........
- [[ résulte de cette propriété que le réglage de la tension de distribution n’a pas besoin d’être aussi exact qu'avec des lampes an carbone, ce qui permet d’économiser du cuivre dans les feeders, et que la durée des lampes est probablement moins affectée par les variations de icn-
- En ce qui concerne la distribution de l’intensité lumineuse, l’auteur indique qu’il est nécessaire, pour obtenir sur les lampes au tantale des résultats comparables avec les autres, de faire des mesures de l’intensité sphérique moyenne et non de l’intensité horizontale moyenne. Le facteur de réduction sphérique, déterminé pour 20 lampes au tantale, a élétrouvé très variable ; il est compris entre o,fig et 0,76. Avec les filaments de carbone, ce facteur*, de réduction est tout à fait défini.
- Taudis que le courant alternatif exerce un effet très nuisible sur les filaments de tantale, on n’observe nullement cet effet sur les filaments de
- tungstène qui fonctionnent aussi bien sur courant alternatif que sur courant continu. Les lampes au tantale présentent, pendant les u5 premières heures, une augmentation importante d’intensité lumineuse : à partir de ce moment, la puissance lumineuse décroît lentement et la consommation spécifique augmente. La vitesse de diminution de l’intensité lumineuse horizontale moyenne est plus rapide (pie celle de l'intensité lumineuse sphérique moyenne.
- L’auteur indique les résultats d’nn certain nombre d’essais effectués sur des lampes au tungstène, dont l’une a atteint le durée de 3 537 heures avec une diminution de 10 °/u seulement dans l’intensité lumineuse.
- La couleur de la lumière delà lampe au tantale est un peu plus blanche que celle de la lampe au carbone, et celle de la lampe au tungstène est un peu plus blanche que celle de la lampe au tantale. La lumière de cette dernière ressemble beaucoup à la lumière de l'acétylène. Cette blancheur de la lumière constitue une réelle supériorité et est due soit à la température plus élevée du filament, soit à la radiation sélective du tungstène.
- L’auteur rappelle que, sur du courant alternatif à 2Ô périodes, les lampes au carbone donnent un papilioitement qui rend leur emploi impossible. Les expériences faites sur des lampes au tungstène ont montré qu'elles étaient encore moins aptes à un emploi sur du courant de basse fréquence.
- D’après tous les résultats publics jnsqu’ici, l’auteur conclut que l’industrie de l’éclairage va être l’objet de modifications profondes. La lampe au tungstène sera au moins trois fois plus économique que la lampe actuelle à incandescence et sera plus économique que l’arc en vase clos. Après les arcs dans le vide, ou les arcs à flamme, la lampe au tungstène sera la source d’éclairage le plus économique.
- R. R.
- Emploi de lampes à magnétite et de redresseurs à mercui'e souz- l’éclairage par ares en série. — N .-R. BlrgC. — CunaJkm Electrical News.
- L’auteur, dans un mémoire présenté à l’Ohio Electric Light Association, décrit le svslème d’éclairage des rues par lampes à magnétite en série alimentées à courant constant au moyen de tubes à mercure qui redressent le courant altér-natifdonton dispose.
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- Les lampes à ni agi) élite comprennent une électrode supérieure massive en cuivre suppoitée par un anneau en 1er, et une électrode inférieure formée d’un tube de fer contenant un mélange pulvérulent approprié : ce tube a ia“,5 de diamètre et 20 centimètres de longueur. La carcasse de la lampe consiste en un large tube qui agit comme cheminée pour l’expulsion des fumées de l’arc. Un réflecteur horizontal placé à l’intérieur du globe au niveau de la surface inférieure de l’électrode supérieure rejette la lumière vers le bas. Un globe extérieur renferme le tout.
- Le mécanisme de la lampe comprend un électro-aimant d’allumage qui amené l’électrode inférieure en contact avec l’électrode supérieure, et deux solénoïdes de réglage, l’un série et l’autre shunt. Le solénoïde série tend à allonger l'arc, et le solénoïde shunt tend à le raccourcir quand la différence* de potentiel entre les électrodes augmente. La bobine série, faite en gros fil, produit une chute do tension de i à 2 volts au maximum en fonctionnement normal. Les inventeurs revendiquent, pour celte lampe à magnétite, les avantages suivants: meilleur rendement que les lampes ii arc en vase clos à courant continu : meilleure distribution de la lumière pour l’éclairage des rues; couleur agréable sembable à celle de la lumière solaire; faibles frais d’entretien, l'électrode supérieure durant /j5oo heures et l’électrode inférieure i5o à 175 heures.
- Le circuit des lampes à magnétite en série, dont chacune est prévue pour une intensité de courant de quatre ampères et une différence de potentiel de 7b à 80 volts aux bornes, est alimenté par du courant redressé au moyen d’un tube à mercure et d’un transformateur à intensité constante. Les enroulements primaires de ce dernier sont reliés à une source de courants alternatifs à potentiel constant ; les secondaires sont reliés, par l’intermédiaire de faibles réactances, aux anodes d’un tube à mercure. Uue prise de courant connectée au milieu du secondaire relie le transformateur avec une des bornes du circuit à courant continu sur lequel sont branchées les lampes. Le réglage du courant dans ce circuit est-obtenu au moyen de faibles poids fixés aux bras qui supportent les bobiues mobiles des transformateurs'; le réglage est tel que l’intensité veste constante depuis la pleine charge jusqu’à la demi-charge environ. Les transformateurs qui alimentent moins de 5o lampes’ sont à re-
- [ froidissement d’air ; ceux d’une puissance supérieure sont à refroidissement d'huile.
- Les bobines de réactance sont enfermées dans un coffret et protègent le secondaire contre des phénomènes d’oscillations de grande fréquence que pourraient produire des variations brusques sur la ligne. Une autre bobine de réactance est intercalée dans le circuit à courant continu pour réduire les pulsations du courant redressé.
- Le tube ii mercure comprend un récipient vide d’air muni à sa partie supérieure de deux tubulures contenant chacune une anode on carbone et, à sa partie inférieure, d'uue cathode en mercure accompagnée de deux petites anodes voisines d’amorçage en mercure. Pour amorcer l’appareil, on l’agite un peu afin de faire un court-circuit entre ces électrodes, f.e tube établi pour une intensité de courant de \ ampères produit une chute de tension de 20 volts, correspondant à une perte constante de 100 watts. Un petit ventilateur produit un courantd’air pour refroidir le tube à mercure. Dans les conditions normales, un tube peut aiimenlcr25, 5oou 7b lampes pendant 'ioo heures en moyenne. Normalement, les transformateurs et les tubes sont établis pour 12, 25 ou 5o lampes; la fréquence du circuit alternatif peut avoir une valeur quelconque. Le rendement du système est compris entre 85 et 90 °/0 suivant le nombre de lampes alimentées. Le facteur de puissance est compris entre o,65 et 0,7.
- Ce système d’éclairage, introduit depuis une année, s'est répandu rapidement et 80 groupes, alimentant 4 000 lampes, sont actuellement installés. La plus grande application, décrite précédemment^), a été faite à Portland (Orégon) et comprend 1 200 lampes.
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- MESURES
- Mesures des déphasages dans les résistances et les transformateurs {Jin Ch. V. Drysdale. — The Elrclrk'um, -Ï3 novembre 1906.
- lissais faits sur des transformateurs. — La question des différences de phase entre les tensions primaire et secondaire et les courants dans les transformateurs présente une importance con-
- (!) Eclairage Electrique, tome MA lit, 10 septembre J)ot), page 4Ho. ^
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- sidérable pour les constructeurs d’appareils de mesure a courants alternatifs. Danslcscompteurs, par exemple, on terni à adopter un type standard que l’on alimente au moyeu de transformateurs. On a aussi proposé d’employer des transformateurs avec les wattmètresa déviation. Un certain nombre de mesures ont été faites par le DF Smnp-ner : cet auteur a trouvé que, dans un petit transformateur, Ut différence de phase entre les courants primaire et secondaire était seulement de l'ordre de o,i degré, tandis que quelques transformateurs employés avec des wattmèlres présentaient un déphasage de courant de 2,3 et même 4,2 degrés. Dans des transformateurs de forte puissance, le déphasage de la tension à vide s’est élevé à o,r degré, s’élevant à ion et plus aux fortes charges.
- L’auteur a fait un grand nombre d’expériences sur un transformateur du type cuirassé ayant comme dimensions extérieuresdestôles22,5x io centimètres et comme largeur de noyau io centimètres. Quatre bobines de ioo tours de fil de cuivre étaient placées côte à côte et serrées autant. que possible pour réduire au minimum la dispersion magnétique. Ces bobines pouvaient être combinées a volonté, le primaire et le secondaire étant soit côte à côte, soit séparés par un intervalle, pour augmenter la dispersion; dans ce cas, les bobines non employées servaient de bobines d’épreuve. Les caractéristiques principales du transformateur étaient les suivantes :
- Noyau: 2Ôo tôles de o,‘"M,'36."> d’épaisseur; section droite 77 centimètres carrés; section nette 71 centimètres carrés; longueur du circuit magnétique 35rra, 3.
- Bobines: quatre bobines de i5o tours; résistance de chaque bobine 1,2 ohms.
- Induction inaxinia: B = 42,3. V, V étant la différence de potentiel efficace en volts aux bobines d’épreuves.
- Les résultats qui suivent ont etc obtenus avec un watt-mètre dont les bobines principales étaient constituées par quatre bobines exactement semblables disposées de façon à produire des résultats égaux sur la bobine shunt.. Les connexions indiquées sur la figure 3 servaient à déterminer le rapport des courants et le déphasage existant entre eux. On voit que les courants primaire et. secondaire traversaient les deux bobines principales du wattmetre. Si les deux courants primaire et secondaire Q cl CB (fig. 4) étaient
- exactement égaux et opposés en phase, ils se neutraliseraient l’un l’autre, mais dans tout autre
- cas, l’clfel magnéLique des bobines principales du wattmetre est évidemment le même que celui
- i-
- d'ijuc seule bobine traversée par le courant C0, résultante de Ci et C2. Kn joignant la bobine shunt aux extrémités d’une résistance non inductive en série avec le primaire du transformateur, 011 obtient un courant shunt en phase avec le courant primaire. La lecture wt du wattmètre, divisée par la différence de potentiel V aux bornes du shunt est évidemment la composante p ' de C„ parallèle à C, et, si l’on divise par Ci, on a looo’t/VC, comme réglage en nj0. De la même manière, en substituant un condensateur à la résistance non inductive dans le shunt du watt-mètre et en calculant à nouveau la constante, on obtient Ja composante perpendiculaire q — mJY, en supposant que le courant shunt est déphasé exactement de 90°. En faisant une lecture sur une charge non inductive, on peut trouver immédiatement tg 0, 8 étant l’augle dont le courant shunt diffère de 90°. Ou a ainsi :
- q = (n\, — vrq tg 0)/V
- ? = (*.S-M,,tg 0)/vc,.
- Cette méthode, quoique d’apparence compliquée, est très simple en pratique et il n y a pas de difficulté pour déterminer le rapport de transformation à 1/10000 prè A le déphasage à r/100.degré près.
- Pour les mesures de différence de potentiel, les connexions sont semblables, mais le circuit shunt du wattmètre, avec sa résistance non in-
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- ductive en série est relié aux conducteurs principaux, comme l’indique la figure 5 : les bobines
- principales, qui doivent avoir en série une certaine résistance non inductive, sont reliées aux extrémités primaires et secondaires. On peut voir facilement que les deux composantes de la différence vectorielle entre les tensions primaire et secondaire sont exprimées par les mêmes formules que précédemment.
- Les différentes courbes que publie l’auteur montrent que plus la résistance de l’appareil de mesure accouplé à un transformateur est faible, et mieux cela vaut. Un appareil non inductif de même impédance totale donne une bien meilleure constance du rapport pour différentes charges qu’un appareil inductif, contrairement k une opinion fréquemment admise et qui est basée sur une Interprétation erronée des résultats obtenus par Campbell.
- En ce qui concerne les déphasages, les courbes montrent que l’addition d’une résistance dans le secondaire augmente beaucoup le déphasage, comme cela est évident, puisqu’elle amène le courant secondaire plus près de la quadrature avec le courant à vide. En augmentant suffisamment le déphasage du courant secondaire, il est même possible d’obtenir un déphasage négatif: le courant de pertes dans le fer devient probablement important par rapport au courant magnétisant. En tout cas, eu séparant les bobines, on augmente l'inductance, et cela doit avoir le même effet qu’une charge secondaire inductive. Créncralement, dans tous les transformateurs de courant, on abaisse autant que possible l’induction dans le noyau. Il faut évidemment, pour cela, un transformateur de grandes dimensions et un appareil de faible impédance. Dans un cas, où l’induction maxima B dans le noyau était seulement de 38a pour -5o ampère-tours, la variation totale du rapport a été seulement de o,q8i a 0,988, soit 0,7 n/n> pour une variation de 1 à
- L’établissement d’un bon transformateur de courant pour l’emploi des wnttmètres est difficile. Dans les meilleures circonstances, on voit, d’après les courbes obtenues par l’auteur, que le déphasage n'est pas réduit beaucoup au-dessous de o°,2, ce qui est h peu près la limite pour des vvattmètres qui doivent donner des indications exactes avec de faibles facteurs de puissance. Ou y arrive seulement avec une charge secondaire inductive, pour laquelle le rapport de transformation varie de 0,97 à 0,988. Dans le cas où le rapport présente les valeurs les plus satisfaisantes, le déphasage minimum n’est pas inférieur à ofl,6. La seule façon d’améliorer le résultat est de diminuer le courant magnétisant et le courant de perles dans le fer, ce qui implique une augmentation des dimensions et l’emploide meilleurs matériaux. Un alliage nommé Stailoy, récemment mis sur le marché, présente seulement un tiers des pertes par hystérésis des tôles ordinaires; il a une perméabilité élevée et. une forte résistance spécifique. Ces caractéristiques doivent améliorer sensiblement la constance du rapport de transformation.
- En ce qui concerne le rapport de transformation pour la différence de potentiel, les résultats des essais faits avec un voltmètre de 2 4oo ohms de résistance et une bobine de self-induction ayant une impédance de 900 ohms à 5o périodes montrent que le réglage est meilleur avec une charge inductive qu’avec une charge non inductive, le courant pris par la bobine de réactance étant environ 25 fois cului pris par la résistance et la chute de tension étant seulement accrue d’une quantité très faible. Pour des valeurs très différentes, le déphasage à circuit ouvert a été de o'’,o4 avec les bobines en contact et de oc,i5 avec les bobines séparées. If adjonction du voltmètre non inductif de 2/100 ohms a diminué chaque fois le déphasage, tandis que l’adjonction de la bobine de réactance l’augmenlait. Tous ces résultats concordent avec le diagramme ordinaire du transformateur.
- La conclusion générale de ces essais est que les transformateurs de tension peuvent être em-
- pourvu que leur dispersion magnétique soit faible et. que la résistance de l’appareil soit grande. Il semble qu’uue induction de 5 000 gauss donne à peu près les meilleurs résultats.
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- T. L.— N° 3.
- Emploi du secohmmètre pour la mesure de résistances et de capacités combinées. — S.-R. Millier. — The Elecirkion.
- Le secohmmètre de Ayrton et Ferry est un appareil consistant essentiellement en deux conmiutaienrs tom'nunts montés sur le même arbre et produisant de rapides inversions des connexions de la batterie et du galvanomètre dans un pont de Whcatstone. Tl a été primitivement établi pour comparer entre elles des inductances, mais il peut être employé pour la mesure d’une quantité électrique simple quelconque, par exemple une capacité ou une résistance clcc-Irolytique, pour laquelle il convient d’employer du courant alternatif' avec le pont de Whcatstone. Tant qu’il s’agit de mesurer de simples résistances ou capacités, le secohmmètre et le galvanomètre sont bien préférables à la bobine d’induction et au téléphone employés dans l’ancienne méthode. La seusîfailîté est beaucoup plus grande et, en outre, cette méthode oITrc l’avantage important que les déviations du galvanomètre indiquent d'idles-mêmes la direction dans laquelle on doit modifier le bras réglable.
- L’auteur a étudié l'application du secohmmètre à la mesure de la capacité d’un condensateur présentant de fortes perles à travers le diélectrique. Un tel condensateur est équivalent à un condensateur parfait combiné avec une résistance. La figure r indique le montage adopté;
- S et K représentent la résistance et la capacité inconnues supposées inséparablement reliées on série et formant une branche du pont de Wheals-tone ABCD. Les autres résistances du pont sont figurées en PQRF et f : Il est une; capacité connue en série avec il. Les commutateurs du secohmmètre sont représentés en X et Y et sont
- montés sur le même axe. 1ms inversions du commutateur X de la batterie produisent dans les bras du pont un courant alternatif qui donne lieu à un (murant continu dans le galvanomètre, grâce à la présence du corn muta leur Y. La théorie générale du pont montre que le galvanomètre reste au repos quand on a :
- P/Q—R/S = K/H. (t)
- Si deux quelconques de ccs quatre variables, Q et II, par exemple, sont fixées arbitrairement, il suÉlit d’ajuster P et R pour obtenir l’équilibre et déterminer S et iv.
- Avec cette méthode, on peut trouver plusieurs paires de valeurs pour lesquelles le galvanomètre reste au zéro, l’équilibre étant incomplet. Cela provient du fonctionnement des commutateurs et de la forme de courbe que présente le courant par suite des capacités introduites dans les branches.
- Si l’on trace en fonction du temps la courbe de la f. é. m. de la batterie après commutation, on obtient une série de rectangles de signes contraires séparés par des portions où la f. é. m. est nulle, ces portions correspondant au moment du contact dans le commutateur. Si les bras du pont contiennent uniquement des résistances non inductives, la courbe du courant dans la branche du galvanomètre avant la commutation en Y a une forme semblable à celle de la courbe de f. é. m. L’introduction des capacités II et K dans les bras du pont, donne aux courbes de'courant une forme exponentielle. Le courant, dans le galvanomètre, redressé par le commutateur Y, a donc une forme pulsatoirc. Si le décalage $ entre les deux commutateurs est égal à t. les inversions se produisent en même temps; si le décalage est égal à l/P., les inversions de Y se produisent au milieu de I intervalle qui sépare les inversions de X. L’effet mécanique, sur le galvanomètre est proportionnel à l’ordonnée moyenne de la courbe dans chaque cas. Si l’on augmente le décalage d’une façon progressive, l’cffel mécanique passe par un maximum, puis diminue et s’annule pour devenir négatif et croître cil valeur absolue jusqu'à un nouveau maximum. On voit en traçant les courbes que, quand il n’v a que des résistances dans les branches du pont, l'effet mécanique est maximum pour 3 = o et 3 = i et est nul pour 3 — 1/2. Quand il y a des capacités, les valeurs du déca-
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- 19 Janvier 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 111
- lage pour lesquelles le courant moyen du galvanomètre est maximum ou nul s’écartent de ces valeurs mais elles ont des valeurs définies pour des valeurs données des résistances, des capacités et de la vitesse. Ces considérations donnent mie explication qualitative des résultats obtenus et, en général, des équilibres incomplets obtenus pour un décalage quelconque. Les méthodes pour obtenir l’équilibre complet, qui sont décrites dans la suite, sont basées sur le fait que, au moyen d’un arrangement convenable dans le pont, la relation résultant d’une balance incomplète, se réduit, pour des valeurs convenables du décalage, à chacune des trois égalités (i) et qu’il existe dans chaque cas des moyens simples et exacts pour ajuster le commutateur à la position correspondante.
- L’auteur a déterminé, par des calculs analytiques assez longs, les conditions que l’on doit réaliser pour avoir un équilibre complet du pont. Ces calculs sont compliqués par lu présence des résistances F et f de la batterie et du galvanomètre : pour simplifier, on suppose /'négligeable en comparaison de F.
- Dans ce qui suit, l’auteur pose :
- R ^__________ K
- U H- S ’ K + Il ’
- + H + k)-
- Equilibre incomplet au décalage nul. — C’est lu position du commutateur avec laquelle on emploie généralement l'appareil. I /auteur montre que le scenhmmètve ne donne pas de résultats exacts dans ce cas, et qu’il vaut mieux employer la méthode du téléphone.
- Equilibre correspondant, à r=z.k. — Quand r — k il faut, pour que C=o, que Ion ait c=i/2. Cela résulte du fait que, quand r = k, la courbe pour le courant C non inversé du galvanomètre est la meme que si le pont ne comprenait que des résistances non inductives. Après inversion, le courant moyen du galvanomètre est ainsi réduit à zéro ou même décalage î=i/2 que dans le cas de résistances pures.
- L’inverse est également vrai. Si 5=1/2 et si l’on ajuste R jusqu’à ce que la déviation du galvanomètre soit mille, on a
- 00
- . P . P 4- Q ’
- On a donc un moyen simple en pratique. La position 2=1/2 du commutateur peut, être facilement et exactement obtenue une fois pour toutes.
- Equilibres correspondant à p = k et. p = r. — L’auteur a obtenu des résultats qui permettent de réaliser deux méthodes pratiques. La résistance et la capacité totales de la branche BDC restent invariables. Par exemple, 11 est transporté de la branche BD dans une position en série avec SK dans le bras CD. Les résultats relatifs au cas où p — r sont seuls indiqués dans ce qui suit, mais 011 passe facilement au cas
- Pour obtenir légalité p — r, on prend /• = () en transportant la résistance R du bras BI) au bras CD. On fait aussi P = o et l’on a j> = P/P -f- Q = o. On a /; = /=o et la déviation du galvanomètre n’est nulle que quand le décalage du commutateur a la valeur particulière Pendant que l’arbre du seeohrnmètre est en rotation, on tourne le commutateur X jusqu’à ce que la déviation du galvanomètre soit nulle, et on le fixe dans cotte position. Quand R est transporté en BD, il en résulte une déviation du galvanomètre que l’on équilibre en ajustant P. La valeur de P doit satisfaire à Légalité p — r, ou P/Q = R/S.
- Avec le décalage 2« qui correspond à Légalité p = r, les déviations du galvanomètre doivent être entièrement indépendantes de k. Pour toute autre position du commutateur, on obtient une déviation do l’aiguille du galvanomètre quand on modifie k, et ce mouvement a Lune ou l’autre direction suivant que le décalage a une valeur plus grande ou plus faible que Cj. Si l'on transporte la capacité H du liras BD au bras CD, la position du commutateur pour laquelle il n'v a pus de déviation au galvanomètre est facile à déterminer. L’équilibre p — r est obtenu comme précédemment par le réglage de P.
- l/auteuv a obtenu, avec, sa méthode, des résultats exacts à o,5 "jn près.
- En pratique, la meilleure méthode est de faire /• = k pour 2=1/3 et, en tournant le commutateur jusqu’à ce que 2 = o, d’équilibrer la déviation oscillante en ajustant P et Q.
- R. R.
- R/S = K/H.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 3.
- Sur le thermomètre à fil de platine, — Jaeger et Steinwehr. — Zeitsch'rifl fur1 Instramentenkande.
- Les auteurs ont employé le thermomètre à fil de platine dans des mesures calorimétriques et, en particulier, pour l’étalonnage d’un calorimètre de Bevthelot. Us s’étaient proposé de réaliser un appareil permettant de déterminer a o.oooi0 près une différence de température de i". La mesure de la résistance du fil est d’autant plus exacte que l’on peut employer un courant de mesure de plus forte intensité. Le thermomètre à platine doit donc posséder une très grande constante de refroidissement, pour pouvoir supporter, sans s’échauffer sensiblement, un courant de mesure suffisamment intense.
- L’appareil .employé par' les auteurs comprenait un fil de platine de omm, i de diamètre environ, placé dans un petit tube métallique de i millimètre de diamètre intérieur et o"lin,5 d'épaisseur de parois, dont il était isolé par un guipage de soie imprégné d’une couche de vernis à la gomme laque. La longueur du fil était d’environ 35 millimètres- et sa résistance électrique s’élevait à 5 ohms. L’étalonnage a montré que réchauffement dû au passage d’un courant de o,oi ampère était de 0,002°. La constante de refroidissement a été trouvée égale à 33 par seconde ou 2 000 par minute; la conductibilité calorifique extérieure par centimètre carré do surface du fil de platine a été égale à o,o5 par seconde ou 3 par minute. Le refroidissement à une température égale à la moitié de la température initiale est atteint au bout de 0,02 seconde.
- L’étalonnage a conduit à la formule suivante pour là résistance wu du thermomètre en platine pour la température u :
- Entre 100 et o on a la relation :
- Le facteur a de la formule avait à peu près la valeur 4 • io~:! : pour deux thermomètres en platine différents, on avait :
- a = 3,94.10-” oïl 3,96. 10 = ~—0,623 . io_i! ou —0,583 . 10 "L
- En appelant/» la température déterminée avec le thermomètre en platine et « la température déterminée avec le thermomètre à hydrogène,
- Pour les exemples cités, on a :
- p — “ = 0,0162 |« — 0,01 u'\ ou o,oi/|9(«-o,oi«!).
- A 5o°, la température indiquée directement par le thermomètre à platine est donc d’environ o.5° plus élevé que celle indiquée par le thermomètre à hydrogène.
- La mesure de la résistance du fil de platine était effectuée nu moyen du galvanomètre différentiel d’après la méthode de Kohlrausch. Le courant de mesure était fourni par un accumulateur.
- K. B.
- Le Gérant : J.-B. Ne
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- Tome L.
- Samedi 26 Janvier 1907.
- 14' Année
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Ghaussées, Professeur à l’Ecole des Pouls ot Chaussée». — Éric GÉRARD, Directeur de l'Institut Électrolcchnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. HFPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’InsliUil. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR LA MKTHOWÎ DIÏ PIRAM
- Les calculs relatifs à la méthode de Pirani supposent généralement la self-induclion du galvanomètre négligeable vis-à-vis de celle de la bobine employée. 11 y a là sans doute une certaine simplification d'analyse, mais on ne saurait dire à priori qu’on ne commet pas une erreur en se bornant à des équations différentielles du second ordre.
- Dans ce travail nous allons montrer que la formule de Pirani est toujours indépendante de la self du balistique.
- Il est aisé de voir que les équations du problème sont :
- " = f + (i)
- — (a)
- « = «' + ’. (3)
- !=« + «, - (4)
- ]{l+B4-i-/iB6' = E(f.<3.mde la pilu) (3)
- L dci/dt —Hr» —(— (A — r)(i—j— —f— L di/dt—(6) pi -f- k\W — kAa' H- L' di/dt = o, (-)
- c = O (huit (8)
- où les lettres ont les significations suivantes : 1 courant dans la pile, i courant dans le galvanomètre, a courant dans la bobine L, a courant dans la résistance r, c courant de charge du condensateur, b courant dans la résistance B, a’ courant dans la résistance M,
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- L’ÉCLAIRAGÎÎ ÊLËGtRlQlJÈ
- T. L. — N« 4.
- b' courant dans la résistance AB,
- R résistance de la pile, p résistance du galvanomètre, L self-induction de la bobine employée, L' self-induction du galvanomètre, C capacité du condensateur.
- A, AA, B, AB, r sont des résistances qu’on voit sans difficulté sur la figure. Elles sont toutes non inductives, sauf la partie A —r de A.
- Le pont est équilibré pour le régime permanent.
- Des équations (i) on tire les équations
- fi^rkFM di.
- a~ ~h hph ’
- b
- AEA -' h
- ^ dt
- (0
- f— (p -h AB + A'A) î R. + B -f- AB — A2B2 \, ÿ = R(p+A + AB) -h AaAB, h — kA (R -b B -p AB) + AUB, ph— L'(R4-B + AB), qh = L'R.
- Ën substituant les valeurs (?•) dans la sixième équation du groupe (i), quelques simplifications et en faisant
- L-f- A/)-}- hq — p/‘— M, A/~f- By-f- ph .
- t^+ K + Mb+(
- tp.ii donne pa
- Mais si l’c
- •appor
- e à l’équation
- »:b
- +l‘Adf
- Crir
- trouve, après
- (3)
- (i)
- (5)
- c’est-à-dire aux première et dernière de (i), où l’on a remplacé a par sa valeur, il viendra :
- En désignant par «f, a2 et a3 les racines de l’équation du troisième degré
- i>CL*H - j LC ^ + MC + £ L J H- + y + C»z + £ L-y5f j « + y = n (7)
- ou r,, rs et cs sont trois arbitraires.
- (8)
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- 26 Janvier 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 115
- La valeur initiale de i est évidemment nulle, tandis qu’on a pour (= o dijdtn — — z; . drildt* = ja et ^ étant des nombres connus.
- La détermination des constantes résultera du système c,H-ca + cs = o,
- Ci*J H-«c*a9 H- = — z,'
- Ci*i --h c2xi -+- c3zi = y.z.
- c,, c2, c3 seront alors donnés par les formules
- Ci = -g 11» (»s — *i) + (ai — |,
- ci = S I* (*1 _ *») + W — ’t) i.
- (!))
- I ) = (a, — a,) («, — a,) (a, — j,).
- Si la décharge dans le galvanomètre est nulle, après un temps suffisamment long (quelques millièmes de seconde) pour qu’on puisse faire les limites de l’intégrale o et cc , on aura
- ou, ce qui est la même chose
- O + *. + *,) + fy. + «, + %) + «* (|J. 4 - Sj + ».) = O.
- La grandeur y. est d’ailleurs et puisqu’on a il viendra :
- qui portés dans (n) donnent
- «3---
- 3!l
- ph ph L
- S I ^3““
- ph p\j
- C/
- . Cr-— L CLr ’
- Cr-— L CL r
- *3 ~j~ *1 "1“ JA -
- O — L CLr
- .«2
- C>2 — L ~ OLr
- (,o)
- (II)
- et par conséquent
- L = Cr2.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- La formule de Pivani est donc indépendante de la self du balistique.
- L’expression analytique de la décharge complète est, dans un cas quelconque
- v a.a^CL r
- Portons dans colle formule les valeurs :
- _=EÆB
- ' 2 3 prCL’
- 0 = —(L_Ci,>). mh
- On trouve celte même expression, quand on néglige la self <\n balistique.
- A la lin du temps t la décharge sera
- l=- k«, a, ~ «.) a. -
- i la relation de Pirani a lieu.
- Nous ne pouvons plus regarder la décharge comme simplement oscillante, si deux rai
- Or
- A, Silva
- LES VOITURES ÉLECTRIQUES
- Dans un article publié il y a deux ans ('), nous avons développé un certain nombre d’idces générales relatives aux voitures électriques et nous avons énuméré les diverses solutions adoptées dans l’établissement de ces véhicules: nous nous proposons aujourd’hui de donner quelques détails sur ces solutions et d’étudier très rapidement la construction des voitures des différents systèmes. Auparavant, nous ajouterons quelques mots pour indiquer la situation actuelle de l’éleetromobilisme et compléter notre dernier article.
- En France, les progrès réalisés dans la construction des' moteurs à pétrole ont permis d’établir des voitures souples, silencieuses, ne trépidant pas, et laissant échapper peu de mauvaises odeurs. Le service de fiacres automobiles, établi dans Paris avec un tarif taximé-trique assez élevé pour.être rémunérateur, semble donner de bons résultats d’exploitation : il jouit, en tout cas, de la faveur du public. Des entreprises de location au mois de voitures à pétrole, fondées tout récemment, onL eu immédiatement une clientèle si nombreuse qu’elles n’ont pu satisfaire à tontes les demandes. La voiture à pétrole qui, il y a trois ans à peine, ne pouvait être considérée que comme une voilure de tourisme, est donc devenue aussi une voiture de ville commode et élégante, très appréciée du public parisien. Or, la voiture électrique, qui ne peut et ne doit être qu’une voiture de ville et à qui toute application au tourisme est interdite, avait une raison d’être à cause de sa propreté, de son élé-
- (’) Éclairage Électrique, tomo XL11, i4 janvier I9o5, page :',5.
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- 26 Janvier 1907.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- H7
- ganee, et de son confort que ne présentait pas la voiture à pétrole : aujourd’hui, sa raison d’être est bien près de disparaître, pour ne pas dire qu’elle a complètement disparu.
- En Allemagne, les conditions ne sont pas Les memes. D’une part, les voilures à pétrole sont moins perfectionnées et le public n’y. a pas encore pris goût. D’autre part, à Berlin, on a refuse aux véhicules à pétrole le tarif taximétrique majoré accordé aux électromobiles, sous le prétexte des mauvaises odeurs qui rendraient les rues de la ville inhabitables si tous les fiacres fonctionnaient à l’essence. Enfin, les règlements de police sont peu favorables à l’emploi de voitures à pétrole. Ces différentes raisons ont déterminé un mouvement, en Laveur de la voiture électrique, et de gros capitaux ont été engagés dans l’exploitation de fiacres accumobilcs. Il est à craindre que les résultats obtenus dans cette exploitation ne répondent point aux espérances des promoteurs.
- En Amérique, où les réseaux de tramways offrent au publie une très grande commodité et rapidité de transport, la question des voitures de ville est peu importante. Les véhicules industriels seuls offrent de l’intérêt et, comme le moteur à pétrole est beaucoup moins perfectionné qu’en France, on emploie un nombre relativement grand de camions ou de voitures de transport électriques.
- En ce qui concerne les accumulateurs, la situation ne s’est pas modifiée. On emploie généralement, pour des voitures de i 5oo à i 600 kilogrammes, des batteries de 5oo à 600 kilogrammes en moyenne! permettant d’emmagasiner 10 à 12 kilowatts-heure environ. Le véhicule peut donc marcher pendant trois heures environ, après quoi il rentre faire recharger sa batterie, ou bien il reste en panne. Les plaques d’accumulateurs n’ont pas fait l’objet d’améliorations importantes.
- En ce qui concerne le prix de revient., établi à la fin de notre dernière étude, nous signalerons d'abord qu’une interversion de lignes a fait mettre (p. 54) go francs .par mois pour le garage, lavage et graissage, et 60 francs par mois pour les pneumatiques. C’est l’inverse qu'il faut lire : 60 francs pour le garage, etc., et 90 francs pour les pneumatiques (3 francs par jour). Ce chiffre est d’ailleurs beaucoup trop faible. Un grand nombre de résultats d’exploitation ont montré qu’il- faut compter au moins 6 francs par jour (180 francs par mois) pour les pneumatiques et les antidérapants d’une voiture faisant un service régulier. Pour les dépenses afférentes aux accumulateurs, nous étions arrivés, dans nos calculs (p. 53) à une dépense de 167 fr. 5o par mois (ou 5 fr. 00 par jour) pour l’entretien et le renouvellement de la batterie d’une voiture. Nous connaissons des résultats d’exploitation, obtenus avec des accumulateurs robustes, où cette dépense a pu être abaissée à iS'j francs par mois (4 fr. 5o par jour). Nos calculs étant basés sur l’emploi de batteries d’accumulateurs très légers, on peut considérer que la concordance est bonne. D’ailleurs, les économies que permet de réaliser l’adoption d’accumulateurs robustes sont partiellement contre balancées par l'augmentation des dépenses d’entretien des pneumatiques qui, portant un poids de 5 à 6 n/0 plus élevé, s’usent un peu plus vile.
- Reprenant la classification artificielle que nous avons adoptée dans notre dernier article, nous étudierons les différents véhicules dans l’ordre suivant:
- I. — Voitures à deux moteurs et sans différentiel.
- i° Deux moteurs entraînant les roues d’avant, soit directement, soit par engrenages;
- 2° Deux moteurs entraînant les roues d’arrière, soit directement, soit par engrenages;
- 3Ü Quatre moteurs entraînant chacun une roue soit directement, soit par engrenages ;
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 4.
- HS
- 4° Un moteur double à deux induits distincts placés dans un mémo inducteur, les induits entraînant chacun une roue arrière par Lintermédiaire d’engrenages ou de chaînes.
- II. — Voilures à un moteur et à différentiel.
- i° Un moteur attaquant les roues d’avant, placé soit sur l’essieu avant, soit sous une cheville ouvrière, soit sur le siège île la voiture :
- 2" Un moteur placé vers, l’avant ou le milieu des châssis et attaquant l’essieu différentiel arrière par l’intermédiaire d’un arbre longitudinal à cardans et d’un engrenage d'angle;
- iV> Un moteur fixé vers Panière du châssis et entraînant les roues arrière par l'intermédiaire de chaînes ;
- 4° Un moteur fixé à l’essieu arrière et entraînant les roues arrière par des engrenages simples ou doubles.
- I. — Voitures a deux moteurs.
- t 0 lieux moteurs entraînant les roues d’avant, soit directement:, soit par l’intermédiaire, d'engrenages.
- Voitures Lohner-Porsche. — Ces véhicules, construits à Vienne, sont munis de deux moteurs série placés dans les roues d’avant avec lesquelles ils font corps. Les détails de construction d'une roue avant motrice et directrice sont visibles sur les ligures i et a. L’inducteur intérieur comprend douze on quatorze pôles PL fixés sur un anneau A calé sur la
- cloche creuse J) qui forme fixée d’essieu avant et dans laquelle passe le pivot de l’essieu L. Les bobines inductrices I en gros fil carré sont, de forme pyramidale, avec la grande base tournée vers la périphérie, de façon à utiliser le plus complètement possible l’espace disponible. L’induit extérieur fait corps avec la roue elle-même, et ses tôles sont fixées
- coulé qui porte, venus de fonderie, les rais R de la mue. Gcttc carcasse enveloppe complètement le moteur : d’un côté la flas-
- elle repose sur le roulement à billes B enfilé sur la cloche, formant fusée d’essieu; de l'autre' côt.é, la flasque amovible C repose sur le roulement à billes B', enfilé sur le bout de la fusée. Celte llasque C porte sur sa face extérieure un collecteur plat en disque L, sur lequel appuient, douze ou quatorze balais M, tenus par les porte-balais O. L’induit porte un enroulement
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- en tambour dont les bobines sont placées dans des encoches ouvertes visibles sur la figure 2. Les jonctions de ces bobines avec le collecteur L passent en J à travers des ouvertures ménagées dans la flasque amovible C. Le collecteur et les porte-balais, que supporte un anneau fixé sur le bout de la fusée, sont protégés par une tôle emboutie N formant couvercle et pénétrant dans deux rainures pleines de graisse, assurant l’étanchéité indispensable : ce couvercle est maintenu en place par un certain nombre de vis.
- Comme on le voit sur la figure i, le poids supporté par l’essieu E est transmis à la roue par une portée de billes U. Le pivot autour duquel s’effectue la rotation est dispose de telle sorte que le point de pivotement sur le sol coïncide exactement avec la projection du centre de la roue. Grâce à ce dispositif, la direction est très douce, et il n’v a pas de danger que la voiture tourne sur elle-même en cas d’arrêt brusque de l’im des deux moteurs par suite d’un fil rompu ou d’un mauvais contact, comme cela aurait lieu si le point de pivotement sur le sol était à une certaine distance de la projection du centre de la roue.
- Les moteurs Lohner-Porsclie sont établis pour des puissances de 3, 5 et io chevaux : leur vitesse de rotation normale est comprise entre i5o et 200 tours par minute. Les moteurs de 3 et 5 chevaux fonctionnent sous 8o volts (4o ou /|2 cléments d'accumulateurs), et les moteurs de 10 chevaux sous i(io volts (84 à 88 éléments). Le rendement au frein, indiqué par les constructeurs, est de 85 °/0 à la vitesse de rotation de 200 tours par minute.
- Les différentes vitesses de marche sont obtenues par des connexions série-parallèle des deux demi-batteries, des induits et des inducteurs. Ces connexions sont les suivantes :
- i° Les deux demi-baLlerics en parallèle ; les induits et les inducteurs en série ; une résistance de démarrage en circuit ;
- 2" Mêmes connexions, la résistance de démarrage éLant mise en court-circuit ;
- 3" Les deux demi-batteries en série ; les induits et les inducteurs en série ;
- 4°- Les deux demi-batteries en série ; les induits en parallèle ; les inducteurs en série ;
- 5M Les deux demi-batteries en série ; les induits en parallèle ; les inducteurs en parallèle.
- Ces différents couplages sont obtenus par la manoeuvre d’un combinateur métallique placé sous les pieds du mécanicien et commandé par un levier à main vertical. Outre les positions de marche, cet appareil présente une position de freinage électrique pour laquelle les moteurs, fonctionnant en génératrices, sont fermés sur la résistance de démarrage. Un interrupteur-inverseur, placé à la portée du mécanicien, permet soit d’interrompre complètement le circuit, soit d’inverser le courant dans les induits des moteurs, de façon à pouvoir réaliser en marche arrière les mômes vitesses qu’en marche avant.
- Les deux demirbatteries sont placées l’une à l’avant, l’autre à l’arrière de la voiture.
- Voiture Krieger. — Dans ces véhicules, chaque roue d’avant est entraînée, par l'intermédiaire d’une simple réduction d’engrenages, par un moteur fixé rigidement à la l'usée d’essieu. La figure 3 montre ce mode de montage et la figure 4 représente un moteur fixé à une fusée d’essieu. La fusée d’essieu est formée par une cloche D à l’intérieur de laquelle est disposé le pivotQ. Cette cloche porte la couronne intérieure d’un roulement à billes R dont la couronne extérieure est fixée à la roue R. Un second roulement à billes B', de plus petit diamètre, est placé sur le bout de la fusée. Le moteur M porto de solides goujons, fixés dans la carcasse en acier coulé, et boulonnés sur la partie inférieure de la cloche D soigneusement dressée ainsi que la portion correspondante de la carcasse du
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- 120
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
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- moteur. Une queue de centrage Q, portée par cette dernière, pénètre dans un logement tourné à cet effet dans la pièce D, de façon à assurer une mise en place exacte et un écartement rigoureux entre les axes du moteur et de la roue.
- La transmission du mouvement du moteur à la roue est effectuée par un engrenage composé d’un petit pignon P et d’une couronne dentée G. Le pignon et la couronne sont en acier mangano-siliceux et portent une denture hélicoïdale : ils sont enfermés dans un carier plein de graisse qui les met à l’abri de l’eau et de la poussière. La couronne dentée est [fixée au moyeu de la roue : quant au pignon P, son mode de clavetage sur l’arbre du moteur est un peu particulier et a permis de réduire au minimum le diamètre des engrenages. Ce mode de clavetage est le suivant: le pignon plein porte une queue conique qui pénètre dans un trou correspondant foré dans l’axe de l’arbre du moteur : une petite clavette est interposée entre la queue conique et la partie intérieure de l’arbre, et une longue vis, qui traverse axialement le pignon et la queue, permet de maintenir entre celle-ci et l’arbre un serrage énergique. On voit nettement sur la figure 4 la goupille transversale qui pénètre dans la tète de cctie vis, munie à cet effet d’encoches, pour l'cmpècher de se dévisser. Grâce à cette disposition, on a pu obtenir un rapport, d’engrenages de i/8,3 environ, tout en ayant une couronne dentée do diamètre relativement faible, dont la présence ne nuit pas à l’élé-
- Les moteurs Krieger sont eompound et tétrapolaires : la carcasse inductrice en acier coulé enferme tout le moteur et porte quatre pôles rapportés et maintenus en place par des vis. Deux d'entre eux sont bobinés ; les deux autres sont conséquents. Les masses polaires sont feuilletées. La figure 4 montre la forme générale de la carcasse inductrice. L’induit en tambour porte un bobinage série. Le collecteur comporte un grand nombre de lames (autant de lames que de spires sur l’induit) afin de présenter une bonne commutation dans toutes les conditions de fonctionnement. Deux balais, calés à 90° l’un de l’autre, frottent sur le collecteur. En grande vitesse (4o kilomètres à l’heure) les moteurs tournent à la vitesse de rotation de 2000 tours par minute environ, les roues ayant 875 millimètres de diamètre.
- Les différentes vitesses de marche, au nombre de huit, sont ohteiiues par des couplages
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- série-parallèle des demi-batteries, des induits, d Ces couplages sont les suivants :
- Marche arrière. — Batteries en parallèle ; induits en série avec connexions inversées ; excitation maxima.
- Frein électrique. — Batteries en parallèle ; induits en court-circuit; excitation shunt seule.
- Charge ou arrêt. — Batteries en série ; induits et inducteurs coupés.
- ipe vitesse. — Batteries en parallèle ; induits en série; excitation compouud.
- 2''vitesse. —Batteries en parallèle ; induits en séide ; excitation série seule.
- rs série et des inducteu
- . — Vue
- 3P vitesse et récupération. — Batteries en parallèle; induits en série; excitation shunt seule.
- 4e vitesse. — Batteries en série ; induits en séide ; excitation compound.
- 5e vitesse. — Batteries en série ; induits en série ; excitation série seule.
- 61' vitesse et récupération. — Batteries en série ; induits en série ; excitation shunt seule. '
- 7e vitesse. — Batteries en série; moteurs en parallèle ; excitation compound.
- 8e vitesse. Batteries en série ; moteurs en parallèle ; excitation série seule.
- Le combinateur, qui effectue les differents couplages, est placé à la base de la tige de direction sur laquelle il est enfilé (fig. 5). Il se compose d’un cylindre de bois à plots de contact en cuivre qu’entraîne, par un renvoi inférieur, une tige placée à l'intérieur du tube de direction et commandé par une inanelte : celle-ci est disposée sur le volant et est d’un maniement facile.
- Outre le combinateur, on a intercalé dans le circuit général un démarreur commandé par une )• pédale. Cet appareil comprend une résistance de
- ande de ferro-nickel de section décroissante repliée sur elle-successifs sont séparés entre eux par des lames de mica, et
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- tout l’ensemble forme une masse compacte rectangulaire serrée dans un cadre en aluminium dont elle est isolée par du mica. Sur Tune de ses faces latérales, une partie de cet ensemble est dressée et est en contact avec un balai de cuivre : ce balai est porté par un bras mobile relié à la pédale par un encliquetage à ressort. La figure 5, qui donne une vue de la direction, du combinateur et des pédales, laisse voir nettement la façon dont est établie et disposée la résistance. Quand la pédale est abaissée, le circuit est coupé. Après avoir mis la manette du combinateur sur une position de marche, on laisse remonter graduellement la pédale, sous l’action d’un ressort : la résistance de démarrage est d’abord intercalée tout entière dans le circuit, puis est peu à peu eourt-circuitée, et n’intervient plus quand la pédale a atteint sa position normale. Une fois en marche, si le mécanicien appuie sur la pédale, le bras mobile rompt brusquement le circuit, dont la continuité ne peut être rétablie qu’en passant par tous les échelons de la résistance.
- Les accumulateurs (44 éléments), répartis en deux demi-balleries, sont placés moitié à l’avant, et moitié «à l'arrière du ehfissis.
- Voilures G. ffagen. — Dans ces véhicules, chaque roue avant est entraînée par un moteur,
- d’après le montage indique par les figures 6 et 7. Chaque moteur M est suspendu à un ressort plat R par une pièce S glissant dans une fourchette F. Le moteur s’appuie d’antre part sur une tige T, placée dans le prolongement de la fusée de la roue, etautour de laquelle il peut osciller. Le ressort R est relié à l’essieu F par l'intermédiare d’une pièce articulée (fig. 7). Chaque moteur porte un pignon 1J engrenant sur une couronne dentée C fixée à la roue correspondante. Le pignon P est en cuir verL aggloméré armé par des feuilles de laiton, pour éviter le bruit : la couronne dentée est en acier. La puissance de chaque moteur est de a,5 chevaux à 2000 tours par minute pour les voitures de ville’; pour les véhicules plus lourds, elle est de 4 chevaux à 1 4oo tours par minute. Le rendement des petits moteurs atteint 85 °/0 et celui des gros 87 Les moteurs sont excités uniquement en série ; les différentes vitesses de marche sont obtenues par des couplages scrie-parallèle des inducteurs et des induits.
- 20 Deux moteurs entraînant les roues d’arrière, directement ou par Vintermédiaire d'engre-
- Voiture.s Mercedes électriques. — La Société Lohncr-Porsche, ayant fusionné tout récemment
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- avec la Daimler Motoren Gesellsehaft, de Cannstadt, la nouvelle Société construit des voilures nommées « Mcrcédès électriques ».
- Ces véhicules sont identiques aux anciennes voitures Lohuer-Porsehe, à la différence près que les moteurs font corps avec les roues arrière et non plus avec les roues avant. La construction des moteurs est identiquement la même, sauf que la couronne inductrice A (fig. r) est calée sur la fusée ordinaire de l’essieu arrière au lieu d’ètrc üxée sur une fusée creuse à pivot. Les constructeurs ont apporté celle modification à leurs véhicules pour deux raisons : d'une part à cause d’une question de mode ; d’autre part parce que, dans les exploitations de fiacres aulomobiles de tous genres, on a constaté que les avaries accidentelles provenant des chocs arrivent presque toujours aux roues d'avant.
- Voitures Electromotion. — Dans ces véhicules, les moteurs font corps avec les roues arrière, comme le montre la figure 8.
- Fig. 8. — Vue d’un moteur Élcctromoiion.
- Le système inducteur intérieur comprend dix pôles fixés radialemenl sur un anneau en acier coulé ; celui ci est clavelé sur la l'usée d'essieu conique. Chaque pôle porte une bobine inductrice de forme pyramidale composée de six enroulements distincts. Les enroulements correspondants des dix bobines sont reliés en série et forment six circuits inducteurs distincts. Les circuits i et 2, par exemple, sont établis en fil d’une section déterminée, les circuits 3 et en fil plus fin, et les circuits 5 et fi en fil encore plus fin. Ces différents circuits sont reliés au combinateur.
- L’induit est extérieur : ses tôles sont fixées dans une carcasse en acier coulé sur laquelle sont venus de fonderie les rais de la roue. Cette carcasse est fermée, du côte extérieur,
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- par un couvercle démontable en aluminium. Le collecteur cylindrique est creux; les balais en charbon frottent sur sa surface intérieure.
- Au lieu d’un balai positif et d’un balai négatif, les constructeurs emploient une paire de balais positifs et une paire de balais négatifs, les deux balais d'une môme paire étant placés chacun sur l’un des bords de la zone neutre et étant reliés métalliqueniont ensemble. Les deux portions de l’induit qui se trouvent dans la 7,0110 neutre sont ainsi court-circuitées par ces jonctions métalliques, et ne sont parcourues que par des courants de très faible intensité, ce qui limite réchauffement(l).
- La vitesse de rotation normale d’un moteur est d’environ i3o tours par minute, et le rendement indiqué par les constructeurs est de 83 %•
- Les deux moteurs d’une voiture sont reliés invariablement en série. Tous les accumulateurs sont groupés invariablement, en tension (80 volts). Les différentes vitesses de marche sont obtenues par modification du nombre d’ampère-lours inducteurs. Au démarrage, les six circuits inducteurs sont en série et produisent le maximum de flux : leur résistance totale intervient pour limiter l’intensité du courant. Pour augmenter la vitesse, on eourt-circuitc successivement un certain nombre de circuits inducteurs, afin de réduire le flux, en commençant par les circuits les plus résistants. A la vitesse maxima, il ne reste plus, pour la production du flux, que l'un des circuits à gros fil.
- Le combinatcur est très simple, par suite de la simplicité et du petit nombre des couplages à effectuer. Contrairement aux combinateurs généralement employés, il comporte un cylindre fixe et un groupe de balais tournants. L’ensemble, protégé par une enveloppe en aluminium, est placé sous les pieds du mécanicien : le déplacement des balais est commandé par une tige qu’entraîne une manette placée squs le volant de direction.
- Les accumulateurs sont répartis dans deux coffres placés l’un à l’avant, l’autre à l’arrière du véhicule (2^1 éléments à l’arrière et 20 à l’avant en général).
- Voitures Gallia — Dans ces voitures, les deux moteurs attaquent les roues par l'intermédiaire d’engrenages. Comme le montre la figure g, chaque moteur repose d’une part sur l’essieu autour duquel il peut osciller, et d’autre part sur des ressorts à boudin soutenus par une tige de suspension articulée.
- Chaque moteur téfrapolaire compound entraîne, par l’intermédiaire d’un pignon P en acier, une couronne C en fibre calée sur la roue correspondante. Les dentures du pignon et de la couronne sont hélicoïdales. La vitesse de rotation normale des moteurs est d’environ 1800 tours ; leur construction ne présente pas de particularité.
- Les différentes vitesses de marche sont.obtenues par des couplages de demi-batteries, d’induits et d’inducteurs analogues à ceux qui ont été expliqués à propos de la voiture Krieger. En première vitesse (demi-batteries en parallèle et induiLs en série), une résistance
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- de démarrage est intercalée dans le circuit. A toutes les autres vitesses, cette résistance est mise hors circuit. Un rhéostat, commandé par une pédale, permet au mécanicien de ralentir la marche à tout moment, quelle que soit la position du cornbinateur, et sans toucher à celui-ci.
- Le cornbinateur est formé d’un cylindre de bois portant des plots en cuivre ; il est placé sous les pieds du mécanicien et est commandé au moyen d’une manette placée sous le volanL de direction.
- Voitures Schcelc. — Ces véhicules sont aussi munis de deux moteurs commandant les roues arrière par l’intermédiaire d’engrenages. Les moteurs sont fixés rigidement à l’cssicu arrière ;
- chacun d’eux porte un pignon en acier qui engrène sur une couronne dentée en acier fixée sur la roue correspondante. La denture est hélicoïdale et le rapport des engrenages est d’environ i/8,3 (12 et 100 dents). Le pignon et la couronne sont complètement enfermés dans un carter étanche rempli de graisse. Les moteurs sont munis seulement d’une excitation série : les différentes vitesses de marche sont obtenues par des couplages série-parallèle des deux demi-batteries, des induits et des inducteurs. Le cornbinateur est placé sous les pieds du mécanicien et est entraîné par une manette placée sous le volant de direction.
- 3" Quatre moteurs entraînant chacun une roue soit directement, soit par /’intermédiaire d’engrenages.
- Voitures Holson. — L’emploi de quatre moteurs sur un véhicule électrique ne se justifie que s’il s’agit de remorquer des poids très lourds, c’est-à-dire sur des camions ou des omnibus de ville. La Société Holson Môlor Patents C° construit des camions dont chaque roue porte un moteur faisant corps avec elle. La batterie est suspendue sous le châssis : le poids de la charge utile est de quatre tonnes.
- Chaque moteur a une puissance de 3 chevaux environ. Les collecteurs sont disposes vers l’intérieur et sont très facilement accessibles. Les quaLre roues sont directrices et pivotent quand on manœuvre le volant de direction, ce qui permet au camion de tourner dans un espace relativement restreint. Les différentes vitesses sont obtenues par des couplages série-parallèle des induits et des inducteurs série.
- Voilures de la Commercial Vehicle C°. — La ville de Détroit (Michigan) possède un service d’omnibus électriques à impériale, transportant ciuquantc personnes à la vitesse de 24 kilomètres à l’heure. Chaque roue est entraînée, par l’intermédiaire d’engrenages en acier, par un moteur série de 3 chevaux et demi. Ces moteurs sont établis pour 160 volts (80 éléments d’accumulateurs) et sont montés entièrement sur billes; les roues qu’ils entraînent sont montées sur des paliers à rouleaux. Des couplages série-parallèle des induits et des inducteurs des moteurs permettent d’obtenir six vitesses de marche en avant et en arrière.
- La batterie de chaque omnibus est suspendue sous le milieu du châssis et comprend 80 éléments de 3y5 ampère-heures: elle pèse 2 tonnes. Le véhicule complet en ordre de
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- marche pèse 7 tonnes ; avec les voyageurs, il pèse 10 tonnes. L’empattement est de 4"\25. La direction est assurée par des moyens électriques consistant en connexions convenables des moteurs des roues avant. Dans un essai récent, 011 a mené l’un de ces omnibus, chargé de 7 tonnes de ferraille, dans un chemin de terre où les roues enfonçaient de dix centimètres. Les quatre moteurs ont absorbé 35o ampères sous i4o volts et aucune partie de l’équipement n'avait souffert, au bout de dix minutes, de ce régime qui correspond à une puissance totale de 60 à 65 chevaux.
- /i° Un moteur double à deux induits distincts placés dans un même inducteur, les deux induits entraînant chacun une roue arrière par l’intermédiaire d’une chaîne.
- Voiture Mildé. — Cette solution 11’a été adoptée que dans la voiture Mildé et a été décrite déjà avec suffisamment de détails à propos des voitures postales électriques Q.
- 1" I n moteur attaquant les rôties d'avant, placé, soit sur l’essieu avant, soit sous une cheville ouvrière, soit sur le siège de la voiture.
- Voiture Janteaud. — Dans le dernier type de véhicule électrique qu’il a construit, M. Janteaud a adopté un système d’essieu avant moteur à pivots directeurs. La figure 10 donne
- une vue de cct essieu. Le moteur s’appuie d’une part sur l’essieu, d’autre pari sur une tige à ressorts fixée au châssis. Il attaque, par un pignon à double denture hélicoïdale, une couronne dentée elavetée sur un différentiel; le rapport dos engrenages est de 1/6,75. Ce différentiel, enfermé dans un carter, entraîne deux arbres qui portent chacun deux joints à la cardan et commandent les roues avant directrices et motrices, La disposition des fusées d’essieu et des pivots de ces fusées est nettement visible sur la figure to: on voit que les joints à la cardan exLrômos sont placés chacun dans le plan du pivot, de la roue correspondante, de telle sorte que la direction soit très sûre cl très douce.
- Le moteur est tétrapolaire et compound : il a une puissance de 3,5 à \ chevaux pour une
- •) Éclairage Électrique, tome XLI, 3 décembre 1904, page 36<j.
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- vitesse de rotation normale de i 200 tours par minute. Le réglage de la vitesse de marche est assuré par deux organes indépendants ; un appareil de démarrage et de freinage, et un combi-natour. Le premier est commandé par une pédale : il consiste en un cylindre de bois portant des contacts en cuivre. Quand on abaisse la pédale, la rotation de ce cylindre détermine l'introduction de résistances de valeur croissante dans le circuit principal, puis coupe finalement ce circuit : la vitesse de la voiture diminue donc progressivement. Si l’on continue à abaisser la pédale, la rotation du cylindre ferme le circuit de l’induit sur des résistances de valeur décroissante, co qui produit un freinage électrique de plus en plus énergique. Le combina-Leur est commandé par un levier vertical ; il permet d'obtenir cinq vitesses : pour les deux premières, les deux demi-batteries sont connectées en parallèle; pour les trois suivantes, elles sont groupées en tension. Aux première et troisième vitesses, l'excitation cornpound du moteur produit le maximum de flux; aux deuxième, quatrième et cinquième vitesses, l’inducteur séide est slmnté par une résistance de valeur variable. Dans la dernière voiture construite, le eombinateur, outre la position zéro pour la charge et la position de marche arrière, ne cumprcnd plus que deux positions de marche, correspondant au couplage dos demi-batteries en parallèle ou en série; les différentes vitesses sont obtenues par un shuntage graduel de l’inducteur série ; ce shuntage est produit par la manœuvre d'une manette placée sur le volant.
- Les deux demi-batteries d’accuuiulatcurs sont placées, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière de la voiture.
- Voiture Eleclroluxe. — Ce véhicule est muni d’une cheville ouvrière sous la partie inférieure de laquelle est fixé le moteur, qui prend pari à tous les déplacements de l’avant-train. L’induit du moteur entraîne un différentiel dont le mouvement est transmis aux roues d’avant par deux petits arbres munis de joints à la cardan. Chacun de ces arbres entraîne un pignon engrenant avec- une couronne dentée fixée à lu roue correspondante ; le pignon est en cuir vert et la couronne en acier ; la denture est. hélicoïdale. L’arbre du pignon de chaque engrenage tourne dans des roulements à billes que porte le carter fermé fixé à l’essieu ; cet arbre, soutenu à ses deux extrémités, ne travaille jamais en porte à faux et le pignon fonctionne dans de bonnes conditions.
- Le moteur électrique cornpound possède un enroulement inducteur shunt prédominant dont on fait varier progressivement le courant d’excitation entre un maximum et zéro pour obtenir les différentes vitesses, les accumulateurs étant groupés invariablement en tension. Le moteur a été étudié en vue d’une bonne commutation malgré les variations importantes de flux.
- Les appareils de réglage de la vitesse sc réduisent à un démarreur et. à un rhéostat plus ou moins fractionné intercalé dans le circuit des bobines inductrices shunt du moteur. Etant donnée la faible intensité du courant qui traverse ce circuit, même à pleine excitation, le rhéostat de réglage peut être simple et peu volumineux. L’emploi d'une excitation shunt prédominante permet de faire de la récupération sur toutes les vitesses de marche (J), automatiquement et indépendamment de la volonté du conducteur.
- La batterie d’accumulateurs est répartie en deux coffres placés l'un à l’avant, l’autre à 1’arrière de la voiture.
- Voitures de la Société Française des Eleclromobiles. -—Des voitures construites il y a quelques années par cette compagnie, et employées encore actuellement, sont établies avec cheville
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- ouvrière et essieu avant moteur. Le moteur, à arbre vertical, est placé sur le siège, devant les pieds du mécanicien; la position de l'induit par rapport aux inducteurs est telle que celui-ci soit un peu soulevé en fonctionnement, afin de décharger le palier inférieur. Ce moteur attaque une couronne dentée ayant même centre de rotation que la.cheville ouvrière ; cette couronne entraîne un arbre vertical qui, par un engrenage d’angle, commande le différentiel embroché sur l’essieu avant. La construction de cet essieu est identique à celle des essieux arrière des voitures actuelles de la même Société, dont il va être question.
- a" Un moteur 'placé vers l'avant ou le milieu du châssis et attaquant l’essieu différentiel arrière par l’intermédiaire d’un arbre longitudinal à cardans et d’un engrenage d'angle.
- Voitures de la Société française des électromobiles. — Dans ces voitures, le moteur est placé sous les pieds du mécanicien (fig. 11) et enlraîue, par l’intermédiaire d’une chaîne silencieuse, un arbre longitudinal qui attaque l’essieu différentiel arrière. Celui-ci tourne dans deux paliers, sur lesquels reposent les ressorts de suspension du châssis,, et qui sont placés aussi près que possible des roues pour éviter les flexions.
- Le moteur série est tétrapolaire. La position qu’il occupe sur la voiture le mettant à l’abri de l’eau et de la poussière, on a pu le laisser ouvert aux deux bouts, au lieu de le cuirasser, ce qui assure une bonne ventilation. Les inducteurs portent chacun deux bobines inductrices série: les bobines correspondantes des quatre inducteurs sont reliées en série et forment ainsi deux circuits inducteurs distincts aboutissant au combinateur. L'induit porte deux enroulements distincts aboutissant à deux collecteurs placés de part et d’aulre du noyau. Sur chaque collecteur frottent des balais en charbon calés à 90". La vitesse de rotation normale de ce moteur est élevée, grâce à la double démultiplication existant dans la transmission. La puissance normale du moteur est de 4 chevaux environ.
- Comme cela a été dit, le moteur entraîne par une chaîne l’arbre horizontal à cardans. Celui-ci attaque l’essieu arrière formé d’une part d’un arbre plein allant d’une roue à l’autre et sur lequel est calée l’une des roues, et d’autre part d’un demi-arbre tubulaire enfilé sur le premier et sur lequel est calée l’autre roue. L’un des grands pignons du différentiel est
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- clavelé sur l’arbre plein, et l’autre sur le demi-arbre creux : en alignement droit, ces deux arbres n’ont pas de mouvement. relaLif l'un par rapport à l’autre ; dans les virages, l’un des deux tourne par rapport à l'autre. L’arbre et le manchon passent chacun dans un palier sur lequel est fixé le ressort de suspension correspondant du véhicule. Le différentiel et l’engrenage d’angle sont enfermés dans un carter en aluminium.
- Les différentes vitesses de marche sont obtenues par des couplages série-parallèle des deux enroulements induits et des deux circuits inducteurs. Les accumulateurs sont toujours groupés invariablement en tension. Les différentes vitesses sont les suivantes:
- ire vitesse. — Induits en série ; inducteurs en série ; une résistance de démarrage ;
- 2e vitesse. —• Mêmes connexions, la résistance de démarrage étant supprimée;
- 3' vitesse. — Induits en parallèle ; inducteurs en série ;
- 4e vitesse. — Induits en parallèle ; inducteurs en parallèle.
- Pour le freinage, le moteur est fermé sur la résistance de démarrage sur laquelle il fonctionne en génératrice ; pour la marche arrière, le sens du courant est inversé dans les induits.
- Le combinatcur est placé sous le siège du mécanicien et est manœuvré par un levier vertical. La batterie d’accumulateurs est répartie en deux coffres placés l'un à l’avant, l’autre à l’arrière du véhicule. Ce dernier contient plus d’éléments que le premier.
- Voilures Janteaud, Garcin-Henmilt, Mildé, Galielte. — Dans ces differentes voitures, le moteur est suspendu sous le châssis, à peu près vers le milieu de celui-ci, et entraîne directement un petit arbre longitudinal à cardans qui attaque, par un engrenage d’angle, l’essieu arrière
- Dans les voitures Garcin-Renault, le moteur est compound et possède deux enroulements induits. Les différentes vitesses de marche sont obtenues par des couplages série-parallèle des induits et par la mise en circuit des bobines shunt ou des bobines série : le démarrage et les vitesses de transition sont réalisés par l'insertion d’une résistance. Le combinateur cstplacé sous les pieds du mécanicien et est manoeuvré par une manette disposée sur le volant de direction. La batterie d’accumulateurs est placée en partie à l'avant et en partie à l’arrière du châssis.
- Dans les voitures Mildé, le moteur est couipound et n’a qu’un seul enroulement induit: sa vitesse de rotation normale est de 900 tours environ et le rapport des pignons d’angle est de 1/6. L’essieu arrière est tubulaire et renferme le différentiel et les deux arbres qui entraînent les roues. Les différentes vitesses sont obtenues par des couplages série-parallèle des deux demi-batteries d’accumulateurs et parla mise en circuit de l’excitation compound, de l’excitation série seule ou de l’excitation shunt seule. Le combinateur est placé sous les pieds du mécanicien et est entraîné par une manette placée sous le volant. Les deux demi-batteries d’accumulateurs sont placées l’une à l’avant, l’autre à l'arrière de la voiture.
- Dans les petites voitures Galiette, construites d’après la forme générale des voitures à pétrole avec un capot à l’avant dans lequel est dissimulée une demi-batterie d’accumulateurs, le combinateur, commandé par un levier vertical, uc donne que deux vitesses de marche, obtenues par couplag-e en parallèle ou en série des deux demi-baLteries d’accumulateurs. Les vitesses intermédiaires sont obtenues par la manœuvre d'une pédale qui, comme dans la voiture Gallia, commande un rhéostat de résistance variable. La seconde demi-batterie est placée sous le siège de la voiturette.
- 3U Un moteur fixé vers l’arrière du châssis et entraînant les roues arrière par l’intermédiaire de chaînes.
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- Voitures -fenatzy, Janteaud, l’Équipage Électrique. — Ces differents véhicules ont etc construits en 1898. Le moteur, fixé au châssis, entraîne par un engrenage un arbre muni d’un différentiel : cet arbre porte à scs extrémités deux pignons de- chaînes. Les roues arrière sont supportées par un essieu ordinaire et sont entraînées chacune par une chaîne. En 1900 la Compagnie française dos électromobiles construisit cenL voilures de ce type pour un service de fiacres organisé par la Compagnie des Petites Voitures. Ces véhicules ont été décrits à ceLte époque avec suffisamment de détails pour qu’il soit inutile d'v revenir (Éclairage Électrique, 2 juillet 1898, page 27).
- L’essai tenté par la Compagnie des Petites Voitures avorta, les dépenses d’exploitation excédant sensiblement les recettes, et les voitures électriques restèrent inutilisées jusqu’à l’année iqo5, où l’adoption d’1111 tarif taximétrique plus élevé pour les véhicules automobiles permit à la Société l’Equipage Electrique de les remettre en service. Ces voitures sont très lourdes et l’eutretien de leurs pneumatiques coûte sensiblement plus de 7 fr. 00 par jour. La batterie d’aeeumulateurs est accrochée sous le châssis, d1 après le mode de suspension dit « en civière » : une batterie déchargée peut être remplacée en peu de temps par nue batterie chargée.
- /i° Un moteur fixé à l’essieu arrière et entraînant les roues arrière par des engrenages simples ou doubles.
- Voilures « The Electromobile ». — Ces voitures, d'origine française, s’appelaient primitivement Eleetricia. L’essieu arrière tubulaire contient un arbre, muni d’un différentiel, qui entraîne les roues d'arrière. Un double train d'engrenages relie le différentiel au moteur,
- qui s’appuie d’une part sur l’essieu et est. suspendu d’autre part au châssis par une tige à ressorts articulée: en outre, une jambe de force à ressorts, fixée au carter du différentiel, s’oppose à la rotation de l’essieu arrière (fig. 12).
- Le moteur série est bipolaire. Sa vitesse de rotation normale est de 1800 tours et sa puis-
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- sance est de h chevaux environ. La construction de l’inducteur présente quelques particularités : les bobines inductrices, gabaritées sur une forme cylindrique, embrassent chacune la moitié de l’induit et la carcasse inductrice présente des évidements ou, pour mieux dire, des parties rentrantes correspondant aux pôles inducteurs: cette disposition a permis de réduire autant que possible le poids du moteur. L’induit porte deux enroulements et deux collecteurs.
- Les différentes vitesses de marche sont obtenues par des couplages série-parallèle des induits et des bobines inductrices, les éléments de la batterie d’accumulateurs restant invariablement groupes en tension. Ces couplages sont les suivants :
- ir'vitesse.— Induits en série; inducteurs en série; résistance de démarrage;
- 2° vitesse. — Mêmes connexions, la résistance étant eourt-eircuitéo; vitesse. — Induits en série : inducteurs eu parallèle ;
- ir vitesse. — Induits en parallèle ; inducteurs en série ;
- 5*' vitesse. — Induits en parallèle ; inducteurs en parallèle.
- Le combinaleur est placé sous les pieds du mécanicien et est commandé par une manette disposée sous le volant de direction. La batterie d'accumulateurs est accrochée en civière sous Je milieu du châssis.
- Voitures Columbia. — Dans certaines do ces voitures, le moteur est iixé sur un essieu arrière ordinaire et entraîne par un engrenage un arbre placé parallèlement à l’essieu. Cet arbre, muni d’un différentiel, attaquo chacune des roues arrière par l’intermédiaire d’un engrenage.
- Voitures Védrine. — Dans ces véhicules, le moteur fait corps avec l’essieu arrière creux sur lequel il est embroché. L'induit, claveté sur un arbre creux, entraîne un différentiel fixé sur un arbre intérieur: celui-ci entraîne, par l’intermediaire de deux doubles trains d'engrenage, les arbres sur lesquels sont calées les deux voues. Ce mode de montage est analogue à celui qui a été décrit en 1900 à propos dos premières voitures Columbia (Viciai-rage Electrique. f\ février 1899, page.170).
- Le moteur tétrapolaire est compound, avec enroulement shunt prédominant: sa vitesse de rotation peut varier entre 600 et t 5oo tours par modification du courant d’excitation des bobines inductrices shunt. U a été étudié en vue d’une bonne commutation malgré les variations importantes de flux qui servent seules à régler la vitesse.
- Le démarrage est effectué au moyen d’une pédale commandant un rhéostat de résistance variable. Le réglage de la vitesse est obtenu ensuite parla manœuvre d’une manette, placée sur le volant, et commandant un rhéostat de champ intercalé sur le circuit des bobines inductrices shunt du moteur. Pour la marche arrière, on courl-circiiite l’enroulement inducteur série et on inverse l’enroulement inducteur shunt: cette manœuvre est effectuée par une pédale. La récupération se produit automatiquement sur toutes les positions de marche. Enfin le freinage électrique progressif est obtenu de la façon suivante: le démarreur, à sa position d’arrêt, ferme l’induit du moteur sur les résistances de démarrage; si l’on manœuvre alors une seconde manette placée sur le volanL de direction, on établit clans le moteur une excitation shunt plus ou moins forte qui produit un freinage plus ou moins énergique.
- La batterie d’accumulateurs est placée tout entière à l’avant du châssis sous le siège du mécanicien et sous la partie antérieure de la carrosserie.
- Voilure légère Dinin. — Celte voiture est construite comme une petite voiture à pétrole,
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- T. L, — N» 4.
- avec un capot à l’avant, dans lequel est placée une demi-batlcric d’accumulateurs. L’autre demi-batterie est disposée sous la banquette de la carrosserie. L’essieu arrière tubulaire porte un moteur qui s’appuie d’une part sur lui, et d’autre part sur une tige de suspension à ressorts fixée au châssis. Le moLcur attaque, par une réduction simple d'engrenages, le différentiel d’un arbre contenu dans l’essieu arrière creux. Cet arbre entraîne les roues qui sont calées sur lui. Le rapport des engrenages est d’environ 1/7,5.
- Le moteur est à excitation série et a une puissance de 3 chevaux environ. Les différentes vitesses de marche sont obtenues par un couplage série-parallèle des deux demi-batteries et par un shuntage des inducteurs série du moteur. Le combinateur, placé sous les pieds du mécanicien, est commandé par une pédale qui agit sur lui au moyen d'une crémaillère et d’un pignon denté. Cette même pédale sert aussi à la commande des freins mécaniques de la voiture, si 011 l'abaisse au delà de la position correspondant au zéro du combinateur. Un interrupteur-inverseur, placé à côté du combinateur, est manœuvré par une tige passant dans le tube de direction et manœuvrée par une petite manette disposée sur le volant. Cette manette, est amovible: un enelanchement empêche de la placer sur la position de marche avant ou de marche arrière quand le combinateur n’esl pas au zéro, cl un verrouillage empêche de l’enlever du volant quand elle n’est pas à la position pour laquelle le circuit est rompu.
- Telles sont, très rapidement esquissées, les différentes solutions mécaniques el- électriques adoptées par les divers constructeurs. Chaque système préseuWÉl des avantages et des inconvénients, énumérés d’une façon générale dans noire précédente étude Q, il est impossible de conclure à la supériorité de l’un ou l’autre dispositif. Tout est une question de points de vue particuliers et de cas particuliers. On peut seulement signaler deux tendances qui sc dégagent des transformations apportées depuis deux ou Iroi.s ans à la construction des voitures électriques. La première est la laveur dont jouit, auprès de plusieurs constructeurs qui s’y sont successivement ralliés, le système de transmission par arbre longitudinal à cardans ; la seconde est la suppression, dans un grand nombre de véhicules, de la suspension élastique des moteurs qui subissent tous les chocs el les cahots auxquels sont soumises les roues.
- Dans une prochaine étude, nous examinerons les solutions employées dans les voilures dites pétroléo-électriques ou mixtes, qui utilisent un moteur à explosions et des dispositifs électriques.
- IL m; Yxlbrecze.
- 0) Éclairage Électrique, l. XI.IL, i,î janvier 1900.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la décomposition du radium A, B et C
- (suitej. — H.-W. Schmidt (‘). — Anualen der Physih, décembre 1906.
- Hayons du radium B et rat ons $ et y du radium C. — On retrouve la même interruption
- C) Éclairage Électrique. I. L, 19 janvier 1907, p. 88.
- que précédemment. Ce n’est pas étonnant, car pour i«,/j feuilles (omm,o44) les rayons * émis par le radium C sont complètement absorbés. Dans des filtres donL l'épaisseur est supérieure à oTnm,o44> l’ionisation totale ne dépend plus que des rayons du radium g et des rayons j3 et y du radium C. Les chiffres donnés dans la troisième colonne du tableau IV n’indiquent plus comment
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- l’énergie d’ionisation est répartie entre les deux radio-éléments. Il faut pour cela recourir à la méthode décrite dans la première partie de cette
- On avait déterminé comment les courbes de décroissance dépendent de l’épaisseur du filtre pour une faible durée d’activation, et l’on avait trouvé que le maximum d'ionisation est obtenu avec une épaisseur de filtre de o,nm,o5 environ pour i3' environ et est déplacé pour des durées plus grandes quand l’épaisseur du filtre croît. L’auteur avait expliqué ce phénomène par l’hypothèse que deux effets se superposent, dont l’action atteint ua maximum à des moments différents et qui sont influencés d’une façon différente par le filtre d’aluminium. Avec l’aide des formules (i), on peut étudier plus complètement les conditions. Si l’on fait dans ces formules /f—iooo et 0=1, et si l’on introduit pour), les valeurs numériques de l’équation (3), il vient:
- A ~ 200 e j
- B = - :*6,°5 e--t + 28,9 «-V j (4)
- En portant ces valeurs de ABC en fonction de J,'on obtient des courbes qui montrent que A disparaît rapidement, tandis que B et C atteignent une valeur maxima pour ro' et 35'. Si l’on admet que les rayons du radium A sont complètement absorbés par des filtres employés, on a d’après (2) :
- .1 *aB --h X-X = X [B + (X//y) C]
- = *S(B + *'C). (5)
- I.e coefficient k2 est un facteur de proportionnalité qui n’a pas d’importauce dans les mesures relatives, tandis que k! indique combien de fois l’action ionisante des rayons de radium C à l’état d’équilibre radio-actif est plus forte que celle des rayons du radium B. Comme on le voit d’après l’équation (5), on peut, en faisant varier k' faire en sorte que l’action maxima de l’ionisation corresponde à une durée quelconque comprise entre ic/ et 35'. Comme une seule courbe de décroissance correspond à chaque valeur de X, on peut inversement déduire d’une courbe quelconque de décroissance la valeur correspondante de k'.
- L’auteur a calculé la valeur de J d’après
- l’équation (5) pour différentes valeurs de k' (0,8; 1; 1,26 ; ... 8; 10; i5 ...) et a tracé la courbe correspondante en portant les valeurs du temps t en abscisses et les valeurs du logarithme de J en ordonnées. Ensuite il a porte sur du papier calque en ordonnées les logarithmes des points trouvés expérimentalement et le temps en abscisses à la même échelle que pour les courbes calculées. En déplaçant les feuilles de papier calque sur la feuille où étaient tracées les courbes calculées, il a pu déterminer facilement pour quelle valeur de k' les points trouvés expérimentalement concordaient le mieux avec les points trouvés par le calcul.
- De cette façon l’auteur a pu déterminer exactement à xo % près k' pour des valeurs comprises entre 0,8 et 6 : il serait difficile d’obtenir uue plus grande exactitude. Le tableau V indique les valeurs trouvées expérimentalement et les valeurs calculées. On voit, d’après les chiffres de ce tableau, que les valeurs expérimentales concordent bien avec les courbes théoriques. Cela prouve que les formules (4) son l applicables et que les hypothèses sur lesquelles repose leur établissement sont vérifiées. Le radium B et le radium C sont donc engendrés successivement par le radium A ; en outre, il n’y a que du radium A qui se dépose sur le corps activé.
- Si l’on veut déterminer avec l’aide de k' d’après les chiffres de la colonne 3 du tableau IV quelle part de l’action de la radiation revient au radium B et quelle part revient au radium C, il faut tenir compte de ce que le radium B et le radium C ne se trouvent pas à l’état d’éliquibre radio-actif dans les tôles employées comme source de radiation. A la fin du tableau III, 011 a indiqué que 3 h. 1/2 après l’activation, le rapport des atomes B et C décomposés a pour valeur o,3o. Or k' représente le rapport de l’action des rayons du radium C à l’action des rayons du radium B à l’état d’équilibre radio-actif, c’cst-à-dire quand il y a autant d’atomes de radium B que de radium C qui se décomposent. Si l’on désigne par J l’intensité totale mesurée, par JK et Jc l’action des rayons provenant du radium B et du radium C, on a :
- J = JB-hJc = X(B + /"'C),
- et pour t — 3 h. 3o', comme on a B = o,3o C, il vient :
- J = *aB [i + (X/o,3o>].
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- 38 4o 43 4o
- Od trouve donc, puisque Jb=/>2B,
- k1 —|-o,3o k' —)— o,oo
- pour la durée t = 3 h. 3oL La grandeur intéres-rante est l'intensité de radiation à l’état d’équilibre radio actif, c'est-à-dire quand 13 = C, on a:
- J”=Jrâ.; Jc=JTOr (6)
- Les valeurs Jn de la colonne 6 du tableau IV donnent la portion de la radiation du radium C dans la radiation totale J de la colonne 3 mesurée an bout du temps t = 3 h. 3o' ; les valeurs JB de la colonne 5 du tableau IV donnent l’intensité de la radiation du radium B, rapportée a Jc de la colonne 6, à l’état d’équilibre radio-actif. La i diation totale pour l’action directe pour t = 3 h. 3o' a été prise arbitrairement égale à ioooo. Tous les chiffres, des colonnes 3 et (> sont comparables entre eux pour i = 3 h. 3iV ; tous les chiffres des colonnes 5 à t) sont comparables entre eux pour t — 0.
- (A suivre.) B. L.
- Sur le rapport de l’énergie des rayons Rôntgen à l’énergie des rayons cathodiques qui les engendrent. — E. Carter. — Annalen dur
- Différents expérimentateurs ont mesuré l’énergie totale des rayons Rontgon. L'etaieaul résume les valeurs qu’ils ont trouvées pour cette énergie par seconde.
- Schôpf..
- Wien. . MofFat. . Àngerer.
- 3a —
- i,68 S—
- ,77-t,38 mg.-cal.
- Wien a montré comment on peut utiliser le rapport Er./Et. de l’énergie des rayons Rontgen à l’énergie des rayons cathodiques qui les produisent, pour calculer la longueur d’une impul-
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- sion i.. Pour EA/E,., il a trouvé la valeur 45<) pour nue tension de 58 /00 volts. Il en a déduit la valeur
- Â=l,15.10 10.
- Il semblait important de connaître comment varie dans differentes conditions expérimentales, la valeur du rapport E,,/Es. L’auteur s’est proposé de déterminer la relation qui existe entre •l’intensité du courant primaire, la tension au tube, le nombre de ruptures, la nature de la rupture et le métal constituant l’anticathode. Pour cela, il a employé un tube dans lequel on pouvait mesurer la quantité de chaleur produite sur l’anticathode. Celle-ci formait le fond d’un tube de verre soudé dans l’ampoule de Crookcs et servait de calorimètre. L’élévation de température d’une quantité d’eau déterminée était mesurée avec un thermomètre. Pour l’étalonnage, on employait une bobine de fil dans laquelle on faisait circuler un courant électrique. La bobine d’induction employée donnait 4o centimètres d’étincelles: elle était munie d’un interrupteur-turbine a mercure donnant 3a ruptures par seconde: ce nombre de ruptures pouvait être modifié par variation de la vitesse de rotation de l’interrupteur. Les mesures étaient généralement contrôlées avec une machine à influence à vingt plateaux.
- La différence de potentiel aux bornes du tube était mesurée au moyen d’un éclateur à sphères de laiton de 6 centimètres de diamètre: cet éclateur était protégé contre les rayons par un écran en plomb. Lebolomètre consistait en une feuille de platine de 5 millimètres de largeur et de o""",o3 d’épaisseur recouverte de noir de fumée. Le galvanomètre nst.'ilique Siemens avait une résistance de 5,y ohms et une sensibilité de 3,io“9 à une distance de 2m,5o. La feuille de platine de io centimètres de longueur el de ? centimètres de largeur, sur laquelle étaient produits les rayons secondaires, était placée dans un tube de verre-vidé aussi complètement que possible. L’élcctromètre était un appareil Dole-zalek avec suspension en fil de quartz. Une paire de quadrants était reliée à la terre ; l’autre était reliée à la plaque secondaire et à un condensateur de io centimètres carrés de capacité.
- L’auteur a mesuré d’abord, en faisant varier la tension, l’énergie Et. des rayons cathodiques en calories-grammes par seconde, et la quantité
- d’électricité e5 produite par seconde sur la plaque secondaire (en unités électrostatiques). Ensuite il a étudié l’influence de la nature de l’anticathode en employant du platine, du cuivre, du fer et de l’or, puis l’influence de la nature et du nombre de ruptures du courant primaire sur la valeur du rapport Er/E*; enfin, il a déterminé la valeur absolue de l’énergie des rayons Ifontgen après avoir étalonné le bolomètreau moyen d’un corps noir chauffé à ioo". Il a trouvé ainsi pour E,, la valeur 5, l4 . iO 3 gr.-calories par seconde, et pour le rapport Er/Efc la valeur 1,07 . io-a.
- Les résultats obtenus dans ces expériences peuvent être résumés de la façon suivante:
- Lç rapport ne dépend pas de l’intensité
- du courant primaire de la bobine d'induction employée.
- Ce rapport est directement proportionnel à la tension agissant entre les bornes du tube.
- Il est indépendant de la nature et du nombre des ruptures et présente la même valeur quand on emploie une machine à influence.
- E11 général, le rapport Er/Efc a une valeur plus grande pour les métaux de poids atomique élevé.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La chute de tension des alternateurs tripha-sèsffm;(>)•—H.-M. HobartetF.Punga.— FAeMris-che Bnhnen, 11 décembre 1906.
- 3° Théorie de Potier (Behrend, Fiseher-JJin-nen) et théorie de Ka.pp. — Modifions le dispositif expérimental de la figure 7, de telle façon que le courant alternatif traverse la bobine A et mesurons la différence de potentiel e. aux bornes de A: nous réaliserons la méthode de Potier. Ce n’est pas une moyenne entre les méthodes 1 et 2, comme on l’admet généralement : c’est une suite correcte de la méthode de Ro-thert. En principe, cette méthode tient compte d’une façon rigoureuse des flux qui suivent le chemin T et le chemin IN. En pratique, et particulièrement pour la prédétermination de la chute de tension, il y a encore des lacunes, parce qu’on ne sait pas nettement quelles sont les lignes de force que l’on doit considérer comme embrassées par la bobine A. On sc demande involontairement pourquoi il n’est pas possible (et
- (') Éclairage Électrique, t. L, 19 janvier 1907, p. 9a.
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- où réside l’erreur) de traiter en commun les lignes de force qui suivent les chemins I et II et d’appliquer ensuite le diagramme de Potier. On est tenté de traiter les lignes de force qui passent par le bord supérieur d’une encoche, comme celles qui effectuent cette jonction en passant par la masse polaire. Et cependant on trouve que les premières lignes de force produisent une diminution directe de fa tension intérieure, tandis que les dernières ne produisent qu’un déplacement du centre de gravité des lignes de force. Les auteurs pensent que la vraie raison doit être cherchée dans le fait que les lignes de force qui suivent le chemin 1 sont localisées et existent pour chaque phase en particulier. L’induction mutuelle entre les différentes phases peut être complètement négligée, tant qu’il s’agit du ehe-min I. Par exemple, dans la figure 9, en a repré-sente dans deux encoches voisines des conducteurs de phases différentes. Un courant passant dans le conducteur L produit dans le circuit abeda un flux magnétique. Un certain nombre de lignes de force, au lieu de passer en cd, vont passer en cefd et produisent ainsi de l’induction mutuelle. Mais la réluctance magnétique étant beaucoup plus graude en c.ef qu’en cd, particulièrement quand il y a plusieurs encoches par pôle et par phase, l’induction mutuelle doit évidemment être très faible.
- 1%. y. Fig. 10.
- La figure ro représente un ilux passant par le chemin II. Dans ce cas. les conditions sont tout autres, car il passe presque autant de lignes de force par cd que par cefd, c'est-à-dire que l’induction mutuelle est très forte. On voit donc qu’il existe une différence fondamentale entre les flux qui suivent ces deux chemins.
- h" Théorie de Blondel. — Les auteurs arrivent aux théories dans lesquelles on tient compte aussi du flux passant par le chemin II. C’est à M. Blondel que revient l’honneur d’avoir pour la première fois établi un diagramme qualitativement rigoureux (1899), dans lequel on tient compte
- des lignes de force passant par le chemin 11. Cet auteur tient aussi bien compte des lignes de force du chemin II que de celles du chemin III, et indique qu il laisse de côté les lignes de force suivant le chemin 1, ou bien les ajoute aux deux autres flux.
- M. Blondel a montré aussi que l’on peut introduire aussi bien comme flux que comme ampère-tours les lignes de force qui suivent le chemin III et a tiré au clair pour la première fois l’influence de la saturation sur ces deux flux. Les deux imperfections que présente encore le diagramme de Blondel sont les suivantes : les lignes de force qui suivent le chemin I ne sont pas exactement introduites dans le diagramme ; les lignes de force du chemin II sont évaluées quantitativement ;
- 5" Théorie de Parshall et ïlobart. — L’établissement de cette théorie est différent de celui de la théorie de Blondel, et cependant, les deux théories concordent en ce que l’on tient compte des flux II et III et non du flux J. Dans la théorie de Blondel on tient compte du flux il en introduisant perpendiculairement au vecteur du milieu du pôle (ou, d’après la définition de Blondel, au Vecteur de la tension intérieure) la tension de dispersion qu’il produit. Dans la théorie de Parshall et Hobart, les flux I et II sont réunis et l’on suppose leur tension de dispersion perpendiculaire au vecteur de courant. Cette tension de dispersion n’est utilisée que pour trouver l’angle exact suivant lequel on doit introduire dans le diagramme les contrc-ampère-tours (flux III) ;
- fi" Théorie d’Arnold et La Cour. — Le diagramme de celte théorie est presque exactement identique à celui de Blondel, mais il tient compte du flux I. Dans la première publication (1901), on admettait encore que les vecteurs des tensions de dispersion II et 111 peuvent être composés en un vecteur unique perpendiculaire au vecteur de courant. Dans la dernière publication (iqo4) cette hypothèse a été abandonnée.
- Dans le diagramme de Blondel (ainsi que dans celui d’Arnold et La Cour) on introduit la tension de dispersion 11 perpendiculairement à la tension intérieure : quoique ce soit suffisamment exact pour toutes les applications pratiques, on est conduit au résultat qu’un flux de dispersion II anormalement grand peut, dans certaines circonstances, avoir une action favorable sur la
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- cbule de tension. Si, par exemple, on suppose une machine à très forte saturation dans les pôles et avec relativement peu d’ampère-tours d’induit, il devrait être possible, d’après ces diagrammes, d’obtenir une chute de tension nulle, ou même négative, pour cos 9=1, en rendant le flux de dispersion 11 très grand, c’est-à-dire l’entrefer très petit ;
- -j« Théorie de Guilbert (1904). — Guilbert établit un diagramme en introduisant le flux II comme ampère-tours, pour éviter le reproche que l’on pourrait éventuellement adresser au diagramme de Blondel ou d'Arnold et La Cour. 11 serait alors impossible, même en supposant un très petit entrefer, d’obtenir une chute de tension nulle pour c-0S9=i. Les ampère-tours transversaux qu’introduit Guilbert sont toutefois trop considérables. Le déplacement du centre de gravité des lignes de force que l’on obtient d’après son diagramme est en réalité exactement aussi grand que si l’on supposait, dans la théorie des auteurs, l’arc polaire égal au pas polaire, c’est-à-dire deux à trois fois trop grand. Si le diagramme de Guilbert était modifié en tenant compte de l’arc polaire, il devrait être préféré aux diagrammes de Blondel ou d’Arnold et La Cour.
- D’ailleurs, le défaut du diagramme d’Arnold et La Cour a été reconnu par ces auteurs eux-mêmes (iqoii). Dans leur dernière publication, ils reprochent au diagramme de Blondel le fait que la projection de la tension intérieure sur le courant peut éventuellement être plus petite que celle de la différence de potentiel aux bornes. Pour éviter cet inconvénient, ils admettent que la résultante de EtU et de Esiu est en phase avec Esl, en appelant E,j, EUI, Esin les tensions de dispersion produites par les flux I, II, 111. Cette hypothèse n’est exacte dans aucun cas, car les réluctances magnétiques pour les flux II et III ne peuvent être dans aucun rapport déterminé. Dans la publication de. iqo4, le diagramme de Blondel est de nouveau introduit (avec les améliorations indiquées).
- Les auteurs pensent que l’incertitude et les contradictions que n’ont pas pu éviter les meilleurs autours dans rétablissement d’un diagramme exact indiquent l’impossibilité d’obtenir un diagramme rigoureux dans les machines à pôles saillants : d’après eux, les déductions élémentaires indiquées au début représentent le
- seul moyen possible d’éviter les erreurs inhérentes aux diagrammes vectoriels.
- Il ne faut pas conclure de ce qui précède qu’on ne doit pas utiliser les théories données. Au contraire, les théories nouvelles peuvent très bien être employées et les deux anciennes méthodes de Behn Eschenburg ou de Rothert sout applicables dans beaucoup de cas, quand on n’a pas besoin d’une grande exactitude. Quand cette grande exactitude est nécessaire, il semble que la théorie d’Arnold cl La Cour (190/1) soit la plus recommandable.
- IL V.
- Sur le trajet des lignes de force dans les induits dentés. — A. Müller. - Rtektrolechnische
- L’auteur, revenant sur les expériences faites par Ilele-Shaw, flay et PowellQ) indique une formule qu’il a établie depuis longtemps et qui, non seulement dounc des résultats concordant très bien avec les résultats expérimentaux, mais encore permet un calcul très simple du facteur appelé coellicient de correction. Ce coefficient, désigné par 4, dans ce qui suit, est le rapport de la perméabilité magnétique de l’entrefer d’un induit lisse à celle d’un induit denté -. c’est un chiffre par lequel 011 doit multiplier la distance radiale entre la masse polaire et lé fer de l’induit pour tenir compte de l'accroissement de réluctance magnétique de l’entrefer du à la présence des encoches.
- Le calcul purement nnalvlique de ce coefficient étant trop compliqué, l’auteur a adopté, pour sa détermination, la méthode suivante :
- Si l’on suppose les deux surfaces des masses polaires et du noyau induit, séparées par l’entrefer, développées sur un plan, et si l'un suppose d’abord que les lignes de force entre ces deux surfaces sont rectilignes et parallèles aux parois des encoches, on obtient pour une encoche et une dent la perméabilité
- en appelant L la longueur de l’induit, n, la longueur d’une dent, c la distance de la surface polaire au fer de l'induit, b la longueur d une encoche, h la profondeur d’une encoche et v le
- 0 Éclairoge Électrique, l. XLIli, limai icjoâ, [>. 190.
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- 138
- rapport de la profondeur à la longueur d’une en-
- En réalité, la perméabilité du trajet suivi par le faisceau des lignes de force considéré est plus grande, parce que, pour les inductions généralement adoptées, la perméabilité du fer est sensiblement plus élevée que celle de l’air et que, par suite, ia plupart des lignes de force qui devraient passer par l'encoche préfèrent suivre chemins des plus courts aboutissant contre les parois des encoches et se serrent vers les angles des dents. On peut donc écrire
- ) — ----------------,
- s +s+(¥D
- en posant £^>(i/v) et en considérant £ comme constant.
- En fait, l’auteur a trouvé en calculant la conductibilité de différents chemins suivis par les lignes de force, que celle-ci dépend principalement des valeurs des rapports (&/$) et (4/a,), tandis que le facteur » varie très peu, quelles que soient les dimensions des encoches. En adoptant pour ~ la valeur moyenne 4,5 obtenue comme résultat de ce calcul, ou obtient
- LC
- ___1___y
- 8 + W95)'
- La perméabilité de l’entrefer d’un induit lisse pour une partie de la périphérie égale au pas des encoches l, est
- L (',/*)•
- Le coeilicienl de correction est.
- l'i ----- .
- fi, =
- substituant la valeur de )
- «0,/V.) -1-3
- _ _J -M.58
- Pour montrer le degré de concordance entre les valeurs calculées au moyen de cette formule et les valeurs trouvées expérimentalement, hauteur donne les chiffres du tableau I. On voit que la formule donne des résultats qui concordent très bien avec ceux trouvés par la méthode des filets liquides, puisque, môme pour des dimensions inusitées d’encoches, l’écart ne dépasse
- TAHL
- Jl faut remarquer toutefois que les valeurs réelles du facteur de correction serout un peu plus grandes que celles indiquées sur le tableau si l’on tient compte non seulement du trajet des lignes de force dans l’entrefer, mais aussi du trajet des lignes de force dans les dents, trajet dont la forme dépend de la perméabilité du fer, les lignes de force cherchant toujours à passer par le chemin dont la réluctance totale est la plus faible. Pour en tenir compte, l’auteur propose d'employer pour Ç la valeur !\ au lieu de 'i,5, c’est-à-dire de calculer hx d’après la for-
- / - *+*5
- K«:Ai)-M5
- La formule trouvée peut, si on la modifie convenablement, servir aussi au calcul de moteur s à courant alternatif ou à courants triphasés, dans lesquels le fer clu rotor et du stator porte des encochcsi Connue l’on peut supposer, dans ce cas, l’intervalle entre deux surfaces paramagnétiques décomposé en deux parties, dont chacune a la longueur cl considérer la réluctance totale eommclasommedesdcuxréluclances rencontrées par le flux du stator et du rotor, on trouve, après quelques calculs, la formule suivante pour fi, :
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- a-t-C;s/2)
- ,(»,/*,)+ ««/=) s,{a^ + (V,h)]
- en appelant s la longueur de lente des encoches et en appliquant les indices i et 2 ou stator c au rotor. Pour la valeur " = 4, on a alors :
- À-,
- "i(z
- Sl{a,!,,)+
- B. I,.
- Le moteur d’induction monophasé. — A. still. — Elecirlcal World, 8. iô et su novembre lyotl.
- Depuis que cette étude sur les moteurs d’induction monophasés a été rédigée, une publication très intéressante a étc faite par le Pr Mac Allister (*), dont les résultats concordent entièrement avec ceux auquels a été conduit l’auteur. Celui-ci s'est attaché à mettre en lumière les principes fondamentaux des actions qui ont lieu dans les moteurs d’induction monophasés, et il pense que cct article pourra être lu avec intérêt même par ceux qui ont suivi dans tout son développement l’étude de Mac Allister.
- L’auteur se propose d’expliquer l’action du moteur d’induction sans recourir à l’idée d’un champ magnétique résultant tournant et, pour cela, il suit la voie tracée par H.-B. Atkinson qui, il y a huit ans déjà, a décrit tous les types de moteurs à courant alternatif et a étudié leurs propriétés et leur théorie sans se servir de l’image d’un champ tournant. Le moteur d’in-ductiou étant pratiquement un transformateur à noyau divisé et. à secondaire mobile, on ne peut tenter aucune explication des actions qui s’y développent sans considérer en premier lieu la théorie élémentaire du transformateur à courant alternatif.
- Principes du transformateur à courant alternatif. — Le transformateur ordinaire à courant alternatif monophasé consiste essentiellement en un circuit magnétique fermé établi en tôles minces de fer isolées sur lesquelles sont placées deux bobines distinctes isolées l’une de l’autre et isolées du fer : ces bobines sont nommées primaire et secondaire.
- On suppose d’abord que le secondaire est ouvert, tandis que le primaire est connecté à une source de courant alternatif. Dans ces condi-
- (0 Eclairage Electrique, t. XLVI1I, a5 août et 22 septembre 1906, p. 3o8 et 467.
- tions, le secondaire ne joue aucun rôle et le primaire agit comme une bobine de self-induction. La différence de potentiel alternative aux bornes tend à faire passer un courant dans la bobine et, s’il n’y avait pas de self-induction (ou de flux magnétique résultant du passage du courant), l’intensité de courant serait déterminée seulement par la résistance ohmique de la bobine : par suite de la présence d’un circuit magnétique fermé, un courant de faible intensité produit un flux magnétique relativement considérable qui, à son tour, engendre une f. é. m. de self-induction dans la bobine. Il est nécessaire de considérer la présence de deux f. é. m. dans le même circuit, agissant simultanément et produisant une f. é. ni. résultante qui diffère considérablement en grandeur et en phase, de la différence de potentiel aux bornes. C’est cette f. é. m. résultante qui détermine le passage du courant dont l’intensité est limitée par la résistance ohmique de l’enroulement. La condition d’équilibre est évidemment obtenue quand la différence entre la f. é. m. agissante et induite est telle que le courant résultant aimante le noyau de fer a la valeur nécessaire pour engendrer la f. é. m. induite. Ainsi, si le circuit magnétique est court, sans entrefer, les ampère-tours nécessaires pour aimanter le fer auront une faible valeur, et, si la résistance de l’enroulement est faible, il suffira de quelques volts seulement pour produire le courant nécessaire. Donc, dans un transformateur bien établi (qui remplit ces conditions), la f. é. m. induite est presque égale et opposée à la f. é. m. appliquée ou à la différence de potentiel aux bornes, et le courant primaire qui prend naissance quand le secondaire est ouvert a une faible intensité.
- Il est facile de comprendre que, puisque la pulsation du flux magnétique engendre une force électromolriee induite, ou force contre-électromolriee, dans l’enroulement primaire, les mêmes phénomènes doivent se produire dans l’enroulement secondaire, c’est-à-dire que le flux magnétique alternatif embrassé par les deux enroulements engendre exactement la même f. é. m. par tour de fil dans les bobines primaire et secondaire. Ainsi, s’il y a 1 000 tours de fil dans la bobine primaire et 100 tours dans la bobine secondaire, un flux magnétique de valeur telle que la f. é. m. engendrée soit de 2 volts par tour de fil à une fréquence donnée,
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- produit une force contre-éleclmmotrice de 2000 volts dans l’enroulement primaire cl une f. e. ni. de 200 volts dans l'enroulement secon-
- On suppose maintenant que l'enroulement secondaire est fermé sur une résistance. La différence de potentiel entre les bornes secondaires, qui ne produisait aucun courant tant que ce circuit était ouvert, peut maintenant accomplir un travail dans la résistance sur laquelle est fermée la bobine secondaire; un courant circule alors dans cette bobine ; son intensité est proportionnelle à In valeur do la f. é. m. secondaire et est inversement proportionnelle à la résistance et à la réactance de dispersion du circuit secondaire et à la résistance du circuit de charge.
- Il est évident qu’un courant, même de très faible intensité circulant dans le secondaire doit exercer un effet démagnétisant appréciable sur le noyau de fer, et, à moins que les atnpère-loors produits par ce courant soient immédiatement contre-balancés par un courant primaire capable de produire un effet magnétisant exactement égal, mais opposé, l’équilibre sera rompu dans le circuit primaire.
- Les choses se passent donc de la façon suivante dans un transformateur en charge. Le courant dans le secondaire exige qu’il existe une composante du eouranl primaire total qui, à chaque instant, ait un sens et une valeur tels que l’effet démagnétisant du courant secondaire soit exactement contre-balancé; il doit y avoir une autre composante du courant primaire (généralement faible), nommée courant magnétisant, nécessaire pour maintenir le flux magnétique à la môme valeur qu’avant la fermeture du circuit secondaire. Eu d’autres mots, la différence entre les forces magnétisantes primaire et secondaire est la force magnétisante comparativement faible nécessaire pour créer un flux magnétique alternatif de valeur et de phase convenable pour maintenir l’équilibre de la f. é. m. dans le circuit primaire.
- On peut ainsi comprendre comment, dans un appareil statique ne présentant aucune pièce mobile, l’énergie électrique peut être transmise d’un circuit à l’autre par induction électromagnétique, sans nécessiter aucun contact métallique ou électrique entre les deux circuits. C’est là la propriété la plus importante des courants variables.
- Diagramme du transformateur à courant alternatif. — Le diagramme simple du transformateur monophasé est tracé sur la figure 1. Sur ce diagramme, 0E2 et 0C2 représentent la I. é. m. et le courant secondaire ; le fait que C2 est tracé exactement en phase avec E2 indique l’absence de réactance dans le circuit secondaire.
- Dans le circuit primaire, il y a une force contre-électromotrice exactement égale à la f. é. m. secondaire, et si 1 on néglige In résistance de l’enroulement primaire, la différence de potentiel aux bornes OE, est égale et opposée à 0E2. E11 ce qui concerne le courant magnétisant, sa valeur dépend de la nature et de la disposition du circuit magnétique, mais, si l’on néglige les effets de l’hystérésis et des courants de Foucault, le vecteur de ce courant doit être de 90" en avance sur la f. é. m. induite. Soit 0Cm ce courant : pour produire un effet magnétisant résultant équivalant à celui du courant 0Cm, le courant primaire doit avoir une autre composante OC, exactement égale mais opposée à 0C2, et le courant total dans le circuit primaire est représenté par le vecteur OC» obtenu en composant 0Cm et OC,. La présence de la composante magnétisante du courant total entraîne un déphasage de OC qui fait avec OE, un angle Q: cet angle représente la différence de phase entre le courant et la tension dans le circuit primaire.
- Rien que la composante 0C„. du courant primaire ait été traece sur la figure 1 avec l’hypothèse que les pertes dans le fer sont négligeables, on peut indiquer que la dépense ne devient pas très compliquée si l'un tient compte de ces pertes. L’hystérésis et les courants de Foucault dans le noyau de fer ont pour effet de provoquer une perte d’énergie, dissipée sous forme de chaleur. Cette perte d’énergie doit forcément être fournie sous forme de watts additionnels empruntés à la source primaire d’énergie, et l’effet sur le diagramme est exactement le même que si un courant un peu plus grand que C2 était fourni par la bobine secondaire. Ainsi, si les pertes wattées totales dues à l’hystérésis et aux courants de Foucault ont pour valeur 200, et si la tension primaire est de 2 000 volts, il y a une
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- composante du courant total primaire en phase avec la tension, dont la valeur est 200/2 000 =0,1 ampère. Sur la figure 2, où l’on a tenu compte des pertes dans le fer, le courant magnétisant n’est plus perpendiculaire à OE», mais comprend une composante déwattée OC0 (égale à OC,„ sur la figure 1) et une composante wattée OC*, en phase avec OE (tracée à une échelle telle qu’elle représente o,t ampère, si l’on s’appuie sur l’exemple numérique précédent). En combinant les vecteurs OC0 et OC,,., on obtient OCm, qui représente le courant magnétisant vrai; le vecteur OC, résultant de OCm et de OC,, représente le courant primaire total.
- Quoique l’on n’ait pas de difficulté à tenir compte des différentes pertes qui se produisent dans un transformateur, non seulement dans le noyau de fer, mais aussi dans les enroulements eu cuivre, il est inutile de compliquer les diagrammes en introduisant un grand nombre de corrections, puisque cette étude a pour but d’examiner les principes généraux qui déterminent le fonctionnement du moteur d’induction : il suffit de noter que la figure 1 représente exactement ce qui sc passe dans un transformateur en charge quand on suppose que :
- )u.Tout le flux magnétique qui passe à travers l’enroulement primaire traverse tous les tours de l’enroulement secondaire, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de dispersion magnétique ;
- 2n Les perles d’énergie dans le noyau de fer sont négligeables ;
- 3° La résistance de l’enroulement primaire est négligeable.
- On peut maintenant étudier les forces en jeu dans un moteur d’induction monophasé.
- (A suivre.) R. R.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Sur la radiation électrique d’antennes coudées. — A. Fleming'. — The Elcetricmi, a8 décembre
- A la suite des résultats obtenus, publiés par Marconi avec des antennes coudées^), l’auteur a montré mathématiquement^) que la différence entre la radiation produite dans une direction
- C) Éclairage Électrique, t. XLYIÎ, 2. juin 1906. p. 355.
- (2) Éclairage Électrique, t. XLVIII, 18 août 1906, p. 270.
- et la radiation produite dans la direction opposée dépend du rapport delà longueur d’onde du l’onde radiée à la distance entre le radiateur et le récepteur, ainsi que du rapport des longueurs des parties horizontale et verticale de l’antenne. Marconi a opéré avec des ondes de i5o mètres environ de longueur d’onde, et l’auteur a jugé intéressant de vérifier les résultats théoriques trouvés pour la force électrique et magnétique autour d’une telle antenne en faisant des expériences avec de plus courtes longueurs d’onde et de plus courtes distances. Les résultats suivants sont relatifs à des expériences faites avec des antennes de 3 ou G mètres de longueur, coudées de différentes façons, et à des distances comprises entre quelques mètres et 45 mètres.
- Tout d’abord, l’auteur explique d’une façon générale et. brève les causes de la radiation dissymétrique d’un tel oscillateur. Si l’on suppose deux fils rectilignes placés dans le prolongement l’un de l’autre et aboutissant aux boules d’un éclateur, il est évident que, par raison de symétrie, ce radiateur doit produire une radiation de même intensité dans toutes les directions ayant pour axe les fils rectilignes. Si chaque fil est coudé à angle droit, de telle façon que l’oscillateur forme les trois côtés d’un rectangle dont le petil côté est interrompu par l’éclateur, la symétrie de la radiation est détruite.
- L’auteur considère l'oscillateur construit de la manière suivante. Soit un circuit rectangulaire ABCD perpendiculaire à la surface de la terre et traversé par des oscillations de grande
- fréquence (fig. 1). Si l’on trace une ligne horizontale passant par le centre du rectangle et deux points n et b situés à égale distance à droite et à gauche, la force magnétique en ccs points est égale et normale au plan du rectangle. Si à un instant quelconque, le courant circule en sens inverse des aiguilles d’une montre dans ce circuit, les forces magnétiques H aux points a et b
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- ont pour direction celle qui s'éloigne de l’observateur. Si maintenant on suppose un fil placé contre l’un des côtés du rectangle et traversé par un courant uniforme en tous les points de sa longueur et toujours opposé en dircciion à celui qui circule dans le côté du rectangle adjacent, le champ dû à ce circuit ouvert en a et b se dirige vers l’observateur au point b (à droite) et dans la dircciion opposée au point a (à gauche). En appelant// et h' les forces magnétiques dues au circuit ouvert aux points en question, les champs résultants ont pour valeur (II — /i) au point de droite et (II h') au point de gauche.
- Mais le circuit ouvert et le côté adjacent du rectangle produisent des effets qui sc détruisent l’un l’autre, et il en résulte que le champ magnétique produit par un oscillateur coudé, tel que celui dont il a été question au début, en deux points symétriques et équidistants de l’axe est plus grand du côté opposé aux extrémités libres que de l’autre côté. Si l’on suppose que l’oscillateur doublement coudé soit à moitié enterré dans le sol, ou réalise un oscillateur simplement coudé et relié à la terre, tel que ceux employés par Marconi.
- Dans les expériences de l’auteur, l’antenne était formée de deux fils de cuivre torsadés ayant 3 à 6 mètres de longueur. De larges plaques de zinc servaient de prise de lerre. A 1 un des postes, employé comme transmetteur, l’antenne contenait un éclateur placé contre la plaque de terre. L’extrémité isolée de la portion horizontale aboutissait généralement à une plaque de zinc de it5 centimètres carrés servant de capacité additionnelle. L’antenne réceptrice consistait en un fil de cuivre vertical soutenu par un isolateur fixé à une tige de bambou. Le dispositif récepteur consistait en un détecteur thermo-électrique contenu dans un double tube semblable à un tube de Dewar servant à recueillir les gaz liquéfiés. Quatre bandes de cuivre passaient dans le tube intérieur et des fils de platine soudés à ces bandes étaient scellés dans le verre. Deux bandes de cuivre étaient reliées par un fil fin de constantan de o'I,m,02 de diamètre environ, et les deux autres étaient reliées par une jonction thermo-électrique en tellure-bismuth touchant juste le centre du fil fin. Un vide très poussé était fait dans l’espace compris entre les tubes d’essai. Quand les oscillations électriques traversaient le fil de constantan, un galvanomè-
- tre relié au couple thermo-électrique présentait une déviation proportionnelle à la racine carrée moyenne des oscillations engendrées dans l’an-tenne. Le récepteur employé donnait des déviations à peu près exactement proportionnelles au carré du courant traversant le fil lin. Le récepteur était iuséré entre une plaque de terre et une antenne réceptrice verticale consistant en un double fil de cuivre de (i mètres de hauteur muni au sommet d’une petite plaque formant capacité. L’antenne transmettrice consistait en un fil et une plaque semblables, supportes de telle manière que le fil put être coudé à volonté à une hauteur quelconque au-dessus du sol, et suivant différents azimuths. On mesurait le courant dans l’antenne réceptrice, cl on traçait les courbes polaires correspondantes.
- AZIMUTHS
- Le tableau I résume les résultats obtenus suivant différents azimuths, comptes en degrés à partir de la position pour laquelle l’extrémité libre de l’antenne transmettrice coudée était dissipée à l’opposé inverse du fil récepteur. La plus grande inégalité a été obtenue avec l’antenne coudée de façon à présenter 6o centimètres de fil vertical et 5m, de fil horizontal : à la dis-
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- tance choisie, le champ dans la direction vers laquelle est tournée l'extrémité libre est d’environ 6o % cle valeur trouvée dans la direction opposée. Les diagrammes polaires confirment les observations de Marconi et les déductions théoriques de l’auteur, que la radiation minima n’est pas à go° de la radiation maxima, mais a io5 ou j io" environ. La forme de la courbe polaire et la valeur de la diiFérencc des radiations varient avec la distance de l’antenne réceptrice ; à faibles distances, l’inégalité est moins marquée.
- En comparant ces résultats avec la théorie donnée, il faut noter que celle-ci repose sur l’hypothèse que le courant dans l’antenne trans-mcttrice ou le circuit transmetteur est partout le même. L’étude mathématique du problème deviendrait d’une difficulté insurmontable si l’on ne faisait pas cette hypothèse. D’autre part, dans l’antenne actuelle, le courant varie depuis un maximum, au pied de l’antenne, jusqu’à zéro à l’extrémité libre. Il en résulte que le moment magnétique actuel de l’oscillateur coudé est moindre que quand on suppose le courant uniforme.
- Soit nu petit circuit rectangulaire fermé traversé par uncourantoscillantdevnleur maxima I, et soit une ligne passant par le centre du rectangle et parallèle à l’un des côtés. Soient a et b deux points à une distance 7- du centre vers la droite et vers la gauche du rectangle. Soit. U la force magnétique maxima en a et b perpendiculairement au plan du rectangle, et PI la force électrique dans le plan du rectangle et perpendiculaire à la ligne bissectrice. On peut montrer
- 11 i/i^TT— ,«vh- i
- I u»v"„vT„v
- en appelant y-, les côtés du rectangle avec "i — /, étant la longueur d’onde de la ra-
- diation. L’établissement de ces formules repose sur les principes indiqués par l'autour dans son I étude théorique précédente.
- Soit la longueur du côté perpendiculaire à la ligne bissectrice sur laquelle r est mesuré, et considérons l’oscillation dans ce côté seulement: on a, d’après les mêmes principes, pour la force magnétique maxima h et la force électrique
- maxima e aux distances r dans les mêmes directions que II et E :
- Aux distances telles que mr soit grand en comparaison de l’unité, toutes ces forces varient comme l’inverse de la distance : LI = iI ete = /£. On a :
- nih—.mh =2-5.yx.
- Donc, cjuand on emploie l'oscillateur coudé relié à la terre comme dans les expériences précédentes, il est évident que le champ, à une distance r du centre non négligeable par rapporta la longueur d’onde, considéré dans hr direction vers laquelle est pointée l’extrémité libre de l’oscillateur, est dans Le rapport de (/<—H) à (fi -j- H), c'est-à-dire dans le rapport de
- (>.-=«,) i Ca+M»)
- vis-à-vis du champ dans la direction opposée.
- Si l’on admet l’égalité du courant eu tons les points de l’oscillateur, la quantité cy est la longueur de la portion horizontale de l’oscillateur. En comparant la théorie avec les résultats pratiques, il faut noter que la valeur à assigner à S>-sera toujours beaucoup plus faible que la longueur réelle de la partie horizontale, parce que le moment magnétique réel de l’oscillateur coudé est toujours beaucoup plus petit que le produit des longueurs de ses portions verticales et horizontales et le courant maximum à l’extrémité reliée an sol. En étudiant toutes les conditions en jeu, on voit que la valeur de $>' clans la formule doit, en première approximation, être presque égale à la moitié de la longueur de la portion horizontale de l’antenne, la longueur d’onde dans le cas présent étant égale à cinq fois environ la longueur totale. D’après cela, dans le cas d’une antenne de 3 mètres coudée de façon à présenter une portion horizontale de ym,io, la théorie indique que le rapport des deux forces magnétiques II et h doit être égal à 5xXil,’)/5xio, ou 22/60, et le rapport des radiations en avant et en arrière doit être égpl à /|0(. loo. L’expérience montre que c’est approximativement vrai.
- (A suivre.)
- R. V.
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- Détecteur k vapeur de mercure pour radiotélégraphie. De Forest.
- Un brevet américain, délivré le \ décembre, au Dr Lee de Forest, décrit le détecteur d’ondes que représente la figure i. Comme dans l’Au-rlion, la portion active du détecteur consiste en deux électrodes, l’une constituée par un filament incandescent et l’autre constituée par un métal.
- Fig. I.
- Mais ici, la.plaque métallique est remplacée par du mercure dont {a vapeur est interposée entre les deux électrodes. Pour rendre le détecteur sélectif, l'inventeur emploie un cliamp magnétique dont l’iiitensitc détermine la fréquence d’oscillations pour laquelle le détecteur présente le maximum de sensibilité. Il est probable que l’effet de ce champ magnétique est de retarder le mouvement des ions conducteurs dans le milieu gazeux et, si les ions sont en mouvement sous l’influence d’impulsions électromagnétiques rapidement alternantes, l’action produite par le champ magnétique dépend de la fréquence ou de la vitesse de vibration, de sorte que, pour un champ donné, l’effet résultant présente un maximum pour une fréquence déterminée.
- H. Y.
- Commande électrique à distance par les ondes hertziennes. — L. Torrès.
- A la suite delà publication du dispositif employé par M. Devaux (Q dans ses expériences laites au large d’Antibes pour la commande d’un sous-marin à distance au moyen des ondes hertziennes, l’auteur rappelle qu’un dispositif identiquement semblable a été employé par lui en lyoa-iqoS pour la commande à distance d’un tri-evcle d’abord, et d'un canot ensuite. En septembre iyo5,. des expériences ont été laites à plusieurs reprises dans le port de Bilbao sur un canot qui évoluait à une distance de 3oo à 2000 mètres de la berge.
- (') Eelaircuje Electrique, t. XLVITI, 18 août 1906, p. rji.
- L’appareil employé par l’auteur, et nommé par lui télékine, est décrit dans deux brevets de décembre 1902 et de décembre iqo3. Dans ce dernier brevet, 011 retrouve un électro-aimant dont l'armature entraîne un encliquetage à crochet commandant un levier qui se meut sur une couronne de plots. A chaque émission de courant, l’armature fait tourner d’une dent la roue à crochet et fait avancer le levier ; en même temps, l’armature agit sur mi autre levier et le fait pivoter en lui faisant quitter ainsi une butée sur laquelle il repose normalement. Ce dernier levier tend à revenir sur sa butée, dès qu’il est abandonné à lui-mème, mais ne peut effectuer ce mouvement que très lentement ; soit à cause de son inertie, soit par le jeu d’un mécanisme de freinage. Or pendant que le premier levier passe d’une position à une autre, l’armature oscille très rapidement et le temps écoulé entre deux émissions successives de courant dans l’électroaimant n’est pas suffisant pour que le second levier puisse venir s’appuyer sur sa butée: le contact est donc interrompu entre ce levier et sa butée au moment même oii le mouvement du premier levier commence, et ne se rétablit qu’après que ce levier est arrivé à une nouvelle position de re-
- Comme on le voit par celte rapide description, l’appareil décrit en 1903 par l’auteur est identique à celui qu’a utilisé M. Devaux en 1906.
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- ÉCLAIRAGE
- Sur la transformation de F énergie électrique en lumière.— Ch.-P. Steinmetz. — American la-
- Jnc.arulcsœnce, — Si de l’énergie est dépensée dans un solide ou un liquide, et s’il n'y a pas d’autre travail produit, le corps s’échauffe. Cette énergie est dissipée en partie par conduction et en majeure partie par radiation. Quand 011 accroit la quantité d’énergie en jeu, la radiation croit aussi, et les qualités de cette radiation changent: il apparaît d’abord des radiations de très grande longueur d’onde ou de très basse fréquence, puis, à mesure que l’énergie croît, la fréquence devient de plus en plus élevée, ou, ce qui revient au même, la longueur d’onde de la radiation devient de plus en plus courte. Parmi le nombre considérable d’ondes radiées par un
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- corps chaud, tin peu moins d’une octave est visible pour l’œil. Ces longueurs d’ondes soûl utiles sous (orme de lumière ; les autres constituent de l’énergie perdue.
- Parmi les rayons utiles, les trois quarts d’octave visibles n’apparaissent que quand la température est élevée. Quand la température augmente, non seulement les ondes constantes deviennent plus intenses, mais il apparail de nouvelles ondes de plus en plus courtes, et le maximum d’intensité se déplace du côté des ondes les plus courtes. Avec l'augmentation de température, la proportion (°/0) de radiation visible devient plus grande et ^ atteint un maximum; le rendement atteint sa plus grande valeur quand le maximum d'intensité tombe dans l’octave visible. Il est probable que ce maximum soit supérieur à la température du cratère de l’arc, et soit voisin de 'i ooo® à 5 ûoo®. A celle température, le rendement de la lumière incandescente est maximum, et la consomnintion spécifique a probablement pour valeur un quart à un demi-watt par bougie. Même là, le rendement n’est pas élevé, et n’alteinl. pas b %, c’est-à-dire que si l’on pouvait porter un corps incandescent à la température correspondant au maximum de rendement, on recueillerait sous forme de lumière à peine j % de l’énergie totale dépensée. Les q5 % de l'énergie dépensée seraient convertis eu ravons ultraviolets, chimiques ou actiniques, en ravons K, ou enrayons calorifiques de grande longueur d’ondes. Tl y a donc ainsi une limite absolue au rendement de l’éclairage par incandescence.
- Plus la température est élevée, plus est grand le rendement d’un corps incandescent. Le charbon semble être la plus réfractaire de toutes les substances : son point d’ébullition est voisin de 3 5oo°, et le cratère incandescent de l’arc au carbone est la source de lumière par incandescence qui présente le meilleur rendement. Dans une lampe à incandescence, la limite de température n’est pas le point d’ébullition du carbone, comme dans l’arc électrique, mais elle ne peut guère dépasser i 8oo", saus quoi le filament serait. rapidement détruit. Bien au-dessous du point d’ébullition, il se produit une évaporation ; le filament diminue de section et augmente de résistance ; la température décroit et, avec elle, le rendement. Les vapeurs de carbone noircissant I ampoule sur laquelle elles se condensent, il en
- résulte une nouvelle cause de diminution de rendement. Ainsi le rendement a été sacrifié dans la lampe à incandescence pour l’obtention d’une duree de fonctionnement suffisante: la consommation spécifique, au lieu d’être voisine de i watt par bougie, comme dans l’arc électrique, atteint ’\ watts par bougie environ.
- Dans la lampe à incandescence, le problème de l’amélioration du rendement peut être abordé de deux façons différentes.
- On peut remplacer le charbon par un corps ayant une plus faible tension de vapeur à haute température, et un point de fusion suffisamment élevé. Le tantale, l’osmium, le tungstène semblent devoir donner des résultats tout à fait remarquables, puisque la consommation spécifique a pu être abaissée à a watts, ?,5 watts et i watt par bougie, grâce à l’emploi de ces métaux comme filaments. L’inconvénient que présente l’emploi de fils métalliques réside dans leur faible résistance spécifique qui empêche la construction de lampes de faible puissance lumineuse et de lampes à tensions élevées.
- Une autre manière d’aborder le problème consiste à chercher un moyen d’améliorer le charbon. La tension de vapeur dépend non seulement de la constitution chimique, mais aussi de la structure physique. Au point d’ébullition du carbone, le charbon déposé des hvdrocarbures se transforme en une variété allotropique avant des caractéristiques métalliques prononcées, telles que l’élasticité, le coefficient positif de température, une grande stabilité, etc. : les filaments ainsi obtenus et nommés filaments métallisés peuvent fonelionncr avec un rendement beaucoup plus élevé que les filaments de carbone or-
- Hndiatiim sélective des solides. — La plupart des corps incandescents suivent la meme loi de radiation, la loi de radiation du <x corps noir », Si l’on peut trouver un corps présentant une radiation très sélective, c’est-à-dire telle que la proportion de la radiation comprise dans le spectre visible à la radiation totale soit anormalement élevée, on obtiendra évidemment unmeil-Ieur rendement pour la production de lumière qu’avec le « corps noir » à la même tempéra-
- Avec une telle radiation sélective, lu couleur de la lumière peut différer de celle d’un corps incandescent. Avec une radiation anormalement
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- élevée dans le spectre visible, l’augmentation d’intensité est probablement la plus grande dans le milieu du spectre visible ; la couleur de la lumière doit donc se rapprocher du vert-jaune, comme dans les manchons Auer. Le type d’une telle radiation est le cylindre de la lumière au calcium ou la llamme du magnésium qui brûle.
- Avec du gaz comme illuminant, on peut obtenir une très grande augmentation de rendement. grâce ii la radiation sélective, comme le montre le manchon Auer.
- Dans l’éclairage électrique, la lampe Nernst représente sans doute le premier pas fait pour l’amélioration du rendement grâce à la radiation sélective.
- Electroluminescence de vapeurs on de gaz. — Pour obtenir do la lumière avec un bon rendement, il faut produire des radiations, c’est-à-dirc des vibl’atious des molécules ou des atomes du corps qui émet la lumière, dont les fréquences soient, pour la plus grande part possible, comprises dans le spectre visible. Quand on chauffe un corps solide, 1 énergie dépensée dans ce corps sous forme de chaleur met en vibration les molécules ou les atomes. Quand ces molécules ne sont pas libres de se mouvoir, comme dans un solide ou un liquide, elles ne peuvent pas vibrer librement ; chacune d’elles ne peut pas avoir une période propre, et la vibration estirregulière. On a donc affaire à un mélange de toutes sortes de vibrations. Pour qu’il y ait accord entre les vibrations, il faut que les molécules du corps puissent vibrer librement, comme celles d’un gaz. Une vibration d’amplitude definie, de fréquence définie et, par suite, une couleur définie de lumière, ne peuvent être produites que dans un gaz ou une vapeur. Mais, quand on chauffe un gaz ou une vapeur, l'énergie dépensée apparaît, non plus comme la vibration des molécules, sauf peut-être indirectement aux températures 1res élevées, mais comme un mouvement rectiligne ou une pression. Los molécules se meuvent sur leurs trajectoires rectilignes, la pression augmente, et il n’apparaît pas de lumière. Ainsi la chaleur, qui porte à rincaudcsccnce un solide ou un liquide, ne peut pas rendre un gaz incandescent ou lumineux mais augmente seulement sa pression.
- Il existe cependant des méthodes permettant d’amener en vibration les molécules d’un gaz. Des réactions chimiques ou des actions électriques rendent les gaz luminescents, l’ar exemple,
- si un gaz est employé comme conducteur de courant électrique, les molécules du gaz sont mises eu vibration et l’on trouve une période définie de vibration, ou un certain nombre de périodes ou do fréquences d’après lesquelles les molécules ou les atomes d’un gaz peuvent vibrer : le gaz donne un spectre de raies. Jl en résulte un régime vibratoire défini, indépendant de la température. Par exemple, dans la vapeur de mercure, la plus basse fréquence est celle qui donne une raie vert-jaune, mais il n’y a pas une quantité sensible de vibrations d'assez faible fréquence pour donner de la lumière rouge à la température ordinaire Si l’on élève très haut la température, la molécule de mercure commence à effectuer une vibration de faible fréquence et la lumière rouge apparaît : quand la température croit, la couleur passe graduellement du vert au blanc, puis au rouge. On voit que, dans les vapeurs ou gaz luminescents, la loi de la radiation du corps noir ne s'applique pas.
- D’une façon générale, on peut dire qu’un tel arc de gaz luminescents constituant une source lumineuse a un rendement d’autant meilleur que la température est plus basse : c’est juste l’inverse de ce qui a lieu pour un corps solide ineandes-
- Théoriquemcnt, il u’y a pas de limite au rendement d’une vapeur luminescente. On peut imaginer une vapeur qui vibre uniquement avec une longueur d'onde particulière, par exemple celle qui correspond à la raie jaune. Toute l’énergie dépensée doit être radiée avec cette longueur d'onde particulière, telle que celle de la lumière jaune, et, par suite, la conversion d’énergie électrique en lumière aura pour rendement ii>o "/„, sans compter les pertes d’énergie par oouvexion ou copduction. Cette dernière peut être rendue très faible si l’on emploie un tube à vide. En réalité, toute l’énergie électrique n’est, jamais convertie eu lumière visible, car une grande portion est radiée sous forme de rayons uUravouges ou ultraviolets. La position des raies dans le spectre caractérise chaque gaz individuellement, et le problème consiste à trouver un gaz présentant la plupart des raies dans le spectre visible.
- Avec la vapeur de mercure mise en vibration par le courant, une très forte proportion de l'énergie totale est radiée sous forme de lumière visible. Avec la vapeur de carbone, la proportion
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- 26 janvier 1907.
- RËVÜÜ D’KLECTRiCITÊ
- iil
- d’énergie radiée dans le spectre visible est extrêmement faible. L’arc ou carbone a un rendement extrêmement faible : en pratique, on peut dire qu il n’est pas lumineux. Le silicium aussi donne un arc qui. en pratique, n’est pas lumineux. D’autres corps, tels que le calcium, le titanium, etc., donnent une proportion très élevée, de lumière dans le spectre visible, et présentent, par suite, un très bon rendement.
- La couleur de la lumière produite par l'incandescence varie du rouge-jaune à basse température au jaune et approche du jaune-blanc aux températures élevées. La radiation sélective de corps solides tend à donner une prépondérance de rayons vert-jaune sans toutefois changer beaucoup la couleur. Avec des vapeurs ou des gaz électroluminescents, la couleur dépend des raies du spectre qui prédominent.
- L’éleetrolumincscenoc permet de produire de la lumière d’une couleur quelconque. Mais cela complique beaucoup la question du rendement. On ne peut plus considérer comme rendement le rapport de l’énergie radiée à l’énergie totale dépensée, puisque les différentes parties du spectre visible ont des équivalents d’énergie très différents : une bougie de lumière rouge ou violette représente beaucoup plus d’énergie émise sous forme de radiation, qu’une bougie de lumière verte ou de lumière jaune. L’équivalent lumineux de l’énergie est une fonction de la longueur d’ondes. Il est évidemment nul dans l’nltra-rouge, et très faible dans le rouge sombre et augmente peu à peu jusqu’à un maximum qu’il atteint dans le jaune et le vert; ensuite il décroît pour redevenir très faible dans le violet et nul dans l’ultraviolet. Une bougie par watt comme lumière rouge ou comme lumière violette pourrait représenter un rendement très élevé tandis que dix bougies par watt, avec de la lumière verte ou jaune, constituerait un mauvais rondement : autrement dit l’énergie radiée dans un faisceau d’une bougie de lumière rouge est probablement plus grande que l’énergie d’un faisceau lumineux de dix bougies de lumière
- Cette particularité explique l’impossibilité où 1 on se trouve de déterminer le rendement lumineux par des quantités physiques. La lumière constitue une conception physiologique de quelques longueurs d’ondes de radiation, mais non une quantité physique.
- Quand on recherche comme unique condition line économie élevée, les spectres dans lesquels le vert et le jaune dominent sont particulièrement avantageux : par exemple l’are au mercure ou l'arc à flamme au calcium ont un rendement élevé, mais donnent une lumière presque monochromatique. Le soleil, comme corps incandescent. donne la lumière des solides et des liquides ^ct émet toutes les radiations, avec une prédominance nette dans le rouge. On a généralement coutume de demander aux lumières artificielles de s’approcher autant que possible delà lumière solaire, c’est-à-dire de la lumière blanche. Le problème est donc de trouver une vapeur qui donne les raies spectrales de tout le spectre visible, distribuées à peu près de In même manière que dans le spectre solaire, et qui donne aussi peu de raies que possible en dehors du spectre visible.
- Une substance donnant des raies spectrales uniformément distribuées en intensité dans tout le spectre visible ne serait pas blanche, mais verte, à cause de l’effet physiologique plus prononcé des radiations occupant le milieu du spectre.
- (A suivre.) R. R.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur le chlore èlectrolytique. — P. Ferchland.
- — Elcklrolechnik und Maschinenbau, 23 décembre lyofi.
- D’après l’auteur, on peut employer quatre procédés pour purifier le chlore préparé élcc-trolytiquemenl :
- i" On peut empêcher l'oxygène de pénétrer dans l’espace anodique ;
- a" On peut neutraliser l’oxygène nuisible dans l’espace anodique ;
- 3" On peut employer des électrodes inattaquables ;
- l\" On peut purifier le gaz postérieurement.
- D’après la première méthode, on peut empêcher la pénétration de l’oxygène dans l’espace anodique en maintenant l’accumulation de potasse caustique dans l’espace cathodique. Cela exigerait un vidage fréquent des bains et cela entraînerait des Irais importants. La pénétration de l’alcali vers l’anode peut plus avantageusement être évitée en faisant circuler tout l’élee-
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- L'ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. L. — N° 4.
- trolvte clans la direction de l’anode vers la cathode. On peut particulièrement employer la mélhodc sans diaphragme, mais on peut aussi utiliser des diaphragmes en amiante (d’après Ilargraeves et Bird).
- D'après la deuxième méthode, la neutralisation de l'oxygène qui a pénétré peut être réalisée par l’adjonction d'un second diaphragme, l’espace entre les deux diaphragmes étant rempli d’une solution neutre de sels. Cette méthode est encore inapplicable à cause du vidage des bains. Il .vaut mieux employer une méthode de précipitation, en précipitant par exemple l’oxygène, sous forme de peroxyde de plomb. On a essayé aussi, en amenant d’une façon permanente de l’acide chlorhydrique, de rendre impossible la formation de sels oxygénés dans l’espace anodique : cette méthode est évidemment applicable, mais seulement dans de grosses exploitations. Les appareils nécessaires sont très compliqués, et leur conduite exige un moment d’attention et d’habileté de la part des ouvriers.
- La troisième méthode, l'emploi d’électrodes inattaquables, semble très simple. Avant tout, on dispose, pour remplacer le charbon, de trois corps inattaquables au chlore naissant: ce sont le platine, l’oxyde de fer et le peroxyde de plomf?. L’emploi du platine sous forme de tôles conduit à des prix énormes. Même en emphnant des feuilles très minces., une installation de 1.000 chevaux, dont rétablissement coûte i,85 millions, exigerait pour 5 millions de platine. Pour quelques appareils de débit limité, les électrodes établies par la maison llcrueus, eleon-sistant en fils ou feuilles très minces souciés dans du verre, peuvent être employées. Dans beaucoup de cas, les plaques de fer, revêtues d’une couche d’oxyde de fer coulé, peuvent être d’un emploi avantageux : il en est de même des plaques en oxyde de fer coulé. Mais ces plaques présentent une résistance électrique très élevée et conduisent, en pratique, à des dimensions colossales d’électrodes. Le peroxvdc de plomb, bien connu des électrochimistes à cause de l’accumulateur, semble se prêter à cette application, mais aucun résultat pratique n’a encore été obtenu. Par exemple, on a proposé (lùtz Gerald) des électrodes formées de lithorge oxydée ensuite
- par solution ou par électrolysc et transformées en peroxyde de plomb. Ces électrodes sont très massives et présentent une résistance élevée.
- La quatrième méthode qui consiste à purifier postérieurement, au moyen d’acide carbonique, le gaz impur présente des difficultés particulières. La séparation chimique est très difficile, car c’est le gaz le plus difficile à enlever que l’on doit faire disparaître. La séparation physique, ht distillation fractionnée, qui donnerait des résultats certains, est inapplicable dans une grande installation. Il y a encore une quantité de problèmes intéressants à résoudre, mais on peut espérer que des progrès importants seront faits dans l’avenir, probablement dans la réalisation d’électrodes inattaquables.
- E. B.
- Nouveau four électrique. — A. Schwarz. —
- L’auteur décrit un type de four électrique permettant d’obtenir exactement la température voulue. Le four consiste en un tube de f) centimètres de diamètre et 8o centimètres de longueur en tôle de 1er de moyenne épaisseur. En deux points sont disposées deux ouvertures opposées fermées par du mica et permettant d’observer les phénomènes qui se produisent dans le four. Tout le tube, sauf les fenêtres de mica, est enveloppé de papier d’amiante sur lequel est enroulée une spirale de chauffage en fil de niche-line de olun',75 de diamètre. Au-dessus de cette spirale est disposé un revêtement en calorifuge de 3 centimètres d’épaisseur, puis une enveloppe de tôle séparée du revêtement par un espace d’air de a centimètres. Des fenêtres en mica correspondent à celles du tube intérieur. Pour éviter la chute de chaleur aux extrémités du four, l’auteur a employé un artifice particulier, en plaçant îi ces extrémités doux petits fours auxiliaires avec enroulements en fil de nickeline dans lesquels on fait passer un couvant dérivé d’intensité réglable. Grâce à ce dispositif, on peut compenser les chutes de chaleur existant aux bouts du four, et les eouvbes relevées par l’auteur montrent que la température est bien uniforme sur toute la longueur du four.
- E. B.
- Le Gérant : J.-R. Nourt.
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- Tome L. Samedi Z Février 1907. 14* Année. — N- 5
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur an Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montc-fiorc. — NI. LEBLANC, Professeur i l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur àla Sorbonne, Membre de l’lnstitu!. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufacture». — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur k la Faculté libre des Sciences de Lille.
- NOTES SEU LE MOTEUR SHUNT COMPENSE MONOPHASÉ
- L’établissement de réseaux de traction h courant monophasé a créé uu débouché sérieux pour les moteurs monophasés susceptibles d’une application aux diverses industries des régions desservies. L’alirnentation de moteurs par les usines génératrices de ces réseaux aurait fréquemment en effet un grand intérêt économique : d’un côté l’énergie souvent disponible avec mie ligne de faible trafic trouverait là une utilisation immédiate; d’un auLrc côté, le développement des industries delà région serait favorisé par l’emploi d’une force motrice à bas prix.
- Enfin, indépendamment de toute question de traction, il est à présumer que le courant monophasé sera utilisé sur une grande échelle pour le transport de force à longue distance: si l’on fait travailler les isolants dans des conditions identiques, le courant monophasé réalise en effet sur Je triphasé une économie de cuivre assez sérieuse {‘); il diminue de plus le nombre des isolateurs dans la proportion de a/d, tout en simplifiant notablement la pose et l’entretien de la ligue. D’autre part, ainsi que cela a été démontré parles études publiées récemment sur les longues lignes à courants alternatifs Q, l’on devra adopter pour ccs lignes des fréquences relativement basses, 2ü et même io périodes par seconde. Dans ccs conditions, l’emploi de machines à collecteur est parfaitement admissible ; parmi celles-ci le moteur shunt monophasé à vitesse constante dû aux travaux de M. Latour semble plus particulièrement indiqué, grâce à ses propriétés spéciales. Comme on ie sait, ces propriétés
- (’) Voir l’article de M. Latour publié dans VÉclairayr Électrique du jô février 19m.
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- T, L. — N° 5.
- sont:'-a) aisé ; c) u
- simple de stator e* c
- le vitesse sensiblement constante quelle que soit la charge; 6j un démarrage facteur de puissance réglable; d) une commutation parfaite à tous régimes, une fois le démarrage opéré. L’étude du moteur shunt Latour est donc très intéressante ; elle nous avait conduit à une première publication sous le même titre dans les numéros de ['Eclairaije Electrique des 4 mars et 27 mai 1900, depuis celte époque il n’a rien été publié d'analogue, à notre connaissance. Cette première étude, dans un but de simplification cl pour permettre une étude graphique commode, se bornait au cas où l’on néglige la résistance ohmique du court-circuit B2Bt (fig. 1) (J, Les calculs ne présentent alors aucune complication notable, mais malheureusement, l’hypothèse précédente n’est pas toujours justifiable et l'on est amené à l’étude du problème dans toute sa gé té. Tel est le but de ce deuxième mémoire dans lequel s le premier, en commençant par le cas relativement balais ne sont pas décalés et où les tensions appliquées au
- ralilé. maigre sa grande complex n suivra le même ordre que dan
- a fig rotor sont
- m pha
- Equations générales.
- Notations. — Nous conserverons les mêmes notations ; toutefois, pour donner une complète généralité aux formules et les rendre applicables même dans le cas d’une répartition non sinusoïdale des flux magnétiques, nous serons amenés à introduire deux nouveaux symboles m et ;/ que nous définirons ci-dessons. Désignons donc par;
- I, le courant statorique,
- J2 celui parcourant le circuit rolorique B,B,,
- I2 le courant parcourant le circuit rotorique B2B2,
- Rj, R2, Pi3 les résistances ohmiques correspondantes (R2 comprend éventuellement la résistance d’un riiéoslat de réglage),
- L, le coefficient de soif-induction de l’enroulement statorique,
- L2 celui des enroulements rotoriques B,Bf, B2B2 supposés identiques,
- M — y/(i — ff)LjL2 le coefficient d’induction mutuelle entre le stator et le rotor, m un coefficient tel que, multiplié par la vitesse angulaire, il donne la force électromotrice dynamique induite dans le circuit B1Bl du rotor lorsqu’il passe un courant-unité dans le stator (dans le cas d’une distribution sinusoïdale des flux. L’on démontre aisément l’égalitc m — M).
- ja un coefficient analogue à m pour l’ensemble des deux circuits rotoriques. (Dans le cas de flux sinusoïdaux g=L2.)
- £3=—la vitesse de pulsation du courant, w la vitesse angulaire du moteur.
- Equations fondamentales. — Si l’on considère te circuit primaire, la tension aux bornes statoriques étant ïJt, l'on peut écrire Légalité :(/ = [' — 1).
- _____________ U, ---- RJ, -f- L&hj -h MÜl2j (*). (1)
- 0 Cf. Éclairage Éleâtriqae, 4 mars igu5, page 3sa.
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- 2 Février 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- De même pour le circuit BjBn l’on trouve: et enfin pour le circuit B2B-2 :
- O — RaI2 + LaQI-J -+- MQIJ — . (3)
- Les courants R. 12, J2 sont entièrement déterminés parles trois équations précédentes. Tirons de (3) la valeur de J2 et portons-la dans (i) et (3) ; il vient
- j |j.o>J2 — MüI ,j
- 2— ~R3+L2û/
- ;j.6>Ja—MÜR; Uüj
- R,
- n posant
- = (n.+(I-
- L,ü
- z^v/bF+üü- igY = -
- 1T cos y) I£ + (1 — (1 — ’) “in* T) L,ÛIJ
- + MÛ }tj + MS2 ?
- De même
- oUl = (ri,+ê^i^, + (I„^,„
- J.Ü (
- Ces équations sont de la forme
- Ui —z;it-i-74ja )
- ttXJ\ = ZtjL ~(— ZçJjj ]
- les Z étant des quantités complexes; l’on en tire immédiatement
- (4)
- (4')
- Tj =
- J2 = -
- (ô)
- -ZiZÏ 1 f 7J[— aL\ . - j
- 'Wt1' 1
- Le courant total primaire absorbé est L H-Jj, Jj désignant le courant passant dans le primaire du transformateur alimentant le rotor; si l’on néglige les pertes et le courant à vide de ce transformateur, l’on peut admettre l’égalité aJ2, de telle sorte que le courant total a pour oxprossiou «
- J, + I, = <Z‘+ffi-^+a-g2lJ,. (6)
- En comparant les équations (d) et (L), l’on trouve que les Z sont déterminés par les égalités suivantes : ( l’on posera ^
- 7\ = \\ | - (t — t) L,L‘ sin y cos y -h (cos2 Y 4- c sin2 7) L,Q j
- z:=(1 ~ f;sin •) M“ - f M“cos w
- Zi ^ W Mû sin Y + MÛ cos -;j
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- Formules des courants. — En portant ces valeurs Z[, 71t, Z] dans les équations (5) et ei
- mettant les fractions sous la forme (AA BR' étant des quantités réelles), Toi
- obtiendra facilement les valeurs réelles efficaces.
- i, (ou j, ou i, + j,)= r,.
- v/A'*+m
- Après avoir effectué cette opération pour 1, . l’on arrive, toutes simplifications faites, : l’expression :
- is y) IL — L, LSÛ2 (cos2 y +' cr mû2 -f) -f
- I (U, 4-(i — <r) J.,ü sinycosy)L.;Q
- De môme, e édente (7), 1’
- 4- L,Q (nos2 T + o- shLv) R, -h (-R, mu y 4- L,Ü cos y — 5 ~ cos -,
- 1 désignant, pour abréger l’écriture, par '•£ le dénominateur de la fraction pré-
- 0, y/K E - ^ »» , ) Mc - «R. LO ,ii T cos, |a -l-[^Mc , +,
- io»,)L,ï
- tg ?i (OU ?-.) = 2
- Dècalacjes. Facteurs de puissance. — Laissant de coté pour le moment les expressions du courant L ol du courant total calculons les angles de déphasages », et »2 des cou-
- rants I,, «L sur la; tension Ur : ces angles se déduisent également du système (5) en considérant encore les fractions sous la forme et en appliquant la formule
- AB'— BA'
- "BB' + AÀ7
- les angles ^ et étant comptés comme positifs lorsque les courants correspondants sont en retard sur la tension.
- L’on obtient ainsi :
- ( a V~ MÛ sin Y - IL - ^ CM y ) |(R, h (i - b) L,Q si-, y «» y) L.Q-: L.ü (cogS y a- * sin2 y) II, + R, sin y 4- L, iï cW y
- - ; ^ oos MÜ cos T - I«.Û + «in y j|"(R, 4- (i - <0 L,û sin y cos y} R,
- — L,LsÛ2(cos2 y 4- ff sin2 y) 4-| R, Cûs y -3- L, Çi sin y — \ sin y il
- » y) L,ü 4- L, Q (cos2 y 4' -t sin2 y) R, 4- ^
- - cos y ) f(R, 4-(r- cr) L.Û sin y cos y) 11
- - L,L:U2 (cos2 y 4- cr sin2 y) 4-^-(R, co* - a(i — cr)L,Q sin y cos yj j)R, 4-(i — cr) LjÜsi
- in*ï) L
- (L.-Ü 4- L,Ü Los2 y cr sin2 y) R, 4- ^ ,ûl |(R, e(.-o)Llu«nïcwY)Rt
- L L3Q2 (cos2 f+T
- ,».»T)I,û) p,+(i-,)Llü™r«.-.ï)I,Û + L1U(™
- j + |(V^ .inqMu.-.B, —(.-,)L,U.i.,,co.,| - L,LSQ2 (cos2 y 4- cr sin2 y)4- ( R, cos y 4- L,Q siny -
- H t sin2 y) R. 4--(-—1 —R, s
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ j
- L’on vérifie aisément qu’au démarrage i
- lgfsrf =
- __L,Q
- as formules deviennent )(co8aY +jsîna y)
- ï) LtÛ s
- R,
- ce qui pouvait être prévu à priori.
- Les formules précédentes se présentent sous une forme assez compliquée, mais il est possible néanmoins d’en tirer des conclusions intéressantes, surtout lorsque l’on néglige certains termes d’importance secondaire, ainsi qu’on le verra plus loin; avant d’entreprendre cette discussion, nous chercherons l’expression du couple.
- Couple. — A cet effet, remarquons tout d’abord qu’en vertu de principes énoncés -précédemment (l), le couple d’un moteur shunt peut être.représenté dans le cas qui nous occupe par l’expression
- G = M)ltL
- 1,J2 représentant le produit géométrique des courants 1,J2.
- D’autre part, en éliminant U, entre les deux équations (5), l'on obtient la relation:
- . ___, Zj — aL\
- 2 1 aU.L — 7Â
- oo
- Or, lorsque de
- 'MÜûoy — Ra — tyLcos-quantités complexe
- -J- o cïï M£2 cos y — L2ü -J- —-[ Z3 1 2 7
- L, J2 sont reliées par
- J. =-------L, il est possible de démontre
- ' A +B; r
- elation de la forme leur produit géométrique a pour valeur
- En appliquant cette règle, l’on trouve immédiatement que le c fonction du courant 1,
- uple a pour expression <
- u—aEh — a(i — „) ,LQ6inY
- a sio2 y) Liü]
- u MÜ sirf y — üj — ,
- - Mo cos -/ — I-iQ -4
- Pour avoir l’expression de ce couple en fonction de la tension aux bornes Uj, il suffit de remplacer If par sa valeur donnée pur (7). En effectuant cotte opération il vient immédiatement :
- LD*
- désignant le numérateur de la fraction (12).
- Les vitesses pour lesquelles le couple s’annule se détermineront donc en égalant tl> à zéro ; l’équation ainsi obtenue est du troisième degré en u.
- Nous examinerons tout d’abord un cas particulier intéressant, celui pour lequel <z = o, ce
- C) Cf., sur la théorie
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T, L. — N® 5.
- 154
- qui correspond à la mise en court-circuit de l’enroulement BjBj ; les racines de l’équation %= o sont alors
- Vii!I+ïC
- ’L\ Ug u*Qs><Rs’
- m = M
- La = ij,
- r3 = r«3
- la formule précédente devient
- (:3)
- L’on reconnaît la formule qui donne pour un moteur monophasé asynchrone ordinaire la vitesse correspondant à un couple nul. L’on en conclut, ainsi que de l’examen des formules (7), (9) et (to), que les deux moteurs sont identiques dans ce cas particulier; ceci a été signalé déjà par divers auteurs, mais sans démonstration bien rigoureuse à notre connaissance. L'analogie ne doit pas, du reste, être poussée trop loin en pratique, car lorsque la distribution du flux n’est pas sinusoïdale, les coefficients M et mn L2 et jx ne sont pas identiques et peuvent avoir des valeurs assez différentes ; d’autre part, au point de vue quantitatif, les résistances ohmiques ont une valeur notablement plus élevée avec l’emploi d’un collecteur et de balais, de telle sorte que le fonctionnement sans excitation du moteur de la figure 1 ne sera pas satisfaisant en général. (Comme on le sait, un moteur monophasé asynchrone ordinaire ne possède une marche suffisante qu’à la condition d’avoir des circuits rotoriques de très faible résistance ohrnique.)
- Nous n’insisterons pas sur ce cas particulier, renvoyant le lecteur à une élude publiée récemment ici même sur le diagramme rigoureux du moteur monophasé asynchrone {Éclairage Électrique des y.7 janvier et i4 avril 1906); les constructions indiquées dans cette étude s’appliquent également au montage envisagé actuellement, ce qui nous dispensera d’y revenir.
- La discussion des valeurs fournies par l’égalité (i3) dans le cas général est intéressante ; en particulier, cherchons si la vitesse à vide peut être hypersynchrone. Pour cela, il faut et il suffit que l'inégalité
- 04)
- soit satisfaite.
- L’étude de l’inégalité précédente offre un grand intérêt théorique; l’on reconnaît en premier lieu comme conditions nécessaires
- (Rn général, bien qu’une seule des conditions soit nécessaire analytiquement, l’une entraîne physiquement l’autre.)
- Par conséquent la présence d’harmoniques dans la distribution des flux est indispensable à la réalisation d’une marche à vide hypersynchrone.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ 155
- Ces conditions remplies, on peut mettre l'inégalité (i4 ) ? n supposant de plus vérifiées les inégalités (‘)
- us la forme plus commode
- (i4-)
- Admettons par exemple la relation ç = ^ (hypothèse assez vraisemblable avec une
- faible dispersion et dans le cas d’un enroulement statorique analogue à l’enroulement du rotor), l’inégalité (i/|,v) prend la forme simple
- R9R»<(t-?*)L|Ü*. (i-4'O
- Telle est la condition pour que la marche à vide soit hvpersynchronc.
- (A suivre.) J. Bethexod.
- LES INSTALLATIONS DE TRACTION ÉLECTRIQDE DE PENNSYLVANIA RAILRO VD
- LIGNES DL LONG ISLAND RY
- La puissante usine génératrice que la compagnie du Pennsylvania Railroad a établie dans le courant de l’année dernière auprès de Long Island City a été décrite succinctement (Eclairage Electrique, 26 mai 1906, page 296). Sa capacité finale dépassera 100000 kilowatts, et elle est chargée d’alimenter les voies électriques du Long Island Railroad. Nous nous proposons.aujourd'hui de décrire brièvement les intéressantes installations électriques de ces voies (2).
- lies lignes électriques du Long Island R'' relient New-York à sa banlieue et se raccordent aux lignes du Metropolitan IV et du Brooklyn Transit Ry. Filles sont alimentées en courant continu à 600 volts par cinq sous-stations fixes : en outre, deux sous-stations mobiles, établies sur des trucks, desservent deux lignes aboutissant à des champs de courses, et où le trafic est extrêmement important certains jours de l’année. Les sept sous-stations sont représentées par des points noirs
- Les sous-stations sont reliées à l’usine génératrice de Long Island City par des lignes de transmission triphasées à 12000 volts : ce;
- S d'uQ c
- tude do M. W-K. Smith, publié
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N°
- souterraines. Les ingénieurs chargés de rétablissement des lignes estimant que le système aérien offre autant de sécurité que le système souterrain, est plus facile à réparer en cas d’avarie et coûte sensiblement moins cher, n’ont employé des câbles de transmission que dans des agglomérations où la densité de la population empêchait d’une façon absolue l’adoption des lignes aériennes.
- De l’usine génératrice jusqu’à Woodhaven Junclion, cinq lignes triphasées transportent l’énergie électrique nécessaire aux différentes sous-stations : ces lignes sont souterraines dans la ville de Long Island, cl aériennes sur le reste du parcours : le raccordement du
- système aérien et du système souterrain s’effectue dans une cabine de parafoudres, représentée en P sur la figure 2. De la sous-station de Woodhaven Junction, trois lignes vont à la sous-station de East New-York, puis deux lignes continuent pour aboutir à la sous-station de Grand Avenue: ces lignes sont souterraines. D’autre part, deux lignes vont de Voodhaven à Dunton, où elles passent par un poste de parafoudres P' pour devenir aériennes, puis atteignent la sous-station de Roc-kaway Junction d'où deux dérivations aboutissent aux postes lg‘ ‘ de Belmont et de Springfield
- Junction où l’on raccorde les sous-stations mobiles qui fonctionnent les jours de course. Enfin, deux lignes, en partie aériennes, en partie sous-marines, partent encore de Woodhaven Junction pour atteindre la sous-station de Harnmel.
- Les lignes souterraines triphasées sont placées dans des conduits en poterie vitrifiée de section rectangulaire à angles arrondis avec des parois de 18 millimètres d’épaisseur. Ces conduits sont placés dans du mortier do ciment dans lequel ils sont complètement enfouis. Des chambres d’accès ménagées de distance en distance et construites en ciment permettent de visiter les conduits. Sur les conduits principaux sont branchées des pompes centrifuges, réparties en trois postes, destinées à enlever l’eau qui pourrait pénétrer dans les conduits.
- Les câbles souterrains sont à trois conducteurs de 125 millimètres carrés composés chacun, de trente-sept fils de cuivre. Chaque conducteur est recouvert de papier imprégné : les intervalles existant entre les conducteurs isolés sont comblés avec du jute, et une nouvelle couche de papier épais est placée sur l’ensemble. L’enveloppe de plomb a quatre millimètres d’épaisseur et le mêlai contient i,5 "j0 d’étain. Le diamètre total du câble est de 7 centimètres. Chaque longueur de câble a été essayée sous 3o 000 volts entre conducteurs et entre un conducteur et l’enveloppe. Après la pose des câbles., on a encore fait un essai à 3o 000 volts entre conducteurs et à 27 000 volts entre un conducteur et l’enveloppe pendant 3o minutes. Pour la traversée de la Jamaïca Bay, on a employé des câbles sous-marins armés ; chaque conducteur est isolé au caoutchouc, et l'ensemble des trois conducteurs est à nouveau recouvert de caoutchouc : au-dessus de l’enveloppe de plomb est disposé
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- un guipage de jute, sur lequel s’appuie une armure de fils de, fer galvanisés. Aux chambres de visite et aux sorties dans les sous-stations, les câbles sont encore entourés d’un revêtement d’amiante. Les raccordements de lignes aériennes et de lignes souterraines présentent, comme l’on sait, des dangers importants d’avaries causés par les décharges statiques. On a donc prévu, aux points de raccordement, des postes contenant des parafoudres Westinghouse ; des bobines de self-induction et des interrupteurs de sectionnement. Ces postes de parafoudres sont construits entièrement en fer et en béton, pour éviter tout danger d’in-
- Les lignes aériennes sont établies sur des pylônes en fer dans les portions principales, et sur des poteaux en bois dans les dérivations moins importantes. On a jugé inutile d’adopter, pour plus de sécurité, une double file de poteaux pour soutenir les lignes : on a préféré employer des poteaux de très grande solidité. Les pylônes métalliques de la ligne principale sont prévus pour porter huit lignes triphasées comprenant chacune trois câbles de 125 millimètres, et, en outre, huit câbles à basse tension de 260 millimètres carrés disposés au-dessous des conducteurs à haute tension. Les poteaux des lignes dérivées sont prévus pour deux lignes triphasées seulement, et pour quaLre câbles à basse tension. La portée moyenne avec les pylônes métalliques est de mètres : le poids de câbles supporté par un pylône lorsque tous les conducteurs seront en place, s’élève à plus de deux tonnes. Ces pylônes sont formés de. fers cornières assemblés par des entretoises en diagonale. La hauteur des
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- pylônes normaux est de 12 mètres ; quelques-uns ont i5m,5o. Les pylônes ont été prévus pour résister à une vitesse de vent de 160 kilomètres à l’heure. Les pylônes employés en courbe et pour les ancrages sont d’un modèle particulièrement renforcé. Les figures 3 et 4 représentent les parties supérieures d’un pylône ordinaire et d’un pylône d’ancrage. La distance entre deux isolateurs est de 60 centimètres sur les bras à quatre isolateurs et de im,8o sur les bras à deux isolateurs. La longueur totale d’un grand bras est de 2m,8o et celle d’un petit bras, de 2”,10. La distance verticale entre les sommets des deux isolateurs superposés est de 55 centimètres. Le bras qui porte les huit câbles à basse tension a aussi 2m,8o de longueur ; les isolateurs sont placés à 22cra,5 les uns des autres ; ce bras est à im,3n au-dessous du bras inférieur portant des conducteurs à haute tension. Les cornières d’angle du pylône normal sont des fers de 7,5X7,5xi centimètre. Les poteaux des lignes dérivées sont en chêne ou en pin jaune créosoté. Les isolateurs normaux ont i6im,25 de diamètre et i2cm,5 de hauteur : ils sont en porcelaine et sont formés de deux pièces cimentées entre elles. Ces isolateurs sont colorés avec un vernis sombre qui les rend moins visibles. Ils ont tous été essayés à 3oooo volts dans un essai de durée et à ôoooo volts pendant 2 minutes ; en outre ils ont été plongés dans l’eau bouillante et aussitôt après dans la glace fondante pour éprouver leur solidité. Après la mise en place des câbles, on a essayé les lignes à 3o 000 volts entre un conducteur et la terre pendant 4 minutes. Les isolateurs d’arrêt soûl munis de deux cloches, l’une au-dessus et l’autre au-dessous du point de fixation du câble.
- Les sous-stations ont été prévues de façon à permettre les extensions futures que nécessitera l’augmentation du trafic, et remplissent les conditions nécessaires pour assurer un service rapide sur les lignes électriques. La distance des différentes sous-stations à la sous-station de Woodhaven (fig. 1) sont les suivantes : East New-York 5km,2 ; Grand-Avenue 10 kilomètres ; Rockaway «function 5k“,5 ; Hammel 11 kilomètres. Les postes de Belmont et Springfield Junction, où l’on raccorde les sous-stations mobiles au réseau à haute station, sont distants de 5km,G de Rockaway Junction.
- Chaque sous-station est équipée avec des eommutatrices, desservies chacune par un groupe de trois transformateurs monophasés. Une seule d’entre elles, celle de Hammel, contient une batterie-tampon, de 3 200 ampère-heures en une heure, prévue à cause des fortes fluctuations de charge ; les autres recevront des batteries-tampons si l’accroissement du trafic l’exige. Actuellement les eommutatrices installées sont généralement des machines de 1 000 kilowatts ; plus tard, ce seront des machines de 15oo kilowatts. La sous-station de Grand-Avenue contient trois eommutatrices de 1000 kilowatts et en contiendra plus tard 5 de i 5oo kilowatts ; la sous-station d’East New-York contient 3 machines de 1000 kilowatts et contiendra 4 machines de 1 5oo kilowatts ; celle de Woodhaven Junction contient 3 machines de 15oo kilowatts et en contiendra six; celle de Rockaway Junction contient 2 machines de 1000 kilowatts et contiendra 4 machines de 15oo kilowatts; celle de Hammel contient 2 machines de 1000 kilowatts et contiendra 5 machines de 1 5oo kilowatts. Cette dernière sous-station contient en outre deux survolteurs de 160 kilowatts desservant la batterie d’accumulateurs. Chaque commutatrice de ioop kilowatts est alimentée par trois transformateurs monophasés de 375 kilowatts à refroidissement par circulation d’air. Les bâtiments des sous-stations sont construits de façon à pouvoir contenir, dans la largeur, deux eommutatrices de i5oo kilowatts et les transformateurs correspondants. De part et d’autre des machines sont disposés un tableau à haute tension et un tableau à basse tension. Les fondations des eommutatrices ont été prévues partout pour des machines de i5o kilowatts. Les deux sous-stations mobiles contiennent chacune une commutatrice de 1000 kilo-
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- watts et les appareils correspondants: elles seront succinctement décrites un peu plus loin.
- Les eommulatrices sont du type Westinghouse: elles produisent 16oo ampères sous 625 volts ; du côté triphasé, elles sont alimentées sous 370 volts environ. Les machines de 1000 kilowatts sont à huit pôles et tournent à la vitesse de rotation de 375 tours par minute ; les machines de 1 5oo kilowatts produisent 2400 ampères à 625 volts, ou 25oo ampères à 600 volts. Elles ont douze pôles et tournent à la vitesse de rotation de a5o tours par minute. L’excitation est compound ; les bobines série sont prévues pour que la tension augmente de 600 volts à vide à 620 volts en charge. Les constructeurs garantissent que les machines peuvent supporter 2Ü0 °/„ de surcharge sans se décrocher pourvu que la différence de potentiel alternative ne tombe pas de plus de i4 %• Chaque commutatrice est munie d’un petit moteur asynchrone pour le démarrage.
- Les transformateurs monophasés employés par groupes de trois avec chaque commuta-trice triphasée sont du type à insufflation d’air. La puissance de chaque transformateur est de 375 kilowatts pour les commutatrices de 1000 kilowatts et de 55o kilowatts pour les coin-inutalrices de r Doo kilowatts. Les enroulements à haute tension sont établis pour 12 000 volts primaires: les enroulements secondaires sont établis pour 4oo volts, avec des prises de courant permettant de descendre jusqu’à 34o volts. Les sous-stations comprennent aussi des petits transformateurs pour l’alimentation des moteurs asynchrones servant au démarrage des commutatrices.
- La batterie d’accumulateurs employée à la sous-station de Hammel comprend 3oo éléments chloride de 55 plaques. Cette batterie a une capacité de 5ooo ampère-heures au régime de décharge en trois heures, de 3 200 ampère-heures au régime de décharge en une heure, et de 64oo ampère-heures au régime de décharge en vingt minutes: elle peut supporter des débits instantanés de p6oo ampères. Elle est desservie par deux survolleurs de 160 kilowatts entraînés chacun par un moteur asynchrone de 235 chevaux : on a eu recours à deux survol-teurs pour plus de sécurité: la puissance combinée de ces deux machines correspond à 3 200 ampères. Les moteurs d’induction de ces machines tournent à 235 tours par minute et sont du type à cage d’écureuil ; la tension d’alimentation est de 4oo volts et est formée par un groupe de trois transformateurs de 200 kilowatts à ventilation forcée.
- Pour le réglage de chaque survoUeur-dévolleur, on a employé une petite excitatrice entraînée par un moteur d’induction : les variations d’intensité ou de sens du champ magnétique du survolteur sont obtenues par modifications de l’intensité ou du sens d'excitation de l’excitatrice. L’induit du survolteur est en série avec la batterie, et le tout est branché entre les barres générales et — de la sous-stalion. Les bobines inductrices de l’excitatrice sont reliées, comme l’indique la ligure 5, à deux groupes de 20 éléments de la batterie donnant chacun une différence de potentiel de 00 volts : entre l’extrémité de chaque groupe et l’enroulement inducteur de l’excitatrice est intercalée une pile de disques de charbon formant une résistance qui varie suivant la pression exercée sur elle. Un levier, supporté par un couteau triangulaire sur l’arète duquel il peut basculer, porte un noyau soumis à l’action d’un solénoïde S parcouru par le courant total des barres -h; un ressort réglable R fait équilibre à l’action de ce solénoïde. On voit immédiatement, d’après le schéma de la figure 5, que, si le levier L est horizontal, c’est-à-dire si les actions du solénoïde et du ressort s’équilibrent, l'excitatrice n’est pas excitée, de même que le survolteur. Si le levier oscille de l'un ou l’autre côté, suivant que le courant total augmente ou diminue par rapport à la valeur correspondant à la position d’équilibre, l’une ou l’autre pile de disques subit une pression plus ou moins forte. L’inducteur de l’excitatrice est alors traversé par un courant d’excita-
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- tion dont l’intensité correspond à la pression supportée par la pile de disques, et qui circule dans l’un ou l’autre sens suivant, que le levier L agit sur l’une ou l’autre pile de disques. De même alors, le survoltcur est excité dans l’un ou l’autre sens avec une intensité plus ou moins grande et agit soit comme survolteur pour que la batterie vienne en aide aux commutatriees quand la demande de courant augmente, soit comme dévolteur pour que la batterie prenne une partie de l’énergie électrique produite par les commutatriees, lorsque la demande de courant diminue. Dans le régulateur employé, le solénoïde et. son noyau consistent simplement en une pièce en U renversé suspendue sur une barre générale : l’inertie est tout à fait négligeable, et le réglage est pratiquement instantané. La batterie peut passer en dix secondes du régime de charge à 3 200 ampères au régime de décharge à t>4oo ampères : la puissance débitée par les commutatriees peut être maintenue constante à 5 % près.'
- L’équipement de chaque sous-station est complété par un tableau à haute tension et un tableau à basse tension, placés de part et d’autre de la salle des machines, et portant tous les appareils de réglage, et de contrôle. Les interrupteurs à 12000 volts sont tous à huile ; chaque pôle est enfermé dans un logement en maçonnerie : ces interrupteurs à huile sont prévus pour 600 ampères et sont commandés chacun par un servo-motcur électrique. Certains d’entre eux forment disjoncteurs automatiques par l’action de relais à maxima. Des lampes rouges et vertes, placées sur le tableau de manipulation, indiquent si l’interrupteur est ouvert ou fermé.
- Chacune des sous-stations mobiles contient une eommutatrice de 100 kilowatts avec ses trois transformateurs, ses -tableaux, et les appareils auxiliaires nécessaires : le tout, est placé dans un wagon en acier semblable à un grand wagon de marchandises. Le châssis de ce wagon est construit d’une façon extrêmement, solide : le wagon complètement vide pèse 22 tonnes ; le poids de l’équipement électrique qu’il contient est de 65 tonnes, soit au total 87 tonnes. Les commutatriees de 1000 kilowatts sont identiques à celles des sous-stations fixes : les circuits primaires des transformateurs sont reliés, par l’intermédiaire de câbles souples, à des prises de courant établies dans un bâtiment où l’on vient garer la sous-station mobile lorsque celle-ci doit fonctionner. Ce bâtiment contient les parafondres et les autres appareils nécessaires au raccordement avec les lignes de transmission. Le panneau de transformateurs, placé dans la voiture, porte des interrupteurs qui permettent de prendre, sur differentes prises de courant, quatre tensions secondaires variables. De ce panneau, les câbles aboutissent aux bornes triphasées de la eommutatrice. Celle-ci est munie d’un petit moteur asynchrone de démarrage. Les balais à courant continu sont reliés à un tableau portant les principaux appareils, et, do là, au troisième rail. Un ventilateur fournit l’air nécessaire au refroidissement des trois transformateurs.
- Le matériel roulant comprend des automotrices et des voitures de remorque : les trains sont tous à unités multiples et comprennent un nombre de voitures variable suivant l’importance du trafic. Les trains omnibus comprennent deux, trois, quatre ou bien cinq automotrices suivant qu’ils comprennent deux ou trois, quatre ou cinq, six ou sept., ou bien huit voitures au total. Les trains express comprennent une, deux, trois ou bien quatre motrices,
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- suivant qu’ils comprennent deux,'trois ou quatre, cinq ou six, sept ou huit voitures au total. Les trains se succèdent normalement toutes les 20 minutes; ils passent toutes les dix minutes le matin et le soir, et toutes les trente minutes aux heures où le service estpeu chargé. Les jours de course, les trains se succèdent toutes les trois minutes vers Belmont ou vers Springfield. En temps normal, un certain nombre d’express sont intercales entre les trains omnibus aux heures les plus chargées (matin et soir).
- Le materiel roulant est semblable à celui employé dans les métropolitains. Les voitures sont, en general, construites entièrement en acier : elles sont supportées par deux bogies ayant 2 mètres d'empattement et distants de iom,5o d’axe en axe : les roues ont 90 centimètres de diamètre. Dans les automotrices, l’un des bogies est muni de deux moteurs de 200 chevaux suspendus par le nez et attaquant chacun un essieu par l’intermédiaire d’engrenages : le rapport des dents de ceux-ci,est de 25/58.
- Le réglage de la vitesse par groupements série parallèle est effectué aumoyendu système électro-pneumatique Westinghouse à unités multiples, décrit en détail à propos du matériel roulant du chemin de fer métropolitain de Paris (* *).
- L’équipement électrique des automotrices comporte quatre sabots de prise de courant du type à palette pivotante avec ressort d'appui. Au-dessus de cette palette est disposé un coupe-circuit fusible contenu dans une sorte de boîte rectangulaire.
- II. ~ LIGNE DE PHILADELPHIE A ATLANTIC CITY
- L’électrîfication de cette ligne, précédemment exploitée au moyen de locomotives à vapeur, a été récemment terminée (2). C’est, en ce qui concerne le trafic, l’une des plus importantes installations de traction électrique qui ait été faite jusqu’ici en Amérique. Le système à courant continu à 600 volts avec troisième rail latéral a été adopté d’une part à cause du trafic très élevé, et d’autre part parce que l'adoption du système monophasé aurait exigé des études plus longues et des délais d’installation plus considérables.
- La ligne électrique part de Philadelphie (Camden), passe par Newfield, cl alLoint Atlantic City (100 kilomètres) ; un embranchement quitte la ligne principale à Newfield et aboutit à Millville (16 kilomètres) : cet embranchement sera prolongé plus tard vers Cape May Cily.
- La voie double est établie en rails de 45 kilogrammes par mètre courant ; le troisième rail est de même section. Sur une longueur de 6 kilomètres, où la voie passe dans des rues entre fladdou Avenue et South Gloucester, le troisième rail a été remplacé par un conducteur aérien. Entre Newfield et Millville, on a- aussi employé le fil de trôlet aérien au lieu du troisième rail : cette voie est simple.
- Le service est assuré par des trains express de trois voitures circulant toutes les quinze minutes dans chaque sens à une vitesse de 96 kilomètres à l’heure en palier : en outre des trains omnibus de deux voitures circulent toutes les demi-heures entre Camden et Millville; et des trains d’une seule voiture passent toutes les dix minutes entre Camden et Wood-
- L’énergie électrique est produite dans une usine génératrice sous forme de courants triphasés à 6600 volts ; la tension est élevée à 33 000 volts pour la transmission de l’énergie
- 0 Voir L'ÉclairageÉlectrique, t. XLII1, 22 avril, 6, i3 et 20 mai igo5 — p. 86, 166, 211 et 2^.
- (*) Nous eu avons déjà dit quelques mots : Éclairage Électrique, t. XLIX, 22 décembre 1906, p. i4i-
- (N.D. L. R.)
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- électrique à huit sous-stations réparties le long de la ligne ; celles-ci produisent du courant continu à 6ôo volts pour l'alimentation du troisième rail.
- L’usine génératrice est située au nord de Weslville, à 9 kilomètres de Camden, en un point où l’on dispose d'une grande quantité d’eau d'alimentation ot.de condensation. Cette usine contient actuellement trois groupes turbogénéralenrs Curlis de 2000 kilowatts à 6600 volts et 20 périodes, et des transformateurs à 33ooo volts. T,a condensation de la vapeur des turbines est assurée par trois condenseurs du tvpe barométrique capables de maintenir un vide de 70 centimètres et de condenser chacun 27000 kilogrammes de vapeur par heure :
- Fig. 6. — Usine génératrice de tVestwille.
- ces appareils sont desservis par trois pompes à air sec et trois pompes centrifuges. La vapeur est produite par sis chaudières réparties en deux groupes' de trois ; chaque groupe est muni d’un réchauffeur d’eau d’alimentation et de pompes Worthington. La salle des machines, que représente la figure 6, contient, outre les groupes turbogénérateurs principaux, deux groupes d'excitation comprenant chacun une Lurbinc à vapeur Curtis horizontale et une dvnamo télrapolaire de 70 kilowatts ; la vitesse de rotation d’un de ces groupes est de a4oo tours par minute ; le courant continu (600 ampères) est produit sous une tension de r 25 volts. Les turbines des groupes d’excitation fonctionnent sans condensation, la vapeur d’échappement étant employée clans le réchauffeur d’eau d’alimentation. On ajoutera bientôt au matériel électrique actuel un nouveau groupe de 2000 kilowatts avec ses chaudières et ses appareils auxiliaires..
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- La chaufferie contient, comme nous l’avons dit, six chaudières placées sur deux rangs. Chacune d’elles comprend deux unités de 36o chevaux et est munie d’un surchauffeur qui élève d’environ 6o° la température de la vapeur.
- L’usine génératrice est reliée aux huit sous-slations par une ligne doublé de n5 kilomètres à 33ooo volts. Les phases sont connectées en étoile avec point neutre relié à la terre. Les lignes sont établies en fils de cuivre dur de y""",3 de diamètre placés sur des isolateurs en porcelaine que supportent des poteaux en chêne. La hauteur de ceux-ci'est de i2“,5o environ: la distance entre deux poteaux est de /|8 mètres environ. Chaque poteau porte deux bras transversaux, l’un, de 3m,6o, placé à la partie supérieure, et l’autre, de am,5o, placé à la partie inférieure. Les trois conducteurs de chaque ligne triphasée sont placés au sommet d’un triangle qui a sa base à la partie supérieure, contrairement à ce que l’ou fait d’habitude.
- Les isolateurs sont du type Locke : ils sont en trois pièces cimentées ensemble ; chaque cloche a été essayée sous 45ooo volts. Chaque isolateur assemblé a été essayé sous 85ooo volts pendant dix minutes. La ligne de transmission est protégée contre les décharges atmosphériques par un fil de garde formé d’un câble en acier galvanisé à sept brins placé à la partie supérieure des poteaux à x“,20 au-dessus du fil le plus proche : ce câble d’acier est relié à la terre tous les cinq poteaux.
- • Les huit sous-stations auxquelles aboutit la ligne de transmission triphasée à 33ooo volts sont réparties de la façon suivante le long de la ligne : l'une d'elles est placée dans l’usine génératrice-, elle-même ; les autres sont établies à Camden, à Glassboro, à Newfield, à Mizpah, à Recga, à Atlantic City, et enfin à Clayville pour l’embranchement.de Mil!-vill'e.
- Chacune de ccs sous-stations contient, en général, deux commutalrices de 5oo ou do 700 kilowatts avec les transformateurs et les appareils correspondants. Dans la suite, chacune d'elles recevra en surplus une commutatrice de 750 kilowatts ; la sous-station d’Atlantic City, qui contient, actuellement deux machines de 750 kilowatts, recevra deux nouvelles machines de 1 ooo kilowatts.
- Chaque commutatrice, du modèle normal de la General Electric C°, porte un enroulement hexaphasè aboutissant à six bagmes de contact reliées par des frotteurs aux trois transformateurs monophasés alimentant la machine. Ces transformateurs sont munis de prises de courant permettant de prendre i/3, 2/3 ou 3/3 de la tension secondaire totale : ces prises de courant sont utilisées pour le démarrage de la commutatrice correspondante.
- Les sous-stations alimentent le troisième rail disposé sur le côté des rails de roulement. Ce troisième rail n’est pas en acier de composition spéciale ; il est du même type que les rails de roulement et pèse 45 kilogrammes par incire courant. On a adopté cette solution pour permettre l’interchangeabilité des rails entre eux. La conductibilité d’un tel conducteur est égale à celle d’un conducteur de cuivre de 600 millimètres carrés de section. Les isolateurs sur lesquels est placé Lé troisième rail sont en granit reconstitué et portent une pièce métallique supérieure servant à la fixation ; la distance entré deux isolateurs voisins est d’environ 2m 5o. L’éclissage électrique de chaque joint est assuré par deux connecteurs en cuivre de 25o millimètres carrés enfoncés à force dans des logements pratiqués anxextré-mités des rails.
- Les troisièmes rails des deux voies sont sectionnés en face de chaque sous-stalion : en
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- outre, à mi-distance entre deux sous-stations voisines, ils sont à nouveau sectionnés, et les quatre portions des deux troisièmes rails ainsi formées sont reliées entre elles par un connecteur commun auquel elles sont rattachées par des coupe-circuit fusibles-et des interrupteurs. Grâce à cette disposition, on profite de la conductibilité de l’ensemble des deux troisièmes rails, reliés entre eux et, en cas d'avarie, une section d'un seul rail, de longueur égale à la demi-distance de deux sous-slalions, est mise hors circuit. Les interrupteurs et les fusibles sont contenus dans une sorte de coffre placé entre les deux voies. Le sectionnement des rails de courant est effectué par des pièces de bois intercalées entre leurs extré-
- Aux stations et aux croisements, le troisième rail est recouvert d’un revêtement en planches, pour éviter tout danger. Aux gares terminus, on a songé k remplacer les troisièmes rails par des fils aériens, afin de débarrasser la plate-forme, mais on a trouvé que que cette solution serait plus compliquée, et l’on a conservé le conducteur latéral.
- L’éclissage électrique des rails de roulement a été difficile, à cause de la circulation des trains à vapeur à intervalles très rapprochés. Les connecteurs en cuivre présentent une section de 200 millimètres carrés enfoncés à force dans des trous de im,25 de diamètre.
- Entre Newfield et Millville, la ligne est alimentée par un fil aérien, comme nous l’avons dit. Celui-ci est supporté par des fils d’acier transversaux fixés aux poteaux de la ligne de transmission ; ces poteaux sont espacés d’une trentaine de mètres. Le fil a un diamètre de iîmm,68 et une section de 107 millimètres carrés.
- Le service est assuré par soixante-deux automotrices contenant chacune cinquante-huit voyageurs. La longueur totale d’une automotrice est de 17 mètres environ. Deux bogies à deux essieux, distants de 10 mètres de centre en centre, supportent le châssis ; ces bogies sont du même type que ceux des voitures du Long Island R'1, mais ont un empattement de 2m,io. L’un d’eux porte deux moteurs de 200 chevaux de la General Electric C°.
- Le réglage de la vitesse est effectué par couplages série-parallèle au moyen du système à unités multiples Sprague-General-Electric. Les manipulateurs que manœuvrent les mécaniciens coupent le courant et provoquent l’application des freins aussitôt que l’on abandonne leur poignée. Les différents détails de l’équipement électrique sont analogues à ceux des équipements Thomson-Houston décrits à propos du chemin de fer métropolitain de
- Paris 0-
- Chaque automotrice est munie de deux trôlets, d’un parafoudre, et d’interrupteurs pour la marche surfil aérien. En outre elle porte quatre sabots de troisième rail fixés à des traverses en bois paraffiné supportés par les bogies.
- Les signaux et les appareils du block système sont actionnés par du courant alternatif à 110 volts fourni par des transformateurs reliés à la ligne de transmission. De Camden à Newfield, les appareils du block système sont automatiques et électropneumatiqucs.
- L’installation de traction électrique de Philadelphie à Atlantic City est un des exemples les plus remarquables de la rapidité avec laquelle peuvent être exécutées les entreprises américaines. Les travaux relatifs aux fondations de l’usine génératrice commencèrent au début du mois de février 1906 ; le 1" juillet deux chaudières et un turbo-alternateur étaient mis en fonctionnement, et quelques jours après, le premier train électrique circulait sur la ligne, dont l’équipement était à peu près terminé, malgré les difficultés provenant du nombre très considérable de trains à vapeur qui assuraient le service.
- (>) Éclairage Électrique, t. XLI1I. î3 mai i9of>, p. 214.
- Oliver Allen,
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la décomposition du radium A, B et C
- (suitej. — H. W. Schmidt. — Annalen der Physik, décembre 1906.
- Les rayons s du radium C et du radium A. — L’auteur ne se contente pas de la discussion des résultats exprimés par le tableau III sur l’absorption des rayons (3, mais il étudie le rapport des trois grandeurs k pour de faibles épaisseurs de filtre. Pour un filtre composé de (S à 12 feuilles d’aluminium, cela n’offre pas de difficulté, car tous les rayons a du radium A sont absorbés. On peut, donc encore employer la formule (ô) et déterminer comme précédemment la valeur de k' au moyen de courbes tracées sur une feuille de papier calque : le coefficient se compose, dans ce cas, de deux parties k'K et k'$, les ionisations des rayons x et des rayons [3 que l’on peut calculer chacune pour ellc-mcme d’après les colonnes IV et V du tableau l.
- Pour des épaisseurs plus faibles de filtre, l’action des rayons émis par le radium A devient sensible cl l’on doit recourir à la formule non simplifiée:
- •T = à-2(U'A-{-B-M'C). (2')
- On doit alors chercher, en faisant varier k" et k', k faire coïncider les courbes expérimentales et les courbes théoriques. On est ainsi conduit à un travail fort long et l’on ne sait pas comment les grandeurs h' et k" dépendent de l’épaisseur du filtre.
- A" peut être déterminé assez facilement. L’auteur est parti de l’équation (5)
- J ~k% (A + £'B),
- avec k' = io, k: — 20, k' = 5o : il a établi la concordance avec les points trouvés expérimentalement pour des durées d’observations supérieures à 3o', et a déterminé d’après la différence, des deux courbes pour la durée d’observation de 10', la radiation provenant du radium A. Ensuite il a calculé, avec l’aide de ^ = 3,0'', la valeur de la radiation émise par le radium A à une autre époque quelconque, et la valeur de /c". Ensuite, il a introduit ces valeurs dans l’équation (24) pour k' — 10, 20, 5o et a déterminé pour laquelle de ces trois valeurs Ja concordance des courbes théorique et expérimentale était la plus satisfaisante. 11 a trouvé ainsi le résultat assez inattendu que k’ est compris entre 8 et 20 pour tous les , filtres composés de o k 8 feuilles, c’esl-k-dire
- lilUc1' 1 1 j--;-- dir -TT"
- 3' a' 3 7 9 329 1' 5o" a6l . a58 r iu* 1 79° 1 79° 1- 0’ 1 oou 1 020
- a ko 322 263 28, 282 1 48 i 600 i ago 2 36 725 733
- 5 35 425 4 00 4 i3 392 3q8 2 3o 1 3go 1 36o 4 17 5 00 Sq6
- 8 a5 4{n 4-4 fi 3o ÔiO 5i3 G 31 7fik 760 8 5 205
- 16 0 Ou 693 8 3i 594 588 10 0 647 621 16 2.) n4 112
- a3 53 037 634 19 28 847 845 ifi 0 . 5i)5 Go 4 24 3o 102 foi
- 26 3o 640 637 27 45 9°9 <j<>8 19 3o 637 635 34 3u 100,0 181
- 3a 25 02Ô 03i 34 53 878 912 28 12 6q5 684 46 0 q'i,5 95,0
- 35 9 C20 621 36 48 8q5 90 a 31 r3 7^9 718 56 3o . . 84,5 85,5
- 59 a3 465 467 «44 4o 848 844 36 27 690 721 65 5- 78,0 76,0
- 63 8 443 44o 46- 4a 822 829 37 58 717 710 78 0 62,5 6i,5
- 82 0 282 286 89 53 426 4 -iy .89 *8 727 710 88 20 52,3 5o,7
- go 48 266 264 92 25 409 4oi 48 44 671 G 70 g5 45 46,5 44,2
- g5 0 244 253 95 4 3g5 383 5o I0 669, 661 107 0 36,8 37,n
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- Ififi
- que la radiation provenant du radium B forme une part importante de la radiation totale.
- On peut à peine distinguer, sur les courbes de décroissance trouvées, si, pour l’action directe des rayons, k' = 8 ou k' = io. L’auteur a adopté la valeur k' = 8 qu’il croit la plus voisine de la valeur vraie. Pour un filtre de 5 feuilles, il a posé k' — xô, car, pour k' io et pour /c'r= 20, la concordance entre les courbes théoriques et les courbes expérimentales n’était pas aussi bonne que pour/c'=i5. Les valeurs observées et calculées sont indiquées par le tableau VI.
- La valeur de k'1 ne peut pas èlrc non plus déterminée à moins do to °/(l près,à cause delà rapide décroissance de la radiation du radium A. Le fait intéressant est que, pour un filtre de 8 feuilles, l’action des rayons a peut encore être décelée, tandis qu’avec g feuilles, elle ne peut plus l’ètrc. Comme on l’a déjà vu, les rayons du radium C sont arrêtés complètement par un filtre de 12,4 feuilles. La région d’ionisation des rayons du radium A dans Pair doit donc, si Ton admet le chiffre de 7crn,o6 indiqué par Bragg pour le radium C, être comprise entre les limites de
- 8 (7,06/12,4) = 4,5 cm. ou 9.(7,o6/i2,/i) = B,iom.
- Bragg n’a pas pu distinguer, dans ses expériences, si les régions d’ionisation de 4,88 et trouvées par lui appartiennent aux ravons a de l’émanation ou du radium A. De ces expériences, il résulterait que la plus grande de ces deux régions d’ionisation 4fm,83, devait être attribuée aux particules x du radium C.
- Dans la dernière colonne du tableau IV, on a indiqué les valeurs calculées de JA, c’est-à-dire de l’ionisation produite par les rayons du radium A en comparaison de l’ionisation produite par les rayons du radium C à l’état d’équilibre radioactif. L’énergie des rayons du radium A a, pour une même épaisseur de filtre, la même valeur que l’énergie des rayons a du radium C quand ces rayons ont traversé
- 7’? ----• 12,4 = environ 4 feuilles.
- 7,06
- Si l’oti compare les valeur JA pour l’épaisseur du filtre d. avec les valeurs de (Jc)* pour 4) feuilles, on obtient les résultats suivants :
- ÉPAISSEUR DU FILTRE d
- JA pour d..............7 a5o
- 3 470 600 2 000 36o
- Les valeurs de la seconde rangée sont toutes plus petites que les valeurs de la première. C’est facilement explicable parce que dans le dispositif expérimental de l’auteur, la majeure partie des rayons traversait obliquement le filtre, ce qui entraîne une diminution d’énergie d’ionisation beaucoup plus considérable que pour un passage normal des rayons. Si l’on se sert des chiffres trouvés par Bronson avec des rayons à peu près parallèles, on trouve pour l’épaisseur de filtre o dans la seconde rangée le chiffre 7 280, qui concorde bien avec le chiffre 7 25o déterminé d’après les courbes de décroissance. Pour les autres épaisseurs de filtre, les chiffres de Bronson conduisent aussi à une bonne concordance.
- Un autre résultat intéressant est obtenu par la comparaison des tableaux IV et I. Dans ce dernier, la radiation du radium C a clé seule observée ; daus le tableau IV on l’a isolée par un calcul assez compliqué, de la radiation de l’ensemble Ra A -f-Ra B H-Ra C. E11 comparant les intensités pour les épaisseurs du filtre normales, après avoir supposé égale à 49,8 dans les deux cas 1 in lensilé correspondant à une tôle de o'1”",099 d’épaisseur, on trouve les résultats suivants :
- On voit que la concordance est très bonne et prouve l’exactitude des hypothèses faites.
- Déviation magnétigue des rayons du radium B. — On ne peut rien dire, d’après les expériences qui précèdent, sur la nature particulière des rayons émis par le radium B. Des expériences récentes de Duane ont montré qu’il s’agit de particules négatives; avant ces expériences, l’auteur avait entrepris une élude sur la déviation des rayons du radium B dans un champ magnétique
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- Le dispositif employé était le meme que celui dont s’est servi Rutherford pour étudier la déviation magnétique des particules x. L’électvo-mètre à feuille était recouvert de dix feuilles d’aluminium recouvertes d’une plaque de laiton de i millimètre dans laquelle la moitié du métal avait été enlevé sous forme de rainures de 5 millimètres de largeur. Sur chaque bord des bandes métalliques ainsi ménagées, était soudée perpendiculairement à la plaque une bande de laiton de t millimètre d’épaisseur et icm.5 de hauteur. La feuille activée était placée sur la partie supérieure de cette sorte de grille.
- Les ravons émanant de la matière active devaient traverser au moins dix feuilles et une couche d’air de Ie’"1,5 d’épaisseur. Tous les ravons x étaient donc absorbés. Les rayons qui restaient étaient absorbés en partie par les bandes de laiton verticales et horizontales : une portion relativement faible pouvait pénétrer dans le récipient pour y produire une action d'ionisation, En iai-sant agir un champ magnétique parallèlement à la direction des fentes, les particules chargées électriquement doivent èfre déviées, et Tiomsa-tion produite dans le récipient doit diminuer. Si la déviation a lieu de droite à gauche, les particules qui tombaient primitivement sur la plaque horizontale de laiton doivent pénétrer par les fentes dans le récipient; si la déviation a lieu de gauche à droite, les particules qui passaient auparavant par les fentes doivent être poussées contre la plaque de laiton. Dans le premier cas, la diminution de l’ionisation doit donc être plus faible que dans le second; on peut donc, en inversant le champ magnétique, reconnaître si les particules portent une charge positive ou négu-
- L’examen des courbes de décroissance permet de déterminer encore si ces particules proviennent de radium B ou de radium C. Le maximum des courbes de décroissance est atteint pour i5 environ sans la présence d’un champ magnétique, comme on l’a vu précédemment. Si le champ magnétique agit, l’ionisation dans le récipient doit être plus faible. Le maximum de l’action d'ionisation doit être déplace vers des durées croissantes ou décroissantes suivant que les rayons du radium B ou du radium C sont déviés le plus fortement. Les expériences furent faites avec une intensité de champ de i ooo unités absolues. Les résultats obtenus sont indiqués par
- le tableau VII, dans lequel les désignations* « champ magnétique I » et « champ magnétique II » indiquent que le champ magnétique, conservant la même valeur, avait été inversé. Les chiffres indiqués sont relatifs à des expériences faites avec et sans champ magnétique.
- tableau vu
- En traçant les courbes correspondantes, on voit que les rayons du radium B sont plus fortement déviés que les rayons du radium C, c’est-à-dire qu'ils ont une plus faible vitesse que ceux-ci. En outre, la diminution d’intensitc est plus grande quand on fait agir le champ magnétique II que quand on lait agir le champ magnétique I. On voit que les rayons du radium B sont constitues par des particules d’électricité négative en mouvement.
- On peut, avec l aide des formules données précédemment, calculer quelle est la proportion de rayons du radium R et du radium C déviée par l’action du champ magnétique. D’une façon toute générale, on peut employer la formule (5)
- J=r*2(B-M'C). (5)
- Si l’on remplace £2 par k pour simplifier, et si Ton désigne par les indices o, I et 11 les observations faites sans ou avec champ magnétique,
- Jo/Ji -- h (B H-#C). (7)
- Les coefficients k'0 et k{ peuvent, comme précédemment, être déterminés par comparaison des points trouves expérimentalement et des courbes théoriques construites d’après la formule (5). La valeur du rapport (B -p- &uO)/(B k[C) peut être déterminée pour le même temps t d’après les
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- courbes théoriques, quand on connaît k'a et Dans l’équation (7) on peut donc calculerla valeur de k„/kj. La proportion de rayons du radium B non déviés par l’action du champ magnétique est ^oo(kl/k0) = b. La proportion correspondante de rayons du radium C est ioo(kl/k0)(k,l/K) = c.
- Comme moyenne de plusieurs séries d’observations, faites dans des conditions identiques, l’auteur a trouvé
- ^ = 0,8; ^=1,0; ^=1,25
- J0/Jx = i,38 ; J0/Jn— 1,7 (B -f- o,8Ç)/(B + 1 ,oC) = 1/.1 ,12 (B -+- t ,oL)y(B H- 1,2oC) — t/i ,27
- Ou en déduit les valeurs suivantes :
- ^ = 65%; A„=A6n/0 O —81 7o! en=72%.
- (A suivre.) B. L.
- Potentiels explosifs dans les diélectriques liquides. — R.-F. Earhart. — The Eleclriclan, iS décembre 1906.
- Plusieurs auteurs ont admis que le gradient de potentiel électrostatique nécessaire pour produire le passage d’une étincelle entre des électrodes est constant dans un diélectrique liquide. En 1900, l’auteur a fait une série d’observations sur les potentiels explosifs dans l’air et dans C02 pour des distances très petites. Il a trouvé, pour une distance d’environ 3 microns et pour un potentiel d’environ 35o volts, un point particulier à partir duquel la loi n’e'sfc plus applicable : le potentiel de 35o volts correspond à ce que l’on appelle généralement le potentiel explosif minimum dans l’air.
- Le J5' J.-J. Thomson explique ce point en admettant que, pour les potentiels inférieurs au potentiel critique, la décharge est due à des électrons libres projetés hors de leurs électrodes, tandis que, pour des potentiels plus grands, la décharge est due en même temps aux électrons provenant du métal et aux ions provenant du diélectrique.
- Dans les expériences dont il s’agit, l’auteur a étudié les courbes de potentiel explosif jusqu’à des distances extrêmement petites dans les diélectriques liquides, distfinces-comprises entre omm, 1 et omiu,oo3. U a obtenu les résultats suivants;
- 1" Le gradient de potentiel est plus grand pour de très petites distances que pour de grandes distances;
- 2" Pour de petites distances, l’air est un meilleur isolant que les diélectriques liquides;
- 3° Le potentiel pour lequel il se produit un coude dans la courbe de potentiel explosif en fonction de la distance est le même pour Pair et pour les diélectriques liquides ; il est d’environ 3oo volts, pour une distance de 10 à i5 microns. Quand la distance va en augmentant à partir de cette valeur, l’augmentation du potentiel explosif est moins grande qu’aux distances plus faibles.
- Les diélectriques étudiés par l’auteur étaient la kérosène, l’huile de paraffine, l’huile d’olive, et une huile à transformateurs fréquemment employée. L’une des surfaces consistait en une plaque circulaire de 3rm,8o plane mais non polie ; l’autre surface était une sphère de 2cn,,54 de diamètre. Les deux surfaces étaient en acier. La température moyenne était de 21°, et les variations n’excédaient pas i°. On mesurait les distances au moyen d’un interférometre au bras mobile duquel on reliait la surface plane. La sphère était disposée d’une façon convenable sur l’interféromètre. Les surfaces étaient d’abord amenées en contact, puis séparées. La distance de séparation était mesurée par le rombre de parages lumineux : ou employait de la lumière de sodium, et l’on déterminait les distances d’après la longueur d’onde connue de la radiation du sodium.
- Les différences de potentiel étaient mesurées au moyen d’un voltmètre à courant alternatif de Weston muni de multiplicateurs qui permettaient d’aller jusqu’à 1 5oo volts. La différence de potentiel agissante était prise sur une résistance de 44 lampes en série formant potentiomètre: ces lampes étaient alimentées sous 2200 volts par un transformateur. La faible capacité ctla faibleinductance des lampes à incandescence permettent de réaliser ainsi un bon potentiomètre.
- Les courbes présentent toutes un coude marqué à peu près pour la même différence de potentiel. Pour les distances inférieures à ce coude, le passage de l’étincelle produisait toujours la cohérence entre les surfaces. Pour les distances supérieures à ce coude, il n’en était pas de même. Pour les potentiels correspondant à la portion
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- droite de la courbe, on n’a jamais observé de décoloration des surfaces ou de carbonisation de l'huile.
- Pour une distance de 5o microns, le potentiel explosif est de 5io volts dans l’huile de transformateur, 56o volts daus la kérosène et l’huile do paraffine, et 715 volts dans l’huile d’olive.
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur la pulsation de l’induction dans les dents des machines électriques. — O. S. Brag-stad. — Elektrotechnik und Maschinenbau, 3o décembre iyn6.
- Lorsque la partie mobile d’une machine se déplace par rapport à la partie fixe, une dent de Tune de ces parties vient alternativement en face d’une dent ou d’une encoche de la partie opposée. Il en résulte une variation de la réluctance magnétique du trajet suivi par le flux. La fréquence de cette variation pour Tune des parties est égale a la fréquence de la rotation des dents de l’autre partie.
- Si le stator a z„ dents et le rotor z,. dents, et si la vitesse de rotation de la machine est de n tours par minute, la fréquence des pulsations pour le stator est
- Cf. = (»/6o),„
- Pour le rotor, elle a la valeur :
- Crr = (ujti o)z„
- La variation de réluctance magnétique produit une variation du flux qui traverse une dent, et ces pulsations occasionnent des pertes dans le fer des dents, pertes dues principalement aux courants de Foucault. L’auteur a déjà montré que ces pertes dans le fer produisent un freinage de la machine, de sorte que, même dans un moteur, l’énergie électrique nécessaire pour contrc-balan-cer ces pertes doit d’abord être transformée en travail mécanique.
- Dans cette étude, l’auteur s’est proposé de montrer comment Ton peut mesurer directement la grandeur de ces pulsations et comment Ton peut en déduire avec quelque approximation la valeur des pertes. Ensuite il a comparé les valeurs ainsi calculées avec les valeurs obtenues dans des mesures directes, afin de prouver expérimentalement que ces pertes proviennent réellement des pulsations dues aux dents.
- | i° Mesuré des pulsations. — Si Ton place autour d’une dent une petite bobine d’épreuve mince, deux forces électromotrices sont induites dans celle-ci quand la machine tourne. L’une provient de la pulsation principale du flux magnétique et a la fréquence de cette pulsation ; l’autre a la fréquence de la pulsation de la dent, mais varie d’amplitude suivant que cette dent sc trouve dans un champ intense ou faible. La variation de l’amplitude de la seconde f. é. ni. présente donc la même fréquence que la première. Si par exemple on place la bobine d’épreuve autour d’une dent du rotor d’un moteur a synchrone triphasé, et si l’on entraîne ce rotor ouvert dans un champ statorique, la première f. é. m., désignée dans la suite par Eft, a pour fréquence k, en appelant s le glissement et c la fréquence du courant primaire. La grandeur de cette f. é.m. est donc proportionnelle au glissement. La seconde I. é. m., qui sera désignée par E,,, est proportionnelle h la grandeur des pulsations et à la vitesse de rotation. La f. é. m. mesurée dans la bobine peut être exprimée, avec une exactitude suffisante, par la formule :
- e — \/^ e ;.
- Sur la figure 1, la courbe 2 représente la tension mesurée dans une bobine d'épreuve de 3o tours. La figure 2 représente les dimensions des dents de la machine.
- “7“ ~0£ 4-
- X, - £
- < Hz É
- P: IL
- - 7
- Lt .
- La vitesse du synchronisme correspond à t 000 tours par minute. La tension Eft est représentée par une droite passant par les poiiits(« = o, E = 6,i)et(»=iooo, E=o). La f. é. m. Ep est aussi représentée par une droite passant par les points (0,0) et (r 000,8). La courbe de la tension E a donc la lorme de l’hyperbole tracée. La figure 3 représente la courbe de la tension E pour une dent du stator de la même machine. Le courant
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- était amené au rotor, le stator étant ouvert. La bobine rl’épreuve avait 4o tours.
- Fig. a.
- Pour la mesure de la f. é. m. Ep de la pulsation, il suffit d’entraîner la machine à la vitesse du synchronisme. Chaque dent est alors dans un champ constant et la tension mesurée diffère pour les différentes dents. Si la vitesse diffère peu de la vitesse du synchronisme, l'aiguille du voltmètre oscille entre zéro cl un maximum, suivant que la dent se trouve dans un champ nul ou dans un champ maximum.
- On fait la mesure en s’écartant de la vitesse du synchronisme au-dessus et au-dessous de cette vitesse jusqu’à ce que le voltmètre donne une déviation coustanto. Onjointalors par une courbe les points ainsi obtenus. Le point de passage de cette courbe à la vitesse du synchronisme donne la valeur moyenne efficace de la f. é. m. de pulsation pour toutes les dents à la périphérie de la portion considérée de la machine.
- Si l’on désigne dans ce qui suit par Eft la f. é. m. moyenne induite à l’arrêt dans la bobine
- d’épreuve, la valeur maxima moyenne du flux traversant une dent est :
- en appelant H'p le nombre de tours d’enroulement de la bobine d’épreuve, c la fréquence du courant primaire.
- La f. é. m. Ep provenant des pulsations des dents est maxima ou nulle au synchronisme, suivant que la dent se trouve dans un champ maximum ou dans un champ nul. Le passage de la courbe E par la vitesse du synchronisme (figures i et 3) donne la valeur moyenne efficace de cette i. é. in. Si l’on désigne par Iïp la f. é. m. efficace de la pulsation, telle qu’on l’obtient par le point de la courbe correspondant au svnchronisme, la valeur efficace maxima est \/ 2 Ep et a lieu quand le flux moyen dans la dent est . La grandeur du flux pulsaloire est donc, dans cette position de la dent (amplitude de la pulsation maxima),
- l>p = y 'j
- Dans cette expression, p désigne le demi-nombre de pôles de la machine, s le nombre d’encoches pour la portion dans laquelle n’est pas placée la dent considérée, <ï>p désigne la variation du flux par rapport au flux maximum moyen. On suppose pour cela que l’induction movenne est répartie d’une façon sinusoïdale à Ja périphérie et que la pulsation elle-même suit dans le temps ne loi sinusoïdale.
- Pour la machine à laquelle se rapportent les figures i à 3, on avait p~ 3; ç=5o; nombre de dents du stator, 48; nombre des dents du rotor, 5u. Des résultats expérimentaux, on déduit les valeurs suivantes :
- 0 Pour le rolor, on a :
- •h-,
- Vy 21,
- !\M 5o.: 3. ffo “48.6,i
- qrè ~ 1
- * Pour le stator, on
- <ï> —
- «V7.=
- *„ =
- 8,3 .
- i,44 <V = V^
- " 935
- .4
- 9,3
- 4,r>y„
- = 035oo
- 935oo = 4200
- . 4o
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- Pour étudier encore comment les pulsations dépendent de la fréquence et de la grandeur du flux, on a fait des mesures pour des fréquences de 4o et 3o périodes et pour 8o °/o et 6° °/\> du flux employé dans les mesures produites. On a trouvé que la proportion des pulsations (en °/„), par rapport au flux employé, reste à peu près
- (A suivre.) R, V.
- Le moteur d’induction monophasé (suite). — Still. — Electrkal World, 8 et i5 décembre iç)u6.
- Propriétés essentielles du moteur d’induction monophasé. — Dans un moteur d’induction, le circuit magnétique peut être considéré comme formé de deux parties, la partie fixe ou stator, et la partie mobile ou rotor. Il n’y a pas de règle absolue pour le placement des conducteurs primaires ou secondaires sur le stator ou le rotor, mais on a coutume de placer les enroulements primaires ou excitateurs, sur le stator, afin d’éviter l’emploi de bagues et de frotteurs pour amener le courant. On supposera donc que la portion annulaire ou stator (fig. 3) porte les
- Fig. 3.
- enroulements primaires, tandis que le rotor ou l’induit tournant porte les conducteurs secondaires. Le moteur représenté schématiquement par la figure 3 est bipolaire: on peut voir que la disposition des enroulements primaires dans les encoches ménagées sur la périphérie intérieure ou stator produit dans le rotor un flux magnétique dont la résultante est dans lu direction du diamètre vertical AA'. L’entrefer entre les deux portions du circuit magnétique est aussi petit que possible, pour des raisons que l’on comprendra plus loin. En ce qui concerne le rotor, il n’y a pas de collecteur, mais les conducteurs sont placés dans des trous ménagés dans les tôles à proximité de la périphérie et
- sont eourt-circuités sur eux-mèmes ; que le rotor soit du type bobiné ou du type en cage d’écureuil, le résultat est le même, au point de vue électrique, que si des paires de conducteurs, coupant des champs magnétiques de polarité opposée, étaient reliés aux extrémités de l’induit au moyen de connecteurs en cuivre. Ainsi, dans le cas d’une machine bipolaire, chaque conducteur peut être considéré comme relié au conducteur diamétralement opposé, par les connexions placées aux extrémités du rotor, comme on l'a indiqué sur la figure !\ pour deux circuits seulement.
- L'auteur étudie ce qui se passe quand le circuit primaire est ferme, l’induit ou rotor restant immobile. Le flux magnétique alternatif traversant. le rotor dans la direction AA' produit un courant intense dans toutes les bobines court-circuitées du rotor situées dans une direction horizontale, telle que b ; mais le seul effet de ces courants étant de produire une force magnétisante suivant le diamètre de AA', l’induit n’a aucune tendance à tourner, et il en résulte que le moteur monophasé ne peut pas démarrer de lui-même, à moins qu’il ne soit muni de dispositifs auxiliaires. Mais supposons que l’induit ait été lancé d’une façon quelconque, les conducteurs situés sur le diamètre vertical AA7 ou à proximité de ce diamètre coupent le flux magnétique du aux bobines primaires, et il en résulte qu’une f. é. m. alternative est induite dans ces conditions. Cette f. é. m. détermine le passage d’uu courant dans les bobines court-circnitées qui, à son tour, engendre un flux magnétique transversal dans la direction horizontale BR'perpendiculairement à AA/. Les courants dans les bobines horizontales b peuvent alors réagir sur ce flux transversal (qui n’existe pas quand le rotor est immobile), et on peut voir facilement que la direction du couple résultant est telle que l’induit continue à tourner dans la direction dans laquelle il a été lancé.
- A mesure que la vitesse de rotation augmente, la vitesse avec laquelle les conducteurs coupent le flux À augmente, la f. é. m. induite dans les bobines augmente, et il en est de même du flux transversal B: la limite est atteinte quand ce dernier flux a pratiquement la même valeur que le flux principal A. La vitesse est alors pratiquement celledu synchronisme, c’est-à-direégaleà la fréquence do courant primai» e, et, même si I on
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- peut considérer comme négligeables les pertes par frottement ou les autres pertes, la vitesse ne peut pas dépasser la vitesse du synchronisme, car sans cela la force contre-électromotrice dans les bobines b due à la rotation dans le flux transversal B serait plus grande que la f. é. m. induite par les mêmes bobines, par les pulsations du llux principal A, ce qui sérail évidemment absurde.
- En fait, le moteur d’induction à courant alternatif présente la même propriété que le moteur shunt à courant continu qui atteint sa vitesse maxirua quand la force contre-électromotrice de rotation est pratiquement égale à la différence de potentiel appliquée entre les balais: la différence principale est que, dans la machine à courant alternatif, il n'y a aucun balai, la tension qui agit sur les enroulements rotoriques étant due à l’induction électromagnétique qui s’exerce à travers l’entrefer.
- Quoique l’on ait jusqu’ici, pour plus de simplicité, considéré l’action d’une machine bipolaire, presque tous les moteurs d’induction sont multipolaires. Cela exige une disposition des enroulements du stator telle que des pôles alternés soient produits le long de la périphérie du stator, et la vitesse de rotation à vide dépend uniquement du nombre de paires de pôles et de la fréquence delà source d’alimentation : les variations de tension primaire n’affectent pas la vitesse d’une façon appréciable.
- Après cet aperçu un peu superficiel des forces en jeu dans le moteur d’induction, l’auteur passe à l’étude plus détaillée des principes d’après lesquels s’effectue le transport d’éuergie du primaire fixe au rotor tournant dont les conducteurs sont court-circuités.
- Théorie du moteur d'induction monophasé. — On suppose le rotor tournant à une vitesse égale à la vitesse du synchronisme ou peu différente de celle-ci. Si l’on se rapporte à la figure 3, on peut voir qu’en ce qui concerne le champ magnétique des enroulements du rolor, celui-ci peut être décomposé en deux champs magnétiques rectangulaires. Ainsi, tous les courants produits directement par le champ inducteur alternatif ne peuvent produire une force magnétisante que dans la même direction que le champ inducteur, c’est-à-dire suivant l’axe AA', taudis que tout courant dii aux f. é. m. engeu-drées dans les conducteurs de l’induit par la ro-
- tation dans le champ inducteur ne peut donner lieu à une force magnétisante que dans la direction BB' perpendiculaire à AÀ'.
- 11 est possihlc, pour ctudier l’action du moteur en rotation, d’imaginer les conducteurs tournants remplacés par deux bobines rectangulaires et fixes dans l’espace. Cette façon de considérer les choses facilite la compréhension des phénomènes et permet de surmonter certaines difficultés provenant de la production de differentes fréquences dans les conducteurs du rotor. H y a seulement une fréquence à considérer, la fréquence du courant d’alimentation et, au lieu de suivre les conducteurs rotoriques pendant leur rotation clans le champ magnétique, il suffit d’étudier l’effet sur le circuit primaire d’un système de conducteurs secondaires immobiles exactement équivalent (au point de vue magnétique) aux enroulements rotoriques tournant à une vitesse quelconque.
- Sur la figure h, l’enrouleinenL primaire ou inducteur est représenté pour plus de simplicité sous forme d’une simple bobine PP entourant entièrement l’induit tournant. En pratique, cct enroulement est distribué, c’est-à-dire qu’il est composé de fils passant dans un certain nombre d’encoches, comme l’indique la figure 3, mais la fonction essentielle de cet enroulement est de produire un flux magnétique alternatif Na à travers le rotor dans la direction du diamètre vertical AA'. En ce qui concerne le rotor, supposé tournant dans la direction de la flèche, les conducteurs réels ont été remplacés, sur la figure 4, par deux bobines fixes imaginaires a. et b perpendiculaires l’une à l’autre, dont la première ne peut exercer une force magnéti-
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- santé que suivant la direction, horizontale BBr, tandis que la force magnétisante de la bobine b coïncide en direction avec celle de la bobine d’excitation primaire. L’auteur étudie, point par point, comment le transport d’énergie peut s’effectuer des primaires aux circuits secon-
- En premier lieu, la tension d’alimentation qui agit entre les bornes de l’enroulement sta-torique PP produit un (lux magnétique X3 dans la direction AA', de valeur convenable pour induire dans l’enroulement primaire la force contre-électromotrice nécessaire., exactement comme dans le cas d’une bobine de self-induction, ou du primaire d’nn transformateur statique ordinaire. En outre, le flux N,. produit d’une part une f. é. m. induite dans la bobine b, semblable à l’enroulement secondaire d’un transformateur, et d’autre part, une f. é. m. de rotation dans la bobine a, dépendant de la vitesse de rotation, c’est-à-dire de la vitesse avec laquelle les conducteurs du rotor coupent le champ alternatif 11 est évident que, s’il n’y a pas d’autres f. é. m- en jeu, des courants très intenses circuleront dans les bobines court-cir-cuitées a et b, mais la bobine a, entourée de fer, est seulement parcourue par un faible courant magnétisant qui, créant un flux magnétique Nr suivant. BB', induit dans la bobine une force eontrc-électromotrice à peu près égale et opposée à la f. c. m. engendrée par la rotation.
- Ainsi, quand l'induit est en mouvement, un . champ magnétique transversal N,, prend naissance, et, puisque les conducteurs rotoriques placés horizontalement (bobine b, figure 4) cou-’ pent ce flux N,., celui-ci produit dans la bobine b une f. é. m. de rotation qui s’ajoute a la f. é. m. induite déjà mentionnée. Il reste seule ment b montrer comment cette f. é m. est opposée en phase à la f. é. m. induite par le flux alternatif principal N„ ; cela expliquera comment la force électro-motrice résultante dans la bobine a une valeur faible et pourquoi le courant dans la bobine b a une valeur limitée.
- Considérons les phases des f. é. m. dans la bobine b relativement à la phase du flux principal Na. Les pulsations de ce flux alternatif induisent dans la bobine b une f. é. m. secondaire E2/„ déphasée de 90° en arrière du. flux N3. La f. é. m. de rotation engendrée dans la bobine a est en phase avec le flux principal Nfi
- ou déphasée de 1800, et elle donne lieu à un flux transversal Nr qui, en supposant négligeable la résistance de la bobine a doit être déphasé de 90° en arrière de cette f. é. m. de rotation. Il est elair que, puisque le flux principal fS",. et. la f. c. m. E2(, induite en b sont tous deux déphasés de 90° par rapport au flux principal Na, la f. é. m. de rotation E2r dans la bobine b due à La rotation des conducteurs dans le flux Nr sera pratiquement eu phase avec la f. é. m. E2fl ou déphasée de 180° sur celle-ci.
- La grandeur de la f. é. m. de rotation E2l. dépend de la vitesse de rotation et de l’intensité du champ transversal. A la vitesse synchrone, quand la vitesse à laquelle les conducteurs (#) coupent le flux principal Nn est la meme que la vitesse de pulsation de ce flux dans la bobine b, la valeur moyenne de la f. é. m. de rotation en a sera la même que la valeur moyenne dû la f. é. m. induite en h, et le flux transversal N, sera égal au flux principal Na. Ce flux transversal, à son tour, produira en b une f. é. m. de rotation E2(, dont la valeur moyenne est aussi exactement la même que la valeur moyenne de E2/) dans la même bobine (b), et puisque ces deux f. é. m. sont en opposition, il ne passera aucun courant en b, et le moteur fonctionnera sans pertes.
- En pratique, la vitesse de synchronisme n’est jamais tout à fait atteinte (elle ne peut pas être dépassée parce que cela impliquerait nécessairement un renvoi d’énergie au réseau d’alimentation). Quand le moteur est en charge, il se produit une légère diminution de vitesse dont la valeur, pour un couple donné, dépend de la résistance des circuits du rotor: cette diminution de vitesse provoque une diminution de la f. é. m. de rotation dans la bobine a, d’où résulte une réduction du flux transversal Nr. A mesure que la valeur du flux transversal diminue an-dessous de la valeur à la valeur du flux principal, la valeur de. la f. é. m. de rotation en b tombeau-dessous de celle do la f. é. ni. induite, et il en résulte qu’un courant, en phase avec la f. é. m. induite E2p, et par suite en phase avec le flux transversal Nr, traverse la bobine b. C’est ce courant qui, réagissant sur le champ transversal, produit le couple nécessaire pour faire tourner le moteur en charge ; c’est aussi ce courant qui, par sa tendance à troubler les conditions magnétiques dans le circuit primaire, permet le passage d’un
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 5.
- courant primaire opposé en phase au courant secondaire et, par suite, en phase avec la différence de potentiel appliquée aux bornes pri-
- Quoique l’on ait évité avec soin de parler du champ tournant, il peut être utile de remarquer que, si un moteur d’induction monophasé tourne exactement à la vitesse du synchronisme, l’égalité entre le champ principal et le champ transversal produit exactement le même effet qu’un flux résultant de valeur constante tournant à la vitesse du synchronisme, c'est-à-dire à la même vitesse que le rotor et dans la même direction.
- Diagramme du moteur d’induction monophasé. — Le diagramme de la figure 5 a été tracé d’après l’hypothèse que tout le flux magnétique embrassé par l’enroulement primaire traverse l’enroulement secondaire, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de dispersion. On peut aussi, au début, négliger la résistance des enroulements primaires et les pertes dans le fer formant le circuit magné-
- Fig. 5.
- Le diagramme relatif au transformateur parfait est utile pour établir une comparaison. On a à considérersimplementlabobinestatoriquecomme l’enroulement primaire d’un transformateur ordinaire et les conducteurs rotoriques comme l’enroulement secondaire que l’on suppose traversés par la totalité du flux primaire. Le rapport de transformation est, par hypothèse, égal à i/i, c’est-à-dire qu’un courant de i ampère dans la bobine primaire produira exactement le même effet magnétisant qu’un courant de î ampère dans le secondaire. Le vecteur OCm de la figure 5 représente le courant magnétisant dans le circuit primaire : le vecteur OE2;) représentant la f. é m. secondaire induite, doit être tracé à Ç)o° en arrière de OCm, et le vecteur OE, représentant la différence de potentiel agissant aux bornes primaires, doit être à 180” en avance de la tension secondaire, pour équilibrer la tension induite dans le circuit primaire (OE2p). Si l’on suppose le rotor tournant à une vitesse un peu inférieure à celle du synchronisme, la f. é. m. de rotation
- E2r aura une valeur inférieure à celle de E2/), et, puisque cette f. é. m. de rotation est opposée en phase à E2p, son vecteur OE»,. devra être tracé en phase avec la f. é. m. primaire, mais aura une longueur un peu moindre. OE2 est la f. é. ni. résultante dans le secondaire, ou le rotor, le point E2 étant obtenu en portant E2p E2 égal à OE2r: si R2 désigne la résistance équivalente de l’enroulement du rotor, il suffit de diviser E2 par R2 pour obtenir la valeur du courant du rotor C2, dont le vecteur OC2 doit être tracé en phase avec la f. é. ni, résultante E2 qui le produit.
- En examinant le diagramme de la figure 5, on peut tirer les conclusions suivantes :
- i“ La puissance absorbée par le moteur est donnée par le produit des vecteurs OC et OE (obtenu.en multipliant entreellesla valeur numérique de OE et la valeur numérique de OC,, projection de OC surOE);
- 2° La puissance perdue dans les enroulements du rotor (en négligeant toute perte dans le cuivre due au courant magnétisant qui produit le champ transversal) est OC2xOE2;
- 3° La puissance recueillie sur l’arbre du moteur est OCjsXE^Ea (produit du courant dans l’induit par la force contre-électromotrice).
- En appelant P cette dernière grandeur, on peut écrire :
- P^OQxE^E,
- =(courant dans le rotor)
- X (force contrc-électromotrice)
- P = C,xE„. (0
- On peut aussi écrire que la puissance est proportionnelle au couple multiplié par la vitesse
- P = couple x vitesse. (2)
- En égalant ces deux expressions, on voit comment la vitesse du moteur peut être déterminée sur le diagramme vectoriel. En premier lieu, le couple est proportionnel au produit du courant rotorique par l’intensité du champ transversal.
- couple ==CsxNr. (3)
- Le champ transversal Nr ne figurant pas sur le diagramme, il faut exprimer sa valeur en fonction de grandeurs connues. Ce champ transversal est directement proportionnel à la force contre-électromotrice induite par lui et,
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- par suite, à la f. é. m. de rotation dans le champ principal qui elle-même est directement proportionnelle au champ principal Na et à la vitesse ; on a donc :
- NrEzNaxS,
- en appelant S la vitesse du rotor. Mais Na est indirectement proportionnel à la f. é. m. induite dans la bobine b. On a donc :
- N, = E2pxS.
- En substituant dans l’équation (3), on obtient l’expression :
- couple = C2xE2pX S,
- qui permet d’écrire l’équation (2), sous la forme :
- P = C,xE,pxS5.
- En remplaçant P par sa valeur (équation t), on obtient, après simplification, l’expression
- S*- = E2j./Eap.
- On voit qu’en divisant la f. é. m. de rotation (représentée par la longueur E2pE2 dans la figure 5) par la f. é. m. induite statiquement (représentée par la longueur OE2p), 011 obtient un nombre proportionnel au carré de la vitesse de rotation.
- II est commode de considérer S non comme la vitesse de rotation réelle, mais comme une fraction (en °jo) de la vitesse maxima possible, c’est-à-dire de la vitesse du synchronisme ou de la fréquence du courant primaire. On a alors S3=E2r/E2p,
- qui donne pour S la valeur 1 (vitesse de synchronisme) quand E2, = E2/>, et la valeur O (rotor immobile) quand il n’y a pas de force contre-électromotrice de rotation.
- Un autre point à observer est que, s’il n’y avait pas de dispersion magnétique, la capacité de surcharge momentanée du moteur serait pratiquement illimitée, parce que, si Ton néglige les considérations mécaniques et réchauffement des conducteurs, le courant G., pourrait croître jusqu’à une valeur énorme sans réduction considérable de l’intensité du champ transversal ; ce serait purement une question de résistance du rotor. On verra plus loin que, dans une machine pratique, ayant une dispersion magnétique appréciable, la puissance est limitée par d’autres considérations que par la résistance du
- (A suivre.)
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Sur la radiation électrique d’antennes coudées (fin). — A. Fleming. — The Electricien, 28 décembre 190G.
- Dans une autre série d’expériences, on fit un certain nombre de mesures en employant une antenne verticale munie d’un fil latéral terminé par une plaque formant capacité : ce fil était fixé à une hauteur variable sur l’antenne verticale. Dans tous les cas, on a trouvé qu’une telle antenne transmettrice produisait une radiation plus uniforme dans tous les azimuths que si on enlevait la partie verticale surmontant le fil latéral : cela montre qu’en accroissant le moment électrique d’une telle antenne coudée, on en fait un radiateur moins dissymétrique, et qu'il faut augmenter le moment magnétique si l’on veut que la radiation soit plus inégale.
- Pour étudier ce point en détail, l’auteur a fait une série d’observations avec l’antenne de 6 mètres coudée à différentes hauteurs, et il a tracé une famille de diagrammes polaires en portant à la même échelle les différents résultats obtenus. Ces différents diagrammes n’ont jamais atteint la forme en 8 bien nette indiquée par Marconi, parce que le rapport de la longueur horizontale à la longueur verticale n’excédait pas 19/1 dans les expériences de l’auteur, tandis que, dans les expériences de Marconi, la valeur de ce rapport atteignait !\oji. Dans cette famille de courbes, le rayon minimum est toujours voisin de io5°, comptés à partir d’un zéro opposé "a la direction vers laquelle est tournée l’extrémité libre de l’antenne. La théorie mathématique développée par l’auteur montre que, pour une antenne isolée .doublement coudée, Tazimuth 9 de force minima est donnée par l’expression :
- cosfl = (a4>p/M)(i///»-),
- en appelant <ï> le moment électrique de l’oscillateur, M le moment magnétique, v la vitesse de radiation, /?î = 2t:/X, et r la distance entre le radiateur et le récepteur. Or on a :
- 4> = QSs et M = l5732 = Qrt3/3s, en appelant Q la charge maxima finale de l’oscillateur et «=2t/T.
- Si Ton remarque que v = njrn, il vient : 24>c/M = o.jmZy
- ZQZ{)__ ^ _ X1 __ t X X
- mVSr 2isVîj 20 r or
- R. R.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. - No 5.
- Macdonald a montré que, dans le cas d’un oscillateur linéaire, la longueur d’onde des ondes émises est égale à 2,5 fois la longueur totale. On a donc, dans le cas dont il s’agit:
- X = 2,5 (28/ + 8j) = 7,53;.
- Ou a donc pour l’oscillateur coudé à trois branches égales :
- coSe = (3/8)(XA-) = o,375X/X.
- Les expériences décrites furent faites à des distances comprises entre une longueur d’onde et un tiers de longueur d’onde entre le radiateur et le récepteur. Dans ce cas, on a \jr — 0,72 et cosO —0,27, c’est-à-dire:
- 6=74°2o' ou 6=io50/ju'} suivant la façon de compter l’angle. II est remarquable que dans les deux séries d’expériences, celles de Marconi et celles de l’auteur, avec un rapport de la longueur horizontale à la longueur verticale compris entre 4o/i et 4o/3, l’angle de radiation minitna soit toujours voisin de noû.
- Un autre point intéressant restait à étudier. Les expériences relatées ont été faites avec des antennes coudées à angle droit: on pouvait se demander comment les résultats seraient influencés si l’on courbait l’antenne suivant un angle différent de 90°. On fit une série d’expériences avec une auteune transmettrice de 6 mètres de longueur totale dont la partie verticale avait toujours im,5o de hauteur et qui était coudée suivant différents angles, variant de 20° en 20 . L’antenne réceptrice avait 6ra,3o de hauteur et était verticale; la distance était de 42 mètres. Le courant dans l’antenne réceptrice était mesuré au moyen d’un appareil thermo-électrique ; il était déterminé par les deux positions à on et 1800. Le rapport des deux valeurs du courant ainsi obtenues était porté en ordonnées on fonction des valeurs de l’angle d’inclinaison, portées en abscisses.
- Cette courbe présente un accroissement graduel des ordonnées quand l’extrémité libre de l’antenne s’élève au-dessus du sol, mais elle n’indique pas de valeur minima nettement marquée du rapport de la radiation vers l’avant et vers
- On trouva une différence très nette entre une auteune de transmission ayant sa partie supérieure horizontale et une antenne ayant sa partie supérieure repliée vers le bas : la valeur ma-xima du courant dans le récepteur est réduite
- quand on replie l'extrémité libre de l’antenne de façon à ce qu’elle soit au-dessous de l’horizontale.
- L’auteur conclut son étude en expliquant les effets semblables observés par Marconi dans le cas d’antennes réceptrices coudées ; il montre que l’on ne peut pas expliquer ces effets sans admettre trois sources de f. é. m. dans les antennes réceptrices coudées :
- i° La f. é. m. due à la force magnétique de l’onde incidente :
- 2U La f. é. m. due à la force électrique ;
- 3° Une f. é. m. due aux lignes de force magnétiques, variant périodiquement, de la boucle presque fermée formée par l’antenne coudée.
- D’une façon générale, tous les effets observés sur les antennes transmettriees et réceptrices coudées sont explicables par la théorie exposée par l’auteur dans l’étude ci-dessus mentionnée, R. V.
- Expériences sur la télégraphie sans hl dans une direction. — K. E. P. Schmidt. — Pkysikalische Zeitschrift, 1-janvier 1907.
- En appelant E le vecteur électrique et fl le vecteur magnétique dans le champ électromagnétique, on sait que l’énergie qui se déplace à travers un clément de surface et qui agit pour la réception est proportionnelle au produit Eli. Si l’on peut, par l’emploi de conducteurs appropriés, parvenir à augmenter E ou II en certains points du champ autour d’un oscillateur, on doit obtenir dans ces directions une augmentation d’action de la radiation.
- Il a semblé possible, jusqu’à un certain point, d’obtenir par la combinaison d’une antenne verticale avec un fil horizontal, une concentration des lignes de force électriques de l’oscillateur dans la direction du fil horizontal.
- Dernièrement, l’auteur est parvenu à prouver par des expériences rigoureuses l’exactitude de cette idée et il a constaté que la réception est sensiblement meilleure dans la direction du fil horizontal que dans la direction opposée.
- i° Expériences. — L’antenne L était composée d’un câble en fils de bronze de 2 millimètres de diamètre; son extrémité supérieure était suspendue à 21 ou 22 mètres au-dessus du sol par un isolateur en verre de (\o centimètres de longueur et de 4 centimètres de diamètre environ et elle était dirigée sous un angle de 70“ par rapport à
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- l’horizontale vers le poste contenant les appareils à haute tension. Là, elle était reliée à l'une des électrodes d’un éclateur F (fig. i) ayant une distance explosive de 4 millimètres, puis formait une boucle d’accouplement R et retournait au dehors rejoindre un isolateur J, situé à 2"‘,5q au dessus du sol, à partir duquel elle s’étendait horizontalement sur une longueur de 18 mètres.
- Pour augmenter la longueur d’onde des ondes émises, on intercalait avant et après l’isolateur deux bobines de self-induction ayant chacune un coefficient de self-induction de 3oooo centimètres.
- On'fit des essais de réception pour trois positions du fil horizontal o, go0, i8o° (fig. i). L’éclateur était actionné par une bobine d’induction de 4o centimètres d’étincelle alimentée par un petit alternateur à 5o périodes.
- Les courbes de résonance du récepteur furent déterminées au moyen du bolomètre (*). Au poste récepteur (à 35o mètres de distance environ), était disposée une antenne de 20 mètres de longueur environ, dont l’extrémité supérieure était à 16 mètres au-dessus du sol; cette antenne aboutissait à une bobine d’accord et à un bolomètre très sensible, puis à une terre .artificielle. Avec ce système récepteur, ou traçait les courbes de résonance, pendant que les courbes correspon dantes étaient tracées au poste transmetteur. Les résultats obtenus sont indiqués par le tableau I. Sur celui-ci sont indiquées à la partie supérieure les déviations du galvanomètre dans le circuit de mesure (Mes fig. 1) du poste transmetteur ;‘A désigne la longueur d’onde du transmetteur. Les courbes de résonance construites avec ces chiffres ont permis de déterminer la déviation maxima
- (0 Éclairage Électrique, t. XLIX, 27 oct. 1906, p. i5i.
- correspondant à la résonance exacte ; ces déviations sont indiquées sous la désignation Max et placées entre crochets. La partie inférieure du tableau indique les chiffres correspondants obtenus au'poste récepteur; L désigne la valeur du coefficient de self-induction de la bobine d’accord intercalée dans le circuit récepteur; r/ désigne la valeur du rapport de la déviation maxima an poste récepteur (ç*) et au poste transmetteur (cps). Approximativement, on peut considérer ces déviations comme proportionnelles aux quantités d’énergie Ee et Es dans les circuits oscillants ; les facteurs de proportionnalité sont différents pour les deux stations, par suite de la diversité des dispositifs de mesure employés; ils peuvent néanmoins, à ce qu’il semble, être ramenés à une mesure commune. Si l’on y parvient, on peut déduire, de la valeur de
- fa valeur du coefficient de rendement
- fi — énergie utile reçue/énergic dépensée au transmetteur.
- L’emploi de ce coefficient q qui correspond au rendement d’une installation quelconque est très utile pour résoudre certaines questions relatives à la propagation des ondes.
- TABLEAU I
- Influence de la position du lil horizontal sur l’énergie rayt Longueur d’ontîe X = IG7 m.
- FIL HORIZONTAL A o" go" j ,üo‘
- Poste tran smeltew.
- X — 163 m. ?,- 70,8 — 85 t U_
- 164,5 82,2 90,8 1 -n T
- 166 91 >7 96,1 72
- 167,5 101,6 93.i
- 170,5 99-7 86 64^
- Max. flO2,0j 197. f>]
- Poste re epteur.
- L= 3 fi 00 cm. ?• = ‘4 ?« = Ifl
- 18800 r9 19-4 26,7 28,4
- 28000 5 8 33 34
- Zjo 700 23,5 26 26,6
- 55ooo i3 i5 16,2
- Max. [29.5] 133] [34]
- . cjü, 71 _ CSES 0,384 o,338 0,467
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- Le rapport ce/cs conservant une valeur invariable quand le dispositif de mesure reste le même, on peut déduire des valeurs relatives des déviations du galvanomètre et le résultat obtenu peuL être exprimé de la façon suivante (V. tableau- 1).
- L’énergie rayonnée par le système transmetteur décrit est environ 19 °j0 plus grande quand le fil horizontal est dans la position qo°, et 64,5 °/0 plus grande quand le fil horizontal est dans la position i8o°que quand le fil horizontal est dans la position o°.
- L’auteur a comparé les valeurs obLenues pour la position 1800 avec les résultats de réception obtenus en reliant l'antenne transmettrice à une terre artificielle formée de deux cylindres de toile métallique en cuivre de [\0 centimètres de hauteur et i’",6o de diamètre enfouis à un mètre de profondeur dans du coke. Les résultats sont indiqués par le tableau II : on voit que la réception est d’environ 162 °j„ meilleure quand on emploie une terre artificielle que quand on emploie comme contrepoids le fil horizontal.
- TABLEAU II
- Sur le tableau I, on voit que les chiffres relatifs au système transmetteur dans les differentes po-
- sitions du fil horizontal diffèrent fortement entre eux. Pendant les expériences, on n’avait modifié que la position du fil, toutes les autres conditions restant les mêmes. Cela peut être expliqué par le fait que le fil horizontal ôtait influencé d’une façon inégale, dans les différentes positions, par le voisinage inévitable d’arbustes, de poteaux, etc., dont la présence produit des modifications importantes dans la fréquence des oscillations. Dans une seconde série d’essais, l’auteur plaça le fil vertical à égale distance entre deux poteaux distants de 3o mètres; ce fil, exactement vertical,
- TABLEAU III
- était prolongé parun fil horizontal tendu à 6 mètres au-dessus du sol. Les expériences furent faites d’abord pour les positions o° et 1800 du fil horizontal, puis pour les positions 180" et 90°. Les résultats sont indiqués par le tableau III dont les chiffres montrent que les valeurs relatives aux différentes positions du fil horizontal du poste transmetteur restent les mêmes, aux erreurs d’observation près. L’augmentation d’effet au récepteur, quand on passe de la position o° à la
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- position i8on, atteint 34 0/0 ; quand on passe de la position o° à la position yo°, l’augmentation est d’environ 17 °/0.
- L’auteur a aussi déterminé, avec ce dispositif expérimental, l’effet obtenu quand on relie l’antenne à une terre artificielle; les résultats sont indiqués par les chiffres du tableau IV.
- ; TRANSMETTEUR
- >,= 167121. ©5 = 37,7
- POSTE RÉCEPTEUR
- 4o 190 L=48 44o
- 57 800 G5 000 73 3oo 81600 89 600
- On voit que l’intensité des oscillations a diminué au transmetteur; le maximum des déviations au poste-transmetteur n’est que de 44 (contre 200 dans le cas du fil horizontal) et le maximum d’effet au récepteur est de 70 divisions (contre 222). La valeur de r/ atteint 1,71. Le système dans lequel l’antenne est reliée à la terre donne donc une meilleure radiation que le système avec contrepoids. Mais, comme dans les deux cas, ou emploie la même quantité d’énergie pour produire les oscillations, le rendement de l’installation totale pour la réception est d’environ 196 nj0 plus grand pour la combinaison de l’antenne verticale avec le fil horizontal dans la position 1800 que pour la liaison do celle-ci avec la terre.
- La raison de ce phénomène repose sur le fait que, dans le cas où l’on emploie le contrepoids, la bobine d’induction fonctionne comme transformateur en résonance, tandis que, avec une prise de terre, les choses diffèrent sensiblement. Pour utiliser la bobine d’induction comme transformateur en résonance, il fallait élever la vitesse de rotation et l’excitation de l’alternateur, c’est-à-dire dépenser plus d’énergie dans le système oscillant; l’énergie reçue augmentait d’une façon correspondante. Pour voir si la bobine d’induction travaillait en résonance, l’auteur a employé
- un disque noir avec une croix blanche fixé sur l’arbre du moteur. En éclairant ce disque par l’étincelle de l'éclateur, on voit la croix fixe dans l’espace quand il y a synchronisme : lorsque les conditions électriques des circuits s’écartent plus ou moins de la résonance, l’image de la croix est plus ou moins floue.
- L’auteur a étudié ensuite l’influence de la hauteur du fil horizontal dans la position i8o°ct il a trouvé que la valeur r/ croît do i,T2 à 2,2, c’est-à-dire de 100 %> quand la hauteur du fil horizontal est abaissée de 6 mètres à 4 mètres au-dessus du sol ; la valeur de r/ a augmenté de 0,88 à. 2,74, c’cst-k-dire de 2io'*/0 quand la hauteur du fil est abaissée de 6 mètres à 2ra,5o.
- En outre, l'auteur a déterminé faction d’un système transmetteur composé de deux fils horizontaux de 25 mètres de longueur, placés tous deux dans la position 180", le premier à 6 mètres de hauteur et le second à 2m,5o de hauteur. Les résultats sont indiqués par le tableau V.
- TABLEAU V
- Il ne faut pas confondre ces dispositifs avec ceux qu’a employés Marconi, car il existe entre eux une différence essentielle et l’action obtenue est beaucoup plus importante. II semble qu’on puisse encore obtenir une plus grande augmentation d’action en employant des harpes planes combinées avec des contre-harpes. R. V.
- ÉCLAIRAGE
- Sur la transformation d’énergie électrique en lumière (fin) (!). — Ch.-P. Steinmetz. — American Institut* ofi Electrical Engineers.
- Tubes à vide. — La conduction à travers les
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- C907, p.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L.
- N» 5.
- vapeurs peut être de deux natures différentes ; conduction par étincelle ou conduction du tube de Geissler et conduction par arc. Les vapeurs ou les gaz peuvent être divisés en deux classes : les vapeurs conductrices et les vapeurs non conductrices. Les vapeurs conductrices sont toutes de résistance très élevée. L'hydrogène ou l’air peut être considéré comme un gaz conducteur, puisqu’un courant peut le traverser, particulièrement aux vides peu poussés, comme dans le tube de Geissler. Le passage du courant dans le gaz conducteur du tube de Geissler produit de la lumière, par quelque phénomène de luminescence.
- Le mécanisme de la production de lumière ne semble pas connu dans cc cas : il semble que la lumière ait le caractère d’un sous-produit. Le tube de Geissler présente un très bon rendement quand il fonctionne sur du courant alternatif de très grande fréquence. Quand la fréquence diminue, le rendement décroît et il se dégage de la chaleur. On a essayé d’employer le tube de Geissler pou?’ l’éclairage ; la lumière ayant un faible éclat intrinsèque, il faut une grande surface de tube; on peut donner à la lumière la couleur que l’on veut en employant un gaz convenable. Dans ces dernières années, on semble avoir obtenu de bons résultats, même avec une fréquence de üo périodes par seconde seulement. Mais Ja valeur du rendement n’approche pas de celle que l’on obtient avec le spectre du mercure, du calcium ou du titanium.
- L’arc. —Dans le tube de Geissler, le courant est transporté par le gaz ou la vapeur qui remplit l'espace compris entre les électrodes. La conduction a un caractère disruptif, comme la décharge par étincelle: il faut donc une tension minima, au-dessous de laquelle il n’y a aucune conduction de l’électricité. Le corps constituant les électrodes joue un r<)le peu important et le spectre est celui du gaz compris entre les élec-
- La conduction par arc repose sur des phénomènes essentiellement différents. Le courant passe par un pont de vapeurs conductrices produites par l’électrode négative et engendrées par le passage du courant lui-même; il y a un courant de vapeur qui se déplace avec une grande vitesse de l’électrode négative vers l’électrode positive. Le spectre de l’arc csl celui du corps constituant l’électrode négative et est indépendant de la nature du gaz ou de la vapeur compris
- entre les électrodes, ainsi que de la nature de l'électrode positive, excepté indirectement par l’effet de la chaleur. La production continue du courant de vapeur exige une dépense d’énergie nécessaire pour échauffer l'électrode à la température d’ébullition et pour produire la vitesse de déplacement. Cette énergie doit être fournie par le circuit électrique, sous forme d’une chute de tension entre les électrodes de l’arc. Cette chute de tension, à peu. près indépendante de la longueur de l’arc et du courant, peut être appelée force contre-électromotrice de l’arc.
- La température du courant gazeux, à une pression constante dans l’espace environnant, doit être constante et égale à la température de fusion du corps constituant l’électrode négative. L’énergie rayonnée par unité de surface peut donc être considérée comme constante et l’énergie totale rayonnée, ainsi que l’énergie consommée dans l’arc, est proportionnelle à la surface de celle-ci. La section de l’arc pouvant être supposée proportionnelle au courant, il en résulte que la différence de potentiel entre les extrémités de l’arc est inversement proportionnelle à la racine carrée de l’arc et à peu près directement proportionnelle, à la longueur de l’arc. On obtient ainsi, comme équation théorique de l’arc
- e = e, + a(,+c)^ri.
- Avec du zinc ou du cadmium, la force contre-électromotrice de l’arc est de 16 volts; avec du mercure elle est de i3 volts ; pour le carbone elle est d’environ 28 volts.
- Du caractère de la conduction dans l’arc, il résulte que celui-ci doit être amorcé, c’est-à-dire que les vapeurs qui transportent le courant doivent d’abord être produites avec une dépense d’énergie, avant que le courant puisse passer. On peut y arriver de différentes façons : en amenant les extrémités des électrodes en contact, puis en les écartant dès que le courant a commencé à passer, ou bien en faisant éclater une étincelle électrostatique entre les extrémités dos électrodes et en amorçant ainsi la conduction.
- L’arc est, d’après ce qui précède, un phénomène à courant continu et ne peut pas exister, en général, sur du courant alternatif, à moins que les électrodes ne se maintiennent suffisamment chaudes.
- Le spectre de l’arc électrique est celui de l’é-
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- lectrode négative, comme cela a été rappelé ; sa température est la température d’ébullition de l’électrode négative. 11 y a cependant: quelques exceptions apparentes. Par exemple, le courant de vapeur peut être surchauffé si l’on emploie un courant oscillant de haute fréquence de tension assez élevée pour maintenir nu arc alternatif. Dans cc cas, on voit fréquemment prédominer certains groupes de raies spectrales qui sont insignifiantes avec de la vapeur saturée; parfois le spectre de l’électrode positive, ou d’une partie constitutive de cette électrode, peut aussi apparaître dans l’arc.
- L’extrémité de l’électrode positive est chauffée h la température de l’ébullition. Si cette électrode contient quelque corps dont le point d’ébullition soit inférieur à la température du courant de vapeur, ce corps est évaporé et pénètre dans le courant gazeux. Par exemple, si, dans un arc au carbone, l’électrode positive est imprégnée de lluorure ou de 'borure de calcium dont le point d'ébullition est relativement bas, la vapeur de calcium pénètre dans le courant de vapeur et est chauffée à la température de l’arc au carbone. Elle devient luminescente, soit directement par Réchauffement, ou indirectement par dissociation chimique, ou encore autrement. Le rendement de l’arc au carbone peut ainsi être augmenté par l’adjonction de vapeurs de certains corps donnant un spectre brillant, tel que le calcium, dout la lumière jaune est très brillante. Ce corps est adjoint au charbon positif, qui est le plus chaud, et le rendement dépend exactement de la température de cette électrode. Si elle a un fort diamètre et se maintient froide en so consumant lentement, le rendement diminue; une température élevée et. une usure rapide de l’électrode positive sont donc nécessaires.
- Au lieu d’adjoindre à l’électrode positive des corps dont la volatilisation se produit à une température inférieure il celle de l’arc, on peut employer comme électrode négative un corps ou un composé donnant un spectre lumineux, tandis que l’électrode négative en carbone donne un arc non lumineux. Il existe plusieurs métaux qui donnent des spectres lumineux, mais ceux qui donnent de la lumière blanche se rattachent tous au groupe du fer; cc sont par exemple le fer, le titanium, le tungstène, etc. L’oxyde de fer, Fest)., appelé magnétite, est bon conducteur, est stable aux températures élevées, aussi bien qu'aux •
- basses températures, et donne un spectre blanc. Dans un tel arc électroluminescent, tout corps stable peut être employé comme électrode positive. Le cuivre est généralement utilisé à cause de sa bonne conductibilité calorifique et électrique. L’élimination du carbone dans l’arc à ma-gnétite exclut la combustion et les électrodes durent environ vingt fois plus longtemps que les électrodes en charbon dans les mêmes conditions. Le rendement de l’arc à magnétite peut varier entre des limites étendues; il peut être augmenté au détriment de la durée des électrodes ou inversement. L’auteur termine en indiquant les avantages que présente l’arc à magnétite.
- IL IL
- ÉLÉMENTS PRIMAIRES ET ACCUMULATEURS
- Perfectionnements aux accumulateurs alcalins. — Centralblalt fur Accumulatorcn. octobre, novembre et décembre 1906.
- Accumulateur électrique à électrolyte alcalin. — Th.-A. Él»lS0N. — Brevet allemand du 7 jan-
- vier i9o3 ; acc. ro septembre 1906.
- L’invention a pour but d’obtenir une différence de potentiel aux bornes élevée et aussi constante que possible pendant toute la décharge de l’accumulateur, et une facile réduction de la matière active à la charge. Ce résultat est obtenu en ajoutant à la matière active de l’électrode négative du mercure pur ou mélangé d’autres métaux facilement réductibles, tels que du cuivre ou de l’argent. Pour que le mercure ou les autres métaux restent à l’état métallique pendant tous les phénomènes qui se produisent dans l’accumulateur et pour éviter la formation de composés solubles, on doit dimensionner la capacité de l’électrode positive pour l’oxygène de telle façon que, pendant la décharge, la matière active de l’électrode négative soit seule oxydée, et non les métaux additionnels, facilement réductibles. L’emploi d’électrodes négatives présentant un excès de capacité est connu pour les accumulateurs au plomb, mais là il s'agit d’empêcher le foisonnement du plomb spongieux et non pas de maintenir à l’état métallique un métal addition-
- L’adjonction de mercure à la matière active de l’électrode négative présente une grande importance, particulièrement pour les électrodes en
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- fer, car, lors des décharges rapides, celles-ci ont une tendance à former des composés du fer difficilement réductibles : il n'en est pas de même des électrodes contenantdu mercure. On peut avantageusement procéder de la façon suivante : on ajoute à du 1er finement divisé une quantité suffisante d’un composé ammoniacal du cuivre et d'oxyde de mercure : le mélange contient, par exemple, 64 % de fer, 3o °/0 cuivre et. 6 °/0 de mercure. Les particules de fer sé recouvrent d une couche poreuse de cuivre amalgamé sous forme extrêmement tenue. Le mélange peut être immédiatement pressé sous forme de galettes et employé clans une batterie d’accumulateurs : il n’exige pas l’emploi de Uocons do corps bon conducteur ou d’autres artifices du mémo genre. Quand on ajoute du mercure seul, on peut mélanger au fer électrolytique finement divisé une quantité suffisante d’oxyde de mercure précipité de façon à obtenir un produit final contenant 20 "ju de mercure et 8o °/o de fer- H vaut mieux employer du mercure et du cuivre, au point de vue du prix de revient et au point de vue du fonctionnement de l'élément. Les mélanges convenables peuvent être obtenus de différentes autres façons : par exemple, on peut préparer du cuivre finement divisé, le mélanger avec du mercure, et y ajouter du fer en poudre ; on peut aussi avantageusement ajouter à cc mélange de l’oxyde de fer rouge obtenu en faisant brûler à très basse température de l’oxalate de fer.
- Electrode d’accumulateur. — Tu.-A. Éitisox. — Brevet américain 831 yGy, 5 mars 1908 ; acc. 18 septembre 1906.
- Dans les accumulateurs, où la question de poids n’est pas d’une importance primordiale, on prépare les plaques d’une façon économique en subdivisant la matière active et en l’enfermant, sous une forte pression, dans des pochettes munies de grosses perforations que ferment des plaques élastiques minces portant de fines perforations. Une tôle de fer ou d’acier de iu"“,5 d’épaisseur forme une grille portant des ouvertures de i5 centimètres Je largeur et 20 centimètres de longueur. Cette grille est recouverte de nickel et est soudée dans une atmosphère d’hvdrogènc. Sur chaque ouverture, on fixe une plaque de fer ou d'acier nickelé capable de résister au foisonnement de la matière active. Dans cette plaque est ménagée une série de 6 pochettes
- portant des trous assez grands du côté extérieur. Chaque pochette est fermée par une plaque correspondante tenue par des rivets et empêchant la chute de la matière active : de chaque côté, 011 dispose des feuilles de matière élastique et insoluble, telle que de l’acier nickelé, munie9 de perforations très fines. La matière active est placée telle quelle ou sous forme de briquettes dans les pochettes de la plaque. Ensuite les plaques de fermeture sont mises en place sous pression et fixées solidement.
- Procédé pour préparer éleeirolrtiquement les plaques poreuses de zinc servant, dans les accumulateurs électriques à électrolyte alcalin invariable. — F.-E. PoT.zrcMrsz et R. Goldschmidt. — Brevet allemand 176893, ic‘‘ mai iyoi ; acc. y octobre 1906.
- Les plaques de zinc obtenues par réduction d’une pâte d’oxyde de zinc ou de carbonate de zinc sont peu utilisables, parce que la plus grande partie de la masse tombe des la réduction et que le procédé de préparation est compliqué. On peut éviter ces inconvénients en déposant par électro-lvse, sur des supports convenables, le zinc métallique dissous dans une solution d’acide fluor-hydrique. Suivant la concentration de l’électrolyte et la densité de courant employé, il se dépose du zinc métallique poreux mais non spongieux. Ce dépôt poreux adhère très bien et est très capable de réagir ; dès le séchage à l’air, il s’oxyde à tel point que la plaque s’échauffe. De telles plaques de zinc sont employées comme électrodes négatives avec des électrodes positives en nickel ou en cuivre, dans un électrolyte n’atteignant pas le métal et ne prenant pas part aux réactions, une solution de carbonate d’ammoniaque par exemple.
- Perfectionnements à l’isolement des accumulateurs alcalins. —A.-E. Bkkgi.und. —Brevet anglais ai 535, 23 octobre iyiw ; ace. 18 octobre 1906.
- L’ébonite ne résiste pas assez longtemps à l’action de l’électrolyte employé dans les accumulateurs alcalins. On emploie alors des feuilles de mica entre les électrodes et pour isoler les plaques du bac en acier. I.cs fouilles de mica sont munies de perforations quand elles doivent être disposées entre l<cs électrodes.
- Perfectionnements à la fabrication d’électrodes pour accumulateurs alcalins. — E.-W..Jungneb,
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- Les plaques sont fabriquées an moyen d’appareils à fonctionnement continu. Deux bandes qui passent entre des rouleaux traversent des appareils perforateurs, des bains de nickelagc galvanoplastique et des rouleaux de laminoir qui leur donnent une forme ondulée. Les creux des bandes sont emplis de matière active, puis les deux bandes sont rapprochées l’une contre l’autre et assemblées sous forte pression par deux rouleaux de laminoir. Comme isolant pour les électrodes, on emploie des feuilles minces d’ébo-nite ou de mica. On peut, avec ce procédé, obte-nir <les plaques très minces (jusqu'à o”m,o3) et y introduire une très faible couche de matière active (o“m,7). On a ainsi un bon contact entre la matière active et le support, et l’accumulateur présente un excellent fonctionnement..
- «E. B.
- MESURES
- Mesure approximative, par une méthode èJectrolytique, de la capacité électrostatique entre un cyhndie métallique vertical et la terre* — A. E. Kennely et S. E. WJiiting. — Elec-Irical World, 29 décembre 1906.
- On sait que tout problème de la capacité électrostatique d’un condensateur formé par une paire de surfaces conductrices et séparées par un milieu isolant uniforme est équivalent à un problème oorrespondantde la conductance électrique entre la même paire de surfaces semblablement placées et séparées., par un milieu conducteur uniforme. La solution de l’un ou l'autre de ces deux problèmes conduit immédiatement à la solution du seeoud.
- Si 1 on désire prédéterminer la capacité d’une paire de conducteurs en relation géométrique définie, on peut, quand il n’est pas possible d’effectuer le calcul par les règles ordinaires, construire un modèle du système géométrique, soit à la mémo échelle que l’original, soit à une échelle convenablement réduite, en substituant au diélectrique une solution de conductibilité uniforme et en mesurant la conductance entre les conducteurs servant d’électrodes. Cette conductance correspond à la capacité du système primitif considéré et peut servir à déterminer sa valeur.
- Par exemple, on peut considérer le cas simple d’un condensateur formé do deux disques métalliques parallèles dont le diamètre est grand en comparaison de l’intervalle qui les sépare. Soit .s centimètres carrés la surface de chaque disque et l la distance entre ces disques ; la formule bien connue qui donne la capacité du système, sans tenir compte de l’effet des bords des disques, est la suivante:
- C =jj? (/q//i~) (sjl) centimètre
- (0
- en appelant k la capacité inductive spécifique du milieu et C la capacité en unités électrostatiques absolues, désignées sous le nom a abstatfarads ».
- La conductance présentée par les mêmes disques, semblablement situés, séparés par un milieu conducteur de conductivité y mhos par centimètre a pour valeur
- i§' = Y<>/0mh°s, (?)
- y étant numériquement égal à la conductance d’un centimètre cube du milieu compris entre les faces parallèles ou
- y — \jp mhos par centimètre, (S)
- en appelant p la résistivité du milieu en ohms-centimètre, numériquement égale à la résistance d’un centimètre cube de la substance comprise entre les faces parallèles, exprimée en ohms.
- La capacité en abstatfarads, ou en centimètres, du système séparé par une couche diélectrique, est liée à la conductance en mhos du système séparé par une couche conductrice, par la for-
- C “ (k/[yx-f)g — (À-p/4-)# abstatfarads. (4)
- Cette formule est d’une application tout à fait générale et n’est pas limitée au cas considéré des disques plans parallèles. Les-deux conducteurs peuvent avoir une forme et une disposition quelconque. Si g est exprimé en nbmhos, y doit être exprimé en abmhos par centimètre et p en abs-ohm-centimètrcs,
- Si la paire de conducteurs sur laquelle on fait la mesure de conductance est un modèle parfait du condensateur avec une réduction de n fois, de telle façon que chaque centimètre du condensateur réel soit représenté par 1 (n centimètre. Dans le modèle, on sait que la conductance du modèle est n fois plus faible que s’il était établi en vraie grandeur. Donc, si g' désigne la conduc-
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- tance observée du petit modèle, la valeur de g à employer dans la formule (4) sera
- g = ng' mhos. (5)
- Si la capacité d’un système de conducteurs peut être réellement évaluée par des formules connues, il est inutile de recourir à une mesure de conductance. Mais si le système géométrique du condensateur est trop complexe pour permettre une telle évaluation, il peut être bon d’éviter la construction du condensateur réel et d’établir à sa place un petit modèle réduit à conductance pour lequel on applique la formule (4). Un capacité est ensuite réduite à sa valeur CaW en « abfarads » ou unités électromagnétiques absolues au moyen de la formule:
- Cabf = C/e‘2 = C/g X ioa0 abfarads, (0) v étant la vitesse des ondes électromagnétiques daus l’éther libre (3 X iOin centimètres par seconde). En pratique, on préfère généralement connaître la valeur de la capacité eu farads Cy, microfarads millimicrofarads Cmty ou miero-microfarads Cwy.. On a :
- C/ = t:aMX io° = C/qX ndWarads (7)
- C,1/=C/X io6 = CabtX 1 ol:i
- = C/g X 1 <>:’ mierofarads, etc. (8) (A Ii. V.
- Nouvel appareil Kelvin. — Rypinski.— Electric Journal.
- L’auteur décrit un nouvel appareil de mesure du type Kelvin, construit par la C‘° Westinghouse. L’appareil consiste en un long solénoïde qui attire un noyau de fer très saturé de faible rémanence, et en un mécanisme pour la compensation de Vattraction magnétique par la pesan-
- teur. Les avantages de cet appareil sont les
- i° Echelle proportionnelle ;
- 2n Indépendance des champs extérieurs ;
- 3" Absence d’erreurs dues aux frottements ;
- 4" Grande solidité mécanique :
- 5" Facilité de réglage et de réparation ;
- 7" Prix peu élevé ;
- 8° Indépendance de la lortne de courbe et de
- La figure 1 représente schématiquement l’ap pareil. Le noyau K du solénoïde est place dans un tube plein d’huile. L’attraction magnétique variable agit sur un bras de levier constant correspondant au rayon du secteur S. Le contrepoids G est invariable et agit sur un bras de levier variable. La force exercée par le contrepoids G est proportionnelle au
- sionnant le solénoïde de façon que l’attraction magnétique soit proportionnelle au sinus de l’angle de déviation de l’aiguille Z, on obtient une échelle proportionnelle. L’appareil. peut être établi comme ampèremètre pour 5oo ampères et 2 4oo volts : pour de-plus fortes intensités ou de plus fortes tensions, on emploie des transformateurs de courant. Connue voltmètre, on munit cet appareil d’une résistance en série ayant une valeur triple de sa résistance propre. Sur cournjjt alternatif de plus de 750 volts, on emploie un transformateur de tension.
- R. 1\.
- U Gè>
- : J.-B. Nouet.
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- L Écl
- (BIBU0TNIBI
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A, D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France. Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées —Éric GERARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR UNE MÉTHODE POUR IA DÉTERMINATION DU RENDEMENT DES LD NAMOS A COURANT CONTINU
- La méthode, que nous proposons pour la mesure du rendement d’une dynamo à courant continu, consiste à faire fonctionner la machine successivement en génératrice et eu motrice, à la même vitesse, avec la môme excitation et avec la meme intensité de courant dans l’induit.
- Elle permet:
- i1’ D’obtenir le rendement d'une dynamo en génératrice et en motrice dans des conditions bien précises do marche ;
- 2U De déterminer ce rendement à divers régimes par de simples relevés de caractéristiques.
- Dans ces conditions, la machine fonctionne à des régimes aussi identiques que possible en motrice et en génératrice. En effet, dans les deux modes de fonctionnement, le flux utile provenant des inducteurs est le môme, la réaction magnétique d’induit est la même, les deux flux résultants sont donc les mêmes, à la perturbation près produite par les courants de Foucault. Il est même préférable, si la dynamo peut tourner indifféremment dans les deux sens, de faire en sorte que le sens du courant dans l’induit de la motrice, par rapport au flux inducteur, soit le même que celui du courant dans l’induit de la génératrice.
- Nous allons passer en revue les différentes manières de conduire les essais suivant les différents modes d’excitation des dynamos.
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- I. — Cas d’une génératrice ou motrice à excitation indépendante.
- Soient V,, et Ym les différences de potentiel aux bor nes de la génératrice et de la motrice à la vitesse de N tours par minute ; I l’intensité du courant dans l’induit, it celle du courant d’excitation; r la résistance des inducteurs; pg et pM les sommes des pertes mécaniques, par hystérésis et courants de Foucault respectivement dans la génératrice et dans la motrice.
- Dans les conditions de fonctionnement ci-dessus énoncées, on peut supposer égales les sommes des pertes pg et pm et poser
- Pg=l^=p-
- De même on peut supposer égale la force éleclromotricc E7 de la génératrice et la force contrc-électromotriee Em de la motrice et poser
- Eai=E„:=E.
- Soient Ps la puissance fournie à la poulie de la génératrice et Pm la puissance recueillie à la poulie de la motrice.
- Soit U une résistance ainsi définie ; la perte par effet Joule à travers l'induit, le' collecteur et les balais c’est-à-dire la perte par effet Joule dans la machine (celle des inducteurs exceptée) comptée entre les points d’attache des câbles et des porte-balais est HP lorsque l’intensité du com'ant de l’induit est I.
- Ou peut écrire pour la génératrice l’équation suivante :
- EI = \y + RP (i)
- et en tenant compte de ce que la puissance fournie à la poulie est égale à la puissance recueillie plus les perles
- P,= V,l-pRP+jü. (a)
- De même pour la motrice
- (3)
- 1:1 —p„+/). (4)
- Des équations (4), (i) et (2) on tire la suivante
- P,„ +p = \y -I - RP = P9 —p
- d’où
- Ç>)
- En additionnant les équations (3) et (2) et en tenant compte de l’équation (5), ou obtient
- (0)
- Soit RinJ la résistance de l’induit, mesurée à chaud ; on trouve que l’on a toujours
- RP > RiAal*
- Dans l’etablissement de la formule des rendements, nous prendrons comme perle par effet Joule totale dans l’induit, RP au lieu de RinJI2.
- Soit
- R----RjDd “ K •
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 187
- Appelons K I'augmentalion de résistance due à la commutation pour des conditions de marche données; K. varie avec, l'intensité du courant 1, la vitesse de rotation, etc. 11 suffisait de le signaler sans chercher à approfondir ici les eauses de cette variation.
- En retranchant les équations (3) et (2), on obtient
- I \ + P* = (Vm + V;j) I. (7)
- Le rendement de la génératrice est donné par la formule
- =_______V,ï
- Ps \ 1 • in -
- d’où
- ?» = -----^---------- («)
- -(V„ + V„)I+p
- et celui de la motrice par la formule
- *-(Vm + V3) 1 —p
- Si l’on connaissait/^ il suffirait, pour avoir les divers rendements soit de la motrice soit de la génératrice, à la même vitesse et à la même excitation niais avec des intensités de courants différentes dans l’induit, de tracer les deux caractéristiques de la différence de potentiel aux bornes de la génératrice Y0 et de la différence de potentiel aux bornes de la motrice Vm, en fonction de l’intensité I du courant dans l’induit, en maintenant l’excitation et la vitesse constantes ; on en déduirait les rendements correspondant à chaque intensité par application des formules (8) et (9).
- Si dans les équations (5), (7) et (3) on suppose que Pm est nul et que Ps, Vs, Vm, 1 et Pi sont respectivement Pffo, V^, ï(l et R„, on déduit
- (v^+vji^v^io— RAb (10)
- Si donc, par un essai en motrice, on détermine l'intensité du courant I, et la différence de potentiel Y„0, telles que, P,„ étant nul, la machine tourne à N tours par minute sous la môme excitation ie, il sera aisé, par la caractéristique cle la génératrice donnant V, en fonction de I, d’avoir V?0 correspondant à I0 et de calculer p.
- Donc, pratiquement, en maintenant l’excitation et la vitesse constantes, on construira les caractéristiques de la différence de potentiel de la génératrice d’une part et de la motrice d’autre part en fonction de l’intensité du courant dans l’induit, et l’on profitera du montage des connexions de la machine en motrice pour rechercher l'intensité Iu du courant dans l’induit, telle que, l’excitation restant constante et Pm étant nul, la motrice tourne à N tours par minute. Supposons que l’on veuille calculer le rendement pour une charge qui n’a pas été spécialement étudiée au cours de l’essai ; donnons-nous I, par exemple. Les caractéristiques de Yg et Ym en fonction de I permettront de déLermincr Ygi et VmI correspondant à I, ; puisque p est connu, on aura tous les éléments nécessaires pour calculer les rendements,
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- Les deux caractéristiques de \g et \m en fonction de I permettent également d’étudier les variations de K en fonction de I.
- On pourrait opérer de même à diverses vitesses et avec diverses excitations et de la comparaison des résultats obtenus déduire les meilleures conditions de marche de la machine.
- Nous pensons que cette méthode sera d’un emploi commode dans les usines de construction où l’on relève les caractéristiques des génératrices. Il suffira de relever les caractéristiques des mêmes machines fonctionnant comme motrices, à la meme excitation et à la même vitesse qu’en génératrices.
- II.
- Cas d’une génératru
- : motrice a excitation
- dérivation. des caractéristiques ci-dessus
- L’étude du rendement se ramène à la déterminait cées, en tenant compte de quelques observations. Dans une usine de construction, sur une plate-forme d’essais, l’étude du rendement en excitation indépendante à diverses charges, sous diverses excitations et à diverses vitesses pourra présenter un grand intérêt pour déterminer le meilleur mode de fonctionnement de la machine. Mais on peut être amené à envisager un problème moins complexe, lorsqu’il s’agit de la réception d’une machine à excitation en dérivation, dont les essais de réception sont à effectuer à la station d’utilisation.
- A.— Cas d’une génératrice h excitation en dérivation. — Le problème qui se pose est le suivant: Déterminer les rendements d’une génératrice, qui doit tournera une vitesse constante de N tours par minute et maintenir constante, malgré les variations de charge, la différence de potentiel aux bornes du réseau qu’elle alimente. Remarquons que les points qui se présenteront^dans l’étude ne seront que des points particuliers des études qu’on aurait faites sur cette dynamo en excitation indépendante ; mais il est bon d’envisager la question sous ce jour spécial de façon à réduire au minimum les manipulations de l’essai.
- Pour maintenir constante la différence de potentiel aux bornes du réseau, malgré les variations de la charge, la vitesse de la dynamo restant constante, il faudra, en effet, modifier le rhéostat d’excitation ; l'excitation variera donc avec la charge, c’est-à-dire avec les points à étudier.
- En adoptant les notations précédentes, nous écrirons que la puissance totale fournie à la poulie de la dynamo est égale à la puissance recueillie plus les pertes. Nous remarquerons que l'intensité du courant circulant dans l’induit est I étanL l’intensité du courant
- qui circule dans les câbles à la sortie de la génératrice :
- Pg = Vyi -f R(I + if ri-p ri- rri
- mais on a :
- \0ie = ri*,
- d’où
- = yg (I + 4) i,y-ri-p.
- Posons
- i+*;=l
- Pÿ=VÿL-+-RI?,-h;>; (n)
- EL
- = V3L4-RJ«
- Si on fait ensuite fonctionner la dynamo en motrice s la même vitesse constante de N tours par minute et avec l’induit, on aura
- Vmla = RL ri-p-h Pm KI„ — Pm ri~p‘
- (I2)
- ; l’excitation indépendante ie, ne intensité I„ de courant dai
- (.3)
- C4)
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- Les équations (n), (la), (ï3), (i4) sont identiques à celles que nous avons posées dans l’étude de la dynamo sous excitalion indépendante.
- D’où “ . ,
- h * (Vm+V„)I„+/j
- Pour chaque excitation ie à la vitesse constante de N tours par minute, on aura chaque fois la valeur
- P = ~ (Vmo -H V3o) I„.
- que l’on calculera comme il sera indiqué ultérieurement.
- La différence de potentiel du réseau Vs étant constante, puisqu’on considère le cas où la dynamo génératice doit maintenir constante cette différence de potentiel, il faudra connaître les variations de en fonction de IU1 d’où, la construction d’une première caractéristique, celle de i, en fonction de I,, et comme corollaire une deuxième, celle de ie en fonction de Vm. Pour calculer p, il faudra d’abord connaître la valeur de Ju et celle de V„,0 correspondante, qui sous l’excitation la dynamo tournant à la vitesse constante de N tours par minute, rendent Pm nul; d’où la construction d’une troisième caractéristique, celle de ie en fonction de I0 et d'une quatrième, celle de i, en fonction de Vmo. Remarquons que ces deux caractéristiques sont construites simultanément. Enfin il y aura lieu de chercher les valeurs de VSo, que prend la différence de potentiel aux bornes de la génératrice tournant à la vitesse constante de N tours par minute sous les excitations indépendantes ie correspondantes, lorsque l’intensité du courant dans l’induit prend les valeurs I„ correspondant aux diverses valeurs de ie. Dans ce dernier cas on pourrait, au lieu de faire fonctionner la génératrice sous excitation indépendante, la faire fonctionner en excitation en dérivation pourvu que l’intensité du courant d’excitation ait la valeur correspondante it et que celle du courant circulant dans l’induit soit I0, c’est-à-dire (I0 — Q pour celle du courant circulant dans les câbles au sortir de la dynamo ; mais il sera en général plus pratique d’opérer en excitation indépendante. D’où la construction d’une cinquième caractéristique, celle de ie en fonction de V9 .
- En définitive les manipulations de l’essai se réduiront à trois:
- i° Montage de la dynamo en génératrice et construction de la iv* caractéristique;
- 2° Montage en motrice et construction des 2e, 3e et 4e caractéristiques ;
- 3° Montage en génératrice et construction de la 5e caractéristique.
- Ces cinq caractéristiques permettent de connaître tous les éléments nécessaires pour étudier complètement la dynamo dans des conditions de marche précises pour une vitesse déterminée.
- Supposons qu’on veuille, en effet, déterminer le rendement correspondant à un point qui n’a pas été étudié dans l’essai. Donnons-nous I„ par exemple, iK est déterminé par la ire caractéristique et de ce fait, les autres caractéristiques fournissent les éléments nécessaires pour étudier les variations de K. ou pour calculer le rendement. Il sera particulièrement commode de construire ces cinq caractéristiques en prenant ie comme coordonnée commune.
- B. — Cas d'une motrice à excitation en dérivation. — Ce cas revient à celui de l’excitation indépendante, car la différence de potentiel du réseau sur lequel est branchée la motrice est constante ou peut être considérée comme constante et par conséquent le problème qui se pose dans cet essai est de rechercher le rendement d’une motrice dont l’intensité du courant d’excitation est constante ou sensiblement constante et dont la vitesse est aussi
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- constante ou sensiblement constante (cette dernière est maintenue telle par la manœuvre du rhéostat). Écrivons que la puissance totale fournie est égale à la puissance recueillie plus les pertes. On a :
- Y,„I = R (1 — iÿ+p + IV-f- ri\
- d’où
- Y„ (I - Q = R (I — if -h p + P., 00
- (I —*<)E = P„ + ^. 07)
- Il circule dans l’induit delà motrice un courant (I-—2e). Si l’on fait ensuite fonctionner la dynamo en génératrice so us la même excitation mais
- indépendante, à la même vitesse de N tours par minute et ave (I—i4) dans l’induit, on aura : e une intensité de courant
- P, - V, (I - Q -h Pi (I — if -h p (.8)
- e (i - i) = v, (i - >.,)+u (i - i,y. (19)
- Les équations (16), (17), (18) et (19) sont encore identiques à celles que nous avons posées dans l’étude de la dynamo sous excitation indépendante.
- Posons: (I—É)=Ia:
- on trouve, tous calculs faits:
- - (Vm + V„)
- On obtient de même :
- p = VJ, — Rl; = - (V„# + VJ h
- Gomme dans le cas de l’excitation indépendante, il y aura lieu de construire deux caractéristiques ; et il sera plus aisé de faire l’étude de cette motrice sous excitation indépendante dans la marche en motrice d’abord et ensuite en génératrice, surtout si la puissance de la source d’électricité dont on dispose pour l’essai n’est pas telle que, la motrice ayant son excitation en dérivation, le voltage aux bornes reste sensiblement constant malgré les variations de la charge.
- Nous avons adopté, dans la manière de conduire les essais précédents, cette convention que la motrice était étudiée dans des conditions telles que la vitesse était constante ou maintenue constante. Dans une station d’utilisation on peut être amené à envisager une autre condition de l’essai, en supposant toujours que la différence de potentiel du réseau est constante ou peut être considérée comme telle : ce serait le cas où, la résistance en série avec l’induit étant mise en court-circuit, on voudrait étudier les rendements suivant la variation de la charge. On sait que dans de telles conditions la vitesse n’est pas constante, mais que la motrice ne peut s’emballer. Ce cas correspond à des installations de la pratique et est aussi le cas limite de l’élude précédente lorsque la résistance en série avec l’induit est en court-circuit. Pour ces conditions d’essai il y aura deux caractéristiques seulement à construire de la façon suivante. L’intensité du courant d'excitation est constante, elle est it = —.
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- On construira une caractéristique de Vm en fonction del„, on notera chaque fois' la viLusse .V ; on montera ensuite la dynamo en génératrice à excitation indépendante d’intensité de courant on fera débiter a la génératrice un courant d'intensité I„ avec la vitesse N correspondante, on pourra ainsi construire une-caractéristique de Va en Jonction de . Ces deux caractéristiques suffiront à étudier les< rendements. Il, sera intéressant de construire une caractéristique de N en fonction de Itt si l'on veut de ce fait passer à l'étude des couples.
- P. SOULÀIROL.
- QUELQUES RÉCENTES INSTALLATIONS DE TRACTION ÉLECTRIQUE PAR COURANT MONOPHASÉ
- Ligne du tunnel de Sarnia.
- Les villes de/ Sarnia (Ontario), et de- Port Iluron (Michigan) sont reliées par un tunnel passant sous le lit d'un fleuve : ce tunnel, formé par un tube de G mè-lrcs de diamètre, contient une seule voie. Sa parlie médiane, de 020 mètres, est presque un palier : elle présente une rampe de 1 n/00. Les deux rampes de raccordement présentent une inclinaison de 20 °/oo ; elles ont l'une 1 55o mètres de longueur (côté canadien), l'autre 1 5oo mètres de longueur (côté américain).
- Jusqu’à présent, les trains de la compagnie du Graml-Trunk-Railway, qui exploite cette ligne, étaient remorqués dans le tunnel par des locomotives .à vapeur de construction spéciale brûlant de l’anthracite; ces machines pouvaient traîner des convois de 700 tonnes. .L’adoption de la traction électrique a permis d’élever le poids des convois à 1000 tonnes: ce poids représentant une limite qu’on ne peut dépasser sans risquer des ruptures des crochets d’attelage sur les rampes.
- La longueur de ligne électrifiée est de G kilomètres environ. L’équipement électrique consiste eu un fil de cuivre aérien de n'“ra,7 de diamètre (107 millimètres carrés de section) supporté par un câble d’acier-de 10 millimètres de diamètre doublement g-alvanisé. Ce fil aérien est alimenté par du courant monophasé à 3 3oo volts et à 25 périodes fourni par une usine génératrice qui contient deux turbo-alternatcurs à vapeur Westinghouse do 1 2ÔO kilowatts produisant des courants triphasés : cette usine génératrice fournit aussi l’énergie électrique nécessaire pour les bâtiments, l’éclairage et surtout les pompes d’épuisement établies aux deux extrémités du tunnel et entraînées par des moteurs asynchrones.
- Chaque locomotive consiste en deux unités assemblées par un court accouplement : une machine double de ce modèle est représentée par la figure 1. Chaque uniLé pèse environ 62,5 tonnes et peut remorquer, à elle seule, un train de 5oo tonnes sur la rampe de 20 0/0„ en exerçant un effort aux crochets de 1 ik«r,5oo. Comme on le voit sur la figure 1, chaque unité, ou demi-machine, possède trois essieux : ceux-ci font partie d’un truck rigide et supportent le poids total, réparti par des barres égalisatrices semblables à celles employées dans les machines à vapeur. Une machine double a donc six essieux, sur lesquels se répartit également le poids total de ia5 tonnes.
- Chaque essieu est entraîné, au moyen d’engrenages, par un moteur série monophasé de a5o chevaux à ventilation forcée. La puissance de chaque unité esL donc de 700 chevaux, et la puissance totale d’une machine double atteint 1 5oo chevaux. Chaque moteur, dont la
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- figure 2 donne une vue, s’appuie d’une part sur l’essieu correspondant, et d’autre part sur deux tiges à fourchettes, munies de ressort, qui supportent une pièce transversale, boulonnée à la carcasse et nettement visible sur la figure 2. La carcasse du moteur est en acier coulé en une seule pièce et a une forme cylindrique ; les plaques rapportées sur les deux côtés de la carcasse sont aussi en acier coulé. Deux paliers, avec réservoir d’huile, venus de fonte avec la carcasse, portent des coussinets en bronze phosphoreux dans lesquels passe l’essieu correspondant: ccs coussinets sont très largement dimensionnés et sont lubréfiés d’une façon abondante par l'huile contenue dans les réservoirs.
- Le poids d’un moteur complet est de 6,6 tonnes environ.
- Chacun des pôles inducteurs d’un moteur porte un enroulement en cuivre plat disposé de façon à occuper le moins de place possible, et un enroulement compensateur formé de conducteurs répartis dans des encoches ménagées dans les masses polaires et reliés aux extrémités par des connecleurs en cuivre plat. Ce mode de construction est semblable à celui des autres moteurs série monophasés Westinghouse, déjà décrits en détail (‘). L'enroulement induit est établi en lames de cuivre formant un enroulement multipolaire à connexions cquipoten-tielles, avec connexions résistantes intercalées entre les bobines et les lames correspon dantes du collecteur. De larges ouvertures, ménagées dans la carcasse, permettent un accès
- (0 éclairage Électrique,
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- Uobre igo5, page
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- verlures ménagées à cet elï'et dans le rialion de la différence de potentiel aux
- facile au collecteur et aux porte-balais. Chaque moteur est établi pour 2/10 volt; et 25 périodes par seconde. Une ventilation artificielle, obtenue par une < sous pression, assure un bon refroidissement des moteurs; cette circulation par des ventilateurs disposés dans la cabine du mécanicien; l’air qui a par rentes parties de chaque moteur s’échappe par des couvercle qui surmonte le collecteur.
- Le réglage de la vitesse de marche est effectué par bornes des moteurs. Deux autotransformateurs abaissent la tension de 3 3oo volts à la valeur convenable comprise entre o et 2/10 volts : ils portent pour cela un certain nombre de prises de courant. La commande des appareils est effectuée par le système électro-pneumatique Westinghouse à unités multiples. Le renversement du sens de marche est obtenu par inversion des connexions des inducteurs ; cette inversion des connexions est produite par le fonctionnement de quatre contaeteurs.
- Pour éviter de fortes variations de l’intensité du courant absorbé par une locomotive, on a prévu 17 positions de marche sur le manipulateur : on peut ainsi obtenir un réglage très graduel. 2 __ ylie
- Comme 011 le voit sur la figure j, l’organe de prise de courant de chaque demi-locomot dont la hauteur atteint 6m,70 au-dessus du sol : le appareil est assuré par un appareil à air comprimé.
- Les locomotives sont munies de freins Westinghouse à air comp fourni par des compresseurs à deux cylindres entraînés chacun 1 monophasé.
- Chaque lot elle commun au bout de
- bornes ulation d’air ir est fournie iru les diffé-
- arcliet pantographe l’abaissement de cet
- né ; l’air nécessaire 1 un petit moteur (
- e est attelée à son train à 36o mètres du sommet de la voie du tunnel ;
- 1 train une accélération telle que la vitesse soit de 20 kilomètres à l’heure tes ; la descente de la pente s’effectue à la vitesse de 4o kilomètres à l’heure, et la montée de la rampe a lieu à la vitesse de 16 kilomètres à l’heure; le trajet, total dure iû minutes. L’adoption de la traction électrique a accru la capacité du tunnel de 12 000 trains de 1 000 tonnes par an à 35 000 trains de 1 000 tonnes par an.
- Liyn.fi de Toledo à Chicago.
- Les villes de Toledo (sur le lac Erié) et de Chicago (sur le lac Michigan) seront bientôt reliées par une succession de lignes interurbaines reliant Toledo à Brian (ligne existante), Brian, à Butler (en construction). Butler à Kendallville (en fonctionnement). Kendallville à Goshen (en construction), Goshen à South Bend (ligne existante) et South Bend à Chicago (ligne projetée). Le nouveau tronçon qui vient d'être livré à l'exploitation va de Butler à Kendallville, avec embranchement cG Garett à Fort. Wayne.
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- L’ôuergie électrique est produite sous forme de courant monophasé dans une usine génératrice établie auprès de Kendallville : cette usine alimente directement sous 3 3oovolts la portion de ligne voisine: pour les autres portions de la ligne, l’énergie électrique esttrans-misesous une tension de 33ooo volts à des postes de transformateurs statiques, répartis le long de la voie, qui abaissent à nouveau la tension à 33oo volts pour l'alimentation du fil aérien. L’usine génératrice contient actuellement deux groupes turbo-générateurs Curlis à vapeur; un troisième sera prochainement installé : chaque groupe a une puissance de 800 kilowatts quand la turbine fonctionne sans condensation, et de 1 000 kilowatts quand la turbine fonctionne à condensation. Les turbines à vapeur sont à quatre étages comprenant chacune deux roues mobiles et un distributeur : leur vitesse de rotalion est de 1 500 tours par minute. Les alternateurs sont bipolaires: les induits portent un enroulement triphasé dans lequel deux tiers seulement du cuivre sont utilisés: les connexions sont en étoile; la phase inutilisée peut servir en cas d’avarie à l'une des deux autres. Deux excitatrices de 25 kilowatts, directement accouplées à des turbines Curlis à arbre horizontal, produisent chacune 200 ampères sous 125 volts en tournant à la vitesse de rotation de 3 600 tours par minute. Les chaudières sont du type Sterling à tubes d’eau ; elles sont au nombre de trois et. seront prochainement au nombre de six: chacune d’elles est prévue pour une puissance de 5oo chevaux environ. Des condenseurs Worthington à surface desservent les turbines à vapeur et sont alimentés par des pompes centrifuges entraînées chacune par un moteur d’induction de 3 chevaux tournant à la vitesse de 1 5oo tours par minute: l'eau est envoyée dans des réchauffeurs d’eau d’alimentation ; des pompes à vide sec enlèvent les gaz. Un rêchauffeur et épurateur du type Coehrane alimente les chaudières.
- La tension du courant monophasé produit à l’usine génératrice est élevée à 33000 volts pour la transmission à quatre postes de transformateurs, dont un seul est actuellement en fonctionnement: chaque poste contiendra deux transformateurs de 200 kilowatts abaissant la tension à 3 3oo volts.
- Le fil aérien qui dessert la voie est à suspension caténaire ; son isolement a été prévu pour résistera une différence de potentiel de 4oooo volts. Le fil de cuivre dur a un diamètre de iomui,5 (85 millimètres carrés de section) et est supporté par un câble d’acier comprenant sept fils de 2mm,3 de diamètre (4 millimètres carrés de section): le diamètre du câble d’acier est d’environ 19 millimètres. Outre les isolateurs en porcelaine, 011 a fait un emploi étendu de pièces isolantes consistant chacune en une tige de bois d’hickori, imprégnée à chaud et clans le vide d’un composé isolant spécial, et munie à chaque extrémité d’une pièce en fonte malléable portant un œil. Le retour du courant s’effectuant par les rails de roulement., ceux-ci sont éciissés électriquement par des connecteurs en cuivre de uraw,7 de diamètre (107 millimètres carrés de section).
- Le service est assuré par des automotrices à deux bogies munies chacune de quatre moteurs de 70 chevaux de la General Electric C1* établis pour 200 volts. L’inducteur tétrapo-laire de chaque moteur comporte un enroulement compensateur, réparti dans des encoches ménagées dans les pôles; cet enroulement est parcouru en série par le courant total. Les bobines inductrices sont formées d’une bande de cuivre plat: elles sont groupées en parallèle pour la marche sur courant alternatif et en série pour la marche sur courant: continu. L'enroulement de l’induit est formé de barres de cuivre et comprend un tour par bobine et trois bobines par encoche. Le poids d’un moteur complet, y compris les engrenages, est de 2 tonnes environ. Chaque moteur s’appuie d’une part sur l’essieu correspondant, et d'autre part sur mie tige de suspension à ressort fixée au châssis: il attaque l’essieu par l’intermédiaire d'engrenages.
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- Le réglage de la vitesse est effectué au moyen do résistances dans la marche sur courant continu, et par modification de la différence de potentiel aux homes des moteurs, pour la marche sur courant alternatif. Dans ce cas, les quatre moteurs sont invariablement groupés en série : le transformateur porte cinq prises de courant permettant d’obtenir une différence de potentiel de 4oo, 4qo, 5qo, 6go et 800 volts; pour éviter de court-cireuiter sur elle-même une bobine du transformateur au moment du passage d’une prise de courant à la suivante, on intercale dans le circuit une petite résistance. Les différents couplages sont effectués par la manœuvre d’un controller semblable aux controllers ordinaires.
- Lorsque L’automotrice passe d'une section à courant alternatif sur une section à courant continu, ou inversement, le mécanicien manœuvre un commutateur qui effectue tontes les modifications de connexions nécessaires dans le circuit des moteurs ainsi que dans les circuits d’éclairage, de chauffage, et du compresseur. L'interrupteur principal à huile intercalé sur le circuit à courant alternatif est maintenu fermé par l’action d’un électro-aimant: lorsque l’automotrice passe sur la section neutre intercalée entre la section à courant continu et la section à courant alternatif, cet électro-aimant, dont la bobine est alimentée sous 4oo volts par une dérivation prise sur l’autotrausformatenr, n’est plus excité et l’inlemiptenr s’ouvre automatiquement ; le mécanicien manœuvre alors le commutateur.
- Outre les différents appareils décrits, l’équipement d’une automotrice comprend un auto-transformateur plongé dans l’huile, des fusibles à haute el basse tension, et une perche à roulette servant d'organe de prise de courant.
- Lignes de Spokane.
- La ville de Spokane est reliée par une ligne monophasée à Waverly, Rosalia, Thornton et Colfax d’une part ; d’autre part, un embranchement va jusqu’à Palouse, et sera prolongé jusqu’à Moscow : la longueur totale des deux embranchements atteindra 180 kilomètres. Ces installations de traction élecLrique, dont il a déjà été dit quelques mots (‘), présentent de l'intérét, car elles doivent transformer les conditions d’existence d’une contrée qui, bien que très riche, ne possédait aucune voie ferrée.
- L’énergie électrique nécessaire à l’exploitation des lignes est fournie sous forme de courants triphasés à 4ooo volts el 60 périodes par la Washington Water Power O el subit une transformation dans une sous-station située à 16 kilomètres au sud de Spokane. Cette sous-station contiendra, après son achèvement complet, quatre groupes moteurs-générateurs convertissant les courants triphasés à 4 000 volts et 60 périodes en courant monophasé à 2200 volts et 2b périodes. Chaque groupe a une puissance de 1000 kilowatts et comprend un moteur asyuchroue triphasé, un alternateur monophasé et’une machine dynamo à courant continu de 750 chevaux à 55o volts. Les machines à courant continu sont reliées à une batterie-tampon et fonctionnent tantôt en génératrices, tantôt en molricès, assurant ainsi une uniformisation complète de la charge des moteurs asynchrones triphasés, c'est-à-dire de la puissance soutirée au réseau de distribution. Le courant d’excitation nécessaire aux alternateurs est fourni par des excitatrices de 5o kilowatts entraînées directement par des moteurs asynchrones de 70 chevaux à 4ooo volts. Ln tableau de distribution très complet permet de faire tous les couplages nécessaires.
- La tension du courant monophasé est élevée à 45000 volts par quatre transformateurs de ia5o kilowatts à bain d’huile et à refroidissement par circulation d’eau. Une ligne de transmission, formée de conducteurs en cuivre de 6mm,54 de diamètre (33“m2,6 de section), ali-
- (D Voir VÉdairaije Éhr.inijue, tome \LV .2 décembre ^00, uhi.
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- mente, sous cette tension, quinze postes de transformateurs répartis le long de la voie. Chacun de ces postes contient deux transformateurs de 875 kilowatts à bain d'huile qui abaissent la tension à 6 600 volts : le fil de trûiel est relié directement au secondaire de ces appareils. Dans les villes, la ligne se raccorde aux réseaux de tramways exploites au moyen de courant continu à 600 volts : dans les villages, le fil aérien est alimenté par du courant, monophasé à 700 volts.
- Le fil aérien qui alimente les locomotives et les automotrices est formé d’un conducteur en cuivre de io'n,",4 de diamètre (85 millimètres carrés) supporté par un câble d’acier supérieur, d’après le mode de suspension caténaire.
- Fig. 0. — Locomotive (Je la ligne de Spokaii'
- Le service est assuré par des trains de marchandises, remorques par des locomotives, et des trains de voyageurs, omnibus ou express, formés d'automotrices et de voitures de remorque. La figure 3 représente une des locomotives employées : ces machines peuvent remorquer en palier, à la vitesse de 48 kilomètres à l’heure, sept wagons de marchandises complètement chargés ; elles pèsent 4q tonnes.
- Comme on le voit sur la figure 3, chaque locomotive repose sur deux bogies; sa longueur totale est do <j mètres environ. Chaque bogie est à deux essieux et porte deux moteurs atteignant, chacun un essieu par l’intermédiaire d’engrenages; les roues ont i)5o millimètres de diamètre.
- Chaque moteur de locomotive a une puissance de i5o chevaux, ce qui donne à la machine une puissance totale de 600 chevaux. Ces moteurs série monophasés sont du type normal
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- Westinghouse et ne présentent pas de particularités. Les deux moteurs d'un même bogie sont accouplés invariablement en série. Chaque groupe de deux moteurs est alimenté pour la marche sur courant alternatif, par un autotransformateur distinct.
- Le réglage de la vitesse est effectué par variation de la différence de potentiel aux bornes de chaque groupe de deux moteurs, pour la marche sur courant alternatif, et par intercalation de résistances dans le circuiL, pour la marche sur courant continu. Les différentes manœuvres sont effectuées par des conlaeleurs clectropneumaliques, du système Westinghouse, que commandent des circuits locaux reliés à un manipulateur. Ces eontacteurs forment un groupe compact placé dans un coffre en fer, comme l’indique la figure à- Les
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- solénoïdcs des valves électropneumatiques sont disposés pour être alimentés par du courant alternatif à 200 volts et par du courant continu à 80 volts. Le courant alternatif à 200 volLs est fourni par le secondaire d’un petit transformateur dont le primaire est relié aux prises de courant à 5oo volts de l’autotransformateur. Sur courant continu, le courant de commande des valves élcrtropncumatiques est divisé sur une certaine portion d’une résistance placée en série avec ce transformateur auxiliaire et parcourue par un courant dérivé des conducteurs principaux à 600 volts. Comme on le voit, toute batterie d’accumulateurs a été supprimée.
- Les deux autotransformateurs sont à bain d’huile: la figure 5 représente l’un de ces appareils, qui sont accrochés sous le châssis de la locomotive. Chaque autotransformateur comprend un certain nombre de bobines en fil fin reliées en série avec un certain nombre de bobines en gros fil placées au-dessus des premières ; on voit nettement sur la figure 5 les prises de courant connectées en différents points de ces bobines.
- L’équipement électrique comprend deux organes de prise de courant, l'un constitué par
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- un archet pantographe pour la marche sur courant monophasé à 3 3oo volts, l'autre constitué par une simple perche pour la marche à basse tension. Après l’archet ou la perche, le courant passe clans un disjoncteur automatique qui ouvre le circuit quand le courant dépasse une valeur maxima ou bieu quand il s’annule : ce disjoncteur est toujours fermé à la main.
- De là le courant traverse l’autotransformatcur* et va aux rails de roulement qui servent de conducteur de retour. Un commutateur automatique est alors amené automatiquement à la position convenable, et le petit transformateur qui fournit le courant aux circuits locaux de commande est mis en circuit. Pour passer do la marche sur couranl alternatif à la marche sur courant continu, il suffit de changer d'organe de prise de courant; le commutateur automatique dont il vient d'être question effectue de lui-même les connexions nécessaires ; il consiste en un petit cylindre entraîné par un pistou à air comprimé dont la valve est commandée par un électro-aimant connecté directement à une prise de courant à 200 volts sur l’autotransformatcur. Ue commutateur ne peut être amené à la position de marche sur courant alternatif que si du courant alternatif passe dans l’autolransformateur ; dans tous les autres cas, il se place automatiquement sur la position correspondant à la marche sur courant continu.
- Les locomotives sont munies ch- freins. Westinghouse; l’air comprimé nécessaire est fourni par deux compresseurs entraînés chacun par un moteur monophasé de 5 chevaux.
- Les trains de voyageurs sont formés d'automotrices et de voitures de remorque. Chaque automotrice est supportée par deux bogies ayant mt empattement de 2 mètres cl des roues de 900 millimètres ; chacun des deux essieux d’un bogie est attaqué par un moteur do 100 chevaux. Chaque voiture contient soixante-deux voyageurs et comprend un petit compartiment à bagages. Les voitures de remorque sont du même modèle et. contiennent le même nombre de voyageurs.
- Ligne de Baltimore à Washington.
- Cette ligne, qui relie Baltimore et Washington, avec un embranchement sur Annapoiis, sera bientôt ouverte à l’exploitation et aura une longueur de 100 kilomètres environ. L’énergie électrique sera fournie par la. Potomae Electric C° sous forme de courants triphasés à 6 600 volts et 2.5 périodes. Une sous-station de transformation contiendra des transformateurs triphasés-diphasés, groupés d’après le montage Scott, et produisant, des courants diphasés à 6600 volts et à 33 000 volts. Les transformateurs dont, les secondaires
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- sont établis pour 6 Goo volts seront reliés directement au fil de trolel, les autres alimenteront une ligne de transmission à 33 ooo volts aboutissant à un poste de transformateurs ou la tension sera réduite à 6 Goo volts, 'fous les transformateurs seront à bain d’huile avec refroi-* dissement par circulation d’eau.
- L’équipement électrique de la voie consistera en un fil aérien supporté par une suspension caténaire ; le retour s’effectuera par les rails de roulement. Sur le district de Colombie, les règlements interdisant l’emploi des rails comme conducteur de retour, on emploiera deux fils aériens : cette portion de la voie sera alimentée par du courant continu à Goo volts. De même, dans la ville de Baltimore, la 'voie sera alimentée par du courant conlinu à Goo volts. Dans les remises et dans les ateliers de visite et de réparations, on emploiera également du courant continu fourni par un groupe convertisseur.
- Le service sera assuré par des trains express et par des omnibus : les express so succéderont toutes les quinze minutes et couvriront le trajet en 72 .minutes: plusieurs voies d'évitement, ménagées le long de la voie double, permettront aux trains omnibusde se garer pour laisser le passage libre aux express. En outre, des trains intercalés entre les trains principaux assureront un service local.
- Les automotrices des trains express, équipées chacune avec quatre moteurs de 125 chevaux de la General Electric C", auront une vitesse maxima de 9(1 kilomètres à l'heure : les automotrices des trains omnibus, équipées également avec quatre moteurs, auront une vitesse maxima de 72 kilomètres à l’heure. L’équipement électrique, prévu pour la marche sur courant alternatif etsur courant continu, sera établi d’après le système à unités multiples Sprague-General Electric.
- Ligne de Vienne A Baden.
- La ligne d’intérêt local reliantVienne à Baden(’) a été récemment ouverte à l’exploitation. Cette ligne se raccorde d’une part au réseau de tramways urbains de Vienne, et d’autre part à la ligne de Baden à Voslau. La ligne interurbaine est équipée pour l’emploi de courant monophasé, et pour l’obtention d’une vitesse de 60 kilomètres à l’heure environ ; les lignes extrêmes sont exploitées au moyen de courant continu et sont prévues pour de faibles vitesses d’exploilation.
- Le service est assuré, par des automotrices dont la figure 6 donne une vue. Chacune de celles-ci repose sur deux bogies à deux essieux. La distance d’axe en axe des deux bogies est de G mètres ; l’empattement d’un bogie est de i“,,83 ; la caisse contient hh voyageurs assis.
- Chaque essieu est entraîné par un moteur série monophasé Siemens-Schuckcrt de ho chevaux, muni d’engrenages. Chaque moteur est à dix pôles. L’inducteur n’est pas à pôles saillants: il est formé d’un anneau de tôles portant des encoches profondes mi-formées. Les plus grosses encoches contiennent un enroulement inducteur à dix pôles ; les autres contiennent un enroulement compensateur et un enroulement parcouru par un courant de phase et d'intensité telles que le flux produit engendre dans les bobines court-circuitées de l’induit des forces électromotriees égales et opposées aux forces électromotrices nuisibles à la commutation. Sur le collecteur frottent six lignes de balais comprenant chacune trois frotteurs en charbon : les porte-balais sont fixés à une pièce annulaire en bois imprégné.
- La figure 7 donne une vue en coupe d’un moteur : on voit sur cette figure que le collecteur et les paliers ont été très largement dimensionnés.
- Les moteurs sonL groupés deux par deux en série d’une façon invariable : sur courant
- P) Voir YÉciairtujc Électrique, tome XLV. e'4 oci. 190», p. 5y.
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- continu, les deux groupes ainsi formés sont reliés on série ou en parallèle, et les vitesses intermédiaires sont obtenues par l’introduction de résistances dans le circuit; sur courant
- Fig.
- monophasé, le réglage de la vitesse est obtenu par variation de la différence de potentiel aux bornes des moteurs, au moyen d’un transformateur à rapport variable. Le mécanicien dispose de deux appareils de manœuvre, un conlroller série-parallèle pour la marche sur
- courant continu, et un eontroller de transformateur pour la marche sur courant aiter-
- position du zéro quand la voilure est alimentée par du courant continu : sur courant alternatif au contraire, le secondaire d’un petit transformateur alimente un électro-aimant qui tire le loquet de verrouillage lorsqu’il est excité, etlibère ainsi l’appareil de manœuvre.
- L’organe de prise de courant est un archet en aluminium de forme particulière, nettement visible sur la figure 6. Cet appa-Fig. 7, — Moteur Siemens-Scimekcrt de 4o chevaux. reil est très léger et s'accommode faci-
- lement des grandes variations des hauteurs du fil aérien : il peut être abaissé ou relevé avec facilité.
- L’équipemenL électrique est complété par des parafoudres à cornes et. par des coupe-circuits fusibles et des interrupteurs ordinaires. Un circuit d’éclairage et de chauffage dessert la voiture; enfin, les freins à vide système Hardy sont desservis par une pompe à vide entraînée par un moteur série monophasé de 2.5 chevaux : l’induit de ce moteur porte deux enroulements aboutissant à deux collecteurs distincts : pour le groupement en série de ces deux enroulements, le moteur fonctionne sous 5oo volts sur courant continu ou sur courant monophasé.
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- Ligne de Bloomington, Pontiac et Joliet
- Les installations de traction électrique sur cette ligne ont déjà été décrites ('), et, à part quelques détails sans importance, elles n’ont, fait l’objet d’aucune modification. M. Howett a publié (a) quelques chiffres intéressants sur les dépenses d’entretien et d’exportation pour les p 1/2 premiers mois, du i5 mars au 3i décembre 1905. Ces chiffres sont les suivants :
- TABLEAU I
- PAH
- Ü>967 0,28 o,oo3 c>,6o5 3,18
- \oie et plate-forme.. ,;*>£ --A Ligne électrique /*. ,•. jfe. . v \. . . . Usine génératrice If. . Sgi. . . , Équipement électrique des voitures • Divers > ", , & >4» v-
- 4,o85
- Toute l’énergie électrique nécessaire étant fournie par la Pontiac Power and Light C°, l’entretien de l’usine génératrice peut être considéré, en pratique, comme n’entrant pas dans ces dépenses.
- Au point de vue de l’équipement des motrices, un certain nombre de résultats intéressants sont à retenir. Depuis l’ouverture de la voie, pas une bobine inductrice ni un induit n’ont été brûlés, la commutation des moteurs a été trouvée très satisfaisante et aucune dépense n’a dû être faite sur lé collecteur pendant 4oooo kilomètres. Les balais n’ont donné lieu à aucun mécompte : la durée d’un balai correspond à 16000 kilomètres environ. Les seuls ennuis que l’on a eus proviennent des porte-balais, que l’on a pu facilement modifier d’ailleurs. La durée d’un archet de prise de courant est d’environ Ûooo kilomètres.
- Le tableau II indique les dépenses d’exploitation.
- 0) Eclairage Electrique, t. XUII, (2) Street Railway Journal.
- > juin 190.), page 374.
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
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- Dans ces dépenses figurent celles relatives à un transport par omnibus entre Pontiac et les limites de la ville, avant que la Cie eût obtenu le droit de croiser la voie à vapeur pour faire pénétrer la ligne électrique jusqu’au centre de la ville.
- Les dépenses diverses, inspection, salaire, impression, assurance, etc., se sont élevées à 7,3 centimes par voiture-kilomètre. Au total, les dépenses se sont donc élevées à :
- 4,085 + 38,202 + 7,3,
- soit, en chiffres ronds, 4g,65 centimes par voiture-kilomètre.
- TABLEAU III
- Nombre moyen de kilomètres par voiture et par jour Nombre moyen de watts-heure par voiture-kilomètre
- Recette par voiture-kilomètre (Lûmes)................
- Poids de chaque voiture (tonnes).....................
- Vitesse moyenne (km. à l’heure)......................
- 200
- i3iü
- 32
- 33,4
- Le tableau 111 indique quelques chiffres relatifs à l’exploitation.
- P». DE V.ALBREUZE.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Actions de la dèchaige électrique sur une flamme d’acétylène. — C. Lorenz. — Pkysikalisckc Zeitschrift, i- janvier 1907.
- L’auteur a remarqué que, si l’on envoie dans une flamme de gaz d’éclairage la décharge d’une bobine d’induction dont le primaire est alimenté par du courant alternatif, cette flamme présente une augmentation d’éclat et devient un peu plus blanche. Dans une flamme d’acétylène, il a constaté que l’action était beaucoup plus forte, et il a entrepris quelques expériences pour déterminer les conditions les plus favorables à la production de ce phénomène.
- Le premier phénomène que l’on remarque, à côte de la variation de lumière, est le dépôt d’une quantité considérable de suie qui recouvre les électrodes. Quand le brûleur est métallique et forme l’une des électrodes, l’autre étant constituée par un fil maintenu dans la pointe de la flamme, il se forme très rapidement entre les deux un pont de suie qui interrompt la décharge.
- Ce dépôt de suie a été signalé par Semenov, dans le compte rendu d’expériences faites sur le passage de l’étincelle dans du gaz d’éclairage. L’auteur a trouvé que l’on peut éviter complètement la formation de suie d'une façon simple en amenant les électrodes en contact non pas avec la portion lumineuse de la flamme, mais avec l’enveloppe invisible qui entoure celle-ci. Dans les expériences dont, il s’agit, l’une des électrodes était placée a la base de la flamme et l’autre était placée à l’opposé, au voisinage de la partie supérieure de fa flamme: de cette façon, l'on obtenait une décharge à peu près symétrique, quand le courant de gaz sortait, avec une pression importante, d’un très petit orifice. Il n’y a pas avantage à remplacer les pointes par des anneaux entourant la flamme, car, dans ce cas, la décharge se produit en uu point de l’anneau. L’auteur a employé des fils de laiton de 3 millimètres de diamètre, terminés par une pointe émoussée. I.e gaz alimentant la flamme était de l’acétylène non purifié.
- Les photographies prises par l’auteur mon-
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- trent que la décharge produit un raccourcissement de la Hamme ; le courant alternatif était de fréquence Goetson intensité atteignait plusieurs centièmes d’ampère : quand la décharge passait, l'intensité lumineuse de la flamme était à peu près cinq fois plus grande que sans décharge. Quand on porte l’intensité du courant a une valeur suffisante pour qu’il se forme un arc électrique entre les électrodes métalliques, l’intensité lumineuse ne varie pas. Si Ton observe la flamme dans un miroir tournant, on voit que, pour chaque décharge, elle se raccourcit et devient plus lumineuse: ce fait est nettement marqué par les photographies publiées par l’auteur et prises en déplaçant latéralement avec rapidité une plaque sensible. Ces photographies indiquent qu’une température plus élevée est atteinte à une électrode et dans l’espace qui l’entoure quand cette électrode a une polarité déterminée que quand elle a la polarité inverse. La flamme produit naturellement un bourdonnement.
- L’auteur a fait une série d’expériencesprécises en faisant varier l’intensité du courant et en déterminant l’intensité lumineuse de la flamme. Les conditions expérimentales étaient les suivantes: hauteur de flamme 5q millimètres; distance verticale entre les électrodes 54 millimètres; hauteur de l’électrode inférieure au-dessus de l’ouverture du brûleur 3 millimètres; pression du gaz i5i millimètres d’eau; vitesse d’écoulement du gaz 28 litres par heure. Les intensités lumineuses étaient déterminées par comparaison avec une lampe à incandescence étalon au moyeu d’un photomètre de Bunsen à tache d’huile. Les intensités de courant étaient mesurées au moyen d’un ampèremètre thermique. Le courant était produit par deux transformateurs en série élevant la tension à 4 000 volts, [/intensité de ce courant était réglée au moyen d'un rhéostat intercalé dans les bobines primaires des transformateurs.
- Les résultats de cette série d’expériences ont été portés pur l’auteur suivant une courbe qui donne l’intensité lumineuse en bougies en Ionction de l'intensité de courant en milliampères. Cette courbe part de l’intensité lumineuse de 7.5 bougies pour un courant de o milliampères, atteint 38 bougies pour une intensité de 4^ milli- I ampères : cette portion de courbe est rectiligne.
- A partir de 4o milliampères, il se produit un |
- coude brusque, et la courbe devient horizontale, l'intensité lumineuse restant constante quand l’intensité du courant continue à croître. L aug-1 mentation de 3o.5 bougies (horizontales) correspond à une puissance électrique dépensée de 122 watts, soit 4 watts par bougie environ.
- La différence de potentiel entre les électrodes, mesurée au moyen d’un voltmètre sur la basse tension, augmenta au début avec l’intensité du courant, comme dans une résistance ordinaire, puis diminua, comme dans un arc. Elle atteignit sa valeur maxima bien avant qu’une apparence d’arc se manifpslat aux électrodes. Cette valeur maxima fut de 3 000 volts: l’intensité correspondante du courant était de 11 milliampères.
- l/auteur a étudié aussi l'influence d’un courant continu sur la flamme. Dans ce cas, la source de courant était composée de plusieurs petites dynamos en série ; la tension totale pouvait atteindre 2 5oo volts. L’auteur a obtenu une lumière fixe presque silencieuse.
- Une telle flamme d’acétylène traversée par un courant est une source commode de lumière blanche, riche en radiations violettes. En outre, elle peut faire l'objet de plusieurs applications. En employant du courant continu, on peut utiliser cetLe flamme dans les différents cas où il est nécessaire de pouvoir produire des variations rapides d’intensité lumineuse au moyen de courants faibles, tels que des courants micro-phoniques. ou par des courants interrompus par un diapason. Dans ce cas, on emploie une bobine d’induction sur le circuit primaire de laquelle sont produites les interruptions. La flamme peut réaliser un bon récepteur téléphonique ; le dispositif est différent de celui qu’a proposé Rubmer et se rapproche plus de Tare parlant de Simon. Même en employant une petite flamme, on peut comprendre nettement la parole à quelque distance, et le ton naturel est clair. L’auteur a obtenu un transmetteur téléphonique très efficace en alimentant la flamme au moyen d une membrane de manomètre coutre laquelle on prononçait les mots. Le récepteur était relié au primaire d’une bobine d'induction dont le secondaire était en série avec la flamme. Il était nécessaire de faire disparaître, par l’emploi d’un conducteur et d’une bobine de sell-in-duction, le bruit provenant des variations possibles du courant de la génératrice.
- B. L.
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- Sur la décomposition du radium A, B et G (fin).— H.-W. Schmidt. — Annalen dcr Physik, décembre 1906.
- L’absorplion des rayons 3 et y. — Après avoir calculé Faction duc aux rayons du radium B et reconnu que ce corps émet des rayons 3, Fauteur examine s'il est possible de déterminer Fab-surption de ces rayons et des rayons 3 et y, du radium C. D’après les résultats précédents, on voit que, à partir de d=-j millimètres, les intensités de radiation peuvent être représentées par une horizontale. O11 n’a plus affaire qu’à des rayons y du radium C dont l'intensité est peu affaiblie par la présence d’une feuille d’aluminium de 10 millimètres à cause de leur grand pouvoir de pénétration. On peut donc sans commettre d’erreur sensible pour les autres rayons, admettre que l’intensité des rayons y est égale à o,605 pour tout l’intervalle étudié. Si l’on évalue la valeur de (Je)? en retranchant 0,660 des valeurs Jc de la colonne G dans le tableau IV, et si Fon porte en ordonnées les valeurs des logarithmes de (Jc)> - on voit qu’à partird'épaisseursdo filtre supérieures à un millimètre, l’intensité de la radiatiou peut être représentée par une droite. Les rayons 3 du radium C sont donc absorbés d’après une loi purement exponentielle pour de fortes épaisseurs de filtre. Quand Fépaisseur du filtre diminue, le coefficient d’absorptiou de rayons du radium C augmente.
- Si Fon trace la courbe des valeurs des logarithmes de Factiondesrayons du radium B, on trouve deux points d’inliexion correspondantào,o5 cto,5 millimètres. La partie médiane de la courbe est aussi rectiligne. Donc, pour des épaisseurs déterminées du filtre, les rayons du radium B sont absorbés d’après une loi exponentielle. Pour de faibles épaisseurs de filtre, les résultats obtenus sont assez irréguliers : cela provient évidemment d’unedétcrmmationinexactede la valcurde /F. On voit malgré tout d’après les valeurs trouvées que le radium B émet des rayons présentant un pouvoir de pénétration extrêmement faible. Dans les essais décrits précédemment, ces rayons étaient complètement absorbés par ce filtre d’aluminium. On doit, malgré tout, admettre que ce sont des rayons 3, car Bronson a montré que le radium B n’émet pas de rayons a.
- Le lait que les rayons 3 sont absorbés d’après une loi exponentielle pour certaines épaisseurs de filtre n’est pas facile à expliquer d’après les
- vues modernes sur la nature de ces rayons. On considère les ravons 3 comme des électrons en mouvement, possédant tous la même charge et ne se distinguant les uns des autres que par leur vitesse. Lors de leur passage à travers la matière, ces rayons doivent subir une certaine chute de vitesse. L’hypothèse la plus simple consisterait à admettre que les particules 3 homogènes subissent toutes la même perte de vitesse en passant dans un filtre de meme épaisseur. On aurait donc là la même loi que pour les rayons a, d’après laquelle les lois trouvées pour des rayons d’une vitesse déterminée s’appliquent aussi à des rayons possédant une plus grande vitesse. Mais une telle loi n’est pas applicable pour les rayons 3. En effet, les rayons p de l’uranium et de l’actinium sont absorbés d’après une loi purement exponentielle et doivent être considérés comme homogènes ; le coefficient d’absorption a néanmoins des valeurs differentes pour les deux sortes de rayons ; les rayons les moins pénétrants, c’est-à-dire les plus lents, ne peuvent pas être obtenus par filtrage des rayons les plus pénétrants, c’est-à-dire les plus rapides.
- U faut cloue abandonner l’hypothèse que Faction exercée par le filtre sur les rayons 3 eou-siste en une diminution de vitesse uniforme. Au contraire, 011 arrive à une loi exponentielle en supposant que chaque épaisseur donnée des couches successives lait disparaître à chaque fois la même proportion de tous les rayons existants, tandis que les autres traversent le filtre sans être influencés. Le facteur qui est en exposant, le rapport entre le nombre de particules qui arrête une couche d’épaisseur unité au nombre total de particules existant à chaque instant (coefficient d’absorption) devait alors être indépendant de Fépaisseur du filtre, mais devait dépendre de la vitesse. On explique ainsi l’indépendance du pouvoir de pénétration de Fépaisseur du filtre et les differents résultats obtenus avec les différents groupes de rayons. D’ailleurs il n’est pas nécessaire que l’énergie cinétique des rayons soit entièrement détruite, c’est-à-dire transformée en une autre forme d’énergie (chaleur). Il suffit que l’énergie de radiation mesurable soit détruite. C’est, par exemple, lu cas quand les rayons sont déviés de leur trajectoire primitive, et ne pénètrent plus dans Félcctromètre.
- Il parait surprenant au premier abord que les rayons ne subissent pas de variation de vitesse
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- quand ils traversent la nature. Mais si l’on songe que l’électron et l’atome sont d’ordres de grandeur très différents, et que l’on ne peut provisoirement rien dire de déterminé sur les forces existant entre les deux groupes, on est conduit à trouver qu’une telle propriété des particules [J n’est pas impossible.
- Quoi qu’il en soit, il est bien démontré que certains groupes de rayons _3 possèdent un coefficient d’absorption indépendant de l’épaisseur du filtre. Puisque l’on a trouvé que les rayons du radium sont absorbés d'après une loi purement exponentielle pour certaines épaisseurs de filtre, on peut admettre que, parmi les rayons, il se trouve un groupe de coefficient d’absorption constant. On peut même se demander s’il n’est pas possible que, pour chaque transformation radioactive, il n’existe que quelques groupes de rayons [3 de coefficient d'absorption constant. I,es valeurs numériques indiquées dans le tableau IV pour ,)B et Jc pourront alors être exprimées par la formule :
- en appelant a et v des constantes déterminées. L’auteur a effectué ce calcul pour les rayons du radium B d’après l’équation:
- ' JB= i iooe-MM-f-88e-a"l(+ a,5c-13*1*1
- et pour les rayons {J du radium C d’après l’équa-
- (JcX = 49 «“'“-t-nBe-11’"1.
- Les valeurs calculées et les valeurs trouvées expérimentalement soûl indiquées sur le tableau VIII. On voit que, pour les épaisseurs de filtre comprises entre omn,,o5 et. pour les rayons
- radium B, les valeurs trouvées expérimentalement et les valeurs calculées d’après la formule, concordent bien. Pour les épaisseurs de filtre plus faibles ou plus grandes, on ne peut rien dire de déterminé, car les valeurs expérimentales sont incertaines. Pour les rayons du radium C, la différence entre les valeurs théoriques et expérimentales est assez grande pour de laibles épaisseurs de filtre, et il semble douteux que I on puisse expliquer cette différence umquemeul par des erreurs expérimentales. Toutefois il ne laut pas perdre de vue que les valeursde (Jc)? ont été déterminées non pas directement, mais indirectement.
- Évidemment, il est très douteux que l’hypothèse de la répartition des rayons jâ en deux ou trois groupes homogènes ait réellement une signification physique.
- Le coefficient d’absorption des rayons jBdu radium varie1, d’api ès Kve, entre 65_1 centimètre et i6—1 centimèire ; Goldlewsld a trouvé ii.ô-*1 centimètre. La valeur extrême trouvée par l’auteur, i B, i * centimètre est comprise entre les valeurs extrêmes des auteurs précédents. La valeur supérieure d’Eve, 65_1 centimètre, #est comprise entre les deux valeurs supérieures trouvées par l’auteur, 8o_1 centimètre et 53_1 centimètre. Cela e-t facile à expliquer, car Kve a étudié l’action commune des rayons du radium B et du radium C.
- Relation entre les courbes de décroissance et la duree d'activation. — La formule (2) a été trouvée vérifiée pour de très courtes et de très Ion-gucsdureesd’m tivation. L’auteur a fait un certain nombre d experiences qui ont montré que cette formule est aussi applicable pour une duree d’activation quelconque. Ces expériences ont été exécutées avec Je même dispositif que précédent-
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- ment; Faction directe des rayons était observée chaque fois sans interposition d'un filtre. Les valeurs trouvées concordent avec les valeurs calculées d’après la formule :
- J _/f;(rA-hR-M'C),
- en prenant £" = 6,0 et À"'= 8,0. C’est là encore une preuve de Fexaelitucle de la formule calculée d’après la théorie de Rutherford, et de l’exactitude des valeurs admises pour les constantes k' et k".
- On emploie souvent, pour earactéziser une substance radioactive, les courbes de décroissance relatives au dépôt actif: le tableau IX indique les valeurs des coefficients avec lesquels il faut multiplier les termes e~ 'x( <le l’équation (2), quand on l’écrit soüs la forme :
- J = ber-'*-h ce
- La dernière colonne du tableau indique les valeurs de .1 pour t = o, c’est-à-dire l’activité indirecte sur un corps quelconque au bout du temps Odaus un récipient contenant l'émanation.
- TABLEAU IX
- Évidemment les chiffres donnés ne sont valables que pour lo dispositif expérimental employé : pour les petits récipients, la valeur de k" sc rapproche de celle de k', c’est-à-dire dc8'; pour les grands récipients, Faction des rayons du radium B est plus sensible, de sorteque k" et k! ont tous deux de plus faibles valeurs.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur la pulsation de l’induction dans les dents des machines électriques (fin). -O. BragStad. —Eleklrotechnib and Maschinenbau.
- 2° Calcul des pertes dans les dents d’après les pulsations mesurées. — Le calcul des pertes produites parles pulsations m’est possible que pour les courants de Foucault, car celles-ci peuvent seules être ajoutées aux pertes correspondantes, qui proviennent de la variation principale. Les pertes par courants de Foucault dues à la variation principale pour les deuts peuvent être con-
- W= c/t-1 A J Y- watts,
- B représen Lanl l’induction maxima dans la plus grande section de la dent. On a donc B — 'I>7£7r-,.
- En supposant que les circuits dans lesquels circulent les courants de Foucault possèdent une résistance ohmique prédominante, les pertes sont proportionnelles au carré de la f. é. m. efficace. Les pertes par courants de Foucault dues à la pulsation ont donc pour valeur, pour toutes les
- W* =(Ep/Ef,y- = "-(t/pf (%/*:) W_* watts,
- F.p et E„ étant, comme précédemment., les valeurs efficaces mesurées sur la bobine d’épreuve, au synchronisme et à l’arrêt. En introduisant les valeurs de F,p et de \V:A, on obtient
- W;
- «M
- AE;,ioa
- .MwBkLz
- Si la valeur de la pulsation maxima du flux est donnée, la pulsation maxima de Finduction
- Bp = %jklezl,
- et la valeur efficace de B;) sur toutes les dents de la périphérie est
- B„/V'2.
- On a donc ainsi pour W.p la valeur :
- W, = (1/5) 7.h ( A As- -ÜL.V V, watts,
- en désignant la fréquence de la pulsation par Cp=<>,»<•.
- 3°Afesure directe des pertes engendrées par les pulsations, et comparaison avec les pertes calcu-
- B. L.
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- lies d’après les pulsations mesurées. — Pour vérifier que les pertes calculées se produisent réellement, l’auteur les a mesurées directement et a comparé les résultats ainsi obtenus avec les valeurs trouvées par les calculs précédents. La
- méthode de mesure repose sur la détermination des courbes de démarrage et d’arrêt dans differentes conditions. Le moment *d'inertie des masses tournantes était déterminé par des mesures d’oscillations, eu tenant compte de l’amortissement.
- Lés courbes de la figure \ indiquent les pertes dans les dents d’un moteur triphasé pour i3o, 120 et too volts au stator, pertes déterminées d’après la méthode précédente. Les dimensions des dents de ce moteur sont indiquées sur la ligure 5. Autour d’une dent du rotor et du stator
- TABLEAU 1
- Le tableau I indique les résultats obtenus : la colonne 3 donne les tensions mesurées dans la bobine du rotor et la colonnfe U les tensions mesurées dans la bobine du stator. Pour ce moteur, il y avait lieu de poser, comme La indiqué l’auteur dans une étude précédente : in Pour le rotor a„, = 6,4; V. — 0.79 dm.
- 2" Pour le stator <^ = 5,7; V, = 0.61 dm.
- La longueur du fer est, eu outre, 2. On
- en déduit les valeurs suivantes des pertes :
- 4T4TT20.0,9r§,2.0,55 ) °,7!)Ep
- = i4,6E;]
- y o,6iE| 11E*.
- La colonne 0 du tableau contient les valeurs trouvées pour les pertes dans le rotor et la colonne 6 les valeurs pour les pertes dans le stator ; la colonne 7 indique la somme de ces deux pertes. Les valeurs trouvées sont indiquées par des points sur la figure 4- Onvoitque la concordance est relativement bonne.
- R. V.
- 0,0.8,2.0,49
- était placée une bobine d’épreuve de 20 tours, et l’on déterminait les f. é. m. engendrées dans celle-ci pour les flux correspondant aux tensions précédentes aux fréquences de 5o, 4o et3o périodes par seconde. Les tensions devaient être réduites proportionnellement à la fréquence.
- Alternateur triphasé pour F accouplement direct avec une turbine à vapeur. — A. Kol-
- ben. — Eleldroteehnil; md Maschincnbau, 6 janvier 1907.
- L’alternateur dont il s’agit devait répondre aux conditions suivantes :
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- Puissance 970 KVA. (correspondant à 1 4oo chevaux
- Construction mécanique. — Inducteur. — L’inducteur a quatre pôles saillants. Les noyaux sont de section rectangulaire; la culasse est formée par une pièce d’acier Martin. Le métal employé présente une résistance à lu traction de 0 800 kilogrammes par centimètre carré avec un allongement de 18 %. L’enroulement de l’inducteur est formé d’une bande de cuivre à 1,4 X 35 millimètres enroulée sur champ. Les tours sont isolés les uns des autres par des bandes de prcsspahn de 0,3 millimètres d’épaisseur : on a choisi une épaisseur d’isolant aussi faible que possible pour que cet isolant ne « travaille pas » au bout de quelque temps de fonctionnement, ce qui amènerait un déséquilibrage des parties tournantes. Des formes en prcsspahn de y,5 millimètres d'épaisseur isolent l’enroulement des noyaux polaires. Les bobines inductrices sont mises en place et comprimées à la presse hydraulique, après quoi ou rapporte sur les noyaux polaires les masses en acier coulé qui sonL maintenues en place par une (loui)le queue d’aroude: les bobines sont ainsi comprimées d’une façon permanente, ce qui empoche l’isolant de jouer.
- Pour compenser la composante de la force centrifuge qui agit pour produire un gonflement latéral des tours des bobines inductrices, on a introduit entre deux bobines voisines une pièce creuse en bronze fondu, contre les parois de laquelle s’appuient les faces latérales des bobines. Cette pièce présente une surface périphérique cylindrique uiunie d'ouvertures pour la circulation de l’air; la surface se raccorde aux masses polaires et l'inducteur complet présente une surface périphérique cylindrique complètement lisse : sa rotation ne fait donc pas de bruit.
- Pour produire d’une part la surpression de l’air servant au refroidissement du 1er de l’induit et pour faire circuler cet air suivant un trajet déterminé, on a muni 1 iuducteur à chacun de ses deux bouts d’une pièce en bronze formant ventilateur. Une partie de l’air frais traverse directement le.fer de l'induit; une autre partie lèche d’abord les enroulements inducteurs avant d’arriver aux canaux de ventilation du 1er induit.
- L’arbre du rotor est extrêmement robuste, de façon à ne présenter aucune flexion appréciable. Les bagues sont placées symétriquement de part et d’autre de l’inducteur : sur un manchon de fonte est disposée une bague en mieanile de 2 millimètres d'épaisseur sur laquelle a été forée, à chaud, la bague en acier.
- Armature. — La construction de la carcasse de l’induit diffère peu de la construction normale. Les disques de tôle consistent en six segments : le paquet de tôles est maintenu en place par des boulons ronds qui le serrent fortement. Neuf canaux de ventilation séparés par des paquets de tôles de 65 millimètres de longueur axiale, assurent un bon refroidissement du fer : ils ont 10 millimètres de largeur. Ces canaux sont formés par des pièces en bronze en lorme de U. Le paquet de tôles repose sur un certain nombre de nervures ménagées dans la carcasse et peut être bien entouré par l’air qui sert au refroidissement. Ces plaques obligent l’air à circuler sur la totalité des tôles.
- Enroulement. — L’enroulement triphasé à quatre pôles et à cinq encoches par pôle et par phase comprend, pour chaque encoche, une barre de cuivre ronde de 21 millimètres de diamètre entouré d’une couche de micanite de 1 millimètre d’épaisseur. Les connexions frontales consistent eu bandes de cuivre plat de 6 X 5o millimètres. Des plaques en fonte protègent l’enroulement.
- Paliers. — Les paliers sont montés à rotule : les coussinets sont garnis de inétal blanc. L’huile comprimée est amenée par une rainure circulaire et par quatre trous disposés radialement au milieu du palier. L’huile chaude coule dans un récipient et est enlevée.
- Une circulation d’eau froide est établie dans le palier lui-même pour assurer un bon refroidissement. Le palier peut être muni soit d’une circulation d’huile avec refroidissement de l’huile chaude, soit d’une circulation d’eau avec réfrigération directe du palier et de l’huile.
- Efforts subis par le rotor et les paliers. — Les forces centriluges sc répartissent de la façon suivante pour une moitié du rotor :
- Masse polaire. .
- Noyau polaire. .
- Bobines inductrices
- Culasse. . . .
- Pièces en bronze.
- Total........... 538 000 kgr.
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- Dans la plus faible section de la culasse, l’effort est de 445 kilogrammes par centimètre carré. La pression spécifique sur la couche de presspahn supérieure de l’enroulement est de 55 kilogrammes par centimètre carré.La pression spécifique dans la jonction en queue d’aronde de la masse polaire, produite par la masse polaire et par le poids de cuivre, atteint ioo kilogrammes par centimètre carré. La traction dans la section dangereuse des queues d’aronde portées par le noyau polaire est de 200 kilogrammes par centimètre carré.
- Sur les paliers, la pression spécifique est de 2,3 kilogrammes par centimètre carré ; la vitesse périphérique est de 9,4 mètres par seconde; le rapport de la longueur du coussinet à son diamètre a pour valeur 3,5.
- Constantes magnétiques et électriques. — Les dimensions principales de la machine sont résumées par le tableau suivant :
- Inducteur.
- Diamètre....................72 cm.
- Nombvo de pôle-.............4
- Arc polaire.................36cm,5 environ.
- Section polaire.............1 44o cmq.
- Groupement...............
- Induit.
- Aléeagc
- Longueur, déduction faite de
- Diamètre extérieur. .
- Nombre d'encoches. .
- Nombre d'encoches par p61e c
- Diamètre des encoches. .
- Epaisseur de l’isthme. .
- Longueur de la fente. .
- Entrefer simple..........
- Nombredcconduct. par encoche. 1 Diamètre des conduct. nu». . 2cm, 1
- L’auteur dorme ensuite le calcul de la chute de tension pour différents déphasages.
- J. R.
- L’établissement de bobines d’induction. — O. Eddy et M. Eastham. — Electricol World, 22 dé-
- Dans celte étude, les auteurs énumèrent et discutent les différents facteurs qu’il y a lieu de considérer quand on veut établir' une bobine d’induction efficace, sans tenir compte du prix de revient et des considérations relatives à la construction.
- Le premier point n envisager dans l’établissement d’une bobine d’induction est le but que doit remplir cette bobine, qui peut être destinée soit à l’allumage des moteurs à explosions, soit à des expériences de physique, soit à des usages téléphoniques. Les auteurs considèrent seulement dans cette étude, dos bobines dont le primaire et le secondaire sont distincts et isolés l’un de l’autre, et qui sont capables de produire une étincelle de décharge d’au moins dix centimètres entre les bornes secondaires. La principale application de ces appareils est, à l’heure actuelle, la production d’oscillations électriques dans un transmetteur de télégraphie sans fil ou l’alimentation d’un tube de Crookes servant à produire des rayons Rontgen. Pour ces deux genres d’application, il y a des considérations plus importantes que la simple considération de la longueur d'étincelle. Par exemple, une bobine produisant une différence de potentiel secondaire capable de donner une décharge de 22 centimètres pourra, si elleest bien établie, donner des rayons X beaucoup plus puissants qu’une bobine de /jo centimètres d’étincelle alimentée par le même circuit et consommant la même quantité d’énergie.
- Les constructeurs se proposent généralement, en effet, d’obtenir une longueur d’étincelle donnée en employant le minimum de cuivre po\ •
- | sible sur le secondaire.
- 4 X 35 mmq. ,m,3 (presspahû).
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- Il est déplorable qu’on ait pris l’habitude de toujours définir les bobines d’induction par leur longueur d’étincelle. C’est comme si l'on parlait d’un transformateur à 4oooo volts sans spécifier si sa puissance est de o,5 ou de 5ooo kilowatts. Cela tient sans doute à ce que, jusqu’à une époque récente, la bobine d’induction a été seulement un appareil de laboratoire ou de démonstration: la durée de fonctionnement étant très minime, on ne se préoccupait ni du rendement, ni rit; réchauffement de la bobine, ni de l inlensité du courant secondaire.
- Maintenant que la bobine d’induction est devenue un appareil d’emploi pratique, il est nécessaire d’adopter des désignations plus précises et de parler non seulement de la distance explosive, mais aussi de la puissance primaire et. secondaire.
- L'établissement d’une bobine d’induction constitue plus ou moins un compromis et repose sur la solution de différents problèmes:
- j" Les conditions variables dans lesquelles la bobine doit êt,re employée exigent qu’elle soit établie pour de larges limites de lonctionne-
- v* Chaque (acteur séparé ne peut pas être envisagé au point de vue de son rendement propre maximum, sans qu’une autre partie de la bobine ou une autre fonction de la même partie se trouve sérieusement inlluencée ;
- 5" Le prix de revient et les dépenses de fabrication doivent être étudiées avec soin.
- On peut résoudre eu partie le premier problème en établissant la bobine pour le travail moyen qu’elle aura à fournir et en rendant réglables l’inductance du primaire el la capacité du condensateur. Cette possibilité de réglage est ti'op souvent négligée, quoique les avantages de ce dispositif surpassent généralement les inconvénients.
- Pour l’établissement, de bobines d'induction, il n’existe pas de méthode ni de règle déhnic : le type actuel résulte plutôt du développement progressif de ces appareils. La bobine elle-même consiste essentiellement en un circuit primaire enroulé sur un noyau de fer, un tube isolant placé sur le primaire, et un enroulement secondaire bobine sur ce tube.
- Ces différentes parties constitutives vont être étudiées séparément.
- Nvyau. — On ne peut employer des circuits
- magnétiques formés pour les bobines d’induction, parce que le (lux ne s’annulerait pas avec une rapidité suffisante : l'emploi de circuits partiellement fermés n’a pas eucore donné de résultats entièrement satisfaisants, quoique l’on puisse s’attendre à un développement de ce dispositif. On a essayé de différentes façons d'employer du fer finement divisé pour fermer le circuit. magnétique, parce que, dans cet état, le métal peut suivre des oscillations rapides, mais la perméabilité est si faible que les inconvénients de cette* disposition ne sont pas compensés par des avantages suffisants.
- Le noyau doit être composé d’un faisceau de fils de fer doux d’uue perméabilité aussi élevée que possible, capable de prendre une aimantation de grande intensité et de créer un champ puissant. Les propriétés du fer doivent être telles que les pertes par hystérésis soient faibles. Plus le diamètre du fil est réduit, plus sont faibles les perles par courants do Foucault, plus est faible réchauffement du noyau, mais plus est faible aussi la section de fer utile pour une section droite donnée, parce que la proportion de la surface oxydée augmente par rapport à la surface totale : la perméabilité du noyau considéré dans son ensemble va donc en diminuant. Si l’on emploie un gros diamètre de no va u pour parer à cet inconvénient, la longueur de chaque tour de fil bobiné sur lui est augmentée au primaire et au secondaire. L’expérience semble montrer que la meilleure grosseur moyenne à adopter pour les fils de fer du noyau est d’environ o”'",6/id'
- L’intensité des courants de Foucault qui prennent naissance dans le noyau est proportionnelle à la vitesse de l’interrupleuv intercalé dans le circuit primaire. La résistance du circuit de ces courants doit donc être augmentée, aux dépens de la place, avec la vitesse de l’interrupteur que l’on veut employer : pour cette raison, pour des ruptures extrêmement rapides, une couche de rouille ne suffit pas sur les fils, et chacun de cenx-ci doit être enduit d’un vernis isolant. En ce qui concerne les dimensions du noyau, il y a lieu de considérer ('interrupteur employé. St celui-ci est rapide, il ne faut pas employer uu noyau de grand diamètre, qui exige un temps assez long pour s’aimanter complètement, et il faut travailler au voisinage de la saturation. L’aimantation pénètre en commençant par h5
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- couohes extérieures, comme pour l'effet superficiel (slun cffcct) d'un conducteur traversé par des courants de grande fréquence : elle n'allcint jamais le centre si le vibrateur est extrêmement rapide, et dans ce cas, un cylindre creux remplit le même office qu'un cylindre plein. Ce lait, joint à la considération que plus l’interrupteur est lent, plus les pertes par hystérésis sont faibles, est un argument en faveur de l’emploi d’un interrupteur lent. Ce point sera d’ailleurs étudié plus loin.
- Primaire et noyau. —Le primaire et le noyau sont si intimement liés qu’il faut les discuter ensemble, car une modification do l’un entraîne forcément une modification de l’autre. Soit un circuit magnétique ouvert, rectiligne et cylindrique, dont l’aimantation dépend du nombre d’ampère-tours qui agissent sur lui. Ce facteur étant le produit du courant par le nombre de tours d’enroulement, il faut déterminer la valeur du courant dans le circuit primaire : la valeur de ce courant dépend de la valeur de la différence de potentiel employée et de la vitesse de l'interrupteur. Si l’on suppose que le courant a une valeur donnée, il faudra un certain nombre de tours de lil primaire sur le noyau ; il est important que cet. enroulement prenne le moins de place possible, afin que l'enroulement secondaire soit le plus près possible du noyau où le champ a la plus grande intensité.
- Si l’on étudie, au moyen de limaille de fer, le trajet des lignes de force magnétiques dans 1 espace qui entoure le noyau recouvert d’un enroulement magnétisant, on voit que la plupart de ccs lignes quittent le noyau dès les bouts de la bobine magnétisante pour se refermer par l’air, sans passer par les extrémités du noyau de fer : il est donc inutile d’employer un noyau plus long que la bobine primaire, et il vaut mieux couvrir avec celle-ci toute la longueur du
- Quand le secondaire d’une bobine d’induction est ouvert, l’action de cet enroulement est absolument négligeable : si au contraire un courant circule dans le circuit secondaire, l'inductance du système diminue, et, quand le secondaire est en court-circuit, l’induction mutuelle entre les deux enroulements rend très faible la valeur de 1 inductance du primaire. En établissant ie noyau çt 1 enroulement primaire, il est nécessaire de tenir compte dé l’intensité du courant que de-
- vra fournir le secondaire, et la bobine qui donne le plus grande étincelle à travers la résistance de l’air n’est pas la meilleure pour fonctionner sur une résistance différente ou pour charger un condensateur.
- Quelques expérimentateurs ont indiqué que le meilleur rapport du diamètre du noyau à sa longueur doit être voisin de 1/12. mais ils semblent n’avoir eu en vue que l’obtention d’une grande longueur d’étincelle : une meilleure valeur de ce rapport pour des applications moyennes est comprise entre 1/6 et 1/10. Cette valeur doit dépendre de l’interrupteur et des dimensions de la bobine, et ne doit pas être la même pour des petites ou des grosses bobines.
- Si l’on examine les courbes du courant primaire et du courant secondaire en fonction du temps, on voit que les ruptures du courant primaire produisent seules des pointes de courant utiles dans le circuit secondaire. Le courant primaire met d’autant plus longtemps à s’établir, c’est-à-dire à atteindre sa valeur maxima, que l’inductance du circuit est plus grande. Si l’interrupteur est trop rapide, les courbes d’établissement et de rupture du courant empiètent les unes sur les autres, la rupture se produisant avant que le courant primaire ait atteint sa valeur maxima. Avec un interrupteur électrolytique, la rupture du cour ant se produit très brusquement; l’etablissement du courant s’effectue très rapidement, la courbe présentant une forme très escarpée. On place généralement une bobine de self-iuduction dans le circuit primaire pour ralentir l’établissement du courant primaire. Il faut remarquer que la vitesse de rupture est entièrement différente de la rapidité d’oscillation de l'interrupteur. Cette dernière détermine la courbe des décharges qui se produisent par seconde, mais un interrupteur rapide ne donne pas nécessairement une grande vitesse de rupture : celle-ci ne saurait jamais être trop rapide; pour remplir des conditions idéales, elle devrait être instantanée. Quand la période d’établissement est courte, l’intensité du courant doit être grande pour aimanter le noyau en un court espace de temps : il faut donc employer une plus forte différence de potentiel primaire quand on munit une bobine donnée d’un interrupteur rapide. Souvent orr peut aug rnenter la tension secondaire en augmentant la vitesse de l'interrupteur: cela prouve que ce
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- L’É CLAIRAG K ÉLECTRIQUE
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- appareil est mal conçu, et que la vitesse de rupture augmente avec la vitesse d’interruption. Un interrupteur lent avec une rupture très rapide donne d’excellents résultats avec les tubes à ravons X. pourvu qu'il ne soit pas sulfisam-menl lent pour que le fluoroscope présente un papillotement. On peut employer un courant plus intense quand le secondaire est relié à un tube que quand il produit des étincelles à l’air libre, puisque l’ellet du courant secondaire est de diminuer l'inductance du circuit primaire et de permettre au courant dans ce circuit d’atteindre sa valeur maxima en un intervalle de temps plus court, Un interrupteur extrêmement rapide n’est pas avantageux en radiotélégraphie.
- Pour résumer la discussion relative au primaire et au noyau, les auteurs recommandent l'adoption d’un novau plus gros et plus long et d’un nombre d’ampère-tours plus grand que ceux généralement employés en pratique : on obtient ainsi un champ plus intense dont le besoin se fait sentir dans les bobines destinées à débiter des courants secondaires intenses.
- (A suivre.) R. R.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- ssur le transformateur à résonance.— G. Be-ni^chke. — Elehtrotechnischc Zeitschrift, 10 janvier 1907.
- Sons le nom de transformateur à résonance, on désigne généralement un transformateur dont le circuit secondaire contient un condensateur. Ce dispositif a pris une grande importance depuis quelque temps dans les circuits servant à la radiotélégraphie, daus lesquels on remplace les bobines d’induction par des transformateurs à résonance. Il peut aussi arriver qu’un transformateur alimentant un câble sc trouve dans le
- Dans une étude poursuivie avec l’aide de la méthode symbolique, Seibl a étudié le fonctionnement du transformateur à résonance. A cause de l’importance du problème, l’auteur croît intéressant de le reprendre en employant les équations fondamentales applicables à tous les transformateurs: on arrive ainsi au but d’une façon plus simple. En outre, Seibt a obtenu un résul- j Lat inexact dans un cas particulier. Dans l'une j et l’autre méthode. 011 arrive à des expressions [
- si compliquées pour les courants et les tensions qu’il est i mpossible de déterminer l’influence des différentes grandeurs. On doit donc nécessairement envisager des cas particuliers, mais si l’on fait des simplifications trop grandes, on obtient des résultats inexacts, tout en partant d’équa-tious fondamentales exactes et de méthodes mathématiques rigoureuses. C’est le cas dans la partie de l’étude de Seibt où il s’agit de la valeur minima du courant primaire et de son déphasage, comme on le verra dans la suite.
- Pour un transformateur, on a les équations
- fondamentales suivantes :
- Jï = Ki/Cp*-H (1)
- 'gïi = “Vp 0)
- J| = (3)
- (4)
- tgfl = u.W^ (5)
- en appelant K, la différence de potentiel primaire, Ka la différence de potentiel secondaire, ç, le déphasage primaire et le déphasage se-
- condaire. La résistance équivalente p est donnée par l’expression
- et la self-induction équivalente est A“ M —
- En outre, les lettres ont les significations suivantes :
- M induction mutuelle,
- résistance du circuit primaire, u’2 résistance du circuit secondaire total, résistance de circuit secondaire extérieur, L, sell-induction du circuit primaire,
- L., self-induction du circuit secondaire total, L.,„ self-induction du circuit secondaire exté-
- 2îiv, en désignant par v la fréquence Si l’on intercale un conducteur dans un circuit à courant alternatif, la résistance apparente devient wL — (i/mC) au lieu de toL. Dans le cas dont il s’agit, il faut donc remplacer wL3f. par l’expression
- ü)U — 0/coC)
- et il laut remplacer uL.> par l’expression
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- On se limitera au cas le plus simple où les conducteurs de jonction qui relient les bornes secondaires au condensateur n’ont pas de résistance et pas de self-induction sensible : c’est-à-
- ,i M3»
- dire que Ton pose
- Les équations (6) et (7) se transforment alors en les équations suivantes :
- i) + <,»T.Wn
- i. )*€’«’! + ((, )!Cl.i— i)!
- («)
- •’Ï + (“L‘-
- (m*CLa — 1) la'C (L,L, — M«) — L,1 + m»CA,
- ,„C!
- )2C3w.2 -f- (o*sCL2— r)-
- Les équations (1) à (5) se transforment <
- = Kb
- ’i (w^CL;, — 1)3 -b (o2C2 w,, (o'j u’2H-(.)9.\i2)]3 •
- i)[w»C(L,L1-M=) -1.,1+io’C» [.,«'!( =
- (t>rC t.8 — 1) | (I., I.a - MQ —1..1 + o>"CaL.
- , (m!CL,
- ('»)
- ‘ VC*^-K.o»CLs-l)’
- Kî = JJ[<+(.U._^)*] = lf-fe(lS)
- (i3n)
- = 9» >
- L’auteur considère deux cas particuliers : en premier lieu le cas où les résistances sont négligeables ; en second lieu le cas où la résistance inductive et la résistance de capacité sont égales entre elles dans le circuit secondaire.
- Si Ton introduit pour M l’équation
- M = y.3L, La, (14)
- en désignant par 7. le facteur d’accouplement magnétique, on obtient:
- toHiL,— 1
- J, = K,
- wL, [g)2CI./2 (t
- j.=
- m’CI„ — 1
- (,5)
- (16)
- (17)
- Un voit immédiatement que J1 et, par sui J» et K2 (équation 17 et i3) atteignent des
- (9)
- (.0)
- 00
- leurs infinies, c’est-à-dire qu’il y a résonance quand on a
- <j2CL2 (j y.'2) 1 =0
- c’est-à-dire lorsque Ton a l’égalité
- CLs(i
- (,8)
- C’est là le résultat auquel est arrivé Seibt. Si le circuit secondaire existait seul, la condition de résonance serait
- .,^,/^v/cL-
- On voit donc que la résonance dépend, dans ce transformateur, de la résonance de l’oscillation propre du circuit secondaire et de l’accouplement entre les deux circuits. Plus l’accouplement 7. est faible, et plus la condition de résonance s’approche de celle du circuit secondaire seul. Quand l’accouplement est parfait (7.—1), la résonance ne se produit que pour une fréquence infiniment élevée.
- Si Ton écrit l’équation de condition sous la forme :
- **=.-(r/u=CL),
- on voit que, pour chaque fréquence du courant alimentant le transformateur, il existe une valeur de l’accouplement magnétique ou une certaine
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- dispersion (e= i—/}') pour lequel se produit la
- Si les résistances ne sont pas nulles, les valeurs de J,, J2, K8 ne deviennent évidemment pas infiniment grandes, mais sont d’autant plus petites que les résistances sont plus grandes. Le point de résonance (équation 18) est peu influencé par les résistances, parce que dans le circuit secondaire qui reste seul, la production de la résonance est indépendante de la résistance.
- 2e cas. — Les résistances ne peuvent pas être négligées quand la résistance inductive et la résistance de capacité du circuit secondaire se compensent, c’est-à-dirc quand on a
- OU ,XLt= (,9)
- Dans ce cas, tes équations to et n prennent, la
- *' Kf + orÆ.U)5 + oÆfwï
- tgç! = „>l.|I.V((01H’3 + „,VL1Li)
- (20)
- (-•»)
- Au lieu de la valeur de J1? Seibt obtient une autre valeur inexacte. Cela provient de ce que la partie imaginaire de son équation complexe est négligée. En outre, cet auteur arrive au résultat que le courant .1, dans ce cas est purement vatlé. C’est aussi inexact, car le déphasage s,, ainsi que le montre l'équation précédente, n’est pas nul et est d’autant plus grand que la fréquence et l’accouplement sont plus faibles.
- Dans ce cas, l’équation (12) se transforme en
- J| = JfcVLjL./V-.
- En combinant cette équation avec(i3) et (20),
- k; = kï--__________îlîaiL-______
- CJ [(V, w.2 H- «VL^)2 -h
- Comme on levoit, J, et tp, ont une valeur d’autant plus élevée que l’accouplement y. est plus faible. Pour K, au contraire, où y. figure au numérateur et au dénominateur, on trouve un maximum pour
- Si, dans ce cas, on a encore w2 = o, on voit d’après les équations (20) et (21) que Jj = o et 3, — o. Pour ce cas particulier, le déphasage est donc une exception. Il varie d’une façon instable entre o° et qo° quand on modifie la fréquence. Si la résistance secondaire n'est pas nulle,
- J, n’est pas nul non plus, mais il a un minimum dont la condition peut être déduite de l’équation 10; on est conduit à une expression compliquée que l’auteur juge inutile de reproduire.
- R. Y.
- Mesures de l’énergie reçue dans des postes radiotélègraphiques. — G-W. pickard. —
- The Electricien, 11 janvier 1907.
- Jusqu’il présent, on a considéré généralement que l’énergie reçue dans les appareils radiotélc-graphiques actionnés par des transmetteurs éloignés était infinitésimale, et l’on a attribué aux différents détecteurs employés une sensibilité extraordinaire que n’atteint aucun mitre appareil de physique. En réalité, les expériences faites par l’auteur sur la quantité d’énergie reçue par les appareils du poste récepteur ont montré que la radiotélégraphie ne diffère matériellement de la téléphonie ni par la quantité d’énergie reçue, ni par la sensibilité des détecteurs. Comme on le verra dans la suite, la quantité d'énergie reçue dans les transmissions radiotélègraphiques à grande distance est plusieurs centaines de fois supérieure à la quantité d’énergie nécessaire pour actionner un récepteur téléphonique. Les expériences faites jusqu’à présent sur l’énergie reçue dans les transmissions radiotélègraphiques se réduisent presque entièrement à celles de Duddcll et Taylor, faites à courte distance avec un galvanomètre thermique, c’est-à-dire un bolo-mètre de Fcssendcn. Cet appareil peut, il est vrai, donner d’excellents résultats quantitatifs entre des mains habiles, mais sa sensibilité est trop faible pour de longues distances de transmission.
- Pendant l’année passée, l’auteur a développé une méthode extrêmement simple pour la mesure de l’énergie reçue à chaque décharge du poste transmetteur. Avec cette méthode, l’énergie reçue à chaque décharge est facilement et exactement déterminée si cette énergie est supérieure à o,ooo5 ergs.
- Essentiellement, la méthode consiste à équilibrer, par la décharge d’un petit condensateur, l’action du signal reçu : la décharge du condensateur doit évidemment agir sur le même circuit et avoir la même fréquence que l’énergie du signal reçu. Connaissant la différence de potentiel et la capacité du condensateur quand l’équilibre est obtenu, on en déduit facilement et exacte-
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- ment l'énergie correspondante. La figure i représente le circuit servant h la réception. SLTG représente le circuit récepteur ordinaire relié à l’antenne, l’inductance L étant accordée pour obtenir le maximum d’effet dans le récepteur téléphonique R, relié au détecteur 1) ii travers le secondaire d’un transformateur à oscillations T.
- En déplaçant vers la gauche le commutateur S, et en appuyant sur la clé K]t on peut laire agir sur le circuit récepteur la décharge du condensateur C. Si la capacité du condensateur est égale k celle de l’antenne, et si l’inductance de celle-ci est faible en comparaison de celle de L et de T, comme c’est généralement le cas, la fréquence de la décharge sera évidemment celle du poste transmetteur. Tant que le potentiel auquel le condensateur est chargé a une valeur faible, valeur égale à quelques volts, la distance explosive dans l’air est extrêmement faible, et la vitesse de fermeture d’une clé ordinaire est suffisante pour réaliser la jonction métallique complète du circuit en un millionième de seconde après le moment où la décharge par étincelle se produit. Par conséquent les pertes dans l'étincelle de décharge affectent seulement une petite portion de la première demi-période des oscillations et sont par conséquent très faibles, la principale source d'amortissement étant l’absorption d’énergie dans le circuit du détecteur.
- On peut employer toute forme de détecteur répondant à la racine carrée moyenne d’un train d’ondes, mais le meilleur appareil est le détec-teurthermo-électrique consistant en une jonction thermo-électrique entre une pointe métallique et une surlace de silicium. Cette forme de détecteur n’exige pas de batterie dans le circuit et la chaleur Joule dégagée par les oscillations électriques au point de contact produit une impul- , sioti de couvant dans le circuit du récepteur té- 1 léphon ique. Ce détecteur permet d’obtenir un |
- signal dans le téléphone pour une quantité d’énergie de o,ooo45 erg ; sa sensibilité est donc du même ordre que celle du détecteur électro-lvtique, et elle perm’et la mesure de l’énergie reçue dans les cas les plus extrêmes de radiotélégraphie aux grandes distances. La technique des mesures est très simple et n’exige même pas, dans la plupart des cas, la coopération du poste transmetteur. Avec le commutateur S poussé vers la droite, l’observateur attend jusqu’à ce qu’il perçoive un point, ou une série de points, consistant chacun en une simple décharge. L’interrupteur est alors poussé vers la gauche, et l’on émet avec la clé K, un point ou une série de points. En répétant cette opération et en modifiant la différence de potentiel au condensateur au moyen du potentiomètre P, on peut obtenir une intensité des points produits par la décharge du condensateur telle que celle-ci équilibre les signaux provenant du poste transmetteur. Connaissant la capacité du condensateur et le potentiel auquel il était chargé, on a
- w = (i/a) cv,
- ou W(„p)=(i/2).C(microfara<Is).Vi(volt»). JO
- Dans beaucoup de cas, quand on emploie au poste transmetteur du courant alternatif de fréquence 6o, le point Morse ordinaire, produit par une courte pression sur la clé, consiste en réalité en une série de décharges. Dans ce cas, il est nécessaire que l’opérateur, au poste transmetteur, appuie sur la clé de façon que chaque pression donne une simple étincelle. Si Ton nè peut compter «ur la coopération du poste transmetteur, et si les points ne correspondent pas à une seule étincelle, on peut quand même faire d’excellentes mesures en isolant une seule étincelle dans une longue série. A cet effet, on se sert de la clé Kâ insérée dans le circuit du dé-tftcteMir. En ouvrant cette clé, puis en l’appuyant brusquement, on peut obtenir une fermeture du circuit qui ne dure pas plus de 0,005 k o,oi seconde. On détache aussi une seule étincelle de la série, et Ton obtient un seul clic dans le téléphone récepteur, que l’on peut équilibrer comme précédemment an moyen de la décharge du condensateur.
- Un excellent exemple d’un poste radiotélé-grapbique sur les signaux duquel on peut appliquer cette méthode de mesure est la station Marconi de South Wellfleet (Mass.). Les points
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- provenant de cette station sont toujours dus à des étincelles simples.
- La figure 2 représente les résultats obtenus dans une longue série de mesures, faites jour et nuit aux mois d’août, septembre et octobre.
- L’antenne réceptrice était placée à i46 kilomètres et consistait en un losange de fils de cuivre suspendu presque horizontalement à i5 mètres du sol. Sa capacité électrostatique mesurée était de 280 micromicrofarads. Les points portés sur la figure 2 montrent la valeur de l’énergie reçue qui varie journellement. Bien que l’auteur ne se propose pas de discuter les causes de cette variation, il indique que les valeurs de l’énergie reçue pendant le jour ne différaient pas beaucoup de celles de l’énergie reçue pendant la nuit. Sur la figure, les points correspondant aux observations de jour sont représentés par de petits cercles, tandis que ceux qui correspondent aux observations de nuit sont représentés par des points noirs. O11 voit que cette méthode sc prête bien à l’essai de détecteurs radiotélégraphiques puisque l'on peut facilement mesurer la quantité d’énergie d’une fréquence donnée correspondant à la perception minima.
- Il est intéressant de remarquer le très mauvais rendement des meilleurs types de détecteurs radiotélégraphiques considérés comme appareils transformateurs. Un récepteur téléphonique de grande résistance, du type généralement employé avec les détecteurs radiotélégraphiques, donne un signal très nettement défini quand un condensateur de o,oi5 mfd de capacité, chargé à un potentiel de o,ooi23 volt, est déchargé directement dans ses enroulements. Cela correspond à o,a3. io-"6 erg. Le détecteur le plus sensible actuellement dans les usages pratiques est le détecteur électrolytique qui, parune fréquence de 5ooooo par seconde, exige 36/j. io-6 erg pour donner le même signal. Le rendement est d’environ 0,06 °j0 •
- Il est extrêmement malheureux que le récep-
- teur téléphonique ne puisse fonctionner aux grandes fréquences, car il serait beaucoup plus avantageux de supprimer le détecteur et d’intercaler directement en circuit le récepteur téléphonique. Le faible rendement des détecteurs radiotélégraphiques montre nettement l’importance que présenteraient des recherches faites dans cet ordre d’idées.
- R. V.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE
- Sur l’inductance et l’impédance des circuits télégraphiques et téléphoniques. — J.-E. Joung. — The Electrieian, *8 décembre 1906 et 4 janvier 1907.
- iu Définition de l'inductance. — La capacité électrostatique est la propriété qu’a le câble ou le circuit de prendre une charge statique, tandis que la capacité électromagnétique, ouinductance, est la propriété qu’a le câble ou le circuit d’engendrer un champ magnétique. La première est désignée par le rapport de la quantité d’électricité de la charge au potentiel produisant cette charge, c’est-à-dire
- S = charge/potentiel.
- Plus simplement, c’est la charge par unité de différence de potentiel. De même, l’inductance est le rapport de la quantité de flux magnétique à la force magnétique, et par conséquent à l’intensité du courant qui produit ce flux, c’est-à-
- L = flux magnétiquejc.ourant.
- Plus simplement, c’est le flux pour l’unité de courant. Cela repose sur l’hvpothèse que le circuit comprend un tour seulement ; s’il y a plus d’un tour, l'inductance est le flux total par unité de courant multiplié par le nombre de tours. La relation du flux au courant est exprimée par la loi d’Ohm appliquée au circuit magnétique Flux = force magnêtomotricejréluctance h lux = force magnétomolrice X perméabilité. 2° Réactance et impédance. — De même que les effets de la capacité électrostatique ne se manifestent que quand le potentiel varie, les effets de l’inductance ne se manifestent que quand le courant varie, et dépendent du taux de variation. Ce taux de variation peut être exprimé pour une variation sinusoïdale, par 1% fois le
- .
- ^Aj JL r^r
- IV SA *1 ^
- —
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- REVUE D’É'LECTRICITÉ
- 217
- nombre d’alternances complètes par seconde. De là dérive la quantité appelée réactance, qui exprime l’elFet de la capacité statique ou magnétique inductive. Pour la capacité électrostatique S (farads), on a :
- Réactance = i//?S(ohms).
- Pour la capacité électromagnétique ou l’inductance L en henrys, on a l’expression :
- Réactance — pL (ohms), en posant p— an fois le nombre d’alternances complètes par seconde. On emploie plus fréquemment une autre grandeur, utile dans beaucoup de cas, qui est la résultante de la résistance et de la réactance ; cette grandeur, nommée impédance, peut être définie de la façon sui-
- Pour le cas de la capacité électrostatique :
- Impédance = (i//>S)â (ohms).
- Pour le cas de l’inductance électromagnéti-
- Impêdance = (/?L)‘. (ohms)
- Une définition plus étendue de l’impédance est très commode quand il s’agit de circuits télégraphiques ou téléphoniques, où ce terme est employé pour désigner la résultante complexe des quatre facteurs suivants : résistance, dispersion, capacité et inductance.
- 3° Fil aérien, — Les inductances de circuits ne peuvent être déterminées par le calcul que dans quelques cas particuliers seulement, parmi lesquels les suivants sont utiles en télégraphie.
- L'inductance d’un fil aérien rectiligne non magnétique avec une terre ou un autre retour situé à grande distance est donnée par l’expression suivante quand le courant est uniformément distribué dans toute la section droite du conducteur, comme cela a lieu dans la télégraphie ordinaire et approximativement dans la télépho-
- oh l est la longueur du lil en centimètres, d\Q diamètre —
- Mais quand le courant est superficiel, comme dans le cas des oscillations, de radiotélégraphie ou de décharges atmosphériques, on a :
- qui, pour des fils longs et minces, diffère peu de l’expression (i).
- Ces formules (ducs à Lodge et Howard) expriment l’inductance en centimètres. Pour obtenir L en millihenrys, il suffit de se rappeler que i honry a pour valeur io9 centimètres ou i mil-lihenry= io6 centimètres.
- Si l’on exprime / en milles (1609 mètres), on a approximativement la formule :
- _ 3'
- millihenrys par mille
- ou, en ramenant aux logarithmes vulgaires :
- 10 * millihenrys par mille. (3)
- Par exemple, l’inductance par mille d’un fil de cuivre de 4mm,3 de diamètre suspendu à des poteaux, la terre servant de conducteur de retour, est approximativement, en négligeant le courant
- ^ T1I3220OO (2,3 log 5M—5 —!) I0-*
- — 0,332 [6,176 x 2,3 --- (3/4)]
- == /|,3 millihenrys.
- Si l’on tient compte de la terre, l’inductance réelle est un peu plus faible que la valeur indiquée : elle diminue à mesure que l’on abaisse la hauteur du fil au-dessus du sol.
- L’inductance diminuant quand le courant de retour se rapproche du courant d'aller, on voit que, dans le cas de fils torsadés ou mieux dans le cas d’une paire de conducteurs plats placés l’un contre l’autre, formant, les circuits d’aller et de retour, l’ensemble du circuit tend à devenir non inductif.
- 4° Inductance d'une boucle. — La valeur de L pour une boucle est donnée par la formule suivante (Maxwell). Soient aax les rayons des fils, b la distance entre leurs axes, / leur longueur, tout étant exprimé en centimètres ; on a :
- L = a^lüg,fl* +^)cm. (4)
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- L’ÉCJ-AIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N« 6.
- En ramenant, pour plus de commodité, à la même forme que l’équation (3), il vient:
- I. = 644 ooo ( 2,3 log„ - + .‘- )
- io~G millihenrys par mille. (5)
- En prenant comme exemple une paire de fils de imm,4 de diamètre avec une distance entre axes de 3o centimètres, on trouve approximativement l’expressiou :
- I, = 644ooo (,,8 + > ) „»-
- = 3,0 millihenrys par mille de fil double.
- Le circuit ne pouvant pas exister sans fil de retour, on doit toujours compter l’inductance, comme ci-dessus, par mille de fil double.
- L’inductance d’une boucle de câble consistant en une paire de fils parallèles avant à l’aller et au retour du courant et enfermés dans la même enveloppe peut être calculée de la même manière si l’on connaît la distance entre axes des fils.
- Quand on approche de plus en plus les fils l’uu de l’autre, l’inductance tend vers la valeur
- L = 3,77x161 000 x io-e
- = 0,61 millihcnry par mille de fil double, expression donnée par Maxwell. Ce chiffre de o,0 millihenry par mille est à peu près la valeur de l'inductance de circuits en fils de cuivre torsadés, telle qu’on l’obtient dans des mesures expérimentales exactes. Ainsi une détermination de l’inductance d’une boucle de câble téléphonique au papier entre Berlin et Postdam, câble formé de fils de 1 millimètre de diamètre environ, a donné pour résultat o.3 millihenry par kilomètre de boude, ou o,48 millihenry par mille. T/inductance de fils de fer est plus élevée que celle des fils de cuivre et varie avec le courant : un observateur a trouvé qu’elle est au moins trois fois plus grande que celle des fils de cuivre pour des courants de 20 à 3o milli-ampères (Devaux-Charbounel).
- 5U Inductance d’un cable. — Un des cas intermédiaires entre le fil simple aérien et la paire de conducteurs torsadés est le circuit formé par une paire de conducteurs concentriques, telle que celles employées dans un certain nombre de câbles pour courants intenses. Si le conducteur
- extérieur est relié à la terre, comme dans un câble sous-marin, le courant peut être considéré comme retournant par la surface intérieure de l’enveloppe. En appelant d le diamètre du cuivre et D celui de la gutta-pcrcha, on a ;
- En prenant comme exemple un câble sous-marin ayant un diamètre de gutta-percha double du diamètre du fil de cuivre, on obtient la valeur :
- ï. = o,8j Iog10(D/<)
- + o,i85 millihenry par mille marinQ. (6) L — (o,85 x log i85
- ^o,44 millihenry par mille marin.
- Si l’on compare ce chiffre avec la formule correspondante pour la capacité du câble, on voit que, tandis que la capacité diminue avec Djd, l’inductance croît.
- Cette valeur de l’inductance d’un câble sous-marin peut être considérée comme un minimum obtenu dans le cas où le conducteur de retour est supposé immédiatement voisin de la couche isolante et où l'on admet que les courants d’aller et de retour sont en phase, ce qui n’est pas le cas dans un long câble. La valeur réelle de L doit être comprise entre la valeur ainsi trouvée, et la valeur décuple donnée par la formule (3) pour un conducteur de retour infiniment loin; dans ce dernier cas, on a approximativement 5 millihenrys par mille marin pour d ~ ocm,'[S. Il y a une certaine incertitude due au fait que l’enveloppe consiste en 1er, de telle sorte que l’inductance vraie d’un câble sons-marin n’est probablement pas calculable. Sa valeur est quelque peu accrue quand le conducteur consiste en une bande de cuivre enveloppant un fil central.
- (A suivre.) R. R.
- MESURES
- Mesure approximative, par une méthode électrolytique, de la capacité électrostatique entre un cylindre métallique vertical et la terre fsuitc). — A.-E. Kennely et S.-E. Whiting. — Electrisai World, a(i dévembre 1906.
- La capacité d’un condensateur formé par un long cylindre conducteur supporté verticalement
- O I 852 mètre.
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- 21*1
- au-dessus d’une surface plane horizontale infinie, ne semble pas avoir pu être déterminée mathématiquement. Ce cas offre un intérêt pratique, puisqu'il correspond à celui d’une antenne de radiotélégraphie. Soit /* le rayon du conducteur, d son diamètre, l la longueur, h la distance entre son extrémité inférieure et la terre. La longueur £a une valeur considérable en comparaison de h et de d.
- On sait que la capacité d’un cylindre rectiligne vertical de longueur l centimètres et de rayon r centimètres isolé dans l’espace et éloigné de tout autre conducteur peut être déterminée comme étant le cas limite de la capacité d’un ellipsoïde, au moyen de la formule
- C = lj‘>. logfi (///*) abstatfarads. (i j)
- C’est là une formule fréquemment employée pour déterminer on première approximation la capacité d’un conducteur cylindrique vertical en radiotélégraphie. Les surlaces équipotentielles représentant la distribution du flux électrique et du potentiel autour d'un tel conducteur sont des ellipsoïdes de révolution ayant mêmes foyers, et les sections sont des ellipses ayant mêmes foyers. Les lignes de force du flux électrique sont des hyperboles confocales.
- Si l’on approche de la terre le conducteur vertical, la distribution du flux et du potentiel est modifiée. Le flux devient plus dense dans la portion inférieure du système au voisinage de la terre et les surfaces équipotentielles sont plus serrées au voisinage du fil.
- L’auteur a jugé intéressant de déterminer de combien la capacité est accrue par l'apport à la valeur donnée parla formule (n), quand on emploie différentes longueurs d’un conducteur cylindrique vertical isolé placé à de courtes distances du sol. Au lieu de faire des mesures de capacité au dehors, l’auteur a employé un petit modèle de conductance comprenant des électrodes en cuivre immergées dans unlarge bassin contenant une solution de sulfate de cuivre. Le récipient était en matière isolante, et portait au fond un disque de cuivre de 54*“,2 de diamètre et de imm,5g d'épaisseur, relié par un fil à une borne extérieure. Un fil vertical, portant une autre borne, était placé verticalement au-dessus du centre du disque, dont il était isolé par une petite rondelle de mica. Un tube de verre, enveloppant le fil, pouvait être déplacé vers le haut
- ou vers le bas pour exposer au contact de la solution une Tongueur variable du fil.
- Le poids spécifique de la solution de sulfate de cuivre était de i,o3 à io°, et les mesures furent faites à une température voisine de ce chiffre. La résistance entre le fil vertical et le disque était mesurée au moyen d'un pont de Whcatstone. Les mesures étaient laites successivement sur deux fils : l’un avait un diamètre de 2mm,5 et l'autre un diamètre de o'^.Qllô. Les différentes valeurs obtenues par Fauteur sur différentes longueurs de ces deux fils ont été portées sur des courbes; par exemple, pour i3 centimètres de longueur du fil de 2r",",5, on a trouvé une conductance de 0,20 mho. D’après les courbes ainsi obtenues, l’auteur a tracé la courbe des conductances que présenteraient, dans les mêmes conditions, différentes longueurs d’un conducteur cylindrique de 100 centimètres de diamètre. Sur cette courbe on voit, par exemple, qu’un conducteur cylindrique vertical de 80 mètres de hauteur et de 100 centimètres de diamètre placé au-dessus d’un disque de dimensions correspondantes et entièrement immergé dans la même solulionde sulfate de cuivre, présenterait une conductance de 108,8 mhos.
- La résistivité de la solution fut mesurée de deux manières: en premier lieu en remplissant un tube de verre de ^3C“,5 de longueur et de irm, 129 de diamètre intérieur moyen et en fermant les bouts au moyen de bouchons de caoutchouc munis d’électrodes en cuivre, puis en mesurant la résistance au pout de Whcatstone'. en second lieu en suspendant dans la solution une sphère de laiton cuivré de ocw,gô de rayon, placée dans le bassin à une hauteur déterminée au-dessus du disque, et en mesurant la résistance entre la sphère et le disque au moyen d’un pont de Whcatstone. Ces deux méthodes donnèrent des résultats concordants, et l’on trouva p = 99 ohms-centimètres.
- Le tableau I indique les valeurs comparatives de la capacitéd’un cylindre vertical de différentes longueurs calculées d’après la formule (il) ou bien déterminées d’après les conductances trouvées. La première colonne indique la hauteur du cylindre ; la quatrième donne la capacité du cylindre d’après la formule (4); la cinquième colonne donne la capacité du cylindre déduite des longueurs de conductance; la dernière colonne donne le rapport de ces deux capacités.
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- Il est évident que le modèle à conductance doit conduire à des valeurs de la capacité plus élevées que celles obtenues au moyen de la formule relative à l’ellipsoïde, car la capacité du cvlindre doit être plus grande à proximité de la terre que dans l’espace libre. D’après les mesures, on voit que la capacité d'un cylindre ayant 80 diamètres de hauteur n’est que 8,Q lots plus grande auprès de la terre que dans l’espace libre, et que, même si sa hauteur est réduite à io diamètres, sa capacité est seulement de 3o °/0-plus grande à proximité de la terre que dans l’espace libre.
- Les mesures de conductance dans le cas dont il s’agit ne présentent pas un grand degré de précision pour plusieurs raisons. D’abord, Iesdimen-sions du disque de cuivre placé au lond du bassin étaient trop faibles pour représenter l’effet d’un plan indéfini; la conductance et les capacités qui s’en déduisent sont un peu trop faibles, particulièrement pour de grandes longueurs de fil. Ensuite, il est difficile d’éviter les erreurs dans la mesure d'une résistance contenant une force contre-éiectromolrice de polarisation, même quand opère par une méthode de zéro. Néanmoins, les résultats obtenus peuvent être très intéressants.
- En employant une électrode d’exploration,
- formée d'un fil de enivre scellé dans un tube de verre, et en modifiant la position de cette électrode relativement au fil immergé, on peut déterminer la distribution du potentiel dans le cylindre. R. V.
- Interrupteur rotatif pour le& mesures de capacité. — F. Kurlbaum et W. Jaeger. — Zeitschrift
- Les auteurs ont employé, pour les mesures absolues de capacité, un interrupteur rotatif basé sur le principe du sécohmmètre et établi pour de grands nombres de ruptures par seconde. Tandis que dans des appareils analogues, on a utilisé deux ou quatre contacts, le sécohmmètre des auteurs est muni de 3o contacts qui permettent d’obtenir un nombre de ruptures extrêmement élevé, atteignant i ioo par seconde.
- L’interrupteur rotatif comprend deux disques en laiton séparés par un disque d’ébonite et portant sur leur bord des pièces d'pbonite dispo-
- pièces sont placées dans des .logements fraisés sur les disques en. laiton, auxquels elles sont fixées chacune par. trois :vis. Des ressorts de cuivre appuient sur le bord des disques et sont alternativement on contact avec les pièces isolantes d’ébonite ou avec les pièces métalliques faisant, corps avec les disques. Deux autres balais frottant sur la partie contiennent des disques, et. le circuit est alternativement rompu ou établi entre ces balais et ceux qui frottent sur le bord. L’appareil est entraîné par une petite courroie passant sur une petite poulie à gorge. Pour chaque tour du disque, le contact est rompu 3o fois.
- Pour les mesures de capacité, il est nécessaire que la vitesse de rotation soit exactement constante, sans quoi l’aiguille du galvanomètre ne reste pas au repos. En faisant varier le nombre d’interruptions entre 80 et i 12O par seconde, on a obtenu, dans des mesures de capacité d’un même condensateur, des chiffres concordant à 1/10000 près: le fonctionnement de l’appareil est donc très satisfaisant.
- E. B.
- Le Gérant: J.-B. Noübt.
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- Samedi 16 Février 190t.
- 14* Année. — N* 7.
- L'Éclairai
- îctnqoe â
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre do l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des PonU et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l'Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur & la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ÉTUDE DU RÉCEPTEUR TÉLÉPHONIQUE
- I. — RAPPEL DES ÉQUATIONS DE MAXWELL
- Considérons un système don circuits parcourus par des courants d’intensité iiy i2>in, dont les positions dans l’espace dépendent do n paramètres x,, x2, xn.
- Nous introduirons dans les calculs les vitesses de déplacement de ces circuits
- et les quantités d’électricité transportées par ces courants qk= j ikdt.
- Soit T la force vive mécanique du système qui dépend des variables x et x' \ soit T' son énergie électrodynamique qui no dépend que de la position des circuits et de l’intensité des courants, c’est-à-dire dès variables x et i \ soit U l’énergie potentielle mécanique du système qui ne dépend que des variables.?:; et enfin soit 1/ l’énergie électrostatique qui dépend des charges électriques q et des variables x.
- Posons
- H = T H- T' — U — U'
- et imaginons que le système soit soumis à deux groupes de forces extérieures: les unes ‘I» sont des forces motrices, les autres F sont des forces de frottement ; on peut les considérer comme définies par l’expression même de leur travail virtuel, savoir :
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- Dans ces conditioi nique sont de la for
- sait que les équations de Lagrange appliquées à ce système méca-
- d /5H dt \ iix'k
- La même fonction H différentiée par rapport a tions
- d_ / AH \ _ ÔH dt \ ùik ) bqk
- ux variables i et q donnera le groupe d’équa-= E,- — RÂ
- désignant la force électrotnotrice totale placée dans le circuit et R* la résistance; on peut en effet considérer l’expression
- comme représentant le travail virtuel des forces électriques, dont les unes E produiraient un travail moteur et les autres, Re, un travail résistant analogue au frottement.
- Ce sont là les équations établies par Maxwell dans l’hypothèse où il n’y aurait que des couvants et pas d’aimants.
- Généralisation des équations de Maxwell. t— .Nous allons généraliser ces équations et montrer qu’elles subsistent lorsque le système comprend des aimants permanents ou non.
- Nous considérons en effet les aimants comme des circuits infiniment petits dans lesquels circulent les courants qui produisent le champ magnétique. Ces circuits sont mobiles, et c’est précisément parce qu’ils tendent à s’orienter que les corps deviennent magnétiques.
- Nous désignerons par ji, /2... les intensités de ces courants élémentaires et par yu y2... les variables fixant leur position dans l’espace.
- Nous supposerons ces circuits sans résistance, sans force électromotrice et sans capacité ; il faudra donc, dans les nouvelles équations, supposer Efc = Rt = o et
- dll _
- dqk
- ce dernier terme provenant en effet de la capacité du circuit. En différentiant H par rapport à ces variables y et j on obtient deux nouveaux groupes d’équations.
- Le troisième groupe d’équations de Maxwell est ici :
- d_ /ôHA __ o dt \ijJ ° .
- —— — constante = ph.
- djh
- Quant au quatrième groupe d'équations il sc simplifie également : en effet, nous supposerons ces circuits élémentaires sans masse ; par suite la quantité T qui entre ici clans l’expression de H et qui représente la force vive mécanique des circuits est nulle et comme c’esl la seule des quantités entrant dans II, qui dépende des variables y\ on en conclut que
- OH _ aT
- «y y
- D'autre part aucune force motrice n’agil sur ce système ; donc
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- 223
- enfin, nous remarquerons que la force F,r n’est autre chose ici que l'hystérésis ; comme la perte d’énergie par hystérésis est toujours très faible, nous n’en tiendrons pas compte et nous poserons
- F*=o.
- S’il y a des aimants permanents nous supposerons que les circuits élémentaires sont fixes à l’intérieur de ces aimants.
- Le quatrième groupe d’équations de Maxwell prend donc la forme èH _
- Posons maintenant :
- La fonction H dépendait des que H' ne contient plus ni les j
- ii le MT
- H' = lî—'Zpkjk-
- es x, x', y, y!, i, q, Jau contraire on peut supposer /; il suffit de tirer ces variables des équations
- et de les exprimer en fonction de x, x', i, q. Il est alors facile de vo équations en H' conservent la même lorme que les équations en 11.
- En elfet, soit a l’une quelconque des variables x, i, x‘, q. Calculons d\V .
- dx ’
- que les nouvelles
- H' dépend de a directement et par l’intermédiaire de j et de y qui ont été remplacées par des fonctions de a. Donc :
- dW
- da
- d’où
- d’où enfin les équations
- 5H , v ôH di/k , ^ èH bik
- ------j-1 x—+ 2 — X^- —
- ùx byk (la ojk bx
- bU
- dW__MT
- dx bx ’
- _d_/b 11' dt \ bx,e J_/bH' dt \ bi,k
- ML
- — R kik.
- ii±l
- dx
- On est ainsi débarrassé des variables relatives aux circuits élémentaires.
- Remarquons cependant que H était un polynôme du deuxième degré par rapport aux variables i, et que par rapporta ccs mêmes variables il ne contenait que des termes du second degré et des termes indépendants. Au contraire H/ est une fonction quelconque des i.
- Equations des forces vives. — Posons
- Ml'
- . blV
- H'
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N» 7.
- et ajoutons les équations précédentes après avoir multiplié les premières par dxk et les secondes par dqk. U vient, en remarquant que dxk = xkdt et que dqk — ikdt,
- /'Ml') — S ôH - dxk + Si„d ('Ml') _ 2 Ml dgt = 2(4>» — F»)*» + £(eà —
- \ ta; J ùxk \ di,; J àqk K J
- On voit immédiatement que le premier membre de cette égalité n’est autre chose que dW.
- Donc :
- dW = 2(<ï*fc — F k)dxk -h S(Ek*'fc — R kif)dt.
- Le deuxième membre est la somme des travaux des forces extérieures, des travaux des forces électromotrices et de la chaleur Joule dégagée.
- Donc W représente bien l’énergie totale et la dernière équation écrite estbien l’équation généralisée des forces vives.
- 11. — APPLICATION DES ÉQUATIONS AU RÉCEPTEUR TÉLÉPHONIQUE
- Soit x le déplacement du centre de la membrane, soit i l’intensité du courant circulant dans la bobine.
- Déterminons la fonction H'. Nous supposerons qu’elle ne dépend pas de q, c’est-à-dire que nous négligerons les effets dus à la capacité.
- La force vive du système est ;
- expression dans laquelle m ne désigne qu’une fraction de la masse de la membrane car x' représente la vitesse du centre, vitesse supérieure à celle que prennent tous les autres points de la membrane.
- D’autre part IF est une fonction de i et de x, variables qui restent toujours très petites. On pourra donc remplacer El' par son développement en série par rapport aux puissances croissantes de i et de x, limité aux termes du deuxième degré. Le terme indépendant de i et de x ne, nous intéresse pas, puisque II' ne figure dans les équations que par ses dérivées ; les termes du premier degré ont des coefficients nuis, car pour i~o, le système est en équilibre électrique, et nous pouvons toujours supposer que lorsque les x sont nuis il est en équilibre mécanique ; par suite
- Enfin les termes du second degré sont de la forme
- expression dans laquelle L caractérise la self-induction de la bobine, et M'l’attraction exercée sur la plaque par la bobine lorsque celle-ci est traversée par un courant i.
- Ce coefficient s’annulerait si l’électro-aimant au repos n’était pas aimanté, et il est proportionnel au champ de l’aimant permanent : on peut s’en rendre compte facilement, en remarquant que l’énergie électrodynamique du système peut se mettre, à un facteur constant près, sous la forme
- f (H„ + H,)’ifc
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- en désignant par H„ le champ créé par l’aimant permanent et par H, le champ créé par le courant i, et étendant le signe f à l’ensemble du système.
- Dans cette nouvelle expression, le terme qui correspondrait à M'xi serait celui qui serait du premier degré par rapport à i, c’est-à-dire, expression qui serait bien nulle, si
- o, c’est-à-dire s’il n’y avait pas d’aimant permanent.
- Quant au coefficient k, il dépend essentiellement des forces qui agissent sur la plaque lors-qu’aucim courant ne passe dans la bobine, forces qui dépendent du magnétisme rémanent des noyaux ainsi que de l’élasticité de la plaque et par conséquent du mode d’encastrement des bords.
- Nous verrons un peu plus loin que ce coefficient k es-t positif.
- Donc finalement la fonction H' est de la forme :
- = + + —.
- D’après ce que nous avons dit, l’équation de Lagrange relative au système mécanique
- mx" — M'i k.r — <I> — Fa-' ;
- «ï> est ici une force motrice quelconque agissant sur la plaque. Cette force est nulle si l’appareil est récepteur; elle représente la force due à la pression de l’air s’il s’agit d’un transmetteur.
- Quant au frottement nous admettrons qu’il est proportionnel à la vitesse ; il est d’ailleurs très faible. Pour être rigoureux il faudrait)' ajouter la force antagoniste due aux courants de Foucault, qui prennent naissance dans la membrane métallique. Nous les négligerons pour le moment et nous étudierons plus loin leur influence.
- L’équation de Lagrange appliquée au système électrique est
- en posant
- Lr-t-MV=E— Rt
- dt ’
- E représente la force électromotrice aux bornes du téléphone ; c’est une fonction connue du temps.
- Finalement, il faut intégrer le système :
- £ mx" -F Fx’ ~\-kx — M ’i = 'I>
- ( MV + Lt'H-Ri = E.
- Intégration du système. — Ces équations sont linéaires à coefficients constants et du second ordre.
- Considérons d’abord l’équation type de la forme
- o,y" -+- 2 by' -+- cy = F
- a, b, c étant des constantes et F une fonction connue du temps.
- On sait que, si F = o, l’équation
- mf + îby' + cy^o
- admet une solution particulière de la forme
- y = e-‘
- étant
- racine de l’équation
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- Soit _
- = —i
- nous dirons dans Je cas actuel, où il n’y a.pas de second membre, que 10 représente la période propre de l’appareil. On sait que dans ce cas £ caractérise la période d’oscillation propre de l’appareil et a, l'amortissement de cette oscillation.
- Supposons maintenant que l’équation ait un second membre de la forme F = eal.
- L'équation admet la solution :
- y~ âJ+ldm + c'
- Si F est une fonction périodique quelconque, elle peut se mettre sous la forme :
- F = 2Ae-*
- les m étant alors des imaginaires pures, d’où
- y __ Y ÂeU________
- ^ <X<j? 2Ô(jJ —F £
- Dans le cas actuel il faut que l'appareil rende un son non altéré et aussi intense que possible. Mathématiquement cela revient à comparer la fonction y, qui représente les vibrations de l’appareil à la fonction F qui représente la cause extérieure produisant les vibrations.
- Le rapport est
- X==__L__.
- F + c
- Ce rapport est imaginaire puisque w l’est.
- Son module est le rapport des modules de y et de F, c’cst-à-dire le rapport des amplitudes des oscillations de y et de F ; son argument qui est la différence des arguments de y et de F représente la différence de phase de y et de F ; tout ceci se voit immédiatement en appliquant aux fonctions périodiques les représentations par vecteurs et les calculs des imaginaires.
- Donc, pour que le son soit aussi intense que possible, il faut que le module de l’expression précédente soit aussi grand que possible ; pour que le son ne soit pas altéré, il faut que, w variant dans les limites de la voix humaine, le rapport précédent vai'ie aussi peu que possible. On peut facilement voir que ces deux conditions sont contradictoires: en effet, pour satisfaire à la première, il faudrait que le dénominateur fût très petit, c’est-à-dire que nco9 —F —|— c
- fût voisin de o. Si ce polynôme était nul, il y aurait résonance et Finlensité serait maximum. Pour w voisin de cette période propre de l’appareil, le rapport serait très grand, mais il varierait très rapidement, et on aurait une grande altération dans les sons rendus par l’appareil ; cette altération proviendrait de deux causes: des variations du module qui peuvent amener l’affaiblissement ou le renforcement de certains harmoniques et dos variations de l’argument qui correspondent à des variations dans le décalage des harmoniques.
- On peut conslruire une courbe de résonance, en prenant pour abscisse un qui est réel et pour ordonnée :
- Si b— o la résonance a lieu pour la valeur de w qui satisfait à l’équation
- (Z(i)9 —f— C =: O.
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- La courbe présente une asymptote verticale (fig. i).
- Si b=fco, il n’v a aucune valeur réelle de «/qui annule aÆu-f-c ; lorsque b augmente
- la courbe s’aplatit (fig. a) ; le son s'altère de moins en moins, mais l’intensité diminue.
- Tout ce que nous avons dit s’applique à une solution particulière de l’équation différentielle et est valable lorsque le régime est établi. 11 y a une période variable pendant laquelle le phénomène s'établit, et qu’il est nécessaire d'étudier.
- La solution générale de l’équation est
- y=Y——----------------hB.e-'+B.e".'
- La Æw* -*h 2 biù c
- et «i étant les racines de l’équation
- B0 et B( étant deux constantes qu’on détermine en écrivant qu’à l’instant initial on a
- y = j‘ = o.
- Ces termes en B0 et B, constituent des sons nuisibles qui disparaissent par amortissement. car «o et w, ne sont pas des imaginaires pures ; à ce point de vue encore, il v a intérêt à avoir un amortissement important, c’est-à-dire une grande valeur pour h.
- Ceci posé, revenons à nos équations de Lagrange.
- K = <I> = o.
- Si nous prenons pour# et i des fonctions de la forme e'a, nos équations pourront s’écrire : S .rK+EW + /0-M'V-o \ M + (Lw -j- R)/ — o et par suite « satisfait à l’équation:
- Fu 4-K) (Lw + R) — M'aü) = o.
- Pour que le mouvement soit un mouvement vibratoire, se faisant au voisinage d’une position d’équilibre stable, il faut que la partie réelle des racines de cette équation soit négative; sans quoi les solutions comprendraient des exponentielles à exposant positif et, sans aucune force extérieure, x croîtrait indéfiniment. Ceci exige Æ> o ; en effet, comme le terme en a pour coefficient o, et comme l’équation a une ou trois racines réelles qui doivent
- être négatives d’après ce qu’on a dit, on en conclut que le terme indépendant de « doit être positif. Donc
- KR > o
- et par suite
- K > o.
- Donc tous les coefficients sonl positifs, et l’équation a trois racines réelles négatives, ou
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- une racine réelle négative et deux^racines imaginaires dont les parties réelles sont certainement négatives.
- Ces cas peuvent d’ailleurs se présenter l’un et l'autre.
- III. - APPLICATION DES ÉQUATIONS AU CAS DE DEUX APPAREILS
- a) Appareils identiques. — Nous supposerons deux appareils semblables, par exemple deux appareils Bell réunis entre eux par une ligne très courte dont on puisse négliger la résistance et la self-induction.
- Nous avons maintenant trois variables, savoir:
- L'intensité du courant *;
- Les déplacements des deux membranes x et a:,.
- La fonction H; relative à ce système est:
- H' = ^ (x'« + x'1) H- Li* + M'î (x+ x,)- A (x> + xf)
- d’où on tire les trois équations :
- mx'! 4- Fa?' -+- kx — M'i = mx[ -(- Fx[ -+- kx — M't = <1^
- M'{V aLi'-+- 2Rz ;= E.
- Nous supposerons d’ailleurs E=o, car il n’y a pas de force électromotrice dans le circuit,
- <ï> = o et <T>1?Lo.
- En elfet aucune force mécanique n’agit sur le récepteur; au contraire le transmetteur est soumis à la pression variable de l’air par suite des sons émis par la personne qui parle devant la plaque.
- Pour trouver la période propre du système, il suffîtde considérer les équations sans second membre et de supposer toutes les variables proportionnelles à ew( ce qui donne :
- f (mur H- F w -|- k~)x — M ’i — o j (mur + F w -+- k)xl— M'2 — o ( C2(L,)+R> + M^ + ;r1) = o
- d'où on tire d’abord
- et en éliminant x et i entre les deux dernières, il vient :
- 0««* H- F« -b A) (L<* H- R) -H- M V' = o.
- Les périodes propres sont donc les mêmes que celles des appareils considérés séparément.
- 6) Téléphone et microphone. — Appelons :
- L la self du secondaire comprenant la self du récepteur et de l’enroulement secondaire du microphone ;
- M le coefficient d’induction mutuelle du primaire et du secondaire du microphone ;
- N la self du primaire du microphone, le secondaire étant ouvert ;
- R la résistance totale de la ligne, du récepteur et du secondaire du microphone ;
- R, la résistance du primaire, variable;
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- S la valeur moyenne do la résistance Rj de sorte que R1 = S + r, r variant suivant les vibrations de la plaque, i le courant de la ligne ;
- J courant dans le primaire, variable;
- J0' valeur de J lorsque la plaque est au repos, de sorte que J =
- Nous supposerons en outre r et,/ très petits par rapport à S et à J„.
- On a :
- H' = — + — -b MiJ + — + il ’rx —
- expression analogue à celle qui a été trouvée pour un seul récepteur téléphonique, saufque
- est remplacé pai
- Lt*
- !+Ma+î^ï.
- Les équations de Maxwell sont :
- mx'! 4- Kx — M* = — F;/;
- car dans cet exemple 'i* = o,
- L«H-MV-hM/' = R*
- en remarquant que j' = y et en observant que dans le secondaire E “ o.
- Enfin
- Mi 4- N/f = E — SJ0 — S/ — rJ0
- car ici E -/ o, puisqu'on dérive par rapport, à la variable j, courant du primaire; produit RjJ et on a négligé le terme jr devant les autres.
- Remarquons qu’au repos on a dans le primaire du microphone E = SJ0 ;
- par suite l’équation précédente s’écrit
- Mi4-N; = —Sj—rJ„.
- On a ainsi le système d’équations :
- ( + + — M'i = o,
- ' MVH-Lî'H-Ri + My' — o,
- ( ii!+iy+s/=a„.
- «
- O)
- (3)
- a fait le
- Comme précédemment, on trouve la période propre du système en considérant les équations sans second membre et supposant les trois fonctions proportionnelles à On obtient les trois équations :
- i (mur4-Fu>-hK)z —
- M'«4-(L(i)4- R)/4- Mwj — o,
- ( MUï*4-(Ntü + S)ï' = o.
- L’équation donnant les périodes propres de l’appareil est:
- Ww24-Fw4-K —M o i
- M'w Lwlt Mw =C
- o Mm Nw4-S |
- ou
- <W4-FwH-K) f(L« 4- R) (Nm 4- S) - M V] + M'2w(Na, + S) = o.
- (0
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- Comme précédemment, pour que le mouvement soit périodique et reste infiniment voisin de la position d’équilibre du système, il faut et il suffit que la partie réelle des racines de celte équation soit négative. Cela exige K>o.
- En effet le coefficient du terme o/ est m(LN— M3).
- Ce coefficient est positif, on peut dire par exemple que l’énergie électromagnétique est :
- E = lLis + MiJ+
- Par définition ce trinôme du deuxième degré à deux variables conserve un signe constant, d’où :
- LN — M2>o.
- ün peut aussi remarquer que L étant la self du système entier se compose de deux termes : L — L' -+-1./,
- L‘ étant la self de la ligne et du récepteur, U étant celle du secondaire du transmetteur.
- Or la théorie des transformateurs indique que la quantité
- T/N — M* > o,
- l’égalité ayant lieu quand le transformateur est parfait et ne présente aucune fuite magnétique; donc certainement
- LN — M9> o.
- Ceci posé pour que les racines réelles de l'équation soient négatives il faut que le terme indépendant de w soit positif :
- K RS > o,
- d’où
- K>o.
- Cctle condition est d’ailleurs suffisante, car tous les coefficients étant positifs, si l’équation admet des racines réelles, elles ne peuvent être que négatives. Je dis d’ailleurs que cette équation a toujours des racines réelles :
- S
- Substituons en effet---dans le premier membre.
- N 1
- Le résultat est
- [- M V(W + F» + K)> = — *
- Si L’équation
- W+Fw + K=o
- a ses racines imaginaires, ou si elles sont réelles et. que — ^ soit extérieur à leur intervalle,
- 1 N ’
- le résultat de la substitution est négatif, et dans ce cas l’équation a au moins deux racines réelles.
- Si, au contraire, l’équation
- mw2 -h F« + K — o (a)
- a ses racines réelles, l'une supérieure, l’autre inférieure à — cette substitution ne donne
- aucun renseignement; mais alors, substituons dans notre équation primitive (i) les racines de cette équation (2), racines certainement négatives puisque tous les coefficients de cette équation sont positifs. Le résultat de ces substitutions est
- Myx.+s).
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- Le premier facteur est négatif d’après ce qu’on vient de dire ; quant au deuxième, il donne S
- deux résultats de signe contraire puisque —— est compris entre les deux racines de l’équation (2). Donc, dans ce cas encore il y a au moins deux racines réelles.
- Il peut d’ailleurs y avoir soit deux, soil quatre racines réelles; par exemple si M = o l'équation devient :
- (Mu* -h Fm + K) (Lü, -h Iï) (No, + S) = o
- et cette équation a deux ou quatre racines réelles suivant que les deux racines de mc^+F'w-bK —o
- sont imaginaires ou réelles.
- Je dis enfin que si K > o, les racines imagin. négative.
- Nous avons vu précédemment en effet l'exjm
- W =
- lires de l’équation (1) ont leur partie ssion de l’énergie totale du système :
- die
- Dans le calcul actuel
- H’ = 2*^-bLiî-bMtfix — K‘
- _ôHr T JÜ1' di' ' J èJ
- NJ- | Kr\
- on a vu également que :
- dW = — F :)dxk -b 2(15,1*— Bkil)dt.
- Comme nous étudions les oscillations propres du système, on suppose dans les équations : . K = o,
- d’où
- dW = F,.d:r.k — Wddt — SJ1 < o. Ceci posé, si l’équation en w avait une racine de la forme 10 = a + (3 \l— 1
- avec a> o les fonctions x, i, J seraient proportionnelles à
- L’équation en w ayant ses coefficients réels admettrait aussi la solution conjuguée
- et les fonctions x, i, J seraient de la forme
- cos p + ;j. sin p),
- et ^ étant deux constantes.
- En substituant dans W, il viendrait
- W == c2ai(A cosa fit —f— 2(5 sin cos p —b C sin2 |3é).
- La fonction entre parenthèses est périodique et ne peut s’annuler. Donc à des intervalles de temps d’une période, W augmenterait si on avait a > o.
- Or, cela est impossible puisqu’on vient de voir que dW < o.
- Donc il est cerlairi que Ton a a < o.
- Ayant ainsi étudié le système sans second membre, revenons au système complet.
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- Il faut alors faire Une hypothèse sur la résistance variable r ; nous la supposerons périodique et nous poserons
- u étant une imaginaire pure ; nous admettons ainsi que r varie comme le son qui produit cette variation, et que celui-ci n’est pas amorti. Il faut alors étudier le phénomène pendant le régime et pendant la période variable..
- Pour la période de régime, on sait que x, i, j sont proportionnels à <?"*, m étant l’exposant qui figure dans la valeur ria.
- On aura donc le système :
- v *(W + F«o-Hy)-M7 = o,
- ' MW+(Lu+R>'+M<.ij = o,
- ( Mui + (N» + S).; = —rJ..
- Tirons la valeur de x de ce système. On a
- » _PQ)
- rK QM '
- Le dénominateur Q(ü>) est le déterminant formé par les eoefïicients des inconnues : c’est le premier membre de l’équation du quatrième degré trouvée antérieurement. Cherchons à calculer P(w).
- C’est un polynôme en u : cherchons le coefficient du terme de plus haut degré en <o. Il suffit de supposer w infiniment grand ; la première équation se réduit à :
- Donc —r tond vers o et x est négligeable devant i.
- Par suile les deux dernières équations sc réduisent à Li-t-MJ — o (Mf-|-N/>> = — rJ„.
- O il tire immédiatement de ces trois équations :
- _ MM' ______
- — m(LN — MV'
- D’ailleurs pour o* infini le polynôme Q(<<>) se réduit à Q(w) = m(LN — MV
- d’où on conclut que pour u infini, P(w) se réduit à:
- r» = MM;
- ce qui prouve que ce polynôme est du premier degré en et que le coefficient du terme en o> est MM'.
- Pour trouver le terme indépendant de ta, supposons o> infiniment petit.
- La première équation sc réduit à :
- K(m) = M'<
- x et i sont donc des infiniment petits du même ordre, et la deuxième équation devient : Ki-h Mco/ = o
- ce qui montre que i est infiniment petit devant j.
- La troisième devient alors
- S; = rJa
- et on conclut facilement de ce qui précède que -y- tend vers o avec w.
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- Donc P(w) n’a pas de terme indépendant et
- x MM'ta
- rirqm '
- Cette égalité permet de construire la courbe de résonance: comme on l’a vu précédemment, il faut porter en abscisses les valeurs de | to | et en ordonnées le rapport entre l’amplitude des vibrations de la plaque et l’amplitude de l’oscillation qui les produit, c’est-à-dire
- | i
- Pour que le son ne soit pas altéré il faut que le module de cette expression reste sensiblement constant; pour que le son soit intense, il faut que ce module soit aussi grand que possible.
- On a déjà vu que ces deux qualités étaient incompatibles ; on peut s’en rendre compte ici au moyen de la représentation géométrique des imaginaires (fig. 3).
- Plaçons-nous dans le cas où l’équation caractéristique aurait deux racines réelles et deux l’acines imaginaires conjuguées; soient iü2, w3, les quatre racines.
- Soit w la période du son, variable dans les limites de la voix, et qui est représentée par une imaginaire pure,
- I.c module de l’expression “j- est proportionnel au quotient
- Si l’amortissement était trop fort, c’est-à-dire si les quatre racines étaient éloignées vers la gauche de l’axe oy, 1’expression précédente varierait peu avec u>, mais le dénominateur serait grand et les sons seraient peu intenses. Si au contraire l’amortissement était faible, les racines se rapprocheraient de oy ; le dénominateur diminuerait ce qui augmenterait l’expression de l’intensité; mais les variations de ce dénominateur seraient très rapides et les sons seraient altérés. La solution la plus avantageuse paraît être de rejeter et w2 vers la gauche et de prendre w8 et wt assez haut dans les sons aigus, mais non loin de oy ; de cette façon le dénominateur n’est pas trop grand et il varie assez lentement pour les valeurs moyennes de <>.
- Tout ce que nous venons de dire s’applique à une solution particulière de l’équation, savoir :
- a' __ MM'm
- ri.~~ QO)
- ,--MM',„ , ,
- QO)
- On sait qu’en réalité le phénomène présente une période variable; le son commence à l’instant 1=:o et à partir de ce moment on a :
- rj0 —: Aevt
- plus généralement
- "J„ =
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- Pour étudier la période variable il faut connaître la solution générale de l’équation différentielle en x.
- Celle solution est de la forme :
- h qw ”
- le premier signe 2 s’étendant à tous les termes dont se compos deuxième signe ü! s’appliquant aux quatre racines de l’équation les périodes propres du système.
- On détermine les constantes R en écrivant que, pour t = o, o
- On sait qu’il y a intérêt à ce que ces termes parasites disparab et cela dépend de l’amortissement.
- (A suivre.)
- l’expression de rj0, et le aractéristique, qui définit
- eut le plus vite possible, TT. Poincaré.
- L'ÉLECTROLYSE DES MÉLANGES
- Nature de.s composés chimiques dans une solution aqueuse. — Phénomène, de l'N/jdro/jse. — On a vu précédemment, dans le phénomène de l’électrolyse, le rôle spécial de l’eau comme diélectrique. Mais l’eau jour en même temps un rôle chimique des plus importants : elle réagit avec les anhydrides d’acides pour donner naissance à des acides, avec les anhydrides basiques pour former des bases. De plus, en « vaporisant » pour ainsi dire les corps dans le phénomène de la dissolution, elle permet à chacun d’eux d’exercer une pression osmotique déterminée, et donne ainsi lieu à la production d’un état d’équilibre chimique entre ces différents corps et leurs composés possibles, soit en entraînant une réaction limitée entre deux ou plusieurs corps composants, soit en dissociant, c’est-à-dire en décomposant partie’iement, un composé tout formé. Cette décomposition des sels par l’eau constitue le phénomène de l’hydrolyse.
- Puisque c’est une dissociation, les lois de l’équilibre chimique (!) sont donc applicables à ce phénomène de l’hydrolyse, et la nature des composés chimiques, et leur proportion dans la solution sont par suite données par l’application de la formule générale de l’équilibre chimique, à température constante :
- logEJL-in — constante — k.
- P • • •
- De môme, l'influence de la température sur le déplacement de l’équilibre est donnée par la relation générale :
- dk=Q_ dï aT»*
- L’ensemble de ces deux relations montre qu’une élévation de température déplace la réaction dans le sens cndotliermique, et inversement qu’un abaissement de température déplace la réaction dans son sens exothermique : c’est le principe bien connu de l’action et de la réaction.
- (i) Voir YEclairage Electrique, t. XXXIV, 3r janvier ipo3. p. i5a.
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- On sait, d’autre part, par l’étude de l’équilibre chimique, que les réactions très exothermiques ont une limite très voisine de la réaction totale. Il en résulte que le phénomène de l’hydrolyse sera inappréciable avec les sels d’acides énergiques et de bases fortes, mais sera, ail contraire, particulièrement manifeste avec les sels d’acides et de bases faibles.
- Quelques exemples suffiront à éclairer cette question, mais ce qu’il y a lieu de retenir, c'est que la solution aqueuse d’un sel neutre contient en môme temps une fraction plus ou moins grande d’acide libre et une fraction équivalente de basé libre, indépendamment du sel neutre, la base, l’acide et le sel neutre étant en état d’équilibre chimique.
- L’eau n’agit pas seulement comme simple dissolvant, mais intervient dans la réaction, car c'est elle qui permet aux radicaux de la décomposition du sel neutre de constituer un acide et une base.
- I. Acides forts et bases fortes. —L’hydrolyse des sels d’acides forts et de bases fortes est très peu marquée : la dilution ne modifie guère, en effet, la chaleur de réaction.
- II. Acides forts et bases faibles — On peut manifester la décomposition réelle d’un sel ammoniacal dissous dans l’eau en acide et ammoniaque libre, en faisant barboter longtemps un courant d’air dans la solution : on reconnaît, en effet, que cette solution devient alors acide, et on constate de l'ammoniaque libre entraînée par le courant d’air.
- III. Acides faibles et bases fortes.— La décomposition de ces sels par l’eau est très manifeste, comme dans le cas précédent. C’est ainsi que les sulfures alcalins étendus contiennent de l’alcali libre. Ï1 en est de môme des borates alcalins. On sait enfin combien les stéarates et margarates alcalins(savons) sont facilement décomposés en sels acides et bases libres. Les carbonates alcalins eux-mêmes éprouvent une hydrolyse marquée : les indicateurs colorés n’ont pas un virage très net avec l’acide carbonique et un alcali caustique.
- IV. Acides faibles et bases faibles. — C’est dans ces sels surtout que, conformément aux lois de l’équilibre chimique, l’hydrolyse est le plus prononcé. C’est ainsi qu’une solution de carbonate neutre d’ammoniaque contient en réalité du carbonate neutre d’ammoniaque et en proportion notable de l’alcali libre et de l’acide carbonique libre ou à l’état de bicarbonate, lien est de même d’une solution de borate d’ammoniaque, et cette hydrolyse çst assez importante pour se manifester franchement dans des mesures calorimétriques de chaleur de réaction, de telle sorte que l’on peut apprécier ainsi la valeur de cette décomposition du sel par i’eau : elle serait d’environ 33 pour roo pourun équivalent de carbonate d'ammoniaque dissous dans no équivalents d’eau (4).
- V. Précipitation d’oxyscls par l’eau. — Enfin, le phénomène de l’hydrolyse se manifeste visiblement avec production d’un précipité pour un certain nombre de solutions salines, notamment à base de mercure, bismuth et antimoine.
- On sait, en effet, qu'en dissolvant du sulfate neutre de mercure dans l’eau, ce sel se décompose partiellement pour donner de l’acide sulfurique libre et un sulfate basique de mercure qui se précipite. Eu dissolvant du sulfate neutre de mercure non plus dans de l’eau pure, mais dans de l’eau sulfurisée, contenant au moins 67 grammes d’acide SO^II2 par litre à 12° C., il n’y a plus précipitation du sel basique.
- Le même phénomène se reproduit avec les sels de bismuth et d’antimoine.
- La décomposition par l’eau de l’azotate de bismuth, par exemple, est limitée à froid par la présence de 87 grammes d’acide AzOaIl par litre ; — celle du chlorure d’antimoine, par la présence de 159 grammes d’acide chlorhydrique par litre.
- En un mot, la dissolution d’un sel dans l’eau s’accompagne toujours do la décomposition
- 0) Berthelot,
- îles de Chimie et de Physique, t. XXIX, p. 433.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- partielle de ce sel, suivant les lois de l’Équilibre chimique, et cette hydrolyse est par suite d’autant plus prononcée que le caractère thermique de la réaction de formation du sel dissous est plus faible.
- Nature des ions dans l'électrolyte. — Les lois de l’équilibre chimique nous ont permis de montrer dans la solution aqueuse d’un sel neutre la présence d'un peu d’acidc et de base libre en proportions naturellement équivalentes. Mais chacun de ces corps dissous s’ionisc et l’électrolyte ainsi constitué parla solution aqueuse d’un sel neutre apparaît comme un mélange complexe d’ions de nature chimique très différente.
- Comment des ions si divers coexistent-ils simultanément ? C’est que leur présence générale et complexe réalise un état de minimum d’énergie potentielle du système, c’est-à-dire un état, d’équilibre physico-chimique de la solulion. Quant à leur existence simultanée, elle est mise hors de doute par l’expérience, comme on le verra plus loin.
- Procédons du simple au complexe :
- En dissolvant un anhydride acide dans l’eau, Az2Oà par exemple, la réaction suivante a lieu :
- Az»Os + 1IS0 = sAzO”Il = 2 [(azO”) H- (h) J.
- En dissolvant au contraire dans l’eau un anhydride basique, K20, par exemple, la réaction suivante se produit :
- KMJ + IIO — 2K0H = z [(oh) + (k)1
- Dans la dissolution aqueuse d’un sel neutre, AzO’K par exemple, indépendamment des ions (àzO*) et. (iv), il y aura à la fois, en proportion équivalente, c’est-à-dire en même
- nombre, des ions(H) et (oïl), puisque, d’après les lois de l’équilibre chimique, une partie du sel neutre s’est dissociée en acide et base libres par hydrolyse, et que cet acide et cette base se sont à leur tour partiellement ionisés.
- En conséquence, on constate déjà les faits suivants :
- J 'acidité d'une solution est caractérisée par la présence prédominante des ions (h ).
- La basicité d’une solution est caractérisée par la présence prédominante des ions (oh).
- La neutralité d’une solution est caractérisée par la présence simultanée des ions ( H) et (oh) en même nombre.
- Nous avons dit présence prédominante parce qu’il est possible qu’une partie de l’eau diélectrique elle-même s’ionise, et introduise ainsi un petit nombre d’ions (üli) dans la solution acide et d’ions (il) dans la solution basique.
- Ainsi, dans la dissolution aqueuse d’un sel neutre, on rencontre simultanément les ions
- du sel neutre en grand nombre, et, en petit nombre, les ions de l’eau (il ) et (oïl ). Ceux-ci sont d’autant plus abondants que le sel neutre est plus hydrolyse, c’esl-à-dire qu’il est d’acide ou de base faible, en un mot que sa formation est moins exothermique.
- Et comme la tension de décomposition de l’électrolyte est directement liée an caractère thermique de la réaction Q), il suit de là que les électrolytes à faible tension de décomposi-
- et t. XLYI, 24 mars iyo
- O Voir l'Éclairage Électrique, t. XXXIX, 3r janvier ii)o3, p. i5G,
- 36, p. 454.
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- tion sont ceux qui contiennent relativement le plus d’ions de l’eau, et donneront par suite une électrolyse moins franche et plus complexe dans la nature des produits libérés aux électrodes.
- 11 résulte de ce qui précède que l'électrolyse de la solution aqueuse d’un sel neutre constitue déjà l'électrolyte d'un mélange. L’électrolyse d'un mélange proprement dit de plusieurs sels neutres, en présence ou non d’acides ou do bases libres, c’est-à-dire dans le cas le plus général, ne constitue donc pas, à la lumière de cette analyse, un cas tout à fait nouveau et de difficulté spéciale.
- (A suivre.) Georges Rosskt.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- L'application de la théorie des électrons à l’électrolyse. - E.-E. Fournier d’Albe. — The
- La théorie électronique de l’électricité et du magnétisme peut être considérée comme une extension dé la théorie ionique de l’électrochimie aux solides et aux gaz, en ce qu'elle considère des véhicules matériels des charges électriques et réduit les phénomènes électriques à la forme et au mouvement de ces véhicules. L’application de la théorie électronique à l’électrolyse n’a mènera aucune modification fondamentale dans les conceptions électrochimiques ; elle essaie seulement d’étendre nos connaissances en ce qui concerne les propriétés des véhicules élémentaires de l’électricité et d’apporter quelque clarté dans le mécanisme réel de la conduction et de la dissociation électrolytiques.
- L’une des plus utiles déductions de la théorie des électrons est la complète analogie dos phénomènes de conduction métallique et de conduction électrolytique. Ces deux sortes de phénomènes dépendent de l'existence de corps chargés capables de se déplacer à travers une masse d’autres corps non chargés ou moins mobiles. Si un corps ne contient pas de tels corps chargés —• des ions dans le sens le plus large — ou si ses ions ont une position fixe, il est incapable de laisser passer un courant électrique quel qu’il soit. Un courant consiste en un déplacement d’ions. La conductibilité d’un corps est exactement et nettement définie par le nombre des ions qu’il contient dans l’unité de volume el par la mobilité moyenne. La définition el l’inter-
- prétation physique de la conductibilité est ainsi lu même dans les liquides et dans les solides.
- C’est seulement quand on considère les véhicules individuels eux-mêmes qu’une différence fondamentale apparaît entre la conduction métallique et la conduction électrolylique. Que l’on compare un centimètre cube de cuivre avec un centimètre cube d’acide chlorhydrique dilué, chacun d’entreeux étant traversé par un .courant de i ampère. Le cuivre conduit ce courant uniquement par ses électrons libres, an nombre approximatif de 4oo trillions, qui possèdent une mobilité de quelques ioo trillions de fois plus grande que celle de l’ion hydrogène. L’acide chlorhydrique conduit le courant au moyen de ses ions hydrogène et chlore qui, dans une solution rnilli-normale, sont au nombre de 2 Irillions environ. Le courant, étant le même dans chaque cas, les électrons dans le cuivre doivent se déplacer quelques 200 fois plus lentement que dans l’électrolyte. Mais ce n’est pas généralement le cas ; pour un fil de cuivre de 1 millimètre de diamètre transportant 1 ampère, la vitesse des électrons est de l’ordre de 1 centimètre par seconde. Par suite de la mobilité beaucoup plus grande des électrons libres, il faut une tension beaucoup plus faible pour maintenir un courant d’un ampère dans un conducteur en cuivre que dans un conducteur liquide de mêmes dimensions.
- D'où provient donc cette différence entre les solides et les liquides. À première vue, il semble étonnant que des électrons libres puissent être observés dans le vide et puissent être suivis à la trace dans un métal, alors que ce n’est pas le cas dans un liquide. La résolution de cette question
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- présenterait une importance fondamentale pour la théorie de l’éleetrolyse, et apporterait une forte contribution de la théorie générale aux phénomènes particuliers auxquels celle-ci doit, en fait, son origine.
- On ne peut pas dire que cette question soit près de recevoir une solution complète. Mais puisque tous les phénomènes électromagnétiques sont gouvernés par la théorie des électrons, on peut baser son jugement sur un grand nombre
- L’existence d’électrons libres dans les métaux estrendue possible par l’étroite liaison qui existe entre leurs atomes, qui permet un échange fréquent d’électrons entre chaque atome et son voisin. Pendant la courte période que dure eét échange — période dont la valeur ne dépasse pas i/5oooc delà durée moyenne pendant laquelle un électron reste attaché à uu atome métallique -— l’électron est libre de se laisser entraîner par le gradient, de potentiel et de constituer ainsi un courant électrique. Quand le métal est dilaté par la chaleur, ce phénomène d’échange devient évidemment plus rare, et la résistance métallique croît. Les atomes positifs et les atomes neutres sont si étroitement unis que leur contribution à la conductibilité électrique n’est pas perceptible.
- Dans un solide ou un liquide isolant, les électrons sont effectivement liés avec les atomes ou les groupes moléculaires, et ccux-ci présentent une structure déterminée, généralement cristalline dans le cas des solides, qui empêche la formation de groupes mobiles chargés et la libération d’électrons.
- Dans un électrolvte, d’autre part, il se forme de tels groupes, et ceux-ci sont suffisamment mobiles pour suivre la force électromotrice. Le fait qu’il n’y a pas d’électrons libres peut être expliqué simplement.. Deux atomes de cuivre ont la même affinité pour un électron, tandis que des atomes d’hvdrogène et de chlore, par exemple, n’ont pas la même. L’hydrogène prend un do scs électrons plus facilement que le chlore, et, quand les deux atomes d’une molécule d’acide chlorhydrique sc séparent, le chlore perd avec lui un des électrons que possède normalement l’hydrogène. L’atome hydrogène reste aiusi positivement chargé et l’atome de chlore négativement chargé. Les deux ions ainsi produits agissent comme noyaux de condensation, de même que
- toute autre petite particule chargée. L’étude des noyaux de condensation électrique doit, d’après l’auteur, jeter un flot de lumière sur les problèmes qui concernent l’éleetrolyse. Les recherches fondamentales de R. T. C. Wilson ont montré que, dans les vapeurs, les ions agissent comme noyaux de conduction et que les ions négatifs sont un peu plus efficaces que les ions négatifs. Une explication simple de ce phénomène a été donnée par J. J. Thomson.
- Quand une goutte chargée s'évapore, sa charge électrique persiste et son potentiel augmente à mesure que son diamètre diminue. Il faut donc plus d’énergie pour évaporer une goutte chargée qu’une goutte non chargée. La condensation sur la goutte entraîne une dépense d’énergie électrique disponible, et cette condensation est ainsi facilitée. Ce fait a une importance particulière pour la théorie de l’éleetrolyse. Il explique la faible mobilité des ions, la chute de potentiel aux électrodes, et la libération de produits non chargés sur celles-ci. Les mobilités différentes des ions peuvent, de l’avis de l’auteur, être attribuées seulement à leurs différents degrés d’hydratation normale. Le fait que l’hydroxyle a une mobilité quatre fois plus grande que celle du lithium indique que l’atome de lithium est un noyau de condensation particulièrement efficace quand il est privé d’un électron. La lenteur de son déplacement dans l’eau sous l’influence du gradient de potentiel provient évidemment de ce qu’il a à traîner avec lui un grand nombre de molécules d’eau (probablement une demi-douzaine). La mobilité de chaque ion a pour valeur 347 X 10-6 environ, tandis que celle de l’électron dans le cuivre a pour valeur environ 5 X io'_1.
- Quand ces ions hydratés atteignent les électrodes, la f. é. m. tend à les pousser dans le métal de celles-ci. Mais les atomes métalliques sont si étroitement unis que, en général, aucun autre atome ne peut pénétrer de force entre eux. U y a donc un point d’arrêt qui n’est dépassé que quand les électrons sont capables do passer de la solution dans le métal ou inversement. La mobilité des électrons, quoique comparativement grande à l’intérieur du métal, est très faible à sa surface, où l’étroite liaison des atomes métalliques perd son effet. Mais, quand la f. é. m. dépasse une certaine valeur minima, un électron peut passer, par exemple, clans un ion hydrogène, et neutraliser la charge positive de celui-
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- ci. La conséquence immédiate est que l’hydrogène perd son pouvoir de condensation. La liaison existant entre lui et les molécules d’eau est rompue, et l’hydrogène est libéré sous forme de gaz non chargé. Le phénomène inverse se produit à l’anode. L’atome de chlore passe son électron superflu à l’anode, et il devient neutre et
- Dans les recherches théoriques de l’action électrolytique basée sur la théorie des électrons, l'étude des mobilités aura une part prédominante. Les lois de Bredig sur la mobilité présentent, à ce point de vue, un intérêt particulier. 11 faudra déterminer quantitativement l’hydratation des ions : cette déterminatiou ne sera pas très difficile, puisqu’un grand nombre de chiffres, tels que les chaleurs de solution, les points de fusion et d’ébnlütion, sont actuellement bien connus. Il deviendra même possible, pardesconsidérations stéréoelnmiques, de déterminer le diamètre et la masse des ions et leur forme. Le fait, indiqué par Bredig, que les métaux fortement électropositifs et électronégatifs ont une grande mobilité, indique une plus grande facilité de réaction.
- Une grande mobilité implique un faible degré d’hydratation de l ion. Ce faible degré d’hydratation permet à de tels ions, quand ils sont de signe contraire, de se combiner plus facilement et plus rapidement que dans le cas d’ions ayant une plus grande masse. Les chaleurs de réaction, les chaleurs d’ionisation, les affinités électriques ou les potentiels aux anodes de la majorité des éléments sont très bien connus, et on possède des chiffres utiles pour déterminer les dimensions des ions. On sait bien que les ions isomé-riques et métamériques ont la même mobilité ; que la mobilité d’un ion de signe donné est d’autant plus faible que celui-ci contient un plus grand nombre d’atomes, et que l’effet de toute modification dans la constitution d’un ion est d’autant plus grand que le nombre d’atomes contenu dans l’ion est plus faible.
- Ces faits indiquent nettement la voie à suivre pour déterminer, sur des principes cinétiques, la constitution réelle d’un ion simple: quand un ion contient 5o ou Go atomes, il semble posséder udc mobilité minima qui n’est pas sensiblement diminuée par l’adjonction ultérieure d’autres atomes. Un tel ion doit avoir un diamètre d’environ un micron, et doit par conséquent ctre visible avec un microscope. II est possible que’
- le mouvement de tels ions lourds, puisse être étudié. Un calcul relativement simple permettrait de trouver le diamètre de ces ions supposés sphériques. De tels calculs faits à propos de la conduction métallique ont conduit à la conclusion que les véhicules du courant dans un fil sont uniquement des électrons libres.
- Il existe une difficulté due à la circonstance que les ions des valences élevées présententdes mobilités qui ne sont ni indépendantes ni constantes pour différentes concentrations. La mobilité extrêmement élevée du plomb n’est pas facilement explicable avec les notions actuelles sur la constitution physique des ions. Mais il est intéressant de noter que l’influence de l'hydratation augmente avec la valeur et la concentration, comme on doit s’v attendre.
- Le développement futur de la théorie électrolytique résidera vraisemblablement, d’après l’auteur, dans une analyse statistique basée sur les principes cinétiques. De telles analyses ont conduit à des résultats extrêmement intéressants pour la décharge dans les gaz et particulièrement l’arc électrique, pour le tube à vide, pour l’effet Zeeman et, récemment, pour la conduction métallique. La fameuse expérience de Thomson peut être reproduite : ce savant a produit des ions dans un gaz humide, et les a comptés pendant qu’ils tombaient sous l’action de la gravité. II faut suivre le mouvement des ions le long du gradient de potentiel dans un liquide et en déduire les lois suivies par les électrons qui se déplacent pour sortir du liquide par line électrode, pour retourner daus le liquide par l’autre électrode. La détermination complète de l’énergie absorbée ou émise aux différentes étapes de cette transmission donnerait la solution complète des problèmes de l’électrolyse.
- R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Alternateur triphasé pour accouplement direct avec une turbine à vapeur fsaite)^). — A. Kolben. — Elektrotechnik und Maschinenbau, 6 janvier 1907.
- Pour déterminer les variations de tension avec différents décalages, l’auteur a suivi la méthode d’Arnold. Dans eette méthode, on procède comme
- (1) Eclairage Electrique, t. L, 9 février 1907, p. 207.
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- pour établir le diagramme de Blondel en décomposant la tension de réaction d’induit en trois composantes Es(, E,2 et Eî3.
- E.,i est la f. c. m. duc aux ampère-tours démagnéti-lisants AWe.
- A\V„.
- Le diagramme de la figure 9 permet de déterminer la f. é. m. Esl au moyen de la caractéristique en court-circuit et de la caractéristique à
- On obtient alors le diagramme de la figure 1, dans lequel les vecteurs ont la signification sui-
- OA -= P différence de potentiel aux bornes, courants de Foucault).
- BC = Esi tension de réactance induite par le flux <Fsi-CD = Es3 f. c. m. induite par le flux transversal <FS;?.
- DE = Es2 f- é. m. induite par le flux transversal <f>s2. OD== Ep f. é. m. dans l'induit en charge (pour le courant J et le décalage y).
- Fig. 2.
- vide. Les caractéristiques à vide et en court-circuit, déterminées expérimentalement, sont représentées sur la figure d.
- Détermination expérimentale de la tension de réactance Esl.
- Le diagramme de la figure t se transforme en le diagramme de la figure 2 pour le générateur courl-circuité, si l’on néglige la f. é. m. Es3. Dans ce diagramme, on a :
- OC'i= J:k (c/, impédance du court-circuit).
- Bü - ,Esl.
- OR = Jra (chute ohmique).
- CE = Es2.
- Si l’on soustrait du courant d’excitation nécessaire pour la production du courant normal dans l’essai encourl-circuit, l’excitation correspondant aux ampère-tours démagnétisants AW,,, on obtient la f. é. ra. J. zk, produite par l’excitation résultante, comme ordonnée correspondante de la caractéristique à vide. On calcule donc d’abord les ampère-tours démagnétisants de l’induit
- AW' — k0fw{ . m . w , J . sin d* .
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- Le facteur
- ysin (rJ^qrri)
- est un facteur d’enroulement dépendant du type d’enroulement adopté pour l’induit et du nombre d’encoches par pôle et par phase. On a, cas dont il s’agit, cinq encoches par pôle phase; w=3 ; tn^io tours f l = 0,907 environ.
- Le facteur ^ _______ sin (3-/2)
- ,9
- est le facteur d’ampère-tours : on l’obtient en déterminant la valeur moyenne de la partie de la courbe de force magnétomotrice sinusoïdale qui se trouve sous le pôle pour une intégration entre les limites —(ar/2) et Dans cette for-
- mule, z=zb[x représente le rapport de l’arc polaire au pas polaire. Le facteur du deuxième membre a pour valeur :
- sin (371/2)_facteur de remplissage du flux démagnétisant <I>4
- («77/2) facteur de remplissage du llux d’excitation <1>
- par phase
- Pour uue valeur x= bj~. — o,65, on a 40 = o,75
- Si en outre, on pose en première approximation, pour le cas du court-circuit t sin-fe = 0,98,
- on trouve pour les ampère-tours AWj la valeur : A\\) = o,y5.0,957.3 . (t 245/\/3)* 10.0,98 AW’ — 18200 approximativement.
- On a donc pour AW„ la valeur :
- AW = (AW('/4) = 38oo ampère-tours par pôle.
- En divisant par le nombre de tours par bobiné, on trouve la valeur du courant :
- ic — 3800/70 = 54 ampères environ.
- En portant cette valeur f4r^54 ampères sur la figure 3, on trouve la f. é. m. Jzk :
- Je,. = 29 volts.
- Pour l’impédance en court-circuit, on a:
- .3,, = 29 y/3/i at)4 = 0,0896 ohm.
- Du diagramme de la figure 2, on déduit
- qui donne la valeur de la réactance.
- La résistance effective de l’induit ra est obtenue par l’essai en court-circuit d’après la différence des watts totaux mesures au court-circuit et dos watts correspondant aux frottements dans les paliers et par ventilation. On peut évaluer assez exactement la valeur de /•„ de la façon sui-
- rÿ étant la résistance par phase, qui a pour va-
- En tenant compte de ce que les barres de l’induit sont massives, on peut prendre 8, ,= 1.8.0^poi 9
- = o,oo34 ohm par phase xsi =y'/o,o396î — 0,0034’—0,089 ohm.
- On obtient alors la tension de dispersion:
- E,i = Ja'sl = ( 1 2,46/y'3) 0,039 — 28 volts.
- Elle a donc pour valeur, en chiffres ronds, 6,2 % de la tension composée de 45o volts.
- Détermination de Esl par le calcul.
- Il est intéressant de calculer la tension Esl et de comparer ensuite la valeur ainsi obtenue avec la valeur trouvée expérimentalement. Dans ce qui suit, l’auteur désigne par c la fréquence par seconde, par p le nombre de paires de pôles, parole nombre d’encoches par pôle et par phase, par Xj,la perméabilité magnétique par centimètre de fil du circuit magnétique entourant les fils, et par 4 ia longueur de fils en centimètres pour laquelle \x est calculée.
- Pour la réactance de dispersion trois flux interviennent :
- ci) Le flux de dispersion, perpendiculaire aux encoches et au fer de l’induit. La perméabilité magnétique de ce circuit est À.,;
- l>) Le flux de dispersion qui passe dans l’entrefer entre les tètes de dents et le fer de l’induit, et qui embrasse une ou plusieurs encoches. Sa perméabilité est/.*;
- c) Le flux de dispersion qui embrasse les connexions frontales de l’enroulement. La perméabilité magnétique de ce circuit est À,.
- Pour la valeur de a) (fig. 4), on a, pour une encoche circulaire demi-ouverte remplie de cui-
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- >.„ = 0,^(0,6a3+(r^rO)
- = o,4s [o,623 +(o, i/o,3)]
- Pour la valeur de V) (fig. 4), la perméabilité X,t des têtes des dents pour un enroulement à cinq encoches a la valeur suivante :
- s[log(-'i
- -.)+=
- Si l’on introduit les valeurs de r* et tt
- /,= 0,3; <,=3,92,
- on trouve pour la perméabilité X,; la valeur:
- Pour la valeur de c), la perméabilité X, autour des têtes des bobinesest déterminée en supposant les connexions frontales des deux côtés rassemblées sur une seule bobine dont le coefficient de self-induction est donné. Si l’on appelle q, le nombre de têtes de bobines placées côte à côte et appartenant à la meme phase, l, la longueur moyenne d’une tête de bobine, d, le diamètre d’un cercle dont la circonférence est égale à la périphérie des qs têtes de bobiues, y compris l’isolement et les espaces d’air, on a comme valeur de X, pour une telle demi-boucle:
- X. = ü,â6î,[log(Vrf1)-o,=].
- Dans le cas dont il s’agit, on avait Zs=ioo qs =5 r,ds = a5
- = .5[log(,ooVa5)-o,3j = s,o6
- La réactance a donc pour valeur :
- tx-.c
- p.q.
- fc.c.
- p.q.
- Qjf+y,+u),
- l désignant la longueur idéale de l’induit, obtenue en transformant en une surface rectangulaire la surface de la courbe qui représente la répartition de l’induction dans l’air sur la longueur axiale du pôle. La valeur Z,- est donc un peu plus grande que la longueur de fer l de l’induit, mesurée sans entrefers, et un peu plus petite que la longueur totale de fer Z,. Pour le calcul dont il s’agit, il suffit de prendre empiriquement
- /, = «+(,/») «A
- en appelant ns le nombre d’entrefers el Z>sla largeur d’un entrefer
- 7,= 6R + 0/3)9..=71cm. environ.
- On en déduit pour a*,! la valeur :
- .rsl = - 71+5,25.71+2,06. 100)
- = o,o4i5 ohm.
- La f. é. m. En a alors pour valeurs :
- Esj =J.raI =(1246/^/3)0,o4i5 = 3o volts env. On voit que ce chiffre présente une bonne concordance avec le chiffre de 28 volts trouvé expérimentalement.
- (A suivre.) J. R.
- Sur réchauffement des bobines inductrices. — Or.-A. Lister. —Elektrotecknlkmd Maschinenbau, i3 janvier 1907.
- L’auteur a fait des expériences sur réchauffement des bobines inductrices des générateurs électriques. Il est arrivé aux résultats suivants:
- iu La plus grande élévation de température des bobines inductrices n’est que de 20 °/o plus grande que la valeur moyenne.
- 20 Le revêtement des bobines et la constitution du noyau de la bobine elle-même ont une grande influence sur réchauffement.
- 3° Pour une même consommation d’énergie par centimètre carré, une grosse bobine s’échauffe plus qu’une petite.
- 4U Dans les bobines en fil ciré, l’élévation de température est moindre.
- 5° Gomme surface de la bobine, il faut considérer non seulement la surface extérieure, mais aussi la surface intérieure.
- 6° Le coefficient d’échauffement diminue quand la température croît.
- 70 Des bobines enroulées sur des âmes métalliques se refroidissent plus rapidement.
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- 8° Il faut attribuer une grande valeur au refroidissement des bobines dans les machines par l’action de ventilation de l’induit en rotation.
- Pour une élévation de température de oo°, et en comptant toute la surface, Lister indique les valeurs suivantes du coefficient d’échauffement.
- Bobines inductrices libres.
- Bobines plates, entourées d'une bande
- Bobines plates, entourées de mica et
- d’une bande..........................
- Bobines plates, entourées d’un revêtement épais..............................
- Bobines rondes, non recouvertes, sur
- enveloppes métalliques...............
- Bobines rondes, avec fit ciré..........
- Bobines inductrices sur machines immobiles. Bobines plates de dimensions moyennes. Bobines sur enveloppes métalliques. .
- Bobines inductrices de machines à pleine charge.
- Machines bipolaires.................
- Moteurs de moyenncpuissance mi fermés
- — avec bo
- bines de commutation............
- Machines à pôles intérieurs 5o kw. .
- ,5o - a s5o
- 3 ooo
- B. L.
- Le moteur d’induction monophasé (suitej (*). — Still. —Electrical World, i5 et 22 décembre 1907.
- Diagramme était H en tenant compte de la dispersion magnétique. —Dans tous les transformateurs commerciaux, mais plus particulièrement dans un transformateur tel que le moteur d’induction, avec des bobines primaires et secondaires établies sur des portions différentes du circuit magnétique, et séparées par un entrefer, U existe une certaine dispersion magnétique. Pour simplifier lesdiagrammes, on lient compte de celte dispersion en la considérant comme formée d’un certain nombre de lignes de force fermées sur elles-mêmes suivant des circuits de dispersion et ne traversant pas le circuit secondaire. Le flux magnétique total qui produit la force contre-électromotrice dans l’enroulement primaire ou statorique doit donc être considéré
- comme résultant de deux composantes : i° le flux magnétique qui passe à travers les circuits secondaires ou rotoriques ; 2" le flux de dispersion qui, quoique induisant dans le primaire une force contre-clectromotrice, ne peut pas engendrer de force électromotrice dans le secondaire, puisqu’il ne pénètre pas dans le rotor. Ce flux de dispersion est du à la force magnetomo-triee des courants du rotor qui, eu opposant une force magnétomotrice exactement égale dans le circuit primaire, force une partie du flux à s’épanouir dans l’entrefer en passant par différents chemins à peu près perpendiculairement à la direction du flux principal.
- Le diagramme de la figure 6 a été tracé en tenant compte de cette dispersion. Dans ce diagramme, C2 est le courant rotorique comme précédemment, Cm et C, sont les composantes magnétisante et wattée du courant primaire total C, comme dans la figure 5. La force électromotrice secondaire induite dans le rotor E2„ est engendrée par la portion utile du flux total qui traverse le rotor, mais elle ne représente pas la force contre-électromotrice totale dans le circuit primaire, parce que la composante OC, du courant primaire crée un champ magnétique de dispersion (en phase avec OC,) qui, à son tour, donne lieu à une f. é. m. induite OE3 dans les bobines primaires, exactement à 90° en arrière de OC,. La force contre-électromotrice totale dans le circuit primaire est OE7 et, en négligeant la chute ohmique dans les enroulements statoriques, la différence de potentiel primaire agissante doit être représentée par le vecteur
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- OE, égal et opposé à OE'. Le facteur de puissance du circuit primaire sera cos 0, 6 étant l’angle entre les deux vecteurs OC et OE ; OE2 sera la chute ohmique dans le circuit rotoriqne (égale à CoR-j, R2 étant la résistance équivalente des conducteurs du rotor. Cela donne OEar (égal à OESr — OE2) comme étant la force contre-élec-tromotrice de rotation duc au déplacement des conducteurs du rotor à travers le champ prin-
- Les surfaces des parallélogrammes hachurées sont, proportionnelles respectivement à la puissance fournie au stator et à la puissance transmise à l’arbre par le rotor tournant. Ces surfaces sont construites en déplaçant d’un angle de 90° l'un des deux vecteurs, dont on cherche le produit.
- Bien que le diagramme de la figure 6 soit suffisamment exact pour le but que l’on s’est tracé, le diagramme complet d’un moteur d’induction monophasé est donné par l’auteur dans la figure 7. Ce diagramme montre qu'il n’y a pas de difficulté sérieuse à tenir compte des pertes par hystérésis et par courants de Foucault dans le fer, et des pertes dans le cuivre de l’enroulement primaire, toutes pertes que l’on a négligées jusqu’ici. La construction de ce diagramme complété est semblable à celle du diagramme de la figure 6: la composante magnétisante du courant OCm n’est pas uniquement un courant dé-watté : elle résulte de la composante déwattée
- OC0 et de la composante wattée C^C*, : cette dernière, multipliée par la valeur numérique de OE2p, donne les pertes en watts dues aux courants de Foucault et à l’hystércais. De môme, OE' n’est plus la différence de potentiel primaire agissante: il y a une chute de tension OEr, en phase avec OC, et ayant pour valeur CR, R étant la résistance de l’enroulement primaire : la tension nécessaire entre les extrémités du primaire est alors OE : c’est la résultante de OE' et de OE,.. La f. é. m. de dispersion pour le môme courant rotorique est un peu plus grande que précédemment, à cause de la composante wattée CUC du courant primaire. Il n’est pas nécessaire d’attirer l'attention sur le fait que la différence entre les surfaces des deux parallélogrammes hachurés est plus grande que sur la figure 6, puisque, dans ce dernier diagramme, les seules pertes considérées étaient les pertes Joule dans les conducteurs du rotor : le diagramme de la figure 7, au contraire, tient compte de toutes les pertes, à l’exception des frottements existant dans les paliers et par suite de la résistance de
- Capacité de surcharge des moteurs d'induction commerciaux. — Avec l’aide des diagrammes des figures 0 el 7, il est facile de comprendre comment, dans un moteur présentant une dispersion magnétique appréciable, on atteint un certain point pourlequel toute augmentation de charge amène un décrochage. On a vu comment la surface hachurée E2/JE2IIG (fig. 6 et 7) représente la puissance transmise à l’arbre par l'induit en rotation. Avec des valeurs relativement faibles du courant rotorique C2, le produit C2x(EaE%)) doit augmenter avec l’augmentation du courant rotorique : il y a lieu de noter aussi que tout accroissement de C2 implique un accroissement du champ de dispersion et par suite, une diminution dans la valeur du flux utile dans le rotor. Si l’on suppose la f. é. m. primaire totale E constante, toute augmentation de C2 conduit à une réduction de la force contre-électromotrice de rotation, et l’on atteint un point au delà duquel tout nouvel accroissement du courant rotorique produit une telle réduction dans le champ du rotor que la surface hachurée EapEJIG- diminue de valeur au lieu d’augmenter. Cela prouve que la puissance maxima possible du moteur a été atteinte, et toute demande supplémentaire de puissance amènera le calage du
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- rotor. En construisant le diagramme de la figure 6 pour des valeurs plus grandes de C3, on voit bien que l’augmentation de OEs et la réduction correspondante de OE^, ont pour effet une égalisation de ces deux vecteurs ; et puisque cette condition conduit à la plus grande surface pour le rectangle E'EgOE^,, elle correspond aussi approximativement à la condition limite de surcharge, à cause de la proportionnalité existant entre OKs et OC* (ou 0H2).
- En pratique, la capacité de surcharge d’un moteur d’induction monophasé est faible, mais des améliorations récentes dans l’établissement de ces moteurs ont permis de porter de 5o à i5o °/0 leur capacité de surcharge.
- (A suivre.) R. R.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Sur la syntonisation des transmetteurs de radiotélégraphie. — M. Wien. — Physiknlhche Zeilscfirift, i«* janvier igo7.
- L’auteur répond au dernier article de Slaby(l) et revient sur un certain nombre des critiques qu’il a formulées dans sa première étude (i).
- En premier lieu, il montre que les deux oscillations qui prennent naissance dans un transmetteur accouplé ne peuvent pas être considérées comme l’onde fondamentale et le premier harmonique, ainsi que le fait Slabv.
- Ensuite, il montre que les erreurs commises sur les valeurs de X,/4 jouent un rôle important . dans les résultats de Slaby, car, si l’on introduit les valeurs exactes, la concordance entre les résultats théoriques et les résultats expérimentaux disparaît complètement.
- Pour montrer l’élasticité de la formule de Slaby, l’auteur avait indiqué que la concordance serait plutôt meilleure que plus mauvaise si l’on introduisait Cd au lieu de Cd/s dans la formule de X*. Slaby a fait un calcul sur un exemple et a trouvé que la concordance était bien plus mauvaise avec Cd. Les chiffres qu’il a indiqués sont doublement faux; dune part, en effet, les valeurs de Cd/a sont affectées d’une
- (0 Éclairage Électrique, tome XLIX, 17 et 2/, novembre l9ü6, p. 269 et S16.
- CO Eclairage Electrique, tome XLIX. 6, i3 et 20 octobre ,rJûO, p. 32, 73 et i i4.
- erreur et n’ont pas été corrigées ; d’autre part Cd a été à nouveau calculé d’une façon fausse. Toutes ces erreurs de calcul ont beaucoup plus d’importance que ne semble y attacher leur au-
- Les indications de Slaby relativement, à l’emploi de la bobine de multiplication ne sont pas exactes ; même avec la mieux étalonnée, les erreurs étaient comprises entre 3,5 et io °/0.
- Dans des expériences sur l’action à distance des ondes électromagnétiques, Slabv a mesuré l’action d’infiuence et d’induction à proximité du transmetteur et on a conclu que l'action électrique diminue comme le cube de la distance et l’action magnétique comme la puissance première de lu distance. Cela n’est pas exact et repose sur une erreur théorique et sur un dispositif expérimental défectueux.
- Les expériences de Slaby avec des harpes présentent de graves erreurs. L’auteur les a ré-! pétées et a trouvé des résultats sensiblement différents. Tout d’abord, l’amortissement d’une harpe n’est pas aussi grand que l’a indiqué Slaby: l’auteur a obtenu pour le décrément la valeur o,9.3, déduite des courbes de résonance; les circuits de condensateurs employés pour les expériences d’accouplement présentèrent un décrément de o,n à o,i4. L’indication de Slaby, que l’amortissement de la harpe était au moins cinq fois plus grand que celui du circuit de condensateurs n’est donc pas exacte: elle était au plus deux fois plus grande. Pour un amortissement double, l’augmentation théorique d’effet obtenue par l’accord n'est pas même de 12 °/0, mais seulement de 2 à 3 c/u, tandis que Slaby a observé une augmentation do 3ooo °j0. Dans toutes les expériences faites par l’auteur, on a trouvé que l’augmentation d’effet observée produite par l’accord n’atteignait pas la centième partie de l’augmentation signalée par Slaby. 11 est donc certain que les résultats de cet auteur ont été fortement troublés par les dispositifs experimentaux défectueux employés.
- Pour ce qui a trait aux condensateurs Gris-son. l’inexactitude des résultats de Slaby en ce qui concerne le facteur de fréquence peut être prouvée autrement.. D’après ses expériences, le facteur de fréquence diminue de. 0,91 à o,5o entre X / 2 = 90 et X/2 = 10. La Gonstante diélectrique e doit décroître dans le même rapport. Le diélectrique employé était formé d’un mélange
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- de paraffine, de cire et de résine. La constante diélectrique de ces substances pour des oscillations lentes est comprise entre i,g et 2,5 : si l’on prend 2,2 en moyenne, ou obtient pour la constante diélectrique aux fréquences élevées les chiffres qu’indique le tableau suivant, si l’on se sert des valeurs indiquées pour y.
- On voit que non seulement s tombe beaucoup au-dessous de la valeur théorique, mais s’approche de l’unité. Si donc la courbe ne présente pas, pour des valeurs de X/a inférieures à io, un coude très brusque et presque rectangulaire, on arrive, pour X/2 = 5, h une valeur inférieure à l’unité, c'est-à-dire inférieure à la constante diélectrique de l’éther !
- Ce résultat quelque peu surprenant méritait d’être étudié en détail. L’auteur a déterminé le facteur de fréquence de la cire, de la résine et de la paraffine, et de différents mélanges de ces substances: pour quelques-uns des mélanges, les résultats ont été les suivants:
- iC-t-iR-t-3P
- 0,96
- o.9s
- 0,96
- °’97
- 0,96
- 1R+1P aCq-aU+iP
- >.«3
- >>9-'i . 0’9^
- .,95 0.93
- >.94 0,9.3
- Partout le facteur de fréquence et la constante diélectrique ont été trouvés sensiblement constants pour différentes longueurs d'onde : la constante diélectrique est à peu près égale au carré de l’indice de réfraction, conformément à la théorie. C’est bien d’ailleurs ce que l’auteur avait constaté sur des condensateurs Grisson. La forte diminution du facteur de fréquence, signalée par Slaby, serait contraire aux vues théoriques modernes sur les actions diélectriques dans les isolateurs. Dans les expériences faites sur différents mélanges des mêmes substances, l’auteur n’a pas trouvé trace de cette diminution : les résultats de Slaby sont donc inexacts.
- La méthode employée par Slaby pour la mesure de la résistance des éclateurs est inexacte, car il y a simultanément, deux éclateurs dans le circuit des condensateurs, et ceux-ci ne sc
- comportent pas de la même façon qu’un seul éclateur. C’est pourquoi les résultats obtenus par cet auteur sont en contradiction avec les résultats trouvés par Drude et par Rempp; les valeurs qu’il a obtenues pour la résistance de l’étincelle sont trop élevées, et il a constaté que cette résistance diminue quand la longueur de J’étincelle s’abaisse jusqu’à une fraction de millimètre, alors qu’en réalité la résistance de l’étincelle augmente fortement au-dessous de 3
- Ces differents points montrent que les premières critiques de l’auteur étaient bien fondées.
- R. Y.
- Production d’oscillations électriques entretenues. — P. K. Vreeland. — Electrical World, 19 janvier 1907.
- L’auteur a employé un montage particulier du convertisseur à vapeur de mercure pour en faire un appareil capable de produire des oscillations électriques entretenues. Pour cela il utilise l’effet d’un champ magnétique sur le courant traversant un tube à mercure. La figure 1 montre l’un des dispositifs proposés : dans ce dispositif, le tube à mercure possède deux anodes et une seule cathode en
- continu est intercalée entre la cathode et les anodes : deux branches dérivées aboutissent à Fig. t.
- un condensateur et contiennent chacune un électro-aimant produisant un champ puissant. Les axes de ces électro-aimants, ligures dans le même plan que les anodes, sont en réalité perpendiculaires à la ligne de, jonction des
- Quand l’appareil est mis en fonctionnement, le courant tend à se diviser également entre les deux circuits parallèles, mais il y a toujours quelque illégalité dans la distribution du courant, par suite de l’inégalité des conductibilités des deux circuits. Ces fluctuations irrégulières sont suffisantes pour servir de point de départ à des oscillations qui donnent lieu ensuite à des variations périodiques produites par le champ alternatif. Quand le champ magnétique dévie le courant dans le tube, d’une anode à l’autre, le courant tend à passer tout entier de la dernière
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- anode à la cathode, par suite du fait que le passade de la première anode a la cathode est interrompu, ou rencontre une résistance de gronde valeur. Aussitôt que le courant passe par une anode, le champ qu’il crée agit sur lui et le rejette sur l’autre anode, et ainsi de suite. La fréquence des oscillations dépend des constantes du circuit oscillant et peut être modifiée avec
- Pour la radiotélégraphie, il suffit d’intercaler dans le circuit oscillant le primaire d’un transformateur dont la résistance est embrochée sur l'antenne; un interrupteur de court-circuit permet d’effectuer les signaux.
- R. V.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE
- Sur l’inductance et l'impédance des circuits télegz&phiques et téléphoniques (suite) (l). — E. Young. — The Eleeù'lcian, a8 décembre et \ janvier 1307.
- Câble téléphonique revêtu, do. fer. — Pour des conducteurs de cuivre recouverts de fer, tels que ceux que l’on a employés dans quelques cables téléphoniques récents la formule suivante donne l’inductance par mille marin de chaque conduc-
- L±= o,85 [log„ (<••/*)
- -J- p,log10 (bja)] millihenrys par mille. (7) en appelant a le diamètre du cuivre, b le diamètre du fer et c Je diamètre de l’isolement, tous exprimés dans les mêmes unités; p, désignant la perméabilité magnétique du fer.
- Mais le cable contenant des conducteurs d’aller et de retour qui ont chacun la même valeur par mille, l’inductance par mille de conducteur double aurait une valeur double de la précédente s’il n’y avait pas d’induction mutuelle. Celle-ci abaisse l’inductance a une valeur inférieure au double de l’inductance par mille (en même tetnps elle rend la valeur de la capacité par mille de conducteur double égale à plus de la moitié de la valeur de lu capacité par mille).
- Inductances mesurées de différents câbles. — Pour des câbles dont l’enveloppe n’était pas employée comme conducteur de retour, l’inductance de câbles unipolaires a été mesurée pour différents types de conducteurs par les ingénieurs des télégraphes allemands, en vue de voir comment ’sa
- valeur pourrait ctre augmentée. Dans ces expériences, fioo mètres de câble étaient placés dans uq champ sous forme d’une boucle très large, de façon que le circuit fût approximativement semblable à un circuit rectiligne. Dans chaque cas, il y avait une armure de fils d’acier sur la gutta-percha, et, bien que cette armure ne servit pas au retour du courant, on verra plus loin que sa présence joue un rôle important. Les résultats pour les trois types de conducteurs étudiés ont été les suivants :
- Dans le câble n° 1, le conducteur consistait en un fil massif de cuivre de 2™“,8 de diamètre entouré de 10 fils ronds de 1 millimètre de diamètre. Dans le câble u° 2, un fil de cuivre central de 3",l\i de diamètre était entouré de 9 fils de cuivre et 3 fils de fer de omm,8. Dans le câble 11" 3, un conducteur de cuivre de &mm,r> de diamètre était entouré d’une bande de fer en hélice de omm,ifi d’épaisseur et de 8 millimètres de largeur. Les valeurs de l’inductance en milles marins étaient les suivantes :
- Câble i>° ï. . . . 4,3 millihenrys par mille.
- -- 3. . . . 4,8 —
- - S. ... 6,8 . —
- On peut remarquer que la première de ces valeurs est â peu près la même que celle à laquelle conduit la formule (3).
- En enroulant un fil de fer sur le conducteur, Kravup a pu obtenir une inductance de 11,8 mil-lihenrys par mille. Le tableau suivant indique , quelques valeurs de l’inductanec de certains eàbles téléphoniques du type à conducteur revêtu de fer, ainsi que les valeurs de leur capacité et de leur constance.
- Les chiffres qui précèdent sont relatifs à chacune des deux âmes composant le circuit téléphonique. Si l’on emploie les deux âmes comme conducteurs d’aller et de retour, la résistance R est doublée: la capacité S est à peu près dimi-
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- nuée de moitié et le produit SR reste à peu près constant.
- Inductance* des appareils. — Outre les valeurs de l’inductance des circuits, il faut connaître l’inductance des appareils. Les quelques chiffres suivants donnent une idée de ces valeurs.
- Bobine d'induction téléphonique;
- Récepteur télégraphique ordinaire. Récepteur téléphonique Bell, diaphragme enlevé..................
- Récepteur téléphonique Bell, diaphragme en place................
- Behine d'induction téléphonique;
- Relais de 10 ohms ; armature enie-
- Àppel téléphonique de <ho ohms. Magnéto de téléphone, noyau
- Magnéto de téléphone, noyau per-
- (Jalvanorootre asiatique Ji miroir.
- i4o ohms, Relais de 1
- i4o ohms,
- aiguille de
- Westorn Union,
- ohms.
- ;iphoit recorder dans le champ.
- ! de récepteur Moi
- Bobine simple de récepteur Moi Bobine simple ^de galvanomètre Bobine simple do galvanomi
- 3,5 millihenrys. aS à 5o —
- 65
- j,4 henrys.
- 7,3 —
- 3,6
- 3
- 9
- 20 millihenrys
- 4o
- 2,56 henrys.
- 7°
- Mesure directe de l’inductance. — La meilleure méthode est celle du pont, avec une inductance calibrée. Les bobines d’inductance étalon peuvent être établies sans fer jusqu’à i,t henry; au delà, il faut y placer un noyau de 1er. On emploie un appareil de zéro comme galvanomètre pour les mesures approximatives, ou un téléphone en parallèle avec le galvanomètre pour la mesure de
- faibles inductances. Le bras réglable du pont doit contenir, outre l'inductance calibrée, une résistance réglable avec précision.
- On peut employer la méthode d’Anderson, quand on ne dispose pas d’une inductance connue réglable. Le schéma des connexions de cette méthode, dans laquelle on emploie un condensateur, est indiqué par la figure i. Avec cette méthode, la valeur de l’inductance L en henrys est donnée par la formule suivante, C étant exprimé en farads et R en ohms ;
- L = C[r(R + S) = RQ], .
- Si
- P = Q et S = R, on a:
- L = CS<y + Q). (8)
- En donnant à P une valeur io ou ioq fois plus grande que celle de Q, on peut avoir pour S une valeur io ou ioo fois plus grande que celle de R. Par exemple, si l’on a;
- P — ioohms; Q=iooohms; S — 293 ohms, R = 29,0 ohms ; r = 5,834 ohms C = o,5 microfarad = o,5 . io-6 farads, la valeur de L est la suivante:
- L ~ 0,5X10'* [(5,834x322,3) = (ag,3 X ioo)J = 0,94 henry.
- Pour la sensibilité maxima, Q et S doivent avoir une valeur élevée et P et r une valeur faible. Le conducteur n'a pas besoin d’avoir une capacité supérieure à un microfarad étalon. Plus la fréquence de l’interrupteur est élevée, et mieux cela vaut.
- (A suivre.) R. R.
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- ÉCLAIRAGE
- Nouvelle lampe au tungstène. — J. Allen. — Electrical World, 5 janvier 1907.
- L’auteur a inventé un nouveau filament de lampe à incandescence consistant en un alliage métallique de tungstène et de titanium ou d’un métal semblable. Le premier brevet date de décembre 1904.
- L’invention est relative à la fabrication de filaments en métaux réfractaires très purs, tels que le tungstène, le zirconium, le titanium, etc., ou en alliages de deux ou plusieurs de ces métaux, ou de chrome pur, de molybdène, de thorium, de manganèse, ou d’alliage de ces métaux. Les métaux indiqués ci-dessus, ou bien l'osmium, le cérium, le nobium, le tantale et le vanadium, on le bore et le silicium, sont utilisés soit séparément soit mélangés sous forme de poudres, ces métaux en poudre étant obtenus plus ou moins purs par des procédés connus ; 011 peut utiliser aussi des oxydes ou des hydrures, ou des métaux en très fine poudre ou à l’état colloïdal, ou employer avec la poudre sèche un lubréfiant ou un liant, tel que l’eau ou la paraffine, pour former une masse plastique. On chauffe ensuite au four les filaments préparés, de façon à expulser la paraffine ou l'eau, et, dans lé cas où l’on a employé des oxydes, on réduit le filament dans de l’hydrogène pur en chauffant extérieurement le métal. La cuisson préliminaire ne doit pas oxyder le métal, mais seulement le consolider, et, durant cette opération le liant doit être éliminé : le filament est alors lormé d’une substance réfractaire solide, durable et bonne conductrice. Ensuite, on le chauffe par un courant électrique daus Le vide de façon à chasser l’hydrogène et agglomérer entre elles ou allier les particules. Si le blâmant est trop gros, on peut alors le tréfiler.
- L’application du brevet général a particulièrement en vue la production d’un alliage de tungstène et de titanium, ou d’un alliage de tungstène avec quelqu’autre inétal.
- On sait que, lorsque des métaux sous forme de poudre fine sont mélangés ensemble, puis chauffés dans certaines conditions, ils forment des alliages ; généralement, ces alliages fondent aune température plus basse que la température de fusion des métaux composants, mais l’inventeur a découvert que certains alliages des métaux ci-dessus mentionnés en certaines proportions sont
- très stables aux hautes températures et semblent présenter dans le vide des propriétés de radiation sélective. La résistivité, la flexibilité, la solidité et la surface brillante de ces alliages peuvent être réglées par les proportions des constituants et par certaines manipulations.
- Gomme exemple du procédé que l’on peut employer, l’inventeur cite le suivant. Un nitrite de titanium, finement pulvérisé, que Ton peut obtenir en faisant passer du gaz ammoniaque pur sur du bioxyde de titanium chauffé est mélangé d’un égal volume de trioxyde de tungstène pur finement pulvérisé : on ajoute au mélange un peu d’eau ou de paraffine, et on place la masse ainsi obtenue dans une presse de façon à former un filament. Celui-ci est chauflé dans un tube de porcelaine au moyen d’une source extérieure, telle qu’une flamme de gaz : un courant d'hydrogène pur passe dans ce tube et réduit l’oxyde de tungstène qui reste mélangé avec du nitrite de titanium. Après refroidissement, le filament est enfermé dans le tube et monté sur le socle de la lampe. L’ampoule est vidée, et on porte le filament à une température élevée au moyen d’un courant électrique, en prenant soin qu’aucune vapeur d’huile 11e provienne de la pompe, pour ne pas former de carbure. Sous l’action de Ja température élevée produite par le passage du courant , le nitrite de titanium est dissocié et le composé d’azote est enlevé par l’opération du vidage, pendant que le titanium s'allie au tungstène. Le filament diminue en section et en longueur, et l’on obtient un alliage pur de tungstène et de titanium.
- Une autre méthode consiste à mélanger lo bioxyde de titanium avec du trioxyde de tungstène et à former avec cette masse un filament au moyen d’une presse, après adjonction d’un peu d'eau ou de paraffine : ensuite on expulse le liant en chauffant le filament, puis on réduit celui-ci dans le tube à hydrogène, après quoi on achève la réduction du titanium par le passage d’un courant électrique.
- On peut employer différents ingrédients, et l’on obtient d'excellents résultats en employant, au lieu de trioxyde de tungstène, du tungstène pur finement divisé : g5 °/0 de ce métal sont mélangés à 5 °/0de nitrite de titanium en poudre ou d’un autre métal. La conductibilité, la solidité et le rendement varient avec les alliages des différents métaux, et l’on obtieut de bons
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. L. — N° 7.
- résultats avec une proportion relativement élevée de tungstène allié avec l’un quelconque des métaux précités.
- Les revendications de l’inventeur sont les suivantes :
- Un filament de lampe à incandescence consistant exclusivement en uir alliage métallique de tungstène et de titanium a l état cohérent et
- Un filament pour les lampes à incandescence électriques comprenant un alliage de tungstène et d’un métal qui est stable et capable d’clre incandescent à la température à laquelle le platine se volatilise, c’est-à-dire un filament ayant un point de fusion élevé et nue bonne conductibilité électrique, et étant stable à un régime auquel un filament de carbone ou un filament en oxydes métalliques sc désintègrent.
- Le procédé consistant à former un filament composé exclusivement d’un mélange de tungstène et d’un composé de titanium et à réduire les deux composés;* leurs métaux purs respectifs, en enlevant les éléments composants qui ne sont pas métalliques afiu d’obtenir un filament métallique dense et homogène.
- R. li.
- Nouvelle lampe à incandescence Helion. — H.-C. Parker et W.-G. Clark. — tilarLriml World,
- Les auteurs ont présenté à l’American Physi-cal Society, Je 29 décembre, une nouvelle lampe à incandescence nommée hélion, à cause de la ressemblance entre le spectre de la lumière qu’elle produit et le spectre de la lumière du soleil (hélion). Ce filament est remarquable à plusieurs points de vue, car il n’est pas métallique et présente une consommation spécifique de un watt par bougie à une température beaucoup plus basse, d’après les indications du pyromètre à absorption de Fery, que la température des filaments métalliques présentant la même consommation spécifique.
- I.e filament hélion est composé principalement do silicium réduit et déposé. Actuellement, on emploie un filament de charbon sur lequel ce dépôt est eflcctué. Le filament est monté dans un globe dans lequel on fait le vide, puis on y l'ait passer un courant électrique. Le premier fait caractéristique est la blancheur de la lumière
- radiée à une température pour laquelle le filament de carbone ne donne que des radiations rouges. Le deuxième fait caractéristique est la valeur élevée du rendement du filament fonctionnant à la densité de courant normal, et la valeur élevée de la surcharge que ce filament peut supporter sans se rompre. Bien que non métallique au sens propre du mot, le filament présente les propriétés des métaux; par exemple il peut fondre et se souder comme les filaments métal-liques..
- Le filament peut atteindre une température pour laquelle la puissance lumineuse est maxima, et, à partir de ce point, une augmentation de courant ne produit pas une augmentation proportionnelle de lumière. D’après les mesures faites au pyromètre, cette température est comprise entre 1700” et 1 8oo° (température de corps noir). La courbe de consommation (watts par bougie) en fonction de la température montre que la puissance lumineuse croît d’abord proportionnellement à la température jusqu’à 1 720° (température de corps noir), puis croît de moins en moins vite : cette courbe de consommation s’infléchit à 1 72o° et devient presque horizontale pour 18000. Une fois le point correspondant à l’éclat maximum atteint, on a souvent fait subir une surcharge de 100 °j0 au filament sans que celui-ci se rompe.
- La courbe du coefficient de température du filament montre que celui-ci est d'abord négatif; la résistance tombe de 3a,70 ohms à 1125% à 26,2b ohms à 1870°; elle s’élève ensuite à 27 ohms ii 1 720° et présente un coefficient très légèrement négatif à partir de ce point. On peut noter que le changement de signe du coefficient de température se produit pratiquement au point pour lequel le rapport de la température à la puissance lumineuse subit sa plus grande variation. 11 semble donc qu’une modification moléculaire ait lieu dans le filament.
- Pour mettre en évidence la grande solidité que présente le filament contre les surcharges, on a établi une lampe comprenant, comme filament, deux longs fils de cuivre servant, de support à une courte boucle du filament hélion. L'intensité du courant a pu être élevée jusqu’à ce que l’un des fils de cuivre fût volatilisé, bien que la section de ces fils fût plusieurs fois supérieure à la section du filament. Ce dernier ne semblait pas avoir souffert.
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- Des essais de durée n’ont pas encore pu être exécutés d’une façon absolument concluante, jnais, sur le petit nombre de lampes essayées, on a constaté des durées de fonctionnement comprises entre 485 heures et 1270 heures; plusieurs de ces lampes avaient déjà servi à d’autres essais avant de subir cette épreuve de durée. Le vidage des lampes n’était pas très parfait avec les appareils dont disposaient les auteurs, et il est probable qu’avec une fabrication soignée les durées de fonctionnement atteindraient des valeurs très élevées. La preuve que la fabrication n’était pas très bonne est que la lampe brùlce au bout de 485 heures avait présenté une diminution d’intensité lumineuse de i5 °/o. tandis que la lampe qui brûlait encore au bout de 1 270 heures n’a présenté, pendant ce laps de temps, qu’une chute de 3 °/0 dans la puissance lumineuse. Plusieurs lampes ont présenté, pendant une certaine période de leur existence, une augmentation de
- au début, une consommation spécifique de un watt par bougie. La lampe qui fonctionnait encore au bout de t 270 heures a présenté les résultats suivants: au début, la puissance lumineuse était de Z~j bougies pour 87 watts; au bout de 200 heures, la puissance lumineuse commençait à augmenter, pour s’élever à 4o bougies au bout de 4oo heures, avec une consommation invariable de 37 watts. Après 4ûo heures, la puissance lumineuse commençait à décroître et retombait à 37 bougies au bout de 5oo heures. La décroissance continuait ensuite très lentement : au bout de 1 280 heures, la puissance lumineuse était de 35,5 bougies et la consommation de 30,5 watts. Le filament se rompit à une extrémité à la 1 270e heure. Le noircissement de l’ampoule était très faible.
- D’après les observations, faites jusqu’à présent, Ü semble que le rendement élevé du filament hélion soit dù principalement à la radiation sélective, le filament atteignant une blancheur maxima à une température relativement basse, après quoi l’accroissement de température jusqu'à 1 720° augmente l’éclat du filament, mais ne semble pas modifier beaucoup la couleur de la lumière ; avec le filament de carbone au contraire, la couleur et la qualité de la lumière présentent une variation sensible quand la température augmente. En faisant quelques comparaisons avec le filament de carbone, jusqu’au point de
- désintégration de celui-ci, on constata que, même à ce point, la lumière était beaucoup plus jauneque celle du filament hélion à sa température normale de fonctionnement. On a pu établir des filaments de 3o bougies pour des tensions de 100 à ii5 volts, ayant approximativement la même longueur que les filaments de carbone.
- R. V.
- Nouvelle lampe a incandescence à filament métallique. — The Eleclrician, 18 janvier 1907.
- Cette nouvelle lampe, présentée récemment eu Angleterre, possède un filament formé d’un alliage de zirconium et de tungstène, et a pu être établie pour des tensions atteignant 220 volts. Elle a été inventée par le Dr Zernig et est fabriquée d'après un procédé encore inconnu basé sur l’utilisation de combinaisons hydrogénées des métaux. Des combinaisons azotées ont été aussi essayées, mais sont moins avantageuses, en ce que les opérations chimiques exigent des températures plus élevées. Les combinaisons hydrogénées semblent avoir été employées en premier lieu par Winckler, mais sur une petite échelle. L’alliage obtenu est tel que les filaments peuvent être fabriqués à la presse : il a permis de fabriquer des lampes de 16 bougies pour 100 volts ou de 32 bougies pour 200 volts.
- L’introduction de tungstène dans le filament a permis d’élever considérablement la tension sous laquelle la lampe peut fonctionner. Le prix de revient de la fabrication des filaments est très faible, et de l’ordre de celui auquel on arrive dans l’établissement des lampes ordinaires au carbone. Les lampes ne sont pas fragiles et fonctionnent aussi bien sur courant alternatif que sur courant continu : elles consomment i,3 à 1,5 watts par bougie.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur le fonctionnement des électrodes en aluminium. — G. Schulze. — Annulen der Physih, décembre 1906.
- L’auteur s’est proposé, en se limitant au cas du courant continu, d’étudier expérimentalement l’iiifluence des différents électrolytes et de déterminer la chute de tension unipolaire présentée par les électrodes d’aluminium.
- Dans presque toutes les expériences, happa-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N« 7.
- 252
- reil employé avait la forme suivante : Un tube da verre de 2rm,6 de diamètre et de 12 centimètres de hauteur était rétréci à son extrémité inférieure et contenait, la tige d’aluminium h étudier ; cette tige avait un diamètre de Cf'11,4 et portait un revêtement en caoutchouc laissant libre une surface de 5 centimètres carres. La tige était enfoncée dans le tube de façon que la couche de caoutchouc fut supprimée dans la partie réservée du tube et formât un joint étanche. Le récipient dans lequel on faisait l'électrolyse contenait l’électrode d’aluminium, une électrode en platine et un thermomètre : l’électrode de platine était formée d’une feuille de 25 centimètres carrés de surface reliée à un fil de platine disposé dans un tube de verre : cette feuille avait une forme demi-cylindrique. La cuve à clec-trolyse était généralement placée dans de la glace ou dans un mélange réfrigérant, de façon à présenter une température de —2° à -f G° aussi constante que possible. La couche dout était revêtue la tige d’aluminium, et dans laquelle se produisait la chute de tension et le dégagement de température, était relroidie extérieurement par l’électrolyte et intérieurement par la masse de la tige d’aluminium Avant chaque expérience, ou nettoyait la tige d’aluminium avec de la potasse caustique et avec de l’eau dis-
- Le dispositif expérimental permettait, au moyen d’un commutateur, d’intercaler brusquement l’élément dans un pont disposé pour la mesure de la capacité, d’après la méthode absolue de Thomson-Maxwell : la capacité était déterminée ainsi par une mesure et au moyen des formules correspondantes.
- L’auteur a étudié, dans ses expériences, les points suivants : cause de la chute de tension élevée à l’anode d’aluminium ; influence de la densité de courant ; influence de la nature de l’électrolyte sur la formation ; caractéristiques statiques ; résistance de la couche active.; influence de la température ; nature de la pellicule. Il a trouvé que la couche active n'est pas la peau solide qui se forme sur l’électrode, mais une pellicule gazeuse. Une étude faite avec PO,Hs comme électrolyte a montré que l'épaisseur de la peau solide avait pour valeur 2,7, 3,9, 10,9, 22,1, 83o . io"B centimètre au bout de 1600, 2000. fiooo, 12000 et 100000 secondes, la densité de courant étant de o,Oo5 ampère
- par centimètre carré et la température de 20°. On voit que l’épaisseur de la peau solide formée de POtAl, croît d'une façon continue avec la quantité d’électricité : tandis que cette épaisseur va en croissant, il n'en est pas de même de la chute de tension.
- Les résultats principaux obtenus par l’auteur dans cette série d’expériences sont les sui-
- i° Il se produit une décharge par étincelle et par aigrettes dans la couche active.
- 2° Les caractéristiques statiques montrent que, pour de faibles densités de courant, la chute de tension est proportionnelle à la densité du courant (couche gazeuse avec passage non spontané du courant) et que, pour les fortes densités de courant, la chute de tension est à peu près indépendante de la densité du courant (couche gazeuse avec passage spontané du courant).
- 3“ La chute de tension et l’épaisseur do la couche active atteignent, lors de la formation, une valeur finale caractéristique, tandis que l’épaisseur de la peau solide croît d’une façon continue avec la quantité d’électricité qui traverse l’élément.
- 4° L’épaisseur de la couche active va en diminuant dans quelques électrolytes, après l’interruption du courant, tandis que la couche solide est insoluble dans ces mêmes électrolytes.
- 5° La relation entre l’épaisseur de la couche active et la chute de tension est indépendante* de la nature de l’électrolyte employé. De ces observations, il devrait résulter d’une façon à peu près certaine que le phénomène particulier présenté par les anodes d’aluminium est dû à la formation d’une pellicule gazeuse consistant, dans les cas étudiés, en oxygène. La peau solide et poreuse déposée sur l’aluminium par le passage du courant 11’esl importante qu’en ce qu’elle présente à la pellicule gazeuse des conditions favorables pour sa formation. On doit pouvoir, par suite, expliquer pourquoi chaque électrolyte présente une tension finale caractéristique et une limite caractéristique au delà de laquelle la pellicule gazeuse ne peut pas croître. Il est plus difficile d’expliquer pourquoi les fortes chutes de tension observées ne se produisent que dans une direction, quand l’aluminium est anode. Il serait prématuré de tirer, sur ce point, une conclusion quelconque, tant que des mesures plus complètes n’auront pas confirmé les résultats
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- des précédentes. On peut provisoirement indiquer seulement que les électrodes de la couche gazeuse sont extrêmement différentes, puisque d’un coté il y a un liquide contenant des ions positifs et négatifs librement mobiles, mais affectés d’une masse, et de l’autre côté il y a un métal dans lequel, d’après les vues modernes, les électrons négatifs dépourvus de masse sont seuls mobiles. C’est sur la différence de nature des électrodes que doit reposer vraisemblablement l’unipolarité du phénomène.
- La grandeur de la chute de tension dans la couche gazeuse est aussi particulière. Elle atteint 55o volts pour une épaisseur de 5 p.p. soit n millions de volts par centimètre ; c’est là une chute de tension comme on n’en a encore jamais observée jusqu’à présent.
- E. B.
- Sur la décomposition de l’ammoniaque et la formation de l’ozone sous l’effet delà déchargé silencieuse. — R. Pohl. — Annalen der Physiie, décembre 1906.
- L’auteur a fait un certain nombre de mesures sur la décomposition de l’ammoniaque et sur la formation d’ozone dans l’appareil à ozone de Siemens. Cet appareil consiste, comme l'on sait, en un condensateur cylindrique comprenant comme diélectrique deux tubes de verre entre lesquels est interposée uue couche gazeuse. Le tube à ozone était alimenté par un transformateur formé par une bobine d’induction de 3o centimètres d’étincelle à noyau presque fermé. L’enroulement primaire comprenait 1G0 tours de fil et l’enroulement secondaire 32 000 tours; le circuit primaire était alimenté par un alternateur donnant une forme de courbe purement sinusoïdale. La variation d’intensité du courant secondaire était obtenue par modification du courant primaire, obtenue elle-même par réglage du courant d’excitation de l’alternateur; une résistance liquide permettait un réglage précis. Un électromètre de Dolezalek à montage idio-statique et un électromètre de Braun permettaient de mesurer les tensions.
- L’ammoniaque étudié était préalablement séché •fans un récipient contenant du chlorure d’argent a une température inférieure à o°. Il traversait ensuite un tube plein de chaux et un tube plein d ouate avant d'arriver au tube à ozone. Pour déterminer l'influence de la pression, on ame-
- nait le gaz sous différentes pressions dans ce tube, et on le décomposait pour des valeurs aussi uniformes que possible (42 à 46.10-6 ampères) du courant dans le tube. Le tableau I résume les résultats obtenus: les chiffres indiqués dans la colonne « potentiel » sont les valeurs efficaces des différences de potentiel en volts.
- TABLEAU I
- En ce qui concerne le rendement technique, il ne faut pas considérer les chiffres. indiqués comme susceptibles d’être appliqués 'à une méthode pratique de décomposition de l’ammoniaque. Les chiffres indiqués représentent seulement les proportions d’énergie dans le phénomène chimique On voit qire le rendement technique croît avec la pression, ce qui concorde avec les résultats obtenus par Warburg pour la formation d’ozone dans la décharge entre pointes.
- TABLEAU II
- £ „ slfr |
- 2 “ ““s" § ^ 11 | |
- 6780 4,3 a 757 3,63 3> IO Épaisseur de la couche
- fi o5o 4.8 2 [>47 3.93 2,53 gazeuse 2 mm.
- 7 Son 5,9 2 435 4.11 2, 46
- 7880 n’7 2 382 4,a? 2, 40 Temperate».
- 8gJO 9-7 2 280 4,38 a. , Surface des armatures
- 9780 4.4<> 2, 0
- 10 65o i3,7 4.95 2, 38
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- En ce qui concerne l’influence des potentiels, les chiffres du tableau II résument les résultats
- On voit que, lorsque la différence de potentiel croît, l’effet produit par limite de quantité d’électricité va en augmentant. Le rendement de la décomposition présente un maximum pour un potentiel d’environ 7000 volts, puis diminue lentement quand le potentiel continue à croître. L’étude de la transformation de l’oxygène en ozone conduit exactement au même résultat, le rendement présentant un maximum pour 65oo volts. Il y a lieu de remarquer que cette influence de la différence de potentiel dépend vraisemblablement en partie de l’élévation simultanée de la densité de courant, car Warburg n’a observé qu’une très faible influence en etudiant l’effet d’une décharge électrique silencieuse entre une plaque et une pointe, avec un dispositif expérimental dans lequel on pouvait modifier indépendamment l’une de l’antre la différence de potentiel et l’intensité de courant.
- Pour déterminer J’influence de la grandeur des armatures et de la densité de courant, l’auteur a fait des mesures avec de longues feuilles de papier de nickel el a trouvé les résultats que résume le tableau (II.
- TABLEAU III
- Les chiffres de ce tableau montrent que l’effet produit et le rendement technique diminuent fortement avec la grandeur de la surface active.
- Des expériences sur la formation d’ozone ont été faites avec de l’air soigneusement séché. Les résultats obtenus par l’auteur sont résumés par le tableau IV.
- TABLEAU LV
- 0 ‘ i\î S.s S DEMARQUES
- 5 36o 3826 9.8° 23,3
- 5 55o 2 795 9 7° 23,2 Épaisseur de la couche
- 6 320 3 715 12.88 26,0
- 6 490 3 86s i3.4o 26,3
- 6810 3 71a 12,88 34,1
- 8 i3o 4 360 14,78 23,1
- 8 180 4 170 «4,4: 22,5 Surface des armatures
- 9 7^o 4 75(J i6,45 21,5 5o”“,'ï-
- On voit que la formation de l’ozone dépend du potentiel d’après les mêmes lois que la décomposition de l'ammoniaque. L’effet produit, c’est-à-dire le nombre de molécules va en augmentant avec la valeur du potentiel, mais le rendement technique présente un maximum pour C 5oo volts, et diminue lentement pour les tensions supérieures à ce chiffre. Les expériences faites avec de l’oxygène pur au lieu d'air ont donné les mêmes résultats: le maximum de rendement est atteint avec 46 grammes d’ozone par cheval-heure pour 6 5oo volts.
- E. B.
- MESURES
- Sur la mesure de la puissance dans les systèmes triphasés à conducteur neutre. —
- E. Orlich. — Eleklroteehnisehe Zeitschrift, a4 janvier 1907.
- Soit (fig. 1) un système triphasé à conducteur
- neutre. Les valeurs instantanées sont désignées par de petites lettres et les valeurs efficaces par
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- de grandes lettres. On a, d’après la notation de la figure I :
- \
- (O
- »—ji+js+ja I
- (3)
- Soi L. en outre :
- de sorte que Te
- ',==i(<v+'•-O
- w
- (5)
- On en déduit les formules suivantes pour la valeur instantanée de la puissance totale dans un système à quatre fils :
- q = cj2 — <Va + «Vo (fi)
- ’=e- ('* -1‘j ~ e“ (!‘ ~ i !\)+ie"'” (7)
- î=(e<-*.)(,;-i.4) + <-,(4-4) + •*. ,S. (8)
- 27 = «t('i-4) +(«.— ' ) i ’ :- i '• ) "+" jj (9)
- 3Ï=(«,,—O 4+(e,—e„) 4+(». — <») 4, + e»4 (1 o) 3î=fe-4)(4-4)+fc-o0)(4-4)+v.(n)
- A chacune des formules ((3) à (11), on peut ajouter deux autres formules par permutation circulaire. Si l’on pose e(=o, on retombe sur les formules données par Aron et Stern. Le compteur Aron repose sur l’application de la formule 7 : l’équation (q) a servi de base à uu-compteur de l’A. E.G., et la formule(n) à un compteur de Siemens et Ilalske. Le terme e0 indique la quantité que l’on néglige.
- Mais il est inutile que ea soit nul lui-même quand on a affaire à un svstème triphasé équilibré et complètement symétrique: dans ce cas, il
- ne disparaît que si la courbe de tension étoilée ne contient pas d’harmoniques supérieurs dont l’ordre soit divisible par 3. Si l’on pose:
- il vient :
- ec — 3 (ë3 sin 3uj2 -f- 89 sin yo-f- • • •),
- ES = i(6| + ü; +...)•
- mais même quand les harmoniques supérieurs de l’ordre 3, 9... manquent dans la tension étoilée, eu peut avoir des valeurs appréciables quand les charges sont inégales.
- Pour la mesure de ca, on peut employer l’une des deux méthodes suivantes.
- d) Des équations (1) et (d), on tire l’équa-
- n = 3 (F4 H- El + El) — (El -H El -h E;)
- qui est valable pour tonte répartition de la tension. Si les trois tensions étoilées E* et les trois tensions composées E^ sont égales entre elles,
- Dans une machine triphasée non chargée, avec courbe do tension trapézoïdale, ou a trouvé expérimentalement :
- 7i,3V,
- on en déduit la valeur suivante:
- E*= 58,5 V.
- Sur une autre machine, on a obtenu, pour des charges inégales, les valeurs :
- E1=:63,y V, Eu = 107,8 V,
- E2 r= 63,o V, Et= 109,6 V,
- E3= 62,7 V, Ee= 110,2 V. on en déduit pour E0 la valeur :
- E0=i4,6V.
- Cette méthode exige des mesures très exactes des valeurs individuelles, car la valeur de E„ est obtenue sous forme d’une différence. Quand la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- tension varie, on peut donc obtenir des résultats très faux.
- A) La méthode suivante ne présente pas cet inconvénient : elle permet de mesurer directement E,, et l’erreur commise sur la puissance.
- Les trois conducteurs extérieurs sont reliés à un point neutre par trois résistances égales r: ce dernier est relié par un voltmètre sensible de résistance p avec le conducteur neutre du réseau. Soient ai: «â, a3, a0 les courants dans les résis-
- ei = atr + a0p e'i — aiir-h- aop eî = asr-}-a 0p
- on en déduit pour eu la valeur :
- e» = (r -h 3p) a ü.
- Il suffit donc de multiplier par (r-f-3p)/p les indications du voltmètre, pour obtenir E0.
- Si l'on connecte de la même manière la bobine de tension d'un wattmètre, dont la bobine d'intensité est parcourue par un courant i, on peut mesurer directement l’erreur dans les équations (7) et (u).
- Des mesures faites sur un transformateur de o kilowatts de 3X 3 ooo/3 X 120 volts ont donné les résultats suivants: à vide ou avait e0r= o. Pour une charge intercalée sur deux, conducteurs extérieurs, ouavaitencoreeü = o. Pour une charge entre le conducteur neutre et un conducteur extérieur, on avait E(J = 20 volts pour une charge de 0,9 kilowatts et K^ —35 volts pour 1111e charge de i,55 kilowatt. Une mesure au wattmètre donnait, dans le dernier cas, comme valeur moyenne de Çij'S)eJ0 le chiffre de 37 watts, c’est-à-dire 2,4 % de la charge totale.
- ______ B. L.
- DIVERS
- Propriétés électriques des modifications du sélénium sous l’action de la chaleur et de la lumière. — P. V. Selirott. — Physikalische Zeitschrift, 15 janvier 1907.
- L’auteur a étudié le sélénium obtenu par éohauffement du sélénium amorphe, le sélénium gris cristallin préparé en partant du séléniure de potassium, le sélénium cristallisé et la modi-
- fication obtenue en laissant pendant longtemps du sélénium rouge amorphe dans de la chinoline. Ces différentes modifications furent réduites en poudre, pressées sous forme de cylindres, et étudiées sous cette forme.
- Toutes les préparations grises cristallines obtenues en échauffant du sélénium amorphe sont extrêmement instables et leurs coefficients de température sont positifs ou négatifs. La distinction faite par Siemens entre les modifications I, II et III n’existe pas, ces différentes modifications se transformant les unes en les autres. L’étude des aspects du sélénium désignés sous les noms de « durs » ou de « tendres » par Ruhmer, a présenté des propriétés semblables aux formes I et 31 de Siemens. L’étude a montré en outre que le sélénium cristallisé, obtenu en parlant du séléniure de potassium, (sélénium A) n'est pas conducteur et ne possède aucune sensibilité à la lumière. Le sélénium cristallisé gris se transforme en partie en sélénium métallique B quand on le chauffe : celui-ci présente une certaine conductibilité électrique et est sensible à la lumière. Le sélénium rouge amorphe, laissé longtemps dans de la chinoline, a présenté une conductibilité électrique et une sensibilité à la lumière très nettes, bien que n’ayant pas été chauffé. Le sélénium rouge cristallisé, obtenu au moyen de sulfure de carbone, a présenté une tendance à former du sélénium B quand on le chauffe. Tl en a été de même avec du sélénium précipité abandonné t4 jours dans du sulfure de
- En étudiant la sensibilité du sélénium à la lumière en fonction de la température, l’auteur a constaté que, au voisinage du point de fusion (210° environ), .la sensibilité disparaît: après un refroidissement, l’accroissement de résistance sous l’effet de la lumière a été constaté jusqu'à 70° environ ; aux températures plus basses, ce phénomène se transforme en la sensibilité lumineuse du second genre signalée par Siemens.
- L'auteur attribue à l’ionisation la diminution de résistance du sélénium sous l’action de la lumière : l’augmentation de résistance constatée dans certaines conditions expérimentales proviendrait d’une photo-polymérisation.
- B. L.
- Le Gérant: J.-B. Ne
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- 14« Année. — N*
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l'Inalitut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l'École des Mines. —G. LIPPMANN, Professeur h la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de LOle.
- ÉTUDE DU RÉCEPTEUR TÉLÉPHONIQUE (Suite) Ç)
- IV. — ETUDE DES COEFFICIENTS CONSTANTS DES ÉQUATIONS DIFFERENTIELLES
- Les coefficients qui entrent dans les équations précédentes ne sont pas en réalité constants; nous allons montrer dans ce qui suit, qu’ils dépendent de certaines conditions dont jusqu’à présent nous n’avons point tenu compte.
- Dans ce qui va suivre nous prendrons comme unité de résistance l’ohm, et comme unité de self-induction le milli-henry. On voit immédiatement qu’il faut, pour avoir un système cohérent, prendre pour unité de Lumps —T— de seconde.
- a) Étude des coefficients de self et de résistance. — M. Devaux-Charbonncl a mesuré la rosis* tance et la self d’un appareil Ader. Il a obtenu les résultats suivants :
- Circuit primaire du micro-
- Récepteur.
- phone (secondaire ouvert).
- i Résistance courant continu. .
- | — alternatif.
- [Self-induction................
- Résistance courant continu. .
- — alternatif.
- i/|0 ohms.
- 272 ohms, fréquence 1 oot
- •à!x milli-henrys.
- [3 ohms, fréquence I 000.
- r,5 ohms.
- Self-induction.
- 8
- milli-henrys.
- 0) Voir Y Eclairage Electrique, lome
- 1907, p.
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- 258
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — K° 8.
- i54 ohms.
- 43o ohms, fréquence i ooo.
- 600 milli-henrys.
- 670 ohms, fréquence 1 000.
- 36 milli-henrys.
- On peut faire sur ce tableau les remarques suivantes :
- in La valeur de la résistance d’une bobine dépend essentiellement delà fréquence du courant qui y passe ; c’est ainsi que la résistance du récepteur Ader, par exemple, varie de i4o à 272 ohms lorsque la fréquence du courant qui la traverse varie de o à 1 000.
- Cela tient essentiellement aux courants de Foucault qui se forment dans les masses métalliques de la bobine et qui, lorsque le courant atteint la fréquence 1000, développent une chaleur Joule équivalente à celle que produirait une résistance de i3a ohms.
- 20 La résistance et la self-induction du secondaire du microphone varient suivant que le primaire est ouvert ou fermé.
- Le calcul suivant va montrer que ces variations sont essentiellement ducs à la présence d’une induction mutuelle du primaire et du secondaire.
- Soient en effet L et R. la self-induction et la résistance du circuit secondaire, lorsque le primaire est ouvert.
- On peut écrire :
- L = L'H-L"
- R = R'+Iî"
- en appelant L' et IV les mêmes coeüicients relatifs au récepteur ; et L", R" ceux du secon daire du transmetteur. Lorsque le primaire est fermé, les coeüicients mesurés sur le secondaire sont
- Li^I/
- R, =f= R"
- L, et Rj sont la selt et la résistance apparentes du secondaire, que nous nous proposons précisément de calculer en fonction de U et R'.
- Désignons par AI l’induction mutuelle des deux circuits, par i et j les courants dans le secondaire cl dans le primaire : nous les supposerons sinusoïdaux ou, si l’on veut, proportionnels à (T1, w étant une imaginaire pure ; soit enfin E la force clcclromotrice alternative aux bornes du secondaire. La théorie bien connue des courants alternatifs donne les deux équations suivantes :
- (Vù -h R")« ~h = E (secondaire)
- MW -h (Nw -h S)) — o (primaire)
- A et S sont la self et la résistance du primaire, fermé sur 10 ohms et ne contenant aucune force électromotrice.
- On tire de ces deux équations :
- i S2 — lW
- Or, si l'on avait mesuré sans précaution la self et la résistance apparente du secondaire du microphone, on aurait trouvé :
- phone (primaire ouvert). |
- Circuit secondaire du microphone (primaire ferme sur 10 ohms)..................
- Résistance courant continu. .
- — alternatif. .
- Self-induction...................
- Résistance courant alternatif. . Self-induction...................
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- 23 Février i907.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 259
- L,w + R, = I/» + R" _ MMSj-Nm).
- Comme parties im
- nous l’avons dit w est une imaginaire pure, et il vient p; iginaircs et les parties réelles :
- suite,
- égalant les
- R, = R" —
- Mg6 S2—~
- .»2S
- w’ •
- Or: ti)2>o. Par suite
- S L.<L"
- ( R,>R\
- Donc la présence d’une induction mutuelle produit une diminution apparente de la self-induction et une augmentation apparente de la résistance.
- Finalement nous prendrons dans nos calculs
- L = L' + 1/ = 24-F 4oo = 4 N = 8
- R = R' + w = 273 H- 670 = 94a
- M = v/Ï7xN = 56.
- L’hypothèse M2 = L’.N correspondrait au cas où le transformateur du microphone n’aurait pas de fuite magnétique, cas qui est à peu près réalisé.
- à) Détermination de la masse de la plaque vibrante. — Il ne serait pas exact de prendre pouf m la niasse môme de la plaque vibrante. Soit en effet u le déplacement d’un point quelconque de la plaque ; u est une fonction do Ia.distance de ce point au centre. La force vive est :
- \x étant l’élément de masse dont la vitesse est u'.
- Le déplacement du centre étant x, on a x' > u'. Donc si nous représentons la force vive par —ma13 il faut nécessairement que m
- Pour avoir l’expression exacte de la force vive, il faudrait trouver l’expression de u en fonction de r. La théorie de l’élasticité enseigne que cet te fonction peut être déterminée par l’équation :
- AA u — ku
- et sur le pourtour, où la plaque est encastrée, on a les équations aux limites
- ün a ainsi une équation du quatrième ordre. On est amené à prendre
- Si on suppose que la masse totale de la plaque est de 5 grammes, nous prendrons m = i«r.
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- 260
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 8.
- c) Détermination des coefficients k et M'. — Ces deux cofficients ont été déterminés par M. Abraham.
- Pour mesurer k, on note la flexion d’une plaque encastrée et on trouve qu’un poids de 75 grammes produit une flexion de a5o |j,.
- Or nous avons vu que la première des équations de Maxwell appliquée au téléphone était :
- Dans l’expérience actuelle elle se réduit à
- kx = d*.
- Or, dans le système d’unités que nous avons adopté, on prend pour unités fondamentales le gramme-masse, l’ohm et le millihenry. Nous avons déjà dit que l’unité de temps dans ce système valait os,ooi : en effet, l’unité de résistance n’étant pas changée, et ses dimensions étant LT"3, puisque l’unité de longueur (millihenry) est 1000 fois plus petite que dans le système pratique, il en est de même de l’unité de temps.
- De plus dans le système pratique l’unité de longueur (henry) vaut 109 c. g. s.; donc, dans celui-ci, elle vaut iofi c. g. s. Il résulte de ces remarques que k ayant pour dimensions MT-2, sera mesuré par un nombre 10e fois plus petit qu’en unités c. g. s.
- Donc, dans notre système, k—'à.
- Quant à M' on le mesure en faisant passer un courant continu de oA,oi dans la bobine, et on trouve un déplacement de if*.
- Or, nous avons vu que dans le circuit l’équation de Maxwell était :
- (f/itj)'1 —|— b U —j— k~)x — M'/,.
- Le courant étant continu o> = o, et par suite
- et d’après ce qui précède, M' étant une longueur sera mesuré dans notre système par le nombre M' = o,3.
- L’appareil de M. Abraham avait une résistance de i3 ohms; notre récepteur a i4o ohms soit environ 10 fois plus. Nous admettrons que dans notre récepteur, le coefficient M' eût été 10 fois plus grand et nous prendrons ici M' = 3. Nous pouvons maintenant écrire l’équation numérique à laquelle nous arrivons :
- (W -h F» + X) [(L(r> + R) (Ntu + S) — M V] + M'^(Nü> +S) = o.
- La résistance du primaire fermé sur 10 ohms est : S — 23 et en négligeant le terme Fw, il vient en chiffres ronds :
- (ü>2+ 3) [48o„>2 + 17.288(1) -f- 2 r .666J -h gu(8o, -h a3) = o.
- Il ne faut pas oublier du reste que ces coefficients dépendent de <0.
- Cas de deux récepteurs et de deux transmetteurs. — Nous allons voir que dans ce cas il n’y a rien de changé.
- Nous introduirons deux variables de plus, savoir : le déplacement du centre de la plaque vibrante du deuxième récepteur, soit et le courant dans le primaire du deuxième transmetteur, soit Jj.
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- Les deux appareils sont identiques de sorte que l’on peut poser comme précédemment, pour ce deuxième transmetteur:
- J, = J0H-j, et +
- S étant la résistance moyenne, la même pour les primaires des deux microphones. La self'de la ligne devient aL ; la résislance est 2R et on obtient les équations:
- (mw2 +Fw-f k')x =; M7 = (nuù- -f- Ko» -\-k)x^ (récepteurs)
- 2(L<.H- + 4-j,)=-o (ligne et secondaires)
- (jN to | S)j il o) i— rJ0 ) / • \
- ^ - > (primaires).
- -Moi
- •A S
- On déduit de ce système :
- De plus en introduisant les variables
- i±i1 e, r+o
- on retombe sur un système de même forme que celui obtenu dans le cas précédent et on
- mi1, » ____an
- Q(»)
- Comme en général, il n’y a qu’un appareil qui fonctionne, on peut faire rt = o et on voit que x est divisé par 2.
- Détermination théorique des coefficients k et M'. — Le coefficient k est relatif à l’attraction exercée sur la plaque lorsqu’aucun courant ne passe dans la bobine : cette force qui agit sur la plaque se compose de deux ternies : force d’attraction du noyau, force produite en vertu de l’élasticité de la plaque.
- La deuxième force a une expression de la forme :
- (/'. + V).
- Quant à la première, ce sera
- H ',(*)
- H étant le champ du à l’aimant permanent.
- Comme x est toujours petit, cette deuxième force a pour expression suffisamment appro-
- H^ + aHVCo).
- Pour x = o le système est en équilibre ; par suite + H2?(o) = o.
- Le coefficient k esL donc do la forme :
- k = + HV(o).
- Comme l’attraction augmente lorsqu’on se rapproche de Tannant on a nécessairement :
- ?'(°x »•
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- D’autre part on a évidemment: Æ, > o et comme on a vu que la stabilité du mouvement exige que k > o on en conclut que ç/(o) ne doit pas être trop fort.
- Quant au coefficient M' il y aurait, évidemment intérêt à l’augmenter ; lorsque le courant passe, le champ devient : H-j-IRi, et l’attraction est
- (II + H^V».
- Le terme qui représente l’attraction exercée par le courant sur la plaque vibrante est
- Al'i = 2HH,ç(o) X * ét
- M’ — 2HH1?(o).
- Donc pour augmenter M', il faut augmenter le champ permanent II; mais on ne peut l’augmenter indéfiniment, car si l’on approche do la saturation, un courant donné i augmente très peu le champ, ce qui revient à dire que II, diminue.
- Ce champ H, augmente avec le nombre des spires de la bobine, mais on augmente en même temps R et L, ce qui justifie l’assertion avancée plus haut, que M' croît proportionnellement à îî. Quant à ç(o) il y aurait intérêt à l’augmenter, c’est-à-dire à diminuer l’entrefer ; mais on ne peut trop le réduire car ç(#) varierait très vite au voisinage de æ = o ; par suite ç (o) serait très grand et nous avons vu plus haut que cela peut avoir des inconvénients.
- Remarque sur l’équation caractéristique. — Nous nous sommes servis pour établir l’équation numérique en w des valeurs réelles de L et de R. On peut modifier cette équation et se servir des valeurs apparentes de la self et de la résistance du secondaire.
- Reprenons en effet l’équation :
- (mu* + F« ~hk [(N» H- S) [(L' ~h L> -j- (R' -H R")] — M Vj + M%>(Nu + S) = o.
- On a vu que
- d’où l’équation
- I R"
- 1
- = L,+
- = R,—
- ADNt.r NV —S2 MVS NV— S5
- <WH-Fu-hA [(NV + S) [(U -h + RO] + (N<.> + S)M*t
- Nm — S NV—S2
- — M*
- 0+—
- qui se réduit en négligeant le terme Fw à :
- (mu* V k) [(V + L,),, + (IU -b R,)] -h = o.
- Si maintenant nous subslituons les valeurs trouvées précédemment, il vient :
- O’ + 3) [(34 + 36)m + (=7=> + 670)] + = o.
- (ur -R 3)(6ow -h 9/12) Qü) 0.
- Les deux racines imaginaires de cette équation sont voisines de ±y/—3.
- (A suivre.) II. Poincahé.
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- LES VOITURES PÉTKOLÉO-ÉLECTMQUES
- Nous désignons sous ce nom —faute d'une appellation meilleure — les véhicules dont la propulsion est assurée par la combinaison, d’un moteur à essence et de dispositifs électriques remplissant différentes fonctions. Nous pouvons, de prime abord, classer ces véhicules en trois catégories distinctes suivant les services qu’est appelé à rendre le dispositif électrique.
- Dans la première catégorie, comprenant les véhicules généralement nommés voitures mixtes, une dynamo montée en volant sur le moteur à explosions est reliée à une batterie d’accumulateurs et fonctionne tantôt en génératrice, tantôt en motrice, soit pour utiliser la puissance superflue du moteur thermiquequand le couple résistant est faible, soit pour lui venir en aide quand le couple résistant est grand.
- Dans la deuxième catégorie, comprenant les véhicules généralement nommés voilures à transmission électrique, le moteur thermique entraîne une génératrice, directement calée sur son arbre, et le courant débité par cette génératrice est utilisé dans un ou deux moteurs électriques entraînant les roues motrices.
- Enfin, dans la troisième catégorie, comprenant les véhicules généralement nommés voitures à changement de, vitesse électrique, les organes électriques ne servent que d’organes de transformation et remplacent le changement de vitesse mécanique à pignons dentés : généralement, en grande vitesse, ces organes électriques ne jouent plus aucun rôle, el le moteur thermique entraîne lui-même les roues motrices par une transmission mécanique.
- Nous allons passer successivement en revue les principales solutions proposées pourl’éla-blisseinent des véhicules de ces trois catégories.
- I. Voitures mixtes.
- Depuis plus de quinze ans, des tramways électriques à accumulateurs ont été munis, par M. Patton, de groupes électrogènes de faible puissance travaillant à pleine puissance pour maintenir, dans la mesure du possible, la charge de la batterie. La même idée a été mise en œuvre par M. Mildé, qui a équipé avec de petits groupes éleclrogcnes quelques-unes de scs voitures électriques à accumulateurs.
- Plus tard, M. Dowsing a réalisé un système dans lequel le moteur thermique présentait une puissance égale à la puissance moyenne nécessaire pour la propulsion du véhicule, et entraînait une dynamo shunt, calée sur l’arbre de la transmission : cette dynamo était reliée à une batterie d’accumulateurs et fonctionnait tantôt en génératrice tantôt en motrice, suivant les variations de la puissance nécessaire pour la propulsion du véhicule.
- Un système analogue a éLé établi aussi parM. Thury, et quelques voitures ont été construites d’après ce système par la Cie l’Industrie Electrique.
- Demême, en 1901, une société anglaise a construit des voitures établies d’après le système Asie Wallis. Le moteur à pétrole était accouplé à une petite dvnamo connectée à des accumulateurs : après cette dynamo, l’arbre portait un embrayage à friction permettant de relier le moteur à l'arbre de transmission. Un combinateur permettait de régler l’excitation de la dynamo et de réaliser le freinage électrique.
- Le système de voiture mixte le plus perfectionné et le plus susceptible d’applications pratiques est le système Pieper, employé sur les voitures dites « auto-mixtes » : les solutions,
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- intéressantes au point de vue électrique, qui ont été adoptées sur ces véhicules, méritent d’ètre étudiées avec quelque détail.
- Système Auto-mixte. — Un moteur thermicjue à quatre cylindres M (ffg. i) porte, directement claveté sur son arbre, l’induit d’une dvnamo shunt G, puis l’un des plateaux d’un embrayage magnétique E, dont l’autre plateau est claveté sur l’arbre de transmission à cardans qui attaque, par un pignon d’angle, l’essieu différentiel arrière. L’allumage du moteur thermique et le réglage du carburateur qui l’alimente sont effectués par des procédés électriques dont il sera question plus loin.
- La machine dynamo-électrique est tétrapolaire et est munie de pôles auxiliaires, excités n série, pour assurer une bonne commutation dans toutes les conditionsde fonctionnement oit en génératrice, soit en motrice, et à des vitesses de rotation très variables.
- La batterie d’accumulateurs, reliée invariablement à la dynamo et ionctionnant en tampon, comprend 24 éléments Tudor établis d’une façon très robuste Spécialement en vue de celle application ; ces éléments ont une capacité d’envivou ôo ampères-heure. Le courant de charge et. de déchargé de !a batterie agit sur le carburateur du moteur thermique pour régler l'admission de celui-ci suivant les besoins.
- L’embrayage électromagnétique comprend un plateau circulaire en fer D (lig. a) placé contre une couronne en fer C'qui porte un enroulement magnétisant : cette couronne est clavetée sur l’arhi'e du moteur et est mobile dans le sens longitudinal. Le disque est claveté sur l’arbre de transmission et porte des fentes radiales qui le rendenL suffisamment élastique pour s’appliquer contre la couronne, L’intensité du courant qui parcourt l'enroulement magnétisant peut, être réglée par la manœuvre d’une pédale: elle va en croissant graduellement de façon que l’embrayage s’effectue d’une façon absolument progressive. Lue seconde couronne fixe C', disposée de l’autre côté du plateau il châssis, porte également un enroulement magnétisant et sert pour le freinage. L’intensité du courant traversant cet enroulement est réglée aussi parla pédale qui sert à l'embrayage. Les variations d’intensité du courant d’embrayage et du cou-
- de fer et rigidement lié
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- rant de freinage sont obtenues par la rolation, d'un petit combinateur auxiliaire que commande la pédale.
- L’appareil automatique qui commande l’admission des gaz au moteur se compose d’un solénoïde compouud agissant sur un noyau tubulaire en fer doux qui manœuvre une valve étranglanL plus ou moins l’orifice par lequel les gaz sont aspirés. L’une des bobines du solénoïde est excitée en dérivatiou et est reliée aux bornes de la batterie d’accumulateurs ; l'autre bobine est excitée en série et est parcourue par le courant de charge et dé décharge des accumulateurs. Un ressort antagoniste esL réglé d’une façon convenable pour que la puissance du moteur thermique soit égale à la puissance résistante lorsque les accumulateurs sont complètement chargés: dans ce cas, la dynamo et la batterie ne jouent aucun rôle. Quand la puissance résistante augmente, les accumulateurs tendent à se décharger, et
- le courant qui circule dans la bobine série des solénoïdes agissant en sens inverse du courant qui circule dans la bobine shunt, provoque une augmentation de l’admission des gaz.au moteur thermique qui fournit alors sa puissance maxima. Quand, au conlrairc, la puissance résistante diminue, les accumulateurs tendent â se charger, et le courant qui circule dans la bobine série du solénoïde, agissant dans le môme sens que le courant circulant dans la bobine shunt, provoque une diminution de l'admission des gaz au moteur thermique.
- La voiture est munie d'un combinateur principal, commandé par un levier à main. Cet appareil agit sur l’excitation de la dynamo génératrice pour permettre de réaliser différentes vitesses. On comprend sans peine que, la différence de potentiel aux bornes de la dynamo devant être sensiblement constante et. égale à la différence de potentiel aux bornes des accumulateurs. la vitesse de.rotation de cette dynamo devra varier comme l’inverse de l’excitation, pour que l’état d’équilibre existe. Sur la première touche du combinateur, la dynamo est reliée à la batterie à travers une résistance de démarrage et fonctionne comme.moteur; elle lance le moteur thermique qui, son circuit d’allumage étant fermé, démarre aussitôt. Sur les touches suivantes, le combinateur diminue graduellement l’excitation de la dynamo, et le moteur thermique est obligé détourner de plus en plus vite pour la raison indiquée ci-dessus : le rapport des engrenages qui lient l’arbre de transmission à l’essieu arrière étant invariable, le véhicule va déplus en plus vite, jusqu’à ce que la vitesse maxima soit atteinte.
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- Outre la position démarché avant, le combinateur porte un cran de freinage et deux crans de marche arrière, obtenue par le fonctionnement de la dynamo seule qui agit en moteur, le, circuit d’allumage du moteur thermique étant coupé.
- L’allumage des gaz tonnants du moteur thermique est assuré par une bobine de self-induction, reliée à des rupteurs placés dans les cylindres. Un noyau de fer pénètre plus ou moins dans la bobine afin de modifier la valeur de la self-induction de celle-ci et, par suite, la chaleur des étincelles et la rapidilé de l’allumage. Ce noyau de fer est relié au combinateur principal et est plus ou moins enfoncé suivant que la position du combinateur correspond à une vitesse de roLation plus ou moins grande.
- L’équipement de la voiture est comploté par un certain nombre d’appareils accessoires, tels qu’appareils de mesure ou appareils de sécurité. La figure 3 donne un schéma des connexions. Sur celui-ci, G désigne la dynamo, E et F les bobines des couronnes d’einbrayage et de freinage, c le petit combinateur de démarrage et freinage, G le combinateur principal, A la bobine servant pour rallumage, S le solénoïde compound dont l’action règle l’admission des gaz, et B la batterie d’accumulateurs.
- II. Voitures a transmission électrique.
- Dans ces véhicules, une dynamo génératrice calée invariablement sur l’arbre du moteur thermique produit de l’énergie électrique qu’utilisent un ou deux électromoteurs entraînant les roues. Les variations do vitesse sont obtenues par différentes connexions électriques des moteurs et de la génératrice.
- Dans quelques systèmes de voitures à transmission électrique, on s’est efforcé de faire travailler la dynamo génératrice automatiquement à puissance constante, pour une admission donnée des gaz au moteur thermique, quelleque soit la valeur du couple résistant rencontré par les roues. Suivant la valeur de ce couple résistant, la dynamo produit automatiquement un courant plus on moins intense et une tension moins ou plus élevée, de façon que le conducteur n’ait qu’à régler uniquement l’admission des gaz suivant la vitesse qu’il veut réaliser.
- Dans d’autres systèmes, on s’est contenté d’effectuer entre la génératrice et les moteurs des couplages convenables pour obtenir les différentes vitesses, sans se préoccuper de réaliser une génératrice à tension automatiquement variable comme l’inverse du courant.
- Systèmes Hart et Hart-Durtnall. — Dans le système Hai t, une génératrice compound alimentait un moteur à double enroulement induit et à double enroulement inducteur : ce moteur entraînait un essieu différentiel sur lequel étaient calées les roues motrices. Les différentes vitesses étaient obtenues par des couplages série-parallèle des deux enroulements induits et des deux enroulements inducteurs : pour les faibles vitesses, on intercalait en outre une résistance dans le circuit principal.
- Le système Hart-Durtnall repose sur l’emploi d’une génératrice série et d’un on deux moteurs série. Comme l’indique le schéma de la figure 4, la génératrice et le ou les moteurs sont relies invariablement en série, et les variations de vitesse sont obtenues par modification des ampère-tours inducteurs de la génératrice ou du ou des moteurs. A cet effet, chacun des inducteurs porte un certain nombre de bobines aboutissant à une série de contacts qui permettent, par l’intermédiaire de la connexion G, de mettre en circuit un plus ou moins
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- grand nombre d’entre elles. A l’arrêt, la génératrice n’est pas excitée, a trice n’étant en circuit. Si L’on déplace la connexion C (vers le haut sur le schéma de la fig. /|), on inet successivement en circuit les différentes bobines inductrices de la génératrice, qui produit alors une tension croissante. Toutes les bobines inductrices du moteur sont en circuit, et le couple a sa valeur maxima: la voiture démarre aussi doucement que l’on veut. Quand toutes les bobines inductrices de la génératrice sont eu circuit, cette machine produit sa tension maxima. Pour augmenter encore la vitesse, on peut mettre hors circuit, par le déplacement de la connexion G, un plus ou moins grand nombre de bobines inductrices du ou des moteurs, de façon «à affaiblir le flux. Pour les arrêts brusques, on court-circuite, au moyeu d’un interrupteur, les bobines inductrices de la génératrice. On voit que le circuit principal n’est jamais rompu.
- r~
- è
- 1
- c
- Fig. — Système Il.irt-Jhirtnall.
- Système Lohncr-Porsche. — Dans ce système, la génératrice travaille automatiquement à puissance constante. Cette génératrice est à inducteurs intérieurs et induit extérieur, comme les électromoteurs Lohner-Porsche précédemment décrits (i). Elle a six pôles inducteurs et est munie d’un collecteur en disque sur lequel frottent six lignes de balais. L’inducteur de cette génératrice n’est pas absolument fixe : il porte une traverse qui peut osciller sous l’effet du couple exercé entre l’inducteur et l’induit en rotation, et s’appuie sur un ressort calculé d’après la puissance normale du moteur thermique. Lorsque le couple résistant augmente, l’intensité du courant absorbé par les moteurs augmente et le couple exercé entre l’inducteur et l’induit de la génératrice augmente. La traverse fixée à l’inducteur comprime son ressort d’appui et l’inducteur tourne d’un certain angle. D’une part, ce mouvement a pour effet de déplacer les zones neutres et de modifier ainsi le calage des balais ; d’autre part une rampe hélicoïdale produit un avancement ou un recul de l'inducteur dans le sens longitudinal, et l’alésage de l’induit ainsi que le tournage des masses polaires étant coniques, ce déplacement délorminc une variation de l’entrefer. Dans ces conditions, quand l’intensité de courant augmente, la tension produite par la génératrice diminue ; quand l’intensité de courant diminue, la tension produite par la génératrice augmente. Ce réglage automatique fonctionne, paraît-il, d’une façon très satisfaisante.
- La dynamo génératrice travaillant à puissance constante entre certaines limites, pour une admission donnée des gaz au moteur thermique, Le conducteur n’a pas à se préoccuper du profil de la route, tant que les côtes ne présentent pas une rampe supérieure à 7 °/0* H règle seulement l’admission des gaz au moteur thermique suivant la vitesse qu’il désire réaliser. Pour les rampes supérieures à 7 °/0, le conducteur groupe les deux électromoteurs en série, au moyen d’un combinateur, afin que l’intensité du courant débité par la génératrice n’atteigne pas une valeur exagérée.
- Le courant produit par la dynamo génératrice est utilisé dans deux électromoteurs série qui font corps avec les roues elles-mêmes. Ces intéressants moteurs sont identiques à ceux qui ont été décrits en détail à propos des voitures électriques Lohner-Porsche. Jusqu’à cette année, les roues motrices étaient à l’avant : elles sont maintenant à l’arrière.
- Un combinateur, manœuvré par un levier, est placé sous les pieds du mécanicien et permet lu groupement des deux électromoteurs en série ou en parallèle. En outre, il com-
- C) V ir Eclairage Electrique, tome L, 26 janvier 1907, page 118.
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- prend cinq positions de freinage électrique pour lesquelles les moteurs soûl fermés sur une résistance de valeur décroissante, une position de freinage simullané électrique et mécanique, et une position de marche arrière.
- A côté du combinatcur est disposé un interrupteur, cnelanché avec la pédale de frein, qui rompt le circuit aussitôt que l’on freine la voiture. Cet appareil est formé d’un cylindre creux mobile en cuivre, rendu élastique par des lentes longitudinales, qui vient coiffer un cylindre en même métal : la rupture du courant s’effectue sur deux contacts auxiliaires en charbon qui fonctionnent comme pare-étincelles.
- Système Krièger. — Dans ce système, la génératrice électrique est aussi établie pour fonctionner à puissance constante et pour produire une tension inversement proportionnelle à l’intensité du courant absorbé par les moteurs.
- La figure 5 représente un châssis. La dynamo génératrice, calée sur l’arbre du moteur thermique, est de construction normale. Elle a six pôles inducteurs rapportés sur une carcasse en acier coulé fixée par des pattes au châssis : ces pôles portent chacun trois bobines inductrices, deux en fil fin et une en gros fil. L’induit ne porte qu’une spire par section, afin que la commutation soit bonne dans toutes les conditions de fonctionnement, malgré les variations de (lux. Le collecteur est actuellement de forme normale et est en conLact avec six lignes de balais : on emploiera probablement dans la suite un collecteur disco'idal semblable à celui des moteurs, dont la description est donnée plus loin.
- La génératrice est établie pour fonctionner à puissance constante pour, une admission donnée des gaz au moteur thermique. A cet effet, J es inducteurs sont excités par trois groupes d’enroulements formant: un circuit d’excitation shunt dérivé aux bornes de la génératrice; un circuit d’excitation séparée, alimenté par une petite batterie d’accumulateurs (9.0 éléments); et un circuit d’excitation série, agissant à l’opposé des précédents pour démagnétiser les inducteurs. On voit qu’avec ce dispositif, lorsque l’intensité du courant débité par la génératrice croit, le flux inducteur diminue et, avec lui, la tension ; inversement, si le courant diminue d’intensité, la différence de potentiel aux bornes delà génératrice augmente. L’excitation séparée; a pour but d’éviter tout désamorçage de la machine, comme il pourrait s’en produire sî l’excitation shunt existait seule.
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- Le pouvant produit par la génératrice alimente deux moteurs qui entraînent chacun une roue avanL, comme le montre la ligure 6. Ces moteurs sont semblables, comme construction et comme mode démontage, aux moteurs employés sur les voitures électriques Kriéger, décrites précédemment(i). Ils sont tétrapolaires et compounds. L’induit porte des frottes très solides en fil d’acier, destinées à maintenir en place les conducteurs induits malgré l’action de la force centrifuge, qui peut atteindre des valeurs très élevées aux grandes vitesses de
- Fig. 6 — Voiture Kriéger.
- rotation (jusqu’à 4ooo tours pour une vitesse de la voiture de 8o kilomètres à l’heure environ). Pour éviter que les trépidations-résultant de la marche- à grande allure sur des routes occasionnent des vibrations des balais susceptibles de produire des mauvais contacts et des crachements, on a muni les moteurs de collecteurs diseoïdaux que représente La figure 7. Un tel collecteur, obtenu en fraisant une gorge profonde dans un collecteur ordinaire à lames très hautes, présente deux surfaces de contact légèrement coniques, l’une intérieure et l'autre extérieure. Les balais frottent deux par deux sur l’une et l’autre surface, en pinçant entre eux élasliquement le disque bieonique. Avec ce dispositif, les contacts sont toujours bons, et si l’un des deux balais d’un groupe tend à s’écarter de la surface de
- C) Éclairage Électrique, t. L, 26
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- frottement, l’autre balai du groupe s’appuie plus fortement sur la face opposée du collecteur.
- Le réglage de la vitesse est obtenu par la manœuvre d’un couibinateur que commande un levier à main. Ce levier peut être placé dans deux positions principales : pour l’une d’elles,
- les moteurs sont groupes en sont groupés en parallèle. Po> tcurs série démagnétisants c
- (démarrage ou fortes côtes) ; pour l’autre les moteurs ces deux positions principales, les enroulements induc-la génératrice exercent leur maximum d’effet. Au delà des deux positions principales, un déplacement progressif du levier du combinateur produit un shuntage graduel du circuit inducteur série démagnétisant de la génératrice. La résistance qui shunte ce circuit est établie comme, la résistance de démarrage d’une voiture électrique Kriéger, et comprend une lame de ferro-nickel repliée sur elle-même en zigzag, les différents zigzags étant séparés les uns des autres par des feuilles de mica. L’une des faces de l’en-Lg. 7. — Induit d’un moteur Kriéger. semble ainsi formé est dressée et
- est en contact avec; un balai de cuivre fixé à un bras mobile: le déplacement de ce balai permet de mettre en circuit une portion plus ou moins grande de la résistance. En shuntant progressivement le circuit inducteur démagnétisant, on élève la tension aux bornes de la géné- ^
- ratrice, et, par suite, la vitesse de rotation des moteurs. Si l’on veut obtenir de très grandes vitesses, on peut encore affaiblir le flux dos moteurs en coupant, au moyen d’un petit interrupteur, leur circuit inducteur shunt.
- A côté du combinateur, enfermé, ainsi que le shunt de l'inducteur série, dans un carter en aluminium visible sur la figure 5, est disposé un disjoncteur de pédale, qui coupe le circuit principal et assure le freinage électrique cri fermant les moteurs sur une résistance.
- Le schéma des connexions est représenté par la figure 8: sur ce schéma, G désigne la génératrice, S l’enroulement inducteur à excitation séparée, s l’enroulement shunt et 1 l’enroulement série démagné- • lisant; SA est. le shunt branché sur ccL enroulement, AI et AT' sont les deux moteurs compounds. La batterie d’accumulateurs B, formée do 20 éléments BIot-d’Arsonval de 3 kilogrammes environ chacun, est Fig. 8. — Schéma de* reliée invariablement aux bornes de la génératrice par l’intcrmé- connexions,
- diaire d’une résistance R : elle est presque toujours en charge en marche normale. •
- Pour lancer le moteur thermique au moment, de la mise en route, on appuie du pied sur un poussoir qui ferme f:t batterie sur l’induit de la dynamo et sur Pindueleur série : la dynamo démarre alors on moteur dans le sens convenable et entraîne le moteur thermique qui sc met en marche.
- Systèmes divers. — Différents autres systèmes ont été employés
- proposés.
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- Certains omnibus de New-York, circulant sur la cinquième avenue, ont été équipés avec le système de la General Hlectric C°. Une génératrice coinpound alimente deux moteurs série à double réduction d’engrenages. Un combinateur permet de grouper les deux moteurs en série ou en parallèle et de réaliser le freinage électrique et la marche arrière. Toutes les variations de vitesse sonL obtenues par accélération ou ralentissement de la vitesse du moteur thermique, au moyen d’une pédale qui règle l’admission des gaz ot l’avance à l’allumage. En palier, on couple les moteurs en parallèle ; pour les côtes, on les groupe en série.
- Dans le système Stevens, la génératrice est munie d’un induit à double enroulement, avec deux collecteurs et deux circuits inducteurs. Le courant alimente deux moteurs qui peuvent être couplés en série ou en parallèle. Le groupement en série-parallèle des .deux enroulements induits et des deux circuits inducteurs de la.génératrice permet d'obtenir différentes valeurs de la différence de potentiel aux bornes de cette machine, et, par suite, différentes vitesses de rotation des moteurs.
- Dans le système de ])ion~Bouton, une génératrice compound alimente un moteur unique attaquant un essieu différentiel arrière. L’induit de ce moteur porte deux enroulements distincts, aboutissant à deux collecteurs. Le réglage de la vitesse est obtenu par des groupements série-parallèle de ces deux enroulements -et.des.circuits inducteurs du moteur.
- 'Dans le système Perret, l’inventeur propose d’employer comme générateur un alternateur polyphasé à fréquence variable (alternateur à collecteur), et d’alimenter, au moyeTi.de cet alternateur, deux moteurs asynchrones à induit en court-circuit entraînant les roues. Ces moteurs offriraient le précieux avantage d’être des machines très robustes et à peu près indéréglables, grâce à la suppression des collecteurs. Le réglage de la vitesse serait obtenu d’une façon très graduée par variation prog-ressivc de la fréquence, des courants polyphasés entre zéro et une valeur limite.
- Pour l’établissement d’un alternateur polyphasé à fréquence variable, M. PerreI. fait les remarques suivantes: On conçoit qu’une machine polyphasée série à collecteur puisse fonctionner en alterna Leur depuis la fréquence nulle (courant continu) jusqu’à une fréquence quelconque supérieure ou non à la fréquence du synchronisme. Le régime de fonctionnement sera tel que la résultante des courants agissant dans la machine soit égale au courant d’excitation correspondant à ce régime. Or cette résultante dépend' à la fois de l’angle de calage des balais ot du rapport de transformation entre le stator et le rotor. En faisant varier judicieusement ces deux facteurs, on modifiera le régime de fonctionnement, et, par suite, la fréquence. L’alternateur série présentant quelques inconvénients, entre autres le dôsar-morçage à circuit ouvert, on pourra employer de préférence un alternateur compound, muni d’un enroulement série et d’un enroulement dérivé assurant l’excitation à vide. Le schéma d’un tel alternateur biphasé est indiqué par la figure 9. Sur ce schéma, a et b désignent les enroulements auxiliaires dérivés sur le rotor et une partie variable de l’enrouleinenL du. stator, et calés à qo° de celui-ci. Les variations de fréquence sont obtenues par le déplacement des connexions c et '/sur les enroulements
- correspondants; le eompoundage s’obtient de plus par^un décalage des balais. Les c leraents a et 6, supposés sur le stator, peuvent être aussi remplacés par une self-i bon extérieure. Pour faciliter l’amorçage de telles machines, il y aura lieu de pr
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. L. — N® 8.
- certaines précautions: par exemple on pourra interposer dans les noyaux du stator et du rotor un certain nombre de tôles présentant de l’aimantation rémanente.
- Comme on le voit par ce rapide aperçu, le système de M. Perret, el l'alternateur auto-excitateur que propose cet ingénieur, présentent un très réel intérêt au point de vue électrique. IL est incontestable qu'au point de vue pratique, un tel système serait susceptible de rendre de grands services, tant par sa robustesse que parla perfection de son réglage.
- 111. VoiTUBKS A CHANGEMENT DE VITESSE ÉLECTRIQUE.
- L’emploi d’un changement de vitesse mécanique, composé d’un certain nouibre d’engre-nages calés sur l’arbre du moteur et sur l’arbre de transmission et d’engrenages intermédiaires mobiles qui établissent entre les précédents les jonctions nécessaires, présente des inconvénients sérieux dans certains cas, et particulièrement pour la propulsion des véhicules d’un poids élevé. Aussi a-t-on essayé de remplacer cet organe par un dispositif électrique équivalent, dans lequel sont effectuées les transformations de vitesse convenable'.
- Système Germain. — Dans ce S3rstème, l’induit d’une machine dynamo électrique à courant continu est calé sur l’arbre de transmission, tandis que l’inducteur de cette machine est cia-veté sur l’arbre moteur. La dynamo est excitée en série. Pour démarrer, on ferme l’inducteur et l’induit sur une résistance de valeur décroissante. A la grande vitesse, celte résistance est eu coiirL-circuit, et la machine électrique fonctionne comme un embrayage élcctroma-
- Système Jeantaud.
- i dispositifs, breveté par M. Jeantaud, a été décrit il y a quelques années, il comprend essentiellement deux dynamos série concentriques l’une à l'autre. L’induit À do la dynamo intérieure est calé sur l’arbre de transmission ; l’arbre moteur porte l’inducteurB do cette machine, qu’enveloppe l’induit C de la machine extérieure (fig. îo): enfin les inducteurs P de cette machine sont fixes. Les balais de la machine extérieure sont fixes; les balais de la machine intérieure tournent avec la carcasse calée sur l'arbre moteur. L’induit C et l'inducteur B portes par celte carcasse sont reliés à trois bagues de contact isolées sur lesquelles frottent des balais.
- Les couplages électriques que l’on effectue entre ces deux machines sont les suivants : à
- l’arrêt, les machines sont gr sont indépendants. En prem
- plus lentement que l’ensemble B et C. Ensuite, on foi dynamo AB, qui agit comme un embrayage magnétiq la même vitesse. Enfin, on groupe en série les deux induits, l'inducteur D étanL d’abord shunté, puis non shunté ; l’arbre de transmission tourne alors deux fois plus vile que l'arbre moteur.
- :es ©^opposition : l’arbre moteur cl l’arbre de transmission vitesse, on shunté l’inducteur ü; l’induit A tourne alors en court-circuit sur elle-même la les deux arbres tournent alors à
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Ce dispositif, intéressant au point de vue électrique, n’a pas fait l'objet d’applications pratiques. Parmi les inconvénients qu’il possède, on peut signaler la présence de balais tournants, dont l’emploi doit généralement ctre évité.
- Système Gasnier. — M. Gasnier, au lion de disposer concentriquement deux machines électriques, les a placées dans le prolongement l’une de l’autre, et leur a adjoint un dispositif mécanique qui rend l’ensemble particulièrement intéressant et mérite d’être décrit avec quelque détail.
- L’arbre moteur M (fig, n) tournant à une vitesse constante, porte une couronne dentée à denture intérieure R. Un manchon cremx, tournant librement sur l’arbre M, porto une autre couronne dentée J à denture extérieure. Los deux couronnes, R et J, sont reliées entre elles par des pignons satellites S dont les axes a sont fixés dans une carcasse qui fait corps avec l’arbre de transmission Z. Pour fixer les idées, on supposera que les diamètres de la couronne R, de la couronne J et des satellites S sont dans le rapport 4/a/i.
- L'arbre moteur M porte l’induit d'une dynamo Dt ; sur le manchou creuxKost clavelé l’induit d’une dynamo Ds : ces doux machines sont reliées électriquement entre elles. Si l’on suppose le circuit de la machine I)2 ouvert, la couronne dentée J tourne en sens inverse de l’arbre M à une vitesse double de celle de cet arbre. Si., au contraire, l’induit de la machine D2 est fermé en court-circuit sur lui-même, le manchon K est immobilisé,- et la carcasse P, qui porte les arbres des saLellil.es, tourne avec lui, en entraînant l’arbre de transmission Z. Si enfin le courant débité par l’induit de la machine D2 a une valeur quelconque, comprise entre 7.éro et une
- valeur maxima, le manchon K et la couronne J auront une certaine vitesse de rotation w2, comprise entre le double de la vitesse de rotation de l’arbre moteur et zéro, et l’arbre de transmission Z aura une vitesse de rotation comprise entre zéro et une valeur maxima.
- Le courant de la dynamo D2 est utilisé dans la dynamo Di qui contribue à fournir un couple moteur sur l’arbre M de sorte que, au rendement près des deux machines, il n’y a pas d’énergie perdue. Les deux inducteurs sont excités en série. Soit ojj la vitesse de rotation de l’arbre moteur et de la machine Dj ; o>2 la vitesse de rotation de la machine D2 montée sur le manchon K, et Q la vitesse, de rotation de l’arbre de transmission Z. On peut montrer facilement que la vitesse de rotation D est donnée par la formule :
- la vitesse w2 étant positive ou négative par rapport à la vitesse w,.
- Si l’on décale les balais de la machine Dj entre o et 180 degrés électriques, la différence de potenLiel aux bornes va en diminuant, s’annule puis croît négativement jusqu’à une va-
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- leur maxinia. Celte différence de potentiel agit comme force conlre-électromotrice dans le circuit de la machine D2. Pour un couple résistant de valeur constante sur l’arbre Z, le couple sur la couronne J et sur le manchon K aura une valeur constante déterminée, et par suite le courant I dans la dynamo D2 devra avoir une valeur constante déterminée. L’intensité de ce courant est donnée par la formule :
- R
- en appelant E2 la force électromotrice de la machine D2, E* la force contre-électromotrice de la machine L), et R la résistance du circuit total. On aura donc
- E-î— Ei — RJ,
- c’est-à-dire que, pour un couple résistant de valeur constante, la différence entre les forces électromotrices des deux machines aura une valeur constante. L’une de ces forces électromotrices (Eo) dépend de la vitesse de rotation de la dynamo D2 ; l’autre (E,) dépend du calage des balais de la dynamo On voit donc immédiatement que, plus on décalera les balais de cette machine, plus la valeur de Ej diminuera et, puisque la différence (E2 — EQ doit être constante, moins la dynamo 1)2 et la couronne J devront tourner vite ; or on a vu que plus est faible la vitesse de rotation du manchon K et de la couronne J, et plus est grande la vitesse de rotation de l’arbre de transmission Z. On comprend donc comment le simple décalage des balais de la dynamo Dj permet, pour un couple résistant donné, de faire varier dans de larges limites la vitesse de rotation de l’arbre de transmission Z.
- Quand les balais de la machine Dt sont décalés de 90 degrés éleelriques, la tension Etest nulle. Si l’on continue à décaler les balais, celte tension E1 change de sens, puis va en croissant. A un moment donné, elle suffît seule pour faire circuler le courant d’intensité I dans le circuit de résistance R. La machine TX s’arrête alors, et la vitesse de l'arbre de transmission Z est égale aux deux tiers de la vitesse de rotation de l’arbre moteur. Si l’on décale encore les balais, la machine Dj devient génératrice et la machine D2réceptrice ; le sens de rotation de la machine Da est inverse, et, avec lui, le sens de roLation du manchon K et de la couronne J. Celle-ci tourne donc dans le même sens que la couronne R. Quand la vitesse de rotation de la machine D2 est égale à la vitesse de rotation de l’arbre moteur, l’arbre Z tourne à cette même vitesse. Pour un décalage de 1800 électriques des balais de la machine 1),, la vitesse de rotation obtenue sur l’arbre Z est supérieure à la vitesse do rotation de l’arbre M. Si l’on veut augmenter encore la vitesse de l’arbre Z, il suffira de décaler, à leur tour, les balais do la machine ü2 qui sera obligée de tourner plus vite pour produire la môme force élcctromotricc.
- La marche arrière est obtenue également par décalage des balais. La seule manœuvre à effectuer se résume donc en somme, au déplacement d’un mécanisme quelconque produisant le déplacement des balais. Les machines Dj et D2 ont été étudiées spécialement en vue de présenter une bonne commutation dans toutes les positions des balais: leurs collecteurs portent un assez grand nombre de lames.
- Système Carolan. — Ce système est analogue au précédent. Le moteur thermique entraîne un différentiel, son arbre étant relié à la carcasse qui porte les pignons satellites de celui-ci. L’arbre du pignon principal antérieur du différentiel porte l’induit d’une dynamo série, l’arbre, ilu pignon postérieur du différentiel (arbre de transmission) porte un moteur élct-
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- trique. Un eombinateur, intercalé dans le circuit qui relie les deux machines électriques, permet d’obLenir les différentes vitesses. En affaiblissant le flux de la deuxième machine, ou peut obtenir des vitesses supérieures à la vitesse de rotation de l’arbre moteur.
- Système Weiss. — Ce système repose encore sur le principe que la vitesse de rotation relative entre l’induit et l’inducteur d’uno machine à courant continu ne dépend que de la force éleclromotrice de l’induit, pour une intensité de courant constante et un champ cons-taut : la vitesse relative, ainsi que le couple transmis, peuvent donc être modifiés simplement par variation d’une force eontrc-électromotriee introduite dans le circuit. Celle force eontrc-électromotricc est produite par une dynamo génératrice calée sur l’arbre du moteur.
- L'arbre moteur entraine, directement ou par engrenages, les inducteurs de deux machines électriques dont les induits sont indépendants l’un de l’autre (fig. 12). Ce dispositif a
- Dut d éviter l emploi
- les roues motrices. Les deux dynamos moli excitation série sont reliées éleolriqu» comme l’indique la figure, à la machine g trioe calée sur l’arbre du moteur thermique
- peut aussi employer p excitation séparée. Les
- telles qi
- soient opposées,
- soit supériei
- églor ;ia
- machine génératrice, en la diminuant progressivement pour augmenter la vitesse. En grande vitesse, la machine génératrice est hors circuit et les machines motrices sont en court-circuit. Sur le schéma de la figure 12, on a supposé que les variations de tension de la machine génératrice sont obtenues par une variation des ampère-tours inducteurs.
- Système Ilart-Durtnall. — Ce système repose sur l’utilisation de courants polyphasés, qui offrent l’avantage de permettre l’emploi d’un moteur d’induclion robuste sans collecteur ni bagues. Le moteur thermique entraîne un alternateur polyphasé muni d’une petite excitatrice série : l’arbre de transmission à cardans porte un moteur asynchrone dont l'enroulement statorique est établi de façon à permettre une modification du nombre de pôles: entre les deux machines est interposé un embrayage électromagnétique, qui permet l’entraînement direct en grande vitesse, les machines électriques ne jouanl plus aucun rôle, sauf l’excitatrice série qui fournit le courant nécessaire pour l'aimantation de l’embrayage électromagnétique.
- Le réglage de la vitesse est obtenu au moyen de deux appareils: l’un d’eux modifie les connexions du stator du moteur asynchrone, de façon à faire varier du simple au double le «ombre depôles et, par suite, la vitesse de rotation : l’autre commande le rhéostat de champ de l'excitatrice, de façon à faire varier la tension des courants polyphasés produits par l’alternateur, et. avec elle, le couple du moteur asynchrone. La dernière touche sur laquelle
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- i'rotte le bras mobile du rhéostat ferme le circuit de l’excitatrice sur l’embrayage électromagnétique : le circuit des deux machines polyphasées est alors rompxi et l'entraînement de l’arbre de transmission se fait directement.
- R. de Valbretjze.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur l’effet Zeeman dans de faibles champs magnétiques. — E. Gehrcke et O. v. Baeycr. —
- Denlsr.hr Physikalisehe Geselhchc.jt.
- puyés sur la formule de Lorentz, d’ob Ton lire — =: . 3Xa unités électromagnétiques, (r)
- Les travaux de Voigt et de Lorentz sur la théorie de l’effet Zeeman ont donné un intérêt particulier à l’observation de cet effet dans de faibles champs magnétiques. Les auteurs ont entrepris des études sur ce sujet, et se sont servis pour cela du spectroscope à plaques de Lummer et Gehrcke. L’une des plaques avait été établie par A. Hilger. Des dimensions de la plaque employée (longueur 3o centimètres, épaisseur i centimètre, largeur !\ ceutimètres) on déduit pour X la valeur o,5 p. ; le pouvoir de décomposition avait pour valeur 660000 en chiffres ronds, tandis que dans les plus grandes grilles employées jusqu’à ce jour, il n’avait pour valeur que 33oooo. Cette plaque était croisée avec une plaque de Ilàcke. La méthode d’interférence employée, qui présente de grands avantages, offre l’inconvénient d’affaiblir l’intensité lumineuse des phénomènes, ce qui exige de longues durées d’observation pour les épreuves photogra-
- Le dispositif employé pour la détermination de l’effet Zeeman était, le suivant. La lumière d’un petit tube de Geissler rempli de mercure et place dans un champ magnétique traversait un nicol ; les rayons étaient perpendiculaires aux lignes de force. Le champ de vision dans la lunette d’observation pouvait être divisé en deux parties par un écran. Sur l’une de ces parties, on photographiait le phénomène dans un champ magnétique avec de la lumière polarisée perpendiculairement aux lignes de force ; dans l’autre, avec de la lumière parallèle aux lignes de force.
- Pour le calcul de s/p., les auteurs se sont ap-
- Dans cette formule, H désigne l’intensité de champ, X la longueur d’ondes, SXt et $Xa les différences des longueurs d’ondes de la composante extérieure vis-à-vis de la composante moyenne du triplet.
- Cette formule se distingue de l’ancienne formule donnée par Zeeman en ce que, au lieu de
- \/»„ .'SX
- En établissant l’équation du mouvement de l'électron, on a tenu compte du champ dû aux autres électrons. En outre, on a supposé qu’il y a un électron sur chaque molécule. D’après ces hypothèses, on trouve une dissymétrie de l’effet Zeeman, signalée en premier lieu par Voigt. La dissymétrie (3X2— SXj) dépend du nombre N des molécules, mais ne dépend pas de II.
- De la théorie de Voigt, il résulte en outre que, dans un champ de faible intensité, l’intensité de la composante du côté des grandes longueurs d’ondes est plus grande que celle des autres composantes, tandis que, quand les champs croissent en intensité, les intensités des deux composantes s’égalisent peu à peu.
- On peut, d’après la théorie de Lorentz, calculer aussi X= : on a la formule :
- Nt
- H unités électromagnétiqu
- 2>'CV/5X; • oX2
- ,0)
- Les mesures faites par les auteurs ont donné les résultats suivants pour la valeur de e/p., i° Ligne verte du mercure 546 p,p,. — La ra.e principale est si large qu’elle ne se prête pas
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- bien a la mesure. Certaines lignes supplémentaires nettes, favorablement placées, se prêtent bien à la mesure ; ce sont les suivantes :
- Raie I déplacée par rapport à la raie
- principale de...................
- Raie 2 déplacée par rapport à la raie
- principale de...................
- Raie 3 déplacée par rapport à la raie
- Les valeurs trouvées pour =[\j<
- — ; - (GauSS).
- ! 2, «3 2,61 535
- ».9" » 3,89 993
- 3,i3 1 i58
- 2" Raie verte llg 491 — Cette raie ne pré-
- sente pas de
- | 1ME7SITE DE CHAMP
- > 3 1 11 60
- Pour la valeur de s/r/, sur les rayons cathodiques, S. Simon a trouvé la valeur i,865.io7. L) après l’effet Zeeman dans des champs magnétiques intenses, on a trouvé généralement des valeurs plus grandes conformément aux résultats obtenus par les autres. On voit que les valeurs trouvées pour s/;j. varient beaucoup pour les différentes raies.
- Les auteurs n’ont pas pu reconnaître une dissymétrie du phénomène de Zeeman tel que la prévoit la théorie. Les faibles dissymétries observées étaient en partie du côté des ondes les plus courtes, et en partie du cote des ondes les plus longues, c’est-à-dire à l’opposé de ce qu’indique la théorie.
- Dans les champs de i ooo gnuss et au delà, toutes les raies mesurées, sauf X /191, étaient anormales en tant que la composante moyenne du triplet était, étalée ou nettement doublée. Le fait que la raie X 491 se comporte normalement a été signalé déjà par Runge et Pasclien pour un champ de 20 000 ganss. Les très fortes anomalies constituées par Runge et Paschen pour d'autres raies 11e se produisent pas dans les faibles champs étudiés par les auteurs.
- 13. L.
- Mesui’es du phénomène de Zeeman sur les raies bleues du zinc. P. Weiss et A. Cotton.
- H° Raie bleue du mercure 436 ;j^.. — Cette raie présente un grand nombre de raies supplémentaires dont deux étaient commodes pour les mesures dont il s’agît :
- Raie 1 déplacée par rapport à la raie fondamentale de -f- 1,2.10 jip..
- Raie 2 déplacée par rapport à la raie fondamentale de —' ;jy-
- Les résultats sont indiqués par le tabeau sui-
- Dans leurs beaux travaux sur les relations de l’effet Zeeman avec les séries, Runge et Paschen n’ont pas fait eux-mêmes de mesures en valeur absolue des champs magnétiques employés. Ils ont utilisé d’abord, pour les évaluer, les résnltnts peu concordants donnés par différents ' physiciens. Ultérieurement, ils ont adopté, comme étant le plus probable, un résultat trouvé depuis par Fiirber.
- Les auteurs ont étudié à ce point de vue les trois raies bleues du zinc (4810,71; 4722,26; 468o,33) et, avec une attention toute particulière, la première de ces raies, pour laquelle Reese et ensuite Kent avaient trouvé que l’effet Zeeman ne variait pas proportionnellement au
- Leurs mesures très concordantes permettent d’énoncer les résultats suivants ;
- r° L’écart entre deux composantes magnétiques varie proportionnellement à l’intensité du
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- champ. Les écarts marques que Reese et Kent avaient trouvés tous deux s'expliquent en tenant compte des intensités relatives des composantes que ces physiciens n’avaient pas complètement séparés ;
- a0 Les résultats des auteurs sont en parfait accord avec les relations simples que Rungo et Paschen ont découvertes entre les écarts des diverses composantes ;
- 3n En appelant Sa l'écart entre les deux composantes latérales du triplet, on a, en utilisant les relations de Runge et Paschen, autant de dé-
- terminations de la quantité —2 de couples de composantes. 1 vent pour cette constante (X éta timètres) la valeur i,88xio~
- relative certainement inférieure h Cetle
- constante unique caractérise les trois séries secondaires dont les raies forment des triplets
- La valeur obtenue est supérieure de 3,5 °/0 à celle (i,8i) de la thèse de Farber (Tübingen, 1902). Celui-ci repérait ses champs (qui d’ail-leurs n’ont guère dépassé 20000 gauss) en se servant d’une spirale de bismuth. D'apres les nombres qu'il donne lui-même, une incertitude de moins de 2° sur la température de la spirale suffirait pour expliquer le désaccord.
- En adoptant la théorie pour laquelle Lorcntz explique le triplet pur qui donne ou
- -C- = 3,54 x ïo7.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Alternateur triphasé pour accouplement diiect avec une tuibine à vapeur (fin) ('). — a. Kolben.— Elektrotechnik anti Maschinenban. 6 janvier 11)07.
- Variation de tension entre ta pleine charge et la marche à vide.
- Pour déterminer la variation de tension, il est nécessaire de connaître la f. c. m. Ep induite dans l’induit en charge: pour cela on peut se
- servir du diagramme précédent, ün peut supposer approximativement la projection O G de OC sur le vecteur de la différence de potentiel P égal à la f. c. m. OD = Ey,. On a alors approximativement
- OG = OD =T Rp = P -f- Jr(( cos o + E„- sin et l’on peut calculer E,, pour différents déphasages. A pleine charge et pour cos 3 _ . 0,8, on a approximativement :
- Ep = 45o + (iai6/y3) o,oo34.0,8 4- 28,06
- = 469 volts.
- A pleine charge et pour eos3 = 1, on a :
- Ep — 45o -G(i246/\/3) o,oo34 — 452,5 volts
- 1" Variation de tension à pleine charge pour cos a = 0,8. — Pour pouvoir déterminer sur le diagramme la tension OE = Ep-f-Es2 produite lorsque la machine est déchargée, il faut déterminer la f. é. m. induite par le flux transversal «Î>rS considéré comme engendré par le courant watté de l’induit; il faut aussi connaître l’angle 0, ou le décalage intérieur ü = «p -f- 0 entre la f. é. m. induite et le courant induit. Pour pouvoir déduire de la caractéristique avide la valeur de EsS, il faut calculer les ampère-tours transversaux de l’induit AW(.
- ÀW,y ~Kq . fvll m . S . tv . cos à.
- Pour trouver la valeur du facteur
- k’=0'94 [“+isiH’
- on décompose en ses harmoniques la courbe du flux transversal, et l’on emploie seulement l’onde fondamentale de celle-ci.
- Pour la valeur admise du pas polaire %~bjx = o,65, et pour un rapport g/é=i/a5 environ, on a approximativement
- /b = r, x58 j K, = o,2;
- Avec ocs valeurs, on obtient alors approximativement :
- AW; = K,./Wi.w.J.«-.cos?
- — 0,2.0,957.3(ï246/\/3) 10.0,8, AW' = 33oo ampère-tours totaux,
- AWy = 82ô ampère-tours par pôle.
- Le courant magnétisant qui correspond à ce nombre d’ampère-tours a approximativement la valeur suivante :
- <;=825/70=,.
- Q Eclairage Electrique, t. L, 16 février 1907, p. «09.
- .,8 ampères.
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- 279
- Si l’on cherche sur la caractéristique à vide la f. é. m. correspondant à cette valeur du courant d’excitation, on trouve approximativement Ei3 = 41 volts.
- Si, pour une valeur faible de 6, on introduit dans le diagramme le sinus au lieu de l’angle, on trouve approximativement :
- q — Esa -f- E8l cos y — J r„ sin y
- TU Ep
- ___t8o f\i -h 28.0,8 — 2,0.0,6
- 469
- 0 = 7°d{)'
- ^ = 37°5o'+7"3o'z=a"2o'.
- Pour pouvoir déterminer sur la caractéristique à vide la f. é. m. induite E,2 engendrée par le flux démagnétisant <I>s2 que l’on peut considérer comme produit par la composante déwattée du courant induit, on calcule comme précédemment les ampère-tours démagnétisants totaux Aw:=*0/;, .m. J . IV Bill q.
- = 0,75.0,957.3(ia/iii(\f$) io sin /i4°ao' AWé = 10800 au total AW, = 2700 par pôle
- ie — 2700/70 = 38,5 ampères.
- Si l’on cherche sur la caractéristique à vide la valeur de la tension correspondant à ce courant d’excitation, on trouve:
- Es.2 = 48 volts.
- L’élévation de tension provenant de la décharge pour cos p = 0,8 est donnée par le diagramme ; elle a pour valeur :
- .= ioo3r°™*V + ütl sin^+E;i3
- P
- „ . 2 ^8 .0,6 + 4S__
- -IO°“-------Wu---------~
- 2° Variation do. tension à pleine charge pour cos<p=i. — On trouve, en suivant la même marche que précédemment, les valeurs suivan-
- A.W3 = .fvi. m . J . fv . cos tp = 0,2.0,907.3 (i246/\/3) io.i = 4l5o au total AW„ = io4o par pôle
- iq = 1040/70 = iô amp.
- E„ = 54 volt
- 4 = 0 = —- ï|±f- = 10,
- A4Vi=40^,,mJ(v sin 4 = 0,76.0,957.3
- (1246/^/3)10.0,18=2800
- AWt = 700 par pôle
- h— 700/70=10 amp.
- Esî= io volt
- L’élévation de tension pour cos 0=1 est donc: Jra cos ç —)— „ 2,5 —f— 15 1„ /
- e=ioo p — IOO"~45Ô 11
- Facteurs particuliers.
- L’auteur indique ensuite les facteurs particuliers relatifs à l’alternateur triphasé à grande vitesse de rotation.
- Constante de la machine. — Celte constante a pour valeur :
- D Hn _
- K VA ~
- de l’induit. — Sa valeur est :
- ____2m] w_____2.3.1245- 10
- \/3 . w . 75
- = j84 amp.-conducteur. Pertes et rendement. — Les différentes pertes se répartissent de la façon suivante :
- Pertes par frottement des paliers et
- de l’air.....................io 000 watts.
- Perles dans le fer.............s3 600
- Pertes Joule dons l’induit. ... 6 000
- Pertes Joule dans l’inducteur. . . 5 600
- h 5 200 watts.
- Rendement : r = 970/1015,2 = 0,953.
- Êchauffement. — En marche continue à pleine charge et pour cos & = 0,8, les élévations de température au-dessus de l’ambiante ont les valeurs
- suivantes :
- Fer de l’induit.............. 53u
- Enroulement induit................ 5o'>
- Enroulement inducteur...........
- Poids. — Matériaux actifs
- Inducteur : Acier coulé......... 1 45o kgr.
- Cuivre.................. 34o
- Induit : • Tôles.............. 3 600
- Cuivre.................. 3a5
- J. R.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 8.
- Le moteur d’induction monophasé (Suite) (‘). — A. Still. — Eleetriaal World, a‘» décembre 1906.
- Relation entre le couple et le courant ratorique, modifiée par le champ de dispersion.
- Pour voir nettement comment bidispersion magnétique peut produire une forte diminution du couple, le courant augmentant fortement d’intensité dans le rotor, il suffit de tracer les courbes d’après la figure 6 en construisant le diagramme vectoriel pour différentes valeurs du courant roto-
- Ou a vu que le couple dépend du produit du courant du rotor par la valeur du champ transversal :
- Couple ^ C,, X Nr, (3)
- mais, comme X,. n’est pas représenté par un vecteur sur la figure 6, cette grandeur doit être exprimée d’une autre façon. Le flux transversal utile Nf qui doit son existence à la rotation des conducteurs dans le champ principal N„, est proportionnel au produit Eo,,xS, S désignant la vitesse de rotation. On a clone :
- N,.= E2„XS.
- Le flux transversal peut aussi être exprimé en fonction de la f. é. m. de rotation E2r et de la vitesse ; 011 a :
- K„-NPxS,
- et il suffit d’éliminer S entre ces deux équations pour obtenir la relation donnant le champ trans-
- \Î = E„,XE,V.
- En introduisant dans l’équation (3) la valeur ainsi, obtenue pour le champ transversal, on obtient la formule :
- Couple = C2 X y/Eîp . É2r.
- Pour tracer les courbes, on prend une valeur arbitraire de la résistance du rotor, valeur qui détermine la longueur du vecteur 0E2 sur le diagramme de la ligure 6.
- On voit facilement, au moyeu des courbes, comment le couple exercé parle rotor croît avec le courant jusqu’à un maximum, au delà duquel une augmentation ultérieure du courant amène une rapide décroissance du couple, par suite de la réduction importante du champ utile. Quand la charge extérieure est telle que le rotor exerce
- P) Eclairage Electrique, t. L, jG février p. 3/1S.
- son couple maximum, il est clair que toute augmentation de charge doit amener le calage du moteur. On suppose, bien entendu, que le flux primaire total (ou le vecteur de f. é. m. OE, figure (î) reste constant pour toutes les valeurs du courant rolorique.
- Relation entre le couple et la vitesse.
- 11 est très facile de tracer les courbes indiquant la relation entre le couple et la vitesse: il suffit pour cela de prendre des mesures sur le diagramme de la figure 6. La vitesse de rotation, exprimée en de la vitesse maxima ou vitesse de synchronisme, est calculée d’après la for-
- S = v'ÏÏX,
- obtenue dans la discussion du diagramme de la figure 5. On peut noter que, dans les conditions de marche, c’est-à-dire pour des vitesses voisines de la vitesse du synchronisme, h: couple est pratiquement proportionnel au glissement. En traçant les courbes de glissement pour différentes valeurs de la résistance du rotor, on voit netLement comment cette résistance détermine la valeur de la vitesse correspondant à un couple
- Courbes de rendement, de facteur de puissance, etc., déduites du diagramme vectoriel.
- En se reportant au diagramme complet de la figure 7, qui tient compte des pertes les plus importantes dans la machine et qui peut être considéré comme suUisamineul exact pour la plupart des applications, on peut tracer les courbes de rendement, de vitesse et de fadeur de puissance en fonction de la puissance du mo-
- L'autcur en donne un exemple en prenant pour base les valeurs suivantes, le rapport do transformation du primaire au secondaire étant
- supposé égal à 1/1 :
- Paissance à pleine charge. ... 26 chevaux.
- On peut calculer, d’après ces chiffres, le courant, de pleine charge, et l'on volt que sa valeur est voisine de 120 ampères. Avide, l’intensité de courant doit, être égale au tiers environ de c» chiffre. On peut donc écrire:
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Courant primaire à vide :
- (OCm, fig. 7) — 4o ampères.
- Ce'n’est pas un courant purement magnétisant ou dewatte : il doit, posséder une composante en phase îivec la composante principale du courant primaire, pour compenser les pertes par Uvstérésis, courants de Foucault, ventilation et frottements : sa valeur peut être égale au quart environ du courant total à vide, et l’on peut écrire :
- Composante wallée du courant primaire à
- (C„Cm> fig. 7)= 12 ampères.
- 11 reste trois conditions à déterminer avant de pouvoir tracer le diagramme : ce sont les effets de la résistance ohmique dans le primaire et le secondaire, et la dispersion magnétique. Ces chutes de tension peuvent toutes être exprimées en fonction des vecteurs de courant, et l’on suppose que l’on a les valeurs suivantes :
- Tension de dispersion........(OE3)=:o,5üC.i,.
- Chute «le tension ohmiqu; dans le rotor. (OE.>) —o, 1/1 C2.
- — dans le stator. (E}E) = o,io5C.
- Connaissant ces différentes valeurs, on peut tracer le diagramme de la figure 7 pour différentes valeurs du courant du rotov C2. La puissance utile transmise par le rotor à l’arbre de la machine est représentée par l’air du rectangle hachuré E2IIGE2„, la longueur OC représentant le courant primaire. Les trois autres quantités sont les suivantes :
- Vitesse, exprimée en prenant le synchronisme
- ' vXX
- Rendement : rapport des surfaces d.e deux parallélogrammes hachurés, ou
- Ejj,. X C2 : K X C cos (b
- Facteur de puissance: cos f).
- Diagrammes du cercle.
- Rien que les diagrammes des figures 6 et 7 soient très utiles en pratique, on no les emploie guère que pour étudier théoriquement le fonctionnement du moteur d’induction monophasé. Ces diagrammes sont tracés pour une valeur donnée du courant secondaire (OC2), d’où l’on déduit les grandeurs et les phases des autres
- vecteurs.
- Au lieu d’opérer de cette façon, il'v a avantage à partir de la différence de potentiel primaire connue et de construire un diagramme représentant les relations de phase entre les différents courants et la différence de potentiel agissante pour une valeur quelconque du courant primaire. Le diagramme du cercle répond à celle façon de procéder; et la figure 8 montre comment on peut le déduire de la figure 6.
- —k—
- En premier lieu, il faut noter que les différents vecteurs de tension OE, OK^et OE3, et les trois vecteurs de courant OCi, OCm et CCm (ce dernier étant égal en grandeur et eu phase au courant du rotor OC2) sont tracés exactement comme sur la figure 6, et représentent les mêmes grandeurs alternatives.
- Sur OE comme diamètre, on décrit le demi-cercle EX O : on prolonge E.,O jusqu’en X et l’on joint NE. Les deux vecteurs en pointillé OX et NE représentent respectivement les deux composantes de tension OEs et OE2p; l’angle ENO, étant inscrit dans un demi-cercle, est toujours droit, même si le point N se déplace sur la circonférence. Il en résulte que ON et NE représentent toujours, en grandeur et en position, la composante utile et la composante de dispersion de la force coutrc-élcctromotrice totale, si l’on suppose le vecteur OE immobile, tandis que le point N se déplace sur le demi-cercle.
- On trace OM perpendiculaire à OE ; ce vecteur coupe la ligne CmC en un point P, Sur OP comme diamètre, on décrit le demi-cercle OCmP (qui passe par le point Cm puisque OC,„P est un
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- T. L, — N° 8.
- angle droit). D’un centre pris sur la ligne OM, et avec un rayon convenable, on décrit le demi-cercle PGM passant par le point G, et l’on joint CM. Ou obtient de cette façon trois triangles rectangles semblables ENO, OCmP cl MCP : on a entre les cotés la relation :
- EN _ OCm _ MP NO _ Cn,P “ CP '
- Si le point C se déplace sur le demi-cercle PCM, les points Cm et X se déplacent de môme sur le demi-cercle OCmP et ENO, mais la proportion entre les côtés reste toujours invariable, les triangles rectangles restant semblables.
- Revenant à la figure 6, on voit que deux relations importantes doivent toujours être maintenues : en premier lieu, la composante de dispersion E3 doit être proportionnelle au courant rotorique C2 et, en second lieu, s’il n’y a pas de saturation appréciable du fer des noyaux, la f. c. m. secondaire induite (E2j0) doit être proportionnelle à la valeur du courant magnétisant OCm qui produit le flux magnétique dans le rotor, il en résulte que la proportionnalité entre OCm et OE2p, et entre 0C2 et OEa doit exister dans la figure 8 comme dans la figure 6. Mais, dans la figure 8, ces conditions reviennent à la proportionnalité de OCm et EN, et de CmC et NO. La première de ccs conditions est satisfaite puisque les deux triangles OCmP et ENO sont semblables : en ce qui concerne la longueur CmC, celle-ci sc compose de CmPetdePC, et ces deux composantes varient chacune proportionnellement à la longueur NO. II en résulte que CmC est proportionnel à NO, cc qui prouve que, même si les points C, COT et N se déplacent sur leurs demi-cercles, le diagramme de la figure 8 représente toujours correctement les différents vecteurs de courant et de f. é. m.
- Pour utiliser un tel diagramme, il suffit de considérer le vecteur OE qui représente en grandeur et en direction la différence de potentiel agissante : si l’on joint au point O un point quelconque, tel que C situé sur la circonférence PCM, on obtient OC qui donne la grandeur du courant primaire et le facteur de puissance comme cosinus de l’angle COE. En traçant CCm et en joignant CmO, on obtient OC,„ comme composante, magnétisante du courant primaire, et C„,C comme composante wattéc: ces vecteurs sont représentés correctement non seulement en longueur, mais
- encore en phase relativement a la différence de potentiel primaire OE et au courant primaire total OC. Levecleur CCm représente le courant secondaire ou rotorique eu supposant un rapport de transformation égal à i/i.
- Sur la figure q, on a tracé à nouveau le diagramme du cercle eu plaçant verticalement le vecteur de tension OE. OM est alors horizontal ; les demi-cercles MCP et PCuO peuvent être considérés comme une exacte répétition des cercles correspondants de la figure 8, la seule différence étant que le point Cm de la figure 8 est marquée C. sir la figure <j.
- Dans le diagramme de la figure 8, déduit du diagramme de la figure 6, les pertes dans le fer et dans la résistance primaire ont été négligées : si l’on suppose les pertes par hystérésis et par courants de Foucault constantes dans les conditions normales de fonctionnement, il est nécessaire d’ajouter seulement une longueur constante (C0Cm, figure 7) au vecteur du courant rotorique pour faire subir cette correction au diagramme du cercle. C’est ce que l’on a fait sur la figure 9, on portant un certain nombre de lignes issues de P, et en traçant la courbe CMCiC3 qui remplit la condition que toute corde, telle que PC2, soit plus grande que PB d’une quantité CC2 ou PCOT, pour correspondre à la composante watté* du courant magnétisant (C0Cm> figure 7). Ccte courbe CmC]C2 correspond exactement à Pareil cercle décrit d’un centre, tel que II, situé'tin
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- peu au-dessus de la droite horizontale OM. La nouvelle courbe est utilisée au lieu du demi-cercle PGM et, pour un vecteur de courant primaire quelconque tel que GO.., le courant magnétisant déwatté est OC,,, tandis que la composante wattée est G^C., : le courant du rotor est GC0, et le facteur de puissance est cos C201î.
- Si l’on désire tenir compte des elfets de la résistance primaire, l’extrcmité du vecteur de courant primaire, au lieu d’être située sur la courbe CmC1C2, sera située sur une nouvelle courbe, telle que celle indiquée en pointillé, et on trouve que cette courbe est très voisine d’un arc de cercle de rayon plus grand que IïC2, décrit sur un nouveau centre K. En supposant que la résistance du stator est assez faible pour être négligée, on trace la tangente OA à la courbe CmC2 ; le point de contact est en G,. lien résulte que l’angle EOÀ est le plus petit possible entre la dilî’érence de potentiel première et les vecteurs du courant. La valeur de cos 0 est donc la plus grande valeur possible pour le facteur de
- Il est intéressant d’examiner la relation entre les dimensions des cercles OC„P et PGM (ou CmCjCs si l’on tient compte des pertes dans le fer)-qui détermine la valeur du facteur de puissance maximum possible. Pour que cette valeur soit élevée, il est non seulement nécessaire d’employer un faible entrefer afin de réduire l’intensité du courant magnétisant, mais aussi les dimensions et la forme des encoches, la disposition des conducteurs, etc., jouent un rôle important, car la valeur de la dispersion en dépend, pour une intensité donnée du courant secondaire.
- Si l’on trace, sur la figure 9, deux perpendiculaires à OE telles que C,S et GSR à partir des extrémités du vecteur du courant primaire, la puissance du moteur est représentée, à une certaine échelle, par les distances OS, OR, etc. Ainsi la puissance correspondante à la condition du maximum de facteur de puissance est OS, tandis que la puissance absorbée est OR, la ligne C*R étant la tangente horizontale à la courbe
- C.CÆ.
- En ce qui concerne le facteur de puissance, on peut, au lieu de le calculer d’après la valeur mesurée de l’angle entre les vecteurs de f. é. m. et de courant, décrire un cercle du centre O avec on rayon convenable OA pris pour unité. Pour
- toute valeur du courant primaire, la longueur obtenue eu projetant le point d’intersection sur OE donne une mesure directe du facteur de puissance. Ainsi, pour les deux conditions spéciales du facteur de puissance maximum et de la puissance maxima, les facteurs de puissance ont pour valeurs OB et OF respectivement, correspondant à 0,7'i et o,6t.
- Plusieurs autres grandeurs intéressantes peuvent être déduites du diagramme du cercle, sur lequel elles sont exprimées graphiquement : si l’on ajoute différentes échelles au diagramme, on peut les lire directement, mais cela donne à la figure une apparence compliquée.
- (A suivre). R. R.
- L’établissementdebobinesd’induction (fin)Q). — O. Eddy et M. Eastham. — Eleclrieal World, 29 décembre 1907.
- Le 1jrimuire. — L’enroulement primaire doit avoir des prises de courant à ses deux extrémités pour le réglage. Plus est grand le nombre de tours au primaire, et plus doit être grand le nombre de tours au secondaire, pour une différence de potentiel donnée. Le (il employé pour le primaire doit avoir une section suffisante pour porter le courant maximum que la bobine peut avoir à supporter, bien que les bobines d’induction soient rarement employées h leur pleine puissance pendant une durée un peu longue. Plus il y a de cuivre sur le primaire et plus est grande la puissance débitée, et aussi la différence de potentiel. La résistance ohmique joue un faible rêle, puisque lu résistance inductive a une valeur considérable. Généralement, on emploie un rhéostat de réglage intercalé sur le circuit
- On a essayé d’employer du fil carré, mais on y a renoncé à cause des dangers de mauvais isolement aux angles du fil ; il faut que l’enroulement primaire soit 1res soigneusement isolé, car on a trouvé que la force électromotriec de self-induction produite dans le primaire atteint souvent 2 000 volts.
- L’isolement. — Le tube isolant est placé sur l’enroulement primaire, qu’il sépare de l’enroulement secondaire, fl doit être aussi mince que possible, tout en présentant un isolement très
- (*) Eclairage Electrique, t. L, 9 février 1907, p. 209.
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- élevé. La rigidité diélectrique importe beaucoup plus que la résistance d’isolement; sa capacité diélectrique spécifique doit être faible, R’épais-seur doit être calculée de telle façon que le tube puisse supporter les trois quarts de la tension secondaire. Quand la bobine doit travailler à circuit ouvert ou sur une résistance, le potentiel au centre de la bobine est pratiquement nul; on peut alors appliquer une curieuse idée de Siemens et diminuer l’épaisseur du tube aux points où les lignes de force sont le plus resserrées. Bien que ce procédé entraîne une complication, il peut être souvent avantageux de l'employer dans les bobines de grande puissance.
- Le tube isolant peut être en verre, en mica, en gutta-pevcha ou en ébonite. Le verre est fragile et a une capacité diélectrique spécifique élevée, ainsi qu’une faible rigidité diélectrique. La mi-canite présente une tension de rupture élevée, mais aussi une capacité élevée, tandis que la gutta-percha et l’cbonite ont une faible capacité qui rend leur emploi avantageux.
- L’importance de la capacité diélectrique spécifique est très grande avec un interrupteur à grande vitesse et une bobine à haute tension: de la capacité et du pouvoir isolant du tube dépend beaucoup la tension maxima que la bobine peut supporter et le courant qu’elle peut débiter.
- Pour l’isolement du secondaire, on peut employer, entre les différentes sections, du papier imprégné d’un composé isolant. L’ozone qui se produit quand la bobine lonclionne peut détériorer l’isolant du secondaire. Le meilleur procédé pour éviter les percements consisle à plonger la bobine dans l’huile, mais quelquelois les applications auxquelles est destinée la bobine empêchent d’emplover ee moyen. On se sert souvent de vaseline ou d’autres isolants semi-fluides. La paraffine seule, dont l’emploi a été souvent recommandé, n’est pas le meilleur isolant pour cette application. Quelle que soit la nature de l’isolant, il faut que sa rigidité diélectrique ait une valeur élevée, mais la capacité inductive spécifique est un autre facteur dont l’influence est importante.
- Il est extrêmement important que toute humidité ait été expulsée de l’enroulement avant que la bobine soit isolée d’une façon définitive: si l’on emploie de l’huile, il faut qu’elle ait un poids spécifique plus grand que celui de l’eau. Le meilleur système pour enlever l’humidité consisle à
- chauffer la bobine dans le vide. La méthode qui consiste à enfermer la bobine dans une caisse que l'on remplit entièrement d’un isolant solide n’est pas à recommander, car elle conduit à un poids élevé et occasionne de grandes difficultés quand il y a des réparations a faire àTcnroule-
- Le secondaire. — Le nombre de tours est la section du fil de l'enroulement secondaire dépendant de la longueur d’étincelles que l’on veut atteindre et des applications auxquelles la bobine est destinée. Les formules théoriques pour la tension secondaire maxima, dont dépend la longueur d’étincelles, sont basées sur un certain nombre de conditions et d’approximations. La surélévation de tension qui se produit au primaire atteint vingt fois environ la différence de potentiel d’alimentation et la tension maxima du secondaire est proportionnelle h cette tension. L’élévation de tension et le courant dans l’enroulement primaire sont proportionnels jusqu’à uu certain point: en point est la limite de saturation sur la courbe d’aimantation et dépend du volume de cuivre employé dans le noyau. O.n sent là la nécessité qu’il y a à définir le régime auquel la bobine doit travailler.
- La tension secondaire est proportionnelle au nombre de tours de l’enroulement secondaire : ce nombre est généralement compris entre 5o OOO et 80000 pour une bobine de 3o centimètres d’étincelle. La section du fil est déterminée d’une façon empirique: elle dépend de l’intensité du courant secondaire et du volume de l’étincelle. Plus le fil est fin, et plus la résistance est grande, mais plus la longueur est courte pour un nombre de tours donné. D’autre part, la résistance décroît comme l'inverse du carré du diamètre, et il faut employer du gros fil quand on a besoin de beaucoup d’énergie dans le circuit secondaire.
- L’enroulement secondaire peut être établi long et peu épais, ou court et de fort diamètre. Le champ a son maximum d’intensité au milieu du noyau et décroît vers ses extrémités. 11 décroît aussi quand on s’éloigne du noyau perpendiculairement à l’axe de celui-ci. La disposition des lignes de force autour du novau conduit souvent à diminuer le diamètre du secondaire vers les extrémités de la bobine. Dans les bobines, 011 y arrive en employant une série d’échelons : ce mode de construction est. coûteux. Plusieurs constructeurs bobinent les sections extérieures
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- avec des fils plus gros que les sections exté-
- On emploie quelquefois deux bobines dont les secondaires sont connectés en série pour obtenir une plus grande différence de potentiel. II est facile de montrer que la capacité des deux bobines est plus grande que ne le serait la capacité d’une seule bobine produisant la meme longueur d’étincelles. Outre une différence de potentiel élevée, la télégraphie sans fil exige une forte intensité de courant secondaire : une bobine bien établie de do centimètres d’étincelles ayant les mêmes dimensions extérieures qu’une bobine ordinaire de 4o cenlimètresperinettra de mettre en jeu plus d’énergie au secondaire et présentera de meilleurs résultats qu’une bobine ordinaire de 4o centimètres.
- . Un autre point important qu’il y a lieu de considérer est la résistance du secondaire dont dépend la constante de temps d’un condensateur. En télégraphie sans fil, il est important de pouvoir charger les condensateurs dans le plus court intervalle de temps possible. Le produit de la capacité en microfarads par la résistance en mégohms à travers laquelle le condensateur est chargé donne la constante de temps. Un condensateur est pratiquement chargé à la différence de, potentiel appliquée au bout d’une période égale à environ dix fois la constante de temps. Fleming a calculé que, pour une capacité de un microfarad, chargée à travers une résistance de un mégohm par une f. é. m. de ioo volts, la différence de potentiel aux bornes du condensateur est. de 63 volts seulement au bout d’une seconde et de 80 volts au bout de deux secondes. Pour un cas plus usuel, une capacité de un centième de microfarad sera complètement chargée à travers une résistance de ioooo ohms (i/ioo mégohms) au bout de ]/iooode seconde.
- L’auteur étudie ensuite les différentes méthodes employées pour le bobinage du secondaire On peut disposer le fil en couches successives, en augmentant l’isolement à mesure que la différence de potentiel croît entre les couches. Oa peut établir un certain nombre de sections et les placer côte à côte en les reliant en série et en les séparant les unes des autres par des disques isolants.
- Le condensateur. — II faut porter une certaine attention à l’établissement du condensateur monté
- en déviation sur l'interrupteur du circuit primaire : le fonctionnement de cel appareil n’est généralement pas bien compris. La fonction du condensateur est de donner une vitesse plus grande de rupture en pressant ou en diminuant la formation de l’arc qui jaillirait entre les contacts. Il y a une valeur optima pour la capacité de ce condensateur : c’est cell^ qui donne la plus grande longueur d’étincelle secondaire. L’étincelle la plus longuen’est donc pas obtenue quand il se produit un minimum d’étincelles à Tinter* ruptenr primaire. Pour .cette dernière condition, il faut employer plus de capacité dans le condensateur, et Mizuno a montréque la longueur d’étincelles secondaires diminuait alors. Lord Rayleigh a trouvé que, plus la vitesse de rupture est grande, et plus la capacité nécessaire doit être faible : quand le circuit est rompu par un projectile provenant d’une arme à feu, la capacité peut être nulle. D’autre part, on a trouvé aussi que la capacité doit varier directement comme l’inductance du circuit primaire, jusqu’à un cer-
- Certains types d’interrupteurs fonctionnent aussi bien sans capacité importante : l’interrupteur VVehnelt, par exemple, présente des ruptures très rapides avec très peu d’arc ; toutefois la pointe de platine et la solution forment un condensateur éleclrolytique de capacité relativement élevée, L’interrupteur à mercure a une résistance extrêmement faible et, eu outre, le mercure est plus ou moins un métal anti-arc.
- Dans tons les cas, il est bon d’employer un condensateur réglable, à moins que la bobine soit appelée à fonctionner toujours avec une intensité de courant constante, ce qui est rare.
- R. R.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Sur la capacité active des câbles de forte section et sa mesure au moyen de courant continu. — A. Kemann. — tilektrolechnische Zeitschrift, 3 janvier 1907.
- L’intensité du courant de charge d’un câble présente maintenant une importance considérable. Sa valeur peut représenter une fraction importante de l’intensité du courant de travail et il y a lieu d’en tenir compte pour le dimensionnement des machines électriques et des diflérents conducteurs. On doit donc pouvoir calculer la
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- valeur du courant de charge de câbles h plusieurs conducteurs lorsque ceux-ci sont reliés à une source de courants alternatifs.
- On appelle, d’après la définition de Breisig, capacité active d’un câble à plusieurs conducteurs le coefficient au moyen duquel on peut calculer le courant de charge de ce câble en tenant compte de son potentiel et de la fréquence.
- Dans Je cas dont il s'agit on peut définir d’une façon plus précise la capacité active, suivant la nature du courant (monophasé, diphasé, triphasé, etc.). D’après la capacité active, on peut calculer le courant de charge au moyen de la formule
- J, = C„.V.«.»..o-, (t)
- dans laquelle Jc désigne le courant do charge en ampères, Bw la capacité active en miorufarads, V le potentiel du conducteur par rapport à la terre en volts, et n la fréquence.
- Il est plus important de connaître la capacité active que les capacités partielles dont on se contentait généralement jusqu’à ces dernières années.
- La mesure de la capacité active peut être effectuée évidemment avec des courants de même nature que les courants de service normal : pour cela, il suffit de mesurer le courant de charge et de calculer la grandeur C,„ de l’équation (i). Celte façon de procéder est inapplicable dans la plupart des cas. Une autre méthode consiste à effectuer la mesure au moyen de courant monophasé : cette méthode est aussi difficilement applicable que la précédente. La méthode la plus simple et la plus exacte repose sur l'emploi de oouranl continu, et cette méthode exige deux mesures seulement. L’auteur se propose de montrer l’application de cette méthode et la façon d’effectuer les mesures nécessaires.
- i11 Cdbh à deux conducteurs. — Comme l’on sait, la quantité totale d’électricité qui se trouve sur le conducteur t est donnée par la formule :
- Q, = c,0(V1-Va) + r.-1,(V1-V1), les potentiels V., et V2 correspondant aux conducteurs iet2. L’enveloppe de plonibétantau potentiel de la terre, on a toujours V„ = o . Si l’on tient compte de ce que l’on a, en service normal
- Y1-4-V2 = o, on trouve l’expression :
- Q,=V, (<,„ + «„).
- Puisque d'une façon générale, on a par défini-C^Qt/V,,
- on a ici pour C„ la valeur:
- CK1-h 2Cj2. (2)
- Mesure. — Pour effectuer la mesure, on détermine d’abord la capacité partielle de l’âme 1 par rapport à l’âme 2, quand celle-ci est reliée au plomb. Cette connexion sera représentée, pour abréger, par la désignation 1----2 P b. On ob-
- Mt=:cw+cM.
- Ensuite, on mesure la capacité des âmes 1 et 2 reliées ensemble par rapport à l’enveloppe de plomb, soit i, 2----P b. On obtient
- M2=2e((1.
- Des deux formules, on tire :
- «j0 = (M*/2)
- cw = M, — (M/).
- En introduisant ces deux valeurs dans la formule qui donne la capacité entière, on obtient l’expression :
- Cm, = 2CJ3
- Cw = aM* — (M-2/2).
- S’il existe un fil pilote, relié en un point quelconque du conducteur principal, la capacité active du conducteur 1 relié au fil pilote 2 est donnée par l’équation
- Q.t:2==cio*(Vi—V0)H-ci3(Vt-—Vg)H-cli(Vi—YlV)
- +c.20(V2—Yfl)+c23(Ya—Va)-hc2t(Y2—Y0-
- 11 faut tenir compte de ce que l’on a :
- Y, — Yâ ; V3 = Vt VjH- Va = o ; V0 = o.
- On peut ensuite admettre que l’on a :
- On obtient alors l’expression suivante :
- Qi,a = V, (cl0 -f- c,0 -K 2c13 -|- f,clt -h 3cu).
- On a donc pour la capacité Ct„ la valeur :
- C„ = c„ + c.,„+ac,i, + /if1, + 2i-„. (3)
- La capacité active est donc augmentée de
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- par la présence du fil pilote.
- Mesure: 1,2 • 3,4 PA
- M, = f 10 H- cao -h cia + acu H-
- 1,3,3.4----PA
- M!=2(,10 + <,„).
- On déduit de ces formules :
- a(Cls -f- aC14 + C24) = aM, — M,
- C„ = aM,— (M*/a).
- 2° Câble à quatre conducteurs. — Ce mode de construction offre, vis-à-vis du câble à deux conducteurs, l’avantage de conduire à un diamètre plus faible du câble pour une même section de cuivre : U s’est répandu assez rapidement dans les dernières années. Au point de vue électrique, ces câbles présentent certains avantages en permettant de modifier la capacité et l’inductance par des groupements convenables des conducteurs.
- a) Groupement de deux conducteurs voisins.
- Dans cc cas, l’inductance active est maxima, La capacité active doit être la même que dans un càbleà deux conducteurs à fils pilotes, en posant C2(( = C10 et C2V = C13. On tire de l'équation (3) C„, — 2C10 ~|— kCu-\-kcn. (4)
- Mesure. —Les connexions sont les mêmes que pour le câble à deux conducteurs avec fils pilotes
- i,2—3, 4 Pô
- I, 2,3, 4-PA.
- On trouve alors comme précédemment
- C^aMi—(M ,/y).
- Si le câble contient quatre fils pilotes, on a :
- V^V^V^V*
- VS = V0 = V, = VB
- Vj-hV^o.
- V0 = o
- On admet en outre que les capacités symétriquement placées sont égales, c’est-à-dire que
- La quantité d’électricité sur les conducteurs 1, 2, 3, et 4 ensemble est donc
- / 6)0 + \
- = vd CjQ -+- 25] 7 -f- 1— 25) g -+- 2520 -+- 3526V
- 1 --C2r,-f- 3CfS -t-ac,6 -bae2H -f ac26/
- c„ + 2C10 -h 2C* 4- 4c,s H- fif.„ -h I2C16
- + 4cis + 4cîg~t- 4c2e (5)
- Mesure. : 1, 2, 3, 4-----3, 6, 7, 8 PA
- M, = 2<‘jfl 2C2„4- 3Cls-f- Cc16-f- 2C1T
- + 2cM4-2cMH-acl8 t, 2,3, 4, 5, 6, 7, 8----P b
- Ma = 4O10+ <•«).
- Ou en déduit la valeur suivante :
- C„ = 2M1 — (Ms/a).
- b) Groupement des conducteurs opposés.
- Dans ce cas, l’inductance est maxima.
- Si l’on aV4=o, l’équation relative à la quantité d’électricité sur les conducteurs 1 et 3 ensemble est :
- Ql.S c10 V) + C,2 (V) V*) -+- 6’u (V, — Vv)
- + C„ V, + c, (V, - V,) + <•„ (V, - V.) ;
- on a en outre les deux égalités :
- V, = V:-, ; V2=^V(.
- On suppose que l'on ait les relations :
- ^ + ^ = 0
- On obtieut pour Qlx la valeur
- Qu = V,(c10 -h ac,2 + + 2c10 + 2C„ + 2c„)
- C„ = c„ + 8c1, (6)
- Mesure : i,3-----2,4 PA.
- 1,2, 3, 4 PA Ma = 4c10.
- On en déduit l’équation:
- 2(Cl„ + 4<:o) = 2(M1-^)
- Cw = aM, —(M2/2).
- Pour un câble avec fils pilotes, on a :
- v1 = va=v8^v#
- V = V1== V- — V8.
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- 288
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 8.
- les capacités sont supposées égales :
- On a alors pour la quantité Q li2<5i6> la valeur:
- Q—LP- i i
- = v4( L +r-20 +ac18 -r-4«H-t-4c2J^
- C„ = ac10 -f- 8c*0 -h Sc18 -h 8cn -f- 8<ru -f- ScÎB (7) mesure: , 1,2, 5, 6 — 3, 4, 7, 8 P6 M, = 2C|d 4- acM+ ,'iOa + 4c17 -h 4clk H- 4«îs 1,3,3, 4, 5, G, 7, 8 — Pi Ma = 4(^4-020)
- C„=2M1 —(Ms/a).
- On voit donc que le câble dans lequel les conducteurs opposés sont reliés ensemble a une capacité active supérieure de 4 (Gia — C13) à celle du câble dans lequel les conducteurs juxtaposés sont reliés ensemble. L’inductance étant généralement faible, ou ne cherche guère à la réduire; en général au contraire, il est important de réduire la capacité: on sera donc conduit en pratique à employer le groupement des conducteurs juxtaposés et non des conducteurs opposés. (A suivre.) B. L.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE
- Sur l’inductance et l’impédance des circuits télégraphiques et téléphoniques 'suite) (>). — E. Joung. — The Electririnn, 4 janvier 1907.
- Variation avec le circuit magnétique. — Dans toutes les méthodes du pont, ou méthodes de zéro où l’une des inductances à comparer contient du fer, on trouve qu'il est impossible d’obtenir un bon équilibre si les deux inductances ne contiennent pas des noyaux de fer identiques comme dimensions et comme propriétés, c’est-à-dire si les deux circuits magnétiques ne sont pas semblables. Cela est dû au fait que, même si les valeurs totales de L et des constantes de temps L/R sont égales, cette égalité ne subsiste pas d’un instant à l’autre par suite des propriétés différentes des circuits magnétiques au point de
- (i) Eclairage Electrique, t. L, iG février 1907, p. u\~.
- vue de la perméabilité, de l’hystérésis, des courants de Foucault, etc.
- Le facteur le plus important parmi ceux qui compliquent les mesures est la variation de la perméabilité avec l’intensité du courant magnétisant: l’autre facteur important réside dans la production do courants de Foucault qiii réagissent sur le champ magnétique dans.un sens opposé au courant d’essai, diminuant ainsi l’inductance dans certaines conditions d’observation. Leur action est très marquée quand le fer n’est pas bien laminé.Quand les interruptions du courant mil une grande fréquence, l’effet des courants de Foucault est très marqué, et l’inductance effective décroît fortement.
- En même temps, la présence de courants de Foucault introduit une cause de variation dans la résistance effective du circuit observé, quand on effectue la mesure au moyen de courant alternatif ou intermittent, par suite du fuit que les courants de Foucault dissipent de l’énergie et augmentent ainsi la résistance effective.
- Un certain nombre de résultats remarquables ont été indiqués sur ce sujet par Dolezalek et Ebeling. Par exemple, un conducteur téléphonique en cuivre entouré d’une couche de fer de .0,7 millimètre d’épaisseur a présenté, pour du courant alternatif de fréquence 900, une résistance effective de 83 ohms, tandis que sa résis-tence sur courant continu était de 5,5 ohms. Quand l’épaisseur du revêtement de fer était réduites o, i5 millimètre, de façon que les courants de Foucault fussent affaiblis, la résistance effective par la fréquence 900 était réduite à 6,3 ohms. En téléphonie, où les courants présentent des fréquences de cet ordre de grandeur, l’importance des courants de Foucault peut être très considérable. Dans un câble télégraphique unipolaire, les courants de Foucault doivent probablement agir d’une façon analogue pour réduire la valeur effective de L et augmenter la valeur effective de R, mais beaucoup moins sérieusement que dans les circuits téléphoniques. Dans les mesures de Breisig sur les câbles armés, les effets ont été aussi notables. Dans un câble à double conducteur, il n’y a que très peu de courants de Foucault dans l’enveloppe, parce que les champs produits par les deux fils s’équilibrent l’un l’autre.
- Enfin la valeur de L dépend aussi de l’histoire antérieure du fer. Si le novau a cté précédem-
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- 23 Février 1907,
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 289
- ment aimanté par un courant intense, la valeur trouvée pour L est plus faible, à cause du magnétisme rémanent.. Avant de faire une mesure de l’inductapce normale d’un appareil, il faut donc désaimanter le fer en soumettant cet appareil h une série d’inversions du courant, ou à un courant alternatif d'intensité graduellement décroissante. Il suffit de placer en série avec l’in-ductancc un commutateur-inverseur, un rhéostat à contact glissant, et une batterie, et d’envoyer des impulsions de courant alternatives en augmentant peu à peu la valeur de la résistance inter calée. Ces précautions sont particulièrement utiles quand ou a affaire à un circuit magnétique fermé.
- Cables enroulés sur des bobines. — L’inductance d’un câble ou d’un conducteur ne peut pas cire déterminée quand ce conducteur est bobiné sur des tambours ou est lové dans un bateau, parce que l’action des tours voisins les uns sur les autres augmente la valeur de l’inductance L. Quand un câble est lové dans un bateau, l’armure et la coque en fer forment un circuit magnétique de perméabilité élevée, et l’inductance est considérablement accrue.
- Mesura de l’impédance. —On a vu que l’inductance'peut être mesurée séparément de la résistance, et peut être en partie séparée delà capacité. Mais quand on fait des essais sur des circuits télégraphiques ou téléphoniques, il est impossible de séparer d’une façon nette l’inductance de la capacité, pas plus que la résistance du conducteur et la résistance d’isolement. Il est donc bon d’étudier la résultante des quatre quantités qui constituent l’impédance du circuit.
- De meme que l’on peut déterminer la résistance en courant continu d’un circuit par la lecture simultanée des volts et des ampères continus,d’où l’on déduit la valeur R = E/C, on peut déduire la résistance à courant alternatif ou l’impédance du circuit des lectures des volts et des ampères alternatifs, et écrire :
- impédance = Ea/Cu
- pour une fréquence donnée par seconde.
- La méthode est extrêmement simple, pourvu qu’on ne tienne pas compte des déphasages. Pour la plupart des applications pratiques, il suffit d’observer la première des deux choses, c’est-à-dire la diminution ou la perte d’amplitude quand on inverse le courant avec une fréquence don-
- née. Par exemple, en téléphonie, on trouve que pour les circuits de câbles ordinaires isolés au papier, la fréquence moyenne des courants est de 8oo périodes par seconde. On peut faire une mesure avec un courant présentant Soo interruptions par seconde, et l'on détermine ainsi l’impédance du circuit. Plus exactement, il faut distinguer entre l’impédance à l’extrémité réceptrice et l’impédance à l’extrémité transmettrice. Ces deux quantités peuvent être définies de la façon suivante :
- Impédance à l’extrémité réceptrice (ohms)
- ___volts agissant
- ampères reçus
- Impédance à l’extrémité transmettrice (ohms)
- ___ volts agissant
- ampères transmis
- L’impédance à l’extrémité réceptrice présente de l’importance pour les montages en duplex. Le DT Kennely a établi une formule remarquable pour la propagation et la distribution du courant et de la tension dans les circuits électj iques ; cette formule est relativement très simple et permet de résoudre tous les problèmes relatifs aux transmissions télégraphiques, téléphoniques et industrielles
- (Asuivre.) R. R.
- ÉCLAIRAGE
- Détermination de l’intensité lumineuse horizontale moyenne de lampes à incandescence. — Hydô et Cady. — Elektrotechnik und Masehir nenbau, 20 janvier 1907.
- Les auteurs ont. fait une série d’expériences au Bureau of Standards pour déterminer l’exactitude de la méthode généralement employée en Amérique. Cette méthode consiste à faire tourner la lampe sur elle-même, à la vitesse de 180 tours par minute : on élimine ainsi l’inlluenoe de l’inégalité de la composante horizontale de l’intensité lumineuse : cette inégalité est due à la forme du filament et présente en général deux valeurs maxima décalées de 1800, et deux valeurs mini-ma, décalées de »jo0 par rapportaux valeurs maxi-ma. Si l’on met la lampe en rotation, la lumière papillotte. L’ceil n’a pas une accommodation suffi-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 8.
- santé pour réagir aux faibles vitesses sur la valeur moyenne de l’intensité lumineuse, et il se produit une erreur d’observation importante qui varie suivant l’élément personnel de l’observateur. En outre, la force centrifuge produit une déviation du filament, ce qui donne lieu aune autre cause d’erreur. Pour étudier l’influence du papillottement et de la déviation du filament, les auteurs ont construit un appareil dans lequel la lampe est horizontale et est entourée de deux miroirs embrassant un angle de go°. La lampe et les miroirs peuvent tourner indépendamment l’un de l’autre. Les expériences suivantes ont été faites :
- a) La lampe est immobile ; les miroirs tournent à une vitesse élevée (jusqu’à 800 tours par mi-
- b) La lampe est immobile ; les miroirs tournent à la vitesse de 180 tours par minute ;
- e) La lampe tourne à la vitesse de 180 tours par minute : les miroirs sont immobiles ;
- d) La lampe tourne à grande vitesse (jusqu’à 800 tours par minute) : les miroirs sont immobiles.
- S’il n’existait aucune erreur du fait de la déviation du filament et du papilloüement, les séries d’expériences a a d donneraient les mêmes résultats. Dans la réalité, une comparaison entre a et b indique l’influence du papillottement, tandis que la comparaison entre a et c indique l’erreur provenant du papillottement et de la déviation du filament ; la comparaison entre bet c indique l’influence de la déviation à 180 tours par minute, et la comparaison entre a et c l’influence de la déviation aux vitesses de rotation
- Les résultats obtenus peuvent être résumés de la façon suivante:
- i° La déviation pour une vitesse de 5oo à 600 tours par minute produit, dans la lampe à filament de carbone, line augmentation et une diminution de lumière qui atteint 1 °/„ ; la différence pour une vitesse de rotation de 180 tours par minute est d’environ 0,2 à o,3 °/0;
- 2° La lampe au tantale présente, lors de la rotation, une faible augmentation de l’intensité lumineuse mesurée. Il est curieux de constater que la résistance apparente de la lampe augmente de 0,2 °/0 à 1 % pendant la rotation ;
- 3° La plupart des lampes à filament de charbon présentent une répartition lumineuse si uni-
- forme dans le plan horizontal qu’il n’y a pour ainsi dire pas de papillottement. Si l’inégalité dans l’intensité lumineuse horizontale atteint 5 °JC, le papillottement empêche toute mesure
- 4“ L’erreur due au papillottement dépend énormément de l'élément individuel de l’observateur ; et aussi de la construction du photo-
- 5° Une augmentation de la vitesse de rotation au delà de 3Go tours n’étant pas possible pour la plupart des lampes, les auteurs proposent une méthode qui est suffisamment exacte et qui réduit les erreurs individuelles. Cette méthode consiste à disposer un miroir parallèlement à l’axe de la lampe, de façon à ce que le flux lumineux émanant de la lampe et celui qui provient du miroir se superposent sur l’écran du photomètre. Les deux flux lumineux correspondent à des intensités lumineuses dans deux plans décalés de 90°, et l'intensité lumineuse résultante varie beaucoup moins que les intensités individuelles.
- E. B.
- Résultats d’expériences effectuées sur des lampes Osr&m. — Zeitschrift, des Vereines Deutscher In-
- Des expériences ont été faites sur des lampes Osram à l’institut physico-technique de Berlin. Les résultats obtenus sont indiqués par les tableaux I et II et confirment les résultats annoncés antérieurement par la Société Aller.
- TABLEAU I
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- 23 Février 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- TA.HLEA.Ü IL
- courant continu,
- igures ont
- mais les lampes ont été essaj'ées aussi sur courant alternatif. Les seize lampes étudiées ont été prises parmi un lot important de lampes envoyées par les constructeurs. Les tableaiix indiquent l’intensité lumineuse horizontale moyenne. Le coefficient permettant d’on déduire l’intensité hémisphérique moyenne (dont la valeur est 0,8 environ pour les lampes à filament de carbone) n’a pas encore été déterminé. Les chiffres des tableaux montrent une légère augmentation d’intensité lumineuse au début du fonctionnement de la lampe, puis une diminution graduelle. En cas de rupture prématurée du filament, celui-ci sc ressoude comme le filament d’une lampe au tantale. La diminution de l’intensité lumineuse au bout de i ooo heures de fonctionnement est d’environ 0,3% pour les lampes de 20 bougies et de 3,6% pour les lampes de 3a bougies. Cinq .lampes n’ont pas atteint la durée de 1 000 heures.
- U. V.
- ÉLÉMENTS PRIMAIRES ET ACCUMULATEURS
- Perfectionnements récents concernant les accumulateurs au plomb. —- Centralblalt fûr Aceu-
- Sèparateurs, enveloppes, etc. en tissus de ni-Iroccllulose pour électrodes d’accumulateurs. — C.-T. Dokr. — Brevet allemand 177217. 16 mars iq<j5;
- Les tissus traités à l’acide nitrique présentent l’inconvénient que la structure des fils est mo-
- difiée. On a avantage ù employer la nitrocellulose gélatineuse. Celle-ci est obtenue par traitement de la nitrocellnlosc dans l’acétone, l’éther acétique, l’amylaeétate, l’éther éthylique, etc-, en filant cette solution sous forme de fils de diamètre convenable, et en formant avec ceux-ci des tissus relativement lisses. Les tissus gélatineux ainsi préparés sont extrêmement résistants contre l’action des acides et des solutions acidulées ou salines. Ils ne coulent pas, sont parfaitement perméables, et ne sont pas conducteurs. Ces propriétés précieuses permettent d’employer avantageusement des tissus gélatineux, ainsi que des fils et les bandes, pour former des séparateurs remplaçant les séparateurs coûteux en ébo-nite. Pour les éléments primaires, de tels tissus pourraient être utilisés en remplacement des
- Procédé pour récupérer ou conserver la capacité des accumulateurs électriques. — Accomola-TOHBN FADR1K A.-G. — Brevet allemand i798o5, \ février 1904 ; acc. 19 novembre 1906.
- Comme l’on sait, le plomb spongieux des plaques négatives se délite pendant le fonctionnement des éléments secondaires, et la capacité des électrodes va en diminuant. Si l’on ajoute à la pâte des corps inertes finement divisés, comme du coke, du gypse, de la pierre ponce, etc., on peut empêcher le plomb spongieux de se déliter. On peut également empêcher cette action en employant des solutions de certaines substances organiques, ajoutées à l’électrolyte. Cette adjonction peut être effectuée dans de nouveaux éléments, ou bien dans d’anciens, où le plomb spongieux est déjà abîmé. Les corps organiques dont il s’agit étant décomposés à la longue en partie par des actions chimiques, en partie par des actions électrolytiques, il est nécessaire en général de renouveler de temps en temps les composés ajoutés à l’électrolyte. On a trouvé que les corps suivants étaient particulièrement actifs : le lin, l’albumine, le caoutchouc, le sucre, la dextrine, le phénol, l’hydroquinone, le pyro-gallol, l’acide oxalique, etc. Les quantités de ces corps qu’il faut ajouter à l'électrolyte diffèrent suivant l’état des plaques. O11 peut, à titre d’exemple, employer 5 à 10 grammes de lin, d’albumine par litre d’électrolyte; i5 à 20 grammes de caoutchouc, de sucre, de dextrine ; 2 à 4 grammes de phénol, 3 à 5 grammes d’hydro-
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- L 'ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T, L. — N° 8.
- quinone; ü à io grammes de pyrogallol, d’aeide oxalique, etc. On peut, suivant les cas, employer une très faible ou une très forte concentration de ces corps.
- Plaque d’accumulateur. — J.-H. Robbktson.
- La plaque porte des rainures dont la profondeur est un peu plus grande que lu moitié de l’épaisseur totale : ces rainures sont étroites et longues et les parois existant entre elles ont une forme conique. Les rainures ménagées sur l’une et l’autre face se rencontrent par endroits et forment des trous ii parois coniques. Avec ce procédé, on peut préparer des plaques présentant une grande surface active.
- Elément secondaire. — L.-H. Flaxders . vembre 1906.
- Le bac porte des saillies servant h supporter les plaques et à les empêcher de glisser. Les queues des électrodes négatives portent des languettes qui relient entre elles les plaques par l’intermédiaire d’une burette. Les plaques positives sont supportées et connectées de la même façon sur la paroi opposée du bac.
- Plaque d’accumulateur avec contact à mercure. — Dheihakdt. — Brevet allemand 180220,
- Daus la plupart'des connexions de plaques basées sur l’emploi de boulons, de soudures, etc., l’action de l'acide sulfurique étendu qui sert d’électrolyte attaque le métal et forme un revêtement plus ou moins mauvais conducteur. Il arrive souvent ainsi que la charge s’effectue très mal pour un nombre plus ou moins grand de plaques d’un ou plusieurs éléments d’une batterie. Inversement, à la décharge, il peut y avoir des éléments qui travaillent dans de très mauvaises conditions et qui se détériorent ainsi rapidement.
- Tous ces inconvénients sont évités si l’on fait venir de fonte avec chaque plaque d’accumula-
- teur un petit godet revêtu de fer, de fonte on d'acier et contenant du mercure. On sait que ce mctal n’est pas attaqué à la température normale par l’eau acidulée employée dans les accumulateurs : il permet d’établir de bons contacts, dont la résistance électrique reste faible. Les godets de plomb peuvent être revêtus éiectrolytique-ment d’un dépôt métallique inattaquable au met-cnre : ils peuvent, avantageusement être munis de couvercles isolants qui les protègent et qui empêchent l’introduction de corps étrangers.
- Plaque d’accumulateur. — F.-C. Iloon. —Brevet américain 83y 567, 20 février 1906 ; ace. 4 octobre 190&.
- La plaque est établie pour présenter une surface de matière active extrêmement considérable, être légère et indéformable. Elle consiste en une série de bandes ondulées de plomb pur superposées verticalement. Ces bandes sont maintenues par des barettes de plomb anlimonié et par un cadre solide en même métal : ce cadre porte une queue de prise de courant.
- Accumulateur. — J. Landsino. — Brevet américain 839606, a4 novembre 1900 ; acc. a5 décembre 1906.
- L’inventeur s’est proposé d’éviter les inconvénients du foisonnement qui se produit dans les plaques à formation Planté et l’allongement des bandes de plomb. La plaque consiste en un cadre solide dans lequel sont disposées des bandes de plomb maintenues par des traverses en plomb, lin intervalle est ménagé entre chacun des côtés du cadre et {'ensemble de ces bandes, qui n'est relié à celui-ci que par quatre connexions obliques présentant une certaine élasticité. De la sorte, toute la partie intérieure de la plaque peut présenter des dilatations nu des extractions sans’ que le cadre soit déformé, les intervalles existant entre les côtés de cclui-ci et les côtes de la plaque intérieure devenant plus ou moins petits ou plus ou moins grands. DiOérentes dispositions équivalentes sont indiquées par l’inven-
- E. B.
- Le (ierant : J.-B. i\oUKT.
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- Tomt
- 14« Année. — N»
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. P’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l'École des Ponts et Chaussées. — Éric GERARD, Directeur de l'Institut lîlectrotechnique Monie-fîore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre du l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale, des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — a. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR QUELQUES THÉORÈMES GÉNÉRAUX RELATIFS A L’ÉLECTROTECHNIQUE
- Une récente conversation que j’ai eue avec. MM. .Maurice Leblanc et Mariés .Latour a appelé mon attention sur certaines propriétés générales des systèmes électriques. Peut-être ne sera-t-il pas inutile do traiter ici celte question.
- J’envisage un système pouvant comprendre des circuits fixes, des circuits mobiles, des pièces en rotation recevant le courant par des bagues, mais ne contenant ni aimant permanent, ni pièces à collecteurs ou à résistance cartable, ni condensateurs ou capacité sensible> et ne recelant pas du dehors dit courant continu. Je me propose en particulier d'établir qu’un pareil système, si compliqué qu’il soit d’ailleurs,- ne pourra jamais constituer une génératrice auto-excitatrice', et que, s’il reçoit du dehors du courant alternatii', il y aura toujours décalage entre la force électromotrice et l’intensité. -
- L’kNEUGIE ÉLECTHODY.NAMfQUE. ' ...y
- Supposons que le système comprenne», circuits ; soient
- les intensités dans ces divers circuits ; soit Lp le coefficient de self-induction du circuit ip ; soit M„? le coefficient d’induction mutuelle des circuits ip et iq. Posons :
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- T. L. — 9.
- 294 L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- La fonction T sera Xénergie électrodynamique.. Cette fonction est essentiellement positive, caT elle est égale à l’intégrale :
- ~ J iidi (a2 H- + y2)
- oii jj. représente la perméabilité magnétique, x, y les composantes du champ magnétique et où l'intégration est étendue à tous les éléments de volume dz de l’espace.
- Nous supposerons clans la suite que la perméabilité est constante, que par conséquent les coefficients L et M sont indépendants des intensités, et que T est un polynôme homogène du 2d degré par rapport à ces intensités. Les résultats seraient encore vrais si l’on abandonnait cette hypothèse; pour se rendre compte de la façon dont il conviendrait d’opérer si la perméabilité était supposée variable, il suffira de se reporter à ce que j'ai dit au début de mes leçons sur le téléphone (Eclairage Electrique, tome L, 16 février 1907, p. 222).
- Les coefficients L et M seront en général des fonctions du temps, parce que le système comprend des pièces mobiles ; je regarderai le mouvement de ces pièces comme donné, ce qui me permettra de regarder L etll comme des fonctions connues du temps.
- Fonction des résistances.
- Je représenterai par Sdt la chaleur de Joule produite dans l’appareil pendant le temps dt. Il est clair que la fonction des résistances S sera comme T, un polynôme du 2d degré par rapport aux i ; mais, à la différence de ce qui arrive pour T, les coefficients do ce polynôme seront des constantes et non des fonctions du temps, puisque nous supposons que le système ne contient pas de résistance variable. 11 est clair que la l'onction des résistances S sera essentiellement positive.
- Si les circuits étaient entièrement séparés les uns des autres, le polynôme S ne contiendrait que des termes carrés ; mais il peut se faire que deux circuits aient une partie commune. Si alors une portion de conducteur appartient à la fois aux deux circuits ip et iq, la résistance de cette portion nous donnera un terme en (ip -M?)2 et I)ar conséquent un terme en ip iq.
- Équations de lagrange-maxwell.
- le
- Je suppose que dans le circuit ip, il y ait une force électromotrice venue du dehors ; alors :s équations de Lagrange-Maxwell nous donnent :
- dT_j_dS___g
- dl dip dip 9
- «
- Si nous posons :
- V = 2E^
- Cela peut s’écri
- d rfT _|_ c/S dV
- dt dip dip dip
- (• bü)
- Variables normales.
- On peut quelquefois introduire une petite simplification par un changement de variables.
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-
- 2 Mars 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 295
- Si on désigne par i' des variables liées aux i par des relations linéaires, les équations (i bis) prennent la forme :
- (ïï ^ dS dv ^
- dt dip dtp di‘p
- c’est-à-dire qu’elles conservent la i'orme des équations de Lagrange. Si d’ailleurs on pose :
- il y a des relations linéaires entre les E' et les E, et on a identiquement
- V = 2Ei = 2EV.
- On peut choisir les nouvelles variables de telle façon que S ne contienne que des ternies carrés et que l’on ait
- comme si tous les circuits étaient séparés les uns des autres. On peut donc toujours se supposer ramené au cas où ces circuits sont séparés et où l’on a :
- aS = SR,Ç; ^=RÀ"
- On pourrait même choisir les variables nouvelles de façon que les deux polynômes S et T ne contiennent l’un et l’autre que des termes carres, si les coefficients L et M étaient constants, niais il n’en est pas ainsi en général.
- Fonctions périodiques.
- Toutes les quantités que nous aurons à considérer seront des fonctions périodiques ou quasi périodiques. Si une fonction f(t) est périodique, on peut la développer suivant la formule de Fourior sous la forme :
- /(i) = A -h 2B cos at A- 2C sin al
- les a étant des multiples d’une même quantité. La fonction f (f) sera dite quasi périodique, si elle est développable en une série de même forme, les « étant quelconques.
- La valeur moyenne de f(f) est A; si cette valeur moyenne est nulle, f(j) est la dérivée d’nne fonction périodique ou quasi périodique. Dans ce qui va suivre, j’aurai presque toujours atfaire à des fonctions périodiques proprement dites ; je dirai donc ordinairement fonctions périodiques, mais ce que je dirai s’appliquera également aux fonctions quasi périodiques.
- La valeur moyenne du carré de f est
- a.+Sbî±*
- On voit qu’elle est plus grande que le carré de la valeur moyenne.
- La dérivée, d’une fonction périodique a sa valeur moyenne nulle. Cela nous permet de faire
- une sorte d’intégration par parties et de dire que la valeur moyenne de est égale à
- colle de — puisque celle de est nulle, f écris
- dt' 1 1 dt J
- [i-si-ra
- en représentant par [U] la valeur moyenne de IJ.
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- L’îVcÙAIR-AGE ELECTRIQUE
- T. L. — No 9.
- Théorème fondaient
- Reprenons l’équation (i), et supposons que l’on ne fournisse de l’extérieur à l’appareil que du courant alternatif; cela revient à supposer que la valeur moyenne de Ep est nulle. Comme y^'est une fonction périodique, la valeur moyenne dé'
- ddT
- dt ~dip
- est nulle. 11 en résulte que celle de
- c/S
- est nulle également. Comme noua supposons qu’il n'y a pas de résistance variable, il est clair qu’il en résulte que la valeur moyenne de tp est nulle. Si par exemple
- S = --21^,
- la valeur moyenne de
- ulle et elle ne difl
- c/S
- dip
- de
- die de ip que par le faet
- iiP
- dt
- îstant, Rp. Je puis donc poser
- jp étant une ibueti équatious analogue
- périodique. Je multiplie l’équation (i) par jp. et j’ajc
- d_dT dt di
- c/S
- ~ën
- 2E?.
- toutes les
- (3)
- Je prends les valeurs moyennes des deux membres. Je représente la valeur moyenne d’une fonction (J par la notation (Uj; j’ui alors, en intégrant, comme plus haut: par parties,
- en appliquant pour finir le théorème des fonctions homogènes. Cette partie moyenne est. donc négative, puisque T est essentiellement positif.
- J’ai ensuite, par les propriétés des formes quadratiques et eu appelant S' ce (pie devient la fonction S quand on y remplace les i par les j correspondants :
- y . c/S____c/S'
- Or les coefficients de S' e’est-à-dire les résistances étant invariables,
- dS' v r/3' dj v - ddj v . c/S
- dt dj dt dj dû
- reste donc :
- -|E>J = -2[T]<o.
- ('*)
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- INTERPRETATION DU THÉORÈME.
- Supposons (l'abord-un appareil ne recevant rien du dehors, et. formé par exemple d'une génératrice fermée sur une résistance, ou bien do l'ensemble d’une génératrice et d'une réceptrice. Alors, puisque nous ne recevons rien du dehors* ou aura :
- E„ = o; 2|;E/] = o
- ce qui est en contradiction avec l'équation (4). Nous <devons conclure que la machine ne pourra jamais s’amorcer elle-même par auto-excitation.
- Supposons maintenant que l'appareil reçoit d’une source extérieure du courant alternatif;
- la force éleclromolrice correspondante
- cl suit : * = K cos (W4-/i) + SC cos a/+2D sin at
- le courant correspondant; le premier terme du second membre est celui qui a même période que la force élo.eCromotcice. On a alors :
- sirl (“' + h) + S j sin ai — 2 ® cos ai
- et la valeur-moyenne de Ej est
- 11- -I r AB I AR sin h
- \M = | — cos ,oi sin (»/ + h) = - —--------
- les termes en zt ne donnant rien. Cotte valeur moyenne doit être négative; donc sin/i no doit pas être! nul, donc le courant et la force électrornolriee sont toujours décalés l'un par rapport à l’autre.
- Second théorème.
- Supposons maintenant que l’on fournisse du dehors an système exclusivement du courant continu, c’est-à-dire que les Ep soient des constantes.
- Supposons d’abord
- ^ (Jip
- En égalant les valeurs moyennes des deux membres de (i) on trouve :
- [R„i„] = R, [i„\ = TE,,] = K,
- puisque E^ et Rp sont des constantes. Cela donne la valeur moyenne de ir Cela posé l’énergie moyenne fournie au système est :
- La chaleur de Joule produite est
- siioïj=siy«j.
- Mais nous avons vu que la valeur moyenne du carré d’une fonction périodique est toujours plus grande que le carré de sa valeur moyenne, on a donc :
- B0> W-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- La chaleur de Joule est donc toujours plus grande que l'énergie fournie (laquelle est d’ailleurs toujours positive).
- Un appareil du genre de celui que nous étudions (c’est-à-dire sans collecteur) ne peut donc fonctionner comme moteur, si on ne lui fournit que du courant continu.
- ?i pourrait au contraire fonctionner comme générateur ; c’est le cas d’un alternatcurexcilé par un courant continu extérieur.
- Si l’on n’avait pas S ~ — SRr*, on n’aurait qu’à revenir aux variables normales en faisant
- le changement de variables indiqué plus haut.
- Nous venons de voir que L’énergie fournie était, toujours positive, ce qui montre que notre appareil ne peut non plus servir de générateur de courant continu.
- Influence des aimants permanents.
- Il est aisé de voir pourquoi les résultats précédents ne sont plus vrais quand il y a des aimants permanents.
- Supposons que l’une des résistances Rp soit nulle, ainsi que la force éleclromotrice Ep correspondante. L’équation (i) se réduira alors à
- d r/T. dt dip
- mais nous n’aurons plus aucune raison de conclure que la valeur moyenne de ip est nulle, si l’appareil ne reçoit du dehors que du courant alternatif.
- Or, c’est précisément ce qui arrive dans le cas d’nn aimant permanent. Les circuits (l’Ampère qui constituent cct aimant peuvent être regardés comme des circuits dépourvus de résistance et dans lesquels n’agit aucune force électromotrice.
- Influence des condensateurs.
- Qu’arrive-t-il maintenant si le système comporte des condensateurs ou des capacités notables ? Alors si nous désignons par U l’énergie électrostatique emmagasinée dans ccs condensateurs et par,y la charge de l’un d’eux, la fonction U sera un polynôme du 2* degré par rapport aux,/. La dérivée représente alors le courant i. Nous devons donc distinguer deux sortes de circuits dans le système :
- i0 Ceux qui sont interrompus par des condensateurs ; le courant ip qui y circule sera la dérivée
- de la charge-,/), du condensateur, et comme cette charge ne peut croître au delà de toute limite, il faut que la valeur moyenne de ip soit nulle.
- 2° Les circuits fermés ; pour ceux-là il n’y a plus de raisons pour que la valeur moyenne de ip soit nulle.
- Quoi qu’il en soit, notre équation (i) va devenir :
- (/ dT dU dS
- dl dir, dip dip p
- (5)
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- Supposons que le système ne reçoive que du courant alternatif, c’est-à-dire que L'E,] = o.
- Nous devons distinguer les équations (5) relatives aux circuits à condensateurs et les équations (5) relatives aux circuits fermés. Pour les premières, ou a, comme on vient de le voir,
- [vl = °- (6)
- Pour les secondes on a = o ; elles se ramènent doue à la forme (O et on verrait djP K '
- comme plus haut que l’on doit avoir :
- (7)
- Si les résistances sont invariables, les équations (7) sont des relations linéaires entre les [ip]. Le nombre des équations (6) et (7) est égal à celui des circuits, nous avons donc autant d’équations linéaires entre les [ipJ qu’il y a de [*p]. On en conclut que toutes les valeurs moyennes \if\ -sont nulles, ce qui permet de poser comme plus haut
- même pour les circuits fermés.
- Si nous ajoutons les équations (5) après les av<
- . d o! T dt~di
- ou en prenant les valeurs moyennes •.
- — S
- 1+2 y
- nultipliées
- par jp il vient :
- f|=Z[Iv]
- car on verrait comme plus haï
- Il reste donc :
- q«
- I ciT |__s|idï
- L dt di J 1_ di
- S[E/] = 2[U-T].
- (8)
- fl peut donc ij avoir concordance de phase entre la force électromotrice et le courant; ou bien 'encore il peut y avoir auto-excitation, pourvu que l'énergie électrostatique des condensateurs et l’énergie électrodynamique aient meme valeur moyenne.
- II est clair que celte compensation ne se trouve réalisée que pour une seule vitesse.
- Résistances variables et collecteurs.
- Tous les raisonnements précédents supposent, explicitement que les résistances sontcons-tantes. Cela n’a plus lieu dès qu’il y a un collecteur. L’un des circuits sera alors formé par exemple par un circuit extérieur fixe, les balais, deux lames déterminées l et/' du collecteur et les spires de l’induit comprises entre ces deux lames. La résistance de ce circuit est constamment variable et elle devient infinie dès que les lames / et /' cessent d’être en contact avec les balais. Les lames suivantes f et t\ viennent alors en contact avec les balais ; mais
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- c’est alors un circuit entièrement différent qui entre en jeu ; il a pris la place du premier dans l’espace ; mais nous devons envisager chacun des circuits qui entrent ainsi successivement enjeu comme donnant naissance à une équation (1) distincte.
- S’il y a par exemple 2n lames au collecteur et qu’on les désigne par /0, /,, /2, .A si nous désignons par hh' le conducteur lixe compris entre les balais, et par 44 +1 l'ensemble des spires de l’induit comprises entre les deux lames 4 cl li+ 2 ; si on convient de désigner arbitrairement une même lame par /p, lln + p , ... /i([p , ... lp_2„_... ; nous aurons à envisager séparément les
- !\n circuits :
- 444+,,......li+lib'ô (0)
- 644-.,......li..nb'b (10)
- (!=i.a,......=»)
- et à écrire pour chacun d’eux une équation (1). Les deux circuits (y) et (10) ne seront d’ailleurs parcourus par un courant que pendant le temps où les lames 4 et 4 - „ = 4 - n seront en contact avec les balais b et b'. Pendant le reste du temps, l’intensité correspondante sera nulle et la résistance infinie. Nos équations restent donc applicables, mais à la condition d’y regarder les résistances comme variables.
- Passons au cas de la roue de Barlow. A l'instant t. le eouranl va du contre O de la roue au point A de la circonférence qui se trouve en contact avec le frotteur B, puis il revient du frotteur B au centre O de la roue par la parlie fixe du circuit; le circuit total que nous appellerons C se compose doiic de deux parties :
- rayon OA H-conducteur fixe BO.
- A l’époque t\ la roue a tourné, le point A n’est plus en contact avec le frotteur B, qui touche maintenant un autre point A' de la circonférence. Le courant principal ne suit plus le circuit G, mais un nouveau circuit C' comprenant :
- raj^on OA'-f- conducteur fixe BO.
- Ce nouveau circuit G' doit être regardé comme distinct du circuit C eL on doit lui appliquer une nouvelle équation (1). Mais qu’est devenu à l’époque t' le circuit C lui-même ? 11 comprend maintenant trois parties :
- rayon OA-(- arc de circonférence AA; + conducteur fixe BO ; car il doit rester formé des memes conducteurs matériels. Seulement sa résistance est devenue beaucoup plus grande.
- Nous retrouvons donc le rôle des résistances variables, et nous pouvons dire que la roue de Barlow n’est autre’ chose qu’un collecteur à une infinité de lames.
- Ce que nous venons de dire ne changera pas, si au lieu d’un frotteur fixe unique nous supposons un frotteur circulaire régnant tout le long de la roue de Barlow.
- A l’instant t les points At, Aâ, ... de la roue sont en contact avec les points B1; B2, ... du frotteur circulaire eL les courants parcourent les circuits C; comprenant
- rayon OA/ + conducteur fixe B/O (<=!,».............)•
- A l’instant t' ce sont les points A2, A3? ... de la roue qui sont en contact avec les points Bj, B2, ... du frotteur, les courants parcourent les circuits C/ comprenant rayon OA/-4- conducteur fixe B/O.
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- Us sont distincts des C, puisqu’ils ne sont pas formés des mêmes conducteurs matériels ; quant aux circuits C, eux-mêmes, ils sont devenus :
- rayon OA;H-arc de circonférence A,A,-+1-hconducteur fixe B,O
- et leur résistance a augmenté.
- Je précise, pour achever de définir la condition pour qu'un circuit puisse être regardé comme conservant son individualité et pour qu’on puisse lui appliquer une équation (i) qui lui appartienne en propre. Le nouveau circuit G, se composera des molécules matérielles qui formaient le circuit G, primitif, c’est-à-dire du rayon OA, et du conducteur fixe B,-O, plus les parties de la roue qui sont, depuis l’instant t jusqu’à l’instant t!, vonucs successivement en contact avec le frotteur B; et qui sont représentées par l’arc A,-A, + x.
- On voit, dans ce court exposé, la raison des différences essentielles entre les propriétés des appareils sans collecteur, et celles des appareils à collecteur dont la roue de Barloxv n’est en un sens qu’un cas particulier.
- Henri PoiNCAnÉ.
- JVÉLECTROLYSE DES MÉLANGES (suite) ().
- Tensions critiques de décomposition du mélange d’électrolytes. — Considérons tous les groupements possibles d’ions (-|-)et(—), en prenant successivement les groupements d’ions de tension croissante, et en s’arrêtant dès que tous les ions auront figuré dans ces groupements successifs de tensions croissantes. A ces groupements d’ions correspondent des composés chimiques, résultats de la saturation électrique de ces ions, et en état d’équilibre chimique avec eux, et qui existent par conséquent réellement dans la solution, avec une certaine concentration déterminée, ’
- L’électrolyte complexe peut donc être considéré comme le mélange de plusieurs électrolytes élémentaires qui ne sont pas forcément ceux qui ont servi à lé constituer, mais qui sont ceux à réaction le moins exothermique, en combinant la base de l’un à l’acide d’un autre, par exemple. Car on obtient le même électrolyte eu mélangeant des solutions équivalentes de KCI et de SO’Na*, par exemple, ou des solutions de NaCl et de SOiK2.
- Ne compliquons pas encore le phénomène par le passage du courant, c’est-à-dire par le déplacement des ions tètes de files, et appelons la concentration commune des ions
- correspondant au groupement de tension la plus basse. Ainsi qu’on l’a vu précédemment^), l’équilibre chimique entre les ions et l’électrolyte non ionisé conduit à la relation :
- v étant la tension de décomposition de l’électrolyte ; v le nombre d’ions provenant d’une molécule d’électrolyte; a, b et k, des constantes.
- C) L’Éclairage Électrique, t. L, 16 février 1907, j,. a3.'i.
- (2) L’Éclairage Électrique, t. XLVIII, ai janvier 190G, j>. y4.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 9.
- On aura de même les valeurs v', v'3 vw,... correspondant aux groupements successifs d’ions de tension de décomposition croissante.
- Il est entendu que ces valeurs seront un pou modifiées parle passage du courant, par suite du phénomène de déplacement des ions têtes de file, perturbant la concentration.
- Appliquons une tension infiniment petite sur les électrodes, et faisons-la croître progressivement.
- L’analyse du phénomène de l’électrolyse a montré la nécessité d’une tension appliquée aux électrodes, supérieure ou au moins égale à la tension de décomposition de l’électrolyte pour qu’il se manifeste une électrolyse nette. La tension appliquée aux électrodes et croissant progressivement atteint donc en premier lieu la valeur v de la tension de décomposition la plus basse du mélange d’électrolytes, et les produits de la décomposition de l’électrotyte qui correspond à cette tension apparaissent à ce moment nettement et seuls aux électrodes, avec leurs, réactions secondaires habituelles, le cas échéant. La tension appliquée, continuant à croître, atteint la valeur?/, tension de décomposition la pins basse d’un nouvel électrolyte, et à partir de ce moment se produit nettement aux électrodes la libération des produits correspondant aux deux électrolytes : on a franchement l’électrolyse d’un mélange. La tension appliquée atteint et dépasse une nouvelle valeur v1', un nouvel électrolyte entre en décomposition, et ainsi de suite.
- Les valeurs v, vr, v", ... sont ce que l’on peut appeler les tensions critiques de décomposition du mélange d’électrolytes.
- Ainsi l’électrolyse débute par l’électrolyte à tension de décomposition la plus basse. On pont encore s’en rendre compte atitrement.
- La loi d’attraction de Coulomb donne en effet :
- f étant.la force d’attraction entre deux corpuscules chargés d’une même quantité d’électricité q, à la distance e ; k2 est une constante égale à l’inverse du pouvoir inducteur spécifique du diélectrique, et proportionnelle au carré de la vitesse de la lumière dans le diélectrique considéré. Cette force f est aussi la force d’attraction entre l’ion et l’électrode.
- Or, /c1 est constant pour tous les Ions du mélange, puisque c’est le môme diélectrique au même moment ; q est une constante, c’est la charge constante d’un ion. Il suit de là que la force d’attraction f est inversement proportionnelle au carré delà distance des ions de l’électrode, et par conséquent que cette force d’attractiou est d’autant plus forte que la distance de l’ion à l’élcctrodc est plus faible, c’est-à-dire, par conséquent, que la concentration de la sorle d’ions est plus forte. Or, la tension de décomposition est d’autant plus basse que la concentration ionique est plus considérable, on le voit sur les formules, et il suffit de se rappeler que c’est l’auto-décharge même qui limite la tension des ions, et que la distance explosive est presque proportionnelle à la tension pour les faibles valeurs.
- Or, d’autre part, on a vu que l’on avait (Q comme loi approchée :
- îl = 0Xp’.
- Il en résulte que le courant suit en même temps le chemin le moins résistant, en passant d'abord par les ions de plus faible tension, qui constituent d’ailleurs la couche d’ions la plus voisine de l’électrode (s le plus petit).
- (») L’Eclairage Électrique, t. XLVIII, /, août 1906, r. 167.
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- é, E étant là tension appliqu
- : électrodes :
- E < v l’as d’électrolysc (il ne passe qu’un très faible courant, pratiquement nul, sur les ions n’ayant pas encore acquis leur tension normale de décomposition).
- ( ) Electrolyse normale d’un premier électrolyte, celui à tension de décomposition
- ( < v' ^ la plus faible.
- E | ^ r/ | Electrolyse normale des deux premiers électrolytes à tensions les plus basses. E | ^ ^ | Électrolyso normale des trois premiers électrolytes à tensions les plus basses. Et ainsi de suite.
- Cette première partie de l’analyse du phénomène de l’éleclrolyse des mélanges constitue à proprementparlerune étude théorique qualitative. Pénétrons maintenant plus avant dans le processus intime du phénonème dont nous avons démêlé la complexité, et abordons-en l’étude théorique quantitative, c’est à-dire cherchons à déterminer la proportion intéressée de chaque électrolyte pendant l’électrolyso du mélange.
- Pour cela, faisons appel au bon sens, et procédons comme précédemment du simple au complexe.
- Considérons, par exemple, l’éleclrolyse entre électrodes de cuivre d’une solution de sulfate de cuivre, acidulée par de l’acide sulfurique. ,
- ions \Cu /, i le courant passant par les
- Soit
- ; (il). Écrivons la h
- sant l'électrolyte i d’Ohm :
- _ E — y
- pxl
- E étant la tension appliquée aux bornes de la cuve éleetrolyliqne, c’est-à-dire aux électrodes; a et y étant, au début, les tensions de décomposition v ctv' du sulfate de cuivre et de l'acide sulfurique dans cet électrolyte, et étant, devenus les forces élcclromotrices correspondant à l’élect.rolyse du sulfate de cuivre et de l’acide sulfurique au moment considéré dans l’électrolyte, par suite de la décomposition de Vélectrolyte et de la libération de produits nouveaux aux électrodes, dont la réaction régénérerait l’électrolyte ; les molécules neutres libérées aux électrodes, et constituant le résultat de l’électrolysc, se dissolvant, au moins partiellement, dans l'électrolyte, s’y ionisant alors, et y exerçant ainsi une certaine pression osmotique plus considérable que celle initiale, due seulement à l’ionisation spontanée de l’électrolyte ;
- p et p' étant les résistivités particulières au sulfate de cuivre et à l’acide sulfurique dans l’électrolyte considéré, et dont on a vu dans une étude précédente la relation avec la concentration ionique ;
- / étanl l’écartement des électrodes ;
- S étant la section d’électrolvlc, offerte au passage du courant entre les électrodes.
- On voit très bien comment la sectionS intervient dans la loi d’Ohm: le nombre de files d’ions dans le faisceau de files d'ions s’épanouissant outre les électrodes est proportionnel à cette section. La loi d’Ohm écrit, en définitive, la résistance électrique d’un arc multiple composé d’un certain nombre (proportionnel à cette section S) défilés d’ions toutes semblables.
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- Ici, dans le cas particulier choisi de l’électrolyse du sulfate de cuivre entre électrodes de cuivre, la tension de décomposition du sulfate de cuivre est nulle, c'est-à-dire: v = o, et en supposant que l’on maintienne constante la concentration, on a également : 9 = 0. De plus, o, p, p1 sont alors des constantes, ainsi que l et S dans une expérience donnée.
- ‘ Alors: / + \ • ,
- iû Pour il ne passera pratiquement, rien par les ions ^11/de 1 acide sulfu-
- rique, et le courant passera uniquement sur les ions (eu) du sulfate de cuivre, et l’on
- ?,n Pour E > le courant passera à la fois par les ù
- on constatera à la cathode un dégagement d’hydrogène ci
- is (lïj et par les ions (eu) et, même temps que le dépôt de
- On aura, à ce moment:
- et :
- I = * + *'.
- Par conséquent, en maintenant /, S, ç, 9’, p et p' constants, et en opérant pour cela sur un grand volume d’électrolyte, dont la concentration est maintenue constante par agitation, et en rendant l et S fixes par construction, on arrive à la conclusion suivante, déduite des formules ci-dessus :
- Pendant toute la durée de l’électrolyse, le dépôt de cuivre est proportionnel à la tension appliquée E et à la durée d’application ;
- Pendant toute la durée de l’électrolyse, à partir d’une tension appliquée suffisante (E > <?'), le dégagement gazeux d’hydrogène est proportionnel à (E—9') et à la durée d’application ;
- Pendant toute la durée de l’électrolyse, le nombre d’équivalents cuivre dissous à l’anode et entrant en solution est égal à la somme des nombres d’équivalents cuivre ou hydrogène libérés à la cathode.
- Mais, ainsi qu’on l’a vu précédemment, à différentes reprises, la densité de courant ne peut pas croître indéfiniment, et le phénomène de la polarisation se produirait alors pour un certain groupement d’ions pour une densité critique de courant déterminée.
- En somme, on voit qu’à partir d’une certaine tension appliquée aux électrodes, la résistivité apparente de l’électrolyte varie brusquement en même temps que tout un groupe de nouvelles files d’ions peut entrer en vibration électrolytique. Tout se passe donc comme si les deux électrolytes mélangés étaient séparés et offerts au passage du courant dans deux vases différents, entre môme nature d’électrodes de mômes dimensions et au même écartement. Cela n’est vrai qu’au point de vue qualitatif, et non quantitatif, parce que l’ionisalion
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- spéciale des deux électrolytes séparés n’est pas la même que celle des deux électrolytes mélangés, et ainsi v et v', p et p', relatifs au mélange d’électrolytes, ne conservent pas les mômes valeurs que pour ces électrolytes à la même concentration, mais séparés. C’est là l’influence du mélange sur l'ionisation réciproque, influence régie par les lois de l’équilibre chimique.
- A propos de la résistivité apparente de l’électrolyte mélange, il n’est pas sans intérêt d’examiner ici une sorte de 'Paradoxe de félectrolyse : lorsqu’à une solution moyennement concentrée d’acide sulfurique, par exemple, on ajoute un sulfate métallique, la résistivité de l’électrolyte diminue, alors que si la solution acide est assez, étendue, l’addition d’un sulfate métallique augmente cette conductibilité.
- En effet, si la solution acide est assez étendue, à cause de l’ionisation toujours importante dans ces conditions, en ajoutant le sulfate métallique, on ajoute de nouvelles files d’ions qui pourront entrer en vibration électrolytique: la résistivité de l'électrolyte diminue. Au contraire, si la concentration de la solution acide est déjà un peu plus importante, l’addition d’un sulfate métallique n’augmente que très peu le nombre des ions (ce qui diminue légèrement la résistivité), mais cette addition a eu surtout pour résultat de remplacer un certain
- nombre d’ions (il) de l’acide pur par des ions (Métal/1 du sel ajouté. Or, on a vu précédemment comment la masse de l’ion intervenait dans la résistivité élcetrolylique :
- ___Période de vibration des ions sur électrons T ^ k y/\[x ^
- ^ Pouvoir inducteur spécifique du diélectrique K. q
- Il résulte de là que l’addition du sel métallique a remplacé pour un certain nombre de files d’ions la masse i de l’hydrogènc'par la masse M du métal de la solution saline ajoutée, toujours plus grande que celle de l’hydrogène. La résistivité totale apparente de l’électro-lyte-mélange a donc augmenté de ce fait.
- Tl existe donc une concentration d’acide pour laquelle l’addition du sel métallique n’augmente ni. ne diminue la résistivité apparente, l’accroissement du nombre de files d’ions s’offrant, simultanément au passage du courant se compensant par le fait qu’un certain nombre de ces files d’ions ont le métal de masse M comme ion tête de file et intermédiaires an lieu de l’hydrogène, de masse i ; et celle concentration d’acide spéciale sera variable avec la nature du métal ajouté, mais d’autant plus grande déjà que la masse du métal dans le sel ajouté sera plus faible, lu substitution de l’ion métal à l’ion H étant alors d’autant moins sensible.
- Il est clair que le raisonnement précédent est très général et s’applique à tous les mélanges d’électrolytes d’anions et de cathions quelconques. Nous avons choisi le type d'un acide pur à cause de la faible masse relative de l’ion II, le phénomène étant alors d’autant plus sensible.
- Les déterminations expérimentales de M. Ilollard (‘) sur les mélanges d’acide sulfurique et de sulfates métalliques, confirment les conclusions précédentes, sans qu’il soit nécessaire de recourir avec leur auteur à l’hypothèse d’un ion complexe (SOU). On voit de plus ici pourquoi la concentration eu acide pur pour laquelle l’addition du sulfate métallique ne produit aucun effet sur la résistivité est voisine de 8 °/u avec le sulfate d’ammonium. (AzIL = 18), et s’abaisse vers 3 A/« avec les sulfates de sodium et de magnésium (IVa = 23 ; Mg = a4,-/i), et. jusque vers i °/« avec les sulfates de cuivre et de zinc (Ou = 63,6: Zn =r 65,4).
- 0) Bulletin de la Société française de Physique, 1906, 3° fascicule, p. 128 à p. t'ji.
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- Il est bon d’ailleurs de se rappeler que l’ionisation de ces divers sels est variable avec leur caractère thermique, et que l’ionisation de l’acide pur étendu est modifiée en conséquence qssez différemment par l’addition de ces divers sels : il faut donc se contenter d’une indication générale sur la marche de ce phénomène, et les chiffres précédents groupant les métaux de poids atomiques très voisins sont suffisamment nets à ce sujet, mais il ne faudrait pas songer à y vérifier la relation avec la racine carrée de la masse de l’ion, la résistivité apparente mesurée étant en définitive le résultat de plusieurs facteurs variables.
- La conclusion à laquelle nous sommes arrivés précédemment serait vérifiable par l’expérience. Elle a, cependant, l’inconvénient d’exiger une certaine durée d'application du courant, en sc préoccupant du inaiutien de quantités constantes. Aussi allons-nous la transformer et la rendre plus sensible aux yeux.
- En mettant en évidence la densité de courant, on a :
- E variant d<
- E>f':
- en posant :
- 1 i_
- S S
- b — ? —
- fXi p
- I __
- S" ?xl
- -rEx‘p.
- ~_,,=Extgs + (K-»')xt8?.
- ? XI
- La concentration étant supposée maintenue constante, p et p' sont des constantes, et par suite tg a et tg £ également. De telle sorte que le phénomène est interprété par le graphique
- de la figure i en portant en ordonnées les densités de courant, en abscisses les tensions, et la résistivité apparente de I’électrolyte-mélange se déduit graphiquement d’une manière très simple :
- -=(i:^ïi)xtgT,
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- Il suffit donc do faire des mesures instantanées de l’intensité totale I pour Une, tension appliquée E, et de rapporter cette intensité T à la surface de l’électrode S que l’on fera varier dans l’expérience. On doit trouver des variations linéaires de ^ en fonction de E, de part
- et d’autre de C’est ce que met en évidence une élude expérimentale que nous passerons tout à l’heure en revue.
- Remarquons pour le moment que connaissant /, écartement des électrodes, et p et p' d’une façon approchée d’après la concentration, on connaît par suite d’une manière pratiquement suffisante tg a et tg et par suite les angles a et D’autre part, on peut calculer approximativement », ç", des différents électrolytes mélangés. Il en résulte que l’on peut tracer
- à priori la ligi
- h risée représentant
- S
- en fonction de la tension appliqi
- E, et connaître
- ainsi d’avance les proportions des éleclrolytes'électrolysés dans le mélange, d’après — et ^ .
- L’importance de ce fait est considérable dans l’Electrochimie appliquée, où l’on a toujours affaire à un mélange, ne scrait-ce que les ions de l’eau, et très souvent les impuretés du bain et des électrodes dans les raffinages électrolytiques.
- Nous reviendrons plus loin sur le rôle de l’écartement des électrodes, qui fait croître E avec la densité de couvant, de telle sorte que la densité de courant ne suffit pas à caractériser le traitement électrochimique. à cause de la tension critique ç' plus ou moins rapidement atteinte ou même dépassée suivant l’écartcment des électrodes.
- Nous verrons aussi à ce moment l’influence des concentrations relatives, qui agissent à la lois sur le phénomène parles valeurs plus ou moins élevées des tensions critiques e, et des résistivités p, p'.
- L’expérience montrera enfin la production de force contre-électromotriee entre les électrodes dont il y aura lieu de tenir compte en traçant à priori cette ligne brisée représentative de la densité de courant ^ en fonction de la tension E appliquée aux électrodes.
- La connaissance de ces faits est essentielle pour le raffinage électrochimique des métaux.
- (,1 suivre).
- Georges Rosset.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Observations spectroscopiques sur les rayons-canal dans les gaz composés. — S. Ki-noahita. — Piiysikaîbe/te Zeitschrift, i5 janvier 1907.
- Les rayons-canal engendrés dans des gaz élémentaires provoquent simultanément l’émission d’un spectre de bandes et d’un spectre de raies. Comme l’indique l’effet de Doppler, observé par Stark sur les rayons-canal, les supports du spectre de raies des gaz élémentaires sont les •particules des rayons-canal elles-mêmes. L’effet
- de Doppler a été étudié jusqu’à présent dans le gaz élémentaire suivant : hydrogène, azote, vapeur de mercure, sodium et potassium.
- L’auteur s’est proposé d’étudier, au point de vue de I’efïct de Doppler, les spectres obtenus dans plusieurs composés chimiques gazeux, tels que l’acétylène, le gaz d’éclairage, l’oxyde d’azote et l’acide carbonique.
- Les rayons-canal étaient produits dans des tubes de verve cylindriques de 4l’n,,n à 6 centimètres de diamètre. Les deux électrodes en alu-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- minium étaient distantes de 16 à 18 centimètres environ ; la cathode était munie d’un grand nombre de trous de omm,75 de diamètre. Les tubes étaient généralement vidés au moyen d'une pompe à huile. La source de courant était constituée par quatre batteries à haute tension produisant 2 700, i 800, 1 700 et 1 600 volts : en outre, on disposait d’une génératrice a 3 000 volts. Ces cinq sources de courant pouvaient être reliées en série quand on avait besoin d’une tension élevée. La mesure de la chute cathodique était faite avec un électromètre de Braun ; les mesures de l’intensité de courant étaient faites avec un ampèremètre Desprez. Avant leur emploi, on faisait passer dans les tubes un courant d’hydrogène de façon à chasser le plus possible tous les gaz étrangers. Le gaz composé étant rapidement dissocié par les rayons-canal, on laissait passer, par une tubulure latérale placée derrière la cathode, un courant de gaz nouvellement préparé, pendant que, de l’autre côté du tube, en avant de l’anode, la pompe effectuait une aspiration. En laissant pénétrer du gaz ou en pompant, on maintenait constante la chute cathodique, dans la mesure du possible. Avant son entrée dans le tube, le gaz était soigneusement séché. La plupart des spcctrogrammes relevés photographiquement étaient obtenus an moyen d’un spectographe à prisme ; ces spcctrogrammes étaient mesurés au moyen d’un comparateur.
- Les premières observations de l’auteur furent faites avec de l’acétylène préparé au moyen de carbure,de calcium et d’eau. La chute cathodique avait pour valeur, dans un cas, 2000 volts ; l’intensité de courant était de 1 à 3 milliampères ; la durée d’opération était de 2 à 3 heures. Quand on faisait passer dans le gaz raréfié le courant électrique, du carbone se déposait sur les parois du tube, particulièrement dans l’espace où se produisent les rayons-canal, de telle sorte que, normalement à la direction des rayons, on ne pouvait obtenir que d’assez mauvaises épreuves photographiques. Par contre, les observations spectroscopiques dans la direction des rayons-canal pouvaient être obtenues avec une assez bonne netteté, quand on disposait le tube du collimateur de telle façon que les rayons-canal fussent dirigés sur la fente. Celle-ci se trouvait directement devant la surface de la paroi en verre sur laquelle tombaient, les rayons-canal. Ce point -ne se recouvrait pas d’un dépôt de charbon, car,
- comme l’on sait, les rayons-canal pulvérisent les corps sur lesquels ils tombent. Par suite de la diminution spontanée de la pression du gaz, il fallait laisser rentrer de temps en temps du nouveau gaz, afin de maintenir la pression constante. Le dépôt de charbon provenait évidemment d’une décomposition de l'acétylène, produite par l’action des rayons-canal d’après la réaction
- rtC2H2 pC -h ÿll2 + rCj-Hj,,
- les coefficients présentant entre eux l’inégalité:
- q H- r < n .
- Dans les spcctrogrammes obtenus normalement, on pouvait voir les bandes de l’azote, dont les bords correspondent aux longueurs d’onde 3076,85, 3755,i5 et 38o4,85 ; les bandes du cyanogène /, £ et 0, et les bandes du carbone/ et s : ces bandes provenaient évidemment de quelques impuretés du gaz. La série principale des raies de l’hydrogèneIL ,.Hn et la raie du carbone 4267,5 sont marquées d’une façon très intense sur les spectrogrammes. Dans les spectrogrammes obtenus parallèlement, ces raies et ces bandes apparaissent également. Sur ces dernières, on ne constate pas l’effet de Doppler. Par contre, les raies de l’hydrogène II3, Hr,... et les raies du carbone présentent cct effet. On doit en conclure, d’après Stark, que les particules des rayons-canal dans l’acétylène sont en partie des ions hydrogène monovalents, en partie des supports de la raie du carbone 4267,0.
- L’effet de Doppler pour la raie du carbone 4 267,5 a le même aspect que pour les gaz élémentaires étudiés : on peut distinguer une raie immobile et une raie mobile, entre lesquelles il existe un minimum d’intensité. Le déplacement maximum AX avait pour valeur, dans le cas étudié, 2,o3 A ; la longueur du minimum d'intensité avait pour valeur t,92 A. Si l’on suppose que le support de la raie 4 267,5 est un ion carbone monovalent positif, sa charge spécifique s/y, et sa vitesse maximu v, calculées d’après la chute cathodique V et d’après la vitesse de la lumière c ont les valeurs suivantes : e = c(AX/X)— i,43 . io‘ cm. par sec.
- e/y. = v2/2V=5,i . 1 o2unités électromagnétiques.
- Si, d’autre part, l’on admet que le support de la raie a la masse d’un atome de carbone, et que c’est un ion monovalent, sa charge spéciiique, calculée d’après la valeur de l’équivalentélectro-
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- chimique de l’hydrogène, a pour valeur 7,9.10-unités électromagnétiques ; comme vitesse maxi-ma, on trouve pour cette valeur de e/y., d’après la chute cathodique observée, la valeur:
- Les valeurs trouvées expérimentalement d’après l'effet de Doppler sont plus petites que les valeurs calculées auxquelles ou peut s’attendre pour un atomion monovalent de carbone. U en est de même pour les rayons-canal dans l’hydrogène. Cette différence, provient vraisemblablement de ce que les ions ne parcourent pas toute la chute cathodique, et qu’ils perdent derrière la cathode de l’énergie cinétique, par suite de chocs et de radiation. Pour cette raison, on peut admettre que le support de la raie 4267,5 est vraisemblablement un ion-carbone positif.
- L’importance du minimum d’intensité compris entre la raie fixe et la raie mobile a été signalée par Stark. D’après cet auteur, sa production est due à ce que l’intensité de radiation des particules mobiles est fonction de la vitesse et qu’elle ne devient suffisamment grande pour être décalable par la photographie que quand la vitesse a atteint une certaine valeur. Delà longueur du minimum d’intensité AX — 1 ,Q2 A pour la raie 4267,5, on trouve comme valeur de la vitesse pour laquelle l’impression photographique est suffisante, le chiffre i,35.io7 centimètres par seconde.
- Si l’on introduit pour le support de la raie zj\x = 4)9-io3, on voit que cette vitesse est atteinte pour un ion-carbone quand celui-ci parcourt librement une chute cathodique de x 210 volts et quand le travail électrique est transformé exclusivement en énergie cinétique de l ion-carbone. Si l’on veut observer l’effet de Doppler sur la raie du carbone 4267,5, on doit employer une chute cathodique sensiblement à 1 210 volts.
- L’auteur a fait ensuite des expériences avec du gaz d’éclairage, emprunté à la canalisation générale. Sous l’effet du courant électrique, la pression du gaz tl’éclairage diminuait comme pour l’acétylcne, mais moins vile. La couleur d’ensemble des rayons-canal était grise. La chute cathodique avait pour valeur 4 000 volts ; l’intensité du courant était de 10 à 10 milliampères ; la durée d’exposition était comprise entre 5 et 8 heures. Les raies de l’hydrogène H,... IL, la raie du carbone 4267,5 et la raie de l'azote 6990,3
- sont très intenses sur les épreuves photographiques et présentent toutes l’effet de Doppler. On peut voir faiblement les bandes de l'azote, dont les bords correspondent aux longueurs d’ondes
- de 3536,5, 3576,85, 3710,15, 3755,45 et
- 38o4,85, et les bandes du cyanogène /, Z et (j. En outre, on aperçoit une bande inconnue dont le bord correspond à la longueur d’ondes 4312,7 ets'étend vers le violet. D’autres bandes visibles, correspondant aux longueurs d’ondes 3 663,0, 3780,3, 3797,3, 4018,2, 4o34,i et 4846,5
- s’étendent vers le rouge. Aucune bande ne présente l’effet de Doppler.
- Les expériences faites sur l’acide carbonique ordinaire ont donné les résultats suivants, calculés d’après les déplacements maxima qui, pour la raie 4267,0, avaient pourvaleur : 2,89 À pour 4000 volts; 4,35 A pour 7000 volts; 4,87 ‘ pour 9 000 volts :
- Pour 4000 volts e = 2,o3. io: cm. par sec.
- v = 3,o6 . ioT cm. par sec.
- h- = S,7- TO*
- ./;, = 6,5.IO«.
- Les valeurs trouvées sont plus voisines de la valeur 7,9.10" calculée pour zj\>. que les valeurs trouvées pour l’acétylène.
- Les résultats qui précèdent peuvent être résumés de la façon suivante :
- Les rayons-canal dissocient chimiquement les gaz composés.
- Ils provoquent l'apparition des spectres de raies des corps composants élémentaires, et les spectres de bandes de composés, tels que le cyanogène.
- Les spectres de raies présentent 1 effet de Doppler. Les particules des rayons-canal sont donc, dans les composés chimiques gazeux, des atomions positifs. En particulier, il se produit des ions-carbone positifs dans les gaz qui contiennent du carbone: le support de la raie du carbone 4 267,5 est vraisemblement un ion-carbone monovalent positif.
- Les spectres de bandes dont les rayons-canal provoquent l’émission dans les gaz composés ne présentent pas d’effet de Doppler. On doit en conclure qu’une molécule chimiquement compo-
- Pour 9000 —
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N*» 9.
- sée ne peut pas prendre la grande vitesse de translation d’une particule de rayon-canal sans être décomposée en ses atomes constitutifs.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Théorie et construction de machines a pôles de commutation. — F. Pelikan. — Elcldrotœhnischc
- Pour faire une étude sur les pôles de commutation, l’auteur a pris une machine ordinaire et l’a munie de pôles supplémentaires. L’induit de cette machine a 175 millimètres de diamètre, quatre pôles, une longueur active de fer de io5 millimètres et une puissance de 3,75 kilowatts à 1 5oo tours par minute sans pôles auxiliaires. Le facteur = bjn avait pour valeur 0,78, en appelant bi la longueur d’arc idéale et t le pas polaire: la valeur de ce rapport fut abaissée à 0,69, l’arc polaire ayant été diminué de 122 millimètres «à go millimètres. Dans l’espace, libre entre les pôles, on a disposé des pôles de commutation, munis d’un enroulement shunt pour permettre le réglage du courant, d’excitation. La longueur de ces pôles dans le sens périphérique a pour valeur le double environ de la longueur des balais projetée sur la périphérie de l’induit : la longueur axiale est égale à la longueur axiale de l’induit.
- La machine présenta, apres cette transformation, une capacité de surcharge remarquable : pour une puissance débitée de 5,5 kilowatts, réchauffement était encore admissible et on voyait nettement la différence produite par la présence de pôles auxiliaires sur la commutation, car, avec une surface de contact de i centimètre aux balais et un courant induit de 60 ampères, on obtenait une commutation absolument parfaite avec des balais en charbon-cuivre. Pour déterminer l’allure des lignes de force, on traça une série de courbes de champ qui conduisirent aux résultats suivants. L’intensité de champ résultante est due à la superposition de quatre champs ; le champ principal, le champ de commutation, le champ de l’Induit, et le champ des bobines court-circuitées. La dernière influence, en particulier, ne doit pas être négligée. On a trouvé que la forme des lignes de force est fortement modifiée quand les balais sont soulevés.
- La figure 1 représente la forme de courbe du champ résultant et de ses flux.
- n du système inducteur principal la caractéristique à vide de la ma-
- Iiaires peut être obtenue facilement en décalant les balais d’un demi-pas polaire. En charge, le flux des pôles auxiliaires et, par suite, la saturation du fer, diminuent, comme on le verra plus
- L’auteur a relevé la courbe du champ extérieur, ainsi que la courbe de différence de potentiel aux balais pour 10, 20, 3o, 4o et 5o ampères. Pour calculer la première des courbes, on peut partir de l’équation
- e = 18 -8 volts
- en appelant e les ordonnées de la courbe de champ en volts ; B; l’induction dans l'arc ; N4 le nombre de conducteurs induits compris entre deux lames de collecteur, la longueur active du fer induit ; v la vitesse périphérique en centimètres par seconde. Dans l’exemple dont il s’agit,
- Bj= 1 iS5e lignes de force par cm2.
- En cc qui concerne le calcul, on procède de la
- Les ampère-tours placés sur les pôles de commutation doivent en premier lieu équilibrer les contre-ampère-tours de l’induit, et, en second lieu, produire un flux capable de compenser le flux induit par les bobines court-circuitées. Comme l’on voit, le champ de l’induit ne peut être compensé complètement qu’au moyen d’un enroulement réparti de façon que, à chaque conducteur induit, il corresponde sur le rotor un conducteur parcouru par le même courant. En employant des pôles de commutation, on obtient une compensation imparfaite, qui n’a lieu que
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- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 31 f
- dans la zone neutre. Pratiquement, cette compensation est suffisante, et elle est beaucoup plus économique que la compensation complète.
- Les ampère-tours de l’induit ont pour valeur :
- AW„ =
- -DÂC 2 P
- Nlç
- (0
- en désignant par AC le volume de courant de l’induit ; par p le nombre de paires de pôles, par N le nombre total de conducteurs sur l’induit, par Ja le courant induit, par a le demi-nombre de branches de l’induit.
- Le champ auxiliaire nécessaire pour compenser le champ de court-circuit a pour valeur :
- B, désignant le champ principal dans la zone de commutation, et BN le champ des bobines court-circuitées : le signe — ou + doit être pris devant B„ suivant que les balais sont situés dans un champ principal positif ou négatif. Si les balais sont situés dans la zone neutre, on a B0 = o et Bz=;Cn, égal au champ induit par les bobines court-circuilées. Celui-ci a pour valeur :
- Bn =
- 00
- Le facteur désigne la perméabilité magnétique du champ sous les pôles auxiliaires, provenant des courants de court-circuit.
- en appelant bv et bp la longueur des balais ou des lames projetés sur la périphérie de l’induit, q le pas des dents à la périphérie de l’induit. Le flux du pôle de commutation a pour valeur :
- <ï>î„ = BA,i,l'Ui>
- bviii désignant la longueur idéale du pôle de commutation et la longueur idéale du pôle de commutation. On peut calculer les ampère-tours du circuit magnétique h (fig. i).
- Les ampère-tours pour les deux entrefers ont pour valeur:
- A l’intérieur d’un pas polaire, le flux dans ['induit et dans la culasse n’est pas constant. Si l’on désigne par <I>, le flux dans l’induit entre un pôle principal et le pôle auxiliaire voisin, <J>2 le flux dans l’induit entre celui-ci et le pôle principal suivant dans le même sens, on a :
- <ï>2
- <1>„ <I>„.
- B, =
- !h
- B,
- *2 2 F
- en appelant <!>,, le flux calculé dans l’induit en charge, F la section du fer de l'induit. De la courbe d'aimantation, on déduit les ampère-tours cni\ et aw% correspondants (par centimètre cle longueur de fer induit). Les ampère-tours pour le ter induit ont donc pour valeur :
- AW, _ »!+« , (j)
- L„ étant la longueur moyenne du trajet dans le fer de l’induit pour une paire de pôles.
- Pour la culasse, on a d’une façon correspon-
- «ï-y, _ A <1>M,
- fy, __ <I>» d>,t.
- où l’on a la relation :
- — (I -h s) $6 ;
- <y désigne le coefficient de dispersion du pôle prin-
- en appelant la section moyenne du fer de la culasse. Les ampère-tours pour la culasse ont pour valeur :
- A\\’j = a^-haH'-u-Lj (5)
- AW4 = o,8Bs(3w-h3A)*i (3)
- 3». étant l’entrefer sous les pôles de commutation et Oh l’entrefer sous les pôles principaux. Le calcul des ampère-tours pour le fer de l’induit et pour la culasse est fait de la façon suivante :
- en appelant L- la longueur moyenne du trajet dans le fer de la culasse, at*’,- les ampère-tours par centimètre de trajet dans le fer de la culasse correspondant à BJt, any, les ampère-tours par centimètre de trajet dans le fer de la culasse cor-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- respondant à B^. En outre, l’ij pôle auxiliaire a pour valeur:
- fvbv ’
- îduction dans le
- (6)
- aw étant le coefficient de dispersion du pôle auxiliaire, Dans le pôle principal, on a :
- On obtient ainsi les ampère-tours nécessaires pour surmonter le champ de court-circuit:
- A\YX P (Affe + A \V' H- AW„m H- AW„m
- ^AWj-i-AWQ. (8)
- AWa-f- AWlV représente alors le nombre d’ampère-tours totaux à placer sur le pôle auxiliaire. Dans la machine dont il s’agit, ceux-ci avaient pour valeur :
- A\V„ A\VX = i,3A W-induit.
- Il est nécessaire d’étendre les pôles auxiliaires dans la direction de l’axe si l’on-veut, dans certaines circonstances, employer un enroulement compound. Si l’on décale les balais, il se produit un certain compouudage et, en outre, une diminution des ampère-tours totaux à employer.
- Si l’on diminue de /„, à lv, la longueur axiale des pôles auxiliaires, il faut augmenter de (4o/4.) l’induction dans l’air sous les pôles auxiliaires, si l’on veut obtenir le même flux. Mais d’autre part, on n’a besoin que d’un flux plus faible que précédemment, car, d’après l’équation (2), la perméabilité >,N et BN sont diminués. Le flux ‘l1,,, est donc diminué en réalité, et la ïovee maguétomotriee nécessaire pour le produire est plus faible. Tant que l’induction dans les pôles auxiliaires conserve une valeur admissible, il peut être avantageux de diminuer la longueur axiale des pôles auxiliaires.
- En terminant, l’auteur indique l'influence d’une diminution du nombre de lames de collecteur. La tension de commutation des bobines court-circuitées entre les pointes des balais a
- E,. = S,. (N/A) 6 volts (9)
- où S;, désigne le nombre de bobines court-circuitées entre les cornes des balais, N le nombre de conducteurs, K le nombre de lames de collecteur, / la longueur réelle du fer, v la vitesse périphérique en mètres par seconde.
- F.n diminuant le nombre des lames de collec-
- teur, on augmente l’induction Bz et le flux ce qui entraîne une augmentation du nombre d’ampère-tours à placer sur le pôle de commutation (de A\Vn à AAYX). L’augmentation proportionnelle (en n/o) des ampère tours totaux dos pôles de commutation AWa-h AWX est relativement plus faible, de sorte que, quand aucune raison ne s’y oppose, on peut aller relativement loin dans cette voie.
- B. L.
- Calcul de la force èîectromotrice d’en roulements polyphasés et monophasés. — H.Gôrges.
- — Hlektrolechnische Zeilsehrift, 3 janvier 1907.
- L’auteur calcule la lorce èîectromotrice d’enroulements polyphasés et monophasés en s’appuyant sur le diagramme vectoriel de l’intensité de champ. Pour cela, il faut faire d’abord abstraction du calcul de la force électromotrice de rotation et déterminer comment varie le flux d’induction qui traverse chaque bobine individuelle. Les tours qui appartiennent à un circuit ôtant traversés par des llux d’induction d’inégale valeur, il est nécessaire de déterminer individuellement ceux-ci et de les additionner. O11 obtient ainsi une valeur m pour le flux d’induction dans le circuit, et la valeur instantanée de la f. é. m. est donnée par la formule simple :
- e = — (’dmjdl) io~8volts. (1)
- Si les inductions varient dans le temps d’après une loi sinusoïdale, la valeur efficace moyenne de la f. é. m. est donnée par l’expression:
- E = (*w,yâ) M.io-* volts, (2)
- en appelant M„ l’amplitude du flux relatif au circuit, et v la fréquence. Dans les induits dentés, il faut déterminer d’abord le flux d’induction dans chaque dent, et ensuite le flux relatif au circuit. Pour cela, on peut employer un diagramme simple que l’auteur développe d’abord.
- t° Diagramme des ampère-tours.
- Comme nombre minimum d’encoches par paire de pôles, il faut compter [\ encoches dans les machines diphasées et 6 encoches dans les machines triphasées. D'une façon générale, il peut y avoir !\n ou hn encoches par paire de pôles-Soit N„ le nombre de tours d’une bobine simple, c’est-à-dire le nombre de fils placés dans une encoche. On u alors par paire de pôles:
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 313
- pour des courants diphasés :
- X = (4n/a) N0 — 2rtN0 (3)
- et pour des courants triphasés :
- N = (6n/a)N0 = 3nN0 (4)
- tours. Si l’on admet provisoirement que le fer est très faiblement retiré, tous les ampère-tours sont utilisés pour le passage du flux dans l’entrefer.
- Pour le calcul du flux d'induction, il faut, en toute rigueur, considérer toujours le flux magnétique total et le nombre total d’ampère-tours agissant sur lui. Si le circuit magnétique se compose de plusieurs pertes, par exemple de deux moitiés exactement semblables au point de vue des réluctances magnétiques ainsi qu’au point de vue des ampère-tours agissant, on peut simplifier le calcul en considérant seulement l’une de ces moitiés.
- .Y
- Soit A la partie fixe, B la partie mobile d’un moteur polyphasé, PQ un tour, aa la forme d’une ligne d’inductions (fig. i). Tant qu’il n’existe que le seul enroulement PQ, on doit considérer tout le circuit magnétique. Mais s’il existe un second enroulement RS, il suffit de partager en deux moitiés le trajet des lignes de force an, et de considérer un seul tour, PQ par exemple. Pour pouvoir faire cette décomposition, il faut être sûr que les deux moitiés sont équivalentes.
- Les ampère-tours individuels ne peuvent ctre représentés graphiquement que quand on suppose que les intensités de courant varient dans le temps suivant une loi sinusoïdale. Si l’on considère un enroulement triphasé tel que celui
- Fig. 9.
- de la figure 2, el si l’on désigne par a, h, c, les ampère-tours relatifs à une seule bobine, les
- ampère-tours des bobines coupées sont les suivants :
- Les ampère-tours d’une bobine simple ont pour valeur :
- XJ„B. XJ»,,. NJ^
- '3 ! 3 5 3%
- En se reportant au tableau précédent, on voit que, sur la dent t agissent l\a ou, d’une façon générale, /|a = (l\7a/3) ampère-tours. On calcule en appelant J„o, J,v JCi, les amplitudes, égales entre clics, de l’intensité du courant, et l’on représente leurs valeurs par trois vecteurs OA, OB, OC (fig. 3) décalés de 120°. Les vecteurs représentent les ampère-tours qui agissent sur les dents 1, 9 et 17 (fig. 2).
- Si l’on considère ensuite les ampère-tours pour la dent 2, il faut additionner avec le vecteur OA u 11 autre vecteur qui représente la quatrième partie de OB. Si l’on trace le vecteur AF égal et parallèle à OB et si l’on divise AF par les points 2, 3 et 4 en quatre parties égales, le vecteur O2 représente le nombre d’ampère-tours pour la dent 2; 03 représente le nombre d’ampère-tours pour la dent 3, etc. Le vecteur OF est le nombre d’ampère-tours pour la dent 5.
- D'une façon générale, on a, pour un enroulement à 4 encoches à inscrire un hexagone régulier dans un cercle, dont le rayon a pour valeur:
- lî, = «Ny„=n — >*„= —
- :î« 3
- (6)
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- 314
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L.
- Ensuite on divise les côtés en n parties égales et on trace les vecteurs du centre aux points de division. Ces vecteurs donnent en grandeur et en phase le nombre d’ampère-tours agissant sur les dents individuelles d’une paire de pôle. L’amplitude de l’intensité de courant est désignée par J*. Si J est l’iulensité ellicace égale dans trois branches, on a :
- R, = Vi.NJ. (?)
- Fis- 5-
- 'd’ampère-tours agissant, sur la deut 1 (lig. 5) a pour valeur :
- Si l’on pose les deux égalités suivantes :
- * = -\o4î £ =
- le vecteur de ces ampère-tours est égal à la somme géométrique de
- - et - N0J„o.
- V :> }.
- si l’on désigne h nouveau par J la valeur ellicace moyenne de ia et ih, la somme géométrique de Jao c4 a Pour valeur
- Le rayon du cercle circonscrit au carré a donc pour valeur
- R, = OE = " N.aJ = " 2 J
- Ri = (i/2)NJ. (8)
- 11 faut encore diviser en n parties les côtés du carré et. joindre à O les points de division ainsi déterminés; on obtient alors les vecteurs des ampère-tours agissant sur les différentes dents.
- On voit que le nombre d'ampère-tours relatifs à chaque dent individuelle varient beaucoup moins dans les enroulements triphasés que dans les enroulements diphasés. S’il existe une dent moyenne (quand n est impair), le rapport de la plus grande à la plus petite valeur est, dans le cas du courant triphasé, comme
- i:(v/3/2)—1: 0,866..
- Pour des courand /2-phasés, on obtient lin polygone régulier de ia côtés; pour des courants à un nombre infini de phases, on obtiendrait un cercle. Dans ce dernier cas, on aurait
- l’angle % caractérisant la position d’un tour d’enroulement, et étant compte à partir d’un axe fixe, Pour un élément d’arc, le nombre de tours a pour valeur
- Les ampère-tours qui agissent sur la position x0, quand l’ouverture des tours est égale au pas polaire, est :
- AW„, = -h cos », = èîNJ cos «,.
- Les ampère-tours varient donc le long- de la périphérie suivant une fonction cosinus, et ont comme valeur maxima :
- è8 nj .
- Le rayon du cercle qui remplace le polygone a donc pour valeur
- R = i(îNJ. (9)
- Avec l’aide de ces diagrammes, 011 peut déterminer la courbe de champ pour chaque instant. Il su(liL de tracer l’axe des temps pour cet instant et projeter sur lui tous les vecteurs. f-4 suivre.) B. L.
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- La réactance de dispersion des moteurs d’induction. — Mac Allister. — Etcclrical World, 2Ü janvier 1907.
- Comme on peut le voir en jetant un coup d’œil sur le diagramme simplifié et le lieu géométrique circulaire du moteur d’induction, la puissance maxima que la machine est capable d’absorber à une f. é. m. normale dépend presque exclusivement de la réactance de dispersion des enroulements primaire et secondaire. On voit que, parmi tous les calculs relatifs à la prédétermination du fonctionnement d’un certain type de moteurs, aucun ne présente autant d’importance que celui de la réactance de dispersion. Bien qu’un grand nombre d’équations aient été établies théoriquement pour le calcul de la tension de réactance, celles qui reposent sur des bases expérimentales permettent seules d’obtenir des résultats valables.
- L’équation la plus simple, et en meme temps la plus commode, est celle qu’a donnée Behrend
- '11 1900 ’ * = C(A/l), (1)
- dans laquelle 7 est le coefficient, de dispersion, A la valeur radiale de l’entrefer, t le pas polaire et C, facteur de dispersion, dépend de la disposition des encoches et des conducteurs. La valeur de a étant obtenue sous forme d’un rapport, elle est indépendante des unités employées pour évaluer A et t. Néanmoins, dans la suite, toutes les longueurs seront considérées comme exprimées en centimètres.
- Le coefficient de dispersion 7 peut être, défini brièvement comme étant le rapport de la longueur NO à la longueur OIv sur le diagramme du cercle de la figure 1. Si on se rapporte à la
- façon dont est établi le diagramme, on peut noter que NO représente le courant d’excitation du moteur au synchronisme et à vide, tandis que la valeur de OK dépend du rapport de la tension
- primaire Ep à la réactance combinée du primaire et du secondaire (X.,H-X.,). Évidemment, quand la valeur de 7 et celle de NO ou bien OK sont connues, on peut construire le diagramme du cercle et déterminer le facteur de puissance maxima et la puissance maxima. On calcule généralement la valeur de NO d’après les dimensions mécaniques du rotor et du stator, la disposition des bobines primaires et l’induction dans les entrefers; ensuite on évalue OK en s’appuyant sur la formule (1). 11 semble que le courant de court-circuit doive dépendre de la valeur de l’entrefer simple, de l’induction, du pas polaire et du courant d’excitation; en fait cependant, la réactance de dispersion déduite de l’équation précédente, et, par suite, les courants de court-circuit, sont indépendants de toutes ces quantités. L’auteur se propose de donner une interprétation physique de la quantité Ct et de discuter en détail les faits dont dépend sa valeur.
- Behrend a montré que le courant d’excitation peut être détermine par la formule:
- .,6 BA
- »
- co
- en appelant B l’induction dans l’eutrefer et, n le nombre de conducteurs par pôle et par phase, i„ étant le courant par phase. Il a montre aussi que la tension primaire par phase peut être représentée par la formule
- c = 1,24 .f.p.n.h.t. B . i o" s (3) en appelant f la fréquence, p le nombre de pôles, et b la largeur du moteur.
- En désignant par (ÿrp + .rs) la réactance de dispersion combinée primaire et secondaire par phase, on a :
- ('0
- En combinant les équations (1), (2), (3) et (/j), 1,2^ fpntibt. ___ i,6 BAî
- ^.^T^-n7r;7Âc'
- On en déduit la valeur de la réactance :
- *, + *.= a,\<f.fpbn'ï0 *. (6)
- En considérant provisoirement C comme une véritable constante, on voit que la machine de dispersion effective par pôle varie directement avec le carré du nombre de conducteurs par pôle et avec la largeur du moteur : elle est indé-
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- N° 9.
- pendante du pas polaire et de la valeur de l’entrefer.
- Il est facile de voir que les intersections réelles entre le flux de dispersion et les conducteurs varient un peu avec le nombre d’encoches contenant tes conducteurs, qu’elles ne sont pas entièrement indépendantes du pas polaire, el qu’elles dépendent beaucoup de la réluctance du circuit de dispersion : elles varient un peu avec la valeur de l’entrefer et beaucoup avec la forme des encoches. La valeur exacte du facteur C dépend de ces différents facteurs.
- Hobart a publié, en 190/j, les résultats de calculs el d’essais faits sur 07 moteurs d’induction de huit constructeurs différents et a donné des courbes basées sur ces essais : on voit, d’après ccs courbes, de quelle manière le coefficient de dispersion dépend du pas polaire, de l’ouverture des encoches, de l’entrefer, et du nombre d’encoches par pôle. Ces courbes sont reproduites sur les figures 2 et 3 avec des coordonnées un peu différentes de celles employées par Hobart afin de permettre d’exprimer les résultats sous forme d’équations simples facilement interprétables. Le facteur de dispersion C est considéré comme forméde deux composantes c et c/ ; la première dépend de la forme des encoches el du rapport du pas polaire à la longueur du noyau ; la dernière dépend de la valeur de l’entrefer et du nombre d’encoches. On a ainsi
- c = «<:'. (7)
- T,a figure 2 donne la valeur de c et la figure 3 la valeur de c’. Sur la première de ces figures,
- les abscisses sont proportionnelles aux valeurs du rapport du pas polaire à la longueur du noyau
- (tjb') et les ordonnées sont proportionnelles au facteur de dispersion principal c. Les courbes
- supérieures se rapportent à des encoches entièrement fermées, et les courbes inférieures à des encoches ouvertes. Les courbes en trait plein sont celles qu’a publiées Hobart; les courbes en trait interrompu correspondent aux deux formules suivantes :
- ,„=IO,5 + 3,9(///,) (8)
- pour les encoches simplement fermées, et
- cn a,© + 3.9 (tjb) (9)
- pour les encoches complètement ouvertes.
- Les équations (8) et (9), combinées avec l’équation (ôj, montrent que la réactance de dispersion consiste en deux parties dont l’une varie comme le pas polaire et l’autre comme la longueur du noyau : pour des encoches larges ouvertes, la dernière est 1,72 fois plus grande que la première par unité de longueur, tan-• dis qu’avec des encoches complètement fermées, la durée est 3,02 fois plus graude que la pre-
- On peut admettre que, toutes les autres conditions restant les memes, la diminution de la réactance de dispersion pour la longueur comprise dans le fer varie directement avec la proportion d’ouverture des encoches. Les équations 8 et y peuvent être combinées de la façon sui-
- 10,0 — 5,5S„ -f- 2,29 (td)
- S0 désignant l’ouverture en "/„ des encoches. I,'équation (10) donne le facteur de dispersion principal.
- La signification physique réelle de l'équation (10) peut être trouvée avec le plus de clarté si l’on suppose provisoirement que le facteur c de l’équation (7) a pour valeur 1 unité, et si l’on
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- ombinc les équations (6), (7) et (10). On a
- ainsi :
- —a,i(). 10 8(10,5b — ô,5S0&
- 1 =,9 ')/?"* (,o.)
- On voit, au moyen de cette équation, limpor-tatiee relative de la longueur active et de la longueur libre de la bobine primaire au point de vue de la réactance de dispersion des enroulements.
- Les valeurs de c' trouvées par Ilubavt sont indiquées parla courbe en trait plein de la figure 3 où les abscisses représentent le rapport (r/AA), A étant la valeur de l’entrefer et h le nombre d’encoches par pôle et par phase (moyenne du stator et du rotor), et où les ordonnées sont proportionnelles au facteur de dispersion c . Cette courbe est représentée, avec une approximation suffisante, par l'équation
- c' = o,54 +
- A .h
- 00
- A cette équation correspond exactement la courbe tracée en trait interrompu sur la figure 3. D’après l’équation (n), on voit qu’une certaine portion de la résistance do dispersion varie comme l’inverse du nombre d’encoches dans lesquelles sont placés les conducteurs, et aussi comme l’inverse de la valeur de l’entrefer. Cette portion peut être appelée réactance de dispersion ce en zigzag », et c' peut être désigné sous le nom de facteur de dispersion en zigzag.
- En combinant les équations (7), (to) et(ir), on trouve pour la valeur du « facteur de dispersion » total l'expression :
- C='(,o,ô-5.5S.+ ^)(oM-e^).(»)
- Tl est évident que le a facteur principal de dispersion » tient compte de tous les conducteurs de l’eurouleinent de chaque pôle coupant toutes les lignes de force de dispersion dues aux courants dans ces conducteurs, tandis que le « facteur de dispersion en zigzag- » tient compte des lignes de force de dispersion relatives à chaque encoche séparément et dues au courant dans des conducteurs de cette encoche particulière. Aucune de ces hypothèses n’est absolument correcte, mais il est probable que l’équation 12 est, malgré tout, suffisamment exacte.
- Il ue faut pas perdre de vue que toutes les équations indiquées dans ce qui précède contiennent des constantes empiriques, et il n’est pas
- possible d’extrapoler au delà des limites entre lesquelles étaient comprises les données expérimentales. Il est probable, néanmoins, que pour des moteurs d’induction de construction à peu près normale, les équations et les courbes donnent une base pour les calculs.
- L’équation (12) indique dans leur ensemble les diverses quantités qui affectent la valeur de la réactance de dispersion, dounée par l’équation 6, et elle indique que le facteur de dispersion dans l’équation (1) n’est pas une véritable constante. On peut remarquer que la valeur 10 à 10 indiquée primitivement par Behrend pour des encoches demi ouvertes est pleinement confirmée par les valeurs expérimentales trouvées par Ilobart dans les essais de 07 moteurs d’induction. Un moteur établi de telle façon que l’application de l’équation (12) conduise à une valeur de C inférieure à 10 ou supérieure à i5, avec S0 — o,5, aurait des dimensions telles qu’il ne constituerait probablement pas une machine commerciale.
- R. R.
- TRANSMISSON & DISTRIBUTION
- Sur la capacité active de câbles de forte section et sa mesure au moyen de courant continu (suiteJ (*). - - W. A. Kemann. — Eleklrolech-nische Zeitschrift, 3 janvier >907.
- Capacité en triphasé. — D’après Breisig on a:
- Q, = «,.V, + (V, - V,) + „„ (V. - V,).
- Si l’on suppose — et, dans des conditions normales d’isolement, si l’on admet que l’on a :
- Y, H- V, + V, = o,
- on a pour Q, et C,„ les valeurs :
- Qi = Y, (cUi -f- 3c12)
- Cw = cia-C$cVi. (8)
- Mesure. — Les deux mesures indiquées par Breisig sont les suivantes :
- 1 ----2,31V,
- 1,2,3,------P/,.
- Elles conduisent au résultat suivant :
- C, = (i/6)(9Mi-M!).
- (>) Eclairage Electrique, t. L, 9,3 février 1907, p. 28a.
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- On obtient une autre relation au moyen de la mesure :
- i------2,3PA
- Mj Cm —j— 2C',.>
- I , 2--3 P b
- M»= = ( c,„ + c„).
- On déduit des deux équations :
- f10 —m2 — m,
- c„ = (,/3)[M,-(M!-M,)].
- La capacité on triphasé a pour valeur :
- C,„ = clft + 3<,v, = M2 — M, + (3/a) (2M, — M,) C„=aM1— (M2/3).
- Ces mesures sont commodes en laboratoire et en cours de montage, car on effectue la mesure seulement sur deux âmes.
- Si le câble a des fils pilotes, on peut employer deux groupements différents de ces fils. Dans le premier groupement, les fils i et 4, 2 et 5, 3 et G sont reliés ensemble. La quantité d'électricité sur les fils i et 4 a pour valeur, puisque Ton a les deux égalités :
- V, = Vi, v8 = v6, v3 = v,
- M* —
- (3/2)(4ci2 + 2c(H-2cl2)-(3/2)|M1-(Ma-Ml)], C„ ^ Ma — Mj H- (3/2) [M, — (M, — M,)],
- = 2M1 —(Ma/s).
- Si l’on connecte les fils pilotes autrement, en reliant î et s, 3 et 4j 5 et 6,
- Vd — V2, V8 = Vt, VB = Vs;
- on suppose en outre que l’on ait :
- Vi + Y, + VB = o.
- On obtient alors les équations :
- Qu = C..V, + o,« (V, - V.) + c„ (V, - VQ
- + (V, - V») + <„ (V, — V.) + C..V,
- + c,„(V1-Vi)+c1,(V,-Vs)
- + c..(V1-Vi)+o,.(V1-V<)
- = V, (<„ + <„ + +»„+ «•» + a' <.)
- — vn (c„, + c„ + c„ + c„)
- -Vs(cv, + cls + c„ + c)e)
- CH, — c, + >, -+- 3c,, -+- , + 3ou 4 3c.2a. (in)
- La capacité est donc plus petite de :
- qu=c,.v,+c,,\t+cis(yt—v,)+c„(v,—va)
- + <-„(V1-V,) + c,J(V1-V>)
- + c,,(V1-V!) + r„(V,-Vs)
- + <-«(V,—V!) + cli(V1 —Va)
- = V, (c„ + c„ + icls + »„ + 2CU)
- -v,(!(„+(„+g
- = V, (<•„ + o„ + 6cis + 3c„ + 3c„). (ç,)
- [,a capacité est donc plus grande de :
- -+- 6 C12 1 3ra.
- quand il y a des fils pilotes que dans le cas con-traire.
- Mesure :
- 1,4----a, 3, 5, 6 PA
- M, = c10 -b- c* + 4<-i2 + 2C1:i + 2CSÎ ,
- 1,2, 4, 5 ------3, <5 PA
- M.j = 2Cj0 + 2CS0 —(— 4ciî~h 2Cjj 2C4j,
- On en déduit l’égalité :
- que quand les fils pilotes sont reliés d’après le premier groupement.
- Mesure :
- 1,2------3, 4, 5, G PA
- M1 = c10-hc20H-2<:,«-f- 2C1S—h 2CU+ 2CM,
- 1,2,3, 4 — 5, 6 PA
- M2 = 2C1U -f- 2C-îa -+- 2C1SH- 2C,5 H- 2cy, + 2C26 . On en déduit l’égalité :
- ci0 + c„— M2~M,,
- 3c„+ Sc,s + 3c,. + 3c!s = | [M, - (M, - M,)l,
- M
- C„=2M, — -*
- Capacité en biphasé. — Les potentiels des quatre conducteurs sont les suivants: Y,, V), V3, V,. La quantité d’électricité qui se trouve sur le conducteur i en fonctionnement normal
- Q, =c10V1 + ciaOri —V*)
- + cl3(V1-V3) + Cu(V< —V,).
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- On suppose que l’on ait :
- V,4-Vs = o
- L’équation se transforme alors en la suivante :
- Q, = V, + 2c„+- IV„) - ca (V, + Va)
- d’où l’on déduit la valeur de C:
- ^« = f,io + aclîH-2cls. (n)
- Un conducteur d’un câble biphasé se comporte donc exactement comme un conducteur du cable monophasé à quatre conducteurs, avec les conducteurs voisins en parallèle deux à deux. Mesure :
- t—— ü,3,4P4 Mi^t^ + aeu + cu,
- 1,3 — 2,-ip b M a = cw + 4cls.
- On en déduit la valeur :
- Cl8-f-3<« = —
- C„ = aM, — -
- S’il y a des fils pilotes, on peut relier i et 2, 3 et 4, 5 et 6, 7 et 8, et l’on a les égalités : V1=vî( V3 = Vv,
- VB=r V,, V,r=va;
- On suppose que l’on ait :
- V, + V, = o, V8-+-V7 = o,
- -V8(rl3 + ^ + ^+c2t)
- ~V: (<-,, ++
- Cu. = c1(l -J-t'ao-h 2C!3 + 6cu4- 2C15 —J— 2(',a
- + 2Cn+2C,s. (1=)
- Comme on pouvait s’y attendre, cette capacité a la même valeur que celle d'un conducteur avec fil pilote du câble monophasé à quatre conducteurs reliés deux à deux en parallèle.
- Mesure:
- 1,2------3, 5, G, 7, 8 Pi
- M, — r10 -J- es0 -4- 2c)S + /Ku + C|j
- -b H- 2Ca4-j- c.iB,
- 1, 'j, 5, 6 —---3, 4, 7, 8 Pè
- M2=: 2t'1() 2C'2(1 4- f\CVi H~ \c,k 4- 4c,;, 4- \<-^,
- d’où l’on déduit l’égalité :
- = (=<•„ + *:, + *.)= a
- On voit donc que les capacités actives peuvent être déterminées, dans toutes les conditions de service, par deux mesures faites avec du courant continu, et que l’on peut toujours choisir les groupements de telle façon que la formule de Ca, servant au calcul final, ait toujours la même forme pour tous les câbles et dans tous les cas.
- Cette simplification est particulièrement intéressante, parce qu’elle facilite d’une façon importante l’exécution des mesures. Dans les laboratoires, 011 peut employer un montage unique.
- E. B.
- On obtient alors pour Q, ,2 l’équation :
- Q,.,=c„v,+»„ (v, — v,)+cv, (v, - y,)
- + o«(V1-Vs) + .'1.(V, — vs)
- + <„ (v, — v,)+v2, (V, - V.)+c„v,
- + c„ (V, — V„) + cK (V, — V.)
- + c„(V1-Vt)+c!.(V,-Vî)
- = Vi (ciu 4- CM 4~ JC,5 4- ÔCu 4- 2C'jj
- 4-2c2S4-acM4-3<’*8)
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Étude expérimentale faite sur des circuits oscillants accouplés. — C. Fischer. Annulen der
- Dans l’étude théorique des phénomènes oscillatoires dans les circuits oscillants, on a généralement employé la formule de Thomson, même quand ces circuiLs contenaient un éclateur. Cette formule, relative à un circuit de résistance constante, suppose que la résistance elle-même présente une valeur constante pendant une
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- oscillation, ce qui est inexact. Dans ces conditions, la formule de Thomson conduit, pour la diminution d’amplitude, c’est-à-dire pour l’amortissement, à des valeurs inexactes ; pour la fréquence, elle donne, malgré cela, des résultats rigoureux, car celle-ci ne dépeud pas de la nature et de la grandeur de l’amortissement.
- L’auteur s’est proposé d’étudier les phénomènes en jeu dans deux circuits oscillants accouplés ensemble, dont l’un contient un éclateur.
- Les expériences furent faites avec deux systèmes différents de circuits oscillants accouplés qui, pendant tous les essais, restaient aussi invariables que possible. Le premier système (A) comprenait deux circuits à peu près équivalents
- 22000 centimètres de self-induction. Le deuxième système (B) représentait mieux les conditions pratiques d’un poste de radiotélégraphie: le circuit primaire avait une forte capacité (5 290 . io-21 c. g. s.) et une faible self-induction (0a3o centimètres); le circuit secondaire avait une faible capacité (/[5o . io"21 c. g. s.) et une forte self-induction (7IÏ 000 centimètres). Comme il était impossible d’employer, en laboratoire, des circuits ouverts, l’auteur a opéré avec des circuits fermés : les résultats ne sont donc pas directement applicables au cas de la radiotélégraphie, mais peuvent servir d'indications uti-
- Le circuit primaire du système B contenait des condensateurs à plaques formés de verre à vitre ordinaire ; dans les autres cas, on employait des bouteilles en Hint. Les sphères de l’éclateur du circuit primaire avaient dans les deux systèmes un diamètre de 5 centimètres; la longueur d’étincelles était comprise entre 6 et 7 miUiuiè-
- Pour mesurer l’énergie du courant dans ce circuit, on employait un bolomètre utilisé conformément aux indications de Rubens et Paalzow. Le fil de fer avait un diamètre de ocm,oo25. Dans d’autres mesures, on employa un tbermo-éJé-ment de Brandès étalonné sur du courant alternatif. Comme galvanomètre, l’auteur se servait d’un appareil de Wiedcmann à aimant annulaire bien amorti et protégé par un anneau de fer. La sensibilité de cet appareil était comprise entre 1,2 et 5,8 . 10-' ampères. Deux bobines de réactance étaient intercalées entre le tbermo-élé-ment et le galvanomètre. La bobine d’induction et scs conducteurs de jonction étaient disposés de façon à ne produire aucune aetiun sur le gal-
- Dans plusieurs expériences, il était nécessaire d’augmenter artificiellement l’amortissement du circuit secondaire et du circuit de mesure. Pour cela on y intercalait des résistances en graphite mises en circuit au moyeu de godets en mercure et ainsi facilement interchangeables.
- Etude de la fréquence et de l'amortissement. — La méthode employée pour étudier séparément les oscillations d’oscillateurs accouplés d’après la méthode de Bjerkness a déjà été décrite par fauteur. Dans ce qui suit, l’indice I se rapporte au circuit primaire, IT au circuit secondaire et III au circuit tertiaire accouplé d’une façon extrêmement lâche avec le secondaire (récepteur); l’indice m se rapporte au circuit de mesure,; l'indice 1 et l’indice 2 se rapportent à l’oscillation de plus grande fréquence et à l’oscillation de plus faible fréquence.
- D’après la théorie, les deux fréquences n{ et tu auxquelles donne Heu l’accouplement sont liées à la fréquence primitive N par la rcla-
- Les deux circuits étaient accordés aussi exactement que possible l’un et l’autre. La source d’énergie électrique était une grosse bobine d’induction de 5o centimètres d’étincelle commandée par un interrupteur à turbine qui dormait environ 10 interruptions par seconde. Dans la ligne à haute tension, on intercalait directement avant l’éclateur une très forte résistance électrolytique pour donner une grande uniformité aux étincelles.
- Le circuit de mesure employé a été disposé successivement sous quatre formes différentes.
- *=v/:Æ- (io)
- Le tableau I indique les résultats obtenus dans la vérification pratique de cette relation théorique. Ceux-ci montrent que la loi est tout à lait rigoureuse, aux erreurs expérimentales près, pour les faibles et pour les forts amortissements des deux circuits accouplés.
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- 321
- TAIU.EAU [
- Système
- La théorie permet d’aller plus loin. L’équation (l) peut, dans tous les cas, être mise sous la forme suivante :
- ^ = vV+i-'' W
- Pour ce facteur À/, la théorie donne une valeur bien déterminée.
- «w-m (3a)
- où i =
- Y Pi /'"
- représente le coellicient d’accouplement. Dans tous les cas de la pratique et pour un accouplement pas trop lâche, k' ne diffère que très peu de k.
- Le fait que la relation (2) est rigoureuse sous la forme indiquée permet de définir la valeur de kf comme « degré d’accoviplement » d’après l’équation (2) :
- Le coefficient ainsi défini peut être déterminé expérimentalement.
- Le calcul de k1 peut être effectué d’une façon particulièrement simple dans un circuit de mesure de self-induction constante. Si ci et c., désignent la capacité du circuit de mesure pour la résonance avec l’une ou l’autre oscillation, C pour la résonance avant l’accouplement, les équations (2) et (10) se transforment en la suivante :
- k'— 1) c=i(c, + c,v m
- Pour l’accouplement le plus rigide obtenu avec le système A, /c avait pour valeur 0,6 environ. Avec les bobines, on ne pouvait atteindre que la valeur o,5 pour k' avec le système À ; avec le système B, on ne pouvait atteindre que la valeur
- 0,35.
- En ce qui concerne les décréments et i>a des deux oscillations existant lors de l’accouplement, et les décréments ^ et î>n des deux circuits avant l’accouplement, on a :
- jj __ at -+- an Ki. ^ H - !,n (5-s
- 1 2 X ’ ! 2 X w
- L’antcur a vérifié cette relation théorique sur les deux systèmes, pour un amortissement aussi faible que possible dans les deux circuits de chaque système, puis pour un amortissement rendu artificiellement très élevé. Les courbes ainsi obtenues ont montré que différents points d’une même courbe de résonance donnaient différentes valeurs pour le décrément. Dans la plupart des courbes, 4a partie supérieure donne de plus grandes valeurs pour le décrément que la partie inférieure. Aucune de ces courbes ne •présente une allure correspondant d’une façon rigoureuse avec la formule théorique. Le même phénomène a déjà été observé par Reinpp.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 322
- Les résultats de cette partie de l’étude de l'auteur peuvent être résumés de la façon suivante :
- i° L’équation théorique 5 n’est pas vérifiée même qualitativement : il n’est même pas exact que le décrément îq de l’oscillation de plus grande fréquence soit plus grand que le décrément î*2 de l’oscillation de plus faible fréquence.
- 2° îr4 et tr2 ont tous deux des valeurs plus grandes que les valeurs théoriques.
- 3° Il semble que la théorie soit confirmée par le fait qu’il ne doit être question que de la somme des décréments du circuit primaire et du circuit secondaire.
- (A suivre.) ii. V.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE
- Sur l’inductance et l’impédance des circuits télégraphiques et téléphoniques (’) (fin). — E. JOUng. — The Elenlrician, 4 janvier 1907.
- Mesures de l'impédance à l’extrémité trans-mettrice.— L’impédance étant une grandeur qui varie avec la fréquence, la difficulté principale à laquelle on se heurte pour les mesures de l’impédance consiste dans la réalisation d’un générateur produisant des inversions périodiques simples telles que celle que l’on a supposé exister dans l’établissement de la formule relative à l’impédance. Il serait désirable que quelques constructeurs établissent des alternateurs à 25 ou 5o volts produisant des fréquences de l’ordre de 1 000 par seconde. Faute d’une telle marche, 011 peut, faire des essais sur un réseau ordinaire à courant alternatif, et l’on obtient des résultats qui sont comparables entre eux, mais non comparables avec les résultats théoriques que donne la formule mathématique. Soient V, A et W les lectures faites au voltmètre, à l’ampèremètre et au wattmètre, toutes ces lectures étant effectuées à l’extrémité transmettriee. La valeur de l’impédance à l’extrémité transmettriee sera V/A, et l’angle 0 de déphasage entre la tension et le courant sera donné par l’équation.
- W = AV cos 0 COS & = W/AV.
- Quand la lecture au watlmètre est égale au produit des indications du voltmètre et de l'ampèremètre, cos 9=i ou 0 = o. Si le circuit est
- (l) Eclairage. Electrique, t. L, 23 février 1907, p. 288.
- suffisamment long, les résultats sont les mêmes quand l’extrémité éloignée est reliée à tla terre ou non ; pour les circuits de faible longueur, il n’en est plus de même.
- Mesure de l’impédance à l’extrémité réceptrice. — A l’extrémité réceptrice, l’angle de déphasage a peu d’importance, et toute l’attention est concentrée sur la grandeur de la tension et du courant reçu, pour une fréquence particulière du courant dans le circuit. Les mesures
- de f. é. m. alternative de fréquence connue, et d’observer simultanément la tension à l’extrémité transmettriee et le courant h l’extrémité réceptrice. L’intensité de courants alternatifs sur les lignestéléphoniques et les longues lignes télégraphiques étant généralement très faible, les mesures ne peuvent pas être effectuées au moyen d’appareils ordinaires à fil chaud, mais exigent des appareils à courants alternatifs très sensibles. Le galvanomètre thermique de Duddell a été employé quelquefois, mais est extrêmement délicat. La méthode la plus commode est celle qu’a indiquée Kennedy : elle repose sur l’emploi d’un détecteur Fessenden (bolomètre) consistant en un fil extrêmement fin en platine de quelques microns de diamètre. On peut employer deux procédés pour mesurer réchauffement de ce fil; soit avec lin pont de Wheatstone, soit au moyen d’un milliampère.
- Dans le premier cas, les deux bras opposés du pont doivent contenir des inductances égales; la diagonale qui contient le galvanomètre est également munie d’une inductance, pour empêcher le courant alternatif de passer ailleurs que dans le bolomctre: d’autre part, un condensateur intercalé sur la ligne à étudier empêche que le courant continu de la pile placée dans la deuxième diagonale, du pont de Wheatstone puisse v passer. Le pont est d’abord équilibré en courant continu, puis on fait passer le courant alternatif dans le bolomètre et l’on rétablit l’équilibre du pont, qui s’est trouvé détruit par suite de l’augmentation de résistance du bolomètre. En même temps, on mesure la valeur de la tension au moyen d’un voltmètre thermique.
- Dans la seconde méthode, on lit la déviation directe d’un miliiampèremètre lorsqu’un courant alternatif traverse le bolomctre. Le montage comprend un circuit local contenant une pile, une clé, le miliiampèremètre, une résistance et
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- une inductance destinée à empêcher le courant alternatif de passer ailleurs que dans le bolo-' mètre. Cet appareil est relié d’autre part à la ligne télégraphique ou téléphonique à étudier, dans laquelle on essaie, à l’extrémité transrnet-trice, un courant de fréquence donnée. Le courant du circuit local ne doit pas excéder ro milliampères, sans quoi le bolomètre serait détruit.
- Des expériences ont été faites par l’American Téléphoné and Telegraph C°. Cette administration a trouvé pour une boucle de fil de 6i5 kilomètres formée de deux fils de cuivre aérien, ayant une résistance de 6,55 ohms par kilomètre de boucle, une capacité de o,oo5 mfd et une inductance de 2,3 millihenrys par kilomètre de boucle ; l'impédance à l’extrémité réceptrice était comprise entre 10600 et i3ouo ohms pour une fréquence de ooo périodes environ.
- R. R.
- ÉCLAIRAGE
- Essais de lampes à incandescence. — S.-B. Spinnôy. — The Electricien, 18 janvier 1907.
- L’auteur publie les résultats d’expériences effectuées sur plus de 1000 lampes provenant de 32 fabricants différents. Ces lampes avaient des puissances lumineuses comprises entre 1 et 5o bougies ; leur voltage était de 5o à aa5 volts, et la consommation indiquée était comprise entre 3,1 et 4 watts par bougie. Ces lampes élaieut neuves et furent essayées dans !\i installations différentes, qui avaient reçu chacune un lot de 6 ii 82 lampes. Les séries de lampes essayées représentaient bien exactement des lampes commerciales normalement employées. Les résultats obtenus sont indiqués par les tableaux suivants :
- tableau :
- RÉSULTATS D’KXPÉRIENCES
- Les mesures d’intensité lumineuse moyenne horizontale furent faites avec un photomètre étalon de la Reichanstalt muni d’un écran Lurnmer-Brodhun. Les étalons secondaires employés étaient fournis par I’Elcctrieal Testing Laboratories de New York City. Des étalons fixes étaient employés, et la lampe essayée était mise en rotation à la vitesse de 180 tours par minute environ. Les mesures de puissance étaient faites au moyeu d’un voltmètre étalon etd’un ampèremètre étalon à courant continu. Le courant était fourni par uue batterie d’accumulateurs de 60 éléments de i3o ampère-heures pour tous les essais sauf pour les essais des lampes à 220 volts.
- Pour les essais fde vide, on employait la méthode de la bobine d’induction. Une lampe était classée comme moyenne quand la décharge bleue du tube Gcissler était visible, mais moins complète que dans les lampes classées comme mauvaises.
- TABLEAU II
- Les résultats indiqués dans les tableaux se rapportent à deux lots de lampes qui sont désignés sous le nom d’anciennes et de nouvelles séries. Pour déterminer la sélection, on a pris comme limites de tolérance i,5jbougies au-dessus et i,5 bougies au-dessous de la puissance lumineuse indiquée, et 6 °/fl au-dessus ou au-dessous de la consommation spécifique indiquée.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N“fl.
- Les résultats principaux de ces essais peuvent être résumés de la façon suivante :
- i° Il y a de fortes variations dans les lampes à incandescence existant sur le marché : au point de vue de la sélection, au point de vue de la consommation spécifique, au point de vue de là puissance lumineuse, au point de vue du vide ;
- 2° Environ 62 % des lampes de iG bougies sont bonnes ;
- 4° Environ 76°j„ des lampes sont convenablement vidées.
- R. R.
- Étude sur les étalons lumineux et sur l’état actuel des lampes à incandescence à haut voltage. — Cl. Paterson. — The. ElerJ.ridan, a5 janvier 1907.
- Pendant les deux dernières années, on a fait des éludes pour déterminer le rapport des intensités lumineuses des trois principaux étalons servant aux mesures photométriques, la lampe Carcel, la lampe Ilefner et la lampe au peu-
- Influence des conditions atmosphériques. — Les conditions atmosphériques exercent une influence importante sur le fonctionnement des étalons à flamme. Les principales variations que peut présenter l’atmosphère «l’une chambre photométri-que sont les suivantes :
- i° Variation dans la teneur eu acide carbo-
- 2“ Variation dans la teneur en vapeur d’eau ;
- 3° Variation dans les proportions d’oxygène et d’azote ;
- 4° Variation de pression barométrique.
- En ce qui concerne les variations de la teneur en acide carbonique, différents échantillons d'air ont été prélevés au voisinage des lampes pendant une série de mesures.
- TEMPS SCOULE
- l'CKSEUIi EX co-
- Pour augmenter l’efl'et produit par l'acide carbonique, on éleva artificiellement la teneur à 1,j) litres par mètre cube, la chambre photomé-triqire étant fermée.
- . Les résultats sont exprimés par le tableau 1.
- On voit que la variation de l’intensité lumineuse atteint 5 Le DrLiebenthal a trouvé que l’intensité lumineuse d’une lampe llcfner varie de 0,7 °/0 par litre d’acide carbonique contenu dans lin mètre cube d'air.
- En ce qui concerne l’influence de la vapeur d’eau, on peut dire que cette influence constitue l’une des causes les plus importantes des variations présentées par les lampes à flamme, et on ne peut pas y remédier en ventilant la chambre photométrique. La teneur en humidité varie journellement.-La variation totale par exemple que peut subir une* lampe au pentane du fait de l’humidité atteint io % entre l’été et l’hiver : entre deux jours consécutifs, elle est souvent de 2 à 3 °/„. Les variations présentées par la lampe Ilefner de ce fait sont moindres que celles de la lampe au pentane.
- La formule suivante lie la puissance lumineuse et la teneur en humidité pour la lampe an pentane de 10 bougies :
- intensité lumineuse =10 — 0,066 (10 — s), s étant le nombre de litres de vapeur d’eau par mètre cube d’air sec.
- On peut observer, d'après cette formule, que la puissance lumineuse de la lampe a sa valeur normale quand le volume de la vapeur d’eau est de 10 litres, ce qui représente à peu près la valeur moyenne de l’humidité pendant une période de trois années (1897-1899).
- Pour la lampe Hcfner, la formule obtenue est la suivante :
- intensité lumineuse (unité au pentane)
- = 0,914 H- 0,006 (8,8 — s).
- Le Dr Liebenthal a trouvé la formule suivante, établie en admettant le chiflre de o,qi4 comme valeur du rapport de l’unité Ilefner a l’unité au
- puissance lumineuse (unité au pentane)
- = o,gi4-f-o,oo5 (8,8 — e)
- Des expériences analogues faites sur la lampe Carcel ont montré que les résultats obtenus avec cette lampe sont beaucoup moins constants que les résultats obtenus avec les deux précédentes
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- 2 Mars 1907.
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- En ce qui concerne la proportion d’oxygène pt d’azote dans l’air, l’auteur a l'ait des expériences dans une chambre contenant i3o mètres cubes d’air et a trouvé que la puissance lumineuse de la lampe au pentane baisse de i à i,5 par heure. Dow a trouvé une diminution de 2,5 % par heure dans une chambre de 4oo mètres cubes. Dans une petite chambre photométrique, on doit facilement arriver à des diminutions de n à io %•
- Ces différents chiffres montrent comment il se fait que l’on, obtient souvent des résultats non concordants quand on utilise comme étalon une lampe à flamme sans prendre les précautions minutieuses qu’exige sou emploi.
- En ce qui concerne la pression barométrique, les variations n’amènent pus de si grandes variations que les variations de la teneur en humidité, dans des conditions normales. Pour une pression barométrique élevée, la puissance lumineuse tend à augmenter, mais la valeur de l’augmentation ou de la diminution varie beaucoup avec; le type de flamme. Elle est de o,8 °l0 environ par 10 millimètres de variation de la pression barométrique pour la lampe au penlane de 10 bougies : pour la lampe llcfner, la variation de puissance lumineuse est d’environ i °/(, pour une variation de io millimètres dans la pression barométrique. Les formules les plus approchées pour exprimer les variations de puissance lumineuse en fonction des variations barométriques sont les suivantes :
- lampes au pentane : puissance lumineuse
- — 10 — 0,008 (760—&); lampe Hefner (unité au pentane) : puissance lumineuse — 0,914— 0,0001 (7O0—4).
- Mesures photomètriques. — D’après les différents résultats obtenus, l’unité Hefner vaut 0.91/1 unité au pentane, et l’unité Carcel vaut 0,982 unité au pentane.
- En ce qui concerne l’emploi des différentes lampes étalon, on a trouvé que la lampe Carcel présente une constance bien inférieure à celle des deux autres, à cause des difficultés que Tou a a reproduire les mêmes conditions de capillarité daus les mèches employées. Au point de vue du réglage, la lampe au pentane semble être d’un ajustement plus facile ; sa flamme est plus stable parce qu’elle n’est pas placée à l'air libre, mais est enfermée dans un verre. Au point de vue de la nature de la lumière produite, la lampe au
- pentane donne une lumière plus blanche que la lampe Hefner; la teinte est à peu près la même que celle de la lumière d’une lampe Carcel.
- Étalons secondaires photomètriques. — L’auteur a fait différentes séries d’essais sur des lampes électriques à haut voltage employées comme étalons secondaires. Ces essais étaient faits en vue de déterminer la constance siir laquelle on peut compter. Ces lampes doivent être établies avec une grosse ampoule pour éviter le noircissement.
- Dix lampes ainsi établies par la Société Edis-wan furent essayées pendant une durée comprise entre /[OO et Goo heures sur un circuit dont la tension était réglée d’une façon minulicuse. La puissance lumineuse était mesurée à de courts intervalles de temps pendant cet essai. La consommation spécifique fut égale à 4,5 watts par bougie au début, et. à 4,3 watts par bougie au bout de 5oo heures. Plusieurs lampes ont présenté, pendant 200 heures de suite, une puissance lumineuse constante. Le fonctionnement des filaments préparés spécialement pour une puissance lumineuse 'constante 11’est pas toujours le môme.
- En ce qui concerne les étalons photométriques à basse tension, le problème peut être considéré comme résolu. Un filament convenablement préparé pour son emploi comme étalon, fonctionnant environ ro minutes par jour pendant cinq jours par semaine, peut être employé pendant deux ou trois ans au moins sans présenter une variation de 0,0 °/„ dans sa puissance lumineuse, pourvu qu’on ne le soumette pas à une surtension.
- Mais quand on ne dispose que de courant a une tension relativement élevée, il est essentiel que la lampe étalon et la lampe à étudier soient branchées en parallèle, de façon à réduire au minimum les effets des variations de tension. Il faut alors ou bien employer une lampe étalon à faible voilage avec une résistance en série, ou bien se servir d’une lampe à haut voltage suffisamment constante. La méthode qui consiste à employer une lampe à bas voltage avec une résistance en série n’est pas aussi bonne qu’il semble à première vue : si les variations de tension son t importantes, il est essentiel que le coefficient de température de la résistance soit le meme que .celui de la lampe.
- Dans des essais faits par l’auteur, six modèles . de lampes de 1 fi bougies à haut voltage ont donné des résultats qu'indique le tableau H.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 9.
- TABLEAU II
- D’après ces chiffres, il ne semble pas douteux qu’il soit possible d’établir des lampes a incandescence suffisamment constantes pour de hauts voltages. En faisant un choix dans un lot assez important, on a pu trouver des lampes aussi bonnes, pour l’application en vue, que les lampes étalons à basse tension.
- f/1 suivre.) R. R.
- ÉLECTROCHIMIE
- Variation de la polarisation pendant les phénomènes èlectrolytiques. Danneel. — Elek-troteckuische Zeitschrift. 27 décembre 1906.
- Si l’on électrolvse une solution de sulfate de cuivre, la cathode se recouvre de cuivre et l’anode se recouvre d’oxygène. Pour une tension inférieure à la tension de décomposition du sulfate de cuivre, les quantités de métal ou de gaz déposées sont très faibles, et la polarisation des électrodes équivaut à la f. é. m. agissante. Si l’on augmente celle-ci, ou arrive à un point où la cathode est entièrement couverte de cuivre et où l’anode est recouverte d'oygcne à la près sion atmosphérique. La polarisation est égale h la force électromolrice de la chaîne :
- PtOVCuSO‘/Cu.
- Si l’on augmente encore la tension, la force eontre-élcctvomotrice 11e peut pas s’élever et il passe un courant intense à travers l'électrolyte. Le point où la courbe présente ainsi un coude est la tension de décomposition du sel. Si d’avance on recouvre l’anode de O2 a la pression atmot-sphérique, en laissant monter des bulles d’oxv-gène contre une anode platinée, le potentiel anodique reste constant pendant l’expérience.
- La f. é. ni. indique alors la variation du potentiel cathodique.
- On obtient ainsi avec la même tension des intensités de courant très différentes suivant qu’on lit l’intensité du courant aussitôt après l’application d’une nouvelle différence de potentiel ou quelque temps après. Cette variation dans le temps de l’intensité du courant pour une tension constante supérieure à la tension de décomposition donne cm moyen pour étudier le fonctionnement des électrodes et les phénomènes qui se produisent. Immédiatement après l’application de la tension E, on obtient un courant intense calculable d’après la formule
- e représentant la tension de polarisation, i h: courant et w la résistance. Par suite du passage du courant, des ions-cuivre disparaissent au voisinage de la cathode et la solution s’apauvrit ; il se produit à la cathode une augmentation du potentiel qui est donné par la formule :
- 0 = —logéWCcO-
- Pour la température normale d’un labora-
- e = 0,027 log(l>Cl,/Cc,,)'
- Dans cette formule, CCa désigne la concentration et PCu le potentiel pour la concentration Cc„= r. La force contre-électromotrice augmentant de valeur, le courant diminue d’intensité et s’approche asymptotiquement d’une valeur mi-nima. Si le cuivre qui disparaît n’était pas remplacé par diffusion, le courant s’annulerait rapidement, car il n’y aurait plus aucun ion Cu à séparer. Au bout d’un temps suffisamment long, on arrive à une région pour laquelle il y a équilibre entre la quantité de cuivre séparé par le courant et la quantité de cuivre renouvelé par diffusion. Cette région est celle pour laquelle le courant présente son intensité mirima. On peut accélérer les phénomènes en agitant la solution.
- Les phénomènes sont plus compliqués si l’on travaille à intensité constante et si l’on détermine la différence de potentiel de la cathode par rapport à une électrode normale. Si l’on établit le courant, on obtient d’abord une très faible différence de potentiel correspondant à la tension de décomposition de l’eau. Avec la disparition des ions Cu des environs de la cathode la
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- tension croît suivant une courbe logarithmique d’après la formule de Nernst. Si tout le cuivre a disparu, la courbe monte verticalement. Quand la différence de potentiel s’élève, on arrive finalement dans la région où l’autre cation, l’ion hydrogène commence à se séparer. Au moment où se produit un dégagement d’hydrogène, la tension redevient constante. Ces phénomènes sont extrêmement importants pour le raffinage, électrolytique des métaux.
- E. B.
- MESURES
- Méthode pour rendre constante la différence de potentiel aux bornes des batteries employées dans les mesures. — W.-P. White. —
- The. Kler.trlr.ian, !« février 1907.
- Pour l’exécution d’un certain nombre de mesures, on a besoin d’une source à potentiel constant et l’on emploie pour cela des aceumula-
- L’auteur indique un dispositif à double batterie destiné à donner une différence de potentiel constante: ce dispositif repose sur le principe connu que, quand une batterie se charge et débite un courant presque égal au couranLfde charge, un très faible courant traverse la batterie qui assure la constance de la tension. Dans le dispositif de l’auteur, on emploie le montage suivant :
- Trois circuits sont en parallèle : l’un contient une batterie et une boite de résistance B. Le deuxième contient une autre batterie de plus faible tension p et de résistance b. Le troisième circuit contient l’appareil d’utilisation dans lequel on veut faire passer un courant sous une différence de potentiel constante. Sa résistance est R. En réglant convenablement la résistance B, il est possible de rendre l’intensité dans la deuxième branche aussi faible que l’on veut. Le courant I2 dans cette branche a pour valeur :
- VR —,(B + R) (
- BR-b&(B + R) w
- La condition pour que ce courant ait 1111e intensité nulle est évidemment la suivante :
- V^B+R ,,
- p R ' ^ ;
- glage est particulièrement facile, puisque toute modification dans R peut être approximativement compensée par une même modification de B. Cette disposition peut être adoptée avec le nombre le plus petit possible d’éléments, trois éléments. Dans ce qui suit, il suffit de discuter ce cas particulier. Si Y varie — comme 011 doit le supposer, car sans cela on 11’aurait aucune raison d’employer plus d'un élément— ou si le réglage de B n’est pas exact, l’effet sur la tension de la batterie de la deuxième branche est faible. Par exemple, si le courant Q passant dans la première branche produit une variation de 1 °fu sur \ , le courant résultantdans la deuxième branche sera les 2 ü/0 de J] et produira une variation de p inférieure à 0,02 "/„. Si la variation sur V est de to °/0> *a variation sur p peut n’etre que de 2 °/0, auquel cas ce dispositif est un peu meilleur que celui de trois éléments en parallèle. Le courant que l’on veut régler, i3, a pour valeur :
- c + VQ/B)
- R -h (R H- B) (6/B) w
- Ce courant a pour valeur p/R tant que la condition (2) est satisfaite ; (quelle que soit. la résistance en (2) ou toute variation de V.
- Par conséquent, en introduisant un ampèremètre dans la deuxième branche et en ajustant B de façon que T2 reste approximativement nul, on peut donner à T, une valeur aussi voisine de p/R qu’on le désire. Si V ou le réglage de 13 varient, la varie aussi, c’est-à-dire que les conditions qui déterminent le passage d’un courant à travers la deuxième branche et qui entraînent par suite une variation de p produisent ainsi, pour une autre raison, une variation de R, que p varie ou non. Cette seconde variation est à peu près proportionnelle à (bjB) et peut être rendue très faible. Le dispositif décrit par l’auteur donne de meilleurs résultats avec des batteries de faible résistance. Il est aussi mieux adapté pour augmenter considérablement la constance d’une batterie à peu près constante que pour améliorer une batterie peu constante.
- R. R.
- Sur la constance des thermo-éléments employés dans les pyromètres électriques. — W.-P. White. — The Electricien, 1er février 1907.
- a V — 2P, B=R. I);
- Les erreurs que présentent les indications des
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- L’ÉCLATRAGE ÉLECTRIQUE
- thermo-éléments employés en pyrométrie sont entièrement dues à une seule cause, la non-homogénéité des métaux, qui détermine l’appari-tiou de forces électromotrices parasites en un ou plusieurs points des fils et qui rend les indications de l’appareil sujettes à des variations dues aux fluctuations de température suivant la
- Les propriétés thermo-électriques des fils sont généralement déterminées par un essai dans lequel on déplace une soui'ce de chaleur, telle qu’un bec Bunsen, le long du fil étudié. Cette méthode est très simple et permet généralement de déceler la présence des parties non homogènes du circuit. Mais dans un thermo-élément tel que ceux usuellement employés, la f. é. m. ne varie pas pour les différentes parties du circuit qui sont à une température uniforme, mais dépend de la différence de pouvoir Ihermo-électrique de deux fils, dont chacun passe d'une région chaude à une région froide. Dans la méthode indiquée, les erreurs viennent facilement s’accumuler. Pour éviter cet inconvénient, l’auteur déconnecte une extrémité du fil et complète le circuit par ou fil auxiliaire qui touche l’autre à peu près sur la position chauffée.
- L’effet d’une hétérogénéité chimique est pratiquement négligeable dans les fils de platine thermo-électriques du commerce, dans le cuivre commercial, et dans le constantan. Un durcissement du métal rend cclui-ci plus uniforme et le met à l’abri des variations futures. Le constan-tau et le cuivre peuvent devenir chimiquement hétérogènes par suite de la formation d’une pellicule d’oxyde ou d'un autre revêtement. Même à des températures ordinaires et dans une pièce bien ventilée, il peut se produire en peu
- de mois une erreur de ce genre, atteignant 2,5 °/0. En grattant cette pellicule, on ramène l'élément thermo-électrique à son état primitif.
- Le platine aux températures élevées présente des impuretés qui pénèlrent dans le métal. Le charbon, le gaz d'éolairag’e produisent ce résultat uniquement par suite de leur action destructrice sur d’autres substances susceptibles d’attaquer le platine, parmi lesquelles on peut citer le fer et le silicium. Dans une atmosphère oxydante, les silicates et les oxydes de fer ne produisent pas d’effet, mais au delà de 900°, le platine est altéré en présence de petites quantités de rhodium et particulièrement d’iridium, soit purs, soit sous forme d’alliages avec le platine. Tous ces métaux sont un peu volatils aux températures élevées. Les impuretés qui produisent l’altération ne peuvent pas être enlevées, mais peuvent être évitées si l’on enfermé le thermo-élément, dans un tube de porcelaine Marquardt qui résiste aux températures jusqu’à 1 5oO°.
- Quand on emploie des éléments altérés, il faut les comparer fréquemment avec des- étalons dans des conditions telles que le gradient de température le long du fil altéré soit toujours le môme. 11 est bon de faire toujours de frequents étalonnages des éléments ou platine pour contrôler leur fonctionnement. Les thermo-cléments eu platine-rhodium et en constantan-cuivre peuvent, lorsqu’ils sont employés avec des précautions convenables, donner des résultats exacts à o,ooô ü/0 près. Avec le platine, l’erreur est inférieure à un vingtième de degré à 1 ooo" ; avec le constantan, elle est inférieure à 0,002 degrés pour des mesures au delà de /jo0.
- R. R.
- Le Gérant : J.-B. Ne
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- • Année. — N« 10.
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France. Membre de l’Institut. — A. BLONDEL., Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte, flore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Minos. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ÉTUDE DU RÉCEPTEUR TÉLÉPHONIQUE (suite)(l).
- V. — THÉORIE DES COURANTS DE FOUCAULT
- D’après ce que nous avons dit, ces courants semblent jouer un rôle important dans le fonctionnement dos appareils.
- Nous distinguerons les courants qui sc forment dans le noyau et ceux qui se ferment dans la plaque.
- I. — Section circulaire.
- A. — Courants dans le noyau de l’èlectro-aimant.
- Nous assimilerons la bobine à un solénoïdc indéfini ou à un tore dont le rayon serait grand vis-à-vis du rayon du cercle générateur. On sait que, i étant le courant qui circule autour de cos noyaux, le champ d'induction magnétique à l'intérieur est constant et sa valeur est :
- H, = [\%\Jd.
- [j. est la perméabilité magnétique, et ki représente le nombre d’ampôre-tours par millimètre de longueur, ce qui fait que H est exprimé en unités G. G. S.
- Si maintenant nous supposons i variable, il se produit à l’intérieur de la masse métallique des courants de Foucault ; soit jdr le courant de Foucault mesuré en ampères, circulant dans
- 0) Éclairage Électrique, lomc L, a3 février lyo;, page j'vj.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. L. — N° 10.
- un espace compris entre deux circonférences concentriques à l'axe du solénoïde de rayons r et r-\~dr et ayant un millimètre de hauteur.
- Le champ dù à ce courant et régnant dans cet espace est :
- Hs =4 x\:.jdr.
- La constante k est ici égale à i, car on peut dire qu’il n’y a qu’une spire sur une longueur de i millimètre.
- Le champ total est donc en C. G. S. à la distance r de l’axe :
- JT :— II, -+- Ha — to[>, J jdr,
- r„ étant le rayon du noyau
- dU ,
- -=-4,W.
- Quant au llux qui traverse la circonférence de rayon r, il est égal à :
- 2“ f'Hi-dr,
- car 2W(fr est la surface d’une couronne infiniment petite comprise entre les cercles de rayons
- La force électromotrice d’induction est la dérivée du flux par rapport au temps: si nous admettons qu'il est proportionnel à cw‘, sa dérivée est
- J Hrdr.
- Si nous écrivons que la force éiectromotrice est égale au produit de la résistance par l'intensité, nous aurons une deuxième relation entre j, H, et r.
- Or le courant est jdr exprimé eu ampères.
- La longueur du circuit étant 2r.r, sa hauteur i millimètre, et sa largeur dr, si G est la conductibilité, la résistance de ce circuit infiniment mince est
- On a donc les 2 relations
- C.dr. i™
- = rlr.iù fllrdr, = CmJ‘ llrdr Ctollr.
- dr
- & = r
- uullipliant la première pa r r et différentiant :
- ,dHl
- V- = -4*1*7- 0>) = “ à^CioHr d r dr
- m\ , i dli , „
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- 9 Mars 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 334
- = Go.
- Cette équation n’est antre que l’équation de Bessel, car on revient à la forme connue en posant
- ce qui donne :
- dm
- Cette équation admet comme solution celle des fonctions de Bessel que l’on désigne habituellement par J, d’où
- TT = J0(ar).
- Mais a'3 est une imaginaire pure comme <-> ; donc a est imaginaire et son argument est égal à 45°. Les formules de Bessel s’appliquent d’ailleurs dans ce cas.
- On peut voir sur l’équation elle-même que si a est très grand, on a sensiblement TT = o, c’est-à-dirc que le champ se trouve à la surface du noyau ; si au contraire a = o, le champ est constant à l’intérieur du noyau.
- Par exemple pour la fréquence iooo, on a
- Si on prend
- il vient :
- ;j-= i 4u]xCw = 8o \/~
- V-1.
- iC.G.S.
- II. — Noyau de forme quelconque.
- Nous assimilerons encore le noyau à un solénoïde indéfini, mais de section quelconque ; les lignes de force sont parallèles à une certaine direction que nous prendrons pour axe des z.
- Soient u, v, w les composantes du courant suivant les trois axes ; on a évidemment : w= o. Pour retrouver les relations entre le champ et le courant nous appliquerons l’égalité :
- £ = 4*1.
- fi étant le travail d’une masse magnétique égale à i le long d’un circuit traversé pendant l’unité de temps par une quantité d’électricité égale à I.
- Appliquons la formule à un rectangle infiniment petit dont les côtés sont parallèles aux axes ox et oz
- (% 4)-
- On a :
- ©ab = _H dz
- fiBC~GrM = o.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTBÏQUE
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- D’autre part si nous assimilons le rectangle à un feuillet magnétique dont la face positive serait en avant, la quantité d’électricité qui y passe pendant l’unité est, avec les conventions ordinaires de signe,
- I = —vdxdz,
- d'où enfin :
- SH
- = — 4rt'.
- Dans cette formule H représente, par définition, le champ magnétique en noyau ; si nous voulons qu’il représente le champ d’induction, il faut mulliplh
- an point du le résultat
- irait de môme, le long d’i
- rectangle de côtés dz et dy :
- on _ 4
- Ceci posé, soit un contour quelconque dans le plan des xy. Le flux d’induction qui le traverse est :
- f H d,
- H étant le champ d’induction à l’intérieur de l'élément d’aire do.
- La force clectromotriee d'induction qui est la dérivée par rapport au temps du flux est : ù> / lith
- en supposant encore toutes les quantités proportionnelles à eat.
- Ecrivons que dans ce circuit on a :
- E = RI.
- Or, si C est la conductibilité, on sait que :
- = (udx-\-vdy) = -1^
- (h_____du ___ç
- dx dy
- vaut des équations (i) et (2)
- 7 dy_ du \
- dx dy J
- Donc H est solution de l’équation :
- AII-|-x3H =
- n posant
- -w(~-
- = — 4t:[j.G(oH.
- Pour intégrer, il faut établir les conditions aux limites.
- Or, le courant est tangent à la surface du noyau, ce qui donne dans le cylindrique
- u___dx_
- v ~~ ôy
- pu uày — vdx—o
- OH
- dy-h^Ldv = t
- de notre noyau
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- H = constante
- à la surface du noyau.
- Cette valeur constante est d’ailleurs celle qui se rencontrerait s’il n’y avait pas de courants de Foucault : c’est le champ qui régnerait à l'intérieur d’une bobine dont le noyau serait une matière non conductrice de perméabilité Nous l’avons appelé : 4^Ki-
- Cas particulier. — Nous avons déterminé H quand le noyau était circulaire ; supposons maintenant la section rectangulaire et limitée par 4 droites d’équations x = ±a y=±b.
- Pour trouver II nous partirons des 2 identités :
- I=A^fcliîf cos?®.
- Ces deux identités se démontrent facilement par la formule de Fourier, en cherchant le développement en série trigonométrique d une fonction qui reste égale à 1 lorsque la variable reste comprise entre 2 limites égales et de signe contraire:
- ~a<x<a ou — £<y<£.
- Dans ces formules m et n prennent des valeurs impaires et positives.
- II résulte de là qu’en multipliant ces 2 séries, on arrive à une nouvelle identité : j_________________________16 —1) 2 + ! C0<rmT.x
- Ceci posé, si nous prenons
- il est facile de voir que II satisfait bien En effet :
- conditions demandées.
- O-TT = ,c yi(— 0 ^ àx1 *2 Ù ra. n
- De môme :
- 4a2
- d’(
- enfin :
- AH + a8H =
- r?U m.n
- mr.x nr.y 2 a ° 2 b
- nry 2 b '
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- en vertu de l’identité précédemment décrite. D( partielles proposée.
- En outre, on voit immédiatement que
- H = i pour x = d car chaque terme de la série s’annule.
- c H satisfait bien à l’équation
- OU y = ±l>
- dérivées
- Grandes fréquences. — Lorsque le noyau a une section de forme compliquée on arrive à des calculs inextricables. Mais lorsque a2 est grand, c’est-à-dire dans le cas des courants de haute fréquence, on peut appliquer à un noyau de forme quelconque une formule approchée.
- Remarquons d’abord que le champ H étant supposé périodique, on a :
- Il = H, -H Ha
- le module de H représentant, suivant les conventions habituelles, l'amplitude du champ et l’argument représentant la phase ; en outre a2 est imaginaire et on peut poser :
- 1
- rl’où on tire, en vertu do l’équation aux dérivées partielles :
- ( ATI, = £H3
- Ces notations étant admises, je dis que le module de U est à l'intérieur du noyau toujours plus petit que sur la surface : en effet, soit :
- On trouve facilement en difïerentiant a fois :
- AP = aH,AH, + aH.AH, + a (f )+ = + . (f )'+ > (f )’
- et, en tenant compte des valeurs précédemment trouvées pour AH, et Ail.,,
- Cette condition montre que P ne peut avoir de maximum à l’intérieur du noyau, car si cette fonction était maxima en un certain point, on pourrait autour de ce point décrire une sphère suffisamment petite pour qu’en chaque point de sa surface on ait
- la dérivée étant prise suivant la sphérique serait
- rmale extérieure et par suite l’intégrale suivant la surface
- mais cela est impossible car en vertu de la formule de Green, on a :
- ÆX'),b=fJye-dxd!/ih
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- l’intégrale triple étant prise à l’intérieur du volume de la sphère et étant évidemment posi-
- Comme cependant il y a dans le noyau une valeur de H plus grande que toutes les autres, cette valeur ne peut se rencontrer que sur la surface du noyau, et on voit en passant que le champ à l’intérieur est moindre que celui qui régnerait s’il n’y avait pas de courants de Foucault.
- Il est maintenant facile d'obtenir une équation approchée.
- Considérons un point de la surface et prenons pour axe ox, la normale intérieure au noyau; l’axe oz est la génératrice passant par ce point, et par suite oy n’est, autre que la tangente à la section droite du noyau cylindrique. Soit une région intérieure au noyau, située dans le voisinage de ce point : en tout point de cette région, le champ satisfait à l’équation ; dHl +
- Si tous ces points sont suffisamment rapprochés du point de la surface pris pour origine des coordonnées, les quantités
- ® et
- Ôcc àx2
- varienttrès rapidement quand x est très grand, car le champ est alors très faible à l’intérieur du noyau : au contraire les quantités
- Î5 et m
- ôy ôy-
- restent finies. On peut donc écrire l’équation approchée
- -h«*H = o
- équation valable pour des points infiniment voisins de la surface du noyau. Cette équation s’intégre immédiatement et admet pour solution :
- H = Ae -h Be~ ^
- A et B étant des constantes par rapport à x, mais fonctions de y. Supposons pour fixer les idées, que le signe de a soit tel que la partie réelle de x\/— i soit négative ; la partie réelle du deuxième terme est alors positive, et comme * est grand, ce terme croit très rapidement, et H peut devenir plus grand pour une certaine valeur de x que sur la surface. Or cela est impossible ; il faut donc que B soit très pelit devant A et finalement on peut écrire ;
- 11 = Ae
- Nous aurons ainsi des équations analogues pour tous les points infiniment voisins de la surface du noyau, en prenant chaque fois comme axe ox la normale aux différents points de la surface.
- A la limite, nous pourrons écrire l’équation :
- applicable à tous les points de la surface du noyau. C’est l’équation approchée que nous-avions en vue d'établir. .
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- Dans le cas d’un noyau circulaire on aurait l’équation :
- On trouverait pour H une fonction exponentielle de r qui, on le sait, est nue valeur asymptotique des fonctions de Bessel.
- Influence ues courants de Foucault sur les coefficients de l’appareil. i° Coefficient M’. — Nous avons vu un peu plus haut que l’attraction du noyau sur la plaque était
- H étant le champ total, et de là on tirait le coefficient M'. Cette foi’muJe supposait essentiellement le champ H constant ; s’il n’en est pas ainsi, l’attraction de la plaque à une distance donnée est proportionnelle à l’intégrale
- /([Io+H)V3
- H* étant le champ d'induction dù à l’aimantation permanente, et II celui dû à un courant i.
- Par suite le coefficient AI/, d’après ce que nous avons dit plus haut, est proportionnel à l’Intégrale de surface
- /H„x h*.
- le champ de cette intégrale étant l’aire de la section droite du noyau cylindrique.
- Si nous supposons que le champ permanent est uniforme, le coefficient M' est alors proportionnel à
- f H A.
- Or nous avons vu que la loi d’Ohm appliquée à la force électromotrice d’induction, donnait la relation
- “ jeu,k=^f^urtx+vd^
- l’intégrale curviligne étant prise suivant la courbe de section droite tracée sur le noyau, et comme
- U 4-ij. ôy __ _i__ ôïl
- il vient :
- Or, sur une courbe quelconque, 0 étant l’angle de la tangente avec ox, on a :
- dx — ds cos O dy = c&sin 0
- dH
- dn
- ]dy = ^ds
- étant la dérivée par rapport à la normale extérieure à la cou
- irbe. Ici la normale à cette
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- courbe de section droite, n’est autre que la normale à la surface cylindrique et on peut écrire eu vertu de l’équation trouvée précédemment
- d'/-7
- et comme sur la surface
- r/11
- dn
- U = constte
- Llld==
- ?Hy/—x
- s est le périmètre du noyau.
- On a, à un facteur près, la valeur de M\
- S’il n’y avait pas de courants de Foucault, le champ serait unifon
- étant Faire de la section du Le rapport entre les deux
- noyau.
- coefficients M' que l’on obtient dans c<
- ails
- et sa valeur serait :
- deux cas est donc :
- Ce rapport est imaginaire, par suite cela revieut à dire que l’effet des courants de Foucault est de décaler le champ par rapport aux oscillations de la membrane.
- Ce décalage est d’ailleurs, puisque 5 et î sont réels, la différence entre les arguments de \f— i et de a.
- Or a? étant purement imaginaire, on a:
- argar — ^
- ar g* = ~
- Quant au coefficient M;, il est diminué dans le rapport
- n étant la fréquence du courant.
- Dans le cas actuel % n’est jamais extrêmement grand et cette formule est grossièrement approchée.
- Nous avons supposé, dans tout ce qui précède, que le champ H„ était constant; en réalité il n’en est pas ainsi. Le rapport entre les deux coefficients M' avec et sans courants de Foucault se trouve alors modifié et l’effet de ces courants peut être atténué.
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- 2° Coefficients L R. — Soient L' et R' la self-induction et la résistance vraies du cuivre de la bobine, et soit H la différence de potentiel aux bornes.
- La loi fondamentale de l’induction
- donne ici :
- E = RÏ
- S’il n’y avait pas de courants de Foucault le flux passantà travers le noyau serait : L'i et on aurait :
- E = ÏVÏ+ioLÏ.
- Par l'effet des courants de Foucault, nous avons vu que le flux se trouve multiplié par
- Cette quantité ayant un ax-gument égal à -f, on peut poser :
- Or si l’on pose :
- F = Rï + (ùh'i X Ki + K— 1 )•
- E = R1t-f-Ll«£
- R, et L, représenteront ce qu’on pourra appeler la résistance et la self observées.
- En comparant ccs deux expressions, et égalant les parties réelles et imagina» vient :
- ^ Ki R' ~f- q> K— î, L' $
- il
- Donc lu self est multipliée par et par suite elle est diminuée puisque tout ceci suppose très grand et par suite $ très petit.
- Comme vérification on remarque que :
- On a vu que :
- R^R' + L.M^—I.
- IR = 272 ohms
- = millilienrys
- R'=i4o
- •V-
- 'car la période étant supposée égale à —ï— de seconde, on a vu que dans le système adopté,
- l’unité de temps était justement o'PC,ooi.
- On doit donc vérifier, si nos déductions sont exactes, la relation précédente, ce qui est à peu près vrai.
- (A suivre.)
- Henri Poincaré.
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- m
- L’ÉLECTROLYSE DES MÉLANGES -'Suite) (')
- Étude expérimentale vérificatrice.
- Quelques exemples généraux suffiront à éclaii’cr cette question de l’éleetrolyse des mélanges dans tous les cas.
- L’appareil était constitué par une cuve en verre de plusieurs litres de capacité, dans laquelle plongeaient latéralement deux anodes planes fixes et une cathode, au milieu des deux anodes, suspendue à une tige filetée pouvant tourner dans un écrou fixe. On pouvait ainsi faire varier d’une manière exactement déterminée la plongée de la cathode et en calculer la surface immergée correspondante. On avait d’ailleurs aussi directement cette surface d’après la partie mouillée de la cathode dans l’cxpéricnce. Il était nécessaire d’essuyer la partie supérieure de la cathode d’une expérience à la suivante, de manière que la partie émergée de la cathode ne fût pas humide, et que la partie éleclrolytiquement intéressée de la cathode fût ainsi toujours bien déterminée.
- La tige filetée progressait de 47mm,i pour 56t0™FS,75> soit pour i tour ’l- — on™,83.
- La cathode était constituée par une Lige cylindrique de cuivre rouge de 6 millimètres de diamètre. La surface immergée avait donc pour valeur :
- Surface du fond du cylindre : = 28™',26
- 4 4
- Surface du pourtour du cylindre pour imm de hauteur :itXf/x/i=::x6xi = i8n,n,i)84. — — pour 1 tour de vis : i8imtl'!,84 X o,83 = i5mm<L,64.
- Eteclrolyse du mélanqe : sulfate de cuivre et acide sulfurique.
- La concentration adoptée a été la concentration normale de i équivalent édeclrochtmique-
- gramme de S04Cu et de i équivalent électrochimique-gramme de SOTL par litre de solution, soit :
- 0) Eclairage Electrique, t. L, 2 mars 1907, page 3oi.
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
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- i25 grammes de sel SO'Cu, 5IPO
- -9— = /iq grammes d’acide SOH2
- par litre de solution.
- Le volume total d’électrolyte était de 3 litres. L’électrolysc était faite entre électrodes en cuivre.
- EXPÉRIENCES
- NOMBRE INTENSITÉ TENSION SOH,-AC DENSITÉ
- OBSERVATIONS
- U1'Îr’ »
- écartement de l’axe de la cathode à chacune des deux
- anodes : 77mm,r>.
- 0,4 «) 3 118 3,33 S d’après la plongée initiale : t64 mm.
- i8mml,84 X 164= 3 o89“mq)7(j
- + 4<> i»3(j 2 492 1 867 8,o3- 10,23 . 14 * * 8 Fond du cylindre 28 2C
- -+- 4o I.76 Le dégagement d'hydrogène commence.
- 4- 20 1,68 1,73 928 18,10 fin Inc /./vurnnK- /1a /ÎHT,,,;^ m/,nUr AA U
- + 20 4- Jû 6i5,6 cathode, descendre le long des anodes, déterminant
- i,/i6 2, o3 3i,8i ainsi le scns_du déplacement des ions tètes de file's.
- 4- o 1,94 2,36 459 42,27
- o 2.50 2,68 459 54,5
- 0 2,90 2,92 459 63, a
- o 3, Ou 3,35 45y 78,4
- NOMBRE INTENSITÉ TENSION s i.'hfacb DENSITÉ OBSERVATIONS
- de la cathode
- amp^o. volt amv vnrdmy Écartement de Taxe de la cathode à chacune des deuv
- 0 i, 08 O.QI 3 o6i,5 3,5 Plongée initiale : 161 mm.
- 4-20 o,98 1,02 2 748,7 3,56
- 4- 20 I ,o5 2 435,9 3,86
- 4- 20 0,94 I,o() 2 123,1 4,42 tions des aiguilles entre ; o“,90 et oa.g4, et : i\o3 et it,ii.
- -h 20 o,88 1,11 j 810,S 4,8 Les oscillations se ralentissent; elles ont bien lieu régu-
- — 20 o,84 I,l6 T 497,5 5,6 librement et correspondent aux bouffées do II2.
- 4-20 <>,78 1,22 I l84,7 6,6
- i 20 0,70 i ,31 871,9 8,0
- + ÎO 0,66 1,3o 715,5 9’2 Oscillations presque milles.
- 1 IO 0,59 i,4t 509,1 70,5
- Ijr,', r.
- 4- in o,4i 1,61 246,3 16,6 sur la partie émergée.
- +- 5 o,34 t,68 l68.I 20,2
- + 5 0,22 1,80 §9’ 9 24,5
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- Les figures a el 3 interprètent ces résultats experimentaux et confirmentl’étude théorique développée précédemment : la densité de courant instantanée en fonction de la tension appliquée aux électrodes varie linéairement, mais avec des points anguleux provenant delà variation brusque du coefficient angulaire, c’est-à-dire de la résistivité appareute du bain, au moment où la tension a pris une valeur telle qu’un nouvel électrolyte entre en vibration et que de nouvelles files d’ions s’offrent ainsi au passage du courant.
- La première variation (fig. 2) du coefficient angulaire coïncide, en effet, nettement avec l’apparition d’un dégagement d’hydrogène à la cathode, et la tension correspondante : iv0lt,oo est justement la tension minima où l’on commence à constater l’électrolyse de l’eau acidulée, puisqu’un élément Duniell, qui possède cette tension, suffit à décomposer légèrement l’eau acidulée.
- Mais qu’arrive-t-il au moment où l’hydrogène en molécules libérées apparaît à la cathode ? A ce moment la cathode est recouverte en partie d’hydrogène libre : le couple en expérience n’est donc plus constitué par une anode Gu et une cathode Gu, mais par une anode Cu et une cathode partiellement H2. La cuve possède donc instantanément à ce moment une force contre-électromotrice de la valeur du couple Gu | II2. La tension appliquée réelle, et non apparente, a donc diminué: alors l’intensité diminue, et à cause de cotte force conlre-électromotrice le courant ne peut plus passer que sur lésions Cu et non plus à la fois sur les ions Cu et sur les ions H. Cependant l’hydrogène primitivement libéré à la cathode s’est dégagé, et étant très peu soluble, sa présence sur la cathode n’a eu qu’une durée très éphémère. Le couple en expérience est donc redevenuCu | Gu et non Gu | II2, c’est-à-dire que la force contre-électromotrice s’est réannulée. Mais alors la tension est redevenue suffisante pour décomposer l’eau acidulée, le courant passe sur les ions H en môme temps que sur les ions Cu, l’intensité augmente, l’hydrogène apparaît à la cathode, y produit une force contre-électromotrice, et ainsi la succession des memes phénomènes recommence. L’hydrogène se dégage donc par «bouffées », en môme temps que les aiguilles des appareils apériodiques oscillent sans trouver de position d’équilibre. C’est ce que fait constater l’expérience.
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- U2
- A quel moment cesseront les oscillations des aiguilles et les bouffées d’hydrogène ? Evidemment an moment où la force contre-élecLrornotriee provenant de l’apparition de l’hydrogène sur la cathode sera insuffisante pour arrêter le passage du courant sur les ions H, car à partir de ce moment le dégagement d’hydrogène sera continu et la force contre-élcctromo-trice constante.
- Or, on a :
- Chaleur de formation du sulfate de cuivre.......... S -t- CH -l • Cu = 181,7 calories.
- — de l'acide sulfurique......... S-t-CHq TT* = 210,2 —
- Différence.........................................— 28,5 calories.
- car le passage du courant par les ions H et SO* décompose S04Bs à la cathode, mais forme SO*Cu à l’anode.
- Et connue il faut /i6caior;,,%3 par deux valences pour 1 volt('), la tension du couple Gu j H2 a pour valeur approchée :
- Au moment où la tension appliquée apparente dépassera cette force contre-électromotrice ov,63 d’une quantité suffisante pour électrolyser S04fl2, à ce moment le dégagement d’hydrogène ne se fera plus par bouffées, mais sera continu. Or l’expérience montre l’apparition de l’hydrogène vers iv0lt,o5. Les oscillations des aiguilles s’arrêteront donc pour une tension ;
- E — oV0lt,63= iV0lt,o5,
- E = iV(,lt,68.
- En réalité, la force contre-électromotrice n’atteint pas ovolt,63, parce que du cuivre se dépose tout le temps sur la cathode, tandis que l’hydrogène se dégage après une présence très éphémère, et l’expérience montre que dès iYOIt,4 environ les oscillations sont pratiquement nulles et le dégagement d’hydrogène continu:
- En réalité, la région comprise entre ivoU,o5 et i™",5 environ est une région instable correspondant à la production d’une force contre-électromotrice qui ne s établit pas nettement à un moment donné, à cause du dégagement de l’hydrogène et par suite de sa disparition rapide de la cathode. Nous verrons la différence dans l’électrolyse du mélange à cathions Cu et Zn, au moment du dépôt simultané de Cu et de Zn.
- Etats allotropiques du cuivre. — L’expérience montre qu’au moment où l’hydrogène apparaît à la cathode en même temps que le cuivre continue à s’y déposer, l’apparence du cuivre nouvellement déposé change complètement. La couleur rouge élcctrolyfiquc bien connue a disparu, et le cuivre déposé constitue maintenant une matière noire pulvérulente, sans adhérence. C’est cette bouc noire que l’on rencontre sur les zincs des piles Daniell, provenant de la précipitation parle zinc du sulfate de cuivre diffusé.
- Cette poudre noire constitue manifestement un état allotropique du cuivre ordinaire, dont l’autre état est constitué par le cuivre rouge électrolytique, et la transformation d’un état dans l'autre dégage ou absorbe une certaine quantité de chaleur. Nous reviendrons plus loin sur ce fait.
- En résumé, d’après ces expériences, le cuivre rouge est obtenu jusqu'à la tension de
- (>) Voir L'Eclairage Electrique, t. XLVI, n“ 12, ?J, mars 1906, p. 454.
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- i volt environ; pour une tension supérieure, on obtient le cuivre noir non adhérent et pulvérulent,
- Par conséquent, lorsqu’on trempe du fer, un clou par exemple, dans une solution d’un sel do cuivre, on obtient un dépôt adhérent de cuivre rouge; avec une lame de /inc. au contraire, on obtient un dépôt de cuivre noir pulvérulent.
- On sait, en effet, en ne considérant que les chaleurs de formation des oxydes, qu'on retrouvera dans les sels :
- Chaleur de formation de l'oxydo de cuivre........ CuH- O = 37,8 calories.
- — ' fer.................Fe+0 = 68,9 —
- — ? inc............... Zn+0=83,5 —
- Par suite du caractère exothermique de la réaction, le fer et le zinc déplaceront le cuivre de ses solutions,mais pour le fer avec un dégagement de : 68,9 — 37,8 = 31,1 calories, eorres-
- 3i 1
- pondant à : = ovolt,(»7, et on obtiendra par suite du cuivre rouge adhérent. Pour le zinc
- le dégagement de chaleur sera de : 83,5 — 37,8 =45,7 calories, correspondant pratiquement à 1 volt (c’est d’ailleurs un couple Danicll), et le dépôt de cuivre sera l’état allotropique noir pulvérulent.
- Ce phénomène du déplacement du cuivre de ses solutions par le fer et par le zinc avec le caractère particulier de la nature du cuivre déplacé s’explique donc ainsi très nettement.
- Déplacement des ions tètes de files. -— On pour l’écartement des ions têtes de files Ici, l’on a:
- vu dans une étude précédente que l’<
- M' = SO' = 96, M = Cu = 63,6.
- et par suite :
- >1.
- devait avoir
- La concentration de la solution doit donc diminuer du côté de la cathode et augmenter aux anodes pour réaliser ce rapport bien déterminé pour l’écartement des électrodes des ions tête de files ; on voit, en effet, les courants de diffusion monter autour de la cathode et descendre le long des anodes, conformément ainsi à ce que prévoit la théorie.
- Êlectrolyse d’un mélamje de chlorure de cuivre et de chlorure de zinc. Composition du bain. — L’électrolyte était constitué par 3 litres de chlorure de zinc à 1,018 environ de densité (2°i/2 Bauraé), dans lesquels on avait dissous 4o grammes de chlorure de cuivre CuCl2. Cette concentration correspond sensiblement pour chacun des deux sels à une solution décirnolé-culaire par litre. On avait ajouté quelques gouttes de HCl pour éliminer les carbonates de l’eau ordinaire. L’électrolyse était faite entre électrodes en cuivre.
- Lorsque la tension est de iy,-5 on constate un dégagement d’hydrogène en même temps que la production du dépôt noirâtre : e’esl un troisième électrolyte qui est entré en vihra-
- Quand le dépôt de zinc se produit, est-il mélangé de cuivre ou est-il constitué uniquement par du zinc pur ? La théorie indique que les deux corps doivent y exister.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- EXPÉRIENCES
- En effet, en dissolvant le dépôt éleetrolylique, après lavage, dans de l’acide chlorhydrique, et en ajoutant de l’ammoniaque, la liqueur se colore en bleu : il y a donc du cuivre. En ajoutant du ferrocyanure de potassium, il se produit un précipité blanc : il y a donc du zinc.
- Le dépôt électrolytique noirâtre n’est d’ailleurs que partiellement soluble dans SO^IE, avec dégagement d’hydrogène ; la solution obtenue précipite en blanc par le ferrocyanure de potassium : elle contient donc du zinc. La partie du dépôt insoluble dans SO'fEse dissout dans AzO'Jl, et la solution obtenue précipite en rouge par le ferrocyanure de potassium : elle contient donc du cuivre.
- Le dépôt éleclrolytique renferme donc bien à ce moment les deux métaux.
- Remarque.— Au repos dans le bain, c'est-à-dire sans le passage du courant, le /.inc du dépôt se redissout naturellement en précipitant du cuivre à sa place.
- On trouve, par mesure directe av< Cu | électrolyte considéré j Zn. .
- lame de zinc, pour le couple:
- ô,85 volt.
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- A partir du moment où lè dépôt est devenu noirâtre, et où il y a un saut brusque de la
- tension par suite de la production d’une force contre-électromotrico, il y
- ~r J
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- ZTL Ten 9/0/ pu, ué YO/li
- O 0,1 o,î O,^ o,6 0,8 1,0 1,2 l,k
- Fig. 5. — Électrolyse du mélange CuCl-, ZnCA2. — Expérience II-
- du zinc dans le
- dépôt. Le crayon-cathode, laissé à l'air pendant deux minutes, puis essuyé, est recouvert de laiton jaune sur la surface qui avait été immergée pendant l’électrolyse.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Los figures f\ et 5 interprètent ces résultats expérimentaux et confirment l'étude théorique développée précédemment, par la variation linéaire de la densité de courant en fonction de la tension appliquée sur les électrodes.
- Comme dans le cas précédent du sulfate de cuivre acidulé, mais d’une manière plus nette, il se manifeste une région instable très caractérisée, à partir du moment où le zinc sc dépose en même temps que le cuivre, créant ainsi l’existence d’une force contrc-électromotrice aux électrodes, moins éphémère que lors du dégagement gazeux d’hydrogène, pratiquement insoluble. De telle sorte que la région instable est très nette et ne se raccorde pas aux deux droites par l’établissement d’un régime moyen avec oscillations périodiques, comme dans le cas du sulfate de cuivre acidulé. Mais la différence se conçoit facilement, l’apparition de l’hydrogène gazeux sur la cathode créant une force contre-électromotrice éphémère, tandis que le dépôt du zinc produit une force contre-électromotricc durable.
- (A suivre.) Georges Rosset.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la rigidité diélectrique de vides poussés. — E. Madelung. — Physikalische Zeitsehrift, Ier fé-
- Le potentiel explosif, c’est-à-dire la tension qu’il faut produire eatre deux électrodes pour déterminer entre elles le passage d’une décharge électrique, est déterminée par la distance, la forme et les matériaux constituant les électrodes, par la nature et la pression du milieu interposé entre elles, par la température éventuelle et par la présence éventuelle d’un champ magnétique.
- Les relations existant entre ces grandeurs et le potentiel explosif ont été souvent étudiées, particulièrement en ce qui concerne l'influence de la distance et de la forme des électrodes dans l’ai*' à la pression normale. L’auteur a trouvé quelques résultats intéressants eu étudiant les phénomènes pour de faibles distances explosives et pour de très faibles valeurs de la pres-
- Soit V le potentiel cxplosil, d la plus courte distance des surfaces des électrodes l’une de l’autre, p la pression du gaz. Paschen a établi une loi d’après laquelle V est une fonction du produit pd quand les autres grandeurs restent invariables. Cette loi a été vérifiée par Carr pour de faibles valeurs p et d.
- J.-J. Thomson a établi théoriquement la loi trouvée expérimentalement par Paschen. La
- courbe représentant la fonction V = f(p . d) comprend deux parties, une branche qui tombe vers l’origine, et l’autre branche qui s’élève en sens opposé. J.-J. Thomson a montré que les deux portions entre lesquelles il existe un minimum correspondent à deux sortes de décharges différentes. Pour la deuxième, il a établi la for-
- en désignant par a et b des constantes. On voit que, pour une valeur très faible de d.p, la formule prend la forme :
- c’est-à-dire que Y est inversement proportionnel
- Les observations de Carr ont permis de déterminer approximativement la valeur du rapport afb. Les valeurs indiquées par Thomson vont jusqu’ap.c/= i, p étant évalué en millimètres de mercure et d en millimètres. La tension Y observée dans l’air était d’environ 2 ooo volts. La courbe s’approche déjà beaucoup de l’hyperbole. On devait s’attendre, pour une distance de i millimètre et une pression de onini,oi de mercure, à une tension nécessaire de 200000 volts. Différentes observations ayant montré que cette valeur élevée du potentiel ex-
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- 347
- plosif ne doit pas être atteinte, à beaucoup près, l’auteur a jugé utile de taire les expériences suivantes.
- Dans un tube de verre vidé avec une trompe à mercure étaient disposées deux électrodes dont on pouvait modifier la distance. On arrivait à ce résultat au moyen d’une vis que l’on pouvait tourner au moyen d’une tige traversant un joint de mercure. Les électrodes pouvaient être chargées : pour cela, l’auteur avait constitué le tube de deux parties réunies entre elles par un joint de mercure. Les électrodes étaient entourées de tubes de verre venant jusqu’à un millimètre de distance l’un de l’autre, afin d’éviter toute décharge le long de la paroi du verre.
- L’auteur a employé d’abord des électrodes sphériques de a centimètres de diamètre en laiton, et a constaté les phénomènes suivants : Dès que, pour une distance explosive de o""",5 le minimum de la courbe (Y, pd) était dépassé, c’est-à-dire pour une pression d’environ io millimètres de mercure, la décharge s’écartait des parties médianes dos électrodes vers l’extérieur, et un espace obscur se produisait au milieu. Ce phénomène allait en s’accentuant jusqu’à une pression d’environ o,:,m,o7 pour laquelle les étincelles jaillissaient à nouveau aux points qui présentaient le minimum d’écartement. En extrapolant les résultats de Carr, on trouve le chiffre de fioooo volts pour Je potentiel explosif. En réalité, la tension mesurée au moyen d’un éclateur en parallèle n’était que de 9000 volts.
- Dans les expériences suivantes, destinées à donner des résultats quantitatifs sur ce phénomène, l’auteur -a employé comme source d’électricité une machine à influence. Les valeurs trouvées ont montré que :
- i° Plus la pression est faible, plus la courbe (V, d) s’approche d’une droite ;
- 2° Si l’on augmente la pression, la tension N croît d’abord pour une valeur constante de d. atteint un maximum puis décroît.
- 3° Ce maximum correspond à une pression d’autant plus élevée que d a une valeur plus faible.
- Le fait que ces résultats ne concordent plus avec les résultats théoriques de Thomson a conduit à l’hypothèse que le mécanisme de la décharge ne doit pas être le même que d’ordinaire. L’auteur a pensé à une émission directe d’électrons par le métal sous l’influence de la chute de-
- tension très élevée. Il a été conduit alors à faire des expériences dans lesquelles cette chute de tension était fortement augmentée à une électrode, et cela en produisant la décharge entre une pointe et une plaque. La pointe formait un cône de 6o° en laiton.; la plaque était en ce même métal. Les expériences furent faites de la même façon que précédemment : on trouva le résultat surprenant que le potentiel explosif était beaucoup plus élevé. Tandis qu’auparavanl une tension de 10000 volts suffisait pour franchir un intervalle de o""", 2O, il ne se produisait une décharge que quand la pointe était approchée à omm,t de la plaque. Suivant que la pointe était reliée au pôle positif ou au pôle négatif, on obtenait différentes valeurs. Dans le premier cas, on a trouvé i4ooo volts pourom“,i ; dans le second cas on a trouvé 10000 volts pour la même distance.
- L’auteur a fait aussi des expériences avec des plaques parallèles. Les valeurs obtenues étaient un peu plus faibles que celles relatives aux sphères. Mais elles étaient moins certaines, car il était difficile de maintenir les plaques exactement parallèles l’une à l’autre. Les forces électrostatiques étaient nettement sensibles. La décharge était, généralement une décharge par étincelles. Celles-ci étaient blanches et très lumineuses. Par moments, la décharge se transformait en décharge continue sans aucune cause apparente. Celle-ci présentait une petite tache
- mètre d'une fraction de millimètre. La trace de chaque étincelle était visible sur les électrodes, sous forme de petites marques anuulaires sur une électrode et d’un dépôt brun sur l’autre électrode.
- L’hypothèse que la vapeur de mercure, dont la présence peut être sensible aux pressions voisines de omm,ooi de mercure, exerce une influence sur les résultats 11’a pas été confirmée. Pour vérifier ce résultat, l'auteur a fait le vide au moyen de charbon de bois d’abord chauffe, puis refroidi dans l’air liquide et il n’a constaté aucune augmentation du potentiel explosif. La valeur de celui-ci semble donc tendre vers une valeur limite quand la pression va en diminuant.
- L’auteur n’a pas observé de modifications de la valeur du potentiel explosif en employant des électrodes en aluminium au lieu de laiton.
- li’explication théorique des résultats trouvés
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N® 10.
- US
- présente quelques difficultés. L’auteur cherche à l’établir sur les bases de la théorie de Thomson. D’après celle-ci, le phénomène est le suivant. Pour qu’une décharge se produise, il faut que le nombre des ions reformés à chaque instant soit égal au nombre des ions disparaissant au même moment. La reformation desionsse produit par le choc des électrons cmis par la cathode et des molécules gazeuses. Les ions positifs, en tombant sur la cathode, provoquent une nouvelle émission d’électrons. Une partie des ions disparaît; l’autre partie est retenue par les électrodes. C’est en se basant sur cette hypothèse que Thomson a établi les relations indiquées ci-
- II est encore peut-être possible que les électrons soient en partie réfléchis quand ils tombent sur l’anode. Dans ce cas, ils auraient l’occasion de produire, dans leurs parcours successifs à travers le gaz avant de pénétrer dans l’anode, une ionisation beaucoup plus grande que si la réflexion n’existait pas. On devrait alors s'attendre à un potentiel explosif beaucoup plus faible dans ce cas. Ce phénomène ne peut se produire que d’une façon beaucoup plus incomplète dans la décharge entre une pointe et une plaque, qu'entre deux plaques, comme l’indiquent les résultats d’observation. Il semble compréhensible que des pressions très basses et des distances très courtes sont nécessaires pour que ce phénomène soit possible.
- Le fait que le potentiel explosif ne varie pas quand on remplace les électrodes en laiton par des électrodes en aluminium est en contradiction avec l’hypothèse qui précède, car, d’après les observations de Staike, la réflexion est beaucoup plus intense sur le laiton que sur l'alumi-
- On ne peut pas voir s’il se produit une émission spontanée d’électrons uniquement sous l’influence de la tension. Le lait que, même pour une charge négative de la pointe, te potentiel explosif à une valeur très élevée est en contradiction avec cette hypothèse.
- L’auteur résume de la façon suivante les résultats qu’il a obtenus:
- Le potentiel explosif semble atteindre, dans un vide poussé, une valeur limite proportionnelle à la distance explosive ;
- La rigidité diélectrique du vide ne s’élève pas au delà de /joooo volts par millimètre.
- Quand la pression augmente, la rigidité diélectrique augmente d’abord, puis diminue de valeur. La proportionnalité indiquée ne subsiste plus.
- Entre une pointe et une plaque, le potentiel explosif est sensiblement plus élevé, pour une même distance explosive, qu’entre deux plaques.
- La loi de Paschen n’est pas applicable pour la régiou étudiée.
- B. L.
- Sur Veffet de Doppler dans les rayons-canal. — J. Stark. — Phyaikalische Zeitschrift, Ier février
- Relation entre l’intensité et l’épaisseur de la couche. — Strasser et Wien ont étudié, avec un résultat négatif, l’effet de Doppler dans la première couche cathodique, et en ont conclu à une différence des épaisseurs lumineuses des couches. L’auteur indique que la différence des intensités dans les bandes de Doppler dans la première couche cathodique et dans le faisceau de rayons-canal peut être expliquée sans recourir à cette hypothèse. Si l’on suppose la longueur de la couche lumineuse petite par rapport à la distance de la fente,' l'intensité des lignes spectrales observées est à peu près proportionnelle à l’épaisseur de la couche, en négligeant l’absorption dans la couche lumineuse. L’auteur, en faisant tomber directement sur la fente un faisceau de rayons-eana 1 de io centimètres de longueur, c’est-à-dire en opérant sur une épaisseur de couche de 10 centimètres, a obtenu pour une chute cathodique de3ooo volts un spectrogramme intense de l’cfiet de Doppler dans la série de l’hydrogène. En engendrant, au contraire, les rayons-canal à 45° de la fente, et pour une épaisseur de couche de 2 centimètres, il fallait environ 6 heures d’exposition, au lieu de i à 2 heures, pour obtenir un spectrogramme de même intensité.
- Il semble que dans les expériences de Paschen sur la photographie du spectre du faisceau de rayons-canal qui se propage derrière la cathode, l’épaisseur de la couche lumineuse ait été sensiblement plus grande que l’épaisseur de la couche de rayons-canal lumineux. Cette influence de l’épaisseur de couche a été encore augmentée par une différence importante existant entre les deux cas considérés. L’auteur a déjà indiqué l’influence qu’exercent, sur l'intensité, le nom-
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- bre de particules et la vitesse. Les répartitions des particules de rayons-canal sur les vitesses possibles sont tout à fait differentes pour la première couche cathodique que pour le faisceau de rayons-canal derrière la cathode. La, les rayons-canal ne subissent plus aucune augmentation de vitesse apres avoir traversé la cathode, car le champ électrique est nul ou faible. Au contraire, dans la première couche cathodique, ils subissent, sous l’action du champ électrique, une accélération d’autant plus grande qu’ils s’approchent plus de la cathode: à proximité de la surface de cette électrode, ils ont atteint la vitesse maxima, s’ils ont pu parcourir librement jusque là la chute cathodique. En effet, comme l’on sait, la foi*ce électrique croît dans la première couche cathodique d’abord lentement quand on approche de la cathode, puis très rapidement quand on atteint le voisinage immédiat de cette électrode. II est facile d’en déduire que le nombre des particules données d'une grande vitesse est beaucoup plus grand derrière la cathode que dans la première couche cathodique, pour une même épaisseur de couche. Or, l’intensité est d’autant plus grande, pour une vitesse donnée, que celle-ci est plus grande, ainsi que l’ont montré plusieurs observations. De la combinaison des deux effets résulte une différence de la répartition de l’intensité dans l’effet de Doppler des rayons-canal en avant et en arrière de la cathode : pour la même raison, l’intensité totale est plus grande pour les rayons-canal situés derrière la cathode que pour ceux situés en avant de la cathode, même si l’épaisseur de la couche est la même.
- Hypothèses sur l'origine de l’intensité variable des rayons-canal. — L’existence de l’effet de Doppler pour les rayons-canal montre que ceux-ci possèdent simultanément une vitesse de translation et émettent de la lumière. On peut leur appliquer la loi connue sur la relation entre l’émission de lumière et la pression de la lumière. Soient c la vitesse de la lumière, v celle des rayons-canal, J0 leur émission qui existerait dans le travail contre la pression de la lumière : l’émission a pour valeur, lorsqu’on, tient compte de ce travail :
- L’énergie cinétique de la particule transfor-
- mée par unité de temps en radiation par suite de la pression de la lumière a pour valeur
- L intensité lumineuse d’un faisceau de rayons-canal de 10 centimètres de longueur dans l’hydrogène pour une intensité de courant de 3 milliampères et une chute cathodique de 3oüo volts est d’environ o,i bougie Hefner. On peut en déduire l’ordre de grandeur de la diminutiou d’énergie cinétique par unité de temps ou poulie trajet de io centimètres. Ce n’est qu'une fraction très petite de l’énergie cinétique initiale : l’amortissement de la translation des rayons-canal par suite de la pression de radiation est donc très faible sur un trajet de io centimètres. Conformément à la formule (i), l’accroissement d’émission des rayons-canal produits artificiellement (vitesses allant jusqu’à 3.io8 centimètres par seconde) par suite de la pression de la lumière, c’est-à-dire la grandeur
- est donc petit en comparaison de l’émission J., qui existerait sans la réaction entre la translation et la pression de radiation.
- Pour que cette réaction puisse se produire, il faut que, indépendamment d’elle, la particule de rayon-canal possède une émission J:. Pour expliquer la relation entre l’intensité et la vitesse des rayons-canal, l’auteur a exprimé précédemment l’hypothèse qu’il se produit une réaction entre l’élher et une particule matérielle possédant des oscillations propres électromagnétiques, réaction qui se manifeste par une radiation électromagnétique. D'après cette hypothèse, l’émission d’une longueur d’onde est une fonction de (c2/V„‘2) ; l’énergie radiée est empruntée par une transformation à l’énergie cinétique de translation. On peut se faire l’idée suivante du mécanisme de cette transformation. À l’intérieur de la particule du rayon-canal (atomion), les électrons négatifs exécutent des mouvements suivant des cycles cîe forme déterminée. La translation du système d’électrons à travers l’éther produit une déformation de ces mouvements des différents électrons : chaque fois qu’un électron en mouvement est dévié de sa trajectoire nor-
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- 3SU
- male, le sj'stème produit du travail aux dépens de l’énergie de translation.
- On peut, pour expliquer la relation de l’intensité avec la vitesse des rayons-canal, formuler aussi les hypothèses suivantes. Quand une particule de rayon-canal (atomion) traverse la sphère d’action d’une autre particule matérielle, la configuration des électrons négatifs de l’ato-mion subit une déformation aux dépens de son énergie cinétique; lorsque les deux particules s’éloignent, une partie du travail de déformation ne se retrnnsforme en énergie cinétique de translation, mais reste dans l’atotniou sous forme d’énergie d’oscillation de ses électrons négatifs. 7/atomion en mouvement peut donc traverser la sphère d’action d'une autre particule à différentes disLances de son centre, et une fraction plus ou moins grande de son énergie cinétique peut être trunslormée en travail de déformation : au maximum, cette fraction peut être égale à l’énergie cinétique ; dans ce cas, le travail de déformation restant dans l’atomion sous forme d’énergie d’oscillation, atteint sa valeur rnaxima. Une-particule de rayou-caual peut donc, parla même vitesse de translation, être amenée à présenter différentes intensités de radiation de ses électrons par suite de sou passage dans la sphère d’action d’une molécule : l’intensité rnaxima possible est d’autant plus grande que la vitesse des rayons-canal est plus grande. De même, on peut voir qu’une particule de rayon-canal peut subir, sans être déviée seusiblement de sa direction primitive, une déformation d’autant plus grande que sa vitesse est plus grande.
- On peut alors, d’après cela, s’expliquer de la façon suivante l’intensité variable des rayons-canal. Dans leur trajet à travers le gaz raréfié aussi bien avant qu’après la cathode, les particules des rayons-canal traversent les sphères d’action de nombreuses molécules; à chaque passage, il se produit une émission de lumière do leurs électrons négatifs ; entre deux passages consécutifs, une radiation invariable a lieu. L’intensité des vibrations ainsi engendrées est, en moyenne et au maximum d’autant plus grande que la vitesse des rayons-canal est plus grande. La source de l’intensité de radiation variable est l’énergie cinétique de translation.
- Dans l’hypothèse précédente, la liaison entre l’intensité de radiation et l’énergie cinétique de translation est due à une déformation lors de la
- réaction d’une particule de rayon-canal sur l’éther par suite d’un mouvement relatif.
- Pour terminer, l’auteur cite trois faits qui plaident en faveur de la deuxième hypothèse et de son interprétation :
- Le frottement intérieur des gaz croît avec la température d’autant plus lentement que celle-ci est plus élevée : ce fait a été établi pour des températures comprises entre — 190® et 3oo°, c’est-à-dire pour des vitesses moléculaires moyennes de l’azote atteignant 7.10* centimètres par seconde. \Y. Sutherland a expliqué ce phénomène en supposant que la longueur de libre parcours ne doit pas être calculée en se basant sur une dilatation déterminée des molécules, mais en tenant compte des forces qui s’exercent entre les molécules ; celles-ci s’écartent d’autant moins de leur trajectoire que leur vitesse relative est plus considérable.
- Pour une pression de 6inm,oi, les rayons-canal de l’hvdrogène dans l’hydrogène peuvent parcourir en ligne droite sans dispersion sensible un trajet de plus de i5 centimètres pour une vitesse deô.io7 à 1.108 centimètres par seconde, bien que la largeur moyenne de libre parcours ne soit, que de icm,3 à cette pression et à une température de i5°. L’auteur explique ce phénomène de la façon suivante; plus la vitesse d’un atomion hydrogène (particule de rayon-canal) est grande, et plus est grande la profondeur à laquelle il peut pénétrer dans la sphère d’action d’atome hydrogène situé sur sa trajectoire sans être dévié sensiblement de sa trajectoire. Une déviation sensible ne se produit que rarement, lorsque les chocs de Ja particule de rayon-canal avec des atomes d’hydrogène sont à peu près centraux.
- La vitesse des particules matérielles a émises par les éléments radio-actifs a pour valeur i,3 à 1,6.io9 centimètres par seconde ; ces particules a possèdent aussi après avoir traversé une feuille d’aluminium de o"""^ ou une couche d’air de 1 centimètre d'épaisseur des propriétés invariables en ce qui concerne leur masse. Bragg explique ce fait en admettant qu’une particule a peut, grâce à sa grande vitesse, traverser d’une façon centrale d’autres atomes.
- B. L.
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- 351
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Calcul de la force électromotrice d’enroulements polyphasés et monophasés 'suite) (*). —
- II. L’induction magnétique et le flux d'induction. — On obtient l'induction magnétique — toujours avec l’hypothèse que la saturation est faible, de sorte que tous les ampère-tours sont employés pour l'entrefer — en multipliant par (o,4 t:/3) les ampcrc-tours agissant sur une dent, 3 désignant la valeur de l'entrefer en centimètres. Pour les dents, le plus fortement saturées, les « dents limites », on a : pour des courants triphasés,
- D,.x=°’/'°V/'^I = o,593^; O)
- pour des courants diphasés,
- (»)
- Pour un nombre infini de phases,
- B„„ = o,4v/a^- = 0,566 (la)
- duction dans les différentes dents. Avec les équations (i3) et (i4) on obtient alors, pour des courants triphasés:
- OA = :®“» (fig. 3), (i5)
- pour des courants diphasés :
- = = (6g.-I). (,li)
- L’axe des temps tombe en OA par exemple (fig. 3). La somme des vecteurs OF, OA et OE a pour valeur
- =aR- O?)
- Leur direction coïncide avec OA. La somme des vecteurs dirigés vers les points de division entre A et F est égale à :
- Cn ' 1) R cos 3o"
- Il en est de même de la somme des vecteurs dirigés vers les points de division entre A et E. La somme des deux groupes a donc pour valeur: $a — 2 [(n — 1) R cos 3o°J cos 3o°
- = = (»— 0R-| = f(» —.)H. (18)
- On peut inversement employer ces formules pour déterminer le nombre d’ampère-tours nécessaires pour une valeur donnée de
- Si B représente la valeur instantanée de l’induction d’une dent, S la surface active d’une paire de pôles, S- la surface d’une couronne de dent et d>. la valeur instantanée du flux d’induction d’une dent, on a : pour des courants triphasés,
- S_.= S/G n; $r=SB/Gn (i3)
- pour des courants diphasés,
- S;=S/4«; $t=Sn/4«. (1/,)
- Pour déterminer le flux d’induction total d’une paire de pôles, on doit donc tracer l’axe des temps pour cet instant et additionner la projection de tous les vecteurs sur cet axe. Graphiquement, on peut opérer ainsi pour chaque instant ; pour les formes symétriques de courbes champ, on peut employer des formules simples. Un exemple montrera lu façon dont on peut effectuer le calcul. On se reporte aux figures 3 et 4 et l'on représente par des vecteurs le flux d’in*
- (') Eclairage Electrique, t. L, 2 mars 190;, p. 3ia.
- Sa direction coïncide aussi avec OA. 11 faut encore addionner les projections des vecteurs vers les points de division des moitiés inférieures des côtés BF et CE. Oa obtient, si n est impair :
- H----(t-——-'3) | R
- O»)
- Si n est impair, on a :
- ,!>, : -tn~ R. (m)
- La somme de <ï>,, <I»â el. «I>., donne les valeurs indiquées en (ai) et (aa).
- On obtient de cette façon : l° Pour les courants triphasés et une courbe pointue de champ :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- a) pour n impair :
- 1> = 7”’+.1 SB,.,; (2I)
- F) pour n pair :
- * = (7+) SB,.,. <+
- 2° Pour des courants triphasés et t ine courbe
- plate de champ, que n soit pair ou impair ;
- ï. = (V/3/6)SB„„. 0*4)
- 3° Pour des courants diphasés et u .ne courbe
- pointue de champ, que n soit pair ou impair :
- <J» = (1/4)81^. (ai)
- 4° Pour des courants diphasés et u plate de champ : ine courbe
- a) pour n impair :
- a,=^3^+i SB 16 n2 (aô)
- 4) pour n pair :
- ,j, = n/iSB ib (a6)
- Si, d’une façon générale, on pose :
- <f> = ASBmax, (27)
- on a pour À les valeurs qu’indique le tableau
- On voit que 'î> a à peu près la môme valeur dans les deux positions, quand on fait abstraction de la valeur «= i, inutilisée en pratique. Pour un nombre de phases infini, on a :
- $ = -- SBmîï — o,3i85SBmax. (28)
- pour déterminer la force électromotrice induite dans une branche de l’enroulement pour de« courants triphasés et diphasés. Il faut tenu compte que le flux d’induction calculé ne traverse pas tous les tours. Pour calculer la f. é. m. du groupe des bobines a (fig. 2), il faut additionner d’abord tous les flux d’induction dans les dents 21 à 24 et 1 à 5 et multiplier par le nombre de tours de tout le groupe, c’est-à-dire par (N/3).
- Les flux d’induction des dents 20 et 6 doivent être multipliés par le facteur :
- 3 _N=_N
- 4" 3 4 "
- Ceux des dents 19 et 7 doivent êtrc multipliés par :
- i__N N 2 3 V
- Ceux des dents r8 et 8 par :
- j[__N=_N
- 4 3 12'
- Tous les ttux-tours ainsi obtenus doivent être additionnés ensemble pour donner le facteur m de l’équalion (t). Ce calcul doit en général être effectué pour n. L’amplitude de m est évidemment obtenue quand l’axe des temps tombe dans la direction OA (lig. 3), c’est-à-dire quand la dent 1 possède la plus grande induction. On doit d’abord additionner Ions les vecteurs deOE sur OA jusqu’à OF- On a trouvé pour cela le., équations (17) et (18).
- + Oc,)
- On en déduit les flux-tours :
- M, = f [2+fo-0]üA (»°)
- En remplaçant (fig. 3) la dent 5 par la dent n et la dent 21 par la dent (5/»H-i), on peut établir le tableau suivant:
- Les vecteurs (n-t-2) et (5n) agissent «ur(n - 1) bobine
- - (n-1-3) et (5n— i) - (»-a) -
- - (« + 4)-(5rt-a) - («-3) -
- III. Force éleciromotrice dans les machine-polyphasées. — L’auteur utilise le diagramme
- „_i>_(/jn+3) - a
- iet(/in+2) - 1
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 353
- Il faut à nouveau additionner deux par deux les vecteurs symétriques par rapport à OA. On trouve les flux-tours :
- /OA OA\ « — i N /OA a . OA\ « — 2 N
- 2\ = » ) « « \ « / '»' 3
- M,= +a(‘M^)î=l|+... + a(A = fc-^A)iN
- t _O.V (fl — i)OA i W
- (30
- La somme totale des flux-tours est donc, en tenant compte aussi de l’équation (i5):
- M =
- 3
- — n — i-i-
- N SBma 3 6«
- (3=)
- On. trouve facilement pour la f. é. m. efficace d’une branche, rapportée à une paire de pôles:
- E = C
- \/a 6 6
- ou E = C3.-^=io-8.vNSBm« (33)
- 9 V 2
- [»+fc-oi» r
- c.=-,-«:+!,(>_«)('‘_a) (34)
- valeur de Ca peut être exprimée d’une fa-imple si l’on emploie les formules :
- 1-2 + 3 + ... + B = ^±i) -J- s3 -}- 32 • • • n3 = —- H-[
- (33)
- On obtient alors la valeur.
- Ca_5«*+I
- (36)
- Par un calcul analogue, on obtient pour les courants diphasés pour la f. é. m. d’une branche,
- rapportée à une paire de pôles.
- E = C3 -g-1 o 8. vNSBffi„ (37)
- I »(»+*)
- Le tableau suivant montre comment C3 et C3 diminuent d’abord rapidement, puis lentement quand n croît, et s’approchent des valeurs limites (5/3) et (4/3).
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 10.
- Si pour les courants triphasés, les branches sont reliées en étoile, les valeurs de la f. c. ni. doivent être multipliées par ^3.
- IV. Le champ magnétique pour une-excitation à courant alternatif. — Avec le courant monophasé, on emploie souvent, avec différentes connexions, des enroulements polyphasés. On obtient un enroulement commode en interrompant une branche d’un enroulement triphasé connecté en étoile. Ce cas est facile à calculer au moyen du diagramme de la figure 3. Il suffit de fixer l’axe des temps tournant au moment où il se trouve dans la partie perpendiculaire a OC. Les projections de Ions les vecteurs sur cet axe donnent alors les valeurs correspondantes des ampère-tours dans les dents. Ceux-ci varient tous ensemble suivant une loi en sinus. La répartition de champ est donc représentée par une courbe dont les ordonnées varient suivant une
- Si l’on emploie une connexion en triangle et si l’on rompt une jonction, une branche porte un courant deux fois plus intense que les deux autres. Pour obtenir la répartition du champ, on fixe l'axe des temps (fig. 3), au moment où il coïncide avec OA. On obtient une courbe
- Sî l’on emploie uu enroulement diphasé et une branche, on obtient une courbe plate de la répartition de champ, .tandis qu’en groupant en série les deux branches, ou obtient une courbe pointue de la répartition du champ. Le champ où n est très grand concorde avec le cas où il existe un enroulement de collecteur auquel le courant est amené par deux balais opposés. L’intensité du champ est alors maxima sous les balais et diminue linéairement des deux côtés.
- (A .suivre.) B. L.
- Le moteur d’induction monophasé (suiie)(l). — A. Still. — Electrical World.
- III. — Dispositifs de démarrage pour moteurs d’induction.
- À moins qu’il ne soit muni d’un enroulement supplémentaire ou de quelque autre dispositif auxiliaire, un moteur d’induction monophasé est incapable de démarrer de lui même. Mais, si le
- (') Éclairage Électrique, t. L, 2,3 février 1907, p. 280.
- nue à tourner en exerçant un couple et sa vitesse s'accélère jusqu’à ce qu’elle atteigne la valeur maxima possible, à peu près égale à la vitesse du synchronisme. L’auteur a expliqué, dans une série d’articles précédents, commeut ce résultat est du à la création d’un champ magnétique produit par les courants magnétisants qui circulent dans les tours du rotor fermés sur eux-mêmes, lorsqu’ils se déplacent dans le champ principal inducteur. Le flux transversal étant décalé de 90" exactement sur le flux principal, il peut évidemment être produit, dans un moteur dont le rotor est immuable, au moyen de bobines statoriques auxiliaires, occupant des intervalles compris entre les- bobines principales et excitées par une force électromotrice provenant d’une source indépendante et décalée d’exactement 90° sur la tension existant entre les conducteurs principaux de l’enroulement statorique.
- L’adjonction d’un tel dispositif auxiliaire à un moteur monophasé transforme cette machine en un moteur polyphasé, mais tous les moteurs monophasés employés en pratique sont munis de bobines auxiliaires fixes enroulées sur le stator dans l’espace non occupé par les enroulements principaux et alimentés-— au moyen d’un dé-phaseur plus ou moins efficace —par des courants déphasés sur les courants magnétisants qui circulent dans les bobines principales. Le but, dans tous les cas, est de produire un flux transversal présentant aussi exactement que possible la même phase que celui produit par le rotor lui-même: une fois que la vitesse de rotation est atteinte, ce flux est de même phase que les courants induits dans le rotor court-circuité par les pulsations du flux statorique principal. Le résultat est que les courants rotoriques, réagissant sur ce champ transversal, produisent un couple suffisant pour démarrer le rotor malgré les forces statiques qu’il a à surmonter.
- Un grand nombre de systèmes dephaseurs, généralement extérieurs au moteur, ont été employés pour produire le déphasage de 90° entre les courants circulant dans les enroulements statoriques principaux et les enroulements de démarrage. Pour de très petits moteurs, un dispositif simple consiste à grouper en série les enroulements principaux et les enroulements de démarrage, mais en branchant une résistance shunt sur les bobines de démarrage. Quand la pleine vitesse est atteinte, ces dernières bobines, ainsi que
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- leur résistance, sont mises hors circuit et les enroulements principaux sont seuls reliésau réseau. En remplaçant la résistance non inductive par un condensateur, on obtient un meilleur résultat.
- Dans le cas de moteurs de forte puissance — dans lesquels on emploie des rotors bobinés, munis de bagues de contact pour permettre d'insérer au démarrage des résistances en série avec les enroulements roloriques— les enroulements principaux sont connectés directement au réseau et les bobines de démarrage sont reliées en série, soit à un condensateur, soit à une bobine d’induction pour dépliaser le courant. La résistance intercalée dans le circuit secondaire est graduellement mise hors circuit et, quand la vitesse atteint environ les trois quarts de la vitesse normale du fonctionnement, le circuit des bobines de démarrage est ouvert.
- Généralement, on dispose l’axe magnétique des bobines de démarrage de telle façon qu’il soit décalé de go" par rapport a l’axe magnétique des bobines principales du stator, bien que dans quelques moteurs Langdon Davics et dans quelques moteurs Wcnstrom, on ait adopté un décalage différent, probablement dans le but d’obtenir, autant que possible, l'effet d’un champ magnétique d’intensité constante tournant à une vitesse uniforme.
- Les difficultés éprouvées pour produire des forces magnétisantes importantes suffisamment décalées sont considérables. Le couple produit ne suffit généralement qu’à mettre le moteur en mouvement à vide et l’intensité de courant absorbée au réseau est très grande ; elle est au moins égale à l’intensité du courant de pleine charge du moteur. Il n’est pas possible de démarrer à pleine charge.
- Un progrès important a été fait, au point de vue du démarrage des moteurs synchrones, par Heyîand qui est parvenu à réaliser une machine démarrant à pleine charge avec une consommation de courant raisonnable. L’enroulement de travail est disposé dans un certain nombre d’encoches ou de trous disposés de la façon habituelle sur le stator, ces encoches occupant environ deux tiers de la périphérie intérieure du noyau du stator et étant disposées de façon à réduire à la plus faible valeur possible le flux de dispersion. Quand l’enroulement principal est relié au réseau d’alimentation, il produit un champ magnétique dans la direction de sou axe AA'. Les bobines de dé-
- marrage, qui sont mises hors circuit quand le moteur a atteint sa vitesse, sont établies dans des encoches rectangulaires ménagées dans la portion des tôles statoriques inoccupées par les enroulements principaux. Tout courant circulant dans ces bobines tend à produire un flux magnétique à travers le rotor dans la direction de l’axe BB' perpendiculaire à AA'. Ces bobines de démarrage sont formées d’un petit nombre de tours et présentent une résistance faible, de telle sorte que le champ de démarrage est très iutense et n’est limité que par la saturation magnétique du fer. Les bobines de démarrage sont reliées directement au réseau d’alimentation et le champ transversal produit est inversement proportionnel au nombre de tours de ces bobines. On peut obtenir ainsi un flux de démarrage beaucoup plus grand qu’avec une bobine de réactance extérieure ou un condensateur destiné à dépha-ser le courant dans l’enroulement de démarrage ; le couple de démarrage étant égal au produit des courants du rotor et du flux magnétique en phase avec ces courants, il est proportionnel un produit des champs principal et transversal, pourvu que ccux-ci soient déphasés de go°. En pratique, le déphasage n’atteint jamais cette valeur exacte, mais il atteint largement 45° dans le moteur Hcyland, tandis qu’il ne dépasse pas 3o" dans les moteurs à bobine de réactance extérieure en série avec l’enroulement de démarrage. Il en résulte que, si le flux de démarrage dans la direction BB' est égal à \/2 fois le flux principal dans la direction AA', la composante utile du champ transversal, pour un angle de déphasage de 45", est égale au champ principal à l’instant où le rotor démarre et le couple de démarrage est comparable à celui qu’on obtient avec un moteur diphasé.
- Effet d’un accroissement de résistance au démarrage. — Dans tous les moteurs d’induction, polyphasés ou monophasés, on obtient un meilleur couple de démarrage en reliant l’enroulement rotorique à des bagues, sur lesquelles frottent des balais connectés à une résistance non inductive de valeur variable. Les moteurs à rotor bobiné ont donc toujours un meilleur couple de démarrage que les moteurs à rotor en cage d’écureuil. Mais ce dernier type de rotor est beaucoup moins coûteux à construire et présente une grande robustesse ; aussi est-il employé dans tous les moteurs de faible puissance. Il n’est pas éeu-
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- nomique de munir les cages d'écureuil de jonctions résistantes, car ce dispositif entraîne des perles d’énergie aussi bien au démarrage qu’en marche normale. De tels moteurs peuvent, néanmoins, être avantageusement employés dans certains cas, par exemple quand il s’agit de fournir un travail intermittent.
- Les raisons pour lesquelles le couple est amélioré par l'introduction des résistances dans Je circuit du rotor peuvent être déduites des considérations suivantes: le couple total exercé par le rotor peut être considéré comme la somme des mouvements de rotation dus à chacun des conducteurs du rotor tendant à se déplacer dans le champ magnétique dans lequel il est plongé, et la valeur de chacun de ces mouvements de rotation pcut.ètre exprimée par le produit(cournnt dans le conducteur rotorique X composante du flux magnétique en phase avec Je courant qui traverse Je conducteur) ; ainsi, même si les courants roto-riques et le flux dans l’entrefer ont des valeurs très élevées, il n’y a aucun couple si le déphasage entre le courant et le flux est exactement de 90°.
- On a vu précédemment que la force électromotrice dynamique engendrée par la rotation de l’induiL dans les bobines a qui coupent le flux principal Na (fig. 4, p- 172, 2 févr.) produisent le flux Nr suivant un axe BEE exactement perpendiculaire à AA'; ce flux transversal est déphasé de qo° sur le flux principal. Or, les bobines de démarrage ont pour effet de produire dans la direction BB' un flux transversal présentant autant que possible le même déphasage que le flux N,., c’est-à-dire déphasé de 90“ sur la composante utile N„ du flux principal. On peut aussi observer que, quelle que soit la valeur du flux transversal Nr que l’on peut considérer comme dû au courant daus la bobine de démarrage, cclle-ci ne. peut pas être affectée par les courants qui circulent dans les conducteurs rotoriques représentés par la bobine fermée 6, et, de même, la valeur du flux principal Na pénétrant dans le rotor n’est pas modifiée par les courants qui passent dans la bobine fermée b. Mais si le circuit magnétique est dimensionné de telle façon que la dispersion magnétique ait une valeur élevée (et c’est invariablement le cas dans un moteur d’inductiou), des courants intenses circulant dans les bobines telles que a augmentent la dispersion des bobines de démarrage, et des courants intenses circulant dans les bobines b affai- [
- Missent la composante Na du flux principal total qui traverse le rotor. Cet effet se produit exactement de la même façon au démarrage et c’est pourquoi l’insertion d’une résistance dans le circuit du rotor améliore le couple de dérnar-
- En se reportant à nouveau à la figure 4 et eu considérant que Na représente le flux principal utile qui traverse le rotor, tandis que N,, est la portion du flux de démarrage qui passe à travers le rotor et est en phase avec b, c’est-à-dire déphasé de qo° sur Nc, on peut écrire: couple total de démarrage
- = (Na X courants en-ci) -f- (Nr X courants un h). mais, pour une résistance donnée des enroulements rotoriques (y compris la résistance de démarrage en série, s’il y en a), les courants en a, quand le rotor est immuable, sont évidemment proportionnels au flux Nr, tandis que les courants en b sont proportionnels au flux N„ ; on a donc la formule :
- couple de démarrage = (Na X Nr) -+- (Nr X N„)
- = (N,xNr).
- Cela peut être écrit sous la forme;
- couple de démarrage = N„ X N, sin y,
- Nu et N, étant respectivement le flux principal et le flux de démarrage qui pénètrent dans le rotor, et x étant l’angle de déphasage de N, et de Na. Dans le moteur Hcyland, on s’efforce de donner à N, sin a la plus grande valeur possible, de façon à augmenter le couple, tandis que les autres constructeurs ont généralement cherché à obtenir des valeurs égales du champ principal et du champ de démarrage.
- (A suivre.) _____ R. R.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Sur les réseaux à courants alternatifs- — L. Lichtenstein. — Elehtrotechnische Zeilschrijt, 7 février I9°7-
- Le calcul des réseaux à courant continu est effectué avec l’aide des formules de Kirchhofï: les procédés de calcul employés ne diffèrent que par la façon d’appliquer mathématiquement ces lois et de développer les calculs. Il n’en est plus plus ainsi pour le calcul des réseaux à courant alternatif. A l’effet Joule dans les conducteurs s’ajoute l’influence des champs magnétiques cl-
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- É
- ternatifs. Les deux principales méthodes de calcul par lesquelles on tient compte actuellement des phénomènes enjeu sont sensiblement différentes. L’une d’elles repose sur la considération des « lignes de forces liées h un conducteur ouvert» et envisage les inductions propres et mutuelles de portions rectilignes de conducteurs. L’autre repose sur la considération des lignes de force liées à une boucle de courant et n’envisage que les inductions de boucles. Dans beaucoup de cas, l’emploi des inductions des conducteurs conduit à une simplification de calcul. Mais cet avantage est payé assez cher.
- En croyant trouver l’origine des forces électromotrices dans les conducteurs eux-mêmes, on abandonne le terrain sur de l’expérience physique et l’on arrive fréquemment à des erreurs considérables.
- L’auteur s’est efforcé de traiter quelques-uns des problèmes les plus ardus du calcul des réseaux alternatifs en se servant exclusivement de la seconde méthode : il espère montrer ainsi les avantages que l’on peut retirer à toujours raisonner sur des bases physiques. Pour simplifier l’exposé relatif aux réseaux alternatifs, l’auteur rappelle d’abord quelques lois connues.
- t° Pour chaque boucle linéaire (fig. 2) parcourue par des courants alternatifs, on a une équation :
- (0
- E( est la valeur instantanée de la f. é. m. agissant dans la boucle,
- J*_, est la valeur instantanée du courant dans le £ems conducteur,
- N, la valeur instantanée du nombre des lignes de force magnétiques traversant la boucle considérée,
- est la résistance du kème conducteur.
- Le courant est considéré comme positif quand sa direction coïncide avec celle des flèches de la figure i. La f. é. m. Ek est considérée comme positive, quand, considérée en elle-même, elle tend à produire un courant de direction positive (direction des flèches). Nt est positif quand les lignes de force sont dirigées vers la partie inférieure du plan du dessin. La valeur de N( est donnée par l’équation suivante, pour de faibles fréquences, des conducteurs lion magnétiques et des perméabilités constantes du milieu environnant :
- N, = LJ? + M,JÏ*> + MJ;(a) H----- (2)
- L est la sel(-\nduction (coefficient de self-induction) de la boucle considérée : O, ...
- sont les inductions mutuelles (coefficients d’induction mutuelles) des boucles (o), (x); (o), (a);
- J<0>„ J/0... sont de,s valeurs instantanées des courants dans les boucles. L, pi2 sont des grandeurs essentiellement positive,s. Sfn) est considéré comme positif quand J/u) et 3t(n> ont la même direction dans le conducteur commun aux deux boucles. Toutes les grandeurs des formules (i) et (?,) sont exprimées en unités électromagnétiques. Si l'on a Et = o, l’équation a la force simple :
- V
- <w,
- ' Tt
- (»)
- 2°La self-induction d’une longue boucle rectangulaire de courant (fig. 2) a pour valeur si p est grand vis-à-vis de r et R :
- L= | i + l unitésc. g. s. (4)
- En général, on peut négliger R et r au dénominateur.
- 3° L’induction mutuelle d’une longue boucle de courant rectangulaire ABCD et d’une boucle formée d’un fil EF fermé (fig. 3) parallèle à AB et CD est
- M — 2 lognal (pi/p2) ^ imités c. g. s. (5) On désigne naturellement m comme le nom-
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- bre de lignes de force envoyées à travers la boucle ÀBCL) par un courant « infiniment rectiligne en El4' et égal à une unité c. g. s. ».
- £---------------------------
- r----------------------#.....
- ----------1--------------- ft\;
- Fig. 3.
- à" Si les conducteurs EF et AB coïncident, on a approximativement :
- M = [o,5 + 2 lgna( (pj/V)] l unités c. g. s. (6) M est le nombre de lignes de force magnétiques engendrées à travers la boucle ABCD par le «courant unité (c. g. s.) dans le conducteur AB ».
- De (a) à (4), le milieu environnant est l’air.
- La f. è. m. induite dans la boucle du courant (6g. i) par un courant sinusoïdal Jef[ pour^1 périodes par seconde est :
- 2T.fUM=2Tçf
- + O. g... (7)
- Si le conducteur cylindrique AB (fig. 2) est constitué par un corps dont la perméabilité p, est constante, mais est différente de l’unité, on doit poser, d’après Maxwell :
- + + c.g.s. (8)
- Si le conducteur AB est en fer, la perméabilité est fonction de l’intensité de champ magnétique, et pur suite aussi de la densité de courant. Si AB représente un rail en fer, on n’a plus a fl aire à un conducteur cylindrique. Pour les fréquences généralement employées sur les lignes à courant alternatif, la densité de courant n’est plus constante dans toute la section du rail. Si donc l’on pose pour la force électromotriee induite dans la boucle de la figure 1 la formule :
- = ^/u.„, (9)
- on doit introduire pour p un nombre plus faible que la valeur normalement admise pour la
- perméabilité dans la construction de machines électriques : ce nombre est nommé par l'auteur « perméabilité équivalente ». Le facteur p dépend de la section des rails, de l’inteDsité et de la fréquence. Pour r, on doit introduire le rayon du cercle dont la surface est égale à la section du
- Pour (6) on doit poser, quand ÀB est un rail de chemin de fer, la formule
- M=3+(aI°g”>lfV C'g'"' (‘0)
- Ici encore, p est la « perméabilité équivalente ».
- Fig. 4.
- Après ccs considérations préalables, Fauteur considère la disposition de conducteur représentée par la figure 4- On suppose que la longueur l de la boucle est grande par rapport aux autres dimensions. Soient rl% r2, r8 les rayons des conducteurs ; iv„ n\2, n’3 les résistances par unité de longueur, p15 p2, ps les perméabilités ; du, dn, d2i les écartements des axes des conducteurs. Soient en outre:
- ja,=j-
- = — J cos o)l — J7 cos (toi — ?) y
- (-0
- les valeurs instantanées des courants. Les valeurs sont considérées comme positives quand elles ont la direction îles flèches tracées sur la figure 4-On considère le courant J1( comme donné et l’on cherche à déterminer les courants J2t et J3(. C’est là le problème le plus simple du calcul d’un réseau à courant alternatif.
- D’après l’équation (3), 011 a pour ABCD :
- ou — Jatw8z -h (rfN,/rff) = o. (13)
- Pour déterminer N,, on suppose les conducteurs AB, CD et EF complétés par les conducteurs auxiliaires représentés sur la figure 5 et formant, à grande distance, des boucles fermées. Soient Ji(, et J3< les courants qui parcourent
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- ces boucles. Les conducteurs ajoutés GE et FH portent le courant :
- J1(_ujS( + J3( = o.
- Fig. 5.
- La répartition réelle du courant n’est pas modifiée par l’adjonction des conducteurs auxiliaires. D'après (3) et (4) , on a :
- N, = J„.i ln A» 1+ | -fe+ 2 lu A» | • I
- OU J'cOS(W-------ç) . Wi
- ----| J COS <iit J' COS (ü)£ ç)j. «’2
- + 1 J cos (,}t. U -f- J cos (i,)t — ç) . La
- — (—J coswi — J'cos(<a? — 9))La 1 = 0 On en déduit aussi :
- J' COS (lût--- 9) . H’-i J cos cùt . (Vs
- H- J' cos (W — 9) . çvs — iü . J sin iüt Lj o> . J sm (jjyt — 9) * — o)J sin q)£ • La
- — ta . J' sui (wt — 9) . Jj3 = O ; et, en ordonnant en sin tôt et cos v>t :
- J' cos (lût — 9) . W -f- J eus lût. u'j — «0. J. sin Mt . L' — w . y sin (toi — 9) . Lss = o cos tôt [\N J' cos 9 —)— J u’s —j— ml . Lja • s 111 9 j + sin ^ [WJ'sin 9 — WJ . V — ioJ'L*, - cos 9] = o.
- — Jsl|^ + 2ln4îj.i. (lï)
- Pour simplifier, on introduit les notations suivantes :
- L, = 2 ln rf<’- |
- La = + 2 lil
- L. =ïî+2ln-»» I
- I,, = L! + L, = l*’ + llî + 2lu-lS!- |
- L„ = ^ + Ç + 2ln^ i
- v s=rt+u=a+»i0**-4* j
- L" = — L, H-L; = -&+:! In Aï-'-A? j
- = w.
- Cette équation s vantes :
- WJ' cos 9 -f-
- décompose en les deux sui-
- i)L23. J'sin 9 = — Jn'j "j ? + WJ'sin? = »JL' |
- (25)
- De l’équation (i5), on tire facilement :
- ^V + ^L'L, , ;
- ,1 cos ® =--2-------------- • J j
- T' ci-------WIA-U^.,.
- (16)
- W^-WL^
- ys= J,2cosa?H- J'asin*?
- ^ KW+b»L1^ H" (o- (WL' -
- (Ws-hw*L|,)2 ? transformation
- Si l’on désigne par J1Mf, JSeH et Jje(| les valeurs efficaces des courants dans les conducteurs (1), (2) et (3) de la figure 4, on peut, au lieu de la dernière équation, écrire aussi l’équation sui-
- Lu et L13 sont les self-inductions des houcles ABFR et ABDC pour l’unité de longueur.
- Des équations (12), (i3) et ( 14)» on tire :
- + — i J„ . L. . 1+ J.,. L.. /— J„ . L. . V = o ir ‘ 1
- (7)
- li l’on échange entre eux les indices 2 < dans l’équation (17), on obtient l’équation:
- (.8)
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- Des équations (17) et (18) on déduit :
- J«' \/«i+l>Lii
- Des équations (16) 011 tire en outre pj
- (19)
- divi-
- WL' — wsL2, H-w2L'L23’
- (2Ü)
- ® étant le déphasage des courants J2f et Ju.
- Si la distance du conducteur (1) aux deux autres conducteurs est très grande, c’est-à-dire si l’on a affaire à une répartition de courant telle que celle de la figure 6, les formules sont plus simples. On a alors :
- d13 — d13,
- L' = il* + 2]n^ = L,;
- L" = fcL+.2liii“ =L,;
- (2,)
- Si, en particulier, p.2=p,s, on a approximativement :
- LS = L,= (1/2)LIS
- «„ = J}<
- “ W+m’U,
- ... = "t+é-ÆKL» la _
- (22)
- Les formules (21) et (22) sont toujours valables quand — c’cst-à-dire quand le triangle ACE (fig. 4) reste semblable à lui-même.
- L’cncrgie transformée en chaleur dans les conducteurs (2) et (.B) a pour valeur :
- A = ^2J^eif+H'aJU
- [ w»Vb4!+“* w’+u'i’i, .
- En p articulier, si l’on a les égalités :
- dt 2 = d13 ; ,
- (23)
- a approximativement la valeur :
- w+(u3Ly\v)
- L’auteur considère alors quelques ca
- 0*4)
- B. L.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Étude expérimentale faite sur des circuits oscillants accouplés (fin) (1). — E. Fischer, —
- Annalen der Physih, n* 2, 1907.
- Les mesures montrent donc que la théorie donne des valeurs exactes des fréquences des deux oscillations, mais des valeurs fausses des décréments. 11 y a donc. Heu de penser que tous les phénomènes dans lesquels le décrément joue un rôle 11e sont pas représentés d’une façon exacte par la théorie généralement admise. Dans tous les cas de ce genre, il est nécessaire de vérifier expérimentalement la théorie. C’est ce qu’a fait l’auteur pour quelques questions particulièrement importantes en pratique.
- En premier lieu, il a étudié comment varient, lorsqu’on augmente la valeur de l’accouplement entre le circuit primaire et le circuit secon-
- i° L’amplitude maxima dans le secondaire;
- 2° L’énergie du courant dans le secondaire ;
- 3° L’énergie du courant dans un troisième circuit accouplé d’une façon extrêmement lâche avec le secondaire.
- Ces trois études ont un point commun : la détermination de la valeur de l’accouplcmeut. L’auteur a d’abord construit un appareil permettant de déplacer, d’une façon mesurable, les deux circuits l’un par rapport à l’autre, et d’en déduire l’accouplement. Mais l’accouplement variant pour de très faibles déplacements des deux circuits étudiés, il était bon de déterminer fréquemment à nouveau l’accouplement quand on faisait des mesures un peu longues.
- I. — Amplitude maxima dans le secondaire.
- a~) Pour étudier l’amplitude maxima, on plaça en dérivation aux bornes d’un conducteur intercalé dans le circuit secondaire un éclateur muni
- (*) Eclairage Electrique, tome L, 24 mars 1907, p. 3iç».
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- de conducteurs de jonction aussi courts que possible : les longueurs d'étincelle étaient mesurées au moyen d’un micromètre el l'on en déduisait la tension correspondante au moyen des courbes d’A-lgermissen. Le rayon des sphères en laiton était de i centimètre. Les boules étaient fréquemment polies.
- //) Le tableau II indique les résultats des mesures faites pour différentes valeurs de l’amortissement dans le circuit secondaire.
- TABLEAU II
- On déduit de ces chiffres les résultats sui-
- I. Pour le système A :
- l° L’amplitude maxima croît rapidement avec l’aecoviplement, atteint une valeur maxima, et diminue ensuite un peu, pour atteindre à nouveau, pour un accouplement encore plus rigide (Æ'=:o,ti environ), la valeur maxima précé-
- 2° Plus l’amortissement est grand, plus le maximum de la courbe est aplati et plus doit être grande la valeur de l’accouplement pour que ce maximum soit atteint.
- II. Pour le système B :
- L’accroissement de l’amplitude maxima quand la valeur de l’accouplement augmente est, toutes choses égales d’ailleurs, d’autant plus faible que l’amortissement du système est plus grand. II ue se produit pas de maximum jusqu à un accouplement de o,35.
- III. Une comparaison des courbes des deux systèmes montre, en outre, que la forme de la courbe pour l’amplitude maxima no dépend pas seulement de + mais aussi de la constitution du système.
- c) La forme de ces courbes a été étudiée aussi théoriquement. La théorie pose les conditions que l’on ait :
- \amui étant l’amplitude maxima dans le circuit secondaire et Yi la tension dans le circuit primaire. A est essentiellement une constante et dépend du rapport des capacités du circuit primaire et du circuit secondaire; p désigne un facteur plus petit que l’unité et variable avec l’accouplement et l’amortissement.
- Les courbes théoriques établies par Drude pour p devraient donc pouvoir être réduites aux courbes obtenues expérimentalement pour l’amortissement correspondant. Mais cela n’est pas possible. En particulier, le système A présente, entre k' = o,2 et Æ' = o,4> un maximum qui n’existe pas dans la courbe théorique. Dans le système B au contraire la différence entre la courbe théorique et la courbe expérimentale est assez faible.
- II. — Énergie du courant (’) dans le circuit secondaire.
- d) Pour mesurer l’énergie du courant dans le circuit secondaire, l’auteur a employé un circuit contenant un thermo-élément, dont l’inductance avait une valeur élevée vis-à-vis de la résistance. Ce circuit était accouplé avec le circuit secondaire, en un point où le primaire n’exerçait aucune induction. Pour déterminer la valeur de
- (l) Ou effet intégral.
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- l’accouplement et l’énergie du courant, on employait le môme thermo-élément.
- J) Le tableau III indique les résultats des mesures.
- Les valeurs trouvées conduisent aux résultats suivants : „
- i° L’énergie du courant croit très vite avec l’accouplement et atteint, même déjà pour un accouplement assez faible, une valeur au delà de laquelle elle augmente peu, lorsque l’accouplement continue à devenir de plus en plus ri-gido ;
- ‘2° Ce coude de la courbe est de moins en moins net quand l’amortissement du système augmente. II est atteint pour un accouplement d'autant plus rigide que l’amortissement est plus
- III. — Energie du courant dans un circuit tertiaire avec accouplement extrêmement lâche.
- a') Dans la pratique de la radiotélégraphie, la question se pose de savoir comment doit être accouplé le système transmetteur pour que l’on
- obtienne le maximum d’action sur un récepteur situé à une distance déterminée, en supposant que le récepteur soit accordé sur l’une des deux oscillations du transmetteur.
- Les mesures suivantes ont eu pour but d’élucider cette question dans le cas de systèmes fermés : ce n’est que par analogie qu’elles peuvent donner une idée des conditions que l’on rencontre en radiotélégraphie : malgré cela, l’auteur désigne les circuits sous la dénomination de transmetteur et de récepteur.
- ù) Comme transmetteur, on employait successivement les systèmes À et B ; comme récepteur, on employait le circuit de mesure. Le circuit secondaire du système transmetteur agissait par induction sur le circuit de mesure, avec un accouplement extrêmement lâche, et l’auteur a cherché pour quelle valeur de cet accouplement du transmetteur on obtenait les meilleurs résultats.
- c) La mesure a présenté de grandes complications : le tableau IV indique les résultats ob-
- Les chiffres de ce tableau conduisent aux résultats suivants :
- i° L’énergie du courant augmente avec une rapidité surprenante quand l’accouplement du système croît, atteint une valeur maxima pour un accouplement très faible (0,06 environ), et décroît ensuite rapidement. Le maximum est toujours obtenu dans une région dans laquelle les maxima de la courbe de résonance ne sont pas encore distincts l’un de l’autre ;
- 2° Plus est grand l’amortissement du circuit secondaire et du circuit de mesure, plus est élevée la valeur de l’accouplement correspondant au maximum d’énergie dans le circuit de mesure ;
- 3° Pour le système A, l'énergie de courant de l’oscillation la plus rapide est toujours plus grande que celle de l’oscillation la plus lente, quand il y a une différence entre les deux. Les courbes relatives au système B laissent prévoir que, pour un accouplement encore plus rigide, on devrait s'attendre à une supériorité importante de l’oscillation la plus rapide sur l’oscillation la plus lente.
- d) 11 est intéressant d’étudier, pour un certain accouplement du système, quelles sont les valeurs des fréquences du récepteur qui correspondent aux maxima de la courbe de résonance. On trouve ainsi les résultats suivants:
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- 9 Mars 1907.
- ItEVUE D’KLECTIUCITÉ
- BGB
- TABLEAU IV
- Système A. N — a,3i7. iog/suc. b, = o,n3.
- 1" Pour un accouplement déterminé, si l'amortissement va en croissant, les deux fréquences n, et n[ pour lesquelles l’énergie de courant est
- maxima se rapprochent de plus en plus de la fréquence N- sur laquelle sont accordés les deux circuits ;
- 20 Plus l’accouplement est lâche, et plus cet effet est marqué. Quand, pour un amortissement considérable, l’accouplement diminue de valeur, le plus petit des deux maxima s'évanouit de plus en plus. 11 n'existe plus qu’un maximum qui s’approche de plus en plus de la voleur de N. Par suite de l'aplatissement des courbes de résonance, la détermination de la fréquence n’est pas exacte dans ce ens, pour un amortissement considérable.
- Si l’on rassemble les résultats des mesures I à III, on peulcn déduire les conclusions générales suivantes:
- i° Toutes les courbes présentent, pour un certain accouplement, un maximum ou un coude. Dans les trois cas il existe donc un degré d’ac-coupleruent au delà duquel on n’a aucun intérêt pratique à aller ;
- 2° Ce « maximum pratique » est d’autant moins élévé que l'amortissement est plus grand, et, quand l'amortissement, croît, il faut que le degré d’accouplement augmente aussi pour que ce maximum pratique soit atteint;
- 3° Si le circuit primaire et le circuit secondaire ont un amortissement constant, et si le circuit tertiaire à accouplement lâche (récepteur) a le même amortissement que le circuit secondaire, et si l’on modifie l’accouplement entre le circuit primaire et le circuit secondaire depuis k' = o, l’énergie transmise au circuit tertiaire, accordé sur l’une des oscillations du système transmetteur, atteint d’abord un maximum pour un accouplement lâche, puis diminue beaucoup, et croit ensuite lentement quand l’accouplement devient de plus en plus rigide. Lorsque l’accouplement devient de plus en plus rigide, l’amplitude maxima du circuit secondaire atteint son maximum pratique.
- II. Y.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur quelques expériences pour ia récupération du ier et du nickel des déchets de tôles nickelées. — K. Richter.— Elektrotechnhche Zeitschrijt.
- Certaines industries donnent comme résidus à une grande quantité de déchets de tôles de fer
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- m
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. L. — N° 10.
- recouvertes d’une pellicule de cuivre seul, ou de cuivre recouvert lui-mèrue de nickel. Les teneurs en cuivre oscillent entre 4, 78 et 8,22 ; les teneurs en nickel sont comprises entre 0% et 1,47 "/o-Il serait très important de pouvoir utiliser ces déchets, mais c’est là un problème extrêmement difficile à résoudre.
- Pour des adjonctions dans les hauts fourneaux ou dans les fours à acier Martin, ces déchets contiennent trop de cuivre, et il est impossible de les utiliser dans les appareils d’extraction du cuivre par les chlorures. S’il était possible de trouver un procédé simple et économique pour séparer les métaux, on récupérerait une bonne partie du fer et on pourrait employer à nouveau le cuivre et le nickel. Les essais faits avec des procédés mécaniques sont restés sans résultat, aussi bien avec un jet de sable produit avec de l’air comprimé qu'avec d’autres dispositifs équivalents. Par chauffage convenable dans une atmosphère oxydante et enlèvement des oxydes produits (au moyen de laminoirs cannelés) on est parvenu à un meilleur résultat, mais la séparation était encore incomplète et les dépenses d’énergie étaient trop élevées pour un résultat médiocre. Finalement, on essaya de séparer les métaux par des procédés électrolytiques, et I on a obtenu dans cette voie des résultats relativement satisfaisants. Les déchets, perforés d’un certain nombre de trous, étaient employés comme anodes, tandis que les cathodes étaient formées de cinq feuilles de plomb. On trouva
- d’abord que la dissolution de la couche de nickel exige une beaucoup plus faible tension que celle du cuivre, ce qui d’ailleurs est difficilement explicable par les phénomènes électrochimiques qui prennent naissance dans le bain. Par exem-pie, dans un bain consistant en acide sulfurique étendu, il fallait o,5 à 1 volt pour une densité de courant de 4,8 ampères par décimètre carré pour le nickel, et 2,8 volts pour une densité de 19,2 ampères par décimètre carré pour le cuivre. La séparation des métaux est complète et simultanée. Le cuivre se dépose sous forme d’une pondre sur les feuilles de plomb cathodiques et tombe de là au fond de la cuve ; le nickel se dissout dans le bain. Le fer, complètement décuivré, peut être employé aussitôt dans le four Martin. Pour employer en grand ce procédé électrolytique de séparation, il faut d'abord nettoyer les déchets dans des tambours en fer remplis de chaux vive, de soude et de sable. Ensuite, on lave à grande eau, puis on porte les déchets dans les bains, qui doivent être munis de dispositifs d’aspiration des gaz. La boue de cuivre est enlevée de temps en temps du bain, lavée, séchée et portée au four à raffiner. L’épuration de l’électrolvte, qui contient environ i®r,5 de cuivre par litre, peut être effectuée électrolv-tiquement, entre des électrodes inattaquables, puis on fait cristalliser par évaporation, et on travaille chimiquement le sulfate de 1er et de nickel obtenu, de façon à en extraire le nickel.
- E. B.
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- Tome L.
- Samedi 16 Mars 1907.
- 14* Année. — N* 11.
- L’Éclaiiray
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut, — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GERARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale deB Arts et Manufactures, — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manuiactures, Professeur à la Faculté übre des Sciences de Lille.
- ÉTUDE DU RECEPTEUR TÉLÉPHONIQUE (suite) (l).
- B. — Courants dans la plaque.
- Nous allons maintenant étudier les courants de Foucault qui peuvent se produire dans la plaque vibrante.
- L’amplilude des vibrations de cette plaque est très faible, et il doit en être de même des courants induits; mais la chaleur produite par ces courants est de même ordre que le travail des forces qui produisent les vibrations, car cette chaleur et ce travail sont de l’ordre du carré de l’amplitude, de sorte que le rapport entre ces a quantités est indépendant de cette amplitude.
- Ceci posé, considérons notre plaque comme limitée par a plans parallèles, indéfinis, et prenons pour axe ox la perpendiculaire à ces a plans.
- Si ü est le potentiel magnétique de la plaque, les composantes de l’induction magnétique à l’intérieur sont :
- ( ôO i ôQ , ôQ
- La vitesse de déplacement de la plaque a pour composantes x’, o, o, et par suite les c posantes de la force électromotrice qui donne naissance aux courants de Foucault sont :
- , ôü ,ÔÛ
- O, ')JX -----, ---- U.X
- dz dy
- (*) L’Éclairage Électrique, I. L, iC, a3 février et y mars I
- «9°7- P'
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- 36G
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — Ne U.
- et les composantes du courant lui-même sont, de Foucault :
- négligeant la self-induction de ce courant
- — — -
- by
- Il faudrait en réalité ajouter à ces S composantes 3 termes de la forme
- V étant le potentiel électrique.
- Mais le courant doit satisfaire à la <
- ndition solénoïdale, ce qui donn
- AV = o.
- D’ailleurs sur les 2 plans limitant la plaque, le courant est parallèle et par suite n'a pas de composantes suivant ox. Donc sur ces deux plans limites ôV ôæ
- Par suite, d'après un théorème sur les fonctions harmoniques, cette fonction V reste constante à l'intérieur du volume limité par ces 2 plans ; comme d’ailleurs à l’infini elle est nulle, c’est qu’en Lont. point de la plaque, on a :
- V —o.
- Donc, si G est exprimé en unités c. g. s., la chaleur produite est en ergs : l’intégration étant étendue à toute la plaque.
- Champ magnétique dans la plaque. — Pour pouvoir aller plus loin dans cette élude, il faut sc faire une idée de la distribution magnéLique à l’intérieur a i de la plaque.
- ' Supposons le champ produit par un pôle magnétique A„
- j £=(? de masse unité (fig. 5).
- -------------j------------— Soient
- les équations des deux plans limitant la plaque, et soit — a la coordonnée du pôle A0 ; d’ailleurs comme ce pôle est hors de la plaque :
- Désignons par v0 le potentiel magnétique qui serait dû au pôle A„ s’il n’y avait pas de fer, et désignons par V le potentiel magnétique réel.
- On a:
- V^»„
- à cause précisément de la présence de la lame de fer. C’est cette fonction V que nous nous proposons de déterminer.
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- 16 Mars 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 367
- Nous emploierons pour cela la méthode dite des images Considérons les deux séries de points :
- A. = + « A„ a =
- A, ar=aa + « A _« x =
- A,
- A_
- An x=2(n-i}a+*
- Il est évidenL (jue le point An est symétriq symétrique du point A2_„ par rapport au plan x = -Appelons üj le potentiel dû à une masse unité, er A cause de la symétrie par rapport au plan x — o, on a :
- < /dv,\ ____ / de, „\
- [ \dxJx = 0 \ dx Jx = o
- De même, à cause de la symétrie par rapport au plan x —
- =_/^i=A .
- { \dx/x = a \ dx Jx-a
- enfin plys particulièrement par
- Yi le potentiel magnétique dans la régi Va — —
- de Aj_„ par rapport au plan x~o l’absence de tout fer, située .
- et qu’il, est m point A,.
- Désig
- c>«.
- V2—V + V
- V, = 2*8i«^
- les 2, y, S étant des constantes convenablement choisies.
- En effet, â quelles conditions doit satisfaire le potentiel V produit par le pôle A„ ? iu V doit être une fonction continue ainsi que ses dérivées en tous les points de l’espace excepté en Aa.
- 2° En tout point de l’espace AV = o.
- 3° A l’infini on a V — o.
- 4° Sur les surfaces de séparation des milieux, on doit avoir :
- t (V1),„=(V2)»=„
- { (V=
- j (V,).=. = (V,)._. t (Vi)„„ = d(Vi)„0. -
- (Ici Y,' par exemple indique la dérivée de par rapport à x, etc...)
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- T. L. — N° 11,
- Les expressions que nous avons données relativement à V4, V2, V3 satisfont-elles à ces conditions ?
- i° Ces fonctions ne peuvent devenir infinies que si Tune des fonctions v le devient, et une fonction telle que v-, ne peut présenter de discontinuité qu’au pôle A,.
- Donc V2 est continue dans la région o < ar< a puisqu’il n’y a aucun pôle magnétique dans cette région. De même Vs est continue dans toute la région x > a puisque dans cette région il n’y a que des pôles As, A2..., A* et aucun des pôles A0, A_t, A 2...
- Enfin, pour la même raison, V3 est continue en tous les points de la région x < o sauf au point A0.
- Donc la fonction V est continue en tous les points de l’espace, ainsi que ses dérivées, excepté au point A„.
- 2® En tout point de l’espace on a :
- Aü; = O.
- AV1 = o = AV,= AV,
- ou si on veut
- A Y = o,
- 3° A l’infini :
- Donc :
- 4° Restent les conditions que doivent remplir Vj, V2, V8 sur les surfaces de séparation des milieux.
- C’est justement en écrivant que les 4 conditions, indiquées plus haut, sont satisfaites, que nous allons déterminer les coefficients.
- On devra avoir les identités suivantes :
- d".....d~ ®n4,;1-h....— H-...........-h Yoüo *4“ Yd"--i d~...Y« — î^-’i — n
- t>id~aXd-........d-a.»ii= ^(Pi®î+ H-Yo^o + Yi^-iH-.......+ „)
- co^oH”3i®i d-....PiVid” • • • • • + Yo^o d- Yiu~id~............-f-Yn~iüi —«d-....
- -h 8tt) 11 d-...d- K*-n = (Pi»i .......d- ïotïi d- Yitïl t d~.d- y„_ - „ d-...)|*
- les 2 premières identités ayant lieu pour xt=zo\ les 2 dernières identités ayant lieu pour x ~ a.
- En tenant compte des conditions (i) et (2), et égalant les coefficients des termes semblables, il vient :
- | i + = | —I+«i=^(Pi — Y») | 5o = fe + Y» | — rfî+m
- d’oii l’on tire facilement, en posant:
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- • • *=*%
- La fonction V est donc complètement déterminée.
- Si nous nous en tenons à la fonction V2 qui est celle qui nous intéresse actuellement, on voit que ses coefficients forment 2 progressions géométriques de raison Xs, de sorte que îc potentiel à l’intérieur de la plaque est le même que si nous avions une série de pôles de même signe, placés à une distance 2a les uns des autres et décroissant en progression géométrique de raison
- **= ~ -
- En particulier, si la perméabilité |x est très grande, la progression décroît très lentement ;
- c’est-à-dire s’il n’y a pas de fer, tous les termes s’annulent à l’exception du terme y9ü0 et on retrouve dans ce cas :
- Intensité des courants de Foucault.
- On peut maintenant se rendre compte de l’intensité du champ à l’intérieur de la plaque, car il suffit d’ajouter entre eux les clfets de toutes les mesures magnétiques envisagées séparément.
- Nous pouvons admettre que la plupart des lignes de force, après avoir traversé l’entrefer de AB en CD (fig. 6), vont de CD en G'D' à travers la plaque vibrante, puis traversent de nouveau l’entrefer de C'D' à A'B'. Il en résulte que le champ d’induction magnétique est assez considérable dans la plaque entre CD cl C'D' et est sensiblement parallèle à la direction de la plaque, et cela justement parce qu’il se concentre en grande partie dans une plaque très mince.
- Ceci posé, nous avons vu que la chaleur Joule produite par ces courants était
- l’intégrale étant étendue à tout le volume delà plaque.
- Calculons R.
- Pour cela donnons-nous les dimensions du système :
- Nous supposerons que la plaque a une surface de i centimètre carré et une épaisseur de omm,i ; quant au noyau il a une section de io millimètres carrés, soit 2 millimètres dans le plan de la figure et 5 millimètres en profondeur.
- FiS. 6-
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- Le champ d’induction magnétique est à peu pies de i ooo unités c. g. s. dans l’entrefer, par suite dans la plaque, la section de passage du flux étant io ibis plus petite, cette induction devient égale à ioooo.
- Si nous la supposons uniforme on aura donc:
- et enfin :
- Donc finalement
- I d- = 1“’ X o"", T = I0'!
- C. — Application de cette théorie, au récepteur téléphonique.
- Nous allons maintenant introduire les courants de Foucault dans les équations précédemment trouvées.
- Soient,/ et jx les intensités moyennes des courants de Foucault dans le noyau et dans la plaque.
- On peut écrire, en reprenant notre fonction IF du début :
- étant un polynôme homogène du 2e degré en i,j, ji et x On aura :
- FF = ---+ M'ix~\----—h F>i; -f- Cjx 4- -J- Gij, + Pjtx + Qjjt
- d’e
- peut dédi
- quatre équations de Maxwell :
- d /ôH’\ dt / d /ôIF\ dl \ bi ) d /<}Hf\ dt t <ÿ J d / èH \ dt \ bjt )
- _ dir _ = E— Rit
- =-s/,
- Les deux premières équations ont déjà été obtenues au début de ces leçons, lorsqu’on négligeait les courants de Foucault dans le récepteur. Les i dernières sont relatives à ces courants; S/2 et S,/i sont respectivement les quantités de chaleur qu’ils dégagent dans le noyau et dans la plaque.
- En développant ces équations on trouve:
- i(mo)3 -h k)x = Mï-f- Cj H- PJ,,
- ( Lg» + H)ï = M'ua -h Boy + Gwj, = E, (Airt-hS); H- BG)ï + Cw# + Qttj, = o, (Dgj —]— Si^F —j— Ggjî —(— Pw.x' -p- Qgtj = o.
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- Remarquons qu’en réalité le système est beaucoup plus compliqué, car nous avons vu que ces coefficients que nous supposons constants dépendent en réalité de m.
- Nous allons cependant étudier le système en les supposant constants.
- Remarquons d’abord que dans le cas pratique où les noyaux sont circulaires ou rectangulaires. les courants de Foucault qui s’y produisent ont été complètement étudiés, et on pourrait déterminer les coefficients A, B, C. En outre si nous supposions D = G = Q = o
- les résultats seraient simplifiés.
- On aurait en effet :
- (mu)1 k)x = M'i -f- Cj -H P'ji
- i combinant ces a équations:
- (mw* -F ~ u> -h k)z = Wi + Cj.
- S,
- (ïîcient ~ joue ici le rôle du coefficient qu
- appelé plus haut F.
- D'autre part la chaleur de Joule produite par les courants de la plaque est pendant l’unité de temps :
- S|jj = il <*«;** = J!1
- jyonc est précisément le coefficient que nous avons appelé Iî et que nous avons trouvé égal à ioo. Gomme nous avons vu que :
- k= 3.iû\
- on voit que L’influence des courants de la plaque n’est pas très considérable, mais qu’elle n’est pas négligeable. Elle est même plutôt utile, car elle introduit dans les oscillations propres du système un petit amortissement et atténue ainsi les effets de résonance et l’influence fâcheuse de la période variable.
- Mais nous avons négligé les coefficients D, G, Q ; reste à voir si nous en avons le droit. Pour cela, il faut étudier la signification physique de cos constantes.
- i0 D est le coefficient de j'\ ; c’est donc le terme qui représente la self-induction due aux courants de la plaque eux-mêmes; or ces courants sont disposés en filets parallèles, placés à peu près dans le même plan, puisque la plaque est extrêmement mince par rapport à sa largeur ; donc l’induction de ces tubes les uns sur les autres est très faible ; nous admettrons donc qu’on peut négliger D.
- 2° G est le coefficient de ijt ; il représente donc l’induction mutuelle du circuit de la bobine sur le circuit de la plaque, due à ce que le courant i est variable.
- Si nous représentons en plan (fig. 7) la plaque avec les 2 noyaux, le flux d’induction qui vient de l’entrefer pénètre Fig. 7.
- normalement et, puisqu’il varie comme le courant i qui contribue à le produire en se superposant au champ permanent, il donne naissance ù de cants induits, parallèles au plan de la plaque, ayant des circuits dirigés suivant les équipolontielles magnétiques représentées en trait pointillé sur la figure.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. —» N° U.
- Comparons la valeur des courants ainsi produits à celle des courants qui résultent du mouvement de la plaque dans le champ.
- D’après les données expérimentales, l’attraction permanente des noyaux sur ia plaque est de 33 grammes. Quand on fait passer dans la bobine un courant de oA,oi il en résulte une attraction supplémentaire de o«r,3 et une flexion de ija. Comme la force d’attraction varie comme le carré du champ, on peut écrire :
- £(A-f-A1î)s~33'ï'--hoer,3
- et en remarquant que :
- Mî = 33gr
- et négligeant î* :
- k¥— ikhhti = 33Ër-f-oer,3
- d’où :
- skkhj kh?
- kyi = — k.
- Donc un courant de o^.or produit un accroissement du champ de o,5 %•
- D’autre part, en vertu de ce même courant, la plaque se déplace de ip,; elle se déplace donc de r/ioo de son épaisseur, et comme nous la supposons uniformément remplie de lignes de force, on peut dire approximativement que le champ à l’intérieur de la plaque a varié d’environ i °/„. Donc les variationsde flux produites dans ces2 cas sont de même ordre, et on n’a pas le droit de négliger G devant P.
- 3° Q est le coefficient du terme y/, ; c’est donc l’induction mutuelle des 2 courants de Foucault l’un sur l’autre. Or, comme nous avons vu que l’on ne pouvait négliger ni l’induction mutuelle des couvants de la bobine sur ceux de la plaque (terme G), ni l’induction mutuelle des courants de la bobine sur ceux du noyau (terme C); on peut en conclure qu’on n’a pas le droit de négliger l’induction mutuelle des courants du noyau sur ceux de la plaque.
- En résumé, si D est négligeable, G et Q ne le sont pas et il faudra intégrer le système complet, ce qui d’ailleurs ne présente pas d’intérêt particulier.
- (A suivre.) Henri Poincaré.
- PROPRIÉTÉS ET APPLICATIONS INDUSTRIELLES DE L’ARC ÉLECTRIQUE PRODUIT AU MOYEN D’ÉLECTRODES EN CHARBONS MÉLANGÉS DE SUBSTANCES MINÉRALES^).
- Les différentes espèces d'électrodes et d’arcs
- ÉLECTRIQUES EMPLOYES ACTUELLEMENT DANS LA TECHNIQUE DE L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE.
- Jusqu’à une époque récente, on ne connaissait guère comme moyen d’éclairage par arc,
- que l’arc entre charbons, non pas qu’un-n’eût essayé l’emploi d’autres électrodes, comme on le rappellera plus loin, mais, après des expériences souvent mal faites et trop vite généralisées, on était arrivé à la conviction que le
- exprimé le regret de n’en pas trouver d’édition française. C’est
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- 16 Mars 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 373
- charbon, ayant le point de volatilisation le plus élevé, devait permettre de réalise»' dans l’arc la température la plus élevée et, par suite, le rendement le plus élevé. C’est seulement depuis quelques années, particulièrement depuis les découvertes d’Auer et de Ncrnst qu’on a compris que le rendement n’est pas seulement une question de température et que certaines substances, jouissant d'un pouvoir émissif plus ou moins sélectif, c’est-à-dire d’un spectre d’émission different de celui des corps noirs et favorisant les radiations jaunes et vertes, peuvent produire la lumière plus économiquement à une température plus basse que le charbon incandescent à sa température de volatilisation. Il était dès lors naturel de reprendre les recherches sur l'emploi de substances autres que le charbon pour la production de l’arc. L’arc entre électrodes formées de substances minérales s’imposait d’ailleurs presque involontairement à l’aLtention de divers observateurs (Nernst, Rasch), quand au cours d’études sur les bâtonnets des lampes Nernst ceux-ci venaient à se rompre. Mais le défaut de conductibilité à froid de ces électrodes étant un obstacle à leur emploi que Rasch et d’autres cherchèrent vainement à tourner par l’addition d’âmes ou d’enveloppes conductrices; on était donc conduit logiquement à les rendre conductrices artificiellement par l’addition de substances conductrices telles que le charbon en mélange avec les substances minérales. C’est ce que fit dès 1898 M. Bremer. Par une heureuse circonstance, celui-ci, qui n’était pas un électricien, contrairement à beaucoup do spécialistes contemporains, ignorait les études et les résultats antérieurs faits sur des charbons de ce genre, et n’était pas découragé ni arrête par les préjugés scientifiques inexacts sur la nécessité des hautes températures. Aussi, ses recherches, souvent mal dirigées, mais poursuivies avec une remarquable persévérance, et couronuées d’un légitime succès, notamment à l’exposition de Paris en igoo, renouvelèrent-elles un. sujet qui paraissait épuisé, remirent en lumière les travaux oubliés ; elles en suscitèrent de nouveaux de la part de nombreux chercheurs, tels que l’auteur de cette communication, désireux d’améliorer les moyens de production de la lumière électrique afin de lutter contre les progrès inquiétants de l’éclairage au gaz.
- De même, dans un autre ordre d’idée, les
- très intéressantes découvertes d’un jeune inventeur original M. Cooper Hewitt, que n’arrêtaient pas non plus les essais peu encourageants d’expérimentateurs plus anciens, a rappelé l’attention sur l'arc au mercure tombé dans l'oubli depuis Arons ; et les études, qui ont été faites à cette occasion de tous côtés, ont jeté un jour nouveau sur les phénomènes de l’arc électrique et ouvert ainsi des voies nouvelles aux inventeurs dans la recherche de l'arc électrique économique, non seulement par l’emploi du mercure ou des métaux alcalins, mais aussi des oxydes conducteurs tels que l’oxyde de fer.
- Dans l’état actuel de 110s connaissances, les différentes espèces d’arc électrique qui intéressent la technique de l’éclairage, peuvent sc classer comme il suit, au point de vue de la nature des électrodes :
- i® Arc entre charbons purs ;
- a® Arc entre métaux;
- 3® Arc entre oxydes ou composés métalliques purs;
- 4° Arc entre électrodes mixtes formées de charbons mélangés de substances minérales.
- La première catégorie est caractérisée par le fait que l’arc proprement dit est très peu éclairant, tandis que les électrodes surtout l’anode deviennent très brillantes.
- Dans la seconde catégorie, le mercure (ou ses alliages) est le seul métal utilisé jusqu’ici pour l’éclairage, parce que sa vapeur devient lumineuse dans l’arc, bien que la température atteinte soit peu élevée, grâce sans doute à un phénomène particulier de luminescence ; les autres métaux tels que le fer donnent un arc beaucoup moins éclairant, et utilisé jusqu’ici seulement par la production de radiations violettes et ultra-violettes dans les applications médicales et photographiques.
- L’arc au mercure lui-même, par suite du manque de radiations rouges dans son spectre, trouve de ces deux côtés ses principaux débouchés actuels ; on a du reste constaté récemment qu’en le faisant jaillir dans des récipients de silice (construits par Ilérâns) au lieu du verre qui absorbe les rayons ultra-violets, il constitue une source de radiations chimiques très puissante comparable à l’arc au fer.
- L’arc entre métaux jouit de propriétés lumineuses très différentes de celles de l’arc entre charbons ; les électrodes ne sont brillantes que
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- sur des surfaces très petites et avec un éclat bien inférieur à celui du cratère d’une anode en charbon ; l’arc est plus long et devient la source principale des radiations; c’est pourquoi on a intérêt à l’allonger en le faisant jaillir dans le vide, comme cela est possible pour l’arc au mer-
- La troisième catégorie, qui comprend les arcs entre oxydes métalliques, a élé étudiée d’abord par Rasch avec des oxydes peu conducteurs, donnant lieu h des arcs courts, puis par Stein-metz, avec des oxydes très conducteurs, permettant dé réaliser des arcs longs. Dans les deux cas, les électrodes ne jouent qu’un rôle assez faible dans la production de la lumière, qui provient surtout de l’arc proprement dit, formée de vapeurs très éclairantes portées à haute température. Mais Rasch dans sou « arc électrolytique » (brevet allemand n3 5g4) s’inspire do l’arc entre charbons et emploie deux électrodes semblables formées d’oxvdes dits conducteurs de deuxième espèce (d’après Nernst); tandis que Steinmetz, s’inspirant de l’arc au mercure, emploie une substance électrolytique seulement à la cathode, et un métal pur à l’anode ; on verra qu’il en résulte une grande différence dans les résultats. Comme la température de la cathode est bien inférieure à celle de l’auode, le premier auteur ne peut employer que des oxydes très peu fusibles et donnant des arcs courts, tandis que le second utilise un oxyde (la ma-gnétite) facilement fusible et donnant un arc très long.
- Enfin, la quatrième catégorie comprend des lampes employant quatre types différents d’électrodes : des charbons homogènes formés d’une pâte de charbon contenant des substances minérales en proportion plus ou moins élevée (charbons de Bremer) ; des charbons à âmes, formés d’un cylindre de charbon pur contenant un ou plusieurs canaux longitudinaux de faible section remplis de substances minérales seules, ou mieux mélangées de charbon (charbons dits à flamme de Siemens frères et autres fabricants) ; des charbons minéralisés dans la pâte et munis en outre d’âmes minéralisées davantage ou par d’autres produits (charbons de Bremer) : enfin des charbons à enveloppe formés d’un cylindre minéralisé homogène ou âme et d une enveloppe mince de charbon non scorifiable préservant le cylindre intérieur(charbons de l’auteur).
- Dans la présente communication, je m’occuperai plus spécialement des ares de la quatrième catégorie formés à l’aide de diverses espèces de charbons mélangés dits aussi h tort tf imprégnés » (car les substances sont ajoutées à l’état sec dans la pâte) ; je me référerai aux autres catégories seulement pour des comparaisons théoriques ou expérimentales.
- Origine des charbons mélangés de substances minérales.
- De nombreux inventeurs ont, de longue date, étudié les effets obtenus en ajoutant, soit dans la pâte des charbons, soit en revêtement, soit dans un trou central, soit par imbibiiion, diverses substances minérales. Les plus anciennes recherches remontent h Casselraann (Annales de Poggendorff, i844, t. LX11I) qui a introduit dans les charbons des borates et sulfates et de l’acide borique.
- Depuis cette époque, on a employé des matières minérales dans quatre buts différents, à savoir: soit pour réduire la combustion latérale, soit pour augmenter la conductibilité de l’arc et rendre sa combustion plus régulière, soit pour faire couler les scories, soit enfin pour accroître la lumière.
- in Pour réduire la combustion : Ortley, par exemple (brevet français, n° 12g 636, 1879) ajoutait à la pâte des silicates. Lacombc (brevet français (n° 20g 170, 1890) ajoutait de même tous les sulfates, chlorures, phosphates, etc., incorporés après ou avant cuisson. 1) est d’usage connu de tous les fabricants de charbons d’ajouter dans ce même but de l’acide borique ou phosphorique. Mignon et Rouart (n° i43 2o6, 1881) indiquaient un enduit vitreux extérieur. Julien (brevet français, n° 266661, 1896) a aussi revendiqué ce procédé, ainsi que l’emploi des silicates, tungstates et tous sels ignifuges (les sels de chaux, de magnésie, soucie, potasse, peuvent jouer d’ailleurs aussi le rôle d’igni-fuges).
- 2" Pour augmenter la conductibilité, dans l’arc : Carré, dès 1886 (brevet français, n® 17/1268), a revendiqué, pour rendre la lumière plus fixe, d’ajouter par imprégnation ou par mélange avant cuisson, dans les charbons des borates de soude, de potasse, de magnésie, chaux, etc. Dans deux autres brevets (179068 et 218097) il
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- a indiqué l’emploi des mêmes substances et de plusieurs autres, notamment de tous les sels insolubles de chaux, magnésie, strontiane, alumine, dans des âmes entièrement minérales. La maison Siemens et Ilalske a breveté en 1879 en divers pays des dispositifs analogues, et en Allemagne un procédé d'imbibition semblable à celui de Casselmann (Elektrotechnische Zeitschrift, 1895, p. 553). M. Feussner insistait sur l’action particulièrement favorable de l’acide borique ainsi ajouté dans les charbons. L'emploi de l’acide borique et de ses composés alcalins est assez général depuis plusieurs années pour rendre l’arc plus stable.
- 3° Pour faire couler les scories : Carre a préconisé l’addition de la potasse et de la sonde, non seulement pour allonger l’arc et le rendre calme, mais encore à titre de fondant pour faire fluer la silice conteuue dans les charbons de cornue et autres impuretés naturelles à l’état de globules près des pointes (Du Moncel, Exposé de Vélectricité, t. V, p. 470)- Pins récemment, M. Bremcr a indiqué plus systématiquement l’utilité d’ajouter un fondaut, surtout quand le charbon contient, d’autre part, en forte proportion des sels de chaux ou magnésie, dont les scories difficilement fusibles sont ainsi ramollies et plus facilement expulsées (1899, brevet fran-çais agi 037 et agi to6).
- 4° Pour accroître la lumière : Cette application qui. est en ce moment pour nous la plus intéressante, a été indiquée depuis fort longtemps. 11 résulte en particulier du Traité de Du Moncel déjà cité (Applications de Vélectricité, t. V, p. .470, 1878) que dès 1876 Gauduin avait découvert (et breveté), que l’addition de sels de chaux, dans une proportion assez élevée, notamment le phosphate de chaux à 10 °/0 (ce qui correspond à plus de 6 "j0 de chaux) double la lumière, à section de charbon égale, et que le pouvoir lumineux des charbons de petits diamètres (Ibid., p. 472) est beaucoup supérieur à celui des charbons de gros diamètres. Il a signalé également des résultats analogues avec les oxyde, chlorure, silicate, alumiriate de calcium. Les mêmes sels de magnésie ont donné, ainsi que la magnésie pure, des résultats analogues, mais un peu moins avantageux.
- Archereau et Carré (Ibid.) ont fait en T877 des constatations analogues, avec les sets de chaux, magnésie et strontiane, incorporés dans
- la pâte des charbons, tandis que Jablochkov (brevet allemand 663) employait l’argile et le kaolin, non seulement comme isolant de ses bougies, mais aussi comme remplissage d’âmes centrales. Rapieff, en 1878, dans sa lampe à charbons convergents, prévoyait aussi l’usage de charbons contenant des substances minérales.
- MM. Michel ec Barraud (brevet français 191720, de 188S) ont aussi revendiqué l’addition dans la pâte des charbons de magnésie, chaux, kaolin, dans une proportion quelconque. Dans des brevets français 291 087 et 298 806, de 1899, déjà cités, M. Bremer a revendiqué tout charbon contenant plus de 5 °/0 de matières minérales, avec addition de fondant, dans le but signalé plus haut. Dans un autre brevet 291 106, il revendique les fluorures, bromures et iodures de calcium, seuls sels de chaux et de magnésie dont Du Moncel n’ait pas fait mention dans le traité cité plus haut et qui donnent d’après Bremer, à la lumière, une . teinte jaune plus agréable que les autres sels de chaux, dont la teinte produite est plutôt rougeâtre.
- Aux Etats-Unis, l’attention avait déjà été appelée de bonne heure sur l’emploi des substances minérales dans les charbons. Dès 1878 (U. S. P. 210 38o), Weston imaginait d’employer au lieu d’oxydes, les fluorures métalliques simples ou doubles, soit autour des charbons, soit en mélange dans la pâte, dans une proportion non indiquée, mais qui, d’après la description, peut être très importante. En 1890, Head et Sannderson reprirent cette élude en se préoccupant surtout d’introduire des substances minérales, soit dans la masse totale, soit aussi dans une âme centrale; ces charbons sont préparés non par filage comme dans les charbons Siemens, mais par moulage ; d’après leur brevet anglais le but qu’ils poursuivaient principalement était l’obtention de lumière colorée.
- Leurs brevets (U. S. P. 421/169 et 422802) contiennent une liste malheureusement incohérente de corps simples et composés; elle embrasse à peu près tous les corps réfractaires ou colorants de la chimie, dont la distinction n’est pas nette, et dont plusieurs, à mon avis, sont plus nuisibles qu’utiles. Seules les proportions des substances minérales sont formulées clairement : la pâte du corps principal renferme 1 à 10 °/0 de la masse en substances réfractaires de 1 à 20 °/0 en substances colorantes, ou bien une âme
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- centrale contenant i à 20 de substances réfractaires et t à 20 % de substances « colorantes » (dont plusieurs d’ailleurs sont aussi bien des substances réfractaires).
- Un autre brevet aussi touffu fut pris en 1900 par J. Sander (E. P. 9 2G0) qui revendique l’emploi, assez difficile à comprendre, d’uu agent réducteur ajouté aux sels éclairants.
- .Te n’ai trouvé nulle part de résultats d’essais de ces divers charbons, qui devaient produire des scories et des fumées aussi gênantes que pour ceux employés dans les essais de Gauduin.
- Recherches deM. B renier. — C’est à M. Bre-mer que revient l’honneur d’avoir le premier fabriqué industriellement des charbons minéralisés, et réalisé la première lampe pour les utiliser, en recourant, il est vrai, à une disposition peu usuelle et dont je ferai plus loin lu critique comparative.
- Les recherches de M. Bremer remontent à 1898, si l’on en juge par un brevet anglais (E. P., n° 16 55a) qui ne s'applique qu’à l’addition dans les charbons des composés infusibles de chaux ou de magnésie ; comme il ne parle pas des scories, il faut conclure que ces substances très réfractaires 11’élaient ajoutées qu’en petite quantité ; il conseillait alors, comme seul moyeu d’obtenir uue lumière fixe, d’employer comme électrode positive un charbon pur, et comme électrode négative un charbon minéralisé homogène, placé au-dessus. Il n’y avait aucune nouveauté dans ces charbons par rapport à ceux de Gauduin dont I’invenleur ignorait les travaux. En 1899, M. Bremer dépose toute une série de brevets allemands (n03 118 /j64, 118 867, 127 333, 1143i4, 11/1242, 113993, i33703) qui se rapportent surtout aux charbons minéralisés et auxquels se rattachent les principaux brevets étrangers. 11 y revendique en particulier les points caractéristiques suivants dont les brevets de Wcston, Sarmdcrson, etc., doivent sans dpute limiter la portée :
- L’addition des substances minérales à base de calcium, strontium, magnésium, dans la proportion de 20 à 70 °/0, pour réaliser un arc long et
- L’addition de sels de fluor, brome, iode, dans les proportions d’au moins 5 °/„ pour colorer la lumière en jaune, et des « sels de bore a (sans doute l’acide borique), de potasse et de soude, pour rendre la lumière plus régulière ;
- L’addition de fondants tels que le verre, le borax, les silicates alcalins, etc., soit autour des charbons, soit dans la masse elle-même, pour ramollir les scories calcaires peu fusibles et faciliter leur écoulement en gouttes.
- Cet emploi de fondants et aussi, du reste, tous les brevets postérieurs de M. Bremer qui ont été publiés dans les divers pays, montrent clairement qu’il rencontrait de grandes difficultés à se débarrasser des scories qui tombent dans les arcs entre charbons verticaux, parce que (comme le montrent les mêmes brevets) il employait un charbon supérieur minéralisé (et sans enveloppe protectrice) placé au-dessus du négatif, dans le but d’utiliser la lumière de son cratère le mieux possible; dans ces conditions, les mutieres minérales ne sont volatilisées ou fondues que si elles sont, très fusibles (telles que le phosphate) ou additionnées de fondants (tels que les borates ou l’acide borique) ; mais alors les gouttes de scories fondues retombent sur le crayon négatif et l’obstruent. Pour éviter cet inconvénient, M. Bremer a augmenté la densité de ses scories pour que les gouttes glissent; finalement, le résultat étant encore peu satisfaisant, il a été conduit à changer la position du crayon négatif et à le mettre, non plus dessous, mais à cété et presque parallèlement au charbon positif, réalisant ainsi un type d’arc électrique spécial (fig. 1) différent du type ordinaire, et
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- auquel il n’a pu donner la stabilité nécessaire qu’en le soumettant à un champ magnétique intense et compoundé savamment, qui projette l’arc vers le bas en forme de croissant, au lieu de le laisser s’élever vers le haut suivant sa tendance naturelle.
- De cette manière, les scories s’écoulent facilement, l’arc est-à peu près stable, et le rendement a paru à M. Bremer meilleur qu’avec les
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- charbons, l’un au-dessus de l’autre comme on les emploie ordinairement.
- Enfin, pour retenir les vapeurs qui se dégagent, le même inventeur a entouré les pointes de ses charbons d’un cône tronqué en métal servant, pensait-il, à augmenter le rendement en condensant la chaleur de l’arc, et aussi retenant les gaz de la combustion autour des charbons,, de façon à égaliser automatiquement les combustions dos deux charbons parallèles.
- Pour régler l’avancement de ceux-ci, M. Bre-mer a en d’abord recours à l’emploi de 4 charbons se coinçant 2 à 2, comme dans la lampe de Gérard de 1879 (où était également employé le soufflage maguétique vers le bas), puis à un système de réglag-e par à-coups, toujours combiné avec le souillage magnétique, qui reste absolument nécessaire. M. Bremer est arrivé ainsi finalement en 1900 à sa combinaison bien connue, formant un tout très intéressant, dont tous les éléments sont nécessaires au succès de son dispositif. Il a d’ailleurs souvent exposé, même après cette époque, dans ses diverses conférences, notamment à Berlin, en mars 1901, sa conviction qu’on ne pourrait, tirer aucun parti des charbons minéralisés dans les lampes à électrodes verticales, et qu’il fallait employer des électrodes convergentes avec leurs pointes tournées vers le bas, pour que les scories s’écoulent en gouttes sans gêner le fonctionnement régulier de l’arc.
- La lampe Bremer figura à l’Exposition de Paris en 1900 et y fuL très remarquée ; son inventeur y apporta depuis lors de nombreux perfectionnements de mécanisme que je ne décrirai pas ici.
- Les résultats photométriques obtenus à cette époque qui ont été publiés par M. Wedding et par M. Laporte^) étaient inférieurs à ceux qu’on obtient actuellement; les charbons contenaient principalement du fluorure de calcium et du borax, et donnaient une lumière très jaune assez désagréable, dont la teinte a été aussi améliorée dans la suite.
- Recherches de l’auteur.
- C’est à partir de 1900, que, frappé des inconvénients des charbons convergents au point de vue de la répartition trop dissymétrique des
- rayons et du manque de fixité de la lumière et de la disposition très imparfaite alors du mécanisme de la lampe Bremer, j’ai entrepris à mon tour une étude du problème des charbons minéralisés en vue de la réalisation d’une lampe à réflecteur et à charbons verticaux. J’ai employé d’abord des charbons de compositions variées avec électrode positive en haut, en produisant une rotation clectrodynamique de l’arc pour le rendre fixe ; mois j’ai dû y renoncer, parce que cette rotation qui élargit la base de l’arc, diminuait beaucoup le rendement. Le désir de concentrer l’arc et d’éviter la chute de scories en gouttes, m’a conduit à placer en bas l’anode minéralisée fortement, au-dessous d’une cathode pure ou peu minéralisée, abritée par un condenseur contre le refroidissement (sans cette précaution, les vapeurs se condensent en partie sur elle).
- Plus tard, j’ai constaté que si l’on augmente la minéralisation au delà de 25 °/0, il est nécessaire, pour éviter les scories, de prévenir l’oxydation du carbone qui sert de support aux matières minérales, et j’ai été conduit à préserver le charbon minéralisé par une enveloppe mince en charbon pur, qui forme fourreau jusqu’au voisinage de la pointe incandescente ; l’épaisseur de l’enveloppe doit être déterminée de façon qu’elle brûle on forme de cône autour du corps minéralisé, et que Tare soit aussi toujours maintenu sur ce corps (qu’il ne couvre pas complètement) et ne puisse jamais se former sur du charbon pur, qui donnerait un arc court et peu éclairant. Cette enveloppe, dont l’épaisseur ne dépasse pas eu général i/5 à i/y du diamètre pour l’emploi du charbon comme anode inférieure, a donc une fonction toute différente de celle du manteau épais des charbons de charbon à mèche (Docht-kohlen, Effektkolilen) des fabricants allemands; dans ceux-ci, l'arc couvre non seulement la mèche entière qui sc creuse, mais aussi le manteau de charbon, et on l’empêche de se déplacer et de quitter la mèche en employant des densités de courant très élevées ; au contraire, avec mes charbons, la base de l’arc, très rétrécie, se promène sur le corps minéralisé sans risquer de changer de teinte, et on peut ainsi réaliser des densités de courant plus faibles que dans les charbons ordinaires, sans être gêné par les scories. Avec des densités de courant plus élevées, comparables à celles des charbons à
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- mèche, on peut ajouter avantageusement une ou plusieurs âmes riches en sels de potasse, qui concentrent l’arc à sa base au bénéfice du rende-
- Enfin, pour améliorer la qualité de la lumière et sa fixiLé, j’ai entrepris, avec la collaboration de M. Dobkevitch, alors assistant à mon laboratoire, une série de recherches sur l’influence des diverses matières minérales et les meilleures proportions de chaque composant des électrodes ; nous avons été conduits à reconnaître, comme M. Brcmer, que les sels de calcium sont de beaucoup ceux qui dirent le meilleur rendement, notamment le fluorure de calcium, mais nous y ajoutons des sels « régulateurs » qui augmentent la lumière et la rendent plus blanche et plus fixe : la qualité obtenue aujourd’hui paraît pouvoir échapper aux reproches adressés autrefois à ce genre de charbons, et donne de très bons résultats aussi avec les courants alternatifs. - .
- Une étude de ce genre est malheureusement vouée à une méthode empirique, car nous ne connaissons pas de lois générales sur la radiation des vapeurs minérales à haute température, et l'analyse spectrale a pu seulement montrer que le spectre de l’arc minéralisé est formé de bandes brillantes discontinues, sans qu’on puisse établir une loi de corrélation entre elles et celles des corps composants; en particulier, le spectre obtenu au moyen du fluorure de calcium ne îessemble nullement à celui des autres sels de calcium et est d’ailleurs plus brillant.
- Un autre avantage important de l’emploi d’une électrode supérieure pure ou peu minéralisée, c’est de permettre un facile rallumage de l’arc éteint parce que la pointe de l’électrode inférieure ne se recouvre pas do scories, tandis que si l’électrode supérieure est très minéralisée, il y séjourne une goutte de scorie qui devient isolante par le refroidissement.
- Lampe de l’auteuh.
- Les lampes que j’ai réalisées pour l’èmploi des charbons à enveloppe sont, comme les lampes à arc flamme construites en Allemagne postérieurement, du type connu des lampes k arc ouvert, mais elles se distinguent par quelques particularités caractéristiques. Pour empêcher les fumées de s’échapper au dehors, le globe est fermé à sa partie
- supérieure par une cloison traversée par le porte-charbon inférieur et munie d’une partie centrale isolée que traverse le charbon supérieur; celui-ci est en outre entouré d’un condenseur ou réflecteur en matière réfractaire ou en métal qui retient la plus grande partie des fumées. Contrairement à ce qui a lieu dans la lampe Brcmer, ce condenseur est large et de forme très évasée pour dégager l’arc des fumées environnantes et les faire condenser rapidement en leur oüranl une grande surface de dépôt. Les gaz s’en vont ensuite au dehors par des ouvertures ménagées autour de la cloison protectrice. Dans d’autres cas, on fait suivre au gaz un parcours plus long a travers des tuvaux verticaux, ou une enveloppe à double paroi (hg. 2) aboutissant en haut de la
- lampe à des ouvertures d’échappement ou à des tuyaux fixés au plafond et conduisant les gaz au dehors des appartements. Les globes de ces lampes à arc ouvert sont munis d’un cendrier ouvert pour faciliter la circulation des gaz. J'ai d’ailleurs réalisé aussi un modèle de lampe à arc renfermé dans lequel les gaz, au lieu de s’échapper, circulent dans des enceintes fermées et y déposent les matières solides au fur et à mesure de leur production.
- Le mécanisme de ces lampes est différentiel et ressemble à ceux des lampes connues à arc ouvert, mais-il s’on distingue en réalité par plusieurs détails spéciaux dont l’expérience a montré la nécessité, notamment par une course d’allumage plus grande (l’écart atteignant 10 à 25 millimètres au lieu de 3 à 5 des lampes à charbons ordinaires) et par une sensibilité et
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- une rapidité d'action considérable. Mon plus réoont mécanisme, étudié avec la collaboration de M. Dobkévitch, est plus simple que tous ceux décrits jusqu'à présent, tout en réalisant les conditions ci-dessus et un amortissement énergique des oscillations. Il s’applique aussi bien aux arcs enfermés qu’aux arcs ouverts, et aussi bien
- tion de la lumière comme l’ont signalé, il y a déjà 25 ans, Gauduin, Arehereau et Carré. Aussi dans les expériences que je rapporterai dans cette note, je considérerai en particulier le cas où les électrodes sont homogènes, et formées d'un mélange intime de charbon et d’un sel de calcium, notamment le fluorure qui se prête
- aux courants alternatifs qu’aux courants continus (en modifiant seulement les électro-aimants).
- Ayant ainsi décrit les charbons et les lampes, je vais en discuter les dispositions au moyen de considérations théoriques et de résultats expérimentaux.
- Aspect caractéristique de l’arc des lampes de l’auteur. — Ce sont en général les composés des bases alcalino-terreuses qui donnent les meilleurs résultats au point de vue de la produc-
- bien à cette application. I>’emploi de mèches contenant les mêmes substances minérales dans un trou percé dans un crayon on carbone ne réalise pas des conditions aussi nettes, parce que l’arc se forme en partie sur la mèche et en partie sur le charbon, et passe quelquefois do Tun à l’autre en changeant d’aspect et de caractère; il sera laissé de coté ici.
- Le phénomène principal, que l’on constate d’abord avec les charbons mélangés, c’est Talion-
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- gement de l’arc. A tension égale, un arc à cou- I C'est donc l’arc qui devient la source principale de rant continu voit sa longueur aisément quiutu- la lumière ; une autre plage brillante se forme à pler par rapport à celle réalisée entre charbons 1 la surface du négatif, dont l’éclat est comparable homogènes. En outre, l’aspect de l’arc, avec des | à celui du positif, mais l’arc reste large et flou à
- charbons fortement minéralisés, devient tout spé-spécial(fig. 3 et 4): il n’y a plus sur le positif un grand cratère très brillant, mais seulement une surface de vaporisation très petite dont l’éclat n’est pas beaucoup supérieur à celui de l’arc, devenu extrêmement brillant sur une certaine longueur.
- son arrivée au négatif, quand celui-ci est en charbon pur, et il s’y forme souvent un panache brillant. Il se rétrécit au contraire comme sur le positif, si le négatif est minéralisé (fig. 5 et 0). ' Cependant, quand on augmente progressivement la proportion des substances minérales,
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- l’arc se raccourcit et si on arrive à le faire jaillir sur des parties purement minérales, ou entre des baguettes de chaux et de magnésie chauffées, il devient très court. Il en résulte en pratique des variations continuelles et importantes de la longueur de l'arc entre charbons minéralisés suivant que la vaporisation des substances minérales est plus ou moins active. L’allongement
- maximum parait se produire avec le spath aux environs de 30 °/0.
- L’existence d’un semblable maximum ne peut s’expliquer que par les phénomènes de l’ionisa-tiou dans l’arc, dont je parlerai plus loin en détail.
- (A suivre.) À. Blondju..
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur les derniers produits de décomposition des éléments radioactifs.—Produits de décomposition de l’uranium. — B. Boltwood. — Phr-sikalische Zeitschrift, i5 février 1907.
- L’auteur, dans une étude précédente sur la nature des derniers produits de décomposition des éléments radioactifs, a indiqué que, peut-être bien, le plomb, le bismuth et le baryum pourraient appartenir à ces produits de décomposition. De nouvelles recherches ont montré que l’actinium est vraisemblablement un produit intermédiaire entre l’uranium et le radium. En outre, des études minutieuses ont été entreprises suides échantillons d’uranites primaires de Branch-villc (Conn.) et de Fiat Rock (X. C.) et sur de la thorianite de Ceylan. Ces études ont conduit à la conclusion que ni le bismuth ri le baryum ne peuvent être considérés comme des produits de décomposition dans la ligne principale de descendance de l’uranium ou du thorium, tout au moins si l’on s’appuie sur la théorie actuelle de la décomposition.
- Dans les minéraux qui ont été formés h la même époque et qui ont, par conséquent, le même âge, il doit exister un rapport constant entre la quantité d’un produit de décomposition et la quantité de substance mère à laquelle il est lié. Dans des minéraux primaires non modifiés provenant de différents endroits, le rapport de chaque produit de décomposition à la substance mère doit être plus grand dans les minéraux les plus anciens et doit correspondre à la série des anciennetés géologiques des endroits où les minéraux ont été trouvés. II en résulte aussi que, dans les minéraux secondaires, c’est-à-dire dans
- les minéraux qui ont été formés par uue modification postérieure des minéraux primitifs primaires, les quantités des différents produits de décomposition doivent être plus petites que dans les minéraux primaires provenant des mômes endroits, si l’on suppose toujours que les produits de décomposition ne peuvent pas être considérés comme des parties chimiques constitutives du
- L’auteur a cherché à montrer que les conditions précédentes sont satisfaites par le plomb et aussi par l’hélium, tant que la nature gazeuse de cet clément lui permet de rester dans les minéraux. L’hypothèse que le plomb est un des derniers produits (inactifs,) de décomposition de l’uranium a été exprimée en iC|o5 par l’auteur à VAmerican Chemical Society.
- L’auteur a calculé, en partant des analyses d'un grand nombre de minéraux primaires d’uranium et de plomb, les quantités de ces deux substances contenues dans ces minéraux. Le nombre des analyses publiées n’est pas considérable et, ce qui complique encore de telles recherches, les analyses, à l’exception de celles faites par Ilillebrand et par un petit nombre d’autres chimistes, sont généralement inexactes. Plusieurs de ces analyses ont été effectuées en vue d’un but particulier, par exemple dans le but d’identifier un échantillon donné avec uue variété déjà connue. En outre, beaucoup de minéralogistes ne font des analyses qu’en vue de pouvoir donner au minéral une formule chimique déterminée. A ces faits s’ajoutent les difficultés que l’on rencontre dans l’analyse de certains minéraux, tels que la samnrksite, la fergusonile, l’exénile et d’autres minéraux contenant du nio-lium, du tantale et du titane.
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- L’auteur a dresse le tableau I qui donne les résultats trouvés dans les analyses pour le rapport en la teneur en °j0 de plomb et la teneur en °jo d’uranium dans différents minéraux.
- Dans ce tableau, on peut grouper les minéraux en sept groupes généraux d’après leur origine : les minéraux du premier groupe proviennent du Connecticut (n°* i à 9), ceux du deuxième groupe de la Caroline du nord et du sud (nus 10 à i3), ceux du troisième groupe des Texas (i4 à 17) ; ceux du quatrième groupe du Colorado (18 à 20) ; ceux du cinquième groupe de Norwège (21 à 35) ; ceux du sixième groupe de Suède (30 et 37) ; ceux du septième groupe de Ceylan (38 il 43). Ces groupes peuvent en outre être subdivisés en groupe I, de Glastonbury, L de Bran-cheville ; Vj de Moss (21 à . 29) et V» de Arendal ; VIÉ de la province de Sabaragamuwa et VII2 du district de Galle.
- Si l’on considère le rapport entre le plomb et l’uramum dans ces groupes, on voit que la valeur moyenne est de o,o4i dans le groupe I1( les plus grands écarts étant inférieurs h 5 °/0. Dans le groupe I2, la moyenne est o,o535. Dans le groupe II la concordance entre les différentes valeurs n’est pas aussi bonne. Dans le groupe 111 la concordance est très satisfaisante, particulièrement pour l’yt-trocrasite, minéral dont l’analyse présente plusieurs difficultés. Dans le groupe IV les valeurs obtenues pour la samarksite présentent une bonne concordance, bien que l’aspect extérieur des minéraux employés fût très variable. Dans le groupe V, la concordance est encore très bonne ; dans le groupe V2 elle est nettement marquée. Dans les autres groupes, elle est satisfaisante.
- Tous les minéraux dont il est question dans le tableau I sont des minéraux primaires, dans le sens général de ce mot. Le tableau II indique le rapport des quantités de plomb et d’uranium pour quelques-uns des minéraux secondaires trouvés dans les mêmes lieux d’origine.
- Toutes ces analyses donnent, avec une bonne concordance, une plus petite valeur du rapport étudié par les minéraux secondaires que pour les minéraux primaires provenant des mêmes lieux d’origine. Le produit de transformation de l’ura-ninite, nommé gummite, peut n’être pas considéré dans l’étude dont il s’agit, car le plomb est évidemment l’une de ses parties chimiques constitutives.
- La valeur réelle du rapport varie sensiblement
- pour les minéraux primaires de différentes provenances : sa valeur maxima est environ six fois plus élevée que sa valeur moyenne.
- D’après les chiffres indiqués dans les tableaux précédents, on voit que l’hypothèse que le plomb est le produit final de décomposition de l’uranium est tout à fait vraisemblable.
- (A suivre.) B. L.
- Emploi du tube de Braun pour l’étude de Vhystèièsis magnétique et diélectrique. — E. Madelung. — Physikalische Zeitschrift, i«r février 1907.
- Le tube cathodique de Braun a été plusieurs fois employé pour l'étude des courbes d’aimantation du fer et de l’acier. L’auteur décrit quelques nouveaux montages qui permettent d'étudier les phénomènes en jeu dans le fer, et aussi l'hystérésis diélectrique
- Le montage employé généralement jusqu’ici est celui qu’a indiqué Àngstrom : deux champs magnétiques rectangulaires, produits par des bobines excitées en série par le même courant, agissent sur le tube de Braun. La courbe visible sur l’écran fluorescent est la courbe (J, H) (intensité d’aimantation, intensité de champ), d’où l’on déduit la courbe (B, H) (induction, intensité de champ).
- Dans l’étude de l’aimantation produite par des courants rapidement variables, il est particulièrement intéressant de savoir si les pointes des cycles d’hystérésis connus présentent un arrondissement, c’est-à-dire s’il existe un déphasage entre le champ et l’aimantation. L’apparition de cet arrondissement n’est pas toujours facile à de-celer surtout quand les dimensions de la courbe sur l’écran fluorescent sont petits et si la visibilité de la courbe est faible. En outre le peu de netteté de la tache fluorescente rend l’observation difficile quand son diamètre intervient vis-à-vis du rayon de courbure de la courbe.
- Mais si, au lieu d’observer la courbe (.1, H), on observe une courbe dont les coordonnées soient (rfJ jr.lt) et (dJl/dt), on obtient les résultats suivants : Dans le cas d’une pointe aiguë, J et II atteignent simultanément leur maximum, c’est-à-dire que (dl/dt) et (dHjdt) sont simultanément nulles. La courbe (dl/di), (clWjdt) doit donc passer deux fois par l’origine. Dans le cas d’un arrondissement de la courbe (J, H), les inaxima de .1 et 11 ne coïncident plus dans le
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- temps. Les dérivés (dljdt) et (dïl/dt) ne s’annulent plus simultanément, La courbe (d]jdt), (dW/di) ne passe donc plus par l’origine, mais de part et d’autre de ce point. Même dans des conditions défavorables, le phénomène est facile à observer.
- Le montage par lequel on peut obtenir la courbe désirée est le suivant : Le courant magnétisant (courant alternatif, oscillations électriques, etc.) traverse deux bobines en série, dont chacune porte un enroulement secondaire composé d’un grand nombre de tours. Dans l'une des deux bobines est disposé le noyau de fer à étudier. Des extrémités des deux enroulements secondaires partent des fils aboutissant à deux paires de plaques de déviation électrostatique placées reclangulairement l’une à l’autre départ et d’autre du tube de Braun. Ces plaques tendent à dévier dans deux directions perpendiculaires le faisceau de rayons cathodiques : elles présentent des potentiels agissants proportionnels aux f. é. m. induites dans les bobines secondaires ; dans l’une, la f. é. m. est (di/dt)-, dans l’autre, elle a pour valeur :
- [b {di;dt)^rb,(dS[dl)j.
- Les valeurs des coefficients a, b et i, dépendent des dimensions des bobines et du noyau de fer. On peut toujours rendre la valeur de 4, suffisamment petite pour que les potentiels agissant sur le faisceau cathodique soient proportionnels à (’dtifdt) et ('di/dt). Dans ces conditions, la tache fluorescente du tube de Braun décrit la courbe désirée. Enfin, l’emploi d’une bobine auxiliaire permet de supprimer complètement l’effet du terme en b.
- Les résultats expérimentaux obtenus par l’auteur avec cette méthode sont intéressants. On peut aussi tracer, d’une façon analogue, une courbe représentant la relation entre l'intensité de champ et la polarisation diélectrique. Pour cela, on relie en série deux plaques de condensateur : dans l’espace entre les deux plaques, on place le diélectrique à étudier. Si l’on fait passer dans le système un courant alternatif, les charges des deux condensateurs ont à chaque instant la même valeur. Si l’on relie par des fils les plaques aux électrodes de déviation du tube de Braun, les potentiels agissant pour dévier le faisceau cathodique sont égaux aux potentiels des plaques. Soient <?, et e, les tensions, q{ et
- q>i les charges. On a e2 est proportion-
- nel à gz ou proportionnel à qt. La tache fluorescente décrit donc une courbe représentant la relation entre la tension et la charge de la plaque.
- On peut obtenir une courbe correspondant à la courbe (dlfdt), (rfHfdt) en groupant en parallèle les deux paires de plaques et en faisant agir, pour dévier le faisceau de rayons cathodiques, les courants qui circulent dans les deux branches. Il se produit alors dans la première branche un courant ii_z=(dqljdt')t dans la seconde branche un courant iz = (dqifdt'). On a et = e2 ; q2 proportionnel à e2 et (dq%/dt) proportionnel à (det/di). Pour que pratiquement et e± aient toujours la même valeur, il faut que les self-inductions et les résistances soient faibles.
- Evidemment, on peut toujours aussi introduire dans les deux branches des résistances ohmiques et placer en dérivation sur elles les fils aboutissant aux plaques de déviation.
- Pour l’emploi pratique de cette méthode, l’auteur s’est servi du tube de Braun modifié par Wehnelt. Les plaques déviantes avaient 2 centimètres de largeur et 3 centimètres de longueur. La tension d’alimentation du tube était de 44o volts.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur la dispersion magnétique. —W. Cramp.
- - The Bleclrician, :8 et janvier i9o7.
- Dans toute machine électromagnétique, des bobines inductrices produisent un flux qui ne traverse pas toutes les bobines induites. Le flux total se compose d’une portion utile et d’un flux de dispersion: le facteur de dispersion est défiui par la formule :
- fact1 dedixpp.mion = ^ utile + /!,,r de dispersion ‘ 1 flux utile
- ___i |_ (Lux dispersion
- flux utile
- Pour un nombre d’ampère-tours magnétisants donnés, le flux de dispersion est proportionnel à la perméance des circuits de dispersion, et le flux utile est approximativement proportionnel à la perméance de la denture de l’induit et de
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- l’entrefer. Ainsi le coefficient de dispersion a pour valeur :
- ^ perméance des circuits de dispersion perméance de la denture et de l’entrefer ou J _f_ réluctance de fa denture et de l’entrefer réluctance des circuits de dispersion
- Ce terme a la même signification, qu’il s’agisse de machines à courant continu ou de machines à courant alternatif. Dans ccs dernières, il présente une importance toute particulière. L’effet de la dispersion magnétique peut être avantageux ou désavantageux suivant les cas : il peut empêcher d’atteindre la caractéristique idéale que l’on voudrait obtenir, comme c’est le cas, par exemple, dans les machines à courant continu ; ou bien il peut venir en aide au constructeur, comme par -exemple la dispersion qui se produit dans les encoches des machines à courant continu, ou entre pôles pour améliorer la commutation, etc. Il v a donc lieu de distinguer entre la dispersion utile et la dispersion nuisible. En outre, on peut subdiviser l’étude de la dispersion en deux parties, relatives, l’une aux machines à courant continu, et l’autre aux machines à courants alternatifs. L’étude de l’auteur se rapporte surtout à la dispersion utile.
- L’auteur débute d’abord par quelques considérations sur la dispersion dans les inducteurs de machines à courant continu. Il est évident, si l’on examine un dessin de machine, que l’on peut obtenir un faible coefficient de dispersion en augmentant d’une façon anormale le diamètre de l’induit, en diminuant la valeur du rapport de l’arc polaire au pas polaire et en allongeant les pôles. On est ainsi conduit à une machine beaucoup plus coûteuse, si l'on admet que les limites soient imposées par les crachements aux balais et l’élévation de température. Dans les machines multipolaires, avec des valeurs normales du rapport de l’arc polaire au pas polaire, c’est-à-dire en moyenne environ 0,72, la valeur du coclficient varie entre i,5 et i,i5 pour les machines de puissances comprises entre 1 kilowatt et 200 kilowatts. Au delà de 200 kilowatts le coefficient décroît d’une façon continue jusqu’à tomber à la valeur 1,1 pour une puissance de 1000 kilowatts. Il est évident que, au delà de 200 kilowatts, le gain réalisé par une diminution de la dispersion est très faible.
- L’auteur, prenant comme exemple une ma-
- chine de faible puissance (5,5 kilowatts), indique les différentes dispositions de pôles inducteurs qui permettent de réduire la dispersion sans augmenter trop sensiblement le poids de cuivre et de fer de l’inducteur. La figure 1 indique les
- Fig. 1.
- dispositions les plus avantageuses III ou IV. Par rapport à une machine de construction ordinaire, l’emploi du dispositif III ou mieux du dispositif IV offre les avantages que donne le tableau I :
- TABLEAU 1
- Surface cylindrique de
- Le dispositif de la figure 1 suggère l’idée de remplacer les quatre bobines primitives par une seule bobine en zigzag, en établissant la machine comme l’indique la figure 2. Ce mode de construction est certainement économique, le coefficient de dispersion est très induit, les dimensions extérieures de la machine sont faibles et la commutation est excellente, grâce au champ existant entre les pôles.
- Etant donné les avantages que l’on obtient en enveloppant ainsi à faible distance l’induit par les bobines inductrices, il est logique d'en déduire que, si l’induit portait en même temps des bobines inductrices et des bobines induites, le résultat serait meilleur puisque toute disper-
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- sion nuisible serait évitée. Ce système serait équivalent à un induit et un collecteur ayant les balais calés suivant un certain angle par rapport à la ligne neutre; un tel dispositif peut être adopté pour le moteur série ; pour le moteur shunt, il faudrait deux collecteurs et deux groupes de bobines avec les balais d’excitation perpendiculaires aux balais principaux. Si l’on considère d’abord le cas de la machine shunt,
- et si l’on tient compte de ce que la tension totale doit agir entre les balais inducleurs et que le courant inducteur doit être limité uniquement par la résistance des bobines, on voit que le nombre de tours de l’enroulement inducteur rendrait un tel enroulement très coûteux en comparaison de simples bobines inductrices d’une dynamo ordinaire. Au point de vue com-' mercial, il ne peut donc être question de cette
- Le cas du moteur série est différent. Les tours inducteurs peuvent être il peu près les mêmes que les tours induits, et il y a lien d’examiner la question pour voir si un avantage quelconque pourrait être retiré de ce dispositif. Au point de vue théorique, il y a deux facteurs à considérer :
- t° Les bobines inductrices étant distribuées sur la circonférence de l’induit ne produisent pas, suivant l’axe des balais inducteurs, l’effet d’une bobine concentrique ayant le même nombre d’ampère-tours, mais seulement P.jr. fois cette
- 2° Le facteur de dispersion doit, en ce qui concerne l’induction mutuelle entre les bobines induites et les bobines inductrices, avoii pour valeur l’unilé.
- La culasse et les pôles peuvent être extrêmement légers dans ce type de machine. Si l’on cherche l’économie, on peut employer une !
- simple carcasse en fonte alésée et, si l’on cherche la légèreté, on peut établir cette carcasse en acier coulé: dans l’un et l’autre cas, le circuit magnétique est peu coûteux car il est très court et le diamètre extérieur de la machine peut être faible.
- L’auteur a fait un certain nombre d’expériences sur un groupe convertisseur de 2 kilowatts, muni de deux enroulements indépendants et d’un collecteur, afin de vérifier par des essais pratiques ces considérations théoriques. En employant un de ces enroulements comme enroulement inducteur, il a trouvé que le facteur de dispersion avait décru de 21 0/0, d’où résultait une augmentation correspondante de la puissance. Il a trouvé aussi que le champ de réaction d’induit dans cette machine devenait line dispersion utile et produisait le courant inducteur dans l’autre enroulement. Le résultat le plus extraordinaire est que, quand on élimine l’effet de la vitesse, la tension induite est constante et indépendante des ampère-tours de l’induit. L’auteur n’a pas encore pu trouver l’explication de ce lait. L’économie réalisée semble sensible, mais cette machine étant d’un type ancien, on ne peut pas évaluer exactement les résultats que l’on obtiendrait, à ce point de vue, dans de nouvelles machines.
- . La machine en question fut employée comme moteur-série sans bobines inductrices. En modifiant l’angle de calage des balais, on peut régler le nombre d’ampère-tours, inducteurs et induits, et il est possible d’obtenir un couple variable pour une vitesse pratiquement constante.
- . Un tel moteur doit avoir un collecteur plus largement dimensionné et une tension de réactance plus faible que le moteur-série ordinaire et ne peut être employé que dans des cas spéciaux exigeant de très faibles dimensions extérieures.
- (A suivre.) R. R.
- Calcul de la force èlectromotrice d’enroulements polyphasés et monophasés (fin) (‘). — H.-GOrges. - Elektrotechnische Zeitschrift, 3 janvier 1907.
- V. — O11 peut ou bien calculer la f. é. m. directement de la même manière que précédemment, ou bien on peut l’obtenir par superposi-
- (') Eclairage Electrique, t. L, 2 et 9 mars 1907, p. 3i*
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- tion simple des formules trouvées. L’auteur adopte ce dernier moyen.
- Excitation par un enroulement triphasé, avec deux branches en série. — Les flux-tours des bobines a (fig. 2) étaient maxima pour l’excitation en triphasé quand la dent 1 présentait l’induction maxima, c’est-à-dire quand l’axe des temps de la figure 3 coïncidait avec OA. Si l’on fait tourner l’axe des temps de 3o° de cette position, on obtient dans les projections de tous les vecteurs de la figure 3 sur cette nouvelle direction de l’axe des temps les valeurs correspondantes des intensités de champ qui agissent sur les différentes dents pour une excitation par courant alternatif, et qui varient toutes simultanément sans déphasage suivant une loi sinusoïdale. Si l’on suppose que ces projections représentent les valeurs maxima, la valeur maxima des llux-tours est (\/3/2) fois plus petite que quand l’excitation est produite par des courauts triphasés, puisque l’on a fait tourner de 3onTaxe des temps : il en est de même des amplitudes de l’intensité de courant et de l’induction magnétique. Si l’on augmente ces grandeurs dans le rapport de y/3/a à 1, on obtient le résultat suivant :
- Des intensités de courant égales produisent, pour l’excitation par courant alternatif avec l’enroulement admis, la même induction maxima que pour l’excitation par courants triphasés, niais, dans le premier cas, le maximum de l’induction s’étend sur (ji 1) dents, la courbe de champ ayant une forme aplatie.
- Eu outre, pour une même induction maxima, la (. é. m. d’une bobine a la meme valeur dans les deux cas : on a donc :
- = o,593.^, (4o)
- en conservant à N son ancienne signification (nombre de tours de tout l’enroulement triphasé par deux pèles). Soit N,„ le nombre de tours d’un groupe de bobines, tel que a, on a :
- N. = N/3 (ii)
- b„„=ü,/,^,:.m-=j,77m.. (1a)
- En outre on a l’égalité :
- vV'
- = C,—>18 8vNwSBm„. 3V2
- 03)
- Les deux bobines reliées en série donnent, sur courant alternatif, la f. é. m. 2!^, tandis que la f. é. m. était \' 3E pour le groupement en étoile.
- 2° Excitation, au moyen d'un enroulement diphasé et dé une branche. — En adoptant la même façon de raisonner que précédemment, on peut voir que le maximum des flux-tours dans le groupe de bobines a doit exister, pour l’excitation encourants diphasés, quand l’axe des temps coïncide avec OA. L’induction magnétique a alors pour valeur (tf\'1) (bis la valeur de l'induction maxima. Si l’on considère celte induction comme la valeur maxima pour l’excitation à courant alternatif, la f. é. m. doit, pour le cas du courant alternatif, avoir exactement la même valeur que pour le cas des courants diphasés. Mais si l'on élève l’induction maxima relative au cas du courant alternatif à la même valeur que dans le cas des courants triphasés, la f. é. ni. et l’intensité de courant ont des valeurs y'afois plus grandes dans le cas du courant alternatif. On obtient donc la formule :
- B,:
- o,4- NJ
- a\/à S
- («)
- en conservant à N sa signification précédente. Si l’on appelle N,;. le nombre de tours d’une branche,
- d’où = = 0.889^ (46)
- E=C,i)pio *vXSB„„
- = CsV_pi„ (47)
- 3° Excitation au moyen d’un enroulement diphasé, les deux branches étant reliées en série. — La répartition du champ correspond, dans ce cas, à la position do l’axe des temps de la figure 4, coïncidant avec OE. Dans celte position, l’axe des temps a tourné de 45° par rapport à la position pour laquelle se produit le maximum des flux-tours dans une bobine. Les flux-tours de la f. é. m. d’une branche et de l'intensité de courant ont donc une valeur égale à i/\/2 la valeur
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- maxima. Ces valeurs sont égales aux valeurs maxima pour l’excitation par courant alternatif, si l’on considère les projections des vecteurs sur la direction OE comme valeurs maxima de l’intensité de champ dans les différentes dents. Si l’on augmente ces valeurs dans le rapport y^/i, on obtient le résultat suivant. Pour une même intensité de courant efficace, l’induction maxima pour l’excitation à courant alternatif devient \/2 fois plus grande, et la f. é. m. conserve la même valeur que dans le cas de l’excitation à courants diphasés. Pour l’excitation à courant alternatif, on a donc ;
- =°>889“-- m
- 11 n’est pas besoin d’introduire là Nw. N représente le nombre total de tours d’enroulement pour une paire de pôles. En outre, la f. é. m. d’une branche a pour valeur :
- F. = C,'.0-NNS^
- = C3^10 >vNSBm„. (/,<,)
- La f. é. in. totale a donc pour valeur :
- )ïlot=C!î^IO-.,,NSB„. (5o)
- On obtient donc ce résultat que la f. é. m. a la même valeur pour la même induction maxima, que l’on emploie une seule ou les deux branches d’un enroulement diphasé. Les formes de la courbe de champ et les intensités de courant que Ton doit employer dans les deux cas, pour obtenir les memes inductions, sont differentes.
- F. é. m. de l’enroulement à collecteur. — Si, dans l’équation (oo), on fait n très grand, on obtient la double f. é. m. d’un enroulement à collecteur pour une paire de pôles, produite par son propre champ. 11 faut remarquer que les tours ne sont que pour moitié reliés on série. Ou a donc :
- C, = (4/3)
- Ec = ^io-NNSBmII. (fir)
- L’induction décroissant linéairement de part et d’autre du maximum, on a :
- SBmils=4<Iw (02)
- et l’on obtient la valeur :
- EC=?V^ (63)
- Si I on admet une répartition sinusoïdale :
- Ec=\/a io-'vN®™.. (54)
- VI. — Diagramme des vecteurs pour une forte saturation.
- Il est clair que, pour de fortes saturations du fer, tous les ampère-tours ne sont pas disponibles pour la production du champ magnétique dans l’air. Il faut retrancher de la valeur de ces ampère-tours une certaine quantité, d’autant plus grande que la saturation est plus grande, c’est-à-dire plus grande pour les dents limites que pour les dents médianes. Les côtés du polygone régulier prennent une forme courbée vers l’extérieur. Cette influence se fait particulièrement sentir pour les moteurs diphasés, parce que les différences dans les grandeurs des vecteurs sont beaucoup plus fortes dans ce cas que dans le cas des courants triphasés. Dans ce dernier cas, l'influence de la saturation se fait surtout sentir dans un raccourcissement des vecteurs.
- VIL — Dispersion.
- Le diagramme des vecteurs permet encore de déterminer commodément la dispersion. Si, par exemple, la dent 2 est soumise à l’action des ampère-tours Ch, et la dent 3 à Faction des ampère-tours 03 (fig. 3) il existe, tant que la réluctance du fer est négligeable, une différence
- Fig. 6.
- de potentiel magnétique entre les couronnes des deux dents : cette différence de potentiel magnétique est représentée par la différence des vecteurs Oa et 03. La dispersion de dent à dent est
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- déterminée en grandeur et en phase par les divisions des côtés du polygone. On en déduit le résultat surprenant que la dispersion entre les dents d’un groupe de bobines est constante en grandeur et en phase. Autant il passe de lignes de force de la dent i à iadent 2, autant il en passe de la dent 2 à la dent 3, de la dent 3 à la dent 4, de la dent 4 à la dent 5. Là il sc produit une variation brusque. Ce ne sont donc que les dents limites, et non les dents intermédiaires, qui sont plus chargées du fait de la dispersion. Au moment où la dent i présente la plus grande induction. l’axe des temps coïncide avec le vecteur OA (fig. 3). Les projcctious de O2 et Oa4 sont égales à ce moment et sont plus petites que OA, c’est-à-dire que les différences de potentiel magnétiques. A2 et A24 cherchent à produire des flux de dispersion égaux dirigés de la dent 1 à la dent 2 d’une part, et vers la dent 24 d’autre part. La surcharge que subit la dent 1 du fait de la dispersion a donc essentiellement la même phase que la charge principale de la dent 1 par suite de l’induction. La répartition magnétique et les dispersions sont représentées, dans ce cas, par des flèches sur la figure 6.
- F. ê. ni. produite par la dispersion. — L’auteur suppose que les divisions sur les côtés des polygones représentent en grandeur et en phase les flux de dispersion eux-mêmes. Les flux de dispersion sortant des dents des angles sont alors représentés pai' les vecteurs AA', BR', EE' (fig. 7), dont la longueur est égale aux divisions des côtés de l’hexagone. Soit <I>S leur grandeur.
- Quaud ia atteint son maximum, l’axé des temps coïncide avec OA. La dispersion entre les dents 5 à 9 et 17 à 21 atteint sa valeur maxima <PS. D’autre part, la valeur maxima «T>, de la disper-
- sion sort de la dent 1 ; la valeur maxima de la dispersion entre dans la dent i3 ; des dents 5 et 21 sortent des flux de dispersion moitié moindres (t/2) d>„ qui rentrent dans les dents 9 et 17. Le flux de dispersion sortant de la dent 1 se subdivise à droite et à gauche en deux parties égales et rentre en i3. Le flux de dispersion sortant de 5 entre en 9 ; celui qui sort de 21 entre en 17, comme l’indique la figure 7. Or les côtés de bobines de la branche a sont compris d’une part entre les dents E et B, d’autre part entre les dents G et E. Ils sont donc tous embrassés par un flux total de même grandeur et phase, et celui-ci atteint évidemment son maximum 4*s quand l’axe des temps coïncide avec OA, c’est-à-dire quand ia atteint aussi son maximum. Tout le flux de dispersion agissant sur la branehe a a donc la valeur atfij et atteint son maximum quand i„ atteint son maximum. La f. é. m. a, pour l’excitation par courants triphasés, la valeur :
- E( = -^io-»yN*,; (55)
- 3y 2
- elle est déphasée de 90° sur Ju.
- Pour le cas des courants diphasés, on obtient de même :
- K, = ^=io-
- V=_ 2
- ou E, = iv/ïio”'v»,. (56)
- La dispersion agit donc comme si la dispersion produite par chaque branche de courant embrassait cette branche seule.
- Pour calculer <I>5, il sulîit de considérer une seule encoche. La force magnétomotrice est : Pour les courants triphasés (fig. 3) :
- H =0/lsAI''= , i/'ÏNJ
- ’ n ’ '6 n
- = o,593(NJ/ii). (57)
- Pour les courants diphasés, on a (fig. 4) :
- II __o, f\r. ^ y/aNJ .
- = 0,888 (NJ/n). (58)
- Tant que le flux de dispersion traverse transversalement l’encochc, il n’est produit que par une partié des ampère-tours et agit seulement
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- T. L. — N° H.
- sur une autre partie des ampère-tours. On peut admettre, au lieu de cela, qu'un flux de dispersion agit par induction sur tous les tours, en effectuant son calcul avec la force magnélomotrice totale Tïs cl une réluctance triple du flux de dis-
- Le moteur d’induction monophasé (fin) 0. — A. Still. —Electrical World, 22 décembre 1906.
- Couples de démarrage obtenus avec le moteur Hejland. — Les moteurs Ileyland peuvent exercer le couple de pleine charge au démarrage sans que l'intensité du courant absorbé excède le double du courant normal de pleine charge. Mais de tels moteurs ne donnent pas de résultats satisfaisants dans les cas où de plus faibles valeurs du couple de démarrage sont suffisantes, parce que l’inlensilédu courant absorbé est alors hors de proportion avec les résultats obtenus. Pour produire de plus faibles couples, des moteurs ont été spécialement établis en vue de donner un couple égal aux deux tiers du couple de pleine charge en absorbant une intensité de courant égale à une fois et demie l’intensité de courant de pleine charge, ou en vue de démarrer à vide en absorbant un courant égal aux quatre cinquièmes du courant normal.
- Conclusions sur le démarrage des moteurs d’in-
- ductioi . — La valeu r du couple de démarrage
- dépen< ant beaucoup de la valeur de la disper-
- sion m ignétique, il est évidemm ent important,
- non sc ulemenl pou l’obtention des meilleurs
- résulta ts au point de vue de la ca pacité de sur-
- charge . mais aussi a 1 point de vu e du couple de
- démar affe, de dispo er le circuit magnétique et
- les em ouiements de façon que 1 majeure por
- lion d 1 flux total d ï à l’enroulement principal
- du stator traverse le rotor, même quand des courants secondaires d’intensité relativement élevée sont induits dans celui-ci. 11 faut aussi considérer que le couple de démarrage réel, le rotor étant immobile, peut être mauvais si le rotor est dans une position telle que le champ de dispersion ait nue valeur exceptionnellement élevée. Cela peut ‘se produire pour certaines positions relatives des enroulements du rotor et du stator, même quand le champ de dispersion moyen est relativement faible.
- (0 Éclairage Électrique, t. L. 23 février et () mars 1907,
- p. 280 et 354-
- Pour les meilleures conditions de fonctionnement en marche, il est essentiel que les enroulements rotoriques aient une faible résistance, non seulement parce qu’il en résulte une vitesse plus constante et un rendement meilleur, mais aussi parce que le couple maximum, ou couple de décrochage, dépend de la résistance du rotor : un moteur présentant des pertes élevées dans le cuivre rotorique ne peut pas supporter d’aussi fortes surcharges que la même machine, si on la rebobine avec une plus grande quantité de cuivre.
- Pour diminuer autant que possible le prix de revient et établir des machines très robustes, on emploie souvent des rotors à cage d’écureuil: on a souvent proposé d’établir alors le stator de telle façon que le nombre de pôles soit deux fois plus élevé au démarrage qu’en inarche normale. Le rotor peut être du type à cage d’écureuil avec des connexions résistantes dans les bagues extrêmes, mais des connexions de faible résistance pouvant être ménagées entre certaines barres ou certains groupes de barres disposées de manière à présenter des circuiLs de faible résistance dans les conditions normales de fonctionnement, tandis que les courants induits au démarrage passent par les connexions résistantes. Cette méthode présente un certain nombre d’inconvénients et n'a fait l’objet que d'un petit nombre d’applications.
- Plusieurs inventeurs ont proposé différents dispositifs pour le démarrage des moteurs monophasés : un certain nombre de ces dispositifs reposent sur l’emploi d’un collecteur ou d’un organe équivalent. L'adjonction d’un collecteur et de balais augmente considérablement le prix d’établissement d’un moteur à courant alternatif, et, en outre, il détruit tout l’avantage résultant de la simplicité mécanique du moteur d’induction.
- il est douteux que le collecteur, avec tous ses défauts, son prix élevé, et les inconvénients dus aux étincelles, doive représenter la solution d’avenir du moteur à courant alternatif. Il est vrai que le moteur série de traction semble remporter de réels succès, malgré le collecteur, niais ce moteur n’est établi que pour des conditions particulières de fonctionnement et pour de fortes puissances ; en outre, il est entre les mains d ingénieurs compétents et fonctionne sur des fréquences relativement basses. Pour les petits
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- moteurs fonctionnant sur des réseaux d’éclairage à fréquence élevée, il est douteux qu’on puisse remployer un jour. ^
- Rendement des moteurs d’induction ordinaires. — Le moteur d’induction monophasé, que l'on peut comparer au moteur shunt à courant continu au point de vue des caractéristiques et du fonctionnement, n’a pas un rendement aussi élevé que ce dernier. Ainsi, le rendement d’une machine shunt à courant continu de 5 chevaux, établie par un bon constructeur, peut avoir en moyenne une valeur de o,84 à pleine charge, et de 0,77 à demi charge: les chiffres correspondants pour le moteur d’induction monophasé sont 0,78 et 0,72.
- Le tableau suivant peut, donner des indications utiles sur les valeurs du rendement et les valeurs du facteur de puissance h pleine charge que l’on pont obtenir avec les moteurs d’induction monophasés fonctionnant sur dn courant alternatif à fréquence 5o. Ces chiffres sont seulement approximatifs; ils représentent la valeur moyenne des chiffres trouvés dans un grand nombre d’essais pratiques et donnent une idée de ee que I on peut aLtendrc dos moteurs actuels :
- Los résultats obtenus dépendent beaucoup de la fréquence, et sont relativement, meilleurs pour les basses fréquences. L’avantage principal que l’on trouve dans l’emploi de fréquences peu élevées réside dans le fait que l’on peut adopter de plus grandes valeurs pour l’induction dans le fer, d’où résulte, en général, un gain correspondant au point de vue du facteur de puissance.
- Réglage de la vitesse et remarques finales. — On sait que le moteur d’induction est essentiellement une machine à vitesse constante. Si le rotor est du type bobiné avec bagues de contact, dos résistances peuvent être insérées en série avec les enroulements secondaires et produisent une réduction de la vitesse, puisque la portion de la f. é. m. secondaire totale absorbée
- par la résistance n’a pas besoin d’être équilibrée par la f. é. m. de rotation dans le champ transversal : une telle méthode équivaut à l’introduction d’une résistance en série avec l’induit d’une machine à courant continu, et conduit à une dépense considérable d’énergie.
- Une autre méthode pour modifier la vitesse consiste à disposer les enroulements do façon que le nombre de pôles puisse être modifié: on emploie généralement pour cola un controller spécial qui groupe les bobines de deux ou plusieurs façons différentes. De cotte façon on peut obtenir une variation graduelle de la vitesse: toutefois le moteur ne fonctionne dans les meilleures conditions qu’avec un nombre défini de pôles qui donne la meilleure distribution des flux et rend minima la dispersion magnétique.
- Pour obtenir un réglage satisfaisant de la vitesse dans des limites raisonnables correspondant au réglage par rhéostat de champ d’un moteur shunt à courant continu, il est nécessaire de pouvoir, par des moyens quelconques, altérer graduellement la fréquence du courant stato-rique. Il est hors de doute qu’un transformateur de fréquence simple et peu coûteux rendrait de grands services.
- Lamme a breveté un système permettant de modifier la vitesse de rotation des moteurs asynchrones, mais ce système semble être applicable plutôt aux machines polyphasées qu’aux machines monophasées. Dans le moteur polyphasé, le champ transversal, en phase avec les courants du rotor, est produit par les courants magnétisants dans les enroulements du stator, tandis que, dans le moteur monophasé, c’est la f. é. m. secondaire due à la rotation des conducteurs ro-toriques dans le champ inducteur principal qui donne lieu au courant magnétisant nécessaire pour produire le champ transversal.
- Si l’on imagine qu’un moteur diphasé ait une de ses phases coupées, après avoir atteint sa pleine vitesse de rotation, et tourne à vide, on voit que le courant dans les enroulements du stator restant en circuit aurait une valeur à peu près double de sa valeur primitive, parce que le courant devrait fournir la totalité de la puissance répartie précédemment sur les deux phases.
- Un autre point intéressant est que, si un certain nombre de moteurs diphasés fonctionnent tous sur un réseau diphasé, et si l’une des phases est entièrement coupée à l’usine génératrice, les
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- moteurs fonctionneront comme moteurs monophasés : si alors on arrête l'nn des moteurs et qu’on le fasse démarrer à nouveau, ce démarrage s'effectuera sans difficulté, comme si le moteur était relié à une source de courants polyphasés. Ce résultat est dû, comme on le voit immédiatement, au fait que les autres moteurs en rotation fourniraient les courants magnétisants nécessaires aux bobines de la seconde phase du stator.
- Dans le moteur monophasé, l’espace disponible n’est pas aussi complètement utilisé que dans une machine polyphasée; les enroulements sta-toriques n’embrassent pas la totalité de la périphérie des tôles, non seulement parce qu’il faut ménager de la place pour les bobines de démarrage, mais aussi parce qu’il n’y a pas d’avantage à développer les enroulements au delà d'un certain point de part et d’autre de Taxe magnétique. Pour une charge et un glissement déterminés, les pertes RI2 dans le secondaire d’un moteur d’induction monophasé sont à peu près doubles de ce qu’elles seraient dans un moteur polyphasé dans les mêmes conditions, et le résultat est que la machine monophasée est, en moyenne, de 3o à 4o % plus lourde qu’un moteur polyphasé équivalent. C’est là un désavantage contre lequel il n’y a pas de remède. Une comparaison entre les chiffres relatifs aux moteurs polyphasés et ceux relatifs aux moteurs monophasés montre qu’il y a un gain important en faveur des premiers au pointde vue du poids par cheval.
- R. R.
- TRANSMISSON & DISTRIBUTION
- Sur les réseaux à courants alternatifs (suite) (l). — L. Lichtenstein.
- L’auteur considère quelques cas particuliers :
- Ce cas correspond à l’alimentation en courant continu.
- = <v3 = (W/2) ; di3 = d13.
- (!) Éclairut/e Électrique, t. L, 9 mars 1907. p. 356.
- Dans ce cas, on obtient les valeurs suivantes : L.^L, = (!„/:,)
- tg? = o.
- Si, d'après la disposition de la figure 7, les résistances et la perméabilité des deux conducteurs (2) et (3) sont égales, les courants partiels sont aussi égaux. La répartition du courant alternatif est donc la même que celle du courant
- Cette répartition du courant existe en réi dans les installations de traction à voie uni vec fil aérien simple et rails de roulement. 3” Us — |«, ; à„ = ; K'j < 11',
- On déduit de l’équation 22 l’équation
- J».n yVs + u'Lïi
- V-
- iT<i+ï
- Donc, si les résistances à courant alternatif des deux conducteurs (2) et (3) sont inégales, le conducteur dont la résistance est la plus grande transporte plus de courant, dans le cas d’un réseau alternatif, que ne l’indique l’application
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- de la loi d’Ohm si l’on fait la somme algébrique des courants partiels. Il est à peine nécessaire d’ajouter que, en général, les courants partiels J2i et JSi et le courant total Ju ne sont pas en phase.
- Dans la plupart des cas de la pratique, la somme (JaeK + Jsetr) ne diffère que très peu de Jlcff. La loi indiquée s’explique pour dl2 — di3 et ja2 = ja3. Les exemples suivants nioutrent quelle valeur prend le rapport
- quand ces conditions ne sont pas remplies.
- Pour dl2 = dl3 ; y.l2 = jj., p diminue de valeur lorsque la fréquence augmente de valeur.
- 4° w très grand ; w\ et négligeables vis-à-vis de w-Ljs et de to2Lv>- On a alors :
- di2 =z di3
- Ja»n _ K_ _ ^-f-dlog„Pi(</33/r3) _
- •l,«, I-ï y* + 4 log„, (rfa/rj Si l’on a = 'y2, il vient approximativement :
- Lpff/Jsea — 1 ; J2el/= ; tgç = o. quand la fréquence augmente de valeur, le rapport des courants partiels s’approche de l’unité, quelles que puissent être les valeurs des résistances des deux branches.
- Pour le déphasage des courants dans les conducteurs (i) et (2), on a la formule suivante : __ WI/ — ^La,
- “V.W-t-uM/L,,'
- Si l’on a les égalités suivantes :
- d1B=rf13Î y*—',*,
- >n trouve approximativement les valeu
- l.,=(,/2)L„
- (W/Q--
- ‘g? =
- - wLa
- ..W + C^LS
- tg? = —
- (.5)
- Le déphasage s’annule quand w=o ou bien tv2 = w.., ou enfin quand w est très grand vis-à-vis de «>2 et tv3.
- Pour u = o et 10 =00, on a tg?=o. II est évident que, pour une valeur intermédiaire deo,
- tg ç doit atteindre une valeur maxima. On trouve celle-ci en annulant, la dérivée de l’expression.
- K =----——-----
- W2L^s + 2«-3W
- dK^ a«*sW + w*I4 A, (u'LJ.+ ^W)’ I WL!S = V/'2»ÏW (>i)
- Si par exemple on a Légalité :
- 2 \/MÏW = H-, — If 2
- c’est-à-dire si l’on a pour valeur du rapport des résistances
- tvi/w= 10,66,
- on trouve pour tg? et o les valeurs :
- = . -1 = W"
- cos? = V/a/a = o,7o5.
- La fréquence correspondante est donnée par l’équation (t6)
- mLm = V/'a^-1^660^ = n-;î. 4,7fi
- w = 4,7«(«VLm).
- Pour l’énergie convertie eu chaleur dans les conducteurs(2) et (3), on peut employer la formule approximative :
- A = J?e
- Pour le cas du courant continu, on a :
- jaeff='c^3/vv) Jicff
- A' = H- ^3Jfet(
- Si l’on a w = o trouve finalement
- m L23 = o, ou on
- A = A'.
- Mais si a une valeur différente de w3 on a toujours :
- A > A'.
- Cette inégalité peut être trouvée de la façon suivante. On a :
- A =
- JïtfW
- W2 -f- w2Lȉ
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- De l'inégalité — w% ^ o, ou déduit :
- «!+ 'MV^-hwt > \w%W%
- w*>W-,
- 4 HW» +
- W* ‘ W^ + crU:;
- A'< A.
- Cette inégalité exprime le fait suivant : l'énergie convertie en chaleur dans les conducteurs (2) et (3) est, pour un courant total donné, plus grande pour le courant alternatif que pour le courant continu. Ce n’est que quand w* = »’3 que les deux quantités d’énergie sont égales. Dans oc cas, le courant alternatif se répartit, comme on l’a vu, de la même façon que le courant con-
- De l’équation (23) il résulte que, dans un conducteur de résistance
- _ WWW + v'iH’yV* -+-W + oÆÏ,
- parcouru par le conducteur J1l>((, il y a exactement autant d’énergie convertie en chaleur que dans les deux conducteurs (2) et (3) reliés en parallèle.
- (A suivre., B. L.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Oscillations électriques dans les bobines à noyaux métalliques. — J. S. Sachs. — Anmlen der
- Si l’on place, dans une bobine excitée par un circuit oscillant, un conducteur métallique de faible résistance, on peut s’attendre à deux choses : en premier lieu une diminution sensible de l’intensité d’excitation ; et en second lieu une diminution de la longueur d’onde propre des perturbations engendrées dans la bobine. Les deux phénomènes doivent, d’après Drnde, être explicables par le fait que les courants induits dans le noyau métallique produisent une diminution de la self-induction apparente de la bobine,
- par un effet analogue à celui que produit le secondaire d’un transformateur.
- L’auteur a constaté par hasard un effet opposé sur une bobine qui présentait comme longueur d’onde propre (1/2)/, = a4o cm. : quand on introduisait dans celte bobine un cylindre creux de laiton, la longueur d’onde s'élevait a la valeur (1/2) À = 3oo cm. Dans ces conditions^ l’auteur a cru intéressant de faire sur ce point une série d’expériences. 11 a employé, pour cela, un condensateur réglable à plaques circulaires plongées dans du pétrole et une bobine de Ruhmkorff à interrupteur Desprez ou bien un transformateur à hau te tension, les deux avec ou sans interposition d’un transformateur Tesla. Les électrodes de l’éclateur étaient en laiton ou en zinc.
- La première bobine essayée a donné le résultat suivant :
- On constate, en examinant les chiffres de ce tableau, un fait surprenant : quand on diminue le nombre de tours de la bobine, la longueur d’onde de la bobine avec un noyau diminue plus vite que la longueur d’onde de la bobine sans noyau. Il semble donc qu’en diminuant de plus en plus le nombre de tours, on doive arriver à un moment où le rapport des longueurs d’onde s’in-
- Une bobine d’ébonite de 2l'm,8 de diamètre extérieur et 2 centimètres de diamètre intérieur fut recouverte de 25 tours d’un fil de O""1',9 nu et 2,omm isolé : les tours étaient juxtaposés le plus régulièrement possible. Comme noyau métallique, on introduisait dans cette bobine un cylindre creux de cuivre de omm,5 d’épaisseur de paroi, qui occupait tout l’intérieur de la bobine. La longueur d’onde propre de cette bobine était (À/2) = 3fu> avec noyau et À/2 = 205 sans noyau : quand on diminuait le nombre de tours de 25 jusqu’à 5, la longueur d’onde diminuait plus vite avec le noyau que sans noyau : pour g lours, la longueur d’onde avait la même valeur (À/2 = i54) avec noyau et sans noyau: au delà, la longueur d’onde était plus petite avec noyau
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- que sans noyau, le rapport des longueurs d’onde étant inversé.
- Les expériences faites sur d’autres bobines de differents types ont donné les résultats suivants :
- Toutes ces bobines étaient établies avec du fil de o"",9 nu et i millimètres isolé, guipé au
- On ne peut tirer d’un aussi petit nombre d’expériences aucun résultat définitif certain. Néanmoins, on voit indubitablement que, si l’on place un noyau métallique dans une bobine, la longueur d’onde propre croît ou diminue suivant la construction et la constitution de la bobine. L’influence du noyau métallique est d’autant plus faible que l’épaisseur de paroi est plus grande ou que la constante diélectrique de la paroi est
- Dans trois autres bobines, l’auteur a placé, au lieu d’un cylindre creux de cuivre, un cylindre massif de memes dimensions extérieures, et aussi un tube creux en fonte ou un faisceau de fils. Les résultats obtenus sur une bobine enébonite recouverte de a5 tours de fil et présentant un diamètre extérieur de 28 millimètres et un diamètre intérieur de 20 millimètres sont indiqués par le tableau suivant :
- y.J2 EN CENTIMÈTRES
- Sur une bobine d’ébonite de 4o millimètres de diamètre extérieur et 20 millimètres de diamètre intérieur, portant 16 tours de fil de iTBin,o5 nu et amm,4 isolé avec un gui page de coton, les chiffres observés ont été les suivants:
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- La troisième bobine a donné des résultats semblables. Il semble donc que la modification provoquée par la présence du noyau soit fonction de la bobine elle-même ; évidemment la constitution du noyau joue aussi un rôle.
- Pour étudier l’influence de la constante diélectrique du milieu, l’auteur a employé un dispositif permettant d’introduire différents liquides. Les résultats semblent montrer que l’influence de la constante diélectrique est assez nette : les points pour lesquels les deux longueurs d’onde ont la même valeur (avec et sans noyau) varient suivant la nature du diélectrique.
- L’auteur mentionne encore que, si l'on ferme une bobine sur un condensateur, la longueur d’onde propre de la bobine augmente ou diminue par suite de l’introduction du noyau suivant que le condensateur a une capacité plus ou moins considérable. R- V.
- Sur la production d’oscillations entretenues dans un arc de Duddell-Poulsen. — J. Sahulka.
- — Elektroteeknik und Masehinenbau, 3 février 1907.
- L’auteur se propose de donner une explication simple de la production d’oscillations entretenues dans un arc de Duddell-Poulsen.
- Sur la figure 1, G représente l’arc à courant continu, D une bobine de self-induction, C le conducteur et S une résistance inductive placée dans le circuit oscillant relié en parallèle avec
- l’arc G. La direction du courant continu est indiquée par les flèches r. Si la différence de potentiel en G était absolument constante, il ne passerait dans le circuit oscillant aucun courant, le condensateur conservant d’une façon permanente une tension de charge égale à la tension aux bornes de l’arc G. Si, pour une raison quelconque, la tension en G subit une petite modification, pur exemple une petite augmentation 5, le conducteur prend un courant de charge 2 pour élever aussi de 3 sa tension de charge, mais, par suite de la présence de la résistance inductive insérée dans le circuit, la tension s’élève d’une valeur 3» un peu plus grande que 3. Le conducteur doit alors sc décharger de l’excédent de tension qu’il présente par rapport à la tension de l’arc. Si ce dernier avait une résistance invariable, la décharge aurait lien sous la forme d’un courant oscillatoire amorti. Mais la résistauce de l’arc est variable. Dès que le condensateur tend à produire un courant de décharge dans la direction des flèches 3, la résistance. de l’arc et la différence de potentiel diminuent. Le condensateur cherche à se conformer à cette différence de potentiel abaissée, mais par suite de la présence de la résistance inductive, il se décharge à une valeur plus basse de la différence de potentiel; cet état de choses ne peut pas durer. Le condensateur prend à nouveau un courant de charge dans la direction des flèches 2, qui agit dans l’arc à l’opposé du courant continu 1 et affaiblit celui-ci; il en résulte une augmentation de tension en b, etc.
- On voit d’après ce qui précède que le circuit oscillant 11e peut être le siège que d’un courant de haute fréquence. Celui-ci ne se produit toutefois que quand les variations de résistance produites dans l’arc dépassent une certaine valeur. Dans le cas contraire, il se produit simplement un courant oscillant amorti de très courte duree. Plus la résistance de l’arc varie avec l’intensité du courant, plus est intense le courant de haute fréquence qui prend naissance et plus est grande la fréquence que l’on peut obtenir. L’action dépeud donc de la constitution du gaz environnant les électrodes ; Poulsen emploie de l’hydrogène ou du gaz d’éclairage et a réalisé ainsi un perfectionnement sensible, car les courants oscillants produits ont une beaucoup plus grande fréquence.
- L’arc se comporte, par rapport au circuit os-
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- cillant, comme nne source de force électromotrice alternative. L’état stationnaire est atteint quand l’énergie fournie au circuit oscillant est égale à l’cncrgie consommée dans le circuit oscillant. La fréquence des courants oscillants produits peut être déterminée, d’une façon approximative, par la formule de Thomson :
- En réalité, la fréquence croît quand la longueur de l’arc diminue et quand l’intensité du courant continu augmente : cela tient à ce que le condensateur n’est pas fermé seulement à travers l’arc, mais aussi à travers la source de courant continu.
- (A suivre.) R. V.
- ÉCLAIRAGE
- Sur les photomètres à papillotement. — J.
- S. Dow. — The Electrician, i et 8 février 1907.
- L’emploi de sources lumineuses de différentes couleurs, telles que les arcs à flamme, les arcs au mercure, les manchons Aucr, etc., a conduit à des difficultés importantes pour les mesures photométriques. Ces difficultés sont en partie évitées par l’emploi des photomètres à papillotement, dont le principe a été appliqué pour la première fois par Rood. Dans ect appareil, deux surfaces, éclairées respectivement par les deux sources lumineuses que l’on compare, sont successivement amenées dans le champ de vision de l’œil. Si les surfaces sont inégalement éclairées, on a la sensation d’un papillotement; si les surfaces sont également éclairées, le pa-pillotement disparait. Tous les photomètres a papillotement actuel, sauf celui à tache de graisse de Wild, semblent être des modifications de l’appareil primitif de Rood et "Whit-man. Ces photomètres, formés généralement par une surface irrégulière en plâtre tournant autour d’un axe central, peuvent conduire à des erreurs angulaires. Un appareil qui semble n’être pas sujet à cette erreur a été réalisé par Wild : il consiste en un disque de papier dont une moitié est graissée : le papillotement disparaît quand la moitié graissée et la moitié non graissée sont également éclairées.
- Un inconvénient du photomètre à papillotement est qu’il fatigue la vue. L’explication exacte
- de la sensation de papillotement n’est pas connue d’une façon certaine : il semble qu’elle soit due aux efforts des nerfs de l’œil qui commandent le diaphragme de l'iris.
- On peut poser la question suivante sur remploi des photomètres à papillotement. Si les deux mêmes surfaces photométriques sont disposées pour sous-tendre un certain angle fixe sur l’œil et sont éclairées par des lumières de coloration différente, obtient-on le même résultat si ces surfaces sont vues d’abord simultanément, comme dans un photomètre ordinaire, et ensuite successivement avec une grande rapidité, comme dans le photomètre à papillotement ? Une étude de T. C. Porter tend à prouver que les deux sensations donnent lieu aux mêmes résultats. Cet auteur a reconstitué, par la méthode du papillotement, la courbe du spectre solaire et a trouvé que cette courbe concorde très exactement, sauf pour les valeurs extrêmes, avec la courbe obtenue par Vierordt par la méthode ordinaire basée sur l’égalité d’éclairement.
- L’autenv a vérifié que les résultats obtenus avec des lumières de même couleur ou avec des lumières de couleurs différentes diffèrent peu entre eux dans les conditions de la pratique, comme le montrent les chiffres suivants :
- NATURE DBS LUMIÈRES PHOTOMÈTRE MÉTHODE
- Blanc-blanc I ,o3i 1,0.34
- Blanc-vert pomme 0,9“ 0,906
- Rlanc-vert(X—o,5ivi— o,58|a). T,ai 1,08
- Blanc-rouge (>. = o,6u — 0,7^. 2,23 2.09
- On a souveut dit que la sensation de papillo-tement dépendait de la vitesse et que, si l'équilibre existe pour une vitesse, le papillotement reparaît pour une vitesse plus faible. L’auteur a fait des expériences sur ce point et a constaté que, pour une très grande gamme de vitesses, l’influence de la vitesse sur les résultats est très faible et peut être négligée en pratique. Il faut évidemment que la vitesse soit supérieure à une valeur minima qui, d’ailleurs, dépend de l’âge de l’observateur.
- Un autre point intéressant pour l’emploi des photomètres à papillotement est de savoir s’il est nécessaire que les deux surfaces du photo-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° U.
- mètre soient exposées à l’œil pendant des intervalles de temps exactement égaux. Simraance et Abady estiment qu’une inégalité de ces intervalles de témps fausse les résultats. Whitman est arrivé à la conclusion opposée. Il semble certain que, dans des conditions ordinaires, une exposition d’inégale durée des surfaces photométriques ne doit pas affecter matériellement les résultats. Toutefois, la sensibilité est réduite si la différence des durées d'exposition est grande.
- Finalement, il est intéressant de savoir jusqu’à quel point on peut employer le photomètre à papillotement avec des lampes alimentées par du courant alternatif. L’auteur a trouvé que, pour une fréquence de 60 périodes par seconde, des lampes de ioo volts et 32 bougies pouvaient être comparées avec uu photomètre à papillotement sans aucune erreur : Il en est de même pour la comparaison d’une lampe de 100 volts et 32 bougies alimentée par du courant alternatif, avec une lampe semblable alimentée par du courant continu. Mais, quand on emploie le photomètre pour comparer un arc alternatif avec une lampe à incandescence, on voit distinctement des bandes strohoscopiques sur le disqu tournant. Ces bandes lumineuses et sombres peuvent être distinguées très nettement avec le télescope du photomètre : tant qu’elles sont stationnaires, elles n’affectent pas les lectures, mais, comme généralement, il n’y a aucune relation entre la vitesse de Tallernateur et celle du photomètre, les bandes ne restent jamais longtemps stationnaires et, quand elles commencent à tourner, un papillotement est produit dans le champ de vision.
- R. R.
- Sur les étalons photomètriques et l’état actuel des lampes à haut voltage (fin). (J) — C.-C. Paterson.— The Eleetrieian, i"1 et 8 février 1907.
- Essais de lampes à incandescence. — U arrive souvent que des lampes qui seraient bonnes sont classées pour des tensions pour lesquelles elles sont impropres ; elles sont alors mises très rapidement hors service, ou bien présentent une durée indéfinie et ont un mauvais rendement. D’autre part, il y a beaucoup de lampes qui, quoique présentant au début une consommation
- moyenne, tombent très rapidement à une puissance lumineuse inférieure à 80 °/0 de leur puissance primitive. Il semble donc désirable de réglementer d’une layon assez précise les essais à faire subir aux lampes., Ces essais pourraient être divisés en deux catégories :
- Ceux destinés à déterminer la valeur initiale des lampes, et leur uniformité au point de vue de la puissance lumineuse et de la consommation d’énergie ;
- Ceux destinés à déterminer la variation de la puissance lumineuse pendant la durée de fonctionnement de la lampe.
- Valeur initiale des lampes. — Des essais ont été faits sur des lampes à 200 volts et 16 bougies, fournies par dix fabricants anglais. Les mesures ont porté sur la puissance lumineuse horizontale moyenne et la consommation moyenne à la tension indiquée. Ces expériences ont montré qu’il est nécessaire de réaliser des progrès au point de vue de l’uniformité des lampes. D’après les résultats obtenus, on a classé les lampes étudiées en 10 groupes dans lesquels les valeurs extrêmes de la puissance lumineuse, de la consommation spécifique et de la durée sont indiquées par le tableau III.
- TABLEAU III
- GROUPE PUISSANCE (valeurs extrêmes.)
- j 4 16,1 à ai ,5 3,o4â3,75 43 r i3o
- a i3,i i4,8 3,83 4,19 34» 65o
- 3 i5,a 17,8 3,56 3,oo 33o 660
- 4 r r, t th ! n 3,72 4,26 470 i,o4o
- 5 13,9 3,i5 5,02 76 1,170
- f, 12,1 l8,4 3,29 4,65 i36 i,i3o
- - 11,0 18,3 3,44 ê,2i a3o 2,5o0
- 8 i5,3 19,4 3,12 3,76 180 54o
- 9 , t3,o 16,1 3,33 4,25 190 790
- 10 I i3,i 18,0 3,24 4,28 160 820
- Dans le groupe 7, la puissance lumineuse, nominalement de 16 bougies, est comprise entre 11 et 18 bougies, les consommations spécifiques correspondantes étant comprises entre 5,2 et3,/| watts par bougie, et la durée utile à la tension indiquée est comprise entre a5oo heures et a3o heures. Dans le groupe 2, au contraire, bien que
- (') Eclairage Electrique, t. L, a3 février 1907, p. 3a4.
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- la puissance lumineuse soit uniformément faible, les valeurs limites sont de i3 et i5 bougies, et la durée utile à la tension indiquée est comprise entre 3/fO et G5o heures.
- Il semble urgent que cet état de choses prenne fin et que les lampes mises sur le marché soient mieux étalonnées et plus uniformes comme qualité.
- jiïssais de durée. — Les lampes furent mises en service et. la tension fut réglée de façon que la consommation spécifique fût exactement de 3,8 watts par bougie au début de la mise en service. L’essai était considéré comme terminé quand la puissance lumineuse avait diminué de 20 °/0. Le tableau IV indique la durée d’utilisation moyenne trouvée pour chaque groupe. Les résultats indiqués dans la seconde colonne ne sont pas rigoureusement comparables entre eux puisque la forme de filaments étant variable pour les différentes lampes, le rapport de l’intensité lumineuse horizontale à l’intensité lumineuse sphérique moyenne n’avait pas exactement la même valeur pour tous les types. Comme la tension était réglée de façon que la consommation spécifique fût, au début, de 3,8 watts par bougie horizontale, les lampes qui émettent une plus grande proportion de lumière dans une direction horizontale que dans une direction verticale fonctionnaient évidemmentà une température plus basse que les lampes caractérisées par une plus grande proportion de lumière dans la direction verticale. Dans la dernière colonne, les résultats ont été corrigés en supposant que le rapport de l’intensité lumineuse sphérique à l’intensité lumineuse horizontale avait pour valeur o,86ô.
- TABLEAU IV
- Généralement, on fait l’essai dedurée des lampes en faisan t fonctionner celles-ci sous une tension égale à la tension normale indiquée. Cette méthode prête à de sérieuses objections. Une lampe ne peut être garantie pour une durée déterminée que si le filament fonctionne à une température bien définie. Celle-ci peut être réglée avec une assez grande exactitude dans les lampes à filament de carbone en les faisant fonctionner avec une consommation spécifique donnée. Par exemple, on rencontre dans les groupes formés un certain nombre de lampes dont la consommation spécifique est comprise entre 2,6 et 3,6 watts par bougie ; on doit s’attendre à ce que la durée d’utilisation des dernières soit sept fois plus considérable que celle des premières. Si la durée indiquée se rapporte par exemple, à une consommation spécifique de 3,io watts par bougie, il suffit de faire un essai sur cinq lampes par exemple avec cette consommation spécifique, et de prendre la moyenne. Si l’on veut, au contraire, faire l’essai sous la tension indiquée, au lieu de le faire avec la consommation spécifique iudiquée, il est nécessaire de faire porter cet essai sur un nombre de lampes beaucoup plus considérable. Il faut remarquer aussi que la loi qui lie la consommation spécifique à la durée n’est pas représentée par une droite. Même si l'on essaie un grand nombre de lampes au point de vue de la durée à la tension indiquée, la durée moyenne trouvée de cette façon n’est pas la durée de la lampe dont la consommation spécifique est la moyenne du lot, mais peut présenter des différences de io h 12 °/0 par rapport à cette
- Comparaison entre l’essai de durée normale et un essai fait en poussant les lampes. — Une série d’essais a été faite en vue de déterminer s’il est possible, au moyen d’un essai fait en poussant la lampe, de prévoir la chute proportionnelle que présenterait la lampe nu bout d’un certain temps de fonctionnement. Cet essai avait lieu pendant une heure sous une tension de 4o °/0 plus élevée que la tension ‘normale. Des mesures antérieures avaient montré que, dans le cas de lionnes lampes, une augmentation de 70 % sur la tension normale pendant une période de 2 minutes 1/2 n’entraîne pas une diminution future appréciable de ces puissances lumineuses de la lampe, et qu’une augmentation graduelle de 100 "/0 sur la tension, pendant trois minutes, ne produit
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- pas de rupture ni de détérioration du filament.
- Les essais furent faits sous une tension supérieure de 4o °/0 à la tension normale : cela correspond à une consommation spécifique de i,3 watt par bougie pour une lampe ordinaire. Après un essai d’une heure à ce régime, la puissance lumineuse de la lampe ne devait pas être tombée au-dessous d’une certaine valeur par rapport à sa puissance lumineuse normale. Les résultats ainsi obtenus ont été comparés avec les résultats d’un essai ordinaire à la tension normale iu-
- Pour effectuer cette comparaison, on avait choisi trois types de lampes différents, et l’on avait fait une sélection soigneuse dans un lot important afin d’obtenir six lampes de chaque type répondant bien à la consommation spécifique normale indiquée pour ce type. Pour que, au point de vue de la chute de puissance lumineuse, l’essai en surcharge puisse donner des indications utiles sur le fonctionnement de la lampe dans des conditions normales, il faut qu’il existe des relations definies entre les résultats ainsi obtenus en surcharge et les résultats obtenus à tension normale. Par exemple une lampe consommant 4>5 watts par bougie moyenne sphérique présente une chute de lumière de 24 °/0 quand elle fonctionne pendant i ooo heures à ioo volts ou bien pendant une heure à i4o volts. On devrait s’attendre à quelque chose d’analogue pour les autres lampes, mais l’expérience à montré qu’il n’en est pas ainsi. On le voit d’après les
- chiffres du tableau Y qui indique les proportions (°/0) obtenues.
- TABLEAU V
- ment la chute de puissa
- types de lampes, mais que la forme de la courbe obtenue varie pour un même type de lampe. Cette conclusion ne s’applique d’ailleurs qu’à une surtension de 4o °/0, correspondant à une consommation spécifique de i,3 watt par bougie. Il est très possible qu'un essai de durée à 2,5 watts par bougie puisse donner des résultats plus voisins de ceux auxquels conduit l’essai à tension normale.
- R. R.
- Le Gérant : J.-B. N<
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- Samedi 23 Mars 1907.
- 14* Ai
- >. — N« 12, . .
- Tome L.
- iîeetriq
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponte et Chaussées. Professeur k l'École des Ponts et Chaussées. Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-Bore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur k l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, -Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ÉTUDE DU RÉCEPTEUR TÉLÉPHONIQUE (Fin) (')
- VI. — ETUDE DE L'HYSTËRËSIS ....i:
- Soit B l’induction magnétique d’un noyau de fer et soit II le champ magnétisant.
- A un accroissement dH de la force magnétisante correspond un accroissement dB de l’induction magnétique et:
- æH<b’h>
- Cette fonction n’est pas la même suivant que dU est positif ou négatif ; par suite si on pouvait intégrer l'équation, on obtiendrait i familles distinctes de courbes. Comme, dans le cas actuel, le fer est loin de la saturation, et que lès variations du champ sont toujours faibles, nous pourrons remplacer <p par une constante qui aura deux valeurs différentes suivant le signe de f/H.
- Donc nous écrirons :
- (W>g,
- Si i est le courant magnétisant et s’il croît de di, il se produit dans le champ un accroisse-sement f/H. Cet accroissement se décompose en 2 parties :
- L'une due directement au courant qui se produirait si le milieu n’était pas magnétique ;
- Et l'autre due à la variation de l’aimantation du noyau.
- (') Éclairage Électriqi
- L, 16
- rs 1907, p. 365.
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- On posera donc :
- a et g étant deux constantes d'où
- Soit maintenant i
- dtl = zdi-f- .Sf/B — xdi-h (3XdH
- dll ______ g ____________
- di i — [}),!
- dll _ g _ _ di i — |2X2 ‘
- îple, et soit :
- di > o, di < o.
- le courant correspondant, représenté ainsi par une sinusoïde, dont nous supposons l'amplitude égale à i. Pendant qiie i augmente, H décrit un'arc de sinusoïde d’amplitude
- Lorsque i diminue 11 décrit un deuxième arc de sinusoïde qui se raccorde au premier et dont l'amplitude est jj.2, et ainsi de suite ; la courbe de H est donc déformée par rapport à celle de i et elle renferme des harmoniques d’ordre supérieur.
- On peut môme aller plus loin : soit un son composé de 2 sons simples :
- i = A sin h>t —(— A sin t
- Si les
- nples étaient séparés
- champs distincts Hj et H2, et on aurait : I (ùt
- en prenant p, ou ;x2 suivant que les fonctions sont croissantes ou décroissantes.
- Supposons qu’à un instant donné la première fonction soit croissante et la deuxième décroissante :
- dll,
- dt
- Les 2 sons étant simultanés, la fonction i qui est une somme de santé, l’autre décroissante, peut être croissante.
- En ce cas, le champ résultant II est lié à i par la relation :
- dH = \i.vdi
- tondions, l’une crois-
- ---= i^Am cos od-l- h,A'(o' cos <d7.
- dt
- On voit donc que dans ce cas on, a forcément :
- dB , dH, dll, dt ^ dt dt
- 0U ‘ +
- Donc l’effet de I'hystérésis serait de déformer les sons les plus purs et d’y introduire des harmoniques. Il nous paraît d’ailleurs que cet effet est absolument négligeable vis-à-vis des courants de Foucault.
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- Enfin la perte par hystérésis est en watts :
- NVïîB1-6
- N étant la fréquence, V le volume du 1er, r, un coefficient qui dépend de la nature du métal, B l'induction magnétique.
- .Nous prendrons ici :
- V = io"*.
- Tout (-aïeul fait on trouve pour celte perte de puissance dans la plaque :
- ioo44 X io3 X io 2 x io-T= io"* environ.
- Or nous avons vu que la perte de puissance par seconde produite par les courants de Foucault de la plaque était
- Donc la perte par hystérésis est moins de i/3 ooo de la perte par courants de Foucault.
- VH. — INFLUENCE DE LA. LIGNE
- Nous avons supposé jusqu’à présent le récepteur et le transmetteur réunis par une ligne très courte ; il faudrait voir maintenant quelle est l’influence d’une ligne un peu longue.
- On sait que-la propagation dépend d'une équation aux dérivées partielles ; le récepteur et le transmetteur agissent sur les conditions aux limites.
- Dans des paragraphes précédents on étudie une fonction:
- $ = &
- Y étant un coefficient qui dépend de la ligne.
- Si on appelle <ï> et V, <!>' et Y' les valeurs qui prennent cette fonction et le potentiel en amont et en aval de l’appareil, on peut dire que, quelle que soit la complication d’un récepteur, il est toujours caractérisé par ce fait qu’il y aura 2 relations linéaires entre ces 4 quantités et leurs dérivées partielles par rapport au temps.
- La connaissance de ces relations permet de résoudre le problème dans les cas les plus compliqués.
- Nous allons rechercher ce que deviennent ces relations dans le cas qui nous occupe.
- Ici, il n’y a pas de capacité ; donc l’intensité est la même en amont et en aval, d’où
- = (iM relation).
- En outre E étant la différence de potentiel aux bornes du téléphone, on a :
- E = V —V'.
- Si maintenant on élimine x, j, /, entre les 4 équations (A) on trouve (t: et étant 2 polynômes entiers en <0) :
- Ou bien :
- t(v>-i.x(v-v').
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- Or:
- w*V' =
- æv
- dtk
- Donc on a bien ainsi la deuxième relation linéaire entre les 3 fonctions <I>, V, V' et leurs dérivées par rapport au temps.
- A l’aide de ces 2 relations on pourra étudier l’influence de la ligne.
- Nous n’entrerons pas dans les calculs ; mais nous mentionnerons un cas particulièrement simple: c’est celui où il existe entre' les coefficients la relation indiquée antérieurement ; dans ce cas on n’a plus, comme pour une ligne très courte
- E et E, étant les différences de potentiel entre les bornes du récepteur et du transmetteur, on trouve :
- k étant un coefficient d’affaiblissement constant.
- Dans ce cas, tout se passerait comme sur une ligne très courte ; il se produirait seulement un affaiblissement du son.
- Henri Poincaré.
- NOTE SUR L'INFLUENCE D UNE CAPACITÉ INTERCALÉE DANS LE CIRCUIT SECONDAIRE D’UN TRANSFORMATEUR
- SUR LE DÉPHASAGE ENTRE LA FORCE ÉLECTROMOTRICE ET LE COURANT D’UN ALTERNATEUR ALIMENTANT LE CIRCUIT PRIMAIRE DE CE TRANSFORMATEUR
- Le dispositif formé par un transformateur dont le circuit secondaire contient un condensateur est généralement désigné sous le nom de transformateur à résonance. Ce dispositif est employé dans les postes de télégraphie sans fil.
- Seibt a étudié le fonctionnement du transformateur à résonance. Il a été conduit à des calculs compliqués et parfois à des résultats inexacts. Cette étude a été reprise récemment par Benischkc (Voir VEclairage Electrique du 9 février 1907), qui est parti des équations fon-’ damcntales des transformateurs.
- Ce que nous proposons ici, c’est tout simplement de donner une méthode graphique dans le cas simplifié où les fuites et les pertes par hystérésis sont négligeables.
- Un alternateur M est mis en circuit avec une bobine de self L, et le primaire P3 d’un transformateur dont le secondaire S2 est en court-circuit sur une capacité C2 (cas des postes de télégraphie sans fil)(fig. 1).
- Soit R, la résistance dvi circuit de l’alternateur comprenant self et primaire du transformateur et R2 la résistance du secondaire du transformateur, n* le nombre de tours du circuit
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- primaire supposé à basse tension, w2 Ie nombre de toursdu circuit secondaire. Dans une première approximation nous négligerons les fuites et les pertes par hystérésis.
- Représentons graphiquement les forces électromotrices en jeu, le vecteur origine étant le vecteur représentatif du flux <1* commun aux deux circuits et désignons par E, Et, E2 les forces électromotrices efficaces aux bornes de l’alternateur, aux bornes primaires et aux bornes secondaires, par L, I- les intensités efficaces primaire et secondaire (fig. a).
- Ej et E2 sont représentées par OA et OA': les ampères-tours secondaires waI2 sont déphasés en avance sur OA' d’un angle a>2 tel que
- l*®, = •
- 'ë',a ü>G2R2
- et représentés par OQ. Les ampères-tours résultants trcs petits et en phase ave< nous négligeons l’influence de l’hystérésis, ont pour vecteur représentatif OP et le tours primaires w-Jj représentés en 01) sont sensiblement en opposilio DOA sera sensiblement égal à y2.
- : le flux, si -s ampères-OQ; l’angle
- La force électromotrice ctïicacc E aux bornes de l’alternateur est la résultante des différences de potentiel E1? L^L aux bornes de la self, I,R, nécessaire pour vaincre les résistances ohmiques.
- Elle sera donc représentée par le vecLeur OC faisant un angle « avec le courant It. Projetons le contour OABCO sur les droites OD et OD' perpendiculaires :
- (OD)
- (OD')
- don
- EiC(
- E, sii tg *
- s ç2 -(- Rib = E cos s <p2 — LjojIi = E sin y.
- __Li sin (j>2 — Ljtol,
- — E, cos RJi ‘
- Divisons haut et bas par E,cosç2 en remarquant que
- D’autre pari
- tg«-=
- _L1coI,E2
- "r2 ï2el
- R, 1,E2 R2 I2Ej
- i sensiblement=-1 =—- = —•
- E2
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- En remplaçant :
- formule analogue à celle qui donne le décalage dans un circuit renfermant une self et une capacité :
- « Tout se passe comme si l’on avait intercalé directement dans le circuit de l’alternateur une capacité le1 C2 (capaeilé du secondaire multipliée par le «carré du rapport de transformation) la résistance de ce circuit se comportant comme si elle était augmentée do la résistance du secondaire divisée par le carré du rapport de transformation. »
- Le courant sera en phase avec la force électroinotrice si tg-« = o
- P. Bkknût.
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- PROPRIÉTÉ ET APPLICATIONS INDUSTRIELLES DE L’ARC ÉLECTRIQUE PRODUIT AU MOYEN D’ÉLECTRODES EN CHARBON MÉLANGÉ DE SUBSTANCES MINÉRALES
- 'fi1- (')•
- Analogie entre les arcs entre charbons mélangés et les arcs entre charbons purs ou entre mé-
- Ce qui est fort curieux, c’est qu’un arc saturé de vapeur minérale de sels de calcium par ce procédé présente les mêmes caractères au point de vue qualitatif que l’arc entre charbons homogènes, en opposition avec ceux de l’arc entre charbons a mèche ordinaires, dont la mèche est le plus souvent formée d’un mélange de charbon avec des seis de soude ou dépotasse. Le premier do ces caractères, établi par les remarquables et aujourd’hui classiques travaux de Mmc Hertha Ayrton 0, c’est que la loi de variation de la tension entre les électrodes en fonction de la lougueur de l’arc, à intensité de courant constante, est linéaire dans les limites d’emploi Q. Or il résulte des courbes (fig. 7)
- analogues relevées sur des charbons de 60 millimètres contenant 5o °/0 environ de matières minérales avec des intensités de courant de 3 à * (*)
- (‘) Éclairage Électrique, tome L, 16 mars 1907, p. 372.
- (*) II. Ayutox. « The Electric Arc ». London, 1902.
- (3) Eu réalité la courbe n’est droite qu'aux environs de l’origine et jusqu’à 10 millimètres environ d’écart.
- 5 ampères, que la tension varie bien sensiblement aussi suivant une loi linéaire.
- Un second caractère des charbons homogènes que j’ai établi en 1892 (') et qui, du reste, ainsi que je l’ai constaté depuis, leur est commun avec les métaux purs, c’est qu’ils donnent, avec des courants alternatifs, un arc de nature dis-ruptive, c’est-à-dire présentant des rallumages brusques par surélévation de tension à chaque alternance, particulièrement mise en évidence quand le circuit d’alimentation est non inductif. J’ai donc été conduit à rechercher au moyen de l’oscillographe comme dans mes précédents travaux sur l’arc alternatif^), les courbes périodiques de l’arc jaillissant entre charbons minéralisés. Les figures 8 et g représentent les tracés ainsi obtenus avec des courants de 8 à g ampères sur des charbons semblables aux précédents, mais de g millimètres de diamètre. La figure 8 est obtenue sur circuit non inductif et la figure g avec une self-induclion considérable en circuit. On constate que ces tracés ont précisément les formes-types obtenues sur charbons homogènes, tandis que les charbons à mèche ordinaires donnent des courbes arrondies et sans extinction de courant prolongée.
- Les vapeurs minérales calciques de l’arc incandescent présentent donc des propriétés analogues à celles du charbon et différentes de celles des vapeurs des sels alcalins.
- Ces propriétés sont celles des arcs entre métaux purs et s’expliquent, je crois, par la cessation brusque de la conductibilité de transport des ions au moment d’une extinction et l’impossibilité de produire le rallumage, sans surélever beaucoup la tension jusqu’à production d’une
- (') Société Française de Physique, avril 1892 ; Congres des Électriciens de Chicago i8ç>3 ; et surtout ; « Nouvelles recherchas sur l’arc alternatif » dans la Lumière Électrique, sept,
- 1893
- 00 Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, décembre 1898 et mars 1899.
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- ionisation qui se propage comme une décharge I mène du zéro prolongé est surtout nel aux faibles à partir du pôle négatif. C’est ainsi que j’ai ex- écarts, cas de la figure 8 parce que des écarts pliqué (') la curieuse dissymétrie des arcs entre | faibles ne permettent pas l'ionisation d’autres gaz
- F’fT- 0-
- métaux et charbon. D’autre part, j‘ai constaté entre les électrodes. On peut, je crois, en con~ qu’avec des charbons homogènes purs le phéno- dure que ce phénomèue est celui qui caractérise
- —........... la conductibilité purement ionique des vapeurs
- (’) Revue Générale des Sciences, 3o juillet njoi. pures opposées. Si l’are alternatif entre charbons
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- à mèche du commerce présente au contraire des courbes arrondies et se comporte, pour ainsi dire, comme une pure résistance morte (‘), c’est tout simplement parce que la conductibilité est entretenue artificiellement par l’addition de sels de soude ou de potasse dans les mèches ; l’arc alternatif entre électrodes en charbon pur et hors la présence des gaz étrangers donne des phénomènes discontinus exactement du meme ordre que ceux qu'on observe avec l’arc au mercure ou, plus généralement, entre métaux quelconques dans le vide (car le mercure n'est pas exceptionnel à ce point de vue).
- En passant, je désire faire encore une remarque sur la courbe de la figure 8 relative aux courants alternatifs. Elle présente une très forte pointe à chaque rallumage tandis que l’intensité reste sensiblement nulle. Il en résulte une réduction très grande du facteur de puissance (et non pas du déphasage comme on le dit souvent à tort). En outre, la forme de la courbe de tension est telle que le courant produit dans la bobine en dérivation d’une lampe est plus petit qu’avec une forme sinusoïdale ordinaire correspondant à la meme tensiou moyenne efficace. Enfin, pour le même motif, les longueurs d’arc se trouvent réduites comparativement à celles des arcs ordinaires. Le même effet se produit, du reste, quand on veut alimenter un arc minéralisé incandescent par les courants redressés, fort peu continus, produits au moyen d’une soupape électrolytique Pollak ou Nodon ; le fonctionnement obtenu n’a plus aucun rapport, avec celui que donne un courant réellement continu.
- Considérations théoriques sur ta disposition des électrodes.
- Une des questions les plus importantes que soulève l’emploi des substances minérales dans les électrodes est do savoir quel rôle elles jouent dans la production de l'arc et dans quelle électrode on doit les introduire de préférence. L'intérêt de cette question est encore augmenté par le fait que des solutions très differentes, sinon même opposées, sont préconisées par divers inventeurs. Steinmetz, s’inspirant des phénomènes de l'arc au mercure (* *), recommande de minéra-
- (') Comptes Rendus de l’Académie des Sciences, décembre
- 0 Eleclrical World and Enyineer, igo'i, toc. cit.
- liser la cathode; Wedding a conseillé de miné-raliser les deux électrodes (’) et c'est ainsi que plusieurs constructeurs en Allemagne emploient des charbons a flamme pareils pour les deux électrodes ; pour ma part, je préfère mettre tout ou la plus grande partie des substances minérales dans l’anode. Comme on va le voir, chacune de ces dispositions peut trouver des justifications théoriques, et c’est à l’expérience surtout de décider laquelle est la meilleure.
- D’après les idées actuelles sur les électrons, il est vraisemblable que l’arc est du au transport des ions. Pendant longtemps on n’a remarqué que le transport des ions positifs de l’anode à la cathode, parce que ces ions atomiques ont une masse plus grande que les élec-trouions négatifs ; ils sont donc plus visibles et l’excès de leur masse donne lieu dans l’arc entre charbons a un transport apparent de matière du pôle positif vers le négatif. J’ai mesuré autrefois la vitesse de ce transport et montré qu'elle est de l’ordre de grandeur de quelques centaines de mètres à la sceondeQ; plus récemment M. ChildQ a montré par la même méthode que la cathode donne lieu à l’émission d’une lueur présentant une vitesse de propagation plus grande et qui peut être attribuée aux électrons jaillissant de la cathode avant l’établissement du courant des ions auodiques; comme on l’a vu plus haut, il v a là une sorte de décharge initiale analogue à une décharge disruptive et qui m’a permis d’expliquer la dissymétrie de l’arc entre métal et charbon : une électrode métallique avant une vitesse de refroidissement plus grande que celle d’une électrode en charbon, l’ionisation initiale de la cathode ne peut en effet se produire si on n’applique une tension assez élevée pour produire une décharge disruptive suffisante pour la vaporiser en un point.
- Ces phénomènes d’ionisation initiale nécessaire de la cathode sont encore plus facilement observés dans l’arc au mercure et ont été ainsi étudiés plus complètement par Cooper-IIevvitt (*), Weintraub (s), etc.
- Une fois lancés, les électrons négatifs viennent
- 0 Elektrolechnische Zeitschrift, loc. cil., iüo2, II. ,'L.
- 0 A. Beosdee. « Recherche» sur l’arc électrique » (3c ar.
- 0 Ohii.d. Physkal Review, 1900, n» 10, p. i5i.
- (’) Eleclrical World and Enyineer, 1902.
- (*) Philosophical Magazine, 1902;
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- se décharger contre la surface de l’anode et réchauffent par leurs chocs répétés ; si la température qu’elle atteint est inférieure au point de volatilisation de la substance qui la constitue, l’anode ne joue qu’un rôle passif, mis en évidence par une faible perte de tension au point de contact ; c’est le cas de l’anode en fer des lampes Cooper-ITewitt, avec perte de 2,5 volts au lieu de 5 à la cathode. Au contraire, si l’anode atteint son point de volatilisation, comme c’est le cas de l’arc entre deux charbons ou entre deux inercures, elle se vaporise à son tour en émettant des ions positifs. La masse de ceux-ci étant bien plus grande que celle des électrons, le travail dépensé à la surface doit cire plus grand ; la ebute de potentiel à l’anode et la température, doivent être plus grandes qu’à la cathode, et la surface de volatilisation elle-même est plus grande en général.
- Celte circonstance, jointe au fait que l'arc entre charbons est court et que les vapeurs de carbone ont un très faible pouvoir émissif, produit le même résultat que dans l’arc ordinaire entre charbons : presque toute la lumière provient du cratère de l’électrode positive. Au contraire, le faible éclat lumineux (par suite la très faible température) des électrodes en mercure, le pouvoir émissif élevé de la vapeur de mercure et la grande longueur de l’arc que peut produire dans le vide la volatilisation de la cathode seule, font que, dans l’arc au mercure, le rôle essentiel, au point de vue de la lumière, appartient à la colonne gazeuse et qu’une anode en mercure est inutile ; pratiquement elle est même gênante parce qu’elle émet trop de vapeurs de mercure et produit dans le tube une pression élevée qui augmente la résistance. Cette augmentation, constatée d’abord par Cooper-Hewitt, peut s’expliquer, comme l’a suggéré Weintraub, par le fait que les molécules de la vapeur inerte gênent le passage des molécules ionisées lancées à grande vitesse; on réduit la quantité de 3a vapeur inerte par l’emploi d’une anode non volatili-sable, telle que le fer, et d’une chambre de condensation dans laquelle se condense la vapeur non ionisée.
- Les électrons provenant de la cathode et dont la masse ne constitue qu’une très faible partie de la masse de la vapeur produite, viennent se décharger au contact de l’anode en libérant les masses très petites de matière qui leur servaient
- de support et qui se condensent alors : c’est ce qu’admet par exemple M. Weintraub (').
- On est donc porté à admettre que dans l’arc électrique, contrairement aux idées reçues autrefois, c’est la cathode qui joue le rôle principal ; StarkQ) en a même conclu que la volatilisation de la cathode est une condition essentielle de la persistance d’un arc, et que les vapeurs minérales d’un arc proviennent, exclusivement de la cathode; qu’on pourrait d’après cela réaliser un arc entre cathode volatile et anode fixe inerte, mais non pas inversement entre anode volatile et cathode inerte. Il y a là, je crois, une confusion entre l'allumage et l’état permanent ; car j’ai constaté qu’on peut parfaitement maintenir un arc (une fois qu’il a été allumé par contact) entre un charbon minéralisé formant anode et une cathode massive en cuivre, qui ne semble pas se volatiliser à la température assez basse de l’arc et sur laquelle, du reste, on voit les vapeurs se condenser en gouttes ; les photographies d’arc avec cathode en charbon purqu’on verra plus loin, semblent aussi souvent indiquer qu’il n’y a pas non plus nécessairement volatilisation à la cathode, mais souvent ionisation par contact des vapeurs provenant de l’anode.
- Ciinther-Schulze a d’ailleurs récemment montré (3) que la chute du potentiel à la surface d’une cathode en charbon placée au-dessus d’une anode métallique est la même que celle d’une cathode métallique, si elle est plongée dans les vapeurs-de l’anode, ou que celle du charbon pur si elle est plus éloignée de l’anode. Quoi qu’il *en soit, la solution préconisée par
- (!) En réalité, on ne peut l’affirr
- vapeur libre s'ionise positivement au contact de l’anode, et que les ions positifs ainsi formés sont renvoyés à leur tour vers la cathode aussi bien que les ions produits par volatilisation d'une anode de mercure: celte ionisation partielle de la vapeur au contact de l’anode de fer n’est pas démontrée cependant par la chute de potentiel de 2,5 watts constatée à l’anode de fer (au lieu de 8 watts à une anode de mercure) ; car le travail ainsi perdu ne suffirait pas pour l’ionisation à l’anode ; il peut correspondre simplement à l’effet du choc des électrons sur l’anode, la chaleur dégagée étant dissipée par conductibilité et rayonnement de l’anode.
- (s) Stark. Kenntniss des Lichtbogcns. Annalen der Physili,
- (3) Gunther-Schulze. Spannuugsverlust in Elektrischen Lichtbogen. Annalen der Physik, n° ia, 190Ü.
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- M. Steinmetz(') repose sur les principes suivants:
- i° C’est la cathode qui doit être formée de substances minérales a l’exclusion d.e ' l’anode: il emploie la magnétite en bâtons agglomérés qui s’use très peu et donne,dit-il, une belle lumière blanche ;
- 2° Toute vaporisation de l’anode est inutile, contrairement aux idées reçues par les auteurs européens de lampes à arc minéralisé, et doit par conséquent être évitée par l’emploi comme anode d’un bloc de cuivre, capable de dissiper la chaleur et de conserver ainsi une basse température.
- Celte combinaison très ingénieuse et élégante serait avantageuse pratiquement au point de vue de là simplicité et de la durée puisque, comme je lai rappelé plus haut, une cathode s’use beaucoup moins vite qu'une anode, par suite de la plus faible masse de matière nécessaire au transport des électrons et de la plus basse température. Mais, dans ce cas, comme pour les arcs jaillissant h l’air libre entre charbons, cette faible consommation d’électrodes semble être acquise seulement au prix d’une réduction du rendement, car celui-ci est beaucoup inférieur, comme on le verra plus loin par les chiffres d’expériences, à ceux obtenus au moyen d’arcs alimentés par une anode minéralisée (voir les chiffres du tableau II).
- Des idées assez différentes ont guidé la réalisation de ma lampe, elles résultent d’observations faites sur les charbons minéralisés par des méthodes variées : photographie, photométrie, et tracé des courbes*de régime électrique qui seront
- L’expérience de l’arc au mercure montre, il est vrai, que la volntJisation de la cathode et à fortiori de l’anode d’un arc, produit en général beaucoup plus de vopeiy- qu’il n’eu faut pour le transport dos électrons, mais elle n’établit pas que cette vapeur soit inutile, si on sait la porter à haute température pour lui faire émettre de la lumière. Or, la température d’une anode volali-lisable est plus élevée que celle d’une cathode de même composition, et devra donc porter les vapeurs minérales qui s’en échappent à un degré d’incandescence plus élevé que si, avec la même position, elle est cathode. L’expcrieuce a cora-
- 0) P. Ste.'nmetz, The magnetite arc lamp, Electrical World
- ploiement confirmé eette présomption, connue il résulte du tableau comparatif n" I.
- comme cathode o~,5i3 Un même charbon minéralisé \ par bougie décimale, disposé en bas donne. •. .y comme anode
- \ par bougie décimale.
- Un môme charbon minéralisé) par bougie décimale.
- ( par bougie décimale.
- Cela prouve qu’à leur sortie de l’anode les vapeurs minérales sont plus brillantes malgré leur -plus grande abondance qn’à leur sortie de la cathode.
- On le voit, du reste, facilement, en observant l’are directement à travers un verre noir.
- line seconde condition qui influe sur la température moyenne des vapeurs dans le parcours de l’arc est la disposition des électrodes par rapport à l’arc. Si on place l’anode minéralisée au-dessus de la cathode, on constate que l’arc très brillant près de l’anode diminue très vite d’éclat, en s’en éloignant parce que la plus grande partie des vapeurs minérales inertes, an lieu de suivre le trajet du courant, s’en séparent et s’élèvent autour de l’anode, sons l’influence du courant ascendant des gaz chauds, et perdent leur éclat. Au contraire, si, contrairement à l’usage, on place l'anode en bas, les vapeurs inertes s’élèvent naturellement sur le même parcours que Turc et profilent de la chaleur dégagée dans celui-ci pour rester brillantes et éclairantes sur tout le parcours do l’arc. C’est un vrai phénomène d’incandescence des substances minérales par chauffage au moyen de l’arc électrique. (Je reviendrai tout à l'heure sur les particularités de ce phénomène en fonction de la quantité des substances minérales.)
- Ces différences entre les deux dispositions se constatent aisémeut par l’observation directe et peuvent être appréciées nettement sur les photographies, notamment les figures 4 et 5 jointes à ce mémoire ; pour éliminer dans celles-ci l'effet actinique de l’arc obscur qui masque en partie le phénomène lumineux proprement dit, une partie des clichés ont été exécutés avec interposition d’un écran jaune qui arrêtait la partie la plus réfrangible du spectre. Les figures 4 et 5 qui se rapportent à un arc de 5 ampères avec anode en haut puis en bas, ont été aussi exécutées avec un. verre jaune foncé ; la figure 3,
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- sionné par les rayons La disposition d’ui ment au-dessous d’uni
- complémentaii ; anode minéralisée forte-calhode pure, utilisée pour
- la première fois dans ma lampe, produit un croissement de l’éclat moyen de l’arc, naturellement d’autant plus grand que l’arc est plus allongé : peu sensible avec des arcs très courts, l'accroissement de rendement devient important pour les arcs longs obtenus sous des tensions voisines de 5o
- légère augmentation de la perte
- toure l’arc et les
- bas (*). Les expériences photométriques exécutées avec les charbons industriels de la Société Aucr (d’après mes procédés) et résumées dans le tableau n°l mettent
- nettement en évidence, car avec les memes charbons, dont une anode minéralisée et une cathode pure, on obtient, suivant la disposition, les efficacités lumineuses ci-dessous : (la première colonne avec une anode minérale, la seconde deux électrodes minéralisées, la troisième avec la cathode seule minéralisée).
- Avec anode en fcaa. [0^47 par Loug.décim.Jo*Vra5|o'*,igj — haut.|u ,167 — |o ,i43|o ,5i3
- D’autre part les courbes de la figure 10, qui représentent les valeurs du flux lumineux (mesuré directement au himenmètre) en fonction du voltage variable sous l’intensité constante de
- 5 ampères, avec des charbons d’expérience contenant 5o °/0 de fluorure de calcium, montrent comment la supériorité de l’anode inférieure (courbe B) sur l’anode supérieure (courbe A) se produit et s’accentue progressivement au delà do 4o volts Cette supériorité s’étend au-dessous de 4o volts avec les charbons industriels contenant des borates et autres additions en plus du spath.
- Le même tableau I fait au
- alors sur l’électrode supérieur, gênent d’ailleurs pour réaliser pra-tiquement cette minéralisation supplémentaire, comme on ic verra plus loin, à moins de réduire le degré de minéralisation des deux électrodes et, par suite, le rendement.
- Les phénomèucs do l'anode et de la cathode sont également mis en évidence par les photographies d’arc horizontal jaillissant entre charbons horizontaux (fig. 6). On voit que les vapeurs, produites h l’anode pour la plus grande partie, s’élèvent vers le haut aussitôt qu’elles ont quitté l'anode et que celles qui restent dans l’arc diminuent d’éclat et ne redeviennent brillantes qu’au voisinage de la cathode; même quand celle-ci n’est pas minéralisée,un panache, en un point de sa surface, signale un afflux cathodique ou un jaillissement des électrons au sein de la masse gazeuse. Si la cathode est aussi minéralisée et qu'on écarte suffisamment les électrodes l’une de l’autre pour mettre le phénomène en évidence, on voit le panache cathodique
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- prendre une forme analogue à eelle du panache anodique ; tous deux foi nient deux ilammes à base étroite qui jaillissent normalement aux charbons et qui s’élèvent indépendamment en s’épanouissant vers le haut jusqu’à ce qu'elles se rencontrent; souvent elfes tournoient en sens opposés et il arrive qu’elles ne se rencontrent plus, alors l’arc s’éteint. Les mêmes apparences de flammes indépendantes se présentent lorsqu’on allonge l’arc verticalement entre deux charbons minéralisés placés l’un au-dessus de l’autre et surtout lorsque les charbons contiennent dos sels de potasse ou d’autres sels qui favorisent la formation des longues flammes. Ces phénomènes peuvent s’expliquer, je crois, en supposant
- i® Les ions et les électrons sont projetés à travers des vapeurs inertes respectivement de chaque électrode sur l’électrode opposée; une partie d’entre eux se combinent à la rencontre des deux courants, les autres, en plus grand nombre, achèvent leur parcours et vont se décharger contre les électrodes opposées.
- a® A Ja surface des deux électrodes, les vapeurs minérales peuvent s’ioniser, soit par vaporisation de l’électrode, soit par simple contact, au moins pour l’anode quand elle est en charbon pur ou en métal.
- TABLEAU I
- Dans la lampe Bremer la disposition spéciale
- des électrodes concourantes vers le bas, qui a été adoptée par son auteur pour permettre l’écoulement des gouttes de scories sans gêner l’arc, n’est pas aussi favorable, au point de vue de l’utilisation des vapeurs, que celle de ma lampe, avec anode en bas; mais elle permet cependant. à l’arc, incurvé par l’aimant, de suivre partiellement les vapeurs qui s’élèvent de l’anode; son plus grand défunt, à ce point de vue, c’est que, pour maintenir l’arc dirigé vers le bas il faut le souiller par un champ magnétique qui n’agit pas sur les vapeurs inertes et étale en éventail les vapeurs ionisées ; il en résulte une augmentation de surface de l’air qui, loin d’etre favorable au rendement, réduit forcément la température des substances éclairantes, et, par conséquent, le flux lumineux produit.
- La maison Siemens frères a fait à ce sujet des expériences tout à fait probantes, en donnant au champ magnétique dcllocteur des intensités variées, et en réglant chaque fois l’écart de façon à dépenser dans l’arc une puissance constante, de !too à 5oo watts (7(5 volts X 9 ampères); tandis que les ampère-tours del’éleclro variaient de o à 3q6, la surface de l’arc en éventail augmentait graduellement de 32Ô à 3f>9 eentimètroscarrés, son éclat intrinsèque baissait graducdlement de 9,62 à 3,35 hefner par millimètre carré, et la consommation spécifique montait de 6,187 à 0,328 watts par hefner, chiflrcs bien inférieurs, malgré la consommation plus élévée, à ceux de ma lampe rapportés plus haut.
- J'ai constaté aussi des variations analogues avec un arc minéralisé vertical souillé ou mis en rotation par un champ magnétique. L’emploi d’ai-màuts souffleurs est donc nuisible et on doit au contraire chercher à concentrer l’arc le plus possible, notamment en augmentant le degré de minéralisation comme ou va le voir.
- Influence de la constitution et du degré de minéralisation des électrodes.
- 11 est fort important d’élucider l’influence du degré île minéralisation des électrodes, non seulement pour réaliser le rendement lumineux maximum pour une consommation et une durée données, mais encore pour savoir s’il convient d'incorporer les substances minérales dans la pâte même du corps principal du charbon, — comme dans les électrodes de Bremer et de
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- Fauteur (’), — ou dans des âmes de petits diamètres ménagées dans un corps de pâte pure. Le premier procédé permet d'introduire dans l’arc des quantités relatives de subtanees minérales aussi considérables qu’on le désire, jusqu’à 60 ou 70 °/0, et l’on est arrêté seulement par la fragilité trop grande qui en résulte pour les charbons, et (pour les charbons du type Brouter seulement) par la production excessive de scories minérales ; au contraire il est facile de voir que le second procédé 11c permet d’introduire que des quantités de substances minérales faibles, étant donné que le faible diamètre de la mèche, dans les charbons diLs à flamme, tels queceuxde Siemens et de Conradty (2 à 3 millimètres pour des charbons de q à 10 millimètres), n’est qu’une faible fraction du diamètre total. En admettant au maximum qu’il soit le tiers de celui du charbon (s), la masse de la mèche n’est guère que le — de la masse totale, parce que sa densité est
- généralement plus faible à cause de son état pulvérulent. Comme on ne peut guère mettre dans la mèche plus de 60 à ”5 n/c de substance minérale, celle-ci n’eutre dans la masse du charbon que pour une proportion inférieure à 8 °/(1, exceptionnellement to °j0, si l’on force le diamètre de la mèche. Si l’on tient compte, en outre, qu’une partie du charbon de l’enveloppe est brûlée au lieu de servir à la formation de l’arc, on doit donc admettre que l’arc ne peut guère contenir plus de i5 "/„ de substance minérale par rapporta la vapeur de charbon.
- La proportion est limitée à un chiffre encore plus faible par la scorification si l’on emploie dans les lampes ordinaires à électrodes verticales des charbons minéralisés dans tonte la masse. En effet, d’après les résultats du Pr WeddingQ, la scorification devient gênante dans ces lampes dès que les charbons contiennent plus de 7 u/u de fluorure de calcium dans les deux charbons à la
- pes en charbon pur sont calculées de manière à brûler un peu plus court que le corps minéralisé et l'arc jaillit donc sur celui-ci seul, comme s’il u’j avait pas d’enveloppe, ce qui les distingue des charbons à âmes.
- (tt) La mèche est par définition un trou de diamètre inférieur au demi-diamètre; au-dessus de cette valeur on tombe
- sur le pourtour.
- (3) Eleklrolechnische Zeitschrijt. Loc. cit.
- fois ou 14 7o dans le charbon positif seul. C’est pour ce motif que M. Bremer ayant constaté, avec une sagacité qu’il faut louer, l’utilité d’une plus forte minéralisation, a renoncé à la disposition ordinaire des charbons pour adopter la disposition convergente ; mais les autres expérimentateurs allemands ne semblent pas admettre cette
- D’après les recherches du Pr Wedding(') le rendement ne croîtrait plus suffisamment an delà d’une minéralisation dépassant i5 °/0 dans la lampe Bremer, ou 7 "/a clans les lampes à charbon placés l’un au-dessus de l’autre, pour compenser les inconvénients de l’augmenlalion des scories et des fumées. Les fabricants en ont donc conclu qu’il suffit d’introduire cette quantité de matières minérales à la façon ordinaire clans une âme el éviter ainsi la formation des scories; certains spécialistes (s) prétendent même qu’il est nuisible pour le rendement de dépasser une proportion de i5 à 20 "/,i car la vaporisation risque d’abaisser la température des charbons et par suite le degré d’incandescence; cette idée provient de ce qu’ils ne connaissaient que des arcs dans lesquels les parties incandescentes des charbons ont le rôle principal dans la production de la lumière (65 7o d’après Vogel, 70 70 d’après Wedding) mais, eu réalité, malgré cette manière de voir, l'influence croissante de l’arc avec la minéralisation est établie par l’expérience, ainsi qu’il résulte du tableau 11, dans lequel on voit que les charbons fortement minéralisés de Bremer et de l'auteur donnent des rendements spécifiques presque triples de ceux des lampes à flamme de « Siemens et' llalske » ou de 1’ « Allgemeino Elektricitâts Gesellsebafl ». Cette différence provient, comme on peut s’eu rendre compte par l'observation directe ou par les photographies ci-jointes, de ce que la base de l’arc très minéralisé sur l’anode est bienplus rétrécie que celle des charbons il mèche, ou peu minéralisés; par suite, elle prend un éclat beaucoup plus vif. D’ailleurs, les charbons à flamme présentent un défaut de principe évident: la mèche n’occupant qu’une faible partie de la section du charbon, il faut, pour que cclui-ci s’use uniformomentetque la mèche ne se vide pas, réa-
- Int ' Bo. l'ht /'( h -ft tür
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- User de fortes densités de courant; celles-ci entraînent d’une part une usure rapide (par exemple, une lampe de 5 ampères, 4o volts, présente une usure dci5 h 17 millimètres par heure avec les charbons ordinaires, 27,0 avec les charbons à flamme à mèche minéralisée), d’autre part un élargissement du cratère autour de la mèche tel
- que l’arc à flamme ainsi produit n’est simplement qu'un arc entre charbons purs dans lequel on introduit centralement une petite quantité de-substances minérales ; celles-ci suffisent pour fournir dans l’arc des vapeurs ionisées transportant le courant et produire un arc très long, mais non pour le concentrer et le rendre très brillant.
- TABLEAU
- Lauijic ordinaire à charbons purs (')
- LTpar 3)?rL “ CWW P1,rS
- (V amQK V
- gents (’)^ . . . ^ . . .
- Lampe Btcmcc (9 ampères) (2). Lampe Blondel (9 ampèrcs)(7).
- (3
- pères) (7). .
- — — par 2 en s<
- Lampe à flamme à charbons verticaux Lampe à flamme à charbons conver
- Lampe Bremer(5).................
- Lampe Blondel (fl)..............
- — (par 3) C). - . .
- 35 à 45
- . /'EiiiLtn, ingénieur de l’AUgeineine Eloctricitats GcscUschaft, devant l’Electrotechnischer Vereia, de Bt
- u Ul.Oratoire de la Société Auer de Paris.
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- En effet, il résulte des recherches que j’üi poursuivies depuis plusieurs années à ce sujet, que la quantité de vapeur ionisée n est qu’une très faible partie des vapeurs totales dans l’arc, ainsi que je l’ai fait voir plus haut par la séparation des vapeurs neutres ascendantes. L’influence de la minéralisation sur la longueur de l’arc est encore mieux mise en évidence au moyen des courbes du voltage en fonction de la longueur, relevées entre les électrodes alimentées sous intensité de courant constante. En comparant les résultats obtenus sur une série d’échantillons formés de charbons mélangés avec des proportions croissantes de spath-fluor et résumés par les courbes de la figure n (qui sont des droites comme
- celles de MmeAyrton relatives à l’arc entre charbons purs), on constate aisément que :
- i° Ces droites ont des inclinaisons variables suivant la minéralisation, ce qui correspond à des conductibilités différentes de l’arc gazeux ;
- 2° Les ordonnées à l’origine, représentant les pertes en volts an passage des électrodes, sont différentes suivant la minéralisation. On voit ainsi que la conductibilité de l’arc croît très vite d’abord avec la minéralisation jusqu’à un maximum obtenu pour environ 20 à 3o % de spath, puis décroît ensuite lentement, conduisant à ce résultat, en apparence paradoxal, qu’une augmentation desubstances conductricesdiminue la con-
- ductibilité. Cela prouve en réalité que la conductibilité est purement liée au transport des ions ; les ions des vapeurs minérales étant plus volatils que ceux du charbon, se volatilisent bien avant lui et exigent une plus faible dépense d’énergie pour l’ionisation à la surface des électrodes; mais, une fois que la quantité de vapeur ionisée qui su Hit pour porter tout le courant est atteinte, toute augmentation de minéralisation produit (comme dans l’arc au mercure) des vapeurs inertes dont les molécules gênent le libre parcours des ions. Les chocs multiplesde ceux-ci se traduisentpar une augmentation de résistance et de chaleur dans l’arc gazeux. Donc, à voltage égal aux bornes des charbons, on doit bien obtenir. conformément à l’expérience, un arc plus court et plus brillant.
- La quantité de vapeurs émises par unité de surface augmentant, il en est de même du nombre des ions, et on comprend ainsi que la base de l’arc aille en se rétrécissant, nouvelle cause de concentration de l’éclat.
- A la limite, c’est-à-dire s’il n’y avait plus de charbon dans les électrodes, mais du spath pur (condition que la fusion de celui-ci ne permet pas de réaliser pratiquement), on aurait une droite très inclinée analogue à celle relevée par Rasch (’) (en courants alternatifs malheureusement) sur des électrodes formées d’oxydes métalliques.
- Mais tandis que l’augmentation du rendement avec la minéralisation est de plus en plus lente, la perte d’énergie due à la résistance propre nuisible des électrodes, et la perte de lumière produite par l’occultation des électrodes, vont en augmentant, de même que les difficultés pratiques de l’allumage de l’arc et de l’élimination des scories et des fumées; il ne semble donc pas favorable, pour le moment du moins, de dépasser 60 °/o comme degré de minéralisation (en particulier pour le spath fluor).
- Quant au carboné des électrodes en charbon mélangé, il peut être considéré comme remplissant les fonctions suivantes dans ces électrodes ;
- i° Il donne à celles-ci la conductibilité à froid nécessaire (les substances minérales employées sont généralement isolantes à froid) pour amener le courant en chaque point de leur surface ; cette condition n’est pas réalisée avec des électrodes en
- (') E. Rasch. Ein neues Verfabren fiir die Erzcugüüg xoo clcktrischcn Licht. E. T. Z., 1301, page 156.
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- oxydes purs, et on a essayé sans succès jusqu’ici d’ajouter des corps métalliques conducteurs autres que le carbone.
- 2° 11 empêche la fusion des électrodes au voisinage des pointes, qui se produirait vite en l’absence du carbone, caries substances les plus avantageuses telles que le florure de calcium sont fusibles au-dessous de i ooo° et volatiles. Ces difficultés ont empêché jusqu’ici l’emploi des oxydes purs rendus conducteurs à froid par addition d’autres substances minérales.
- (Si l’oxyde de fer a pu être utilisé par M.Stein-metz,c’est parce qu’il est conducteur par lux-même et a pu être renfermé dans un tube de fer qui s’oxyde peu à peu et joue le même rôle que l'enveloppe en charbon dans les charbons à deux zones).
- 3° Il peut concourir (dans le cas d’électrodes peu minéralisées) à la conductibilité de l’arc gazeux,en se volatilisant et s’ionisant à la surface des électrodes,en même temps que les substances minérales; mais il est vraisemblable qu’avec des électrodes très minéralisées,comme je les emploie, le carbone se brûle peu à peu (sans se volatiliser) à la surface des électrodes en présence de l’oxygène, et que les substances minérales seules fournissent les vapeurs ionisées. En elFet, d'une part, la distillation abondante de vapeurs provenant de substances minérales à point de vaporisation peu élevé ne permet pas à la surface des électrodes d’atteindre une température suffisante pour la volatilisation du carbone ; d’autre part, La surface paraît recouverte d’une couche de substances minérales fondues ; enfui la grande réduction constatée de la chute de potentiel correspondante au travail dépensé par la volatilisation (20 à 25 volts) tend a confirmer que les substances minérales sont presque seules volatilisées.
- Peut-être cependant entrainent-clles mécaniquement avec elles des atomes de carbone qui emporteraient aussi des charges électriques. Ce point n’est pas encore élucidé et devra faire l’objet d’études ultérieures.
- L’enveloppe de charbon ajoutée autour des électrodes n’intervient pas dans la production de l’arc et sert surtout à prévenir l’oxydation latéral# du corps de charbon minéralisé, qui amène la scorification ; elle augmente aussi lu durée des électrodes. Mais elle joue en outre un rôle important au point de vue de la conductibilité, car
- elle représente une section à peu prés équivalente à celle du corps minéralisé qu’elle entoure et dont la résistance spécifique est considérable : c’est donc l’enveloppe qui sert principalement à conduire le courant, et il est très nécessaire qu’elle soit en contact parlait avec le corps minéralisé sur toute sa longueur ; c’est pourquoi il est préférable de la comprimer autour de lui par Ja presse, en cours de fabrication et avant la cuisson, plutôt que de la rajouter apres coup autour d’un charbon minéralisé ; car, dans ce dernier cas, non seulement le contact est très mauvais, mais pendant la cuisson ou en cours de combustion, des matières minérales fluenl à la surface des corps minéralisés et forment une couche isolante entre lui et l’enveloppe.
- Résxxltats obtenus.
- Les lampes Bremer et celles à arc-flamme sont déjà très répandues; celles imaginées par l’auteur 1 n’ontcommencé que depuis peu à être construites industriellement. Pour permettre de juger comparativement ces divers systèmes, j’ai réuni dans un tableau les pxûncipaux résultats que j'ai pu recueillir sur la consommation spécifique d’énergie et sur l’usure horaire des électrodes, en employant autant que possible les résultats d’autres expérimentateurs, afin de donner des chiffres aussi impartiaux que possible. L’intensité lumineuse de la lampe Stcinmetz à courant continu est présumée 400 bougies par comparaison avecles arcs ordinaires, d’après les indications de MM. \\ illis Holmes^). J’ignore si M. Steinmetz a construit une lampe pour courants alternatifs.
- On remarque tout de suite l’énorme supériorité de rendement sur toutes les autres, des lampes à arc minéralisé et particulièrement des lampes Bremer, à charbons convergents, et de l’auteur. Ces deux dernières lampes donnent sensiblement le même rendement en courant alternatif, sans doute parce que les charbons de M. Bremer dans ce cas sont un peu plus minéralisés. Au contraire, en courant continu, la lampe de l’auteur, à courant égal, présente lin avantage. Toute diminution du courant réduit rapidement le rendement de l’arc ; de là provient le rendement moindre des lampes de l’auteur à faible ampérage; pour le même courant de 3 ampères,
- (') Eicelric.il World and Enÿimer, 2G mai 190L page io53-
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- la lampe Bremer donnerait un rendement plutôt moindre si elle pouvait fonctionner, mais jusqu’ici il n’existe pas de lampe Bremer de 3 ampères.
- En dehors de cette question de rendement, il est intéressant de comparer les lampes de l’auteur avec les lampes à charbons convergents. Les premières présentent sur les secondes les avantages suivants :
- t0 Le mécanisme est pl> porte pas de dispositif spécial d’allu-
- charbons convergents donnent une répartition de lumière très spéciale, avec concentration vers le bas qui peut
- Enfin les lampes à charbons convergents envoient plus de lumière dans le sens perpendiculaire au plan des charbons que dans le plan de ceux-ci; au contraire, les charbons placés l’un au-dessus de l’autre donnent la même lumière tout autour d’eux.
- 3° La combustion des électrodes se fait plus rationnellement et avec moins de variations de euse dans les lampes de l’auteur que dans
- age
- des
- les h
- char
- bons convergents. En effet, l’arc se promène sur la surface de la pointe de l’électrode inferieure de façon à • partout (com-
- dans
- ipe
- il sulBt,
- tats oblei de lampe
- s non pour l’éclairage publ, rendre compte, de comparer les résu ius parle Pr\Veddingavcc les deux typi i et reproduits parles figures la et J
- Fig. i3. — Répartition de la lumière de la lampe Bremer.
- En outre, la lampe de l’auteur permet de renvoyer la lumière encore plus vers l’horizon, si on veut, en abaissant davantage le point lumineux au-dessous du réflecteur; on peut régler à volonté cette hauteur, simplement en faisant varier le diamètre du charbon supérieur, car la réduction d’usure est d'autant plus grande, et par suite la marche possible avec un charbon supérieur d’autant plus mince que l’arc est plus près du réllecteur qui l’entoure.
- Marks), sans ons de la lampe de l’auteur. ger de longueur. Ce
- changement ferait varier la lumière en intensité et en teinte. Ce défaut est encore bien plus grave avec dos « charbons à flamme » à mèche ; car si l’arc jaillit sur le charbon pur, la minéralisation de l’arc n’a plus lieu et l’arc ne donne plus de lumière ; ce fait se produit surtout quand le champ magnétique souffleur est excité en série, parce que le courant ayant diminué n’est plus assez fort pour soufller l’arc.
- La disposition des charbons convergents est donc vicieuse en principe. Pour y remédier, M. Bremer et ses imitateurs sont forcés d’employer des charbons très minces, qui donnent lieu aux inconvénients suivants :
- 4° L’usure et îa résistance électrique des charbons minéralisés dans les lampes à électrodes minces convergentes sont excessives. Comme l’indique le tableau, l’usure est double ou triple de celle des charbons ordinaires et cela force à employer soit des charbons longs de 3oo à 5oo millimètres (on en fait, de plus longs), ou multiples ; soit des mécanismes doubles actionnant plusieurs paires de charbons indépendantes; toutes solutions compliquant inutilement le problème. Au coutraire, dans ma lampe, l’arc étant libre de se déplacer sur la surface de l’électrode,
- celle-ci sc taille simple ment plate, le diamètre peut
- être beaucoup augmenté, et l’usure ne dépasse pas celle d’une lampe à charbons ordinaires.
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- En même temps la résistance électrique par unité de longueur devient moindre. Les charbons minéralisés homogènes ont en effet une résistance spécifique double ou triple de celle des charbons purs ordinaires ; de même la résistance descharbons purs très minces des lampes à flamme, il en résulte, dans les lampes allemandes à électrodes longues, des chutes de tension de 5 à 8 volts dans les électrodes pour une lampe à courant continu, et le double pour une lampe à courant alternatif ; tandis que ces chiffres sont réduits de moitié avec les charbons minéralisés à enve-
- loppe(>).
- La question de l’usure des charbons mélangés de substances minérales soulève quelques remarques théoriques intéressantes. Cette usure croit, en effet, d’une part avec le degré de minéralisation, et d’autre part avec la facilité d’oxvdation, ce qui parait contradictoire ; elle est beaucoup plus grande qu’avec les électrodes en matières minérales pures de Steinmetz et de Rasch. Ces phénomènes peuvent s’expliquer par le rûle de supportées réfractaire et à'adjuvant de la conductibilité que joue le carbone dans le mélange ; s’il est abondant, la surface de l’électrode est assez conductrice pour que la base de l’arc soit large, et ne se recouvre que d’une couche mince de substances minérales perdues ; donc la volatilisation est peu active ; quand le charbon diminue (soit par addition d’une plus grande quantité de matières, soit par oxydation), la surface de l’électrode est moins conductrice et se recouvre d’une couche plus épaisse de matières minérales en fusion. La base de l’arc se concentre donc davantage et la vaporisation devient plus active,
- par suite l’usure plus forte. On conçoit alors que l’usure et le rendement lumineux varient dans le même sens; ils croissent ensemble, par exemple, avec la densité du courant, avec l’écart des charbons, avec l’accès d’air plus ou moins grand admis par le cendrier, etc.
- gents, pour permettre le rallumage des charbons par contact latéral, tandis que les scories le rendent difficile dans les
- Si on enferme l'arc dans une enceinte close ou presque close (tout en ayant soin de faire déposer les fumées au fur et à mesure de leur formation), l'oxydation est réduite ; il en est de même de l’usure, qui peut s’abaisser à 3 ou 4 millimètres au lieu de i5 ou 16 à l’air libre ; les scories ne se forment plus qu’en beaucoup moindre quantité et on peut réduire beaucoup l’épaisseur de l’enveloppe, laquelle d’ailleurs reste toujours avantageuse, et accroître la conductibilité. Une durée de ioo heures peut donc être obtenue par l’arc minéral enfermé, sans que les électrodes aient une longueur exagérée (320 à 4oo millimètres). Jusqu’ici, en Europe, pour les charbons ordinaires, l’arc enfermé n’est employé que fort rarement à cause du bas prix de la main-d’œuvre et du prix élevé de l'énergie électrique. Pour ce motif, l’arc minéralisé enfermé ne paraît pas intéressant dans les milieux européens.
- La lampe Bretner et a fortiori les lampes a flamme ne permettent pas l’emploi de courants aussi faibles que la lampe à charbons à enveloppe placés verticalement : tandis que les intensités de courant minima sont de 8 à IO ampères pour les « lampes à flamme » et 6 à 7 ampères pour la lampe Bremer jusqu’à l’époque présente, les dispositions de l’auteur out permis de réaliser des lampes de 3 ampères et même M. Proskcy a pu faire brûler très convenablement ces lampes au régime de 1 1/2 à 2 ampères, tout en conservant un rendement encore de beaucoup supérieur à celui des lampes ordinaires de mèmepuissance. C’est là, comme l’a signalé M. Wedding lui-mêine dans un très compétent rapport (‘), un des plus grands avantages industriels de la nouvelle solution par rapport aux anciennes.
- J’espère que les résultats que je viens d'exposer intéresseront les électriciens et contribueront à justifier, au point de vue pratique, les dispositions nouvelles de charbons et de lampes dont, j’ai cherché plus haut à mettre en évidence, au point de vue théorique, le caractère rationnel, et à faire connaître les particularités de fonctioune-
- A. Blosdkl.
- émané Mlint, 1904.
- C) Résumé dans le journal aile
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- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la radiation secondaire engendrée lorsque des rayons (J du radium atteignent des couches métalliques minces: relation entre la vitesse des rayons primaires, l’épaisseur de la plaque, et l’intensité des rayons secondaires. — P. Dobler. — Annalen der Pkysik, n° 2, 1907.
- Le dispositif expérimental employé par l’auteur est le suivant : les rayons {5 du radium sont obligés, par l’action d’un champ magnétique homogène, de suivre une trajectoire circulaire. Entre la vitesse e des rayons le rapport (e/m) de la charge à la masse, le rayon R du cercle et l’intensité H du champ magnétique, on a la relation :
- Dans les expériences de l’auteur, il fallait un dispositif permettant de mesurer la vitesse des ravons (5. Pour cela, on décomposait ces rayons en un spectre au moyen d’un champ magnétique homogène, et on enregistrait ce spectre sur une plaque photographique. Pour déterminer la vitesse, on s’appuyait sur la propriété qu’ont les rayons 3 de présenter, pour chaque vitesse, une valeur constante du produit RH. On mesurait le vayon de courbure du rayon js qui atteignait un point déterminé de la plaque photographique, et l’intensité du champ magnétique. On connaissait ainsi la valeur du produit RII. Les valeurs de f» et de ('ejm) ayant été déterminées par Kaufmaun, on peut déduire des tableaux dressés par ce savant la vitesse e correspondant à un rayon caractérisé par une valeur donnée du produit RII.
- Le rayon de courbure d’un rayon dans un champ magnétique homogène est déterminé quand on connaît la position de trois points de la trajectoire. Tl est avantageux de prendre pour l’un des points la substance radiante elle-même, comme deuxième point une ouverture percée dans un écran, et comme troisième point l’endroit du spectre sur la plaque photographique. Pour obtenir un spectre pur, Kaufmann et Bec-
- querel ont employé comme source de radiations un grain de sel de radium. A une certaine distance de ce dernier était disposé un écran muni d’un petit trou sur lequel les rayons passaient avant d’agir sur la plaque photographique. De cette façon, à chaque point du spectre correspond un cercle déterminé dont le rayon peut être facilement calculé.
- Les expériences furent faites avec i5 ou 20 milligrammes de bromure de radium très pur fonT dus dans un tube de verre mince. Ce tube était placé dans la rainure d’un bloc de plomb et recouvert d’une plaque de plomb : des dispositions convenables étaient prises pour que les rayons y et les rayons secondaires provenant d’un écran de plomb ne puissent exercer aucune action sur la plaque photographique. Le champ magnétique était produit par un électro-aimant alimenté par une batterie d’accumulateurs un étalonnage préalable avait permis de déterminer la valeur 'le l’intensité du champ en fonction de l'intensité du courant.
- Los rayons $ ne produisent pas tous le même noircissement de la plaque : les rayons très rapides et très lents produisent le plus faible noircissement; les rayons de vitesse moyenne produisent le plus fort noircissement. Pour les plaques employées, ces derniers rayons avaient une vitesse de 2,6.1010 centimètre par seconde. Si l’ou recouvre partiellement la plaque photographique avec une bande de platine mince, de telle façon que cette bande puisse être atteinte par des rayons de toutes vitesses, le spectre est en partie renforcé, en partie affaibli sous la bande, par rapport au spectre de la plaque non couverte. On déterminait alors l’endroit des deux spectres pour lequel l’absorption des rayons primitifs par l’épaisseur de plaliue est égale au renforcement dû à la radiation secondaire produite. Cet endroit est facile à déterminer, puisqu’il présente le même aspect dans le spectre direct et dans le spectre modifié. Pour une épaisseur de platine d— i3 y. par exemple, 011 a trouvé comme valeur de la distance des droites do même aspect jusqu’au point correspondant
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- aux rayons y: x' = ifm,3G. Le rayon R était déterminé d’après la formule.
- K=^ v/| .+feÿ,aF5®, a (*„'<<W+(VO
- a, d, et d2 étant des constantes de l’appareil qui avaient pour valeurs a = 4cm,55 ; dj = 2cm,2o; d2=5cra,93. Les grandeurs ay et x2 avaient pour
- c’est-à-dire, dans l’exemple cité :
- = k,ih cm. — 1,36 cm. 2,78 cm. on R avait donc pour valeur :
- L’intensité du courant dans la bobine de l’électro-aimant avait pour valeur i = 2,/jo ampères; l’intensité du champ magnétique correspondant était de 445 unités absolues ; le produit RU avait pour valeur 2910. A cette valeur correspond, d’après le tableau de KaufFmann, la vitesse v = 2,7 . io,û centimètres par seconde. Si l’on poursuit le même calcul pour différentes épaisseurs de platine, on obtient une série de valeurs correspondantes de v et d. L’auteur a placé sur la plaque photographique des bandes de platine de o*m,5 de largeur et de 1 j/,, 2,5 \x, 4,6 ;a, i3 ix, 19,6 p., 34,7 p. et 5o p. d’épaisseur. Les rayons g du spectre n’atteignant pas tous la plaque photographique, il faut calculer l’épaisseur de platine nettement traversée par les rayons g au point d’égal noircissement. Si l’on appelle » l’angle d’incidence, celte épaisseur pour une épaisseur d de plaque est (djsin a). Les valeurs obtenues par l’auleur sont indiquées sur le tableau I.
- Ces chiffres permettent de déterminer la relation entre la vitesse et l’épaisseur de la plaque. Il n’y a pas que la bande de platine, mais encore le verre de la plaque photographique qui donne naissance à une radiation secondaire. Les conditions sont les mêmes que si une couche très mince de platine était étalée sur toute la plaque. L’auteur a été ainsi conduit à étudier les résultats obtenus en couvrant uniformément la plaque
- de platine et en plaçant au-dessus des bandes de différentes épaisseurs. Ce procédé offre l’avantage que la radiation secondaire facilement absorbable produite par les parois du coffret 11e peut plus agir sur Ja pellicule sensible.
- On compare donc sur la plaque photographique deux spectres correspondant à des épaisseurs différentes de platine. Les deux spectres
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- présentent une apparence très semblable à celle obtenue pour la plaque non recouverte. Sous la couche épaisse, le spectre est en partie renforcé, en partie affaibli par rapport au spectre obtenu sous la couche mince de platine. Ou trouve, comme précédemment, un endroit pour lequel l’intensité de la radiation est la meme derrière les couches de platine de différentes épaisseurs. De la même façon que précédemment, on peut déterminer, d’après la position de cet endroit d’égal noircissement, la vitesse des rayons £ qui ont atteint la plaque. L’auteur a trouvé ainsi les valeurs suivantes qu'indique le tableau II.
- ÉPAISSEUR DF PLATINE VITESSE
- Jusqu’ici, il n’a été question que de la relation entre la vitesse des rayons rp primaires et l’épaisseur de la couche. L’autour a étudié aussi la relation entre l'épaisseur de la couche de platine, la vitesse des rayons £ et l’intensité de la radiation derrière la feuille de platine. Comme mesure de l’intensité de radiation, l’autour déterminait le noircissement de la plaque.
- La relation entre l’intensité de radiation sur l'axe, l’épaisseur de la couche et la vitesse fut déterminée graphiquement. En abscisses d’un système de coordonnées rectangulaires, on porte la valeur de l’épaisseur de platine dt et sur l’axe des ordonnées l’intensité J de la radiation. A chaque valeur de d et de J correspond donc un
- point du plan : on marque à côté de cc point la vitesse qui, d’après les mesures précédentes, donne, pour l'épaisseur considérée, l’endroit d’égal noircissement. Si l’on relie entre eux les points de même vitesse, on obtient un système de courbes analogues aux courbes de niveau des cartes géographiques. A chaque vitesse correspond une courbe indiquant comment, pour cette vitesse, l’intensité de la radiation derrière la couche de platine dépend de l’intensité de cette couche.
- Si, par exemple, la plaque photographique totale a été recouverte d’uue couche de platine de i jj, d’épaisseur, sur laquelle on place une bande de 2,5 p. d'épaisseur, on trouve, d’après les mesures précédentes, qu’une vitesse de 2,6 . io1t) centimètre par seconde produit le même noircissement sous les deux couches. Le noircissement en ce point étant pris arbitrairement comme unité ; on porte les valeurs du noircissement en ordonnées, les épaisseurs de la couche de platine en abscisses et l’on obtient dans le plan des coordonnées deux points, l’un d’abscisse d= i \i., et l’autre d’abscisse d =
- -\- i) [/,. À côté de ces deux points, on inscrit la vitesse \> = 2,60 . io19 centimètre par seconde. En outre, sur la plaque photographique recouverte d’une couche de platine de 1 p,, on a placé une bande de platine de i3 p, ou de 34,7 microns d’épaisseur. D’après les résultats des mesures précédentes, la vitesse u = 2,83. io10 centimètres par seconde ou f=r. 2,92 . io10 centimètres par seconde correspond à l’endroit d’égal noircissement. L’intensité de la.radiation est un peu plus grande pour l’endroit de même noircissement que pour les bandes de 2,5 p, d’épaisseur. Sur la plaque recouverte d’une couche de 1 p,, on obtient donc dans le plan des coordonnées six points bt b[, b2 b't, c2 d2 (fig. 1).
- Si toute la plaque photographique est recouverte d’une couche de platine de 2,5 p. cl qu’une bande de 2,0 p. d’épaisseur soit placée sur elle, la vitesse pour laquelle le noircissement à la
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- même valeur est ç = 2.7/1 . io10 centimètres par seconde, d’après les tableaux précédents ; c’est-à-dire que l’intensité de la radiation est la même pour cette vitesse, derrière une couche de platine de 2,5 ou de 5 p.. On suppose qu’elle est. 2,5 fois plus grande que pour la couche de platine de 1 [j.. Si l’on porte les valeurs dans le même système de coordonnées que précédemment, on obtient les points c1 et c[, à côté desquels on marque la vitesse 2,74 . io10. Pour une bande superposée de i3 p, d’épaisseur, on obtient les points e2 et c'., auxquels correspond la vitesse de 2,87. iow centimètres par seconde, etc. En recouvrant ht plaque totale d’une couche de platine de 5 p. d’épaisseur et on plaçant sur elle . des bandes de 2,5, t3 et 19,6 ;x. on obtient les poiiits di et d[, d-, et di, et </' auxquels correspondent les vitesses 2,84 • io10 centimètres par seconde ou 2,91 . io10 centimètres par seconde, etc., etc. La figure 1 indique ainsi les courbes appartenant à des vitesses de 2,5, 2.7'!, 2,8'!, 2,90 et 2,92 . io10 centimètres par seconde. Les points correspondant à une épaisseur de 5 p, 2,5 1 [j. et o ;j, sont indiqués par une croix, un
- triangle, un rectangle ou un cercle.
- Les conclusions de cette étude sont les sui-
- Les courbes indiquant la relation entre la radiation lolale et l’épaisseur de couche pour les différentes vitesses présentent une allure très-caractéristique. Elles s'élèvent assez rapidement, présentent une partie presque horizontale, et tombent ensuite peu à peu avec un point d'in-llexion. Les courbes relevées par Eve sont analogues à celles obtenues par l’auteur.
- Si l’on admet que la loi d’absorption par les rayons ,3 est de la forme e~da, d étant l’épaisseur de la couche absorbante et a le coefficient d’absorption , Pasohen a établi pour la radiation secondaire des couches minces de platine la formule :
- fi étant le coefficient d’absorption de la radiation secondaire. Si l’on suppose le coefficient d absorption a des rayons primaires petit en comparaison du coefficient d’absorption J3 des rayons produits, et si l’on trace les courbes représentées par l’équation ci-dessus, on obtient un système de courbes tout à fait analogue à celui qu’a trouvé l’auteur. B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Calcul des machines électriques au point de vue de la commutation. — C’-L. Kennedy. — Eleclrirnl World. 17 février 1907.
- Dans un induit ordinaire de machine à courant continu, si les balais sont calés exactement
- effectuée entièrement par la résistance de contact du balai. S’il n’v a pas d’inductance dans la bo-binequientre en commutation, la vitesse devaria-tion du courant dans la bobine pendant la commutation a une valeur constante et le rapport des courants passant par les lames du collecteur adjacentes reliées à la bobine est, à chaque instant, égal au rapport des résistances entre les lames et les balais qui les relient. Le courant dans la bobine commutée varie suivant, la droite delà figure 1, dans laquelle le rectangle représente la face du balai. Mais les conducteurs de l’induit, placés sur un noyau de f'er, présentent une certaine inductance. Celle-ci tend à retarder toute variation du courant passant à travers la bobine couvt-circuifé'e. Le schéma de commutation est. modifié conformément à la figure 2. La densité du courant à la corne arrière du balai de vient beau coup plus grande que la densité à la corne avant du balai. L’augmentation de chute de tension due à ['accroissement de la densité du courant à la corne
- étincelle si le produit du courant, de l’inductance et du tauxde variation du courant n’a pas une valeur exagérée. Quand la valeur de ce produit devient trop grande, la commutation s’effectue dans les conditions que représente schématiquement la figure 3. Là, le taux de variation du courant au dernier instant produit une tension de réactance trop élevée pour être surmontée par la chute de tension due à la réactance du contact, et il en résulte des crachements aux balais. En calculant cette tension de réactance, on peut avoir une idée des caractéristiques de l’induit au point de vue de la commutation.
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- La tensiondc réactance d’un circuit électrique dans lequel le courant varie suivant une loi harmonique a pour valeur :
- Vr=2iunLI. (t)
- Pendant le temps pendant lequel la bobine est soumise à la commutation, la variation du courant correspond à un demi-cycle complet. Si l’on suppose que la longueur du balai est égale à la longueur d’une lame de collecteur, on a
- n = *rfr, O)
- c. étant le nombre de lames du collecteur et r le nombre do tours par seconde qu'effectue la machine. L’inductance d’un circuit électrique est donnée par la formule :
- Pour calculer l’inductance d’une bobine d’induit, il est nécessaire de connaître le nombre de lignes de force qui l’environnent, par ampère de courant. Ainsi, soit /, la longueur de la portion d’un tour entourée de fer, L1 la longueur de la portion d’un tour non entourée de fer, <[>, et lï»o les nombres de lignes de force produites par ampère-centimètre de lt ou L, le flux total existant autour d’un tour a pour valeur :
- 4> = l (/,<!>,+ «>,). ('.)
- Mais, avec un enroulement à encoches et des conducteurs induits disposés sur deux couches dans chaque encoche, le conducteur du courant de toute bobine en commutation occupe la même encoche que le conducteur du fond de la bobine en commutation sous le balai adjacent. Par suite, le flux total enveloppant la portion entourée de fer estaugmenté par celui queproduit l’autre conducteur dans la même encoche. Le flux total enveloppant une bobine de l’induit de tours a donc pour valeur
- -I* NJ (2VI», + 4<K)-
- Le volume total de courant qui traverse une encoche de l’induit peut être supposé concentré dans un conducteur occupant le centre del’cnco-che, et tontes les lignes de force produites par le courant doivent envelopper ce conducteur. Leur circuit magnétique est compris dans le fer qui entoure l’encoche, dans le milieu non magnétique de la moitié supérieure do l’encoche, et dans l’air qui entoure les extrémités de la denture. La majeure partie delà réluctance des cir-
- cuits suivis par ces lignes de force étant relative nu passage dans le milieu non magnétique, ou entrefer, la perméance de ces circuits est approximativement égale à la perméance de cet entrefer. Pour calculcrcette valeur, il est commode de calculer séparément la puissance du circuit entre les parties supérieures de l'encoche et celle du circuit entre les extrémités de la denture.
- En calculant la perméance de la partie supérieure de l’encoche, il faut prendre évidemment comme longueur de l’entrefer la largeur de l’encoche. La surface de l’entrefer en centimètres carrés, pour une section de l’encoche de un centimètre de longueur axiale, est numériquement égale à la moitié de sa profondeur, puisque le flux doit envelopper le conducteur hypothétique placé au centre de l’encoche. Soient alla profondeur de l’encoche et w la largeur, la perméance de l’encoche est proportionnelle à (df 2iv). Le nombre de lignes de force produites dans l’encoche par ampère-centimctre de conducteur a pour valeur
- La ligure 4 représente une section à travers une encoche et les dents adjacentes. La plupart des lignes de force sortent des extrémités des dents
- Fig.
- et suivent des trajets demi-circulaires dont le rayon est é+(a/2). Soit dx la largeur à l’extrémité d’une tête d’un filet élémentaire représentant le chemin d’une ligne de force quelconque; sa longueur moyenne a approximativement pour
- b±&l*)dr
- b
- Sa largeur a à peu près comme valeur a + r. [.r — («/a)j,
- x représentant la distance variable du filet au centre de l’encoche. La perméance du circuit
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- suivi depuis l’extrémité d’une dent de l’induit jusqu’à l’extrémité de la dent adjacente, a pour valeur, si l’on désigne par / la largeur de l’induit :
- L w>))]
- = Ml±^.\os^jél. (7)
- D'après cette formule, les lignes de force émanant de l’extrémité de la dent par ampère-tour et par centimètre de longueur de l’induit ont pour valeur 0,87 quand a—b et 1,16 quand 3a — b. Un certain nombre de lignes de force suivent toutefois des chemins différents de celui que l’on vient de considérer d’une extrémité de dent à la suivante. Le nombre total de lignes de force qui ne traversent pas l’encoche elle-même a été irouvéexpérimentalementégal à 1,67, au lieu de 0,87 ou i,iG. Si <J>, représente le nombre total de lignes de force produites par ampère-tour, par centimètre d’encoche, on a :
- <I>, — 1,57 H- o,63 (d/w). (8)
- Il n’existe pas de méthode simple pour le calcul des lignes de force produites par ampère-centimètre de connecteurs frontaux.La moyenne, déduite d'un certain nombre d’expériences est
- 'l'a = o,79- (9)
- 11 suffît d’employer cette valeur, car le flux produit par les connecteurs frontaux est si faible comparativement au flux total qu’une erreur même sensible commise sur son évaluation apeu d’effet sur le résultat final. On a alors :
- <|. = =N,I [(r,S7 + o,63 (,*/«.)) /, + 4]. (10) l'in remplaçant par sa valeur dans l’équation (3) qui donne l’inductance, il vient :
- I. = 2N; [( 1,57 + o,63 (<?/«'))/, + 4] 10 (1 i)
- En combinant les équations (1), (2) et (11), on trouve comme expression de la tension de réactance la formule :
- V„ = 277>iLÏ
- = 6.3SÎ [(1.67 + o,63 (rf/«-)) /, + /,] Iio-*. (,,) Cette formule donne la tension efficace si l’inversion du courant dans la bobine commutée suit une loi sinusoïdale. La courbe réelle du courant à proximité du point où se produisent les étincelles diffère probablement d’une façon impor-
- tante de la sinusoïde ; sa détermination est très difficile. Pour une étude comparative toutefois, il suffit de supposer que la courbe a une forme sinusoïdale, étant entendu que la tension de réactance ainsi calculée n’est pas en réalité la tension de réactance réelle, mais fournit une base commode pour déterminer les caractéristiques de l’induit au point de vue de la commutation.
- (À suivre.) R. R.
- Sur la dispersion magnétique (miujQ). —
- W. Cramp. — The Eleclrician, 1" février 1907. .
- L’auteur étudie de dispersion dans les alternateurs, en se limitant uniquement à la dispersion utile, ou, plus exactement, en montrant comment on peut utiliser cette dispersion qui doit exister.
- Dans les alternateurs ordinaires, la dispersion est de deux sortes ; dispersion de l’inducteur et dispersion de l’induit. O11 peut appliquer à la première tout ce qui a été dit à props des machines à courant continu. La dernière donne lieu à la réaction d’induit et, sauf dans les cas tous spéciaux de machines à intensité constante, elle doit être réduite autant quo possible. La dispersion peut être utilisée, comme on l’a proposé depuis plusieurs années el comme l’a réalisé récemment Heyland, pour obtenir un compoundage plus ou moins important de l’alternateur, c’est-à-dire établir une machine qui produise une différence de potentiel à peu près constante quelle que soit l’intensité du courant débité. L’auteur a employé, pour établir une machine à courant constant, la méthode suivante (fig. 3):
- Fiff. 3.
- R est le stator, ou induit fixe, formant une partie du circuit magnétique ; S est le rotor, et porte normalement les inducteurs tournants qui
- (i) Éclairage Électrique, t. L, 16 mars 1907, p. 384
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- produisent les variations de flux nécessaires. A,, A.2> A3 sont'des entrefers ; il est évident que si F est la seule bobine iuduetrice, A, et A, sont magnétiquement en série, ainsi que A,, A;;, tandis que A2 et As sont magnétiquement en parallèle par rapport à - A,. On suppose que des bobines induites soient portées par le stator en À2, tandis que les deux autres entrefers servent simplement de chemin pour le flux magnétique. Si la bobine F est excitée par un courant constant, les bobines A., produisent une certaine f. é. ni. a circuit ouvert quand R tourne à une vitesse déterminée, dépendant des surfaces de Ao et A.,. Si les bobines placées en A2 sont le siège d’un courant débité par la machine, la réaction d’induit que produit ce courant augmente immédiatement la réluctance du éouïant magnétique que suit le flux à travers A2. Par suite, la majeure partie de ce flux tend à passer en As, produisant ainsi une forte chute de tension qui tend à maintenir constante l’intensité du courant en A2. Cela se produit en particulier si l’entrefer en A2 est faible et si l’induction est élevée, par rapport à ce qu’elle est en A;{. En dimensionnant convenablement les surfaces des entrefers et les inductions, on peut donc construire un alternateur de telle façon que le courant varie extrêmement peu en A.j, même si la résistance du circuit auquel sont reliées ces bobines passe d’une valeur très élevée à la valeur de court-circuit. De même, si les bobines de l’iuduil sont placées en A;t, on obtient un effet beaucoup plus prononcé. On peut régler complètement cet effet en plaçant une secoude bobine inductrice entre A., et A3 et en la reliant en parallèle avec F. Une résistance et un interrupteur-inverseur en série avec cette seconde bobine permettent de passer d’un alternateur ayant pratiquement une caractérisque à courant constant à un alternateur ayant la caractéristique d'une machine ordinaire à potentiel constant. Si les deux bobines inductrices sont réglées de façon à tendre toutes deux h faire passer leur flux par A, A:;, l’effet de la seconde bobine inductrice équivaut h une réduction importante de la réluctance en As, tandis que quand les deux bobines sont on opposition, elles tendent toutes deux à faire passer leurs flux par A2 et à empêcher toute possibilité de dispersion. Dans l’un ou l’autre cas, l’induit en Aâ peut être bobiné comme s’il s’agissait d’une machine ordinaire à potentiel constant. On voit que, puisque la réluctance de
- chaque circuit est à peu près inversement proportionnelle aux surfaces des entrefers respectifs, le calcul pour une caractéristique particulière quelconque est extrêmement simple en comparaison du calcul nécessaire pour lin alternateur ordinaire à courant constant; en outre remploi d’une deuxièmebobineinductrice permet de corriger toute erreur de calcul et d’effectuer le réglage que l’on veut.
- Pour appliquer ces principes à l’établissement d’une machine capable de donner une différence de potentiel constante pour des intensités de courant variables, il fauL disposer, en As, d’une force magnétomotrice constamment croissante de sens tel qu’elle tende à s’opposer à la dispersion de F. Ce dispositif est équivalent au eompoun-dage ordinaire. Pour atteindre ce but, et utiliser l’entrefer As, l'auteur a placé sur le rotor cii A, un induit à courant continu avec un collecteur, et a subdivisé As en pèles saillants.
- Les balais qui frottent sur le collecteur étant reliés, par l’intermédiaire de résistances convenables, à la bobine d’excitation F, on obtient une machine auto-excitatrice. En outre, un accroissement de l’intensité du courant alternatif en A, tendant à augmenter la réluctance de ce chemin, tend aussi à faire passer plus de flux par A.,, ce qui produit un accroissement de la tension entre balais et. avec elle, du couvant d’excitation : il en résulte que la tension alternative produite parla machine convient à sa valeur initiale. De cette façon, la machine devient en même temps auto-excitatrice et auto-régulatrice ; l’autorégula-tion de la différence de potentiel aux bornes se produit non seulement pour les variations du courant alternatif débité par la machine, mais aussi pour les variations du facteur de puissance sans variation d’intensité du courant débité. Si la valeur du facteur de puissance diminue, la réaction d'induit en A2 augmente et le courant d’excitation croît automatiquement. On peut établir la machine de façon qu'elle soit sur-compoundée, c’est-à-dire de façon que sa tension augmente avec la charge : la valeur ducom-poundage dépend uniquement de la saturation du circuit magnétique en à2 par rapport à celle du circuit magnétique en As.
- La figure !\ représente la section d’une machine réelle établie d’après ce principe.
- On peut noter que, si l’on veut réaliser une machine à courant constant, on peut, au lieu de ré-
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- duire la réluctance en À8, augmenter si l’on veut la réluctance en A,. Ou y arrive facilement en plaçant l’induit de l’excitatrice en A, : tout accroissement de courant en A2 augmente la réluctance de tout le cirenit magnétique suffisamment pour faire tomber d’une façon perceptible la f. è. m. d’excitation. Dans ce cas, l’entrefer As est inutile, mais on peut le conserver pour obtenir une meilleure .distribution magnétique en Ao (en employant une dernière bobine inductrice entre A, et A3).
- On peut remarquer sur la figure 4 que l’induit de l'excitatrice représente une part importante de la machine totale. Cela est dù en partie a ce que, les machines étant établies pour donner une caractéristique tombante, la presque totalité du flux traverse l’induit de l’excitatrice, et en partie parce que l’induit de l’excitatrice est entouré de pôles qui sont tous d’une môme polarité, ce qui conduit à adopter des proportions différentes de celles généralement admises dans la construction de machines à courant continu.
- Cette méthode de réglage pourrait encore être appliquée à des groupes moteurs-convertisseurs. Si l’induit de l’alternateur est alimenté par du courant alternatif pendant que le rotor est en vitesse, la machine fonctionne comme moteur synchrone. Quand la machine est au synchronisme, une augmentation de charge tend à renforcer le flux inducteur par suite de la diminution de réluctance du côté du moteur synchrone; la machine est alors compound du côté continu. On possède donc un convertisseur dans .lequel U tension du courant continu peut être réglée à volonté et qui tend à être automatiquement compound ; une telle machine serait économique et aurait un bon rendement grâce à l’emploi d’une seule bobine inductrice pour les deux induits.
- (A suive.) li. R. .
- Transformateurs triphasés. — A. S. Mac Allister. — Electrical World, y février 1907.
- Une étude des flux correspondant à trois forces électromotriees sinusoïdales déphasées de 120 degrés électriques montre qu’à un instant donné quelconque, la somme de deux quelconques des flux est égale en valeur et opposée en direction au troisième flux. On en conclut que si le circuit magnétique d’un transformateur est construit avec trois noyaux portant chacun le même nombre de tours, et si les trois enroulements sont soumis à des forces électromotriees exactement triphasées, chaque bobine et chaque noyau fonctionnent exactement comme l’enroulement primaire et le circuit magnétique d'un transformateur simple monophasé. Par suite, en augmentant d’un peu plus de cinquante pour cent les matériaux actifs d’un transformateur monophasé à noyau, la capacité de l’équipement devient exactement de cinquante pour cent plus grande que celle d’un transformateur triphasé. Ainsi, en ajoutant un peu plus de 5o °/0 aux matériaux actifs d’un transformateur de 10 kilowatts à noyaux, on obtient un transformateur triphasé dont la puissance est de i5kilowatts.Un keltrans-formateur polyphasé est capable de remplacer trois transformateurs monophasés de 5 kilowatts connectés en étoile ou en triangle, ou deux transformateurs de 8,60 kilowatts connectés en V. ou un transformateur de 7,5 kilowatts et un de 8,60 kilowatts connectés en T.
- Les avantages relatifs des transformateurs triphasés et de la combinaison de transformateurs monophasés que l’on peut employer pour obtenir le môme service ont été fréquemment discutés par différents auteurs qui ont pris pour base la diminution de prix des différents types de transformateurs avec l’augmentation de puissance, et, sur celte base, on a établi que Je transformateur triphasé est le meilleur marché parce qu’il représente comme construction environ 100% du prix d un transformateur de 10 kilowatts, tandis que les autres combinaisons sont plus coûteuses par suite du fait qu’elles exigent une puissance totale égale ou supérieure avec des transformateurs plus petits. L’auteur se propose de montrer que, abstraction faite de la diminution du prix de revient avec l’augmentation de la puissance, le transformateur triphasé possède un réel avantage en exigeant moins de matériaux et en présentant un rendement meilleur que les
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- autres combinaisons de transformateurs, et que l’avantage à ce seul point de vue est tout à fait sensible, même quand le transformateur triphasé a une grande capacité. L’auteur mentionne également les avantages de la connexion en T de deux transformateurs quand on ne peut pas établir de transformateur triphasé.
- Pour passer d'un transformateur monophasé à un transformateur triphasé ayant une puissance de 5o °j0 plus grande, il faut 5o °/0 de plus de cuivre, et un peu plus de 5u % de plus de fer. Comme valeur moyenne on peut induire que le poids de fer par kilowatt de capacité est d’environ 0% plus grand, et que le poids de cuivre est exactement le même que pour un transformateur monophasé ayant une capacité de 66,P>°/„. En emplovant les valeurs trouvées sur certains transformateurs commerciaux monophasés, dont la description a été publiée dans des revues techniques ou dans des bulletins établis parles constructeurs. On trouve que le cuivre d un transformateur de io kilowatts pèse —k«rTS5 par kilowatt et le fer îo kilogrammes par kilowatt, tandis que les valeurs correspondantes pour un transformateur de 5 kilowatts sont de de cuivre
- et i rkffr,7 de fer par kilowatt. Aussi, un transformateur triphasé de i5 kilowatts exige 7ksr,85 de cuivre par kilowatt et iok5r,f> de fer par kilowatt, tandis que trois transformateurs monophasés de 5 kilowatts exigent i6kffr,7 de cuivre et nk6r,7 de fer par kilowatt. Les pertes dans le cuivre du transformateur triphasé sont de 17,7 watts par kilowatt et les pertes dans le fer île n,2 watts par kilowatt, tandis que les perles correspondantes pour trois transformateurs monophasés sont de 20 et 12,2 watts par kilowatt. Ainsi le rendement du transformateur triphasé est de 97,2 °J0, et celui de trois transformateurs monophasés est de qü,g %•
- Les résultats d’une série de calculs analogues aux précédents, effectués sur une grande variété de transformateurs de puissances comprises entre 0,70 et 75 kilowatts, ont conduit aux mêmes résultats. On voit que, pour chaque valeur de la puissance à transformer, le transformateur ti'i-phasé exige moins de matériaux actifs et présente un meilleur rendement que trois transformateurs monophasés ayant la meme puissance totale. 11 faut noter, toutefois, qu'un transformateur monophasé de même puissance totale exige beaucoup moins de matériaux et présente
- un meilleur rendement qu’un transformateur triphasé.
- Les considérations précédentes s’appuient sur les phénomènes fondamentaux relatifs à l’établissement des transformateurs, et elles sont indépendantes de la diminution du prix de revient qui accompagne toujours toute augmentation de puissance.
- Bien que, en déterminant les dimensions d’une série de transformateurs, les constructeurs établissent chaque unité comme un compromis entre la réalisation d’une grande légèreté et la réalisation d’un bon rendement, tout à fait indépendamment des autres unités de la série, il arrive toujours que le meilleur compromis pour chaque unité est tel que le poids et les pertes par kilowatt vont en diminuant quand la puissance augmente. L’étude d’un grand nombre de séries de transformateurs monophasés existant sur le marché à l’heure actuelle montre que les pertes en watts par kilowatt dans une série quelconque de transformateurs peuvent être exprimées, sans erreur sensible, par l’équation suivante :
- L = k /W‘,
- en appelant W la puissance du transformateur, /!• les pertes en watts par kilowatt pour un transformateur de puissance unité et x un exposant dont la valeur varie légèrement avec la puissance, mais est pratiquement constante entre de larges limites. On a trouvé que, pour presque toutes les séries de transformateurs, à noyaux ou cuirassés, à haute tension ou à basse tension, à fréquence élevée et à basse fréquence, àrefroidisse-ment par circulation d’air, à bain d’huile, h refroidissement par circulation d’eau, etc., xa une valeur qui diffère rarement de o,2(j : cette valeur est un peu plus élevée aux faibles puissances et pour de hautes tensions. Ce résultat montre que les pertes dans un transformateur de 3 kilowatts ont pour valeur 0,70 fois la valeur des pertes dans un transformateur de 1 kilowatt de la même série ; les pertes par kilowatt dans un transformateur de 3o kilowatts ont pour valeur 0,75 fois la valeur des pertes dans un transformateur de 10 kilowatts, etc.
- Bien que, dans certaines séries de transformateurs, les pertes dans le fer par kilogramme de fer et les pertes dans la bobine par kilogramme de cuivre ne varient d’une façon sensible entre de larges limites de la puissance (c’est-à-dire
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- que l’induction et la densité de courant ont des valeurs constantes), le rapport du cuivre au 1er varie souvent avec les dimensions du transformateur. Ainsi deux transformateurs présentant exactement les mêmes pertes par kilogramme de fer et par kilogramme de cuivre et les mêmes pertes totales par kilowatt peuvent ne pas avoir le même poids par kilowatt. Si les relations ainsi établies sont correctes pour toutes les dimensions de transformateurs, on peut en tirer les conclusions suivantes :
- Un transformateur monophasé pèse ai) °/u de moins que trois transformateurs séparés de même, puissance totale ; ses pertes à pleine charge sont inférieures de 25 °/0. Un transformateur triphasé pèse i6,5 % que trois transformateurs séparés ; ses perles sont aussi de i6,5 °/0 inférieures. Deux transformateurs connectés en V pèsent exactement le même poids que trois transformateurs monophasés séparés de même puissance totale, les pertes sont aussi égales. Deux transformateurs connectés en T ont un poids total de 5 7» inférieur à celui de trois transformateurs séparés groupés en triangle ou en étoile, ou que deux transformateurs connectés en Y, les pertes étant aussi de'5 °/0 plus faibles.
- Des considérations qui précèdent, on peut conclure que, pour la transformation de courants triphasés, le transformateur triphasé doit être préféré à toute autre combinaison possible. En ce qui concerne le prix de revient et le rendement, deux transformateurs connectés en T doivent être préférés à deux transformateurs
- nectés en étoile ou en triangle.
- nexion en étoile ou en triangle, il y a lieu de noter que chaque type de connexion permet d’effectuer la transformation sans distorsion sensible des phases. La connexion en T permet d’atteindre le point .neutre aussi bien que la connexion en étoile.
- En ce qui concerne la possibilité de maintenir l’équilibre entre les phases, la connexion en T est beaucoup meilleure que la connexion en Y-Pour le démarrage de moteurs triphasés à tension réduite, où les transformateurs sont utilisés pendant une courte fraction de temps, la distorsion des phases n’est pas importante, mais, pour un service permanent, la distorsion n'est pas admissible. A ce point de vue, la connexion en T
- est préférable à la connexion en Y et elle peut souvent être préférable à la connexion en étoile ou en triangle.
- R. R.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Sui les réseaux à courant alternatif (suiteX')-— Lichtenstein. — ElektrotechnUche Zeitschrift, 7 février 1907.
- L’auteur considère ensuite quelques exemples :
- i° La boucle ABC1) (figure 6) consiste en fils de cuivre de 100 et 5o millimètres carrés de section. L’écartement entre axes des conducteurs est de 5 mètres. La fréquence est de 5o périodes par seconde.
- On a :
- r\2 = o,565 cm. ; r3 = o,3gt) cm. ;
- = 0,174 ohm/krn. ; tvs = 0,348 ohrn/kn
- m = -,r.f= 3ii;
- = i4,o8 cgs. = i4,o8 . io-4 henry/kn
- ,,5 += 10^-55^
- 0.399
- = i4>74 cgs. = i/j,74 • io_v henry/kn: , = L2H-L, = 28,82 . io- 4henry/km. ;
- '/o,î48î-
- V'o,I74! + 3i4’
- <4,7^
- 1,08*. 10-8
- ___\/ 0,33(14 j
- -2 = o,Gl ;
- ,.Jlcff
- \AV*-
- _ Vo^ + 3i4Y t4/yY
- \/o,522î-f-3r4!! • 28,82*
- Joeff = o, 556J( ;
- J2Cff+J3etl= i,ooaJle„
- (•) Eclairage Electrique, t. b, 16
- 1907. p. 3g2.
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- T. L. — N° 12.
- Cette équation montre déjà que le déphasage des courants J2 et j/est faible. On tire de l’équation (20) la valeur :
- _WLS_—
- W + (,>-L:iL2
- (o&
- o,348.
- 0.348.28,22)1
- . l4;7/| • ^,82
- o = 6"57' ; L’énergie convertie de longueur et par io< a pour valeur :
- ODS? = 0,993. en chaleur par kilomètre . ampères de courant total
- A = *>Jlil + wa.3Uu
- = 0.174.55,62-f-o,348 • 44,62 = 1 280 watts.
- Pour du courant continu, 011 aurait :
- j;:Jj = o, 348:o,i-4 = 2:i;
- .) j= 66,7 amp. ; Jj = 33,3 amp. ; A' = w2 . J»2 + ivs. Jj2 = 1 162 watts.
- La consommation d’énergie est donc de 5,85 0/„ plus grande dans le cas du courant alternatif que dans le cas du courant continu. Le conducteur (3) transporte 34 °/i> cou,’ant de plus dans le cas du courant alternatif que dans le cas du courant continu.
- Fig. 8.
- 2° L’auteur considère la disposition ABCDEF (figure 8). AB est un rail de voie ferrée, CD et EF sont des conducteurs en cuivre de 100 millimètres carrés de section. Les rayons des conducteurs ont les valeurs suivantes :
- t\ = 7-a = 0,565 cm. ;
- rf12=im.; cî1s = 6,5 ni. ; <4, —5,5m.;
- wx = H’2 = 0,174 ohm/km. ;
- [ii = V* = 1
- Pour la résistance à courant alternatif du rail, y compris les éclisses, les mesures ont donné,
- pour une fréquence de 27 périodes par seconde, la valeur :
- iVg = 0,120 ohm par kilomètre.
- Dans le cas considéré, on trouve, en adoptant la valeur de [a3 obtenue expérimentalement:
- L, = j4,24 cgs. = i4,24 • io_ 4 henry/km. :
- La = i4,8 cgs. = i4,8 . 10“ 1 honry/km. ;
- Lj = 3,73 cgs. = 3,74 . I0_A henry/km. ; ï/ = LjH-Ls = 17,98 . io"4- henry/km. ; l/= — L,-f-L,= 11,06 . io“A henry/km.;
- (o — 2^^ — T70 —- ;
- J2
- \Zo,"i74’+ i7°2 • n»o6*. to 8 _ y/o^ogM _ \/o,o657
- La mesure directe a donné pour p la valeur p = 1,72. La concordance est donc bonne.
- 3° L’auteur considère une boucle formée d’un rail et d’un conducteur de cuivre placé parallèlement à ce rail (figure 9). lies sections et les résistances sont les mêmes que dans l’exemple 2.
- H
- *’*&• y-
- La fréquence a pour valeur 25 périodes par secoude. Ou suppose :
- dii = dVi; rf2., = 5cm., et l’on obtient les valeurs :
- U = “ + 2 logan 1^. = 4,86 Cgs.
- = 4-86.ro 1 henry/km. ; Ls = 5,36 cgs. = 5,36 . io'_A henry/km. ;
- 4eli-
- j3aB'
- \//q-1253H~ 167^ 5.3'é2 10^
- N/dTÎT^H-ïÏÏf. 4,862. io-"
- __y/ 0,0228__
- y/ o,o36a
- 679'»;
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- Le conducteur de cuivre porte, pour une fréquence de 25 périodes par seconde, io u/0 de courant de plus, en chiffres ronds, que la loi d’Ohm ne l’exigerait.
- 4° La boucle AB CD (figure 6) consiste en une barre d’acier de 72 millimètres de diamètre et un conducteur de cuivre de 100 millimètres carrés. La fréquence a pour valeur 25 périodes par seconde. On a les données suivantes :
- ra = 0,565; rs = 3,6 cm. ; d^ — hem.
- Pour (x on introduit la valeur 55. fv2 = 0,174 ohm/km. ; w% = 0,37 ohm/km. ; L2 = -^ + 2 lognlt —4,86 cgs.
- = 4,86.10 * henry/km. ;
- La = — H- 2 lognai ——— = 28,20 cgs.
- * a ” 3,6 ë
- = 28,20 . io“l henry/km. ;
- J2c,tf_ \/o,37s-h t572 • 28,2*. io~s
- \f ioy"2.4,86a. io~8
- =@=M.
- V/o,o362
- Le conducteur de cuivre porte 45 % de plus de courant que dans le cas du courant continu (en prenant pour base les résistances à courant alternatif.
- 5" Dans une installation de traction à courant monophasé, le courant retourne à l’usine par les rails de roulement et par une voie parallèle située à une grande distance (figure 10). On cherche à déterminer quelle est la portion du courant total qui passe par les rails de la deuxième
- A-------------------------~A'"1
- Pour simplifier, l’auteur admet que les deux conducteurs de retour consistent en un seul rail et que la longueur de la boucle considérée est assez grande pour que l’on puisse négliger l’in-
- fluence des sections AC et BD. On admet les conditions suivantes :
- Le conducteur t a une section de 100 millimètres carrés ; c, = o,565 ohm; ^, = 0,174 ohm par kilomètre. La résistance à courant alternatif des rails (2) et (3), y compris les éclisses, a pour valeur, pour une fréquence de 26 périodes par seconde ;
- ii\2 = = o, 126 ohm par kilomètre.
- W = w2-\~ ws — 0,25o ohm par kilomètre — 500 cm. ; dn = d13 = 1 km. = 100 cm.
- L» = K? + ü» + 3 logB., --‘Si = 5o c. g. s.
- 'henry par kilomètre
- L'=^ + 2log-nat
- —14,54 i<
- JL,
- dl:). d3i
- jjU =
- >"' henry/km.
- =
- yL+,„214
- =0,3.7;,.,,
- î log..
- = 35,7 . io_ihenry/km. Jïl3l£= o,6g8Jle[i J2„f(H-J3sff= i,oi5Jlelf
- Le déphasage des deux courants partiels est faible dans les deux cas étudiés. Comme l’on
- Wj»«h = 0,454.
- Dans le cas du courant cor tinu, on avait trouvé :
- J2oll/J9efi - 1 ; J2eti = o,5J,e/£.
- La dérivation ne porte, dans le cas du courant alternatif, que 63,4 % de l’intensité de courant qu’elle aurait portée dans lo cas du courant continu.
- L’auteur résout le dernier problème traité en supposant que la distance des deux voies reliées en parallèle d2s n’est que de i5 mètres. La fré quence a toujours pour valeur 25 périodes par seconde. On trouve:
- = 33,5 . io~; henry par kilomètre
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — 12.
- L'^i^ + 2l°gnat
- di-2 = i5,8 mètre
- dn . dt%_________
- = 14,42 10 '* henry/km.
- yiel[ — + t4,4^
- o,2Ôo*-f- 107'. 33,5-J3s£l = o,443JiefI \j> = a_|_a loguaL= 19 = 19,0/1 . 10 1 heury/kilot
- îèlre
- J*(
- On a ici encore a
- 157*. 33,52. 10 s = 0,558 Jj eIE -
- :unc grande approximation :
- J2ot£-i- J*eK = Ji.fC
- Pour le cas du courant continu, on aurait:
- L’écart est de 11 °f0 en chiffres ronds.
- Dans les installations de traction électrique, le retour du courant s’effectue souvent par une série de rails groupés en parallèle. Du dernier calcul effectué, il résulte que les rails servant au retour du courant avec les rails de roulement portent moins de courant que la voie de roulement elle-même. La différence atteint iï °/„ dans le cas précédent. Il faut en tenir compte dans le calcul de la chute de tension. Pour déterminer les valeurs exactes des courants dans tous les rails d’une installation de traction par courants polyphasés,il faudrait résoudre le problème plus général de la répartition multiple du courant.
- (A suivre.) B. T,.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Sur la production d’oscillations entretenues dans l’arc chantant de Duddell-Poulsen (fin) (‘). -- J. Sahulka. — Elelclrotechnick und Maschinenbau, 3 février 1907.
- La fréquence du courant de haute fréquence qui se produit ne dépend pas seulement de la capacité et de la self-induction du circuit cscil-
- lant, car une partie de ce courant passe par le circuit à courant continu. II faut faire attention que la self-induction contenue dans ce circuit abaisse la valeur de la fréquence. Plus la longueur de l’arc est faible, plus sa résistance est faible, et plus est faible l’influence de la self-induction contenue dans le circuit à courant continu. Quand la longueur de l’arc diminue, la fréquence du courant de haute fréquence doit donc augmenter, toutes autres conditions restant les memes. Si l’on augmente l’intensité du courant d’alimentation en diminuant la résistance dans le circuit de la source n courant continu, la résistance de l’arc diminue aussi et, avec elle,1 l'influence de la self-induction dans le circuit à courant continu : la fréquence doit donc croître dans ce cas. La fréquence du courant oscillant doit aussi être influencée par la résistance ohmique du circuit oscillant, car celte fréquence doit résulter des conditions électriques du circuit oscillant. Comme dans le cas de la production d’oscillations amorties, la résistance ohmique du circuit abaisse d’nne certaine quantité la fréquence du courant-oscillant, à cause de son action amortissante. La formule de Thomson ne donne que des résultats approximatifs par suite de cette action, Les résultats obtenus par Simon dans scs études sur Paie chantant peuvent être aussi expliqués par l’action amortissante de la résistance ohmique du circuit oscillant.
- La tension alternative qui se superpose dans l’arc à la différence de potentiel continue peut avoir une amplitude supérieure à la valeur de cette dernière. Ce fait a été mis en évidence dans des expériences faites par l’auteur sur l’arc à haute fréquence,- ccs expériences ont montré que les tensions de grande fréquence doivent avoir une forme de courbe très pointue. Si la valeur maxîma de la tension alternative à l’arc dépasse la valeur de la différence de potentiel continue, le courant dans Parc doit avoir, pendant une partie de la période du courant oscillant, une direction opposée au sens des flèches 1, c’est-à-dire une direction concordant avec le sens des flèches 2. Dans le circuit oscillant circule pendant ce temps un courant dans la direction de la flèche 2 ; celui-ci se compose du courant passant par Parc et d’un courant fourni par la source a courant continu dans la direction de la flèche 1. Suivant l’intensité du courant oscillant utilisé, le courant dans l’arc peut ou bien être pulsatoire,
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- ou bien changer de signe. Simon n’a observé avec l’oscillographe que des variations du courant dans l’arc : l’auteur estime que ce n’est là qu’un cas tout à fait spécial ; il doute, d’ailleurs, qu’un oscillographe puisse indiquer d’une façon rigoureuse les amplitudes d’un courant de haute fréquence.
- Les différences de potentiel qui se produisent dans le circuit oscillant aux bornes du condensateur et de la résistance inductive et qui correspondent à la tension alternative produite par l’arc, peuvent, comme dans le cas de courants de basse fréquence, atteindre par suite de la résonance line valeur bien supérieure à la tension alternative aux bornes de l’arc. Ce fait a été confirmé par les expériences de l’auteur sur l’arc à haute fréquence. Plus est faible la résistance ohmique du circuit oscillant, plus est grande I élévation de la tension alternative au condeusa-teur et la résistance inductive. Entre les armatures du condensateur, il doit exister en ouLre la même différence de potentiel continue qu’entre les bornes de l’arc.
- La figure 2 représente un diagramme polaire qui se rapporte au courant de haute fréquence produit dans un circuit oscillant branché en dérivation aux bornes d’un arc à courant continu. Aux bornes de Tare, il existe, pendant la produc-\ tion du courant de haute
- ! fréquence, une différence de
- potentiel continue ct mesurable au moyen d’un appareil de Desprez. Sur la figure 2, la différence de potentiel est i ig représentée par un vecteur
- AO qu’il ne faut pas faire tourner. La tension alternative aux bornes de l’arc, qui correspond au courant de F'iî- a. haute fréquence, est repré-
- sentée par le vecteur tournant OC. La différence de potentiel à l’arc varie entre les limites AB, et AB.2. Si OC est plus grand que OA, il se produit des inversions du courant et de la différence de potentiel. Si l’on désigne par e2 la valeur efficace correspondant a la tension alternative à l’are, et par e la valeur efficace de la différence de potentiel
- résultante, oii a la relation :
- La valeur'de a peut être déterminée au moyen d’un voltmètre électrostatique : on peut donc en déduire e2. Le courant qui se produit dans le circuit oscillant coïncide à peu près en phase avec la tension alternative, car la fréquence du courant oscillant correspond à peu près à la formule de Thomson et les réactances de self-induction et de capacité se compensent à peu près dans le circuit oscillant.
- Le courant dans le circuit oscillant devrait être représenté par un vecteur OC. La valeur efficace 4 de ce courant peut être mesurée au moyen d’un appareil thermique. Dans le circuit oscillant, il se produit encore, par suite des réactances de self-induction et de capacité, des tensions alternatives égales et déphasées, de i8on, qui sont représentées par les vecteurs OD et OE perpendiculaires à OC. La tension OE apparaît au condensateur, la différence de potentiel OD correspond à la résistance ohmique dans le circuit oscillant. Les vecteurs OD et OE peuvent, comme dans le cas de courants à basse fréquence, être beaucoup plus grands que OC. Entre les armatures du condensateur il existe, outre la tension alternative OE, la différence de potentiel continue e,. Si l’on désigne par e la valeur efficace de la différence de potentiel résultante aux bornes du condensateur, et par s.2. la valeur efficace de la tension alternative, on a :
- La valeur de & pouvant être déterminée au moyen d’uu voltmètre électrostatique, on peut calculer e2. Si la capacité C du condensateur est connue, on peut déduire la valeur de la fréquence des valeurs de s,, 4 et C.
- Entre les extrémités de la résistance inductive contenue dans le circuit oscillant, il existe une différence de potentiel composée des vecteurs OC et OD : la valeur efficace de cette différence de potentiel est :
- £ — V/e2 + 4
- L’auteur termine, en indiquant deux phénomènes qu’il a observés dans ses expériences. Quand le courant de haute fréquence était produit au moyen d’un arc à courant continu jaillissant entre un charbon homogène et un tube de cuivre refroidi dans une atmosphère de gaz d’éclai-
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- rage, on pouvait, une fois le circuit oscillant excité, augmenter la résistance ohmique de ce circuit jusqu’à la valeur de io ohms, tandis que, quand on avait interrompu le courant et qu’on te rétablissait, le courant de haute fréquence ne se produisait que si la résistance du circuit oscillant avait une valeur bien inférieure (inférieure à 4 ohms). La valeur limite de la résistance dépend du fait que le circuit oscillant a déjà, ou non, été mis en vibration.
- L’auteur a observé en outre, en disposant une bobine secondaire sur la bobine de self-induction intercalée dans le circuit à courant continu, que la tension à haute fréquence induite présentait de très fortes variations. II a attribué ce phénomène au fait que la décharge du condensateur à travers le circuit à courant continu donne lieu à une fréquence différente de celle produite par la décharge dans l’arc placé en dérivation. L’auteur voit là la cause principale des perturbations que l’on constate dans la production du courant à haute fréquence. On peut, à son avis, éviter cet inconvénient en choisissant une faible valeur de la self-inductance dans le circuit à courant continu et en intercalant en série sur l’arc, dans la branche dérivée, une petite self-inductanee calculée de façon que la décharge du condensateur à travers l arc cl la décharge à travers le circuit à courant continu correspondent à la même fréquence. La résistance ohmique dans le circuit à courant continu doit toujours avoir une valeur élevée pour qu’il se produise de fortes variations de tension aux bornes de l’arc : il ne passe dans le circuit à courant continu qu’une faible partie du courant de haute fréquence. Quand une bobine de self-induction particulière est introduite dans le circuit à courant continu, ou peut disposer un circuit secondaire commun sur cette bobine et sur celle qui est intercalée dans la branche de l’arc. L’égalisation des fréquences peut encore être obtenue par l’adjonction d’un condensateur en parallèle avec la bobine de self-induction intercalée dans le circuit à courant continu : la capacité de ce condensateur est choisie de façon que la fréquence ait la même valeur dans les deux branches: on peut encore disposer autour des deux bobines un circuit secondaire commun relié d’une part à une antenne et d’autre part à la
- ECLAIRAGE
- Lampe à incandescence àûlament de titane. - J. A, Heany.
- L'inventeur emploie un filament de lampe à neandeseence en titane pur, présentant un point de fusion très élevé et une bonne conductibilité électrique : ce filament est stable à des températures auxquelles un filament de carbone ou un filament de carbure de titane se désagrège rapidement. Les propriétés émissives du filament sont dues à la nature homogène du titane: le filament est préparé au moyen d’un composé de titane que l’on fait, traverser par un courant électrique dans Je vide de façon h réduire le métal à l’état de pureté.
- L’inventeur revendique aussi dans son brevet (Brevet américain de décembre 1904) l’application de ce procédé à la fabrication de filaments métaux réfractaires très purs, tels que le tungstène, le titane, le zirconc, ou en alliages de deux ou plusieurs de ces métaux, ou en chrome ur, en molybdène, en thorium, en manga-èse, ou en alliages de ccs métaux.
- Ces filaments sont ductiles et sont capables de résister à une température beaucoup plus élevée que les filaments en carbone ou en carbure de métaux, et présentent une consommation spécifique remarquablement faible : ils ont en outre des propriétés'de radiation sélective.
- tomme exemple du procédé employé, l’inventeur indique la fabrication suivante. On prépare des nitrurcs de titane en chauffant du bi->'de pur de titane dans du gaz ammoniaque pur. nitrure est mélangé avec une faible proportion ail et de paraffine et est chauffé jusqu’à ce que ni ou la paraffine soit éliminée : ensuite on ite le filament par un courant électrique dans le vide et porté à une température suffisante pour décomposer le nitrure : on obtient ainsi filament dense homogène en titane pur. On peut encore employer le titane pur réduit en fine oudre, en faire une masse plastique avec un lnbréfiant convenable, tel que de l’eau ou de la -paraffine, chauffer cette masse pour enlever toute trace du lubréfiant, et y faire passer un rant électrique dans le vide. On peut encore transformer en colloïde du bioxyde de titane, le mouler, le sécher et le chauffer dans de l’hydrogène pur pour le réduire sous forme de métal.
- R. V.
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- 23 Mars 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- La moindre trace de carbone ou d’un métal facilement fusible tel que le platine suffit pour rendre le filament inutilisable en pratique.
- R. R.
- Sur la, détermination de l’intensité horizontale moyenne de lampes à incandescence. —
- F. Uppenborn. — ElektrotechnischeZeitschrift, i4 et 21 fé-
- Pour déterminer l’intensité lumineuse horizontale movenne de lampes à incandescence, on emploie actuellement, en général, les quatre méthodes suivantes:
- in Méthode de mesure directe ;
- 2° Méthode des miroirs d’angle de l’Union des éleotrotechnioiens allemands ;
- 3° Méthode des miroirs d’angle de Siemens et Ualske ;
- 4° Méthode de rotation.
- Dans ce qui suit l’auteur étudie ces quatre méthodes et indique leurs avantages et leurs inconvénients.
- 1" Méthode de la mesure directe. — La méthode primitivement employée, à laquelle on revient toujours comme base de comparaison, est la méthode de la mesure directe. Pour utiliser cette méthode, on place les lampes verticalement sur un support muni d’une division angulaire et on fait des mesures photométriques pour 36 positions successives différant de jo° les unes des autres. L’auteur a appliqué cette mé--thode dans des mesures comparatives et a trouvé les résultats du tableau I.
- TABLEAU 1
- Cette méthode prend beaucoup de temps, c’est pour cette raison qu’on l’a remplacée par d’autres.
- 2° Méthode du miroir d'angle de l'Union des èlectrolechniciens allemands. — Dans cette méthode, on emploie un banc photométrique gradué en bougies* sur lequel la division correspondant à 10 bougies-est située à t mètre de l’origine de la graduation. La relation entre l’intensité lumineuse J et la distance correspondante exprimée en centimètres de l’origine est donnée par les relations :
- r ^ 100 \/Tjïo S = ,*jxooo
- 0li supposant que l'éclairement de l’écran du photomètre ait toujours la même valeur.
- Au-dessus de l’origine de la graduation est
- disposé verticalement un miroir d’angle de dimensions déterminées, à 9 centimètres duquel est placée la lampe étalon d'intensité lumineuse horizontale connue. Le photomètre est amené sur la division correspondant à cette intensité lumineuse horizontale et est rigidement lié à la lampe intermédiaire, à une distance comprise entre 54 et 66 centimètres. Ensuite la lampe intermédiaire est étalonnée, c’est-à-direqu’onmo-difie sa tension de telle façon que les deux côtés de l’écran photornétrique présentant le même éclairement. Cette valeur de la tension doit être conservée pendant toute la série de mesures. La lampe étalon est alors remplacée par la lampe à essayer, dont la tensionest maintenue invariable, et l’on déplace le photomètre avec la lampe intermédiaire, jusqu’à ce que les deux côtés de
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N® 12.
- l’écran présentent à nouveau le même éclaire* ment. Quand il eu est ainsi, on peut lire directement sous la marque du photomètre l’intensité lumineuse horizontale moyenne cherchée. On effectue ainsi la mesure de l'intensité lumineuse. Pour faire la mesure de la tension pour laquelle la lampe essayée présente une intensité lumineuse horizontale moyenne déterminée, T ü bougies par exemple, on étalonne comme précédemment la lampe intermédiaire, on remplace la lampe étalon par la lampe à essayer, et, sans modifier les jonctions entre le photomètre et la lampe intermédiaire, on place le photo-
- mètre sur la division correspondant à l’intensité lumineuse horizontale souhaitée. On règle alors la tension de la lampe étudiée de telle manière que l'éclairement ait la même valeur sur les deux côtés de l’écran. La tension ainsi déterminée est celle que l’on cherche.
- Celte méthode est commode. Un grave inconvénient réside dans la nécessité d’une jonction invariable entre le photomètre et la lampe de comparaison. L’auteur a fait une série d’essais pour déterminer l’exactitude de la méthode : les résultats des essais sont donnés par le tableau II.
- TABLEAU II
- T,p . , ntor
- ni V1A2.N u»™**
- tes*. ” a S Î s | '^6
- ' * l d 1 -+ H S J M
- La II IIO „.,6 no i8,35 i35,5 01,1 i33,o 17,69 — 0,39 l33;2 110,0 ±0,00
- I b iio i8,35 II nu 17,76 i33,a 01,0 135,0 18,37 8- 0, n r35,5 no,o ±0,00
- a a III no 37,61 IV IIO 35,4a 188,2 98,3 IQI’O 36,’00 — 0,29 194.0 no,5 + u,45
- IV no 35,4a m no 37,6i iy4,o 98., 189,0 3o 70 + °>79 188,2 110,0 ±0,00
- 3a VI 1220 35,58 V 220 3i,87 178.3 187,7 35,26 — 0,90 188,6 220,0 ± 0,00
- 3b V 220 3i.87 VI 220 35,58 188,6 97’ 179-6 3a ,a5 -M’i9 178,0 220,0 ±0,00
- VII t 220 VII 220 i44.2 98,2 16, i3 — 0,86 220,6 + 0,27
- ',b Vu 220 *°’79 VIII 220 16,27 127,6 98,0 i4t,8 20,10 — 3,32 i44,2 221,4 + o,64
- 3 a IL TIO T-T.-é VIII 920 16,37 137,6 cn.o i33,5 17,81 -+-0,28 i33,a 109,9 - 0,09
- 5b VIII 320 lC,27 II IIO i7-76 i33,2 97.' 128,5 16,5r + 1.47 127,6 210,2 — o,36
- (> a II no 17,76 VI 220 35,58 T 88,6 97’ 4 i35,5 18,36 -h 3,38 i33,2 219.0 — o,45
- 6 b VI 35 58 II IIO ,7.76 i33.a 97>« 186,8 34, y -.,9’ 188,6 230,4 + 0.1»
- En examinant les valeurs des erreurs com de même intensité lun e, de mêm forme
- mises dans les deux essais, on vo it que d’une façon de fila nents, la méthode présente u ne exactitude
- ie, les écarts ont d’autant pins grands suffisante. Elle peut être considérée comme
- rue les deux lampe sdifïerent plus d’intensité pratiquement utilisable.
- umineuse u d e formedu filament u des deux.
- Mais quand, on compare entre elles des lampes a E 13.
- Le Gérant: J.-B. jNoüBT-
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- Tome L.
- Samedi 30 Mars 190?.
- 14* Année. — N* ,13..
- L’Éclaira
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A, D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL., Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GERARD, Directeur de Nnstitut Électrotechnique Montc-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur b la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- PRÉDÉTERMIN YTION DES AMPÈRE-TOURS D’ENTREFER DANS LES MACHINES ÉLECTRIQUES
- Nous envisageons, dans les déterminations qui font l’objet de cette étude, le type de construction adopté généralement aujourd’hui pour les génératrices de courant continu ou alternatif, où l’induit est muni d’encoches ouvertes et l'inducteur de pôles saillants alternés.
- Les ampère-tours d’entrefer constituent le terme le plus important des ampère-tours d’excitation à vide. En effet, en cet état de fonctionnement, à la tension normale, du moins dans les alternateurs, les dents ne sont pas encore très saturées, afin de réduire les pertes à vide, non plus que les noyaux des inducteurs, afin que la machine soit susceptible de surcharge. Dans les dynamos, il n’en est pas toujours de môme, mais l’influence du terme AWf sur les ampère-tours d’excitation n’en est pas moins prépondérante. Remarquons en outre, que le seul changement important et relativement simple, que l’on puisse apporter à une machine déjà construite pour en corriger ou en modifier les propriétés, est une variation de la longueur d’entrefer, soit par remise au tour, soit par interposition de tôles sous les pôles. Dans ce cas, on est on possession de la caractéristique initiale, et l’on sait que les termes difficilement déterminables, dépendant des propriétés du matériel, de la dispersion, etc. ne changeront pas. On peut donc et l’on doit exiger une prédéteriuiuation quasi exacte de la modification que l’on apporte à la machine
- Une élude approfondie de cette question nous semble donc présenter quelque intérêt et quelque utilité, d’autant plus que l’expérience peut ici sans ambiguïté servir de critérium aux résultats théoriques, les ampère-tours d’entrefer étant donnés directement par la tan-
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- genle à l’origine de la caractéristique avide des génératrices, Laugente qui se confond, aux très basses saturations, avec la courbe même (!).
- Pour un induit lisse, la formule théorique :
- AW( — o,8Bçî (i)
- où S désigne la longueur d’entrefer simple, AWf les AT d’entrefer par pôle, B? l'induction d’entrefer pour un flux de force par pôle <I>, est directement applicable.
- bi est la largeur effective des pièces polaires, en tenant compte des flux latéraux : on trace aux deux extrémités du profil les tubes de force supposés ; soit bx la lar geur moyenne d’un de ces tubes, ^ la longueur d’entrefer correspondante, b étant la largeur correspondant à l’entrefer constant B, on a :
- i,= 6 + a8S^; (3)
- /, est la longueur effective des pièces polaires obtenue comme ci-dessus, à l’aide du tracé au jugé des flux latéraux et en tenant compte de la striction due aux canaux de ventilation.
- La question se complique dès que l'induit est pourvu d’encoches ouvertes d’après le profil de la figure i.
- L...- ... Jé„_
- i i
- â U 0 j * 1 // i f':
- Tould’abord la réluctance, dans ce cas, est généralement variable d'après la position relative des pôles et do l'induit, le nombre de dents en face de la pièce polaire pouvant varier, dans le cas le plus défavorable, d’une unité entre deux positions voisines de la pièce polaire. U faut donc supposer une réluctance moyenne, auquel cas on peut écrire la relation suivante entre le flux moyen par pôle et le flux partiel 2<P,, passant par une dent et l’encoche voisine lorsque celles-ci se trouvent entièrement engagées dans la largeur polaire
- (Rg. 0 '
- (4)
- ô, se calcule d'aprcs la formule (2) comme si l’induit était lisse, t est la largeur totale d’une dent et d’une encoche, comptée le long de l’entrefer.
- H en- est autrement H’un grand nombre d’aui.res considérations théoriques, celles relatives à la dispersion par exemple, qui peuvent difficilement être vérifiées expérimentalement, les termes auxquels elles se rapportent ne pouvant être isolés que
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- Ce point de départ admis, différentes méthodes se présentent, correspondant à différentes hypotôses sur le trajet des lignes de force dans l’espace t.
- Un moyen souvent employé dans ce cas est de calculer l’induction Bf en se servant de la moyenne entre la surface polaire bji et la surface des dents de l’induit en regard de l’entrefer,
- Si q est le nombre d’encoches par pôle et -c le pas polaire, on a :
- B* = —T^~ï\ (5)
- z est la largeur d’une dent à l’entrefer.
- Cette valeur do Be est introduite dans la formule (i).
- Cette méthode, bien que théoriquement peu fondée, donne souvent de bons résultats, et suffit dans les calculs de première approximation. Elle suppose que tout le flux pénètre dans l’induit par la base de la dent, ce qui augmente Be, mais, par contre, l’entrefer moyen dans cette répartition hypothétique devrait être plus grand que 8. Les deux erreurs se compensent plus ou moins. La maniéré ordinaire (*) d’introduire les flux latéraux de la dent est de supposer que les lignes de forces, sortant du pôle et entrant dans l’induit normalement aux surfaces, suivent le trajet abc, bc étant un quart de cercle (Ag, i gauche). Les tubes de force sont de densité constante dans toute leur longueur; soit B* la densité dans le tube à distance x de l’axe de la dent : oa = x. Les surfaces métalliques en regard étant des surfaces équipotenticlles, on a, S,, représentant la longueur du tube x :
- AW, = o,8 . B,.. (6)
- Pour le Aux de o en n, on a, en tenant compte de (6) :
- *ÎE=Î^* B,dx .l, = lt. £“ /*
- et, de » en m:
- $;= f brm----------------------------^--------
- J- °-s / x-*Y
- par conséquent :
- <î>, = -j- = /,
- A l’aide de la relation (4) c A\V
- AWA s trouve enfin :
- ,o,4./.*(
- bs.li
- .,4551og^i+|-^
- (7)
- Cette formule donne des valeurs trop élevées pour les ampère-tours. On trouve des valeurs plus exactes dansl’hypothèse suivante sur le profil des lignes de force magnétiques (comp. fig. 1 droite) : le Aux partiel o'c' pénètre dans l’induit par la base de la dent, et le Aux c'm' par la face latérale, suivant des arcs de cercle de centrera'.
- Nous étudierons d’abord ce qui se rapporte à l’espace o'c',
- ez Arnold, die Gleisehstroramaschme. Berlin.
- (*) Voye
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Si la longueur d’entrefer S est petite relativement à la largeurs de la dent, nous remplaçons la surface occupée par les lignes do forces par le trapèze limité par la droite c'd1 : l’induction moyenne est alors un peu trop forte ; par contre, nous prenons l’entrefer moyen égal à 3. On trouve ainsi pour l’induction moyenne :
- B.= B,î±^
- f f. -J— à
- et d’après (6): A\Vf= o,8 . Bæ 5 3
- d’où
- o,8§ z H-«8
- pour l’induction à la surface de la pièce polaire, de o' à c'.
- Si le rapport 2 est grand, on prendra comme induction moyenne :
- et pour entrefer moyen :
- (8)
- Alors
- V*'
- AWf — o,8 . B. - i, i a3
- _ AW> g -f- 1,78s
- ’ 0,8.1,120* 2 + 2§
- Les expressions (8) et (9) sont égaies pour
- , | 3==g+i,733
- (9)
- soit pour 2 = 53.
- Oti prendra l'expression (8) pour 2 > 5: et l’expression (y) dans le cas contraire. Considérons à présent le flux latéral.
- La longueur d’un tube à distance x (w.V) de n' est — ; l’induction constante est B* sur toute
- la longueur a'b'.
- On a donc :
- AW, = o,8B„-S?, d’on : =
- de c1' en m\
- On a donc comme plus haut :
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- 441
- respectivement, avec la formule (9) :
- 0,8 . J,12â l-h2l J,
- De d en m<, on a :
- -K^ =
- Par conséquent, avec la irc valeur de «L :
- s «i.; + v, = i, ^
- A l’aide de la relation (4) on trouve finalement :
- AW, = °^i-------------- -1- -)•
- A . /,• ' Z -p C te-) & :
- Dans le cas où l’on adopte Vexpression (9) pour Bœ, on trouve :
- b‘A‘ ji±iî5!+i,/,65/j:1
- (TO)
- (”)
- On appliquera la formule (10) ou la formule (11) selon que l'on aura z > ou < 55.
- Cette méthode nous a donné de beaucoup meilleurs résultats que l’emploi de la formule (7), bien que les valeurs de AWf soient encore, en général, plus grandes que les valeurs observée?.
- (A suivre.) Léon Lkgiios.
- LE RÉSEAU ÉLECTRIQUE DES ALPES-MARITIMES
- Le réseau de distribution d’énergie électrique du département des Alpes-Maritimes est exploité parla Société « L’Énergie électrique du littoral méditerranéen ».
- Ce réseau, qui s’étend sur tout le littoral de Cannes à Menton (fig. 1), est alimenté par trois usines hydro-électriques, savoir :
- Les usines de la Mescla et du Plan-du-Var, sur le Var ;
- L’usine de Pataras, sur le Loup, auxquelles il faut ajouter:
- L’usine de Saint-Cézaire, sur laSiagne.
- Cette dernière usine, spécialement affectée à l’alimentation des réseaux du Var et des Bouches-du-Rhône, ne doit du reste être considérée, comme on le verra plus loin, que comme un secours pour le réseau des Alpes-Maritimes que les usines du Var et du Loup alimentent seules d’une façon normale.
- En dehors de ces usines hydro-électriques, l’organisation d’ensemble du réseau comprend encore 5 usines à vapeur, savoir :
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- Les usines de Sainte-Agathe et de Risso, à Nice ; L’usine de Beausoleil, à côté de Monte-Carlo ; L’usine du Cap Martin, aux portes de Menton ; L’usine de Mougins, au Nord de Cannes.
- Le courant normal utilisé sur le réseau primaire est, sauf quelques' rares exceptions, du courant triphasé à ioooo volts et 25 périodes ; les réseaux d’éclairage sont à n5 ou 220 volts alternatifs. _____________
- L’usine de la Mescla, établie sur le Var, a été construite parla Compagnie des Tramways de Nice et du littoral et rachetée à cette Compagnie ainsi que la ligne à 10 000 volts qui la relie à l’usine des tramways de Nice.
- Elle utilise une chute de 9 mètres de hauteur avec un débit qui varie de i5 mètres cubes environ à l’étiage jusqu’à 24 mètres cubes.
- Elle comprend 3 turbines Escher-Wyss de 750 chevaux accouplées chacune à un alternateur triphasé de 5oo kilovolts-ampères, sous 10 000 volts.
- La puissance disponible est de 2 000 chevaux environ.
- De cette usine partent deux lignes la reliant l’une à l’usine du Plan-du-Var, l’autre aux usines de Nice.
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- L’usine du Plan-du-Var a «Hé rachetée par la Société « L’Énergie électrique du littoral méditerranéen » à la Société des Forces motrices des Alpes-Maritimes qui possédait au moment du rachat de nombreux clients dans la région de Nice.
- Le réseau de cette Société, qui était alimenlé autrefois par du courant à 5 ooo volts et 5o périodes, a été complètement remanié et mis, comme le réseau général, à ioooo volts et 25 périodes.
- (l’usine du Plan-du-Var (*), placée en cascade au-dessous de celle de la Mescla, comprend 3 turbines à axe horizontal système Francis de 900 chevaux, accouplées chacune à un alternateur triphasé de 600 kilovolts-ampères sous toooo volts (lîg. 2). Soit une puissance disponible de 2 000 chevaux environ.
- Les turbines fonctionnent sous une chute de 25 mètres de hauteur avec une hauteur d’aspiration de (Vu,75 entre le sol do la salle des machines et le canal de fuite. Cette hauteur de chute, pour un débit de i5 mètres cubes à la seconde, correspond à une puissance de 5 000 chevaux.
- Les 3 ooo chevaux disponibles sont affectés au service de l’usine de carbure de calcium de la Société niçoise d’électrochimie, établie à côté de l’usine du Plan-du-Var.
- De cette usine partent 3 lig-nes : la première, la reliant comme on l’a dit à l’usine de la Mescla : — la seconde, la reliant aux usines de Nice ; — et la troisième, dite du Yar, servant à l’alimentation des villages et usines échelonnés le long du Yar.
- (') Cette usine a déjà été décrite dans YÊclairage Éleelrique, par M, A. Souer
- i, t. XL VIT, î4 avril 1906, p. 5a.
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- 444 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T.I.-N» 13,
- Cette dernière ligne suit d’abofd la rive gauche du fleuve en alimentant sur son passage un certain nombre de villages et quelques industries., en particulier les usines de chaux et ciments de MM. Thorrand-Durandy et C“‘ à Bau-Roux et l'usine de céramique de M. Véran à Saint-Martin-du-Var ; puis elle traverse la rivière sur de grands pylônes métalliques de 4o mètres de hauteur devant le village de Saint-Laurent-du-Yar (fig. 3). Elle aboutit enfin au poste de sectionnement de Villeneuve qui sert de réunion entre les usines du Var et celle du Loup. La longueur de cette ligne est de 29 kilomètres.
- Les deux lignes reliant les usines de la Mescla et du Plan-du-Var à Nice se réunissent au poste de Levens dans lequel sont installés 3 interrupteurs à huile permettant soit de réunir les deux lignes en parallèle, soit d'isoler l’une d’elles en cas de réparation ou d’avarie.
- Enfin, l’usine du Plan-du-Yar comprend un double jeu de barres-omnibus (lig. 4) permettant d’alimenter d’une façon indépendante les deux lignes de Nice et du Var.
- La ligne double cle Nice, après avoir traversé le poste de Levens, aboutit dans le poste de Saint-Pons, situé à 3 kilomètres de Nice et 26 kilomètres de la Mescla, à un double jeu de barres-omnibus avec interrupteur de couplage permettant la mise en parallèle des deux usines du Plan-du-Var et de la Mescla.
- En dehors des deux lignes de Nice, 4 autres lignes partent du poste de Saint-Pons, savoir:
- iu La ligne de la Turbie, servant à l’alimentation de la région de Monte Carlo à Menton ;
- 2° La ligne de la Trinité,servant à l’alimentation des villages et des industries de la région de la Trinité-Victor et de Contes ;
- 3° La ligne de Beaulieu alimentant la région de Yillefranelie-Beaulieu ;
- 4° La ligne alimentant les postes de la Compagnie du gaz et de l’électricité de Nice, situés dans le quartier de Cimiez.
- A l’intérieur de Nice, la ligne aboutit au poste de •l’Authion, construit sur le bord de la rivière le Paillon. D’un côté, elle continue en ligne double aérienne vers l’usine de Sainte-Agathe, de l’autre elle se dirige par 4 câbles vers l’usine de Risso, qui représente le poste central de distribution «h; tout le réseau.
- Le système des six couteaux du poste de l’Authion (fig. 4) permet de mettre hors circuit soiL l’usine de Risso, soit l’usine de Sainte-Agathe ; il permet encore d’alimenter le réseau de l’usine de Sainte-Agathe par l’usine de Risso ou réciproquement en cas d’avarie sur les lignes ou dans les usines du Var.
- La troisième usine hydro-électrique alimentant le roseau est l’usine de Pataras sur le oup, appelée habituellement « Usine du Loup ».
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- m
- Elle utilise une chute de %ko mètres de hauteur avec un débit variant de i 5oo à 3 ooo litres par seconde.
- Elle comprend (fig. 5) k turbines Escher-Wyss de i ooo chevaux accouplées chacune à un alternateur triphasé à ioooo volts de Goo kilovolts-ampères.
- La puissance disponible est de 3 ooo chevaux environ.
- De cette usine partent deux lignes, l’une vers Grasse, dont nous reparlerons plus loin, l’autre se dirigeant vers Nice.
- La ligne de Nice, après un parcours de i5 5oo mètres, le long duquel elle fournit du courant à la Compagnie du Sud-Est qui éclaire les villages de La Colle, Saint-Paul et Vence, aboutit au poste de sectionnement de Villeneuve auquel se termine déjà, comme nous l’avons dit plus haut, la ligne du Yar. Puis à partir du poste de la Bégude, à 2 kilomètres environ du poste de Villeneuve, la ligne devient souterraine jusqu’à l’usine de Risso, sur un parcours de 12 5oo mètres, avec un poste de sectionnement à Carras.
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- 446 L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Les usines de Nice auxquelles aboutissent ccs diverses lignes sont au nombre de deux : l’usine de Sainte-Agathe spécialement affectée au service des tramways et l’usine centrale de Risso.
- L'usine de Saillie-Agathe appartient à la Sociélc des tramways do Nice eL du littoral et se trouve à la disposition de la Société de l’Énergie électrique en vertu d’un contrat de fourniture d’énergie.
- Fig- 5. — L’usine du Loup.
- Cette usine comprend k groupes moteur-générateur formés chacun d’un moteur synchrone à.ioooo volts accouplé à une dynamo de 55o volts, tension de service du réseau des tramways.
- Deux do ces groupes, d’une puissance de 700 kilowatts, sont spécialement affectés aux lignes à trolley; les deux autres, d’une puissance de a5o kilowatts, sonl ordinairement en service sur les caniveaux.
- Les deux moteurs synchrones de 700 kilowatts peuvent être entraînés chacun pai courroie par une machine à vapeur compound de 1000 chevaux ; ils fonctionnent alors comme alternateurs et l’usine peut servir dans ces conditions de secours pour le réseau général.
- Enfin une batterie d’accumulateurs de 3/5 éléments et d’une capacité totale de 1 sôo ampères-heures avec groupe moteur-survolteur cL régulateur automatique fonctionne normalement comme balterie-lampon et peut dans des cas exceptionnels servir de secours dans le cas de surcharge sur le réseau.
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- 447
- Nous ne décrirons pas ici en détail l’organisation du réseau des tramways de Nice et du littoral, qui s’étend de Gagnes à Menton le long de la mer sur une distance de près de do kilomètres, et dont la tête de station au Nord est à i5 kilomètres de Nice au village de Contes (*). Une pareille étendue a nécessité l’installation de plusieurs sous-stations alimentées par des feeders à haute tension.
- Pour deux de ces sous-stations : celle do Californie à 4 kilomètres à l’Ouest de Nice ot celle de Beaulieu à 6 kilomètres à l’Est, deux câbles souterrains à 5ooo volts les relient à l’usine de Sainte-Agathe, dans laquelle sont installés des transformateurs statiques (roooo-5ooo volts).
- Les sous-stations plus éloignées, qui sont celles de Cap-d’Ail à il\ kilomètres cl. demi, de Monte-Carlo à iq kilomètres et de Cap-Martin à 26 kilomètres, sont alimentées directement par- le câble à 10000 volts du réseau général qui s’étend, comme nous le verrons plus loin, de Nice à Monte-Carlo.
- Dans chacune des sous-stations, le courant continu à 55o volts est fourni par des commu-talrices alimentées par des groupes de transformateurs statiques qui abaissent la tension de 10000 ou oooo volts suivant le cas à 34o volts, tension normale des eommutatrices du côté alternatif.
- De plus dans [es sous-stations de Beaulieu, Monte-Carlo cl Cap-Martin sont installées des batteries-tampon avec groupe survolteur.
- Pour la ligne de Contes, au Nord, seulement, l'alimentation est faite directement en courant continu, par feeder survolté au départ, de Sainte-Agathe.
- (A suivre.) Régis Frilley.
- (*) Pour la description de ces installations voir l’article de M. A. Solier ; Éclairage Électrique, lome XFMI, 21 avril iyo6,
- p. yü.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur les derniers produits de décomposition des éléments radio-actifs. Produits de décomposition de ruranium (suite) ((). — P. Boltwood.
- — Physikcilische Zeitschrift, i5 mars 1907.
- Hélium. — On ne trouve dans la littérature technique qu’un petit nombre de déterminations expérimentales des quantités d’uranium contenues dans les minéraux de composition connue. Douze analyses d’IIillcbrand peuvent néanmoins servir à déterminer la teneur en n/0 d’hélium.
- Un certain nombre de savants ont indiqué que la décomposition du radium est accompagnée de la production d’hélium; Debierne a montré en outre que la décomposition do l’actinium donne aussi de l’hélium. Si, se basant sur cette analo-
- 0 Éclairage Électrique, tome h, t6 mars 1907, p. 38i.
- gie, on suppose que toute la transformation d’uraniuui en plomb est accompagnée d’une production d’uranium, on peut représenter les quantités de matière en jeu dans cette transformation par l’équation :
- uranium (238,5) = plomb (205,9)
- P hélium (3i,6) ;
- en d’autres mots, pour 207 parties de plomb, 3u oartics d’hélium sont formées.
- Si donc l’on connaît la quantité de plomb contenue dans les minéraux, on a la possibilité de calculer la quantité d’hélium qui, d’après cette hypothèse, devrait être formée, et de comparer cette quantité calculée avec la quantité existant réellement dans les minéraux.
- Ces calculs et les comparaisons qui en résultent ont été faits par l’auteur sur un certain nombre de minéraux: les résultats obtenus sont
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 13.
- résumés par le tableau IV. Les analyses des numéros i à 11 et 18 sont dues à HîIIebrand ; celles des numéros 12 à 17 sont dues h Strütt ; le numéro iq a été analysé par Dunstan et Blake et le numéro 20 par Buchner.
- TABLEAU IV
- Dans la dernière colonne, bailleur a indiqué, sous la désignation R, les valeurs multipliées par 100 du rapport entre la quantité d’hclium existant réellement et la quantité d’hélium qui devait être formée d’après l’hypothèse formulée : en d’autres mots, ces chiffres indiquent la teneur restée dans le minéral en °/0 de la quantité totale d’hélium formée.
- On remarque que les chiffres ainsi obtenus pour R ne sont pas du tout en contradiction avec les résultats auxquels on doit s’attendre d’après des considérations générales. Les densités des dix premiers minéraux sont seules connues ; elles sont indiquées sur le tableau V avec les valeurs correspondantes de R.
- Aucun des minéraux étudiés ne contient plus d’hélium qu’il ne doit en contenir d’après l’hypothèse admise : en général, un minéral contient une fraction d’autant plus grande de la quantité totale d’hélium formée que sa densité est plus élevée.
- Age des minéraux. — Quand les quantités du produit final existant avec une quantité donnée de la substance radio-active primitive et la vitesse de décomposition de luranium de celle-ci sont connues, on a la possibilité de déterminer le temps qui serait nécessaire pour la formation du produit final. Si donc l’on connaît la vitesse de décomposition de l’uranium, il est possible de calculer le temps nécessaire pour la formation des quantités de plomb trouvées dans différents minéraux ou, en d’autres mots, l’âge des minéraux.
- La vitesse de décomposition de l'uranium n’a pas encore, jusqu’à présent, pu être déterminée par des expériences 'directes, mais la vitesse de décomposition du radium, produit subséquent, a été calculée par Rutherford d’après différents chiffres. Les calculs de ce savanl donnent comme résultat le chiffre de 2 6oo ans pour la durée nécessaire pour qu’une quantité de radium donnée ait été transformée de moitié en ses produits finaux. La fraction de radium transformée chaque année a donc pour valeur 2,7. i5$, et des expériences provisoires faites par l’auteur sur la vitesse de formation du radium en partant de l’actinium ont donné une valeur qui concorde bien avec ce chiffre. La quantité de radium associée avec un gramme d’uranium dans un minéral radio-actif a été également déterminée et a été trouvée égale à 3,8. io-7 gramme. Quand le radium et Luranium sont en équilibre radio-actif, il se décompose par seconde, conformément à la théorie, le même nombre de molécules de chacun de ces éléments : on peut donc, pour le but poursuivi, négliger la différence entre les poids atomiques et admettre simplement que, dans chaque intervalle de temps, les poids de radium et d’uranium qui se transforment sont les
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- m
- mêmes. Dans un gramme d’uranium, le poids transformé par au a pour valeur:
- et la fraction d’uranium tranformée par an serait
- égale à 10-".
- Le tableau VI indique l’âge des minéraux cités au tableau IV, calculé d'après la méthode indiquée. L’âge des minéraux en années est obtenu en multipliant par io"’ la valeur moyenne du
- TABLEAU VI
- Les valeurs obtenues pour l'âge des minéraux dépendent évidemment des valeurs prises comme base pour la décomposition du radium. Si cette valeur pouvait être déterminée avec exactitude, l’Age ainsi calculé aurait une grande importance et pourrait peut être servir utilement ii la détermination de l’âge vrai de certaines formations géologiques.
- Produits de décomposition du thorium. — Les indications relatives à la composition des minéraux radio-actifs servent à jeter quelque lumière sur la nature des produits de décomposition du
- leurs de la proportion dans laquelle l’uranium et le thorium se trouvent dans un minéral peuvent présenter des écarts importants dans des minéraux de même origine, sans qu’il en résulte une influence sensible sur la valeur des proportions du plomb et de l’uranium constatées pour les minéraux de cette provenance. On peut en conclure avec certitude que le plomb n’est pas un produit de décomposition du thorium. Ce fait est entièrement vérifié par la composition de la thorite que l’on trouve mélangée, avec la thorianite, dans
- la province de Sabaragamuwa à Ceylan et qui, suivant toute ressemblance, remonte à la même époque de formation. Les parties constitutives de ce minéral sont en particulier Th02, 66,26 u/0; Ce02, 7,18 %; ZvOa, a,‘i30/0; U02,o,46 °/0. Lu présence de plomb n’est pas signalée et la quantité de plomb à laquelle on doit s’attendre d’après la quantité d’uranium présente 11’est que de 0,008 0/c,. Le meme résultat a été trouvé dans l’analyse d’un échantillon de thorite de Norwège : ce minéral contenait o,4o °j0 d’uranium, 5a °ji} de Th02 et moins deo.io °/n de plomb. La présence d'hélium n’a pas été mentionnée dans ce minéral ; dans un échantillon étudié par l’auteur, il n’y avait pas trace de la présence d’hélium. Bien que ftamsay ait émis l’opinion que la quantité relativement considérable d’hélium que contient la thoriarite de la province de Sabaragamuwa prouve que l’hélium est produit par le thorium, il paraît vraisemblable que ce minéral prouve exactement le fait contraire, car il ne semble contenir que la moitié de la quantité d'hélium qui serait produit par la décomposition de l’ura-
- B. B.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur rétablissement des machines électriques au point de vue de la commutation (fin)Q). — C.-L. Kennedy.
- Les expériences ont montré qu'avec des balais en charbon de qualité moyenne calés sur la ligne neutre, le point pour lequel les étincelles commencent à apparaître est atteint quand le courant a une valeur telle que la force électro-motrice de réactance soit d’environ 10 volts.
- Par suite, pour ce point, on a :
- 1 ~ 6,3crN; ^1,57 + 0,63(d/w))Z, + jjlÿ’
- Le facteur m, qui représente le nombre de circuits entre lesquels se divise le couvant, est introduit dans la formule pour réduire le courant total débité au courant par circuit. Le facteur Pp représente le nombre de paires de pèles quand on emploie un enroulement à deux circuits : ce facteur est indispensable, puisque,
- C) Éclairage Électrique, t
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- clans un enroulement à deux circuits, le nombre de bobines en série commutées sous un balai est égal au nombre de paires de pôles, quaud on emploie seulement deux lignes de balais ; quand on emploie autant de lignes do balais que de pôles, la production d’étincelles est considérablement réduite. La valeur de cette réduction dépend de la division du courant entre les différentes lignes de balais, division qui dépend elle-même des différences de qualité, de pression et d’usure des balais. Quand on emploie un enroulement multiple unique, on a
- Tj’équation (i3) est approximativement exacte, que le balai couvre une ou plusieurs lames de collecteur: en effet, bien que l’accroissement de l’arc de contact du balai diminue la fréquence de commutation, il augmente aussi le nombre de bobines commutées en meme temps et augmente ainsi la variation totale du flux magnétique entourant la bobine commutée. En pratique, la tension de réactance est à peu près constante pour differentes épaisseurs de balais. Si, comme c’est généralement le cas, le pas de l’enroulement est inférieur d’une dent à l’enroulement à corde entière, l’inductance mutuelle et, par suite, la tension de réactance, est un peu diminuée si le balai couvre seulement une lame. Cela tient à ce que les conducteurs du sommet d’une bobine no sont plus dans la même encoche que les conducteurs du fond de la bobine en commutation sons le balai adjacent. Si le balai couvre plusieurs lames, comme c'est le cas général, l’inductance mutuelle n’est pas matériellement réduite si l’on emploie un pas plus petit qu’ime corde entière.
- Quand la dynamo fonctionne, il est rare que les balais soient exactement au point neutre. Il est nécessaire que l’expression indiquant le point où la commutation devient mauvaise tienne compte des effets de la distorsion du flux. Pour qu’il en soit ainsi, il est nécessaire de calculer la tension engendrée par les bobines court-cir-cuitées pendant la commutation, par suite de leur déplacement dans le flux. Dans tout induit à courant continu, la tension engendrée dans une faible section du collecteur peut être calculée quand on connaît le flux coupé à cet instant par les bobines connectées à cette section du collecteur. La formule est la suivante
- E = *N/-P/I>io-8, (i4)
- en désignant par N et r le nombre total de conducteurs sur la surface de l’induit et le nombre de tours par seconde et par k un coefficient. Quand les balais sont sur la ligne neutre géométrique, toute tension engendrée par les bobines court-circuitées doit être produite par un flux pénétrant dans une section du noyau de l’induit dont la largeur est f située à égale distance de pièces polaires, /‘étant l’arc de contact du balai. Cette section étant située à égale distance des pôles, le flux produit est dû seulement aux ampère-tours de l’induit et est pratiquement indépendant de la valeur du flux principal. Le nombre de conducteurs produisant un flux dans la région comprise entre deux pièces polaires est évidemment égal au double du nombre total de conducteurs sur l’induit, divisé par le nombre de pôles, soit 2N/P. Le nombre de tours complets de l’induit est égal à la moitié du nombre de conducteurs, ou N/2. Le courant par circuit est égal au courant total divisé par le nombre de circuits entre lesquels se divise le courant, ou (l/m). Le nombre total d’ampère-tours par paire de pôles a pour valeur
- 2NI _ NI 2 P rn P m
- La perméance du chemin suivi par les lignes de force est pratiquement égale à la perméance du circuit dans Pair. Soient /’ la largeur nécessaire de la surface de l’induit en degrés égale à l’are de contact du balai en degrés, cl S 1 arc compris entre les pièces polaires, en degrés. Les lignes de force suivent en général un chemin curviligne pour gagner la pièce polaire la plus voisine de polarité opposée. La longueur du chemin depuis le milieu de la ligne neutre jusqu’à la pièce polaire la plus voisine est approxi-mativement(7tS/4)- La surlace de ce chemin, pour une section du noyau d’induit de 1 centimètre de longueur est, numériquement égale à fx x. Le nombre de lignes de force produites par ampère-tour par centimètre de longueur du noyau a approximativement pour valeur
- <I>' = 0,1-----1— = o, 16 L.
- 0=S/4) S
- Cette valeur est probablement trop faible : un grand nombre d’expériences faites sur des moteurs et des générateurs de o,5 à 5o kilowatts multipolaires ou bipolaires ont donné comme valeur de <b' des chiffres compris entre 0,i5 et
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- 0,24 (/^S). Kn général, quand la valeur du flux principal augmente de zéro un maximum, la valeur observée de <I>' diminue d’environ io 0/o, probablement par suite de l’accroissement de réluctance des cornes polaires.
- Quand on connaît le nombre d’ampère-tours et le flux par ampère-tour et par centimètre, le flux total <I> est facile à calculer. 11 a pour valeur :
- la tension engendrée dans les bobines eourt-cir-cuitées a pour valeur :
- y _- cmS/1- N2, r. I, PD * S.w.P.io8
- Des étincelles se produisent à un balai quand aucun courant ne le traverse pour pénétrer dans un circuit extérieur, lorsque la f. é. in. engendrée sous le balai a pour valeur io volts, le balai étant au voisinage du point neutre géométrique. C’est là une valeur moyenne, dépendant de la qualité du balai.
- La formule complète donnant la valeur du courant dans l’induit au moment où il se produit des étincelles est la suivante :
- Ye désignant la tension engendrée par suite de la charge.
- Cette formule ne donne, naturellement, la valeur exacte du courant que quand les balais sont calés à proximité du point neutre géométrique. Si les balais supportent une charge excessive, la production d’étincelles augmente, puisque la proximité «les pièces polaires augmente l’inductance des bobines commutées. La limite d’une commutation sans étincelles est atteinte quand la somme des f. é. in. de réactance et de distorsion a pour valeur 6 volts environ.
- Un fait intéressant est que l'expression de Yt ne dépend pas du rapport entre les ampère-tours inducteurs et les ampère-tours de réactance d’induit. Ainsi, si la machine est établie pour fournir sa charge maxiena sans déplacement des balais, la réluctance de l’entrefer peut être rendue aussi faible que le permettent d’autres considérations, sans que l’on ait à tenir compte de son effet sur la production d’étincelles. Dans ce cas, le point neutre géométrique est le point où il se produit le moins d’étincelles lors de fortes charges, et les crachements aux balais ne sont pas réduits si l’on déplace les balais dans l’une ou l’autre direction. R. R.
- La dispersion magnétique et son influence dans la construction des machines électriques 'fin) ('). Cramp.— The Electrician, i»r février 1907.
- Moteurs à courant alternatif. — Ces machines
- (') Eclairage Electrique, t. I., 16 el a3 mars 1907, p. 384 €t 4a5.
- doivent être divisées en deux catégories : les moteurs sans pèles saillants et les moteurs à pôles saillants. La première catégorie comprend tous les moteurs d’induction : l’auteur montre par des exemples relatifs à différentes machines construites, que les formules employées généralement pour le calcul de la dispersion donnent d es résultats assez inexacts. Cela indique que les principes sur lesquels repose l’élablissernent de machines à courant continu sontbeauenup moins connus que ceux sur lesquels repose la construction de machines a courants alternatifs.
- Les moteurs à pôles saillants sont presque tous munis de bobines inductrices embrassant tout le pas polaire, et les pôles sont généralement courts: ils portent en outre des enroulements compensateurs destinés à réduire la dispersion de l’induit. Ces dispositifs ont été adoptés par des ingénieurs américains: la dispersion nuisible est réduite au minimum dans les moteurs à courant alternatif à pôles saillants et la dispersion utile est souvent utilisée, par exemple, pour le démarrage des moteurs monophasés et dans le moteur à répulsion. On peut aussi l’utiliser en employant une modification du moteur série proposée par l’auteur depuis plus d’un an.
- Quand 1 induit d’un moteur série simple est calé, ce moteur agit comme une bobine de self-induction ; sur la figure 3, le vecteur OA représente le courant pour la différence de potentiel totale, et, à l’échelle des tensions, il représente aussi la chute inductive de tension dans le moteur ; le vecteur AB, perpendiculaire au précédent, représente la chute ohmique de tension.
- 6,3ltN? [(1,07 û,63JWAo)H -f- 4] Vp _
- o,i8/VN;1P„
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- Le vecteur OB représente la tension nécessaire pour taire circuler le courant OA à travers l’impédance du moteur, c’est-à-dire la différence de potentiel totale aux bornes. L’angle OBA est l'angle de déphasage du courant en arrière de la différence de potentiel agissante. Si l’on abandonne l’îuduit. pour le laisser tourner librement,
- Fig. 3.
- la différence de potentiel aux bornes restant constante, une f. é. m. est engendrée dans les enroulements de l’induit et est pratiquement en phase avec le flux principal. Le courant OA est réduit ; B A augmente et est remplacé par BC ; l’angle BCO reste droit, et le lieu géométrique de l’extrémité du courant OA est un demi-cercle décrit sur OB comme diamètre. Une réduction de OA à OC produit une réduction proportionnelle de la chute ohmique, de sorte que A se déplace sur le demi-cercle ÀDB, tandis que C sc meut sur le dcmi-cercle BCO. Donc, pour une position quelconque C, OC représente, à l’échelle des courants, le courant absorbé par le moteur, OA étant le courant de court-circuit et ABO l’angle de déphasage donné par le watt-mètre. A l’échelle de tension, déterminée par OB qui représente la tension totale agissante, OC représente la chute inductive de tension, BD la chute ohmique de tension et CO la force contre-électromotrice.
- La puissance, étant égale au produit de la force contre-électromotrice par le courant, est donnée par le produit CDxCO, c’est-à-dire qu’elle est proportionnelle à la hauteur de la perpendiculaire CF menée de C sur OD. Le couple est proportionnel à OC2. La diagramme précédent doit être modifié en pratique pour tenir compte de la saturation et des pertes dans le fer, mais il est suffisamment exact pour montrer que, si la chute ohmique est faible (BD) et si la force contre-électromotrice est élevée en comparaison de la chute inductive (CO), le moteur donne de
- bons résultats au point de vue du facteur de puissance et de rendement. On peut réaliser facilement ces deux conditions en pratique par des procédés connus. Si, ayant établi un moteur série bipolaire ordinaire, tel que celui de la figure 4, on dispose à sa partie supérieure une culasse telle que a, convenablement bobinée et reliée au réseau d’alimentation, on obtient un moteur dans lequel le circuit suivi par le flux principal et le circuit suivi par le flux de dispersion sont en parallèle exactement comme dans un moteur d’induction : la différence est que, dans un moteur d'induction ordinaire, le couple est produit par le champ principal et le courant rotorique, tandis que là, il est produit par le champ de dispersion et le courant rotorique; en outre, dans un moteur d’induction ordinaire, toute la puissance transmise traverse un entrefer, tandis que là, une partie seulement de cette puissance traverse l’entrefer.
- Fig. 4. Fig. 5.
- La nouvelle bobine primaire présente une faible résistance : par conséquent, pour une différence de potentiel constante aux bornes, le flux qu’elle produit doit être pratiquement constant et le courant magnétisant doit aussi être pratiquement constant. Si les joints dans Je circuit sont bons, il n’y a pas de raison pour que le courant magnétisant ait une valeur élevée, et on peut le tracer en OC (fig. 3): le courant primaire total est alors OH (= GC). Le flux à travers l’entrefer est légèrement augmenté, mais aussi déphasé de OC en GC ; le couple reste pratiquement proportionnel à OC2. Le facteur de puissance est modifié de cos CBO en cos CGE ; le courant primaire est modifié de CO à CG. Par ailleurs, le moteur reste identique à ce qu’il était précédemment, sauf que l’on peut bobiner la partie à haute, tension pour le voltage que l’on veut et
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- -que l’on peut effectuer tout le réglage sur le coté à basse tension. Ou peut améliorer le facteur de puissance et on peut améliorer considérablement la commutation en modifiant le nombre de tours de l’induit et de la culasse a. La self-induction de l’induit constitue toujours un problème difficile dans les moteurs à haute tension, et c’est ce problème qui affecte le facteur de puissance et la commutation. Or la self-induction de l’induit dépend du carré des ampère-tours d’induit par pôle. Par conséquent une faible diminution du nombre de cos tours produit une modification importante du coefficient de self-induction et du facteur de puissance, ainsi qu’une amélioration do la commutation. En d’autres termes, on peut établir ces moteurs avec moins de pôles que les moteurs série ordinaires pour une valeur donnée du facteur de puissance.
- Le moteur le plus voisin du moteur décrit par l’auteur est actuellement le moteur à répulsion dans lequel l’induit court-circuité est alimenté
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Sur les réseaux à courant alternatif (suite) Q-). — L. Lichtenstein. — Eleklrotechnische Zeitschrift, 7 février 1907.
- III, —L’auteur considère à nouveau la disposition de conducteurs de la figure 1, et admet que P est une machine de traetion, Q un train -électrique, (1) le fil de trôlet, (a) et (3) les rails. Il désigne par :
- E? la valeur instantanée de la tension ;
- E” la valeur instantanée de la force contre-électromotriee à l’organe de prise de courant.
- La tension E? est positive quand, considérée
- C) Eclairage Electrique, tome L, mars 1907, p. ^9.
- par induction par les bobines A, tandis que les bobines B produisent le flux inducteur (fig. 5). Les bobines A et B sont reliées en série sur le réseau. Pour l’essai en court-circuit fait sur un tel moteur, on voit que la bobine À est relativement non inductive en comparaison de la bo-biue B ; par suite, il se produit un déphasage du flux qui donne naissance à un champ tournant comme dans le champ de démarrage des moteurs d’induction monophasés : pour retirer tous les avantages possibles d’un tel dispositif, on peut employer un stator sans pôles saillants, analogue à celui d’un moteur d’induction ordinaire.
- En comparant le moteur de l’auteur et le moteur a répulsion, il faut noter que, dans ce dernier, l’entrefer est traversé non seulement par un flux en B ruais aussi par un flux en A. C’est pourquoi les moteurs à répulsion présentent un mauvais facteur de puissance.
- L’auteur termine en comparant quatre moteurs ayant des caractéristiques semblables:
- en elle-même, elle produirait un courant dans la direction EFDC et EFBÀ. La tension E™ est positive quand, considérée en elle-même, elle produirait un courant dans la direction FECD et FEAB.
- On a. déjà déterminé précédemment les courants dans les conducteurs (2) et (3) en grandeur et en phase : on peut déterminer maintenant la chiite de tension, c’est-à-dire la valeur Ef — E" = AE(.
- Pour cela, on applique la formule (t) à la boucle fermée ABFE, et l’on obtient l’équation :
- E? — F," = AEf = JuWl — J uwzl -h (<mtjdt) (26a) N; est le nombre de lignes de force magnétiques traversant la boucle considérée
- 1 que l'on peut emploi
- MOTEUR CRAMP
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- N^J^’+sIog^jZ
- - j», +3 i<.Ka„ yy+1„2 (iog„, d£y(?i)
- OU N£ — .1 cos at H- 3 logna[ — ^ /
- -+- [J cos al ; J' cos (al — ç;l j ;/. -i- a logaB | l + J' cos (al — ?) ^3 log,,,, yy l N( = J cos at I Kl + ïü - h a Ioglllt d" 1/
- = LrJ5 cos w? + L7J' cos (tôt— s-). (28)
- Des équations 26a et 28 on tire :
- y AE( — J COS b)tWy-\- J COS(jt<Va-}-J eos(W-
- — Ü)L1SJ sin «t — wL/S/ sin (tôt — ou, en ordonnant eu sin et coso7 y AEt = cos tôt [J (<v1 J' cos pw:î
- —(— toi- .L sin <pj — sin tôt [— sin —\— (oLjgJ
- H-oLTcosp]. (29) En introduisant dans ces formules les valeurs
- I' cos (tôt_o) | 2 10 7,,,c?isj^ trouvées au début de cette étude pour Je
- ^ ‘ | 2 ”nat r2 7l2 J pour J' sin ç, on obtient l'équation :
- 1 WS-WLI \VL; — tv3L2a ° 'WaH-w2Li,'W’8“h
- \V8 + wslà raW + é]l;L; \v24-waL.:i,
- Cette équation peut être mise \F.. r
- = COS toi I
- J. /
- W2-|-arl4 , 2M;aW
- — to sin oit L13 —
- L W--f-ü)2l4,
- -j AE; — AJ cos tôt — B J sin tôt.
- La chute ohmique est représentée par :
- AE? . T —y = AJ coscot;
- La chute inductive de tension est représentée lar: = BJ sin tôt, *
- -AE^ = Lf F t el
- — AELf= J,f
- 3wê+«?f-y
- L-a \V*H-MaL^
- : A cos tiit— B sin tôt
- ces chutes étant rapportées à l’unité de longueur.
- Les valeurs efficaces des deux composantes de la chute de tension pour l’unité de longueur sont les suivantes :
- toH,'2
- wj-f-u>T/2
- " W2= (021Wa-f-ioM4J
- (3o)
- La ligure 11 indique le diagramme des ten-
- sions. Évidemment, ce diagramme n’est changé
- remplace le trajet donné du boucle simple (fig. 2) de rcsi-
- \V2-
- f-f| —1~ cüLv?
- ^\v2+(d-li0
- (3.)
- ayant la sell-induction suivante :
- L,,— !/•
- •+l23
- •(33)
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 455
- On considère maintenant la disposition de la figure 7.
- On a dans ce cas :
- V = L
- VV = 2«q, du = = 1 l2;. , j,; = j,
- AEt
- l.i
- — COS bit
- LsaWs — J Lss wa -h orL|,
- H—^ ^ w s*n | ^,3-J ^a*
- La ligne considérée se comporte comme une boucle simple à courant alternatif (fig. .') dont la résistance par kilomètre de distance a pour valeur [iè, -f- (pvj/a)] et dont la self-inductivité par unité de longueur a pour valeur
- [L„ —(L„/4)].
- Naturellement, o>2 est la résistance à courant alternatif des rails. Si I on n’emploie qu'une file de rails comme conducteur de retour du cou-
- = COS bit (iVj -f- B’;>)-(*) sitl .
- La mise en parallèle d’une seconde file de rails agit donc comme une diminution de (w’î/a) de la résistance par unité de longueur et par une di-
- minution de (Ljj/4) de la self-induction par unité de longueur, c’est-à-dire d’un quart de la self-induction par unité de longueur de la boucle formée par les deux fils de rails.
- Four la détermination de la chute de tension dans des installations de traction compliquées, par exemple des lignes à deux voies avec ou sans facteurs d’alimentation, les formules 3o à 32 ne suffisent évidemment plus. Dans tous ces cas, il faut remonter à la formule fondamentale (î). L’auteur ne peut pas indiquer, dans cette étude, la solution de tous les problèmes qui peuvent se présenter; un seul d’entre eux, dont la solution est particulièrement simple, sera traité en détail : c’est la détermination de la chute de tension dans une ligne à courant alternatif à une seule vole avec double fil de trôlet. Les conducteurs (t) et (2) sont reliés en parallèle, et forment la ligne aérienne ; les conducteurs (3) et (4) sont les rails. On pose :
- Par symétrie on a en outre :
- J]( — J2; = — Jai = — J4! = (ï/2) J COS w/.
- Le terme J eos uit est la valeur instantanée du courant total. On applique la formule fondamentale 1 à la boucle 23 et l’on obtient
- â IL ~ JÎ(«V— J(rfN(/rfO- (33)
- Pour N; on obtient, d’après la méthode indiquée au début de cette étude, la valeur :
- N, = J«-[-' -/-J,,- [fc-Mlos*.^] •/+)„•[*!
- Celte valeur, introduite dans l’équation (33), donne ;
- AE, = JSI. tv,. I— Js,. K,. 1+S& + 2logMt —ânÆ?— ).iAhi
- (2 2 0 r-i. r3. </l2 • dZi ) dt
- = / j J cos <jil . (lv2~+- PV„) — | ' + te + 2 l»g„, ' J sin
- 4E| _ g> + H'i . J cos _ i i I + [is + 4 l„gnll---) M . J sin al
- i 2 4 ( r2. r3 . d12 . du \
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- 456
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 13.
- La chute ohm;
- ae;
- nitc de longueur
- = Jcos iùt- AlZQ l ( 2
- La chute inductive a pour vale
- (34)
- 1-h fi
- 4%. d%3__\\
- .rs:jis.dj)
- (35)
- Les valeurs efficaces sont les suivantes :
- La ligne se comporte comme une boucle simple dont la résistance et la self-induction par unité de longueur seraient:
- La nouvelle méthode évite ces inconvénients : elle présente, en outre, d’autres avantages. Cette méthode se caractérise particulièrement
- par l’emploi de chapeaux d’isolateurs, en papier très solide et très résistant, imprégné d’uoe matière isolante. Ces chapeaux sont représentés dans la figure i et les ligures 2 et 3 en indiquent le mode d'emploi.
- Fig. x.
- Les chapeaux d’isolateurs sont appliqués sur l’appui, en nombre suffisant, les uns sur les autres (fig. 2) et sont comprimés légèrement à la main de façon à leur taire prendre la position coave-
- et ~-j 1 H- [->•:, "-h 4 log„ali --- (37)
- (A suivre.) B. L.
- Nouveau procédé d’installation des isolateurs électriques. — C. Egner (*).
- Le procédé le plus employé actuellement pour fixer un isolateur à son appui consiste à entourer cet appui d’étoupe goudronnée, ou d’un corps analogue, après quoi l’on visse l’isolateur par dessus. Cette méthode est défectueuse, car l’étoupe ne contribue en aucune façon à l’isolement; bien au contraire, il arrive souvent que des filaments de cette étoupe, n’étant pas recouverts, conduisent le courant de la partie inférieure de l’isolateur au support. En outre ce procédé exige une grande habileté, et il est difficile pour un ouvrier insuffisamment exercé de bien fixer un isolateur et de lui donner sur son support une position convenable, supprimant tonte chance de cassure.
- (J) D’après une note communiquée par l'auteur, ingénieur chef des Télégraphes suédois.
- Fig. a. Fig 3.
- L’isolateur est ensuite vissé sur l’appui en forçant dans la mesuredu possible. Le papier se trouve alors comprimé de telle sorte qu’il remplit exactement l’espace entre l’appui et l’intc-rieur fileté de l’isolateyr comme il ressort de la figure3, qui montre l’appui avec les chapeaux tels qu’ils se présentent après le dévissage de l’isolateur. Le nombre de chapeaux nécessaires diffère selon les divers isolateurs et les appuis. L’épaisseur du papier est calculée de façon qu’il y ait de 4 à 5 chapeaux par isolateur.
- L’isolement se fait mieux si l’on met à l’intérieur de l’isolateur, avant de le visser, quelques gouttes d’une huile ne rancissant pas, par exemple de l’huile de paraffine, éventuellement
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- 437
- mêlée d'huile de lin crue. Dans ce but on utilise avec avantage une petite boite à huile.
- Le principal avantage de ce procédé est un isolement bien plus parlait.
- Cette augmentation de l’isolement est due en grande partie à ce (ail, que l’espace entre l’appui et l’intérieur de l'isolateur est toujours libre de tous filaments, etc., contrairement à ce qui a lieu lorsqu’on se sert d’étoupe goudronnée.
- Une autre raison de cet isolement perfectionné est que les chapeaux d’isolateurs couvrent l’appui non seulement sur les cotés mais aussi en haut d’une masse isolatrice, imperméable. Une lôlurc dans la partie supérieure de l’isolateur ne peut donc pas nuire, ou du moins nuirait très peu. Plusieurs expériences ont prouvé que l’isolateur peut même être complètement cassé du haut, de façon à montrer l’ouverture pour l’appui, sans influence notable sur l'isolement, du moins pendant quelque temps. Ce fait est d’une grande importance partout, où les isolateurs peuvent être endommagés, de même que dans les circonstances où l’on emploie des isolateurs qui n’ont, pas été essayés chacun à part an point de vue électrique, comme cela a lieu souvent quand il s'agit des conduits à courants faibles. Parmi ces isolateurs non essayés il s'en trouve en effet un certain nombre qui ont des fêlures fines à travers la matière, et qui, en temps humide, provoquent une fuite d’électricité.
- Une troisième raison tics importante de cette augmentation de l’isolement, obtenue par les chapeaux d’isolateurs, est qu’ils sont imprégnés d’une matière huileuse grâce à laquelle les isolateurs agissent comme des isolateurs à huile. La surface huileuse avec ses plis au bas des chapeaux. entre l’appui et l’isolateur, offre une résistance très grande au passage du courant le long de la surface ; et comme cette surface se trouve à l’endroit le plus abrité en dedans de l’isolateur, elle peut sc maintenir propre et servir longtemps. 11 est clair cependant que l’huile est salie petit à petit par la poussière, etc. et que l’isolement diminue. Il reste néanmoins toujours supérieur b celui qu’on obtient lorsqu’on se sert d’étoupe goudronnée, et l’on peut facilement augmenter de nouveau cet isolement en dévissant l’isolateur et en remplaçant les chapeaux ou en imprégnant à nouveau les anciens. Ce procédé est à recommander particulièrement quand il s’agit de conduits importants à courants
- faibles, par exemple des conduits téléphoniques à longue distance.
- Une cause bien connue de la diminution de l’isolement que l’on constate toujours sur les lignes anciennes est que des araignées et autres insectes se logent à l’intérieur des isolateurs-entre les manchons et l’appui. 11 est très probable que l’on pourrait, en employant des chapeaux d’isolateurs, cloigner cet inconvénient en ajoutant a la masse, dont sont imprégnés les chapeaux, du dioggot ou quelque autre matière dont l’odeur ferait fuir les insectes. Pourtant ceci n’a pas encore été essayé dans la pratique.
- Outre l’augmentation de l’isolement, les chapeaux d’isolateurs présentent quelques autres avantages. Parmi ces avantages, il faut d’abord mentionner que le montage des isolateurs en est très facilité, L'expérience a démontré que le montage ne prend que la moitié du temps nécessaire lorsqu’on se sert d’étoupe goudronnée et que le travail ne demande aucune habileté spéciale.
- D’autre part, les isolateurs montés à l’aide de ces chapeaux seront toujours mis concentriquement par rapport aux appuis, attendu que la matière des chapeaux se répartit d’elle-même également tout autour de l’appui.
- On sait encore expérimentalement que la casse des isolateurs ne se produit que très rarement ou jamais lorsqu’on se sert des chapeaux d’isolateurs, ce qui constitue une économie des plus appréciables.
- Il faut ajouter enfin que le dévissage, des isolateurs de leurs appuis est très facilité par le nouveau procédé, ce qui est d’un grand intérêt sur toutes les lignes où les isolateurs sont exposés à la fumée et à la suie et doivent par conséquent être enlevés de temps en temps pour être nettoyés.
- des chapt
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- 4r,8
- !/ ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. L. —
- Ne 13.
- d’isolateurs sur l’isolement, nous reproduisons un diagramme (fig. l\) établi au laboratoire d’Essais de matériaux de l’École Technique Supérieure de Stockholm, selon des expériences comparatives entre les isolateurs montés sur étoupe goudronnée et les mêmes isolateurs montés sur des chapeaux de papier imprégné de paraffine. Ces essais furent exécutés dans une armoire à pluie artificielle, le diagramme montrant les fuites pendant la pluie et quelques moments après. Comme le démontrent les courbes, les chapeaux paraffinés donnent pour les fuites les plus importantes un résultat plus de ici fois supérieur à celui que donne l’étoupe.
- C. E.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Sur l’absorption et le pouvoir de radiation des métaux pour les ondes hertziennes. — J .-R. von G-oitler. — Annalen dcrPhysik, n» 2, 1907.
- Bjerkness a montré que les métaux non magnétiques peuvent être classés dans le même ordre au point de vue de leur propriété d’amortir les ondes électriques que d’après leur résistance électrique spécifique. Les expériences avaient porté sur des ondes d’une seule période. L’auteur a cru intéressant d’étudier si, et dans quelle mesure, le rapport des constantes d’amortissement des différents métaux dépend de la longueur d’onde.
- Le principe des mesures était le même que dans les expériences de Bjerkness. Ce savant employait des résonateurs de dimensions aussi semblables que possible en différents fils métalliques étirés dans la même filière, dont les extrémités pouvaient être reliées aux bornes de i’élcctromètre de flertz-Bjerkuess. D’après Bjerkness, on peut, après un petit nombre d’oscillations du circuit primaire fortement amorti, considérer le résonateur lui-même comme excitateur et représenter ses oscillations par l’équation
- o = Be~Vcosbl, (1)
- en appelant <p la différence de potentiel des plaques de l’éleetromctre. La déviation de cet appareil est alors proportionnelle à l’impulsion
- J = fj fdt,
- qui, pour des valeurs pas trop élevées de la constante d’amortissement B, a pour valeur
- J = Ba/40. (a)
- Les conclusions que l’on peut en tirer relativement au but poursuivi sont les suivantes :
- Pour différents résonateurs dont la différence de potentiel initiale B est la même, le rapport n des déviations de l’électromètre a pour valeur :
- Les valeurs de B étant les mêmes pour tous les résonateurs dans les expériences de Bjerkness et dans celles de l’auteur, la méthode donne la possibilité de déterminer d’uue façon simple le rapport n de la constante d’amortissement pour différentes longueurs d'onde.
- L’amortissement des oscillations dans un excitateur de Hertz résulte de deux actions différentes, et, par suite, les constantes B se composent de deux termes; l’un d’eux, désigné par a dans la suite, se rapporte à la portion de l’énergie qui se transforme en chaleur Joule dans le fil ; l’autre représente l’amortissement dû à la radiation produite dans l’espace environnant; elle est désignée par 5 dans ce qui suit. Le rapport n doit alors être écrit sous la forme ;
- Les décréments Joule dépendent essentiellement de la constitution et de la forme du résonateur, ainsi que de la période d’oscillation. Ils ont pour valeur
- de
- étant la période d’oscillation, L le coefficient
- elf-inductio
- du
- teuv pour la valeur correspondante de t. Rayleigh et Stefan, la résistance est pour un métal non magnétique et pou] cillations de courte période, par la forn
- ”=W'~
- (5)
- en appelant l la largeur totale, R le rayon et a la résistivité du fil pour courant continu. Si l’on' emploie des résonateurs exactement semblables en métaux différents, le rapport des décréments Joule est donné par la formule
- vÆ
- («)
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- i59
- et est indépendant de la période. Si les décréments de Ilertz sont très petits par rapport aux décréments Joule, la valeur de n = devrait être aussi indépendante de la période d’oscillation. Dans ce cas, l’existence d’une absorption anomale de l’un des métaux devrait être indiquée par le fait que la valeur de n diffère de la constante v.
- Mais on commettrait une erreur importante en négligeant simplement les décréments de Hertz vis-à-vis des décréments Joule, surtout quand il s’agit d’oscillateurs rectilignes comme ceux employés par Hertz. Dans les expériences de l’auteur, on a employé seulement des résonateurs à fils parallèles. Les considérations qui suivent sur la relation entre le rapport n et la période t, quand les décréments S ne doivent pas être négligés vis-à-vis des décréments a, se rapportent en premier lieu à des excitateurs (ou résonateurs) de cette forme.
- On peut remarquer d’abord que, pour une seule et même période x, les valeurs 5 et 2' dans l’expression de n peuvent être supposées égales. Cela est dû à ce que la valeur de o dépend uniquement, pour une constitution donnée de l’espace environnant, de la configuration géométrique. du résonateur et non de-sa constitution matérielle propre. Malgré cela, le pouvoir de radiatiou d’un résonateur dépend de ses propriétés matérielles.
- On peut donc écrire :
- s -h___________
- a + 8 I-hY:
- (7)
- en posant y = 2/a, et en conservant à v sa signification précédente (équation 6) : la valeur de v doit toujours être inférieure à l’unité, condition qu’il est toujours possible de satisfaire par un choix convenable des métaux comparés. Pour trouver la relation entre le rapport n et Ja période on peut opérer de la façon suivante :
- De l’équation 7, 011 déduit directement l’égalité
- dn = . (8)
- dy 1 + Y2
- D’après l’hypothèse faite sur 7, le deuxième membre de l’équation (8) est toujours positif; il suffît donc de calculer (dy(d-.) pour trouver le sens de la relation entre n et x. D’après la définition de y, on a :
- l’inégalité
- dx '> „
- Si l’on introduit dans l’équation (4) la valeur de m tirée de l’équation (5) et la valeur de L relative à des fils parallèles d’écartement d et de longueur totale /, c’est-à-dire
- 2/Iogn
- on obtient pour a la valeur suivante
- „ =_____SÜd______=Iy-.
- 4Hlog„s(rf/H) v Dans cette équation, c est toujour suite, la valeur de la dérivée dx_____________________ c
- (ha) positif. Par
- m
- est toujours positive, et dx a le même signe que dx. Comme l’indiquait déjà l’équation (4«), le décrément Joule diminue avec la période d’oscillation (longueur d’onde).
- D’après la formule (10), on a toujours
- Le signe de (dyjdx) dépetid donc du signe, et éventuellement de la grandeur de (dïjdx). On ne parvient pas, en général, à calculer analytiquement le décrément 3 en fonction des constantes géométriques et de la période du résonateur, mais il est possible de prédéterminer avec quelque approximation le signe de dZjdx pour les conditions considérées dans le cas dont il s’agit et dans d’autres cas simples. S’il n’y avait pas de radiation, Saurait une valeur nulle et serait indépendant de la période. Ce serait le cas si le résonateur était formé de deux fils parallèles placés côte à côte à une distance négligeable par rapport à la longueur d’onde. Si l’on examine le cas de résonateurs réels formés de fils parallèles situés à une distance finie l’un de l’autre, la radiation doit être d’autant plus grande pour une période d’oscillation donnée que la distance des fils est plus grande, et que la longueur d’onde est plus courte ainsi que la période. Pour une valeur constante de d et pour une longueur variable correspondant à un point qu’011 déplace,
- 00
- dont il s’agit, on a donctoujo X h~r<°-
- (9)
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- m
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 13.
- D’après l’équation (10), on doit donc avoir tous
- Srjàr. < O. (lOrt)
- Mais, l’équation (8) ayant montré, que l’on doit toujours avoir :
- dnjd'f o,
- il en résulte que, dans le eus des expériences de Fauteur, la valeur du rapport n des constantes d’amortissement doit croître quand la période d’oscillation diminue.
- (A suivre.) R, V.
- ÉCLAIRAGE
- Sur la détermination de l’intensité lumineuse horizontale moyenne des lampes à incandescence (suite) 0). — F. Uppenborn. — Elek-trolechnische Zeitschrift, i4 février 1907.
- 3" Méthode des miroirs d’angle de Siemens et Halske, — Le banc photométrique employé dans cette méthode a une longueur de 2 mètres. Aux deux extrémités de la division sont disposés des miroirs d’angle fixes ; la tête du photomètre est mobile. Le tube de celui-ci est perpendiculaire au coffret qui enveloppe tout le
- 0 Éclairage Électrique, t. L, 23 mars 1907, p. 435.
- photomètre. L’appareil est muni de deux échelles, l’une graduer en centimètres, l’autre eu bougies Hcfner. La division pour 10 bougies est placée au milieu du banc, c’est-à-dire à un mètre du zéro. La division est faite d’après la loi:
- J étant une intensité lumineuse déterminée et /• la distance correspondante à l’origine en centimètres. L’éclairement E du photomètre 11’est pas constant, mais dépend de r :
- g____ IOOOOO %
- (200 — /•)*
- a étant le rapport de l’action de la lumière accrue par le miroir à l’intensité lumineuse horizontale moyenne de la lampe étalon. La méthode do mesure est exactement la même que précédemment.
- Les expériences furent faites par l’auteur sur ce banc de la même façon que pour la méthode précédente. Les résultats trouvés dans ces essais sont résumes par le tableau III. On voit encore ici que l’exactitude est satisfaisante tant que l’intensité lumineuse et la forme des filaments de la lampe à essayer et de la lampe étalon ne diffèrent pas beaucoup.
- TABLEAU III Méthode Siemens et Halske.
- ÉTALONNAGE
- r.AWH ETALON 1,0 la . ESSAI DE TENSION
- essai • ! ~7§r r O. —
- 1 I n° 1 . ! 1 si !fî J!|i F i4l
- i a 110 «7.76 I IIO i8,35 18,35 TII,7 18,0 + i,35 17,76 IIO.O + 0,00
- 11» I 110 18,35 II no 17*76 17,76 m.9 18,36 + o,o5 18,35 110,0 + 0,00
- 2 a III IIO 37,6l IV IIO 35,42 35,42 113,9 37,60 — o,o3 07,61 110,0 ±0,00
- 2 b IV 110 35,42 III IIO 37,61 37,61 n3,o 35,70 d-0,79 35,4a 109,8 — 0,18
- 3 a VI 220 35,58 V 220 3i.S, 3t ,87 rrr, 1 3G,uo + i,r8 35,58 218,8 — 6,54
- 3b V 220 3i,«7 VI 220 35,58 35,58 111,9 3i,3o — T-79 81,87 220,6 — 0,37
- 4a vui 22Û 16,27 VII 220 20,79 20,79 111,7 16,5o . 16,27 2ig,8 — 0,09
- 4 b VT] 220 20,79 VII [ 220 16,27 16,27 iii,4 20,00 — !,3g 20,79 220,6 + 0,27
- 5 a II £ IÜ 17,76 VIII 220 16,37 111,3 17,90 + °,79 7.76 .10,0 ±0,00
- ob vin 220 16,27 II 110 17-76 17,76 112,0 15,90 — 2,28 16,27 221,0 + o,45
- 6 a II IIO 17,76 VI 220 35,58 35,58 112,u 17,60 — t,47 17,80 110,2 + 0,18
- 0 b VI 220 35,58 II IIO 7.7c 17,76 112,3 35,00 — i,63 35,58 + o,36
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 461
- 4° Méthode de rotation. — D’après la loi de Talbot, formulée par Ilelmholtz, si l’on installe sur un banc photométrique une lampe susceptible de tourner autour de sou axe vertical, l’axe de la lampe coïncidant avec l’axe du photomètre, on peut, en imprimant à la lampe une rotation suffisamment rapide sur elle-même, déterminer par une seule mesure l’intensité horizontale moyenne de ccttc lampe. Cette méthode, fréquemment employée en Amérique, a été essayée aussi par l’auteur, et les résultats obtenus sont indiqués par le tableau IV. Comme on le voit, les valeurs trouvées sont généralement trop faibles, et II est impossible d’obtenir d’une façon exacte, avec la méthode de rotation, l’intensité lumineuse horizontale moyenne d’une lampe. L’une des principales sources d’erreur provient de ce que la force centrifuge déforme le filament quand la lampe tourne : c’est pourquoi les erreurs ont les valeurs les plus élevées sur les
- ÉLÉMENTS PRIMAIRES ET ACCUMULATEURS
- Perfectionnements aux éléments galvaniques. — Cmiralbiatt far Acaumulatoren, décembre-jauvior-
- pile sèche. — J. Brown. — Brevet américain 836 48o, i4 septembre 1906, acc. 20 novembre 1906.
- Dans les piles sèches ordinaires, la résistance va en croissant du bas vers le haut, de sorte
- lampes 1 à IV qui possédaient les plus longs filaments. Si l’on réduit la vitesse de rotation, l'oul perçoit un papillotement. au lieu de percevoir une impression lumineuse continue. Ce pa-pilottement provient non seulement de la variation d’intensité lumineuse dans les différentes directions, mais principalement aussi de coque beaucoup de lampes ne sont pas bien centrées sur leur support et décrivent des cercles avec leur pointe: ce phénomène était particulièrement sensible sur les lampes V et VI. On obtient de meilleurs résultats avec des lampes qui ne présentent pas ces défauts : par exemple, avec des lampes dont les filaments étaient bien soutenus, et, en particulier, avec une lampe au tantale, l’auteur a obtenu les chiffres du tableau V. Comme on le voit, les erreurs ne sont pas très considérables et sont d’un ordre de grandeur admissible pour des mesures pratiques.
- (A suivre.) E. B.
- que le zinc est mangé d’abord à sa partie supérieure. Si l’on rend la résistance plus uniforme dans toute la hauteur de l'élément, la durée de celui-ci est accrue et. l’intensité de courant ma-xima est augmentée. Pour cela, on emploie un crayon de zinc dont le diamètre va en décroissant du haut vers le bas, et un charbon dont le diamètre va en croissant.
- TABLEAU IV
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- T. L. — N° 13.
- m
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Pile sèche. — C. L. Tawver. —Brevet américain 83G i5t, 5 mars 1906, acc. a5 novembre 1906.
- La disparition de l’humidité est empêchée par l’emploi d’une couche de sable imprégné : en outre, le récipient est fermé hermétiquement.
- Un récipient rectangulaire en zinc est amalgamé h sa partie inférieure : il est recouvert intérieurement et sur les côtés de carton de 3 millimètres d’épaisseur. Sur le fond de ce revêtement de carton est placée une électrode de charbon supportée par une couche inférieure de gypse. Au-dessus est disposée une couche épaisse de sable, puis la masse dépolarisante, et une nouvelle couche de sable. Enfin, après avoir placé un couvercle en carton, on coule sur le tout du brai ou de la cire. Le dépolarisant est formé de 3 parties de charbon et d’une partie de bioxyde de manganèse. Ce mélange lorme une masse pâteuse avec une solution de sel ammoniac (1 : 3) additionnée d’acide sulfurique étendu (2 : 5).
- Élément au chlore. — Ë. Buhot. — Brevet français 354 501 du 23 mai i<jo5.
- Un récipient contenant du chlore liquide est relié â un autre récipient contenant l’électrolyte et les électrodes. Ces récipients peuvent tourner autour d’un arbre porté par deux paliers. Le second récipient consiste en deux calottes entre lesquelles est disposée la cathode en 1er du commerce ou en zinc. De chaque côté de la cathode sont disposées des anodes en argent ou en charbon relices électriquement l’une à l’autre. Les électrodes sout reliées par des conducteurs à deux bornes isolées des récipients : la jonction est effectuée par l’intermédiaire de godets de mercure.
- On remplit le premier récipient de chlore liquide, le deuxième récipient à moitié d’acide chlorhydrique à 10 °/0; onouvre un peu le robinet de coinmmunication et l’on fait tourner l’appareil. A la cathode, il se forme du chlorure ; le chlore dépolaris.ant passe dans l’acide chlorhydrique.
- L’intensité de courant peut être modifiée par variation de la vitesse de rotation ou par réglage du robinet.
- Élément au chlore. — Ë. Buitot. —Brevet français 363 787 du 3 mars 1906.
- L’inventeur a réalisé un petit élément de poche pour lampes portatives. Le récipient est formé d’un cylindre inattaquable, en argent, en plomb platiné ou en charbon : il constitue l’électrode positive. L’électrode négative porte un renflement qui, s’appuyant sur un disque isolant, ferme l’élément à l'une de scs extrémités. L’autre extrémité de l’élément est fermée par un joint et par une calotte en plomb. On verse dans l’élément du pétrole ou un autre liquide plus léger que l’électrolyle, puis une solution à 2 ou 3 °/() de chlorure de zinc, puis le chlore liquide, et on ferme le tout. Au repos, le chlore est placé â la partie inférieure et l’électrolyle à la partie supérieure : celui-ci ne touche pas la plaque de zinc plongée dans le pétrole.
- Elément fixe au chlore. — Ë. Buiiot. — Brevet français 363 788, 2 mars igoô.
- L’inventeur décrit un dispositif fixe dans lequel on peut employer comme électrodes négatives des déchets de métaux. Un récipient en maçonnerie goudronnée est séparé en deux parties par une paroi. Les électrodes positives sont formées par des blocs de charbon ; les électrodes négatives sont formées par des rails soutenues par des pièces en bois. Chaque élément comprend une électrode négative et deux électrodes positives. Des connecteurs relient entre eux les éléments successifs. Du chlore gazeux est amené par un conduit à la partie inférieure des éléments. L’excédent de chlore est aspiré par des venLilateurs et poussé dans dos tubes de circulation. Des tuyaux amènent l’eau necessaire. Chaque élément porte une vidange par laquelle s’écoulent les liquides épuisés. L’espace compris entre les électrodes est rempli de sable qu’humidifie le liquide conducteur.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- Théories et Généralités.
- Sur quelques théorèmes généraux relatifs à
- l’éleclrotechniquc. — II. Poincaré. . . 2q3
- Sur la désintégration atomique produite par les rayons ultraviolets. — W. Ramsny et
- J.-F. Spencer..............................qo
- Potentiels explosifs dans les diélectriques liquides. - - R.-F. Rarhart..........................168
- Sur la diminution du potentiel explosif sous l'influence de certains rayons. — J.
- Ilerweg....................................58
- Sur la rigidité diélectrique de vides poussés.
- — E. Madelung. ...........................346
- Sur le rapport de l’énergie des rayons Hontgen à l’énergie des rayons cathodiques qui
- les engendrent. —E. Carter................i34
- Observations spectroscopiques sur les rayous-canal dans les gaz composés. — S.
- Kinoskita.................................307
- Sur l’effet de Doppler dans les rayons-canal.
- — J. Starh................................348
- Actions de la décharge électrique sur une
- flamme d’acétylène. — C Lorenz. . . 202
- Sur la formation et le spectre de la vapeur métallique dans l’étincelle électrique. —
- B. Walter............................23
- Sur la décomposition du radium A, H et C.‘—
- II.-W. Schmidt. . . . 88, i3a, i65, 204 Sur la radiation secondaire engendrée lorsque des rayons |3 du radium atteignent des couches métalliques minces. — P. Do-
- bler.................................420
- Sur la radiation du thorium A. — F. von Lerch. 5-Sur les derniers produits de décomposition des éléments radio-actifs.-' Produits de décomposition de l’uranium. — B. Bolt-
- zuood.......................38i et 447
- Sur le radio-actinium. — O. Hakn............. 24
- Absorption des rayons x du radiotcilure par
- les métaux. — F. Meyer................ 56
- Sur rionisation des gaz et des vapeurs salines.
- — J.-G. Davidson........................25
- Mesures du phénomène de Zecman sur les raies
- bleues du zinc. — P. ITmset A.Cotton. 277 Sur l’effet Zeeman dans de faibles champs magnétiques.— E. GehrckeatO. v. Baeyer. 276 Emploi du tube de Draun pour l’étude de l’hy-stérésis magnétique et diélectrique.—
- E. Madelung............................383
- Génération et Transformation.
- Sur le rendement des usines génératrices. — '
- Bihbins..................................8j
- Etude sur les chaudières exposées à Nuremberg. 78 Sur des chaudières à vapeur employées dans les usines génératrices de la ville de Londres............................................igR
- Sur les dépenses en combustible.................133
- Influence de la grosseur des grains de charbon
- sur lé rendement des chaudières. . . 8
- Grille do chaudière à chargement automatique
- de la « Hawley Down DrafiFurnace». 112 Influence de la quantité de vapeur consommée
- sur la teneur en eau de la vapeur. —
- Bnrkley...............................gg
- Sur les turbines à vapeur.....................37
- Nouvelle turbine à vapeur Belluzzo-Gadda. . 8
- Sur le rendement comparatif des turbines et des machines à vapeur fonctionnant à differentes charges. — Goodenough. . 133
- Emploi de la turbine à vapeur dans la marine
- de guerre..............................133
- Séparation de l'huile de la vapeur condensée
- (brevets Bohm-Raffay et Davis Perret). 84 Moteurs à gaz et machines à vapeur à l'Exposition de Milan...............................120
- Sur les usines génératrices employant des moteurs à gaz de forte puissance. — C.-E.
- Douglas................................163
- Résultats obtenus dans des installations équi-
- péesavec des moteurs kgaz. — Windsor. 103
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- 464
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 13.
- Frais d'exploitation dans les usines employant
- des moteurs à gaz. — Schulte. ... 86
- Sur les frais d’exploitation des différents mo- .
- tours. — Esson.............................87
- Sur les avantages des moteurs à gaz de forte
- puissance. — Heym..........................j6
- Sur les moteurs à gaz. — Schiittler.................>2
- Moteur à gaz à piston fixe et cylindre mobile, zéy Sur le point d’allumage dans les cylindres de
- moteurs à gaz........................n2
- Moteurs à gaz à aspiration système Scharrer
- . el Gross.............................99
- Emploi de moteurs Diesel dans une usine
- génératrice.....................196, zyy
- Nouveau gazogène, système Hughes. . . . 16 y
- Sur l’huile employée dans les transformateurs.
- — Kinter..................... . . 88
- La question de la fumcc et l’industrie. . . . ipo
- Étude et construction d Machines électriques à grande vitesse (fin). —
- S.-P. Thompson.......................... 26
- Propriétés des rotors à collecteur. — Marius
- Laioar......................5, 4i, 77
- Théorie et construction des machines à pôles
- de commutation. — Pelikan...............3io j
- Nouvelle forme de machine à pôles de commutation. — V.-A. Fynn............................. 3a
- Calcul des machines électriques au point de vue de la commutation. — C.-L. Kennedy................................. 423 et 449
- Prédélerrnination des ampère-tours d’entrefer.
- — L. Legros.............................437
- Sur le trajet des lignes de force dans les induits
- dentés. — A. Millier....................i37
- Sur la pulsation de l’induction dans les dents des machines électriques. — O.-S.
- Bragstad....................169, 206
- Alternateur triphasé pour l'accouplement direct avec une turbine à vapeur. — A. Kol-
- ben.........................207, 289, 278
- Calcul de la force électromotrice d’enroulements polyphasés et monophasés. —
- Si. Gorges..................3ia. 351, 386
- Réaction d’induit dans les générateurs monophasés. — J. Sumec................... 62, 90
- La chute de tension dans les alternateurs tri-
- phasés. — H.-M. Hobart et F. Punga. 09 9a, i3ô
- es machines électriques.
- Transformateurs triphasés.—A.-S. MacAUister. 427 Sur une méthode pour la détermination du rendement des dynamos à courant continu. — P. Soulairol............................i85
- Emploi de l’aluminium pour l’établissement ’ des bobines de machines électriques.
- — Alving.................................66
- Sur réchauffement des bobines inductrices. —
- G.-A. Lister...........................2.42
- Sur la déformation des courbes produites par
- le fer. — Bedell et Tuüle............... 99
- Production d’un déphasage de 90° au moyen
- de l’induction seule. — E. Müllendorf. . ioo Emploi de courant monophasé avec une source
- triphasée. — A. Still....................29
- Sur la dispersion magnétique. — W. Gramp.
- 384, 4»5 et 45r
- Moteur monophasé.à collecteur, système Déri.
- — K. Schnetzler................65, 98
- Les moteurs d’induction monophasés. — A.
- Still. . . . 139, 171, a43, 280, 354, 390
- Notes sur le moteur shunt compensé monophasé. — ./. Bethenod...........................i49
- La réactance de dispersion des moteurs d’induction. — Mac Allister.........................3i5
- L’établissement de bobines d'induction. — O.
- Eddy et M. Eastham................209, 283
- Sur les avaries des machines et appareils élec-
- triques. — La ngriige....................8?
- Transmission
- Sur les réseaux à courants alternatifs. — L.
- Lichtenstein. . . 356, 392, 429 et 453
- Câbles à haute tension. — Stott..................102
- Sur la capacité active des câbles de forte section et sa mesure au moyen de courant continu, — W.-A. Kemann. . . 285, Bij
- Nouveau procédé d’installation des isolateurs
- électriques. --- C. Egner...............456
- Poteaux en ciment Sicgwart pour lignes de
- ; Distribution.
- transmission...........................27
- Inlluence d’un courant secondaire sur les surtensions et la formation d’étincelles lors d’une rupture de courant. — G.
- Benischke..............................67
- J.’influencc des nouvelles lampes à incandescence à filament métallique sur le choix delatensionà adopter dans denouveaux réseaux de distribution. — Wikcmder.. 166
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- 30 Mars 190?.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 46H
- Installations d’usines et Le réseau électrique des Alpes-Muritiincs. —
- R. Frilley..............................44i
- Turbines hydrauliques de l'usine de llsar. . 163
- Installation hydro-électrique du fleuve Yadkin. 163 Usine génératrice de Belleville (États-Unis). . 162
- Usine génératrice d’TIarrisburg..................162
- Développement des installations hydro-élee-
- triques à Huntingdon....................138
- Installations électriques de West Virginia Pnlp
- and Paper C°............................149
- Usine municipale de Marglebone...................130
- Usines génératrices desservant la ville de
- Berne...................................128
- Sur les distributions d’énergie électrique à
- Londres...................... 94 ^t 126
- Usine hydro-électrique de la Pueblo and su-
- burban Traction and Lighting 0°. . . 131
- Usine hydro-électrique de la rivière Saludu. . 132
- Usine génératrice de Misbawaka...................132
- Nouvelle usine génératrice de Waltham. . . 133
- Installations électriques do Binghamton. . . llo
- Sur les résultats d’exploitation d’usines génératrices dans les grandes villes et sur
- i réseaux de distribution.
- l'influence de la fourniture de courant pour la traction électrique. — G. Dell-mar......................................*9
- Influence des usines génératrices électriques sur le développement des villes de faible importance. —L. Bernard. . . y3
- Turbo-générateurs de 10000 kilowatts du
- « Brooklyn Transit Railway ». . . . 110
- Usine génératrice des lignes électriques de
- Canton à Akron...........................7/
- Distribution et utilisation de l’énergie électrique
- dans les mines mexicaines................ 7
- Chutes d’eau dans le Japon et en Corée. . . 7
- Transport d’énergie électrique de Mouders à
- Lyon. —Jean Reyvul. ... iS et 4(5
- Sur l’utilisation des chutes du Zambèsc. . . 30
- Installations hydro-électriques dansla Ligurie. 24
- Usine hydro-électrique de Snowdon (Pays de
- Galles). ................^ .. ; . . 23
- New-York Railroad........................40
- Proposition deloi sur les usines hydrauliques. 62
- Quelques récentes installations de traction électrique par courant monophasé (Ligne du tunnel de Sarnia, ligne de Toledo à Chicago, lignes de Spokane, ligne de Baltimore à Washington, ligne de Vienne àBaden, ligne de Bloomingtou, Pontiac etJoliet). —R. de Valbreaze.. 191
- Les installations de traction électrique du Penn-
- sylvania Railroad. — Oliver Allen. . . i55
- La traction électrique sur le métropolitain de
- Vienne. — A. Solier..............5i, 80
- Traction électrique dans labanlieue d’Athènes. 28 Chemin de fer électrique du « Great Northern,
- Piccadillv and Brompton »................ 77
- Traction électrique à Columbus et dans les États
- d’Ohio, de Michigan et d’Indiania.. . 55)
- Cheminde fer monophasé de Tergnierà Anisy. 114 Essais de moteurs de traction (Dispositif Wes-
- tinghouse)...............................166
- Sur les roues en fonte. — Andrews..............113
- Nouveaux isolateurs pour fils de trôlet (brevet
- lïakansson)...............................28
- Sur les ruptures des fils de trôlet............148
- Relations existant entre les frais d'exploitation
- pour différentes vitesses et la distance des stations, ainsi que le poids des
- automotrices. — Anderson...............103
- Projet et rapport des chemins de fer électriques dans des contrées peu peuplées. —
- Roberts................................104
- Résultats d’exploitation obtenus sur les chemins de fer aériens. — BrinkerhoJJ. . 103
- La ventilation des chemins de fer et métropolitains souterrains.— C.Biranll. 104 et 1x3 Sur l’emploi de différents systèmes de freins sur les chemins de fer électriques (études de MM. Graham, Williams,
- Hanter, Collins, Fox, Morley, Sayers). . ycf
- Pose de la voie et des traverses de tramways.
- — Aldermann..............................102
- Pose des rails de tramways. — Clark. . . . 102
- Sur la soudure des rails. ......................i6y
- Le Congrès des tram\va}rs de Columbus. . . 102
- Le IXe salon de l'automobile..................... 2
- Les voitures électriques. — R. de Valbreaze. . 116
- Les voitures pétroléo-électriqucs.— R. de Valbreaze..........................................a63
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- 466
- T. L. — N° 13,
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Applications mécaniques.
- Nouvelle drague électrique de la Lübeckner
- Masehinenbau Gesellschaft............132
- Cabestan électrique..........................-130
- Appareil de mise en train actionné par l'électricité (Feltcn et Guilleaume). . . ny
- Pompe centrifuge à deux étages de la <c Loa-
- Degeu-Puinp »..........................13S
- Sur les paliers et leur graissage. — F.~H.
- Davies.................................
- Sur l’application de moteurs Diesel à la commande de pompe..................................
- Les ascenseurs des stations du chemin de 1er souterrain du Great Northern, Picca-dilly and Brompton..............................
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie.
- Sur l'absorption et le pouvoir de radiation des métaux pour les ondes hertziennes. —
- J.-B. van Geitler.........................458
- Étude expérimentale faite sur des circuits
- oscillants accouplés. —F.Fischer. 819, 36o.
- Sur le transformateur à résonance. — G. Be-
- nischke...................................212
- Note sur l'influence d’une capacité intercalée dans le circuit secondaire d un transformateur. — P. Brenol.............................4o4
- Sur la production d’oscillations non amorties.
- — E. Thompson.............................201
- Sur la production d'oscillations électriques non
- amorties. — G. Benischke..................iot
- Pcoduotion d'oscillations électriques entretenues. — F.-K. Vreeland...........................a4C
- Oscillations électriques dans les bobines à
- noyaux métalliques. — J.-S. Sachs. . 3g4
- Sur la production d’oscillations entretenues dans un arc de Duddcll-Poulsen. — J.
- Sahulka. ........ 3gfi, 43a
- Expériences sur la télégraphie sans fil dans
- une direction. — K.-E.-F. Schmidt. . 17G
- Sur la radiation électrique d’antennes coudées.
- — A. Fleming......................i4i, 176
- Inlluence du contrepoids sur l’amortissement d’une antenne de télégraphie sans fil.
- — W. Burslyn..............................34
- Sur la syntonisation des transmetteurs de radiotélégraphie. —NV. Wien........................245
- Sur l’Audion. — Fleming............................37
- Nouveau détecteur d’oudes. —F. Braun. . . io3
- Détecteur à vapeur de mercure pour radiotélégraphie. — De Foresf...........................i44
- Mesures de l’cnergie r-eçue dans les postes ra-
- diotélégraphiques. — G.-VF. Pickard.. 214 Commande électrique à distance par les ondes
- hertziennes. —- L. Torrès................i44
- Règlement adopté par la Conférence Internationale de Radiotélégraphie. 14,34, 48 et 74
- Télégraphie et Téléphonie.
- Etude du récepteur téléphonique. — H. Poincaré.....................221, 257, 329 365, 4oi
- Sur l’inductance et l’impédance des circuits -télégraphiques et téléphoniques. —
- J.-E. Joung. . . . 216, 247, 288, 322
- Télégraphie rapide système Pollak (fin). — Désiré Korda.. . .
- Sur la conservation de poteaux en lignes télégraphiques..
- Yirag
- . . 18
- is des
- . . T??
- Éclairage.
- Sur la transformation de l’énergie électrique
- en lumière. — Ch.-P. Steinmelz. . i44
- Sur les lampes à arc..............................132
- Emploi de lampes à' magnétite et de redresseurs à mercure pour l’éclairage par arcs en série. — N.-R. Birge. . . . 106
- Propriétés et applications industrielles de l’arc électrique produit au moyen d’électrodes en charbons mélangés de substances minérales. —A. Blondel. 372, 407
- Sur la température et la radiation sélective de différentes lampes à incandescence. —
- C.-V. Vaidner cl G.-K. Burgess. 38 et 70 Expériences sur les lampes au carbone, à l’osmium et au tantale.— J,-T. Morris. 72, io3 Sur les nouveaux types de lampes à incandescence. — Cl.-A. Sharp....................io5
- Nouvelle lampe au tungstène. — J. AUen. . . 249
- Nouvelle lampe à incandescence Helion. —
- H.-C. Parker et W.~G. Clark. sôo
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-
- 30 Mars 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 467
- Nouvelle lampe à incandescence à filament mé-
- tallique (brevet Zernig)................a5i
- Lampe à incandescence à filament de titane.—
- ‘ J.-A, Heany............................434
- Résultats d’expériences effectuées sur des
- lampes Osram............................290
- Essais de lampes à incandescence. — S.-B.
- Spinney.................................323
- Vérification des lampes électriques à incandescence en Suisse..................................154
- Sur les photomètres à papillotcment. —5. Dow. 397
- Détermination de l'intensité lumineuse hori-
- zontale moyenne de lampes à incandescence. — Ilyde et Cady.......289
- Sur la détermination de l’intensité horizontale moyenne de lampes à incandescence.
- — F. Uppenborn..............4^5 et 460
- Etude sur les étalons lumineux et sur l’état actuel des lampes à incandescence à haut voltage. — Cl. Paterson. . 324» 3g8
- Sur l’absorption de l’atmosphère pour des rayons lumineux de différentes couleurs. — C.-O. Baslian....................4o
- Eléments primaires et accumulateurs.
- Pile sèche. — J. Brown.........................461
- Pile sèche. — C.-L. Tarver....................462
- Élément au chlore. — E. Bakoi..................462
- Perfectionnements à la fabrication d’électrodes pour accumulateurs alcalins. — E.-W.
- Jungner................................182
- Procédé pour préparer éleclrolytiqucmont les plaques poreuses de zinc servant dans • les accumulateurs électriques à électrolyte alcalin invariable. — F.-E.
- Poheniusz et B. Goldschmidt............182
- Perfectionnement à l’isolement des accumulateurs alcalins. — A.-E. Derghmd. . . 182
- Accumulateur électrique à électrolyte alcalin.
- -- Th.-A. Edison.................181
- Électrodes d’accumulateur. — Th.-A. Edison. . 182
- Plaque d'accumulateur. —J.-H. Robertson.. . 293
- Élément secondaire. —L.-H. Flanders. . . . 293
- Séparateurs, enveloppes, etc., en tissus de nî-trocelluloso pour électrodes d’accumulateurs. — C.-E. Dorr..................291
- Plaque d’accumulateur. — F.-C. Jlood. . . . 292
- Procédé de Y Accumnlatoren-Fabrik-A. G. pour récupérer ou conserver la capacité des
- accumulateurs électriques........291
- Accumulateur. — J. Landsing...............292
- Plaque d’accumulateur avec contact à mercure.
- — Dreihardt......................292
- Électrochimie.
- L’application de la théorie des électrons à
- l’électrolyse. — E.-E. Fournier d’AIbe. 287 L’électrolyse des mélanges. — Georges Rosset. 234 3oi, 889
- Les industries électrûchimiques et électromc-
- tallurgiques en 1906. — G. Kcrshaïu. . 142
- Sur quelques expériences pour la récupération du fer et du nickel des déchets de tôles nickelées. — K. Richler...................363
- Variation de la polarisation pendant les phénomènes électrolytiques.— Danneel. . 826
- Sur le fonctionnement des électrodes en aluminium. — G. Schuhe...................25i
- Sur la décomposition de l’ammoniaque et la formation de l’ozone sous l’effet de la décharge silencieuse. — R. Pohl. . . 253
- Nouveau four électrique.—A. Schwaz.. . . i48
- Sur le chlore électrolytique. — P. Ferchland . 147
- Méthodes et appareils de mesures.
- Sur la méthode Pirani. — Otto de A. Silva.
- Méthode pour rendre constante la différence de potentiel aux bornes de batteiùes employées dans les mesures.— W.-P.
- White...............................327
- Sur la mesure de la puissance dans les systèmes triphasés à conducteur neutre. —• E.
- Orlich..............................3 54
- Interrupteur rotatif pour les mesures de capa-
- cité. — F. Knrlbaum et W. Jaeger.. . 320
- Nouvel appareil Kelvin. — Rypinski. . . . 184
- Mesure approximative, par une méthode électrolytique, de la capacité électrostatique entre un cylindre métallique vertical et la terre. — A.-E. henncly et S--E.
- Whiling........................ï83, 218
- Emploi du sécohmètre pour la mesure de résistances etde capacités combinées. —
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-
-
- 468
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 13.
- S.-R. Milner....................
- Mesures des déphasages dans les résistances et les transformateurs. — Ch.-V. Drys-
- dale...........................74,
- Sur le thermomètre à fil de platine. — Jaeger
- et Steinwehr...................• . . na
- Sur la constance des thermo-éléments employés dans les pyromètres électriques. — W.-P. White.................................327
- Divers.
- Propriétés électriques des modifications de sélénium sous l’action de la chaleur et de la lumière. — P.-V. Sckrult.. . . v56
- Installation d'éclairage, de chauffage et de cuisine
- électriques de l’hôtel de Moserboden. 107 Installations électriques d’une fabrique de briquettes de tourbe..................................167
- Sur l’éclairage électrique des wagons postaux
- en Allemagne............................170
- Sur les accidents occasionnés par l’électricitc
- dans les mines......................201
- Prix décernés par l’Académie des Sciences à
- sa séance du 27 décembre 1906.. . . 14
- Programme du concours ouvert par la Société
- industrielle d’Amiens...............gi
- Conférences publiques du conservatoire des
- arts et métiers....................... . 92
- Brevets autrichiens et allemands............8, 88
- Études économiques et Renseignements commerciaux.
- L’industrie électrique en Allemagne. ... 46 \ Sociétés, concessions et projets. . . 44, 76, 207 La consommation du cuivre..............42 | Publications commerciales................207
- Bibliographie.
- Die Kohlenglühfâden für Eloktrische Glüh-lampen (les filaments de charbon pour lampes à incandescence électriques),
- par IL Weber.......................176
- Transformatoren und asynchromolorcn (Transformateurs et moteurs asynchrones),
- 2>ar W. Winkehnann.................ijô
- Vorlesungen über Elcktrodynamik und Théorie der Magnetismus (Leçons sur l’Elec-trodynarnique et la théorie du magnétisme), par O. Krigar Menzel et M. Lane. 140 L’année électrique, électrothérapiquc et radio-
- graphique, par Poveau de Courmelles. . 140
- Précis d’électricité, par P. Nietvenglowski. . . 17g
- Manuel de l'apprenti et de l’amateur électricien
- (Ve partie), par II.de Graffîgny. . 108
- Annuaire du Pureau des Longitudes pour l’an
- 1907....................................108
- Traité de manipulation et de mesures électriques et magnétiques industrielles,
- par II. Pécheax.........................108
- Die Gleischstrommachine(la machine à courant continu), par Arnold (tftrvolume : Théorie et essais)....................................60
- Handbuch der Physik, du Dr A. Winkehnann (ier volume, iro partie: Physique générale)...........................................44
- Bases d’une théorie mécanique de l’électricité,
- par M. Seligmann-Lui.....................44
- Das Elektrischc Bogenlicht : Seine Entwicke-
- lung und seine Grundlagen (l’arc électrique, son développement et ses bases), par Biegon von Czudnochowski.
- Tlandbuch der Pliysik (Manuel de Physique), du IP A. Winkehnann (3e volume, 2e partie)......................................
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-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Allen (J.). — Nouvelle lampe au tungstène. . 249
- Allen (Oliver). — Les installations de traction
- électrique de Pennsylvania Railroad. . iS5 Aldermann. — Pose de la voie et des traverses
- de tramways.............................102
- Alvdng. — Emploi de l’aluminium pour l’établissement des bobines de machines
- électriques..............................66
- Anderson. — .Relations existant entre les frais d’exploitation pour différentes vitesses ot la distance des stations, ainsi que le
- poids des automotrices..................to}
- Andrews. — Sur les roues en fonte...............115
- B
- Baeyer (O. v.). —Voir Gehrcke (E.).
- Bastian (G.-O.). — Sur l’absorption de l'atmosphère pour des rayons lumineux de
- différentes couleurs...................40
- IjEnELL et Tuttle. — Sur la déformation des
- courbes produites par le fer.......... gg
- Benischke (G.). — Influence d’un courant secondaire sur les surtensions et la formation d’étincelles lors d’une rupture
- de courant.............................67
- Sur la production d’oscillations électriques non amorties..................ioi
- Sur le transformateur à résonance. . 212
- Berclund (A.-E.). — Perfectionnement à l’isolement des accumulateurs alcalins.. . 182
- Bernard (L.). — Influence des usines génératrices électriques sur le développement des villes de faible importance.... jy Bethenod (J.). — Notes sur le moteur Shunt
- compensé monophasé.................. . 149
- Bibbins. — Sur le rendement des usines génératrices ..............................8J
- Birault (G.). — La ventilation des chemins
- de fer et métropolitains souterrains. 104
- et 116
- Birge (N.-R.). — Emploi de lampes à magné-tite et de redresseurs à mercure pour
- l’éclairage par arcs en série..........106
- Blondel (A.). — Propriétés et applications industrielles de l’arc électrique produit
- au moyen d’électrodes en charbons mélangés de substances minérales. 372, 407
- Boltwood (B.). — Sur les derniers produits de décomposition des éléments radioactifs. — Produits de décomposition
- de l’uranium....................38i, 447
- Bragstad (O.-S.). — Sur la pulsation de l’induction dans les dents des machines
- électriques.....................169, 206
- Braun (F.). — Nouveau détecteur d’ondes. . io3 Brenot (P.). — Note sur l’influence d’une capacité intercalée dans le circuit secondaire d’un transformateur...................4o4
- Brinkerhovv. —Résultats d’exploitation obtenus sur les chemins de fer aériens. . 107
- Bkown(J.). —Pile sèche......................461
- Bchot (E.). — Elément au chlore.............462
- Burgess (G.-K.). — Voir Waidner (C.-K.).
- Burkley. — Influence de la quantité de vapeur consommée sur la teneur en eau de la
- vapeur................................. 99
- Burstyn (W.). — Influence de contrepoids sur l’amortissement d’une antenne de télégraphie sans fil.......................... 34
- C
- Cady. — Voir Hyde.
- Carter (E.). — Sur le rapport de l’énergie des rayons Rontgen à l’énergie des rayons cathodiques qui les engendrent. f34
- Clark. — Pose des rails de tramways. . . . 102
- Clark (W.-G.). — Voir Parker (II.-C.).
- Collins. — Voir Graham.
- Cotton (A.). — Voir Weiss (P.).
- Champ (W.). — Sur la dispersion magnétique.............................. 384, 4a5, 45t
- D
- Danneel. — Variation de la polarisation pendant les phénomènes électrolyliques. . 3a6
- Davidson (J.-G.). — Sur l’rbnisation des gaz et
- des vapeurs salines................25
- Davies (F.-IL). — Sur les paliers et leur graissage......................................iy8
- Deltmar (G.). — Sur les résultats d’exploitation d’usines génératrices dans les
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- 470
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 13.
- grandes villes et sur l’influence de la fourniture de courant pour la traction
- électrique...............................Jp
- Dobler (P-)- — Sur la radiation secondaire engendrée lorsque des rayons (} du radium atteignent des couches métalliques minces....................................420
- Dôrr(C.-T.). — Séparateurs, enveloppes, etc., en tissus de nitrocellulose pour électrodes d’accumulateurs...........................291
- Douglas (C.-E.). — Sur les usines génératrices employant des moteurs à gaz à
- forte pression..........................16)
- Dow (J.-S.). — Sur les photomètres à papil-
- lotemcnt................................397
- Dreihardt. -— Plaque d’accumulateur avec contact à mercure...................................292
- Drysdale (Ch.-Y.). — Mesures des déphasages dans les résistances et les transformateurs.................................. 74, 107
- E
- Ëarhart (R.-F.). — Potentiels explosifs dans
- les diélectriques liquides..............168
- Eastham (M.). — Voir Eddy (O.).
- Eddy (O.) et Eastham (M.). —L’établissement
- de bobines d'induction. . . . 209, a83
- Edison (Th.-à.). — Accumulateur électrique à
- électrolyte alcalin.....................181
- Electrode d’accumulateur................182
- Egner (C.). — Nouveau procédé d’installation
- des isolateurs électriques..............456
- Esson. — Sur les frais d’exploitation des différents moteurs.....................................87
- F
- Ferchland (P.). — Sur le chlore électrolytique. 147 Fischer (F.). — Étude expérimentale faite sur
- des circuits oscillants accouplés. 3ig, 36o Flandess (L.-H.). —Elément secondaire.. . 292
- Forest (de).— Détecteur à vapeur de mercure
- pour radiotélégraphie...................i44
- Fox. — Voir Graham.
- Fleming (A.). —" Sur l’audion.................... 37
- Sur la radiation électrique d’antennes
- coudées.......................i4i, 175
- Fournier d’Albe (E.-E.). — L’application de
- la théorie des électrons à l’éloctrolyse. 237 Frilley (R.). — Le réseau électrique des
- Alpes-Maritimes^........................44i
- Fynn (V.-A.). — Nouvelle forme de machine à
- pôles de commutation.................... 3a
- G
- Zeeman dans de faibles champs magne-
- l'q«es................................276
- Geitleh (J.-R. von). — Sur l’absorption et le pouvoir de radiation des métaux pour
- les ondes hertziennes.................458
- Goldschmidt (R.). — Voir Polzeniusz (F.-ü.). Goodexou<$h. — Sur le rendement comparatif des turbines et machines à vapeur fonctionnant à différentes charges. . . . io$
- Gorges (H.). — Calcul de la force électromotrice d’enroulements polyphasés et monophasés.........................3i2, 35i, 386
- Graham, Williams, IIunter, Collins Fox, Mor-ley et Sayers. — Sur l’emploi de différents systèmes de freins sur les chemins de fer électrique..............................99
- H
- Hahn (O.). —Sur le radio-actinium. ... 24
- Heany (J.-A.).— Lampe à incandescence à filament de titane..................................434
- IIerweg (J.).— Sur la diminution de potentiel explosif sous. l’influence de certains
- rayons...................................58
- Heym. — Sur les avantages des moteurs à gaz
- de forte puissance...................... $6
- Hobart (H.-M.) et Punga (F.). — La chute de
- tension dans les alternateurs triphasés. 5g
- 93. 135
- Hood (F.-C.). — Plaque d’accumulateur. . . 292
- Hunter. — Voir Graham.
- Hyde et Cady. — Détermination de l’intensité lumineuse horizontale moyenne de lampes à incandescence..........................289
- Jaeger (\\\). — Voir Karlbaam (F.).
- Jakger et Steinweiir. — Sur le thermomètre à
- iil de platine.)....................ms
- Joung (J.-E.). — Sur l’inductance et l’impédance des circuits télégraphiques et téléphoniques. . . . 216, 247, 288, 322
- Jungneb (E.-W.).— Perfectionnements à la fabrication d’électrodes pour accumulateurs alcalins............................
- K
- Kemann (W.-A.). — Sur la capacité active des câbles do forte section et sa mesure au moyen de courant continu. . . 285, 317
- Kennedy (C.-L.).— Calcul des machines électriques au point de^vue de la commutation................................ 423, 44g
- Kennely (A.-E.) et Wiiiting (S.-E.). — Mesure
- Gehrcke (E.) et Baeyer(0. v.). — Sur l’effet
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-
- 30 Mars 1907.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 471
- approximative, par une méthode élec-trolyiique, de la capacité électrostatique entre un cylindre métallique vertical et la terre.............i83,
- Kehshaw (G.). — Les industries éVectroclii-miques et électrométallurgiques en
- 19°6.................................
- Kinoshita (S.). — Observations spectroscopiques sur les rayons-canal dans les
- gaz composés.........................
- Kolben (A.). —Alternateur triphasé pour l’accouplement direct avec une turbine à
- vapeur...................207, 239,
- Kokda (Désiré). — Télégraphie rapide, système Pollak et Virag (fin)...................
- Kurlbaum (F.) et Jaeger (W.). — Interrupteur rotatif pour les mesures de capacité. .
- L
- Landsing (J.). — Accumulateur................
- Latour (Marius). — Propriétés des rotors à collecteur. . . ... 5, 4t,
- Legros (L.). — Prédétermination des ampère-tours d'entrefer dans les machines
- électriques..........................
- Lerch (F. v.). — Sur la radiation du thorium A.......................................
- Lichtenstein (L.). — Sur les réseaux à cou-' rants alternatifs. . 356, 392, 429,
- Lister (G.-A.). — Sur réchauffement des bobines inductrices............................
- Lorenz (C.). — Actions de la décharge électrique sur une ilamme d’acétylène.
- M
- Mac Allister (A.-S.). — La réactance de dispersion des moteurs d’induction. .
- Transformateurs triphasés............
- Madklung (E.). — Sur la rigidité diélectrique
- de vides poussés.....................
- Emploi du tubfe de Braun pour l'étude de l’hystércsis magnétique et diélectrique...............................
- Meyer (F.). — Absorption des rayons a du
- radiotellure par les métaux..........
- Milner (S.-R.). — Emploi du sécohmmètrc -pour la mesure de résistances et de
- capacités combinées..................
- Morley. — Voir Graham.
- Morris (J.-T.). — Expériences sur les lampes au carbone,àl’osmiumctautantale. 72, Mollendorf (E.). — Production d’un déphasage de 90° au moyen de l’induction
- Müller (A.). — Sur le trajet des lignes de
- force dans les induits dentés. . . . i3ÿ
- O
- Orlich (H.). — Sur la mesure de la puissance dans les systèmes triphasés à conduc-
- Pareer (H.-C.) et Clark (W.-G.). — Nouvelle
- lampe à incandescence Ilelion. . . . a5o
- Paterson (Cl.). — Étude sur les étalons lumineux et sur l’état actuel des lampes à incandescence à haut voltage. . 3a4, 3q8
- Pelikan, — Théorie et construction de machines à pôles de commutation.. . . 010
- Pickard (C.-W.)— Mesures de l’énergie reçue
- dans des postes radiolélégraphiques. . 214
- Poiil (R.). — Sur la décomposition de l’ammoniaque et la formation de l’ozone sous l’effet de la décharge silencieuse. . . a53
- Poincaré (II.). — Étude du récepteur téléphonique...................221, 267, 329, 365, 402
- Sur quelques théorèmes généraux relatifs à l’électroiechnique.....2q3
- POLZENIUSZ (F.-E.) et Goldrcumîdt (R-). — Procédé pour préparer électrolytique-ment les plaques poreuses de zinc servant dans les accumulateurs électriques
- à électrolyte alcalin invariable. . . . 182
- Punga (F.). — Voir Hobart (H.-M.).
- R
- Ramsay (W.) et Spencer (J.-F.). — Sur la désintégration atomique produite par les
- rayons ultraviolets.......................91
- Richter (K.). — Sur quelques expériences pour la récupération du fer et du nickel des
- déchets de tôles nickelées...............363
- Reyval (Jean). — Transport d’énergie électrique de Moutiers à Lyon. . . i3, 46
- Roberts. — Projet et rapport des chemins de fer électriques dans des contrées peu
- peuplées.................................104
- Robertson (J.-II.). — Plaque d’accumulateur. 293 Rosset (Georges). — L’clectrolyse des mélanges.............................a34, 3oi, 339
- Rypinski. — Nouvel appareil Kelvin. . . . 184
- S
- Sachs (J.-S.). — Oscillations électriques dans
- les bobines à noyaux métalliques. . . 3g4
- Sahulka (J.). — Sur la production d’oscillations entretenues dans un arc de Dud-dell Poulsen............................3q6, 43a
- 318
- 142
- 307
- 278
- 18
- 292
- 77
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-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L. — N° 13.
- Sayers. — Voir Grakam.
- Schmidt (H.-W.J. — Sur la décomposition du
- radium À, B et C. . - 88, i3s, 160, ao4
- Schmidt (K.-E.-E.). — Expériences sur la télégraphie sans fil dans une direction. . 176
- Sciinetzler (K..). — Moteur monophasé à collecteur, système Déri...................65, 98
- Schulte. — Frais d’exploitation dans les usines
- employant des moteurs à gaz. ... 86
- Schôttler. — Sur les moteurs à gaz. ... ya
- Schrott (P.-Y.). — Propriétés électriques des modifications du sélénium sous faction de la chaleur et de la lumière. . . 206
- Sciiulze (G.). — Sur le fonctionnement des
- électrodes en aluminium..............a5i
- Schwarz (A.). — Nouveau four électrique.. . 148
- Sharp (Cl.-IL). — Sur les nouveaux types de
- lampes à incandescence..............
- Silva (Otto de A.). — Sur la méthode de Pi-
- Sol[Er(A.) -1- La traction électrique sur le
- métropolitain de Vienne. ... 3i, 8o
- Soulairol (P.). — Sur une méthode pour la détermination du rendement des dynamos à courant continu........................»85
- Spencer (J.-F.). — Voir Ramsay (R7.).
- Spinney (S.-B.). — Essais de lampes à incandescence......................................3?.3
- Sta«k(J.).— Sur l’effet de Doppler dans les
- rayons-canal...........................348
- Stf.inmetz. (Ch.-P.). — Sur la transformation
- de l’énergie électrique en lumière. i44, ï79 Steinwehr. — Voir Jaeger.
- Stiij. (A.). — Emploi de courant monophasé
- avec une source triphasée...............29
- Les moteurs d’induction monophasés. t3p 171, 243, 280, 354, 390
- Stott. — Câbles à haute tension...............ro2
- Sümf.c (J-). — Réaction d'induit dans les générateurs monophasés.................... 62, g')
- T
- Takvkr (C.-L.). — Pile sèche. . ... . . 4C2
- Thompson (E.). — Sur la production d’oscillations non amorties....................101
- Thompson (S.-P.). — Machines électriques à
- grande vitesse (/in).................aG
- Torrès (L.). — Commande électrique à distance par les ondes hertziennes. . . i44
- Tutile. •—Voir Bedell.
- U
- Uppenborn (F.). — Sur la détermination de l’intensité horizontale moyenne de lampes à incandescence. . . . 435, 460
- V
- Yalbred/e (R. de). —Lesvoitures électriques. 116 Quelques récentes installations de trac-
- tion électrique par courant monophasé. 191 Les voitures pétroléo-électriques. . . a63
- Vreeland (F.-K.). — Production d’oscillations
- électriques entretenues. . . 246
- W
- Waidner (C.-V.) et Burgess (G.-K.). — Sur la température et la radiation sélective de différentes lampes à incandescence. 38, Walter (B.). — Sur la formation et le spectre de la vapeur métallique dans l’étincelle
- électrique............................
- WErss (P.) et Cotton (A.). — Mesures du phénomène de Zeeman sur les raies bleues
- du zinc...............................
- White (W.-P.). — Méthode pour rendre constante (a différence de potentiel aux bornes de batteries employées dans les
- .Sur la constance des thermo-éléments employés dans les pyromètres électriques..............................
- Whiting (S.-li.). — Voir henneh (A.-E.).' Wien (M.). — Sur la syntonisation des transmetteurs de radiotélégraphie. Wikander. — L influence des nouvelles lampes à incandescence à filament métallique sur le choix de la tension à adopter dans de nouveaux réseaux de distribu-
- Williams. — Voir Grakam.
- Windsor. — Résultats obtenus dans des installations équipées avec des moteurs
- 70
- a3
- 327
- 327
- 243
- 166
- Z
- Zernic (Dr). — Nouvelle Iampeàincandescence à filament métallique...................
- L» Gérant: J.-R. Ni
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-
-
- Tome L,,
- Samedi 5 Janvier 1907.
- .ét^t 2
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- LATOUR (M.). — Propriétés des rotors â collecteur .... REYVAL (J.). — Transport d'énergie électrique de Montions à L\ KORDA (D.). - - Télégraphie rapide système Pollak et Yirag- (fin).
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et généralités. — Sur la formation et le spectre de la vapeur métallique dans l'étincelle électrique. par B. Walter........................................
- Sur le radioactinium, par 0. IL\un......................................
- Sur 1 ionisation des gaz et des vapeurs salines, par j.-(l JWvmsoN............
- Génération et Transformation. —Machines électriques à grande vitesse (jin), par S,-P. Thompson.
- Emploi de courant monophasé avec une source triphasée, par A. Still.....................
- . Nouvelle forme de machine à pôles de commutation, par Y.-A. Fynn.......................
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Influence du contrepoids sur l'amortissement.
- d’une antenne de télégraphie sans fil. par W. Burstyn...............................
- Sur l’Audion, par Fleming.....................................................
- Eclairage. — Sur la température et la radiation sélective de différentes lampes à incandescence, par
- C.-Y. Waidnek et (x.-K. Burcess.....................................................
- Absorption par l'atmosphère de rayons lumineux de différentes longueurs d’onde, par C.-O. Bastian.
- 23
- 24
- 25
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- 29
- 3a
- 34 3 7
- 38
- 4o
- NOTES ET NOUVELLES
- Note sur le 9''Salon de l’Automobile...........................;..........................
- Chutes d’eau du Japon et de la Corée. — L lilisaiion de l’énergie électrique dans les mines mexicaines.
- Nouvelle turbine à vapeur Belluzzo-Gadda. ............................................
- Brevets demandés et accordés en Allemagne et en Autriche:.......................' ; •
- Bibliographie.........................................................................
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-
-
- NOTES ET NOUVELLES
- Société Internationale des Électriciens.
- La prochaine réunion mensuelle de la Société Internationale des Électriciens aura lieu le mercredi 9 janvier *907, à 8 heures et demie précises du soir, dans la grande salle de la Société d’Encouragerncut, 44- rue de Rennes, Paris.
- Ordre dc jour. — Les signes conventionnels pour les schémas d'installations électriques, par M. Brunswick ; — le développement de la traction électrique, par M. de Yalbreuze (projections).
- 9e salon de Vantomobile.
- Le gf salon de l'automobile a eu lieu, au Grand Palais des Champs-Elysées, du 8 au aH décembre : les poids lourds et les moteurs industriels, ainsi que les machine3-outils, étaient exposés dans un grand baraquement construit à cet effet sur TEspIanade des Invalides. La décoration extérieure, très réussie, où’des girandoles de lampes à incandescence mêlaient leur lumière jaune à la lumière verte des arcs au mercure, l'illumination intérieure du Grand Palais qui absorbait chaque soir plus de 3 000 kilowatts-heure, la profusion des lampes de tous types et de toutes formes qui éclairaieut abondamment les stands des exposants montraient, une fois de plus, les merveilleux effets que l'on peut tirer de l'emploi de la lumière électrique. Comme l’année précédente, le courant était'fourni en partie par le secteur des Champs-Elysées, en partie par l’usine des Moulineaux (chemins de fer de l’Ouest), et eu partie par la compagnie du chemin de fer métropolitain: des postes de transformateurs avaient été établis, à cet effet, dans le sous-sol du Grand Palais.
- Le nombre des fabricants d'automobiles augmente rapidement de jour en jour avec les débouchés nou-
- veaux prévus pour les véhicules automoteurs, débouchés parmi lesquels il convient de citer les omnibus et les fiacres des grandes villes. Les nations
- ment l’industrie française. L'Italie, au premier rang, a fait un effort incroyable. Plus de dix constructeurs mettent en ligne des voilures parfaitement étudiées qui, si elles 11’ont pas la résistance et le fond des nôtres, — qualités dues à une plus longue expé-
- que élégante et bien finie capable dc produire une excellente impression; celte excellente impression, jointe aux prix dc vente très bas auxquels sont offerts ces véhicules, peuvent souvent déterminer l’acquéreur français à favoriser l'industrie italienne. L’Angleterre, de son côté, quoique ayant pris une faible pari à l'exposition automobile française, a montré dans sou exhibition d'Olympia, qu’elle s était armée pour la lutte et qu'il faudra très prochainement compter avec elle, line campagne acharnée a été faite en Grande-Bretagne par les constructeurs anglais pour déterminer leurs nationaux à ne plus acheter d’automobiles étrangères. L’Allemagne semble stationnaire au point de vue des voitures à pétrole : cela tient peut-être à ce que les efforts se tournent vers les voitures électriques dont 1 emploi a été autorisé comme fiacres avec un .tarif laximctri-que élevé, tandis que l'on a refusé ce même tarit aux automobiles à pétrole, à cause de leur mauvaise odeur et dc leurs trépidations.
- Voitures a pétroj.f.. — Les tendances des constructeurs qui ont pris part au q’’ Salon confirment cl accentuent nettement celles que nous avons signalées Eau dernier (!).
- Les moteurs de puissance moyenne sont tous à quatre cylindres. L’n grand nombre de constructeurs
- 0) Éclaira,je Electrique, t. XJA I, C janvier 1906. page n.
- wpsjv , 1 m. APPAREILS POUR MESURES ÉLECTRIQUES
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- Pour les torpilleurs 368 et 369.......................................
- Pour le cuirassé “ République v (groupes électrogènes de bord). . . .
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne.........................
- Compagnie Générale pour l'Éclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)....
- Arsenal de Toulon. ................................................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)..................
- Société d'Électricité AliotH, pour la Station de Valladolid (Espagne). . .
- Port de Cherbourg.........................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle..............................................
- Société Orléanaise pour l'éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans). . .
- Société Anonyme des Mines d’Albi..........................................
- Société Normande de Gaz, d'Électricité et d’Eau...........................
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d'Alger,
- 580
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu'à, ce jour comportent plus de 400 Machines-à grande vitesse et près de 3 000 Machines à vapeur diverses
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- Suppltk
- L'Éclairage Électrique du ' Janvie
- er 1907
- ont adopté, pour les fortes puissances, des moteurs à six cylindres fort intéressants par leur souplesse et leur équilibrage : l'établissement du villobrequin de ces moteurs présente des difficultés dont on semble être venu à bout d’une heureuse façon. Ces moteurs sont tous formés de trois groupes de deux ‘cylindres venus de fonderie en un bloc. Quant aux cylindres des moteurs à quatre cylindres, ils soutsoit séparés, soit réunis deux à deux, soit coulés tous les quatre en un seulbloc. Chaque mode d’établissement a des avantages et des inconvénients ;la tendance-semble être aux quatre cylindres séparés les uns des autres. Le moteur à trois cylindres ne figure plus nulle part. Le moteur à deux cylindres remplace dans les voiturettes le moteur monocylindrique, qui est en défaveur. La tendance signalée l'an dernier d'adopter des moteurs à quatre cylindres, même pour les faibles puissances (10 chevaux), s'est nettement accentuée et plusieurs constructeurs en exposent : fréquemment ces châssis ont été étudiés en vue d’un service de fiacres.
- L'allumage des moteurs est, sur presque tous les moteurs, produit par des magnétos à haute tension alimentant des bougies à étincelles. L’emploi de magnétos à basse tension avec rupteurs diminue de plus en plus. Beaucoup de constructeurs prévoient, sur leurs moteurs, un double allumage électrique.
- L'embrayage métallique gagne du terrain : cepen-
- dant le cône garni de cuir ne se décide pas à abandonner la partie aussi vite que nous l’aurions cru. Aux différents types généraux d'embrayages métalliques énoncés dans notre compte rendu de l’an dernier, 011 peut en ajouter un nouveau, constitué pat-un disque que pincent deux mâchoires circulaires appuyées par des ressorts.
- La boîte de changement de vitesse présente généralement maintenant plusieurs trains baladeurs (deux et très fréquemment trois). Le levier de commande se déplace, dans deux ou trois plans différents et est d'un maniement commode. La grande vitesse est presque toujours en prise directe.
- h’attaque des roues arrière s’effectue toujours par chaînes ou par cardans : une ou deux maisons essaient de revenir, pour des voiturettes, à la transmission par courroie perfectionnée; une autre emploie un galet frottant sur un large volant et se déplaçant du centre de celui-ci vers ia périphérie.
- [.es freins présentent les mêmes tendances que l’an dernier, à savoir la réalisation d'un bon refroidissement. En même temps que l’on rend les freins plus robustes, on augmente leur nombre, afin d’obtenir une bonne sécurité. La plupart des fortes voitures sont munies de trois freins mécaniques, deux au pied et un à la main.
- En ce qui concerne les châssis et les suspensions, il n'y a rien à ajouter à ce que nous avons dit l’an
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-
- dernier. L’emploi de jantes démontables ou amovibles •se- répand 1res rapidement ; en ce qui concerne les bandayes, on Se sert de plus en plus d’antidérapants comprenant des clous ou rivets fixés à une bande de roulement rapportée sur le croissant.
- Les carrosseries sont de plus en plus confortables ^et ressemblent à de petits wagons. L’époque où le propriétaire d’un véhicule automobile aimait à mener lui-mêuie s’éloigne de plus en plus : on aspire à être transporté confortablement et à' l'abri sans avoir à se préoccuper de la direction et des manœuvres. Les carrosseries fermées sont toutes, avec quelques variantes, du type limousine à entrée latérale.
- Voitures électriques. -- Nous n'avons rien à signaler de nouveau en ce qui concerne les voitures électriques. En France, les progrès de la voiture à .^pétrole, et les résultats remarquables obtenus par les Constructeurs pour la suppression du bruit et des trépidations, ont rendu ce genre de véhicules tout à fait approprié- au service de ville. La raison d'èlre •,de la voiture électrique, dont les accumulateurs présentent de si nombreux inconvénients, semble donc avoir disparu devant les perfectionnements de lavoi-ture à pétrole.
- < Voitures mixtes. — Ces véhicules présentent un incontestable intérêt au point de vue de la traction
- des poids lourds, car on ne peut s'empêcher d’étre effrayé des conditions de fonctionnement des engrenages de changement de vitesse sur un véhicule de fort tonnage à arrêts et démarrages continuels, tel qu’un omnibus de ville.
- Outre les voitures mixtes décrites l’an dernier, on doit signaler l’apparition, sur le marché français, d’une voiture autrichienne (Lohner-Porsche) très intéressante. Deux moteurs électriques font corps avec les roues d'arrière : chacun d’eux a un système inducteur intérieur (à io ou )i pôles), un induit extérieur, et un collecteur en disque plat. Le courant qui alimente ces moteurs est fourni par une génératrice travaillant à puissance constante et à différence de potentiel variable, pour une puissance donnée du moteur à pétrole. L’induit de celte génératrice est extérieur et l'inducteur intérieur. Celui-ci n'esl pas fixe, mais peut tourner un peu autour de l’axe de la machine en avançant ou en reculant plus ou moins par rapport à l’induit sous l'effet d’une vis hélicoïdale : il s'appuie sur un ressort convenable qui le maintient en place. Lorsque le couple qui s'exerce entre l’inducteur et l’induit par suite de la demande de courant des moteurs des roues dépasse une certaine valeur correspondant a la puissance du moteur à pétrole, le ressort cède et 1 inducteur tourne en se déplaçant par rapport à l'induil dont l'alésage est
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- conique. II en résulte une variation d’entrefer qui modifie la valeur du flux dans l'induit. Ce mode de réglage, absolument automatique, donne de bons résultats. R. V.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Chutes d’eau dans le Japon et en Corée.
- Comme l'indique Y Ulektrotechnik und Maschinenbau, les chutes d’eau du .lapon représentent une puissance disponible d’un million de chevaux. Plusieurs de ces chutes sont utilisées pour la production de l’énergie électrique : onpeutciter parmi elles l’usine génératrice de Kyoto, avec un canal de 11 kilomètres de longueur aboutissant au lac Bivva et utilisant 4 4oo chevaux sous une hauteur de chute de 33 mètres ; l'usine génératrice de Tokio utilisant l’énergie hydraulique du fleuve Tamagawa et alimentant la ville par une ligne de /jo kilomètres à 4o ooo volts. Une autre usine est cri construction entre Kyoto et Osaka; elle aura une puissance de 3a ooo kilowatts et alimentera ces deux villes, distantes de 60 kilomètres.
- Plusieurs centres miniers coréens, qui employaient primitivement des machines à vapeur, sont maintenant équipés avec des moteurs électriques qu’alimente l’énergie empruntée à différentes chutes d’eau.
- E. ?>.
- Distribution et utilisation de l’énergie électrique dans les mines mexicaines.
- Dans un article reproduit par Y Elektrotechnik und Maschinenbau, M. V. Allen décrit différentes installations de distribution et d’utilisation de l'cnergie électrique dans les mines mexicaines.
- Les mines d’El Oro contiennent des veines d'or et d’argent de ikm,5 de longueur et de 4oo mètres de profondeur : le rendement moyen atteint 85 francs de métaux précieux par tonne de ruinerai ; la production annuelle de rçjoü s'est élevée à “ millions 5. L’or est séparé du minerai au moyen de cyanure. L’énergie nécessaire pour toutes ces mines s’élève à io ooo chevaux : depuis deux ans, on a entrepris d’y transporter les 4oooo chevaux que produisent les chu les de Yexuca (4oo mètres de hauteur) situées à a70 kilomètres du centre minier. L’usine génératrice contient six unités de 5 ooo kilowatts et l’énergie électrique est transmise par quatre lignes parallèles sous forme de courants triphasés à (ioooo volts. Ces lignes alimentent aussi la ville de Mexico. A El Oro, la tension est réduite à 3 ooo volts pour 1 alimentation des moteurs synchrones de puissance supérieure à 900 chevaux. Pour les moteurs de puissance inférieure, on abaisse la tension il 4oo volts. La fréquence est de 5o périodes.
- La Compagnie Westinghouse a installé plus de 4 <>00 chevaux de moteurs. Le minerai est enlevé par
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- L'Eclairage Electrique du 5 Janvier 1907
- des élévateurs électriques cl déchargé dans des auges d’où il tombe dans des concasseurs entraînés par des moteurs de 100 chevaux, Les machines d’eX-traction électriques sont alimentées par des groupes convertisseurs avec volants. Des concasseurs, le ruinerai est amené à des meules que commandent des moteurs de 35o chevaux ou de 5ûo chevaux. Les machines auxiliaires des salies à cyanure sont entraînées par un moteur synchrone de 260 chevaux. Le courant d’excitation nécessaire aux moteurs synchrones est fourni par deux groupes moteurs-générateurs de 5o kilowatts à in5 volts. Des pompes centrifuges, des transporteurs, des excavateurs, des compresseurs d’air et des concasseurs sont aussi commandés électriquement.
- E. B.
- de 1200 tours par minute : la vapeur est à une pression de i3 atmosphères et est surchauffée de 6o°.
- B. T,.
- influence de la grosseur des grains de charbon sur le rendement des chaudières.
- Des essais, faits par M. W.-L, Abbot et publiés dans YElect.rical Review, de New-York, ont été effectués sur deux chaudières Babcock et Wilcox de f>oo mètres carrés de surface de chauffe à chargement mécanique et à surchauffe. Le charbon avait été passé dans différents cribles et l’on employait successivement pour le chargement des chaudières des morceaux de différentes grosseurs. Les résultats obtenus clans ces essais sont résumés par le tableau suivant :
- Nouvelle turbine à vapeur.
- Une nouvelle turbine à vapeur, du système 13e!-luzzo-Gadda, est construite par l'Unione Elettrotec-rtiea Italiana. Cette machine est une combinaison de la turbine à action et de la turbine à réaction : elle contient plusieurs groupes de distributeurs et de roues mobiles formant plusieurs étages : entre deux groupes successifs est disposée une chambre annulaire qui amène au groupe suivant la vapeur détendue dans le groupe précédent. Suivant que l’on fait passer la vapeur dans un ou deux groupes du premier étage (qui comprend trois groupes), la turbine donne r/3 ou 1/2 de sa puissance maxima. Les aubes sont en bronze spécial et sont fixées par des tenons dans les roues mobiles. Le réglage est effectué par une valve d'étranglement commandée par un cylindre à huile comprimée. La vitesse est maintenue constante par le jeu d un régulateur système Har-tuiig. Des essais faits sur des turbo-généraleurs de 200 et 2000 kilowatts ont donné des résultats très satisfaisants. La vitesse de rotation des turbines est
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- Brevets délivrés ex Autriche.
- Classe 21 f. — Sommerville (II.-J.) et (jROSS (O.). — Lampe à are. - Chaque charbon se déplace entre deux roues dont l’une est actionnée par un loquet que commande un solénoïde, et dont l’autre appuie contre le charbon sous l’influence d’un second solé- (*)
- (*) Les brevets autrichiens et allemands nous sont communiqués parle D" Fiions, MI Siebensterngasse, Vienne.
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- L'Eclairage Électrique du  J»
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- noïde ; lorsque ccttc dernière roue n’appuie pas contre les charbons, ceux-ci sont libres et. peuvent se rapprocher pour l'amorçage de l’arc. — Brevet il1' 21 800.
- Classe 21 f. — Moork. — Système d'éclairage électrique avec des tubes contenant wi go: ou une vapeur. — L’énergie électrique est convertie en lumière dans une série continue de tubes contenant un gaz ou une vapeur convenable qui est porté à l’incandescence: les parties extrêmes du tube, qui sont reliées à la source du courant et peuvent ainsi présenter de danger, sont avantageusement placées en dehors de la salle à éclairer, ou bien dans 1111 coffret inaccessible. — Brevet n°22o52.
- Classe 21 f. — Bennier (R.). — Dispositif pour l'éclairage des rampes avec lampes de différentes intensités lumineuses. — T/inventeur évite l'emploi des résistances ordinaires employées eu série avec les lampes qui éclairent les rampes : dans la disposition qu’il a adoptée, les conducteurs des différentes lampes sont reliées à un commutateur de construction appropriée de telle façon que, quand on manœuvre cct appareil, le nombre des lampes allumées et l'intensité de ces lampes va en croissant ou en décroissant pour produire une augmentation 011 une diminution graduelle de l’éclairement produit par la rampe.
- Classe 21 f. — Maüaim.an (A. de).— Procédé pour préparer des filaments de lampes à incandescence.. — Dans une solution préparée à chaud de cellulose dans du chlorure de zinc, on ajoute des terres rares pulvérisées, puis on place le mélange sous la pompe à air pour enlever tous les gaz contenus dans la masse. Ensuite, on presse cette masse sous une forte pression dans une libère, au sortir de laquelle le blâment pénètre dans un bain d’alcool à 90" où il reste quelque temps. Enfin les filaments sont séchés, roulés et carbonisés. — Brevet n" 21 q52.
- Brevets demandés en Autriche.
- Publiés le i5 novembre; délai d’opposition 10 janvier 1907.
- Classe 21 f. — Seidl (F.). — Lampe à arc pour éclairage diffus. — Le globe en verre qui entoure
- 1 arc a la forme de deux cônes superposés par leur petite base, et un réflecteur convenable est placé à
- Classe 21 f. — Siemens et Halsre. — Procédé pour préparer des filaments de tantale pour lampes à incandescence. — On ajoute au tantale de faibles quantités d’oxygène, d’hydrogène, d’acide carbonique, de silicium, d'aluminium, d'étain et de titanium pour rendre le ül plus dur.
- Classe 21 c. — Jacobsfn (\.). — Appareil pour vérifier les batteries électriques. — l'n interrupteur automatique est branché en dérivation sur un circuit dont la résistance peut être réglée d’après les conditions de fonctionnement.
- Classe 21 f.— Scholvien. — Lampe à incandescence à filament métallique. — Outre les supports auxquels sont fixées les extrémités du fil, d'autres supports réduisent la flèche du filament. Ces derniers supports peuvent être disposés de façon que le fil soit enroulé en hélice sur eux : une partie d’entre eux peut être fixée à l’ampoule.
- Publiés le 12 décembre 190(1 ; délai d’opposition 12 février 1 Déclasse 4. Lovett (T.-J.). — Brûleur à incandescence pour carbures d'hydrogène liquides. — A I intérieur du tube de gazéification est disposé un corps creux cylindrique qui sert à fermer plus ou moins l’entrée de l'air et peut être réglé indépendamment de la mèche.
- Classe 21 f. — Allgemeiine Elertrtcitats Gesell-sciiaft. —Électrodes pour lampe à arc à l’air libre. — L'électrode négative'consiste en un composé métallique et produit les gaz nécessaires pour l'entretien de l’arc : elle se consume donc. .L'électrode positive, formée d'un métal bon conducteur et difficilement oxydable, peut être refroidie et ne se consume pas. L’électrode positive est placée à la partie supérieure et l’électrode négative à la partie inférieure. L'électrode négative peut être formée d un oxvdule de fer, et l’électrode positive peut être en cuivre (brevet déposé par l’.4. E. G. comme mandataire de la General Electric C°).
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- Exposés le 12 novembre; délai d'opposition 12 janvier 1907.
- Classe 2 r t'. — Piiei.ps (W.-J.). — Lampe électrique à plusieurs Jîlamenls avec commutateur simple pour la mise en circuit des différents filaments par la pression d’un bouton.
- Classe 21 f. — Strauss (S.) et IUdio-Kadii (A. VOn). — Procédé pour augmenter la température de l’arc et la puissance lumineuse d’électrodes de tonte nature contenant des métaux terreux ou de l’alaminium pur sous forme de poudre ou de grains.
- Exposé le t3 novembre: délai d’opposition r3 janvier.
- Classe 21 f. — Ziucox (!n,miiampenwekk, l)v lloi.-lekrkesd. — Procédé pour préparer des filaments de lampes <1 incandescence.
- Publiés le iô novembre; délai d’opposition i5 janvier 1907.
- Classe 2 1 f. — Kicks (A.). — Procédé, pour l’amorçage de lampes à arc avec électrodes constituées par des conducteurs de la 2" classe et des électrodes de chauffage en conducteurs de la classe.
- Classe 21 f. - Kicks (A.). — Lampe à arc électrique avec électrodes fixes placées dans un globe que remplissent des gaz ou des vapeurs quand l’arc braie.
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- Depuis le 2" novembre dernier la durée île validité des billots (l’aller et retour que la Compagnie d'Orléans délivre aux conditions de son tarif G. \ . u° 2, de toute gare à toute gare de son réseau sera calculée sans tenir compte des dimanches et jours de fête qui pourraient être compris, tant dans la durée de validité primitive des billets que dans les périodes de prolongation supplémentaire accordée moyennant paiement d’une surtaxe, pour chaque prolongation de 10 pour 100 du prix du billot.
- Pour un billet d’aller et retour de Paris-Quai d’Orsay à Agen (655 kilomètres), dont la validité normale est de 9 jours, pris le mardi n décembre 1906, le délai d’expiration de celte validité se trouvera reporté au 20 décembre inclus, au lieu du 19 inclus comme autrefois, le dimanche 16 décembre ne comptant
- 1 POUR LA flc PROLONGATION de ce môme billet (5 jours) le délai d’expiration sc trouvera reporté au
- le dimanche 23 et le mardi 2ü jour de Noël ne
- ENFIN,1 POUR LA 2* PROLONGATION (5 jours) le délai d’expiration du billet se trouvera reporté au
- 3o décembre et le mardi Ier janvier netant pas comptes.
- Classe 31 f. — Spiess (S.). — Électrode de lampe à
- Classe 21 f. — Carbone (T.-L.). — F>ispositif de fixation pour lampes à are.
- Classe 21 f. — IIan.nevun et C". — dispositif à câble pour lampes à arc.
- Classe 21 f. — l.i.x (,l.). — Procédé d’égalisation pour filaments en tungstène ou en molybdène.
- Exposés le 22 novembre; délai d’opposition 22 janvier
- 1907.
- Classe 21 f. — Ckoiimann (H.). — Lampe à vapeur de mercure.
- Classe 21 f. — Hegner (H.). — Procédé pour enlever les scories au moment du rallumage des lampes à arc.
- Classe 21 f. —• Ripe (J.-B.). — Dispositif de freinage pour lampes à arc.
- Publiés le 2 5 novembre; délai d'opposition: a5 janvier
- 19°7 •
- Classe 3i f. — Alluemeine Electricitats Gesf.ll-schakt. — Lampe à arc avec vase clos, ayant une électrode en mercure ou en autre métal raponsnble.
- Classe 2i f.— Wolframjampen A. C..— Procédé pour préparer des filaments incandescents en tungstène ou en molybdène ou en alliage de ces deux métaux.
- Adjonction au brevet 848o.
- Classe 21 f.— Siemens et Hat.ske. — Procédé pour préparer des filaments incandescents en partant du lungs-
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- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de i5 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 °/0.
- ARRÊTS FAC ü F. T ATI F S Faire la demande de billets quatre jours au moins à t'avance à la gare de départ.
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- L’Eclairage Electrique
- tène pulvérulent ou (l’un mélange de poudre de tungstène et de poudres d’autres métaux.
- Exposé le 26 novembre; délai d’opposition 26 janvier 1907.
- Classe 21 f. - - Société allemande Acei». — Procédé pour préparer des filaments de lampes ri incandescence contenant principalement du tungstène.
- Exposé le fi décembre ; délai d’opposition (i février ujo-.
- Classe 21 f. — Hempel (IL). — Support formé de deux ou plusieurs boucles pour filaments métalliques enroulés en hélice.
- Exposés te 10 décembre délai d’opposition ro février 1907.
- Classe 2 r f. — Mremer (H.). — Lampe à arc avec champ magnétique dirigeant l'arc.
- Classe 21 f. — Schiff et Cu et Ornstein. — Électrode de lampe ri arc.
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- Il esl donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sonl envoyés à fa Déduction.
- Das ElektrischeBogenlicht: Seine Entwic-kelung und seine Gïundlagen (L'arc électrique, son développement et ses bases), par Biegon von Czudno-cbowski(’).
- Livraisons iv, v, vi et vu.
- Les trois premières livraisons de cet ouvrage oni été publiées il y a quelque temps déjà (i).
- La quatrième, la cinquième livraisons et la moitié de la sixième contiennent la suite de l’historique où sont rappelésendéiail les progrès réalisés de 1879
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- O Voir Eclairage Electrique, tonie XLtÜ, 20 mars iyo5 page i.xxxiv,
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- Supplér
- 5 Jomier 1907
- ment à L'Eclairage Electrique tin
- à 1900. Lu seconde moitié de lu sixième livraison <‘l une partie de la septième sont relatives aux perfectionnements réalisés de 1900 jusqu'à nos jours.
- Quatre autres chapitres, contenus également dans la septième livraison, sont relatifs à la théorie et à la pratique des lampes à arc actuelles, ainsi qu'aux sources de courant, et aux appareils accessoires et aux modes do connexion.
- Cet ouvrage est extrêmement complet et contient le résumé de tous les travaux relatifs à l’arc électrique. I,a partie de l'historique relative aux perfectionnements réalisés de 1900 jusqu'à ce jour est particulièrement intéressante. On peut y suivre le développement des arcs à tlamme avec les premiers résultats obtenus par Bremer et la description dos nouvelles lampes actuellement employées. ITn chapitre est consacré aux lampes à mercure des différents iv pes, Cooper Hewitl, Wcintraub, Bastian, etc. Un autre chapitre sc rapporte aux nouveaux arcs électrolytiques ou à haute tension et à la lampe à magnétite de Stcimnetz. En résumé, cette publication peut rendre de grands services à tous ceux qui ont à s’occuper de la fabrication ou des applications des lampes à arc.
- E. B.
- Handbuch der Physik (Manuel de physique) publié sous la direction du ])' A. Winkelmann. — Deuxième
- La première moitié du troisième volume a paru au commencement de l’année dernière (-). La deuxième moitié, qui complète ce qui est relatif àla hcaleur, contient les travaux suivants :
- Equivalent mécanique de la chaleur, par Graetz. — Définition et premières mesures; méthodes de Joule, llirn, etc.; appareils pour la détermination de J; mesures de précision; résume des résultats.
- Théorie mécanique de la chaleur, par Graetz. — Historique ; développement de la théorie générale.
- (1) Un volume grand in-8° de G4o pages avec 97 figures. —
- (2) Voir Eclairage Electrique, t. XLVI, 27 janvier 190(1, âge xi,vii.
- Emploi de la thermodynamique, par Graetz. - (‘;ax idéaux ; corps homogènes solides, liquides ou gazeux • vaporisation des liquides simples ; fusion et sublimation ; dissociation ; solution des sels et mélanges de liquides ; autres applications de la thermodynamique.
- Théorie cinétique des ga:, par Jaeukk.
- Cassut/e de l’état solide à Vétat liquide, par -Vbbf.g et Sacrur. — Corps simples ; mélanges physiques.
- Etat critique des liquides et des vapeurs, par Graetz. — Généralités sur les vapeurs saturées; étal critique ; méthodes pour la détermination des constantes critiques ; vapeurs mélangées ; constantes de la formule de \ an der Waals ; tables.
- Liquéfaction des gaz. par Graetz. — Généralités ; expériences anciennes; expériences de Cailletot et Pictet ; production de l’air liquide : liquéfaction de
- Vapeurs saturées, par Graetz. — Ebullition normale; tension des vapeurs saturées à différentes températures ; volume spécifique et densité îles vapeurs saturées; formules roprésenlant la pression et la densité en fonction de la température.
- Tension et volume spécifique de vapeurs saturées, par Graetz. — Corps anorganiques ; carbures d hydrogène; alcools; éthers; acides de la série grasse; composés halogènes de la série grasse; corps aromatiques; composés azotés aromatiques ; autres substances organiques.
- Chaleur de vaporisation, par Graetz. — Chaleur de vaporisation de l’eau ; méthodes et appareils de mesure ; chaleur de vaporisation des gaz liquéfiés.
- Vapeurs non saturées, par Graetz. — Densité de la vapeur; lois de Mariottc et Gay-Eussae.
- Vaporisation et condensation de liquides mélangés, par Graetz. — Tension de vapeur des mélanges ; condensation; point d'ébullition ; théorie des mélanges binaires de Van der Waals.
- E. B.
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- Tome L.
- Samedi 12
- 1907.
- 14* Année. — N° 2.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- LATOUR (M.). — Propriétés des rotors à collecteur (suite)......................................... 4i
- REYVAL (J.). — Transport d’énergie électrique de Moutiers à Lyon (fin).................. . 46
- SOLIER (A.). — La traction électrique sur le métropolitain de Vienne.............................. 5i
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités.— Absorption des rayons x du radiolcllnre par les métaux, par F. Meyer. . 56
- Sur la radiation du radiothorivum, par F. Lebch.............................................. 07
- Diminution du potentiel explosif sous l’influence de certains rayons, par J. Heuwec.......... 58
- Génération et Transformation. — La chute de tension dans les alternateurs triphasés, par Hojurt et
- P UN GA. ............................................................................. . 5g
- Réaction d’induit dans les générateurs monophasés, par J. Sumec.............................. 62
- Moteur monophasé à collecteur système Dcri, par K. Sciinetzi.er.............................. 65
- Einploi.de l’aluminium pour l’établissement des bobines de machines électriques, par Ai.msg. . . 66
- Transmission et Distribution. — Influence d’un courant secondaire sur les surtensions et la formation d’étincelles au moment d’une rupture de courant, par G. Bentschke......................., 67
- Éclairage. — Sur la température et la radiation sélective de différentes lampes à incandescence (fin), par
- C.-W. Waidner et G.-K. Burcess......................................................... 70
- Expériences sur des lampes au carbone, à l'osmium et au tantale, par J.-T. Morris............ 72
- Mesures. — Mesures des déphasages dans les résistances et les transformateurs, par G.-V. Drysdale. . 74
- NOTES ET NOUVELLES
- Prix décernés par l’Académie des Sciences.................................................................
- Convention internationale sur la radiotélégraphie......................................................... 14
- Sur les résultats d’exploitation d’usines génératrices dans les grandes villes............................ j(.
- Installations hydro-électriques de Ligurie. — Usine de Siiowdon........................................... 24
- Poteaux en ciment pour lignes de transmission............................................................. 2y
- La traction électrique en Grèce. — Nouveaux isolateurs pour fils de trôlel................................ 28
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 12 .hunier 1907
- NOTES ET NOUVELLES
- Prix décernés par VAcadémie des Sciences.
- Dans sa séance publigue annuelle du 27 décembre iqo6 VAcadémie des Sciences a rendu à la mémoire de AI. Pierre Curie un double hommage : elle lui a en effet décerné le prix Jean Beynaud pour ses travaux sur la piézo-électricité et les propriétés des corps radio-actifs, et le rapporteur de ce prix, AI. Poincaré, (jui présidait la séance, en consacrant sou allocution, suivant l’usage, aux membres titulaires et correspondants de l'Académie morts en 190O, a prononcé de ce savant, « un de ceux sur qui la science et la France croyaient avoir le droit de compter », un éloge éloquent et ému.
- Parmi les autres prix nous pouvons signaler les suivants :
- Mécanique. — Le prix Moniyon est décerné à AI. Georges AIauié, ingénieur, pour ses trois mémoires sur l’étude des oscillations que peuvent éprouver les véhicules de chemin de fer, mémoires qui « constituent, une élude consciencieuse et complète d’un problème pratique important ».
- Le prix Boileau est décerné à M. Edmond Maillf.t qui a réalisé dans les questions d'hydraulique souterraine un progrès notable et permis de prévoir, chaque année, dès les mois de mai ou juin, quels seront, vers la fin de la saison sèche, les débits mi-nima des sources d une contrée.
- Navigation. — Le prix Plumey est décerné à M. le P1' Stodola, du Polylerlinicum de Zurich, « pour son remarquable ouvrage sur les turbines à vapeur, ouvrage qui marque une date clans cette queslion capitale pour l’industrie moderne ».
- Physique. — Le prix Hébert est décerné à AJ. G. Gouré de Yillemontée pour l'ensemble de ses recherches sur les conditions qui règlent les différences de potentiel au contact.
- Le prix Haques est décerné à Al. Daniel Berthi:-
- lot pour ses études sur la pyrométrie et sur les propriétés générales des fluides.
- Médecine et chirurgie. — Le prix Bellion est consacré à l'ouvrage de AI. Georges-G. Parue pour le livre qu'il a consacré à 1 hygiène et à fa sécurité du travail industriel.
- Le prix Mège est consacré au Dr S. Türchini pour son travail <c Etudes experimentales sur fa puissance du tube à rayons X dans ses divers modes d'emploi ».
- Confèrence internationale pour la Radiotélégraphie.
- Nous avons déjà indiqué les résultats principaux de l'importante conférence de Berlin relative à la radiotélégraphie. Nous donnons aujourd'hui le texte de la convention signée par les représentants des différentes puissances.
- « Article 1 ev. - Convention signée par l’Allemagne, l’Angleterre, la République Argentine, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, la Bulgarie, le Chili, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis d'Amérique, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Japon, le Alexique, la principauté de Alonaeo, la Nonvège, les Pays-Bas, la Perse, le Portugal, la Roumanie, la Russie, la Suède, la Turquie et l’Uruguay.
- Les puissances contractantes appliqueront la présente convention à toutes les stations de radiotélégraphie affectées au service public sur leurs côtes ou sur les bateaux portant leur pavillon. Elles veilleront en outre à ce que cette convention soit observée par les entreprises privées qu’elles autoriseront à établir et à exploiter des postes côtiers ou des postes de bateaux.
- Article 0.. — Sous la désignation de stations côtières on comprend toute station de radiotélégraphie établie sur la terre ferme ou sur un bateau restant à
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- l'ancre d’une façon permanente et servant à l’échange de nouvelles avec les bateaux sur mer. Tout poste établi sur un bateau susceptible de naviguer est appelé station de bateau.
- Article 3. — Les stations côtières et les stations de bateaux sont obligées d’échanger des télégrammes entre elles, quel que soit le système employé par elle pour la radiotélégraphie.
- Article 4. — Sans qu'il soit contrevenu à l’article 3, on admet des limitations au service public des stations dans la mesure où ces limitations sont dues à l’échange de nouvelles ou à d’autres causes indépendantes du système employé.
- Article 5. — Chacune des parties contractantes s'engage à laisser relier les stations côtières au réseau télégraphique local ou à prendre les mesures nécessaires pour que la transmission des dépêches des postes côtiers au réseau télégraphique s’effectue sans retards.
- Article 6. — Les parties contractantes doivent se faire connaître les noms des postes côtiers ou de bateaux désignés à l'article i et doivent prendre toutes les mesures de nature à faciliter et accélérer le service radiotêlégraphique.
- Article 7. — Les parties contractantes se réservent le droit d’ordonner ou de permettre que les stations désignées à l’article 1 établissent, outra les installations publiques déclarées conformément à l'article 6, d'autres installations répondant à des buts spéciaux et utilisées sans que les particularités des dispositions prises soient rendues publiques.
- Article 8. — Le fonctionnement des stations ra-diolélégraphiques doit être réglé de façon à ne pas gêner, dans la limite du possible, le service des stations voisines.
- Article 9. — Les stations radiotélégraphiques sont tenues de recevoir immédiatement les appels de secours des bateaux et d’y répondre.
- Article to. — La taxe totale d'un radiotélégramine comprend :
- i° La taxe pour la transmission sur mer, comprenant elle-même :
- a) Une « taxe de côte » pour le poste côtier ;
- b) Une « taxe de bord » pour le bateau.
- a0 La taxe pour la transmission sur terre, d’après les tarifs du réseau télégraphique sur lequel le télégramme est transmis.
- La valeur de la taxe de côte est soumise à 1 acceptation de l’État sur le territoire duquel est placée la station radiotêlégraphique ; la valeur de la taxe de bord est soumise à l'F.tat dont le bateau porte le pa-
- Chacune de ces deux taxes doit être déterminée d'après un tarif par mots, tarif qui ne doit pas dépasser une valeur maxiraa fixée par les puissances contractantes. La fixation d’une taxe iniuima est permise.
- Les parties contractantes ont le droit d’élever les tarifs au delà de la valeur maxiiua fixée, lorsqu’il s’agit de stations d’une portée de plus de 800 kilomètres ou de stations dont l’installation et le fonctionnement présentent des frais anormaux.
- Article 11. — Les clauses de la présente convention sont valables pour la durée de celle convention. Les prescriptions peuvent en être modifiées par les parties contractantes après accord préalable. De temps en temps, des conférences auront lieu pour le règlement de différentes questions ; les dates et les lieux de réunion seronl fixés à chaque conférence
- Article 12. — Ces conférences seront formées par la réunion de délégués des differents gouvernements. Pour le vote, chaque pays ne dispose que dune
- Quand un gouvernement, prendra pari à une conférence pour ses colonies, ses possessions ou ses protectorats, les conférences futures pourront dé-
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- créter que la totalité ou une partie de ces colonies, possessions ou protectorats', soit considérée comme un pays dans le sens du paragraphe précédent- Le nombre de voix dont disposera un gouvernement avec ses colonies ne devra jamais dépasser six.
- Article ra. — Un bureau international sera chargé de réunir les nouvelles concernant la radiotélégraphie et de publier les modifications qui pourraient être apportées à la convention internationale : il devra, d’une façon générale, faire connaître tous les travaux intéressant la radiotélégraphie internationale. Les frais d’entretien de ce bureau seront supportés par l’ensemble des puissances contractâmes.
- Article r4- — Chacune des parties contractantes est autorisée à réglementer à sa guise l’échange des rartiotélégranunes entre stations côtières ou de bateaux qui ne sont pas prévus dans la présente convention.
- Tout radioLélégrammc provenant d'une station de bateau et reçu par une station côtière d’une puissance contractante doit être transmis. De môme tout radiotélégramme destiné à un bateau doit être transmis si l'administration île 1 état contractant l’a accepté du transmetteur, ou si l’administration de l'état contractant l’a accepté en transit comme venant d’un pays non contractant, sous réserve du droit de la station côtière de refuser de transmettre ce télégramme à un pnsle de bateau d’un pays non contrat-
- Article 10. — J.es clauses des articles 8 et 9 de celte convention sont aussi applicables aux installations radiotélégraphiques, autres que celles indiquées à l’article 1.
- Article 16. —- Les gouvernements qui n’ont pas pris part à la présente convention pourront y adhérer sur leur demande.
- Cette adhésion devra être notifiée par la voie diplomatique au gouvernement contractant sous les
- auspices duquel la confércn .e précédente aura été réunie, et celui-ci la transmettra à tous les autres.
- L’adhésion implique de droit l’acceptation de toutes les clauses de la présente convention et l’admission à tous les avantages qui y sont stipulés.
- Article 17. — Les clauses des articles 1, a, 3, 5, 6, 7, 8, n, 1 a et 17 de la Convention télégraphique internationale de Saint-Pétersbourg du 10/22 juin 1875 sont applicables à la radiotélégraphie internationale.
- Article 18. — Ln cas de différend entre deux ou plusieurs gouvernements contractants en ce qui concerne l’interprétation ou l’exécution de la présente convention sur des règlements prévus à l’article 11. lu question sera soumise à un arbitrage. Chaque gouvernement choisira des arbitres dans des gouvernements non intéressés à la question en litige, La décision des arbitres devra être déterminée à la majorité absolue des voix. En cas d'égalité des voix, les arbitres devront choisit*, pour trancher le différend, un autre gouvernement contractant non intéressé dans la question. Si les arbitres ne tombent pas d’accord pour ce choix, chacun d’eux proposera un autre gouvernement contractant non intéressé et l’on tirera au sort entre ces gouvernements.
- Article 19. — Les parties contractantes prendront les dispositions légales nécessaires pour assurer l’exérulion de la présente convention.
- Article 20. — Les parties contractantes se communiqueront l’une à l’autJ’e les lois qu’elles auront adoptées relativement à la présente convention.
- Article 'ii.— Les parties contractantes conservent leur entière liberté en ce qui concerne les installations radiotélégraphiques non visées à l'article i1'1, et, en particulier, en ce qui concerne les installations navales et militaires soumises seulement aux obligations des articles 8 et 9 de la présente convention. Néanmoins, quand ces installations servj-
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- i L'Eclairage Électrique
- l'onl à la transmission de correspondances publiques, elles devront se conformer, pour ce service, aux stipulations des règlements en ce qui concerne les transmissions et les tarifs.
- Article 22. — La présente convention entrera en vigueur à partir du i1'1' juillet 1908 et restera en vigueur pendant une période indéterminée. Elle devra être dénoncée un an à l'avance. Cette dénonciation ne concernera que le gouvernement qui l'aura formulée : elle restera en vigueur pour toutes les autres parties contractantes.
- Article ad. — La présente convention devra être ratifiée et les ratifications devront être, déposées à llerlin le plus tôt possible. »
- Les trois articles suivants ont été signés par les délégués des puissances qui ont signé la convention précédente, sauf par l'Angleterre, l'Italie, le .lapon, le Mexique, la Perse et le Portugal :
- « i° Chaque station de bateau visée dans l'article i1’1' de la convention sera obligée de communiquer avec toute autre station de bateau, quel que soit le système particulier de radiotélégraphie adopté par l une et l'autre station ;
- 2° Les gouvernements qui n'ont pas adhéré à l’article précédent jîourront v adhérer à quelque date que ce soit, en adoptant les formes indiquées à l’article 16 de la convention.
- Ceux qui ont adhéré à l'article précédent peuvent manifester n’importe à quelle date, dans les formes prescrites à l’article 22 de la convention, leur intention de cesser d'y adhérer ;
- 3° Les conventions qui précèdent doivent être ratifiées, et les ratifications doivent être déposées à llerlin dans lo plus court délai possible. »
- (A suivre.J H. V.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les l'èsult&ts d’exploitation d’usines génératrices dans les grandes villes et sur l’influence de la fourniture de courant pour la traction électrique.
- IfElektrolechnischti Zeitschrift a publié récemment
- une étude très complète de M. (1. Dellmar sur les résultats d’exploitation obtenus dans des usines' génératrices et sur l'influence qu'exerce sur res résultats la fourniture do courant à une voie ferrée électrique. Cette question présentant un grand intérêt, nous indiquerons, avec quelque détail, les chiffres de M. Deltmar.
- Dans une étude précédente, l’auteur avait examiné les résultats relatifs aux villes d'importance faible ou moyenne. Contrairement à ce que l’on pouvait attendre, il s’est aperçu, en étendant son étude aux villes de plus de 20000 habitants, que les résultats d’exploitation devenaient moins bons au lieu de devenir meilleurs. Ce fait est dù à 1 influence très considérable qu’exerce sur les résultats d’exploitation la fourniture de courant h une entreprise de traction. La division adoptée par fauteur est la suivante : villes de 20000 à £9999 habitants; villes de 5oooo à yy yyy habitants ; villes de plus de 100 000 habitants : dans chaque groupe il a séparé les usines qui ne fournissent pas de courant à une entreprise de traction et les usines qui fournissent du courant à une entreprise de ce genre.
- Lo tableau 1 indique les résultats relatifs aux usines des villes dont le nombre d’habitants est compris entre 20000 0149999- *)n v0*-t que, dans les usines ne fournissant pas de courant à une entreprise de traction, le bénéfice brut moyen est de 8,4 Dans les usines qui fournissent du courant à des entreprises de traction, le bénéfice brut moyen n est. que de 7,8 % • Si l’on compare les usines fournissant du courant pour la traction avec celles qui 11'en fournissent pas, on voit que ces usines ont besoin en moyenne, d’un capital de 26 % plus élevé, tandis que l'augmentation des recettes n’est que de 20 uj„. Les appointements et les salaires étant, d’autre part, un peu plus élevés, le bénéfice est forcément plus faible. Ces usines livrent le courant à un prix moyen de i3,8 pfennigs(!7,3 centimes) par kilowatt-heure aux entreprises de traction. Les usines fournissant environ 3o "/„ de leur capacité totale aux entreprises de traction, on doit considérer que la cause des mauvais résultats obtenus est dù au prix de vente trop bas du
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- courant fourni pour la traction. Ce point sera mieux mis en évidence dans les résultats relatifs aux usines de villes plus considérables.
- Le tableau II est relatif aux villes de 5oooo à 99999 habitants. On voit que dans les usines qui ne fournissent pas de courant pour la traction électrique, le bénéfice moyen s’élève à g,i °/0, et, dans les usines fournissant du courant pour la traction, le bénéfice moyen est de 9,5 • Sur le tableau relatif
- aux villes de plus de 100000 habitants, que nous n’avons pas reproduit, on voit que le bénéfice moyen
- s’est élevé à 9,4 % dans les usines ne fournissant pas de courant à la traction et 12 °/o dans les usines fournissant du courant pour la traction. Les chiffres principaux de ce tableau sont résumés par le tableau III.
- En comparant les résultats trouvés pour les usines qui desservent des villes importantes avec les résultats trouvés pour les usines qui desservent des villes de moins de 20000 habitants, l'auteur trouve que les bénéfices bruts dans les premières sont plus faibles que dans les secondes, les unes et
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- TABLEAU
- les autres ne fournissant pas de courant pour la traction, Kn ce qui concerne le cajaita) d’inslallaîion par habitant, on voit que les valeurs relatives aux villes importantes vont en diminuant, mais pas très rapidement, et remontent un peu pour les grosses villes. Ce fait est nettement marqué dans les rhiifres relatifs aux usines qui desservent des villes de plus de 5o ooo habitants. Dans les usines desservant des villes de ao ooo à 5n ooo habitants, cet effet est moins marqué, car il y a autant d’usines avec réseau aérien qu’avec réseau souterrain.
- Il ne faut pas conclure de ce qui précède que les usines des villes de 20000 à Soooo habitants doivent adopter le système aérien pour leurs réseaux; d’autres considérations que celles des recettes et des bénéfices bruts doivent intervenir dans le choix du système à employer : parmi ces considérations, l’une des plus importantes est la sécurité de fonctionnement, qui est incomplètement assurée avec des lignes aériennes. Le réseau de câbles offre en outre l'avantage d’exiger un entretien beaucoup moins considérable, ce qui compense les dépenses d’amortissement et d'inicrêls relatives à l’augmentation des frais d’installation,
- Le fait que le capital d’installation par habitant est particulièrement élevé, même dans les grandes villes, provient do ce que les installations de ces villes sont à haute tension et comprennent des sous-stations de transformation ou des transformateurs dont le prix est élevé. D’autre part, ces usines présentent aussi des recettes élevées par habitant, de sorte que, malgré leur capital plus élevé de premier établissement, elles donnent de meilleurs résultats au point de vue des bénéfices. La colonne qui indique la proportion (Vo) des salaires cl des appointements par rapport aux recettes est très importante pour trouver quelles sont les circonstances qui ont une influence considérable sur le bénéfice. O11 voit que celle proportion, qui diminue d’une façon continue depuis les usines relatives à ro ooo habitants jusqu’aux usines relatives à 00000 habitants, croit à nouveau pour les usines desservant plus de 5q ooo habitants jusqu’à 100 ooo habitants. Ce fait provient évidemment de ce que 1 exploitation est beaucoup plus difficile et exige un personnel plus nombreux et mieux payé et., en outre, de ce qu'il faut placer à la tète de l’usine un ingénieur i ayant une grande expérience. Celle influence se ma-
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- à L'Eclairage Electrique du i •>. Janvier 1907
- nifesle avec le plus de netteté dans (es usines desservant des"villes de 5oooo à 100 000 habitants, parce que ces usines ne peuvent être confiées qu’à un directeur spécial, tandis que dans les villes de moins de 5o 000 habitants, on peut mettre l’usine entre les mains d'un ingénieur moins expérimenté.
- D’après tout ce qui précède et d'après les résultats obtenus pour des usines desservant des villes de faible ou de moyenne importance, l'auteur arrive à cette conclusion inattendue que, sur 171 usines allemandes ne fournissant pas de courant pour la traction électrique, ce sont les usines qui desservent des villes de 5 000 à 1999g habitants qui présentent le bénéfice brut moyen le plus élevé; même si l’on tient compte des usines qui fournissent du courant pour la traction électrique, ce n’est que dans les grandes villes que le bénéfice brut moyen s’élève un peu au delà du chiffre trouvé pour les villes de moins •de 20000 habitants, On a généralement considéré que le bénéfice brut devait croître avec la population, et le résultat trouve par l’auteur est assez surprenant: c’est précisément là où, dans l’état actuel des idées, l’on se garde bien d’établir une usine génératrice d’électricité, que cette usine pourrait donner les plus gros bénéfices.
- Si l’on considère, au lieu des valeurs moyennes, les valeurs maxima trouvées par l’auteur pour le bénéfice brut par rapport au nombre d'habitants, valeurs |
- indiquées pai' le tableau IV, on arrive au même résultat.
- En classant par ordres les usines qui ont donné les bénéfices les plus considérables, on voit encore que les sept premières sont toutes dans de petites villes, et que les grosses villes n’apparaissent ensuite qu’isolément et peu à peu: cette classification montre encore combien peut être avantageux l’établissement d’usines d'électricité dans de petites villes, quand ces usines sont convenablement construites et exploitées.
- On voit que le prix auquel est vendue l’énergie électrique pour les entreprises de traction diffère peu avec l importance des différentes villes, tandis que les consommations de ces entreprises de traction croissent énormément avec la population. Si l’on examine le prix de 10,6 pfennigs par kilowatt-heure, demandé dans les villes de 100 000 habitants où le nombre de kilowatts-heure absorbés par ou pour la traction s’élève à 4 3oo 000, on voit immédiatement que le prix.de i3,8 pfennigs par kilowatt-heure, demande dans les villes ayant de 20 000 à 5o 000 habitants est beaucoup trop bas pour une consommation de 173 000 kilowatts-heure par an. Le prix moyeu dans les villes de 5o 000 à rooooo habitants est beaucoup plus équitable, puisqu’il s'élève à i4,8 pfennigs pour une consommation annuelle de 43o 000 kilowatts-heure. Si l’on prend ce prix comme base,
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- TABLEAU IV
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- 5 000 a 10 OOO 10 OOO à 20 000
- 5o 000 à 100 ouo
- on devrait demander au moins 18 pfennigs par kilowatt-heure dans les villes de 30000 à 5o 000 habitants. Dans ces conditions le bénéfice brui des usines fournissant, dans ces villes, du courant pour la traction électrique deviendrait intéressant. Le faible tarif du courant pour la traction dans les villes de 20 000 à 5o 000 habitants provient évidemment de ce que, dans ces villes, la traction électrique donne, par elle-même, de mauvais résultats financiers et de, ce que l’on a été conduit, pour cette raison, à abaisser autant que possible le prix demandé pour la fourniture du courant. Dans la plupart des cas. les villes possèdent elles-mêmes l’usine génératrice et l’entreprise de traction, et ce qui sort d’une poche rentre dans l’autre. Il faut tenir compte de ce fait quand on veut comparer les bénéfices bruts réalisés par les différentes usines. La façon tout à fait fantaisiste dont sont établis les tarifs pour le courant servant à la traction électrique est mise en évidence par les chiffres des tableaux I et II. On voit une ville où, pour une consommation annuelle de 368 000 kilowatts-heure, le kilowatt-heure est payé 9,61.pfennigs. Le même tarif est appliqué pour une consommation annuelle de 6000000 kilowatts-heure dans une autre ville. Par contre, dans une autre ville, où 2^ 000 000 kilowatts-heure sont absorbés annuellement pour la traction, on paie le kilowatt-heure 12,58 pfennigs.
- B. L.
- Les installations hydro-électriques dans la Liguiie.
- L'Elektrotechnik and Masehinenbau apublié quelques renseignements intéressants sur les installations hydro-électriques établies ou projetées dans la Ligurie. La Sociétà Idroelettrica Ligure s'est formée pour employer à la production d’énergie électrique les chutes d’eau de rivières descendant des Apennins vers le Pô ou vers la mer. On compte établir d’abord les installations hydro-électriques suivantes: Bor-mida, 7 000 chevaux (53 kilomètres de Gênes) ; Orbe inférieur, 6000 chevaux, station génératrice située à Molure (46 kilomètres à l'Ouest de Gênes) ; Orbe
- supérieur, 16000 chevaux (i5 kilomètres à FOuesi de Gênes); Areto, 54000 chevaux, station génératrice à Cicigna (35 kilomètres à l’Est de Gênes); Enza ou Isola, 26ooochevaux(45 kilomètres au Nord de la Spezzia). L’installation génératrice de l’Arefo fleuve qui coule vers le Nord et se jette dans la Trébie, sera alimentée par un réservoir contenant 54 millions de mètres cubes formé par une digue de 44 mètres de hauteur barrant une, vallée. Un canal de 9 kilomètres de longueur débitant amc,5 d’eau par seconde, partira du réservoir. La hauteur de chute est si considérable que trois usines successives seront établies les unes au-dessous des autres, parmi lesquelles l'une appartiendra à l’administration des chemins de fer de l’État. Dans l’usine supérieure qui utilisera une hauteur do chute de 35o mètres, il y aura 8 groupes hydro-électriques de 35oo chevaux ; la deuxième usine, utilisant 190 mètres de hauteur de chute, conliendi’a 5 générateurs de 3 5oo chevaux ; dans la dernière usine, utilisant 170 mètres de hauteur de chute, on établira 12000 chevaux de groupes électrogènes. Les trois usines réunies débiteront annuellement 80 millions de kilowatts-heure. Les frais d’installation des deux premières usines s’élèveront à 16 millions; les frais d’exploitation ne dépasseraient pas 2,5 centimes par kilowatt-heure. Le prix de vente de l’énergie électrique sera de 5 centimes par kilowatt-heure. Les frais d’installation se répartissent de la façon suivante:
- Achat du terrain. ....
- Bâtiments divers.............
- — du réservoir..
- Conduite forcée..............
- Bâtiments des usines. .
- Transformation et réseau secon
- Total.............16 millions.
- Ces usines doivent transmettre de l’énergie électrique à Gènes sous une tension de 33ooo volts.
- L’installation d’izola utilise une chute d’eau de la rivière Enza, alllucnt du Pô. La construction d’une digue de 20 mètres de hauteur permettra d’obtenir un réservoir de 4 millions de mètres cubes. De ce réservoir, une conduite amènera o“®,4 par seconde à l’usine génératrice de Bimagna, située à 5 kilomètres; là, une chute de 200 mètres permettra de recueillir 1600 chevaux. L’eau des turbines sera évacuée dans la Cedra, et sera amenée, par un canal de o",c,Q par seconde, dans un second réservoir. Celui-ci desservira à son tour l'usine d’Isola, où une chute de 35o mètres produira 1 r 000 chevaux: les courants triphasés, produits à 5 000 volts et 4^ Pc_
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- Supplément i> L'iiihiiraije Ekctri
- riodes, seront irausmis sous 33 ooo volts à la ville de Pain e cl aux environs- La longueur totale de la ligne de transmission atteindra 200 kilomètres.
- B. L.
- L’usine hydroélectrique de Snowdon.
- L'Electrical Review des 7 et 14 décembre décrit d’intéressantes installations électriques effectuées dans le pays de Galles par la North Wales Power and Traction G0.
- L’usine hydro-électrique, située à l’K st de Snowdon, utilise une chute d'eau de 33o mètres provenant des deux lacs de Glas-Lyn et Llyn-Lhydaw. La canalisation hydraulique part de ce dernier lac et descend à liane de coteau jusqu'à l'usine, qui est située dans le fond d’une vallée. Le niveau du lac est environ à 4ao mètres d'altitude au-dessus du niveau de la mer. La canalisation comprend un tunnel de im,8o de diamètre et une double conduite forcée en acier: cette dernière conduite a environ 2 kilomètres de longueur et suit une pente très raide, tandis que la pente du tunnel, creusé dans le roc, est d’environ 0,67 °f„. Chaque tube d'acier de la conduite forcée a 70 centimètres de diamètre intérieur: l’épaisseur du métal varie entre 7 et 19 millimètres suivant la portion de conduite dont il s’agit. La mise en place de la conduite forcée a présenté de grandes difficultés
- et a exigé la construction préalable de plusieurs transporteurs à câbles. Chaque conduit peut suffire à transporter toute l’eau nécessaire au fonctionnement de l'usine entière.
- L’usine génératrice contient actuellement quatre groupes électrogènes de 1 5oo kilowatts. Chacun d’eux comprend une double roue Pelton accouplée directement à un alternateur triphasé Bruce Peebles. Chaque turbine est alimentée par un tuyau de 3o centimètres de diamètre ; la décharge de l’eau s'effectue dans le lac Gwynant par un canal creusé à la sortie de l’usine génératrice. Les roues Pelton sont de construction ordinaire; les aubes sont en acier coulé et sont boulonnées à la périphérie d’un disque en acier tourné. Un régulateur hydraulique règle la marche de chaque unité: la vitesse de rotation normale est de 5oo tours par minute et le rendement est d’environ 80 % • 1rs variations maxima de vitesse ne dépassent pas 4]°/0. Le régulateur hydraulique de chaque turbine agit pour commander le mouvement d'un piston dans un cylindre hydraulique : le mouvement de ce piston détermine l’ouverture ou la fermeture des distributeurs par le jeu de simples leviers. Lu volant à main permet de suppléer au régulateur. L'eau qui actionne les régulateurs est empruntée à la conduite générale et passe dans des filtres.
- Les alternateurs sont du type à inducteur tournant et ont 12 pôles : leur vitesse de rotation est de 5oo
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- dite des billels'd'aller et retour que la Compagnie d'Orléans délivre aux conditions de son tarif G. V.
- lougation do 10 pour ino du prix du billet.
- Pour un billet d’aller et retour de Paris-Quai d'Orsay à Agen (655 kilomètres), dont la validité normale est de 9 jours, pris le mardi 11 décembre 1906, le délai d’expiration do cotte validité sc trouvera reporté au 20 décembre inclus, au lieu du 19 inclus
- POUR LA P* PROLONGATION de cc même billet (5 jours) le délai d'expiration se trouvera reporté au
- le dimanche aS et le mardi 25 jour de Noël ne
- ENFIN, ^POUR LA 2c PROLONGATION (5 jours) le délai d’expiration du billet se trouvera reporté au
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- Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de lôo kilomètres, aux familles d au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de ipe, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au, prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la Sv personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de i5 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 °/o •
- ARRÊTS FACULTATIFS Faire la demande de billets quatre jours au moins à f avance à la gare de départ.
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- tours par minute; la tension des courants triphasés est de 10000 volts et la fréquence de 5o périodes: une excitatrice à 45 volts est montée sur l'arbre de chaque alternateur. Les enroulements de 1 induit sont en bande de cuivre plate; il y a fVl encoches mi-ferinées, soit 4 par pôle et par phase: chacune d'elles contient huit conducteurs: de larges canaux de ventilation assurent un bon refroidissement du fer de l'induit. Les tètes de bobines sont protégées latéralement par des flancs supportés par la carcasse en acier coulé. Les inducteurs sont massifs ; ils sont en acier eoulé ainsi que les pièces polaires. Les bords de celles-ci sont abattus de façon à assurer une forme sinusoïdale de la courbe de tension. Les bobines inductrices sont formées d'un ruban de cuivre enroulé sur champ. Les trois phases de l’induit sont connectées en étoile, Les paliers sont refroidis par une circulation d'eau ; le graissage est assuré par des anneaux graisseurs.
- Les tableaux des machines, établis par Ferranti and O, comprennent six panneaux portant tous les appareils de mesure eide réglage necessaires. Le tableau des feeders comprend dix panneaux. Tous les conducteurs à haute tension, supportés par des isolateurs en porcelaine, sontinaccessibles. Les appareils de mesure sont reliés à de petits transformateurs placés à proximité des interrupteurs.
- Les lignes de transmission, partant des tableaux de feeders, traversent les murs dans des conduits spéciaux en porcelaine. L’énergie électrique est transmise à une distance de 42 kilomètres. Une ligne triphasée, formée de fils de cuivre de 8 millimètres, aboutit à une douzaine de kilomètres de l’usine. Une autre transmission comprenant trois lignes triphasées, en fils de cuivre de 9 millimètres de diamètre, aboutit à Nautile. Différents modes de construction ont été adoptés pour l’établissement de ces lignes de transmission. Généralement, on a employé des poteaux en bois créosote, d’une vingtaine de centimètres de diamètre, enfouis dans du béton. Les iils sont espacés de Ou centimètres et sont supportés par des isolateurs à triple cloche de 17 centimètres de hauteur et de n centimètres de diamètre. Aux traversées de roules et de chemins, on a établi sous les fils à haute tension des filets en fils de fer reliés à la terre afin d'éviter la possibilité de tout contact accidentel.
- La ligne la plus courte alimente des carrières où trois installations absorbent sôo, 35o et 1900 chevaux. Un grand nombre d autres carrières et de mines utilisent l'énergie électrique transmise par la North Wales Power C°. Les carrières d’Oaklev, qui emploient 3 000 hommes, ont cinq moteurs de 200 chevaux, deux moteurs de 260 chevaux, trois moteurs
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- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer pendant la saison d’été par ses gares et bureaux de ville Je Paris, des billets à prix très réduits permettant aux Touristes de visiter la Normandie etla Bretagne, savoir:
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- de 85 chevaux, un moteur do 60 chevaux, un moteur de 4o chevaux et a3 moteurs de io chevaux. Ces différents moteurs sont alimentés par deux sous-stations reliées à un réseau souterrain. Dans toutes ces installations, on fait grand usage du lelphérage, et les câbles tracteurs sont entraînés par des moteurs asynchrones de 200 ou 2t>o chevaux, démarrant avec intercalation de résistances dans le rotor : ces résistances sont géncralcmenl’conslituées par des rhéostats liquides qui permettent un réglage très exact de la vitesse.
- R. R.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Poteaux en ciment pour lignes de transmission.
- Dans un article publié par YEleklroiechnik nnd Mas-chinenbau du, a3 décembre, M. S. Herzog décrit de nouveaux poteaux Siegvvart en ciment. Ces poteaux sont établis en béton armé. Depuis quelques années ou a déjà employé du béton armé pour la construction de poteaux, mais on était généralement conduit, alîn d’obtenir une solidité suffisante, à des poids 1res élevés qui entraînaient des frais considérables de transport: et de pose.
- M. Sicgvvart est parvenu à établir mécaniquement un type de poteaux tubulaires légers, quoique très résistants, consistant en une armature en fer plus ou moins conique soutenant une paroi de béton de acm,5 à 5 centimètres d’épaisseur suivant la hauteur. L'armature est en fers ronds placés longitudinalement et réunis par des pièces de jonction en forme d'hélice. Le béton est formé de sable do moyenne grosseur mélangé k du ciment de Portlaud et suffisamment humidifié. La masse de ciment est placée sur l'armature sous forme d’une bande sans fin de matière (ciment). Cette façon de rapporter le béton sous
- forme d’une bande permet une construction mécanique facile et peut avoir lieu sous une très forte pression, ce qui est avantageux.
- La machine qui sert à fabriquer les poteaux en ciment consiste essentiellement en un appareil servant au remplissage, un appareil mettant le béton en place et exerçant sur lui une forte compression, un second appareil de compression, et enfin un noyau qui se place dans l'intérieur du poteau.
- L appareil servant au remplissage a pour fonction de porter les matériaux à l’appareil répartiteur. Il comprend un coffre en forme d'auge avec des palettes, et un cylindre à rainures. L'appareil répartiteur consiste en une sorte de chaîne Gall sans fin munie d’une bande en matière très résistante qui passe d'un auget sur le poteau et réciproquement : un galet à pression l’appuie avec une pression convenable contre le poteau. L’appareil de compression est un cylindre exerçant sur la surface des poteaux une pression uniforme réglable. La commande de tous ces organes de la machine est effectuée au moyen d’engrenages et d’une vis sans lin qu’attaque un élec-tromoieur. Le noyau de fer est formé par un tube conique fendu suivant une génératrice et maintenu par un ressort longitudinal an diamètre correspondant. à chaque longueur de poteau. Le ressort longitudinal est manœuvré par un dispositif placé à l’intérieur du tube conique ; une fois le poteau terminé, on diminue le diamètre du tube qui peut alors sc retirer facilement.
- Le fonctionnement de la machine est le suivant : le béton complètement préparé est amené par un transporteur à l’appareil de remplissage et est déposé par celui-ci sur l'appareil répartiteur. Par suite de la tension de la bande de travail, le béton est pressé par celle-ci contre l'armature en fer dans laquelle il pénètre. Le chariot qui porte l’appareil se déplaçant automatiquement, dans le sens longitudinal, le béton est déposé sur l'armature sous forme d’une hélice à
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- à L'Eclairage Électrique du la Janvier 1907
- tours juxtaposés : les bords de bande sans lin de béton sont amenés en contact intime par un appareil convenable qui exerce sur eux une forte pression. En même temps qu’il dépose sur l'armature une bande hélicoïdale de ciment, l’appareil répartiteur enroule sur le ciment une hélice de fil de fer qui sert d’armature extérieure. Au-dessus de cette armature métallique est enroulée une enveloppe eu tissu qvii reste sur le poteau jusqu'à ce que le ciment soit complètement durci, On sait que le ciment est d’autant plus solide qu'il est maintenu plus longtemps humide [pendant la prise : ce maintieu d'une humidité favorable est assuré par l’enveloppe. Ensuite, par suite du déplacement longitudinal du chariot, l’appareil compresseur est appliqué sur toute la masse, et le cylindre de cet appareil lamine la masse de ciment de façon à la rendre partout homogène : en outre, le passage do ce cylindre a pour effet d'uniformiser la surface extérieure du poteau.
- Quand l'opération est complètement terminée, on apporte le poteau au magasin avec son noyau : on retire celui-ci, et 011 laisse bien sécher le béton. Les expériences faites sur la rigidité de ces poteaux ont donné des résultats remarquables.
- E. Tl.
- TRACTION
- La traction électrique en Grèce.
- Des installations de traction électrique ont été effectuées et mises en service par la C‘e Thomson-Houston dans les environs d’Athènes. L’usine génératrice centrale contient trois alternateurs de qôo kilowatts à 5 5oo volts et deux machines à courant continu à 2Ô0 volts. Un troisième groupe, servant de réserve, peut produire des courants alternatifs ou du courant continu. Chaque machine électrique est entraînée par un moteur à vapeur à triple expansion de 1 000 chevaux à yo tours par minute. La chaufferie contient des chaudières de a5o mètres carrés de surface de chauffe ; la vapeur est produite sous une pression de i3 atmosphères et est surchauffée de 6o°. L'eau de condensation est puisée dans la mer.
- Deux lignes triphasées à 55oo volts transportent l’énergie électrique à Athènes ; elles se raccordent à des câbles de i'",5o de longueur aboutissant à deux sous-stations. L énergie électrique, convertie sous
- forme de courant continu, alimente la ligne de chemins de fer d’Athènes au Tirée dont une partie, traversant la ville d'Athènes, ' est souterraine. La ligne est équipée avec un troisième rail amenant le courant aux trains ; quarante automotrices, du même type que celles du métropolitain de Paris, assurent le service. La commande des moteurs des différentes automotrices est effectuée par le système à unités multiples. La tension d’alimentation de la voie est de a5o volts : le courant continu est produit par des commutatrices placées dans les sous-stations.
- D. A.
- Nouveaux isolateurs pour fil de trôlet.
- La Société Vereinigte Isolierwerke, de Berlin, établit de nouveaux isolateurs d’après le brevet Ha-kansson. Comme l’indique Y Elekirotechnik und Maschi-nenbau du a3 décembre, ces appareils sont munis d'une cloche extérieure isolante, et non métallique comme dans les isolateurs gcnéralemeiYt employés pour supporter le fil de trôlet, ce qui donne une grande sécurité contre les décharges superficielles. Celte cloche isolante ne peut jamais être percée ; ce n’est que sous une tension égale à 3 ou 4 . fois la tension normale qu’il se produit des décharges entre le conducteur et le dispositif de suspension. Le disque isolant est placé entre la tête du boulon isolé et le couvercle métallique ; le corps lui-même repose sur le boulon entouré d’isolant ; le fil de trôlet est donc, doublement isole par rapport à la suspension. Il ne se produit de décharge que sous une tension de 4o ou jo000 volts avec du courant alternatif à 5o périodes. L’isolateur peut supporter une traction de •2 ôoo kilogrammes vers le bas sans que son isolement soit compromis.
- Pour les tensions jusqu'à i5ooo volts, on place deux de ces isolateurs à iw,ûo de distance sur une traverse ; les extrémités inférieures sont réunies par un fil transversal qui supporte en son milieu un isolateur semblable soutenant le fil de trôlet. Dans ces conditions, l’isolement par rapport à la terre a une valeur extrêmement élevée. Si le fil de trôlet est suspendu à un câble, celui-ci est fixé aux isolateurs.
- Ces isolateurs sont employés sur la voie d’essais du chemin de fer métropolitain de Vienne.
- E. B.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à POIVT-DE-CHÊRUY (Isère)
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- Tome L.
- Samedi
- Janvier 1907.
- 14* Armée. — N1 3.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- Pages,
- LATOUR (M.). - Propriétés des rotors à collecteur (suite)............. 77
- SOLIER (A.). — La [l’action électrique sur le chemin de fer métropolitain de Vienne (suite). . . 80
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la décomposition du radium A. H et G. par II.-W. Schmidt.
- Sur la désintégration atomiqueproduile par les rayons ul traviolets, par YV. Ramsay et J .-F. Spencer. Génération et Transformation. — La chute de tension dans les alternateurs triphasés l'suile). par
- Jl.-M. Hobaiit et F. Punga.......................................................\ . . .
- Réaction d’induit dans les générateurs monophasés (fin), par J.-K. Sumec.....................
- Moteur monophasé système I)éri (fin), par K. Sciinetzlkr. ...................................
- Sur la déformation des courbes produites par le fer. par Bedell et Tuttle....................
- Production d’un déphasage de 90° au moyen de l’induction seule, par E. Mclj.endokf...........
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Sur la production d'oscillations non amorties, par
- E. Thomson...............................................................................
- Sur la production d'oscillations électriques non amorties, par G. Benisciike.....................
- Nouveau détecteur d'ondes, par F. Braun...................... . . . .
- Eclairage. — Expériences sur des lampes au carbone, à l’osmium et au tantale (fin),’par J.-T-. Morris. Sur les nouveaux types de lampes Èi incandescence, par Cl. H. Sharp.. . .
- Emploi de lampes à magnétile et de redresseurs à mercure pour l’éclairage par arcs en série, par
- N.-R. Rirgk..............................................................................
- Mesures. — Mesures des déphasages dans les résistances et les transformateurs (fin), par C.-V.. Drysdali:. Emploi du sécohimnctrc'pour la mesure de résistances et de capacités combinées, par S.-R. Milner.. Sur le thermomètre à fil de platine, par Jaecër et Stetnwehr...............................
- 88
- f)f
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- 99
- NOTES ET NOUVELLES
- Sur l’utilisation des chutes du Zambèze....................
- La convention radiotélégraphique internationale (suite).
- Sur les turbines à'vapcùr..............................
- Installations du New-York Central Railroad. . . .
- Bibliographie..........................................
- )0 - 34 37 40 44
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- ig Janvier 1907
- NOTES ET NOUVELLES
- -Sur l’utilisation des chutes du Zambèse (l)-
- De nombreuses discussions se sont élevées dans ces dernières semaines en Angleterre à propos de l’entreprise dans laquelle on sc propose d’utiliser les chutes de Victoria, sur le Zambèse, pour produire de l’énergie électrique transmise jusqu'au Rand.
- A propos d’une émission prochaine d'actions, les détracteurs et les promoteurs du projet se livrent à une violente polémique, à laquelle s’ajoutent des dépêches tendancieuses, venant de l’Afrique du Sud et annonçant, d’une façon plus ou moins officielle, que le gouvernement du Cap serait prêt à refuser les concessions nécessaires pour l'établissement de la ligne de transmission.
- Les détracteurs du projet prétendent qu’il est îm-jiossible de laisser dépendre d’une ligne de transmission de 1 200 kilomètres de longueur la fourniture de la force motrice nécessaire sur le Rand ; qu’en prévision des avaries possibles de cette ligne, il est indispensable d’établir sur le Rand une usine à vapeur de secours, dont la puissance sera à peu près égale à la puissance de l'usine génératrice. Dans ces conditions, disent-ils, il est beaucoup plus simple et plus économique de n’installer que celle station à vapeur et de renoncer à l’usine hydro-électrique.
- h’Eleclrician du i4 décembre publie, à ce propos, une lettre fort intéressante de M. A. R. W. Kennedy qui, ayant été chargé par la Cie « Rand Central Electric Works (Ltd) » de l’étude d’un projet de distribution du courant électrique aux mines d’or du Witwators Rand, possède sur ce sujet des documents très complets. Les conclusions de cet ingénieur sont les suivantes :
- En ce qui concerne la puissance nécessaire au Rand, lechilfre officiellement donné atteint: ySoooo chevaux. Environ la moitié de cette puissance est
- (•) \oir Éclairage Électrique, t. XI.VI, 6 janvier 1906, p. vin.
- utilisée dans des mines dont la durée probable n’excède pas i5 années : il n’y a donc pas lieu d’en tenir compte. Sur le reste, 20 °/0 environ sont employés sous forme d’air comprimé, et il est peu probable que le système électrique détrône le système pneumatique. Les débouchés possibles pour l’énergie électrique représenteront donc, comme on le voit, une puissance de 75000 chevaux.
- Si l’on considère les capitaux considérables qu'il est nécessaire rie dépenser pour 1 électrification, et l’état d'esprit d’un bon nombre d'ingénieurs qui ne sont pas encore familiarisés avec l’emploi de l’électricité dans les mines, on voit qu’une puissance totale de 00000 chevaux représente une évaluation plutôt optimiste, et que la puissance de 20000 chevaux que Ion veut installer comme début, représente une très largo proportion de la demande pos-
- Le projet adopté consiste à établir au début sur le Rand une station moderne à vapeur contenant 20000 chevaux de chaudières, de turbines-a vapeuret de machines électriques. C’est là un projet raisonnable et susceptible de succès si les (Larges de capitaux ne sont pas trop élevées. Mais, bien que rameur soupçonne fort que cette station, si jamais on la construit, constituera fa fin aussi bien que le commencement do l’entreprise, ce n’esl pas pour elle seule, mais pour un projet infiniment plus considérable, au moins-sur le papier, que bon fait apjjel aux capitaux du public.
- Avant tout, ou doit donc, établir une usine à vapeur ordinaire de 20000 chevaux. Ensuite, on doit construire un réservoir inférieur immense, dans lequel des pompes mues électriquement par le courant veuaut des chutes de Victoria pomperont de beau pour l’envoyer dans un autre réservoir, situé à 180 mètres plus haut. Des conduites forcées relieront ce réservoir à une usine. séparée contenant 20 000 che-
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- , Supplément 'i L'Kclaiiaye iïlectriijtn' Ou iy Jamier 191*7
- vaux de turbines et de' machines électriques. Ou aura donc, sur le Rand, 4oooo chevaux de machines électriques, aoooo chevaux de turbines à vapeur, 20000 chevaux de turbines hydrauliques et 6000 chevaux de moteurs électriques et de pompes, deux réservoirs de t00 000 otio de litres avec leurs digues, etc., et deux conduites à haute pression, le tout pou/' fournir 20000 chevaux aux mines du Rand.
- Les réservoirs devront avoir une capacité suffisante pour contenir la quantité d’eau nécessaire à l'entraînement des turbines pendant 12 heures ininterrompues. Grâce à ce dispositif hydraulique, on pourrait, d’après M. "Wright, supporter une interruption de 12 heures de la ligne de transmission avant que les machines à vapeur de réserve soient mises en marche, ce qui rendrait inutiles les frais très élevés auxquels conduirait le maintien sous pression de l’usine à vapeur d’un bout de l'année à l'autre. En outre, M. Wilson Fox indique que 1 établissement d’une usine à vapeur de réserve sur le Rand est une des conditions sine qaa non des consommateurs d'énergie électrique, ce qui 11’est pas autrement surprenant.
- Donc, en plus de l’usine dont il vient d’élre question, le projet complet prévoit qne, par aoooo chevaux délivrés sur le Rand, 011 devra avoir :
- 111 Environ 3o 000 chevaux de turbines et de machines électriques aux chutes de Victoria;
- !>.“ j i5o kilomètres de ligne de transmission à haute tension ;
- 3Ü aoooo chevaux de machines de transformation sur le Rand.
- Mais, si l’indication de 31. Wilson Fox est exacte, la puissance de l’usine à vapeur, la puissance de l’usine auxiliaire à turbines hydrauliques, et la capacité pour 12 heures des réservoirs devront toujours être égales à la capacité do la transmissiondes chutes. Lorsque celle-ci aura une capacité deôoooo chevaux, il faudra avoir une usine à vapeur de 00000 chevaux, des réservoirs pouvant alimenter pendant 12 heures 5o 000 chevaux de turbines, une usine hydraulique de ôoooo chevaux, etc. ! L’influence de cette triple
- installation sur les frais totaux d’établissement et sur les charges de capital semble singulièrement iaquié-
- En comparaison, M. Kennedy indique le projet formé par la Cie liant! Central Electric Works, qui ne fait aucun appel de capitaux. Cette C"' possède un excellent emplacement.auprès des mines de charbon, 0ii elle peut aroir du combustible à moins de T2 fr. ôo la tonne; elle a une ligne de transmission à 12000 volts actuellement en fonctionnement sur le Rand; elle possède l'autorisation d'alimenter toutes les usines qui ont besoin de courant électrique, et elle a acquis le droit d'établir sur le Rand une nouvelle ligne de transmission à 5oooo volts. Les dépenses totales nécessaires pour élever à 20000 chevaux la puissance de l'usine actuelle et pour établir les lignes nécessaires seraient inférieures à to millions, d'après les évaluations. Les. dépenses totales d'installation de l'usine seraient d’environ 5oo francs par cheval, et les charges de capital, en admettant un intérêt de, 6 "/„, n excéderaient pas 1,6 centime par cheval-heure vendu aux usines.
- Les dépenses totales afférentes au triple système de la « Victoria F ails Power C° » ne peuvent pas être inférieures à 2 5oo francs par cheval. Les charges de capital, à elles seules, représenteraient 8 centimes par cheval-heure vendu aux usines. La force motrice devant être vendue à un prix un peu inférieur à 10 centimes par cheWl-heure, il est évident qu’en pratique les recettes serviraient tout juste à payer les intérêts du capital, et qu il ne resterait même pas de quoi payer les dépenses de fonctionnement, d’enlre-lien, de direction et de surveillance des usines et de la ligne de 1 i5o kilomètres.
- • M. Kennedy termine en ajoutant qu’il souhaite vivement que l’énorme quantité d’énergie disponible aux chutes de Victoria soit utilisée un jour, pour le plus grand avantage du monde en général et do l'Afrique du Sud en particulier, mais que Je projet de transmettre cette énergie au Rand 11'est pas de ceux’qùi peuvent réaliser des bénéfices.
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- 1 g Janvier 1907
- La convention radiotèlêgraphique internationale (suite) ({).
- Le protocole final a etc rédigé de la façon sui-
- i° Le nombre de voix auxquelles chaque puissance contractante aura droit à la prochaine conférence (article 12 de la convention) sera déterminé de telle façon que les colonies, possessions ou protectorats admis au vote puissent être à même d’exercer leur droit de vote pendant tous les travaux de la conférence. Celle décision sera immédiatement suivie d'effet el restera en vigueur tant qu'une conférence postérieure n’en aura pas décidé autrement. En ce qui concerne la prochaine conférence, des propositions pour les nouvelles voix en faveur des colonies, possessions ou protectorats qui auront adhéré à la convention devront être adressées au bureau international six mois au moins avant la date de la réunion de cette conférence. Ces propositions devront être immédiatement notifiées aux autres gouvernements qui pourront, dans le délai de deux mois à partir de la réception de cette notification, faire des propositions analogues.
- 20 Chaque gouvernement contractant sc réserve le droit de désigner, suivant les circonstances, certaines stations côtières qui seront exemptes de l’obligation imposée par l’article 3 de la convention, à condition que une ou plusieurs stations soumises aux obligations de l’article 3 soient en fonctionnement sur leur territoire pour assurer le service ra-diotélégraphique dans la région où seront établies les stations exemptes de ces obligations, de façon à satisfaire aux exigences de la correspondance publique. Les gouvernements qui désirent se réserver ce droit doivent le faire connaître sous la forme prescrite au second paragraphe de l’article 16 de la convention, au moins trois mois avant que l’application de cette convention entre en vigueur, ou, en cas d’adhésion
- f1) Eclairage Electrique, tomo L, 12 janvier 1907, page
- >4
- postérieure, au moment de cette adhesion. Les états qui suivent déclarent dès à présent qu’ils ne veulent pas user de ce droit. : Allemagne, République Argentine, Autriche, Belgique, Brésil, Bulgarie, Chili, États-Unis, Grèce, Hongrie, Mexique, Monaco, Nor-vvège, Pays-Bas, Roumanie, Russie, Suède, Uruguay.
- 3° La façon dont doivent être exécutées les prescriptions de l’article précédent est laissée au libre arbitre du gouvernement qui a le droit d'exemption. Ce gouvernement, a toute liberté pour décider, de temps en temps, combien de stations et quelles stations peuvent être exemptées. Ce gouvernement a la même liberté en ce qui concerne la manière (le satisfaire à la condition relalivo au fonctionnement des autres stations soumises aux obligations de l’article 3 et prévues par le service radiotélégraphique dans la région dans laquelle sont établies les stations exemp tées de manière à satisfaire aux exigences de la correspondance publique.
- 4° Il est entendu que, pour ne pas empêcher les progrès scientifiques, les prescriptions de l’article 3 de la convention ne doivent pas empêcher l'emploi d’un système de radiotélégraphie incapable de communiquer avec les autres systèmes, pourvu, que cette incapacité soit due à la nature spécifique du système et 11e résulte pas de dispositifs adoptés uniquement en vue de prévenir l’intercommunication.
- 5" L’adbcsion à la convention du. gouvernement d’un pays possédant des colonies, possessions ou protectorats m'implique pas l’adhésion de ces colonies, possessions ou protectorats en l’absence d une déclaration de la part de ce gouvernement. Une adhésion séparée ou une dénonciation séparée peut avoir lieu pour la totalité ou une partie de ces colonies, possessions ou protectorats, dans les conditions indiquées aux articles 16 et 22 de la convention. Tl est entendu que les stations des bateaux ayant leur port d’attache dans une colonie, possession ou protectorat peuvent être considérées comme soumises à l’autorité de celte colonie, possession ou proteclo-
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- 6" Bonne note est prise de la déclaration suivante : la délégation italienne, en signant la convention, doit neanmoins faire la réserve que la convention ne pourra être ratifiée par l'Italie qu’à la date d'expiration de son contact avec la Compagnie Marconi, ou à une date plus proche si le gouvernement italien peut arriver à une entente avec cette Compagnie.
- 7° Si l’une ou plusieurs puissances contractantes . ne rectifient pas la convention, celle-ci ne sera pas moins valide pour les parties qui l’auront ratifiées.
- A la suite de ce protocole, les délégués ont étaldi uij certain nombre de règlements concernant le service radlotéiégraphique. Ces règlements sont les sui-
- Organisaüim des stations radiolélégraphiques.
- i" Le choix des appareils de radiotélégraphie et des dispositions adoptées pour les stations côtières et les stations de bateaux est libre. T.'installation de ces stations doit être autant que possible conforme aux progrès scientifiques et techniques.
- 2° Deux longueurs d’onde, l une de 3oo et l'autre de tioo mètres, sont admises pour la correspondance publique générale. Toute station ouverte à ce service doit employer lune ou l'autre de ces longueurs d onde. Pendant toute la période pendant laquelle cette station reste ouverte pour le service, elle doit être en situation de recevoir les appels faits avec cette longueur d'onde et elle ne doit employer aucune autre longueur d'onde pour le service de la correspondance publique générale. Néanmoins, chaque gouvernement peut autoriser une station côtière quelconque à employer d’antres longueurs d'onde pour assurer un service à grande distance ou un service autre que celui de la correspondance publique générale, établi conformément aux prescriptions de la convention, à condition que ces longueurs d’onde no soient pas inférieures à 6oo mètres ni supérieures à i fioo mètres.
- 3° La longueur d'onde normale pour les stations de bateaux est de 3oo mètres. Tout poste de bateau doit être établi de façon à pouvoir ce servir de celle
- longueur d'onde. D’autres longueurs d’ondes peu vent être employées par ces postes, à condition de ne pas dépasser 6oo mètres. Les bateaux de faible tonnage, sur lesquels il est matériellement impossible d'installer un poste produisant des ondes de 3oo mètres de longueur d’onde, peuvent être autorisés à employer une longueur d’oade plus faible.
- 4° H sera établi, par les soins du bureau international, une liste des stations radiotélégrapliiques indiquées dans l'article i de la convention. Cette liste devra donner les détails particuliers suivants relatifs à chaque station.
- a) Le nom, la nationalité et la position géographique pour les stations côtières ; le nom, la nationalité, les signaux distinctifs d’après le code international et l’indication du port d’attache du bateau, pour les stations de bateaux ;
- è) Le signal d'appel, les signaux d'appel doivent être différents les uns des autres et ehacun d’eux doit être composé d’un groupe de trois lettres ;
- e) La portée normale;
- d) Le système de radiotélégraphie employé ;
- e) T.a nature du récepteur (enregistreur, au son ou
- f) l-es longueurs d’onde employées par la station (La longueur d'ondes normale doit être souli-gnéo) ;
- g') La nature du service accompli par la station : correspondance publique générale ; correspondance publique restreinte ; correspondance publique à longue distance ; correspondance privée ; correspondance spéciale ;
- h) Heures de service ;
- i) Prix de la taxe de bateau.
- La liste doit aussi comprendre tous les détails particuliers concernant les stations autres que celles visées par l’article i de la convention, détails communiqués an bureau international par l’administration sous l’autorité de laquelle ces stations sont pla-
- 5° Les stations indiquées dans l'article i de la convention n’ont pas le droit d’échanger des signaux ou des mots superlius. Des essais et des expériences
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- L'Éclairage Électrique du kj Janvier 1907
- 110 sont permis à ces stations qu'a condition de ne pas interférer avec les signaux de service des aulres stations.
- 6° Aucun poste de bateau ne peut être établi et mis en fonctionnement par une entreprise privée sans l’autorisation du gouvernement sous l’autorité duquel ce bateau est placé. Cette autorisation est donnée par une licence du gouvernement.
- Toute station de bateau autorisée doit satisfaire aux conditions suivantes :
- a) Le système employé doit être un système syn-
- />) La vitesse de transmission et de réception doit, dans des circonstances normales, n’ètre pas inférieure à 13 mots par minute, cinq lettres comptent
- c) La puissance mise en jeu dans les appareils ra-diotélégraphiques ne doit pas, dans les résistances normales, excéder r kilowatt. On ne peut employer une plus grande quantité d’énergie que s’il est nécessaire d’échanger des messages à une distance supérieure à 3oo kilomètres ou si, à cause de différents obstacles interposés, la communication ne peut être établie que grâce à une augmentation de puis-
- Le service de la station de bateau doit être assuré par un télégraphiste possédant un certificat délivré par le gouvernement à l’autorité duquel le bateau est soumis. Ce certificat atteste l’aptitude technique du télégraphiste, concernant :
- a) Le réglage des appareils ;
- b~) La transmission et la lecture au son à une vitesse qui ne doit pas être inférieure à 20 mots par minute ;
- 0) faa connaissance des règlements applicables à l’échange des radiotélégrammes.
- K11 outre, le certificat atteste que-le gouvernement soumet le télégraphiste à l’obligation de conserver le secret des communications.
- 70 Si une administration est informée que des délégations ont été commises à la convention ou aux règlements par une des stations autorisées, elle doit vérifier les faits et établir les responsabilités. Dans
- le cas de postes de bateaux, si la responsabilité incombe au télégraphiste, l’administration doit faire le nécessaire pour que son certificat lui soit retiré. S'il est prouvé que la dérogation est due aux conditions de fonctionnement des appareils, ou à des instructions données au télégraphiste, on doit prendre les mêmes mesures pour la licence accordée an ha-
- En cas de dérogations persistantes commises par le même bateau, si les représentations faites par line autre administration à l'administration sous l'autorité de laquelle est le bateau restant sans effet, la première a le droit, après avis préalable, d’autoriser ses stations côtières à refuser les communications provenant du bateau en équation. En cas de différend entre les deux administrations, la question doit être soumise à un arbitrage, sur la demande de 1 un des gouvernements en question. La procédure à suivre est celle indiquée dans l'article 18 de la convention.
- Durée du service des stations côtières.
- 8° Le service aux stations côtières doit être, autant que possible, permanent et ininterrompu, de nuit et de jour. Néanmoins, certaines stations côtières peuvent établir un service de durée limitée. Chaque administration fixe les heures de service.
- Les stations côtières dont le service n’est pas permanent ne doivent pas fermer avant d’avoir transmis tous leurs radiotélégrammes aux bateaux avec lesquels elles sont à bonne portée de transmission, et avant d’avoir reçu de ces bateaux tous les radiolé-légrammes dont avis a été donné. Colle règle s ap -pliquc aussi quand les bateaux ont notifié leur présence avant la fermeture de la station.
- Forme et réception des radiotélégrammes.
- 9® Si une partie de la route suivie par un radiofé-légramme passe par des lignes télégraphiques ou par des stations radiotélégraphiques appartenant à un pays non contractant, le radiotélégrarnmc peut être transmis à la condition que les administrations des pays auxquels appartiennent ccs lignes ou stations
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- aient au moins déclaré qu'elles acceptent, le cas échéant, d'admettre les règlements de la convention essentiels à la transmission de radiotélégrammes, et a la condition que des arrangements convenables aient été conclu pour le paiement des taxes.
- ioa Les radiotélégrammes doivent porter, comme indication de service, le mot « radio a.
- Dans la transmission de radiolélégramme des stations de bateau aux stations côtières, la date et l’heure de transmission ne sont pas portées dans- les indications de service. En retransmettant sur les lignes télégraphiques le radibtélégramme, la station côtière indique l’origine du radiotclégramme, son propre nom suivi de celui du bateau, et l’heure de réception du radiotélégramme.
- ii° L’adresse des radiotélégrammes destinés à des bateaux en mer doit être aussi complète que possible. Elle doit contenir les indications suivantes:
- a) Nom et adresse, avec détails particuliers si c'est nécessaire ;
- h) Nom du bateau tel qu'il est publié sur la liste, avec l’indication de la nationalité s’il v a plusieurs
- signal distinctif dans le code international ;
- c) Nom de la station côtière tel qu'il est publié sur la liste.
- (A suivre.) TL Y.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION Sur les turbines à vapeur.
- JElekirotechnik und Maschinenbau publie une étude extraite des communications du D’ Ricdler et du P1' Piateau à la /V75 réunion du a Vcrein Deutscher Tngenieure ». Cette étude résume et met au point un certain nombre de considérations générales intéressantes et mérite d’être partiellement résumée.
- Il y a une dizaine d'années, une machine à vapeur de plus de 1 000 chevaux était une rareté. A l’heure actuelle, les progrès effectués dans la construction, dans remploi des machines outils, et dans l’organisation du travail ont permis d'établir des machines à vapeur remarquables au point de vue du rendement 1
- et du fonctionnement. Dans ce développement des machines à vapeur, la turbine à vapeur est entrée en lice vers la dfinu siècle, au moment où la machine à piston atteignait son plein perfectionnement.
- Les nombreuses machines qui ont précédé la turbine à vapeur, telles que les machines à pistons tournants, n’ont pas pu être établies pour des puissances pratiquement utilisables et n’ont pas pu faire l’objet d’un emploi industriel. Les premières turbines (Parsons 1884, de Laval 1883) étaient des machirfls à vitesse do rotation extrêmement élevée (18000 et même 4oooo tours par minute), inutilisables même pour la commande de dynamos à grande vitesse de rotation. Parsons et de Laval ont pu surmonter les difficultés après de longs et pénibles efforts, et ces inventeurs ont créé les premières turbines utilisables.
- Pour utiliser l’énergie de la vapeur, on peut suivre trois voies différentes :
- i° L’effet de la réaction seule (aucune turbine de ce genre n’a été construite jusqu’ici) ;
- 2" L'effet de l'action seule;
- 3° L'effet de l’action et de la réaction simultané-
- Dans tous les cas, la force motrice, le couple sur les aubes, est produite uniquement par la pression de la masse de vapeur. L’effet peut se produire suivant plusieurs échelons, avec diminution de pression ou de vitesse.
- Dans le type de turbine le plus répandu, la turbine Parsons, il se produit en même temps un effet d’action et de réaction par la diminution de pression dans chaque roue. Le nombre des étages est considérable, et la chute de pression est faible. Les avantages de celle turbine résident dans sa vitesse de rotation modérée pour de faibles vitesses de vapeur et de faibles pertes. L’ernploi d’un grand nombre d’étages est particulièrement avantageux poulies turbines h basse pression. La faible consommation de vapeur est ohtenue surtout par le côté à basse pression de la turbine. L’étanchéité incomplète des étages par suite do la présence de petits entrefers radiaux entre les aubes et la carcasse est
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- particulière. Les nouvelles turbines Parsons sont munies de dispositifs convenables pour régler les entrefers. Le jeu axial peut être modifié par le réglage de paliers à anneaux et le jeu radial par déplacement du centre. Parsons a conservé sans modifications les principes sur lesquels repose sa turbine primitive, à savoir l’élagemenl multiple, l’emploi d’aubes sur toute la périphérie des roues dans chacune des nombreux étages qui se succèdent sa**? étanchéité. On ne peut pas employer de grands diamètres pour la haute pression à cause de la longueur trop faible des aubes, pour lesquels le jeu radial donnerait des pertes relativement trop élevées : on ne peut pas employer un faible diamètre pour la basse pressiou : il est donc nécessaire de construire la turbine avec des diamètres successifs inégaux. Comme avantage de la turbine Parsons, on penl signaler la.construction des aubes.
- La turbine Parsons a été modiliéepar Westinghouse de telle façon que l’on obtienne des chutes de pression dans des grandes roues, avec des chutes de vitesse simultanées.
- L auteur étudie les avantages et les inconvénients de la turbine d’action et des chutes de vitesse. La transformation de l’énergie de pression en force vive au moyen de; duses peut avoir lieu presque sans pertes jusqu'aux sections les plus étroites : on peut donc obtenir un bon rendement. Les duses constituent un moyen simple pour obtenir, avec un bon rendement, la transformation d'énergie nécessaire. La chute de vitesse est plus avantageuse que la chute de pression au point de vue de l’action sur la périphérie des roues et au point de vue de la réduction de la vitesse de rotation, mais elle occasionne des pertes plus considérables que la chute de pression pour une même chute de température, à cause des grandes vitesses de la vapeur. Quand on la limite
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- à la vapeur à haute pression, la chute de vitesse donne un moyen 1res simple pour diminuer la ehule de température. En particulier, la transformation de la chaleur de surchauffe en travail mécanique s’effectue d'une façon extrêmement simple, en peu de temps, et en un trajet très court. Ces avantages apparaissent surtout dans la comparaison avec les machines à piston, où la chaleur de surchauffe n’est presque, pas utilisée d une façon directe.
- La surchauffe cause une très grande inllueucc sur le rondement des turbines, tandis qu'elle en exerce une faible sur le rendement des machines à pistous. La valeur principale de la vapeur surchauffée dans .les turbines réside dans une amelioration des propriétés de la vapeur et dans l'absence d’eau sur les
- T-a chute de pression est avantageuse, eu principe, quand la machine travaille avec une faible vitesse de vapeur, une étanchéité suffisante entre les étages successifs et de faibles perles correspondantes. Avec un nombre restreint d’étages, avec ou sans chute de vitesse dans la vapeur à haute pression, le problème de la construction des turbines peut être résolu par des moyens simples.
- Des mrbincs d’action ^vec de faibles diamètres de roues et avec de très grandes vitesses de rotation ont été construites cl rendues utilisables par de Laval : elles ne peuvent être employées pour l’attaque directe de machines électriques et exigent des engrenages dont l’emploi limite leur puissance à 3oo chevaux au maximum.
- Des turbines d’action à grandes roues et de faibles valeurs de cotation et «ans engrenages ont été construites, mais présentaient une trop forte consommation de vapeur quand elles étaient à un seul étage.
- L'établissement de turbines à chute de pression avec un nombre limité d’étages a été pratiquement réalisé par Kateau : le même problème a été abordé
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- par Réal Pichon, Edwards, Curtis, etc. Plusieurs turbines nouvelles sont aussi basées sur ce principe.
- L'établissement de turbines à chute de vitesse a été réalisé par Curtis et par l’A. E. G. J,e vide produit parle condenseur a une grande inilucnee : la turbine à vapeur exige des vides beaucoup plus parfaits que ceux, employés habituellement avec Jes machines à pistons : la création d’un vide parfait constitue le meilleur moyen pour l’obtention d'un bon rendement de la turbine. Des travaux très intéressants sont en cours pour perfectionner les appareils servant à la condensation de la vapeur des turbines.
- T .'auteur étudie ensuite Les points principaux sc rapportant à la construction des turbines à vapeur et les perfectionnements réalisés-dans cette construction. La division des turbines en turbines à haute ot à basse pression est généralement évitée maintenant, et l’arbre de la turbine repose sur deux paliers seulement.
- Les roues des turbines sont formées de disques en acier Martin pour des vitesses périphériques atteignant 4oo mètres par seconde. On emploie peu d’acier nickel à cause du prix élevé de ce métal. Les longs cylindres à aubes des turbines Parsons sont en acier coulé : dans les très grosses turbines Parsons, on emploie des cylindres d’acier laminé.
- Les aubes sont généralement en acier ou en bronze spécial : elles sont fabriquées séparément et placées dans des encoches des roues. Ee fraisage des aubes dans le disque plein a été reconnu trop cohleux. Le procédé le plus simple de fabrication et de friction des aubes est employé dans les turbines Parsons.
- Par suite des poussées exercées par la vapeur sur des cylindres à aubes, et.des différences de pression entre les étages successifs, il se produit, dans la turbine Parsons, une poussée axiale que l’on compense au moyen d’un piston approprié dont la surface est soumise à la pression de la vapeur.
- Les vitesses de rotation des turbines actuelles sont généralement de 3 000 ou de 1 5oo tours par minute pour la commande des alternateurs triphasés. Ce n’est que pour de petites machines qu’on dépasse la I
- vitesse de rotation de 3ooo tours par minute. Le coefficient de sécurité admis oscille entre iu et 2. Il n est pas encore arrivé d’accidents meme avec des turhines très surchargées.
- Toutes les turbines sont munies d’un réglage par étranglement: eu outre, on prévoit avec chacune d elles un appareil de sécurité qui ferme l’admission de vapeur en cas d’emballement. Dans beaucoup de machines, il y a encore un dispositif établi de façon à arrêter la turbine si le graissage n’csl pas suffi-
- La construction des turbines doit être faite avec une précision extrême. Pour certaines parties des turhines, il faut une précision de i/ioo millimètre : en outre, l’ajustage très précis doit se maintenir en fonctionnement. Toutes les parties de la machine doivent être invariables et insensibles aux actions secondaires : cil particulier il ne doit pas pouvoir se produire de modification du centre de gravité ou des matériaux actifs. Les conditions dynamiques jouent un rôle très important, particulièrement l’équilibrage et le centrage des paliers.
- (/extension de l’emploi des turbines à vapeur dans les usines génératrices, dont parle ensuite railleur, est connue. Les avantages que procurent ces machines résident dans un faible enroulement cl une faible consommation spécifique, qui s’abaisse à 6kfc'r,5 de vapeur par kilowatt-heure. Un vaste champ d’applications est ouvert à la turbine à vapeur à basse pression pour l’ulilisatiou dos vapeurs d’échappement. Les différentes applications qui ont été faites de ce système ont été décrites avec suffisamment de détails pour qu'il soit inutile d’y revenir. La puissance totale des turbines à vapeur des différents systèmes actuellement en fonctionnement dépasse 3 millions de chevaux.
- Pour les applications à la propulsion des bateaux, il faut établir des turbines à vapeur un peu particulières, représentant une faible vitesse de rotation, car les hélices s’accommodent mal de vitesses de rotation élevées. Pour les navires de guerre, il faut que les machines puissent fonctionner sous différentes charges, et aussi à différentes vitesses, ce qui
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- e du ly Janvier 1907
- est incompatible avec l’obtention d'un bon rendement dans les turbines à vapeur. En outre, il faut prévoir l’emploi des turbines distinctes pour la marche arrière. En Angleterre on est parvenu à résoudre la plupart de ces ditficullés et on a mis en service des paquebots et des navires de guerre munis de turbines à vapeur. La marine allemande est restée sur une grande réserve à ce sujet.
- E. B. >
- TRACTION
- Sous-stations et lignes de transmission du New-York Central Railroad.
- Une description des usines génératrices de Yor-kers et de Port Morris, destinées à assurer l'alimentation de la ligne électrique du New Yorker Central and Hudson Railroad a été donnée dans (e courant de l’année (1/1 avril 1906, page xvv). Les installa-lions des sous-stations et des lignes de transmission ont fait l’objet d’une description récente publiée par TEIectrieal World, et à laquelle nous empruntons quelques renseignements intéressants.
- L’énergie électrique est produite par les usines génératrices sous forme de courants triphasés à 12000 volts et 25 périodes : elle est transmise actuellement à quatre sous-stations, mais le nombre
- de celles-ci sera porté à huit quand l'électrification de la voie sera entièrement terminée.
- Toutes les sous-stations sont établies en matériaux absolument incombustibles et disposées de façon que le circuit de passage de l'énergie électrique depuis les lignes à haute tension jusqu'aux feeders à basse tension soit aussi court que possible. Les machines et les tableaux sont au même étage, et tons les appareils, y compris les interrupteurs à courants alternatifs et â courant continu soûl commandés électriquement depuis le tableau de distribution.
- Les machines transforment les courants triphasés à 11 000 volts en courant continu à fi66 volts. I/équipement principal d une sous-station comprend trois commutatrires aver ses transformateurs et ses appareils auxiliaires. O11 a prévu remplacement nécessaire pour deux nouvelles commutatrices avec leurs appareils. Ces machines ont généralement une puissance de 1 000 kilowatts : dans deux sous-stations, elles ont une puissance de 1 5oo kilowatts.
- Les barres générales à haute tension sont placées dans des compartiments en maçonnerie. Les transformateurs-série des appareils de mesures sont sus-.pendus à proximité de ces conducteurs et sont séparés par des cloisons en ciment. Toutes les ouvertures ménagées dans les compartiments des barres â haute tension sont fermées par des portes incombustibles.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- dite des billets'd'allcr et retour que la Compagnie n° 2, de toute gare à toute gare de son réseau sera
- moyennant paiement d’une surtaxe, pour chaque pro-
- Pour un billet d’aller et retour de Paris-Quai d’Orsay à Agen (655 kilomètres), dont la validité normale est do y jours, pris le mardi 11 décembre 1906, lo délai d’expiration de ceLle validité so trouvera
- P POUR LA P* PROLONGATION de ce môme billet
- le dimanche 2? et le mardi ab jour de Nocl ne ENFIN,VPOUR LA 2<-- PROLONGATION (5 joure) le
- comptés.
- Chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée
- Stations hivernales lise,Cannes,IMoe,etc.)
- BILLETS D’ALI.EII cl BETOl'R COLLECTIFS de I'8,2*rt CLASSES Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie delivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de iôo kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de iro, 2e et 3“ classes pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphaèl-Valescure, Grasse,
- . Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix, de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 31' personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de io
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à / avance à la gare de départ.
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- r
- i ooo kilowatts conliennenl des groupes de transformateurs de 375 kilowatts chacun ; celles dont les commutatriees ont une puissance de 1 ôoo kilowatts comprennent des transformateurs de 55o kilowatts. T,e rapport de transformation de ces appareils est de 11 000/460: des prises de courant supplémentaires permettent de modifier le rapport de transformation d'après la chute de tension dans la ligne de transmission. Les transformateurs sont du type à refroidissement par circulation d’air. Les commulalrices sont à connexions liexaphasées et convertissent les courants triphasés à/|6o volts en courant continu à 666 volts.
- Les batteries installées dans les sous-stations du New "\orkcr Central Railway représentent sans doute la plus puissante installation d’accumulateurs du monde. Elles sont prévues, non seulement pour fonctionner en tampon, mais encore pour assurer le service de toute la ligne dans des conditions normales pendant une période d’une heure. Cinq batteries ont un débit de 2 â5o ampères en une heure, et les autres des débits de 3 000, 3 750 et 4.020 ampères pendant une heure. Chacune d’elles est placée dans un bâtiment attenant à la sous-station et est reliée à un survolleur-dévoltcur automatique.
- L’éclairage des sous-stations est assuré par des
- lampes à incandescence alimentées par un circuit alternatif à 120 volts. Le courant est pris sur le circuit à 46o volts et sa tension est réduite par des transformateurs séparés. Dans la salle des accumulateurs, tous les conducteurs électriques sont placés sous plomb et les supports de lampes sont en porcelaine, pour éviter l’action corrosive des acides.
- courant continu ou sur courant alternatif.
- Le système de feeders à courant continu a été établi pour réaliser un double circuit d’alimentation du troisième rail. Celui-ci est sectionné à chaque sous-station, en face de laquelle est placée une longueur de rails isolée supérieure à la longueur d’un train : cette portion est alimentée individuellement par la sous-station et empêche qu'un train ne mette en communication l’une avec l'autre deux sections voisines. Tous les câbles à courant continu sont placés dans des conduits. Les quatre troisièmes rails et les feeders auxiliaires sont reliés entre eux par l'intermédiaire de disjoncteurs situés dans de petites maisonnette? le long de la voie.
- Le système de transmission dans la zone initiale électrifiée comprend environ 760 tonnes de cuivre : le système de transmission dans la zone totale électrifiée comprendra environ 26 kilomètres de conduits, 160 kilomètres de câbles dans les conduits, 80 kilo-
- CHEMIXS DE FER DE L’OUEST
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Oues
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- Réduction do 4o 0/0 sur le tarif ordinaire accordée aux voyageurs partant de Paris pour rejoindre l’itinéraire
- CHEMIN DE FER DU NORD
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- ours «n Angleterre, (lu v (jusqu’au 22 Mars 1907) *
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- Supplét
- L'Eclairage Electrique du ig Janvier 1907
- mètres de lignes aériennes et 060 kilomètres de câbles sur les poteaux : il y aura 383 boîtes de jonction et 26 maisonnettes pour disjoncteurs. La zone totale comprendra 46o kilomètres de voie équipée, avec le 3e rail, 8 kilomètres de voie équipée avec prise de courant aérienne, 45o interrupteurs et 136000 joints de rails. Le troisième rail est en acier spécial de haute conductibilité : il est supporté par des cols de cygne en fonte. Le sommet et les flancs du troisième rail sont recouverts de planches en pin de Géorgie.
- n. r.
- DIVERS
- La consommation de cuivre.
- L'Eleklrotechnische Zeitschrift du 27 décembre publie une étude très intéressante du Dr E. Bürner sur la consommation de cuivre. Dans cette étude, l'auteur, s’appuyant sur des données numériques précises, établit nettement la situation actuelle et les prévisions concernant le marché mondial du cuivre.
- La consommation de cuivre brut en Allemagne s’est élevée, dans les i5 dernières années, de 52 000 à 127000 tonnes, soitde i/|5 °/u. La récupération du cuivre n'a augmenté que de 3o %, et atteint 3i 000 tonnes au lieu de -xl\ 000 tonnes; la production des mines allemandes n’a pas bougé dans les dix dernières années: elle est de 21000 à 2,2000 tonnes.
- L'Allemagne a donc été obligée d’acheter 102000 tonnes en iç)o5, au lieu de 34 000 tonnes en 1891. En 1903, la répartition du cuivre employé en Allemagne était la suivante : 37 % pour l’industrie élec-trotechnique ; r/|,5 % pour les laminoirs de cuivre; 26 °/c, pour les usines à laiton ; i,65 % pour les applications chimiques ou cleetrochimiques ; iû pour les bateaux, chemins de fer, fonderies, etc. La production et la consommation de cuivre en Allemagne sont indiquées par les chiffres du tableau suivant (en tonnes).
- 6 3ag 5 g58
- CONSOM-MATIOV
- 63 8l3
- L’éleclrotechnique absorbe à peu près un tiers de la consommation totale et c’est elle qui a causé, dans les dernières années , l’augmentation du prix du cuivre. Cette augmentation de prix constitue actuellement une lourde charge pour réleclvoteclmiquc : depuis un an, le prix du cuivre s’est élevé avec une rapidité incroyable et il atteignait, au début de décembre 190G, io4 à 106 livres sterling par tonne
- ÉDITIONS DE “ LÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE )
- CHEVRIER, G. Etude sur les Résonances dans les réseaux de distribution par courants alternatifs ; 2 fr. 50
- DUPUY, P. . La Traction électrique ; Un volume in*8° raisin de 545 pages avec 278 figures. Prix : broché.. 12 fr. »
- GUARINI, E. . L’Electricité en agriculture ; 1 fr. 25
- KORDA, D. . . ha Séparation électromagnétique et électrostatique des minerais ; UnTvolumc in-8° raisin de 219 pages avec 54 figures et a planches. Prix. : j 6 fr. » 7 fr. «
- NIETHAMMER, F. Moteurs à collecteur à courants alternatifs. Un volume iu-8° raisin de i3i pages avec i38 figures. Prix : broché. 5 fr. a
- RIGHI, A. . . La Théorie moderne des phénomènes physiques ; Un volume in-8° carré de 126 pages avec 19 figures. Prix : broché. . 3 fr. »
- TABLE DES MATIÈRES des 25 premiers volumes de “ l’Éclairage Électrique ” (1894-1901) Un volume in-4° de a4opages. Prix: broché 10 fr. a
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- Supplée
- L'Eclairage Rlectriqo
- 19 Janvier 1907
- (le cuivre électrolytique, seul employé en électro-technique, est toujours coté un peu plus haut que le cuivre Standard auquel ce pris se rapporte). Le prix du cuivre Standard a été, en moyenne, de 55,43 livres sterling par tonne, entre 1881 et iqo5 (minimum /|0 livres en 1886 et i8c)4; maximum 73 livres en 1899 et en 1900). Entre ce prix moyen et le prix actuel, il y a presque une différence du simple au double. En 1888, il avait atteint 83 livres par suite d’une spéculation des Rothschild et de Secrelan, dont on a encore conservé le souvenir, mais ce prix élevé ne s'est maintenu que pendant peu de temps.
- Le cuivre électrolytique, presque chimiquement pur, 11’est pas, comme on le croit souvent, le résultat d’un traitement électrique des minerais ordinaires de cuivre: c’est un sous-produit des minorais contenant de l’argent, dont on sépare ce métal par électrolyse. Ce procédé a été employé des 1878 par La Société de Mausféld et a pris une grande extension dans l'Amérique du Nord. Les grosses raffineries de ce pays traitent actuellement les trois cinquièmes environ de la production totale américaine, tandis qu à Mausféld on ne fabrique que 2000 tonnes environ de cuivre électrolytique, sur une production totale de 18000 tonnes de cuivre brut. La méthode éleclrolytique n est applicable que quand le cuivre brut a une teneur suffisante en argent. En Amérique, on nelectrolyse pas de cuivre contenant moins de 900 grammes d'argent par tonne. Parmi les autres centres où l’on trouve du enivre argentifère, on peut citer le Chili. En définition, presque tout le cuivre que l’on consomme provient d’Amérique.
- T.c trust formé par l’Arnalgamated Copper G" cl la Heinz G", les deux plus gros producteurs de cuivre, a exercé une influence considérable sur le prix du cuivre et a provoqué la hausse actuelle. Il existe, en fait, un monopole au profit de ces doux compagnies et c’est la spéculation qui détermine maintenant le prix du cuivre, et non pas Ja loi de l'offre et de la demande. Avant l’adhésion de la Cu' Heinz, le trust ayant pour centre l'Amalgamated Coppor C° produisait le tiers de la production totale do l’Amérique du Nord: en igoS-iyoG, les sociétés faisant partie de ce trust, ont traité i3oooo tonnes de enivre pur. Depuis l'adhésion Je la G1* Heinz, cette production s est élevée à 2 ho 000 tonnes, soit plus du tiers de la production du monde entier. T,es bénéfices réalisés par les producteurs de cuivre depuis cette époque ont été énormes. Le trust a payé un dividende sup-plémentaii*c de 5,20 % sur le capital de 154 millions de dollars : les recettes du trust consistant uniquement en taxes de provision, on v oit que les dividendes des sociétés qui en font partie ont dû être extrêmement élevés. La C° « Calumet, and Hecla », qui n’appartient pas au trust, a distribué en 1906 70 dollars de dividende à des actions de a5 dollars : ces actions sont maintenant cotées 700 dollars en bourse.
- Il ne faut pas songer à une diminution du prix du cuivre dans un avenirprochaiu. Même si i’011 ouvrait à l'exploitation de nouvelles mines de cuivre, etbieu que la production de ce métal aille actuellement on augmentant, le prix élevé du cuivre se maintiendra encore par suite de la rareté du métal et de l’abondance des demandes. Le mouvement de concentration s’accentue déplus en plus dans l'Amérique du Nord, et les spéculateurs américains deviennent de jour en jour plus puissants. La production du Mexique, du Chili, du .lapon, du Canada et de l’Australie, qui pourrait faire concurrence à la production de l’Amérique du Nord, constitue malheureusement une faihle fraction de Ja production du monde entier, fraction qui suffirait tout juste aux besoins de l’Allemagne. En outre, ces pays livrent extrêmement peu de cuivre électrolytique, qui intéresse seul les électrotech-vneiens, et la consommation propre de ces pays, particulièrement celle du Japon, augmente rapidement. Il faudrait exploiter les mines du Caucase, de l'Afrique, de l’Asie Mineure, de la Sibérie, etc., et rétablissement de ces exploitations exigerait de nombreuses années.
- Pour terminer, l’auteur indique les chiffres de la production mondiale, en tonnes anglaises (ioiGkilo-grammes), dans les cinq dernières années.
- PRODUCTION MONDIALE DU CUIVRE DE !?ul A 190S
- i$o3 >t7>«
- 0 36i 790 4q 730 47 o35 48 000
- Allemagne.. 21 720 si 6o5 21 20Ü 21 o45 25 500
- Russie. . fl 7^0 8000 10 320 ro 700 n 000
- Norwège et
- Suède.. 3 375 4 505 59i5 5 8o5 6000
- Italie. 3 000 3 37o 3 100 3 335 3 3oo
- Autriche - lion -
- grie. . . . 1 435 1 5oo 1 3o6 1 45o 10 00
- Turquie. . Ç)8o l IOO 1 4oo p5o 1 don
- Angleterre,. . 532 48o 5oo 5oo aoo
- Eu„o„. . 9i4o3 90410 03 4 76 90820 95 200
- États-Unis. . 26a a5o 0,2870 307 570 361 980 379 545
- Mexique. . . 20790 35 785 7,5 3i5 5o q45 Go 000
- Chili. . . • 3o 780 28 93o 3i 100 3o no 33 000
- Japon. 27 475 29 7î5 3i 36o 34 85o 3t 4oo
- Canada. . 18000 17 485 19320 i9i85 24 000
- Australie. . 3o 875 28 64o 29 000 34 160 35 000
- Pérou. . . Q 520 7 58o 7 800 6 775 8 000
- Cap 6 ioo 4 45o 5 23o 7775 9000
- Terre-Neuve, . 3 000 2 000 2 060 2 200 J 200
- Bolivie. . 3 000 2000 2000 2000 2 000
- Total. . âifi 628 541 295 G4o 935 672 845
- E. B.
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- Snpplér
- lu 19 Janvier 1907
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Sociétés, concessions et projets.
- Espagne. — La maison de construction Planas Flaquer y Cia vient d’être constituée en société anonyme sous le nom de Construcciones Mecânieas y Eléc~ iricas; le s ingénieurs D. Antonio Planas y Escubos et D. Fr. Vivés y Pons ont été nommés directeurs de cette société.
- La société « Electra Vallisoletana » doit établir à Valladolid des ateliers d’électricité.
- La « Casa Capitular « d’Alméria accepte des offres pour l’installation dans les faubourgs extérieurs de la ville d’un service d’éclairage électrique de 4oo lampes de 5 bougies. La subvention annuelle payée
- par la municipalité est de 11 600 pesetas ; la provision à déposer de 58o pesetas.
- Le gouvernement espagnol a confié la construction durable de Barcelone à Palma (Majorque) à la « Telegraph Construction and Maintenance C° » de Londres. Le prix du contrat est de 775000 pesetas.
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- Une maison de constructions, de la région de l’Est, cherche un chef d'atelier, ou contremaître, bien au courant de la construction des turbines à
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- BIBLIOGRAPHIE
- Handbuch der Physik (manuel de Physique), publié sous la direction du D* A. Winkelmann, i'-r volume. ire moitié: Physique générale(1).
- La première moitié du premier volume du manuel de Physique de Winkelmann, consacré à la Physique générale, contient les chapitres suivants qui ont tous été rédigés par M. F. Auërbach.
- Notions fondamentales. — L’espace; le temps; le mouvement ; masse et force ; propriétés de la nature ; champ, potentiel, travail-, énergie et entropie.
- Mesures des grandeurs dans le temps et dans l’espace.
- Mesure des masses et des forces.
- Densité. —Méthode des mesures; résultats.
- Théorie potentielle.
- Mécanique.
- Statique. — Statique du point; statique des corps ; centre de gravité ; moment d’inertie ; composition des forces; équilibre des corps ; machines simples.
- Cinématique et dynamique.
- Pendule.
- Mouvement circulaire.
- (!) Volume grand in-8 de 544 pages avec iC4 figures. —Johann Amhkosius Barth, éditeur,. Leipzig. — Prix.broché :
- Gravitation universelle. — Mécanique céleste; con stante de gravitation ; lois de la gravitation.
- Élasticité. — Notions fondamentales ; théorie mathématique. E. B.
- Bases d’une théorie mécanique de l’électricité, par M. Séligmann-Lui (*).
- Dans ce travail, publié déjà par les « Annales des Mines », M. Séligmann-Lui s’est efforcé de baser une nouvelle théorie de l’Électricité sur les lois qui régissent les principes ordinaires de la Mécanique. Cette tentative mérite de ne pas passer inaperçue, car l’auteur est parvenu avec une rigueur de raisonnements et de calcul qui rend son œuvre intéressante, à écarter « toute hypothèse contraire à la Mécanique ordinaire et même toute explication qui 11c puisse se traduire dans le langage mécanique à l’aide de forces et de vitesses ». D’après cotte méthode, il a successivement étudié l’électrostatique, la nature de l’électricité, la conductibilité, la pile et son mécanisme, les courants, l’élcctrodynamique, le magnétisme et la propagation des perturbations électriques. . J- N-
- (!) Un volume in-8 de 208 pages avec 47 figures. — H.' Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : 3 francs.
- ACCUMULATEURS ET VOITURES ÉLECTRIQUES Alfred DININ
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- Janvier 1907.
- Tome L.
- Samedi 26
- 14« Année. — K° 4.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- SILVA (O. de A.). — Sur la méthode de Pirani. . VALBREUZE (R. de). — Les voitures électriques.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Sur la décomposition du radium A, B et C (suite), mi- H.-W. Schmidt apport de I énergie des rayons Rfmlgen à l’énergie des rayons cathodiques qui les produisent E. Carter........................ ‘ r
- Théories et Généralités.
- Carter
- Génération et Transformation.
- on et Transformation. — La chute de tension des alternateurs triphasés (fin) par I: Hobart et F. Pusga............................ j ?
- 5 de force dans les induits dentés, par A. Mil
- i monophasé, par A. Stii.l............
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Sur la radial.
- d’antennes coudées, par A. F le
- Détecteur à vapeur de mercure pour radiotélégraphie, par De Forest...................
- Commande électrique à distance .par les ondes hertziennes, par L. Torrès.
- Éclairage. — Sur la transformation de lencrgie électrique en lumière, par Ch.-P. Steinmetz.
- Électrochimie. — Sur le chlore élcclrolytique, par P. FpRcm.Asn..........................
- Nouveau four électrique, par A. Schwarz..........................................
- i3a
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- NOTES ET NOUVELLES
- L’industrie électrique en Allemagne........................................
- La convention radiotélégraphiquc internationale (suite)....................
- Sur les moteurs à gaz, — Sur les avantages de moteurs à gaz-de forte puissance.
- Sur l’application de moteurs Diesel à la commande de pompes................
- Chemin de fer électrique du Créât. Northern, Piccadilly and Brompton Railway. Traction électrique à Colombus et dans les états d’Ohio, Michigan et Indiana. . Bibliographie..............................................................
- 46
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- -P
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- .^^TfranÇa'AféqraphiquevOERLI K A/Td® a 1
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- OERLIKON
- Représenhahon générale pour |-oute la France des ATELIERS DE CONSTRUCTION OERLIKOM R
- Applications industrielles de l'électricité.
- Tram
- Transports de Force par Tel e ctri<
- Ponts roulants et appareillage électnqu
- /Machines-Outils à commande électriq Pomftege électrique eFtreuils eleefriques
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- ; à L'Eclairage Elec
- NOTES ET NOUVELLES
- L’industrie électrique en Allemagne.
- L’Electrician consacre un récent article au développement de l’industrie électrique en Allemagne. Cette étude est basée sur les bilans annuels de trois grandes compagnies allemandes. L’Allgemeine Elek-tricitàts Gesellscliafl a augmenté son dividende de i °/0 et a distribue u %, au lieu de ro °/c l’an dernier et de 9 % l'ai.née précédente. La C’c Siemens et Halske a donné to °/0, contre 9 V0 l’an dernier ; et la C'c Schuckcrt, maintenant fusionnée avec Siemens et Halskc sous le nom de Siemens-Schuckert, a donné 5 °/0 de dividende contre 4 u/o l’an dernier. Les bénéfices réalisés par ces compagnies ont plus que doublé en trois années.
- En même temps, ces compagnies publient des états tout à fait encourageants en ce qui concerne les commandes à livrer dans le prochain mois. L’Allgemeine annonce que des commandes déjà prises occuperont les .usines jusqu’aux 3/4 de l’année c'est-à-dire jusqu’à la lin de septembre. La Société Siemens-Schuckert indique que les anciennes commandes alimenteront les ateliers jusqu'au i‘>c août, et que les nouvelles commandes dépassent de beaucoup, comme chiffres, celtes de l’an dernier.
- Quelques détails donnés par l’Allgemeine Elek-tricitats Gesellschaft indiquent le développement de l’industrie allemande. Le nombre de générateurs, moteurs et transformateurs vendus atteint 3"4a4 contre 27 791 l’an dernier. La capacité totale représentée par ces appareils est de 602 241 kilowatts, présentant un accroissement de i25 48o kilowatts, soit plus de 26 %. Les ateliers de fabrication des turbines à vapeur ont fabriqué j4i turbines présentant une ca-
- pacité de 72.471 kilowatts, contre 90 turbines et 29 55o kilowatts l’an dernier. La capacité moyenne d une turbine est de 5i4 kilowatts, contre 3a8 l'an ,dernier. L’Allgemeine a misaussi sur pied une usine pour la fabrication des automobiles : le développement de cette usine est mis en évidence par le fait que le nombre d'ouvriers s’est élevé de 598 à 900 en un an. L’usine où. sont fabriqués les fils et câbles électriques a présenté un gain de près de 3 3oo 000 francs, et le cuivre consommé a atteint le chiffre de 16 700 tonnes, contre 14800 l’année précédente. La fabrication des lampes Nernst a été un peu restreinte à cause d’agrandissements des usines et de mise en service de nouveaux ateliers : néanmoins, le nombre total de lampes et de brûleurs a atteint le chiffre de 7 500 000 : le nombre d’ouvriers employés dans les ateliers de lampes Nernst s’esf élevé à 1 160, contre 693 l’an passé.
- L'un des grands débouchés qu a trouvés l’industrie électrique eu Allemagne a été l’équipement des mines de charbon et des etablissements métallurgiques. Le service des installations de l'Allgc-meine a été occupé pendant toute l'année par ces deux industries. Le développement des transmissions électriques est d une grande importance dans les installations métallurgiques par suite de l’utilisation des gaz de hauts fourneaux ou de fours à coke. Le bulletin de la Société indique que l’on a mis récemment en service la première installation électrique pour la commande de trains de laminoirs réversibles. Cette installation a été faite en Autriche (Silé-
- lenant qu’il est démontré que l’électricité peut servir pour la commande de trains de laminoirs révérai-
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- SUR LE SYSTÈME A. COURANT CONTINU
- Réduction des frais de premier établissement. Réduction des frais d’exploitation.
- Augmentation du rayon d’action d’une station centrale.
- Suppression des sous-stations avec commutatrices. Suppression du personnel dans les sous-stations. Diminution des pertes de ligne.
- Un plus bas potentiel aux bornes du moteur. Un contrôle plus économique et plus effectif.
- Un meilleur réglage du voltage et par conséquent un meilleur service.
- Moindre danger de décharges statiques pour les équipements. t
- Absence absolue d’action électrolytique.
- Ce système a déjà été adopté par 15 chemins de fer ou tramways interurbains, en Amérique et en Europe, comprenant plus de 480 kilomètres de lignes ; la puissance totale des équipements pour ces lignes est de 65 000 dix.
- Société Anonyme Westinghouse
- (CAPITAL: 25 000 000 FRANCS)
- 2, Boulevard Sadi-Carnot, 2 — LE HAVRE
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- 7T>
- /,8
- blés, les usines métallurgiques peuvent électrifier complètement leurs installations : d’après les résultats obtenus dans l'installation dont il s’agit, on a constaté une économie de io % due à l'emploi de l’électricité. C’est là un résultat très intéressant, et il semble que la transformation complète de l'industrie du fer par l’emploi de l'énergie électrique ne soit plus maintenant qu’une question de temps.
- L’augmentation continue de la consommation d'énergie électrique à Berlin est indiquée par le bilan des usines électriques de cette ville, appartenant à une compagnie alliée à l’Allgemeine et exerçant presque un monopole pour Berlin et la banlieue. Cette compagnie indique que la consommation d’électricité durant l’année écoulée s’est élevée à 128000 000 kilowatts-heure, et présente un accroissement de iC 5ooooo ou ro °/0 sur la consommation de l’année précédente. Bien que cotte compagnie ait réalisé des bénéfices de 1 55o 000 francs contre 1 38oooo l’an dernier, elle a distribué le même dividende (10 %)• Sa capacité de productionest atteinte en totalité maintenant, et cette compagnie envisage la construction d’une nouvelle usine de rô 000 che~
- La Compagnie électrique Bergmann a augmenté son capital: elle a payé 18 % do dividende, ce qui est le chiffre le plus élevé atteint dans- l’industrie électrique en Allemagne. La Clç Scliuckert a- aussi augmenté son capital pour consolider son annexe financière, la Compagnie continentale pour les entreprises électriques. La Société des chemins de fer souterrains et électriques qui exploite à Berlin une voie en partie souterraine et en partie aérienne étend ses lignes de plusieurs côtés, pour réaliser de nouvelles jonctions. La Compagnie électrique allemande transatlantique a établi à Buenos-Ayres et à Santiago des lignes de tramways électriques et a acquis les tramways de Montevideo et de Valpa-
- raiso : elle installe une grande usine génératrice à
- La question de la traction électrique sur les voies ferrées attire beaucoup l’attention en Allemage. La ligne de Berlin à Cross Lichterfeld a présenté un accroissement de trafic important ; la ligne de Hambourg à Blankenese sera prochainement ouverte.
- R. R.
- La Convention radiotèlègraphique intei-nationale 'suite) (').
- Taxes.
- i‘jn La taxe de côte ne doit pas excéder o fr. 60 par mot ; la taxe de bateau ne doit pas excéder o fr. 4o par mot. On peut fixer un minimum n'excédant pas la taxe côlicre ou la taxe de bateau pour un radio-télégramme de dix mots.
- irL Un pays sur le territoire duquel est établie
- l'échange de radiotélcgranmies entre une station de bateau et un autre pays, est considéré, pour l'application des taxes, comme le pays d’origine ou de destination de ces radiotélégrammes et non comme
- Recouvrement des taxes.
- 1.4° La totalité des taxes afférentes aux radiotélé-grammes est reçue de l’expéditeur. Dans ce but les stations de bateau doivent posséder la nomenclature nécessaire des tarifs. Néanmoins, elles ont le droit de demander des informations aux stations côtières en ce qui concerne la taxe des radiotélégrammes pour lesquels elles ne possèdent pas tous les rensei-
- 0) Eclairage Electrique, tome L, la et 19 janvier 1907, pages 24 et 3/f.
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- Transmission des radiotélégrammes. i5" Lès signaux employés sont ceux du code Morse international.
- 160 Les bateaux en détresse emploient le signal
- répété à de courts intervalles. Aussitôt qu'une station reçoit ces signaux de détresse, elle doit suspendre immédiatement toute correspondance et ne doit la reprendre que quand elle est certaine que la communication succédant à l’appel de secours a été complètement transmise. Quand un bateau en détresse ajoute, après une série de signaux de détresse, le signal d'appel d’une station particulière, le devoir de répondre aux signaux incombe à la station appelée seule. Si aucun norn de station n'est joint aux appels, toute station qui reçoit ceux-ci doit immédiatement répondre.
- 17. Le signal d’appel, suivi des lettres « PRB 33
- signifie que le bateau ou le poste qui effectue les appels désire communiquer avec la station appelée au moyen du code international de signaux. La combinaison des lettres PRB est prohibée connue signal de service pour tout autre but que celui ci-dessus indiqué.
- Le code international de signaux peut être employé pour les radiotélégrammes.
- 6) Ordre des transmissions.
- 180 Entre deux stations, les radiotélégrammes de même provenance sont transmis séparément, en al-
- radiotélégrammes, à condition que la durée de transmission d’une série ne, dépasse jamais 20 minutes.
- c) Appel des stations radiotélégraphiques et transmission de radiotélégrammes.
- I9U En règle générale, c’est la station de bateau qui appelle la station côtière.
- L’appel ne doit être émis, en règle générale, que quand la distance entre le bateau et la station côtière est inférieure à 75 % de la portée normale de cette station. Avant d’envoyer des appels, la station de bateau doit ajuster ses appareils récepteurs à la sensibilité maxirna et s’assurer que la station côtière qu’elle veut appeler n’est pas en train de communiquer. La station de bateau emploie, pour émettre ses signaux d’appel, la longueur d’onde utilisée par
- Si, malgrc ces précautions, l’échange de communications radiotélégraphiques occasionne des interférences, les appels doivent être interrompus à la première requête de la station côtière ouverte à la correspondance publique. Cette station doit indiquer la durée approximative de cette interruption.
- 20° L’appel comprend le signal — . .
- le signal d’appe.l de la station eôlière répété trois' fois, le mot « de » suivi du signal d’appel de la station transmettrice répété trois fois.
- -La station appelée répond en émettant le signal __ . — . —, suivi du signald’appel de la station appelante trois fois répété, du mot « de », de son propre signal d’appel, et du signal — «
- ni0 Si une station appelée n’a pas répondu après un appel trois fois répété à des intervalles de deux minutes, l’appel ne peut être renouvelé qu’au bout d’un intervalle d’une demi-heure, la station appelante s’étant assurée au préalable que la station appelée n’est pas en train de communiquer.
- 22° Dès que la station côtière a répondu, la sta-
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- a) la distance bateau à la station côtière en milles marins ;
- b') sa longitude en degrés comptés de o à dtio ;
- c) sa latitude en degrés comptés de o à 36o;
- d) sa vitesse en milles marins ;
- e) le nombre de mots qu’elle veut transmettre.
- La station côtière répond en indiquant le nombre
- de mots qu’elle a à transmettre au bateau.
- Si la transmission ne peut pas avoir lieu immédiatement, la station côtière informe le bateau de l’iniervalle de temps approximatif qu’il y aura lieu d’attendre.
- 23® Quand une station côtière reçoit des appels de différentes stations de bateaux, la station côtière décide l’ordre dans lequel les stations de bateaux seront admises à transmettre leurs messages. La seule considération qui doit entrer en ligne de compte pour la fixation de cet ordre est la nécessité de permettre à chaque station d’échanger le plus grand nombre possible de radiotélcgrammes.
- ai® Avant de commencer l’échange des messages, la station côtière informe la station de bateau si la transmission doit avoir lieu alternativement ou par séries (article 18) : elle commence la transmission ou termine les instructions de service par le signal — • —r (invitation à transmettre).
- a5° La transmission d’un radiotélégramrne est précédée du signal — . __ . — et est terminée par le signal . — . — . suivi du signal d’appel de la station transmettrice.
- a6° Quand le radiotclégramme à transmettre contient plus de 4o mots, la station transmettrice interrompt la transmission après chaque groupe de 20 mots environ par un point d’interrogation
- et elle ne continue la transmission qu’après avoir reçu de la station réceptrice la répétition du dernier mot reçu, suivi d’un point d’interrogation. Dans le cas d’une transmission par séries, un accusé de réception est envoyé après chaque radiotélégramrne.
- 37" Quand les signaux deviennent douteux, il est important qu'on emploie tous les moyens possibles
- pour améliorer la transmission. Dans ce but, le ra-diotélégramme est répété à la requête de la station réceptrice, mais pas plus de trois fois. Si, malgré cette triple transmission, les signaux sont illisibles, le radiotélégramrne est annulé. Si l’on n’obtient pas de réponse, après trois appels, la transmission n’est pas continuée.
- Si la station réceptrice pense que le radiotélé-gramme peut être communiqué malgré une réception défectueuse, elle y insère l’indication de service : « réception douteuse a.
- aS® Toutes les stations doivent échanger les messages avec le minimum de dépense d’énergie nécessaire pour obtenir une communication effective.
- d) Accusé de réception et fin de communication.
- 2y° L'indication de réception est donnée sous la forme prévue par les règlements télégraphiques internationaux, précédée par le signal d’appel de la station transmettrice et suivie du signal d’appel de la station réceptrice.
- La ün de communication entre deux stations est indiquée pour chacune d’elles au moyen du signal . . . _ . __ suivi du signal propre d’appel.
- e) Houle que doivent suivre les radioiélégrammes.
- 3o° Gomme principe général, la station de bateau transmet des radioiélégrammes à la station côtière la plus voisine. Néanmoins, une station de bateau peut indiquer la station côtière avec laquelle elle désire échanger ses messages ; elle attend ensuite jusqu’à ce que celle station côtière devienne la plus rapprochée. Si cette conditionne peut pas être remplie, on ne satisfait au désir exprimé par la station de bateau que si la transmission peut être effectuée sans interférer avec les signaux des autres sta-
- Remise des radioiélégrammes.
- 3i° Quand, pour une raison quelconque, un radio-télégramme provenant d’un bateau sur mer ne peut pas être remis à l’adresse, on envoie un avis de non-remise. Cet avis est transmis, si possible, au bateau.
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- Quand un radiotéiégramme parvenant à une station de bateau ne peut pas être remis, la station informe le bureau de départ au moyen d’un avis de service. Celui-ci est transmis, amant que possible, à-la station côtière par laquelle le radiotéiégramme a été transmis, ou, sinon, à la station côtière la plus pro-
- 32° Si le bateau auquel un radiotéiégramme est destiné n’a pas notifié sa présence à la station côtière dans la période indiquée par l’expéditeur du télégramme, ou, si cotte indication fait défaut, avant le matin du 29e jour, la station côtière avise l’expéditeur de ce fait. Ce dernier a le droit de demander, par un avis télégraphique ou postal payé, que le ra-diotélégramme soit conservé pendant une nouvelle période de 3o jours pour être transmis au bateau.. Faute d’une requête de celte nature, le radiotéiégramme est considéré comme nul à la fin du 3opjour (le jour d'expédition non inclus). Néanmoins, si la station côtière sait que le bateau a passe dans la zone qu'elle dessert avant que le radiotéiégramme lui'soit parvenu, cette station avise immédiatement, l’expéditeur.
- Télégrammes spéciaux.
- 33° On n’admet pas les télégrammes suivants' :
- «) télégrammes à réponse payée ;
- b) ' ordres déboursé télégraphiques;
- c) télégrammes à collationnement;
- d) télégrammes avec avis de réception ;
- é) télégrammes à faire suivre ;
- /) télégrammes de service payants, sauf en ce qui concerne la transmission sur les lignes télégraphiques ordinaires;
- g) les télégrammes urgents, sauf en ce qui concerne la transmission sur les lignes télégraphiques ordinaires, soumis aux règlements télégraphiques internationaux ;
- A) télégrammes à remettre par oxprès ou par
- (A suivre.) R. V.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les moteurs à gaz.
- ’L'Elektrotecknische Zeitschrift publie une élude de M. Schôltler, dans laquelle l’auteur passe en revue ies différents progrès et les differentes applications des moteurs à gaz de forte puissance.
- Le prix élevé du gaz d’éclairage est dû à la puissance lumineuse de ce gaz, qui est tout à fait inutile pour les applications que l'on a en vue dans les moteurs à gaz. Un gaz de moteur n’a pas besoin de contenir des carbures d’hydrogène ; il sulfit qu'il soit formé d’oxyde de carbone et d’hydrogène. Son pouvoir calorifique peut aussi, sans inconvénient, différer sensiblement de celui des gaz d'éclairage, qui atteint 4ôooà 55oo calories par mètre cube. Avec la puissance calorifique, diminue aussi la quantité d’air nécessaire pour la combustion, et il n’y a pas d'inconvénient à co que le gaz contienne une quantité relativement importante d'azote. Si l’on compte sur un pouvoir calorifique de 4 5oo calories par mètre cube pour du gaz d’éclairage, il faut 8 mètres cubes d'air par mètre cube; pour des gaz de liants fourneaux à qou calories par mètre cube, il faut om0,8 d’air par mètre cube, de façon que dans l’un et l’autre cas on dispose de ooo calories pour chaque mètre cube de mélange. En fait, les moteurs à gaz fonctionnant avec du gaz de hauts fourneaux ne sont guère plus gros que les moteurs à gaz de meme puissance fonctionnant avec du gaz d’éclairage. On arrive maintenant à employer des gaz très pauvres : les gaz de hauts fourneaux provenant des appareils à cuivre, de. Mansfeld, n’ont qu'un pouvoir calorifique de ^50 calories par mètre cube. La limite est fixée par la nécessité d’obtenir un allumage certain et une combustion suffisamment rapide ;grâce aux fortes compressions que l'on emploie d’une façon générale maintenant et à l’adoption d'étincelles électriques . intenses, on a pu aller très loin dans l'emploi de gaz entièrement pauvres.
- On arrive à utiliser maintenant le gaz Siemens servant aux fours et produit par combustion incom-
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- plète des charbons de mauvaise qualité, c’est-à-dire consistant surtout en oxyde de carbone et azote. Il v a peu de temps, la pauvreté de ce gaz empêchait son application aux moteurs à explosions ; maintenant on ne songe même plus à celte pauvreté. Ces gazogènes fonctionnant très chauds, le gaz est produit a une température très élevée : il faut le refroidir avant de l'amener aux moteurs, et, par suite, on obtient un faible rendement. Un kilogramme de charbon dégageant a 4oo calories en chiffres ronds pour sa transformation en oxyde de carbone et 8000 calories pour sa transformation en acide carbonique, le rendement maximum que l’on pourrait obtenir théoriquement, est
- ?! = (8000 — y, 4<>o)/’8 000 — 0,7.
- Le gaz dit « gaz à l’eau » semble être plus propre que le gaz Siemens à l'alimentation des moteurs à gaz. En envoyant de la vapeur d’eau sur du charbon incandescent, on produit la réaction C -h 11,0 = CO -1- H2.
- Il faut 13 kilogrammes de charbon pour la combustion de 16 kilogrammes d’oxygène, c’est-à-dire qu’il faut 18 kilogrammes d’eau, 1,5 kilogramme d’eau par kilogramme de charbon. La transformation de celui-ci en oxyde de carbone produit 3400 calories ; la décomposition de l’eau exige
- 1,5x33300 — 4800 calories,
- de sorte qu'un four à gaz à l'eau ne produit pas de chaleur ; au contraire il a besoin de chaleur : le défaut du gazogène Siemens 11e se présente donc pas ; c’est le défaut contraire que l’on rencontre. En effet, le four ne peut pas être maintenu en fonctionnement d’une façon continue ; il faut qu’on le réchauffe au moyen d’un courant d’air chaud une fois qu’il s’est refroidi. On a toujours deux fours en service, travaillant alternativement. I.’un d’eux produit du gaz pendant que l’autre s'échappe ; 1 échange du four producteur fréquemment rend le fonctionnement de l’installation compliquée.
- D’après la formule qui précède, le gaz pur à l'eau contient de l’oxyde de carbone et de l’hydrogène en volumes égaux : il est donc assez riche. Si l’on part des données de Bcrthelot, d’après lesquelles 1 centimètre cube d'hydrogène pèse 0,09004 à 760 milligrammes de pression et à o°, le volume moléculaire rapporté à 3a kilogrammes d’oxygène est de 23cmo,i3 pour un poids atomique de 1,008 de l’hydrogène. La chaleur de formation de l’eau étant de 58 100 calories d’après Berlhelot, celle de l’oxyde de carbone de 29000 calories d’après Thomson, et celle de l’acide carbonique de 96960 calories d’après le même auteur, 011 voit que le pouvoir calorifique du gaz à l’eau a pour valeur :
- (58 100 H- 96960 — 29000)7(2 . a3, i3)
- = 2730 calories par mètre cube.
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- mvier 1907
- Le pouvoir calorifique des gaz Siemens d’après la réaction C + 0 = CO, est le suivant si l’on lient compte que ce n’est pas de l’oxygène, mais de l’air à ai,3 % d'oxygène et 78,7% d'azote que l’on insuffle, c’est-à-dire que :
- • — - 23, i3 = l\2,71 cent, cube d’azote
- o,ai3 2 '
- contiennent dans la combinaison :
- (96960 — 2QOOO)/(2 3,I2 -~/|2,7l)
- = 1 o3o calorics/mètre cube.
- Dans la production du gaz à 1 eau d’après l’ancienne méthode de Stroug et Lowe, le gaz Siemens est un sous-produit. On peut donc mélanger les deux gaz et obtenir ainsi un gaz plus pauvre, tout à fait propre aux applications que l’on a en vue.
- SI on veut employer ce procédé, il est plus commode alors d’envoyer dans le'générateur non seulement de l’air, mais encore de la vapeur d’eau, de façon à produire simultanément le gaz Siemens et le gaz à l’eau. Le gazogène peut alors travailler d’une façon continue, puisque la quantité de chaleur qui correspond à la production de gaz Siemens est utilisée pour la production de gaz à l’eau. L’ensemble du disposi-lif est extrêmement simple. Les deux réactions qui se produisent siniullanément sont les suivantes :
- C -b O — CO C • b TLO = CO -f- H2.
- Comme 011 insuffle non de l’oxygène, mais de l’air le gaz contient, à côté de 23m3,i3 d’hydrogène, et de 46mîj36 d’acide carbonique, encore
- • -- - a3,i3 = 42,71 mètres cubes d’azote.
- Dans ces conditions, 2/1 kilogrammes de charbon produisent
- 3 X! 2.3,13 + 42,71 — 112 mètres cubes de qaz.
- Le gaz comprend 21 ®/„ d’hydrogène, 4i V0 d’o-
- xyde de carbone, et 38 */„ d’azote. Son pouvoir calorifique a pour valeur :
- [58 100 + 2 (96960 — 29000)]/112,1.
- = 1 700 calories par mètre cube.
- L’appareil gazogène 011 se produisent ces réactions a été inventé par Dowson. On employait d’abord de l’anthracite comme combustible, parce que cc charbon très maigre produit un gaz nécessitant très peu d’épuration. Ensuite on adopta le coke comme combustible.
- D’une façon générale, le gazogène comprend alors une petite chaudière qui produit de la vapeur surchauffée; cette vapeur, entraînant avec elle de l’air atmosphérique, est envoyée sous la grille d’un four hermétiquement fermé et contenant une couche épaisse de combustible introduite par une ouverture que ferme un couvercle. Quand le gaz produit est assez riche, c’est-à-dire quelque temps après l’allumage, on le fait, passer par un laveur, un scrubbcr à coke et un épurateur à sciure de bois : il va de là à un gazomètre. L’ensemble est simple et d’un entretien facile : pour maintenir la composition du gaz à peu près constante, on recharge le four tous les quarts d’heure ; la production du gaz est assez continue pour qu’il suffise d’avoir un gazomètre prévu pour alimenter les moteurs pendant 3 ou 4 mi-
- Lc rendement du gazogène primitif a été augmenté en utilisant, pour réchauffer l’air injecté dans l’appareil, la chaleur du gaz qui s’échappe du gazogène : on peut aussi surchauffer ainsi la vapeur de la chaudière et l’on a pu, avec des dispositifs de ce genre, atteindre un rendement de 76 °/„, c'est-à-dire que le pouvoir calorifique du gaz est égal aux 3/4 du pouvoir calorifique du charbon employé dans l’appa-
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- Bénier qui a imaginé le système à aspiration, dans lequel le gazomètre est supprimé et le moteur aspire directement sur le gazogène. On n’a plus besoin alors d’envoyer sous la grille l'air poussé par un jet rie vapeur : cet air est aspiré par chaque course du piston. L’air ainsi aspiré passe simplement sur la surface de l'eau chauffée à 8o° ou 90°, se charge d’humidité, et entre dans le gazogène. Une certaine quantité d’eau, placée sous la grille, sert à éteindre les scories qui tombent et se vaporise aussi partiellement pour concourir à la production du
- Les installations de gazogène à aspiration se sont rapidement répandues et sont maintenant employées sur une grande échelle : ces installations sont extrêmement simples. Actuellement, on a apporté aux gazogènes certains perfectionnements qui en font des appareils extrêraemenlpetits. Souventonsupprime le récipient d’eau chaude, elon injecte une quantité d’eau convenable qui se vaporise instantanément ; la mise en marche est ainsi beaucoup plus rapide, puisqu’on n'a plus à attendre que l'eau soit chaude pour mettre le gazogène en service. Ces appareils consomment environ o,4 à o,G kilogramme d’anthracite ou de coke par cheval-heure produit au moteur.
- On a cté conduit dans la suite à envisager l’utilisation de combustibles, moins coûteux que l’anthracite et le coke. La difficulté à laquelle 011 se heurtait
- était la production de carbures d’hydrogène lourds déposant de grandes quantités de goudron, et provoquant par suite un encrassement du gazogène et des tuyaux. Les premiers appareils pratiques pour l’emploi de combustibles bitumineux furent établis par Mond. Cet inventeur employait de la vapeur d’eau en excès et brûlait les carbures d’hydrogène en les forçant à traverser la couche incandescente contenue dans le gazogène. Dans une autre méthode, employée par Jahns, on emploie plusieurs gazogènes accouplés en une batterie et mis en service les uns après les autres ; par exemple les gaz provenant de deux gazogènes mis les derniers en service traversent deux gazogènes mis les premiers en service: dans ceux-ci, il ne se produit plus de transformation du charbon en coke, mais une décomposition des carbures d'hydrogcnc cl une gazéification complète. On met successivement hors service les différents gazogènes, en commençant par le premier allumé, on les nettoie et on les remplit à nouveau. Ces installations ne peuvent s’appliquer qu’à de grandes exploi-
- Actuellcmcnt, on opère autrement. Le gazogène contieutdeux couches incandescentes de combustible : dans l’une d’elles le charbon est d’abord transformé en coke ; dans l’autre, les produits hydrocarbures sont décomposés et amenés à l'étal gazeux. Le gaz estaspiré par une ouverture ménagée entre les deux foyers. Ces
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- gazogènes travaillent à la partie supérieure, où l'air seul est aspiré, comme des gazogènes Siemens, et, à la partie inférieure, où l’on admet de 1 eau, connue des gazogènes Dowson. Ce type de gazogène a été décrit en détail à propos de l’exposition de Liège (*).
- On est arrivé, avec les appareils modernes à double combustion, à éviter d’une façon si complète la formation de composés bitumineux non volatils que l'on peut employer maintenant comme combustible des briquettes de lignite. On utilise aussi souvent la tourbe. On atteint un rendement do 76 ,J/0 ; avec de l’anthracite, la valeur du rendement s’élève jusqu'à 85 °/„ ; la consommation par cheval-heure est de oker,4 d'anthracite ou de ol>BI!,65 de briquettes de lignite que l’on trouve à des prix très bas dans plusieurs contrées de l'Allemagne : ces chiffres se rapportent à des installations de 5o à 100 chevaux.
- A côté des gaz ainsi produits dans dos générateurs spéciaux, on utilise très fréquemmenlmaintenant les gaz qui s’échappent des appareils où s’exercent des réactions chimiques, tels que les hauts fourneaux, fours à coke, les fours à cuivre, etc.
- L’auteur étudie ensuite les différents moteurs employés. Le premier moteur à gaz pratique a été, comme l’on sait, la machine à quatre temps d’Otto dontle fonctionnement est universellement connu. Au lieu d’un seul cylindre, on a employé dans la suite deux cylindres. Puis, au lieu de laisser ces cylindres ouverts à une extrémité et de réaliser la-marche à simple effet, on a fermé le cylindre et l’on a établi des moteurs à double effet. Enfin, on est arrivé à établir des machines à deux temps, dont plusieurs modèles de forte puissance sont à l’heure actuelle construits et employés d’une façon courante. Ces différents types de moteurs sont assez connus maintenant dans leurs moindres détails pour qu’il soit inutile d’y insister plus longtemps.
- B. L.
- Sur les avantages des moteuis à gaz de foite puissance.
- Dans une étude reproduite par YEleklrolechnik und A/d$c/ime;itiau, Al. Hoym compare le rendement des moteurs à gaz au rendement des installations à vapeur ou hydrauliques. Toutes conditions étant égales, une installation de moteurs à gaz de forte puissance présente, par rapport à une installation à vapeur, les avantages suivants :
- Le rendement thermodynamique obtenu est élevé et les pertes de vapeur sont supprimées.
- Le moteur à gaz est indépendant d’une source d’énergie extérieure ; la production du gaz est plus économique et plus facile que la production de vapeur au moyen de chaudières. Toute l’énergie calorifique fournie au moteur à gaz est transformée en
- (‘) Eelairarje Electrique, L XLY, décembre igoo.p. 457.
- énergie mécanique, tandis que, dans une installation à vapeur, une faible partie seulement de l’énergie calorifique est transformée en énergie méca-
- Une installation à gaz peut employer n’importe quel combustible, les frais d’installation sont peu élevés ; remplacement nécessaire est réduit.
- L’eau nécessaire au fonctionnement des inotèurs peut être utilisée indéfiniment.
- La consommation de combustible est très faible ; la combustion est très complète.
- Les Irais d’entretien et de réparations sont très faibles. Enfin une installation à gaz présente une grande sécurité de fonctionnement, car elle ne contient pas de chaudières ou de canalisations sous pression. Elle n’exige pas de vérifications de contrôle comme une installation à vapeur.
- En ce qui concerne la comparaison d’une installation de moteurs à gaz avec une installation hydraulique, l’auteur fait les remarques suivantes :
- Les installations hydrauliques sont soumises à tous les caprices de la nature et ne peuvent être établies qu’en des emplacements très particuliers.
- Les fluctuations des débits des cours d’eau utilisés entraînent à l’établissement de réservoirs coûteux et d’appareils de réglage très précis. Le capital de premier établissement et les frais d’amortissement sont très élevés : il en résulte que le prix de l’énergie électrique ne peut pas descendre très bas.
- B. L.
- Sur Vapplication de moteurs Diesel à la commande de pompes.
- L'Eleldrolechnik nnd Mnsehinenbaa indique les résultats d’exploitation obtenus à Saint-Pétersbourg sur une installation de pompes contenant trois moteurs Diesel de 180 chevaux accouplés chacun à une pompe à piston à double effet de 270 millimètres de diamètre, 4oo millimètres de course et 160 tours par minute qui élève l’eau à 5o mètres. Des essais de 72 heures ont donné les résultats suivants au moment de la mise en service (1900) en kilogrammes d’eau élevée par kilogramme de naphte consommé. i«r groupe de machines. . 1 168 OOO igr.-m.
- Après une année de fonctionnement, on fit un nouvel essai en augmentant un peu la puissance. Les résultats trouvés furent les suivants, par kilogramme de naphte :
- icr groupe de machines. . 1256700 kgr.-m.
- 2c — . . 1 a48 4oo —
- 3« — . . 1 205 doo —
- Ces masses donnent [une puissance moyenne de 1 a36 833 kilogrammes d’eau élevée par kilogramme de naphte consommé : ce chiffre correspond à la consommation en fonctionnement normal, les pertes
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 2(1 Jnnxier igo"
- dans les moteurs Diesel au démarrage ou à l'arrêt étant presque nutles comme l’on sait.
- Pour comparer ces chiffres avec ceux obtenus avec des installations de pompes à vapeur ou de pompes avec moteurs à gaz, il faut rapporter tous les chiffres aux calories.
- Pour des pompes à vapeur, on peut considérer le chiffre de 200000 kilogrammes d’eau élevée par kilogramme de charbon comme satisfaisant en moyenne : le résultat annuel le plus favorable a été trouvé égal à 283200 kilogrammes (à Dortmund). Pour cela il faut admettre l’emploi de charbon à 7000 calories au moins par kilogramme. Le meilleur résultat d’essai a été obtenu à Beelilzhof, pvès de Wanusee et a donné 34q/i25 kilogrammes d’eau élevée par kilogramme de charbon consommé.
- A l’usine de Bergheim munie de moteurs à gaz, l’essai a donné le chiffre de 387 000 kilogrammes et, pendant le premier semestre 1906, la puissance moyenne a été de 3i4ooo kilogrammes en eau élevée par kilogramme de briquettes de tourbe, pour lesquelles on peut admettre un pouvoir calorifique de 4800 calories. Pour le naphte brut employé dans les moteurs Diesel, on peut compter sur un pouvoir calorifique de 10000 calories par kilogramme .
- Les résultats peuvent alors être résumés de la façon suivante, si l'on détermine le rendement total
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- dite des billets d’aller fit retour que la Compagnie
- calculée sans tenir compte des dimanches et jours durée do validité primitive des billets que dans les
- moyennant paiement d’une surtaxe, pour chaque prolongation de 10 pour 100 du prix du billet.
- Exemple :
- Pour un billet d’aller et retour de Paris-Quai d'Orsay à Agen (655 kilomètres), dont la validité normale est de 9 jours, pris le mardi n décembre 1906, le délai d’expiration de cette validité se trouvera reporte au 20 décembre inclus, au lieu du ig inclus comme autrefois, le dimanche r6 décembre ne comptant
- 1 POUR LA 1te PROLONGATION de ce môme billet (5 jours) le délai d’expiration se trouvera reporté au 27 décembre inclus au lieu du 2Î\ décembre inclus, le dimanche a3 et le mardi a5 jour de Noël no comptant pas.
- ENFIN, POUR LA 2° PROLONGATION (5 jours) le délai d’expiration du billet se trouvera reporté au 3 janvier inclus, au lieu du 29 décembre, îo dimanche 3o décembre et le mardi Ier janvier n étant pas
- des différentes installations en admettant un équivalent mécanique de la calorie égal à 428 kilogram-
- TRAGTION
- Chemin de fer électrique du Great Northern, Piccadily and Brompton.
- L Eiectrician et ïElerJricol ifeotew ont décrit récemment les installations électriques du Great Northern, Piccadily and Brompton Railway, exploité électriquement depuis le iC> décembre dernier. Cette ligne
- Chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée
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- Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 100 kilomètres, aux familles dau moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de irH, 2e et 3S classes pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- Ladnréede validité des billets peutêtre prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 °/0.
- ARRÊTS FACULTATIFS Faire la demande de billets quatre jours au moins à l'avance à la gare de départ.
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- Supplér
- L’Éclairage Klectrùjüè du 2fi Janvier 1907
- a i5 kilomètres environ do longueur et relie l'Ouest et le .Nord de la ville de Londres, en passant sous le théâtre principal, et le centre de la ville et eu se reliant au District Railway à Hainmersmith, au Baker Street and Waterloo tube à Piccadily Cirrus, à la ligne de Charing Cross et Hampstead à Leicester S<{uare, au Central London Railway à Holborn, et au Metropolitan Railway à Rings Cross.
- Sur le trajet total ont été prévues 21 stations. La voie double est placée dans deux tubes de 3,n,6o de diamètre; les tubes des stations ont 6iu,4o de diamètre. La profondeur du tunnel est comprise entre 6 mètres et l\o mètres ; les courbes les plus dures ont too mètres de rayon. La voie est établie eu rails de 42 kilogrammes par mètre courant; le troisième rail est placé à l’extérieur des rails de roulement, et le rail de retour est placé au milieu de la voie comme dans les autres installations de traction anglaises.
- L'énergie électrique est fournie par l'usine génératrice de Lot s Road de la Compagnie des Chemins de fer souterrains; des lurbogéuérateurs produisent des courants triphasés à i i 000 volts et 33,3 périodes qui alimentent aussi la ligne du District Railway. On a prévu trois sous-stations à Hyde Park Corner, Russell Square et Holloway; les installations sont les mômes que sur le District, Baker Street and Waterloo Railway, avec des commu-tatrices de 800 kilowatts et de 1 200 kilowatts.
- A la station d'IIolloway 011 a installé un tapis roulant au lieu d'un ascenseur : la bande sans fin se déplace à une vitesse, de 3o mètres par minute et est disposée sous forme d’une hélice intérieure et d'une spirale extérieure se déplaçant en sens inverse. Celle bande consiste en planchers supportés par des chaînes d’acier et est munie d'une main courante flexible. Les ascenseurs électriques, au nombre de Go. établis aux autres stations fonctionnent à une vitesse de Go mètres par minute et transportent 70 voyageurs. Chaque cage est suspendue à quatre câbles en acier de 2cm,2 de diamètre et est en partie équilibrée par des contrepoids supportés par des câbles semblables. Chaque cage est manœuvrée par un controll.er Otis : le déplacement de la cage est effectué par un moteur à courant continu à 5a5 volts de 35 chevaux fonctionnant à la vitesse de rotation de 620 tours par minute.
- L’éclairage du tunnel est assuré par des lampes à arc .Maxim dans les stations et par des lampes à incandescence de iG bougies dans le tunnel; ces lampes sont distantes de 12 mètres env ron ; elles sont alimentées par du courant alternatif à 9.0.0 volts fourni par les transformateurs des sous-stalions.
- Les dispositifs de protection et les signaux répartis sur la voie ont été étudiés d'une façon très particulière. Les cabines de manœuvre des aiguilles et des disques contiennent des appareils perfectionnés in"
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- r
- Supplément à L'Eclairage Électrique du a(> Janvier 190*
- diqudiit la position des signaux et leur bon fonctionnement. Un plan lumineux do la voie, sur lequel sont portées toutes les voies correctement sectionnées, indique, par des lettres correspondantes, les différents leviers de manœuvre correspondant aux différentes sections. La capacité du trafic est telle que la cabine d’Hammersmith par exemple, où les manœuvres sont effectuées par un seul homme, donne la voie à 4o trains par heure.
- Le matériel roulant de la nouvelle ligne comprend 72 automotrices équipées chacune avec deux moteurs et 216 voitures de remorque. Chaque motrice est munie de deux moteurs de 200 chevaux dont la marche est réglée par le système Sprague-Thomson-Ilouston à unités multiples. Les manipulateurs que manœuvre le mécanicien sont prévus pour rompre le courant et provoquer l'application des freins dès que le mécanicien abandonne la poignée. Tous les appareils sont enfermes dans une cabine en tôle placée en tète de l’automotrice. Deux locomotives à accumulateurs, primitivement employées pour la construction de la ligne, servent pour l'entretien.
- R. R.
- p Traction électrique à Columbus et dans les États d’Ohio, de Michigan et d’Indiana.
- L'Eleklrolechnik und Mfischincnbau, du 3o décembre, publie un résume d’une étude parue dans le Street Railway Journal sur les chemins de fer électriques à Columbus et dans les états d’Ohio, de Michigan et d’Indiana.
- A Columbus, ville de 100000 habitants, la longueur des voies de tramways électriques atteint 220 kilomètres ; le nombre des automotrices à deux moteurs est de 3oo ; il y a six remises, deux ateliers de réparations dont l’un, mobile, muni d'un moteur à pétrole ; quatre espèces de courant pour la lumière et pour la force motrice sont produites. La puissance totale atteint 10000 kilowatts, y com-
- pris 4 batteries de a3o volts (éclairage) et de t5o volts (traction). La traction électrique sur voies ferrées s’étend jusqu'à 120 kilomètres de Columbus,-sur le tronçon Columbus-Lancaster (Scioto Valley) avec transmission de l’énergie électrique sous 27 000 volts à 7 sous-staüons ; l’usine génératrice de 2X i56o chevaux comprend des alternateurs à 37b volts ; la tension de distribution du courant continu sur la voie est de 700 volts : les automotrices de 44 tonnes sont munies de 4 moteurs de is5 chevaux.
- Les chemins de fer électriques des .États d’Ohio, de Michigan et d’Indiana représentent une longueur totale de voies de 3800 kilomètres. La puissance électrique totale, produite par 38 usines génératrices de traction, s'élève à 65 000 kilowatts avec des unités de puissances comprises entre 5oo et 1 000 kilowatts, et exceptionnellement de 5 000 kilowatts (dans 5 cas). Le matériel roulant comprend 800 automotrices, la plupart à 4 moteurs, avec freins à air comprime. La consommation moyenne d'énergie est de t,55 kilowatt-heure par voilure-kilomètre. Il y a 138 sous-stations fixes et six sous-stations mobiles ; la plupart sont équipées avec des commutatrices à 4oo volts alternatifs de i5o à 5oo kilowatts alimentées par 4i5 transformateurs. Le rapport de transformation est de i /3o et t/6o. Le tableau suivant résume les chiffres caractéristiques de ces installations.
- Los lignes de transmission sont généralement disposées en triangle avec deux circuits distincts et sont, supportées par les mêmes poteaux que la ligne d’alimentation de la voie. Le métal employé dans les lignes de transmission est le cuivre dans i5 cas, le cuivre et l'aluminium dans 5 cas, l’aluminium dans 3 cas, le bronze phosphoreux dans un cas. La distance entre poteaux (en bois) est généralement de 3o à 35 mètres ; le fil de travail est suspendu à des consoles en fer à 5 ou 6 mètres du sol. La vitesse est de 3o kilomètres à l'heure pour les 'trains locaux et de 5o kilomètres à l’heure pour les express ; les
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- NOMBRE D’USINES ET TENSION TENSION DE TRANSMISSION TENSION SUR LA VOIE
- i5 à 375 4oo volts (alternatif). il à i3ooo i5ooo volts. 4 à 20 000 27000 volts. 4 à 600 volts (continu). 65o volts (continu). 1 à 3 3oo volts (alternatif).
- vitesses maxima atteignent 90 et 110 kilomètres à l'heure. Le plus long tronçon exploité électriquement a G4o kilomètres de longueur entre Indiana-polis et Cleveland via Toledo — Fo: l YYayiie (4 sections) et peut être parcouru en 17 heures (avec un arrêt de 2 heures 1/2).
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- Die Gleichstrommaschine (la machine à courant continu), par Arnold. — ier volume (') : Théorie et essais.
- L’excellent ouvrage du Dr Arnold sur la machine à courant continu voit paraître aujourd’hui sa deuxième édition. Dans celle-ci, Fauteur a non seulement complété, mais encore remanié la première édition. C’est ainsi que l’exposition des différents sujets et l’ordre dans lequel ils sont traités diffère considérablement de ce qui avait etc fait en premier lieu par l’auteur. La théorie et les essais de la machine à courant continu se trouvent rassemblés dans le premier volume, et présentent un assez grand nombre de chapitres nouveaux, tels que ceux relatifs aux schémas réduits, aux connexions équipo-tentielles pour enroulements série-parallèle, et aux différences de potentiel entre lames de collecteur voisines. Les chapitres relatifs au calcul des courbes d’aimantation et à l’étude de la réaction d'induit ont été complétés et inodiiiés. La théorie de la commutation est étudiée de deux façons differentes, d’abord analytiquement ; ensuite graphiquement. L’étude expérimentale de la commutation a été étendue par
- (•) Un volume in-8 de 816 pages avec 5g3 figures. — Julius Si’Uincer, éditeur. Berlin. — Prix, cartonné toile : 20
- l’emploi des oscillographes et de nouvelles méthodes de mesure.
- Les différents chapitres sont consacrés aux sujets suivants : induction ; production d un courant continu ; enroulements induits ; calculs des enroulements ; formules et disposition des enroulements fermés; enroulements en anneau; enroulements en tambour; enroulements en disques; schémas d’enroulement ; jonctions équipotentielles ; différences de potentiel entre lames du collecteur ; inducteurs ; calcul de la courbe d’aimantation ; réaction d’induit ; chutes de tension de passage et pertes de passage aux balais ; position des bobines en court-circuit et durée du court-circuit; self-induction et tension de réactance; théorie de la commutation; procédés et artifices pour l’obtention d’une bonne commutation ; enroulements compensateurs et pôles de commutation ; courbes caractéristiques des machines à courant continu ; pertes d'énergie dans une machine à courant continu ; rendement ; échauffoment ; étude magnétique d’uue machine; étude expérimentale de la commutation.
- L'ouvrage du Dr Arnpld est suffisamment connu pour qu’il soit superflu d’en faire l'éloge qu’il mérite. B. L.
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- Tome L.
- Samedi 2 Février 1907.
- 14e Année. — N° 5.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- Pages.
- BETHENOD (J.). — Notes sur le moteur-shunt compensé monophasé.................................... 14^
- ALLEN (Oliver). — Les installations de traction électrique du Pennsylvania Railroad. . . . i55
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la décomposition du radium A, B et C (suite), par II.-W. Schmidt. it>5
- Potentiels explosifs dans les diélectriques liquides, par R.'-F. Earhaut.............. 168
- Génération et Transformation. — Sur la pulsation de l’induction dans les dents des machines élec-
- triques. par O.-S. Bragstad................................................................. i(3Q
- Le moteur d’induction monophasé (suite), par A. Still........................................... r.r
- Oscillations hertzionnes et Radiotélégraphie. — Sur la radiation électrique d'àntcnnes coudées (fin),
- par A. Fleming........................................................ . 1^5
- Expériences sur la télégraphie sans fd dans une direction, par K.-E.-F. Schmidt.................iy6
- Éclairage. — Sur la transformation d’énergie électrique en lumière (fin), par Ch.-P. Strinmetz. . . iqg
- Éléments primaires et accumulateurs. — Perfectionnements aux accumulateurs alcalins, par Tu.-A.
- Edison, F.-E. Polzkniusz et R. Goldschmidt, A.-E. Berglcnd, E.-W. Jungner................... 181
- Mesures. — Mesure approximative, par une méthode électrolytique, de la capacité électrostatique entre
- un cylindre métallique vertical et la terre, par A.-E. 'Kennedy et S.-E. ‘Whiting. . .. . . . i83
- Nouvel appareil Kelvin, par Kypixski. . . ... . , . ... . . , . '184
- NOTES ET NOUVELLES
- Proposition de loi sur les usines hydrauliques....................................................
- La convention radiotélégrapliique internationale (fin)............................................
- Usine génératrice pour les voies électriques de Canton à -\kron...................................
- L’influence des usines génératrices électriques sur le 'développement des villes de faible importance. . Renseignements commerciaux........................................................................
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- du 5 Février 1907
- NOTES ET NOUVELLES
- Société internationale des Électriciens.
- La prochaine réunion mensuelle de la Société Internationale des Électriciens aura lieu le mercredi 6 février 1907, à 8 heures cl demie précises du soir, dans la grande salle de la Société d'encouragement, 44, rue de Hernies, à Paris.
- Ordre du jour. — t° Discussion de la communication de M. de Valbbeezf. sur la traction électrique; 2° les signes conventionnels pour les schémas d installations électriques par M. Brunswick; 3° les nouvelles lampes électriques au tungstène, par M. Bain-
- Proposition de loi sur les usines hydrauliques.
- Depuis le « Congrès de Grenoble » les projets de loi déposés sur les bureaux des Chambres pour réglementer par voie législative les concessions de chutes d’eau, en tenant compte à la fois des intérêts de l:Etat et de ceux de l'industrie ont été nombreux (*), mais aucun de ces projets n’a pu aboutir. MM. Prr.nnE Baudin et Milleuand, députés, viennent de reprendre sous forme de proposition de loi, un texte déjà déposé deux fois sans succès, sous les septième et huitième législatures: i° comme projet de loi, par. MM. Pierre Baudin, Ministre des travaux publics et Jean Dupuy, Ministre de l’agriculture; 2U comme proposition de loi, par MM. Pierre Baudin et .Mille-rand.Voici le texte de celle proposition de loi qui a
- (t) Voir dans l’Eclairage Electrique, tome XXXV (2e trimestre iqo3), pages 1O1, 209, 266, 296, l’article de M. En.
- été renvoyée à la Commission des travaux publics, des chemins de fer et des voies de communication :
- PROPOSITION DE I.OT
- Titre premier. — Régime des concessions. - Arti-cle premier. — Les usines hydrauliques, quelles que soient les eaux qu'elles empruntent, se divisent en usines privées et usines publiques.
- Les usines privées continuent àêlre régies par les lois et règlements en vigueur sur le régime des
- Les usines publiques sont régies par les dispositions ci-après :
- Art. 2. — Les usines publiques sont concédées au nom de l'Etat dans l’intérêt de l’industrie et des services publics.
- Lorsque le seul usage immédiatement prévu estle service d’un ou de plusieurs établissements industriels, les réserves nécessaires dans l’intérêt des services publics éventuels sont prévues dans le cahier des charges de la concession.
- Sont nécessairement concédées comme usines publiques les usines qui seraient créées postérieurement à la présente loi et qui auraient une puissance brute, en eaux moyennes, d'au moins 100 chevaux-vapeur (de 75 kg: s), ou les usines existant antérieurement dont la puissance serait portée à plus de
- Art. 3. — Les usines publiques sont déclarées d'utilité publique et concédées par décret rendu sur l’avis conforme du Conseil d’Hlat, sur le rapport du Ministre de l'agriculture, s’il s’agit d eaux non navigables ni flottables, et sur le rapport du Ministre des
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- Société d'Êlectricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). . .
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- Fonderie Nationale de Ruelle.............................................
- Société Orléanaise pour l'éclairage au gaz et à l'électricité (Orléans). . .
- Société Anonyme des Mines d’Albi........................;................
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- travaux publics, s'il s'agit d'un cours d'eau navigable ou flottable, après enquêtes et avis (les conseils généraux des départements, des conseils municipaux des communes intéressées et de la Commission instituée conformément à l’article 16 ci-après.
- Toutefois, la déclaration d’utilité publique ne peut être prononcée que par une loi, quand les travaux comportent le détournement des eaux hors de leur lit naturel sur une longueur de plus de ao kilomètres mesurée suivant ce lit; le projet de loi est préalablement soumis au Conseil d'Etat. Les modilications ajiportées ultérieurenienlà l'emploi et à la répartition de la force hydraulique et de l’eau dérivée sont autorisées par décret en Conseil d’Etat.
- Arl. 4- — Le cahier des charges de la concession détermine :
- i® La durée de la concession;
- 2° Les ouvrages, terrains, bâtiments, engins de toute nature qui constituent les dépendances immobilières de la concession ; ces dépendances comprennent les installations ayant pour objet l’amélioration du régime du cours d’eau, la retenue et la dérivation de l’eau, la transformation de l’énergie hydraulique en énergie mécanique ou électrique, la conduite de l'eau et de l’énergie s’il y a lieu, enlln l'entretien et l'exploitation de cos diverses installations; elles ne comprennent pas les ouvrages destinés à î'ulilisalion do l’énergie produite ou de 1 eau fournie, qui demeurent en dehors de la concession ;
- 3° Le règlement d’eau de fusiiic et, notamment, le volume d’eau minimum à maintenir dans le lit naturel, ou à réserver dans l'intérêt de l'alimentation en eau des habitations ou de l’irrigation ;
- 4" Les conditions générales concernant l’emplacement des prises d’eau et des barrages, le trace des canaux de dérivation, de décharge et de fuite, et la consistance des ouvrages que le concessionnaire est tenu d’établir, sans préjudice des obligations qui pourraient lui incomber vis-à-vis des tiers ;
- 5" Les charges imposées au concessionnaire, tant sous forme de fourniture d'eau et d’énergie à l'Etal, aux départements, aux communes ou aux associa lions syndicales autorisées, que sous forme.de concours financier à des entreprises d'utilité publique dans la région. ...
- Art. 5. — La déclaration d’utilité publique a pour effet de classer dans- le domaine public l’usine hydraulique et ses dépendances immobilières, telles qu’elles sont définies par le cahier des charges, con-forinéfnent au paragraphe 2 de l’article précédent.
- Ces ouvrages sont assimilés aux ouvrages dépendant de la grande voirie, notamment au point de vue de la répression des contraventions.
- Les contraventions sont passibles d une amende de 16 à 3oô'fr$ncs............ ' •
- Art. 6. - Sbnt soumis'‘à l'ap.probation du ministre compétent les projets d’exécution des ouvrages qui intéressent la sécurité publique ou le régime des
- eaux et les dispositions générales de ceux qui exigent les expropriations. L'exécution des autres ouvrages n'est, soumise à aucune autorisation administrative.-
- Art. 7. — Le concessionnaire conserve la lihre disposition de l’eau et de la force motrice qui ne sont pas alFectées ou réservées aux services publics.
- L'eau ou l’énergie réservée aux services publics, et dont il n est pas fait immédiatement usage pour les besoins de ceux-ci, peuvent être affectées lempo-raireinent à des établissements privés par des conventions particulières. L'acte de concession détermine la durée des engagements (pii pourront être valablement contractés vis-à-vis dé ces établissements, ainsi que les délais et conditions dans lesquels ces engagements prendraient fin, dans le cas où l’cxcédcnl d’eau et d'énergie qui en aurait fait l'objet deviendrait ultérieurement nécessaire à un service public.
- Art. 8. — Le concessionnaire d’une usine publique, lors même qu elle est située sur un cours d’eau navigable, a droit à indemnité à raison du préjudice qui peut lui être causé par les travaux faits ou par les mesures ordonnées par l'Administration, à l'exception de celles qui intéressent la salubrité ou la sécurilépublique.
- Titre ÏL — Droits et obligations dit concessionnaire yis-a-vis des tiers. — Art. 9. — Les travaux exécutés par le concessionnaire pour l’établissement d une usine publique sont des travaux publics.
- La déclaration d’utilité publique transforme les droits de quiconque est privé des eaux dont il faisait usage on un droit à indemnité pour dommages causés par l'exécution de travaux publics.
- La réparation peut consister un totalité ou en partie dans la restitution en nature de l’eau ou de l'énergie enlevées à ceux qui en faisaient antérieurement
- Art. 10. —Le concessionnaire a la faculté, moyennant (le justes et préalables indemnités, réglées par les tribunaux civils :
- i" T) établir et.d’entretenir, sur ou sous les fonds appartenant à des tiers, les canaux, tunnels ou conduites Souterraines nécessaires au fonclîonncinenlde 1 usine pu à l’accomplissement des obligations imposées par le décret de concession dans l’intérêt de l'irrigation ou de l'assainissement, pourvu que ces ouvrages n'apportent pas un trouble notable à la jouissance de la superficie ;
- a0 De faire passer les conducteurs d'énergie sur ou sous ces fonds, d‘y établir à cet effet les appuis nécessaires et d’y installer les appareils accessoires que comporte le fonctionnement de ces conduc-
- 3° D’occuper le lit et de submerger, par le relèvement du plan d'eau, les berges non susceptibles de culture des cours d’eau non navigables.
- Les bâtiments préexistants, cours, jardins, parcs
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- el enclos préexistants, attenant aux habitations, 11e peuvent être assujettis aux servitudes établies par le présent article.
- Les tribunaux devront, pour l’application de ces servitudes, concilier l’intérêt de l’opération avec le respect de la propriété. Ils pourront ordonner l'exécution provisoire des travaux moyennant la consignation par le concessionnaire d’une somme par eux déterminée.
- Art. ii. —Dans tous les autres cas que ceux où sont applicables les servitudes établies par l’article précédent, le concessionnaire est tenu d’acquérir les terrains sur lesquels doivent être établis tous les ouvrages constituant les dépendances immobilières de la concession et ceux sur lesquels s’étend la retenue de chaque barrage au niveau legal.
- Les indemnités sont fixées conformément aux paragraphes 2 el suivants de l’article r6 de la loi du 21 mai i836.
- Titre III. - Fin i>b la concession. — Art. 12. — A l'expiration du terme fixé, la concession, avec toutes ses dépendances telles qu'elles sont définies par le cahier des charges, conformément à l’article 4 •de la présente loi, fait retour à l'Étal, sans aucune indemnité.
- Dans les cinq ans qui precedent l’expiration de la concession, il est procédé à l’institution d’une concession nouvelle. Le concessionnaire actuel a un droit de préférence, à conditions équivalentes ; si, deux ans avant l’expiration, aucune concession nouvelle n'a etc instituée, il peut exiger la prorogation de sa concession pour une nouvelle durée de dix
- L’État ou le nouveau concessionnaire reste tenir d’assurer, pendant une période de cinq ans après l'expiration de la concession, l’exécution des engagements qui auraient été régulièrement pris par l’ancien concessionnaire pour la fourniture de l’eau et de l’énergie: iu aux services publics ; 20 aux particuliers, après qu'il a été satisfait aux besoins des services publics.
- Dans aucun cas, l’État ne peut être obligé d’elfec-tuer des fournitures supérieures à celles que rendent possibles les conditions d’utilisation de la concession au moment où elle lui fait retour.
- Art. i3. - L'État peut, à toute époque, après l'expiration des quinze premières années, racheter la concession.
- Le rachat est décidé par décret en conseil d’Etat, le concessionnaire entendu : il ne peut porter que sur l’ensemble de la concession.
- L’État est tenu d’exécuter les engagements régulièrement pris par le concessionnaire avant la date de la- signification de la décision ministérielle ouvrant la procédure de rachat, pour les fournitures d’eau et d’énergie dans les conditions prévues par les paragraphes 3 et 4 de l’article 12.
- L'indemnité de rachat sera tixée par une commission instituée par décret et composée de neuf membres, dont trots désignés par le Ministre des travaux publics, trois par le concessionnaire et trois par l'unanimité des six membres déjà désignes; faute par ceux-ci de s’entendre dans le mois de la notification à eux faite de leur nomination, le choix de ceux des trois membres qui n’auront pas été désignés à l’unanimité sera fait par le premier président et les présidents réunis de la cour d’appel de Paris.
- soumises au Conseil d'Etat, statuant au contentieux. L’expertise est obligatoire, si elle est demandée.
- Art. i4- — La déchéance est prononcée, dans les cas prévus au cahier des charges, par le ministre, sauf recours au Conseil d'État, qui alloue une indemnité au concessionnaire si la déchéance a été pro-
- La decision du ministre et l’arrêt du Conseil d’Etat sont signifiéspar l'Administration au concessionnaire et affichés dans la commune où est située 1 usine.
- Le ministre pourra, s’il le juge convenable, ou devra, s’il en est requis, soit par Je concessionnaire déclin, soit par ses créanciers, soit par blindes propriétaires d’établissements agricoles ou industriels
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- L'Eclairage Electrique du 2 Février 1907
- envers lesquels des engagements de fourniture d'eau ou d’énergie auront valablement été contractés, faire procéder par voie administrative à l’adjudication do la concession.
- La requête à fin d’adjudication n'est recevable que dans le délai de trois mois à partir de la publication de la décision du ministre, ou de l’arrêt du Conseil d’Etat en cas de recours, et si le requérant fait l'avance des frais nécessaires pour 1 adjudication.
- Le concessionnaire déchu ne peut se porter acquéreur.
- Le prix de l'adjudication appartient au concession-
- T,'adjudicataire est substitué à tous les droits et obligations du concessionnaire, tant vis-à-vis des tiers que vis-à-vis de l'administration, clans les conditions prevues par les paragraphes 3 et 4 de l’ai*—
- Titre IV. - ~ Dispositions générales.—Art. i5.— L'inobservation parle concessionnaire soit des dispositions du règlement d’eau, soit des stipulations relatives aux fournitures à faire aux services publics, constitue une contravention qui est poursuivie et réprimée connue en matière de grande voirie, saui le cas de force majeure.
- I. amende est de i(5 à 3oo francs, lin cas de récidive dans la même année, elle peut être portée à 3 000 CraucR.
- Toute entrave à l'exercice du contrôle constitue un délit qui, déféré au. tribunal correctionnel, est passible d’une amende de ifi à 3 000 francs.
- Art. r6. — Il est institué, près du ministère des travaux publics, une commission mixte des usines hydrauliques, chargée :
- i° D’examiner et de coordonner les éludes préparées en conférence par lus services locaux pour l’aménagement des eaux, en vue de leur utilisation par les services publics, l'industrie et l'agriculture;
- 2J De donner son avis sur les demandes de concession d’usines et sur les projets de décrets de concession, au point de vue de l’ulilisalion de l'énergie et île l'eau par les services publics ou les associations syndicales autorisées.
- Cette commission est composée de:
- r1 Un conseiller d’Etat, président:
- 2° Cinq membres de droit, savoir :
- Le directeur des routes, de la navigation et des mines, et le directeur des chemins de fer au ministère des travaux publics;
- Le directeur de l’agriculture et le directeur de l’hydraulique agricole au ministère do l’agriculture ;
- T.e directeur de l'administration départementale et communale au ministère de l’intérieur;
- 3° Deux membres du conseil général des ponts et chaussées et deux membres de la commission de l'hydraulique agricole ;
- 4° Deux maîtres dos requêtes au Conseil d’Etat;
- 5° Deux ingénieurs électriciens ou de chemins de fer ;
- O1'Un ingénieur en chef dus ponts et chaussées, secrétaire.
- I.es membres de la commission autres que les membres de droit sont nommés par décret.
- Les membres de droit peuvent, en cas d’absence ou d’empêchement, être suppléés par un des fonctionnaires de leur administration, délégué par le ministre compétent.
- Lorsque tous les ministres intéressés n’adhèrent pas à un avis de la commission mixte des usines hydrauliques, il est statué par un décret rendu en conseil des ministres.
- Art. 17. — Un règlement d’administration publique déterminera toutes les mesures nécessaires pour l'exécution de la présente loi et, notamment, les formes dans lesquelles les demandes en concession doivent être présentées et instruites, l'organisation des conférences à tenir pour leur examen entre les représentants des services locaux intéressés, et les conditions de fonctionnement de la commission, prévue à l’article précédent.
- Art. 18. — Sont abrogées toutes les dispositions contraires à celles de la présente loi.
- Nous empruntons, d'autre part, à l'exposé des rtio-lil's, les paragraphes suivants :
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 3 Février 19O7
- a Pour se rendre compte des difficultés que présente, sous la législation actuelle, l'utilisation de la force hydraulique naturelle, il faut distinguer les cours d’eau navigables ou non navigables.
- « Sur les cours d’eau navigables ou flottables, qui font partie du domaine public, les riverains n’ont aucune espèce de droits et l’Etat peut accorder des autorisations, dans les conditions où il le juge utile, à qui bon lui semble, sans être entravé par aucun droit d’usage. La législation ne fait donc pas obstacle à l’établissement de grandes usines hydrauliques destinées à aménager la force motrice de ccttc nature de cours d’eau, au mieux des intérêts généraux. Le seul inconvénient est que ces autorisations sont précaires comme toutes celles données sur le domaine public, qu elles peuvent être retirées sans indemnité et que, par suite, on trouvera difficilement des capitaux disposés à s’engager dans une entreprise importante de cette nature, si on ne leur donne pas des garanties les mettant à l’abri de cette précarité.
- « Sur les cours d’eau non navigables ni flottables, la situation est toute différente. L’eau n’est pas domaniale, elle est « res rtullius » ; les riverains qui sont propriétaires du lit, ont sur l’eau un droit de jouissance qui leur permet de s'en servir et d’en utiliser la pente, sous la condition de respecter les droits des autres riverains et sous réserve de la permission accordée par l’administration, qui n’intervient que dans un intérêt de police générale et qui réglemente les droits sans les concéder. Le riverain seul peut donc disposer de la force hydraulique dont le non-riverain ne peut jamais avoir le bénéfice; il ne le peut d’ailleurs que dans la limite de ses droits de riverain, en respectant le droit des riverains d’en face et des riverains d’amont; s’il a utilisé la pente des fonds c< supérieurs » et si les propriétaires de ces fonds veulent ultérieurement faire usage de leurs droits, ils pourront obtenir des tribunaux un règlement qui privera l'usinier d’une partie de la pente dont il se servait. D'où la nécessité pour ceux qui veulent établir une usine d’une certaine importance dépasser des traités avec tous les riverains ayant des droits concurrents, et encore la validité de ces
- traités est-elle contestée par la jurisprudence et par la doctrine qui admettent difficilement, la cession des droits de riveraineté indépendamment du fonds. D’où également la naissance de la spéculation des « pis-teurs x> ou « barreurs de chute » qui, par l’achat d’une bande de terrain de faible dimension, acquièrent des droits de riveraineté suffisants pour empêcher rétablissement d’usiniers en aval et essayent de se faire racheter ces droits moyennant un prix considérable.
- « La force motrice de ces cours d’eau se trouve ainsi aux mains, soit de spéculateurs, soit de petits propriétaires qui n’ont pas la possibilité de l’utiliser dans les conditions qu’exige la grande industrie ; elle est stérilisée au grand détriment de l’intérêt général.
- « Il existe cependant un cas où, avec la législation actuelle, il est possible de se servir de la force motrice des cours d'eaû non navigables en dehors de tout droit de riveraineté : c’est celui de travaux publics déclarés d’utilitc publique. S’il s’agit, par exemple, de prises d'eau ou de barrages à établir, soit pour l’alimentation en eau d'une commune, soit pour la création de force électrique destinée à l’éclairage d’une ville ou d’un tramway, un décret déclare ces travaux d’utilité publique et confère au concessionnaire du service le droit de délivrer la quantité d’eau et d’aménager la force nécessaire, dans les limites et les conditions fixées par le décret, indépendamment de tous droits ayant leur origine dans le Code civil.
- « L’effet du décret est île transformer les droits de tous les usagers en un droit à indemnité pour tous les dommages causés par l’exécution de travaux publics, ce droit à indemnité n'existant qu’autant qu'il y a dommage immédiat, c’est-à-dire autant qu’il s’agit d’usagers effectifs, tandis que les usagers éventuels, c’est-à-dire les riverains n’ayant pas fait usage de leurs droits de jouissance sur les eaux ne peuvent prétendre à aucune indemnité. En outre, le concessionnaire est investi du droit qui découle du décret d'utilité publique, de poursuivre par voie d’expi'O-priation l’acquisition des terrains nécessaires à l’exécution des travaux.
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- Février 1907
- « Ce procède permet donc de tirer parti du cours d’eau d’une manière satisfaisante toutes les fois qu’il s'agit d’un service public proprement dit, qui peut seul faire l'objet de la déclaration d utilité publique. Il ne peut être appliqué ni dans l'intérêt d’un ou plusieurs grands établissements industriels, ni dans l'intérêt simultané des services publics et de l'industrie.
- « Pour remédier aux lacunes de la législation, deux moyens viennent naturellement à l'esprit, qui impliquent tous deux le droit pour l'Etat de concéder la force hydraulique des cours d’eau.
- « Le premier moyeu est celui qu'avait adopté la Commission parlementaire chargée d'examiner la proposition de loi de M. .louart et dont M. Guiilain était rapporteur: il consiste, tout en maintenant les usines dites d'utilité publique, pour tous les cas où il s’agit de services publics concédés dans les conditions actuellement admises, à créer un droit nouveau, une concession de propriété, pour la force hydraulique destinée à l’industrie privée, sous l'obligation de réserves d’eau et d’énergie pour les services publics éventuels : il y aurait la un droit de propriété perpétuelle portant sur la force hydraulique et les ouvrages nécessaires à son établissement et constituant « l’usine concédée » par opposition à « l'usine d’utilité publique ». Cette concessionaurair.de grandes analogies avec les concessions de mines. On pourrait également, dans le même ordre d'idées, faire de ce droit privé nouveau non pas un droit de propriété perpétuelle, mais un droit de jouissance temporaire qui, après un certain délai, ferait retour à l'État.
- « Le second moyen consiste à prendre comme point de départ de la réforme la concession en vue de services publics, telle qu’elle existe aujourd’hui, c’esl-à-dire la concession de travaux publics ; il suffirait de l'éfendre à tous les cas, en 1 appliquant non plus exclusivement aux usages .publics, mais aussi aux usages privés liés à des usages publics immédiats ou éventuels.
- <x C'est le système adopté dans le projet de loi qui reproduit la proposition actuelle ; il se justifie par les considérations suivantes :
- « i° Il est préférable de ne porter atteinte ni aux règles générales du Code civil, ni aux principes spéciaux de la législation sur les eaux; la constitution d’une propriété nouvelle sur les eaux pourrait soulever des difficultés sérieuses tant au point de vue théorique qu’au point de vue pratique. 11 vaut mieux s'en tenir à un type juridique connu, déliai, de pratique courante, le contrat de concession de travaux publics, en l’assouplissant de manière à le faire répondre aux besoins signalés ci-dessus:
- « 2" Il parait inutile d’avoir deux types différents de concession, 1 un pour les concessions industrielles, 1 autre pour les concessions de services publics. Eu ellel, d’une part, le critérium serait assez difficile à établir, puisque, dans tous les cas, il y aura des usages publics cl privés à desservir tout à la fois et qu'il est nécessaire pour la bonne utilisation de la force qu' il puisse en être ainsi, tantôt l'usine publique devant revendre ses excédents à l’induslrie privée, tantôt l'usine industrielle devant ménager des réserves pour les services publics. D'antre part, du moment où OivadmeA que le but proposé présente une utilité générale, assez considérable pour mériter 1 emploi de la déclaration d’utilité publique, faisant tomber les droits des tiers, du moment où 1 administration se réserve le droit d’imposer âl usiuicr 1 obligation d'aménager une force hydraulique importante destinée à alimenter les services publics qui pourraient plus tard en avoir besoin, 11'a-f-on pas le droit de dire que l'usine créée dans ccs conditions a bien Je caractère d’une usine publique, permettant de lui appliquer le régime des concessions de travaux publics
- cc 3° Cette conception a l'avantage de trancher la question de la durée de la concession, qui devra ainsi nécessairement être limitée comme toutes les concessions de travaux publics; le caractère perpétuel de la concession de propriété serait de nature à soulever de graves el légitimes objections dans une matière où 1 on en est encore à la période d essais, où il serait téméraire d’engager définitivement l'avenir, où la valeur de la force hydraulique concédée pourrait, dans certaines circonstances économiques? augmenter dans des proportions impossibles à prévoir.
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- ment à L'Éclairage Électrique du a
- a 4° Elle permet en outre d’appliquer aux rapports as’ee les tiers des solutions qui ont déjà pour elles la sanction de la pratique administrative et de la jurisprudence.
- <x C'est en s'inspirant de ces idées qu’a été préparée la proposition dont nous allons indiquer les principes généraux, en mettant à profit toutes les dispositions du projet de la Commission parlementaire qui pouvaient s’adapter au système de concession
- « I. Division en usines privées et en usines publiques. — Les usines privées sont celles qui continuent d’être établies sous le régime de la simple autorisation, conformément au Code civil et aux lois et règlements sur les eaux, auxquels il n’est point dérogé.
- « Les usines publiques sont celles qui sont établies sous le régime de loi nouvelle, c'est-à-dire par voie de concession, en vertu d'un acte déclaratif d utilité publique, qui sera un décret rendu sur avis conforme du Conseil d'Ctat, sauf les cas exceptionnels pour lesquels il faudra une loi.
- « Les usines d'une puissance brute, en eaux moyennes, de ioo chevaux vapeur devront toujours être établies comme usines publiques : il s'agit là, en elfet, d’un aménagement de force important, qui excède les conditions ordinaires des usines privées dans 1 état actuel et qui justifie l'intervention administrative pour assurer les réserves d'énergie dont les services publics pourront avoir besoin plus tard.
- « Il est entendu qu’il n’est pas porté atteinte aux usines privées qui existeraient avant le vole de la loi, sauf dans le cas où il s’agirait d’accroître leur puissance antérieure, soit qu’elle dépassât déjà ioo chevaux, soit qu’il s’agit de la porter pour lu première fois au delà de ce chiffre.
- « II. Lniformité de régime pour les cours d’eau navigables et non navigables. — La législation des usines publiques s’applique tout à la fois aux eaux de source, aux cours d’eau non navigables et aux cours d’eau navigables. La conséquence de ce principe est la suppression de la précarité des usines publiques sur les cours d’eau navigables : c’est là une condition absolument nécessaire pour permettre la création de grands établissements industriels, qui ne sauraient rester soumis à l’arbitraire de l'administration, libre sous le régime actuel de révoquer 1 autorisation sans indemnité, ou de faire, dans l’intérêt de la navigation, des travaux qui peuvent amener la ruine de l’usinier ; il n’y -a aucun inconvénient à faire cesser cet arbitraire, beaucoup plus nuisible à la bonne utilisation des forces naturelles que profitable aux travaux jmblics, et à donner aux usines hydrauliques publiques les mômes garanties sur tous les cours d’eau, eu les assimilant aux usines fondées en litre, antérieures à l’année i55G ou provenant des ventes nationales sous la Révolution. Il a déjà été reconnu à diverses reprises que la domanialité publique ne fait pas d'obstacle à ce que l’autorité publique con-
- fère aux concessionnaires, par voie de déclaration d’utilité publique, certains droits dont la suppression ou la diminution peut donner lieu à indemnité. C’est ce qui existe pour les concessions de tramways sur les voies publiques : on peut faire sur le domaine public fluvial ce qui a été fait sur le domaine public terrestre.
- « III. Caractère de la concession. — i° La concession est faite par l’Etat dans l'intérêt Je l’industrie et des services publics, c’est-à-dire qu’elle peut être faite soit en vue d’un service public immédiat avec la possibilité de desservir en outre tout de suite ou plus tard, des établissements industriels, soit en vue d'un ou plusieurs établissements privés, avec réserve des quantités d’eau et d’énergie qu’il pourra être utile de fournir aux services publics à créer ultérieurement.
- « 2° La concession comprend uniquement la force hydraulique et les ouvrages, terrains, bâtiments qui serveut à son aménagement, ainsi que les canaux destinés aux opérations d’assainissement ou d irrigation qui peuvent être imposées au concessionnaire, à l'exclusion des usines ou des ouvrages d’utilisation qui emploient industriellement la force créée et qui demeurent absolument en dehors de la concession. La séparaiion est complète entre 1 usine hydraulique publique et les installations privées ou publiques d utilisation.
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- « 3° Le concessionnaire est libre de disposer, comme il l’entend, de l’eau et de la force motrice qui ne sont pas affectées immédiatement à un service public ou réservées pour ces services publics éventuels : il est, au contraire, eu ce qui touche les services publics présents ou futurs, tenu de fournir l’eau et l’énergie dans les conditions et aux tarifs fixés par le cahier des charges. Pour éviter que l'eau ou l’énergie, non immédiatement utilisée, et simplement réservée pour les services publics, ne soit stérilisée pendant la période où les services publics n’eu auront pas encore besoin, la loi a soin de prévoir qu’elle pourra être affectée temporairement à l’industrie privée par des conventions particulières : le cahier des charges indiquera les conditions dans lesquelles ces conventions pourront être {tassées et le délai dans lequel devra être donné le préavis, quand la fourniture aux services publics deviendra nécessaire, il pourra permettre, par exemple, d’en amodier une fraction pour d’assez longues périodes et d’autres fractions pour des périodes plus courtes, scion l'échelonnement probable des futurs ouvrages publics.
- <c 4° Les travaux d’exécution sont soumis à l’approbation du ministre dans le cas seulement où la sécurité publique et le régime des eaux sont intéressés, ou quand les ouvrages à construire doivent exiger des expropriations ; dans les autres cas, on n'impose pas l’obligation d’une autorisation administrative.
- « 5U I/usine publique avec toutes ses dépendances immobilières est classée dans le domaine public : les ouvrages en sont assimilés à ceux de la grande voirie pour la répression des contraventions.
- « 6° L’administration a toujours le droit de prescrire les mesures nécessaires dans l'intérêt de la salubrité ou de la sécurité publique, par exemple pour prévenir les inondations, et il ne peut en résulter aucun droit à indemnité pour le concessionnaire. Dans tous les autres cas, au contraire, si les mesures prescrites ou les travaux faits (par exemple, les tra- . vaux dans l'intérêt de la navigation sur les cours 1 d’eau navigables) apportent un trouble quelconque au
- fonctionnement de l’usine, le concessionnaire a le droit d’en être indemnisé.
- « IV . Institution de la concession. — La concession est faite après une instruction destinée à faire connaître les avantages que peuvent présenter les demandeurs en concession dans l’intérêt général, et après l’examen d'une « Commission mixte des usines hydrauliques » instituée à cet eifet. Elle implique, pour le concessionnaire, des charges de deux sortes : d abord l’engagement de fournir aux services publics une certaine quantité d’eau ou d'énergie, soit gratuitement, soit à des prix suffisamment favorables ; ensuite, quand il y aura lieu, un concours financier à des entreprises d’utilité publique dans la région.
- « On pouvait se demander s’il n’v avait pas lieu de prévoir egalement le payement d’une redevance. Sans doute, il n’y aurait rien d’excessif à exiger du concessionnaire une redevance en argent, ainsi que le principe en est admis sous la législation actuelle pour les usines sur les cours d’eau navigables ; mais il faut éviter de donner à la réforme proposée un caractère fiscal : il est préférable d’obtenir des demandeurs en concession des sacrifices plus considérables dans l’intérêt des services publics, soit par un abaissement de tarif pouvant quelquefois descendre jusqu’il la gratuité pour les fournitures d’eau et d’énergie, soit par un engagement de prendre à leur charge eu tout ou en partie l’exécution de travaux publies importants dont profiterait la région où s’établira la concession, tels que construction de routes, de chemins de fer, tramways, pose de canalisations pour l’éclairage, distribution de la force à la petite industrie, etc. ; ce serait la généralisation d’une pratique admise récemment en matière de concession de mines et de nature h associer utilement l'intérêt des industriels et celui du public qu’il ne faut jamais perdre de vue.
- « V. Rapports avec les tiers. — Dommages. — Servitudes. — Expropriations. — i° Usagers. • Les travaux sont des travaux publics et les dommages qui en résultent peuvent donner lieu à indemnité dans les conditions ordinaires, suivant les règles actuellement admises, conformément à la loi du 29 décem-
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- Supplément à L'Eclairage Électrique «lu 2 Février 1907
- brc 1892, et d’après les distinctions admises par la jurisprudence du Conseil d’État.
- « La déclaration d’utilité publique fait tomber les droits des usagers qui feraient obstacle au droit conféré au concessionnaire et les transforme en un droit à indemnité pour dommages causés par l’exécution des travaux : il en résulte que ceux-là seuls peuvent prétendre à indemnité qui subissent un dommage actuel, c’est-à-dire qui se trouvent prives d'une eau ou d'une force dont ils faisaient effectivement usage. Le concessionnaire pourra d’ailleurs se libérer en restituant aux usagers en nature l’eau ou l’énergie dont ils faisaient usage antérieurement et dont ils se trouveraient privés par l’établissement de l’usine publique. C’est une manière de supprimer le dommage, qui a le double avantage d’être souvent économique pour lui et de ne pas faire disparaître les usines ou les irrigations existant antérieurement.
- <c 20 Propriétaires. — Les propriétaires pourront se trouver lésés, soit par l’occupation des terrains pour l’établissement des ouvrages, soit par l’envahissement des eaux provenant du relèvement du plan d'eau.
- « Le projet de loi distingue entre le cas où le trouble apporté à la propriété sera de peu d'importance et donnera lieu simplement à une indemnité de servitude, et le cas où il devra être procédé par voie d’expropriation, Les servitudes sont relatives à
- l’établissement des canaux ; conduites souterraines, conducteurs d’énergie : leur application se fait sous le contrôle des tribunaux civils chargés de concilier l’intérêt de l’opération avec le respect de la propriété, comme en matière d irrigation ou de drainage. On avait pense à définir dans la loi les cas où la servitude pourrait être invoquée : il a paru difficile d’établir des distinctions assez précises et préférable, par suite, de laisser le pouvoir d’appréciation aux tribunaux.
- « L'occupation du lit et la submersion des berges non susceptibles de culture peut se faire moyennant une simple indemnité de servitude, sans qu il soit besoin de recourir à l'expropriation.
- c< Dans tous les autres cas, c’est-à-dire dans tous les cas où l’occupation par voie de servitude n’est pas admise, le concessionnaire est tenu d'acquérir les terrains sur lesquels doivent être faits les ouvrages ou qui sont submergés par le relèvement du plan d’eau : 1 expropriation se fait conformément à l’article 16 de la loi du 21 mai i83t>, relative aux chemins vicinaux.
- cc VI. Lin de la concession. — La concession prend fin :
- « Soit par l’expiration normale au terme fixe ;
- « Soit par le rachat ;
- « Soit par la déchéance.
- « Les règles habituelles en matière de concession
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- Suppléi)
- do travaux publies trouveront ici nécessairement leur application ; mais il a paru utile d’édicter certaines dispositions particulières pour assurer, en fin de concession, la continuation des services auxquels pourvoyait le concessionnaire et éviter les intermittences ou interruptions d exploitation auxquelles pourrait donner lieu le changement de titulaire.
- « Dans tous les cas, lorsque la concession prend fin, le concessionnaire nouveau (et l'État en cas de rachat), est tenu d’assurer pendant une période de cinq ans l’exécution des engagements pris par l'ancien concessionnaire pour la fourniture d'eau et d’énergie, dans la limite des conditions d utilisation de la concession à cette époque, et en accordant la priorité, ainsi qu’il est naturel, aux services publies sur les services privés, s’il y a lieu.
- <c D’autre part, spécialement pour le cas d'expiration normale de la concession, il importait de veiller à ce que la concession nouvelle fut instituée de telle manière que la situation fût réglée quelque temps à l'avance et que Les derniers moments de la concession ne fussent pas soumis à une incertitude toujours préjudiciable à une bonne exploitation. 11 semblait également rationnel de donner au concessionnaire actuel un droit de préférence, s’il offrait des conditions équivalentes à celles des concurrents nouveaux : le changement de concessionnaire n’est en effet pas désirable pour lui-même et n'a d'ulilitc que pour ob-
- tenir des conditions nouvelles de service, en harmonie avec les progrès de la science et l’état de l’industrie ; si ces conditions sont obtenues, il y a tout intérêt à ne pas changer de concessionnaire.
- « A cet effet, la proposition de loi impose à l'Administration l'obligation d'ouvrir la procédure d'institution de concession nouvelle dans les cinq ans qui précèdent l’expiration; cette procédure est la même que pour l'institution de la concession primitive, sauf le droit de préférence reconnu au concessionnaire à conditions équivalentes. Pour éviter que les relards rve. prolongent l'instruction jusqu'au dernier jour et qu on ne retombe ainsi dans cette incertitude de la période finale que l'on veut prévenir, on dispose que si, deux ans avant l’expiration, aucune concession nouvelle n'a été instituée, le concessionnaire peut exiger la prorogation de sa concession pour une durée de dix ans : cette période de dix ans semble nécessaire et suffisante pour assurer l'amortissement des dépenses de grosse réparation ou d établissement que le concessionnaire pourra faire à partir du moment où une nouvelle période d'exploitation lui sera acquise et qu’il faut l'encourager à effectuer.
- « T/eusemblc de ces dispositions paraît dénaturé à écarter la plus grande partie des objections faites au système de la concession temporaire par les partisans du système de la propriété perpétuelle, ob-
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- jections tirées de la dilficulté d'assurer une bonne exploitation, tant au moment du changement de concessionnaire que dans les années qui le précèdent.
- « Pin ce qui concerne le rachat, la proposition prévoit que l'indemnité serait fixée par arbitrage dans les conditions admises par l'article ti de la loi du ii juin 1880 sur les chemins de fer d'intérêt
- « Pour simplifier la procédure en cas de déchéance ou de rachat, la proposition attribue directement compétence au Conseil d'Etat sans obliger les parties à aller d'abord devant le conseil de préfecture : cette disposition est empruntée à la loi du 11 juin 1880 sur les chemins de fer d'intérêt local et les tramways. »
- La Convention radiotélégraphique internationale 'fin).
- Archives.
- 346 Les originaux des radiolélégranames elles documents qui y sont relatifs seront conservés pendant 1 y mois au moins, avec toutes les précautions nécessaires pour assurer le secret des communications. Ces originaux ou documents devront être, autant que possible, envoyés tous les mois parles stations de baleaux aux administrations dont celles-ci dépendent.
- Dégrèvements et remboursements.
- 35° Les dégrèvements et les remboursements sont réglés par les règlements télégraphiques internationaux, sauf en ce qui concerne les restrictions indiquées à l’article 33. La durée d'une transmission radiotélégraphique et le temps pendant lequel le radiotélégrammc séjourne à la station côtière ou à la station de bateau ne font pas partie des périodes de délai qui donnent droit à des dégrèvements et remboursements.
- Comptabilité.
- 36° Les taxes de côte et de bateau n'entrent pas dans les comptes prévus dans les reglements télégraphiques internationaux. Les comptes relatifs à ces taxes sont établis par les administrations des gouvernements qu'ils concernent. Pour sa transmission sur les lignes télégraphiques ordinaires, tout radiotélégramme est traité, en ce qui concerne les comptes, conformément aux règlements télégraphiques internationaux.
- En ce qui concerne les radiotélégrammes émanant de baleaux, l'administration dont dépend la station de bateaux est débitée par l’administration dont dépend la station côtière des taxes de côte et de transmission sur les lignes ordinaires taxes, perçues
- En ce qui concerne les radiotélégrammes adressés à des bateaux, l’administration qui a reçu les taxes
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- Supplér
- L’Éclairage Électrique
- 1907
- est débitée directement par 1 administration dont dépend la station côtière du montant dos taxes relatives à la station côtière et à la station de bateaux. Cette dernière administration crédite du montant de la taxe de bateau l'administration dont dépend ce bateau.
- Les gouvernements se réservent, le droit de faire entre eux ou avec des entreprises privées des arrangements spéciaux pour l'adoption d’autres méthodes de comptabilité.
- Bureau international.
- 370 Le bureau international établi en Suisse est chargé, avec le consentement de la Confédération suisse et l'approbation de l’union télégraphique, des fonctions spécifiées à l’article i3 de la Convention. Les dépenses supplémentaires résultant dn fonctionnement du bureau international en ce qui concerne la radiotélégraphie ne doivent pas excéder 4oooo francs par an, non compris les dépenses extraordinaires provoquées par la réunion de la conférence internationale. Ces dépenses forment un compte spécial, et les prescriptions du règlement télégraphique international leur sont applicables.
- 38° Les différentes administrations devront fournir au bureau international les renseignements spécifiés à Larticle 4 du règlement. Toutes les modifications et additions successives devront être communiquées au bureau international entre le Ier et le iode chaque mois. Le bureau préparera, avec ces renseignements, une liste complète tenue à jour. Ccno liste et ses suppléments seront, imprimés et distribués aux administrations intéressées. Le bureau international devra veiller à ce que différentes stations radiotélégraphi-ques n'adoptent pas le même signal d’appel.
- Divers.
- 3g0 Les administrations doivent faciliter autant que possible les’arraugements aj'ant pnm but la communication rapide des nouvelles maritimes et particulièrement celles qui intéressent la navigation.
- 4o° Les communications entre les stations de bateaux, prévues à l’article 1, doivent être réglées de telle façon qu’elles n interfèrent pas avec le service des stations côtières.
- 4iü En l’absence d'arrangements spéciaux entre les parties intéressées, les prescriptions du présent règlement sont applicables, par analogie, à l'échange . de communications radiolélégraphiques entre deux bateaux sur mer, avec les concepts suivants :
- a) Article i/j. — La taxe de bateau due pour la transmission est reçue par la station transmettrice, et la taxe de bateau, relative à la réception, est reçue par la station réceptrice.
- b) Article 18. — L’ordre de transmission est réglé, dans chaque cas après arrangement entre les deux stations qui communiquent entre elles.
- c) Article 38. — Les taxes relatives aux radiotélé-grarnrnes dont il s'agit n’entrent pas dans la compta-
- bilité prévue à l’article 36, ces taxes étant gardées par les administrations qui les ont perçues.
- La retransmission de radiotélcgrammes échangés entre bateaux sur nier est soumise à des arrangements spéciaux entre les parties intéressées.
- 42® Les prescriptions du règlement télégraphique international sont applicables, par analogie, à la correspondance radiotclégrapbique, en tant qu’elles ne sont pas incompatibles avec les prescriptions du présent règlement. R. 3'.
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- Le réseau intermédiaire de 110 kilomètres de Canton à Akron, sur lequel des trains circulent toutes les i5 minutes à la vitesse de 35 kilomètres à 1 heure est alimenté par une usine génératrice contenant trois machines à vapeur de 1 600 kilowatts auxquelles 011 vient d’adjoindre un turbo-générateur Curlis de 2000 kilowatts. L'énergie électrique est produite sous forme de courants triphasés à 18200 volts. Un condenseur barométrique système Albeyev assure la condensation de la vapeur de la turbine. L'eau nécessaire est fournie par une pompe centrifuge. La chaufferie contient huit chaudières à chargement mécanique ; toute la manutention du charbon est effectuée par des appareils automatiques. Une locomotive contenant 35 tonneaux de charbon et équipée avec. 4 moteurs électriques de 75 chevaux amène avec deux voitures de remorque, le charbon entreposé sur un chantier distant de 60 kilomètres.
- I.. TU
- L’influence des usines génératrices électriques sur le développement des villes de faible importance-
- M. L. Bernard a publié dans YElektrotechnih nnd Maschinenbau une étude sur l’influence qu’exerce l’établissement d’usines génératrices d’électricité dans de petites villes et sur le développement de ces
- L emploi de l'éclairage électrique ^public n’a pas seulement pour effet d’embellir les rues de lu ville, mais il permet d’étendre considérablement Lcclai-rage. La possibilité de réunir en plusieurs points principaux les appareils commandant les circuits d’éclairage est très avantageuse. Enfin la possibilité d’être raccordés sans frais élevés au réseau urbain détermine un grand nombre d'habilants à s’installer à la périphérie de la ville, ce qui conduit à une extension rapide de celle-ci.
- L'influence bienfaisante indirecte d’une distribution d’électricité se fait, sentir partout par une amélioration de l’état sanitaire ; les gaz nauséabonds et malfaisants disparaissent, et les conditions d’exis tenee sont plus favorables.
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- 7r>
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 2 Février 1907
- Un autre avantage considérable résidu dans les facilités que trouve la petite industrie à employer des moteurs de faible puissance. A ce point de vue, l’installation d’un réseau de distribution peut, dans certaines régions, transformer les conditions d’existence des petits industriels. Il serait supcrllu d'énumérer l’avantage que présente, pour les faibles puissances, le moteur électrique vis-à-vis des moteurs à gaz.
- Un beaucoup de petites villes, la présence d’une usine génératrice, reliée à une ligne téléphonique de-service, a fait sentir la nécessité d’un réseau téléphonique local et a conduit à l'installation de ce réseau.
- Fréquemment, des sites agréables au point de vue pittoresque et climatérique ont présenté un développement rapide à partir du jour où les étrangers ont trouvé dans les hôtels les installations confortables que permet l'usage de l’clectricité.
- Il est intéressant d’examiner la statistique de l'Union de l’Amérique du Nord, parue il y a peu de-temps. Si l’on enlève de cette statistique les villes de grande et de très grande importance, on voit que 7;") % des usiues génératrices d’électricité établies dans les villes de moins de 20 000 habitants se trouvent dans de petites villes de moins de 5 000 habitants : on voit aussi qu'il n’y a qu’une usine à gaz contre douze usines d’électricité dans ces petites villes, et que presque toutes les communes de 1000 à 3 000 habitants possèdent un réseau de distribution d’énergie électrique. Bien qu’il existe évidemment desdill'érences fondamentales entre l’Europe et l’Amérique du Nord, l’exemple de ce pays permet de se rendre compte des avantages que peut procurcrl’cx-tension des distributions électriques.
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- Société des forces motrices du Gers. — Siège social : 3/|, rue Pcssoles, Audi. — E. Lafarguc, Ingénieur directeur. — Eclairage des villes de Savamon-Mon-tesquiou et Barran.
- Société en nom collectif Eug. Varel, ingénieur, et Pan! Colette, représentation de fournitures générales, électriques et industrielles. — Siège social : 1, rue'd’Amiens, Lille. — Durée dix ans. — Capital : 2Ô000 francs.
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- Sur la décomposition du radium A, B et C (fin), par II.-W. Schmidt.....................
- Génération et Transformation. — Sur la pulsation de l’induction dans les dents des machines électriques (fin), par O.-S. Bragstad......................................................
- Alternateur triphasé pour l'accouplement direct avec une turbine à vapeur, par A. Kolben.
- L’établissement de bohines d’induction, par O. Eddy et. M. Eastham.....................
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Sur le transformateur à résonance, par G. Be-
- NISCHKE............................................................................
- Mesures de l’énergie reçue dans des postes radiotélégraphiques, par G.-W. Pickaru...........
- Télégraphie et Téléphonie. — Sur l'inductance et l’impédance des circuits télégraphiques eL téléphoniques, par J ,-E. JoiINU..............................................................
- Mesures. — Mesure approximative, par une méthode électrolytique, de la capacité électrostatique entre un cylindre métallique vertical et la terre (suite), par A.-E. Kennely et S.-E. WnrriNG. Interrupteur rotatif pour les mesures de capacité, par E. Lcrlbaum et W. Jaeger...................
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- 19°7
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Les chaudières à l’exposition de Nuremberg.
- L'exposition qui a eu lieu l’été dernier à Murcm-berg, et dont nous avons déjà dit quelques mots, présentait une installation do chaudières intéressantes qu’a décrit M. Schmidt dans une série d’articles publiés par Y Eleklrotechnik und Maschinenbau. Cette installation devait alimenter environ 5 ooo chevaux de machines contenues dans l’usine centrale électrique. Le tableau I donne la nomenclature de ces machines.
- La chaufferie était établie parallèlement à la sallG des machines et contre celle-ci. Elle contenait six
- chaudières, dont trois provenant de la Compagnie Dürr et C°, à Kalingen, deux de la maison J. Picd-bceuf, à Aix-la-Chapelle, et une de la Compagnie Babcok et Wilcox à Oberhausen. Ces chaudières présentaient, avec h* surchauffeur, une surface de chauffe de 1700 mètres carrés environ*, et produisaient à l'heure 3oooo kilogrammes de vapeur sous une pression de 12 atmosphères et avec une surchauffe de 3oo°. En outre, une chaudière de la maison Esterer était en fonctionnement dans la salle des machines sur une locomobile compound.
- Parmi les trois chaudières Dürr et C", deux étaient des chaudières fixes à tubes d’eau, et la troisième était une chaudière marine à.tubes d’eau. La surface de chauffe était de 56o mètres carrés et la surface
- TABLEAU I
- PUISSANCE PROVENANCE TYPE DE MACHINE PUISSANCE TENSION INTENSITÉ
- VOLTS “
- t non Sulzer, Winterthur Turbine à vap., ayst. Sulrer. 655 cos 0=0,8 3ooo 158
- 65o Vercinigte Maschinenfabrik Augsburg u. Maschinenbaugesellsch. Nuremberg. . . Turbine à vap., ayst. Zolly. 45o 230 — 35o 1 800
- 130 Yereinigte Maschinenfabrik Augsburg 11. Machiu.ivap. iauJe.u. 336 573
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- IOO Sulzer, Winterthur Machine à pistons verticale. 60 330 — 23 O 273
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- de surchauffe de iyG mètres carrés; les grilles avaient i8ma,ô de surface, et la vapeur était produite à une température de 3oo°.
- Chaque chaudière fixe présentait une surface de chauffe de i8om3,5 et était munie d'un surchauffeur de 92 mètres carrés de surface de chauffe. Une grille à chargement mécanique de 6m2,07 de surface supportait le combustible. Une installation de ré-chauffeurs d’eau, qui alimentait ces chaudières, présentait une surface de chauffe de a33 mètres carrés. La production de vapeur s'élevait à 35 kilogrammes par mètre carré de surface de chauffe eu contact avec l’eau. La pression de la vapeur était de i3 atmo-splicrea.
- La chaudière marine, système Diirr, était établie aussi pour une pression de vapeur de i3 atmosphères ; la surface de chauffe en contact avec l’eau était de 20om3,25 ; la surface de surchauffe était do 1 im2,"5 et la surface de grille était de 5m2,o8. Cette chaudière était munie de grilles ordinaires, ces grilles étant formées de barreaux dont les dimensions dé-pendent^de la nature du combustible employé et de la valeur du tirage forcé auquel on a recours. La chambre de combustion était entourée de briques.
- Le tirage de ces chaudières était assuré par une cheminée en briques de 5o mètres de hauteur ayant à son sommet un diamètre de 3m,5o : cette cheminée avait été établie par J. Houzer, de Nuremberg.
- En ce qui concerne le type de chaudières Diirr, on peut indiquer que celles-ci sont des générateurs à circulation d’eau avec un système de tubes inclinés fermés à l’extrémité postérieure et débouchant, à l’extrémité antérieure, dans un collecteur commun qui contient de l'eau et de la vapeur. Chaque tube est muni d'un petit tube intérieur, par lequel l’eau pénètre jusqu'au fond du tube principal, d’après un système bien connu. Le surcliauffeur est établi d’après le même principe que la chaudière, avec des
- tubes de circulation intérieure. La séparation de l’eau et de la vapeur produite est complètement réalisée dans ces générateurs de vapeur : la c ïambre d'eau contient une paroi verticale de séparation dans laquelle sont rapportés les tubes de circulation (tubes intérieurs). Même quand la chaudière est très fortement poussée au moyen d'un tirage forcé, il se produit une circulation rapide et toujours régulière de l'eau dans les tubes où s’effectue la vaporisation. Le mode de construction adopté permet aux tubes de se dilater à volonté, indépendamment les uns des antres, suivant leur constitution : cet avantage est précieux pour la marche forcée. La chambre d'eau est établie en acier soudé, sans aucun rivet, et est renforcée par des tirants : la paroi antérieure et la paroi postérieure ne sont pas parallèles, mais forment un coin évasé vers le haut. De cette façon, la section de passage offerte au courant d’eau va en croissant vers le haut. La paroi antérieure est verticale, et la paroi intérieure de séparation lui est parallèle : les courants d’eau qui proviennent des tubes de vaporisation peuvent monter librement vers le haut, et rencontrent moins de résistance contre fa paroi verticale de séparation que contre la paroi inclinée.
- Le surcliauffeur est établi dans la chaudière elle-même, dont il forme une partie constitutive. Les tubes de surchauffe sont ainsi refroidis d une façon continue par la vapeur qui provient de la chaudière. Dans les chaudières marines, les tubes d’eau sont maintenus par la paroi extérieure de la chaudière. Ils sont placés horizontalement dans la direction longitudinale delà chaudière; une paroi de séparation, analogue à celle qui est établie dans la chambre d’eau, joue par rapport à la vapeur le même rôle que cette dernière par rapport à l’eau. Dans les chaudières fixes, les tubes de surchauffe sont disposés côte à côte et superposés en forme de serpentin, placé perpendiculairement à la chaudière.
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- La prise de vapeur s'effectue, à la partie supérieure de la chaudière et après le suro.haitffeur, dans un dôme particulier contenant une soupape double de sûreté. Dans la chaudière marine, la prise de vapeur s'effectue par un tube placé dans la direction longitudinale de la chaudière supérieure : des chicanes arrêtent l'eau entraînée s’il y en a. Dans ces chaudières, les tubes de vaporisation sont fermés à leur extrémité par un bouchon conique, avec vis et écrou de serrage.
- Les chaudières fixes étaient alimentées par un économiseur composé de six éléments auxquels l'eau d'alimentation était amenée par une conduite inférieure commune. A la partie supérieure, l’eau sortait également par une conduite commune. Les ré-chauffeurs avaient des tubes sans soudures galvanisées de 44œm,5 de diamètre extérieur. Les canaux pour les gaz étaient disposés de telle façon que les gaz de chaque chaudière pussent être évacués dans la cheminée séparément ou avec le gaz des chaudières voisines. Les réchauffeurs possédaient des ouvertures de nettoyage suffisantes pour l’enlèvement de la suie et des poussières.
- Parmi les deux chaudières exposées par la maison J. Piedbœuf, l'une était une chaudière à tubes d’eau étroits avec chauffage économique, et l’autre était une chaudière à trois retours de flamme avec tubes à gaz : cette chaudière était munie d’une grille à chargement mécanique, système Münckner.
- La chaudière à tubes d’eau possédait une surface de chauffe de 3oin,2,a4 et était établie pour une pression de 12 atmosphères. Pile consistait en deux bouilleurs supérieurs de 1 200 millimètres de diamètre et en un faisceau de 171 tubes occupant un espace de 3 ioo millimètres de largeur sur 145o millimètres de hauteur ? ces tubes avaient 5 760 millimètres de longueur. Les tubes étaient disposés en séries de neuf les uns au-dessus des autres et de
- tg côte à côte. Ils étaient fixés dans des chambres à leurs deux extrémités, et celles-ci étaient reliées aux bouilleurs supérieurs par deux jonctions. Les chambres et les jonctions étaient soudées, tandis que les bouilleurs supérieurs étaient rivetés. Les deux chambres } ossédaient un diamètre intérieur de 170 millimètres et avaient une épaisseur de parois de 18 millimètres ; les tubes avaient un diamètre extérieur de g5 millimètres. Pour donner aux tubes l’inclinaison voulue, on avait incliné les deux chambres parallè lement vers l’arrière, et l’on avait soulevé la pre-
- Tandis que le tube de jonction antérieur a sur toute sa longueur un diamètre uniforme de 206 millimètres, le tube postérieur *est conique et va en s'évasant vers le haut. La distance entre les deux bouilleurs supérieurs, qui ont une longueur de 7300 millimètres, est de 1 4oo millimètres. La prise de vapeur s’effectue sur la moitié postérieure de la chaudière. La chaudière est établie en acijr Martin Siemens.
- Celte chaudière est munie d’un surchauffeur réglable qui élève à 3oo° la température de la vapeur produite : la chaudière peut également fonctionner sans surchauffeur. Cet appareil est établi entre le faisceau de tubes et les bouilleurs supérieurs, par l’apport auxquels il est disposé transversalement. Il est placé dans la moitié arrière de la chaudière et présente une surface de chauffe de g5 mètres carrés. Le surchauffeur consiste en un certain nombre de tubes d’acier sans soudure disposés côte à côte et les uns au-dessus des autres et fixés dans des chambres en fer forgé. Les jonctions sont établies en fer forgé : on n’a pas employé de fonte dans la construction de ces générateurs. La longueur des tubes placés les uns au-dessus des autres est d’environ 336o millimètres. Les serpentins sont disposés horizontalement et peuvent être purgés complètement au moyen
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- d'une soupape. Tous les points de jonction sont
- chauds et sont facilement accessibles de l'extérieur. Le courant des gaz chauds n'atteint aucune portion courbe des tubes, mais n'est en contact qu’avec des parties droites : son sens de déplacement est inverse de celui de la vapeur. xMème pour une faible production de la vapeur dans la chaudière, tous les tubes sont, parcourus et refroidis parla vapeur. Au moyen d'une trappe de réglage on peut soustraire plus ou moins complètement les serpentins à l’action des gaz chauds, et l’on peut régler le degré de surchauffe. La jonction entre le dôme et le surcliauffeur est munie de soupapes d’arrêt ou de mélange, pour que l'on puisse à volonté travailler avec de la vapeur surchauffée, mélangée, ou saturée.
- J. Piedbœuf, est une chaudière du type combiné avec collecteurs de vapeur séparés et collecteur d'eau commun. Celui-ci possède une surface de chauffe de 3o3 mètres carrés en contact avec beau et est prévu pont une pression de 12 atmosphères. Il est muni, comme la chaudière précédente, d’un surchauffeur réglable de 3i mètres carrés de surface de chauffe qui permet d'élever à 3oo° la température de la vapeur produite. Ce surebauifeur est analogue au pré-
- Le bouilleur inférieur et le bouilleur supérieur sont reliés, dans ce type de chaudière, par des jonctions de 600 millimètres de diamètre placées à leurs extrémités postérieures. Le bouilleur inférieur contient trois gros tubes dans lesquels passent les gaz chauds ; le bouilleur supérieur contient un grand nombre de tubes de faible diamètre. La disposition de ces tubes est telle que les isthmes de métal, existant sur les deux fonds entre les tubes, aient au moins 3o millimètres de largeur.
- Le bouilleur inférieur a 2000 millimètres de diamètre et possède des parois de a4 millimètres d’épaisseur. Les deux fonds ont 26 millimètres d’épaisseur
- rayon : ils sont reliés à la chaudière par deux rangées de rivets. La longueur de la chaudière elle-
- même est de 0 100 millimètres et la longueur totale est de 6700 millimètres. Les deux tubes à flammes supérieurs du bouilleur inférieur sont de même forme et ont un diamètre de 800 millimètres sur deux tiers de leur longueur et de 700 millimètres sur le dernier tiers : l’épaisseur de la tôle est de i3 millimètres. Le troisième tube à flammes, placé au-dessous des deux premiers, a un diamètre de 700 millimètres et est par conséquent de 100 millimètres plus petit que les deux autres. La longueur totale de ceux-ci est de 6800 millimètres et la longueur du tube inférieur est d'environ 6780 millimètres. La longueur de la grille est de 1800 millimètres. La distance des deux tubes à flammes supérieures est de 1 280 millimètres.
- Le bouilleur supérieur est formé de tôles de 23 millimètres d’épaisseur assemblées par deux rangées de rivets: les tôles des fonds ont 3o millimètres d'épaisseur; le bombage a 33oo millimètres de rayon. La longueur du bouilleur supérieur est de 4 800 millimètres et son diamètre est de 2 000 millimètres. Le niveau le plus bas de l’eau est de 65o millimètres au-dessus de Taxe du bouilleur. Le bouilleur contient i48 tubes à gaz chauds de 95 millimètres de diamètre extérieur. Sur le sommet du dôme de vapeur, situé au-dessus du milieu de la chaudière, est disposée une soupape de sûreté, au-dessus de laquelle se trouve la valve.
- Le surcliauffeur est formé de deux séries de tubes formant huit serpentins et disposés dans la direction longitudinale de la chaudière. Le nombre des tubes est de 24, répartis en deux séries superposées: ces tubes ont 37 millimètres de diamètre intérieur. Les dimensions du surchauffeur sont: 1 180 millimètres de longueur: 1700 millimètres de largeur et 1170 millimètres de hauteur. La longeur des portions droites des tubes est de 900 millimètres et la distance entre les tubes est de 220 millimètres.
- La chaudière exposée par la société allemande Babcok etWilcox, d’Oberhauser était un générateur à tubes d’eau de 36o mètres carrés de surface de chauffe produisant de la vapeur à une pression de 12 atmosphères. Cette chaudière est munie d’un surchauffeur Babcok etWilcox de 4a mètres carrés de surface
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- de chauffe, et d’une grille à chargement mécanique de 6®'-,94 de surface. Deux bouilleurs de i 220 millimètres de diamètre et de 7010 millimètres de surface sont fermés par des fonds bombés de 19 millimètres d’épaisseur. L’épaisseur des tôles des bouilleurs est cle 12 millimètres : l’intervalle compris entre leurs centres était de 1600 millimètres. La partie postérieure du bouilleur supérieur est munie d’un trou d’homme de 4oo millimètres : la paroi antérieure de chaque bouilleur possède plusieurs ouvertures pour les niveaux d’eau, le manomètre, le conduit d’alimentation, etc. Les deux bouilleurs supérieurs sont reliés par un collecteur de vapeur de 5io millimètres de diamètre et o5go millimètres de longueur avant une épaisseur de 9 millimètres.
- La chaudière à tubes d’eau entièrement en fer forgé consiste en dix-huit séries de tubes contenant chacune 10 tubes. Ces 180 tubes sont inclinés: ils ont une longueur de 5486 millimètres, un diamètre de 102 millimètres, et sont superposés sur dix rangées de 18 tubes. Les extrémités des tubes débouchent dans des chambres étroites en serpentins présentant une largeur intérieure de i4o millimètres, La distance verticale entre les tubes est de i5a millimètres et la distance horizontale est de 178 millimètres. La jonction des 36 chambres avec les bouilleurs supérieurs est effectuée par 36 tubes de circulation antérieurs, et 36 tubes de circulation postérieurs : les uns et les autres ont un diamètre extérieur de 102 millimètres; les tubes disposés à la partie antérieure ont une longueur de 260 millimètres, et ceux qui sont disposés à la partie postérieure ont une longueur de 1 y55 millimètres.
- Dans la moitié postérieure de la chaudière est établi te surchauffeur. Celui-ci consiste en deux caisses en fer forgé soudé reliées entre elles par un système de tubes en U de 38 millimètres de diamètre extérieur et 3mm,8 d’épaisseur. La vapeur provenant de la chaudière est amenée à l'une des caisses, traverse le système de tubes, et ressort par l’autre caisse. Le nombre cle tubes du surchaufleur est de 64 : la longueur moyenne est de 5486 millimètres. Les caisses ont in2Xi52 millimètres de section.
- Enfin la chaudière de la locomobile Estercr avait une puissance de 100 chevaux et était munie d'un surebauffeur placé à son extrémité. Celte chaudière est formée de deux parties; l'une d’elles constitue une chaudière à tubes à flamme, et l’autre une chaudière à tubes d'eau. Les tubes soûl au nombre de 77 et. ont 5imm,5 de diamètre intérieur. La surface de chauffe est longuement calculée pour la puissance du générateur: elle a 42“,5: la grille a oniî,gy de surface et suffit pour brûler du charbon inférieur, du lignite ou du bois sec.
- Le surchauflour présente une surface de 19 mètres carrés : le courant de vapeur est divisé eu un grand nombre de courants partiels : les tubes sont roulés en hélice et sont placés dans un espace annulaire: un dispositif particulier de soufflage empêche les dépôts de suie sur ces tubes, par la simple ouverture d’une petite soupape.
- Cette chaudière de locomobile produit de la vapeur saturée à 12 atmosphères de pression, ou de la vapeur surchauffée à 1 1.6 atmosphères. La température de celle-ci est de 280", pour une charge spécifique de la chaudière de t5 kilogrammes par mètre
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- Séparation de l’huile de la vapeur condensée.
- L Elektrntedmik und Mcischwenhan décrit une méthode brevetée par Rohm Raffay et Davis Perret pour la séparation de l’huile contenue dans les produits de condensation. Dans ce procédé, on n’emploie aucun produit chimique et l'enlèvement de l’huile repose uniquement sur des procédés électriques. L'eau à épurer sortant du condenseur est amenée à de grands réservoirs en bois contenant des plaques de fer ou en autre métal groupées en parallèle comme des plaques d’accumulateurs. Le passage d’un couvant électrique à travers le liquide lui fait perdre son aspect d’émulsion; il se sépare un dépôt floconneux que l’on peut enlever au moyen d’un filtre à sable ordinaire. Pour séparer
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- l'huile contenue dans un mètre cube d’eau, il iaul une quantité d'énergie électrique de 0,2 kilowatt environ par heure. La température de l'eau peut atteindre 58° à Ou0. L'épuration de 1 eau se produit auto-
- grâce à laquelle la graisse se sépare des plaques sous forme de boue et monte à la surface. Le nettoyage du filtre; peut être effectué par enlèvement des couches de sable supérieures ou par circulation d un jet d’eau propre. L’eau s’échappe du filtre absolument limpide et ne contient plus de traces d'huile.
- Des expériences faites en Angleterre à l'usine génératrice de Totlenham ont donné de très bons résultats : l'eau de condensation non traitée contenait o,oi5s5 gramme d'huile par litre ; 1 eau pure sortant du filtre ne présentait aucune trace d huile. Pour une charge moyenne de l'usine, avec 28000 litres d'eau de condensation par heure, on envoyait aux ch; udières 10 248 grammes ou 70 litres d'huile. Les dépenses qu’entraîne l’application du procédé décrit s’élèvent à 20 centimes par kilowatt-heure, c'est-à-dire que, pour la consommation de 0,2 kilowatt par heure et par mètre cube, la somme totale s'élève à 68 francs environ par 24 heures.
- • K. B.
- Sur le rendement des usines génèratiices.
- L‘Elektvolechnik und Masc.kinenhau a publié le résumé d'une étude de M. Bihhins dans laquelle cet au-
- teur étudie le rendement des usines génératrices. Lorsqu'il s'agit de déterminer le genre de machines le plus avantageux (machines à vapeur, turbines à vapeur, moteurs à gaz), il faut tout d'abord envisager la caractéristique et le facteur de charge. La caractéristique est la consommation de vapeur ou de gaz en fonction de la charge. Les courbes représentant la consommation totale ou la consommation spécifique par kilowatt-heure, que publie 1 auteur conduisent aux remarques suivantes :
- r“ Dans une machine à vapeur à réglage par étrau-glemeni, la valeur maxima du rendement est atteinte à la charge maxima;
- 20 Dans une machine à vapeur à réglage par 1 admission, la valeur maxima du rendement est atteinte pour une charge comprise entre y5 n/0 et 100 Vo- Lin augmentant l’admission, on peut obtenir une forte capacité de surcharge;
- 3" Les propriétés caractéristiques dune turbine à vapeur sont comprises entre celles des machines 1 et 2 : les turbines sont caractérisées par les avantages suivants :
- a) Bendemeiil maximum à pleine charge;
- 4) Cirandecapacité de surcharge(jusqu’à 200°/„);
- c) Bon rendement a faible charge.
- 41’ La turbine à vapeur et le générateur atteignent leur rendement maximum à la même charge ;
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- tion, consomment environ deux fois plus de vapeur par kilowatt-heure que les turbines utilisant la totalité de la chute de pression;
- 6° Les machines à gaz ont la même caractéristique que les machines à vapeur avec réglage par étranglement. T,a capacité de surcharge est généralement nulle ; le rendement atteint sa valeur maxima à charge .normale,
- La caractéristique est exprimée par la courbe représentant la relation entre les frais de produclionde l'énergie et le facteur de charge, le facteur déchargé étant le rapport des kilowatts-heure produits aux kilowatts-heure qui seraient produits si les machines fonctionnaient toujours à pleine charge. On porte les dépenses constantes parkifowatt-heureenordonnées au-dessus de l’axe des abscisses, et les dépenses variables par kilowatt-heure en ordonnées au-dessous de l'axe des abscisses. Les frais totaux de production de l'énergie électrique sont donnés par la distance verticale des deux courbes ainsi obtenues.
- B. L.
- Frais d’exploitation dans les usines employant des moteurs à gaz.
- L'Elektrolechnik und Maschinenbau publie un résumé intéressant d’une étude de AI. Schulte sur les frais d’exploitation dans les usines employant des moteurs à gaz.
- i° Prix du gaz. — Par rnètre cube de gaz de coke d'un charbon moyen à 7 marks la tonne et 7 000 calories, il faut compter 0,29 pfennigs, plus o,i5 pfennigs pour l'épuration. Avec 12 % d’amortissement, il faut compter o, i5 pfennigs par mètre cube de gaz.
- 20 Dépenses de surveillance. — Pour la surveillance et l’entretien des moteurs d’une installation de 1 200 chevaux, il faut compter huit hommes, soit 3,20 marks par heure de fonctionnement,
- 3° Dépenses en eau de réfrigération. — Par cheval-heure, il faut compter 4o litres d’eau. Cette eau doit être pure et peut couler jusqu’à 5 pfennigs par mètre cube ; si l'on emploie des tours de réfrigération, elle coûte 3 pfennigs par mètre cube.
- 4° Dépenses de graissage. — La consommation d'huile est de tffr,3 par cheval-heure environ.
- 5° Dépenses de chiffons et divers. — L’auteur admet une dépense de 5o plennigs pour une installation de
- Un calcul établi sur ces prix, pour les frais d’exploitation d'une usine de 1200 chevaux, conduit à 2,3 pfennigs par kilowatt-heure. Le tableau suivant, contient quelques chiffres particulièrement intéressants donnés par l’auteur sur le prix des installa-
- TABLEAU:
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- Sur les frais d’exploitation des différents moteurs.
- Dans une étude publiée par V Elcktrolcehnik und Maschinenbau, M. Esson étudie la question des dépenses de charbon auxquelles conduit l’emploi de differents types de machines motrices pour l'entraînement d’une machine dynamo électrique de 5oo chevaux alimentant une installation d’éclairage et de force motrice dans une usine. Les résultats princi-cipaux auxquels arrive cet auteur sont les suivants :
- On voit qu’une usine, qui a besoin d’une installation électrique de 5oo chevaux, a intérêt à produire elle-même son énergie électrique, puisque le prix
- de revient du kilowatt-heure est compris entre 3,g et 4,5 centimes. D’après l’auteur, il est impossible que l’énergie électrique, provenant d’une usine génératrice centrale et distribuée par un réseau, puisse être vendue au-dessous de 6,28 centimes par kilowatt-heure.
- B. L.
- Sur les avaries des machines et appareils électriques.
- L’Elcktrotecknik und Maschinenbau résume une communication de M. Longridgo, dans laquelle cet auteur étudie la question des assurances des machines électriques. Il indique que le nombre des objets assurés a augmenté de 16,7 °/0, que le nombre des accidents et avaries signalées a augmenté de 32,8 °/n et que les sommes payées ont augmenté de 28,5 °/0 par rapport à l’année précédente. Le nombre des avaries aux élcctromotcurs, particulièrement aux machines de faible puissance, a été en augmentant, à tel point que l’on peut admettre qu’un moteur sur huit subit des avaries dans le cours d’une année. Ces avaries se manifestent surtout dans les moteurs à courant continu, qui présentent 4o % de détériorations en plus que les moteurs à courants alternatifs. Par contre, les avaries aux génératrices à courant continu sont plus rares que les avarios aux- alternateurs (de 39 %).
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- Les différentes parties d’une machine dynamoélectrique. d'un moteur ou d’un démarreur subissent évidemment les avaries de différentes façons : d’après les statistiques, on peut indiquer les chiffres suivants :
- AVARIES SURVENUES
- Collecteur, balais. . Differentes autres parties.
- MOTEURS
- DYNAMOS
- Pour les démarreurs, controllers, etc., on a constaté les proportions suivantes :
- bobines de résistance.............. '(S °/0
- Diverses autres parties............ 27
- Les causes des avaries peuvent, d’après leur fréquence, être classées de la façon suivante ;
- Sur l’huile employée dans les transforma-teins.
- M. Kintcr a fait une élude sur les huiles employées dans les transformateurs, et, en particulier, sur l'influence de l’humidité contenue par ces huiles. Il a trouvé que la présence de o,o4 °/o d’humidité abaisse de moitié la rigidité diélectrique. S’il y a beaucoup d’eau, celle-ci se dépose au fond du récipient ; s’il y en a peu, on reconnaît son existence au pétillement que l'on entend en plongeant une lige de fer rouge dans l’huile. La rigidité diélectrique d’huile sèche, mesurée entre deux boules de 12 millimètres de diamètre, doit être supérieure à 3o 000 volts pour une épaisseur de 4 millimètres: sa valeur ne doit jamais descendre en dessous de a5 000 volts. On dispose des moyens suivants pour supprimer l’humidité :
- ï° Séparation mécanique par dépôt ou par action centrifuge. Ce procédé est recommandable pour commencer l’épuration tic l’huile, avant d’appliquer un procédé plus parfait ;
- a" Séparation par diffusion dans un diaphragme. Ce procédé est un peu grossier ;
- 3° Séparation électrostatique par suite des valeurs différentes de la constante diélectrique de l’eau et de l'huile et des valeurs différentes de l’atiraction qui en résultent dans un champ statique. Ce procédé
- 4° Chauffage au moyen de résistances ou d’une iusufllalion d’air chaud à io5° ou no0. l.n échauffe-menl prolongé provoque souvent une décomposition de l’huile ;
- 5° Chauffage à 4o" ou 5o° dans un four à vide. Procédé long et dispendieux;
- 6° Procédé chimique par adjonction d'un anhy-drate. f.a Cle Westinghouse emploie de la chaux. Après déshydratation, on épure l'huile dans un filtre à sable. C est le procédé Le meilleur et le plus économique, qui esta recommander après l’application du 2e procédé.
- IL IL
- BREVETS AUTRICHIENS ET ALLEMANDS Q)
- Brevets délivrés en Autriche.
- Classe ai f. — Davy (W.-F.). — Dispositif et réglage pour lampes à arc. — Le réglage est produit par la dilatation et le raccourcissement d’un fil parcouru par le courant : l’une des extrémités de ce fil est fixe, et l’autre entraîne le dispositif de réglage. — Brevet n° 22167.
- Classe 21 f. — Kortirg et Mathiessen. — Lampe à arc avec charbons placés cale à côte. — Le mouvement axial des charbons nécessaire pour l’allumage est arrêté par le mouvement latéral de ceux-ci. L’armature d’un électro-aimant est reliée pat une tige à l’économiseur qui sert de g issière aux deux charbons inclinés : cet économiseur est soulevé ou abaisse, et produit un éloignement ou un rapprochement des deux charbons. Les tiges qui servent de guides aux porte-charbons s’écartent plus des axes des charbons à leur extrémité supérieure qu'à leu. extrémité inférieure, afin que l’écartement des pointes des charbons augmente proportionnellement à la combustion des charbons. Ces liges peuvent même être coudées à leur partie inférieure de telle laçon que les deux porte-charbons soient brusquement éloignes l’un de l’autre quand les charbons sont brû-
- Classe 21 f. — Westinghouse Electiuc C°. — Lampe à arc. — La rotation progressive du mécanisme est réglée d’une part par la pointe du crayon de charbon qui brûle, et d’autre part par on organe (levier ou tige) disposé contré l'extrémité du porte-charbon et soumis à l’action d’un ressort. Ln outre,
- (') Communiques par le D> Fucus, MI biebensterngassc
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- Supplantent .'i L'Eclairage Electrique du 9 Févr
- col organe est soumis à l'action du noyau d’un solé-noïde traversé en série par le courant total de la
- Publiés le i11' janvier.
- Délai d’opposition: i"r mars 1907.
- Classe 2 t f. — Schôjnu\u>Kn (P.). — Dispositif de connexion pour lampes à incandescence à plusieurs filaments. — A l’une de leurs extrémités, tous les filaments sontreliés d’une façon permanente au culot de la lampe et connectes ainsi à l’un des pôles du circuit ; les autres extrémités sont, reliées à des contacts distincts séparés les uns des autres et isolés du culot de la lampe. L’invention consiste en ceci : le socle de la lampe contient une enveloppe métallique en contact avec le contact d’un des filaments et un bouton de contact à ressort en contact, avec le contact de I autre filament ; une plaque de contact disposée entre le boulon et le couvercle annulaire de l’enveloppe tourne, lorsqu’on visse la lampe, de façon à mettre en circuit d’abord le premier filament, puis le deuxième filament cl enfin les deuxfilaments en série.
- Classe 21 f. —Yeueixigxe Elektricitats Oesells-chaft. — Procédé pour préparer des flaments métalliques de lampes à incandescence. — Comme adjonction au brevet a3g/|8, les inventeurs décrivent un mode
- de fabrication dans lequel on recouvre de tunsgtène ou de molybdène, un filament de charbon contenant du tungstène et du molybdène au lieu de recouvrir un filament de charbon pur.
- Classe 21 f.— Polttschf.r et C°, et Hoc.hstrate (M.). — Lampe à incandescence avec coupc-circuits fusibles. — Le culot de la lampe à incandescence cl celui du coupe-circuit fusible sont disposés de telle façon que le bord supérieur du dernier soilassezprofondément enfoncé au-dessous du bord supérieur du premier pour que le coupe-circuit fusible 11c portepas d’ombre sur 1 espace à éclairer. Le noyau eu porcelaine porte des tours permettant le passage des conducteurs de jonction. La fixation du noyau en porcelaine est assurée par quelques vis.
- Classe 21 f. — Chiffard (P.-H.). — Lampe à incandescence électrique. — Un conducteur composé de particules libres est placé d’une façon aussi serrée que possible dans un tube transparent résistant à la chaleur et un conducteur, tel que le quartz : aux extrémités de ce tube, des pièces en métal bon conducteur assurent un bon contact avec les particules contenues et pressées dans le tube.
- Publiés le i5 janvier.
- Délai d:oppnsifi.on. : t5 mars 1907.
- Classe 21 f. — Lux (J.). — Procédé pour préparer
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- Depuis le 27 novembre dernier la durée de vali-d’Orléaus délivre aux conditions de son tarif G. \. calculée sans tenir compte des dimanches et jours durée de validité primitive des billets que dans les moyennant paiement d’une surtaxe, pour chaque pro-
- Pour uu billet d’aller et retour de Paris-Quai male est de 9 jours, pris le mardi n décembre 190O. reporté au 20 décembre inclus, au lieu du 19 inclus
- POUR LA 1'* PROLONGATION de ce même billet
- le dimanche a3 et le mardi ah jour de Noël ne
- ENFIN,1'POUR LA 2- PROLONGATION (5 jours) le délai d’expiration du billet se trouvera reporté au
- 3o décembre et le mardi r«r janvier n’étant pas comptés.
- Chemins de fer de Paris-Lyoïi-MéditifiTanée
- BILLETS D’ALLER et RETOUR COLLECTIFS dH», 2e et 3' CLASSES
- Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’eiïecluer un minimum de parcours simple de iôo kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de ire, 2e et classes pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphaël-Valescure, Grasse, . Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de qnalre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un sup-.plcment de 10 °/o •
- ARRÊTS FACULTATIFS Faire la demande de billets quatre jours au moins à f avance à ia gare de départ.
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- des filaments de lampes à incandescence en tungstène ou en molybdène. — Du bioxyde de tungstène ou du sesquioxyde de molybdène est trituré avec une solution ammoniacale en une masse plastique avec laquelle on forme des filaments métalliques.
- Classe 21 f. Lux (J.). — Procédé d’égalisation pour filaments incandescents de lampes électriques en (urujsfène ou en molybdène. — Des matériaux constituant le filament lui-mème, on forme des composés halogènes servant à l’égalisation, que l'on met en contact avec le lilamerit chaude. Quand on remplit de ces halogènes la lampe évacuée, il se produit pendant rincandcsecncc du Marnent une égalisation du lilament.
- Classe 21 1. ---- ÂLLGEME1NE KlERTRICITATS ÜF.SELLS-
- chaft. — Dispositif d’allumage pour lampes à vapeur de mercure et appareils semblables. — L’action d’un électro-aimant qui rompt le contact métallique des électrodes est renforcée par une résistance mise en parallèle avec la lampe pendant l’allumage, et dont le circuit est rompu après l’allumage.
- Brevets demandés en Allemagne.
- Publiés le i3 décembre.
- Délai d’opposition: i3 février 1907.
- Classe 21 f. — Heine (O.). — Dispositif de réglage à cordelette pour lampes à arc.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
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- aux voyageurs partant de Paris pour rejoindre l’itinéraire
- Classe 21 f. — Kuzel (H.). — Procédé pour préparer des filaments de lampes à incandescence en chrome, manganèse, molybdène, uranium, tungstène, vanadium, tantale, inoliam, titanium, thorium et zirconium.
- Classe 21 f.— Kuzel (IL). — Procédé pour préparer des filaments de lampes à incandescence au moyen de colloïdes des métaux difficilement, fusibles.
- Classe 21 f. — Allgemeine Kt.extrtcitats Oesells-chaft. — Electrodes de champ à arc.
- Publiés le i5 décembre.
- Delai d’opposition: iô février 1907.
- Classe 21 f. — Deutsche Gasi,i.eihlicht A.-G. — Procédé pour empêcher la soudure de filaments métalliques avec leurs supports.
- Classe 21 f. — koRTiNü et Matsiessen. — Lampe à arc à flamme avec plusieurs paires d’électrodes brûlant les unes après les autres.
- Classe 21 f. — Sladek (F.). — Lampe à arc avec système de réglage connecté comme un pont de Wheats-
- Publiés le 24 décembre.
- Délai d’opposition : 24 février 1907.
- Classe 21 f. —Siemens-Schuckert Werke. — Groupement en série de lampes à incandescence.
- Classe 21 f. — Blondel (A.). — Dispositif de réglage avec frein à air pour lampes à arc.
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- frêles du Carnaval, de Pâques, de : F la Pentecôte, du 14 Juillet, de
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- Supplée
- L'Eclairage Eleclriqi
- Classe ai f. — Deutsche Gasglüiiliciit A.-G. — Procédé pour plier à chaud, dans un gaz indifférent, des filaments qui sont cassants à froids.
- Classe ai f. — Deutsche GasglChlicht A.-G. — Filament en osmium-iridium pour lampes à incandescence.
- Publiés le S janvier.
- Délai d’opposition : S mars 1907.
- Classe 21 f. — Baugesellschaft fC'ir Ei.ertrische Anlagen A.-G. — Dispositif pour l'accrochage et le déplacement de lampes à arc et autres appareils d’éclai-
- Classe ai f. — Eebktrische Bogeslampb ünd appa-ratenfahrik.. — Suspension de lampes à arc.
- UATENFADRiE. — Suspension de lampes à arc (adjonction au brevet 11606.
- Classe 21 f. — Wemert (K.). — Lampe à arc avec électrodes munies de bords fusibles.
- Publiés le 7 janvier.
- Délai d’opposition : 7 mars 1907.
- Kôrting et Matiiiessbk A.-G. — Procédé pour fabriquer des électrodes de lampes à arc avec âmes spé-
- DIVERS
- Association amicale des Ingènieurs-Èlec-triciens. — Séance du 18 décembre 1906
- IJ* séance est ouverte à 1 li. i/'/J sous la présidence de M. Cancc, président.
- Sont présents: MM. Chaivmat, Chartier, Delafon, Delaux, Gobert, Grille, Guiard, Guilbert, Guillaume, Guiltard, Hérard, Isaac, Isbert, Lacauchie, I.affar-gue, L. Lévy, Maz.en, NeUon-Uhry,Parvillée, Rech-niewski, Robert, E. Sartiaux, Sausse.
- Sont admis comme membres titulaires :
- MM. Chaudy (Pierre), directeur des établissements français Aubert Grenier, 8, rue du Havre, à Paris ;
- Goisot(G.), constructeur d’appareils de chauffage électrique, 10, rue Bélidor, à Paris.
- Est acceptée ladémissionde M. DcIafon(Jacques).
- M. le Président prie M. E. Sartiaux de donner quelques indications sur les questions mises au concours par la Société industrielle d'Amiens pour l’année 1906-1907, et relatives aux applications de l'électricité, le programme de ce concours est le suivant:
- Société industrielle d’Amiens.
- « La Société industrielle d’Amiens a, dans son assemblée générale du a5 novembre 1906, mis au concours, pour l'année 1906-07, les questions qui sui-
- « Les prix seront décernés dans une assemblée générale extraordinaire.
- « Ces prix se composeront de sommes d’argent, de médailles d’or et de médailles d'argent. Les médailles pourront être converties en espèces.
- « Si une question 11’esl pas complètement résolue, il pourra être accordé, à titre d’encouragement, une récompense moindre que le prix offert.
- « Tout concurrent, par le fait même qu’il se présente au concours, s’en remet à l’appréciation souveraine de la Société, qui cniend déclinertoute responsabilité quant aux conséquences de ses jugements dans les concours.
- «Les étrangers sont admis à concourir, sauf pour les questions qui comprendraient une clause restrictive à leur égard. Mais tous les mémoires doivent être rédigés en français.
- « Les mémoires ne devront pas être signés. Ils porteront une épigraphe qui sera reproduite sur un pli cacheté contenant les nom, prénoms et adresse de l'auteur ou inventeur de procédés, et l’attestation que le mémoire est inédit.
- « Quant aux auteurs des appareils qu’on ne pourra juger qu’en les soumettant à des expériences suivies, ils devront se faire connaître en en faisant l’en-
- « Ces appareils devront fonctionner à Amiens, de préférence, ou sur un point de la région à proximité d’Amiens, dans un rayon de moins de 100 kilomè-
- « Les concurrents devront envoyer leurs manuscrits ou machines, franco, au Président de la Société industrielle, rue de Xoyon, 29, à Amiens (Somme), d’ici au Ier juillet 1907, termè de rigueur.
- Conditions générales.
- « Le Comité des Arts et Mécaniques n’examine, pour le concours, aucun appareil ni mémoire soumis en même temps à l’examen d’une autre Société industrielle ou déjà récompensés par l'une d’elles.
- « En ce qui concerne les appareils soumis à l’examen du Comité, et fonctionnant à Amiens ou dans la région, le Comité appréciera si les dispositions adoptées par les concurrents permettent un contrôle satisfaisant. Les frais nécessaires pour l'installation et le déplacement d’engins accessoires sont à la charge des personnes qui présentent les appareils. L’installation sera faite par les soins des concurrents eux-
- « Les mémoires qui ne contiendraient que des descriptions d’appareils ne sont pas admis au con-
- « Médaille d’or pour un générateur mécanique, chimique ou thermique d’électricité remplissant les meilleures conditions de rendement et d’économie.
- « Médaille d’or pour un perfectionnement appréciable apporté aux dispositifs mécaniques ou autres
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- Supplément à L’Eclairage Electrique
- déjà proposés pour prévenir les accidents du travail et améliorer les condition» d hygiène dans les établissements industriels, et spécialement dans ceux qui emploient des moteurs mécaniques.
- «Médaille d’or pour un frein dynamométrique simple et peu coûteux permettant de mesurer le travail absorbé par un outil ou. un métier quelconque commandé par courroie ou par engrenage.
- a Médaille d’or pour un circuit d’éclairage avec métal fusible, fondant sans arc durable, pour une intensité bien déterminée et supports mauvais conducteurs de la chaleur, interchangeable, mais facilement réparable, d’un prix d'acquisition peu élevé.
- a Médaille d'or pour un accumulateur remplissant les meilleurs conditions de rendement et de durée. T/accumulateur présenté devra être réalisé et non simplement à l'état d'étude ou de projet. 11 devra réaliser, des progrès sérieux sur tous les appareils déjà construits, notamment au point de vue de la capacité, du débit, de la rapidité de charge, du nombre de décharges qu'il peut subir sans démontage et surtout du rendement en énergie. Il devra en outre présenter des facilitésde démontage et de réparation.
- « Médaille d'or pour une lampe électrique à incandescence réalisant des progrès sensibles et pouvant être fabriquée pour toutes les tensions jusqu à 200 volts. La lampe fonctionnant sous sa tension normale devra avoir une consommation inférieure à 2 watts 5 par bougie et une durée supérieure à 5oo heures. Le pouvoir éclairant devra rester sensiblement le même pendant tome la durée de fonctionnement. Le concurrent devra présenter 3 lampes de chacun des types de 5, 10 et 16 bougies étalonnées pour une tension de 220 volts.
- < Médaille d’or pour la découverte et îa mise en pratique d’un nouveau procédé d'éclairage particu lier et industriel présentant un progrès notable sur les procédés connus. »
- Conservatoire National des Arts et Métiers.
- M. I.ûon Guu.let, ingénieur des Arts et Manufactures, docteur ès sciences, fera le dimanche 10 février, à 2 heures et demie du soir, dans le grand amphithéâtre du Conservatoire des Arts et Métiers une conférence publique sur ies nouvelles applications de l'électricité dans les industries chimiques et mélallurgi-
- du 11 l'Cvricr 1907
- qnes, avec expériences faites au four électrique.
- Le 1 7 février, M. Daniel Berthelot fera la conférence suivante: une usine électrique de 160000 chevaux, la station centrale de Saint-Denis.
- Le a 4 février, conférence sur les ballons dirigeables par le commandant Boijttiacx.
- Le 3 mars, Torpilles, torpnlleurs et sous-marins, par M. C11. Ferrand, ingénieur en chef de la Marine.
- Ce 10 mars, les traités du travail, par M. Arthur Fontaine, ingénieur en chef des Mines, directeur du Travail au Ministère du Travail.
- Le 17 mars, Traversées de la Seine par le Métropolitain, travaux sous l’eau : par M. F. Launay, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, professeur à l’École nationale des Ponts et Chaussées,
- BREVET A CÉDER
- Télégraphie sans jil.
- M. Fessrnden, titulaire des brevets ri06 32/1487, 324488, 32/i48ç), 824490, 3244,91, 324492, 32692b, 3.26949,3.41834, 340249, 343710, 35584i, 355842, 35843, désireux de développer l’application de son système en France, accorderait des licences d’exploitation; H céderait, au besoin, lapropriélé entière des brevets.
- Pour renseignements, s’adresser à \'Office de Brevets d Invention de M. Ch. Asri, Ingénieur-Conseil, 4i à 47, rue des Martyrs, Paris.
- faire paraître une petite brochure relative aux Instructions concernant les conditions d’ctablissement des INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES dans l’intérieur des maisons.
- Os Instructions sont extraites do la Série de Prix des travaux exécutés dans Paris (Gaz, Électricité, Lumière, Sonneries, Téléphonie, Acoustique, Paratonnerres, Ouvertures de portes) préparée par le groupe des Chambres syndicales du Bâtiment et des industries diverses, et lo Syndicat professionnel des Industries électriques.
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- , Page*.
- POINCARE (H.). — 'Etude du récepteur téléphonique......a2a
- ROSSET (G.). — L’éleetrolyse des mélanges.................................â34
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — L’application de la théorie des électrons àl’électrolyse, parE.-E. Fodrmeh
- Génération et Transformation. —Alternateur triphasé pour accouplement direct avec une turbine à
- vapeur (mite), par A. Kultiex.......................................................
- Sur réchauffement des bobines inductrices, par G.-A. Lister.................................
- Le moteur d'induction monophasé (suite), par Stii.l.....................................
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Sur la syntonisation des transmetteurs de radiotélégraphie, par M. Wiex. ..........................................................................
- Production d’oscillations électriques entretenues, par F.-K. Vreelakd.......................
- Télégraphie et Téléphonie. — Sur l’inductance et l’impédance des circuits télégraphiques et téléphoniques (suite), par J.-E. Yocng...................................................................
- Éclairage. — Nouvelle lampe au tungstène, par J. Allety. . . . ... . ....
- Nouvelle lampe à incandescence’ Helion, par Ii.-G. Parker cl ’VV.-G. Clark..................
- Nouvelle lampe à incandescence h filament métallique (brevet Zernig)........................
- Électrochimie. — Sur le fonctionnement des électrodes en aluminium, par G. Sciiolze. . . . ..
- Sur la décomposition de l’ammoniaque et la formation de l’ozone sous l’effet de la décharge silencieuse, par R. Pohe. .......................................; . .....................
- Mesures. — Surla mesure de la puissance dans les systèmes triphasés à conducteur neutre, par E. Orlicil Divers. — Propriétés des modifications'du sélénium sous-l’influence de la chaleur et de la lumicre, par P. Y’. ScHROTT................................................................................
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- s46
- 347
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- a5o
- 254
- a56
- NOTES ET NOUVELLES
- Sur les distributions d’énergie électrique h Londres....................................... ^
- Sur l’emploi des differents systèmes de freins sur les ch. de fer électriques. Congrès de Golumbus. . 99
- La ventilation des ch. de fer et des métropolitains souterrains.............................. r0^
- Bibliographie................................................................................I0g
- OERLIKON
- ^Représentation générale pour route la France des ATELIERS DE COMSTRUCTIOM OERLIKON *
- applications industrielles de l'électricité. /Machines-Outils à cornmande;élçpfriç
- Transports de force par l'çl e c tri ci té. rl—J- *-•L— - *' 1—1:‘“
- Ponts roulants et appareillage électriqu
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- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les distributions d’énergie électrique à Londres.
- L'EIektroiechnische Zeitschrift du 27 janvier publie une intéressante étude sur l’alimentation de la ville de Londres en énergie électrique.
- La commission royale, chargée de l’étude des conditions locales, a déposé ses conclusions relatives à la région comprise dans un cercle de 60 kilomètres de diamètre dont Londres occupe le centre. A l’heure actuelle 70 usines génératrices indépendantes les unes des autres fournissent l’énergie électrique nécessaire pour' les différentes applications : la société la plus puissante est VAdministrative Power C°. Les travaux de la commission montrent quelles économies considérables de capital et de frais d’exploitation, on pourrait réaliser en centralisant entre les mains d’une seule compagnie, toute la fourniture de l'énergie électrique .nécessaire à la région indiquée, et en adoptant le projet présenté à cet effet par la compagnie sus-énoncée. A l'heure actuelle, la valeur du capital immobilisé par kilowatt dans les différentes usines génératrices est en moyenne de 1275 francs. D’aprèsle projet de X Administrative Power L",.lc capital immobilisé par kilowatt s’abaisserait à a 10 francs par la création d’une vaste usine génératrice de 90000 kilowatts. Des différences analogues sont relatives aux frais d’exploitation. Le prix du charbon est actuellement compris entre 17 fr. 5o et 19 francs pour les usines génératrices situées dans l'intérieur de Londres: VAdministrative Power C3, au contraire,
- pourrait, par un emploi judicieux des transports par voie fluviale, utiliser du charbon qui lui coûterait seulement dix francs la tonne. De même tous les autres frais d’exploitation devraient être considérablement abaissés, de telle sorte que cette société pourrait livrer le courant à 7 centimes 5 par kilowatL-heure : le prix actuel moyen est de 4o centimes. Il faut tenir compte que presque toute l’cnergie électrique consommée à Londres dans des bâtiments publics est employé pour l’éclairage.
- Les chiffres qui précèdent, présentés à la commission compétente, ont produit une forte impression, et ont déterminé un mouvement en faveur de la demande de concession de Y Administrative Power O, bien qu'en Angleterre on soit toujours opposé par principe à tout monopole.
- Une autre société propose d'établir une usine génératrice à haute tension à Saint-Neots pour la fourniture de l’énergie électrique nécessaire à toutes les lignes de chemins de fer.
- K11 outre, plusieurs sociétés déjà existantes projettent de se syndiquer pour former un groupement puissant et exploiter en commun les régions desservies par elles.
- ün voit qu'il y a encore une grande incertitude dans les projets de concessions que le County Coun-cil doit examiner. Les industries existant dans la ville de Londres consomment d’ailleurs très peu d'énergie électrique ; le tableau 1 donne, à cet égard, quelques chiffres intéressants relatifs à différentes grandes villes.
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- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur *• Pierrier”.................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369........................................
- Pour le cuirassé *• République ” (groupes électrogènes de bord). . . .
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade. Lisbonne..........................
- Compagnie Générale pour l'Éclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai), . . .
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)....................
- Société d'Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). . .
- Compagnie des Mines d’Aniche................................................
- Port de Cherbourg...........................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle................................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans). . .
- Société Anonyme des Mines d'Albi............................................
- Société Normande de Gaz, d'Électricité et d’Eau.............................
- 'd’Artes?derVitry^ur-seineCet de Tunis). . P° . * US -S. - ° ’
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- Supplément 4 L'Eclairage Électrique du lù Février 190*
- 9*
- TABLEAU I
- et de manutention du charbon et, en outre, à une meilleure installation.
- TABLEAU III
- ADMINISTRATIVE USINES
- 90 000 kw. diepo- de 3000 W.
- « moyenne.
- l 360
- Dépenses en charbon par
- kilowatt-heure. . . j, 60 cent. fi,64
- Frab' rl’p’r plrnlfttïnTi pnr
- kilowatt-heure. 0.55 5,65
- tal par kilowatt-heure. 1,14 i3,5
- Un certain nombre d’ingénieurs ont indiqué qu’il serait] plus Tque suffisant, pour assurer le service des nouveaux réseaux de distributions, de donner des concessions à plusieurs nouvelles usines. On voit immédiatement combien ce système serait défectueux, puisqu au lieu de tendre vers une uniformisation devenue nécessaire, on s’en éloignerait au contraire d’autant plus que le nombre d’usines génératrices différentes serait plus considérable. Un outre au point de vue financier, il est facile de voir qu'un tel système conduit à des dépenses beaucoup plus élevées que le système de centralisation proposé par Y Administrative Power C". comme cela ressort nettement des chiffres du tableau II.
- La diminution importante du capital immobilisé indiquée par ce tableau est due à l’emploi de grosses turbines à vapeur, à l’établissement de constructions en fer, et à de faibles dépenses de fondations.
- La diminution des dépenses en cliarhon provient d’une part du meilleur rendement des grosses machines et de la plus facile alimentation en eau et en charbon, et d’autre part du fait que nff des usines actuelles sont situées dans la ville méme.
- La diminution des frais d’exploitation par .kilowatt-heure est due à l’emploi de turbines et d’installations modernes de déchargement, de chargement
- Les différents chiffres du tableau II ne sont nullement fantaisistes; ils ont été étudiés avec le plus grand soin. On voit combien l'établissement d’une grande usine génératrice centrale est plus économique que l'exploitation avec un grand nombre d’usines réparties en différents points.
- A côté de VAdministrative Power C° existeraient deux autres sociétés, destinées à fournir l’énergie électrique nécessaire à la traction. Ces sociétés seraient la Metropolitan Power C° et la North Metropolitan Power C\
- La nécessité d une plus grande uniformité dans l’exploitation est nettement mise en évidence par le tableau 111, relatif aux différentes usines actuelles.
- TABLEAU 111
- Nombre d’usines.
- Puissance’majenrie de chacune d’elles en k»v. 9920
- Nombre de machines 537
- Puissance moyenne do chaque machine (kw). 338
- Nombre des différences :
- Systèmes de production 35
- Tensions primaires 35
- 34
- Systèmes de distribution 27
- COMPAGNIE ELECTRO-MECANIQUE
- Société Anonyme au capital de 2 000 000 francs
- Siège social i LE BOURGET (Seîne), — Bureau à PARIS, 11, Avenue Trudalne
- MATÉRIEL. ÉLECTRIQUE
- BROWN, BOVERI ET CIE
- TURBINES A VAPEUR
- mm, BOVEIÎI-PARSONS
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- Supplément à L'Eclairage Eiectrigue du iG Février 1907
- JEUMONT
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capital de 20 millions
- SIÈGE SOCIAL :
- 0 SI,
- SI, Avenue de l’Opûra
- PARIS
- Agence à LYO N
- pour Je Sud-Est :
- SOCIÉTÉ de CONSTRUCTION
- ÉLEBTBIÇÜE
- 67, rue Molière
- LT O Jî
- Moteurs
- Dynamos
- CABLES
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 Février 1907
- Il ne s’agit ici, bien entendu, que des installations I sation sont devenues nécessaires, uffectées au service public et non pas d’installations La situation actuelle est résumée par le tableau I\ . privées. On voit que la centralisation et i’unii'oriui- | E. B.
- TABLEAU IV
- SOCIÉTÉ üSt,E NATURE DU COURANT TENSION PUISSANCE DES MACHINES
- Clyde Valley Electrical Power Co. 1. Yoker. 2. Motherwell. 5o pér., 10 000 v. Courants triphasés, Mo v. a turbodynamos do 3 ooo kw.
- Fife Electric Power Co. . . . Dunfermlinc. Courants diphasés, 3 000 v'. iiov- iSïrkt.lScCacëCv:
- Lanca.hire Electric Power Co. . Hadclifle. C5Ô"f, .oSf’ C t t ’ h 4oo 1. ; courant /, turbodynamo. de , boo kw.
- Midland Electric Corporation for Power Distribution. Ockcr Hill. -j 7o0P0h“&' continu, 5oo v. i dynamo à vapeur de i ooo kw.
- Power Supplv Co. . . . W 11 H Courants triphasés, io pér., 10 750 v , 3o 000 v. a°4U„r,an5o„“c“o"; 1 |Ur^y“ln°^de II™ II] 1 kw.'' 3 P
- orth Metropolitan Electric Power Suppiy Co 1. Herlford. 2. Brimsdovvn. 3. Willeaden. Courants triphasés, 2.30 V. t dynamo à vapeur de 2 3oo kw. 1 g^oui
- North Wales Electric Power and Traction Co Beddgelert. Courants triphasés, 5o pér., 10000 v. Courant continu. 4 dynamo, à vapeur de 5oo kw.
- Scottish Central Electric Po- r , i Courants diphasés, Larbcrt- ) 5o pér., 3 000 v CT'.raib tnphdbL,,
- South Wales Electrical Power Distribution Co 1. Pontypridd. 2. Bridgend. ^diphasés, 60, 5o et Courant alternatif et Mo™. et ?aoo T \ y — P 3ookw.
- Yorkshire Electric Power Co. . Tornhill. 5opér., ioooov. 5oo v. ; courants triphasés, hoo v. ^"vï.rri’.Sk’J;0"1"'"
- ' Electric Power Co. . . . 2. BishopAuck- 3. Consclt. Courants triphasés, et 22 000 v. : alternatif,âopér.aaoov. Co 4 tnrbodynamos de I o.o kw
- GENERAL ELECTRIC
- (Lucien ES PI R,
- iibis, Rue de
- VENTILATEURS ÉLECTRIQUES
- DE FRANCE L"
- Administrateur délégué)
- Maubeuge, PARIS
- COURANT CONTINU
- Aspirateur!
- Appliques,
- Eté.
- OU ALTERNATIF
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- Influence de la quantité de vapeur consommée sur la teneur en eau delà vapeur.
- M. Burklev a fait sur ce sujet des expériences dont YElektrotechni/c and Maschi/ienbaa du i3 janvier indique les résultats. Cet auteur a employé une chaudière à vapeur du type marin, contenant normalement 9000 kilogrammes d'eau : la surface de chauffe était de 35 mètres carrés et la quantité d’eau vapo-porisée par heure s’élevait à 386 kilogrammes. La vapeur était utilisée dans une turbine Parsons entraînant, à la vitesse de rotation de 4 800 tours par minute, un alternateur diphasé à 200 volts. L’auteur a déterminé la consommation de vapeur de la turbine pour différentes charges du générateur et la teneur en eau de la vapeur, celte dernière mesure étant faite au calorimètre. 11 a trouvé que, pour une consommation de vapeur de
- 124, 323, 4oi, /| 1 o kilog. à l’heure, la teneur en eau était, en °/<?, de
- 0,72 1,47 i,,6o 2,18 %•
- On voit donc que la teneur en eau de la vapeur croît avec la quantité de vapeur consommée, comme on pouvait s’y attendre : au moment où une forte charge se produit, on a constaté que la teneur en eau de la vapeur est beaucoup plus élevée que quelques minutes après cette élévation de charge.
- La vapeur devient pou à peu plus sèche, mais la teneur en eau est toujours plus grande qu’aux faibles charges.
- E. B.
- Moteurs à gaz à aspiration système Scîiar-rer et Gross.
- Ce moteur fonctionne suivant le cycle à quatre temps : il a été établi de façon à permettre une visite facile et un nettoyage aisé de toutes les parties. Le moteur de 4o à 60 chevaux a un diamètre de cylindre de 4io millimètres, une course de 55o millimètres, un volant de 3 mètres de diamètre pesant 4000 kilogrammes : la vitesse de rotation est de 180 tours
- Le bâti de la machine forme une seule pièce venue de fonderie avec le cylindre ; la surface d'appui sur la fondation est très large. Le cylindre de travail est amovible et est rapporté dans la chemise à eau venue de fonderie avec le bâti : la dilatation peut se produire librement. La chambre de compression est reliée à l’air libre par un petit robinet, de façon à ce que Ton puisse expulser la poussière ou l’huile brûlée. Le mélange des gaz constituant la charge est assuré par une soupape automatique qui règle en même temps la section offerte au passage de l'air et la section d'admission des gaz. Un régulateur détermine la proportion du mélange. Le cylindre admet d’abord de l’air pur, pour éviter toute explosion prématurée ; le combustible n’est introduit dans le cylindre que pendant la dernière partie de la course. La compression conserve la même valeur à toutes les charges. L’allumage électrique peut être réglé à la main, pour enflammer plus ou moins tôt les gaz tonnants. Le démarrage est effectué au moyen d’air comprimé.
- Ces moteurs peuvent fonctionner indifféremment, sans modifications, en étant alimentés au moyen d’essence de pétrole, de benzol, d’alcool carburé ou de gaz. Dans les petits moteurs, le réglage est effectué par étranglement; les grosses machines sont réglées par la durée de soulèvement plus ou moins longue de la soupape d’admission. Dans ces dernières, l’admission est donc variable, mais la composition du mélange est invariable.
- E. B.
- TRACTION
- Surremploi de différents systèmes de Ireins sur les chemins de fer électriques.
- Les rapports présentés au congrès international de Milan sur les freins applicables aux tramways (') ont attiré l’attention des ingénieurs qui s’occupent de cette question et déterminé en Angleterre et en Amérique la publication d’un certain nombre d’études. (*)
- (*) Éclairage Électrique, t. XLYJII, 3g sept. igo6, p. n5.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BV | M
- L’ACCUMULATEUR I U U U K
- Société Anonyme, Capital 1600 000 Francs
- Siège Social : 8i, rue Saint-Lazare, Si — PARIS USINES: 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
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- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Yffle. — NANTES, 7, rue Scribe, — TOULOUSE, 62, me Bayard. — NANCY, a**, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE:
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy. TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du iG Février 1907
- A la réunion trimestrielle de la c< Street Raihvay Association », M. (iiîahau a indiqué'fe? résultats d'expériences effectuées à Buffalo. Trois types de voitures sont employés dans cette ville avec différents systèmes de freinage. La plus lourde des voitures équipées d’un frein â main pèse 11 tonnes et contient 34 voyageurs. Le frein à main agissait primitivement par une chaîne double sur la timonerie, mais on a éprouvé, particulièrement en hiver, des difficultés pour lé freinage k la main : la chaîne double a alors été remplacée par une chaîne simple, les sabots antérieurs ont été reliés aux sabots postérieurs par un dispositif égalisateur.
- Les voitures munies d’un frein électrique sur résistances et d’un frein à main comme frein de secours pèsent 14 tonnes et contiennent 4o voyageurs : le freinage électrique était souvent défectueux et l’on a dû remplacer les résistances en bandes de fer par des résistances en grilles de fonte. Ces voitures fonctionnent sur des rampes à !\ °/0. Les voitures urbaines pesant i4 à a5 tonnes sont munies de freins à aîr comprimé et de freins à main : l'air comprimé a une pression de 3,f» à 5 kilogrammes par mètre carré, suivant le poids de la voiture. Les voitures pour le service éloigné pèsent 27 tonnes, contiennent 48 personnes, et sont établies pour une vitesse maxima de 80 kilomètres à l’heure.
- M. Williams a fait une étude sur les systèmes de freinage dans les trains à plusieurs voitures. Le système multiple exige des freins fonctionnant rapidement et d'une façon efficace, et les freins à air comprimé sont ceux qui semblent le mieux répondre aux conditions du problème. Il y a lieu de prévoir un dispositif de sécurité tel que les freins soient serrés automatiquement en cas d’une rupture d’attelage. En outre, il faut placer sur chaque voiture un frein de secours avec réservoir à air particulier et une conduite spéciale reliée â la conduite principale par 1111 robinet â trois voies. En cas de diminution brusque de pression dans îa conduite principale, le frein de secours fonctionne de lui-même.
- Pour les trains de deux ou trois motrices, un système de freins automatiques est inutile. La valve principale est uianceuvrée par un robinet gradué. Le
- système â une seule conduite a sur le système à double conduite (avec conduite auxiliaire) a l’avantage que les compresseurs des voitures individuelles fonctionnent indépendamment l’un de l'autre.
- Pour les trains de plus de quatre voitures, on emploie généralement un système analogue au frein Westinghouse. Il doit y avoir toujours un réservoir auxiliaire d’air comprimé ou un compresseur auxiliaire. Sur la locomotive électrique, il doit y avoir, outre le réservoir principal placé sur la machine, des réservoirs auxiliaires disposés sur les voitures de remorque, mais la locomotive doit pouvoir aussi être freinée indépendamment des voilures. Si l’on emploie le système électropneumatique Westinghouse, il faut y adjoindre un frein de secours à air comprimé automatique indépendamment du premier. Le système électropncumatique est supérieur aux autres au point de vue du rendement (quantité d’air comprimée absorbée).
- Hi:nter a indiqué les différences existant entre les divers systèmes de freins. D’après lui, cette différence réside dans la durée de freinage nécessaire pour que les sabots aient effectué leur course complète. L'avantage des freins puissants réside non seulement dans la diminution des accidents, niais aussi dans l’augmentation de la vitesse moyenne de service, à cause de la rapidité des arrêts. La durée moyenne de freinage, nécessaire pour amener les sabots de frein au contact, s’élève de 1 1/2 à 2 1/2 secondes; avec le frein à air comprimé, elle n’esl que de 1/2 à 3/4 seconde ; le frein électrique n'exige qu’environ i/4 seconde pour son fonctionnement. Pour des vitesses supérieures à i5 kilomètres à l’heure, il est bon de n’employer que des freins puissants. Des expériences fuites sur des freins à main ont montré que, pour produire un effort de freinage de 200 kilogrammes sur la chaîne, l’effort qu'il faut faire sur la manivelle est variable suivant l’état de la chaîne et la résistance de la tige de commande. Pour un effort de 10 à 22 kilogrammes sur la manivelle, 5o °/0 environ sont perdus dans les résistances. Le jeu existant entre les sabots de frein et les bandages ne doit pas excéder 3 millimètres.
- C. OLIVIER ET CIE
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- Supplément, h L’Eclairage Electrique du i6 Février 1907
- M. Collixs a parlé à la « Street Railway Association » des freins magnétiques sur rails. Sur une pente de i4 °/o, une compagnie emploie des voitures de 5 tonnes munies d’un frein à main et d’un frein magnétique sur rails, Les voitures plus lourdes sont munies de freins à air comprimé dans lesquels les cylindres de freins portent une tige double qui, en cas de rupture d’attelage, provoque le freinage automatique.
- M. Fox a résumé les rêsultais d’expériences obtenus avec différents systèmes de freins en Europe. Les freins ordinaires à main et les freins puissants produisent trop d’arrêts brusques et un patinage des roues. En Angleterre, on a employé souvent des freins magnétiques sur rails, avec lesquels les roues ne sont pas amenées à patiner, et qui ont donné d’cxcellent3 résultats. Dans les essais effectués eu lyob à Londres, on a pu obtenir avec ces freins un ralentissement de 11 kilomètres à l'heure (3 mètres par seconde). L’emploi de sabliers, qui généralement ne fonctionnent pas automatiquement, ne donne pas une garantie absolue contre le patinage sur des rails gras.
- Les expériences faites à Londres sur des voitures
- de i/j,t) tonnes
- donné les résultats suivants
- La supériorité du frein magnétique sur rail, par-
- ticulièrement lorsque la voie est grasse, semble donc nettement marquée. Pour des vitesses inférieures à 4 kilomètres à l’heure, ce frein n’est pas efficace à cause de la trop faible intensité du courant produit par les moteurs fonctionnant en génératrice. Avec des freins sur rails, il faut toujours employer un frein à main comme frein de secours: les voitures de remorque doivent aussi être munies de freins à main. Les sabots de freins en fonte doivent être préférés aux sabots en bois dur à cause de leur plus faible usure.
- Pour les chemins de fer souterrains, particulièrement sur les pentes et aux arrêts, il est bon d'employer des freins à récupération; les moteurs doivent alors être munis d’un enroulement compound ou d’uue excitation séparée.
- M. Mormcy a communiqué à la « Municipal Tramway Association » de Londres les résultats peu favorables obtenus par la Cie Hurnloy en igo3 avec des freins sur rails. Ces essais ont montre que l’emploi de freins sur rails occasionnait souvent des avaries de moteurs par suite des pointes de courant trop fortes qui se produisaient. Le (rein mécanique sur rails (avec commande à la main) n'a été utilisé que comme frein de secours sur les fortes pentes : comme frein normal on employait un frein à main ; comme frein de secours, on employait un frein électrique à court-circuit. M. Fell a indiqué que, si l'on dimensionne convenablement les moteurs en vue de leur fonctionnement en génératrices lors du freinage, il ne se produit pas d’avarie du fait de réchauffement dû au courant de freinage. Les freins magnétiques sur rails permettent, particulièrement en combinaison avec des freins électriques, une vitesse moyenne plus élevée due à la rapidité des arrêts, Pour un effort de freinage de 2000 kilogrammes par électro-aimant et en employant quatre électro-aimants de freinage, une voiture de 18 tonnes n’exige que 1 Soo kilogrammes d'effort retardataire. En Angleterre, il y a environ 3ooo voitures en fonctionnement, équipées avec des freins magnétiques sur roues.
- M. Sayers a publié dans YElectrician une étude
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- Suppléz
- L’Eclairage
- sur les freins dans laquelle il montre que les freins magnétiques sur rails sont indépendants du poids de la voiture et du coefficient de frottement. Il arrive aux conclusions suivantes :
- i° Les freins à main ne doivent pas être employés comme freins de service pour les vitesses supérieures à 15 kilomètres à l'heure ;
- a0 Les freins puissants présentent l'avantage de fonctionner rapidement et d’exiger un faible espace de freinage. Il faut toujours leur adjoindre des freins de secours ;
- 3° Sur les voies accidentées, le frein magnétique sur rail peut avantageusement être employé comme frein de secours.
- A0 Pour les trains lourds, il y a lieu d'adopter le frein à air comprimé avec compresseurs automatiques ; pour les trains légers, on peut entraîner le compresseur d'air par un essieu.
- O. A.
- Le Congrès des tramways de Colombus.
- L’assemblée générale de l’union des tramways américains qui a eu lieu récemment a donné lieu à quelques communications que nous signalons briève-
- M. Clark a parlé de la pose des rails de tramways. On emploie généralement, pour les traverses, du bois de chêne tendre de i5 centimètres de hauteur et am,5o de longueur encastré dans une couche de béton. Sur les portions de ligne où il y a un trafic important, on emploie aussi des traverses e.n acier distantes de 2 ou 3 mètres et posées sur une fondation en béton. Une comparaison du prix de revient montre que, pour des traverses en bois, les dépenses s’élèvent à environ 6 francs par mètre courant, et, pour des traverses en acier, à 3 ou 6 francs par mètre courant. La durée moyenne s’élève à io ou iaans pour les traverses en bois et à 20 ans pour les traverses en acier : on voit que ces dernières présentent une supériorité nettement marquée. Le béton employé doit être de la meilleure qualité.
- M. Aldcbmax.'i parle également de la pose de la voie et de la pose des traverses. D’après lui, les dépenses relatives aux traverses s’élèvent au tiers environ des dépenses totales afférentes à la voie : il faut choisir soigneusement le bois (chêne et châtaignier) et le procédé employé pour son imprégnation. On peut employer pour celle-ci de la créosote, du chlorure de zinc, du zinc et du tannin, du zinc et de la créosote, suivant Ja qualité du bois. La pose directe des rails sur le béton est rarement employée. Les traverses en acier sont avantageuses quand le prix du bois est majoré de io à 20%. Dans l'Amérique du Nord, il y a actuellement 400000 kilomètres de voies posées sur des traverses, dont le nombre atteint 600 millions : pour une durée moyenne d’environ huit années, il faut renouveler par an 82 millions de tra-
- verses. En imprégnant convenablement le bois des traverses, on peut élever à 16 années leur durée, au moyen de zinc et de créosote. Les traverses en béton durent environ 20 années, et les traverses en acier 3oannées environ. L’imprégnation des poteaux présente l'inconvénient d 'abaisser la résistance d’isolement de ceux-ci.
- M. Stoit parle des câbles à haute tension. On a installé depuis quelque temps des câbles établis pour une tension normale de 20000 volts : en mettant les transformateurs à la terre (connexion en étoile) on pouvait doubler à peu près cette tension. L’isolement du caoutchouc est recommandable dans le sol humide, et particulièrement pour les câbles sous-marins, or les câbles au plomb avec isolant au papier deviennent inutilisables lorsque l’enveloppe subit une avarie : pour les tensions supérieures à ao 000 volts, le câble au papier est inférieur au câble au caoutchouc. L’enveloppe de plomb constitue, dans les câbles souterrains, un danger permanent à cause des détériorations ducs à l’éleetrolyse : pour les feeders de retour, les connexions aux rails doivent toujours être isolées. Généralement, on ne peut pas se passer d’employer des câbles au plomb : ceux-ci ne doivent jamais être reliés à ia terre ; ie meilleur procédé à employer pour cela consiste à suspendre les câbles dans les regards ménages de distance en distance, et â les revêtir de plusieurs enveloppes d'amiante imprégnées de silicate de soude, des installations équipées avec des moteurs à gaz.
- M. Wnidsor indique les résultats obtenus dans des installations équipées avec des moteurs à gaz. A Boston, deux usines génératrices desservant des gaz ; 1 une d'elles, munie de gazogènes à aspiration, a une puissance de 7000 kilowatts; l’autre, avec des gazomètres, a une puissance de 975 kilowatts. La première de ces installations comprend deux moteurs Crossley, à simple effet, de 600 chevaux, comprenant chacun deux cylindres à quatre temps : la vitesse de rotation de ces machines est de 1A0 tours par minute : les génératrices à couranL continu directement relices sur leurs arbres ont chacune une puissance de 35o kilowatts sous 55o volts. La consommation totale de charbon s’est élevée à 0,68 kilogramme par cheval-heure pour une charge de 74 % ct a atteint o,85 kilogramme par cheval-heure à faible charge. Pour un prix de i5 francs la tonne de charbon, les moteurs à gaz réalisent une économie sensible par rapport à des machines à vapeur de même puissance. En outre ces moteurs présentent l'avantage que la mise en marche de l'usine peut être effectuée en une durée égale environ au quart de la durée nécessaire pour la mise en marche d’une installation à vapeur équivalente. En adjoignant à l’installation un appareil à acide carbonique, on peut abaisser la teneur de ce gaz de 7 "/o à 3,5 °/r. La consommation d'eau ne dépasse pas i/3 de celle à laquelle conduit une installation à vapeur équivalente (90 kilogrammes par ki-
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- Supplèr
- L’Éclairage Électrique du 16 Févrie
- lowatt-heure au lieu de 3oo kilogrammes).' La seule difficulté réside dans l’allumage : dans l’installation dont il s'agit, on employait un double allumage avec ( dynamo et batterie auxiliaire.
- M. Goodekough a communiqué un certain nombre de résultats relatifs au rendement des turbines à vapeur et des machines h vapeur sous différentes charges. Les chiffres qu’il a indiqués se rapportent à une installation de machines à vapeur avec dynamos à courant continu pour vapeur saturée, et à une installation de turbines à vapeur avec alternateurs fonctionnant avec de la vapeur saturée ou surchauffée, installation à' laquelle étaient adjointes des commutatrices. Les frais d’installation, y compris les cominutatrices, ont été de ao °/o supérieurs pour les puissances inférieures à 5oo kilowatts en courant continu ; pour les puissances plus élevées (i 5oo kilowatts et au delà), l’installation avec turbines à vapeur est moins coûteuse que l’installation avec machines à vapeur. Pour les frais d'exploitation, les dépenses fixes (intérêt, amortissement, entretien et renouvellement) ont été évaluées entre 17 et 19 % des frais d’installation. Il faut choisir le type de machines qui conduit aux .frais totaux d’exploitation les plus faibles. Les turbines à vapeur présentent, aux différentes charges, une allure plus uniforme de la courbe de consommation: la consommation la plus économique est généralement atteinte pour une charge égale à 120 % de la charge normale : pour les machines à vapeur, la consommation la plus économique est atteinte pour une charge correspondant à 90 0/o de la charge normale : ces chiffres s’appliquent à des unités d’une puissance supérieure à 1 5oo kilowatts. Dans les petites unités (au-dessous de 5oo kilowatts), la machine à vapeur présente le minimum de consommation entre 75 % et 100 °/o de la pleine charge.
- M. Andersok a indiqué les relations existant entre les frais d’exploitation pour différentes vitesses et la distance des stations, ainsi que le poids des automotrices. La consommation par tonne-kilomètre varie avec la vitesse moyenne utile, suivant la fréquence des arrêts. Pour une voiture de 18 tonnes avec deux moteurs de
- la General Electric de 4o chevaux (accélération 0,6 mètre-seconde par seconde), la consommation est de 80 watts-heure par tonne kilométrique pour une distance de 240 mètres entre les stations et une vitesse de 16 kilomètres à l’heure: pour une distance de 1 200 mètres entre les stations et une vitesse de 3o kilomètres à l’heure, la consommation n’est que de !\o watts-heure par tonne kilométrique : ces chiffres supposent des rails secs et en bon état. La consommation croit rapidement avec la vitesse, pour de faibles distances entre les stations : une augmentation de la vitesse au delà de 15 kilomètres à l’heure n’est pas à recommander dans ces conditions.
- M. Brikeerhoït parle des résultats d’exploitation obtenus sur les chemins de fer aériens. Depuis la mise en service du chemin de fer aérien électrique de Chicago, en 1893, les chemins de fer aériens de New-York, Brooklyn, Boston, ont été presque tous transformés et équipés électriquement. Les chiffres relatifs à ces différentes installations sont indiqués par le tableau suivant:
- fiseinent « Union Loop
- FABRIQUE D’ACCUMULATEURS
- D’OERLIKON
- Batteries de toutes puissances pour Stations centrales, Usines, Installations particulières
- “BATTERIES TAMPON”
- Batteries portatives pour l’Éclairage des Wagons, Tramways, Voitures, Bateaux Batteries légères pour Canots et Voitures électromobiles P. DE GDILLEBON, Ingénieur représentant, 15, rue de Châteaudun, ASNIÈRES (Seine)
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 16 Février I9°"
- est parcouru par i 776 trains par jour et par i63 trains dans l'heure la plus chargée : l’intervalle entre deux trains n’est que de 1 minute t/a sur chacune des quatre lignes qui se croisent en ce point.
- M. Robkrts parle du projet et du rapport des chemins de fer électriques dans des contrées peu peuplées. 11 donne les indications suivantes :
- i° Pour qu'une voie ferrée soit d’un rapport suffisant, il faut que la population atteigne au moins 000 à 600 habitants par kilomètre de voie interurbaine pour un trafic d’un train par heure pendant 10 à 12 heures par jour dans chaque sens;
- 20 La vitesse maxima ne doit pas dépasser 4o à ho kilomètres à l’heure, pour quatre stations par kilomètre ; la vitesse moyenne n’est alors que de 12 kilomètres à l’heure. Si la distance entre les 'stations augmente, les conditions se modifient d’une façon correspondante ;
- 3° Les courbes, rampes, etc., doivent être aussi faibles que possible pour de faibles trafics et des trains lourds, à cause des variations de charge trop importantes qui en résulteraient à l’usine génératrice chargée d’alimenter la voie ;
- 4° En ce qui concerne le choix du système, l’équipement monophasé entraîne des frais peu élevés pour l’installation de la voie et des ports de transformation; l'équipement des automotrices est, par contre, assez coûteux et relativement lourd ; malgré
- tout, ce système est à recommander quand il s’agit d’une ligne à laible trafic : la valeur de la tension de transmission doit être choisie aussi élevée que possible pour que les pertes ohmiques soient aussi faibles que possible ;
- 5° En ce qui concerne l’équipement des automotrices, les freins, etc., il faut prévoir tout très largement. De même dans le projet de l’usine génératrice et des sous-slalions, il faut prévoir d’importantes réserves.
- O. A.
- La ventilation des chemins de fer et métropolitains souterrains.
- Le développement des métropolitains souterrains entraîne des questions de salubrité qui préoccupent à la fois les hygiénistes et les ingénieurs. Dans cef ordre d’idées l’Eclairage Electrique a rendu compte des éludes poursuivies à New-York, pendant six mois, par le D1- Soper(1) dans le but de reconnaître si, en étendant le réseau conformément aux prévisions, on n’aurait rien à en redouter au point de vue de l’hygiène publique. Ces questions ont aussi préoccupé plusieurs ingénieurs français et M. C. Birault leur a consacré, dans la séance du 18 janvier 1907
- 0 Éclairage Electrique, tome XLVU, a juin 1906, page
- 334.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- dite des billets d’aller et retour que la Compagnie d’Orléans délivre aux conditions de son tarif G. V. n° 2, de toute gare à toute gare de son réseau sera
- périodes de prolongation supplémentaire accordée
- Exemple :
- Pour un billet d'aller et retour de Paris-Quai d’Qrsay à Agen (055 kilomètres), dont, la validité normale est de y jours, pris le mardi 11 décembre 190O,
- POUR LA p° PROLONGATION de ce même billet (5 jours) le délai d'expiration se trouvera reporté au
- ENFInJPOUR LA 2° PROLONGATION (5 jours) le délai d’cxpiratiozi du billet se trouvera reporté au 3 janvier inclus, au lieu du 29 décembre, le dimanche 3o décembre et le mardi 1e1' janvier n’étant pas
- Chemins de ter île Paris-Lyon-Méditerranée
- Stations Hivernales lice, Ganies Jenton,ete.)
- BILLETS D’ALLER et RETOUR COLLECTIFS de 1", 2* cl 3' CLASSES Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au lb Mai, la Compagnie délivre, dans tontes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de tho kilomètres, aux familles d’au moins Lrois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour colfectifs de i,e, 2e et 3" classes pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyèresettoutes les gares situées entre St-Raphaël-Valcscure, Grasse, Nice el Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3° personne, la moitié de ce prix pour la 4“ Cl chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de i5 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 °/0.
- ARRÊTS FACULTATIFS Faire la demande de billets quatre jours ou moins à l'avance à la gare de départ.
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- L'Éclair
- de la Société des Ingénieurs Civils, une élude très inléressante dont nous donnons le résumé sommaire :
- Ce qui caractérise les métropolitains vis-à-vis des tunnels de chemins de fer c’est qu'ils sont parcourus par des convois se suivant à intervalles très rapprochés, ce qui entraîne la présence dans les tunnels et aux stations de nombreuses personnes. Sur ces lignes à trafic intense la traction électrique est généralement employée.
- M. Birault a d’abord recherché quelles sont les causes de la viciation de l’atmosphère et de l’élévation de température.
- La viciation de l’air des tunnels est duc au grand nombre de voyageurs transportés journellement, et dont la respiration dégage dans l’atmosphère de l’acide carbonique et de la vapeur d’eau, ainsi que des produits organiques qui sont certainement toxiques, bien que leur nature soit encore mal connue.
- La présence constante d’un grand nombre de personnes dans les tunnels est aussi une des causes de Vélévation de la température.
- Mais, d’autre part, l’énergie dépensée pour la traction doit vaincre les frottements do roulement pendant la marche des convois, l’énergie dépensée pour accélérer la vitesse aux démarrages est absorbée par des frottements de glissement au moment des freinages.
- Tous ces frottements dégagent des quantités de chaleur considérables et c’est assurément là le facteur principal de l’élévation de la température.
- D’ailleurs la viciation de l’atmosphère et l'élévation de la température varient d’une façon tout à fait différente dans les diverses régions d’une même ligne souterraine. Elles ne sont donc pas produites par les mémos causes.
- Dans les tunnels des métropolitains on observe, d’une manière générale, qu’il va production de poussières. Elles proviennent en partie de l’usure produite par les frottements. Lorsque la voie est ballastée, la présence du ballast en augmente la quantité.
- Ces poussières métalliques et siliceuses très ténues peuvent rester en suspension dans l’air, forte ment agité au moment du passage des trains, et devenir ainsi l’origine d’affections des organes respiratoires.
- En ce qui concerne plus particulièrement l’élévation de la température, nous remarquerons que l’influence de la température du sol est plutôt régulatrice, puisqu’elle est inférieure à celle de l’air extérieur en été et supérieure en hiver, bien qu’elle varie un peu suivant les saisons, pour les lignes peu profondes.
- La limite de viciation de l'atmosphère des tunnels peut être fixée à ioo litres d'acide carbonique pour 100 mètres cubes d’air, d'après les indications des
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- L‘Éclairage éler.lriqt,
- hygiénistes. Cette proportion correspond à une quantité de 70 litres d’acidc carbonique d'origine respiratoire, l’air normal eu cou tenant environ 3o
- Il y aurait lieu de fixer une limite supérieure d'élévation de la température, d’après l'état hygrométrique de l’air des tunnels, et de préciser également quelle serait la plus grande différence admissible entre la température à l’intérieur des tunnels et celle de l’air
- Dans les métropolitains souterrains à trafic intensif, l’expérience montre que l’aération naturelle n’est généralement pas suffisante pour renouveler convenablement l’air des tunnels.
- On a compté souvent que les mouvements d'air produits par le passage des convois détermineraient des rentrées d’air pur par les couloirs d'accès des stations ou par des ouvertures spéciales ménagées à cet effet.
- Mais les convois ne déplacent pas l’air à la manière de pistons. Dans les souterrains à double voie, l'atmosphère reste à peu près stagnante. L’air chassé par la tête d’un convoi passe immédiatement à l’arrière, et, dans la section libre autour du train, on observe un courant d'air en sens inverse de la marche. Il se produit des mouvements d'air tourbillonnaires qui ont été analysés avec soin par MM. Albert Lévj et Pccoui dans les tunnels du métropolitain de Paris.
- Dans les tunnels à voie unique, avec une section transversale strictement suffisante pour le passage des convois, il y a bien un déplacement général de l'air dans le sens de la marche des trains, mais des mouvements tourbillonnaires analogues réduisent la
- M. Birault étudie ensuite quelles sont les conditions d'aérage et de ventilation des lignes métropolitaines de Londres, et de quelques grandes villes des États-Unis, — New-York, Boston, Baltimore, — pour terminer par les lignes métropolitaines de
- Lor>DREs. — On connaît les conditions d’aérage très défectueuses de l’ancien métropolitain à vapeur de Londres, chemin de fer à double voie normale, en tranchées et en tunnels, dont l’atmosphère était très viciée ; la traction électrique, adoptée depuis (*), y a
- Il existe a Londres, depuis plusieurs années, des lignes de tramways électriques souterrains ou tubes, situées généralement à une assez grande profondeur, et dont les stations sont desservies par des ascenseurs. Ce sont des ligues à.deux voies, chaque voie
- («) Voir Éclairage Électrique, tome X.LIV, 16 et a3 sept. iyo5, pages 433 et 456.
- ÉDITIONS DE “ L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE "
- CHEVRIER, G. Étude sur les Résonances dans les réseaux de distribution par courants alternatifs ; 2 fr. 50
- DUPUY, P. . La Traction électrique ; Un volume in-8° raisin de 545 pages avec 378 figures. Prix : broché.. . 12 fr. »
- GUARINI, E. . L’Electricité en agriculture ; Brochure in-4° de i4 pages. Prix 1 fr. 25
- KORDA, D. . . tin v La Séparation électromagnétique et électrostatique des minerais ; Iume in-8° raisin de 319 pages avec 54 figures et 3 planches. Prix : j 6 fr. » 7 fr. »
- NIETHAMMER F. Moteurs à collecteur à courants alternatifs. Un volume iu-8° raisin de 1B1 pages avec i38 figures. Prix : broché. 5 fr. »
- RIGHI, A. . . La Théorie moderne des phénomènes physiques ; Un volume in-8® carré de 136 pages avec 19 figures. Prix : broche. . . 3 fr. »
- TABLE DES MATIÈRES des 25 premiers volumes de “ l’Éclairage Électrique ” (1894-1901) 10 fr. »
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- L'Eclair
- se trouvant dans un souterrain distinct, de section circulaire, avec revêtement en fonte.
- La plus ancienne de ces lignes, celle du City and South London, a été ouverte à l’exploitation en 1890. Elle se trouve parfois à une quarantaine de mètres de profondeur. Le diamètre intérieur des tubes est de 3m,ao seulement. Aucune ventilation mécanique n'était primitivement prevue. Un ventilateur a été installé en 1902. Les conditions d’aération de cette ligne sont assez médiocres, la proportion d’acide carbonique atteignant parfois i/ji litres pour 100 mètres cubes d’air, avec des prises d’air effectuées entre 11 heures du matin et midi.
- Le Waterloo and City, ouvert k l’exploitation en 1898, est une ligne de 2 5oo mètres seulement; le diamètre des tubes est de 3m,66. Aucune installation de ventilation mécanique n’a été prévue, mais il est à noter qu’il n’y a pas de stations intermédiaires.
- Le Central London est une ligne de 9 600 mètres de longueur dont la direction générale va de l’Est à l'Ouest, de Shepherd’s Bush k la Banque, et qui dessert les quartiers du centre de la ville. Le diamètre intérieur des tubes est de 3m,45. Celle ligne est en certains endroits à 3r mètres de profondeur. Elle a été ouverte à l’exploitation en 1900.
- On comptait sur le mouvement des trains pour
- à la ventilation mécanique. Elle s’effectue pendant la nuit, lorsque le service des trains est interrompu. Toutes les portes des stations intermédiaires sont alors fermées; à la station terminus de la Banque seulement, les couloirs d’accès sont laissés ouverts. A l’extrémité opposée de la ligne, du côté de Shepherd’s Bush, on a installé un grand ventilateur de mine, du type Guibal, et faix1 est aspiré à travers tout le tunnel, depuis la Banque jusqu’à Shepherd’s Bush, avec une vitesse de 3 mètres par seconde. Le ventilateur fonctionne également pendant quelques heures au milieu de la journée, au moment où il y a peu de voyageurs. Les portes des stations sont alors maintenues ouvertes. O11 purifie ainsi l’atmosphère de la station terminus de Shepherd’s Bush et des tunnels voisins.
- On observe cependant des proportions d’acide carbonique élevées, et fréquemment supérieures k 100 litres pour 100 mètres cubes d’air. La température se maintient en hiver à 2O°,0 environ ; elle serait de 22°,8 en été.
- Les conditions d’aération sont donc encore assez médiocres, et, après une journée de trafic intense, l’air laisse beaucoup à désirer.
- La ligne du Gréai Northern and City, construite en 1904, a des tubes d’un diamètre bien plus grand (4m,88) car on avait primitivement l'intention d’y faire circuler des trains à gabarit normal. La partie souterraine la plus étendue a 4km,2 de longueur. Les tunnels ne sont pas ventilés, sauf à la station de Pool Street où un petit ventilateur électrique refoulant de
- d’affluence.
- Mous retrouvons de nouveau des tubes de petit diamètre (3“,5f>2) au Baker Street and Waterloo ouvert à l’exploitation l’année dernière. Chaque station est ventilée séparément ; on compte sur le mouvement des trains pour l’aérage des tunnels entre les
- Sur la ligne du Great Northern Pieeadilly and Broinp-ton, les tubes ont à peu près le même diamètre et l’aération est assurée par dix-neuf petits ventilateurs échelonné» le long de la ligne. Cette ligné a été ouverte à l’exploitation le i5 décembre iqoG.
- (A suivre.) J. N.
- DIVERS
- Installation d’éclairage, de chauffage et de cuisine électriques.
- L’hôtel de Moserbodcn, établi, dans la Kapruner-tlial, à t 968 mètres d’altitude, vient, comme l’indique ÏElektrotechnik and Maschinrnbaa, d’établir une installation complète d’éclairage et de chauffage électrique desservant tous les services de l’hôtel. L’usine génératrice consiste en deux turbiues hydrauliques Escher Wyss de i4o chevaux accouplées directement à des dynamos génératrices ; la chute d’eau utilisée présente une hauteur de 110 mètres.
- La tension d’alimentation est de 120 volts : tous les bâtiments et logements sont chauffés et éclairés k l’électricité ; la consommation d'énergie électrique pour le chauffage est par heure de 20 kilowatts-heure. Un grand nombre de prises de courant permettent d’employer différents appareils tels que réchauds, bouillottes à eau chaude, fers à friser, etc. Une distribution d’eau chaude, qui dessert tout l'hôtel, absorbe 24 kilowatts. La grande cuisine absorbe 27 kilowatts et contient 10 plaques chauffantes, 5 fours, 4 réchauds, 2 grils, etc. Le four à pain absorbe 12 kilowatts ; il possède une sole ronde tournante avec chauffage supérieur et inférieur. La petite cuisine contient 8 plaques chauffantes, un percolateur à café, etc. ; la consommation est de i5 kilowatts. La salle de buanderie, de séchage, etc. absorbe îy kilowatts : la lessive bout dans des lessiveuses électriques ; la salle de séchage contient quatre fours munis de ventilateurs pour la circulation de l'air. Tous les appareils de chauffage sont réglables et peuvent donner plus ou moins de chaleur. Comme on le voit par cette rapide énumération, il s'agit là d’une installation extrêmement complète et qui présente, par cela môme, un réel intérêt.
- E. B.
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- Êiédrique du
- ment à L‘Éclair
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité de manipulations et de mesures électriques et magnétiques industrielles, par H. Pécheux (•).
- A côté des excellents ouvrages qui ont été consacrés déjà à l’étude des méthodes démesuré il y avait place pour un livre plus modeste, rédigé dans un but exclusivement pratique et destiné aux milieux industriels. C’est ce livre que M. Pécheux vient d’écrire et l’on peut dire qu'au point de vue de l’emploi usuel son œuvre est tout à fait excellente ; ce livre utile, rédigé consciencieusement et avec clarté, est l’œuvre d’un bon professeur et d’un praticien de mérite. Une phrase de l’auteur, dans son introduction, montre bien, d’ailleurs, dans quel but ce livre a été écrit et quelle est sa réelle portée : « Tous les appareils que nous avons décrits, dit-il, ont été essayés dans notre laboratoire de l’Ecole d’arts et métiers d’Aix ; nous les avons étalonnés à l’usage de nos élèves de 3e année qui sont exercés à la pratique courante des appareils de mesures électriques industrielles. »
- L’ouvrage est composé d’une façon méthodique : La description des appareils et des méLhodes de mesures est précédée d’un énoncé succinct, mais précis, des unités absolues et des unités pratiques, conçu de manière à faire mieux comprendre comment on passe d’un système d’unités à un autre dans l’emploi des formules fournies par les appareils de mesure.
- La partie consacrée aux appai-eilsetaux méthodes est de beaucoup la plus importante, c’est aussi celle qui répond le mieux au but de l’ouvrage : en ce qui concerne les méthodes étudiées, l’auteur s’est, en effet, limité aux méthodes les plus pratiques, consacrées par l’expérience, et que l’on peut suivre avec un nombre restreint d’appareils et en supposant un laboratoire réduit au strict necessaire comme c’est le cas des laboratoires industriels. Chaque exposé de méthode est appuyé d’un exemple immédiat d’application donnant en détail l’installation des appareils et indiquant les précautions nécessaires pour que la lecture soit précise, ainsi que l'approximation sur laquelle il faut compter.
- Cette dernière partie tient plus que ne le pro-
- (<) Un volume in-i6 cartonné do 536 pages avec 189 figures. — J.-B. Baillière et ni.s, éditeurs, Paris. - Prix : 6 francs.
- mettaitle titre de l’ouvrage, car, en outre des mesures électriques et magnétiques, M. Pécheux a traité de la mesure électrique des températures que l’emploi des pyromètres thermo-électriques a rendu de pratique courante et on y trouve un dernier chapitre, intéressant et rédigé d'après des essais personnels, consacré au rendement lumineux (intensités lumineuses, consommation spécifique) des lampes électriques. R- D.
- Annuaire du Bureau des Longitudes pour l’an 1907 (<).
- Il est superflu de renouveler l’éloge de cet annuaire que connaissent tous les ingénieurs et tous les hommes de science. L’annuaire publié cette année est le cent-onzième de la collection, le premier ayant été édité en l'an V (1796-1797).
- L’annuaire de T.907 contient des tableaux détaillés relatifs à la métrologie, aux monnaies, à la géographie et à la statistique, ainsi qu’à la météorologie. Les données physiques et chimiques sont réservées à l’annuaire de 1908.
- Les notices publiées dans l’annuairé de 1907 sont dues à M. Bouquet de la Grte : Le diamètre de Vénus, et à M. Tl. Deslandres : Histoire des idées et des recherches sur le soleil. Révélation récente de l’atmosphère entière de l’astre.
- Manuel de l’apprenti et de l’amateur électricien (V1partie), par-H. de Graffigny (-)> .
- Cette V» partie, intitulée : L’éclairage électrique dans l’appartement et dans la maison, explique succinctement la production et la mesure de l’électricité, l’éclairage électrique par les piles, l’éclairage électrique domestique par les machines, l’installation de lumière sur secteurs, les installations d’éclairage particulières, et, enfin, le fonctionnement des lampes électriques portatives.
- 0) Un volume in-16 de qüo pages avec figures. — Gau-tiiier-Yillars. éditeur. Paris. — Prix: 1 fr. 5o,
- (3) Un volume cartonné de i3o pages, avec 68 figures
- dans le texte et 4 planches en couleur. — Brrnard-Ticnol éditeur, Paris. — Prix : 2 francs.
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- Tome L.
- Samedi 23 Février 1907.
- 14« Année. — N' 8.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- POINCARÉ (H.). — Étude du récepteur téléphonique (suite)................. ^5^
- VALBREUZE (R. de). — Les voitures pétroléo-électriques...................2(33
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. - - Sur l'ellct Zeeman dans de faibles champs magnétiques, par K. GemiCLE
- et 0. v. Baeyrr......................................................................
- Mesures du phénomène de Zeeman sur les raies bleues du zinc, par 1*. YY'kiss et A. Cotton.. Génération et Transformation. — Alternateur triphasé pour accouplement direct avec une turbine à
- vapeur (jin), par A. Ivolisen........................................................
- Le moteur d'induction monophasé (suite), par A. Snr.r....................................
- L'établissement de bobines d’induction (fin), par 0. Eudy et M. Eastham..................
- Transmission et Distribution. — Sur la capacité active des câbles de forte section et sa mesure au
- moyen de courant continu, par \. Kemaïcn........................................
- Télégraphie et Téléphonie. Sur l'inductance el l'impédance des circuits télégraphiques et téléphoniques (suite), par J,-15. Jouno......................................................
- Eclairage. — Détermination de l'intensité lumineuse horizontale moyenne de lampes à incandescence,
- par Hïdk et Cadï". .........................................................
- Résultats d'expériences effectuées sur des lampes Osram...........................
- Éléments primaires et Accumulateurs. — PerlccliouncrnenLs récents concernant les accumulateurs au plomb, par C.-T. Dôrr, AceüMei,ATonF:\- faeuuk A.-G., J.-fl. Robertson, L.-H. Fi.akdeiis, Dreihahdt, K.-G. IIood, J. La>dsimj...................................................
- 280
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- NOTES ET NOUVELLES
- Turbo-générateurs de 10000 kilowatts. — Installations électriques de Binghamton............
- Grille de chaudière à chargement automatique. — T.c point d’allumage dans les moteurs à gaz. Chemin de for monophasé deTergnior à Vnizy. — La traction électrique sur les chemins de fer
- Sur les roues en fonte. — T,a ventilation dns chemins de fer souterrains (suite)...........
- Appareil de mise en train actionné par l’électricité.......................................
- Les machines et les pompes à l'Exposition de Milan.........................................
- l»H rJ * m«ITl
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- à L’Éclairage Électrique
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Turbo-générateurs de 10000 kilowatts.
- La compagnie du « Brooklyn TransitRailvvay » a commandé à la Société Westinghouse cinq turbo-générateurs de toooo kilowatts avec tous les appareils accessoires et le matériel de réglage, de transformation et de conversion des courants produits par ces cinq unités.
- Au point de vue de l'encombrement, les turbines à vapeur de ces groupes sont d'un nouveau modèle. Leur longueur est de 7"\3o, leur largeur de 4,n,5o et leur hauteur de 3n>,65. Cela équivaut à une puissance de 38 chevaux par mètre carré occupé, pour la marche à charge normale, et à 06,7 chevaux par mètre carré pour la marche en surcharge. Au total, nn groupe électrogène présente une longueur d’environ i4m,ho ei occupe 0,0070 mètre carré par kilowatt à la charge normale, ou o,oo4ç) mètre carré par kilowatt pour la marche en surcharge.
- Les turbines sont établies pour une pression de 12 kilogrammes à la valve, ioc>° de surchauffe et un vide de 72om,5. Dans ces conditions, les machines peuvent fournir leur puissance normale d’une façon permanente avec un échaulfement de 35° centigrades, pour un facteur de puissance d’environ90 °/0. Kn cas d’avarie au condenseur, les turbines peuvent automatiquement fonctionner à haute pression et fournir leur pleine puissance à échappement libre. Ce résultat est obtenu par l’emploi d’une valve d’admission secondaire, de construction semblable à celle de la valve primaire, et rnanœuvrée par le régulateur de telle façon qu'elle intervient automatiquement quand
- la surcharge dépasse une certaine valeur. T/action de cette valve est d'augmenter la pression dans les differents étages de la turbine et d’accroître ainsi lu capacité de la machine.
- On peut modifier la vitesse au moyen d’un appareil agissant sur le régulateur et commandé électriquement depuis le tableau de distribution. Cet appareil permet de modifier de 3 à 4 % la vitesse de rotation de (a machine correspondante, pour l’accouplement en parallèle des alternateurs.
- L’alternateur est établi d'après le modèle ordinaire à inducteur tournant avec carcasse complètement fermée et ventilation fermée. Les courants triphasés sont produits sous une tension de 6 Goo volts ou de t t 000 volts suivant le groupement des phases des euro ulemcnts.
- Pour diminuer autant que possible l'encombrement on a placé les condenseurs à surface dans le sous-sol, ainsi que tous les appareils auxiliaires servant à la condensation. La salle des machines est ainsi bien dégagée.
- R. R.
- Installations électriques de Binghamton.
- La société «. Binghamton Lighl, Ileatand Power C° », a établis Binghamton (état de New-York) d’intéressantes installations électriques que décrit 1 ’Rlec-iricol World. La ville desservie a une population de 45 000 habitants environ et est située sur la ligne principale du Lackawanna Railroad. Deux rivières importantes, la rivière Susquchanna cl la rivière Cbenango, traversent cette ville et présentent d’excellentes conditions poiir l’établissement d’une usine
- CHAUVIN & ARNOUX, Ingénieurs-Constructeurs
- BUREAUX ET ATELIERS :
- 786 et 188, rue Champiormet
- BAIUS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- lions Concours: Milan, 1906. Grands Phiv : Paris, 1900 ; Liège, 1905.
- MfiDAtu,KS d’Or: Bruxelles, 1897; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- INSTRUMENTS pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
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- Supplér
- Éleclriq;
- >3 Févrie
- Traction Monophasée, système
- Westinghouse
- Principaux avantages de ce système
- SUR LE SYSTÈME À COURANT CONTINU
- Réduction des frais de premier établissement. Réduction des frais d’exploitation.
- Augmentation du rayon d’action d’une station centrale.
- Suppression des sous-stations avec commutatrices. Suppression du personnel dans les sous-stations. Diminution des pertes de ligne.
- Un plus bas potentiel aux bornes du moteur. Un contrôle plus économique et plus effectif.
- Un meilleur réglage du voltage et par conséquent un meilleur service.
- Moindre danger de décharges statiques pour les équipements.
- Absence absolue d'action électrolytique.
- Ce système a déjà été adopté par 15 chemins de fer ou tramways interurbains, en Amérique et en Europe, comprenant plus de 480 kilomètres de lignes ; la puissance totale des équipements pour ees lignes est de 65000 dix.
- Société Anonyme Westinghouse
- (CAPITAL: 25 000 000 FRANCS)
- 2, Boulevard Sadi-Carnot, 2 — LE HAVRE
- Siège social: 45, rue de l'Arcade, PARIS
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- Supplément à L'Eclairage Electriqi
- ai? Février 1907
- génératrice électrique. Celle-ci est située sur les bords de la rivière Susquchanna : le combustible, amené par une voie ferrée qui s’embranche sur la ligne principale, est déchargé dans une soute de 2 000 tonnes environ.
- La chaufferie contient trois chaudières Stirling à tubes d'eau de 375 chevaux chacune, établies pour tirage forcé. Elles sont desservies par des pompes d’alimentation Stilhvell Bierce et Smith Yailo. L’une des pompes est reliée à un réchauffeur Coehrane.
- La salle des machines comprend deux groupes générateurs de 5oo kilowatts. T,'un d’eux est formé par une turbine à vapeur et un turbo-alternateur de la General Electric C° ; l’autre est formé dune machine Corlisset d’un alternateur ordinaire. Les alternateurs produisent des courants triphasés à 2 3oo volts et 60 périodes. En outre, une machine à vapeur Bail cross-compound de C5o chevaux entraîne deux générateurs triphasés de 200 kilowatts, et une machine Bail tandem-compound de 275 chevaux est accouplée par courroie à une dynamo génératrice à courant continu de a5o kilowatts sous 5oo volts. Enlin, une excitatrice de 3o kilowatts est entraînée par une machine Buckeye, cl une autre excitatrice de même puissance est accouplée à un moteur d’induction à 2 3oo volts. L’équipement électrique est complété par un groupe convertisseur, formé d’une dynamo à courant continu de i5o kilowatts accouplée à un alternateur de 200 kilowatts : ce groupe fonctionne soit pour convertir le courant continu en courants triphasés, soit pour effectuer la transformation inverse.
- L'éclairage public est assuré par desdampes à arc envase clos à courant alternatif de 6,6 ampères reliées en série. Actuellement, il y a dix circuits desservant A35 lampes à arc et 448 lampes à incandescence. Une ligne triphasée dessert les minoteries deChetiango, quiemploientdes moteurs asynchrones. Le réseau à courant continu alimente cent moteurs à
- 500 volts. Les principaux circuits d éclairage et de forceinolrice sont à courant monophasé ; il y a environ 45o chevaux de moteurs monophasés en fonctionnement.
- R. R.
- Grille de chaudière à chargement automa-
- La compagnie « Hawley Down Draft Furnacc » de Chicago a établi un nouveau système de grille à chargement mécanique que décrit Y Elektroicchnik and \faschinenbcn1. En principe, l’appareil comprend une grille mobile en forme de chaîne sans fin placée dans le foyer lui-même: cette grille est composée d’un certain nombre de barreaux de fonte indépendants les uns des autres et maintenus entre des supports latéraux formant chaîne sans fin. On peut très facilement remplacer les barreaux abîmés par le feu, et.ee remplacement peut être effectué même sans interrompre le service. Dans le foyer sont disposées quatre plaques sur lesquelles tombent les cendres et les mâchefers : ces plaques sont disposées de telle façon que les cendres et les mâchefers toifibent dans un petit wagonnet mobile sur des rails. En avant du foyer est disposée une trémie à ouverture réglable au moyen d’une trappe.
- L’écartement des barreaux dépend de la grosseur du combustible que l’on veut employer : il est choisi de telle façon qu'environ 3o à 4o % de la surface totale soit disponible pour le passage de l’air. La combustion s’effectue à peu près sans fumée.
- E. B.
- Sur le point d’allnmagè dans les cylindies de moteuis à gaz.
- Imposition du point d’allumage dans les cylindres de machines à gaz présente une importance considé-
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- rable pour la puissance de la machine. Les pertes qui se produisent dans une machine à gaz ne résultent pas seulement d’une perte de calories due au refroidissement et aux gaz d’échappement, mais elles proviennent fréquemment d’un mauvais choix du point d'allumage des gaz tonnants dans le cylindre. L’étude de l’inslaut le plus propice pour l’allumage du mélange explosif semble, dans bien des cas, n’avoir pas été faite avec suffisamment d'attention malgré son importance.
- Tj Elektrotechnik and 1lasehinenbau résume les points principaux d’une intéressante étude faite sur cette question. Dans les types normaux de moteurs à gaz, on ne peut souvent pas éviter une stratificaion de la charge (gaz et air) lors de son entrée dans le cylindre. Un mélange intime et une répartition uniforme exigeraient l'emploi de dispositifs particuliers qui, abstraction faite du prix de revient, compliqueraient l'établissement et l’entretien de la machine et ne peuvent, par conséquent, être employés en pratique. Par suite de rexist.çnee de stratifications, certaines parties de la chambre de combustion sont remplies d’un mélange riche, et d’autres parties sont remplies d’un mélange pauvre. L’allumage de la charge ne s’effectue pas brusquement dans tout le volume, mais se produit avec un certain ralentissement. Il est arrivé qu’une étincelle produise deux explosions, .ce qui prouve nettement que deux couches bien dosées étaient séparées par une couche ininflammable.
- La position du dispositif d’allumage ne doit pas être choisie arbitrairement: elle doit correspondre à la forme et au type de la machine, ainsi qu'aux particularités de construction de celle-ci. K. B.
- TRACTION
- Chemin de fer monophase de Tergnier à Anizy.
- La Compagnie du chemin de fer d’intérêt local de
- Tergnier à Anizy (Aisne) vient de commander à la Société Westinghouse du Havre tout le materiel électrique pour la station génératrice et les automotrices de cette ligne qui doit être mise en exploitation le 1e1' Juin 1907.
- Ce chemin de fer, destiné à joindre Tergnier à Anizy en passant par Saint-Gobain, a une longueur totale de 3iknl,7oo. La voie est simple, au gabarit d’uu mètre et elle présente des rampes de 7 °/0.
- C’est sur ce tramway que se fera la première application en France de la traction électrique par courant monophasé à haute tension, système Westin-glioiise.
- Lastationcentrale, situéeà Saint-Gobain,contiendra deux alternateurs monophasés à inducteurs tournants de 3oo kilowatts, périodes, avec excitatrices en bout d'arbre. Ces alternateurs marchcrontà5ootours par minute eUseront commandés par courroie par des machines à vapeur de force correspondante, tournant à ia5 tours par minute.
- Le courant monophasé, produit directement à 33oo volts, sera distribué le long de la voie par un fil de trdlet en cuivre de 8 millimètres suspendu au moyen de pendules d’un câble d'acier supporté par des poteaux, suivant le système dit: caténaire simple.
- Le service sera assuré par des motrices pour les trains de voyageurs et par des locomotives pour les trains de marchandises.
- Les motrices à voyageurs seront équipées avec deux moteurs de 4o chevaux qui attaqueront les essieux des roues par simple réduction d’engrenages, elles pèsèronl en charge i3 tonnes, et pourront remorquer une voiture <le 7 à 8 tonnes.
- Les trains de marchandises pèseront l\o tonnes et seront traînés par des locomotives à double réduction d’engrenages qui auront la forme d’un wagon de marchandises et pourront porter un certain poids de marchandises. J. N.
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- Suppl*»
- L'Eclairage Electrique du 23 Février 1907
- La traction électrique sui• les chemins de fer de grande communication.
- M. Csep.u.vti a fait, à La Société des ingénieurs e architectes autrichiens, une communication sur l'application de la traction électrique aux voies ferrées.
- L'auteur passe d’abord en revue les avantages que présente la traction électrique par rapport à la traction à vapeur au point de vue de l'abaissement des frais d'exploitation, de l'augmentation de capacité, de l'économie de personnel, de l'absence de fumée, de la récupération sur les perles, etc. Les avantages sont surtout précieux pour des voies de chemins de 1er situées dans les Alpes.
- T. administration des chemins de fer italiens, encouragée par les bons résultats obtenus sur la ligne de la Valteline, a décidé d’étendre l’application du système triphasé à un certain nombre de régions, et, en particulier, au tunnel de San Giovi qui dessert la ville de Gènes. Sur celte voie, il s’agit de remorquer des trains de 45o tonnes sur une r? tripe à 35 °/00 à une vitesse de 45 kilomètres à l'heure. Les locomotives électriques doivent peser 60 tonnes. A l'heure actuelle, avec trois locomotives à vapeur de. 90 tonnes, on 11e peut, sur ce tronçon de voies, réaliser qu’une vitesse de i5 kilomètres à l’heure.
- Au point de vue de l’exploitation, l’adoption de la traction électrique présente de nombreux avantages en ce qui concerne la sécurité: en outre, elle permet d’utiliser les chutes d’eau et présente pour l’Italie, au point de vue stratégique, une importance considérable. Dans les quatre années prochaines, le gouvernement italien étendra à 320 kilomètres de voie l'application de la traction électrique. En Autriche, il est question d’équiper prochainement le tunnel de l'Arlberg et le chemin de fer du Brenner.
- 0. A.
- Sur les roues en fonte.
- M. Andrews, dans une étude très complète publiée par le Street Rnilway Journal, examine la question des roues en fonte et de leur composition. D'une façon générale, la qualité d'une roue en fonte peut être dé
- duitc de sa composition chimique, bien qu'on ne puisse avoir une trop grande confiance dans ce mode de. détermination à cause de l'effet de la température de traitement. Quand le fer coule du fourneau, la majeure portion du carbone, par exemple, est à l’état de combinaison; lorsque le métal se refroidit après la coulée, le majeure partie du carbone passe de 1 état de combinaison à l’étal graphitique. La quantité de carbone ainsi transformé dépend de la température à laquelle s’effectue la coulée.
- 11 peut se faire que la quantité totale de carbone soit la même dans deux roues, alors que la quantité de carbone à l’état graphitique est dix fois plus importante dans une roue que dans l’antre. Par exemple deux roues peuvent contenir respectivement 3,56 et 3,4a % de carbone et l’analyse montre que la première contient i,56 °/0 de carbone à l’état de graphite et l’autre 0,16 °/u, tandis que les rapports des quantités de carbone combiné sont inverses, l'une étant égale à 2,06 °/„ et l’autre à 3,26 n/0. T.es analyses montrent que le métal était très froid quand on a coulé la première roue et très chaud quand on a coulé la dernière. La première roue est la plus dangereuse des deux, car elle a plus de tendance à présenter une rupture.
- L'analyse complète indique que le métal contient encore environ 0,70 % de silicium, o,35 % de phosphore, 0,12 de soufre, et o,45 °/0 de manganèse. Pour une teneur uniforme en phosphore et en manganèse, l’examen des deux roues peut porter seulement sur les effets comparatifs des trois autres cléments, charbon, silicium et soufre. L’expérience a montré que la teneur en silicium ne devait pas être supérieure à 0,60 à 0,70 °/0. Une teneur de 0,80 °/o sei’ait beaucoup trop élevée, pour une teneur en carbone de 3,56 comme celle dont il vient d’être question. Il ne faut pas considérer seulement la teneur du métal en un ou doux des composants sans considérer la teneur du métal en autre composant, parce qu’il peut se produire une compensation. Ainsi, avec 0,80 % de silicium qui rend le métal mou et 0,19 à o, 20 de soufre qui rCnd le métal dur, on peut obtenir un bon composé, à condition d’avoir 4 à 4>i % de
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- L'Eclairage Électrique du a3 Février 1907
- carbone poift* eoiitre-balaueer ces deux teneurs élevées qui tendraient toutes deux à affaiblir la roue.
- En résumé, l’auteur indique que la coulée dans des moules froids produit des roues qui peuvent se rompre, tandis que l'on obtient de meilleurs résultats quand la coulée est effectuée dans des moules chauds: une proportion élevée de silicium produit une roue molle et faible ; une faible proportion de soufre conduit à l’obtention d'un métal mou ; une forte proportion de carbone donne de la solidité, et, si la coulée est convenablement faite, de la dureté.
- R. R.
- La ventilation des chemins de fer et métropolitains souterrains (fin)Q).
- New-York. — Le chemin de fer électrique souterrain construit récemment à New-York (2) a x6 kilomètres de longueur environ. La ligne à double voie est généralement à une faible profondeur au-dessous de la chaussée. Les tunnels ne sont pas ventilés.
- Il en est de môme du tunnel de 3,2 kilomètres de longueur de la Compagnie du New-York Central and Hudson River Railroad, qui se trouve sous l’avenue duPark, la traction à vapeur a été remplacée sur cette ligne, par la traction électrique.
- Boston. — Le métropolitain électrique souterrain de Boston a 3 kilomètres de longueur avec des sections à double et à quadruple voie. Au milieu de l’intervalle de chaque station des ventilateurs électriques aspirent l’air vicié des tunnels et le rejettent au dehors. Les rentrées d’air pur se font par les sta-
- Baetimohk. — Le tunnel à double voie du chemin de fer de Philadelphie à Baltimore et Washington, qui se trouve sous la rue Wilson, est exploité par traction à vapeur, llavaitprimitivement 1 138 mètres de longueur. En î8yu, on installa vers le milieu du tunnel un ventilateur électrique de 4“*,57 de dia-
- (l) Voir Éclairage Électrique, tome L, 16 février 1907,
- P- Eüi' . .
- (-) 'Voir Elclairage Electrique, tome XLI1I, 27 mai 1905, page 394.
- mètre, qui aspirait l’air vicié et le rejetait au dehors par une cheminée de 3o mètres de hauteur.
- On a dû compléter ultérieurement cette installation par une autre analogue. On a couvert une tranchée de 60 mètres suivie d’un petit tunnel, de manière à constituer un souterrain unique de 1477 mètres de longueur, et, à 233 mètres de l’extrémité nord du tunnel, ou a disposé deux ventilateurs électriques aspirants de ,ro~; de diamètre, avec un débit total de 106 mètres cuba? par seconde, l ’air vicié élan)
- refoulé par une cheminée de 45m>7^ de hauteur.
- Parts. — \f. Rirault rappelle les excellentes conditions d’aération réalisées par la Compagnie des Chemins de fer d’Orléans, dans les parties souterraines du prolongement de la ligne de Sceaux vers le Luxembourg, bien que la traction à vapeur soit cm-
- 11 décrit les installations de ventilation mécanique de la station souterraine du Luxembourg. L'air vicié, aspiré par une galerie d’aérage, au moyen d’un ventilateur, est rejeté au dehors par une cheminée qui dépasse de deux mètres le toit des immeubles voisins. Les rentrées d’air pur se font par les petits kiosques de prise d’air disposés sur les trottoirs des voies publiques.
- Les conditions d'aération des parties souterraines du réseau de notre Chemin de fer Métropolitain sont connues d’une façon très précise par les résultats des analyses d’air et par les relevés de température et de tensions de vapeur d’eau, auxquels procède depuis plusieurs années M. Albert Lévy. Directeur du Service chimique de l’Observatoire de Montsonris, et son collaborateur M. Pécoul. Ces résultats sont publiés dans les procès-verbaux des séances de la Commission du Métropolitain et dans les Annales de l’Observatoire de Montsouris. 1.es prélèvements d’air sont faits dans chaque tunnel à égale distance des stations, toujours à quatre heures de l’après-midi.
- La Ligne n" 1 : Vincennes-Maillot est entièrement ’ souterraine, à part la station aérienne de la Bastille. Comme cela était à prévoir, c’est dans la partie ouest de la ligne que l'atmosphère est le plus viciée, cequi est dû a la grande longueur du tunnel Bastille-Mail-
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- lot (7 kilomètres) et aussi à ce que celle parlie de la ligne est plus fréquentée. Les quantités d'acide carbonique vont en augmentant, dans les deux tunnels Bastille-Maillot et Bastille-Vincennes, à mesure que l’on s’éloigne de la station aérienne de la Bastille. Puis, on observe une diminution des proportions d’acide carbonique vers les extrémités de la ligne. Les dernières analyses d’air (décembre 1906) accusent un maximum de i3y litres dans le tunnel Concorde-Champs-Elysées, et la proportion de 100litres est dépassée pour tous les tunnels, des Tuileries jusqu'à l'Etoile.
- L'atmosphère des tunnels est toujours beaucoup plus humide que l'air extérieur. Les tensions de vapeur d'eau varient à peu près de la même façon que la viciation due à l’acide carbonique. Quant aux températures, elles ne sont pas sensiblement influencées par les variations de température extérieure, parfois considérables, observées à quelques jours de distance, au moment où les expériences ont été effectuées.
- L’action des saisons exerce cllc-mémc peu d’influence : la température moyenne de l’air des tunnels est de 3 degrés environ plus basse en hiver qu’en été.
- Dans une même journée, les variations horaires de la température suivent une loi absolument régulière, en toutes saisons. On observe un minimum à 4 heures du matin, un maximum à 8 heures du soir.
- Le thermomètre baisse d’une façon accentuée à partir de minuit et demi, lorsque le trafic cesse et que les portes des stations sont maintenues ouvertes pour aérer les tunnels.
- Une série d’observations effectuées dans le tunnel Alma-Marbeuf a donné :
- En été : température minimum, 2 1 degrés ; maxi-
- En hiver : température minimum, 17°,3 ; maximum, 20 degrés environ.
- La ventilation nocturne a donné dans ce tunnel les résultats suivants (observations du i5 novembre au 5 décembre iyo5) :
- Acide carbonique : de 1 heure à 5 heures du malin, 48 litres ; de 4 heures à 10 heures rlu soir, 108
- Températures : nuit, 17°,5 ; jour, ig1^.
- Cette ventilation est donc très efficace pour abaisser la proportion d’acide carbonique, mais sans grand effet sur la température.
- M. Biraull indique ensuite les améliorations locales réalisées sur la ligne n,J 2 I\ord: Nalion-Dauphine, par l’ouverture d’une baie d’aération à la station de la rue de Rome et du côté de Belleville, et par l’exécution d’un puits pour l’installation d’un ventilateur aux Ternes. .
- Les dernières analyses d’air effectuées (4e trimestre 1906) montrent que la baie d’aération de Rome
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- a diminué la proportion d'acide carbonique pour les tunnels voisins mais du côté de Clichv seulement; on retrouve ioo litres d'acide carbonique dans le tunnel Blanche-Pigalle. De la station des Ternes jusqu'à celle de Home la proportion d'acide carbonique reste voisine de 100 litres.
- L'atmosphère est moins viciée au delà des Ternes jusqu'à l'Etoile, et dans la partie souterraine Combat-Nation, la baie d’aération de Belleville ne parait pas avoir exercé une grande influence.
- Quant aux températures, elles varient toujours très peu, elles sont élevées vers les extrémités de la ligne ou trouve 2a0,8 au milieu du tunnel Bagnolet-
- La viciation de l’atmosphère est moindre dans la ligne a 3 : Gambetta-Villiers ; moyenne : environ ~jo litres d acide carbonique ; pour la température, les dernières observations (octobre 1906) donnent une moyenne de 22°,ô, avec un maximum de 23°,4-
- J.es expériences effectuées pour mesurer la vitesse de l’air dans les tunnels ont montré que l’atmosphère est ordinairement à peu près stagnante.
- M. Birault indique en terminant les conclusions pratiques qui lui paraissent se dégager de cette étude générale des métropolitains.
- Une ventilation modérée permet d’abaisser notablement la proportion d’acide carbonique cl de vapeur d’eau, mais elle ne purilie pas l’air des-gaz et miasmes nocifs d'origine respiratoire qui s’y sont accumulés pendant le jour, ainsi sans doute que des bactéries pathogènes qu'il pouvait contenir. Celle ventilation modérée n'abaisse pas non plus sensiblement la température.
- Une ventilation très active paraît donc nécessaire. Elle permettra d’éviter de trop grands écarts de température entre l'air des tunnels et l'air extérieur.
- Si l’on veut obtenir également pendant les journées les plus chaudes de l'été une fraîcheur relative à l’intérieur des souterrains, tout en combattant la viciation de 1 atmosphère par la ventilation, il faudra refroidir l’air introduit dans les tunnels ou en rafraîchir l’atmosphère par des procédés appropriés.
- Les nettoyages par voie humide, recommandés par les hygiénistes, y contribueraient eflicacement. La suppression du ballast, à l'intérieur duquel viennent s'accumuler toutes les impuretés qui y pénètrent, et qui augmente la production des poussières y aiderait également. M. BirauJt signale à ce sujet les travaux de M. J.-13. Thierry, qui préconise un type de voie sans ballast, sur radier asphalté, tout en cherchant à obtenir une grande souplesse de la voie et à amortir davantage le bruit des trains.
- Pour la ventilation, deux solutions extrêmes peuvent. être envisagées : ventilation par grandes sections de tunnels, ou par petites sections. La première convient très bien lorsqu’il n’y a pas de convois dans les souterrains, c’esl-à-dirc pendant les heures d interruption du service des trains. La seconde solution permet de ventilerpendant les heures d’exploitation.
- Le mouvement des convois contrarie, en elfet, le courant d’air de la ventilation artificielle: les résultats des expériences faites au tunnel du Samt-Gothard ont montré combien cette action des trains est importante. Des expériences effectuées en iyor par la Compagnie du Métropolitain entre les stations de Yincennes el de la Bastille ont montré aussi combien le mouvement des convois oppose de résistance au passage de l'air. Le ventilateur installé à Yincennes déterminait de violents courants d’air dans les couloirs d’accès de la station de Yincennes, son action se faisait à peine sentir à la station de la Nation et encore moins aux autres.
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- L’Eclairage Electrique du a .5 Février 1907
- adoptée dans les installations de ventilation mécanique des lignes métropolitaines étrangères précédemment décrites, ainsi qu'à Paris pour la ventilation des tunnels de la ligne de Sceaux vers le Luxembourg.
- Cette préférence paraît justifiée, car on aspirant 1 air vicié des tunnels, l’air pur extérieur a une tendance à pénétrer dans les souterrains par toutes les communications existantes entre les tunnels et l'air extérieur, notamment par les accès des stations, ce qui est sans inconvénient. Quelle que soit la solution adoptée, il y a tout intérêt à rejeter l’air vicié au dehors par des cheminées ou kiosques d’aérage, en employant au hesoin des moyens mécaniques [tour être certain que cet air vicié s'échappera toujours par les issues prévues, et non pas par les accès des stations.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Appareil de mise en train actionné par l’électricité.
- On sait combien la mise en train des grosses machines à vapeur est souvent laborieuse et celte difficulté se rencontre encore davantage avec les moteurs à gaz. 11 est vrai que les grosses machines à vapeur à plusieurs cylindres, n’offrant pas de points morts, peuvent démarrer d’elles-inêmcs, mais il y a cependant lieu de prévoir le cas ou des réparations, ou
- toute autre cause, peuvent rendre nécessaire pour le déinarragel’emploi d'une source auxiliaire d'énergie. Quant aux moteurs à gaz qu’il faut toujours lancer, la nécessité d’établir pour eux un appareil de mise en train est évidente.
- Divers moyens ont été employés dans ce but ; le plus ancien elle plus simple consiste en un appareil à cliquet qui engrène avec la denture portée par le volant et que l’on manœuvre à la main. Cela peut convenir pour des machines dont les dimensions ne sont pas trop grandes et pour lesquelles ce travail de mise en train n’cxccdc pas la force d’un ou do deux ouvriers. En tout, autre cas il faut avoir recours aux moteurs industriels. Le mode opératoire dépend alors des circonstances : tantôt l'on se sert d’une petite machine à vapeur auxiliaire, tantôt d’un moteur électrique : pour les moteurs à gaz l’emploi de l’air comprimé est un des artifices les plus courants. S’ils commandent une dynamo à courant continu et si l'on dispose d'une batterie d’accumulateurs, l’expédient consiste à faire tourner la dynamo comme moteur en empruntant l’énergie à la batterie. Tous ces moyens présentent cependant des inconvénients et des manœuvres compliquées. La seule voie réellement efficace et recommandable est l'attaque directe de la denture du volant par un moteur électrique, pourvu que celui-ci cesse automatiquement d’être en prise dès que son assistance n’est plus nécessaire.
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- C'est ce qui a été réalisé par la maison Feltcn et Guilleaume-LahmeyerdeA. G. Franefort-sur-le-Mein dans des appareils électriques de mise en train qu elle a fait breveter récemment (Tir. ail. i46oi8). La figure i représente schématiquement un appareil de ce genre dont nous allons exposer brièvement le fonctionnement. L’ëlectromoteur M actionne au moyen d’une chaîne le plateau Sg et par suite la roue dcntcc Z dont il est solidaire. Celle-ci engrène avec le pignon denté Z3 fixé au levier coudé II, qui peut tourner autour de l’axe de la roue Z2. Une extrémité de ce levier est en relation, par un fort ressort à boudin, avec un segment denté m. Celui-ci peut être déplacé au moyen du levier h par l’intermédiaire de la roue dentée Zt, et dans ce cas, il entraîne avec lui
- Fie- i.
- le levier et le pignon Za. Celui-ci peut ainsi être mis en prise avec la denture intérieure du volant Z. Un même temps, par la manœuvre du levier h, le rhéostat de démarrage A a été mis petit à petit en court-circuit et l électromoleur est en marche. Un cliquet k maintient le segment denté et le levier h dans leur position finale. En outre le ressort f acquiert par la même occasion une certaine tension.
- Si la vitesse du volant vient à dépasser celle que peut lui communiquer l’appareil de mise en train, la roue Zs et par suite le levier h qui la porte tournent autour de Taxe Z2 et par le fait même le poussoir porté par l'extrémité du levier 11 déloge le cliquet k; le ressort J retire vivement le segment denté, le courant du moteur est coupé, celui-ci s'arrête et tout l’appareil revient automatiquement au repos, car l’impulsion reçue par la roue Z3 au moment du déclanchement est suffisante pour la dégager. La description quiprécèdese rapporteaudispositifconstruit par la maison Felten et Guilleaume-Lahmeyer lorsque la pression sur les dents ne dépasse pas 3ooo kilogrammes. lia été installé notamment chez Har-
- land et Wolf!' à Belfast et dans l'usine électrique de Charlottenburg. l’our de plus grands efforts la disposition employée est représentée dans la figure 2. L’éleclromoteur attaque alors la première roue dentée au moyen d’une vis tangente. Ce système a etc appliqué par exemple dans l’usine électrique de Duis-bourg et dans l'usine électrique delà Charlng Cross Co à Londres.
- Fig. 2.
- Dans tous les cas, le mécanicien n’a qu’une chose à faire : Manœuvrer lentement le levier h jusqu’à l en-clanchcmenl: du cliquet: il peut alors se rendre au modérateur de vapeur.
- On demande souvent que l’ouvrier n’ait pas à changer de place et qu’il puisse du même point régler l’admission de la vapeur et agir sur l’appareil de mise en train. Pour répondre à cette exigence on munit l’appareil de mise en train d’un système de commande à distance (Br. ail. 146387) qui agît par l'intermédiaire d’un relais mécanique ou électrique. On voit, d’après la figure 2, combien ces appareils occupent peu de place. J. N.
- Les machines et les pompes à l’exposition de Milan.
- Dans une série d'articles publiés par ÏEleidroleeh-nik and Maschinenbau, M. Léo Russmann décrit quelques machines et pompes intéressantes qui figuraient à l'Exposition universeliect internationale de Milan, ou bien qui ont été mises récemment en fonctionnement dans cette ville.
- I.'usine centrale électrique de la Société Edison, située à Puderno, à iô kilomètres à l'ouest de Mi îan, alimente une sous-station de 12000 chevaux située à 5oo mètres à l’Ouest du Parc. De celte sous-station, des courants triphasés à 42 périodes et 3 600 volts étaient amenés à l'exposition, où i5 sous-stations desservaient les principales installations : le réseau secondaire à basse tension était alimenté sous 160 volts pour la force motrice et pour l’alimentation d’environ 200000 lampes à incandescence et 1 5oo lampes à arc.
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- Suppléi
- L'Éclairage Électrique du a3 Février 1907
- On pouvait noter que les moteurs à gaz, les loco-mobiles, et les pompes rotatives tenaient une place très importante, tandis que les machines à vapeur fixes ou les turbines étaient peu représentées.
- Moteurs à gaz. — Le modèle du tunnel du Simplon exposé utilisait de l'eau sous pression pour l'alimentation des foreuses : cette eau était fournie par une installation de la maison Sulzer, comprenant un moteur Diesel de 200 chevaux et une pompe centrifuge à hante pression de t34 chevaux débitant ioo litres pur seconde à une hauteur de ha mètres pour une vitesse de rotation de ga5 tours par minute. Dans ce moteur Diesel, toutes les soupapes et tous les organes sont refroidis par une circulation d eau. — Le combustible est injecté au moyen d'air comprimé à 5o à 60 kilogrammes produit par une pompe à air refroidie par une circulation d’eau. Le mélange du combustible et de. l’air a lieu dans un pulvérisateur placé au centre du couvercle du cylindre et présentant de Uns canaux pour l’admission du liquide. La compression de l'air a lieu en deux étages, soit par le fonctionnement d’une pompe à deux étages, soit par le fonctionnement d’une pompe à un étage que I on alimente au moyen d’air comprimé à 10 kilogrammes provenant du cylindre-moteur.
- Ta; bâti et l’enveloppe du cylindre du moteur Diesel sont venus de fonderie d’une seule pièce : le cy-
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- n° 2, de toute gare à toute gare de son réseau sera de fête qui pourraient être compris, tant dans la
- moyennant paiement d’une surtaxe, pour chaque pro-
- d’Orsayà Agen (65Ô kilomètres), dont la validité normale est do Ç) jours, pris le mardi 11 décembre 1906, le delai d’expiration de cotte validité se trouvera reporte au 20 décembre inclus, au lieu du tg inclus comme autrefois, le dimanche 16 décembre ne comptant
- V POUR LA P* PROLONGATION de ce même billet
- ENFIN,1 POUR LA 2* PROLONGATION (5 jours) le délai d'expiration du billeL se trouvera reporté au
- 3o décembre et le mardi ier janvier n’étant pas
- lindre de travail, ouvert à son extrémité inférieure est introduit dans l’enveloppe. Les soupapes sont soulevées au moyen de leviers et de galets d’eau roulant sur des excentriques. La commande de ceux-ci est assurée par deux paires d’engrenages, donnant une démultiplication de 3 : 1 par rapport à la vitesse de rotation de l’arbre principal. Le réglage est efleclué par modifications de la quantité de combustible introduite, le régulateur agissant sur la soupape d’aspiration de la pompe à combustible. Les paliers principaux de l’arbre sont munis d’un graissage par anneaux ; le graissage des boulons de manivelle et de la tète de glissière est effectué automatiquement. La vitesse de rotation du moteur est de iqo tours par minute ; la consommation de combustible s’élève à 200 grammes par cheval-heure effectif : les dépenses en combustible sont donc de 2,5 centimes par cheval-heure effectif. Pour une température d'entrée de iq" de l’eau de réfrigération, la consommation d’eau est comprise entre 10 et i5 litres par cheval-heure effectif.
- Un autre moteur Diesel très intéressant expose à Milan avait une puissance de -îoo chevaux et était destiné à la propulsion d’un bateau. II présentait la particularité remarquable de travailler directement sur l'arbre de l’hélice sans interposition d’aucun organe de renversement de marche. Ce moteur est à
- Chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée
- BILLETS D’ALLER et RETOUR COLLECTIFS de *«t 3e CLASSES Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 100 kilomètres, aux familles d au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de irp, 2e et 3e classes pour les sta--lions hivernales suivantes : Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3" personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 %.
- ARRÊTS FACULTATIFS Faire la demande de billets quatre jours au moins à T avance à ta gare de départ.
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- CHEMINS DE PER DE L’OUEST
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- de PARIS au HAVRE
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- vcrus, au moyeu (l'un groupe moteur-générateur, en courant monophasé à 2000 volts et i5 périodes. Outre ce groupe convertisseur, on avait disposé sur la place d Armes une installation génératrice de 5oo chevaux de la Société italienne Langcn et Wolf, comprenant un moteur à gaz et un générateur h courant monophasé. Le moteur à gaz était une machine tandem à quatre temps et à double effet. Le volant servait en même temps d’inducteur à l'alternateur monophasé; il avait 3“,70 de diamètre, om,5o de largeur et assurait un degré d'uniformité de i/too. Chaque cylindre portail à sa partie supérieure deux paires de soupapes d’admission d’air ol de gaz et, à sa partie inférieure, une paire de soupapes d’échappement semblables à celles des moteurs à gaz de Nüremberg. Le refroidissement des cylindres et des pistons avait été étudié avec un soin particulier. Le démarrage du moteur étant obtenu au moyen d'air comprimé, que fournissait un compresseur entraîné par un moteur à gaz d'éclairage, les deux soupapes d’admission étaient à réglage automatique. T.allumage électrique était assuré par étincelles de rupture. Le réglage était effectué par variation de la course de la soupape de mélange à double siège : les quatre soupapes étaient commandées par un régulateur Hartung. Le graissage était assuré par des graisseurs à anneaux pour la plupart des paliers et par un graisseur Hamello pour les autres parties de la machine.
- Le gazogène, auquel était relié chaque cylindre individuellement, était muni au-dessus et au-dessous de la grille de quatre portes permettant le nettoyage et l'enlèvement des mâchefers pendant la marche continue. Des trous ménagés à différentes hauteurs permettaient^ piquage du combustible du four. Le nettoyage du gaz était assuré par un scrubbcr de im,8o de diamètre et de 6 mètres de hauteur, ainsi que par un condensateur. Le moteur à gaz d’éclairage qui entraînait le compresseur servait aussi à actionner le ventilateur nécessaire au gazogène pour le démarrage. Pour mettre en route l’appareil complètement froid, il fallait compier environ 3/4
- Pour assurer l'éclairage d’une jmtile gare, le courant électrique nécessaire était fourni par un moteur à gaz irionocylindrc, système Güldner, construit par la Société Promovsky, Schulz et Sohr. Dans ces machines, le réglage est effectué par modification de l'admission et de la composition du mélange, le régulateur agissant sut- la course de la soupape de mélange et sur l’admission. L allumage électrique des gaz est assuré par une magnéto, système Rosch, permettant de modifier, pendant la marche, l’instant de l’allumage. Le démarrage du moteur est effectué au moyen d’air comprimé, produit par un compresseur.
- La Société de construction de Bninri-Konigsfel-
- der exposait différents moteurs à quatre temps, alimentés à l’alcool. Le moteur de 20 chevaux a un diamètre de cylindre de a5 centimètres et une (ourse de 4o centimètres ; sa vitesse est de 220 tours par inimité. Le réglage est effectué par modification de 1 admission, produite par le jeu d'un régulateur du type Hartung ; celui-ci agit sur une valve d’étranglement intercalée dans la conduite d'admission. On peut aussi modifier à la main la composition du mélange en déplaçant une valve d’étrangelment placée sur la prise d'air. Pour le démarrage, on emploie de l’essence : quand le moteur est suffisamment chaud, c’est-à-dire au bout de 3o secondes environ, on alimente la machine avec de l'alcool. Le volant a 2m,io de diamètre et i3 centimètres de largeur : il entraîne par courroie une génératrice électrique.
- Machines à vapeur. — J.es machines à vapeur exposées étaient presque toutes de faihle puissance et 11e présentèrent aucune disposition particulière.
- La section des locomobiles contenait un assez grand nombre de machines. La Société Claytou and Schuttleworlh exposait une locomobile monocvlin-drique de i4 chevaux; la Société Richard Garctt and Sons présentait une locomobile eompound à deux cylindres de 5o chevaux ; la Compagnie Wolf et Lanz exposait des locomobiles à vapeur surchauffée de 60 à 110 chevaux. Cette dernière Société a fourni pour les travaux du Simplon trois machines locomobiles eompound à vapeur surchauffée à condensation de 100 chevaux. Dans ces différentes locomobiles, la surface do grille est largement dimensionnée, pour permettre l’emploi de différents combustibles de faible pression calorifique, tels que 1 on en rencontre fréquemment aux lieux où l’on utilise ces machines : parmi ces combustibles, on peut citer le lignite, la tourbe, les déchets de paille, la sciure de. bois, les déchets de bois, etc. Les gaz qui quittent la chaudière atteignent avec une température relativement basse le surchauffeur séparé, dont les tubes très accessibles et facilement visibles peuvent être démontés très rapidement. Ce surchauffeur consiste en spirales de serpentins formés de tubes Maimesmann sans soudure. Dans le surchauffeur, la direction de circulation de la vapeur est toujours de sens contraire à la direction de circulation des gaz. Les cylindres à vapeur sont armés, ainsi . que les boîtes à soupapes, d’enveloppes de vapeur où circule de la vapeur vive. Les pistons sont emmanchés à chaud sur leurs tiges et fixés par des écrous : l'arbre repose sur trois paliers, garnis de rdétal blanc. La distribution de la vapeur au cylindre à haute pression est assurée par des organes de distribution automatiques Rider, directement actionnés par le régulateur ; dans le cylindre à basse tension, la distribution est assurée par des tiroirs doubles. Le régulateur agit, suivant La charge, sur un disque qui obture plus ou moins les canaux d'un second
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- Supplér
- L'Eclairage Electrique du aS Février iQO^
- disque, par lesquels passe la vapeur. Les disques sont construits de telle façon que la pression superficielle reste faible et qu’il n’y ait aucun frottement exagéré.
- Pour la commande de machines électriques, il est particulièrement important que la marche de la loco-mobile reste uniforme, môme lors de fortes variations de charge : pour cela, on emploie un régulateur à ressort très sensible à action rapide : ce régulateur est commandé par une vis sans lin.
- Quand on dispose d'une quantité d’eau suffisante, il est bon de munir la locoinobile d’une installation de condensation : il faut compter pour cela environ 200 à a5o litres d’eau par cheval-heure. On peut employer des installations de réfrigération quand on ne dispose pas d’une quantité d’eau suffisante et qu'on est obligé de la faire resservir.
- Les locomobiles exposées avaient une puissance de 65, 80, q5 et ito chevaux effectifs pour une admission de 20, 3o, % dans le cylindre à haute
- pression ; la surface de chauffe de la chaudière avait une surface de 3am2,24 sans surchauffeur; les deux volants avaient im,8o de diamètre et 23 centimètres de largeur et faisaient 160 tours par minute. Des essais minutieux faits sur ces locomobiles ont conduit aux résultats suivants, avec condensation, et pour une température de s3ou de la vapeur surchauffée.
- C heure effectif. . ! . \ . . .
- rifique de 7 726 calories), . . .
- Consommation de charbon rapportée à un combustible avant un pouvoir
- Rendement mécanique. . ; .
- 113,16 chevaux. 5,77 kgr.
- o,638 kgr.
- T,a Société Egestorff exposait des locomotives avec admission par soupapes munies de surchauf-freus. La Société Borsig présentait un type de locomotive à eau chaude sans foyer, utilisable dans les fabriques où les locomotives ordinaires ne peuvent être employées à cause du danger d’incendie et où l’emploi d’une locomotive-électrique conduirait à des frais trop élevés comine installation.
- Pompes {'compresseurs). — Les différentes pompes à pistons, pompes centrifuges, les compresseurs, et les ventilateurs ne présentent, d’une façon générale, aucun dispositif nouveau ni particulier.
- La fontaine de la Place d'Armes était alimentée au moyen d’une pompe centrifuge Worthington enlraî-uéc par un moteur asynchrone triphasé do 100 chevaux. Cette pompe débitait i5o litres par seconde à une hauteur de 5o mètres: son rendement était de 78 °/0. Les aubes de la partie mobile et de la partie fixe de celte pompe étaient en bronze phosphoreux ; l’arbre était en acier-nickel; les paliers étaient à an neaux graisseurs. La même Société exposait une certaine quantité de pompes à vapeur pour l’alimentation des chaudières, le service des condenseurs, etc.
- La Société Sul/.er exposait une pompe centrifuge multiple à haute pression accouplée directement avec un électromoteur de 20 chevaux et tournant à une vitesse de rotation de 1 4&o tours par minute : cette pompe débitait tm3,5 par minute à une hauteur de 90 mètres. Deux autres pompes débitaient 7 ou 2 mètres cubes à 35o ou 200 mètres de hauteur et tournait à 1 5oo ou à 2900 tours. D’autres pompes intéressantes à haute pression étaient encore exposées par cette société. Troie pompes centrifuges à basse pression, à carcasse en forme de spirale, débitaient t5 mètres cubes par minute à 10 mètres de hauteur et tournaient à la vitesse de 676 toui’s par minute. Le réglage de ces machines est effectué, par étranglement de la section.
- Pour l’alimentation d’un pulvérisateur, ainsi que de plusieurs installations à air comprimé, la Société Borsig exposait un compresseur inonoeylindri-que électrique débitant am8,6 d'air à l'heure. Un régulateur maintenait la pression à *la valeur de 6*^,5.
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- Samedi 2 Mars 1907.
- 14* Année, — N°
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- POINCARE (H.). — Sur quelques théorèmes généraux relatifs à lelcctrotechniquc.. . .
- ROSSET (O.). •— L’électrolyse des mélanges........................................
- BEVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE Observations spectroscopiques sur les rayons-canal dans les gaz composés
- • Théorie et construction de machines à pôles de commutation, pa par II, Gorges. ,
- Théories et Généralités.
- par S. kmosHiTA
- Génération et Transformation. -F. Peukan.......................
- Calcul de la lorcc électromotrice d’enroulements polyphasés et monopb La réactance de dispersion des moteurs d’induction, par Mac Almster.
- Transmission et Distribution. — Sur la capacité active des câbles de forte section
- moyen de courant continu par W.-A. Ki:\iann.....................
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Fluide expérimentale faite sur des circuits oscillant
- npédante des circuits télégraphiques et télépii
- accouplés, par C. Fi
- Télégraphie et Téléphonie. — Sur l'inductance et 1’
- niques (fin), par. J,-K. Joung............
- Éclairage. — Essais de lampes à incandescence, par S.-B, Slhnnky.....................................
- r l’état actuel des lampes à incandescence à haut voltage, pa
- Électrochimie. — Variation de la polarisation pendant les phénomènes électrolytiques, par Dannekl. Mesures. — Méthode pour rendre constante la différence de potentiel aux bornes des batteries employé
- dans les mesures, par U .-P. White....................................................
- Sur la constance des thermo-éléments employés dans les pvromètres élcclviqucs, par \Y,-1\ W
- NOTES ET NOUVELLES
- Sur les distributions d’énergie électrique à Londres...................-,..................
- Usines génératrices de Berne, de Maryicbonc, de la Pueblo and Suburban T. and L. G3, de Ja Sa
- iuda, de Mishawaka, de Waltham. .............................................
- Sur le rendement comparatif des turbines et des machines à vapeur. — Sur les dépenses en combustible Bibliographie....................................................................
- "goCtë^e p,dres&e
- OERLIKON
- Représentation générale pour tome la France des
- .ATELIERS DE CONSTPUCTIOM OERLIKOM ~
- Applications industrielles, de 1’électriçité. A\aehines-Outils à conryande éie-Ctrique.
- Transports de Force
- Ponts roulants et app„.--- ------ -,---- . • - -r-. • -,
- Oxygéné et Hydrogéné par electroly.se.
- .foules les installations exécutées avec malériel OERL1KOM
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- NOTES ET NOUVELLES
- Prix de la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale.
- La Société d’Encourageincnl a décerné à notre éminent collaborateur, M. A. d’Aurokval, membre de l'Institut, pour ses travaux en électricité la grande médaille des Arts économiques, dite médaille Ampère, la plus haute récompense dont elle dispose.
- Parmi les autres médailles citons deux médailles d’or, décernées à M. Kestxkr pour ses appareils évaporatoires, à M. Luc Denis pour son indicateur de vitesse, et une médaille de vermeil décernée à M. H. Buessûn pour son excellent ouvrage sur la Houille verte.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les distributions d’énergie électrique à Londres.
- Nous avons indiqué dernièrement les conditions dans lesquelles se trouve la ville de Londres au point de vue de la distribution d’énergie électrique ('), et ' la demande de concession faite par une compagnie pour l'établissement d’une puissante usine génératrice centrale. Nous extrayons aujourd’hui d’une série d'articles publiés dans The Elcclrician par M. R. L. Pearson, quelques renseignements intéressants sur les différentes usines génératrices qui fournissent actuellement l’énergie électrique consommée.
- La Compagnie Charing Cross, West End and City Eleclricity Snppfy CJ alimente maintenant 0079 che«
- (l) Éclairage Électrique, tome L, i(! février 1907. page §4.
- vaux de moteurs à West End, et 4 781 ehevaux de moteurs dans la cité. Un fait curieux à noter est qu’une augmentation de 22,4 % survenue en 1906 dans la puissance des moteurs reliés à l’usine génératrice a abaissé de i3,6 à 12,5 le facteur de charge
- L’usine génératrice principale est située à Bow. Les groupes électriques les plus puissants sont formés chacun d'une machine à vapeur verticale et d’un alternateur volant. Chacun de ces groupes a une puissance de 4 000 kilowatts et tourne à la vitesse de 83 tours par minute. Outre deux groupes de ce type, il y a quatre groupes de j 600 kilowatts, et deux groupes de 800 kilowatts. Au total, l’usine a une capacité normale de 16000 kilowatts: elle produit des courants triphasés à 10000 volts et ?.ô •périodes. Des extensions prochaines porteront la puissance totale à 24000 kilowatts.
- rants triphasés sont transformés en courant continu à 4oo volts au moyen de groupes moteurs-genéra-
- seau à 3 fils à 1 200 volts.
- La Compagnie City of London Electric Lightiny C" possède une ancienne usine génératrice dans la cité : celle-ci contient une. série de groupes électrogènes formés d’alternateurs monophasés accouplés à des machines à vapeur réciproques. Depuis 1900, toutes ces extensions ont etc faites, non plus en courant alternatif, mais en courant continu. Quatre nouveaux groupes ainsi installés comprennent chacun une machine compound Musgrave accouplée directement à une génératrice Westinghouse à courant continu de
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- 2 Mar.-; 1907
- üooo kilowatts : la vitesse de rotation d’un tel groupe est de 70 tours par minute. Trois autres groupes de 1000 kilowatts comprennent chacun une machine à vapeur Allis et une génératrice Westinghouse. Un indicateur très inférieur indique à chaque instant la quantité de vapeur consommée par kilowatt-heure .par chaque machine, les mesures étant faites à la décharge de la pompe à air.
- On peut s’étonner que, pour ces extensions récentes, l’usine n'ait pas adopté des turbines à vapeur plutôt que des machines à piston. Cela tient aux craintes qu'ont éprouvées les ingénieurs chargés de l’exploitation d’un arrêt intempestif possible des turbines. Les principaux consommateurs de force motrice alimentés par l’usine génératrice sont, en effet, des imprimeurs chargés de l'impression des grands journaux quotidiens anglais. L’économie de vapeur qui serait résultée de l’emploi des turbines ne peut être mise en balance avec la perte désastreuse qu’entraînerait un arrêt des moteurs électriques pendant le tirage des journaux. 11 est intéressant de remarquer que presque tous les quotidiens anglais sont imprimés sur des presses mues pav l’électricité. En outre, les turbo-générateurs h cojarant continu n’ont encore été établis que pour des puissances relativement peu élevées. Des précautions extraordinaires ont etc pi'ises dans L'installation de l’usine génératrice pour exclure toute chance d’irrêt possihle. Toute la partie de l’usine contenant dés machines à courant continu est divisée eu deux groupes séparés alimentés chacun par une. chaufferie distincte ; les panneaux de feeders sont munis de relais à inversion, les valves d’admission des machines sont doubles, etc. Les soutes à charbon contiennent 8oç>o-tonnes, quantité suffisante pour assurer le service pendant six semaines. La puissance totale de l’usine est de £2000 kilowatts: certaines imprimeries absorbent 800 à 1000 kilowatts avec des moteurs de i5o chevaux. Les appareils de chauffage sont très répandus sur le réseau desservi : il y a plus de 2 000 radiateurs de quatre lampes, et l'augmentation de charge de l’usine atteint 5oo kilowatts lors d’un jour froid.
- (A suivre.) R. 11.
- Usines génératrices desservant la ville de
- L Elektrotechnischc Zeitschrift a publié récemment une description supciiicle des usines génératrices qui desservent la ville de Berne : nous empruntons à celte description les renseignements suivants :
- Lsine centrale de Berne. — Le sysfètîie adopté est le système à courant continu à 3 fils à 2 X 120 volts. L es câbles sont à une seule âme et n'ont pas d'armure de fer ; ils sont placés dans des caniveaux en bois ou eu béton avec recouvrement en ciment. La longueur totale de ces câbles est de 44 kilomètres.
- Les réseaux secondaires sont à courants alternatifs ; celui qui dessert les installations d’éclairage est alimenté par du courant alternatif simple et est établi à
- 3 fils, à 2X120 volts; sa longueur est de 67k",5. Le réseau qui dessert les installations de force motrice distribue des courants triphasés à ?,4o volts ; sa longueur totale est de 28 kilomètres. Les stations de transformateurs contiennent n5 transformateurs représentant une capacité totale de 2 4oo kilowatts. Les réseaux primaires à courants alternatifs sont alimentés sous 3 000 volts en courant monophasé (lumière) ou en courants triphasés (force motrice) : leur longueur totale est de 14 kilomètres.
- L'usine hydro-électrique de Matten-Werk utilise une chute de l’Aar de 3 mètres de hauteur ; 3 turbines de i5o chevaux entraînent des génératrices à courant continu. Deux survolteurs desservent deux batteries d’accumulateurs de i5o éléments chacune et de 972 ampère-heures.
- r/usine à vapeur de « Mazili-lnsel » contient
- 4 chaudières à tubes d'eau de a 10 mètres carrés de surface de chauffe chacune, produisant de la vapeur à la pression de i3 atmosphères et à la température de 280“ ; le chauffage est au coke ; la cheminée a 55 mètres de hauteur et Qm,20 de diamètre au sommet. La salle des machines contient deux turbines à vapeur Brown-Boveri-Parsons de 485 kilowatts avec condenseurs d'injection, entraînant des alterna-
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- Supplément à L’Éclairage
- Mars 1907
- leurs monophasés ou triphasés à 3 200 volts et 4o périodes.
- La sous-station de Montbijoie contient un moteur à gaz d’éclairage de 220 chevaux accouplé avec trois machines électriques ; un moteur synchrone triphasé de 220 chevaux à 3 000 volls, et 2 dynamos génératrices à courant continu de no chevaux à 270 volts. Un autre moteur à gaz d’éclairage est accouplé avec une dynamo à courant continu de 220 chevaux à 55o volts. Un moteur asynchrone de 4oo chevaux à 3 000 volts entraîne une génératrice à courant continua 55o volts; un moteur asynchrone de 4oo chevaux à 3 000 volts est accouplé à une génératrice à courant continu à a5o volts ; un moteur synchrone de 4oo chevaux à 3 000 volts entraîne une dynamo génératrice à 55o volts, et enfin un moteur asynchrone de 220 chevaux à 3 000 volts est accouplé avec deux machines génératrices à courant continu de 110 chevaux à 1/10 volts. I.'équipement est complété par un survolteur formé d’un moteur de 65 chevaux à 55o volts et d’une dynamo de 46 kilowatts à 72 volts. Cette sous-station dessert tfloo kilowatts d'appareils d’éclairage, 1 3oo kilowatts de moteurs et 800 kilowatts de tramways, soit au total 4000 kilowatts.
- Une autre usine utilise une chute d'eau de la Konder, de 4 centimètres cubes par seconde et de 65 mètres de hauteur; la puissance minima est de 2600 chevaux. 5 turbines Francis de 1 200 chevaux,
- 1 turbine Francis de 8200 chevaux, t turbine Francis de 300 chevaux et 2 turbines de 20 chevaux entraînent les machines électriques principales et les excitatrices. Les alternateurs produisent des courants triphasés à 4ooo volts et 4o périodes. Une dynamo à courant continu de 3 000 chevaux possède une excitation séparée et une excitation série. Huit transformateurs monophasés de 3 000 à 6000 kilowatts de puissance, et un transformateur triphasé de
- 2 000 kilowatts élèvent la tension de 4 000 à 16 000 volts. L’énergie électrique est distribuée sous forme de courants alternatifs à 4 000 volts dans un rayon de 5 kilomètres et à 16000 volts au delà de cette
- distance. Les lignes à haute tension ont une longueur totale de a5o kilomètres et alimentent i3 sous-stations où la tension des courants alternatifs est abaissée à 2000, 3 000 ou 4ooo volts.
- E. B,
- Usine gènèiatrice municipale de Maryle-bone.
- Cette usine, que décrit YKlectrical Heview, est établie pour une capacité totale de 18 000 kilowatts. Actuellement, la chaufferie contient 10 chaudières Babcock et Wilcox pouvant évaporer chacune 8 5oo kilogrammes d’eau par heure : ces chaudières sont groupées par paire, et une telle paire est munie d’un surchauffeur qui élève la température de la vapeur à. 280°. L’une des deux chaudières d’une paire est munie de deux réservoirs à récupération pour réchauffer l’eau d’alimentation : cette disposition permet d’obtenir une augmentation considérable de la capacité au moment des pointes de charge. Chaque paire de chaudières, avec son vérificateur et son surebauffeur, forme line unité indépendante munie d’un conduit de vapeur particulier : toutes les chaudières et sur-chauffeurs sont munis d’appareils de chargement automatique avec des grilles en forme de chaînes sans fin. Le combustible est fourni par une soute de a5oo tonnes qui alimente les trémies des appareils de chargement automatique. Des appareils électriques, qui enregistrent le poids de charbon délivré à chaque chaudière, assurent la distribution automatique de combustible ktous les générateurs. Les cendresetles mâchefers tombent sur un convoyeur disposé dans un tunnel ménagé sous les foyers des chaudières : de là, elles sont prises par un élévateur et transportées dans une soute spéciale. Les gaz chauds sortant des chaudières passent dans quatre économiseurs Green disposés de part et d’autre de deux grandes cheminées cylindriques. Ces économiseurs contiennent 1 720 tubes chacun ; les gratteurs sont mis en mouvement par un moteur électrique. Le tirage forcé est assuré par des ventilateurs entraînés par des moteurs élec-
- GENERAL ELECTRIC
- (Lucien E S PI R,
- DE FRANCE L"
- Administrateur délégué)
- Maubeuge, PARIS
- VENTILATEURS ELECTRIQUES
- COURANT CONTINU
- OU ALTERNATIF
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- triques de 3,'5 et de 65 chevaux. I/alimentation des chaudières est assurée par des pompes à vapeur, l’usine est équipée avec plusieurs tours de réfrigération pour diminuer la consommation d’eau totale.
- La salle des machines contient uniquement des lurbo-générateurs Parsons et Cû ; ou y rencontre les plus gros turbo-gcnérateurs à courant continu construits jusqu'à présent. Quatre groupes de 5oo kilowatts produisent du courant continu à af>o volts et tournent à la vitesse derolalion de 3ooo tours par minute. Les autres groupes ont une puissance de 2 000 kilowatts et comprennent chacun une turbine a vapeur et deux génératrices à courant continu de i ooo kilowatts calées sur l’arbre de la turbine. Les générateurs débitent nooo ampères sous 5oo volts chacune ; la vitesse de rotation est de 1 200 tours par minute. Leur construction est analogue à celle des autres machines à courant continu livrées par MM. Parsons et C°; elles sont munies d'enroulements compensateurs et ont des collecteurs rainures sur lesquels frottent des balais en fils métalliques.
- Pour ces groupes de 2000 kilowatts, la consommation de vapeur garantie ne doit pas dépenser q kilogrammes par kilowatt-heure avec 55° de surchauffe. Les machines sont pourvues pour pouvoir supporter une surcharge de 20 % pendant une heure et de 5o % pendant un court intervalle de temps.
- La condensation est assurée par une installation de condenseurs établie en sous-sol sous la salle des machines. Les quatre petites turbines (5oo kilowatts) sont desservies par deux condenseurs à surface: les autres turbines échappent chacune directement dans un condenseur placé au-dessous d’elles. Les pompes àair et à eau sont enlrainées par des machines à vapeur Phceuix de 10 et 17 chevaux. Des tours de réfrigération, déjà mentionnés, sont munis de ventilateurs qui entraînent des moteurs de 3j chevaux. I/eau de condensation est fournie par le Regents Canal.
- L’usine alimente un réseau à trois fils à 480 volts : la tension du courant continu pour l’éclairage est de a4o volts, et la tension du courant continu pour la force motrice est de 480 volts. Vingt-quatre leeders relient l’usine au réseau. R. R.
- Usine hydro-èleetiique de la Pueblo and Suburban Traction and Lighting C"
- Cette compagnie vient d’ouvrir à l'exploitation une usine génératrice hydro-clectrique assez particulière sur laquelle VElectrical Revietu donne d’intéressants détails. La digue et le réservoir sont situés à huit kilomètres à l’Est de Victor. Le fond du réservoir est à 3 000 mètres d’altitude. Ce réservoir contient normalement 2 5oo000mètres cubes d’eau. Untunnel, puis une conduite établie en bois et en acier amènent l’eau à l’usine génératrice. La conduite en bois 0 8 000 mètres de longueur et 70 centimètres de diamètre intérieur : clic est armée de bandes d’acier formant frettes ; cette conduite passe par le tunnel de Skaguay, de 5oo mètres do longueur. Après ce tunnel, la conduite en bois fait place à une conduite en acier de 70 centimètres de diamètre intérieur, dont les parois ont différentes épaisseurs. La longueur de ccttc conduite est de 900 mètres ; la hauteur de chute totale utilisée est de 35o mètres.
- Les groupes hydro-électriques de l'usine génératrice comprennent chacun deux roues Pclton de 1 ’“,8o de diamètre clavetées sur le même arbro et tournant dans la même carcasse, et entraînant un alternateur de 400 kilowatts qui produit des courants triphasés à6oo volts et 3o périodes : la vitesse de rotation de ces groupes est do /|5o tours par minute. Il y a quatre groupes éleclrogènes semblables. En outre, l’usine génératrice contient deux alternateurs triphasés de 200 kilowatts à 600 tours par minute produisant des courants à 60 périodes pour l’éclairage 'du Cripple Creek District. Les excitatrices sont des machines à courant continu à 70 volts entraînées directement ’ par des roues Pelton et tournant à la vitesse de rotation de 675 tours par minute.
- Six transformateui’s à insufflation d’air élèvent à 12 600 volts la tension des courants triphasés qui sont transmis à la sous-slalion de Victor. Pour la ligne de transmission qui aboutit à Pueblo, six autres transformateurs élèvent la lension à ü4ûoo volts quand leurs enroulements sont connectés en triangle, et à 4i 5oo volts quand ils sont connectés en étoile. Les lignes de transmission sont établies en fils de cuivre dur étiré.
- SOC J. ÉTÉ FRANÇAISE: DE Wi | R pMfr
- L’ACCUMULATEUR I U UU K
- Société Anonyme, Capital 1600 000 Francs
- Siège Social : 8i, rue Saint-Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
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- ROUEN, a, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 63, rue Bayard. — NANCY, 2<hs, rue Isabev.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy. TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
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- Supplément à L'Éclairage Electriqu
- 2 Mars 1907
- A Victor, une sous-station convertit les courants triphasés de la ligne de transmission en courants à n5 volts distribués par un réseau à 4 fils. A Pueblo, des transformateurs et des commutatrices convertissent les courants triphasés en courant continu à 5oovolts pour la traction.
- n. h.
- Usine hydro-électrique de la rivière Saluda.
- Belton Power Cq a établi une usine génératrice r la rivière Saluda, à une dizaine de kilomètres de ville de Belton. Une digue, qui barre la rivière, les eaux dans un canal de 370 mètres de Ion-qui alimente les turbines hydrauliques
- Chaque groupe électrogène comprend trois turbines hydrauliques d'une puissance totale de r 700 chevaux fonctionnant sous une hauteur de chute de 10 mètres et tournant à une vitesse de rotation de aoo tours par minute. Trois de ces groupes sont installés actuellement et chacuu d’eux entraîne un alternateur de 1 000 kilowatts à 2 3oo volts et. (io périodes. Les alternateurs ont un rendement de go % à pleine charge, g4 °/o à trois quarts de charge et ya °/o à demi-charge : la variation maxima de tension quand on passe de la marche à pleine charge à la marche à vide ne dépasse pas 8 °/o. Un autre groupe élee-trogène, destiné à l'éclairage, comprend un alternateur de 100 kilowatts entraîné par une petite turbine; cet alternateur commande par courroie une excitatrice de 5,b kilowatts. Le courant d’excitation des alternateurs principaux est fourni par deux excitatrices, l'une de 55 kilowatts entraînée, tournant à la vitesse de Ga5 tours par minute; l'autre de 58 kilowatts, tournant à la vitesse de ya5 tours par minute : chacune de ces excitatrices est directement accouplée à une turbine. Une excitatrice suffît pour assurer le service total.
- I.a tension dos courants triphasés est élevée à 22000 volts par six transformateurs de 5oo kilowatts à bain d’huile et à refroidissement par circulation cl eau. Chaque banc de trois transformateurs est con-
- necté à un groupe de barres à haute tension : la même salle contient des bobines de self-induction et des parafoudres.
- Toutes les lignes de transmission sont établies en câbles d’aluminium k sept brins : les joints sont faits avec des tubes d aluminium. Les conducteurs sont placés aux sommets d'un triangle équilatéral de im,20 de côté. Les poteaux sont en bois imprégné de créosote dans le vide.
- R. R.
- Usine génératrice de Mishawaka.
- La S. Joseph and Elkharl Cn a établi sur la rivière Saint-Joseph, à quelques kilomètres de Mishawaka, une usine génératrice qui comprend actuellement quatre groupes électrogènes de 1 000 kilowatts produisant des courants triphasés à i3 20û volts. T.es alternateurs sont directement accouplés à des machines horizontales munies d’appareils de commande et de réglage que l’on peut manœuvrer par l’intermédiaire de sous-moteurs, depuis le tableau de distribution. Les appareils du tableau de distribution sont tous à basse tension et sont reliés par des relais ou des transformateurs aux appareils principaux qui sont soumis k la tension de i3 200 volts directement produite dans les générateurs.
- Après être passés par les interrupteurs principaux, les courants triphasés traversent une chambre de départ contenant les parafoudres du type multiple, et ils arrivent aux interrupteurs de feeders.
- Les lignes de transmission sont supportées par des poteaux en bois, dont la plus faible hauteur est de 13 mètres. L'écartement entre les fils est de 80 centimètres. Ces lignes aboutissent à Elkliart, k Mishawaka et it South Bend. Là la tension des courants triphasés est abaissée à 2000 volts pour leur utilisation à 1 éclairage et k la production do force motrice ; le réseau d’éclairage est alimenté sous 110 volts et est à quatre îils ; le réseau de force motrice est alimenté sous Vio volts.
- H. U.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 2 Mars 1907
- Nouvelle usine génératrice de "Waltham.
- Cette nouvelle usine génératrice, installée par la Waltham Ges Light C°, est établie auprès de la cité de Waltham et alimente le Newton Street Railway, le Lexington and Boston Street Railway et le Newton and Boston Street Railway. Elle a été établie dans le but d’abaisser considérablement le prix de l'énergie électrique livrée à ces différentes entreprises de traction qui desservent le territoire de Newton et de Waltham.
- La chaufferie est desservie par uue soute de 3 000 tonnes où le charbon est amené par des appareils automatiques comprenant un élévateur, un convoyeur Robins, et des wagonnets. Cette installation est établie pour transporter 5o tonnes de charbon par heure, et les appareils sont entraînés par un moteur de aû chevaux et un moteur de i5 chevaux à courant continu à 55o volts. Après être passé dans des bascules automatiques, le combustible tombe de lui-même dans des trémies disposées devant la porte de chaque chaudière.
- Les générateurs de vapeur sont actuellement au nombre de quatre et ont chacun une capacité de 3f>4 chevaux. Ce sont des chaudières Stirling à tubes d'eau de 354 mètres carrés de surface de chauffe disposées en deux batteries. Une cheminée en acier assure le tirage. Les pompes d’alimentation, de Fair-banks, Morse and G" desservent ces chaudières.
- La salle des machines contient actuellement deux turbo-alternaleurs Westinghouse Parsons de 5oo kilowatts produisant des courants triphasés à a 3oo volts et 60 périodes : la vitesse de rotation est de 36oo tours par minute. Deux excitatrices de a5 kilowatts à iaâ volts, entraînées chacune par une machine à vapeur verticale Westinghouse, fournissent le courant continu necessaire aux inducieurs bipolaires des alternateurs.
- La consommation garantie de vapeur saturée des turbo-alternaleurs a les valeurs suivantes aux différentes charges :
- 1/3 — 38o - : 15 —
- Avec une surchauffe de 55", les consommations garanties sont les suivantes :
- m —..............« ?5P -
- Les courants triphasés à a 3oo volts sont amenés par des câbles aux barres générales du tableau de distribution. Un groupe moteur-générateur de 4oo kilowatts en convertit une partie en courant continu à 55o volts. O11 comptait aussi installer un groupe éleclrogcno à courant continu, mais on a décidé d’installer un turbo-alternaleur de 2000 kilowatts et un turbo-alternateur de 1 5oo kilowatts à O900 volts. Le groupe moteur-générateur comprend un
- moteur synchrone triphasé à 2 3oo volts et une dynamo génératrice à courant continu de 4oo kilowatts, à 45o tours produisant 55o-6oo volts. Un petit groupe moteur-générateur de 120 kilowatts fournit le courant continu nécessaire aux services de l'usine. Ce groupe est relie au fil de trôlet la nuit pour fournir aux ateliers de réparation et aux remises l’énergie électrique nécessaire pour l’éclairage. Le rendement garanti du groupe rnoteur-générateur a lès valeurs suivantes :
- 3/4 — . . . , c)3 91,5
- 1/2 — . . . . 90 88
- i./4 — . . . . 85,5 80
- Une. petite excitatrice séparée fournil le courant' nécessaire pour les inducteurs du moteur synchrone.
- La condensation est assurée par deux condenseurs Alberger à surface de 200 mètres carrés de surface réfrigérante, desservis par deux pompes rotatives à vide sec et deux pompes centrifuges doubles entraînées chacune par une machine à vapeur verticale. L’installation est établie pour maintenir un vide de 70 centimètres de mercure. IL IL
- Sur le rendement comparatif des turbines et des machines à vapeur fonctionnant a différentes charges.
- M. GooDUNonûn a fait sur ce sujet une très intéressante communication à la réunion de 1 « American Street and interurhan Railway Engineering Association ».
- L'auteur suppose, pour établir sa comparaison, que les machines travaillent pendant 24 heures par jour : cela n'est évidemment pas exact en réalité, mais les résultats comparatifs n’en restent pas moins rigoureux. Avec celte hypothèse, l’auteur calcule les dépenses en combustibles et les charges par kilowatt-heure et additionne ces deux dépenses pour obtenir le prix de revient. Les autres dépenses 11’ont pas été considérées, telles que les pertes de chaleur, etc., car il y a peu de différence entre les chiffres auxquels conduit l'emploi de turbines ou l'emploi de machines à vapeur: il eu est de même pour les dépenses relatives au personnel. Le prix du combustible a été supposé égal à 2 dollars (10 francs) par tonne ; l'auteur a admis qu'un kilogramme de charbon était consommé pour l’évaporation de 7k^‘,5 d'eau. Pour la détermination des chargesfixes, l'auteur a admis les pourcentages suivants pour les machines à pistons :
- Total.
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du a Murs 1907
- Pour les turbines à vapeur, les proportions suivantes ont été admises :
- Intérêts.................................... 5°/«
- Dépréciation.........................10
- Entretien............................ â
- Taxes................................ 1
- Total.........................19°/»
- La dépréciation a été comptée plus forte sur les machines à pistons parce qu'il semble certain que l’on sera appelé à remplacer ces machines, dans un avenir peu lointain, par des machines plus modernes et plus économiques.
- En ce qui concerne les dépenses de premier établissement des moteurs dont il s agit, 1 auteur a supposé que, pour les unités de 5oo kilowatts, le système employé était le système à courant continu à 5oo volts. 11 a supposé aussi que les machines à pistons étaient accouplées avec des dynamos génératrices à courant continu, tandis que les turbines à vapeur étaient accouplées avec des alternateurs exigeant des convertisseurs pour la transformation des courants polyphasés en courant continu. En outre, il a supposé que les machines à vapeur fonctionnaient avec de la vapeur saturée et les turbines avec de la vapeur surchauffée. Les prix suivants ont été admis pour les machines à vapeur.
- Machine et génératrice................45 dollars.
- Fondations.......................... 3 -
- Total par kilowatt. . . 5a dollars.
- Pour une turbine fonctionnant avec de la vapeur saturée, les dépenses seraient les suivantes :
- Turbine et générateur............... 36 dollars.
- Appareils de condensation........... 6 —
- Fondations.......................... * —
- Moteur-générateur et tableaux. ... sa —
- Total par kilowatt. . . 65 dollars.
- Pour tirer de la turbine k vapeur tous les avantages qu’on est en droit d'en attendre, il faut surchauffer la vapeur, et, pour les appareils de surchauffe, il y a lieu de compter 4,25 dollars par kilowatt ; le total relatif à l'emploi de turbines à vapeur est donc de 69,35 dollars par kilowatt.
- Pour des unités de 1 5oo kilowatts, l’auteur suppose que la machine à vapeur et la turbine à vapeur sont toutes deux accouplées à des alternateurs. 1! prend pour base les prix suivants :
- Machine et générateur................. 35 dollars.
- Fondations............................ a.a5 —
- Total par kilowatt. . . 3g,5o dollars.
- De môme pour la turbine à vapeur :
- Appareils de condensation......... 5 —
- Fondations........................ o,5o -
- Surchauffeur et tuyauterie........ 4 —
- Total par kilowatt. . . 37,5odol)ars.
- L’auteur indique que, d'après les courbes tracées par lui, la puissance do 1 5oo kilowatts par unité est à peu près celle pour laquelle les dépenses de combustibles sont égales pour la turbine et pour la machine à pistons. Pour les puissances unitaires supérieures à 1 ôoo kilowatts, la turbine est plus économique ; pour les puissances inférieures à 1 5oo kilowatts, la machine à pistons conduit à une dépense moindre de combustible. En ce qui concerne les machines de 5oo kilowatts, on peut noter que la machine à vapeur présente la plus faible consommation de combustible pour une charge égale à 90 % de sa charge normale, et la turbine pour une charge égale à iao °/0 de la charge normale. Si l’on ajoute aux dépenses de combustible les dépenses fixes par kilowatt-heure, on voit que le point d’économie maximu est déplacé de la charge de 90 °/0 vers la charge de ta5%. Le même, pour la turbine à vapeur, le point d’économie inaxima est déplacé de 130 % à i45 %. Quand on néglige les charges fixes dues au convertisseur, le point cl économie maxima correspond à une charge de i4o °/0-
- Les constructeurs de machines à vapeur ont établi des moteurs qui présentent leur meilleur fonctionnement pour une charge de 76 °j0 : c’est extrêmement utile dans les usines génératrices où il est difficile de faire travailler les groupes toujours à pleine charge. Avec les turbines à vapeur, il n’en est pas ainsi, et il est nécessaire de fixer autant que possible la puissance à laquelle chaque groupe est appelé à travailler; quand il se produit des variations de charge, il vaut mieux faire travailler en surcharge les machines en fonctionnement que de mettre en service une nouvelle machine travaillant à faible charge.
- On a dit souvent que les turbines à vapeur présentent une courbe de charge plus aplatie que celle des machines à pistons. Cela n est pas exact si 1 on se place au point de vue des dépenses totales par kilowatt-heure. La machine à pistons, dont le point de consommation maxima est situé à 85 ou go de la charge normale, présente pour une charge de 100 % une courbe de dépenses totales beaucoup plus aplatie. Pour une augmentation de charge de 75 à 100 % de la charge normale, le gain est de it 7'0. Sur ces n % de gain, le gain réalisé sur l'économie de vapeur est seulement de 4," %> reste du gain est relatif aux charges fixes.
- r. n.
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- à L'Eclairage
- Emploi de la turbine à "ine de guerre.
- L’application de la turbir
- vapeur dans la j
- ? de guerre, France par cuirassés du
- vapeur, sy;
- A. Parsons, à la propulsion des nav vient d’être consacrée officiellement 1 adoption de ces moteurs pour les nouveau programme naval.
- A la suite du rapport de la Commission envoyée en Angleterre, il y a quelques mois, le ministre de la Marine avait décidé de munir de turbines Parsons le contre-torpilleur Chasseur en construction chez MM. Normand Frères, au Havre, qui avaient déjà construit le torpilleur n° 393 avec turbines du même système. Les turbines du contre-torpilleur Chasseur sont en construction dans les ateliers de la Compagnie Électro-Mécanique, au Bourget, concessionnaire exclusive des turbines Parsons en France.
- Le ministre de la Marine a notifié, H jours, aux constructeurs les marches j vaux des cuirassés restant à mettre en chantiers. Les commandes des 6 bâtiments ont etc réparties entre les arsenaux de l’État et les principaux Chantiers privés, parmi lesquels la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée et les Chantier et Ateliers de Sainl-Nazaire-Penhoêt.
- Ces deux Sociétés, qui sont les seuls licenciés de la Compagnie Électro-Mécanique pour la construction des turbines Parsons appliquées à la propulsion des navires, auront donc à construire, non seulement les moteurs pour leurs propres cuirassés, mais encore pour ceux construits dans les autres Chan-
- Tirant d’eau moyen..........’g ’Îfo»
- Tirant d’oau arrière........... 8 44
- Déplacement....................18 35o tonneaux.
- La vitesse normale sera de 19 nœuds, et les turbines développeront une puissance de 32 5oo chevaux
- Ces dernières seront, par cuirassé, au nombre do 8 commandant 4 arbres porte-hélices.
- Les hélices auront chacune 2 800 millimètres de diamètre sur 2 600 millimètres de pas, et tourneront à 3oo tours environ.
- Nous croyons intéressant de rappeler dans le tableau ci-dessous le nombre et la puissance des bâtiments à turbines, actuellement en service ou en construction dans chaque puissance :
- l’Allemagne, les États-Un
- ; pas compris les nou-s-cuirassés prévus par
- Sur les dépenses M. H.-B. Maxwell trical Engincers »,um
- in combustible.
- . fait, à l’« Institutii
- of Elec-iressante vapeur
- États-U
- communication sur différents détails d'une usine modei auxquels il convient de prêter une grande attention si l'on veut réaliser le maximum d’économie dans l’exploitation.
- Manutention du charbon. — Dans les installations importantes, le combustible est manutentionné au moyen de eonvoyeui*s et d’élévatenr3, mais, dans les petites usines, on ne peut pas employer de tels appareils, qui ne sont pas économiques avec un faible facteur de charge. Avec un bon convoyeur, l’entretien et la substance absorbée représentent des dépenses peu élevées.
- Type de chaudières. — Les chaudières les plus généralement employées sont du type Lancashire et à tubes d’eau. Celle dernière occupe moins de surface, particulièrement pour les générateurs de forte puissance : elle présente plus de sécurité, n’offre pas de dangers d’explosion, peut fournir de la vapeur plus rapidement, peut fonctionner facilement avec un tirage forcé, et est moins coûteuse comme dépenses de première installation pour les unités de forte puissance. Les chaudières Lancashire sont plus économiques comme nettoyage ; elles présentent moins de pertes par radiation.
- Chargeurs automatiques. — Dans les chaufferies modernes, on emploie universellement des chargeurs automatiques : l’auteur estime que cet emploi est justifié dans tous les cas pour les raisons suivantes : la consommation de combustible est moindre avec ces appareils qu’avec le chargement des chaudières à la main; les qualités les plus inférieures de charbon peuvent être employées ; la température est plus I constante, et la puissance de la chaudière se trouve augmentée de ce fait; s’il y a des surchauffeurs, les chargeurs automatiques sont indispensables, car ils maintiennent à une valeur convenable et uniforme la température de la vapeur.
- Foyers. — La construction des foyers de chaudières présente une importance capitale : le foyer et la chambre de combustion doivent être établis entièrement en briques réfractaires, et un large espace doit être ménagé entre la grille et la surface do chauffe de la chaudière pour permettre une combustion complète avant que les gaz soient refroidis par leur contact avec la surface de chauffe.
- Cela constitue un des reproches les plus fondés que l'on peut adresser aux chaudières du type « Cor-nish a ou « Lancashire a à feu intérieur : dans ces générateurs, les gaz viennent en contact avec la sm>_
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- i3S
- Supplée
- L'Éclairage Électrique du 2 Mars 1907
- face de chauffe aussitôt qu'ils sont allumés et ils sont refroidis avant d’être complètement brûles. 11 est impossible de brûler sans fumée des combustibles bitumineux dans ces chaudières, à moins d’admettre de l’air dans des conditions particulières.
- Composition des gaz. — La composition des gaz présente une telle importance au point de vue de l'économie de fonctionnement d’une chaudière qu’il est bon d’installer un appareil capable d’indiquer d’une façon continue la proportion d'acide carbonique contenu dans le gaz. Un kilogramme de charbon de qualité moyenne exige théoriquement 12 kilogrammes d’air pour que la combustion soit complète. En pratique, ce chiffre est fortement dépassé, et, dans les installations les plus économiques, il est rarement inférieur à 18 kilogrammes. 'La proportion de CO2 dans les gaz avec 18 kilogrammes d'air par kilogramme de charbon est de i3 °/o environ. En augmentant la proportion de COa de 5 °/0 à i3 on réalise une économie de plus de 20 °/° : on voit donc qu'il y a lieu de faire grande attention à la proportion de ce gaz.
- Quand il y a des pertes dues à une combustion incomplète, le rendement est mauvais et la proportion de COs est faible.
- Qualité du combustible. — Pour déterminer la qualité du combustible, il faut prendre des échantillons dans chaque livraison et faire des essais réguliers
- pour déterminer la valeur du pouvoir calorifique. Le charbon qui présente le plus grand pouvoir calorifique par unité de prix 11’est pas forcément le plus convenable ; il v a lieu de faire des essais avec différentes categories de combustibles pour voir quel est le plus approprié au type de chaudière et de chargeur employé.
- Machines auxiliaires. — Les pompes d’alimentation à vapeur absorbent souvent 5 °/o, les chargeurs mécaniques 2 % et les condenseurs 10 °/o de la vapeur totale évaporée. Avec la commande électrique, les pompes de condenseur absorbent rarement plus de 5 0/0 de la puissance totale débitée. Avec des pompes à vapeur, la vapeur consommée dépasse rarement 3 f'/0 de la quantité totale de vapeur produite; avec des pompes électriques, on dépensera moins de 1 °/0, en admettant un rendement de 60 % pour la pompe et son moteur. Les pompes électriques ne coûtent pas plus cher à installer et sont plus économiques si l’on tient compte de la diminution des dépenses de fonctionnement. Il faut toujours, néanmoins, installer une pompe à vapeur dans les grandes usines, pour le cas où une avarie viendrait à se pro-
- Tirage. — 11 est plus économique de rejeter les gaz à la température de l’atmosphère avec un tirage forcé que d’envoyer ces gaz dans une cheminée à une température élevée pour donner du tirage. Avec
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- Depuis [0 37 novembre dernier la durée de validité des billets d’aller et retour que la Compagnie d’Orléans délivre aux conditions de son tarif O. V. il» 2, de toute gare à toute gare de son réseau sera calculée sans tenir compte des dimanches et jours de fête qui pourraient être compris, tant dans la durée de validité primitive des billets que dans les périodes de .prolongation supplémentaire accordée moyennant paiement d’une surtaxe, pour chaque prolongation de 10 pour 1 oü du prix du billet.
- Exemple :
- Pour un billet d’aller et retour de Paris-Quai d’Orsay à Agen (655 kilomètres), dont la validité normale est de 9 jours, pris le mardi 11 décembre igoG, le délai d’expiration do celte validité se trouvera reporte au 20 décembre inclus, au lieu du tq inclus comme autrefois, le dimanche 16 décembre ne comptant
- P POUR LA /« PROLONGATION de ce même billet (5 jours) le délai d’expiration se trouvera reporte au 37 décembre inclus au lieu du aé décembre inclus, le dimanche 23 et le mardi a5 jour de Noël ne
- ENFIN^POUR LA 2« PROLONGATION (5 jours) le délai d’expiration du billet se trouvera reporté au 3 janvier inclus, au lieu du 39 décembre, le dimanche 3o décembre et le mardi i«r janvier n’etant pas comptés.
- Chemins de fer de Paris-Lyon-Méditemaée
- Stations Hivernales (Pce, Cannes, Ueelon,elc.)
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- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de x5o kilomètres, aux familles d an moins Irois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de ire, 2e et S"1 classes pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphacl-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
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- ARRÊTS l'ACLT/t’ATIl'S Faire la demande de billets quatre jours au moins à f avance à la gare de départ
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- Suppléaient à L'Eclairage Electrique du 2 Mars 1307
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- 5 °/o de CO., dans les gaz et une température d évacuation de 280", les pertes dues à la cheminée seule s'élèvent à 3a,7 %• Même avec i3 "/» de CO* et une température d'évacuation de 5oo°, les pertes dues à la cheminée ont pour valeur i3 0/o : au contraire, avec i3 % de Cüa et une température d'évacuation presque égale à celle de l’atmosphère, les perles ne sont que de 2 °/°- Comme Ton cherche à utiliser le plus complètement possible la chaleur des gaz, il faut éviter autant que possible toute infiltration d’air froid. On peut employer un appareil pour chauffer l'air avant son emploi.
- Le fait qu'un ventilateur produisant un tirage forcé est plus économique qu'une cheminée est nettement évident, puisque deux ventilateurs remplacent une cheminée de 60 mètres de hauteur pour assurer la combustion de /»,5 tonnes de charbon par heure, et coûtent un tiers environ du prix de la cheminée, en assurant un meilleur tirage. Avec une teneur en CO* de i3 °/„ dans chaque cas, la température est d environ 2200 avec la cheminée et 44° avec le ventilateur; lespei'tes sont réduites de 10,6 °/o à 2,4 °/° ! vapeur consommée pour l’entraînement du ventilateur représente seulement 1 % de la quantité totale do vapeur produite par les chaudières.
- T,es autres avantages d'un tirage forcé sont les suivants : économie dans les dépenses de premier établissement en bâtiments, fondations, chaudières, con-
- duites, etc., avec diminution proportionnée des intérêts et de l’amortissement, par suite do la plus grande capacité d'évaporation des chaudières; économie de réparation, entretien et surveillance ; plus grande souplesse ; indépendance des conditions climatériques; combustion plus complète.
- Réchauffage à la vapeur vive. — Le réchauffage de l’eau d’alimentation avec de la vapeur vive n’est pas aussi économique que le réchauffage par récupération de la chaleur perdue. Mais il offre l’avantage que l’eau d’alimentation est alors amenée dans la chaudière à la température de la vapeur, et que le générateur n’a qu’à évaporer l'eau.
- Réchauffage par récupération. — Ce réchauffage est économique ; il maintient une chaleur uniforme dans la chaudière. L’économie obtenue peut atteindre 35 %. Ce réchauffage offre un autre avantage, c’est que les impuretés contenues dans l’eau se déposent avant que celle-ci soit admise dans les chaudières.
- Surchauffe. — La surchauffe de la vapeur modifie considérablement la consommation des machines, quel que soit le type de celle-ci. L’auteur a constaté une économie de i5 % réalisée, par une surchauffe de 44" seulement On emploie actuellement de fortes surchauffes. Une température maximu. de a8oJ à 3oo° doit conduire à des résultats économiques.
- Machines à vapeur. — I/autcur s’est limité uniquement à l'étude des chaudières, mais il termine en
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- Supplér
- L’Éclairage Électriqu
- ue du a Mars 1907
- rappelant l'économie que peut procurer, dans une usine fonctionnant sans condenseur, l’adjonction de turbines à vapeur à basse pression desservies par un bon condenseur.
- R. R.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES Pompe centrifuge à deux étages.
- D’après la revue Power, la Compagnie « Lea-Degen Pump » établit des pompes centrifuges présentant, entre les vitesses de rotation de 4oo et 600 tours, un rendement à peu près constant. Les résultats numériques obtenus dans’ une série d’essais faits à des vitesses de 4oo, 5oo et 600 tours indiquent la quantité d’eau élevée, ia hauteur d’élévation, la pression d’aspiration et de compression, la puissance en chevaux et le rendement: les principaux chiffres obtenus sont les suivants :
- RENDEMENT
- Kn chiffres ronds, pour le rendement maximum, la quantité d’eau soulevée est directement proportionnelle aux vitesses de rotation et la hauteur à laquelle l’eau est soulevée est proportionnelle au carré de la vitesse de rotation.
- Le diamètre des roues mobiles, munies de huit aubes, est de 6to millimètres. La poussée axiale est supportée par des butées à billes. L’équilibrage de la pression axiale est obtenu par variation de la grandeur de la chambre d’eau des deux côtés des
- R. R.
- Sur les paliers et leur graissage.
- M. F. H. Daviës a publié sous ce titre, dans VElectrical World du 2 février, une étude intéressante. La fonction du lubréfiant que l’on introduit dans un coussinet consiste à transformer le frottement entre deux surfaces en un frottement de roulement entre les globules dont est composé le lubré-fïant : dans un palier bien lubréfié, les surfaces métalliques ne doivent donc jamais venir en contact, mais doivent être séparées par une pellicule d’huile plus ou moins épaisse suivant la qualité et la quantité de celle-ci.
- Les paliers ordinaires dans lesquels la pression s’exerce constamment dans la même direction, sont
- ÉDITIONS DE “ L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE ,}
- CHEVRIER, G. Étude sur les Résonances dans les réseaux de distribution
- par courants alternatifs ;
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- DUPUY, P. La Traction électrique ;
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- guarini, e. . L’Electricité en agriculture ;
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- NIETHAMMER, F. Moteurs à collecteur à courants alternatifs.
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- TABLE DES MATIÈRES des a5 premiers volumes de “ l’Éclairage Électrique ” (1894-1901)
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- toujours graissés à leur partie supérieure, mais, dans les paliers de machines à double effet, il faut adopter des dispositions convenables parce que la face du palier sur laquelle s'exerce la pression change constamment : l'huile est comprimée tantôt de la base vers le sommet du palier, tantôt du sommet vers la base.
- La question des huiles de graissage présente une grande importance. Les points principaux que l'on doit considérer pour le choix d'un tube sont la pression que supporte le coussinet, ou les dimensions de la machine, et la température à laquelle on suppose que le lubrélîant sera soumis. Les meilleurs résultats sont obtenus avec un fluide présentant le plus faible coefficient de frottement moléculaire, et, à ce point de vue, plus la couche d’huile est mince et mieux cela vaut. D’autre part, une couche épaisse d’huile lourde présente une plus grande adhésion et pénètre dans le joint même quand la pression est élevée, mais elle ne rend pas d’aussi bons services qu’une couche mince. On a l'habitude d'employer, dans tonies les machines, la même huile pour graisser toutes les parties extérieures : cette méthode est évidemment la seule pratique, mais, an point de vue théorique, les paliers où le point d’appui change de sens doivent être lubréfiés avec de l’huile plus épaisse pour réduire autant que possible l’écoulement de l’huile hors du coussinet.
- On peut considérer comme un axiome que, tant
- qu’il y a seulement un frottement de roulement, le palier ne s’échauffe pas d’une façon appréciable ; mais, au moment où il se produit un frottement entre des surfaces métalliques, le métal commence à s’échauffer. Cela peut être dû à trois causes : quantité insuffisante ou mauvaise qualité de l’huile ; présence d’une substance étrangère dans le palier, surfaces mal rodées. Dans le premier cas, un frottement se produit entre les surfaces et occasionne en peu de temps des effets désastreux ; l'arbre se dilate sous l’effet de réchauffement et il se produit des avaries graves. Dans le second cas, le frottement se produit sur la faible surface des substances étrangères seulement ; le palier s’abîme, mais il n’y a pas d'avarie grave. Dans le troisième cas, réchauffement produit par le frottement s’étend sur une surface plus ou moins grande.
- Un autre point à considérer est que, dans les paliers chauds, l’huile se décompose et perd scs propriétés lubréfiantes. Quand ce point est atteint, le graissage ne s’effectue plus, et il faut arrêter la machine. Si le coussinet est garni de métal blanc, le frottement est beaucoup plus doux. Il faut veiller aussi à ce que l’huile n’attaque pas ces alliages, et, pour cela, il ne faut pas qu'ils contiennent de zinc ou de plomb, mais seulement de l’étain, de l'antimoine et u'.i peu de cuivre. Plus le métal blanc est mou au début, et mieux cela vaut.
- H. R.
- BIBLIOGRAPHIE
- Précis d’Électricité, par Paul Niewen-glowski (l).
- Les précis et les manuels d’électricité sont déjà si nombreux et on s’est efforcé si souvent de condenser utilement en quelques pages les principes fondamentaux et les principales théories de 1 électricité que tout nouveau livre du même genre semble superflu. Le précis que vient de faire paraître M. P. Nievenglowski, ingénieur au corps des Mines, mérite cependant d’être signalé avec éloges car l’auteur a suivi un plan essentiellement nouveau et son excellent livre, très supérieur à la plupart des manuels trop simplifiés et notoirement insuffisants, est établi avec une rigueur scientifique, une précision et une simplicité qui en font peut-être le meilleur livre à recommander aux débutants : « nous espérons, dit l'auteur, que ce modeste ouvrage permettra au lecteur de se mettre rapidement an courant des phénomènes fondamentaux de l’électricité, qu'il approfondira dans
- (i) Un volume gr. in-8° de 200 pages avec 64 figures, — Gauthier-Vili.aks, éditeur, Paris (Encyclopédie des travaux publics Lechahs). ~ Prix, broché : 6 fr.
- des traités plus complets » ; le but poursuivi a l’air modeste, en effet, mais peut-être n’était-il pas facile à atteindre puisque tarit d’esprits distingués y ont échoué.
- Le livre est divisé eu deux parties ; la première, lois et expériences, expose avec une concision méthodique les lois fondamentales de l’électricité et les expériencesqui servent à les établir ; elle est divisée en huit chapitres consacrés respectivement aux courants électriques, aux phénomènes thermo-électriques, à l’électromagnétisme, à l’induction, au magnétisme, à l’électrostatique, aux mesures, enfin à I’homogé-néilé et aux différents systèmes d’unités. On voit que cette étude débute, avec raison d’ailleurs, par l’étude des courants, étude facile et qui permet de mieux comprendre l’électricité statique ; le chapitre consacré à l’électrostatique est conçu d’une façon particulièrement originale, l'auteur ayant jugé plus ration nel de définir et mesurer d’aboi’d l'énergie des corps électrisés pour en déduire ensuite la notion du potentiel. L auteur a aussi apporté un soin particulier à donner des différentes grandeurs une définition expérimentale qui fasse connaître en même temps un
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- Supplée
- L’Eclair
- moyen de les mesurer ; par exemple, il définit. le champ magnétique sans supposer l’existence de pôles isolés, la charge électrique sans se servir de la conception des deux fluides. Dans toute cette première partie on trouve ainsi la preuve d'un effort consciencieux et le plus souvent très heureux pour coordonner logiquement et avec clarté l'exposé des lois et leur démonstration. Chaque chapitre se termine par un résume succinct où sont indiquées brièvement les applications pratiques.
- Le seconde partie, hypothèses et théories, n'est pas conçue d’uue façon moins originale. L’auteur y soumet au calcul les résultats de l'expérience et montre les conséquences que l’on peut en tirer.
- Il expose d’abord une théorie électrostatique qui explique des phénomènes qui semblaient comme isolés et sans lien entre eux ; il reprend ensuite l’étude de l'électroniagnétisme et de l’induction, complète les résultats déjà connus et indique la façon d’effectuer les calculs qui se rencontrent dans les applications.
- Le dernier chapitre est consacré à quelques-unes des théories générales qui forment une synthèse des phénomènes électriques étudiés jusqu’ici : théorie de Maxwell, théorie électromagnétique de la lumière et des oscillations hertziennes, à laquelle sc rattache l’étude de la télégraphie sans fil, enfin, théorie des électrons.
- L’année électrique, électrothérapique et radiographique, revue annuelle des progrès électriques en 1906 (7e année), par le D1' Foveau de Courmelles 0.
- La compilation que le Dr Foveau de Courmelles consacre chaque année à l’électricité n’est pas sans valeur, mais son titre est un peu ambitieux et l'on aurait tort d’y cherche!1 une revue.complète des progrès de i’êlcetricité. Le classement 11’en est pas d’autre part bien rigoureux et les défauts du livre, à ce point de vue, sont souvent choquants, on trouve,
- 0, Un volume in-ia de 34a pages. — Ch. BiiaANcrn, édi-
- par exemple, sous la rubrique traction, bien des notes qui ne concernent que la production et le transport de l’énergie, ou des applications diverses. Il est aussi assez curieux de voir classer les maladies des machines électriques (écbauflement du collecteur, des balais, etc.) sous la rubrique hygiène el sécurité ; ces critiques faites, beaucoup de ces notes, clairement résumées, sont intéressantes et les chapitres d’électricité médicale, très fournis et de beaucoup les plus importants, peuvent faire connaître aux ingenieurs-éleclriciens, spécialisés pour la plupart dans les applications industrielles, bien des applications de détail et leur faire apprécier l’importance de certains résultats acquis en thérapeutique grâce à l’électri-
- J. N.
- Vorlesungen über Blektrodyn&mik und Théorie des Mag'netismus. (Leçon sur l’Electrodynamique et la théorie du magnétisme) 0, par O. Krigar Menzel et M. Lane.
- Cet ouvrage est le quatrième volume des leçons s.ur la physique théorique de H. von Ilelmholu. II est divisé en trois parties, la première relative à l’électrostatique, la deuxième relative au magnétisme et à l’électroniagnétisme et enfin la troisième aux actions alternatives électromagnétiques. Dans la première partie, l’auteur étudie les charges électriques fixes, les forces et les potentiels el l’équilibre de l’électricité sur les corps conducteurs. Dans la deuxième partie, il étudie les corps magnétiques et les diélectriques ainsi que les courants électriques stationnaires. Dans la troisième partie, il s’occupe du champ magnétique des courants électriques stationnaires et des oscillations électromagnétiques.
- Cet ouvrage peut rendre des services à' ceux qui s’occupent de ces études théoriques.
- B. L,
- (') Un volume in-8° de 4o6 pages) avec 3o figures.— Johann Ambrosius Bartb., éditeur, Leipzig. — Prix broché :
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- Tome L.
- Samedi 9 Mars 1907.
- 14« Année. — N°
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- POINCARÉ (H.). — Étude du récepteur téléphonique (suite). ROSSET (G.). — L’électrolyse des mélanges (suite). . . .
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la rigidité diélectrique de vides poussés, par E. Ma.dki.ung....... 346
- Sur l’eUot de Doppler dans les rayons-canal, par J. Stakk............................• _ 34g
- Génération et Transformation. — Calcul de la force électromotrice d'enroulements polyphasés et
- monophasés (suite), par H. Gorges...........................................”... 351
- Le moteur d’induction monophasé (suite), par A. Still....................................... 35^
- Transmission et Distribution. — Sur les réseaux à courants alternatifs, par L. Lichtenstein. . . . 356
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Étude expérimentale faite sur des circuits oscillants
- accouplés (fin), par E. Fischer. . ............................................. _ 3g0
- Électrochimie. — Sur quelques expériences pour la récupération du fer eldu nickel des déchets de tôles
- nickelées, par K. Kicuter................................................................303
- NOTES ET NOUVELLES
- Les industries élcctrochimiques et électrométallurgiques en 1906. .
- Sur les ruptures des 111s de Irùlcl..................................
- Installations électriques de la « West Virginia Pulp and Paper G* ». .
- Cabestan électrique..............................................
- Nouvelle drague électrique.......................................
- Sur les lampes à arc.............................................
- Bibliographie....................................................
- I42
- 148
- 149
- JfU
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- Supplément i.-L’Éclairage Ëlectriq ue-à\i g Mars 1907
- NOTES ET NOUVELLES
- Les industries èléctrochimiques et èîèctro-' métallurgiques en 1906.
- Dans un article publié par- The Electricicui, AJ. .1, , G. Kershaav passe en revue les progrès des industries cleetrochimiques et élcctrométallurgiques dans' l’année écoulée. .......
- Les progrès les plus marqués ont porté sur la ; métallurgie du cuivre, du fer et de l’acier, et sur la production de composés azotés. Il n’y a pas eu de découverte nouvelle de grande importance ni de nouvelle industrie fondée. Les positions des différentes industries sont les suivantes :
- . Alcalin et composés employés pour des blanchiments.
- L’année écoulée a été très prospère pour l'industrie des alcalis et des décolorants; l'augmentation' de la demande a provoqué une légère élévation des prix de vente.
- La Compagnie Castncv Kellner a distribué un dividende de 'j'Vo'îmx actions ordinaires, et l’Ëleclro-lytic Alkâli C°, qui exploité lé procède H'angrears ’ à Middlcwitcli, a fait de beaux bénéfices. La Compagnie Castner Kellner a installé de nouvelles usines à Wallscnd-on-Tyne pour la fabrication des so-diurns et de;quelques-uns de ses dérivés. Cette usine emploie l’.énergie électrique, produite par .la Newcastle Electric- Supply C°.
- En Allemagne et en Amérique,l’industrie semble-être dans des conditions satisfaisantes, mais en Italie, en France, en Suisse, sa situation ne semble pas prospère, par suite de la surproduction de poudres de blanchiment et de la concurrence. Le nombre d’usines occupées par celte industrie est de 36, et la
- production estimée est. de nbooo tonnes de soude caustique à 70 °/0 et de a3i 000 tonnes de poudre de blanchiment à 35 %, . .
- Aluminium.
- L'année lyoG a été marquée en Amérique, dans l'industrie de l’aluminium, par l’expiration des patentes de Hall accordées en 1889, relatives à l’élcc-trolysc de l’alimiine dissoute dans des fluorures ; en outre, ou a constaté un accroissement important de la demande de ce métal. Les rapports de la Tïrilish Aluminium C° et de la Compagnie de Neuliauscn indiquent que cette industrie est entrée dans une ère d’exploitation très prospère.
- Bien que les brevets européens relatifs à la fabrication de l'aluminium par électrolyse soient périmés, cette industrie reste toujours en quelque sorte un monopole entre les mains des premières compagnies exploitantes, qui ont obtenu des cessions sur tous les gisements importants de bauxite, le minerai dont on lire l’alumine passe employé dans les bains ’ élecfrolyliques.
- De grandes extensions de leurs installations hydro-électriques ont été faites par la British Aluminium C° et par la Compagnie de Neuhausen : quand ces extensions seront terminées, lu production de ces.compagnies sera doublée. De nouvelles usines ont été établies'aussi dans la vallée de Pescera, dans l’Italie-du N-ord,!où les installations hydro-électriques prennent un développement de plus en plus considérable.
- Le nombre des usines occupées à la fabrication de l'aluminium était de 11 en 1906 : la puissance totale absorbée par ces usines était de 8/|5oo chevaux, et
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- Principaux avantages de ce système
- SUR LE SYSTÈME A COURANT CONTINU
- Réduction des frais de premier établissement. Réduction des frais d’exploitation.
- Augmentation du rayon d’action d’une station centrale.
- Suppression des sous-stations avec commutatrices. Suppression du personnel dans les sous-stations. Diminution des pertes de ligne.
- Un plus bas potentiel aux bornes du moteur. Un contrôle plus économique et plus effectif.
- Un meilleur réglage du voltage et par conséquent un meilleur service.
- Moindre danger de décharges statiques pou? les équipements.
- Absence absolue d’action électrolytique.
- Ce système a déjà été adopté par 15 chemins de fer ou tramways interurbains, en Amérique et en Europe, comprenant plus de 480 kilomètres de lignes; la puissance totale des équipements pour ces lignes est de 65000 chx.
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- k L'Eclairage Électrique du g Mars 190*
- lu production peut être estimée à 12000 tonnes,, contre 8000 en 1900. O11 n'a pas trouvé de nouvel emploi de l’aluminium pendant l’année écoulée ; mais les applications de ce métal dans l'industrie de l’automobile et dans la métallurgie comme agent réducteur ont augmenté rapidement.
- Carbure de calcium et acétylène.
- L’industrie du carbure de calcium dans le Royaume Lui est représentée par une petite usine située it Askeaton. La majeure partie du carbure employé pour la production d’acétylène est importé de Norvège, de France et dTtalie. La fabrication du carbure s’est lentement étendue ; la période d'aüaRse-intml qui a suivi le crach de 1898-1900 a fait place à un développement graduel : plusieurs nouvelles usines ont été installées en 190O et ont été mises récemment en fonctionnement. En France, l’industrie est prospère, à cause de l'action du syndicat. Ce dernier, pour trouver un autre débouché à ses produits, a fondé récemment une compagnie filiale. la Société française, des produits azotés, qui fabrique du cyanamide decalcïUm d’après les procédés Frank et Caro ; les nouvelles usines sont établies à Notre-Dame de Briançon.
- L'utilisation du carbure de calcium [tour la production d’acétylène continue à faire des progrès. Maintenant que les limites du champ d’application de l’éclairage à l'acétylène sont nettement établies, l’industrie de l'acétylène peut être considérée comme établie sur des bases invariables. La consommation totale de carbure de calcium en Europe approche annuellement de ioooûo tonnes, et ce chiffre augmentera probablement, surtout si la nouvelle fabrication du eyauamide de calcium est rémunératrice. La dernière forme sous laquelle le carbure de calcium est employé pour la production d’acétylène consiste en briquettes et en blocs moulés, faits d’une pâte de carbure en poudre et d'un liant.
- Chlorates et pcrchhrates.
- Les chlorates de potassium et de sodium et les perelilorates correspondants sont fabriqués dans sept usines, et la puissance utilisée pour cet usage est comprise entre 80000 et 4oooo chevaux. La plus grande de ces usines est celle de Corbin et G1*, à CJiedde, dans la Haute-Savoie. Cette industrie est pratiquement dans un état stationnaire depuis quelques années, et cette situation n'a pas changé en 1906, bien que les prix des sels de potassium et de sodium aient légèrement augmenté pendant cette année. Le rendement des procédés employés pour la fabrication électrolytique des chlorates a été amélioré par l’addition de faibles quantités de résine et d’acide chlorhydrique, d’après les brevets Corbin.
- Cuivre.
- L'industrie du raffinage du cuivre continue à être la plus florissante et la plus productive des industries élcctrocbimiques. La quantité de cuivre électrolytique» vendue en 190b’ atteint probablement le chiffre énorme de /jooooo tonnes. F.n Europe, cette industrie est stationnaire ou décline par suite de la difficulté que l’on éprouve à obtenir le cuivre brut dont on a besoin. En Amérique, les raffineries continuent k augmenter d’importance, et les huit plus-importantes usines qui se livrent au raffinage du cuivre présentent une production globale de 348 000 tonnes par an ; plusieurs d’entre elles ont encore entrepris des agrandissements.
- Si l’on compare avec ces chiffres la production de 25o tonnes par an de la première raffinerie établie à Elkinglon Bros, à Pembrey, dans le pays de Galles, on voit l'énorme développement de l'industrie du raffinage éleetrolytique du cuivre. L’emploi de machines pour couler les anodes et pour charger et décharger les cuves est extrêmement répandu dans les raffineries américaines. La nouvelle raffinerie de Ta-coma emploie des anodes coulées au moyen d un
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- J 46
- our tournant qui permet de traiter 35o tonnes de métal ; les cuves sont chargées et déchargées par un pont roulant de 20 tonnes. La production quotidienne est comprise entre 3o à 43 tonnes, ce qui équivaut à 12 000 tonnes par an. Une aulrc nouvelle radinerie est étahlie auprès de San Francisco par la Mountain Coppcr G°.
- La raffinerie de Tacorria emploie un sulfure de cuivre et de plomb comme matière première ; mais, en général, les radineries américaines opèrent sur du minerai pur, et emploient des anodes en métal contenant 98 à 99 °/0 de cuivre, Avec 3oo onces d’argent et 4o onces d’or par tonne. Les houes des cuves contiennent environ 4o % d’argent et 2 “A d'or, avec du cuivre, du plomb, du sélénium, du tellure, de l’arsenic et de l’antimoine comme impuretés. Le nombre de raffineries en fonctionnement est de 34, dont onze en Amérique et. le reste dans différentes parties de l'Europe.
- Jlypoühiurites,
- Le seul nouveau développement intéressant à signaler dans le cours de l’année 1906 est la production des hypochlorites par élcctrolyse dans une usine installée par le Borough Gouncil et employantle système Hermite.- Les autorités municipales de Philadelphie ont, depuis quelques années, mis en service une usine analogue, servant également pour la désinfection, et l’expérience acquise a conduit à démolir cette usine l’année dernière.
- Fer et acier.
- Plusieurs études ayant été publiées sur la métallurgie du fer et de l’acier, l’ctat actuel de cette industrie peut être considéré comme bien connu, et l’auteur juge inutile d’y insister.
- Ferro-alliages. ,
- La production de ferro-chrome, de ferro-silicium
- et d'autres alliages du fer avec le manganèse, le tungstène, le molybdène et le vanadium par la méthode du four électrique ou par le procédé de 1 aluminothermie s’est développée dans les dernières années et a formé une branche très importante do l’industrie électrométallurgique. Le développement principal de celte industrie a eu lieu en France, où plusieurs usines primitivement* établies pour fabriquer du carbure de calcium ont entrepris la fabrication du ferro-chroine et du ferro-silicium, deux alliages qui sont l’objet d’une demande importante sur le marché. En ce qui concerne l’utilisation de ces alliages, les combinaisons de fer avec du chrome, du manganèse, du tungstène, du molybdène et du vanadium sont employées pour introduire ces différents métaux dans l’acier, car on a constaté que le lingot est beaucoup plus homogène lorsque le métal étranger est introduit dans l’acier sous la forme d’un fcrro-alliage.
- Le ferro-silicium est employé pour ajouter à la fonte immédiatement avant la coulée : on réalise de celte façon un gain de i5 ®/o dans la rigidité, et un gain un peu plus considérable dans la ductibililé et la malléabilité. Une addition de 0,20 % seulement de silicium sous forme de ferro-silicium produit des effets marqués sur les propriétés mécaniques du
- Le nickel électronique est produit par le procédé Tloepfner à Papenbourg, en Allemagne, et est fabriqué par l’Orford Copper Cc en Amérique : une compagnie canadienne établit actuellement une raffinerie de nickel à Sault-Sainte-Marie. L’Orford Copper C° a récemment entrepris la fabrication de nickel électrolytique et utilise pour cela un procédé secret avec du chlorure de nickel comme électrolyte.
- Les cathodes sont formées de feuilles minces de nickel couvertes de graphite, et le nickel est déposé
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- Supplément à L'éclairage Electrique du g M
- 1907
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- siir -c.cs feuilles jusqu’à ce que leur épaisseur atteigne liuil millimètres. La pureté moyenne du produit est de 99,5 "/„, et il u y a presque pas trace de carbone : pour cette raison, ce nickel est très demandé par les fabricants de niaillecliort.
- Composés de l’azote.
- L’année 1906 a été marquée par une grande activité dans le développement industriel de procédés permettant d'extraire l'azote de l’air atmosphérique. Ln grand nombre d'usines se sont établies pour exploiter les procédés Birkeland-Eydc ou Franck et Caro. T,a première méthode repose sur l’emploi de la température élevée de l’arc électrique qui produit une combinaison de l’oxvgène et de l’azote de Y air, le mélange gazeux obtenu étant absorbé ensuite par de la chaux pour former du nitrate de chaux. La méthode Frank et Caro est basée sur l’absorption de 1 azote par le carbure de calcium à une température élevée, et elle donne un produit connu sous le nom de a kalksttckstofl » ou cyanarnidc de calcium.
- L exploitation du procédé Birkcland-Eyde à l’usine de Notloden a déjà été décrite ('). Le procédé Frank et Caro est employé en Suisse, en France et en Italie. Une usine de 3 000 chevaux est en construction à Piano del One, et sa capacité sera portée à 1000b chevaux.si Je succès qu'on attend est obtenu. La construction d’une usine de. cyanarnidc de calcium à Notre-Dame de Briançon a déjà été mentionnée a propos rlu carbure de caLciuui. En Suisse, la Société Suisse des produits azotés, de Genève, exploite également le procédé Frank et Caro. Les nouvelles méthodes destinées à extraire l’azote de l’air pour’le fixer sous forme d’engrais présentent un vif intérêt, caries gisements du Chili s’épuisent rapidement.
- Sodium -et dérivés.
- La production de sodium métallique par éleetro-lyse de l’hydrate fondu est une petite industrie, mais présente un progrès sensible. 1 200 tonnes de sodium ont été produites en Amérique; la production en Angleterre, en France et en Allemagne doit être envi-
- ron le double de ce chiffre. Une usine est en construction en Norvège pour la production du même métal par éleclrolysc du chlorure fondu. En Angleterre, la fabrication du sodium électrolytique est dans les mains de la Castner Kellner Alkali C° qui compte faire du sodium et de ses dérives la principale production des nouvelles usines construites à Wallsend-oit-Tyne.
- Le sodium ainsi préparé est employé principalement pour la fabrication du peroxyde de sodium et du cyanure de sodium, et une très petite quantité est employée sous forme de métal. Eu Amérique, on vend du peroxyde de sodium sous le nom d’oxone : il suffit d'ajouter de l’eau à ce produit pour obtenir de l'oxygène pur. Son emploi a été proposé dans les sons-marins.
- 11. n'y a rien eu de nouveau en igofi cri ce qui concerne l'industrie de l’étain, qui 'semble progresser en Allemagne et en Amérique bien que son introduction dans le Royaume Uni ait conduit à un déplorable résultat. Le procédé électrolytique est seul appliqué aux déchets d'étain, mais Goldsehrn-idt, d’Essen, a entrepris de l’appliqueràtous les déchets de fer-blanc, trouvés dans les ordures ménagères. Les brevets de Goldschmidt mentionnent l’emploi de certaines machines pour comprimer et perforer ces déchets. L’enlèvement de la graisse est nécessaire avant l’utilisation du fer-blanc dans les -cuves, mais cela ne constitue pas une grande difficulté.
- Zinc.
- Les élec-trométallurgistes ont fait de longs efforts pour perfectionner un procédé électrotheriniquc permettant d’extraire le zinc de ses différents minerais. Il est douteux que l’on ait réussi, bien que différents procédés aient été mis en exploitation. En Norvège, un four xle Laval est en fonctionnement; en Italie, Fcnarès fait des expériences avec une méthode analogue d’extraction électrothermique; en Angleterre, on emploie à Weston-Roint, près de lluncorn, le procédé de Svinburn Aschroft.
- Rien de nouveau n’est à signaler dans le dévelop-
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- Supplément à L'Éclairage Éleciriqi
- 9 Mars 1907
- peinent de ces procédés pendant l’année 1906, et la
- produit g5 °/„ de la consommation mondiale de ce métal. En ce qui concerne les méthodes éleclrolyli-rjues d'extraction, le procédé Hoepfner est appliqué à Hruschau, en Autriche, et aux usines de Winning-ton et Brunncr, Moud and G0 à Cheshire. mais, dans res différentes usines, la production de zinc électrolytique est faible, et le procédé n'a pas été adopté par d’autres sociétés.
- Rien de nouveau n’a été fait dans les applications relatives à la galvanisation éleotrolylique.
- R. R.
- TRACTION
- Sur les ruptures des ûls de trôlet.
- Dans une récente communication faite à l’Institution of Electrical Knginccrs, M. Shbardo-yvn a étudié les causes de rupture des fils de trôlet et les moyens d’y remédier. Une telle rupture produit presque toujours un court-circuit avec le sol et entraîne une interruption de service sur une section plus ou moins grande de la ligne.
- Depuis plus de dix années, l’auteur a porté son attention sur l’usure des fils de trôlet : il a trouvé que la diminution de solidité du fil est beaucoup plus importante qu’on ne peut le prévoir d’après la simple diminution de section due à l’usure : cet affaiblissement du fil est évidemment dù à une modification moléculaire du cuivre au point de suspension. Cette modification moléculaire ou cristallisation est due au fait que le fil de trôlet pendant entre deux supports successifs est généralement dans un état vibratoire marqué.
- Les vibrations qui se propagent le long du fil sont amorties ou rebondissent aux points de suspension rigide ; il y a donc là un point où les molécules subissent un travail continuel dira ce qu'une partie de fil est maintenue rigide pendant que la partie adjacente est libre de se mouvoir. II y a encore une troisième action qui contribue à affaiblir le fil; cette action s’exerce aussi aux points de suspension et est due à la pression verticale exercée par le trôlet sur le fil, pression qui a pour effet de soulever le fil et d occasionner, par suite, des chocs aux points de suspension rigide.
- Il y a donc quatre actions qui se produisent juste au point critique où le .fil est relié à la suspension i-igide et qui tendent toutes à affaiblir ou à détériorer le métal du fil, ce sont :
- i° Le frottement de la roulette de trôlet ;
- 2° L’effet des étincelles qui seproduisent au même point à cause du saut de la roulette qui perd le contact en ce point ;
- 3° I.a modification moléculaire ou la cristallisation produite dans le fil par suite de l’arrêt de la vibra-
- L'action des chocs dus au soulèvement du fil par la perche.
- Les actions désignées en 3° et à" doivent être les mêmes que celles qui rsc produisent si l’on serre l’extrémité d’un fil dans un étau et si l’on place alternativement dans un sens et dans l’autre la partie libre du fil. Au bout d’un certain temps, dont la valeur dépend de la qualité du métal dont est constitué le filet de ses conditions physiques initiales, le fil sc rompt et la rupture est tout à fait analogue à celle observée sur le trôlet.
- Quand un fil de trôlet est depuis un certain temps en service, il se rompt d’abord aux isolateurs de sectionnement, où il est fixé avec le plus de rigidité, puis aux croisements et aux aiguilles, et finalement aux supports ordinaires.
- Il est difficile de déterminer si l’affaiblissement des fils peut être attribué uniquement aux différentes causes indiquées, mais, même quand le fil est en service depuis plusieurs années, la diminution de section due à l'usure est toujours faible. D’autre part, certaines ruptures se sont produites en des points de croisement dont on ne faisait jamais usage et où le fil n'était par conséquent soumis ni à l'usure, ni au soulèvement, ni aux étincelles ; la seule action exercée sur le fil était celle de la vibration.
- L’auteur a vu un grand nombre d’exemples de fils de trôlet qui se sont rompus en des points où ils avaient leur pleine section ; la rupture avait même apparence que celle due à une tension excessive.
- Les causes de rupture étant ainsi déterminées, l’auteur indique quelles sont les déductions1 qu'on doit en tirer au point de vue pratique pour la spécification et la pose des fils de trôlet. Les opinions de différents ingénieurs compétents sont très différentes sur ce point. Par exemple, on conçoit facilement qu’une différence dans la pression exercée sur les fils lorsqu’ils sont soulevés par la perche puisse avoir un effet considérable sur la solidité du fil. La présence d’un alliage clans le métal exerce un effet marqué et, à ce point de vue, l'auteur mentionne que le composé connu sous le nom de fil de trôlet phono-électrique donne des résultats remarquable-
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- ment bons. Dans une exploitation il laquelle l'auteur est intéressé, le fil delrôlct est soumis à des actions destructives telles que, an bout de deux années de service, les ruptures étaient si fréquentes qu’on a dû remplacer le fil primitif par du fil phono-clcctrique. Ce dernier est en service depuis six années et deux, ruptures seulement sont survenues ; par contre, cet alliage offre l'inconvénient d'être plus cher que du cuivre étiré dur, et d’avoir une conductibilité électrique inférieure à la moitié de celle du cuivre.
- La deuxième conclusion de l’auteur est que le fil doit être établi de telle façon que la surface sur laquelle frotte la roulette de trôlet soit très lisse et que, dans la mesure du possible, ce fil soit suspendu de façon que les vibrations peuvent se propager librement sur toute la longueur sans être arrêtée par des points rigides. Il semble que la seule méthode rationnelle pour la suspension des fils de trôlet soit d’employer d’abord un fil de suspension en acier placé dans l’axe de la voie et auquel le fil de trôlet est suspendu de place en place (suspension caténaire). Ce mode de suspension conduit à des difficultés dans les courbes, mais a été suffisamment perfectionné dans ces dernières années pour être tout à fait recommandable.
- La troisième conclusion de l’auteur est que les perches de trôlet ne doivent pas exercer une trop forte pression verticale sur le fil de façon à réduire • l’action des chocs aux supports.
- L’auteur ajoute, en outre, que, toutes choses égales d’ailleurs, la durée d’un fil avant qu il se produise des ruptures n’est pas beaucoup plus longue avec un gros fil qu'avec un fil léger.
- _____ R. R.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES Installations électriques de la West Virginia Pulp and Paper C
- Les usines de la Pulp and Paper C°, établies auprès de Piedmont, sont entièrement équipées avec des moteurs électriques qui ont remplacé trente-cinq machines à vapeur primitivement employées, et présentant des puissances comprises entre 76 et 700 chevaux. Actuellement, une usine génératrice produit l’énergie électrique nécessaire pour la marche de toutes les usines: elle est placée au centre des bâtiments et est admirablement située pour la réalisation d’un système économique de distribution à
- lia chaufferie contient douze générateurs Edge-moor d’une puissance totale de 7 200 chevaux : ces chaudières sont à. tubes d’eau et portent chacune à leur partie supérieure un économiseur Green dont les racleurs sont manœuvres par un moteur d’induction de 3 chevaux. Le charbon est amené aux soutes par des appareils mécaniques entraînés par des moteurs électriques de 20 et r5 chevaux. De là, il
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- L‘Éclairage Électrique du 9 Mars 1907
- descend par des trémies aux foyers des chaudières qui sont à chargement automatique.
- La salle des machines devait primitivement contenir des machines Corliss horizontales cross-com-pound, mais le rapide développement de l’installation a conduit à employer des turbines à vapeur dont l’enroulement est beaucoup plus faible que celui des machines à piston. La moitié de la salle des machines environ est occupée par deux groupes de 800 kilowatts; 1 autre moitié est occupée par deux turbo-générateurs de 1000 kilowatts et un lurbogénérateur de 1200 kilowatts. Chacune des turbines est inunie d'un condenseur distinct établi dans le sous-sol.
- Les deux machines à vapeur Corliss cross-com-pound entraînent chacune, par un accouplement direct, l’inducteur d ’un alternateur triphasé à 44o volts et ao périodes tournant à la vitesse de rotation de 94 tours par minute. Les turbines à vapeur, du type Westinghouse-Parsons, enlraîneutehacune un alternateur de 1000 kilowatts tournant à la vitesse de rotation de 1 5oo tours par minute, et un alternateur de 1 200 kilowatts. En outre, la salle des machines contient trois groupes moteurs-générateurs comprenant chacun un moteur d'induction de 3o chevaux et une dynamo à courant continu de 20 kilowatts h a3o volts tournant à la vitesse de rotation de 720 tours par minute; ces groupes fournissent le courant continu nécessaire aux ponts roulants et aux appareils de levage. L’équipement est complété par un moteur d’induction de i5o chevaux entraînant une dynamo à courant continu à 125 volts, qui tourne à la vitesse de rotation de 480 tours par minute et qui fournit le courant nécessaire à l’excitation des alternateurs et à l’éclairage de l’usine; un moteur d’induction de 85 chevaux entraînant une dynamo de 50 kilowatts à 125 volts pour l'éclairage; et une excitatrice de 56,5 kilowatts à ia5 volts entraînée par une machine à vapeur Buckeye.
- Les condenseurs sont du type barométrique Al-berger et du type à. surface et à contre-courant. L’eau de circulation est fournie par une rivière voisine et coule par la pente naturelle des conduits établis à cet effet. Les pompes à air sont entraînées par des moteurs d’induction de 3o chevaux.
- Les différentes machines-outils des usines sont entraînées par soixante-cinq moteurs -d’induction agissant par courroies ou directement; ces moteurs sont desservis par un réseau de distribution à courants triphasés de 4io volts. La plupart de ces moteurs ont une puissance de 75 ou de 100 chevaux; plusieurs moteurs de 200 chevaux et quelques moteurs de 4oo chevaux sont aussi en service.
- IL R.
- Cabestan électrique.
- Pour la commande des appareils de manœuvre servant dans les chemins de fer, tels que les plaques tournantes et les cabestans, on a employé- pendant longtemps des systèmes hydrauliques ou à vapeur, mais, depuis quelques aimées, l’emploi d’électricité comme force motrice se répand déplus en plus.
- M. Herrmasji donne, dans YElektrotechnische Zeitschrift, la description de nouveaux cabestans électriques.dont les détails ont été étudiés avec un soin particulier et dont le fonctionnement est tout à fait satisfaisant.
- Une caisse hermétique en fonte, établie pour que l'humidité ne puisse pas y pénétrer, contient le moteur, le démarreur et les résistances, ainsi que les engrenages par lesquels s’effectue la commande de la poupée. Le couvercle de l'ensemble dépasse à peine le sol. La poupée est établie à deux étages, présentant deux diamètres différents pour les manœuvres’’ à petite ou à grande vitesse. La transmission du mouvement du moteur est effectuée par une
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- L’Eclairage Electrique <lu g Mars 1907
- vis sans fin et une roue dentée enfermées dans un carter plein- d’huile ; la roue dentée est en bronze; la vis est en acier et porte plusieurs filets ; clic est calculée en vue de l'obtention d'un bon rendement. Dans les cabestans destinés à exercer de grands -couples à de faibles vitesses, la vitesse de rotation -dé la roue dentée attaquée par la vis sans fin est encore réduite, par un engrenage. Généralement le moteur et la vis sont reliés l’un à l’autre par un •accouplement élastique.
- La plus grande traction exercée sur le brin des câbles correspond généralement aune vitesse de o,5 à 1 mètre par seconde. Une vitesse plus élevée n’est pas avantageuse. Quand il faut exercer de très grands efforts, la vitesse est souvent abaissée jusqu’à o'n,i par. seconde et même moins. D'une façon générale, pour le calcul de l’effort à exercer par le câble d'un cabestan, il faut compter ro kilogrammes par tonne, quand il s’agit d’une voiture roulant-sur une voie droite en palier. Si la voiture est dans une courbe ou sur une rampe, ce chiffre est dépassé. Dans les applications des cabestans aux ports et aux ateliers de construction de bateaux, on peut être amené à construire des appareils produisant un effort de traction de 10000 kilogrammes.
- Les câbles employés avec les cabestans sont gc-nérablement des câbles en acier: il faut que le métal ne soit pas trop sec et que le câble soit suffisam-
- ment souple pour s’enrouler sans difficulté autour de la poupée.
- En fait de moteurs, on emploie généralement des moteurs série à courant continu ou des moteurs triphasés avec enroulement spécial donnant un couple do démarrage élevé. Le moteur série à courant continu présente l’avantage de diminuer de vitesse quand la charge augmente. Comme dans les manoeuvres des ponts roulants, il y a intérêt à déplacer les faibles charges avec une plus grande vitesse que les grandes charges. Mais il y a aussi des cas où la grande vitesse que présente à vide le moteur séi'ie - constitue un inconvénient sensible : on peut alors employer un moteur eompound. Le moteur shunt ne se prêle guère à la commande des cabestans, à cause de sa faible capacité de surcharge •au démarrage et à cause des étincelles de rupture qui se produisent quand on coupe le courant d excitation. Si 1:ou choisit des moteurs dont la vitesse de rotation ne soit pas trop élevée, la poupée des cabestans n’atteint pas, même à vide, des vitesses de rotation dangereuses.
- Pour le courant continu comme avec le courant triphasé,, le démarrage est effectué au moyen d un rhéostat qui peut être commandé à la main ou au pied. On peut aussi réaliser un démarrage automatique commandé par une pédale. Deux démarreurs sont disposés à côté l’vrrt de -l’autre et servent chacun
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- L'Eclairage Électrique du 9 Mars 1907
- pour un sens de rotation ; on évite ainsi la manœuvre probable d’un inverseur de courant lorsqu’on veut changer le sens de rotation. Les démarreurs et les résistances sont en général analogues à ceux qu’on emploie eu traction électrique. Le fonctionnement des démarreurs automatiques est réglé par des électro-aimants. Ces appareils donnent un démarrage très progressif.
- E. B.
- Nouvelle drague électrique.
- Une nouvelle drague construite par la Lübecker Maschinenbau Gesellsehaft et mise récemment en service en Allemagne est entièrement équipée avec des appareils électriques Siemcns-Schuckcrt. Cette drague qu’a décrite M. 'Meixkrs dans YFAeklrotech-nische Zeitschrift, a été établie pour relever par heure 170 mètres cubes de terrain, à une profondeur maxi-ina de 8 mètres, én avançant de 12 kilomètres à l’heure. Sa longueur est de 44m,5. sa largeur est de 8ra,oo ; son tirant d'eau à charge totale est de 2m,ifi. Au milieu du bateau sont disposées des chaudières et la salle des machines; à l’avant et en arrière sont aménagés les différents logements.
- La chaufferie comprend deux chaudières tubulaires avec retour de flamme produisant de la vapeur à 10 atmosphères et présentant une surface de chaude de 180 mètres carrés. Deux machines à vapeur de 175 chevaux tournant à t85 tours par minute servent à l’entraînement des hélices; une troisième machine à vapeur de 220 chevaux à 35o tours par minute entraîne directement une dynamo à courant continu à excitation séparée de 82 kilowatts et une dynamo compound de 46 kilowatts; la première est munie depôles decommutationet produitdu courant continu sous une tension comprise entre 10 et 110 volts; la deuxième produit du courant continu à 110 volts. Enfin une petite machine à vapeur Dævel de 25 chevaux entraîne, à la vitesse de 5oo tours par minute, une dynamo à courant continu de 12,4 kilowatts à 110 volts servant pour l’éclairage. Les quatre machines à vapeur sont munies d’une installation commune de condensation comprenant des condenseurs à surface. Les trois dynamos génératrices sontlélra-polaires et sont établies d’après le modèle spécial établi pour la marine par les usines Siemens-Schu-ckert. Chaque machine est munie d'un tableau correspondant, portant les appareils de manœuvre, les interrupteurs, les appareils de mesure, etc.
- Les augets qui servent au dragage remontent chacun om3,a4 de terrain. La chaîne est conduite par des galets de roulement. L'inclinaison est de 4o° pour la profondeur moyenne de dragage de 5m5. Le soulèvement et l’abaissement du système sont etlccLuéspar un moteur série de 12 chevaux tournant à la vitesse de 5io tours par minute. Le tambour qui actionne la chaîne sans fin à augets est entraîné par
- un moteur de 100 chevaux , par l'intermédiaire d un accouplement hydraulique. La vitesse de rotation de ce moteur peut varier entre o et 280 tours par minute, suivant la tension de la dynamo génératrice, que l’on règle par le courant d’excitation, suivant le système Ward Léonard. Le moteur est excité séparément sous une tension de 110 volts. L'accouplement hydraulique est destiné à limiter jusqu'à une valeur donnée le couple exercé par le moteur; il présente un glissement lorsque la résistance rencontrée par un augetsur un lit à creuser est trop considérable. Les pompes, les différents appareils desservant la drague, les treuils, les cabestans sont actionnés par des électromoteurs de différentes puissances; ces moteurs sont tous du type cuirassé, avec ouvertures de ventilation; le moteur de la drague est, en outre, muni d’un ventilateur spécial. Le cabestan d’avant et quatre cabestans latéraux sont accouplés par engrenage à des moteurs de 14 et 12 chevaux tournant à la vitesse de 010 tours par minute. Les différents appareils de commando sont groupés dans une tourelle.
- E. B.
- ÉCLAIRAGE
- Sur les lampes à arc.
- UElektrotechnische Zeitschrift du 21 février 1907 publie une intéressante revue de létal actuel des lampes à arc. Les lampes anciennes avec crayons de charbon verticaux superposés ne comportant aucune adjonction et fonctionnant à l'air libre sont encore utilisées dans la majeure partie des cas ; la consommation spécifique est d’environ 0,60 watt par bougie pour les lampes de faible intensité lumineuse et de 0,60 watt par bougie pour les lampes de forte intensité lumineuse : la durée d’allumage est comprise entre 8 et 20 heures suivant la longueur des charbons. La lumière fixe et blanche, le fonctionnement excellent du régulateur, l’absence de gaz ou de vapeurs constituent une série d’avantages qui rendent ce type de lampe commode et d’un emploi facile. Antérieurement, on reliait ces lampes par deux en série sur les réseaux à 110 volts avec rhéostat. Mais la perte d'énergie qu’entraîne la présence d’un rhéostat devant être, autant que possible, évitée, on est parvenu à faire fonctionner les lampes par trois en série sur no volts ou par six en série sur 220
- II y a déjà quelques années on a cherché à réduire l'usure des charbons en limitant l’arrivée d'air, et l’on a établi le type de lampes à arc en vase clos. Au début, on fermait aussi hermétiquement que pos-1 sible ce vase de façon à réaliserdes durées d’utilisation de 3oo heures par paire de crayons ; on employait deux globes superposés, un globe intérieur depeliies dimensions et un globe extérieur degrandes
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 9 Mars 1907
- dimérisions. Actuellement on sc contente d’une durée d'utilisation de i5o heures par paire de charbons, et l’on n'emploie souvent qu’un globe. La consommation spécifique d’une lampe à arc en vase clos est comprise entre 0,9 et i,5 watt par bougie.
- La nouvelle forme de ces lampes en vase clos, à laquelle 011 a donné le nom de lampe miniature, est très commode : ccs lampes brûlent 20 à 3o heures et consomment de 2 à 5 ampères.
- Pour obtenir de grandes puissances lumineuses, on a été conduit à ajouter aux charbons de lampes à arc différentes substances, telles que du fluorure de calcium, pour rendre l'arc lumineux. Ces lampes à arc à flamme intensive sont généralement établies avec des charbons inclinés et disposés on forme de V. Leur consommation spécifique est comprise entre o,a3el 0,28 watt par bougie hémisphérique moyenne avec des charbons produisant de la lumière jaune. On fabrique des charbons imprégnés donnant de la lumière jaune, blanche ou rouge. La durée d’utilisation est comprise entre 6 et 20 heures, car on est obligé d’employer des charbons de faible diamètre qui se consomment très rapidement. Il se produit un fort dégagement de gaz et de vapeurs qui peut, dans certains cas, présenter un inconvénient sérieux.
- D'autres lampes onl-élé établies, à l’exemple de la lampe Carbone, avec des charbons purs homogènes et avec des dispositifs permettant d’allonger l’are.
- jusqu'à ce que la différence de potentiel soit élevée de 45 à 75 ou 80 volts. On a créé aussi des lampes intensives à charbons purs dont la consommation spécifique est un peu plus élevée que celle des lampes à charbons imprégnés, mais qui produisent de la lumière blanche et ne dégagent pas de gaz ou de vapeurs.
- Les chiffres indiqués pour la consommation des différentes lampes se rapportent au cas où ces lampes sont alimentées avec du courant continu. Tous ces mûmes types de lampes peuvent être établis pour fonctionner sur courant alternatif, mais la consommation spécifique est sensiblement plus élevée que sur courant continu ; les lampes à arc à flammes intensives donnent seules à peu près les mûmes résultats sur courant alternatif que sur courant continu.
- Pour l’éclairage des locaux intérieurs, on emploie souvent différents types de lampes à éclairage indirect ; ces lampes sont très utiles dans les bureaux de dessin, etc. ; leur consommation spécifique est relativement élevée, à cause de l'absorption de la lumière. Aussi a-t-on établi des lampes à éclairage demi-indirect, où un réflecteur Jclc renvoie une partie de la lumière au plafond et laisse passer directement l’autre partie. Pour cette application, 011 emploie généralement des lampes à charbons ordinaires: souvent on dispose Je charbon positif à la partie inférieure. JS. D.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- Depuis le 27 novembre dernier la durée de validité des billets d’aller et retour que la Compagnie d’Orléans délivre aux conditions de son tarif G. V.
- calculée sans tenir compte des dimanches et jours
- périodes de prolongation supplémentaire accordée moyennant paiement d’une surtaxe, pour chaque prolongation do 10 pour 100 du prix du billet.
- Pour un billet d’aller et retour de Paris-Quai d’Orsay à Agen (655 kilomètres), dont la validité normale est do 9 jours, pris le mardi 11 décembre 1906, le délai d’expiration de cette validité se trouvera reporté au 20 décembre inclus, au lieu du 19 inclus comme autrefois, le dimanche 1G décembre ne comptant
- ** POUR LA 1™ PROLONGATION de ce même billet (5 jours) le délai d’expiration sc trouvera reporté au 37 décembre inclus au lieu du ai décembre inclus, le dimanche a3 et le mardi 2& jour de Noël ne
- ENFIN,^POUR LA 2°- PROLONGATION (3 jours) le délai d’expiration du billet se trouvera reporté au 3 janvier inclus, au lieu du 29 décembre, le dimanche 3o décembre et le mardi isr janvier notant pas comptés.
- Chemins de fer de Paris-Lvoii-Méditerranée
- Stations itlvernaies dfeCaiiKjeiM.eKi.)
- BILLETS D'ALLER et RETOUR COLLECTIFS de 1", 2» el 3* CLASSES
- Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de i5o kilomètres, aux familles d au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de irc, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyères el toutes les gares situées entre St-Raphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de i5 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 °/o •
- ARRÊTS 1 ’ A C U I. T A T I F S Faire la demande de billets quatre jours au moins à favance à la gare de départ.
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- Supplér
- *r,4
- Vérification des lampes électriques à incandescence en Suisse.
- h'Eleklrotechnische Zeitschrift, en rendant compte des opérations du Congrès général réuni à Rcrnc pendant l’automne dernier, donne sur la vente des lampes à incandescence en Snisse les renseignements suivants :
- Le syndicat de veiïte'des lampes à incandescence a vendu en Suisse dans l’année courante 384 3*2 lampes à incandescence. Le matériel du laboratoire d'essais photométriques a été complété. Des vérifications faites sur les installations photométriques des fabricants de lampes ont eu pour résultat une amélioration sensible dans la qualité des lampes vendues. Parmi les 5 iôa- lampes essayées au laboratoire, a5 % ont présenté des écarts de tension trop considérables, et 48 Vo des consommations spécifiques inadmissibles.
- K. B.
- DIVERS
- Association amicale des ingénieurs élec-
- La séance est ouverte à r h. r/4, sous la présidence de M. Cance.
- Sont présents : MM. Aubry, Autière, Augé, Bain-ville, Belliol, Blondin, Brocq, Cance, Cance fils,
- Chartier, Darricus, Ph. Delafo'n, Délas, Delaux, Duval, Gobert, Gôisot, Grille, 'Guiard, Guillaume, Guérin, Guitlard, Isbcrt, Lacauchie, Mazen, De La Mathc, Nelson-t’hry, Plancher, Rechuiewski, Reiss, J. Richard, Riohard-Heller, A. C. .Robert, Roehat, Roux, E. Sartiaux, Sausse, Schwarberg, Silz, Weiss-
- Sont excusés : MM. Azaria, Ilérard, Sehiihier, Tissot et de Valbreuze.
- Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. M. le Président fait part de la démission de M. Borel qui a cessé de s’occuper d’électricité. Cette démission est acceptée.
- M. le Président dit que la démission de AI. De-la-fon (Jacques), associé de la maison Dclafon et Les-cible, 16, rue Popincourt, Paris, enregistrée à Ja dernière séance, a été retirée.
- M. le Président adresse ses félicitations à M. Gué-née, nommé chevalier de la Légio'n d’honneur.
- M. le Président donne la parole a IL Isbert, trésorier, pour exposer la situation des recettes et des dépenses, pour l’exercice. 1906.
- Recettes. ' .
- En caisse, solde du compte approuvé' ‘ • -
- de l'exercice 1905. ...... 3&84f3o
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- 1907)
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- Incursions en Espagne -fl- . -
- .fl- A- ' -fl- ' •
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- Suppl éi
- ment à L’Eclairage Électrique du g Mars igo'
- Report...........fi 688 76
- Dépense*.
- ^ier 190G.................600
- Frais complementaires des déjeuners
- mensuels.......................... ,87 76
- Allocation à la Fédération des chauf-
- Allocation à l’Association des Industriels de France contre les accidents du travail........................ 100 »
- 2 387 »
- Solde en caisse au ier janvier 1907. 4 3oir 75
- Solde en caisse au Ier janvier 1907..............4 3oiF 76
- Avance au Secrétariat de l’Association........... 100 »
- Actif au ier janvier 1907. 6 6fiirao
- Ces comptes, mis aux voix, sont approuvés à l’uuanimilé, et l'Assemblée vole des remerciements à M, Isbert, son trésorier, pour le soin et le dévouement qu’il apporte dans ses fonctions.
- M. le Président met ensuite aux voix le renouvellement du bureau, comprenant le président, deux vice-présidents, un secrétaire général, sept secrétaires et un trésorier.
- A l’unanimité, sont élus pour l’année 1907 : Président: M. F. Sartiaux.
- N. Mazen.
- Secrétaire général : M. J. Guillaume.
- Secrétaires : MM, F. Brocq.
- F. Hcrard.
- J. Montpellier.
- Trésorier : M. G. Isbert.
- M. E. Sartiaux adresse à l’Assemblée ses remerciements pour la nouvelle marque de conliance et de sympathie que ses collègues viennent de lui donner, en le désignant pour remplir les fonctions de Président pendant l’année 1907.
- Il ajoute qu'il apportera à l’œuvre commune tout son dévouement, de manière à poui’suivra le développement et la prospérité de l’Association. Il termine en demandant à ses collègues présents et
- absents, d’adresser, à M. Canee, président sortant, leurs remerciements pour le concours dévoué qn’il a donné à l'Association pendant les deux années qui viennent de s’écouler. Les remerciements iront à xM. Cance au double titre de collègue et d’ami, car il a su réunir et conserver les sympathies de fous.
- M. le Président met aux voix le taux de la cotisation à fixer pour l’année 1907. Sur la proposition du Bureau, le taux est maintenu à uo francs à l’unanimité.
- M. le Président Cance prend ensuite la parole et s’exprime ainsi qu’il suit :
- « Mes chers collègues,
- « Avant de quitter les fonctions auxquelles m’avait appelé votre confiance, je dois, suivant la tradition, vous dire quelques mots sur l'année 1906.
- « Notre Société, qui réunissait déjà de nombreux amis, s’esl accrue de 18 adhérents nouveaux; 5 ont cru devoir démissionner ; ce qui porte à 180 le total actuel des membres de l’Association.
- « Je souhaite que la plupart d’entre nous puissent venir longtemps et souvent à nos réunions mensuelles. Notre dévoué trésorier vous a présenté les résultats financiers de l’exercice écoulé, et vous en avez approuvé le rapport.
- « La situation déjà améliorée l'an dernier est maintenant satisfaisante et dans quelques années, lorsque nous aurons terminé le remboursement de notre dette au syndicat, s’ouvrira l’ère des bilans prospères et des disponibilités importantes.
- « Toutefois, je me vois oblige, à mon grand regret, de rappeler à beaucoup de nos collègues, qu’un nombre élevé de cotisations sont actucllementencore impayées. J’ai déjà insisté à ce sujet l’an dernier; mais il est à croire que mon appel n’a pas été entendu, car il y a plus de retardataires que jamais, certains cîc nos membres étant redevables de quatre ou cinq annuités.
- « Après la grande manifestation internationale do Milan, où M. E. Sartiaux a organisé le groupe de l'Électricité et de la Métrologie avec tant de zcle et de succès, nous aurons à Bordeaux en 1907 et à Londres en 1908, l’occasion d'accomplir de nouveaux efforts pour faire apprécier les progrès de notre industrie.
- « Les développements des applications de l’électricité et l’expansion des affaires qu’en particulier le renouvellement des concessions doit amener à Paris, seront parmi nous autant de sujets d’entretiens fructueux et de mutuels enseignements techniques et commerciaux.
- « En terminant, permettez-moi de remercier personnellement M. E. Sartiaux pour l’aide éclairée qu’il a bien voulu m’accorder pour le fonctionnement des services de notre Société, à laquelle il apporte le concours constant de son dévouement inlassable et expérimenté.
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- « Je le remercie aussi en votre nom.
- « Je vous prie d'offrir avec moi, à nos camarades lsbert et Laffargue, l'expression de notre sympathique et vive gratitude pour les désintéressés e%si utiles efforts qu'ils accomplissent dans leurs fonctions de trésorier et dé secrétaire général.
- a Je voulais vous demander de reconnaître les éminents services de nos deux collègues en leur confirmant à nouveau leur mission.
- « M. Jsbort accepte, et vos suffrages unanimes lui confieront encore la charge de votre trésorerie.
- « M. Laffargue, pour des raisons toutes personnelles, a exprimé le désir de résigner ses fonctions, et cela malgré notre amicale et très vive insistance; vous joindrez certainement vos regrets aux miens et l'Association gardera un souvenir durable des onze années d’active présence de Laffargue au secrétariat général.
- « Mes chers Collègues, au grand honneur de vous présider pendant deux ans, s'est joint le plaisir de voir nos réunions empreintes d une franche cordialité ; et vous m'avez rendu la lâche bien facile par votre bienveillante sympathie.
- « Poursuivons longtemps ces relations, qu'une même profession a crééos, et que l'amitié a rendues si sérieuses, si agréables et si utiles, c’est le vœu du président sortant auquel vous vous rallierez tous, j’en suis certain, a
- Sur la proposition d’un certain nombre de membres présents, le Président met aux voix la nomination de M. J. Laffargue comme secrétaire général honoraire. M. Laffargue a rempli pendant onze aimées les fonctions de secrétaire général, et il parait équitable de rappeler par cette distinction les services qu il a rendus.
- Cette proposition est adoptée à l'unanimité.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplab-cs sont envoyés à la Rédaction.
- Transformatoren und Asynchrommoto -Winkelmann.
- Cet ouvrage fait partie de la collection éditée par les soins de À. Kônigswerther sur les bases de réleotroteclmique. 11 comprend les matières suivantes :
- ire Partie. — Transformateurs: Bobine de self-induction, transformateur à une seule bobine, transformateur à deux bobines et diagrammes, diagrammes de tension, self-induction des bobines, résistance ohmique, pertes et conditions de refroidissement dans un transformateur ; transformateurs polyphasés.
- 28 Partie. — Moteurs asynchrones : Fonctionnement du moteur asynchrone triphasé ; diagramme général du moteur asynchrone, diagramme du cercle, self-induction dans les moteurs triphasés, force électro-motrice dans les moteurs triphasés, chiffres prati-
- (!) Un volume in-8 de 136 pages, avec 79 figures. — Max
- ques, générateur asynchrone et machines asynchrones compensées et oompoundées. E. B.
- Die Kohlengiühfàden tür Elektrische Gliih-lampen (*) (Les Filaments de charbon pour lampes à in-
- L’auteur traite de la fabrication, des essais et du calcul des filaments de carbone pour lampes à incandescence électriques. Les différents chapitres de cet ouvrage sont consacrés aux sujets suivants : développement de la fabrication des filaments incandescents ; procédés modernes; fabrication à la presse et à la filière des filaments ronds ; fabrication à la presse des filaments ronds creux ; lavage des filaments ; réduction des filaments en nilrocellulose ; ploiement et séchage des filaments ; coupage et mesure des filaments ; préparation des filaments pour la carbonisation; carbonisation des filaments par l’incandescence; calcul des filaments en charbon ; préparation du charbon. E. B.
- (l) Un volume in-8 de 176 pages, avec 102 figures. — Max
- Etablissements industriels e.-c. grammont
- A lexandre GRA MMONT, Successeur
- Administration centrale à PO>iT*DE-CHÉR€Y (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
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- Tome L.
- ; Samedi 16 Mars 1907.
- 14> Année.
- N* 11.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- POINCARÉ (H.). — Étude du récepteur téléphonique (suite).
- BLONDEL, (A). — Propriétés et applications industrielles de l’arc électrique produit a d électrodes en charbons mélangés do substances minérales...................................
- Pages
- 365
- moyen
- 3,
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories-et Généralités. — Sur les derniers produits de décomposition des éléments radioactifs Produits de décomposition de l’uranium, par B. Boltwood........................
- bmploi du tube de Braun pour l’élude de l’hystérésis magnétique et diélectrique, par E. M.\Diiuj.\o Génération et Transformation. -— Sur la dispersion magnétique, par W. (lautr. *
- Calcul de la force électromotrice d'enroulements polyphasés et monophasés (suite
- Le moteur d'induction monophasé (fin), par A. Still...................
- Transmission et Distribution. — Sur les réseaux a courants alternatifs (suite;, pai Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. - Oscillations électriques dans |e.
- métalliques, par J. S. Sachs.
- Sur la production d'oscillations entretenues dans J. Sahclka..............................................
- chaulant de Du,
- Éclairage. — Sur les photomètres à papillotement, par J. S. Dow............
- Sur les étalons photométriques et l’état actuel des lampes à haut voltage (fin), par C. C. Patersox
- L. LfCIlTEMSTEt.X
- bobines à novanx
- NOTES ET NOUVELLES
- Installations de Huntingdon, Harrisburg, Belleville, du fleuve Yadkin et de l'Isar..................
- Sur les usines génératrices employant des moteurs à gaz de forte puissance. — Moteur à gaz à piston fixé
- et cylindre mobile. — Nouveau gazogène, système Hughes.........................,
- Influence.des lampes à incandescence à filament métallique sur le choix de la tension dans les réseaux
- de distribution................................................................
- Kssais de moteurs de traction. — Sur la soudure des rails...........................................
- Installations électriques d’une fabrique de briquettes de tourbe.— Sur l’éclairage électrique des wagons postaux en Allemagne................................................................................ °
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- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Développementdes installations hydro-électriques à Huntingdon.
- Deux nouvelles usines génératrices hydro-électriques ont été construites auprès de Tlunlingdon par la Juniata Hydro-Elcctric Cu : ces deux usines formeront l'une des plus importantes installations de Pennsylvanie. L’usine principale de l’installation actuelle est située auprès de la Warriors Ridge Station, à six kilomètres et demi de Hunùngdoii ; la seconde est située à 4 kilomètres plus bas. Les travaux faits pour l’établissement de la première usine comprennent la construction d'une digue d’environ 120 mètres de longueur qui assure un»' hauteur de chute effective de 9 mètres. L’usine génératrice, établie à proximité, aura une puissance de 8000 chevaux environ ; elle contiendra en outre des groupes Invbn-générateurs à vapeur servant de réserve.
- La chaufferie est alimentée en combustible par des soutes de 5 000 tonnes dans lesquelles le charbon est amené‘parles voies ferrées du Pennsylvania-Ry. Elle contient actuellement quatre chaudières réparties en deux batteries : ces chaudières sont des générateurs Atlas de 4oo chevaux à tubes d'eau, produisant de la vapeur surchauffée de ao° ou 4on. On n’a pas installé de surehauffeurs, parce que les groupes à vapeur seront très rarement employés en dehors des époques des basses eaux.
- La salle des lurbo-générateurs à vapeur contient quatre unités de ôoo kilowatts. Ces groupes seront formés chacun d une turbine Curtis verticale à deux étages et d’un alternateur. Deux équipements complets d’appareils de condensation, un réchauffent’ d'eau
- d’alftncntatkfii et deux pompes complètent l’installation de réserve. Les machines desservant les condenseurs sont disposées de façon à pouvoir desservir I un ou l'autre groupe. Les condenseurs sont des appareils Worthington à contre-courant, du type à surface, et présentent une surface de réfrigération de 170 mètres carrés: ils sont desservis par des pompes rotatives et par des pompes à air sec. Deux pompes centrifuges Worthington envoient au ré-chautfcur d’eau d’alimentation l’eau chaude qui sort des condenseurs,
- La salle des machines affectée aux unités hydroélectriques contient actuellement quatre groupes électrogènes de 5oo kilowatts produisant des courants triphasés à (io périodes. Ces groupes sont à arbre horizontal cl sont formés chacun d'un alternateur de la General 'Electric O et d’une paire de turbines Morgan Smith tournant, à la vitesse de rotation de 200 tours pir minute et produisant r 000 chevaux à pleine charge. La tension des courants triphasés est de 9. 3oo volts; le rendement garanti des alternateurs est de y4 % pleine charge. Les groupes électrogènes peuvent supporter une surcharge de 5o °/u pendant plusieurs heures.
- Deux turbo-générateurs sont actuellement installés : ils ont une puissance de ôoo kilowatts et tournent à la vitesse de rotalion de 18oo leurs par minute. Leur capacité de surcharge est la même que celle des groupes hydro-électriques. Les phases des induits des lurho-aîternateurs et des autres alternateurs sont connectées enéloile : on a prevu la mise à la lerro des points' neutres, si cette jonction est reconnue nécessaire.
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- Companliias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne........................
- Compagnie Générale pour l'Éclairage et le Chauffage. Bruxelles (pour les
- Arsenal de Toulon.........................................................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)..................
- Société d’Électricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). . .
- Compagnie des Mines d'Aniche..............................................
- Port de Cherbourg.........................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle..............................................
- Société Orléanaise pour l'éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans). . .
- Société Anonyme des Mines d’Albi..........................................
- Société Normande de Gaz. d’Électricité et d'Eau...........................
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger,
- les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3 000 Machines à vapeur diverses
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- L'Rclairags. Électrique du 16 Mars 190“
- Le courant d'excitation est fourni par deux excitatrices Coropouud de 70 kilowatts à 120 voit» entraînées chacune par une paire de turbines Morgan et Smith de i5o chevaux à 1600 tours par minute. Charpie groupe d'excitation est muni de régulateurs M’oodward. Un groupe suffit pour fournir le courant d'induction nécessaire à la marche de toute l'usine. Un a disposé à côté de chaque'excitatrice un moteur d’induction qui peut être employé pour la. commande de cette machine. Une petite batterie d'accumulateurs est chargée par les excitatrices et fournil le courant nécessaire à la manœuvre des interrupteurs à courants alternatifs. Les appareils d'éclairage des bâtiments cl les moteurs employés pour la commande des différentes machines sont alimentés par du courant alternatif. I n certain nombre de lampes de sécurité sont reliées à la batterie d'accumulateurs.
- La tension des courants triphasés est élevée à 11 000 et 45 000 volts pma* la transmission de 1 énergie : à cet effet, ou a installé deux bancs de transformateurs h huile, refroidis par circulation d'eau, comprenant chacun trois appareils de 000 kilowatts. Ces transformateurs ont. leurs phases connectées eu étoile du côté de la haute tension, et le point neutre doit normalement être relié à la terre. La tension de r 1 000 volts est prise sur des prises de courant ménagées sur l'enroulement principal de chaque transformateur. [.a section du cuivre dans celle partie des bobines a été renforcée à cet effet. On peut prendre sur chaque banc de transformateur 5oo kilowatts à 11 000 volts et 1 000 kilowatts à 45ooo volts, ou bien 1Ô000 kilowatts à 45 000 volts seulement. Les transformateurs sont prévus pour une surcharge de 00 "/„ pondant plusieurs heures. Le rendement garanti est de 97 "/«> à pleine charge. Chaque extrémité de .l'enroulement à haute tension est spécialement isolée entre tours, sur ro °/» de la-longueur ; cette mesure a été prise pour éviter toute détérioration possible due à des décharges statiques. De l'eau, provenant des conduits principaux qui alimentent les turbines, circule dans des serpentins èt empêche réchauffement des appareils. Chaque transformateur est placé dans un logement en maçonnerie fermé par
- une porte en acier. Des havres de connexion à 11 000 et à 4ô 000 volts sont prevues pour mettre en service le transformateur de réserve au cas où une avarie se produirait sur l’un des appareils employés en fonctionnement normal.
- Les câbles à basse tension provenant de générateurs sont placés dans des conduits eu fibre noyés dans du béton. Ces câbles sont à trois conducteurs, avec isolement au papier et enveloppe de plomb. T.es trois groupes de barres génératrices, à «3oo volts, 4 000 et 45 000 volts, sont munis d’interrup-leurs à huile de sectionnement, cl les feeders sont divisés entre les deux sections de façon que l'un ou l’autre feeder puisse être mis en service à volonté. Les interrupteurs à basse tension sont manœuvres à la main au tableau ; les interrupteurs à h 000 volts sont commandés à distance à la main; les interrupteurs à /jo 000 volts sont commandés à distance au moyen de servo-moteurs. Le tableau général porte les appareils normaux de manœuvre et de réglage, ainsi que les appareils de mesure. Un régulateur Tirill maintient, invariable la valeur de la tension. La synchronisation est faite sur le coté à basse tension des transformateurs.
- Les feeders consistent en deux lignes à 45 000 volts et (rois lignes à 1 r 000 volts ; ils sont supportés par une tour de départ située à l'extrémité sud de l’usine. Les lignes se séparent au bout de quelques centaines de mètres : deux feeders à 11000 volts sont supportés par une ligne de poteaux en bois aboutissant à Huntingdon, à neuf kilomètres environ. L’autre ligne à 11000 volts est supportée par des pylônes en acier et aboutit à Alloona, où elle alimente un réseau de distribution pour la force motrice. Les lignes à»45 000 volts passent par Tyran et Altoona; elles sont supportées par des pylônes quadrangulaircs en acier sur lesquels sont fixés des isolateurs Locke; les portées normales sont de i3o mètres. Les isolateurs sont essayés à sec à 120000 volts et humides à 90000 volts : ils sont en quatre pièces cimentées ensemble.
- ü. A.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du ifi Mi
- .que du il) Mars 1907
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- Supplément 4 L'Eclairage Électrique du iO Murs tyuÿ
- Usine génératrice d’Harrisburg.
- Cette usine, décrite par le Street Railway Journal du 16 février, a été établie par la Paxtang Electric O sur la rive droite de la Spring Creek au sud de Jïarrisburg.
- La chaufferie est prévue pour ) installation de quatre batteries de chaudières à tubes d’eau. Deux batteries de générateurs de 3oo chevaux Babcok et W'ilcox sont disposées d‘un côté de la salle ; de l’autre côté est placée une batterie de générateurs de 5oo chevaux Campbell et Zeli. Chaque chaudière Eabcok et Wilcox comprend seize bouilleurs st deux collecteurs de vapeur et d'eau.
- La salle des machines contient un groupe de 3oo kilowatts et un groupe de 5oo kilowatts composés chacun d’une machine Corliss Cross-Compound et d'un générateur électrique ; en outre, un turbo-géné-rateur Westinghouse a été récemment installé. La plus grosse machine tourne à la vitesse de ioo tours par minute, et la plus petite à la vitesse de 120 tours. La condensation est assurée par un condenseur barométrique du type Worthington à air sec ; l’eau de circulation est fournie par une pompe centrifuge à deux étages entraînée directement par un moteur à vapeur. Les pompes d’alimentation sont au nombre de deux. Un réchauffeur-épurateur du typeCok-braine, de 1 200 chevaux de capacité, sert à l’alimentation des chaudières.
- Les générateurs électriques sont des alternateurs Westinghouse à inducteur tournant : ils produisent des courants diphasés à 3 000 volts et 60 périodes. Les variations maxima de tension ne dépassent pa« (i “/o pour un facteur de puissance égal à l’unité. Deux dynamos génératrices Compound de 35 kilowatts produisent du courant continu à ia5 volts pour l’excitation Jes alternateurs ; elles donnent une tension constante à 2 "/„ près.
- Les lignes de transmission sont en partie aériennes et en partie souterraines : les parties souterraines sont formées de câbles à quatre conducteurs isolés au caoutchouc et prévus pour une tension de travail de 5ooo volts.
- La sous-station à laquelle aboutit la ligne de transmission contient les appareils de réglage et les transformateurs nécessaires pour la distribution des courants alternatifs à d don volts. Ln moteur générateur de 3oo kilowatts fournit du courant continua a5/i-a8ovolts : il comprend un moteur svnchrone accouplé à une dynamo Compound : ce groupe est muni d’une excitatrice de i5 kilowatts à 120 volts et est démarré au moyen d’un moteur d’induction.
- R. R.
- Usine génératrice de Belleville (États-Unis).
- La Belleville .las and Electric O vient d établir un
- réseau de distribution à courant alternatif simple pour desservir des installations d’éclairage et de force motrice. Ce choix est surprenant, à une époque où l’on a une tendance marquée à recourir de plus en pins aux courants polyphasés. Depuis un certain nombre d'années, la compagnie exploitait un réseau a courant continu à 5oo volts desservant des installations de force motrice. L'adoption de courants polyphasés avait exigé des transformations importantes du réseau, et c’est pourquoi l'on s est résolu a adopter le système monophasé, en employant les même> feeders pour i éclairage et pour la force motrice.
- L usine génératrice, établie dans la ville de Belleville, contient (les groupes électrogènes monophasés Allis Chalmers tournant à la vitesse de 90 tours par minute : les machines à vapeur sont du type Corliss simple; l'excitatrice de chaque alternateur est calée en porte à faux sur l'arbre principal. Il y a en outre un alternateur de 3oo kilowatts de la General Electric O accouplé à une machine Corliss Hamiltoti tournant à la vitesse de rotation de 120 tours par minute. Cet alternateur porte aussi une excitatrice calée sur l’arbre commun qui entraîne, en outre, par l'intermédiaire d’une courroie, une génératrice à courant continu de 90 kilowatts sous 5oo volts. Un moteur Russel commande par courroie un générateur monophasé de 120 kilowatts et une génératrice à courant continu de 200 kilowatts à 5oo volts. I n autre moteur Russel est accouplé avec une génératrice à courant continu de i5o kilowatts à 5oo volts.
- Toutes les extensions nouvelles sont faites sur le réseau à courant monophasé, et même quelques installations qui fonctionnaient sur courant continu à 5oo volts ont été modifiées et branchées sur le réseau monophasé. La charge représentée par la totalité des moteurs desservis par l'usine génératrice était de 674 chevaux en août rgoô, dont 600 chevaux sur le réseau à courant continu; en novembre 190b elle dépassait yoo chevaux dont 5oo chevaux sur le réseau à courant continu.
- La chaufferie contient des générateurs .-Vbenrlroth et Root à tubes d’eau et des générateurs à retour de flamme. Des mines de charbon situées à proximité de Belleville fournissent le combustible dans des conditions très avantageuses. Les cendres sont enlevées au moyen d’un dispositif particulier : elles sont amenées à l une des extrémités de la chaufferie et sont enlevées par un convoyeur : cet appareil, entraîné par un moteur électrique, les dépose dans des wagons à une certaine distance de 1 usine.
- Outre les moteurs mentionnés, le réseau dessert 218 lampes à arc destinées à l’éclairage public, 190 arcs à potentiel constant placés chez des particuliers, et 4 ôoo lampes à incandescence de 16 bougies. L'énergie électrique est vendue au prix de 0,75 le kilowatt-heure pour l'éclairage, avec certaines remises suivant l'importance de la consommation: pour la force motrice, le prix de vente est de o,3o
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- Il .Mars iyo"
- le kilowatt-heure, avec remises également suivant la consommation. Pour 100 a 200 kilowatts-heure par mois, la remise est de 10 % ; pour 200 à 3oo kilowatts-lieurc elle est de 20 %, etc., jusqu'à 3oo kilowatts-heure, l'.ntre 000 et 1 000 kilowatts-heure, la remise est de 'jo %; pour plus de ioou kilowatts-heure, elle est de 5o °/° ; le prix s'abaisse donc à 0,1 f> par kilowatt-heure. Pour l'éclairage, une consommation de 1 fr. a5 à 2 fr. 5o par lampe et par mois donne droit à une remise de 10 °/o; une consommation de 2 fr. 5o à 3 fr. 70 donne droit à une remise de 20 ; pour une consommation de 3 fr. 70 à 5 fr.
- par lampe et par mois, la remise est de 3o % ; au-delà de 5 francs, elle est de 4o "A. .
- La puissance maxima d un des moteurs monophasés reliés au réseau est de 3o chevaux. Ces moteurs sont des machines d'induction, du type Wagner, avec enroulement de démarrages.
- 1». 11.
- Installations hydro- électriques du fleuve Yadkin.
- Des installations hydro-électriques d'une puissance de t to ooû chevaux vont être exécutées sur le lleuve 4adkin, dans la Caroline du A'ord. Ces usines alimenteront toute la région industrielle située dans un rayon de iôo kilomètres. Provisoirement, on va capter 5o 000 chevaux au moyen d une digue, actuellement en construction, qui a 3oo mètres de longueur, 12 mètres de largeur, d mètres d’épaisseur au sommet et 19 mètres à la hase. Le volume d'eau immobilisé par ce barrage sera de 70 000 mètres cubes ; la quantité d’eau disponible sera de 60 mètres cubes par seconde. L'11 canal de 7 kilomètres de longueur et de 4 mètres de largeur aboutira à l’usine génératrice qui, provisoirement, contiendra 6 unités de 6700 chevaux : la hauteur de chute utile est de 70 mètres. L'énergie électrique sera transmise sous une tension de 3oooo ou de 60000 volts suivant la distance; dans un rayon de i5 kilomètres autour de l’usine, elle sera distribuée sous 10000 volts. On installera ensuite deux usines de 3o 000 chevaux sur le même fleuve. Actuellement, la puissance des machines à vapeur installées dans la région atteint 10000 chevaux; et les dépenses d’exploitation sont au minimum de 20 millions de francs. J,'emploi de l'énergie électrique permettra de réaliser annuellement une économie totale de 7,0 millions de francs, en adoplanl comme prix «le vente de l’énergie. 133 francs par cheval et par au.
- 1! IL
- Turbines hydrauliques de l’usine de l’Isar.
- M. Staunn décrit, dans la Zeitschrift fur (icsamte Tnrbinemncsen, l'installation des turbines hydrauliques de l'usine de l’Isar, [très de Munich. La nouvelle partie de cette usine contient deux turbines Francis
- de 2000 chevaux. Ces machines sont des turbines doubles à deux roues à arbre horizontal. Chaque roue absorbe par heure i5 mètres cubes d’eau sous une hauteur de chute de 6m,56 à 6"‘,8o. Les roues ont un diamètre de 1 65o millimètres et portent chacune 20 aubes. Les distributeurs ont 22 aubes et sont boulonnés en partie sur la carcasse de la turbine, en partie sur le couvercle. Les deux couvercles des turbines sont munis de paliers. Le palier postérieur est soutenu par une console et est relié au couvercle par des boulons. Les joints sont assurés par deux bandes de cuir graissées de 4 millimètres d’épaisseur. Le réglage des turbines est effectué par un servomoteur disposé sur le côté de la carcasse de la turbine ; le. cylindre de ce servo-moteur est horizontal, son piston est mis en mouvement par de l’huile comprimée. Le mouvement du piston est transmis à deux arbres placés horizontalement des deux côtés de la turbine. La rotation de ces arbres est transmise directement à une paire d'engrenages qui commandent les appareils de réglage. Les conduits à huile comprimée qui relient la pompe à la soupape de manœuvre portent une soupape d'inversion avec conduit de retour au réservoir d'huile, de façon à permettre un réglage des turbines à la main. Quand la charge de la turbine diminue, le régulateur déplace la soupape vers le bas ; l’huile comprimée provenant de la pompe pénètre sur le côté gauche du piston du servomoteur et la valve de la turbine, sc ferme ; inversement, quand la charge augmente, l’huile comprimée est admise sur le côté droit du servo-moteur qui ouvre la valve de la turbine. Le régulateur est. commandé par l'arbre principal au moyen d’engrenages hélicoïdaux.
- B. T..
- Sur les usines génératrices employant des moteurs à gaz à forte puissance.
- M. C.-K. Douglas, dans une communication faite à Y Institution 0/ Elech'icaî Kngineers, examine la question de l’emploi de moteurs à gaz de forte puissance dans les usines génératrices, au point de vue du fonctionnement et des dépenses d’exploitation. Son étude est divisée en trois parties :
- D Arguments en faveur de l'emploi de moteurs à
- 2U Description générale de quelques installations typiques.
- 3° Résultats actuels obtenus en service normal.
- 1" Les trois principaux types de machines employées pour des puissances supérieures k 200 chevaux sont la inachii.e à vapeur, le moteur à gaz et la turbine k vapeur. Il semble que la limite de puissance des moteurs k gaz doive être fixée raisonnablement à 1 000 chevaux par unité : bien que des moteurs de plus grande puissance soient actuellement en fonctionnement. Sauf dans quelques usines tout a
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du if>
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- fait spéciales, les unités employées dans l'industrie I ont des puissances comprises entre 200 et 1 5oo chevaux.
- La considération la plus importante dans la détermination du choix d’un moteur est la sûreté de fonctionnement et le chiffre des dépenses d’exploitation. Le moteur à gaz est une des meilleures machines à ce dernier point de vue. Les critiques qu’on peut, lui adresser ne portent que sur h question do sécurité de fonctionnement, mais il semble que, à ce point de \ue encore, le moteur à gaz offre des garanties suffisantes pour être employé dans la plupart des cas que l'on rencontre dans l’industrie.
- 11 est malheureux qu’un très grand nombre d’ingénieurs considère que le moteur à gaz. de grande puissance est encore à l'état expérimental et qu'il ne présente pus une sécurité suffisante. Sur le continent, cependant, plusieurs centaines de mille chevaux de moteurs à gaz sont en fonctionnement et semblent donner des résultats parfaitement satisfaisants. Des. usines telles que celles de la Société Krnpp, où des moteurs à gaz de 1 200 chevaux sont en fonctionnement pcnnuneni, ont tout lieu de se féliciter de l’emploi de ces machines et l'on peut affirmer d’une façon absolue que l’installation de moteurs à gaz de grande puissance n'est plus à l’état expérimental, mais à 1 état commercial.
- Passant à la question des dépenses d’exploilation,
- 1 auteur indique qu'il ne suffit pas de considérer seulement les dépenses effectuées à l’usine, mais aussi l’iutcrèt et l'amortissement du capital immobilisé, parce que, dans la plupart des cas, eë capital est un .peu plus élevé avec des moteurs à gaz. qu'avec des machines à vapeur modernes de umme puissance. Si l’on tient compte seulement des dépenses effectuées à l'usine, en admettant que les dépenses en appointements, salaires, entretien et réparations diffèrent peu dans les deux cas, on voit que l’emploi de moteurs à gaz permet de réaliser une économie sensible portant surtout sur le combustible. Une autre économie provient de ce que les pertes pendant les arrêts sont beaucoup plus faibles dans une installation de moteurs à gaz que dans une installation de, moteurs à- vapeur. Un gazogène exige seulement, pour le maintien des feux pendant la nuit ou pendant les périodes de faible charge, le vingtième de ce que consume une installation équivalente de machines à vapeur. On a souveut dit que le rendement calorifique du moteur à gaz aux faibles charges est faible en comparaison du rendement calorifique de la machine à vapeur dans des conditions de charge semblables. [fauteur a enregistré un certain nombre de courbes indiquant que, même aux faibles charges, la consommation en combustible de l’installation de moteurs à gaz est sensiblement [dus faible que celle d'une installation de machines à vapeur. L'auteur a étudié en détail les dépenses d'exploitation relatives a dix. usines municipales de grande puissance et a
- trouvé que les dépenses encombuslible seul s élèvent à la moitié des dépenses totales d'exploitation; on voit alors tout l'intérêt que présente l’emploi de moteurs â gaz.
- F.n ce qui concerne les dépenses de premier établissement, l'auteur indique qu'une installation complète de moteurs k gaz peut coûter environ io";« de plus qu'une installation complète de machines à vapeur de même puissance. Dans quelques cas. d'après des chiffres rigoureusement exacts relevés par l'auteur, les dépenses de premier établissement ont été plus faibles avec des moteurs à gaz qu'avec des machines à vapeur.
- 3" Pour de fortes puissances, il est extrêmement rare que l’on puisse employer du gaz de ville, à cause, du prix élevé de celui-ci en comparaison du gaz de gazogène. Il existe actuellement des gazogènes qui présentent un excellent fonctionnement, aussi bien avec des combustibles bitumineux qu’avec de l'anthracite. Quelques charbons sont très gras, et le gaz produit doit être nettoyé avec soin. Il est impossible d employer de la houille très grasse collante, car le combustible forme alors une masse compactequi obstrue le gazogène. Le coke peut souvent être employé, mais il est parfois insuffisamment carbonisé et il se produit encore plus de goudron qu'avec des combustibles bitumineux. L'anthracite est un combustible idéal, niais son prix élevé on prohibe généralement l'emploi, sauf pour de petites installations. La quantité de goudron produit et, par suite, les dépenses et l'encombrement des appareils d'épuration sont minima. Sur le continent, et. aussi en Amérique, on emploie avec succès des briquettes, de la lignite, du bois et du charbon de bois.
- Les gazogènes peuvent être classés en deux catégories suivant que l’air et la vapeur nécessaires sont introduits dans l’appareil par suite de l’aspiration du moteur, ou sont injectés par l’action d'un ventilateur : les appareils de ces deux catégories portent le nom de gazogènes à aspiration ou de gazogènes à pression. Dans les appareils de la première catégorie, on n a pas encore pu employer avec succès des combustibles bitumineux. L'anthracite, la lignite, le bon coke et d’autres combustibles analogues sont utilisés avec succès dans ces générateurs, qui, d'ailleurs, sont rarement employés pour des puissances supérieures à 4oo chevaux; pour des combustibles bitumineux, il faut employer des gazogènes à pression, que l’on établit pour des puissances atteignant 3 000 chevaux.
- La consommation d’eau des usines à moteurs à gaz est beaucoup moins élevée que celle des usines employant des machines à vapeur. La quantité d’eau varie considérablement; elle est, en général, comprise entre »5 cl 54 litres. En ce qui concerne les dépenses d’exploitation, les dépenses eu salaires, appointements, réparations et entretiens restant les mêmes, les installations de moteurs à gaz n’exigent
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- Supplée
- L'Eclairage Electrique du 16 Mars 1907
- pas plus de surveillants que les installations de ma chines à vapeur, particulièrement si l'on tient compte, pour ces dernières, des machines auxiliaires indispensables. Quant aux gazogènes, ils exigent incontestablement moins de surveillance que les chaudières des installations à vapeur.
- Les gazogènes à aspiration sont certainement les moins coûteux d'installation; ils consistent en trois parties seulement : le gazogène proprement dit, contenant généralement la chaudière ou l’évapcrateur dans lequel pénètre une petite quantité d’eau et d’où la vapeur est amenée sous la grille, le scrubber à coke, utilise pour refroidir le gaz et pour arrêter les goudrons ; et 1 épurateur à sciure de bois qui effectue l’épuration iinale.
- Les gazogènes à pression pour combustibles bitumineux sont plus coûteux à installer que les précédents à cause de la grande proportion d’hydrocarbures volatiles distillés du charbon, que l’on doit enlever d’une façon complète pour que le moteur fonctionne d’une façon satisfaisante. La présence de goudron dans le gaz n’est pas seulement préjudiciable parce qu’iFsalit les épurateurs, et encrasse les valves et le mécanisme intérieur, mais aussi parce qu’il gène le fonctionnement du moteur s'il pénètre dans le cylindre. Il tend à rester incandescent ef à enflammer le mélange tonnant qui est admis dans le cylindre, et il forme un composé extrêmement dur qui tend à gripper le cylindre et le piston. La présence de soufre dans le gaz amène des détériorations; il y a de l’eau en présence, la corrosion du métal est rapide. Quelques cokes et quelques anthracites du continent, présentent cet inconvénient, mais les charbons anglais en sont exempts.
- En cc qui concerne Je démarrage des moteurs de forte puissance, la méthode la plus satisfaisante et la plus sûre consiste à employer do l’air comprimé qui peut être facilement produit par une petite installation auxiiiuii'u. Cette méthode donne des résultats assez satisfaisants pour gralilier le petit supplément de dépenses qu'entraîne son emploi.
- 3" If auteur conclut en donnant les résultats obtenus dans uu certain nombre d’usines et d'après lesquels la consommation de charbon a été comprise entre 0,6 cl 0.9 kilogramme par kilowatt-heure.
- H. li.
- Moteur à gaz à piston iixe et cylindre mobile.
- ]J'Ek’k(roleehnih und daschinrnl/nu reproduit-la description, donnée par M J. 4V. Tygard, de moteurs fonctionnant à quatre temps et à double effet et présentant un poids très réduit par cheval. Le diamètre du cylindre est de 76 millimètres ; la course est de 89 millimètres ; la hauteur depuis le centre de la manivelle jusqu’au sommet du carier en aluminium est de 648 millimètres. Le moteur pèse 48 kilo-
- grammes et a une puissance de 8 chevaux (Q, soit 5kffi:,6 par cheval.
- La manivelle, l’arbre et la lige sont semblables à celles qu’on emploie dans les moteurs d’automobiles ordinaires. Le piston qui se déplace dans le cylindre est forme, comme d'habitude, de segments extensibles ; il est porté par deux boutons creux reliés au bâti de la machine. Le piston est fixe et le cylindre se déplace. L admission des gaz s’effectue pur les boutons du cylindre qui porlonL un robinet d’admission et d’échappement. L'échappcuient des gaz brûlés s'effectue pur deux fentes ménagées au fond du piston. Le robinet remplit toutes les fonctions des organes d’admission et d’échappement. L’aspiration s'effectue pendant la première course du cylindre ; la compression pendant la première course en arrière. T.a machine étant à double effet, il v a un temps moteur pour chaque tour.
- F. B.
- iVouveau gazogène.
- I- Elektroteehnik und Manchineiiban décrit un nouveau gazogène système Hughes de la Compagnie Wellmann-Seaver-iMorgaiv. Ce générateur est intéressant à cause d’un dispositif mécanique ayant pour jonction de secouer le combustible dans le four. T.'organe qui remplit ce but consiste en un long ringard eu acier refroidi par une circulation d’eau et oscillant autour d’un pivot de suspension. Une manivelle et une bielle mettent ce ringard en mouvement alternatif. D’autre pari, le gazogène tourne autour d’un axe vertical, de sorte que, sous l'action du ringard en mouvement, la masse de charbon est broyée, le combustible se répartit convenablement et la cendre tombe. Le travail manuel de piquage du leu est ainsi évité d’uue façon complète. En moyenne, la capacité de production du gazogène atteint ino kilogrammes par heure et par mètre carré de section du four avec le nouvel appareil. Finir un diamètre de 3 mètres environ, la capacité peut être d environ une tonne de combustible par heure.
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- Suppléa
- L’Eclairage Electriqi
- II) Mars 1907
- Le four est établi en plaques d'acier revêtues de briques réfractaires : il repose, par un joint hydraulique, sur un coffre annulaire en fer dans lequel tombe la cendre. Ce coffre est muni à sa partie inférieure d’un rail qui roule sur des galets coniques. Le four porte un couvercle refroidi par une circulation d eau, qui 11e prend pas part au mouvement de rotation ; la fermeture est assurée par un joint hydraulique. Ce couvercle est muni de deux portes de chargement équilibrées retirées à différentes distances de l’axe; ces portes laissent pénétrer le charbon dans le four pendant la rotation : le chargement s'effectue ainsi d’une façon uniforme. Le couvercle porte en outre le palier pour le bouton dit ringard dont il a été question et l’orifice d’échappement du gaz; dans l’axe de la base du four est disposé un conduit relié à un ventilateur.
- Des expériences faites avec des charbons bitumineux ont montré que le gaz produit par ce gazogène est très uniforme ; il contient environ U “/0 d’acidc carbonique et 26 à 28 % d’oxyde de carbone. La composition moyenne, rapportée aux volumes, est la suivante: acide carbonique 5 n/0; oxyde de carbone 26 7oi carbure d’hydrogène 3 à 4%: hydrogène i3 °/o ; azote 53 “/0.
- L entraînement du gazogène est effectué généralement. par des moteurs de 3 chevaux à courant alternatif ou à courant continu. La surveillance nécessaire dépend de l'installation de manutention du charbon et d'enlèvement des cendres. Dans les installations où le charbon est amené par des wagonnets ou des transporteurs à courroie, six hommes suffisent pour la surveillance de huit gazogènes.
- B. T..
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- L’influence des nouvelles lampes à incandescence à filament métallique sur le choix de la tension à adopter dans de nouveaux réseaux de distribution.
- AI. WiK.VMtKn a étudié, dans VElektrotechnisùhe Zeitschrift, ['influence que doit exercer, sur le choix de la tension à adopter dans de nouvelles installations de distribution d’énergie électrique, l’emploi des lampes à incandescence à filament métallique qui ont été récemment inventées.
- Ces lampes n ont pu être construites jusqu’à présent que pour des tensions de 120 volts au maximum. Déjà pour celle tension, la puissance lumineuse mi-nima que l’on peut réaliser est très élevée. Même si l’on parvenait à établir des lampes au tungstène à 220 volts de 4o bougies pour une consommation de 00 watts, de dimensions normales et d’une solidité suffisante, ces lampes ne pourraient pas entrer en concurrence avec les lampes de a5 bougies à no volts consommant 2Ô watts.
- Le progrès que réalise l’emploi de lampes à in-
- candescence consommant 1 watt par bougie est extrêmement important, et l’on peut dire que les nouvelles lampes jouent, par rapport aux anciennes, le même rôle que le manchon incandescent Aiier à gaz par rapport aux anciens becs de gaz. Mais, pour que ce progrès puisse avoir tout son effet, et conduise à une extension importante de l’emploi delà lumière électrique, il ne faut pas que la divisibilité de la lumière en souffre, et que les foyers lumineux de faible intensité se trouvent, supprimés.
- Pour avoir une idée de l'influence qu’exercerait sur le choix de la tension de nouvelles installations, l’emploi de lampes à filament métallique, l’auteur a écrit à un grand nombre d usines génératrices. Les réponses qui lui sont parvenues sont les sui-
- Trois usines consultées considèrent la question comme prématurée; seize autres 11 ont pas encore d’opinion sur ce sujet; dix-huit pensent que l'emploi de lampes à filament métallique ne doit exercer aucune influence sur lu choix delà tension; quarante-six se sont prononcées en faveur d’une tension voisine de 110 volts et vingt-sept ont -opté pour une tension voisine de 2aovoIts. On voit que la majorité s’est prononcée en faveur de la basse tension. Il est intéressant de constater que, parmi les usines génératrices qui conseillent l’emploi d une tension voisine de no volts, douze sont actuellement établies pour desservir des réseaux à 220 volts. Parmi les 27 usines qui ont proposé la tension de 220 volts, une seule emploie la tension de 2X110 volts.
- L’auteur termine en indiquant que les résultats obtenus jusqu’à présent avec les lampes à filament métallique semblent rernarqnablemenibons ; la durée de ces lampes est plutôt supérieure à la durée indiquée par les fabricants.
- E. B.
- TRACTION
- Essais de moteurs de traction.
- M. Beacu indique, dans 1 ’Ekctriectl Journal, que la C‘,! Westinghouse emploie, pour les essais de moteurs de traction, un dispositif particulier. Ce dispositil consiste essentiellement en un arbre en quatre parties. Chaque partie est supportée par deux paliers et est. accouplée avec la partie voisine par des plateaux. Les deux parties intérieures portent de lourd volants munis de frein à air comprimé. Les moteurs sont réglés d’après le système Westinghouse. Les contacteurs sont alimentés par de l’air comprimé et les soupapes électromagnétiques sont alimentées par du courant local. Les résistances sont prévues de façon que 1 intensité du courant ne dépasse pas une valeur déterminée. En réglant le freinage, on peut faire travailler les moteurs dans des conditions identiques aux conditions réelles, et effectuer les démarrages, la marche normale, le frei-
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- L'Eclairage Electriqi
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- nage dans les limites de temps prescrites pour l'application en vue. Après avoir réglé les appareils pour que les durées de démarrage, de marche ut de freinage aient les valeurs convenables, on effectue, un très grand nombre de fois le même cvcle de façon à observer le fonctionnement des moteurs, et aussi des appareils, dans des conditions identiques aux conditions réelles.
- R. R.
- Sur la soudure des rails.
- I-e procédé de soudure des rails par l'aluminothermie se, répand de plus en plus et semble donner du bons résultats. Des expériences, faites récemment par n.’tica and Mohatvk Valley Rv O, ont été décrites dans le Street Builway Journal par M. J. Frencli. Cette compagnie u adopte exclusivement le système a l'aluminothermie pour la soudure de ses joints de rails. Comme, l’on se rappelle, le procédé consiste à faire couler de l’acier doux fondu d’un creuset dans des moules en sable placés autour des rails à l’endroit du joint. Rien entendu, les extrémités des rails ont été au préalable soigneusement nettoyées, grattées et décapées au moyen d'un jet de sable et d’air comprimé ; on avec une brosse métallique-bascule'on clmulfe les rails avec de l’essence de pétrole afin de chasser toute humidité, puis on les chauffe à la température du rouge, atin que l’acier coulé ne sc refroidisse pas brusquement en arrivant en contact avec les rails. Les inouïes sont, établis avec un mélange, par parties égales, de sable et d’argile. Le creuset, supporté par un trépied, est placé directement au-dessus du moule. Après avoir changé le creuset, on y ajoute le composé aluminot.hermique, et l’on provoque la réaction chimique, en mettant le feu à la poudre d allumage. Le composé aluminothermique est formé d’aluminium et d’oxyde de fer en grains ; la poudre servant à l’jgnition contient de l'aluminium et du peroxyde de baryum pulvérisés. Quand on allume ce mélange, le peroxyde de baryum prend feu et abandonne très brusquement son oxygène à i’ulumiiiiuoi. La chaleur produite est si intense que l’oxyde de 1er abandonne son oxygène, qui, à son tour, se combine avec ralinninium. Cette réaction libère de l’acier pur qui coule immédiatement au fond du creuset et, de là, dans le moule. Cette étonnante action chimique est terminée en trente secondes cl l’acier irieandes-cen! coule lentement dans le moule. Kn(jj>inq minutes on peut enlever ce dernier pour le passage des voi-
- Ln 1900 et 1906, la Clc de l'Ctica and Mohawk Yallev Ry, a soudé plus de <joo joints avec ci* procédé. Dix de ces joints ont été reconnus défectueux dans le courant de l’année, la cassure étant en général de forme elliptique : il est possible que. la surface de rupture suit exactement la ligne qui limite la recj'istallisalion du rail produite par la chaleur; celte
- recristallisalion semble être la cause de la plupart des ruptures dans les rails soudés à l’acier coulé ou électriquement, l’n autre type de cassure des joints s’est manifesté sous la forme d un glissement dû â ce que l'acier coulé jaerd son union intime avec le rail lui-même. Il y a 0,11 environ '\ ruptures de ce genre pendant l'année iqo5. On peut réparer ces joints défectueux en employant un moule spécial qui embrasse 1 ancien joint et en coulant une nouvelle • barge d’acier incandescent dans ce nouveau moule. Rendant l’année 1906, il y a eu 7 ruptures de joints mu- 1111 total de Goo joints. En 190G, la compagnie a établi 200 joints sur une ancienne section de voie. Aucun de ces joints n’a été défectueux, et aucune dilatation ou contraction n a pu être décalée, le pavage ayant été enlevé seulement au droit des joints. Cent autres joints, établis sur la voie de la Pennsylvania Steel C°, 11'out présenté aucun défaut. On a constaté qu’il vaut mieux souder les rails pendant des jours froids ou aux moments de la journée où la température se refroidit, c’est-à-dire aux moments où il ne s'exerce pas entre les rails une compression due à la dilatation.
- Les dépenses totales par joint normal s’élèvent à 5,86 dollars. Pour souder des joints d’anciens rails en place, les dépenses totales atteignent 7,44 dollars par joint, y compris le dépavage et le repavage. On ’a essayé avec succès de souder dans les trous des rails des connecteurs en cuivre destinés à assurer l’éclairage électrique.
- R. R.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Installations électriques d’une fabrique de briquettes de tourbe.
- AI. lCruinligel a publié, dans ÏElektrische Krafibe-triebe und Bahnen, une description intéressante des installations électriques faites dans une fabrique de briquettes de tourbe de la Compagnie de I.auchhatn-111er. Dans cette usine, prévue pour une. production journalière de 000 tonnes do briquettes, toutes les machines sont commandées individuellement par des moteurs électriques et sont indépendantes les unes des autres. L’énergie électrique est produite dans une usine génératrice centrale qui fournit le courant nécessaire aux différents usages.
- Le charbon est extrait d’une couche présentant une épaisseur de 8 mètres environ, les couches supérieures du sol étant composées de sable et de tourbe. T/eau des fosses est enlevée par deux pompes centrifuges entraînées au moyen de courroies parmi électroinoleur de 5o chevaux: ces pompes débitent six mètres cubes seus une pression de 20 mètres d’eau. Une troisième pompe sert de réserve; enfin une petite pompe fournit l’eau nécessaire à la fabrique. Le charbon est enlevé par des wagonnets reliés à une chaîne sans lin ; ce dispositif transpor-
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- 0 Mars 1907
- t à L'Eclairage Electrique
- feur est entraîné par un moteur électrique de 00 chevaux. Les wagonnets de la chaîne sans lin, qui suivent un plan incliné, arrivent à la hauteur du troisième étage de la fabrique et basculent automatiquement pour se décharger dans une trémie supérieure. De là, le charbon tombe entre des rouleaux côtelés qui tournent lentement et h* concassent : les morceaux sont broyés dans un autre appareil à cylindres, puis les grains ainsi produits tombent sur un tamis à mouvement alternatif. T.es grains trop gros pour passer à travers le tamis tombent sur la bande sans tin d'un transporteur qui 'es dépose sur un élévateur; de là ils passent sur un transporteur supérieur qui les amène dans des silos surmontant la chaufferie. Les grains de charbon qui ont traversé le tamis tombent dans un désintégrateur, formé de deux disques verticaux tournant en sens inverse avec une grande vitesse de rotation et munis de pointes horizontales en acier qui alternent entre elles. La matière première ainsi pulvérisée est traitée ensuite par des sé-chours.
- Les appareils de séchage comprennent six tambours de 3 mètres de diamètre et de 7 mètres de longueur fermés aux deux extrémités. L’axe de ces cylindres, qui sont animés d’un lent mouvement de rotation, est légèrement incliné (fi" par rapport à l’horizontal e) ; l'arbre creux de chaque tambour laisse pénétrer de la vapeur dp chauffage. Dans les parois sont pi a-
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- dite «les billets d’aller et Tetour que la Compagnie d’Orléans délivre aux conditions de son tarif G. V.
- périodes de prolongation supplémentaire accordée Exemple ;
- Pour un billot d’aller et retour de Paris-Quai d'Orsay b. Agen (65ô kilomètres), dont la validité normale est de p jours, pris lu mardi 11 décembre 1906, le délai d’expiration de cette validité se trouvera
- 1 POUR LA PROLONGATION de ce même billet
- le dimanche ad et le mardi aè jour de Noël ne comptant pas.
- ENFIN, POUR LA 2« PROLONGATION (5 jours) le délai d'expiration du billet, se, trouvera reporté au
- comptés.
- eés des tubes de 10 centimètres de diamètre ouverts aux deux extrémités, dans lesquels s’engage le combustible pulvérisé. L’eau de condensation passe dans trois tubes à l’extrémité inférieure de l’appareil. La vitesse de rotation dos tambours est d’environ â tours par minute : ils sont commandés -pur un électromoteur qui entraîne une vis sans fin. Le charbon séché dans ccs tambours tombe dans un tamis, puis passe dans des presses.
- Les presses, du type Ester, tournent à une vitesse de 110 tours par minute et produisent chacune en 24 heures 70 à 80 kilogrammes de briquettes qui tombent directement dans les wagons de chemin de fer. I ne presse absorbe environ 120 chevaux. Les presses sont entraînées par des moteurs à-vapeur; la vapeur d'échappement de ces machines sert à chauffer les sécheurs.
- L'usine génératrice qui alimente les différents moteurs et les services de l’usine comprend une machine horizontale jumelée de 700 kilowatts, deux machines horizontales de 170. kilowatts et une machine de 700 kilowatts. Chaque machine entraîne un alternateur produisant des courants diphasés à 5o périodes et à 2 x iéi3o volts. Tous les moteurs d’une puissance supérieure à to kilowatts sont alimentés directement sons cdtte tension, pour les petits moteurs, des transformateurs abaissent la tension à 2X170 volts. Pour l’éclairage, la tension est réduite à 120 volts.
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- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie delivre, clans toutes les gares de son réseau, sous condition d'effectuer un minimum de parcours simple de iôo kilomètres, aux familles d au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de ir'-, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en «ajoutant au prix de quatre bil lots simples ordinaires (pour les 3 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- ha durée de validité des bil lots peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 %.
- A R II K T fi FACULTATIFS Faire la demande de billets quatre jours ou moins à l’avance à ia gare de départ.
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- Supplément à L'Éclairage Électriqu
- rôy
- l'ne particularité de l'installation est l'utilisation complète, pour la production d énergie électrique, de la vapeur employée pour le séchage. La vapeur est engendrée dans i4 chaudières à retour de flamme de gû mètres carrés de surface de chauffe chacune: cotte vapeur alimente, sous une pression de 8,5 atmosphères et à une température de aSo", les dix presses à briquettes d'une part et la machine à vapeur principale de l'usine génératrice. Elle se détend dans ces machines jusqu'à la pression de 2,5 atmosphères cl atteint ainsi la température convenable pour son emploi dans les appareils de séchage. La quantité de vapeur fournie à la machine du groupe électrogène ne dépend pas de la charge électrique, mais seulement de la constitution et du poids du charbon à sécher ; elle est, par suite, extrêmement variable. Dans ces conditions normales, le groupe électrogène ainsi alimenté peut fournir à peu près la toi alité de 1 énergie électrique nécessaire aux besoins de l'usine: un petit groupe éleclrogène, fonctionnant à condensation, tourne généralement en même temps que ce groupe principal, cl supporte les excédents et les variations de charge. Le régulateur de la machine principale est commandé depuis le tableau de distribution, et est réglé, d’après la consommation des appareils de séchage, de façon que la vapeur soit à la pression de 2,5 atmosphères à la sortie de la ma-
- Les chiffres suivants donnent une idée de l’économie réalisée avecla disposition adoptée. Une machine ordinaire à condensation consomme en fonctionnement permanent environ 6 kilogrammes de vapeur à 700 calories (8,5 atmosphères et surchauffe) par cheval-hcure indiqué, c’est-à-dire 4aoo calories environ par clieval-heuie indiqué, l’ne machine sans condensation consomme environ 16 kilogrammes par cheval-heure indiqué et restitue la même quantité de vapeur avec 65o calories par kilogramme (2,5 at mosphères et i5° de surchauffe): la consommation par cheval heure indiqué est donc d'environ 800 calories. Si l'on peut produire 1000 calories pour 0,20 centime, le kilowatt heure revient, dans ces conditions, à peu près à :
- 0,800X0,2 : 6,85x0,96x0,736, c’est-à-dire à 0,355 centime (en ce qui concerne la dépense do combustible) Ce chiffre ne peut cire atteint même avec le meilleur moteur à combustion.
- Au total, la fabrique de briquettes de tourbe contient 36 moteurs présentant ensemble une puissance d’environ 5oo chevaux : en outre trois moteurs de 5o chevaux et un moteur de 3o chevaux entraînent les pompes centrifuges. L’éclairage électrique est assuré par 1 700 lampes à incandescence et 110 lam-
- La fabrication des briquettes présente eu Allemagne
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- CHEVRIER, G. Étude sur tes Résonances dans les réseaux de distribution par cov.rcints alternatifs ;
- DUPUY, P. . La Traction électrique ;
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- TABLE DES MATIÈRES (les 25 premiers volumes (le “ l’Éclairage Électrique ” (1894-1901)
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- G Mars 1907
- Supplément à L’Éclairage Electrique du
- une importance considérable. Cette importance est mise en évidence par les chilfres suivants, qui indiquent la composition chimique du combustible brut et celle des briquettes.
- ÉCLAIRAGE
- Sur l’éclairage électrique des wagons postaux en Allemagne.
- COMPOSITION CIIIMIQLE
- COMBUSTIBLE
- 4,36
- 23,33
- 3,34
- Avec ces briquettes, on peut facilement vaporiser 5kBr,a à 6 kilogrammes d'eau par kilogramme de combustible. Dans un essai de duree fait en laboratoire, 011 a obtenu en moyenne 5kb'',a5 de vapeur à loo" (en parlant d’eau à o’) par kilogramme de briquettes. On brûlait sur la grille ii2ksr,u de briquettes par mètre carré elpar heure: on vajiorisait ainsi i4kgr,Ô2 d’eau par mètre carré de surface de chauffe et par
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- Depuis plusieurs années, la question de l'éclairage électrique des wagons postaux fait, en Allemagne, l’objet d’études détaillées cl suivies. Les premiers essais remontent à 1898 ; les voitures étaient munies de batteries d’accumulateurs et effectuaient le parcours de Vienne à Trieste.
- liElektrvteehnik und Maschinenbau du 7 février indique les étapes successives de ces essais et les résultats obtenus. Six ports de charge furent établis dans les principales gares de Vienne, à Prague et à Reichenberg. Au début, on employait des accumulateurs légers et l’on chargeait lentement les batteries. A Vienne 011 convertissait pour cela le courant alternatif en courant continu au moyen d’une commu-tatrice. A Prague, le courant de charge était emprunté directement au réseau de distribution à 110 volts. Actuelleinenl, ce poste de charge contient deux comimUatrices alimentées par du courant alternatif. Pour le poste de charge de Reichenberg, on a d’abord emprunté le courant au fil de trôiet des tramways urbains, et l’on a converti ce courant en courant de tension convenable : récemment on a relié ce poste au réseau municipal à 2X220 volts et I on emploie trois groupes convertisseurs pour abaisser la tension.
- L’exploitation fut entreprise par l'Aoeurmilatoren fabrik A G. de Vienne. Cette société a ensuite jugé nécessaire de transformer les installations afin d'effectuer la charge rapide des batteries d'accumulateurs : en outre, on a amélioré l’éclairage des wagons postaux qui était insuffisant. La société a été chargée de la fourniture du courant, des lampes à incandescence, et de l’entretien des accumulateurs, ainsi que de l’entretien des postes <le charge et de l’installation des voitures : elle devait recevoir en échange une prime fixe par lampe installée et une prime variable par chaque lampe-heure, (iliaque voiture était munie de deux compteurs dont les indications servaient pour déterminer la valeur de la prime variable.
- Los voitures postales contiennent chacune 11 à jq lampes de ro bougies ; la tension d'exploitation est de 20 volts ; la consommation d’énergie est comprise entre 2 et 2,1 watts par bougie. Toutes les lampes sont à culot Siemens. Les socles et supports sont contenus dans les appareils de plafond, des appareils latéraux et des fanaux. Les accumulateurs sont constitués par des bacs de deux éléments établis pour une capacité de iôo ampères-heure pour un courant de décharge de ô ampères. Chaque élément double pèse 5o kilogrammes environ. Chaque batterie comprend cinq de ces éléments doubles.
- | La charge des accunmlaleurs est effectuée sous
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- Supplément ;i L'Eclairage Electrique du ifi Mars
- un courant de 5o à 60 ampères et dure 2 heures environ. Les bacs des éléments portent des contacts dimensionnés pour de fortes intensités de courant et prévus pour permettre des connexions et des déconnexions rapides. Chaque voiture contient 3 à 5 batteries groupées en parallèle sous la voiture : le pôle positif est relié à deux coupe-circuits fusibles de i5 ampères sur lesquels sont répartis les lampes de telle façon que, si Van des deux fusibles fond, une moitié de l'éclairage du wagon subsiste. T.e polo négatif aboutit aux compteurs.
- Actuellement 70 voilures postales sont ainsi équipées et contiennent au total 1 io5 lampes incandescence. Dans ce chiffre figurent 27 voitures du .chemin de fer du Nord-Ouest à Vienne, 26 voitures du chemin de fer du Sud de Vieune, 0 voilures dn chemin de fer de l'Élat à Vienne, 6 voitures du chemin do fer du Nord-Ouest à Prague, (i voitures du chemin de fer de l'Etal à Prague, et 7 voitures du chemin de fer de jonction à Reichenberg.
- Aux postes de charge de Vienne, on reçoit du courant continu à 2 X 3 20 volts provenant du réseau urbain de distribution : la charge est effectuée directement. Un interrupteur bipolaire permet de charger alternativement chacun des deux ponts du réseau. La jonction du poste de charge avec les batteries est effectuée au moyen de conducteurs souples et de contacts amovibles qui pénètrent dans des logements correspondants : ces contacts sont établis d’une façon très différente pour chaque pôle, afin d'éviter tonte erreur pouvant entraîner une invasion de polarité de la batterie pendant la charge.
- D’après les renseignements recueillis par l'anleur, les résultats obtenus dans celle exploitation sont satisfaisants et il semble que l'application de l'éclairage électrique aux wagons postaux autrichiens doive prendre de 1 extension.
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- Ville de Cannes. — Éclairage à l’Électricité et au Gaz.
- La ville de Cannes fait annoncer que les monopoles concédés aux Compagnies de l’Electricité et du Gaz, prennent tin le 3i août 1908; toutefois ces Compagnies auront le droit de desservir les particuliers sans monopole, jusqu’en ig35.
- La Ville fait appel aux personnes ou sociétés qui voudraient obtenir une des concessions d'électricité ou de gaz séparément ou ensemble et les invite à faire leurs offres à la Mairie en se conformant au programme suivant :
- UnncTRiciTÉ. — En attendant que la V îlle puisse disposer des forces hydrauliques qu’elle a en yue, elle désire éclairer ses voies et places principales à l'éLectricité avec ou sans le gaz qui les éclaire actuellement.
- Cet éclairage pourra se faire avec une usine centrale thermique (gaz pauvre ou vapeur) de 3oo chevaux au minimum, avec des accumulateurs comme réserve.
- Cette usine devra fournir l'électricité à 280 lampes à arc de 8 ampères et à 280 lampes à incandescence de 16 bougies.
- Les lampes à arc seront desservies par des dynamos à courant continu qui les alimenteront à l'aide de doubles circuits aériens ou souterrains. Ces circuits seront établis de façon à ce que chaque voie publique soit éclairée par deux séries de lampes intercalées l'une non Vaulre. Les lampes à arc fonctionneront du coucher du soleil à 11 heures, et celles à incandescence de 11 heures à l’aube.
- Toutes ces lampes qui seront posées ou suspou-dues sur des candélabres seront placées sur les voies ou places désignées par la Ville d’après un plan qui sera fourni aux demandeurs de concession.
- Les demandeurs en concession pourront faire deux propositions :
- i° Installer et créer l'usine centrale à gaz pauvre on à vapeur avec toutes les machines pour produire de l’électricité, fournir et placer les canalisations, les lampes el tous les accessoires pour 1 éclairage public, pourvoir à Tcntreuen des canalisations des lampes, fournir les charbons, en un mot prendre à sa charge tous les frais de l'éclairage. La \ ille, dans ce cas, n’aurait qu’à payer l'éclairage au demandeur en concession à un prix à dctcrniineh d'avance par kilowalt-hcurc.
- 2° L'installation de l'usine étant faite par le concessionnaire, la Ville prendrait à sa charge, à la sortie de l’usine comme il est dit plus haut, tous les frais d’installation et fournitures de câbles, de lampes et tous les accessoires, et payerait au concessionnaire un prix à déterminer d'avance par kilowatt-heure.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique
- iG Mars 1907
- Il demeure hion entendu que dans les deux cas le concessionnaire pourra fournir le courant aux particuliers à des prix déterminés d'avance, d’accord avec la Municipalité pour l’éclairage, le chauffage et la force motrice.
- Gaz. — Ce que l'on vient de dire pour l’électricité peut aussi s’appliquer au Gaz en faisant observer que le nombre des lanternes est de r 3oo et que toutes sont munies de becs système Auer.
- Observations-, — La Mlle se réserve le droit de racheter n>u1ù l'installation faite par le concessionnaire deux ans après la mise en inarche de l'usine, c’est-à-dire le 3t août 1910, si elle le juge convenable, suivant un prix convenu d’avance et en tenant compte des améliorations qui auront pu être faites dans l’intervalle.
- A partir du 3i août 1910, le rachat pourra se faire dans les mêmes conditions tous les cinq ans au gré de la Ville jusqu’en 1940; à celle date, c'est-à-dire le 3i août 1940, toute l’installation faite par le concessionnaire y compris l’usine deviendra la propriété de la Ville. T.es demandes, d’après le programme indiqué, devront être adressées au Maire de Cannes, d'ici au 3o avril prochain.
- Passé ce délai, le Conseil municipal examinera les demandes qui lui auront été adressées, et son choix se portera sur celle qui lui paraîtra la plus avantageuse pour la Ville.
- Pour tous renseignements, s'adresser à M. le Maire de Cannes.
- BREVETS A CÉDER
- Moteur monophasé compensé à collecteur.
- M. le Pr E, Ahnold à Carlsrulie, titulaire du brevet français 3U9361 du 7 décembre 1904, serait désireux de s entendre avec des industriels français pour la vente ou l’exploitation de ce brevet.
- Les avantages de ce moteur sont ceux d’un moteur sliunt, c’est-à-dire que sa vitesse peut être réglée indépendamment, de la charge dans le rapport de 1 à a, pour un cosinus sensiblement constant et égal
- Pour tous renseignements, s’adresser à l’Ulfice International de Brevets d’invention Jules Hamal, 37, rue Nysten, Liège (Belgique).
- Transmetteurs téléphoniques.
- La Société « The Adams Randall Téléphoné Patent Company Ld », titulaire du brevet ri" 301 427, désireuse de donner plus d'extension aux applications industrielles de son système en France, accorderait des licences d’exploitation: elle céderait, au besoin, la propriété entière du brevet.
- Pour renseignements,, s’adresser à Y Office de Brevets d’invention de M. Ch. Assi, Ingénieur-Conseil, 4i à 47, rue des Martyrs, Paris.
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- Ancien élève de l’Ecole d'Arts et Métiers d'Angers (1886-1889), second maître mécanicien breveté de la marine, a été successivement chef d’usine, chef de fabrication, directeur d’une station hydro-électrique, parlant l’espagnol et un peu l’anglais, recherche une situation de chef de materiel dans une station de contrôle. C.
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- : Samedi 23 Mars 1907.
- • Année. — N' 12.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- POINCARÉ (H.). — Étude du récepteur téléphonique (fin). . . ......
- BRENOT (P). — Note sur l’influence d’une capacité intercalée dans le circuit secondaire d’un transformateur.........................................................
- BLONDEL (A). — Propriété et applications industrielles de l'arc électrique produit au moven d’électrodes en charbon mélangé de substances minérales (fin).............."
- REVUE INDUSTRIELLE :
- ' SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la radiation secondaire engendrée lorsque des rayons J} du radium aL
- teignent des couches métalliques minces, par P, Dobleu..............................
- Génération et Transformation. — Calcul des machines électriques au point de vue de la commutation
- par C.-L. Kernedit..................................................................
- Sur la dispersion magnétique (suite), par W. Champ......................................
- Transformateurs triphasés, par À. S. Mac Allisteh.......................................
- Transmission et Distribution. — Sur les réseaux à courants alternatifs (suite), par L. Lichtenstein. Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Sur la production d'oscillations entretenues dans
- l’arc de Duddell-Poulsen (fin), par J. Sahclka......................................
- Éclairage. — Lampe à incandescence à filament de titane, par J. A. Heany......................
- Sur la détermination de l'intensité horizontale moyenne de lampes à incandescence, par F. Uppen
- NOUVELLES
- Classification des moteurs à courants alternatifs électriques.
- Distribution d’énergie à Londres............................
- La traction électrique à Buffalo et à Philadelphie .
- Les automotrices à transmission électrique..................
- Brevets demandés et accordés en Allemagne et en Autriche .
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- jRepre'sentation générale pour toute la France des
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du a3 Mars 1907
- NOTES ET NOUVELLES
- Classification des moteurs à courants alternatifs (*).
- « La réponse de AI. Bethenod à ma lettre du i3 novembre, réponse publiée dans l'Éclairage Electrique du 39 décembre 1906, me montre clairement que M. Bethenod n'a pas encore très bien compris les pages 9, 10 et 11 de mon livre.
- te Je lui ai déjà fait remarquer qu'il ne s’agit nullement d'un démarrage à courant constant. Je suis comme lui d avis qu’un démarrage sous ces conditions n’a aucun intérêt pratique. J’envisage un démarrage à potentiel constant ut je prétends quej le couple est proportionnel au produit des composantes (les ampère-tours roloriques suivant deux directions rectangulaires. AI. Betlienod déclare qué cette hypothèse est inadmissible. Pourquoi ? Evidemment toujours pour la bonne vieille raison que celte hypothèse diffère de celles qui ont été publiées il y a trois ans. Celte manière d'arguer me rappelle involontairement le moyen âge. Déjà dans ma dernière lettre j’ai invité AI. Betlienod à aller droit au but et à me prouver tout simplement où clochent mes arguments. S’il peut prouver ses assertions, j’accepterais volontiers sa manière de voir mais il ne peut guère espérer que je lui donne raison simplement parce qu’il veut bien prétendre que j’ai tort. •
- « Peut-être est-ce un effort dans cctle direction que fait M. Belhenod en disant que la relation
- C) S0113 lo meme titre nous avons déjà publié dans l'Éclairage Électrique du 29 décembre 190G, page i//6, une première lettre de M. V.-A. Fykn et une réponse de notre collaborateur, M. J. Dethhxod.
- A'c — Ac cos a, (fig. Su) est elle-même absolument inexplicable dans le cas où il s’agit d’un démarrage à potentiel constant. Tout cela est bien élémentaire mais j’accepte de l’expliquer encore une fois. Prenons la figure 3 de mon livre et imprimons à S un potentiel constant, alors le champ alternatif M sera constant. Laissons d’abord la bobine C à circuit ouvert ; alors pour cct = o, la f. é. m. induite dans C par M sera un maximum, cette f. é. m. variera comme le cosinus de a, si l’on fait varier u, et deviendra zéro pour a, — 90°. Si l’on suppose pour le moment que le rotor est dépourvu de self-inducliou et que l’on mette la bobine C en court-circuit, alors le courant Af dans C ne dépendra que de la résistance ohmique et de la f. é. m. induite dans C par M. Nous avons vu que cette dernière varie comme cos 7.,, donc A;. variera comme cos xi- Pour a, = 0 nous aurons un courant — A,. Jliav. Pour toute autre valeur de a, nous aurons AJ = A, mas cos a,, et pour cette même valeur de a, les composantes de AJ auront la valeur indiquée dans mon livre et dans ma dernière lettre. Qu’y a-t-il dans tout ceci qui soit absolument inexplicable ?
- « Contrairement à ce que me semble penser M. Bethenod, je me tiens autant que possible au cou-ranl de ce qui se publie sur la plupart des questions relatives à l’électrodyuamique, aussi ai-je lu les études qu il nomme et bien d’autres encore, à l’exception toutefois de la sienne qui m a échappé, mais il ne s’en suit pas que j'accepte aveuglément tout ce que les auteurs, même les plus eu vue, veulent bien écrire. M. Bethenod prétend que les auteurs qu’il nomme arrivent tons aux résultats qu'il indique
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- sous a) et b), et il ajoute qu'on ne peut rien déduire de semblable de mon épure 3a. Je suis cordialement d’accord avec cette dernière remarque et heureux qu'il en soit ainsi, car le résultat «) qu’indique M. Rethenod est un non-sens pur et simple (pour employer l'expression choisie par lui-même).
- v Qu'on néglige les fuites magnétiques et les résistances ohmiques où non le courant rotorique sera bien un maximum pour a, — o, mais le torque sera absolument nul, contrairement à ce que prétend M. Bethenod et à ce que démontre sa théorie, dite « classique » Tous ceux qui ont eu la moindre expérience avec le moteur série d’induction avec auto-excitation et partiellement compensé savent que ce que j’avance ici est absolument correct, lin effet, ce cas correspond exactement à un transformateur dont roucoulement secondaire (ici le rotor) serait court-eirouité. Si dans ces conditions il existait un torque, comme celui dont il s’agit dans un moteur, alors tous les transformateurs devraient éli-e établis de manière à empêcher l'enroulement secondaire de tourner. M. Rethenod a-t-il jamais vu une construction pareille? Ce qui est maximum pour aj—o, c'est Veffet de répulsion, mais cet effet ne contribue en rien à la marche du moteur, comme je l’ai démontré dans mon livre, aussi est-ce pour cette raison que le terme « moteur à répulsion » est non seulement absolument faux, mais encore capable, paraît-il, d'éconduire sérieusement comme le prouvent, du reste, les résultats que M. Bethenod a résumé. Je voudrais bien que M. Bethenod ne perde pas cette occasion de m’expliquer comment il se produit un torque pour a,—: o ? Où est le champ motorique et tomment est-il produit lorsque = o ?
- a Pour discuter le résultat 6) il me faut discuter mon épure 3b. Ce qui me conduit au paragraphe suivant de la lettre de \I. Bethenod, lequel me force tout d’abord à demander pourquoi le fait que la f.
- é. m, induite dans le rotor est proportionnelle à cos «i, implique-l-il, selon lui, un démarrage à intensité constante ?
- « Dans mon épure 3b et comme le dit mon livre, c’est la somme des f. é. m. de self-induction du rotor que représente E,. Pne des composantes de E, est Ej qui provient des fuites magnétiques ; l’autre composante est Ej, la f. c. é. m. due au champ magnétique produit par la composante A,.:i de Ac. .lé fais remarquer en passant que le champ magnétique dû à AC2 est le champ motorique du moteur. Puisque E, est la somme des f. é. m. qui varient proportionnellement avec Aci et Acî, il est clair que <I*.j ne peut être constant pour toutes valeurs de a1; comme le prétend M. Bethenod. De plus, <I\> ne reste pas constant même si x, reste constant, car aussitôt que le moteur commence à tourner il se produit aux balais courl-circuités une f. é. m. additionnelle, cette dernière est la f. c. é. m. due à la rotation do l’induit dans le champ motorique et elle inllue non seulement sur la grandeur, mais aussi sur la phase de E„,, la f. é. m. résultante dans le rotor court-cir-cuité. Cela étant, les conclusions de M. Bethenod sont de nouveau détruites.
- « Dans mon épure 3b j’ai admis à titre d’exemple une dispersion de jo % et une résistance ohmique égalé à un. Il est clair qu’un accroissement de la dispersion ou de la résistance réduiront encore At et diminueront l’angle a, pour lequel le torque devient un maximum avec une tension constante aux bornes.
- « Pour arriver à son résultat «), AI. Bethenod néglige les fuites magnétiques et les résistances 0I1-miques, pour étudier le transformateur ordinaire on néglige tout d’abord la self-induction de l'enroulement secondaire, mais aussitôt que moi je me permets d’adopter cette méthode d'approximation en négligeant pour un moment seulement la self-indue-
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- lion du rotor dans mon épure 3a, alors tout de suite M. Bethenod trouve un tel procédé étrange et inadmissible.
- « Ce que je crois est clairement énoncé dans mon livre et il n’est pas nécessaire de faire des suppositions à ce sujet. Quant à l’article dans l’K. T. Z de iqo3, c’csl bien celui qui arrive au résultat d) de M. Bethenod et j’ai déjà dit ce que je pense de ce
- k Quant à la terminologie que j’ai proposée il me semble que le sens que j’ai donné aux différents qualificatifs que je propose se rattache suffisamment bien au sens qu’on donne à ces mêmes qualificatifs par rapport aux machines à courant continu, mais si M. Bethenod a des améliorations à proposer ce serait l’avantage de tout le monde qu'il le fasse. Je suis d’accord que ma terminologie est longue mais elle est au moins fort simple et tout à fait exacte ; j’estime qu’il vaut mieux écrire 5 ou 6 mots de plus en premier lieu si I on peut de celle manière éviter les malentendus et les discussions infructueuses.
- « Je doute fort que les spécialistes soient surpris d’apprendre que les moteurs que me montrent mes fig. 16 et 18 sont absolument différents, je crois que M. Bethenod serait fort embarrassé de nommer ccs o spécialistes » et s’il le faisait les spécialistes ainsi nommés ne seraient guère flattés. Mais, trêve à ces généralités, dans mon livre et dans ma dernière lettre j’ai donné mes raisons pour la dite assertion, puisque M. Bethenod s’est imposé la tâche de me critiquer, qu’il démontre, s’il le peut, que ce que j’ai dit est faux, sinon qu'il admette franchement que j’ai raison.
- « Je suis prêt à laisser aux lecteurs de 1 Éclairage Électrique le soin de juger si M. Bethenod a essayé ou non de m’entraîner dans une discussion relative aux inventeurs et aux brevets.
- « Je constate en terminant que M. Bethenod n’a
- pas réussi à soutenir une seule de ses assertions, tandis qu'il m’a généreusement aidé à montrer que sa théorie dite « classique » mène à un non-sens, il ne sera donc pas étonné d’apprendre que tant qu’il ne sera pas plus heureux dans le choix de ses arguments, je préférerai croire à ma théorie à moi qui, du moins, ne mène pas à des impossibilités et se rapproche très bien des résultats fournis par les essais.
- « Si l’attitude de M. Bethenod et qu’il résume par ces mots : « D’ailleurs, tout a été dit depuis trois ans a sur cette question du moteur à répulsion et, en « l’abordant à nouveau, l'on risque fort de n'enfon-« cer que des portes ouvertes », est tant soit peu répandue, on ne risque pas tant de se trouver devant des portes ouvertes que devant des portes barricadées par le pire des verrous, — le préjugé, disons, aveugle et ennemi de tout effort tendant vers le progrès. »
- 3 ° ' Y.-A. Fykb.
- M. J. Bethenod étant absent de Paris depuis quelques mois nous avons dû attendre, avant de publier ccs observations, d’avoir pu les lui communiquer. Il nous envoie, en réponse, la note, suivante :
- « Bien qn il inc répugne de prolonger une discussion oiseuse, j’ajouterai quelques remarques complémentaires, ce qui donnera entière satisfaction, je l’espère, à M. Fvnn, et qui, en tout cas, clôturera pour.ma part les débats.
- « i° En ce qui concerne le résultat a) qui constitue une théorie de première approximation l’on obtient bien effectivement, au point de vue théorique, un couple maximum pour x=o, mais cela correspondrait, ainsi que je l’ai fait déjà remarquer, à des courants d’intensité infinie.
- « Cette théorie de première approximation a n'csl
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- L'Eclairage Êleclriqh
- a3 Mars 1907
- applicable qu'à ries décalages a d’ordre suffisant. Pour résoudre le problème en toute généralité, il est nécessaire d’aborder la solution b).
- « Dans tous les cas, tout autre chose est de faire une première approximation en négligeant les résistances ohiniques (solution admise par les auteurs .cités dans ma précédente lettre) ou en négligeant la self-induction (solution particulière à Al. Fynn). J avoue que cette dernière conception m’échappe complètement et bouleverse les notions d'électro-technique que je possède Q.
- « a1* En ne qui concerne te résultat b, la théorie classique conduit à des résultats que je rappellerai brièvement :
- « L angle a qui donne le couple maximum au démarrage est défini par l'égalité très simple :
- tg.x = ^
- 7 désignant le coefficient de dispersion analogue à celui qui joue un rôle si important dans le diagramme circulaire des moteurs d’inductiôn ordinaires.
- « Ce résultat est obtenu en négligeant les rési-
- 0) Il est d'ailleurs à remarquer que l’on peut se placer pratiquement dans les conditions admises de M. Fynn en introduisant dans le circuit du rotor un condensateur de capacité
- Mais alors les courants rotorique et.statorique sont décalés de — dans le temps, de telle sorte que le couple moyen utile T
- .est nul. d’après Ja vieille formule du couple basé sur la considération du coefficient d’induction mutuelle:
- ^ T — MItl2 cos y cos et
- \f coefficient d’induction mutuelle des circuits statorique et rotorique pour a <».
- 12 — courant rotorique'
- y. angle de décalage entre J, et I2. Dans le cas pré-
- L’étude de cette même formule aurait également appris à M. Fynn pourquoi Je couple 11'esl pas proportionnel au produit des composantes des ainpèretours rotoriques suivant doux directions rectangulaires ; il m'est impossible de concevoir 1 équivalent du théorème de M. Fynn en courant continu.
- stances ohmiques et constitue une deuxième approximation, d'ailleurs suffisante en général.
- « Si l’on tient compte de ces dernières la formule de tga est un peu plus compliquée.
- « Ainsi que je l’ai dit également dans ma première lettre, ces résultats sont communs à tous les auteurs cités. J’ai moi-même publié une théorie de seconde approximation (c’est-à-dire tenant compte de la dispersion) dans le journal « La HouiUe Blanche » (octobre dm).
- « La théorie è) correspondante de M. Fynn ne néglige plus la self-induction du rotor, mais tient compte des fuites magnétiques par une nouvelle force électromotrioe d'induction agissant sur le rotor sans s’inquiéter de l'effet correspondant sur le stator ; en outre, M. Fynn admet encore que le couple est proportionnel aux produits des ampère-tours rotoriques suivant deux directions rectangulaires, ce qui fausse entièrement son épure (voir note 2).
- « 3° Relativement à la terminologie, je ne peux que maintenir mes précédentes conclusions.
- k Quant aux spécialistes dont M. Fynn me réclame les noms, je lui citerai \IM. Latour, Mac-Al-lister, Seijiro, Sugiyama, etc.Q).
- « Je regrette donc de ne pouvoir suivre M. Fynn dans ses conceptions toutes spéciales, préférant persister dans ma routine. »
- J. I IrTIIEiNOD.
- Sur les distributions d’énergie électrique à Londres (suite) (2).
- Poplar JJorough Council. — Le quartier de Poplar contient un grand nombre d’installations industrielles et comprend beaucoup de docks. La distribution d’énergie électrique est dans les mains du Borough
- (*) M. Latour vient, du reste, de présenter un mémoire
- tionale des Flcctricicns (séance du G février 1907).
- Dans ce mémoire, sc trouve une théorie remarquablement simple et cependant très complète du moteur k répulsion, et
- (-) Éclairage Électrique, tome L, 2 mars 1907, page 126,
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- Supplément à L'Eelairage Electrique du a3 Mars [907
- Council. La charge de l’usine a augmenté avec une grande rapidité et on a dû faire, à plusieurs reprises, des extensions nouvelles aux installations électriques existantes. Tout récemment, on a mis en service deux nouvelles chaudières Stirling produisant 12000 kilogrammes de vapeur par heure, et l'on construit actuellement six chaudières Babcok et Wilcox avec chargeurs mécaniques capables de brûler i5o tonnes de charbon. Les machines électriques anciennes installées peuvent produire 3 4oo kilowatts : on leur a adjoint deux turbogénéraleurs Parsons-Bruce I’eebles de t 000 kilowatts qui consomment 7ts‘‘,7 de vapeur par kilowatt-heure. La vapeur est fournie à ces groupes avec une surchauffe de 6o° ; leur vitesse de rotation est de 1 5oo tours par minute; la tension des courants triphasés engendrés est de 6000 volts. A côté de ces turbogénéraleurs, on a installé deux moteurs générateurs Pccbles-La Cour de 5oo kilowatts, alimentés sous 6000 volts du côté alternatif et produisant du courant continu. Trois machines semblables, deux de 5oo kilowatts et une de a5o kilowatts, ont été placées dans les sous-stations, ainsi que trois batteries d’accumulateurs de 600 ampères-heure. Tout le réseau de distribution est alimenté par du courant continu, les courants triphasés ne servant que pour la transmis-
- L auteur publie un diagramme intéressant montrant l’effet de l’augmentation de la demande de force motrice sur les dépenses d’exploitation: l’augmentation de la demande d’énergie électrique pour l’éclairage est presque négligeable vis-à-vis de la précédente. On voit sur ce diagramme que, par exemple, la consommation d’énergie s’est élevée de 200000 kilowatts par trimestre en mars iyo5, à 4ooooo kilowatts par trimestre en mars 1906; on peut estimer qu’elle, aura à nouveau doublé dans le premier trimestre 1907. Les frais d’exploitation ont baissé sensiblement devant cet accroissement du nombre de kilowatts débités : ils sont tombés de 7,G à 5,2 centimes de mars 1905 à décembre 1906.
- l.)e grands efforts ont été faits pour déterminer tous les industriels à adopter des moteurs électriques, et ces efforts ont été en grande partie couronnés de succès. Beaucoup d’usines importantes à Po-plar étaient équipées avec leur usine génératrice propre : le nombre de ces usines diminuent de plus en plus, les industriels préfèrent se raccorder au réseau de distribution. On a constaté que les consommateurs sont beaucoup plus économes d’énergie électrique lorsqu’ils sont reliés à un réseau de distribution que lorsqu'ils produisent eux-mêmes leur énergie électrique, parce qu'ils se rendent plus directement compte des dépenses. Non seulement des machines à vapeur, mais aussi des moteurs à gaz ont été remplacés, dans plusieurs usines, par des moteurs électriques.
- trical Power Storage C°, qui consomme environ 5ooooo kilowatts par an pour former des plaques d’accumulateurs. Grâce à cette charge uniforme, le facteur de charge de l'usine a une valeur satisfaisante. Le tarif appliqué pour la vente de l’énergie électrique est un tarif variable, le prix du kilowattheure est compris entre i5 centimes et 8 centimes, suivant le facteur de charge de l’installation.
- S1 Paneras Borough Council. — Le quartier de S1 Paneras est aussi très industriel, et l’emploi de moteurs électriques s’y est beaucoup développé. 11 semble que les consommateurs soient réellement satisfaits des conditions d'exploitation du réseau de distribution et du tarif appliqué. Le prix du courant électrique pour l’éclairage est, d’après le système de la demande maxiuia, de 60 centimes par kilowatt pour la première heure et i5 centimes par kilowatt pour les heures suivantes, ou bien il est uniformément de 4o centimes par kilowatt. Pour la force motrice, le prix est de 10 centimes par kilowattheure et va en décroissant avec le facteur de charge : les prix sont ainsi les suivants ;
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- centimes par kilowatt jusqu'à 20 u/0 du nombre de kilowatts employés pour la force motrice. Pour le chauffage, etc., le tarif uniforme est de 10 centimes par kilowatt-heure. On voit que le tarif appliqué dans le quartier de Saint-Pancras est .extrêmement avantageux : les résultats obtenus par le conseil municipal sont remarquables. L’auteur cite comme exemple qu’un piano électrique peut être nul pendant 10 heures pour la somme de 10 centimes. Les dépenses relatives à la force motrice sont incontestablement plus faibles avec des moteurs électriques desservis par un réseau où un tel tarif est appliqué qu avec des moteurs à vapeur ou à gaz ; eu outre, les primes d’assurances sont beaucoup plus ré-
- Stepney Boromjh Council. — Parmi les nombreuses installations pour la distribution d’énergie électrique, celle de Stepney est d’origine relativement récente, et elle est néanmoins développée d’une façon importante depuis sa mise en exploitation. Cette installation dessert cependant l’un des quartiers les plus pauvres de Londres, dans lequel est compris le quartier des Juifs, et ces conditions défectueuses rendent l’exploitation difficile.
- Deux nouvelles chaudières ont été mises récemment en service à l’usine génératrice de Stepney. Ce sont des générateurs Bahcok et Wilcux capables
- d'évaporer 5 000 kilogrammes d’eau par heure. Actuellement, l’usine contient en outre six chaudières fixes et deux chaudières marines de meme capacité que les deux générateurs ci-dessus mentionnés. Les chaudières sont desservies par des soutes disposées au-dessus de la chaufferie : te combustible est déchargé dans ces soutes par un pont roulam électrique qu’alimentent deux fils aériens. Le moteur de ce pont-est une machine série cuirassée de 38 ampères sous /180 volts, tournant à 800 tours par minute et commandé par un eonlroller Holmes. Deux chaudières sont munies de chargeurs mécaniques, qui ont donné* d'excellents résultats. Piles fonctionnent avec une installation de tirage forcé comprenant un ventilateur Musgrave entraîné par un moteur Westinghouse de 20 chevaux. Le combustible employé sur les grilles de ces générateurs est de mauvaise qualité et ne pourrait certainement pas être utilisé avec le chargement à la main.
- L’usine génératrice a une capacité de 3720 kilowatts environ, dont 1000 kilowatts de machines sont généralement en réserve. Les deux derniers groupes installés sont des turbogénéraleurs Parsons de 1000 kilowatts à courant continu. Chacun de ces groupes comprend une turbine à vapeur Parsons de t boo chevaux et deux dynamos génératrices à courant continu de ôoo kilowatts accouplées en tandem : la vitesse de rotation du groupe est de 1 5oo tours
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- par minute ; la différence de potentiel aux bornes des dynamos est de a5o et de 35o volts. Chaque dynamo est munie de trois bagues de contact reliée à trois points de l'induit distants de 1200: on peut ainsi, si on le désire, recueillir des courants triphasés à 5o périodes, Ces machines fonctionnent sans étincelles pour une charge de a/3 de courant alternatif et de t/3 de courant continu ou de i/3 de courant alternatif et 2/3 de courant continu : elles sont munies d’enroulements compensateurs. Un point intéressant de l’installation de ces groupes est que les turbines sont prévues pour pouvoir fonctionner sans condensation si l'on enlève des couronnes d’aubes du coté à haute pression et du coté à basse tension ; l’adjonction de ces couronnes d’aubes permet de faire fonctionner la turbine à condensation. Celle disposition a été adoptée parce que l’usine n’est pas munie d'une installation de condensation, qu’il serait impossible, d’ailleurs, de loger dans l'emplacement aetuel. Les groupes turbogénéraleurs seront prochainement transportés dans une nouvelle usine où iis fonctionneront à condensation. Les consommations garanties de vapeur par kilowatt-heure sont les suivantes pour ces groupes éleclrogènes.
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- adoptés dans différentes usines de Stepney. Le principal consommateur a 107 chevaux de moteurs installés, la puissance individuelle de ces moteurs étant comprise entre i5 chevaux et 0,12 cheval. L’hôpital de Londres contient io5 chevaux de moteurs de puissances comprises entre, iu chevaux et 1 cheval. Un fabricant de caoutchouc utilise un seul moteur de 70 chevaux.
- La distribution de courant continu est effectuée sous 48o volts et 240 volts. Le tarif de vente de l’énergie électrique est ed 80 centimes par kilowatt pendant les trente premières heures de consommation pendant chacun des six mois d’octobre, novembre, décembre, janvier, février et mars; et de 80 centimes pendant les 20 premières heures de consommation pendant chacun des six autres mois de l’aimée; ensuite tout kilowall-heurc supplémentaire est payé’ 10 centimes. Pour la force motrice (48o volts) et pour tous usages autres que l’éclairage, le prix uniforme est de 10 centimes par kilowatt-heure. De petits moteurs fonctionnent à 240 volts sur le réseau d’éclairage. Outre les conditions indiquées ci-dcssus par la tarification de l’énergie électrique, on fait des rabais imjiortants aux consommateurs qui ne consomment pas d’énergie électrique à certaines heures oii la charge de 1‘usiue a une valeur élevée. 11 est intéressant do noter qu’en moyenne le prix payé par kilowatt-heure pour l’éclairage ne dépasse pas 27,3 centimes : c'est là, comme on le voit, un chiffre extrêmement bas.
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- L'Eclairage Electrique du 33 Murs 1907
- produite aux chutes du Niagara cl distribuée, au moyen de câbles souterrains, par la Catarael. Power and Conduit C°. Cette Compagnie reçoit les courants polyphasés à haute tension produits par la Niagara Falls Power C° et la Canadian Niagara Power O et abaisse à 11000 volts la tension de res courants; une usine à vapeur, établie à Bull'alo, sert de réserve :
- Les voies électriques de la ville de llulfalo sont desservies par un certain nombre de sous-stations, qui sont reliées au réseau polyphasé à 11000 volts et produisent du courant ^continu à 600 volts. La plus importante de ces sous-slalinns est celle du Virginia Street; elle contient six coimnutatrices de 1000 kilowatts, un groupe moteur générateur pour l'éclairage, et deux batteries d'accumulateurs de l 5oo kilowatts au régime de décharge en une-heure. Le développement incessant du trafic sur les voies électriques a obligé la Compagnie exploitante à accroître de plus en plus la cap c est ainsi qu'on vient de met ment la nouvelle sous-station présente ({uniques disposition
- Les courants triphasés à 11 des arrivent aux barres générales à haute tension de l’usine et aboutissent à des interrupteurs généraux l.n wattinètre totalise la puis sous-station. De là, les cour; bancs de 3 transformateurs me d’air : Ces ventilateurs qui a ment de ccs appareils sont placés contre les murs, et aspirent l’air extérieur. Les secondaires des transformateurs sont reliés à des commutatriees de 1 000 kilowatts (la sous-station contient aussi trois anciennes commutatriees de 4oo kilowatts): le démarrage de ces commutatriees est effectué au moyen de courants de tension croissante fournis par des prises de courants ménagés sur les enroulements à basse tension des transformateurs. Tous les interrupteurs à courants alternatifs sont des appareils à bain d'huile et sont iiiano'uvrés électriquement: le courant necessaire pour ces manoeuvres est fourni par une petite batterie d’accumulateurs. Le tableau do distribu-
- ins des ulation idisse-
- lion à courant continu ne présente pas de disposition particulière.
- IL R.
- Développement de la traction électrique à Philadelphie.
- Le Street Rnïlway Journal, du 16 février 1907, décrit les installations du chemin de for métropolitain aérien et souterrain de la ligne de Market Street, mise récemment en service par la Philadelphia Rapid
- La ligne souterraine est à quatre voies ; les voies intérieures servent aux trains express, les voies ex-térieuresaux trains omnibus. Les voies soûl établies de deux laçons diiférentes suivant le service pour lequel (‘lies sont, prévues. Sur les voies du service local, les rails sont fixés sur des supports on fonto novés dans du béton : ils sont éclissés électriquement au moyen de joints au zinc, que la Compagnie emploie d'une façon générale. Les motrices prennent le courant sur un fil aérien supporté électriquement par des câbles transversaux en acier. Sur les voies des express, les rails sont fixés directement sur des traverses en bois auxquelles ils sont fixés par des tire-fonds. En ce qui concerne l’éclairage du tunnel, on a prévu un réseau indépendant des circuits de traction : ce. réseau est divisé en sections de 800 mètres ; les lampes de chaque section sont alimentées sous 110 volts par un transformateur. Lu commutateur permet, .si c’est nécessaire, de brancher les lampes par groupes de cinq en série sur les circuits de traction.
- La ligne aérienne comprend aussi quatre voies ; les rampes maxima sont de 4,5 la hauteur minima des rails au-dessus de la chaussée est de 5ni,5o. Le courant est amené aux auLomolric.es par un troisième rail supporté à une certaine hauteur au-dessus du sol par des consoles d’un modèle particulier auxquelles le rail est suspendu. La surface sur laquelle frottent les organes de prise de courant est la surface inférieure du rail, comme sur les voies du New York Central Railway.
- Éditions de « L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE », 40, rue des Écoles (Paris V1)
- MOTF.IIRS A COLLECTKUR
- C. O U R AN T S A LT E R N A T1 F S
- Dr F. N1ETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brilnn (Autriche).
- Un volume in-8" raisin, de l3l pages, avec 138 figures. — Prix, broche'. . . 5 fr.
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- L'Eclairage Électrique du 23 Mais 1907
- Les voilures ont clé construites par la Pressed Steel Car C° et son! entièrement en acier. L’équipement électrique de chaque automotrice comprend deux moteurs de 12b chevaux de la Ceneral Electric C° commandés par des conlrarleurs eu système a unités multiples de la General Electric C°. Chaque voilure contient 5a voyageurs, pèse 4o tonnes en charge, et à une longueur totale de i5 mètres.
- R. R.
- Sur les automotrices à transmission électrique.
- Dans un article publié par YEleklrolechnische Zeitschrift, M. Poschenrieder donne sur les automotrices à transmission électrique quelques renseignements qui peuvent utilement compléter l’étude sur les voitures pétroléo-électriques publiée dernière-ment (J).
- Des études assez détaillées faites par Sarmozey ont moutré (pie les frais d’exploitation d'automotrices à vapeur et d’automotrices à essence de pétrole sont à peu près équivalents. Mais les frais d’entretien sont beaucoup plus élevés dans les automotrices à vapeur (surtout h vapeur surchauffée) que dans les automotrices à essence. Dans les régions où le prix du charhon est éle.vc'et où le prix de l’essence de pétrole est faible, 1 emploi des automotrices à essence est particulièrement avantageux.
- Les inconvénients des automotrices à vapeur sont la lenteur de la mise en pression, la présence de fumée et de suie, 1 espace occupé par l’eau et le charbon, la nécessité d’épurer l’eau d’alimentation si elle est mauvaise, la consommation de combustible pendant les arrêts, les trépidations résultant, au démarrage, du mouvement alternatif des pièces du moteur à vapeur, l'espace important qu’occupent la chaudière et la machine. On doit alors travailler avec de fortes pressions et il est difficile de maintenir nue bonne étanchéité. En revanche, les automotrices à vapeur présentent l’avantage d'un mécanisme simple et robuste, d une grande souplesse permettant de modifier la puissance par simple variation de 1 admission.
- Les automotrices à pétrole offrent les avantages suivants ; mise en service immédiat, propreté, commodité. circulation de l'eau de réfrigération qui se refroidit dans le radiateur et ressort à nouveau, poids réduit et faible encombrement du moteur. Les inconvénients sont, le peu de souplesse du moteur qui cale sous l’elfct d’une surcharge brusque, la nécessité d’nn organe de changement de, vitesse pour parer au manque de souplesse du moteur et pour réaliser la marche arrière.
- Les deux types d'automotrices présentent le môme inconvénient, qu’un seul essieu est moteur et que
- (D F.<hdr<vjc Electrique, lomc L , ?3 lévrier J907, ji. aC3.
- les appareils de commande ne, peuvent être immédiatement établis que pour un seul poste de commande. Ces inconvénients peuvent être simplement et avantageusement évités par l'emploi d’un système à transmission électrique.
- L’essai tenté par lleilmann en 1892 est connu ; le poids élevé des chaudières et des machines à vapeur ont empêché cette machine de pouvoir remplacer les locomotives ordinaires. Peut-être l’emploi de turbines à vapeur permettrait-il maintenant d’abaisser non pas le poids total, mais il resterait encore le poids des chaudières, et, en outre, le combustible et 1 eau d’alimentation exigeraient énormément de place. On obtient de bien meilleurs résultats en employant des moteurs à combustion. Le moteur Diesel intervient là en première ligne et serait très avantageux à cause do son bon rendement et de son facile réglage : malheureusement il n’existe pas encore de moteur Diesel à vitesse de rotation élevée, et les moteurs construits jusqu’à présent pèsent trop lourd et sont trop encombrants.
- Les moteurs à benzine se trouvent dans de bien meilleures conditions, 'grâce à leur grande légèreté, leur commande facile, et leur bon rendement.
- Dans les moteurs à explosion, il existe une relation particulière entre la vitesse de rotation, la vitesse du piston, le couple et la puissance effective. Si l’on porte sur une horizontale la vitesse moyenne du piston et, perpendiculairement à cette droite, les couples et les puissances correspondant à ces vitesses du piston, on obtient, pour le couple, une courbe qui va en tombant d’une favon continue, et, pour la puissance, une courbe qui va en croissant, passe par un maximum arrondi, et déci-oîl ensuite à peu près symétriquement.
- Dans les machines à vapeur, turbines à vapeur, la puissance croit généralement avec la vitesse de rotation. Dans les moteurs à explosion, la puissance croit aussi jusqu’à une certaine valeur, est à peu près constante pendant quelque temps qui redevient nulle pour une vitesse rnaxima (vitesse à vide). 11 v a donc dans les moteurs à explosion une vitesse de piston bien déterminée (à peu près indépendante de la puissance du moteur et égale à b mètres par seconde environ) pour laquelle la puissance a la valeur rnaxima.
- Chaque moteur à explosion produit donc une puissance bien déterminée pour une vitesse de piston déterminée et il semble avantageux de faire travailler le moteur à explosion toujours à sa puissance rnaxima. Si donc l’on veut entraîner une voiture au moyen d’un moteur à explosion, on peut atteindre la puissance la plus favorable du moteur en donnant à la voiture des vitesses différentes suivant le profil de la route. Ces vitesses différentes ont été obtenues généralement par l’emploi d’engrenages donnant différentes démultiplications entre l’arbre moteur l’arbre de transmission qui entraîne les roues 1110
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- Supplée
- trices. Ces engrenages font du bruit et s’usent, et présentent do nombreux inconvénients. Plusieurs constructeurs ont donc été amenés à chercher une solution électrique permettant d’obtenir le même résultat par des couplages ou des connexions d'organes électriques.
- L’auteur décrit les solutions connues adoptées par Lohner et Porsche, et par Kricgcr. Le .\orth L/is-torn ltailway emploie un nouveau dispositif. Un groupe électrogène, placé à une extrémité du véhicule, comprend un moteur à quatre cylindres de la Wolseley Pool and Motor Car C° et une génératrice à courant continu. La puissance du moteur thermique est d’environ 80 chevaux à é|2o tours par minute. La génératrice à courant continu produit une différence de potentiel de 3oo à 5oo volts et est munie d’enroulements inducteurs cornpound. On règle la tension en introduisant des résistances dans le circuit d’excitation. Le courant d'excitation est fourni par une petite excitatrice de 3,7a kilowatts entraînée par courroie ; cette machine assure l'éclairage de la voiture et la charge d’une batterie d’accumulateurs employée pour le démarrage du groupe électrogène. Le courant continu est milisé dans deux moteurs électriques attaquant chacun un essieu. La voiture contient 5a personnes et pèse 25 tonnes eu ordre de marche.
- La maison de Dion-Bouton a établi une automo-
- trice analogue pour le chemin de fer hongrois de Arad-Ganader. Celle automotrice contient deux groupes électrogènes placés aux deux extrémité» du véhicule. Les moteurs à pétrole à quatre cylindres de chaque groupe entraînent une dynamo génératrice de 20 kilowatts. Les dynamos cornpound pouvant être accouplées en parallèle, après avoir effectué des essais sur celle automotrice, la Compagnie des chemins de fer d’Arad-Ganader a décidé de remplacer ses automotrices à vapeur par des automotrices bcnzo-éleetriques et a commandé à la Société J. Weilzer 20 voitures munies de moteurs de 70 chevaux et 27 voitures munies de moteurs de 35 chevaux. Pour ces voitures, les moteurs à essence et les dynamos qui s’entraînent ont été livrés par la maison de Dion-Bouton ; tout l'équipement électrique, interrupteurs, tableaux, càblerie, fusibles, moteurs de traction, ont été livrés par la Société autrichienne Siemens Schuckert. La disposition de ces véhicules est la suivante :
- Une cabine placée à l’avant contient le groupe élec-Irogène (moteur de 70 chevaux et dynamo de 43 kilowatts) dont l'axe est perpendiculaire à 1 axe de la voiture. Dans cette cabine sont disposés les interrupteurs, le controller, le tableau de distribution avec voltmètre et ampèremètre, les fusibles et un disjoncteur automatique. Sur la paroi arrière de la cabine sont placés un réservoir à essence et uu ré-
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- dilé des'billets d'aller et retour que la Compagnie
- n° 2, de toute gare à toute gare de son réseau sera calculée sans tenir compte des dimanches et jours de fête qui pourraient être compris, tant dans la durée de validité primitive des billets que dans les
- moyennant paiement d'une surtaxe, pour chaque prolongation de 10 pour 100 du prix du billet.
- Exemple :
- Pour un. billet d’aller et retour de Paris-Quai d’Orsay à Agen (655 kilomètres), dont la validité normale est de 9 jours, pris le mardi 11 décembre 1906, le délai d’expiration de cette validité se trouvera reporté au 20 décembre inclus, au lieu du 19 inclus comme autrefois, le dimanche 16 décembre ne comptant
- P POUR LA 1™ PROLONGATION de ce môme billet (5 jours) le délai d’expiration se trouvera reporté au 27 décembre inclus au lieu du 24 décembre inclus, le dimanche î3 et le mardi 20 jour de Noël no comptant pas.
- ENFIN, POUR LA 2e PROLONGATION (5 jours) le délai d’expiration du billet se trouvera reporté au 3 janvier inclus, au lieu du 29 décembre, le dimanche 3o décembre et le mardi Ier janvier n étant pas comptés.
- Chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée
- Stations hivernales lice, Cames, pieMMlc.)
- BILLETS D’ALLER et RETOUR COLLECTIFS de l", 2e et 3' CLASSES
- Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de too kilomètres, aux familles d au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de ire, 2" et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Toulon, Hyères et toutes les gares si tuées entre St-Raphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4" et chacune des suivantes.
- Loduréede validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de i5 jours moyennant. Je paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 %.
- AURÈTS FACULTATIFS Faire la demande de billets quatre jours au moins à Favance à la gare de départ.
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- SupplélJ
- L'Éclairage Électrique du 2.3 Mars 1907
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- servoir à eau, avec les luyauleurs correspondants. Le moteur à essence est à quatre cylindres, tourne à la vitesse de 1 100 tours par minute, et à unepuis-saneu de 70 chevaux. Le graissage est assuré par une circulation d'huile alimentée par une pompe. Un radiateur, muni d’un ventilateur, sert au refroidissement de l’eau de circulation. Eu hiver, celle eau serl à chauffer les bouillottes de la voiture. T.a génératrice électrique est compouud et lélrapolairc ; sa puissance est de 45 kilowatts : un shunt branché sur l’enroulement série permet de.modifier le flux magnétique de la machine.
- Des bornes de la génératrice, le courant passe par un disjoncteur automatique à soufflage magnétique et par un petit tableau de distribution portant un ampèremètre et un voltmètre ainsi que les conpe-cireuiîs fusibles. L)c là. il parvient au controller de marche, auquel sont reliées ies résistances de démarrage et de graissage placées sous les pieds du mécanicien : ce controller est identique aux controllcrs de tramways ordinaires et est muni d’un soufflage magnétique. T.es moteurs qui attaquent les réseaux sont, des moteurs de traction ordinaires tétrupolaires cuirassés. Le collecteur est facilement accessible par le haut et par le bas. Les moteurs reposent d’une part, par des paliers, sur les essieux correspondants, et d’autre part, par des ressorts de suspension.
- La consommation d’essence de pétrole, constatée
- sur ces automotrices, s’est élevée à 43oà 55o grammes par voilure-kilomètre pour les automotrices de 70 chevaux, et 35o à 4aO grammes par voiture-kilomètre pour les automotrices plus faibles. Les vitesses obtenues correspondent exactement aux vitesses calculées théoriquement d’après les résultats obtenus dans les essais de Berlin à Zossen, Avec une puissance de 45 kilowatts, on a atteint des vitesses de Go à 65 kilomètres à l'heure en palier. Les petites voilures (20 kilowatts) ont réalisé des vitesses de 3o à 35 kilomètres à l'heure. D’après les résultats constatés sur la ligue d’Arad, on peut affirmer que les automotrices benzo-cloetriqucs sont susceptibles de rendre de bous services pour l'exploitation de lignes d'intérêt local. Avec un moteur un peu plus lourd et plus robuste que les moteurs actuels d'automobiles, et avec un bon dispositif d'allumage, on peut obtenir une sécurité d’exploitation suffisante.
- Une solution différente a été adoptée par la fabrique de locomotives et de wagons L'.-.M. Ilieks et C° de Chicago. La locomotive à quatre essieux qu’a construit celle Société est munie d'un moteur de 70 chevaux entraînant line dynamo shunt à la vitesse de rotation de 3a5 tours par minute : une batterie d’accumulateurs de rao éléments est en parallèle avec la dynamo. Grâce à l’emploi de cette batterie-tampon, le moteur à pétrole peut tourner toujours à la même vitesse et développer une puis-
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- Billets d’Aller et Retour de Paris
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- JjXcursions en Espagne •
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- à L'Éclairage Electriqo
- s3 Ma
- 187
- sauce invariable ; la quantité de mélange tournant admis au moteur et la composition de ce mélange sont déterminées une fois pour toutes et réglées pour l’obtention du meilleur allumage possible. Lors de fortes charges, la batterie vient soulager la dynamogénératrice; aux faibles charges, elle accumule le supplément d’énergie électrique fournie par la génératrice. Chacun des essieux de la locomotive csl actionné par un moteur électrique. La vitesse atteint /|û kilomètres à l’heure : I intensité de courant absorbée est de i4o ampères pour 25o volts ; au démarrage, elle s'élève à 3oo ampères. Les poids des différentes parties de l’équipement de la locomotive sont les suivants :
- Moteurs électriques. . . 4 536 kilogrammes.
- Moteur à essence. ... 8 r05
- Compresseurs.......... 363 —
- Réservoirs et radiateur. . i8i4 —
- Divers................i8i4 —
- Total. . . . 38 8ôo kilogrammes.
- Lne autre locomotive benzo-éleclrique employée en Amérique contient un moteur à six-cylindres disposés en deux rangées et calés à 90° les uns des au-
- B. !..
- BREVETS Q)
- Brevets accoudés ex Annueiic.
- Classe ni f. — Beck (II.). — Dispositif pour obtenir un recal uniforme des électrodes des lampes à arc électriques. — Le bord inférieur de l’cleclrode repose sur uu appui présentant une grande surface rayonnante et une bonne conductibilité calorifique, afin d’éviter réchauffement de ce point. — Brevet n° 22 17Ô.
- Classe 21 f. — Blondel (A.). — Charbon pour lampe à arc. — L’électrode de lampe à arc contenant ro à 70 % de composés du calcium reçoit une adjonction de 3 à 2.5 °/o de borates de baryum, strontium, aluminium ou calcium seuls ou mélangés. —
- Classe 2t f. — Efrf.m(O). — Disjoncteur pour les dispositifs de réglage de lampes shunt. - - Deux demi-écrous qui se déplacent sur une vis sont séparés par un rail plat susceptible de pivoter autour de son axe longitudinal. Une rotation de ce rail autour de son axe produit un écartement de deux demi-écrous qui quittent les filets de la vis. — Brevet n° 22 473.
- Classe 2 t f. — Beck (II.). Dispositif pour assu-
- 0 Communiqués par le I)1'Fcchs, MI Siebensterugasse,
- rer un recul uniforme des électrodes de lampes à are reposant sur un appui à la partie inférieure. — L’électrode est entourée latéralement d’une enveloppe à faible hauteur au-dessus du point d’appui latéral de sa pointe ; cette enveloppe a une forme et. une constitution telles que la chaleur de l'électrode soit dissipée dans 1 air environnant : grâce à ce dispositif, il se forme, même dans les charbons ordinaires sans bord de combustion, une pointe d'appui dirigée vers
- Brevets demandés en Autriche.
- Publiés le 1CT février. Délai d’opposition : i'r avril 1907.
- Classe ar c. — Gesellsciiaft fur Mascuine.nb.au und Fi.F.KTRiscHE Aelueitkn. — Interrupteur automatique périodique pour éclairage intermittent de panneaux lumineux. — L’interrupteur consiste en deux bandes superposées de métaux ayant, des coefficients de dilatation de différents, et en un fil résistant enroulé autour de ces bandes. L’invention consiste en ce que les deux extrémités de ce fil résistant sont relu es électriquement aux bornes du circuit d'utilisation et que des deux vis ou boulons assemblant entre elles les extrémités des bandes, l une forme la borne fixe et l'autre la borne de contact mobile réglable pour suivant la durée d'interruption ou de fermeture du circuit.
- Classe 21 c. — Scijeiblkk (A). — Appareil pour vérifier les lignes électriques. — L'appareil consiste en une poignée en matière isolante munie de deux baguettes métalliques reliées d’une part à des supports à ressorts entre lesquels est placé un fil fusible, et d’autre part à une pièce de contact plus longue que l’on appuie contre la ligne à essayer.
- Publiés le i3 février. Délai d’opposition : i5 avril 1907.
- Classe 21 f. Gener al Electric C'>. — Procédé pour préparer des filaments de lampes à incandescence. — I)cs filaments préparés à l’avance sont chauffés à des températures très élevées par une source de chaleur extérieure, cette température est sensiblement supérieure aux températures généralement employées pour la carbonisation ou la préparation des filaments. Ensuite, on porte les filaments à l'incandescence.
- Classe 21 f. — Siemens et Halskk. — Procédé pour préparer des filaments de lampes à incandescence. — On dépose uu revêtement métallique sur une âme métallique en employant comme âme un fil étiré en tantale. Le procédé est également applicable à la préparation de filaments en alliage de tantale.
- Classe 21 f. — Vereinigte Elektricitats A. G. — Procédé pour préparer des filaments en charbon ou en métal recouverts de tungstène ou de molybdène métallique ou d’alliages de ces métaux. — Un chauffe les filaments dans une atmosphère de composés volatils de ces métaux en présence de gaz réducteurs ; jaour cela, les fils sont groupés en série et soumis au traitemcnl indiqué.
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- L'Éclairage Électrique du a3 Mars tgo“
- lÎHKVETS DEMANDÉS EN ALLEMAGNE.
- Publié le 3i janvier. Délai d’opposition : 3i mars T907.
- Classe 21 f. — Vogel (O.). - Lampe à are à vapeur métallique à longue durée avec électrodes inclinées.
- Publiés le 4 février. Délai d’opposition : 4 avril 1907. Classe 21 f. —Wolframlavpen A. C. — Procédé pour préparer des filaments en charbon ou en métal recouverts de tungstène ou de molybdène métallique, ou d'alliages de ces métaux.
- Classe 21 f. — Schmidt (J.). — Dispositif pour éclairer les objets à photographier.
- Publiés le 7 février. Délai d’opposition : 7 avril 1907. Classe 21 f. — Rfgina Rogenlàmpenfabiuk. —Dispositif pour le soufflage magnétique de l’arc dans les lampes à arc.
- Classe 21 f. — Soüdehmann (11.)- — Accouplement avec dispositif de mise en court-circuit automatique pour
- Publié le ri février. Délai d'opposition : 11 avril 1907.
- Classe 21 !'. — Ouest (J.-H.) et Hills (C.-L). — PU en métal attire que. le platine pour jonction du filament d’une lampe électrique avec le fil extérieur.
- MATÉRIEL A CÉDER
- A vendre d’occasion pour 650 francs, un pont roulant de deux tonnes, absolument neuf, avec croix de Saint-André, crochet à pivot, chûmes, plateau, chemin de roulement de 6 m. 5o pesant 5oo kilogs ; fabrication Chouanard : ayant coûté 3 200 francs.
- S’adresser chez M. Agnüs, ingénieur E. C. P., 4, rue Alboni, Paris (XYP).
- ADJUDICATION
- Chambre de Commerce de Marseille. Fourniture et installation de l’outillage électrique des quais du bassin de la Pinède au port de Marseille.
- l.’n concours doit être ouvert en vue de la fourniture et de l'installation de l'outillage électrique des quais du bassin de la Pinède, au port de Marseille, pour le compte de la Chambre de Commerce de celte ville.
- Cel outillage comprendra;
- Quatorze grues roulantes à demi-portique, de quinze cents kilogrammes (1 5ookSP) de puissance ;
- Quatre grues roulantes à demi-portique, à double pouvoir de quinze cents (1 5oo) et cinq mille kilogrammes (r>oook«r) de puissance;
- Neuf grues roulantes à pylône, de quinze cents kilogrammes (1 5ookgr) de puissance ;
- Trois grues roulantes à pylône, à double pouvoir de quinze cents (i5oo) et cinq mille kilogrammes (boookSP) de puissance ;
- Douze cabestans fixes de dix-huit cents kilogrammes (i8ookliP) de puissance.
- Le concours portera à la fois sur l'élude des dispositions des divers appareils et sur l’exécution des travaux, y Compris les voies de roulement pour grues, mais non compris les canalisations électriques. Tous les métaux devront provenir d’usines françaises.
- Les constructeurs désireux do prendre part à ce concours devront en faire la demande à M. Batard-Razelière, ingénieur en chef des ponts et chaussées, hôtel des Services publics, quai de la Joliette, à Marseille, avant le 3i mars courant et produire en même temps la nomenclature des travaux analogues exécutés par leurs ateliers, ainsi que toutes références utiles. Ils seront avisés ultérieurement de la suite donnée à leur demande et recevront, s’il y a lieu, le devis-programme du concours.
- La liste des constructeurs admis à soumissionner sera arrêtée par M. le Président de la Chambre de Commerce.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
- Barres — Bandes — Bandelettes Lames pour collecteurs Conducteurs électriques nus et isolés Ëbouiteî— Caoutchouc industriel et pour vélocipédie
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- Tome L.
- Samedi 30 Mars 1907.
- Azmée. — Nr 13.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- Pages
- LEGROS (L.). -- Precléleriniiialimi des ampère-tours d'entrefer dans les machines électriques . /|3^
- FRILLEY (R.). — La réseau électrique des Alpes-Maritimes.......................4/, i
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur les derniers produits de décomposition des éléments radio-actifs. —
- Produits de décomposition de l’uranium (suite), par P. Boltwood...........................44-
- Génération et Transformation. Sur i’éliiblUsemcnl des marliines électriques au point de vue de la
- commutation (fin), par C.-L. Kkxxedy..................................................
- La dispersion magnétique et son influence dans la construction des machines électriques (jinj, par
- Champ..................................................................... <-
- Transmission et Distribution.Sur les réseaux à courant alternatif (suite), par L. Lichtensteln. . 453
- Nouveau procédé d’installation des isolateurs électriques. parC. Eüner..................../|5))
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Sur l'absorption et le pouvoir de radiation des
- métaux pour les ondes hertziennes, par J,-R. von Geixj.iîh...................... /,5$
- Eclairage. — Sur la détermination do I intensité lumineuse movenne des lampes à incandescence,
- par F. Uppfsrorx...................................'...................... <^()
- Éléments primaires et accumulateurs. — PoiTcetumnemojits aux éléments galvaniques, par J. Bnowx.
- C.-L. Tativfu. K. Bnior...................................................’ . . ' . . 4(h
- TABLES DU TOME L (SUPPLÉMENT COMPRrS)
- Table méthodique des matières................................
- Table alphabétique des noms d’auteurs........................
- NOTES ET NOUVELLES
- La question de la fumée et l'industrie...............
- Kmploi de moteurs Diesel dans des usines génératrices.
- Divers...............................................
- Renseignements commerciaux...........................
- 403
- /d>9
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- Supplément h L’Éclairage Électrique du 3o Mars 1907
- NOTES ET NOUVELLES
- Nécrologie.
- M. E. HOSPITALIER, ancien collaborateur à YÉclairaqe Électrique, directeur de la revue { Industrie Électrique et professeur à Y Ecole de Physique et Chimie industrielles de la Ville de Paris, est décédé le 9 mars dans sa cinquaule-quatnème année.
- Pendant toute sa carrière, M. Hospitalier a consacré ses elfoi'ts à l'unification et la rationalisation des unités, ainsi qu'à l’adoption de définitions nettes et rigoureuses des grandeurs physiques. Le rôle bienfaisant qu'il a joué comme professeur dans cel ordre d’idées est incontestable. Comme inventeur, M. Hospitalier a conçu et réalisé deux appareils pratiques, actuellement d'un emploi courant : ce sont l’ondo-graphe et le manographe. Le premier de ces appareils, bien connu des électriciens, inscrit les courbes de courants périodiques; le second, utilisé par les constructeurs d’automobiles, est un indicateur à enregistrement optique donnant le diagramme des moteurs thermiques.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La question de la iumèo et l’industrie.
- Dans une conférence faite à l’Eleklrotcchnisclier Yerein, M. E. de Fodor a étudié la question de la fumée cl (les emmis qui peuvent en résulter pour l’industrie. Plusieurs villes doivent leur formation et leur existence totale à certaines industries. Au point de vue hygiénique, il est très désirable que la fumée qui s’échappe des cheminées d’usines puisse être
- supprimée, car la quantité de suie qui se dépose dans une ville est considérable. A Dresde par exemple, il tombe quotidiennement, par kilomètre carré de surface de la ville, uo kilogrammes environ de suie; à .Manchester, ce chiffre atteint; 80 kilogrammes par temps de brouillard. A Budapest et dans la banlieue, on brûle annuellement t.H millions de quintaux de charbon ; certaines installations utilisent du combustible riche en composés volatils dans lesquels plus de 7 °/0 du poids total se dépose sous forme de suie. Pour ne pas être trop pessimiste, l’auteur évalue à o,5 °/0 la quantité de suie formée ; il tombe donc annuellement à Budapest fifmo quintaux de suie. On remarque particulièrement bien cette chute de suie les jours de neige : à peine le sol est-il recouvert d’une couche de neige que l’on voit apparaître sur celle-ci un revêtement noir. A Budapest, l'air confient de o,4<> à 0,10 milligrammes de suie par mètre cube d’air. Cette suie contient i5 à 20 °/„ de goudron et d’huile et 5 à 10 °/0 d’acide sulfurique : elle est donc essentiellement -nuisible.
- Les chaudières ordinaires donnent naissance à une grande quantité de suie. La composition des gaz évacués par la cheminée varie suivant la température de la combustion et suivant la façon dont est effectué le chargement du foyer. On a imaginé un grand nombre de dispositifs destinés à éviter la formation de fumée dans les installations employant des ! chaudières ordinaires ; l’auleùr a fait quelques essais sur un certain nombre de ces systèmes, dont le I principe fondamental consiste à régler pendant la j combustion, la quantité d’air à admettre sous le I foyer. Dans ce but, les différents dispositifs emploient
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- des registres qui s'ouvrent plus ou moins sous l'action de cataractes automatiques réglables et diminuent la quantité d'air admise à mesure que la combustion est plus avancée. Dans quelques systèmes, on introduit de l’air en excès au moyen d une soufflerie, en partie pour augmenter la quantité d'air, en partie pour produire un mélange des gaz de la combustion. Dans d'autres systèmes, le mélange des gaz est produit par un jet do vapeur. Pour briller les gaz difficilement inflammables qui se forment au moment où l’on charge le foyer, on peut employer aussi de l’ait* préalablement chauffé sur des parois incandescentes.
- Les inconvénients de tous ces systèmes sont que. au moment du chargement et du nettoyage, les porte-du foyer doivent être ouvertes pendant un certain temps, ce qui modifie la quantité d'air admise. Pour éviter cet inconvénient, il faut ne pas ouvrir les portes des foyers : pour cela, il est nécessaire d employer des chaudières dans lesquelles le combustibli n'est pas jeté sur la grille par des portes ouvertes, mais tombe par une traînée qui débouche au-dessus de la grille. ,-\u début, on évite l'emploi de tout mé- • canisrae, et l’on adopte une grille inclinée à gradins pour faciliter la répartition du combustible sur la grille. Le poids du charbon, placé dans fa traînée, pousse vers le bas le combustible qui se trouve devant l'ouverture de la traînée, el celui-ci glisse lentement le long des gradins. Pour qu’il ne se produisît pas de fumée, on dirigeait les gaz contre des parois incandescentes, où la fumée et les substances combustibles non bridées s'enflammaient. Souvent l'air passant à travers la grille était préalablement chauffé. Ce dispositif simple présente des inconvénients importants. Le combustible qui descend b long des gradins ne forme pas des couches uniformes ; il se produit des espaces vides que traverse l'air, au lieu des accumulations fréquentes qu’il faut piquer souvent. Le fonctionnement du disposilil n'est, en somme, pas complètement automatique. Malgré tout, son emploi peut rendre de bons services, faute d un dispositif meilleur.
- On a imaginé vu assez grand nombre d'appareils fumivores à dispositifs mécaniques, qui ont rendu en pratique des services plus ou moins bons. Dans la plupart de ces appareils, on s’est surtout efforcé d’amener à l’incandescence, aussi vite que possible, le charbon tombant de la trémie sur la grille. Le combustible incandescent est ensuite poussé sur la grille par un dispositif quelconque ou bien déplacé progressivement par le jeu d’une hélice. Les gaz non brûlés el la fumée qui se forme balayent celle couche incandescente et s’enflamment avant de pouvoir s’échapper par la cheminée. L’allumage du charbon tombant de la trémie sur la grille, qui a lieu dans un espace limité formant une sorte de chambre de combustion, est assez rapide dans la .plupart des systèmes. Pour éviter autan) que pos-
- sible dés ce moment, fa production de l'innée par le charbon à demi brûlé, on se sert d’une soulflorie qui injecte de l'air ou de la vapeur. La difficulté principale provient de l’avancement du combustible incandescent : aucun dispositif ne donne une solution complètement satisfaisante de ce problème. Dans la plupart des appareils, il faut nettoyer la grille fouies les 3 ou \ heures ; ces opérations exigent l’ouverture des portes, et l’on retombe sur les inconvénients des dispositifs ordinaires.
- On a imaginé, alors d’employer une grille articulée formant une sorte de chaîne sans fin ; cette grille est composée de petits barreaux courts munis d o-rcilles a leurs deux extrémités. Ces barreaux sont fixes a des barrettes longitudinales articulées. Le combustible tombe u une truiuie dans une chambre de combustion : la couche de charbon devient rapidement incandescente : en outre, les parois incandescentes produisent une combustion des parois. La grille, eu se déplaçant, entraîne avec elle le charbon incandescent qui subit alors une combustion complète. À l inteneur du lover, le charbon se déplacé lentement et forme une couche intensivement incandescente sur laquelle brûlent tous les gaz non brûles provenant de la chambre d allumage. Des que le charbon arrive a I extrémité du foyer, il esc a peu près complètement brûle, el les résidus tombent sous tonne de mâchefers et. de cendres dans la fosse inferieure. La vitesse de déplacement do la grille et
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- L'Eclairage Êlechique du 3o Mars 1907
- l'épaisseur du combustible peuvent être toutes deux réglées de façon que la combustion soit complète quand le charbon arrive à l’extrémité du foyer.
- Parmi tous les systèmes fumivores que l’auteur a eu l'occasion d’essayer jusqu’à présent, il semble que les appareils à grille articulée sans fin soient le plus simple et le plus pratique. L'auteur a fait des essais détaillés dans une installation où l'on brûle environ 2 5oo wagons de charbon par an : ce charbon contient environ 8 à 9 °/o de cendres et a un pouvoir calorifique de 5 5oo calories. Les résultats obtenus dans ces essais ont été très satisfaisants : la fumée est complètement supprimée et le rendement des anciennes chaudières, auxquelles on a appliqué ces appareils, est augmenté d’environ 20 °/0. Le poids d'eau évaporé par kilogramme de charhon s’est accru d’environ 3o à 4o 0/°- Les chiffres obtenus pendant ces essais ont été vérifiés dans la pratique courante, et l’on a constaté que le poids du charbon brûlé par kilowatt-heure s'était abaissé de 18 % en exploitation normale : pour la môme charge, il suffit de mettre en marche un tiers seulement des chaudières. Les dépenses qu’entraîne l'installation d'appareils à grille articulée sont largement compensées par l’économie qui résulte de leur emploi. 11 faut remarquer que ces appareils ne se prêtent pas également bien à l'utilisation de toutes les sortes de combustibles. II existe en Hongrie certains combustibles qui contiennent a5 à 3o °/u de cendres : la grille doit être prévue et dimensionnée en conséquence, de façon que, pour chaque variété de charbon, l'allumage et la combustion s’effectuent convenablement. Il faut en outre déterminer, pour chaque type de grilles, la grosseur des morceaux de char-
- L'auteur étudie ensuite la combustion du charbon sous forme gazeuse. Pour transformer l’énergie contenue dans le combustible, on peut, au lieu de projeter celui-ci à l’état solide sur une grille, en eifectuer la distillation et recueillir les gaz combustibles. Il reste alors du coke qui, pour une quantité convenable d’air, brûle sans fumée. De même, les gaz peuvent brûler sans dégagement de fumée. Bien que, dans les conditions ordinaires, il n y ait que 20 o/o environ du pouvoir calorifique total des charbons distillés qui soient recueillis sous forme de gaz d’éclairage, ou peut avoir comme sous-produit, par kilogramme de houille, /|0 à 5o kilogrammes de coke à 700 calories. I>e goudron, que l’on considérait autrefois comme un sous-produit inutilisable, a trouvé un emploi étendu. A l’étal brut, il peut être utilisé pour le chauffage nubien pour le badigeonnage des toits et des murs, ou enfin comme désinfectant. En distillant à son tour le. goudron, on peut en tirer une quantité considérable de matières servant à l’industrie, de couleur artificielle. Du goudron sont tirées la naphtaline, la créosote, la benzine, le benzol, les couleurs d’aniline, etc.
- L’énergie contenue dans les parties gazeuses du charbon peut être utilisée directement dans des moteurs économiques : les moteurs à gaz d’éclairage consomment environ 5oo litres par cheval-heure effectif. Mais le gaz d’éclairage, est relativement coûteux pour la production de la force motrice, d'autant plus que ce gaz contient un assez grand nombre de constituants très utiles pour augmenter le pouvoir éciairant, mais inutiles pour l’alimentation des moteurs thermiques. Un emploie alors, pour la production de force motrice, 1111c autre sorte de gaz dont la composition est différente. Ce gaz pourrait être distribué par des canalisations urbaines, comme le gaz d’éclairage : c’est ce qu'on a fait en certains points de l'Angleterre où du gaz ûlond est distribué sur une superficie de 135 milles carrés dans le South Staffordshiro. et l’Kast Worcestershire. Ce gaz pourrait, d’ailleurs, parfaitement être utilisé pour l’éclairage avec des manchons Auer, et il offrirait 1 avantage d’être beaucoup moins coûteux que le gaz d’éclairage.
- Quand on envoie de la vapeur d’eau sur du charbon incandescent, il se forme une, faible quantité d acide carbonique, de l’oxyde de carbone combustible et de l'hydrogène combustible.. Ces deux derniers forment un gaz excellent pour l’alimentation des moteurs thermiques. Le pouvoir calorifique de ce gaz est bien un peu plus faible que celui du gaz d éclairage, mais il exige pour sa combustion moins d’air que ce dernier. Dans le moteur lui-même, le volume du mélange tonnant n'est pas beaucoup plus grand qu'avec du gaz d’éclairage : pour une môme puissance, le moteur fonctionnant au gaz à l’eau n a donc pas besoin d’être beaucoup plus volumineux que le moteur fonctionnant au gaz d'éclai-
- II existe différents systèmes d'installations de gazogènes à pression : leur principe fondamental est généralement îe suivant : dans un récipient est disposé du charbon incandescent ou du coke ; à côté de ce récipient est placée une petite chaudière chauffée au moyen de déchets de combustible. La vapeur produite est envoyée au moyen d'un injecteur dans le récipient rempli de charbon ou de coke incandescent ; elle traverse celui-ci et se transforme en gaz utilisable. Celui-ci est épuré et nettoyé dans des appareils convenables, puis emmagasine dans des gazomètres, d’où il passe au moteur. Ln tel gaz produit avec de l’anthracite contient environ 46 % de gaz combustible, oxyde de carbone, méthane et hydrogène : le reste est composé d’acide carbonique et d’azote. On recueille théoriquement q3 à q4 %, et pratiquement 83 °/„ du pouvoir calorifique du charbon employé : si l’on tient compte de différentes pertes, 011 trouve que le rendement d une installation de ce genre n’esl pas supérieur à 75 Ce rendement est au moins équivalent à celui de lu meilleure chaudière à vapeur. Or, la machine à vapeur utilis
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- au plus i5 à 20 °/0 de la chaleur dépensée, tandis que le moteur à gaz utilise *5 à 3o % de la chaleur dépensée. Il est bien évident que le moteur à gaz doit être plus économique que la machine à \apeur.
- Pour que 1 emploi du moteur à gaz puisse se répandre dan* les petites installations, on a dû simplifier le gazogène et supprimer la chaudière. Au lieu de chasser, au moyen d'un injecteur ou d’un ventilateur, le mélange d air et de vapeur d’eau, on a pensé à faire aspirer le gaz par le moteur lui-même au moment de la course du piston. Sur ce principe ont été établis tous les gazogènes dits à aspiration. La chaleur du gaz produite est employée pour vaporiser l’eau ; le gazomètre est supprimé, puisque le gaz est produit au fur et à mesure des besoins et en quantité égale à la quantité consommée à chaque instant. Pour les grosses installations toutefois, on a encore recours aux gazomètres, pour éviter les irrégularités dans la pression et dans la composition du gaz. L’uniformitc du combustible employé, aussi bien au point de vue de la qualité que de la grosseur de grains, est indispensable si l'on veut obtenir un fonctionnement régulier de l'installation des moteurs à gaz : des irrégularités dans la grosseur des grains amènent des irrégularités dans la combustion du charbon, et il en résulte des pertes dans la production du gaz. Plus les morceaux de charbon sont petits, et plus le fonctionnement est régulier.
- Pour les installations de gazogènes à aspiration, on obtient à peu près les mêmes résultats que pour les installations de gazogènes à pression. Le rendement est compris entre 70 et. 80 % environ ; la consommation de combustible par cheval-heure effectif est d’environ oks',37 à oksr,/ja d'anthracite, o1is’\43 à okep,/|8 de coke de gaz et ok8r,6o à olB,',7o de briquettes de lignite à 5 000 calories.
- Dans les installations de grande puissance, et particulièrement dans les installations où l’on emploie du gaz à pression, 011 peut remarquer qu'un certain nombre de sous-produits sont recueillis dans les gazogènes. A Madrid il existe une station centrale électrique employant six moteurs à gaz de 2000 chevaux, dans laquelle on recueille comme sous-produits, une quantité importante de sulfate d'ammoniaque. Le charbon utilisé est de mauvaise qualité et est bitumineux. En Italie, il s’est formé une société pour l’utilisation de combustibles de qualité inférieure, riches en azote, tels que la tourbe, la lignite, etc. On compte que la valeur des sous-pro-duits (sulfate d'ammoniaque) doit couvrir à elle seule les frais d’exploitation.
- L’un des plus graves inconvénients qui empêche le développement des installations de gazogènes est la quantité de vapeur, de goudron et de poussière que le gaz entraîne avec lui, et qui encrassent 1 épurateur, les conduits ot les soupapes. Les différents appareils employés pour éviter ces inconvénients sont très compliqués et encombrants. Quand on veut
- viter des frais d’installation élevés et économiser de la place, on est obligé alors d’employer des combustibles très riches en carbone et très pauvres en mposés bitumineux, tels que du coke ou de l'anthracite.
- Si l'on admet qu'un cheval-heure effectif exige ne‘dépense de 3 5oo calories, dans le gazogène, le prix de revient, quand on emploie du gaz à 7000 calories coulant 38o francs les 10 tonnes, est de :
- 3 5oo 38 000
- -------------= 1,9 centime.
- Avec des briquettes de li| telles <jue celles fabriquées ci triche, coûtant 200 francs pou revient est de :
- 3 5oo 30 000 ^
- 6 000 10 000
- îite à 6000 calories, Allemagne et en Au-10 tonnes, le prix de
- I) centime
- Les gazogènes utilisant les briquettes sont plus coûteux d'installation et moins simples que les gazogènes à anthracite ou à coke. Ce 11’est donc que pour des installations importantes que les gazogènes à briquettes offrent des avantages par rapport aux gazogènes à anthracite ou à coke. Dans les petites installations, l’enlèvement et la combustion du goudron entraîneraient une augmentation importante de l'installation et du prix de premier établissement. Il faut remarquer aussi que les briquettes employées ne doivent pas contenir de soufre.
- En comparant les frais d'exploitation d’une installation de moteurs à gaz avec ceux d’une installation de machines à vapeur, il faut tenir compte d'un grand nombre de points, tels que le prix d’installation, l'encombrement, la sécurité, la capacité de surcharge, les dangers d’explosion, le bruit, le rendement aux différentes charges, etc., dont une partie a été souvent laissée de côté dans des comparaisons d’où ressort, en faveur des moteurs à gaz, un avantage important.
- L'auteur examine ensuite le moteur Diesel et les résultats obtenus avec ce type de machine. Dans ce moteur, l'inflammation du combustible liquide injecté est produite par l’air aspiré : c’est un moteur à combustion et non à explosion. La compression de l'air dans le cylindre lors de la course rétrograde du piston s’effectue sous une pression de 3o à 3a atmosphères. Ensuite le combustible liquide est injecté progressivement, et s’enflamme au contact de l’air chaud. Le point d'inflammation des huiles lourdes généralement employées est voisin de i3on. Le rendement thermique du moteur Diesel est élevé. Si l’huile brute était aussi peu coûteuse que le charbon par calorie, la consommation du moteur Diesel en combustible serait trois fois plus économique que celle d’une bonne machine à vapeur. Mais l’huile brute est relativement coûteuse, et l'avantage que procure l’emploi du moteu^Diesel est moins marqué que ne l'indique son rendement théorique. Connue
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- Mars 1907
- avantage* du moteur Diesel, on peut signaler en premier fieu que cette machine présente un faillie encombrement : en outre, la consommation de combustible est proportionnelle -à la puissance ; la combustion est complète et le cylindre 11c s'encrasse pas; la surveillance est faillie et 1 entretien. facile. I,a consommation du moteur Diesel est relativement faible. Pour de fortes puissances, elle est de 200 francs d'Iuidc brute par cheval-heure à pleine charge : le pris de revient est donc de 1,A centime avec de l'huile coûtant 6 fr. 85 les 100 kilogrammes. Tout compris, les dépenses d'exploitation sont à peu de chose près les memes pour une installation de moteurs Diesel cl une installation de machines à va-
- 1. auteur donne ensuite des indications relatives à la turbine à vapeur et à la turbine à gaz. Celte dernière machine n ayant encore fait l’objet d’aucune application pratique, il est impossible de donner sur elle des chiffres quels qu’ils soient.
- Emploi de moteurs Diesel dans une usine génératrice.
- M. Mulertldécril, dans \Eleklrolechuhdie Zeitschrift, l’intéressante installation de l’usine génératrice de la commune de Friedenau, près Berlin. < >n emploie, pour la production de la force motrice dans cette usine, des moteurs Diesel à pétrole. Ces machines ont l'avantage d'une mise en marche rapide (8 minutes environ), d’un hou rendement (jusqu'à 35 l70) et d un faible enroulement en surface ; l’exploitation est facile et la surveillance réduite, grâce à l'absence de charbon et de chaufferie; l’absence de cheminée doit aussi être considérée comme un avantage irnpor-
- iijoô. Fu sous-sol est ménagée une salle qui contient la batterie d'accumulateurs, comprenant 2G4 éléments de l’Accutnulalorenfabrik A. <1. et pouvant débiter 600 ampcn?s-heure. Le sous-sol contient en outre le réservoir d’huile de paraffine qui alimente le moteur Diesel et qui contient 12 mètres cubes. Deux autres réservoirs sont placés au rez-de-chaussée ; ils reçoivent, avant son introduction dans le moteur, 1 huile pompée dans le réservoir inférieur, dont ils son! séparés pur une batterie de filtres. Deux réservoirs à eau de 4 mètres cubes contiennent 1 eau servant au refroidissement des différentes parties des moteurs.
- l.a salle des machines contient deux moteurs Diesel à deux cylindres de a5o chevaux à i5ô tours par minute; ces moteurs peuvent développer 3oo chevaux en cas de besoin; l’alésage des cvJjn<ire> est de 5oo millimètres et la course est do 7/10 millimètres. Deux volants. d%nl 1 un a 3m,7o de diamètre cl pèse 7 tonnes, et dont 1 aulrc a de diamètre
- et pose to lonnes, donnent aux machines un degré d'irrégularité de i/i4o Les machines sont à simple effet et fonctionnent à quatre temps. Toutes les soupapes sont fermées par des ressorts et sont ouvertes par dos leviers de manœuvre sur lesquels agissent des cames. Toutes les cames sont davetées sur un arbre de commande entraîné par une vis sans lin. Les leviers de démarrage et la soupape de combustibles sont enclanehés de telle façon qu’une seule des deux soupapes puisse être actionnée. Pour le démarrage, on place un levier sur le ponton de démarrage, le moteur ayant été précédemment amené à une posi-lion différente du point mort. Fu réservoir (réservoir de démarrage) contenant de ( air comprime sous une pression de 5o kilogrammes pur centimètre carré, pénètre dans le cylindre par une soupape de démarrage et le moteur se met en route. Au bout de 3 à 4 tours, les volants ont acquis une force vive suffisante pour pouvoir aspirer et comprimer l’air derrière les pistons. O11 ferme alors la soupape de démarrage et on ouvre la soupape de combustibles. L'air comprimé provenant du réservoir à injection entraîne le combustible liquide et l’injecte dans le cylindre, et le moteur commence à fonctionner. L’air coin primé nécessaire pour le démarrage et pour l'injection du liquide dans le cylindre est fourni par une pompe à air double faisant partie du moteur et surmontée par des balanciers fixés aux tiges des cylindres. Chaque moteur est muni de deux de ces pompes. Dès que la pression de i air comprimé dans les réservoirs dépasse (io kilogrammes, le robinet de communication avec les pompes se ferme automatiquement. Le combustible est admis par la soupape d’admission et est comprimé par une pompe spéciale : les soupapes de celle pompe sont commandées par le régulateur et s’ouvrentplus ou moins suivant la puissance demandée à la machine. Ce mode de réglage fonctionne d’une façon satisfaisante pour des charges variables.
- Chaque moteur Diesel est directement accouplé à une dynamo génératrice à huit pôles de la Société Felten et Cuillaumc Lahmeyer produisant 33o ampères sous 5oo volts. Les dynamos travaillent directement sur les conducteurs extrêmes d’un réseau à trois fils à 3X320 volts.
- La salle des machines contient, en outre, un sur-volleur servant à la charge des accumulateurs : ce groupe comprend deux dynamos génératrices et deux moteurs fixés sur une plaque de fondation commune. Chaque dynamo génératrice peut débiter 180 ampères sons 30 volts à 670 tours par minute; à la vitesse de rotation de 800 tours par minute, la tension atteint i3o volts et 1 intensité de courant 120 ampères. Celle machine peut aussi servir comme groupe d'égalisation ; généralement c'est la batterie qui équilibre les points. Pour une vitesse de fi4o à 800 tours par minute, les moteurs sont établis par une tension de 220 à 200 volts, l.es moteurs ain-i
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- que les dynamos génératrices du groupe sont munis Je quatre pôles inducteurs et de quatre pôles de commutation : leur fonctionnement s effectue sans étincelle, même aux fortes charges, avec des balais cales sur la zone neutre. L'équipement de la batterie cstcomplété par un réducteur à a3 contacts prévu pour 33o ampères : chaque contact correspond a la mise en circuit ou hors circuit de deux cléments de la batterie.
- Le combustible employé pour l’alimentation des moteurs Diesel est de l'huile de paraffine provenant de Halle : on peut également employer d'autres huiles. L huile de paraffine est un sous-produit de la iabrication de la paraffine : son point d'inflammation est voisin de ioo11 ; son pouvoir calorifique est compris entre p5oo et 10000 calories ; son prix de valeur est de 91 francs la tonne. L'huile ne laisse presqu’aucun résidu lors de sa combustion dans les moteurs ; aucun nettoyage des cylindres na etc nécessaire après un fonctionnement ininterrompu de i(i mois. La consommation garantie de combustibles à 10000 calories par kilogramme a les valeurs suivantes, en regard desquelles l’auteur a indiqué les chiffres relevés dans un essai de b heures effectué à l’usine.
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- Emploi de moteurs Diesel dans J’usine génératrice d’Aichach
- L'usine génératrice d’Aichach contient deux moteurs Diesel monocylindriques de 90 chevaux. Ces machines tournent à la vitesse de rotation de 160 tours par minute et consomment ok,rr,2i27 d’huile paf cheval-heure pour une charge de 70,7 chevaux, okgr,2227 d'huile par cheval-heure pour une charge de 57,1 chevaux, et ok*r,3é|8 par cheval-heure pour une charge de 3y chevaux. Le combustible employé est de l'huile de paraffine de Halle dont le pouvoir calorifique est de 9 900 calories environ. Les consommations garanties par la construction étaient, pour un combustible à 10000 calories en kilogramme, de oksr,2i par cheval-hcure pour 80 chevaux, okKr,a/| par cheval-heure pour54 chevaux, et oker,37 par cheval-heure pour io chevaux.
- Les essais ont montré que les variations de la vitesse de rotation pour une décharge ou une charge longue ne dépassent pas 1 % pour une variation de /|5 »/o de la pleine charge. Les volants des moteurs pèsent 8675 kilogrammes et ont 3"',4o de diamètre. Comme consommation d’eau pour le refroidissement des différents organes, le gros moteur consomme 10 litres par cheval-heure effectif, et un petit moteur j 5 litres par cheval-heure effectif, pour une température d'entrée de l’eau de 10” et une température de sortie de 70°.
- Les deux moteurs de l'usine de Aichach entraînent chacun une machine dynamo-électrique de 62 kilowatts à 44o-48» volts tournant à la vitesse de rotation de 600 tours par minute.
- Une batterie d’accumulateurs de 33o ampères-heure au régime de décharge en 4 heures soutient les génératrices et est chargée par un survolleur de 8 kilowatts sous 5o à 300 volts ; ce survolleur est entraîné par un moteur électrique de 11 chevaux.
- T,'usine dessert actuellement 2 200 lampes à incandescence, 14 lampes à arc de 10 ampères. Comme force motrice, l'usine alimente surtout des moteurs de i3,5 chevaux entraînant des pompes qui débitent 3b mètres cubes d’eau par heure à 62 mètres de
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- Sur les chaudières à valeur employées dans les usines gènèiatrices de la ville de Londies.
- L’Elektrotesknik und, Maschinenbnu reproduit une étude de M. R. Lind dans laquelle cet auteur donne des renseignements très complets sur les chaudières employées dans les 48 usines génératrices qui alimentent la ville du Londres ou sa banlieue. La région desservie par ces usines couvre une superficie de 3o3 kilomètres carrés et contient 4 536 429 habitants. Les chaudières som au nombre de 729. Il y a 26 usines (54 °/o) équipées avec des chaudières à tubes d eau, 7 usines (i5 °/'0) équipées avec des chaudières à bouilleurs, et i5 usines (3i %) équipées avec des chaudières à tubes d’eau et avec des chaudières à bouilleurs. Parmi les 021 chaudières à tubes d’eau (7'<5 %)> 4/3 d’entre elles ont des tubes droits et 48 ont des tubes courbes. Parmi les 196 chaudières à houilleurs (26.9 °/«)< il y a 24 chaudières à tubes simples et à tubes doubles et 172 chaudières à tubes simples ou doubles à retour de flamme. Il y 13 ('.6 %) chaudières de locomotives à tubes. La grandeur de la surface de chauffe dus chaudières à tubes d'eau est comprise entre 100 et 1 000 mètres carres. La pression normale est comprise entre 10 et 16tffi',ûpar centimètre carré. Parmi les chaudières à tubes d’eau, il y a surtout des chaudières Babcok p,i Wilcox (444) du type fixe à tubes droits ; ce type de générateur comprend une chambre ondulée pour chaque série verticale de tubes. Souvent les chaudières Babcok. et Wilcox sont munies d'un réchauffeur d’eau, système Druitt-Ilalpin. 39 chaudières à tubes d’eau R. Ilornsby sont en service, ainsi que 27 chaudières à tubes inclinés, les chaudières à tubes d’eau à tubes courbés sont représentées dans les usines de Londres par des générateurs Stirling et des générateurs Clirnax. Les chaudières Stirling sont établies sous forme de chaudières fixes (37) ou de chaudières marines (1). Elles réunissent les avantages d’une répartition uniforme de la surface de chauffe au-dessus du courant de gaz chaud avec 1 avantage d’une chambre d’eau cylindrique ; elles présentent une circulation active et contiennent une grande pente d’eau et de vapeur. Il est nécessaire d employer de l’eau d alimenlaiion très propre, car la forme courbée des tubes rend difficile leur nettoyage. Les chaudières Clirnax sont employées dans une seule usine génératrice (Central Electric Supply C°). T.a construction de ces générateurs diffère sensiblement de celles des chaudières ordinaires à tubes d’eau. Autour d’une chambre d’eau cylindrique verticale sont disposés circulai renient en plusieurs étages des tubes d’eau courbés entourés d’une enveloppe cylindrique en matière réfractaire exposée aux gaz qui se déplacent de bas en haut. Le foyer est annulaire avec grille plate desservie par six portes ménagées autour du générateur. Dans ces appareils, il est également néces-
- saire d’employer de l’eau d’alimentation épurée avec
- Parmi les 196 chaudières à bouilleurs (26,9 %), il y a, comme on l’a déjà vu, a4 chaudières ordinaires à tubes simples ou doubles, et 172 chaudières à retour de flamme.
- Parmi les 729 chaudières employées dans la totalité des usines génératrices de la ville de Londres, 348 sont chargées à la main, et 357 sont munies du chargement mécanique. Parmi ces dernières, 246 sont à guille sans fin (Babcok et Wilcox, Stirling, Bernuis). T,es chargeurs mécaniques à pelletées ne sont qu’au nombre de on2e : dans ces appareils, le charbon tombe d'une trémie sur une plaque mobile qui le dépose sur une pelle; celle-ci, mue par un ressort bandé qui se détend, projette plus ou moins loin le combustible qu’elle porte. Les chargeurs mécaniques dans lesquels le charbon pénètre par le bas du foyer sont au nombre de 22.
- L auteur donne un certain nombre d’indications sur les avantages du chargement mécanique et les économies qu il permet de réaliser. Des surchauf-(’curs sont employés avec, la moitié des chaudières environ; des réchauli'eurs d’eau d alimentation sont fréquemment adoptés, surtout sous forme d’économiseurs Green. Le tirage forcé est d'un emploi assez répandu.
- B. L.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Les ascenseurs des stations du chemin de fer souterrain du Great Aorthern, JPiccadilly and Brompton.
- La ligne électrique du Créât Northern, Piecadilly and Brompton Ry a été mise en service il y a peu de temps à Londres. Les voies de cette ligne étant établies à une profondeur comprise entre 18 à 36 mètres au-dessous de la chaussée, on a dû établir, dans chaque station, 3 à 6 ascenseurs destinés au transport des voyageurs. Sauf dans une station, où l’on a employé la commande hydraulique pour ces appareils, toutes les stations sont munies d’ascenseurs électriques. Chacun d'eux peut soulever 45-4o kilogrammes à une vitesse de 1 mètre par seconde. Sur la surface du j3 mètres carrés qu’il présente, 70 personnes peuvent prendre place. Les moteurs et les appareils de manœuvre sont établis à la partie supérieure du puits. Le tambour est entraîné par deux moteurs télrapolaires de 35 chevaux à courant continu. Chacun d’eux est accouplé à une vis sans fin en acier sur laquelle engrène une roue dentée en bronze. Entre celle roue et le tambour est disposé un accouplement élastique. L’arbre du moteur porte un disque de freinage, sur lequel un frein à bande s'applique dès cjue le courant cesse de passer dans le moteur. Chaque ascenseur est supporté par quatre câbles on acier de .^“.a de diamètre ; deux câbles portent le
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- contrepoids, qui pèse un peu moins lourd que l’ascenseur. Kn outre, un contrepoids qui pèse environ la moitié du poids des voyageurs est suspendu à deux câbles d’acier. Une série de dispositifs de sécurité complètent l’équipement.
- Les portes d'entrée et de sortie sont actionnées par l’air comprimé que fournit un réservoir de a5o litres placé au fond du puits. Ce réservoir est alimenté par la conduite d’air comprimé qui dessert les signaux. Les cylindres à air servant à l’ouverture et à la fermeture des portes font ifiÿooo courses par se-
- Le démarrage est eüèctuc au moyen d’un control-ler principal ; ensuite le réglage des moteurs est assuré par des relais qui mettent automatiquement hors circuit les résistances successives. Les induits des deux moteurs sont toujours en série. Un interrupteur de sécurité permet d’arrêter l'ascenseur en un point quelconque de sa course quand il arrive la moindre chose. Le même appareil ouvre le circuit quand une vitesse maxima est dépassée. L’intensité du courant de démarrage est de 25 °/0 supérieure a l’intensité du courant normal.
- 1L R.
- TÉLÉGRAPHIE
- Sur la conservation de poteaux en bois des lignes télégraphiques.
- M. Petritsch indique, dans VElektrotechnik und \laschinenbau, les résultats obtenus par l’administration des télégraphes autrichiens pour l’imprégnation des poteaux en bois employés sur les lignes télégraphiques. Les dilférents procédés ont été essayés pour cette imprégnation, à l’exception du procédé au sulfate de cuivre, qui, d’après l’expérience acquise, ne donne pas de bons résultats.
- En premier lieu, on a essayé, pour l'imprégnation, l’huile de créosote. Les résultats obtenus dans différentes contrées avec ce procédé ont montré que la créosote présente comme imprégnant une supériorité incontestable sur toutes les attires substances
- employées. La durée moyenne de poteaux créosolés atteint 20 ans et même 3o ans. Généralement, l'imprégnation avec des huiles de goudron est faite d’après le procédé Bethell dans de grandes chaudières en fonte dans lesquelles on fait pénétrer, sur des wagonnets, les poteaux à imprégner. Après avoir enlevé, par vidage, la majeure partie de l’air contenu dans le bois, on fait pénélrer dans la chaudière l’huile de créosote, et l’on comprime jusqu’à ce que le bois soit complètement imprégné. La quantité d'huile de goudron que I on peut faire absorber au bois par ce procédé est très considérable; elle peut dépasser 3oo kilogrammes par mètre cube.
- Le prix élevé de l’huile de créosote rend ce procédé d imprégnation très coûteux. On a été conduit alors à imprégner partiellement le bois, et non totalement, et. à réduire ainsi au tiers ou au cinquième de la quantité primitive, la quantité d’huile créosote nécessaire pour l’imprégnation. L’administration autrichienne des postes et télégraphes a employé d’abord à cet effet le procédé Ruping, déjà utilisé en Allemagne : ce procédé a été abandonné au bout de peu de temps et remplacé par le procédé Rutgers.
- Le procédé d’itnprégnalion partielle Rutgers est analogue, d'une façon générale, au procédé Bethell, mais on 11e laisse pas pénétrer l’huile de créosote à fond dans le bois, et l'on arrête 1 opération quand une certaine quantité de liquide a pénétré dans les fibres : ensuite, on traite le bois par de la vapeur surchauffée. La surface du bois sèche alors, et l’huile pénètre dans l’intérieur. D’après les résultats d'expériences effectuées sur ce procédé, un mètre cube de bois absorbe 100 kilogrammes d huile de créosote : en pratique, cette quantité varie entre 100 et 130 kilogrammes. Le prix de l’imprégnation 11e coûte pas sensiblement plus cher que l’imprégnation au sulfate de cuivre. L’huile de créosote employée doit être tout à fait claire et limpide ; elle doit avoir un poids spécifique de r,c5 à r,ro, à i5°. Elle ne doit contenir que des constituants dont le point d’ébullilion est compris entre 200° et 35o°. La teneur en huiles acides doit être d’environ 10%. On ne peut pas encore dire si les poteaux traites par ce
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- procédé d'imprégnation partielle ont une durée aussi grande que relie des poteaux traités par le procédé d’imprégnation totale : il est vraisemblable que le bois traité d'après le procédé Betlioll contient, inutilement trop de créosote ; par contre, il est difficile déjuger si, pour une absorption de 100 kilogrammes par mètre cube, on a atteint la limite au delà de laquelle une plus ample imprégnation ne sert plus à rien pour la conservation du bois. Dans la méthode d'imprégnation partielle, les parties superficielles du bois, (pii sont soumises aux influences atmosphériques, semblent suffisamment imprégnées pour résister aussi longtemps qu’avec le procédé d imprégnation totale. Par contre, on n’est pas parvenu encore à imprégner d’une façon égale et uniforme tous les poteaux : dans une même operation, certains poteaux absorbent 100 kilogrammes d’huile de créosote par mètre cube, d’autres n’absorbent que 5o kilogrammes et d’autres contiennent jusqu’à 200 kilogrammes par mètre cube. La cause de ces inégalités provient des différences de constitution des bois et de leur degré de siccilé. Si l’on veut obtenir des résultats uniformes, il faut employer des bois de même constitution et également séchés.
- Au lieu de pin, on peut employer aussi du mélèze pour l'établissement de poteaux télégraphiques. La quantité d’huile de créosote absorbée par ce bois
- dans le procédé d’imprégnation partielle est d’environ 70 à 80 kilogrammes par mètre cube. Le mélèze des Alpes donne d excellents résultats an point de vue de la durée et do la résistance.
- Différents autres procédés d'imprégnation ont été essayés par l'administration des télégraphes autrichiens. Dans le procédé Boucherie, le nombre des substances employées pour l’imprégnation est assez limité, car ces substances doivent être complètement solubles dans l’eau, être peu coûteuses, et 11c pas être trop vénéneuses. Si l’on fait abstraction de l’huile de goudron et le chlorure de mercure, il ne reste plus guère que le chlorure do zinc. L’administration du génie militaire autrichien a employé avec succès, par le procédé Boucherie, des composés du fluor, tels que le fluorure de zinc, obtenu par dissolution des déchets de zinc dans de l’acide fhiorhydrique étendu. Ces composés sont fortement antiseptiques. Le chlorure de zinc lui-même est plus antiseptique que le sulfate de cuivre. D’aprèsles essais faits en Allemagne, les poteaux imprégnés au chlorure de zinc, parle procédé pneumatique, présentent une durée un peu plus considérable que les poteaux imprégnés au sulfate de cuivre. Il est possible qu’en employant du chlorure de /inc avec la méthode Boucherie, on obtienne des résultats assez satisfaisants. En tous cas, des recherches faites
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- dans celle voie ne seraient pas inutiles, car le prix du sulfate de cuivre augmente d'une façon continue.
- Des expériences d'imprégnation avec du chlorure de zinc onl été faites en 1906 par l’adminislration des télégraphes autrichiens-. Comme liquide, on employait une solution de chlorure de zinc relativement concentrée à 4° Beaumé, ce qui correspond à une teneur de i,5 °/n de zinc métallique. Kn 1907, on fera des essais analogues avec des composés du
- L imprégnation au hichlorure de mercure d'après le procédé Kyan a donné des résultats particulièrement intéressants. Cette méthode est employée en Bavière depuis 1870 : la durée des poteaux est d'environ 13,7 années Le hichlorure do mercure étant un poison extrêmement violent, l’administration des télégraphes autrichiens 11'a pas cru devoir l'employer
- D’autres antiseptiques pourraient être avantageusement employés : parmi ceux-ci, on peut citer les préparations de uifrophénol, l'antinonnine et l’anti-germinc fabriquées depuis peu par les usines Fr.
- moins vénéneuses que îc chlorure de mercure et sont extrêmement antiseptiques. Provisoirement, les ex périences faites avec ces substances par l’administration des télégraphes autrichiens consistent à badigeonner les bois : il ne semble pas impossible
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- qu’un tel badigeonnage, fait dans de bonnes conditions, puisse donner de bous résultats.
- E. B.
- DIVERS
- Sur les accidents occasionnés par l'électricité dans les mines.
- L' Elektrotechnische Zeitschrift du 28 février publie une statistique de M. Rinkcl sur les accidents causés par l’électricité dans les mines. Comme l'indique l’auteur, il est bon de compter de temps en temps le nombre d’accidents dus à l'emploi de courants électriques dans les mines, non seulement pour connaître ce nombre, mais pour déterminer l’importance de différentes causes qui ont pu intervenir et les circonstances qui out accompagné ces accidents. Bien que l’on puisse dire, d’une façon générale, que le nombre de ces accidents est relativement faillie en comparaison de l’extension qu’ont prises maintenant les installations électriques, il \ a lieu de souhaiter néanmoins que Je chilfre en soit abaissé le plus possible grâce à des prescriptions convenables, autant que cela est possible sans porter atteinte au développement des exploitations électriques. OnpeuL voir facilement dans quelles directions doivent s'étendre ces prescriptions de sécurité
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- chié des billets d’aller et retour que la Compagnie d’Orléans délivre aux conditions de son tarif G. V.
- calculée sans tenir compte des dimanches et jours
- longation de 10 pour 100 du prix du billet.
- Exemple :
- d’Orsay à Agen (655 kilomètres), dont la validité nor-reporté au 20 décembre inclus, au lieu du 19 inclus ^ POUR LA p* PROLONGATION de ce même billet
- ENFIN, ^POUR LA 2* PROLONGATION (5 jours) le délai d’expiratiou du billet se trouvera reporté au
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- L’Eclairage Electriqv
- en examinant les causes les plus fréquentes auxquelles sont dus les accidents.
- En iyo4, i4 accidents ont été signalés; en 1900, ce chiffre s'cst élevé à 21 accidents, intéressant 36 personnes parmi lesquelles t5 ont été tuées. Par suite de l’extension des installations à haute tension, 011 trouve to personnes tuées par un contact accidentel en 190Ô, contre 5 personnes en 1904. Les accidents survenus aux 36 personnes précitées sont dus aux causes suivantes :
- service
- des blessures simples, mais plus de cas de mort en l’espace de deux années. Les blessures, consistant généralement en brûlures, ont été généralement occasionnées par le mauvais fonctionnement des interrupteurs ; plusieurs cas montrent qu'il est bon d’employer des interrupteurs rnanceuvrés à distance toutes les fois qu’il peut se produire des étincelles à proximité de la poignée. Même les coffrets avec fente laissant passer le manche de l'interrupteur ne protègent pas la main, car souvent des étincelles jaillissent à travers la fente.
- D’une façon générale, on peut dire que le nombre des blessures en service normal est extrêmement faible, et cela prouve que, avec les machines modernes et les installations actuelles, il n’y a presque aucun danger.
- Il semble par contre que le service de réparations, de visite et d’entretien soit beaucoup plus dangereux que le service normal. Environ 4a °/0 de la totalité des accidents et Go °/° 'les accidents mortels se sont produits dans le service de réparations, les monteurs et les ouvriers sont surtout atteints, parce qu’ils ont à toucher des bornes, des conducteurs, et des interrupteurs qu’ils croient déconnectés et qui se trouvent sans courant. Un grand nombre d’accidents mortels auraient pu être évités s’il était prescrit de ne jamais toucher un conducteur avant de l’avoir relié à la terre, ou d’avoir connecté ensemble des conducteurs de différentes polarités. Celte prescription devrait être édictée d'une façon générale. Bien entendu, les mesures à prendre doivent être conçues de telle façon qu'elles ne puissent pas oc-
- casionner de blessures provenant d'étincelles : 1 opérateur doit donc se trouver à une certaine distance des bornes ou des conducteurs dont il s’agit. Souvent, la disposition des conducteurs ou des bornes ne permet pas de réaliser cette connexion à la terre, mais, dans ces cas, les bornes devraient être entérinées de façon à n'ètre accessibles qu'après rupture du circuit. Un organe électromagnétique approprié, dont l'électro-aimant serait parcouru par le courant de la ligne, pourrait être facilement établi et assurerait une grande sécurité dans cet ordre d’idées : les dépenses supplémentaires qui résulteraient de son installation seraient insigniliantes.
- Souvent des lignes à basse tension sont venues en contact avec des lignes à hauLe tension par suite de ruptures dues à la neige ou à la rupture d'isolateurs. Dans un cas. des courants triphasés à 5oo volts circulèrent dans un câble de suspension d une lampe à arc et tuèrent un ouvrier venu pour examiner la lampe. Dans un autre cas, une lampe a arc reçut du courant continu à üoo volts et brûla la main de 1 ouvrier. Ces deux accidents auraient pu être évités facilement par l'emploi de dispositifs de sécurité contre les surtensions : de tels dispositifs devraient être réglementaires dans toutes les installations où des lignes à haute et basse tensions sont supportées par les mêmes poteaux.
- Dans deux cas, des ouvriers chargés de la révision ont été tués parce qu'ils considéraient les conducteurs comme bien isolés ou comme munis d’une enveloppe bien reliée à la terre. Dans lun des cas, l'isolement était devenu mauvais ; dans l’autre, la jonction de l'enveloppe avec la terre n'était plus assurée ; dans l'un et l’autre cas, l’accident mortel est dû à un manque de surveillance et d’entretien.
- Les accidents survenus par l’imprudence des victimes sont évidemment difficiles à éviter, mais néanmoins, il est souhaitable que les espaces dans lesquels sont placés des conducteurs ou des appareils à hante tension soient fermés d’une façon rigoureuse, et que leur accès ne puisse être autorisé qu’à des gens expérimentés.
- A Vendre
- 020 mètres de 8 millimètres. K) 111s.
- 280 — 10 — »
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- S'adresser à M. Félix LAURENT
- Grands Moulins de Pont-l’Abbé (Finistère)
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- Plusieurs accidents, dont deux mortels, ont été causés par le fait que des gens qui n’avaient rien à voir avec l'exploitation électrique, ont été amenés, par un concours de circonstances, à toucher des conducteurs électriques sans courant: tel est le cas d ouvriers travaillant à proximité de conducteurs, glissant et se raccrochant à ceux-ci pour éviter une chute. On éviterait complètement de tels accidents si l’on mettait hors circuit ou si l'on enveloppaiL provisoirement d'un isolant les portions de conducteurs auprès desquelles des ouvriers sont appelés à tra-
- En ce qui concerne le danger plus ou moins grand que présente l’emploi do différentes tensions, les accidents ont montré que le contact avec des courants triphasés à 5oo volts était généralement mortel. Mémo un contact avec des courants triphasés à a3o volts a occasionné la mort d’un ouvrier. On a vu un ouvrier tué parle contact avec une ligne à courant continu à a3o volts, à cause de l’humidité du sol et de ses mains. Dans ce dernier cas, la mort n'a pas été instantanée, et on aurait peut-être pu sauver la victime en pratiquant pendant un temps suffisamment long la respiration artificielle et les tractions rythmées de la langue.
- 11 serait absurde de penser que l’on peut supprimer d’une façon complète les accidents qui peuvent se produire dans l'emploi des courants électriques, mais on peut s’efforcer, par des prescriptions judiciaires, d’abaisser le nombre de ces accidents à un chiffre très faible, et il semble que ce résultat ne soit pas bien difficile à obtenir.
- B. L.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Nouvelles sociétés.
- On nous signale la constitution des sociétés suivantes :
- Compagnie Électrique du Midi, société anonyme ; siège social : 8, rue Pillet-Will, Paris ; capital : 5oooooo de francs ; constituée le ai) janvier 1907.
- Compagnie Parisienne des Taxautos électriques, société anonyme constituée le 28 janvier 1907 sous le patronage de la « Société Française pour l'Industrie et les Mines » avec le concours des Garages Kriegcr et Brasier ; capital provisoire : 2 000000, divisé en 20000 actions de 100 francs chacune. Ce capital initial est destiné à l'achat de i5o voitures (soit 1 65oooo francs), ce qui laissera un fonds de roulement de 35oooo francs. La société se propose de mettre ultérieurement 1 000 voitures en service.
- h’Eleclricité Moderne, société anonyme ; siège social : ia, rue Rochambeau, Paris; fonds social : 3ooooo francs, divisé en 3 000 actions de 100 francs, dont 1 750 ont été remises à la a Société Forte et
- G1' », les autres étant souscrites en numéraire. La société, constituée le i4 novembre 1906 pour une durée de 20 ans, se propose particulièrement l’exploitation des brevets français et étrangers pris ou à prendre pour dispositif accumulateur de la chaleur produite par un courant électrique pour fer à repasser, chaufferettes et autres applications. La « Société Forte et C"- » fait apport à la nouvelle société des brevets pris à ce sujet en France et en Belgique au nom de M. Joseph Forte, et de tout ce qui compose, par ailleurs, son actif (siège social, droit au bail, etc.).
- Société de la Magnéio-llydra, société anonyme ; siège social: 34, rue Pierre,L, Neuilly-sur-Seine, fonds social : 80000 francs, divisé en 4®o actions de priorité, versées en numéraire et 4oo actions d’apport. Cette société, constituée le 27 novembre 1906 pour une durée de 20 ans se propose particulièrement l'exploitation et la vente de toutes machines magnéto-électriques. Elle a reçu en apport de la « Société Meyer, Kopp et Cie » l'exploitation industrielle et la marque de fabrique connue sous le nom de Magnéto-Hydra.
- Société des appareils électriques « Fulgur », société anonyme; siège social, 44, eue des Bois, Levallois-. Perret (Seine); capital: tooooo francs; constituée le 17 décembre 1906.
- Société d'F.nergie Électrique de la Sorgue et du Tarn, société anonyme ; siège social : 67, rue de la Vieille-Intendance, Montpellier; capital: 1 oooonode francs; constituée le 15 décembre 190b.
- Société en commandite Dégagé et Cie, entrepr. d’électricité, gaz et eau, etc,, 29, rue Delambre, Paris ; durée : 5 ans ; capital : i q 800 francs
- Publications commerciales.
- A propos de l'Exposition de Milan où ils ont obtenu 2 grands prix et une médaille d’or, les Deutsche Telephonwcrke de Berlin ont récemment publié une notice éditée en français et rédigée par M. G. Foer-ster, ingénieur. Cette notice concerne les appareils téléphoniques construits par cette maison, les commutateurs centraux à tableaux multiples, les signaux et appareils pour mines, les appareils télégraphiques et instruments de précision, ainsi que le matériel accessoire de l’industrie des télégraphes et des télé-phones-, >
- L'AUgemeine Elektrieitats Gesellschaft, de Berlin, a consacré à ses turbines à vapeur une brochure nouvelle « Dor Dampfturbincnbau », signée 0. Las-che, où sont indiqués, avec de nombreuses et excellentes photographies, les caractéristiques de ces turbo-dynamos et l'outillage de ses ateliers de construction.
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- Supplér
- ment à L'Eclairage Electrique du 3o Murs 1907
- MATÉRIEL A CÉDER
- À vendre d'occasion pour 650 francs, un pont roulant de deux tonnes, absolument neuf, avec croix de Saint-André, crochet à pivot, chaînes, plateau, chemin de roulement de 6m,5o pesant 5oo kilogrammes; fabrication Choua.vard; ayant coûté 3 SOO francs.
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- OFFRE D’ACHAT
- On demande à acheter petite usine électrique, de préférence hydraulique. — Spaletta à Draveil (S.-et-O.).-
- BREVETS A CÉDER
- TÉLÉGRAPHIE PAR COURANTS ALTERNATIFS
- Brevetés S. G. 1>. G. IS'° 338563, le 31 décembre iyo3.
- Ce système cl les appareils imaginés pour sa mise en pratique assurent un fonctionnement uniforme des parleurs situés aux postes transmetteur et récepteur et permettent l’emploi de courants alternatifs de fréquence convenable pour la production des signaux télégraphiques.
- L’inventeur, désireux de tirer parti de son brevet en France, s entendrait avec Constructeur pour son exploitation moyennant conditions à débattre.
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- TÉLÉGRAPHIE.PAR COURANTS ALTERNAT1FS
- Système Itugh.
- Breveté S. G. f). G. N° 338671, le 3i décembre 1903.
- Ce système permet d employer le même circuit-pour télégraphier simultanément au moyen de courant continu et de courants alternatifs. Il permet un fonctionnement uniforme des parleurs des postes transmetteur et récepteur.
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- Système Rugh.
- Breveté S. (f. I). C. Nu 338672, le 3i décembre iyo3.
- Ce système permet l’emploi, pour la transmission des signaux, de courants ondulatoires, tels que ceux produits par les alternateurs, tout en employant en môme temps, sur une môme ligne, des instruments obéissant à des courants continus et d’autres obéissant à des courants alternatifs.
- L’inventeur, désireux de tirer parti de son brevet en France, s’entendrait avec Constructeur pour son exploitation moyennant conditions à débattre.
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